Wikisource frwikisource https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Accueil MediaWiki 1.47.0-wmf.10 first-letter Média Spécial Discussion Utilisateur Discussion utilisateur Wikisource Discussion Wikisource Fichier Discussion fichier MediaWiki Discussion MediaWiki Modèle Discussion modèle Aide Discussion aide Catégorie Discussion catégorie Transwiki Discussion Transwiki Auteur Discussion Auteur Page Discussion Page Portail Discussion Portail Livre Discussion Livre TimedText TimedText talk Module Discussion module Event Event talk Sujet Auteur:François Rabelais 102 2221 15908632 15905040 2026-07-07T14:04:03Z Rafavannay 131027 ajout d'éditions annotées de référence 15908632 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == === Œuvres de l’auteur === {{liste documents début|vo|scan|divers=Remarque}} {{document|éditions=Pantagruel}} {{document|date=1532|titre=[[Pantagruel/Édition Nourry, 1530|Pantagruel (éd. Nourry)]]|livre=Rabelais - Pantagruel, ca 1530.djvu|avancement=4|export=1|vo=Les horribles et espouvantables faictz et prouesses du tresrenomme Pantagruel Roy des Dipsodes, filz du grand geant Gargantua, Composez nouvellement par maistre alcofribas Nasier|scan={{Gallica|btv1b86095855}}}} {{document|date=1533|titre=Pantagruel (éd. Juste)|livre=|vo=Les horribles et espouvantables faictz et prouesses du tresrenomme Pantagruel Roy des Dipsodes, filz du grant geant Gargantua, Composez nouvellement par maistre alcofribas Nasier|scan={{Gallica|bpt6k1040324q}}}} {{document|date=1542|titre=Pantagruel (éd. Dolet)|livre=|vo=Pantagruel, roy des Dipsodes, restitué à son naturel : avec ses faictz, et prouesses espouventables : composés par feu M. Alcofribas abstracteur de quinte essence|scan={{Gallica|bpt6k792829}}}} {{il}}{{document|éditions=Pantagruéline Prognostication}} {{document|date=1533|titre=[[La Pantagruéline Prognostication/1533|La Pantagruéline Prognostication (sans éditeur)]]|livre=|vo=Pantagrueline prognostication certaine veritable et infalible pour lan mil. D. xxxiii. nouvellement composee au profit & advisement de gens estourdis et musars de nature par Maistre Alcofribas architriclin dudict Pantagruel|scan={{Gallica|btv1b8609589t}}}} {{il}}{{document|éditions=Gargantua}} {{document|date=1534|titre=Gargantua (éd. Juste)|livre=|vo=Gargantua|scan={{Gallica|btv1b8609586k}}}} {{document|date=1535|titre=[[Gargantua/Édition Juste, 1535|Gargantua (éd. Juste)]]|livre=Rabelais - Gargantua, Juste, Lyon, 1535.djvu|avancement=4|export=1|vo=La Vie inestimable du grand Gargantua, pere de Pantagruel, jadis composée par l'abstracteur de quinte essence|scan={{Gallica|btv1b86000209}}}} {{document|date=1542|titre=Gargantua (éd. Juste, corrigée et complétée)|livre=|vo=La Vie treshorrificque du grand Gargantua, pere de Pantagruel, jadis composee par M. Alcofribas, abstracteur de quinte essence|scan={{Gallica|bpt6k1040342n}}}} {{il}}{{document|éditions=Le Tiers Livre}} {{document|date=1546|titre=[[Le Tiers Livre/Édition Wechel, 1546|Le Tiers Livre (éd. Wechel)]]|livre=|vo=Tiers livre des faictz et dictz heroïques du noble Pantagruel : composez par M. Franç. Rabelais docteur en medicine, & calloïer des Isles Hieres|scan={{Gallica|btv1b8624647t}}}} {{document|date=1552|titre=[[Le Tiers Livre/Édition Fezandat, 1552|Le Tiers Livre (éd. Fezandat)]]|livre=|vo=Le Tiers livre des faicts et dicts heroiques du bon Pantagruel : composé par M. Fran. Rabelais docteur en medicine. Reveu, & corrigé par l'autheur, sus la censure antique|scan={{Gallica|btv1b8600033x}}}} {{il}}{{document|éditions=Le Quart Livre}} {{document|date=1548|titre=[[Le Quart Livre/1548|Le Quart Livre (sans éditeur)]]|livre=|vo=Le Quart livre des faictz & dictz heroiques du noble Pantagruel, Composé par M. François Rabelais, docteur en médecine, & calloier des isles Hieres|scan={{Gallica|btv1b86000276}}}} {{document|date=1552|titre=[[Le Quart Livre/Édition Fezandat, 1552|Le Quart Livre (éd. Fezandat)]]|livre=|vo=Le Quart livre des faicts et dicts heroiques du bon Pantagruel, Composé par M. François Rabelais docteur en medicine|scan={{Gallica|btv1b86095870}}}} {{il}}{{document|éditions=La Sciomachie}} {{document|date=1549|titre=[[La Sciomachie/1549|La Sciomachie (éd. Gryph)]]|livre=|vo=La Sciomachie & festins faits a Rome au Palais de mon seigneur reverendissime Cardinal du Bellay, pour l'heureuse naissance de mon seigneur d'Orleans|scan=[https://www.bvh.univ-tours.fr/Consult/index.asp?numfiche=1280 Université de Tours]}} {{il}}{{document|éditions=Le Cinquième Livre}} {{document|date=1562|titre=[[Le Cinquième Livre/1562|L’Isle Sonnante (sans éditeur)]]|livre=|vo= L'Isle sonante , par M. Francoys Rabelays, qui n'a point encores esté imprimée ne mise en lumiere : en laquelle est continuée la navigation faicte par Pantagruel, Panurge et autres ses officiers|scan={{Gallica|btv1b86246450}}|divers=Ne comporte que les seize premiers chapitres du futur ''Cinquième Livre'', posthume}} {{document|date=1564 |titre=[[Le Cinquième Livre/1564|Le Cinquième Livre (sans éditeur)]]|livre=|vo=Le cinquiesme et dernier livre des faicts et dicts heroïques du bon Pantagruel, composé par M. François Rabelais, docteur en medecine|scan={{Gallica|bpt6k1075184p}}|divers=Posthume}} {{liste documents fin}} === Textes pararabelaisiens === {{liste documents début|vo|scan|divers=Remarque}} {{document|date=1538|titre=[[Le Disciple de Pantagruel/1875|Le Disciple de Pantagruel]]|livre=Rabelais ou imitateur - Le Disciple de Pantagruel, éd. Lacroix 1875.djvu|avancement=4|vo=Le Voyage et Navigation que fist Panurge disciple de Pantagruel, aux isles incongnueues et estranges de plusieurs choses merveilleuses et difficiles a croire, qu’il dict avoir veues, dont il faict narration en ce present volume, et plusieurs aultres joyeusetez, pour inciter les lecteurs et auditeurs a rire|scan={{Gallica|bpt6k10403469}}|divers=Texte apocryphe}} {{document|date=1565|titre=[[Les songes drolatiques de Pantagruel]]|livre=Les songes drolatiques de Pantagruel.pdf|avancement=5|vo=Les songes drolatiques de Pantagruel ou sont contenues plusieurs figures de l'invention de maistre François Rabelais, et dernière oeuvre d'iceluy pour la récréation des bons esprits|scan={{Gallica|btv1b84524043}}|divers=Recueil d’illustrations attribuées à Rabelais}} {{document|date=1614|titre=Le nouveau Panurge|livre=Reboul - Le nouveau Panurge, 1614.djvu|vo=Le nouveau Panurge avec sa navigation en l’Isle imaginaire, son rajeunissement en icelle, & le voyage que fit son esprit en l’autre monde pendant le rajeunissement de son corps.|scan={{Gallica|bpt6k1522233m}}|divers=Suite anonyme (vraisemblablement écrite par [[Auteur:Guillaume de Reboul|Guillaume de Reboul]]}} {{liste documents fin}} == Rééditions modernes == {{liste documents début|scan|divers=Remarque}} {{document|date=1741|éditions=Édition Le Duchat|livre=|avancement=0|scan={{Gallica|bpt6k15103866}}|divers=Œuvres de maître François Rabelais, avec des remarques historiques et critiques de {{M.|[[Auteur:Jacob Le Duchat|Le Duchat]]}}. Nouvelle édition, ornée de figures de B. Picart etc. Augmentée de quantité de nouvelles remarques de {{M.|Le Duchat}}, de celles de l’édition anglaise des oeuvres de Rabelais, de ses lettres, et de plusieurs pièces curieuses & intéressantes}} {{document|date=1823|éditions=Édition Esmangart et Johanneau|livre=|avancement=0|scan={{Gallica|bpt6k10908435}}|divers=}} {{document|date=1857|éditions=[[Œuvres (Rabelais), édition Lacroix|Édition Lacroix]]|livre= Rabelais - Œuvres, édition Lacroix, 1857.djvu|avancement=1|scan={{IA|oeuvresdefrabela00rabe}}}} {{document|date=1870|éditions=Édition Burgaus des Marets et Rathery|livre=|avancement=0|scan={{Gallica|bpt6k63178375}}|divers=Œuvres de Rabelais, collationnées sur les éditions originales, accompagnées d’un commentaire nouveau, par {{MM.|[[Auteur:Jean-Henri Burgaud Des Marets|Burgaud des Marets]]}} et Rathery}} {{il}}{{document|dates=1868/1903|éditions=[[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)|Édition Marty-Laveaux]]|livre=Rabelais marty-laveaux 01.djvu|scan={{IA|lesoeuvresdemais01rabeuoft}}|divers=Œuvres de Rabelais présentées par [[Auteur:Charles Marty-Laveaux|Charles Marty-Laveaux]] accompagné d’une notice sur la vie de Rabelais, une étude bibliographique, variantes, un commentaire, une table des noms propres et un glossaire}} {{document|date=1868|titre=Tome I, contenant [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/Pantagruel|Pantagruel]] et [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/Gargantua|Gargantua]]|livre=Rabelais marty-laveaux 01.djvu|avancement=1}} {{document|date=1870|titre=Tome II, contenant [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/LeTiersLivre|Le Tiers Livre]] et [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/LeQuartLivre|Le Quart Livre]]|livre=Rabelais marty-laveaux 02.djvu|avancement=4}} {{document|date=1873|titre=Tome III, contenant [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/LeCinquiemeLivre|Le Cinquième Livre]], [[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/PantagruelinePrognostication|La Pantagrueline Prognostication]] et autres|livre=Rabelais marty-laveaux 03.djvu|avancement=1}} {{document|date=1881|titre=Tome IV, contenant des Commentaires sur Gargantua, Pantagruel & autres|livre=Rabelais marty-laveaux 04.djvu|avancement=1}} {{document|date=1902|titre=Tome V, contenant une Biographie de Rabelais, lexique et glossaire de A à L|livre=Rabelais marty-laveaux 05.djvu|avancement=1}} {{document|date=1903|titre=Tome VI, contenant la suite du Glossaire (M-Z), noms propres & bibliographie|livre=Rabelais marty-laveaux 06.djvu|avancement=1}} {{il}}{{document|date=1884|éditions=[[Œuvres (Rabelais), édition Moland|Édition Moland]]|livre=François Rabelais, tout ce qui existe de ses œuvres, 1884.djvu|avancement=1|scan=}} {{il}}{{document|date=1913|éditions=[[Gargantua et Pantagruel (Texte transcrit et annoté par Clouzot)|Édition Clouzot]]|livre=Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome I (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu|avancement=5|scan={{IA|gargantuaetpant01rabe}}|divers=Texte transcrit et annoté par [[Auteur:Henri Clouzot|Henri Clouzot]] (certains passages sont passés sous silence)}} {{document|date=1913|titre=Tome I|livre=Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome I (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu|avancement=5}} {{document|date=1913|titre=Tome II|livre=Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome II (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu|avancement=5}} {{document|date=1913|titre=Tome III|livre=Rabelais - Gargantua et Pantagruel, Tome III (Texte transcrit et annoté par Clouzot).djvu|avancement=5}} {{liste documents fin}} == Voir aussi == * {{L2s|Épitaphe de François Rabelais|Ronsard - Œuvres complètes, Garnier, 1923, tome 4.djvu}} par [[Auteur:Pierre de Ronsard|Pierre de Ronsard]] {{5/4}} * {{L2s|Œuvres de jeunesse (Flaubert)/Rabelais|Gustave Flaubert - Œuvres de jeunesse, II.djvu|Étude sur Rabelais}} par [[Flaubert]] {{4/4}} * {{L2s|Rabelais et ses éditeurs|Chevalier - Rabelais et ses éditeurs, 1868.djvu}} par [[Auteur:Henri-Émile_Chevalier|Henri-Émile Chevalier]] * {{L2s|Revue des Romans/François Rabelais|Revue des Romans (1839).djvu|Revue des Romans}} par [[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]], ''analyse raisonnée'' des principaux romans (1839) {{4/4}} * {{L2s|Revue des Deux Mondes/Au Pays de Rabelais|Revue des Deux Mondes - 1921 - tome 6.djvu|Au Pays de Rabelais}} par [[Jacques Boulenger]] {{5/4}} * {{L2s|Revue des Deux Mondes/Un Commentaire allemand sur Rabelais|Revue des Deux Mondes - 1872 - tome 101.djvu|Un Commentaire allemand sur Rabelais}} par [[Albert Réville]] {{5/4}} * {{L2s|Rabelais (Anatole France)|Anatole France - Rabelais, Calmann-Lévy, 1928.djvu|Rabelais}} par [[Auteur:Anatole France|Anatole France]] * {{L2s|Biographie universelle ancienne et moderne/2e éd., 1843/RABELAIS (François)|Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 - Tome 35.djvu|RABELAIS (François)}} dans la ''[[Biographie universelle ancienne et moderne/2e éd., 1843|Biographie universelle]]'' de [[Auteur:Louis-Gabriel Michaud|Michaud]] {{2/4}} * {{L2s|Le Génie de Rabelais|Vallat - Le Génie de Rabelais, 1880.djvu}} par [[Auteur:Gustave Vallat|Gustave Vallat]] {{Validé}} {{références}} }} [[Catégorie:Auteurs-Humanisme|R|François Rabelais]] 3i8p53akepnovfw7rgqgx7pxefmca0v Les Côtes de France 0 150977 15908873 15446432 2026-07-07T19:48:53Z Berniepyt 17489 15908873 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1844 - tome 8.djvu" from=1 to=1 next="" prev="" auteur="[[Auteur:Jean-Jacques Baude|J.-J. Baude]]" annee=1844-1857 header=1 volume="" /> * [[/01|Le Pas-de-Calais]], {{RDDM2|8|1844}} * [[/02|Les côtes de Provence — I — Arles, l’Étang de Berre et le Port de Marseille]], {{RDDM2|17|1847}} * [[/03|Les côtes de Provence — II — Toulon et la rade d’Hyères]], {{RDDM2|18|1847}} * [[/04|Les côtes de Provence — III — Saint-Tropex, Fréjus et Grasse]], {{RDDM2|18|1847}} * [[/05|Les côtes de Normandie, les falaises]], {{RDDM2|22|1848}} * [[/06|Les côtes de Flandre, Gravelines – Dunkerque]] * [[/07|Les côtes de Roussillon, Port-Vendres]] * [[/08|Les Côtes de la Manche. Granville, Coutances, La Hague et le Mont-Saint-Michel]] * [[/09|Les Côtes de Bretagne : I. Saint-Malo et les Malouins]] * [[/10|Les Côtes de Bretagne : II La Baie de Saint-Brieuc]] * [[/11|Les Côtes de Normandie, la Baie de la Seine]] * [[/12|Les Côtes de la Manche, Cherbourg ; la Rade et le Port militaire]] * [[/13|Cherbourg et les Ports anglais, les parages adjacens, la Ville et le Port de commerce]] [[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]] [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de Jean-Jacques Baude]] [[Catégorie:France]] a4pj8xg2pxtp0d1mse8l0hcj14r44mj Page:Franc-Nohain - Guide du bon sens (1932).djvu/6 104 191413 15909104 7713800 2026-07-08T06:56:05Z ToxicPea 149297 15909104 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Marc" /></noinclude><div class="titre"> <div style="font-size:150%"> <div style="text-align:center;">[[Auteur:Franc-Nohain|FRANC-NOHAIN]]</div> </div> {{Séparateur}} <div style="font-size:250%;font-family:Times New roman"> <div style="text-align:center;">GUIDE<br><br><br>DU&nbsp;&nbsp;BON &nbsp;&nbsp;SENS</div> </div> [[File:Marque édition les Portiques.svg|center|60px|class=skin-invert-image]] <center>1932</center> <div style="font-size:120%"> <div style="text-align:center;">LES ÉDITIONS DES PORTIQUES</div> </div> <div style="font-size:115%"> <div style="text-align:center;">144, Avenue des Champs-Élysées, 144</div></div> <div style="font-size:130%"> <div style="text-align:center;">PARIS</div> </div> </div><noinclude> <references/></noinclude> cj7m7u87qtzdvsgnmoxvaqdcg4r2qbw Page:NRF 11.djvu/1054 104 257257 15908336 8663362 2026-07-07T12:58:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908336 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" /></noinclude>1048 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE lée, qu'il a consacrée à la psychologie de Tolstoï et où il con- clut au conflit d'une conscience chrétienne d'une part, et d'une physiologie et d'une subconscience païennes d'autre part. Il n'était pas défendu non plus de discuter — oh ! je ne dis pas d'admettre — les hypothèses imbues de matérialisme médical de M. Ossip Lourié, ^ encore que de telles hypothèses, depuis la publication de l'ouvrage de William James, The Varieties of religions expérience, et à une époque travaillée d'orientations pascaliennes, ne soient plus de mise que dans la pharmacie d'Yonville-l'Abbaye, et, sans doute, chez les accroupis de Ven- dôme. Mais surtout il n'aurait pas fallu oublier les pages admi- rables du Roman Russe dans lesquelles M. de Vogue explique pourquoi Gogol — qu'il tient pour un janséniste — fut si facilement convaincu par ses contemporains de mysticisme et même de folie. Il aurait fallu songer également aux belles pages où M. Pypine ^ cherche le motif de la " conversion " de Gogol dans l'opposition constante qui existait entre les rêves et les moyens du génial écrivain, dans l'impossibilité où il se trou- vait de mettre son œuvre d'accord avec les aspirations de son cœur, de faire servir son talent de réaliste et d'humoriste à la réalisation de cette mission de moraliste et de prophète inspiré qu'il se croyait appelé à remplir. Après ce chapitre sur le mysticisme de Gogol, M. Léger passe à l'étude des œuvres. Mais il se contentera le plus souvent d'analyser les plus importantes et d'en traduire, d'ailleurs très exactement, quelques extraits. En ce qui concerne Taras s Bouîba — qui ne m'enchante pas plus qu'il ne fait Melchior de Vogue — j'eusse aimé que M. Léger me montrât par le menu dans quelles limites s'est exercée sur Gogol l'influence de Walter Scott et de ces deux livres de Pouchkine : La Fille du Capitaine et Le Nègre de Pierre le Grand, Et il ne sufiit pas qu'on me dise 1 Psychologie des grands romanciers russes, ' Le Messager d'Europe.<noinclude> <references/></noinclude> qo7llr8owc1mu5g4s5qd70vqqave81k Page:NRF 16.djvu/390 104 262514 15908337 8672798 2026-07-07T12:58:19Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908337 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" /></noinclude>384 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE MEMENTO BlBLIOGRAPHiaUE, Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur offrant de temps en temps un bref aperçu des publications les plus importantes en langue étrangère. I. — Littérature anglaise. A last Diary, par W. N, P. Barbellion. (Chatte and Windus, 97- 99, St. Martin's Lane, Loudon, W. C. 2.) Noies on Lije and Letters, par Joseph Conrad. (Dent & C".) Shakespeare's last years in London {1^86-1^92), par Arthur Ache- SON. (Quaritch.) Letters of William James. 1 volumes. (Editées par son fils, Henry James, chez Longsman et Co, London.) Things that hâve inierested me, par Arnold Bennett. (Chatto and Windus.) The Captives (Roman), par Hugh Walpole. (Macmillan.) Principles of Probahility, par John Maykard Keynes, auteur de TJx Economie Conséquences of Peace. (Macmillan.) IL — LirrÉRATURE allemande. Der Spiegel, par Emil Strauss. (Ed. S. Fischer, Berlin, 1919.) Christian ^fl/w5f/w/<!,par jAKOBWASSERMANN.(Ed. S. Fischer, 1919.) Klingsors let:{ter Sommer, par Hermann Hesse. (Ed. S. Fischer, 1920.) Demian Die Geschichte einer Juqend, par Emil Sinclair. (Ed. S. Fis- cher, 1920.) Die drei Sprùnge des Wang-Lun Chinesischer Roman, par Alfred Dô- Win. (Ed. S. Fischer, 1920.) Himniel und Erde. Eine Tragédie, par Paul Kornfeld. (Ed. S, Fis- cher, 1919.) Gestaltwandel derCotter, par Leopold Ziegler. (Ed. S. Fischer, 1920.) ■Hebraische Balladen, par Else Lasker. (Ed. Paul Cassiercr, 1920.) Die echten Sedemunds, par Ernst Barlach. (Ed. Paul Cassierer, 1920.) le GERANT : GASTON GALUMARD. ABBEVILLE. — IMPRIMERIE F. PAILLART.<noinclude> <references/></noinclude> qfplf4455r9btzvouv8igaybstsuv7k Page:NRF 18.djvu/132 104 264304 15908763 8675364 2026-07-07T17:52:38Z Rebecca.Mardrus 163799 15908763 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" /></noinclude>126{{droite|LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE}} {{c|'''LE JOUEUR DE TAROTS'''}} {{poem| ''{{Sc|Ce}} charme ! il prit âme et corps'' ''Et dispersa tous efforts.'' ''Que comprendre à ma parole ?'' ''Il faut qu’elle fuie et vole !'' ''O saisons, ô châteaux ! |d}}'' On n’aurait pas cru que ces petits poèmes si ésotériques des ''Illuminations'' pussent jamais avoir de postérité. Pourtant après les tentatives de Paul Eluard, voici dans le Mercure de France du 1er novembre, sous le titre : ''Le joueur de tarots'' ; ''les cinquante-deux cartes'' et ''la règle'', et sous la signature de M. Ker Frank Houx, une série de petites images intérieures où se reconnaît la tradition de Rimbaud, et qui impliquent un indéniable talent : {{poem| ''seule fenêtre'' ''une main claire'' ''rose une lumière entre les doigts'' ''adieu'' ''point de visage'' ''les éphémères'' ''l’omdue pleine la nuit bleue.'' * ''moulin qui tourne dévide la rivière'' ''ânon qui trotte déroule le chemin'' ''chevalier de la marjolaine'' ''et toi qui fais des pieds des mains'' ''ta vie comme une pelote'' * ''ce matin suspendu'' ''cette lune qui s’efface'' ''couleur incertaine de ciel'' ''pluie ou neige'' ''quel jour sera-ce'' ''beau notre soir secret toujours pareil.''|d}}'' <center> ⁂ </center> {{droite|MOMENTO}} Revues Françaises. Action (Nov.) : ''Lettres, poèmes en prose et en vers'', ''notes'', ''souvenirs'', ''réflexions et fait-divers'' de Céline Arnauld, Antonin Artaud, Paul<noinclude> <references/></noinclude> 9ovafonetoff4reidf5b9tfho88h8t1 15908765 15908763 2026-07-07T17:54:03Z Rebecca.Mardrus 163799 /* Corrigée */ 15908765 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rebecca.Mardrus" /></noinclude>126{{droite|LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE}} {{c|'''LE JOUEUR DE TAROTS'''}} {{poem| ''{{Sc|Ce}} charme ! il prit âme et corps'' ''Et dispersa tous efforts.'' ''Que comprendre à ma parole ?'' ''Il faut qu’elle fuie et vole !'' ''O saisons, ô châteaux ! |d}}'' On n’aurait pas cru que ces petits poèmes si ésotériques des ''Illuminations'' pussent jamais avoir de postérité. Pourtant après les tentatives de Paul Eluard, voici dans le Mercure de France du 1er novembre, sous le titre : ''Le joueur de tarots'' ; ''les cinquante-deux cartes'' et ''la règle'', et sous la signature de M. 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Action (Nov.) : ''Lettres, poèmes en prose et en vers'', ''notes'', ''souvenirs'', ''réflexions et fait-divers'' de Céline Arnauld, Antonin Artaud, Paul<noinclude> <references/></noinclude> rn8xgnj5srv5xd1onrgxykkc2l0wkdi 15908769 15908765 2026-07-07T17:55:19Z Rebecca.Mardrus 163799 15908769 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rebecca.Mardrus" /></noinclude>126 {{droite|LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE}} {{c|'''LE JOUEUR DE TAROTS'''}} {{c| {{poem| ''{{Sc|Ce}} charme ! il prit âme et corps'' ''Et dispersa tous efforts.'' ''Que comprendre à ma parole ?'' ''Il faut qu’elle fuie et vole !'' ''O saisons, ô châteaux ! |d}}'' On n’aurait pas cru que ces petits poèmes si ésotériques des ''Illuminations'' pussent jamais avoir de postérité. Pourtant après les tentatives de Paul Eluard, voici dans le Mercure de France du 1er novembre, sous le titre : ''Le joueur de tarots'' ; ''les cinquante-deux cartes'' et ''la règle'', et sous la signature de M. Ker Frank Houx, une série de petites images intérieures où se reconnaît la tradition de Rimbaud, et qui impliquent un indéniable talent : {{c| {{poem| ''seule fenêtre'' ''une main claire'' ''rose une lumière entre les doigts'' ''adieu'' ''point de visage'' ''les éphémères'' ''l’omdue pleine la nuit bleue.'' * ''moulin qui tourne dévide la rivière'' ''ânon qui trotte déroule le chemin'' ''chevalier de la marjolaine'' ''et toi qui fais des pieds des mains'' ''ta vie comme une pelote'' * ''ce matin suspendu'' ''cette lune qui s’efface'' ''couleur incertaine de ciel'' ''pluie ou neige'' ''quel jour sera-ce'' ''beau notre soir secret toujours pareil.''|d}}'' <center> ⁂ </center> {{droite|MOMENTO}} Revues Françaises. Action (Nov.) : ''Lettres, poèmes en prose et en vers'', ''notes'', ''souvenirs'', ''réflexions et fait-divers'' de Céline Arnauld, Antonin Artaud, Paul<noinclude> <references/></noinclude> qd7m6u4a1wse8zchdcy4x52lgvoyhtu 15908770 15908769 2026-07-07T17:55:43Z Rebecca.Mardrus 163799 15908770 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rebecca.Mardrus" /></noinclude>126 {{droite|LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE}} {{c|'''LE JOUEUR DE TAROTS'''}} {{poem| ''{{Sc|Ce}} charme ! il prit âme et corps'' ''Et dispersa tous efforts.'' ''Que comprendre à ma parole ?'' ''Il faut qu’elle fuie et vole !'' ''O saisons, ô châteaux ! |d}}'' On n’aurait pas cru que ces petits poèmes si ésotériques des ''Illuminations'' pussent jamais avoir de postérité. Pourtant après les tentatives de Paul Eluard, voici dans le Mercure de France du 1er novembre, sous le titre : ''Le joueur de tarots'' ; ''les cinquante-deux cartes'' et ''la règle'', et sous la signature de M. Ker Frank Houx, une série de petites images intérieures où se reconnaît la tradition de Rimbaud, et qui impliquent un indéniable talent : {{poem| ''seule fenêtre'' ''une main claire'' ''rose une lumière entre les doigts'' ''adieu'' ''point de visage'' ''les éphémères'' ''l’omdue pleine la nuit bleue.'' * ''moulin qui tourne dévide la rivière'' ''ânon qui trotte déroule le chemin'' ''chevalier de la marjolaine'' ''et toi qui fais des pieds des mains'' ''ta vie comme une pelote'' * ''ce matin suspendu'' ''cette lune qui s’efface'' ''couleur incertaine de ciel'' ''pluie ou neige'' ''quel jour sera-ce'' ''beau notre soir secret toujours pareil.''|d}}'' <center> ⁂ </center> {{droite|MOMENTO}} Revues Françaises. Action (Nov.) : ''Lettres, poèmes en prose et en vers'', ''notes'', ''souvenirs'', ''réflexions et fait-divers'' de Céline Arnauld, Antonin Artaud, Paul<noinclude> <references/></noinclude> fw7ho5g0bhu6x8qn4cw0els1b7w5vr7 Page:NRF 18.djvu/171 104 264350 15908776 11564314 2026-07-07T17:59:05Z Rebecca.Mardrus 163799 15908776 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{| width="100%" | style="text-align:left;" | DEUX LETTRES DE DOSTOÎEVSKY | style="text-align:right;" | 165 |} de travailler, épuisé déjà, pendant le mauvais temps, sous la pluie, dans la boue, ou bien pendant le froid intolérable de l’hiver. Une fois je suis resté quatre heures à exécuter un travail supplémentaire : le mercure était pris ; il y avait plus de 40 degrés de froid. J’ai eu un pied gelé. Nous vivions en tas, tous ensemble dans la même caserne. Imagine-toi un vieux bâtiment délabré, une construction en bois, hors d’usage et depuis longtemps condamnée à être abattue. L’été on y étouffait, l’hiver on y gelait. Le plancher était pourri, recouvert d’un verschok<ref> Seizième partie de l’arschine qui est d’un mètre quarante centimètres.</ref> de saleté. Les petites croisées étaient vertes de crasse, au point que, même dans la journée, c’est à peine si on pouvait lire. Pendant l’hiver elles étaient couvertes d’un verschok de glace. Le plafond suintait. Les murs étaient crevassés. Nous étions serrés comme des harengs dans un tonneau. On avait beau mettre six bûches dans le poêle ? aucune chaleur (la glace fondait à peine dans la chambre), mais une fumée insupportable : et voilà pour tout l’hiver. Les forçats lavaient eux-mêmes leur linge dans les chambres, de sorte qu’il y avait des mares d’eau partout ; on ne savait où marcher. De la tombée de la nuit jusqu’au jour il était défendu de sortir, sous quelque prétexte que ce fût, et on mettait à l’entrée des chambres un baquet pour un usage que tu devines ; toute la nuit la puanteur nous asphyxiait. « Mais, disaient les forçats, ''puisqu’on est des êtres vivants, comment ne pas faire des cochonneries''. » Pour lit deux planches de bois nu ; on ne nous permettait qu’un oreiller. Pour couvertures des manteaux courts qui nous laissaient les pieds découverts ; toute la nuit nous grelottions. Les punaises, les poux, les cafards, on aurait pu les mesurer au boisseau. Notre costume d’hiver consistait en deux manteaux fourrés, des plus usés, et qui ne tenaient pas chaud du tout ; aux pieds des bottes à courtes tiges, et allez ! marchez comme ça en Sibérie ! On nous donnait à manger du pain et du schtschi<ref> Soupe à la choucroute aigre.</ref> où le<noinclude> <references/></noinclude> 441nsbxiw9lzqpxhk9c411xn1k048l0 15908778 15908776 2026-07-07T17:59:34Z Rebecca.Mardrus 163799 15908778 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{| width="100%" | style="text-align:left;" | DEUX LETTRES DE DOSTOÏEVSKY | style="text-align:right;" | 165 |} de travailler, épuisé déjà, pendant le mauvais temps, sous la pluie, dans la boue, ou bien pendant le froid intolérable de l’hiver. Une fois je suis resté quatre heures à exécuter un travail supplémentaire : le mercure était pris ; il y avait plus de 40 degrés de froid. J’ai eu un pied gelé. Nous vivions en tas, tous ensemble dans la même caserne. Imagine-toi un vieux bâtiment délabré, une construction en bois, hors d’usage et depuis longtemps condamnée à être abattue. L’été on y étouffait, l’hiver on y gelait. Le plancher était pourri, recouvert d’un verschok<ref> Seizième partie de l’arschine qui est d’un mètre quarante centimètres.</ref> de saleté. Les petites croisées étaient vertes de crasse, au point que, même dans la journée, c’est à peine si on pouvait lire. Pendant l’hiver elles étaient couvertes d’un verschok de glace. Le plafond suintait. Les murs étaient crevassés. Nous étions serrés comme des harengs dans un tonneau. On avait beau mettre six bûches dans le poêle ? aucune chaleur (la glace fondait à peine dans la chambre), mais une fumée insupportable : et voilà pour tout l’hiver. Les forçats lavaient eux-mêmes leur linge dans les chambres, de sorte qu’il y avait des mares d’eau partout ; on ne savait où marcher. De la tombée de la nuit jusqu’au jour il était défendu de sortir, sous quelque prétexte que ce fût, et on mettait à l’entrée des chambres un baquet pour un usage que tu devines ; toute la nuit la puanteur nous asphyxiait. « Mais, disaient les forçats, ''puisqu’on est des êtres vivants, comment ne pas faire des cochonneries''. » Pour lit deux planches de bois nu ; on ne nous permettait qu’un oreiller. Pour couvertures des manteaux courts qui nous laissaient les pieds découverts ; toute la nuit nous grelottions. Les punaises, les poux, les cafards, on aurait pu les mesurer au boisseau. Notre costume d’hiver consistait en deux manteaux fourrés, des plus usés, et qui ne tenaient pas chaud du tout ; aux pieds des bottes à courtes tiges, et allez ! marchez comme ça en Sibérie ! On nous donnait à manger du pain et du schtschi<ref> Soupe à la choucroute aigre.</ref> où le<noinclude> <references/></noinclude> qmj30kkcyu1b4p1a55m2w917tvtzkmq Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/65 104 267680 15909302 14364111 2026-07-08T09:57:39Z Rafavannay 131027 15909302 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{SDT|lh}}</noinclude><nowiki/> {{T3|TOME I|ff=serif|fs=150%|mt=3em|ws=.3em|sp=.1em}} {{sep|4|m=2em}} {{c|GARGANTUA|ff=serif|fs=125%|m=1.5em|sp=.2em}} {{sc|Page}} 1 : <section begin="p1" />Le frontispice qui occupe cette page est la reproduction de celui de la dernière des éditions séparées de ''Gargantua,'' que nous avons suivie, pensant avec Brunet, qu’elle renferme, pour ce premier livre, le texte définitif de Rabelais. Elle est décrite en détail dans notre ''[[Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/Bibliographie|Bibliographie]],'' ainsi que les éditions, de dates antérieures, qui nous ont fourni des variantes.<section end="p1" /> L. 3 : <section begin="p1l3" />''Pere de Pantagruel.'' Voyez ci-dessus, {{pg|{{prab|4|18}}}}, la remarque que cette qualification a inspirée à Beuchot.<section end="p1l3" /> L. 5 : <section begin="p1l5" />''Alcofribas.'' Ce nom, ainsi isolé, serait difficile à comprendre, mais on lit sur les frontispices de ''Pantagruel'' (édit. sans date et édit. de 1533) : ''Alcofrybas Naſier,'' anagramme fort exacte de ''Francoys Rabelais.''<section end="p1l5" /> L. 5 : <section begin="p1l5bis" />''Abſtracteur de quinte eſſence.'' Dans le chap. {{rom|XXI}} du liv. {{rom|V}} (t. {{rom|III}}, {{pg|80}}) on voit comment la reine Quinte Essence retint Pantagruel et ses compagnons « en eſtat d’Abſtracteurs. » En les investissant de cet « office » elle leur expose ainsi les droits qu’il leur<section end="p1l5bis" /><noinclude> <references/></noinclude> k82osd6rzxjzxdsw9hw36tve017au74 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/66 104 267681 15909303 14364157 2026-07-08T09:58:20Z Rafavannay 131027 15909303 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|58|{{sc|commentaire}}|b=<hr>}}</noinclude><section begin="p1l5bis" />confère : « Voyez, entendez, contemplez à voſtre libre arbitre, tout ce que ma maiſon contient : vous peu à peu emancipans du ſeruage d’ignorance. »<section end="p1l5bis" /> L. 8 : <section begin="p1l8" />''Liure plein de Pantagrueliſme.'' Rabelais ne nous a pas fait connaître du premier coup tout ce qu’il entend par ce mot : ''Pantagruelisme.'' Ses définitions, comiques et grossières au début, s’étendent et s’épurent à mesure que son œuvre avance. Dans ''Pantagruel,'' dont la publication a précédé (comme nous l’avons vu, {{pg|{{prab|4|15}}}}) celle de ''Gargantua,'' être ''bon pantagruéliſte,'' c’est « viure en paix, ioye, ſanté, faiſans touſiours grand chere. » (t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|384}}}}) — Dans ''Gargantua,'' l’auteur explique : « en pantagrualiſant » par : « beuuans à gré & liſans les geſtes horrificques de Pantagruel. » (t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|11}}}}) — Dans le ''Prologue'' du ''Tiers liure'' la bienveillance et la bonne foi sont considérées comme indispensables aux adeptes ; le ''Pantagruélisme'' y est défini comme une « proprieté indiuiduale… moienant laquelle iamais en mauluaiſe partie ne prendront choſes quelconques, ilz congnoiſtront ſourdre de bon, franc, & loyal couraige. » (t. {{rom|II}}, {{pg|{{prab|2|12}}}}) — Enfin, après ces diverses interprétations, Rabelais nous donne, dans le ''Prologue'' du ''Quart liure,'' celle qu’on doit regarder comme définitive : « c’eſt certaine gayeté d’eſprit conficte en meſpris des choſes fortuites. » (t. {{rom|II}}, {{pg|{{prab|2|254}}}}). Seul il pouvait caractériser ainsi en quelques mots cette sagesse joyeuse, fruit d’une grande fermeté d’âme et d’une inaltérable sérénité de conscience. [[Auteur:Laurence Sterne|Sterne]], qui, dans son ''[[Vie et opinions de Tristram Shandy|Tristram Shandy]],'' s’inspire continuellement de Rabelais, décrit en ces termes le ''Shandéisme,'' qui n’est qu’un souvenir du ''Pantagruélisme :'' « Le vrai Shandéisme… dilate le cœur et les poumons… Si on me laissait, comme à Sancho Pança, le choix de mon royaume… ce serait un royaume de sujets riant de tout cœur… j’ajouterais à ma prière, que Dieu voulût faire à mes sujets la grâce d’être aussi sages qu’ils seraient gais. » (édit. Charpentier, 1842, liv. {{rom|IV}}, ch. {{rom|CXVIII}}, t. {{rom|I}}, {{pg|296}})<section end="p1l8" /><noinclude> <references/></noinclude> a4giw096y9u8gj2lscdslvl73j8969c Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/69 104 267685 15909310 14365378 2026-07-08T10:08:12Z Rafavannay 131027 15909310 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|gargantua, t. i, p. 3-5}}|61|b=<hr>}}</noinclude><section begin="p3l9" />ſans aucune peinture. » (''Les Œuures pharmaceutiques du {{Sr}}. Iean de Renou… traduites… par {{M.|Louys}} de Serres.'' — Lyon, Antoine Chard, {{rom|M.DC.XXVI.|1626}} In-fol., {{pg|483}}) Les figures grotesques qui ornaient ces boîtes étaient fort employées au {{s|XVI}} et au commencement du {{s|XVII|e|-}}. [[Mathurin Régnier|Regnier]] décrit ainsi une lanterne renfermant des espèces d’ombres chinoises représentant des sujets analogues : {{pom|L’autre qui de ſoy-meſme eſtoit diminutiue, Reſſembloit tranſparante vne lanterne viue Dont quelque Paticier amuſe les enfans, Où des oyſons bridez, Guenuches, Elefans, Chiens, chats, lieures, renards, & mainte eſtrange beſte Courent l’vne apres l’autre…|m=1em}} {{d|(Sat. {{rom|XI}}, {{pg|89}}, ''Collection Lemerre'')|5|fs=90%|m=1em}}<section end="p3l9" /> {{sc|Page}} 4, l. 17 : <section begin="p4l17" />''La dignité des braguettes.'' Rabelais y revient plus loin : « Ie vous en expoſeray bien d’aduantaige au liure que i’ay faict De la dignité des braguettes. » (t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|32}}}}) — « Par dieu, (dit à ſon tour Panurge, t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|294}}}}) ie feray vn liure de la commodité des longues braguettes, quand i’auray plus de loyſir. De faict en compoſa vn beau & grand liure auecques les figures : mais il n’eſt encores imprimé, que ie ſaiche. » Il ne l’a pas été, à moins qu’on ne veuille considérer comme un échantillon de l’ouvrage le chapitre {{rom|VIII}} du ''Tiers liure'' intitulé : ''Comment la braguette eſt premiere piece de harnois entre gens de guerre.''<section end="p4l17" /> L. 17 : <section begin="p4l17bis" />''Des poys au lard cum commenta.'' « Avec commentaire. » Ce traité figure honorablement dans le catalogue des « beaulx liures de la librairie de ſainct Victor. » (t. I, p. 247)<section end="p4l17bis" /> {{sc|Page}} 5, l. 7 : <section begin="p5l7" />''Veiſtes vous onques chien rencontrant quelque os medulare ?'' [[Auteur:Noël du Fail|Du Fail]] s’est rappelé ce passage : « Veiſtes vous oncques vn chien ayant deſrobé vn lopin de lard. » (t. {{rom|I}}, {{pg|82}})<section end="p5l7" /><noinclude> <references/></noinclude> 49e2kfm90f5mcple8amyo7s9v5co12l 15909311 15909310 2026-07-08T10:08:43Z Rafavannay 131027 15909311 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|gargantua, t. i, p. 3-5}}|61|b=<hr>}}</noinclude><section begin="p3l9" />ſans aucune peinture. » (''Les Œuures pharmaceutiques du {{Sr}}. Iean de Renou… traduites… par {{M.|Louys}} de Serres.'' — Lyon, Antoine Chard, {{rom|M.DC.XXVI.|1626}} In-fol., {{pg|483}}) Les figures grotesques qui ornaient ces boîtes étaient fort employées au {{s|XVI}} et au commencement du {{s|XVII|e|-}}. [[Mathurin Régnier|Regnier]] décrit ainsi une lanterne renfermant des espèces d’ombres chinoises représentant des sujets analogues : {{pom|L’autre qui de ſoy-meſme eſtoit diminutiue, Reſſembloit tranſparante vne lanterne viue Dont quelque Paticier amuſe les enfans, Où des oyſons bridez, Guenuches, Elefans, Chiens, chats, lieures, renards, & mainte eſtrange beſte Courent l’vne apres l’autre…|m=1em}} {{d|(Sat. {{rom|XI}}, {{pg|89}}, ''Collection Lemerre'')|5|fs=90%|m=1em}}<section end="p3l9" /> {{sc|Page}} 4, l. 17 : <section begin="p4l17" />''La dignité des braguettes.'' Rabelais y revient plus loin : « Ie vous en expoſeray bien d’aduantaige au liure que i’ay faict De la dignité des braguettes. » (t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|32}}}}) — « Par dieu, (dit à ſon tour Panurge, t. {{rom|I}}, {{pg|{{prab|1|294}}}}) ie feray vn liure de la commodité des longues braguettes, quand i’auray plus de loyſir. De faict en compoſa vn beau & grand liure auecques les figures : mais il n’eſt encores imprimé, que ie ſaiche. » Il ne l’a pas été, à moins qu’on ne veuille considérer comme un échantillon de l’ouvrage le chapitre {{rom|VIII}} du ''Tiers liure'' intitulé : ''Comment la braguette eſt premiere piece de harnois entre gens de guerre.''<section end="p4l17" /> L. 17 : <section begin="p4l17bis" />''Des poys au lard cum commento.'' « Avec commentaire. » Ce traité figure honorablement dans le catalogue des « beaulx liures de la librairie de ſainct Victor. » (t. I, p. 247)<section end="p4l17bis" /> {{sc|Page}} 5, l. 7 : <section begin="p5l7" />''Veiſtes vous onques chien rencontrant quelque os medulare ?'' [[Auteur:Noël du Fail|Du Fail]] s’est rappelé ce passage : « Veiſtes vous oncques vn chien ayant deſrobé vn lopin de lard. » (t. {{rom|I}}, {{pg|82}})<section end="p5l7" /><noinclude> <references/></noinclude> oplx4oy8149ll0ut085auvw0p5gxhs1 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/204 104 267841 15908614 8738545 2026-07-07T13:38:37Z Rafavannay 131027 /* Corrigée */ mise en page 15908614 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> L. 10 : <section begin="p276l10" />''Naucaulx.'' Premières édit. : ''Auez mariatz.''<section end="p276l10" /> L. 17 : <section begin="p276l17" />''Fringuez. Premières édit. : ''Auecques.''<section end="p276l17" /> L. 17 : <section begin="p276l17bis" />''Beuez à ouissance : depiſcando grenoillibus.'' Premières édit. : ''Viuez en ſouffrance & me peſchez force grenoilles.'' « Vivez en souffrance » veut dire ici : avec patience, en paix, en souffrant philosophiquement ce qu’on ne peut empêcher.<section end="p276l17bis" /> L. 21 : <section begin="p276l21" />''Bauars de godale.'' Ceux qui bavardent en buvant de la bière, de l’ale. Édit. de 1553 : ''Bauars de Confort.'' Flâneurs de la place de Notre-Dame de Confort, à Lyon, où François Juste avait sa boutique.<section end="p276l21" /> L. 33 : <section begin="p276l33" />''Her, tringue, tringue.'' « Monsieur, à boire ! à boire ! » en allemand.<section end="p276l33" /> L. 33 : <section begin="p276l33bis" />''De doublet en café.'' Premières éditions et Dolet : ''Das iſt cotz, frelorum bigot paupera guerra fuit'' (cela est bon. Des frelores [perdus, gâtés], par dieu la guerre fut pauvre). ''Et meſbahys bien fort, comment les aſtrologues ſen empeſchent tant en leurs aſtrolabes, & almucantharat.'' Dans l’édit. Juste, 1534, au lieu des trois premiers mots : ''Das dich gots martre ſchend…'' « Que le martyre de Dieu vous envoie… (au diable). »<section end="p276l33bis" /> L. 34 : <section begin="p276l34" />''Sur petit pont geline de feurre.'' Cri annonçant qu’on vendait sur le Petit Pont des poulets de paillier, des poulets de grain non engraissés. Il se trouve dans la chanson des ''Cris de Paris'' de Jannequin.<section end="p276l34" /> {{sc|Page}} 277, l. 13 : <section begin="p277l13" />''Pour deux & ar.'' Prem. édit. et Dolet : ''Pour ſix blancs.'' Marnef omet : ''conſideré… d’auoir eſguard.''<section end="p277l13" /> L. 13 : <section begin="p277l13bis" />''I’entens, par mon ſerment, de laine.'' {{pom|::::::::La toyſon Dont il ſouloit eſtre foyſon Me couſta, à la Magdaleine, Huict blans, par mon ſerment, de laine Que ie ſoulois auoir pour quattre.|m=1em}} {{d|(''Farce de Pathelin,'' act. {{rom|I}}, sc. {{rom|II}}, p. 18)|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p277l13bis" /> L. 15 : <section begin="p277l15" />''Cornemuſes.'' Prem. édit. et Dolet : ''Maiſons.''<section end="p277l15" /><noinclude> <references/></noinclude> tvn203qpzq3fzn3xr6jzsex6px1j6bk Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/207 104 267844 15908238 8738548 2026-07-07T12:01:58Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908238 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p282l21" />Le cardinal Nicolas de Cusa, franciscain, a écrit, en 1452, un ouvrage : ''De coniecturis nouiſſimorum temporum,'' où, se fondant sur ce que le déluge est arrivé dans le trente-quatrième jubilé de cinquante ans, il prédit la fin du monde pour le premier jubilé de l’ère chrétienne, c’est-à-dire avant 1734.<section end="p282l21" /> L. 23 : <section begin="p282l23" />''Muitz de hon vin.'' Prem. édit. : ''bon poiſſon de vin.''<section end="p282l23" /> {{sc|Page}} 283, l. 6 : <section begin="p283l6" />''Humer.'' Les trois premières éditions portent, au lieu du texte qui suit, presque identique à un passage de Gargantua, (voyez ci-dessus, {{pg|80}}, note sur la l. 2 de la {{pg|23}}{{refl|np283l6|num=*}}) : ''Par ſainct Thibault'' (''diſt il'') ''tu dys vray, & ſi ie montaſſe.'' <div style="font-size:90%">{{refa|np283l6|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/88|p23l2}}</div><section end="p283l6" /> L. 10. <section begin="p283l10" />''A la mode des paſſereaux.'' Voyez ci-dessus {{pg|80}}, note sur la l. 18 de la {{pg|23}}.<section end="p283l10" /> L. 12 : <section begin="p283l12" />''Auecques Empedocles.'' Dans l’Icaro-Ménippe'' de Lucien, Empédocle raconte à Ménippe qu’après s’être jeté dans le cratère de l’Etna il fut transporté au delà de la lune, où il retomba.<section end="p283l12" /> {{sc|Page}} 285, l. 21 : <section begin="p285l21" />''L’apologie de boſſutis & contrefactis pro Magiſtros noſtros.'' « L’apologie des bossus et contrefaits, dédiée à nos maîtres. »<section end="p285l21" /> L. 23 : <section begin="p285l23" />''Agyos, athanatos, ho theos.'' Voyez ci-dessus {{pg|131}}, note sur la l. 11 de la {{pg|132}}.{{refl|np285l23|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np285l23|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/139|p132l11}}</div><section end="p285l23" /> {{sc|Page}} 286, l. 7 : <section begin="p286l7" />''Mais ou ſont les neiges d’antan ?'' Refrain de la ''Ballade des dames du temps jadis,'' de Villon.<section end="p286l7" /> {{sc|Page}} 287, l. 2 : <section begin="p287l2" />''Corinthiace.'' Prem. éd. : ''Tudeſque.''<section end="p287l2" /> L. 19 : <section begin="p287l19" />''Bruſlant…'' Les premières éditions ajoutent : « Comme Sodome & Gomorre. »<section end="p287l19" /> {{sc|Page}} 290, l. 13 : <section begin="p290l13" />''Ferrare.'' Édition de François Juste, 1533 et 1534 : ''Carpentras.''<section end="p290l13" /> L. 17 : <section begin="p290l17" />''Demander, qui eſt là bas ?'' Noël du Fail a dit ({{t.|{{rom|I}}}}, {{pg|91}}) : « S’equiperent… auec vne forte Arbaleſte de paſſe, qui eſtoit au premier front pour ſeruit de demander : Qui eſt là ? qui bruit ? qui vous meme ?… & autres ſemblables mots & demandes de nuit. »<section end="p290l17" /> L. 25 : <section begin="p290l25" />''A meilleur marrhé que les pierres.'' On lit dans<section end="p290l25" /><noinclude> <references/></noinclude> 5yrusg4mn9j41845z2chkpk67ctlkdc Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/208 104 267846 15908241 8738549 2026-07-07T12:07:43Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908241 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p290l25" />''la complaincte de la mère Cardine'' (''Poésies françoises des'' {{rom|XV|e|-}} ''et'' {{s|XVI|e|-}} ''siècles,'' Biblioth. elzév., t. {{rom|III}}, {{pg|295}}) : {{pom|Ce n’eſt plus le paſſé qu’vn badault papelard Le faiſoit ſeurement à deux coups le liard.|m=1em}} Dans Le ''Moyen de parvenir'' (p. 19) : « I’aimerois bien mieux faire ma prouiſion à Paris ; i’aurois pleine chemise de chair pour cinq fols, & vne pannerée de cerifes pour quatre. » Et plus loin (p. 309) : « On trouue à Paris pleine chemiſe de chair que pour cinq ſous au rabais. » Cinq sous de ce temps équivalent à peu près à un franc de notre monnaie.<section end="p290l25" /> L. 32 : <section begin="p290l32" />''De tant… clauſtrales.'' Premières éditions : ''De tant de vitz quon couppa en ceſte ville es pouures Italiens a l’entree de la Reyne.'' L’entrée à Bourges de la reine mère, accompagnée de la duchesse de Berry et du jeune dauphin, eut lieu le 23 juillet 1524. Des pillards, des incendiaires, des boute-feux, qui avaient conspiré à Naples, subirent alors de cruels supplices.<section end="p290l32" /> {{sc|Page}} 291, l. 11 : <section begin="p291l11" />''L’ouurage gaſté.'' Les éditions de Fr. Juste de 1533 et 1534 ajoutent : « & le pape diffamé. »<section end="p291l11" /> L. 16 : <section begin="p291l16" />''Frater Lubinus, libro de compotationibus mendicantium.'' « Frère Lubin, au livre des buveries en commun des mendiants. » Les éditions de Juste 1533 et 1534 ont : ''De cornibus'' « maiſtre de cornibus, » comme il dit {{t.|{{rom|II}}}}, {{pg|73}} (voyez la ''Table des noms''), au lieu de : ''Lubinus.''<section end="p291l16" /> {{sc|Page}} 292, l. 10 : <section begin="p292l10" />''Solution de continuité.'' Rabelais a répété cette expression dans le ''Quart livre'' (t. {{rom|II}}, {{pg|434}}). Voyez le ''Commentaire.''<section end="p292l10" /> {{sc|Page}} 293, l. 17 : <section begin="p293l17" />''Deux charrettees.'' Les trois premières éditions ajoutent : « Et bien puis que dieu le veult, et touſiours forroit dedans. »<section end="p293l17" /> L. 28 : <section begin="p293l28" />''Et vbi prenus ?'' « Et où les prenez-vous ? » En latin de cuisine. Cette phrase se trouve dans la ''Farce de Colin'' (''Ancien théâtre françois,'' t. {{rom|I}}, {{pg|230}}) : {{pom|Et vbi prenu qui ne l’emble.|m=1em}}<section end="p293l28" /><noinclude> <references/></noinclude> g6jc7ubllkgqjugb57h0kfh8um0b8r8 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/210 104 267848 15908242 8738551 2026-07-07T12:12:17Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908242 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> {{sc|Page}} 299, l. 31 : <section begin="p299l31" />''Lingere du palays…'' Édit. de Juste 1533 et 1534 : ''Des galleries de la Saincte Chappelle.'' Peut-être est-ce « Lynote, Lingere meſdiſante, » à qui Cl. Marot a consacré une de ses épigrammes.<section end="p299l31" /> {{sc|Page}} 300, l. 2 : <section begin="p300l2" />''Ceſt ouuraige eſt il de Flandre ou de Haynault ?'' {{pom|Ie taſte voſtre hahit, l’étoffe en eſt moüelleuſe. {{filet|15}} Mon Dieu, que de ce Point l’ouurage eſt merueilleux ! On trauaille aujourd’huy, d’vn air miraculeux.|m=1em}} {{d|({{sc|Molière}}, ''Tartuffe,'' acte {{rom|III}}, sc. {{rom|III}})|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p300l2" /> L. 18 : <section begin="p300l18" />''Vn teſton… grans blancs.'' « Le ''teston'' est la plus forte monnaie du temps, en argent, ornée de la ''teste'' royale, d’où lui venait son nom ; elle avait d’abord été introduite dans notre système monétaire par Louis {{rom|XII}}, à l’imitation de certaines monnaies italiennes, et notamment de celles qu’il avait frappées comme duc d’Orléans, dans sa seigneurie d’Ast. Cette monnaie vaudrait 2 francs. Le ''grand blanc'' varia souvent de titre et de taille ; il fut le sol ou douzain, et quelquefois onzain, dixain, etc., suivant le nombre de deniers pour quoi il courait ; longue dégénérescence du gros tournois, c’était la monnaie la plus commune de cette époque, et les changeurs en donnaient un certain nombre pour un teston. » (Cartier, ''Numismatique,'' {{pg|344}})<section end="p300l18" /> L. 19 : <section begin="p300l19" />''Maiſtre mouſche.'' Coquillart a dit, au ''Monologue des perruques'' : (t. {{rom|II}}, {{pg|290}}) {{pom|Il iouera mieulx que maiſtre Mouche, Qui me prendra en deſarroy !|m=1em}} Quant à indiquer avec quelque certitude de quel personnage il s’agit, ce serait fort difficile.<section end="p300l19" /> {{sc|Page}} 301, l. 13 : <section begin="p301l13" />''Qui ne virent oncq pere ny mere.''<section end="p301l13" /><noinclude> <references/></noinclude> 6sexaz7x936q21iga5c2yiyc2ehg3fc Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/211 104 267849 15908249 8738552 2026-07-07T12:18:45Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908249 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> <section begin="p301l19" />{{pom|Encore ay-ie le denier & maille, Qu’oncques ne virent pere & mere.|m=1em}} {{d|(''La Farce de Pathelin,'' acte {{rom|I}}, sc. {{rom|II}}, p. 15)|fs=90%|m=1em}}<section end="p301l19" /> L. dernière : <section begin="p301lder" />''Grates vobis dominos.'' « Je vous rends grâces, Seigneur. » En latin corrompu.<section end="p301lder" /> {{sc|Page}} 302, l. 12 : <section begin="p302l12" />''Cabaret du chaſteau.'' Voyez ci-dessus, {{pg|172}}, note sur la l. 2 de la {{pg|242}}.{{refl|np302l12|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np302l12|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/180|p242l2bis}}</div><section end="p302l12" /> L. 19 : <section begin="p302l19" />''Ainſi d’vne main ie prins douze deniers.'' Ce genre de friponnerie avait déjà été signalé par Érasme dans son colloque du ''Pèlerinage'' : « Quelques-uns sont tellement dévots à la très sainte Vierge, qu’en feignant de déposer leur offrande sur l’autel, ils dérobent avec une dextérité surprenante ce qu’un autre y a placé. »<section end="p302l19" /> L. 20 : <section begin="p302l20" />''Douze liards ou doubles…'' » Dans ce récit… nous voyons paraître comme monnaie usuelle le ''denier,'' ancienne base de notre système monétaire tournois ; le ''liard,'' monnaie de billon, introduit dans la circulation sous Louis {{rom|XI}}, pour trois deniers ; le ''double,'' valant deux deniers tournois, et le ''douzain,'' véritable sou valant, ainsi que son nom l’exprime, douze deniers. » (Cartier, ''Numismatique,'' {{pg|346}})<section end="p302l20" /> L. 28 : <section begin="p302l28" />''Centuplum accipies.'' « Tu recevras le centuple. » — « Omnis qui reliquent domum… centuplum accipiet. » (S. Matth., {{rom|XIX}}, 29)<section end="p302l28" /> L. 32 : <section begin="p302l32" />''Diliges dominum, id eſt dilige.'' « Tu chériras le Seigneur, c’est-à-dire : chéris. » Premières édit. : ''Dominum Deum tuum adorabis & illi ſoli ſeruies ; diliges præmium tuum, & ſic de aliis.'' « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et ne serviras que lui ; tu chériras ta récompense ; et ainsi des autres. »<section end="p302l32" /> {{sc|Page}} 303, l. 2 : <section begin="p303l2" />''Le pape Sixte.'' Parmi les damnés ({{chap.|{{rom|XXX}}}}, {{pg|366}}) il exerce la profession de « greſſeur de verolle. »<section end="p303l2" /> L. 25 : <section begin="p303l25" />''D’aultant… il leur failloyt donner d’aduantage.'' Ce système n’est pas de l’invention de Panurge : c’est celui que, d’après Hérodote ({{liv.|{{rom|I}}}}), on employait pour marier les filles à Babylone.<section end="p303l25" /><noinclude> <references/></noinclude> 8lieyzqsbqa584olzsy5toeqwxbwyuu Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/212 104 267851 15908253 8738553 2026-07-07T12:29:56Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908253 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> L. 34 : <section begin="p303l34" />''Bubaialloient.'' Premières édit. : ''Arreſſoient.<section end="p303l34" /> {{sc|Page}} 304, l. 29 : <section begin="p304l29" />''Maiſtre Fyfy.'' {{pom|Et le tien curoit les priuez {{filet|10}} Et s’appelloit maiſtre Fy Fy.|m=1em}} {{d|(''Anc. Théât. françois,'' t. {{rom|II}}, {{pg|131}} : ''Farce du savetier'')|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p304l29" /> L. 31 : <section begin="p304l31" />''La pipe de buſſart, ne le quart de Sentences.'' Premières édit. : ''Les Liures de ſentences.'' Il s’agit des ''Sentences'' de Pierre Lombard ; et cet ouvrage a sans doute été choisi à cause du jeu de mots qu’il fournit avec ''sentir, sentant.'' Dans le second texte, il £iut probablement lire : ''la pipe, le bussart,'' comme le portent les éditions modernes, et il y a une allusion aux tonneaux de maître Fyfy. Le mot ''quart'' a été employé avec ce double sens de quatrième partie d’une pièce et de quatrième livre d’un ouvrage dans le ''Prologue du Liure {{rom|III}}'' (t. {{rom|II}}, {{pg|11}}) : « Ie voys de nouueau percer mon tonneau. Et… tirer du creu de nos paſſetemps epicenaires vn guallant tiercin, & conſecutiuement vn ioyeulx quart de ſentences Pantagruelicques. »<section end="p304l31" /> L. 33 : <section begin="p304l33" />''Du Feurre, en face de tous les aultres Sophistes.'' Premières édit. : « De Sorbonne, en face de tous les theologiens. »<section end="p304l33" /> {{sc|Page}} 305, l. 17 : <section begin="p305l17" />''Sainct Adauras.'' Ad auras, « dans les airs. » — « Rabelais, dit Le Duchat, a forgé ce saint comme le patron qui garantit d’être suspendu en l’air. »<section end="p305l17" /> L. 20 : <section begin="p305l20" />''Ce pendent.'' Les prem. édit. disent d’abord : ''Ieſuchrist ne fut-il pas pendu en lair ? Mais à propos…''<section end="p305l20" /> L. 34 : <section begin="p305l34" />''La reparation de deſſoubz le nez.'' Les dépenses faites pour la nourriture, et surtout pour la boisson.<section end="p305l34" /> {{sc|Page}} 306, l. 22 : <section begin="p306l22" />''Elle exciteroit tout le monde en admiration de foy.'' {{lang|grc|Δειοὺς γὰρ ἂν παρεῖχεν ἔρωτας, εἵ τι τοιοῦτον ἑαυτῆς ἐναργὲς εἴδωλον παρείχετο εἰς ὄψιν ἰὸν}} (''Phèdre,'' 31)<section end="p306l22" /> {{sc|Page}} 307, l. 31 : <section begin="p307l31" />''De Philoſophie… de Caballe.'' Prem. édit. : ''De Philoſophie, de Magie, de Alkimie, & de Caballe.''<section end="p307l31" /><noinclude> <references/></noinclude> fhr0bntcorh9z6oceoe9jsbhi6e8ywt Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/214 104 267853 15908261 8738555 2026-07-07T12:36:08Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908261 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p311l10" />{{tiret2|n’oſe|roient}} touſſir, les beliſtres euſſent ilz mengé vn plein ſac de plume. » (t. {{rom|I}}, {{pg|82}})<section end="p311l10" /> L. 34 : <section begin="p311l34" />''Ces maraulx Sophiſtes.'' En plus, édit. Juste, 1534 : « Sorbillans, Sorbonnagres, Sorbonnigenes, Sorbonicoles, Sorboniformes, Sorboniſecques, Niborciſans, Borſoniſans, Saniborſans. »<section end="p311l34" /> {{sc|Page}} 312, l. 3 : <section begin="p312l3" />''Dedans auoit mis vne belle pomme d’orange.'' « Ilz (les hommes) portoyent vne ample & groſſe brayette, qui auoit deux aiſles aux deux coſtez, qu’ils attachoyent auec des eſguillettes, vne de chaſque coſté ; & en ce grand eſpace qui eſtoit entre leſdites deux eſguillettes, la chemiſe & la brayette, ils y mettoyent leurs mouchoirs, vne pomme, vne orange, ou autres fruicts… & n’eſtoit pas inciuil eſtans à table de preſenter les fruicts conſeruez quelque temps en ceſte brayette, comme encor aucuns preſentent des fruicts pochetez. » (Louis Guyon, ''Les Diuerſes leçons,'' liv. {{rom|II}}, c. 6)<section end="p312l3" /> {{sc|Page}} 313, l. 1 : <section begin="p313l1" />''Comment Panurge feiſt quinaud l’Angloys.'' Le Duchat indique en ces termes où Rabelais a trouvé le point de départ de cette invention plaisante : « Accurse a égayé sa glose (sur la loi 2 au ''Digeste,'' De origine Juris) d’une singerie approchante, qu’il dit s’estre anciennement passée dans Rome, entre un philosophe grec & un fou que les Romains lui mirent en teste. À tous les signes mystérieux de ce Grec le fou en opposa de fort fantasques qui, comme ici par Thaumaste, furent pris par le philosophe pour autant de savantes réponses à tous ses doutes & à toutes ses objections. » L’auteur du ''Moyen de parvenir'' n’a pas manqué d’imiter cette facétie : voyez la dispute par signes d’un menuisier et d’un savant, {{pg|362}}.<section end="p313l1" /> {{sc|Page}} 314, l. 14 : <section begin="p314l14" />''Les quatre doigtz… en l’air.'' Si l’on essaie de reproduire le mouvement qui vient d’être décrit, on s’apercevra, non sans quelque étonnement, que l’Anglais exécute un des gestes les plus familiers des gamins de Paris, geste considéré généralement comme d’invention récente.<section end="p314l14" /><noinclude> <references/></noinclude> gjoh8t7bvjmbdabnu35dja9krw1c5pf Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/215 104 267854 15908276 8738556 2026-07-07T12:43:47Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908276 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> {{sc|Page}} 315, l. 22 : <section begin="p315l22" />''L’œil dextre.'' Les premières édit. ajoutent : « Et ce dura bien par leſpace dung bon quart dheure. Dont Thaumaſte… »<section end="p315l22" /> {{sc|Page}} 319, l. 10 : <section begin="p319l10" />''Et ecce pluſquam Salomon hic.'' « En voici un qui est plus que Salomon. » ({{St}} Luc, {{rom|XI}}, 31) L. 14 : <section begin="p319l14" />''Problemes inſolublis.'' Édit. {{in-4o}} : ''Doubtes inexpuyſables'' ; Goth. s. d. : ''inexpulſables'' ; Marnef : ''inexpuſables.''<section end="p319l14" /> {{sc|Page}} 320, l. 3 : <section begin="p320l3" />''A tant ie redigeray… affin que… A tant'' se rapporte à ''affin que,'' et signifie ''pour tel objet, de telle manière.'' La plupart des éditeurs y ont substitué ''à temps,'' dans le sens de ''à loisir,'' qui donne un faux sens.<section end="p320l3" /> L. 9 : <section begin="p320l9" />''Non eſt diſcipulus ſuper magiſtrum.'' « Le disciple n’est pas au-dessus du maître. » ({{St}} Matthieu, {{rom|X}}, 24)<section end="p320l9" /> L. 15 : <section begin="p320l15" />''A ventre… de preſent.'' Prem. éd. : ''Comme toutes bonnes ames le iour des mortz, le ventre contre terre.''<section end="p320l15" /> L. 22 : <section begin="p320l22" />''Sicut terra ſine aqua.'' Psaume 142, {{6e}} verset. Voyez ci-dessus, {{pg|79}}, note sur la l. 30 de la {{pg|22}}.<section end="p320l22" /> {{sc|Page}} 326, l. 5 : <section begin="p326l5" />''Feſte du ſacre.'' Premières édit. : ''Feſte du corps dieu.'' La Fête-Dieu.<section end="p326l5" /> L. 13 : <section begin="p326l13" />''Lyciſque orgooſe.'' Premières édit. : ''Chienne qui eſtoit en chaleur.''<section end="p326l13" /> L. 16 : <section begin="p326l16" />''Ce que ſçauent les Geomantiens Gregoys.'' Voyez Galien, {{liv.|{{rom|I}}}}, aphor. 22.<section end="p326l16" /> {{sc|Page}} 328, l. 3 : <section begin="p318l3" />''Compiſſoyent…'' Premières édit. ; ''La conchioient toute & compiſſoient…''<section end="p328l3" /> L. 4 : <section begin="p328l4" />''Sur la teſte.'' Les premières édit. ajoutent : « Et luy cuUotoit son collet par derrière. »<section end="p328l4" /> L. 6 : <section begin="p328l6" />''Piſſoient sur ſes…'' Premières édit. : ''Culletoient ſes…''<section end="p328l6" /> {{sc|Page}} 329, l. 6 : <section begin="p329l6" />''Nagé.'' Prem. édit. : ''Noué,'' qui a la même signification. Burgaud des Marets lit ''noue'' et l’explique ; « très vaste mare, » interprétation juste en elle-même, mais qui ici ne présenterait aucun sens. Les premières éditions finissent le chapitre par ce mot.<section end="p329l6" /> L. 10 : <section begin="p329l10" />''Doribus.'' Édit. de Juste, 1534 : ''De Quereu.''<section end="p329l10" /><noinclude> <references/></noinclude> 7v3impc4utdk5l0vd2ml6iqqf1sl9vm Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/216 104 267856 15908289 8738557 2026-07-07T12:49:11Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908289 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> {{sc|Page}} 330, l. 11 : <section begin="p330l11" />''Ogier & Artus.'' Premières édit. : ''Enoch & Helye.''<section end="p330l111" /> {{sc|Page}} 331, l. 9 : <section begin="p331l9" />''Biſcoteroyent.'' Premières édit. : ''Cheuaucheroient.''<section end="p331l9" /> L. 12 : <section begin="p331l12" />''Fanfreluchoient.'' Premières édit. : ''Cheuauchoient.''<section end="p331l12" /> L. 16 : <section begin="p331l16" />''Olif en ly caleil.'' « Huile dans le calice. » Il s’agit, dans cette expression provençale, du calice de la lampe à queue, qui, dans cette contrée, est demeurée, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, d’un usage courant.<section end="p331l16" /> L. 17 : <section begin="p331l17" />''Belinoyent.'' Premières édit. : ''Cheuauchoient.'' Ce même verbe ''cheuaucher'' est répété, dans les premières éditions, au lieu de ''biscoteroyent'' (l. 9), ''fanfreluchoient'' (l. 12), et de ''belinoyent'' (l. 17).<section end="p331l17" /> L. dernière : <section begin="p331lder" />''P n t g r l.'' Il n’y a ici que les consonnes du nom de Pantagruel ; les voyelles sont supprimées, comme dans l’hébreu, où de simples points les remplacent.<section end="p331lder" /> {{sc|Page}} 333, l. 15 : <section begin="p333l15" />''La fineſſe que mect Aulle Gelle.'' La manière dont on se servait, pour correspondre secrètement, des bâtons appelés scytales, est expliquée tout au long dans le livre {{rom|XVII}} des ''Nuits attiques,'' {{ch.|9}}. L’auteur y parle aussi de la plupart des procédés que Rabelais a énumérés ici.<section end="p333l15" /> L. 30 : <section begin="p333l30" />''De literis illegibilibus.'' Ces divers traités « sur les lettres insisibles » sont imaginaires, ou du moins inconnus des bibliographes.<section end="p333l30" /> L. 34 : <section begin="p333l34" />''Lamah hazabthani.'' Ou plus correctement : ''Lamah ſabacthani.'' Dernières paroles de Jésus sur la croix. « Cette application profane… est proprement du génie italien, & c’est de la 41{{e}} nouvelle du Massuccio Salernitano que Rabelais l’a tirée. » (Le Duchat)<section end="p333l34" /> {{sc|Page}} 334, l. 6 : <section begin="p334l6" />''Dy amant faulx.'' Le diamant véritable indiquait, au contraire, la constance. Rinaldi, qui le remarque, reproduit aussi le rébus de la dame de Paris : « Diamante gemma ſignifica coſtanza &<section end="p334l6" /><noinclude> <references/></noinclude> 9ew2bqus7co1qru7tjsb2zhnfhrlu1u Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/217 104 267857 15908321 8738558 2026-07-07T12:56:30Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908321 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p334l6" />fermezza di animo… Diamante falſo cioè Brilo ſignifica : Dimmi falſo amante, per che coſi giubili e fai feſta. (''Il moſtruoſiſſimo moſtro'' di Giovanni Rinaldi)<section end="p334l6" /> L. 27 : <section begin="p334l27" />''Meden… Vti… Vdem… Gelaſim… Achorie.'' Après avoir suivi un itinéraire réel, nous voici dans des contrées purement imaginaires. ''Meden… Vti… Vden…'' sont trois mots grecs qui signifient « rien. » — ''Gelaſim. de {{lang|grc|γελάω}}, rire, « pays du rire » ou, peut-être, « pays pour rire. » — Achorie, de {{lang|grc|ἀ}} privatif, et {{lang|grc|χῶρος}}, pays, « ce qui n’est pas un pays, » est formée à l’imitation de ''Utopie,'' que nous avons déjà vue et que nous retrouverons tout à l’heure.<section end="p334l27" /> {{sc|Page}} 335, l. 15 : <section begin="p335l15" />''Ie'' (''diſt Panurge'') ''entreprens de entrer en leur camp par le meillieu des gardes.'' « Imitation des ''gabs'' de Charlemagne & de ses Pairs chez le Roi Hugues de Constantinople, au {{chap.|8}} de Galien restauré. » (Le Duchat)<section end="p335l15" /> {{sc|Page}} 336, l. 8 : <section begin="p336l8" />''Camille Amazone.'' {{pom|Illa vel intactæ segetis per summa volaret Gramina, nec teneras cursu læsisset aristas.|m=1em}} {{d|({{sc|Virgile}}, ''Énéide,'' li. {{rom|VII}}, {{v.|808}})|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p336l8" /> {{sc|Page}} 340, l. 19 : <section begin="p340l19" />''Courant.'' Au lieu de l’énumération qui suit, on lit seulement, dans les premières éditions : ''Courant tua des pieds dix ou douze que leuraulx que lapins qui ia eſtoient hors de page. Doncq il frappa le cheureul…''<section end="p340l19" /> {{sc|Page}} 342, l. 10 : <section begin="p342l10" />''Armez de pierre de taille.'' « Cette plaisante imagination est du roman de Mabriant (chap. 31.). où Roland, aïant ouï vanter la merveilleuse cuirasse de Mabriant : « Par Sainct Denis, dit-il, s’il eſtoit armé de pierre de taille, ſi iouſteray-ie demain à luy. » (Le Duchat). Il est intéressant de faire remonter jusque-là l’origine de cette expression ; mais il aurait été bon de remarquer que Rabelais n’a pas eu à la chercher si loin, et que dans les ''Grandes <noinclude>''{{tiret|cro|nicques}}''</noinclude><includeonly>''cronicques''</includeonly><section end="p342l10" /><noinclude> <references/></noinclude> o8u8nh9rp3f0mozkbk1ikimuwnxihmy Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/218 104 267858 15908564 8738559 2026-07-07T13:03:35Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908564 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p342l10" /><noinclude>''{{tiret2|cro|nicques}}''</noinclude> (voyez ci-dessus, {{pg|37}}) les Ces et Magos sont si armez de pierre de taille. » L. 15 : <section begin="p342l15" />''Vnze mille.'' Premières édit. : ''Troys mille.'<section end="p342l15" />’ L. 18 : <section begin="p342l18" />''Cent cinquante mille.'' Premières édit. : ''Quatre cent cinquante mille.''<section end="p342l18" /> {{sc|Page}} 343, l. 17 : <section begin="p343l17" />''Tout le monde cheuauchera & ie meneray l’aſne.'' {{pom|Chaſcun le ſait, & ie mene l’aſne.|m=1em}} {{d|(Coquillart, ''Monologue des perruques,'' {{t.|{{rom|II}}}}, {{pg|278}})|2|fs=90%|m=1em}} {{SA|On a dit dans le même sens : « Je garde le mulet, je tiens la chandelle. » Bien que le vers de Coquillart ait été cité par Le Duchat, Burgaud des Marets a cru qu’il y avait ici une « allusion à un très ancien usage qui subsiste encore dans quelques-unes de nos provinces, » à l’habitude de promener sur un âne tenu par la queue les maris trompés et ceux qui se laissent battre par leurs femmes. Mais ceci n’a nul rapport avec le passage de Rabelais.}}<section end="p343l18" /> L. 20 : <section begin="p343l20" />''Qui poteſt capere capiat.'' « Qui peut saisir saisisse. » Jeu de mots. ''Capere,'' qui dans ce proverbe s’emploie d’ordinaire au sens moral et veut dire « comprendre, » est ici au sens physique et signifie « prendre. »<section end="p343l20" /> {{sc|Page}} 346, l. 8 : <section begin="p346l8" />''Engin mieulx vault que force.'' Le Duchat complète ainsi ce proverbe ; {{pom|D’autant que bois mieux vaut qu’eſcorce, Aussi mieux vaut engin que force.|m=1em}}<section end="p346l8" /> L. 21 : <section begin="p346l21" />''Le pied droit de deuant.'' Ainsi dans les deux premières éditions. Les suivantes portent : ''Les pieds droits,'' faute évidente que nous avons dû faire disparaître du texte.<section end="p346l21" /> {{sc|Page}} 347, l. 32 : <section begin="p347l32" />''Autant de petites femmes.'' Dans ''Le Moyen de parvenir'' (p. 134), Rabelais parlant d’une femme qui a laissé aller « vne veſſe ou veſne eſpouuantable » dit : « Cette femme eſtoit ou deuoit eſtre<section end="p347l32" /><noinclude> <references/></noinclude> 8g9t8toh7s2dmegyqr3lrc9ono434rs Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/219 104 267859 15908576 8738560 2026-07-07T13:10:27Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908576 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p347l32" />vne belle grande veſſe, d’autant que chaque eſpece engendre ſa ſemblable. »<section end="p347l32" /> {{sc|Page}} 351, l. 5 : <section begin="p351l5" />''Metz…'' Édit. Nourry et Marnef : ''Ie ne te dys pas comme les caphars Ayde toy dieu te aydera : car ceſt au rebours ayde toy, le diable te rompra le col. Mais ie te dys, metz…''<section end="p351l5" /> {{sc|Page}} 353, l. 4. : <section begin="p353l4" />''A la Breteſque.'' C’est-à-dire à la bretonne. Édit. Nourry et Marnef : ''A la Tudeſque.''<section end="p353l4" /> L. 13 : <section begin="p353l13" />''Lithontripon… cantharidiſé.'' Édit. Nourry et Marnet : ''Trochiſtz dallrelrange et de cantharides et aultres…''<section end="p353l13" /> L. 23 : <section begin="p353l23" />''Voix, & partez.'' Édit. Nourry et Marnef : ''Voix qui eſt plus eſpouuantable que neſtoit celle de Stentor qui fut ouy par ſur tout le bruyt de la bataille des Troyans, & vous en partez.''<section end="p353l23" /> L. 34 : <section begin="p353l34" />''Ce feuſt le dangier.'' Édit. Nourry et Marnef : ''O la pitié.''<section end="p353l34" /> {{sc|Page}} 354, l. 29 : <section begin="p354l29" />''Le ſang des ennemys.'' On trouve quelque chose d’analogue dans ''Les Rois,'' (liv. {{rom|IV}}, {{ch.|3}}, {{v.|22}}, 23) : « Les Moabites s’étant levés au point du jour, dès que les rayons du soleil brillèrent sur les eaux, elles leur parurent rouges comme du sang. Et ils s’entre-dirent : « C’est le sang du glaive ; les rois se sont battus l’un contre l’autre et se sont entretués. »<section end="p354l29" /> {{sc|Page}} 356, l. 13 : <section begin="p356l13" />''A voſtre maſt.'' Premières édit. : ''De voſtre maſt.''<section end="p356l13" /> L. 17 : <section begin="p356l17" />''Dauid tua bien Goliath facillement.'' On lit ensuite dans les trois premières édit. : ''Moy doncques qui en battroys douze telz queſtoit Dauid : car en ce temps la ce neſtoit que vng petit chiart, nen defferayie pas bien vne douzaine.''<section end="p356l17" /> L. dernière : <section begin="p356lder" />''Bien chié.'' Édit. Nourry et Marnef : ''Bien chien chie.'' Édit. s. d. gothique : ''Bren chien chie.'' Voyez ci-dessus {{pg|78}} la note sur la l. 26 de la {{pg|22}}.{{refl|np356lder|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np356lder|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/86|p22l26}}</div><section end="p356lder" /> {{sc|Page}} 358, l. 1 : <section begin="p358l1" />''Pheée.'' Il faut bien lire ''pheée'' avec trois ''e,'' conformément au texte original, et non ''phée'' avec deux ''e,'' comme le donnent presque toutes les éditions, et notamment colles de Le Duchat, d’Éloi Johanneau,<section end="p358l1" /><noinclude> <references/></noinclude> 04t00ar946jylct87g06710cfdmt4h9 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/222 104 267863 15908587 8738563 2026-07-07T13:16:26Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908587 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p363l12" />''Bibl. elzév.,'' t. {{rom|I}}, {{pg|161}}), nous trouvons ce remède ordonné, « pour guarir les fois » : {{pom|''Follemus gueriſſanteo,'' Prenez pour vn double de ſens Et vne once dyamerdo.|m=1em}}<section end="p363l12" /> {{sc|Page}} 364, l. 12 et 13 : <section begin="p364l12et13" />''Tarquin tacquin. Piſo paiſant.'' L’allusion au nom est évidente.<section end="p364l12et13" /> L. 20 : <section begin="p364l20" />''Ciceron atizefeu.'' « Pour avoir contribué à la guerre civile, en se déclarant pour Pompée. » (Le Duchat)<section end="p364l20" /> L. 21 : <section begin="p364l21" />''Fabie enfileur de patenoſtres. « Il avoit esté grand tempositeur. » (Le Duchat)<section end="p364l21" /> L. 23 : <section begin="p364l23" />''Eneas meuſnier.'' « Il avoit emporté son père hors de Troie comme un mûnier charge sur son dos un sac de farine. » (Le Duchat)<section end="p364l23" /> L. 33 : <section begin="p364l33" />''Scipion Africain cryoit la lye.'' La lie, qui se vendait alors pour faire du vinaigre, était criée dans les rues : {{pom|A Paris on crie tres hault Ieunes ou vieux, lye, lye.|m=1em}} {{d|(''Cris de Paris'')|5|m=1em|fs=90%}} Suivant Éloi Johanneau, si Rabelais a donné ce métier à Scipion, c’est à cause de son prénom de ''Cornelius,'' plaisamment interprété par : « qui corne (crie) lie. »<section end="p364l33" /> {{sc|Page}} 365, l. 12 : <section begin="p365l12" />''Pain chaumeny.'' On lit ensuite, dans Nourry et Marnef : ''Les douze pers de France ſont la & ne font riens que ie aye veu, maiz ils gaignent leur vie à endurer force plameuſes, chinquenaudes, alouettes, & grans coups de poing ſus les dentz.'' Édit. goth. s. d. : ''Pluſieurs autres hommes…''<section end="p365l12" /> L. 14 : <section begin="p365l14" />''Antonin lacquays.'' « Les diminutifs comme Antonin, Pierrot, Jannot, conviennent à de petits laquais. » (Le Duchat)<section end="p365l14" /> {{sc|Page}} 366, l. 17 : <section begin="p366l17" />''Nicolas pape tiers eſtoit papetier.'' Allusion entre ''pape tiers,'' pape troisième du nom, et ''papetier.''<section end="p366l17" /><noinclude> <references/></noinclude> awlvv6sdn5pacp42x4t1lr6tk2smrmv Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/223 104 267864 15908595 8738564 2026-07-07T13:22:21Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908595 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> L.{{lié}}19 : <section begin="p366l19" />''Le pape Sixte greſſeur de verolle.'' Il ne faut pas oublier que Panurge se vante (t. {{rom|I}}, {{pg|303}}) de « luy auoir guery vne boſſe chancreuſe. »<section end="p366l19" /> {{sc|Page}} 367, l. 3 : <section begin="p367l3" />''Cleopatra reuendereſſe d’oignons.'' Selon Le Duchat, soit à cause des excellents oignons que produisait son royaume, soit à cause de la perle qu’elle fit avaler à Antoine, dissoute dans du vinaigre, les perles se nommant, en latin, ''unio,'' de même que les oignons.<section end="p367l3" /> L. 8 : <section begin="p367l8" />''Lucreſſe hoſpitaliere.'' C’est-a-dire : hôterrière, pour donner à penser qu’elle était devenue plus accueillante qu’elle ne l’avait été à l’égard de Tarquin.<section end="p367l8" /> L. 31 : <section begin="p367l31" />''Chopinaſmes theologalement.'' Voyez ci-dessus, {{pg|104}}, note sur la l. 9 de la {{pg|61}}.{{refl|np367l31|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np367l31|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/112|p61l9}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/113|p61l9}}</div><section end="p367l31" /> {{sc|Page}} 368, l. 22 : <section begin="p368l22" />''Ie vous absoulz de pain & de ſouppe.'' Jeu de mots sur la formule d’absolution : « Je vous absous de peine et de coulpe. » Un peu plus loin, le ''coup de pau ſus les reins'' est une allusion à l’usage de donner, à ceux qui reçoivent l’absolution, un coup de baguette à chaque verset du ''Miſerere,'' qu’on leur fait réciter.<section end="p368l22" /> L. 23 : <section begin="p368l23" />''De ne valoir… diſant.'' Juste, 1533 : ''De ne valoir iamais riens & ne faire iamais nul bien. Adoncq il appella Caillette, Triboulet & d’aultres qui leur ſembloyent diſant.''<section end="p368l23" /> {{sc|Page}} 369, l. 6 : <section begin="p369l6" />''Neuf muys de biere.'' Il ne faut pas oublier qu’un peu plus haut (p. 306, l. 3) Rabelais a dit que Morgant était « braſſeur. »<section end="p369l6" /> {{sc|Page}} 371, l. 13 : <section begin="p371l13" />''Dixhuyct cens cinquante & six mille & vnze.'' Premières édit. : ''Dixhuyct cent cinquante mille.''<section end="p371l13" /> {{sc|Page}} 372, l. 2 : <section begin="p372l2" />''Mouſſeur du Roy de troys cuittes.'' Voyez {{pg|168}}, la note sur la l. 29 de la {{pg|234}}{{refl|np372l2|num=*}}. L’expression ''roy de troys cuittes'' a fort embarrassé les commentateurs. Dolet a mis, dans son édition : ''Roy de troys pommes cuyttes,'' mais cette leçon n’a pas été adoptée. Le Duchat prétend qu’il s’agit de celui qui, pendant la semaine des Rois, a été roi de la fève, à trois cuissons, à trois<section end="p372l2" /><noinclude> <references/></noinclude> b9d4nu93bl1zhjbk1ugvu2ipjel6qlx Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/224 104 267866 15908608 8738565 2026-07-07T13:30:24Z Rafavannay 131027 Mise en forme 15908608 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p372l2" />fournées différentes. Enfin Prosper Blanchemain, qui avait bien voulu me communiquer quelques notes inédites sur Rabelais, voyait là un jeu de mots : « Roi d’ét’roi quitte, « c’est-à-dire : « Quitte d’être roi, qui ne le sera plus. » Je laisse au lecteur le soin de décider. <div style="font-size:90%">{{refa|np372l2|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/176|p234l29}}</div><section end="p372l2" /> {{sc|Page}} 374, l. 16 : <section begin="p374l16" />''La main au pot.'' « La main sur le pot » était une formule qui indiquait la conclusion d’un marché et équivalait au denier à Dieu : {{pom|{{filet|6}} ſe i’euſſe dict La main ſur le pot par ce dict Mon denier me fuſt demouré.|m=1em}} {{d|(''Farce de Pathelin,'' acte {{rom|I}}, sc. {{rom|V}}, {{pg|28}})|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p347l16" /> {{sc|Page}} 375, l. 26 : <section begin="p375l26" />''Auſſi peſant q’vn mortier.'' « Tout le monde ne peult pas auoir les couillons d’acier. » (Noël du Fail, ''Propos rustiques,'' {{t.|{{rom|I}}}}, {{pg|105}})<section end="p375l26" /> {{sc|Page}} 376, l. 17 : <section begin="p376l17" />''Laryngues & Pharingues.'' Villes situées dans le larynx et dans le pharynx de Pantagruel. Du Fail en a fait des noms d’une géographie plus générale, car il parle des « Rois de Laringues & Pharingues. » (''Baliverneries,'' {{t.|{{rom|I}}}}, {{pg|179}})<section end="p376l17" /> L. 22 : <section begin="p376l22" />''Vingt & deux cens ſoixante mille & ſeize.'' Premières édit. : ''{{rom|XXII}} cens mille.''<section end="p376l22" /> {{sc|Page}} 379, l. 19 : <section begin="p379l19" />''Limons.'' Prem. édit : ''Limous.''<section end="p379l19" /> {{sc|Page}} 380, l. 26 : <section begin="p380l26" />''xvij groſſes pommes.'' Ainsi dans toutes les éditions. Cependant, si on fait l’addition des boules employées, on n’en trouve que seize. Burgaud des Marets, pensant qu’il y a un jambage de trop, a proposé de l’effacer, et de lire ''seize.''<section end="p380l26" /> L. 33 : <section begin="p380l33" />''En cinq aultres entrerent.'' Dans Nourry, il y a un bourdon, reproduit dans l’édition de 1542 que nous suivons d’ordinaire, de sorte qu’on lit : ''En cinq aultres entrerent trois paizans'' ; ce qui ne présente aucun sens.<section end="p380l33" /> {{sc|Page}} 381, l. 8 : <section begin="p381l8" />''Ainſi cheurent… Finablement…'' Premières édit. : ''Ainſi chercherait plus de demye lieue''<section end="p381l8" /><noinclude> <references/></noinclude> d2p25aa6vb5jorgso9uwz1pc6l2vhrv Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/346 104 268015 15909152 8738702 2026-07-08T07:25:36Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909152 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p130l22" />de corne, elle fut achetée à ce prix par un sot qui s’imaginait qu’il lui suffirait de la posséder pour acquérir la réputation d’Épictète.<section end="p130l22" /> L. 34 : <section begin="p130l34" />''Lanterne Polymixe'' (à plusieurs becs). C’est le titre de l’épigramme 41 du livre {{rom|XXII}} de Martial : ''Lucerna'' {{lang|grc|πολύμυξος}}.<section end="p130l24" /> L. 25 : <section begin="p130l25" />''L’Icoſimixe.'' 1564 : ''La l’Icoſimire.'' Ms. : ''La Incoſimixe.''<section end="p130l25" /> {{sc|Page}} 131, l. 1 : <section begin="p131l1" />''Luminaire des apoticaires.'' Allusion au ''Luminare apothecariorum'' de Jean-Jacques Manlius de Bosco d’Alexandrie, publié à Turin, chez Nicolas de Benedictis et Jacob Suigus, 1492, in-fol.<section end="p131l1" /> L. dernière : <section begin="p131lder" />''Prinſmes congé.'' Ici vient dans le manuscrit le chapitre intitulé : ''Comment furent les dames lanternes ſeruies à ſoupper,'' que nous avons rejeté dans l’appendice (p. 217-225).<section end="p131lder" /> {{sc|Page}} 132, l. 20 : <section begin="p132l20" />''Vierron.'' Ms. : ''Verron.''<section end="p132l20" /> L. dernière : <section begin="p132lder" />''Les orangiers de Suraine.'' Ms. : ''De Sam Rame.'' C’est-à-dire de San-Remo, sur la côte d’Italie, à peu de distance de Menton ; ce qui est bien plus naturel.<section end="p132lder" /> {{sc|Page}} 133, l. 32 : <section begin="p133l32" />''Bagues.'' Ms. : ''Bacques'' (c’est-à-dire baies, ''baccœ'').<section end="p133l32" /> {{sc|Page}} 134, l. 4 : <section begin="p134l4" />''La Pontife de Iupiter.'' Voyez Plutarque, ''Questions romaines,'' 112.<section end="p134l4" /> L. 22 : <section begin="p134l22" />''La reuelation.'' L’Apocalypse. C’est la traduction française du titre qu’on laisse d’ordinaire sous sa forme grecque. Voyez {{rom|XII}}, 1.<section end="p134l22" /> {{sc|Page}} 135, l. 13 : <section begin="p135l13" />''En pareille.'' Ms. : ''Et pareille.''<section end="p135l13" /> L. dernière : <section begin="p135lder" />''Ie, dy-ie.'' 1564 : ''Ie dy.'' Ms. : ''Ie dis ie.''<section end="p135lder" /> {{sc|Page}} 136, l. 2 : <section begin="p136l2" />''Semblable eſt.'' Ms. : ''Semble.''<section end="p136l2" /> L. 3 : <section begin="p136l3" />''Nomma Cainon.'' « C’est l’honorable Eloge que donne à la ville de Chinon François Rabelais, l’vn de ſes Citoyens, & qui confeſſe ingenuement y auoir beu maints verres de vin frais en la caue qu’on appelle peinte, pour ce qu’au dehors elle eſt rudement peinte de quelques gaietez & croteſques, & en laquelle on deſcend par vn arceau incruſté de plaſtre. Mais<section end="p136l3" /><noinclude> <references/></noinclude> ql18jji8ixf2qhdu2e91jutgm3iy8cy Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/347 104 268016 15909157 8738703 2026-07-08T07:32:07Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909157 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p136l3" />comme ceſtuy aux gaietés qu’il miſt en lumiere, & qu’il intitula les ''faits Heroïques de Gargantua & Pantagruel,'' ſe moquant de toutes choses, ſe rendit le nom pareil : auſſi prens ie aiſement creance, qu’il allegua ce ſuperſtitieux rapport des noms, plus pour donner matiere de rire à ceux qui le liroient, que pour en faire leur profit, encore qu’il ſe peut faire que la Ville de Chinon ayt eſté premierement renommée ſouz le nom de Cainon, mais non pas à cauſe de Cain. » (André Duchesne, ''Antiquitez & recherches des villes… plus remarquables de toute la France,'' 1629, {{pg|528}})<section end="p136l3" /> L. 12 : <section begin="p136l12" />''Phloſque.'' Ms. : ''Philaſque.''<section end="p136l12" /> {{sc|Page}} 137, l. 21 : <section begin="p137l21" />''Pſycogonie de Platon.'' Les combinaisons qui suivent sont exposées dans un traité de Plutarque qui porte ce titre ''Pſycogonie'' ({{rom|XI}} et {{rom|XII}}).<section end="p137l21" /> {{sc|Page}} 138, l. 1 : <section begin="p138l1" />''Deſcendans… nous feirent.'' Nous suivons le manuscrit. 1564 porte : ''Deſcendus… nous furent.'' — Quant à ''numereux,'' il est de l’imprimé ; le ms. donne ''numeraulx,'' que nous aurions peut-être mieux fait d’adopter.<section end="p138l1" /> L. 7 : <section begin="p138l7" />''Trou de ſainct Patrice.'' Voyez, {{pg|70}}, la note sur la l. 3 de la {{pg|13}} du tome {{rom|I}}.{{refl|np138l7|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np138l7|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/78|p13l3}}</div><section end="p138l7" /> L. 14 : <section begin="p138l14" />''Fatigue.'' Leçon du ms. — 1564 : ''Fatiguez.''<section end="p138l14" /> L. 25 : <section begin="p138l25" />''Un des hallebardiers de Demetrius.'' Pausanias dit bien (''Béot.'' c. 39) qu’un dorophore de Démétrius périt dans l’antre de Trophonius, où il avait pénétré afin d’en emporter beaucoup d’or et d’argent, mais il ne raconte point que ce soldat ait été mangé par les lutins. Il rapporte, au contraire, que son corps fut trouvé dans un autre endroit.<section end="p138l25" /> {{sc|Page}} 139, l. 21 : <section begin="p139l21" />''Tu l’appelas heretique.'' Voyez t. {{rom|III}}, p. 51.<section end="p139l21" /> L. 25 : <section begin="p139l25" />''Fauorer.'' Ms. : ''Fauoriſer.'' Mieux vaut conserver ''fauorer,'' « de ''favorare,'' qui est la même chose que ''favere linguis,'' qui dans les sacrifices & autres religieuses Cérémonies des Romains signifiait ''faire silence.'' Voiez Cicéron, ''D. Divinatione,'' l. 1. Horace, Ode {{rom|I}}, du l. 3. & Pline, {{liv.|28}}, {{chap.|2}}. » (Le Duchat)<section end="p139l25" /><noinclude> <references/></noinclude> k7khhdlh88vbemqjwddp8186mrxqaga Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/348 104 268017 15909164 8738704 2026-07-08T07:40:32Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909164 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> L. 28 : <section begin="p139l28" />''D’eſpoir.'' Ms. : ''Eſpoir.'' Dans les éditions modernes, on y a substitué ''deſeſpoir,'' exigé par le sens.<section end="p139l28" /> L. 32 : <section begin="p139l32" />''Reſeruois.'' Ms. : ''Reſerue.''<section end="p139l32" /> {{sc|Page}} 140, l. 2 : <section begin="p140l1" />''Cauayn.'' 1564 : ''Canayn.'' Ms. : ''Cauau,'' suivant {{M.|de}} Montaiglon ; je lirais plutôt ''cauain.''<section end="p140l1" /> {{sc|Page}} 141, l. 18 : <section begin="p141l18" />''Or obrize.'' Ainsi dans le ms. — 1564 : ''Or briſé.''<section end="p141l18" /> {{sc|Page}} 142, l. 9 : <section begin="p142l9" />''Longue.'' Ms. : ''Long.''<section end="p142l9" /> L. 14 : <section begin="p142l14" />''S’ouurirent.'' — Ms. : ''Se ouurirent.'' — 1564 : ''S’ouuroient.''<section end="p142l14" /> L. 31 : <section begin="p142l31" />''Refermees.'' Ms. : ''Retraictes.''<section end="p142l31" /> L. 32 : <section begin="p142l32" />''Conclusion.'' Ms. : ''Cloaiſon.''<section end="p142l32" /> {{sc|Page}} 143, l. 20 : <section begin="p143l20" />''Deſpouille.'' Ms. : ''Le priue.''<section end="p143l20" /> L. 25 : <section begin="p143l25" />''Ducunt… trahunt.'' Ce vers, tiré de la 107{{e}} ''épître'' de Sénèque, a été traduit par lui d’un vers grec du stoïcien Cléanthe, cité au {{chap.|77}} du ''Manuel'' d’Épictète. La Fontaine, qui a traduit tous les vers cités par Sénèque (''Bibl. elzév.,'' t. {{rom|V}}, {{pg|138}}), a rendu ainsi celui-ci : {{pom|Que ſert-il de luter contre les deſtinées ? Le ſage en eſt conduit, le rebelle entraiſné.|m=1em}}<section end="p143l25" /> {{sc|Page}} 144, l. 9 : <section begin="p144l9" />''Quiconque.'' Ms. : ''Qui oncque.''<section end="p144l9" /> L. 13 : <section begin="p144l13" />''Soſiſtratus.'' Ms. : ''Soſus.'' C’est ce dernier nom qu’on trouve dans le passage de Pline ({{rom|XXXVI}}, 25) d’où ceci est tiré : « Celeberrimus fuit in hoc genere Sosus qui Pergami stravit quem vocant ''asarotum oicon.'' »<section end="p144l13" /> L. 22 : <section begin="p144l22" />''Cher.'' Ms. : ''Cler.''<section end="p144l22" /> {{sc|Page}} 145, l. 17 : <section begin="p145l17" />''Trompoient.'' Ms. : ''Tromparent.''<section end="p145l17" /> {{sc|Page}} 146, l. 2 : <section begin="p146l2" />''La bataille que Bacchus gagna.'' Ce chapitre est tiré en grande partie du ''Bacchus'' de Lucien.<section end="p146l2" /> L. 23 : <section begin="p146l23" />''Et grand nombre.'' Ms. : ''Le grand nombre.''<section end="p146l23" /> {{sc|Page}} 147, l. 5 : <section begin="p147l5" />''Pour ce.'' Afin d’éclaircir ce passage Le Duchat ouvre avant ces deux mots une parenthèse qu’il ne ferme qu’après ''par feu'' (l. 9).<section end="p147l5" /> L. 7 : <section begin="p147l7" />''Salué.'' Ms. : ''Saulué.''<section end="p147l7" /> L. 11 : <section begin="p147l11" />''Sont les champs… dits.'' Ms. : ''Soit le champ… dict.''<section end="p147l11" /><noinclude> <references/></noinclude> ivk45c9r8kfxsc73tdfj0u2pu06lbjo Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/349 104 268018 15909172 8738705 2026-07-08T07:51:29Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909172 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> L. 20 : <section begin="p147l20" />''Ne plante manthe.'' {{lang|grc|Μίνθην ἐν πολέμῳ μήτ᾿ ἔσθιω μήτε φύτευε}}. (''Problèmes,'' {{rom|XXXVI}}, 2)<section end="p147l20" /> L. 27 : <section begin="p147l27" />''Couples.'' Ainsi dans le ms. — 1564 : ''Coubles.''<section end="p147l27" /> {{sc|Page}} 148, l. 20 : <section begin="p148l20" />''Baſts.'' Ms. : ''Buſt.''<section end="p148l20" /> {{sc|Page}} 150, l. 5 : <section begin="150l5" />''Conſequemment.'' Ms. : ''Conſequentement.''<section end="p150l5" /> {{sc|Page}} 151, l. 3 : <section begin="p151l3" />''Paroles, meurs.'' Ms. : ''Echo, les meurs.'' Burgaud des Marets, s’autorisant de la leçon du manuscrit, a dit : « Il faut lire ''Lemures,'' au lieu de ''mœurs'' et de ''les meurs.'' Les Lemures étaient une sorte de farfadets. Cette expression est employée à la fin du chapitre qui précède. » Pour se convaincre de la fausseté de cette conjecture il suffit de se reporter au passage de Pline ({{rom|XXXV}}, 10), d’où ceci est tiré. Il dit, après avoir parlé d’Apelles : « Æqualis fuit Aristides Thebanus. Is omnium primus animum pinxit et sensus omnes expressit, quos vocant Græci ethe ; item perturbationes. »<section end="p151l3" /> L. 19 : <section begin="p151l19" />''Sans la prier.'' Voyez ci-dessus, {{pg|230}}, note sur la l. 29 de la {{pg|46}}.{{refl|np151l19|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np151l19|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/238|p46l29}}</div><section end="p151l19" /> {{sc|Page}} 152, l. 18 : <section begin="p152l18" />''Crocodiles.'' Ms. : ''Cocodrilles.''<section end="p152l18" /> {{sc|Page}} 153, l. 14 : <section begin="p153l14" />''De groſſeur… cheſnes.'' Ms. : ''Troys cheſnes d’argent de groſſeur peu moindre.''<section end="p153l14" /> L. 16 : <section begin="p153l16" />''Deux… l’air.'' Ms. : ''A deux pieds & demy en bas.''<section end="p153l16" /> L. 21 : <section begin="p153l21" />''Cauee.'' Ms. : ''Carree.''<section end="p153l21" /> {{sc|Page}} 154, l. 1 : <section begin="p154l1" />''D’Anthracite.'' Ms. : ''De topaze.''<section end="p154l1" /> L. 5 : <section begin="p154l5" />''En l’Acropolis d’Athenes.'' Voyez la description de cette lampe dans Pausanias, ''Attiques,'' {{rom|XXV}}.<section end="p154l5" /> L. 7 : <section begin="p154l7" />''Au temple de Iupiter en Ammonie.'' Voyez Plutarque : ''Des oracles qui ont cessé,'' § {{rom|III}} et suiv.<section end="p154l7" /> L. 11 : <section begin="p154l11" />''Lampe.'' Ainsi dans le manuscrit et dans toutes les éditions modernes ; mais 1564 donne ''lame,'' leçon que j’ai eu tort de ne pas adopter et qui rappelle la ''lame de fin or,'' décrite à la page précédente.<section end="p154l11" /> {{sc|Page}} 156, l. dernière : <section begin="p156lder" />''La belle fontaine.'' Ms. : ''Vne Fontaine phantaſticque d’eſtoffe & ouuraige plus precieulx, plus rare & mirificque que oncques ne ſongea Dedalus''<section end="p156lder" /><noinclude> <references/></noinclude> 4msvjzobteqz7ubrwsda8m7o7q1z8h6 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/350 104 268020 15909178 8738706 2026-07-08T07:58:35Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909178 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p156lder" />''Les limbe, plinthe & ſouhaſtement d’icelle eſtoient…'' Le reste suit {{pg|157}}, l. 14 ; et le titre de ce chapitre se trouve, avec raison, reporté plus loin à l’endroit que nous indiquerons.<section end="p156lder" /> {{sc|Page}} 157, l. 15 : <section begin="p157l15" />''Palmes.'' Ms. : ''Paulmes.''<section end="p157l15" /> L. 17 : <section begin="p157l17" />''Cimaſultes.'' Ms. : ''Cimaſules.''<section end="p157l17" /> L. 20 : <section begin="p157l20" />''Ventricule… portri.'' Ms. : ''Ventriculee en forme d’vn role d’vne buie ou balanſe, les modernes Architectes appellent potrye.'' Burgaud des Marets fait remarquer qu’il n’a trouvé ''portri'' « dans aucun dictionnaire, même dans ceux d’architecture, » ce qui était facile à prévoir ; mais cette ''coulonne ventriculée, en forme… d’vne buie,'' ou broc, était probablement appelée par les ouvriers du nom général de ''poterie,'' soit à cause de sa forme, soit parce que dans les constructions ordinaires elle était en terre cuite.<section end="p157l20" /> {{sc|Page}} 158, l. 14 : <section begin="p158l14" />''Conſulte.'' Ms. : ''Caſuelle.''<section end="p158l14" /> L. 16 : <section begin="p158l16" />''Colomnes oppoſites.'' Il y a ici une lacune remplie par le manuscrit : ''coulonnes, & n’eſtoit poſſible fere rencontre d’autre coulonne appoſite.''<section end="p158l16" /> {{sc|Page}} 159, l. 4 : <section begin="p159l4" />''Finiſſoit… violet.'' Ms. : ''Finoit en couleur pauonaſſe & violette.''<section end="p159l4" /> L. 6 : <section begin="p159l6" />''Celle.'' Ms. : ''Le coloſſe.''<section end="p159l6" /> L. 9 : <section begin="p159l9" />''Oppoſé.'' Ms. : ''Appoſé.''<section end="p159l9" /> L. 13 : <section begin="p159l13" />''Sienite.'' Ms. : ''Selenite.''<section end="p159l13" /> L. 14 : <section begin="p159l14" />''Comme miel.'' Ms. : ''Comme de miel.''<section end="p159l14" /> L. 27 : <section begin="p159l27" />''Eſtain Iouetian.'' « Nous ne trouvons ce mot ni dans les dictionnaires ni dans Pline, » dit Burgaud des Marets. Il est cependant dans cet auteur qui énumère ainsi les noms divers du plomb : « Jovetanum, caprariense, oseastrense. » (Pline, {{rom|XXXIV}}, 17)<section end="p159l27" /> L. 29 : <section begin="p159l29" />''Phebus… blanc.'' Ms. : ''Mars en acier, à ſes pied, vng pic-verd.''<section end="p159l29" /> L. 30 : <section begin="p159l30" />''En airain… Lion.'' Ms. : ''Sol en or obriſe, en ſa main dextre vng coq blanc.''<section end="p159l30" /> {{sc|Page}} 160, l. 1 : <section begin="p160l1" />''Cheute à ſes pieds.'' Ms. : ''Cheute, à ſes pieds vne columbe.''<section end="p160l1" /> L. 9 : <section begin="p160l9" />''Apprendre.'' Ms. : ''Par l’aide.'' Voici le passage de<section end="p160l9" /><noinclude> <references/></noinclude> f6x0bb6xcl696etr7575j37gwde0exy Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/351 104 268021 15909187 8738707 2026-07-08T08:06:21Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909187 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p160l9" />Pline d’où ceci a été tiré. Il est beaucoup plus intelligible que la traduction : « Polycletus… fecit et quem canona artifices vocant, lineamenta artis exeopetentes, velut a lege quadam : solusque hominum artem ipse fecisse artis opère judicatur. »<section end="p160l9" /> L. 21 et {{pg|161}}, l. 4 : <section begin="p160l21" />''Croppe.'' Ms. : ''Coppe,'' dans le premier passage ; ''Couppe,'' dans le second.<section end="p160l21" /> {{sc|Page}} 161, l. 5 : <section begin="p161l5" />Eleichies… lachrimale.'' Ms. : ''Elleuees, de figures turbines, lachrymées toutes vniformes, en totalle parfection.''<section end="p161l5" /> L. 8 : <section begin="p161l8" />''Grandes.'' Ainsi dans le ms. — 1564 : ''Grauee.''<section end="p161l8" /> L. 14 : <section begin="p161l14" />''Ne plus croiſſant… l’eſclair.'' Ms. : ''Et coruſcant n’eſt le feu, le ſoleil, ne l’eſclair que.''<section end="p161l14" /> L. 22 : <section begin="p161l22" />''Et clair midy.'' Ms. : ''En clair midy, tellement que entre iuſtes eſtimations iugé facillement ſeroit plus eſtre, en ceſte Fontaine & Lampe cy deſſus deſcripte, de richeſſes & ſingularitez que n’en contiennent Aſye, Aphricque & Europe enſenble.''<section end="p161l22" /> L. 27 : <section begin="p161l27" />''Cent fois Sexſterces.'' Ainsi dans les imprimés et dans le manuscrit. Il faudrait ''cent fois cent mille'' pour traduire ''centies H-S,'' c’est-à-dire dix millions de sesterces, évaluation de Pline, dans le passage ({{rom|IX}}, 35) où il parle de cette célèbre perle.<section end="p161l27" /> L. 28 : <section begin="p161l28" />''Pompeie Plautine.'' Il faut lire, comme dans le manuscrit, Lollie Pauline, comme on le voit par le texte de Pline, à la suite du passage indiqué plus haut.<section end="p161l28" /> L. dernière : <section begin="p161lder" />''Le coulement.'' Ms. : ''L’eſcoullement.''<section end="p161lder" /> {{sc|Page}} 162, l. 1 : <section begin="p162l1" />''Canals.'' Ms. : ''Canaulx.''<section end="p162l1" /> L. 1 : <section begin="p162l1bis" />''De marguerites… trois.'' Ms. : ''De murhine, confinez en l’acuité des troys.''<section end="p162l1bis" /> L. 13 : <section begin="p162l13" />''En reſſort-il.'' Ms. : ''Reſtoient-ils.''<section end="p162l13" /> L. 21 : <section begin="p163l21" />''Excolee.'' Ms. : ''Eſcoulee.''<section end="p163l21" /> L. 21 : <section begin="p163l21bis" />''Vne.'' Ms. : ''En.''<section end="p163l21bis" /> L. 22 : <section begin="p163l22" />''Que elle.'' Ms. : ''Que oyés.''<section end="p163l22" /> L. 22 : <section begin="p163l22bis" />''De voſtre monde.'' Dans le manuscrit c’est ici seulement qu’on trouve le titre de la page 157, où on lit ''beuueurs'' au lieu de ''beuuans.'' Le chapitre commence ainsi : ''Puis commenda eſtre hanaps taſſes & goubeletz''<section begin="p163l22bis" /><noinclude> <references/></noinclude> 71e6i4zj3zwkckb8o3yipqzpvwwl423 15909203 15909187 2026-07-08T08:17:37Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909203 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p160l9" />Pline d’où ceci a été tiré. Il est beaucoup plus intelligible que la traduction : « Polycletus… fecit et quem canona artifices vocant, lineamenta artis exeopetentes, velut a lege quadam : solusque hominum artem ipse fecisse artis opère judicatur. »<section end="p160l9" /> L. 21 et {{pg|161}}, l. 4 : <section begin="p160l21" />''Croppe.'' Ms. : ''Coppe,'' dans le premier passage ; ''Couppe,'' dans le second.<section end="p160l21" /> {{sc|Page}} 161, l. 5 : <section begin="p161l5" />Eleichies… lachrimale.'' Ms. : ''Elleuees, de figures turbines, lachrymées toutes vniformes, en totalle parfection.''<section end="p161l5" /> L. 8 : <section begin="p161l8" />''Grandes.'' Ainsi dans le ms. — 1564 : ''Grauee.''<section end="p161l8" /> L. 14 : <section begin="p161l14" />''Ne plus croiſſant… l’eſclair.'' Ms. : ''Et coruſcant n’eſt le feu, le ſoleil, ne l’eſclair que.''<section end="p161l14" /> L. 22 : <section begin="p161l22" />''Et clair midy.'' Ms. : ''En clair midy, tellement que entre iuſtes eſtimations iugé facillement ſeroit plus eſtre, en ceſte Fontaine & Lampe cy deſſus deſcripte, de richeſſes & ſingularitez que n’en contiennent Aſye, Aphricque & Europe enſenble.''<section end="p161l22" /> L. 27 : <section begin="p161l27" />''Cent fois Sexſterces.'' Ainsi dans les imprimés et dans le manuscrit. Il faudrait ''cent fois cent mille'' pour traduire ''centies H-S,'' c’est-à-dire dix millions de sesterces, évaluation de Pline, dans le passage ({{rom|IX}}, 35) où il parle de cette célèbre perle.<section end="p161l27" /> L. 28 : <section begin="p161l28" />''Pompeie Plautine.'' Il faut lire, comme dans le manuscrit, Lollie Pauline, comme on le voit par le texte de Pline, à la suite du passage indiqué plus haut.<section end="p161l28" /> L. dernière : <section begin="p161lder" />''Le coulement.'' Ms. : ''L’eſcoullement.''<section end="p161lder" /> {{sc|Page}} 162, l. 1 : <section begin="p162l1" />''Canals.'' Ms. : ''Canaulx.''<section end="p162l1" /> L. 1 : <section begin="p162l1bis" />''De marguerites… trois.'' Ms. : ''De murhine, confinez en l’acuité des troys.''<section end="p162l1bis" /> L. 13 : <section begin="p162l13" />''En reſſort-il.'' Ms. : ''Reſtoient-ils.''<section end="p162l13" /> L. 21 : <section begin="p162l21" />''Excolee.'' Ms. : ''Eſcoulee.''<section end="p162l21" /> L. 21 : <section begin="p162l21bis" />''Vne.'' Ms. : ''En.''<section end="p162l21bis" /> L. 22 : <section begin="p162l22" />''Que elle.'' Ms. : ''Que oyés.''<section end="p162l22" /> L. 22 : <section begin="p162l22bis" />''De voſtre monde.'' Dans le manuscrit c’est ici seulement qu’on trouve le titre de la page 157, où on lit ''beuueurs'' au lieu de ''beuuans.'' Le chapitre commence ainsi : ''Puis commenda eſtre hanaps taſſes & goubeletz''<section begin="p162l22bis" /><noinclude> <references/></noinclude> 52ouqiwu9vosulcajmih1a2v1mo1g0f Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/352 104 268022 15909201 8738708 2026-07-08T08:17:11Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909201 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p162l22bis" />''preſentez d’or, d’argent, de criſtalin, de porceline, & feuſmes gratieusement inuitez à boyre de la liqueur ſourdante d’icelle fontaine, ce que feiſmes tres voluntiers. Car…''<section end="p162l22bis" /> L. 26 : <section begin="p162l26" />''Sinon qu’on leur tappe la queuë.'' Voyez, {{pg|80}}, la note sur la l. 18 de la {{pg|23}}.{{refl|np162l26|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np162l26|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/88|p23l18}}</div><section end="p162l26" /> {{sc|Page}} 163, l. 11 : <section begin="p163l11" />''De ſaueur.'' Ms. : ''Et ſaneur.''<section end="p163l11" /> L. 17 : <section begin="p163l17" />''Boutargues.'' Le manuscrit ajoute ''cauiat.''<section end="p163l17" /> {{sc|Page}} 166, l. 9 : <section begin="p166l9" />''Le ſainct Capitaine Iuif.'' Judas Machabée.<section end="p166l9" /> {{sc|Page}} 169, l. 1 : <section begin="p169l1" />''L’ame.'' Ainsi dans le manuscrit. ''Aire,'' probablement pour ''ère,'' dans 1564.<section end="p169l1" /> {{sc|Page}} 170, l. 6 : <section begin="p170l6" />''Agenouillee.'' Ms. : ''A genoillons.''<section end="p170l6" /> L. 8 : <section begin="p170l8" />''Selon l’art & inuention d’Ariſteus.'' Voyez ci-dessus, {{pg|318}}, note sur la l. 13 de la {{pg|17}}.{{refl|np170l8|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np170l8|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/326|p17l13}}</div><section end="p170l8" /> {{sc|Page}} 171, l. 10 : <section begin="p171l10" />''Quart de ſentences.'' Voyez ci-dessus, {{pg|204}}, note sur la l. 31 de la {{pg|304}}.{{refl|np171l10|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np171l10|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/212|p304l31}}</div><section end="p171l10" /> L. 18 : <section begin="p171l18" />''Mangea vn liure.'' Voyez ''Ezéchiel,'' chap. {{rom|III}}, 1, 2 : « Dévore ce livre et va parler aux enfants d’Israël. J’ouvris la bouche et je me nourris de ce livre. »<section end="p171l18" /> L. 18 : <section begin="p171l18bis" />''Iuſques aux dents.'' {{pom|N’eſtant point de ces Rats qui les livres rongeans :Se font ſçavans juſques aux dents.|m=1em}} {{d|(La Fontaine, ''Le Rat & l’Huitre'')|2|fs=90%|m=1em}}<section end="p171l18bis" /> L. dernière : <section begin="p171lder" />''Sa forme qui eſtoit comme d’vn breuiaire.'' Voyez ci-dessus, {{pg|77}}, la note sur la l. 15 de la {{pg|21}}.{{refl|np171lder|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np171lder|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/85|p21l15}}</div><section end="p171lder" /> {{sc|Page}} 172, l. 10 : <section begin="p172l10" />''Sac, eſt vocable commun en toute langue.'' Jean Goropius Becanus, qui dans ses ''Origines Antverpianæ'' (Anvers, 1569, in-fol.) constate le fait, cherche à l’expliquer en disant que, lors de la confusion des langues, pas un des ouvriers, en quittant Babel, n’oublia son sac.<section end="p172l10" /> L. 12 : <section begin="p172l12" />''L’Apologue d’Eſope.'' Voyez : ''Phædri fabularum Æsopiarum,'' {{rom|IV}}, 10.<section end="p172l12" /> L. 19 : <section begin="p172l19" />''Non rire, ains boire eſt le propre de l’homme.'' Voyez {{t.|{{rom|I}}}}, {{pg|2}}, l. dernière. Il n’est pas probable que<section end="p172l19" /><noinclude> <references/></noinclude> b6u9sdkonhxqwkm0o0fyy8mjxsjlggg Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/353 104 268023 15909214 8738709 2026-07-08T08:25:19Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909214 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><section begin="p172l19" />Rabelais se contredise sur un point si essentiel. Ceci doit provenir d’un imitateur.<section end="p172l19" /> {{sc|Page}} 173, l. 3 : <section begin="p173l3" />''Bacchus… bas culs.'' Cette rime, que la prononciation du temps rendait tort exacte, existe dans ''Le Temple de Cupido'' de Clément Marot : {{pom|Bien ſouuent y entre Bacchus, A qui Amour donne puiſſance De mectre guerre entre bas culs.|m=1em}}<section end="p173l3" /> {{sc|Page}} 175, l. 8 : <section begin="p175l8" />''Ce me… trop piqueur.'' Ms. : ''Ce ne… topicqueur.''<section end="p175l8" /> {{sc|Page}} 176, l. 21 : <section begin="p176l21" />''Et ioue… de farine.'' Ms. : {{pom|Et ioue la maurabaquin, De ma chauſſe & de mon beguyn.|m=1em}}<section end="p176l21" /> L. 27 : <section begin="p176l27" />''Iurera.'' Ms. : ''Iugera.''<section end="p176l27" /> {{sc|Page}} 177, l. 7 : <section begin="p177l7" />''Herpe.'' 1564 : ''Herſe,'' mais à tort, car ce mot ne rime pas.<section end="p177l7" /> L. 27 : <section begin="p127l27" />''Aux bons freres.'' Il y a ''au,'' singulier. Ms. : ''Aux vieulx freres.''<section end="p177l27" /> L. 29 : <section begin="p177l29" />''La rithme.'' Ms. : ''La rume.'' Il y a dans ce passage un jeu de mots entre ''rime'' et ''rhume.'' Voyez ci-dessus, {{pg|99}}, note sur la l. 5 de la p. 53.{{refl|np177l29|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np177l29|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/107|p53l5}}</div><section end="p177l29" /> {{sc|Page}} 178, l. 15 : <section begin="p178l15" />''Ritual.'' Ms. : ''Regiſtral.''<section end="p178l15" /> L. 16 : <section begin="p178l16" />''Beau.'' Ms. : ''Beat.''<section end="p178l16" /> L. dernière : <section begin="p178lder" />''En tous lieux eſt le centre.'' Voyez ci-dessus, {{pg|234}}, note sur la l. 4 de la {{pg|67}}.{{refl|np178lder|num=*}} <div style="font-size:90%">{{refa|np178lder|* }}{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/242|p67l4}}</div><section end="p178lder" /> {{sc|Page}} 179, l. 4 : <section begin="p179l4" />''Et non à tort.'' Cette phrase, mal ponctuée dans l’édit. de 1564, doit se rapporter à ce qui suit et non à ce qui précède.<section end="p179l4" /> L. 31 : <section begin="p179l31" />''Nommaient.'' Après ce mot, il y a, dans le manuscrit, un blanc réservé pour le terme égyptien, et ensuite : ''C’eſt à dire en leur langue.''<section end="p179l31" /> L. dernière : <section begin="p179lder" />''Auſſi.'' Ms. : ''Ainſi.''<section end="p179lder" /> {{sc|Page}} 180, l. 5 : <section begin="p180l5" />''Ainſi entre.'' À partir de ces mots la fin du ''cinquieſme liure'' est différente dans le manuscrit. Voyez {{t.|{{rom|III}}}}, {{pg|226}}-228.<section end="p180l5" /><noinclude> <references/></noinclude> dahdg57pkluai08oaetucm0flhqwf5w Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/354 104 268024 15909217 8738710 2026-07-08T08:27:36Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909217 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> {{sc|Page}} 181, l. 1 : <section begin="p181l1" />{{sct|Epigramme}}. Cette épigramme, placée ainsi dans l’édition de 1564, ne se trouve pas dans le manuscrit, et a été mise au commencement du livre par Le Duchat et les éditeurs qui l’ont suivi. La devise ou signature {{sct|nature qvite}}, qui la termine, a été interprétée de diverses manières. On a voulu y voir l’anagramme de Jean Turquet. {{M.|Philarète}} Chasles, qui a relevé dans le ''cinquieſme liure'' quelques vestiges de langue anglaise, explique, à l’aide de cet idiome, ''nature quite'' par « nature seule » ou « rien que la nature. » Tout cela est bien conjectural et ne jette aucune lumière sur l’origine de ce quatrain dont le texte, en définitive, paraît indiquer que l’ouvrage est imité de Rabelais et non qu’il est réellement de lui.<section end="p181l1" /> {{sep|6|m=3em}}<noinclude> <references/></noinclude> k0e8hxswbuxt9r7cwzjz92dtnb8pn4p Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/373 104 268049 15909222 15432521 2026-07-08T08:30:17Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909222 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" /></noinclude><nowiki/> {{T3|({{sc|pages}} {{prab|3|287}}-{{prab|3|421}})|{{arial|{{t|TOME III|150}}|ff=serif}}|lh=1.25em|fs=110%|m=3em|ws=.3em|sp=.2em}} {{sep|3|m=3em}} {{c|LETTRES — DOCUMENTS|ff=serif|fs=125%|m=1em|sp=.1em}} Cette partie de notre commentaire comprend, outre les indications d’origine et les explications que nous donnons d’ordinaire, la traduction ''in extenso'' des lettres et dédicaces latines de Rabelais, si correctes, si élégantes, mais si peu antiques, et même à tant d’égards si françaises. Il semble qu’on aurait dû, depuis longtemps, les transporter dans notre langue à laquelle elles paraissaient, pour ainsi dire, appartenir d’avance, et toutefois, chose étrange, nous sommes les premiers à l’essayer. Du reste nous avons eu soin de nous restreindre à l’indispensable, et nous n’avons traduit ni les suppliques de notre auteur, scrupuleusement conformes au style officiel de la cour de Rome, ni les lettres que lui ont adressées ses amis ; nous n’avions rien là qui nous permît de mieux apprécier son œuvre, mais seulement des documents dont nous avons largement usé dans sa biographie. Souvent nous avons fait de la partie du commentaire qui va suivre, une<noinclude> <references/></noinclude> ofr1i4feoqxx03lciennluamghc9oa8 Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/375 104 268051 15909285 15432543 2026-07-08T09:40:50Z Rafavannay 131027 Mise en page 15909285 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|lettres. - documents}}|367|b=<hr>}}</noinclude>qu’il en donne : « Ce beau document, le plus précieux à certains égards de la collection, n’est pas entièrement inédit. Son texte a été inséré dans le ''Bulletin du bibliophile belge…'' Il sera prochainement publié dans un travail que {{M.|B.}} Fillon prépare sur les premières années de la vie de Rabelais. » {{M.|Fillon}} vient de mourir sans avoir fait paraître cet ouvrage ; mais il avait déjà mérité la reconnaissance des nombreux amis de Rabelais en leur donnant un magnifique fac-simile qui nous permet de corriger sur plusieurs points le texte du ''Bibliophile belge.'' Par son couteau, cette pièce se place en tête de notre recueil, avant les lettres de Budé qui y répondent. {{c|franciscvs rabelæsvs franciscanvs<ref>Mot mis en surcharge. — L’adresse porte : ''Domino Gulielmo Budæo Regio ſecretario Pariſii'' (sic) ''Rabelæſus.''</ref> dno gvlielmo bvdæo salvtem p. d.|sc|m=1em}} Cum ad te ut ſcriberem iuſſiſſet P. Amiens noſter {{lang|grc|ἀνήρ νὴ τὰς χάριτας ἀξιέραστος, ἔιτερ τις πώποτε ϰαὶ ἄλλος}}, egoque hominis rationibus adductus, quas denſas ille et frequentes inculcabat, dicto me audientem præſtitiſſent, illud imprimis feci, ut ſuperos omnes orarem et obſecrarem, darent aleam illam feliciter cadere. Quamquam enim vehementer cuperem (cur enim non fatear ?) me in amicitiam tuam penitus aliquò inſinuare, {{lang|grc|ϰαί τόδε περὶ πλέιονος ἄν ἐποιούμην πρό τοῦ ἀπάσηςτῆς Ἁσίας ϐασιλεύειν}}, ſubuerebar tamen ne, ſi id genus officio quam obſeruabani beneuolentiam demereri in animum inducerem, merito votis meis exciderem. Nam quid eſſe ſpei poterit homini obſcuro & ignoto ex epiſtola inculta, agreſti, barbara ? Quid ſibi promittere poterit adoleſcens {{lang|grc|ἀμουσός τε ϰαὶ σϰοτεινός, {{corr|ϰαί|ϰαὶ}} ἀτέχνως μάλα δὴ ξένως ἔχων τῆσδε τῆς ϰαλλιλοίας πρὸς ἄνδρος ἐν λόγοις εὐδοϰιμωτάτου, ϰαὶ πάντας ἀνθρώπους ὑπερϐεϐηϰότος ἀρετῇ τε ϰαὶ εὐφυίᾳ}}. Proinde huic facinori ſuperſedendum mihi<noinclude> <references/></noinclude> 403mhk2nq6afc5nnse9kiv9s1mu2evf Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/22 104 271382 15909306 14389399 2026-07-08T10:00:39Z Rafavannay 131027 Ajout des notes 15909306 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" /></noinclude><nowiki/> {{rmlBandeauPlat|Rabelais marty-laveaux 02 (page 061 crop).jpg}} {{t3|Aux Lecteurs.|fs=150%|m=1.5em}} {{poem|{{initiale|A}}{{sc|mis}} lecteurs qui ce liure liſez, Deſpouillez vous de toute affection, Et le liſant ne vous ſcandaliſez : Il ne contien mal ne infection. Vray eſt qu’icy peu de perfection Vous apprendrez, ſi non en cas de rire : Aultre argument ne peut mon cueur elire, Voyant le dueil, qui vous mine & conſomme. Mieulx eſt de ris que de larmes eſcripre, Pource que rire eſt le propre de l’homme.<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/67|p2l11}}</ref>}} {{rmlCulLampePetit|Rabelais marty-laveaux 02 (page 068 crop).jpg}}<noinclude> <references/></noinclude> kk6xqde5s8c6kmyhwwfey5zkcd43185 Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/23 104 271391 15909309 14400542 2026-07-08T10:04:16Z Rafavannay 131027 ajout des notes et ſ 15909309 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" /></noinclude><nowiki /> {{rmlBandeauRect|Vivien - Évocations, 1903-168.png}} {{t3|Prologe de L’auteur.|fs=125%|m=3em|ws=.5em|sp=.1em}} {{PM|B|evvevrs|6}} ''treſilluſtres<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/67|p3l2}}</ref>, & vous Verolez treſprecieux (car à vous non à aultres ſont dediez mes eſcriptz<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/67|p3l3}}</ref>) Alcibiades ou dialoge de Platon, intitulé Le bancquet, louant ſon precepteur Socrates, ſans controuerſe prince des philoſophes, entre aultres parolles le dict eſtre ſemblable es Silenes<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/67|p3l9}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/68|p3l9}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/69|p3l9}}</ref>. Silenes eſtoient iadis petites boites telles que voyons de preſent es bouticques des apothecaires, pinctes au deſſus de figures ioyeuſes & friuoles, comme de Harpies, Satyres, oyſons bridez, lieures cornuz, canes baſtees, boucqs volans, cerfz limonniers, & aultres telles pinctures contrefaictes à plaiſir pour exciter le monde à rire, quel fut Silene, maiſtre du bon Bacchus : mais au dedans l’on reſeruoit les fines drogues comme Baulme, Ambre gris, Amomon, Muſc, ziuette, pierreries : & aultres choſes precieuſes. Tel diſoit eſtre Socrates : par ce que le voyans au dehors & l’eſtimans par l’exteriore apparence, n’en euſſiez donné vn coupeau d’oignon : tant laid il eſtoit de corps''<noinclude> <references/></noinclude> k3eyzj6o475jt0envpuxkeb61p4jryy Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/24 104 271392 15909312 7087315 2026-07-08T10:09:03Z Rafavannay 131027 ajout des notes et ſ 15909312 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" />{{nr|4|PROLOGE}}</noinclude>''& ridicule en ſon maintien, le nez pointu, le reguard d’vn taureau, le viſaige d’vn fol : ſimple en meurs, ruſtiq en veſtimens, pauure de fortune, infortuné en femmes, inepte à tous offices de la republique, touſiours riant, touſiours beuuant d’autant à vn chaſcun, touſiours ſe guabelant, touſiours diſſimulant ſon diuin ſçauoir. Mais ouurans ceſte boyte : euſſiez au dedans trouué vne celeſte & impreciable drogue, entendement plus que humain, vertus merueilleuſe, couraige inuincible, ſobreſſe non pareille, contentement certain, aſſeurance parfaicte, depriſement incroyable de tout ce pourquoy les humains tant veiglent, courent, trauaillent, nauigent et bataillent.'' ''A quel propos, en vouſtre aduis, tend ce prelude, & coup d’eſſay ? Par autant que vous mes bons diſciples & quelques aultres foulz de ſeiour liſans les ioyeux tiltres d’aulcuns liures de noſtre inuention, comme Gargantua, Pantagruel, Feſſepinte, La dignité des braguettes<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/69|p4l17}}</ref>, Des poys au lard cum commento<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/69|p4l17bis}}</ref>, &c., iugez trop facillement ne eſtre au dedans traicté que mocqueries, folateries, & menteries ioyeuſes : veu que l’enſigne exteriore (c’est le tiltre), ſans plus auant enquerir, eſt communement receu à deriſion & gaudiſſerie. Mais par telle legiereté ne conuient eſtimer les œuures des humains. Car vous meſmes dictes, que l’habit ne faict poinct le moine : & tel eſt veſtu d’habit monachal, qui au dedans n’eſt rien moins que moyne : & tel eſt veſtu de cappe heſpanole, qui en ſon couraige nullement affiert à Heſpane. C’eſt pourquoy fault ouurir le liure, & ſoigneuſement peſer ce que y eſt deduict. Lors congnoiſtrez que la drogue dedans contenue eſt bien d’aultre valeur, que ne promettoit la boite. C’eſt à dire que les matieres icy traictees ne ſont tant folaſtres, comme le tiltre au deſſus pretendoit.''<noinclude> <references/></noinclude> 84nf2s7fff867upqwd1jt9kc02me9tk Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/25 104 271393 15909313 7087326 2026-07-08T10:15:48Z Rafavannay 131027 ajout des notes et ſ 15909313 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" />{{nr||DE L’AVTEVR.|5}}</noinclude><nowiki /> ''Et poſé le cas, qu’au ſens literal vous trouuez matieres aſſez ioyeuſes & bien correſpondentes au nom, toutesfois pas demourer là ne fault, comme au chant des Sirenes : ains à plus hault ſens interpreter ce que par aduenture cuidiez dict en gayeté de cueur.'' ''Crochetaſtes vous oncques bouteilles ? Caiſgne. Reduiſez à memoire la contenence qu’auiez. Mais veiſtes vous onques chien rencontrant quelque os medulare<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/69|p5l7}}</ref> ? C’eſt, comme dict Platon lib. ij. de rep., la beſte du monde plus philoſophe<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/70|p5l8}}</ref>. Si veu l’auez : vous auez peu noter de quelle deuotion il le guette : de quel ſoing il le guarde : de quel ferueur il le tient, de quelle prudence il l’entomme : de quelle affection il le briſe : & de quelle diligence il le ſugce. Qui le induict à ce faire ? Quel eſt l’eſpoir de ſon eſtude ? Quel bien pretend il ? Rien plus q’vn peu de mouelle. Vray eſt que ce peu, plus eſt delicieux que le beaucoup de toutes aultres : pource que la mouelle eſt aliment elabouré à perfection de nature, comme dict Galen. iij. facu. natural & xj. de vſu parti<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/70|p5l17}}</ref>.'' ''A l’exemple d’icelluy vous conuient eſtre ſaiges pour fleurer, ſentir, & eſtimer ces beaulx liures de haulte greſſe<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/70|p5l21}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/71|p5l21}}</ref>, legiers au prochaz, & hardiz à la rencontre. Puis, par curieuſe leçon & meditation frequente, rompre l’os, et ſugcer la ſubſtantificque mouelle. C’eſt à dire : ce que i’entends par ces ſymboles Pythagoricques, auecques eſpoir certain d’eſtre faictz eſcors & preux à ladicte lecture. Car en icelle bien aultre gouſt trouuerez, & doctrine plus abſconce, laquelle vous reuelera de treſhaultz ſacremens & myſteres horrificques, tant en ce qui concerne noſtre religion, que auſſi l’eſtat politicq & vie œconomicque.'' ''Croiez vous en voſtre foy qu’oncques Homere, eſcriuent''<noinclude> <references/></noinclude> pwztidjtv7er2fuu1msa7zgo611nzm8 Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/26 104 271394 15909319 7087344 2026-07-08T10:22:23Z Rafavannay 131027 ajout des notes et ſ 15909319 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" />{{nr|6|PROLOGE}}</noinclude>''L’Iliade & Odyſſee, penſaſt es allegories leſquelles de luy ont calfreté Plutarche, Heraclides Ponticq<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/71|p5lder}}</ref>, Euſtatie, Phornute, & ce que d’iceulx Politian a deſrobé<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/71|p6l3}}</ref> ? Si le croiez : vous n’approchez ne de pieds ne de mains à mon opinion, qui decrete icelles auſſi peu auoir eſté ſongees d’Homere, que d’Ouide en ſes Metamorphoſes, les ſacremens de l’euangile<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/72|p6l6}}</ref> : leſquelz vn frere Lubin<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/72|p6l7}}</ref> vray croquelardon s’eſt efforcé demonſtrer, ſi d’aduenture il rencontroit gens auſſi folz que luy : & (comme dict le prouerbe) couuercle digne du chaudron<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/72|p6l8}}</ref>.'' ''Si ne le croiez : quelle cauſe eſt, pourquoy autant n’en ferez de ces ioyeuſes & nouuelles chronicques ? Combien que les dictans<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/72|p6l13}}</ref> n’y penſaſſe en plus que vous, qui par aduenture beuiez comme moy. Car à la compoſition de ce liure ſeigneurial, ie ne perdiz ne emploiay oncques plus ny aultre temps, que celluy qui eſtoit eſtably à prendre ma refection corporelle<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/72|p6l15}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p6l15}}</ref> : ſçauoir eſt, beuuant & mangeant. Auſſi eſt ce la iuſte heure<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p6l17}}</ref> d’eſcrire ces haultes matieres & ſciences profundes. Comme bien faire ſçauoit Homere paragon de tous Philologes, & Ennie pere des poetes latins, ainſi que teſmoigne Horace<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p6l19}}</ref>, quoy q’vn malautru ait dict, que ſes carmes ſentoyent plus le vin que l’huile.'' ''Autant en dict vn Tirelupin de mes liures, mais bren pour luy. L’odeur du vin, ô combien plus eſt friant, riant, priant<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p6l24}}</ref>, plus celeſte, & delicieux que d’huille ? Et prendray autant à gloire qu’on die de moy, que plus en vin aye deſpendu que en huyle, que fiſt Demoſthenes, quand de luy on diſoit, que plus en huyle que en vin deſpendoit. A moy n’eſt que honneur & gloire d’eſtre dict & reputé bon gaultier & bon compaignon : & et en ce nom ſuis bien venu en toutes bonnes compaignies de Pantagrueliſtes : A {{tiret|Demoſ|thenes}}''<noinclude> <references/></noinclude> 9kt4bic188buxks7wnmb8vn94x6ca3y Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/27 104 271395 15909322 14401204 2026-07-08T10:24:29Z Rafavannay 131027 ajout des notes et ſ 15909322 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" />{{nr||DE L’AVTEVR.|7}}</noinclude>''{{tiret2|Demoſ|thenes}} fut reproché par vn chagrin que ſes oraiſons ſentoient comme la ſerpilliere d’vn ord & ſale huillier<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p7l1}}</ref>. Pourtant interpretez tous mes faictz & mes dictz en la perfectiſſime partie, ayez en reuerence le cerueau caſeiforme qui vous paiſt de ces belles billes vezees, & à voſtre pouoir tenez moy touſiours ioyeux.'' ''Or eſbaudiſſez vous, mes amours, & guayement liſez le reſte tout à l’aiſe du corps, & au profit des reins. Mais eſcoutez, vietz dazes, que le maulubec vous trouſque<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p7l9}}</ref> : vous ſoubuienne de boyre à my pour la pareille : & ie vous plegeray tout ares metys<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/73|p7l11}}</ref>.'' {{rmlCulLampeGrand|Rabelais marty-laveaux 01 (page 027 crop).jpg}}<noinclude> <references/></noinclude> jix3eavzjc91qqxhzvvv8mzeej7ip2d Page:Variétés Tome VII.djvu/287 104 464136 15908624 15019646 2026-07-07T13:47:11Z ~2026-38466-75 164354 15908624 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Levana Taylor" /></noinclude><nowiki /> {{a|{{t2|''Les amours du Compas et de la Règle, et ceux du Soleil et de l’Ombre, à Monseigneur le cardinal duc de Richelieu.''|align=justify|fs=120%|mt=2em|lh=1.4em}}}} Par [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Desmarets_de_Saint-Sorlin Jean Desmarets de Saint-Sorlin] (1595-1676) {{c|''À Paris, chez Jean Camusat, rue Sainct-Jacques, {{lié|à la Toison d’Or}}''.|fs=110%|m=1em}} {{c|{{rom|M.DC.XXXVII|1637}}. In-8.|fs=110%|m=1em}} {{c|''Avec privilége du Roy''<ref name=p287>M. Leber possédoit cette pièce, qui se trouve comprise sous le {{n°|4320}} du ''Catalogue'' de sa bibliothèque, {{t.|2}}, {{pg|300}}. Il n’a pas dit de qui elle est, nous ne le dirons pas davantage. On en trouva une copie dans les papiers de Charles Perrault, ce qui fit croire par quelques personnes qu’il en étoit l’auteur ; mais c’est tout simplement impossible : la date du poème suffit pour le prouver. En 1637, Charles Perrault n’avoit que neuf ans, et il n’y avoit alors que le petit Beauchâteau capable de faire, surtout de pareils vers, à cet âge-là. C’est à cause</ref>.|fs=110%|mb=2em}} {{poem|{{Sc|Animé}} du beau feu d’une gentille audace, D’un pied libre je cours aux vallons du Parnasse, Et la Muse, en riant, me conduit par la main, Où ne marcha jamais le Grec ny le Romain. Richelieu, dont les soins embrassent tout le monde,|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> gsjfpa3ca9bz53kedd31gez2t4d64mp Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/21 104 524140 15909305 13548985 2026-07-08T09:59:27Z Rafavannay 131027 Ajout des notes 15909305 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Hsarrazin" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki/> {{PageTitre2 |1|{{espacé|0.1em|La vie treshor}}|250 |1|rificque du grand Gargan|150 |0|tua, pere de Pantagruel<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/65|p1l3}}</ref>|150 |0|iadis cõposee par M.|150 |0|Alcofribas<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/65|p1l5}}</ref> abstrac-|150 |0|teur<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/65|p1l5bis}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/66|p1l5bis}}</ref> de quinte|150 |0|essence.|150 |3|[[image:Rabelais marty-laveaux 01 (page 21 crop).jpg|50px|centré]]|100 |4|'''Liure plein de Pantagruelisme.'''<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/66|p1l8}} {{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/67|p1l8}}</ref>|110 }} <section end="s1"/> <section begin="s2"/>{{PageTitre2 |3|{{----}}|100 |0.5|{{esp|M. D. XLII.|5}}|100 |0.5|'''On les vend a Lyon chez Françoys'''|100 |0|'''Juste, deuãt nostre dame de Cõsort.'''<ref>{{#lst:Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/65|p1}}</ref>|100 }}<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 85po3d9nacmkf14giz82u30m9hpmi3p Modèle:ALL PAGES 10 537557 15909123 15907940 2026-07-08T07:01:47Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15909123 wikitext text/x-wiki 3 979 521 8igz4pk7jqyv6njnml1m164fte2oorm Modèle:PR TEXTS 10 537558 15909124 15907941 2026-07-08T07:01:57Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15909124 wikitext text/x-wiki 516 528 o15dnci600cjpipkahlxms5zqpv7n6o Modèle:ALL TEXTS 10 537559 15909126 15907942 2026-07-08T07:02:07Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15909126 wikitext text/x-wiki 516 710 ff7ubawvgzsyfhwdtd9kr66yzhmwp2f Page:Chevalley - Le Roman anglais de notre temps.djvu/170 104 576713 15908327 8261246 2026-07-07T12:57:13Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908327 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="ThomasBot" /></noinclude>Le Roman anglais de Notre Temps tuais en profondeur et en hauteur, en racines, en branches et en feuillage. De 1895 à 1900, cinq années pendant lesquelles Wells ne publie que des Utopies romanesques et scientifiques, savoir : 1895. Tke Time Machine. 1896. The Island of Doctor Moreau. 1897. The Invisible Man. 1898. The Warofthe Worlds. 1899. Wkenthe SUeper Wakes. xooi. The First Men in tke Moon. A partir de 1901, trois seulement de ces exercices, et à de longs intervalles : 1904. The Food of the Gods. 1 906. In the Days of the Cornet. 1908. Tke War in the Air. 1 Depuis lors, plus une seule de-ces productions fantas- tiques. Il ne les a pas reniées, mais il les a lui-même comparées plus tard aux « monstrueuses expériences de l'imagination puérile ». Avant 1900, pas une de ces dissertations sociologiques sans cadre, sans autre personnage que lui-même, où il va désormais se complaire. Ce sont encore des Utopies, mais didactiques, non plus romanesques. Pendant cinq années, 1903-1908, elles seront presque son unique moyen d'expression : 190a. Anticipations. 1903. Mankind in the Making. 1 J'ai laisse de cùté dans celte nomenclature les collections de nou- velles, car la date de leur publication en volume n'est pas celle de leur production réelle. Ce sont, outre The IVondetfut Viol: The Stoltn Baàllus, Tatts o/Spaceatid Timt (1900), TwtlveSlories and a Drtam{igo$), et The Counlry of the Blind (1911). j a ,tiz B dbvG00gle Les<noinclude> <references/></noinclude> nfebj1swzw1aaxhbp2blxgq1nxr0lg6 Page:Chevalley - Le Roman anglais de notre temps.djvu/239 104 576783 15908328 8261428 2026-07-07T12:57:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908328 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="ThomasBot" /></noinclude>Jeunes 223 l'air pour revenir à ce que, faute d'un terme plus exact, il faut bien appeler le réalisme, même quand il s'agit de ce qu'il y a de plus mystérieux dans la réalité : « Un mot plus ancien et meilleur que réalisme serait « « poésie ». Mais ce mot a été dégradé par des rimeurs « qui se disent poètes comme les peintres s'appellent « artistes: l'un et l'autre sont des titres que seule la « postérité peu conférer, » * Cette remarque de Compton Mackenzie ne s'applique pas seulement à lui-même. Patiemment, sérieusement, sincèrement, l'auteur de Goslings regarde maintenant en lui, autour de lui, et il s'applique à dire en toute franchise ce qu'il voit et sent. On ne jurerait pas que cette franchise n'ait été parfois sollicitée par des exceptions brutales plutôt que par la réalité moyenne. Mais, de cet effort, sont issus deux ou trois livres plus ou moins autobiographiques dont la valeur est au-dessus de leur renom. J. D.. Beresford a commencé moins bruyamment que la plupart de ses contemporains. Il est fort possible qu'il se fasse entendre plus longtemps. C'est un de ces jeunes auteurs qui ne peuvent se contenter d'un seul livre, d'une seule vie. Il procède, lui aussi, par groupes de personnages et d'ouvrages enchaînés. Son œuvre la plus remarquable est une trilogie presque entièrement autobiographique: The Early History of Jacob Stahl (191 1), A Candidate for Trutk (191a), The Invisible Event {1915). C'est là un monument solide et durable. Comme toutes les autobiographies, celles de J. D. Beresford se laissent difficilement analyser. Cet archi- 1 Early Life o/Sylvia Searitll, édition Conard, i, p. aaS. D3'««dby Google 324<noinclude> <references/></noinclude> tmzlvo9vkcsh0cgzgjfl9fabxgvie94 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/70 104 596360 15908863 7151311 2026-07-07T19:41:01Z Narilora 147413 notes 15908863 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 122|Le VI<sup>XX</sup>II<sup>e</sup> chappitre]] parle des Gallois et des Galloises.|page={{pli|241|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 123|Le VI<sup>XX</sup>III<sup>e</sup> chappitre]] parle comment on ne doit pas croyre trop legierement.|page={{pli|244|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 124|Le VI<sup>XX</sup>IIII<sup>e</sup> chappitre]] parle du debat qui fut entre le chevalier de Latour et sa femme sur le fait de amer par amour.|page={{pli|246|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 125|Le VI<sup>XX</sup>V<sup>e</sup> chappitre]] parle de la dame qui esprouva l’hermite.|page={{pli|266|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 126|Le VI<sup>XX</sup>VI<sup>e</sup> chappitre]] parle d’une dame qui estoit riche avaricieuse.|page={{pli|271|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 127|Le VI<sup>XX</sup>VII<sup>e</sup> chappitre]] parle d’une dame honnourable.|page={{pli|274|70}}|nodots}} {{table|indentation=-1|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Chapitre 128|Le VI<sup>XX</sup>VIII<sup>e</sup> chappitre]] parle des trois enseignements que Cathon dist à Cathonnet, son filz, et comment Cathon essaya sa femme.|page={{pli|277|70}}|nodots}} {{interligne|2em}} {{centré|''Cy fine la table du livre composé par le chevalier de la Tour.''}} {{interligne|2em}} {{table|indentation=-1|largeurp=40|titre=[[Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry/Notes|Notes et variantes]]|page=[[Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/11|v]]}} {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> e6z83drb0q6a1bm5w0n9o1ta7v22qxc Les Côtes de France/05 0 599026 15908875 15378653 2026-07-07T19:49:14Z Berniepyt 17489 /* Validé */ 15908875 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu" from=933 to=969 header=1 auteur="[[Auteur:Jean-Jacques Baude|J.-J. Baude]] " prev="[[../04|Les côtes de Provence - III]]" next="[[../06|Les côtes de Flandre]]" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1848]] [[Catégorie:Articles de Jean-Jacques Baude]] [[Catégorie:Maritime]] 0nvub70vdfkcx4dhzq4kvojk9129mkj 15908876 15908875 2026-07-07T19:49:47Z Berniepyt 17489 15908876 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu" from=933 to=969 header=1 auteur="[[Auteur:Jean-Jacques Baude|J.-J. Baude]] " prev="[[../04|Les côtes de Provence — III]]" next="[[../06|Les côtes de Flandre]]" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1848]] [[Catégorie:Articles de Jean-Jacques Baude]] [[Catégorie:Maritime]] 7fll3rauu5v7sql0mgolmvcsoo9ubu4 Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, I.djvu/491 104 604676 15908940 11437040 2026-07-07T21:29:07Z Kalkh 78714 correction typo 15908940 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yann" />{{numérotation|CONTES ARABES.||455}}</noinclude>de mes jours avec des dames d’un si rare mérite. Nos adieux furent des plus tendres ; je les embrassai toutes l’une après l’autre ; elles partirent ensuite, et je restai seul dans le château. » L’agrément de la compagnie, la bonne chère, les concerts, les plaisirs m’avoient tellement occupé durant l’année, que je n’avois pas eu le temps ni la moindre envie de voir les merveilles qui pouvoient être dans ce palais enchanté. Je n’avois pas même fait attention à mille objets admirables que j’avois tous les jours devant les yeux, tant j’avois été charmé de la beauté des dames, et du plaisir de les voir uniquement occupées du soin de me plaire. Je fus sensiblement affligé de leur départ ; et quoique leur absence ne dût être que de quarante jours, il me parut que j’allois passer un siècle sans elles. » Je me promettois bien de ne pas oublier l’avis important qu’elles m’avoient donné, de ne pas ouvrir la porte d’or ; mais comme, à cela près, il m’étoit permis de satisfaire ma curio-<noinclude> <references/></noinclude> anruetm37caxovdkjaajciyrxb4rcuu Modèle:PAGES NOT PROOFREAD 10 605375 15909121 15907939 2026-07-08T07:01:37Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15909121 wikitext text/x-wiki 670 892 npwgjbb6htdvqkoj2zazmn3oe1ej4za Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/936 104 755168 15908240 12422981 2026-07-07T12:05:20Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908240 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|930|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/> Aucun navire ne se hasarde à cotoyer de trop près les falaises ; des courans qui changent à chaque heure de la marée, des remous capricieux causés par les inégalités du fond, règnent dans leur voisinage ; leur élévation neutralise l’action des vents de mer qui les frappent perpendiculairement et double la violence de ceux qui leur sont parallèles ; les vents de terre tombent en rafales furieuses du haut de leurs sommets. Malheur au navire qui se brise à leurs pieds ! la mer montante n’y laisse pas même une place où puisse séjourner le moindre de ses débris. La roche crayeuse dont les falaises montrent la coupe se compose de couches horizontales d’un à deux mètres d’épaisseur, séparées entre elles par des couches de cailloux siliceux qui semblent être le résultat d’une cémentation opérée dans la masse du terrain. Les fibres de la pierre sont verticales ; leur cohésion dans ce sens est très faible, et elle est encore diminuée par les solutions de continuité qu’implique l’interposition des couches de silex. De cette double disposition résulte la tendance du terrain à se fendre en prismes verticaux. Deux fois par jour, la marée vient battre le pied des falaises ; chaque flot qui les heurte emporte quelque parcelle de la roche poreuse qui les constitue, et, quand les hautes mers des syzygies se ruent contre elles par les tempêtes de l’ouest au nord, des lames furieuses les sapent à coups pressés ; elles déchaussent l’escarpe, la minent ; bientôt celle-ci surplombe, se détache et s’écroule. On croirait que le talus formé par ces débris va défendre le pied de la nouvelle muraille ; mais, avec sa nature friable et savonneuse, la marne résiste mal à l’action des flots ; elle s’imbibe, se brise, se délaie en molécules impalpables, et la falaise, mise à nu, est de nouveau attaquée à vif. Les pluies et les gelées aident la mer dans cette œuvre de destruction. Des fentes plus ou moins profondes s’entr’ouvrent dans la partie supérieure du terrain ; les eaux pluviales s’y infiltrent, et, soit qu’elles s’y congèlent, soit qu’elles ramollissent et dissolvent les tranches de marne sur lesquelles elles pèsent, l’effet produit est le même, et l’action sourde des eaux intérieures aboutit, aussi bien que les attaques retentissantes de la mer, à d’immenses éboulemens. Depuis le jour où le plateau crayeux est sorti du sein des eaux, chaque seconde a fait tomber quelque pierre des falaises, chaque année les a vues reculant devant l’infatigable Océan ; mais il ne reste aucunes traces des limites primitives entre le domaine de la terre et celui de la mer. De ce que les rivages opposés de la France et de l’Angleterre présentent des roches crayeuses identiques par leur composition et leur stratification, s’ensuit-il, comme l’ont supposé quelques géologues, que ces rivages aient jadis été réunis, et que l’Océan se soit frayé, par des destructions semblables à celles dont nous sommes témoins, le passage<noinclude> <references/></noinclude> cohqlifg709a1u52gqatk5vtreiaady Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/937 104 755169 15908244 8395489 2026-07-07T12:14:21Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908244 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|931}}</noinclude>qu’on appelle la Manche ? Ou bien, ce qui serait au moins aussi probable, le sol de la Haute-Normandie et celui de la Grande-Bretagne se sont-ils soulevés parallèlement, en laissant la mer, sous laquelle ils s’étaient formés, maîtresse de l’espace intermédiaire ? Voilà des questions bonnes à discuter entre curieux. Elles ne sont point résolues par les reconnaissances faites, à plusieurs milles au large, de points où la roche constitutive des falaises se montre au fond de la mer ; ces roches peuvent, en effet, aussi bien avoir été toujours recouvertes par les eaux qu’avoir servi de base à des falaises détruites. Cependant les couches de tourbe, ou plutôt de lignite, que la sonde découvre à 2,700{{lié}}mètres du rivage devant Neuvilette, à 4,400 devant Criel, à 3,500 devant le Tréport, à 5,200 devant Blaingues, attestent irrécusablement que les bancs crayeux sur lesquels elles gisent ont été, dans la nuit des temps, recouverts d’une végétation puissante, et que la côte s’est avancée au-delà de la place qu’elles occupent. Mais sortons du domaine des conjectures pour entrer dans celui de la pratique. Pour juger, au point de vue des intérêts maritimes, des modifications que peut apporter l’avenir à l’état actuel de la côte, il suffit de se rendre compte de la marche des envahissemens de la mer pendant les derniers siècles. Si ceux-ci ne nous ont légué ni cartes très exactes, ni précis d’observations très dignes de confiance, la mer a laissé subsister le long de la côte d’assez nombreux vestiges des falaises qu’elle a dévorées : telles sont l’Aiguille et la Porte orientale d’Étretat, le Chicart d’Iport, la Galère du cap d’Ailly, le Heaume entre Dieppe et le Tréport. Ces roches sont restées comme ces ''témoins'' que les terrassiers conservent dans le sol qu’ils fouillent pour donner la mesure des déblais qu’ils ont exécutés ; elles attestent que les falaises auxquelles elles ont appartenu ont ici reculé de cent cinquante mètres, là de quatre cents, plus loin de six cents, mais on ne sait pas au juste quel temps la mer a mis à ronger ainsi son rivage. La marche de quelques corrosions locales est mieux constatée. En 1100, l’église du village de Sainte-Adresse était assise sur le banc de l’Éclat : il est maintenant à 2,000 mètres de la côte, sert de limite extérieure à la petite rade du Hâvre, et la mer a huit mètres de profondeur sur un point où la falaise en avait probablement une centaine de haut. Celle-ci a donc reculé par an d’environ 2{{lié}}mètres 60{{lié}}{{abr|cent.|centimètres}} Les ingénieurs des ponts-et-chaussées ont constaté que de 1800 à 1847 la falaise a perdu par an 80{{lié}}centimètres devant le phare du cap d’Ailly, construit en 1725, et 30 seulement devant les feux de la Hève. Mais la généralisation de pareils faits serait une source d’erreurs : la destruction avance en raison combinée du degré de vivacité de l’action des flots, du relief et de la friabilité des surfaces attaquées. {{M.|de}} Lamblardie, dont les observations sur la côte de Normandie sont incontestablement les plus {{Tiret|instruc|tives}}<noinclude> <references/></noinclude> b1d4yqpzdmdbbp79hwyeoy4zbzfyjdb Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/938 104 755170 15908251 11638378 2026-07-07T12:22:21Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908251 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|932|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|instruc|tives}} qu’on ait jusqu’ici publiées, évaluait la corrosion annuelle des falaises à une épaisseur moyenne d’un pied de roi, appliquée à toute leur surface extérieure<ref>''Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie, comprises entre l’embouchure de la Seine et celle de la Somme, considérées relativement au galet qui remplit les ports situés dans cette partie de la Manche'', par {{M.|de}} Lamblardie, ingénieur des ponts-et-chaussées, ({{In-4°|cap}}, Le Hâvre, 1789.)</ref>. Admettons pour la simplicité du calcul un tiers de mètre : la hauteur réduite des falaises étant de 70{{lié}}mètres et leur développement d’Ault au cap de la Hève de 140{{lié}}kilomètres, la masse des débris livrés chaque année à la mer doit être d’environ 3,266,000 mètres cubes. Les couches de silex interposées dans le banc crayeux sont au nombre de soixante, et leurs épaisseurs réunies s’élèvent à 5{{lié}}mètres ; mais les vides que les cailloux laissent entre eux dans la couche sont les trois cinquièmes de la surface : la masse des débris se divise donc en 93,000{{lié}}mètres cubes de silex et 3,173,000 de craie ou de marne, et elle s’accroît du produit des corrosions sous-marines correspondantes. Si ces évaluations approchent de la vérité, depuis le commencement de l’ère chrétienne, la mer a dévoré sur cette côte une bande de plus de 600{{lié}}mètres de largeur, comprenant une étendue de 8,600{{lié}}hectares et un volume de plus de six milliards de mètres cubes. On va voir quel intérêt s’attache à ces calculs ; mais il faut auparavant dire ce que fait la mer des décombres des falaises. La marée entre dans la Manche par l’ouest et marche parallèlement à l’équateur ; mais, dans sa course, elle est sollicitée par les vides que font au sud la baie du Calvados, au nord l’entonnoir du Pas-de-Calais, et, à mesure qu’elle avance, des courans latéraux s’en détachent pour les remplir. Le flot qui passe devant Cherbourg se dirige sur le cap d’Antifer, et, parvenu à ce point, il se divise en deux courans divergens, dont chacun suit un des revers du cap : l’un prend en écharpe la côte de la haute Normandie qui fuit au nord-est ; l’autre s’épanche dans l’embouchure de la Seine et remplit le port du Hâvre. Il n’en faudrait pas davantage pour faire cheminer le long de la côte, et dans deux directions différentes, partant du cap d’Antifer, les débris dont se chargent les eaux ; mais les marées ne sont pas seules à donner cette impulsion : les vents d’ouest, qui sont les plus fréquens et les plus violens de ces parages, les secondent, et chaque lame qui vient du large pousse devant soi les corps mobiles qu’elle porte ou qu’elle heurte. Le jusant et les vents de terre n’ont jamais sur la côte autant d’action que le flux et les vents du large, en sorte que, si l’effet de ceux-ci est quelquefois atténué, il n’est jamais détruit. La mer a bientôt fait le départ entre les roches de dureté différente que lui livrent les éboulemens des falaises. La marne et la craie se brisent, se dissolvent et se transforment promptement en une pâte {{Tiret|onc|tueuse,}}<noinclude> <references/></noinclude> m7l6iuqgnited2z6yd516boir65tgjk Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/939 104 755171 15908252 8395492 2026-07-07T12:29:24Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908252 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|933}}</noinclude>{{Tiret2|onc|tueuse,}} dont la division donne au loin une teinte laiteuse aux flots : les cailloux siliceux restent entiers tant qu’ils sont immobiles ; mais, roulés sur le fond et frottés les uns contre les autres, ils s’émoussent, s’arrondissent, se réduisent à mesure qu’ils avancent, et chaque parcelle qu’ils perdent en chemin devient un grain de sable. Les matières solides que les fluides tiennent en suspension se déposent avec plus ou moins de lenteur, suivant les degrés et de leur ténuité et de l’agitation des fluides, et, à densités égales, elles sont d’autant plus transportables par les courans, que leurs volumes sont moindres. La poussière impalpable de la marne et de la craie ne se précipite que par le calme. Le silex, au contraire, est lentement roulé par la mer dans ses oscillations diurnes, poussé par ondulations quand les vents fraîchissent, et violemment cinglé sur le rivage dans les tempêtes ; mais il cesse d’être le jouet des flots aussitôt que leur force vive s’amortit. C’est ainsi que se déposent, en vertu de lois non moins immuables que celles qui règlent le cours des corps célestes, ces digues de galets qui marquent sur chaque plage la zone où se sont affaissées les lames. On les retrouve au débouché de chaque vallée, large ou étroite : elles ferment entièrement celles dont le cours d’eau n’a pas la force de s’ouvrir un passage, elles laissent dans les autres un chenal que les eaux intérieures tiennent ouvert dans leur partie la plus faible ; mais, sur tout point de la côte où la mer mollit, il y a, sans aucune exception, dépôt de galets. Ces bourrelets sont remaniés par la mer jusqu’à ce qu’ils aient atteint par leur forme, leur consistance et leur masse, toute la stabilité dont ils sont susceptibles, et elle devient à la longue très grande. Les flots qui les heurtent finissent par leur donner naturellement la forme du maximum de résistance : c’est celle d’un talus courbe de sept de base pour un de hauteur. Leur consistance s’accroît par l’infiltration du sable et de la vase marneuse dans leurs interstices, et ils s’exhaussent graduellement au-dessus du niveau des plus hautes marées, puisque, dans les tempêtes, les lames, en déferlant, font voler à d’assez grandes distances le galet qu’elles fouettent, et mettent ainsi elles-mêmes hors de leur portée l’obstacle qui doit les arrêter. Comme enfin chaque coup de mer leur donne plus qu’il ne leur enlève, leur masse va croissant et n’atteint sa limite que par la rencontre de courans qui la rongent. Le premier effet de la formation d’un banc de galets sur une plage qui couvre et découvre à chaque marée est de procurer du calme aux eaux limoneuses qui pénètrent en arrière, et par conséquent de favoriser les attérissemens ; ceux-ci ne sauraient dépasser le niveau des eaux calmes, et le banc les protége à la manière des meilleures digues que sachent construire les hommes. Il suit de ce qui précède que les masses de galets, de sable siliceux et de vase marneuse, qui marchent le long de la côte, s’alimentant des<noinclude> <references/></noinclude> 8wy23i4mykiwn9ekioi88hecleg01x6 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/940 104 755172 15908262 8395495 2026-07-07T12:36:18Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908262 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|934|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>débris de toutes les falaises au pied desquelles elles passent, augmentent de volume, mais aussi de divisibilité, à mesure qu’elles s’éloignent du cap d’Antifer, que plus le galet a fait de chemin depuis le lieu de son origine, plus il est amoindri et par conséquent transportable ; qu’enfin tout galet qui ne se fixe pas finit par se convertir en sable. L’entrée de chacun des ports de cette côte est malheureusement un réceptacle disposé pour recueillir les galets au passage ; les plus prompts à s’obstruer sont les plus éloignés du cap, et l’on trouve aux deux extrémités des falaises et à l’épanouissement des courans qui les rongent, des dépôts de leurs débris dont les masses semblent proportionnées aux distances parcourues par les courans. Le développement des falaises est, à partir du cap d’Antifer, de 24{{lié}}kilomètres du côté de la Seine, et de 116 de celui de la Somme ; le rapport de ces deux nombres est à peu près celui d’un à cinq, et, comme les circonstances locales sont peu différentes, il doit se rapprocher de celui du volume des terres qui se sont éboulées en aval et en amont du cap d’Antifer. Ces terres ont créé du côté du Hâvre la plaine de l’Heure, dont l’étendue est de 1,800{{lié}}hectares ; du côté du nord-est, à l’embouchure de la Somme, l’alluvion triangulaire de Cayeux, qui n’en a pas moins de 4,500 ; puis, au nord de la rivière, cette zone de marais, de terres basses et de dunes, qui remonte jusqu’à la Canche et comprend une superficie très supérieure. Les dépôts des rivières ont assurément concouru à la formation de ces terrains ; mais les débris des falaises en ont fourni la plus grande partie, et l’étendue des alluvions a pu, malgré les masses qui se sont perdues dans les profondeurs de l’Océan, surpasser celle des terres corrodées, car l’épaisseur des premières doit être loin d’égaler la hauteur des secondes. Ces détails étaient nécessaires pour faciliter l’étude des phénomènes qui, dans l’examen des stations maritimes établies de la Somme à la Seine, se rencontreront sous nos pas. Nous verrons les dépôts des débris des falaises créer des terres d’une culture facile et d’une remarquable fécondité, mais aussi détériorer et combler les ports ouverts par la nature ou creusés par la main des hommes, et soit que la Providence nous favorise, soit qu’elle nous châtie, nous trouverons partout, comme moyen de remédier à ses disgraces ou de multiplier ses bienfaits, cette loi du travail qu’elle a imposée au genre humain. {{c|{{rom-maj|II}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} Si j’avais su décrire l’action de la mer sur les falaises, on comprendrait à présent sans peine comment se sont formées l’alluvion de Cayeux et celles qui s’étendent au nord de la Somme. Du Tréport en passant par Ault, la lisière du plateau crayeux se dirige droit au nord-est, et Saint-Valery est bâti sur un mamelon élevé<noinclude> <references/></noinclude> o06w324s0r2yedpqj9zidwxzlpe5gb2 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/941 104 755174 15908278 8395496 2026-07-07T12:43:53Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908278 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|935}}</noinclude>qui en marque l’extrémité. Les sables de la Somme, portés au nord par les marées, ont dès long-temps fait obstacle aux courans qui tendaient à longer le plateau et causé des calmes et des remous qui ont troublé la marche des galets : ceux-ci ont chaussé le pied de la falaise sur le premier point où le flot a manqué de la force nécessaire pour les pousser, et le banc qu’ils formaient a fini par s’enraciner auprès d’Ault : le calme qui se produisait en arrière favorisait les attérissemens, et l’épi de galets continuait à s’avancer vers le nord. Sa longueur, calculée d’après la carte de 1640 sur des points de repère qui n’ont point varié, devait être à cette époque de 10,000{{lié}}mètres ; sur la carte beaucoup plus soignée de 1736, elle est de 15,820, et sur celle de 1835 de 16,050. À mesure que la pointe du Hourdel, par laquelle ce banc se termine, a gagné du terrain, celle de Saint-Quentin, qui lui fait face, de l’autre côté de la Somme, en a perdu, et dans ce mouvement vers le nord, qui depuis deux siècles a complètement déplacé l’embouchure, celle-ci a toujours conservé une largeur d’environ 5{{lié}}kilomètres, nécessaire, à ce qu’il paraît, pour le passage de la masse d’eau qu’y jette chaque marée. Depuis que la pointe de Saint-Quentin s’est arrondie et résiste mieux à la mer, le flot et le jusant réagissent sur celle du Hourdel, qui, au lieu de continuer à s’avancer vers le nord-nord-est, se recourbe en crochet vers l’est, comme pour gagner le pied de la falaise de Saint-Valery. Vers l’extrémité du banc, on remarque, sous la forme d’ondulations parallèles entre elles, les dépôts successifs de galets qui, refoulés par les courans et s’appuyant les uns sur les autres, le fortifient au lieu de l’allonger comme autrefois. Son épaisseur, sauf vers l’ancien Hable d’Ault, est aujourd’hui de 4 à 600{{lié}}mètres, et il s’élève d’environ 5{{lié}}mètres au-dessus des hautes mers. Tel est le bourrelet gigantesque de galets, de marne et de sable agglutinés qui fixe aujourd’hui l’entrée de la Somme. À la lenteur avec laquelle il marche vers le nord depuis un siècle, il semble qu’il ait à peu près atteint de ce côté sa limite, et que les dépôts de galets, modifiant à leur tour les courans qui les ont apportés, prennent des allures tout-à-fait différentes de celles qu’ils affectaient par le passé. Pénétrons maintenant dans l’embouchure même de la Somme. Si nous sommes embarqués sur un bâtiment de plus d’un mètre de tirant d’eau, nous n’y parviendrons qu’en longeant la côte de Cayeux, en doublant la pointe du Hourdel, puis en suivant un chenal sinueux qui se rapproche de la rive droite jusqu’auprès du Crotoy, et revient à la rive gauche sous les murs de Saint-Valery ; ce chenal est entretenu par les eaux de la rivière qui décrivent à mer basse ce long circuit au travers des sables. En dehors de la baie, la mer se retire, dans les marées de vive eau, à 7,500{{lié}}mètres au large, en sorte qu’alors elle abandonne et couvre alternativement une plage de plus de quatre lieues. Dans {{Tiret|l’inté|rieur}}<noinclude> <references/></noinclude> mk2xrjz5ai136oklpwio333fj6ijm67 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/942 104 755175 15908301 11638379 2026-07-07T12:53:55Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908301 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|936|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|l’inté|rieur}} de la baie, tous les effets de l’action des marées sont dominés par la tendance du lit de la rivière à s’exhausser et à se rétrécir, conséquence malheureuse, de ce fait inexorable, que le flot apporte toujours avec lui plus de matières terreuses que n’en remporte le jusant. C’est par là qu’à l’ouest du mamelon de la chapelle de Saint-Valery, la place où mouillaient, en 1065 et 1066, les flottes qui portaient Guillaume-le-Conquérant en Angleterre, est depuis trois cents ans sillonnée par les charrues de la ferme du cap Cornu ; que vis-à-vis, sur la rive droite de la Somme, la baie circulaire qui s’ouvrait en 1640 à l’ouest du Crotoy est à demi comblée ; que, devant cette ville déchue, la place où des bâtimens de 400{{lié}}tonneaux s’élançaient dans une profondeur d’eau de cinq mètres<ref>''Rapport du chevalier de Clerville à {{MM.|Colbert}} sur les ports des côtes de Picardie et de Normandie''. ({{abr|B. N.|Bibliothèque nationale}}, manuscrit{{lié}}122 de la collection de Colbert.)</ref> n’est plus qu’une plage de sable ; que les quais actuels de la Ferté tiennent la place d’une fosse profonde où les navires étaient toujours à flot à la fin du {{s|XVII}}<ref>''Projet de l’établissement d’une retenue propre à déboucher le port de Saint-Valery-sur-Somme, que la mer a ensablé depuis quelques années'', par {{M.|Cocquart}}, ingénieur, 1738. ({{abr|B. N.|Bibliothèque nationale}}, manuscrit {{abr|S. E.|}}, 17.)</ref>. En remontant la rivière, des faits analogues se présentent à chaque pas. Les travaux des hommes ont beaucoup accéléré la marche naturelle de ces attérissemens. Avant le récent établissement du canal de la Somme, les marées remontaient par le lit de la rivière jusqu’à Pont-Rémy, à 10{{lié}}kilomètres au-delà d’Abbeville, et il n’y a pas deux cents ans qu’aux équinoxes elles s’épandaient librement sur l’alluvion de Cayeux et les terrains bas du Marquenterre ; elles devaient y déverser au-delà de 100{{lié}}millions de mètres cubes d’eau. On commença, sous le ministère de Colbert, à leur fermer ces épanchoirs. La rive septentrionale de la Somme, puis l’alluvion de Cayeux, furent endiguées, et le lit de la rivière fut graduellement rétréci. Chacune de ces entreprises diminuait le volume d’eau que recevait la baie, et, les courans alternatifs qui en déblayaient l’embouchure s’affaiblissant, les dépôts gagnèrent en consistance. Chaque progrès des attérissemens était un tort pour la navigation : en 1664, les bâtimens de 150{{lié}}tonneaux abordaient aux quais d’Abbeville et, à la fin du {{s|XVIII}}, il n’y venait plus que des alléges d’un mètre de tirant d’eau. Néanmoins le flot faisait deux fois par jour rebrousser chemin aux eaux douces, et les refoulait en arrière jusqu’à l’heure du jusant. La masse fluide qui descendait alors à la mer l’emportait, de toute l’accumulation du débit de la Somme, sur le volume entré dans la baie ; la queue du remous était presque toujours formée d’eaux claires, et le lit était balayé par un courant continu. C’est ainsi que dans toutes les rivières à marées se maintient la liberté du chenal. Cependant la navigation maritime était perdue pour Abbeville ; le<noinclude> <references/></noinclude> 46jm6r7iw2ffb6itgmvew94fchfmaxq Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/943 104 755176 15908671 8395500 2026-07-07T15:16:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908671 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|937}}</noinclude>gouvernement résolut de la lui conserver. Un canal susceptible d’y porter des bâtimens de 400{{lié}}tonneaux fut ouvert sur un seul niveau jusqu’à Saint-Valery, où la pente de la Somme est rachetée par un sas élevé de 5{{e|m}}07 de chute ; Saint-Valery est ainsi devenu l’avant-port d’Abbeville. Le canal, livré le 9{{lié}}juin 1829 à la navigation, a, de ce jour, réclamé pour son service, sauf aux momens de grandes crues, toutes les eaux de la rivière, et de ce jour aussi l’ancien lit de la Somme n’a plus été qu’une gaîne étroite où s’étalaient les eaux troubles de la haute mer. Les dépôts s’y formaient en abondance, lorsqu’au mois de décembre 1833, un raz de marée furieux poussa jusque sous les murs d’Abbeville une avalanche de sable vaseux, qui combla sur une longueur de 2,000{{lié}}mètres le haut de l’ancien lit. Depuis cet événement, les eaux de la Somme n’ont plus de passage que par le canal, et la partie correspondante de la vallée qu’elles arrosaient en est complètement privée. Cet état de choses se consolide et s’étend de jour en jour ; chaque marée laisse sur la zone où elle s’amortit une couche de limon dont l’épaisseur va souvent jusqu’à 3{{lié}}millimètres, et la baie se raccourcit rapidement ; elle reculera ainsi devant les attérissemens jusqu’à la rencontre des eaux de la Somme, qui débouchent aujourd’hui par Saint-Valery. Les 2,500{{lié}}hectares de la baie qui sont au-dessus d’une ligne tirée du sas inférieur du canal au Crotoy ne sont point encore gagnés pour l’agriculture, mais dès à présent la plus grande partie en est irrémédiablement perdue pour la navigation. L’unique, mais grave dommage qu’éprouvera celle-ci, consistera en ce que, la puissance des courans alimentés par les marées étant atténuée par les attérissemens, la barre qui obstrue l’entrée de la baie se fortifiera. Dans son état actuel, les bâtimens de commerce ne la franchissent qu’en saisissant le moment précis où elle est couverte par la haute mer, et la plupart du temps ils sont obligés, pour gagner Saint-Valery, d’attendre sur les posées du Hourdel et du Crotoy d’autres marées et des vents favorables. Séparé de la mer basse par une plage de huit kilomètres, déjà difficile à atteindre et difficile à quitter, le port de Saint-Valery, si la barre s’exhaussait, deviendrait inaccessible au commerce, et, comme il est à peu près impossible de la tourner, il faut savoir la creuser et l’affaiblir. Remarquons d’abord que les sables charriés par les marées ou par la rivière ne sont pas les seuls dont s’encombre l’embouchure de la Somme. La pointe de Saint-Quentin, sur laquelle elle est appuyée, forme l’extrémité d’un massif de 3,000{{lié}}hectares de dunes, et toutes les fois que les vents soufflent du nord au nord-ouest, ils en enlèvent des nuages de sable qui se déposent au milieu de la baie. Par les vents de sud, les dunes de Cayeux fournissent un contingent beaucoup moindre, mais qui se place encore plus mal. L’administration des travaux {{Tiret|pu|blics,}}<noinclude> <references/></noinclude> tlwb09vdhnlxtygkrzwaobk2zrzpk38 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/944 104 755177 15908691 12008912 2026-07-07T15:25:11Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908691 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|938|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|pu|blics,}} qui dispose annuellement d’un fonds de 500,000{{lié}}francs pour le boisement des dunes ({{chap.}}{{rom|XV}} du budget ordinaire), n’a jamais songé à fixer celles-ci : elle tarirait pourtant ainsi l’un des courans de sable qui perdent l’attérage de la Somme, et les travaux de même nature qu’elle fait ailleurs ne répondent à aucun intérêt maritime de cet ordre. Mais, en présence des attérissemens intérieurs qui s’avancent, ce n’est point assez, pour conserver la baie à la navigation, que d’arrêter les sables que lui jettent les dunes voisines. Il est un moyen plus efficace que l’avocat Linguet indiquait dès 1769<ref>''Canaux navigables''. Amsterdam, 1769.</ref>, qui n’échappait point aux ingénieurs des ponts-et-chaussées qui se sont occupés du Crotoy<ref>''Statistique des ports de commerce''. {{abr|I. R.|}}, 1837.</ref>, et dont l’efficacité ressort clairement des excellentes observations faites sur cette côte par les ingénieurs hydrographes de la marine<ref>''Instructions nautiques sur les côtes septentrionales de France''. {{abr|I. R.|}}, 1842.</ref>. Le comte d’Artois, depuis {{roi|Charles|X}}, ayant voulu, en 1783, faire remonter les navires jusqu’à la forêt de Crécy, dont il était apanagiste, traita avec trois communes voisines pour l’ouverture, au travers des marais de Favières, d’un canal navigable aboutissant au Crotoy. Ce qu’avait de grand ce projet fut bientôt abandonné ; on s’en tint, par suite d’une transaction faite en 1787, à de simples travaux de desséchement, qui, délaissés pendant la révolution, ont été repris et complétés de 1818 à 1821. L’émissaire des marais, large de six mètres, débouche dans la crique parfaitement abritée qu’on décore du nom de port du Crotoy. Ce courant y a créé et y maintient un fond excellent, où se retirent les bateaux de pêche et les petits bâtimens du commerce : s’il se tarissait, le port serait en quelques jours, et peut-être en une seule marée, reconquis par les sables. Le pays marécageux et bas qui s’étend au nord du Crotoy, entre la Somme et l’Authie, comprend 10,500{{lié}}hectares, et déverse en pure perte dans les baies de ces deux rivières trois fois autant d’eau qu’en débite le canal de Favières. Il est facile de réunir toutes ces eaux et de leur donner une issue commune au Crotoy ; il ne l’est pas moins d’y conduire aussi celles de l’Authie elle-même, dont le bassin a près de 100,000{{lié}}hectares, et cette entreprise ne serait peut-être que le rétablissement d’un ancien état de choses, car on voit sur d’anciens plans l’indication de longues flaques d’eau se dirigeant sur Rue et qualifiées de ''lit abandonné de l’Authie''. Ces résultats s’obtiendraient par l’ouverture d’un canal de 14,000{{lié}}mètres, partant de l’Authie et finissant au Crotoy. Je m’abuse beaucoup, ou la mesure de l’action qu’exercerait sur l’embouchure de la Somme l’affluence de cette masse d’eau peut être déduite, avec une grande précision, de trois circonstances qu’il suffira d’indiquer ici. La première est l’effet du petit canal des marais de<noinclude> <references/></noinclude> pvy2lxt6mw5fyljcq5y9375ybst5w6k Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/945 104 755178 15908694 8395503 2026-07-07T15:32:00Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908694 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|939}}</noinclude>Favières sur le port du Crotoy ; la seconde est la trace que laissent dans la baie de la Somme, à 3{{lié}}milles en aval, les eaux perdues de la Maye ; la troisième, bien plus considérable à elle seule que les deux autres ensemble, est la profondeur de la baie d’Authie. Celle-ci s’enfonce de 7{{lié}}kilomètres dans les terres, son étendue excède 1,500{{lié}}hectares ; ce vide est le résultat du débouché seul de la rivière, et il est clair que le déplacement de la cause entraînerait le déplacement de l’effet ; amenées au Crotoy, les eaux de l’Authie feraient dans les sables de la Somme la même trouée que dans les dunes du Marquenterre. À la vérité, cette dérivation entraînerait le comblement de la baie d’Authie : dès que les sables du large, qu’y poussent tumultueusement les coups de vent d’ouest, ne seraient plus réprimés par la pression des eaux intérieures, ils l’envahiraient. Le mal ne serait pas grand ; cette baie déserte n’est bonne à rien et n’est connue que par des naufrages. Ce n’est point ici le lieu de rechercher comment devrait être manœuvrée, pour le plus grand avantage de l’attérage de la Somme, la masse fluide qui déboucherait au Crotoy ; mais il est palpable que la convergence des chasses qu’elle alimenterait avec celles qu’envoie de la rive opposée le canal de Saint-Valery approfondirait beaucoup la passe de la baie, et, si l’embouchure de la Somme continuait à se modifier, l’existence de la navigation n’y serait du moins plus compromise. Ce système de protection de l’attérage impliquerait l’heureuse nécessité de donner au chenal du Crotoy les dimensions d’un canal maritime, au moins jusqu’à Rue, où il s’accolerait à une station du chemin de fer de Paris à Boulogne : la distance est de 6{{lié}}kilomètres. Le chenal et ses dépendances devraient former un réservoir assez vaste pour fournir des chasses énergiques : il assainirait par ses ramifications le Marquenterre tout entier, et ce pays, naguère désolé par les inondations et les maladies, reproduirait à nos yeux toutes les merveilles de l’industrie agricole de la Hollande. L’essor imprimé à la contrée par ce concours de circonstances réagirait nécessairement sur la navigation. Touchant au chemin de fer, le Crotoy deviendrait un des meilleurs ports de pêche de la côte, et son commerce, dont le mouvement flotte misérablement entre dix et quinze mille tonneaux, grandirait avec la richesse du pays. Ce village d’un millier de pauvres pêcheurs, dont les chaumières font un si triste contraste avec son église et d’autres vestiges d’une grandeur passée, ce village a joué jadis un rôle dans notre histoire. Il est à dix lieues des champs d’Azincourt, à quatre de ceux de Crécy, et, au milieu des malheurs des {{s|XIV|e|-}} et {{s|XV|e|s}}, les avantages de sa position, alors accessible à tous les navires, en avaient fait une des plus fortes places des Anglais sur notre territoire ; sa citadelle servit, en 1430, de prison à Jeanne d’Arc, jusqu’au moment où ils la conduisirent au bûcher de<noinclude> <references/></noinclude> ea8ac3w0o12e23j3jlk20ua9yn5vmf2 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/946 104 755179 15908697 14489528 2026-07-07T15:39:14Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908697 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|940|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>Rouen. Quand {{roi|Charles|VII}} les en eut chassés, il donna à la ville des institutions et des priviléges qui attestaient encore en 1789 son ancienne importance navale. Ces souvenirs ne seront point vains, s’ils nous encouragent à relever une prospérité ensevelie sous les sables de la Somme, et à donner sur cette côte inhospitalière un point d’appui de plus à notre établissement maritime. Si la navigation de la baie de la Somme était assurée de cette manière, le comblement de l’ancien lit en amont de Saint-Valery y deviendrait à peu près indifférent ; rien ne s’opposerait plus à ce que la conquête en fût abandonnée à l’agriculture, et des travaux peu dispendieux pourraient la rendre fort rapide. La surface cultivable serait de 2,500{{lié}}hectares ; elle est la propriété de l’état, et les alluvions de même nature déjà formées sur ses bords se vendent incultes sur le pied de 2,000{{lié}}{{abr|fr.|francs}} l’hectare. L’aliénation des terrains à livrer à l’industrie particulière rendrait le double de ce que coûterait l’ouverture du canal maritime du Crotoy, et l’état s’assurerait, par les contributions de toute nature assises sur le Marquenterre assaini, sur les terres créées et sur le nouveau port, un revenu qui ne saurait être au-dessous de 300,000{{lié}}francs. Ces travaux profiteraient à Saint-Valery autant qu’au Crotoy, puisque c’est dans la partie inférieure du chenal, dont l’usage leur est commun, que la navigation trouve le plus d’obstacles, et c’est celle que creuseraient les eaux réunies au Crotoy ; les deux ports desserviraient d’ailleurs, chacun de son côté, des territoires distincts, et sur lesquels ils ne sauraient ni se faire concurrence ni se suppléer. Au temps des Valois, l’entrée de la Somme était plus facile qu’aujourd’hui ; la montagne conique de Saint-Valery, que couronne la vieille tour d’Harold, qu’enveloppe un si riche manteau de verdure, constituait une très forte position, et les couleurs anglaises flottaient, de l’autre côté de la baie, sur les tours aujourd’hui rasées du Crotoy. Saint-Valery dut à ces circonstances son importance militaire, sa gloire et ses malheurs. Pris par les Anglais en 1356, il fut bientôt repris par nous, et {{roi|Louis|XI}} le fit brûler en 1475, pour le soustraire aux conséquences d’une trahison que le maréchal de Saint-Pol paya bientôt après de sa tête. Depuis, Saint-Valery a prospéré par le commerce. Lors de l’inspection faite en 1664 par ordre de Colbert, le port possédait un matériel naval supérieur à celui d’aujourd’hui ; il armait 5{{lié}}bâtimens pour la pêche de la baleine ; il faisait celle de la morue ; il employait 70{{lié}}bâtimens à celle du hareng, et préparait si bien ce poisson, que le baril s’y vendait plus cher que dans tout autre port. La lente détérioration de l’attérage a graduellement atténué ces avantages, et les travaux exécutés dans l’intérieur de la baie ne les ont point rétablis ; c’est, en effet, au seuil que sont les difficultés. Le canal {{Tiret|mari|time}}<noinclude> <references/></noinclude> g1ia32uk1rv45umlq0lu5g8qsxdzp32 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/947 104 755180 15908701 11618086 2026-07-07T15:48:00Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908701 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|941}}</noinclude>{{Tiret2|mari|time}} n’a fait, par rapport à Saint-Valery, qu’affranchir les cargaisons à destination d’Abbeville de l’obligation d’un transbordement ; aussi la population, qui, trois ans avant qu’il fût ouvert, était de 3,321{{lié}}habitans, n’était-elle, dix-sept ans après, que de 3,351, et, tandis qu’elle demeurait stationnaire, celle des communes rurales du canton gagnait {{lié|11 pour 100}}. Le canal maritime creusé sur une ligne droite de 13,400{{lié}}mètres est un des beaux ouvrages de ce genre qui soient en Europe ; on serait même tenté d’accuser le luxe de sa construction : ses six rangées d’ormeaux, par exemple, ne font que gêner l’action du vent, qui devrait y faire seul tout le service du hallage. Il se termine par le port d’Abbeville, où les navires se rangent le long d’un quai de 600{{lié}}mètres, côte à côte avec les bateaux qu’amène ou que remporte la Somme canalisée. Il semble que, dans une si heureuse position, Abbeville eût dû faire de grands progrès : il n’en est rien cependant. La circulation moyenne n’est, sur le canal maritime, que de 40,000{{lié}}tonneaux, c’est-à-dire du tiers à peine de celle sur laquelle on se croyait en droit de compter avant la construction ; la ville est restée stationnaire quand tout s’élevait autour d’elle. En 1698, elle comptait 17,982{{lié}}habitans<ref>''Mémoire sur la Picardie'', par {{M.|Bignon}}, intendant, 1698. {{abr|B.{{lié}}N.|Bibliothèque nationale}}, manuscrit.</ref> ; elle en avait 18,252 en 1789 ; 18,011 en 1811, et 18,072 en 1846. D’un autre côté, la population de la généralité d’Amiens, déduction faite de celles d’Amiens et d’Abbeville, ses deux seules villes considérables, était, en 1698, de 37{{lié}}habitans par kilomètre carré ; elle est aujourd’hui, sous les mêmes déductions, de 81 dans le département de la Somme. Si la population d’Abbeville avait suivi la même progression, elle serait aujourd’hui de 39,000{{lié}}ames ; elle a donc perdu plus de la moitié de son importance relative. Cette décadence est sensible au premier aspect de la ville : à son étendue, à la solitude de plusieurs de ses quartiers, on croirait volontiers que le dénombrement de 1698 n’a pas été complet, et que les habitations encore existantes ont été construites pour une population supérieure à celle qui les occupe. Sous le ministère de Colbert, la marine trouvait à Abbeville des ressources qu’elle y chercherait vainement aujourd’hui : quatre-vingts corderies étaient alimentées uniquement par les chanvres des bords de la Somme. Les ports de Dieppe, du Hâvre, de Brest, de la Rochelle, en tiraient leurs câbles et leurs cordages, et la supériorité des produits de cette industrie était si bien établie, que les Hollandais avaient formé près de la ville une corderie pour le service de leur marine. L’armurerie d’Abbeville n’était pas alors moins renommée<ref>''Rapport du chevalier de Clerville sur les forts de Picardie et Normandie en 1664''. {{abr|B.{{lié}}N.|Bibliothéque nationale}}, manuscrit{{lié}}122 de la collection de Colbert.</ref>. Tout cela s’est rapetissé. Au lieu d’armes, on fabrique aujourd’hui des serrures ; au<noinclude> <references/></noinclude> c5nome1a6k3yokv0iwhp0mbgqfh8rdw Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/948 104 755181 15908709 11646753 2026-07-07T16:13:56Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908709 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|942|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>lieu de câbles et de cordages, des cordes et des ficelles. Les manufactures de toile à voiles de cette époque ont survécu. Il est probable que depuis deux cents ans la production du chanvre a diminué dans le pays ; cette culture épuisante exige le renouvellement de la fécondité du sol par l’emploi d’une extrême abondance d’engrais ; on néglige ici ceux que la Flandre recueille avec le plus de soin, et la surface améliorée s’est rétrécie, quoique les villes d’Amiens et d’Abbeville offrissent tout ce qu’il fallait d’engrais pour l’étendre. La moyenne de nos importations de chanvre brut pendant les cinq dernières années a été de 4,621,300 francs, et les deux tiers de cette valeur sont introduits par navires étrangers. En cherchant à rendre à cette culture son ancien lustre, sur un territoire pourvu par la mer, les canaux et les chemins de fer, de débouchés si vastes et si sûrs, on ne risquerait donc ni d’être arrêté par les limites de la consommation, ni d’ôter du tonnage à notre marine. Colbert crut faire la fortune d’Abbeville, lorsqu’il y établit en 1665 la célèbre manufacture de draps fins de Van Robais. Il ne négligea rien pour assurer le succès de cette grande entreprise ; les priviléges et les encouragemens lui furent prodigués ; les matières premières qu’elle employait étaient affranchies de droits de douane ; ses ouvriers jouissaient de toute sorte d’exemptions, et elle était en pleine prospérité en 1698<ref>''Mémoire sur la Picardie'', par {{M.|Bignon}}.</ref>. Cependant, en 1764, la ville réclamait avec énergie l’abolition de cette organisation auparavant si enviée ; elle la signalait comme la cause principale de sa ruine, et l’on déclarait que cette œuvre de prédilection de Colbert, ''loin d’exciter l’industrie à Abbeville, la tuait ; loin d’y donner à vivre au peuple, le faisait, dans le sens le plus littéral, périr de faim et de misère''. Était-ce erreur, était-ce ingratitude ? En compensation des avantages dont ils jouissaient, les Van Robais étaient tenus d’employer toujours trois mille individus. Le privilége exclusif du fabricant avait pour corrélatif et pour compensation le privilége de l’ouvrier ; mais il avait été mathématiquement impossible de fixer un ''minimum'' du prix de journée, et la somme des salaires à partager variait suivant les travaux commandés : quand ceux-ci se restreignaient, le nombre des co-partageans restant le même, la part de chacun devenait fort petite. Ce n’était pas là le plus grand mal. Se reposant sur le droit qui leur était assuré, les ouvriers avaient perdu tout sentiment de sollicitude et de prévoyance ; ils s’étaient démis des soins de la famille ; leur avenir leur semblait être l’affaire des autres et non la leur. Cette incurie les avait livrés à la plus hideuse misère, à la dernière dégradation ; ils encombraient les hospices, les établissemens de charité, et l’on prévoyait que cette lèpre survivrait à l’extirpation de<noinclude> <references/></noinclude> pqb25zgztc9sltkqwjckruln9ge916o Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/949 104 755182 15908713 11592536 2026-07-07T16:21:24Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908713 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|943}}</noinclude>l’organisation dont elle était la conséquence<ref>''Mémoire pour la ville d’Abbeville'', présenté en 1764 au conseil du roi par {{Me|Lanthinois}}, avocat aux conseils.</ref>. Ce n’est point à moi de juger si cette sinistre prédiction a été démentie, et si les habitudes et les traditions de cette époque sont complètement effacées ; mais, cela fût-il, l’histoire de la manufacture de Van Robais mériterait encore d’être attentivement étudiée : elle devrait tout au moins donner à réfléchir aux personnes bien intentionnées qui croient à l’organisation des priviléges du travailleur plus de puissance et de dignité qu’à sa liberté quelquefois aiguillonnée par le besoin. Si d’Abbeville on tourne les yeux du côté de l’intérieur des terres, on voit la Somme canalisée traverser un de nos plus riches départemens ; elle coule au travers de tourbières inépuisables, peut-être appelées, par les progrès des arts chimiques et par le voisinage de la mer, à devenir une des principales ressources de notre marine à vapeur ; sa navigation se rattache par l’Oise à celle de la Seine, et par le canal de Saint-Quentin à celle de l’Escaut ; son bassin comprend sept cent mille hectares de terres fécondes ; au centre est Amiens, avec ses quarante-neuf mille six cents habitans et sa grande puissance industrielle. Un tel pays, baigné par la mer, devrait alimenter un mouvement maritime considérable, et cependant, lorsque la population du département de la Somme est le soixante-deuxième de celle de la France entière, sa navigation n’est que le cent trente-troisième de celle des départemens du littoral<ref>La moyenne de la navigation totale des années 1844, 1845 et 1846 est de 11,658,501 tonneaux ; celle des ports de la Somme est de 87,533.</ref>. Ce résultat tient aux difficultés et aux dangers de l’attérage de la Somme ; ils compriment l’essor du commerce, et réduisent la marine locale au quart de ce qu’elle devrait être. Ces observations ne sont pas nouvelles : les envoyés du cardinal de Richelieu en faisaient de semblables en 1640, et il est remarquable que, malgré l’extrême mobilité des sables de la Somme, leur description de l’attérage et de la manière de l’atteindre s’appliquerait assez exactement à l’état actuel des lieux. Alors comme aujourd’hui, de très petits bâtimens se hasardaient seuls à franchir, par la haute mer, les bancs du large ; ceux de 3{{lié}}mètres de tirant d’eau rangeaient la côte de Cayeux et gagnaient le Hourdel par des passes plus profondes qu’aujourd’hui, mais dont la permanence atteste celle des causes naturelles qui les ont produites, et doit conséquemment être prise en considération dans les projets d’amélioration qui pourront être étudiés. {{M.|de}} Lamblardie a proposé, en 1793, une solution de ces difficultés, dont l’examen fut étouffé au milieu du tumulte révolutionnaire ; elle consistait à établir au sud de Cayeux un port intérieur protégé par le grand épi de galets qui s’enracine sur la falaise d’Ault, et communiquant<noinclude> <references/></noinclude> g57t78lxgxfm6varaku3dcvs2pe9tus Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/950 104 755183 15908717 11628583 2026-07-07T16:31:02Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908717 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|944|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>avec Saint-Valery par un canal qui servirait aujourd’hui de prolongement à celui d’Abbeville. Ce projet, qui, pour rendre à chacun son bien, n’était autre que celui qu’avait présenté en 1738 l’ingénieur Coquart<ref>''Projet adressé au contrôleur-général des finances'', par {{M.|Coquart}}, ingénieur délégué par les marchands de Saint-Valery, juillet 1738 ({{abr|B.{{lié}}N.|Bibliothèque nationale}}, manuscrit.)</ref>, a été repris, en 1835, au ministère de la marine, comme chose nouvelle. {{M.|Beautemps-Beaupré}} et les ingénieurs hydrographes placés sous ses ordres ont démontré que, si du côté de la terre il était irréprochable, il n’en était malheureusement pas de même de celui de la mer. Il serait, en effet, aisé de construire des bassins magnifiques, de les rattacher, par un canal maritime, à Saint-Valery ; mais les bas-fonds gisans aux abords, et les circonstances habituelles des vents et des courans, rendraient également difficiles l’entrée et la sortie du nouveau port. Cette combinaison a donc été provisoirement abandonnée. Il n’est pas dit qu’on n’y revienne pas ; mais il vaudrait mieux examiner si, au lieu de conserver l’embouchure du canal de la Somme à Saint-Valery, qui est la dernière échelle de l’intérieur de la baie, il ne faudrait pas la transporter au Crotoy, qui en est la seconde, ou au Hourdel, qui en est la première. Si l’on se contentait, en attendant, de fortifier, par la réunion de toutes les eaux du Marquenterre au Crotoy, l’action naturelle qui maintient depuis plus de deux cents ans le chenal sans grandes variations, on pourvoirait de la manière la plus économique à toutes les nécessités du présent, sans gêner en rien les progrès de l’avenir. Sur l’arête du bourrelet de galets de Cayeux est bâti le bourg, isolé entre la mer et les marais, tantôt ensablé, tantôt balayé par les vents de nord-ouest. Plate et grisâtre, la côte est signalée au large par un phare en briques rouges qu’on prendrait le jour pour une colonne d’ordre dorique. La population de ce lieu ne passait pas autrefois pour très scrupuleuse dans ses procédés envers les navires qui échouaient sur les bancs de la Somme : elle fournit actuellement à ceux qui s’y engagent des pilotes fort précieux par leur connaissance des variations des passes. Principalement composée de pêcheurs, elle s’est élevée, du recensement de 1826 à celui de 1846, de 2,396{{lié}}ames à 2,909, et, si ce progrès se maintient, elle sera bientôt supérieure à celle de Saint-Valery. Le développement que prend la culture dans l’alluvion dont nous avons déjà parlé est sans doute pour beaucoup dans cet accroissement ; cette alluvion comprend, en effet, un polder de 3,000{{lié}}hectares de terres excellentes, et le travail y fait chaque jour de nouvelles conquêtes sur les lagunes et les marécages. La navigation n’est pas moins intéressée que l’agriculture au dessèchement complet de ces terres basses et à l’ouverture d’une route de Cayeux à Saint-Valery et à Abbeville : l’un<noinclude> <references/></noinclude> jrl47dh0kajrxbkvn6b49fj5tabhrk5 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/951 104 755184 15908722 14489529 2026-07-07T16:47:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908722 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|945}}</noinclude>amoindrirait l’intensité des brumes qui dérobent souvent aux regards du navigateur la vue de la côte et jusqu’à la lumière du phare ; l’autre faciliterait le placement des produits de la pêche et la surveillance d’une plage où les naufrages sont si fréquens. L’attérage de la Somme est, du reste, traité par l’administration du département avec une indifférence marquée. Il suffirait de quelques bonnes communications avec l’intérieur pour en vivifier les petits ports, et l’on n’arrive à Cayeux, au Crotoy et au Hourdel que par d’affreuses fondrières, à Saint-Valery que par des routes départementales à peine médiocres. {{c|{{rom-maj|III}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} À deux lieues de Cayeux est le fond de l’angle que forme la côte entre le Pas-de-Calais et la Seine. Sur la ligne du nord s’étendent les terres d’alluvion ; sur celle du sud se dressent les falaises. Par les vents du large, la mer est affreuse dans ce rentrant, et le bourg d’Ault, qui s’aperçoit dans la première échancrure du terrain crayeux, présente un exemple frappant de la violence des coups de mer auxquels auraient été exposés les ouvrages projetés par {{MM.|Coquart}} et de Lamblardie. En 1698, il y avait à Ault 24{{lié}}bateaux pêcheurs, dont 14 de 20{{lié}}tonneaux<ref>''Mémoire sur la Picardie'', par {{M.|Bignon}}, intendant. ({{abr|B.{{lié}}N.|Bibliothéque nationale}}, manuscrit.)</ref>. De 1750 à 1780, la mer a rasé la crique qui les abritait, la plage et plusieurs rues du village lui-même ; il est aujourd’hui niché dans une falaise coupée à pic et n’a plus une barque ni un matelot. La vallée de la Bresle forme, après Ault, le deuxième créneau qui s’ouvre dans les falaises ; le fond en est masqué par un énorme banc de galets grisâtres ; de la mer, on n’aperçoit de vie et de mouvement qu’au pied et sur la pente de la falaise occidentale, où sont groupés les maisons et la pittoresque église du Tréport. La vallée conserve une largeur d’un mille jusqu’au mamelon sur lequel sont assis la ville et le château d’Eu ; au-delà, elle se prolonge à quinze lieues au sud-est, comme un sillon creusé dans le plateau crayeux. Eu tient plus de place dans l’histoire de France que sur la carte : aucune ville de ce rang n’a plus souffert et plus profité de la fortune des têtes illustres qui, depuis huit siècles, se sont succédé dans ses murs ou dans la possession de son comté. Placée au foyer même des guerres acharnées dont cette partie de la France a si long-temps été le théâtre, la ville d’Eu recevait les contre-coups de toutes les secousses qui frappaient le pays. Plus d’une fois, notamment le jour (18{{lié}}juillet 1475) où {{roi|Louis|XI}} la fit brûler pour empêcher les Anglais de s’y établir, elle fut victime des conflits dans lesquels était {{Tiret|enga|gée}}<noinclude> <references/></noinclude> sepmcih9g217s88mzywo6x5crgt94rz Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/952 104 755185 15908724 8395515 2026-07-07T16:54:05Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908724 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|946|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|enga|gée}} l’indépendance de la nation, et les avantages dont elle jouit aujourd’hui ont été achetés par de sanglans sacrifices. Eu est surtout connu par son château, l’un des plus beaux qui soient en France. Le roi Louis-Philippe semblait n’y vouloir être que le gentilhomme le plus hospitalier de l’Europe et le propriétaire le plus intelligent du pays. Il ne se bornait pas à construire, à multiplier les plantations, à faire de ses fermes des modèles d’architecture rurale, à parer ses terres de ce luxe de bon goût qui est un des caractères de la bonne culture ; il n’était pas moins jaloux de mettre les environs en harmonie avec l’élégance somptueuse de sa résidence : il faisait ouvrir des routes nouvelles, aplanir et redresser les anciennes, approfondir des canaux qui sont à la fois des voies pour le commerce et des moyens d’assainissement pour la vallée. Les abords du château, dont son aïeul, le duc de Penthièvre, ne se tirait un jour qu’en faisant démonter une voiture à large voie avec laquelle il s’y était imprudemment engagé, sont aujourd’hui transformés en une magnifique esplanade ; de larges avenues se percent au travers des quartiers obscurs de la ville ; son église, un des plus gracieux monumens du moyen-âge, apparaît dégagée des masures qui la masquaient naguère ; mais la restauration dont elle est l’objet fait mieux ressortir la nudité de la façade, restée inachevée depuis trois cents ans. Notre pays est malheureusement familiarisé avec ces sortes d’aspects : nous commençons bien les choses, nous nous soucions peu de les terminer, et les traces de cette infirmité du caractère national ne se montrent pas seulement dans nos édifices. L’embouchure de la Bresle a toujours servi de refuge aux navires battus par les tempêtes de la Manche, et le nom de Tréport vient probablement de ce que, dans des temps reculés, la baie où se jetait la rivière offrait plusieurs stations navales. À défaut des témoignages historiques qui nous montrent, aux {{s|IX|e|-}} et {{s|X|e|s}}, les flottes des Normands s’enfonçant dans l’{{Lang|la|''ulterior portus''}} et leurs barques s’amarrant au pied de la forteresse que Rollon, leur chef, élevait en 912 sur l’emplacement du château d’aujourd’hui, on reconnaîtrait à la nature du terrain qui la remplace les limites de l’ancienne baie. Elle s’allongeait au-delà du château ; sa profondeur était de plus de 4,000{{lié}}mètres et sa largeur moyenne de 1,500. Cette rade des Normands de Rollon s’est successivement rétrécie, et l’accumulation de la vase l’a fait passer, en six cents ans, à l’état de marécage. Dans un plan manuscrit qui paraît remonter au commencement du {{s|XVII}}<ref>{{abr|Bibl. Nat.|Bibliothèque nationale}} Dépôt des plans.</ref>, le marais touche à la route actuelle d’Abbeville au Hâvre, le lit de la Bresle serpente au travers, et une ligne droite, très rapprochée du tracé du nouveau canal dont il<noinclude> <references/></noinclude> ld76fdzyc19woxj3ahzvivx1pybylyq Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/953 104 755186 15908753 11570507 2026-07-07T17:40:56Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908753 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|947}}</noinclude>sera bientôt question, est qualifiée ''Canal d’Artois faict il y a très long-temps''. Ce nom fait remonter ce travail de 1444 à 1468, époque où la maison d’Artois possédait le comté d’Eu. La totalité de la plaine, dont la plus grande partie est aujourd’hui si bien cultivée, était alors submergée aux grandes marées. Le banc de galets qui se fixe à l’entrée de chaque vallée s’est naturellement enraciné en amont du courant du littoral, et, à mesure qu’il s’allongeait, il repoussait l’embouchure de la Bresle vers la falaise opposée. Au temps de Guillaume-le-Conquérant (de 1027 à 1087), la passe par laquelle on pénétrait dans la baie était, comme à Cayeux, à Dieppe, à Fécamp, à l’extrémité et non pas à l’origine de l’épi ; mais en 1101, Henri, comte d’Eu, la fit fermer, reporta l’embouchure de la Bresle à la gauche de la vallée, et ramena l’établissement maritime de Mers au Tréport. L’emplacement ne pouvait pas en être indifférent à un comte d’Eu. À Mers, le port était presque à la discrétion de ses ennemis ; au Tréport, il était protégé par la vaste nappe d’eau qui couvrait alors la plaine et complétait, du côté de la mer, la défense de la ville d’Eu. Depuis, sans jamais abandonner le côté du Tréport, où la maintenait la direction donnée par le comte Henri au lit de la Bresle, la passe s’est plusieurs fois ouverte sur divers points du banc de galets. En 1639, le port avait deux entrées, l’une au Tréport même, et l’autre à moitié chemin de Mers ; la marée formait en arrière du banc intermédiaire un canal navigable<ref>Cartes des côtes de Normandie levées par ordre du cardinal de Richelieu. ({{abr|B.{{lié}}N.|Bibliothèque nationale}}, manuscrit.)</ref>. Au milieu du dernier siècle, les envasemens opérés en arrière de la digue naturelle n’y laissaient plus pénétrer une quantité d’eau suffisante pour dégager le chenal, lorsqu’elle s’écoulait au jusant. Le port, tout-à-fait perdu pour le commerce, n’admettait plus que de petits bateaux de pêche. Ces maux trouvèrent un remède dans la munificence éclairée du duc de Penthièvre. Il fit étudier en 1778 le projet de l’écluse de chasse qui fonctionne encore aujourd’hui ; elle était terminée en 1780<ref>« Cette écluse a été construite à la demande et aux dépens de son altesse royale monseigneur le duc de Penthièvre. Ce prince, touché de la misère à laquelle la ruine du port du Tréport en avait réduit les habitans, consacra 170,000{{lié}}livres pour l’exécution de ces ouvrages qu’il regardait avec raison comme le plus sûr moyen de rendre au port son ancien commerce et de procurer à la marine une augmentation de matelots. » (Lamblardie, ''Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie'', 1789.)</ref>, et dès 1782, indépendamment du galet journellement amené par les vents du large, elle avait chassé du chenal, désormais fixé entre deux jetées, un amoncèlement de plus de 40,000{{lié}}mètres cubes de galets. Cette écluse et la retenue à laquelle elle est annexée n’ont pas cessé d’être l’organe vital de l’établissement maritime, et leur destruction en entraînerait la ruine immédiate.<noinclude> <references/></noinclude> m6glduwk2vudqges8sa2qmf5gxm4jax Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/954 104 755187 15908768 12435611 2026-07-07T17:55:13Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908768 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|948|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/> Affranchie de la servitude des galets par l’écluse qui devrait porter le nom de Penthièvre, l’entrée du port est aujourd’hui fixée par des travaux d’une grande solidité ; la digue de galets sur laquelle ils s’appuient, fortifiée par l’action des flots, a maintenant 200{{lié}}mètres de largeur à la base et 10{{lié}}mètres de hauteur ; la stabilité en est devenue parfaite, et elle résiste par sa masse aux coups de mer les plus furieux. Les lois des 19{{lié}}juillet 1837 et 6{{lié}}juillet 1840 ont doté le Tréport d’un bassin à flot qui se prolonge par le beau canal de la Bresle jusque sous les murs d’Eu, et remet, dans la rigoureuse acception de ce nom, la ville en possession de l’{{Lang|la|''ulterior portus''}} des anciennes chroniques. Sur un mouvement de 31,033{{lié}}tonneaux passés au Tréport en 1846, il en est revenu 20,502 au port d’Eu. Cependant, soit que les habitans méritent encore le reproche de nonchalance que leur adressaient les commissaires du cardinal de Richelieu et de Colbert, soit que le nouveau bassin leur paraisse dépourvu d’abords convenables, le seul d’entre eux qui ait travaillé à mettre l’industrie locale au niveau des ressources de l’établissement maritime est un banni que de plus justes préoccupations auraient pu détourner de ce soin. En créant à Eu une scierie, un moulin à douze paires de meules et une fabrique de biscuits, il a marqué la voie où devraient s’engager ses voisins. Les chutes de la Bresle ne sont pas le seul avantage naturel qui appelle l’industrie dans le pays. Les sondages faits en 1834 et en 1835 devant le Tréport, par les ingénieurs hydrographes de la marine, ont rencontré, sur une ligne de neuf milles parallèle à la côte et à des profondeurs de 12{{lié}}mètres, un combustible végétal qu’on a pris pour de la tourbe<ref>« On rencontre sur beaucoup de points au fond de la mer, depuis le mont Joli-Bois jusqu’au-delà du Tréport, des masses d’une substance noirâtre qui paraît être de la tourbe ; les ancres y pénètrent, et il est difficile de les en retirer sans faire de grands efforts. » (''Instructions nautiques''. {{abr|I. R.|}}, 1842.)</ref>. Un affleurement sous-marin, correspondant à ceux qui se découvrent vers la baie de la Canche, ne présenterait pas d’autres indices, à cela près que ces derniers offrent, au lieu de tourbe, un lignite moderne des mieux caractérisés. Cette concordance, la parfaite analogie des terrains, des circonstances géologiques qu’il serait trop long de discuter ici, autorisent à penser que tous ces affleuremens appartiennent au même gisement, et que la prétendue tourbe sous-marine du Tréport est en réalité du lignite. Si cette conjecture est fondée, et la vérification en serait facile, la couche de lignite se prolonge infailliblement sous la côte, et serait atteinte à moins de 30{{lié}}mètres de profondeur par des puits creusés entre Eu et la mer. Le lignite ne vaut pas la houille, mais il la remplace dans beaucoup d’usages, et le voisinage de mines si bien placées ne pourrait manquer d’imprimer à la navigation locale un essor rapide.<noinclude> <references/></noinclude> fs3zavue9f9j05vn70q9ezcue0p50oh Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/955 104 755188 15908787 12422982 2026-07-07T18:07:07Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908787 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|949}}</noinclude><nowiki/> Indépendamment du commerce local et de la pêche, le Tréport rend d’utiles services comme port de refuge ; les navires qui, par les vents d’aval, manquent l’entrée de Dieppe, seraient poussés, s’il ne leur était pas ouvert, jusqu’au fond du Pas-de-Calais. Il n’admettait jusqu’ici que des navires de 2 à 3{{lié}}mètres de tirant d’eau ; on double presque aujourd’hui la profondeur du port, on l’entoure de quais, on allonge les jetées de manière à les mettre en état de recueillir les bâtimens à mer basse. Le cardinal de Richelieu ne partagea pas, en 1640, les illusions de ceux qui proposaient de fonder au Tréport un grand établissement militaire, il fit bien ; les améliorations qui s’y réalisent de nos jours sont tout ce que comportent la nature des lieux et les besoins de la navigation. À l’ouest du chenal du Tréport et à deux milles en mer est un assez bon mouillage forain. De là jusqu’à Dieppe règne un fond de coquilles brisées et de vase marneuse fort tenace : les bâtimens y jettent l’ancre quand la marée ou des vents modérés les contrarient dans leur route ; mais ils se hâtent d’appareiller dès qu’ils sentent fraîchir les vents du large. À moitié chemin s’aperçoit une espèce de fente dans le haut de la falaise ; c’est le ravin de Biville, par lequel, le 21{{lié}}août 1803, George Cadoudal et d’autres assassins soldés par les Anglais s’introduisaient en France. Le cabinet de Saint-James était jaloux de montrer que le peu de succès de la machine infernale de la rue Saint-Nicaise ne l’avait point découragé, et ce nouvel exploit faisait honneur à sa persévérance. {{c|{{rom-maj|IV}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} La sombre verdure de la vallée d’Arques, tranchant sur l’éclatante blancheur des falaises entre lesquelles elle est encadrée, signale au loin l’attérage de Dieppe. Ornée de sa tour de Saint-Jacques, de son dôme et de ses clochetons de Saint-Remi, dominée par le château gothique qui, du haut de la falaise de l’ouest, semble veiller à la fois sur la campagne, sur la mer et sur elle, la ville occupe toute la largeur de la vallée : du côté même de la terre, tout y sent la ville maritime. Le chenal du port la traverse tout entière ; les bassins se recourbent en arrière pour l’enceindre, et, en descendant le long de la rivière d’Arques, on voit les mâts des navires se projeter sur les toitures et les façades des maisons. Cet aspect ne promettait rien de trop au {{s|XIV|e|-}}, au {{s|XV|e|-}} et au {{s|XVI|e|s}}, alors que les intrépides enfans de Dieppe portaient au-delà des limites du monde connu la gloire de notre pavillon, et que leur port était à peu près le seul en France qui reçût les denrées des contrées équinoxiales. {{M.|Vitet,}} dans son intéressante ''Histoire de Dieppe'', montre la ville<noinclude> <references/></noinclude> h1rhsx53rll4xp5th2c1o1f4c932iwa Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/956 104 755189 15908791 8395522 2026-07-07T18:14:27Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908791 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|950|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>cherchant en vain dans les écrits des anciens les titres de son origine, et les retrouvant par des fouilles intelligentes faites sur son propre territoire. Les fondations d’édifices, les tombeaux, la multitude de vases et d’ustensiles découverts de nos jours sur les coteaux au pied desquels est Dieppe, montrent la vieille cité gauloise, puis la cité romaine, puis la cité gallo-romaine, puis enfin la cité normande, se superposant l’une à l’autre. Ces débris, bien moins nombreux sans doute que ceux de même sorte qui sont encore enfouis sous la terre, sont les preuves d’un état de choses qui n’est enregistré nulle part, mais dont pourtant une tradition vague se conservait de génération en génération, comme ces bruits sourds et confus que se transmettent les échos des montagnes, sans qu’on puisse en distinguer la nature ni l’origine. Les traces des modifications que la mer et les courans des eaux intérieures ont fait subir au sol de la ville et des environs sont au grand jour ; effet d’une action permanente, elles ne sont pas effacées comme celles des travaux des hommes par le temps dont elles sont l’ouvrage. Il est constant à l’aspect des lieux que, dans un temps qui ne doit pas remonter fort au-delà de l’ère chrétienne, la mer pénétrait au-delà d’Arques ; peut-être même allait-elle jusqu’au coteau de Noville, qui est à 9,700{{lié}}mètres du rivage. Lorsque le fond de la vallée formait ainsi un vaste bassin défendu par de hautes collines, il offrait une des plus belles stations navales qui fussent au monde ; son étendue, sa sûreté, l’abondance de la pêche, la fécondité du sol, le voisinage de la côte d’Angleterre, avaient nécessairement fixé sur ces bords une population considérable, et celle-ci, comme l’attestent de nombreux vestiges de son séjour, était étagée sur les coteaux dont la mer baignait le pied : cet emplacement était, en effet, celui qui réunissait les meilleures conditions d’établissement. Les alluvions de la mer et de la rivière d’Arques ont pu s’amasser long-temps au fond de la baie sans compromettre aucun de ces avantages ; la première formation du banc de galets entre les deux falaises a même offert plus d’utilité que d’inconvénient ; il amortissait les coups de mer poussés par les vents de nord-ouest, et le calme de la rade en était mieux assuré. L’épaisseur de ce dépôt et par conséquent la profondeur primitive de l’entrée de la baie ne sont pas connues ; seulement, lorsqu’en 1778 on a fondé à 550{{lié}}mètres en arrière du rivage l’écluse de chasse, on est descendu jusqu’à 18{{e|m}}35 au-dessous du niveau des hautes mers de vive eau, et la sonde, poussée un peu au-delà, n’a rencontré que du galet. Le banc a pris avec le temps une étendue et une consistance telles que la ville a fini par s’établir dessus ; elle y est aujourd’hui presque tout entière, et, chose étrange, il ne reste aucun document précis sur l’époque très reculée où elle est descendue des coteaux. Il est présumable qu’elle a été reconstruite sur l’emplacement actuel après quelqu’une de ces grandes destructions qui<noinclude> <references/></noinclude> ktxmz5p69knydwrvhm6nib3pismj4ym Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/957 104 755190 15908800 8395523 2026-07-07T18:23:24Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908800 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|951}}</noinclude>accompagnaient les invasions des Normands ; ce peuple navigateur a dû poser ses premières habitations sur la berge où s’amarraient ses barques. La période de la plus grande prospérité de Dieppe correspond à l’époque des Valois. La marée remontait encore fort au-delà d’Étrau, à environ 4,000{{lié}}mètres de l’entrée du chenal actuel, et formait en arrière de la ville un bassin naturel capable de contenir les plus grandes flottes du temps ; la passe était et plus large et plus courte que de nos jours, et la masse d’eau que chaque marée jetait au-delà alimentait des courans qui tenaient le chenal libre : les navires n’avaient pas alors le tirant d’eau des nôtres, et le port, tel que l’avait fait la nature, satisfaisait à tous les besoins de la navigation. Les ''Recherches'' de {{M.|Estancelin}} ''sur les Voyages et les Découvertes des navigateurs normands'' ont restitué aux Dieppois de cette époque des titres de gloire qu’avaient usurpés les marines étrangères ; elles ont montré en eux les véritables auteurs des découvertes qui ont le plus étendu l’horizon du monde commerçant. Dès 1364, soixante ans avant que les Portugais aperçussent les côtes de Guinée, deux bâtimens partis de Dieppe gagnèrent les Canaries, reconnurent le cap Vert auquel ils donnèrent le nom qu’il a conservé, descendirent au-delà de Rio-Sestos, et rapportèrent à Dieppe les premiers chargemens de poivre et d’ivoire qui y eussent paru. Cette expédition fut suivie de beaucoup d’autres, et de nombreux comptoirs furent formés sur ces côtes et au-delà de la ligne ; mais ce n’étaient que des établissemens particuliers : le gouvernement, dont la négligence s’explique par les préoccupations et les embarras du temps, ne les protégeait point, les ignorait peut-être, et le Portugal, où tous les esprits et toutes les forces étaient alors tendus vers ce commerce, se réunissant contre une ville de France, parvint, après une lutte de plus de soixante ans, à évincer de ces vastes contrées ceux qui en avaient enseigné le chemin. Dès 1402, Jean de Béthancourt, gentilhomme des environs de Dieppe, secondé par le courage de quelques-uns de ses compatriotes, s’était fait souverain des Canaries. Ces succès avaient surexcité les ames, et Dieppe devint le premier lieu de l’Europe où l’hydrographie fut étudiée comme une science ; elle guida bientôt ses marins à de nouvelles découvertes. Le capitaine Cousin partit en 1488 pour un voyage qu’il poussa jusqu’à la rivière des Amazones, et rencontra, au retour, la pointe méridionale de l’Afrique, devançant par le tracé d’un si vaste triangle au travers de mers inconnues, Colomb dans le Nouveau-Monde, et Vasco de Gama au cap de Bonne-Espérance. En 1504, deux navires, l’un dieppois, l’autre breton, découvraient Terre-Neuve, et quatre ans après Jean Ango y fondait un établissement dont nous jouissons encore. Enfin, en 1529, Jean {{Tiret|Par|mentier,}}<noinclude> <references/></noinclude> 6ffo7ssn74k5l8xg5ncial8e7gxikx4 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/958 104 755191 15908811 14489530 2026-07-07T18:30:05Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908811 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|952|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|Par|mentier,}} digne émule de Cousin, entrait dans l’Océan indien, reconnaissait les côtes méridionales de l’Asie et débarquait à l’île de Sumatra. Le commerce était le but unique de tous ces voyages ; leurs auteurs préféraient un secret favorable à leurs intérêts mercantiles à une gloire qui leur aurait attiré des concurrens, et la postérité n’a percé qu’avec peine le mystère dans lequel ils s’étaient dérobés aux yeux de leurs contemporains. Chaque découverte était une sorte de patrimoine pour la ville qui l’avait faite, et les Dieppois retirèrent des leurs de grandes richesses : ils en atteignirent le faîte sous le règne de {{roi|François|Ier}}. Les arts ennoblirent leur luxe ; la construction de la belle église de Saint-Remi, l’ouverture de l’aqueduc, digne des Romains, qui abreuve la ville, sont de cette époque ; la sculpture en bois et en ivoire, l’architecture de la renaissance, produisirent des chefs-d’œuvre dont une grande partie a été ensevelie sous les décombres du bombardement de 1694. La réforme et les guerres de religion mirent un terme à ces travaux et à cette opulence : aucune ville en France n’eut alors à supporter de plus rudes épreuves et ne fut plus près de sa ruine que Dieppe. {{roi|Henri|IV}} s’efforça de la relever. Lorsqu’en 1664 le chevalier de Clerville la visita, de 120{{lié}}navires de 100 à 350{{lié}}tonneaux qu’elle avait auparavant possédés, il n’en restait que 24 ; le nombre des bâtimens attachés au commerce des Antilles était réduit de 15 à 2, et l’on faisait encore des affaires assez actives avec les îles du cap Vert, le Canada, l’Espagne, la mer du Nord, et surtout la Hollande. Cet état de décadence serait à présent accepté comme de la prospérité. Le bombardement de 1694 porta le dernier coup à la ville ; les Anglais l’avaient surprise sans moyens de défense ; ils épuisèrent à l’aise et sans danger les feux de leur artillerie sur elle, et ne la lâchèrent qu’après en avoir fait un monceau de décombres ; elle avait dès long-temps mérité ce traitement barbare par les hauts faits de ses marins. Comment après ce désastre n’a-t-elle pas retrouvé l’énergie qui l’avait fait sortir si glorieuse et si prospère des malheurs du moyen-âge ? Le génie d’entreprise et la persévérance de ses habitans les avaient-ils abandonnés ? Non, sans doute ; mais les circonstances étaient changées. {{roi|François|Ier}}, qui venait en 1534 jouir du luxe et de l’éclat de sa ville de Dieppe, lui avait dès 1516 donné dans le Hâvre un rival qui, lié par la Seine à Rouen et à Paris, avait sur elle tout l’avantage des communications par eau sur les communications par terre. Le Hâvre devait attirer inévitablement à lui tout le commerce de la vallée de la Seine, et réduire celui de Dieppe à l’exploitation de son territoire. C’est ce qui est arrivé. Une circonstance naturelle, qu’on n’a peut-être pas assez remarquée, condamnait d’ailleurs le port de Dieppe à descendre au second rang dès que le matériel naval agrandirait ses dimensions : c’est la {{Tiret|rapi|dité}}<noinclude> <references/></noinclude> m5tjaja2x1f94jhepvjak9jpdwxozzz Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/959 104 755192 15908820 14489531 2026-07-07T18:37:22Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908820 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|953}}</noinclude>{{Tiret2|rapi|dité}} avec laquelle la marée y monte et s’en retire ; elle donne rarement aux navires le temps d’en atteindre le fond, et il leur fallait naguère deux marées pour parvenir au bassin à flot. Ces conditions excluent les grands bâtimens et les mouvemens nombreux. Aussi les formes et les échantillons des navires dieppois se sont adaptés à l’état du port ; leur rusticité n’est pas dépourvue de grace, mais ils ne sont excellens chez eux qu’à la condition d’être ailleurs en désavantage. Le Hâvre, au contraire, est très favorisé par la durée de la haute mer. Sans tenir assez de compte des limites infranchissables que la nature met quelquefois aux projets des hommes, {{roi|Louis|XVI}} voulut reconstituer l’ancienne prospérité de Dieppe. Il fallait commencer par expulser du port les masses de galets qu’y poussent les tempêtes. Il fit construire, en 1778 et 1779, une écluse de chasse qui devait correspondre à une retenue d’eau de 3,080,000 mètres cubes. Une pareille puissance aurait affranchi le chenal ; mais le bassin des chasses n’a jamais, en réalité, contenu que 666,000 mètres d’eau, et l’on a long-temps combattu l’invasion du galet en le retenant entre des épis transversaux dont les intervalles ont été bientôt comblés. Le moyen le plus efficace, après les chasses, dont on se soit avisé est celui qui s’emploie aujourd’hui : il consiste à faire passer, en voiture ou en canot, devant le chenal, les 24,000{{lié}}mètres cubes de galet qu’y déposeraient les courans d’ouest. On a mis deux cents ans à faire cette découverte. Quoi qu’il en soit, des projets de travaux d’une étendue disproportionnée avec les développemens possibles du commerce de Dieppe furent approuvés en 1786, et maintenant, éclairés par l’expérience, nous reconnaissons que l’exécution de ces projets aurait gâté ce qui existe. Napoléon se contenta de faire réparer les effets de l’abandon où la révolution avait laissé le port. Le gouvernement qui vient de tomber l’a doté d’un vaste bassin à flot qui sera desservi du côté de la terre par le chemin de fer de Rouen. Cette combinaison paraît devoir faire de Dieppe le point d’arrivage des bois du Nord et des houilles anglaises que consomment l’industrie de la Seine-Inférieure et même celle de Paris. Si le mouvement en devenait très considérable, le chenal actuel du port n’y suffirait pas ; il a 700{{lié}}mètres de longueur, est obstrué de galets par les moindres coups de mer, et, dès qu’il vente frais du large, la mer y devient si tumultueuse, que deux bâtimens de commerce ne sauraient s’y croiser sans danger : le temps, l’espace et la sécurité manqueraient donc à la fois à la navigation. On pourvoirait à tout en ouvrant, au pied de la falaise de l’ouest, un second chenal qui serait exclusivement affecté à la sortie des navires. Dieppe est la patrie de Duquesne, et le culte que ses concitoyens rendent à sa mémoire montre que les sentimens dont il était animé vivent toujours au milieu d’eux. Ainsi que Jean-Bart, que Duguay-Trouin, que Ruyter, ce grand homme de mer sortait de la marine marchande : il<noinclude> <references/></noinclude> kjv26acsg8fdizzkaxu9ch1izqzq5l4 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/960 104 755193 15908825 11611159 2026-07-07T18:44:36Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908825 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|954|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>la considérait comme formant avec la marine militaire un seul et même corps, et ne concevait de véritable force pour celle-ci que dans le développement de la première. C’était aussi la pensée de Colbert. Elle est depuis long-temps mise en oubli parmi nous. Les ministres de la {{corr|marine,|marine}} semblent depuis cinquante ans s’être piqués de ne ressembler ni à Duquesne, ni à Colbert, et ils y ont réussi. L’on a prétendu fortifier nos armées navales en dehors et souvent aux dépens de la marine du commerce : l’exagération des dépenses et la mesquinerie des résultats obtenus ont été les conséquences de ce système, et, tant que nous y persisterons, nous ne recueillerons pas d’autres fruits. Ce serait ici le lieu de montrer l’importance que la pêche a conservée à Dieppe, lorsque le commerce y déclinait ; mais tous les ports de la côte sont, par la nature des choses, associés dans l’exploitation de cette grande industrie, et, pour en apprécier les ressources et les besoins, il sera préférable de la considérer dans son ensemble. La route de Dieppe au Hâvre touche presque la mer à Veules. Ce petit lieu a eu le même sort qu’Ault : on y comptait, en 1664, dix-huit barques pour la pêche du hareng et douze pour la petite pêche<ref>''Rapport du chevalier de Clerville''.</ref> ; la mer a fait disparaître l’abri en sapant les falaises dans lesquelles il était encadré, et en 1782 les pêcheurs ainsi dépossédés peuplaient à Dieppe un quartier appelé le Petit-Veules<ref>Lamblardie, ''Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie''.</ref>. La vallée de Saint-Valery en Caux a deux encâblures au plus de largeur ; la ville et le port en occupent le fond. Le ressac des lames qui battent la falaise à la haute mer et les courans alternatifs des marées disposent les galets qui viennent de l’ouest en un bourrelet circulaire devant l’entrée du chenal ; cette espèce de ligne de blocus aurait dès long-temps fermé le port, sans une écluse de chasse qui paraît être la plus ancienne de cette côte, car elle était déjà vieille en 1640 ; elle est alimentée par une retenue insuffisante située en arrière du bourg, et, lorsque les vents de sud-ouest soufflent avec une certaine violence, la barre de galets s’élève tellement qu’il devient nécessaire d’y frayer un passage à bras d’hommes. Malgré ces désavantages, Saint-Valery avait possédé, avant l’inspection du chevalier de Clerville, 40{{lié}}navires de 100 à 200{{lié}}tonneaux pour le cabotage, et 18 pour la pêche de la morue. Aujourd’hui réduit à un effectif total de 3,057{{lié}}tonneaux, son matériel naval se ressent de cette décadence de la navigation dans les ports des falaises, dont l’agrandissement du Hâvre est la compensation. Le commerce de Saint-Valery est peu de chose, et c’est surtout par les intérêts de la pêche que sont justifiés les travaux considérables qui s’exécutent pour l’amélioration de l’attérage.<noinclude> <references/></noinclude> glanvukcknuvyp4vl0l0qmixu40cbcn Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/961 104 755194 15908830 8395531 2026-07-07T18:51:37Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908830 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|955}}</noinclude><nowiki /> {{c|{{rom-maj|V}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} La vallée de Fécamp ressemble à celles de Dieppe et du Tréport, et son histoire naturelle est la même que la leur ; seulement l’envasement y est moins avancé, et les hautes mers de vive eau s’épanchent en arrière du port sur une surface de près de 50{{lié}}hectares. Dès 1640, cette retenue en était séparée par une digue puissante, construite de main d’homme et convertie aujourd’hui en un quai garni de magasins et de maisons ; elle fournissait alors des chasses imparfaites par les arches d’un pont qui se bouchaient tant bien que mal : une excellente écluse y a été substituée en 1680 ; située vis-à-vis le chenal et à une encablure de l’extrémité des jetées, elle agit énergiquement sur les masses de galets qu’y jettent les vents d’ouest. Leur invasion est, la plupart du temps, aussi subite que leur expulsion est lente ; l’entrée de la vallée, ouverte dans un redan du rivage, reçoit en écharpe les lames et les galets que balaient devant eux les vents parallèles à la direction générale de la côte. C’est ainsi que, dans la tempête de 1663, qui est long-temps restée dans la mémoire des marins de la Manche comme égale en violence aux plus terribles ouragans des mers de l’Inde, le chenal disparut, et le port fut à demi comblé sous une coulée de galets, qui s’y précipita comme la lave d’un volcan. Le travail opiniâtre des habitans, ultérieurement combiné avec l’action des chasses, parvint à rétablir le port. De grandes améliorations ont été, depuis dix ans, apportées à l’état du port de Fécamp ; elles n’ont point été improductives ; le matériel naval, qui consistait, en 1836, en 113{{lié}}navires jaugeant 6,892{{lié}}tonneaux, comprenait, en 1846, 159{{lié}}navires et 8,886{{lié}}tonneaux. Un embranchement du chemin de fer de Dieppe va féconder encore ces travaux, et, placés dans des conditions égales, les deux ports que desservira cette voie se suppléeront réciproquement, suivant les circonstances du temps et de la mer, pour la réception des marchandises encombrantes qu’il serait trop dispendieux d’entreposer au Hâvre. Fécamp compte aujourd’hui dix mille ames, et comprend, si ce n’est deux villes, du moins deux populations, l’une maritime, l’autre agricole et industrielle, si différentes de mœurs et de caractères physiques, qu’on a peine à les croire de la même race. Resserrée entre le bassin de retenue et le coteau du sud, la ville s’allonge en s’éloignant de la mer. Les constructions se multiplient aujourd’hui dans le quartier de la marine ; on y trace des rues, et les jardins y disparaissent. Le quartier du haut, groupé autour de l’ancienne abbaye, reste étranger à ce mouvement : il doit aux chutes d’eau du ruisseau de Valmont le voisinage de plusieurs filatures de coton ; indépendamment des ouvriers qu’elles emploient directement, elles fournissent des matières<noinclude> <references/></noinclude> i33oymuonoyizfuwzk9m67z9actxxzk Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/962 104 755195 15908833 11367290 2026-07-07T18:57:45Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908833 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|956|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>premières aux nombreux métiers à tisser qui sont répandus dans la ville et dans les environs. Les ouvriers en coton sont ici, comme presque partout, un objet de commisération, et le contraste qui règne entre leur débilité et la vigueur des gens de mer ne détermine aucun d’entre eux à changer de profession ; les habitudes attachent des serfs aux manufactures comme jadis les institutions à la glèbe. Chétives et valétudinaires, les familles de tisserands sont surtout disséminées dans la campagne ; elles louent à très bas prix dans les fermes des réduits obscurs et humides. Depuis quelques années, le prix du tissage à la main est descendu de moitié, pour se mettre au niveau de celui du tissage à la vapeur ; il suffit à peine aujourd’hui aux plus étroites nécessités de l’existence journalière, et, quand le travail s’arrête, les familles d’ouvriers, traquées par la faim, n’ont de refuge que dans la mendicité ; elles vont alors de ferme en ferme implorer la pitié, heureuses quand elles n’arrivent pas au terme de cette oisiveté forcée avec le dédain du travail et le goût du vagabondage. L’administration n’est pas plus en état de fermer ces plaies hideuses qu’elle n’est coupable de les avoir faites. La condition de ces masses de travailleurs infortunés ne peut changer qu’avec celle du milieu dans lequel ils languissent, et la substitution de la culture alterne aux méthodes imparfaites de l’exploitation actuelle serait le remède à leurs maux. Il y a place, en effet, dans les travaux qu’elle comporte, pour les faibles comme pour les forts ; elle appellerait par une amélioration de salaire les bras qui s’énervent dans l’atelier ; la terre doublerait ses produits, et l’homme échapperait à l’oppression de la meurtrière économie avec laquelle la machine à vapeur lui dispute sa subsistance. Si lentes que soient ces sortes de révolutions, peut-être est-il permis de voir dans l’intelligente exploitation des jardins de Fécamp, dans la nouvelle impulsion que va lui donner le chemin de fer, un acheminement vers l’amélioration de la culture. Ces jardins sont amendés avec la vase marneuse du bassin de retenue, fumés avec les écailles, les débris de poissons, les sels de rebut qui reviennent de la pêche imprégnés de matières animales, et la saveur qui en fait rechercher au loin les légumes est attribuée à l’emploi de ces énergiques engrais. Les ports de pêche de la côte devraient tous imiter cet exemple. {{c|{{rom-maj|VI}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}} De Fécamp à l’embouchure de la Seine, la falaise ne présente qu’une seule solution de continuité ; c’est celle d’Étretat. Quiconque a dessiné les falaises d’Étretat est à Paris peintre de paysage ; aussi, pendant la belle saison, le village devient un rendez-vous d’artistes, d’où sont bannies les préoccupations de la bourse et la gêne<noinclude> <references/></noinclude> 1p9x121dd1z26ebfvjvqc180dugqyxh Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/963 104 755196 15908840 8395534 2026-07-07T19:09:21Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908840 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|957}}</noinclude>du monde. Étretat est à la veille de perdre cet avantage qu’il doit à son isolement ; une route qui s’ouvre va le réduire à l’état de succursale du Hâvre et d’Ingouville. L’Aiguille, cet obélisque taillé dans la falaise, qui se dresse maintenant au milieu des flots ; la Porte d’Orient, cette arcade colossale, sous la blancheur de laquelle ressort si bien le double azur de la mer et du ciel ; les escarpes déchirées du cap d’Antifer, sont reproduites à chaque exposition du Louvre par la peinture ou le dessin, et ce serait leur faire tort que de chercher à les décrire ici. Étretat n’est plus qu’un village de pêcheurs ; ses chaumières sont éparses en arrière d’un bourrelet de galets qui barre sa vallée, et la place occupée par elles l’était autrefois par la mer. C’était un port naturel dont le périmètre est marqué par la ligne de niveau que traceraient les marées, sans la digue naturelle qui leur ferme le vallon. Les hautes mers des équinoxes, qui s’élèvent ici de 9{{e|m}}30, pénétreraient encore à 900{{lié}}mètres dans les terres et recouvriraient de 1{{e|m}}80 d’eau une surface de 22{{lié}}hectares ; elles ont plus d’une fois franchi l’obstacle qui les contient et submergé les cabanes des pêcheurs. Tel est l’état actuel des choses, et si l’on considère que, depuis l’époque où l’Aiguille et la Porte d’Orient se sont découpées dans la falaise, celle-ci a reculé d’environ 300{{lié}}mètres, il devient évident que l’anse d’Étretat a jadis offert un meilleur abri qu’aucun de ceux qui s’ouvrent aujourd’hui sur cette côte. Les dernières modifications qu’a subies la plage ne sont pas fort anciennes. « Les vieillards de ce village, écrivait en 1782 {{M.|de}} Lamblardie, tiennent de leurs aïeux qu’une rivière coulait autrefois dans ce vallon ; elle et sa source ont disparu. » Ce souvenir s’est effacé ; mais une carte de Mercator, qui fut, au commencement du {{s|XVI}}, le créateur de l’hydrographie, porte un gros ruisseau se jetant dans une anse qui n’existe plus. Aujourd’hui, ce ruisseau coule entre deux terres ; il épanche à mer basse, au travers du banc de galets, ses eaux abondantes et pures ; elles en descendent comme les sources d’une rivière, et puisque leur issue est recouverte à chaque marée de plusieurs mètres d’eau, il est clair que, lorsqu’elles coulaient au jour, leur lit formait un chenal praticable aux navires. L’''Oister-Tat'' du moyen-âge, qui n’a pas transmis ses bancs d’huîtres avec son nom à l’Étretat d’aujourd’hui, était groupé sur les coteaux du nord, et avait à ses pieds le bassin qui s’est depuis comblé ; en se déplaçant, il a laissé à près d’un kilomètre du rivage l’église, dont l’étendue et la structure supposent les ressources et les besoins d’une population plus riche et plus nombreuse que celle d’aujourd’hui. Des neuf travées de la nef, six sont de style byzantin, et trois de gothique écrasé ; ainsi la construction s’est effectuée du {{s|X}} au {{s|XIV|e|-}}. Comme à Dieppe, une tradition vague conservait ici le souvenir de l’existence d’une ville antique, et des fouilles faites en 1845 dans le jardin du presbytère l’ont<noinclude> <references/></noinclude> fzz78dycwmplzgtjtlv6oe6j7y8976s Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/964 104 755197 15908847 11849377 2026-07-07T19:16:25Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908847 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|958|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>justifiée en mettant au jour des fondations de bains romains pavés d’une assez belle mosaïque. Serait-ce ici le ''Carocotinum'' de l’itinéraire d’Antonin, cette ville maritime dont la recherche a coûté tant de savantes veilles ? En désespoir de cause, on l’a mise à la place du Hâvre, sans songer qu’au temps d’Antonin l’alluvion sur laquelle il est bâti n’était pas encore formée. On se fondait sur la distance assignée de ''Carocotinum'' à ''Juliobona'' (Lillebonne), et j’oserai remarquer que de ce dernier point, au Hâvre ou à Étretat, elle est exactement la même. Quant aux conditions auxquelles devait y prospérer l’établissement maritime, elles sont écrites sur le sol assez clairement pour se passer de témoignages historiques. Cette configuration du sol n’avait point échappé aux commissaires du cardinal de Richelieu, qui pourtant n’y trouvèrent pas les conditions nécessaires à l’établissement d’un port militaire. {{M.|de}} Lamblardie eut plus de hardiesse en 1782<ref>''De l’impossibilité de faire l’établissement d’un port de roi dans ceux qui se trouvent entre l’embouchure de la Seine et celle de la Somme, et indication du seul endroit où cet établissement serait possible dans cette partie de la côte.'' (''Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie'').</ref>. Il observait que le débouché du vallon n’est qu’à 3,600{{lié}}mètres du cap d’Antifer, où commence le courant de galets, que par conséquent les dépôts, bien moindres qu’à Fécamp, à Dieppe et au Tréport, pourraient être maîtrisés avec des chasses d’une faible puissance ; que, tandis qu’aucun port de la côte, y compris celui du Hâvre, n’offre une profondeur suffisante pour les frégates, on trouve à mer basse, devant Étretat, 6{{lié}}mètres d’eau à 40{{lié}}mètres du rivage, 12 à deux encâblures. Il en concluait la possibilité de rendre cet attérage praticable aux vaisseaux de ligne, et proposait de leur ouvrir un avant-port de 38{{lié}}hectares, formé par deux jetées enracinées au pied des falaises, et de creuser en arrière un bassin à flot de 14{{lié}}hectares ; mais il ne disait pas comment il aurait expulsé le galet à l’entrée de ses jetées. À cette époque, le gouvernement était préoccupé, comme l’avait été Richelieu, de la recherche des moyens de soutenir dans la Manche une lutte armée contre l’Angleterre, et les projets de l’établissement de Cherbourg n’étaient point encore définitivement adoptés. {{M.|de}} Lamblardie, en proclamant les avantages de celui-ci, croyait qu’Étretat en serait le complément nécessaire. De Cherbourg à Dunkerque, nous n’avons pas en effet un port, une rade défendue, où puisse se réfugier une frégate ; une escadre prise par de forts vents d’ouest sur la méridienne de Cherbourg est toujours en danger d’être affalée sur la côte de Normandie, et l’on sent tout ce qu’une pareille chance à courir introduit de gêne et d’incertitude dans les opérations de nos armées navales.<noinclude> <references/></noinclude> c7mjlh8rsvjj6qvjt7x5ssi29z1upld Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/965 104 755198 15908850 12435612 2026-07-07T19:22:59Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908850 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|959}}</noinclude><nowiki/> Ne manque-t-il d’ailleurs rien à l’établissement commercial du Hâvre ? Ce qui se passe en ce moment pour l’organisation du service des paquebots transatlantiques est une affligeante réponse à cette question. Les bâtimens de plus de cinq mètres de tirant d’eau ne peuvent entrer au Hâvre qu’aux marées de pleine et de nouvelle lune. Les paquebots sont dans ce cas, et la plupart du temps la malle du Hâvre part de Cherbourg. Il serait assurément très préférable de l’expédier d’Étretat et de l’y recevoir ; la distance serait de 32{{lié}}kilomètres au lieu de 170. Étretat ne comporte pas, à mon sens, l’exécution du vaste projet de {{M.|de}} Lamblardie ; mais, réduit à des proportions modestes, le port pourrait être préservé du galet, et serait pour le Hâvre un secours et non une concurrence. La nature a si peu fait pour notre établissement maritime, qu’il ne nous est permis de négliger aucune de nos ressources, et le premier aspect d’Étretat appelle tout au moins une étude approfondie du parti qu’il serait possible d’en tirer. La fondation d’un port ne se décide point sur de simples apparences ; elle n’arrive à sa fin que lorsque toutes les conditions en ont été prévues avec justesse, et le temps est, pour y parvenir, un auxiliaire dont il n’est pas possible de se passer. Une seule chose est urgente à exécuter à Étretat. Accessible à toute heure de la marée, la plage offre, par le beau temps, un point de débarquement sûr et commode : située à 14{{lié}}kilomètres de Fécamp, à 32 du Hâvre, elle n’est séparée de ces villes que par un plateau légèrement ondulé ; l’ennemi qui la prendrait pour point de départ atteindrait de plain-pied les falaises qui dominent l’une, ou les hauteurs d’Ingouville qui commandent l’autre, et avant que ces places, dont l’une est ouverte et l’autre fort mal fortifiée, fussent secourues, il serait maître de les incendier. Nous ne sommes plus au temps où l’on pouvait souhaiter qu’une expédition anglaise s’aventurât ainsi sur notre territoire ; la navigation à vapeur a changé toutes les conditions de l’attaque des côtes, et l’artillerie acquiert chaque jour des moyens de destruction plus rapides. Il est donc indispensable de défendre l’abord d’Étretat. Les deux falaises qui bastionnent la vallée ne sont pas à 600{{lié}}mètres l’une de l’autre ; au pied de chacune sont de mauvais épaulemens à peine propres à recevoir une demi-douzaine de canons : des batteries étagées sur les pentes des falaises rendraient l’intervalle inabordable. Presque tous les pêcheurs ont servi sur les bâtimens de l’état et sont familiarisés avec la manœuvre du canon ; il ne manque à ces braves gens que des parapets, des magasins, des armes, et c’est chez eux qu’il faut commencer les fortifications du Hâvre. L’attérage d’Étretat est sans rade et ne comporte point de possibilité d’en créer une. Le mouillage forain que nous décorons du titre de grande rade du Hâvre n’en est éloigné que de dix milles ; dans {{Tiret|l’inter|valle,}}<noinclude> <references/></noinclude> o6hnr0k3fwl1i9ewdxiy5e5xewbf04t Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/966 104 755199 15908852 8395541 2026-07-07T19:29:09Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908852 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|960|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|l’inter|valle,}} l’ancre mord partout dans un sable vaseux d’une ténacité à toute épreuve. C’est la seule atténuation que la nature ait apportée aux mauvaises qualités de cette partie de la côte. Si l’état doit exécuter encore de grands travaux dans l’ensemble des ports de la Somme et des falaises, l’accomplissement de sa tâche est maintenant assez avancé pour le mettre à l’abri du reproche de l’avoir négligée. Tous ces ports sont assujettis, les uns aux invasions des galets, les autres à celles des sables ; presque tous sont pourvus du moyen le plus efficace de combattre ce fléau, c’est-à-dire d’écluses de chasse et de bassins de retenue ; mais ces bassins reçoivent des eaux chargées du limon des falaises, ils s’envasent rapidement, et leur action devient de jour en jour moins puissante. Cet inconvénient serait fort diminué, si partout, comme à Fécamp, l’agriculture adoptait l’usage d’amender les terres avec la vase marneuse qui se dépose, ou si, à l’exemple des ingénieurs des ponts-et-chaussées, les autres constructeurs employaient à leurs travaux l’excellente chaux hydraulique qu’elle produit. La marine elle-même peut trouver dans ces matières aujourd’hui dédaignées un objet d’exportation ; mais tant que l’agriculture et la fabrication de la chaux ne suffiront pas au déblai des bassins, nous devrions imiter les Hollandais, qui ferment les leurs aux eaux troubles de la mer et ne les remplissent que des eaux claires fournies par l’intérieur des terres. L’abondance ou la rareté du tonnage au lieu de départ est, on le sait, ce qui fait la prépondérance ou l’infériorité des marines locales ; celles-ci ont encore plus besoin de marchandises encombrantes pour remplir leurs navires que de bassins pour les recevoir. Dans les échanges avec l’étranger, la côte que nous venons d’explorer reçoit en général un tonnage quadruple de celui qu’elle expédie, et sa part dans le mouvement international est le dixième seulement de celle des pavillons rivaux. Ainsi, en 1846, le tonnage des bâtimens chargés a été, à l’entrée, de 105,122{{lié}}tonneaux ; à la sortie, de 26,183, et dans le mouvement total, bâtimens sur lest compris, le pavillon français figure pour 20,864{{lié}}tonneaux, les pavillons étrangers pour 201,753. Le mouvement du cabotage donne des résultats peu différens : dans cette même année, la côte a reçu par lui 92,890{{lié}}tonneaux et n’en a rendu que 25,380. Pour atténuer ces disproportions, il faut chercher du tonnage, et nous n’en saurions trouver qu’en tournant nos regards du côté de la terre. La culture des champs, l’aménagement des forêts, l’exploitation des tourbières de la Somme et même des roches des falaises fourniront, quand on saura les leur demander, les moyens de rétablir l’équilibre. Les fraîches vallées qui sillonnent le plateau crayeux des falaises sont trop étroites et trop bien cultivées pour offrir beaucoup de ressources<noinclude> <references/></noinclude> cgbisrx9vj2yzuwank090mxusd17gj8 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/967 104 755200 15908858 8395542 2026-07-07T19:35:22Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908858 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|961}}</noinclude>nouvelles : il en est autrement du plateau. Il est presque partout recouvert d’une couche d’excellente terre arable : il manque malheureusement d’eau ; mais les vapeurs de l’Océan, incessamment rabattues sur la terre par les vents du large, y entretiennent assez d’humidité pour le développement et même pour le luxe de la végétation. La nécessité de protéger les habitations et les vergers contre la violence de ces vents semble avoir appris aux cultivateurs l’art de suppléer à la rareté des sources et à l’éloignement des cours d’eau. Les fermes sont groupées dans des enceintes rectangulaires formées avec des levées en terre végétale sur lesquelles sont plantés en rangs serrés des arbres forestiers. Leurs feuilles agissent sur les vapeurs dont se charge l’atmosphère comme autant de suçoirs : l’extrême humidité qui règne à l’abri de ces remparts de verdure alimente des herbages touffus et des mares d’eau croupissante où l’on puise pour les besoins des ménages et des étables. La campagne est parsemée de ces forteresses agrestes dont chacune cache un hameau. Plus laborieuse qu’intelligente, l’agriculture du pays attend, pour prendre l’essor, que l’esprit d’association vienne animer d’une vie nouvelle ces groupes si bien formés pour prospérer sous son influence. À peine commence-t-il à s’y faire jour par l’établissement de quelques citernes communes ; à peine comprend-on combien une coordination intelligente des constructions apporterait de salubrité aux habitations des hommes, d’économie à l’exploitation agricole. Un jour viendra où quelques-uns de ces groupes organiseront des fruitières semblables à celles qui font, depuis des siècles, la fortune des campagnes de la Hollande, de la Lombardie, de la Suisse et, depuis quelques années, celle d’une partie de la Franche-Comté : de ce jour datera pour le pays une ère nouvelle ; la culture alterne se substituera sans effort à l’assolement triennal ; la masse des engrais sera triplée, et celle des denrées produites suivra. L’esprit d’association trouve à s’exercer sur une échelle non moins vaste dans les terrains submersibles de l’embouchure de la Somme. Il lui reste des polders à conquérir sur la mer, des marais à dessécher : il a beaucoup fait, il peut faire davantage encore, et, par un heureux concours de circonstances, les travaux les plus profitables à l’agriculture sont, dans cette région, ceux dont l’exécution importe le plus à la navigation. Les terres ainsi soustraites à l’action des eaux sont de la plus haute fertilité ; toutes les cultures de la Flandre y sont praticables, et c’est à elles qu’il faut demander les chanvres dont nous avons constaté le besoin. Dans l’état actuel de notre pays, il faut peu compter sur la propriété privée pour fournir à la marine des bois de construction, et les forêts domaniales de la Seine-Inférieure et de la Somme ne sont malheureusement pas aménagées en vue de cette destination : leur étendue totale<noinclude> <references/></noinclude> g60z50msqaxpwsdgavusjngx0wkj98o Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/968 104 755201 15908864 11638380 2026-07-07T19:41:43Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908864 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|962|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>est de 38,006{{lié}}hectares, et je ne sais quelles ressources offriraient 1,084{{lié}}hectares de bois communaux assujettis au régime forestier. Parmi les forêts de l’état, celle de Crécy (4,218{{lié}}hectares) avec les bois de laquelle on construisait en 1664 au Crotoy des bâtimens de 400{{lié}}tonneaux<ref>''Rapport du chevalier de Clerville''.</ref>, celle d’Arques (994{{lié}}hectares) située aux portes de Dieppe, méritent une attention particulière, et leurs parties les plus fertiles devraient être mises en réserve pour les besoins de la marine. J’en dirais autant, sauf les indemnités qui pourraient être dues, des 10,492{{lié}}hectares de la forêt d’Eu, qui commence à moins de deux lieues du Tréport. Le chêne et les autres bois durs paraissent avoir été jusqu’à présent les seuls dont l’aménagement ait été fort soigné dans les forêts de la Somme et de la Seine-Inférieure, et l’on se plaint aujourd’hui que le sol, fatigué de les reproduire, se dégarnisse ou se laisse envahir par des bois blancs impropres aux constructions navales. C’est là une manifestation de cette loi d’assolement, commune aux grands et aux petits végétaux, qui fait alterner sur le même terrain des espèces différentes, et il y a grand compte à en tenir. Dans les régions sylvestres des Alpes et des Pyrénées, où les essences sont plus variées et où la nature agit en liberté, on voit les futaies de sapins et les futaies d’arbres feuillus se succéder réciproquement de siècle en siècle : les landes du Maine et du Berri se refusent, après un repos centenaire, à se regarnir de chênes, autour des vieux troncs noircis qui en attestent l’ancienne abondance, et prodiguent aux pins la sève et la vie. Les forêts voisines de la côte ne sont point exceptées de cette loi de la nature. Malheureusement les arbres résineux ne se montrent encore dans le pays que par rares bouquets, comme ornemens du paysage plutôt que comme objets d’exploitation, et la place que l’assolement des essences leur réserve sur le sol forestier est occupée par des espèces sans valeur. La facilité de les substituer à celles-ci ressort avec éclat de l’état d’un reboisement fait, il y a quelques années, sur les hauteurs de Beaumont, au nord de la ville d’Eu : le sapin argenté y pousse sur la craie aussi vigoureusement que sur les pentes des Vosges et du Jura. Sa propagation dans des forêts voisines de la côte n’aura que des avantages pour la marine ; les bois résineux sont de ceux qui s’emploient le plus dans les constructions navales, et quatre cents bâtimens russes, suédois ou norvégiens, chargés de sapins et repartant sur lest, que reçoivent chaque année les neuf ports des falaises et de la Somme, témoignent assez des besoins du pays et de l’indifférence de notre marine à ce mouvement. Lorsqu’on remonte la Tamise pour aller à Londres, on aperçoit sur la côte de Kent, qui est formée de la même roche crayeuse que les falaises de Normandie, d’immenses excavations sans cesse assiégées par<noinclude> <references/></noinclude> 5esvuqjsvsilxzpfj58gy4pk2xv3rzj Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/969 104 755202 15908867 8395545 2026-07-07T19:46:20Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15908867 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES CÔTES DE NORMANDIE.|963}}</noinclude>des flottilles de navires : ce sont des carrières de chaux, exploitées avec des machines à vapeur et des chemins de fer, et ces bâtimens viennent chercher des amendemens pour les terres de la Grande-Bretagne. Chez nous, les besoins sont plus grands, les ressources plus vastes, et le mouvement est nul. Au sud-est des falaises, le sol du département de la Manche et de la presqu’île de Bretagne est presque exclusivement granitique ; l’introduction de l’élément calcaire dans la culture y serait la première condition de la fertilisation des terres, et de cette même région part la moitié des caboteurs qui se dirigent vers les falaises, et dont les deux tiers en repartent à vide. Ces rapprochemens suffisent pour faire prévoir quelle vie nouvelle animera nos ports de la Manche, quand notre agriculture sera conduite avec la même intelligence et pourvue des mêmes capitaux que celle de nos voisins. Le système d’approvisionnement qui prévaut aujourd’hui de l’autre côté du détroit ouvre un débouché presque illimité aux denrées de la côte de Normandie. En consentant à placer en dehors de son territoire les bases d’une notable partie de son alimentation, le peuple anglais a fait ce qui pouvait s’imaginer de plus favorable à nos ports de la Manche, et d’un autre côté, dans un pays où la pêche occupe beaucoup plus de matelots que le transport des marchandises, le bon marché des subsistances, du chanvre et des bois est, après l’abondance du poisson, la base essentielle du développement de la navigation. La connexion qui règne partout entre l’intérêt maritime et l’intérêt agricole est donc ici plus étroite qu’ailleurs. {{d|J.-J. Baude.|3|sc}}<noinclude> {{g|(''La seconde partie à un prochain n{{o}}.'')|4|fs=90%}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> fclk11by7aqdmwk5kbdxa0m0k4va0ub Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/970 104 755203 15909009 14538773 2026-07-07T23:04:55Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909009 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki /> <includeonly> {{a|{{rouge|'''Chronique {{n°}}388''' <br>'''14 juin 1848'''}}|0|0}} </includeonly> {{c|CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.|fs=200%}} {{Séparateur4}} {{D|14 juin 1848.|4|fs=90%|}} Ni l’état des affaires ni l’état des esprits ne s’améliore sensiblement, il s’en faut de beaucoup, et nous le constatons dans la sincérité de nos inquiétudes. Nous tenons à ne point passer pour des alarmistes, parce qu’avant toute chose nous avons à cœur l’affermissement d’une société régulière ; mais nous sommes aussi par devoir, ou du moins nous tâchons d’être les fidèles échos de l’histoire courante, et force nous est de répéter ce qui s’entend partout. Or, où trouver maintenant quelqu’un qui respire à l’aise, quelqu’un qui ne se sente le cœur plus oppressé, dans le développement actuel des faits accomplis, qu’il ne l’avait dans la surprise du premier coup, quelqu’un enfin qui ne se plaigne et ne gémisse de marcher toujours sans voir et de tâtonner sans toucher ? Au début de la jeune république, on s’était d’avance approvisionné pour sa consolation d’un certain nombre d’espérances, on les avait en quelque sorte échelonnées le long de la route laborieuse qu’on s’attendait à parcourir. On les a toutes saluées à mesure qu’on avançait, et saluées trop bas plutôt que trop peu ; toutes, jusqu’à présent, se sont évanouies à mesure qu’on les abordait. On avait à qui mieux mieux compté sur le bon sens de chacun ; le bon sens est lent, et les heures vont vite. On avait compté sur les passions, qui vont encore plus vite que les heures, sur les nobles passions qui éclatent dans les foyers révolutionnaires, pour inspirer les masses ou lancer les individus : il s’est rencontré ce singulier phénomène, que la révolution de 1848 n’était point une révolution passionnée ; elle avait seulement des appétits. Toutes les fois qu’elle a voulu jouer à la passion, emboucher la trompette et se promener en triomphe, elle est tombée dans l’enthousiasme à froid, le pire des plagiats ; elle a été froide en comparaison de ses aînées, comme la mythologie des alexandrins en face des dieux du vieil Homère. Par un contraste plus frappant encore, en dehors, au-dessus de cette révolution sans passion, il s’est produit dans la foule, dans l’immense majorité du pays, une passion véritable, la passion de l’ordre, provoquée par l’invasion désordonnée des systèmes factices au milieu du monde réel, la passion de l’ordre matériel, si ce ne pouvait être tout de suite l’ordre moral. Celle-là, pour sûr, n’a rien de révolutionnaire, et même, il faut bien l’avouer, presque rien de {{tiret|poli|tique}}<noinclude> <references/></noinclude> 5ypyfgbv7v6vwxdl427zeq6njysg8gt Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/971 104 755204 15909010 6141149 2026-07-07T23:13:07Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909010 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|965}}</noinclude>{{tiret2|poli|tique}} ; c’est l’instinct de la vie porté à sa plus haute puissance lorsque la vie est menacée, c’est la colère et l’effroi d’un tête-à-tête permanent avec je ne sais quel Érostrate qui renaîtrait sans cesse la torche à la main. La société souffre aujourd’hui dans cette passion-là, et voilà vraiment la fibre douloureuse qui tressaille chez elle. À défaut d’objet plus grandiose, en vue du plus pressant péril, la société s’est passionnée pour l’ordre, et elle s’attriste, elle s’indigne, elle murmure, parce qu’elle n’en a point à son contentement. Quel est en effet le mot de la situation, le mot du jour ? Si ce n’est anarchie, comme le diraient des pessimistes, comme sembleraient le crier les tumultes de la rue, si ce n’est anarchie, c’est tout au moins contradiction, non pas la contradiction pacifique et féconde des opinions qui mûrissent en discutant, mais une contradiction brutale et flagrante dans toutes les sphères des pouvoirs publics dont le jeu est ainsi arrêté. Contradiction au sein de la commission exécutive, qui s’en cache en pure perte, au sein de son ministère, qui s’en vante, au sein de l’assemblée nationale, qui cherche toujours sa voie et son unité, au sein du corps électoral, qui, dans son centre le plus actif, vient de protester contre toute pensée d’unité par le plus marqué des schismes ; contradiction des idées et des personnes entre elles, contradiction plus fâcheuse des idées ou des personnes avec elles-mêmes, contradiction misérable ou violente pour laquelle on n’aperçoit d’ici ni d’accommodement très doux, ni de terme très prochain : tel est le mal qui découle de toutes les régions ou siége l’autorité, de l’urne même où l’autorité se retrempe, de l’urne du suffrage universel. Le suffrage universel a maintenant une seconde fois prononcé depuis la fondation de la république : l’oracle qu’il a rendu n’était soupçonné de personne, et plus qu’oracle au monde il mérite explication. Les élections parisiennes du 4{{lié}}juin traduisent énergiquement un état de choses qu’il vaut mieux regarder de près que dissimuler. Il y avait deux républiques en présence le lendemain du 24{{lié}}février, celle qui pouvait s’asseoir sur des institutions raisonnables, se fortifier de tous les concours, s’adapter à toutes les exigences vraies du pays, celle au contraire qui voulait lâcher la bride à l’entraînement des masses ignorantes ou des utopies implacables ; il y avait la république possible et la république impossible. La république possible ne suscitait pas de dissidens ; c’était un miracle de concorde qui prouvait plus, à vrai dire, en faveur de l’irrésistible nécessité du fait qu’il ne témoignait en l’honneur de notre foi politique, mais enfin le miracle existait. Ceux des républicains de la veille qui étaient de cette république-là auraient dû se réjouir du surcroît d’alliances, et d’alliances très sincères, que leur valait leur victoire, justement parce qu’ils avaient vaincu sans combat ; bien loin de se réjouir, ils se sont effarouchés. Dans un intérêt qu’ils ont été probablement les seuls à juger très patriotique, ils se sont beaucoup plus alarmés du voisinage de ces inévitables auxiliaires qu’ils ne s’alarmaient de la concurrence dont les menaçait la république impossible, leur rivale de tous les temps. Ils ont même poussé l’horreur des républicains du lendemain jusqu’à pactiser à petit bruit avec certains d’entre leurs coreligionnaires de la veille, auxquels la veille ils n’auraient pas tendu la main. Bref ils ont ambitionné de faire de leur petite église l’unique représentation de la république possible, et, dans leur ardeur d’accaparement, ils ont jeté sur tout le reste du peuple français un double interdit, interdit foudroyant sur les ralliés de fraîche date, parce qu’ils n’avaient<noinclude> <references/></noinclude> hxfyx7slwszwu9c1ajdjrlr8cp9af95 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/972 104 755205 15909011 10453202 2026-07-07T23:20:57Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909011 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|966|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>pas tous été les amis de leurs amis, interdit modeste et respectueux sur les fiers adhérens de la république impossible, parce qu’ils étaient des ennemis à la fois anciens et nouveaux. Il est ainsi arrivé que ce groupe directeur s’est trouvé bientôt passablement isolé. Il possédait un nombre donné d’illustrations, un nombre qui n’était pas inépuisable. Ayant à peu près placé tout son monde du premier coup, il n’avait plus guère de personnages en réserve pour une épreuve subséquente. La liste des candidats du ''National'' était trop évidemment l’œuvre imparfaite de gens au dépourvu. Cette liste a donc échoué. La république impossible, qui a l’honneur d’être toujours assez bien vue par quelques-uns des soutiens officiels de la république existante, la république des utopies et des conspirations, s’est levée comme un seul homme pour mettre en avant des noms plus significatifs et plus européens que les noms respectables, mais médiocres, déterrés, vaille que vaille, par ''le National'', jusqu’à ce que cela fit onze. De leur côté, les nouveaux de la république possible, infiniment peu rassurés par le dévouement trop exclusif de leurs anciens, ont pris eux-mêmes dans leurs rangs d’autrefois les hommes que leurs anciens repoussaient ; ils les ont envoyés pour être leurs champions dans cette grande lutte qui va s’ouvrir contre l’anarchie, et comme ils partageaient le péril, ils ont voulu dorénavant partager la défense. Voilà comment la liste des derniers députés de Paris est composée tout entière de républicains du lendemain et d’enfans perdus de la république des rêves. Le juste milieu artificiel que l’on avait essayé d’organiser entre intimes est resté, dès le second engagement, au fond de l’urne électorale : il a succombé par pure impuissance d’être. De quel bord pourtant ranger {{M.|Caussidière}}, le premier des onze, le héros des barricades et le caprice de la bourgeoisie ? Il n’était rien hier que l’ami de {{M.|Flocon}}, et le voici désormais qui éclipse la popularité municipale de l’honorable {{M.|Moreau}}, sans gâter cette popularité révolutionnaire qui a peut-être failli lui procurer un gîte à Vincennes en compagnie du citoyen Sobrier. Aux 70,000{{lié}}voix de la liste qui s’est si étrangement appelée la liste des ateliers nationaux, il en a joint 70,000 autres prélevées sur les listes de toutes couleurs. À quel titre, par quels mérites ? Le plus clair mérite de {{M.|Caussidière}}, c’est d’avoir été lui-même en un temps où chacun ressemble à tout le monde. Il s’est démené, il a marché, il a écrit et parlé d’une façon dont personne ne marchait, n’écrivait et ne parlait. Il a été éloquent à sa manière, d’une éloquence brève et sans gêne qui persuadait. Il n’a point eu, comme tant d’autres parmi nos modernes tribuns, ou des velléités bucoliques, ou des réminiscences bibliques, ou des aspirations sentimentales, ou des airs d’artiste incompris. Il s’est donné pour ce qu’il était, et il a convaincu les plus défians qu’il eût été le meilleur des préfets de police, s’il n’avait été en même temps le plus loyal frère des conspirateurs. Ces deux qualités aidant et l’une portant l’autre, le suffrage universel a fait de {{M.|Caussidière}} un député de Paris. Quant à {{M.|Pierre}} Leroux, à {{M.|Lagrange}}, à {{M.|Proudhon}}, ils n’ont pas, que nous sachions, d’autre prétention que celle d’être les députés des ateliers nationaux. Condition bien singulière en vérité, pour un gouvernement, que de voir ainsi au plus près de son siége tout un camp de prétoriens payés par lui et organisés contre lui ! Nous souhaitons beaucoup que {{M.|Trélat}}, qui montre une bonne volonté dont on lui tient compte, réussisse à mettre une discipline {{tiret|sé|rieuse}}<noinclude> <references/></noinclude> 3f109ss1xn1l1m74rmgdcggw7ycx2dy Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/973 104 755206 15909016 6141173 2026-07-07T23:29:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909016 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|967}}</noinclude>{{tiret2|sé|rieuse}} dans cette immense institution ; en attendant, nous sommes réduits à nous féliciter du progrès tel quel qui s’y est peut-être accompli. On n’embrigade plus les travailleurs pour l’émeute, comme on l’essayait à leur insu le 16{{lié}}avril et le 15{{lié}}mai ; on les embrigade pour le suffrage, et ils répètent ce nouveau mot d’ordre sans en connaître plus long qu’ils n’en connaissaient quand ils répétaient l’autre jour : ''Vive la Pologne !'' Les meneurs des partis extra-politiques, et qui sait ? les politiques en minorité dans le gouvernement, auront-ils ainsi à perpétuité sous la main un foyer d’agitation qu’ils pourront allumer d’une seule parole ? On a d’abord inventé de s’intituler la république démocratique : la désignation n’était point très exclusive en un pays où la monarchie elle-même n’avait pas d’autre base solide que la démocratie. On s’est donc rebaptisé pour se dire cette fois au grand complet la république démocratique et sociale, ce qui est un cri difficile et long à crier dans la rue, mais ce qui implique du moins certaines hypothèses que tout le monde ne se soucie pas d’endosser. Sous cette devise, on a groupé derrière {{M.|Caussidière}} les noms de trois ouvriers tout-à-fait ignorés, de cinq journalistes qui vivraient très mal ensemble, de deux martyrs des anciennes batailles de carrefours qui n’ont point encore abdiqué leurs sombres souvenirs. On a dit à la classe des travailleurs que tout ce pêle-mêle était sa représentation la plus fidèle ; on le lui a dit en la saisissant sur place et d’emblée, par masses aveugles et compactes, en lui jetant plein les mains ces bizarres candidatures tirées à 400,000{{lié}}exemplaires : elle a cru, et elle a voté. C’est comme cela que les deux génies les plus négatifs qu’il y ait en ce temps-ci, {{M.|Pierre}} Leroux et {{M.|Proudhon}}, se trouvent les premiers officiellement délégués par le vœu populaire pour fonder la république sociale. Nous n’avons point à parler de {{M.|Lagrange}} ; il y a des exaltations respectables, parce qu’elles sont irrémédiables, {{M.|Lagrange}} affichait la semaine dernière, sur tous les murs, « qu’il jurait par Dieu et par la révolution » de sauver la patrie ; il trouve ce langage-là naturel. Quant à {{M.|Pierre}} Leroux et à {{M.|Proudhon}}, nous ne cacherons pas que nous serions aises de les voir dans l’assemblée nationale, si leur présence n’y était pas, à l’heure qu’il est, un symptôme que nous déplorons. {{M.|Proudhon}} est un esprit francomtois et un Francomtois d’esprit, ce qui ne va pas toujours ensemble. Il a une logique carrée qu’il soutient à tort et à travers avec une verve paradoxale et goguenarde qui ne manque pas d’empire. Il démolit pour son compte tous les socialistes, et les immole au profit d’une découverte financière que personne ne lui a encore disputée : {{M.|Proudhon}} va porter à la chambre ce fameux projet de banque qui supprime la tyrannie du capital, en revenant à l’âge d’or des échanges en nature, et simplifie l’éternelle question de la balance du commerce en exilant d’un coup tout le numéraire à l’étranger. Ce sera bien fait d’expliquer la chose de haut, et, pour notre part, nous l’en conjurons. Il en est de la banque de {{M.|Proudhon}} comme des théories socialistes dont il se moque si gaillardement : ce qu’il y a de bon dans tout cela appartient à tout le monde, et ne vient à jour qu’une fois la théorie morte. {{M.|Pierre}} Leroux nous embarrasse plus que {{M.|Proudhon}} : il est le commencement d’un dieu, et l’on ne sait vraiment où placer les dieux d’ici-bas, quand ils ne sont pas terminés. Nous avons peine à discerner le genre de services qu’il pourrait plus ou moins rendre à l’assemblée : analyste rêveur, {{M.|Leroux}} critique à merveille, mais il n’a jamais rien construit. Il n’est pas économiste, il n’est pas jurisconsulte, il<noinclude> <references/></noinclude> aark2wb190q20nt5q20tagt2imvl0vf Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/974 104 755207 15909017 9986265 2026-07-07T23:36:59Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909017 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|968|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>n’est pas historien ; il appliquera donc sa philosophie aux choses politiques, et sa philosophie, appliquée telle qu’il la prêchait aux dernières élections, devant le club de {{M.|Barbès}}, dans un concile dont il devait être la lumière, son système à lui, c’était de faire que le gouvernement de la commune, comme l’art de l’imprimerie ou celui du sabotier, devint enfin à la fois ''sensation — sentiment — connaissance''. Somme toute, il est évident qu’il faudra mettre {{M.|Leroux}} au comité de constitution. Grace à l’ensemble avec lequel le ''peuple'' votait pour ses futurs bienfaiteurs, grace à la coupable nonchalance des heureux de certains arrondissemens qui n’ont pas daigné interrompre les loisirs de leur villégiature, Paris aurait peut-être encore reçu pour représentant tel ou tel des prisonniers de Vincennes, si l’apparition d’une candidature inattendue n’avait déconcerté toutes les combinaisons. Cette candidature est sortie de terre comme un décor de théâtre au coup de sifflet du machiniste. Le prince Louis-Napoléon, le prétendant de Strasbourg et de Boulogne, s’est trouvé député de Paris avant même que Paris se doutât qu’il pourrait l’être. L’étoile impériale se levait au même instant avec la même soudaineté pour recevoir le même hommage dans l’Yonne et dans la Charente-Inférieure. Les paysans de la Saintonge, entraînés à l’improviste comme par un signal, déchiraient leurs bulletins, déjà tout écrits, pour substituer le nom fascinateur des Césars au nom d’un citoyen républicain. Les ouvriers de Paris, les travailleurs des ateliers nationaux, effaçaient de la liste sacramentelle qu’on leur avait distribuée le nom qui plaisait le moins à chacun en particulier, le nom sur lequel chacun avait eu le plus de répugnance à vaincre, et ils proclamaient Louis Bonaparte. Qu’il y ait dans cet élan des suggestions artificielles, de l’argent répandu, des émissaires autorisés ou non, mais vigoureux et adroits, cela ne fait pas doute en présence des troubles qui ont accompagné, qui accompagnent encore cet étrange avénement d’un proscrit. Il est cependant autre chose sous ces manifestations, autre chose de plus grave. Si elles étaient circonscrites à Paris, on pourrait imaginer qu’elles servent uniquement de prétexte et de masque aux menées souterraines des purs anarchistes ; rayonnant, comme elles font, jusqu’en province, elles traduisent assurément une portion plus intime et plus sérieuse des vrais sentimens populaires. Les masses ne se sentent pas gouvernées depuis tantôt cinq mois, et elles aspirent à l’être ; elles votent un nom qui est pour elles l’idéal de la force glorieuse. Cela ne prouverait pas qu’elles soient très imbues de l’esprit républicain, mais cela doit servir de leçon aux républicains qui nous administrent. La leçon a-t-elle été comprise par la commission exécutive quand {{M.|Lamartine}}, sous l’émotion trop directe d’un attentat qu’il a tout de suite trop poétisé, a demandé du haut de la tribune nationale que l’assemblée refusât d’admettre dans son sein le prince Louis Bonaparte ? Nous ne le croyons pas. Exclure le représentant du peuple, c’était constituer le prétendant impérial ; l’assemblée n’a pas sanctionné cette faute. La commission exécutive en a été pour une démarche avortée. Les inquiétudes qu’elle laissait percer auront peut-être semblé trop particulières, nous ne voulons pas dire trop égoïstes, et l’assemblée, qui n’aime la république que pour elle-même, aura voulu montrer avec éclat qu’elle ne craignait pas du tout sur ce large et ferme terrain un compétiteur dont sa commission s’était si vite effrayée du sein des régions plus exclusives qu’elle a fort à cœur de {{Tiret|s’ap|proprier,}}<noinclude> <references/></noinclude> 5cco20fp5jvkhyl9uapt0gjr283uhq0 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/975 104 755208 15909276 6141230 2026-07-08T09:32:53Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909276 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|969}}</noinclude>{{Tiret2|s’ap|proprier,}} ne fût-ce que pour le temps d’un intérim. L’assemblée a eu grandement raison : le prince Louis Bonaparte a semé par deux fois chez nous des souvenirs qui l’empêchent d’être jamais très dangereux. De loin, c’est un César en expectative ; de près, disent les biographies dont nous sommes inondés depuis deux jours, de près, « c’est à faire frissonner, surtout lorsqu’il se tourne, un soldat de la vieille garde ! » Ne voilà-t-il pas bien à propos un grognard redoutable pour mettre en face de nos gamins belliqueux ? Si la nomination du prince Louis révèle, à tout prendre, un penchant décidé de l’opinion publique, il est du moins certain que ce penchant ne s’adresse pas à sa personne. La France veut être gouvernée ; c’est là le secret des secrets. ''Le Napoléon républicain'' et la ''République napoléonienne'', ces journaux nouveau-nés qui épouvantent l’esprit gouvernemental de {{M.|Ledru-Rollin}}, seront très malins s’ils prouvent autre chose. Ce besoin d’une autorité intelligente, d’une énergie protectrice, ce désir éminemment social d’avoir une règle fondée et un pouvoir vigilant qui maintienne le respect de la règle, tous ces instincts aussi compatibles avec la république qu’avec la monarchie, se sont enfin prononcés de la façon la plus radicale dans l’événement majeur des élections du 4{{lié}}juin. Nous parlons de la double nomination du général Changarnier et de {{M.|Thiers}} à Paris, des quatre nominations de {{M.|Thiers}} dans la Mayenne, dans l’Orne, dans la Gironde et dans la Seine-Inférieure. Le général Changarnier est une des gloires les mieux acquises de notre armée d’Afrique, de cette bonne et vaillante armée qui représente déjà si énergiquement à l’assemblée nationale, par l’organe du général Cavaignac et du général Bedeau, la sainte cause de l’ordre dans la liberté. La garde nationale avait pu apprécier son nouvel élu lors de la journée du 16{{lié}}avril ; elle serait fière maintenant de le voir à sa tête, si, comme il l’a publiquement annoncé, il quitte le gouvernement de l’Algérie pour venir siéger à son banc de député. La mission de {{M.|Thiers}} est encore autrement délicate et grave, grave par la responsabilité que les suffrages d’une masse si considérable d’électeurs l’obligent d’accepter, délicate et périlleuse pour le pays comme pour lui-même par les chances mauvaises, par les difficultés de toute sorte qui l’attendent peut-être dans cette carrière inconnue où nous souhaitons ardemment à son patriotisme la seule récompense qu’il ambitionne, le droit de servir la France. {{M.|Thiers}} est, avant tout, un homme de bon sens ; il trouve un ordre établi, ce n’est pas lui qui conspirera pour le renverser. La justesse de son esprit lui dit assez haut que renverser vaut toujours moins qu’affermir. Il n’arrive pas à l’assemblée en chef de parti, il ne pose en prétendant pour aucune dictature, il n’a de hâte pour quoi que ce soit, excepté pour être utile. Ce n’est pas un chef de parti que cinq départemens ont nommé d’un accord unanime dans les circonstances désastreuses que nous traversons, c’est un conseiller d’autant plus autorisé qu’il sera plus désintéressé ; c’est un maître en fait de doctrines administratives, c’est un expert en finances, le disciple du baron Louis. {{M.|Thiers}}, nous n’en doutons pas un seul instant, comprend ainsi le rôle qui lui est réservé. Il n’est pas du tout pressé de toucher aux questions politiques ; il faudra bien qu’on l’appelle dans les questions d’affaires. Il n’y entrera point en opposant systématique et batailleur, qui ne demande qu’à être battu, comme le Misanthrope voulait perdre son procès ; il portera sur ces discussions scabreuses une force calme et bienveillante. Les membres de l’ancienne chambre que la confiance du pays a renvoyés à l’assemblée nationale n’ont point à y guerroyer pour le pur plaisir de la guerre ; ils peuvent ne pas<noinclude> <references/></noinclude> qzaqawceqrabwx1otq4e0winll3ve3b Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/976 104 755209 15909288 6141240 2026-07-08T09:44:29Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909288 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|970|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>goûter la conduite qu’on donne aux choses ; mais le mérite de leur résistance, ce sera long-temps encore d’être aussi sage, aussi froide qu’elle doit être décidée. Vis-à-vis de cette chambre ainsi renouvelée, vis-à-vis de cette brusque et malheureuse scission dont les élections du 4{{lié}}juin ont démontré la possibilité dans la capitale, que dit, que fait, que devient le comité directeur de la république ? Nous avons, quoi qu’il nous en coûte, à nous exprimer en toute franchise sur la position présente de {{M.|de}} Lamartine. Nous suivons scrupuleusement le mouvement qui s’accomplit à son sujet dans l’opinion. Nous regrettons d’en être à confesser que ce mouvement qu’il pouvait dominer, qui le portait en quelque sorte au pinacle, se retire maintenant et le laisse retomber de bien haut. Nous avons raconté, nous avons éprouvé nous-mêmes cette impression pénible produite dans le public par l’inexplicable alliance que {{M.|de}} Lamartine avait affichée, lorsque l’assemblée nationale forma la commission exécutive. Cette impression s’est depuis constamment aggravée, quand on a vu que de cette alliance il résultait au sein de la commission le même tiraillement, le même empêchement de rien accomplir qui avait si souvent annulé l’action du gouvernement provisoire. Il est un cri qui devrait bien aller jusqu’aux oreilles de {{M.|de}} Lamartine, c’est le cri de l’étonnement, de l’affliction, qui saisit tout le monde en le voyant perdre à plaisir cette place magnifique qu’il avait dans la France de février. Il était si simple pour lui de s’appuyer sur les gens raisonnables, sur les amis éclairés de l’état, sur les vrais et sages représentans des intérêts sociaux. C’est à ceux-là cependant qu’il a tourné le dos au plus vite, c’est à cette force honnête et sûre qu’il a comme manqué de parole en quêtant ailleurs ces forces incohérentes et indisciplinées que méprisent d’ordinaire les grands fondateurs, parce qu’elles appartiennent de droit aux agitateurs vulgaires. On croirait qu’il met de l’amour-propre à dresser sa statue sur un piédestal chancelant. Il y a des gens irrités qui jurent que {{M.|de}} Lamartine n’est pas seulement un sauveur inspiré, mais aussi un calculateur qui, calculant toujours, calcule quelquefois mal ; ces gens-là prétendent que {{M.|de}} Lamartine a voulu se rendre nécessaire en gardant, en accroissant un entourage dont il dût être l’unique palliatif, en s’associant des instrumens dont personne que lui ne pût corriger l’odieux, en menaçant toujours son pays d’un orage qu’il ne dépendait que de lui de lâcher ou de contenir. Ce qu’il y a de faux sans doute dans ces imputations violentes, c’est l’intention machiavélique qu’elles supposent ; ce qu’il y a de vrai, c’est que la puissante imagination de {{M.|de}} Lamartine se plaît peut-être involontairement à provoquer les tempêtes pour jouir en elle-même de l’orgueil qu’elle sent à les dompter, c’est qu’une vie précipitée comme celle-là dans un courant d’émotions profondes ne s’en rassasie pas, et se tourmente à les multiplier pour l’honneur d’en sortir victorieuse. Ce sont là malheureusement des passe-temps de prince qui ne conviennent guère au berceau d’une république. {{M.|de}} Lamartine disait avant-hier qu’il avait conspiré avec certains hommes, « comme le paratonnerre conspire avec les nuages. » De même que tous les mots qui viennent aux gens d’esprit à défaut d’argumens, ce mot-là était une naïveté ; {{M.|de}} Lamartine y révélait son cœur : il a trop d’agrément à jouer avec la foudre. Le Jupiter de la fable était aussi un assembleur de nuages ; mais il lui suffisait de souffler dessus pour les dissiper. {{M.|de}} Lamartine devrait bien se dépêcher d’en faire autant. Sa situation personnelle, et avec la sienne celle de tous ses collègues, se tendent en effet beaucoup. Hier, l’assemblée les a rudement abandonnés dans la<noinclude> <references/></noinclude> s4ezwnaq90dxaih5nki0lagqfvn1aed Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/977 104 755210 15909299 6141246 2026-07-08T09:52:49Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909299 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|971}}</noinclude>voie d’exclusion où ils voulaient l’engager. Avant-hier, on en était à formuler un vote de confiance, une question de cabinet, où ce n’était pas le ministère, où c’était la commission elle-même qui déposait sur la tribune ses portefeuilles quasi-royaux. Il est vrai qu’elle ne risquait rien. Il s’agissait d’un crédit de 100,000{{lié}}francs par mois pour dépenses de sûreté générale, c’est-à-dire pour les frais de police particuliers à la commission. Ce n’est point en république qu’on marchande les fonds secrets, et il y avait d’ailleurs une certaine impropriété dans un débat ainsi présenté à l’assemblée nationale. Une assemblée qui peut déposséder le pouvoir exécutif du moment où il lui déplaît n’a pas besoin, pour le renverser, de ces détours trop savans dont il fallait user quand le pouvoir exécutif relevait avant tout de la prérogative monarchique. Le directoire a donc emporté ses 1,200,000 francs, et la question de confiance n’a presque pas été abordée. On l’avait soulevée par impatience, sur le bruit très authentique qu’au milieu de l’anxiété générale, la commission s’épanouissait dans une béatitude qui n’était qu’à son usage. Un orateur plus courageux qu’expérimenté, {{M.|d’Adelswaerd}}, a vivement appuyé sur les plaies mal couvertes par cette béatitude désolante. {{M.|de}} Lamartine, dans un discours qui n’était point, tant s’en faut, un monument, a glorifié son œuvre et celle de ses collègues ; il a renouvelé, par une adhésion très banale et très incontestable, son serment de fidélité vis-à-vis de la famille et de la propriété ; enfin il a protesté de l’union touchante qui régnait entre tous les membres du gouvernement. Le tambour du dehors et les coups de pistolet napoléoniens aidant à la chose, l’accueil qu’on a fait à cette éloquence trop sensiblement ramollie n’a été que froid. Il eût été glacial sans les intermèdes. Nous serions, pour notre part, très curieux d’apprendre comment cette déclaration de bonne entente et d’intime union, si généreusement exprimée au nom du pouvoir tout entier, s’accorde cependant avec l’attitude extérieure, avec les démarches publiques des différens dépositaires du pouvoir. Nous avons encore sous les yeux les scènes pitoyables de l’autre semaine, et, pour ainsi parler, les scandales de gouvernement dont l’assemblée a subi le spectacle dans l’affaire de {{M.|Louis}} Blanc. Loin de nous la fantaisie de toucher aux cendres de {{M.|Crémieux}} ; la fantaisie serait maussade. Il faut l’amère et persévérante rancune de {{M.|Jules}} Favre pour fouiller encore, comme il le faisait hier, cette pauvre ruine ministérielle dont il jetait dédaigneusement la poussière à la face de {{M.|Ledru-Rollin}}. {{M.|Crémieux}} s’est dissous devant un rayon de vérité, comme ces corps desséchés qui tombent en poudre, si, par aventure, ils sont frappés d’un rayon du jour. {{M.|Crémieux}} n’est plus ; mais, du temps qu’il était, écoutez {{M.|Jules}} Favre, l’ancien sous-secrétaire d’état aux affaires étrangères : vous allez savoir comme le cabinet, comme le directoire, marchaient d’ensemble et d’accord. Poursuivra-t-on {{M.|Louis}} Blanc ? exilera-t-on Louis Bonaparte ? L’un disait oui, l’autre non. Le hasard de la discussion définitive, la fortune des combats parlementaires, peut-être bien quelques soudaines influences, quelque urgence inattendue, décidaient qui avait droit ou qui avait tort. C’est ainsi que {{M.|Portalis}} et {{M.|Landrin}} ont été désavoués sur le champ de bataille par le chef de leur ordre, qui les y avait lui-même conduits. C’est ainsi que {{M.|Napoléon}} Bonaparte recevait du ministre de l’intérieur l’assurance authentique qu’il n’y aurait point de mesures prises contre son parent, à l’instant même où on les dictait ailleurs. Quel échange exemplaire de confidences et de bons rapports ! Tout le gouvernement marche comme un seul homme ! Oui, vraiment ! voyez donc {{M.|Flocon}} se<noinclude> <references/></noinclude> kp9f790mzg9z3aeord3taekr2hxn7om Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/978 104 755211 15909308 6141276 2026-07-08T10:02:37Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909308 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|972|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>lever, se lever de toute sa hauteur et non pas à moitié, pour déclarer de son air le plus content qu’on voulait l’engager, mais qu’on ne l’engagera pas, qu’il est ministre, mais qu’il n’en est pas moins homme, et qu’il pense toujours en sa qualité de Flocon, s’il agit quelquefois autrement en sa qualité de ministre. Nous ne regardons jamais ce glorieux personnage accoté nonchalamment au marbre de la tribune comme à la bande d’un billard, sans nous demander ce que les amis de {{M.|Flocon}} auraient dit de lui, si quelque mauvais astre avait fait de {{M.|Flocon}} un ministre de la monarchie. Nous ne voulons pas insister davantage. Il nous paraît que le gouvernement n’est point le plus uni du monde, quand il hésite et recule comme dans la proposition des décrets sur les attroupemens et sur l’affichage ; quand il laisse, comme il l’a fait à propos du premier, un seul de ses membres subir l’impopularité attachée par le temps qui court à toute loi d’ordre public ; quand il envoie d’heure en heure des ordres contradictoires sur une ligne télégraphique, comme dans l’histoire mystérieuse de {{M.|Émile}} Thomas, lequel, par parenthèse, est accusé de dilapidation en bel et bon style du ''Moniteur'', sans pouvoir venir à bout d’être jugé. Tout cela, nous assure {{M.|de}} Lamartine, c’est de la paix et de l’union ; soit, nous l’en croyons sur parole juste autant que l’assemblée l’en a cru. L’assemblée nationale a maintenant en vue de plus pressans objets : la question des finances va s’ouvrir la semaine prochaine, et c’est une question sur laquelle l’assemblée a décidément main-mise par l’intermédiaire de ses comités. {{M.|Duclerc}} doit penser que les comités ont été inventés pour son supplice par la commission de règlement. Il est du reste évident en principe que le pouvoir exécutif résiderait de fait dans l’assemblée délibérante, si le système des comités était consacré par la future constitution. En lutte avec un pouvoir intelligent et capable, les comités ne seraient que l’anarchie organisée : vis-à-vis de la jeune expérience de {{M.|Duclerc}}, le comité des finances en particulier peut être à bon droit regardé comme un instrument de salut public. Tous les membres de l’assemblée qui ont ou qui veulent avoir sur la matière une aptitude spéciale se serrant là l’un contre l’autre, les témérités ministérielles ont une peine effroyable à rompre le réseau qu’on leur oppose. Le ministère essaie bien d’armer au besoin comités contre comités : c’est ce qu’on a vu dernièrement lorsqu’à propos des chemins de fer, le comité des travaux publics s’est petit à petit insurgé contre le comité des finances ; mais celui-ci tient bon, et les déboires de {{M.|Duclerc}} à la tribune publique ne sont rien, dit-on, en comparaison des malheurs qu’il essuie à huis-clos devant le tapis vert du comité. C’est ce redoutable comité qui l’a si rudement poursuivi en le sommant de lui confier le secret magique avec lequel il allait vivifier le trésor, pourvu qu’on commençât par l’obérer un peu plus en votant à discrétion le rachat des chemins de fer. C’est ce comité qui voulait liquider les créances immédiatement exigibles des porteurs de bons du trésor et des dépositaires des caisses d’épargne avant de contracter une nouvelle dette vis-à-vis des actionnaires de chemins. On sait comment le comité a été battu sur la question de priorité quand le ministre a fait d’une affaire de finances une affaire de parti. Nous attendrons, pour entrer dans l’examen de tout ce côté de la situation, le très prochain débat qui doit y jeter beaucoup de lumière et commencer les travaux vraiment sérieux de l’assemblée. On verra là ce que vaut le grand secret dévoilé par {{M.|Duclerc}} dans l’orageuse séance d’avant-hier. Ce qu’on en peut penser au premier aperçu, c’est qu’il fait argent de tout ; mais, selon la commune destinée de ces sortes d’opérations, il faudra seulement que<noinclude> <references/></noinclude> r1mgi4f9pz6qfkjuhrqgt0vt4xr8w6x Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/979 104 755212 15909314 13159438 2026-07-08T10:17:25Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909314 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|973}}</noinclude><section begin="s1" />tout veuille bien devenir argent. {{M.|Duclerc}} est un jeune homme qui a beaucoup de conscience et de bonne volonté ; c’est assez pour tout apprendre, ce n’est pas suffisant pour rien diriger. Il était l’économiste du ''National'' ; on ne saurait dire en vérité que ce soit une raison de passer d’emblée premier financier de la république. {{M.|Duclerc}} doit sentir maintenant combien il est vrai que la critique est plus aisée que l’art, et {{M.|Garnier-Pagès}} peut bien risquer avec lui la même confession. L’on se rappelle l’acerbe censure promulguée dans les rapports du 9{{lié}}mars et du 8{{lié}}mai contre l’administration des finances, telle qu’elle avait fonctionné durant les dix-huit ans de la monarchie de juillet. {{M.|Garnier-Pagès}} avait répété là par deux fois cette conclusion très inattendue et encore moins justifiée « que la république sauvait la France de la banqueroute. » Mu par une honorable et légitime susceptibilité, {{M.|Lacave-Laplagne}} a cru devoir répondre à une accusation qui pesait sur lui plus que sur personne. Sa réponse, d’une extrême modération de formes, ne contient pas un mot dur, pas une récrimination, mais elle est remplie de faits et de chiffres. Le vrai tort de l’ancienne administration financière, c’est d’avoir escompté l’ordre et la paix, comme si l’ordre et la paix étaient choses éternelles. Le régime de juillet avait cédé à cette illusion qui perd les banquiers en temps de prospérité : il avait compté sur les affaires pour liquider les affaires ; le compte serait bon, n’étaient les incidens. {{M.|Lacave-Laplagne}} n’est pas du moins responsable de l’incident de février, et il profite de la neutralité qui lui est ainsi acquise pour réduire publiquement à leur juste valeur les chiffres exagérés et les imputations hâtives de {{M.|Garnier-Pagès}}. Celui-ci serait aujourd’hui sans doute moins sévère ; il a expérimenté déjà de combien on se trompe quand on calcule au bénéfice de ses propres plans. Dans son rapport du 9{{lié}}mars, il ne craignait pas d’affirmer que les bons du trésor seraient toujours soldés à bureau ouvert, et il admettait la possibilité que le {{lié|5 pour 100}} remontât au pair avant un mois. Quelques jours après, les bons du trésor n’étaient plus payés, et {{M.|Duclerc}} n’en trouve pas encore les porteurs assez intéressans pour se croire aujourd’hui très pressé de s’acquitter avec eux. Le trésor a vidé son encaisse de 192{{lié}}millions, le {{lié|5 pour 100}} est à 68, et, malgré l’impôt levé sur le pays, malgré l’emprunt frappé sur la banque, les services les plus nécessaires ne sont pas assurés pour demain. À demain donc, au plus tôt qu’on pourra, l’intervention décisive de l’assemblée nationale ! <section end="s1" />{{Séparateur|2|mt=2em}}<section begin="s2" /> <nowiki/> {{c|{{Espacé|-0.02em|AFFAIRES D’ITALIE.}}|fs=150%|mt=3em}} {{c|'''LA GUERRE DE L’INDÉPENDANCE. — CONSTITUTION DU ROYAUME DE L’ITALIE.'''|fs=80%|m=2em}} Les Italiens paraissent avoir surtout à cœur de justifier le mot prononcé il y a quelques mois par le roi Charles-Albert et répété depuis sur tous les tons par tous les journaux de la péninsule : {{Lang|it|''Italia farà da se''}}. Ils entendent se suffire à eux-mêmes, se passer du secours toujours onéreux qu’apporte l’allié le plus désintéressé, et prouver, ainsi que l’a dit un éloquent historien, qu’une nation n’est réellement digne de l’indépendance que lorsqu’elle est assez forte pour la conquérir. Cette ombrageuse susceptibilité s’est même produite avec un certain<section end="s2" /><noinclude> <references/></noinclude> osy0gkwztozg6hyw02s4zg5lvokvmaz Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/980 104 755213 15909325 6215618 2026-07-08T10:33:18Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909325 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|974|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>emportement de patriotisme juvénile, à l’occasion des préparatifs que le gouvernement français a cru devoir faire sur la frontière des Alpes. La concentration d’une armée entre Lyon et Grenoble, interprétée d’abord comme une menace de propagande républicaine, a jeté l’alarme dans le parti libéral, qui voit avec raison, dans une intervention, la ruine de son œuvre et l’indépendance de l’Italie remise en question par une guerre européenne. Au sein des populations, ce mot de république, jeté tout d’un coup par-delà les Alpes, a semé l’effroi et réveillé des souvenirs dont la trace est encore profonde. Un cri unanime s’est élevé contre nous ; tout le monde s’est trouvé d’accord pour repousser un service qu’on eût, il y a six mois, sollicité et accepté avec reconnaissance ; et si quelque stimulant pouvait s’ajouter, chez les croisés italiens, à la haine de l’Autrichien et au désir d’en finir promptement avec lui, ce serait assurément la crainte de se voir secourus par la France. « Surtout ne venez pas nous secourir ; » tel est le refrain de toutes les correspondances qui arrivent d’Italie. Et après tout, en dehors de la raison politique, il y a là pour les Italiens une question d’amour-propre national qui veut être respectée. Nous comprenons cette noble jalousie : ils se sont jusqu’à présent trop vaillamment tirés d’affaire pour qu’une intervention inopportune vienne leur ravir la moindre part des périls et de la gloire de cette guerre, que l’histoire inscrira parmi les plus saintes et les plus légitimes. Combien en est-il qui soient dignes de ce nom ? De telles bonnes fortunes ne se rencontrent pas souvent dans la vie des peuples. Nous comprenons donc l’enthousiasme de ces bataillons de volontaires accourus de toutes parts à la guerre de l’indépendance ; leur cause est celle du droit et de la justice. « Braves et intrépides jeunes gens, disait dernièrement {{M.|Gioberti}} dans une adresse à l’armée datée du quartier-général de Somma-Campagna, vous qui avez couru avec tant d’ardeur de l’Athénée au camp, permettez que je vous salue comme la fleur de l’armée italienne. Les premiers tumultes des révolutions sont d’ordinaire excités par la jeunesse qui fréquente les chaires de la science ; mais vous, étudians italiens, non contens de vous faire les champions de la liberté dans le Forum, vous avez voulu aussi en être les soldats sur le champ de bataille et, au besoin, les martyrs. Que le ciel vous bénisse ! Et moi aussi, j’ai été des vôtres ; il m’est doux de m’en souvenir. Dans ce temps, nous ne pouvions que pleurer sur l’Italie morte ; à vous était réservée la gloire de la ressusciter. » C’est en effet en grande partie dans les universités que se sont recrutés les corps-francs qui sont venus grossir l’armée piémontaise. Ceux auxquels s’adressait plus particulièrement {{M.|Gioberti}} formaient un petit corps qui, placé à l’aile droite, occupait les positions de Curtatone et Montanara. C’étaient des Toscans de Pise et de Sienne, conduits au feu par leurs professeurs, et que le hasard des opérations militaires réunissait sur ces poétiques bords : {{Poem|lang=la|{{Filet|5}}Tardis ingens ubi flexibus errat Mincius et tenerâ praetexit arundine ripas.|mg=4em|m=1.5em}} {{SA/o|L’effort principal de l’armée autrichienne s’est porté sur eux dans la dernière affaire du 29{{lié}}mai. Attaqués par treize mille impériaux, les Toscans ont résisté courageusement pendant près d’une journée, et ne se sont repliés qu’en laissant deux cent cinquante des leurs sur le champ de bataille. Parmi les morts se trouvaient deux de leurs professeurs, Pilla, géologue napolitain, et Montanelli.}}<noinclude> <references/></noinclude> pt7krhc157l45wbhkyncferdp9zakoo Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/981 104 755214 15909331 6215619 2026-07-08T10:51:14Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909331 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|975}}</noinclude>{{SA/f|Celui-ci avait quitté sa chaire de Pise et son journal ''l’Italia'' pour servir la patrie de son épée, comme il l’avait servie de sa plume. Patriote ardent, Joseph Montanelli avait de bonne heure incliné vers les doctrines de ''la Jeune Italie''. Il s’était rallié ensuite à l’école de Gioberti, dont il était devenu un des plus chauds partisans. C’était une ame rêveuse et exaltée, religieuse et poétique. Ceux qui l’ont connu savent avec quel désintéressement candide il s’était consacré à l’apostolat de la parole et de la presse, avec quelle éloquence affectueuse il l’exerçait, dans le silence du cabinet, dans l’enceinte des écoles, sur la place publique, où la foule serrée suspendue à sa bouche répondait par de sympathiques acclamations aux harangues de son jeune tribun. Mais la politique de Montanelli s’adressait plutôt au sentiment qu’à la raison. La tournure mystique de ses idées, le dégoût qui s’empare des natures généreuses aux prises avec la réalité et la pratique des choses humaines, la sincérité de sa foi catholique d’une part, de l’autre aussi des réminiscences mal éteintes et des instincts révolutionnaires, produisaient chez ce publiciste des contrastes piquans, et contribuaient à faire de lui un des types les plus originaux du mouvement italien. Pendant une année, ''l’Italia'' a reflété fidèlement les aspirations, les incertitudes et les déceptions de cette ame ardente et souvent froissée, et dernièrement enfin des lettres écrites par lui du camp de Mantoue semblaient prouver un retour à ses anciennes croyances politiques. Partisan de l’unité absolue et n’ayant qu’une foi médiocre dans les princes actuellement régnans, Montanelli devait forcément revenir à la république. Aussi le parti Mazzini s’est-il empressé de le revendiquer comme une brebis égarée, bien qu’aucune déclaration formelle ne soit néanmoins à ce sujet sortie de sa plume. L’échec de Curtatone et la mort de Pilla et de Montanelli ont été, en Italie, un deuil national. Les Brescians ont réclamé les dépouilles des deux professeurs, et c’est dans la patrie du fameux Arnaldo que reposeront ces nouveaux martyrs de la vieille cause italienne.}} Voilà de tristes et glorieux souvenirs à ajouter à tant de traditions où chaque pas se heurte sur cette terre historique. Dans les provinces vénitiennes, les contingens de Rome et des Légations ont aussi fort bien fait leur devoir. Les gardes nationales se sont battues avec plus de résolution qu’on n’était en droit d’en attendre de simples citadins. Les {{Lang|it|''civici''}} sont encore les meilleurs soldats du pape, mais d’une indiscipline désespérante. Ce défaut est commun à toutes ces bandes improvisées, où la valeur personnelle est presque toujours annulée par le désordre des opérations. C’est à l’indiscipline de leurs soldats qu’ont été dus les revers partiels éprouvés par les généraux Durando et Ferrari sur la Piave et dans la Vénétie. Les forces qu’ils avaient à leur disposition se trouvaient aussi de beaucoup inférieures à celles qu’on leur attribuait. On donnait 20,000{{lié}}hommes à Durando ; en réalité, il n’en avait que 4,000, avec lesquels il a dû se défendre contre l’armée du général Nagent, forte de 14,000{{lié}}hommes et de 30{{lié}}pièces de canon. Cela n’a pas empêché les clubs, les comités, les journaux, d’élever un concert de clameurs contre l’inertie de l’armée pontificale. On a crié à la trahison des chefs vendus, disait-on, à Charles-Albert, et qui laissaient à dessein un libre passage à l’ennemi pour servir la politique machiavélique de ce prince. La défense vigoureuse de Vicence, dans laquelle Durando, secondé de {{MM.|d’Azeglio}} et Casanova, a soutenu un bombardement de huit heures et fait perdre 2,000{{lié}}hommes aux Autrichiens, a relevé le crédit de ce général. De lâche, traître et félon, Durando est redevenu un brave et un patriote, ce qu’il<noinclude> <references/></noinclude> 60p50casn0etpcs4xidrjts9f0l6qxy Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/982 104 755216 15909334 6215620 2026-07-08T10:59:43Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909334 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|976|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>n’avait jamais cessé d’être. Les Italiens, cela tient à l’habitude de l’oppression et de l’esclavage, ajoutent foi à la trahison avec une déplorable facilité. N’ayant point encore appris à avoir confiance en eux-mêmes, comment en auraient-ils dans les autres ? Aussi les voit-on au moindre accident s’en prendre à tout ce qui les entoure et s’accuser réciproquement. Nulle part les transitions ne sont aussi brusques que dans ces imaginations mobiles. Le général Statella, qui, dit-on, ne retournait à Naples que pour obtenir du roi Ferdinand le rappel de l’ordre de retraite donné par ce prince à son armée, a failli être brûlé vif à Florence. Quant aux troupes napolitaines, l’obéissance aveugle à leur souverain l’a emporté sur un sentiment national qu’elles ne comprenaient pas et sur leur courage, qui reste une chose fort problématique. On leur a persuadé que leurs officiers les faisaient marcher pour les ennemis de leur roi, et elles ont fait volte-face, sourdes à toutes les exhortations et à toutes les prières de leurs chefs. L’un d’eux, le colonel Lahalle, s’est brûlé la cervelle de désespoir à la tête de son régiment. Les Napolitains ont passé outre, et se sont dirigés en colonnes serrées et à marches forcées vers leurs frontières, en suivant la route de Ravenne qui longe l’Adriatique, poursuivis par l’exécration des Romagnols, qui, il y a peu de jours, les recevaient de ville en ville sous des arcs-de-triomphe. L’armée piémontaise seule, fortement organisée, commandée par de vieux officiers aguerris dans les campagnes de l’empire et par une jeune noblesse exercée à la pratique de toutes les vertus militaires, s’est montrée au-dessus de tout éloge. Les combats de Pastrengo, de Bussolengo et de Goïto, la prise de Peschiera, ont prouvé sa supériorité décidée à nombre égal sur les Autrichiens. Il est probable que le roi Charles-Albert n’aura pas besoin, pour terminer la guerre, de tirer de son royaume de nouveaux renforts qui seraient du reste promptement sur pied, grace à l’excellent système de recrutement usité en Piémont, qui permet, en appelant sous les drapeaux les bataillons provinciaux de l’armée de réserve, de porter en très peu de temps l’effectif à 150,000{{lié}}hommes. L’organisation militaire du Piémont est à celle des autres états italiens ce qu’est son organisation administrative et politique. C’est dire assez que ce royaume était destiné à les absorber en vertu de la loi qui reproduit dans le monde moral les mêmes phénomènes que dans le monde physique. Ainsi la guerre de l’indépendance tourne à souhait pour le roi de Sardaigne. Tout jusqu’à présent porte à croire qu’elle marche à un prompt dénoûment, et elle semble ne rencontrer que juste assez d’obstacles pour faire sentir aux Italiens le besoin de se serrer autour de Charles-Albert. On a même accusé ce prince de tenir en quelque sorte la victoire en suspens jusqu’à ce que les provinces lombardes et vénitiennes se fussent données à lui, et de marcher à l’ennemi ou de se retirer dans sa tente suivant que les scrutins ouverts dans les communes pour lui conférer la couronne d’Italie avaient l’air de tourner en sa faveur ou de tromper ses espérances. Il est difficile de croire à de semblables calculs sous le feu de l’ennemi. Un pareil jeu aurait pu coûter cher à Charles-Albert. La lenteur des premières opérations de l’armée piémontaise a, nous en convenons, donné lieu à des bruits fâcheux ; mais on oubliait, selon nous, trop facilement que les cinq journées de Milan n’avaient pas tellement décimé et démoralisé les troupes autrichiennes, que le maréchal Radetzki n’eût pu encore rallier près de 40,000{{lié}}hommes, et que les Piémontais, entrés précipitamment en Lombardie, devaient se trouver arrêtés sur la ligne du Mincio, en face des trois<noinclude> <references/></noinclude> h4ejfx7403dkt31uoix5u44scdg2vih Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/983 104 755217 15909336 12339173 2026-07-08T11:07:37Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909336 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|977}}</noinclude>forteresses de Mantoue, Vérone et Peschiera, base d’opérations des impériaux, et attendre leur matériel de campagne pour commencer l’attaque. Une politique moins méfiante aurait, dit-on, conseillé au roi de Sardaigne de ne mettre par avance aucun prix au secours qu’il apportait, de ne point exiger l’ouverture des scrutins avant d’avoir rejeté pour toujours l’ennemi de l’autre côté des Alpes, et de revenir ensuite prendre à Milan la couronne de fer, que la reconnaissance unanime des Lombards, réunis en assemblée nationale, eût sans nul doute posée sur sa tête. Ce procédé eût été peut-être plus chevaleresque, mais beaucoup moins sûr. Des intérêts trop graves se trouvaient engagés dans cette question pour que Charles-Albert crût pouvoir se permettre ces façons de paladin. L’Europe entière aurait trouvé passablement ridicule le don-quichotisme d’un prince tirant l’épée pour fonder des républiques à sa porte, et Charles-Albert, roi constitutionnel, eût fort bien pu lui-même se trouver dans une singulière position vis-à-vis de son parlement, quand celui-ci serait venu lui demander compte des résultats de la guerre. Charles-Albert n’avait pas deux partis à prendre. Il a suivi la seule ligne de conduite qui pût à la fois assurer sa monarchie au milieu de l’ébranlement général de l’Europe et fonder la grandeur de l’Italie. Depuis six mois son étoile et sa prudence l’ont bien servi, il faut en convenir. Au moment où la fortune allait l’appeler à réaliser le vœu de sa vie et l’espoir séculaire des princes de sa race, après avoir, durant de longues années accumulé les préparatifs matériels de cette grande entreprise, une armée nombreuse, une marine respectable, des finances dans le meilleur ordre, un dernier appui lui manquait encore : il a su fort à propos se le donner, et avec une rare prévoyance, en accordant à ses sujets des institutions constitutionnelles. Enfin, depuis son entrée en campagne, aucun bonheur ne lui a manqué, jusqu’à celui d’être blessé, ainsi que son fils le duc de Savoie, en combattant à la tête de ses troupes. L’éclat de mitraille qui l’a atteint à la joue n’aura pas été un médiocre appoint dans l’urne du scrutin. Le résultat de l’appel au peuple est aujourd’hui partout à peu près connu. Il est de nature à rassurer ceux qui pouvaient craindre les chances de cette épreuve. Les registres des paroisses ont été aussi unanimes en Lombardie qu’à Modène et à Parme. Dans les derniers jours de mai, le ministre des affaires étrangères, {{M.|Pareto}}, a pu annoncer à la chambre des députés de Turin que les principautés de Parme, Plaisance, Reggio, Guastalla et Modène avaient fait leur adhésion et demandaient l’incorporation immédiate à la couronne de Savoie. Milan s’est prononcé le 4{{lié}}juin. Enfin une adresse du comitat de Padoue, signée des délégués de Vicence, Trévise et Rovigo, a été envoyée le 31{{lié}}mai au gouvernement de la république de Venise. Les quatre villes de terre ferme invitent formellement la mère-patrie à se prononcer à leur exemple sur la question de l’union, et la menacent, en cas de refus, de se constituer sur le continent en gouvernement séparé. Quant au mode à suivre pour consulter le vœu de la nation, si le vote à la commune ne paraît pas offrir des garanties suffisantes, Venise n’a qu’à choisir celui qui lui conviendra le mieux. Les comitats annoncent, en outre, à Venise que le gouvernement de Milan a proposé la réunion d’une commission, laquelle sera chargée de régler l’annexion définitive ; ils l’engagent à se réunir à eux et à envoyer aussi un représentant à Milan, le tout sous condition de ne point laisser passer un certain délai qu’ils fixent impérativement au 3{{lié}}juin.<noinclude> <references/></noinclude> cj6alyrcx8ptztcz2i5szk4zj74gyv7 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/984 104 755218 15909338 14568594 2026-07-08T11:17:05Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909338 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|978|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/> Cette pièce est significative et d’une grande importance ; elle indique la résolution arrêtée des provinces vénitiennes de ne plus tenir aucun compte de l’opposition et des tergiversations de la métropole, et de procéder sans elle, le cas échéant. Déjà les fantaisies républicaines de Venise et les excès de ses démagogues avaient provoqué des mécontentemens sérieux et amené contre elle une réaction. Nous trouvons dans le ''Popolano'', journal officiel de Trévise, une attaque fort vive contre le gouvernement provisoire de la république au sujet de certains bruits absurdes et calomnieux répandus par le ''Libero Italiano'' contre Charles-Albert et les Piémontais, et que le gouvernement, bien loin de réprimer, semblait autoriser par son silence. Le ''Popolano'' demande la mise en jugement du rédacteur en chef du ''Libero Italiano''. Le ''Libero Italiano'' n’en a pas moins continué à faire à la cause de l’union une guerre aussi violente qu’inintelligente. Quant au gouvernement provisoire, il a répondu le 2{{lié}}mai assez dédaigneusement, par l’organe du président Manin, qu’une assemblée allait être convoquée le 18 de ce mois pour délibérer sur la question qui lui était soumise. C’est mettre bien de la lenteur et du mauvais vouloir à aborder une affaire résolue désormais dans toute l’Italie du nord, et quand bien même l’assemblée serait d’un avis contraire, Venise, séparée des comitats de la terre ferme, espérerait-elle donc constituer à elle seule, dans ses lagunes, un second échantillon de Saint-Marin ? L’obstination des Vénitiens accuse une remarquable absence d’esprit politique, et il est d’autant plus permis de s’en étonner que le parti républicain de Milan, sur lequel les Vénitiens auraient pu compter pour appuyer leurs prétentions, paraît avoir, pour le moment, renoncé, au moins ouvertement, à la lutte et accepter bon gré, mal gré, la candidature inévitable du roi de Piémont. Ce parti avait débuté à Milan, il y a un mois, par la publication d’un journal ''l’Italia del Popolo'', rédigé par {{M.|Mazzini}}. Ce journal, disait {{M.|Mazzini}}, devait être l’organe de ''l’association italienne'', fondée à Paris par les exilés dans les premiers jours qui ont suivi la révolution de février et dont le siége était désormais transporté à Milan. {{Lang|it|''Dio e il popolo''}}, telle est sa devise ; son programme : {{Lang|it|''Unita e non unione. Assemblea del popolo italiano e non dieta''}}. C’était tout d’abord se condamner à rester dans la sphère des théories ; car, pour réaliser ce programme, il eût fallu commencer par jeter à bas {{roi|Pie|IX}}, Léopold et Charles-Albert. Le véritable esprit politique est celui qui ne s’applique qu’aux choses possibles. Or, {{M.|Mazzini}} nous semble en manquer complètement. Nous avons suivi avec une attention scrupuleuse tous les numéros de ''l’Italia del Popolo'' depuis son origine ; qu’y trouve-t-on ? De nobles élans, une philosophie abstraite et diffuse, des intentions généreuses et une aspiration constante vers un idéal assez mal défini. Pour ce qui est de l’application et de la pratique, {{M.|Mazzini}} n’a pas l’air de s’en inquiéter beaucoup. Chaque matin, il répète sur le même ton et avec une éloquence emphatique le thème peu varié qu’il a développé la veille, ce qui contribue à introduire une certaine monotonie dans son journal : {{Lang|it|''Republica e non Republiche''}} ; Rome, centre de l’unité italienne. Cette unité, ni un pape, ni un prince ne peuvent la donner ; au peuple seul, il appartient de la réaliser ; jusque-là, tout est provisoire. Certes, c’est là un beau rêve et bien fait pour séduire une jeunesse ardente et des ames passionnées. Après dix-huit siècles, le peuple, reprenant possession de son Capitole, Rome de sa grandeur, l’Italie de sa suprématie, quel magnifique spectacle ! Mais est-ce à notre génération qu’il sera donné de le voir ? Ce peuple, où le trouvez-vous ? sera-ce à Milan, à Venise, ou bien à Naples ? Eh quoi ! Le<noinclude> <references/></noinclude> 7fjt5xq1w4ddmr16vn9cco13vgtzt9j Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/985 104 755219 15909340 14489532 2026-07-08T11:25:10Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909340 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|979}}</noinclude>vieux levain des haines léguées par le moyen-âge n’est point encore étouffé ; à peine pouvez-vous réunir une partie de l’Italie sous le sceptre qui vient de la délivrer d’une lourde servitude, et vous vous flatteriez de pouvoir fondre ces antipathies encore si vivaces dans les orageux débats d’une assemblée nationale unique ! Mais le despotisme de Richelieu et de {{roi|Louis|XIV}} avait depuis deux cents ans façonné la France à l’unité, et ce n’est néanmoins qu’au prix du sang que la Convention a pu se maintenir. {{M.|Mazzini}} pense-t-il que l’Italie soit mieux préparée ? Tout au plus l’unité pourrait-elle être obtenue plus tard au profit de la maison de Savoie, en supposant une compensation et un dédommagement au grand-duc, qui, par ses vertus et ses dispositions libérales, a bien mérité de l’Italie, en admettant aussi la déchéance du roi de Naples, hypothèse plus réalisable si l’on considère la marche suivie par {{roi|Ferdinand|II}} et la tournure que prennent les affaires de son royaume. Resterait toujours l’obstacle de la papauté, et de toute façon ce projet ne se réaliserait pas sans violence, car nous ne savons si les Napolitains s’en accommoderaient fort ; dans le cas où les Légations y donneraient les mains, le peuple de Rome, à coup sûr, ne voudrait point qu’on lui ôtât son pape, et les Toscans témoignent, dès à présent, un trop vif mécontentement contre les menées des ''albertistes'' pour qu’on puisse espérer de les amener à un échange de domination auquel ils n’auraient sûrement rien à gagner sous le rapport du bien-être et de la liberté. La formation du royaume de l’Italie septentrionale était cependant un pas vers l’unité et une transition que {{M.|Mazzini}}, pour être conséquent avec ses principes, devait aider et soutenir. Une conformité plus grande d’opinions devait d’ailleurs le rapprocher de la fraction des ''albertistes'', unitaires comme lui, mais au profit de la monarchie. Aussi {{M.|Mazzini}} annonçait-il son intention de se prêter au mouvement actuel ; il promettait son concours et celui de ses amis sous toute réserve des doctrines. Malgré cette assurance, les habitudes agressives du parti n’ont pas tardé à se manifester. ''L’Italia del Popolo'' a fait, dès les premiers jours, une opposition vigoureuse et souvent peu loyale au gouvernement provisoire de Milan. Par un décret du 12{{lié}}mai, celui-ci appelait la nation à voter sur la question de l’annexion de la Lombardie au Piémont ; des registres devaient être ouverts dans toutes les paroisses, sur lesquels chaque citoyen viendrait apposer son vote. Les républicains attaquèrent le décret comme illégal, et la mesure comme tout-à-fait illibérale et impropre à exprimer la volonté nationale. ''L’Italia del Popolo'' inséra une protestation signée de plusieurs chefs de clubs et rédacteurs de journaux dans laquelle la conduite du gouvernement provisoire était censurée sans ménagemens. Le gouvernement provisoire, disait-on, était infidèle à son origine et violait ouvertement son mandat. Né des barricades et institué seulement pour le maintien de l’ordre, il usurpait audacieusement la dictature, et s’arrogeait des droits que seule pouvait exercer une assemblée nationale. Si la majorité était pour l’union, pourquoi l’empêcher de manifester sa volonté par un vote raisonné et délibéré publiquement ? Dans le cas contraire, la formalité des registres était une dérision. En ceci, il nous semble que les républicains n’entraient pas dans le vrai de la situation. Deux questions étaient en présence : celle de la fusion des états du nord de l’Italie pour présenter à l’Autriche un front de bataille compacte et redoutable, et celle d’une représentation nationale destinée à régler les rapports qui allaient s’établir entre ces divers états agglomérés et les droits réciproques du souverain et de ses {{Tiret|nou|veaux}}<noinclude> <references/></noinclude> 83bvxm9vsg8g3q2oblkymwnscw9qaau Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/986 104 755220 15909345 6215624 2026-07-08T11:33:02Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909345 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|980|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|nou|veaux}} sujets. La première était urgente. Du parti qu’on allait prendre dépendaient le sort de la guerre et l’affranchissement de l’Italie. La volonté nationale devait s’exprimer sur-le-champ et de la façon la plus prompte. Pouvait-on mieux faire que de s’adresser aux assemblées primaires ? Bien qu’il ne soit pas parfait, ce mode est loin de mériter les critiques que lui adressaient les républicains. On l’a adopté surtout, nous le répétons, pour hâter une solution qu’il eût été dangereux de retarder au milieu des embarras de la guerre, et il n’implique nullement pour les Italiens la condition de se livrer pieds et poings liés, sans garanties, au bon plaisir du roi de Piémont. Les droits du peuple seront réglés et sauvegardés par la future assemblée, et il n’entre dans l’esprit de personne, à Turin comme à Milan, de préjuger les questions que celle-ci aura à résoudre. Cela est si vrai que dans la discussion de l’adresse du sénat piémontais un amendement signé de quatorze membres, portant que les pairs de Sardaigne se déclaraient prêts à déposer entre les mains du roi les droits qui viennent de leur être conférés, au cas où la constituante le jugerait nécessaire, a été voté presque à l’unanimité. Il s’en faut pourtant que le sénat de Turin soit d’une nuance de libéralisme très prononcé. La composition de cette chambre haute a même décidé, si l’on s’en souvient, {{MM.|Gioberti}}, d’Azeglio et quelques autres qui avaient été inscrits sur la liste de formation, à décliner l’honneur qui leur était fait de siéger dans une assemblée considérée comme rétrograde. Le relevé des registres des communes a prouvé au parti républicain qu’il était loin encore d’avoir la majorité ; il lui faut s’accommoder aux temps et aux circonstances. À défaut de président électif, le roi Charles-Albert peut bien être considéré comme président perpétuel et héréditaire de la république italienne une et indivisible. Ainsi pense le docteur Pietro Ripari. Puisque le docteur Ripari se contente de ceci quant à présent, nous n’avons pas d’objections à faire sur les mots. Les républicains sentent qu’ils ne peuvent guère travailler que pour l’avenir. Pour faire une république, il faut des républicains. Il n’y en a pas encore en Italie ; il est vrai que ce n’est pas partout une raison pour s’en passer. En attendant qu’il s’en forme, il convient de se contenter d’une constitution. Et combien y en a-t-il encore en Italie qui comprennent ce que c’est qu’une constitution ? Cela n’empêche pas qu’on ne veuille une constitution dans la plus large acception du mot. Celle du Piémont n’est point assez libérale aux yeux de beaucoup de gens ; c’est au sein d’une grande assemblée constituante que l’on veut discuter et étudier les principes qui serviront de base à la charte du royaume d’Italie. C’est une expérience difficile que l’on va entreprendre. L’exemple de 89 pourrait bien induire les Italiens en erreur. La constituante française avait à proclamer pour la première fois les grands principes fondamentaux de toutes les sociétés modernes. Ces principes sont acquis aujourd’hui pour l’Europe comme pour la France. Il n’est pas facile de voir ce que la constituante italienne aura à y ajouter. S’il ne s’agit que de réformes et de réorganisation intérieure, le parlement de Turin, agrandi par l’accession proportionnelle des députés de la Lombardie, de Parme et de Modène, et installé à Milan, y suffirait, ce nous semble, pleinement. Ce n’est pas dans les grandes réunions que ces sortes de travaux s’exécutent avec le plus de rapidité et d’ensemble. Au rebours, les anciennes républiques et celles du moyen-âge, quand elles voulaient {{Lang|it|''riformar lo stato''}}, délivraient de pleins pouvoirs à une commission composée d’un petit nombre de personnes ({{Lang|it|''la Balia''}}), et suspendaient, au contraire, {{Tiret|l’ac|tion}}<noinclude> <references/></noinclude> n998fiozocmdf2cly3n85uspusy63o4 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/987 104 755221 15909359 6215625 2026-07-08T11:47:06Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909359 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE. — CHRONIQUE.|981}}</noinclude>{{Tiret2|l’ac|tion}} des assemblées nombreuses. Il est permis de voir plutôt là un nouvel indice de cette disposition commune aujourd’hui aux nations européennes à accommoder chacune leur révolution à leur guise et à repousser autant que possible l’importation des idées étrangères. Ces prétentions ''à l’autonomie'' se manifestent au moins aussi vivement, nous allions dire aussi puérilement, en Italie qu’en Allemagne. Nous les déclarons fort respectables ; toutefois il est difficile de s’empêcher de sourire quand on les voit se résoudre en une copie très exacte des institutions constitutionnelles qui nous régissaient il y a quatre mois. À l’heure où nous écrivons, la première session parlementaire s’ouvre à Rome et à Florence ; elle est commencée depuis plus d’un mois à Turin, où la discussion de l’adresse s’est traînée assez lentement, de paragraphe en paragraphe, d’amendement en amendement, toujours sans doute pour ne point tomber dans l’imitation servile. Quant à Naples, les sujets du roi Ferdinand semblent sur le point de tomber dans un plagiat bien autrement flagrant, qui ne trouverait pas sa justification aussi aisément que beaucoup de gens le croient en Italie. Au moyen de quelques concessions faites à la partie saine et bien intentionnée du parti républicain, l’avantage est resté aux libéraux constitutionnels. Leur politique prudente a forcé {{M.|Mazzini}} de séparer au moins ostensiblement sa cause de celle d’une minorité factieuse, qui, elle aussi, a voulu en appeler à la violence et tenter de faire à Milan un 15{{lié}}mai au petit pied ; mais la parodie n’a pas mieux réussi que la pièce, et {{M.|Mazzini}} s’est empressé de déclarer que ''l’association italienne'' était tout-à-fait étrangère à ces scènes déplorables, qu’elle les condamnait hautement ; il a protesté de toutes les forces de son ame contre toute tentative de ce genre en son propre nom et au nom de ses adhérens. Il faut l’en croire. C’est une justice à lui rendre qu’à part la protestation citée plus haut, son journal a rarement contenu de ces déclarations violentes dont quelques feuilles italiennes viennent chercher le type chez nous. Les articles de {{M.|Mazzini}} se présentent plutôt sous la forme d’un enseignement grave, disert et parfois poétique, qui tranche d’une façon remarquable sur le reste de la rédaction. {{M.|Mazzini}} est le seul homme de son parti. Ses adversaires s’accordent tous à rendre hommage à son talent, et ce n’est pas une médiocre preuve de l’état qu’on en fait que d’avoir forcé {{M.|Gioberti}} à venir lui-même combattre en personne l’influence qu’il menaçait de prendre à Milan. {{M.|Gioberti,}} jusqu’à présent, s’était tenu à l’écart ; du fond de l’exil, sa parole remuait profondément son pays, et semblait acquérir plus d’autorité par l’éloignement et l’espèce de mystère qui l’enveloppait. {{Lang|it|''Major è longinquo reverentia''}}, disait-il quelquefois. Si c’eût été un calcul, il n’eût pas manqué d’habileté ; mais jusqu’en 1847 {{M.|Gioberti}} était en réalité proscrit. Bien que le retour dans sa patrie ne lui fût point formellement interdit, il est probable qu’on ne l’eût pas vu de bon œil, lui pas plus que ses livres. Son {{Lang|it|''Gesuita moderno''}} était encore à l’index à Turin l’année dernière. Correspondre avec l’auteur n’était pas chose prudente. Tout bon Italien, passant par la France ou la Suisse, ne manquait pas de venir visiter la modeste retraite où s’abritait l’illustre philosophe, à Bruxelles, à Paris, à Lausanne. C’était faire acte de libéralisme et de courage. Les paroles que recueillait le voyageur étaient, au retour, transmises de bouche en bouche comme autant d’enseignemens précieux, et d’autant plus recherchés qu’ils avaient l’attrait du fruit défendu. Chaque année, quelque ouvrage parti de sa retraite apportait à l’Italie un espoir et des conseils nouveaux. C’est ainsi<noinclude> <references/></noinclude> nk36gfdr3ljjmpb06xzea11qc1ofzl8 Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/988 104 755222 15909360 14568595 2026-07-08T11:55:36Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15909360 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|982|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>que se sont succédé, après le {{Lang|it|''Primato}}'', les {{Lang|it|''Prolegomeni''}}, le {{Lang|it|''Gesuita moderno''}} et dernièrement enfin l’{{Lang|it|''Apologia''}}. L’explosion du mois de mars devait mettre fin à cette situation. Sous peine de déchoir et de s’amoindrir, {{M.|Gioberti}} ne pouvait désormais s’abstenir plus long-temps d’entrer à son tour dans l’action et de se jeter dans la lutte dont il avait été le promoteur. Ses amis et ses partisans, ceux qui avaient prêché avec lui l’indépendance et la liberté, avaient dû passer de la sphère des spéculations et du terrain des principes aux labeurs plus ingrats de l’application. {{M.|Balbo}} est président du conseil des ministres en Sardaigne ; {{M.|d’Azeglio}} se bat contre les Autrichiens, ainsi que {{M.|Minghetti}}, membre du cabinet, qui s’est retiré dernièrement devant l’encyclique du pape. Tout le monde est au camp ou dans les parlemens. {{M.|Gioberti}} avait à opérer une transition toujours difficile, difficile surtout pour lui en raison de la haute position que lui a faite l’opinion publique. Il s’est tiré avec bonheur de cette épreuve dangereuse. Après avoir long-temps ménagé sa venue, et résisté aux offres comme aux sollicitations, il a saisi l’occasion que lui fournissaient les républicains. Le parti Mazzini avait pris à Milan, au mois d’avril, une attitude inquiétante. La propagande qu’il avait organisée, l’agitation des provinces, la proclamation de la république à Venise, menaçaient de compromettre la question de l’annexion, c’est-à-dire celle de la monarchie constitutionnelle. Au moment où les populations allaient être appelées à se prononcer, il devenait nécessaire de frapper un grand coup, et dans cette crise décisive il ne fallait rien moins que l’intervention de {{M.|Gioberti}} pour décider la victoire. Le chef du parti libéral a couru à Milan. Le sort de l’Italie est là, avait-il dit. Mettant à profit le prestige dont son nom et sa personne avaient été jusqu’alors entourés, il s’est présenté tout à coup aux populations, les a haranguées énergiquement, et dans un rapide voyage à Brescia, à Parme, à Plaisance, pendant lequel il a été l’objet des ovations et des démonstrations les plus significatives, il a emporté d’enthousiasme le succès du scrutin qui allait s’ouvrir. Jamais triomphe ne fut plus rapide et plus complet. Ce voyage de {{M.|Gioberti}} a été un véritable événement politique ; il a achevé la constitution du royaume d’Italie : cette constitution, c’est la fin de la guerre. L’Autriche semble elle-même partager cette opinion et accepter sa défaite, car on annonce l’ouverture de négociations en vertu desquelles elle retirerait ses troupes, moyennant une indemnité pécuniaire. Cette demande serait motivée sur les dépenses que le gouvernement impérial aurait faites pour la Lombardie depuis trente ans. Si les Italiens adhèrent à une proposition de ce genre, et ils ont suffisamment fait leurs preuves pour pouvoir l’accepter, leur {{Lang|it|''bel paese''}} cette fois sera bien à eux ; ils l’auront payé de leur or et de leur sang. C’est le pape qui aurait, dit-on, pris l’initiative et la conduite de cet accommodement, fidèle en cela à son caractère et au rôle conciliant et pacifique dont il n’a jamais voulu se départir. {{roi|Pie|IX}} enfin aurait promis à {{M.|Gioberti}} de venir lui-même couronner à Milan le roi Charles-Albert. En vérité, il nous semble que le roi de Piémont aura contracté envers {{M.|Gioberti}} une de ces dettes de reconnaissance dont il est parfois difficile de s’acquitter. {{d|***|3}}<noinclude> {{Séparateur|6|m=2em}} {{d|V. de Mars.|5|sc}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 730ltbitriytkpegt3j7bs3rm3mqote Utilisateur:Yland 2 808109 15908675 15907120 2026-07-07T15:17:30Z Yland 11394 /* Textes validés (ou en cours de validation) : Cypre (Chypre), Dict. de la Bible */ 15908675 wikitext text/x-wiki {{#babel:fr|en-2|es-2|grc-1|he-1|sa-1|hy-0|ar-0|syr-1}} == Wikisource == J'ai découvert Wikisource par hasard, à l’occasion d’une recherche sur ''Sanchoniathon'' avec le moteur de recherche Bing. Seul Bing affichait, à l’époque (déc. 2009), des pages de Wikisource en résultats de recherche sur Sanchoniathon. Correcteur Wikisourcien depuis le 27 décembre 2009. Bonne connaissance des alphabets latin, grec ancien/moderne, hébreu, arménien, sanscrit/hindi et tibétain. Et je commence à bien me débrouiller avec les alphabets syriaque, arabe. == Textes corrigés == [[Œuvres_complètes_de_Voltaire|'''Œuvres complètes de Voltaire''']] (parmi les) * [[Essai sur les mœurs]] (tomes 11 à 13) * [[Article de Voltaire sur Voltaire]] (tome 1) * [[Mémoires_pour_servir_à_la_vie_de_Voltaire/Édition_Garnier|Mémoires pour servir à la vie de Voltaire]] (tome 1) * [[Discours_de_l’empereur_Julien/Édition_Garnier|Discours de l’empereur Julien]] (tome 28) * [[Documents biographiques/Édition Garnier|Documents biographiques]] et [[Addition aux documents biographiques]] (tome 1) * [[Avis_à_l’auteur_du_journal_de_Gottingue/Édition_Garnier|Avis à l’auteur du journal de Gottingue]] (tome 24) * [[Bababec et les fakirs]] (tome 21) * [[Les aveugles juges des couleurs]] (tome 21) * [[Essai sur les guerres civiles de France]] (tome 8) * [[Sommaire_des_droits_du_roi_de_Prusse/Édition_Garnier|Sommaire des droits du roi de Prusse]] (tome 23) * [[Lettre sur les panégyriques]] (tome 26) * [[À_M_de_***_professeur_en_histoire|À M. de ***, professeur en histoire]] (tome 24) * [[Mémoire/Édition_Garnier|Mémoire]] (tome 24) * [[Lettre_de_M_Thieriot/Édition_Garnier|Lettre de M. 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Helvétius]] (tome 23) * [[Mémoire_des_états_du_pays_de_Gex/Édition_Garnier|Mémoire des états du pays de Gex]] (tome 29) * [[Mémoire_du_pays_de_Gex/Édition_Garnier|Mémoire du pays de Gex]] (tome 29) * [[Vie_de_Molière#97|Sommaire des pièces de Molière]] (tome 23) * [[Fragment_sur_l’histoire_générale/Édition_Garnier|Fragment sur l’histoire générale]] (tome 29) * [[Instruction_pastorale/Édition_Garnier|Instruction pastorale de l’humble évêque d’Alétopolis]] (tome 25) * [[Histoire posthume de Voltaire]] (tome 1) * [[Liste des ouvrages de Voltaire]] et [[Table des ouvrages de Voltaire|Table des ouvrages de Voltaire par ordre chronologique]] (tome 1) * [[La Bastille/Édition_Garnier|La Bastille]] (tome 9) * [[Dialogues_d’Évhémère/Édition_Garnier|Dialogues d’Évhémère]] (tome 30) * Satires : [[Le Bourbier]] - [[La Crépinade]] (tome 10) * [[Dissertation sur les changements du globe/Édition Garnier|Dissertation sur les changements arrivés dans notre globe]] (tome 23) * [[Lettre_d’un_quaker/Édition_Garnier|Lettre d’un quaker à Jean-George Lefranc de Pompignan]] (tome 25) * [[Déclaration_de_Voltaire/Édition_Garnier|Déclaration de M. de Voltaire]] (tome 29) * [[Le_Philosophe/Édition_Garnier|Le Philosophe]] (tome 29) * [[Siècle_de_Louis_XIV/Garnier_(1878)/Artistes_célèbres|Artistes célèbres du siècle de Louis XIV]] (tome 14) * [[Traité sur la tolérance/Édition Garnier 1879|Traité sur la tolérance]] (tome 25) * [[Supplément au Siècle de Louis XIV/Édition Garnier|Supplément au Siècle de Louis XIV]] (tome 15) * [[Sermon des Cinquante/Édition Garnier|Sermon des Cinquante]] (tome 24) * [[Lettre_1_à_l’évêque_d’Annecy/Édition_Garnier|Lettre 1]] et [[Lettre_2_à_l’évêque_d’Annecy/Édition_Garnier|Lettre 2 à l’évêque d’Annecy]] (tome 28) * [[Avis_à_tous_les_Orientaux/Édition_Garnier|Avis à tous les Orientaux]] (tome 26) * [[Fragment_des_instructions/Édition_Garnier|Fragment des instructions pour le prince royal de***]] (tome 26) * [[Remerciement_sincère_à_un_homme_charitable/Édition_Garnier|Remerciement sincère à un homme charitable]] (tome 23) * [[Préface_des_Facéties_parisiennes/Édition_Garnier|Préface du Recueil des Facéties parisiennes]] (tome 24) * [[Extrait_des_Nouvelles/Édition_Garnier|Extrait des Nouvelles à la main de la ville de Montauban en Quercy]] (tome 24) * [[Voltaire_-_Œuvres_complètes_Garnier_tome1/Jugements_sur_Voltaire|Jugement sur Voltaire]] (tome 1) * [[Supplément_du_Discours_aux_Welches/Édition_Garnier|Supplément du Discours aux Welches]] (tome 25) * [[La Méprise d’Arras/Édition_Garnier|La Méprise d’Arras]] (tome 28) * [[Fragments sur le procès de Montbailli/Édition Garnier|Fragments sur le procès de Montbailli]] (tome 29) * [[Dieu et les hommes/Édition Garnier|Dieu et les hommes]] (tome 28) * [[Sottise des deux parts/Édition Garnier|Sottise des deux parts]] (tome 22) * [[Dictionnaire philosophique/Garnier (1878)|Dictionnaire philosophique]] (tomes 17 à 20) * [[Le Pour et le contre/Édition Garnier|Le Pour et le contre]] (tome 9) * [[Harangue/Édition_Garnier|Harangue prononcée le jour de la clôture du théâtre]] (tome 22) * [[Vie de Voltaire par Condorcet/Édition Garnier|Vie de Voltaire]], par [[Condorcet]] (tome 1) * [[Sur l’incendie d’Altona/Édition Garnier|Aux auteurs de la ''Bibliothèque raisonnée'' sur l’incendie d’Altona]] (tome 22) * [[Œdipe (Voltaire)|Œdipe]] (tome 2) * [[Avis_(Voltaire)/Édition_Garnier|Avis]] (tome 23) * [[Éléments de la philosophie de Newton/Édition Garnier|Éléments de la philosophie de Newton]] (tome 22) * [[Dialogue entre Marc-Aurèle et un Récollet/Édition Garnier|Dialogue entre Marc-Aurèle et un Récollet]] (tome 23) * [[L’Épître aux Romains/Édition Garnier|L’Épître aux Romains]] (tome 27) * [[La Défense de mon oncle/Édition Garnier|La Défense de mon oncle]] (tome 26) * [[Anecdote sur Bélisaire/Édition_Garnier|Anecdote sur Bélisaire]] et [[Seconde_anecdote_sur_Bélisaire/Édition_Garnier|Seconde anecdote sur Bélisaire]] (tome 26) * [[Fragments_historiques_sur_l’Inde/Édition_Garnier|Fragments historiques sur l’Inde et sur le général de Lally]] (tome 29) * [[Fragment_sur_la_justice/Édition_Garnier|Fragment sur la justice]] (tome 29) * [[Les_Dernières_Paroles_d’Épictète_à_son_fils/Édition_Garnier_1879|Les Dernières Paroles d’Épictète à son fils]] (tome 25) * [[Relation de la mort du chevalier de La Barre]] (tome 25) * [[Annales de l’Empire/Édition Garnier|Annales de l’Empire]] (tome 13) * [[Appel au public/Édition Garnier|Appel au public]] (tome 25) * [[Commentaire sur Des Délits et des Peines/Édition Garnier|Commentaire sur Des Délits et des Peines]] (tome 25) * [[À Warburton/Édition Garnier|À Warburton]] (tome 26) * [[Commentaire historique/Édition_Garnier|Commentaire historique sur les œuvres de l’auteur de ''la Henriade'']] (tome 1) * [[Éloges de Voltaire/Édition Garnier|Éloges de Voltaire]] (tome 1) * [[Zaïre]] (tome 2) * [[Lettre sur un écrit anonyme/Édition Garnier|Lettre sur un écrit anonyme]] (tome 28) * [[Les peuples aux parlements/Édition Garnier|Les Peuples aux parlements]] (tome 28) * [[Histoire du parlement/Édition Garnier|Histoire du parlement]] (tomes 15 et 16) * [[Histoire de Charles XII/Édition_Garnier|Histoire de Charles XII]] (tome 16) * [[Anecdotes sur le Czar Pierre le Grand/Édition Garnier|Anecdotes sur le Czar Pierre le Grand]] (tome 23) * [[Ce qu’on ne fait pas et ce qu’on pourrait faire/Édition Garnier|Ce qu’on ne fait pas, et ce qu’on pourrait faire]] * [[Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand/Édition Garnier|Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand]] (tome 16) * [[Lettre de Gérofle à Cogé/Édition Garnier|Lettre de Gérofle à Cogé]] (tome 26) * [[Lettre d’un membre du conseil de Zurich/Édition Garnier|Lettre d’un membre du conseil de Zurich à M. D***, avocat à Besançon]] (tome 16) * [[Lettre de monsieur de Voltaire/Édition_Garnier|Lettre de M. de Voltaire]] (tome 26) * [[La défense de mon maître/Édition Garnier|La défense de mon maître]] (tome 26) * [[Examen important de Milord Bolingbroke/Édition Garnier|Examen important de Milord Bolingbroke]] (tome 26) * [[Notes sur la lettre à Hume|Notes sur la Lettre de Voltaire à Hume par M. L….]] (tome 26) * [[Le philosophe ignorant]] (tome 26) * [[Petit Commentaire sur l’Éloge du dauphin de France/Édition Garnier|Petit Commentaire sur l’Éloge du dauphin de France]] (tome 25) * [[Déclaration (1768)/Édition Garnier|Déclaration (1768)]] (tome 27) * [[Le_Pyrrhonisme_de_l’histoire/Édition_Garnier|Le Pyrrhonisme de l’histoire]], (tome 27) * [[Le Président de Thou justifié/Édition Garnier|Le Président de Thou justifié contre les accusations de M. de Bury, auteur d’une Vie de Henri IV]] (tome 25) * [[Lettre pastorale/Édition Garnier|Lettre pastorale à M. l’Archevêque d’Auch, J.-F. de Montillet]] (tome 25) * [[Avis au public/Édition Garnier|Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven]] (tome 25) * [[De la Paix perpétuelle/Édition Garnier|De la Paix perpétuelle]] (tome 28) * [[Tout en Dieu/Édition Garnier|Tout en Dieu]] (tome 28) * [[Vie de Jean-Baptiste Rousseau]] (tome 22) * [[Observations sur le commerce, le luxe, les monnaies et les impôts/Édition Garnier|Observations sur MM. Jean Lass, Melon et Dutot sur le commerce, le luxe, les monnaies et les impôts]] (tome 22) * [[Lettre à M D***/Édition Garnier|Lettre à M. D***]] (tome 22) * [[Instructions_à_Rustan/Édition_Garnier|Instructions à A.-J. Rustan]] (tome 27) * [[Procès de Claustre/Édition Garnier|Procès de Claustre]] (tome 28) * [[Mémoire du Sieur de Voltaire/Édition Garnier|Mémoire du Sieur de Voltaire]] (tome 23) * [[Utile examen de trois épîtres de Rousseau/Édition Garnier|Utile examen de trois épîtres de Rousseau]] (tome 22) * [[Mémoire sur la satire/Édition Garnier|Mémoire sur la satire]] (tome 23) * [[Remarques sur les Pensées de Pascal/Édition Garnier|(Premières) Remarques sur les Pensées de Pascal]] (tome 22) * [[Mémoire sur un ouvrage de physique/Édition Garnier|Mémoire sur un ouvrage de physique]] (tome 23) * [[Réponse aux objections contre la philosophie de Newton/Édition_Garnier|Réponse aux objections contre la philosophie de Newton]] (tome 23) * [[Exposition du livre des Institutions physiques/Édition Garnier|Exposition du livre des Institutions physiques]] (tome 23) * [[Préface de l’Anti-Machiavel/Édition_Garnier|Préface de l’Anti-Machiavel]] (tome 23) * [[Doutes sur la mesure des forces motrices/Édition Garnier|Doutes sur la mesure des forces motrices]] (tome 23) * [[Conseils à Racine/Édition Garnier|Conseils à {{M.}} Racine sur son poëme ''De la Religion'']] (tome 23) * [[Discours de Voltaire/Édition Garnier|Discours de {{M.}} de Voltaire à sa réception à l’Académie française]] (tome 23) * [[Anecdotes sur Louis XIV/Édition Garnier|Anecdotes sur Louis XIV]] (tome 23) * [[Éloge funèbre/Édition Garnier|Éloge funèbre des officiers qui sont morts dans la guerre de 1741]] (tome 23) * [[Panégyrique de Louis XV/Édition Garnier|Panégyrique de Louis XV]] (tome 23) * [[Des embellissements de Paris/Édition Garnier|Des embellissements de Paris]] (tome 23) * [[Lettre à l’occasion de l’impôt du vingtième/Édition Garnier|Lettre à l’occasion de l’impôt du vingtième]] (tome 23) * [[Des embellissements de la ville de Cachemire/Édition Garnier|Des embellissements de la ville de Cachemire]] (tome 23) * [[Panégyrique de Saint Louis/Édition Garnier|Panégyrique de Saint Louis]] (tome 23) * [[Traité de métaphysique/Édition_Garnier|Traité de métaphysique]] (tome 22) * [[Essai sur la poésie épique/Édition Garnier|Essai sur la poésie épique]] (tome 8) * [[Réponse à la critique de la Henriade/Édition Garnier|Réponse à la critique de la Henriade]] (tome 8) * [[Les Anciens et les Modernes/Édition_Garnier|Les Anciens et les Modernes]] (tome 25) * [[Des mensonges imprimés/Édition Garnier|Des mensonges imprimés et du ''Testament politique'' du cardinal de Richelieu]] (tome 23) * [[La Voix du Sage et du Peuple/Édition Garnier|La Voix du sage et du peuple]] (tome 23) * [[Lettre aux auteurs des Étrennes de la Saint-Jean/Édition Garnier|Lettre à {{MM.}} les auteurs des Étrennes de la Saint-Jean et autres beaux ouvrages]] (tome 23) * [[Idées de La Mothe Le Vayer/Édition Garnier|Idées de La Mothe Le Vayer]] (tome 23) * [[Dialogue entre un plaideur et un avocat/Édition Garnier|Dialogue entre un plaideur et un avocat]] (tome 23) * [[Dialogue Maintenon Lenclos/Édition Garnier|Dialogue entre madame de Maintenon et mademoiselle de Lenclos]] (tome 23) * [[Défense de Milord Bolingbroke/Édition Garnier|Défense de Milord Bolingbroke]] (tome 23) * [[Sur Mlle de Lenclos/Édition Garnier|Sur Mlle de Lenclos, à M***]] (tome 23) * [[Éloge historique de Mme du Châtelet/Édition Garnier|Éloge historique de Mme du Châtelet]] (tome 23) * [[Lettre de Formey/Édition Garnier|Lettre de Formey]] (tome 24) * [[Pensées sur le Gouvernement/Édition Garnier|Pensées sur le Gouvernement]] (tome 23) * [[Extrait de la Bibliothèque raisonnée/Édition Garnier|Extrait de la ''Bibliothèque raisonnée'']] (tome 23) * [[Avertissement sur la nouvelle histoire de Louis XIV/Édition Garnier|Avertissement sur la nouvelle histoire de Louis XIV]] (tome 23) * [[Avertissement (1752)/Édition Garnier|Avertissement]] (tome 23) * [[Histoire du Docteur Akakia/Édition Garnier|Histoire du Docteur Akakia]] (tome 23) * [[Examen du testament politique d’Albéroni/Édition Garnier|Examen du testament politique d’Albéroni]] (tome 24) * [[Doutes sur quelques points/Édition Garnier|Doutes sur quelques points de l’histoire de l’Empire]] (tome 24) * [[Entretiens chinois/Édition_Garnier|Entretiens chinois]] (tome 27) * [[Homélie du pasteur Bourn/Édition Garnier|Homélie du pasteur Bourn]] (tome 27) * [[Dialogue entre un brachmane et un jésuite/Édition Garnier|Dialogue entre un brachmane et un jésuite]] (tome 24) * [[Lettre civile et honnête/Édition Garnier|Lettre civile et honnête]] (tome 24) * [[Lettres sur la Nouvelle Héloïse/Édition Garnier|Lettres sur la Nouvelle Héloïse]] (tome 23) '''Athanase d’Alexandrie''' * [[Vie de saint Antoine (Rémondange)]] '''Revue des Deux Mondes''' * [[Revue Littéraire — Une Nouvelle Édition de la correspondance de Voltaire]], par [[Auteur:Ferdinand Brunetière|F. Brunetière]] ([[LLes_Anciens_et_les_Modernes/Édition_Garnierivre:Revue_des_Deux_Mondes_-_1880_-_tome_38.djvu|tome 38]]) * [[Le Châle vert]], (1{{er}} trim. 1849), par [[Alexis de Valon]] * [[Le Mystère de l’Inde]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1911 * [[La Légende de Krishna et les Origines du Brahmanisme]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1888 * [[Sur la découverte d’un manuscrit contenant la traduction de Sanchuniathon, par Philon de Byblos]], par Ph. Lebas, 1836 * [[Voyage dans la Tartarie, l’Afghanistan et l’Inde, au IVe siècle par plusieurs Samanéens de la Chine]] * [[La Légende de Bouddha]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1885 * [[Fragment d’un voyage aux Alpes]], par [[Auteur:Victor Hugo|Victor Hugo]], 1831 * [[Chez les Nomades du Tibet]], par le Commandant d’Ollone, 1911 * [[Les Astronomes devant la Grande Pyramide]], par [[Auteur:Henri_Blerzy|Henri Blerzy]], 1867 * [[Essais et Notices - Le roman d’Apollonius de Tyr]], par [[Auteur:J. Lapaume|J. Lapaume]], 1878 * [[Une Cité Grecque des temps héroïques - Mycènes et ses trésors]], par [[Auteur:George Cogordan|George Cogordan]], 1878 * [[L’Œuvre de la France en Syrie]], par Testis, 1921 * [[Études sur l’histoire d’Allemagne/05|Études sur l’histoire d’Allemagne - La Conquête de la Germanie par l’église romaine]], par [[Auteur:Ernest Lavisse|Ernest Lavisse]], 1887 * [[Une_nouvelle_histoire_de_la_révolution_française_par_M._Michelet|Une nouvelle histoire de la Révolution française par M. Michelet]], par [[Auteur:Gustave Planche|Gustave Planche]], 1850 * [[Les Derniers Jours de la théologie païenne : Proclus et son dieu]], par [[Auteur:Charles Lévêque|Charles Lévêque]], 1865 * [[Une Mission archéologique aux ruines khmers]], par [[Auteur:Louis Delaporte|Louis Delaporte]], 1877 * [[Les Kurdes de l’Haimaneh|Les Kurdes de l’Haïmaneh]], 1865 * [[Statistique industrielle de Paris]], 1865 * [[La Houille verte et les forces hydrauliques des Pyrénées]], par le [[Auteur:Georges de Roquette-Buisson|comte de Roquette-Buisson]], 1916 * [[Jean Chrysostome et l’impératrice Eudoxie]], par [[Auteur:Amédée Thierry|Amédée Thierry]], 1867-1870 * [[Les Phosphates dans l’agriculture française]], par [[Auteur:Achille Muntz|Achille Müntz]], 1892 * [[Voyage archéologique en Perse]], par [[Auteur:Eugène Flandin|Eugène Flandin]], 1845 * [[Économie industrielle et morale. — Les Écoles d’apprentis]], par [[Auteur:Louis Reybaud|Louis Reybaud]], 1872 * [[L’Art et l’Industrie des bronzes dans l’antiquité et dans l’Europe moderne]], 1856 * [[Un grand Linguiste danois - Wilhelm Thomsen|Un grand linguiste danois : Wilhelm Thomsen]], par [[Auteur:Antoine Meillet|Antoine Meillet]], 1922 '''Poètes moralistes de la Grèce''' * [[Poètes_Moralistes_de_la_Grèce/Les_Vers_dorés,_traduction_de_P.-C._Lévesque|Les Vers dorés, attribués à Pythagore (trad. par P.-C. Lévesque)]] '''Œuvres complètes de Platon''' Traduction Victor Cousin * [[Timée_de_Locres_(trad._Cousin)|Timée de Locres]] * [[Le Banquet (trad. Cousin)|Le Banquet]], [[Timée (trad. Cousin)|Timée]], [[Critias (trad. Cousin)|Critias]], [[Clitophon (trad. Cousin)|Clitophon]], [[Du Juste (trad. Cousin)|Du Juste]], [[Lettres de Platon (trad. Cousin)|Lettres]], [[Parménide (trad. Cousin)|Parménide]] Traduction des Belles-Lettres ou CUF (Collection des Universités de France) * [[Apologie de Socrate (trad. Croiset)|Apologie de Socrate]], trad. [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] {{validé}} * [[Phédon (trad. Robin)|Phédon]], trad. [[Auteur:Léon Robin|Léon Robin]] {{validé}} * [[Le Banquet (trad. Robin)|Le Banquet]] {{validé}}, [[Phèdre (trad. Robin)|Phèdre]] {{validé}}, trad. [[Auteur:Léon Robin|Léon Robin]] * [[Ion (trad. Méridier)|Ion]] {{validé}}, [[Ménexène (trad. Méridier)|Ménexène]] {{validé}}, [[Euthydème (trad. Méridier)|Euthydème]] {{validé}}, [[Cratyle (trad. Méridier)|Cratyle]], trad. [[Auteur:Louis Méridier|Méridier]] * [[La République (trad. Chambry)|La République]], trad. [[Auteur:Émile Chambry|Chambry]] * Dialogues suspects : [[Second Alcibiade (trad. Souilhé)|Second Alcibiade]], [[Hipparque (trad. Souilhé)|Hipparque]], [[Minos (trad. Souilhé)|Minos]], [[Les Rivaux (trad. Souilhé)|Les Rivaux]], [[Théagès (trad. Souilhé)|Théagès]], [[Clitophon (trad. Souilhé)|Clitophon]], trad. [[Auteur:Joseph Souilhé|Souilhé]] * Dialogues apocryphes : [[Du Juste (trad. Souilhé)|Du Juste]], [[De la Vertu (trad. Souilhé)|De la Vertu]], [[Démodocos (trad. Souilhé)|Démodocos]], [[Sisyphe (trad. Souilhé)|Sisyphe]], [[Éryxias (trad. Souilhé)|Éryxias]], [[Axiochos (trad. Souilhé)|Axiochos]], [[Définitions (trad. Souilhé)|Définitions]], trad. [[Auteur:Joseph Souilhé|Souilhé]] '''Les Ennéades, de Plotin (trad. M. N. Bouillet)''' * {{sc|Plotin}} : Les 6 [[Ennéades]] en 3 tomes, trad. [[Auteur:Marie Nicolas Bouillet|Bouillet]] * Fragments de psychologie néoplatonicienne : ** {{sc|Porphyre}} : [[Traité sur le Principe Connais-toi toi-même (Porphyre)|Traité sur le Principe ''Connais-toi toi-même'']] - [[Traité_de_l'Âme_(Porphyre)|Traité de l’Âme]] ** {{sc|Jamblique}} : [[Traité de l’Âme (Jamblique)|Traité de l’Âme]] - [[Commentaire_du_Traité_d'Aristote_sur_l'Âme._(Jamblique)|Commentaire du Traité d’Aristote sur l’Âme]] - [[Lettre à Macédonius sur le Destin]] ** {{sc|Énée de Gaza}} : [[Théophraste_(Énée_de_Gaza)|''Théophraste,'' Dialogue sur l’Âme]] ** {{sc|Porphyre}}: [[Vie de Plotin (trad. Bouillet)|Vie de Plotin]] '''Œuvres complètes de Plutarque''' * {{L2S|Vie d’Homère (Plutarque)|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Sur Isis et Osiris|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Sur le EI du temple de Delphes|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Contre Colotès|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|De la création de l’âme dans le Timée|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} '''Histoire de la littérature grecque''' * {{L2S|Histoire de la littérature grecque, tome 5|Croiset - Histoire de la littérature grecque, t5.djvu}}, par [[Auteur:Alfred Croiset|Alfred]] et [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]], 1899 '''Jean Levesque de Burigny''' * [[Dissertation sur l’existence des Génies]] (1747) '''Henri Stein''' * [[Les Architectes des cathédrales gothiques]], par [[Auteur:Henri Stein|Henri Stein]] {{validé}} '''Rig Véda''' * [[Rig Véda ou Livre des hymnes]], traduction d’Alexandre Langlois (1872) '''Les Pères de l’Église''' (trad. par [[Auteur:Antoine-Eug%C3%A8ne_Genoud|M. de Genoude]]) * [[Les_Pères_de_l’Église/Tome_8/Notice_sur_la_Vie_et_les_Ouvrages_d’Origène|Notice sur la Vie et les Ouvrages d’Origène]] {{t|(t. 8)|85}} * [[Les_Pères_de_l’Église/Tome_4/Notice_sur_saint_Clément|Notice sur saint Clément]] {{t|(t. 4)|85}} * [[Les Stromates|Stromates]], par [[Auteur:Clément d’Alexandrie|Clément d’Alexandrie]], trad. [[Auteur:Antoine-Eugène Genoud|de Genoude]], 1839 '''Tertullien''' * [[Œuvres_complètes_de_Tertullien/Genoud,_1852/Contre_les_Valentiniens|Contre les Valentiniens]] {{t|(t. 3)|85}} * [[Œuvres_complètes_de_Tertullien/Genoud,_1852/Traité_contre_les_Spectacles|Traité contre les spectacles]] {{t|(t. 2)|85}} * [[Œuvres complètes de Tertullien/Genoud, 1852/Vie de Tertullien|Vie de Tertullien]] {{t|(t. 1)|85}} '''Œuvres complètes de Saint Augustin''' * [[De l’Ordre]] * [[De la Divination des démons]] '''Sur la Wikisource anglaise''' * Articles [[https://en.wikisource.org/wiki/1911_Encyclop%C3%A6dia_Britannica/Kabbalah {{sc|Kabbalah}}]] à [[https://en.wikisource.org/wiki/1911_Encyclop%C3%A6dia_Britannica/Kabīr {{sc|Kabīr}}]] de l’''Encyclopædia Britannica'' '''Tolstoï''' * [[Au Caucase]], par [[Auteur:Léon Tolstoï|Tolstoï]] '''Œuvres complètes de Sénèque''' (parmi les) * [[Apokolokyntose/Traduction Baillard|Apokolokyntose]] * [[De la Vie heureuse (trad. Baillard)|De la Vie heureuse]] * [[Du Repos ou de la Retraite du sage (trad. Baillard)|Du Repos ou de la Retraite du sage]] * [[De la Providence (trad. Baillard)|De la Providence]] * [[De la Tranquillité de l’âme (trad. Baillard)|De la Tranquillité de l’âme]] '''Jules-Paul Tardivel''' * [[La Langue française au Canada]], par [[Auteur:Jules-Paul Tardivel|Jules-Paul Tardivel]] '''Lucien de Samosate''' (parmi les Œuvres complètes) * [[Philopatris ou l’homme qui s’instruit]], par le Pseudo-Lucien '''Les aventures de maître Renart et d'Ysengrin son compère''' * [[Le Roman de Renart]] (2{{e}} moitié, surtout), éd. [[Auteur:Paulin Paris|Paulin Paris]] '''Henri Cornélis Agrippa''' * [[Henri Cornélis Agrippa, sa vie et son oeuvre d'après sa correspondance (1486-1539)]], par [[Auteur:Joseph Orsier|Joseph Orsier]] '''Édouard Schuré''' * [[Tannhæuser (Schuré)]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]] '''Antoine Meillet''' * [[Quelques hypothèses sur des interdictions de vocabulaire dans les langues indo-européennes]], par [[Auteur:Antoine Meillet|A. Meillet]] '''Annales du musée Guimet''' (Hindouisme) * [[Tableau du Kali-Youg ou âge de fer de Wishnou-Das]], [[Annales du Musée Guimet]], tome 1 '''Journal asiatique''' * [[Explication et origine de la formule bouddhique Om mani padmè hoûm]], par [[Auteur:Julius Klaproth|J. Klaproth]], 1831, série 2, tome 7 * [[Notice sur Sabtai Datelo|Notice sur Sabtai Datelo, médecin, astronome et cabaliste du x.e siècle ; tirée d’un manuscrit hébreu de la Bibliothèque royale de Paris]], 1831, série 2, tome 7 * [[Fragment d’astronomie chaldéenne, découvert dans les visions du prophète Ézéchiel|Fragment d’astronomie chaldéenne, découvert dans les visions du prophète Ézéchiel, et éclairci par l’abbé L. Chiarini, professeur de langues et d’antiquités orientales à l’université royale de Varsovie]] ({{1re}} partie), 1830, série 2, tome 6. * [[Le Serpent et les Grenouilles]], fable traduite de l’''Hitopadésa'' (skr.) : {{trad.}} par M. [[Auteur:Eugène Burnouf|Burnouf fils]], 1823, série 1, tome 2 * [[Sur l’origine du papier-monnaie|Sur l’Origine du Papier-Monnaie]], par [[Auteur:Julius Klaproth|J. Klaproth]], 1822, série 1, tome 1 * [[Lettre au sujet de la nouvelle grammaire arménienne de M. Cirbied]], 1823, par J. Zohrab * [[Un traité manichéen retrouvé en Chine]], 1911, par [[Auteur:Édouard Chavannes|Édouard Chavannes]] et [[Auteur:Paul Pelliot|Paul Pelliot]], série 10, tome 18 * [[Heures syriaques|{{lang|la|Horæ syriaeæ seu commentationes et anecdota res vel litteras syriacas spectantia}}]], 1835, par Eugène Boré, série 2, tome 15 * [[Les inscriptions sibériennes]], 1893, par [[Auteur:Edme Drouin|Edme Drouin]], série 9, tome 1-2 * [[Sur un titre sacerdotal babylonien]], 1870, par [[Auteur:François Lenormant|François Lenormant]], série 6, tome 15-16 * [[Le Yi-King au viie siècle avant J.-C.|Le Yi-king au {{s|vii}} avant J.-C.]], série 9, tome 1-2 * [[La Prétendue Chronique de Maribas le Chaldéen]], par [[Auteur:Jean-Baptiste Chabot|Jean-Baptiste Chabot]] (1905), série 10, tome 5 '''Revue de l’histoire des religions''' * Notice sur [[La roue à puiser les âmes du manichéisme]], de Paul Alphandéry, par [[Auteur:Franz Cumont|Franz Cumont]], 1915, {{n°}}71-72 '''Revue des études grecques''' (articles de la) * {{L2S|Jacques d’Édesse et Claude Ptolémée|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} * {{L2S|Les inscriptions de Naucratis et l’histoire de l’alphabet ionien|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} * {{L2S|Études sur les alchimistes grecs|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}}, Synésius à Dioscore * {{L2S|La Paléographie grecque de Montfaucon et le Père Hardouin|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} '''Langlois''' * [[Notice sur le couvent arménien de l’île de Saint Lazarre de Venise]] '''Hermès Trismégiste''' * [[Hermès Trismégiste (trad. Ménard)|Hermès Trismégiste]], trad. [[Auteur:Louis Ménard|Louis Ménard]] '''Textes sur le bouddhisme''' * [[Introduction à l’histoire du bouddhisme indien]], par [[Auteur:Eugène Burnouf|Eugène Burnouf]] (1876) * [[Lotus de la bonne loi|Le Lotus de la bonne loi]] (tome I), trad. par [[Auteur:Eugène Burnouf|Eugène Burnouf]] (1925) * [[Le Lalita Vistara, ou Développement des jeux]], trad. par [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] (1884) tome I * [[Fragmens bouddhiques]], de [[Auteur:Julius Klaproth|Julius Klaproth]] (1831) * [[Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale/Tome 1/VII|Rapport sur un voyage au Tibet]] (tome 1), 1805 * [[Le Tibet]], par [[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]] (1886) * [[Introduction du Buddhisme dans le Kashmir]], par [[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]] (1865) * [[Le Bouddhisme au Tibet]], par [[Auteur:Emil Schlagintweit|Emil Schlagintweit]] (1881) * [[Observations grammaticales sur quelques passages de l’essai sur le pali]] (1827), par [[Auteur:Eugène Burnouf|Burnouf]] et [[Auteur:Christian Lassen|Lassen]] * [[Le Bouddhisme Japonais]], par [[Auteur:Ryauon Fujishima|Ryauon Fujishima]] (1889) '''Lectures pour Tous''' * L’article [[Notre interview de Santos-Dumont]] (un pionnier de l’aviation française), par [[Auteur:Frantz Reichel|Frantz Reichel]] '''Léon Brunschvicg''' * [[Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées|Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées]], conférence (1937) '''Revue philosophique de la France et de l’étranger''' ''Articles'' * [[Pyrrhon et le scepticisme primitif]], par [[Auteur:Victor Brochard|Victor Brochard]] (1885) * [[Brochard. — De l’erreur]] (1880) * [[Brochard. — Descartes stoïcien]] (1880) * [[De la croyance (article)|De la croyance]], par [[Auteur:Victor Brochard|Victor Brochard]] (1884) ''Notices critiques de livres'' * [[Fouillée. — Descartes]] (1893) * [[Chaignet. — Histoire de la psychologie des Grecs, t. IV et V]], par [[Auteur:Auguste Penjon|Auguste Penjon]] (1893) '''Mission 7500''' * [[Essais de sociologie]], par [[Auteur:Marcel Mauss|Mauss]] (1971) '''Claude Bernard''' * [[Introduction à l’étude de la médecine expérimentale]] (1865) Articles du '''Dictionnaire historique et critique''', par [[Auteur:Pierre Bayle|Pierre Bayle]] (1820) * [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Budé|Budé]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Junctin|Junctin]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Marcionites|Marcionites]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Origène|Origène]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|Pauliciens]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e_éd., 1820/Plotin|Plotin]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e_éd., 1820/Pythagoras|Pythagoras]] Articles du '''Dictionnaire des sciences philosophiques''' (2{{e}} éd.) par [[Auteur:Adolphe Franck|Adolphe Franck]] (1875) * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Apollonius de Tyane|Apollonius de Tyane]] * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Cardan|Cardan (Jérôme)]] * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Cardinales (Vertus)|Cardinales (Vertus)]] Articles du '''Dictionnaire des antiquités grecques et romaines''', par Daremberg et Saglio * [[Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines/Diasia|Diasia]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Tabella|Tabella]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Thargélia|Thargélia]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/TRAPÉZITAI|Trapézitai]] - [[Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines/Zodiacus|Zodiacus]] Articles du '''Dictionnaire de théologie catholique''' (DTC) * [[Dictionnaire de théologie catholique/ALBIGEOIS|Albigeois]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Alcuin|Alcuin]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Antioche (école d’)|Antioche (école d’)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Antiochus|Antiochus]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ASSÉMANI Joseph-Simon|Assémani (Joseph-Simon)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ATHANASE (Symbole de saint)|Athanase (Symbole de saint)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athanase de Balad|Athanase de Balad]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athanase de Paros|Athanase de Paros]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athéisme et erreurs connexes|Athéisme et erreurs connexes]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bar Hébræus|Bar Hébræus]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bardesane|Bardesane]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bardesanites|Bardesanites]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Barlaam|Barlaam]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/CAMPANELLA Thomas|(Thomas) Campanella]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/CYRILLE (Saint), patriarche d’Alexandrie|Cyrille d’Alexandrie (Saint)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ÉDESSE (ÉCOLE D')|Édesse ({{lié|école d’}})]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/GNOSTICISME I. Sources|Gnosticisme (I, II et III)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Jacques d’Édesse]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Jacques de Saint-Dominique|Jacques de Saint-Dominique]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Jacques de Saroug|Jacques de Saroug]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Macaire d’Alexandrie|Macaire d’Alexandrie]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Marcion|Marcion]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Mékhitaristes|Mékhitaristes]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Melchisédéciens|Melchisédéciens]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/MORIN Jean-Baptiste|Morin Jean-Baptiste]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Sévère d’Antioche|Sévère d’Antioche]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Sévère de Minorque|Sévère de Minorque]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Synésius|Synésius]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉODORE DE MOPSUESTE|Théodore de Mopsueste]] Articles du '''Dictionnaire de la Bible''' * [[Dictionnaire de la Bible/Ascalon|Ascalon]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astarthé|Astarthé]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astaroth|Astaroth]] - [[Dictionnaire de la Bible/Ataroth|Ataroth]] - [[Dictionnaire de la Bible/Athbasch|Athbasch]] - [[Dictionnaire de la Bible/Babylonicus Petropolitanus (codex)|Babylonicus Petropolitanus (codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bardane|Bardane]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bar-Hébræus|Bar-Hébræus]] - [[Dictionnaire de la Bible/Céréthéens|Céréthéens]] - [[Dictionnaire de la Bible/Céthim|Céthim]] - [[Dictionnaire de la Bible/Chaldée|Chaldée]] - [[Dictionnaire de la Bible/Chobar|Chobar]] - [[Dictionnaire de la Bible/Chodchod|Chodchod]] - [[Dictionnaire de la Bible/Chodorlahomor|Chodorlahomor]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cornaline|Cornaline]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cyrénéen|Cyrénéen]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cyrille d’Alexandrie|Cyrille d’Alexandrie]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cyrille de Jérusalem|Cyrille de Jérusalem]] - [[Dictionnaire de la Bible/Codex|Codex]] - [[Dictionnaire de la Bible/Éphod|Éphod]] - 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Œuvre traduite du grec moderne par des Wikisourciens. '''50 pages ou moins à corriger (catégorie)''' * [[Calendrier de la République française]], par le Comité d’Instruction publique de la Convention (1793) * [[Notice biographique sur Guillaume Budé]], par Eugène de Budé (1857) '''Assyriologie''' * [[L’Immortalité de l’âme chez les Chaldéens]], de [[Auteur:Jules Oppert|Jules Oppert]] (1875) '''Bulletin du Comité de l’Asie française''' * [[Quelques réflexions sur des voyages au Tibet]], de [[Auteur:Jacques Bacot|Jacques Bacot]] (1911) == Textes en cours de correction == '''Œuvres complètes de Voltaire''' (parmi les) * [[Charlot, ou la Comtesse de Givry/Édition Garnier|Charlot, ou la Comtesse de Givry]] {{2/4}} '''Jean Rufus (Patrologia orientalis)''' * [[Livre:Rufus_-_Patrologia_orientalis,_tome_8,_fascicule_1,_n°36_-_Plérophories.djvu|Plérophories]] '''Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne''' * {{Livre2Scanné|Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne|Court_de_Gébelin_-_Monde_primitif_analysé_et_comparé_avec_le_monde_moderne,_1re_livraison.djvu}}, 1{{re}} livraison, par [[Auteur:Antoine_Court_de_Gébelin|Antoine Court de Gébelin]] '''Sur la Wikisource espagnole''' * [https://es.wikisource.org/wiki/La_Atlántida La Atlántida], [https://es.wikisource.org/wiki/Autor:Jacinto_Verdaguer Jacinto Verdaguer] * [https://es.wikisource.org/wiki/Biblioteca_de_Autores_Españoles Biblioteca de Autores Españoles], de [https://es.wikisource.org/wiki/Autor:Adolfo_de_Castro Adolfo de Castro] '''Épictète''' * {{Livre2Scanné|La Doctrine d’Épictète stoïcien|Rivaudeau - La doctrine d’Epictète stoïcien.djvu}}, par [[Auteur:André de Rivaudeau|André de Rivaudeau]] '''Saint Denys l’Aréopagite''' * {{L2S|Le Livre des Noms divins|Darboy_-_Œuvres_de_saint_Denys_l’Aréopagite.djvu}} '''Robert Fludd''' * [[Traité d’astrologie générale]] '''Zend-Avesta''' * {{L2S|Zend-Avesta|Zend-Avesta,_trad._Anquetil-Duperron,_volume_1.djvu}} '''Antoine Meillet''' * {{L2S|Esquisse d'une grammaire comparée de l'arménien classique|Meillet_-_Esquisse_d'une_grammaire_comparée_de_l'arménien_classique_(1936).djvu}} '''Œuvres complètes de Lucain, Silius Italicus''' (parmi les) * {{L2S|Lucain, Silius Italicus, Claudien - Œuvres complètes|Lucain,_Silius_Italicus,_Claudien_-_Œuvres_complètes,_Nisard.djvu}} '''Hippolyte Taine''' * {{L2S|Voyage aux Pyrénées (Taine)|Taine - Voyage aux Pyrénées, 1873.djvu}} '''Bibliothèque orientale elzévirienne, XXXIII''' * {{L2S|Le livre des morts des anciens Égyptiens|Pierret_-_Le_Livre_des_morts_des_anciens_Égyptiens,_1907.djvu}}, trad. [[Auteur:Paul Pierret|Pierret]] '''Charles Schoebel''' * {{L2S|Le buddhisme|Schoebel - Le Bouddha et le bouddhisme.djvu}} {{3/4}} '''Émile-Louis Burnouf''' * {{L2S|Dictionnaire classique sanscrit-français|Burnouf - Dictionnaire classique sanscrit-français.djvu}} {{2/4}} '''Les Pères de l’Église (trad. Genoude)''' * {{L2S|[[Les_Pères_de_l’Église/Tome_3|Traité contre les hérétiques]]|Genoude - Les Pères de l'Eglise, vol. 3.djvu}} '''Diodore de Sicile''' * {{L2S|Bibliothèque historique|Diodore de Sicile - Bibliothèque historique, Delahays, 1851.djvu}} {{2/4}} '''Hermann Oldenberg''' * {{L2S|La Religion du Véda|Oldenberg - La Religion du Véda.djvu}} {{2/4}} '''Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale''' * {{L2S|Sur les dieux de la Grèce, de l’Italie et de l’Inde|Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu}} == Textes validés (ou en cours de validation) == * [[Vie de Molière]] {{validé}} (commentaires sur les pièces), par [[Auteur:Voltaire|Voltaire]], [[Œuvres_complètes_de_Voltaire|Œuvres complètes]] (Garnier 1878) * [[Lady Roxana]] {{validé}}, de [[Auteur:Daniel Defoe|Daniel Defoe]] * [[La Métaphysique (trad. Pierron et Zévort)]] {{validé}}, d’[[Auteur:Aristote|Aristote]] * [[Discours sur l’esprit positif]] {{validé}}, d’[[Auteur:Auguste Comte|Auguste Comte]] * [[Fragments_de_philosophes_néoplatoniciens/Saccas_(trad._Bouillet)|Fragments d’Ammonius Saccas]] {{validé}} (extrait des [[Ennéades]] de [[Auteur:Plotin|Plotin]], trad. [[Fragments_de_philosophes_néoplatoniciens/Saccas_(trad._Bouillet)|Bouillet]]) * [[Théétète (trad. Cousin)]] {{validé}}, de [[Auteur:Platon|Platon]] * [[Philèbe (trad. Cousin)]], de [[Auteur:Platon|Platon]] {{validé}} * [[Calendrier Géorgien]] {{validé}}, Revue des Deux Mondes, mai-juin 1830 * [[Études_sur_la_chronologie_des_rois_de_France_et_de_Bourgogne|Études sur la chronologie des rois de France et de Bourgogne, d’après les diplômes et les chartes de l’abbaye de Cluny aux IXe et XIe siècles]] * [[L’Art de greffer|L’art de greffer]] {{validé}}, de [[Auteur:Charles_Baltet|Baltet]] * [[La Marche à la lumière, Bodhicaryavatara]] {{validé}}, par [[Auteur:Shantideva|Shantideva]], trad. [[Auteur:Louis Finot|Louis Finot]] * [[Histoire du Bouddhisme]], par [[Auteur:Jean-Jacques Ampère|J. J. Ampère]] {{validé}} * [[Origines bouddhiques]], par [[Auteur:Émile Senart|Auteur:Émile Senart]] {{validé}} * [[Apologie de Socrate (trad._Croiset)|Apologie de Socrate]], le [[Gorgias (trad._Croiset)|Gorgias]], [[Œuvres_complètes_de_Platon|(Collection Universités de France)]] * [[Comment les Dogmes finissent et comment ils renaissent|Comment les dogmes finissent et comment ils renaissent]] {{validé}}, par [[Auteur:Elme-Marie Caro|E.-M. Caro]], Revue des Deux Mondes, 1886, Janvier-février (t. 73) * [[Le Péché de Monsieur Antoine|Le Péché de Monsieur Antoine]] (1{{re}} partie surtout) {{validé}}, [[Pauline]] {{validé}}, [[L’Orco (Calmann Lévy)|L’Orco]] {{validé}}, par [[Auteur:George Sand]] * [[Ernest Renan (Bourget)]], par [[Auteur:Paul Bourget|Paul Bourget]] * [[Traité de la prière]], par Saint Nil ([[Auteur:Évagre le Pontique|Évagre le Pontique]]) * [[Observations de Condorcet sur le vingt-neuvième livre de « L'esprit des lois »]] * [[Discours sur les révolutions de la surface du globe, et sur les changemens qu'elles ont produits dans le règne animal]], par [[Auteur:Georges Cuvier|Georges Cuvier]] (1826) Articles du '''Dictionnaire de la Bible''' * [[Dictionnaire de la Bible/Alexandrinus (Codex)|Alexandrinus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Améthyste|Améthyste]] - [[Dictionnaire de la Bible/Ascension|Ascension]] - [[Dictionnaire de la Bible/Aschéra|Aschéra]] - [[Dictionnaire de la Bible/Asor|Asor]] (Haçor) - [[Dictionnaire de la Bible/Assyrienne (Langue)|Assyrienne (Langue)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astarthé|Astarthé]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astragale|Astragale]] - [[Dictionnaire de la Bible/Atargatis|Atargatis]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bezæ (Codex)|Bezæ (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bosra|Bosra]] - [[Dictionnaire de la Bible/Caphtorim|Caphtorim]] - [[Dictionnaire de la Bible/Capitation|Capitation]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cappadoce|Cappadoce]] - [[Dictionnaire de la Bible/Commentaires de l’Écriture|Commentaires de l’Écriture]] - [[Dictionnaire de la Bible/Coislianus (Codex)|Coislianus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Colbertinus (Codex)|Colbertinus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Colchique|Colchique]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cypre|Cypre]] - [[Dictionnaire de la Bible/Gessur|Gessur]] - [[Dictionnaire de la Bible/Gessuri|Gessuri]] == Textes en cours de découpage == * {{L2S|Traité de la musique|Augustin_-_Œuvres_complètes,_éd._Raulx,_tome_III.djvu}}, de [[Auteur:Augustin d’Hippone|Saint Augustin]] {{2/4}} * {{L2S|Panégyrique de Trajan|Pline - Panégyrique de Trajan, traduction Burnouf, 1845.djvu}}, de [[Auteur:Pline le Jeune|Pline le Jeune]] {{2/4}} * {{L2S|La Cité de Dieu (Augustin)|Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome_XIII.djvu}}, Œuvres complètes de [[Auteur:Augustin d’Hippone|Augustin d’Hippone]], tome 13 * {{L2S|Essai sur la mythologie de l’Avesta|Darmesteter - Essai sur la mythologie de l’Avesta.djvu}}, par [[Auteur:James Darmesteter|Darmesteter]] * {{L2S|Mahâyâna-Sutrâlaṃkâra|Lévi_-_Mahayana-Sutralamkara,_tome_2.djvu}}, traduit par [[Auteur:Sylvain Lévi|Sylvain Lévi]] {{2/4}} * {{L2S|Les Tristes|Ovide - Œuvres complètes, trad Nisard, 1838.djvu}}, par [[Ovide]] {{2/4}} * {{L2S|Avadâna-Çataka|Annales_du_Musée_Guimet,_tome_18.djvu}}, par [[Auteur:Léon Feer|Léon Féer]] * {{L2S|Histoire de la vie de Hiouen-Thsang et de ses voyages dans l’Inde|Julien - Histoire de la vie de Hiouen-Thsang et de ses voyages dans l’Inde.djvu}}, par [[Auteur:Stanislas Julien|Stanislas Julien]] * {{L2S|Mabinogion, tome 2|Loth_-_Mabinogion,_tome_2.djvu}}, trad. [[Auteur:Joseph Loth|Joseph Loth]] * {{L2S|Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux|Annales du Musée Guimet, tome 6.djvu}}, trad. [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] *{{L2S|Le Zend Avesta|Annales du Musée Guimet, tome_24.djvu}}, tome 24 des Annales du Musée Guimet == Tables des matières (mise en forme) == * {{Livre2Scanné|Œuvres de Spinoza (trad. Appuhn)|Œuvres_de_Spinoza,_trad._Appuhn,_tome_I.djvu}} * {{Livre2Scanné|Contes indiens (Feer)|Feer_-_Contes_indiens,_1883.djvu}}, par [[Auteur:Léon_Feer|Léon Feer]] * {{Livre2Scanné|Le Folk-Lore du pays basque|Vinson - Le Folk-Lore du pays basque, 1883.djvu}}, par [[Auteur:Julien Vinson|Julien Vinson]] * {{Livre2Scanné|Histoire des Croisades|Aix_-_Histoire_des_Croisades,_tome_1.djvu}}, par [[Auteur:Albert d’Aix|Albert d’Aix]] * {{Livre2Scanné|Essai sur le libre arbitre|Schopenhauer_-_Essai_sur_le_libre_arbitre,_1880,_trad._Reinach.djvu}}, par [[Auteur:Arthur Schopenhauer|Arthur Schopenhauer]] * {{Livre2Scanné|La Doctrine d’Épictète stoïcien|Rivaudeau - La doctrine d’Epictète stoïcien.djvu}}, par [[Auteur:André de Rivaudeau|André de Rivaudeau]] * {{Livre2Scanné|Essai sur le Vêda|Burnouf_-_Essai_sur_le_Vêda.djvu}}, par [[Auteur:Émile-Louis Burnouf|Émile-Louis Burnouf]] * {{L2S|Œuvres complètes de Montesquieu|Montesquieu_-_Œuvres_complètes,_éd._Laboulaye,_t3.djvu}} * {{L2S|La Liberté du travail, l’association et la démocratie|Baudrillart_-_La_Liberté_du_travail,_l’association_et_la_démocratie.djvu}}, par [[Auteur:Henri Baudrillart|Henri Baudrillart]] * {{L2S|La Religion des Gaulois|Bertrand_-_La_religion_des_Gaulois.djvu}}, par [[Auteur:Alexandre Bertrand|Alexandre Bertrand]] * {{L2S|Anthropologie|Kant_-_Anthropologie.djvu}}, par E. [[Kant]] * {{L2S|Histoire du bouddhisme dans l’Inde|Kern - Histoire du bouddhisme dans l’Inde, tome 1.djvu}}, par [[Auteur:Johan_Hendrik_Caspar_Kern|J.H.C. Kern]] * {{L2S|Histoire de la Commune de 1871|Lissagaray - Histoire de la Commune de 1871, MS.djvu}}, par [[Auteur:Prosper-Olivier Lissagaray|Prosper-Olivier Lissagaray]] * {{L2S|Histoire de la littérature grecque (Croiset)|Croiset - Histoire de la littérature grecque, t1.djvu}}, par [[Auteur:Alfred Croiset|Alfred Croiset]] et [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] * {{L2S|L’Évolution créatrice|Bergson - L’Évolution créatrice.djvu}}, par [[Auteur:Henri Bergson|Bergson]] * {{L2S|Manuel d’Épictète (trad. Guyau)|Manuel d’Épictète, trad. Guyau, 1875.djvu}}, trad. par [[Auteur:Jean-Marie Guyau|Guyau]] * {{L2S|Les Premières Formes de la religion et de la tradition dans l’Inde et la Grèce|Regnaud - Les Premières Formes de la religion et de la tradition dans l’Inde et la Grèce.djvu}}, par [[Auteur:Paul Regnaud|Paul Regnaud]] * {{L2S|Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820|Bayle_-_Dictionnaire_historique_et_critique,_1820,_T11.djvu}} : article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|PAULICIENS]], par [[Auteur:Pierre Bayle|Bayle]] * {{L2S|Histoire du Bouddha Sakya Mouni|Foucaux_-_Histoire_du_Bouddha_Sakya_Mouni.djvu}}, par [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] * {{L2S|Mahâyâna-Sûtrâlamkâra|Lévi_-_Mahayana-Sutralamkara,_tome_2.djvu}}, par Asanga, trad. de [[Auteur:Sylvain Lévi|Sylvain Lévi]] * {{L2S|Le Bouddhisme au Tibet|Schlagintweit - Le Bouddhisme au Tibet.djvu}}, par [[Auteur:Emil Schlagintweit|Emil Schlagintweit]] * {{L2S|Les Œuvres spirituelles du Bienheureux Jean de la Croix|Les Œuvres spirituelles du Bienheureux Jean de la Croix, 1834, tome 2.djvu}}, trad. par Jean Maillard et Guillaume François Berthier * {{L2S|Lettres sur l’Inde, à la frontière afghane|Darmesteter - Lettres sur l’Inde, à la frontière afghane.djvu}}, par [[Auteur:James Darmesteter|James Darmesterter]] * {{L2S|Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux|Annales du Musée Guimet, tome 6.djvu}}, trad. 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Grapin * {{L2S|Revue de l’histoire des religions|Revue de l’histoire des religions, année 36, tomes 71-72, 1915.djvu}}, tomes 71-72 * {{L2S|La psychologie des sentiments|Livre:Ribot_-_La_psychologie_des_sentiments,_Félix_Alcan,_1896.djvu}}, par [[Auteur:Théodule Ribot|Théodule Ribot]] 5zwjei5tpkk50owse4y0cixqixl94ci 15908680 15908675 2026-07-07T15:19:39Z Yland 11394 /* Textes en cours de découpage */ 15908680 wikitext text/x-wiki {{#babel:fr|en-2|es-2|grc-1|he-1|sa-1|hy-0|ar-0|syr-1}} == Wikisource == J'ai découvert Wikisource par hasard, à l’occasion d’une recherche sur ''Sanchoniathon'' avec le moteur de recherche Bing. Seul Bing affichait, à l’époque (déc. 2009), des pages de Wikisource en résultats de recherche sur Sanchoniathon. Correcteur Wikisourcien depuis le 27 décembre 2009. Bonne connaissance des alphabets latin, grec ancien/moderne, hébreu, arménien, sanscrit/hindi et tibétain. Et je commence à bien me débrouiller avec les alphabets syriaque, arabe. == Textes corrigés == [[Œuvres_complètes_de_Voltaire|'''Œuvres complètes de Voltaire''']] (parmi les) * [[Essai sur les mœurs]] (tomes 11 à 13) * [[Article de Voltaire sur Voltaire]] (tome 1) * [[Mémoires_pour_servir_à_la_vie_de_Voltaire/Édition_Garnier|Mémoires pour servir à la vie de Voltaire]] (tome 1) * [[Discours_de_l’empereur_Julien/Édition_Garnier|Discours de l’empereur Julien]] (tome 28) * [[Documents biographiques/Édition Garnier|Documents biographiques]] et [[Addition aux documents biographiques]] (tome 1) * [[Avis_à_l’auteur_du_journal_de_Gottingue/Édition_Garnier|Avis à l’auteur du journal de Gottingue]] (tome 24) * [[Bababec et les fakirs]] (tome 21) * [[Les aveugles juges des couleurs]] (tome 21) * [[Essai sur les guerres civiles de France]] (tome 8) * [[Sommaire_des_droits_du_roi_de_Prusse/Édition_Garnier|Sommaire des droits du roi de Prusse]] (tome 23) * [[Lettre sur les panégyriques]] (tome 26) * [[À_M_de_***_professeur_en_histoire|À M. de ***, professeur en histoire]] (tome 24) * [[Mémoire/Édition_Garnier|Mémoire]] (tome 24) * [[Lettre_de_M_Thieriot/Édition_Garnier|Lettre de M. 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Brunetière]] ([[LLes_Anciens_et_les_Modernes/Édition_Garnierivre:Revue_des_Deux_Mondes_-_1880_-_tome_38.djvu|tome 38]]) * [[Le Châle vert]], (1{{er}} trim. 1849), par [[Alexis de Valon]] * [[Le Mystère de l’Inde]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1911 * [[La Légende de Krishna et les Origines du Brahmanisme]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1888 * [[Sur la découverte d’un manuscrit contenant la traduction de Sanchuniathon, par Philon de Byblos]], par Ph. Lebas, 1836 * [[Voyage dans la Tartarie, l’Afghanistan et l’Inde, au IVe siècle par plusieurs Samanéens de la Chine]] * [[La Légende de Bouddha]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]], 1885 * [[Fragment d’un voyage aux Alpes]], par [[Auteur:Victor Hugo|Victor Hugo]], 1831 * [[Chez les Nomades du Tibet]], par le Commandant d’Ollone, 1911 * [[Les Astronomes devant la Grande Pyramide]], par [[Auteur:Henri_Blerzy|Henri Blerzy]], 1867 * [[Essais et Notices - Le roman d’Apollonius de Tyr]], par [[Auteur:J. Lapaume|J. Lapaume]], 1878 * [[Une Cité Grecque des temps héroïques - Mycènes et ses trésors]], par [[Auteur:George Cogordan|George Cogordan]], 1878 * [[L’Œuvre de la France en Syrie]], par Testis, 1921 * [[Études sur l’histoire d’Allemagne/05|Études sur l’histoire d’Allemagne - La Conquête de la Germanie par l’église romaine]], par [[Auteur:Ernest Lavisse|Ernest Lavisse]], 1887 * [[Une_nouvelle_histoire_de_la_révolution_française_par_M._Michelet|Une nouvelle histoire de la Révolution française par M. Michelet]], par [[Auteur:Gustave Planche|Gustave Planche]], 1850 * [[Les Derniers Jours de la théologie païenne : Proclus et son dieu]], par [[Auteur:Charles Lévêque|Charles Lévêque]], 1865 * [[Une Mission archéologique aux ruines khmers]], par [[Auteur:Louis Delaporte|Louis Delaporte]], 1877 * [[Les Kurdes de l’Haimaneh|Les Kurdes de l’Haïmaneh]], 1865 * [[Statistique industrielle de Paris]], 1865 * [[La Houille verte et les forces hydrauliques des Pyrénées]], par le [[Auteur:Georges de Roquette-Buisson|comte de Roquette-Buisson]], 1916 * [[Jean Chrysostome et l’impératrice Eudoxie]], par [[Auteur:Amédée Thierry|Amédée Thierry]], 1867-1870 * [[Les Phosphates dans l’agriculture française]], par [[Auteur:Achille Muntz|Achille Müntz]], 1892 * [[Voyage archéologique en Perse]], par [[Auteur:Eugène Flandin|Eugène Flandin]], 1845 * [[Économie industrielle et morale. — Les Écoles d’apprentis]], par [[Auteur:Louis Reybaud|Louis Reybaud]], 1872 * [[L’Art et l’Industrie des bronzes dans l’antiquité et dans l’Europe moderne]], 1856 * [[Un grand Linguiste danois - Wilhelm Thomsen|Un grand linguiste danois : Wilhelm Thomsen]], par [[Auteur:Antoine Meillet|Antoine Meillet]], 1922 '''Poètes moralistes de la Grèce''' * [[Poètes_Moralistes_de_la_Grèce/Les_Vers_dorés,_traduction_de_P.-C._Lévesque|Les Vers dorés, attribués à Pythagore (trad. par P.-C. Lévesque)]] '''Œuvres complètes de Platon''' Traduction Victor Cousin * [[Timée_de_Locres_(trad._Cousin)|Timée de Locres]] * [[Le Banquet (trad. Cousin)|Le Banquet]], [[Timée (trad. Cousin)|Timée]], [[Critias (trad. Cousin)|Critias]], [[Clitophon (trad. Cousin)|Clitophon]], [[Du Juste (trad. Cousin)|Du Juste]], [[Lettres de Platon (trad. Cousin)|Lettres]], [[Parménide (trad. Cousin)|Parménide]] Traduction des Belles-Lettres ou CUF (Collection des Universités de France) * [[Apologie de Socrate (trad. Croiset)|Apologie de Socrate]], trad. [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] {{validé}} * [[Phédon (trad. Robin)|Phédon]], trad. [[Auteur:Léon Robin|Léon Robin]] {{validé}} * [[Le Banquet (trad. Robin)|Le Banquet]] {{validé}}, [[Phèdre (trad. Robin)|Phèdre]] {{validé}}, trad. [[Auteur:Léon Robin|Léon Robin]] * [[Ion (trad. Méridier)|Ion]] {{validé}}, [[Ménexène (trad. Méridier)|Ménexène]] {{validé}}, [[Euthydème (trad. Méridier)|Euthydème]] {{validé}}, [[Cratyle (trad. Méridier)|Cratyle]], trad. [[Auteur:Louis Méridier|Méridier]] * [[La République (trad. Chambry)|La République]], trad. [[Auteur:Émile Chambry|Chambry]] * Dialogues suspects : [[Second Alcibiade (trad. Souilhé)|Second Alcibiade]], [[Hipparque (trad. Souilhé)|Hipparque]], [[Minos (trad. Souilhé)|Minos]], [[Les Rivaux (trad. Souilhé)|Les Rivaux]], [[Théagès (trad. Souilhé)|Théagès]], [[Clitophon (trad. Souilhé)|Clitophon]], trad. [[Auteur:Joseph Souilhé|Souilhé]] * Dialogues apocryphes : [[Du Juste (trad. Souilhé)|Du Juste]], [[De la Vertu (trad. Souilhé)|De la Vertu]], [[Démodocos (trad. Souilhé)|Démodocos]], [[Sisyphe (trad. Souilhé)|Sisyphe]], [[Éryxias (trad. Souilhé)|Éryxias]], [[Axiochos (trad. Souilhé)|Axiochos]], [[Définitions (trad. Souilhé)|Définitions]], trad. [[Auteur:Joseph Souilhé|Souilhé]] '''Les Ennéades, de Plotin (trad. M. N. Bouillet)''' * {{sc|Plotin}} : Les 6 [[Ennéades]] en 3 tomes, trad. [[Auteur:Marie Nicolas Bouillet|Bouillet]] * Fragments de psychologie néoplatonicienne : ** {{sc|Porphyre}} : [[Traité sur le Principe Connais-toi toi-même (Porphyre)|Traité sur le Principe ''Connais-toi toi-même'']] - [[Traité_de_l'Âme_(Porphyre)|Traité de l’Âme]] ** {{sc|Jamblique}} : [[Traité de l’Âme (Jamblique)|Traité de l’Âme]] - [[Commentaire_du_Traité_d'Aristote_sur_l'Âme._(Jamblique)|Commentaire du Traité d’Aristote sur l’Âme]] - [[Lettre à Macédonius sur le Destin]] ** {{sc|Énée de Gaza}} : [[Théophraste_(Énée_de_Gaza)|''Théophraste,'' Dialogue sur l’Âme]] ** {{sc|Porphyre}}: [[Vie de Plotin (trad. Bouillet)|Vie de Plotin]] '''Œuvres complètes de Plutarque''' * {{L2S|Vie d’Homère (Plutarque)|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Sur Isis et Osiris|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Sur le EI du temple de Delphes|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|Contre Colotès|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} * {{L2S|De la création de l’âme dans le Timée|Œuvres complètes de Plutarque - Œuvres morales et œuvres diverses, tome 2, 1870.djvu}} '''Histoire de la littérature grecque''' * {{L2S|Histoire de la littérature grecque, tome 5|Croiset - Histoire de la littérature grecque, t5.djvu}}, par [[Auteur:Alfred Croiset|Alfred]] et [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]], 1899 '''Jean Levesque de Burigny''' * [[Dissertation sur l’existence des Génies]] (1747) '''Henri Stein''' * [[Les Architectes des cathédrales gothiques]], par [[Auteur:Henri Stein|Henri Stein]] {{validé}} '''Rig Véda''' * [[Rig Véda ou Livre des hymnes]], traduction d’Alexandre Langlois (1872) '''Les Pères de l’Église''' (trad. par [[Auteur:Antoine-Eug%C3%A8ne_Genoud|M. de Genoude]]) * [[Les_Pères_de_l’Église/Tome_8/Notice_sur_la_Vie_et_les_Ouvrages_d’Origène|Notice sur la Vie et les Ouvrages d’Origène]] {{t|(t. 8)|85}} * [[Les_Pères_de_l’Église/Tome_4/Notice_sur_saint_Clément|Notice sur saint Clément]] {{t|(t. 4)|85}} * [[Les Stromates|Stromates]], par [[Auteur:Clément d’Alexandrie|Clément d’Alexandrie]], trad. [[Auteur:Antoine-Eugène Genoud|de Genoude]], 1839 '''Tertullien''' * [[Œuvres_complètes_de_Tertullien/Genoud,_1852/Contre_les_Valentiniens|Contre les Valentiniens]] {{t|(t. 3)|85}} * [[Œuvres_complètes_de_Tertullien/Genoud,_1852/Traité_contre_les_Spectacles|Traité contre les spectacles]] {{t|(t. 2)|85}} * [[Œuvres complètes de Tertullien/Genoud, 1852/Vie de Tertullien|Vie de Tertullien]] {{t|(t. 1)|85}} '''Œuvres complètes de Saint Augustin''' * [[De l’Ordre]] * [[De la Divination des démons]] '''Sur la Wikisource anglaise''' * Articles [[https://en.wikisource.org/wiki/1911_Encyclop%C3%A6dia_Britannica/Kabbalah {{sc|Kabbalah}}]] à [[https://en.wikisource.org/wiki/1911_Encyclop%C3%A6dia_Britannica/Kabīr {{sc|Kabīr}}]] de l’''Encyclopædia Britannica'' '''Tolstoï''' * [[Au Caucase]], par [[Auteur:Léon Tolstoï|Tolstoï]] '''Œuvres complètes de Sénèque''' (parmi les) * [[Apokolokyntose/Traduction Baillard|Apokolokyntose]] * [[De la Vie heureuse (trad. Baillard)|De la Vie heureuse]] * [[Du Repos ou de la Retraite du sage (trad. Baillard)|Du Repos ou de la Retraite du sage]] * [[De la Providence (trad. Baillard)|De la Providence]] * [[De la Tranquillité de l’âme (trad. Baillard)|De la Tranquillité de l’âme]] '''Jules-Paul Tardivel''' * [[La Langue française au Canada]], par [[Auteur:Jules-Paul Tardivel|Jules-Paul Tardivel]] '''Lucien de Samosate''' (parmi les Œuvres complètes) * [[Philopatris ou l’homme qui s’instruit]], par le Pseudo-Lucien '''Les aventures de maître Renart et d'Ysengrin son compère''' * [[Le Roman de Renart]] (2{{e}} moitié, surtout), éd. [[Auteur:Paulin Paris|Paulin Paris]] '''Henri Cornélis Agrippa''' * [[Henri Cornélis Agrippa, sa vie et son oeuvre d'après sa correspondance (1486-1539)]], par [[Auteur:Joseph Orsier|Joseph Orsier]] '''Édouard Schuré''' * [[Tannhæuser (Schuré)]], par [[Auteur:Édouard Schuré|Édouard Schuré]] '''Antoine Meillet''' * [[Quelques hypothèses sur des interdictions de vocabulaire dans les langues indo-européennes]], par [[Auteur:Antoine Meillet|A. Meillet]] '''Annales du musée Guimet''' (Hindouisme) * [[Tableau du Kali-Youg ou âge de fer de Wishnou-Das]], [[Annales du Musée Guimet]], tome 1 '''Journal asiatique''' * [[Explication et origine de la formule bouddhique Om mani padmè hoûm]], par [[Auteur:Julius Klaproth|J. Klaproth]], 1831, série 2, tome 7 * [[Notice sur Sabtai Datelo|Notice sur Sabtai Datelo, médecin, astronome et cabaliste du x.e siècle ; tirée d’un manuscrit hébreu de la Bibliothèque royale de Paris]], 1831, série 2, tome 7 * [[Fragment d’astronomie chaldéenne, découvert dans les visions du prophète Ézéchiel|Fragment d’astronomie chaldéenne, découvert dans les visions du prophète Ézéchiel, et éclairci par l’abbé L. Chiarini, professeur de langues et d’antiquités orientales à l’université royale de Varsovie]] ({{1re}} partie), 1830, série 2, tome 6. * [[Le Serpent et les Grenouilles]], fable traduite de l’''Hitopadésa'' (skr.) : {{trad.}} par M. [[Auteur:Eugène Burnouf|Burnouf fils]], 1823, série 1, tome 2 * [[Sur l’origine du papier-monnaie|Sur l’Origine du Papier-Monnaie]], par [[Auteur:Julius Klaproth|J. Klaproth]], 1822, série 1, tome 1 * [[Lettre au sujet de la nouvelle grammaire arménienne de M. Cirbied]], 1823, par J. Zohrab * [[Un traité manichéen retrouvé en Chine]], 1911, par [[Auteur:Édouard Chavannes|Édouard Chavannes]] et [[Auteur:Paul Pelliot|Paul Pelliot]], série 10, tome 18 * [[Heures syriaques|{{lang|la|Horæ syriaeæ seu commentationes et anecdota res vel litteras syriacas spectantia}}]], 1835, par Eugène Boré, série 2, tome 15 * [[Les inscriptions sibériennes]], 1893, par [[Auteur:Edme Drouin|Edme Drouin]], série 9, tome 1-2 * [[Sur un titre sacerdotal babylonien]], 1870, par [[Auteur:François Lenormant|François Lenormant]], série 6, tome 15-16 * [[Le Yi-King au viie siècle avant J.-C.|Le Yi-king au {{s|vii}} avant J.-C.]], série 9, tome 1-2 * [[La Prétendue Chronique de Maribas le Chaldéen]], par [[Auteur:Jean-Baptiste Chabot|Jean-Baptiste Chabot]] (1905), série 10, tome 5 '''Revue de l’histoire des religions''' * Notice sur [[La roue à puiser les âmes du manichéisme]], de Paul Alphandéry, par [[Auteur:Franz Cumont|Franz Cumont]], 1915, {{n°}}71-72 '''Revue des études grecques''' (articles de la) * {{L2S|Jacques d’Édesse et Claude Ptolémée|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} * {{L2S|Les inscriptions de Naucratis et l’histoire de l’alphabet ionien|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} * {{L2S|Études sur les alchimistes grecs|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}}, Synésius à Dioscore * {{L2S|La Paléographie grecque de Montfaucon et le Père Hardouin|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} '''Langlois''' * [[Notice sur le couvent arménien de l’île de Saint Lazarre de Venise]] '''Hermès Trismégiste''' * [[Hermès Trismégiste (trad. Ménard)|Hermès Trismégiste]], trad. [[Auteur:Louis Ménard|Louis Ménard]] '''Textes sur le bouddhisme''' * [[Introduction à l’histoire du bouddhisme indien]], par [[Auteur:Eugène Burnouf|Eugène Burnouf]] (1876) * [[Lotus de la bonne loi|Le Lotus de la bonne loi]] (tome I), trad. par [[Auteur:Eugène Burnouf|Eugène Burnouf]] (1925) * [[Le Lalita Vistara, ou Développement des jeux]], trad. par [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] (1884) tome I * [[Fragmens bouddhiques]], de [[Auteur:Julius Klaproth|Julius Klaproth]] (1831) * [[Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale/Tome 1/VII|Rapport sur un voyage au Tibet]] (tome 1), 1805 * [[Le Tibet]], par [[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]] (1886) * [[Introduction du Buddhisme dans le Kashmir]], par [[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]] (1865) * [[Le Bouddhisme au Tibet]], par [[Auteur:Emil Schlagintweit|Emil Schlagintweit]] (1881) * [[Observations grammaticales sur quelques passages de l’essai sur le pali]] (1827), par [[Auteur:Eugène Burnouf|Burnouf]] et [[Auteur:Christian Lassen|Lassen]] * [[Le Bouddhisme Japonais]], par [[Auteur:Ryauon Fujishima|Ryauon Fujishima]] (1889) '''Lectures pour Tous''' * L’article [[Notre interview de Santos-Dumont]] (un pionnier de l’aviation française), par [[Auteur:Frantz Reichel|Frantz Reichel]] '''Léon Brunschvicg''' * [[Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées|Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées]], conférence (1937) '''Revue philosophique de la France et de l’étranger''' ''Articles'' * [[Pyrrhon et le scepticisme primitif]], par [[Auteur:Victor Brochard|Victor Brochard]] (1885) * [[Brochard. — De l’erreur]] (1880) * [[Brochard. — Descartes stoïcien]] (1880) * [[De la croyance (article)|De la croyance]], par [[Auteur:Victor Brochard|Victor Brochard]] (1884) ''Notices critiques de livres'' * [[Fouillée. — Descartes]] (1893) * [[Chaignet. — Histoire de la psychologie des Grecs, t. IV et V]], par [[Auteur:Auguste Penjon|Auguste Penjon]] (1893) '''Mission 7500''' * [[Essais de sociologie]], par [[Auteur:Marcel Mauss|Mauss]] (1971) '''Claude Bernard''' * [[Introduction à l’étude de la médecine expérimentale]] (1865) Articles du '''Dictionnaire historique et critique''', par [[Auteur:Pierre Bayle|Pierre Bayle]] (1820) * [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Budé|Budé]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Junctin|Junctin]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd.,_1820/Marcionites|Marcionites]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Origène|Origène]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|Pauliciens]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e_éd., 1820/Plotin|Plotin]] - [[Dictionnaire historique et critique/11e_éd., 1820/Pythagoras|Pythagoras]] Articles du '''Dictionnaire des sciences philosophiques''' (2{{e}} éd.) par [[Auteur:Adolphe Franck|Adolphe Franck]] (1875) * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Apollonius de Tyane|Apollonius de Tyane]] * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Cardan|Cardan (Jérôme)]] * [[Dictionnaire des sciences philosophiques/2e éd., 1875/Cardinales (Vertus)|Cardinales (Vertus)]] Articles du '''Dictionnaire des antiquités grecques et romaines''', par Daremberg et Saglio * [[Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines/Diasia|Diasia]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Tabella|Tabella]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Thargélia|Thargélia]] - [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/TRAPÉZITAI|Trapézitai]] - [[Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines/Zodiacus|Zodiacus]] Articles du '''Dictionnaire de théologie catholique''' (DTC) * [[Dictionnaire de théologie catholique/ALBIGEOIS|Albigeois]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Alcuin|Alcuin]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Antioche (école d’)|Antioche (école d’)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Antiochus|Antiochus]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ASSÉMANI Joseph-Simon|Assémani (Joseph-Simon)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ATHANASE (Symbole de saint)|Athanase (Symbole de saint)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athanase de Balad|Athanase de Balad]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athanase de Paros|Athanase de Paros]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Athéisme et erreurs connexes|Athéisme et erreurs connexes]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bar Hébræus|Bar Hébræus]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bardesane|Bardesane]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Bardesanites|Bardesanites]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/Barlaam|Barlaam]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/CAMPANELLA Thomas|(Thomas) Campanella]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/CYRILLE (Saint), patriarche d’Alexandrie|Cyrille d’Alexandrie (Saint)]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/ÉDESSE (ÉCOLE D')|Édesse ({{lié|école d’}})]] - [[Dictionnaire de théologie catholique/GNOSTICISME I. 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Œuvre traduite du grec moderne par des Wikisourciens. '''50 pages ou moins à corriger (catégorie)''' * [[Calendrier de la République française]], par le Comité d’Instruction publique de la Convention (1793) * [[Notice biographique sur Guillaume Budé]], par Eugène de Budé (1857) '''Assyriologie''' * [[L’Immortalité de l’âme chez les Chaldéens]], de [[Auteur:Jules Oppert|Jules Oppert]] (1875) '''Bulletin du Comité de l’Asie française''' * [[Quelques réflexions sur des voyages au Tibet]], de [[Auteur:Jacques Bacot|Jacques Bacot]] (1911) == Textes en cours de correction == '''Œuvres complètes de Voltaire''' (parmi les) * [[Charlot, ou la Comtesse de Givry/Édition Garnier|Charlot, ou la Comtesse de Givry]] {{2/4}} '''Jean Rufus (Patrologia orientalis)''' * [[Livre:Rufus_-_Patrologia_orientalis,_tome_8,_fascicule_1,_n°36_-_Plérophories.djvu|Plérophories]] '''Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne''' * {{Livre2Scanné|Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne|Court_de_Gébelin_-_Monde_primitif_analysé_et_comparé_avec_le_monde_moderne,_1re_livraison.djvu}}, 1{{re}} livraison, par [[Auteur:Antoine_Court_de_Gébelin|Antoine Court de Gébelin]] '''Sur la Wikisource espagnole''' * [https://es.wikisource.org/wiki/La_Atlántida La Atlántida], [https://es.wikisource.org/wiki/Autor:Jacinto_Verdaguer Jacinto Verdaguer] * [https://es.wikisource.org/wiki/Biblioteca_de_Autores_Españoles Biblioteca de Autores Españoles], de [https://es.wikisource.org/wiki/Autor:Adolfo_de_Castro Adolfo de Castro] '''Épictète''' * {{Livre2Scanné|La Doctrine d’Épictète stoïcien|Rivaudeau - La doctrine d’Epictète stoïcien.djvu}}, par [[Auteur:André de Rivaudeau|André de Rivaudeau]] '''Saint Denys l’Aréopagite''' * {{L2S|Le Livre des Noms divins|Darboy_-_Œuvres_de_saint_Denys_l’Aréopagite.djvu}} '''Robert Fludd''' * [[Traité d’astrologie générale]] '''Zend-Avesta''' * {{L2S|Zend-Avesta|Zend-Avesta,_trad._Anquetil-Duperron,_volume_1.djvu}} '''Antoine Meillet''' * {{L2S|Esquisse d'une grammaire comparée de l'arménien classique|Meillet_-_Esquisse_d'une_grammaire_comparée_de_l'arménien_classique_(1936).djvu}} '''Œuvres complètes de Lucain, Silius Italicus''' (parmi les) * {{L2S|Lucain, Silius Italicus, Claudien - Œuvres complètes|Lucain,_Silius_Italicus,_Claudien_-_Œuvres_complètes,_Nisard.djvu}} '''Hippolyte Taine''' * {{L2S|Voyage aux Pyrénées (Taine)|Taine - Voyage aux Pyrénées, 1873.djvu}} '''Bibliothèque orientale elzévirienne, XXXIII''' * {{L2S|Le livre des morts des anciens Égyptiens|Pierret_-_Le_Livre_des_morts_des_anciens_Égyptiens,_1907.djvu}}, trad. [[Auteur:Paul Pierret|Pierret]] '''Charles Schoebel''' * {{L2S|Le buddhisme|Schoebel - Le Bouddha et le bouddhisme.djvu}} {{3/4}} '''Émile-Louis Burnouf''' * {{L2S|Dictionnaire classique sanscrit-français|Burnouf - Dictionnaire classique sanscrit-français.djvu}} {{2/4}} '''Les Pères de l’Église (trad. Genoude)''' * {{L2S|[[Les_Pères_de_l’Église/Tome_3|Traité contre les hérétiques]]|Genoude - Les Pères de l'Eglise, vol. 3.djvu}} '''Diodore de Sicile''' * {{L2S|Bibliothèque historique|Diodore de Sicile - Bibliothèque historique, Delahays, 1851.djvu}} {{2/4}} '''Hermann Oldenberg''' * {{L2S|La Religion du Véda|Oldenberg - La Religion du Véda.djvu}} {{2/4}} '''Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale''' * {{L2S|Sur les dieux de la Grèce, de l’Italie et de l’Inde|Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu}} == Textes validés (ou en cours de validation) == * [[Vie de Molière]] {{validé}} (commentaires sur les pièces), par [[Auteur:Voltaire|Voltaire]], [[Œuvres_complètes_de_Voltaire|Œuvres complètes]] (Garnier 1878) * [[Lady Roxana]] {{validé}}, de [[Auteur:Daniel Defoe|Daniel Defoe]] * [[La Métaphysique (trad. Pierron et Zévort)]] {{validé}}, d’[[Auteur:Aristote|Aristote]] * [[Discours sur l’esprit positif]] {{validé}}, d’[[Auteur:Auguste Comte|Auguste Comte]] * [[Fragments_de_philosophes_néoplatoniciens/Saccas_(trad._Bouillet)|Fragments d’Ammonius Saccas]] {{validé}} (extrait des [[Ennéades]] de [[Auteur:Plotin|Plotin]], trad. [[Fragments_de_philosophes_néoplatoniciens/Saccas_(trad._Bouillet)|Bouillet]]) * [[Théétète (trad. Cousin)]] {{validé}}, de [[Auteur:Platon|Platon]] * [[Philèbe (trad. Cousin)]], de [[Auteur:Platon|Platon]] {{validé}} * [[Calendrier Géorgien]] {{validé}}, Revue des Deux Mondes, mai-juin 1830 * [[Études_sur_la_chronologie_des_rois_de_France_et_de_Bourgogne|Études sur la chronologie des rois de France et de Bourgogne, d’après les diplômes et les chartes de l’abbaye de Cluny aux IXe et XIe siècles]] * [[L’Art de greffer|L’art de greffer]] {{validé}}, de [[Auteur:Charles_Baltet|Baltet]] * [[La Marche à la lumière, Bodhicaryavatara]] {{validé}}, par [[Auteur:Shantideva|Shantideva]], trad. [[Auteur:Louis Finot|Louis Finot]] * [[Histoire du Bouddhisme]], par [[Auteur:Jean-Jacques Ampère|J. J. Ampère]] {{validé}} * [[Origines bouddhiques]], par [[Auteur:Émile Senart|Auteur:Émile Senart]] {{validé}} * [[Apologie de Socrate (trad._Croiset)|Apologie de Socrate]], le [[Gorgias (trad._Croiset)|Gorgias]], [[Œuvres_complètes_de_Platon|(Collection Universités de France)]] * [[Comment les Dogmes finissent et comment ils renaissent|Comment les dogmes finissent et comment ils renaissent]] {{validé}}, par [[Auteur:Elme-Marie Caro|E.-M. Caro]], Revue des Deux Mondes, 1886, Janvier-février (t. 73) * [[Le Péché de Monsieur Antoine|Le Péché de Monsieur Antoine]] (1{{re}} partie surtout) {{validé}}, [[Pauline]] {{validé}}, [[L’Orco (Calmann Lévy)|L’Orco]] {{validé}}, par [[Auteur:George Sand]] * [[Ernest Renan (Bourget)]], par [[Auteur:Paul Bourget|Paul Bourget]] * [[Traité de la prière]], par Saint Nil ([[Auteur:Évagre le Pontique|Évagre le Pontique]]) * [[Observations de Condorcet sur le vingt-neuvième livre de « L'esprit des lois »]] * [[Discours sur les révolutions de la surface du globe, et sur les changemens qu'elles ont produits dans le règne animal]], par [[Auteur:Georges Cuvier|Georges Cuvier]] (1826) Articles du '''Dictionnaire de la Bible''' * [[Dictionnaire de la Bible/Alexandrinus (Codex)|Alexandrinus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Améthyste|Améthyste]] - [[Dictionnaire de la Bible/Ascension|Ascension]] - [[Dictionnaire de la Bible/Aschéra|Aschéra]] - [[Dictionnaire de la Bible/Asor|Asor]] (Haçor) - [[Dictionnaire de la Bible/Assyrienne (Langue)|Assyrienne (Langue)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astarthé|Astarthé]] - [[Dictionnaire de la Bible/Astragale|Astragale]] - [[Dictionnaire de la Bible/Atargatis|Atargatis]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bezæ (Codex)|Bezæ (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Bosra|Bosra]] - [[Dictionnaire de la Bible/Caphtorim|Caphtorim]] - [[Dictionnaire de la Bible/Capitation|Capitation]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cappadoce|Cappadoce]] - [[Dictionnaire de la Bible/Commentaires de l’Écriture|Commentaires de l’Écriture]] - [[Dictionnaire de la Bible/Coislianus (Codex)|Coislianus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Colbertinus (Codex)|Colbertinus (Codex)]] - [[Dictionnaire de la Bible/Colchique|Colchique]] - [[Dictionnaire de la Bible/Cypre|Cypre]] - [[Dictionnaire de la Bible/Gessur|Gessur]] - [[Dictionnaire de la Bible/Gessuri|Gessuri]] == Textes en cours de découpage == * {{L2S|Traité de la musique|Augustin_-_Œuvres_complètes,_éd._Raulx,_tome_III.djvu}}, de [[Auteur:Augustin d’Hippone|Saint Augustin]] {{2/4}} * {{L2S|Panégyrique de Trajan|Pline - Panégyrique de Trajan, traduction Burnouf, 1845.djvu}}, de [[Auteur:Pline le Jeune|Pline le Jeune]] {{2/4}} * {{L2S|La Cité de Dieu (Augustin)|Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome_XIII.djvu}}, Œuvres complètes de [[Auteur:Augustin d’Hippone|Augustin d’Hippone]], tome 13 * {{L2S|Essai sur la mythologie de l’Avesta|Darmesteter - Essai sur la mythologie de l’Avesta.djvu}}, par [[Auteur:James Darmesteter|Darmesteter]] * {{L2S|Les Tristes|Ovide - Œuvres complètes, trad Nisard, 1838.djvu}}, par [[Ovide]] {{2/4}} * {{L2S|Avadâna-Çataka|Annales_du_Musée_Guimet,_tome_18.djvu}}, par [[Auteur:Léon Feer|Léon Féer]] * {{L2S|Mabinogion, tome 2|Loth_-_Mabinogion,_tome_2.djvu}}, trad. [[Auteur:Joseph Loth|Joseph Loth]] *{{L2S|Le Zend Avesta|Annales du Musée Guimet, tome_24.djvu}}, tome 24 des Annales du Musée Guimet == Tables des matières (mise en forme) == * {{Livre2Scanné|Œuvres de Spinoza (trad. Appuhn)|Œuvres_de_Spinoza,_trad._Appuhn,_tome_I.djvu}} * {{Livre2Scanné|Contes indiens (Feer)|Feer_-_Contes_indiens,_1883.djvu}}, par [[Auteur:Léon_Feer|Léon Feer]] * {{Livre2Scanné|Le Folk-Lore du pays basque|Vinson - Le Folk-Lore du pays basque, 1883.djvu}}, par [[Auteur:Julien Vinson|Julien Vinson]] * {{Livre2Scanné|Histoire des Croisades|Aix_-_Histoire_des_Croisades,_tome_1.djvu}}, par [[Auteur:Albert d’Aix|Albert d’Aix]] * {{Livre2Scanné|Essai sur le libre arbitre|Schopenhauer_-_Essai_sur_le_libre_arbitre,_1880,_trad._Reinach.djvu}}, par [[Auteur:Arthur Schopenhauer|Arthur Schopenhauer]] * {{Livre2Scanné|La Doctrine d’Épictète stoïcien|Rivaudeau - La doctrine d’Epictète stoïcien.djvu}}, par [[Auteur:André de Rivaudeau|André de Rivaudeau]] * {{Livre2Scanné|Essai sur le Vêda|Burnouf_-_Essai_sur_le_Vêda.djvu}}, par [[Auteur:Émile-Louis Burnouf|Émile-Louis Burnouf]] * {{L2S|Œuvres complètes de Montesquieu|Montesquieu_-_Œuvres_complètes,_éd._Laboulaye,_t3.djvu}} * {{L2S|La Liberté du travail, l’association et la démocratie|Baudrillart_-_La_Liberté_du_travail,_l’association_et_la_démocratie.djvu}}, par [[Auteur:Henri Baudrillart|Henri Baudrillart]] * {{L2S|La Religion des Gaulois|Bertrand_-_La_religion_des_Gaulois.djvu}}, par [[Auteur:Alexandre Bertrand|Alexandre Bertrand]] * {{L2S|Anthropologie|Kant_-_Anthropologie.djvu}}, par E. [[Kant]] * {{L2S|Histoire du bouddhisme dans l’Inde|Kern - Histoire du bouddhisme dans l’Inde, tome 1.djvu}}, par [[Auteur:Johan_Hendrik_Caspar_Kern|J.H.C. Kern]] * {{L2S|Histoire de la Commune de 1871|Lissagaray - Histoire de la Commune de 1871, MS.djvu}}, par [[Auteur:Prosper-Olivier Lissagaray|Prosper-Olivier Lissagaray]] * {{L2S|Histoire de la littérature grecque (Croiset)|Croiset - Histoire de la littérature grecque, t1.djvu}}, par [[Auteur:Alfred Croiset|Alfred Croiset]] et [[Auteur:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] * {{L2S|L’Évolution créatrice|Bergson - L’Évolution créatrice.djvu}}, par [[Auteur:Henri Bergson|Bergson]] * {{L2S|Manuel d’Épictète (trad. Guyau)|Manuel d’Épictète, trad. Guyau, 1875.djvu}}, trad. par [[Auteur:Jean-Marie Guyau|Guyau]] * {{L2S|Les Premières Formes de la religion et de la tradition dans l’Inde et la Grèce|Regnaud - Les Premières Formes de la religion et de la tradition dans l’Inde et la Grèce.djvu}}, par [[Auteur:Paul Regnaud|Paul Regnaud]] * {{L2S|Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820|Bayle_-_Dictionnaire_historique_et_critique,_1820,_T11.djvu}} : article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Pauliciens|PAULICIENS]], par [[Auteur:Pierre Bayle|Bayle]] * {{L2S|Histoire du Bouddha Sakya Mouni|Foucaux_-_Histoire_du_Bouddha_Sakya_Mouni.djvu}}, par [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] * {{L2S|Mahâyâna-Sûtrâlamkâra|Lévi_-_Mahayana-Sutralamkara,_tome_2.djvu}}, par Asanga, trad. de [[Auteur:Sylvain Lévi|Sylvain Lévi]] * {{L2S|Le Bouddhisme au Tibet|Schlagintweit - Le Bouddhisme au Tibet.djvu}}, par [[Auteur:Emil Schlagintweit|Emil Schlagintweit]] * {{L2S|Les Œuvres spirituelles du Bienheureux Jean de la Croix|Les Œuvres spirituelles du Bienheureux Jean de la Croix, 1834, tome 2.djvu}}, trad. par Jean Maillard et Guillaume François Berthier * {{L2S|Lettres sur l’Inde, à la frontière afghane|Darmesteter - Lettres sur l’Inde, à la frontière afghane.djvu}}, par [[Auteur:James Darmesteter|James Darmesterter]] * {{L2S|Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux|Annales du Musée Guimet, tome 6.djvu}}, trad. [[Auteur:Philippe-Édouard Foucaux|Philippe-Édouard Foucaux]] * {{L2S|Tableaux historiques de l'Asie|Klaproth - Tableaux historiques de l'Asie, 1826.djvu}}, par [[Auteur:Julius_Klaproth|J. Klaproth]] * {{L2S|Avadâna Çataka|Annales du Musée Guimet, tome 18.djvu}}, trad. [[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]] * {{L2S|Œuvres complètes d’Alembert|D’Alembert - Œuvres complètes, éd. Belin, I.djvu}}, par [[Auteur:Jean Le Rond d’Alembert|d’Alembert]] * {{L2S|Le Pèlerinage du chrétien à la cité céleste|Bunyan - Le pelerinage du chretien a la cite celeste.djvu}}, par [[Auteur:John Bunyan|John Bunyan]] * {{L2S|La Vie de M. Descartes|Baillet - La Vie de monsieur Des-Cartes, seconde partie.djvu}}, par [[Auteur:Adrien Baillet|Adrien Baillet]] * {{L2S|Correspondance diplomatique de M. de Bismarck|Bismarck_-_Correspondance_diplomatique_de_M._de_Bismarck.djvu}}, par [[Auteur:Otto von Bismarck|Otto von Bismarck]] * {{L2S|Histoire de la Révolution française, t. 10|Thiers - Histoire de la Révolution française, tome 10.djvu}}, par [[Auteur:Adolphe Thiers|Adolphe Thiers]] * {{L2S|Abrégé de l’histoire générale des voyages|La Harpe - Abrégé de l’histoire générale des voyages, tome 1.djvu}}, par [[Auteur:Jean-François de La Harpe|La Harpe]] * {{L2S|De la recherche de la vérité|Malebranche - De la recherche de la vérité.djvu}}, par [[Auteur:Nicolas Malebranche|Malebranche]] * {{L2S|Étude sur l’iconographie bouddhique de l’Inde|Foucher - Étude sur l’iconographie bouddhique de l’Inde.djvu}}, par [[Auteur:Alfred Foucher|Alfred Foucher]] * {{L2S|Les Époques littéraires de l’Inde|Nève_-_Les_Époques_littéraires_de_l’Inde.djvu}}, par [[Auteur:Félix Nève|Félix Nève]] * {{L2S|Œuvres de Sextus Aurelius Victor|Sextus Aurelius Victor - Origine du peuple romain, trad Dubois, 1846.djvu}}, trad. par [[Auteur:Nicolas-Auguste Dubois|Nicolas-Auguste Dubois]] * {{L2S|Histoire de l’art. L’Esprit des formes|Faure - Histoire de l’art. L’Esprit des formes, 1927.djvu}}, par [[Auteur:Élie Faure|Élie Faure]] * {{L2S|7{{e}} Congrès hygiène sociale Roubaix 1911|7e Congrès hygiène sociale Roubaix 1911.djvu}}, par Alliance d'hygiène sociale * {{L2S|Revue des études grecques, tome 3|Revue des études grecques, Tome 3, 1890.djvu}} * {{L2S|Orphéus, histoire générale des religions|Reinach - Orphéus, histoire générale des religions, 1921.djvu}}, par [[Auteur:Salomon Reinach|Salomon Reinach]] * {{L2S|Du principe de l'art et de sa destination sociale|Proudhon - Du principe de l'art et de sa destination sociale.djvu}}, par [[Auteur:Pierre-Joseph Proudhon|Proudhon]] * {{L2S|Bible de l’humanité|Michelet - OC, Bible de l’humanité, Une année du Collège de France.djvu}}, par [[Auteur:Jules Michelet|Jules Michelet]] * {{L2S|Les Origines de la statique|Pierre Duhem - Les Origines de la statique, tome premier, 1905.djvu}}, par [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]] * {{L2S|L’Aurore de la philosophie grecque|Burnet - L'aurore de la philosophie grecque, trad Reymond, 1919.djvu}}, par [[Auteur:John Burnet|John Burnet]] * {{L2S|Le Bouddha et sa religion|Barthélemy-Saint-Hilaire - Le Bouddha et sa religion.djvu}}, par [[Auteur:Jules Barthélemy-Saint-Hilaire|Jules Barthélemy-Saint-Hilaire]] * {{L2S|Le Livre d’Hénoch (éthiopien)|Michel Martin - Livre Henoch ethiopien, Letouzey, 1906.djvu}}, par [[Auteur:François Martin|François Martin]] * {{L2S|Saint-Martin, le Philosophe inconnu|Matter - Saint-Martin, le Philosophe inconnu, 1862.djvu}}, par [[Auteur:Jacques Matter|Jacques Matter]] * {{L2S|Antiquités judaïques, ''in'' Œuvres complètes de Flavius Josèphe|Livre:OC Flavius Josephe, trad. dir. Theodore Reinach, tome 1.djvu}}, trad. [[Auteur:Théodore Reinach|Théodore Reinach]] * {{L2S|Œuvres complètes de Kâlidâsa|Fauche - Œuvres complètes de Kalidasa, tome 1.djvu}}, tome 1, de [[Auteur:Kâlidâsa|Kâlidâsa]], trad. [[Auteur:Hippolyte Fauche|Hippolyte Fauche]] * {{L2S|La Renaissance du stoïcisme au 16{{e}} siècle|Zanta - La Renaissance du stoicisme au 16e siecle.djvu}}, par [[Auteur:Léontine Zanta|Léontine Zanta]] (1914) : finalisation * {{L2S|Histoire ecclésiastique|Eusèbe - Histoire Ecclésiastique (Trad. Grapin) - Tome 2.pdf}}, par [[Auteur:Eusèbe de Césarée|Eusèbe de Césarée]], trad. É. Grapin * {{L2S|Revue de l’histoire des religions|Revue de l’histoire des religions, année 36, tomes 71-72, 1915.djvu}}, tomes 71-72 * {{L2S|La psychologie des sentiments|Livre:Ribot_-_La_psychologie_des_sentiments,_Félix_Alcan,_1896.djvu}}, par [[Auteur:Théodule Ribot|Théodule Ribot]] 5mhf02i84aw99fnz069y5cnst059d14 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/75 104 891001 15908874 15905197 2026-07-07T19:49:06Z Narilora 147413 gras 15908874 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Narilora" /></noinclude>et en aprenant ne sera pas que il ne retiengnent aucune bonne exemplaire, ou pour fouir au mal ou pour retenir le bien ; car il sera mie que aucunes foiz il ne leur en souviengne d’aucun bon exemple ou d’aucun bon enseignement, selonc ce qu’ilz cherront en taille d’aucuns parlans sur celles matières. {{interligne}} <nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|'''{{sc|Le premier Chappitre.}}'''|m=2em}} {{lettrine|E}}t c’est moult belle chose et moult noble que de soy mirer ou mirouoir des anciens et des anciennes histoires qui ont été escriptes de nos ancesseurs pour nous monstrer bons exemples et pour nous advertir comme nous véons le bien fait que ilz firent, ou de eschever le mal comme l’en puet veoir que ilz eschevèrent. Sy parlay ainsy et leur diz : Mes chières filles, pour ce que je suiz bien vieulx et que j’ay veu le monde plus longuement que vous, vous veuil-je monstrer une partie du siècle, selon ma science qui n’est pas grant ; mais la grant amour que j’ay à vous, et le grant desir que j’ay que vous tournez vos cuers et vos pensées à Dieu craindre et servir, pour avoir bien et honneur en ce monde et en l’autre, car pour certain tout le vray bien et honneur, garde et honesteté de homme et de femme vient de luy et de la grace de son saint esperit, et si donne longue vie et courte ès choses mondaines et terriennes, telles comme il luy plaist, car du tout chief à son plaisir et à son ordonnance, et aussy guerredonne tout le bien et le service que on luy a fait à<noinclude> <references/></noinclude> ohdiv9cyipq3830cplwirkv9ayxsj4k Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/160 104 891341 15908819 8578168 2026-07-07T18:37:03Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908819 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>leurs faux regars, dont maintes fois maintes en sont deceues, car elles cuident qu’ilz le facent par destresse d’amours, et ilz ne le font que par faux semblans pour les decevoir. Et pour ce a cy bon exemple pour soy gaittier de faux regardeurs. Car maintes foiz l’on y est deceu. Car, quant l’ennemi les treuve en telx fols regars et delix, il les point et enflambe de fole temptacion, par quoy il les tient liez du fol delit, et du fol delit les fait cheoir en l’ort fait, dont elles perdent corps et ame ; doncques tout vient par fol regart. Dont je vouldroye que vous sceussiez l’exemple du roy David, que, par un fol regart de regarder la femme Urie, il cheyt en fornication d’avoultire, puis en omicide, comme de faire tuer son chevalier Urie, dont Dieu en prinst plus grant vengence sur luy et sur son pueple, dont l’achoyson avint par fol plaisir et regart, si comme il advint à Eve, nostre première mère, qui par son fol plaisir et regart chey ou fol fait, dont tout le monde et l’umain lignaige l’acheta chierement et à grant douleur. Car par celluy regart et celluy fait la mort vint au monde. Et pour ce est cy bon exemple de non regarder folement ne afficheement. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la quinte folie de Eve.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLII{{e}}.'''|m=1.5em}} La quinte folie fut de touchier, quant elle habita au fruit, dont il vaulsist mieux que elle n’eust eu nulles mains. Car moult est perilleux le touchier après le regard, quand les deux vices se consentent de mauvaise vo-<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> izbj41d7rzruv2npswihrvpxseqv6t8 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/161 104 891344 15908822 8578169 2026-07-07T18:39:51Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908822 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>lenté. Et pour ce dist le saige en la sapience que l’en se doit garder de touchier à delit dont le cuer soit blescié ne l’âme ; car fol atouchement eschauffe le cuer et enflambe le corps. Et, quant raison est aveuglée qui doit le cueur et la fenestre gouverner, l’en chiet en pechié et en fol deliz ; et encore dit le saige, qui se veult seurement gouverner et nettement garder, doit deux fois ou trois avant ses mains regarder que à nul fol fait atouchier, c’est à dire, avant que le faire et entreprendre, deux foyz ou trois y penser. Car le touchier et le bayser esmeuvent le sanc et la char telement que ils font entroblier la crainte de Dieu et honneur de cest monde. Ainsi moult de mal se esmeut et avient par fols baisiers et atouchemens, tout ainsi comme il avint à Eve qui atoucha au fruit de vye. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la vj{{e}} folie de Eve.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLIII{{e}}.'''|m=1.5em}} La vj{{e}} faulte si fut pour ce que elle menga du fruit deffendu ; ce fut le plus fort du dolereux fait. Car, par celluy fait nous et tout le monde fusmes livrez au peril de la mort d’enfer, et estrangez de la joye pardurable. Si avons cy grant exemple comment par le trespassement d’une petite pomme soyent devenus tant de douleurs et de maulx. Hé, Dieux, comment ne pense l’en assavoir comme Dieux pugnira ceulx qui<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> pw238680ruqrk3kw0ub5iu5kjm0nfhw Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/162 104 891347 15908823 8578170 2026-07-07T18:41:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908823 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>font telx forfaix de viandes et qui se delittent en bons morseauls de quoy ilz nourrissent leurs ventres et leurs charongnes, qui par celui delit la font esmouvoir en fol delit de luxure et d’autres pechiez. Pourquoy ne regardent-ilz aux povres familleux qui meurent de froit et de faing et de soif, dont Dieux leur demandera compte au grant jour espoventable ? Et saichiez que pechié n’est pas du tout à trop mengier, mais au delit de la saveur de la viande ; dont le saige dit que la mort gist dessoubz les delices, aussi comme le poisson qui prent l’aim par la viande qui y est atachée, et c’est la mort. Et aussi comme les poisons et le venin est mis ou bon morcel, dont l’omme muert, et aussi la saveur du delit, que l’on prent ès delicieuses viandes, occient l’ame et la perissent par le delit du corps, et aussi comme le delist de la pomme occist Eve nostre première mère, laquelle vint au pechié, comme font maintes gens ; car ilz viennent à escouter la folie, et puis aux regars et puis au touchier, et du touchier au baisier, et du baisier au fait du faulx delit, comme fit Eve, qui assavoura la pomme après le regart et le touchier. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> plos0aaye9rx8w4zirb5lzik7b1i8h3 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/163 104 891350 15908826 8578171 2026-07-07T18:45:08Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908826 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la vij{{e}} folie de Eve.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLIIII{{e}}.'''|m=1.5em}} La vij{{e}} folie de Eve fut pour ce qu’elle ne creut pas ce que Dieu lui avoit dit que elle mourroit se elle mengoyt du fruit. Mais Dieux ne lui avoit pas dit qu’elle mourust si tost de la mort du corps, mais simplement luy dist que elle mourroit. Si fist-elle premiere ; ce feust ce que elle eut desobéy à Dieu, et cheoitte en son yre et en son indignacion. Après elle mourust de la mort du corps, ce fut quant elle eust esté une grant pièce au labour du monde et souffertes maintes doulours, peines et mesaises, si comme Dieu lui avoit dit et prommis, et au derrenier, après la mort, elle descendy en la prison qui estoit commune, dont nul ne eschappoit, c’estoit le porche d’enfer ; or elle fut en prison, elle et son mary et leur lignée, jusques à tant que Dieu vint en la croix ; ce fut l’espace de v{{e|m}} ans et plus, et adonc Dieux les delivra et ceulx qui l’avoient servy et obey en la vieille loy, et les mauvais laissa ; il print le grain et lessa-il la paille ardoir. Helas ! que ne pensons, nous et ceulx qui sont endormis et nourris en péchié jusques au jour d’uy, de nous amender, et non mie d’estriver tousjours à la folle esperance de cuidier tousjours vivre ne de attendre à soy admender sur son derrenier jour, et ilz ne voient pas la mort qui se aprouche<noinclude> <references/></noinclude> te6qodytwpw0wf6i1qfoddzps64nj8o Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/164 104 891351 15908827 8578172 2026-07-07T18:48:31Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908827 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>d’eulx de jour en jour et vient soudainement, comme le larron qui entre par l’uis derrière et emble les biens, coppe les gorges, et ne scet l’en quant il vient, et après celluy larron luy embelist de jour en jour à embler et persevere tant que il est prins et le destruit l’en ! Et ainsi est-il des pecheurs qui pechent de jour en jour, tant que la mort les prent, et ne savent lors, comme le larron, à qui tant embellist de mal faire qu’il ne se peut tenir d’aler et de venir et soy delicter en ses larrecins tant qu’il est prins et mis à mort, et aussi est-il du pecheur qui tant vait et vient à sa fole plaisance et à son fol delict que l’on s’en apparçoit, et est sceu tant quelle est diffamée et deshonnourée du monde et haye de Dieu et des anges. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la viij{{e}} folie de Eve.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLV{{e}}.'''|m=1.5em}} La viij{{e}} folie fut qu’elle quist compaignie à faire son péchié, et ce fut que elle donna la pomme à son mary et luy pria que il en mengast avec elle, et il ne lui vouloit mie desobéir comme fol, et pour ce furent tous deux prisonniers du pechié et de nostre grant mal ; dont a cy bon exemple que, se femme conseille mal à son seigneur, il doit penser se elle lui dit bien ou mal et à quelle fin la chose puet venir. Car l’en ne doit mie estre si enclin à sa femme ne si obeissant que l’en ne pense se elle dit bien ou mal ; car ilz sont maintes<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> fnpj02zwzad242msv3pq8sc75hp77xs Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/165 104 891353 15908829 15904990 2026-07-07T18:50:16Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908829 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>femmes auxquelles ne leur chault, mais que leur voulenté soit faicte et accomplie. Dont je congneux un baron qui tant crut sa femme que par son fol conseil il prist mort, dont ce fut dommage. Il lui vaulsit mieux qu’il l’eut moins crainte ne congneue, et aussi, comme Adam, qui folement creut sa femme, à sa grant doulour et à la nostre. Et aussy, toute bonne femme doit bien penser quel conseil elle veult donner à son seigneur, et qu’elle ne luy conseille mie à faire chose dont il ait honte ne dommaige pour acomplir sa fole voulenté. Car, se elle est saige, elle doit penser et mesurer à quelle fin ou bien ou mal la chose puet venir ; car elle y partira et ou bien et ou mal. Et, pour ce y doit bien penser avant qu’elle riens lui conseille, ne ottroye, ne pour amour ne pour hayne d’autruy. Et, aussi comme Eve ne vouloit bien faire, elle ne devoit mie conseillier à faire mal ; car il y eust assez eu d’elle. Et pour ce est cy bon exemple, se l’on ne veult faire bien, que l’on ne doit pas conseillier à autruy à faire mal. Et aussy, se l’on ne vuelt jeuner et bien faire, l’en ne doit pas autre desconseillier ne destourber à aultruy ; ains dist le saige que l’on a sa part ou pechié, c’est à dire ceulx qui lui ostent sa devocion et qui le conseillent à desjeuner et à faire pechié. Et, pour ce, qui n’a voulenté de bien faire, si le laisse l’on bien faire aux autres, et ne leur conseillier riens contre leur ame, car ilz participeroient au pechié. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> sipid3rpzwblnavkowgss5ypn18y4b8 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/166 104 891354 15908831 8578174 2026-07-07T18:53:13Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908831 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la ix{{e}} folie de Eve.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLVI{{e}}.'''|m=1.5em}} La ix{{e}} folie et la greigneur fut la derrenière ; car, quant Dieu la mist à raison pourquoy elle avoyt trespassé son commandement et fait pechier son seigneur, lors elle excusa et dist que le serpent lui avoit fait faire et conseillié. Dont elle cuida allegier son pechié pour chargier autruy. Dont il sembla que Dieu s’en courrouça plus que devant, pour ce que Dieux lui respondist que dont de là en avant en seroit la bataille entre elle et l’ennemy, pour ce qu’elle crut contre luy et qu’elle vouloit estre pareille à Dieu, et pour ce qu’elle passa son commandement, et pour ce qu’elle creut plus l’ennemy que lui qui l’avoit faicte, et pour ce qu’elle deceut son seigneur par son fol conseil et que elle s’esforça de excuser son meffaict et son pechié, et pour cestes causes Dieu ordonna la bataille entre homme et femme et l’ennemy. Car moult il desplut à Dieu l’excusacion, comme il fait aujourd’uy de telz qui viennent à confession devant leur prestre, qui est en lieu de Dieu, si se excusent en leur confession devant leur prestre, et pollicent leur meffait, c’est-à-dire qu’ilz ne dient pas leurs pechiés sy vilment comme ilz ont meffait, et en ont honte de le dire ; maiz ilz n’avoient pas honte de le faire. Et pour ce ilz ressamblent à nostre première mère Eve<noinclude> <references/></noinclude> e3r1npds37zckw7o1bip8hnwauk78po Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/167 104 891355 15908832 8578175 2026-07-07T18:54:41Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908832 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qui se excusoit. Maiz saint Pol dit que qui veult estre bien nettoyé et lavé, il doit dire aussy laidement contre luy et plus comment il le fait, ou autrement il n’est point nettoyé. Car, si comme dist saint Père, tout aussi comme demeure voulentiers le larron là où l’en le celle et là où l’en muce son larrecin, et ne va pas voulentiers là où l’en l’escrie et hue, tout aussy est-il de l’ennemy qui emble les ames par ses temptacions, et se muce et reboute ès corps et ès lieux où il n’est pas escrié, ne hué, ne descovert par confession ; car celui qui se confesse souvent et menu l’escrie et le hue, et est la chose qui soit qu’il plus het et craint. Sy vous laisse à parler de nostre première mère Eve et comment l’ennemy la fist pechier et errer. Si vous parleray comment nulle saige femme ne doit estre trop hastive de prendre les nouveautés ne les premières cointises, comment un sains homs en prescha nagaires, et après ycelle matière vous parleray de l’exemple d’un chevalier qui ot trois femmes, sur celle matière, et puis je retourneray au compte et à la matière des mauvaises femmes, comme il est contenu ou livre de la Bible, et comment il leur prist mal, et pour estre exemplaire de vous en garder. Après la matière des mauvaises femmes, je vous compteray des bonnes, et comment l’Escripture les loue. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> 9xm0cbgo2qibzp2cswo8dvmm15p380l Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/168 104 891356 15908835 8578176 2026-07-07T19:01:49Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908835 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''D’un evesque qui prescha sur les cointises.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLVII{{e}}.'''|m=1.5em}} Je vous diray comment un saint homme evesque prescha nagaires, qui à merveilles estoit grant clerc, et estoit en un sermon où avoit grant foyson de dames et de damoyselles, dont il y en avoit d’attournées à la nouvelle guise qui couroit, et estoient bien branchues et avoient grans cornes. Dont le saint homme commença à les reprendre et à leur baillier moult de exemples, comment le deluge ou temps de Noë fut pour l’orgueil et desguiseures des hommes, et espécialement des femmes, qui se contrefaisoient de atours et de robbes. Dont l’ennemy vit leur orgueil et leurs desguiseures, et les fist cheoir en l’ordure du vil pechié de luxure, et, pour ceulx pechiés, il en desplust tant à Dieu qu’il fist plouvoir xl. jours et xl. nuis sans cesser, tant que les yaues surmontèrent la terre de x. coudées sur la plus haute montaigne, et lors tout le monde fut nayé et perillié. Et ne demeura que Noë et sa femme et troiz filz et troiz filles les, et tout advint par celui pechié. Et après, quant l’evesque leur eust monstré cet exemple et plusieurs autres, il dist que les femmes qui estoient ainsy cornues et branchues ressamblent les limas cornus et les licornes, et que elles faisoient les cornes aux hommes cours vestus, qui monstroient leurs culz et<noinclude> <references/></noinclude> gc4k13yaluswt51hmphfoonx5hyx6ya Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/169 104 891357 15908836 8578177 2026-07-07T19:03:33Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908836 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>leurs brayes et ce qui leur boce devant, c’est leur vergoigne, et que ainsi se mocquoient et bourdoient l’un de l’autre, c’est le court vestu de la cornue. Et encore dist-il plus fort, que elles ressamblent les cerfs branchus qui baissent la teste au menu boys, et aussy, quant elles viennent à l’esglise, regardes les moy, si l’en leur donne de l’eaue benoyste, elles baisseront les testes et leurs branches. Je doute, dist l’evesque, que l’ennemy soit assis entre leurs branches et leurs cornes ; et pour ce les fait-il baisser les têtes et les cornes, car il n’a cure d l’eaue benoyste. Si vous dy qu’il leur dist moult merveilles et ne leur cela rien de leurs espingles ou de leurs atours, tant qu’il les fist mornes et pensives, et eurent sy grant honte qu’elles bessoient les testes en terre, et se tenoient pour moquées et pour nices. Et y en a de celles qui ont depuis laissées celles branches et celles cornes et se tiennent plus simplement aujourd’huy ; quar il disoit que telles cointises et telles contrefaictures et telles mignotises ressambloyent à l’iraingne qui fait les raiz pour prendre les mousches ; tout aussy fait l’ennemy par sa temptacion la desguiseure aux hommes et aux femmes, pour ennamourer les uns des autres et pour prendre les musars aux deliz des folz regars, et, par les mignotises des foles plaisances qu’ilz croyent et ceulx folz regars et folles plaisances, l’ennemy les tempte et point, et les prent et lie, comme fait l’yraingne qui prent les mousches en ses rais et en ses tentes. Car telles contrefaictures et desguiseures sont les raiz et les tentes de l’ennemy comme l’yraingne les mousches, si comme racompte un saint hermite en la vie des pères, à qui<noinclude> <references/></noinclude> f9rfc6xuyos5eoa8oidct6rmvebnlv4 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/170 104 891358 15908838 8578178 2026-07-07T19:05:44Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908838 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>il fut demontré par l’ange, si comme vous pourriez trouver escript plus à plain. Après ce leur dist que le plus du blasme du pechié estoit en celles qui premièrement prennent telles desguiseures, et que les plus folles estoient les plus hardies, et que toute bonne dame et saige doit bien soy craindre de les entreprendre jusqu’à ce que toutes communément les ayent entreprinses et que l’on ne puisse plus fouir selon le monde. Car, selon Dieu, les premières seront plus blasmées, et mises ès haulx sièges les derrenières. L’evesque, qui prudomme estoit, dist un bon exemple, sur le fait de celles qui se hastoient de prendre les premières nouvelletez et cointises, et dist ainsy : {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De celles qui cheirent en la boue.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLVIII{{e}}.'''|m=1.5em}} Il advint que plusieurs dames et damoyselles furent conviées à une nopces. Si furent à la beneyçon et s’en vindrent tout à pié par esbat là où on devoit faire le disner. Sy avoit un bien petit maroiz entre deux, et bien mauvaiz chemin. Sy distrent les plus juennes femmes : Nous yrons bien par ces marois ; car le chemin y est plus droit. Les autres, qui estoient les plus meures et les plus saiges, distrent qu’elles yroient le grant chemin, car il estoit le plus sec et le plus seur. Les juennes, qui estoient plainnes de leurs<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 1260yrsqlm5kbvyk7hs0qn5fighxlpn Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/171 104 891359 15908839 8578179 2026-07-07T19:07:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908839 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>voulentez, n’en vouldrent rien faire, et cuidèrent aler au devant et prindrent le chemin des marois, où il avoit vieilles cloyes pourris, et, quant elles furent sur les cloyes, les cloyes fondirent et elles cheyrent en la boue et en la fange jusques aux genoulx, et furent toutes souilliées, et convint qu’elles retournassent arrières à l’autre chemin, après les autres, et elles se ratissèrent à coustaulx leurs chausses et leurs robes, et furent crotées et souillées, et ne demandez mie comment, et on les demanda bien partout, et tant que l’on eut mengié le premier mès avant qu’elles venissent. Et quant elles vindrent sy comptèrent comment elles estoient chaitez en la boue. Hé ! dist une bonne dame et saige qui estoit venue le grant chemin, vous nous cuidiez estre au devant pour estre les premierez à l’ostel, et ne nous vouliez suivre. Il est bien employé ; car je vous dy pour vray que telle se cuide avancié qui se desavance, et telle cuide venir la première qui se treuve la dernière. Sy lui bailla ces deux parolles doublement et couvertes ; car, selon ce que dist le saint preudomme, ainsi est-il de ce siècle ; car celles qui premières prennent les nonveaultéz et les jolivetéz qui viennent par le monde, elles cuident moult bien faire desavancer les aultres pour avoir les plus de regars ; mais, pour un qui le tient à bien, il y en a x. quy le tiennent a mauvays et s’en moquent et bourdent ; car telz les en louent par devant qui en trayent la langue par derrière et se mocquent d’elles et en tiennent leurs parlemens ; mais nulle ne croit en sa folie. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> eh7c5r8z0ktdbopjxpompz77loa8fsk Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/172 104 891360 15908841 8578180 2026-07-07T19:09:27Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908841 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Cy parle de tenir moyen estat.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} XLIX{{e}}.'''|m=1.5em}} Celle se tient à la mieulx venue qui premierement se cointoye ; mais celles qui premierement prennent telles nouveautés, ce dit le preudomme, ressemblent aux juennes femmes qui se souillèrent en la boue, dont l’en se bourde d’elles et de leur chemin nouvel. Et celles qui se tiennent plus meurement et simplement, ce sont les saiges qui alèrent le grant chemin seur ; car l’on ne se puet bourder de celles qui se tiennent meurement. Je ne dy mie, puisque l’estat et la nouvelleté est courant par tout et que toutes s’y prennent, il convient qu’elles suyvent le siècle et facent comme les autres. Mais les saiges y doivent reculer le plus qu’elles peuvent, et au fort en prendre sur elles avant moins que plus, et elles ne se hasteront pas tant de venir au devant comme celles qui cheyrent en la boue pour cuidier venir les premières, et elles furent les derrenières, et furent souilliées et honnyes. Pour ce, mes chières filles, est-il bon de ne se haster, point et de tenir le moyen estat, c’est à en faire plus sur le moins que sur le plus. Maiz il est aujourd’huy un si meschant siècle ; car se aucune jolie ou aucune nice prent aucune nouveaulté et aucun nouvel estat, tantost chacune dira à son seigneur : « Sire, l’en me dist que telle a telle chose qui trop bel est et trop<noinclude> <references/></noinclude> 795sdv9u3fw9lzcxzozb9zksuwmvpja Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/173 104 891362 15908842 8578181 2026-07-07T19:10:48Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908842 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bien lui siet. Je vous prye que j’en aye ; car je suis aussi gentil femme et vous aussi gentil homme, et aussy puissant comme elle et son seigneur, et avons aussy de quoy bien paier comme eulx. » Et trouvera raysons par quoy il convendra qu’elle en ait, ou la noise et le meschief sera en l’ostel, ne jamais n’y aura paix jusques à ce que elle en ait sa part aussi comme l’autre, soit droit, soit tort ; elle ne regardera pas que le plus de ses voisines en ayent avant, ne ne enquerra se les bonnes dames qui sont renommées et tenues pour saiges en ont encore prins telles nouveaultez ; il convient que elles aillent les premières comme firent celles qui cheyrent en la fange. Si est grant merveilles de telles cointises et de telles nouveaultez, dont les grans clercs dient que les hommes et femmes se desguisent en telle manière que ilz ont doubte que le monde perisse, comme il fist ou temps de Noé, que les femmes se desguisèrent et aussy firent les hommes ; maiz il despleut plus à Dieu des femmes que des hommes, pour ce qu’elles se doivent tenir plus simplement. Dont je vous en diray une merveille que une bonne dame me compta en cest an, qui est l’an mil trois cens lxxij. Elle me deist que elle et tout plein de damoiselles estoient venues à une feste de Sainte-Marguerite, où tous les ans avoit grant assemblée, et là vint une damoisele moult cointe et moult jolye, et estoit plus diversement arroyée que nulles des autres, et, pour son estrange atour, toutes la vinrent regarder comme une beste sauvaige ; car son attour ne sambloit à nul des autres, et pour ce eut-elle sa part des regars. Si luy demanda la bonne dame : « M’a-<noinclude> <references/></noinclude> 0qk0t7m2vwu7ey57788997ha5w1t278 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/174 104 891363 15908844 8578182 2026-07-07T19:12:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908844 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mie, comment appellez-vous cest attour ? » Et elle lui respondi que l’on l’appelloit l’attour du gibet. — « Du gibet ! » dist la dame. « En nom Dieu, le nom n’est pas bel, ne l’atour plaisant. » Si ala la voix amont et aval que celle damoiselle avoit nommé son atour l’atour du gibet, et chacun s’en jengla, et la venoient veoir comme petis enfans. Si demanda à la bonne dame la manière de cellui atour ; sy le me devisa ; maiz en bonne foy je le retins petitement, maiz que, tant qu’il me semble, qu’elle me dist qu’il estoit hault levé sus longues espingles d’argent plus d’un doy sur la teste comme un gibet pour estre estrangement. Si n’estoit pas tenue celle damoiselle à trop sage, et estoit moult bourdée ; et ainsi chascune nyce amainne sa nouveaulté et sa desguiseure. Sy vous laisseray à parler de cestes desguisures et atours ; je vous ay dit comment l’evesque les chastioyt et soutenoit et prouvoyt par la sainte escripture que, quant les hommes et par especial les femmes se cointissoient et desguisoient, que c’estoit contre mal temps de mortalité ou de grans guerres, comme anciennement est advenu, et comme encore on le puet veoir chascun jour et le appercevoir, et que c’est un pechié d’orgueil, par quel les angels cheyrent du ciel, par qui le deluge vint quant le monde fut noyé, par lequel la luxure y est conceue par la racine de celluy orgueil. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> e7f4m7cwfym56n6i5qzy50hn1d20oq1 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/175 104 891364 15908846 8578183 2026-07-07T19:14:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908846 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Du chevalier qui eut iij femmes.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} L{{e}}.'''|m=1.5em}} Belles filles, je vouldroye que vous sceussiez et eussiez bien retenu l’exemple d’un chevalier qui ot troys femmes. Il fut un chevalier moult preudomme et de bonne vie qui avoit un oncle hermite, saint homme et de religieuse vie. Ce chevalier eut sa première femme qu’il ama à merveilles. Si va advenir que la mort, qui tout prent, la print, dont le chevalier fut si dolent que a peu qu’il n’en mourut de dueil et de couroux. Si ne savoit son confort prendre fors que aler soy complaindre à l’ermite son oncle, que il savoit saint homme. Si vint a lui plourant et doulousant et regrettant sa femme, et le saint hermite le confortoit le plus bel qu’il povoyt, et au fort le chevalier le pria à jointes mains que il voulsist Dieu prier que il sceust se elle estoit perdue ou sauvée. Le saint homme eut pitié de son neveu et ala en la chappelle et adoura Dieu, et requist que il lui pleust lui demonstrer où elle estoit, et quant il eut esté grant pièce en oroison, il s’endormi et lui fut advis qu’il veoit la povre ame devant monseigneur saint Michiel et l’ennemy de l’autre part, et estoit en une balance et son bien fait avec elle et d’autre partie l’ennemy avec les maulx qu’elle avoit faits, et, entre les autres choses, la chose qui plus pesoit et qui plus la grevoit, c’es-<noinclude> <references/></noinclude> 7yuufh0kikocchxqwy6a5kkk14rdpvr Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/176 104 891365 15908848 8578184 2026-07-07T19:16:45Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908848 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>toient ses robes qui moult estoient fines et fourrées de vair et de gris et letticées de hermines. Si se escrioit l’ennemi et disoit : « Ha, saint Michiel, sire, ceste femme avoit dix paires de robes, que longues, que courtes, que costes hardies, et vous savez bien qu’elle en eust assez de la moitié moins, c’est d’une robe longue et de deux courtes et de deux cottes hardies, pour bien se y passer selon une simple dame, et encore elle s’en deust bien passer à moins selon Dieu ; elle en a trop de plus de moitié et de la valeur d’une de ses robes l. povres gens en eussent l. bonnes cottes de burel, qui ont souffert tel froit et tel mesaise en cest yver environ elle, ne oncques pitié n’en eust, et du forfait de ses robes ces povres en fuissent revestuz et garentiz de froit ». Sy apportoit l’ennemi les robes qui par forfait estoient, et les mist en la balance, et les anneaulx et petits joyaux qu’elle avoit receuz des compagnons par amourettes, et grant foyson de nuies et de mauvaises parolles que elle avoit dictes en diffamant autruy par envie et toulir leur bonne renommée ; car moult avoit esté envieuse et mesdisant ; ne elle n’avoit riens fait que tout ne feust illecques rapporté, et toutes ses robes et celles chosetes furent pesez en la balance, tant que ses maulx passèrent son bien fait et l’emporta l’ennemy, et lui vesty ses robes toutes ardantes et plainnes de feu et de flambe, et la povre ame plouroit et se doulousoit moult piteusement. Et puis l’ermite s’esveilla et racompta ce fait au chevalier son neveu, et commanda que toutes ses robes feussent données pour Dieu et toutes departies aux povres. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> fjeof66tf8mm3k3gge7i1iqhwz1mmg1 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/177 104 891366 15909106 8578185 2026-07-08T06:56:24Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909106 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la seconde femme du chevalier.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LI{{e}}.'''|m=1.5em}} Après le chevalier se remaria, et furent bien v. ans ensemble, et puis elle morust ; et le chevallier, se il fut dolent de la première, il fut bien autant ou plus de la seconde, et vint à son oncle plourant et menant grant dueil, et luy pria, comment il avoit autrefois fait, qu’il sceult où estoit sa femme, et pour la pitié de luy le preudomme se mist en oroyson. Si vist et lui fut revellé et demonstré qu’elle seroit sauvée ; maiz elle seroit c. ans ou feu de purgatoire pour certaines faultes qu’elle avoyt faittes en son mariaige, ce fu que un escuier s’estoit couchié avecques elle, et pour autres petitz pechiez, et toutesfois si s’en estoit-elle confessée plusieurs fois ; car, s’elle ne s’en feust bien confessée, elle eust esté dampnée. Si dist le saint homme au chevalier que sa femme estoit sauvée, dont il eut grant joye. Si regardez que pour un pechié celle fut tant en feu ; mais bien puet estre, si comme dit le saint homs, que ilz avoient commis ce delit environ x. ou xij. foiz ; car pour chascun fait et delit l’en est vij. ans ou feu de purgatoire, non obstant la confession, car le feu de vij. ans n’est que pour espurgier et purifier l’ame de chascun faulx delit. Si ne l’avoit-elle pas fait à homme marié, ne à prestre, ne à moine, ne engendré enffant ; mais<noinclude> <references/></noinclude> r54a49qaivnupbxc89sztlm567pboqx Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/178 104 891367 15909117 8578186 2026-07-08T06:58:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909117 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pour cellui pechié mortel, pour chacune foiz que l’en le fait, l’en est vij. ans ou feu et en flambe en purgatoire, non obstant la confession. Sy prenez icy, belles filles, exemple comment celluy faulx delit est chier acheté, et comment il convient une foiz le comparoir, et aussy de celles qui ont tant de robes et qui mestent tant du leur pour elles parer pour avoir les regars du monde et la plaisance des gens. C’est un grant alumail, dont l’en chiet voulentiers au pechié d’orgueil, et de cellui d’orgueil en cellui de luxure, qui sont les deux pires pechiés qui soient, et que Dieux plus het. Et or regardez comment il en prist à la première femme du chevalier, qui en fut dampnée et perdue, et toutesfois en a-il maintes par le monde, qui ont bien le cuer à faire acheter une robe de lx. ou de iiii{{e|xx}} francs ; mais elles tendroient à grant chose se elles avoient donné pour Dieu un seul franc ou une cote d’un franc à un povre homme ; or regardez comment celles qui ont plusieurs corsès et robes, dont elles se passeroient bien de moins, comment elles en respondront estroietement une fois. Et pour ce, toute bonne femme, selon ce qu’elle est et selon sa puissance, s’en doit passer au mains qu’elle puet, et donner pour Dieu le seurplus pour estre vestue en l’autre siècle, si comme firent les saintes dames et les saintes vierges, comme racontent leurs legendes, comme de sainte Elisabeth, de sainte Katherine et de sainte Agathe et de plusieurs, qui donnèrent leurs robes et leurs biens aus povres pour l’amour de Dieu. Et a cestes exemple le doivent faire toutes bonnes femmes. Or vous ay parlé des deux premières femmes<noinclude> <references/></noinclude> 192zd88un2twoykl3dfvktnf2auvw42 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/179 104 891368 15909119 8578187 2026-07-08T07:00:20Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909119 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>du chevalier ; si vous parleray de la tierce femme. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la tierce femme du chevalier.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LII{{e}}.'''|m=1.5em}} Après le chevalier eut la tierce femme et furent grant pièce ensemble ; et toutesfoiz elle morut à la parfin, dont advint que le chevalier deut morir de dueil et de regret, et, quant elle fut morte, le chevalier vint à son oncle, et lui pria qu’il voulsit prier pour sa femme. Toutesfoiz le preudomme en pria tant qu’il luy vint en advision que un ange le signoit et monstroit le tourment que l’en la faisoit souffrir, ne pour quoy ; car il veoit appertenant que un ennemy la tenoit d’une de ses griffes par les cheveux et par la tresse, comme un lion tient sa proie, si qu’elle ne povoit la teste remuer ne ça ne là, et puis lui mettoit alesnes et aiguilles ardans par les sourcilz, et par les temples, et par le front jusques à la cervelle, et la povre ame s’escryoit, à chascune foiz qu’il lui boutoit l’alesne ardent. Sy demanda pourquoy on luy faisoit cette grant douleur, et l’ange lui respondoyt que c’estoit pour ce qu’elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples, et son front creu, et arrachié son peil pour soy cuidier embellir et pour plaire au monde, et qu’il convenoyt que en chascune place et pertuis dont chascun poil avoit esté osté, que chascun jour continuellement y poignist l’a-<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> nskdxm5kyy7ofqreos84ue0r2ct8fjf Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/180 104 891369 15909125 8578188 2026-07-08T07:01:59Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909125 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lesne ardant. Et après, quant il luy ot fait souffrir ce martire, qui moult longuement dure, un autre annemy moult hideux vint à grans dens hideuses et aigues, la prendre au visaige et luy broyer et maschier, et après cela vint avecques grans brandons de feu ardant luy enflamber et bouter en visaige si effrayement et douleureusement que l’ermite en avoit telle paour et hideur qu’il trambloit tout, mais l’ange l’asseura et luy dist qu’elle l’avoyt bien desservy ; si demanda pourquoy et il respondy : Pour ce qu’elle s’estoit fardée et peinte le visaige pour plaire au monde, et que c’estoit un des pires pechiez qui feust et qui plus desplaisoit à Dieu, car c’estoit pechié d’orgueil, par lequel l’en attrait le pechié de luxure et tous aultres pechiéz mortelx dont le monde perit par le déluge et depuis plusieurs citez en sont arses et fondues en abisme, car sur toute rien il desplait au créateur, qui tout fourma, dont l’en se veult donner plus grant beaulté que nature ne luy apporte, et si ne souffist pas à homme ne à femme estre fait et compassé à sa saincte ymaige où les sains angels tant se delitent ; car si Dieu eust voulu, de sa sainte pourveance, elles n’eussent pas esté femmes, ainsçois les eust faictes bestes mues ou serpens. Et donc pourquoy regardent-elles à la grant beauté que Dieu leur a faictes, et pourquoy mestent-elles à leur visaige ou à leurs chiefs aultre chose que Dieux leur a donné. Et pour ce n’est-il mie de merveilles se elles endurent ceste penitence, car ceste, dist l’angel, l’a bien deservy, et alez veoir le corps, et vous verrés le visaige moult effrayé et hideux. Sire, dit l’ermite, sera-elle guères en cellui tour-<noinclude> <references/></noinclude> 15uw31zm9monrtv8spey2781xotuddy Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/181 104 891370 15909129 8578189 2026-07-08T07:03:54Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909129 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>ment ? Et l’ange dist : mil ans, et plus ne lui en voult descouvrir. Maiz quant l’ennemy lui mettoit le brandon de feu ou visaige, la povre ame se escrioit, et doulousoit et maudissoit l’eure qu’elle avoit oncques esté engendrée, et estoit foible et douloureuse. Et de la paour que le saint hermite en eust il se esveilla tout effrayé, et vint au chevallier et lui compta son advision, et dont le chevalier fut moult esbahy, et ala veoir le corps que l’on vouloit ensepvelir. Mais le visaige en estoit si noir, si let et si orrible à veoir que c’estoit grant affliction. Adonc creut-il bien que c’estoit voir ce que son oncle l’ermite luy avoit dit. Si en ot grant horreur et abhominacion et pitié ensemble, et tant que il laissa le siècle, et vestoit le vendredy et le meccredy la haire, et donna le tiers de toute sa revenue pour Dieu, et usa de saincte vie de là en avant, et ne luy chailloit des boubans du monde, tant fust effrayé de ce qu’il avoit veu de sa femme derrenière et de ce que le preudomme lui avoit dit qu’il avoit veu. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''D’une princesse.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LIII{{e}}.'''|m=1.5em}} Et, pour affermer cest exemple, comment elle peut bien estre vraye, je vous en compteray d’un autre, lequel n’a gaires advint. Je vy une baronnesse bien grant dame, laquelle l’en disoit qu’elle se fardoit, et vy<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> af7h3v0gjap60zkogzav6s3zdgeis6p Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/182 104 891371 15909131 8578190 2026-07-08T07:05:16Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909131 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>celluy qui luy bailloit chascun an telle chose, et avoit d’elle bonne pension par chascun an, si comme il disoit en son privé. La dame fut un temps moult honnourée et moult puissante. Sy morust son seigneur et vint en abaissant de son honneur et estat, et fut un temps que elle avoit plus de lx. paires de robes, sy comme l’on disoit. Mais depuis, à la parfin, elle s’en passa bien à moins et en ot bien petitement, dont j’ay oy raconter à plusieurs que, quant elle fut morte, son visaige devint tel que l’on ne sçavoit que c’estoit ne quelle contrefaiture ; car ce ne sambloit point visaige de femme, ne nul ne le prist pour visaige de femme, tant estoit hideux et orrible à veoir. Sy pense bien que le fardement de la painture, qu’elle vouloit faire et mettre en elle, estoit l’achoyson de cellui fait. Pourquoy, mes belles filles, je vous pry, prenez cy bon exemple et le retenez en vos cuers, et ne adjoustez à vos faces, que Dieux a faictes à sa sainte ymaige, fors ce que luy et nature y ont mis ; ne rapetissiez voz sourcilz ne fronts, et aussy à vos cheveux ne mettez que lessive : car vous trouverez, de divin miracle, en l’esglise de Nostre Dame de Rochemadour plusieurs tresces de dames et de damoiselles qui s’estoient lavées en vin et en autres choses que en pures lessives, et pour ce elles ne peurent entrer en l’esglise jusques à tant que elles eurent fait copper leurs tresses, qui encore y sont. Ce fait est chose vraye et esprouvée. Et sy vous dy que ce fut très grant amour à monstrer à celles à qui elle les monstra : car la glorieuse vierge Marie ne vouloyt pas qu’elles perdeissent leurs pas, leur travail ne leurs pellerinages, ne que elles feussent<noinclude> <references/></noinclude> 2aq75hkhr8f13x3izlamliw2ukms6sx Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/183 104 891372 15909133 15904975 2026-07-08T07:07:37Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909133 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>perdues pardurablement ; sy leur voult monstrer leurs folies et les ramener de perdicion. Sy est cy moult bel exemple et mirouer, et moult évident à ouïr, et à concevoir, et à veoir à toutes manières de femmes pour le temps à venir, et pensez comment de l’aage du temps de Noë, que tout le monde noya et perist par les orgueilleuses deffaictures, et les desguisures, et par les fardemens des folles femmes, dont les lecheries et viles luxures yssirent, par quoy ilz furent tous et toutes perilz et noyez, fors viij. personnes sans plus. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la femme Loth.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LIIII{{e}}.'''|m=1.5em}} Un exemple vous diray de la femme Loth, que Dieux avoit gettée de Gomorre, elle et son seigneur, et troix de ses filles, et Dieu luy avoyt deffendu qu’elle ne regardast point derrière elle ; mais elle n’en fist riens, ainçoys y regarda, et pour ce devint comme une pierre, tout aussy comme Saint Martin de Verto, quant il fist fondre la cité de Erbanges, qui estoit en l’eveschié de Nantes, laquelle fondy par le pechié de luxure et d’orgueil, aussy comme fist la cité dont Loth fut sauvé, c’est de Gomorre, Sodome, et autres v. cités que Dieu fist ardoir par feu de souffre jusques en abysme, et devindrent lac et eau, et furent tous perilz, et la cause fut tout pour le vil pechié de lu-<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> aki4b6xa9bkazebstt1j8epcjcr078z Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/184 104 891373 15909135 8578192 2026-07-08T07:09:09Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909135 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que ja ne fait à nommer, qui put tant ordement que la pueur en va au ciel et bestourne tout le ciel et toute l’ordre de nature. Sy en furent vij. cités arses de fouldres puans pour ce que ilz usoient de l’orde ardeur du feu de luxure. Car qui le povoit faire si le faisoit et s’en efforçoyt de le faire, sans y garder loy ne raison de nature, et tout aussy comme leurs cuers estoient ars et espris de celluy vil perchié et feu de luxure, nostre Seigneur les ardy eulx et tous leurs biens par fouldres de feu et de souffre, qui tant est horrible et puant. Et ainsi, l’une chaleur attrait l’autre, et ce fut la vengence et la pugnicion de Dieu le père. Si est bel exemple comment l’en se doit garder du feu de luxure fors du fait de mariage, qui est commandement de Dieu et de sainte Église. Après ce que la femme Loth regarda derrières elle pour veoir le tourment des pecheurs qui perissoient par celluy feu de fouldre, et si fist contre le commandement de Dieu et la deffense qui luy avoit esté faite, et fust signifiance à ceulx que Dieux delivre de peril et oste par fois de pechié mortel, c’est à ceulx à qui il donna grace de eulx confesser et de repentir, et quant ilz sont nettoiez et confessez, et que l’en leur a deffendu qu’ilz ne regardent point derrière eulx, c’est à dire que ilz ne retournent plus en pechié et que ilz se gardent nettement dorenavant, et puis ilz retournent arrière à leur pechié, ou en fait ou en dit, et se remettent arrières au peril et en l’ordure où ilz estoient, tant que ilz devendront pierre, et neant, et plus que neant, si comme elle fist. Je vouldroye que vous sceussiez l’exemple de la dame qui laissa son seigneur, qui estoit moult bel chevallier, et s’en ala avecques un<noinclude> <references/></noinclude> 5djwdo4li72soun2bexneux667p6acn Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/185 104 891374 15909136 8578193 2026-07-08T07:10:59Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909136 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>moigne, et les frères d’elle la poursuyvoient, et la quistrent tant qu’ilz la trouvèrent la nuit couchiée avecques le moigne. Si coppèrent les choses du moigne et les jettèrent au visaige de leur suer, et puis les mistrent tous deux en un grant sac, et grant foyson de pierres dedens, et les jettèrent en un estanc, et ainsi furent tous deux perilz ; car de mauvaise vie mauvaise fin : car c’est un pechié qui convient que une fois soit sceu ou pugny. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Des filles Loth.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LV{{e}}.'''|m=1.5em}} Encore vous diray-je un exemple des filles Loth, comment l’ennemi les tempta vilainnement. Elles virent leur père tout nu sans braies ; si furent toutes deux temptées de sa compagnie, et s’entredescouvrirent leur fait, et vont entreprendre à enyvrer leur père ; si le festoyèrent et le firent tant boire que il fut yvre, et lors elles se couchièrent et si se mistrent delez lui et l’esmurent à fornication, et tant qu’il les despucella toutes deux, car il cuidoit que ce feussent autres qu’elles, et ainsi feut deceu par vin. Si est moult perilleux pechié de gloutonnie que de vin, et en avient moult de maulx ; et toutesfoiz elles engrossèrent toutes deux et eurent deux fils, dont l’un eut nom Moab et l’autre Amon, dont les païens et la mauvaise loy descendit d’eulx. Et moult en vint de maulx par celluy pechié. Et dist<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 2fhbr3lxv59ylm289hrzo5uezm8xdbz Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/186 104 891375 15909138 8578194 2026-07-08T07:13:04Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909138 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’en que elles se cointièrent et s’enourguillèrent, et pour ce l’ennemi les tempta plus ligierement à faire celluy vil pechié, et dist l’en que l’une en atiza l’autre et ainsi l’autre le fist par mauvaiz conseil. Et pour ce je vouldroye que vous sceussiez l’exemple de la fole damoiselle, qui, pour un chapperon que un chevalier luy donna, elle fist tant et bargigna que sa dame fist sa volenté et que elle la fist deshonnourer ; dont il avint tel meschief que, au fort, un varlet que le seigneur avoit nourry s’en apperceust et le dist à son seigneur, et le seigneur s’en mist en espie, tant que il trouva le fait. Si occist le chevallier que il trouva avecques sa femme, et sa femme il mist en chartre perpetuelle, où elle mourut doulereusement. Sy advint que le seigneur passat devant la chartre où elle estoit ; si l’escouta et elle se doulousoit en soy et maudissoit qui lui avoit ce fait faire ne conseillié. Et alors il envoya sçavoir qui estoit celle qui le conseil luy avoit donné, et elle descouvry sa damoiselle. Et lors le chevalier la fist venir devant luy et luy commanda qu’elle deist verité, et au fort elle luy dist la verité et qu’elle en avoyt eu un chapperon, et le seigneur luy envoya querre le chapperon, et, quant il le vist, sy lui dist : « Ma damoiselle, mal le veistes ce chapperon et pour pou de chose vous estes deffaicte et avez esté cause de ma tristesse, et je juge que le col et le chapperon soit couppé tout ensemble. » Si luy fist vestir et coupper le col et le chapperon tout ensemble, et ainsy fut fait ce jugement. Sy regardez comment il fait bon prendre bonne compaignie et femmes de service nettes qui n’ayent eu nul blasme ; car ceste damoyselle n’avoit pas esté trop saige, com-<noinclude> <references/></noinclude> bmnzd16hlb6t7zqgaz21jnpf8xlyjfm Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/187 104 891376 15909140 8578195 2026-07-08T07:15:03Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909140 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>me l’en dit. Et pour ce est bonne chose de prendre bonnes femmes et nettes ; car mauvaises femmes conseillent trop de mal à juenne dame, comme fist la folle suer des filles Loth et comme fist celle folle damoyselle, qui en eut son guerredon et sa desserte. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De la fille Jacob.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LVI{{e}}.'''|m=1.5em}} Je vous diray un autre exemple de la fille Jacob, qui, par sa joliveté de cuer, laissa l’ostel de son père et de ses frères pour veoir l’atour des femmes et l’arroy d’un autre pays. Dont il avint que Sichem, le filz de Amon, qui estoit grans sires, la regarda et vist qu’elle estoit belle, et si la pria de folle amour, tant qu’il la despu-cella. Et, quant les xij. frères d’elle le sceurent, si vindrent là et le occistrent, luy et le plus de son lignaige et de ses gens du pays, pour la honte que ilz eurent de leur suer, qui ainsi avoit esté despucellée. Or resgardez comment par fole femme vient le grant mal et le dommaige, car par sa juennesce et par son legier couraige advint celle grant occision, tout aussy comme il fut de la fille au roy de Grèce, qui, par sa fole amour et par folz semblans, elle accointa le filz d’un conte, qui l’engroissa, dont le roy son père en fist guerre au conte, et en morut plus de mil personnes, et eust la guerre encores plus duré quant le frère du roy, qui saiges estoit, vint au roy son frère et lui<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 9k1ldek3e926m15uzjjb240rrne10wj Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/188 104 891378 15909141 8578196 2026-07-08T07:17:05Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909141 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>dist : « Sire, je me merveille moult que pour l’esbat et le delit de vostre fille a esté perdu maint bon chevalier et maint bon preudomme par sa joliveté. Il vous vaulsist trop mieulx que elle n’eust oncques esté née. » Et lors dist le roy qu’il disoit voir. Adonc il fist prendre sa fille par qui le mal avoit esté, si la fist despecier d’espées par menues pièces, et depuis dist devant tous qu’il estoit bien raison qu’elle feust ainsi despeciée, par qui tant de bonnes gens avoient esté mors et occis. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''De Thamar, qui fust femme Honain.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LVII{{e}}.'''|m=1.5em}} Je vueil que vous oyez l’exemple de Thamar, qui fut femme Honain, qui estoit filz Juda, filz de Jacob et frère de Joseph. Cestui Honain fut trop pervers et felon et de mauvaise vie, laquelle je ne vueil pas toute dire, dont Dieux voulst qu’il en morut soudainement et piteusement. Et quant Thamar se vit sans seigneur, dont elle n’avoit oncques eu lignée ne enfant, se pensa que le père de son seigneur engendroit bien et qu’il n’estoit pas brehaing, et pour ce convoita à avoir sa compaignie folement et contre la loy. Et tant fist qu’elle vint couchier par une nuit avec luy, et le deceut tant qu’il engendra deux enffans, dont l’un ot nom Phares et l’autre Amon, dont moult de mal en vint et mainte tribulacion ; car les enfans qui<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> rmqpyjoyjspxsh85dbiifuq4y89ioly Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/189 104 891379 15909143 8578197 2026-07-08T07:18:36Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909143 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sont mal engendrez et qui ne sont de loyal mariage, ce sont ceulx par qui sont les guerres et par qui les ancesseurs sont perduz. Parquoy je vouldroye que vous sceussiez l’exemple du roy de Napples. Il est contenu ès croniques de Napples qu’il y ot une fole royne qui ne garda pas son corps nettement ne loyalment à son seigneur, et tant qu’elle conçut un filz d’ung autre que du roy son seigneur. Si advint que icelluy fut roy après la mort du roy, et quant il fust en eage il fut fel et aigres, et n’amoit point ses barons ne ses chevaliers, ainçoys leur fut dur et fel, et prenoit amendes et tailles, et efforçoit femmes et usoit de mauvaise vie, tellement que il encommença guerres à ses voisins et à ses barons, et tant que le royaulme fut en essil et en povreté par moult long temps. Si avoit un baron moult preudhomme et moult bon chevalier, qui ala à un hermitaige où avoit un saint hermite moult religieux et qui moult sçavoit de choses. Si lui demanda le chevalier pourquoy ne comment ilz avoient tant de guerre au païs, et se elle dureroit gaire. Et le saint hermite respondy : « Sire, il convient que le temps ait son cours, c’est assavoir, tant comme cest roy durera et un sien filz, la tribulacion ne cessera, et vous diray pourquoy. Il est ainsi que cest roy n’est pas droit hoir, ains est advoultre et emprunté, et pour ce ne puet-il jouir de son royaume ne de l’amour de son pueple, et convient que lui et son royaume ayent doulour et tribulacion tant comme faulx hoir y soit ; mais son filz n’aura ja hoir, et là fauldra la faulce lignée et reviendra le royaulme aux drois hoirs, et lors fauldra la pestillence et vendra paix et toute ha-<noinclude> <references/></noinclude> 7stkx13odjh01urmedidqzz59hk8gsa Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/190 104 891380 15909146 8578198 2026-07-08T07:20:25Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909146 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>bondance de biens ou royaulme. » Et, ainsi comme le preudomme le dist, ainsi avint ; et encore dist-il plus, car il parla de la faulce royne sa mère, laquelle seroit pugnie en ce siècle et en l’autre, c’est assavoir que la femme du roy son filz l’encuseroit vers son seigneur que elle se coucheroit avecques un de ses prebstres, et que son filz le roy les trouveroit ensemble et les feroit tous deux ardoir en une fournaise. Et ainsi comme le saint homme le dist il advint, et pour ce est bel exemple à toutes femmes de soy tenir nettement en son mariage : car pour faire un faulx hoir il advient tant de mal et de tribulacion au païx où il a seignourie ; car par les faulx hoirs se perdent les seigneuries, et les mères en sont dampnées perpetuellement en enfer, tant comme les enfans en tiendront point de la terre de leur parrastre, c’est-à-dire du mary de leur mère. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Cy parle de la femme du roy Pharaon et de Joseph le filz Jacob.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LVIII{{e}}.'''|m=1.5em}} Belles filles, je vous diray un exemple d’un grant mal qui vint par regart et par folle plaisance, si comme il advint à Joseph le filz Jacob, celui qui fut vendu par ses frères au roy Pharaon. Cellui Joseph estoit à merveilles beau filz, saige et humble, et pour son bon service le roy l’amoit moult et lui ha-<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> tmwkaf20xe95d7yasxp1ew114svh1yj Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/191 104 891381 15909148 8578199 2026-07-08T07:21:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909148 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bandonna touz les biens de son royaulme. La royne le regarda, qui le vit bel et juenne ; sy l’ama merveilleusement de folle amour, et lui monstra moult de folz signes d’amours par regars et par autres folz semblans, et quant elle vit que il n’y vouloit entendre ni se consentir à sa mauvaise volonté, elle en fut toute forsenée, et tant qu’elle l’appella en sa chambre et le pria de fole amour. Maiz lui, qui estoit preudomme, luy respondi que jà il ne seroit traistre envers son seigneur. Et quant elle vit cela, elle se courrouça et le prist aux poins par le mantel et s’escria à la force tant que tous vindrent, et elle dist qu’il la vouloit efforcier, et lors le roy le fist prandre et mettre en la chartre, et y fust longtemps. Et après ce, Dieu, qui ne l’oublia pas pour sa bonté, le fist delivrer, et fust plus grand maistre que par avant ou royaume, et plus amé et plus honnouré. Et pour ce est cy bon exemple que Dieux reliève tousjours les justes et ceulx où il treuve loyaulté, et la faulce royne fut punye ; car il ne demoura gaires qu’elle morut mauvaisement et souddainement de male mort. Et ainsi Dieu guerredonne à chascun son merite. Et pour ce est cy bon exemple de bien faire ; car oncques de bien faire ne vint que bien et honneur ; ainsi, comme dit l’Euvangille, il n’est bien qui ne soit mery et mal qui ne soit puny. Car de faire faulx hoirs ne viendra que maulx et tribulacions ès lieux où ilz seigneuriront et dont ilz auront la poesté, et les doulereuses mères seront livrées à la grant mort d’enfer, ne jamais n’en istront tant comme les advoultres qu’eles ont fais tendront terres ne biens du mary leurs mères. Et c’est chose vraye, si comme<noinclude> <references/></noinclude> c9qey81xrgxfvkslmg8v0ym5dtbcq66 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/192 104 891382 15909150 8578200 2026-07-08T07:24:07Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909150 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>plusieurs qui sont resuscitez le tesmoignent, et la sainte Escripture d’autre part. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Cy parle des filles Moab.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LIX{{e}}.'''|m=1.5em}} Un autre exemple vous vueil dire des malvaises femmes de jadis, comme des filles Moab. Vous avez ouy comment Moab fut faulsement engendré contre la loy, et voulentiers de mauvais arbre ist mauvais fruit. Car ses filles furent folles et plaines de pechié de luxure. Dont il advint que Balaam, qui estoit payen, pour grever l’ost des filz Israël, fist cointir et parer celles folles filles de très riches draps, et puis les envoya en l’ost des Ebrieux, c’estoit le pueple de Dieu, afin de les faire pechier et de mettre Dieu contre eulx en yre ; si vindrent moult cointes et moult jolives en l’ost. Sy en y ot moult qui furent temptez et en firent leur fol delict, dont les princes de l’ost n’en firent point semblant, et Dieu s’en courrouça et manda par Moyse que les princes qui celle iniquité avoient faiste et soustenue feussent penduz et mis à mort, dont Moyse fit crier le ban que Dieu avoit commandé, et ainsi fut fait, et plusieurs furent occis et destruiz pour celluy fait et vil pechié de luxure. Si est cy grant exemple aux chevetaines des ostz qui sueffrent à faire force et qui sueffrent les grans ribaulderies, et pueent veoir comment il en desplaist à<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> d9t73sdcs4nywohbh50bx6g76t1ok64 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/193 104 891383 15909153 8578201 2026-07-08T07:26:00Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909153 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><section begin="s1"/>Dieu le père, et la pugnicion qui en fut faitte par son commandement, et puet l’en bien veoir comment tel pechié desplait à Dieu, et comment tant de maulx en adviennent, comme ouy avez et comme vous orrez, si comme le compte la Bible et la sainte Escripture. {{interligne}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|2}} {{Centré|''Cy parle de la fille Madiam.''|mt=2em}} {{Centré|'''{{sc|Chappitre}} LX{{e}}.'''|m=1.5em}} Si vous diray un autre exemple comme autre foys en advint en l’ost des filz Ysrael, c’estoient les Juifs, qui estoient peuple de Dieu et tenoyent sa loy. Sy avint que la fille Madiam, qui païen estoit, et des nobles d’icelle loy, celle fille, qui fut temptée, ot le cuer si joly et si gay que elle se cointit et vint en l’ost des Ebrieux, ce sont les fils d’Israël. Elle fut cointe et jolie et moult richement parée, et ne venoit que pour le cheval et le harnoiz, c’est à dire pour soy faire acomplir son delit, et tant advint que un chevallier de l’ost la vit, lequel en fut legierement tempté, et tant que il la fit venir en son logiz et fit son delit avecque elle. Et si comme il pleust à Dieu il envoya Finées, qui estoit un des meilleurs chevalliers de l’ost et l’un des plus grans chevetaines, et estoit nepveu Aaron. Cellui oyt dire que telle iniquité se faisoit en leur ost, comme avecque une payenne qui n’estoit pas de leur loy. Si vint courant l’espée nue et les trouva ou fait ;<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> qjhgsmuc7apzmx289vnx44i8xk5ss4w Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/194 104 891385 15909155 8578202 2026-07-08T07:27:15Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909155 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>si les va tous deux percier l’un sur l’autre, et morurent villainement et ordement. Si avoit nom le chevallier qui faisoit la follie Zambry, du lignage Symeon, qui estoit des xij. princes de la loy. Mais pour ce ne fust-il pas espargnié ; car les princes et les chevetaines de l’ost, qui veoient comment Dieu ouvroit pour eulx qui combattoient à dix tant de gens que ilz n’estoient, et que toute la victoire et le sauvement que ilz avoient leur venoit de la grace de Dieu et de appert miracle, et pour ce, avoient paour de cheoir en l’yre de Dieu, et en ceste cause tenoient-ilz bonne justice, car il n’estoit pas rayson que leurs gens se couchassent avecques gens d’autre loy, comme les Crestiens avecque les Juifz et Sarrasins. Et aussy ilz se tenoient nettement et loyaument en la crainte et en l’amour de Dieu, et Dieu leur donnoit victoires et les garantissoit des grans perilz, ne ja n’eussent à taire à si grant nombre de pueple ne de gens d’armes que ilz ne venissent au dessus. Et pour certain, ce que Dieu veult garder nulle chose ne lui peut nuyre, et povez bien veoir comment Dieux het le pechié de luxure et comment il veult qu’il en soit puny, laquelle chose convient que soit ou en ce siècle ou en l’autre. {{interligne}}<noinclude> <references/></noinclude> ivokk9x13v5zktp1nc2m98gjjt8l2pd Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/34 104 1051987 15909202 7810418 2026-07-08T08:17:28Z Seudo 2609 ponctuation 15909202 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bgeslin" /></noinclude><section begin=L_I />pour des petits pois ! Bref, nous arrivâmes ici à quatre heures du soir, ayant fait dix-huit lieues : <small><poem> Dieu merci, me voilà sauvé, Car je suis en terre papale ! </poem></small> <section end=L_I/> {{séparateur|lh=2}} <section begin=L_II/> ===={{c|LETTRE II}}==== {{c|AU MÊME}} {{c|'''''Mémoire sur Avignon.'''''}} Dès mon arrivée, j’allai courir la ville, et, en sa qualité de ville étrangère, il se peut bien faire que vous en aurez une entière description. Aucune ville d’Europe n’a de murailles de la beauté de celles-ci ; elles sont toutes de pierre de taille, égales, crénelées, garnies de redans et de mâchicoulis dans tout le pourtour, et de cinquante en cinquante pas, de tours carrées pareilles et assortissantes. C’est le pape Innocent V qui en a fait la dépense ; cela ne rend cependant pas la ville plus forte. Avignon a une bonne lieue de tour ; presque tout le glacis est planté de deux rangs d’arbres qui forment un cours assez médiocre. Les rues sont larges et bien percées ; les maisons presque toutes de pierre de taille extrêmement blanche ; elle contribue beaucoup à donner une face agréable aux beaux bâtiments qui y sont communs. Le sang y est beau ; les femmes de condition mettent beaucoup de rouge ; toutes les femmes y ont de fort gros tétons blancs ; et leur manière de s’habiller avec des corps très mal faits les redouble encore. Il faut, dès à présent, que je me désabuse d’entendre le peuple du pays ni d’en être entendu, jusqu’à ce que Desperiez soit reçu à l’académie pour son beau langage. Les moines commencent ici à se ressentir du voisinage et de la domination italienne, et donnent beaucoup plus d’exemples de vigueur que d’exemples de vertu. La justice aussi s’y rend à la manière ultramontaine.<noinclude> <references/></noinclude> i0rcshfydi9g65nk0pd2wxh3hc18rmz Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/228 104 1052711 15909196 7810333 2026-07-08T08:14:05Z Seudo 2609 /* Validée */ 15909196 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>{{M.|le Régent}}, comme un des premiers qui existent. Vasari en parle à peu près de même et il ajoute qu’il est peint sur toile, circonstance qui veut dire que celui du Grand-Duc est le véritable parmi les quatre, les trois autres étant sur bois. Il seroit fort singulier que l’un des bons connaisseurs qu’il y eût jamais eût placé une copie au premier rang. Au reste, si le tableau de {{M.|le Régent}} est une copie, c’est à coup sûr une copie de la main de Raphaël même, car les grands maîtres ont souvent copié leurs propres ouvrages. Mais on prétend que ces copies n’ont pas pour l’ordinaire le feu original de la première main. Ce tableau, soit ici, soit au Palais-Royal, est assurément d’une grande beauté ; mais j’aurois peine à le mettre, comme De Piles, dans la première classe. Il n’a qu’une figure ; il est tout-à-fait triste et sans agréments. Il est vrai que la composition en est excellente, et qu’on ne pouvoit mieux rendre le sujet ''{{lang|la|vox clamantis in deserto}}'', très-difficile à traiter par lui-même. Le dessin est d’une correction achevée, le paysage convenable au sujet, la figure pleine de feu ; et il n’y avoit que Raphaël capable de mettre autant de vie et d’action dans une seule figure. Pour communiquer de la galerie au palais Pitti où loge le Grand-Duc, et qui est assez éloigné, on a jeté par-dessus les maisons et par-dessus les ponts, comme on a pu, de très-longs corridors. Le palais Pitti donne sur une place longue et étroite, dont il occupe tout un des grands côtés ; aussi sa façade est-elle énormément longue, toute d’une venue et sans ornements, à moins que l’on ne veuille prendre pour tels, les masses de pierres rustiques et inégales, dont elle est entièrement construite. En récompense, la cour intérieure est d’un très-beau dessin, composé de trois ordres l’un sur l’autre, dont toutes les colonnes sont rustiquées, et à collier comme celles du Luxembourg, auquel ce palais ressemble beaucoup ; et en effet, c’étoit l’idée de Marie de Médicis de faire bâtir à Paris sa maison natale. Le palais de Florence est construit par Brunelleschi et par Ammanato. Si on l’avoit fait en entier sur le dessin qu’on m’a montré, ce seroit un des plus beaux ouvrages de l’Europe. Le fond de la cour est une grande grotte ornée en dedans de statues, et contenant un vivier rempli de poissons. Le comble du dôme forme une fontaine de marbre blanc, avec trois jets d’eau.<noinclude> <references/></noinclude> mxg7hx2owfcaips43dq3ccibd4o7fei Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/229 104 1052712 15909199 7810335 2026-07-08T08:16:29Z Seudo 2609 /* Validée */ 15909199 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude><section begin=L_XXIV />Les appartements du dedans ne répondent, ni pour les ameublements, ni même pour les tableaux qui y sont en très-grand nombre, à ce que j’en attendois ; mais il faut observer que la galerie est un gouffre qui a englouti tout le plus beau et le meilleur. Les mezzanines ou entre-sols, richement et galamment ornés, sont ce qu’il y a de plus agréable dans les appartements. Les jardins du palais n’ont pas le sens commun, et, par cette raison, me plaisent infiniment : ce ne sont que montagnes, vallées, bois, buttes, parterres et forêts, le tout sans ordre, dessin, ni suite, ce qui leur donne un air champêtre tout-à-fait agréable. Il y a, par-ci par-là, quelques belles statues, des fontaines et des grottes, dont l’une a un plafond à fresque du premier mérite. On élève dans les jardins quelques animaux étrangers non féroces, comme gazelles, civettes, etc.<section end=L_XXIV /> {{séparateur|lh=2}} <section begin=L_XXV /> ===={{c|LETTRE XXV}}==== {{c|À M. DE NEUILLY}} {{c|'''''Suite du séjour à Florence.'''''}} <small>{{droite|8 octobre.}}</small> J’ai appris de vos nouvelles, mon cher Neuilly, par Maleteste et par Blancey, indépendamment de la charmante lettre que j’ai reçue de vous à Venise. Vous vouliez venir en Italie, mon roi ; c’étoit donc pour y faire un second voyage, car, à moins d’y avoir déjà été, on ne peut si bien être au fait de tout que vous l’êtes. Comment diable ! les Îles Borromées, les maisons de la Brenta, le détail de Venise et cent autres choses, vous sont aussi bien connues et vous m’en parlez comme si précisément vous les aviez devant les yeux ? combien souhaiterois-je que cette vue fût à présent effective et non idéale ; maintenant surtout<noinclude> <references/></noinclude> m869fh8nni7liiydh3j8qj8ssy3ydrf Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/230 104 1052713 15909209 8253416 2026-07-08T08:22:37Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15909209 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>que je me trouve au milieu du cabinet du Grand-Duc et de tous les chefs-d’œuvre d’art, de sciences, de curiosités, et de douces chiffonneries, qui en font véritablement la chose la plus surprenante du monde ! Je suis si outré de ne vous y pas voir, quand je pense combien ces sortes de choses sont dans votre genre et dans votre goût, que je ne m’y trouve moi-même qu’à moitié. Je ne dis pas non sur la proposition que vous me faites de revenir ici avec vous, si jamais vous avez occasion de le pouvoir faire avec commodité ; mais, que dites-vous de la petite lanternerie que je fais ici, vous envoyant le plan de la galerie de ce cabinet, contenant les statues, selon leur ordre et leur disposition, quoique ce soit beaucoup grossir ma lettre inutilement ; mais j’ai jugé que vous ne seriez pas fâché de donner un coup-d’œil sur le bel arrangement des bustes surtout, et d’admirer comment on a pu rassembler cette suite de têtes antiques d’empereurs romains jusqu’à Alexandre Sévère, si complète que les concurrents même de l’Empire n’y manquent pas, non plus que la plupart des femmes ou filles d’empereurs. Avec cela, comme personne n’avoit encore pris ce plan de la position de chaque chose, et qu’on ne l’a pas donné dans le ''{{lang|la|Musœum Florentinum}}'', j’ai été bien aise de le lever, et je vous prie de ne le pas perdre. Je ne vous parle pas de ces six statues grecques, si connues, ni de l’autre appelée l’''Hermaphrodite'' ; mais, parmi celles qui sont rangées entre les bustes, de deux en deux, il y en a de dignes d’adoration, c’est-à-dire qui approchent bien fort de la beauté des six premières. Les statues grecques surtout l’emportent sur les romaines, et vous pouvez juger du mérite de ces pièces, puisqu’il n’y en a qu’une de Michel-Ange et une du Sansovino, qui aient été jugées dignes d’avoir une place parmi elles. C’étoit une famille bien recommandable à mon sens, par son amour pour les bonnes choses, que celle des Médicis. Rien ne fait mieux son éloge que de voir, combien, après avoir usurpé la souveraineté sur un peuple libre, elle est parvenue à s’en faire aimer et regretter. Réellement Florence a fait une furieuse perte en la perdant. Les Toscans sont tellement persuadés de cette vérité, qu’il n’y en a presque point qui ne donnassent un tiers de leurs biens pour les voir revivre, et un autre tiers pour n’avoir pas les Lorrains ; je ne crois pas que rien égale le mépris<noinclude> <references/></noinclude> g9ugkc8qk3y6iq4v7wye21pcu9m1yh7 Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/231 104 1052714 15909272 8253418 2026-07-08T09:30:29Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15909272 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>qu’ils ont pour eux, si ce n’est la haine que les gens de Milan portent aux Piémontais. Dans le temps de la dernière guerre, les François étoient reçus à bras ouverts et les Piémontais exclus de partout. De même, à Florence, nous avons accès dans toutes les maisons, et les Lorrains n’entrent nulle part ; enfin je me suis aperçu que les Florentins ne vivent que dans l’espérance d’avoir le gendre du Roi pour Grand-Duc<ref>L’infant don Philippe, depuis duc de Parme, fils du roi Philippe{{lié}}V.</ref> ; et même ils s’étonnent fort que le roi n’ait pas déjà fait ce cadeau à sa fille, sans trop s’embarrasser du dédommagement qu’on pourroit donner au duc de Lorraine, dont ils n’ont pas les intérêts fort à cœur. Il est vrai que les Lorrains les ont maltraités, et qui pis est, méprisés. {{M.|de Raigecourt}}, de Lorraine, qui a tout pouvoir de la part de son maître, est homme d’esprit et a du talent, on en convient, mais on assure qu’il fait peu de cas des ménagements qui font goûter une domination nouvelle. On diroit que les Lorrains ne regardent la Toscane que comme une terre de passage, où il faut prendre tout ce qu’on pourra, sans se soucier de l’avenir. Pour un pays qui a eu ses souvenirs propres, distribuant aux nationaux les grâces et les dignités, et dépensant, dans l’État même, les revenus de l’État, il n’y a rien de si dur que de devenir province étrangère. Le goût dominant de la nation seroit pour un prince de la branche d’Espagne. Ils ont vu don Carlos arriver en qualité de successeur, répandre à pleines mains l’argent du Pérou que lui fournissoit madame Farnèse, et ne rien demander à personne, parce qu’alors il n’étoit pas en position de rien exiger. Ce premier début leur a fait quelque illusion ; mais si don Carlos fût resté en Toscane, les sujets auroient payé à leur tour comme de raison. Il vient de se répandre ici un bruit sans fondement, c’est qu’un gros corps de troupes françaises marchoit pour passer les Alpes. Là-dessus le marquis{{e|***}} m’a demandé tout haut ce qu’on m’écrivoit de France à ce sujet, et si ces troupes ne seroient pas destinées à assurer la succession des Médicis à l’infant don Philippe. Cependant un homme de beaucoup d’esprit me disoit l’autre jour « qu’il préféroit encore les<noinclude> <references/></noinclude> qteh62s3gy7v5o8ncp1qqow7zwarlxl Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/232 104 1052715 15909346 8253420 2026-07-08T11:34:22Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15909346 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>Lorrains aux Espagnols, parce que, dit-il, les premiers m’ôteront bien jusqu’à ma chemise, mais ils me laisseront ma peau (c’est-à-dire ma liberté de penser), que m’arracheront les seconds en ne me laissant pas le reste. En général, continua-t-il, tout maître trouvera le secret de nous contenter, pourvu qu’il reste à Florence, qu’il protège les sciences, et qu’il ait le goût des arts ; car c’est un vice capital ici que d’en manquer. » Le même homme me disoit une autre fois « qu’il avoit été longtemps sans comprendre ce que vouloit dire ce proverbe de la langue françoise : ''Lorrain vilain'', mais qu’il en avoit depuis peu une ample explication. Cependant, ajouta-t-il, ils nous traitent nous-mêmes de vilains, parce que nous ne sommes pas ici dans l’habitude d’avoir une table ouverte : mais je leur demande quel est celui qui est le plus vilain, de celui qui ne donne pas à manger ou de celui qui veut manger aux dépens d’autrui. » N’avons-nous pas eu aussi nous autres François une lance à rompre contre le corps des Lorrains ? On vient de recevoir la nouvelle de la paix de Belgrade conclue entre l’Empereur et le Grand-Seigneur, par l’intervention de {{M.|de Villeneuve}}, notre ambassadeur à la Porte. Cette paix n’est ni utile ni honorable à l’Empereur. Là-dessus les partisans du génie autrichien déclament contre nous, en disant que c’est là notre manière ordinaire de favoriser la Porte Ottomane au préjudice de l’Empire. Je leur ai doucement représenté que {{M.|de Villeneuve}} n’étoit pas là pour décider, que leur maître avoit le choix d’accepter ou de refuser les propositions, que s’il les avoit acceptées, c’est qu’il avoit sans doute sagement prévu qu’en continuant la guerre, dans la position où il se trouvoit vis-à-vis des Turcs, il s’exposoit à n’avoir d’eux que de pires conditions. Sur quoi le primat s’est écrié brusquement : C’est votre France qui, après avoir écrasé la maison d’Autriche par le traité de Vienne, l’a laissée à la merci de ses ennemis. Sur mon Dieu ! lui ai-je répliqué, il n’y a pas de ma faute ; ce n’est pas moi qui ai fait la paix de Vienne, et si c’eût été moi, je ne l’aurois pas faite, ou j’en aurois tiré un parti décisif pour les guerres à venir, comme il paraît que c’étoit l’avis de {{M.|de Chauvelin}}. Qu’il ait eu ou non des motifs particuliers que ses ennemis lui imputent, que nous importe, dès que l’avantage<noinclude> <references/></noinclude> gzl2pwefdd8pfijsalluuhmyc1ezhxo Page:Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu/233 104 1052716 15909354 8253423 2026-07-08T11:41:18Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15909354 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>général de l’État se trouvoit joint à son sentiment ? Ce qui rend ces Lorrains de mauvaise humeur contre le traité de Vienne, c’est l’échange de la Lorraine contre la Toscane. Le troc est néanmoins fort avantageux pour leur maître. On a beau alléguer l’affection à l’héritage patrimonial, quelques millions de plus mis dans la balance y font un suffisant contre-poids. Le prince d’Elbœuf, qui tient ici rang de premier prince du sang, tâche autant qu’il peut, par ses manières polies, de réparer les mauvaises manières des Lorrains dont il est le premier à convenir. Il joue à merveille le bon homme et l’affable ; et ce que j’y trouve le mieux, il nous fait très-bonne chère, sans aucune façon qui sente le prince. Vous connaissez la politesse innée des princes de la maison de Lorraine ; vous connaissez aussi de réputation celui dont je vous parle ici, c’est le même qui a été marié à Naples, et qui a fait en Europe tant de diverses sortes de figures, et… que je lui pardonne, tant qu’il me donnera du vin de Tokai de la cave du Grand-Duc. La princesse de Craon tient aussi une fort bonne maison et fort commode pour les étrangers. C’est une femme qui me plaît beaucoup par son air et ses manières ; et, quoiqu’elle soit grand’mère d’ancienne date, en vérité je crois qu’en cas de besoin, je ferois bien encore avec elle le petit duc de Lorraine. Son mari tient ici un grand état, ainsi que le marquis du Châtelet gouverneur de la ville. Tous ceux-ci ne sont point compris dans la haine jurée à leurs compatriotes par les nationaux. Elle se réunit toute contre ceux qui se mêlent du gouvernement, où ceux-ci, malgré leur naissance et leurs places, n’ont presque aucune part. Rien ne nous venoit mieux que de trouver quelque bon débouché à Florence, car les auberges y sont détestables au possible ; j’y ai trouvé pis que ce que l’on m’avoit pronostiqué des cabarets d’Italie. La nuit y est encore pire que le jour ; de petits cousins, plus maudits cent fois que ceux qui sont en Bourgogne, avoient pris à tâche de me désoler, et me feront quitter Florence sans nul regret, soit parce que j’y ai été malade, soit que le mauvais temps qu’il fait m’ait prodigieusement contrarié. La ville ne m’a pas plu en gros autant que les autres. Il y a cependant plus de curiosités d’un certain genre qu’on n’en trouve ailleurs, et à coup sûr plus de gens d’esprit<noinclude> <references/></noinclude> ntv473c1sky686p6yxo8ehbjghay7t7 Lettres familières écrites d’Italie T.1/Route de Bologne à Florence 0 1072419 15909210 2817824 2026-07-08T08:23:17Z Seudo 2609 /* Relu et corrigé */ 15909210 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu" from=204 fromsection=L_XXIII to=210 tosection=L_XXIII header=1/> <references/> drlwt29v1uj0iyy64lcjh7aoc6yl3mj Lettres familières écrites d’Italie T.1/Mémoire sur Florence 0 1072420 15909211 15894616 2026-07-08T08:23:24Z Seudo 2609 /* Relu et corrigé */ 15909211 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Charles de Brosses - Lettres familières écrites d’Italie - ed Poulet-Malassis 1858.djvu" from=210 fromsection=L_XXIV to=229 tosection=L_XXIV header=1/> <references/> [[Catégorie:Florence (Italie)]] 53i4gmuz53as7iiwg8sedmjhdvwz1hm Page:Trousset - Nouveau dictionnaire encyclopédique universel illustré - tome 3.djvu/787 104 1301826 15908318 6176445 2026-07-07T12:55:02Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908318 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="" /></noinclude>lailles pour leur sucer le sang et porte à ses petits le produit de sa chasse ; elle ne quitte le théâtre de son carnage que lorsque le jour commence à paraître. Elle exhale une lorle odeur musquée. La femelle dépose, dans un trou ou dans une meule de bourrées, de loin : ou de paille, de 3 à" petits qu’elle transporte . ailleurs si elle est inquiétée. La fourrure de la fouine est recherchée en hiver. MARTROI. Martroy ouMartrw s. m. Tour- ment, supplice ; lieu où l’on exécutait les cri- minels. (Vieux.) MARTYNIE s. f. (antil. Martijn, nom d’un nrofesseur ani’lais). Bol. Genre de pédahnees, comprenant G ou 7 espèces d’herbes qui crois- sent dans les contrées "chaudes et particuliè- rement dans l’Amérique tropicale. La mur- MARY * MARTYRISER v. a. Faire souffrirle mar- tyre : saint Etioine fut marti/risé peu uprcs la mort d^^ Jésus-Christ. — Fig. et par exag. Faire souffrir de grandes douleurs, de grands tourments : les voleurs le martyrisèrent pour avoir son argent. ’ MARTYROLOGE s. m. (gr. martur, mar- tyr ; logos, discours). Catalogue où furent inscrits d’abord les noms des martyrs, et dans lequel on a inséré depuis les noms des autres saints dont l’Eglise fait commémoration : le martyrolorjf romain. MARTYROLOGIE s. f. Histoire des mar- tyrs. MARTYROLOGIQDE adj. Qui a rapport à l’histoire di’s martyrs. MARTYROLOGISTE s. m. Auteur d’un mar- tyrologe. • MARUM s. m. [ma-romm]. Plante aro- matique, dont l’odeur est très forte, et qui plait extrêmement aux chais. On I appelle MAS la Virginie occidentale, la Virginie et le dis- trict de Colombie. Il est divisé en 23 comtes. Sa population, qui n’était que de 12.000 BaD. en 1660 et de 341.000 en 1800, s eleve depui.’. ’à i 042 390 hab., dont 200.000 noirs, 50, 000 Allemands, 30, 000 Irlandais, 10, 000 Anglais et Ecossais. Territoire partage en dpux parties inésales par la grande baie de Chesapeake, et borné au S. par le cours du Potomac : il est cénéralement plat et uni a l’E. et couvert, a l’O., par ditl’érents embran- chements des monts AUeghany. — Cap., .nnapolis ; v. princ. : Baltimore, Frederick, "Cumberland, etc. La côte de l’Atlantique ne présente aucun port. Carrières de roches serpentines ; mines de cuivre, d’hematite ; pierre à chaux ; marbre, charbon bitumineux. Climat tempéré, sujet dans les basses terres aux miasmesqui produisentdes fièvres ; pluie abondante. Le Maryiand produit beaucoup de tabac, des céréales, des pommes de terre, de la laine, du lin, du miel, un peu de vin, etc. Le commerce est presque entièrement uia.Lc.^… „…-— .. ^ concentré à Baltimore ; les pêcheries d huîtres aussi Geem. drée maritime, et vulgairement, ^jg la baie de Chesapeake alimentent presque ’ Herbe aux chats. Martynie unicorne (Martynia proboscidca). tiinie unicorne {martynia proboscidea) est re- liuirquable par son fruit capsulaire, pointu Cl, lormede corne. Ses jeunes gousses sont succulentes et seconserventdans lasaumure. * MARTYR. TYRE s. fgr. marlur, témoin). Celui c’ile qui asoutl’erl la mort pourattes- ter la vérité de la religion cbrélienne : saint r tienne est le premier martyr . — Ere des uar- i-vR^ orcquicommenceàl’avènementdeUio- , .|yHèn —Se dit, par ext., de celui qui asout- l’erl des tourments ou la mort, soit pour une | fausse religion, soit pour une doctrine quel- ronqiie : toutes les religions ont leurs martyrs. — Ftre du cosiauN des martyrs, ne se laire distinguer par aucun talent, par aucune qua- lité -- Se dit aussi d’une personne qui sout- fre beaucoup : celte opération le fera mourir , „„, ., , , , . _ Etre le martyr de quelqu on, soutliir beaucoup de ses mauvais traitements, de salvrannie, de ses caprices : il me mal- trnile ’il me tourmente sans cesse ; je suis son murlvr. On dit dan : ? un sens analogue, bAWE UE quelqu’un son martyr. — Etre le martyr DE SON ambition, DE SES OPINIONS, DO BIEN ruBUC, etc., s’exposer à beaucoup d incon- vénients, de dangers, pour satisfairesonam- l.ition pour soutenir ses opinions, pourser- i virle bien public, etc. -Adj. : un peuple , „„rtyr. — Martyrs (Les), opéra en 4 actes représenté à Pan. (Académie de musique), 1, . 10 avril l>i40 ; musique de llonizelli, pa- roles de Scribe, d’après le Polyeucte de Cor- neille. MARTYR (Peter), historien et géographe italien. i.Voy. Anguiera.) ■ MARTYRE s. m. La mort ou les tourments ciuhuv. puiir la religion chrétienne : souf- frir endurer le martyre ; après de longs tour- ments, il consomma son martyre par une mort bienheureuse. — Se dit, aussi lig. et par exag. d>- toutes sortes de peines de corps et d es- uril • il a souffert le martyre toute la nuit par wie violente colique. — S’est dit parliculière- menl, dans le langage poétique, des peines uue l’amour fait s.iulliiraux amants : labcaute qui cause mon martyre. On dil encore en plai- santant ; il lui a conté son martyre, son amou- reux martyre, son douloureux martyre. MARVEJOLS, Marologium, Maringium, ch -1 d’air., a 30 kil. N.-O. de Mende (Lozère), sur ia Cologne, par 44° 33’ 17 " lat. N. et 0» 57’ o" long. E. ; 4, 159 hab. Cette ville parait dater du XF siècle. Sa vaillante résistance contre les Anglais lui valut l’admiration de Charles VII, qui lui accorda une monnaie rovale (1443). Le duc de Joyeuse la pilla eu I5’86 : Henri IV la releva de ses ruines. Mais la révocation de l’édit de Nantes et la pesle de 1701 lui portèrent des coups dont elle ne se releva pas. Filatures de laine ; machines à carder ; fabriques de sucre de betteraves. MARX (Adolph-Bernhard), compositeur allemand {17yu-ls6tij. Il a laissé des sym- phonies et l’Oratorio de saint Jean-Baiitiste. Ses écrils comprennent une Vie de Beethoven et Die Lehre von der musikalischen Composition. <section begin=MARX (Karl) />'''MARX (Karl)''', socialiste prussien, le principal fondateur de l’Internationale, né en 1818, mort le 16 mars 1884. Il fit ses études à Berlin ; devint, en 1842, rédacteur en chef de la ''Gazette Rhénane'' (''{{lang|de|Rheinische Zeitung}}'') à Cologne, publication qui fut supprimée en 1843. Il se rendit alors à Paris et y publia avec le {{Dr}} Arnold Ruge les ''Annales franco-allemandes'' (1844) ; puis, avec Frédéric Engels la ''Sainte Famille'' contre Bruno, Bauer et consorts (1845). Expulsé de France à la demande du gouvernement prussien (1846), il se fixa à Bruxelles, où il publia en français un ''Discours sur le libre échange'' (1846) ; ''Misère de la philosophie'' (1847), et en allemand avec Engels, ''Manifeste du parti communiste'' (1846). Son but était de fonder une école scientifique, selon lui, destinée à constituer une société nouvelle sur une base scientifique. En 1848, il rédigea la ''Nouvelle Gazette rhénane'' (''{{lang|de|Neue Rheinische Zeitung}}'') à Cologne. Ce journal révolutionnaire ne tarda pas à être supprimé et Marx fut expulsé d’Allemagne ; il se réfugia à Londres, où il vécut toujours depuis. Il y continua mensuellement la publication de son journal (185O-51). En 1864, il lança le manifeste et les statuts de l’''Association internationale'', dont il fut le chef reconnu et l’esprit dirigeant, jusqu’en 1868, époque où Bakounine, chef des anti-autoritaires, lui fit une vive opposition. Marx a laissé plusieurs ouvrages écrits contre le gouvernement prussien et la bourgeoisie allemande ; nous citerons : ''{{lang|de|Zur Kritik der politischen Œkonomie}}'' (1859) ; ''{{lang|de|Das Kapital}}'' (1859), etc.<section end=MARX (Karl) /> tous les marchés des Etats-Unis. — D après la constitution, le pouvoir exécutif appar- Sceau de l’état de Maryiand. tient à un gouverneur élu par le peuple pour 4 ans Le secrétaire d’Ftat, l’attorney gênerai, le contrôleur, etc., sont également élus par le peuple. Les sénateurs, au nombre de 2o. sont élus pour 4 ans ; les délégués, au nombre de 8o, sont élus pour i ans. Les imies sont élus par le peuple pour l.ï ans. ReceUes et dépenses, chacune 10 millions de trancs ; i dette publique, 50 millions. Nombreuses institutions de bienfaisance et hospitalières ; •1 000 écoles publiques fréquentées par l’oO 000 élèves. — 123 journaux dont lOquo- lidiéns. Académie navale à . napolis. 3 500 bibliothèques (1, 800, 000 vol.). Pnne. dénominations religieuses : baptisles 97 or- ganisations), épiscopaliens (lo3 luthériens (88), méthodistes (771), presbylériens (, ; ), réformés (43), catholiques romains (103) — Le premier établissement des .Vnglais dans le Maryiand est dû à William Clayborne (1631) Baltimore fut fondé vers cette époque. La colonie était appelée Terra ilariss ou Terre de M.in’c, en l’honneur de la reine Henriette-Mai io Léonard Calverl, ayant ele nommé premier gouverneur du Mary and, expulsa Clayborne, qui revint quelques anmes plus tard à la tête des puritains, se rendit maître de la province et torça le gou- verneur à se sauver en Virginie (lu*..-, torce ne resta à la loi que deux ans plus tard, grâce à l’intorveulion des troupes. La guerre LommoïKU en ! 634. entre les deux compe- allemande ; nous ''' : -^’"%.-, ''"•, TJ^Klnïtal tit>^^urs. Lu .oiistitution actuelle date de 1867 poUtischen (Economie (18o9), Dai b.apuat «SYILLE ville de Californie (Elals- .9), etc. ^, , ii ; "i ; aS0U.l.N.deSacramenlo ; 3, 991hab.. I un des étals ^"’i- " MARYLAND [mé-ri-lénnd]. originaires de l’Union américaine entre <’%3’et39"44’ lai. N- et ei.lre 77° îi’ et dont 2, 000 Chinois. MAS s. m. (bas lai. mansus, maison ; de parlaPennâylvauie, laDelaware, rAllanlique, | (Vieux.)<noinclude> <references/></noinclude> 8t4qq72qzek8jc469a1g1jo1o69sxjk Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/228 104 1401269 15909058 8762385 2026-07-08T01:54:05Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{M.|Rathery}} {{M.|Bonteint}} 15909058 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>trop fort, jamais on ne s’est moqué plus insolemment d’un créancier. Demain matin, vous aurez de mes nouvelles, {{M.|Rathery}} . — Tant mieux {{M.|Bonteint}}, je serai toujours charmé d’apprendre que vous êtes en bonne santé. À propos, eh ! {{M.|Bonteint}}, et vos rubans de queue que vous oubliez ! Comme Bonteint sortait, entra l’avocat Page. Il trouva mon oncle qui riait aux éclats. — Qu’as-tu donc fait à Bonteint ? lui dit-il, je viens de le rencontrer sur l’escalier, presque rouge de colère ; il était dans une crise si violente d’exaspération qu’il ne m’a pas salué en passant. — Ce vieil imbécile, dit Benjamin, ne se fâche-t-il pas contre moi parce que je n’ai pas d’argent ! Comme si cela ne devait pas me contrarier plus que lui ! — Tu n’as pas d’argent, mon pauvre Benjamin ! tant pis, deux fois tant pis, car je venais te proposer un marché d’or. — Propose toujours, dit Benjamin. — C’est le vicaire Djhiarcos qui veut se défaire d’un quart de bourgogne dont une de ses béates lui a fait présent, parce qu’il a un catarrhe et que le docteur Arnout l’a mis à la tisane ; comme le régime sera long, il a peur que son vin ne se gâte. Il destine cet argent à mettre dans ses meubles une pauvre orpheline qui vient de perdre sa dernière tante. Ainsi, en même temps qu’un bon marché, c’est une bonne action que je te propose. — Oui, dit Benjamin, mais sans argent, ce n’est pas chose facile à faire qu’une bonne action : les bonnes actions sont chères, et n’en fait pas qui veut. Cependant, quelle est ton opinion sur le vin ? — Exquis, dit Page, faisant claquer sa langue contre son palais ; il m’en a fait goûter, c’est du beaune de première qualité. — Et combien le vertueux Djhiarcos en veut-il ?<noinclude> <references/></noinclude> chwzahtwo8d1846vtfmqxt561fgyy0a 15909059 15909058 2026-07-08T01:54:26Z Courvey 93945 15909059 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>trop fort, jamais on ne s’est moqué plus insolemment d’un créancier. Demain matin, vous aurez de mes nouvelles, {{M.|Rathery}}. — Tant mieux {{M.|Bonteint}}, je serai toujours charmé d’apprendre que vous êtes en bonne santé. À propos, eh ! {{M.|Bonteint}}, et vos rubans de queue que vous oubliez ! Comme Bonteint sortait, entra l’avocat Page. Il trouva mon oncle qui riait aux éclats. — Qu’as-tu donc fait à Bonteint ? lui dit-il, je viens de le rencontrer sur l’escalier, presque rouge de colère ; il était dans une crise si violente d’exaspération qu’il ne m’a pas salué en passant. — Ce vieil imbécile, dit Benjamin, ne se fâche-t-il pas contre moi parce que je n’ai pas d’argent ! Comme si cela ne devait pas me contrarier plus que lui ! — Tu n’as pas d’argent, mon pauvre Benjamin ! tant pis, deux fois tant pis, car je venais te proposer un marché d’or. — Propose toujours, dit Benjamin. — C’est le vicaire Djhiarcos qui veut se défaire d’un quart de bourgogne dont une de ses béates lui a fait présent, parce qu’il a un catarrhe et que le docteur Arnout l’a mis à la tisane ; comme le régime sera long, il a peur que son vin ne se gâte. Il destine cet argent à mettre dans ses meubles une pauvre orpheline qui vient de perdre sa dernière tante. Ainsi, en même temps qu’un bon marché, c’est une bonne action que je te propose. — Oui, dit Benjamin, mais sans argent, ce n’est pas chose facile à faire qu’une bonne action : les bonnes actions sont chères, et n’en fait pas qui veut. Cependant, quelle est ton opinion sur le vin ? — Exquis, dit Page, faisant claquer sa langue contre son palais ; il m’en a fait goûter, c’est du beaune de première qualité. — Et combien le vertueux Djhiarcos en veut-il ?<noinclude> <references/></noinclude> rgs3i5hrwmf3c89tw0cr5qcoe3o4zcl Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/229 104 1401270 15909060 8762388 2026-07-08T02:08:13Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{M.|de}} Madame  15909060 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> — Vingt-cinq francs, dit Page. — Je n’ai que vingt francs ; s’il veut le donner pour vingt francs, c’est un marché conclu. Alors nous goûterions à crédit. — C’est vingt-cinq francs, à prendre ou à laisser. Vingt-cinq francs pour retirer une pauvre orpheline de la misère et la préserver du vice, tu conviendras que ce n’est pas trop. — Mais, si tu avais cinq francs, toi, Page, reprit mon oncle, nous l’achèterions à nous deux. — Hélas ! dit Page, il y a bien quinze jours que je n’ai vu un pauvre écu de six francs. Je crois que le numéraire a peur de {{M.|de}} Calonne : il se retire… — Ce n’est toujours pas chez les médecins, dit mon oncle. Ainsi, il ne faut plus penser à ton quartaut. Pour toute réponse, Page poussa un gros soupir. En ce moment arriva ma grand’mère portant comme un Enfant-Jésus un gros rouleau de toile entre ses bras. Elle posa sa toile avec enthousiasme sur les genoux de mon oncle. — Tiens, Benjamin, lui dit-elle, je viens de faire un superbe marché ; j’ai avisé cette toile ce matin en faisant un tour de foire. Tu as besoin de chemises, et j’ai jugé qu’elle te convenait. Madame Avril en donnait soixante-quinze francs. Elle a laissé partir le marchand ; mais j’ai bien vu, à la manière dont elle le reluquait, qu’elle avait l’intention de le rappeler. Voyons votre toile, ai-je dit de suite au paysan. Je lui ai donné quatre-vingts francs ; je ne croyais pas qu’il me la laisserait pour le prix : la toile vaut cent vingt francs comme un liard, et madame Avril est furieuse contre moi de ce que je suis allée sur son marché. — Et cette toile, s’écria mon oncle, vous l’avez achetée, achetée ?<noinclude> <references/></noinclude> t9neggd3a0g77hkwhlr5mzjljgzjasx Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/230 104 1401272 15909062 8762391 2026-07-08T02:15:50Z Courvey 93945 /* Corrigée */{{M.|de}} 3 x {{Nec|niais}} 15909062 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> — Achetée, dit ma grand’mère, qui ne concevait rien à l’exaspération de Benjamin. Il n’y a plus moyen de s’en dédire : le paysan est en bas qui attend son argent. — Eh bien ! allez-vous-en au diable ! s’écria Benjamin en jetant le rouleau par la chambre, vous et… c’est-à-dire, pardon, ma chère sœur, pardon, non, n’allez pas au diable : c’est trop loin ; mais allez reporter votre toile au marchand ; je n’ai pas d’argent pour la payer. — Et l’argent que tu as reçu ce matin de {{M.|de}} Cambyse ? fit ma grand’mère. — Mon Dieu ! cet argent n’est pas à moi : {{M.|de}} Cambyse me l’a donné de trop. — Comment, de trop ? reprit ma grand’mère, regardant Benjamin avec des yeux ébahis. — Eh bien ! oui, de trop, ma chère sœur, de trop, entendez-vous, de trop ; il m’envoie cinquante écus pour une opération de vingt francs : comprenez-vous, à cette heure ? — Et tu es assez {{Nec|niais}} pour lui renvoyer son argent ? Si mon mari m’avait fait un pareil tour !… — Oui, j’ai été assez {{Nec|niais}} pour cela ; que voulez-vous, tout le monde ne peut pas avoir l’esprit que vous exigez de Machecourt ; j’ai été assez {{Nec|niais}} pour cela et je ne m’en repens pas : je ne veux pas me faire charlatan pour vous plaire. Mon Dieu ! Mon Dieu ! qu’on a de peine ici-bas pour rester honnête homme ! vos plus proches et vos plus chers sont pourtant les premiers à vous induire en tentation ! — Mais, malheureux, tu manques de tout ; tu n’as plus une paire de bas de soie qui soit mettable, et tandis que je raccommode tes chemises d’un côté, elles tombent en loques de l’autre.<noinclude> <references/></noinclude> b5f4r1om2v3aofqlaof0fhi4v8wiaqo Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/231 104 1401273 15909064 7309338 2026-07-08T02:21:58Z Courvey 93945 /* Corrigée */ pour-boire 15909064 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> — Et parce que mes chemises tombent en loques d’un côté pendant que vous les raccommodez de l’autre, il faut que je manque à la probité, n’est-ce pas, ma chère sœur ? — Mais, tes créanciers, quand les paieras-tu ? — Quand j’aurai de l’argent, voilà tout ; je défie le plus riche de faire mieux. — Et le marchand de toile, que lui dirai-je ? — Dites-lui tout ce que vous voudrez ; dites-lui que je ne porte pas de chemises, ou que j’en ai trois cents douzaines dans mes armoires ; il choisira celle de ces deux raisons qui lui conviendra le mieux. — Va, mon pauvre Benjamin, dit ma grand’mère en emportant sa toile, avec ton esprit tu ne seras jamais qu’un imbécile. — Au fait, dit Page, quand ma grand’mère fut au bas de l’escalier, ta chère sœur a raison, tu pousses la probité jusqu’à la niaiserie. Mon oncle se leva avec vivacité, et serrant le bras de l’avocat dans sa main de fer à le faire crier : — Page, lui dit-il, ceci n’est pas simplement de la probité, c’est un noble et légitime orgueil ; c’est du respect, non seulement pour moi-même, mais encore pour notre pauvre caste opprimée. Veux-tu que je laisse dire à ce hobereau qu’il m’a offert une espèce de pour-boire, et que je l’ai accepté ? qu’ils nous renvoient, eux dont l’écusson n’est qu’une plaque de mendiant, ce reproche de mendicité que nous leur avons si souvent adressé ? que nous leur donnions le droit de proclamer que, nous aussi, nous recevons l’aumône quand on veut bien nous la faire ? Écoute, Page, tu sais si j’aime le bourgogne ; tu sais aussi, d’après ce que vient de dire ma chère sœur, si j’ai besoin de chemises ; mais pour tous les {{tiret|vi|gnobles}}<noinclude> <references/></noinclude> ey1zt1w8ur0wq1j3doztueu5qehld1j Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/232 104 1401275 15909066 7309342 2026-07-08T02:30:53Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{M.|de}} {{M.|Minxit}} 15909066 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>{{tiret2|vi|gnobles}} de la Côte-d’Or et toutes les chenevières des Pays-Bas, je ne voudrais pas qu’il y eût dans le bailliage un regard devant lequel le mien dût s’abaisser. Non, je ne garderai pas cet argent, quand il me le faudrait pour racheter ma vie. C’est à nous, hommes de cœur et d’instruction, à faire honneur à ce peuple au milieu duquel nous sommes nés ; il faut qu’il apprenne par nous qu’il n’est pas besoin d’être noble pour être homme, qu’il se relève par l’estime de lui-même de l’abaissement où il est descendu, et qu’il dise enfin à cette poignée de tyrans qui l’oppriment : Nous valons autant que vous, et nous sommes plus nombreux que vous ; pourquoi continuerions-nous à être vos esclaves, et pourquoi voudriez-vous rester nos maîtres ? Oh ! Page, puissé-je voir ce jour, et boire de la piquette le reste de ma vie ! — Voilà qui est bel et bon, dit Page, mais tout cela ne nous donne pas de bourgogne. — Sois tranquille, ivrogne, tu n’y perdras rien : dimanche, je vous donne à goûter à tous avec ces vingt francs que j’ai retirés du gosier de {{M.|de}} Cambyse, et au dessert je vous raconterai leur histoire. Je vais écrire de suite à {{M.|Minxit}}. Je ne puis avoir Arthus, attendu que je n’ai que vingt francs à dépenser, ou bien il faudrait qu’il voulût dîner copieusement ce jour-là ; mais si tu rencontres avant moi Rapin, Parlanta et les autres, préviens-les afin qu’ils ne s’engagent pas ailleurs. Je dois dire de suite que ce goûter fut ajourné à huitaine, parce que {{M.|Minxit}} ne put se trouver au rendez-vous ; puis indéfiniment remis, parce que mon oncle fut obligé de se séparer de ses deux pistoles.<noinclude> <references/></noinclude> s38a6lyre7mfsqr25ni46rsdxlf6gi2 Discussion utilisateur:*j*jac 3 1488086 15909144 15832960 2026-07-08T07:19:01Z *j*jac 33121 absent jusqu'au 18 juillet 15909144 wikitext text/x-wiki [[File:Cham - Charivari - V1d173-1.png|100px|center]] {{Bandeau couleur|{{sc|Je suis absent jusqu'au 18 juillet…}}|#E4F2E4}} [[File:Cham - Charivari - V1d173-1.png|100px|center]] {{c|{{Coloré|white|Discussions 2026|silver}}|fs=150%}} {{/Sommaire}} == Limitations de trafic de mon bot == Bonjour et merci pour votre accueil. Je développe actuellement un projet open-source visant à constituer une base de données de textes poétiques du domaine public. Pour cela, j’utilise l’API avec un compte bot (wikimedia) déclaré afin d’automatiser la collecte de métadonnées et de contenus. Mon bot est actuellement soumis à une limitation très stricte du nombre de requêtes par seconde, ce qui ralentit fortement le développement. J’ai déjà contacté l’équipe technique à l’adresse bot-traffic@wikimedia.org afin de signaler la situation. Je souhaiterais savoir s’il existe, côté Wikisource (fr), une procédure locale pour faire valider mon bot ou demander un relèvement encadré de ces limitations, et à qui je devrais m’adresser. Merci par avance pour votre aide. Bien cordialement, Sharle4 [[Utilisateur:Sharle4|Sharle4]] ([[Discussion utilisateur:Sharle4|d]]) 1 mars 2026 à 11:00 (UTC) :[[Utilisateur:Sharle4|Sharle4]] bonjour. Incompétent à vous répondre, je sollicite nos 2 administrateurs de WS : {{Notif|Acélan|Le ciel est par dessus le toit}}. Je les remercie par avance de leurs interventions. :Cordialement, [[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 1 mars 2026 à 17:29 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Sharle4|Sharle4]]&nbsp;! Nous ne pouvons pas accorder les droits nécessaires à votre bot car vous n’avez à l’heure actuelle aucune contribution sur Wikisource en français et nous n’avons donc aucun moyen de nous assurer que vous n’en abuseriez pas. Pour ces mêmes raisons, l’équipe technique de Wikimedia ne pourra pas non plus vous accorder ces droits. Je peux par contre vous suggérer d’utiliser à la place les [https://dumps.wikimedia.org/frwikisource/latest/ dumps mensuels] au format XML. Bonne journée. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 1 mars 2026 à 17:51 (UTC) :::Bonjour @[[Utilisateur:Sharle4|Sharle4]]. Comme je suis sollicité, je réponds, mais ne peux que confirmer ce que vous a dit {{Notif|Danÿa}}. Bien cordialement. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 mars 2026 à 18:19 (UTC) == Livres à ajouter == bonjour, Est-ce que les livres qu’on met sur wiki spurce doivent forcément déjà exister ou pas? [[Utilisateur:Teofsci|Teofsci]] ([[Discussion utilisateur:Teofsci|d]]) 19 avril 2026 à 23:24 (UTC) :{{ping|Teofsci}} bonjour. [[Wikisource:Qu’est-ce que Wikisource ?|Qu’est-ce que Wikisource ?]] le précise bien : :« Les documents placés sur Wikisource doivent avoir été déjà publiés ailleurs, sur papier. » :Bien cordialement, --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 20 avril 2026 à 06:00 (UTC) == You may be an eligible candidate for the U4C election == <div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr"> Greetings, The [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Universal Code of Conduct Coordinating Committee (U4C)]] seeks candidates for the 2026 election. The U4C is the global committee responsible for overseeing enforcement of the [[foundation:Special:MyLanguage/Policy:Universal Code of Conduct|Universal Code of Conduct]]. Elections are held annually, if elected a committee member serves for two years. This year the U4C requires candidates to hold administrator rights on at least one wiki, which is why you are being contacted as you appear to hold this right. There are other requirements, such as candidates must be at least 18 years old and may not be employed by the Wikimedia Foundation or other related chapters and affiliates. You can find more information in the [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026#Call_for_Candidates|call for candidates on Meta-wiki]]. Additionally, the committee's working language is English; some ability to communicate in English is required. The election opens on 18 May, if you are eligible and interested you have until 10 May to submit your candidacy. There will week between for candidates to answer questions from the community. Voting takes place privately in [[m:Special:MyLanguage/SecurePoll|SecurePoll]], successful candidates must receive at least 60% support. More information is available on [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|the 2026 Elections page]], including timelines and other candidacy information. If you read over the material and consider yourself qualified, please consider submitting your name to run for the committee. If you think someone else in your community might be interested and qualified, please encourage them to run. In partnership with the U4C -- [[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User_talk:Keegan (WMF)|talk]]) 28 avril 2026 à 18:33 (UTC) </div> <!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Keegan_(WMF)/test&oldid=30471754 --> == Merci == Merci beaucoup [[Utilisateur:W.Mechelke|W.Mechelke]] ([[Discussion utilisateur:W.Mechelke|d]]) 3 juin 2026 à 11:07 (UTC) 33s8gx702bro4hx795nk2sfzr8mzzej Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/8 104 1606307 15908869 8167183 2026-07-07T19:46:33Z Narilora 147413 15908869 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="BeatrixBelibaste" /></noinclude><nowiki /> -------- {{Centré|Paris. — Impr. Guiraudet et Jouaust, 358, rue Saint-Honoré.|mb=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 8rm1vraluqn1py4v716jrxrp4scyv4b Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/9 104 1606362 15908871 15902668 2026-07-07T19:47:35Z Narilora 147413 logo reduit 15908871 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="BeatrixBelibaste" /></noinclude><nowiki/> {{c|LE LIVRE|fs=160%}} {{Centré|DU CHEVALIER|fs=80%|m=1em}} {{c|DE LA TOUR LANDRY|fs=200%}} {{c|''Pour l’enseignement de ses filles''|m=1.5em}} {{Centré|Publié d’après les manuscrits de Paris et de Londres|fs=90%}} {{Centré|PAR|fs=80%|m=1.5em}} {{Centré|M. ANATOLE DE MONTAIGLON|fs=110%}} {{Centré|Ancien élève de l’Ecole des Chartes <br />Membre résidant de la Société des Antiquaires de France|fs=80%}} [[File:Argens - Thérèse philosophe (Enfer-402), 1748 - A la sphère.png|center|150px]] {{Centré|A PARIS}} {{Centré|Chez P. J{{sc|annet}}, Libraire}} {{séparateur|l=2|m=1em}} {{Centré|MDCCCLIV|fs=80%|mb=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> mzuqfyhss3vy8yco51fh4778epiexs4 Chronique de la quinzaine - 14 juin 1848 0 1722064 15909316 8467906 2026-07-08T10:18:46Z Berniepyt 17489 /* Validé */ 15909316 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} {{c|[[Revue des Deux Mondes-Chronique de la quinzaine|''Retour à la liste'']]}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu" from=970 to=979 header=1 auteur="[[Auteur:Alexandre Thomas|non signé]]" prev="[[Chronique de la quinzaine - 31 mai 1848|31 mai 1848]]" next="[[Chronique de la quinzaine - 30 juin 1848|30 juin 1848]]" /> {{DEFAULTSORT:CHRONIQUE DE LA QUINZAINE - 18480614|noerror}} [[Catégorie:Chroniques de la Quinzaine (RDDM)]] [[Catégorie:Articles de 1848]] [[Catégorie:Articles d’Alexandre Thomas]] 6q7m22mh0yjmlho9d6xgnw8sm4kr0tf 15909327 15909316 2026-07-08T10:34:20Z Berniepyt 17489 15909327 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} {{c|[[Revue des Deux Mondes-Chronique de la quinzaine|''Retour à la liste'']]}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu" from=970 to=979 tosection=s1 header=1 auteur="[[Auteur:Alexandre Thomas|non signé]]" prev="[[Chronique de la quinzaine - 31 mai 1848|31 mai 1848]]" next="[[Chronique de la quinzaine - 30 juin 1848|30 juin 1848]]" /> {{DEFAULTSORT:CHRONIQUE DE LA QUINZAINE - 18480614|noerror}} [[Catégorie:Chroniques de la Quinzaine (RDDM)]] [[Catégorie:Articles de 1848]] [[Catégorie:Articles d’Alexandre Thomas]] l7o5erxwj4dz2lx31x9ssi7x2e5natz Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/61 104 2050274 15908853 13075795 2026-07-07T19:31:10Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908853 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t4|LES COMPRACHICOS|II|fw=bold}} {{t5|I}} Qui connaît à cette heure le mot ''comprachicos'', et qui en sait le sens ? Les comprachicos, ou comprapequeños, étaient une hideuse et étrange affiliation nomade, fameuse au dix-septième siècle, oubliée au dix-huitième, ignorée aujourd’hui. Les comprachicos sont, comme « la poudre de succession », un ancien<noinclude> <references/></noinclude> ca59cuuj9h01skn736kvgtcwfaxwe4m Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/62 104 2050275 15908857 9659366 2026-07-07T19:34:11Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908857 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>détail social caractéristique. Ils font partie de la vieille laideur humaine. Pour le grand regard de l’histoire, qui voit les ensembles, les comprachicos se rattachent à l’immense fait Esclavage. Joseph vendu par ses frères est un chapitre de leur légende. Les comprachicos ont laissé trace dans les législations pénales d’Espagne et d’Angleterre. On trouve ça et là dans la confusion obscure des lois anglaises la pression de ce fait monstrueux, comme on trouve l’empreinte du pied d’un sauvage dans une forêt. Comprachicos, de même que comprapequeños, est un mot espagnol composé qui signifie « les ''achète-petits'' ». Les comprachicos faisaient le commerce des enfants. Ils en achetaient et ils en vendaient. Ils n’en dérobaient point. Le vol des enfants est une autre industrie. Et que faisaient-ils de ces enfants ? Des monstres. Pourquoi des monstres ? Pour rire. Le peuple a besoin de rire ; les rois aussi. Il<noinclude> <references/></noinclude> liobk41agtmd5hwoxsnlf1qfrxpnaf7 Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/63 104 2050276 15908859 9659368 2026-07-07T19:37:07Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908859 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>faut aux carrefours le baladin ; il faut aux Louvres le bouffon. L’un s’appelle Turlupin, l’autre Triboulet. Les efforts de l’homme pour se procurer de la joie sont parfois dignes de l’attention du philosophe. Qu’ébauchons-nous dans ces quelques pages préliminaires ? un chapitre du plus terrible des livres, du livre qu’on pourrait intituler : l’''Exploitation des malheureux par les heureux.'' {{t5|II}} Un enfant destiné à être un joujou pour les hommes, cela a existé. (Cela existe encore aujourd’hui.) Aux époques naïves et féroces, cela constitue une industrie spéciale. Le dix-septième siècle, dit grand siècle, fut une de ces époques. C’est un siècle très byzantin ; il eut la naïveté corrompue et la férocité délicate, variété curieuse de civilisation. Un tigre faisant la petite bouche. Madame {{lié|de Sévigné}} minaude à propos du bûcher<noinclude> <references/></noinclude> 9r2vrk0xlwc5ykaydxcnz7bta0hme6a Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/64 104 2050277 15908862 9659373 2026-07-07T19:39:52Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908862 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>et de la roue. Ce siècle exploita beaucoup les enfants : les historiens, flatteurs de ce siècle, ont caché la plaie, mais ils ont laissé voir le remède, Vincent de Paul. Pour que l’homme hochet réussisse, il faut le prendre de bonne heure. Le nain doit être commencé petit. On jouait de l’enfance. Mais un enfant droit, ce n’est pas bien amusant. Un bossu, c’est plus gai. De là un art. Il y avait des éleveurs. On prenait un homme et l’on faisait un avorton ; on prenait un visage et l’on faisait un mufle. On tassait la croissance ; on pétrissait la physionomie. Cette production artificielle de cas tératologiques avait ses règles. C’était toute une science. Qu’on s’imagine une orthopédie en sens inverse. Là où Dieu a mis le regard, cet art mettait le strabisme. Là où Dieu a mis l’harmonie, on mettait la difformité. Là où Dieu a mis la perfection, on rétablissait l’ébauche. Et, aux yeux des connaisseurs, c’était l’ébauche qui était parfaite. Il y avait également des reprises en sous-œuvre pour les animaux ; on inventait les chevaux pies ; Turenne montait un cheval pie. De nos jours, ne peint-on pas les<noinclude> <references/></noinclude> eeod0e7p4fit17k6vjejcdbpyyl43en Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/65 104 2050278 15908865 9659376 2026-07-07T19:43:24Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908865 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>chiens en bleu et en vert ? La nature est notre canevas. L’homme a toujours voulu ajouter quelque chose à Dieu. L’homme retouche la création, parfois en bien, parfois en mal. Le bouffon de cour n’était pas autre chose qu’un essai de ramener l’homme au singe. Progrès en arrière. Chef-d’œuvre à reculons. En même temps, on tâchait de faire le singe homme. Barbe, duchesse de Cleveland et comtesse de Southampton, avait pour page un sapajou. Chez Françoise Sutton, baronne Dudley, huitième pairesse du banc des barons, le thé était servi par un babouin vêtu de brocart d’or que lady Dudley appelait « mon nègre ». Catherine Sidley, comtesse de Dorchester, allait prendre séance au parlement dans un carrosse armorié derrière lequel se tenaient debout, museaux au vent, trois papions en grande livrée. Une duchesse de Medina-Cœli, dont le cardinal Polus vit le lever, se faisait mettre ses bas par un orang-outang. Ces singes montés en grade faisaient contre-poids aux hommes brutalisés et bestialisés. Cette promiscuité, voulue par les grands, de l’homme et de la bête, était particulièrement soulignée par le nain et le chien. Le<noinclude> <references/></noinclude> blk4fhd6smr0r1z01q8p7s0rdy1ojxp Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/66 104 2050279 15908868 14476078 2026-07-07T19:46:25Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908868 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>nain ne quittait jamais le chien, toujours plus grand que lui. Le chien était le bini du nain. C’était comme deux colliers accouplés. Cette juxtaposition est constatée par une foule de monuments domestiques, notamment par le portrait de Jeffrey Hudson, nain de Henriette de France, fille de {{roi|Henry|IV}}, femme de {{roi|Charles|Ier}}. Dégrader l’homme mène à le déformer. On complétait la suppression d’état par la défiguration. Certains vivisecteurs de ces temps-là réussissaient très bien à effacer de la face humaine l’effigie divine. Le docteur Conquest, membre du collège d’Amen-Street et visiteur juré des boutiques de chimistes de Londres, a écrit un livre en latin sur cette chirurgie à rebours dont il donne les procédés. À en croire Justus de Carrick-Fergus, l’inventeur de cette chirurgie est un moine nommé Aven-More, mot irlandais qui signifie ''Grande-Rivière''. Le nain de l’électeur palatin, Perkeo, dont la poupée — ou le spectre — sort d’une boîte à surprises dans la cave de Heidelberg, était un remarquable spécimen de cette science très variée dans ses applications.<noinclude> <references/></noinclude> ne1isew02ybyqi9ylc2q12m9btvtfno Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/67 104 2050280 15908879 9659381 2026-07-07T19:58:01Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908879 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> Cela faisait des êtres dont la loi d’existence était monstrueusement simple : permission de souffrir, ordre d’amuser. {{t5|III}} Cette fabrication de monstres se pratiquait sur une grande échelle et comprenait divers genres. Il en fallait au sultan ; il en fallait au pape. À l’un pour garder ses femmes ; à l’autre pour faire ses prières. C’était un genre à part ne pouvant se reproduire lui-même. Ces à-peu-près humains étaient utiles à la volupté et à la religion. Le sérail et la chapelle {{corr|sixtine|Sixtine}} consommaient la même espèce de monstres, ici féroces, là suaves. On savait produire dans ces temps-là des choses qu’on ne produit plus maintenant, on avait des talents qui nous manquent, et ce n’est pas sans raison que les bons esprits crient à la décadence. On ne sait plus sculpter en pleine chair humaine ; cela tient à ce que l’art des supplices se perd ; on était virtuose en ce genre, on<noinclude> <references/></noinclude> gfpycfx2dv1tz23oyhfdi28h1cvmdqu Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/68 104 2050281 15908881 9659385 2026-07-07T20:00:40Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908881 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>ne l’est plus ; on a simplifié cet art au point qu’il va bientôt peut-être disparaître tout à fait. En coupant les membres à des hommes vivants, en leur ouvrant le ventre, en leur arrachant les viscères, on prenait sur le fait les phénomènes, on avait des trouvailles ; il faut y renoncer, et nous sommes privés des progrès que le bourreau faisait faire à la chirurgie. Cette vivisection d’autrefois ne se bornait pas à confectionner pour la place publique des phénomènes, pour les palais des bouffons, espèces d’augmentatifs du courtisan, et pour les sultans et papes des eunuques. Elle abondait en variantes. Un de ces triomphes, c’était de faire un coq pour le roi d’Angleterre. Il était d’usage que, dans le palais du roi d’Angleterre, il y eût une sorte d’homme nocturne, chantant comme le coq. Ce veilleur, debout pendant qu’on dormait, rôdait dans le palais, et poussait d’heure en heure ce cri de basse-cour, répété autant de fois qu’il le fallait pour suppléer à une cloche. Cet homme, promu coq, avait subi pour cela en son enfance une opération dans le pharynx, laquelle fait partie de l’art décrit par<noinclude> <references/></noinclude> aijmfposqamb815bln9os9lil4rk25s Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/69 104 2050282 15908897 9659388 2026-07-07T20:13:01Z Bertille 15499 /* Validée */ 15908897 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>le docteur Conquest. Sous {{lié|Charles II}}, une salivation inhérente à l’opération ayant dégoûté la duchesse de Portsmouth, on conserva la fonction, afin de ne point amoindrir l’éclat de la couronne, mais on fit pousser le cri du coq par un homme non mutilé. On choisissait d’ordinaire pour cet emploi honorable un ancien officier. Sous {{lié|Jacques II}}, ce fonctionnaire se nommait William Sampson Coq, et recevait annuellement pour son chant neuf livres deux schellings six sous<ref>Voir le docteur Chamberlayne, ''État présent de l’Angleterre'', 1688, {{1re|partie}}, {{chap.|13}}, {{pg|179}}.</ref>. Il y a cent ans à peine, à Pétersbourg, les mémoires de {{lié|Catherine II}} le racontent, quand le czar ou la czarine étaient mécontents d’un prince russe, on faisait accroupir le prince dans la grande antichambre du palais, et il restait dans cette posture un nombre de jours déterminé, miaulant, par ordre, comme un chat, ou gloussant comme une poule qui couve, et becquetant à terre sa nourriture. Ces modes sont passées, moins qu’on ne croit pourtant. Aujourd’hui, les courtisans gloussant pour plaire modifient un peu l’intonation. Plus<noinclude> <references/></noinclude> 0c36g13qt6leztotnx4eiv8yskcnpff Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/70 104 2050283 15909293 9693787 2026-07-08T09:47:46Z Bertille 15499 /* Validée */ 15909293 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>d’un ramasse à terre, nous ne disons pas dans la boue, ce qu’il mange. Il est très heureux que les rois ne puissent pas se tromper. De cette façon leurs contradictions n’embarrassent jamais. En approuvant sans cesse, on est sûr d’avoir toujours raison, ce qui est agréable. {{lié|Louis XIV}} n’eût aimé voir à Versailles ni un officier faisant le coq, ni un prince faisant le dindon. Ce qui rehaussait la dignité royale et impériale en Angleterre et en Russie eût semblé à Louis le Grand incompatible avec la couronne de saint Louis. On sait son mécontentement quand Madame Henriette une nuit s’oublia jusqu’à voir en songe une poule, grave inconvenance en effet dans une personne de la cour. Quand on est de la grande, on ne doit point rêver de la basse. Bossuet, on s’en souvient, partagea le scandale de {{lié|Louis XIV}}.<noinclude> <references/></noinclude> 297fr7jt6tfl8a2rvdt5uww4km9q2gr Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/71 104 2050284 15909296 9659392 2026-07-08T09:49:45Z Bertille 15499 /* Validée */ 15909296 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t5|IV}} Le commerce des enfants au dix-septième siècle se complétait, nous venons de l’expliquer, par une industrie. Les comprachicos faisaient ce commerce et exerçaient cette industrie. Ils achetaient des enfants, travaillaient un peu cette matière première, et la revendaient ensuite. Les vendeurs étaient de toute sorte, depuis le père misérable se débarrassant de sa famille jusqu’au maître utilisant son haras d’esclaves. Vendre des hommes n’avait rien que de simple. De nos jours on s’est battu pour maintenir ce droit. On se rappelle, il y a de cela moins d’un siècle, l’électeur de Hesse vendant ses sujets au roi d’Angleterre qui avait besoin d’hommes à faire tuer en Amérique. On allait chez l’électeur de Hesse comme chez le boucher, acheter de la viande. L’électeur de Hesse tenait de la chair à canon. Ce prince accrochait ses sujets dans sa<noinclude> <references/></noinclude> kn77d5fssd8awyb5ku9my4i4hmjskmx Page:Hugo - L'Homme qui rit, 1869, tome 1.djvu/72 104 2050285 15909301 9693788 2026-07-08T09:56:41Z Bertille 15499 /* Validée */ 15909301 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>boutique. Marchandez, c’est à vendre. En Angleterre, sous Jeffreys, après la tragique aventure de Monmouth, il y eut force seigneurs et gentilshommes décapités et écartelés ; ces suppliciés laissèrent des épouses et des filles, veuves et orphelines que {{lié|Jacques II}} donna à la reine sa femme. La reine vendit ces ladies à Guillaume Penn. Il est probable que ce roi avait une remise et tant pour cent. Ce qui étonne, ce n’est pas que {{lié|Jacques II}} ait vendu ces femmes, c’est que Guillaume Penn les ait achetées. L’emplette de Penn s’excuse, ou s’explique, par ceci que Penn, ayant un désert à ensemencer d’hommes, avait besoin de femmes. Les femmes faisaient partie de son outillage. Ces ladies furent une bonne affaire pour sa gracieuse majesté la reine. Les jeunes se vendirent cher. On songe, avec le malaise d’un sentiment de scandale compliqué, que Penn eut probablement de vieilles duchesses à très bon marché. Les comprachicos se nommaient aussi « les cheylas », mot indou qui signifie ''dénicheurs d’enfants''.<noinclude> <references/></noinclude> c277c9h1msibt2jmmadbsz1ah4ow0ks Discussion utilisateur:*j*jac/Sommaire 3 2108647 15909154 15505197 2026-07-08T07:26:42Z *j*jac 33121 15909154 wikitext text/x-wiki {| align="right" cellpadding="0" cellspacing="0" style="background-color: transparent; border:0; margin: 0 0 5px 5px; padding:0;"; | __TOC__ {| cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%" class="toc plainlinks" style="margin:0; padding: 5px 5px 0 5px; border-top:0" | <center>'''Archives des discussions'''</center> {{Centré|[[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2013|2013]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2014|2014]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2015|2015]]<br />[[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2016|2016]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2017|2017]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2018|2018]]<br />[[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2019|2019]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2020|2020]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2021|2021]]<br />[[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2022|2022]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2023|2023]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2024|2024]]<br />[[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2025|2025]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2026|2026]] ~ [[Discussion utilisateur:*j*jac/Archives 2027|2027]]}} |} |} 2uif9ja73lgmf80jw9gn33r71fa16sl Page:Ker - Cyril aux doigts-rouges ou le Prince Russe et l'Enfant Tartare, 1917.djvu/4 104 2275853 15909114 6380461 2026-07-08T06:57:59Z ToxicPea 149297 15909114 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" /></noinclude><div class=titre> <center> {| width="60%" style="line-height:0.3em" cellspacing="0" |- |width="15%"|&nbsp; |width="30%" rowspan="5" {{ts|ac|font-size:150%}}|'''David KER''' |width="15%"|&nbsp; |- |{{ts|bb}}|&nbsp; |{{ts|bb}}|&nbsp; |- |{{ts|bb}}|&nbsp; |{{ts|bb}}|&nbsp; |- |&nbsp; |&nbsp; |- |&nbsp; |&nbsp; |} </center> {{brn|5}} {{Centré|CYRIL|fs=400%}} {{interligne|0.75em}} {{c|{{Esp|AUX DOIGTS-ROUGES|8}}|fs=250%}} {{interligne|0.75em}} {{c|OU|fs=85%}} {{interligne|0.75em}} {{c|{{Esp|le Prince Russe|6}}|fs=150%}} {{interligne|0.75em}} {{c|ET|fs=85%}} {{interligne|0.75em}} {{c|{{Esp|l’Enfant Tartare|6}}|fs=150%}} {{brn|6}} [[Fichier :Édition Herman Wolf.svg|center|110px|class=skin-invert-image]] {{brn|6}} {{c|Édition HERMAN-WOLF|sc|fs=85%}} {{c|Rue Herman Reuleaux, 45-47, |fs=85%}} {{c|LIÉGE|fs=85%}} {{brn|5}} </div><noinclude> <references/></noinclude> ozhnugemckt8mjrzn9465oeojdkx3bj Utilisateur:Seudo/common.css 2 2288093 15909208 15901288 2026-07-08T08:21:54Z Seudo 2609 15909208 css text/css /* Eviter l'affichage des images dans les recherches */ /* .cdx-thumbnail { display: none; } .searchResultImage-thumbnail { display: none; } */ /* Bizarrement, le texte n'est pas toujours noir */ @media screen { :root, .skin-invert, .notheme { --color-base:#000000; } } /* Pour gagner un peu de place sur la page */ /* Message d'avertissement lors de la création d'une page */ #msgNewarticletext { display: none } /* Message d'avertissement lors de la sauvegarde */ #editpage-copywarn { display: none !important; } .prp-page-container { /* Pour que le champ d'édition remplisse la fenêtre */ height: 90vh !important; box-sizing: border-box !important; } #wpTextbox1 { padding-left: 0.5em; padding-right: 0.5em; } /* Marge trop grandes par défaut, prennent de la place même s'il n’y a aucun bandeau */ #siteNotice { margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; } /* Bouton dangereux (crayon qui active la coloration syntaxique, ce qui fait planter de nombreuses extensions Javascript, par exemple la gestion des sections). #mw-editbutton-codemirror { display: none; } */ /* Police spéciale pour mieux voir les erreurs en mode Prévisualisation */ #wikiPreview .pagetext { font-family: monospace; } /* Je trouve que la police est trop petite dans les champs d'édition et en prévisualisation */ .mw-editfont-monospace { font-size: 1.1em; } .mw-parser-output { font-size: 1em; } /* Cf. 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Souvent, en cll'et, quelques tVaf;ments de conversation ou de correspondance, bien choisis, donnent d'un caractère une idée beaucou]) plus exacte que de longues appréciations (V. par exemple, la notice sur la Socn-ti' d'AiiU'iiil, à l'art. Auteuil, t. IV). La bibliographie biographicpie, qui est l'une des bases scientifiques de la biographie, a pris aussi de grands déve- loppements et a fourni un grand nombre de bons travaux, parmi lesquels il laut citer les monographies consacrées à la vie ou aux œuvres des personnages suivants : Cor- neille (par M. l'icot, 187'")), Molièrc"(par Paul Lacroix, I87,'i), Hegnard (anonyme, 1877), Voltaire (par M. Ben- gesco, ISS'l), Montesquieu (par M. Vian, 1874), Mari- vaux (par M. Poulet-Malassis, 187M), lieaumarchais (par M. H. Cordier, 1883), Kestil de la Bretonne (par Paul Lacroix, 1874), Héranger (par M. lîrivois, 1876), Méri- mée (par M. Tourneux , 1876), Théophile Gautier et Honoré de Balzac (par M. Spoelbach de i-ovenjoul, 1887 et 1879), Goethe et Schiller (par M. Unilad, 1878, etc.), Shakespeare (par Thimm, 187''2 ; Winsor, 1875, etc.), Lope de Vega et Cervantes (par E. Dorer, 1877), Calderon (par M. Morel-Fatio, 1881), Krazewski (anonyme, 1871 et 1878), Dante (par Petzholdt, 1876, etc.), Pétrarque (anonyme, 1878), Boccace (par MM. Zambrini et B.icchi- lega, 187o),Manzoni et d'Azeglio (par M. Vismara, 1873 et" 1878), Galilée (par M. Riccardi, 187'2), Spinoza (par M. Van Der Linde, 1871), Darwin (par M. Spengel, 1872), etc.; parmi les personnages appartenant à l'histoire proprement dite : Jeanne d'Arc (par Lemerle, 1886, et Lanéry d'Arc, 1888), Pierre le Grand (par M. MinzloB, 187i), Abraham Lincoln (anonyme, 1870), etc. A côté des bio-bibliographies pures, il existe un certain nombre d'autres travaux où l'étude biographique d'un personnage accompagne les matériaux qui en donnent les éléments. Les meilleures monographies de ce genre sont celles de M. Tourneux sur Eugène Delacroix [Eugène Delacroix devant ses contemporains, ses écrits, ses biographes, ses critiques, dans la collection liibliothùque internatio- nale de i'ari /Paris, 1886, in-8) et sur Prosper Mérimée (Prosper Mérimée, ses portraits, ses dessins, sa biblio- thèque, étude; Paris, 1879, in-16), de K. Gœdeke sur Gœthe [Gœthes Leben uni Schri/ten; Stuttgart, 1877, in-8, 2®éil.), etc. Malgré la quantité d'ouvrages biogra- phiques qui existent actuellement, les ouvrages véritable- ment critiques sont encore en nombre relativement restreint. 11 n'y a pas de genres d'ouvrages où les plagiats aient été plus nombreux que dans les ouvrages et répertoires bio- graphiques. Aussi faut-il se servir avec beaucoup de pré- caution des ouvrages anciens. Comme règle générale, on peut considérer que tout ouvrage de biographie qui n'in- dique pas ses sources et qui n'offre aucun genre de ren- vois bibliographiques est une copie pure et sim|de d'un ou plusieurs ouvrages antérieurs. Les biographies provin- ciales et départementales, qui sont très nombreuses, comme on le verra plus loin par le spécimen que nous donnons pour la France, ne sont souvent pas assez sévères sur le choix des hommes illustres qu'elles admet- tent. Néanmoins, elles ajoutent quelquefois des renseigne- ments importants à ceux que donnent les grands diction- naires biographiques sur les personnages célèbres, et elles sont toujours très utiles à consulter pour les personnages moins connus, sur lesquels elles fournissent presque tou- jours des documents nouveaux et curieux. Biographies universelles. — La biographie univer- selle dont on se sert le plus est la Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours... publiée par MM. Firmin-Didot frères, sous la direction de M. le D'' Hœfer (Paris, 1857-70, 46 vol. in-8). Néanmoins, la biographie Michaud est encore utile à consulter, notamment pour le xvin" siècle. La biographie Didot est généralement exacte et contient des indications bibliographiques assez abondantes. Parmi les meilleurs ouvrages d'érudition qui peuvent lui servir de complément, les principaux répertoires sont les suivants : le Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, errata et supplément pour tous les dictionnaires his- toriques d'après des documents authentiques inédits, |)ar A. Jal (Paris, 1867, in-i). L'auteur, qui était archiviste de la marine, a utilisé beaucoup d'archives de Paris, dont quelques-unes n'existent plus aujourd'hui, comme les archives de l'état civil. 11 donne de nombreux fac-similés d'autographes de personnages célèbres. On trouve des renseignements sommaires sur tous les per- sonnages historiques dans le Moniteur des dates d'OIlt- tinger (en allemand), publié à Leipzig, de 1866 à 1880, y vol. gr. in-i (dont trois de suppl. par H. Schramm). La notice consacrée à chaque personnage n'occupe que quelques lignes, rarement plus de quatre ou cinq, et ne donne que les dates principales de sa vie. Cet ouvrage ne peut guère servir pour des recherches étendues, mais il est d'un secours précieux pour les vérifications et identi- fications de toutes sortes. Il est suivi d'un Moniteur des faits (batailles, traités de paix, etc.), qui est beaucoup l)lus court. A côté de ces grands ouvrages, il faut citer un certain nombre de dictionnaires biographiques, rédi- gés sur uu plan beaucoup moins vaste et souvent utiles à consulter pour les recherches courantes. Sans parler de Bouillet, Uezobry et Bachelet, Grégoire, etc., que tout le monde connaît, il faut mentionner Phillips (The dictio- nary o/ biographical référence: Londres, 1871, in-4); Dantès (Dictionnaire biographique et bibliographique; Paris, 1875-77, in-8), Cates(i4 dictionary of gênerai 6io(/rap/i?/; Londres, 1885, in-8). Pour le moyen âge, le meilleur répertoire bio-bibliographique est celui de Chevalier (V. Birliographie, p. 639). Pour W contem- porains les meilleurs dictionnaires sont ceux de Vapereau [Dictionnaire universel des contemporains; Paris, 1858-1880, in-8, cinq éditions différentes, plus deux suppl. importants, en 1871 et 1886), Gubernatis (Dizio- nario biografico degliscrittoriconfemporanei ; Florence, 1880, in-8), Cooper (Men of the Urne ; Londres, 1884, in-8). Viennent ensuite d'autres répertoires moins connus: Bitard, Dictionnaire de biographie cotitemporaine fran- çaise et étrangère (Paris, 1887, in-4); la Biographie moderne (Paris, 1875, 2 vol. in-8), etc. La biographie comique compte aussi un certain nombre de publications, comme le Trombinoscope de Touchatout (V. Facéties). Un Annuario biografico universale, comprenant des notices sur les principaux personnages contemporains de tous les pays, a été fondé à Turin, en 1885, par M. Bru- nialti (in-8). Enfin, les divers almanachs et annuaires (V. ces mots) des administrations, des provinces, des sociétés de toute sorte, contiennent de nombreux documents biographiques et souvent des notices biographiques impor- tantes. France. — La France, qui n'a pas encore une Biogra- phie française spéciale, est néanmoins largement repré- sentée dans la Nouvelle biographie générale, qui peut presque tenir lieu d'une biographie particulière à notre pays. En outre, le Dictionnaire historique de la France de M. Lalanne (Paris, 1872, in-8) contient l'es- sentiel sur tous les personnages célèbres. Un essai de dictionnaire spécial est dû à M. H. Fisquet {Dictionnaire des célébrités de la France; Paris, 1873, in-8). La biographie française contemporaine a été l'objet d'un ouvrage spécial, ])ublié sous la direction de M. J. Ler- mina (Dictionnaire universel illustré, biographique et bibliographique de la France contemporaine, compre- nant par ordre alphabétique la biographie de tous les<noinclude> <references/></noinclude> 200ffaoz0hsk2lzy1628qwpygope51n Page:Angellier - Robert Burns, I, 1893.djvu/174 104 2654092 15908322 7179384 2026-07-07T12:56:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908322 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>- 163 - passaient par les même phases que lui , pour arriver à la même admiration : » Je classais le laboureur poétique avec les fllles de ferme el les batteurs en grange poétiques de l'Angleterre, pour les productions de qui je n'avais pas une violente admiration. Ainsi préparé, les poèmes furent mis entre mes mains, et avant d'avoir achevé une page, j'éprouvai des émotions de surprise et de plaisir dont je n'avais jamais eu conscience auparavant. Le langage que j'avais commencé à dédaigner, comme bon seulement pour les conversations vulgaires, semblait transformé par le charme du génie et être devenu le langage propre de la poésie. Il exprimait toutes les idées avec une brièveté et une force , il se pliait à tous les sujets avec une sou- plesse qui manquent parfois aux langages les plus parfaits. A chaque page , on voyait l'empreinte du génie. Tout était touché par une main d'une dextérité si étonnante qu'elle semblait remplir ses fonctions les plus faciles et les plus familières, quand elle accomplissait ce que toute autre aurait tenté en vain. Je ne quittai pas le volume avant de l'avoir achevé, et je ne puis pas me rappeler de moments qui aient passé plus rapidement que les heures où je fus ainsi occupé. Un désir de voir l'homme qui avait le pouvoir de produire de tels effets succéda naturellement i •>. Tous étaient ainsi gagnés, séduits, enveloppés par ce charme qui courait le pays ; il semblait que c'en fût véritablement un. Une vieille dame des environs, descendante de Vallace, Mrs Dunlop, venait d'être affligée d'une longue et cruelle maladie qui l'avait réduite à un état d'assombrissement et de découragement. Un volume des poèmes fut laissé sur sa table par un de ses amis. Elle l'ouvrit et tomba sur le Samedi soir du Villageois. Elle le lut avec la plus grande surprise et le plus grand plaisir. « La description des simples villageois opéra sur son esprit comme le charme d'un puissant exorciste, chassa le démon ennui et la rendit à son harmonie et à sa bonne humeur ordinaires ». Mrs Dunlop envoya aussitôt un messager à Mossgiel , qui était à une distance de 15 à 16 milles, avec une lettre flatteuse pour Burus, lui demandant de lui envoyer une demi-douzaine de ses exem- plaires et de lui faire le plaisir de venir la voir à Dunlop-House, aussitôt qu'il le pourrait. Ce fut le commencement d'une amitié et d'une correspondance qui ne finirent qu'avec la vie du poète. Le dernier emploi qu'il ait fait de sa plume fut une lettre à Mrs Dunlop, quelques jours avant sa mort ^. Les avances les plus flatteuses lui venaient de tous côtés et des hommes les plus éminents. Dugald Stewart, le célèbre professeur de philosophie à l'Université d'Edimbourg et un des hommes les plus accomplis de son temps, qui passait ses vacances dans la villa de Catrine, sur les bords de l'Ayr, pria le D' Mackenzie, le docteur de Mauchline, un de ses amis, de lui amener le poète à dîner. Celui-ci y rencontra 1 Walker. Life of Burns, p. lxviii. 2 Gilberl's Narrative. — 1^. Chambers, tom. I, p. 333.<noinclude> <references/></noinclude> 19enfkxx7cnprzj7t390zdzfd71723y Page:Angellier - Robert Burns, I, 1893.djvu/477 104 2654419 15908323 7179758 2026-07-07T12:56:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908323 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>- 466- amener les denrées et les matériaux d'outre-mer le plus près des endroits où ils devaient être employés. Les arrivées se répartissaient le long des côtes ; les petits ports d'embouchure desservaient pour l'entrée et la sortie toute la région environnante. Oisifs et délaissés aujourd'hui, ils avaient alors leur activité. Dumfries avait la sienne. Il lui venait des navires d'Amérique, des Antilles, non pas en grand nombre, mais suffisants pour entretenir un peu de trafic. Elle avait, en outre, une fois par semaine, un important marché de bestiaux. « Ses marchés hebdomadaires de bétail noir sont d'un grand avantage » S dit Pennant. Pendant longtemps il avait eu lieu le lundi. En 1659, pour empêcher le scandale d'y amener les bêtes le jour du sabbat, un acte du Parlement l'avait transféré au mercredi. Il y descendait surtout le bétail de Galloway, qui partait ensuite pour le Sud. Ce jour attirait une grande affluence de monde. « Arrivés à Dumfries, vers neuf heures, dit Dorothée Wordsworth, jour de marché, rencontré des foules de gens sur la route. . . Nous fûmes heureux de quitter Dumfries, ce qui n'est guère un endroit agréable pour ceux qui n'aiment pas le bruit d'une ville, qui semble prospérer et devenir riche *. » Ce n'était là qu'une partie de l'animation de Dumfries. Elle était en même temps une ville de plaisance et de plaisir. C'était la seule cité im- portante dans ce parage, et, en vertu du titre qui fait la royauté des borgnes, elle s'appelait « la reine du sud ». C'était un lieu de résidence d'hiver pour la noblesse des environs. Il y avait des courses en octobre. Les clubs de chasseurs à courre, qu'on nonmie des Hunts, s'y donnaient rendez- vous. Le Caledonian Hxmt lui-même y venait d'Edimbourg. C'était uue époque de chasses, de courses, de banquets, de bals, d'assemblées, de représentations théâtrales , de fêtes de tous genres et plantureuses. « Outre les banquets quotidiens dans les hôtels, le Caledonian Hunt et le Dumfries Hunt ont donné chacun un bal et un souper qui, pour le nombre et le rang distingué des invités, la splendeur des toilettes, l'élégance et la somptuosité de la réception, la richesse et les variétés des vins ont sur- passé tout ce qu'on a jamais vu en ce genre. ^ » Un voyageur, R. Herou, a conservé l'aspect de ces semaines de réjouissance dans un tableau plein de mouvement. « En ces occasions, tous les hôtels et les auberges regorgeaient de monde. Dans la matinée, les rues n'offraient qu'une scène affairée de coiffeurs, d'apprenties modistes, de grooms, de valets, de voitures, allant, se pressant de toutes parts. Dans l'après- midi, tout le monde, jeunes et vieux, riches et pauvres, maîtres et domestiques, était dehors à suivre les chiens ou à regarder les courses. ^ Pennant. First Tour in Scolland, 1169. 2 liecollections of a Tour made in Scolland, première semaine. •* Extrait, du Dumfries Journal du 30 oct. 1792, donné par Mac Dowali. History of Dumfries, p. 588. -^<noinclude> <references/></noinclude> jwzaotxusj4fnbvce9k21gz9qkodaa2 Discussion utilisateur:F0x1 3 2662484 15908755 15188046 2026-07-07T17:42:29Z Newnewlaw 42296 /* Aide mise en page de Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 */ nouvelle section 15908755 wikitext text/x-wiki == Fourier : Théorie Analytique de la chaleur == Bonjour. Comme vous, j’interviens sur la [[Théorie analytique de la chaleur]] de [[Auteur:Joseph Fourier|Joseph Fourier]]. J'ai entrepris de mettre tous les paramètres mathématiques du texte sous balises <nowiki><math></nowiki>, de façon que, pour le lecteur, les noms des variables aient la même apparence dans le texte et dans les formules. Mais vous avez annulé des modifications qui allaient dans ce sens. Qu’en pensez-vous ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2019 à 13:26 (UTC) :Ah, merci du message ! En fait, j'ai hésité au cours de la relecture de la [[Théorie analytique de la chaleur]] de [[Auteur:Joseph Fourier|Joseph Fourier]] s'il était plus judicieux de mettre la balise <nowiki><math></nowiki> ou pas − j'avais choisi d’utiliser la balise <nowiki><math></nowiki> lors du traitement de [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]] ([[Dernières pensées]]). Ça fait un peu plus lourd, et comme vous l'aviez initialement laissé sous forme de simples lettres dans les premières pages, je l'ai laissé ainsi. J'ai compris que vous étiez passé au <nowiki><math></nowiki> lorsqu'il a été question de <nowiki>a', a'' et a'''</nowiki>, et pour rester fidèle à l'écriture de départ, j'ai supprimé les balises <nowiki><math></nowiki>. Si l'on veut rester cohérent, il faudrait aussi utiliser la balise <nowiki><math></nowiki> pour tous les objets mathématiques, y compris les appellations de corps '''M''' − mais la typographie utilisée dans l'ouvrage n'est pas celle qui apparaîtrait avec <nowiki><math>M</math></nowiki> => <math>M</math>, il faudrait écrire <nowiki><math>\mathrm{M}</math></nowiki> => <math>\mathrm{M}</math>. Et le HTML généré est extrêmement lourd, chaque formule donne lieu à une nouvelle image... Quel est votre point de vue − <nowiki><math></nowiki> ou pas ? Personnellement, je souhaite la cohérence du début à la fin du livre...--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 juin 2019 à 14:33 (UTC) ::Je choisis la balise <nowiki><math></nowiki> pour les paramètres qui interviennent dans des formules, mais pas pour les lettres qui ne risquent pas d’intervenir dans des formules, telles que les noms d'objets (non quantitatifs) ou les repères des illustrations. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2019 à 16:30 (UTC) :::Désolé, mais ça me parait incohérent; à la rigueur pour les noms d'objet tels que '''M''', mais pas pour les températures qui, selon vous, s'écriraient a <math>a'</math> <math>a''</math>, ces 3 variables ont une typographie différente alors qu'elles sont clairement liées... Il faudrait à mon avis écrire, soit <math>a\; a'\; a''</math>, ou bien ''a a’ a’’''; pas d'accord ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 juin 2019 à 17:42 (UTC) :Bien, vous avez choisi la balise <nowiki><math></nowiki>, je vous suis ! Mais je me suis permis de mettre hors de la balise les ponctuations (virgule, point, etc) qui ne font pas partie des formules, mais de la phrase...À la page 44, il n'y a plus de <nowiki><math></nowiki> pour les températures α β γ etc − mais peut-être n'avez-vous pas encore eu le temps de le faire ? Bonne continuation! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 juin 2019 à 17:43 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Bonjour et {{merci}} de revoir les pages du livre de Fourier ! J'ai noté que tu supprimes les <nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki> qui sont devenus inutiles, mais aussi depuis l'introduction du {{m|SansAlinéa}}, ce serait bien utile, je crois, de remplacer le <nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki> (ou bien les 2 lignes blanches) qui suit les formules mathématiques centrées pour supprimer l'indentation en utilisant ce modèle, je l'ai juste fait sur un exemple en bas de la [[Page:Fourier - Théorie analytique de la chaleur, 1822.djvu/103|page 71]] ; si le paragraphe non indenté est à cheval sur 2 pages, il faudrait utiliser les variantes avec <code>/o</code> et <code>/f</code>. Le résultat est bien meilleur {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 mai 2021 à 14:54 (UTC) ::Bonjour. Je suis habitué à « <nowiki>{{br0}}</nowiki> », qui présente l'intérêt de se situer exactement et uniquement à l'endroit où il doit avoir de l'effet. Ce n'est pas le cas de « <nowiki>{{m|SansAlinéa}}</nowiki> », qui a une portée très large et qui implique d'avoir des crochets fermants « <nowiki>}}</nowiki> » parfois très éloignés. Je suis d’accord que, dans le cas où « <nowiki>}}</nowiki> » se trouve sur une autre page, l’emploi de « <nowiki><noinclude>}}</noinclude></nowiki> » est adapté. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 28 mai 2021 à 07:30 (UTC) == Ponctuation et <nowiki><math></nowiki> (livre de Fourier) == J’ai vu que tu avais annulé mes modifications. Mon expérience m’a conduit à mettre les signes de fin de formule à l’intérieur des balises math. On garantit de cette façon que le signe de ponctuation ne se retrouve jamais reporté en début de ligne suivante. Mais peut-être y a-t-il une autre solution ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 09:18 (UTC). :Non, je n'ai pas annulé tes modifications, cf mon message précédent (fin du paragraphe "Variables sous balises <nowiki><math></nowiki>..."). Pour les virgules et les points, s'il n'y a pas de blanc entre la fin de la formule et la ponctuation, il n'y a pas de risque, par ex. <nowiki><math>a</math>.</nowiki> qui donne <math>a</math>. Pour les ponctuations qui nécessitent un blanc (point-virgule, double-point, etc), il me semble que ça se passe comme pour un texte normal − as-tu des exemples où ça pose problème ? La typographie étant différente sous la balise <nowiki><math></nowiki>, y compris pour les ponctuations et les espaces (les espaces ne sont d'ailleurs pas significatifs sous cette balise; comparer <math> x \in \{a , b , c \};</math> et <math>x\in\{a,b,c\}</math>; écr est pas la même) ; il me semble donc préférable de ne laisser sous <nowiki><math></nowiki> que ce qui fait effectivement partie de la formule − et ça me semble aussi plus correct du point de vue sémantique. Qu'en penses-tu ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 13:31 (UTC) ::Je reprends ton exemple : tu dis que <nowiki><math>a</math>.</nowiki> donne <math>a</math>{{rouge|.}} C’est vrai la plupart du temps, mais ça ne l’est pas quand il n’y a plus de place sur la ligne. Dans ce cas le point final passe sur la ligne suivante. Tu peux faire l’essai en réduisant progressivement la largeur de cette page et en observant le mouvement du point rouge. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 14:53 (UTC) :::Ah oui, mais à mon humble avis, ceci est dû au comportement du navigateur, pour qui les formules mathématiques sont des images (voir le source, avec Control-U), et les mots qui sont considérés comme des entités à conserver lors d'un changement de taille ne sont formés que de caractères (les images n'en font pas partie). Ce serait intéressant de savoir si le même problème peut se rencontrer dans la génération d'un epub ? J'ai vu que tu as fait beaucoup de contributions sur ce thème dans Wikisource, mais cette documentation n'est pas si facile à retrouver, hélas !--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 16:03 (UTC) ::::Je ne connais pas les conséquences sur les différents navigateurs. En tout cas, en mettant les ponctuations finales à l’intérieur des balises, le problème est réglé, me semble-t-t-il. Autre chose, pour obtenir des espaces (=blancs) sous balises math, on a différentes possibilités : \. \, \; \quad \qquad etc. selon la taille voulue de l’espace en question. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 16:11 (UTC) :::::Pas de souci pour le codage mathématique sous TeX/LaTeX que je pratique depuis ~30ans (quelle amélioration c'était par rapport aux rares documents accessibles sur ordinateur à cette époque, même si ça mettait énormément de temps à être processé et que les imprimantes graphiques étaient rares !) Mais résoudre un problème d'interface déficiente (ou de wikicode incomplet/buggé ?) par une introduction, sous la balise "math", de termes qui ne font pas partie de l'expression mathématique, ça me dérange profondément... plus que la forme, il me semble que c'est le contenu qui devrait être prioritaire ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 17:19 (UTC) == Verne == Bonjour, Peux-tu m’expliquer le sens de ce que tu fais sur les pages de l’Ile à hélice, par ce que j’ai l’impression que ça ne sert pas à grand chose. Si c’est parce qu’il y a un retrait qui se fait en début de page, il ne faut rien rajouter, c’est un vieux bug qu’on arrive pas à résoudre, mais à la transclusion le texte est correct sans rien rajouter. Il vaudrait mieux supprimer ces rajouts, comme les rajouts du précédent contributeur car à long terme on risque d’avoir d’autres surprises. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 25 juin 2019 à 15:34 (UTC) :Oui ce bug est très gênant pour la relecture, et j'avais fait l'erreur de mettre un <nowiki/> suivi de 2 lignes blanches qui donne une apparence correcte, mais ne fait qu'empirer le problème − je m'en suis rendu compte après avoir généré le epub... C'est gênant si je corrige ça ? Merci du message − --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 juin 2019 à 16:02 (UTC) == Apprentissage [[Page:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf/15]] == {{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Merci de ton implication pour la validation de cet ouvrage. Petits conseils : 1°) Laisser le "nr" tel qu'il a été posé (voir les tutoriels ci-dessous) L'ami canadien Ernest a eu la gentillesse de nous faire quelques tutoriels (avec l'accent bien entendu…) si tu veux t'en inspirer… * https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:BAnQ/Tutoriels 2°) Il n'est pas utile de déplacer le texte, la machine s'en charge. Bonne continuation; --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 30 novembre 2020 à 18:14 (UTC) :::: merci, je ne connaissais pas ces pages de tutoriel, j'aime bien ! Je mets donc le <nowiki>b=<hr/></nowiki> pour la séparation en-tête / texte. Mais je ne suis pas sûr de comprendre le 2° ? Personnellement je me trouve plus à l'aise pour la relecture si les lignes sont conservées (sauf bien sûr en cas de césure en fin de ligne), plutôt que mises bout à bout (ce que fait Ernest)… :::: Bonne soirée 😊 --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 novembre 2020 à 18:46 (UTC) {{ping|F0x1}} 1°) Pour que votre message atteigne "le" wikisourcien concerné, il faut qu'il en soit averti. Pour se faire, on met le <nowiki>'''{{ping|X Y Z}}'''</nowiki> avec le nom de l'utilisateur qu'on trouve soit dans la signature, soit sur la ligne "Modification de Discussion utilisateur : X, Y, Z. 2°) c'est bien que vous ayez fait l'expérience du "nr". Ceci dit, au moment de l'exportation, celui-ci n'apparaîtra pas. Donc l'usage est laissé à l'appréciation du 1er Wikisourcien qui crée la page de mettre ou pas ce "nr". Lol. 3°) Sur ce site WS (Wikisource), généralement on se tutoie... sauf contre-indication. {{sourire}} 4°) La re/lecture de cet ouvrage est assez difficile étant donné le grand nombre de noms propres étrangers. Merci de votre (ton) regard vigilant. A + et bonne soirée --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 30 novembre 2020 à 20:56 (UTC) ::::{{ping|Kaviraf}} ::::J'expérimente donc le ''ping''… pas de problème pour le tutoiement {{sourire}} au contraire ! Je préfère rajouter l'en-tête même si ce n'est pas indispensable, ça me paraît plus propre. Je me demandais si l’''oubli'' rencontré plusieurs fois des italiques était voulu ? Je rajoute les double-apostrophes quand je tombe sur des ''italiques'' apparemment non rendus… Si jamais tu détectes des erreurs de ma part, n’hésite pas à m’en faire part ! Bonne continuation -- --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 décembre 2020 à 12:57 (UTC) {{ping|F0x1}} {{Bravo}} pour le "ping". Une {{1re}} expérience d'acquise. {{sourire}}<br /> Cet ouvrage est un "premier" essai que je menais à la demande d'une wikisourcienne allemande... qui ne parlait pas français. Nous avons publié ensemble ce livre en allemand et en français. Lorsqu'on débute sur le site, il y a bcp de codes à emmagasiner, aussi il y a quelques oublis quant aux mots en italique, etc. c'est pour cela qu'on demande tjrs une re/lecture. Ceci est une explication et non une excuse... Merci de ton regard vigilant. {{Merci}} --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 1 décembre 2020 à 13:28 (UTC) {{ping|Kaviraf}} Intéressant, ça veut dire que ce livre a été publié à la fois en allemand et en français ? Ne devrait-il pas alors y avoir un lien d'une version à l'autre ? Mais peut-être ai-je tout simplement mal regardé ? {{Merci}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 décembre 2020 à 14:07 (UTC) == Liens [[Livre:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf]] == '''Liens pour les illustrations à reporter éventuellement sur "Wikidata" et autre(s) :'''<br /> * https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen <br /> Pour le texte, je ne sais pas trop. Si, à l'aide du ping, tu veux contacter la Wikisourcienne allemande c'est : Aschroet. Tu peux t'adresser soit en allemand soit en anglais. Merci de valider mes "premiers pas" sur cet ouvrage. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 1 décembre 2020 à 17:53 (UTC) :'''Note''' à l'attention de {{ping|Kaviraf}} Voilà, le texte principal est vérifié, sauf une page (431) qui contient en note l'écriture d'une partition musicale : en voulant visualiser la version modifiée, j'ai le message ''« Les partitions musicales sont temporairement désactivées. »''. Ça semble un temporaire qui dure plusieurs jours — avais-tu eu aussi ce problème ? Personnellement je ne connaissais pas du tout cette possibilité d'écriture d'une partition musicale, c'est donc une découverte… Il y avait aussi 3 images qui ne correspondaient pas et que j'ai téléchargées dans les commons, que j'ai ajoutées dans la catégorie [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paul_M%C3%BCller-Simonis Paul Müller-Simonis] :::: {{ping|F0x1 }} Un grand merci pour ton immense investissement dans ce travail de validation. La correction des noms propres demandait une attention particulière pour laquelle tu fus très attentif. :::: En ce qui concerne l'écriture musicale, j'ai posé la question "au" spécialiste. C'est en attente donc. ::::{{Merci}} également pour l'ajout des illustrations.:))--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 18 décembre 2020 à 19:37 (UTC) ::L'écriture musicale est effectivement ok ! Joyeux Noël {{ping|Kaviraf}} ! ::Je pense pouvoir faire les quelques pages de l'index qui manquent dans les jours prochains ; je ne suis pas sûr que ce soit très très utile, mais j'aime bien mener les travaux à leur terme 😊 Meilleurs voeux pour 2021 ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 décembre 2020 à 19:35 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Merci pour l'immense effort que tu as fait pour la validation de cet ouvrage. Quel beau travail et... quelle patience :))<br /> :::: Merci de tes bons voeux. Prends bien soin de toi. Bonne continuation. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 25 décembre 2020 à 09:31 (UTC) Voilà, les pages d'index sont à peu près prêtes {{ping|Kaviraf}} ! il y a pas mal de difficultés pour ces pages d'index, la version créée automatiquement confond régulièrement les 3 et les 5, et aussi les 0 et les 9. Une relecture est indispensable… Il y a également des ajustements à terminer que je n'ai pas faits pour les lettres du début de l'alphabet, quand le titre est long: il faudrait corriger le paramètre '''indentation''' (passer de '''-2''' à '''-3''') et ajouter l'alignement '''|text_align=left''' (le défault est ''justify'' qui n'aligne pas correctement à gauche). Mais bon j'arrête là — mais j'ai découvert pas mal de ''trucs'' grâce à tes messages {{sourire}}, et ce livre-là m’a aussi beaucoup intéressé, cette région étant régulièrement le théâtre d'événements d'actualité… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 décembre 2020 à 19:24 (UTC) :{{ping|Kaviraf}}: voilà, j'ai finalement fixé les indentations pour les pages d'index, j'avais aussi bégayé dans une des pages (répétition de quelques sujets), merci d'avance de bien vouloir relire — et meilleurs vœux pour 2021, avec peut-être de nouveaux échanges {{sourire}} ::::{{ping|F0x1}} Avec la validation de ce livre, voilà une fin d'année bien réussie. Un grand merci pour ce travail minutieux. Meilleurs voeux également. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 28 décembre 2020 à 15:58 (UTC) ::::::{{ping|Kaviraf}} il reste encore à valider les pages 617 à 625 pour que le livre soit effectivement prêt, penses-tu le faire prochainement ? Merci ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 décembre 2020 à 16:27 (UTC) ::::::::{{ping|F0x1}} Oui, je vais m'y mettre. Actuellement, j'essayais d'avancer un ouvrage qui compte dans le défi 2020. Bonne soirée. Merci encore {{Merci}}{{Merci}}.--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 28 décembre 2020 à 16:30 (UTC) == Genre du mot '''steppe''' dans [[Page:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf/15]] == {{ping|Kaviraf}} Tout au long du livre, l'auteur emploie le mot ''steppe'' au masculin, et tu l'as mis en correction ''presque'' partout. Cet usage m'a bien sûr intrigué, et en regardant dans le Larousse en ligne (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/steppe/74616), il y a cette remarque à la rubrique GENRE : ''au {{s|xix}}, le mot était masculin.'' Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'une erreur ! Sans doute faudrait-il mentionner cela aussi dans le wictionnaire ? Qu'en penses-tu ? ::{{ping|F0x1}} Bien vu. En effet, il faudrait le mentionner dans le Wikidictionnaire et également dans les choix éditoriaux (PDD de la 1re page du Livre). {{Merci}}. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 17:04 (UTC) :::{{ping|Kaviraf}} bien, j'ai donc rajouté une petite note dans le [https://fr.wiktionary.org/wiki/steppe wiktionnaire] {{sourire}}. Mais c'est quoi, le "PDD" ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:23 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Merci pour la note dans le Wikidictionnaire. Le PDD signifie Page De Discussion. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 18:35 (UTC) :::::{{ping|Kaviraf}} Ah oui bien sûr ! Pour l'instant j'ai mis un <nowiki>{{sic2}}</nowiki>. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:52 (UTC) == Coupure de mots [[Livre:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf]] == {{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Grâce à nos talentueux techniciens en informatique, nous n'avons plus besoin d'utiliser tiret1 et tiret2 pour la coupure de mots en bas de page. Toutefois, ils sont toujours utilisés pour les notes de bas de page. {{Merci}} de ton investissement pour la validation de cet ouvrage. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 2 décembre 2020 à 18:00 (UTC) :{{ping|Kaviraf}} je pense que je ne supprimerai pas les <nowiki>{{tiret}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2}}</nowiki>, autant (à mon avis) rester près du texte original. Je me posais aussi la question de plusieurs <nowiki>{{corr}}</nowiki> que j'ai rencontrés mais qui ne devraient pas être là, quand il s'agit d'une simple erreur de l'OCR (reconnaissance automatique de caractères qui génère le texte original): par ex. dans le résumé en début de chapitre IV <nowiki>{{corr|Dclidjân|Delidjan}}</nowiki>, ce n'est pas un 'c' qui suit le 'D', mais bien un 'e' (j'utilise le lien "Fichier" pour mieux voir l'original), c'est donc simplement l'OCR qui a balbutié ; j'avais déjà rencontré souvent ce problème — ce n'est donc pas à proprement parler une « coquille » qui se limite en principe aux erreurs d'impression (si j'ai bien compris). : Pas eu de nouvelles de [[Utilisateur:Aschroet]] pour l'instant… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 2 décembre 2020 à 18:40 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Le fait de ne pas utiliser les tiret1 et tiret2 ne change strictement rien au résultat final. L'intérêt est de faire gagner du temps. :::: * Delidjan est orthographié avec une prononciation anglaise. Je suis allée là-bas, et l'on prononce : Dilidjan. Au lieu de porter la correction en "coquille", je l'ai notée en sic2. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 2 décembre 2020 à 20:44 (UTC) == Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen == {{ping|Aschroet}} Hello, I'm just proofreading this book — but in French, entitled "Du Caucase au Golfe Persique" by Paul Müller-Simonis ; I'm in contact with [[Utilisateur:Kaviraf]] who made the first proofreading, and told me that you are taking care of the German version of this book − but I couldn't find the German version of this book ; could you give me pointer to that version ? Thanks and sorry not to be able to write in German (too bad…) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 2 décembre 2020 à 12:09 (UTC) :Benjour, sorry for not writing in French. I got a notification that my username was mentioned here. Could some please translate what is of interest for me? Merci, --[[Utilisateur:Aschroet|Aschroet]] ([[Discussion utilisateur:Aschroet|d]]) 3 décembre 2020 à 12:03 (UTC) :: {{ping|Aschroet}} Hello, thank you for your answer, my original question is just above (I reshuffled a bit this page). Is the German version available ? Danke --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 13:38 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Aschroet vient de me donner les liens de l'ouvrage sur lesquels nous avons travaillé en coordination (malgré que nous parlions pas les mêmes langues). ::::[https://de.wikisource.org/wiki/Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen%20resp. https://de.wikisource.org/wiki/Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen resp.] ::::https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen.pdf ::::Bonne réception. Et un grand merci pour toutes les corrections que vous apportez. {{sourire}}--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 16:50 (UTC) {{ping|Kaviraf}} Merci du lien, je voulais surtout savoir si les 2 versions avaient été faites en même temps (Müller-Simonis parlait et écrivait très certainement ''aussi'' en allemand), mais il n'y a pas de doute, la version allemande est bien une traduction de la version originale française. Et puis il semble qu'il n'y ait pas toutes les images dans la version allemande ? Celle du jardin botanique de Tiflis entre les pages 33 et 35 de la version française par exemple ne se trouvait pas dans la version allemande, j'ai donc rajouté cette page dans les wikimedia. À moins que je n'aie mal vu ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:45 (UTC) == Théorie mathématique de la lumière == Bonjour ! Il y a plus de deux ans, j’ai construit la table des matières du [[Livre:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu|tome 1 de la Théorie mathématique de la lumière]], sans toutefois y intégrer les formules mathématiques — j’en étais encore à mes débuts sur Wikisource. J’ai fait quelques progrès depuis et j’ai trouvé hier, avec la contribution de {{u|Hilarion~frwiki|block=non}}, la façon d’intégrer des lettres accentuées à l’intérieur des balises < math >, tout en conservant leur uniformité avec le reste du texte placé entre ces balises. Voici ce que ça donne dans le cas de la [[Page:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu/118| p.104]] * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~au~volume~T),}</math> * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~\grave{a}~} s),</math> * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~\grave{a}~} s),</math> Je n’ai rien modifié — je voulais seulement vous faire part de cette façon de procéder. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 13 janvier 2021 à 19:06 (UTC) :: {{ping|Raymonde Lanthier}} merci ! je pensais que le décalage vers le haut des lettres accentuées était un simple bug − effectivement il existe \acute{a}, \grave{a}, \hat{a} pour l'accent circonflexe, éventuellement \ddot{a} pour <math>\mathrm{No\ddot{e}l}</math>… :: (j'espère que le tutoiement ne dérange pas…) si tu as envie de faire ces corrections, merci d'avance {{sourire}} ; j'utiliserai le \mathrm plutôt que le \text dans les prochains textes en mode math. Je pourrai éventuellement te contacter pour une relecture quand ce sera à peu près terminé ? Merci --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 15 janvier 2021 à 16:41 (UTC) ::: Ce qui m’intéresse nettement plus que les mathématiques, c’est faire « de la belle ouvrage », avec ce que permet Wikisource. Une relecture ? Peut-être bien… --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 15 janvier 2021 à 18:27 (UTC) {{ping|F0x1}} Bonsoir,<br/> À la page 327, j’ai remplacé le « m » par « <math>m</math> » parce qu’en consultant l’image de la page, cela semble bien être « <math>m</math> », et que, de plus, cela harmonise la police de caractère avec ce que l’on a par exemple à la page suivante lorsqu’il est question de « <math>m\mu</math> ».<br/> Il est vrai que l’on n’a pas des « <math>\mu</math> » mais des « µ », cela m’avait échappé, mais comme dans le reste du texte les lettres grecques sont entourées de balises « math », on pourrait, si cela convient, conserver malgré tout <math>\mu</math>.<br/> Cordialement,<br/> --[[Utilisateur:Hepsema|Hepsema]] ([[Discussion utilisateur:Hepsema|d]]) 6 septembre 2021 à 18:24 (UTC) :{{ping|Hepsema}} Ah oui, je n'avais regardé que la figure {{Oups}} — mais du coup il faudrait probablement que le ''m'' soit aussi en italiques sur la figure ? D’ailleurs à propos de figures, le modèle {{m|Img float}} permet de ne pas décaler l’image par rapport au texte, en choisissant les options <code>align=left</code> et en rajoutant le style avec <code>width:100%</code> que je ne connaissais pas à l'époque (fait sur la [[Page:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu/341|page en question]]); quel est ton avis ? Bien cordialement --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 septembre 2021 à 09:47 (UTC) :::{{ping|F0x1}}Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. À partir du moment où cela reste compréhensible, il me semble que l’on peut laisser la figure en l’état.<br/> :::Cordialement,<br/> :::--[[Utilisateur:Hepsema|Hepsema]] ([[Discussion utilisateur:Hepsema|d]]) 11 septembre 2021 à 06:27 (UTC) ::::{{ping|Hepsema}} Merci beaucoup pour ta relecture de cet ouvrage, ça se rapproche de la fin {{bravo}} En fait je pensais peut-être revoir les figures pour les mettre en SVG plutôt que le PNG, mais ce n'est peut-être pas indispensable, les figures ne sont vraiment pas complexes ! Je viens aussi de corriger toute la table des matières, pour pouvoir avoir un aperçu de la transclusion (c'est mon premier essai de génération de ce type de pages), mais du coup il faudrait que je rajoute des ancres sur une bonne partie des paragraphes; et j'aimerais en profiter pour rajouter des liens vers les paragraphes cités quand c'est nécessaire (par ex. les citations d'équations) mais ça attendra peut-être un peu… Bon week-end {{sourire}}--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 11 septembre 2021 à 18:53 (UTC) Coucou {{ping|Hepsema}} juste pour dire que je viens de terminer ces modifications (figures en SVG, ajout d'ancres et de liens) sur [[Théorie mathématique de la lumière/1|cet ouvrage de Poincaré]] (tome 1 uniquement) ; pour ce que j'ai pu en vérifier rapidement, les liens semblent bien fonctionner, que ce soit dans l'export PDF-A5 ou HTML. Merci pour ta relecture minutieuse {{Sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 mars 2022 à 12:42 (UTC) == À propos de séparateur… == {{ping|ElioPrrl}} Je viens juste de commencer la relecture du [[Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu]] et je me sens parfois un peu perdu par des modèles qui semblent changer en permanence. Par exemple il existait plusieurs types de séparateur, dont <nowiki>{{sep4}}</nowiki> qui permettait un séparateur un peu enjolivé comme dans la [[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/4|page vi]] ; mais je vois que maintenant ce genre de séparateur est remplacé 4 pages plus loin par une image <nowiki>[[Fichier:Decorative text divider 3.svg|200px|center]]</nowiki>. Les apparences sont {{sep4}} et [[Fichier:Decorative text divider 3.svg|200px|center]] qui semble d'ailleurs différer davantage du séparateur original ([[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/8|page x]]). Par ailleurs la page de ce modèle <nowiki>{{sep4}}</nowiki> semble avoir disparu… Quel modèle faudrait-il privilégier ? == La fameuse indentation fantôme a disparu ! == Bonjour F0x1 ! Je viens juste vous prévenir, en voyant que vous avez repris la validation du Traité de la lumière de Huygens, qu’il n’est plus besoin de tours de passe-passe à base de <code><nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki></code> ou de <code><nowiki><noinclude>{{SA|…}}</noinclude></nowiki></code> pour empêcher le bug d’indentation en début de Page:, car je l’ai corrigé il y a quelques jours (cela a créé d’autres bugs, mais sur un nombre minime de pages, et qui de toute façon n’affectent pas les transclusions dans l’espace principal). Cela devrait vous simplifier la vie {{sourire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 7 mai 2021 à 17:47 (UTC) : {{ping|ElioPrrl}} Ah merci, ah oui ça simplifie la vie ! Et aussi ça met tout se suite en évidence l'oubli du <nowiki><nowiki/> + ligne blanche</nowiki> en cas de nouveau paragraphe en haut d'une page {{sourire}} (c’était par exemple le cas en [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/75|page 77]]). {{br0}} Je serais curieux aussi d’en savoir un peu plus sur la façon dont les modèles fonctionnent, y a-t-il des pages explicatives quelque part ? {{Merci}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 mai 2021 à 18:25 (UTC) ::Pour chaque modèle, vous pouvez consulter sa page de documentation, par exemple [[Modèle:Img float]] ou [[Modèle:Ancre]]. C’est facile, le nom de la page est toujours sur le même patron. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 7 mai 2021 à 18:39 (UTC) : {{ping|ElioPrrl}} merci,je croyais que la règle est plutôt de se tutoyer ? En fait ma question était d'en connaitre un peu plus sur le principe de fonctionnement des modèles — en d'autres termes si le « code source » d'un modèle est accessible quelque part ? : … et à propos du modèle « Img float » justement dans le livre d'Huyghens, il y a quelques figures qui ont leur légende sur le côté gauche de l'image et non au-dessus ou au-dessous, par ex. la Fig.11 en [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/49|page 41]] — ce genre de configuration pourrait-il être pris en compte ? : {{ping|ElioPrrl}} … en fait l’« indentation fantôme » apparaît encore dans les cas où l’en-tête contient plus qu’un simple titre, comme dans le cas de [[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/136|Huyghens, p.128]] qui contient des commentaires… J’aurais par ailleurs plusieurs questions spécifiques sur ce Traité de Huyghens — quel serait le meilleur endroit, sur ma page de discussion, ou bien sur [[Discussion_Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu|la page de discussion de l'ouvrage]] ? Ou encore ailleurs ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 mai 2021 à 14:47 (UTC) ::(J’ai beaucoup de mal à tutoyer dans la vraie vie, donc le vouvoiement me vient naturellement ; mais à l’inverse je n’ai aucun problème à ce que l’on me tutoie {{sourire}}) Le code source des modèles est accessible via l’onglet ''Modifier'', comme pour n’importe quelle page. ::Pour {{m|Img float}}, on ne peut mettre la légende qu’au-dessus ou au-dessous de l’image. ::Pour les questions, si elles s’appliquent à tout le livre, autant les poser dans la page de discussion du livre, sinon peut-être dans la page de discussion de la page concernée. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 mai 2021 à 16:23 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} pas de souci, je puis donc pour ma part je continue à tutoyer {{sourire}} == [[Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu|Traité de la lumière (Huyghens)]] == — Pour Huyghens, j'ai un problème pour la figure de la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/89|page 81]] qui diffère notablement de l'original (aussi bien de l'édition du {{s|xvii}} que celle du {{s|xx}}), essentiellement la position du point D (j'ai mis une petite note qu'il faudra supprimer); c'est possible de revoir cette figure ? quel logiciel utilises-tu pour cela ? Pour ma part, je génère les figures par Xfig et convertis ensuite, et jusqu'à présent je convertissais en png, mais peut-être vaudrait-il mieux convertir en svg ? eps m'aurait semblé le plus logique, mais ce format n'est pas accepté... — toujours pour Huyghens et les corrections / annotations associées à propos des figures 56−59, j'hésite à corriger tes annotations — il me semble qu'il y a confusion sur les termes d'optique, catoptrique et catadioptrique sont synonymes (effets des réflexions), l'optique relative au réfractions est la dioptrique. L'idéal à mon avis serait de remettre les 2 figures sur la même page (avec la figure relative aux réflexions sur une demi-largeur seulement) comme dans la version originale du {{s|xvii}}, mais ça serait peut-être trop éloigné de la version de Gauthier-Villars ? — pour {{m|Img float}}, j'ai bien compris que la légende ne peut (pour l'instant ?) qu'être au-dessus ou au-dessous de la figure, mais comme tu as déjà amélioré plein de modèles, je me demandais si c'est totalement impossible d'arranger le modèle ? − enfin je voulais dire que j'apprends plein de subtilités en relisant les textes que tu prépares {{sourire}} et si possible j'aimerais pouvoir suivre la finalisation du livre (sera-t-il converti en epub?) :Je vais essayer de répondre dans l’ordre. :— Les différences tiennent à la manière dont j’ai vectorisé les figures. En fait, je ne « décalque » pas tous les traits de la figure, mais seulement les données du problème, et je construis tous les autres traits géométriquement, en suivant les indications du texte. Dans cet exemple, j’ai décalqué l’ellipse, le rayon RC et la ligne N ; ensuite, je construis CM le diamètre conjugué de la droite horizontale, K comme indiqué dans le texte, I le point de tangence de la tangente à l’ellipse passant par K, et enfin l’intersection de CK avec la parallèle à CM passant par I. Si l’on fait ça avec un logiciel de dessin vectoriel (j’ai mes habitudes avec Illustrator, parfois en passant d’abord par Géogébra si la figure est complexe, comme à la fin de l’ouvrage), on obtient la figure que j’ai téléversée. Elle diffère souvent quelque peu de l’original, mais au moins les parallèles y sont parallèles, les tangentes tangentes, etc. ; en plus, ici, que D tombe ailleurs que ''x'' me paraît plus clair, et dissipe un malentendu possible, à mon avis. :— Je suis assez d’accord, il faudrait mettre les figures sur la même page (plutôt l’une sous l’autre que l’une à côté de l’autre, peut-être, pour qu’elles restent lisibles ?), mais le même scrupule que vous m’a arrêté ; mais si nous sommes deux du même avis, je pense qu’on peut le faire. :— La question est : pourquoi certaines légendes ont-été placées dans les côtés ? Vous le dites vous-même, c’est plutôt une exception, et je pense que c’est pour des raisons de gain de place : en gagnant ici ou là une ou deux lignes de plus sur la page, cela évite des veuves ou des orphelines, cela permet de supprimer une page et d’économiser du papier, etc. Sur la page Internet, plus de séparation de page, donc plus de raison de déplacer les légendes ; après export, on aura beau mettre les légendes parfois sur le côté, parfois sous la figure, cela provoquera des veuves et des orphelines de manière un peu aléatoire, j’entends par là que cela dépendra du dispositif de lecture, de la taille de la police, etc. Par conséquent, j’estime que la seule raison qui justifiait ce placement ne tient plus, et qu’il vaut mieux privilégier la cohérence et ramener les exceptions à la règle. :— {{merci}} d’ailleurs de relire ce texte ; personnellement, je n’aime pas trop la tâche de validation, et surtout, il y a plein de textes que j’ai corrigés qui ont commencé à être relus, mais qui sont abandonnés en cours de route — alors un coup de chapeau pour ta persévérance sur ce livr ! Pour l’export EPUB, en fait tous les livres, donc celui-ci, peuvent être exportés en EPUB, via le bouton ''Télécharger'' en haut à droite de la « [[Traité de la lumière|page de garde]] » de la transclusion ; pas besoin de créer une nouvelle page ou un nouveau fichier ! En plaçant de plus cette page dans la [[:Catégorie:Bon pour export]], le bouton passe au bleu, ce qui est un indice pour le lecteur de la fiabilité de la transcription. :Voilà voilà, j’espère avoir été clair et ne pas avoir dit trop de bêtises {{clin}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 11 mai 2021 à 08:43 (UTC) :: {{ping|ElioPrrl}} désolé de ce délai pour terminer cet ouvrage de Huyghens, reste la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/89|page 81]] où effectivement ta figure semble plus exacte que l'original, mais à mon avis il manque dans la figure le point S (extrémité du petit axe de l'ellipse dont P est l'extrémité du grand axe), ainsi que la droite iI dont E est le milieu (ces éléments sont présents dans le texte et la figure originale, mais semblent oubliés dans la réédition de Gauthier-Villars). Personnellement, dans un cas sembable ([[Page:Henri_Poincaré_-_Théorie_mathématique_de_la_lumière,_Tome_2,_1892.djvu/121|graphe de la fonction J₀ de Bessel]]), j'avais « tordu » un peu la figure pour qu'elle ressemble plus à l'original, mais bien sûr ça se discute… ::—Pour les figures 56-59, si on les met sur la même page (127 et 129), ça fait quand même très déséquilibré au niveau des pages ; je l'ai finalement laissé tel quel… ::—finalement pour les figures et leur numérotation qui n'existait pas dans la version originale de Huyghens, la duplication des figures existant dans la réédition de Gautier-Villars me semble absurde, surtout quand elle en arrive à mettre 2 figures identiques sur la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/74|même page 66]] ; cette duplciation n'avait de sens que dans la mesure où les figures n'étaient pas numérotées, et devaient donc se trouver sur la même page que le texte qui les évoque. Mais ça serait aussi bien compliqué à modifier… ::—merci pour les explications pour « voir » le livre en version finale (epub ou pdf), rien de plus simple effectivement ! Du coup, dans l'une ou l'autre version électronique, la duplication des images paraît encore plus absurde… Pour finaliser complètement, il faut encore supprimer les commentaires ? Que deviennent d'ailleurs les pages de discussions relatives à un ouvrage une fois que celui-ci est « finalisé » ? ::—je me suis finalement permis de corriger les termes ''catoptrique'' et ''catadioptrique'' dans ta [[Discussion Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/135|page de discussion]] à propos des rechers de courbes avec stigmatisme parfait, comme évoqué dans un message précédent. ::−et finalement {{Merci}} pour ton aide précieuse, et s'il y a un ouvrage scientifique à valider que tu as préparé, je pourrais le mettre dans ma liste — quoique j'aime bien mettre en forme la 1ère version, mais la « finalisation » apporte aussi une vraie satisfaction {{sourire}} :::Désolé, je ne viens de voir ce message qu’aujourd’hui. J’ai répondu au premier point sur la pdd de la page concernée. Je suis assez d’accord pour les doubles figures ; en l’absence de numérotation, j’aurais probablement supprimé les doublons, mais là, ça imposerait de renuméroter et les figures et les renvois dans le texte, et je trouve que ça commence à faire beaucoup d’interventions dans le texte. Enfin, pour les commentaires, il vaut mieux les laisser pour les éventuels futurs relecteurs qui décèleraient une coquille oubliée de nous deux, afin qu’ils ne se posent pas à nouveau les mêmes questions que nous ; idem pour les pages de discussion. De toute façon, la règle ici, c’est que toutes les conservations soient conservées, pour la « publicité des débats », disons. :::{{Merci}} donc pour la validation ! Je ne promets pas une validation croisée, si je puis dire, parce que moi aussi, je préfère de loin la correction à la validation. J’avais bien été tenté un moment par la ''Théorie de la chaleur'' de Fourier (pour embrayer ensuite sur le mémoire de Riemann puis les leçons de Lebesgue sur les séries de Fourier, qui sont tous deux déjà téléversés), mais la longueur de l’ouvrage, les quelques particularités des formules, et le fait que ce soit une validation, m’ont un peu rebuté {{rougir}} En tout cas, il est heureux que nous soyons plusieurs à enrichir Wikisource en textes mathématiques ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 25 mai 2021 à 14:36 (UTC) :::: {{ping|ElioPrrl}} [[File:Huyghens - Traité de la lumière - Fig. 28.svg|left|300px]] {{Merci}} pour les ajouts concernant la Fig.{{lié}}28. Pour la finalisation, j'ai téléchargé et jeté un coup d'œil à la version PDF comme tu me l'as indiqué, et il y a des choses qui sont bizarres dans le résultat : :::: 1) la toute première page (page de couverture ?) contient 3 images juxtaposées de la page de titre (page 2) ?? :::: 2) le bas de la Fig. 1 est superposée au texte (p. 17 de la version PDF) ; de même (très légèrement) la Fig. 3 (p. 29) ; quant à la légende de la Fig. 20-21, celle-ci n'est pas sur la même page (81) que la figure elle-même ? :::: 3) les titres des chapitres sont vraiment énormes, ce qui conduit par ex. le titre du chapitre VI à prendre toute la page 145 (et le tiret de séparation entre le titre et le {{1er}} paragraphe est sur la page suivante). Que faudrait-il faire pour que le résultat prenne un espace plus raisonnable ? :::: 4) enfin les commentaires concernant par ex. la figure 28 ''ne sont pas mentionnés dans la version'' PDF ; le dernier chapitre « À propos » mentionne comment signaler une erreur, mais ne mentionne pas où trouver une liste des corrections « légitimes » avec les commentaires associés, qui pourraient éviter un flux bien inutile de messages signalant de façon récurrente une « erreur » par rapport à la version originale… qu'en penses-tu ? :::: À bientôt j'espère pour d'autres discussions enrichissantes (pour moi {{sourire}}) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 mai 2021 à 14:27 (UTC) :::::Il faut savoir que de toute façon l’export n’est pas tout entier sous notre contrôle, et que le lecteur peut télécharger un PDF en A4, en A5 ou en A6, donc que les problèmes que tu signales pourront apparaître dans un format, et pas dans l’autre, et que dans ces autres formats, d’autres problèmes arriveront que tu n’auras pas décelés… on ne peut pas vraiment faire autrement si l’on veut laisser au lecteur la modularité de l’export. :::::1) Pour la page de garde, je n’arrive pas à reproduire le problème ; les premières pages du PDF ou de l’EPUB sont générées automatiquement par WSexport, sur le même patron (de mémoire : page de couverture, titre avec l’image du moine au travail, puis épigraphe — dans lequel on place souvent la page de titre ou le frontispice), et c’est bien ce que j’ai. :::::2) Première fois que je vois du texte superposé à l’image… le problème n’apparaît pas en EPUB, je pense que c’est un dysfonctionnement de WSexport, pas de nous. Pour la figure 20-21, par contre, je vais jeter un œil au modèle, je pense que ça vient de là. :::::3) C’est vous qui les avez augmentés {{rire}} ! Je vais rétablir les valeurs initiales, que j’avais de toute façon mesurées sur le fac-similé, si ça ne vous dérange pas {{clin}}. :::::4) Pour tous les livres, les commentaires et les discussions n’ont pas vocation à être exportés, ni à apparaître en transclusion, mais seulement dans l’espace page. Le lecteur peut consulter la liste des corrections dans la discussion de la page d’index s’il veut. De toute façon, pour comparer à l’original, il faut ou avoir le livre, ou aller consulter l’espace Page, où est signalée la correction. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 26 mai 2021 à 14:55 (UTC) :::::: {{ping|ElioPrrl}} (1) {{Merci}} de ta réponse rapide ! Du coup j'ai essayé en PDF/A4, la toute première page (avant la page de couverture avec le moine au travail) contient toujours 3 images juxtaposées du fac-similé de la page de couverture, et d'ailleurs il y a un décalage d'une page entre la liste des chapitres et les numéros de page (le PDF indique 102 pages, mais la dernière page porte ne numéro 101 en bas de page). Quant à la version EPUB, celle-ci contient aussi avant la page de couverture l'image de la page de couverture originale (ça correspond à l'image de présentation du livre), mais non tripliquée, et comme les numéros de page n'apparaissent pas, le décalage visible en PDF n'est pas visible en EPUB… :::::: (2) Dans la version A4, ce sont les figures 2 et 18 qui sont superposées au texte… Et dans la version EPUB, je suis tombé sur un problème avec le 𝑙 (Unicode 1D459 = lettre l italique minuscule) qui est remplacé par un blanc ou bien par 4 points d'interrogation selon le lecteur — je suppose que les Unicodes au-delà de U+FFFF ne sont pas proprement convertis lors de la génération du EPUB ? Très certainement, en remplaçant ce 𝑙 par <nowiki>''l''</nowiki>, le problème devrait disparaître… :::::: (3) bien sûr, merci si tu peux mettre les bonnes valeurs pour les titres de chapitre, j'avais mis les valeurs relatives aux <nowiki>{{T3|...}}</nowiki> pour que l'image ressemble à l'original ; ce serait d'ailleurs intéressant de connaître quelles sont les « bonnes » valeurs — peut-être laisser les défauts ? De même pour les séparateurs en fin de chapitre, la marge verticale devrait être fonction de la place restante sur la dernière page du chapitre (par ex. la moitié des lignes vides sur cette page), mais je suppose qu'il n'y a pas de modèle pour ça… :::::: (4) en fait le commentaire relatif à la fig. 28 n'apparaît pas dans la version PDF, mais peut apparaître (en grisé) suivant le lecteur EPUB utilisé… Et ce que je voulais dire est que ce serait utile d'indiquer aussi [[Discussion Livre:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu|cette url]] dans le dernier chapitre « À propos », en plus de la page générique pour signaler une erreur. Mais cette page ne contient malheureusement auun index des commentaires existants ? Existe-t-il une possibilité de récupérer toutes les pages de discussion relatives à un ouvrage ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 mai 2021 à 18:35 (UTC) :::::::(1) Je n’ai vraiment pas ce problème… De toute façon, cela ressortit de WSexport, pas de nous, et il faudrait s’adresser à l’équipe technique de maintenance de WSexport quand ils viennent nous demander nos critiques (l’année dernière c’était vers septembre je crois). :::::::(2) Oui, le problème se déplace selon le format. Mais là encore je ne pense pas que cela soit de notre ressort… On peut toujours poser la question sur le Scriptorium. Pour les ''l'', je vous laisse les remplacer vous-mêmes, j’ai oublié où ils étaient {{rire}}. :::::::(3) Je n’ai rien trouvé de mieux que le double décimètre et la calculatrice {{rire}} : on mesure la hauteur d’une majuscule du texte, celle de l’une du titre, si possible sur la même lettre, on fait le rapport, et le tour est joué ! Et on est souvent surpris : on surestime beaucoup la taille des titres, et le cas le plus fréquent est celui où le titre est du même corps, voire d’un corps inférieur, à celui du texte (mais cela s’explique parce que la fonte Arial, utilisée sur le site web, a une hauteur d’x très grande, ou, autrement dit, que les majuscules ne sont pas beaucoup plus grandes que les minuscules, en tout cas le rapport est beaucoup plus faible que pour les polices du type Didot des livres de cette époque). :::::::(4) Alors ça c’est bizarre : vous avez essayé de « bypass all caching » (après le bouton télécharger, faire chercher un format différent, et sélectionner le format voulu et la coche que j’indique) ? parce que comme tous les commentaires sont ou bien dans les en-têtes, ou bien en PDD, ils ne devraient pas être exportés, et vous devez exporter une ancienne version. — Vous pouvez demander le changement du « À propos » final dans le scriptorium, je n’ai pas d’avis sur cette modification. :::::::Enfin, je vais indiquer les quelques commentaires sur les images sur la page de discussion de l’index, si cela peut vous rassurer {{sourire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 26 mai 2021 à 19:15 (UTC) ::::::::{{ping|ElioPrrl}} (1+2+4) Personnellement je ne me souviens pas avoir vu de message concernant un contact avec l'équipe WSexport. Et bien sûr j'avais oublié l'effet de cache {{rire}} mais il semble y avoir plusieurs niveaux de cache ? Après avoir remplacé le l-math-italique par <nowiki>''l''</nowiki>, et bien coché la case « bypass all caching » pour le téléchargement, ce changement n'était visiblement pas pris en compte dans le document téléchargé, jusqu'à ce que je demande une police de caractères différente (ou bien alors il faut un délai minimal entre les validations des changements et le téléchargement pour que les changements soient pris en compte ?). :::::::: (3) Oui l'œil est souvent un mauvais guide pour estimer les rapports de grandeur merci donc du conseil, je vais revenir à la base de la méthode scientifique {{sourire}}. ::::::::: Pour revenir à WSexport, la consultation a eu lieu [[Wikisource:Scriptorium/Août_2020#Feedback_requested:_Ebook_Export_Improvement_Project|en août]], j’imagine que cela sera reconduit — peut-être même qu’il est possible de contacter directement ceux qui étaient chargés de collecter nos critiques. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 27 mai 2021 à 19:27 (UTC) :::::::::: {{ping|ElioPrrl}} Merci pour tout, je me demandais si ça serait utile d'ouvrir une rubrique dans le scriptorium pour cette traduction en pdf — mais je viens de réessayer un WSexport en PDF, et j'obtiens maintenant un résultat sans aucun problème de superposition, que ce soit en A4 ou en A5 {{Songeur}} L'outil a-t-il changé ou bien cela vient-il d'une modification des paramètres de style dans <nowiki>{{Img float}}</nowiki> ? En tout cas le problème semble bien résolu {{sourire}} {{merci}} == Gauss, méthode des moindres carrés, et règles I.N. (etc.) == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, je pensais relire pour validation cet ouvrage de Gauss que tu as précédemment mis en forme, et pour rester proche de l’écriture originale, j’avais remplacé quelques-uns des éléments différentiels écrits <math>\mathrm{d}x</math> par leur version originale <math>dx</math>. En effet, cette écriture avec un '''d''' non-italicisé (que je n'ai rencontré qu’en langue française jusqu’à présent) est récente (ce n'était le cas ni au {{s|xx}} ni a fortiori au {{s|xix}}) ; mais je m'aperçois que les éléments différentiels sont ''systématiquement'' écrits <math>\mathrm{d}x</math> plutôt que conformes à leur version originale <math>{d}x</math>. Les textes de Wikisource ne devraient-ils pas rester proches de leur version originale ? Et je me demandais par ailleurs s’il ne serait pas possible que wikisource puisse faire usage du package '''upgreek''', afin d'accéder enfin à l'alphabet grec non-italicisé dans les formules mathématiques ? Mais il y a peut-être un endroit plus approprié pour poser de telles questions ? Merci d’avance en tout cas {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 12:27 (UTC) :C’est mon premier texte mathématique sur Wikisource, alors il y aura probablement plein de choses à redire dessus… Pour le <math>dx</math>, voyez la page de discussion du livre : dans l’original latin de Gauss, on a <math>\mathrm{d}x</math> (ce n’est donc pas une question de dates), et par purisme je les avais rétablis, mais maintenant je ne ferais peut-être plus le même choix. :Pour l’alphabet grec, c’est une fausse perception : il n’existe pas d’alphabet grec italique, à tout le moins avant les années 1920-1930 (lorsqu’on voulait faire une emphase en grec, on n’utilisait pas des italiques qui n’existaient pas, mais on augmentait l’interlettre, comme par exemple [[Page:Platon_-_Œuvres_complètes%2C_Les_Belles_Lettres%2C_tome_XIII%2C_1.djvu/76|ici]]), et ce que vous interprétez comme des italiques est la forme normale de la lettre grecque dans la fonte de LaTeX. LaTeX utilise une fonte inspirée du [https://greekfontsociety-gfs.gr/typefaces/19th_century Porson], qui imite l’écriture de l’helléniste du même nom et est notamment utilisée dans les [https://www.google.fr/books/edition/Ethica_Nicomachea_Aristotelis_ethica_Nic/tOglNFX1-T0C?gbpv=1 Oxford Classical Texts] (on voit bien sur cette page que les hampes des majuscules sont droites et celles des minuscules inclinées, spécificité conservée dans la fonte de LaTeX, sans pour autant qu’il y ait d’emphase, qui serait marquée, comme je le disais, par l’interlettrage). Ce n’est donc pas une question d’italique ou de romain, mais seulement de différence de fontes : de même que l’on utilise une fonte sans empattements sur Wikisource, mais que LaTeX utilise une fonte à empattements, de même nos fac-similés utilise une fonte grecque ''apla'' (type Didot), voir ''humaniste'' (type grecs du roi-Garamond), alors que LaTeX utilise une fonte ''philologique'' (type Porson). :Pour les packages, je ne sache pas qu’on puisse les importer sur Wikisource (ce qui arrangerait bien pourtant, au moins pour que les majuscules latines soient par défaut en romain). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 8 juin 2021 à 12:56 (UTC) ::{{ping|ElioPrrl}} Merci de la réponse rapide, j’avais oublié de regarder la page de discussion du livre (je suis parfois « tête en l’air » {{sourire}}) mais il me semble que ce serait bien pratique s’il y avait quelque message sur la page du livre qui indique qu'il y a quelque chose sur la page de discussion… L’argument pour le <math>\mathrm{d}x</math> existant dans la version originale en latin me semble convaincant, je vais donc le remettre {{sourire}} — et du coup j'ai également rajouté le lien vers la version originale dans la rubrique correspondante de la page du livre, mais je ne suis pas sûr que ce soit fait dans les règles de l’art… ::Pour les ''italiques'' de l’alphabet grec, il me semble que la distinction entre police de caractères (fonte) ou italiques relève plutôt de la sémantique, et la police utilisée par latex est bien une invention récente ({{s|xix}}, soit près de 2 millénaires après la fin de la période grecque classique…), et en tout cas je n’ai jamais vu cette typographie de Porson dans mes manuels de grec classique, ni dans les ouvrages scientifiques français du {{s|xx}} et des siècles précédents… ::Pour en revenir à latex, [[Aide:Formules_TeX|cette page]] donne quelques informations, mais la version anglaise semble donner plus de détails sur les packages inclus ; mais aucun détail sur les possibilités d’extension… et pour ce qui concerne les lettres grecques, je trouve bien dommage que la typographie originale soit inaccessible dans les ouvrages scientifiques sur wikisource {{Songeur}} — --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 16:58 (UTC) :::Pas de problème pour la page de discussion, c’est juste une habitude à prendre {{sourire}}. Par contre, j’ai annulé l’insertion du lien vers la version latine, parce que « Publication originale » contient la date du premier tirage du livre. Ce genre de renseignements a plutôt sa place dans la PDD du livre. :::Pour l’histoire de la typographie grecque, je connais cet [https://www.atypi.org/members/publications/type-1/a-primer-on-greek-type-design article] (et un autre de Y.{{lié}}Haralambous que je ne retrouve plus). Le Porson est assez exclusivement utilisé dans le monde anglo-saxon, tandis qu’en France on utilisait l’''apla'' de type Didot — à l’exception notable des Belles-Lettres, qui utilisait une police de type philologique de leur cru. Ce que je voulais simplement dire, c’est qu’il n’y a pas de problème sémantique, que LaTeX utilise bien l’alphabet « romain » (si tant est qu’on puisse appliquer ce terme à la typographie grecque), tout comme nos fac-similés, même si leurs formes diffèrent. Alors, effectivement, LaTeX et nos fac-similés n’utilisent pas les mêmes fontes ; mais, dans le corps du texte même, Wikisource utilise-t-il la même fonte que nos fac-similés ? Je suis plus embêté par le fait que les formules LaTeX utilisent une fonte différente de celle du texte Wikisource, que par le fait que ces formules utilisent une fonte différente de celle des fac-similés. :::Je crois qu’il n’y a aucune possibilité d’extensions, en tout cas je n’ai jamais rien vu de concret, ni exemple ni page d’aide, qui le laisse penser {{triste}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 8 juin 2021 à 17:29 (UTC) ::::{{ping|ElioPrrl}} Merci de ces précisions, l'article que tu cites sur la typographie grecque paraît très intéressant {{sourire}}. Pas de souci pour l’annulation de ma modification de page de livre, mais ce serait bien je crois s’il y avait une rubrique supplémentaire pour la version ''vraiment'' originale (avant traduction ou remaniément) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 18:22 (UTC) == Ponctuation et <nowiki><math></nowiki> (livre de Gauss) == Bonjour F0x1 ! Je viens me plaindre {{rire}} J’ai vu que dans certaines formules (par exemple [[Page:Gauss - Méthode des moindres carrés, trad. Bertrand, 1855.djvu/33|ici]], première formule du {{n°|15}}), vous faisiez rentrer la ponctuation qui les suit à l’intérieur des balises <code>math</code>. Je trouve déjà que pour la cohérence, il faut ou toujours les laisser dehors, ou toujours les mettre dedans ; mais surtout, je trouve que c’est sémantiquement incorrect — je sais que cela peut poser certains problèmes de coupure de ligne avant la ponctuation, mais je ne considère pas qu’on doive sacrifier la sémantique aux améliorations de l’interpréteur. Exemple encore plus sémantiquement incorrect : parfois vous utilisez <code>\cdot</code> pour un point final, mais ce point est un opérateur binaire, pas une ponctuation. Je peux rappeler que, d’après les ''Règles typographiques de l’I.N.'', (je cite de mémoire) on applique les règles traditionnelles de ponctuation après les formules, même après les formules centrées, et on compose cette ponctuation dans l’alphabet du corps du texte, et en romain. (PS : D’ailleurs n’est-ce pas ce que vous répondiez à Fabrice Dury plus haut ?) — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 9 juin 2021 à 18:03 (UTC) :{{ping|ElioPrrl}} Ah, j'avais également le même avis, et j'avais sorti les ponctuations des balises <nowiki><math></nowiki> dans le mémoire de Fourier (voir au début de ma page de disussion) et {{u|Fabrice Dury}} m’avait fait les remarques exactement opposées aux tiennes {{songeur}} — cf la section « Place des signes de ponctuation par rapport aux balises math » ci-dessus. Il y a donc des wikisourciens avec des avis incompatibles… :Pour les ponctuations dans le texte, il y avait effectivement des cas que je trouvais vraiment gênants, où la virgule se met en début de ligne, mais c'est essentiellement dans les cas où un <nowiki>,&nbsp;etc.</nowiki> suit un texte en math ; à mon avis le "non-breakable space" n’est pas vraiment indispensable, ce n’est pas bien grave si le « etc » se retrouve sur la ligne suivante… Et pour les formules en mode "display" (centrées), ça me semblait cohérent au contraire de laisser le point final à la bonne hauteur de la ligne de fraction (le <code>\cdot</code>). Désolé de paraître ignare, mais c’est quoi l’I.N. ? ::Des Wikisourciens avec des avis incompatibles, vous n’avez pas fini d’en découvrir {{rire}} ahah ! ::En fait, ces problèmes de ponctuation viennent de la manière dont les maths sont rendues ici : par des images. Et dans HTML, il est toujours possible de couper une ligne après une image. Le seul moyen de l’éviter, ce serait d’utiliser {{m|nobr}} : <code><nowiki>{{nobr|<math>E = mc^2</math>.}}</nowiki></code> ; mais il ne faut surtout pas le faire nous-mêmes ! cela classerait directement la page dans [[:Catégorie:Pages contenant trop d'inclusions de modèles]] : il faudrait donc que MediaWiki le fasse lui-même (si la formule est suivie d’une virgule, d’un point ou de points de suspension, mettre un équivalent de <code><nowiki><span style="white-space:nowrap;"></span></nowiki></code> autour de la formule et de la ponctuation, c’est quand même demandable à un algorithme, non ?). Plus largement, il faut que MediaWiki revoie sa manière de gérer LaTeX (avec MathJax, par exemple), à la fois sur Internet, et à l’export. J’avais laissé une proposition dans ce sens l’année dernière, et je le referai tant qu’il faudra. ::J’ai compris la raison de votre manipulation de la ponctuation après mon message… Mais pourquoi faire rentrer les virgules, qui ne remonte pas au niveau de la barre de fractions ? Celles-là au moins devraient sortir, à mon avis. Quant aux points, ce qui me dérange, c’est vraiment le sens, et pour deux raisons : le point ne fait pas partie de la formule, et le <code>\cdot</code> est un opérateur binaire. ::Pour l’espace insécable avant ''etc.'', c’est encore une règle de l’I.N. : « ''etc.'', abréviation qui ne doit jamais être renvoyée au commencement de la ligne » (''Lexique'', p.{{lié}}6). ::Et l’I.N., c’est l’Imprimerie Nationale (j’ai fait durer le suspense {{clin}}). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 9 juin 2021 à 22:40 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Merci des explications {{sourire}} — et pour faire très français, « toute règle a ses exceptions », puisque le « etc » peut se retrouver en début de ligne dans les recommandations sur la « [https://math93.com/images/pdf/enseignant/normes_typo.pdf Composition des textes scientifiques] »… Ceci dit, il ne me semblerait ''a priori'' pas si compliqué d’introduire cette règle dans le logiciel mise en forme sans avoir besoin de le préciser dans le texte source, tout comme on ne met pas de <code>&amp;nbsp;</code> devant le point-virgule… :::Je ne connaissais non plus cette [[:Catégorie:Pages contenant trop d'inclusions de modèles]]… qu’a-t-elle d’infâmant ? J'aurais aimé trouver une définition un peu précise des critères qui font entrer un livre ou un article dans cette catégorie : est-ce une limitation logicielle ? un nombre d’octets trop grand pour un chapitre ? trop de modèles imbriqués ? Sur l’ensemble du livre de Gauss, il y a environ 2500 modèles utilisés, rajouter le <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> pour tous les ''etc.'' incrémenterait ce nombre de moins de 10% — serait-ce vraiment un problème ? :::{{Merci}} pour toutes les explcations en tout cas, je continue à faire plein de découvertes {{sourire}}--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 14:38 (UTC) ::::Force est de constater que le texte que vous mettez en lien prétend s’appuyer sur les règles de l’I.N., mais ne le fait pas… en même temps, ce n’est peut-être pas de la faute des rédacteurs, mais de Word qu’ils utilisent {{rire}}. Même pas de justification, ni d’alinéa… Les références en matière de typographie, facilement trouvables en ligne, sont le ''Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie Nationale'', qui est le code typographique suivi par, en gros, toutes les publications de l’État français, et l’[http://www.orthotypographie.fr/volume-I/echelle-extrait.html#Etc ''Orthotypographie''] de Lacroux (qui compile d’autres manuels, et a le mérite de donner ses sources et d’exposer les contradictions entre codes typographiques s’il y a lieu). ::::Quand vous prévisualisez une page, tout en bas, vous avez « données d’optimisation de l’analyseur », qui donne tous les seuils : et tous les critères que vous citez y passent — nombre d’octets traités par les modèles, nombre maximal de modèles imbriqués les uns dans les autres, taille totale de la page,{{lié}}etc. Dès que l’un des seuils est dépassé, la page est catégorisée, et, surtout, l’interpréteur arrête son travail : la transclusion ne va pas jusqu’au bout, et le texte accessible n’est pas complet. Alors si on met un modèle {{m|nobr}} à chaque formule suivie d’une ponctuation (plus largement que d’un ''etc.'', c’était à cela que je pensais, car malheureusement cela arrive souvent sans cela), il est clair qu’on explose les seuils. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 juin 2021 à 15:09 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Merci encore pour les détails, je continue à apprendre plein de choses {{sourire}}. Mais les statistiques de bas de page ne disent pas vraiment si la page est ''trop chargée'', j’ai l'impression que ça se voit uniquement à la transclusion (quand tout un chapitre est généré), car il me semble impossible d’atteindre les limites indiquées pour chaque page (par ex. 2MB de taille ou une profondeur de 40) ; mais peut-être les limites indiquées corresp--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 17:56 (UTC)ondent-elles à un chapitre ? Le plus simple me paraît la bonne vieille méthode expérimentale… Pour ce qui est du texte de ce livre, si tu n'y vois pas d'inconvénient, je rajouterais volontiers le <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> dans les cas avec etc.(pas pour une simple ponctuation) — je vérifierai que ça passe bien à la transclusion, mais ''a priori'' j’ai pleinement confiance… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 16:48 (UTC) ::::::Les limites indiquées correspondent à une page web : donc, effectivement, dans l’espace Page: il n’y a aucun risque, mais pour les pages de l’espace principal, on peut l’atteindre assez vite. Pour ne pas créer des transclusions à tout va (et surtout de créer des transclusions incomplètes, ce à quoi un certain nombre de contributeurs sont opposés, alors même que c’est assez utile pour vérifier le bon état de la transclusion au fur et à mesure de la correction), je teste dans une sous-page [[Utilisateur:ElioPrrl/Brouillon|Brouillon]] mes projets en cours, et c’est là que je consulte les données d’optimisation. Et je n’ai pas grand-chose à reprocher aux {{m|nobr|<nowiki><math>…</math></nowiki>, etc.}}, ça ne me dérange pas {{sourire}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 juin 2021 à 17:09 (UTC) :::::::{{ping|ElioPrrl}} merci de ta réponse rapide {{sourire}} je ferai les tests de transclusion, mais je ne vois pas comment les faire dans une page de brouillon (ce n'est oas urgent bien sûr)… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 17:56 (UTC) ::::::::Je ne sais pas trop ce qui vous embarrasse, il suffit de faire comme dans l’espace principal, il n’y a aucun obstacle : c’est juste que cela évite de créer une transclusion encore incomplète, et que si un problème a lieu en cours de route, il n’affecte que votre Brouillon et non l’espace principal (ce qui évite d’appeler les administrateurs pour supprimer la page, par exemple, ou d’éveiller l’attention des patrouilleurs en cas de modifications répétées sur une page de l’espace principal). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 13:14 (UTC) == Du bon usage des <code>\ldots</code> et <code>\cdots</code> (livre de Gauss) == Je suis revenu pinailler {{clin}} Je ne veux pas vous décourager dans cette validation, loin de là, mais il y a des points (''pun intended'') où je ne vous suis plus. Assez aléatoirement, vous remplacez les <code>\ldots</code> par des <code>\cdots</code> : sur le plan sémantique, rien à redire, puisque les deux sont interchangeables, et que le choix relève plus de l’esthétique que du sens ; mais justement, dans le fac-similé, tous les points de suspension sont sur la ligne de base (contrairement aux points finaux, je vous l’accorde). Pourquoi donc s’en éloigner sur ce point ? De plus, je ne connais aucun texte antérieur à LaTeX avec des points de suspension au-dessus de la ligne de base ; c’est vraiment pour le coup une invention typographique récente. [Je suis aussi un peu chagriné que vous enleviez mes <code>\vdots</code>, mais aucune de nos deux solutions n’est la bonne de toute façon, donc je me tairai sur ce point {{clin}}.] — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 13:11 (UTC) :{{ping|ElioPrrl}} Bonjour, c’est vrai je trouve les <code>\vdots</code> un peu dérangeants dans les systèmes d’équations, surtout lorsqu’il y a une accolade à la gauche du système, ça me semble à la fois un peu loin de la version originale et pas très esthétique (mais il est vrai que l’esthétique est une notion peu objective {{sourire}}). :Pour les <code>\cdots</code> vs <code>\ldots</code> (ou <code>\dots</code>), le choix ne devrait pas être aléatoire, je choisis préférentiellement le <code>\cdots</code> entre 2 opérateurs (+ — = essentiellement) plutôt pour des raisons esthétiques (donc non objectives {{sourire}})… Mais je ne voudrais pas non plus imposer ma façon de voir… Et tes ajouts de <nowiki>{{MathForm1}}</nowiki> et <nowiki>{{SA|...}}</nowiki> sont vraiment très très utiles ! {{sourire}}. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 12 juin 2021 à 14:00 (UTC) ::Ah mais je suis d’accord si l’on devait composer un article de zéro ! Seulement là on a un fac-similé qui ne fait pas ce choix, et je trouve ces <code>\cdots</code> anachroniques. Comme sémantiquement il n’y a aucune différence entre <code>\cdots</code> et <code>\ldots</code>, je pense que c’est le fac-similé qui devrait primer. ::Je vous dis {{Merci}} d’ailleurs de faire ces substitutions de modèles aux balises « à la main » ! Il y en a une autre que vous pourriez faire, c’est quand il y a la mention ''Note de M. Gauss'' ou ''Note de J. Bertrand'' ; je les avais mises dans {{m|d}}, je crois, alors que l’usage du fac-similé, c’est de les ferrer à droite, mais sur la même ligne s’il y a assez de place. Depuis, j’ai amélioré le modèle {{m|FAD}}, et il faudrait remplacer ces {{m|d|(''Note de''…)}} en <syntaxhighlight lang="html+handlebars" inline>{{FAD|(''Note de''…)|marge=4em|sep=2em|retour=gauchedroite}}</syntaxhighlight>. Vous pourriez-le faire ? ::Je pensais également créer un modèle pour remplacer les {{m|c}} contenant des formules, avec moins de paramètres (taille de police et marges verticales, ce devrait être suffisant), pour rendre le code exporté plus léger, mais avec en plus un paramètre de largeur des espaces-mots, afin d’éviter les <code>\quad</code> ou les {{m|Intervalle}} quand plusieurs formules sont sur la même ligne : le problème avec les premiers, c’est qu’ils ne peuvent pas subir de coupure de lignes, ce qui est très gênant sur les téléphones et les liseuses dont la justification est plus étroite que celle de la page web ; et avec les seconds, c’est que quand ils passent à la ligne, ils ne disparaissent pas dans le changement de lignes comme des espaces-mots normales. Mais je n’ai pas trop le temps en ce moment {{triste}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 17:17 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Bien, bien, je renoncerai donc aux <code>\cdots</code> {{triste}} — et je penserai au {{m|FAD}} plutôt qu'au {{m|d}} pour les signatures en notes. Mais je ne fais quand même pas totalement « à la main », les ''grep'', ''sed'' et autres utilitaires unix font une grande partie du travail… :::pour {{m|c}}, je verrais bien plutôt un modèle dédié (pourquoi pas <nowiki>{{MathForm}}</nowiki> pour « formule sans numérotation »?) plutôt qu’un remplacement du <nowiki>{{centré}}</nowiki>, les autres paramètres étant quand même bien utiles dans un contexte purement textuel… :::Pour la transclusion dans un ''brouillon'', mon problème est bêtement de connaître comment passer dans un espace brouillon, je n'ai pas trouvé comment activer cette option… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 13 juin 2021 à 12:52 (UTC) ::::Je suis une bille en programmation {{rougir}}, je sais à peine écrire du Python — alors les lignes de commande, je n’y pense même pas {{rire}} ::::Oui, je me suis mal exprimé, c’est exactement à un {{m|MathForm}} que je pense, à n’utiliser que pour les formules centrées. Cela permettrait de distinguer sémantiquement les formules centrées des titres ou autres parties textuelles centrées. ::::Ah ! il n’y a pas d’espace brouillon, c’est juste le nom que j’ai donné à ma sous-page en la créant. Il suffit de taper dans la barre d’adresse <code>fr.wikisource.org/Utilisateur:''votrePseudo''/Brouillon</code> pour la créer ; et vous n’êtes même pas obligé de l’appeler Brouillon non plus, tant que vous en retenez le nom {{rire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 13 juin 2021 à 13:11 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Ah d'accord, {{merci}} — et peut-être à bientôt pour d’autres échanges bien utiles {{sourire}} == Problème de <nowiki>{{lien ancre}}</nowiki> == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, j'ai bien fini de relire les pages du libre [[Méthode_des_moindres_carrés]] que je pensais correctes, mais j'ai un souci avec les liens dans la transclusion : j'avais utilisé le modèle {{m|lia}} pour que les liens fonctionnent correctement aussi bien à partir des pages (par ex. [[Page:Gauss - Méthode des moindres carrés, trad. Bertrand, 1855.djvu/103|page 89]] au début de l'article 15) que depuis [[Méthode_des_moindres_carrés/Supplément#artS15|ici]] − mais par contre les liens ne fonctionnent généralement pas dans le livre généré, que ce soit en PDF, en EPUB ou même en HTML… Même les liens depuis la table des matières (au début du livre) vers les différents chapitres ne fonctionnent pas correctement ; que faudrait-il faire pour que ces liens fonctionnent ? Merci d'avance {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 juin 2021 à 16:14 (UTC) :J’ai bien inspecté le code des pages, mais je ne sais pas du tout, surtout que ça a l’air de marcher sur le site internet… Je ne connaissais même pas l’existence de ces modèles avant que vous les utilisiez, et je me contente toujours de mettre le lien vers l’espace principal, ce qui marche toujours, je crois. Demander peut-être au créateur du modèle, {{mention|BernardM}} ? — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 28 juin 2021 à 16:48 (UTC) ::{{ping|ElioPrrl}} Merci je vais essayer {{sourire}} … ::{{ping|ElioPrrl}}… mais il semble impossible d’avoir une réponse {{triste}} (j’avais mis un mot sur la [[Discussion utilisateur:BernardM|page de discussion de BernardM]], mais sans succès). J’ai remarqué que ce problème de liens qui ne fonctionnent pas est en fait très général, par ex. le [[Livre:Langevin - Le principe de relativité, 1922.djvu|principe de relativité]] (que tu as également préparé {{sourire}}) : sur les 26 liens vers les différents articles de la table des matières, version PDF ou version HTML, il y en a 9 qui ne fonctionnent pas : les '''5''' et '''6''' de la première partie, et tous les 7 ('''20''' à '''26''') de la 2{{e|ème}} partie. Je n’arrive vraiment pas à comprendre la logique dans la génération de ces liens <code>calibre_link-...</code> {{Songeur}}… À qui me conseillerais-tu de poser la question ? Ou bien directement sur la page [[Wikisource:Scriptorium]] ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 15:50 (UTC) :::Oui, le Scriptorium ; et rétablir les liens « normaux », au moins en attendant. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 16:45 (UTC) ::::{{ping|ElioPrrl}}{{Merci}} de ta réponse rapide, mais je ne vois pas bien ce que signifie « rétablir des liens normaux », l'exemple que je citais du « [[Livre:Langevin - Le principe de relativité, 1922.djvu|Principe de relativité]] » de Langevin est un ouvrage qui est déjà terminé, auquel je n’ai pas touché, je n’ai fait que télécharger une version PDF et une version HTML pour voir ce que donnent les liens depuis la table des matières… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 18:02 (UTC) :::::Ah pardon ! j’avais lu trop vite. J’ai cru que vous aviez utilisé {{m|lia}} sur ''La relativité'' de Picard que vous venez de terminer. Après inspection du fichier EPUB de la bonne ''Relativité'', j’ai trouvé que les <code>id</code> ne sont pas transcrit correctement : normalement, l’ancre <code>ancre</code> est renommée, dans le fichier exporté, <code>id-ancre</code> ; or là, parfois le dernier caractère est supprimé, et parfois un suffixe <code>-n24</code> (le nombre peut changer) est rajouté. Je n’en ai pas encore trouvé la raison ; peut-être que quelqu’un sur le Scriptorium en saura plus. ::::{{ping|ElioPrrl}} Voilà, j'ai finalement reçu une réponse de {{mention|BernardM}} qui me conseille de poster la question sur le Scriptorium — ce que je vais donc faire… Je viens de renommer toutes les ancres du Langevin, je crois que ça marche {{sourire}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 11:29 (UTC) :je confirme, tous les liens sont opérationnels {{sourire}} dans l’ouvrage de Langevin ! Merci {{ping|ElioPrrl}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC)! ::Ce n’est pas tant moi qu’il faut remercier {{clin}} : {{Merci}} surtout d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:03 (UTC) == Problème de blancs et<code>&amp;emsp;</code> == ''(partie de discussion extraite de la section précédente « Problème de <nowiki>{{lien ancre}}</nowiki> »)'' D’ailleurs, j’en profite : vous avez utilisez <code>&amp;emsp;</code> dans la transcription ; il fait l’éviter au maximum, ainsi que les <code><nowiki>&amp;ensp;</nowiki></code>, <code><nowiki>&amp;thinsp;</nowiki></code>,{{lié}}etc., parce que ces espaces posent problème au moins sur Mac et Unix (voyez la seconde moitié de [[Wikisource:Scriptorium/Décembre_2020#Sauts_de_paragraphe_inattendus|cette discussion]]), au point qu’il a fallu totalement réécrire le modèle {{m|em}} qui les utilisait. Et en plus, dans le cas où vous les avez utilisés, ils sont trop grands — c’est plutôt des demi-cadratins qui sont utilisés, il me semblent. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 16:52 (UTC) :Pour les <code><nowiki>&amp;emsp;</nowiki></code> que j'avais rajoutés dans la contribution de Picard sur la relativité en astronomie, j’avais suivi ta suggestion de mesurer cet intervalle — et le blanc qui suit les numéros de paragraphe a bien la largeur d'un '''M''' — ce qui correspond à la définition du <code><nowiki>&amp;emsp;</nowiki></code>… Avec un simple blanc comme tu l'as remis dans la [[Page:Picard - La théorie de la relativité et ses applications à l’astronomie, 1922.djvu/11|1ère page]] l'intervalle me semble nettement plus court que l’original — et aussi il me semble que cet espace devient variable suivant le contenu de la ligne. Mettre un <nowiki>{{iv|1em}}</nowiki> ou <nowiki>{{iv|0.75em}}</nowiki> serait-il mieux que le &&#8288;emsp; honni ?--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 18:02 (UTC) ::Le cadratin, c’est la largeur du tiret long (—), ou de l’indentation de début de paragraphe ; la largeur du M est généralement plus courte, sauf à compter les approches de part et d’autre, ce qui est très difficile à évaluer — cela est bien montré sur la [[w:Cadratin|page Wikipédia]], par exemple. Réduction faite des approches, je trouve un poil plus que un demi-cadratin, donc {{m|iv|0.5em}} conviendrait. :::{{ping|ElioPrrl}} Donc éveltuellement si je remplace les &amp;emsp; par un <nowiki>{{iv|0.5em}}</nowiki> ou <nowiki>{{iv|0.6em}}</nowiki>, ça t'irait ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 juillet 2021 à 18:46 (UTC) ::::À dire le vrai, je préfère autant une espace normale, parce que la largeur des espaces-mots varie beaucoup plus d’une ligne à l’autre sur écran et sur papier ; mais <nowiki>{{iv|0.5em}}</nowiki> me conviendrait. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 1 juillet 2021 à 19:12 (UTC) ::Autant la mesure des tailles de police directement sur le fac-similé est fiable, autant la mesure des marges et espaces est difficile. Pour les espaces horizontaux, il faut défalquer l’approche des caractères, qui est très difficile à estimer. Pour les espaces verticaux, c’est encore plus difficile, parce que : {{1o}} très souvent il n’y a pas de valeur unique pour tous les blancs verticaux de même nature (j’entends par là avant ou après tel niveau de titre, avant ou après l’astérisme,{{lié}}etc.), la hauteur allouée au blanc étant surtout fonction de la place disponible sur la page ; {{2o}} la mesure du fac-similé ne peut directement s’appliquer au HTML, puisque les ''boxes'' des lignes n’ont pour limite supérieure et inférieure ni la hauteur d’ascendante, ni la ligne de base, ni aucun repère visible, et {{3o}} la marge d’à peu près 0.6em entre paragraphes nous demande d’augmenter de la même valeur les marges verticales si l’on veut garder à peu près la physionomie de l’original. De sorte que je n’utilise pour ainsi dire jamais les espaces horizontaux (sauf entre les formules mathématiques, où j’utilise conventionnellement 1em ou 2em, mais je vais essayer de changer ça dans le modèle {{m|MathForm}}, parce que tant l’usage de {{m|iv}}/{{m|em}} que de <code>\begin{aligned}</code> pose des problèmes, ou de centrage ou de coupure de ligne, notamment sur les écrans étroits comme les écrans de smartphone) ; et pour les espaces verticaux, je les mets systématiquement plus grands que l’original, et j’essaye de les échelonner « rationnellement » (le blanc après le titre de premier niveau est plus grand que celui avant le titre de second niveau, qui est plus grand que celui après ce même titre, et ainsi de suite). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 19:48 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Il me semblait que l'utilisation du <code>\begin{aligned}</code> dans le cas de plusieurs équations sur la même ligne devrait distribuer proprement les blancs, par exemple {{br0}} <nowiki>{{c|<math>\begin{aligned}\xi &= a, & \eta &= b, & \zeta &= c, \ldots ,\end{aligned}</math>}}</nowiki> {{iv|1em}}qui donne {{c|<math>\begin{aligned}\xi &= a, & \eta &= b, & \zeta &= c, \ldots \end{aligned}</math>}} :::où la distribution des blancs est très bien faite par latex {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 juillet 2021 à 18:46 (UTC) ::::Les blancs sont très bien (ce ne sont rien d’autre que des <code>\qquad</code>, en fait, si je ne m’abuse). Le problème, c’est que sur des écrans étroits (sur mon smartphone, dès deux équations un peu longues sur la même ligne), ou avec un zoom à plus de 100% (sur ma liseuse, dès 150% de zoom pour trois équations), les équations ne rentrent pas dans la largeur de l’écran, et comme il est impossible de passer à la ligne à l’intérieur d’une balise <code>math</code> les équations sont partiellement invisibles. Utiliser {{m|iv}}/{{m|em}} autorise les coupures de lignes, mais les équations individuelles, hors la première, sont mal centrées, parce que, contrairement aux espaces-mots, l’espace créé par {{m|iv}}/{{m|em}} ne « s’efface » pas dans le passage à la ligne. L’idée serait d’utiliser la propriété CSS <code>word-spacing</code>, mais cela pose un autre problème que j’essaye de résoudre. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 1 juillet 2021 à 19:12 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Autant que je sache, le <code>\qquad</code> est un maximum, cet espace diminue si nécessaire… {{br0}} J'aimerais également te soumettre quelques questions concernant le résultat de l'édition, que je soumets dans une nouvelle section ci-dessous. == Problèmes liés à la transclusion de livres scientifiques == {{ping|ElioPrrl}} Pour voir comment se comporte un texte scientifique, avec son mélange de LaTeX et de de texte, j'ai édité le livre de Gauss [[Méthode_des_moindres_carrés]] en PDF, sous format A5 qui semble proche de l’original ; il y a un certain nombre de problèmes que j’ai noté — peut-être as-tu des propositions de solution ? ''(les numéros de page correspondent à ceux apparaissant au bas des pages dans la transclusion en PDF/A5)'' ; * Formules centrées avec le point-virgule de ponctuation qui se trouve seul sur une ligne suivant l'équation, dans les pages 39 (§16) et 46 (§20) ; la seule solution que je vois est de mettre la ponctuation dans la balise <nowiki><math></nowiki>, précédée éventuellement d'un espace fin <code>\,</code>, — même si sémantiquement ce n’est pas correct… D'ailleurs, pour les équations sur pluieurs lignes, les ponctuations sont bien à l’intérieur de la balise <nowiki><math></nowiki>, ça ne me paraîtrait pas incongru de le faire aussi pour les équations sur une seule ligne. Aurais-tu des objections ? ::Je vais normalement résoudre ça dans leElioPrr modèle {{m|MathForm}} (sauf pour les équations sur plusieurs lignes). Si le point-virgule passe à la ligne suivante (mais en fait ça peut avoir lieu avec n’importe quel signe de ponctuation), alors la formule, augmentée du signe de ponctuation, sera de toute façon trop longue pour rentrer sur une ligne, et débordera hors de l’écran. Donc c’est un mal pour un autre. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} En fait non, pour ce qui est de la version PDF, je constate que les équations ne dépassent pas des marges (ou très peu), car visiblement la transclusion ajuste la taille pour la ramener à la largeur de la ligne, par ex. toujours sur cette page 39 dans la version PDF/A5, cette équation qui a son point-virgule final dans une ligne à part a bien comme largeur la largeur de la page, et a visiblement été réduite (symboles plus petits), sans que cela ait été spécifié dans le code wiki ; et pour en revenir à la question des ponctuations en fin de formules centrées, les 2 équations du bas de cette page 39 seraient bien plus esthétiques si la ponctuation avait été mise dans la balise <nowiki><math></nowiki> : le point-virgule serait resté sur sa ligne, et le point final de l'équation suivante serait correctement espacé par rapport aux autres points comme sur l’original… Le mélange des genres n’est pas très harmonieux, et il me semblerait vraiment préférable de laisser à latex le soin de positionner la ponctuation dans les équations en « displaystyle »… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 21:29 (UTC) * problèmes d'équations numérotées avec {{m|MathForm1}} : dans plusieurs cas, lorsque les formules ne tiennent pas dans l’espace qui reste en bas de page, le numéro de l'équation se trouve seul en bas de page, tandis que les équations sont réléguées à la page suivante. Ça arrive à 5 reprises dans cet ouvrage, au bas des pages 43, 68, 69, 113, et 120. Aurais-tu une suggestion pour éviter ce genre de problème ? ::Je crois que c’est résolu (mais difficile de le dire, il se pourrait que ce soit un infime changement dans la mise en page de ce qui précède ces formules qui ait résolu le problème). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} Bizarre, je viens de refaire la transclusion en PDF/A5, et le problème existe toujours dans les 5 équations mentionnées. J'avais bien activé l’option « Bypass all caching » avant la transclusion — y a-t-il une autre opération que j'aurais oublié pour cette transclusion ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 21:29 (UTC) * Parfois aussi dans les tableaux avec traits verticaux, il y a les traits verticaux en bas de page, mais sans aucune ligne de données, celles-ci ne commencent qu’à la page suivante, comme dans les pages 143-144-145. Ce problème aurait-il la même origine que le problème précédent du {{m|MathForm1}} ? ::Dans ce genre de cas précis, cela vient de ce que tout est codé en LaTeX, et qu’il faudrait plutôt le coder en HTML, afin que les sauts de lignes et de page puissent avoir lieu normalement. Plus je contribue ici, et plus je suis convaincu que, dès qu’on peut le faire sans trop sacrifier à la cohérence, il faut éviter au maximum de regrouper dans une seule formule LaTeX plusieurs formules, horizontalement ou verticalement ; certes, on a des petits accidents (la ponctuation rejetée sur une ligne suivante), mais en général c’est la manière de rendre l’affichage le plus souple selon les dispositifs de lecture. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) * Enfin il y a des titres de section qui se trouvent seuls en bas de page — une bonne pratique il me semble est de ne pas mettre ces titres en bas de page (mais je n'ai pas vérifié sur les pratiques de l'I.N. {{Clin d'œil}}). ::Pas besoin de consulter l’I.N. effectivement c’est une plaie visuelle ! {{rire}} C’est un dossier que je veux arranger depuis [https://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Community_Tech/Ebook_Export_Improvement#Prevent_page_breaks_after_headings déjà longtemps] (et, coïncidence, je prenais mes exemples dans le même livre {{clin}}), mais nous n’arrivons pas à obtenir ce que l’on veut ([[Wikisource:Scriptorium#Abréviations_soulignées_sur_mobile_(et_sauts_de_page_dans_WSexport)|dernière avancée]], mais qui ne marche pas sur toutes les liseuses, et pas à l’export PDF). Mais j’y réfléchis régulièrement… — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) En tout cas, merci pour tous ces échanges qui me sont bien utiles {{sourire}} — en espérant ne pas trop t’encombrer dans tes activités… == Poincaré - Leçons sur les hypothèses cosmogoniques == Ne serait-il pas intéressant d’ajouter le livre dans la page d'accueil wikisource ? Merci. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 8 septembre 2021 à 14:06 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Très probablement mais je n'ai jamais fait, sais-tu faire et/ou peux-tu me dire sur quelle page ? Merci et bien cordialement --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 septembre 2021 à 16:52 (UTC) ::J’ai fait une tentative, qui n'a pas bien marché. Il faut aller sur la page d'accueil et modifier la liste des '''Derniers ouvrages validés''' (à droite, en bas de la page) en cliquant sur '''modifier''' sous les six livres. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 9 septembre 2021 à 05:54 (UTC) :::{{ping|Fabrice Dury}} J'ai fait l?'essai aussi sur cette page en rajoutant l'item « <nowiki>* {{export|Leçons sur les hypothèses cosmogoniques}} '''[[Auteur: Henri Poincaré|Henri Poincaré]]''', ''[[Leçons sur les hypothèses cosmogoniques]]'', 1911</nowiki> » mais le lien sur le livre apparait en rouge, donc comme si le livre n'était pas accessible {{Songeur}}… Et je suis très déçu par le résultat de la transclusion (génération en epub, en pdf ou en html, à partir de la [https://fr.wikisource.org/wiki/Le%C3%A7ons_sur_les_hypoth%C3%A8ses_cosmogoniques_(Poincar%C3%A9,_1911) page de transclusion]), aucun des liens ne fonctionne, pas même ceux liés aux notes de bas de page. Les liens depuis la table des matières ne fonctionnent pas non plus, sans parler de l'index… Il doit y avoir un problème plus fondamental pour « terminer » un ouvrage, aurais-tu une idée du problème ? Bonne journée {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 9 septembre 2021 à 07:17 (UTC) ::::Non, je n'ai pas d'idée. Je vais demander de l'aide sur le scriptorium. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 9 septembre 2021 à 07:30 (UTC) == Henri Lebesgue : Leçons sur l'intégration == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, je suis en train de relire la deuxième édition des [[Livre:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu|Leçons sur l’intégration de Lebesgue]] que tu avais mis en forme il y a un peu plus d’un an — peut-être suis-tu cela ? Même si je ne suis pas les mêmes conventions que toi (en particulier pour les ponctuations incluses dans les équations centrées), j’essaie de respecter tes conventions, ce qui peut m’amener parfois à rajouter un <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> quand une ponctuation se retrouve en début de ligne ; sinon je modifie aussi les marges haut-bas des paragraphes qui énoncent les résultats, comme par exemple [[Page:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu/102|page 86]], pour la rendre identique (1em) aux équations, ce qu'elle me semble bien être. Par ailleurs je n’ai pas réussi à trouver les explications pour le modèle <nowiki>{{p début|...}}</nowiki> utilisé pour faire ressortir ces énoncés — et quel est l'avantage de ce modèle par rapport au simple {{m|Interligne}} ? J'étais un peu embêté aussi par l’utilisation du modèle {{m|Fig.}}, qui oblige à mettre les numéros des figures en italiques, par ex. ''{{fig.|3}}'' plutôt que {{lié|''fig.'' 3}} qui est plus conforme à l’original ; mais ce sont vraiment de petits détails… J'aurais aussi préféré que les ''d'' représentant la différentielle dans les équations soient conformes à l’original (en italique donc), plutôt que de remplacer par une écriture « moderne », mais ce n’est pas essentiel {{Sourire}} Sinon je me suis permis aussi de modifier ton commentaire et l’écriture de l’équation en milieu de [[Page:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu/104|page 88]] — bizarre que la même erreur soit reproduite dans les 2 éditions (dans la première edition, il y a d’ailleurs une croix ajoutée au crayon sur les Λ, ce qui m’incite à conserver le « ''f'' » plutôt que de le remplacer par un « F » Bonne continuation, et merci ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 15 mars 2022 à 19:39 (UTC) :Bonjour, je l’ai bien vu à ma liste de suivi fort encombrée depuis quelques jours {{sourire}} Pour répondre un peu de mots : :* Pour {{m|fig.}}, c’est pour développer l’abréviation en info-bulle, sachant que les chiffres en italiques sont très rares à l’époque, même au sein d’une phrase toute entière en italiques. Si on veut vraiment coller à l’image, il faudrait remplacer {{m|fig.|''x''}} par {{m|abr|fig.|figure}}{{m|lié}}<code>''x''</code>. :* Pour les ''d'', je suis un jour d’un avis, le suivant de l’avis contraire. Mais dans un livre consacré entièrement à l’intégration, et sachant que le ''d'' droit est la typographie normale au {{s|xviii}}, oubliée au {{s|xix}} jusqu’à Bourbaki environ en France, j’ai préféré le rétablir ; ç’aurait été un traité sur une matière différente, peut-être aurais-je gardé le ''d'' italique. :* Pour {{m|p début}}, c’est ma maniaquerie : je distingue dans le code l’interligne, qui est une séparation entre deux paragraphes, que l’on pourrait remplacer par un filet ou un astérisme, et que je code avec {{m|interligne}} ; que je distingue, donc, de la mise en relief par ajout de marges verticales, que l’on pourrait remplacer par une boîte par exemple, que je code avec {{m|p début}}. Ce dernier a de plus l’avantage d’être plus fiable : la hauteur totale de l’interligne s’ajoute aux marges verticales par défaut des paragraphes, donc la hauteur indiquée dans le modèle {{m|interligne}} est moindre que celle affichée ; alors que la hauteur des marges dans {{m|p début}} est exactement celle affichée. J’aurais mis une marge verticale de 1em, n’était justement cette marge verticale par défaut entre les paragraphes, qui rend la mise en relief moins visible. :* Pour les corrections, je vous fais confiance, vous devez vous y connaître au moins autant que moi. :Merci pour cette validation ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 16 mars 2022 à 13:17 (UTC) :: Merci {{ping|ElioPrrl}} pour tes réponses ! Je continue donc à relire, il faudra encore un bon moment pour arriver au bout — ça me rajeunit aussi de retrouver ses matières que je n'avais plus pratiquées depuis bien longtemps, et je continue aussi à apprendre des utilisations de modèles que je ne connaissais pas vraiment {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mars 2022 à 17:52 (UTC) == [[Livre:Mémoire sur l'indépendance de l'Ukraine, présenté à la Conférence de la paix par la Délégation de la République ukrainienne (1919).djvu]] == Bonjour [[utilisateur:F0x1|F0x1]], et bonjour {{Notif|Newnewlaw}} également ! Comme nous avons tous trois collaboré à la correction de cet ouvrage, avec un résultat qui dépasse même mes attentes ^^, je proposerais bien une amélioration finale à l'ouvrage d'origine, tout en le signalant à l'endroit approprié : placer la '''Carte''' en tête de la transclusion du chapitre Géographie. Histoire de la mettre en exergue et que les lecteurs y aient accès (elle ne figurait d'ailleurs pas dans la table des matières, ce qui est regrettable...). Sa position d'origine pourrait-elle être indiquée en légende, du style "Note Wikisource" ? <br /> [https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Anicium'''<span class="sc">s</span>y<span class="sc">b</span>'''~'''<span class="sc">''anicium''</span>] 10 avril 2022 à 12:54 (UTC) :{{ping|SyB~Anicium}} {{ping|Newnewlaw}} Oui tout-a-fait, la carte est importante — elle l’est aussi pour le dernier chapitre (VI), mais elle est très utile aussi pour les autres chapitres (en fait je l’avais sous les yeux en permanence lors de la relecture). Je me posais d’ailleurs la question s’il ne serait pas possible de l’inclure en pleine résolution, ou du moins de fournir un lien dans la version pdf vers la version pleine résolution ? Limitée à 500 pixels de largeur, ça me semble nettement moins lisible… Je n'ai encore jamais pratiqué la "Note Wikisource", ça fonctionne comment ? Merci en tout cas d'avoir apporté ce livre d'il y a un siècle qui me semble apporter un bel éclairage sur les évènements actuels… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 avril 2022 à 18:48 (UTC) ::J'ai tenté d'intégrer la carte à ta table des matières et en tête du chapitre Géographie :) Mais en effet, un lien cliquable est intéressant pour l'export PDF (édit : ça fonctionne automatiquement à l'export PDF !). Afficher en pleine résolution est impossible, je suis parti du fichier haute définition et il est... disproportionné pour un écran. [https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Anicium'''<span class="sc">s</span>y<span class="sc">b</span>'''~'''<span class="sc">''anicium''</span>] 10 avril 2022 à 19:53 (UTC) :::{{ping|SyB~Anicium}} Ce n'était pas comme ça que je voyais la chose, mais plutôt sous forme d'un lien qui pourrait être <code><nowiki>{{lia|Conclusion|Carte|''(voir la carte)''|128}}</nowiki></code> après avoir rajouté l'ancre à la figure (ce que je viens de faire) et la carte au chapitre "Conclusion" — soit sous cette forme directement en association avec les titres des chapitres I et VI ou peut-être sous forme d'une note. Ou bien alors rajouter la carte elle-même sous forme d'un chapitre à part, mentionné à la fin de la table des matières ? C'est sans doute ce qui serait le plus proche de l'original… :::Pour ce qui est de lien vers la pleine résolution, peut-être poser la question dans le Scriptorium ? L'image ne me semble pas si gigantesque (1,1Mb,3020x1978 pixels) du moins sur ordinateur — c'est vrai que pour une liseuse en noir et blanc ça ne doit pas être top, encore que… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 11 avril 2022 à 11:39 (UTC) == Gauss : mouvement des corps célestes == Bonjour, Dans certaines pages du livre de Gauss, par exemple [[Page:Gauss - Théorie du mouvement des corps célestes, traduction Dubois, 1864.djvu/396|page 377]], certaines valeurs de log se voient munies, outre d'une barre au dessus du chiffre des unités, d'un signe (-) juste à gauche de cette barre. Il me semble que c'est une anomalie qui mériterait de disparaître, mais comment ? Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 1 août 2022 à 08:45 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Bonjour et merci de relire si soigneusement ! J'avais fait quelques essais de plusieurs possibilités pour écrire les chiffres des unités des logarithmes dans ma [[Discussion utilisateur:F0x1/Brouillon|page de brouillon]], et je n'y vois pas de signe (-) devant le chiffre des unités — ça peut peut-être dépendre du navigateur (j'utilise Chrome). Dans la page que tu mentionnes, j'avais choisi le diacritique U+0305 avec un blanc surligné en plus (la colonne de droite de l'avant-dernière ligne du tableau). C'est dans cet exemple que tu vois un signe moins ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 août 2022 à 13:01 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}}… j'ai fait des tests avec Firefox et effectivement ce n’est pas top… Parmi les différentes solutions de la [[Discussion utilisateur:F0x1/Brouillon|page de brouillon]], j'aurais préféré éviter le latex, le rendu n'est souvent pas top dans les versions epub… Il semble y avoir aussi un problème avec le symbole de noeud ascendant (☊), qui passe bien quand c’est sous forme texte, comme dans « A☊B » mais donne quelque chose d'horrible quand c’est sous la balise ''math'' : <math>\text{A☊B}</math>, et même avec l’ajout d’un espace (\text{A☊ B}) le résultat <math>\text{A☊ B}</math> est très moche en PDF… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 août 2022 à 19:14 (UTC) == Les moteurs à gaz == Bonjour, je ne comprends pas pourquoi tu rajoute le modèle tiret en bas de cette page [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/12]], puisque le tiret est le dernier mot de la page, il n’y en pas besoin, ce qui peut se vérifier à la transclusion. Et sur cette page [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/13]], j’avais placer l’image à la fin du paragraphe, comme ça se fait habituellement, pour ne pas couper la lecture, et toi tu la replace justement là où je ne voulais pas qu’elle soit. Et pourquoi remplacé le modèle "IllustPP" par "Img float". [[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 janvier 2023 à 08:01 (UTC) :{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} C'est vrai, j'ai gardé l'habitude du {{m|tiret}}, ça me permet une vérification orthographique plus exhaustive — et il ne me semble pas que ça puisse nuire à la transclusion, si ? Et j'utilise plutôt le modèle {{m|Img float}} car celui-ci permet de mettre l'image au plus près de sa position originale, sans pour autant couper de paragraphe, comme tu peux le voir sur [[Les_moteurs_à_gaz/Épuration_chimique|ce chapitre-là]], contrairement au modèle {{m|IllustPP}}… Je rajoute également et en-têtes et pieds de page. Mais je ne voudrais pas bien sûr que mes modifications te perturbent de trop ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 31 janvier 2023 à 18:31 (UTC) ::Ça ne me perturbe pas, mais je ne comprenais pas. Par contre je continue à penser que l’insertion de l’image où tu l’as mis perturbe la lecture, mais ce n’est que mon simple avis. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 janvier 2023 à 19:06 (UTC) :::{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Je crois que je continuerai à utiliser les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}}, car il y a 2 cas de figure où les coupures de mot en fin de page sont mal gérées : (1) quand la coupure a lieu sur un tiret comme « c’est-à-|dire », il faut insérer 2 tirets consécutifs au bas de la page — perturbant à la lecture en mode Page: ; et (2) quand le bas de la page contient une instruction de fin de section (exemple de [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/22|la page 18/19]]), où le tiret reste en place. Quant au modèle {{m|Img float}}, c'est le seul à ma connaissance q}}ui permet de rendre fluide le texte autour d'une image qui occupe une pleine page, comme c'est le cas du chapitre [[Les moteurs à gaz/Moteur Otto|sur le moteur Otto]] — je continuerai donc à privilégier ce modèle par rapport à {{m|IllustPP}} ; j'évite aussi le mélange de modèles différents pour les illustrations d'un même ouvrage, ça peut donner des différences de présentation perturbantes… Mais je suis admiratif pour tout ce que tu as fait — {{Mciel}} ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 février 2023 à 15:57 (UTC) ::::fait comme tu veux {{clin}} l’important c’est que le texte soit corrigé ; quant à l’admiration que tu as pour mon travail, je n’en demande pas tant, mais ça me touche beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 février 2023 à 16:03 (UTC) == Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910 == Bonjour, Dans [[Page:Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910.djvu/97]], le renvoi à la « note de la page 79 » ne fonctionne pas. Comment le corriger ? — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 1 mars 2023 à 15:02 (UTC) :Pour moi le renvoi fonctionne, la « note de la page 79 » est à cheval sur les 2 pages 78 et 79 ; je n'ai pas voulu faire le renvoi au début de la note page 78, puisque les explications pertinentes sont en fin de note à la page 79. Dans le [[L’évolution_des_mondes/03|chapitre transclus]], il devrait y avoir un texte légèrement différent, j'avais rajouté <nowiki><includeonly> (note 3 ci-dessous)</includeonly></nowiki>, mais je ne retrouve plus ce texte dans la version actuelle ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 mars 2023 à 18:05 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Avril 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 28 avril 2023 à 07:54 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=24935909 --> == Infolettre WikiL@b • Mai 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Lancée en avril 2023, l'infolettre wikil@ab compte d'ores et déjà 225 abonnés. Un grand merci ! N'hésitez pas à en parler autour de vous. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 mai 2023 à 13:37 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25065028 --> == Infolettre WikiL@b • Juin 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Juin 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 juin 2023 à 09:59 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25093703 --> == Infolettre WikiL@b • Juillet 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Juillet 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture et bel été ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 25 juillet 2023 à 14:33 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25316082 --> == Infolettre WikiL@b • Août 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Août 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne rentrée et bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 août 2023 à 13:44 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25459105 --> == Infolettre WikiL@b • Septembre 2023 == Bonjour, Message périodique pour vous rappeler que la fin du mois approche et accessoirement vous informer de la publication d'un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Septembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]]. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 27 septembre 2023 à 13:26 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25613055 --> == Infolettre WikiL@b • Octobre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Octobre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 octobre 2023 à 14:21 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25775356 --> == Infolettre WikiL@b • Novembre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Novembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 novembre 2023 à 13:01 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25810326 --> == Modèle tiret == Bonjour, Lorsque le modèle tiret est précédé d'une apostrophe, il se crée une espace surnuméraire à la transclusion : il faut donc inclure le mot élidé et l'apostrophe à l'intérieur du modèle : <nowiki>{{tiret|d’in|spirer}}</nowiki> et non <nowiki>d’{{tiret|in|spirer}}</nowiki>. Cordialement, [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 décembre 2023 à 13:11 (UTC) :{{ping|Acélan}} Oups, j'avais corrigé quelques-unes de ces erreurs, mais apparemment pas toutes… Merci de l'avoir signalé, je ferai plus attention ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 décembre 2023 à 15:18 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Décembre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Décembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne année et bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 janvier 2024 à 13:27 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25985842 --> == Infolettre WikiL@b • Janvier 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Janvier 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. J'en profite pour vous signaler que Juliette vient de terminer sa mission et j'arrête dans quelques jours. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 13 février 2024 à 12:47 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26142263 --> == ''Hat'' dans &lt;math> ? == Bonjour, Est-il possible d'obtenir un ''hat'' dans <code><nowiki><math>...</math></nowiki></code> ? Voyez l'erreur dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Becquerel_-_Expos%C3%A9_%C3%A9l%C3%A9mentaire_de_la_th%C3%A9orie_d%E2%80%99Einstein_et_de_sa_g%C3%A9n%C3%A9ralisation.djvu/16 cette page] pour comprendre ce que je recherche. Merci, — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> :{{Ping|Cantons-de-l'Est}} {{Mention|Fabrice Dury}} a fait la correction {{Sourire}} Par contre, je trouve toujours très inélégant la coupure introduite (avec un <nowiki>{{br0}}</nowiki>) alors qu'il est tout-à-fait possible de fluidifier le texte autour de l'image, soit avec <nowiki>[[Fichier:]]</nowiki>, ou mieux avec {{m|Img float}}… :: Merci. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 février 2024 à 22:48 (UTC) :{{Ping|Cantons-de-l'Est}} J'ai mis l'image en {{m|Img float}}, il me semble que c'est préférable, et surtout dans la transclusion l'image ne coupera pas le texte. [[File:Angle_AOx.png|left|200px]] [[File:Becquerel-Einstein-fig-1.svg|right|200px]] Pour la figure 1 (version actuelle à gauche), c'est dommage à mon avis que le {{t|x|125}} ne soit pas en italiques {{t|''x''|125}} ou mieux {{t|𝑥|150}}… Par exemple, en choisissant une police ''Times'' plutôt que le défaut, la version à droite me semble plus proche de l'original. Bonne continuation {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 février 2024 à 14:30 (UTC) :: En lien avec la lettre x en italique, mon logiciel de dessin 2D (un logiciel créé en 2003) ne reconnaît pas la police de caractère Cambria Math. J'ai appliqué Arial Unicode MS au x, puis j'ai mis en italique. Si vous pensez à une meilleure police de caractères ''historique'' sous Windows, dites-moi. Si vous voyez d'autres améliorations pour les images que je crée pour ce livre, dites-moi. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 25 février 2024 à 18:05 (UTC) :::{{ping|Cantons-de-l'Est}} Désolé, je ne suis pas un utilisateur de Windows, et ''a fortiori'' je ne connais pas l'historique des polices de caractères sous cet OS ; pour des images géométriques simples, je tends à privilégier le format SVG qui stocke les ordres de tracé, plutôt que de stocker des pixels, ce qui permet donc des zooms illimités (et en plus est beaucoup plus petit pour les figures simples). Mais avec le ''x'' en italiques, c'est déjà bien mieux ! Merci de l'avoir modifié {{sourire}}. Bonne continuation, je regarderai sûrement de temps en temps ce livre qui m'intéresse… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 février 2024 à 19:08 (UTC) :::: Bonjour, J'apprécie SVG et connais ses avantages, mais l'export en SVG par mon logiciel de dessin 2D est parfois déficient, au contraire de JPG et PNG. Les deux relativités m'intéressent beaucoup. Je pense ne rien apprendre sur la relativité restreinte, alors que l'appareil mathématique de la relativité générale m'est trop souvent inaccessible. J'espère que le livre de Becquerel m'aidera. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 25 février 2024 à 22:09 (UTC) :::::{{Ping|Cantons-de-l'Est}} Juste pour info, le logiciel libre Inkscape permet de faire des figures en SVG assez facilement (je ne l'utilise pas régulièrement, la version 1.0 est récente) mais il connait les polices mathématiques (j'ai opté pour la police cmmi10 dans la figure ci-dessus, qui est bien reconnue dans wikimedia). Peut-être ton logiciel connaît-il cette police ?{{br0}} À propos de relativite, j'ai corrigé dernièrement un livre très (trop) simple « [[Einstein et l’Univers]] » de Charles Nordmann, c'est plus du journalisme qu'un exposé scientifique, mais si tu veux jeter un coup d'œil… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 février 2024 à 20:05 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Février 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Février 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 février 2024 à 09:25 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26142263 --> == Infolettre WikiL@b • Mars 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mars 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 mars 2024 à 07:44 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26419978 --> == Infolettre WikiL@b • Avril 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 1 mai 2024 à 12:08 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26706883 --> == Rappel : votez maintenant pour sélectionner les membres de la première U4C == <section begin="announcement-content" /> :''[[m:Special:MyLanguage/Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder|Ce message est également traduit dans d'autres langues sur Meta-wiki.]] [https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Translate&group=page-{{urlencode:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder}}&language=&action=page&filter= {{int:please-translate}}]'' Chères Wikimédiennes et Wikimédiens, Vous recevez ce message parce que vous avez déjà participé au processus du CdCU. Ceci est un rappel que la période de vote pour le Comité de Coordination du Code de Conduite Universel (U4C) se terminera le 9 mai 2024. Lisez les informations sur la page de [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024|vote sur Meta-wiki]] pour en savoir plus sur le vote et l'éligibilité des personnes votantes. Le comité de coordination du code de conduite universel (U4C) est un groupe mondial qui se consacre à la mise en œuvre équitable et cohérente du code de conduite universel. Les membres de la communauté ont été invités à soumettre leur candidature à l'U4C. Pour plus d'informations et pour connaître les responsabilités de l'U4C, veuillez [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Charter|consulter la charte de l'U4C]]. Veuillez partager ce message avec les membres de votre communauté afin qu'ils puissent également participer. Au nom de l’équipe du projet de CdCU,<section end="announcement-content" /> [[m:User:RamzyM (WMF)|RamzyM (WMF)]] 2 mai 2024 à 23:11 (UTC) <!-- Message envoyé par User:RamzyM (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2024/Previous_voters_list_2&oldid=26721207 --> == Infolettre WikiL@b • Mai 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 juin 2024 à 06:46 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26840241 --> == Infolettre WikiL@b • été 2024 == Bonjour, C'est déjà la fin de l'été ! Et avec elle celle du contrat d'Hugo Lopez en résidence à l'URFIST Occitanie entre février 2023 et juillet 2024. Après une période de repos et de rencontres avec la communauté, place à une [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Été 2024|lettre d'information bilan]] de trois mois d'événements. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 août 2024 à 12:02 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26840241 --> == Infolettre WikiL@b • Septembre 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Septembre 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 octobre 2024 à 11:14 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == [[Livre:Fargès-Méricourt - Relation du voyage de sa majesté Charles X en Alsace, 1829.djvu]]== Bonjour Fox1, Hathi Trust possède un très bel exemplaire de cet ouvrage ► [https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=gri.ark:/13960/t2s47419z&seq=1&view=thumb disponible ici]. {{br0}} Je peux en reprendre certaines pages et remplacer celles du djVu de chez nous. À vue de nez, je reprendrais allègrement, la page de couverture (le rouge foncé c'est assez moche), et la liste de tous les contributeurs (pages 223 à 230) parce qu'il y a des grosses taches dans certaines de ces pages. Cela conviendrait ? ou vois-tu d'autres pages qui ont posé problèmes (la carte ? certaines illustrations ? autres ?).{{br0}} Cordialement. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 28 octobre 2024 à 19:34 (UTC). :{{ping|Khardan}} {{Merci}} je ne connaissais pas du tout Hathi Trust ce serait effectivement super de remplacer les pages mentionnées ! Je viens de télécharger ces pages, mais je ne sais pas trop comment remplacer les djvu. Pour les illustrations, je pense que c'est correct, les quelques taches (de couleur) disparaissent avec un traitement approprié… Bien cordialement [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 octobre 2024 à 20:13 (UTC) ::C'est fait. J'ai repris les pages mentionnées dans le djVu. <br/>Pour manipuler un DjVu, sous Windows, il faut se servir d'un outil comme DjVuToy: voir l'étape 4 de [[Utilisateur:SyB~Anicium/Tutoriel_DjVu]] pour l'endroit où il est disponible<br/> — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 28 octobre 2024 à 22:14 (UTC). :::Super, merci ! N'ayant pas encore fait de manip sur ajout ou suppression de pages dans un djvu, tu es certainement plus efficace que moi {{Sourire}}. J'ai pu supprimer la couleur « page à problème » par du jaune (page relue), merci {{ping|Khardan}} ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 29 octobre 2024 à 13:24 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Octobre 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Octobre 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 31 octobre 2024 à 10:58 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == Infolettre WikiL@b • Novembre 2024 == Bonjour, Voici le [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Novembre 2024|dernier numéro de l'année de l'infolettre WikiL@b]]. Bonne lecture et nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d'année. [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 16 décembre 2024 à 15:57 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == Infolettre WikiL@b • Hiver 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Hiver 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 17 février 2025 à 10:29 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28033979 --> == Infolettre WikiL@b • Février 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Février 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 4 mars 2025 à 09:11 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28314293 --> == Infolettre WikiL@b • Mars 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mars 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 1 avril 2025 à 10:36 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28314293 --> == TdM des problèmes de Hilbert == Bonjour, Vous avez écrit : « Ajout de la table des matières » pour [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Sur_les_probl%C3%A8mes_futurs_des_math%C3%A9matiques&diff=15061718&oldid=15059724 cette modification]. Il y avait déjà une TdM. Pourquoi la déplacer après les articles ? — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 27 avril 2025 à 13:42 (UTC) :{{Bonjour|Cantons-de-l'Est}} Cet ouvrage ne comporte aucun chapitre, et le défaut est apparemment de ne pas inclure la table des matières dans la transclusion lorsqu'il n'y a aucun chapitre. Or il me semblait important d'afficher quelque part la liste des problèmes évoqués dans l'ouvrage, et dans une première modification (du 20 avril) j'avais rajouté la liste au début. Après réflexion, il me semblait plus logique d'inclure cette liste à la fin plutôt qu'en préambule (avant l'introduction), et de plus conforme aindi à la version originale. Et pour que les liens du modèle {{m|Lien ancre}} fonctionnent correctement, j'avais demandé à {{Mention|Denis Gagne52}} une correction concernant ce modèle qui ne fonctionnait pas correctement dans le cas de livre à un seul chapitre. Cette liste semble-t-elle mal placée ainsi ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 avril 2025 à 14:52 (UTC) :: J'ai une préférence pour en haut, mais [[Aide:Table_des_matières#Où_se_trouve_une_table_des_matières|l'aide indique l'un ou l'autre]]. Donc, sujet clos. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 27 avril 2025 à 15:11 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Avril 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] via [[Utilisateur:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]] ([[Discussion utilisateur:MediaWiki message delivery|d]]) 29 avril 2025 à 08:39 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28500898 --> == Oeuvres complètes de François Arago == Je viens de venir à bout de la transclusion de [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre]] d'Arago, au moins des chapitres 1 à 26 dont les pages existent. J'ai été admiratif devant la perfection des tableaux et des formules, en particulier entre les pages 257 et 499. Mais il y a un problème: les chapitres 24 et 25 refusent de s'assembler, trop de choses complexes. Je les ai divisés pour que ça passe. J'ai laissé volontairement à la fin de XXIV (suite) un échantillon de ce que ça donne quand la limite est dépassée, je diviserai le chapitre 24 en trois plus tard. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] à qui j'avais envoyé ce message me dit que c'est vous l'expert pour les p 419-503. A part ça, Je vous encourage à terminer [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu|Le tome 8 d'Arago]], pour pouvoir présenter cet ouvrage très intéressant en cette saison de grande peur climatique.--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 mai 2025 à 14:16 (UTC) :{{Bonjour|Hilarion~frwiki|Narilora}} effectivement j'avais mis une centaine de pages de ces tableaux sous forme wiki, il y a un peu plus d'un an ; ces tableaux s'étalent parfois sur plusieurs dizaines de pages, ce qui peut provoquer des soucis à la transclusion. J'ai fait une petite modification pour couper le tableau à un endroit convenable (to=486) mais la 2ème partie [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre/Chapitre 25b]] étant encore trop longue, j'ai introduit une 2ème coupure à la fin de la page 478 (to=486) ; il faudrait peut-être revoir la table des matières pour que ce soit un peu mieux présenté… Éventuellement je pourrais finaliser ce chapitre 25 pour mettre les tableaux en wiki (le latex donne des images, donc impossible de faire du copier/coller). Merci en tout cas de faire cet ouvrage ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 17 mai 2025 à 16:03 (UTC) ::{{ping|Hilarion~frwiki}} et F0x1 : J'ai idée de découper les chapitres 24 et 25 en sections selon le sujet, et d'avoir ainsi une table des matières montrable, en plus de venir à bout des limitations techniques, le bricolage actuel n'a servi qu'à donner de la visibilité. Quelque chose lundi. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 mai 2025 à 18:17 (UTC) :::{{Bonjour|Narilora|Hilarion~frwiki}} ce chapitre 25 devrait être finalisé (relecture des textes et tableaux de températures) ; c'est vrai que la comparaison avec les températures actuelles est intéressante… Je me demandais s'il ne vaudrait pas mieux éviter de mettre les signes '''+''' dans la première ligne des continuations de tableau ? Ou plutôt de les mettre entre balises &lt;noinclude> pour que ces signes n'apparaissent que dans la page, et non dans le texte comme par exemple [[Sur_l’état_thermométrique_du_globe_terrestre/Chapitre_25#397|entre les pages 396 et 397]] ? :::<p>Je me posais aussi quelques questions à propos des choix de typographie : :::* pourquoi les titres de chapitre ne sont-ils pas entre balises {{m|T3}} (de préférence) ? Ça permet de retrouver rapidement les têtes de chapitre pour y adapter éventuellement une typographie particulière (taille, graisse, marges, etc) de façon systématique :::* l'utilisation du {{m|lié}} est important pour éviter des coupures de ligne en de mauvais endroits, comme par exemple dans les ''dates'' (nécessité de lier jour et mois pour qu'il n'y ait pas de coupure entre les 2), ''etc'' qui ne doit pas se retrouver en début de ligne, dans les noms de personnes à particule ou entre abréviation du prénom et nom,{{lié}}etc… voir le [[Aide:Guide_typographique#Espaces_insécables|guide typographique]]. Ce serait mieux si cela pouvait être fait automatiquement, mais ce n'est pas le cas… :::<p>Bon courage pour la suite et merci à tous les deux pour les nouvelles concernant cet ouvrage {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mai 2025 à 17:59 (UTC) ::::Je n'ai rien fait en matière de typographie. L'important est d'avoir un texte accessible. Pour le T3, il a l'inconvénient d'imposer une fonte. A voir pour harmoniser la présentation. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 18 mai 2025 à 18:09 (UTC) :::::Non {{Mention|Narilora}}, le {{m|T3}} n'impose aucune fonte, il n'y a que des défauts, et tout est paramétrable : marges, fonte (ff=), taille (fs=) graisse (fw=) espace entre les lettres (sp=) etc etc. De plus il devrait être possible (mais je ne l'ai jamais fait) de spécifier tous ces choix dans l'onglet « Styles » qui est à côté de l'onglet « Discussion » de la [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu|page du livre]], qui appliquerait le style choisi à ''tous'' les titres de chapitre sans modifier quoi que ce soit dans le code wiki… à condition que les titres de chapitre, ''et seulement eux'', soient marqués de la balise idoine… Mais bien sûr l'accessibilité du texte reste primordiale ! Quoique l'écriture de <nowiki>{{T3|…}}</nowiki> ne me semble pas ''a{{lié}}priori'' nécessiter plus de temps ou d'effort que d'écrire <nowiki>{{c|…}}</nowiki>… Peut-être un prototype supplémentaire à envisager pour {{Mention|Hilarion~frwiki}}, ou bien reconnaître que l'en-tête contient le mot CHAPITRE et dans ce cas transformer le {{m|c}} en {{m|T3}} ? Merci en tout cas à tous les deux {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mai 2025 à 18:48 (UTC) ::::— pourquoi les titres de chapitre ne sont-ils pas entre balises T3 (de préférence) ? … ::::parce que hors-ligne, j'ai un prototype marqué E (en-tête) et que ça me prend 10 secondes pour l'adapter au nouveau chapitre grâce à des possibilités de Vim que je ne détaillerai pas ici. ::::mais vous pouvez remplacer par des T3, je n'y vois aucun inconvénient. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 18 mai 2025 à 18:14 (UTC) :::{{ping|Narilora|F0x1}} je vois qu'Arago est en bonnes mains. Mon niveau en typo, wikis et autres métaux fusibles étant "béotien avancé", je ne suis à l'aise qu'entre balises math et leur laconisme un peu unix. Je vous passe le relai avec plaisir. {{ping|Hilarion~frwiki}} [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre/Chapitre 25]] J'ai fait un découpage "sémantique" en 5 ou 6 sections des chapitres 24 et 25. J'ai rétabli la continuité du tableau d'une section à l'autre dans le chapitre 25. Pour le chapitre 24, le problème du raccord (ou non) des AN alinéa négatif d'une page à la suivante est à revoir ; je ferai ça au fil du temps. --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 19 mai 2025 à 14:05 (UTC) :{{ping|Narilora|Hilarion~frwiki}} le rajout des sections implique que les tableaux soient fermés (balise '''|}''') à la fin de la section "s1" avant de les rouvrir dans la section "s2", j'ai fait les corrections sur les pages [[Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu/465|457]] et [[Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu/433|425]]. Le découpage fait sens, ça me va, mais l'intitulé me semblerait plus correct sans l'article (la), ou même plus simplement « les étés de forte chaleur de … à … ». Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 19 mai 2025 à 16:05 (UTC) ::Fermeture du tableau : j'aurais dû y penser, mais à la relecture l'irrégularité technique en fin de page n'est pas visible. . Intitulés : en effet ''Étés extrêmement froids '' c'est mieux. Je vais unifier. Pour ''Les plus grands ...'' je garde l'article. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 19 mai 2025 à 18:56 (UTC) :::{{Ping|Narilora|Hilarion~frwiki}} Merci ! Les titres « Les plus grands froids de… » me paraissent très bien, et un titre comme « Les plus grandes chaleurs de … » m'aurait semblé le pendant logique de la partie froide plutôt que « Étés de la plus grande intensité de …» … [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 20 mai 2025 à 07:54 (UTC) ::::''La plus grande intensité'' est dans le texte, les autres énoncés plus ou moins aussi. Tant qu'à abuser du droit d'enrichir l'ouvrage, faisons le en le respectant. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 20 mai 2025 à 09:26 (UTC) :::::{{Ping|Narilora}} Désolé, mais je ne vois nulle part dans le texte ''La plus grande intensité'' pour ce qui concerne l'été… À quel endroit ? Avant la table il est question des « étés mémorables par leur intensité », mais nulle part des « étés de la plus grande intensité »… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 20 mai 2025 à 11:21 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Mai 2025 == Bonjour, Un [[:en:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens et wikimédiennes en résidence au sein des [[:en:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:en:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:en:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[metawiki:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:en:fr:user:DMontagne en résidence|DMontagne en résidence]] == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == {{merci}} C'est parfait comme d'habitude ! -- [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 17:42 (UTC) d2r2fsxmjxm2clb416tybm8tnye92ja 15908804 15908755 2026-07-07T18:25:50Z F0x1 72129 /* Aide mise en page de Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 */ Réponse 15908804 wikitext text/x-wiki == Fourier : Théorie Analytique de la chaleur == Bonjour. Comme vous, j’interviens sur la [[Théorie analytique de la chaleur]] de [[Auteur:Joseph Fourier|Joseph Fourier]]. J'ai entrepris de mettre tous les paramètres mathématiques du texte sous balises <nowiki><math></nowiki>, de façon que, pour le lecteur, les noms des variables aient la même apparence dans le texte et dans les formules. Mais vous avez annulé des modifications qui allaient dans ce sens. Qu’en pensez-vous ? [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2019 à 13:26 (UTC) :Ah, merci du message ! En fait, j'ai hésité au cours de la relecture de la [[Théorie analytique de la chaleur]] de [[Auteur:Joseph Fourier|Joseph Fourier]] s'il était plus judicieux de mettre la balise <nowiki><math></nowiki> ou pas − j'avais choisi d’utiliser la balise <nowiki><math></nowiki> lors du traitement de [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]] ([[Dernières pensées]]). Ça fait un peu plus lourd, et comme vous l'aviez initialement laissé sous forme de simples lettres dans les premières pages, je l'ai laissé ainsi. J'ai compris que vous étiez passé au <nowiki><math></nowiki> lorsqu'il a été question de <nowiki>a', a'' et a'''</nowiki>, et pour rester fidèle à l'écriture de départ, j'ai supprimé les balises <nowiki><math></nowiki>. Si l'on veut rester cohérent, il faudrait aussi utiliser la balise <nowiki><math></nowiki> pour tous les objets mathématiques, y compris les appellations de corps '''M''' − mais la typographie utilisée dans l'ouvrage n'est pas celle qui apparaîtrait avec <nowiki><math>M</math></nowiki> => <math>M</math>, il faudrait écrire <nowiki><math>\mathrm{M}</math></nowiki> => <math>\mathrm{M}</math>. Et le HTML généré est extrêmement lourd, chaque formule donne lieu à une nouvelle image... Quel est votre point de vue − <nowiki><math></nowiki> ou pas ? Personnellement, je souhaite la cohérence du début à la fin du livre...--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 juin 2019 à 14:33 (UTC) ::Je choisis la balise <nowiki><math></nowiki> pour les paramètres qui interviennent dans des formules, mais pas pour les lettres qui ne risquent pas d’intervenir dans des formules, telles que les noms d'objets (non quantitatifs) ou les repères des illustrations. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 24 juin 2019 à 16:30 (UTC) :::Désolé, mais ça me parait incohérent; à la rigueur pour les noms d'objet tels que '''M''', mais pas pour les températures qui, selon vous, s'écriraient a <math>a'</math> <math>a''</math>, ces 3 variables ont une typographie différente alors qu'elles sont clairement liées... Il faudrait à mon avis écrire, soit <math>a\; a'\; a''</math>, ou bien ''a a’ a’’''; pas d'accord ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 juin 2019 à 17:42 (UTC) :Bien, vous avez choisi la balise <nowiki><math></nowiki>, je vous suis ! Mais je me suis permis de mettre hors de la balise les ponctuations (virgule, point, etc) qui ne font pas partie des formules, mais de la phrase...À la page 44, il n'y a plus de <nowiki><math></nowiki> pour les températures α β γ etc − mais peut-être n'avez-vous pas encore eu le temps de le faire ? Bonne continuation! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 juin 2019 à 17:43 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Bonjour et {{merci}} de revoir les pages du livre de Fourier ! J'ai noté que tu supprimes les <nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki> qui sont devenus inutiles, mais aussi depuis l'introduction du {{m|SansAlinéa}}, ce serait bien utile, je crois, de remplacer le <nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki> (ou bien les 2 lignes blanches) qui suit les formules mathématiques centrées pour supprimer l'indentation en utilisant ce modèle, je l'ai juste fait sur un exemple en bas de la [[Page:Fourier - Théorie analytique de la chaleur, 1822.djvu/103|page 71]] ; si le paragraphe non indenté est à cheval sur 2 pages, il faudrait utiliser les variantes avec <code>/o</code> et <code>/f</code>. Le résultat est bien meilleur {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 mai 2021 à 14:54 (UTC) ::Bonjour. Je suis habitué à « <nowiki>{{br0}}</nowiki> », qui présente l'intérêt de se situer exactement et uniquement à l'endroit où il doit avoir de l'effet. Ce n'est pas le cas de « <nowiki>{{m|SansAlinéa}}</nowiki> », qui a une portée très large et qui implique d'avoir des crochets fermants « <nowiki>}}</nowiki> » parfois très éloignés. Je suis d’accord que, dans le cas où « <nowiki>}}</nowiki> » se trouve sur une autre page, l’emploi de « <nowiki><noinclude>}}</noinclude></nowiki> » est adapté. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 28 mai 2021 à 07:30 (UTC) == Ponctuation et <nowiki><math></nowiki> (livre de Fourier) == J’ai vu que tu avais annulé mes modifications. Mon expérience m’a conduit à mettre les signes de fin de formule à l’intérieur des balises math. On garantit de cette façon que le signe de ponctuation ne se retrouve jamais reporté en début de ligne suivante. Mais peut-être y a-t-il une autre solution ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 09:18 (UTC). :Non, je n'ai pas annulé tes modifications, cf mon message précédent (fin du paragraphe "Variables sous balises <nowiki><math></nowiki>..."). Pour les virgules et les points, s'il n'y a pas de blanc entre la fin de la formule et la ponctuation, il n'y a pas de risque, par ex. <nowiki><math>a</math>.</nowiki> qui donne <math>a</math>. Pour les ponctuations qui nécessitent un blanc (point-virgule, double-point, etc), il me semble que ça se passe comme pour un texte normal − as-tu des exemples où ça pose problème ? La typographie étant différente sous la balise <nowiki><math></nowiki>, y compris pour les ponctuations et les espaces (les espaces ne sont d'ailleurs pas significatifs sous cette balise; comparer <math> x \in \{a , b , c \};</math> et <math>x\in\{a,b,c\}</math>; écr est pas la même) ; il me semble donc préférable de ne laisser sous <nowiki><math></nowiki> que ce qui fait effectivement partie de la formule − et ça me semble aussi plus correct du point de vue sémantique. Qu'en penses-tu ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 13:31 (UTC) ::Je reprends ton exemple : tu dis que <nowiki><math>a</math>.</nowiki> donne <math>a</math>{{rouge|.}} C’est vrai la plupart du temps, mais ça ne l’est pas quand il n’y a plus de place sur la ligne. Dans ce cas le point final passe sur la ligne suivante. Tu peux faire l’essai en réduisant progressivement la largeur de cette page et en observant le mouvement du point rouge. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 14:53 (UTC) :::Ah oui, mais à mon humble avis, ceci est dû au comportement du navigateur, pour qui les formules mathématiques sont des images (voir le source, avec Control-U), et les mots qui sont considérés comme des entités à conserver lors d'un changement de taille ne sont formés que de caractères (les images n'en font pas partie). Ce serait intéressant de savoir si le même problème peut se rencontrer dans la génération d'un epub ? J'ai vu que tu as fait beaucoup de contributions sur ce thème dans Wikisource, mais cette documentation n'est pas si facile à retrouver, hélas !--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 16:03 (UTC) ::::Je ne connais pas les conséquences sur les différents navigateurs. En tout cas, en mettant les ponctuations finales à l’intérieur des balises, le problème est réglé, me semble-t-t-il. Autre chose, pour obtenir des espaces (=blancs) sous balises math, on a différentes possibilités : \. \, \; \quad \qquad etc. selon la taille voulue de l’espace en question. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2019 à 16:11 (UTC) :::::Pas de souci pour le codage mathématique sous TeX/LaTeX que je pratique depuis ~30ans (quelle amélioration c'était par rapport aux rares documents accessibles sur ordinateur à cette époque, même si ça mettait énormément de temps à être processé et que les imprimantes graphiques étaient rares !) Mais résoudre un problème d'interface déficiente (ou de wikicode incomplet/buggé ?) par une introduction, sous la balise "math", de termes qui ne font pas partie de l'expression mathématique, ça me dérange profondément... plus que la forme, il me semble que c'est le contenu qui devrait être prioritaire ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 juin 2019 à 17:19 (UTC) == Verne == Bonjour, Peux-tu m’expliquer le sens de ce que tu fais sur les pages de l’Ile à hélice, par ce que j’ai l’impression que ça ne sert pas à grand chose. Si c’est parce qu’il y a un retrait qui se fait en début de page, il ne faut rien rajouter, c’est un vieux bug qu’on arrive pas à résoudre, mais à la transclusion le texte est correct sans rien rajouter. Il vaudrait mieux supprimer ces rajouts, comme les rajouts du précédent contributeur car à long terme on risque d’avoir d’autres surprises. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 25 juin 2019 à 15:34 (UTC) :Oui ce bug est très gênant pour la relecture, et j'avais fait l'erreur de mettre un <nowiki/> suivi de 2 lignes blanches qui donne une apparence correcte, mais ne fait qu'empirer le problème − je m'en suis rendu compte après avoir généré le epub... C'est gênant si je corrige ça ? Merci du message − --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 juin 2019 à 16:02 (UTC) == Apprentissage [[Page:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf/15]] == {{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Merci de ton implication pour la validation de cet ouvrage. Petits conseils : 1°) Laisser le "nr" tel qu'il a été posé (voir les tutoriels ci-dessous) L'ami canadien Ernest a eu la gentillesse de nous faire quelques tutoriels (avec l'accent bien entendu…) si tu veux t'en inspirer… * https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:BAnQ/Tutoriels 2°) Il n'est pas utile de déplacer le texte, la machine s'en charge. Bonne continuation; --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 30 novembre 2020 à 18:14 (UTC) :::: merci, je ne connaissais pas ces pages de tutoriel, j'aime bien ! Je mets donc le <nowiki>b=<hr/></nowiki> pour la séparation en-tête / texte. Mais je ne suis pas sûr de comprendre le 2° ? Personnellement je me trouve plus à l'aise pour la relecture si les lignes sont conservées (sauf bien sûr en cas de césure en fin de ligne), plutôt que mises bout à bout (ce que fait Ernest)… :::: Bonne soirée 😊 --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 novembre 2020 à 18:46 (UTC) {{ping|F0x1}} 1°) Pour que votre message atteigne "le" wikisourcien concerné, il faut qu'il en soit averti. Pour se faire, on met le <nowiki>'''{{ping|X Y Z}}'''</nowiki> avec le nom de l'utilisateur qu'on trouve soit dans la signature, soit sur la ligne "Modification de Discussion utilisateur : X, Y, Z. 2°) c'est bien que vous ayez fait l'expérience du "nr". Ceci dit, au moment de l'exportation, celui-ci n'apparaîtra pas. Donc l'usage est laissé à l'appréciation du 1er Wikisourcien qui crée la page de mettre ou pas ce "nr". Lol. 3°) Sur ce site WS (Wikisource), généralement on se tutoie... sauf contre-indication. {{sourire}} 4°) La re/lecture de cet ouvrage est assez difficile étant donné le grand nombre de noms propres étrangers. Merci de votre (ton) regard vigilant. A + et bonne soirée --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 30 novembre 2020 à 20:56 (UTC) ::::{{ping|Kaviraf}} ::::J'expérimente donc le ''ping''… pas de problème pour le tutoiement {{sourire}} au contraire ! Je préfère rajouter l'en-tête même si ce n'est pas indispensable, ça me paraît plus propre. Je me demandais si l’''oubli'' rencontré plusieurs fois des italiques était voulu ? Je rajoute les double-apostrophes quand je tombe sur des ''italiques'' apparemment non rendus… Si jamais tu détectes des erreurs de ma part, n’hésite pas à m’en faire part ! Bonne continuation -- --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 décembre 2020 à 12:57 (UTC) {{ping|F0x1}} {{Bravo}} pour le "ping". Une {{1re}} expérience d'acquise. {{sourire}}<br /> Cet ouvrage est un "premier" essai que je menais à la demande d'une wikisourcienne allemande... qui ne parlait pas français. Nous avons publié ensemble ce livre en allemand et en français. Lorsqu'on débute sur le site, il y a bcp de codes à emmagasiner, aussi il y a quelques oublis quant aux mots en italique, etc. c'est pour cela qu'on demande tjrs une re/lecture. Ceci est une explication et non une excuse... Merci de ton regard vigilant. {{Merci}} --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 1 décembre 2020 à 13:28 (UTC) {{ping|Kaviraf}} Intéressant, ça veut dire que ce livre a été publié à la fois en allemand et en français ? Ne devrait-il pas alors y avoir un lien d'une version à l'autre ? Mais peut-être ai-je tout simplement mal regardé ? {{Merci}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 décembre 2020 à 14:07 (UTC) == Liens [[Livre:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf]] == '''Liens pour les illustrations à reporter éventuellement sur "Wikidata" et autre(s) :'''<br /> * https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen <br /> Pour le texte, je ne sais pas trop. Si, à l'aide du ping, tu veux contacter la Wikisourcienne allemande c'est : Aschroet. Tu peux t'adresser soit en allemand soit en anglais. Merci de valider mes "premiers pas" sur cet ouvrage. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 1 décembre 2020 à 17:53 (UTC) :'''Note''' à l'attention de {{ping|Kaviraf}} Voilà, le texte principal est vérifié, sauf une page (431) qui contient en note l'écriture d'une partition musicale : en voulant visualiser la version modifiée, j'ai le message ''« Les partitions musicales sont temporairement désactivées. »''. Ça semble un temporaire qui dure plusieurs jours — avais-tu eu aussi ce problème ? Personnellement je ne connaissais pas du tout cette possibilité d'écriture d'une partition musicale, c'est donc une découverte… Il y avait aussi 3 images qui ne correspondaient pas et que j'ai téléchargées dans les commons, que j'ai ajoutées dans la catégorie [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paul_M%C3%BCller-Simonis Paul Müller-Simonis] :::: {{ping|F0x1 }} Un grand merci pour ton immense investissement dans ce travail de validation. La correction des noms propres demandait une attention particulière pour laquelle tu fus très attentif. :::: En ce qui concerne l'écriture musicale, j'ai posé la question "au" spécialiste. C'est en attente donc. ::::{{Merci}} également pour l'ajout des illustrations.:))--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 18 décembre 2020 à 19:37 (UTC) ::L'écriture musicale est effectivement ok ! Joyeux Noël {{ping|Kaviraf}} ! ::Je pense pouvoir faire les quelques pages de l'index qui manquent dans les jours prochains ; je ne suis pas sûr que ce soit très très utile, mais j'aime bien mener les travaux à leur terme 😊 Meilleurs voeux pour 2021 ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 24 décembre 2020 à 19:35 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Merci pour l'immense effort que tu as fait pour la validation de cet ouvrage. Quel beau travail et... quelle patience :))<br /> :::: Merci de tes bons voeux. Prends bien soin de toi. Bonne continuation. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 25 décembre 2020 à 09:31 (UTC) Voilà, les pages d'index sont à peu près prêtes {{ping|Kaviraf}} ! il y a pas mal de difficultés pour ces pages d'index, la version créée automatiquement confond régulièrement les 3 et les 5, et aussi les 0 et les 9. Une relecture est indispensable… Il y a également des ajustements à terminer que je n'ai pas faits pour les lettres du début de l'alphabet, quand le titre est long: il faudrait corriger le paramètre '''indentation''' (passer de '''-2''' à '''-3''') et ajouter l'alignement '''|text_align=left''' (le défault est ''justify'' qui n'aligne pas correctement à gauche). Mais bon j'arrête là — mais j'ai découvert pas mal de ''trucs'' grâce à tes messages {{sourire}}, et ce livre-là m’a aussi beaucoup intéressé, cette région étant régulièrement le théâtre d'événements d'actualité… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 décembre 2020 à 19:24 (UTC) :{{ping|Kaviraf}}: voilà, j'ai finalement fixé les indentations pour les pages d'index, j'avais aussi bégayé dans une des pages (répétition de quelques sujets), merci d'avance de bien vouloir relire — et meilleurs vœux pour 2021, avec peut-être de nouveaux échanges {{sourire}} ::::{{ping|F0x1}} Avec la validation de ce livre, voilà une fin d'année bien réussie. Un grand merci pour ce travail minutieux. Meilleurs voeux également. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 28 décembre 2020 à 15:58 (UTC) ::::::{{ping|Kaviraf}} il reste encore à valider les pages 617 à 625 pour que le livre soit effectivement prêt, penses-tu le faire prochainement ? Merci ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 décembre 2020 à 16:27 (UTC) ::::::::{{ping|F0x1}} Oui, je vais m'y mettre. Actuellement, j'essayais d'avancer un ouvrage qui compte dans le défi 2020. Bonne soirée. Merci encore {{Merci}}{{Merci}}.--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 28 décembre 2020 à 16:30 (UTC) == Genre du mot '''steppe''' dans [[Page:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf/15]] == {{ping|Kaviraf}} Tout au long du livre, l'auteur emploie le mot ''steppe'' au masculin, et tu l'as mis en correction ''presque'' partout. Cet usage m'a bien sûr intrigué, et en regardant dans le Larousse en ligne (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/steppe/74616), il y a cette remarque à la rubrique GENRE : ''au {{s|xix}}, le mot était masculin.'' Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'une erreur ! Sans doute faudrait-il mentionner cela aussi dans le wictionnaire ? Qu'en penses-tu ? ::{{ping|F0x1}} Bien vu. En effet, il faudrait le mentionner dans le Wikidictionnaire et également dans les choix éditoriaux (PDD de la 1re page du Livre). {{Merci}}. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 17:04 (UTC) :::{{ping|Kaviraf}} bien, j'ai donc rajouté une petite note dans le [https://fr.wiktionary.org/wiki/steppe wiktionnaire] {{sourire}}. Mais c'est quoi, le "PDD" ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:23 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Merci pour la note dans le Wikidictionnaire. Le PDD signifie Page De Discussion. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 18:35 (UTC) :::::{{ping|Kaviraf}} Ah oui bien sûr ! Pour l'instant j'ai mis un <nowiki>{{sic2}}</nowiki>. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:52 (UTC) == Coupure de mots [[Livre:Müller-Simonis - Du Caucase au Golfe Persique.pdf]] == {{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Grâce à nos talentueux techniciens en informatique, nous n'avons plus besoin d'utiliser tiret1 et tiret2 pour la coupure de mots en bas de page. Toutefois, ils sont toujours utilisés pour les notes de bas de page. {{Merci}} de ton investissement pour la validation de cet ouvrage. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 2 décembre 2020 à 18:00 (UTC) :{{ping|Kaviraf}} je pense que je ne supprimerai pas les <nowiki>{{tiret}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2}}</nowiki>, autant (à mon avis) rester près du texte original. Je me posais aussi la question de plusieurs <nowiki>{{corr}}</nowiki> que j'ai rencontrés mais qui ne devraient pas être là, quand il s'agit d'une simple erreur de l'OCR (reconnaissance automatique de caractères qui génère le texte original): par ex. dans le résumé en début de chapitre IV <nowiki>{{corr|Dclidjân|Delidjan}}</nowiki>, ce n'est pas un 'c' qui suit le 'D', mais bien un 'e' (j'utilise le lien "Fichier" pour mieux voir l'original), c'est donc simplement l'OCR qui a balbutié ; j'avais déjà rencontré souvent ce problème — ce n'est donc pas à proprement parler une « coquille » qui se limite en principe aux erreurs d'impression (si j'ai bien compris). : Pas eu de nouvelles de [[Utilisateur:Aschroet]] pour l'instant… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 2 décembre 2020 à 18:40 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Le fait de ne pas utiliser les tiret1 et tiret2 ne change strictement rien au résultat final. L'intérêt est de faire gagner du temps. :::: * Delidjan est orthographié avec une prononciation anglaise. Je suis allée là-bas, et l'on prononce : Dilidjan. Au lieu de porter la correction en "coquille", je l'ai notée en sic2. --[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 2 décembre 2020 à 20:44 (UTC) == Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen == {{ping|Aschroet}} Hello, I'm just proofreading this book — but in French, entitled "Du Caucase au Golfe Persique" by Paul Müller-Simonis ; I'm in contact with [[Utilisateur:Kaviraf]] who made the first proofreading, and told me that you are taking care of the German version of this book − but I couldn't find the German version of this book ; could you give me pointer to that version ? Thanks and sorry not to be able to write in German (too bad…) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 2 décembre 2020 à 12:09 (UTC) :Benjour, sorry for not writing in French. I got a notification that my username was mentioned here. Could some please translate what is of interest for me? Merci, --[[Utilisateur:Aschroet|Aschroet]] ([[Discussion utilisateur:Aschroet|d]]) 3 décembre 2020 à 12:03 (UTC) :: {{ping|Aschroet}} Hello, thank you for your answer, my original question is just above (I reshuffled a bit this page). Is the German version available ? Danke --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 13:38 (UTC) ::::{{ping|F0x1}} Bonjour/bonsoir. Aschroet vient de me donner les liens de l'ouvrage sur lesquels nous avons travaillé en coordination (malgré que nous parlions pas les mêmes langues). ::::[https://de.wikisource.org/wiki/Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen%20resp. https://de.wikisource.org/wiki/Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen resp.] ::::https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vom_Kaukasus_zum_Persischen_Meerbusen.pdf ::::Bonne réception. Et un grand merci pour toutes les corrections que vous apportez. {{sourire}}--[[Utilisateur:Kaviraf|Kaviraf]] ([[Discussion utilisateur:Kaviraf|d]]) 3 décembre 2020 à 16:50 (UTC) {{ping|Kaviraf}} Merci du lien, je voulais surtout savoir si les 2 versions avaient été faites en même temps (Müller-Simonis parlait et écrivait très certainement ''aussi'' en allemand), mais il n'y a pas de doute, la version allemande est bien une traduction de la version originale française. Et puis il semble qu'il n'y ait pas toutes les images dans la version allemande ? Celle du jardin botanique de Tiflis entre les pages 33 et 35 de la version française par exemple ne se trouvait pas dans la version allemande, j'ai donc rajouté cette page dans les wikimedia. À moins que je n'aie mal vu ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 décembre 2020 à 18:45 (UTC) == Théorie mathématique de la lumière == Bonjour ! Il y a plus de deux ans, j’ai construit la table des matières du [[Livre:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu|tome 1 de la Théorie mathématique de la lumière]], sans toutefois y intégrer les formules mathématiques — j’en étais encore à mes débuts sur Wikisource. J’ai fait quelques progrès depuis et j’ai trouvé hier, avec la contribution de {{u|Hilarion~frwiki|block=non}}, la façon d’intégrer des lettres accentuées à l’intérieur des balises < math >, tout en conservant leur uniformité avec le reste du texte placé entre ces balises. Voici ce que ça donne dans le cas de la [[Page:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu/118| p.104]] * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~au~volume~T),}</math> * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~\grave{a}~} s),</math> * <math>(\mathrm{int\acute{e}grale~\acute{e}tendue~\grave{a}~} s),</math> Je n’ai rien modifié — je voulais seulement vous faire part de cette façon de procéder. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 13 janvier 2021 à 19:06 (UTC) :: {{ping|Raymonde Lanthier}} merci ! je pensais que le décalage vers le haut des lettres accentuées était un simple bug − effectivement il existe \acute{a}, \grave{a}, \hat{a} pour l'accent circonflexe, éventuellement \ddot{a} pour <math>\mathrm{No\ddot{e}l}</math>… :: (j'espère que le tutoiement ne dérange pas…) si tu as envie de faire ces corrections, merci d'avance {{sourire}} ; j'utiliserai le \mathrm plutôt que le \text dans les prochains textes en mode math. Je pourrai éventuellement te contacter pour une relecture quand ce sera à peu près terminé ? Merci --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 15 janvier 2021 à 16:41 (UTC) ::: Ce qui m’intéresse nettement plus que les mathématiques, c’est faire « de la belle ouvrage », avec ce que permet Wikisource. Une relecture ? Peut-être bien… --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 15 janvier 2021 à 18:27 (UTC) {{ping|F0x1}} Bonsoir,<br/> À la page 327, j’ai remplacé le « m » par « <math>m</math> » parce qu’en consultant l’image de la page, cela semble bien être « <math>m</math> », et que, de plus, cela harmonise la police de caractère avec ce que l’on a par exemple à la page suivante lorsqu’il est question de « <math>m\mu</math> ».<br/> Il est vrai que l’on n’a pas des « <math>\mu</math> » mais des « µ », cela m’avait échappé, mais comme dans le reste du texte les lettres grecques sont entourées de balises « math », on pourrait, si cela convient, conserver malgré tout <math>\mu</math>.<br/> Cordialement,<br/> --[[Utilisateur:Hepsema|Hepsema]] ([[Discussion utilisateur:Hepsema|d]]) 6 septembre 2021 à 18:24 (UTC) :{{ping|Hepsema}} Ah oui, je n'avais regardé que la figure {{Oups}} — mais du coup il faudrait probablement que le ''m'' soit aussi en italiques sur la figure ? D’ailleurs à propos de figures, le modèle {{m|Img float}} permet de ne pas décaler l’image par rapport au texte, en choisissant les options <code>align=left</code> et en rajoutant le style avec <code>width:100%</code> que je ne connaissais pas à l'époque (fait sur la [[Page:Henri Poincaré - Théorie mathématique de la lumière, Tome 1, 1889.djvu/341|page en question]]); quel est ton avis ? Bien cordialement --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 septembre 2021 à 09:47 (UTC) :::{{ping|F0x1}}Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. À partir du moment où cela reste compréhensible, il me semble que l’on peut laisser la figure en l’état.<br/> :::Cordialement,<br/> :::--[[Utilisateur:Hepsema|Hepsema]] ([[Discussion utilisateur:Hepsema|d]]) 11 septembre 2021 à 06:27 (UTC) ::::{{ping|Hepsema}} Merci beaucoup pour ta relecture de cet ouvrage, ça se rapproche de la fin {{bravo}} En fait je pensais peut-être revoir les figures pour les mettre en SVG plutôt que le PNG, mais ce n'est peut-être pas indispensable, les figures ne sont vraiment pas complexes ! Je viens aussi de corriger toute la table des matières, pour pouvoir avoir un aperçu de la transclusion (c'est mon premier essai de génération de ce type de pages), mais du coup il faudrait que je rajoute des ancres sur une bonne partie des paragraphes; et j'aimerais en profiter pour rajouter des liens vers les paragraphes cités quand c'est nécessaire (par ex. les citations d'équations) mais ça attendra peut-être un peu… Bon week-end {{sourire}}--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 11 septembre 2021 à 18:53 (UTC) Coucou {{ping|Hepsema}} juste pour dire que je viens de terminer ces modifications (figures en SVG, ajout d'ancres et de liens) sur [[Théorie mathématique de la lumière/1|cet ouvrage de Poincaré]] (tome 1 uniquement) ; pour ce que j'ai pu en vérifier rapidement, les liens semblent bien fonctionner, que ce soit dans l'export PDF-A5 ou HTML. Merci pour ta relecture minutieuse {{Sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 mars 2022 à 12:42 (UTC) == À propos de séparateur… == {{ping|ElioPrrl}} Je viens juste de commencer la relecture du [[Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu]] et je me sens parfois un peu perdu par des modèles qui semblent changer en permanence. Par exemple il existait plusieurs types de séparateur, dont <nowiki>{{sep4}}</nowiki> qui permettait un séparateur un peu enjolivé comme dans la [[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/4|page vi]] ; mais je vois que maintenant ce genre de séparateur est remplacé 4 pages plus loin par une image <nowiki>[[Fichier:Decorative text divider 3.svg|200px|center]]</nowiki>. Les apparences sont {{sep4}} et [[Fichier:Decorative text divider 3.svg|200px|center]] qui semble d'ailleurs différer davantage du séparateur original ([[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/8|page x]]). Par ailleurs la page de ce modèle <nowiki>{{sep4}}</nowiki> semble avoir disparu… Quel modèle faudrait-il privilégier ? == La fameuse indentation fantôme a disparu ! == Bonjour F0x1 ! Je viens juste vous prévenir, en voyant que vous avez repris la validation du Traité de la lumière de Huygens, qu’il n’est plus besoin de tours de passe-passe à base de <code><nowiki><noinclude>{{br0}}</noinclude></nowiki></code> ou de <code><nowiki><noinclude>{{SA|…}}</noinclude></nowiki></code> pour empêcher le bug d’indentation en début de Page:, car je l’ai corrigé il y a quelques jours (cela a créé d’autres bugs, mais sur un nombre minime de pages, et qui de toute façon n’affectent pas les transclusions dans l’espace principal). Cela devrait vous simplifier la vie {{sourire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 7 mai 2021 à 17:47 (UTC) : {{ping|ElioPrrl}} Ah merci, ah oui ça simplifie la vie ! Et aussi ça met tout se suite en évidence l'oubli du <nowiki><nowiki/> + ligne blanche</nowiki> en cas de nouveau paragraphe en haut d'une page {{sourire}} (c’était par exemple le cas en [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/75|page 77]]). {{br0}} Je serais curieux aussi d’en savoir un peu plus sur la façon dont les modèles fonctionnent, y a-t-il des pages explicatives quelque part ? {{Merci}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 mai 2021 à 18:25 (UTC) ::Pour chaque modèle, vous pouvez consulter sa page de documentation, par exemple [[Modèle:Img float]] ou [[Modèle:Ancre]]. C’est facile, le nom de la page est toujours sur le même patron. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 7 mai 2021 à 18:39 (UTC) : {{ping|ElioPrrl}} merci,je croyais que la règle est plutôt de se tutoyer ? En fait ma question était d'en connaitre un peu plus sur le principe de fonctionnement des modèles — en d'autres termes si le « code source » d'un modèle est accessible quelque part ? : … et à propos du modèle « Img float » justement dans le livre d'Huyghens, il y a quelques figures qui ont leur légende sur le côté gauche de l'image et non au-dessus ou au-dessous, par ex. la Fig.11 en [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/49|page 41]] — ce genre de configuration pourrait-il être pris en compte ? : {{ping|ElioPrrl}} … en fait l’« indentation fantôme » apparaît encore dans les cas où l’en-tête contient plus qu’un simple titre, comme dans le cas de [[Page:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu/136|Huyghens, p.128]] qui contient des commentaires… J’aurais par ailleurs plusieurs questions spécifiques sur ce Traité de Huyghens — quel serait le meilleur endroit, sur ma page de discussion, ou bien sur [[Discussion_Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu|la page de discussion de l'ouvrage]] ? Ou encore ailleurs ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 mai 2021 à 14:47 (UTC) ::(J’ai beaucoup de mal à tutoyer dans la vraie vie, donc le vouvoiement me vient naturellement ; mais à l’inverse je n’ai aucun problème à ce que l’on me tutoie {{sourire}}) Le code source des modèles est accessible via l’onglet ''Modifier'', comme pour n’importe quelle page. ::Pour {{m|Img float}}, on ne peut mettre la légende qu’au-dessus ou au-dessous de l’image. ::Pour les questions, si elles s’appliquent à tout le livre, autant les poser dans la page de discussion du livre, sinon peut-être dans la page de discussion de la page concernée. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 mai 2021 à 16:23 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} pas de souci, je puis donc pour ma part je continue à tutoyer {{sourire}} == [[Livre:Huyghens_-_Traité_de_la_lumière,_Gauthier-Villars,_1920.djvu|Traité de la lumière (Huyghens)]] == — Pour Huyghens, j'ai un problème pour la figure de la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/89|page 81]] qui diffère notablement de l'original (aussi bien de l'édition du {{s|xvii}} que celle du {{s|xx}}), essentiellement la position du point D (j'ai mis une petite note qu'il faudra supprimer); c'est possible de revoir cette figure ? quel logiciel utilises-tu pour cela ? Pour ma part, je génère les figures par Xfig et convertis ensuite, et jusqu'à présent je convertissais en png, mais peut-être vaudrait-il mieux convertir en svg ? eps m'aurait semblé le plus logique, mais ce format n'est pas accepté... — toujours pour Huyghens et les corrections / annotations associées à propos des figures 56−59, j'hésite à corriger tes annotations — il me semble qu'il y a confusion sur les termes d'optique, catoptrique et catadioptrique sont synonymes (effets des réflexions), l'optique relative au réfractions est la dioptrique. L'idéal à mon avis serait de remettre les 2 figures sur la même page (avec la figure relative aux réflexions sur une demi-largeur seulement) comme dans la version originale du {{s|xvii}}, mais ça serait peut-être trop éloigné de la version de Gauthier-Villars ? — pour {{m|Img float}}, j'ai bien compris que la légende ne peut (pour l'instant ?) qu'être au-dessus ou au-dessous de la figure, mais comme tu as déjà amélioré plein de modèles, je me demandais si c'est totalement impossible d'arranger le modèle ? − enfin je voulais dire que j'apprends plein de subtilités en relisant les textes que tu prépares {{sourire}} et si possible j'aimerais pouvoir suivre la finalisation du livre (sera-t-il converti en epub?) :Je vais essayer de répondre dans l’ordre. :— Les différences tiennent à la manière dont j’ai vectorisé les figures. En fait, je ne « décalque » pas tous les traits de la figure, mais seulement les données du problème, et je construis tous les autres traits géométriquement, en suivant les indications du texte. Dans cet exemple, j’ai décalqué l’ellipse, le rayon RC et la ligne N ; ensuite, je construis CM le diamètre conjugué de la droite horizontale, K comme indiqué dans le texte, I le point de tangence de la tangente à l’ellipse passant par K, et enfin l’intersection de CK avec la parallèle à CM passant par I. Si l’on fait ça avec un logiciel de dessin vectoriel (j’ai mes habitudes avec Illustrator, parfois en passant d’abord par Géogébra si la figure est complexe, comme à la fin de l’ouvrage), on obtient la figure que j’ai téléversée. Elle diffère souvent quelque peu de l’original, mais au moins les parallèles y sont parallèles, les tangentes tangentes, etc. ; en plus, ici, que D tombe ailleurs que ''x'' me paraît plus clair, et dissipe un malentendu possible, à mon avis. :— Je suis assez d’accord, il faudrait mettre les figures sur la même page (plutôt l’une sous l’autre que l’une à côté de l’autre, peut-être, pour qu’elles restent lisibles ?), mais le même scrupule que vous m’a arrêté ; mais si nous sommes deux du même avis, je pense qu’on peut le faire. :— La question est : pourquoi certaines légendes ont-été placées dans les côtés ? Vous le dites vous-même, c’est plutôt une exception, et je pense que c’est pour des raisons de gain de place : en gagnant ici ou là une ou deux lignes de plus sur la page, cela évite des veuves ou des orphelines, cela permet de supprimer une page et d’économiser du papier, etc. Sur la page Internet, plus de séparation de page, donc plus de raison de déplacer les légendes ; après export, on aura beau mettre les légendes parfois sur le côté, parfois sous la figure, cela provoquera des veuves et des orphelines de manière un peu aléatoire, j’entends par là que cela dépendra du dispositif de lecture, de la taille de la police, etc. Par conséquent, j’estime que la seule raison qui justifiait ce placement ne tient plus, et qu’il vaut mieux privilégier la cohérence et ramener les exceptions à la règle. :— {{merci}} d’ailleurs de relire ce texte ; personnellement, je n’aime pas trop la tâche de validation, et surtout, il y a plein de textes que j’ai corrigés qui ont commencé à être relus, mais qui sont abandonnés en cours de route — alors un coup de chapeau pour ta persévérance sur ce livr ! Pour l’export EPUB, en fait tous les livres, donc celui-ci, peuvent être exportés en EPUB, via le bouton ''Télécharger'' en haut à droite de la « [[Traité de la lumière|page de garde]] » de la transclusion ; pas besoin de créer une nouvelle page ou un nouveau fichier ! En plaçant de plus cette page dans la [[:Catégorie:Bon pour export]], le bouton passe au bleu, ce qui est un indice pour le lecteur de la fiabilité de la transcription. :Voilà voilà, j’espère avoir été clair et ne pas avoir dit trop de bêtises {{clin}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 11 mai 2021 à 08:43 (UTC) :: {{ping|ElioPrrl}} désolé de ce délai pour terminer cet ouvrage de Huyghens, reste la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/89|page 81]] où effectivement ta figure semble plus exacte que l'original, mais à mon avis il manque dans la figure le point S (extrémité du petit axe de l'ellipse dont P est l'extrémité du grand axe), ainsi que la droite iI dont E est le milieu (ces éléments sont présents dans le texte et la figure originale, mais semblent oubliés dans la réédition de Gauthier-Villars). Personnellement, dans un cas sembable ([[Page:Henri_Poincaré_-_Théorie_mathématique_de_la_lumière,_Tome_2,_1892.djvu/121|graphe de la fonction J₀ de Bessel]]), j'avais « tordu » un peu la figure pour qu'elle ressemble plus à l'original, mais bien sûr ça se discute… ::—Pour les figures 56-59, si on les met sur la même page (127 et 129), ça fait quand même très déséquilibré au niveau des pages ; je l'ai finalement laissé tel quel… ::—finalement pour les figures et leur numérotation qui n'existait pas dans la version originale de Huyghens, la duplication des figures existant dans la réédition de Gautier-Villars me semble absurde, surtout quand elle en arrive à mettre 2 figures identiques sur la [[Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/74|même page 66]] ; cette duplciation n'avait de sens que dans la mesure où les figures n'étaient pas numérotées, et devaient donc se trouver sur la même page que le texte qui les évoque. Mais ça serait aussi bien compliqué à modifier… ::—merci pour les explications pour « voir » le livre en version finale (epub ou pdf), rien de plus simple effectivement ! Du coup, dans l'une ou l'autre version électronique, la duplication des images paraît encore plus absurde… Pour finaliser complètement, il faut encore supprimer les commentaires ? Que deviennent d'ailleurs les pages de discussions relatives à un ouvrage une fois que celui-ci est « finalisé » ? ::—je me suis finalement permis de corriger les termes ''catoptrique'' et ''catadioptrique'' dans ta [[Discussion Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/135|page de discussion]] à propos des rechers de courbes avec stigmatisme parfait, comme évoqué dans un message précédent. ::−et finalement {{Merci}} pour ton aide précieuse, et s'il y a un ouvrage scientifique à valider que tu as préparé, je pourrais le mettre dans ma liste — quoique j'aime bien mettre en forme la 1ère version, mais la « finalisation » apporte aussi une vraie satisfaction {{sourire}} :::Désolé, je ne viens de voir ce message qu’aujourd’hui. J’ai répondu au premier point sur la pdd de la page concernée. Je suis assez d’accord pour les doubles figures ; en l’absence de numérotation, j’aurais probablement supprimé les doublons, mais là, ça imposerait de renuméroter et les figures et les renvois dans le texte, et je trouve que ça commence à faire beaucoup d’interventions dans le texte. Enfin, pour les commentaires, il vaut mieux les laisser pour les éventuels futurs relecteurs qui décèleraient une coquille oubliée de nous deux, afin qu’ils ne se posent pas à nouveau les mêmes questions que nous ; idem pour les pages de discussion. De toute façon, la règle ici, c’est que toutes les conservations soient conservées, pour la « publicité des débats », disons. :::{{Merci}} donc pour la validation ! Je ne promets pas une validation croisée, si je puis dire, parce que moi aussi, je préfère de loin la correction à la validation. J’avais bien été tenté un moment par la ''Théorie de la chaleur'' de Fourier (pour embrayer ensuite sur le mémoire de Riemann puis les leçons de Lebesgue sur les séries de Fourier, qui sont tous deux déjà téléversés), mais la longueur de l’ouvrage, les quelques particularités des formules, et le fait que ce soit une validation, m’ont un peu rebuté {{rougir}} En tout cas, il est heureux que nous soyons plusieurs à enrichir Wikisource en textes mathématiques ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 25 mai 2021 à 14:36 (UTC) :::: {{ping|ElioPrrl}} [[File:Huyghens - Traité de la lumière - Fig. 28.svg|left|300px]] {{Merci}} pour les ajouts concernant la Fig.{{lié}}28. Pour la finalisation, j'ai téléchargé et jeté un coup d'œil à la version PDF comme tu me l'as indiqué, et il y a des choses qui sont bizarres dans le résultat : :::: 1) la toute première page (page de couverture ?) contient 3 images juxtaposées de la page de titre (page 2) ?? :::: 2) le bas de la Fig. 1 est superposée au texte (p. 17 de la version PDF) ; de même (très légèrement) la Fig. 3 (p. 29) ; quant à la légende de la Fig. 20-21, celle-ci n'est pas sur la même page (81) que la figure elle-même ? :::: 3) les titres des chapitres sont vraiment énormes, ce qui conduit par ex. le titre du chapitre VI à prendre toute la page 145 (et le tiret de séparation entre le titre et le {{1er}} paragraphe est sur la page suivante). Que faudrait-il faire pour que le résultat prenne un espace plus raisonnable ? :::: 4) enfin les commentaires concernant par ex. la figure 28 ''ne sont pas mentionnés dans la version'' PDF ; le dernier chapitre « À propos » mentionne comment signaler une erreur, mais ne mentionne pas où trouver une liste des corrections « légitimes » avec les commentaires associés, qui pourraient éviter un flux bien inutile de messages signalant de façon récurrente une « erreur » par rapport à la version originale… qu'en penses-tu ? :::: À bientôt j'espère pour d'autres discussions enrichissantes (pour moi {{sourire}}) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 mai 2021 à 14:27 (UTC) :::::Il faut savoir que de toute façon l’export n’est pas tout entier sous notre contrôle, et que le lecteur peut télécharger un PDF en A4, en A5 ou en A6, donc que les problèmes que tu signales pourront apparaître dans un format, et pas dans l’autre, et que dans ces autres formats, d’autres problèmes arriveront que tu n’auras pas décelés… on ne peut pas vraiment faire autrement si l’on veut laisser au lecteur la modularité de l’export. :::::1) Pour la page de garde, je n’arrive pas à reproduire le problème ; les premières pages du PDF ou de l’EPUB sont générées automatiquement par WSexport, sur le même patron (de mémoire : page de couverture, titre avec l’image du moine au travail, puis épigraphe — dans lequel on place souvent la page de titre ou le frontispice), et c’est bien ce que j’ai. :::::2) Première fois que je vois du texte superposé à l’image… le problème n’apparaît pas en EPUB, je pense que c’est un dysfonctionnement de WSexport, pas de nous. Pour la figure 20-21, par contre, je vais jeter un œil au modèle, je pense que ça vient de là. :::::3) C’est vous qui les avez augmentés {{rire}} ! Je vais rétablir les valeurs initiales, que j’avais de toute façon mesurées sur le fac-similé, si ça ne vous dérange pas {{clin}}. :::::4) Pour tous les livres, les commentaires et les discussions n’ont pas vocation à être exportés, ni à apparaître en transclusion, mais seulement dans l’espace page. Le lecteur peut consulter la liste des corrections dans la discussion de la page d’index s’il veut. De toute façon, pour comparer à l’original, il faut ou avoir le livre, ou aller consulter l’espace Page, où est signalée la correction. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 26 mai 2021 à 14:55 (UTC) :::::: {{ping|ElioPrrl}} (1) {{Merci}} de ta réponse rapide ! Du coup j'ai essayé en PDF/A4, la toute première page (avant la page de couverture avec le moine au travail) contient toujours 3 images juxtaposées du fac-similé de la page de couverture, et d'ailleurs il y a un décalage d'une page entre la liste des chapitres et les numéros de page (le PDF indique 102 pages, mais la dernière page porte ne numéro 101 en bas de page). Quant à la version EPUB, celle-ci contient aussi avant la page de couverture l'image de la page de couverture originale (ça correspond à l'image de présentation du livre), mais non tripliquée, et comme les numéros de page n'apparaissent pas, le décalage visible en PDF n'est pas visible en EPUB… :::::: (2) Dans la version A4, ce sont les figures 2 et 18 qui sont superposées au texte… Et dans la version EPUB, je suis tombé sur un problème avec le 𝑙 (Unicode 1D459 = lettre l italique minuscule) qui est remplacé par un blanc ou bien par 4 points d'interrogation selon le lecteur — je suppose que les Unicodes au-delà de U+FFFF ne sont pas proprement convertis lors de la génération du EPUB ? Très certainement, en remplaçant ce 𝑙 par <nowiki>''l''</nowiki>, le problème devrait disparaître… :::::: (3) bien sûr, merci si tu peux mettre les bonnes valeurs pour les titres de chapitre, j'avais mis les valeurs relatives aux <nowiki>{{T3|...}}</nowiki> pour que l'image ressemble à l'original ; ce serait d'ailleurs intéressant de connaître quelles sont les « bonnes » valeurs — peut-être laisser les défauts ? De même pour les séparateurs en fin de chapitre, la marge verticale devrait être fonction de la place restante sur la dernière page du chapitre (par ex. la moitié des lignes vides sur cette page), mais je suppose qu'il n'y a pas de modèle pour ça… :::::: (4) en fait le commentaire relatif à la fig. 28 n'apparaît pas dans la version PDF, mais peut apparaître (en grisé) suivant le lecteur EPUB utilisé… Et ce que je voulais dire est que ce serait utile d'indiquer aussi [[Discussion Livre:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu|cette url]] dans le dernier chapitre « À propos », en plus de la page générique pour signaler une erreur. Mais cette page ne contient malheureusement auun index des commentaires existants ? Existe-t-il une possibilité de récupérer toutes les pages de discussion relatives à un ouvrage ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 mai 2021 à 18:35 (UTC) :::::::(1) Je n’ai vraiment pas ce problème… De toute façon, cela ressortit de WSexport, pas de nous, et il faudrait s’adresser à l’équipe technique de maintenance de WSexport quand ils viennent nous demander nos critiques (l’année dernière c’était vers septembre je crois). :::::::(2) Oui, le problème se déplace selon le format. Mais là encore je ne pense pas que cela soit de notre ressort… On peut toujours poser la question sur le Scriptorium. Pour les ''l'', je vous laisse les remplacer vous-mêmes, j’ai oublié où ils étaient {{rire}}. :::::::(3) Je n’ai rien trouvé de mieux que le double décimètre et la calculatrice {{rire}} : on mesure la hauteur d’une majuscule du texte, celle de l’une du titre, si possible sur la même lettre, on fait le rapport, et le tour est joué ! Et on est souvent surpris : on surestime beaucoup la taille des titres, et le cas le plus fréquent est celui où le titre est du même corps, voire d’un corps inférieur, à celui du texte (mais cela s’explique parce que la fonte Arial, utilisée sur le site web, a une hauteur d’x très grande, ou, autrement dit, que les majuscules ne sont pas beaucoup plus grandes que les minuscules, en tout cas le rapport est beaucoup plus faible que pour les polices du type Didot des livres de cette époque). :::::::(4) Alors ça c’est bizarre : vous avez essayé de « bypass all caching » (après le bouton télécharger, faire chercher un format différent, et sélectionner le format voulu et la coche que j’indique) ? parce que comme tous les commentaires sont ou bien dans les en-têtes, ou bien en PDD, ils ne devraient pas être exportés, et vous devez exporter une ancienne version. — Vous pouvez demander le changement du « À propos » final dans le scriptorium, je n’ai pas d’avis sur cette modification. :::::::Enfin, je vais indiquer les quelques commentaires sur les images sur la page de discussion de l’index, si cela peut vous rassurer {{sourire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 26 mai 2021 à 19:15 (UTC) ::::::::{{ping|ElioPrrl}} (1+2+4) Personnellement je ne me souviens pas avoir vu de message concernant un contact avec l'équipe WSexport. Et bien sûr j'avais oublié l'effet de cache {{rire}} mais il semble y avoir plusieurs niveaux de cache ? Après avoir remplacé le l-math-italique par <nowiki>''l''</nowiki>, et bien coché la case « bypass all caching » pour le téléchargement, ce changement n'était visiblement pas pris en compte dans le document téléchargé, jusqu'à ce que je demande une police de caractères différente (ou bien alors il faut un délai minimal entre les validations des changements et le téléchargement pour que les changements soient pris en compte ?). :::::::: (3) Oui l'œil est souvent un mauvais guide pour estimer les rapports de grandeur merci donc du conseil, je vais revenir à la base de la méthode scientifique {{sourire}}. ::::::::: Pour revenir à WSexport, la consultation a eu lieu [[Wikisource:Scriptorium/Août_2020#Feedback_requested:_Ebook_Export_Improvement_Project|en août]], j’imagine que cela sera reconduit — peut-être même qu’il est possible de contacter directement ceux qui étaient chargés de collecter nos critiques. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 27 mai 2021 à 19:27 (UTC) :::::::::: {{ping|ElioPrrl}} Merci pour tout, je me demandais si ça serait utile d'ouvrir une rubrique dans le scriptorium pour cette traduction en pdf — mais je viens de réessayer un WSexport en PDF, et j'obtiens maintenant un résultat sans aucun problème de superposition, que ce soit en A4 ou en A5 {{Songeur}} L'outil a-t-il changé ou bien cela vient-il d'une modification des paramètres de style dans <nowiki>{{Img float}}</nowiki> ? En tout cas le problème semble bien résolu {{sourire}} {{merci}} == Gauss, méthode des moindres carrés, et règles I.N. (etc.) == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, je pensais relire pour validation cet ouvrage de Gauss que tu as précédemment mis en forme, et pour rester proche de l’écriture originale, j’avais remplacé quelques-uns des éléments différentiels écrits <math>\mathrm{d}x</math> par leur version originale <math>dx</math>. En effet, cette écriture avec un '''d''' non-italicisé (que je n'ai rencontré qu’en langue française jusqu’à présent) est récente (ce n'était le cas ni au {{s|xx}} ni a fortiori au {{s|xix}}) ; mais je m'aperçois que les éléments différentiels sont ''systématiquement'' écrits <math>\mathrm{d}x</math> plutôt que conformes à leur version originale <math>{d}x</math>. Les textes de Wikisource ne devraient-ils pas rester proches de leur version originale ? Et je me demandais par ailleurs s’il ne serait pas possible que wikisource puisse faire usage du package '''upgreek''', afin d'accéder enfin à l'alphabet grec non-italicisé dans les formules mathématiques ? Mais il y a peut-être un endroit plus approprié pour poser de telles questions ? Merci d’avance en tout cas {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 12:27 (UTC) :C’est mon premier texte mathématique sur Wikisource, alors il y aura probablement plein de choses à redire dessus… Pour le <math>dx</math>, voyez la page de discussion du livre : dans l’original latin de Gauss, on a <math>\mathrm{d}x</math> (ce n’est donc pas une question de dates), et par purisme je les avais rétablis, mais maintenant je ne ferais peut-être plus le même choix. :Pour l’alphabet grec, c’est une fausse perception : il n’existe pas d’alphabet grec italique, à tout le moins avant les années 1920-1930 (lorsqu’on voulait faire une emphase en grec, on n’utilisait pas des italiques qui n’existaient pas, mais on augmentait l’interlettre, comme par exemple [[Page:Platon_-_Œuvres_complètes%2C_Les_Belles_Lettres%2C_tome_XIII%2C_1.djvu/76|ici]]), et ce que vous interprétez comme des italiques est la forme normale de la lettre grecque dans la fonte de LaTeX. LaTeX utilise une fonte inspirée du [https://greekfontsociety-gfs.gr/typefaces/19th_century Porson], qui imite l’écriture de l’helléniste du même nom et est notamment utilisée dans les [https://www.google.fr/books/edition/Ethica_Nicomachea_Aristotelis_ethica_Nic/tOglNFX1-T0C?gbpv=1 Oxford Classical Texts] (on voit bien sur cette page que les hampes des majuscules sont droites et celles des minuscules inclinées, spécificité conservée dans la fonte de LaTeX, sans pour autant qu’il y ait d’emphase, qui serait marquée, comme je le disais, par l’interlettrage). Ce n’est donc pas une question d’italique ou de romain, mais seulement de différence de fontes : de même que l’on utilise une fonte sans empattements sur Wikisource, mais que LaTeX utilise une fonte à empattements, de même nos fac-similés utilise une fonte grecque ''apla'' (type Didot), voir ''humaniste'' (type grecs du roi-Garamond), alors que LaTeX utilise une fonte ''philologique'' (type Porson). :Pour les packages, je ne sache pas qu’on puisse les importer sur Wikisource (ce qui arrangerait bien pourtant, au moins pour que les majuscules latines soient par défaut en romain). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 8 juin 2021 à 12:56 (UTC) ::{{ping|ElioPrrl}} Merci de la réponse rapide, j’avais oublié de regarder la page de discussion du livre (je suis parfois « tête en l’air » {{sourire}}) mais il me semble que ce serait bien pratique s’il y avait quelque message sur la page du livre qui indique qu'il y a quelque chose sur la page de discussion… L’argument pour le <math>\mathrm{d}x</math> existant dans la version originale en latin me semble convaincant, je vais donc le remettre {{sourire}} — et du coup j'ai également rajouté le lien vers la version originale dans la rubrique correspondante de la page du livre, mais je ne suis pas sûr que ce soit fait dans les règles de l’art… ::Pour les ''italiques'' de l’alphabet grec, il me semble que la distinction entre police de caractères (fonte) ou italiques relève plutôt de la sémantique, et la police utilisée par latex est bien une invention récente ({{s|xix}}, soit près de 2 millénaires après la fin de la période grecque classique…), et en tout cas je n’ai jamais vu cette typographie de Porson dans mes manuels de grec classique, ni dans les ouvrages scientifiques français du {{s|xx}} et des siècles précédents… ::Pour en revenir à latex, [[Aide:Formules_TeX|cette page]] donne quelques informations, mais la version anglaise semble donner plus de détails sur les packages inclus ; mais aucun détail sur les possibilités d’extension… et pour ce qui concerne les lettres grecques, je trouve bien dommage que la typographie originale soit inaccessible dans les ouvrages scientifiques sur wikisource {{Songeur}} — --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 16:58 (UTC) :::Pas de problème pour la page de discussion, c’est juste une habitude à prendre {{sourire}}. Par contre, j’ai annulé l’insertion du lien vers la version latine, parce que « Publication originale » contient la date du premier tirage du livre. Ce genre de renseignements a plutôt sa place dans la PDD du livre. :::Pour l’histoire de la typographie grecque, je connais cet [https://www.atypi.org/members/publications/type-1/a-primer-on-greek-type-design article] (et un autre de Y.{{lié}}Haralambous que je ne retrouve plus). Le Porson est assez exclusivement utilisé dans le monde anglo-saxon, tandis qu’en France on utilisait l’''apla'' de type Didot — à l’exception notable des Belles-Lettres, qui utilisait une police de type philologique de leur cru. Ce que je voulais simplement dire, c’est qu’il n’y a pas de problème sémantique, que LaTeX utilise bien l’alphabet « romain » (si tant est qu’on puisse appliquer ce terme à la typographie grecque), tout comme nos fac-similés, même si leurs formes diffèrent. Alors, effectivement, LaTeX et nos fac-similés n’utilisent pas les mêmes fontes ; mais, dans le corps du texte même, Wikisource utilise-t-il la même fonte que nos fac-similés ? Je suis plus embêté par le fait que les formules LaTeX utilisent une fonte différente de celle du texte Wikisource, que par le fait que ces formules utilisent une fonte différente de celle des fac-similés. :::Je crois qu’il n’y a aucune possibilité d’extensions, en tout cas je n’ai jamais rien vu de concret, ni exemple ni page d’aide, qui le laisse penser {{triste}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 8 juin 2021 à 17:29 (UTC) ::::{{ping|ElioPrrl}} Merci de ces précisions, l'article que tu cites sur la typographie grecque paraît très intéressant {{sourire}}. Pas de souci pour l’annulation de ma modification de page de livre, mais ce serait bien je crois s’il y avait une rubrique supplémentaire pour la version ''vraiment'' originale (avant traduction ou remaniément) --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 juin 2021 à 18:22 (UTC) == Ponctuation et <nowiki><math></nowiki> (livre de Gauss) == Bonjour F0x1 ! Je viens me plaindre {{rire}} J’ai vu que dans certaines formules (par exemple [[Page:Gauss - Méthode des moindres carrés, trad. Bertrand, 1855.djvu/33|ici]], première formule du {{n°|15}}), vous faisiez rentrer la ponctuation qui les suit à l’intérieur des balises <code>math</code>. Je trouve déjà que pour la cohérence, il faut ou toujours les laisser dehors, ou toujours les mettre dedans ; mais surtout, je trouve que c’est sémantiquement incorrect — je sais que cela peut poser certains problèmes de coupure de ligne avant la ponctuation, mais je ne considère pas qu’on doive sacrifier la sémantique aux améliorations de l’interpréteur. Exemple encore plus sémantiquement incorrect : parfois vous utilisez <code>\cdot</code> pour un point final, mais ce point est un opérateur binaire, pas une ponctuation. Je peux rappeler que, d’après les ''Règles typographiques de l’I.N.'', (je cite de mémoire) on applique les règles traditionnelles de ponctuation après les formules, même après les formules centrées, et on compose cette ponctuation dans l’alphabet du corps du texte, et en romain. (PS : D’ailleurs n’est-ce pas ce que vous répondiez à Fabrice Dury plus haut ?) — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 9 juin 2021 à 18:03 (UTC) :{{ping|ElioPrrl}} Ah, j'avais également le même avis, et j'avais sorti les ponctuations des balises <nowiki><math></nowiki> dans le mémoire de Fourier (voir au début de ma page de disussion) et {{u|Fabrice Dury}} m’avait fait les remarques exactement opposées aux tiennes {{songeur}} — cf la section « Place des signes de ponctuation par rapport aux balises math » ci-dessus. Il y a donc des wikisourciens avec des avis incompatibles… :Pour les ponctuations dans le texte, il y avait effectivement des cas que je trouvais vraiment gênants, où la virgule se met en début de ligne, mais c'est essentiellement dans les cas où un <nowiki>,&nbsp;etc.</nowiki> suit un texte en math ; à mon avis le "non-breakable space" n’est pas vraiment indispensable, ce n’est pas bien grave si le « etc » se retrouve sur la ligne suivante… Et pour les formules en mode "display" (centrées), ça me semblait cohérent au contraire de laisser le point final à la bonne hauteur de la ligne de fraction (le <code>\cdot</code>). Désolé de paraître ignare, mais c’est quoi l’I.N. ? ::Des Wikisourciens avec des avis incompatibles, vous n’avez pas fini d’en découvrir {{rire}} ahah ! ::En fait, ces problèmes de ponctuation viennent de la manière dont les maths sont rendues ici : par des images. Et dans HTML, il est toujours possible de couper une ligne après une image. Le seul moyen de l’éviter, ce serait d’utiliser {{m|nobr}} : <code><nowiki>{{nobr|<math>E = mc^2</math>.}}</nowiki></code> ; mais il ne faut surtout pas le faire nous-mêmes ! cela classerait directement la page dans [[:Catégorie:Pages contenant trop d'inclusions de modèles]] : il faudrait donc que MediaWiki le fasse lui-même (si la formule est suivie d’une virgule, d’un point ou de points de suspension, mettre un équivalent de <code><nowiki><span style="white-space:nowrap;"></span></nowiki></code> autour de la formule et de la ponctuation, c’est quand même demandable à un algorithme, non ?). Plus largement, il faut que MediaWiki revoie sa manière de gérer LaTeX (avec MathJax, par exemple), à la fois sur Internet, et à l’export. J’avais laissé une proposition dans ce sens l’année dernière, et je le referai tant qu’il faudra. ::J’ai compris la raison de votre manipulation de la ponctuation après mon message… Mais pourquoi faire rentrer les virgules, qui ne remonte pas au niveau de la barre de fractions ? Celles-là au moins devraient sortir, à mon avis. Quant aux points, ce qui me dérange, c’est vraiment le sens, et pour deux raisons : le point ne fait pas partie de la formule, et le <code>\cdot</code> est un opérateur binaire. ::Pour l’espace insécable avant ''etc.'', c’est encore une règle de l’I.N. : « ''etc.'', abréviation qui ne doit jamais être renvoyée au commencement de la ligne » (''Lexique'', p.{{lié}}6). ::Et l’I.N., c’est l’Imprimerie Nationale (j’ai fait durer le suspense {{clin}}). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 9 juin 2021 à 22:40 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Merci des explications {{sourire}} — et pour faire très français, « toute règle a ses exceptions », puisque le « etc » peut se retrouver en début de ligne dans les recommandations sur la « [https://math93.com/images/pdf/enseignant/normes_typo.pdf Composition des textes scientifiques] »… Ceci dit, il ne me semblerait ''a priori'' pas si compliqué d’introduire cette règle dans le logiciel mise en forme sans avoir besoin de le préciser dans le texte source, tout comme on ne met pas de <code>&amp;nbsp;</code> devant le point-virgule… :::Je ne connaissais non plus cette [[:Catégorie:Pages contenant trop d'inclusions de modèles]]… qu’a-t-elle d’infâmant ? J'aurais aimé trouver une définition un peu précise des critères qui font entrer un livre ou un article dans cette catégorie : est-ce une limitation logicielle ? un nombre d’octets trop grand pour un chapitre ? trop de modèles imbriqués ? Sur l’ensemble du livre de Gauss, il y a environ 2500 modèles utilisés, rajouter le <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> pour tous les ''etc.'' incrémenterait ce nombre de moins de 10% — serait-ce vraiment un problème ? :::{{Merci}} pour toutes les explcations en tout cas, je continue à faire plein de découvertes {{sourire}}--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 14:38 (UTC) ::::Force est de constater que le texte que vous mettez en lien prétend s’appuyer sur les règles de l’I.N., mais ne le fait pas… en même temps, ce n’est peut-être pas de la faute des rédacteurs, mais de Word qu’ils utilisent {{rire}}. Même pas de justification, ni d’alinéa… Les références en matière de typographie, facilement trouvables en ligne, sont le ''Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie Nationale'', qui est le code typographique suivi par, en gros, toutes les publications de l’État français, et l’[http://www.orthotypographie.fr/volume-I/echelle-extrait.html#Etc ''Orthotypographie''] de Lacroux (qui compile d’autres manuels, et a le mérite de donner ses sources et d’exposer les contradictions entre codes typographiques s’il y a lieu). ::::Quand vous prévisualisez une page, tout en bas, vous avez « données d’optimisation de l’analyseur », qui donne tous les seuils : et tous les critères que vous citez y passent — nombre d’octets traités par les modèles, nombre maximal de modèles imbriqués les uns dans les autres, taille totale de la page,{{lié}}etc. Dès que l’un des seuils est dépassé, la page est catégorisée, et, surtout, l’interpréteur arrête son travail : la transclusion ne va pas jusqu’au bout, et le texte accessible n’est pas complet. Alors si on met un modèle {{m|nobr}} à chaque formule suivie d’une ponctuation (plus largement que d’un ''etc.'', c’était à cela que je pensais, car malheureusement cela arrive souvent sans cela), il est clair qu’on explose les seuils. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 juin 2021 à 15:09 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Merci encore pour les détails, je continue à apprendre plein de choses {{sourire}}. Mais les statistiques de bas de page ne disent pas vraiment si la page est ''trop chargée'', j’ai l'impression que ça se voit uniquement à la transclusion (quand tout un chapitre est généré), car il me semble impossible d’atteindre les limites indiquées pour chaque page (par ex. 2MB de taille ou une profondeur de 40) ; mais peut-être les limites indiquées corresp--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 17:56 (UTC)ondent-elles à un chapitre ? Le plus simple me paraît la bonne vieille méthode expérimentale… Pour ce qui est du texte de ce livre, si tu n'y vois pas d'inconvénient, je rajouterais volontiers le <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> dans les cas avec etc.(pas pour une simple ponctuation) — je vérifierai que ça passe bien à la transclusion, mais ''a priori'' j’ai pleinement confiance… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 16:48 (UTC) ::::::Les limites indiquées correspondent à une page web : donc, effectivement, dans l’espace Page: il n’y a aucun risque, mais pour les pages de l’espace principal, on peut l’atteindre assez vite. Pour ne pas créer des transclusions à tout va (et surtout de créer des transclusions incomplètes, ce à quoi un certain nombre de contributeurs sont opposés, alors même que c’est assez utile pour vérifier le bon état de la transclusion au fur et à mesure de la correction), je teste dans une sous-page [[Utilisateur:ElioPrrl/Brouillon|Brouillon]] mes projets en cours, et c’est là que je consulte les données d’optimisation. Et je n’ai pas grand-chose à reprocher aux {{m|nobr|<nowiki><math>…</math></nowiki>, etc.}}, ça ne me dérange pas {{sourire}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 10 juin 2021 à 17:09 (UTC) :::::::{{ping|ElioPrrl}} merci de ta réponse rapide {{sourire}} je ferai les tests de transclusion, mais je ne vois pas comment les faire dans une page de brouillon (ce n'est oas urgent bien sûr)… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 juin 2021 à 17:56 (UTC) ::::::::Je ne sais pas trop ce qui vous embarrasse, il suffit de faire comme dans l’espace principal, il n’y a aucun obstacle : c’est juste que cela évite de créer une transclusion encore incomplète, et que si un problème a lieu en cours de route, il n’affecte que votre Brouillon et non l’espace principal (ce qui évite d’appeler les administrateurs pour supprimer la page, par exemple, ou d’éveiller l’attention des patrouilleurs en cas de modifications répétées sur une page de l’espace principal). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 13:14 (UTC) == Du bon usage des <code>\ldots</code> et <code>\cdots</code> (livre de Gauss) == Je suis revenu pinailler {{clin}} Je ne veux pas vous décourager dans cette validation, loin de là, mais il y a des points (''pun intended'') où je ne vous suis plus. Assez aléatoirement, vous remplacez les <code>\ldots</code> par des <code>\cdots</code> : sur le plan sémantique, rien à redire, puisque les deux sont interchangeables, et que le choix relève plus de l’esthétique que du sens ; mais justement, dans le fac-similé, tous les points de suspension sont sur la ligne de base (contrairement aux points finaux, je vous l’accorde). Pourquoi donc s’en éloigner sur ce point ? De plus, je ne connais aucun texte antérieur à LaTeX avec des points de suspension au-dessus de la ligne de base ; c’est vraiment pour le coup une invention typographique récente. [Je suis aussi un peu chagriné que vous enleviez mes <code>\vdots</code>, mais aucune de nos deux solutions n’est la bonne de toute façon, donc je me tairai sur ce point {{clin}}.] — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 13:11 (UTC) :{{ping|ElioPrrl}} Bonjour, c’est vrai je trouve les <code>\vdots</code> un peu dérangeants dans les systèmes d’équations, surtout lorsqu’il y a une accolade à la gauche du système, ça me semble à la fois un peu loin de la version originale et pas très esthétique (mais il est vrai que l’esthétique est une notion peu objective {{sourire}}). :Pour les <code>\cdots</code> vs <code>\ldots</code> (ou <code>\dots</code>), le choix ne devrait pas être aléatoire, je choisis préférentiellement le <code>\cdots</code> entre 2 opérateurs (+ — = essentiellement) plutôt pour des raisons esthétiques (donc non objectives {{sourire}})… Mais je ne voudrais pas non plus imposer ma façon de voir… Et tes ajouts de <nowiki>{{MathForm1}}</nowiki> et <nowiki>{{SA|...}}</nowiki> sont vraiment très très utiles ! {{sourire}}. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 12 juin 2021 à 14:00 (UTC) ::Ah mais je suis d’accord si l’on devait composer un article de zéro ! Seulement là on a un fac-similé qui ne fait pas ce choix, et je trouve ces <code>\cdots</code> anachroniques. Comme sémantiquement il n’y a aucune différence entre <code>\cdots</code> et <code>\ldots</code>, je pense que c’est le fac-similé qui devrait primer. ::Je vous dis {{Merci}} d’ailleurs de faire ces substitutions de modèles aux balises « à la main » ! Il y en a une autre que vous pourriez faire, c’est quand il y a la mention ''Note de M. Gauss'' ou ''Note de J. Bertrand'' ; je les avais mises dans {{m|d}}, je crois, alors que l’usage du fac-similé, c’est de les ferrer à droite, mais sur la même ligne s’il y a assez de place. Depuis, j’ai amélioré le modèle {{m|FAD}}, et il faudrait remplacer ces {{m|d|(''Note de''…)}} en <syntaxhighlight lang="html+handlebars" inline>{{FAD|(''Note de''…)|marge=4em|sep=2em|retour=gauchedroite}}</syntaxhighlight>. Vous pourriez-le faire ? ::Je pensais également créer un modèle pour remplacer les {{m|c}} contenant des formules, avec moins de paramètres (taille de police et marges verticales, ce devrait être suffisant), pour rendre le code exporté plus léger, mais avec en plus un paramètre de largeur des espaces-mots, afin d’éviter les <code>\quad</code> ou les {{m|Intervalle}} quand plusieurs formules sont sur la même ligne : le problème avec les premiers, c’est qu’ils ne peuvent pas subir de coupure de lignes, ce qui est très gênant sur les téléphones et les liseuses dont la justification est plus étroite que celle de la page web ; et avec les seconds, c’est que quand ils passent à la ligne, ils ne disparaissent pas dans le changement de lignes comme des espaces-mots normales. Mais je n’ai pas trop le temps en ce moment {{triste}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 12 juin 2021 à 17:17 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Bien, bien, je renoncerai donc aux <code>\cdots</code> {{triste}} — et je penserai au {{m|FAD}} plutôt qu'au {{m|d}} pour les signatures en notes. Mais je ne fais quand même pas totalement « à la main », les ''grep'', ''sed'' et autres utilitaires unix font une grande partie du travail… :::pour {{m|c}}, je verrais bien plutôt un modèle dédié (pourquoi pas <nowiki>{{MathForm}}</nowiki> pour « formule sans numérotation »?) plutôt qu’un remplacement du <nowiki>{{centré}}</nowiki>, les autres paramètres étant quand même bien utiles dans un contexte purement textuel… :::Pour la transclusion dans un ''brouillon'', mon problème est bêtement de connaître comment passer dans un espace brouillon, je n'ai pas trouvé comment activer cette option… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 13 juin 2021 à 12:52 (UTC) ::::Je suis une bille en programmation {{rougir}}, je sais à peine écrire du Python — alors les lignes de commande, je n’y pense même pas {{rire}} ::::Oui, je me suis mal exprimé, c’est exactement à un {{m|MathForm}} que je pense, à n’utiliser que pour les formules centrées. Cela permettrait de distinguer sémantiquement les formules centrées des titres ou autres parties textuelles centrées. ::::Ah ! il n’y a pas d’espace brouillon, c’est juste le nom que j’ai donné à ma sous-page en la créant. Il suffit de taper dans la barre d’adresse <code>fr.wikisource.org/Utilisateur:''votrePseudo''/Brouillon</code> pour la créer ; et vous n’êtes même pas obligé de l’appeler Brouillon non plus, tant que vous en retenez le nom {{rire}} — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 13 juin 2021 à 13:11 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Ah d'accord, {{merci}} — et peut-être à bientôt pour d’autres échanges bien utiles {{sourire}} == Problème de <nowiki>{{lien ancre}}</nowiki> == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, j'ai bien fini de relire les pages du libre [[Méthode_des_moindres_carrés]] que je pensais correctes, mais j'ai un souci avec les liens dans la transclusion : j'avais utilisé le modèle {{m|lia}} pour que les liens fonctionnent correctement aussi bien à partir des pages (par ex. [[Page:Gauss - Méthode des moindres carrés, trad. Bertrand, 1855.djvu/103|page 89]] au début de l'article 15) que depuis [[Méthode_des_moindres_carrés/Supplément#artS15|ici]] − mais par contre les liens ne fonctionnent généralement pas dans le livre généré, que ce soit en PDF, en EPUB ou même en HTML… Même les liens depuis la table des matières (au début du livre) vers les différents chapitres ne fonctionnent pas correctement ; que faudrait-il faire pour que ces liens fonctionnent ? Merci d'avance {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 juin 2021 à 16:14 (UTC) :J’ai bien inspecté le code des pages, mais je ne sais pas du tout, surtout que ça a l’air de marcher sur le site internet… Je ne connaissais même pas l’existence de ces modèles avant que vous les utilisiez, et je me contente toujours de mettre le lien vers l’espace principal, ce qui marche toujours, je crois. Demander peut-être au créateur du modèle, {{mention|BernardM}} ? — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 28 juin 2021 à 16:48 (UTC) ::{{ping|ElioPrrl}} Merci je vais essayer {{sourire}} … ::{{ping|ElioPrrl}}… mais il semble impossible d’avoir une réponse {{triste}} (j’avais mis un mot sur la [[Discussion utilisateur:BernardM|page de discussion de BernardM]], mais sans succès). J’ai remarqué que ce problème de liens qui ne fonctionnent pas est en fait très général, par ex. le [[Livre:Langevin - Le principe de relativité, 1922.djvu|principe de relativité]] (que tu as également préparé {{sourire}}) : sur les 26 liens vers les différents articles de la table des matières, version PDF ou version HTML, il y en a 9 qui ne fonctionnent pas : les '''5''' et '''6''' de la première partie, et tous les 7 ('''20''' à '''26''') de la 2{{e|ème}} partie. Je n’arrive vraiment pas à comprendre la logique dans la génération de ces liens <code>calibre_link-...</code> {{Songeur}}… À qui me conseillerais-tu de poser la question ? Ou bien directement sur la page [[Wikisource:Scriptorium]] ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 15:50 (UTC) :::Oui, le Scriptorium ; et rétablir les liens « normaux », au moins en attendant. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 16:45 (UTC) ::::{{ping|ElioPrrl}}{{Merci}} de ta réponse rapide, mais je ne vois pas bien ce que signifie « rétablir des liens normaux », l'exemple que je citais du « [[Livre:Langevin - Le principe de relativité, 1922.djvu|Principe de relativité]] » de Langevin est un ouvrage qui est déjà terminé, auquel je n’ai pas touché, je n’ai fait que télécharger une version PDF et une version HTML pour voir ce que donnent les liens depuis la table des matières… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 18:02 (UTC) :::::Ah pardon ! j’avais lu trop vite. J’ai cru que vous aviez utilisé {{m|lia}} sur ''La relativité'' de Picard que vous venez de terminer. Après inspection du fichier EPUB de la bonne ''Relativité'', j’ai trouvé que les <code>id</code> ne sont pas transcrit correctement : normalement, l’ancre <code>ancre</code> est renommée, dans le fichier exporté, <code>id-ancre</code> ; or là, parfois le dernier caractère est supprimé, et parfois un suffixe <code>-n24</code> (le nombre peut changer) est rajouté. Je n’en ai pas encore trouvé la raison ; peut-être que quelqu’un sur le Scriptorium en saura plus. ::::{{ping|ElioPrrl}} Voilà, j'ai finalement reçu une réponse de {{mention|BernardM}} qui me conseille de poster la question sur le Scriptorium — ce que je vais donc faire… Je viens de renommer toutes les ancres du Langevin, je crois que ça marche {{sourire}}. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 11:29 (UTC) :je confirme, tous les liens sont opérationnels {{sourire}} dans l’ouvrage de Langevin ! Merci {{ping|ElioPrrl}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC)! ::Ce n’est pas tant moi qu’il faut remercier {{clin}} : {{Merci}} surtout d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:03 (UTC) == Problème de blancs et<code>&amp;emsp;</code> == ''(partie de discussion extraite de la section précédente « Problème de <nowiki>{{lien ancre}}</nowiki> »)'' D’ailleurs, j’en profite : vous avez utilisez <code>&amp;emsp;</code> dans la transcription ; il fait l’éviter au maximum, ainsi que les <code><nowiki>&amp;ensp;</nowiki></code>, <code><nowiki>&amp;thinsp;</nowiki></code>,{{lié}}etc., parce que ces espaces posent problème au moins sur Mac et Unix (voyez la seconde moitié de [[Wikisource:Scriptorium/Décembre_2020#Sauts_de_paragraphe_inattendus|cette discussion]]), au point qu’il a fallu totalement réécrire le modèle {{m|em}} qui les utilisait. Et en plus, dans le cas où vous les avez utilisés, ils sont trop grands — c’est plutôt des demi-cadratins qui sont utilisés, il me semblent. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 16:52 (UTC) :Pour les <code><nowiki>&amp;emsp;</nowiki></code> que j'avais rajoutés dans la contribution de Picard sur la relativité en astronomie, j’avais suivi ta suggestion de mesurer cet intervalle — et le blanc qui suit les numéros de paragraphe a bien la largeur d'un '''M''' — ce qui correspond à la définition du <code><nowiki>&amp;emsp;</nowiki></code>… Avec un simple blanc comme tu l'as remis dans la [[Page:Picard - La théorie de la relativité et ses applications à l’astronomie, 1922.djvu/11|1ère page]] l'intervalle me semble nettement plus court que l’original — et aussi il me semble que cet espace devient variable suivant le contenu de la ligne. Mettre un <nowiki>{{iv|1em}}</nowiki> ou <nowiki>{{iv|0.75em}}</nowiki> serait-il mieux que le &&#8288;emsp; honni ?--[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 30 juin 2021 à 18:02 (UTC) ::Le cadratin, c’est la largeur du tiret long (—), ou de l’indentation de début de paragraphe ; la largeur du M est généralement plus courte, sauf à compter les approches de part et d’autre, ce qui est très difficile à évaluer — cela est bien montré sur la [[w:Cadratin|page Wikipédia]], par exemple. Réduction faite des approches, je trouve un poil plus que un demi-cadratin, donc {{m|iv|0.5em}} conviendrait. :::{{ping|ElioPrrl}} Donc éveltuellement si je remplace les &amp;emsp; par un <nowiki>{{iv|0.5em}}</nowiki> ou <nowiki>{{iv|0.6em}}</nowiki>, ça t'irait ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 juillet 2021 à 18:46 (UTC) ::::À dire le vrai, je préfère autant une espace normale, parce que la largeur des espaces-mots varie beaucoup plus d’une ligne à l’autre sur écran et sur papier ; mais <nowiki>{{iv|0.5em}}</nowiki> me conviendrait. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 1 juillet 2021 à 19:12 (UTC) ::Autant la mesure des tailles de police directement sur le fac-similé est fiable, autant la mesure des marges et espaces est difficile. Pour les espaces horizontaux, il faut défalquer l’approche des caractères, qui est très difficile à estimer. Pour les espaces verticaux, c’est encore plus difficile, parce que : {{1o}} très souvent il n’y a pas de valeur unique pour tous les blancs verticaux de même nature (j’entends par là avant ou après tel niveau de titre, avant ou après l’astérisme,{{lié}}etc.), la hauteur allouée au blanc étant surtout fonction de la place disponible sur la page ; {{2o}} la mesure du fac-similé ne peut directement s’appliquer au HTML, puisque les ''boxes'' des lignes n’ont pour limite supérieure et inférieure ni la hauteur d’ascendante, ni la ligne de base, ni aucun repère visible, et {{3o}} la marge d’à peu près 0.6em entre paragraphes nous demande d’augmenter de la même valeur les marges verticales si l’on veut garder à peu près la physionomie de l’original. De sorte que je n’utilise pour ainsi dire jamais les espaces horizontaux (sauf entre les formules mathématiques, où j’utilise conventionnellement 1em ou 2em, mais je vais essayer de changer ça dans le modèle {{m|MathForm}}, parce que tant l’usage de {{m|iv}}/{{m|em}} que de <code>\begin{aligned}</code> pose des problèmes, ou de centrage ou de coupure de ligne, notamment sur les écrans étroits comme les écrans de smartphone) ; et pour les espaces verticaux, je les mets systématiquement plus grands que l’original, et j’essaye de les échelonner « rationnellement » (le blanc après le titre de premier niveau est plus grand que celui avant le titre de second niveau, qui est plus grand que celui après ce même titre, et ainsi de suite). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 30 juin 2021 à 19:48 (UTC) :::{{ping|ElioPrrl}} Il me semblait que l'utilisation du <code>\begin{aligned}</code> dans le cas de plusieurs équations sur la même ligne devrait distribuer proprement les blancs, par exemple {{br0}} <nowiki>{{c|<math>\begin{aligned}\xi &= a, & \eta &= b, & \zeta &= c, \ldots ,\end{aligned}</math>}}</nowiki> {{iv|1em}}qui donne {{c|<math>\begin{aligned}\xi &= a, & \eta &= b, & \zeta &= c, \ldots \end{aligned}</math>}} :::où la distribution des blancs est très bien faite par latex {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 juillet 2021 à 18:46 (UTC) ::::Les blancs sont très bien (ce ne sont rien d’autre que des <code>\qquad</code>, en fait, si je ne m’abuse). Le problème, c’est que sur des écrans étroits (sur mon smartphone, dès deux équations un peu longues sur la même ligne), ou avec un zoom à plus de 100% (sur ma liseuse, dès 150% de zoom pour trois équations), les équations ne rentrent pas dans la largeur de l’écran, et comme il est impossible de passer à la ligne à l’intérieur d’une balise <code>math</code> les équations sont partiellement invisibles. Utiliser {{m|iv}}/{{m|em}} autorise les coupures de lignes, mais les équations individuelles, hors la première, sont mal centrées, parce que, contrairement aux espaces-mots, l’espace créé par {{m|iv}}/{{m|em}} ne « s’efface » pas dans le passage à la ligne. L’idée serait d’utiliser la propriété CSS <code>word-spacing</code>, mais cela pose un autre problème que j’essaye de résoudre. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 1 juillet 2021 à 19:12 (UTC) :::::{{ping|ElioPrrl}} Autant que je sache, le <code>\qquad</code> est un maximum, cet espace diminue si nécessaire… {{br0}} J'aimerais également te soumettre quelques questions concernant le résultat de l'édition, que je soumets dans une nouvelle section ci-dessous. == Problèmes liés à la transclusion de livres scientifiques == {{ping|ElioPrrl}} Pour voir comment se comporte un texte scientifique, avec son mélange de LaTeX et de de texte, j'ai édité le livre de Gauss [[Méthode_des_moindres_carrés]] en PDF, sous format A5 qui semble proche de l’original ; il y a un certain nombre de problèmes que j’ai noté — peut-être as-tu des propositions de solution ? ''(les numéros de page correspondent à ceux apparaissant au bas des pages dans la transclusion en PDF/A5)'' ; * Formules centrées avec le point-virgule de ponctuation qui se trouve seul sur une ligne suivant l'équation, dans les pages 39 (§16) et 46 (§20) ; la seule solution que je vois est de mettre la ponctuation dans la balise <nowiki><math></nowiki>, précédée éventuellement d'un espace fin <code>\,</code>, — même si sémantiquement ce n’est pas correct… D'ailleurs, pour les équations sur pluieurs lignes, les ponctuations sont bien à l’intérieur de la balise <nowiki><math></nowiki>, ça ne me paraîtrait pas incongru de le faire aussi pour les équations sur une seule ligne. Aurais-tu des objections ? ::Je vais normalement résoudre ça dans leElioPrr modèle {{m|MathForm}} (sauf pour les équations sur plusieurs lignes). Si le point-virgule passe à la ligne suivante (mais en fait ça peut avoir lieu avec n’importe quel signe de ponctuation), alors la formule, augmentée du signe de ponctuation, sera de toute façon trop longue pour rentrer sur une ligne, et débordera hors de l’écran. Donc c’est un mal pour un autre. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} En fait non, pour ce qui est de la version PDF, je constate que les équations ne dépassent pas des marges (ou très peu), car visiblement la transclusion ajuste la taille pour la ramener à la largeur de la ligne, par ex. toujours sur cette page 39 dans la version PDF/A5, cette équation qui a son point-virgule final dans une ligne à part a bien comme largeur la largeur de la page, et a visiblement été réduite (symboles plus petits), sans que cela ait été spécifié dans le code wiki ; et pour en revenir à la question des ponctuations en fin de formules centrées, les 2 équations du bas de cette page 39 seraient bien plus esthétiques si la ponctuation avait été mise dans la balise <nowiki><math></nowiki> : le point-virgule serait resté sur sa ligne, et le point final de l'équation suivante serait correctement espacé par rapport aux autres points comme sur l’original… Le mélange des genres n’est pas très harmonieux, et il me semblerait vraiment préférable de laisser à latex le soin de positionner la ponctuation dans les équations en « displaystyle »… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 21:29 (UTC) * problèmes d'équations numérotées avec {{m|MathForm1}} : dans plusieurs cas, lorsque les formules ne tiennent pas dans l’espace qui reste en bas de page, le numéro de l'équation se trouve seul en bas de page, tandis que les équations sont réléguées à la page suivante. Ça arrive à 5 reprises dans cet ouvrage, au bas des pages 43, 68, 69, 113, et 120. Aurais-tu une suggestion pour éviter ce genre de problème ? ::Je crois que c’est résolu (mais difficile de le dire, il se pourrait que ce soit un infime changement dans la mise en page de ce qui précède ces formules qui ait résolu le problème). — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) ::: {{ping|ElioPrrl}} Bizarre, je viens de refaire la transclusion en PDF/A5, et le problème existe toujours dans les 5 équations mentionnées. J'avais bien activé l’option « Bypass all caching » avant la transclusion — y a-t-il une autre opération que j'aurais oublié pour cette transclusion ? --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 5 juillet 2021 à 21:29 (UTC) * Parfois aussi dans les tableaux avec traits verticaux, il y a les traits verticaux en bas de page, mais sans aucune ligne de données, celles-ci ne commencent qu’à la page suivante, comme dans les pages 143-144-145. Ce problème aurait-il la même origine que le problème précédent du {{m|MathForm1}} ? ::Dans ce genre de cas précis, cela vient de ce que tout est codé en LaTeX, et qu’il faudrait plutôt le coder en HTML, afin que les sauts de lignes et de page puissent avoir lieu normalement. Plus je contribue ici, et plus je suis convaincu que, dès qu’on peut le faire sans trop sacrifier à la cohérence, il faut éviter au maximum de regrouper dans une seule formule LaTeX plusieurs formules, horizontalement ou verticalement ; certes, on a des petits accidents (la ponctuation rejetée sur une ligne suivante), mais en général c’est la manière de rendre l’affichage le plus souple selon les dispositifs de lecture. — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) * Enfin il y a des titres de section qui se trouvent seuls en bas de page — une bonne pratique il me semble est de ne pas mettre ces titres en bas de page (mais je n'ai pas vérifié sur les pratiques de l'I.N. {{Clin d'œil}}). ::Pas besoin de consulter l’I.N. effectivement c’est une plaie visuelle ! {{rire}} C’est un dossier que je veux arranger depuis [https://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Community_Tech/Ebook_Export_Improvement#Prevent_page_breaks_after_headings déjà longtemps] (et, coïncidence, je prenais mes exemples dans le même livre {{clin}}), mais nous n’arrivons pas à obtenir ce que l’on veut ([[Wikisource:Scriptorium#Abréviations_soulignées_sur_mobile_(et_sauts_de_page_dans_WSexport)|dernière avancée]], mais qui ne marche pas sur toutes les liseuses, et pas à l’export PDF). Mais j’y réfléchis régulièrement… — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 5 juillet 2021 à 12:00 (UTC) En tout cas, merci pour tous ces échanges qui me sont bien utiles {{sourire}} — en espérant ne pas trop t’encombrer dans tes activités… == Poincaré - Leçons sur les hypothèses cosmogoniques == Ne serait-il pas intéressant d’ajouter le livre dans la page d'accueil wikisource ? Merci. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 8 septembre 2021 à 14:06 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Très probablement mais je n'ai jamais fait, sais-tu faire et/ou peux-tu me dire sur quelle page ? Merci et bien cordialement --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 8 septembre 2021 à 16:52 (UTC) ::J’ai fait une tentative, qui n'a pas bien marché. Il faut aller sur la page d'accueil et modifier la liste des '''Derniers ouvrages validés''' (à droite, en bas de la page) en cliquant sur '''modifier''' sous les six livres. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 9 septembre 2021 à 05:54 (UTC) :::{{ping|Fabrice Dury}} J'ai fait l?'essai aussi sur cette page en rajoutant l'item « <nowiki>* {{export|Leçons sur les hypothèses cosmogoniques}} '''[[Auteur: Henri Poincaré|Henri Poincaré]]''', ''[[Leçons sur les hypothèses cosmogoniques]]'', 1911</nowiki> » mais le lien sur le livre apparait en rouge, donc comme si le livre n'était pas accessible {{Songeur}}… Et je suis très déçu par le résultat de la transclusion (génération en epub, en pdf ou en html, à partir de la [https://fr.wikisource.org/wiki/Le%C3%A7ons_sur_les_hypoth%C3%A8ses_cosmogoniques_(Poincar%C3%A9,_1911) page de transclusion]), aucun des liens ne fonctionne, pas même ceux liés aux notes de bas de page. Les liens depuis la table des matières ne fonctionnent pas non plus, sans parler de l'index… Il doit y avoir un problème plus fondamental pour « terminer » un ouvrage, aurais-tu une idée du problème ? Bonne journée {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 9 septembre 2021 à 07:17 (UTC) ::::Non, je n'ai pas d'idée. Je vais demander de l'aide sur le scriptorium. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 9 septembre 2021 à 07:30 (UTC) == Henri Lebesgue : Leçons sur l'intégration == {{ping|ElioPrrl}} Bonjour, je suis en train de relire la deuxième édition des [[Livre:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu|Leçons sur l’intégration de Lebesgue]] que tu avais mis en forme il y a un peu plus d’un an — peut-être suis-tu cela ? Même si je ne suis pas les mêmes conventions que toi (en particulier pour les ponctuations incluses dans les équations centrées), j’essaie de respecter tes conventions, ce qui peut m’amener parfois à rajouter un <nowiki>{{nobr|...}}</nowiki> quand une ponctuation se retrouve en début de ligne ; sinon je modifie aussi les marges haut-bas des paragraphes qui énoncent les résultats, comme par exemple [[Page:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu/102|page 86]], pour la rendre identique (1em) aux équations, ce qu'elle me semble bien être. Par ailleurs je n’ai pas réussi à trouver les explications pour le modèle <nowiki>{{p début|...}}</nowiki> utilisé pour faire ressortir ces énoncés — et quel est l'avantage de ce modèle par rapport au simple {{m|Interligne}} ? J'étais un peu embêté aussi par l’utilisation du modèle {{m|Fig.}}, qui oblige à mettre les numéros des figures en italiques, par ex. ''{{fig.|3}}'' plutôt que {{lié|''fig.'' 3}} qui est plus conforme à l’original ; mais ce sont vraiment de petits détails… J'aurais aussi préféré que les ''d'' représentant la différentielle dans les équations soient conformes à l’original (en italique donc), plutôt que de remplacer par une écriture « moderne », mais ce n’est pas essentiel {{Sourire}} Sinon je me suis permis aussi de modifier ton commentaire et l’écriture de l’équation en milieu de [[Page:Lebesgue - Leçons sur l'intégration et la recherche des fonctions primitives, 1928.djvu/104|page 88]] — bizarre que la même erreur soit reproduite dans les 2 éditions (dans la première edition, il y a d’ailleurs une croix ajoutée au crayon sur les Λ, ce qui m’incite à conserver le « ''f'' » plutôt que de le remplacer par un « F » Bonne continuation, et merci ! --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 15 mars 2022 à 19:39 (UTC) :Bonjour, je l’ai bien vu à ma liste de suivi fort encombrée depuis quelques jours {{sourire}} Pour répondre un peu de mots : :* Pour {{m|fig.}}, c’est pour développer l’abréviation en info-bulle, sachant que les chiffres en italiques sont très rares à l’époque, même au sein d’une phrase toute entière en italiques. Si on veut vraiment coller à l’image, il faudrait remplacer {{m|fig.|''x''}} par {{m|abr|fig.|figure}}{{m|lié}}<code>''x''</code>. :* Pour les ''d'', je suis un jour d’un avis, le suivant de l’avis contraire. Mais dans un livre consacré entièrement à l’intégration, et sachant que le ''d'' droit est la typographie normale au {{s|xviii}}, oubliée au {{s|xix}} jusqu’à Bourbaki environ en France, j’ai préféré le rétablir ; ç’aurait été un traité sur une matière différente, peut-être aurais-je gardé le ''d'' italique. :* Pour {{m|p début}}, c’est ma maniaquerie : je distingue dans le code l’interligne, qui est une séparation entre deux paragraphes, que l’on pourrait remplacer par un filet ou un astérisme, et que je code avec {{m|interligne}} ; que je distingue, donc, de la mise en relief par ajout de marges verticales, que l’on pourrait remplacer par une boîte par exemple, que je code avec {{m|p début}}. Ce dernier a de plus l’avantage d’être plus fiable : la hauteur totale de l’interligne s’ajoute aux marges verticales par défaut des paragraphes, donc la hauteur indiquée dans le modèle {{m|interligne}} est moindre que celle affichée ; alors que la hauteur des marges dans {{m|p début}} est exactement celle affichée. J’aurais mis une marge verticale de 1em, n’était justement cette marge verticale par défaut entre les paragraphes, qui rend la mise en relief moins visible. :* Pour les corrections, je vous fais confiance, vous devez vous y connaître au moins autant que moi. :Merci pour cette validation ! — [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]] ([[Discussion utilisateur:ElioPrrl|d]]) 16 mars 2022 à 13:17 (UTC) :: Merci {{ping|ElioPrrl}} pour tes réponses ! Je continue donc à relire, il faudra encore un bon moment pour arriver au bout — ça me rajeunit aussi de retrouver ses matières que je n'avais plus pratiquées depuis bien longtemps, et je continue aussi à apprendre des utilisations de modèles que je ne connaissais pas vraiment {{sourire}} --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mars 2022 à 17:52 (UTC) == [[Livre:Mémoire sur l'indépendance de l'Ukraine, présenté à la Conférence de la paix par la Délégation de la République ukrainienne (1919).djvu]] == Bonjour [[utilisateur:F0x1|F0x1]], et bonjour {{Notif|Newnewlaw}} également ! Comme nous avons tous trois collaboré à la correction de cet ouvrage, avec un résultat qui dépasse même mes attentes ^^, je proposerais bien une amélioration finale à l'ouvrage d'origine, tout en le signalant à l'endroit approprié : placer la '''Carte''' en tête de la transclusion du chapitre Géographie. Histoire de la mettre en exergue et que les lecteurs y aient accès (elle ne figurait d'ailleurs pas dans la table des matières, ce qui est regrettable...). Sa position d'origine pourrait-elle être indiquée en légende, du style "Note Wikisource" ? <br /> [https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Anicium'''<span class="sc">s</span>y<span class="sc">b</span>'''~'''<span class="sc">''anicium''</span>] 10 avril 2022 à 12:54 (UTC) :{{ping|SyB~Anicium}} {{ping|Newnewlaw}} Oui tout-a-fait, la carte est importante — elle l’est aussi pour le dernier chapitre (VI), mais elle est très utile aussi pour les autres chapitres (en fait je l’avais sous les yeux en permanence lors de la relecture). Je me posais d’ailleurs la question s’il ne serait pas possible de l’inclure en pleine résolution, ou du moins de fournir un lien dans la version pdf vers la version pleine résolution ? Limitée à 500 pixels de largeur, ça me semble nettement moins lisible… Je n'ai encore jamais pratiqué la "Note Wikisource", ça fonctionne comment ? Merci en tout cas d'avoir apporté ce livre d'il y a un siècle qui me semble apporter un bel éclairage sur les évènements actuels… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 10 avril 2022 à 18:48 (UTC) ::J'ai tenté d'intégrer la carte à ta table des matières et en tête du chapitre Géographie :) Mais en effet, un lien cliquable est intéressant pour l'export PDF (édit : ça fonctionne automatiquement à l'export PDF !). Afficher en pleine résolution est impossible, je suis parti du fichier haute définition et il est... disproportionné pour un écran. [https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Anicium'''<span class="sc">s</span>y<span class="sc">b</span>'''~'''<span class="sc">''anicium''</span>] 10 avril 2022 à 19:53 (UTC) :::{{ping|SyB~Anicium}} Ce n'était pas comme ça que je voyais la chose, mais plutôt sous forme d'un lien qui pourrait être <code><nowiki>{{lia|Conclusion|Carte|''(voir la carte)''|128}}</nowiki></code> après avoir rajouté l'ancre à la figure (ce que je viens de faire) et la carte au chapitre "Conclusion" — soit sous cette forme directement en association avec les titres des chapitres I et VI ou peut-être sous forme d'une note. Ou bien alors rajouter la carte elle-même sous forme d'un chapitre à part, mentionné à la fin de la table des matières ? C'est sans doute ce qui serait le plus proche de l'original… :::Pour ce qui est de lien vers la pleine résolution, peut-être poser la question dans le Scriptorium ? L'image ne me semble pas si gigantesque (1,1Mb,3020x1978 pixels) du moins sur ordinateur — c'est vrai que pour une liseuse en noir et blanc ça ne doit pas être top, encore que… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 11 avril 2022 à 11:39 (UTC) == Gauss : mouvement des corps célestes == Bonjour, Dans certaines pages du livre de Gauss, par exemple [[Page:Gauss - Théorie du mouvement des corps célestes, traduction Dubois, 1864.djvu/396|page 377]], certaines valeurs de log se voient munies, outre d'une barre au dessus du chiffre des unités, d'un signe (-) juste à gauche de cette barre. Il me semble que c'est une anomalie qui mériterait de disparaître, mais comment ? Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 1 août 2022 à 08:45 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}} Bonjour et merci de relire si soigneusement ! J'avais fait quelques essais de plusieurs possibilités pour écrire les chiffres des unités des logarithmes dans ma [[Discussion utilisateur:F0x1/Brouillon|page de brouillon]], et je n'y vois pas de signe (-) devant le chiffre des unités — ça peut peut-être dépendre du navigateur (j'utilise Chrome). Dans la page que tu mentionnes, j'avais choisi le diacritique U+0305 avec un blanc surligné en plus (la colonne de droite de l'avant-dernière ligne du tableau). C'est dans cet exemple que tu vois un signe moins ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 août 2022 à 13:01 (UTC) :{{ping|Fabrice Dury}}… j'ai fait des tests avec Firefox et effectivement ce n’est pas top… Parmi les différentes solutions de la [[Discussion utilisateur:F0x1/Brouillon|page de brouillon]], j'aurais préféré éviter le latex, le rendu n'est souvent pas top dans les versions epub… Il semble y avoir aussi un problème avec le symbole de noeud ascendant (☊), qui passe bien quand c’est sous forme texte, comme dans « A☊B » mais donne quelque chose d'horrible quand c’est sous la balise ''math'' : <math>\text{A☊B}</math>, et même avec l’ajout d’un espace (\text{A☊ B}) le résultat <math>\text{A☊ B}</math> est très moche en PDF… --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 3 août 2022 à 19:14 (UTC) == Les moteurs à gaz == Bonjour, je ne comprends pas pourquoi tu rajoute le modèle tiret en bas de cette page [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/12]], puisque le tiret est le dernier mot de la page, il n’y en pas besoin, ce qui peut se vérifier à la transclusion. Et sur cette page [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/13]], j’avais placer l’image à la fin du paragraphe, comme ça se fait habituellement, pour ne pas couper la lecture, et toi tu la replace justement là où je ne voulais pas qu’elle soit. Et pourquoi remplacé le modèle "IllustPP" par "Img float". [[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 janvier 2023 à 08:01 (UTC) :{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} C'est vrai, j'ai gardé l'habitude du {{m|tiret}}, ça me permet une vérification orthographique plus exhaustive — et il ne me semble pas que ça puisse nuire à la transclusion, si ? Et j'utilise plutôt le modèle {{m|Img float}} car celui-ci permet de mettre l'image au plus près de sa position originale, sans pour autant couper de paragraphe, comme tu peux le voir sur [[Les_moteurs_à_gaz/Épuration_chimique|ce chapitre-là]], contrairement au modèle {{m|IllustPP}}… Je rajoute également et en-têtes et pieds de page. Mais je ne voudrais pas bien sûr que mes modifications te perturbent de trop ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 31 janvier 2023 à 18:31 (UTC) ::Ça ne me perturbe pas, mais je ne comprenais pas. Par contre je continue à penser que l’insertion de l’image où tu l’as mis perturbe la lecture, mais ce n’est que mon simple avis. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 janvier 2023 à 19:06 (UTC) :::{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Je crois que je continuerai à utiliser les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}}, car il y a 2 cas de figure où les coupures de mot en fin de page sont mal gérées : (1) quand la coupure a lieu sur un tiret comme « c’est-à-|dire », il faut insérer 2 tirets consécutifs au bas de la page — perturbant à la lecture en mode Page: ; et (2) quand le bas de la page contient une instruction de fin de section (exemple de [[Page:Huard - Les moteurs à gaz, Le livre pour tous no 95, 1893.djvu/22|la page 18/19]]), où le tiret reste en place. Quant au modèle {{m|Img float}}, c'est le seul à ma connaissance q}}ui permet de rendre fluide le texte autour d'une image qui occupe une pleine page, comme c'est le cas du chapitre [[Les moteurs à gaz/Moteur Otto|sur le moteur Otto]] — je continuerai donc à privilégier ce modèle par rapport à {{m|IllustPP}} ; j'évite aussi le mélange de modèles différents pour les illustrations d'un même ouvrage, ça peut donner des différences de présentation perturbantes… Mais je suis admiratif pour tout ce que tu as fait — {{Mciel}} ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 février 2023 à 15:57 (UTC) ::::fait comme tu veux {{clin}} l’important c’est que le texte soit corrigé ; quant à l’admiration que tu as pour mon travail, je n’en demande pas tant, mais ça me touche beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 février 2023 à 16:03 (UTC) == Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910 == Bonjour, Dans [[Page:Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910.djvu/97]], le renvoi à la « note de la page 79 » ne fonctionne pas. Comment le corriger ? — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 1 mars 2023 à 15:02 (UTC) :Pour moi le renvoi fonctionne, la « note de la page 79 » est à cheval sur les 2 pages 78 et 79 ; je n'ai pas voulu faire le renvoi au début de la note page 78, puisque les explications pertinentes sont en fin de note à la page 79. Dans le [[L’évolution_des_mondes/03|chapitre transclus]], il devrait y avoir un texte légèrement différent, j'avais rajouté <nowiki><includeonly> (note 3 ci-dessous)</includeonly></nowiki>, mais je ne retrouve plus ce texte dans la version actuelle ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 1 mars 2023 à 18:05 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Avril 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 28 avril 2023 à 07:54 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=24935909 --> == Infolettre WikiL@b • Mai 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Lancée en avril 2023, l'infolettre wikil@ab compte d'ores et déjà 225 abonnés. Un grand merci ! N'hésitez pas à en parler autour de vous. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 mai 2023 à 13:37 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25065028 --> == Infolettre WikiL@b • Juin 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Juin 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 juin 2023 à 09:59 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25093703 --> == Infolettre WikiL@b • Juillet 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Juillet 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. La rédaction de cette lettre est coordonnée par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), mis en place dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture et bel été ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 25 juillet 2023 à 14:33 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25316082 --> == Infolettre WikiL@b • Août 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Août 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne rentrée et bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 août 2023 à 13:44 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25459105 --> == Infolettre WikiL@b • Septembre 2023 == Bonjour, Message périodique pour vous rappeler que la fin du mois approche et accessoirement vous informer de la publication d'un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Septembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]]. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 27 septembre 2023 à 13:26 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25613055 --> == Infolettre WikiL@b • Octobre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Octobre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 octobre 2023 à 14:21 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25775356 --> == Infolettre WikiL@b • Novembre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Novembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 novembre 2023 à 13:01 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25810326 --> == Modèle tiret == Bonjour, Lorsque le modèle tiret est précédé d'une apostrophe, il se crée une espace surnuméraire à la transclusion : il faut donc inclure le mot élidé et l'apostrophe à l'intérieur du modèle : <nowiki>{{tiret|d’in|spirer}}</nowiki> et non <nowiki>d’{{tiret|in|spirer}}</nowiki>. Cordialement, [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 décembre 2023 à 13:11 (UTC) :{{ping|Acélan}} Oups, j'avais corrigé quelques-unes de ces erreurs, mais apparemment pas toutes… Merci de l'avoir signalé, je ferai plus attention ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 décembre 2023 à 15:18 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Décembre 2023 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Décembre 2023|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne année et bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 janvier 2024 à 13:27 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=25985842 --> == Infolettre WikiL@b • Janvier 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Janvier 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les trois wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. J'en profite pour vous signaler que Juliette vient de terminer sa mission et j'arrête dans quelques jours. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 13 février 2024 à 12:47 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26142263 --> == ''Hat'' dans &lt;math> ? == Bonjour, Est-il possible d'obtenir un ''hat'' dans <code><nowiki><math>...</math></nowiki></code> ? Voyez l'erreur dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Becquerel_-_Expos%C3%A9_%C3%A9l%C3%A9mentaire_de_la_th%C3%A9orie_d%E2%80%99Einstein_et_de_sa_g%C3%A9n%C3%A9ralisation.djvu/16 cette page] pour comprendre ce que je recherche. Merci, — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> :{{Ping|Cantons-de-l'Est}} {{Mention|Fabrice Dury}} a fait la correction {{Sourire}} Par contre, je trouve toujours très inélégant la coupure introduite (avec un <nowiki>{{br0}}</nowiki>) alors qu'il est tout-à-fait possible de fluidifier le texte autour de l'image, soit avec <nowiki>[[Fichier:]]</nowiki>, ou mieux avec {{m|Img float}}… :: Merci. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 février 2024 à 22:48 (UTC) :{{Ping|Cantons-de-l'Est}} J'ai mis l'image en {{m|Img float}}, il me semble que c'est préférable, et surtout dans la transclusion l'image ne coupera pas le texte. [[File:Angle_AOx.png|left|200px]] [[File:Becquerel-Einstein-fig-1.svg|right|200px]] Pour la figure 1 (version actuelle à gauche), c'est dommage à mon avis que le {{t|x|125}} ne soit pas en italiques {{t|''x''|125}} ou mieux {{t|𝑥|150}}… Par exemple, en choisissant une police ''Times'' plutôt que le défaut, la version à droite me semble plus proche de l'original. Bonne continuation {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 février 2024 à 14:30 (UTC) :: En lien avec la lettre x en italique, mon logiciel de dessin 2D (un logiciel créé en 2003) ne reconnaît pas la police de caractère Cambria Math. J'ai appliqué Arial Unicode MS au x, puis j'ai mis en italique. Si vous pensez à une meilleure police de caractères ''historique'' sous Windows, dites-moi. Si vous voyez d'autres améliorations pour les images que je crée pour ce livre, dites-moi. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 25 février 2024 à 18:05 (UTC) :::{{ping|Cantons-de-l'Est}} Désolé, je ne suis pas un utilisateur de Windows, et ''a fortiori'' je ne connais pas l'historique des polices de caractères sous cet OS ; pour des images géométriques simples, je tends à privilégier le format SVG qui stocke les ordres de tracé, plutôt que de stocker des pixels, ce qui permet donc des zooms illimités (et en plus est beaucoup plus petit pour les figures simples). Mais avec le ''x'' en italiques, c'est déjà bien mieux ! Merci de l'avoir modifié {{sourire}}. Bonne continuation, je regarderai sûrement de temps en temps ce livre qui m'intéresse… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 février 2024 à 19:08 (UTC) :::: Bonjour, J'apprécie SVG et connais ses avantages, mais l'export en SVG par mon logiciel de dessin 2D est parfois déficient, au contraire de JPG et PNG. Les deux relativités m'intéressent beaucoup. Je pense ne rien apprendre sur la relativité restreinte, alors que l'appareil mathématique de la relativité générale m'est trop souvent inaccessible. J'espère que le livre de Becquerel m'aidera. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 25 février 2024 à 22:09 (UTC) :::::{{Ping|Cantons-de-l'Est}} Juste pour info, le logiciel libre Inkscape permet de faire des figures en SVG assez facilement (je ne l'utilise pas régulièrement, la version 1.0 est récente) mais il connait les polices mathématiques (j'ai opté pour la police cmmi10 dans la figure ci-dessus, qui est bien reconnue dans wikimedia). Peut-être ton logiciel connaît-il cette police ?{{br0}} À propos de relativite, j'ai corrigé dernièrement un livre très (trop) simple « [[Einstein et l’Univers]] » de Charles Nordmann, c'est plus du journalisme qu'un exposé scientifique, mais si tu veux jeter un coup d'œil… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 26 février 2024 à 20:05 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Février 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Février 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 février 2024 à 09:25 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26142263 --> == Infolettre WikiL@b • Mars 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mars 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens en résidence au sein des [[:w:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:w:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[:wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb|Pierre-Yves Beaudouin]] 29 mars 2024 à 07:44 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26419978 --> == Infolettre WikiL@b • Avril 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 1 mai 2024 à 12:08 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26706883 --> == Rappel : votez maintenant pour sélectionner les membres de la première U4C == <section begin="announcement-content" /> :''[[m:Special:MyLanguage/Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder|Ce message est également traduit dans d'autres langues sur Meta-wiki.]] [https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:Translate&group=page-{{urlencode:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024/Announcement – vote reminder}}&language=&action=page&filter= {{int:please-translate}}]'' Chères Wikimédiennes et Wikimédiens, Vous recevez ce message parce que vous avez déjà participé au processus du CdCU. Ceci est un rappel que la période de vote pour le Comité de Coordination du Code de Conduite Universel (U4C) se terminera le 9 mai 2024. Lisez les informations sur la page de [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Election/2024|vote sur Meta-wiki]] pour en savoir plus sur le vote et l'éligibilité des personnes votantes. Le comité de coordination du code de conduite universel (U4C) est un groupe mondial qui se consacre à la mise en œuvre équitable et cohérente du code de conduite universel. Les membres de la communauté ont été invités à soumettre leur candidature à l'U4C. Pour plus d'informations et pour connaître les responsabilités de l'U4C, veuillez [[m:Universal Code of Conduct/Coordinating Committee/Charter|consulter la charte de l'U4C]]. Veuillez partager ce message avec les membres de votre communauté afin qu'ils puissent également participer. Au nom de l’équipe du projet de CdCU,<section end="announcement-content" /> [[m:User:RamzyM (WMF)|RamzyM (WMF)]] 2 mai 2024 à 23:11 (UTC) <!-- Message envoyé par User:RamzyM (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2024/Previous_voters_list_2&oldid=26721207 --> == Infolettre WikiL@b • Mai 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 juin 2024 à 06:46 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26840241 --> == Infolettre WikiL@b • été 2024 == Bonjour, C'est déjà la fin de l'été ! Et avec elle celle du contrat d'Hugo Lopez en résidence à l'URFIST Occitanie entre février 2023 et juillet 2024. Après une période de repos et de rencontres avec la communauté, place à une [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Été 2024|lettre d'information bilan]] de trois mois d'événements. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 30 août 2024 à 12:02 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=26840241 --> == Infolettre WikiL@b • Septembre 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Septembre 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 3 octobre 2024 à 11:14 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == [[Livre:Fargès-Méricourt - Relation du voyage de sa majesté Charles X en Alsace, 1829.djvu]]== Bonjour Fox1, Hathi Trust possède un très bel exemplaire de cet ouvrage ► [https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=gri.ark:/13960/t2s47419z&seq=1&view=thumb disponible ici]. {{br0}} Je peux en reprendre certaines pages et remplacer celles du djVu de chez nous. À vue de nez, je reprendrais allègrement, la page de couverture (le rouge foncé c'est assez moche), et la liste de tous les contributeurs (pages 223 à 230) parce qu'il y a des grosses taches dans certaines de ces pages. Cela conviendrait ? ou vois-tu d'autres pages qui ont posé problèmes (la carte ? certaines illustrations ? autres ?).{{br0}} Cordialement. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 28 octobre 2024 à 19:34 (UTC). :{{ping|Khardan}} {{Merci}} je ne connaissais pas du tout Hathi Trust ce serait effectivement super de remplacer les pages mentionnées ! Je viens de télécharger ces pages, mais je ne sais pas trop comment remplacer les djvu. Pour les illustrations, je pense que c'est correct, les quelques taches (de couleur) disparaissent avec un traitement approprié… Bien cordialement [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 28 octobre 2024 à 20:13 (UTC) ::C'est fait. J'ai repris les pages mentionnées dans le djVu. <br/>Pour manipuler un DjVu, sous Windows, il faut se servir d'un outil comme DjVuToy: voir l'étape 4 de [[Utilisateur:SyB~Anicium/Tutoriel_DjVu]] pour l'endroit où il est disponible<br/> — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 28 octobre 2024 à 22:14 (UTC). :::Super, merci ! N'ayant pas encore fait de manip sur ajout ou suppression de pages dans un djvu, tu es certainement plus efficace que moi {{Sourire}}. J'ai pu supprimer la couleur « page à problème » par du jaune (page relue), merci {{ping|Khardan}} ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 29 octobre 2024 à 13:24 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Octobre 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Octobre 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 31 octobre 2024 à 10:58 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == Infolettre WikiL@b • Novembre 2024 == Bonjour, Voici le [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Novembre 2024|dernier numéro de l'année de l'infolettre WikiL@b]]. Bonne lecture et nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d'année. [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 16 décembre 2024 à 15:57 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=27545645 --> == Infolettre WikiL@b • Hiver 2024 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Hiver 2024|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 17 février 2025 à 10:29 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28033979 --> == Infolettre WikiL@b • Février 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Février 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 4 mars 2025 à 09:11 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28314293 --> == Infolettre WikiL@b • Mars 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mars 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] 1 avril 2025 à 10:36 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28314293 --> == TdM des problèmes de Hilbert == Bonjour, Vous avez écrit : « Ajout de la table des matières » pour [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Sur_les_probl%C3%A8mes_futurs_des_math%C3%A9matiques&diff=15061718&oldid=15059724 cette modification]. Il y avait déjà une TdM. Pourquoi la déplacer après les articles ? — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 27 avril 2025 à 13:42 (UTC) :{{Bonjour|Cantons-de-l'Est}} Cet ouvrage ne comporte aucun chapitre, et le défaut est apparemment de ne pas inclure la table des matières dans la transclusion lorsqu'il n'y a aucun chapitre. Or il me semblait important d'afficher quelque part la liste des problèmes évoqués dans l'ouvrage, et dans une première modification (du 20 avril) j'avais rajouté la liste au début. Après réflexion, il me semblait plus logique d'inclure cette liste à la fin plutôt qu'en préambule (avant l'introduction), et de plus conforme aindi à la version originale. Et pour que les liens du modèle {{m|Lien ancre}} fonctionnent correctement, j'avais demandé à {{Mention|Denis Gagne52}} une correction concernant ce modèle qui ne fonctionnait pas correctement dans le cas de livre à un seul chapitre. Cette liste semble-t-elle mal placée ainsi ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 27 avril 2025 à 14:52 (UTC) :: J'ai une préférence pour en haut, mais [[Aide:Table_des_matières#Où_se_trouve_une_table_des_matières|l'aide indique l'un ou l'autre]]. Donc, sujet clos. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 27 avril 2025 à 15:11 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Avril 2025 == Bonjour, Un [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Avril 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Bonne lecture ! [[:w:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[:m:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:w:fr:user:Pyb en résidence|Pierre-Yves Beaudouin]] via [[Utilisateur:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]] ([[Discussion utilisateur:MediaWiki message delivery|d]]) 29 avril 2025 à 08:39 (UTC) <!-- Message envoyé par User:Pyb en résidence@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/WikiL@b&oldid=28500898 --> == Oeuvres complètes de François Arago == Je viens de venir à bout de la transclusion de [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre]] d'Arago, au moins des chapitres 1 à 26 dont les pages existent. J'ai été admiratif devant la perfection des tableaux et des formules, en particulier entre les pages 257 et 499. Mais il y a un problème: les chapitres 24 et 25 refusent de s'assembler, trop de choses complexes. Je les ai divisés pour que ça passe. J'ai laissé volontairement à la fin de XXIV (suite) un échantillon de ce que ça donne quand la limite est dépassée, je diviserai le chapitre 24 en trois plus tard. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] à qui j'avais envoyé ce message me dit que c'est vous l'expert pour les p 419-503. A part ça, Je vous encourage à terminer [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu|Le tome 8 d'Arago]], pour pouvoir présenter cet ouvrage très intéressant en cette saison de grande peur climatique.--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 mai 2025 à 14:16 (UTC) :{{Bonjour|Hilarion~frwiki|Narilora}} effectivement j'avais mis une centaine de pages de ces tableaux sous forme wiki, il y a un peu plus d'un an ; ces tableaux s'étalent parfois sur plusieurs dizaines de pages, ce qui peut provoquer des soucis à la transclusion. J'ai fait une petite modification pour couper le tableau à un endroit convenable (to=486) mais la 2ème partie [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre/Chapitre 25b]] étant encore trop longue, j'ai introduit une 2ème coupure à la fin de la page 478 (to=486) ; il faudrait peut-être revoir la table des matières pour que ce soit un peu mieux présenté… Éventuellement je pourrais finaliser ce chapitre 25 pour mettre les tableaux en wiki (le latex donne des images, donc impossible de faire du copier/coller). Merci en tout cas de faire cet ouvrage ! [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 17 mai 2025 à 16:03 (UTC) ::{{ping|Hilarion~frwiki}} et F0x1 : J'ai idée de découper les chapitres 24 et 25 en sections selon le sujet, et d'avoir ainsi une table des matières montrable, en plus de venir à bout des limitations techniques, le bricolage actuel n'a servi qu'à donner de la visibilité. Quelque chose lundi. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 mai 2025 à 18:17 (UTC) :::{{Bonjour|Narilora|Hilarion~frwiki}} ce chapitre 25 devrait être finalisé (relecture des textes et tableaux de températures) ; c'est vrai que la comparaison avec les températures actuelles est intéressante… Je me demandais s'il ne vaudrait pas mieux éviter de mettre les signes '''+''' dans la première ligne des continuations de tableau ? Ou plutôt de les mettre entre balises &lt;noinclude> pour que ces signes n'apparaissent que dans la page, et non dans le texte comme par exemple [[Sur_l’état_thermométrique_du_globe_terrestre/Chapitre_25#397|entre les pages 396 et 397]] ? :::<p>Je me posais aussi quelques questions à propos des choix de typographie : :::* pourquoi les titres de chapitre ne sont-ils pas entre balises {{m|T3}} (de préférence) ? Ça permet de retrouver rapidement les têtes de chapitre pour y adapter éventuellement une typographie particulière (taille, graisse, marges, etc) de façon systématique :::* l'utilisation du {{m|lié}} est important pour éviter des coupures de ligne en de mauvais endroits, comme par exemple dans les ''dates'' (nécessité de lier jour et mois pour qu'il n'y ait pas de coupure entre les 2), ''etc'' qui ne doit pas se retrouver en début de ligne, dans les noms de personnes à particule ou entre abréviation du prénom et nom,{{lié}}etc… voir le [[Aide:Guide_typographique#Espaces_insécables|guide typographique]]. Ce serait mieux si cela pouvait être fait automatiquement, mais ce n'est pas le cas… :::<p>Bon courage pour la suite et merci à tous les deux pour les nouvelles concernant cet ouvrage {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mai 2025 à 17:59 (UTC) ::::Je n'ai rien fait en matière de typographie. L'important est d'avoir un texte accessible. Pour le T3, il a l'inconvénient d'imposer une fonte. A voir pour harmoniser la présentation. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 18 mai 2025 à 18:09 (UTC) :::::Non {{Mention|Narilora}}, le {{m|T3}} n'impose aucune fonte, il n'y a que des défauts, et tout est paramétrable : marges, fonte (ff=), taille (fs=) graisse (fw=) espace entre les lettres (sp=) etc etc. De plus il devrait être possible (mais je ne l'ai jamais fait) de spécifier tous ces choix dans l'onglet « Styles » qui est à côté de l'onglet « Discussion » de la [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu|page du livre]], qui appliquerait le style choisi à ''tous'' les titres de chapitre sans modifier quoi que ce soit dans le code wiki… à condition que les titres de chapitre, ''et seulement eux'', soient marqués de la balise idoine… Mais bien sûr l'accessibilité du texte reste primordiale ! Quoique l'écriture de <nowiki>{{T3|…}}</nowiki> ne me semble pas ''a{{lié}}priori'' nécessiter plus de temps ou d'effort que d'écrire <nowiki>{{c|…}}</nowiki>… Peut-être un prototype supplémentaire à envisager pour {{Mention|Hilarion~frwiki}}, ou bien reconnaître que l'en-tête contient le mot CHAPITRE et dans ce cas transformer le {{m|c}} en {{m|T3}} ? Merci en tout cas à tous les deux {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 18 mai 2025 à 18:48 (UTC) ::::— pourquoi les titres de chapitre ne sont-ils pas entre balises T3 (de préférence) ? … ::::parce que hors-ligne, j'ai un prototype marqué E (en-tête) et que ça me prend 10 secondes pour l'adapter au nouveau chapitre grâce à des possibilités de Vim que je ne détaillerai pas ici. ::::mais vous pouvez remplacer par des T3, je n'y vois aucun inconvénient. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 18 mai 2025 à 18:14 (UTC) :::{{ping|Narilora|F0x1}} je vois qu'Arago est en bonnes mains. Mon niveau en typo, wikis et autres métaux fusibles étant "béotien avancé", je ne suis à l'aise qu'entre balises math et leur laconisme un peu unix. Je vous passe le relai avec plaisir. {{ping|Hilarion~frwiki}} [[Sur l’état thermométrique du globe terrestre/Chapitre 25]] J'ai fait un découpage "sémantique" en 5 ou 6 sections des chapitres 24 et 25. J'ai rétabli la continuité du tableau d'une section à l'autre dans le chapitre 25. Pour le chapitre 24, le problème du raccord (ou non) des AN alinéa négatif d'une page à la suivante est à revoir ; je ferai ça au fil du temps. --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 19 mai 2025 à 14:05 (UTC) :{{ping|Narilora|Hilarion~frwiki}} le rajout des sections implique que les tableaux soient fermés (balise '''|}''') à la fin de la section "s1" avant de les rouvrir dans la section "s2", j'ai fait les corrections sur les pages [[Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu/465|457]] et [[Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 8.djvu/433|425]]. Le découpage fait sens, ça me va, mais l'intitulé me semblerait plus correct sans l'article (la), ou même plus simplement « les étés de forte chaleur de … à … ». Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 19 mai 2025 à 16:05 (UTC) ::Fermeture du tableau : j'aurais dû y penser, mais à la relecture l'irrégularité technique en fin de page n'est pas visible. . Intitulés : en effet ''Étés extrêmement froids '' c'est mieux. Je vais unifier. Pour ''Les plus grands ...'' je garde l'article. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 19 mai 2025 à 18:56 (UTC) :::{{Ping|Narilora|Hilarion~frwiki}} Merci ! Les titres « Les plus grands froids de… » me paraissent très bien, et un titre comme « Les plus grandes chaleurs de … » m'aurait semblé le pendant logique de la partie froide plutôt que « Étés de la plus grande intensité de …» … [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 20 mai 2025 à 07:54 (UTC) ::::''La plus grande intensité'' est dans le texte, les autres énoncés plus ou moins aussi. Tant qu'à abuser du droit d'enrichir l'ouvrage, faisons le en le respectant. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 20 mai 2025 à 09:26 (UTC) :::::{{Ping|Narilora}} Désolé, mais je ne vois nulle part dans le texte ''La plus grande intensité'' pour ce qui concerne l'été… À quel endroit ? Avant la table il est question des « étés mémorables par leur intensité », mais nulle part des « étés de la plus grande intensité »… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 20 mai 2025 à 11:21 (UTC) == Infolettre WikiL@b • Mai 2025 == Bonjour, Un [[:en:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre/Mai 2025|nouveau numéro de l'infolettre WikiL@b]] est disponible. Pour rappel, il s'agit de la lettre d'information mise en place par les wikimédiens et wikimédiennes en résidence au sein des [[:en:fr:Urfist|unités régionales de formation à l'information scientifique et technique]] (Urfist), dans le cadre d'un partenariat entre le [[:en:fr:Ministère de l'Enseignement supérieur (France)|ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche]] et [[wmfr:|Wikimédia France]]. Bonne lecture ! [[:en:fr:Projet:Wikifier la science/Infolettre|À propos]] • [[metawiki:Global message delivery/Targets/WikiL@b|Se désabonner]] • Pour l'équipe : [[:en:fr:user:DMontagne en résidence|DMontagne en résidence]] == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == {{merci}} C'est parfait comme d'habitude ! -- [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 17:42 (UTC) :{{Bonjour|Newnewlaw}}, merci du commentaire {{Gêné}} — grâce au lien je me suis rendu compte qu'il manquait un peu de marge entre les 2 tableaux… Bonne continuation {{Sourire}} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 18:25 (UTC) jii53xdruz4srhneekaqgce12me9d80 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/106 104 2700885 15908256 15868347 2026-07-07T12:34:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908256 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>retour, illuminations magnifiques, danses, feu d’artifices, etc., etc. C’était fort beau, fort imposant, la pièce bien mise en scène et les grands rôles bien joués. Bonjour à la République ! Tu ne la regrettes pas, ma bonne mère, ni moi non plus pour ce qu’elle a été, mais pour ce qu’elle eût dû être, pour ce qu’elle était dans mes rêves d’enfant ! René est décidément chambellan. Apolline se campe des queues de six aunes. Auguste est poudré à blanc. Laure toujours excellente. J’ai fait tirer les parties de mon ouverture, et nous l’avons exécutée chez Auguste avec des musiciens de Feydeau. Je l’avais annoncée comme d’un de mes amis, et on l’a comparée tout bonnement à du Haydn. J’ai eu un succès auquel j’étais loin de m’attendre. Dis cela à d’Andrezel pour aiguillonner son génie, le mien est tout prêt. (À lire tout bas.) Mon Aurore se porte à merveille, elle est belle par admiration, et je suis dans l’enchantement que tu m’en aies demandé des nouvelles. Ta lettre m’a comblé d’aise. Tu es bien ''ma bonne mère !'' et toutes les chimères d’orgueil dont je suis le témoin ne donneront jamais à ceux qui s’en nourrissent le quart du bonheur que je trouve dans les témoignages de ta tendresse. Conserve-moi bien ce bonheur-là ! Je regrette chaque jour nos soirées et nos causeries, et nos joyeux dîners, et le grand salon, tout Nohant enfin, et je ne me console qu’en songeant à y retourner. Adieu, ma bonne chère mère ; parle de moi à d’Andrezel et à l’ingénieur Deschartres. Tes commissions sont faites. {{Séparateur|m=2em}} On a vu par la lettre précédente que mon existence était acceptée par la bonne mère et qu’elle ne pouvait se défendre de montrer l’intérêt qu’elle y prenait ; et pour-<noinclude> <references/></noinclude> n1gi1f90hee17xkhyqq1mxow45dptum Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/107 104 2700887 15908259 15868349 2026-07-07T12:35:49Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908259 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tant elle n’acceptait pas le mariage et elle était occupée avec l’abbé d’Andrezel à chercher les preuves de nullité que son défaut de consentement pouvait y apporter. Le maire qui avait fait ce mariage avait été abusé par des témoignages hasardés. Averti par les réclamations de ma grand’mère, qui voulait avoir une copie régulière des actes, il ne se hâtait pas de répondre, effrayé peut-être des conséquences de son erreur, qui pouvaient retomber sur lui ou sur le juge de paix. De son côté, le maire du cinquième arrondissement, qui n’avait pas de raisons pour s’abstenir, et qui s’était fait communiquer les pièces, répondait du moins avec une réserve très concevable sur la manière dont les formalités avaient été remplies, et se bornait à donner des détails sur la naissance de ma mère, sur Claude Delaborde, l’oiselier du quai de la Mégisserie, et sur le grand-père Cloquart, qui vivait encore et qui portait à cette époque (ce renseignement n’est pas dans la lettre du grave magistrat) un grand habit rouge et un chapeau à trois cornes, son habit de noces du temps de Louis XV, le plus beau sans doute qu’il eût jamais possédé et dont il avait fait si longtemps ses dimanches, qu’il lui fallait enfin l’user par mesure d’économie. À propos de cette origine peu brillante de sa belle-fille, ma grand’mère écrivit au susdit maire, à la date de 27 frimaire an XIII : « …… Quelque douloureuses que soient pour mon cœur les informations que vous avez bien voulu prendre, je n’en suis pas moins reconnaissante de votre préoccupation à éclairer ma triste curiosité. La parenté m’afflige fort peu, mais bien le caractère personnel de la demoiselle. Votre silence à son égard, monsieur, m’est une certitude de mon malheur et de celui de mon fils. C’est sa première faute ! Il était l’exemple des bons fils et j’étais citée comme la plus heureuse des mères. Mon cœur se brise, et c’est en pleurant que je vous exprime<noinclude> <references/></noinclude> bxubg7l6yij6kitchdoj1zttj719cw2 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/108 104 2700889 15908264 15868350 2026-07-07T12:38:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908264 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>monsieur, ma sensibilité pour vos honnêtes procédés et l’estime très particulière avec laquelle, etc. » À quoi le maire du cinquième répondit (j’ai toutes ces lettres sous les yeux, ma grand’mère ayant pris copie des siennes et ayant formé du tout une espèce de dossier) : {{g| « {{sc|Madame}},|6|mt=2em|, b=1em}} « Si j’en juge par votre réponse à ma dernière lettre, la douleur vous a fait illusion sur un article que je crois me devoir à moi-même de redresser : cet article est le plus essentiel à ma satisfaction comme à votre tranquillité. « Il me semble, madame, que c’est sur des faits seulement que pourraient porter les données propres à adoucir dans cette circonstance l’épreuve qu’elle fait subir au cœur d’une mère. C’est du moins dans cette intention et dans cet esprit que j’ai fait des recherches et que je vous en ai transmis le résultat. « Serait-ce le malheur de l’esprit entraîné par le sentiment, de se porter trop précipitamment à croire ce qu’il craint ? À cet égard, ma lettre me semblait renfermer des inductions contraires à celles que vous en avez tirées sur le caractère personnel de l’épouse que votre fils a choisie. Ne pouvant et ne voulant dire que des choses certaines, j’ai voulu juger par moi-même, et, ainsi que je vous l’ai dit, j’ai chargé une personne intelligente et sûre de pénétrer, sous un prétexte quelconque, dans l’intérieur des jeunes époux. Ainsi que j’ai déjà eu l’honneur de vous le dire, on a trouvé un local extrêmement modeste, mais bien tenu, les deux jeunes gens ayant un extérieur de décence et même de distinction, la jeune mère au milieu de ses enfants, allaitant elle-même le dernier, et paraissant absorbée par ces soins maternels ; le jeune homme plein de politesse, de bienveillance et de sérénité. Comme<noinclude> <references/></noinclude> ddboyv4dnj61t4xbanjmc43wv2ruopl Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/109 104 2700891 15908267 15868351 2026-07-07T12:40:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908267 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la personne envoyée par moi avait pris pour prétexte de demander une adresse, monsieur votre fils est descendu à l’étage au-dessous pour la demander à M. Maréchal, qui est marié avec mademoiselle Lucie Delaborde, sœur cadette de mademoiselle Victoire Delaborde ; et M. Maréchal est monté fort obligeamment avec M. Dupin pour donner cette adresse. M. Maréchal est un officier retraité dont l’extérieur est très favorable. Enfin le jugement de mon envoyé, auquel vous pouvez avoir confiance entière, est que, quels qu’aient pu être les antécédents de la personne, antécédents que j’ignore entièrement, sa vie est actuellement des plus régulières et dénote même une habitude d’ordre et de décence qui n’aurait rien d’affecté. En outre, les deux époux avaient entre eux le ton d’intimité douce qui suppose la bonne harmonie, et, depuis des renseignements ultérieurs, je me suis convaincu que ''rien n’annonce'' que votre fils ait à se repentir de l’union contractée. « Je me trompe, il doit un jour ou l’autre se repentir d’avoir brisé le cœur de sa mère ; mais vous-même l’avez dit, madame, c’est sa première, sa seule faute ! Et j’ai tout lieu de croire que si elle est grave envers vous, elle est réparable par sa tendresse, et grâce à la vôtre ; il appartient à votre cœur maternel de l’absoudre, et je serais heureux de vous apporter une consolation en vous confirmant que le ''ton qu’on a vu chez lui'' ne justifie en rien vos douloureux présages. « C’est dans cet esprit, madame, que je vous prie d’agréer, etc. » {{Séparateur|m=2em}} Quelque rassurante que fût cette bonne et honnête réponse, ma grand’mère n’en persista pas moins à se munir des pièces qui pouvaient lui laisser l’espoir de<noinclude> <references/></noinclude> neqncsmhzwpyxuq4beexxlvm8ljic7y Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/110 104 2700892 15908275 15868353 2026-07-07T12:42:28Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908275 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>rompre le mariage. Elle écrivit encore au maire qui avait marié son fils, d’un ton assez amer qui peint bien la situation cruelle de son esprit. {{d| « 30 janvier 1805.|4|fs=90%|mt=2em|mb=1em}} « J’ai sans doute, monsieur, à vous féliciter sur le bonheur domestique dont vous jouissez, car, s’il en était autrement, si quelque chagrin troublait la paix de votre intérieur, vous n’eussiez pas négligé pendant un mois entier de répondre à une mère affligée dans ce qu’elle a de plus de cher au monde, pour finir par articuler, comme en passant que je ne vous avais pas sollicité régulièrement. Cette réflexion ne s’adresse qu’au particulier, peut-être au père de famille, recommandable parmi ses concitoyens ; car si je m’adressais à l’homme public, j’aurais peut-être le droit de lui observer combien des négligences de ce genre peuvent être préjudiciables aux intéressés qui réclament son ministère. « Je croyais m’être suffisamment fait connaître pour pouvoir sans indiscrétion demander des pièces dont la communication avait été offerte à un tiers désintéressé. J’avais cru que des pièces publiques par leur nature, et dont les originaux restaient entre vos mains, pouvaient m’être délivrées en copie sans vous compromettre. Enfin, je m’étais flattée, mais trop légèrement sans doute, que je trouverais chez vous les égards, l’intérêt et la confiance que je m’applaudissais d’avoir inspirés à M. ***, votre respectable collègue. Je me hâte de vous demander pardon de ma méprise et de régulariser ma demande. À cet effet, je remets à un de mes amis, qui se rend auprès de vous pour cet objet, les pièces ci-jointes, etc. » {{Séparateur|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 39k5atgqzuhco64b0h0vbal3lx7oruo Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/111 104 2700893 15908279 15868354 2026-07-07T12:43:56Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908279 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Ce fut l’abbé d’Andrezel qui repartit pour Paris, muni de tous les pouvoirs nécessaires. L’abbé d’Andrezel, qu’on n’appelait plus l’abbé depuis la Révolution, était un des hommes les plus spirituels et les plus aimables que j’aie connus. Il a fait je ne sais quelles traductions du grec et passait pour savant. Il a été recteur de l’Université, et pendant quelque temps censeur sous la Restauration. Ce n’était pourtant pas un royaliste à idées exagérées, et je l’ai souvent entendu dire, au temps où il exerçait ce triste ministère : « Ce que j’aime de mon emploi, c’est qu’il me permet de jeter au feu une foule de platitudes, et en cela les écrivains que je dépèce me devraient de la reconnaissance s’ils pouvaient se rendre justice. En revanche, j’ai le plaisir de soustraire aux ciseaux de mes collègues une petite quantité de choses plaisantes et justes auxquelles je fais grâce parce qu’il s’y trouve de l’esprit. Le Français veut rire, et pourvu qu’on lui laisse la liberté de railler, il supporte la privation de la liberté de raisonner. Il tient plus à sa gaieté qu’à ses passions, à son ironie qu’à son opinion. » Il ajoutait tout bas à l’oreille de sa vieille amie ma grand’mère : « J’ai affaire, je l’avoue, à des pédants très collet monté qui me trouvent trop tolérant, et s’ils parviennent à faire prédominer leur ridicule austérité, pour être moins moqué le gouvernement n’en sera que plus moquable. Je crois donc remplir mon mandat avec plus de conscience et de sagesse en respectant l’esprit français partout où je le trouve, même dans le camp ennemi. D’ailleurs, c’est plus fort que moi, quand j’ai ri je suis désarmé. » Cette façon de penser ne fut point goûtée. Il exerça peu de temps les fonctions de censeur. Qu’on l’ait révoqué sans bruit ou qu’il se soit retiré par dégoût, je l’ignore. Cet abbé d’Andrezel avait été très-joli garçon, et je crois qu’il était encore très libertin. Il avait donc assez mauvaise grâce à se charger d’une mission aussi grave que celle qui<noinclude> <references/></noinclude> ho37gifg5qgqhnmbfqod7gmtz9jw0q2 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/112 104 2700896 15908282 15868355 2026-07-07T12:45:56Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908282 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lui était confiée par ma grand’mère. Il y mit pourtant beaucoup d’activité, car toutes les consultations qui forment le dossier relatif au mariage de mon père lui sont adressées et sont provoquées par lui. De toutes ces consultations, il résulte que le mariage est indissoluble et que l’officier public qui l’a consacré étant de bonne foi, toutes recherches contre lui n’aboutiraient qu’à une vengeance personnelle sans effet contre le mariage contracté. Pendant que l’abbé d’Andrezel agissait à Paris, et que de Nohant ma grand’mère écrivait à son fils sans lui témoigner son irritation et sa douleur, mon père, toujours muet sur l’article principal, l’entretenait de ses affaires et de ses démarches. {{Centré|LETTRE VI|m=2em}} {{d|28 frimaire an XIII.|4|fs=90%|mb=1em}} J’arrive de Montreuil par la fraîcheur. Il m’a fallu y courir avant le 30, et me présenter devant l’inspecteur aux revues pour être porté sur la liste des payables. À mon retour, je trouve René enflammé pour moi du plus beau zèle. Il a dîné chez son prince avec Dupont, et ils ont eu à mon sujet un long entretien. Dupont a beaucoup vanté mes talents et ma valeur. Le prince s’est beaucoup étonné de me savoir si peu avancé. Je vais lui être présenté, et il dit s’intéresser beaucoup à moi. Malheureusement, il a peu de crédit en ce moment ; si sa femme pouvait se mêler de mes affaires, ce serait beaucoup plus sûr. Pour l’obéir, je vais faire encore tous mes efforts pour entrer dans la garde ; je vais encore une fois tenter les protecteurs et les courtisans ! Quant aux places de finances, le cautionnement des receveurs est de cent mille écus comptant. Il n’y faut pas songer.<noinclude> <references/></noinclude> 2w8nscrwk6gp8gmunb31tciq5jkm0ji Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/113 104 2700897 15908287 15868356 2026-07-07T12:48:17Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908287 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{...|25}} Je travaille à mon opéra, et je t’envoie le projet de mon plan. Dis-moi si tu l’approuves. Dupont épouse mademoiselle Bergon, fille d’un père de ce nom, inspecteur des eaux et forêts. Elle est très bonne musicienne, dit-on. Il lui a acheté ce matin un piano de 4,000 francs et une harpe de 150 louis. J’en suis enchanté ; quand il aura une femme à faire enrager, il nous laissera peut-être tranquilles. Adieu, ma bonne mère, je t’aime de toute mon âme. J’embrasse d’Andrezel et je rosse Deschartres. {{Centré|LETTRE VII|m=2em}} {{d|5 janvier 1805.|4|fs=90%|mb=1em}} Ah ! qu’il est bon et qu’elles sont tendres ! Comme tout cela était bien emballé, et que j’ai bien reconnu à la grâce de cette bourriche les soins de ma bonne mère pour tout ce qu’elle me destine ! Ce pâté m’est d’autant plus avantageux qu’il prolonge d’une grande heure mes leçons de composition ; mon maître, en vrai musicien, est gourmand et altéré, et tout en l’empiffrant, je lui fais toutes mes questions et observations. C’est, du reste, un homme profondément instruit, et je travaille sérieusement avec lui. Je n’ai point rapporté, comme tu le dis, des ''trésors'' de Montreuil, et cependant j’ai pu acheter un superbe piano à quatre pédales qui vaut au moins 35 louis, et que j’ai eu pour 18. Imagine-toi que j’ai été dénicher cette merveille chez un M. Grévin qui a l’entreprise des cercueils à fournir à toutes les paroisses de Paris. Il avait reçu ce piano en paiement et n’en savait que faire. Dieu sait par quelles étranges vicissitudes les lois de l’échange ont fait arriver<noinclude> <references/></noinclude> hxrodgx4hhmmkgobw0rpuhs8ijcf989 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/114 104 2700898 15908292 15868357 2026-07-07T12:49:59Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908292 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>jusqu’à moi un instrument dont la valeur a été représentée ailleurs par je ne sais combien de bières. Où diable, me diras-tu, as-tu été déterrer cet enterreur ? C’est mon maître qui l’a déterré pour moi ; ledit maître de composition étant organiste de Saint-Nicolas, Saint-Laurent et autres lieux, et, de plus, disciple et collaborateur du célèbre Couperin. Je voudrais que tu l’entendisses improviser sur mon piano. Mon génie étonné tremble devant le sien. Outre sa science, il a le plus beau sentiment mélodique, le goût de Méhul et la grâce de Boïeldieu. Je t’avoue que j’oublie tout à ses côtés. Comme M. Desmazures, je me console avec Apollon et les Muses des injustices du sort…… {{Centré|LETTRES VIII, IX et X|m=2em}} Voilà enfin le manteau que Duboisdoin m’avait prêté, et pour lequel tu m’avais tant grondé ! Il n’en valait pourtant pas la peine ; car il m’eût été difficile d’en trouver un aussi mauvais pour le remplacer. Mon coquin de laquais, pressé par la nécessité d’avoir de moi un certificat, est venu me confesser que ce manteau était depuis deux mois dans les mains du cuisinier de M. de Montvillars. J’ai été trouver M. de Montvillars, je lui ai raconté mon affaire ; il m’a fait rendre le manteau moyennant 28 francs que j’ai remis au cuisinier, et j’ai repris ledit manteau que ledit cuisinier avait jugé à propos de métamorphoser en capote, ce qui lui a donné un air de jeunesse tout à fait agréable. J’engage Deschartres à le prendre pour modèle dans la confection du sien. Je l’ai remis à d’Andrezel, qui m’a remis celui que tu m’avais acheté, si bien que je gagne à tout cela un manteau neuf, et Duboisdoin un manteau rajeuni. J’ai été rendre ma visite officielle à madame ***, qui a, ce me<noinclude> <references/></noinclude> n02egvbw7nzdu7fg2nb48x62mjgjpky Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/115 104 2700899 15908300 15868358 2026-07-07T12:53:33Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908300 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>semble, tous les airs d’une petite bourgeoise enrichie. Il y avait là force parentes de la dame, en robes d’indienne et bonnets à carcasse. — Philippe Ségur et le vicomte travaillent à frais communs au poème de mon opéra. La réputation des auteurs sera un marchepied pour celle du compositeur. On donne maintenant ''aux Associés'' une tragédie bouffonne, faite sérieusement, il y a une vingtaine d’années, par un certain André, perruquier de M. d’Argental, et intitulée ''le Désastre de Lisbonne.'' Le premier acte se passe à Lisbonne, le deuxième à Constantinople. On y voit le Grand Turc dans toute sa magnificence et menaçant de faire mettre à ''Bicêtre'' le héros de la pièce. On cite des vers tels que ceux-ci : {{poem| Pour me tuer ici prête-moi ton couteau ; On t’en rendra un qui sera beaucoup plus beau. |fs=90%|m=1em}} Tout le monde court à cette tragédie, dont le style et l’intrigue sont à pouffer de rire. Madame Charles de Bérenger a failli mourir. Madame je ne sais plus qui a été se jeter aux genoux du pape pour qu’il dît une messe à l’intention de la malade. La messe dite, la fièvre a cessé, miracle ! Il en fera bien d’autres. Il y a quatre jours, le saint-père fut visiter la manufacture de glaces du faubourg Saint-Antoine ; madame T***, qui est maintenant entretenue par O***, s’est présentée à Sa Sainteté en la priant de lui donner sa bénédiction. Le saint-père l’a non seulement bénie, mais encore un chapelet qu’elle portait, ainsi qu’un enfant de je ne sais quel père. Beaumont, témoin oculaire du fait, dit en riant : « À tout péché miséricorde ; madame T*** va peut-être devenir une sainte. » X*** se ruine en habits et en voitures, tout en me prêchant l’économie. Il est éblouissant. Madame se fait courtiser par Caulaincourt (Auguste), grand écuyer du<noinclude> <references/></noinclude> tb22h5rpd46j42nrfaaxs8cer6gebd4 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/116 104 2700901 15908320 15890891 2026-07-07T12:55:39Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908320 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>prince. Elle a la tête tournée par la nouvelle cour, comme elle l’avait auparavant par le faubourg Saint-Germain, qui lui a tourné le dos absolument. Un bal, des lumières, des diamants, n’importe où, comment et pourquoi, c’est toujours la même légèreté et le même vide dans l’esprit. {{...|25}} {{séparateur|m=2em}} « J’ai assisté, il y a trois jours, à une soirée que Beaumont a donnée au prince Ferdinand, premier aumônier de l’empereur. Il y avait un concert en règle. La Foret, madame Armand, Laïs, Guénin, Lançay, etc., etc… et moi ! Il y a eu d’excellente musique. Au milieu de tout cela est arrivé un M. de S***, voisin de Beaumont<ref>J’ai revu chez mon grand-oncle de Beaumont, douze ans plus tard, ce même marquis de S***, en tout semblable au portrait qu’en trace mon père, et toujours vêtu comme avant la Révolution : c’était un type. À quatre-vingts ans, il était encore frétillon et coquet. Il prenait des poses et cherchait dans les regards si on faisait attention à sa jambe. Il avait des habits à paillettes et faisait encore des quatrains.</ref>, homme de soixante-dix ans, possédant autant de mille livres de rente que d’années, exactement vêtu comme il y a trente ans, se croyant jeune, aimable et spirituel, composant derrière un paravent des quatrains pour tout le monde, les chantant avec une méchante haute-contre fêlée, faisant le joli auprès des femmes. C’est une véritable curiosité que ce petit vieux ; et comme on le regarde avec étonnement, il croit tourner toutes les têtes. Il voulait absolument qu’Auguste touchât un concerto de piano, disant qu’avec sa figure il était impossible qu’il ne fût pas musicien. Il nous avait déjà décoché trois quatrains sur l’air des ''Folies d’Espagne'', et, par égard pour Beaumont, on s’était contenu. Mais quand il en vint au quatrième, il pria sérieusement mademoiselle Armand de l’accompagner, ce à quoi elle se prêta avec beau-<noinclude> <references/></noinclude> nqubl2im3a6tr46foy7euazib230io1 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/117 104 2700903 15908329 15868360 2026-07-07T12:57:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908329 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>coup d’esprit, en faisant des cadences si ridicules, qu’Auguste, qui était debout derrière le piano, avec ce grand sérieux de glace que tu lui connais, partit tout à coup d’un énorme éclat de rire. Ce fut le signal. J’étais vis-à-vis de lui, me mordant les lèvres et évitant de regarder mademoiselle Armand, qui se tenait à quatre. Mais quand je vis mon cher neveu perdre son flegme imperturbable et rire avec le laisser aller d’un homme qui ne fait rien à demi, je perdis toute contenance, et j’entraînai l’assemblée, qui m’obéit comme à un commandement général ; ce fut un moment d’expansion inexprimable, invincible. Le marquis de S*** ne s’en aperçut pas le moins du monde, acheva son quatrain d’un air vainqueur, et fut applaudi à tout rompre. Aurore est bien sensible, ma bonne mère, au baiser que je lui ai donné de ta part. Si elle pouvait parler ou écrire, elle te souhaiterait une bonne année, la mieux tournée et la plus tendre du monde. Elle ne dit rien encore, mais je t’assure qu’elle n’en pense pas moins. C’est une enfant que j’adore, pardonne-moi cet amour-là, il ne nuit en rien à mon amour pour toi ; au contraire, il me fait mieux comprendre et apprécier celui que tu me portes. Tu sais sans doute que le prince Joseph va être ''nommé roi'' de Lombardie, et Eugène Beauharnais roi d’Étrurie. On parle d’une déclaration de guerre très prochaine. {{...|25}} {{Centré|LETTRE XI|m=2em}} {{d|Paris, 9 ventôse.|4|fs=90%|mb=1em}} En vérité, ma bonne et chère mère, si je voulais prendre ta lettre dans le ton où tu me l’as écrite, il ne me resterait plus qu’à me jeter dans la rivière. Je vois bien que tu<noinclude> <references/></noinclude> m6ndtk06bzg2zyzuil2lo31rvpifw5y Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/118 104 2700904 15908344 15868362 2026-07-07T12:59:11Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908344 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne penses pas un mot de ce que tu me dis ; la solitude et l’éloignement te grossissent les objets. Mais quoique je sois fort de ma conscience, je n’en suis pas moins douloureusement affecté de ton langage. Tu me reproches toujours ma mauvaise fortune, comme si j’avais pu la conjurer, comme si je n’avais pas dit et prouvé cent fois que les états-majors étaient complètement en disgrâce. Il n’y a là-dessous ni ressorts secrets ni intrigue cachée contre moi. Je n’ai pas d’ennemis, je ne suis pas l’objet d’une disgrâce personnelle. Je subis le sort commun à tous ceux qui se trouvent dans la même position que moi, qui n’ont pas six ans de grade dans l’état-major, et qui n’ont pas été assez heureux pour être l’objet d’une exception, autrement dit d’un passe-droit. L’état-major est mort et enterré. On ne pense pas plus à Marengo qu’à s’aller pendre. Les bivouacs d’antichambre peuvent seuls entrer en ligne de compte. Quand nous voulons de l’avancement dans notre corps, Duroc nous répond : « Vous ne faites partie de rien ; quittez vos généraux et rentrez dans la ligne. » C’est ce que j’ai essayé de faire, malgré toi, conviens-en ; mais alors on nous dit dans les bureaux de la guerre que rentrer dans la ligne, c’est ''un tour de faveur.'' Tu me reproches de n’être pas l’objet d’une de ces faveurs spéciales qui pleuvent cependant sur notre famille. Que veux-tu que je te réponde ? Il est bien vrai que*** va être décoré. N’a-t-il pas gagné cela mieux que moi ? Il est chambellan depuis trois mois, il annonce à merveille, il fait on ne peut mieux son service de salon. Moi, brutal, je n’ai fait que la guerre ; est-ce ma faute si cela ne compte plus ? ***, qui n’a jamais entendu tirer un coup de canon, est décoré aussi et de plus capitaine. Est-ce ma faute si je me suis trouvé au milieu des balles et des boulets ? On ne nous avait pas avertis d’avance que cela nous nuirait un jour.<noinclude> <references/></noinclude> rg6h2ndk1agq7m1snz21miuxo6grv8b Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/119 104 2700905 15908431 15868363 2026-07-07T13:00:47Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908431 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Il ne faut point croire que le hasard et les protections conspirent beaucoup pour ou contre nous. L’empereur a son système. J’ai été très bien servi auprès de lui par Clarke et Caulaincourt. Dupont lui-même m’a rendu justice et bien servi dans ces derniers temps. Je ne me plains de personne, et surtout je n’envie personne. Je me réjouis des faveurs qui tombent sur mes parents et mes amis. Seulement je me dis que je ne parviendrai pas par le même chemin, parce que je ne sais pas m’y prendre. L’empereur seul travaille et nomme. Le ministre de la guerre n’est plus qu’un premier commis. L’empereur sait ce qu’il fait et ce qu’il veut faire. Il veut ramener à lui ceux qui ont fait les superbes, et entourer sa famille et sa personne de courtisans arrachés à l’ancien parti. Il n’a pas besoin de complaire à de petits officiers comme nous, qui avons fait la guerre par enthousiasme et dont il n’a rien à craindre. Si tu étais lancée dans le monde, dans l’intrigue, si tu conspirais contre lui avec les amis de l’étranger, tout irait mieux pour moi, je ne serais pas ignoré, délaissé ; je n’aurais pas eu besoin de payer de ma personne, de dormir dans l’eau et dans la neige, d’exposer cent fois ma vie et de sacrifier notre petite aisance au service de la patrie. Je ne te reproche pas ton désintéressement, ta sagesse et ta vertu, ma bonne mère ; au contraire, je t’aime, et t’estime et te vénère pour ton caractère. Pardonne-moi donc, à ton tour, de n’être qu’un brave soldat et un sincère patriote. Consolons-nous pourtant. Vienne la guerre, et tout cela changera probablement. Nous serons bons à quelque chose quand il s’agira de coups de fusil, et alors on songera à nous. Je ne veux pas relire la dernière page de ta lettre, je l’ai brûlée. Hélas ! que me dis-tu ? Non, ma mère, un galant homme ne se déshonore pas parce qu’il aime une femme, et une femme n’est pas une fille quand elle est aimée d’un<noinclude> <references/></noinclude> 4exjgrmxvlp2jljoe9m8orltpymxxsu Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/120 104 2700906 15908563 15868365 2026-07-07T13:03:21Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908563 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>galant homme qui répare envers elle les injustices de la destinée. Tu sais cela mieux que moi, et mes sentiments formés par tes leçons, que j’ai toujours religieusement écoutées, ne sont que le reflet de ton âme. Par quelle inconcevable fatalité me reproches-tu aujourd’hui d’être l’homme que tu as fait au moral comme au physique ? Au milieu de tes reproches, ta tendresse perce toujours. Je ne sais qui t’a dit que pendant quelque temps j’avais été dans la misère, et tu t’en inquiètes après coup. Eh bien, il est vrai que j’ai habité un ''petit grenier'' l’été dernier, et que mon ménage de poète et d’amoureux faisait un singulier contraste avec les chamarrures d’or de mon costume militaire. N’accuse personne de ce moment de gêne dont je ne t’ai point parlé et dont je ne me plaindrai jamais. Une dette que je croyais payée et dont l’argent avait passé par des mains infidèles a été la seule cause de ce petit désastre, déjà réparé par mes appointements. J’ai maintenant un petit appartement très agréable et je ne manque de rien. Qu’est-ce que me dit donc d’Andrezel, que tu vas peut-être venir à Paris, peut-être vendre Nohant ? Je n’y comprends rien. Ah ! ma bonne mère, viens, et toutes nos peines s’envoleront dans une explication tendre et sincère. Mais ne vends pas Nohant, tu le regretterais. Adieu, je t’embrasse de toute mon âme, bien triste et bien effrayée de ton mécontentement. Et cependant Dieu m’est témoin que je t’aime et que je mérite ton amour. {{d|{{sc|Maurice.}}|4}} {{Séparateur|m=2em}} Dans une dernière lettre de cette correspondance, mon père entretient assez longuement sa mère d’un incident qui paraissait la tourmenter beaucoup. On venait de publier les ''Mémoires posthumes'' de Marmontel. Ma grand’mère avait beaucoup connu Marmontel<noinclude> <references/></noinclude> fspip9rvq957jy56mzehdyasqc86c6c Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/121 104 2700907 15908568 15890895 2026-07-07T13:05:16Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908568 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>dans son enfance, mais elle ne m’en parla jamais, et les ''Mémoires posthumes'' expliquent assez pourquoi. Voici une page de ces mémoires : « L’espèce de bienveillance que l’on avait pour moi dans cette cour<ref>Celle du Dauphin, père de Louis XVI.</ref> me servit cependant à me faire écouter et croire dans une affaire intéressante. L’acte de baptême d’Aurore, fille de mademoiselle Verrière, attestait qu’elle était fille du maréchal de Saxe<ref>Marmontel se trompe, puisqu’il y eut lieu de rectifier cet acte par arrêt du Châtelet.</ref> ; et après la mort de son père, madame la Dauphine était dans l’intention de la faire élever. C’était l’ambition de la mère. Mais il vint dans la fantaisie de M. le Dauphin de dire qu’elle était ma fille, et ce mot fit son impression. Madame de Chalut me le dit en riant, mais je pris la plaisanterie de M. le Dauphin sur le ton le plus sérieux. Je l’accusai de légèreté ; et, en offrant de faire preuve que je n’avais connu mademoiselle Verrière que pendant le voyage du maréchal en Prusse et plus d’un an après la naissance de cet enfant, je dis que ce serait inhumainement lui ôter son véritable père que de me faire passer pour l’être. Madame de Chalut se chargea de plaider cette cause devant madame la Dauphine, et M. le Dauphin céda. Ainsi Aurore fut élevée à leurs frais au couvent des religieuses de Saint-Cloud, et madame de Chalut<ref>Cette madame de Chalut, qui était mademoiselle Varanchon, femme de chambre favorite de la première et de la seconde Dauphine, fut mariée par cette dernière, et son mari fut fait fermier général. Elle a tenu mon père sur les fonts de baptême avec le marquis de Polignac.</ref>, qui avait à Saint-Cloud sa maison de campagne, voulut bien se charger pour l’amour de moi et à ma prière des soins et des détails de cette éducation. » Ce fragment ne pouvait mécontenter ma grand’mère, et<noinclude> <references/></noinclude> goca1o6cr4f0bvhe1yyh7uizz4e4eem Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/122 104 2700908 15908571 15868368 2026-07-07T13:07:22Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908571 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Marmontel avait certainement droit à sa reconnaissance. Mais, dans un autre endroit, l’auteur des ''Incas'' raconte avec moins de réserve ses relations avec mademoiselle Verrière. Bien qu’il y parle avec estime et affection de la conduite, du caractère et du talent de cette jeune actrice, il entre dans des détails d’intimité qui nécessairement devaient faire souffrir sa fille. Celle-ci en écrivit donc à mon père pour l’engager à voir s’il ne serait pas possible de faire supprimer le passage dans les nouvelles éditions. L’oncle Beaumont fut consulté. Il était également intéressé à l’affaire, puisque dans ce même passage Marmontel raconte comme quoi ayant été cause que le maréchal de Saxe avait retiré à mademoiselle Verrière la pension de douze mille livres qu’il lui faisait pour elle et sa fille, cette belle personne en fut dédommagée par le prince de Turenne, sous promesse, de la part de Marmontel, de ne plus la voir. Or, l’oncle Beaumont était, comme je l’ai déjà dit, fils de mademoiselle Verrière et de ce prince de Turenne duc de Bouillon. Cependant il prit la chose moins au sérieux. « Beaumont assure, écrivait mon père à ma grand’mère, que cela ne mérite pas le chagrin que tu t’en fais. D’abord nous ne sommes pas assez riches, que je sache, pour racheter l’édition publiée et pour obtenir que la prochaine soit corrigée ; fussions-nous à même de le faire, cela donnerait d’autant plus de piquant aux exemplaires vendus, et tôt ou tard nous ne pourrions empêcher qu’on ne refît de nouvelles éditions conformes aux premières. » Les héritiers de Marmontel consentiraient-ils d’ailleurs à cet arrangement avec les éditeurs ? J’en doute, et nous ne sommes plus au temps où l’on pouvait sévir, soit par promesses, soit par menaces, soit par des lettres de cachet, contre la liberté d’écrire. On ne donne plus des coups de bâton à ces ''faquins'' d’auteurs et d’imprimeurs ; et toi, ma bonne mère, qui dès ce temps-là étais du parti des ency-<noinclude> <references/></noinclude> p373f7vkl6jafcrszuq2sb9lihlbeqx Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/123 104 2700909 15908573 15868370 2026-07-07T13:08:54Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908573 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>clopédistes et des philosophes, tu ne peux pas trouver mauvais que nous ayons changé de lois et de mœurs. Je comprends bien que tu souffres d’entendre parler si légèrement de ta mère, mais en quoi cela peut-il atteindre ta vie, qui a toujours été si austère, et ta réputation, qui est si pure ? Pour mon compte, cela ne me fâche guère, qu’on sache dans le public ce qu’on savait déjà de reste dans le monde sur ma grand’mère maternelle. C’était, je le vois par les mémoires en question, une aimable femme, douce, sans intrigue, sans ambition, très sage et de bonne vie, eu égard à sa position. Il en a été d’elle comme de bien d’autres. Les circonstances ont fait ses fautes, et son naturel les a fait accepter en la rendant aimable et bonne. Voilà l’impression qui me reste de ces pages dont tu te tourmentes tant, et sois certaine que le public ne sera pas plus sévère que moi. » {{Séparateur|m=2em}} Ici se terminent les lettres de mon père à sa mère. Sans doute il lui en écrivit beaucoup d’autres durant les quatre années qu’il vécut encore et qui amenèrent de fréquentes séparations à la reprise de la guerre. Mais la suite de leur correspondance a disparu, j’ignore pourquoi et comment. Je ne puis donc consulter pour la suite de l’histoire de mon père que ses états de service, quelques lettres écrites à sa femme et les vagues souvenirs de mon enfance. Ma grand’mère se rendit à Paris dans le courant de ventôse avec l’intention de faire rompre le mariage de son fils, espérant même qu’il y consentirait, car jamais elle ne l’avait vu résister à ses larmes. Elle arriva d’abord à Paris à son insu, ne lui ayant pas fixé le jour de son départ et ne l’avertissant pas de son arrivée, comme elle en avait l’habitude. Elle commença par aller trouver M. Desèze, qu’elle consulta sur la validité du mariage. M. Desèze trouva<noinclude> <references/></noinclude> eyb4icm4jnm6m408w2dpzhd53nc16y9 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/124 104 2700910 15908577 15868371 2026-07-07T13:10:31Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908577 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’affaire neuve comme la législation qui l’avait rendue possible. Il appela deux autres avocats célèbres, et le résultat de la consultation fut qu’il y avait matière à procès, parce qu’il y a toujours matière à procès dans toutes les affaires de ce monde, mais que le mariage avait neuf chances contre dix d’être validé par les tribunaux, que mon acte de naissance me constituait légitime, et qu’en supposant la rupture du mariage, l’intention comme le devoir de mon père serait infailliblement de remplir les formalités voulues et de contracter de nouveau mariage avec la mère de l’enfant qu’il avait voulu légitimer. Ma grand’mère n’avait peut-être jamais eu l’intention formelle de plaider contre son fils. En eût-elle conçu le projet, elle n’en aurait certes pas eu le courage. Elle fut probablement soulagée de la moitié de sa douleur en renonçant à ses velléités hostiles, car on double son propre mal en tenant rigueur à ce qu’on aime. Elle voulut cependant passer encore quelques jours sans voir son fils, sans doute afin d’épuiser les résistances de son propre esprit et de prendre de nouvelles informations sur sa belle-fille. Mais mon père découvrit que sa mère était à Paris ; il comprit qu’elle savait tout et me chargea de plaider sa cause. Il me prit dans ses bras, monta dans un fiacre, s’arrêta à la porte de la maison où ma grand’mère était descendue, gagna en peu de mots les bonnes grâces de la portière, et me confia à cette femme, qui s’acquitta de la commission ainsi qu’il suit : Elle monta à l’appartement de ma bonne maman, et, sous le premier prétexte venu, demanda à lui parler. Introduite en sa présence, elle lui parla de je ne sais quoi, et, tout en causant, elle s’interrompit pour lui dire : Voyez donc, madame, la jolie petite fille dont je suis grand’mère ! Sa nourrice me l’a apportée aujourd’hui, et j’en suis si heureuse que je ne peux pas m’en séparer un<noinclude> <references/></noinclude> iii89guxtrp6dw9q86jd1r2mwe8oynf Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/125 104 2700911 15908581 15868372 2026-07-07T13:11:51Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908581 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>instant. — Oui, elle est très fraîche et très forte, dit ma grand’mère en cherchant sa bonbonnière. Et tout aussitôt la bonne femme, qui jouait fort bien son rôle, me déposa sur les genoux de la bonne maman, qui m’offrit des friandises et commença à me regarder avec une sorte d’étonnement et d’émotion. Tout à coup elle me repoussa en s’écriant : « Vous me trompez, cette enfant n’est pas à vous ; ce n’est pas à vous qu’elle ressemble !… Je sais, je sais ce que c’est !… » Effrayée du mouvement qui me chassait du sein maternel, il paraît que je me mis non à crier, mais à pleurer de vraies larmes qui firent beaucoup d’effet. « Viens, mon pauvre cher amour, dit la portière en me reprenant, on ne veut pas de toi, allons-nous-en. » Ma pauvre bonne maman fut vaincue. « Rendez-la-moi, dit-elle. Pauvre enfant, tout cela n’est pas sa faute ! Et qui a apporté cette petite ? — Monsieur votre fils lui-même, madame ; il attend en bas, je vais lui reporter sa fille. Pardonnez-moi si je vous ai offensée ; je ne savais rien, je ne sais rien, moi ! J’ai cru vous faire plaisir, vous faire une belle surprise… — Allez, allez, ma chère, je ne vous en veux pas, dit ma grand’mère ; allez chercher mon fils et laissez-moi l’enfant. » Mon père monta les escaliers quatre à quatre. Il me trouva sur les genoux, contre le sein de ma bonne maman, qui pleurait en s’efforçant de me faire rire. On ne m’a pas raconté ce qui se passa entre eux, et comme je n’avais que huit ou neuf mois, il est probable que je n’en tins pas note. Il est probable aussi qu’ils pleurèrent ensemble et s’aimèrent d’autant plus. Ma mère, qui m’a raconté cette première aventure de ma vie, m’a dit que lorsque mon père me ramena auprès d’elle, j’avais dans les mains une belle bague avec un gros rubis, que ma bonne maman avait détachée de son doigt en me chargeant de la<noinclude> <references/></noinclude> 5d9d17b3x9gibd4t12p2r6y6njbqksa Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/126 104 2700912 15908585 15890899 2026-07-07T13:13:50Z Narilora 147413 15908585 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mettre à celui de ma mère, ce que mon père me fit observer religieusement<ref>Je porte toujours cette bague.</ref>. Quelques temps se passèrent encore cependant avant que ma grand’mère consentît à voir sa belle-fille ; mais déjà le bruit se répandait que son fils avait fait un mariage ''disproportionné'', et le refus qu’elle faisait de la recevoir devait nécessairement amener des inductions fâcheuses contre ma mère, contre mon père par conséquent. Ma bonne maman fut effrayée du tort que sa répugnance pouvait faire à son fils. Elle reçut la tremblante Sophie, qui la désarma par sa soumission naïve et ses tendres caresses. Le mariage religieux fut célébré sous les yeux de ma grand’mère, après quoi un repas de famille scella officiellement l’adoption de ma mère et la mienne. Je dirai plus tard, en consultant mes propres souvenirs, qui ne peuvent me tromper, l’impression que ces deux femmes si différentes d’habitudes et d’opinions produisaient l’une sur l’autre. Il me suffira de dire, quant à présent, que, de part et d’autre, les procédés furent excellents, que les doux noms de mère et de fille furent échangés, et que si le mariage de mon père fit un petit scandale entre les personnes d’un entourage intime assez restreint, le monde que mon père fréquentait ne s’en occupa nullement et accueillit ma mère sans lui demander compte de ses aïeux ou de sa fortune. Mais elle n’aima jamais le monde et ne fut présentée à la cour de Murat que contrainte et forcée, pour ainsi dire, par les fonctions que mon père remplit plus tard auprès de ce prince. Ma mère ne se sentit jamais ni humiliée ni honorée de se trouver avec des gens qui eussent pu se croire au-dessus d’elle. Elle raillait finement l’orgueil des sots, la vanité des parvenus, et, se sentant peuple jusqu’au bout des<noinclude> <references/></noinclude> eykwkydlyyzfh5cvf9o4ssk8imzuok9 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/127 104 2700913 15908586 15868374 2026-07-07T13:14:56Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908586 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ongles, elle se croyait plus noble que tous les patriciens et les aristocrates de la terre. Elle avait coutume de dire que ceux de sa race avaient le sang plus rouge et les veines plus larges que les autres, ce que je croirais assez, car si l’énergie morale et physique constitue en réalité l’excellence des races, on ne saurait nier que cette énergie ne soit condamnée à diminuer dans celles qui perdent l’habitude du travail et le courage de la souffrance. Cet aphorisme ne serait certainement pas sans exception, et l’on peut ajouter que l’excès du travail et de la souffrance énervent l’organisation tout aussi bien que l’excès de la mollesse et de l’oisiveté. Mais il est certain, en général, que la vie part du bas de la société et se perd à mesure qu’elle monte au sommet, comme la sève dans les plantes. Ma mère n’était point de ces intrigantes hardies, dont la passion secrète est de lutter contre les préjugés de leur temps, et qui croient se grandir en s’accrochant, au risque de mille affronts, à la fausse grandeur du monde. Elle était mille fois trop fière pour s’exposer même à des froideurs. Son attitude était si réservée qu’elle semblait timide ; mais si on essayait de l’encourager par des airs protecteurs, elle devenait plus que réservée, elle se montrait froide et taciturne. Son maintien était excellent avec les personnes qui lui inspiraient un respect fondé ; elle était alors prévenante et charmante ; mais son véritable naturel était enjoué, taquin, actif, et par-dessus tout ennemi de la contrainte. Les grands dîners, les longues soirées, les visites banales, le bal même, lui étaient odieux. C’était la femme du coin du feu ou de la promenade rapide et folâtre ; mais, dans son intérieur, comme dans ses courses, il lui fallait l’intimité, la confiance, des relations d’une sincérité complète, la liberté absolue de ses habitudes et de l’emploi de son temps. Elle vécut donc toujours retirée, et plus soigneuse de s’abstenir de connaissances gênantes que jalouse<noinclude> <references/></noinclude> rcvsff3wxezct61t4heqe5fh0lux0y2 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/128 104 2700914 15908588 15868375 2026-07-07T13:16:37Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908588 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>d’en faire d’avantageuses. C’était bien là le fond du caractère de mon père, et, sous ce rapport, jamais époux ne furent mieux assortis. Ils ne se trouvaient heureux que dans leur petit ménage. Partout ailleurs ils étouffaient de mélancoliques bâillements, et ils m’ont légué cette secrète sauvagerie qui m’a rendu toujours le monde insupportable et le ''home'' nécessaire. Toutes les démarches que mon père avait faites, avec beaucoup de tiédeur, il faut l’avouer, n’aboutirent à rien. Il avait eu mille fois raison de le dire, il n’était pas fait pour gagner ses éperons en temps de paix, et les campagnes d’antichambre ne lui réussissaient pas. La guerre seule pouvait le faire sortir de l’impasse de l’état-major. Il retourna au camp de Montreuil avec Dupont. Ma mère l’y suivit au printemps de 1805, et y passa deux ou trois mois au plus, durant lesquels ma tante Lucie prit soin de ma sœur et de moi. Cette sœur, dont j’aurai à parler plus tard et dont j’ai déjà signalé l’existence, n’était pas fille de mon père. Elle avait cinq ou six ans de plus que moi et s’appelait Caroline. Ma bonne petite tante Lucie avait, je l’ai dit, épousé M. Maréchal, officier retraité, dans le même temps que ma mère épousait mon père. Une fille était née de leur union cinq ou six mois après ma naissance. C’est ma chère cousine Clotilde, la meilleure amie peut-être que j’aie jamais eue. Ma tante demeurait alors à Chaillot, où mon oncle avait acheté une petite maison, alors en pleine campagne, et qui serait aujourd’hui en pleine ville. Elle louait pour nous promener l’âne d’un jardinier du voisinage. On nous mettait sur du foin dans les paniers destinés à porter les fruits et les légumes au marché, Caroline dans l’un, Clotilde et moi dans l’autre. Il paraît que nous goûtions fort « cette façon d’aller. » Pendant ce temps-là, l’empereur Napoléon, occupé d’autres soins et s’amusant à d’autres chevauchées, s’en allait en<noinclude> <references/></noinclude> t12h820x2h5bvckgobxhirxf3hzxo2c Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/129 104 2700915 15908589 15868377 2026-07-07T13:17:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908589 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Italie mettre sur sa tête la couronne de fer. ''Guai a chi la tocca !'' avait dit le grand homme. L’Angleterre, l’Autriche et la Russie résolurent d’y toucher, et l’empereur leur tint parole. Au moment où l’armée réunie au rivage de la Manche attendait avec impatience le signal d’une descente en Angleterre, l’empereur, voyant sa fortune trahie sur les mers, changea tous ses plans dans une nuit : une de ces nuits d’inspiration où la fièvre se faisait froide dans ses veines, et le découragement d’une entreprise tout-puissant pour une entreprise nouvelle dans son esprit.<noinclude> <references/></noinclude> g7r9xksvacle9lfixiyzqeu2zysvzrh Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/132 104 2700918 15908794 15868404 2026-07-07T18:18:02Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908794 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|LETTRE PREMIÈRE|m=2em|fs=110%}} {{Centré|DE MON PÈRE À MA MÈRE|mb=2em|fs=90%}} {{d|Haguenau, 1{{er}} vendémiaire an XIV (22 sept. 1805).|2|fs=90%|mb=1em}} J’arrive avec Decouchy pour faire ici le logement de notre division, comme c’est notre coutume. Nous dînons chez le maréchal Ney. Il nous avertit que nous allons faire vingt lieues sans débrider, passer le Rhin et ne faire halte qu’à Dourlach, où nous devons rencontrer l’ennemi. Après une marche de cent cinquante lieues, une pareille galopade est capable de nous crever tous. N’importe, c’est l’ordre. En passant le Rhin, nous prenons sous nos ordres le premier régiment de hussards et quatre mille hommes des troupes de l’électeur de Baden. Ainsi nous allons être très forts avec cette division de douze mille hommes. Tu entendras parler de nous. Ah ! mon amie, loin de toi, les bagarres et les batailles sont les seules distractions que je puisse goûter, car sans toi les plaisirs me paraissent des motifs de tristesse, et tout ce qui peut rendre les autres inquiets et agités, en les mettant à mon niveau, me les fait paraître plus supportables. Je jouis intérieurement des figures renversées de beaucoup de gens très braves et très importants en temps de paix. Les routes sont couvertes des voitures de la cour, remplies de pages, de chambellans et de laquais voyageant en bas de soie blancs. Gare les éclaboussures ! Vraiment si je pouvais me réjouir de quelque chose quand je ne te vois pas, je crois que je serais content à l’approche du branle-bas qui se prépare. Ne crains pas d’infidélités, car de longtemps je n’aurai rien à démêler qu’avec le sexe masculin. Messieurs de l’Autriche vont<noinclude> <references/></noinclude> rnzi13xm7tw8e582laj29bykrf0sn81 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/133 104 2700919 15908795 15868405 2026-07-07T18:19:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908795 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nous donner du travail, et, du train dont on nous mène, je ne crois pas qu’on nous laisse le temps de penser à mal. Je n’irai point à Strasbourg et ne verrai ni ***, ni ***, ni ***, qui ne sont point gens à fréquenter les coups de fusil. Depuis que je t’ai quittée, je n’ai pas eu un seul moment de repos. Il y a six nuits que je n’ai dormi et huit jours que je n’ai pu me déshabiller. Toujours en avant pour les logements, j’en ai une extinction de voix. Je te demande si c’est dans cet équipage, et quand je te porte tout entière dans mon cœur, que je puis penser à aller faire l’agréable auprès des belles des villages que nous traversons en poste. Ce serait bien plutôt à moi d’être inquiet si je ne croyais pas à ton amour, si je n’en connaissais pas toute la délicatesse. Ah ! si je me mettais à être jaloux, je le serais même d’un regard de tes yeux, et pour un rien je deviendrais le plus malheureux des hommes ; mais loin de moi cette injure à notre amour ! J’ai reçu, ma chère femme, ta lettre de Sarrebourg. Elle est aimable comme toi, elle m’a rendu la vie et le courage. Que notre Aurore est gentille ! Que tu me donnes d’impatience de revenir pour vous serrer toutes deux dans mes bras ! Je t’en conjure, chère amie, donne-moi souvent de tes nouvelles. Adresse-moi tes lettres : « ''À Monsieur Dupin, aide de camp du général Dupont commandant la première division du sixième corps sous les ordres du maréchal Ney.'' » De cette manière, quelque mouvement que fasse l’armée, je les recevrai. Songe, chère femme, que c’est le seul plaisir que je puisse goûter loin de toi, au milieu des fatigues de cette campagne. Parle-moi de ton amour, de notre enfant. Songe que tu m’arracherais la vie si tu cessais de m’aimer. Songe que tu es ma femme, que je t’adore, que je n’aime l’existence que pour toi, et que je t’ai consacré la mienne. Songe que<noinclude> <references/></noinclude> tmbfyikyw2i2rpkd3y2mc51paqgw0a0 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/134 104 2700920 15908797 15868406 2026-07-07T18:21:26Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908797 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>rien au monde, excepté l’honneur et le devoir, ne peut me retenir loin de toi, que je suis au milieu des fatigues et des privations de toute espèce, et qu’elles ne me paraissent rien en comparaison de celle que me cause ton absence. Songe que l’espoir seul de te retrouver me soutient et m’attache à la vie. Adieu, chère femme, je tombe de fatigue. J’ai un lit pour cette nuit. D’ici à longtemps je n’en trouverai plus et je vais en profiter pour rêver de toi. Adieu donc, chère Sophie, je t’écrirai de Dourlach, si je peux. Reçois mille tendres baisers et donnes-en pour moi tout autant à Aurore. Sois sans inquiétude, je sais faire mon métier, je suis heureux à la guerre ; le brevet et la croix m’attendent. ''P. S.'' Où as-tu pris qu’on payait double en temps de guerre ? C’est plus que le contraire, car il n’est pas seulement question de l’arrivée du payeur. Cependant, comme nous n’avons pas de mer à traverser et qu’il viendra tôt ou tard, ne crains rien pour moi et ne me garde rien de l’argent que ma mère aura à te remettre. Écris-lui pour la prévenir de ton arrivée à Paris. {{Séparateur|m=2em}} Je vais essayer de faire suivre rapidement à mon lecteur la marche de la division Dupont, et par conséquent celle de mon père pendant cette mémorable campagne qui allait aboutir à la bataille d’Austerlitz. Le 25 septembre le 6{{e}} corps, dont elle faisait partie, passa le Rhin entre Lauterbourg et Carlsruhe et vint jusqu’à Stuttgard, après avoir traversé les vallées qui descendent de la chaîne des Alpes de Souabe. Le 6 octobre, nos six corps d’armée étaient arrivés sans accidents au delà de cette chaîne. Le 7, ils passèrent le Danube. Mais le corps de Ney fut laissé sur la rive gauche, couvrant la route de<noinclude> <references/></noinclude> buzrn84r91jhuwgh6yjbls6cguyy4b1 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/135 104 2700921 15908798 15868407 2026-07-07T18:22:49Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908798 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Wurtemberg. Le 10, l’armée se rapprocha d’Ulm afin de serrer de plus près le général Mack, qui persistait à s’y maintenir. La division resta seule sur la rive gauche du fleuve ; forte de six mille hommes, elle engagea une lutte glorieuse et presque sans exemple contre un corps de vingt-cinq mille Autrichiens. Elle les arrêta dans leur marche et enleva à l’armée du malheureux Mack le dernier espoir de salut, en lui fermant la route de la Bohême. Le 14 octobre, le général Dupont, qui avait dû se porter vers Albeck afin de cacher à l’ennemi le petit nombre de ses soldats et son isolement sur la rive gauche, revint sur les plateaux boisés d’Haslach qu’il avait illustrés trois jours avant par une héroïque résistance. Après avoir maintenu le gros de l’armée autrichienne dans Ulm, il lui était réservé d’empêcher, sur le même champ de bataille, la jonction du corps du général Werneck, qui, sorti d’Ulm la veille pour pousser une reconnaissance, ne put y rentrer. Cependant la discorde était dans l’état-major du général autrichien. Mack, fidèle au plan de campagne dressé par le conseil aulique, persistait à attendre dans ses retranchements l’arrivée de l’armée russe de Kutusof. Le prince de Schwartzenberg et l’archiduc Ferdinand voulaient gagner la Bohême en passant sur les divisions Ney et Dupont. Mais, ne pouvant vaincre la résistance du général en chef, l’archiduc résolut, grâce à sa position indépendante, d’accomplir son dessein. Il partit dans la nuit avec six ou sept mille chevaux et un corps d’infanterie pour rejoindre Werneck. Murat, à la tête de la brave division Dupont, des grenadiers Oudinot et de sa réserve de cavalerie, se mit à leur poursuite. Il les suivit pendant quatre jours sans prendre de repos, faisant plus de dix lieues par jour, et ne s’arrêta qu’au delà de Nuremberg, après avoir battu et détruit ce corps d’armée. Les Français avaient fait douze mille prisonniers, pris cent vingt pièces de canon, cinq cents voi-<noinclude> <references/></noinclude> f4wsghgbg38zlvf9wffmjan3bu33qbv Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/136 104 2700922 15908803 15868409 2026-07-07T18:25:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908803 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tures, onze drapeaux, deux cents officiers, sept généraux et le trésor de l’armée autrichienne. Le prince Ferdinand faillit être pris et gagna la route de Bohême avec deux ou trois mille chevaux. {{Centré|LETTRE II|m=2em}} {{Centré|DE MON PÈRE À MA MÈRE|fs=85%|mb=2em}} {{d|Nuremberg, 29 vendémiaire an XIV.|2|fs=90%|mb=1em}} Nous sommes ici, ma chère femme, depuis hier soir, après avoir poursuivi l’ennemi sans relâche pendant quatre jours ; nous avons fait toute l’armée autrichienne prisonnière, à peine en est-il resté quelques-uns pour porter la nouvelle et l’épouvante au fond de l’Allemagne. Le prince Murat, qui nous commande, est très content de nous, et doit, demain ou après, demander pour moi la croix à l’empereur, ainsi que pour trois autres officiers de la division. Je ne te parlerai pas des fatigues et des dangers de ces dix journées. Ce sont les inconvénients du métier. Que sont-ils en comparaison des inquiétudes et des chagrins que me cause ton absence ! Je ne reçois point de tes nouvelles. On dit même que l’ennemi ayant inquiété continuellement notre gauche, aucune lettre de nous n’a pu passer en France. Juge de mon tourment, de mon angoisse ! Sais-je si tu n’es pas horriblement inquiète de moi ? si tu as reçu l’argent que je t’ai fait passer ? si mon Aurore se porte bien ? Être séparé de ce que j’ai de plus cher au monde sans pouvoir en obtenir un seul mot ! Sois courageuse, mon amie ! Songe que notre séparation ne peut altérer mon amour. Quel bonheur de nous retrouver pour ne plus nous séparer ! Dès que la campagne sera terminée,<noinclude> <references/></noinclude> okkj2zkc2opaznopfxmg4s18zxpoynd Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/137 104 2700923 15908806 15868410 2026-07-07T18:27:02Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908806 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>avec quelle ivresse je volerai dans tes bras pour ne plus m’en arracher, et te consacrer, ainsi qu’à Aurore, tous mes soins et tous mes instants ! Cette idée seule me soutient contre l’ennui et le chagrin qui loin de toi m’assiègent. Au milieu des horreurs de la guerre, je me reporte près de toi, et ta douce image me fait oublier le vent, le froid, la pluie et toutes les misères auxquelles nous sommes livrés. De ton côté, chère amie, pense à moi. Songe que je t’ai voué l’amour le plus tendre, et que la mort seule pourra l’éteindre dans mon cœur. Songe que le moindre refroidissement de ta part empoisonnerait le reste de ma vie, et que si j’ai pu te quitter, c’est que le devoir et l’honneur m’en faisaient une loi sacrée. Nous quittons demain Nuremberg à cinq heures du matin pour nous rendre à Ratisbonne, où nous arriverons dans trois jours. Le prince Murat commande toujours notre division. {{Séparateur|m=2em}} Après la reddition d’Ulm, Napoléon se dirigea rapidement sur Vienne en suivant la vallée du Danube. Le gros de l’armée marchait par la rive droite du fleuve. Une flottille, portant de l’artillerie et dix mille hommes, descendait parallèlement, prête à venir au secours soit des troupes de la rive droite, soit des divisions Gazan et Dupont, qui occupaient la rive gauche sous le commandement supérieur du général Mortier. À quelques lieues de Vienne, le corps de la rive gauche se trouva tout à coup en présence de l’ennemi : c’était l’armée russe de Kutusof qui, restée en arrière de Mack, à Braunau, et renonçant à couvrir la capitale de l’Autriche, avait passé le Danube à Mautern et allait en Moravie au-devant de la deuxième armée russe. La division Gazan, entraînée par l’élan de Murat, qui, avec l’avant-garde de l’armée principale, s’avançait trop rapide-<noinclude> <references/></noinclude> 4yt6jymmo4sqcknrdbdsdfxqy1p2ls3 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/138 104 2700924 15908808 15868411 2026-07-07T18:28:30Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908808 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ment sur Vienne par la rive droite, avait laissé une marche entre elle et la division Dupont. Mortier, surpris de rencontrer les Russes, qu’il croyait devant Vienne, les poussa néanmoins vivement jusqu’à Stein. Cependant, reconnaissant bientôt qu’il avait affaire à toute une armée, il fut obligé de rétrograder sur Diernstein. Mais il trouva ce point occupé par quinze mille Russes qui l’avaient tourné. On recommença dans l’obscurité le combat livré le matin. Ces cinq mille héros étaient entourés de toutes parts par des masses énormes. Il ne vint à personne l’idée de capituler. Quelques officiers conseillèrent à Mortier de s’embarquer seul et de traverser le fleuve, afin de ne pas laisser à l’ennemi un aussi beau trophée qu’un maréchal de France. « — Non, répondit l’illustre maréchal, on ne se sépare pas d’aussi braves gens. On se sauve ou on périt avec eux. » Il était là, l’épée à la main, combattant à la tête de ses grenadiers. Tout à coup on entend un feu violent sur les derrières de Diernstein. C’est l’infatigable division Dupont qui, apprenant la fâcheuse position du maréchal, avait doublé son étape pour marcher au feu. Les soldats qui avaient si glorieusement combattu à Haslach se précipitèrent sur les Russes, et les colonnes se rejoignirent à Diernstein à la lueur du feu. Les cinq mille hommes de la division Gazan, qui avaient résisté tout un jour à trente mille Russes, étaient réduits à deux mille cinq cents. Napoléon envoya les plus éclatantes récompenses aux deux divisions Gazan et Dupont. Après la campagne elles furent établies à Vienne même pour s’y refaire de leurs fatigues et de leurs blessures.<noinclude> <references/></noinclude> ruz3kns7dv0d0hzslfibk6v0yj1wbst Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/139 104 2700925 15908812 15868413 2026-07-07T18:30:42Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908812 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|LETTRE III|m=2em}} {{Centré|DE MON PÈRE À MA MÈRE|fs=85%|mb=2em}} {{d|Vienne, 30 brumaire an XIV.|2|fs=90%|mb=1em}} Ma femme, ma chère femme, ce jour est le plus beau de ma vie. Dévoré d’inquiétude, excédé de fatigue, j’arrive à Vienne avec la division. Je ne sais si tu m’aimes, si tu te portes bien, si mon Aurore est triste ou joyeuse, si ma femme est toujours ma Sophie. Je cours à la poste, mon cœur bat d’espérance et de crainte. Je trouve une lettre de toi ; je l’ouvre avec transport, je tremble de bonheur en lisant les douces expressions de ta tendresse. Oh oui ! chère femme, c’est pour la vie que je suis à toi, rien au monde ne peut altérer l’ardent amour que je te porte, et tant que tu le partageras, je défierai le sort, la fortune et les ridicules injustices. J’avais grand besoin de lire une lettre de ma femme pour me faire supporter l’ennui de mon existence. Après m’être battu en bon soldat, avoir exposé cent fois ma vie pour le succès de nos armes, avoir vu périr à mes côtés mes plus chers amis, j’ai eu le chagrin de voir nos plus brillants exploits ignorés, défigurés, obscurcis par la valetaille militaire. Je m’entends et tu dois m’entendre et reconnaître les courtisans. Sans cesse à la tête des régiments de notre division, j’ai vu que le courage et l’intrépidité étaient des qualités inutiles, et que la faveur seule distribuait ses lauriers. Enfin nous étions six mille il y a deux mois, nous ne sommes plus que trois mille aujourd’hui. Pour notre part, nous avons pris cinq drapeaux à l’ennemi, dont deux aux Russes ; nous avons fait cinq mille prisonniers, tué deux mille hommes, pris quatre pièces de ca-<noinclude> <references/></noinclude> 3qv9wxr37ki9s4hmcnpz7l0k8nvw269 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/140 104 2700926 15908814 15890902 2026-07-07T18:32:12Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908814 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>non, le tout dans l’espace de six semaines, et nous voyons citer tous les jours dans les rapports des gens ''qui n’ont rien fait du tout'', tandis que nos noms restent dans l’oubli. L’estime et l’affection de nos camarades me consolent. Je reviendrai pauvre diable, mais avec des amis que j’ai faits sur le champ de bataille et qui sont plus sincères que messieurs de la cour. Je t’ennuie de mon humeur noire ; mais à qui puis-je conter mes chagrins si ce n’est à ma Sophie, et qui peut mieux qu’elle les partager et les adoucir ? Enfin, comme nos soldats sont excédés, que nous nous sommes battus ''sans relâche'' pendant huit jours avec les Russes, on nous a renvoyés de la Moravie ici pour prendre quelque repos. J’ai tout perdu à l’affaire d’Haslach<ref>Pendant cette glorieuse affaire les Autrichiens s’étaient jetés, à Albeck, sur les bagages de la division Dupont, et s’en étaient emparés, ramassant ainsi, dit M. Thiers, quelques vulgaires trophées, triste consolation d’une défaite essuyée par vingt-cinq mille hommes contre six mille.</ref>. Je m’en suis indemnisé depuis aux dépens d’un officier des dragons de Latour auquel j’ai fait mettre pied à terre. On nous promet toujours de fort belles choses, mais Dieu sait si cela viendra. Ma mère m’écrit que tu ne manqueras de rien et que je puis être tranquille. À propos ! de quelle nouvelle folie m’as-tu régalé ? J’en ai fait rire Debaine aux larmes ; mademoiselle Roumier est ma vieille bonne, à qui ma mère fait une pension pour m’avoir élevé. Elle avait quarante ans quand je vins au monde. Le beau sujet de jalousie ! Je raconte cette folie à tous nos amis. J’ai vu ce matin Billette. Sa vue, qui me rappelait la rue Meslay, m’a causé une joie infinie. Je l’ai embrassé comme mon meilleur ami, parce que je pouvais lui parler de toi et qu’il pouvait me répondre. Quoiqu’il n’eût pas de<noinclude> <references/></noinclude> 2iyqrtq7zsmbpfryr3kaw6duhd89pdk Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/141 104 2700927 15908815 15868415 2026-07-07T18:33:41Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15908815 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nouvelles directes à me donner de ta santé, je l’ai questionné jusqu’à l’ennuyer. On parle de nous renvoyer bientôt en France, car la guerre finit ici faute de combattants. Les Autrichiens n’osent plus se mesurer avec nous, ils sont terrifiés. Les Russes sont en pleine déroute. On nous regarde ici avec stupéfaction. Les habitants de Vienne peuvent à peine croire à notre présence. D’ailleurs cette ville est assez insipide. Depuis vingt-quatre heures que j’y suis, je m’y ennuie comme dans une prison. Les gens riches se sont enfuis, les bourgeois tremblent et se cachent, le peuple est frappé de stupeur. On dit que nous repartirons dans trois ou quatre jours pour marcher sur la Hongrie et faire mettre bas les armes aux débris de l’armée autrichienne, et hâter par là la conclusion de la paix. Sois toujours maussade en mon absence. Oui, chère femme, c’est ainsi que je t’aime. Que personne ne te voie ; ne songe qu’à soigner notre fille, et je serai heureux autant que je puis l’être loin de toi. Adieu, chère amie, j’espère te serrer bientôt dans mes bras. Mille baisers pour toi et pour mon Aurore. {{Séparateur|m=2em}} Cet ''on dit'' sur une nouvelle marche en Hongrie aboutit à la bataille d’Austerlitz, le 4 décembre 1805. J’ignore si mon père y assista. Bien que plusieurs personnes me l’aient affirmé et que son article nécrologique l’atteste, je ne le crois pas, car la division Dupont, exténuée par les prodiges d’Haslach et de Diernstein, dut rester à Vienne pour se refaire, et le nom de Dupont ne se trouve dans aucune des relations que j’ai lues de la bataille d’Austerlitz. Disons en passant un mot sur Dupont, ce général si coupable ou si malheureux en Espagne à Baylen, et si honteusement récompensé par la Restauration d’avoir été un<noinclude> <references/></noinclude> h9oqz23jgt92ph1om2vlnzf8hmpwfgb Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/142 104 2700928 15909174 15868418 2026-07-08T07:54:02Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909174 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>des premiers à trahir la gloire de l’armée française dans la personne de l’empereur. Il est certain que dans la campagne que nous venons d’esquisser il se montra grand homme de guerre. On a vu que mon père le jugeait légèrement en temps de paix, mais sérieusement ailleurs. L’empereur avait-il une méfiance, une prévention secrète contre Dupont ? Il devait en être ainsi, ou bien Dupont aimait à jouer le rôle de mécontent. Il est bien certain que les plaintes de mon père dans la lettre qu’on vient de lire sont inspirées par un sentiment collectif. Il n’était pas, quant à lui, un personnage assez important pour se croire l’objet d’une inimitié particulière. Je ne sais pas quels sont ces courtisans, cette valetaille militaire contre laquelle mon père regimbe avec tant d’amertume. Comme il avait le caractère le plus bienveillant et le plus généreux qui se puisse rencontrer, il faut croire qu’il y avait dans ses plaintes quelque chose de fondé. On sait d’ailleurs combien d’inimitiés, de rivalités et de colères l’empereur eut à contenir durant cette campagne, quelles fautes commit Murat par audace et par présomption, quelles indignations furent soulevées dans l’âme de Ney à ce propos. Qu’on se reporte à l’histoire, on trouvera sûrement la clef de cette douleur que mon père nourrit sur les champs de bataille, et qui marque un changement bien notable dans les dispositions de ceux qui avaient suivi le premier consul avec tant d’ivresse à Marengo. Sans doute elles sont magnifiques, ces campagnes de l’Empire, et nos soldats y sont des héros de cent coudées. Napoléon y est le plus grand général de l’univers. Mais comme l’esprit de cour a déjà défloré les jeunes enthousiastes de la République ! À Marengo, mon père écrivait en post-scriptum à sa mère : « Ah ! mon Dieu, j’allais oublier de te dire que je suis nommé lieutenant sur le champ de bataille. » Preuve qu’il n’avait guère pensé à<noinclude> <references/></noinclude> l1j5xfvszceze73thysdwwaxee5dzz1 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/143 104 2700929 15909176 15890904 2026-07-08T07:56:05Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909176 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sa fortune personnelle en combattant avec l’ivresse de la cause. À Vienne, il écrit à sa femme pour exprimer un doute dédaigneux sur la récompense qui l’attend. Chacun sous l’Empire songe à soi ; sous la République, c’était à qui s’oublierait. Quoi qu’il en soit, la disgrâce apparente dont la carrière de mon père semblait être frappée depuis le passage du Mincio cessa avec la campagne de 1805. Il obtint enfin de passer dans la ligne, et fut nommé capitaine du 1{{er}} hussards le 30 frimaire an XIV (20 décembre 1805)<ref>Il obtint aussi la croix de la Légion d’honneur à cette époque.</ref>. Il revint à Paris, puis nous emmena, ma mère, Caroline et moi, à son régiment, qui était en garnison je ne sais où. Lorsqu’il repartit pour la campagne de 1806, il écrivait à sa femme à Tongres, au dépôt, chez le quartier-maître du régiment. Probablement il fit un voyage à Nohant dans l’intervalle, mais je ne retrouve son histoire que dans les quelques lettres qui vont suivre. {{séparateur|m=2em}} On devait prévoir que l’éclatante victoire qui avait clos, à Austerlitz, la campagne de 1805 contre les Autrichiens et les Russes, conserverait à l’Europe une paix si vaillamment disputée, si chèrement acquise, mais il n’en fut rien. La Prusse, qui depuis 1792 s’était tenue à l’écart, allait recommencer les hostilités contre la France victorieuse. Tout le monde fut surpris en Europe de cette détermination aussi téméraire qu’imprévue du cabinet de Berlin ; mais, comme le dit M. Thiers, les cabinets ont aussi leurs passions, et « ces irritations subites qui, dans la vie privée, s’emparent quelquefois de deux hommes et leur mettent le fer à la main, sont tout aussi souvent, plus<noinclude> <references/></noinclude> logx43a13oycku178f5tdtftyrfw8x5 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/144 104 2700930 15909180 15868420 2026-07-08T07:59:00Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909180 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>souvent même qu’un intérêt réfléchi, la cause qui précipite deux nations l’une sur l’autre. » Devant cette nouvelle agression, Napoléon eut bientôt pris son parti. Une armée prussienne ayant envahi la Saxe, il considéra la guerre comme déclarée, fit rapidement toutes ses dispositions, et partit de Mayence dans les derniers jours de septembre pour entrer en Prusse à la tête de la grande armée. L’empereur se sépara à Mayence de sa cour et de l’impératrice, et se rendit à Wurtzbourg accompagné seulement de sa maison militaire. La division Dupont, toujours employée séparément depuis les combats de Haslach et d’Albeck, et qui avait occupé le grand-duché de Berg, avait été ramenée sur Mayence et Francfort aux premiers bruits de guerre. Mon père se trouvait donc à Mayence lorsque Napoléon y arriva. {{Centré|DE MON PÈRE À MA MÈRE|fs=90%|mt=3em|mb=2em}} {{d|Primlingen, 2 octobre 1806.|4|fs=90%|mb=1em}} Depuis Mayence nous avons été tellement errants, que je n’ai pu trouver un moment pour te donner de mes nouvelles. D’abord, je t’aime avec idolâtrie ; ceci n’est pas nouveau pour toi, mais c’est ce que je suis le plus pressé de te dire. Ah ! que je suis las d’être séparé de toi ! Je jure bien que cette campagne-ci finie, quoi qu’il arrive, je ne te quitterai plus. Notre pauvre colonel est bien malade. La fatigue de la marche a renouvelé ses douleurs néphrétiques et il a été obligé de s’en retourner hier à Francfort. Son état et son départ dans cette circonstance affligent infiniment le régiment, et je le regrette encore plus que tout le monde. Depuis trois jours, j’ai fait trente-six lieues avec ma compagnie<noinclude> <references/></noinclude> bfux7d7n6zt7hza7f0ca5ue28mcciw7 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/145 104 2700931 15909182 15868421 2026-07-08T08:01:18Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909182 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pour escorter l’empereur. Il est arrivé hier soir à Wurtzbourg. Nous sommes cantonnés aux environs. Toute la garde à pied est arrivée. Chemin faisant l’empereur m’a fait plusieurs questions sur le régiment, et à la dernière, que le bruit de la voiture m’empêchait d’entendre, et que pourtant il répéta trois fois, je répondis à tout hasard : Oui, sire. Je le vis sourire, et je juge que j’aurai dit une fière bêtise. S’il pouvait me donner ma retraite comme idiot ou sourd, je m’en consolerais bien en retournant près de toi ! Voici le froid qui arrive, et je regrette beaucoup de n’avoir pas emporté ma pelisse ; fais-moi le plaisir de la remettre à Chapotot, qui, d’une manière ou de l’autre me la fera passer. Ne mets pas cette recommandation en papillottes ; car entre ta pincette et tes jolis cheveux elle pourrait avoir trop chaud, tandis que je gèlerais ici, loin de toi, dans mon ''caracot de singe.'' Adieu, ma jolie femme, ma chère amie, ce que j’aime, ce que je regrette, ce que je désire le plus au monde. Je t’embrasse de toute mon âme, j’aime mon Aurore, nos enfants, ta sœur, tout ce qui est nous. Nous avons une poste à notre division, ainsi j’ai l’espoir de recevoir souvent de tes nouvelles. {{Séparateur|m=2em}} L’arrivée subite de Napoléon à Wurtzbourg changea les dispositions des chefs de l’armée prussienne. Ceux-ci, frappés par la nouvelle tactique qui avait si puissamment contribué aux succès rapides de la précédente campagne contre les Autrichiens et les Russes, au lieu de garder la défensive en choisissant les terrains les plus favorables et en laissant l’armée française venir jusqu’à eux à travers toutes les difficultés d’une marche en pays ennemi, avaient<noinclude> <references/></noinclude> 76yspqqn3srtehl14ez0xqt7rierhke Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/146 104 2700932 15909183 15868422 2026-07-08T08:02:51Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909183 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>résolu de prendre l’offensive sans attendre les renforts que la Russie leur promettait. Le mouvement de Napoléon inspira cependant aux Prussiens une réserve plus prudente, et ils se déterminèrent à garder les fortes positions qu’ils occupaient derrière la forêt de Thuringe. L’armée française se mit en marche le 8 octobre, et le lendemain Murat et Bernadotte, formant l’avant-garde, battirent le corps du général Tauenzien. Le 10, Lannes battait le prince Louis à Saalfeld, et les fuyards apprenaient aux deux armées prussiennes de Hohenlohe et de Brunswick, établies derrière Iéna, la fin tragique de ce prince et la dispersion de son armée. Le duc de Brunswick, qui commandait en chef, se décida aussitôt à se retirer sur l’Elbe par Naumbourg, en laissant le prince Hohenlohe à Iéna avec cinquante mille hommes, et ayant en arrière-garde Ruchel avec dix-huit mille hommes. Mais, le 13 octobre, au moment où l’armée ennemie commençait son mouvement, Napoléon arrivait à Iéna, occupé déjà par Lannes, et reconnaissait le terrain. Les deux armées étaient en présence. Je n’ai point à raconter ici cette mémorable bataille d’Iéna, qui eut lieu le lendemain. La formidable armée prussienne fut complètement battue. De la part des Français, cinquante mille hommes seulement furent engagés. Pendant que Hohenlohe était battu à Iéna, Bernadotte marchait sur Halle pour y passer la Saale, gagner et couper la retraite de l’armée prussienne. Le duc de Brunswick en se retirant vers l’Elbe avait ordonné au prince Eugène de Wurtemberg de garder Halle avec dix-huit mille hommes, dernière ressource de la monarchie prussienne, et de recueillir les fuyards. Le 17 octobre au matin, la division Dupont, qui suivait le corps de Bernadotte, se présenta en vue de la ville. Dupont n’hésite pas un instant. Il forme<noinclude> <references/></noinclude> bqgapkqllf93n8h3h60hzhgsdmtrkbe Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/147 104 2700933 15909186 15868424 2026-07-08T08:04:48Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909186 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>son infanterie en colonne, enlève au pas de course le pont sur la Saale, force les portes de Halle, traverse la ville, et va se ranger en bataille en face de l’armée du duc de Wurtemberg. Le feu de douze mille hommes bien postés accueille les trois régiments dont se compose la petite armée de Dupont. Ses soldats escaladent les hauteurs sous le feu de l’ennemi et le mettent en déroute. Le duc de Wurtemberg se retira en désordre sur l’Elbe. Cinq mille hommes en avaient vaincu dix-huit mille. Napoléon, accouru sur le champ de bataille, combla de ses éloges les troupes du général Dupont. Dix jours après, Napoléon entrait à Berlin au milieu de la garde impériale. Cependant le roi Frédéric-Guillaume ayant refusé l’armistice qu’on lui offrait, pour aller se joindre aux Russes, qui marchaient à son secours, l’empereur se décida à entrer en Pologne. Accueillie avec enthousiasme par les Polonais qui commençaient à concevoir un premier espoir sérieux d’affranchissement, l’armée française prit position autour de Varsovie, dans les premiers jours de décembre. Napoléon avait l’intention de fixer ses quartiers d’hiver sur les bords de la Vistule, « mais cela ne peut avoir lieu, écrivait-il à Davoust, qu’après avoir repoussé les Russes. » L’armée se porta en effet à la rencontre des Russes, qui furent battus à Pultusk et rejetés au delà de la Narew avec de grandes pertes. Vers le 25 janvier, les Russes reprirent l’initiative, et, le 30, Napoléon était à la tête de la grande armée. À son approche, le général russe Benningsen se replia sur Eylau, où fut livrée cette sanglante bataille, qui coûta plus de quarante mille hommes, et qui honora également les vainqueurs et les vaincus. Si l’ennemi put battre en retraite sans être inquiété par l’armée victorieuse, presque aussi maltraitée, Napoléon eut au moins l’avantage d’être délivré pour quel-<noinclude> <references/></noinclude> cgkj7a4gndh6r5yqol6nnzxm0uaf9vq Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/148 104 2700934 15909188 15868425 2026-07-08T08:07:09Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909188 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que temps des appréhensions que le voisinage de l’armée russe pouvait causer dans les cantonnements. La division Dupont, rattachée au corps de Bernadotte, était restée à trente lieues en arrière d’Eylau et n’avait pu prendre part au combat. Après avoir renfermé les Russes dans Kœnigsberg, la grande armée put prendre ses cantonnements sur la Passarge. Mais Benningsen, enorgueilli de n’avoir pas perdu à Eylau jusqu’au dernier homme, et, suivant son usage, se disant vainqueur, voulut donner à ses vanteries une apparence de vérité ; il sortit de derrière les murailles où il s’était réfugié et eut l’audace de venir se poser en face de Ney. Ce général, mécontent de n’avoir pu prendre part à la bataille d’Eylau, saisit avec empressement cette occasion de prendre une revanche, et reçut vigoureusement les corps qui lui furent opposés. Pendant ce temps, la division Dupont s’emparait de Braunsberg sur la Passarge et faisait prisonniers deux mille Prussiens. Fatigué par les obsessions continuelles des Russes, et voulant assurer la tranquillité de ses cantonnements pour tout l’hiver, Napoléon fit faire un mouvement en avant aux corps de Bernadotte et de Soult, qu’il avait placés dans une espèce d’embuscade pour le moment de la reprise de la campagne. Les Russes, s’apercevant que la retraite sur Kœnigsberg pouvait leur être coupée, se retirèrent pour ne plus reparaître de l’hiver. {{Centré|DE MON PÈRE À MA MÈRE|fs=90%|mt=3em|mb=2em}} {{d|7 décembre 1806.|4|fs=90%|mb=1em}} Depuis quinze jours, ma chère femme, je parcours les déserts de la Pologne, à cheval dès cinq heures du matin, et après avoir marché jusqu’à la nuit ne trouvant que la baraque enfumée d’un pauvre diable, où je puis à peine<noinclude> <references/></noinclude> hxl40vyumq0mraahrddp8sg5mwpn5nv Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/149 104 2700935 15909190 15868427 2026-07-08T08:08:17Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909190 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>obtenir une botte de paille pour me reposer. Aujourd’hui j’arrive dans la capitale de la Pologne, et je puis enfin mettre une lettre à la poste. Je t’aime cent fois plus que la vie ; ton souvenir me suit partout pour me consoler et me désespérer en même temps. En m’endormant je te vois ; en m’éveillant je pense à toi ; mon âme tout entière est près de toi. Tu es mon dieu, l’ange tutélaire que j’invoque, que j’appelle au milieu de mes fatigues et de mes dangers. Depuis que je t’ai quittée je n’ai pas joui d’un seul instant de repos, et je n’ai pas besoin de te dire que je n’ai pas goûté un seul instant de bonheur. Aime-moi, aime-moi, c’est le seul moyen d’adoucir cette rude vie que je mène. Écris-moi. Je n’ai encore reçu que deux lettres de toi. Je les ai lues cent fois, je les relis encore. Sois toujours la même femme qui m’écrit d’une manière si tendre et si adorable. Que l’absence ne te refroidisse pas. Je crois qu’elle augmente mon amour s’il est possible. Ne perdons pas l’espoir de nous réunir bientôt. On traite à Posen. Il est très probable que nos succès déterminèrent les Russes à la paix. Je vais voir tout à l’heure Philippe Ségur et lui remettre le paquet que je te destine. Il aura les moyens de te le faire parvenir promptement. Demain nous passons la Vistule ; les Russes sont à dix lieues d’ici, fort interloqués de notre marche et de nos manœuvres. Pour moi, j’en suis à désirer un bon coup de sabre qui m’estropie à tout jamais et me renvoie auprès de toi. Dans le siècle où nous sommes, un militaire ne peut espérer de repos et de bonheur domestique qu’en perdant bras ou jambes. Je ne rencontre pas un être dans l’armée qui ne fasse un vœu analogue. Mais le maudit honneur est là qui nous relie tous. Beaucoup se plaignent, moi je souffre tout bas, car que m’importent les dégoûts, les privations, les fatigues ? ce n’est pas là ce qui me chagrine dans le métier ; c’est ton absence, et je ne puis aller dire cela aux autres. Ceux qui ne te connaissent pas<noinclude> <references/></noinclude> 0zgsviw8kzxj7wmja4jc1jdym34qpz9 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/150 104 2700936 15909192 15868428 2026-07-08T08:11:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909192 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ne comprendraient pas l’excès de mon amour. Ceux qui te connaissent le comprendraient plus que je ne veux. Parle de moi à nos enfants. Je suis forcé de courir au fourrage. Pas un moment, même pour goûter cette demi-consolation de t’écrire ! Je t’aime comme un fou. Aime-moi si tu veux que je supporte la vie. {{Séparateur|m=2em}} Après l’affaire de la Passarge, mon père fut fait chef d’escadron, et, le 4 avril 1807, Murat se l’attacha en qualité d’aide de camp. Deschartres m’a raconté que ce fut à la recommandation de l’empereur, qui, l’ayant remarqué, dit au prince : « Voilà un beau et brave jeune homme, c’est comme cela qu’il vous faut des aides de camp. » Mon père s’attendait si peu à cette faveur, qu’il faillit la refuser en voyant qu’elle allait l’assujettir davantage et créer un nouvel obstacle au repos absolu qu’il rêvait au sein de sa famille. Ma mère lui sut assez mauvais gré de ce qu’elle appela son ambition, et il eut à s’en justifier, ainsi qu’on le verra dans la lettre suivante. {{d|Rosemberg, 10 mai 1807, au quartier général <br />du grand-duc de Berg. {{em|8}}|2|fs=90%|mt=2em|mb=1em}} Après avoir parcouru pendant trois semaines comme un dératé et donné au prince un assez joli échantillon de mon savoir-faire dans la partie des missions, j’arrive ici et j’y trouve deux lettres de toi, du 23 mars et du 8 avril. La première me tue ; il me semble que tu ne m’aimes déjà plus quand tu m’annonces que tu vas ''t’efforcer de m’aimer un peu moins''. Heureusement je décachète la seconde, et je vois bien que c’est à force de m’aimer que tu me fais tout ce mal. Ô ma chère femme, ma Sophie, tu as pu les écrire ces mots cruels, m’envoyer à trois cents lieues ce poison<noinclude> <references/></noinclude> etxkde5jp8vd9xdep21yl8lyon7849a Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/152 104 2700938 15909194 15868432 2026-07-08T08:13:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909194 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>envers toi les injustices de la société et de la destinée, c’est de t’assurer une existence honorable et de te mettre à l’abri du malheur si un boulet me rencontre sur le champ de bataille. Ne te dois-je donc pas cela à toi qui as supporté si longtemps ma mauvaise fortune et quitté un palais pour une mansarde par amour pour moi ! Juge un peu mieux de moi, ma Sophie, juges-en d’après toi-même ; non, il n’est pas un instant dans ma vie où je ne pense à toi. Il n’est rien qui vaille pour moi la modeste chambre de ma chère femme. C’est là le sanctuaire de mon bonheur. Rien ne peut valoir à mes yeux ses jolis cheveux noirs, ses yeux si beaux, ses dents si blanches, sa taille si gracieuse, sa robe de percale, ses jolis pieds, ses petits souliers de prunelle. Je suis amoureux de tout cela comme le premier jour, et je ne désire rien de plus au monde. Mais pour posséder ce bonheur en toute sécurité, pour n’avoir point à lutter contre la misère avec des enfants, il faut faire au présent quelques sacrifices. Tu dis que nous serons moins heureux dans un palais que dans notre petit grenier ; qu’à la paix le prince sera fait roi, et que nous serons obligés d’aller habiter ses États, où nous n’aurons plus notre obscurité, notre tête-à-tête, notre chère liberté de Paris. Il est bien probable que le prince sera roi en effet, et qu’il nous emmènera avec lui. Mais je nie que nous puissions n’être pas heureux là où nous serons ensemble, ni que rien puisse gêner désormais un amour que le mariage a consacré. Que tu es bête, ma pauvre femme, de croire que je t’aimerai moins parce que je vivrai dans le luxe et la dorure ! Et que tu es gentille en même temps de mépriser tout cela ! Mais, moi aussi, je déteste les grandeurs et les vanités, et l’ennui de ces plaisirs-là me ronge quand j’y suis. Tu le sais bien. Tu sais bien avec quel empressement je m’y dérobe pour être tranquille avec toi dans un petit coin. C’est pour mon petit coin que je travaille,<noinclude> <references/></noinclude> 135mtuw7952wqb6ohpaukmj8trjgjhl Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/153 104 2700939 15909197 15868433 2026-07-08T08:14:19Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909197 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que je me bats, que j’accepte une récompense et que j’aspire à avoir un régiment, parce qu’alors tu ne me quitteras plus et que nous aurons un intérieur à nous, aussi tranquille, aussi simple, aussi intime que nous le souhaitons. Et puis, quand je mettrais un peu d’amour-propre à te montrer quelquefois heureuse et brillante à mon bras, pour te venger des sots dédains de certaines gens à qui notre petit ménage faisait tant de pitié, où serait le mal ? Je serai fier, je l’avoue, d’avoir été, moi seul, l’artisan de notre fortune et de n’avoir dû qu’à mon courage, à mon amour pour la patrie, ce que d’autres n’ont dû qu’à la faveur, à l’intrigue ou à la chimère de la naissance. J’en sais qui sont quelque chose grâce au nom ou à la galanterie de leurs femmes. Ma femme, à moi, aura d’autres titres : son amour fidèle et le mérite de son époux. Voilà la belle saison revenue. Que fais-tu, chère amie ? Ah ! que l’aspect d’une belle prairie ou d’un bois prêt à verdir remplit mon âme de souvenirs tristes et délicieux ! Aux bords du Rhin, l’année dernière, quels doux moments je passais auprès de toi ! Trop courts instants de bonheur, de combien de regrets vous êtes suivis ! À Marienwerder je me suis trouvé aux bords de la Vistule, seul, en proie à mes chagrins, le cœur dévoré de tristesse et d’inquiétude, je voyais tout renaître dans la nature, et mon âme était fermée au sentiment du bonheur. J’étais dans un endroit pareil à celui où tu avais si peur, près de Coblentz, où nous nous assîmes sur l’herbe et où je te pressais sur mon cœur pour te rassurer : je me suis senti tout embrasé de ton souvenir, j’errais comme un fou, je te cherchais, je t’appelais en vain. Je me suis enfin assis fatigué et brisé de douleur, et au lieu de ma Sophie, je n’ai trouvé sur ces tristes rivages que la solitude, l’inquiétude et la jalousie. Oui, la jalousie, je l’avoue ; moi aussi, de loin, je suis obsédé de fantômes, mais je ne t’en parle pas, de peur de t’offenser ;<noinclude> <references/></noinclude> efmlup14swnpc172j4va6tkdowwrl1t Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/154 104 2700940 15909200 15868435 2026-07-08T08:16:35Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909200 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>hélas ! quand la fatigue des marches et le bruit des batailles cessent un instant pour moi, je suis la proie de mille tourments, toutes les furies de la passion viennent m’obséder. J’éprouve toutes les angoisses, toutes les faiblesses de l’amour. Oh ! oui, chère femme, je t’aime comme le premier jour. Ah ! que nos enfants te parlent de moi sans cesse. Ne te promène qu’avec eux. Qu’ils te retracent à toute heure nos serments et notre union. Parle-leur de moi aussi. Je ne vis que pour toi, pour eux et pour ma mère. Ici le printemps et le lieu que nous occupons me rappellent le Fayel. Mais, hélas ! Boulogne est bien loin, et ce triste château me laisse tout entier à mes regrets. En y arrivant je l’ai trouvé absolument désert, tout le monde était parti avec le prince pour Elbing, où s’est passée la fameuse revue de l’empereur. Le prince commandait et m’a fait courir de la belle manière. Adieu, chère femme. On parle beaucoup de la paix, rien n’annonce la reprise des hostilités. Ah ! quand serai-je près de toi ! Je te presse mille fois dans mes bras avec tous nos enfants ; pense à ton mari, à ton amant. {{d|{{sc|Maurice.}}|4|mb=1em}} Que mon Aurore est gentille de penser à moi et de savoir déjà t’en parler ! {{Séparateur|m=2em}} Après avoir suivi la marche de la division Dupont, suivons celle de Murat, puisque c’est l’histoire de mon père, dans cette courte et brillante campagne. — Au mois de mai 1807, Murat était à la tête de dix-huit mille cavaliers, montés sur les plus beaux chevaux de l’Allemagne et parfaitement exercés. Napoléon, voulant voir ce corps de cavalerie tout entier, le passa en revue dans les plaines d’Elbing. « Ces dix-huit mille cavaliers, masse énorme mue par un seul chef, le prince Murat, avaient manœuvré devant lui<noinclude> <references/></noinclude> 3t2lyv62u7xo6c8n7cu2ytpj5ji3ewp Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/155 104 2700941 15909204 15868436 2026-07-08T08:17:53Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909204 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pendant une journée, et tellement ébloui sa vue, si habituée pourtant aux grandes armées, qu’écrivant, une heure après, à ses ministres, il n’avait pu s’empêcher de leur vanter le beau spectacle qui venait de frapper ses yeux dans les plaines d’Elbing. » Le général Benningsen, commandant l’armée russe, qui n’avait pas quitté ses cantonnements de Kœnigsberg depuis la démonstration faite par les corps de Soult et Bernadotte, se décida à prendre l’initiative du mouvement. Le 5 juin 1807, l’armée russe attaqua assez vivement le corps du maréchal Ney, qui se trouvait au sommet de l’angle décrit par l’Alle et la Passarge, sur les rives desquelles était campée l’armée française, et la força de battre en retraite devant des forces très supérieures. Mais l’empereur avait prévu cette éventualité, et Saalfeld, situé un peu en arrière du corps de Ney et au centre de l’angle formé par les cantonnements, avait été indiqué comme premier point de concentration en cas d’attaque. Aux premiers coups de canon tous les corps s’étaient mis en marche pour prendre leur position autour de Saalfeld. Benningsen s’aperçut des dispositions formidables de l’armée française, et, s’arrêtant tout à coup devant le corps de Ney qui reculait en bon ordre, cédant le terrain pas à pas, il passa de l’offensive à la défensive et se retrancha à Heilsberg. L’empereur l’y suivit, le prince Murat et le maréchal Soult arrivèrent les premiers devant les redoutes ennemies et engagèrent l’action avant l’arrivée de Napoléon et du reste de l’armée. Les divisions Carra-Saint-Cyr et Saint-Hilaire, du corps du maréchal Soult, résistèrent bravement au feu terrible des redoutes, et permirent à la cavalerie de Murat, harassée de fatigue et un moment ébranlée par le choc des vingt-cinq escadrons du général Uwarow, de se reformer et de reprendre l’avantage. Ces braves, secondés par la troisième division du maréchal Soult et par<noinclude> <references/></noinclude> aefierhrtvoa6inqaxmflqmburb962f Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/156 104 2700942 15909219 15868437 2026-07-08T08:28:22Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909219 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’infanterie de la jeune garde, que Napoléon avait fait avancer rapidement sous le commandement du général Savary, soutinrent jusqu’au soir cette lutte inégale, dans laquelle trente mille Français combattaient à découvert contre quatre-vingt-dix mille Russes abrités par de forts retranchements. Le général Benningsen ne jugea pas convenable, après cette tentative, d’attendre une attaque générale de toute l’armée française ; il ordonna la retraite. Napoléon persista dans son dessein de suivre pas à pas l’armée ennemie, afin d’attendre une occasion favorable d’attaquer, et, pendant ce temps, de faire couper la retraite sur Kœnigsberg, dernier asile du roi de Prusse, et qui renfermait tous les magasins des armées ennemies. Ce fut Murat qui fut chargé de ce soin avec une partie de sa cavalerie. Napoléon le fit appuyer par les corps des maréchaux Soult et Davoust, formant l’aile gauche de l’armée. Soult arriva jusque sous les murs de Kœnigsberg ; Murat et Davoust durent se rapprocher de Friedland, pour écraser les Russes par un dernier effort dans le cas où la bataille eût duré plus d’un jour ; mais leur concours fut inutile. L’armée russe, acculée dans le coude formé par la rivière l’Alle, en avant de Friedland, fut enveloppée, coupée, refoulée dans la rivière, et presque entièrement détruite. Ce fut le dernier acte de la campagne de 1807. {{Séparateur|m=2em}} Au mois de juin de la même année, mon père accompagna Murat, qui lui-même accompagnait Napoléon à la fameuse conférence du radeau de Tilsitt. De retour en France au mois de juillet, mon père ne tarda pas à repartir pour l’Italie avec Murat et l’empereur, qui allait là faire des rois et des princes nouveaux. « Ses malheureuses préoccupations dynastiques allaient altérer la grandeur de ses combinaisons. Il ne changeait rien assurément à son sys-<noinclude> <references/></noinclude> 66f2grfcv4ap7xaw7rbjfdygzutsrpr Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/157 104 2700943 15909221 15890908 2026-07-08T08:30:08Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909221 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tème politique. Mais en politique on doit aussi tenir compte des impressions du public, et le public ne voyait que le trafic des couronnes au profit d’une famille<ref>''Histoire de Napoléon'', par M. Élias Régnault.</ref>. « L’empereur, parti le 16 novembre de Paris, était à Milan le 21. Des fêtes brillantes lui furent données. La cour de Bavière y assista. Eugène fut créé prince de Venise et appelé à la succession du royaume d’Italie, au défaut de la descendance masculine impériale. « Après quelques jours passés à Milan, l’empereur se rendit à Venise, et son séjour y fut marqué par des fêtes qui rappelèrent les belles années de l’opulente République. Les régates ou courses de gondoles se firent avec une royale magnificence. Le grand canal était couvert de barques décorées avec la plus grande élégance, transformées en fabriques, représentant des temples, des kiosques, des chaumières de différents pays, et conduites par des gondoliers vêtus de costumes analogues. Il n’y eut pas un noble Vénitien qui ne dépensât dans ces fêtes une année de son revenu. « Le roi Joseph, appelé à Venise, y passa six jours avec Napoléon. Dans leurs conférences, ils s’entretinrent des chances que pourraient amener les questions qui divisaient la maison régnante d’Espagne, mais rien à cet égard ne fut définitivement arrêté. « Parti de Venise le 8 décembre, l’empereur était le 11 à Mantoue. Il y fut rejoint par Lucien. Depuis 1804, Lucien s’était séparé de son frère, non pas, ainsi qu’on le prétendait, pour des dissentiments politiques, mais parce qu’il avait contracté un mariage qui ne s’accordait pas avec les calculs dynastiques de Napoléon. Retiré dans les États romains, il y vivait riche et considéré. Joseph, désirant vivement une réconciliation, avait ménagé l’en-<noinclude> <references/></noinclude> mao8cu6x3kkclck15azsgub5clkm9dl Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/158 104 2700944 15909230 15890910 2026-07-08T08:32:44Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909230 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trevue de Mantoue. Elle fut des deux parts très affectueuse, mais elle devait nécessairement ramener la question qui avait causé la rupture. Napoléon fit les offres les plus brillantes pour obtenir un divorce. Le trône de Naples ou de Portugal pour Lucien, le mariage de sa fille aînée avec le prince des Asturies, le duché de Parme pour sa femme, rien ne put ébranler Lucien : fidèle à ses affections, il préféra le bonheur domestique aux brillantes déceptions du trône. Napoléon fut inflexible dans sa politique, Lucien opiniâtre dans ses devoirs. Ils se séparèrent, attendris tous deux, mais sans se faire de concessions. « L’empereur revint le 15 à Milan, en partit le 24, et arrivant au coucher du soleil à Alexandrie, il vit toute la plaine de Marengo éclairée par des flambeaux allumés sur son passage. Après avoir visité les immenses travaux de fortifications qui faisaient d’Alexandrie la place la plus forte de l’Europe, il se dirigea rapidement vers le mont Cenis, qu’il gagna le 29, et fut de retour aux Tuileries le 1{{er}} janvier 1808. Toutes ses pensées se tournèrent alors vers l’Espagne<ref>''Histoire de Napoléon'', par M. Élias Régnault.</ref>. » Voici les deux avant-dernières lettres de mon père qui soient entre mes mains. Elles sont contemporaines de cet épisode de la vie impériale. {{d|Venise, 29 septembre 1807.|4|fs=90%|mt=2em|mb=1em}} Après avoir affronté tous les précipices de la Savoie et du mont Cenis, j’ai été culbuté dans un fossé bourbeux du Piémont, par la nuit la plus noire et la plus détestable, et de plus au milieu d’un bois, coupe-gorge fameux, où la veille on avait assassiné et volé un marchand de Turin. Le sabre d’une main et le pistolet de l’autre, nous avons<noinclude> <references/></noinclude> 3smpj1nofwtju3apd69eksh9v52v276 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/159 104 2700946 15909236 15868441 2026-07-08T08:34:15Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909236 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>fait sentinelle jusqu’à ce qu’il nous soit arrivé main-forte pour nous remettre sur pied, c’est-à-dire pendant trois heures. Bientôt les chevaux nous ont manqué : ensuite les chemins sont devenus affreux. Arrivés au bord de la mer, le vent s’est élevé contre nous, et nous avons pensé chavirer dans la lagune. Enfin nous voici dans Venise la belle, où je n’ai encore vu que de l’eau fort laide dans les rues et bu que de fort mauvais vin à la table de Duroc. Depuis Paris voici la première nuit que je vais passer dans mon lit. L’empereur ne passera que huit jours ici. Je n’ai pas le temps de t’en dire davantage. Je t’aime, tu es ma vie, mon âme, mon Dieu, mon tout. {{d|Milan, 11 décembre 1807.|4|fs=90%|mt=2em|mb=1em}} Cette date doit te dire, chère amie, que je pense à toi doublement s’il est possible, puisque je suis dans un lieu si plein des souvenirs de notre amour, de mes douleurs, de mes tourments et de mes joies. Ah ! que d’émotions j’ai éprouvées en parcourant les jardins voisins du cours. Elles n’étaient pas toutes agréables, mais ce qui les domine toutes, c’est mon amour pour toi, c’est mon impatience de me retrouver dans tes bras. Nous serons bien certainement à Paris à la fin du mois. Il est impossible de s’ennuyer plus que je ne fais ici : j’ai des fêtes et des cérémonies par-dessus la tête. Tous mes camarades en disent presque autant, encore n’ont-ils pas d’aussi puissants motifs que moi pour désirer d’en finir avec toutes ces comédies. L’air est appesanti pour moi de grandeurs, de dignités, de roideur et d’ennui. Le prince est malade, et par cette raison nous devancerons, j’espère, le retour de l’empereur, et je vais bientôt te retrouver, toujours mon ange, mon diable et ma divinité. Si je ne trouve pas de lettre de toi à Turin, je te tirerai tes petites oreilles.<noinclude> <references/></noinclude> i9eawncdvqwnzfmx00iw43d21jfkn66 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/160 104 2700947 15909237 15868442 2026-07-08T08:35:22Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909237 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Adieu, et mille tendres baisers à toi, à notre Aurore et à ma mère. Je t’écrirai de Turin. {{Séparateur|m=2em}} J’ai cru pouvoir mettre sous les yeux du lecteur une très rapide analyse des événements de la guerre et de l’histoire, puisque là seulement je pouvais suivre mon père, à défaut de lettres plus suivies et plus détaillées. Je n’abuserai pas plus longtemps de ce moyen de combler les lacunes qui se rencontrent dans sa vie. Et d’ailleurs, cette vie si pure et si généreuse touche à sa fin ; je n’aurai plus de lui qu’une affreuse catastrophe à raconter. Désormais je vais être guidée par mes propres souvenirs, et comme je n’ai pas la prétention d’écrire l’histoire de mon temps en dehors de la mienne propre, je ne dirai de la campagne d’Espagne que ce que j’en ai vu par mes yeux, à une époque où les objets extérieurs, étranges et incompréhensibles pour moi, commençaient à me frapper comme des tableaux mystérieux. On me permettra de rétrograder un peu, et de prendre ma vie au moment où je commence à la sentir.<noinclude> <references/></noinclude> 6bimxbfxekrtayba6t60330qikacop4 Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/162 104 2700949 15909239 15868444 2026-07-08T08:37:02Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909239 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tient-il essentiellement à la nature de cette faculté en moi, ou à une certaine précocité dans le sentiment de la vie ? Peut-être sommes-nous doués tous à peu près également sous ce rapport, et peut-être n’avons-nous la notion nette ou confuse des choses passées qu’en raison du plus ou moins d’émotion qu’elles nous ont causé ? Certaines préoccupations intérieures nous rendent presque indifférents à des faits qui ébranlent le monde autour de nous. Il arrive aussi que nous nous rappelons mal ce que nous avons peu compris. L’oubli n’est peut-être que de l’inintelligence ou de l’inattention. Quoi qu’il en soit, voici le premier souvenir de ma vie, et il date de loin. J’avais deux ans, une bonne me laissa tomber de ses bras sur l’angle d’une cheminée, j’eus peur et je fus blessée au front. Cette commotion, cet ébranlement du système nerveux ouvrirent mon esprit au sentiment de la vie, et je vis nettement, je vois encore, le marbre rougeâtre de la cheminée, mon sang qui coulait, la figure égarée de ma bonne. Je me rappelle distinctement aussi la visite du médecin, les sangsues qu’on me mit derrière l’oreille, l’inquiétude de ma mère, et la bonne congédiée pour cause d’ivrognerie. Nous quittâmes la maison, et je ne sais où elle était située ; je n’y suis jamais retournée depuis ; mais si elle existe encore, il me semble que je m’y reconnaîtrais. Il n’est donc pas étonnant que je me rappelle parfaitement l’appartement que nous occupions rue Grange-Batelière un an plus tard. De là datent mes souvenirs précis et presque sans interruption. Mais depuis l’accident de la cheminée jusqu’à l’âge de trois ans, je ne me retrace qu’une suite indéterminée d’heures passées dans mon petit lit sans dormir, et remplies de la contemplation de quelque pli de rideau ou de quelque fleur au papier des chambres ;<noinclude> <references/></noinclude> j8p0nng4sv9e6tixop235ovpc5pl6gh Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/163 104 2700950 15909241 15868445 2026-07-08T08:38:57Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909241 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>je me souviens aussi que le vol des mouches et leur bourdonnement m’occupaient beaucoup, et que je voyais souvent les objets doubles, circonstance qu’il m’est impossible d’expliquer, et que plusieurs personnes m’ont dit avoir éprouvée aussi dans la première enfance. C’est surtout la flamme des bougies qui prenait cet aspect devant mes yeux, et je me rendais compte de l’illusion sans pouvoir m’y soustraire. Il me semble même que cette illusion était un des pâles amusements de ma captivité dans le berceau et cette vie du berceau m’apparaît extraordinairement longue et plongée dans un mol ennui. Ma mère s’occupa de fort bonne heure de me développer, et mon cerveau ne fit aucune résistance, mais il ne devança rien ; il eût pu être très tardif si on l’eût laissé tranquille. Je marchais à dix mois, je parlai assez tard, mais une fois que j’eus commencé à dire quelques mots, j’appris tous les mots très vite, et à quatre ans je savais très bien lire, ainsi que ma cousine Clotilde, qui fut enseignée comme moi par nos deux mères alternativement. On nous apprenait aussi des prières, et je me souviens que je les récitais sans broncher d’un bout à l’autre et sans y rien comprendre, excepté ces mots qu’on nous faisait dire quand nous avions la tête sur le même oreiller : « ''Mon dieu, je vous donne mon cœur.'' » Je ne sais pourquoi je comprenais cela plus que le reste, car il y a beaucoup de métaphysique dans ce peu de paroles, mais, enfin, je le comprenais, et c’était le seul endroit de ma prière où j’eusse une idée de Dieu et de moi-même. Quant au ''Pater'', au ''Credo'' et à l’''Ave Maria'', que je savais très bien en français, excepté ''donnez-nous notre pain de chaque jour'', j’aurais aussi bien pu les réciter en latin comme un perroquet, ils n’eussent pas été plus inintelligibles pour moi. On nous exerçait aussi à apprendre par cœur les fables<noinclude> <references/></noinclude> 30k1f5qo0f98s5p3kfwd5613e9xmtqx Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/164 104 2700951 15909242 15868446 2026-07-08T08:41:55Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15909242 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de La Fontaine, et je les sus presque toutes, que c’était encore lettres closes pour moi. J’étais si lasse de les réciter que je fis, je crois, tout mon possible pour ne les comprendre que fort tard, et ce ne fut que vers l’âge de quinze ou seize ans que je m’aperçus de leur beauté. On avait l’habitude autrefois de remplir la mémoire des enfants d’une foule de richesses au-dessus de leur portée. Ce n’est pas le petit travail qu’on leur impose que je blâme. Rousseau, en le retranchant tout à fait dans l’Émile, risque de laisser le cerveau de son élève s’épaissir au point de n’être plus capable d’apprendre ce qu’il lui réserve pour un âge avancé. Il est bon d’habituer l’enfance d’aussi bonne heure que possible à un exercice modéré mais quotidien des diverses facultés de l’esprit. Mais on se hâte trop de lui servir des choses exquises. Il n’existe point de littérature à l’usage des petits enfants. Tous les jolis vers qu’on a faits en leur honneur sont maniérés et farcis de mots qui ne sont point de leur vocabulaire. Il n’y a guère que les chansons des berceuses qui parlent réellement à leur imagination. Les premiers vers que j’aie entendus sont ceux-ci, que tout le monde connaît sans doute, et que ma mère me chantait de la voix la plus fraîche et la plus douce qui se puisse entendre : {{poem| {{em|1}} Allons dans la grange {{em|1}} Voir la poule ''blanche'' Qui pond un bel œuf d’argent Pour ce cher petit enfant. |fs=90%|m=1em}} La rime n’est pas riche, mais je n’y tenais guère, et j’étais vivement impressionnée par cette poule blanche et par cet œuf d’argent que l’on me promettait tous les soirs, et que je ne songeais jamais à demander le lendemain matin. La promesse revenait toujours, et l’espérance naïve revenait avec elle. Ami lecteur, t’en souviens-tu ? Car à toi<noinclude> <references/></noinclude> 10l1tg8eagbcr3wgotq5wh18mw4bkm4 Page:Verrier - Essai sur les principes de la métrique anglaise, 2e partie, 1909.djvu/184 104 2741419 15908338 7402679 2026-07-07T12:58:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908338 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>Ï7^ ESTHÉTIQUE PU KYTHME Le syllabisme a disparu : les syllabes faibles, y compris lanacrusc, peu- vent se supprimer ou se redoubler (i). Le vers n'a de commun avec notre décasyllabe que le rythme sur lequel il se chantait ou se déclamait : c'est là tout ce qu'on cherchait. Il n'en fut pas de même de Chaucer quand il imita à son tour notre vers épique ou commun : en lettré au courant des littératures romanes, il se conforma presque toujours à notre svllabisme, tout en conservant une versification complètement accentuelle (2). Il créa ainsi le vers héroïque de la poésie anglaise. Le nouveau mètre, en effet, éclipsa bientôt tous les autres. Il règne depuis lors à peu près exclusive- ment dans le drame et dans l'épopée, soit comme heroic rhyme, avec rime finale, tel que Chancer l'a fixé dans ses Caiiterhury Taies, soit comme blank verse, tel que Surrey l'a d'abord employé dans sa traduction partielle de l'Enéide, à l'exemple des Italiens Ilippolito de' Medici et Carlo Picco- lomini, et que l'ont consacré Marlowe, Shakespeare, Milton. Mètre accen- tuel, il a souvent rejeté le syllabisme de son modèle français, comme il en a perdu la césure régulière, et il a pris sous sa forme non rimée une liberté d'allure qui le rapproche fréquemment d'une prose rythmée et analogue à la mélodie continue de la musique contemporaine (3). § 169. Lorsque l'importation d'un mètre étranger se fait simplement d'après la lecture et avec une connaissance imparfaite de la métrique, elle court risque soit d'échouer complètement, soit de produire des vers peu conformes au rythme du modèle. C'est ce que nous montre l'imitation des mètres antiques par les modernes. Ceux-ci les ont longtemps reo-ardés comme de simples combinaisons de longues et de brèves. Aussi essaya- t-on d'abord de calquer ces combinaisons en appliquant toutes les règles •de la prosodie latine. («) Imitation française de la strophe sapldque (4) : Il se voit combien mon étude a servi, la de tous costés la ieuncsse a l'anvi Suit de près mes pas, et la France i'entrov Chanter après moy. Rapix, Œuvres (16 10), Les vers mesurez, p. 22. De tels vers ressemblaient à des vers français dans les imitations rimées (i) gef 450U dost hit wol me rcowe sore — Avhoso ïouejp iinlrcwc, his lierte is selde scelo. (2) Dans sa Lecjende of good Women, le plus ancien poème en heroic couplets cpie nous con- naissions, la versification rappelle à plusieurs égards celle de Guillaume Machaut, dont il a imité le Dit delà Fontaine Amoureuse dans son Boke of the Duchesse. Pour l'influence italienne, Y. ton Brink, Chaucers Sprache, Leipzig, i884, p. 174. —V. !'■'= Partie, p. 28G, note 1. (3) V. § 166 et surtout I'<^ Parlie. § 3o3, 3o4, 3o6 et 327-229. (/i) Schéma de la strophe saphique latine à partir d'Horace _ il v a une barre devant le temps marqué; l'accent indique à quels endroits, par suite de la césure (,) et de l'accentuation latine, •devaient (j.) ou pouvaient (a) se trouver d'ordinaire des syllabes accentuées : 3 vers saphiques : | A. u j _ a ] _ , i v^ ! A v^ | .?. :7 I vers adoniquc w u IZ.<noinclude> <references/></noinclude> ivw6c80yzg1dfp0iqg3jzswbouwuvja Page:Berthelot - La grande encyclopédie, T08, Brice-Canarie.djvu/555 104 3182930 15908326 10171072 2026-07-07T12:57:01Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: n— f → nf, 1res → très , oj → of 15908326 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>— 543 — BYNS - BYROSi la vie d’Anna Byns. Elle prit la défense de la foi catholique contre la Réforme, et, dès 158Î, publia un recueil de Refereynen. Ces iarabes catholiques eurent tant de succès qu’un écolàtre de Gand, Eligius Eucharius, les mit en vers latins. Elles furent augmentées et réimprimées en 1543, 1548, 15ti i. En 1668 parut à Anvers une édition complète en trois volumes. Elle porte le litre : Schoone Refereynen, schriftueren ende leeringhe teghen aile Ketteryen (Beaux écrits, enseignements et chansons contre toutes les hérésies). C’est une protestation ardente contre le mouvement général du siècle. Luther et ses adeptes y sont flétris avec verve, dans une langue harmonieuse et plus pure que celle des contemporains. Bibi.. : Skbllaebt, Verhandeling over de nederlandsclie dichtkunsl in llelgie. I8»3. — Stbcbbb, Histoire de ta littérature néerlandaise en Belgique, 1886. — Bus-KBN-HUET, llet land van Rembrandt. — Van HBLTBH, Anna Ilyns (dans la Collection des Bibliophiles pamands de Gand, 18-J2). — Van df.r IIaeghf.n, Bibliotheca belgica, BYR (Robert), pseudonyme de Robert von Bayer, écrivain allemand, né à Bregenz le 15 avr. 1835. Ayant fait ses études militaires à iener-Neustadt, il fut lieutenant et ensuite capitaine de cavalerie dans l’armée autrichienne, avec laquelle il fil la campagne d’Italie en 1860. Il quitta le service actif en 1862, et vécut dans sa ville natale. Il se fit connaître par des récits militaires : Kantonierungsbilder (Prague, 1860, 2 vol.) ; Œsterreichische Garnisonen (Hambourg, 1863, 4 vol.) ; Anno Ncun und Drcizekn (Innsbruck, 1865, 2 vol.). Il écrivit ensuite, d’une plume facile, un grand nombre de romans de mœurs, entre autres : Ein deuisches Grafenhaus d, 181 B, 3 vol.) ; Drr Kampf ums Dasein (léna, 1869, 5 vol.) ; Nonutden (1871, 5 vol.). Ses deux drames. Lady Gloster (1869) et Der Wunde Fkck (IH75) ont été joués avec succès au Burgtheater de ne. A. B. BYRD William compositeur anglais, né entre 1538 et 1544, mort le 4 jail. 1623. Il fit son éducation musicale comme enfant de chœur à la chapelle royale ou à l’église Saint-Paul, à Londres, et reçut les leçons de Thomas Tallis. Nommé organi-t.- à Lincoln, en 1563, il quitta Mtta position en 1569 pour entrer à la chapelle royale comme chanteur. Il prit en 1575, awc Tallis, un privilège pour l’édition de la musique, et le céda à Th. Este ■prit la mort de son maitre et associé. Les œuvres de Byrd sont très nombreuses : Cauliones quœ ub argumente ) sacrœ vocanlur ( 157 : 5’, recueil contenant 20 morceaux de Byrd. et les autres deTallis ; Psalmes, son and longs (1587), contenant 35 morceaux .i ’I rail S js oftundrie natures (1589), contenant i7 morphisieurs voix ; deux livres de Sacrœ cautioi . dont le premier a été réédité par la Musical antiquartan Society ; trois messes à 5 voix, d.n ! nu v. ni. a été retrooTêe, et réimprimée en pailipar la même société, en 1841 ; dem livres de ualia (1607-1610) ; Psalmet, longs and sonnets ’ . contenant 32 morceaux à plusieurs voix. On trouve de livrd un madrigal dans le recueil Munira trans.tlpina (Lo« > deux, dans the First set of Itaiian l’iiW (1590) ; quatre, dans the Tearcs Utmentati wj of a sorrowhUl soulë (1614) ; bail cueil Partnenla, s. d. (1600). innu sous le nom de I ’ ilient d.’ l’.vrd 7 • la virginale (V. Clavecin), et celai appelé Virginalren terme 26. Di s composition ! d. D d’ B dr ii „,-.. •■■m. lu ni f"t un rands musiciens du ivi* wècle. Michel Bfel ■ Bi Wi’ol/ieca m&drigaliana, s.d.— Baruett, Ennlish Church composers, 1882. BYRGE (Juste), mathématicien, dont le nom véritable parait avoir été Jobst ou Josst Bûrgi, né le 28 fév. 1552 à Lichtensteig (Suisse), mort à Cassel le 31 janv. 1632. 11 fut employé comme horloger, mécanicien et astronome, par le landgrave de Hesse-Cassel, Wilbelm IV, de 1579 à 1603, fut attaché ensuite à l’empereur Rodolphe, et ainsi connu de Kepler, qui le représente comme un homme doué de beaucoup de génie, surtout pour l’invention d’instruments de toute sorte, mais trop modeste et trop indifférent pour rien publier. Après 1622, il revint à Cassel. De ses instruments, on ne connaît qu’un compas de réduction dont parle I^evin Holslius et un triangle géométrique servant au levé des plans et à la perspective, décrit par Benjamin Bramer, beau-frère de Byrge, dans un ouvrage paru à Cassel en 1630. Ses observations astronomiques, au sextant, ont été recueillies par W. Snellius dans les Observationes Hassiacœ (Leyde, 1618). Benjamin Bramer a revendiqué pour lui l’honneur de l’invention des logarithmes. G. Kaestnera de fait retrouvé en 1740 des tables, formant 7 feuilles 1/2 infol., imprimées à Prague en 1620, sous les initiales J. B., mais sans aucune instruction pour leur emploi, malgré l’annonce du titre. La base a du système de Byrge est telle que a 10 = 100,010,000. Lès logarithmes croissent ariihmétiquement avec 10 pour difiérence constante ; les nombres naturels correspondants sont exprimés avec neuf Chiffres. I. invention, comme point de départ et comme forme, diffère donc essentiellement de celle de Napier ; la priorité appartient d’ailleurs à ce dernier par la date de sa publication, 1614. Mais Byrge a très probablement procédé d’une façon tout indépendante ; son idée, sensiblement moins avantageuse, n’exigeait que des calculs beaucoup plus simples. En tout cas, il ne semble pas qu’elle ait jamais été reprise. T. BYRNE (William), graveur anglais, né à Londres en 1743, mort à Londres le 24 sept. 1805. H s’appliqua à la gravure de paysage et vint à Paris pour s’v perfectionner dans l’atelier d’Aliamet d’abord, dans celui de W’ille ensuite. Par une sérieuse élude de la nature, il parvint à en rendre avec bonheur les beautés pittoresques. Ses estampes les plus importantes sont d’après F. Zuccarelli, J. Bothe, Claude Lorrain, etc., exécutées généralement avec le concours de Bartolozzi pour les figures. L’excellence de son burin peut surtout être appréciée dans les planches des Antfquitiet of Grcat Itritain, gravées sur les dessins de Th. Ilearne (1786-1807, 2 vol. in-fol). Son fils, John Byrne (1786-1*47), pratiqua d’abord la gravure, et se livra ensuite exclusivement à la peinture de paysage à 1 aquarelle. — L’une de ses filles, Anne-Franres (1775-1837), fut peintre de fleurs distinguée ; une autre, Ltitia (1779-1849), montra un certain talent pour l’ean-ti (,, p_, # BYROM (John), poète et sténographe anglais, né à ill Ccll, Broughton, près de Manchester, le J’ 1 lu. . tnorl i Iversall Cell le 26 sept. 176.’ !. D’une vieille famille du Lanrashire, il entra à seize ans à Trtnlty ■ lege (Université de Cambridge), et en sortit sans prend re de degré universitaire, a la suite d’un poème qui fil 3 ml pic bruit et de deux lettres sur les Songes, publiées UU le Sjiictator sous le pseudonyme de John Mi.idow. Après on voyage en France, il revint en Angleterre et épousa une de ses cousines malgré l’opposition de leurs parents qui b s laisscienl sans rosaouru». Pour subvenir aux ai do ménage il étudia la sténographie, appelée alors taehygraphie, et avec un ami de coUëge, Thomaa Sharp, inv.nta une méthode nouvelle qu’il se mu ; ( enseigner. La mort |mi sa position ir la fortune passait sur la lète de son frère aîné ; nuis celui-ci tau* :i 17 in, il hérita de tes biens quilta l/m très pool le domaine paternel. ■ : .irra tout entier I b poéafc, sol avait été la passion & m vie.<noinclude> <references/></noinclude> j5a7mtbh38nx1gqrk57tl59rvm3g4ho Auteur:Mademoiselle Poulain de Nogent 102 3287701 15908237 11898181 2026-07-07T12:00:45Z Marie-JulietteV 156623 ajout de liens vers un scan 15908237 wikitext text/x-wiki {{Auteur | cle = Poulain de Nogent, Mademoiselle |contenu= == Œuvres == * 1768 : « Logogryphe », dans ''Mercure de France'', Paris, p. 79-80. * 1768 : « Le printemps, stances », dans ''Mercure de France'', p. 11-14 (poème reproduit dans ''Chefs-d’œuvre poétique des dames françaises'', 1841). * 1770 : ''Anecdotes intéressantes de l’amour conjugal'', (ouvrage publié en 1786-1787. * 1776 : ''Lettres de Madame la comtesse de la Rivière à Madame la baronne de Neufpont'' (ouvrage publié en 1777) ** [[Livre:Poulain de Nogent - Lettres à Madame la baronne de Neufpont, 1777 - tome 1.pdf|Tome 1]] {{1/4}} ** [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001102560435 Tome 2] ** [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001102560443 Tome 3] * 1783 : ''Tableau de la parole ou nouvelle manière d’apprendre à lire aux enfants en jouant'' * 1786 : ''Nouvelle histoire abrégée de l'abbaye de Port-Royal'' * 1787 : ''Poésies diverses'' == Voir aussi == * [[Auteur:Philippe Busoni|Philippe Busoni]], [[Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises/Mademoiselle Poulain|Mademoiselle Poulain]], dans ''[[Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises]]'', 1841 }} 9nbiswxjfp6k2hhblvwbqsc2mngd8q0 Page:La Sainte Bible, trad. Segond.djvu/150 104 3304958 15909072 15907854 2026-07-08T04:48:10Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909072 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|l’au|tel}} qui est devant l’Éternel dans la tente d’assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente d’assignation. {{verset|4|19}}Il enlèvera toute la graisse du taureau, et il la brûlera sur l’autel. {{verset|4|20}}Il fera de ce taureau comme du taureau expiatoire ; il fera de même. C’est ainsi que le prêtre fera pour eux l’expiation, et il leur sera pardonné. {{verset|4|21}}Il emportera le taureau hors du camp, et il le brûlera comme le premier taureau. C’est un sacrifice d’expiation pour l’assemblée. {{verset|4|22}}Si c’est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, {{verset|4|23}}et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut. {{verset|4|24}}Il posera sa main sur la tête du bouc, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes devant l’Éternel. C’est un sacrifice d’expiation. {{verset|4|25}}Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l’autel des holocaustes. {{verset|4|26}}Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme la graisse du sacrifice d’actions de grâces. C’est ainsi que le prêtre fera pour ce chef l’expiation de son péché, et il lui sera pardonné. {{verset|4|27}}Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l’un des commandements de l’Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, {{verset|4|28}}et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis. {{verset|4|29}}Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes. {{verset|4|30}}Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l’autel. {{verset|4|31}}Le prêtre ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice d’actions de grâces, et il la brûlera sur l’autel, et elle sera d’une agréable odeur à l’Éternel. C’est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l’expiation, et il lui sera pardonné. {{verset|4|32}}S’il offre un agneau en sacrifice d’expiation, il offrira une femelle sans défaut. {{verset|4|33}}Il posera sa main sur la tête de la victime, qu’il égorgera en sacrifice d’expiation dans le lieu où l’on égorge les holocaustes. {{verset|4|34}}Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l’autel. {{verset|4|35}}Le prêtre ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l’agneau dans le sacrifice d’actions de grâces, et il la brûlera sur l’autel, comme un sacrifice consumé par le feu devant l’Éternel. C’est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l’expiation du péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné. {{T4|''Les sacrifices de culpabilité.''|fs=80%|fw=normal}} '''''Chap. V.''''' {{verset|5|1}} Lorsque quelqu’un, après avoir été mis sous serment comme témoin, péchera en ne déclarant pas ce qu’il a vu ou ce qu’il sait, il restera chargé de sa faute. {{verset|5|2}}Lorsque quelqu’un, sans s’en apercevoir, touchera une chose souillée, comme le cadavre d’un animal impur, que ce soit d’une bête sauvage ou domestique, ou bien d’un reptile, il deviendra lui-même impur et il se rendra coupable. {{verset|5|3}}Lorsque, ne le sachant pas, ou le sachant, il touchera une souillure humaine quelconque, il se rendra coupable. {{verset|5|4}}Lorsque quelqu’un, sans s’en apercevoir, ou en y prenant garde, s’exprimera légèrement des lèvres et jurera de<noinclude> <references/></div></noinclude> cgj59op6gf7hmlnzf41pf7iayh89rnv Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/41 104 3351076 15908959 10722444 2026-07-07T21:41:06Z Chlg 6764 Correction liens 15908959 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Laurent Jerry" />{{nr||QUE MONSEIGNEUR BIENVENU…|25}}</noinclude>nomment Créateur, l’[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens|Épître aux éphésiens]] vous nomme Liberté, [[Bible Crampon 1923/Baruch|Baruch]] vous nomme Immensité, [[Bible_Crampon_1923/Psaumes|les Psaumes]] vous nomment Sagesse et Vérité, [[Bible_Crampon_1923/Jean]] vous nomme Lumière, [[Bible_Crampon_1923/1_Rois|les Rois]] vous nomment Seigneur, [[Bible_Crampon_1923/Exode|l’Exode]] vous appelle Providence, le [[Bible_Crampon_1923/Lévitique|Lévitique]] Sainteté, [[Bible_Crampon_1923/Esdras|Esdras]] Justice, la création vous nomme Dieu, l’homme vous nomme Père ; mais Salomon vous nomme Miséricorde, et c’est là le plus beau de tous vos noms. » Vers neuf heures du soir, les deux femmes se retiraient et montaient à leurs chambres au premier, le laissant jusqu’au matin seul au rez-de-chaussée. Ici il est nécessaire que nous donnions une idée exacte du logis de M. l’évêque de Digne. {{brn|20}}<noinclude> <references/></noinclude> srwvxsdxs26udegpoisbsle0am3f9h6 15908960 15908959 2026-07-07T21:41:18Z Chlg 6764 /* Validée */ 15908960 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr||QUE MONSEIGNEUR BIENVENU…|25}}</noinclude>nomment Créateur, l’[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens|Épître aux éphésiens]] vous nomme Liberté, [[Bible Crampon 1923/Baruch|Baruch]] vous nomme Immensité, [[Bible_Crampon_1923/Psaumes|les Psaumes]] vous nomment Sagesse et Vérité, [[Bible_Crampon_1923/Jean]] vous nomme Lumière, [[Bible_Crampon_1923/1_Rois|les Rois]] vous nomment Seigneur, [[Bible_Crampon_1923/Exode|l’Exode]] vous appelle Providence, le [[Bible_Crampon_1923/Lévitique|Lévitique]] Sainteté, [[Bible_Crampon_1923/Esdras|Esdras]] Justice, la création vous nomme Dieu, l’homme vous nomme Père ; mais Salomon vous nomme Miséricorde, et c’est là le plus beau de tous vos noms. » Vers neuf heures du soir, les deux femmes se retiraient et montaient à leurs chambres au premier, le laissant jusqu’au matin seul au rez-de-chaussée. Ici il est nécessaire que nous donnions une idée exacte du logis de M. l’évêque de Digne. {{brn|20}}<noinclude> <references/></noinclude> 1stixljr16sxrmldo3yatika4w5sb2d Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/42 104 3351079 15909029 10722452 2026-07-08T00:59:06Z Chlg 6764 /* Validée */ 15909029 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr|26|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude><nowiki /> {{brn|2}}{{t3|{{sc|par qui il faisait garder sa maison}}.|VI}}{{brn|2}} La maison qu’il habitait se composait, nous l’avons dit, d’un rez-de-chaussée et d’un seul étage : trois pièces au rez-de-chaussée, trois chambres au premier, au-dessus un grenier. Derrière la maison, un jardin d’un quart d’arpent. Les deux femmes occupaient le premier. L’évêque logeait en bas. La première pièce, qui s’ouvrait sur la rue, lui servait de salle à manger, la deuxième de chambre à coucher, et la troisième d’oratoire. On ne pouvait sortir de cet oratoire sans passer par la chambre à coucher, et sortir de la chambre à coucher sans passer par la salle à manger. Dans l’oratoire, au fond, il y avait une alcôve fermée, avec un lit pour les cas d’hospitalité. M. l’évêque offrait ce lit aux curés de campagne que des affaires ou les besoins de leur paroisse amenaient à Digne. La pharmacie de l’hôpital, petit bâtiment ajouté à la maison et pris sur le jardin, avait été transformée en cuisine et en cellier. Il y avait en outre dans le jardin une étable qui était l’ancienne cuisine de l’hospice et où l’évêque entretenait deux vaches. Quelle que fût la quantité de lait qu’elles lui donnassent, il en envoyait invariablement tous les matins la moitié aux malades de l’hôpital. ''Je paye ma dîme'', disait-il. Sa chambre était assez grande et assez difficile à chauffer dans la mauvaise saison. Comme le bois est très cher à Digne, il avait imaginé de faire faire dans l’étable à vaches un compartiment fermé d’une cloison en planches. C’était là qu’il passait ses soirées dans les grands froids. Il appelait cela son ''salon d’hiver''. Il n’y avait dans ce salon d’hiver, comme dans la salle à manger, d’autres meubles qu’une table de bois blanc, carrée, et quatre chaises de paille. La salle à manger était ornée en outre d’un vieux buffet peint en rose à la détrempe. Du buffet pareil, convenablement habillé de napperons blancs et de fausses dentelles, l’évêque avait fait l’autel qui décorait son oratoire. Ses pénitentes riches et les saintes femmes de Digne s’étaient souvent cotisées pour faire les frais d’un bel autel neuf à l’oratoire de monseigneur ; il avait chaque fois pris l’argent et l’avait donné aux pauvres. — Le plus beau des autels, disait-il, c’est l’âme d’un malheureux consolé qui remercie Dieu. Il avait dans son oratoire deux chaises prie-Dieu en paille, et un {{tiret|fau|teuil}}<noinclude> <references/></noinclude> j46ixgy264oh44hyx1xrh4wxmvd39re Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/43 104 3351080 15909233 10722465 2026-07-08T08:33:05Z Chlg 6764 /* Validée */ 15909233 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr||PAR QUI IL FAISAIT GARDER SA MAISON.|27}}</noinclude>{{tiret2|fau|teuil}} à bras également en paille dans sa chambre à coucher. Quand par hasard il recevait sept ou huit personnes à la fois, le préfet, ou le général, ou l’état-major du régiment en garnison, ou quelques élèves du petit séminaire, on était obligé d’aller chercher dans l’étable les chaises du salon d’hiver, dans l’oratoire les prie-Dieu, et le fauteuil dans la chambre à coucher ; de cette façon, on pouvait réunir jusqu’à onze sièges pour les visiteurs. À chaque nouvelle visite on démeublait une pièce. Il arrivait parfois qu’on était douze ; alors l’évêque dissimulait l’embarras de la situation en se tenant debout devant la cheminée si c’était l’hiver, ou en proposant un tour dans le jardin si c’était l’été. Il y avait bien encore dans l’alcôve fermée une chaise, mais elle était à demi dépaillée et ne portait que sur trois pieds, ce qui faisait qu’elle ne pouvait servir qu’appuyée contre le mur. Mademoiselle Baptistine avait bien aussi dans sa chambre une très grande bergère en bois jadis doré et revêtue de pékin à fleurs, mais on avait été obligé de monter cette bergère au premier par la fenêtre, l’escalier étant trop étroit ; elle ne pouvait donc pas compter parmi les en-cas du mobilier. L’ambition de mademoiselle Baptistine eût été de pouvoir acheter un meuble de salon en velours d’Utrecht jaune à rosaces et en acajou à cou de cygne, avec canapé. Mais cela eût coûté au moins cinq cents francs, et, ayant vu qu’elle n’avait réussi à économiser pour cet objet que quarante-deux francs dix sous en cinq ans, elle avait fini par y renoncer. D’ailleurs qui est-ce qui atteint son idéal ? Rien de plus simple à se figurer que la chambre à coucher de l’évêque. Une porte-fenêtre donnant sur le jardin, vis-à-vis le lit ; un lit d’hôpital, en fer avec baldaquin de serge verte ; dans l’ombre du lit, derrière un rideau, les ustensiles de toilette trahissant encore les anciennes habitudes élégantes de l’homme du monde ; deux portes, l’une près de la cheminée, donnant dans l’oratoire ; l’autre, près de la bibliothèque, donnant dans la salle à manger ; la bibliothèque, grande armoire vitrée pleine de livres ; la cheminée, de bois peint en marbre, habituellement sans feu ; dans la cheminée, une paire de chenets en fer ornés de deux vases à guirlandes et cannelures jadis argentés à l’argent haché, ce qui était un genre de luxe épiscopal ; au-dessus, à l’endroit où d’ordinaire on met la glace, un crucifix de cuivre désargenté fixé sur un velours noir râpé dans un cadre de bois dédoré. Près de la porte-fenêtre, une grande table avec un encrier, chargée de papiers confus et de gros volumes. Devant la table, le fauteuil de paille. Devant le lit, un prie-Dieu, emprunté à l’oratoire. Deux portraits dans des cadres ovales étaient accrochés au mur des deux côtés du lit. De petites inscriptions dorées sur le fond neutre de la toile à<noinclude> <references/></noinclude> dfo83b1dp1cj548e0xesuatyfccj8gy Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome I.djvu/322 104 3356936 15908661 14574753 2026-07-07T15:11:21Z Olivier LPB 36880 15908661 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Laurent Jerry" />{{nr|310|LES RÉTRACTATIONS. — LIVRE PREMIER.|}}</noinclude><section begin="s1"/>s’est-il pas trompé en ce qu’il a dit qu’il y a un monde intelligible ; si toutefois nous avons soin de faire attention à la chose même et non à un mot qui, sur cette matière, n’est pas dans les habitudes de l’Église. Il a appelé monde intelligible cette raison éternelle et immuable par laquelle Dieu a fait le monde. Si on niait cette raison, il faudrait admettre que Dieu a fait ce qu’il a fait sans raison, ou bien que, pendant qu’il le faisait ou avant qu’il le fit, il ne savait pas ce qu’il faisait ; ce qui serait arrivé s’il n’y avait pas eu en lui la raison de le faire. Que si au contraire cette raison était en lui, ce dont on ne saurait douter, c’est elle que Platon paraît avoir voulu désigner sous le nom de ''monde intelligible''. Toutefois, si nous eussions été assez avancé déjà dans les sciences ecclésiastiques, nous ne nous fussions pas servi de ce terme. 3. Il me déplaît aussi qu’après avoir dit : « Le plus grand soin doit être apporté aux bonnes mœurs, » j’aie ajouté bientôt après : « Car autrement notre Dieu ne pourrait nous exaucer : tandis que ceux qui vivent bien, il les exaucera très-facilement<ref>Liv. II, C. XX, n. 52.</ref> » On pourrait inférer de ces paroles que Dieu n’exauce pas les pécheurs. Quelqu’un a dit cela dans l’Évangile, mais il ne connaissait pas encore le Christ, qui déjà lui avait ouvert les yeux du corps<ref>[[Évangile selon Saint Jean - Crampon#Chapitre 9|Jean, IX, 30, 31]].</ref>. Je suis au regret d’avoir donné tant de louanges au philosophe Pythagore<ref>Liv. II, C. XX, n. 53.</ref>. Celui qui les écouterait ou les lirait, pourrait penser que je crois qu’il n’y a point d’erreurs dans la doctrine pythagoricienne, au lieu qu’il y en a de nombreuses et de capitales. Cet ouvrage commence ainsi : « L’ordre des choses, mon cher Zénobe. » <section end="s1"/> <section begin="s2"/>{{t3|LES DEUX LIVRES DES SOLILOQUES.|CHAPITRE IV.}} 1. En même temps j’écrivis, sous l’inspiration de mon zèle et de mon amour, deux livres pour chercher la vérité sur des choses que je désirais surtout connaître, m’interrogeant et me répondant, comme si nous étions deux, la raison et moi, quoique je fusse seul. C’est pour cela que j’ai nommé ce traité Soliloques ; mais il est resté imparfait ; et cependant le premier livre recherche et montre ce que doit être celui qui veut posséder la sagesse, cette sagesse qu’on perçoit non pas par les sens, mais par l’intelligence : et à la fin de ce même livre il est établi par une certaine argumentation que ce qui est vrai est immortel. Dans le second, il est longtemps question de l’immortalité de l’âme, mais la discussion n’est pas menée complètement à fin. 2. Dans ces livres, je n’approuve pas ce que j’ai dit dans une prière : « Dieu qui n’avez voulu faire savoir la vérité qu’aux cœurs purs<ref>Liv. I, C. I, n. 2.</ref> ». Car on peut répondre que beaucoup de gens qui n’ont pas le cœur pur savent beaucoup de vérités ; et je ne définis pas ici quel est le genre de vérité que les cœurs purs peuvent seuls connaître ; je ne définis pas non plus ce que c’est que savoir. De même pour ce passage : « Dieu, dont le royaume est tout le monde qu’ignorent les sens<ref>Ibid. C. I, n. 3.</ref> ; » il fallait ajouter, s’il est question de Dieu : « Vous qu’ignorent les sens d’un corps mortel.» Et s’il est question du monde que les sens ignorent, c’est-à-dire du monde futur formé d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle, il fallait y ajouter aussi : les sens d’un corps mortel. Mais je me servais encore de cette manière de parler qui attache au mot de « sens » la signification de sens corporels. Aussi n’ai-je pas à revenir sans cesse sur les remarques que j’ai faites plus haut à ce sujet<ref>Rétr. Liv. I, C. I et III.</ref> ; on voudra bien s’y reporter chaque fois que pareille locution se présentera dans mes ouvrages. 3. Quand j’ai dit du Père et du Fils : « Celui qui engendre et celui qu’il engendre est un<ref>Lib. I, c. I, n. 4.</ref> ; »je devais dire sont un, comme la divine Vérité le dit elle-même : « Mon Père et moi nous sommes un<ref>[[Évangile selon Saint Jean - Crampon#Chapitre 10|Jean, X, 30.]]</ref>. » Il me déplaît aussi d’avoir dit que dans cette vie l’âme, en con naissant Dieu, est déjà bienheureuse, à moins que ce ne soit en espérance. De même, ce passage est mal sonnant : « Il n’y a pas qu’une seule voie qui mène à la sagesse<ref>Liv. I, C. XIII, n. 23.</ref>. » Car il ne peut y avoir d’autre voie que le Christ qui a dit : « Je suis la voie<ref>[[Évangile selon Saint Jean - Crampon#Chapitre 14|Jean, XIV, 6.]]</ref>. » J’aurais dû éviter d’offenser ici les oreilles religieuses ; quoique pourtant autre soit cette voie universelle, autres les voies que chante le Psalmiste : « Faites-moi connaître vos voies, Seigneur, et enseignez-moi vos sentiers<ref>[[Livre des Psaumes - Crampon#Psaume 25 (Vulg. XXIV)|Ps. XXIV, 4.]]</ref>. » Ensuite lorsque j’ai écrit : « Il faut absolument fuir ces choses<ref>Liv. I, n. XXV, n. 24.</ref>, » je devais prendre garde de paraître incliner vers la fausse maxime de Porphyre qui affirme <section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> afys3xfml4h296s5smrcvgxz4a0owvs Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/343 104 3503688 15908540 15544230 2026-07-07T13:02:32Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'',, oj → of 15908540 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|667|JEAN CHRYSOSTOME (SAINT), VIE|668}}</noinclude>quitta Cucuse vers la fin de juin 107. Le voyage se fit lentement, car au début de septembre on était seulement aux abords de la petite ville de Comane, dans le l’ont Jean dormit sa dernière nuit dans une chapelle de campagne, dédiée à un martyr local, saint Basilisque. Il vit en rêve ce saint qui l’invitait à le rejoindre le lendemain. En effet, le lendemain, il se trouva plus mal. Malgré ses plaintes, ses gardiens exigèrent qu’il ve mit en route et précipitèrent le départ. Mais au bout de quelques milles, le pauvre évêque était en un tel état que force fut de revenir à la petite chapelle. Il y mourut le jour même (14 septembre 407). « Gloire à Dieu en toutes choses ! » telles furent les dernières paroles qui sortirent de la bouche d’or. L. Duchesne, ''Histoire ancienne de l’Église'', t. {{rom|iii}}, p. 104. La mort de Jean ne ramena pas immédiatement la paix à Constantinople. Ses partisans continuèrent leur schisme. Il fallut que le nom du saint patriarche fut rétabli sur les diptyques pour que le pape consentit à rendre sa communion à Atticus et à ses amis. Mais les johannites ne furent complètement satisfaits que lorsque le 27 janvier 438 les restes de leur évêque bienaimé eurent été ramenés dans la capitale et déposés triomphalement dans l’église des Saints-Apôtres. Théodoret. Hist. lùcL.x. 36 ; ''P. G.'', t. lxxxii, col. 1265-1269. Ainsi se trouvait réhabilitée la mémoire du vaillant lutteur, qui avait tant souffert par la liberté de l’Église. {{rom-maj|II|2}}. {{sc|Les écrits de saint Jean Chrysostome}}. — {{1o}} ''Diffusion et tradition de l’œuvre littéraire de Jean''. — L’héritage littéraire de Jean est immense. Aucun Père de l’Église grecque, Origène excepté, n’a autant écrit que lui, ou autant dicté. La plupart des homélies en effet n’ont pas été écrites par Jean, mais simplement recueillies telles qu’elles étaient prononcées par des sténographes et l’on trouve encore dans plusieurs d’entre elles des notes ou des remarques dues à ces scribes. Cf. S. Ilaidacher, dans Leilschrifl fur katholische Théologie, 1907, I. {{rom|xxxi}}, p. 1 42 sq. ; A. Wikenhauser, Der hl. Chrysostomus und die Tachygraphie dans Archiu fur Sténographie, 1907, t. {{rom|lviii}}, p. 268 sq. De très bonne heure, les œuvres de Jean se répandirent partout. Saint Jérôme leur plus ancien témoin peut écrire en 392 dans le De vir. {{rom|ill}}, 129, ''P. L.'', I. {{rom|xxiii}}, col. 754 : Joannes, Antiochenæ ecclesim presbyter, Eusebii Diodorique seclator multa componere dtcitur, de quibus {{lang|grc|περὶ ἱερωσύνης}} ''tantum legi.'' Palladius place sur les livres de Théodore cette formule : « Je le connaissais non seulement de renom mais encore par ses traités, ses homélies et ses lettres, {{lang|grc|συγγράμματα, ὁμιλίαι, ἐπιστολαί}}, qui nous étaient parvenus. » Dialog., 12 ; P… t. i.vn. col. 40. En Orient, comme en Occident, on lit ces écrits, on les cite, on les regarde comme taisant autorité : les florilèges patristiques en rapportent de nombreux fragments, et il est curieux de noter que c’est Cyrille d’Alexandrie, le neveu et le successeur de Théophile, qui. pour la première lois, en 429 OU 130, tire un argument doctrinal d’un texte de Jean. De recta fuie ml reginas, {{rom|i}}, P. (.’.. t. {{rom|lxxvi}}, COl. 1216. A l’envi, papes et conciles se réclament du grand orateur. Le IIe concile de Nicée en 787 va jusqu’à proclamer : « Si Jean Chrysostome parle ainsi des images, qui donc osera encore parler contre elles ? i Mansi, Coneil., i. xiii. col. 8. Dès le vr siècle, le nom de Chrysostome sert à désigner l’auteur éloquent de tant livres parfaites ; au {{rom|xi}}{{e}} siècle, peut-être au x". Jean figure a côté de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze comme un des trois hiérarques quel’Église grecque honore d’une fête spéciale. Cette popularité ne fut pas le résultat d’une vogue passagère. Elle se maintint le long des siècles, ainsi qu’en témoigne le nombre exceptionnellement considérable de manuscrits qui nous ont transmis les de Jean. Dans les catalogues imprimes des grandes bibliothèques, Baur a relevé 1917 manuscrits copiés du {{s|viii|e|-}} au {{s|xvi}} et dont chacun contient au moins un sermon du prédicateur, dont la plupart sont même exclusivement consacrés à ses ouvrages. La seule Bibliothèque nationale de Paris possède 455 de ces mss. Il faudrait ajouter encore, a tant de témoins, les chaînes scripturaires ou les florilèges dogmatiques, pour qui Jean constitue souvent la principale autorité, et qui manifestent à leur manière l’extraordinaire diffusion de ses écrits. En même temps que l’on copiait le texte grec des livres de Chrysostome on le traduisait dans la plupart des langues chrétiennes. Entre 415 et 419, le pélagien Anianus donne une version latine des sept homélies sur saint Paul, de l’homélie Ad neophytos, qui a été éditée par S. Haidacher, Eine unbeachtete Rede des hl. Chrysostomus an Neugetaufte, dans Zeilschrift fur katholische Théologie, 1904, t. {{rom|xxxviii}}, p. 168-193, une série d’autres homélies marquées dans les premières éditions latines comme étant l’œuvre incerti inlcrpretis, enfin vers 419 les 25 premières homélies sur saint Matthieu. Chrysostome Baur, L’entrée littéraire de saint Chrysostome dans le monde latin dans Revue d’Histoire ecclésiastique, 1907, t. {{rom|viii}}, p. 249-265 ; A. Yilmart, La collection des 38 homélies latines de saint Jean Chrysostome, dans Journal of theological Siudies, juillet 1918, t. {{rom|xix}}, p. 305 sq. Peut-être est-ce au même Anianus que l’on est redevable de la traduction de trois opuscules : De compunctione, De reparatione lapsi, Quod nemo lœditur nisi a scipso. Au vr{{e}} siècle, sur l’ordre du Cassiodore, Mutianus traduit encore les 34 homélies sur l’épître aux Hébreux, Institutiones, {{rom|i}}, 8, ''P. L.'', t. {{rom|lxx}}, col. 1120, et peut-être les 55 homélies sur les Actes des apôtres, ''ibid.'', col. 1122. La version latine des deux écrits Ad Theodorum lapsum est anonyme, mais certainement très ancienne. On sait jusqu’à présent peu de choses des traductions de Jean, en armémien, en syriaque ou en copte. Les versions syriaques surtout, dont l’existence est assurée, demanderaient une étude détaillée. Cf. J. S. Assémani, Bibliotheca orientalis, t. {{rom|iii}}, pars 1, p. 24 sq. ; W. Wrigth, Catalogue of the syriac mss in the British Muséum, 1872, t. {{rom|iii}}, Index, sub verbo. Sur la diffusion des écrits de saint Jean Chrysostome dans l’Eglise grecque et dans l’Église latine, il faut consulter surtout l’étude de Chr. Baur. Saint Jean Chrysostome et ses œuvres dans i histoire littéraire. Essai présenté à l’occasion du XV’centenaire de Saint Jean Chrysostome, Louvain et Paris. 1907, p. 3-82. Cet ouvrage pourrait sans doute être perfectionné : tel qu’il est. il renferme une foule de renseignements précieux pour l’histoire littéraire de Jean. On complétera l’ouvrage de Baur pour ce qui regarde les littératures arménienne, arabe, russe et géorgienne par les études di’A. Aucher, C. Bâcha, A. l’almicri, M. Tamarati, dans {{lang|grc|Χρυσοστομιϰά}}, Studi{{e}} ricerche intorno a S. Giovanni Crisostomo, a cura del comitato per il XV" centenario délia sua morte Rome, L908, fasc. i. p. 143-216. L’ouvrage de Chr. Baur, S’. Jean Chrysostome et ses œuvres dans l’histoire littéraire, donne une longue et curieuse liste des éditions grecques (31>7), latines (297). allemandes ( 16), anglaises (50), arabes (3), arméniennes (8), bohémiennes (1 1). bulgares (2). coptes (3). espagnoles) » françaises (94), glagolitiques (2), hollandaises (5), hongroise (1), Italiennes ( H>), polonaises (3). russes (3). ruthènes (1). slaves (4), suédoise (1), turque (1). valaque’1), parues jusqu’en 1908 (p. 82222). Sur les éditions courantes voir la bibliographie. Malgré le grand nombre de ces éditions, on peut dire qu’un immense travail reste à faire pour donner enfin un texte exact et sûr des œuvres de Jean. La critique des manuscrits n’a pas été, jusqu’ici, tentée de manière scientifique ; beaucoup d’entre eux, et non des moins<noinclude> <references/></noinclude> 790jv7pimprfve4mzcz56x0ao0shg3d Page:Herzl - L Etat juif, Lipschutz, 1926.djvu/227 104 3612259 15908330 13096471 2026-07-07T12:57:41Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908330 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Wuyouyuan" /></noinclude><nowiki /> {{refancre|CH3SEC217}} {{T4|TRAITÉS DE RÉCIPROCITÉ ET D’EXTRADITION|fw=bold}} Le nouvel État juif doit être fondé honnêtement, car nous songeons à notre honneur futur dans le monde. C’est pourquoi toutes les obligations contractées dans les anciens lieux d’habitation doivent être loyalement remplies. La ''Society of Jews'' et la ''Jewish Company'' n’accorderont de voyage à bon marché et des faveurs relatives à l’établissement là-bas qu’à ceux qui apporteront à leurs autorités un certificat disant : « Parti en bon ordre ». Toutes les demandes de droit privé qui datent encore des pays abandonnés peuvent être plus facilement introduites devant les tribunaux de l’État juif que partout ailleurs. Nous n’attendrons point de réciprocité. Nous ne ferons cela que par égard pour notre honneur. De la<noinclude> <references/></noinclude> aedhhgwfzsn69a83xu9jtraexjauq84 Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/367 104 3702335 15908626 12000298 2026-07-07T13:49:48Z Alfort14 88715 15908626 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki /> Mais tout cela, c’est éternellement la même chose. Il arrive un moment où l’on éprouve lesdites voluptés d’une façon mille fois moins intense, pour cette bonne raison qu’on les a déjà mille fois éprouvées. La vérité est qu’on n’y pense plus. Le corps peut se réjouir, mais non plus l’âme. La joie est devenue inconsciente, inexistante. Soyons franc ! On s’embête. Ou du moins on s’embêterait s’il n’y avait pas la crainte sourde et vivifiante de la panne. Mais il y a cette crainte, mais il y a la panne elle-même, et tout est bien. — Mais enfin, m’écriai-je, qu’y trouvez-vous donc de si extraordinaire ? — L’imprévu, déclara Angesty d’une voix grave, c’est-à-dire la possibilité des événements les plus adorables, les plus baroques, les plus fous, les plus tristes, les plus joyeux, enfin les plus inattendus. Une panne survient ? On ne sait jamais, vous entendez, jamais, ce qui va se produire. — Mais si, on cherche la cause, on la trouve, et l’on repart. — Ou bien on ne la trouve pas, et on ne repart point. Et alors survient l’imprévu. — Quel imprévu ? — Est-ce que je sais, moi ? Il y a l’aventure romanesque : on est recueilli, comme je l’ai été, par une dame qui passe, et… vous devinez la suite. Il y a l’aventure douloureuse : un confrère, qui a pitié de vous, s’arrête, vous offre son concours, réussit, et s’en va sur votre automobile, vous laissant la sienne, un clou. Il y a… À cet instant précis notre voiture ralentit brusquement. Le moteur eut des bruits inquiétants. Cent mètres plus loin, entraînés par un reste d’élan qui s’affaiblissait à chaque tour de roue, nous expirions au bord du chemin, {{Astérisme|150%}}<noinclude> <references/></noinclude> 79i5ouheis6ko0q0qscy236anycxbd8 Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/368 104 3702341 15908716 12000309 2026-07-07T16:29:31Z Alfort14 88715 15908716 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki /> Angesty sauta à terre, tira un cigare de sa poche, l’alluma et s’assit sur le talus en poussant un soupir de satisfaction. — Enfin, on va donc rigoler ! — Comment, lui dis-je, vous n’essayez pas… Il éclata de rire. — Essayer quoi ? De trouver le motif de notre panne ? Mais est-ce que vous vous imaginez que j’ai la moindre notion sur ces mécaniques-là, ou même que je veuille en avoir ? À quoi bon avoir une panne, si je sais y remédier ? Vous n’avez donc pas remarqué que je n’emmène jamais mon mécanicien ? — Alors ? — Attendons. — Mais il n’arrivera rien. — Il arrive toujours quelque chose, mon cher. Je vous prédis, moi, qu’avant une demi-heure il arrivera quelque chose d’imprévu, de comique ou de tragique, de drôle ou de navrant. Croyez-en, ma vieille expérience. Je m’assis à ses côtés, d’assez mauvaise humeur. Au bout de vingt minutes nous en étions, bien entendu, au même point. D’ailleurs, la campagne était absolument déserte, et ce n’est pas du ciel que le secours espéré pouvait nous tomber. Enfin, impatienté, je pris un parti. Sans être de première force, j’ai assez voyagé en automobile pour ne pas manquer d’une certaine expérience. Il suffit d’un hasard quelquefois. Je me mis résolument à ouvrage. Je cherchai, je tâtonnai, je vérifiai les bougies, les trembleurs, je dévissai, je démontai, je me glissai sous la voiture. Cela dura bien quarante minutes, quarante minutes fort désagréables, je l’avoue, car le soleil me tombait droit sur la nuque. Mais je fus récompensé de ma peine. Soudain le bruit de la mise en marche crépita joyeusement. Et presque aussitôt une main s’abattait<noinclude> <references/></noinclude> npilbomnhchjaav6nl4jx5eens7xo2v Page:La Villemarqué - Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, volume 2.djvu/378 104 3746146 15909087 15699615 2026-07-08T05:37:06Z VIGNERON 717 15909087 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" />{{nr|352|GRO|}}</noinclude>béta ker groñs ? qui cst-cc qui vous rend li fier, si arrugaiit ? Il s’emploie aussi comme adverbe etsi^iiilic.iiTu), ;ainiii(’nt, impérieusement, résoluoient, absolument. — Fort. Fuitement. 11. V. Groñs en deùz hé c’houlenned diyan-in, il me l’a demande arrogamaient. Gronn n’hù pézO kéd anézhañ, vous ne l’aurez pas absolument. Voyez Ualc’ 11. GuosMola. Voyez KliôsMÔi a. Grouan, s. m. Gravier, gros sable. Grouanen, {., un seul grain de gravier, de gros sable. l’I. jrourtMcmnoM ou simplement (/rowaM. Eur c’krouanen azô an botez, il y a un grain de gravier dans mon soulier. Ar yrouan a ve mdd enndouar-zé, le gravier serait bon dans cette terre. Hors de Léon, groan. En Van., grôzDlo» grôzel.— En Gal.jj/ro et yraean. H. V. Grouanek, adj. Graveleux, plein de gravier, de gros sable. Douar grouaneg eo hémañ, cette terre est graveleuse, pleine de gravier. Hors de Léon, groanek. En Vannes, grùsolekoM grôzélek. - En Gdl.,graéarok.H.v’. GuocÉK. Voyez Grék. Grouéz ou Groéz (d’une seule syll.), s. f. Ardeur, chaleur ardente, surtout celle du soleil. Inüaramation. Ferveur. Drj grciz ar c’hroucz cm cùz baléet, j’ai marché au fort de la chaleur. Grouéz vrdz zâ enn hé c’houzouU, il a une grande inflammation à la gorge. Voy. Tanijen — et Griian, article Gnisuz. H. V. Grocézcz ou Groézcz (de 2 syll., grouc- :uz ou groé-zuz), adj. Ardent, extrêmement chaud. Enllammé. Inflammatoire. Fervent. Groiiézuz eo ann hcol hiriô, le soleil est ardent aujourd’hui. Ac két grouézuz mui hé c’houli, sa plaie n’est plus enflammée. Voyez Ta>üz. Grocgoisa, et, par abus, Grodgocsat, v. n. Roucouler ; il se dit en parlant du bruit que font les pigeons avec le gosier. Part. et. Klévoud a rit-hu ann dubéed ô c’hrougousa ? entendez-vous roucouler les pigeons.'' Ce mot est une onomatopée. Groügoisérez, s. m. Roucoulement, bruit que font les pigeons avec le gosier. Action de roucouler. Groui. Voyez Grî. Grocian. Voyez Gria. Grol’ien. Voyez Grisiex. Grouiz. Voyez Godriz. Grodizein. Voyez Gouriza. Grodmm, s. m. Poing, la main fermée. Ar yroumm, ann dourn serrcl a ziskouézaz d’in, il me montra le poing. Grodmm. Voyez Gromm. H. V. Grodm m, s. m. Gourme, maladie des jeunes chevaux. Pl. ou. Ema ar groumm gant va marc’h iaouañk, mon jeune cheval a la gourme. Voyez KoîsKOEZ. H. V. Groumma. Voyez Gromma. H. V. Grocnn, s. f. Quantité réunie de quelque those que ce soit. Réunion. Amas. Monceau. Paquet. Assemblage. Pl. ou. On dit aussi grounnad, dans le même sens. Hors de Léon, gronn.~-En Galles, gronn. H. V. Gaou.M ?» LIN, s. f. r.a quantité de lin ail» chée en paquet sur une quenouille. Ghulnn-.neùd, s. f. Le Ql amassé autour d’un fuseau. Gaoun.itA, V. a. Réunir. Amasser. Assembler. Amonceler. Empaqueter. Rouler. Emmailloter. Part. et. 11 s’emploie aussi dans le sens de bloquer, assiéger, lia grounned eo ann éd gan-é-hoc’h.’ avez-vous amoncelé le blé ? Grounnid ann neüd war hd kwerzid, roulez le lil sur votre fuseau. Grounned eo kcar gani-hij, ils bluquent ou ils assiègent la ville. N oyez Frahma et.Stuoba. (iuou.’iMAD. Voyez Gholnn. Gkou.n.nadi’r, s. m. Siège, établissement d’une armée autour d’une place, pour l’attaquer, pour la prendre. Lakaad ar grounnadur war eur géar, mcllre le siège devant un» place. Sével ar grounnadur diœar enr géar, lever le siège de devant une place. Voyez Séziz. h. V. Grolnmêuez, s. m. Accumulation, amas de plusieurs choses ajoutées les unes aux autres. Augmentation. H. V. Cjrozol ou Grôzel, s. m. Gravier, gros sable. Grôzolcn ou grôzélen, f., un seul grain de gravier. Pl. jrd ;o/eHno«ou simplement jfr<5xol. Ce mot est du dialecte de Vannes. Voye* Ghola.n. Gbôzolek ou Grôzélek, adj. Graveleux. Ce mot est du dialecte de Vannes. Voyez Grocanee. Ghùk. Voyez Kble. Grülld, s. m. Du blé noirci intérieurement. Du blé charbonné. Ce mot est du dialecte de Cornouaille. Voyez Ouam. GcÉRAT, V. n. Taquiner, faire le taquin, se livrer à des traits de mutinerie. Part. et. Ce mot est du dialecte de Corn. H. V. Gdéruz, adj. Taquin, celui qui est mutin, opiniâtre, querelleur. H. V. Guc’havé. Voyez Gwéc’havé. Gdlé. Voyez Gwélé. Gultan, s. m. Pincette, ustensile de fer pour pincer, pour prendre. Il se dit plus particulièrement des pincettes de cheminée ou de forgeron. Pl. ou ou iou. Gulvoud. Voyez Gwiuodd. Gulvoudein. Voyez Gwilioddi. Gunec’h. Voyez Gwimz. Gunic’h. Voyez Gwi.mz. Gùp, s. m. Vautour, oiseau de proie. Pl.cd. Gùp-BRÀz, s. m. Griffon, espèce de grand vautour, oiseau fabuleux tenant du lion et de l’aigle. Pl. gùped-vrdz. H. V. Gurlaz, s. m. Lézard vert, reptile. Pl. gurlazed ou gurlazi. Ce mot est du dialecte de Vannes. Voyez Glazard, deuxième article. GcrzüN, s. f. Navette, instrument du tisserand, etc. Pl. ieu. Ce mot est du dialecte de Van., où l’on dit aussi burzun. Voy. Bulzun. Guskein. Voyez Gwiska. Gw.Àou GwÀz, interj. Exclamation plaintive. Malheur à... Gwdmé ou gwdz mé ou gwd d’im-mé, malheur à moi. Gwd da néb a zô a wall<noinclude> <references/></noinclude> pvu6j83tbmi9ugfzzdpk5ansd5bylx0 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/535 104 3826887 15908466 15543967 2026-07-07T13:01:19Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908466 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />2599 VAUDOIS — VAUVILLiKRS (JK AN-FRANÇOIS ; 2600</noinclude>tisme complet. Il se cacha dans son pays natal. On l’y trouve dès avril 1523. Mais en décembre de la même année, il avait dû se réfugier à Bâle. Ses idées avaient toutefois agité la région de Gap et atteint les vallées vaudoises. Au cours de 1526, comme il se trouvait à L’Aigle (Suisse), canton de Wallis, il reçut la visite d’un barbe, nommé Martin Gonin d’Angrogna. Ce chef vaudois venait lui demander des livres et des conseils. Retourné chez lui, il créa un parti qui s’orientait vers les doctrines dites « évangéliques », c’est-à-dire protestantes. En 1530, deux autres barbes, Georges Morel du Val Fressinière et Pierre Masson, revinrent auprès de Farel, dont ils avaient, par Martin Gonin, adopté les enseignements. Morel avait plus d’instruction qu’il n’était d’usage chez les vaudois. Il avait lu Érasme et Luther. Il savait parler et écrire en latin (ces détails dans Bèze, Histoire ecclésiastique, Corpus Reformatorum, t. {{rom|i}}, p. 53). Il conféra avec Farel et ses collègues des villes voisines, Haller, Œcolampade, Bucer et Capito. Après ce voyage, Morel rentra à Mérindol, village de la vallée de la Durance, où il travailla en collaboration avec Gonin, à rattacher la vauderie au mouvement protestant. Deux ans plus tard, en 1532, Farel était invité à venir présider un commune vaudois à Angrogna. Il y vint avec Antoine Saunier et Robert Olivétan, cousin de Calvin. L’assemblée s’ouvrit le 12 septembre, et dura six jours. Il y fut décidé de supprimer : 1° l’interdiction du serment ; — 2° l’interdiction des tribunaux criminels, comportant la peine de mort, mais sur ce point les vaudois refusèrent obstinément d’accepter la légitimité du service militaire ; — 3° les jeûnes, les prières et la confession obligatoires ; — 4° le rite de la consécration des barbes au moyen de l’imposition des mains ; — 5° le célibat des barbes, la pauvreté obligatoire et la prédication ambulante ; — 6° le vœu de virginité des sœurs. En outre, les vaudois adoptaient la doctrine de la prédestination et de l’élection éternelles, ainsi que l’interprétation zwinglienne des deux sacrements de baptême et d’eucharistie. Bref, les vaudois cessaient d’être vaudois, par l’abandon de toutes leurs doctrines spécifiques. L’on n’est pas surpris dès lors d’apprendre que des oppositions surgirent contre cette capitulation complète. Deux barbes, Daniel de Valence et Jean de Molines, se rendirent d’eux-mêmes en Moravie, pour demander aux frères moraves leur aide contre le mouvement protestant dans la vauderie. Ils furent bien reçus et obtinrent un écrit favorable au maintien de l’ancienne doctrine. Un nouveau commune eut lieu, au Val San Martino, le 15 août 1533. Mais en dépit de la recommandation morave, le parti « évangélique » l’emporta et les décisions d’Angrogna furent confirmées. On pense bien que cette adhésion des vaudois, que l’on avait fini par laisser à peu près tranquilles, à l’hérésie protestante, n’apporta pas à la communauté la paix parfaite de la part des autorités civiles et religieuses locales. Les prières de l’évêque de Carpentras, Sadolet, obtinrent toutefois, durant plusieurs années un sursis aux mesures de violence. Mais en 1545, le président de la Cour d’Aix, d’Oppède fit procéder à des exécutions presque sauvages en vingt-deux localités de la vallée de la Durance, dont les plus connues étaient Mérindol et Cabrières. Le nombre des victimes fut estimé entre 800 et 4000. Il y eut, naturellement, de nombreux fugitifs. Des milliers se réfugièrent à Genève, puis en Allemagne. Peu à peu, toutefois, le calme revint dans les vallées vaudoises. Les communautés restées fidèles à la vauderie et celles qui avaient passé au protestantisme traversèrent des alternatives d’épreuves et de tranquillité relative, jusqu’à l’époque contemporaine, où les idées de tolérance, consécutives à la Révolution française, en vinrent à prédominer peu à peu dans toute l’Europe. À plusieurs reprises du reste, sous la Révolution, puis sous l’Empire, les régions des vallées vaudoises appartinrent à la France et y obtinrent la protection des lois nouvelles. 3° ''De 1848 à nos jours. —'' Par l’Acte d’émancipation du 17 février 1848, le roi de Sardaigne Charles-Albert accorda aux vaudois non seulement la tolérance religieuse dont ils jouissaient déjà depuis l’occupation française, mais encore la complète égalité politique avec les catholiques. Ils exercèrent dès lors une grande activité de propagande dans toute l’Italie et fondèrent une école de théologie à Florence. Actuellement, on estime leur nombre à environ 12 000, dans les seules vallées alpines, sur une population globale de 25 000 habitants. Ils sont répartis en 16 paroisses piémontaises. La direction de la secte est assurée par une sorte de consistoire appelé Table vaudoise. En dehors des vallées, les vaudois ont des paroisses à Turin, en Lombardie, en Toscane dans les Romagnes, en Sicile et jusque dans l’Uruguay, à Rosario. L’ancien commune ou conférence générale de la société vaudoise se réunit, en principe, tous les trois ans. Il peut y avoir, dans le monde entier, de 30 à 40 000 vaudois. Nous n’avons fait aucune allusion, dans ce qui précède, à la légende originaire du {{rom|xv}}{{e}} siècle et selon laquelle la vauderie aurait pris naissance dès le iv{{e}} siècle, à la suite de la donation de Constantin au pape saint Sylvestre. Outrés de cet abandon par la papauté de la pauvreté apostolique, des chrétiens protestataires se seraient dès lors retirés dans les vallées alpines, pour y vivre selon le pur Évangile. Il doit rester bien peu de vaudois à croire à de telles inventions, qui furent admises, dans les milieux protestants jusque vers la seconde moitié du {{rom|xix}}{{e}} siècle. En tout cas, les faits historiques reconnus s’opposent de tout point à des imaginations de cette sorte. I. Sources. — Walteri Map, Liber de nugis curialium, éd. Camden Societꝟ. 1850 ; Chronicon universale anonymi Laudunensis, dans Monum. Germ. hist., Seriptores, t. xxvi ; Etienne de Bourbon, Tractatus de septem donis Spiritus sancti, éd. Lecoy de la Marche, Paris, 1877 ; Passauer Anonymus, dans Flacius Illyricus, Catalogus testium veritatis, Francfort, 1566 ; Gretscher, Seriptores contra sectam Waldensem, dans Bibliotheca maxima veterum Patrum, Lyon, 1677, t. xxv ; Baluze, Lettres d’Innocent III de 1208 à 1212 ; Moneta Cremonensis, Adversus catharos et valdenses, éd. Ricchini, 1753 ; Martène-Durand, Thésaurus anecdotorum, t. {{rom|v}}, Tractatus de inguisitione hærelicorum ; Bernard Guy, Practica inguisitionis, éd. Douais, Paris, 1886 ; Rescriplum hæresiarcharum Lombardiee ad Leonistas in Alamannia, éd. Preger, dans Publications de l’Académie de Munich, {{rom-maj|III}}{{e}} classe, xiii ; Dôllinger, Beitràge zur Sektengeschichte des Mittelalters, {{rom|ii}}, etc. II. Littérature. — Nous ne citons que la plus récente : A. Monastier, L’histoire de l’Église vaudoise, 2 vol., Genève, 1847 ; Alex. Muston, L’Israël des Alpes, 4 vol., Paris, 1851 ; Chr. Hahn, Geschichte der Waldenser, 2 vol., Stuttgart, 1847 ; F. Bender, Geschichte der Waldenser, Ulm, 1850 ; J. A. Wylie, History of the Waldenses, Edimbourg, 1880 ; W. Jones, History of the Waldenses, 2 vol. Londres, 1882 ; A. Bérard, Les vaudois, Lyon, 1892. Tous ces auteurs admettent la légende vaudoise, dont il est parlé à la fin de notre article et sont à rectifier sur ce point capital. Comme ouvrages critiques : F. Comba, Valdo{{e}} i Valdesi avanti la Riforma, Florence, 1880 ; du même. Histoire des vaudois, 2 vol., Florence, 1898-1901 ; article très documenté de Bôhmer, dans Protest. Realenzyklopddie, t. {{rom|xx}}, p. 799-840, avec excellente critique des Sources. L. Cristiani. <section end="T" /> <section begin="T" /> '''VAUVILLIERS Jean-François''', helléniste et homme politique français (1737-1801). — Né le 24 septembre 1737, Jean François Vauvilliers ne<noinclude> <references/></noinclude> kxeir3beadjzw68k0kzrktp84u1ep9c Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.djvu/513 104 3835435 15908304 15698217 2026-07-07T12:54:42Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908304 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|975| AME. ÉCRITS SUR L’AME CONSID. AU POINT DE VUE THÉOL.|976}}</noinclude>1672 ; De corpore animato, Paris, 1673. — Qu’est-ce qu’Alipius Reylof (ou Roylof), De anima ad menteni sancti Augustini, cité par Norris, Vindiciæ Augustin., c. {{rom|iv}}, § 3, dans ''P. L.'', t. xlvii, col. 699 ? En bien des cas, il est impossible de faire une différence précise entre les commentaires du De anima, et les traités indépendants sur le même sujet. Ainsi dans les Quæstiones super libros Arislotelis de anima ; ainsi encore, chez les jésuites, par exemple, Aristote étant « l’auteur » philosophique, les cours de philosophie présentent le De anima (ou De corjjore animato) comme dépendant d’Aristote, quitte à prendre d’ailleurs des allures très libres et personnelles. Voir, par exemple, la philosophie des Conimbricenses, Coimbre, 1598 ; le Cursus pliilosophicus d’Arriaga, Lyon, 1644 ; celui de Suarez le Portugais, Coimbre, 1651 ; celui de G. de Rhodes, Lyon, 1671 ; le De corpore animato de Jérôme Dandini, Paris, 1611. Au contraire le commentaire de Tolet, Venise, 1575, et plus encore celui de Silv.Mauro, Rome, 1668, réédité à Paris en 1885, sont des commentaires au sens strict du mot. {{refa|26|VI. {{sc|Traités modernes.}}}} Sans parler ici des traités spéciaux soit contre les protestants sur l’origine de l’âme, soit contre les matérialistes sur son immatérialité ou son immortalité, on peut signaler : — Comme œuvres de penseurs chrétiens, mais de philosophes indépendants : Rossuet, Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même ; Gratry, La connaissance de l’âme, Paris, 1857 ; K. Werner, Ueber Begriff und Wesen der Menschenseele, 3{{e}} édit., Schaffhouse, 1868 ; Id., Spéculative Anthropologie vont Christlisch-philosophischen Standpunkte, Munich, 1870. — Comme essais de vulgarisation scolastique : Mu 1’de la Rouillerie, L’homme, sa nature, son âme, ses facultés, sa fin, Paris, 1880 ; Mercier, Psychologie, Louvain, 1892 ; Mat. Schneid, Psychologie im Geiste des hl. Thomas, Paderborn, 1892. — Comme essais à la fois scolastiques et scientifiques : Gutberlet, Psychologie, 3{{e}} édit., Munster, 1896 ; A. Farges, Le cerveau, l’âme et les facultés, Paris, 1890 ; Castelein, Psychologie. La science de l’âme dans ses rapports avec l’anatomie, la physiologie et l’hypnotisme, Namur, 1890 ; Vallet, La vie et l’hérédité, Paris, 1891 ; Saint-Georges Mivart, L’homme (trad. de l’anglais), Paris, 1895. On peut citer encore les cours de philosophie scolastique de Sanseverino, Zigliara, Schiflini, etc. — Kleulgen, La philosophie scolastique, traduit de l’allemand, t. {{rom|iv}}, VIII » -’dissertation ; Liberatore, Dell’anima umana, Rome, 1875 ; Id., Le composé humain, traduit de l’italien, Lyon, 1865 ; Coconnier, L’âme humaine. Existence et nature, Paris, 1890 ; Maher, Psychology, Londres, 1891. — Les cours de théologie, comme Chr. Pesch, l’rœlectiones dogmaticæ, t. {{rom|iii}}, De Deo créante, prop. 13-17, n. 100-152, Fribourg-en-Rrisgau, 1895 ; Le liachelet, De Deo créante, Jersey, 1892 et 1896 (cours autographié). J’y joindrais Palmieri, De Deo créante, Rome, 1878, excellent, sauf les traces de dynamisme. {{refa|27|VII. {{sc|Histoire de la psychologie chrétienne.}}}} Elle a été faite, sous son aspect doctrinal, dans les histoires du dogme. Citons Schwane, Dogmengeschichte, 4 vol., 2{{e}} édit., Fribourg-en-Brisgau, 1892-1894 (voir les tables à l’article Seele et les chapitres intitulés Anthropologische Dogruen) ; Klee, Manuel de l’histoire des dogmes chrétiens, traduit de l’allemand par l’abbé Mabire, Paris, 1848, t. {{rom|i}}, p. 379-409, moins riche et moins sûr que Schwane, mais commode pour le groupement ; A. Ilarnack, Lehrbuch der Dogmengeschichle, Fribourg-en-Brisgau, t. {{rom|i}} et {{rom|ii}}, 3{{e}} édit., 1894 ; t. {{rom|iii}}, Inédit., 1890 (peu de détails. Voir la table aux mots : Anthropologie, Crcalianismus, Traducianisnnis, Psychologie, Seele, Trichotomie, etc., en particulier, t. {{rom|i}}, p. 492, 631 ; t, {{rom|ii}}, p. 129 ; t. {{rom|iii}}, p. 94). Elle est aussi exposée dans des ouvrages plus philosophiques : A. Stôckl, Die spéculative Lehre vom Menschen und ihre Geschichte^ vol., Wurzbourg. 1858-1859 (c’est l’ouvrage qui répond de plus près à l’objet de cet article) ; les histoires de la psychologie, comme Siebeck, Geschichte der Psychologie, {{Ire}} part., t. {{rom|ii}}, Gotha, 1884 (du même, articles dans les Arch. fur Gesch. der Phil., t. {{rom|i}}-{{rom|iii}}, 1888-1890) ; Z. Gonzalez, Histoire de la philosophie, traduite de l’espagnol par le P. de Pascal, t. {{rom|ii}} et {{rom|iii}}, Paris, 1880 et 1891 ; Ritter, Histoire de la philosophie chrétienne, traduite de l’allemand par J.Trullard, 2 vol., Paris, 1844 ; Ueberweg-Heinze, Geschichte der Pliilosophie, surtout t. {{rom|ii}}, Rerlin, 1898 (riche bibliographie et bonne table) ; Iluber, Die Philosophie der Kirchenvâter, Munich, 1859 (à l’index) ; A. Stockl, Geschichte der christol. Pliilosophie zur Zeit der K. Vûter, Mayence, 1891, et Geschichte der Philosophie des Mittelalters, 3 vol., Mayence, 1804-1866 ; Hauréau, Histoire de la philosophie scolastique, Paris, 1872 et 1880, et Notices et extraits des manuscrits, Paris, 1890 sq. ; de VVulf, Histoire de la philosophie médiévale, Louvain, 1900 ; les ouvrages particuliers sur les Pères de l’Église et les théologiens antérieurs aux {{rom|iii}}{{e}} siècle qui seront indiqués à la bibliographie des deux articles suivants. Ajoutons, pour l’époque qui va du {{rom|xiii}}{{e}} siècle aux temps modernes : Jos. Ant. Endres, Des Alexander von Haies Leben und psychologische Lehre, dans Philos. Jahrb. de Gutberlet et Pohle, t. {{rom|i}}, Fulda, 1883 ; Luguet, Essai d’analyse et de critique sur le texte (alors inédit) du Traité de l’âme de Jean de la Rochelle, Paris, 1875 ; K. Werner, Die Psychologie und Erkenntnisslehre des Joli. Bonaventura, Vienne, 1876 ; J. Krause, Die Lehre des Id. Bonav. i’iber die Natur der kôrperlichen und geisligen Wesen, Paderborn, 1888 ; Karl Werner, Der hl. Thomas von Aquino, 3 vol., Ratisbonne, 1854 sq. (ensemble de sa doctrine sur l’âme, t. {{rom|ii}}, p. 434-450) ; Z. Gonzalez, Esludios sobre la filosofia de santo Tomâs, 3 vol., Manille, 1864, traduit en allemand par C. J. Nolte, 3 vol., Ratisbonne, 1885 ; Perch, Seele und Leib als zwei Bestandtheile der einen Menschensubstanz gemàss der Lehre des hl. Thomas von Aquino, dans Philos. Jahrb., t. {{rom|ix}}, p. 1-29 ; Maumus, Saint Thomas d’Aquin et la philosophie cartésienne, Paris, 1890, 2 vol. ; H. E. Plasmann, Die Schule des hl. Thomas von Aquino, Soest, 1857 sq., 5 vol. ; K. Werner, Die Psychologie und Erkenntnisslehre des J. D. Scotus, dans Denkschr. Akad. Wissensch., Vienne, 1877 ; Pluzanski, Essai sur la philos, de Duns Scol, Paris, 1887 ; Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, Paris, 1888 ; Vacant, Etudes comparées sur la philosophie de saint Thomas d’Aquin et sur celle de Duns Seul, Paris, 1890 ; Siebeck, Zur Psychologie der Scholastik, dans Arch. für Gesch. der Philos., t. {{rom|i}}, 1888, p. 375 sq. ; Mausbach, Thomismus und Scotismus, dans le Kirchenlexikon, 1899, t. {{rom|xi}}, p. 1700-1710 ; K. Werner, Psychologie, Erkenntniss-und Wissenschafllehre des B. Bacon, Vienne, 1879 ; Emile Charles, Boger Bacon, Bordeaux, 1861 ; K. Werner, Die nominalisirende Psychologie der Scholastik des spàter. Mittelalters, sur Durand, Occarn, Pierre d’Ailly comme psychologues ; Nourrisson, La philosophie de Bossuet et autres études sur les philosophes modernes. Pour les théories de l’âme au xvin{{e}} siècle et les différents ouvrages sur la question, beaucoup de renseignements dans les Mémoires de Trévoux. Voir Sommer* vogel, Tables des Mém. de Trévoux, l™ part., n. 218, 228-237, p. 26-28, Paris, 1864 ; 11 1’part., t. {{rom|i}}, n. 22952372, p. 210-224, Paris, 1865. — Mercier, Les origines </< la psychologie contemporaine ; Miellé, L’ancienne et la nouvelle psychologie, dans Science cathol., 1899, t. {{rom|xiii}}, p. 514, 673. {{P début|90}}On pourra consulter pour plus amples renseignements, sur les ouvrages énumérés ci-dessus (sans parler des textes mêmes) : Pour les premiers siècles : Ad. Harnacket Erw. Preuschen, ''Gescluchte der altchristlichen Lileratur bis Eusebius'', erster{{P fin}}<noinclude> <references/></noinclude> clu7flryv7x2gmupmx6rf5z6xy6a266 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.1.djvu/153 104 3844716 15908387 15547802 2026-07-07T12:59:59Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'',, toc. → loc. , oj → of 15908387 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />291 ##PÉCHÉ ORIGINEL## <nowiki/> '''PÉCHÉ ORIGINEL'''. LE JUDAÏSME POSTÉRIEUR 292</noinclude>commis à l’instigation du démon. Cependant, il faut aussi tenir compte du contexte spécial et général de ces passages pour en donner une exégèse convenable. Il y a, d’abord, la phrase (n, 2 1 6) : « Ils en feront l’expérience ceux qui lui appartiennent. » Celle-ci ne restreint-elle point l’expérience de la mort aux seuls impies ? Dans ce cas, il serait surtout question ici de la mort de l’âme, de la mort véritable ; cf. Philon, Lcguni allegoriarum, t. {{rom-maj|I}}, n. 105-108, et non de la mort corporelle que connaissent les justes aussi bien que les impies. N’est-ce pas aussi de la mort spirituelle qu’il est question au f. {{rom|i}}, 11-12 ? La bouche qui ment donne la mort à l’âme [vie… Ne courez pas après la mort par les égarements de votre C’est elle que les impies appellent du geste et de la voix, {{rom|i}}, 16 ; c’est elle qui les met parmi les morts dans l’opprobre pour toujours, {{rom|iv}}, 19 ; c’est elle qui, par la puissance divine, les dispersera comme un tourbillon, v, 23, et les retranchera de la véritable vie. {{rom|v}}, 3-14. Il s’agit bien dans ces passages, en première ligne, de ce que l’Apocalypse appelle « la seconde mort ». ii, 11 ; {{rom|xxi}}, 8. D’autre part, l’incorruptibilité pour laquelle l’homme a été créé ne doit-elle pas, elle aussi, être entendue d’une façon surtout spirituelle ? N’est-elle pas la récompense des âmes pures, {{rom|ii}}, 22, le fruit de la justice qui est immortelle, {{rom|i}}, 15 ? Cette àçOapaîa pour laquelle l’homme était fait n’est-elle point assurée encore aujourd’hui par l’obéissance aux lois, ne donne-t-elle pas une place auprès de Dieu, {{rom|vi}}, 19 ? Sans doute les justes doivent mourir dans leurs corps comme les impies, mais leur mort physique n’est qu’une apparence de mort par rapport à la mort véritable, un épisode, un passage à la vie. « Aux yeux des insensés ils paraissent être morts, et leur sortie de ce monde semble un malheur, et leur départ du milieu de nous un anéantissement ; mais ils sont dans la paix. » {{rom|iv}}, 16 sq. L’àcp3apo-îa évoque donc certainement pour l’auteur l’idée de vie spirituelle auprès de Dieu au moment de la mort. Cependant, telle qu’elle nous est présentée, {{rom|i}}, 14 ; ii, 23-24, elle enveloppe dans l’homme primitif, non seulement l’immortalité de l’âme, mais l’incorruptibilité ou la persévérance dans l’être de l’homme tout entier. Dieu n’a mis en lui aucun principe de destruction. C’est par l’envie du démon que la mort est entrée dans le monde. Mais il y a mort et mort : l’expérience de la mort véritable (mort physique suivie de la perdition éternelle) est réservée à ceux qui smt du parti du diable. Les justes, eux, ne connaîtront qu’une apparence de mort, conséquence, elle aussi, du premier péché. En effet, il paraît bien impossible que l’idée de mort corporelle ait été totalement absente de la pensée de l’auteur lorsqu’il a rédigé les passages {{rom|ii}}, 23, et i, 13-14, alors qu’il avait dans la pensée le récit de la Genèse. Voir {{sc|Frey}}, art. cité, p. 519. Cependant, de ces textes aussi bien que de l’ensemble du livre, il résulte que les descendants d’Adam sont devenus sujets à la mort physique par le fait de leur ancêtre, rien n’indique clairement que la faute d’Adam elle-même ait passé à sa progéniture et que celle-ci soit également privée de rà<p9apcûa de ce fait. L’expérience de la seconde mort est ici réservée par l’auteur à ceux qui appartiennent au démon par îles fautes personnelles, {{rom|ii}}, 24 b. On en conclurait cependant à tort qu’il nie la transmission du péché. Si, dans une énumération des bienfaits de la Sagesse à traversThistoire, il est dit que cette Sagesse tira le premier homme de sa propre chute, èx 71apaTtTcô ; j.XTOç iSiou, l’auteur ne pense nullement par là à limiter à Adam les conséquences de son péché : i comme si par t&ou l’auteur entendait un péché propre à Adam et non transmis. J. Drummond, Philos. Judwus, t. {{rom|i}}, 20 1. Il faut sans doute entendre ISIom dans le sens propre : Adam fut tiré de sa propre chute, de sa faute personnelle, par la faveur de Dieu, mais les conséquences générales demeurèrent, comme on le voit aussitôt par le meurtre d’Abel. 4°outefois, si l’auteur ne nie pas la transmission du péché, il n’en parle pas non plus. > Lagrange, Éptïre aux Romains, p. 1 15. En résumé, l’auteur de la Sagesse connaît et utilise la doctrine des premiers chapitres de la Genèse pour en dégager une leçon d’espérance pour les justes, de confusion pour les pécheurs. — 1. L’àçÔxpai’I. a laquelle l’homme était destiné, est surtout la vie bienheureuse auprès de Dieu, mais aussi l’exemption de la mort corporelle. — 2. Par l’envie du diable, Adam lit une chute : decette faute personnelle la sagesse le lit sortir ; mais il en resta des conséquences générales pour la race. — 3. Un principe de destruction, la mort, fut introduit dans le monde comme suite du péché. — 4. Ce principe trouve son plein effet dans les impies ; ils en feront l’expérience ceux qui sont du parti du diable. — 5. Il trouve aussi un certain effet dans les justes qui connaissent la mort corporelle, mais comme un passage à la véritable vie. Toutefois, 1’ « intention première de Dieu continue à subsister en faveur des justes », et c’est parce que « Dieu a créé l’homme pour l’immortalité » qu’il y a encore maintenant une « rémunération de justice » et « une récompense pour les âmes sans tache ». H, 22. La doctrine du péché originel n’est pas exclue, mais elle n’est pas non plus enseignée. Frey, ''ibid.'', p. 520. Ainsi, de l’ensemble des témoignages inspirés de l’Ancien Testament il résulte que Dieu n’a pas créé l’homme dans l’état misérable où il se trouve actuellement. L’origine de cet état de déchéance est dans une faute de désobéissance d’Adam et d’Eve. Si Adam fut tiré de sa faute personnelle par la faveur de Dieu, Us conséquences générales demeurent. Le dommage sur lequel insiste le plus la révélation dans ce premier stade, c’est la mort. Mais cette mort corporelle est-elle en chacun la peine d’un péché transmis par le premier homme et qui s’attache à chacun de ses descendants ? Ceci n’apparaît pas encore. L’Ancien Testament connaît par rapport à Adam une mort héréditaire, mais non encore clairement un péché transmis. ''II. LES TÉMOIGNAGES NON CANONIQUES.'' Les apocryphes n’ont point pour nous la valeur doctrinale des sources inspirées étudiées jusqu’ici ; cependant, parus à une époque où le peuple d’Israël réfléchissait beaucoup sur le problème de la soulïrance, sur l’origine du mal et de la mort, ils gardent une valeur considérable en tant qu’ils nous apportent l’expression fidèle de certains aspects de la pensée juive nourrie de l’Ancien Testament, dans les temps qui ont immédiatement précédé ou suivi l’apparition du Sauveur. Leur étude ne contribue pas peu à mettre en relief ce qu’a de nouveau la doctrine chrétienne du péché originel dans saint Paul. Cf. Frey, art. cité ; Lagrange, loc. cit.. p. 113-118. La plupart des textes sont rassemblés dans E. Kautzsch, Dit Apokryphen und Pscudepigraphen des A. T., t. {{rom|ii}}, Tubingue. 1900 ; dans R.-H. Charles, The apocryphe and pseudepigrapha of the O. T., 2 vol.. Londres, 1913 ; éditions particulières de textes : R.-H. Charles, The Apocalypse of Baruch. Londres. 1896 ; C.-H. Box, The book of iubilees or the Utile Genesis, Londres, 1917 : W.-O. Œsterley, The Testaments of the twelve patriarchs, Londres, 1917 : F. Martin, Le livre d’Hénoch. Paris. 1906. 1° ''L’origine du mal. du péché et de la mort dans les écrits juifs avant l’âge apostolique.'' 1. ''Le livre éthiopien d’Hénoch ''(voir édition F. Martin). — Ce livre est<noinclude> <references/></noinclude> 2e33pwpxym2mrmhp6hhc78blvbazmwt Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.djvu/515 104 3850686 15908483 15698052 2026-07-07T13:01:36Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908483 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1015|DIEU (SA NATURE D’APRÈS LA BIBLE)|1016}}</noinclude>des idoles insensibles, façonnées de main d’homme, 14-17, ou rendent un culte aux animaux, 18, 19. Ces derniers sont les Égyptiens, punis par Dieu par des plaies provenant des animaux, {{rom|xvi}}, 1-9, ou par des maux produits par les forces de la nature, 15-19. Les Israélites étaient seulement châtiés par les mêmes instruments pour les amener à résipiscence, 10-14, ou secourus au moyen des mêmes forces de la nature qui’rappaient leurs ennemis, 20-23. Car la créature, soumise à son créateur, déploie toute son énergie pour tourmenter les méchants et se relâche pour le hien des serviteurs de Pieu, 24. Cette doctrine est illustrée par trois exemples, ceux de la plaie des ténèbres, {{rom|xvii}}, 1xviii, 4, de la mort des premiers-nés des Egyptiens, {{rom|xviii}}, 5-25, et de la poursuite des Hébreux fugitifs, {{rom|xix}}, 1-22. Cf. P. Heinisch, Die griechische Philosophie im Bûche der Weisheit, Munster, 1908, p. 47-51, 122126. Le monothéisme d’Israël, sans image de la divinité, a toujours été d’une supériorité marquée sur tous les polythéismes idolâtriques de l’antiquité. Malgré les progrès successifs que l’idée de Dieu a faits dans la révélation de l’Ancien Testament, elle est demeurée cependant toujours plus ou moins engaînée dans deux idées caduques, celle du nationalisme qui faisait du Dieu unique, universel en droit, le Dieu spécial d’Israël, et celle des bénédictions temporelles, par lesquelles Jahvé s’était attaché un peuple sensuel, recherchant les biens de la terre. La révélation du Nouveau Testament fut nécessaire pour laisser tomber définitivement ces deux conceptions inférieures, et présenter Dieu comme le Père de tous les hommes, comme le Père qui est au ciel, dont la bonté infinie n’a plus besoin, pour être reconnue de tous, des récompenses de la terre. On trouvera les éléments de cette théologie, prise au sens strict du mot, épars dans les ouvrages sur la religion juive et la théologie biblique de l’Ancien Testament. <small>1° Vatke, Religion des Alten Testaments, 1835, 1. 1 ; B. Bauer, Religion des Alten Testaments in der geschichtlichen Enlwickelung Huer Principien, 1 vol., 1838, 1839 ; A. Kuenen, De godsdienst van Israël tôt den ondergang van den joodschen slaat, 2 parties, 1869, 1870 ; Tiele, Geschiedenis van den Godsdienst in de oudheid tôt op Alexander den Groote, 1893, t. {{rom|i}}, p. 272-347 ; R. Smend, Lehrbuch der alttestamentlichen Religionsgescliichte, 2’édit., Fribourg-en-Brisgau, 1899, p. 32-45, 96-127, 151-161, etc. ; J. P. P. Valeton, Les Israélites, dans le’Manuel de l’histoire des religions de Chantepie de la Saussaye, trad. franc., Paris, 1904, p. 186-251 ; A. I.oisy, La religion d’Israël, Paris, 1901 ; Marti, Die Religion des Alten Testaments unter den Religionen des vorderen Orients, Tubingue, 1906 ; Hunnius, Natur und Cliarakter Jalnuehs nach der vordeuteromischen Quelten der Bûcher Genesis-Konige, Strasbourg, 1902 ; P. Volz, Mose, ein Beitrag zur Unlersuchnng iiber die Urspriinge der isrælitischen Religion, Tubingue, 1907. Voir aussi Davidson, God in O. T., dans Dictionarij ofthe Bible, de Hastings, t. {{rom|il}}, p. 196-205. 2° H. Ewald, Die Lehre der Bibel von Gott, 4 vol., 18711876 ; Œhler, Théologie des Alten Testaments, 3’édit., Stuttgart, 1891 ; H. Schultz, Alttestamentliche Théologie, 5{{e}} édit., 2 in-8, Gœttingue, 1896 ; A. Kayser, Die Théologie des Allen Testaments in ihrer geschichtlichen Entwickelung, 2’édit., 1894 ; F. Hitzig, Vorlesungen über biblische Théologie und messianische Weissagungen des Alten Testaments, Berlin, 1880 ; A. Dillmann, fiandbuch der alttestamentlichen Théologie, Leipzig, 1895 ; B. Stade, Biblische Théologie des Allen Testaments, Tubingue, 1905, t. î (seul paru), p. 72-121, 191-190, etpassim ; B. Bæntsch, Altorientalischer und isrælitischer Monotheismus, Tubingue, 1906. Ces écrits sont composés plus ou moins d’après les principes rationalistes de l’évolutionnisme religieux. F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', i édit., Paris, 1896, t. {{rom|iv}}, p. 423-496 ; M. Hetzenauer, Theologia biblica, Fribourg-en-Brisgau, 1908, t. î, p. 372-488 (traite des noms divins.de l’essence, des attributs, des personnes et de noscibilité de Dieu) ; F. Prat, art Jéliovah, dans le Dictionnaire de in bible àe.M. Vigouroux, t. {{rom|iii}}, col, 1220-1241. Sur les prophètes, voir B. Duhm, Die Théologie der Prophc ten als Grundlage fiir die ntwicklungsgeschi der isrælitischen Religion, Bonn, 1875 ; h. Zscbokke, Théologie der Propheten des Allen Testaments, Fribourg-en-Brisgau, 1877, p. 4-168 (suit l’ordre logique du traite De Deo) ; Kirkpatrik, The Doctrine of the Prophète, 1892 ; 3’édit., 1001. Sur les Psaumes, .1. Konig, Die Théologie der Psalmen, I ribourg-en-Brisgau, 1857 ; !’. Delitzsch, Die Psalmen, b- édit., Leipzig, 1894, t. {{rom|i}}, p. 48 sq. ; E. Philippe, Introduction au livre des Psaumes, Paris, 1802, p. 48-54. Sur la doctrine de Dieu chez les Juifs, en dehors de la Bible, voir E. Stapfer, Les idées religieuses en Palestine à l’époque de Jésus-Christ, 2’édit., Paris, 1878, p. 27-37, et spécialement dans les Apocalypses juives, voir P. Lagrange. Le messianisme chez les Juifs. 1009, p. 52-53, et chez les rabbins, p. 146 ; p"ur Hénocb, voir F. -Martin, Le livre d’Hvin, - h. Paris, 1006, p. xx-XXII. Voir aussi ilackspill, dans la Revue biblique. 1900, t. {{rom-maj|IX}}, p. 569-577.</small> <section end="DIEU. SA NATURE D’APRÈS LA BIBLE I. Dans l’Ancien Testament" /> <section begin="DIEU. SA NATURE D’APRÈS LA BIBLE II. Dans le Nouveau Testament" /> {{refa|32|II. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}}}} ''I. D’APRES L’ENSEIGNEMENT PERSONNEL DE JÉSUS-CHRIST.'' 1° ''Dans les Évangiles synoptiques.'' Le Fils de Dieu est descendu du ciel pour apporter aux hommes une révélation nouvelle, plus parfaite que celle de l’ancienne alliance. Sur Dieu, son Père, sa révélation a consistée faire ressortir sa paternité relativement à l’humanité entière. L’idée de paternité divine n’était pas étrangère aux religions sémitiques, voir J. Lagrange, ''Études sur les religions sémitiques'', 2{{e}} édit.. Paris, 1905, p. 110-118, ni au monothéisme hébraïque. V. Rose, ''Études sur les Évangiles'', 2{{e}} édit., Paris, 1902, p. 132-137 ; J. Lagrange, ''La paternité de Dieu dans l’Ancien Testament'', dans la ''Revue biblique'', 1908, p. 481-491. Mais jamais ni chez les Sémites en général ni même chez les Hébreux, il n’a suffi de dire « le Père » tout court pour désigner Dieu. Ce sentiment de tendresse, qui procède d’une connaissance si parfaite de la bonté infinie de Dieu a été apporté aux hommes par le « Fils de Dieu », qui est venu leur révéler « son Père ». Si Jésus n’a pas créé le nom de Père céleste, il lui a donné une signification qu’il n’avait pas avant lui et on peut dire qu’il est le révélateur de la paternité de Dieu. Toutefois, ce Dieu père n’est pas un Dieu nouveau, distinct de celui des patriarches et des.luifs, que Jésus prêche. C’est le Dieu, créateur du monde, Marc, {{rom|xiii}}, 19, et de l’homme, Marc, {{rom|x}}, 6 ; le Dieu qu’adoraient Abraham, Isaac et Jacob, le Dieu, non pas des morts, mais des vivants, puisque ces patriarches vivent, Matth., {{rom|xxii}}, 32 ; Marc, {{rom|xii}}, 26. 27 ; Luc, {{rom|xx}}, 37. 38, et le Dieu d’Israël, l’unique Dieu, qu’il faut aimer de tout son cœur, Marc, {{rom|xii}}, 29, 30 ; le seul, qu’on doit adorer et servir. Matth., {{rom|iv}}, 10 ; Luc, {{rom|iv}}, 8 ; le Dieu juste, qui rend justice, et sans tarder, à ceux qui l’implorent jour et nuit, Luc, {{rom|xviii}}, 7 ; qui seul est bon, Matth., {{rom|xix}}, 17 ; Marc, {{rom|x}}, 18 ; Luc, {{rom|xviii}}, 19 ; qui étend sa providence sur la nature, l’herbe des champs, Matth., {{rom|vi}}, 30 ; Luc. {{rom|xviii}}, 28. sur les oiseaux, les passereaux, les corbeaux. Matth., {{rom|vi}}, 20 ; {{rom|x}}, 29, 32, 33 ; Luc, {{rom|xii}}, 24. Mais ce Dieu de 1 ancienne alliance, le Seigneur du ciel et de la terre, dont le ciel est le trône, Matth., {{rom|v}}, 31, devient, sur les lèvres de Jésus, le Père, non seulement son père à lui dans un sens réel et non métaphorique, qui le fait être son fils suivant la nature divine, Matth., {{rom|vii}}, 21 ; {{rom|xi}}, 25-27 ; {{rom|xii}}, 50 ; {{rom|xv}}, 13 ; {{rom|xvi}}, 17. 27 ; {{rom|xviii}}, 10, 19, 35, le père de ses disciples, leur père qui est aux cieux. Matth., v. 15 ; {{rom|vi}}, 1, 8. 9. 26 ; {{rom|x}}, 20, leur unique père, {{rom|xxiii}}, 9, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les mauvais et pleuvoir sur les justes et les injustes. Matth., {{rom|v}}, 45, qui donne à chacun le pain quotidien, {{rom|vi}}. {{rom-maj|ii}}, 31, 32, qui voit dans le secret des cœurs, Matth., {{rom|vi}}, i. {{rom|li}}, 18. qui remet les péchés, {{rom|li}}, 15 : Marc, {{rom|xi}}, 25. qui accorde les biens qu’on lui demande. Matth., {{rom|vii}}, 11 ; Luc. {{rom|xi}}, 13, qui donne le royaume céleste à ceux qui font sa volonté. 21, qui chasse loin de lui les ouvriers d’iniquité, 23, et qui veut le salut de tous, {{rom|xviii}}, 14. Les justes brilleront {{fait}}<noinclude> <references/></noinclude> qo2y6oloqvf8bu9k4f9prwj074kgvqo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.1.djvu/603 104 3856707 15908391 15457667 2026-07-07T13:00:03Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (2), ''P. G''. → ''P. G.'' (5), bid''., → bid.'', (3), oj → of 15908391 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1191|PÈRE — PÈRES DE L’ÉGLISE|1192}}</noinclude><section begin="PÈRE"/><Nowiki/> c) ''La raison théologique''. Pour qu’un nom soit au sens strict un nom personnel, trois conditions sont requises : qu’il désigne la personne non par un de ses attributs accidentels, mais par l’élément qui la constitue ; qu’il désigne cet élément constitutif non d’une façon vague, mais en marquant sa note individualité et distinctive ; enfin, qu’il marque cette note d’une façon non arbitraire, mais conforme à sa nature même. Or, ces trois conditions sont réalisées dans le nom de « Père » appliqué à la première personne de la Trinité. Il désigne la relation réelle de paternité en celui qui, la possédant, est constitué par là-même dans sa personnalité. Et par là se trouve vérifiée la seconde condition. Bien plus, rien d’arbitraire dans cette désignation. Car, en Dieu, la paternité est ce qui constitue la personne comme telle ; donc, bien plus strictement qu’aux hommes revêtus de la qualité de pères, le nom de « Père » convient à la première personne divine ; aucun homme n’est constitué dans l’être par sa paternité ; en Dieu, c’est par la relation de paternité que le Père non seulement est Père, mais qu’il est. Billot, De Deo trino, th. {{rom|xx}}, § 1. En disant « le Père », on a tout dit de ce qui doit être dit de la première personne. Voir {{sc|Cajétan}}, In I* m part., q. {{rom|xxxiii}}, a. 2. A la troisième condition qu’on vient d’exposer, on pourrait objecter certaines expressions de Pères de l’Église, affirmant que le Père engendre et que le Fils est engendré par volonté. Cf. S. Hilaire, De Trinitate, c. m ; De synodis, c. {{rom|lviii}}-{{rom|lix}}, ''P. L.'', t. {{rom|x}}, col. 77, 250 ; S. Grégoire de Nazianze, Orat., {{rom|xxix}}, n. 6, ''P. G.'', t. {{rom|xxxvi}}, col. 81 ; S. Grégoire de Nysse, Cont. Eunomium, t. {{rom-maj|VIII}}, ''P. G.'', t. {{rom|xlv}}, col. 773-776. Mais cette formule, uniquement employée pour répondre aux objections des hérétiques, peut conserver, nonobstant la profession de foi dite de Damase (Pater Filium genuit, non voluntate, nec necessilale, sed natura, Denz.-Bannw. , n. 15), une signification très orthodoxe : elle exprime simplement que la génération divine, quoique naturelle et nécessaire, est cependant consciente, sans contrainte, ainsi qu’il convient à tout ce qui touche à la vie intime de l’Être nécessaire, mais indépendant de tout autre être. Voir, sur ce point, saint Thomas, I a, q. {{rom|xli}}, a. 2, et les commentateurs. A propos d’expressions analogues, voir Fils de Dieu, col. 2463. 2. ''Père, nom essentiel''. Le nom de Père convient aussi à Dieu par rapport aux créatures. Cf. Joa., {{rom|xx}}, 17 ; Matth., {{rom|v}}, 48 ; {{rom|vi}}, 9 ; Rom., {{rom|viii}}, 29 ; cf. Joa., {{rom|xx}}, 17 ; 1s., {{rom|lxiii}}, 16. Or, toute relation ad extra étant commune aux trois personnes, il s’ensuit que cette paternité, subsidiaire, contingente, postérieure en comparaison de la paternité ad intra, est une paternité essentielle, appartenant à Dieu, comme tel. Par appropriation, et en raison de sa paternité personnelle, cette paternité d’essence est attribuée plus spécialement à la première personne, relativement aux créatures. Saint Thomas, I a, q. {{rom|xxxiii}}, a. 3. Cette paternité comporte elle-même divers degrés et acceptions. D’abord, tous les êtres, quels qu’ils soient, parce qu’ils sont un vestige de Dieu, peuvent l’appeler « Père ». Saint Thomas invoque ici Job, xxxviii, 28. Ensuite, la créature raisonnable, image de Dieu par l’intelligence et la volonté, la connaissance et l’amour, a un motif particulier de lui donner ce nom. Deut., {{rom|xxxii}}, 16. Mais c’est encore l’ordre naturel, dans lequel l’homme ose à peine adresser cette dénomination à son Créateur. C’est dans l’ordre surnaturel, à cause de la filiation adoptive par la grâce, qu’avec plus de vérité l’homme peut appeler Dieu son Père. Rom., {{rom|viii}}, 16. Enfin, la similitude divine, dans la gloire de la vision béatifique, donnera à notre filiation son plein épanouissement. Rom., {{rom|v}}, 2. Saint Thomas, ''loc. cit''. {{3o}} ''L’inengendré''. 1. ''Inengendré'', c’est-à-dire ne procédant d’aucune autre personne, nom propre du Père. Ce sens doit être bien déterminé. Car le terme « inengendré « est susceptible de trois significationi différentes : ou bien incréé et, dans ce sens, il s’applique aux trois personnes ; ou bien, n’émanant pas par voie de génération et, en ce sens, il convient aussi au Saint-Ksprit ; ou bien, enfin, ne procédant d’aucun autre il d’aucune manière et, en ce sens, il devient un nom propre du Père. Ces sens différents doivent être retenu ! quand il s’agit d’interpréter certains textes anciens. Voir la remarque de saint Cyrille d’Alexandrie contre les ariens, Thésaurus, assert, {{rom|i}}, ''P. G.'', t. {{rom|lxxv}}, col. 23. Primitivement, la terminologie catholique a eu, sur ce point, des hésitations. On employait assez couramment l’un pour l’autre les termes {{lang|grc|ἀγέννητος}}, « non engendré », et {{lang|grc|ἀγένητος}}, « non fait », « non créé ». Cf. ''Th''. de Régnon, Études sur la sainte Trinité, t. {{rom|iii}}, p. 185-259, étude {{rom|xvi}}, L’innascible ; P. Stiegele, Der Agennesiebegriff in der griechischen Theologie des IV. Jahrhunderts, Fribourg-en-B., 1913 ; L. Prestige, {{lang|grc|Ἀγέν[ν]ητος}} and {{lang|grc|γέν[ν]ητος}}, and kindred words, in Eusebius and the early arians, dans The journal of theological studies, t. {{rom|xxiv}}, 1923, p. 486-496 : J. Lebreton, Histoire du dogme de la Trinité, t. {{rom|ii}}, note {{rom-maj|C}}, p. 635-647, voir également, à la table, les références à fgnace, Justin et Irénée, p. 690. Il faut donc faire attention à la double acception possible du mot « inengendré » pour interpréter correctement plus d’un ancien texte. C’est au sens d’{{lié}}« improcessible » que le Père doit être dit inengendré. Cf. Jean Damascène, De fide orthodoxa, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|viii}}, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 817. Ainsi, le Père doit être dit ingenitus ; le Fils, genilus ou unigenitus ; le Saint-Esprit, non genitus, sedprocedens. 2. ''Consécration de ce terme dans les symboles et documents du magistère''. Symbole d’Athanase, Denz.-Bannw. , n. 39 ; {{Ier}} conc. Tolède (Pastoris libellusj. ''ibid.'', n. 19 ; {{rom-maj|XI}}{{e}} conc. de Tolède, ''ibid.'', n. 275 ; Symbole de Léon {{rom-maj|IX}}, ''ibid.'', n. 346. Voir un excellent exposé dans saint Anselme, Monologium, c. i.vi, ''P. L.''. t. {{rom|clviii}}, col. 303 sq. Saint Thomas, III a, q. {{rom|xxxiii}}, et les commentateurs. Nous avons suivi plus particulièrement Billot, De Deo trino, th. {{rom|xix}}-{{rom|xxi}} ; Hugon, Le mystère de la très sainte Trinité, II{{e}} part., c. ii ; L. Janssens, Tractatus de Deo trino, part. {{rom-maj|III}}, sert, {{rom|i}}, memb. i. — Voir également D. Petau, Ce Trinitate, 1. V. {{d|A. Michel.|3|sc}} <section end="PÈRE"/> <section begin="PÈRES DE L’ÉGLISE"/>'''PÈRES DE L’ÉGLISE'''. — On désigne par ce terme des écrivains ecclésiastiques de l’antiquité chrétienne, considérés par l’Église comme des témoins particulièrement autorisés de la foi. <br />I. Notion. <br />II. Autorité (col. 1198). <br />III. Disciplines qui en traitent(col. 1199). <br />IV. Histoire sommaire de ces disciplines (col. 1202). <br />V. Renseignements d’ordre pratique (col. 1210). I. Notion. {{1o}} ''Le nom et son emploi''. Quoi qu’il en soit de l’emploi antérieur du nom pour désigner soit les évêques, en tant que tels, soit les niaîtres de doctrine, on peut dire qu’à partir de la seconde moitié du {{rom|iv}}{{e}} siècle l’expression « Pères » (au pluriel) a très sensiblement la signification que nous donnons aujourd’hui aux mots « les Pères de l’Église ». Entendons par là un groupe plus ou moins nettement circonscrit de personnages ecclésiastiques appartenant au passé et dont l’autorité est décisive en matière de doctrine. Cette autorité ne leur vient pas seulement de leur âge, elle n’est pas simplement l’autorité particulière de tel ou tel, elle résulte de l’accord de ces personnages entre eux. « Ce que nous enseignons, écrit saint Basile, ce ne sont point les résultats de nos réflexions personnelles, mais ce que nous avons appris des saints Pères, {{lang|la|ἅπερ παρὰ τῶν ἁγίων πατέρων δεδιδάγμεθα}}. » Cet enseignement, c’est celui des Pères réunis à Nicée. ''Epist''.. {{rom|cxl}}, 2, ''P. G.'', t. {{rom|xxxii}}, col. 588,<section end="PÈRES DE L’ÉGLISE"/><noinclude> <references/></noinclude> qmwhae08p45ngjd17lqszs6ooeohvgz Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117 104 3890219 15908735 15799030 2026-07-07T17:13:13Z Psephos 145984 répétitions midi 15908735 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" />{{nr||(3)}}</noinclude><section begin="12"/>{{a|''Air : {{lang|la|In exitu Israël.}}''|5}} {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 15 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \omit "TimeSignature" } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "12." } << \set Staff.midiInstrument = "concertina" \key f \major \relative c'' { \cadenzaOn a2 a a8 a2 a a a8 a4 bes2 a4 g2 f4( g) g2 g g a4 g2 g d8 d4 f4 f8 e2( d4) } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Jean2 -- jean mo8 bé2 è -- fan Jean8 -- jean4 mo2 bè4 \bar ""\break é2 -- mi, Kan -- tès -- que t’te4 ma2 -- ri -- ra,8 di4 -- me lo di.2. \bar "|." }>> </score>}} <section end="12"/> <section begin="13"/> {{C|<score sound raw> \header{tagline=##f} \paper{ragged-bottom=##t} musique = { \time 6/8 \repeat volta 2 { a8 a a g4. | c8 c c a8 a r8 } | \time 2/4 a8 a gis gis |\break a a e r | a a gis gis | a a e4 | a gis|\break a8 b c a | b4 b8 r8 | a4 gis | a8 b c b | a4 r4 \bar "|." } \score { \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "13." } << \relative c'' { \musique } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Dè8 -- ri chî no4. dân8 nout’ vil -- lé -- ge _ é n’yé ein to pe gué -- "chon ;" _ è -- co vu -- t’-ét’ mè -- ri -- é.4 Gai, gai, ver8 -- lu -- ron lu -- ret4 -- te,8 _ Gai,4 gai ver8 -- lu -- ron lu -- ré.4 }>>} \score { \midi { } \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "flute" \relative c'' {\unfoldRepeats \musique } >> } </score>}} {{c|''Variante'' pour le {{1er|vers|pt}} du {{5e|couplet|pt}}.|mt=1em}} {{C|<score sound raw> \header{tagline=##f} \paper{ragged-bottom=##t} musique = {\repeat volta 2 { a8 a a g g g | c c c a a r }} \score { \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \new Staff << \time 6/8 \relative c'' { \musique } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic J’vos8 ein -- vi -- "te è" mé noé tor -- tu mé frè -- re. }>>} \score { \midi { } \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "flute" \relative c'' {\unfoldRepeats \musique} >>} </score>}} <section end="13"/> <section begin="14"/> {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "14." } << \set Staff.midiInstrument = "concertina" \key g \major \time 3/8 \relative c'' { \tempo \markup\italic "Allegretto." \partial 8 g16 a16 | b4 8 | a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 | a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4 8 | g4 fis8 | e4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4. | a8 g fis | e4 r8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Le16 pre -- mier4 soir8 de4 mes8 no4 -- ces16 de -- vi4 -- nez8 \break c’que4 je8 "fis ;"4 je16 lais -- sai4 dor8 -- mir4 ma8 fem4 -- me16 tout le4 long8 de4 la8 \break nuit,4 On16 dit qu’il4 n’en8 faut4 pas8 rir’4 de16 rir’ l’on4. n’s’en8 peut te -- nir.4 _8 \bar "|." }>> \midi { \tempo 4 = 105 } </score>}} <section end="14"/> <section begin="15"/> {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "15." } << \set Staff.midiInstrument = "bagpipe" \key g \major \time 6/8 \relative c' { \partial 4. d4 8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 a4 b8 | a4 g8 fis4 e8 | d4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 a4 b8 | c4 c8 d4 c8 | b4 r8 a4 a8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 r4 r8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Je4 m’seu8 l’vé4 di8 gran4 mè8 -- "tî ;"4 _8 ç’o4 pou8 nol4 -- lè8 voir4 m’è8 \break mie.4 _8 Je4 peur8 -- nô4 not’8 gran4 che8 -- vau4 _8 Ke4 j’è8 -- plô4 lo8 nar4 mou8 -- riau.4 _8 To4 lo8 \break lon4 de8 lè4 con8 -- trâye4 _8 je4 nol8 -- lai4 è8 lè4 hug’8 -- nâye.4 _2 \bar "|." }>> \midi { \tempo 4 = 105 } </score>}}<noinclude> <references/></noinclude> pydld8sm43xqbeu45tzsc9zhsr6rilr Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/121 104 3890223 15908742 12601344 2026-07-07T17:24:22Z Psephos 145984 squelettes 15908742 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(7)}}</noinclude>{{partition}} <section begin="35"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "35." } << \set Staff.midiInstrument = "steel drums" \key f \major \time 2/4 \relative c'' { a8. } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Quand8. }>> </score>}}<section end="35"/> <section begin="36"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "36." } << \set Staff.midiInstrument = "steel drums" \override Staff.Rest.style = #'classical \time 2/2 \relative c'' { \partial 4 g8 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Le8 }>> </score>}}<section end="36"/> <section begin="37"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "37." } << \set Staff.midiInstrument = "steel drums" \override Staff.Rest.style = #'classical \time 2/4 \relative c'' { \partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic"Moderato" g8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Hi8 -- }>> </score>}}<section end="37"/> <section begin="38"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "38." } << \set Staff.midiInstrument = "steel drums" \override Staff.Rest.style = #'classical \key a \major \time 6/8 \relative c' { \partial 8 \tempo\markup\normal-text\italic"Andante" e8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Les8 }>> </score>}}<section end="38"/> <section begin="39"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "39." } << \set Staff.midiInstrument = "steel drums" \override Staff.Rest.style = #'classical \key bes \major \time 2/4 \relative c'' { \partial 4 \tempo\markup\normal-text\italic"Andante" bes8. } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Gar8. -- }>> </score>}}<section end="39"/><noinclude> <references/></noinclude> 9iim270fox7x5t12youpak4zawzptui Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/122 104 3890224 15908747 12601345 2026-07-07T17:31:10Z Psephos 145984 squelettes 15908747 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(8)}}</noinclude>{{partition}} <section begin="40"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "40." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \key d \major \time 2/4 \relative c'' { \partial 16 \tempo\markup\normal-text\italic\huge"Allegro" a16 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic J’è16 -- }>> </score>}}<section end="40"/> <section begin="41"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "41." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 16*5 \tempo\markup\normal-text\italic"Andantino" g16 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Mes16 -- }>> </score>}}<section end="41"/> <section begin="42"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "42." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \override Staff.Rest.style = #'classical \key e \minor \time 2/4 \relative c'' { \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" b8 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Ç’â8 -- }>> </score>}}<section end="42"/> <section begin="43"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "43." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \override Staff.Rest.style = #'classical \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 4. \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" g8 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Quand }>> </score>}}<section end="43"/><noinclude> <references/></noinclude> qmk6atmuw2eojwg5s6j3dmu9ze91x15 15909068 15908747 2026-07-08T03:43:31Z Psephos 145984 15909068 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(8)}}</noinclude>{{partition}} <section begin="40"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "40." } << \set Staff.midiInstrument = "alto sax" \key d \major \time 2/4 \relative c'' { \partial 16 \tempo\markup\normal-text\italic\huge"Allegro" a16 | d8. fis16 e8. d16 | cis8. b16 a8. a16 | b8. b16 cis8. cis16 | %\break a4 d8 r16 a16 | d8. fis16 e8. d16 | cis8. b16 a8. a16 | %\break b8. b16 cis8. cis16 | a4 d8 r16 a16 | d8. fis16 e8. a,16 | d8. fis16 e8. a,16 | %\break d8. fis16 e8. a,16 | d8. fis16 e8 r16 a,16 | d8. cis16 b8. b16 | a4 d8 r16 a16 | d8. cis16 b8. b16 | a4 d8 r8 \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic J’è16 -- vô8. ju16 -- ri8. po16 \markup{S\super{t}.}8. Co16 -- las,8. pè16 -- tron8. de16 lè8. Lor16 -- rai4 -- ne8 _16 que je8. m’fou16 trô8. -- pu16 -- tô8. sol16 -- dat8. tam16 -- bour8. ou16 ca8. -- pi16 -- tai4 -- ne8 _16 que d’mon8. nol16 -- lè8. lo16 -- gi8. è16 Tou8. è16 -- vo8. cé16 vî8. bar16 -- bu8. de16 bouc,8 _16 Au diâl’8. lo16 sè8. -- mi16 nâ4 -- re8 _16 è -- co8. sè16 mis8. -- sion16 -- nâ4 -- re.8 }>> </score>}}<section end="40"/> <section begin="41"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \midi{\tempo 4 = 77} \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "41." \consists Melody_engraver } << \set Staff.midiInstrument = "viola" \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 16*5 \tempo\markup\normal-text\italic"Andantino" g16 g8. bes16 | a8. c16 bes8. a16 | g8. g16 bes8. c16 | \break d8. bes16 c8. c16 | d4~ d16 r8 bes16 | c8. d16 ees8. c16 | d4~ d16 r8 bes16 | \break c8. d16 ees8. c16 | d4 d16 r8 bes16 | bes8. c16 bes8. a16 | g8. g16 bes8. bes16 | d8. c16 bes8.( a16) | g4 \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Mes16 sieu8. è16 -- cou8. -- té16 mè8. chan16 -- son,8. ç’o16 lè8. vé16 -- ri8. -- té16 j’vo8. rè16 -- pon.16*5 _8 Ç’o16 èn’8. drôl’16 d’è8. -- van16 -- tu4 -- re16 _8 Et16 èn’8. jo16 -- li8. mar16 -- vô4 -- ye16 _8 Mâ16 pou8. sè16 -- voè8. l’ol16 -- lu8. "re i"16 fau8. prô16 -- tè8. l’o16 -- rô4 -- ye.4 }>> </score>}}<section end="41"/> <section begin="42"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "42." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \override Staff.Rest.style = #'classical \key e \minor \time 2/4 \relative c'' { \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" b8 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Ç’â8 -- }>> </score>}}<section end="42"/> <section begin="43"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "43." } << \set Staff.midiInstrument = "pad 4 (choir)" \override Staff.Rest.style = #'classical \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 4. \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" g8 } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Quand }>> </score>}}<section end="43"/><noinclude> <references/></noinclude> 1g4rke800p6rhpt3ibt52nhhmfpfxdu 15909071 15909068 2026-07-08T04:44:32Z Psephos 145984 15909071 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(8)}}</noinclude>{{partition}} <section begin="40"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "40." } << \set Staff.midiInstrument = "alto sax" \key d \major \time 2/4 \relative c'' { \partial 16 \tempo\markup\normal-text\italic\huge"Allegro" a16 | d8. fis16 e8. d16 | cis8. b16 a8. a16 | b8. b16 cis8. cis16 | %\break a4 d8 r16 a16 | d8. fis16 e8. d16 | cis8. b16 a8. a16 | %\break b8. b16 cis8. cis16 | a4 d8 r16 a16 | d8. fis16 e8. a,16 | d8. fis16 e8. a,16 | %\break d8. fis16 e8. a,16 | d8. fis16 e8 r16 a,16 | d8. cis16 b8. b16 | a4 d8 r16 a16 | d8. cis16 b8. b16 | a4 d8 r8 \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic J’è16 -- vô8. ju16 -- ri8. po16 \markup{S\super{t}.}8. 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Lor16 -- rai4 -- ne8 _16 que je8. m’fou16 trô8. -- pu16 -- tô8. sol16 -- dat8. tam16 -- bour8. ou16 ca8. -- pi16 -- tai4 -- ne8 _16 que d’mon8. nol16 -- lè8. lo16 -- gi8. è16 Tou8. è16 -- vo8. cé16 vî8. bar16 -- bu8. de16 bouc,8 _16 Au diâl’8. lo16 sè8. -- mi16 nâ4 -- re8 _16 è -- co8. sè16 mis8. -- sion16 -- nâ4 -- re.8 }>> </score>}}<section end="40"/> <section begin="41"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \midi{\tempo 4 = 77} \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "41." \consists Melody_engraver } << \set Staff.midiInstrument = "viola" \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 16*5 \tempo\markup\normal-text\italic"Andantino" g16 g8. bes16 | a8. c16 bes8. a16 | g8. g16 bes8. c16 | \break d8. bes16 c8. c16 | d4~ d16 r8 bes16 | c8. d16 ees8. c16 | d4~ d16 r8 bes16 | \break c8. d16 ees8. c16 | d4 d16 r8 bes16 | bes8. c16 bes8. a16 | g8. g16 bes8. bes16 | d8. c16 bes8.( a16) | g4 \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Mes16 sieu8. è16 -- cou8. -- té16 mè8. chan16 -- son,8. ç’o16 lè8. vé16 -- ri8. -- té16 j’vo8. rè16 -- pon.16*5 _8 Ç’o16 èn’8. drôl’16 d’è8. -- van16 -- tu4 -- re16 _8 Et16 èn’8. jo16 -- li8. mar16 -- vô4 -- ye16 _8 Mâ16 pou8. sè16 -- voè8. l’ol16 -- lu8. "re i"16 fau8. prô16 -- tè8. l’o16 -- rô4 -- ye.4 }>> </score>}}<section end="41"/> <section begin="42"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \midi{\tempo 4 = 90} \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "42." } << \set Staff.midiInstrument = "fiddle" \override Staff.Rest.style = #'classical \key e \minor \time 2/4 \relative c'' { \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" b8 e d d | b2 | b8 e d d | b4 r | \break d8 d d d | e2 | b8. c16 b8 a | g4 r | \break a b16 a g a | b8 b e,4 | fis8 a g fis | e4 r \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Ç’â8 -- tô i -- ne vîye2 i8 -- ne vîy’ ç’â -- tô4 _ iè8 -- vô bin quinze an2 Ke8. poin16 ne8 main -- jô4 _ "Ah"! vî16 -- ye vî -- yè vî8 -- ye vîy’4 t’en8 é -- ré tan -- tô.4 }>> </score>}}<section end="42"/> <section begin="43"/> {{C|<score sound> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \midi{\tempo 4 = 87} \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "43." \consists Melody_engraver } << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \override Staff.Rest.style = #'classical \key g \minor \time 2/4 \relative c'' { \partial 4. \tempo\markup\normal-text\italic"Allegretto" g8 g g | a g fis g | d' d d d | c ees d c | %\break bes g fis a | d, g fis a | d, g fis a | d, g g g | bes4( a8) r | %\break r g fis a | d, g fis a | d, g a g | fis c' bes a | g4 r \bar "|." } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Quand8 je dan -- sons a -- voé no pré, je n’mè -- tons point d’cé chè -- pé lè aud so si bein en -- jo -- li vé que so si bein en -- jo -- li -- vé4. _8 _ que dè va -- lon pu bè que l’né, que dè va -- lon pu bè que l’né.4 }>> </score>}}<section end="43"/><noinclude> <references/></noinclude> pectgq38his0ihgyrkqdtg06e42w1hq Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/66 104 3910381 15908561 15766440 2026-07-07T13:02:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908561 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>41 MAGIE, II M’I'.'i ; rS AVEI LA R I l IGION I 542 confier au suffrage de l’humanité h solo de décide) quelle est la vérité religieuse, ce <im l’emporterait à une Immense majorité, ce serait la foi aux esprits de la nature, aux fantômes des morts, aux Interveo tions arbitraires de la puissance surhumaine, à l’éludes pratiques magiques. Revue d’hist. des reltg., t. i {{rom|i}}, p. 10. Le principal défenseur du tnagisme pur r. Le volumineux travail çu’il a publie dus ce titre : The golden Bough ou Rameau d’or, est une vaste compilation où l’auteur a amassé quantité ts qui justifient, croit-il, ses mus sur l’évolution de la religion et de la société primitive. La magie proprement dite remplit deux forts volumes : Magie art. 3* eilit.. 1911. L’idée fondamentale de Fraser que les superstitions magiques sont a l’origine de toutes les religions : Dans l’évolution de la pensée. comme présentant un stade Inférieur, u louvr stnitiim. d’intelligence, a probablement partout précédé la religion, i.u.w.v.t.i.p. w. Malheureusement pour sa thèse, l’auteur ramène à la magie une foule de pratiques qui n’en sont pas. au moins neeessairement : remèdes empiriques. Influences des étoiles, de la lune, du soleil. des marées sur les événements humains, sur stfo.ee humaine, culte superstitieux du vrai Dieu. Hit-n plus, il donne de la magk une définition déjà matique, en la présentant comme « un système bâtard des lois de la nature… une fausse science et un art avorté. T. i. p. 53. D’un mot : la magie serait une science mal faite. Pareille définition, nous l’avons remarqué dans la {{1o}} partie, tombe a taux Cf. col. 1514. En partant d’une telle définition, Fraser conclut a une opposition entre magie et religion. Mais antérieurement a cette opposition, qui suppose l’existence de deux termes, l’auteur croit découvrir une période d’Indifférenciation : et. antérieurement encore, une période de magie pure P. 226-23 l. Ainsi, pour Fra/er, l’ordre de succession et de causalité serait le suivant : magie pure, magie animiste, religion. D’ailleurs, l’auteur ne craint pas d’affirmer eu général que les foules s’élèvent difficilement jusqu’à la vraie religion. T. i. p. 240. Ce serait toujours, dans l’Europe moderne, la même confusion d’idées, le même mélange de religion et de magie : et il paraîtrait qu’en France spécialement la majorité des paysans attribuent au prêtre un pouvoir secret et irrésistible sur les éléments ». T. {{rom-maj|I}}, p. 231. Outrageante exagération. L’auteur semble confondre a plaisir deux états totalement disparates : celui qu’il appelle magie animiste, dans lequel religion et e seraient encore indistinctes, parce que la religion ne serait pas encore formée, et celui où la religion formée est entachée de quelque superstition. Or. dans il faut l’avouer, la superstition n’est pas rare ; mais, en général, elle voisine avec la religion l’altérer profondément. Ajoutons que toute snperstition n' « st pas magie : dans les campagnes chrétiennes la superstition est souvent religion mal éclairée, culte superflu ou vicieux du vrai Dieu ou nnts. Cela n’est pas de la magie. Frazcr qui perce d’un regard si sur les profondeurs du passé, qui ne se laisse pas tromper sur la vraie nature du présent, n’hésite pas à se transformer en devin pour nous dévoiler les secrets de l’avenir. l’âge de la religion, nous dit-il, en substance, succédera l’âge de la science : ce sera donc, puisque la magie n’est pas autre chose qu’une science mal faite. un retour, non pas a la magie, mais à l’esprit de la le. Science mil faite. Science bien faite, réunies par un pont fragile et éphémère qui s appelle la religion, telle est en deux mots l’histoire de la religion a travers les Ages. La religion a chassé la magie, science mal faite, ou l’a fait tomber en discrédit. Mais lorsque plus tard, la conception des forces élémentaires i dereis comme des agents personnels, cède devant la découverte des lois naturelles, alors la magie, basée Implicitement sur l’idée d’un enchatnement nécessaire et invariable entre les causes et les effets, enchaînement indépendant d’une olonte personnelle, la magie soit de l’obSCUrité et du discrédit où elle était tombée, et par la recherche des relations de cause i effet dans la nature, elle prépaie directement la mute à la science. 1. 'alchimie conduit à la chimie, i P. {{rom|i}}, p., .71. l'.f. Rech. de science relig., t {{rom|iii}}, p. 181. 3. Critique de l’hypothèse iootutionniste. - Pour nous limiter strictement a notre nr question, nous nous demandons ce qu’il faut penser du système de l’r.i/er en tant qu’il concerne le passe s’en tenir dans l’abstrait, et en faisant appel à la raison toute seule, on ne peut pas dire que ce système répugne, ni qu’il soit Illogique On peut en effet, comme nous l’avons indique en traitant la u" questio {{rom|i}}, imaginer des transitions vraisemblables entre les dit ferents stades assignés par Frazer (col. 1538). Mais tout cela n’est pas encore de l’histoire. Or. l’histoire est sévère, de plus en plus sévère, pour le système de Frazcr. « La thèse du magisme primitif n’a pas de fondement dans les faits », éc Ivait le 1'. Bouvier en 1913. Rech, de. sciences relui.. t. {{rom|iv}}, p. 118. Les savants qui parlent après enquête jugent et condamnent sans tendresse le magisme pur et simple. Tel F.-B..levons, dans son livre An introduction to the study of comparative religion, NewYork, 1908. « L’idée que la religion a été précédée par la magie et en est sortie, a pu être entretenue dans le passé par des hommes qui étudiaient la science de la religion, et peut n’avoir pas encore été rejetée de tous. Mais aujourd’hui elle n’a plus de place dans la science de la religion. Faire sortir la religion ou la science de la magie, laquelle n’existe qu’en Imitant l’une ou l’autre, est aussi absurde que d’imaginer que l’insecte, qui par mimétisme prend la couleur de la feuille sur laquelle il vit, précède et produit l’arbre destiné à le porter. » P. 101. H. R. Marctt non plus ne ménage pas les critiques au système de Frazer : « Frazer, dit-il, oppose trop magie et religion ; il plaide en divorce quand il suffirait de plaider en séparation, il identifie à tort la causalité magique et la causalité co.itumière… » Hastings, art. Magic, p. 250 ; cf. Rech. de science relig., t. {{rom|iii}}, p. 182-181. Mais quand il s’agit de remplacer le système de Frazer, ces auteurs et d’autres encore, lui opposent un autre système, prémagisme, animisme, préanimisme. Ils voient, ils entrevoient avant la magie pure, un état encore indistinct. Ainsi Marett, Jevons, E.-S. Hartland, Loisy… Pour.levons, religion et magie dérivent d’une source commune, l’âme humaine et son idée de Dieu. The idea of God, p. 155, 156. Pour Loisy : Antérieurement à la magie et à la religion, nous p » uvons conjecturer un état social très imparfait ou magie et religion sont encore confondues dans quelque chose qui n’est, à proprement parler, ni la magie ni la religion. » A propos d’histoire des religions, Paris, 11)11, p. 183. Le prémagisme mélangé d’animisme, en proportions variables, est un système plus habile et plus vraisemblable que le magisme pur. Cependant les considérations sur lesquelles on essaie de le fonder sont des assises fragiles et souvent ruineuses. II y a souvent, pour donner apparence de consistance et de solidité, des principes philosophiques reliant les observations et les faits, en particulier le grand principe de l’évolution. De ce principe nous avons assez parlé' pour notre but dans la i ro question. Restent les faits. On peut dire hardiment que ni l’histoire, ni l’ethnologie n’imposent le magisme ou le prémagisme, même renforcé d’animisme. Au contraire, aussi haut que nous<noinclude> <references/></noinclude> fi4yg4sqhvf76iuhw1hu9tpzr22zfyd 15908617 15908561 2026-07-07T13:42:17Z Sicarov 121895 15908617 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1541|MAGIE, RAPPORT AVEC LA RELIGION|1542}}</noinclude>confier au suffrage de l’humanité h solo de décide) quelle est la vérité religieuse, ce <im l’emporterait à une Immense majorité, ce serait la foi aux esprits de la nature, aux fantômes des morts, aux Interveo tions arbitraires de la puissance surhumaine, à l’éludes pratiques magiques. Revue d’hist. des reltg., t. {{rom|i}} {{rom|i}}, p. 10. Le principal défenseur du tnagisme pur r. Le volumineux travail çu’il a publie dus ce titre : The golden Bough ou Rameau d’or, est une vaste compilation où l’auteur a amassé quantité ts qui justifient, croit-il, ses mus sur l’évolution de la religion et de la société primitive. La magie proprement dite remplit deux forts volumes : Magie art. 3* eilit.. 1911. L’idée fondamentale de Fraser que les superstitions magiques sont a l’origine de toutes les religions : Dans l’évolution de la pensée. comme présentant un stade Inférieur, u louvr stnitiim. d’intelligence, a probablement partout précédé la religion, i.u.w.v.t.i.p. w. Malheureusement pour sa thèse, l’auteur ramène à la magie une foule de pratiques qui n’en sont pas. au moins neeessairement : remèdes empiriques. Influences des étoiles, de la lune, du soleil. des marées sur les événements humains, sur stfo.ee humaine, culte superstitieux du vrai Dieu. Hit-n plus, il donne de la magk une définition déjà matique, en la présentant comme « un système bâtard des lois de la nature… une fausse science et un art avorté. T. {{rom|i}}. p. 53. D’un mot : la magie serait une science mal faite. Pareille définition, nous l’avons remarqué dans la {{1o}} partie, tombe a taux Cf. col. 1514. En partant d’une telle définition, Fraser conclut a une opposition entre magie et religion. Mais antérieurement a cette opposition, qui suppose l’existence de deux termes, l’auteur croit découvrir une période d’Indifférenciation : et. antérieurement encore, une période de magie pure P. 226-23 l. Ainsi, pour Fra/er, l’ordre de succession et de causalité serait le suivant : magie pure, magie animiste, religion. D’ailleurs, l’auteur ne craint pas d’affirmer eu général que les foules s’élèvent difficilement jusqu’à la vraie religion. T. {{rom|i}}. p. 240. Ce serait toujours, dans l’Europe moderne, la même confusion d’idées, le même mélange de religion et de magie : et il paraîtrait qu’en France spécialement la majorité des paysans attribuent au prêtre un pouvoir secret et irrésistible sur les éléments ». T. {{rom-maj|I}}, p. 231. Outrageante exagération. L’auteur semble confondre a plaisir deux états totalement disparates : celui qu’il appelle magie animiste, dans lequel religion et e seraient encore indistinctes, parce que la religion ne serait pas encore formée, et celui où la religion formée est entachée de quelque superstition. Or. dans il faut l’avouer, la superstition n’est pas rare ; mais, en général, elle voisine avec la religion l’altérer profondément. Ajoutons que toute snperstition n’{{lié}}« st pas magie : dans les campagnes chrétiennes la superstition est souvent religion mal éclairée, culte superflu ou vicieux du vrai Dieu ou nnts. Cela n’est pas de la magie. Frazcr qui perce d’un regard si sur les profondeurs du passé, qui ne se laisse pas tromper sur la vraie nature du présent, n’hésite pas à se transformer en devin pour nous dévoiler les secrets de l’avenir. l’âge de la religion, nous dit-il, en substance, succédera l’âge de la science : ce sera donc, puisque la magie n’est pas autre chose qu’une science mal faite. un retour, non pas a la magie, mais à l’esprit de la le. Science mil faite. Science bien faite, réunies par un pont fragile et éphémère qui s appelle la religion, telle est en deux mots l’histoire de la religion a travers les Ages. La religion a chassé la magie, science mal faite, ou l’a fait tomber en discrédit. Mais lorsque plus tard, la conception des forces élémentaires i dereis comme des agents personnels, cède devant la découverte des lois naturelles, alors la magie, basée Implicitement sur l’idée d’un enchatnement nécessaire et invariable entre les causes et les effets, enchaînement indépendant d’une olonte personnelle, la magie soit de l’obSCUrité et du discrédit où elle était tombée, et par la recherche des relations de cause i effet dans la nature, elle prépaie directement la mute à la science. 1.’alchimie conduit à la chimie, i P. {{rom|i}}, p.,.71. l’.f. Rech. de science relig., t {{rom|iii}}, p. 181. 3. 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Rech. de science relig., t. {{rom|iii}}, p. 182-181. Mais quand il s’agit de remplacer le système de Frazer, ces auteurs et d’autres encore, lui opposent un autre système, prémagisme, animisme, préanimisme. Ils voient, ils entrevoient avant la magie pure, un état encore indistinct. Ainsi Marett, Jevons, E.-S. Hartland, Loisy… Pour.levons, religion et magie dérivent d’une source commune, l’âme humaine et son idée de Dieu. The idea of God, p. 155, 156. Pour Loisy : Antérieurement à la magie et à la religion, nous p » uvons conjecturer un état social très imparfait ou magie et religion sont encore confondues dans quelque chose qui n’est, à proprement parler, ni la magie ni la religion. » A propos d’histoire des religions, Paris, 11)11, p. 183. Le prémagisme mélangé d’animisme, en proportions variables, est un système plus habile et plus vraisemblable que le magisme pur. Cependant les considérations sur lesquelles on essaie de le fonder sont des assises fragiles et souvent ruineuses. II y a souvent, pour donner apparence de consistance et de solidité, des principes philosophiques reliant les observations et les faits, en particulier le grand principe de l’évolution. De ce principe nous avons assez parlé’pour notre but dans la i ro question. Restent les faits. On peut dire hardiment que ni l’histoire, ni l’ethnologie n’imposent le magisme ou le prémagisme, même renforcé d’animisme. 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Il faut une absence totale de préjugés, une profonde connaissance de la langue et des coutumes des indigènes ; il faut des qualités morales de bonté, de patience, qui gagnent la confiance, il faut un séjour suffisamment prolongé dans une même tribu. « Les controverses qui ont fait rage à propos de la religion des races inférieures, remarque Frazer, sont venues pour la plupart d’un malentendu réciproque. Le sauvage ne saisit pas les pensées de l’homme civilisé, et bien peu de civilisés saisissent les pensées du sauvage. » Magic art, t. {{rom|i}}, p. 375. Cela étant, on voit que les missionnaires non seulement ne doivent pas être disqualifiés, mais sont en fort bonne posture, comparés à des voyageurs qui souvent traversent hâtivement un pays en faisant poser par interprète des questions que les habitants ne se sont peut-être jamais posées sous cette forme et auxquelles ils répondent peut-être sans les bien comprendre ; sans compter que sur certains sujets, particulièrement sur sa croyance en des êtres supérieurs, l’indigène déroutera délibérément son interlocuteur non initié. Cela est certain : dans mainte tribu, la connaissance des êtres supérieurs n’est transmise ni aux femmes, ni aux enfants, ni aux jeunes gens avant leur initiation ; à plus forte raison ne sera-t-elle pas livrée à l’étranger de passage. Cf. A. Lang, art. God dans Hastings, ''Enc. of religion'', t. {{rom|i}}, p. 243-245. Les missionnaires ont sur d’autres témoins d’immenses avantages. Certains critiques disent que les missionnaires ont des préjugés, qu’ils trouvent facilement des croyances supérieures, des religions développées, parce qu’ils veulent en trouver. On ne voudrait pas nier que parfois, ils ne soient tentés de voir plus qu’il n’y a en réalité ; on ne voudrait pas affirmer qu’ils n’aient jamais cédé à la tentation. Mais quel est l’observateur qui aborde ces questions sans avoir sa propre mentalité, autrement dit sans idées préconçues ? L’essentiel est que les idées ainsi préconçues soient justes. Reprocherait-on encore aux missionnaires de n’avoir pas de formation scientifique qui les rende aptes à mener pareille enquête, à résister aux conclusions désirées et hâtives ? Le reproche demanderait à être rigoureusement précisé, sous peine de paraître contredire le précédent. Un système personnel a son utilité, mais il a sa rançon : ce sont précisément les systèmes qui entraînent facilement des idées préconçues, systématiques. Lévy-Briihl, un des chefs de l’école sociologique, ne reconnaît-il pas loyalement et finement aux observations des anciens missionnaires une grande autorité et une supériorité sur un point : ils « avaient l’avantage d’ignorer toute thèse sociale », dit-il, Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures, Paris, 1910, p. 23. Et quant à ajouter que les missionnaires actuels manquent de méthode, c’est généraliser injustement un déficit que l’on a pu constater parfois, mais auquel on a, ces dernières années, remédié avec succès. Ce progrès a été provoqué et procuré par les Semaines d’ethnologie religieuse, tout spécialement. Concluons au moins que les témoignages des missionnaires en valent d’autres. Parlant d’abord des Primitifs, nous rapporterons quelques jugements d’ensemble, spécialement autorisés ; puis, nous traiterons de trois ou quatre cas particuliers qui font une certaine difficulté ; enfin, après avoir touché un mot des origines des peuples civilisés et avoir marqué chez les purs savants une tendance croissante à une grande modestie, à une grande modération, et souvent à quelque chose de plus, en réaction contre le radicalisme de mode il y a encore vingtcinq ans, nous essaierons de dégager quelques conclusions générales. Mgr Le Roy a écrit un livre parfaitement informé sur La religion des Primitifs, Paris, 1909. Consciencieusement, il avertit qu’il a étudié surtout, par lui-même ou par ses missionnaires, les peuplades de l’Afrique. « Chez toutes, affirme-t-il, on retrouve la notion d’êtres supérieurs, bien plus d’un Être, d’un Dieu suprême : hénothéisme, allant parfois jusqu’au monothéisme, qu’obscurcit seulement, sans le nier, la multiplicité des noms. » Enfin, il y a des indices positifs que les notions les plus primitives sont aussi les plus pures. Plus récemment encore, Mgr Le Roy a donné le résultat de ses longues recherches dans Christus, c. {{rom|ii}}. Les populations de culture inférieure, p. 48. « Les divers noms employés pour désigner Dieu, par les diverses tribus, n’impliquent pas du tout, comme on l’a dit quelquefois, des dieux différents les uns des autres. » Les Bantous n’ont pas la moindre idée du polythéisme indou, grec ou romain. Ce qui est vrai, c’est qu’ils ne se préoccupent de Dieu que pour eux-mêmes et encore, dans une faible mesure, pour leur famille pour leur tribu. A chacun ses affaires 1 Rel. des Primitifs, p. 187. Cf. Revue de philosophie, {{1er}} oct. 1908, p. 416. Sur le nom de Dieu chez les Zoulous, discussion très intéressante du Rev. W. Wanger, dans ''Anthropos'', t. xvin-{{rom|xix}}, p. 656. « Si l’on compare l’extraordinaire précision des données linguistiques des Bantous avec leurs idées actuelles, on a l’impression que cette notion de la divinité a subi chez eux une régression évidente et qu’elle était beaucoup plus nette à l’époque de la formation de la langue. » Christus, p. 63. Et Mgr Le Roy n’est pas seul de son avis. R.-H. Nassau, dont l’autorité est grande, écrit dans Fetichism in West Africa, Londres, 1904, p. 37 : « Après quarante ans de séjour parmi ces tribus…, je suis à même d’affirmer, sans hésitation, que, parmi toute la multitude des noirs dégradés que j’ai rencontrés, je n’ai vu ou entendu personne dont la pensée religieuse fût une pure superstition », et il cite un autre témoin de valeur, J.-L. Wilson, qui, dans son livre Western Africa, p. 209, ne craint pas d’affirmer qu’en Afrique « La croyance en un grand être suprême est universelle. Et cette idée, dans l’esprit des indigènes n’a rien d’imparfait ou d’obscur. L’impression en est si profondément gravée dans leur nature morale et intellectuelle, que tout système d’athéisme les frappe comme trop absurde ou déraisonnable pour mériter un démenti. » Les expressions de Mgr Le Roy ne sont pas plus fortes quand il conclut : « La foi des sauvages en un Être suprême est désormais un fait acquis à la science. Si l’on ne peut prouver encore son universalité, on doit convenir qu’elle est, ou du moins qu’elle a été très générale. » Christus, p. 86. Tel est l’aboutissement de l’enquête menée par l’auteur à travers toutes les peuplades primitives. L’origine de l’idée de Dieu, telle est bien, pour le redire, la question fondamentale dans cette querelle sur l’origine de la religion. Les évolutionnistes, les magistes ou prémagistes, animistes ou préanimistes, tiennent si fort à leurs théories, parce qu’il leur paraît impossible que l’idée de Dieu soit primitive, parce qu’ils croient découvrir de fait des Primitifs complètement athées. Évidemment les notions des Primitifs sont encore bien embryonnaires, enfantines, mélangées d’erreurs,<noinclude> <references/></noinclude> hb82xxrpy3wfoxam4y5nwyoyityhkpn Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/68 104 3910383 15908622 15358186 2026-07-07T13:43:31Z Sicarov 121895 15908622 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1543|MAGIE, RAPPORT AVEC LA RELIGION|1542}}</noinclude>parfois de grossièretés. Ainsi il faut avouer que chez plusieurs la croyance.1 peu d’influence sur le coite et sur la morale, mais il serait faux de ilmqu’elle n’en a aucune. Par exemple, les Hottentots prient le père des pères ». Christus, p. 7r>. tin. La fol en an Être suprême, en un père de tous », AU Fathtr, suivant l’expression trouvée parHowitt, Natioetribetof S. !’. Australie. Londres, 1904 et devenue classique grftce a.. art. Making et art. ihnl de l’Encyd. <>/ Religion expression qui traduit le nom donné souvent a l’Être suprême par les Australiens les plus primitifs : ils l’appellent Fathtr ours.. Père notre — eetle foi impagne d’un culte rudlmentalre, danses et Invocation par les médecins ou guérisseurs. Christus, p. 86, lin. Dans OS sens. <.m peut dire, sur l’autorité de Howitt et de Lang après lui. que les Primitifs d’Australie ont < une religion non empruntée maisspon tanee — et fort mal accueillie par les anthropologues en g én é ra l. A Lang, art. God, p. MS b. Lang n’ose rendre nettement parti sur eette question : Les Australiens ont-ils une religion, un culte, oui ou non ? mais sa façon de parler montre qu’il voit ici surtout une question de mots. D’ailleurs Lang ne semble pas relever toutes les traces de culte, ni rattacher au culte des manifestations qu’il constate et qui sont vraiment sinon une pratique cultuelle, du moins une pratique religieuse : « C’est un fait positif, reconnaît Lang, que, parmi certains peuples sauvages des plus bas, il existe non un monothéisme doctrinal et abstrait, mais la croyance en un litre moral, puissant, bienveillant, créateur, croyance qui se trouve en juxtaposition avec celle à des esprits, totems, fétiches et autres qui ne reçoivent pas de culte. L’Être puissant et créateur de la croyance sauvage sanctionne la vérité, le désintéressement, la loyauté, la chasteté et d’autres vertus. » Making, c. {{rom|xv}}, p. 254 : cf. Schmidt, dans ''Anthropos'', t. {{rom|iii}}, p. 601, 602 ; Bouvier, dans ''Rech. de science relig.'', t. {{rom|ii}}, p. 102. Sans doute, nos adversaires, contraints d’admettre la croyance à des êtres suprêmes, ou même à un seul, beaucoup plus fréquemment qu’ils ne désireraient, recourent encore à des hypothèss pour écarter une croyance primitive et spontanée : évolution, influence des missionnaires. Mais d’abord l’explication par l’évolution est tout à fait gratuite puisque nulle part, nous l’avons dit, on n’assiste à l’ascension spontanée des formes inférieures de la croyance à des formes supérieures. Bien plus, les faits nous fournissent contre de pareilles hypothèses des indices extrêmement forts, parfois même ils leur donnent un strict démenti. L’effacement, la pâleur de l’Être suprême dans l’esprit de beaucoup de Primitifs, la pauvreté de son culte, : iquent assez naturellement par l’hypothèse d’une dégénérescence dans les croyances : les notions plus grossières ont recouvert et terni les notions plus pures. Lang soutient au moins comme plus vraisemblable ce qu’il appelle « la vieille théorie de la dégénérescence ». Making, c. {{rom|xv}}, p. 254, et il est tout disposé à expliquer la décadence par l’attraction que l’animisme, une fois développé, exerce sur i l’homme naturel et mauvais, le vieil Adam, p. 257, cf. p. {{rom|xv}}, xvi et la remarque citée plus haut, de Mgr Le Roy sur les Bantous, col. loi L Dans plusieurs cas, les premiers missionnaires, les premiers blancs, ont trouvé très nette chez de pauvres sauvages, la notion de l’Être suprême, Père, Ancien des cieux. Organisateur (Créateur) de l’univers. A. Lang, Making, p. Hi". lit cette idée, les anciens disaient la tenir de leurs ancêtres. D’ailleurs, si la croyance des Primitifs venait des missionnairse, comment se fait-il que l’Être suprême ne soit pas davantage centre de culte.de prière, de vie morale, conformément aux leçons des missionnaires’.’Comment expli quer l’ésotérisme qui n’admet pas a la connaissance du grand Être les femmes, les enfants, les non initiés ? Lang, Ortgins, p. 120, 121. Bien plus, certains historiens se croient autorises à dire que eheI. les rais Primitifs, Pygmées. Austr., liens du sud est, Fuéglens et Californiens du centre, l’Être suprême a une physionomie beaucoup plus dis tlncte que Chez les autres Primitifs, qu’il reçoit tout le culte strictement religieux, l’animisme, le mà nisme a plus forte raison, le maglsme — n’ayant pas de caractère religieux. D’A.Gahs, Anthropos, t. xviwii, p. 548. A Lang. lui aussi, constate chez certains « peuples sauvages des plus bas cette absence de culte envers les esprits, totems, fétiches et autres ». Making, p. 25 1 : cf. ci-dessus, col. 15 15. Il faut cependant reconnaître que chez d’autres Primitifs on trouve le phénomène inverse : tout le culte est réservé aux esprits des ancêtres ou de la nature, que des rites appropriés peuvent rendre propices, alors que l’Être suprême n’a pas besoin de culte et qu’il est inaccessible. Tels, les Akamba, peuple Bantou de l’Afrique N.-E. Anthropos, t. {{rom|xviii}}-{{rom|xix}}, p. 1095, ou les Bakongo, au sud du fleuve Congo. Rei>. d’hist. des rclig., t. {{rom|lxxxvi}}, p. 222. Dans l’impossibilité de descendre à des monographies même sommaires des peuples les plus primitifs, de ceux surtout qui ont été présentés comme privés de toute croyance supérieure et de toute religion, il faut nous contenter d’en appeler à des écrivains de grande autorité, pour affirmer la notion assez nette, parfois très pure, d’un Être suprême dans la grande race nègre. Lang, Making, c. an, p. 218 ; chez les Zoulous, Anthropos, t. {{rom|xviii}}-{{rom|xix}}, p. 656 ; chez les Pygmécs, au nombre desquels il faut compter les indigènes des îles Andaman, les Négritos des Philippines, les Pygmées de l’Afrique centrale, les Bochimans. V. Schmidt, ''Die Stellung der Pygmûenoôlkcr in der Entwicklungsgeschichte des Menschen'', Stuttgart, 1910, cf. Rev. des sciences phil. et théol., 1910, p. 547, fin ; chez les Maïdu de la Californie centrale. Semaine d’Ethnologie religieuse, 1922, p. 32, al. 2. Deux cas ont été discutés avec une particulière âpreté, celui des Aruntas et celui des Tasmaniens. Les Aruntas habitent actuellement l’Australie centrale, et jusqu’à ces dernières années, ils étaient regardés comme autochthones, comme primitifs, parmi les Primitifs. Or, les Aruntas n’ont pas trace de religion, ni de croyance à un ethical AU Falher (un Père de tous, protecteur de la loi morale). Ainsi parlaient B. Spencer et F. J. Gillen dans Native tribes of Central Australia, 1899 et Northern tribes of Central Atistralia, 1901 ; ainsi, Frazer dans Magic art, t. {{rom|i}}, p. xxiii. Mais il semble maintenant établi et reconnu que les Aruntas sont originaires du Sud-Est, et sont la plus jeune parmi les six tribus d’un même groupe. Anthropos, t. {{rom|viii}}, p. 1145 ; t. {{rom|xvi}}-{{rom|xvii}}, p. 1037. Et quant a leur prétendu athéisme, à leur prétendue irréligion, il est au moins extrêmement probable qu’ils reconnaissent un Être suprême, très effacé d’ailleurs et sans caractère moral bien net. Tout se passe comme si cet être avait été peu à peu relégué à l’arrièreplan jusqu’à tomber dans l’insignifiance ; et Lang admet contre B. Spencer, Frazer, van Gennep, que nous sommes ici en face d’une divinité non en croissance, mais en décadence, A. Lang, Making, p. x ; The Alcheringa and the Alt Father, dans ''Reoue des études ethnographiques et sociologiques'', juillct-aout 1909. Confirmation remarquable : les tribus du Sud-Est de l’Australie, appartenant au même groupe ethnique que les Aruntas, mais plus primitives qu’eux, ont la croyance a un Être suprême, doué d’attributs moraux. Schmidt, cf. Revue des Sciences phil. et théol., 1910, p. 551. Lang parle de leurs conceptions reli-<noinclude> <references/></noinclude> a2qln6kvy9wu36rn1ydtihw5hqreetp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/247 104 3910855 15908556 14905096 2026-07-07T13:02:49Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908556 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1899|MANNING|190}}</noinclude> catholicisme, en leur donnant des motifs d’ordre moral. Désormais, il s’en reconnaît incapable. Il est convaincu que l’Eglise est Infaillible, par l’assistance du Saint-Esprit, et que celle infaillibilité ne se trouve pas dans l’anglicanisme, qui ne donne aucune importance aux questions doctrinales. Dais ces conditions, il ne pouvait plus demeurer archidiacre de (Winchester. Son évêque, Gilbert, lui ayant demandé de convoquer son clergé, le 17 nov., pour protester contre le bref du 29 septembre 1850, par lequel Pie IX rétablissait la hiérarchie en Angleterre il lui exposa son état d’âme et lui ollrit sa démission. Sur les instances de son évêque, il présida encore cette réunion de son clergé, auquel il déclara ne pouvoir, pour la première fois de sa vie, se trouver en communion d’idées avec lui. Le 8 décembre, il se retirait de Lavington, « désolé de quitter les fidèles auxquels il avait consacré les dix-huit années de sa vie d’homme. » Purcell, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 598. Le G avril, avec son ami Hope Scott, il abjura entre les mains du jésuite Brownbill et, le 13, il recevait la confirmation et la communion des mains du cardinal Wiseman. On a attribué la conversion de Manning à l’ambition déçue. « Une mitre l’eût sauvé », aurait dit le prince-consort Albert. Des historiens ont repris le mot et l’accusation ; R. Buddensieg, Manning, dans Realencyklopàdie, 3{{e}} éd., t. {{rom|xii}}, p. 233. Or, l’avenir pour Manning semblait bien être dans l’anglicanisme. Ses qualités, ses relations faisaient de lui un personnage en vue, appelé aux plus hautes fonctions. Converti, que deviendrait-il ? Pouvait-il seulement espérer prendre place dans la hiérarchie catholique ? Son journal intime nous fait comprendre quel courage il lui fallut, pour briser avec son passé et compromettre son avenir. Sa conversion n’est pas due à un calcul d’ambition, elle est bien, comme il l’a dit, « une conclusion de la raison, … une conviction intime de l’âme. Une conception de la vérité, basée sur une certitude surnaturelle et vraiment divine, avait tellement rempli mon cœur et mon âme, qu’il ne s’éleva plus un seul instant l’ombre même d’un doute dans mon esprit et dans ma conscience ». Hedlcy, Oraison funèbre, Tablet, 1892, t. {{rom|i}}, p. 124, cité par Hemmer, op. cit., p. 78. {{4o}} Le prêtre catholique (1851-1865). — L’ambition de Manning était le bien des âmes : il voulut y travailler dans le catholicisme, comme il avait fait dans l’anglicanisme. Il avait été prêtre anglican, il sera prêtre catholique ; dès le 29 avril, il était tonsuré, et, le 15 juin, ordonné prêtre. Il va ensuite compléter ses études théologiques à Rome, où il est reçu docteur le 25 janvier 1854. Pie IX aurait voulu le garder à Rome. Mais l’archevêque de Westminster avait compris de quelle utilité lui serait le nouveau converti ; pour rendre à l’Église son influence en Angleterre, il fallait donner plus d’énergie à l’action des catholiques, réduire la distance qui les séparait des membres de l’Église officielle, élever leur niveau intellectuel. Plus que les catholiques de naissance, les nouveaux convertis paraissaient capables de le seconder dans l’œuvre de relèvement du clergé catholique. Manning revint donc à Londres, se livrant à la prédication, entendant les confessions, gagnant de nouveaux convertis, dont Robert Wilberforce, fondant avec Laprimaudaye la mission de Saint-Pierre et Saint-Edouard, inspectant les écoles diocésaines. Sa première œuvre importante fut la fondation de la Congrégation des oblats de Saint-Charles, prêtres et missionnaires diocésains. Parmi les congrégations que Wiseman avait rétablies à Londres, il ne s’en trouva aucune pour se charger des missions populaires, et se fixer dans les quartiers pauvres de la capitale : leurs règles s’y opposaient. Cf. Lettre de Wiseman au P. l-'abcr, dans W. Ward, The Life and the Times of curd. Wiseman, t. {{rom|ii}}, p. 115 sq. Aussi encouragea- 1-il Manning dans son entreprise de fonder une société de prêtres. Pleinement d’accord avec son archevêque, Manning donna aux quelques ecclésiastiques groupés autour de lui une constitution inspirée des règles que saint Charles Borromée avali écrites pour ses oblats, et les installa dans le quartier déshérité de Bayswater (1850). L’œuvre fut féconde : bientôt églises et écoles furent fondées ; l’archevêque eut sous la main un groupe de prêtres zélés, sur lesquels il pouvait absolument compter, pour les œuvres les plus ingrates du ministère pastoral. La collaboration de Manning avec Wiseman allait devenir plus étroite à partir de 1857, date à laquelle Pie IX le nomma prévôt du chapitre de Westminster. Manning arrivait « enveloppé de la triple méfiance que devait exciter un converti, un ultramontain et un homme nouveau. » E. Dimnet, La pensée catholique dans V Angleterre contemporaine, p. 50. Il ne devait pas tarder à entrer en conflit avec G. Errington, que Wiseman avait obtenu de Pie {{rom-maj|IX}}, en 1856, comme coadjutcur avec future succession. L’évêque de Plymouth avait mis comme condition à sa venue à Westminster, que ses décisions ne seraient jamais réformées par l’archevêque. Deux personnalités aussi fortes que Manning et Errington pouvaient difficilement vivre en paix, auprès du faible Wiseman. Le conflit éclata à propos de l’institut des oblats, fondé par Manning, et approuvé par le cardinal et par la Propagande, le 10 février 1857. Deux oblats avaient été placés au séminaire Saint-Edmond pour enseigner la théologie. Le clergé fut mécontent : il craignait que Manning et ses religieux n’introduisissent dans leur séminaire un esprit romain et des pratiques romaines, c’est-à-dire, dans leur pensée, des allures moins franches et des habitudes de délation. » E. Dimnet, op. cit., p. 57. D’accord avec le chapitre, Errington demanda l’exclusion des prêtres de Saint-Charles du séminaire. Wiseman se trouvait seul avec Manning contre toute son administration. L’archevêque et son prévôt partirent pour Rome, défendre leurs droits, 1860, tandis que, de son côté, Errington envoyait un rapport. Errington eut gain de cause sur le point de droit, mais il fut libéré par Pie IX de sa coadjutorerie et de tous droits sur le diocèse de Westminster, 9 juin 1862. A la mort de Wiseman, 15 février 1865, Manning ne fut pas parmi les trois candidats présentés par le chapitre ; il ne fut pas non plus le candidat de la Propagande. Néanmoins, le 30 avril 1865, Pie IX le nomma archevêque de Westminster. Il fut consacré le 5 juin, et reçut, le 29 septembre, le pallium des mains de Pie IX. {{5o}} L’archevêque de Westminster (1865-1892). — Dans la direction de son diocèse, Manning se montra homme de gouvernement. Très actif, doué d’une volonté inébranlable, d’un courage inlassable, à la fois souple et tenace, il sera vraiment un chef, n’acceptant auprès de lui que des instruments dociles, traitant lui-même toutes les affaires, prenant toutes les responsabilités. On peut donner comme le programme de son épiscopat, celui qu’en 1890 il souhaite être appliqué par son successeur : éducation et instruction des enfants, salut du peuple par le moyen des sacrements, formation et multiplication de prêtres qui ressemblent au divin Maître. Les besoins religieux du peuple étaient loin de pouvoir être satisfaits quand il devint archevêque. Plus de vingt mille catholiques, disséminés dans les quartiers populaires de Londres, n’avaient près d’eux<noinclude> <references/></noinclude> qspmciwg3ud0kg0vmkasids03h7hgew Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/249 104 3910858 15908557 15587840 2026-07-07T13:02:50Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908557 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1903|MANNING|1904}}</noinclude> conséquence l’annexion d’une partie des provinces pontificales aux États de Victor-Emmanuel (décret du 18 mars 1860). Aux protestations qui s’élevèrent de toutes parts contre cette spoliation, Manning joignit la sienne, dans plusieurs conférences données a Londres, en 1860-1861. Ces conférences furent réunies en un volume, The temporal poiver of (lie Viear of Jesus-Christ, Londres, {{3o}} édit., 1880, traduction française par Chambellan, Conférences préchées à Londres sur le pouvoir temporel du Vicaire de Jésus-Christ, 1863. Manning considère le pouvoir temporel comme providentiellement établi pour sauvegarder l’autorité spirituelle du chef de l’Église, pour faciliter sa mission civilisatrice. Il combat l’argument que l’on pouvait invoquer en faveur de l’unité italienne : le principe de la distinction des peuples par nationalités. Dans d’autres conférences, en 1866 et 1867, il traita de la souveraineté temporelle des papes dans ses conséquences politiques, de Rome, de la révolution. Sermons on ecclesiastical Subjccts, t. {{rom|iii}}, p. 1-76. Il est convaincu que le pouvoir temporel est absolument indispensable à l’exercice régulier de l’autorité spirituelle. Après la réa isation définitive de l’unité italienne, avec Rome pour capitale, on sent cette conviction s’affaiblir, et ses idées sur ce point se modifier. Dans The four/old Sovereignty of God, Londres, 1871, donnant comme fondement à l’intépendance du Souverain Pontife, le fait qu’il est le représentant du Christ, roi par excellence, et qu’il ne saurait ainsi être soumis à aucun prince, il semble admettre que cette souveraineté et cette indépendance ne sont pas nécessairement attachées à un lambeau de territoire, mais qu’elles résident essentiellement dans l’indépendance pleine et entière visà-vis de tout souverain séculier. « Aussi longtemps que le monde sera chrétien, le pasteur suprême demeurera ce qu’il est et ne sera soumis à aucune autorité humaine. C’est en quoi consiste le principe essentiel de son pouvoir temporel. » P. 169. Cependant, en 1877, The Independence of the Holy See, il regarde encore le pouvoir temporel comme un fait providentiel, comme étant sinon absolument, du moins relativement nécessaire, pour le libre exercice de l’autorité spirituelle. Il le justifie historiquement : Rome appartient plus à la catholicité qu’à l’Italie. Il invoque le témoignage d’hommes d’État anglais, à la Chambre des Lords, celui de lord Ellenborough (12 juin 1849), et celui de lordRrougham (20 juillet 1849). Quelques années plus tard, dans les notes manuscrites publiées par Purcell, t. {{rom|ii}}, p. 574-581, il émet des idées tout autres sur le pouvoir temporel. Il doute qu’il soit opportun que le Saint-Siège continue à revendiquer un pouvoir qu’il ne serait plus capable d’exercer, qui tournerait contre lui la nation italienne. Une intervention étrangère serait impossible, périlleuse ; une restauration de ce genre ne peut se faire que mediante populi italici voluntate. Quelle solution pourrait-on trouver qui donnât satisfaction à l’Italie et à l’Église, quelles garanties offrir à l’indépendance du SaintSiège ? Manning s’est abstenu de donner ces précisions. {{2o}} ''Le concile du Vatican''. Manning devait apporter à la revendication des prérogatives spirituelles du Saint-Siège autant d’ardeur qu’à la défense du pouvoir temporel. On est surpris, à première vue, de voir cet anglais et cet anglican converti s’écarter aussi radicalement de l’attitude de ses compatriotes et de ses anciens coreligionnaires, chez qui la méfiance envers l’étranger et l’antipathie pour la papauté étaient si fortement ancrées. Si Manning a pu passer pour le type de l’ultramontain en Angleterre, il le doit en partie à son tempérament autoritaire. Homme d’action et de volonté forte, il était tout naturellement porté à vouloir à la tête de l’Église une autorité puissante et indiscutable. Il ne faut pas oublier surtout que la raison déterminante de sa conversion fut l’impuissance de l’Église établie à maintenir intacts les dogmes chrétiens, par défaut d’autorité. Trouvant cette autorité dans l’Église romaine, il l’accepte et s’y soumet, comme étant le seul moyen de sauvegarder la foi ; il la revendique dans sa plus forte expression, l’infaillibilité pontificale, « plus préoccupé de l’étendre que d’en fixer les limites ». Thureau-Dangin, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 118. Tout ce qui peut affermir et augmenter le pouvoir pontifical, lui paraît juste et devoir s’imposer. Dès le premier synode, qu’il réunit après sa nomination au siège de Westminster, il publie sans aucune restriction le Syllabus et l’encyclique Quanta cura, qui avaient été promulgués l’année précédente. Dans une conférence de 1868, The Syllabus, Sermons on ecclesiastical Subjects, t. {{rom|iii}}, p. 77-101, il donne aux condamnations portées par le Syllabus une valeur nettement dogmatique : erreurs relatives à la foi et aux mœurs, dans lesquelles l’Église et son chef jouissent du privilège de l’infaillibilité. En 1867, il commence une campagne très active pour la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale. Se trouvant à Rome, pour les fêtes du dix-huitième centenaire du martyre des saints Apôtres Pierre et Paul, il fait vœu avec l’évêque de Ratisbonne, de travailler à faire définir ce dogme au prochain concile. Il prenait place dans le parti extrême, « qui voulait une infaillibilité à peu près illimitée, l’attribuant aux moindres directions du pape ; refusait aux théologiens le droit de discuter et d’interpréter le sens et la portée de chaque acte pontifical ». Thureau-Dangin, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 117. Il se mit immédiatement à l’œuvre. Dans une lettre pastorale du 8 septembre 1867, The Centenary of St Peler, traduction française, Le centenaire de saint Pierre et le concile général, Lettre pastorale à son clergé, suivie de trois bulles de Sa Sainteté le pape Pie {{rom-maj|IX}}, relatives au concile, 1869, il démontre l’infaillibilité par les preuves classiques : plénitude du pouvoir spirituel donné à saint Pierre, indépendamment des autres apôtres, avec mission et grâce pour enseigner et expliquer les vérités de la foi ; permanence de ce pouvoir dans ses successeurs. Dans une seconde lettre pastorale The cecumenical Council and the Infallibility of the Roman Ponliff, traduction française, Le concile œcuménique et l’infaillibilité du Pontife romain, Lettre pastorale, 1870, il s’attache surtout à montrer l’opportunité de sa définition, et à exposer les faits sur lesquels s’appuie la croyance de l’Église, choisissant ses preuves, de préférence parmi les scolastiques anglais, comme Thomas Bradwardine et Anselme de Cantorbéry. La même année, il prononce un sermon pour réfuter les objections populaires, Popular objections to the Vatican Council, Sermons on ecclesiastical Subjects, t. {{rom|iii}}, p. 101-127. En plus des objections populaires, Manning travaille à repousser les attaques des théologiens : dans un appendice à sa seconde lettre pastorale, il réfute l’ouvrage de Mgr Maret, Du concile général et de la paix religieuse, remet au point une mauvaise interprétation que Mgr Dupanloup, dans ses Observations sur la controverse soulevée relativement à la définition de l’infaillibilité au prochain concile, avait faite de sa lettre pastorale ; il poursuit énergiquement le livre de Janus, Du pape et du concile. Son ardeur le poussait à accepter une discussion publique avec un presbytérien John Cumming, qui l’en avait prié. Rome y fit opposition, offrant toutefois de désigner une commission de théologiens, qui discuteraient avec John Cumming et<noinclude> <references/></noinclude> 3edx2wgwxqzgdcsbbiy8kwukbbxzcyk Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/251 104 3910860 15908558 15578670 2026-07-07T13:02:51Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908558 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>190Ï M mn< ; 1008 française, Les fondements de la foi, Tournai, 1859. On y rencontre, exposées avec soin, les idées qui ont provoqué la conversion de l’auteur. La vérité religieuse doit être définie et certaine. Aucune doctrine n’offre ces caractères, si ce n’est « la doctrine Intégrale, gravée, non par la main de l’homme, mais par l’Es prit de Dieu, dans la raison illuminée de rivalise, et venue jusqu’à nous, parfaite et entière ». Fondements de In foi, p. 2 ! !. Il n’y a qu’un témoin autorisé de la Tradition, qui est l’Église : l’Écriture, interprétée par le fidèle, est insuffisante ! elle n’a de valeur qu’exposée par l’Église, par l’Église universelle, incarnée dans l’Église de Home. L’Église est un témoin divin et infaillible ; et c’est parce qu’il s’est trouvé dans l’Église anglicane des théologiens qui se sont appuyés « sur la règle de Vincent de Lérins, c’est-à-dire sur ce qui fut cru de tout temps, en tous lieux, par tous les hommes, …qu’ils ont pu entretenir l’illusion que cette Église faisait encore partie réellement du grand empire catholique, reposant sur l’unité et l’infaillibilité de l’Église de Dieu… illusion qui eut un effet providentiel… mettre obstacle à la licence protestante, remener les hommes à l’autorité et leur mettre entre les mains un moyen d’épreuve. » Fond, de la foi, p. 65-67. L’Église universelle a seule autorité pour décider du vrai sens de la vérité révélée, pour terminer les controverses doctrinales. L’absence de cette autorité, le libre examen, ont pour conséquences inévitables d’obscurcir la révélation, de dissoudre l’unité de l’Église, d’enlever à l’Écriture son caractère surnaturel. Des Fondements de la foi, il faut rapprocher une brochure publiée à la fin de sa vie, Religio vialoris, Londres 1888, petite apologie populaire, où il expose les quatre motifs de la foi : l’existence de Dieu, prouvée par la raison ; la foi en une révélation, réclamée par le sens moral et la conscience ; la présence de cette révélation dans le christianisme ; le véritable christianisme, démontré par la raison et l’histoire dans le catholicisme. La meilleure preuve du catholicisme est l’Église elle-même : elle se rend témoignage à elle-même. « Enlevez du monde l’Église catholique romaine, et il se fera un vide que l’on ne pourra plus combler. » Relig. viat., p. 76. Cette dernière idée est développée dans une autre étude apologétique de la même année, The Church, its ownwilness, dans Miscel., t. {{rom|iii}}, p. 431 sq. L’autorité de l’Église, ses prérogatives, son action surnaturelle s’expliquent par la présence en elle du Saint-Esprit, The temporal mission of Hohj Ghosl, Londres, 1865, traduction française par J. Gondon, La mission temporelle du Saint-Esprit, ou Raison el Révélation, Paris, 1867. Le Saint-Esprit exerce dans l’Église la mission qu’il a reçue du Père et du Fils, il complète la révélation, il est la véritable cause de l’unité de l’Église. Planning examine, sous ses différents aspects, la mission du Saint-Esprit : son action dans l’Église, les rapports de la raison et de la révélation, l’Écriture dont l’inerrance est garantie par le Saint-Esprit, et qui est interprétée infailliblement par l’Église enseignante, la transmission par l’Église de la doctrine révélée, doctrine toujours vivante. « Fixe et permanente dans tous les dogmes fondamentaux, qui expriment l’ordre éternel et immuable des vérités divines et des faits divins, la théologie dogmatique est progressive dans toutes ses opérations secondaires de définitions et de déductions. > Mission of H. G., p. 299. Le Saint-Esprit agit tout particulièrement dans le chef de l’Église. Le Christ « enrichit le pontife de grâces extraordinaires et lui procure l’assistance du Saint-Esprit, dont il est l’organe dans l’Église et dans le monde. Toutes les preuves divines et humaines, toutes les lumières naturelles et surnaturelles qui Illustrent et éclairent la révélalion divine, qui en défendent et en conservent la Ici Inet l’esprit, se trouvent par un don spécial réunies dans le chef visible de l’Église. » Mission of II. (, .. p. 191. {{1o}} ''L’union dus Églises''. Les idées de Manning sur la réunion de l’anglicanisme au catholicisme sont exposées dans lùtgland and Christendom, Londres, 1867. Cet ouvrage contient, après une introduction, où il expose les principes qui le guident dans cette question, deux lettres à un anglican sur l’attitude de la couronne envers les auteurs û'Lssuys and Rcwievs et envers l’Assemblée du clergé et de la province, The Crown in Council on the Lssays and Réviews, The Convocation and (lie Crown in Council. p. 1-81 ; une lettre de 1801 à Pusey, sur l’action du Saint-Esprit dans l’Église d’Angleterre, The Workings of the Holg Spirit in the Church oj England, p. 81-137 ; et une lettre pastorale (1866 ; sur la réunion des Églises de la chrétienté, The reunion of Christendom, p. 137-227. Le principe auquel Manning sera toujours fidèle, est qu’il ne saurait être question de pourparlers entraînant des concessions, des transactions doctrinales de la part de l’Église romaine : l’Église catholique, infaillible, ne saurait abandonner aucune parcelle de la vérité révélée : ce n’est que par l’acceptation intégrale de la doctrine romaine que l’union peut se faire. Aussi n’a-t-il aucune confiance dans les tentatives faites par les anglicans dans l’Association pour procurer la réunion des diverses parties de la chrétienté, fondée en 1864, et condamnée d’ailleurs par Rome, ni dans la démarche faite, après cette condamnation, par 198 clergymen, auprès du cardinal Patrizi. L’Église anglicane qui a tant varié depuis le {{rom|xvi}}{{e}} siècle, qui admet les opinions les plus extrêmes, ne peut prétendre être un rameau légitime de la véritable Église ; la réunion en corps est une chimère. Il ne faut pas oublier que « l’Église d’Angleterre représente seulement une moitié du peuple anglais, que l’école anglicane représente seulement une portion de l’Église d’Angleterre ; que le mouvement anglo-catholique représente seulement une section de l’école anglicane, et que le mouvement unicniste représente seulement une fraction de cette section… » The reunion of Christendom, p. 18 sq. Les tentatives faites pour mettre les « trente-neuf articles » d’accord avec le concile de Trente ont échoué ; le ritualisme met le libre examen sous la protection des cérémonies religieuses. « Je ne puis comprendre l’attitude passive de ces hommes qui sont indifférents à la négation d’articles de foi tels que la' grâce du baptême, mais qui étalent, en revanche, un zèle exa géré pour l’ornementation extérieure du culte et pour les vêtements ecclésiastiques. » Lilly, Characteristics of Manning’s wrilings, p. 241. Le zèle des catholiques doit donc se porter sur les individus, de façon à atteindre tous les dissidents et à sauvegarder l’intégrité de la doctrine catholique. « Nous ne pouvons offrir l’unité qu’à la seule condition sous laquelle nous en sommes les possesseurs : sous la condition d’une soumission absolue, non conditionnelle, à la voix vivante et perpétuelle de l’Église de Dieu. Si cette condition est repoussée, ce n’est pas nous qui mettons obstacle à l’unité, car ce n’est pas nous qui avons imposé cette condition : celui qui l’impose, c’est l’Esprit de vérité, qui réside dans l’Église à toujours. > Lettre pastorale sur la réunion des diverses parties de la chrétienté, trad. Falcimagne, p. 23. Pour obtenir ces conversions d’anglicans à la vraie foi, Manning préconise l’exposé de la vérité ; il rejette les discussions, comme étant plus aptes à détruire qu’à édifier ; en fait de controverses, il n’admet que celles qui sont nécessaires pour défendre<noinclude> <references/></noinclude> r4kmvlg9yyjz2rv41jjgjanxse4bs9f Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/253 104 3910862 15908559 15544321 2026-07-07T13:02:52Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (4), oj → of (5) 15908559 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1911|M NNING|1912}}</noinclude> lettre pastorale, The Office of the Church in higher calholic Education, il publie une nouvelle interdiction portée, sur sa demande, par la Propagande, le 10 janvier 188"). Il s’elïorce de justifier sa conduite, en montrant l’inutilité des études à Oxford et a Cambridge, la possibilité d’obtenir les grades à l’Université de Londres, sans suivre les cours officiels, la bonne tenue des collèges catholiques qui peuvent rivaliser avec les autres… Ces raisons ne lurent pas suffisantes pour convaincre les catholiques anglais. Après la mort de Manning, la question de l’enseignement supérieur fut résolue suivant les idées de Newman ; depuis 1896, les catholiques anglais fréquentent les universités officielles. Mais on a fondé, à côté, des collèges spéciaux, dirigés soit par des prêtres séculiers, soit par les jésuites, les dominicains et les bénédictins. La jeunesse universitaire est ainsi préservée du danger de perversion que redoutait Manning. {{6o}} ''La question sociale''. L’activité exercée par Manning, pour restaurer là vie religieuse dans les quartiers pauvres de Londres, l’avait mis en présence d’une situation matérielle et morale déplorable. Il avait la conviction que l’Église ne peut « se répandre en Angleterre que si elle manifeste de larges sympathies populaires, qui l’identifient, non avec ceux qui gouvernent, mais avec les gouvernés. » Thureau-Dangin, La renaissance.., t. {{rom|iii}}, p. 262. Il fallait donc que le clergé catholique devînt le guide et le protecteur des pauvres. Lui-même donnera l’exemple, et se fera le porte-drapeau du catholicisme social. L’attention avait été attirée en 1883 par une série d’écrits sur l’effroyable misère des logements, dans certains quartiers de Londres. L’exiguïté et l’insalubrité des maisons ouvrières où < parfois plusieurs familles pullulent dans la même pièce, chacune dans son coin, manquant d’espace, manquant d’eau, ., exposaient les habitants à toutes sortes d’affections chroniques, aux maladies aiguës les plus graves ; les contraignaient à vivre dans une promiscuité déplorable ou dans le contact d’un monde interlope. » Righls oj Labour, dans Lemire, ''op. cit.'', p. 135-137. Désertant ce milieu infect, l’ouvrier se réfugiait dans les bars et se livrait à l’alcoolisme fléau très grave et très répandu, dont Manning, montre les conséquences désastreuses dans l’individu, la famille et la société. « L’ivrognerie, qui va se développant tous les ans, est notre péché national, notre honte nationale, et sera, si nous ne l’enrayons, notre ruine nationale. » Miscell, t. {{rom|iii}}, p. 398. Déjà, étant archidiacre de Chichester, Manning s’était intéressé aux classes pauvres, écrivant à Gladstone, faisant proposer à James Graham différents amendements, concernant les enfants naturels et la responsabilité effective du père, signalant à Lewis, président du Board of Trade, l’immoralité des centres ouvriers, en même temps que les mesures à prendre. Archevêque de Westminster, il entreprend activement la lutte contre l’alcoolisme. Dès 1805, entrant dans V Association catholique de tempérance, il donne une nouvelle impulsion à l’œuvre des PP. Mathew et Lockhart, les initiateurs des sociétés de tempérance ; en 1866, il forme un comité chargé de constituer une société avec des règles fort simples ; l’année suivante, il fonde pour les Irlandais, très atteints par le fléau, la St Patrick’s Association ; en 1871, dans une réunion à Exeter Hall, il appuie le projet de bill de sir W. Lawson, qui propose la fermeture des bars à certains jours et à certaines heures déterminés. Joignant l’exemple à la parole, il prend le pledge et devient, à partir de 1872, un teatolaler incorrigible, acquérant ainsi plus d’autorité pour recommander l’adhésion à la Roman catholic total abstinence League. qui comprendra à Londres jusqu’à vingt-huit mille ligueurs, pour convaincre le peuple, dans des discours en plein air, prononcés à Exeter Hall, à Clerkenwill Green, à Tower Hill, à Ilyde Park, dans les jardins du Palais de Cristal. Cf. Tablel, 1881, t. {{rom|ii}}, 390. Pour aider à ses efforts personnels, il attire l’attention ei recherche l’appui du législateur, par un article publié en 1878, dans la revue de Dublin, Our national Vice, Misait., t. {{rom|iii}}, p. 227-241. où il attaque les responsables : le Parlement, qui ménage des électeurs, les capitalistes, qui tirent d’énormes ressources, le gouvernement, qui recueille des impôts considérables ; où il propose des remèdes : la fermeture intermittente des débits (bill Lawson), le consentement des pères de famille, avant d’ouvrir un bar dans une localité (Permissive Bill). L’alcoolisme n’était peut-être que la conséquence de la déplorable situation matérielle des ouvriers anglais ; du moins cette misère y contribuait. Il fallait donc rendre la vie meilleure et plus facile, pour cette partie de la population. Pour lutter efficacement contre le paupérisme et les habitations insalubres, il accepte de faire partie en 1884, d’une commission d’enquête, présidée par le prince de Galles ; il encourage l’émigration et voudrait que le gouvernement lui donnât une forte organisation, Why are our people unwilling to emigrale ? Miscell., t. {{rom|iii}}, p. 207-227. Il n’hésite pas, malgré les critiques, à encourager la campagne entreprise par la Pall Mail Gazette contre la traite des blanches, à encourager la National Society for the prévention of Cruelty of children, fondée par le président Benjamin Vaught, à donner ses sympathies au général Booth, à l’occasion de son livre. In darkest London, et à l’Armée du salut, en tenant compte de la noblesse du but poursuivi, et faisant les réserves nécessaires : sur le terrain de l’évangélisation sociale, toutes les religions peuvent et doivent marcher d’accord. « Dans un désert, où le berger fait défaut, toute voix qui dispense une parcelle de la vérité, prépare l’arrivée de Celui qui est la vérité même. » Cité par Thureau-Dangin, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 266 ; cf. The Salvation Army, Miscell., t. {{rom|iii}}, p. 189-207 ; Room for General Booth, dans Merry England, juillet 1891, février 1892. En même temps portant ses regards au delà de l’Angleterre, il encourage la société anti-esclavagiste, Hutton, Cardinal Manning, p. 200, donne son appui à l’œuvre du cardinal Lavigerie, Hutton, p. 247. Il prend le parti de Gibbons en faveur des « Chevaliers du Travail », que les évêques du Canada avaient condamnés. Hutton, ''op. cit.'', p. 203. Le plus beau succès de l’action sociale de Manning fut son intervention dans la grève des dockers, en 1889. Cette grève avait entraîné le chômage de deux cent mille travailleurs, et faisait peser sur Londres une menace de guerre civile. Tous les pourparlers avaient échoué. L’évêque anglican de Londres, qui avait tenté d’intervenir, recula devant les difficultés. Malgré ses quatre-vingt-deux ans, le cardinal engagea des négociations avec les patrons et les ouvriers, arrachant aux premiers des concessions, conseillant la modération aux autres, aboutissant finalement, après une dernière et longue entrevue, à un compromis qui mit fin au conflit. Lemire, ''op. cit.'', p. 113 ; Purcell, op. cit., t. {{rom|ii}}, p. 665. 666. Ces multiples interventions de Manning en faveur du monde ouvrier, s’expliquent par ses principes sur la question sociale. Il les a exposés dans un discours prononcé à Leeds, en 1874, sur la dignité et les droits du travail, The dignity and rights of the Labour. Miscell., t. {{rom|ii}}, p. 65-101 Deux causes ont contribué au développement industriel du {{rom|xix}}{{e}} siècle : l’argent et<noinclude> <references/></noinclude> b4fb373if88fvhfc4xvxhy31fbb2wih Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.2.djvu/452 104 3911379 15908560 15586328 2026-07-07T13:02:53Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908560 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>MARIAG1 OPPOSITIONS SI [1 NTII IQ1 ES LA DOCTRINE i Mtfon des doctrines wdohgifms, dans AnJwl p Institut international de sociologie, 1902, t. {{rom|viii}}, p Chaque année, d’Importantes études « on publiées lui les origines de la ramllle, soit soua une ImM ainsi G. Fnucr. les oriofnra./< I « /amifle el m ion realite. les origines du totémisme et de garnie). trad. frauvaise. 1922, soit limitées à une ,, .. ainsi l> Vinogradof. Principes historiques du (origines.le la famille aryenne). trad. I)uez et , n des Louerais, Paris. 1924, soit consacrées a… » , pe restreint, et les monographies de ce genre sont n> en plus nombreuses. D « tous ees travaux, il en est peu. quels que soient les sentiments de leurs auteur-, qui aient pour fin précise la polémique religieuse. Mais il est Inévitable qu’ils la provoquent, toutelelois qu’une hypothèse contredit la doctrine catholique de la création et Ue l’institution divine du mariage I catholique-, un peu surpris et irritepar la liberté des premier- évolutlonnistes, ont, depuis Ion 'tenu.-, reconnu qu’il ne suffit point d’opposer aux avants prives de la foi un dogme qu’ils ignorent ou de railler les faillites partiellede la science. Les problèmes scientifiques ne peuvent être abordés qu ades méthodescientifiques. Les -avantcatholiques ont donc commencé a leur tour deenquêtes sur les non-civilisés : ils avaient à leur disposition des millierd’informateurs surs, les missionnaires, qui, en fait, on ! été mis à contribution au cours de ces dernières année-. In groupe d’ethnologues s’est forme dont le premier soin a été de constituer une méthode, la méthode dite historico-cultureUe. Græbncr, Die Méthode der Ethnologie, Heidelberg, 1911 ; A. Bros, i : ethnologie religieuse, Paris, 192 » ; H. Pinard de la Boullaye, , de comparedes religions, t. {{rom|i}}, 1922 ; t. {{rom|ii}}, 1 '.->. Sur les origines françaises de cette méthode, cf. Vincent, Chronique d’Histoire des religions, dans rnces religieuses, 1927, p. {{1o}}". note 1. M Vincent a donné un aperçu fort clair de la méthode dans cette même Repue, 1925, p. 98 sq. L’un déplusavantreprésentants de cette méthode est le Schmidt, de Vienne, directeur de la revue Anthroet qui a particulièrement étudie un peuple que icoup considèrent comme le plus proche des premiers homme-, les Pygmées. Cf. Schmidt. Dm Stellung der Pggmænoôlker in der Entwicklungsgeschiehte des Menschen, Stuttgart, 1910. La production de cette école est déjà abondante. On en trouvera les conclu-ionessentielles résuméedans Gemelli, Origines Je la famille, trad. fr.. 1923. DeSemaines dethnologie religieuse attestent la vitalité de la nouvelle école. Voir le Compte rendu analytique de la II h session, Enghien, 1923. son point de départ, c’est, en somme, la constatation de la liberté naturelle de l’homme, qui interdit d’appliquer a la recherche des origines de la société conjugale une méthode qui suprait la constance et l’enchaînement nécessaire des phénomène-. Malgré leinjonctionde certains -avants qui ne veulent appliquer aux non-dvilisés que la méthode des sciences naturelles. l’Ecole ethnologique étudie la psychologie de chaque peuple historiquement dans les diverses conditionon il s’est trouve. Klle aboutit à la détermination de cycles culturels. mais non point au tableau d’un développement continu de l’homme : elle discerne, depuis la création, des reculs, des bond-, des arrêtet, dans la période des origines, une décadence grave. L’erreur des évolutlonnistes n été de tracer a l’histoire un parcours ilier, d’imposer aux faits l’ordre d’un dur tchème rectiligne (au lieu de leclasser selon leur antiquité) et d’appeler primitifs les états de perversion. La question est. d’abord, de déterminer quels sont les plus 2310 primitifs dehommeBeaucoup « le savants répondent : les Pygmées, doni on a retrouvé des squelettes en Suisse, en France, en Sibérie et qui sont aujourd’hui dispersés en diverses parties du monde. <>r, les Pygmées et les Pygmoldea pratiquent le mariage individuel et -table. Il- -ont monogamecomme ils sont monothéistes. Et leur morale sexuelle est assez élevée : certains observateurs -'accordent à dire que dantel groupe pygmée, comme les Negritos des Philippines, la chasteté est pratiquée hors du mariage et la fidélité strictement observée entre époux. i i schmidt. ''op. cit.'', passlm, et les nombreux ouvrages publiesur les divers groupes de Pygmées et de Pyg moide-. dont on trouver., la liste danlenotes de Schmidt et de Gemelli. Voir notamment, sur les Andanièneles travaux de l’oit manu, de.Mann et de Klo-s ; sur les NegritOS, ceux de liecd et de Mundt lauft ; sur leBoschimans, Fritsch, Arbousset et Damna-. D’autrecivilisations -c sont formées OÙ l’œuvre de Dieu est, en quelque sorte, dégradée par l’homme. Encore ne faut-il point admettre la réalité de toutes les dégradations que les évolutlonnistes onl cru reconnaître : ainsi, l’appellation de père conférée par les jeunehommes aux ancien-, dancertaines tribus, ne signifie poinl l’incertitude de la paternité ; elle a est qu’un témoignage de respect ; ei elle n’est pas générale : chez les Andamènes, par exemple, peuple très primitif, les termes qui désignent la pareille sont précis ; bien deobservateurs confirment que le régime de la promiscuité n’est point commun chez les primitifs. Cf. Mgr Le Roy, La Religion des primitifs, Paris, 1909 (sur les Bantous). La théorie des noces par groupes a été soumise à une -i vigoureuse critique, de Ta part de savantd’origine très diverse et d’observateurs des tribus australiennes oii on croyait en voir l’illustration, qu’on peut la regarder coiniiu périmée. Quant au matriarcal, si la ligne féminine est .seule prise en considération chez certaines tribus, cela n’implique point l’incertitude sur la paternité ni le gouvernement des femmes : des observations précises Pont montré. Cf. Gemelli, ''op. cit.'', p. 52-71. L’exposé et la discussion des thèses sur l’origine du mariage onl été faits dans de nombreux ouvrages : voir notamment Howard, A history of matrimonial institutions, Chicago et Londres, 1904 ; Fonsegrive, Mariage et union libre. Paris, 1904 ; Nystrôm, Das Geschlechtsleben und seine Gesetze, 8 « éd., Berlin, 1907. la première partie de l’ouvrage de K. BôckenhofF, Reformehe und christliche Ehe, Cologne, 1912, expoes la doctrine catholique des origines du mariage et de son élévation par Jésus-Christ au rang de sacrement. 2. Économistes et eugénistes ligués contre la morale conjugale du christianisme. — a) L’attaque. — Si les discussions relatives aux origines du mariage n’ont point ébranlé les enseignements de l’Église, si même elles fournissent de nouvelles confirmations à ceux qui demandent aux Pygmées un témoignage sur l’étal primitif de l’homme, certaines sciences pratiques, l’économie, l’hygiène devaient porter à la morale traditionnelle decoups extrêmement redoutables et.lune efficacité que la statistique nous révèle chaque jour. a 1{{e}} néo-malthusianisme. C’est l’idée même de l’association conjugale, la notion des rapports entre époux, qu’une propagande, d’abord suggérée par I observation des faits sociaux, a récemment bouleversée. L’ensemble de -edoctrines et de serecettes est désigné soule nom de néo-malthusianisme. Malthus, on le sait, n’en est point le fauteur. Ayant aperçu les dangers d’un accroissement non surveillé de la population, convaincu que cet accroissement excessif est la cause principale de la misère et de la plupart des vices cet honnête pasteur recommandait comme frein<noinclude> <references/></noinclude> 94tirbbiapo1684358q1onz9ic79ew3 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/266 104 3912265 15908356 15584472 2026-07-07T12:59:28Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908356 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1825|MIRACLE, POSSIBILITE : LA CRITIQUE HISTORIQUE|1826}}</noinclude> avec une méthode d’induction vigoureuse. Elle peut néanmoins apporter un certain nombre de constatations qui permettent de conjecturer l’impossibilité du miracle. Certains auteurs, qui concèdent aux adversaires de Hume et de Stuart Mill qu’il n’y a pas contre le miracle d’induction complète, professent néanmoins qu’il existe des présomptions sans cesse grandissantes. « A mesure que son expérience s’élargit (l’esprit humain) se trouve informé de l’histoire naturelle des miracles ; il voit comment ils naissent, et lentement, mais inévitablement, ils les écarte. » Matthew Arnold, God and the Bible, Boston, 1876, p. 42. Le principal élément de cette expérience est l’explication naturelle des miracles étrangers au judaïsme et au christianisme. C’est par le rapprochement de ces prétendus miracles avec les miracles de l’évangile que la critique rationaliste entend nier le caractère surnaturel des miracles du Christ. Voir {{sc|Jésus-Christ}}, col. 1402. L’objection faite aux miracles du Christ vaut pour tous les miracles en général. On la peut formuler ainsi : L’histoire nous fait connaître quantité de faits réels, que l’esprit humain encore peu éclairé des choses de la nature avait transformés en phénomènes naturellement inexplicables et, partant, miraculeux ; de plus, elle nous fait écarter quantité de faits merveilleux purement imaginaires et consacrés par la légende. N’y a-t-il pas là une double indication dont il faut tenir compte pour juger sainement de la possibilité du miracle ? Xe faut-il pas dire que la probabilité du miracle diminue progressivement dans la mesure où progressent les sciences positives, et que ce double mouvement se poursuivant d’une manière continue, il n’est pas interdit de prévoir l’heure où la notion de miracle sera complètement effacée du tableau des connaissances humaines ? Partant, il est logique de conjecturer dès maintenant son impossibilité au nom des enseignements de l’histoire. Les peuples primitifs ont vu le miracle partout^ parce qu’ils ignoraient les lois de la nature ; aujourd’hui, on est en droit de le rejeter, précisément parce que la science nous apprend que tout phénomène obéit à une loi nécessaire. « De même que le miracle, chez les peuples primitifs et au point de vue de la foi, n’est qu’une action divine un peu plus sensible que les autres, de même, au point de vue rationnel et scientifique, le miracle le mieux constaté n’est qu’un fait moins commun que les autres, mais qui doit rentrer dans le même ordre que les autres, puisqu’il y est réellement contenu. » Firmin (A. Loisy), Les preuves et l’économie de la révélation, dans Revue du Clergé français, 15 mars 1900, p. 128 ; cf. p. 127. On a insisté sur cet argument qui n’est point, il faut en convenir, sans quelque apparence de vérité. On l’a exploité en le grossissant notablement pour donner plus de poids à la difficulté. Cf. Arnold, God and the Bible, p. 72-74 ; cf. La crise religieuse (trad. de Literature and Dot/ma), Paris, 1876. p. 121, 125 ; L. Buchner, ''op. cit.'', p. 102 : L. Couturat, dans le Bulletin de la Société française de philosophie, mars 1912, p. 166 ; A. France, Le jardin d’Épicure. Paris, 1895, p. 209-212 ; W. E. H. Locky, Hislory of the rise and influence of the spirit of rationalism in Europe, Londres, 1913, t. {{rom|i}}, p. 145-147 ; 180-189 ; E. Ménégoz, Publications diverses sur le fidéisme…, t. {{rom|i}}, p. 182, 192 ; A. Sabatier, Esquisse d’une philosophie de la religion, p. 75-85 ; .1. Tyndall, Fragments of science, Londres, 1879, t. {{rom|ii}}, p. 1 ; J. Wendland, Wunderglau.be und Wunderbegriff in der Théologie der Gegenwart, dans Zeitschrift fur wissenschaftliche Théologie, mars 1911, p. 193 ; A. D. White, A history of the war/are of science with Iheology in Christendom, NewYork, Londres, 1910, t. {{rom|ii}}, p. 1-66, etc. Cf. Van Hove, ''op. cit.'', p. 207, note 1. 2. ''Critique''. On assure que » dans son enfance, l’humanité voyait partout une action surnaturelle ! Dieu partout. De là, les religions, les croyances fabuleuses, les génies, les apparitions, le merveilleux en un mot. » Renan, Cahiers de jeunesse, {{1er}} cahier, n. 49. Et l’on affirme que cet état « théologique » a disparu peu à peu. Il faut bien reconnaître que les anciens étaient plus crédules que nous, et ont attribué quantité de phénomènes naturels à des causes transcendantes, parce que ces phénomènes n’étaient pas encore expliqués scientifiquement. Il faut reconnaître également que la critique historique a délogé bon nombre de faits, réputés miraculeux, et qui n’étaient que légendaires. L’Église elle-même, par la sévérité avec laquelle elle procède à l’examen des miracles dans les procès de canonisation, montre bien qu’il faut s’entourer de toutes les garanties possibles pour éviter l’illusion ou l’erreur. Mais cette part faite à la vérité, il faut tenir énergiqueinent que l’argument proposé, au nom de l’histoire, n’est pas suffisant pour créer une présomption contre la possibilité du miracle. Il s’en faut, en effet, que l’homme n’ait pas eu autrefois l’idée d’un cours normal des choses et qu’il ait fait intervenir le merveilleux dans l’explication de chaque événement. « La question n’est pas, dit fort justement J. de Tonquédac, de savoir si les anciens expliquaient ou non le cours normal des choses par l’action immédiate de la divinité (ce qui est une vue métaphysique fort différente de la croyance au merveilleux), mais s’ils faisaient, oui ou non, du miracle un événement exceptionnel. Or, ici, l’affirmative s’impose. Il est faux que les anciens aient vu en Protée le type normal de l’être ; qu’ils aient pensé que l’arbitraire inconsistant et le caprice volage fussent la loi des choses. Si vraiment ils ont cru apercevoir, immédiatement derrière le rideau des phénomènes, une ou plusieurs volontés divines, peu nous importe ici ; car, en tous cas, ils étaient obligés d’admettre, après le plus fugitif regard sur le monde, et ils admettaient à coup sûr, que ces volontés suivent, comme les nôtres, une ligne normale dont elles ne s’écartent guère. Le progrès de l’explication naturelle, délogeant peu à peu le merveilleux, primitivement installé partout, est donc une pure fiction. » De plus, si la critique historique nous a débarrassés de faits légendaires, elle n’a pas superposé, à une explication miraculeuse de faits réels, une explication scientifique. Les faits légendaires n’ont jamais existé, au moins sous la forme merveilleuse que leur prête la légende. S’ils avaient été réels, ils seraient aussi inexplicables pour nous que pour les anciens. Cette remarque diminue singulièrement le nombre des réalités jadis prétendues miraculeuses et déchues par la suite de ce rang. — Enfin, dernière observation, même en supposant que les explications scientifiques qui ont été superposées aux croyances miraculeuses aient été toujours, en tout, partout, apportées avec exactitude, on ne pourrait encore en tirer aucun préjugé contre les faits qui resteraient à expliquer. A moins de nier a priori l’existence du miracle, il sera impossible d’affirmer que le progrès des sciences, qui nous permet aujourd’hui de considérer comme naturels des faits jadis réputés merveilleux, nous autorise à rejeter tous les miracles, et justifie la conclusion que tous les phénomènes sans exception sont soumis au déterminisme des lois naturelles. « De cette circonstance qu’un grand nombre de cas ont été résolus, on ne fera jamais sortir, je ne dis pas la certitude, mais une probabilité positive que les autres le seront aussi et de la même façon. » J. de Tonquédec, ''op. cit.'', p. 82. II. PREUVE POSITIVE HE LA POSSIBILITÉ DO MIRACLE. — {{1o}} La démonstration thomiste, type de la<noinclude> <references/></noinclude> niomvhby4i379ix31d2l3r0p7nnqol1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/16 104 3913979 15908494 15812266 2026-07-07T13:01:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908494 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>ENCRATITES 8 tion pour l’ascèse, mais plutôt une raison de la soupçonner, même quand elle pouvait paraître inofîensive. Il y avait peut-être des encratites qui s’en tenaient à leurs observances, mais il est rare qu’on parle d’eux sans qu’il ne se révèle quelque accointance fâcheuse. » Cette accointance venait précisément de la gnose, dont les infiltrations avaient pénétré les divers apocryphes de l’époque, et dont les principes s’étalaient dans des traités spéciaux ou dans des ouvrages d’une portée plus générale. {{3o}} ''Les principaux chefs''. Parmi les principaux théoriciens de l’cncratisme, il faut citer, par ordre chronologique, Jules Cassien, le maître doeète qui composa un ouvrage spécial sur la matière, intitulé Ilspi s-jvou/i’ai ; ou HeçA iyxpaTciaç, voir Cassien {{rom-maj|I}}, puis et surtout Tatien. C’est à Tatien, en effet, que saint Irénée rattache les encratites, ainsi qu’à Saturnin et à Marcion. Cont. hær., {{rom|i}}, 28, ''P. G.'', t. {{rom|vii}}, col. 690. Tatien passe surtout pour avoir été le vrai chef des encratites. Saint Jérôme l’appelle piinceps cncratilariim. Epist., {{rom|xlviii}}, 2, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 494. Fit-il de tous lespartisansdel’ascétismeoutréunesecte à part et l’organisa-t-il comme une église ? C’est ce qu’il est assez difficile de prouver. Beaucoup d’encratites pourtant, embrassant sa doctrine, prirentsonnompour se bien distinguer des autres. Toujours est-il queTatien doit être regardé comme l’un des auteurs responsables du mouvement encratite, qui se prononça dans l’Église à la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle et se poursuivit sous des noms multiples et avec des fortunes diverses jusqu’à la fin du iv{{e}} siècle. Après avoir vaillamment défendu le christianisme sous le patronage et à l’exemple de saint Justin, il avait quitté Rome, vers 172, parce que ses principes et ses doctrines avaient déplu aux chefs de l’Église, et se retira en Orient, soit à Édesse, soit à Daphné près d’Antioche. Peut-être était-il tombé déjà dans les erreurs gnostiques du docétisme, du dualisme et d’un encratisme outré. En tout cas, il ne tarda pas à montrer qu’il avait subi la néfaste influence de la gnose et il se fit l’écho de Marcion. Comme Marcion, il regarde la matière comme le siège du mal et l’œuvre du démiurge ; il réduit l’incarnation du Verbe à une pure apparence et supprime les géné ; ilogies du Christ dans son Diatessaron ; il voit dans l’union conjugale le fruit de l’arbre défendu, une œuvre satanique et proscrit en conséquence le mariage ; il interdit l’usage de la viandeet duvincommetrop favorables à l’intempérance et à l’incontinence ; enfin à toutes ces erreurs empruntées il en ajoute une autre, qui lui est personnelle, il nie le salut d’Adam ; le tout à grands renforts de textes scripturaires. C’est dans un ouvrage spécial qu’il formula et proposa sa théorie encratite ; il est^malheureusement perdu comme celui de Jules Cassien ; nous n’en connaissons que le titre, sauvé de l’oubli par Clément d’Alexandrie, IIspV ToO otatà xôv ij({{rom|i}})TT|pa xaTapTi(7|j.o-j, De la perfection selon le Sauveur, et quelques-uns des arguments scripturaires réfutés par l’auteur des Stromates. Strom., III, 12, ''P. G.'', t. {{rom-maj|VIII}}, col. 1181 sq. Vok Tatien. Peu après Tatien, et non pas avant, comme le dit saint Épiphane, Hær., {{rom|xlv}}, {{rom|xlvi}}, {{rom|xlvii}}, ''P. G.'', t. {{rom|xli}}, col. 839, 893, et à sa suite saint Augustin, Hær., {{rom|xxiv}}, XXV, ''P. L.'', t. xLii, col. 30, qui placent les scvériens avant les tatianistes, cf. Nicétas Choniatès, l’hesaurus orthodoxie fidei, {{rom|iv}}, 17, 18, ''P. G.'', t. {{rom|cxxxix}}, col. 1281 sq., un certain Sévère renforce et développe l’hérésie des encratites, en lui donnant un caractère ébionite^accentué ; car, s’il admet la Loi, les Prophètes et les Évangiles, sauf à les interpréter d’une façon toute particulière, iSifo ; ÉpiJ.rivsjo xeç, il rejette toutes les lettres de saint Paul et même les Actes. Eusèbc, H. E., {{rom-maj|IV}}, 29, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 400-401 ; Théodore !, Hæret. fub., {{rom|i}}, 20, 21, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxiii}}, col. 369-372 ; S. Jérôme, De viris ilL, 29, ''P. L.'', t. {{rom|xxiii}}, col. 645. Et il forme ainsi un parti nouveau qui, pour se distinguer du reste des encratites, prend son nom, ce qui accuse des divergences de vues et des luttes intestines. Du reste, ces partis ne furent pas les seuls, car d’autres sectaires, et par exemple, les manichéens, prirent également le titre de continents ; d’autres encore se firent apjieler apotactiques ou renonçants, parce qu’ils prétendaient avoir renoncé à tous les plaisirs du monde, voir Apotactiques ; hydroparastates ou aquariens, parce qu’ils ne se servaient que d’eau pour l’eucharistie, voir Aquariens ; saccophores, parce qu’ils portaient comme vêtement distinctif un sac. Mais tous professaient les principes généraux de l’encratisme. Et c’est ainsi que, sous divers noms, avec des principes communs et malgré la divergence des détails, les encratites vécurent jusqu’à la fin du iv » siècle. Saint Épiphane signale, en effet, leur présence surtout en Asie-Mineure, plus particulièrement dans la Pisidie et la Phrygie brûlée, mais encore dans risaurie, la Pamphylie, la Cilicie, la Galatie. Jlœr., XLVII, 1, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XLI}}, col. 849, 852. Aux noms de Tatien et de Sévère il faut joindre celui de Dosithée, un cilicien que saint Épiphane a confondu avec un samaritain de même nom. D’après Macarius Magnés, en effet, May.ao ; of Mavvr.Toç 'ÀTtoy.piT'./.ô ; ïj MovoyEvriç, Macarii Magnetis qnæ supersunt ex inédite codicc, édit. Blondel, Paris, 1876, p. 151, ce Dosithée, de Cilicie, dans un ouvrage en huit livres composé pour la défense de l’encratisme, disait, entre autres choses, « que le monde avait eu son commencement par le mariage, mais qu’il aurait sa fin par la continence. » Il condamnait donc le mariage et il blâmait, conformément aux vues de la secte, l’usage de la viande et du vin. Son ouvrage est perdu comme ceux de Cassien et de Tatien, dont il a été question plus haut. {{4o}} ''Propagande''. La grande extension des encratites, telle que l’a signalée saint Épiphane pour la fin du {{rom|iv}}{{e}} siècle, témoigne d’une propagande active de la part de leurs différents chefs, ou tout au moins de l’influence et du succès de l’svy.paTcia auprès de tous ceux qui avaient un penchant pour l’ascétisme. Et il n’est pas étonnant que des chrétiens de bonne foi se soient laissé séduire par l’attrait d’une pratique qui semblait assurer le salut de l’âme par la mortification de la chair, sans se douter le moins du monde de ce qu’elle cachait d’hétérodoxie dans le fond. Ce fut le cas notamment de l’un des martj’rs de Lyon, en 177, Alcibiade ; celui-ci entendait vivre en prison comme il avait vécu jusqu’alors, au pain et à l’eau. Mais après avoir été exposé dans l’amphithéâtre, l’un de ses compagnons, Attale, lui fit remarquer qu’en vivant de la sorte il n’agissait pas correctement et selon l’ordre ; car, en n’usant pas des créatures de Dieu, il devenait une cause de scandale, semblant autoriser par là les austérités irrégulières ou superstitieuses du montanisme et de l’encratisme. Lettre des Églises de Vienne et de Lyon aux liglLtes d’Asie et de Phrygie, Eusèbe, II. E., {{rom|v}}, 30, ''P. G.'', t. {{rom|xx}}, col. 437. Sozomène, ''H. E.'', y, {{rom|ll}}, ''P. G.'', t. {{rom|lxvii}}, col. 1248, rapporte un cas plus singulier encore, celui d’un évêque encratite, nommé Busiris, qui confessa vaillamment la foi sous Julien, survécut à ses épreuves et fit retour à la vraie foi sous Théodose. Et ce fait permettrait de croire que certains encratites s’étaient organisés en église et avaient leur clergé dans le courant du iv^{{e}} siècle ; cela serait d’autant plus ^TaiseInblable que saint Basile signale deux autres évêques encratites, Izoin et Saturnin, admis dans les rangs du clergé catholique quand ils demandèrent à rentrer dans l’Église. Epist., {{rom|clxxxviii}}, can. 1, ''P. G.'', t. {{rom|xxxii}}, col. 669. Mais si les encratites réussirent à se propager.<noinclude> <references/></noinclude> cmq45bk5cqo3vbvzdwyc3r53yxpmmaw Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/26 104 3914004 15908511 15698569 2026-07-07T13:02:04Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908511 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1287|GÉORGIE|1288}}</noinclude> Acla PU {{rom-maj|IX}}, t. {{rom|i}}, p. 110 sq. Les Arméniens calholiques cherchèrent dès cette époque à s’emparer des églises latines et de leurs biens, allant pour cela jusqu’à prétendre qu’il n’y avait jamais eu de Géorgiens catholiques, mais seulement des Arméniens. L’empereur Alexandre III travaillait du reste à faire disparaître le caractère national des Géorgiens au profit de leurs ennemis : il interdit en janvier 1886 de se servir de la langue géorgienne dans les cérémonies du ciille catholique ; on ne pouvait plus ni prêcher ni prier publiquement dans l’idiome national. En 1893, il enleva aux Géorgiens, pour la donner aux Arméniens, l’ancienne église de Tiflis, qui ne fut rendue que sur les énergiques représentations du Saint-Siège. Malgré ces persécutions de la part des Arméniens catholiques soutenus par les pouvoirs publics, le nombre des Géorgiens unis à Rome n’a pas cessé d’augmenter. En 1903, ils ont pu construire une magnifique église a Batoum. On en compte actuellement 40 000 environ, dont <S 000 suivent le rite arménien, souvent malgré eux, et 32 000 le rite latin. Le rite gréco-géorgien "est sévèrement interdit aux catholiques, bien qu’ils aient une dizaine de prêtres de leur race. Les fidèles dépendent toujours de l’évêque de Tiraspol qui réside à Saratov. Depuis une dizaine d’années, il se produit en Géorgie un mouvement assez puissant qui porte la nation tout entière à se détacher de l’Église officielle de Saint-Pétersbourg. La plupart des séparatistes voudraient s’unir ù Rome, des démarches avaient même été commencées dans ce but. Malheureusement, elles ont cessé, à cause de la difficulté que Rome semble mettre à reconnaître le rite gréco-géorgien, peut-être à cause de l’opposition irréductible des Russes. Si les pouvoirs ecclésiastiques compétents se ne décident pas à admettre la légitimité de ce rite, qui a une douzaine de siècles au moins d’existence, il est bien à craindre que le mouvement d’union n’échoue complètement. Outre que les préoccupations politiques n’en sont pas absentes, il y a aussi une minorité qui préomise l’entente avec l’Église anglicane. Cette idée n’a cependant pas jusqu’ici obtenu beaucoup de faveur. C’est pour venir en aide à ses compatriotes catholiques qu’un prêtre d’Akhaktzikhé, le P. Pierre Carischiaranti († 1890), fonda à Constantinople en 1861 la congrégation de l’Immaculée-Conception. La nouvelle famille religieuse s’établit dans le quartier de Féri-Keuy, où l’église de Notre-Dame de Lourdes qu’elle y construisit est devenue un lieu de pèlerinage très fréquenté. L’œuvre avait surtout pour but de former un clergé national qui pût travailler efficacement à l’extension du catholicisme en Géorgie. C’est pour cela qu’au début les Pères suivirent le rite arménien ou le rite latin, suivant qu’ils s’adressaient à des Géorgiens de l’un ou de l’autre de ces rites. On devait aussi adopter le rite gréco-géorgien, mais l’autorité ecclésiastique n’en a pas encore permis l’usage, au moins pour la messe. En effet, les Pères récitent l’office en géorgien, administrent le baptême dans le rite géorgien, mais ils disent tous la messe latine, sauf un vieillard qui célèbre en géorgien. Notons cepen lant que leur supérieur actuel a obtenu de chanter quelquefois la messe dans le rite national, pour certaines solennite’s. La congrégation, qui suit la règle de saint Benoit, comptait, au début de 1914, 1. » prêtres, dont 7 étaient missionnaires en Géorgie ! 2 frères convers, 7 no virus, 2 postulants convers et Il petits séminaristes originaires du Caucase. Outre le cuvent de Féri-Keuy, elle possède encore a Constanlinople uneécole du langue française dans Je quartier de Papas-Keupru. Le P. Carischiaranti a fondé aussi une communauté de femmes sous le vocable de l’Immaculée-Conception. La maison-mère est à Fcry-Keuy. La congrégation possède encore une école de langue française aux Dardanelles et une autre en Géorgie. Il y a 15 à 20 sœurs en tout. I. {{sc|Ouvrages généraux}}. Bacradzé, Histoire de la Géorgie (en géorgien), Tiflis, 1889 ; Brosset, Histoire de la Géorgie, 3 vol., Saint-Pétersbourg, 1849-1858 ; Additions à l’histoire de la Géorgie, Saint-Pétersbourg, 1851 ; Bibliographie analytique des ouvrages de M. M.-l’Brosset, Saint-Pétersbourg, 1887 ; Djanachvili, Histoire de l’Église géorgienne (en géorgien), Tidis, 1866 ; Histoire de la Géorgie (en géorgien), Tiflis, 1904 ; Jordania, Chroniques (en géorgien), 2 vol., Tidis, 1893 ; Khakhanoff, Aperçu géographique et abrégé de l’histoire et de la littérature géorgiennes, Paris, 1900 ; Tamarati, L’Église géorgienne, Rome, 1910, ouvrage très documenté, mais qui ne se dégage pas toujours du parti pris national. II. Origines et notions géographiques, ethnographiques, etc. — E. Babelon, Histoire ancienne de l’Orient, Paris, 1885, t. iv ; Bergeron, Relation des voyages en Tartarie, Paris, 1034 ; Brosset, outre les deux ouvrages cités plus liant, Rapports sur un voyage archéologique dans la Géorgie et dans l’Arménie, 3 vol., Saint-Pétersbourg, 1849-1851 ; divers articles dans les Mélanges asiatiques, t. ir et v ; P. C. de Cara, Gli Hycsos o Re Paslori, Rome, 1889 ; Gli Helhei, Rome, 1894 ; E. Chantre, Recherches anthropologiques dans le Caucase, 5 vol., Paris, 1855-1856 ; Dubois de Montpéreux, Voyage autour du Caucase, 6 vol., Paris, 18391840 ; Quelques notices sur la race caucasique, Paris, 1889 ; P. de Lagarde, Gesammtlisches Abhandlung ; V. Langlois, Essai de classification des suites monétaires de la Géorgie, Paris, 1860 ; F. Lenormant, Les premières civilisations, 2 vol., Paris", 1874 ; Les origines de l’histoire d’après la Bible et les traditions des peuples orientaux, 3 vol., Paris, 1880-1882 ; Recherches sur les populations primitives, 2 vol., 2{{e}} édit., Paris, 1881-1887 ; Histoire ancienne de l’Orient, 6 vol., Paris, 1881 ; Sur l’ethnographie et l’histoire de l’Arménie avant les Achéménides, dans Lettres assyriologiques et épigraphiques, 2 vol., Paris, 1892 ; Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient, Paris, 1907 ; H. Rawlinson, On the Alarodians of Raynaldi, Annales ccclesiastici, t. {{rom|v}}, {{rom|x}}, {{rom|xi}}, xiv ; Elisée Reclus, Nouvelle géographie universelle, Paris, 1881, t. {{rom|iv}}, {{rom|vi}}, ix ; L’homme et la terre, 2 vol., Paris, 1905 ; Tli. Reinach, Milhridate Eupator, roi de Pont, Paris, 1890 ; Vakhoucht, Description géograpliique de la Géorgie (en géorgien), trad. franc, par Brosset, Saint-Pétersbourg, 1812. III. {{sc|Histoire du christianisme en Géorgie}}. En dehors des ouvrages généraux cités plus haut, signalons : Grégoire Abulpharage, Chronicon syriacum, Leipzig, 1749 ; Baronius, Annales ccclesiastici, Rome, 1583-1588, t. {{rom|i}}, ix ; Martyrologium romanum cum notis, Rome, 1536 ; Fauste de Byzance, Histoire, dans Collection des historiens anciens et modernes de l’Arménie, de V. Langlois, Paris, 1867, t. i ; S. Grégoire le Grand, Epist., ''P. L.'', t. lxxxvii ; Karbélachvili, Hiérarchie de l’Église géorgienne (en géorgien), Tiflis, 1904 ; R. Janin, Origines chrétiennes de la Géorgie, dans les Échos d’Orient, Paris, 1912, p. 289 sq. ; Les Géorgiens à Jérusalem, ''ibid.'', 1913, p. 32, 211 ; Macairc III Za’in d’Antioche, Histoire de la conversion de la Géorgie, publiée par M me Olga de Lébédev, Rome, 1905 ; Moïse de Khorène, Histoire d’Arménie, Venise, 1865 ; Palmieri, La conversione ufjiciale degl’lbcri al crislianismo, dans Oriens christianus, 1902, p. 130 ; 1903, p. 148 ; La Chicsa georgiana{{e}} le suc iirigini, dans Bcssarione, 2{{e}} série, 1901, t. vi ; L. Petit, art. Arménie, t. i ; Rufin, II. E., ''P. L.'', t. xxi ; Sabinini, Éden cL la Géorgie (en géorgien), Saint-Pétersbourg, 1852 ; Socratc et Sozomène, IL E., ''P. G.'', t. lxvii ; Taqischvili, Trois chroniques historiques (en géorgien), Tiflis, 1890 ; Vie de sainte Nino (en géorgien), Tiflis, 1891 ; Rounkévitch, L’exarchat de Géorgie, dans l’Encyclopédie tliéologique orthodoxe, Lopoukinc-GIoubovski, Saint-Pétersbourg, 1903, t. {{rom|iii}}, col. 717-753. IV. {{sc|Missions catholiques en Géorgie}}. L. Auvray, Les registres de Grégoire {{rom-maj|IX}}, Paris, 1896, t. i ; P. A. Carayon, DiiciiiiKiits inédits concernant ta Compagnie de Jésus, Poitiers, 1869, t. xx ; <i. M. Coltono, De scriptoribus clericorum regulurium, Païenne, 1753 ; Part. Ferro, Istoria délie missione dei chierici regolari, 2 vol., Rome, 170 1 ; 1). Garcias de Silvia Figueroa, L’ambassade en Perse, Paris, 1667 ; Fontana, Sacrum thèatrum dominicanum, Rome, 1666, t. u ; C. Galanus, Conciliatio Ecclesiæ Armenæ cum romana, 3 vol., Rome, 1650-1654 ; Antoine de Gouvea, Relation des<noinclude> <references/></noinclude> 47rvzivfwbu03yyy772wegx9rwaesov Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/619 104 3914052 15908536 15456120 2026-07-07T13:02:28Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908536 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2487|IRENEE (SAINT]|2488}}</noinclude> de Li/on, dans les Étude/ ;, Paris, 1913, t. {{rom|cxxxvi}}, p. 215 ; La Vierge qui nous régénère, dans les Recherches de science religieuse. Pans, 1914, t. {{rom|v}}, p. 136-145. A rencontre de JMassuet, col. 1074, note, pour qui c’est l’Église qui, dans les deux phrases du Contra bœrescs, est désignée comme la Vierge qui nous régénère, P. Galtier tient. Recherches, p. 136-139, que cette Vierge est la mère du Ciirist. Le passage parallèle de la Démonstration met hors de doute cette interprétation. Qu’elle soit en parfait accord avec l’enseignement de saint Irénée sur la manière dont s’est accomplie notre restauration dans le Christ, c’est ce que P. Galtier prouve clairement. Si l’œuvre de notre régénération s’est consommée dans la mort et la résurrection du Christ, elle a été commencée à l’heure même de sa conception virginale. « Dans le Christ qui naît de Marie, c’est toute l’humanité qui renaît à la vie ; par suite de la solidarité établie entre le Christ et les hommes, sa conception et sa naissance à lui, c’est déjà leur régénération à eux, » et donc la mère qui l’enfante les régénère. En acceptant de devenir la mère du nouvel Adam, » Marie a engendre à la vie tous ceux qui la recouvrent en lui et avec lui. » P. 141, 143. Cf., entre autres textes, t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xix}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxiii}}, n. 4 ; t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|i}}, n. 3, col. 938-939, 10741075, 1122-1123. « Toute cette théologie mariale complète lieureusement la doctrine du Verbe incarné et rédempteur. » Saint Irénée, dit A. d’Alès, Dictionnaire apologétique t. {{rom|iii}}, col. 160, l’emporte sur ses contemporains et ouvre à la pensée chrétienne des voies fécondes ; il est vraiment, en même temps que le preinier théologien de la rédemption. Je premier théologien de la Vierge mère. » J. H. Newman, Certain difficiillics fell bii Anglicans in calholic teaching considered in a lellcr lo the Rev. E. B. Puseg on occasion of liis Eirenicon o/ 1864, nouv. édit., Londres, 1900 ; tiad. par G. du Pré de Saint-Maur, sous ce titre : Du culte de la sainte Vierge dans l’Église catholique, Paris, 1866 ; nouv. édition de la traduction revue et corrigée par un bénédictin (dom H. Cotlineau), Paris, 1908, p. 48-59, 212214 ; A. Riguet, Les principales dates de la vie de saint Irénée. Sa théologie mariale, dans les Annales de philosophie chrétienne. Paris, 1905, VI<'série, t. {{rom|vi}}, p. 111-125 ; A. d’Alès, Pour l’honneur de Notre-Dame, dans les Éludes, Paris, 1908, t. {{rom|cxiv}}, p. 462-464 ; Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1917, t. {{rom|iii}}, col. 159-160, 201-202 ; E. Neubert, Marie dans l’Église anténicéenne, Paris, 1908, p. 19-24, 9194, 124-130, 172-17.3, 215-215, 241-247, 263-267. Voir, en outre, les ouvrages indiqués à la bibliographie de Neubert, p. XIV-XV. V. {{sc|LE SALVT}}. {{1o}} ''Les moyens de salut''. 1. La grâce. — a) Nécessité de la grâce. — Le salut des hommes a été voulu de Dieu. L. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xiv}}, n. 2, col. 1011. Détruit par le péché, il a été rendu par le Christ rédempteur, quia per semetipsos non habebant saluari. L. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xx}}, n. 3, col. 944 ; cf. Dem., c. {{rom|xcvii}}, p. 728. Il nous est conféré par le Saint-Esprit, et par sa grâce, qui s’épanouira en gloire. Cont. hier., t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|viii}}, n. 1 ; c. {{rom-maj|IX}}, n. 3, col. 1141-1142, 1145. Cf. L. Atzberger, Gcschichte der christlichen Eschatologie innerhalb dervornicànischenZeil, Fribourg-en-Brisgau, 1896, p. 231-233. Irénée affirme la nécessité de la grâce, implicitement et explicitement, dans tout ce qu’il dit de l’œuvre rédemptrice et du Verbe incarné, hominis antiquam plasmationem in se recapitulans, ut occideret ejusdem peccatum, evacuaret autem mortem et viuificaret hominem. L. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xviii}}, n. 7, col. 938 ; cf. le contexte, et c. {{rom-maj|XX}}, n. 2-3, col. 943-944 : quoniam non a nobis scd a Dei adjumento ftabuimus salvari, qu’il conclut de Rom., {{rom-maj|VII}}, 24-25. Comment en serait-il autrement ? La vie de Dieu ne peut être donnée à l’homme que par Dieu. « C’est Dieu, dit-il, t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|ii}}, n. 3, col. 1127-1128, qui donne gratuitement à l’homme mortel l’immor talité, à l’homme corruptible l’incorruptibilité ; aussi ne devons-nous pas croire que c’est de nous-mêmes que nous avons la vie, poussés par un mouvement d’orgueil, d’iiostilite ou d’ingratitude : l’expérience nous apprend que c’est la grandeur de Dieu, et non notre nature, qui nous donne la persévérance éternelle. Loin de priver Dieu de la gloire qui lui appartient ou d’ignorer notre nature, sachons donc voir et quelle est la puissance de Dieu et quels bienfaits l’homme reçoit. Ne nous trompojis pas sur la vraie nature de ce qui est, ni en ce qui concerne l’homme ni en ce qui concerne Dieu. » A cette idée reviennent les nombreux textes sur cette différence caractéristique entre Dieu et l’homme : Dieu n’a besoin de rien ni de personne et l’homme a besoin de Dieu dans l’ordre du salut et en toutes choses. Cf. A. Dufourcq, Saint Irénée (collection Les saints), 2{{e}} édit., Paris, 1904, p. 140. Autant qu’il est nécessaire, le don divin qui procure le salut est gratuit. L. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxxiv}}, n. 3 col. 836 : Pâtre omnium donante et in sœculum sœculi perseveranliam his qui salui fiant ; non enim ex nobis neque ex nostra natura vila est, sed secundum gratiam Dei datur. L. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxvi}}, n. 6, col. 1096 : Graluito quidem donat in quos oportet, secundum autem meritum dignissime distribua aduersus ingratos et non sentientes benignitatem ejus, justissimus retributor. C. xxx n, n. 3, col. 1108 : Deo gratuito donante eis sempiternam perseverationem. L. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|ii}}, n. 3, col. 1127 : Corruplibiti incorruptelam gratuito donat. Irénée distingue, quoique les mots de « grâce sanctifiante » et de « grâce actuelle » lui manquent, la grâce qui nous conforme à l’image et à la ressemblance divines, la grâce qui « donne la vie » divine, grâce habituelle ou sanctifiante, de celle, grâce actuelle, qui fait produire des « fruits de vie. » Cꝟ. t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvii}}, n. 2-3, col. 929931. Aussi imp ! ore-t-il la grâce de Dieu, pour résoudre les difficultés qu’opposent les gnostiques. L. {{rom-maj|I}}, præf., n. 2 ; t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 3 ; l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vi}}, n. 4, col. 444, 806, 802-863. Sur les dons du Saint-Esprit, voir t. iv. col. 1756. b) Les charismes. — Avec la grâce qui vivifie et rend capable d’accomplir les œuvres de salut, il y a les charismes, les gratiæ gratis datas des théologiens. Ils étaient communs aux origines de l’Église ; Irénée rapporte qu’ils n’étaient pas inconnus de son temps. Cꝟ. t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiii}}, n. 4 ; t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxxii}}, n. 4 ; t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xi}}, n. 9 ; c. {{rom-maj|XXIV}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxvi}}, n. 5 ; c. {{rom|xxxvii}}, n. 2 ; t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom-maj|VI}}, n. 1, col. 585, 829, 891, 966, 1056, 1101, 1137. On sait la grande place des charismes dans le sj’stème montaniste, et l’on connaît, Tinterveition des martyrs lyonnais dans la crise montaniste. Sur ce fait les divergences d’appréciation ont été profondes. Plusieurs critiques ont admis une approbation formelle du montanisme par les Églises des Gaules. D’autres croient à une désapprobation expresse. D’autres enfin adoptent un moyen terme : approbation mitigée ou critique adoucie. Cf., sur les tenants de ces diverses opinions, P. de Labriolle, La crise montaniste, Paris, 1913, p. 221, n. 3. Les premiers arguent du choix du négociateur chargé de porter au pape Éleuthère les lettres des martyrs. Irénée, disent-ils, était l’ami des solutions bénignes, et le Contra liœreses témoigne de ménagements extrêmes à l’égard du montanisme et même de certaines affinités doctrinales avec lui. P. de Labriolle, ''op. cit.'', t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, a repris l’examen de la question, et conclu, p. 243, que les martyrs de Lyon désapprouvèrent très nettement le mouvement montaniste, " mais sans colère, sans appel aux sévérités de la hiérarchie, » dans un esprit de pacification. Eusèbe qualifie leur consultation de « pieuse et très orthodoxe, » et il n’aurait pas décerné « un tel brevet à une décision donnant gain de cause aux partisans du « réveil » cataphrygien, lui qui le jugeait d’essence<noinclude> <references/></noinclude> jxsydjx5bii6te1myr6pmxugunm9idc Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/623 104 3914056 15908537 15812409 2026-07-07T13:02:29Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908537 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2495|IRÉNÉE (SAINT)|2496}}</noinclude>meilleur, et, c. {{rom|xii}}, n. 2, col. 1003, que sans l’amour tout est vain et inutile, dilcchoncm vero pcrficere perfectum hominem, et eum qui dilii/it Deum esse perjcclum et in hoc scvo et in jutiiro. Nunquam enim desinimus diligentes Deum ; sed, quanto plus eum. inluiti fucrimus, lanlo plus eum diligemus. L. Atzberger, ''Geschichte der christlichen Eschatologie tnnerltalb dcr vornicànischen Zeil'', Fribourg-en-Brisgau, 1896, p. 224-231 ; V. Ammunsen, ''The nile o/ truth in Irenæus'', dans TIte journal of theological studies, Cambridge, 1912, t. {{rom|xiii}}, p. 574-580. 3. ''Les sacrements''. La doctrine des sacrements est relativement effacée dans la théologie d’Irénée. Il en dit assez pour montrer qu’il « leur donne une grande Importance » et qu’il admet « trois moyens d’appropriation du salut : le salut par la foi, le salut par les œuvres et le salut par le rite. Ces trois moyens ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, n’opèrent que dans l’Église et avec son concours. » P. Beuzart, ''Essai sur la théologie d’Irénée'', p. 128, 124. La grâce sauve ceux qui ont les dispositions requises, et les sacrements communiquent la grâce. Quant au mot « sacrement, » on ne sera pas surpris qu’Irénée lui prête seulement le sens d’opération mystérieuse. L {{rom-maj|II}}, e. {{rom-maj|XXX}}, n. 7 ; t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxv}}, n. 3, coi 820, 1088. E. Renan, ''Marc-Aurèle et la fin du monde antique'', 3^ édit., Paris, 1882, p. 144, a prétendu que les sacrements furent en grande partie la création des gnostiques. Irénée signale certains rites gnosliques qui ont des analogies avec le baptême, la confirmalion, l’eucharistie, l’extrême-onction, mais ne laisse pas supposer que les sacrements de l’Église en dépendent d’aucune façon. a) Le baptême. — Irénée s’occupe du baptême surtout à l’occasion du baptême et de la rédemption des gnostiques, qui sont, à ses yeux, une invention de Satan ad negationem bnptismatis, ejus quæ est in Deum regencrationis et universse fidei destractionem. L. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XI}}, n. 1, col. 658. T. Barnes, ''A studij on the mareosian heresy'', dans The journal of theological studies, Cambridge, 1906, p. 394-411, a vu dans la formule baptismale adoptée par les marcosiens et rapporiée par Irénée, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxi}}, n. 3, col. 661, une contrefaçon de la formule catholique, laquolle aurait eu, en conséquence, SIX membres, affirmant le Père, le Fils, le Saint-Esprit, une Église, la rémission des péchés, la communion des saint « . U. Mannucci, ''Riuista storicocrilicu dclle scienze teologiche'', Rome, 1906, t. {{rom|ii}}, p. 706, a objei’té que, dans la formule marcosienne, l’unité, la rédemption et la communion sont des concepts étroitement liés et se réfèrent tous au même sujet, sôç êvcùoiv xal àTToXÙTpwaiv xal xoivœvîav twv Suvâpisuv, tandis que, dans notre symbole, elles se réfèrent ù des sujets différents, l’unité à l’Eglise, la rémission aux péchés et la communion aux saints. Nous avons dit, à propos de la règle de foi, que le canon baptismal connu d’Irénée pourrait bien avoir été conseré dans la Démonstration de la prédication apostolique, c. {{rom|iii}}, p. 662. Cf. Cont. Iiœr., l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1, col. 929. Irénée indique la matière, le sujet, les effets du baptême. La matière est l’eau. Cf. Dem., c. {{rom|xli}}, p. 690, et, sur la matière du baptême gnostique, Cont. hier., t. {{rom-maj|I}}, c. xxj, n. 3, 4, col. 661, 664. Les enfants peuvent recevoir le bapteme ; Irénée le suppose, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxii}}, n. 4, col. 784, cꝟ. t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xv}}, n. 3, col. 1166, quand il dit que le Christ est venu sauver tous les hommes, tmnes, inquam, qui per eum renascuntur in Deum, infantes, et parvulos, et pucros, et juvenes, et seniores. Or, c’est par le liaptônic que se produit cette régénéraiion. Donc le bapleme est pour les enfants comme pour les adultes. Le baptême, en effet, régénère, remet les péchés, purifie le corps et l’âme, fait l’homme enfant de Dieu, lui donne le Saint-Esprit. L. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1-2. col. 929-930 ; Dem., c. {{rom|iii}}, vai, XLn, p. 662, 664665, 691. Cf. ''P. G.'', t. ^^I, col. 1248, le fragment xxxv. Les gnostiques admettaient l’efficacité régénératrice de leur baptême. Cf. l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxi}}, n. 2, col. 658-659. Sur le baptême par le feu et le baptême pour les morts, voir t. {{rom|ii}}, col. 355-362. b) La confirmation.. — Voir Confirmation, t. {{rom|iii}}, col. 1028-1029 ; Chuème (Saint), t. {{rom|ii}}, col. 2396, 2403. c) L’eucharistie. — Voir Eucharistie, t. {{rom|v}}, col. 1 1281130 ; Eucharistiques (Accidents), t. {{rom|v}}, col. 13701371 ; Épiclèse, t. {{rom|v}}, col. 233. d) La pénitence. — La pénitence est nécessaire aux pécheurs. Irénée distingue deux catégories de sauvés ; les uns n’ont jamais perdu la vie de la grâce, les autres l’ont recouvrée par la pénitence. Cf. l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|x}}, n. 1 ; 1. ÎV, c. {{rom-maj|XL}}, n. 1 ; t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xi}}, n. 1, col. 552, 1112, 1159. Quant à ceux qui persévèrent dans les opérations de la chair, dans l’apostasie, c’est-à-dire dans l’inlidélité à Dieu, le feu éternel les attend. Cꝟ. t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xiv}}, n. 4 ; c. {{rom-maj|XXIII}}, n. 3 ; t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xi}}, n. 1 ; c. {{rom|xxvi}}, n. 2, col. 917, 962, 1150, 1194, 1195. Y a-t-il des péchés irrémissibles endroit ? On pourrait le croire si on lisait superficiellement, l. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxviii}}, col. 1056-1001, les pages où Irénée rapporte les paroles d’un presbytre qu’il avait entendu et qui avait lui-même entendu des contemporains des apôtres. Ce presbytre disait que les péchés commis avant le Christ eurent leur guèrison et leur rémission dans la mort du Christ, mais que propter eos vero qui nunc peccunt Christus jam non morietur, sed veniet Filius in gloria Putris, exquirens ab actoribus et dispensatoribus suis pecuniam quam eis credidit, eum usuris, et quibus plurimum dédit plurimum ab eis exiget ; non debemus ergo, inquit ille senior, superbi esse neque reprehendere veleres, sed ipsi timcre, ne forte, post agnitionem Christi agentes atiquid quod non placeat Dco, remissioncm ultra non habeamus delictorum, sed excludamur a regno ejus. Faut-il en conclure que certains péchés ne peuvent être remis ? Non, car ce texte vise tous les péchés commis après la connaissance du Christ, et Irénée enseigne qu’on arrive au salut par la pénitence, même après le péché d’apostasie que pourtant il accable des anathèmes de l’Écriture, t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom-maj|XXVI}}, n. 2, col. 1 195 : Post autem aduentum Do/nini ex sermonibus Christi… discens m nij este quoniam ignis œternus præparalus est ex sua voiuntute abscedenti u Dco et omnibus qui sine pœnitentia persenerant in upostasia. Quelle est donc l’idée de saint Irénée et du presbytre qu’il allègue ? Contre les marcionites qui discréditaient l’Ancien Testament, opposaient au Dieu de l’Ancien Testament celui du Nouveau et ne parlaient que de la miséricorde du dernier, gardant le silence sur son jugement, cꝟ. t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxvi}}, n. 5 ; c. {{rom|xxviii}}, n. 1, col. 1056, 1061, Irénée maintient qu’il n’y a qu’un Dieu auteurde l’un et de l’autre Testament et déclare, en se réclamant de l’autorité du presbytre. que nous ne devons pas infliger aux pécheurs de l’Ancien Testament un blâme plus sévère que celui qui se trouve dans l’Écriture, laquelle raconte leurs fautes pour notre amendement, que les péchés, parce que nous avons plus de lumière et recevons plus d’amour, ont une malice plus grande et qu’un compte plus rigoureux en sera rendu sous le Nouveau Testament que sous l’Ancien, que maintenant, comme alors, l’injustice, l’idolâtrie, la fornication entraînent la perte des hommes, que le jugement de Dieu est encore plus à craindre. Le mol d’Irénée, à propos de la descente aux enfers, n. 2, col. 1058 : remissione pcccatorum exislente his qui credunt in eum, a une portée générale ; les mérites du Christ valent pour la remise de tous les péchés. Jusqu’ici aucune allusion au ministère de l’Église dans la rémission des péchés. Voici des textes qui se<noinclude> <references/></noinclude> 0he443mbts687pqq72vj0qbor787l9z Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/633 104 3914066 15908315 15698663 2026-07-07T12:54:57Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908315 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|251Î|IRÉNÉE (saint ;|raissent chez l’un et chez l’autre. Cf., sur d’autres ressemblances, F. R. M. Hitchcock, Irenæus of Lugduniim, Cambridge, 1904, p. 27-30. Du reste, Irénée ne}}</noinclude> reproduit pas Justin de façon servile. Voir Fils de Dieu, t. {{rom|v}}, col. 2426 ; cf. J. Lebreton, ''loc. cit.'', p. 134. — i. Taiien. — Si Tatien n’était qu’un chrétien ordinaire tombé dans le gnosticisme et dans l’encratisme, il suffirait de la mention que nous lui avons accordée parmi les sources gnostiques. Mais il a été d’abord un disciple de Justin, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 1 ; cꝟ. t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xxiii}}, n. 8, col. 690, 965, dévoyé après le martyre de son maître, et l’âpreté des critiques d' Irénée se concilierait assez bien avec l’hypothèse d’après laquelle il aurait été lui aussi le disciple de Justin ; ce serait la protestation indignée de l’élève fidèle à la pensée du maître contre le renégat. Dans son Discours aux Grecs, Tatien parle de l’âme en des termes qui l’ont fait passer pour un adepte du trichotomisme, et on a prêté ces mêmes idées trichotomistes à Justin et à Irénée. Voir Ame, t. {{rom-maj|I}}, col. 981, 984-985. Irénée présente quelques ressemblances, mais ausoi des différences marquées, avec Tatien. Cf. J. Leblanc, Entre la mort et la parousie avant Origène, dans les Annales de philosophie chrétienne, Paris, 1904, III « série, t. {{rom|iii}}, p. 389-394. b) Ceux qu’il ne cite pas. — Nous avons ici en vue quelques écrits qu' Irénée ne cite point, mais avec lesquels il offre des ressemblances. Ces ressemblances, parfois assez vagues, ne prouvent pas qu’il les ait lus ; il peut se faire que les auteurs de ces écrits et Irénée aient puisé à une source commune, ou qu’ils se soient rencontrés dans l’interprétation d’un texte biblique. — a. Le pseudo-Barnabe. — Voir Barnabe (Épître dite de saint), t. {{rom|ii}}, col. 416 ; cf. F. R. M. Hitchcock, Irenæus of Lugdunum, p. 21-22. — b. La Didachè. — Les rapports signalés entre la Didachè et Irénée ne sont pas très caractéristiques. Sur l’usage fait par l’une et l’autre, Did., {{rom|xiv}}, 3, et Cent, hær., t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xvii}}, n. 5, col. 1023, de la prophétie de Malachie, i' 11, 14, cf. E. Jacquier, La Doctrine des douze apôtres et ses enseignements, Lyon, 1891, p. 20-21. L’affinité signalée par E. Buonaiuti, // millenarismo di Ireneo, dans la Riuista storico-critica délie scienze teologiche, Rome, 1906, t. {{rom|ii}}, p. 91], entre Did., {{rom|ix}}, 4, et Cont. hser., t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|ii}}, n. 3, col. 1127, n’est pas telle qu’on soit autorisé à admettre une influence de la Didachè sur le Contra lisereses. — c. La lettre à Diognète. — A. Dorner, Die Lehre von der Person Christi, 2^ édit., Stuttgart, 1845, t. {{rom|i}}, p. 478, a cru voir dans cette lettre, c. {{rom|vii}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|II}}, col. 1177, une source d' Irénée. Cf. A. Harnack, Geschichte der altchristlichen Litteratur bis Eusebius, t. {{rom|i}}, p. 758. — d. Méliton de Sardes. — Irénée rclèvc-t-il de Méliton, cf. son texte dans Eusèbe, ''H. E.'', t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxvi}}, ''P. G.'', t. {{rom|xx}}, col. 395, quand il dit, t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxxiv}}, n. 4, col. 1086, que le Christ est l’auteur véritable de la paix romaine ? A. Dufourcq, Saint Irénée (collection La pensée chrétienne), p. 199, n., pense que oui. — e. Théophile d’Antioche. — A. Dufourcq, Saint Irénée (collection Les saints), p. 65, avance également qu' Irénée a lu Théophile d’Antioche. C’est possible, mais non certain. Un indice en faveur de cette hypothèse, c’est que Théophile, avant lui, ainsi que nous l’avons noté, a identifié la Sagesse de l’Ancien Testament avec le Saint-Esprit, non avec le Verbe. — I. Hégésippe. Faut-il, avec P. Batifîol, Anciennes liltéralures chrétiennes. La littérature grecque, 2{{e}} édit., Paris, 1898, p. 107, compter, parmi les sources d' Irénée, les Commentaires : d’Hégésippc, ou dire, avec A. Dufourcq, Sciinl Irénée (collection Les saints), p. 78-79, qu’ils « ne lui ont été peut-être d’aucun secours ? Ils viennent à peine de paraître (vers 170-180) en Palestine ou en Syrie ; ils mentionnent sept sectes juives… dont Irénée ne souffle mot ; ils énumèrent sept sectes chrétiennes 2516 dans un ordre qu' Irénée semble ne pas connaître. » — g. Un recueil de textes de l’Ancien Testament. -- On se souvient qu’U. Mannucci a admis l’existence d’un recueil de ce genre, mais en lui assignant une origine juive. J. R. Harris avait, le premier, supposé qu’il exista, aux premiers siècles, un recueil de preuves tirées de l’Ancien Testament, en usage dans la polémique antijuive. Cf. R. Harris et W. Burch, Tesdmonies, Cambridge, 1920. La Démonstration de la prédication apostolique lui parut confirmer cette hypothèse. La similitude de documentation scripturaire, l’emploi des mêmes passages des prophéties messianiques dans Justin, Irénée, Hippolyte, etc., et même dans des écrivains ultérieurs, tel Athanase, forment le principal étai de cette supposition. F. C. Burkitt est venu, à son tour, qui a conjecturé hardiment que ce recueil primitif ne serait autre que le livre perdu de Papias. Cf. Rivista storico-critica délie scienze teologiche, Rome, 191 0, t. {{rom|vi}}, p. 492-493. Sous la forme que lui ont donnée U. Mannucci et F. C. Burkitt, la supposition est peu vraisemblable. Elle l’est davantage, telle que l’a développée J. R. Harris. Jusqu’à preuve du contraire pourtant, tout s’explique assez bien sans ce recueil, avec le seul Justin : dans le Dialogue avec Trijphon, celui-ci a comme imprimé sa forme classique à l’argument prophétique, et Irénée, Athanase, etc., n’auront qu’à s’inspirer de lui. Cf. M. J. Lagrange, Saint Justin, Paris, 1914, p. 51. La question des sources d' Irénée se ramène donc aux données suivantes. Au point de départ, une et même deux influences décisives : celle de Polycarpe, disciple de saint Jean, et celle d’un presbytre, très' probablement distinct de Polycarpe, qui avait entendu les apôtres. Ceux-ci ne l’ont sans doute pas initié à tous les détails du dogme ; mais ils l’ont marqué à leur empreinte, ils lui ont fait une âme capable de tous les enrichissements doctrinaux. On a souvent parlé d’une école asiatique, d’une évolution théologique propre à l’Asie Mineure, dont Irénée serait le représentant le plus connu. L’existence de cette école est un mythe, et, en tout cas, Irénée n’a, avec l’Asie, d’attaches constatables que celles que nous venons de dire. Les autres presbytres asiates n’ont pas été ses maîtres ; il les cite à travers Papias. Vraisemblablement il quitta l’Asie de bonne heure, vint à Rome avec Polycarpe, y séjourna ; il y suivit peut-être les leçons de Justin. Ce qui est sûr, c’est que Justin, que ce soit uniquement par ses écrits ou encore par son enseignement oral, a exercé sur lui une influence considérable, qui fut un peu en étendue ce que celles de Polycarpe et des presbytres avaient été en profondeur. La lutte avec le gnosticisme détermina l’orientation de ses idées théologiques. La Bible, lue, méditée, convertie en sang et nourriture, « lui fournit, selon le mot heureux d’A. Dufourcq, Saint Irénée (collection Les saints), p. 63, la substance et la forme de sa pensée. » Il procède surtout de saint Paul et, plus encore de saint Jean. Les deux grands écrivains bibliques sont ses vrais maîtres. {{1o}}'' Sources païennes''. J. A. Fabricius, Bibliotheca græca, édit. J. C. Harles, Hambourg, 1801, t. {{rom|vii}}, p. 83-85 ; ''P. G.'', t. {{rom-maj|VII}}, col. 2019-2220 (les renvois se réfèrent aux chapitres des éditions antérieures à celle de Massuet). — {{2o}} Sources gnostiques. — R. A. Lipsius, Zur Quellenkritik des Epiphanios. Vienne, 1863 ; D/e Quellen der altesten Ketzergeschichte, Leipzig, 1875 ; A. Harnack, Zur Quellenkritik der Geschichte des Gnosticismus, Leipzig, 1873 ; Zur Quellenkritik der Geschichte des Gnosticismus, dans la Zcitschrift für die historische T/ieo/ogie, Leipzig, 1874, t. {{rom|xliv}}, p. 143-226 ; Geschichte der altchristlichen. Lilteratur bis Eusebius, Leipzig, 1893, t. {{rom-maj|I}}, p. 145 ; A. Hilgenfeld, Die Ketzergeschichte des Urchristentums, Leipzig, 1884 ; J. Kunze, De liistoriæ gnosticismi fontibus novæ quæstiones crilicæ, Leipzig, 1894, p. 1-40 ; W. Anz, Zur Frage nach dem Ursprung des Gnosli-<noinclude> <references/></noinclude> ib2qr6puqko7i9wbh1bm7gdm5qw7jqa Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/27 104 3914141 15908357 15433614 2026-07-07T12:59:29Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908357 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1347 MESSE DANS LA LITURGIE, L’ANAPHORE D’HIPPOLYTE 1348 les autres formules eucharistiques. Il arrivait même à cette conclusion, comme ou le voit par le sous-titre, que ce document n’est rien de moins que l’anaphore primitive, l’anaphore apostolique, la formule même laissée par les apôtres à l’Église. Dès ce moment, et tout en admirant l’érudition et l’ingéniosité de ces recherches, on était tenu de faire les plus expresses réserves sur ces conclusions. Depuis ce temps les travaux de dom Connolly, dont la théorie concordait avec celle de Ed. Schwartz, sont arrivés à démontrer de la façon la plus convaincante que cette anaphore est l’œuvre de saint Hippolyte, et qu’elle a été composée à Rome dans les trente premières années du m{{e}} siècle. Ces conclusions ont été adoptées par la plupart des savants, et dom Cagin lui-même, non sans quelques réserves, s’est rangé à cette opinion. Nous donnerons tout à l’heure l’énoncé des principaux travaux composés autour de ce texte célèbre. Nous nous contenterons de dire ici en quelques mots que l’anaphore Hippolyte est donnée à propos de l’ordination d’un évêque dans un ouvrage que l’on a longtemps appelé la Constitution égyptienne ou les Statuts des apôtres, et qui se trouve être en réalité V ânoGzolixrj TrapâSoaiç ou traditio apostolica de saint Hippolyte Hippolyte, col. 2502 sq.).Nous ne l’avons pas dans l’original mais dans une traduction latine, les fragmenta veronensia cités ci-dessus, puis dans des traductions en copte, en arabe et en éthiopien. Ces dernières éditées et traduites par G. Horner, The slalules of the aposlles, 1904, p. 244 sq. et 306 sq. Ajoutons que la traduction de l’anaphore dont nous avons à nous occuper se trouve p. 138, 139 de cet ouvrage, et que les Constitutions apostoliques. l’Épitomè en grec, les Canons Hippolyte en arabe, et le Testament de N.-S. en syriaque, ont tous exploité sans réserve la traditio apostolica ; et ce n’est pas le moindre avantage de la découverte de dom Connolly d’avoir changé nos perspectives sur ce point, et de nous avoir permis un classement rigoureux de ces divers ouvrages si longtemps discutés. Pour les travaux de Funk, Achelis et autres, voir Constitutions apostoliques. L’importance d’un texte eucharistique daté et situé n’échappera à personne. Aussi le donnerons-nous ici d’après Hauler en prévenant le lecteur qu’il ne faut pas considérer comme définitif un texte qui n’est qu’une traduction de l’original grec. L’apostolica traditio attend maintenant un philologue habile et consciencieux dont la tâche ne sera du reste pas facile. Tel quel, notre texte permet de se rendre compte de la conception eucharistique Hippolyte. …quicumque factus fuerit episcopus, omnes os ofierant pacis, salutantes eum, quia dignus effectus est. Illi vero oHerant diacones oblationem, quique imponens manus in eam cum omni pra-sbyterio dicat gratias agens. Dominas vobiscum, et omnes dicant : Et cum spiritu tuo. Sursum corda. Habemus ad Dominum. Gratias agamus Domino. Dignum et justum est. Et sic jam prosequatur : Gratias tibi referimus, Dcus, per dilectum puerum tuum Jesum Christum, quem in ultimis temporibus misisti nobis salvatorem et redemptorem et angelum voluntatis tuæ ; qui est verbum tuum inseparabilem, per quem omnia fecisti et bene placitum tibi fuit ; misisti de cielo in matricem virginis, quique in utero habitus incarnatus est, et liliws tibi extensus est ex Spiritu Sancto et virgine natus ; qui voluntatem tuam complens et populum sanctum tibi adquirens, extendit manus, (-uni pateretur, ut a passione Ilberaret eos qui in le crediderunt ; qui clinique traderetur voluntarix passioni, ut iiiorteni solvat, et vincula diaboli dirumpat et infernum calcet et jusios lntuminet et terminum figat et resurrectionem manifestet, accipiens panem, gratias tibi agens dixit : accipite, mandu cate : hoc est corpus meura, quod pro vobis confringetur. similiter et calicem dicens : Hic est sanguis meus, qui pro vobis effunditur ; quando hoc facitis, meani commemorationem facitis. Memores igitur mortis et resurrectionis ejus offerimus tibi panem et calicem gratias tibi agentes, quia nos dignos habuisti adstare coram te et tibi ministrare. Et petimus, ut mittas Spiritum tuum Sanctum in oblationem sanctse Ecclesia ; ; in unum congregans de omnibus, qui percipiunt, sanctis in repletionem Spiritus Sancti ad confirmationem fldei in veritate, ut te laudemus et glorificemus, per puerum tuum Jesum Christum per quem tibi gloria et honor, Patri et Filio cum Sancto Spiritu, in sancta Ecclesia tua, et nunc et in ssecula sreculorum. Amen. Hauler, ''op. cit.'', p. 106, 107 ; dom Cagin, Eucharistia, a reproduit ce texte, p. 121 et aussi p. 294, où il a essayé, non sans succès, une restitution du texte grec original. Connolly en a donné une traduction en anglais. Voir plus loin le titre des travaux publiés sur ce sujet. Nous ferons sur ce texte précieux les observations suivantes. Cette anaphore assez sommaire, comme on le voit, n’est donnée par son auteur que comme un modèle de prière eucharistique proposé à l’évêque, et non comme la norme à suivre, moins encore le prototype de toutes les liturgies émané des apôtres eux-mêmes. Un point sur lequel il faut insister, et sa composition en est une nouvelle preuve, c’est que l’improvisation est à cette époque la loi de la prière. On improvise les doxologies, les prières litaniques, même l’anaphore eucharistique. A l’appui de ce fait, il existe des textes très nombreux que l’on pourrait citer ici. Dom Cagin lui-même en est convenu dans son Anaphore apostolique. Nous reconnaissons volontiers du reste que ces improvisations ne s’écartaient pas d’un certain thème général et même que certaines formules, celles du Credo, celle du baptême, celle de la consécration par exemple, avaient une tendance à se fixer ne varietur. De cet usage aussi on pourrait donner de nombreux exemples. Un docteur comm Hippolyte s’inspirait naturellement de la tradition, et l’on a pu faire à propos de son anaphore des comparaisons intéressantes avec les lettres de saint Ignace, celle de Polycarpe, et surtout avec saint Paul. Tous ces archaïsmes que l’on a soigneusement relevés ne sont pas pour nous étonner. On remarquera aussi que la traditio apostolica ne prétend pas donner le texte de la messe au complet, mais seulement l’anaphore, c’est-à-dire la prière récitée par le prêtre sur l’eucharistie. Il n’est pas question d’avant-messe, ni de fraction, ni de communion qui cependant faisaient à cette époque partie intégrante de la messe. Mais plus loin, dans le même document à propos des ordinations et du baptême, nous trouvons des allusions à la messe et à la communion que nous devons donner. Après le baptême et les onctions d’huile une allusion, selon nous, à la prière des fidèles. En effet la prière des fidèles avait lieu après que les catéchumènes et les pénitents avaient été congédiés, c’est-àdire après la messe des catéchumènes. Et postea jam simul cum onmi populo orent (qui bapti/ati et uncti sunt), non primum orantes cum fidelibus, nisi omnia hsec tuerinl consecuti. Et cum oraverint, de ore paoem ouvrant. Et tune offe ratur oblatiO a diaconibus episcopo et gratias agat panem quldem in exemplum quod diclt Grœcus antitypum, corporis Christi : calicem vino mixtum propter antitypum, quod dicit Grœcus simllltudinem, sanguinis quod effusum est pro omnibus qui crediderunt in eum ; lac et melle mixta simul ad plenitudlnem promissionis, qiue ad patres fuit,<noinclude> <references/></noinclude> pi6w2whbhyshdfknf7smxnzsynaa2a6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/141 104 3915586 15908367 15586492 2026-07-07T12:59:39Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908367 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|267|NESTORIENNE (L’ÉGLISE), LITTÉRATURE|268}}</noinclude> tateuque, avait-elle eu son origine en Perse, si elle a été écrite, comme on le suppose, pour l’importante colonie juive d’Adiabène. A. Baumstark, Geschiihte der syrischen Literatur, p. 18 sq. D’autre part, si Tatien a étudié et travaillé parmi les « Occidentaux », à Rome et à Antioche. il ne faut pas oublier qu’il était né Assyrien », et donc sujet du Roi des rois. Nul doute que le Diatessaron ait été répandu de bonne heure en Perse, puisqu’il est employé habituellement par Aphraate. J. Parisot, dans Patrologia syriæa, part. {{rom-maj|I}}, t. {{rom|i}}, Paris, 1894, p. {{rom|xlv}}, et ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom-maj|I}}, col. 738. Bien plus, tandis que Rabboula faisait détruire méthodiquement à Édesse les exemplaires du Diatessaron pour assurer plus promptement le triomphe des évangiles séparés, l’œuvre de Tatien survivait dans l’empire sassanide, où le bras séculier ne pouvait l’atteindre. Sans doute, les copies qu’on en fit furent bientôt retouchées d’après les termes du texte vulgaire ou Pesittâ du Nouveau Testament ; cela prouve que le Diatessaron ne fut pas conservé seulement par le soin pieux de quelque collectionneur érudit, puisque son texte continua de vivre. Au milieu du {{rom|ix}}{{e}} siècle, Iso' dad de Merv, commentant les évangiles, cite abondamment le Diatessaron. J. R. Harris, introduction à M. D. Gibson, The commentaries of Isô'dad of Merv…, dans Horæ semiticie, t. {{rom|v}}, Cambridge, 1911, p. xxii. Au {{rom|xi}}{{e}} siècle, un nestorien Abû'l-Faradj Abdallah ibn at-Tayyib le traduisit en arabe : sa version est le seul texte complet de l’harmonie tatianique arrivé jusqu’à nous. A. Ciasca, … Tatiani evangeliorum harmoniæ arabiee, Rome, 1888 (reproduction anastatique, bibliothèque Vaticane, 1930). Toutefois, c’est la Pesittâ qui devint pour le Nouveau Testament, comme pour l’Ancien, le texte reçu de l’Église nestorienne ; l’essai du catholicos Abâ I er pour lui substituer une nouvelle traduction, dont il était l’auteur, n’aboutit pas. W. Wright, A short history of the syriac literature, p. 19 sq. La plus ancienne pièce de littérature ecclésiastique rédigée en Perse est le livre des Démonstrations d’Aphraate(art. Aphraate, t. {{rom|i}}, col. 1457-1463). Cette œuvre si originale et si intéressante n’eut pas de suite. Pendant un demi-siècle, de 340 à 399, la persécution fut déchaînée sur toutes les chrétientés de l’empire sassanide : en dehors des formules liturgiques, dont l’histoire pour cette période nous échappe complètement, il n’y a que des récits de martyres. Supra, col. 166-168. Cependant les jeunes clercs de l’Église perse vivaient au delà des frontières, dans cette école que saint Éphre n avait transférée de Nisibe à Édesse en 363, supra, col. 169 sq., et ils y prenaient une part prépondérante à la traduction en syriaque des chefsd’œuvre grecs sacrés et profanes. Les œuvres principales des grands docteurs Grégoire de Nazianze, Basile, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Athanase, pour ne pas citer Eusèbe de Césarée et Tite de Bosra, furent traduites de bonne heure, ainsi que les commentaires et traités de Diodore de Tarse, Théodoret et Théodore de Mopsueste, les exégètes réputés de l’école antiochienne. On est étonné de la masse très considérable de textes qui furent traduits ainsi, avec toute l’ardeur et l’enthousiasme que pouvaient apporter des jeunes gens arrachés par l’amour de l’étude à leurs foyers et à leur patrie. C’est l’atmosphère de jeunesse dominant à l’École des Perses, qui explique l’enthousiasme des théologiens persans pour les derniers auteurs cités, et surtout pour Théodore de Mopsueste, qu’on appela dès lors l’Interprète par excellence et qui est resté tel pour toute la tradition nestorienne. Ces traductions préparaient l’adhésion de l’Église persane à l’hérésie nestorienne, mais l’œuvre de Nestorius lui-même ne fut traduite que plus tard, en Perse, pendant le court pontificat du catholicos Paul I er (537 ou 539). A. Baumstark, op. cit., p. 77-82, 102-104, 106 sq., 117. Lorsque l’Église de Perse eut été officiellement autorisée à vivre, il lui fallut légiférer. Avant de proclamer aucune mesure particulière, les évêques réunis par le catholicos Isaac, en 410, posèrent comme première assise du nouveau droit la traduction syriaque d’une collection canonique grecque, apportée par Marouta de Maypherqat (art. Marouta, t. {{rom|x}}, col. 146 sq.). Aux canons indigènes des divers synodes s’ajoutèrent encore dans la seconde moitié du {{rom|v}}{{e}} siècle la traduction de décisions rendues au nom des empereurs de Constantinople, Constantin le Grand, Théodose I er et Léon. Ces décisions qu’on s’étonne de voir introduites en terre persane, eurent leur influence dans l’évolution du droit nestorien. A. Baumstark, ''op. cit.'', p. 82 sq. ; E. Sachau, Syrische Rechlsb ficher, t. {{rom|i}}, Berlin, 1907. L’activité théologique proprement dite dans l’Église de Perse, pendant cette période, est intimement liée au fonctionnement des écoles, qui étaient des milieux éminemment favorables au développement de la spéculation, comme le furent en Occident les grandes universités du Moyen Age. A partir du moment où, Ibas étant évêque d’Édesse, Narsaï devint directeur de l’École des Perses, rien ne s’opposa plus au triomphe du dyophysisme ; toutefois, l’œuvre de Narsaï est à peu près la seule qui nous reste pour le {{rom|v}}{{e}} siècle (art. Narsaï, ci-dessus, col. 26). Plusieurs de ses successeurs nous sont connus, soit par le catalogue des auteurs nestoriens d’Ébedjésus, soit par d’autres sources historiques, comme la Chronique de Scert. Mais ont-ils autant écrit que ces informateurs le donneraient à penser ? De tous ces commentaires sur les Livres saints qui leur sont attribués, aucun n’est parvenu jusqu’à nous. Il semble qu’ils ont été parlés plutôt qu’écrits, comme les commentaires aux Livres des sentences de nos universités médiévales, et sans qu’il nous en reste de reportata. Liste de ces commentaires dans R. Duval, La littérature syriaque, 3{{e}} éd., p. 71-73. Il est certain aussi que tous ces maîtres, suivant l’exemple de Narsaï, ont écrit des compositions en vers destinées au service divin et conservées sans doute dans le gazzâ (voir ci-dessous, col. 319), mais les attributions sont rares et incertaines, personne ne s’est encore essayé à la tâche difficile, peut-être impossible, d’y établir critiquement la part de chacun. Enfin plusieurs de ces directeurs d’écoles écrivirent des discours, dont le titre syriaque a été traduit « cause de la fondation des écoles », mais qui doivent être interprétés bien plutôt, selon la suggestion des éditeurs de la Patrologia orientalis, « discours d’ouverture de la session des écoles », t. {{rom-maj|IV}}, p. 324 sq. Le premier successeur de Narsaï, Elisée bar Quzbâyê, écrivit une exposition de la doctrine chrétienne en 38 chapitres, à la demande du catholicos Acace. qui en fit faire une traduction persane afin de la présenter au roi Qawad. Il écrivit aussi sur les martyrs. Abraham son successeur, neveu de Narsaï, écrivit des lettres en réponse à diverses questions d’ordre théologique. Jean de Beit Rabban, comme Abraham de la famille de Narsaï, écrivit divers traités contre les mages, les Juifs, les monophysites, et des questions sur l’Ancien et le Nouveau Testament, dont nous ignorons le contenu. Iso’yahb I er qui dirigea ensuite l’école de Nisibe pendant deux ans, avant d’être consacré évêque d’Arzoun en 571, écrivit tandis qu’il était en charge un commentaire de la liturgie. Puis Abraham bar Qardâhê gouverna l’école pendant un an jusqu’à ce que l’Adiabénien Hënânâ en fût chargé en 572, malgré les difficultés que ses doctrines lui avaient attirées<noinclude> <references/></noinclude> k5q1qnxrir65fb7hg7soib1xy11f6jg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/132 104 3915596 15908366 15791505 2026-07-07T12:59:38Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908366 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>24 !) NESTORIENNE (L’ÉGLISE), MISSIONS LATINES 250 50 18.350 3 500 18 4.800 » 1.600 10 2.500 » 1.000 22 3.765 » 1.600 2 400 1 400 5 894 18 8.000 129 43.809 4. En 1928. Depuis les hécatombes de la GrandeGuerre, le nombre des Chaldéens est très diminué ; voici les chiffres en possession de la S. Congrégation pro Ecclesia Orientait, incomplets pour plusieurs diocèses : Localités Prêtres Fidèles Arehidiocèse patriarcal. 10 Diarbékir 1 Kerkouk 7 Séert » Ourmiah 10 Akra » Amadiah 18 Djézireh » Mardin 1 Salmas 1 Séna 3 Zakho 16 Ï37~ Il y aurait lieu toutefois d’ajouter à ces chiffres un assez grand nombre de réfugiés, en particulier ceux qui, après avoir essayé de s’installer en Cilicie sous le mandat français, se sont regroupés dans la République libanaise et en d’autres endroits de Syrie, avec un vicaire patriarcal chaldéen à Beyrouth. Au clergé séculier il faudrait ajouter les membres de la congrégation de Saint-Hormisdas (Rabban Hormizd), dont les deux groupes les plus importants sont ceux de Rabban Hormizd et de Notre-Dame des Semences, à Alkoche ; ils sont environ unecinquantaine. Leur nombre a subi d’assez fortes variations : environ 50 en 1820, 39 en 1843, 16 en 1880, 10 en 1890. E. A. V. Budge, The historiés of Rabban Hôrmîzd the Persian…, vol. {{rom|ii}}, part. 1, dans Luzac’s semitic text and transtalion séries, t. {{rom|x}}, Londres, 1902, p. xxiii. On trouvera des chiffres assez voisins de ceux donnés par P. Martin dans J.-B. Chabot, État religieux des diocèses formant le patriarcat chaldéen de Babylone au {{1o}} janvier 1895, rédigé d’après les notes de S. B. Mgr Georges ÊbedJésus V…, dans Revue de l’Orient chrétien, t. {{rom|i}}, 1896, p. 433-453. Voir aussi les chiffres donnés ici par M. P. Pisani, Asie (État religieux d'), t. {{rom|i}}, col. 2085 sq., d’après V. Cuinet, La Turquie d’Asie, 1895-1901 ; ces chiffres donnent le nombre des chrétiens de chaque rit, catholiques ou noncatholiques, par vilayet ; le total des Chaldéens y est de 46.785, celui des nestoriens de 92.000 dans le vilayet de Van seulement. G. P. Badger, The nesiorians and their rituals, t. {{rom|i}}, Londres, 1852, p. 174 sq., donne une statistique très soignée, pour la période 1840-1845, des Chaldéens catholiques, églises, prêtres et familles, selon les renseignements recueillis sur place. {{8o}} ''Les missions latines en pays nestorien''. Après les missions des dominicains et franciscains en Mésopotamie aux xiii « et {{rom|xiv}}{{e}} siècles, aucune résidence de religieux latins ne fut installée en pays nestorien jusque vers le premier quart du {{rom|xii}}{{e}} siècle. Cette abstention surprend d’autant plus, que les dominicains avaient réussi à se maintenir en Arménie, appuyés sur la congrégation indigène des Frères uniteurs. Il est vrai que les relations avec l’intérieur de la Perse étaient relativement rares, et que le territoire ottoman était à peu près fermé à toute innovation par l’arbitraire des gouverneurs locaux, lequel se faisait sentir surtout à distance des littoraux maritimes. Il était plus facile de s’introduire en pays persan : c’est là que commencèrent les fondations des augustins et des carmes. 1. ''Passage des augustins en Mésopotamie''. Les au gustins dont le premierdépart pour les Indes orientales eut lieu le 18 mars 1573, s’installèrent à Ormuz dès 1576 et à Mascate en 1594. De là, ils pénétrèrent en Perse, où Abbas I" (1586-1628) se montrait bienveillant pour les ebrétiens et les Européens : ils y fondèrent en 1601 le couvent d’Ispahan..1. Lanlcri, dans Nicolai Crusenii… pars tertia monastici auyustiniani… a magna ordinis unione usque ad an. 1620 rum additamentis…, t. {{rom|i}}, Valladolid, 1890, p. 765 sq. Ils suivirent de peu les carmes à Bassorah, essaimant d’Ispahan, le 3 juillet 1623. H. Gollancz, Chroniele o / events… relating to seulement of carmélites in Meiopotanna…, Londres, 1917, p. 1. C’est de là que le zélé missionnaire et intrépide voyageur, Rodrigue de Arganduru Moriz, ou Rodrigue de Saint-Michel, partit pour visiter en 1624-1625 les chrétientés nestoriennes de Mésopotamie, rapportant au souverain pontife, en 1626, une lettre en arabe des chrétiens de Bassorah qui proclamaient, sans précisions dogmatiques d’ailleurs, leur attachement à l’Église romaine. Traduction latine dans T. Lopez Bardon, Monastici augustiniani R. P. Fr. Nicolai Crusenii conlinualio… sive Bibliotheca manualis augustiniana…, t. {{rom-maj|ii}}, Valladolid, 1903, p. 529, cf. p. 329 sq. sur le voyage du P. Rodrigue. Mais Bassorah fut abandonnée en même temps que Mascate quelques années plus tard, et l’activité des augustins de Perse semble s’être limitée à l’apostolat auprès des Arméniens, qui les avaient attirés à Ispahan. Voir la liste des couvents de la province de Perse dans N. Crussen, Monasticon auguslinianum, Munich, 1623, fol. Z 4 v ». 2. Les carmes en Mésopotamie et en Perse. - - Clément VIII envoya trois carmes déchaussés en Perse par la voie de terre, Allemagne, Russie et Caucase, en l’année 1604 ; la première mission des carmes en ces régions fut celle d’Ispahan, ouverte en 1609. Quatre ans auparavant, ils étaient arrivés aux Indes et leurs fondations se multiplièrent rapidement au Malabar. Ils se développèrent ensuite sur les bords du golfe Persique, comme pour assurer plus facilement la liaison entre ces points extrêmes, Ispahan et le sud de l’Inde. Ils arrivèrent à Bassorah le 30 avril 1623. H. Gollancz, ''op. cit.'', p. 1. D’un autre côté, ils s’installèrent en 1627 dans la forte place de commerce qu’était Alep. Entre Bassorah et Alep, ils eurent Bagdad à partir de 1731, puis pour un temps Mardin (1747-1800 et 1820-1822). Plusieurs carmes occupèrent le siège de Babylone avec le titre tantôt d’évêque, tantôt de vicaire apostolique : trois entre 1632 et 1642, dont le de.uier seul résida, trois de 1721 à 1773, cinq de 1794 à 18^0, enfin Jean Drure de 1902 à 1917. Emmanuel de Saint Albert Balliet (1728-1773) et Jean Drure sont ceux qui eurent le plus de contact avec les dirigeants de la « nation » chaldéenne, et ont fait le plus pour le rapprochement des nestoriens ou la persévérance des convertis. Les carmes déchaussés de la province de France ont une maison à Bagdad, avec un collège florissant et une maison à Bassorah. Dans ces deux villes il y a de nombreux chaldéens, mélangés à des chrétiens des autres rits ; les maisons des carmes n’y ont donc pas le caractère spécifique de missions auprès des nestoriens. La chronique de la maison de Bassorah pour les années 1623 à 1733 publiée par H. Gollancz, ''op. cit.'', ne contient aucune donnée sur l’Église nestorienne. Voir la liste des évêques de Babylone par L. Lemmens, Hierarchia laiina Orientis (1622-1922) mediante S. Congregatione de Progaganda Fide instituta pars {{rom-maj|II}}, dans Orientalia christiana, t. {{rom|ii}}, 1924, p. 274-292, extrait, p. 10-28. Bibliographie sur les missions carmes à l’article Carmes (Ordre des), t. {{rom|iii}}, col. 1791 sq. 3. ''Missions des capucins''. C’est aussi en territoire persan que s’installèrent d’abord les capucins de la province de Touraine, lorsqu’ils entrèrent en Mésopotamie, car Bagdad, où ils ouvrirent une maison<noinclude> <references/></noinclude> 8dun5rjfda5u7r7tkv93rqdv5xvbc53 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/109 104 3915619 15908364 15791502 2026-07-07T12:59:35Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908364 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|203|NESTORIENNE (L’ÉGLISE) EN CHINE|204}}</noinclude> M. Sæki a fait un relevé minutieux des expressions bouddhistes et taoïstes contenus dans la stèle, il y a reconnu également une citation d’un ouvrage chinois, ''op. cit.'', p. 187 ; cela prouve que le prêtre persan, Adam, s’était fort bien adapté au milieu où il vivait. On ne s’y prend pas de la même façon pour convertir des barbares, qui n’ont pas d’alphabet, et des peuples de vieille civilisation comme les Aryens de l’Inde et les Chinois ; aux premiers on impose ses termes, on cherche d’abord à comprendre les expressions et les habitudes des derniers. Le clergé nestorien des Indes n’a converti que les représentants d’une race refoulée et déchue ; en Chine, les moines qui vivaient dans la capitale ont suivi la tactique que suivra le P. de Nobili : ils sont entrés largement, trop largement peut être, dans la voie de l’adaptation et du syncrétisme. Le P. Wieger reconnaît d’ailleurs un peu plus loin, p. 543 sq., que la connaissance de la Trinité était parvenue aux taoïstes avec une précision assez remarquable, dans les mêmes années et par le moyen desdits nestoriens : c’était donc bien, à leur hérésie près, le vrai christianisme que ceux-ci prêchaient. L’inscription donne ensuite les principales phases de l’extension chrétienne dans la Chine des T’ang : « T’ai Tsoung, l’empereur accompli, inaugurait avec gloire et splendeur son règne magnifique (627-649)… et voici qu’un homme de grande vertu, nommé O-lo-pen, du royaume de Ta Ts’in, consultant les signes du ciel bleu, décida d’apporter les Livres véritables ; observant le cours des vents, il fit son chemin à travers difficultés et périls. » Le récit continue de son arrivée dans la neuvième année du roi (635) à Tehangnan, qui est Si-ngan-fou, de la réception officielle qui lui fut faite, puis de la traduction des livres avant toute prédication, enfin de l’approbation donnée deux ou trois ans plus tara par le monarque. La stèle donne ensuite le texte d’un édit en faveur de la religion chrétienne, pierre d’achoppement pour les ennemis de l’authenticité, qui en est devenu un confirmatur. depuis que le même texte a été retrouvé dans un livre chinois, le T’ang Hui-yao, composé en 982 (voir cependant l’observation de Sæki sur ce que le livre a été révisé profondément au xvin{{e}} siècle et pourrait avoir été retouché d’après l’inscription, ''op. cit.'', ꝟ. 211). A la suite de ce rescrit un monastère fut construit dans la capitale, où vingt et un moines devaient être maintenus aux frais æ la couronne. L’empereur suivant, Kao Tsoung (650-083). développe les concessions faites, en donnant l’ordre de bâtir une église chrétienne dans chaque arrondissement (tchcoa), et en conférant à O-lo-pen le titre de gardien et chef de la Grande doctrine pour tout l’empire. L’auteur de l’inscription déclare qu’en fait la religion chrétienne se développa dans les dix provinces : des monastères fuient construits dans plusieurs villes et beaucoup de familles jouirent des bienfaits de la religion. Développement trop rapide peutêtre, où les néophytes ne purent recevoir une suffisante formation chrétienne, danger pour la période troublée qui allait suivre ; car en 699 au Honan, et en 713, près de Si-ngan-fou, les chrétiens eurent maille à partir avec les bouddhistes. « Mais arrivèrent alors le métropolite Abraham (Lo-han), l’évêque Cyriaque (Ki-lie) et d’autres, en même temps que, des hommes nobles æ la région de l’or (Bactriane ou Tokharestan), avec des prêtres éminents, qui avaient dédaigné les intérêts matériels. Ils coopérèrent tous dans la restauration des grands principes fondamentaux, et s’unirent pour relier les liens brisés. » Il y eut peut-être plusieurs arrivées différentes : Ki-lie, que M. Sæki a proposé de lire Cyriaque, parvint en Chine en octobre 732, comme membre d’une ambassade venue de Perse, citée par plusieurs textes chinois, ''op. cit.'', p. 225 sq. L’empereur Hiouen Tsoung (712-754) montra vis-àvis des chrétiens une particulière bienveillance et restaura la situation ébranlée. Sous son règne on signale encore l’arrivée d’un nouveau missionnaire nommé Chi-ho (744), en qui M. Sæki reconnaîtrait un évêque Georges (Giwargis), p. 230. Il semble cependant que la situation du christianisme ne s’était pas rétablie partout, car Sou Tsoung (756-762) reconstruisit les monastères de Ling-wou et de quatre autres endroits. Tai Tsoung (762-779) continue aux moines la plus grande faveur, étant également bienveillant d’ailleurs pour les musulmans, les bouddhistes, les manichéens. Il envoyait de l’encens aux moines au jour anniversaire de sa naissance et leur faisait porter des mets de sa table. Sæki, ''op. cit.'', p. 232-234. Cet auteur suggère même que la fête anniversaire de la naissance de l’empereur aurait été instituée en 729, à l’instar de la fête de la Nativité de N.-S., que les Chinois voyaient célébrer par les moines. L’empereur régnant, Te Tsoung (780-805) a conféré au persan Yazb-bôzëd, devenu Yi-sseu, le.ï plus importantes dignités : quoique prêtre, du clergé blanc ou marié d’ailleurs, il a obtenu le titre de mandarin du premier rang avec l’insigne d’or et la robe pourpre, il a été nommé commandant militaire en second pour la région septentrionale de l’empire, et inspecteur des examens de la salle impériale. C’est lui, principal bienfaiteur des quatre couvents nestoriens de la capitale, qui chaque année en réunit les habitants pour une de ces fêtes, dont la stèle de Si-ngan-fou est le splendide monument commémoratif. Après la partie poétique, où n’apparaît aucun détail nouveau, le texte, entremêlé de syriaque et de chinois, raconte les circonstances de l’érection et la liste de ceux qui avaient pris part à la fête, probablement tout le clergé de la capitale. La date est exprimée suivant le comput chinois et dans l’ère des Séleucides, 1092 qui est 781 de notre ère, mais il est dit que le catholicos était alors Hênâniso' {{rom-maj|IL}}, lequel a’après Assémani, Bibliotheca orientalis, t. {{rom|iii}} a, p. 616, serait mort à la fin du 777 ou au commencement de 778. Mais on a reconnu depuis que sa mort devait plutôt être placée en 780, et il est naturel qu’elle n’ait pas été connue de suite au milieu de la (mine. Il faut en tout cas renoncer à reporter l’érection de la stèle à l’année 779, comme l’a tenté M. Mingana, Early spread of christianity in Central Asia and the Fâr Easl : a new document, dans Bulletin of the John Rylands librarꝟ. 1925, t. {{rom|ix}}, p. 331-333, se basant sur l’hésitation à propos du début de l’ère des Séleucides constatée dans le colophon d’un manuscrit nestorien écrit en Chine à cette époque, car la date chinoise ne peut être corrigée. Yazd-bôzëd est nommé en syriaque chorévêque de Kumdan qui est Si-ngan-fou ; il était, nous dit-on, fils de Miles, prêtre de Balkh, et avait un fils diacre, nommé Adam. Presque tous les personnages nommés ont un double nom, syriaque et chinois, mais les titulatures qui accompagnent ces noms ne sont pas identiques dans les deux langues, car on a écrit en syriaque les titres ecclésiastiques et en chinois ceux qui étaient à la collation de l’empereur. Des deux dignitaires chargés de vérifier l’exactitude de l’inscription, l’un Sabriso' ou Hsing t’oung, est examinateur, l’autre, examinateur en second, Gabriel ou Yeh-li, est protoprêtre du monastère, honoré de la robe pourpre, directeur du bureau impérial des cérémonies, de la musique et des sacrifices ; il est en même temps archidiacre, ayant autorité sur les Églises de Kumdan et Sarag, c’est-à-dire les deux capitales des T’ang, l’occidentale et l’orientale, Si-ngan-fou et Lo-yang. P. Pelliot, L’évêché nestorien de Khumdan et Sarag, dans T’oung pao, 1928, t. {{rom|xxv}}, p. 91 sq.<noinclude> <references/></noinclude> pw05bz6mmjp51650xnr1refgnn5wwmx Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/108 104 3915620 15908363 15543727 2026-07-07T12:59:34Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), oj → of 15908363 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|201|NESTORIENNE (L’EGLISE) EN CHINE|202}}</noinclude> la prééminence à la religion chrétienne. Le texte a été composé par le prêtre Klng-Tslng, autrement Adam, qui est l’auteur d’une hymne baptismale à la Trinité retrouvée à Touen-Houang par M. Pelliot, et qui aurait traduit un certain nombre d’ouvrages chrétiens, dont les titres, au nombre de 35, sont enregistrés à la suite de l’hymne, P. Pelliot, Une bibliothèque médiévale au Kan-Sou, dans Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, 1908, t. {{rom|viii}}, p. 518-519 ; tract, anglaise par Sæki, ''op. cit.'', p. 66-70, reproduction du texte chinois de l’hymne, p. 272. Nous savons par ailleurs que ce même prêtre, d’origine persane, collabora après 782 à la traduction d’un texte bouddhique, du ouïgour en chinois, à la demande d’un bouddhiste indien, nommé Prajna. J. Takakusu, The name o o Messiah » fonnd in a buddhisi book. (lie neslorian missionary Adam, presbyter, papas of China, translating a buddhisi sùtra, dans T’oung Bao, 1896, t. {{rom|vii}}, p. 589 sq., reproduit par Sæki, p. 71-74, texte chinois, p. 289. Ce que nous savons sur Adam-King Tsing s’accorde donc parfaitement avec le symbolisme des représentations signalées. La teneur de l’inscription se divise en cinq parties : {{1o}} exposé doctrinal ; {{2o}} historique de la chrétienté de Chine, vu de la capitale, de 635 à 781 ; {{3o}} éloge de Yi-sseu ; {{4o}} éloge poétique des empereurs cités dans la partie historique ; {{5o}} acte d’érection de la stèle. L’exposé doctrinal vaut d’être reproduit dans son entier, car il montre ce que des chrétiens habitant la Chine, dans un temps où plusieurs religions s’y coudoyaient, osaient écrire sur une pierre accessible à tous, et aussi ce qu’ils croyaient devoir omettre ou exprimer dans un langage voilé. Nous nous servirons de la traduction française du P. Havret, telle qu’elle se trouve, complétée, dans F. Nau, L’expansion ncslorienne en Asie, dans Annales du Musée Guimet, Bibliothèque de vulgarisation, t. {{rom|xl}}, Paris, 1914, p. 347-383, de la traduction anglaise de Sæki, ''op. cit.'', p. 162-180, en tenant compte de ses notes explicatives, p. 181-256, et des variantes à la traduction proposées par L. Giles, Noies on the nestorian monument at Sianfu, dans Bulletin o) the school of Oriental studies, London Institution, t. {{rom|i}}, part. 1, 1917, p. 93-96 ; part. {{rom-maj|II}}, 1918, p. 16-29 ; part, fil, 1920, p. 39-49 ; part. {{rom-maj|IV}}, p. 15-26, Monument (commémorant) la propagation dans l’Empire du Milieu de l’illustre religion de Ta Ts’in. Éloge (gravé) sur le monument (commémorant) la propagation de l’Illustre religion dans l’Empire du Milieu, avec préface, composé par King Tsing, prêtre du monastère de Ta Ts’in (en syriaque), Adam, prêtre et chorévêque, pafsi de Chine. En vérité, Celui qui est pur et paisible, qui étant sans principe est l’origine des origines, incompréhensible et invisible, toujours mystérieusement existant jusqu’à toute fin, qui contrôlant l’axe caché de l’univers, a créé et développé toutes choses, donnant mystérieusement l’existence à de nombreux sages, étant le premier digne d’hommages n’est-ce pas notre Dieu (Allaha), Trinité une, substance mystérieuse, inengendré et vrai Seigneur ? Séparant en forme de croix, pour les déterminer, les quatre quartiers de l’univers, il mit en mouvement l’éther primordial et produisit le double principe. Les ténèbres et le vide furent transformés : le ciel et la terre apparurent. Le soleil et la lune tournèrent : les jours et les nuits commencèrent. Ayant projeté et accompli toutes choses, il façonna et dressa le premier homme, lui donna l’intégrité et l’harmonie, puis lui conféra la domination sur l’immensité des créatures. La nature originelle de l’homme était pure, humble et sans enflure ; son esprit était libre d’aprétits et de concupiscence. Mais Satan se nia habilement des espérances de bonheur supérieures à celles de l’état de justice, et il introduisit une obscurité semblable à celle de son propre état de péché. En conséquence, trois cent-soixante-cinq formes d’erreur se suivirent pressées et tracèrent leur sillon, tis sant à l’cnvi les filets de leurs fausses doctrines pour enserrer les innocents. L’une, désignant la matière comme premier principe de l’univers, l’autre supprimant la réalité de l’Être, et abolissant la dualité de nature ; d’autres appelaient le bonheur par des prières et des sacrifices ; d’autres enfin faisaient parade de vertu et méprisaient leurs semblables. Les pensées de la sagesse (humaine) tombèrent dans une navrante confusion ; les intentions (des hommes) et leurs affections furent dans un mouvement incessant ; mais leur travail était vain. L’ardeur de leurs soucis devint une flamme dévorante ; aveuglés, ils augmentaient encore leurs ténèbres ; égarés de leur voie, ils se perdaient et reculaient leur retour vers le droit chemin. Cependant la seconde personne de la Trinité, le Messie (Mi-chi-ho = Mêlha), qui est le brillant Seigneur de l’univers, voilant son authentique majesté, apparut sur terre comme homme. Les anges proclamèrent la bonne nouvelle : une vierge enfanta le Saint dans Ta Ts’in. Une étoile brillante annonça l’événement béni : la Perse, voyant cet éclat, vint faire hommage de ses présents. Accomplissant la Loi ancienne, qu’avait écrite les vingt-quatre sages, Il enseigna comment gouverner royaumes et familles suivant son grand plan. Fondant la nouvelle religion, ineffable, du Saint-Esprit, autre personne de la Trinité, Il donna à l’homme la capacité de bien faire par la vraie foi. Instituant la règle des huit préceptes, Il dégagea le monde de la sensualité et le rendit pur. Ouvrant largement les portes des trois vertus, Il introduisit la vie et supprima la mort. Suspendant un soleil lumineux, Il éclaira la demeure de ténèbres ; ainsi toutes les ruses du démon furent déjouées. Conduisant à la rame la barque de la miséricorde, Il transporta ses occupants dans le séjour de la lumière ; ainsi les âmes des défunts furent amenées au salut. Ayant ainsi accompli l’œuvre de la Toute-puissance, Il retourna en plein midi au pays de la pureté. Il laissait les vingt-sept livres de son Écriture ; les grands moyens de transformation étaient largement étendus et la porte scellée de la vie bienheureuse était ouverte. Il a ordonné le baptême dans l’eau et l’Esprit, qui dégage des vaines pompes (du monde) et purifie jusqu’à récupération d’une parfaite blancheur. (Ses ministres) portent la croix comme un sceau, qui répand Son influence dans les quatre régions du monde et réunit tout sans distinction. Frappant le bois, ils proclament les joyeuses paroles d’amour et de charité. Ils se tournent vers l’Est, pour leurs cérémonies, ils courent dans les voies de la vie et de la gloiie. Ils laissent croître la barbe pour montrer qu’ils ont des actions extérieures, mais il se rasent le sommet de la tête, pour se rappeler à eux-mêmes qu’ils n’ont point de désirs égoïstes. Ils n’ont pas d’esclaves, hommes ou femmes, mais ils tiennent tous les hommes, nobles et communs, en égale estime. Ils n’amassent ni trésors ni richesses, mais donnent en leurs personnes un exemple de pauvreté et de renoncement. Leur pureté de cœur est obtenue parla retraite et la méditation, leur ascétisme est fortifié, par le silence et la vigilance. Ils se réunissent sept fois par jour pour adorer et louer, ils offrent leurs prières pour les vivants et les morts. Une fois chaque sept jours ils ont un sacrifice non-sanglant. Ils purifient leurs cœurs, retrouvent la pureté. Cette Voie pure et immuable est mystérieuse, difficile à dénommer, mais ses mérites éclatent si brillamment dans sa pratique, que nous sommes contraints de la nommer l’Illustre religion. Le P. YVieger a sévèrement jugé cet exposé : « L’inscription que cette stèle nous a conservée, parle du Dieu UJn et Trine en des termes très obscurs. L’énoncé de l’Incarnation est dogmatiquement et linguistiquement défectueux. La divinité du Fils de la Vierge n’est pas énoncée. Le dogme de la Rédemption est escamoté. Pas un mot de la Passion. « Après avoir expliqué les trois vertus, inauguré la vie et éteint la mort, en plein midi le Saint (c’est-à-dire Jésus) monta Immortel. » Voilà tout. C’est peu. Et, des termes employés pour exprimer ce peu, plusieurs sont taoïstes, et durent être mal compris j, ar les lecteurs. » Hibloiie des croyances religieuses et des opinions philosophiques en Chine depuis l’origine jusqu’à nos jours, Sienshien, 1917, p. 531. C’est là du persiflage. Le texte qu’on vient de lire ne provient pas d’un catéchisme, mais d’une inscription exposée aux yeux de tous.<noinclude> <references/></noinclude> skei0ruwxbkw3rn8jnuh2mbeeh7z1iu Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/96 104 3915632 15908376 15585519 2026-07-07T12:59:48Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908376 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|177|NESTORIENNE (L’ÉGLISE) SOUS LES SASSANIDES|178}}</noinclude> nouveau catholicos. La Chronique de Séert prétend que ce dernier fut maltraité par les niâmes et emprisonné, et aussi qu’il fut accusé d’immoralité par le turbulent métropolite. P. O., t. {{rom|vii}}, p. 113 [21] ; Mari, p. 43, trad., p. 37. Mais il est vain d’imaginer, avec les auteurs jacobites, que Barsaumâ aurait contraint Acace à embrasser le ncstorianisme, en le menaçant de le faire mourir. Michel le Syrien, Chronique, p. 420, trad., t. {{rom|ii}}, p. 439. Acace était dyopbysite de par sa formation ; rien ne l’empêchait donc de s’entendre avec Barsaumâ sur le dogme. Mais il était plus difficile d’opérer une réconciliation totale : celle-ci eut lieu cependant au village de Beit 'Edraï, en Adiabène, où un certain nombre de prélats se rencontrèrent en septembre 485, et moyennant une correspondance entre le patriarche et son suffragant, dont nous sont parvenues six pièces. Synod. orient., p. 53, 525-531, trad., p. 299-301, 531-539. Le synode schismatique de Beit Lapât, que Barsaumâ avait tenu contre l’autorité de Babowaï, était déclaré nul et ses canons inexistants. L’assemblée deBeit 'Edraï ayant été tenue dans un but particulier, elle fut suivie en février 486 d’un véritable synode, réuni à Séleucie. Plusieurs partisans de Barsaumâ y assistaient, mais lui-même s’était excusé. On s’occupa de mettre fin au trouble causé par des moines itinérants, qui circulaient à travers villes et villages, prêchant une christologie corrompue. Prenant donc des mesures disciplinaires pour les renvoyer dans leurs déserts, le synode propose un raccourci de l’orthodoxie en matière d’union : « Notre foi doit être, en ce qui concerne l’incarnation du Christ, dans la confession des deux natures de la divinité et de l’humanité. Nul de nous ne doit introduire le mélange, la commixtion ou la confusion entre les diversités de ces deux natures ; mais, la divinité demeurant et persistant dans ses propriétés et l’humanité dans les siennes, nous réunissons en une seule majesté et une seule adoration les divergences des natures, à cause de l’union parfaite et indissoluble de la divinité avec l’humanité. Et si quelqu’un pense ou enseigne aux autres que la passion ou le changement est inhérent à la divinité de Notre-Seigneur, et s’il ne conserve pas, relativement à l’unité de personne de Notre-Seigneur, la confession d’un Dieu parfait et d’un homme parfait, qu’il soit anathème ! » Synul. orient., p. 54 sq., trad., p. 302. On y ajouta des prescriptions relatives au mariage : le mariage postérieur à l’ordination diaconale ou presbytérale était autorisé : Barsaumâ absent triomphait et l’Église de Perse se rangeait officiellement du côté « nestorien ». Aussi, Acace, ambassadeur du Boi des rois à la cour de Constantinople, en 487 (à l’époque du schisme acacien), y vit sa foi suspectée : il dut, pour être accepté à la communion, exposer sa foi et anathématiser Barsaumâ. Celui-ci demeurait d’ailleurs le suffragant indiscipliné, qu’il avait été sous Babowaï : de 491 à 497, le différend fut aigu entre Barsaumâ et Acace, qui s’accablèrent mutuellement d’anathèmes ainsi que leurs partisans. Synod., orient., p. 63, trad., p. 312. L’entente eût été préférable, car les monophyrites s’agitaient. Ayant une forte base sur le tenitoire de l’empire romain, ils opéraient surtout aux frontières. A Nisibe, Barsaumâ ne savait comment se défendre contre eux : refoulant son désir d’indépendance, il avait imploré du catholicos, en 486, une condamnation solennelle de ces meneurs. Synod. orient., p. 528 sq., trad. p. 574-576. En territoire aiabe, ils s’organisaient sous l’administration tolérante des princes lahmides et Simon, consacié évêque avec le titre de Beit Aisam, village insignifiant des environs de Séleucie, était l’âme de ce centre d’opérations, assez puissant d’ailleurs pour obtenir une intervention de l’empereur Anastase en faveur de ses coreligionnaires. Voir sa notice par Jean d’Asie, édit. E. Y. Brooks, John of Ephesus, the Unes o/ the eastern saints, dans l'. ()., t. {{rom|xvii}}, p. 137-158. En 497, deux évêques tenaient encore pour le monophysisme : le synode de Babaï leur donne un an de répit avant une condamnation définitive, c’était Pâpâ, évêqUc de Beit Lapât, ancien condisciple de Philoxène de Mabboug, le grand organisateur à distance de la propagande raonophysite, et YazdacL, évêque de RewardaSir. Synod, orient., p. 65, trad., p. 314. Mais ces résistances individuelles ne comptent pas devant les trente-neuf signatures qui s’alignent au bas des actes ; l’Eglise de Perse était bien définitivement « nestorienne ». Elle l’était avec l’agrément du Roi des rois, puisque Qawad, voulant apprécier les religions de son empire, avait donné la préiérence au traité d’Elisée, interprète à l’école de Nisibe, qui lui avait été piésenté par Acace. P. O., t. {{rom|vii}}, p. 126 [34 ]. On le vit bien quanti le monarque fit arrêter tous les évêques et supérieurs de couvents monophvsites. P. O., t. {{rom|xvii}}, p. 153. Pour cette période, voir Chronique de Séert, dont l’inrormation est abondante et intéressante, dans P. O., t. {{rom|vii}}, p. 99-127 [7-34] ; Mari, p. 41-46, trad., p. 35-40 ; Amr et Sliba, p. 29-35, trad., p. 17-21 ; Barhébræus, Chronicon ecclesiaslicum, t. {{rom|iii}}, col. 59-80 ; Labourt, Le christianisme.., , p. 131-158 ; W. A. Wigram, An introduction…, p. 112-171 ; A. Seher, École de Nisibe, son origine, ses règlements ei ses hommes célèbres (en arabe), Beyrouth, 1905. {{5o}} L’Église de Perse aux VI" et vir siècles. — La bonne entente qui avait régné entre le pouvoir civil et Acace, nonobstant les intrigues de Barsaumâ, se poursuivit sous son successeur Babaï. Qawad, ayant soulevé l’universelle réprobation du clergé niazdéen et des nobles, en essayant d’appliquer les théories mazdakites sur la communauté des biens et des femmes, avait été déposé et remplacé par son frère Zamasp. Celui-ci fit appel au catholicos pour une saine réglementation du mariage : il fallait lutter contre les unions illégitimes. Le synode se contenta de confirmer l’autorisation donnée sous Acace à tous les membres du cleigé, « depuis le patriarche jusqu’au dernier de la hiérarchie, de contracter un chaste mariage, avec une seule femme, pour en user et engendrer des enfants. » Synod. orient., p. 63, trad., p. 312. Babaï lui-même était marié, et sa femme, dit la Chronique de Séert, l’aidait à faire le bien et à diriger les affaires ecclésiastiques. P. O., t. {{rom|vii}}, p. 129-137 [37-45 ]. Il n’en fut pas de même pour son successeur Sila, dont la femme, aimant l’argent, devint le mauvais génie. ''Ibid.'', p. 136 [4-1 ]. Difficilement supporté par l’ensemble du clergé, il sut maintenir son crédit auprès de Qawad, grâce à l’appui de Buzaq, évêque de Suse ; mais sa mort, qui arriva la trente-quatrième année de Qawad quillet 521-juillet 522), provoqua un schisme. Sila avait fait son testament, par lequel il avait désigné pour être son successeur un médecin, nommé Elisée, qui était devenu son gendre. Buzaq avait un autre candidat, Narsaï, qui était un homme d’études, versé dans les sciences ecclésiastiques. Les évêques et le peuple se divisèrent. Buzaq essaya de faire intervenir le roi, qui était à Holwân, mais David, métropolite de Merv, avait déjà procédé au sacre d’Elisée, avant que Narsaï eût pu être consacré dans l’église cathédrale. Elisée, par 1 intervention d’un confrère, Lëroê, médecin du roi, et ijrâce à de nombreux présents, avait d’ailleurs obtenu un acte royal en sa laveur. La situation était peu claiie, si bien que le métropolite de Beit Lapât, et l’évêque de Kaskar préférèrent se tenir en dehors de la querelle. Pendant douze ans, les deux compétiteurs continuèrent la lutte au milieu<noinclude> <references/></noinclude> jwmsohkz1lcoizybop260vocmd4fas4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/321 104 3924972 15908464 15851662 2026-07-07T13:01:17Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (6) 15908464 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2171|UNITAK1K.NS UNITE DE L’EGLISE|2 172}}</noinclude><section begin="UNITARIENS"/>de l’Europe, pour le remercier de l’envoi de son livre sur l’Utilité d’un ministère pour les pauvres. « Mais la reconnaissance profondément sentie et simplement exprimée par la main d’un rude mineur le touchait plus que les éloges des grands. » Les unitariens furent aussi au premier rang des ubolilionnistes, c’est-à-dire des Américains qui faisaient campagne contre l’esclavagisme. Channing écrivit même, en 1835, un Traité de l’esclavage, où il opposait aux considérations d’intérêt et de sagesse matérielle ou d’opportunité les principes éternels de la justice et de la vérité. Théodore Parker entra encore plus ardemment dans la lutte. Il ne craignit pas de prendre parti du haut de la chaire contre les hommes d*État coupables à ses yeux de favoriser les calculs intéressés des planteurs du Sud. Quant à Emerson, ses œuvres sont toutes pénétrées de préoccupations sociales, comme le savent tous ceux qui en ont abordé la lecture. Même note dans Martineau. {{4o}} ''Grand souci de la formation des caractères comme fondement de la vie religieuse.'' Si les écrivains unitariens, dont nous parlons volontiers ici (parce que par eux l’unitarianisme a exercé une influence qui a largement débordé les limites de la secte), ont été surtout des moralistes antidogmatiques, ils ont insisté particulièrement sur la formation des caractères. Il semble même que ce soit là pour eux l’essentiel de la morale et de la religion. Le caractère consiste, affirment-ils, à être soi, à n’imiter personne, à ne croire à aucune autorité, à ne suivre aucune tradition. Cela ne va pas, il est vrai, sans quelques contradictions : par exemple Emerson oublie qu’il a réduit toute la grandeur du Christ à un exemple qui nous est proposé, quand il nous dit : « Affirmez votre personnalité ; n’imitez jamais… Ce que chacun peut faire de mieux, nul excepté son créateur ne peut le lui apprendre… » S’il ne faut jamais imiter, à quoi sert que le Christ nous ait laissé, à défaut de la rédemption par son sang, une certaine rédemption par son exemple ? Mais ne demandons pas une logique trop parfaite à un poète. Il y a, chez les grands écrivains unitariens, d’excellentes choses, des exhortations admirables, des intuitions dont tout le monde peut faire son profit. Ils ont osé comparer Jésus à Socrate. Ce sera plutôt une sagesse socratique que l’on trouvera dans leurs ouvrages. Ils ont dépouillé l’intransigeance doctrinale inflexible de Calvin, mais ils ont gardé, de son puritanisme fondé sur la certitude de l’élection divine, voir Puritanisme, de fortes habitudes de fermeté dans la conduite privée et publique, le sentiment d’appartenir à une élite de l’humanité, et, de son biblicisme outrancier, l’inconscient désir de prolonger la Bible et d’être les prophètes de leur temps. C’est ce qui leur a valu d’exercer une influence beaucoup plus étendue que leur petit nombre ne permettrait de le prévoir. {{P début|90}}I. {{sc|Sources}}. Œuvres de Biddle connues sous le nom de Old Unitarian Tracts, publiés par Firmin, de 1693 à 1700 ; œuvres de Lindsey indiquées dans le corps de l’article ; œuvres théologiques de Priestley, indiquées ''ibid''. ; œuvres de Channing, de Parker, d’Émerson, de Martineau. Pas de confession officielle. II. {{sc|Littérature}}. Laboulaye, Essai sur Channing, publié en tête de la traduction française des Œuvres sociales de Channing, Paris, 1854 ; Mme Hollond, Channing, sa vie, ses œuvres, préface de M. de Rémusat, Paris, 1859 ; Lavollée, Channing, Paris, 1876 ; Chadwick, W. Ellery Channing, minister of religion, Boston, 1903 ; Henry Channing, Vie de Théodore Parker,’Paris, 1860 ; A. Réville, Théodore Parker, sa vie et ses œuvres, Paris, 1865 ; Weiss, ''Th. Parker, sa vie et sa correspondance'', Londres, 1862 ; Frotingham, ''Th. Parker'', Londres, 1876 ; Sanborn, Genius andCharacter of R. W. Emerson, Boston, 1885 ; Rich. Garnett, ''Life of R. W. Emerson'', London, 1888 ; M. Dugard, ''R. W. Emerson, sa vie et son œuvre'', Paris, 1907 ; ''Introduction aux Pages choisies d’Fmerson'', Paris, 1908 ; Jackson, James Martineau, a biography and study, Boston, 1900 ; Drummond-L’pton, The Lije and Letters of James Martineau, and a survey of his philosphical Works, 2 vol., New-York, 1902 ; histoire d’ensemble dans Henry Allen, ''À hislory of the Unitarians in the United States'', au t. {{rom|x}} de la collection American Church historical Séries, New-York, 1894.{{P fin}} {{d|L. Cristiani.|3|sc}} <section end="UNITARIENS"/> <section begin="UNITÉ DE L’ÉGLISE I. L’Écriture"/><section end="UNITÉ DE L’ÉGLISE I. L’Écriture"/> <section begin="UNITÉ DE L’ÉGLISE"/><nowiki/> '''UNITÉ DE L’ÉGLISE'''. Pour le petit noyau de disciples qui constituaient l’Église naissante, le Christ priait ainsi à la dernière cène : « Je vous prie afin que tous soient un comme vous, mon Père, êtes en moi et moi en vous, afin qu’eux aussi soient un en nous et qu’ainsi le monde croie que vous m’avez envoyé. » Joa., {{rom|xvii}}, 21. L’unité de l’Église est ici affirmée et comme propriété et comme note. On verra ce qu’enseignent à ce sujet : <br>{{refl|1|nosup|num=I.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE I. L’Écriture|L’Écriture]] <br>{{refl|2|nosup|num=II.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE II. Les Pères|Les Pères]] , col. 2179. <br>{{refl|3|nosup|num=III.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE III. La théologie catholique|La théologie catholique]], col. 2198. <br>{{refl|4|nosup|num=IV.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE IV. La théologie orthodoxe|La théologie orthodoxe]], col. 2209. <br>{{refl|5|nosup|num=V.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE V. La théologie protestante|La théologie protestante]], col. 2216. <br>{{refl|6|nosup|num=VI.}} [[Dictionnaire de théologie catholique/UNITÉ DE L’ÉGLISE VI. La conclusion|La conclusion]], s’inspirant et de l’enseignement du magistère et des faits, montrera sous quel aspect il convient de présenter aujourd’hui l’argument de l’unité de l’Église, col. 2224. {{refa|1|I. {{sc|L’Écriture.}}}} {{1o}} ''L’unité du royaume de Dieu annoncé par le Christ, c’est-à-dire de l’Église.'' 1. ''Le royaume de Dieu sur la terre.'' Un royaume représente une unité sociale, groupant autour d’un principe d’autorité les éléments qui le constituent. Or, Jésus annonce qu’il vient établir sur terre le royaume des cieux ou de Dieu, Matth., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|x}}, 5-7 ; Marc, {{rom|i}}, 15 ; annonce déjà faite par le Précurseur, Matth., {{rom|iii}}, 22. Royaume de nature religieuse où l’on adore Dieu « en esprit et en vérité ». Joa., {{rom|iv}}, 21-24. On s’y prépare par la pénitence, Matth., {{rom|iv}}, 17 ; cf. Marc, {{rom|i}}, 15 ; Matth., {{rom|iii}}, 2. Pour avoir part au royaume, il faut boire au même calice et être baptisé du même baptême que Jésus, Matth., {{rom|xx}}, 20-21 ; Marc, {{rom|x}}, 38-39 ; le vrai caractère de la messianité du Christ est dévoilé par l’annonce de sa passion et de sa mort. Matth., {{rom|xvi}}, 17-18 ; 21-24 ; cf. {{rom|xvii}}, 22-23 ; Marc, {{rom|viii}}, 31-32 ; Luc, {{rom|ix}}, 22-25. Devant le sanhédrin, Jésus déclare la nature spirituelle de sa mission, Marc, {{rom|xiv}}, 61-62 ; cf. Matth., {{rom|xxvi}}, 62-64 ; Luc. {{rom|xxii}}, 67-69 ; et, devant Pilate, le caractère de sa royauté, Matth., {{rom|xxvii}}, 11 ; cf. Marc, {{rom|xv}}, 2 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 3 : « Mon royaume n’est pas de ce monde », Joa., {{rom|xviii}}, 36 ; cf. {{rom|xix}}, 8-16. Aussi, pour entrer dans le royaume, il faut rompre avec les préjugés juifs relatifs à sa nature, Matth., {{rom|xi}}, 12 ; cf. {{rom|xxi}}, 43 ; {{rom|xxiii}}, 37-38 (exclusion des Juifs récalcitrants). Ce royaume, malgré certaines perspectives eschatologiques, voir ici Parousie, t. {{rom|xi}}, col. 2047, est appelé à se constituer et à se développer sur terre. Sous son aspect temporel, il est déjà là, avec le Messie. Luc, {{rom|xvii}}, 20. Jésus, dans nombre de paraboles, indique les perspectives de son développement : paraboles du semeur, Matth., {{rom|xiii}}, 3-9 ; 18-23 et parall. (prédication de la parole de Dieu, faite à tous et différemment reçue) ; du froment et de l’ivraie, Matth., {{rom|xiii}}, 24-30 ; 36-43 (lutte entre la vérité et l’erreur, le bien et le mal, la sanction finale étant reportée au jugement). Le royaume grandira comme la moisson à venir, Marc, {{rom|iv}}, 26-29 ; comme le levain qui soulève la pâte, Matth., {{rom|xiii}}, 33-35 ; cf. Luc, {{rom|xiii}}, 20-21 ; comme le grain de sénevé qui, toute petite semence, devient une grande plante sur laquelle perchent les oiseaux du ciel, Matth., {{rom|xiii}}, 31-32 ; cf. Marc, {{rom|iv}}, 3032 ; Luc, {{rom|xiii}}, 1-19. Le royaume aura une existence terrestre d’une certaine durée, car le recul de la gloire eschatologique est figuré par la longue absence du maître dans la parabole des mines, Luc, {{rom|xix}}, 12 ; par le retard apporté par l’époux à sa venue, Matth., {{rom|xxv}}, 5 ; par l’interdiction faite de séparer le bon grain de<section end="UNITÉ DE L’ÉGLISE"/><noinclude> <references/></noinclude> jils8h0lmjujokpgog442moqmnmh813 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/455 104 3925377 15908407 15422436 2026-07-07T13:00:21Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908407 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />895 PROTESTANTISME. L* A NGL1 C AN ! SME, I > OC T H I N E 896</noinclude>signer bien « les articles <l<’leur roi orthodoxe, ni les Low Church ni surtout les Broad Church ne pourraient le faire sans équivoque. De leur côté, ils n’osaient encore contredire les décisions « le la vieille orthodoxie, qui avait jusqu’alors constamment refusé de reconnaître aux anglicans la validité de leurs ordinations et, par conséquent, la .succession apostolique. Depuis 1921, les anglicans essaient de rassurer les orthodoxes par des confessions de foi confuses : ainsi les Suggested terms of intercommunion, de J.-A. Douglas, en 1921, et The genuine teaching of the English Church (Enseignement authentique de l’Église anglaise), rédigé en 1922 par V English Church union. Ce document affirmait la foi des anglicans à l’Écriture, à la tradition, aux conciles œcuméniques, aux écrits des Pères, où est exposée la foi de l’Église chrétienne. Il admettait les sept sacrements généralement revus ; la foi à l’eucharistie, sacrifice non sanglant, que l’on offre pour les vivants et pour les morts ; la loi à la présence réelle par la consécration, en sorte que par la communion les fidèles reçoivent le vrai corps et le vrai sang du Christ ; il déclarait que par la pénitence le prêtre remet les péchés ; que le culte de la Vierge, des saints et de leurs images est digne de respect. C’étaient là des concessions très importantes, mais le document n’était signé que par un petit nombre (3 715) de pasteurs High Church auxquels on opposa bientôt un document tout différent, signé par des pasteurs Broad Church et Evangelicals. Néanmoins, les orthodoxes tinrent la promesse qu’ils avaient faite de reconnaître la validité des ordinations anglicanes. Ce fut un échange de bons procédés mais où se révéla, de la part des insulaires, une plus grande hâte à gagner les orthodoxes qu’à exprimer la pensée générale de l’Église anglicane, et, de la part des orthodoxes, une légèreté véritable à contredire toute la tradition de leur Eglise, que ne parvenait pas à justifier le calcul politique qui les avait incités à cette abdication. Bref, de 1022 à 1930, les divers patriarches orthodoxes se résolurent, avec plus ou moins de bonne grâce, à reconnaître la validité des ordinations anglicanes, et aujourd’hui, ce point étant définitivement réglé, la question de l’union et de l’intercommunion doit pouvoir être réglée avec moins de difficultés. Mais, si les orthodoxes consentent à discuter les professions de foi édulcorées des anglo-catholiques ou de la conférence de Lambeth de 1030, que vont-ils faire, en trouvant en face d’eux la fraction des Evangelicals, des Low Church, des Broad Church, qui tous refusent de souscrire à des professions qui n’expriment rien de leurs croyances et qui adhèrent à des doctrines nettement opposées à celles des orthodoxes ? Cette attitude des anglicans, incertaine et louvoyante, apparaît encore fort bien dans la tentative d’union avec les vieux-catholiques. L’affaire traîne depuis 1874-1875, où Dollinger réunit à Bonn deux congrès, auxquels les anglicans envoyèrent quelques représentants. Après de nombreux incidents qui opposèrent un moment les évêques anglicans à l’archevêque des vieux-catholiques, domicilié à Utrecht, les symptômes de rapprochement se multiplièrent. En 1025, l’archevêque d’Utrecht écrit à celui de Cantorbéry qu’il reconnaît la validité des ordinations anglicanes, et, en 1930, à la conférence de Lambeth, les évêques vieux-catholiques vont jusqu’à proposer d’admettre les anglicans à leur communion, jusqu’à permettre aux vieux-catholiques de participer à la communion des anglicans, et offrent de faire de concert les ordinations. Les évêques anglicans concèdent en 1031 que cette intercommunion peut être réalisée sans se préoccuper d’obtenir l’identité de doctrine. Aujourd’hui même, des clergymen sont consacrés évêques, avec la participation d’évêques vieux-catholiques, espérant ainsi que, par ces ordinations incontestées et valides, l’anglicanisme retrouverait cette succession apostolique que Home lui a solennellement déniée..Mais a quel prix l’obtiendrait-elle ? Et quel problème nouveau est en traill d’aggraver les problèmes anciens : Il est vrai que l’Église anglicane avait déjà donné un exemple remarquable de cette comprehensiveness dont se glorifient les protestants libéraux, mais qui inquiète les anglicans fidèles à leur foi traditionnelle. En 1920, la conférence de Lambeth avait déclaré admettre à la communion les luthériens de l’Église de Suède et permis à leurs pasteurs de prêcher dans les églises anglicanes. Même deux évêques anglicans avaient pris part, à Upsal, à la consécration de deux évêques luthériens. En 1032, l’archevêque de Cantorbéry a enfin délégué un de ses évêques subordonnés à la consécration, a Upsal, du docteur Erling Eidem, successeur de Nathan Sœderblom, comme archevêque d’Upsal. Les différences dogmatiques des deux Églises n’ont paru compter pour rien. Il est vrai que cette intercommunion n’a pas encore été ratifiée par les convocations, qui reculent devant l’audacieuse entreprise. C’est par une semblable indifférence au contenu de la confession de foi que l’Église anglicane a poursuivi, ces dernières années, la réunion avec toutes les sectes dissidentes, sans en excepter celles qui ont abandonné toute croyance surnaturelle et qui refusent d’admettre la divinité de Jésus-Christ. En vain prétend-on que cette union n’est pas preuve d’uniformité, mais seulement un signe de coopération dans l’œuvre de l’évangélisation ; ce subterfuge n’efface pas l’essentielle contradiction de cette attitude, qui prétend faire avancer la croyance au Sauveur du monde à l’aide de ceux qui sapent cette même croyance. Pour en venir à cette extrémité, l’anglicanisme à dû renoncer à ce qui était jusqu’ici sa force : le maintien têtu des propositions du Prayer book de Cranmer, infecté de calvinisme étroit et origine de l’intolérance brutale de l’Église anglicane à l’égard de tous les dissidents. Le spectacle est aujourd’hui singulier d’une Eglise qui renonce à sa propre croyance — ou agit comme si elle y renonçait — pour collaborer avec des sectes qu’elle n’a pas renoncé officiellement à combattre. Ce mouvement est connu sous le nom de Rome reunion. Commencé en 1013 dans les pays de mission par des missionnaires de sectes différentes qui s’entendirent, sous la présidence d’évêques anglicans, pour élaborer une constitution commune et réaliser entre eux l’intercommunion, ce mouvement s’est développé en Angleterre, surtout depuis 1919. Une réunion d’anglicans et de dissidents se tint à Oxford ; on y décida que le ministère des différentes sectes était d’égale valeur, ce qui entraînait la possibilité de l’intercommunion et de l’échange réciproque des ministres sans ordination préalable. Au total, toutes les formes de la vie religieuse chrétienne mises sur le même plan, et toutes déclarées dépositaires de la vérité. Les manifestes, les pétitions, se succédèrent en ce sens, et si les anglo-catholiques n’avaient fait entendre leur protestation, l’Église anglicane subissait, sans réaction, cette humiliation inouïe de déclarer, sous la pression des non-conformistes, inutiles ses ministres, ses ordinations, sa liturgie. Depuis 1920, le conflit a rebondi, car, à l’occasion de i timides réserves faites par la conférence de Lambeth sur l’échange des ministres, les non conformistes ont riposté par une fin de non-recevoir. Qui cédera, en fin de compte, des évêques anglicans, qui s’efïorcent de sauver les apparences, en maintenant la nécessité d’une vague délégation par l’Ordinaire de pouvoirs sacerdotaux, ou des non-conformistes, qui rappellent le principe spécifiquement protestant du sacerdoce universel. par quoi l’ordination de l’évêque est parfaitement inutile ? La question divise profondément aujourd’hui<noinclude> <references/></noinclude> 4ch87byxbwsnhb177lsuzqdy3eyt6qf Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/625 104 3925478 15908410 15068176 2026-07-07T13:00:24Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (2), cit''., → cit.'', (10), oj → of 15908410 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />PURGATOIRE. LES SUFFRAGES POUR LES MORTS (OCCIDEN1 1236</noinclude><nowiki/> Le I {{rom-maj|I}}{{e}} ( ?) concile de Braga, en 563, interdit de faire mémoire au sacrifice de la messe de tous ceux qui, de quelque façon que ce soit, se sont donné à eux-mêmes la mort ; leurs corps ne seront pas ensevelis au chant des psaumes. Can. 1 (>, I lefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 1 80. Le concile d’Auxerre (578), interdit d’accepter les offrandes pour les suicidés. Can. 17, Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 219. 3. Enfin l’on troupe, dans nombre de conciles anciens, certaines réglementations concernant la célébration des messes pour les dé/unts. — Voici d’abord un canon d’un concile de Carthage, vers la fin du {{rom|iv}}{{e}} siècle : interdiction de célébrer la messe sans être à jeun, sauf à l’anniversaire de la Cène. Si l’on doit faire mémoire de personnes mortes l’après-midi, on se contentera de réciter de simples oraisons, s’il ne se trouve personne à jeun pour célébrer. Mansi, ConciL, t. {{rom|iii}}, col. 885 A. Le {{rom-maj|II}}{{e}} concile de Braga (563) nous fait connaître une coutume priscillianiste qu’il réprouve : « Quiconque, le jeudi saint, n’assiste pas à la messe, à jeun, dans l’église à une heure déterminée après none, mais, suivant l’usage de la secte des priscillianistes, célèbre, à partir de tierce, la solennité de ce jour, en interrompant le jeûne après avoir assisté à une messe des morts, qu’il soit anathôme. » Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 178. Quelques années après (572), le {{rom-maj|III}}{{e}} (II{{e}}) concile du même nom réprouve un autre usage priscillianiste, qui est de consacrer aux messes des morts après avoir bu du vin. Can. 10, Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 195. Le {{rom-maj|II}}{{e}} concile de Vaison (529) fait mention des messes pour les défunts à propos du Kyrie eleison et du Sanctus. « Aux messes du matin ainsi qu’à celles du carême et aux messes des morts, on doit dire trois fois Sanctus, ainsi que cela se pratique pour les messes solennelles. » Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|ii}}, p. 1114. Le synode romain de 502 considère comme une impiété et un sacrilège de détourner de leur destination les biens laissés pour les pauvres aux églises, en vue d’obtenir de Dieu le salut et le repos éternel pour l’âme du donateur. Hardouin, t {{rom|ii}}, p. 978. Voici une curieuse interdiction portée par le XVII{{e}} concile de Tolèdî (694) : « Quelques prêtres disent des messes des morts pour des vivants afin que ceux-ci meurent bientôt. Le clerc qui dira une pareille messe et celui qui la lui aura demandée seront l’un et l’autre déposés, bannis et à tout jamais excommuniés, a Can. 5 ; Hefele-Leclercq, ''op. cit''.. t. {{rom|iii}}, p. 586. On pourrait également citer les conciles d’une époque plus tardive, de Chalon-sur-Saône (813), can. 39, Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 1145, et de Worms (868), can. 80, Hefele-Leclercq, ''op. cit.'', t. {{rom|iv}}, p. 465. Un certain nombre de textes patristiques et conciliaires sont entrés dans le Décret, I a part., dist. {{rom-maj|XXV}}, c. 4 Qualis (S. Grégoire), c. 5 Qui in aliud (Ps. -Augustin), Friedberg, col. 94 ; II a part., caus. {{rom-maj|XIII}}, q. {{rom|ii}}, c. 2124, col. 728-729 ; caus. {{rom-maj|XXVI}}, q. {{rom|vi}}, c. Il (Conc. d’Épaone), col. 1039 ; III » part., dist. {{rom-maj|V}}, c. 35 Nullus, col. 1422. {{3o}} ''La liturgie''. Les textes rapportés plus haut de Tertullien et de saint Cyprien indiquent assez nettement que déjà au {{rom|iii}}{{e}} siècle la liturgie comportait le Mémento des morts. Voir col. 1231. Au für et à mesure de notre enquête, nous avons relevé des allusions au Mémento des morts à la messe. Saint Augustin en témoigne au {{rom|v}}{{e}} siècle. Les anciennes liturgies en fournissent d’ailleurs maintes preuves par les prières intitulées Post nomina, super diptycha. Voir {{sc|Muratori}}, Liturgia romana velus, Venise, 1748, t. {{rom|i}}, p. 761 ; t. {{rom|ii}}, p. 223 ; Mabillon, Liturgia gallicana vêtus, {{2o}} éd., Paris, 1729, p. 278, 289. Le canon de la messe romaine est décisif : Mémento, Domine, famulorum famularumque luarum qui nos præcesserunt cum signo fidei et dormiunt in somno pacis. Ipsis, Domine, et omnibus in Christo quiescentibus, locum re/rigerii, lucis et pacis, ut indulgeas, deprecamur. Le Mémento des morts est très certainement » une portion authentique du canon romain dans les deux recensions A et B ». Bisiiop, On the early texts o/ the Roman Canon, dans The Journal of theol. studies, t. {{rom|iv}}, p. 577. Il ne figure pas cependant dans le sacramentaire gélasien, ni dans le ms. 164 de Cambrai, ni dans le ms. Val. Regin. 837. Mais on le trouve dans le ms. Val. Ottob.’il’i, aussi bien que dans le missel de Bobbio, Paris, Bibl. nat., lot. 13 246, dans le Missale de Stowe, Bibl. de l’Académie royale d’Irlande, et dans le Missale Francorum, ms. Val. Regin., 257. S’il manque dans ces quelques exemplaires, c’est, dit Mgr Duchesne, parce que « cette formule servait de cadre aux diptyques des morts, que l’on récitait sur un texte spécial, un rouleau, un tableau ou autre chose de ce genre. » Origines du culte chrétien, Paris, 1908, p. 185, note. Ordinairement, en efïet, après la lecture des diptyques qui renfermaient les noms des évêques et de » fidèles morts dans la paix du Christ, le célébrant récitait l’oraison dite Oratio post nomina, par laquelle prêtre et assistants, demandaient à Dieu pour ces âmes le repos éternel. Duchesne, ''op. cit.'', p. 124. Sur le Mémento des morts dans le canon romain, voir dom Cabrol, art. Canon, dans ''Dict''. d’archéol., t. {{rom|ii}}, col. 1868. Dans le rite ambrosien nous retrouvons le texte romain à un mot près : Mémento etiam, Domine, etc., lucis ac pacis ut indulgeas, deprecamur, Cf. Paul Lejay, Ambrosien (Rite), dans ''Dict''. d’archéol., t. {{rom|i}}, col. 1411. La liturgie mozarabe offre de nombreux exemples du souvenir des morts. Dom Férotin a publié un certain nombre de textes dans le Liber sacramentorum mozarabicus, 1912. Voir dom Cabrol, Diptyques, dans ''Dict''. d’archéol., t. {{rom|iv}}, col. 1069-1071. Sur la lecture des noms des morts à la messe, voir ici Mozarabe (Messe), t. {{rom|x}}, col. 2529. Dans la messe gallicane, les noms des morts étaient lus même en temps que ceux des vivants, à l’offertoire, avant la préface. Voir dom Cabrol, art. Diptyques, loc. cit., col. 1074, et ici Messe dans la liturgie, t. {{rom|x}}, col. 1375. On trouvera, empruntés aux différents textes d’anciennes messes gallicanes, de nombreuses formules où revient le souvenir des morts. Voir l’art. Diptyques, ''loc. cit.'', col. 1071-1073. Pour le Mémento dans la messe celtique, voir ici t. {{rom|x}}, col. 1382. Sur les sacramentaires qui n’ont pas le Mémento des morts après la consécration, voir Diptyques, ''loc. cit.'', col. 1077 sq. Dans le sacramentaire grégorien on trouve une série de messes pro defunclis : pro episcopo dejunclo ; pro sacerdote de/uncto ; unius defuncti ; in die depositionis, sive tertio, septimo trigesimoque ; in anniversario ; plurimorum defunctorum. ''P. L.'', t. {{rom|lxxviii}}, col. 214-218. Ces dernières indications nous remémorent que, dès les premiers siècles, l’usage s’est introduit de célébrer la mémoire des défunts à des jours déterminés. D’après les Constitutions apostoliques, t. {{rom-maj|VIII}}, c. {{rom|xlii}}, c’est le troisième, le neuvième, le quarantième jour et le jour anniversaire. Ces dates sont conservées dans l’Église grecque. Voir ci-dessus, col. 1207. Le quarantième jour est attesté également par saint Ambroise. Voir col. 1 232. En fixant le neuvième jour, les Constitutions semblent se référer aux usages civils du novemdiale. Le septième jour, dit saint Augustin, auctoritatem habet in scripturis. .. septenarius numerus propter sabbati sacramentum prœcipue quielis indicium est. Quæst. in Heptateuchum, t. {{rom-maj|I}}, q. clxxii, ''P. L.'', t. {{rom|xxxiv}}, col. 596. {{4o}} ''L’épigraphie''. L’épigraphie, en Occident comme en Orient, atteste la prière et l’offrande du saint sacrifice pour les morts. Mais cette question historique a déjà été abondamment traitée ici, à Communion des saints (Monuments de l’antiquité chrétienne), t. {{rom|iii}},<noinclude> <references/></noinclude> 2p2fgyu6z028fxizepwwtf5ru5crg2x Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.djvu/103 104 3945462 15908476 15547386 2026-07-07T13:01:29Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (6), oj → of 15908476 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />183 CLÉMENT D’ALEXANDRIE 181</noinclude>le proclament 1 1 le fonl i lain ni. lit connalti i Strom., {{rom-maj|VI}}, c. {{rom|iv}}, ''P. G.'', I i v col. 315. Voir i n Strom., II. i. mi. P.’… t. cm col. 992, où li prophé lies sont présentée » i dibilité. 2, / a La perfection an I ; tOUt !’' !’’L’ei ique, fondée sur une sorte de théorie déterministe, Bur la conception d’une diversité « l < nature, établissait une différence essentiels entre les pneumatiques et les psychiques, l< - parfaits et les imparfaits, part, on méconnaissait et on tournait en dérision le titre d’enfants, vf t iti », donné aux chrétiens n nérés. Cl : ment combat ces erreurs, surtout Psed., l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vi}}, P. <., t. {{rom|viii}}. col. 284, 285, on, faisant usage de l’Écriture, il montre ce qu’est l’enfance chrétienne, combien glorieuse, qu’entre les régénérés il n’y a aucune distinction naturelle fondamentale, que leur perfection r~i déjà en un sens consommée, qu’il n’y manque que la consommation de l’éternité, car la foi est déjà la perfection de la doctrine, iiaOrjocuc TeXet6r » ]ç ; rien ne lui manque, elle est de soi chose parfaite et pleine ; qui ciuit au fils a la Nie éternelle. Il y a dune lieu de s’étonner quand on rencontre des hommes qui osent s’appeler parfaits et gnostiques, s’autorisant de l’apôtre ; celui-ci s’altribuant la perfection, la i. lisait simplement consister dans le renoncement à la vie île péché et dans la régénération par la foi. ''Ibid.'', col. 312. b) Description du progrès gnoslique ; étapes et degrés dans l’ordre universel. — Le progrès de l’âme est fréquemment décrit comme une ascension continue de l’incrédulité à la foi et à l’amour parfait. Strom., {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iii}}, P. (P., t. i.. col. 33 ; ce progri s comporte des progrès partiels qui sont décrits Strom., {{rom-maj|VII}}, C. {{rom-maj|II}}, col. 113, 416, important passage : l’âme qui avance dans l’épignose et la justice obtient un rang supérieur dans l’ordre universel, psVrîova èv t<ï> jtocvtV -J, v râÇiv, et chaque étape, npoxâro], la rapproche de l’état d’homme parfait, eï ; oé/Spa reXeïov, allusion à Eph., {{rom|iv}}, 13. Cette ascension est l’effet de l’ordre providentiel, où se meuvent les agents libres, anges et hommes, hiérarchiquement soumis à l’attraction divine de l’esprit, et répartis dans une série graduée de demeures. ''Ibid.'', col. 413. Dans cet ordre sont agencés une série de moyens et d’ordres partiels, commandements antérieurs et postérieurs à la loi positive, récompenses et sanctions provisoires par où toute tendance vertueuse est acheminée vers un état plus parlait, il ; àpecvou ; olxrjiyeiç, par où les cours endurcis sont amenés au repentir. Cet ensemble de dispositions providentielles obtient efficacement son but, tout en respectant le libre arbitre. ''Ibid.'', col. 413, 416. Pour les demeures ou stages de perfection, u.ova(, cf. Hort, ''op. cit.'', p. 212. c) Les divers étals de perfection. — Outre ces demeures symboliques, véritables châteaux de l’âme, Clément a voulu tracer divers points de repère, phases spéciales, moments de crise, de conversion : premier changement salutaire, >.i-o.Zor { « rwTr.pioç, de l’incrédulité à la foi ; le deuxième de la foi à la gnose. La gnose elle-même a son couronnement dans l’amour qui unit l’ami à l’ami, le connu au connaissant. Strom., VIII. c.. P. < : ., t. {{rom|ix}}, col. 481. Les diverses phases de la vie chrétienne sont aussi marquées par la différence des motifs qui nous inspirent habituellement, crainte, espérance, amour : comparaison des actions faites par crainte ou par amour, Strom., {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xviii}}, P. {{rom-maj|C}}, t. {{rom|viii}}, cul. 1321 ; contre les gnostiques, Clément légitime la crainte. Strom., II. c. {{rom|vii}}. viii. L’espérance des biens futurs est aussi un motif légitime, Str<o, i., {{rom-maj|II}}, c. {{rom|vi}}, P. {{rom-maj|C}}, t. {{rom|viii}}, col. 961 ; c. {{rom|xii}}, col. 108 i : ; {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iii}}, P. (’., t. {{rom|ix}}, col. 32..Mais le d< sir de (. I i. us i un motif lia ! .,’I action vraimi ni bien {{rom|i}}, pur amoui inté donc indigne du gnosliqm IV. c. {{rom|xxi}}, P. G., t. {{rom|viii}}, col. 1340. I |’i amour ; nu » qui m, ni enfanta dans i., motil de. de désir. Strom., {{rom-maj|VII}}, c. {{rom|xi}}. P. < ; ., t. {{rom|ix}}, col c. {{rom|xii}}. col. 509. Sur b désintéressement du gnottique, voir plus loin. / lie {{rom|i}}, considération di lion nt également la division du christianisin deux catégories, les gnostiques <t les fidèles, divi que la plupart des critiques reprochent : comme une erreur ou. tout au moins, une dai exagération. Voir par exemple, 1 geschichte, Leipzig, 1895, t. {{rom|i}}, p. loi. Un petit non l’expliquent en bonne part : En dépit de qui ions fortement idéalh n question m sont nullement aussi dangereuses, bien moins elles étrangères au christianisme. Il iment faux que dans la pensée de Clément la ttitt : ; s’oppose d’une façon tranchée à la yvoSate ; bien mieux, la gnose est un épanouissement de la foi et jusque dans ses formes les plus élevées lui demeure fidèlement unie. Capil ''op. cit.'', p. 2(57. Voir plus loin. Foi et gnose. Voir au^i col. 183, comment, a rencontre des hérésies gnostie aristocratiques et dédaigneuses de la foule, Clémei levé la dignité des simples baptisés, établit qu’ils sont dé’jà dans un état de perfection. 2° Moyens de régénération, de purification et d’expiation. — Ces moyens sont le baptême et la pénitence, les demeures purificatrices, les jugements et châtiments. 1. Le bajjtême est décrit par ses effets sanctificateurs, c’est une régénération. — Le baptême est une illumination, une filiation divine, perfection et immortalité. Cette œuvre divine s’appelle fréquemment /àpipi, Xoùtpov, pa>Ti(j(ia, -.ï’iv.vt : charisme, elle opère la rémission de nos fautes ; bain, elle nous purifie de nos péchés ; illumination, elle nous fait voir cette sainte lumière du salut, par où le divin nous est communiqué, pairtijétrevoc çtimÇdpLEOa, pamÇôiiEvoi uloitoiovijieOa, . icptoûfievoi re).Eto|ie62, TeXEioû|tevoi à-102vaT : ^o|i£02. y.aXeïTCtl et r.’ti i ayL> ; -6 Êpyov to^to /j’/cn. xa çtl>-iui.3. xa réXeiov xai XoutptSv, Xovrptfv u.=v ci’oy -i ; àjiapTii ; ino^puirtb(ie80, /i^Tua {{rom|li}}. Ht Ta c- : -I. : Ku.aprq|Mum eirtTt’iiia àveïxat. z.ih- :’ji.u. {{rom|il}} Bt’ovj tô iytov Èxttvov pû< tb (TùjTriptov i-r>--.il-.x : . rovteoTiv Bi’ou t’o Œiov 05vu)-o^p. Ev. Psed., 1. I. c. {{rom|vi}}, P. > ; ., t. {{rom|viii}}, col. 281. Ces grâces nous sont communiquées par l’Esprit-Saint descendu du ciel ; il est l’œil de notre âme par où nous voyons le divin. Oî [J27mÇ<S[ « voc -y. ; imaxoToûoetc B|UCpTl<XC tû> 8eÎû> 7TVE-.jU.aT : ày/Oci ; Stxtjv i-OT^s-I/iiJUvoi, ÈXsûÔEpov xaî à’/Ea-nooiuTov xai çutsivov 6 ; j.aa rot to ; ".Gyoy.fi’(î> Cr t |XÔV(0 -h Beî.a£v, o.pavoOïv È-EtirpÉovTO ; » i(lTv roû à ; : of -ve-juxto ; . ''Ibid.'', col. Cf. col. 288. 309. Le baptême est un remède. r : aiu>v : &v ?âpu, axov. ''Ibid.'', col. 285. C’est une régénération. Strom., III, c. {{rom|xii}}, ''P. G.'', t. {{rom|viii}}, col. 1189. Cf. Prnd., l. {{rom-maj|II}}, c. xii. col. 540, l’eau baptismale est comparée à une matrice. xotO’JTO’j ; r, (jLÎ ; sîva ;’y.Sli-.’x : otou( La ; yï-èwt, I. : IMJTpac ûfiatoç. Strom., l’, c. {{rom|xxv}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|VIII}}, col. 1369. Nos frères sont ceux qui ont été régénérés dans le même Verbe. Strom., 11. c. îx. P. (i., t. {{rom|ii}}iii col. 976. Cf. c. Mil. col.’.iilii : C. XXIII. col. 1097. D’après certains textes, Clément paraît avoir connu la confirmation, tout au moins comme un rite complémentaire du baptême : |LetàTT)V fffpatYtfia’xai Tr. nuis dires, c. {{rom|xxxix}}. L(.’., t. {{rom|ix}}. col.644 : cf. ''ibid''..c. {{rom|xi}} n. col. 648, où il est question du sigillum préservateur, administré par l’évêque, < ; > ; to tj/, {{e}} : -. puXocxr^ptov ty, v oipxvica toû xupiou. 2. Chutes après le baptême, purifications, pénitence. — Les chutes après le baptême sont punies de peines<noinclude> <references/></noinclude> 087wx79tsp8mt5hzffgayo4qtkuwo0c Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/590 104 3945489 15908359 15584494 2026-07-07T12:59:31Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908359 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Favete linguistis" />{{nr|2473|MORE (LE BIENHEUREUX THOMAS|2474}}</noinclude>Linacre et William Grocyn, dont le premier fut son professeur de grec. Son père, qui désirait faire de lui un légiste, le rappela à Londres, et le plaça dans un des collèges où le droit était enseigné (New Inn, dépendance de Lincoln’s Inn). Il y fut bientôt remarqué ; il fut chargé dès 1501, et pendant trois années de suite, d’un cours à Furnivall’s Inn (autre dépendance de Lincoln’s Inn). Son goût pour les choses religieuses se manifestait en même temps par une série de conférences sur la ''Cité de Dieu'' de saint Augustin, qu’il fit, quoique laïc, en l’église de Saint-Laurent (Old Jewry). Il traversait alors la grande crise spirituelle de sa jeunesse. Vivement attiré par la vie régulière, il songeait à se faire franciscain observant ou chartreux. Il alla même loger pendant quatre ans à la porte de la chartreuse de Londres, afin de partager la vie des moines, et se soumit à une rigoureuse observation de leur règle. Il renonça cependant à prononcer des vœux. Dès 1510 il place très haut l’institution monastique dans sa ''Vie de Pic de la Mirandole'' (cf. Bridgett, p. 28, 30) ; et, quant aux pratiques de la vie religieuse, nous savons comment il les jugeait par la règle de dévotion et d’ascétisme, comportant un fréquent usage des sacrements, qu’il observa durant toute sa vie. Le goût de More pour l’humanisme et son idéal de piété éclairée expliquent son amitié pour Érasme, qui débuta en 1497 et dura jusqu’à sa mort, et pour Jean Colet, doyen de Saint-Paul, dont il fit son confesseur et directeur. En 1504, More fut élu membre du Parlement, et mena l’opposition contre les exactions de {{roi|Henri|VII}}. En 1508, il épousa Jane Colt, dont il eut quatre enfants, et qui mourut en 1511 ; il se remaria alors avec une veuve, Alice Middleton, qui ne lui donna pas d’enfants, mais fut une mère dévouée pour ceux du premier lit. Cependant il poursuivait brillamment sa carrière d’homme de loi, où son intégrité et son désintéressement le rendaient très populaire. « Under-Sheriff » de Londres en 1510, « Bencher » à Lincoln’s Inn, en 1511, il fut remarqué par {{roi|Henri|VIII}} (monté sur le trône en 1509), qui peu à peu l’attacha à son service, malgré son peu d’empressement à se rapprocher de la cour. Les années suivantes, il fut chargé de diverses fonctions publiques. Envoyé en ambassade dans les Pays-Bas espagnols en 1515, pour le compte des marchands de Londres, il mit à profit les loisirs d’un séjour à Anvers pour commencer son ''Utopie''. Les premières œuvres littéraires de More remontent à ses années d’Oxford et de Lincoln’s Inn, et sont de petits poèmes anglais ou latins parfois satiriques, parfois aussi d’inspiration pieuse ; puis en 1503 une complainte en vers sur la mort de la reine Élisabeth, ''A ruful lamentacion''. En 1510, il traduisait en anglais une vie latine, écrite en Italie, de Pic de la Mirandole, ''The life of John Picus Erle of Myrandula'', où étaient louées la piété, la vertu, les austérités et la soumission à l’Église du grand humaniste, et à laquelle il ajouta un assez long poème d’édification. La vie de {{roi|Richard|III}}, ''The history of king Richard the thirde'', qui suit en ordre de date, remonte à 1513 (Bridgett, p.79) ; nous en possédons un texte anglais et un texte latin ; ce dernier a été parfois attribué au cardinal Morton (''''Dict''. of nat. biogr.'', t. {{rom|xxxviii}}, p. 445) thèse infirmée par des recherches plus récentes (Delcourt, p. 15). Cependant l’amitié de More et d’Érasme portait ses fruits : en 1505, ils se partagèrent la traduction en latin de plusieurs des ''Dialogues'' de Lucien. En 1508, Érasme écrivit dans la maison de son ami son ''Enecmium Moriæ''. En 1515. More prit la défense d’Érasme, dont le Nouveau Testament avait été attaqué par un théologien de Louvain, Martin Dorpius, dans une lettre publique à ce dernier. Il y proclamait, par rapport aux discussions de l’École, la supériorité de l’étude de l’Écriture et des Pères, tant pour l’apologétique chrétienne que pour la prédication morale. ''Thomæ Mori dissertatio Epistolica de aliquot sui temporis theologastrorum ineptiis…, 1516. Réimprimée dans les ''Lettres'' d’Érasme, édition de Londres, 1642, appendice consacré aux lettres de More, p. 14, et dans les ''Œuvres'' d’Érasme, éd. Le Clerc, Leyde 1703, t. {{rom|iii}}, col. 1892-1916. Dans une autre lettre adressée à un moine, et écrite en 1520 (Bibl. de Lambeth, ms. n° ''575'', p. 7-9, publiée dans Jortin, ''Erasmus'', Londres, 1808, t. {{rom|iii}}, p. 365-393, et Nichols, ''Bibl. Top. Brit.'', {{rom|iv}}, n° {{rom|xvii}}, 1780), More prenait à nouveau fait et cause pour son ami. En 1516, avait paru l’''Utopie'', dont il est inutile de souligner ici le retentissement, attesté par de nombreuses éditions et traductions. En 1518 enfin, la période d’activité littéraire désintéressée se clôt avec une collection d’épigrammes latines, écrites en collaboration avec Érasme et William Lilly. Thomas More s’élevait cependant aux plus hautes fonctions publiques. « Maître des Requêtes » (chargé de l’examen des pétitions au roi) en 1518, puis secrétaire de {{roi|Henri|VIII}}, il était aussi admis au Conseil Privé. En avril 1518, il prenait à Oxford la défense des études grecques contre le parti anti-humaniste dit des « Troyens ». En 1520, au camp du Drap d’or, il fit la connaissance de Guillaume Budée. Puis il fut fait en 1521 chevalier et vice-trésorier ; en 1523, ''speaker'' de la Chambre des Communes ; en 1525, chancelier du duché de Lancastre. Après avoir pris part à trois nouvelles ambassades en France et dans les Flandres (1521-27-29), il était enfin élevé le 25 octobre 1529, à la dignité de chancelier du royaume, sans l’avoir ni désiré ni sollicité. Les événements religieux qui se déroulaient alors en Europe continentale, avaient orienté son activité littéraire dans une nouvelle direction. En 1523, {{roi|Henri|VIII}} répondait au ''De captivitate Babylonica de'' Luther par son ''Assertio septem sacramentorum'', parfois attribuée à Jean Fisher, dont More établit seulement l’index. Mais Luther ayant répliqué par un grossier libelle, ''Contra Henricum regem Angliæ'', More fut sollicité de prendre la suite de la controverse, et écrivit sous le pseudonyme de Gulielmus Rosseus sa ''Responsio cd convitia Martini Lutheri'' (1523). IJ y reproche surtout à Luther d’opposer son jugement privé à celui de l’Église tout entière. En 1526, il attaqua le luthérien allemand Jean Bugenhagen dans son ''Epistola contra Pomeranum'', publiée seulement en 1568 à Louvain. Puis vient la série des grands ouvrages de controverse contre les hérétiques anglais. Le-Dialogue sur les hérésies, ''A Dialogue… Wherin be treatyd diuers maters'', dont nous résumons plus bas l’essentiel, fut composé en 1528, mais ne fut publié qu’en juin 1529. Entre temps avait paru un violent libelle, dû à un certain Simon Fish, et intitulé « La supplication des mendiants », ''The supplication of beggars''. L’auteur y demandait que les biens d’Église, et notamment les fondations pieuses de tout ordre, fussent confisquées et consacrées à des œuvres d’assistance. More répondit par « La supplication des âmes », ''The supplication of soules'', publiée en 1529, dans laquelle il justifie l’existence de toutes les fondations destinées à obtenir des prières pour les âmes du Purgatoire ; ce qui l’amène à démontrer, par la révélation comme par la raison, l’existence du Purgatoire. Cependant la situation religieuse de l’Angleterre se modifiait rapidement, par suite des projets de divorce de {{roi|Henri|VIII}}. Le roi désirait vivement s’assurer l’appui de More, mais, ayant sollicité son opinion dès septembre 1527, il n’obtint de lui qu’une réponse défavorable. More se retrancha ensuite dans un silence plein de dignité, refusant de se mêler au débat de<noinclude> <references/></noinclude> 01k1pvbwjvgtlalfisf7ux5po7hqz2g Page:L'Année sociologique, Tome I, 1923-1924.pdf/43 104 3953961 15908335 12770694 2026-07-07T12:57:59Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908335 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Ambre Troizat" />{{nr|38|{{sc|forme archaïque de l’échange}}|}}</noinclude><nowiki /> Mais, dans. ces deux dernières tribus du nord* ouest américain et dans toute cette région apparaît une forme typique certes, mais évoluée et relative­ ment rare, de ces prestations totales, Nous avons proposé de rappeler « potlatch », comme font (Tailleurs les auteurs américains se servant du nom chinook devenu partie du langage courant des Blancs et des Indiens de Vancouver à l’Alaska. « Potlatch » veut dire essentiellement « nourrir », « consommer » (1), Ces tribus, fort riches, qui vivent dans les îles ou sur la côte ou entre les Rocheuses et la côte, passent leur hiver dans une perpétuelle fête : banquets, foires et marchés, qui sont en même temps rassemblée solennelle de la tribu. Celle-ci y est rangée suivant ses confréries hiérarchiques, ses socié­ tés secrètes, souvent confondues avec les premières et avec les clans j et tout, clans, mariages, initia­ tions, séances de shamanisme et du culte des grands dieux, des totems ou des ancêtres collectifs ou indi­ viduels du clan, tout se mêle en un inextricable lacis de rites, de prestations juridiques et écono­ miques, de fixations de rangs politiques dans la société des hommes, dans la tribu et dans les confédérations de tribus et même internationalement (2). Mais ce qui est remarquable dans ces tribus, c’est le principe de la rivalité et de l’antagonisme qui domine toutes ces pratiques. On y va jusqu’à la bataille, jusqu’à la mise (1) Sur le sens du mot potlatch, v. Barbeau. Bulletin de la Société de Géographie de Québec, 1911 ; Davy, p. 162. Cependant il ne nous parait pas <pie le sens proposé sAit originaire. En effet Boas indique pour le mot potlatch,’en Kwakiutl il est vrai et non pas en Chinook, le sens de Fcoder, nourrisBeur, et littéralement « place of being satialed », place où on se rassasie. Kwakiutl Texte, Second Sériés, Jesup Expédie, vol. X, P* vo’ U !, p. 255, p. 517, s. v, PoL. Mais les deux sens de potlatch : don et aliment ne sont pas exclusifs, la forme essentielle de la prestation étant ici alimentaire, on théorie du moins. Sur ces v. plus loin, p. 110 n. 1, (2) Le côté juridique du potlatch est celui qu’ont étudié M. Adam, dans ses articles de la Zeitechr, /. vergleich. Bechüiuiesenadiaft, 1911 et Buiv. et FeeUchriji à Seler, 1920, et M. Davy dans sa Foi jurée. Le côté religieux et F économique ne sont pas moins essentiels et doivent être traités non moins à fond. La nature religieuse des pamonnes impliquées et des choses échangées ou détruites ne sont en effet pas indifférentes à la nature même des contrats, pas plus que les valeurs qui leur sont affectées.<noinclude> <references/></noinclude> m5dvr4m09n8ip7jl2crrf3mkgoe08qr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/693 104 3962679 15908247 15858278 2026-07-07T12:16:04Z Sicarov 121895 15908247 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1367|JÉSUS-CHRIST ET LA CRITIQUE. LES RÉCITS DE L’ENFANCE|1368}}</noinclude>2{{e}} édit., p. 53 ; A. Neumann, ''op. cit.'', p. 61-62 ; Giran, ''Jésus de Nazareth'', Paris, 1904, p. 37 : A. Réville, ''Jésm de Nazareth'', t. {{rom|i}}, p. 103 ; A. Bruce, art. Jésus dans l’''Encyclopedia biblica'' de Cheyne, t. {{rom|ii}}, p. 1436 ; Crooker. Supremacy o christ. Boston, 1904, p. 69-70 ; Carpenter, ''The first three Gospels'', 3{{e}} édit., Londres, 1904, p. 115-116 ; Loisy, ''Les Évangiles synoptiques'', t. {{rom|i}}, p. 168-169 ; Dibelius, ''op. cit.'', p. 69-75.{{en cours}} Au fond, toutes ces objections procèdent de la négation du sui naturel : A qui admet la possibilité d’interventions surnaturelles, il n’est pas difficile de croire que ces interventions se soient produites autour de la venue de Jésus en ce monde. Des arguments positifs nous montrent d’ailleurs que les récits de Fenfance sont, non le produit de l’imagination de l’Eglise naissante, mais l’expression même de la vérité historique. — Le premier se déduit des sources auxquelles l’évangéiiste a puisé ses renseignements. Ces sources ne sont constituées ni par un recueil très ancien, comme le prétend M. A. Resch, ''Das Kindheilsevangelium'', Leipzig, 1897 ni, à plus forte raison, par l’apocryphe connu sous le nom du Protévangile de Jacques, comme l’assure cependant, avec une truculence qui dispense de preuves, M. L. Conrady, Die Quelle der kanonischen Kindheitsgeschiehle Jesu. ein wissenscha/tliclies Versuch, Gccttingue, 1900. Ce n’est pas non plus de la seule renommée que saint Matthieu et saint Luc tenaient ces récits. Ces événements n’avaient eu qu’un nombre très restreint de témoins. Il semble bien que le principal, sinon l’unique témoin que purent interroger soit directement soit indirectement saint Luc et saint Matthieu, fui la vierge Marie. Cf. Plummer, ''Crilical and czegelical Commentary on (lie Gospel according lo S. LuUc'', Edimbourg, 1910, p. {{rom|xxiii}} ; Lambei t..1 Dictionary oj Christ…, art. John the Baplisl p. 862 ; I. agi ange. Évangile selon saint Luc, Paris, 1921, p. {{rom|lxxxix}}. L’autorité d’un tel témoignage est d’un giand poids et nous rassure pleinement. — Le second argument est tiré « des faits qui ne s’inventent pas, pane qu’ils sont du domaine public et qu’ils sont garantis par le contrôle éventuel de tous les lecteurs. Tels étaient, à coup sûr, le mutisme de Zacharie <l sa guérison instantanée, la conception tardive de Jean-Baptiste et sa retraite prématurée, les faits avaient eu des témoins… ils avaient dû se conserver religieusement dans < les montagnes de Judée ». Loisque saint Luc les insérail à la première page de son évangile, ils pouvaient encore être attestés par leurs témoins diiects… Pouvant s’enquérir, l’évangéiiste a dû le faire. S’il eût naïvement ajouté foi à des légendes, il eût sur le champ contrevenu à la profession de probité historique qu’il affichait dans son prologue t l se fût exposé à quelque démenti de la pari des lémoins survivants. On conçoit malaisément un Uteur, écrit le P. Durand, ''L’enfance de Jésus-Christ'', Paris. 1908, p. 164-105, affichant la prétention de raconter plus exactement que ses devanciers les origines chrétiennes, et qui —m début même de son récit, se pei met de pareilles libertés avec l’histoire. » D. Buzy, ''Saint Jean-Baptiste'', Paris, 1922, p. 114-115. Rien ne sert d’alléguer contre ces faits le parallélisme étroit qui règne entre l’histoire du Précurseur et celle du Messie, comme si les deux histoires avaient été ima>inécs par la crédulité populaire ; rien ne sert de rechercher dans les mythes orientaux les traits plus ou moins lointains de ressemblance entre les légendes qui entourent Je berceau des dieux et l’histoire de ance de Jésus-Christ. Toutes les hypothèses que la critique rationaliste peut échafauder, s’écroulenl ml les assertions des évangélistes et notamment int Lue : « est-on en droit d’objecter a l’hislorien l’harmonie naturelle des événements ou l’art avec lequel il nous’es présente 7 })u/, loc. ni. D’ailleurs le parallélisme entre Jean-Baptiste et Jésus n’est pas si étroit que tout se corresponde dans le merveilleux tableau que saint Luc a tracé de la naissance du Précurseur et de celle du Sauveur. On trouve sans doute des deux côtés une annonclation angélique, un lécil de la naissance, une circoncision et une imposition de nom, les élans prophétiques d’un personnage éminent (Zacharie et Siméon) à l’aurore de ces destinées mcrvei]leuses ; enfîn, les mêmes raccourcis d’histoire et les mêmes prescriptions » Mais d’autre part, « la naissance de Jésus est racontée avec détails, celle de Jean est à peine indiquée d’un mot… Si l’évangéiiste insiste sur le tressaillement du Précurseur, il est surprenant qu’il ne prête pas au Messie un h anspoil analogue, ne fût-ce que pour répondie à la salutation du fils d’Elisabeth et préluder aux divins abaissements du Jourdain. Si la présentation au temple est imaginée à plaisir, pourquoi n’y pas amener aussi le fils du prêtre Zacharie ?… Pourquoi ne pas esquisser en faveur de Jean un doublet de la manifestation de Jésus adolescent au milieu des docteius, en nous représentant quelque part, dans les solitudes judéennes, l’éclosion de la conscience du Piécurseur’?… Si l’évangéiiste a su s’abstenir de telles amplifications, même au détriment de l’harmonie de ses récits, n’est-ce pas qu’au-dessus de l’art, il plaçait encore la vérité de l’histoire ? » Buzy, ''op. cit.'', p. 114-110, passim. — Le surnaturel qui éclate dans les récils de l’enfance, loin d’être une marque d’inauthenticité. doit nous faire conclure, au contraire, à cause de sa sobriété même, en faveur de l’historicité de ces récits. Dieu conduit suinaturellement tous ces événements, mais il ne s’y manifeste que d’une manièie discrète et suave », ce qui différe.rcie grandement les premiers chapitres de Matthieu et de Luc des apocrphes si piodigues de surnaturel puéril et extravagant. Et puis, si le merveilleux arbitraire devait faiie le fond des récits de l’enfance, comment expliquer que l’imagination populaire se soit contentée pour le Verbe, soiti du sein de Dieu et s’incarnant sur terre, d’une étable pour demeure, d’une crèche pour berceau, d’un atelier de travail comme séjour habituel ? Cf. M. Lepin Jésus, Messie et Fils de Dieu, p. 53. — Enfin une dernière preuve d’historicité se tire du caractère avec lequel se présente le messianisme de ces premières pages, et dont les cantiques Benedictus et Magnificat sont des spécimens précieux : « L’espérance messianique qui a inspiré Zacharie et Marie n’est pas celle des temps apostoliques. L’idylle galiléenne que leurs cantiques icllètent ne s’est réalisée qu’une fois dans le cadre historique et dans le temps que s ; int Luc nous indique La nièie du Messie, qui chante sa gloire avec sérénité et bonheur, n’a pas encore ressenti la pointe du glaive qui, plus tard, dès le début du ministère de son fils, devait meurtrir son cœur… Le Précurseur n’a pas encore succombé dans la prison de Machérous ; le père qui tient dans ses bras le petit enfant n’entrevoit pas une destinée sanglante. Ceux qui ont chanté l’avenir de Jean-Baptiste et du Sauveur ont lu les prophètes et les psaumes : ils n’ont pas lu les évangiles, ils sont étrangers à la révélation que Jésus a faite du royaume de Dieu. Ils n’ont pas été informés des jours sommes de la Judée. Leur âme n’a pas été tourmentée liai les espérances que nous surprenons chez les premiers chrétiens au lendemain de l’Ascension. C’est d’ailleurs qu’est parti le souffle qui les anime, et le milieu dans lequel il s’est formé, dès l’an 30, était évanoui. » V. Rose, ''Évangile selon saint Luc'', 7{{e}} édit., p. 18-19. d) On attaque encore l’historicité des récits de l’enfance en insistant sur les divergences et plus encore sur les « contradictions » que présentent entre eux les deux évangiles de Matthieu et Je Luc. Strauss<noinclude> <references/></noinclude> jtcre78dxiihm8krz14ojumawxw4ch6 15908269 15908247 2026-07-07T12:41:08Z Sicarov 121895 /* Corrigée */ 15908269 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|1367|JÉSUS-CHRIST ET LA CRITIQUE. LES RÉCITS DE L’ENFANCE|1368}}</noinclude>2{{e}} édit., p. 53 ; A. Neumann, ''op. cit.'', p. 61-62 ; Giran, ''Jésus de Nazareth'', Paris, 1904, p. 37 : A. Réville, ''Jésm de Nazareth'', t. {{rom|i}}, p. 103 ; A. Bruce, art. Jésus dans l’''Encyclopedia biblica'' de Cheyne, t. {{rom|ii}}, p. 1436 ; Crooker. Supremacy o christ. Boston, 1904, p. 69-70 ; Carpenter, ''The first three Gospels'', 3{{e}} édit., Londres, 1904, p. 115-116 ; Loisy, ''Les Évangiles synoptiques'', t. {{rom|i}}, p. 168-169 ; Dibelius, ''op. cit.'', p. 69-75. Au fond, toutes ces objections procèdent de la négation du surnaturel : A qui admet la possibilité d’interventions surnaturelles, il n’est pas difficile de croire que ces interventions se soient produites autour de la venue de Jésus en ce monde. Des arguments positifs nous montrent d’ailleurs que les récits de l’enfance sont, non le produit de l’imagination de l’Eglise naissante, mais l’expression même de la vérité historique. — Le premier se déduit des sources auxquelles l’évangéliste a puisé ses renseignements. Ces sources ne sont constituées ni par un recueil très ancien, comme le prétend M. A. Resch, ''Das Kindheilsevangelium'', Leipzig, 1897 ni, à plus forte raison, par l’apocryphe connu sous le nom du Protévangile de Jacques, comme l’assure cependant, avec une truculence qui dispense de preuves, M. L. Conrady, ''Die Quelle der kanonischen Kindheitsgeschiehte Jesu, ein wissenschaftliches Versuch'', Goettingue, 1900. Ce n’est pas non plus de la seule renommée que saint Matthieu et saint Luc tenaient ces récits. Ces événements n’avaient eu qu’un nombre très restreint de témoins. Il semble bien que le principal, sinon l’unique témoin que purent interroger soit directement soit indirectement saint Luc et saint Matthieu, fut la vierge Marie. Cf. Plummer, ''Critical and exegetical Commentary on the Gospel according to S. Luke'', Edimbourg, 1910, p. {{rom|xxiii}} ; Lambert, ''A Dictionary of Christ…'', art. ''John the Baptist'' p. 862 ; Lagrange, ''Évangile selon saint Luc'', Paris, 1921, p. {{rom|lxxxix}}. L’autorité d’un tel témoignage est d’un grand poids et nous rassure pleinement. — Le second argument est tiré « des faits qui ne s’inventent pas, parce qu’ils sont du domaine public et qu’ils sont garantis par le contrôle éventuel de tous les lecteurs. Tels étaient, à coup sûr, le mutisme de Zacharie et sa guérison instantanée, la conception tardive de Jean-Baptiste et sa retraite prématurée, les faits avaient eu des témoins… ils avaient dû se conserver religieusement dans « les montagnes de Judée ». Lorsque saint Luc les insérait à la première page de son évangile, ils pouvaient encore être attestés par leurs témoins directs… Pouvant s’enquérir, l’évangéiiste a dû le faire. S’il eût naïvement ajouté foi à des légendes, il eût sur le champ contrevenu à la profession de probité historique qu’il affichait dans son prologue et se fût exposé à quelque démenti de la part des témoins survivants. « On conçoit malaisément un auteur, écrit le P. Durand, ''L’enfance de Jésus-Christ'', Paris. 1908, p. 164-105, affichant la prétention de raconter plus exactement que ses devanciers les origines chrétiennes, et qui au début même de son récit, se permet de pareilles libertés avec l’histoire. » D. Buzy, ''Saint Jean-Baptiste'', Paris, 1922, p. 114-115. Rien ne sert d’alléguer contre ces faits le parallélisme étroit qui règne entre l’histoire du Précurseur et celle du Messie, comme si les deux histoires avaient été imaginées par la crédulité populaire ; rien ne sert de rechercher dans les mythes orientaux les traits plus ou moins lointains de ressemblance entre les légendes qui entourent le berceau des dieux et l’histoire de l’enfance de Jésus-Christ. Toutes les hypothèses que la critique rationaliste peut échafauder, s’écroulent devant les assertions des évangélistes et notamment de saint Luc : « est-on en droit d’objecter a l’historien l’harmonie naturelle des événements ou l’art avec lequel il nous les présente ? », Buzy, ''loc. cit.''. D’ailleurs le parallélisme entre Jean-Baptiste et Jésus n’est pas si étroit que tout se corresponde dans le merveilleux tableau que saint Luc a tracé de la naissance du Précurseur et de celle du Sauveur. On trouve sans doute des deux côtés une annonciation angélique, un récit de la naissance, une circoncision et une imposition de nom, les élans prophétiques d’un personnage éminent (Zacharie et Siméon) à l’aurore de ces destinées merveilleuses ; enfin, les mêmes raccourcis d’histoire et les mêmes prescriptions » Mais d’autre part, « la naissance de Jésus est racontée avec détails, celle de Jean est à peine indiquée d’un mot… Si l’évangéiiste insiste sur le tressaillement du Précurseur, il est surprenant qu’il ne prête pas au Messie un transport analogue, ne fût-ce que pour répondre à la salutation du fils d’Elisabeth et préluder aux divins abaissements du Jourdain. Si la présentation au temple est imaginée à plaisir, pourquoi n’y pas amener aussi le fils du prêtre Zacharie ?… Pourquoi ne pas esquisser en faveur de Jean un doublet de la manifestation de Jésus adolescent au milieu des docteurs, en nous représentant quelque part, dans les solitudes judéennes, l’éclosion de la conscience du Précurseur ?… Si l’évangéliste a su s’abstenir de telles amplifications, même au détriment de l’harmonie de ses récits, n’est-ce pas qu’au-dessus de l’art, il plaçait encore la vérité de l’histoire ? » Buzy, ''op. cit.'', p. 114-110, ''passim''. — Le surnaturel qui éclate dans les récits de l’enfance, loin d’être une marque d’inauthenticité. doit nous faire conclure, au contraire, à cause de sa sobriété même, en faveur de l’historicité de ces récits. Dieu conduit surnaturellement tous ces événements, mais il ne s’y manifeste que d’une manière discrète et suave », ce qui différencie grandement les premiers chapitres de Matthieu et de Luc des apocryphes si prodigues de surnaturel puéril et extravagant. Et puis, si le merveilleux arbitraire devait faire le fond des récits de l’enfance, comment expliquer que l’imagination populaire se soit contentée pour le Verbe, sorti du sein de Dieu et s’incarnant sur terre, d’une étable pour demeure, d’une crèche pour berceau, d’un atelier de travail comme séjour habituel ? Cf. M. Lepin, ''Jésus, Messie et Fils de Dieu'', p. 53. — Enfin une dernière preuve d’historicité se tire du caractère avec lequel se présente le messianisme de ces premières pages, et dont les cantiques ''Benedictus'' et ''Magnificat'' sont des spécimens précieux : « L’espérance messianique qui a inspiré Zacharie et Marie n’est pas celle des temps apostoliques. L’idylle galiléenne que leurs cantiques reflètent ne s’est réalisée qu’une fois dans le cadre historique et dans le temps que saint Luc nous indique. La mère du Messie, qui chante sa gloire avec sérénité et bonheur, n’a pas encore ressenti la pointe du glaive qui, plus tard, dès le début du ministère de son fils, devait meurtrir son cœur… Le Précurseur n’a pas encore succombé dans la prison de Machérous ; le père qui tient dans ses bras le petit enfant n’entrevoit pas une destinée sanglante. Ceux qui ont chanté l’avenir de Jean-Baptiste et du Sauveur ont lu les prophètes et les psaumes : ils n’ont pas lu les évangiles, ils sont étrangers à la révélation que Jésus a faite du royaume de Dieu. Ils n’ont pas été informés des jours sommes de la Judée. Leur âme n’a pas été tourmentée par les espérances que nous surprenons chez les premiers chrétiens au lendemain de l’Ascension. C’est d’ailleurs qu’est parti le souffle qui les anime, et le milieu dans lequel il s’est formé, dès l’an 30, était évanoui. » V. Rose, ''Évangile selon saint Luc'', 7{{e}} édit., p. 18-19. d) On attaque encore l’historicité des récits de l’enfance en insistant sur les divergences et plus encore sur les « contradictions » que présentent entre eux les deux évangiles de Matthieu et de Luc. Strauss<noinclude> <references/></noinclude> spyg9e59kksjfbuitu3byrfjsuxif6e Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/694 104 3962680 15908296 15884083 2026-07-07T12:51:46Z Sicarov 121895 15908296 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1369|JESUS-CHRIST ET LA CRITIQUE LIBÉRALE|1370}}</noinclude>parle de l’incompatibilité réciproque des deux narrations et en conclut qu’elles sont « des fictions composées ou accumulées par les premiers chrétiens. » Nouvelle vie de Jésus, trad. franc. Paris, 1839, t. {{rom|i}}, p. 86. Cf. A. Sabatier, art. ''Jésus'', dans l’''Encyclopédie des sciences religieuses de Lichtenberger'', t. {{rom|vii}}, p. 383 ; Loisy, ''Évangiles synoptiques'', t. {{rom|i}}, p. 1 70 ; Bousset, ''Jésus'', Tubingue, 1907, p. 1 ; et, parmi d’autres plus modérés d’ordinaire, mais tout aussi tranchants sur ce point, Beyschlag, ''Leben Jesu'', Berlin, 4{{e}} édit., 1901, t. {{rom|i}}, p. 151 ; Spitta, ''Die synoptische Grundschrift'', p. 1 ; Keim, ''Geschichte Jesu'', t. {{rom|i}}, p. 354 ; Ed. Reuss, ''Histoire évangélique, synopse des trois premiers évangiles'', Paris, 1876, p. 17, etc. — Nous avons déjà reconnu, voir col. 1175, qu’entre les récits des deux évangélistes, à côté des points de contact assez nombreux, ii y a des divergences accentuées. Mais « divergence » ne signifie pas contradiction » : les narrations sont indépendantes lune de l’autre : et, loin de s’exclure, elles se complètent et se confirment réciproquement. On seul point, et simplement en apparence, soulève quelque difficulté. Saint Luc, {{rom|ii}}, 39, semble dire que la sainte Famille revint directement de Jérusalem à Nazareth, aussitôt après la présentation de Jésus et la purification de Marie dans le temple, tandis que d’après saint Matthieu, {{rom|ii}}, 1-23, il faut insérer, avant ce retour, la visite des Mages, la fuite et le séjour en Egypte. Mais c’est là simplement, de la part de saint Luc, un procédé littéraire fréquemment employé par les historiens les plus sérieux, lorsqu’il leur convient, conformément à leur plan, de passer tels ou tels faits sous silence. C’est par un artifice de ce genre que le même saint Luc semble fixer au jour de la résurrection du Sauveur le mystère de l’ascension, qu’il savait fort bien (il nous le dit au livre des Actes, {{rom|i}}, 3), n’avoir eu lieu que quarante jours plus tard, i {{rom|xxiv}}, 44-53… Au resten du langage même de l’evangéliste : « après qu’ils eurent tout accompli selon la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville, il résulte nettement que l’essentiel pour lui n’était pas de déterminer l’époque précise du retour à Nazareth, mais l’accomplissement fidèle, par Marie et Joseph, de toutes les prescriptions légales qui concernaient le divin enfant et sa mère. » Fillion. ''Vie de N.-S. Jésus-Christ'', t. {{rom|i}}, p. 4^0. On n’a pas manqué non plus de soulever des difficultés sur la naissance à Bethléem et le recensement ordonné par Quirinius, lequel ne viendrait là que pour justifier le voyage de la sainte famille. Cette question de Quirinius est d’ailleurs assez compliquée. Luc est seul à parler de ce dénombrement qu’ignorent les anciens historiens et Josèphe lui-même ; on affirme d’autre part que, d’après la méthode romaine, Joseph et Marie n’étaient pas tenus de se rendre à Bethléem. Loisy, ''Évangiles synoptiques'', t. {{rom|i}}, p. 311 : cf. Maurenbrechei, ''Weihnachisgeschichten'', p. 31. D’ailleurs la Palestine, royaume indépendant, ne pouvait être soumise à l’obligation du recensement. Puis, du vivant d’Hérode le Grand, Quirinius n’a certainement administré la province de Syrie en qualité de légal impérial : d’où il suivrait qu’aucun recensement pu avoir lieu en Palestine sous sa direction à l’époque de la naissance du Christ, puisque l’evangéliste place ce fait « aux jours d’Hérode ». Luc, {{rom|ii}}, 1-5, cf. Matth., {{rom|ii}}, 1. Telles sont, en raccourci, les principales objections relatives au dénombrement de Quirinius, objections qu’on retrouve chez C. Hase, ''Geschichte Jesu'', 2{{e}} édit., p. 22 : i-228 : Keim, ''Geschichte Jesu'', t. {{rom|i}}, p. 398-105 ; H. J. Holtzmann, ''Die Synopliker'', {{3o}} cit.. p. 316-317 ; Oskar Holtzmann, ''I.eben Jesu'', p. 61 o. Pfleiderer, ''Die Entslehung des Christentums'', p. ! " 197 ; A. Réville, ''Jésus de Nazareth'', t. {{rom|i}}, p. 391-394 ; A. Loisy, ''Les évangiles synoptiques'', t. {{rom|i}}, p. 343-344 ; l’seiier. dans l’''Encyclopedia Biblica'' de Chevne, t. {{rom|iii}}, p. 3345-3346 ; J. Weiss, ''Die Schriften des N. T.'', t. {{rom|i}}, p. 393-394. et surtout Sehurer, ''Geschichte des judischen Volkes. 4{{e}} édit.'', t. {{rom|i}}. p. 508-54 I. Les auteurs catholiques ont répondu de façon plus ou moins (pertinente à ces difficultés d’ordre divers. Il n’est point de l’objet propre de ce dictionnaire de discuter objections ou réponses. On trouvera l’essentiel dans un article du P. Lagrange, ''Où en est la question du recensement de Quirinius'', dans ''Revue biblique'', 1911, , i. 60-81, et dans le commentaire du même auteur sur l’Évangile de saint Jean, Paris, 1023, p. 65-68, e) On renouvelle enfin, à l’égard des récits de l’Enfance, les assertions hasardées formulées touchant l’existence même de Jésus, voir ci-dessus. Les principaux éléments des récits de l’Enfance seraient empruntes aux religions païennes. Les uns rapprochent les légendes bouddhistes les narrations évangéliques. Cf. R. Seydel, R. Steck, ''op. supra cit''. Les autres interrogent la mythologie grecque. Cf. O. Pfleiderer, ''VorbereitungdesG. hristentums in der griechisrhen Philosophie'', Halle, 1901 ; ''Dis Ghristusbild des urchristlichen Glaubens in religionsgeschientlicher Beleuchtung'', Berlin, L903 ; P. Wendland, ''Die hcllenistisch-rômische Kutiur in ihren Beziehungen zu Judentum und Christentwn'', Tubingue, 1907, etc. D’autres encore se réfèrent aux mystères de Mithra. Cf. F. Cumont, J. Grill, ''op. supra cit.'' D’autres pensent retrouver ces éléments dans les religions babyloniennes. Cf. Schrader ; Jeremias, ''op. supra cit.'' Usener, dans l’article ''Jésus'', déjà cité de l’''Encyclopedia biblica'' de Cheyne ne craint pas d’affirmer qu’à chaque détail de Matthieu et peut-être de Luc, il est possible de trouver un substratum païen, t. {{rom|iii}}, p. 3352-3353. Cf. J. Weiss, ''Die Schriften des N. T.. 1. 1'', p. 47, et Soltau, ''Das Fortleben des Heidentnms in der alichristlichen Kirche'', Berlin, 1906. Ces affirmations se réfutent par les remarques mêmes que nous avons déjà faites à propos de l’existence ou du rôle historique de Jésus. Voir ci-dessus. Ajoutons, avec M. Fillion, que « les critiques sont souvent en complet désaccord sur ces divers points. Ce qui, pour l’un, provient da mithraïsme, dériverait, d’après d’autre, de la mythologie, grecque, ou du babylonisme, à moins donc, selon les autres, que l’origine ne soit judaïque. A eux seuls, ce décousu, ces contradictions montrent à quel point tout est arbitraire et même (le mot est de C. Clemen dans son intéressant ouvrage sur la théorie évolutionniste : ''Religions, jeschichtliche Erkliirung des N. T.'', Giessen, 1909), « extravagant » dans ce système ». ''Op. cit.'', p. 183. <section end="JES" /> <section begin="JES" /> {{rom-maj|III}}. {{refa|53|{{sc|La personnalité divine de Jésus}}}}. Les critiques, protestants libéraux ou rationalistes purs, s’efforcent de mettre en relief les traits de la figure humaine du Christ. Nous avons montré, au cours de « cet article, voir col. 1141-1171, qu’on peut, qu’on doit fortement accuser ces traits qui répondent à la réalité des choses. Mais la prétention des adversaires de la foi chrétienne a un but très différent du nôtre : en affirmant l’humanité de Jésus-Christ, nous entendons pleinement respecter sa divinité. Les rationalistes mettent en un puissant relief les traits humains de Jésus, mais c’est afin de nier sa personnalité divine. Les protestants libéraux, tout en reconnaissant en Jésus une certaine transcendance par rapport aux autres hommes, ne veulent point y trouver une transcendance, proprement divine. Ainsi, dans leur négation commune de la personnalité divine, les rationnalistes et les libéraux se séparent par cette nuance, impie : premier chef, puisqu’elle contredit La thèse des premiers et montre l’insuffisance de la thèse des seconds. De rationalistes se rapprochent les modernistes, auxquels nous consacrerons un paragraphe spécial<noinclude> <references/></noinclude> ro5fl4eeai0sj8rvov1ev95svlu8jip Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/695 104 3962681 15908297 15884094 2026-07-07T12:52:09Z Sicarov 121895 15908297 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1371|JÉSUS-CHHRIST ET LA CRITIQUE LIBÉRALE|1}}</noinclude><nowiki/> {{1o}} ''Le protestantisme libéral''. — Nous avons indiqué le sens général de la thèse libérale chez les protestants : Jésus n’est qu’un homme, et cependant dans sa conscience personnelle, il y a quelque chose de surhumain ; dans ses prétentions, quelque chose d’extraordinaire. 1. Cette thèse perce déjà dans les faibles ripostes adressées aux négations absolues de Reimarus par J.-J. Hess, ''Geschichte eter elrei lelzten Lebensjahre Jesu'', 3 vol., Leipzig, {{7o}} édit., 1822 ; par Franz Volkmar 1 teinhaid, ''Versæh über den Plan welchen der Slifter eler Christlichen Religion zum Btsttn der Menschen entwarf'', V édit., Dresde 1830 ; par J.-A. Jakobi, ''Dit Geschichte Jesu für denkende und gemùlhvolle léser'', 1806 ; et surtout J.-G. Herder, dans ses deux descriptions du Christ si dissemblables l’une de l’autre, la premièie élaborée d’après les synoptiques, <>m Erlôser der Menschen nach unsertr drei erslen Evangelien, Riga, 1796 ; la seconde, d’après saint Jean, om Gotles Snlui. der Weli Deiland, nach Joannes Evangtlium, Riga, 1797. A mesure que le rationalisme s’affirme dans l’exégèse et la théologie d’outre-Rhin, le libéralisme se fpit de plus en plus éclectique et devient de moins en moins croyant. Parfois on le peut à peine distinguer du pur rationalisme. Cependant la thèse fondamentale de la transcendance de Jésus subsiste, encore qu’on l’enveloppe de formules naturalistes. Dans la longue théorie des auteurs présentés par M. Fillion, dans ''Les étapes du rationalisme'', nous détacherons quelques figures, plus représentatives de ce mouvement d’abandon croissant des positions traditionnelles. — Karl Hase adopte souvent la thèse nettement rationaliste, et cependant il veut faire un choix. Ln ce qui concerne le Messie, sa doctrine est, par rapport aux prédécesseurs, assez nouvelle : de l’ignorance et des préjugés qu’il partagea d’abord avec ses concitoyens sur le rôle du Messie, Jésus passa progressivement à la conscience de sa mission toute spirituelle. Saint Jean, seul parmi les disciples, a bien saisi l’enseignement du Maître dans la dernière péi iode de sa vie ; les préoccupations eschatologiques qui transparaissent dans les synoptiques, sont totalemenl absent., s de son évangile. Das Leben Jesu. tunâchsl lui akademische Studien, 5{{e}} édit., Leipzig, 1865, devenue Geschichte Jesu nach akademischen Vorlesungtn, Leipzig, 1891. L’idée dv ce piogrès dans la conscience messianique du Christ sera reprise par J. H. Holtzmann et’1 h. Keim. Voir plus loin. — Avec Schleiermacher, nous trouvons, appliquée à Jésus. la théologie du sentiment : cet auteur se l’orme un Christ idéal et pour le retrouver dans l’Évangile, il ne relient des textes que ceux qui cadrent avec son idée préconçue. D’ailleurs, son Christ n’est pas Dieu ; il a été simplement uni à Dieu d’une manière extraordinaire, cette union ne différant que par le degré de l’union que l’Esprit Saint produit chez les autres fidèles. « Le problème [du Christ) n’a pas été résolu et la solution |en] est seulement approximative », écrit-il. J)eis I.eben Jesu, ''X’orlesunycn (publiées par Rtlterlck)'', Berlin, 1864. — Parmi les réfutations de la Vit de Jésus de Strauss, imbues de l’esprit libéral, il faut citer la vie de Jésus composée par A.-’W. Néander, ''Das Lebtn Jesu'', 7{{e}} édit., Hambourg, 1873 ; ti. fr. Paris, 1852. Jésus est encore appelé le fils de Dieu, mais o en ce sens que l’humanité s’est parfaitement i éalisée en lui ». — Avec Henri Auguste Ewald apparaît, dans la théologie libérale protestante, érigé en principe, l’éclectisme auquel elle était fatalement vouée par ses concessions au rationalisme Pour Ewald, « jamais Jésus ne s’est égalé léméi ahcinent au Lue, de soi te que le traiter comme Dieu, c’est faire de lui une idole, c’est consentir à perdre ce qu’il y a di meilleur et de plus histoi Iqne dans sa vie ; d’autre i {{rom|ii}}. Jésus est i une apparition unique en son genre et incommensiuablement sublime ». Dit Geschichte Christus und seiner Zeil, Gœttingue, 2{{e}} édit., 1868, t. {{rom|i}}, p. xji, 129. Cf. Die drei erslen Evangelien übersetzl und erklàrt, Gœttingue, 1850 : Des Aposlels Johannes Evangtlium und drei Sendschreiben, Gœttingue, 1861. Lorsque la Vie de Jésus de Renan parut, elle suscita, même parmi les protestants, des répliques. Le Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvre de M. de Pressensé, Paris, 1865, est à la Vie de Jésus de Renan, ce nue la Vit de Jésus-Christ de Xéander est à la Vil ele Jésus de Stiauss. Le Christ de Piessensé, dit Hase, plane entre teirc et ciel. Surnaturel quant à son origine, humain dans son développement, c’est un Dieu qui s’est décidé à lutter, à éprouver, des besoins, a souffrir pendant trente-trois ans, pour ressusciter comme Dieu après sa mort, dans un corps humain. Geschichte Jesu, 2{{e}} édit., p. 200. — C’est à peine si l’on peut ranger parmi les libéraux, accordant quelque transcendance au Chiist. Schenkel, qui n’admet la divinité du Chiist que parce qu’il n’en parle pas. Das Charakterbild Jesu, ein biblischer Versuch, Wiesbaden. 1’édit., 1873 ; cf. Zur Orientirung über meine Schrift…, Ileidelberg, 1861 et Die protestant ische Freiheit, Heidelberg, 1865 ; Das Christusbild der Aposlel und apostolischen Zeil. aus den Quellen dargestellt, Leipzig, 1879 ; ou encore Seeley, qui affecte de ne parler que du Christ —homme, Ecce homo, a Surveu of the Lift and Work of Jésus Christ, Londres, 1866. Th. Keim est encore un parlait spécimen de l’éclectisme libéral, mais avec une tendance très nette vers le rationalisme : d’un côté il ne veut pas dépasser les limites de la nature ; d’un autre, il est obligé de reconnaître que son héros, Jésus, va bien au delà de ces limites. 11 s’attache surtout à décrire le développement intérieur de Jésus, sa conscience messianique grandissant sous l’impression du succès comme sous celle de l’épi cuve cl de la contradiction. Voir surtout Geschichte Jesu van Nazara, 3 vol., Zurich. 1867-1872. — Beyschlag se) attache tant soit peu à l’école de Schleiermacher. Dans soii opuscule Ueber das Leben Jesu non Renan, Berlin, 1864, il paraît nettement rationaliste, mais sa pensée se modifie dans sa Christologie des Xcuen Testaments, Beilin, 1866, et surtout dans les deux volumes : Bas Leben Jesu, 4{{e}} édit.. Berlin, 1901. Beyschlag nie la préexistence éternelle du Logos ; le Sauveur est subordonné à Lieu le Père et cependant il faut reconnaître qu’aucun des écrivains du Nouveau Testament n’assimile Jésus aux créatures. — M. B. Weiss a des prétentions a l’orthodoxie ; mais il ne croit pas strictement à la divinité du Christ : « les tentatives pour introduire dans le titre de Fils de Dieu… l’idée dogmatique d’une génération divine… sont simplement non fondées en histoire. » ''Lehrbuch dei biblisehtn Theologie des N. T.'', {{7o}} édit., Leipzig, 1907, p. 61. Toutefois « la disposition morale de la filialité divine en Jésus doit avoir son fondement premier dans une relation oiiginelle que ci ée l’amour du Dieu Père à son égard. Id.. p. 61, note 3. M. Fairbairn, dans son étude érudite sur 771c Place of Christ in modtrn Theology, 10{{e}} édit., Londres, 1902. déclare de MM. Beyschlag et Bernhard Weiss que > tout en prenant des libertés a l’égard de la littérature (évangélique), ils regardent néanmoins Jésus comme appartenant, par le choit imprescriptible de son être Intérieur ou de son caractère, a un ordre qui dépasse celui de la nature », p. 285. Mais ils nient sa divinité ! On trouve encore des affirmations analogues chez M. Ilawiack pour qui Jésus est convaincu et conscient de sa haute mission, connaissant sa vocal ion, se sachant l’Élu de Dieu, le juge des hommes, le chemin qui conduit au Père : Qui accepte l’Évangile et s’efforce de connaître Celui qui l’a apporté, témoignera qu’ici le Divin est apparu, aussi pur qu’il peut apparaître<noinclude> <references/></noinclude> 9ec0x2s8qvs69dmajnemkwl34z223di Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/696 104 3962682 15908317 15884095 2026-07-07T12:55:00Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: ichle → ichte , Lchre → Lehre 15908317 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1373|JÉSUS-CHRIST ET LA CRITIQUE LIBÉRALE|1374}}</noinclude>sur la terre et il sentira que Jésus lui-même l’ut pour siens la puissance de cet Évangile. » Essence du christianisme, tr. tr., Paris, 1907, p. 176. Et pourtant proclamer Jésus Fils de Dieu, au sens objectif et réel du mot, serait i ajouter quelque chose à l’Évangile. » ; L, ''ibid''. Avec une tendance à tout ramener aux prédictions eschatologiques, M. Joli. Weiss admet aussi volontiers la transcendance messianique du Christ, tout au moins dans la conscience qu’avait Jésus de sa mission : il s’est personnellement considéré comme l’Élu par excellence, qui était plus qu’un prophète. Die Predigt Jesu vom Reiciie Gotles, 2e édit., Gœttingue, 1900, p. 64. On trouve la même note.au point de vue de la transcendance messianique du Christ, chez M. P. YYernle : Jésus de Nazareth s’est présenté avec la conscience d’être plus qu’un prophète… Jésus a la conscience d’être plus que simplement un homme.. L’étonnant en Jésus est qu’il ait conscience d’être au-dessus de l’humanité, tout en ayant la plus profonde humilité devant Dieu. » £> ! < Aniânge unserer Religion. Tubingue, 1901, p. 23-2). Citons encore M. II. Wendt : Nos sources synoptiques attestent que Jésus, en certaines occasions, quoique non fréquemment, s’est désigné comme le Fils de Dieu par excellence, dans un sens qui le place à part de tous les autres hommes… Mais elles ne donnent aucunement le droit d’attribuer à la relation filiale que Jésus déchu ait avoir avec son Père, un caractère différent en principe de celle qui. selon ses propres paroles, doit unir ses disciples à Dieu. » Die Lehre Jesu, 2{{e}} édit., Gœttingue, 1901, t. {{rom|i}}. p. 117. On remarquera que ces derniers auteurs placent tous la transcendance de Jésus dans sa conscience, dans sa conviction d’être supérieur aux autres hommes. C’est que, de plus en plus l’éclectisme libéral tend au rationalisme pur. Après le travail souterrain » de la critique (comme dit M. Sanday, ''The Life oj Christ in récent Research'', Oxford. 1907, p. 166), il n’est presque rien resté des narrations évangéliques, sauf quelques rares éléments où semble encore s’affirmer une vague transcendance dans le Christ M. II. J. Holtzmann i éprenant la thèse chère à Hase et à Keim, établit a priori un progrès constant dans la conscience messianique de Jésus. Son plan de la vie de Jésus est rédigé d’api es saint Marc et dégagé de tout caractère surnaturel. « Il partage le ministère galiléen de Jésus en sept petites périodes, dons lesquelles il découvre un progrès constant : Marc. i, 1-45 ; n, 1-ni, 6 ; {{rom|iii}}, 7-19 ; m. 20-rv, 34 ; iv, 36-vi, 6 ; {{rom|vi}}, 7-vii, 37 ; {{rom|viii}}, 1-ix, 50. Le progrès en question concernerait spécialement, soit dînant le ministère galiléen, soit pendant les dernières semaines de la vie de Notre-Seigneur, le développement de la conscience messianique de Jésus. Son caractère de Messie aurait été.successivement reconnu : 1. par lui-même, au moment où il fut baptisé. Marc, {{rom|i}}, 10-11 ; 2. par les démons, qui le proclamèrent malgré lui, Marc, {{rom|i}}, 24-26 ; m. 11-12 : v. 6-8 ; 3. par hdisciples, à Césarée de Philippe, Maie {{rom|iii}}, {{rom|i}}, 27-30 ; 1. par le peuple, au moment de l’entrée tiiomphale à Jérusalem, Marc, {{rom|ix}}, 1-11 : 5. de nouveau, par Jésus lui-même, et cette fois d’une manière publique, officielle, en face du grand prêtre Caïphe, qui le condamna a mort pour ce motif. Fillion, ''Les étapes…'', p. 194. On a également distingué deux phases dans la vie du Christ, la phase des succès croissants qui va jusqu’à la discussion avec lis pharisiens, {{rom|vii}}, 1-10, et la phase des revers et des échecs qui se termine par la catastrophe. Exagérations, sMèmes a priori ne tenant pas compte de 1’nomie » providentielle qui préside a la manifestation progressive de l’Homme-Dieu, cf. col. 1172-117 cependant, c’est sur ce plan que sont construites toutes les vies. libéralede N.-S. Jésus-Christ, qui oui été publiées en Allemagne au début decesiècle. Nou i citons d’après M. Fillion, ''op. cit.'', p. 195sq : MM.Oicar Holtzmann, ''Leben Jesu'', Tubingue, 1909 ; P.-W. Schmidt, lu Geschichte Jesu erzâhlt, Tubingue, 1899 ; Oie Gesehichte Jesu erlûutert, Tubingue, 1904 ; H. Otto, n und Wirken Jesu nach hislorisch-kritischer Auffassung, Gôttingue, {{4o}} édit., 1905 ; W. Bousset, Jésus, Tubingue, 1904 ; Was wissen voir von Jésus ? ! laile. 1904 ; Konrad Furrer, ''Dos Leben Jesu Christi'', Zuiich, 2{{e}} édit., 1905 ; Armo Neumann, ''Jésus mer er ùchtlich war'', Fribourg-en-B., 1904 : « dans le cadre de ce qui est purement humain, nous gardons un héros de la religion », p. lit I ; YY. I Iess, ''Jésus von S’aznreth im Worllaute eines kritiseh bearbeilelen Einheitsevangeliums et Jésus von Nazareth in seiner geschichtlichen Lebens-Entwicklung dargeslellt'', Tubingue, lyOG ; E. Hùhn, Geschichte Jesu und der ûllesien C.hristenheit bis zur Mille des ztveilen Jahrhunderts, Tubingue, 190"> (simple essai de vulgarisation) : Otto Pfleiderer, Das Urchristentum, seine Schriften und I.ehren in geschichtlichem Zusammenhang beschrieben, Berlin, 2 édit., 1902 ; Die Enlslehung des Urchristentums, Munich, 1903 ; Das Christusbild des urchristUchen Glaubens in religionsgeschichtlicher Beleuchtung, ''I ici {{rom|liii}}'', 1907 ; P. Mehlhorn, "Wahrheit und Dichlung in den Evangelien, Leipzig, 1906. On retrouve les mêmes idées exposées dans les simples esquisses des auteurs suivants, que nous citons surtout d’après M. Fillion, ''MM. A. Harnack. surtout dans Das Wesen des Christentums'', Berlin, L900 ; A. Jülicher, Die Religion Jesu. dans le recueil Die Kultur der Gegenwart. t. {{rom|i}}, fasc. 4, Leipzig, 1906 ; H. Weinel, Jésus, dans la collection Die Klassiker der Religion, Berlin, 1912 : Otto Schmiedel, ''Die lluuplprobleme der Leben-Jesu-Forschung'', Tubingue, 2{{e}} édit.. 1906 ; Paul-Y. Schmiedel, ''Die Person Jesu im Slreile der Meinungen'', Zurich, 190’. » ; H. von Soden, ''Die wichtigsien Fragen im Leben Jesu. Berlin'', 1904 ; Fritz Resa, ''Jésus der Christ us'', Bericht und Bostchaft in erster Gestalt, Leipzig, 1907 ; Friedrich Daab, Jésus von Nazareth, mie mir ihn heule sehen, Dusseldorꝟ. 1907 ; G. Pfanmùller, Jésus, im Urleil der Jahrhunderten Leipzig, 1908 (résumé de toute la littérature relative a N.-S. jusqu’à notre époque) ; A. Hausratb, ''Jésus und die neuleslamenllielien Schriflsleller. Berlin'', 1909, résumé de Die Zeit Jesu, 3{{e}} édit., 1879 ; W. Ileitinuller, ''Jésus von Nazareth'', dans ''Die Religion in Geschichte und Gegenivarl'', Tubingue, 1913 : A. Schweitzer, ''Geschichte der LebenJesu-Forschuna'', Tubingue, 1913. Toutes ces vies ou esquisses peuvent se résumer en deux idées, mises en relief par M. A. Meyer, dans sou opuscule : Was uns Jésus heule ist ? Tubingue, 1907 : « Aujourd’hui, nous renonçons sciemment au dogme de la divinité de Jésus ; cela, en nous appuyant sur des preuves convaincantes, empruntées à la vérité et à la religion » ; d’ailleurs « Jésus ne s’est jamais présenté comme un Dieu, pas même comme un thaumaturge et un personnage surhumain, t p. 21 ; mais s’il n’est pas Dieu, Jésus a du moins établi entre nous et la divinité des relations très étroites, et c’est de cela surtout que nous avions besoin ; c’est en ce sens qu’il nous a apporté une rédemption complète. C’est là sa transcendance. Et voici, pour en finir avec les protestants libéraux d’Allemagne, le dernier mol d’un autre maître de la théologie libérale, M. Rudolf von Delius, Jésus, srin Kampf, seine Perso nllchkeit und seine Légende, Munich, s. d. (19*)’)) : « l’impression principale que produit Jésus est celle-ci : c’était une ligure humaine forte, claire, mûre… Jésus était un me supérieur, et pour ainsi dire mis a pari auus de tout il pourquoi il ne pouvait’aire autrement que d’employer Uion du maître, impératifs souverains… Ce genre majestueux<noinclude> <references/></noinclude> hxmg0d5okockt5rg7wgxskl77fy23bc 15908544 15908317 2026-07-07T13:02:36Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908544 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1373|JÉSUS-CHRIST ET LA CRITIQUE LIBÉRALE|1374}}</noinclude>sur la terre et il sentira que Jésus lui-même l’ut pour siens la puissance de cet Évangile. » Essence du christianisme, tr. tr., Paris, 1907, p. 176. Et pourtant proclamer Jésus Fils de Dieu, au sens objectif et réel du mot, serait i ajouter quelque chose à l’Évangile. » ; L, ''ibid''. Avec une tendance à tout ramener aux prédictions eschatologiques, M. Joli. Weiss admet aussi volontiers la transcendance messianique du Christ, tout au moins dans la conscience qu’avait Jésus de sa mission : il s’est personnellement considéré comme l’Élu par excellence, qui était plus qu’un prophète. Die Predigt Jesu vom Reiciie Gotles, 2e édit., Gœttingue, 1900, p. 64. On trouve la même note.au point de vue de la transcendance messianique du Christ, chez M. P. YYernle : Jésus de Nazareth s’est présenté avec la conscience d’être plus qu’un prophète… Jésus a la conscience d’être plus que simplement un homme.. L’étonnant en Jésus est qu’il ait conscience d’être au-dessus de l’humanité, tout en ayant la plus profonde humilité devant Dieu. » £> ! < Aniânge unserer Religion. Tubingue, 1901, p. 23-2). Citons encore M. II. Wendt : Nos sources synoptiques attestent que Jésus, en certaines occasions, quoique non fréquemment, s’est désigné comme le Fils de Dieu par excellence, dans un sens qui le place à part de tous les autres hommes… Mais elles ne donnent aucunement le droit d’attribuer à la relation filiale que Jésus déchu ait avoir avec son Père, un caractère différent en principe de celle qui. selon ses propres paroles, doit unir ses disciples à Dieu. » Die Lehre Jesu, 2{{e}} édit., Gœttingue, 1901, t. {{rom|i}}. p. 117. On remarquera que ces derniers auteurs placent tous la transcendance de Jésus dans sa conscience, dans sa conviction d’être supérieur aux autres hommes. C’est que, de plus en plus l’éclectisme libéral tend au rationalisme pur. Après le travail souterrain » de la critique (comme dit M. 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Sanday, ''The Life of Christ in récent Research'', Oxford. 1907, p. 166), il n’est presque rien resté des narrations évangéliques, sauf quelques rares éléments où semble encore s’affirmer une vague transcendance dans le Christ M. H. J. Holtzmann i éprenant la thèse chère à Hase et à Keim, établit a priori un progrès constant dans la conscience messianique de Jésus. Son plan de la vie de Jésus est rédigé d’api es saint Marc et dégagé de tout caractère surnaturel. « Il partage le ministère galiléen de Jésus en sept petites périodes, dons lesquelles il découvre un progrès constant : Marc., {{rom|i}}, 1-45 ; {{rom|ii}}, 1-{{rom|iii}}, 6 ; {{rom|iii}}, 7-19 ; {{rom|iii}}, 20-{{rom|iv}}, 34 ; {{rom|iv}}, 36-{{rom|vi}}, 6 ; {{rom|vi}}, 7-{{rom|vii}}, 37 ; {{rom|viii}}, 1-{{rom|ix}}, 50. Le progrès en question concernerait spécialement, soit dînant le ministère galiléen, soit pendant les dernières semaines de la vie de Notre-Seigneur, le développement de la conscience messianique de Jésus. Son caractère de Messie aurait été successivement reconnu : 1. par lui-même, au moment où il fut baptisé. Marc, {{rom|i}}, 10-11 ; 2. par les démons, qui le proclamèrent malgré lui, Marc, {{rom|i}}, 24-26 ; {{rom|iii}}, 11-12 ; {{rom|v}}, 6-8 ; 3. par ses disciples, à Césarée de Philippe, Maie {{rom|iii}}, {{rom|i}}, 27-30 ; 1. par le peuple, au moment de l’entrée triomphale à Jérusalem, Marc, {{rom|ix}}, 1-11 ; 5. de nouveau, par Jésus lui-même, et cette fois d’une manière publique, officielle, en face du grand prêtre Caïphe, qui le condamna a mort pour ce motif. Fillion, ''Les étapes…'', p. 194. On a également distingué deux phases dans la vie du Christ, la phase des succès croissants qui va jusqu’à la discussion avec les pharisiens, {{rom|vii}}, 1-10, et la phase des revers et des échecs qui se termine par la catastrophe. Exagérations, sMèmes a priori ne tenant pas compte de 1’nomie » providentielle qui préside a la manifestation progressive de l’Homme-Dieu, cf. col. 1172-117 cependant, c’est sur ce plan que sont construites toutes les vies. libérale de N.-S. Jésus-Christ, qui oui été publiées en Allemagne au début de ce siècle. Nous citons d’après M. Fillion, ''op. cit.'', p. 195sq : M M. Oscar Holtzmann, ''Leben Jesu'', Tubingue, 1909 ; P.-W. Schmidt, ''lu Geschichte Jesu erzâhlt'', Tubingue, 1899 ; ''Oie Gesehichte Jesu erlûutert'', Tubingue, 1904 ; H. Otto, ''n und Wirken Jesu nach hislorisch-kritischer Auffassung'', Gottingue, {{4o}} édit., 1905 ; W. Bousset, ''Jésus'', Tubingue, 1904 ; Was wissen voir von Jésus ? ! laile. 1904 ; Konrad Furrer, ''Dos Leben Jesu Christi'', Zuiich, 2{{e}} édit., 1905 ; Armo Neumann, ''Jésus mer er ùchtlich war'', Fribourg-en-B., 1904 : « dans le cadre de ce qui est purement humain, nous gardons un héros de la religion », p. lit I ; YY. I Iess, ''Jésus von S’aznreth im Worllaute eines kritiseh bearbeilelen Einheitsevangeliums et Jésus von Nazareth in seiner geschichtlichen Lebens-Entwicklung dargeslellt'', Tubingue, lyOG ; E. Hùhn, ''Geschichte Jesu und der ûllesien C.hristenheit bis zur Mille des ztveilen Jahrhunderts'', Tubingue, 190"> (simple essai de vulgarisation) : Otto Pfleiderer, ''Das Urchristentum, seine Schriften und Lehren in geschichtlichem Zusammenhang beschrieben'', Berlin, 2e édit., 1902 ; ''Die Enlslehung des Urchristentums'', Munich, 1903 ; ''Das Christusbild des urchristUchen Glaubens in religionsgeschichtlicher Beleuchtung'', I ici {{rom|liii}}, 1907 ; P. Mehlhorn, ''Wahrheit und Dichlung in den Evangelien'', Leipzig, 1906. On retrouve les mêmes idées exposées dans les simples esquisses des auteurs suivants, que nous citons surtout d’après M. Fillion, ''MM. A. Harnack. surtout dans Das Wesen des Christentums'', Berlin, L900 ; A. Jülicher, ''Die Religion Jesu''. dans le recueil ''Die Kultur der Gegenwart''. t. {{rom|i}}, fasc. 4, Leipzig, 1906 ; H. Weinel, Jésus, dans la collection ''Die Klassiker der Religion'', Berlin, 1912 : Otto Schmiedel, ''Die lluuplprobleme der Leben-Jesu-Forschung'', Tubingue, 2{{e}} édit.. 1906 ; Paul-Y. Schmiedel, ''Die Person Jesu im Slreile der Meinungen'', Zurich, 190’. » ; H. von Soden, ''Die wichtigsien Fragen im Leben Jesu. Berlin'', 1904 ; Fritz Resa, ''Jésus der Christ us'', Bericht und Bostchaft in erster Gestalt, Leipzig, 1907 ; Friedrich Daab, ''Jésus von Nazareth, mie mir ihn heule sehen'', Dusseldorf. 1907 ; G. Pfanmùller, ''Jésus, im Urleil der Jahrhunderten'', Leipzig, 1908 (résumé de toute la littérature relative a N.-S. jusqu’à notre époque) ; A. Hausratb, ''Jésus und die neutestamentlichen Schrifisleller. Berlin'', 1909, résumé de Die Zeit Jesu, 3{{e}} édit., 1879 ; W. Ileitinuller, ''Jésus von Nazareth'', dans ''Die Religion in Geschichle und Gegenivarl'', Tubingue, 1913 : A. Schweitzer, ''Geschichte der LebenJesu-Forschuna'', Tubingue, 1913. Toutes ces vies ou esquisses peuvent se résumer en deux idées, mises en relief par M. A. Meyer, dans sou opuscule : ''Was uns Jésus heule ist ?'', Tubingue, 1907 : « Aujourd’hui, nous renonçons sciemment au dogme de la divinité de Jésus ; cela, en nous appuyant sur des preuves convaincantes, empruntées à la vérité et à la religion » ; d’ailleurs « Jésus ne s’est jamais présenté comme un Dieu, pas même comme un thaumaturge et un personnage surhumain, » p. 21 ; mais s’il n’est pas Dieu, Jésus a du moins établi entre nous et la divinité des relations très étroites, et c’est de cela surtout que nous avions besoin ; c’est en ce sens qu’il nous a apporté une rédemption complète. C’est là sa transcendance. Et voici, pour en finir avec les protestants libéraux d’Allemagne, le dernier mol d’un autre maître de la théologie libérale, M. Rudolf von Delius, Jésus, srin Kampf, seine Perso nllchkeit und seine Légende, Munich, s. d. (19*)’)) : « l’impression principale que produit Jésus est celle-ci : c’était une figure humaine forte, claire, mûre… Jésus était un homme supérieur, et pour ainsi dire mis a pari auus de tout il pourquoi il ne pouvait faire autrement que d’employer Uion du maître, impératifs souverains… Ce genre majestueux<noinclude> <references/></noinclude> bdohs1bj8zj235cqcn51raclmoic3wm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/706 104 3962693 15908545 15885955 2026-07-07T13:02:37Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908545 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1393|JÉSUS-CHRIST ET LA CRITIQUE. LA CONSCIENCE MESSIANIQUE|1394}}</noinclude> gieuses, 1903, p. 301j M. Lois) estime que c’est à ce moment-là seulement que le Sauveur arriva à la plénitude de cette conscience : la circonstance du baptême i peut avoir eu une influence décisive Mille développement de sa conscience messianique ». Revue d’histoire et de littérature religieuses, 1904, p. 91, Il rejette d’ailleurs la réalité objective de la vision céleste i qui a été conçue d’abord comme le sacre du Messie. et dont le récit est déjà une interprétation théologique et apologétique du fait qui a pu se passer. /<L, ''ibid''. Eu troisième lieu, M. Loisy laisse entendre que. si le Sauveur a eu pleinement conscience de sa qualité de.Messie, dès le début de sa vie publique, cependant la forme spéciale de son rôle messianique ne s’est précisée dans sa pensée qu’au cours de son ministère : - La lecture des synoptiques laisse entrevoir que Jésus ne s’est pas d’abord présenté ouvertement comme le Messie et qu’il ne s’est même pas déclaré tel à ses disciples : il a laissé leur foi se former lentement. On dirait même que la conscience qu’il a de sa mission s’est développée en lui et que sa conduite à l’égard de la foule et de son entourage a été en rapport avec le progrès intérieur de sa pensée et de ses desseins. » Le quatrième évangile, p, 252. Avant la confession de Pierre. Jésus a eu. certes, conscience de sa vocation messianique : mais la forme spéciale de son rôle s’est précisée en ce temps-là. » /({{rom-maj|L}}, p. G ; >. Enfin M. Loisy semble admettre que le Sauveur a pris, au cours de son ministère, et sous l’influence des événements, conscience de sa destinée souffrante : « il obéit |alors] à la loi de sa destinée ». Autour d’un petit livre. Aussi le critique doit-il éliminer les textes qui accusent de bonne heure, eu Jésus, la prescience de sa mort. Cf. Lepin, ''op. cit.'', p. 152-189. c) Un aspect très particulier de la conscience messianique du Christ a été relevé par certains théologiens et critiques libéraux : c’est l’aspect eschatologique ». Jésus, conscient de sa messianilé, aurait partagé l’illusion de ses contemporains touchant les catastrophes pi oebaines, prélude du second avènement messianique. De là les « prophéties » de Jésus touchant la consommation des choses. Matth., {{rom|x}}, 21-24 ; xvi. 26-28, cf. Marc, {{rom|viii}}, 38-42, Luc, {{rom|i}}, 26-28 ; Matth., xxvi, 63-65, cf. Marc, {{rom|xiv}}, 61-63 et Luc, xxii.66-71 ; et surtout Matth., {{rom|xxiv}}, 1-43, cf. Marc, xiii et Luc, {{rom|xxi}}, 5-7. En donnant à cette annonce d’un retour qu’on pourrait croire piochain une place < ; a elle n’a certainement, ni dans les récits de l’évangile, ni dans la pensée de Notre-Seigneur, certains critiques sont parvenus a élaborer une interprétation toute nouvelle des origines chrétiennes. L’Église n’aurait dû son existence, qu’à l’attente frustrée des premiers chrétiens : faute du retour du Messie, on aurait dû fonder le groupement religieux. Esquissée il y a plus d’un demisiècle par T. Colani, Jésus-Christ et les croyances messianiques de son temps. Strasbourg. 1864 ;’.. Volkmar, Jésus Naztwenus und die erste christliche Zeil…, Zurich, 1884 : W. Wciffenbach, Die Wiederkunflsgedanke Jesu, Leipzig, 187.’î. cette thèse a été- mise en relief W. Baldensperger, lias Selbslbewusstsein Jesu im Lichte der messianischen Ilofjnungen seiner Zeil, Strasbourg, 1888, et surtout.1. Weiss. Die Predigi Jesu vom Reiche Gottes, Gœttingue, 1892. Cf. V Schwe) tzer. Eine Ski : : / des Lebens Jesu, Tubingue, 1901 et surtout Von Reimarus zu Wrede, Tubingue, 1906, c. {{rom|xv}}. {{rom|xvi}}, {{rom|xix}}. fin France, les ouvrages de M. Loisy grandement contribué a répandre cette doctrine ; les commentaires sur les synoptiques, publiés par cet auteur, sont un écho fidèle et amplifié de l’on de.]. Weiss. L’élément eschatologique obtient une part prépondérante dans la conscience et i nient du Christ, et l’Évangile n’est plus qu’on enseignement essentiellement eschatologique, enthousiaste et mystique, i Jésus et la tradition évangélique, Paris, 1910, p, 144 ; 190. {{3o}} Critique de ces hypothèses. Nous laisserons de côté l’aspect eschatologique (comme nous l’avons fait déjà au cours de l’exposé théologique, la matière devant être traitée ailleurs, voir Scu nce di Christ), et nous nous attacherons simplement a marquer les points par ou pèchent toutes les hypothèses rationalistes louchant la t conscience messianique du Christ ». Nous ne ferons, dans ce bref exposé, que résumer l’excellente mise au point de M. Lepin, Jésus, Messie et Fils de Dieu. p. 190-217. 1. i Tout d’abord, les déclarations de Jésus, telles qu’elles sirencontrent dans les Évangiles, ne paraissent présenter aucune trace d’une évolution qui se serait produite dans les idées du Sauveur, soil touchant sa qualité de Messie, soit concernant la destinée qui l’attendait comme Messie ►. Dans la dernière année du ministère île Jésus, on ne constate aucune évolution dans sa pensée ; ses déclarations sont parfaitement uniformes. Dans les deux années antérieures, il est vrai, Jésus observe une discrétion, étonnante au premier abord ; discrétion qui impressionne certains critiques, au point qu’ils y découvrent un véritable « secret messianique ». Cf. Wrede. Das Messiusgclieimniss in den Lvangelien. Mais à sa réserve toute « économique » nous avons trouvé des motifs tout autres qu’une ignorance dans son esprit ou une incertitude dans ses pensées. Voir col. 1172 sq. Dès le début de son ministère, Jésus avait donc, une pleine conscience de sa dignité et de son rôle messianiques. Mais quelle idée se faisait-il de ce rôle ? Sa o conscience » a-t-clle été modifiée sous la pression des circonstances ? La < tentation » est-elle le symbole de cette lutte intérieure que M. Stapfer pense découvrir dans l’âme de Jésus contre les préjugés de son éducation touchant la royauté temporelle du Messie’? Mais tout d’abord, l’hypothèse d’une lutte intérieure dans l’âme de Jésus est une pure fantaisie. La tentation est décrite comme purement extérieure au Christ et son âme n’en est nullement troublée. Voir col. 1116. Wendt et H. Weiss le reconnaissent explicitement. Aucune ambition humaine ne tortura le cœur de Jésus. Cf. W. Sanday, art. Jésus-Christ, dans le Dictionary of the Bible, de Hastings, p. 612. D’ailleurs l’hypothèse de Stapfer est en contradiction avec tout ce qui nous est rapporté de la prédication et du ministère de Jean-Baptiste, antérieurement à la tentation et au baptême. Le Messie annoncé n’est nullement un roi temporel : c’est avant tout le Messie, juge du monde {{rom|i}}, O. IloltLmann, I.eben Jesu, p. 94. C’est aussi tout à fait gratuitement qu’on i apporte a l’hosi Hit é des pharisiens pour Jésus le sentiment que le Sauveur aurait eu de sa passion et de sa mort. Si Jésus ne parle de son supplice futur et des circonstances qui l’entoureront, qu’à partir de, la confession de saint Pierre, c’est que les apôtres n’étaient pas encore suffisamment préparés a cette perspective ; il fallait que leur loi fût affermie, il y a d’ailleurs, même dans cette dernière période de la vie de Jésus, une gradation croissante dans la révélation de la passion lutine. Au début du ministère, Maie, u 2H. et pai ail., simple annonce de la dispai il ion ioli-nl{{e}} ; .née de Philippe ci en Galilée, annonce plus détaillée de la réprobation par les autorités religieuses, de la illise a moi I et de la n’-Mii i cet ion au troisième jour : an Ici me du suprcin prédiction très cir . de la i |USque dans se détails. loui voulu par. lé-sus et proportionné à la fol de apôl r< : toul {{rom|c}}-{{rom|i}}a Indiquerait plutôt en la conscience du sauveur une pleine connaissance de l’avenir, avec la volonté arrêtée de î t paraître<noinclude> <references/></noinclude> 8wmof4p0mocejoq7opnjaovbgipzhfx Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/207 104 3964223 15908524 15684272 2026-07-07T13:02:16Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908524 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|399|IIYPOSTASE|400}}</noinclude> 1277, 194J. Celle enhyposlasie est possible : Léonce en fournit les comparaisons qui, évidemment, ne donnent qu’une idée imparfaite de l’enliypostasie de l’humanilé dans la personne du Verbe. Enhyposlasiés sont les caractères iadividuants, puisqu’ils ne sont ni de simples accidents, ni la nature-subsislence ; enhypostasiés également, le corps et l’àme qui conservent, dans le coniposé humain, leur nature propre, col. 1277, 1280, 1304. On verra à Hypostatique (Union) tout le parli que Léonce tire de la théorie de l’âvuTidataTov pour exposer l’union des deux natures dans la personne unique du Verbe. {{3o}} Les principes posés par Léonce servent de guide à toute la théologie grecque des vi"", vii^ et vin’{{e}} siècles en matière christologique. L’auteur du De scciis n’apporte aucune idée originale. Il distingue les deux sens du mot hypostase, le sens vulgaire : réalité, consistance, qui se vérifie aussi bien dans les accidents que dans les substances, et le sens philosophique : ce qui existe en soi et par soi. Par là, double également est l’èvuTtoîîTaTov : tout ce qui possède une réalité peut être dit enhypostasié : les accidents sont ainsi enhyposlasiés dans la substance ; mais, à proprement parier, l’être enhypostasié est celui qui existe en soi et par soi (c’est-à-dire dans l’hj’postasequi lui est propre). L’àvu-o’jTaTov signitie pareillement et ce qui n’a aucune réalité (un être imaginaire) et ce qui existe dans un sujet (les accidents par exemple). De sectis, act. {{rom-maj|VII}}, n. 1, ''P. G.'', t. lxxxvi, col. 1240-1241. On explique avec ces données la terminologie dilTicile de saint Cyrille. Saint Sophrone († 638) ne se hasarde pas dans ces spéculations théologiques ; d’une manière traditionnelle et claire, il se contente d’exposer, à propos du mystère de la trinité et du mystère de l’incarnation, l’équivalence des termes, çûai ; et ojjta, d’une part, et, d’autre part, jTTo’îTaatç et "pdaco-ov. Voir Epistola synodica ad Sergium, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxvii}}, col. 3153, 3156, 3157 ; Orat., {{rom|ii}}, in SS. Deiparas annuntiationem, col. 3220, 3221. — Saint Maxime († 662), dans ses Opusc. theol. et polem., ''P. G.'', t. {{rom|xci}}, est plus abondant dans l’exposé des notions philosophiques. Mais ses explications reproduisent à peu de chose près les spéculations de Léonce de Bj’zance. La substance, c’est l’espèce, la nature, ce qui existe en soi, d-£p 'saTÎ x.aO' éocj-/iv. L’hypostase est l’être réel doué d’une essence ou d’une nature. L’essence s’oppose donc à l’hypostase comme le commun au particulier ou au singulier, col. 153, 260. Il faut bien distinguer de l’oùaia l’ivojCTiov, qui n’existe que dans l’essence dont il dépend. De même, de l’hypostase se distingue rèvjT : o’aTa-rov, qui n’existe que dans l’hypostase. L’être enhypostasié s’unit dans la subsistence à un autre, distinct de lui, pour former une personne, col. 150. L’hypostase et la personne s’identifient, col. 152. MaisVbrj-ônzaxow peut être aussi un simple accident, ou encore des qualités essentielles qui s’ajoutent à la nature. En aucun cas il ne peut exister sans l’hypostase. Aucune nature concrète ne peut être àvu^tda-aTO ;, c’est-à-dire sans hypostase ; de même, une hypostase sans nature est inconcevable. L’hypostase renferme en soi non seulement les éléme.ts spécifiques de la nature, mais encore toutes les propriétés de l’individu. Opusc, col. 261, 264 ; cf. col. 205. — Saint Anastase le Sinaïte († 700), dans r//ode(70, s-(V/ « (/ux), s’attache à déduire de 1 É : riture et des premiers conciles la signification théologique des mots substance, nature, hypostase, personne. C’est par l’Écriture qu’il définit la personne (Ps.lxxix, 4 ; {{rom-maj|XXVI}}, 8 ; {{rom|lxvi}}, 2 ; {{rom|xxx}}, 17) qu’on ne saurait identifier avec l’essence ou la nature, c. {{rom|viii}}, ''P. G.'', t lxxxix, col. 133, 137. Le mot nature, ojejîç, indique une réalité, l’être qui n’est point de simple apparence, mais qui confère aux choses leur essence, to itôv -payaâ -()/ bi(j’jn : o ;, c. xix : c’est donc le synonyme d’oùaia jxaç.çt ; ou encore d’existence. Le concile de Nicée, dans les questions trinilaires, a distingué neltement la substance de l’hypostase : on ne peut donc les confondre. Le concile d’Éphèse, dirigé contre Nestorius, a jnécisé l’unilé individuelle de l’hypostase, c. {{rom|ix}}, col. 140. C’est à la lumière de ces principes qu’il faut expliquer les formules de saint Cyrille d’Alexandrie, c. {{rom-maj|X}}, col. 149 sq. On trouve également chez saint.Anaslase la définition de l’être enhypostasié : c’est la théorie même de Léonce de Byzance qui est reprise. {{4o}} Il faut faire une place à part à saint Jean Damascène († 7 19), le théologien par excellence, dont les formules sont restées définitives en Orient. L’hypostase, pour saint Jean Damascène, ne se confond pas entièrement avec la substance individuelle concrète : « L’hypostase est le particulier subsistant à part soi : c’est une substance avec ses accidents cqui jouit d’une existence indépendante, propre et séparée des autres hypostases, effectivement et en acte, 'jro’jTaat ; ci xô fj.spi/'.ov (saTi) xai xaO' iauTO Cçe^rd ;, oùat’a tiç ; j.£- : à pu.Zc'6rL6-tj>'/, -r, v Laû' aùio ij-apÇiv, toiaipÉTojç Lai à7 : 0TeTr||j.Évco ; twv mi ; : à)v jjrûTiaædJV èvîpyjLa Lai /ipayjj.axi LXripfiiaajxsvTi. De duabus in Christo voluntatibus, a. 4, ''P. G.'', t. {{rom|xcv}}, col. 132, 133. Cf. Cont. Jacob., n. 8, t. {{rom|xciv}}, col. 1439. Il semble bien que les accidents dont parle Jean Damascène sont, non pas les accidents physiques, mais les particularités, les différences spécifiques, jvzoaTaT'.La ; O'.âçopaç. no'.ôxr-'x ;, y apaLt£pl’JTiLà ioto’iiaxa, qui, inséparables de la substance concrète, sont les marques de son individuation, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 594, note 23. et le texte explicatif tiré de Théodore Abucara. La nature ne peut exister comme chose réelle sans hypostase, àvjzdjTaTo ;. tout comme l’hypostase ne peut exister sans essence, àvoûaioç. De fuie orlh., t. {{rom-maj|III}}, n. 9, t. {{rom|xciv}}, col. 1016, 1017 : Con/ra Jacob., n. 11, col. 1441 ; De natura composita contra acephalos, c. {{rom|v}}, t. {{rom|xcv}}, col. 120. Cf. S. Anastase le Sinaïte, i/odf 170s, c. {{rom|ix}}, ôjxè/iyàpçjat ; à-po'7'oro ;, ''P. G.'', t. lxxxix, col. 148. Une nature réelle et concrète est donc ou hypostase ou enhyposlasiée. Nous voyons ainsi réapparaître le terme Èvj-djTatov. « Le mot svu~o’axaTOv, explique saint Damascène, signifie quelquefois l’existence, ij-apÇiv, et, dans ce sens, nous l’appliquons non seulement à la substance, ojaia, mais encore à l’accident, quoique celui-ci ne soit pas èvj-daxaxov. mais plutôt soutenu par autre que soi, IzipoJ7 ; o''jxaxov. Quelquefois, ce même mot signifie l’être subsistant en soi, c’est-à-dire l’individu, bien qu’à proprement parler, celui-ci ne soit pas Èvj-daxaxov, mais l’hypostase même. Donc, en toute rigueur du terme, ce qu’on nomme Èvj-djxaxov est ce qui ne subsiste pas en soi-même, mais est considéré dans les liypostases, àXÀ' Iv xaï ; j-ojxâTEai 6sfopojijL£voy. Ainsi, la forme ou la nature humaine n’est pas considérée dans une sienne hypostase, âv îSia jzoaxâaEi of ŒtopEixat, mais dans Pierre, dans Paul et les autres hypostases d’hommes. Ou bien encore èvjTrdaxaxov est ce qui se compose avec quelque chose différente en substance, pour former un tout et compléter une seule hypostase composée. Ainsi l’homme est composé de l’àme et du corps : ni l’âme seule, ni le corps seul ne sont appelés des hj’postases, mais ils sont èvjrdjxaxa, et ce qui résulte des deux est l’hypostase de tous les deux. Car, à proprenient parler, l’hypostase est ce qui subsiste en soi par sa propre et individuelle subsistence : 'Tîtdaxaaiç yàp Lupiwç xô xaO' éa-jxô î6'.oa’j(Txœx(o ; OipixxàaEvov laxi xe Lai XsyExai. Dialectique, c. XLiv, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 615, D’après ces principes, observe M. Tixeront, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 498, < une nature peut être Èvj-dejxaxo ; de plusieurs façons : d’abord quand elle existe en soi et comme un tout indépendant (Lafj* Éajxv/) : elle est alors à elle seule une<noinclude> <references/></noinclude> eogg3os7ln9gmzrfvhcewh1pqsa83g1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/193 104 3964254 15908523 15524615 2026-07-07T13:02:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (5), oj → of 15908523 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|371|HYI’OSTASE|372}}</noinclude> note (le l’éditeur ; Stentrup, l’rielectiones dogmalicse de Verbo incurnalo, InsprucU, 1 882, part. {{rom-maj|I}}, t. {{rom|i}}, p. 390 ; P. de Kégiioii, Éludes de théologie positive sur la sainte Trinité, Paris, 1892, t. {{rom|i}}, c. {{rom|iii}}, p. 1.S9 sq. ; J. Lelireton, Les origines du dogme de la Trinité, Paris, 1910, p. 349, note 4 ; Bcthune-I’.aker, The meaning of homoousios in the Constantinopoliian creed, dans Texts and studies, t. {{rom|vii}}, p. 74 sq. ; Jannsens, Summa theoloyica, Fribourg-en-BrisgaLi, 1901, t. {{rom|iv}}, p. 124-125. 2. Sens concret du mot uTioaiaa’.i ;. — Une remarque préalable s’impose. Nous l’empruntons au P. de Régnon, op. cit., p. 143 : « Aristote distinguait les premières usies (essences concrètes) et les secondes usies. Sans conteste, les premières usies sont les substances individuelles. Quant aux secondes usies, on leur donne parfois le nom d’essences. Cette traduction n’est exacte que si l’on y attache un sens véritablement réaliste, c’est-à-dire si on jn-end l’usie non comme une idée abstraite, mais bien comme une réalité substantielle existant dans l’individu. » La même remarque s’applique au terme ÛTioaTaj-. ;. Pour le traduire exactement par subsislentia, il faut prendre ce dernier mot, non dans le sens d’une simple modalité, comme pourrait l’insinuer la forme grammaticale de sa terminaison, mais bien dans le sens formel d’une réalité substantielle et individuelle. Dans le langage grec, on ne dit pas : « Pierre a une hypostase », mais on dit : « Pierre est une hypostase, » comme on dit : « Pierre est une substance. » Le mot hgpnstn.sp est concret, comme le mot personne. Aussi Pelau observait-il justement, ''op. cit.'', t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom-maj|III}}, n. G, que les anciens Latins, qui ont traduit jxdaTasi ; par subsislentia, donnaient au mot latin un sens concret qu’il a perdu en scolastiqiie. Ils ne disaient pas : Pater habet subsisienliam : ils disaient : Pater est subsislentia. Sur le sens concrel d’Ci/idaTaui ;, voir S. Anastase le Sinaïte, Hodegos, c. {{rom|ii}}, ''P. G.'', t. lxxxix, col. 57-60 ; l’auteur du De sectis, actio {{rom-maj|I}}, P. G., t lxxxvi, col. 1197-1200 ; Théodore Abucara, Opusc., disp. {{rom-maj|II}}, ''P. G.'', t. {{rom|xcvii}}, col. 1472. Suarez, Metaph., disp. {{rom-maj|XXXIV}}, sect. {{rom|i}}, n. 5, affirme, en se référant aux actes des VI « et VIP conciles œcuméniques, que le sens abstrait se rencontre parfois chez les Pères et dans les textes conciliaires ; mais cette affirmation est sans fondement. Voir les textes invoqués, dans Mansi, Cnncii, t. {{rom|xi}}, col. 455 sq. ; t. {{rom|xii}}, col. 1121, 1136, 1140. Vasquez reconnaît expressément que le sens concret est le seul sens du mot hypostase, chez les Pères. In II]^"" nnrt.Sum. theol. S. Tltomie, disp. XVI, c. m ; disp. {{rom-maj|XXXII}}, c. {{rom|ii}}, n. 11. 3. Premières applications du mot hypostase aux questions Irinilaires. — a) Double signification. — Le sens primitif d’u ; roaTaatç persistant dans le langage des Orientaux, les Pères se trouvèrent assez embarrassés dans l’application de ce terme aux problèmes trinitaires. L’être subsistant, la réalité objective se trouvent tout aussi bien dans l’essence divine que dans chacune des personnes. De là, avant qu’un accord soit intervenu et ait fixé, pour l’Église entière, la signification d’oùai’a et d''j : toaTaaiç, un flottement inévitable se produisit dans l’emploi de l’un et de l’autre. Réalité objective, être subsistant, j ; : '><jT3 ; ai ; a toujours cette signirn^ntion, à telpoint que souvent, voir plus loin, col. 404, les Pères emploient, comme synonyme d’i~o ! jTa^t ;, j^apÇt ;, existence. Mais, s’il s’agit de désigner la réalité subsistante en Dieu, l’objet de cette désignation peut être tout aussi bien l’essence, l’oùcria, que ilucune des trois personnes prises individuellement. Ces deux sens se retrouvent parallèlement, non seulement chez des écrivains différents, mais chez le même auteur. Saint.Jean Damascène nous en avertit : « Le mot hypostase, écrit-il, a deux signilications. Tantôt, il signifie simplement l’exis tence ; suivant cette signification, usie et hypostase sont la même chose. Voilà pourquoi certains Pères ont dit les natures ou les hypostases. Tantôt, il désigne ce qui existe par soi-même et dans sa propre existence. Suivant cette signification, il désigne l’individu numériquement diflérent de tout autre, par exemple, Pierre, Paul, un certain cheval. » Dialectique, c. xlii, P. G., t. {{rom|xciv}}, col. 612. Cf. c. {{rom-maj|XI}}, {{rom|xxii}}, {{rom|xxx}}, ''ibid.'', col. 573, 589, 592-596. Voir également l’auteur du IJe sertis, actio {{rom-maj|VI}}, n. 2, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxvi}}, col. 1240 ; Léonce de Byzance, Capita Iriginta contra Severum, c. {{rom-maj|XXVII}}, ''P. G.'', t. lxxxvi, col. 1912. b) Applications. — ci.’l’TtciîTaa’. ; équinalentd’oxxyi-v.. — En parlant de la substance divine, il n’est pas rare de trouver (en dehors du sabellianisme, dont on n’a pas à parler ici, voir ce mot) hypostase synonyme d’essence ou de nature. L’accusation de trithéisme, portée au iii{{e}} siècle, devant le pape Denys, contre Denys d’Alexandrie, parce que ce dernier professait la théorie des trois hypostases divines, est une preuve manifeste de l’équivalence accordée par beaucoup aux termes essence et hypostase. Voir S. Athanase, De decrclis Nicœnæ synodi, n. 21) ; De sententia Dionysii, n. 13, P. G., t. {{rom-maj|XXV}}, col. 461, 497-500. Cf. Duchesne, Histoire ancienne de l’Église, Paris, 1906, t. {{rom|i}}, p. 486. Mais nous possédons des textes positifs : S. Irénée, Cent, hær., t. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|xxxvi}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|VII}}, col. 1221 ; S. Grégoire le Thaumaturge, dans S. Basile, EpisL, {{rom|ccx}}, n. 5, ''P. G.'', t. xxxiT, col. 776. Saint Grégoire de Nvsse fait cette identification parlant de la notion d’un Verbe àv oùaia et d’un Esprit èv’j-oo-cinn, c’est-à-dire existants en soi, substantiels. Oratio catechetica, c. {{rom|iv}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XLV}}, col. 20. Cf. Contra Eunomium, t. {{rom-maj|I}}, P. G-, t. {{rom-maj|XLV}}, col. 305. Dans le discours catéchétique, c. {{rom|i}}, j-ocjtaa’.ç, appliqué au Verbe, signifie sa réalité, ibid., col. 13 ; c. {{rom|v}}, col. 21 ; c. {{rom|ii}}, col. 19-20 ; même sens pour l’Esprit-Saint, mais c. {{rom|iii}}, col. 20, il prend le sens de personne. Kafl’jTroataaiv, c. {{rom|vi}}, signifie selon la réalité, substantiellement, c. {{rom|vii}}, col. 28, 32. Saint Cyrille de Jérusalem appelle j-dîTaaiv, Cat., {{rom|vi}}, n. 5, la substance de Dieu ; Cal., {{rom|xvi}}, n. 5, la substance de l’Esprit-Saint. ''P. G.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 545, 924. Saint Épijjhane identifie les deux termes usie et hypostase en plusieurs endroits, Hetr., {{rom|lxxiv}}, n. 4 ; {{rom|lxix}}, n. 70 ; parce que consubstantiels, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont chacun ivj : td’î-atoç. Cf. Ancoratus, n. 6, 10, ''P. G.'', t. XLii, col. 481, 317-320 ; t. {{rom|xliii}}, col. 25-26. Même remarque pour saint Athanase, De decretis Niceenie synodi, n. 27, ''P. G.'', t. {{rom|xxv}}, col. 465 ; De synodis, n. 41, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 765 ; Epi.-it. ad Afros, n. 4, ''ibid.'', col. 1036 : Tomus ad Antiochenos, n. 5. 6, ibid., col. 800-801 ; Oral., {{rom|iv}}, contra arianos, n. 1, ''ibid.'', col. 468. Réciproquement, on trouve, quoique plus rarement, des exemples de l’emploi d’oùaia dans le sens d’hypostase ; c’est-à-dire de substance individuée complète. Gn signalera simplement en passant Arius, dont l’autorité est suspecte : néanmoins il est curieux de voir qu’il emploie indifféremment oùuiai et j-otitâsî’. ;, ))our désigner les personnes du Père et du Fils. S. Athanase, Oral., {{rom|i}}, contra arianos, n. 1 ; De synodis, n. 15, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXVI}}, col 24, 708. Mais la lettre encyclique d’Alexandre d’.Mexandrie, rapportée par Socrate, fait mention de l’oùaia du Père, ''P. G.'', t. {{rom|xviii}}, col. 576 ; cf. col. 537 : oiioioç xaT" ojjiav. Voir cette identification dans Origène, De oratione, n. 15, ''P. G.''. t. {{rom-maj|XI}}, col. 165 ; In Joannis Evangelium, t. {{rom|ii}}, n. 18, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XIV}}, Col. 153 : mais parfois l’identification est marquée par nn corroctif indiquant la singularité parfaite de l’essence : Origène dit îBiav oJaiav, n. 6, ''ibid.'', col. 128, ou encore oùtnav xaxà TTîÇ’.y ?* ?’)'' » t. {{rom|i}}, n. 42, ibid., col. 104. Au dire de FhfMius, ''P. G.'', t. {{rom|ciii}}, col. 400, Pierius d’.Mcxaiulrie (iii<’s.) aurait parlé de<noinclude> <references/></noinclude> 8hyqh4ctidbmjovu34220edygyfani7 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/242 104 3964278 15908525 15821622 2026-07-07T13:02:17Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908525 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|469|IIYPOSTATIQUE (UNION|470}}</noinclude> t. {{rom-maj|IX}}, col. 833 sq. Ce sont ces premiers excès de la spéculation théologique dans un sens nettement monophysite que condamna le P"’synode de Smirnium. en 351. Si quelqu’un comprend ces paroles : « Le Verbe s’est fait chair », en ce sens que le Verbe aurait été transformé en chair, ou bien dit qu’en prenant la chair, il <i subi un changement, qu’il soit anathemc. Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 856 ; et. Hahn, op. cit., p. 197-198. Il faut cependant noter l’affinité de cette christologie hétérodoxe avec celle de Photin, dont les doctrines furent anathematist’es dans ce même concile ; tant il est vrai que, dans ces premières discussions théologiques, où la question christologique n’était abordée que subsidiairement, les tendances opposées se rejoignaient par quelque point. b) L’apollinarisme. — - Voir Apollinaire le Jeune ET LES APOLLiN.msTES, t. {{rom|i}}, col. 1505-1507, et surtout G. Voisin. L’apollinarisme, Louvain, 1901, et Tixeront, Histoire des dogmes, t. {{rom|ii}}, p. 94-108. C’est par opposition aux théories hérétiques de Diodore de Tarse qu’Apollinaire, dont le père, Apollinaire l’Ancien, voir 1. 1, col. 1505, venait d’Alexandrie, propose sa doctrine en vue de rétablir la parfaite unité de Jésus-Christ. Cette unité, pour Apollinaire, ne peut se concevoir si l’on suppose que le Verbe, dans l’incarnation, prend une humanité complète : deux êtres complets ne sauraient devenir un : ojo -fLi’.x v/ ^vii’jfH : où ëJvxTai ; cf. S. Athanase, Contra Apollinarem, t. {{rom-maj|I}}, n. 2, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXVI}}, col. 1096 ; si Dieu -l’Lv.o ; s’associe à l’homme également t ; I. = ; ( ;), il y aura deux Fils de Dieu, l’un par nature (sûa- : ’.), l’autre par adoption, (Jli-(k), deux personnes, et des deux personnes en Jésus, on pourra dire aLLo ; et àÀ/oç. Il n’y a plus d’incarnation proprement dite, mais une simple juxtaposition. Fragm., {{rom|lxxxi}}, {{rom|lxvii}}, édit. H. Lietzmann Apotlinaris von Laodicea und seine Schute, Tubingue, 1904, p. 224, 220. Cf. Epist. adDionysium, ''ibid.'', p. 257. La solution, d’après Apollinaire, consiste à supprimer l’âme intelligente et libre (Apollinaire avait d’abord enseigné la suppression de toute âme, même animale, cf. Socrate, ''H. E.'', t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xlvi}}, ''P. G.'', t. {{rom|lxvii}}, col. 361 ; Ru fin, II. E., t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom-maj|XX}}, ''P. L.'', t. {{rom|xxi}}, col. 526) et à ne concéder au Christ qu’une âme animale, le Verbe étant lui-même son voû : et son -ivjj.t. : « Le Christ ayant Dieu pour nvîjy.a, c’est-à-dire pour voi :, avec une’J/jyï, et un corps, est à bon droit appelé homme du ciel. » Fragm., {{rom|xxv}}, ''ibid.'', p. 120. Cf. Fragm., {{rom|lxxxvii}}, p. 226 ; lxxxix.p. 227 ; {{rom|xxiii}}, p. 210 Sur la réfutation de la doctrine trichotomisle d’Apollinaire par les Pères, voir Forme du corps humain, t. {{rom|vi}}, col. 552-555. Les conséquences de la conception apollinariste de l’incarnation étaient graves : premièrement, l’incarnation n’est plus qu’une jip.-.^’.ç au sens strict du mot, excluant ]"î/7.i<)yT.'''>- : ;.’Il Z7.Ta ; J. : o’. : -''tt ! ?, n. 30, ibid.. p. 178. Bien qu’.Xpolliiiairo cm|>loic jîarfois sur ce point les mots traditionnels, le Dieu fait homme, ivav-Opf. )rr|ja : ; la chair consubstantielle il la nôtre, ’; |X’joJ7’.o ;, cf. De unione, n. 8, ''ibid.'', p. 188, le sens qu’il y attache est pleinement conforme aux princi[)cs posés par lui. Deuxièmement, Jésus, n’ayant pas d’âme intelligente et libre, nous a sauvés sans mérites de sa part. Troisièmement, et c’est la conclusion qui nous occupe spécialement ici, il faut admettre en Jésus l’unité non seulement de personne, mais encore de nature, ’Ei-i OcOç T.’LrJl : i’, ; ’, ïis.yLo ; vi’jxyI. : ï>av£p’.)0 : ; :, TiXs.oç -fi àÀT/) : vîi -LT. : I)z’.7. -ziLv.ôxT, - of ÔJO t : ^6’j'->-tl oùôi ôjo « jïê.ç.’II ziTa (iépo ; - ; 7T ; ;, 31, ''op. cit.'', p. 179 : Fragm., cxvti, {{rom|cxix}}. p. 236. Comment concevoir cette unité de nature ? Hésulte-t-il de la divinité et de la hair iirise par la divhuté une troisième nature différente des deux autres ? Nullement. La chair est sans doute intimement unie à la divinité, au point de ne faire avec elle qu’une substance, u. ; « ojii.une nature, u.ia ï.Jcr’. ;, ''ibid''. ; mais il n’y a pas fusion des natures : ç-j^ct aîv Oîov xai ï)’j3H’. avfjow-ov tov L’jolov v^O[x-.^i. Fragm., {{rom|cli}}, p. 247. D’après Apollinaire, le Verbe, nature complète en soi avant l’incarnation, s’unit parl’incarnation un corps qui » ne constitue point une nature par lui-même ; car il ne vit point par lui-même, et on ne peut le séparer du Verbe qui le vivifie. » Epist. ad Dionqsium, ''op. cit.'', p. 259. La nature divine ajapxo ; du Verbe devient jfj7.yL''iij.i-ri] : elle était simple d’abord, elle devient aJvGîro ?, TjyLpaioç : il n’y a pas nature nouvelle autre, mais nature ancienne existant autrement par l’adjouction d’un élément nouveau. De là les formules, dont la première deviendra plus tard si célèbre :.I ; a s J31 ; tjj Osou Ào’you (T£aapLtoa£vr|, ou encore’() aJTo ; (Xpi^TOç) iv aovdTïjTt Tjyy.pa-oj Ç.J3E’.) ; 0£’.>.f, ç 3£aapy.’i)y.s’/T|ç. Ad.Jovianum, n. 1, op. cit., p. 251 ; Fragm., {{rom|ix}}, p. 206 ; Tixeront, op. cit., t. {{rom-maj|II}}, p. 99. Quatrièmement, de l’unité de terme de nos adorations se déduit l’unité de l’adoration elle-même ; mais aussi de l’unité de nature se déduit l’unité d’opération et de volonté : le monothélismc tout comme le monophysisme sont contenus dans l’apollinarisme. Ad Jovianum, n. 1 ; Fragm., {{rom|cxx}}, op. cit., p. 251.236 ; Fragm., {{rom|cli}}, {{rom|cvii}}, cxvii ; p. 248, 232, 235. Enfin, la théorie apollinariste s’accommodait de la communication des idiomes, qui fut ici poussée à l’excès. Sur ce point particulier, voir ''Epist''. ad Jovianum, et De unione. Pour l’emploi du mot OsotôLo ;, voir Ad Jovianum, n. 1 ; De fide et incarnalione n. 3. 5, 6, ''op. cit.'', p. 251, 195, 190, 198. La terminologie d’.Vpollinaire n’a encore rien de fixe et de définitif ; il exprime l’union du Verbe à la chair par les termes les plus variés et les plus disparates. Les plus fréquents sont : 5V(.)7 ; ç. évdTrjç, sjvzssta. aJvO : 3 ; ç. On trouve ainsi àzpa JvtoJtç. ivo) ? : ; zj^iy.r, . ïvojCTiç ojŒKÔor, ;. jv’oj ; ;, ’iXiiD’i’r^. ffjvoôo ;, <Tu’JL~Àoy.r)’. Tjyy.pzTiç. ; J. : ?t ;, zoïa ; ; et enfin : r.j07y. ; : ’j.i-/o-j -’~> ày.xhzf’) Oi(o To5 L-ciafiiToç. Cf. Voisin, ''op. cit.'', p. 282. Il n’entre pas dans l’objet de cet article de suivre l’apollinarisme dans ses évolutions jusqu’à sa condamnation. L’argument décisif invocpié contre Apollinaire i>ar les Pères du iV siècle, se résume en quelques mots. L’humanité que Jésus venait sauver, c’est la nôtre : donc, i ! devait la prendre. Prendre un corps sans âme rationnelle, ce n’était pas prendre notre humanité : Jésus-Christ devait prendre notre humanité tout entière : To yap àrpo’jXintov illipx-- ; jt’jv-’1’À rjV’oTï ; tm <li<T) toûto Lai aïo^i’^'., cela seul est guéri qui est pris par le Verbe ; cela seul est sauvé qui est uni à Dieu. S. Grégoire de Nazianze. Epist., Cl, ''P. G.'', t. {{rom|xxxvii}}, col. 181. Le Seigneur n’a pas eu un corps sans âme, sans sentiment et sans intelligence (ïJ/jP/v, oJo i/x’.a^hj-’)/, ojô’àvdr|Tov) : car il n’était pas possible que, le Seigneur s’éLant fait homme pour nous, son corps fôt sans esprit (avJT, Tov), et ce n’est pas seulement le salut du corps, mais aussi celui de l’Ame (Vj/r, ) que le Verlje a opéré en lui. S. Athanase, Tomus ad Antiochenos, n. 7 ; cf. Contra Apollinarem, t. {{rom-maj|I}}, n. {{rom|l}}, l. {{rom-maj|II}}, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 804, 1097, 1140 ; S. Épiphane, Ancoratns, n. 78 P. G., t. {{rom|lxiii}}, col. 104 ; s. Ambroise, Dci/ic « rno/(onc, 68, P. L., t. {{rom|xvi}}, col. 835. Parmi les anathématismes ne saint Damase (concile romain de 380), le {{7o}} vise spécialement eos, qui pro hominis anima rationabili et intelligibili dicunt Dei Verbum in humana carne vcrsatum, cum ipse Filius sit Verbum Dei, et non pro anima rationabili et iniclligibili in suo corpore fucrit, sed nosiram, id est ralionabilem et intelligibilem, sine peccalo nnimnm susceprrit atque ^alvaverit. Denzinger-Bannwarl, n. 65 ; Mansi, t. iir, col. 48 ; Hahn, ''op. cit''.. p. 272 ; Cavallera, Thesnurwi, n. 668. Sur ces points, voir Apollinaire le. ieune lîTAPOLLi.VARisTUs Mais il faut signaler, comme conséquence logique de l’apollina-<noinclude> <references/></noinclude> 8r4pezc3yugmezd1zxwpnoo789e903i Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/282 104 3964320 15908313 15653427 2026-07-07T12:54:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908313 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|549|HYPOSTATIQUE (UNION) |550}}</noinclude>déterminé n’étaient qu’une présence et une action apparentes, une illusion de la vulgaire raison qui admet que le lieu d’une chose est le lieu où cette chose apparaît ? « Cette opinion, remarque à bon droit le protestant Hase, ''op. cit.'', p. 256, introduit quelque chose de magique et de faux dans la vie de Jésus, puisque toutes les circonstances oii il paraît agir humainement sont réduites à de pures apparences, ou, pour parler plus clairement et plus loyalement, la personne du Christ est réduite à un fantôme gnostique. De là, il résulte évidemment que le dogme tend à entrer de plus en plus en contradiction directe avec la réalité historique. » L’incarnation ne serait eu réalité qu’une théophanie de plus, analogue aux théophanies de l’Ancien Testament. D’autre part, les imaginations auxquelles fatalement aboutissent les dogmatisants de l’ubiquisme, si manifestement en contradiction avec les données historiques, ne peuvent manquer d’amener une réaction tout aussi funeste pour le dogme de l’incarnation. Devant l’impossibilité d’expliquer l’union hypostatique par la communication réelle des attributs divins à l’humanité, il faut, si l’on veut sauvegarder la réalité de cette humanité, nier l’union physique du Verbe de Dieu à Jésus-Christ : » Une fois la sagesse des sociniens décidée, dit encore Hase, ''op. cit.'', p. 236, à laisser monter un homme au ciel et à l’adorer, toutes les théories imparfaites des anciens Pères de l’Église et toutes les imaginations fantasques des anciens hérétiques ont reparu ; les rationalistes ont fini par avoir le courage de déclarer ouvertement que le 'Christ n’est qu’un homme. » Sur l’ubiquisme, consulter spécialement Dorner, Enlwickelangsgeschichte dcr Lehre uon der Person Christi, Berlin, 1854, t. {{rom|ii}} ; Fr. J. Stahl, Die lutlierische Kirche und die Union, Berlin, 1860 ; H. Sclimid, Die Dogmalik dcr evang. - hiUierischen Kirche, Francfort-sur-le-Meln, 1876 ; H. Schultz, Die Lehre uon der GôWxeil Christi, Gotha, 1881 ; Nitzsch, Lehrbuch der euangelixchen Dogmalik, Fribourg, 1892 ; Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschichte, Fribourg-en-Brisgau, 1897, t. {{rom|iii}} ; art. Ubiquildt et Communicatio idiomatiim, de la Realencyclopädie fiir prolesl. Théologie ; Ubiqiiildlslehre, da Kirehenlexikon. {{3o}} ''L’erreur de Hardouin et de Bernnjer''. Au xvin{{e}} siècle, le P. Hardouin, voir t. {{rom|vi}}, col. 2042-2046, et son disciple le P. Berruyer, voir Dictionnaire de la Bible de M. 'Vigouroux, t. {{rom|ii}}, col. 1627, tous deux de la Compagnie de Jésus, proposèrent une théorie de l’union hypostatique à tendances rationalistes et nestorieimes. Cette théorie, aujourd’hui tombée dans le plus complet oubli, mérite cependant une attention particulière, tant à cause de la façon dont elle était formulée, que » arce qu’elle est l’antécédenl logique des théories plus modernes de Giinther et des rationalistes. Elle a été formulée par le P. Hardouin dans son Commentarium in NoDuni Testamentiim, Amsterdam, 1741. misàTIndex, le 28 juillet 1742. Le P. Hardouin d’ailleurs était mort depuis douze ans, lorsque son commentaire fut publié. Mais c’est surtout le P. Berruyer qui reprit la thèse de son maître, dans la H"- partie de son llistoirs du peuple de Dieu, publiée en français, Paris, 1753, suivie des cinq dissertations latines qui forment le t. viii et contiennent l’exposé didactique et la défense de la théorie. La II' partie de V Histoire du peuple de Dieu fut mise ù l’Index le 17 avril 1755 ; elle avait d’ailleurs été publiée à l’insu des supérieurs du P. Berruyer et sans doute du P. Berruyer lui-même. Dictionnaire de la Bible, t. {{rom|ii}}, col. 1628. 1. ''Exposé''. Abusant de la comparaison de la greffe entée sur le tronc, ces auteurs exposent que l’humanité du Christ doit Être considérée comme un véritable sujet uni au Verbe : elle garde donc toutes les pro priétés de l’hypostase proprement dite. Dans son union et en vertu même de son union avec le Verbe, elle doit être considérée in recto comme étant le Christ, le Fils de Dieu : sccundum veram et germanam generationis filiationisque rationem, in propositionc cujus subjectum et pncdicatum in recto est sanctissima Christi humanitas compléta Verbo in génère subsistendi, Jésus Christus Dominas nosier uere dici potest et débet naturalis Filius Dci, Dei, inquam, ut vox illa, Deus, supponit pro Deo une et vero, subsislente in tribus pérsonis, agente ad extra, et per actionem transcuniem et liberani uniente humanitatem Christi sanctissimum primo conceptionis suæ inslanti, cum persona unu divina, in unitate personæ, Diss. H, p. 48. Trois assertions sont à relever dans cette déclaration : a) Le sujet et l’attribut de cette proposition : Jésus-Christ est le Fils naturel de Dieu, c’est, considérée in recto, l’humanité même du Christ en tant que complète dans sa subsistence par son union au Verlie ; b) Jésus-Christ, c’està-dire cette humanité, est le Fils naturel de Dieu, selon la vraie notion de la filiation et de la génération ; c) Jésus-Christ est le Fils naturel de Dieu, de telle façon que Dieu signifie ici Dieu dans son unité et sa trinité, agissant ad extra et, par une action libre et transitive, unissant, dès le premier instant de sa conception, l’humanité sainte du Christ avec la personne divine. — De ces principes on doit déduire les conclusions suivantes, qui éclairent la structure de tout le système -.a) Il j' a donc, en Notre-Seigneur Jésus-Christ, deux filiations naturelles : l’une existant dans la personne du Verbe, par rapport au Père ; l’autre réalisée dans l’humanité de Jésus, physiquement unie à la personne du Verbe, ''ibid.'', p. 49-50 ; logiquement Berruyer devrait admettre que cette deuxième filiation' existe par rapport au Père, au Verbe, à l’Esprit-Saint, c’est-à-dire par rapport à toute la Trinité : la filiation de Jésus-Christ n’est-clle pas, en etïet, conséquente à l’action ad extra de la Trinité dans l’œuvre de l’incarnation ? Mais il évite cette conclusion inadmissible, en rappelant que l’action transitive ne dépend pas des trois personnes comme telles, mais des trois personnes dans leur communauté de nature et d’action. De même que la création, commune aux trois personnes, est cependant rapportée purement et simplement à Dieu, de’meme le Fils de Dieu est tel par rapport à Dieu, subsistant en trois personnes sans doute, mais considéré dans sa nature et comme agissant ad extra. Quoniam autem non a tribus pérsonis agentibus, quatenus sunt a se invicem distinctæ, sed qualenus unus sunt nutura Deus, peracta est mundi créât io, ideo Deus simpliciter dicitur mundi creator. Non est crgo secundum legitimam prædicandi rationem Jésus Christus, sive Trinitatis, sivc Iriuni personarum, sive suiipsius, sive Spiritus Sancti Filius ; vrrum Filius ncduralis et est et proprie dicitur Dei unius in tribus pérsonis subsistenlibus quidem, sed secundum naturam speclati et ad extra agentis, p. 50-51. Cf. Défense de la seconde partie de l’Histoire du peuple de Dieu contre les calomnies d’un libelle intitulé : Projet d’instruction pastorale, Avignon, 1755. — b) Dieu le Père, par rapport à.Jésus-Christ considéré dans son humanité, est donc Père par simple appropriation : recte, sed per appropriationem, ut aiunt, Deus Pater, sive prima persona, dicitur Pater Jesu Christi, liominis-nvi, Dei et Filii, quenwdmodum recte dicimus : Credo in Detim Palrem omnipotrntem. creatorem rccli et terrœ… C’est en ce sens que souvent, dans l’Évangile, Jésus-Christ, Homme-Dieu et Fils de Dieu, emploie l’expression : Père. Jésus-Christ, Homme-Dieu, pourrait donc être appelé l’ils naturel de Dieu, sans que cette appellation impliquat pour autant les dogmes de la trinité et de l’incarnation, ce dernier constitué par la vérité affirmant l’union de<noinclude> <references/></noinclude> e8gpa99htvy43s2a1xcdnsxim7fxaf7 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/501 104 3965063 15908534 15585182 2026-07-07T13:02:26Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908534 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|987|IMMACILÉE CONCEPTION|988}}</noinclude> Rome. 1850 ; réimprimé dans SijUoge monumenlorum, du même auteur, Paris, 1855, t. {{rom|i}}, p. ix. Après l’Espagne, quatre siècles plus tard, vient l’Italie septentrionale. La pièce invoquée est le testament d’un prêtre de Crémone, Ugo de Summo ; testament qui aurait été rédif^é en décembre 1047, in feslo sanctx et immuculalæ conceplionis bealw Virginis Muriæ. Ballerini, SiiUoge, t. {{rom|i}}, p. 1-25. Il y est question de Marie comme de la femme, annoncée dans la Genèse, quæ gratta Filii ab originali tabe anticipata redemptione prœservala sempcr fuit tam anima quamcorporc intégra et immaculata. Prescription est faite de célébrer tous les ans avec solennité la fête de l’immaculée conception, et d’j' chanter les deux strophes suivantes : Candldissima uti lilia. Salve seterni patris filia. Salve mater redemptoris. Salve sponsa spiratoris. Sine macula concepta. Salve Triadis electa, Salve inferni victrix aspidis, Illius cxpers sola cuspidis. Salve Triadis electa. Sine macula concepta. Mais il est impossible d’accorder une valeur réelle à une pièce dont l’original n’a jamais été produit et que tout rend suspecte : recherche dans la composition, superfluité dans les détails, accumulation d’expressions techniques que seules les controverses postérieures ont pu provoquer. Malou, L’immaculée conception, Bruxelles. 1857, t. {{rom|i}}, p. lll ; Kenner, Heo tologie, 3{{e}} édit., p. 192, note 4. 2. ''Documents authentiques''. Ils appartiennent à divers pays et se présentent dans des conditions notablement diflérentes. a) Italie méridionale. — Xaples nous fournit un premier document certain. Dans un calendrier liturgique, gravé sur marbre, on lit cette inscription au 9 décembre : Coneeptio sanctæ Marisa Virginis. La date serait à placer entre les années 840 et 850, d’après l’éditeur, A. S. Mazzocchi, Vêtus marmoreum Neopolitanæ ecelesiæ kalendarium, Naples, 1744. A cette époque, l’Italie méridionale dépendait encore de l’empire grec ; nous sommes donc là en face d’une importation byzantine, ce que confirme la date du 9 décembre, au lieu du 8 dans notre fête latine. Remarquons seulement qu’à Naples, le titre de la fête exprime directement la conception de Marie ou conception passive, et non pas, comme à Constantinople, la conception de saint{{e}} Anne ou conception active. b) Irlande. — Trois dociunents ont été récemment publiés ou mis en lumière, dont l’importance est d’autant plus grande que la mention de la fête de la Conception n’apparaît pas ailleurs avant l’an 1000 ; elle ne se trouve, par exemple, ni dans le calendrier de saint Willibrord († 739), Paris, Biblioth. nationale, ms. latin 10837, ni dans le Bénédictional de saint Ethelwold († 984), publié dans Archœologia, Londres, 1832, t. {{rom|xxiv}}, ni, semble-t-il, dans l’important calendrier de la bibliothèque de Trinity Collège à Dublin, dont parle le P. Thurston, The Irish origins of our Lady’s Conception jeast, p. 457, note 3. a. martyrologe de Tallaght, du ix « ou {{rom|x}}{{e}} siècle. Mention avait été faite de cette pièce dans les Acta sanctorum, maii t. {{rom|i}}, Anvers, 1680, p. 361, parmi les Prsetermissi du troisième jour : Mariæ Virginis Coneeptio celebratur in Marlijrologio Tamlactensi.Lareproduction du texte a confirmé cette indication ; on y lit, au mois de mai, r nonas, c’est-à-dire le troisième jour : Cnicis Christi Inveiitio. Maria’Virginis Coneeptio. Eventii, Teodoli, Ambrosii, etc. Book of Leinstcr, édit. Rob. Alkinson, Dublin, 1880, p. 360 ; pour la date, H. Thurston, Eadmeri tractalus de conceptionsanctæ Mariæ, p. xxxiii. b. Un calendrier manuscrit versifié, dont l’exemplaire le plus ancien aurait été composé après la mort du roi Alfred, entre 901 et 940. Cet exemplaire dépend lui-même d’un prototype irlandais qui doit, par conséquent, remonter au moins au début du dixième siècle. Cette inscription s’y trouve, au sixième des nones, deuxième jour de mai : Concipitur virgo Maria cngnoniine senis. Londres, British Mus., ms. Colton., Galba A. xviii. Cf. Thurston, art. cit., p. 451, 455 ; Eadmeri tractalus, p. XXXII. c. Calendrier d’Œngus, moine irlandais qui vécut quelque temps dans le monastère de Tallaght. Cette pièce semble remonter jusqu’à la naissance du ix^siècle : elle porte, au 3 mai, cette annonce : Feil mar Maire nage. (La grande fête de la Vierge Marie.) La note suivante se lit en marge du texte irlandais dans le manuscrit Lebar Brece : La grande fêle de Marie, et le reste, c’est-à-dire sa première origine, suivant les uns — mais elle a eu lieu au mois de février ou de mars, puisque Marie est née apré--> sept mois, comme il est rapporté — ou quelque autre de ses fêtes. Feil mar muire, et reliqua, id est, hase inceptio eius, ut alii putant — sed in februo mense vel in martio facta est illa, quia post VII menses nata est, ut inarratur — vel quîelibct alia feria eius. The transactions o/ the Royal Irish Academy. Irish manuscripl séries, yo. {{rom|i}}, part. 1. Calendar of Œngus, by Dr. Whitley Stokes, p. {{rom|lxxviii}}, lxxxiv ; cf. Thurston, ari. c ; ^, p. 455 sq. ; Eadmeri tractalus, p. xxxiii. La date assignée, dans ces documents, pour la fête de la Conception pose un problème obscur : comment expliquer cette date du 2 ou 3 mai ? Le P. Thurston a cherché un point d’appui dans des calendriers coptes, et il est vrai qu’on y trouve mentionnée, au début du mois de Baschnès (fin avril et mai), une fête de la sainte Vierge, mais c’est une fête de la Xativàté. Mai, Scriptorum veterum nova collcclio, t. {{rom|iv}}, p. 94 ; F. Nau, Les ménologes des évangéliaires coptes-arabes, dans Pntrologia orientalis, t. {{rom|x}}, fasc. 2, p. 202 ; E. Tisserant, Le calendrier d’Aboul-Barakal, ''ibid.'', p. 270. Cependant, comme la fête de la Nativité réapparaît aulO^jour du moisdeTout (7 sept.), ''ibid.'', p. 187 sq., 270, il se peut que les moines irlandais aient été amenés à voir dans la fête de mai la première naissance ou conception de Marie. Quant à l’objection exprimée dans la note du ms. Lebar Brece, il n’y a pas à en tenir compte, car elle repose sur une supposition fausse, rejetée déjà par saint André de Crète, ''P. G.'', t. {{rom|cvii}}, col. 1313, et n’ayant pour fondement qu’une variante, dénuée d’autorité, dans le texte d’un apocryphe. Voir E. Amann, Le prolévangile de Jacques, p. 198. Mais s’agit-il, dans les trois calendriers, d’une fête réellement célébrée en Irlande à l’époque où ils furent composés ? Certains le contestent, en particulier Kellner, ''op. cit.'', p. 192 : l’insertion de la fête dans ces recueils proiiverait seulement l’érudition des compilateurs. D’autres se sont tenus sur la réserve, comme Edm. Bishop, On ihe origins of the feast of the Conception, Londres, 1904, note prélim., p. 5 sq. : « Si tant est que cette fête ait été effectivement célébrée. » La façon indécise dont parle l’annotateur du calendrier d’Œngus et la disjonction qu’il pose : hœc inceptio eius… vel qua’libet alio feria eius, sont assez difiiciles à comprendre dans l’hypothèse d’une<noinclude> <references/></noinclude> o7l5wfpnyqce7kd8bz6kytjhs4750fk Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/476 104 3965089 15908533 15688988 2026-07-07T13:02:25Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908533 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|937|IMMACULEE CONCEPTfON|938}}</noinclude> <section begin="SIÈCLE"/><nowiki/> '''SIÈCLE'''. — La consommation du schisme entre l’Église romaine et l’Église grecque sous Michel Cérulaire n’exerça aucune influence immédiate sur le développement de la théologie mariale chez les byzantins. Cette théologie continua sa marche pacifique jusqu’à la chute de Constantinople. C’est à peine si, à partir du {{s|xiv|e}}, le contact de la théologie occidentale l’oblige à préciser ses termes, et si l’on devine comme une influence de l’école dominicaine sur la pensée de deux ou trois auteurs. Autant que nous pouvons en juger, les byzantins restèrent à peu près étrangers à la célèbre controverse qui mit aux prises, en Occident, les fils de saint François et ceux de saint Dominique, à propos du privilège mariai. {{1o}} Théologiens des.T/ « , sii<= et xiii’{{e}} siècles. — Le premier panégyriste de l’immaculée que nous rencontrons autour de Michel Cérulaire est son ami intermittent, le célèbre polygraphe Michel Psellos († 119 ?), qui fut théologien à ses heures. Il nous reste de lui un discours encore inédit sur l’annonciation, qui se trouve dans le cod. 1630 du fonds grec, à la Bibliothèque nationale de Paris, xiV siècle, fol. 240-244. Commentant la salutation angélique et développant le parallèle classique entre Ève et Marie, Psellos écrit : « L’ange ajoute : Tu es bénie entre les femmes. L’expression fait pendant à la malédiction, puisque la Vierge est introduite à la place d’Ève, comme Dieu à la place d’Adam. De même qu’au paradis, la transgression fut suivie de la malédiction, de même ici, la bénédiction s’attache à l’obéissance. Et jusqu’à la Vierge, notre race a hérité sans interruption de la malédiction de la première mère. Puis la digue contre le torrent a été construite, et c’est la Vierge qui est devenue le rempart qui a arrêté le déluge des maux. Bénie es-tu parmi les femmes, toi qui n’as ni goûté de l’arbre de la science ni transgressé le commandement, mais qui as été déifiée, et qui as déifié notre race, » La : |j.cu.£vr|7.£ |j. : /s’. Tr, ; -apOÉvoj toû’to oy, to yivoç y.Ar, f ovo|j.oCiv it^’i aoàv : 7|Ç -c.M ; j.r, TOf o :. Elta (ôLoSoarîOïi to’épyaa ttjç Èrripporjç Lal li-^o’ii’/ è~.T£ ; "/t3ULa f, -apGévo ; Tf| ; tûv y.T.y.ihPcr. : ’LJii''y, .)vJL0Yr| ; j.5vi) OJ èv y’J''*’?^"’''K [J-Vs toj çjXoj vE-j^aaivr) -f, i vv(j’)a=f.)ç, [xr[xi ::apa6âŒa Tr, v £v : oLr, {{rom|v}}, f) ajTrj T£ OifoOai’^a zaî TO y£vo ? O^t’iiaioc. Loc. cit., fol. 242-243. C’est bien de l'exemption de la faute originelle que parle ici Psellos. Notons aussi cet autre passage sur l’absolue pureté et sainteté de la Vierge : « Loin de contracter tpiclque impureté de son union avec la matière, l’âme de Marie communiquait à son corps une beauté toute spirituelle. Seule entre toutes les Ames humaines, cette âme brillait dans son corps immaculé connue une splendeur i-élestc. Elle le contenait plutot qu’elle n’était contenue par lui. et lui communiquait son propre éclat, plongée qu’elle était tout entière en Dieu. On aurait dit un dieu avec un corps, ij.fjvi, yàp a^Tr, ; rj OcOc’.oîjtoctti’ij’/ï), '')7~ep T’.ç’j’jÇT/ix r"’iXr], -iï> ày.T, paT(|> £L£ ; v({{rom|i}}) i~i’xj.~t Sfôaati, fol. 241. Ce corps immaculé de la Vierge fut, du reste, formé de la plus piire substance des éléments et préparé pour être le sanctuaire de l’âme, » to £Z£ ; vT, ; gcô’jia 5I. zps’TTOvoç tt, ; tiôv z-.O’./ ibn’i oùjt’a ; Tj|x-c-r|XTa’., za’. utiT.i^j [iwi x’rj-.iri ttJ’-fJ/f, ’Lt’iaxEÛiiTa’. . Ihid. Comme les autres théologiens de Hyzance, notre orateur n’ignore pas <iue Marie a été l’objet, au moment de l’incarnation du Verbe, d’une certaine purification ; mais, comme eux, il l’enlend d’un surcroît de grâce et de lustre surnaturel donné à son unie par les irradiations de l’Hsprit-Saint, ày.at^ov tijv « J71v ajTf, ;, ’vix |j.âLXov’i'7-.’A’lfr^ Lai -p’J ; Grooi/TiV Toj A’iyoj TriXi-jvï-jTEpa’^''-''Tf " affirme positivement que, bien avant le salut de l’ange, la Vierge était remplie de la grâce de Dieu, Lî/apiT’oTo y » P "àÀatt, ciXj) rpoixyax3’.[j.6VTi Weo). Il va même jusqu’à lui accorder la jouissance de la vision béatilique antérieurement à la conception de Jésus, ûrÈp -à iJspaç ; ; j., L% : -piv ï] 3jÀÀao£tv, ôpùijx (-)cOv. Jean Mauropus, métropolite d’Euchaïte, qui paraît avoir vécu dans la seconde moitié du {{rom|xi}}{{e}} siècle, a laissé un long discours sur l’Assomption, publié par A. Bal-Icrini, op. cit., t. {{rom|ii}}, p. 549-G02. Plusieurs passages de cet écrit montrent que son auteur se faisait de la sainteté de Marie la même idée que les théologiens antérieurs et contemporains. Il dit, d’une part, que, grâce à Marie, « nous ne sommes plus soumis aux châtiments originels, que nous ne sommes plus les esclaves de la malédiction et de la corruption et que la mort n’a plus d’empire sur nous, » Ballerini, ''op. cit.'', p. 600, et de l’autre, il appelle Marie l’immortelle, rj àOava-oç, les prémices de la vie, f, à-ap/r ; -f, ; T’of ; ;, la noblesse originelle, le type idéal de la nature humaine, f, tou yivo’j ; £j-|’£V£’.a, le produit excellent de la création et le fruit magnifique du monde, r, £jçop(a ttjç y.-’.'jZ’Mz, TO |J.£ya ''yj y.oiwj y£’opyiov, la beauté incomparable de l’univers, -Cyt iv Loa ; ji.t.) to LaÀÀ’.axov. Parlant de sa mort, il s’écrie : « Non, la terre ne saurait retenir ce qui est céleste, ni la corruption entamer ce qui est immaculé. Aussi le corps tout incorruptible de la Vierge se réunit sans retard à son âme tout immaculée, » of yàp rJveyLEv f] yfj to o’jpâviov o’jo’f| oOopà TO àLr[paTOv. "EvO£v toi i|uyriv oÀw ; aij.’.> ; j.ov oXm ; xsOxpTOv ctou.a u.£Tao’.fôL£ ;. ''Ibid.'', p. 577. Qu’on remarque que, dans ce dernier passage, l’exemption de la corruption du tombeau, de ce fruit du péché originel, est mise en relation avec la pureté immaculée de l’âme et du corps de la Vierge. Comme tant d’autres théologiens. Jean ISIauropus admet en ]SIarie une augmentation de sainteté, au moment de l’incarnation du Verbe : « Par la voix de l’ange, Dieu la proclame bénie et pleine de grâce. Hénie, pleine de grâce, elle l’était déjà ; elle va l’être davantage sur l’heure, » îJÀoyrjiAÉvrjV ts -poj£17 : (ov y.a L£y_aptffi)[Ji£vrjV y.aXîia ; Tr, ’/ zaî r^po-jnîp/ouaav Taixa La ; -apaypfjaa -Àiov j-otpfojjav. ''Ibid.'', p. 5(52. C’est vraisemblablement aussi vers la fin du {{rom|xi}}{{e}} siècle qu’a vécu ce.lacques le Moine dont.. Ballerini a publié cinq homélies mariales, en plus de celle qu’avait déjà éditée Combefis, ''P. G.'', t. {{rom|cxxvii}}, col. 543-700. C’est un écrivain diffus et sans originalité, qui s’est beaucoup inspiré de ses devanciers, particulièrement de Georges de Nicomédie. On trouve chez lui à peu jjrès tous les lieux communs de la rhétoritiuc mariale. Signalons les expressions qui insinuent ou supposent la sainteté originelle de Marie. (>elle-ci est appelée r, à-£ ; poLaLo ;, ’r, à-£’; paTo : LaLiaç, celle qui a ignoré le mal et le péché. In Deiparæ Visit., ''loc. cit.'', col. (505 ; In Annunt., col. 049. Dieu a conservé sa servante à l’abri de tout reproche et de toute condamnation, àzaTâyvoaTov t7 ; v oi’Lét’.v csoj oi£Trjp7-, aaç. In Visil., col. 005. l-^lle embellit la laideur de la nature, et fait disparaître par sa maternité l’ignominie que cette nature tient de la transgression originelle, aiiTr, to àLa/, À£ç i^LoiXh » -iXii ttj ; çùgimç, y.ai -r)v èz -apa^aii’-i ; r : poiy£vo|jL£VY|V àooçiav -t^i oiV.êt’w SoÇâtct Toz » ;). ''Ibid.'', col. 681. Elle est les prémices, les seules prémices du genre humain, les iirémiccs de la bénédiction. / ; Tr, : sJXoyiaç i-T-V/r], In Visit., col. 081 ; cf. col. 504 ; le rejeton verdoyant et non dégénéré de notre race, le seul rejeton qui ait été l’objet d’un amour souverain, r ; EJIaLri ; -apasjiç, f, £jy : vf, ç jraçaiuàç Toj yivoj ; to [j.O’/ov Tf, ; ^J^E ».) ; î)-£pT|yazT|a£vov [iXi^Trjjjia, In Nalivit., col. 58 » ; In Prwscnl., col’. 028, 029 ; ’la source non bourbeuse, f, àOoPoToç "TiyT, ’. In Visil., col. 677..Sa beauté n’a pas été altérée. Tr, v àvoOsuTov rîp’.L-iu.Évr| rlipaioTTiTa. In yativ., col. 589. La concupiscence n’a eu aucune prise sur elle, et l’nmour divin a progressé en elle parallèlement à la croissance <section end="SIÈCLE"/><noinclude> <references/></noinclude> qm3jnbql7fb3s2x0fo7w2wkffuttr1j Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/471 104 3965110 15908531 15442736 2026-07-07T13:02:23Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (2), oj → of 15908531 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|927|IMMACULÉE CONCEPTION|928}}</noinclude> ceux qui traitent de choses où le surnaturel et le divin se mêlent à l’humain, l’orateur poursuit en ces termes : « Il convenait, oui, en vérité, il convenait que celle qui, dès le commencement, grâce à une prière sainte, avait été conçue saintement (ou plus exactement : par une action sanctificatrice) dans le sein d’une mère sainte, et qui, sainte qu’elle était, avait, après sa naissance, été nourrie dans le Saint des saints, qui, par le message d’un ange, avait reçu le privilège d’une conception sainte, et avait eu pareillement un enfantement saint, il convenait, dis-je, que celle-là obtînt une dormition sainte. Car celle dont le commencement est saint, de celle-là aussi le milieu (c’est-à-dire la suite de la vie) est saint, sainte la fin, et sainte toute l’existence, » ï-pe-jv yap, èxpETiEv ovTOi ; Tr, ’/ iç àp/, ^ ? 8t’sî>’/Jii ayîa ; si ; ij.rj-pav [j.rixpôç àyt’a ; ây.asTfLàiv £ij.Spu(oOô{iav, La ! aeTæ tôzov et ; âyt’cov âyia àyt’av êvTpaçsÏCTav, Si’ayysXou âyîav aûXXrj’jnv Xa|30uaav, x.ai trjv Ljr)atv ây’av ki/rf/Ma’/, Ôij.o ; of ; za ! Trjv 7.oî ; i.ï)aiv àyt’a ; Loivi’aaaOa ;.’Hç yàp t] àpyj] àyîa, TauTTi ; xa ; xà [j.I’jol âyia, xaî to xsXoç à’y.ov, zaï rîaa r) Ivxs’jEiç àyîa. Cod. 763 du fonds grec de la Bibl. nal. de Paris, fol. 8 v ». De tous les témoignages que nous avons apportés jusqu’ici de la foi des Byzantins à la sainteté originelle de Marie, celui-ci est certainement le plus satisfaisant et le plus précis. On remarquera surtout l’expression du texte original, à peu près intraduisible en notre langue r/iv ; P ç oi.r, /T]i aytajTtxojç e[j.opufjJO£’.aav. Im possible de mieux rendre l’idée de la sanctification in primo instanti. L’adverbe iyacriixo) ; indique une action sanctilicaLrice de la part de Dieu. Théognoste ajoute : o ; ’ij/f, ; àyia ;, « par l’intervention d’une prière sainte ». Cette prière des parents de Marie a été comme la cause instrumentale morale par laquelle Dieu a communiqué à sa future mère les dons de la grâce, dès le premier instant de son existence. L’intervention de Dieu dans la naissance de la Vierge n’a pas seulement consisté, en effet, à faire cesser la stérilité d’Anne. Il y a eu une action sanctificatrice directe, qui a fait que Marie a été vraiment Fille de Dieu, O16-y. : {{rom|i}}, a.u point de vue surnaturel. Remarquons aussi que Théognoste suppose admis le privilège de la conception immaculée, et s’en sert comme d’une majeure pour conclure au privilège de l’assomption glorieuse. Il fait valoir, comme le fera plus tard Scot, la raison de convenance, k’jrpî-sv. Mais l’objet, comme le point de départ de la démonstration, n’est pas le même. Pour le théologien byzantin, la conception immaculée va de soi et n’a pas besoin d’être prouvée. Plus pâles sont les expressions de la sainteté originelle de Marie que nous rencontrons dans le panégyrique de Joachiin et d’Anne, composé par Cosmas Vestitor, qu’on suppose avoir été un dignitaire de la cour de Léon le Sage. Dans ce morceau, Marie est appelée un paradis vivant, 7 : apâ8£t ! To ; ïivi>y^oi, un rameau sans défaut de la souclie humaine, xXâooç àviyxXfi-co ;, une perle immaculée, une colombe sans tache, la fille sanctifiée de Joachim et d’Anne, ï|y ; aa|j.ivfiv Ojyaxioa. Anne a conçu pure celle qui a été la mère virginale du Verbe, tVjV a7~dp’.o ; o ; ; a|x=vïiV tov à/fôprjTOv.Vo’yov àyvrjv âv u-ïJTpa orjvÉXaS ; ?. Sermo in SS. Joachim el Annam, ''P. G.'', t. {{rom|cvi}}, col. 1009. Cf. Canon in Concept. Deiparx, ''ibid.'', col. 1016. Avant de clore ce paragraphe sur les docteurs des vii-ix{{e}} siècles, dont nous venons de constater l’entente parfaite sur la perpétuelle sainteté de la mère de Dieu, nous devons signaler une voix discordante, celle du théologien arabe Abou-Qourra, évêque de Haran, mort après 813. Il fut disciple de saint Jean Damascène, et écrivit à la fois en grec et en arabe. Ses opuscules grecs publiés dans la ''P. G.'' de Migne, t. {{rom|xcvii}}, col. 1461-1602, loin de contenir quoi que ce soit de contraire au privilège mariai, paraissent plutôt l’insinuer. Marie y est appelée la toute-sainte et tout immaculée fille de David, f, -avayia Lai -avâ|j.fjj ; j.oç oa-j : o : x>| vciv’. ;. ''P. G.'', t. cit., co. 1488. C’est de son sang immaculé que le Fils de Dieu s’est formé un corps pur et exempt de toute souillure du péché, jau-oj h. ~Cl)V ày pd^/ior/ aiaax’jiv -7, ; -avay’a ; -aoÛÉvou Mapîa ; O’.srXâjaxo zaOapciv xa ! -avTO : aj^oj ; à ; j.ap- : ; aç iXî-j-Ospo’v. Ibid., col. 1520. La mort de Marie n’a pas été une vraie mort ; elle s’est endormie d’un sommeil extatique comme Adam pendant la création d’Eve, Tr]v’}'j/r ; v xr, ’/ zavayîav -ôi ^ziî''>, wr iv’jTrvw ~%ci()i~ri, col. 1593. L’Abou-Qourra grec paraît donc marcher dans la voie de la véritable tradition byzantine et parler en fidèle disciple du docteur de Damas. Il n’en va pas de même de l’Abou-Qourra arabe, tel, du moins, qu’il se présente à nous dans l’édition de ses œuvres, faite par Constantin Bâcha, (Euires arabes de Théodore Àboucara, évêque de Haran, {{in-8°}}, Bej’routh, 200 pages. Dans le VI « traité ou mimar, qui parle de l’incarnation et de la rédemption, on lit : « Le corps du Verbe incarné ne fut pas pris de la Vierge Marie avant que le Saint-Esprit n’eût purifié celle-ci de toute tache du péché. Et le Fils éternel de Dieu a pris en elle ce corps de son sang pur, sans taclie, immaculé et approprié par la descente de la divinité. r> Georg Graf, Die arabischen Schriften des Ineudor Abû-Qurra, Bischofs von Harran, Paderborn, 1910, p. 182. Cf. C. Bâcha, Un traité des œuvres arabes de Théodore Abou-Qurra, évêque de Haran, Tripoli de Syrie, p. 10. Ce passage, où est niée si catégoriquement l’absolue sainteté de la mère de Dieu, est-il vraiment authentique ? Je me permets d’en douter. On nous affirme sans doute que l’Abou-Qourra qui a écrit en arabe est bien le même que celui qui a écrit en grec. Mais je remarque que C. Bâcha a tiré son texte arabe d’un manuscrit copié en 1735. C. Bâcha, Un traité des œuvres arabes, etc., p. 8. C’est une date bien tardive. A cette époque, l’opinion d’après laquelle la sainte Vierge aurait été purifiée du péché originel, au jour de l’annonciation, était courante chez les dissidents orientaux de rite byzantin. L’affirmation du copiste, déclarant qu’il transcrit un manuscrit plus ancien, ne suffit pas à faire disparaître tout soupçon légitime. Il y aurait lieu, à notre avis, d’examiner la question de plus près, avant de porter un jugement définitif. {{4o}} Écrivains du X’{{e}} siècle et de la première moitié du x/ « . — Au seuil du {{rom|x}}{{e}} siècle, nous rencontrons, parmi les panégyristes de l’immaculée, Nicétas David, dit le Paphlagonien, parce qu’il fut évêque de Dabybra, en Paphlagonie, Parmi les discours édités sous son nom se trouve une homélie sur la Nativité de la sainte Vierge, qui est curieuse à plus d’un titre. Nicétas unit, en effet, dans son discours, le souvenir de la naissance terrestre de Marie à sa naissance glorieuse, au ciel, le jour de son assoinption. Certains théologiens n’y ont pas prêté attention, et ont invoqué en faveur de la conception immaculée le passage suivant : « Honorons en ce jour la naissance de la Théotocos, non pas seulement sa descendance charnelle d’une mère stérile, mais beaucoup plus encore sa naissance spirituelle de la grâce d’en haut, TtoXXôi 3= u.iXXov xrjv kx xf, ? àv^oÔ^v yâpixo ; xïxà -vsjua yivvi, a’.v aJxfj ;. » In diem natalem S. Mariæ, ''P. G.'', t. {{rom|cv}}, col. 28. Or, cette naissance selon l’esprit produite par la grâce d’en haut est celle par laquelle « la Toute Sainte, affranchie complètement de la vie terrestre, est allée trouver le céleste Époux. » ''Ibid.'', col. 28. L’orateur soutient une autre théorie non moins surprenante pour nous : conformément à la doctrine de certains Pères grecs, entre autres de saint Cyrille d’Alexandrie, il enseigne que Marie, tout comme les apôtres, n’a reçu la donation personnelle de l’Esprit-Saint que le jour de la Pentecôte. Avant cette date,<noinclude> <references/></noinclude> 1k0t72982m4n0fd7pg6plnau4mkzv3u Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/474 104 3965113 15908532 15546527 2026-07-07T13:02:24Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'',, , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908532 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|933|IMMACULEE CONCEPTION|934}}</noinclude> trésor de la grâce était en elle. Seule parmi toutes les générations, elle a été vierge de corps et d’esprit, » iv. -aaûJv yàp yîvsôjv, a.>- aôvri -apÛivoç àyia q"')[j.%-'. {{rom|lxl}} -vijaaTt yiyoviv. ''P. G.'', t. cit., col. 1149. « Avec la Belle est le plus beau des enfants des hommes ; avec l’Immaculée celui qui sanctifie tout, » ; x£- : à -f, ; copa’a ; ô (opaïo ; y.xXXv. r-xfo. Toùç ufo-jç tÙiv ivOp(')-'ov, asTi Tvj ; à'jitivTOj ô âyLalT’ov TÎ TjanavTa. ''Ibid.'', col. 1152. Marie est encore appelée la seule sainte, ; j.ovr|V t/-, -/ iyîav, col. 1152, la seule en qui la chute d’Eve a été réparée, iv ; .iôv7] : / ; àyia naoOivc) to ixîîvi, ; -Tavo ; j.a ivasi^'ojTai, col. 1148. La 11'= homélie exalte la sainteté acquise de la Vierge. Elle a mené dans une chair mortelle une vie digne d’un être incorruptible. Elle a été engendrée plus sainte et plus pure que toute autre créature humaine, possédant une àine plus blanche que la neige et un corps plus épuré que l’or le plus net, col. 1157. ("est le paradis toujours erdo>ant de l’incorruptibilité dans lequel l’arbre de vie a été planté pour offrir à tous le fruit de l’immortalité. Grâce à elle, les héritiers d’Eve ne craignent plus l’antique malédiction, et elle a été pour les filles d’Eve le principe de la réformation, ij aJTaï ; ip'/'l '^'î ; àva-Àâsî") ; yiyovaç… oùy.h : oi L/, T|00v()ao ; trj ; EJ’a ; çooouvTa ; tt, v ap/aïav LaTapav, col.'llS ?, 1160, 1165. Dans la ni'= homélie, le passage suivant est surtout remarquable : « Gabriel fut envoyé pour préparer à l’Époux sans tache sa chambre nuptiale. L’n serviteur incorporel fut envoyé vers une vierge immaculée. Celui qui était exempt de péché fut envoj-é vers celle qui est à l’abri de la corruption, » ànîSTâXr, ô àaapTia ; îÀîJOxcoç ~o’ji T7, v çOopà ; àv ; 7 : ; oîy.tov, col. 1172. L’usage des Pères grecs comme aussi le contexte indiquent assez que le mot çOopâ désigne la tare originelle. Marie ressemble à l’ange par sa pureté et son inipeccabilité. L’ange est incorporel ; c’est pourquoi il est e.xempt de péché. Bien que revêtue d’une chair, la Vierge n’a contracté aucune souillure. La lettre des prêtres et des diacres d’Acluiïc sur le martyre de saint André n’est pas antérieure au v siècle. Écrite probablement en latin, elle fut de bonne heure traduite en grec et mérite, à ce titre, que nous nous en occupions. Cf. Bardenhewer, op. cit., t. {{rom|i}}, p. 435, et Bonnet, La passion de l’apôtre André. En quelle langue a-t-elle été écrite ? dans la Bijzanlinische Zeitschrift, t. {{rom|iii}}, p. 458-469. On cite habituellement comme exprimant la doctrine de l’immaculée eonception le passage suivant : « Puisque le premier honune, qui a introduit la mort dans le monde par la transgression du bois, avait été formé d’une terre sans tache, il était nécessaire que le Fils de Dieu naquît homme parfait d’une vierge immaculée pour renouveler la vie éternelle aux hommes qui l’avaient perdue par la faute d’Adam, » {{rom|i}}-{{rom|ii}}oï, 1I. tt, ; à ; j.'o ; j.r[- : of yr, ; £y=yôvî ! O -pfoTO ; àvOp")noi, ôSià "/", ; TOjÇJXoj-apaSâTJ’oç Tov OivaTov = ; ; tov wz’x’ri ïioayaytijv, avay/a^ov 0-/|pysv Tva £I. îf, ; à|A’i) ; j.rJ- : o’j -apOivoj o toj Wîoj Vio ; TiÀsio ; avOpr.iro ; yîwrJOr), za ; T’or, '/ ai'(ôv ; ov, T]vr : p à'oX’iiXcZj'.oav, otà Toi ', r/a|j. aJTo ; avaLi : vojpyrJ3r ; . ''P. G.'', t. {{rom|ii}}, col. 1225. Ce texte est certainement très suggestif. Si Marie avait contracté la souillure originelle, elle M aurait pu fournir au Verbe une chair immaculée destinée à purifier et à racheter la chair pécheresse ; le nouvel Adam n’aurait pas été absolument semblable à l’ancien, formé d’un limon immaculé. La Vierge aurait pu, sans doute, être purifiée avant l’incarnation, mai.s cette purification, supposant une souillure antécédente, l’aurait mise en état d’infériorité vIs-à-vis de la matière toute neuve et tout immaculée dont Dieu avait pétri le corps du premier homme, et cette infériorité aurait passé au nouvel Adam en regard de l’ancien. Une chair puri fiée n’est pas une chair immaculée. C’est pourquoi " il était nécessaire que le Fils de Dieu naquît d’une vierge immaculée. » Parmi les homélies faussement mises sous le nom l’e saint Athanase, celle qui est intitulée : In occursum Domini, dit de Marie qu’elle est un paradis planté par Dieu, -apa’oiiio ; Ozozi-j-.z-j-oç. ''P. G.'', t. {{rom|xxviii}}, col. 993. Cette expression mérite d’être notée. De l’homélie De laadibus sanctæ. Mariæ Dcipuræ, attribuée à saint Épiphane, signalons les expressions suivantes : Aune enfanta la sainte fille Marie, ciel et temple du Verbe, épouse de la Trinité, plus belle que les chérubins et les séraphins, brebis sans tache, lis immaculé, tenant le second rang après Dieu. Sa grâce n’a point de bornes, y api ; -i^ {{rom|i}}-{{rom|i}}pavToç tt ; ; ây ; aç rrapOivou. C’est elle qui a relevé Eve de sa chute et ouvert à Adam le paradis fermé. ''P. G.'', t. {{rom|xliii}}, col. 488, 489, 492, 493, 496, 501. Nous n’avons trouvé aucun texte intéressant dans les autres homélies apocryphes attribuées aux Pères des quatre premiers siècles. La Chronique d’IIippolyte de Thèbes, qui a dû être écrite entre 650 et 750, est mélangée de beaucoup d’interpolations. Le texte xix dans l’édition de F. Diekamp, Hippolytosvon Theben, Munster, 1898, p. 51, est ainsi conçu : « Après sa conception en vertu de la promesse et sa naissance d’un sein stérile, obtenue par la foi, la prière et la demande de ses parents, ceux-ci amènent au temple de Dieu, pour l’offrir comme un don au Dieu de toutes choses, la Vierge qui leur avait été donnée par faveur de la part du Dieu Très-Haut comme un don de sainteté, « w ; owpov xj-rr. ; ày.aajjLaTo ; npo ; (")£ûj "oi 'j' ! jio~rrj ooftspiv iv yâpirt. L’expression ôfopov %yi’ju.y.-.ri : semble bien faire allusion à la sanctification initiale dont Marie a été l’objet tiès sa conception. Dans un sermon d’un anonyme du x’ï-xi’{{e}} siècle sur l’image miraculeuse de la Vierge dite Romaia, l*f.)v.a ; a, Texte und Untersuchungen, 3 « série, t. {{rom|iii}}, p. 258-259'**, se trouve un long passage, qui développe l’idée simplement indiquée dans la lettre des clercs d’Achai’e sur le martyre de saint André, et d’où ressort, par voie de conclusion directe, que Marie a été exempte du péché originel : " Grande, dit l’orateur, est la gloire de la Théotocos, et non seulement les hommes, mais les anges eux-mêmes doivent la magnifier. Les hommes le doivent, » arce que, si ce sanctuaire pur et tout immaculé de la divinité du Verbe ne se filt rencontré, aucune chair n’eût été sauvée, 'fous les autres hommes, en effet, étaient doublement pécheurs, et par leur volonté, et par le péché d’origine. Ayant glissé dans la corruption, le chef du genre humain, ô yî/apyr, ; , devint lui-même pécheur, misérable et mortel, et le genre humain lui aussi tout entier, en tant c|u’il est conçu, porté flans le sein et enfanté du même père pécheur, mortel et corruptible, devint aussitôt pécheur, mortel et corruptible, iyivîTo ; j.' : v xj-oç x<xoizT’oXoç /ai TaXa'-'opo ; La ; Ihy, ''/ ; , iyÉvîto o : to ysvoj tiTjv avOpfo-'')v oXov, (oç ir. toû tj-'i’j â'/apTroXoS xat Lj'.3L0|/ivov y.at yîvv(')|j.îvov, ajjiipT’oXov aJT’La zai f)vr|TOv y.xl s’iapTÔv. Et comme ce premier jière aait paru à l’existence sine semine, ïvrj s-'r.xz, Dieu le façonna, en effet, d’une poussière prise d’une terre encore toute pure et sans souillure, i-o LaOap'.iTJT/, ; ï- : yr ; ? xar i ; ji ! ocv : ou, voilà pourquoi pour la réformation, -p6 ; àva-ai'.v, du chef et de toute sa race, la Vierge pure et sans tache engendra virginalement, av : j iropà ; . Dieu, qui pénétra dans son sein tout immaculé, fut conçu, porté et enfanté homme parfait et Dieu parfait. Dès lors quelles dignes actions de grâces pourra rendre à la mère de Dievi la nature humaine, qui a été sauvée de cette manière. Mais quplle ne fut pas la pureté, quelle ne fut pas la beauté et l’éclat de l’âme<noinclude> <references/></noinclude> ko9d99kcg8h7h2jrsy93n6glgli2knt Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/461 104 3965125 15908530 15587199 2026-07-07T13:02:22Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908530 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|907|IMMACULÉE CONCEPTION|908}}</noinclude> vices d’Èvc, of ; jLa[lï|- : £jO£ ; aa toï ; -.7, ; IvJ’a ; LaLo’.' ;. » Ibid., fol. 104 recto. Ces vices d’Eve, l’orateur les énumère ; il s’agit surtout de la vanité et de la coquetterie. Puis, il continue rélof, ’e de Marie : « Consacrée à Dieu avant sa naissance, et une fois née, offerte à Dieu en signe de reconnaissance pour être élevée dans le sanctuaire du temple, revêtue de la grâce divine comme d’un vêtement, r : c ; : [jî|îAri ; j.£VT| O^iav -/io ; 7 ô)i Oipt^Tpov, l’âme remplie d’une divine sagesse, épouse de Dieu par le cœur…, elle a reçu Dieu dans son sein ; elle est véritablement Ihéotocos, et pour ainsi parler, elle est toute belle, comme un objet de complaisance, et toute agréable comme un sachet d’aromates, tïj ya^toi biooôyoç, Ttp ïpyo Œo-i-j’Lo ;, -Lau f !)ç ïr.oi ELTtsiv, oXy] xaXr], wç sjôoLîa, -Lal oX-q -ifiv.ci, (o ; à-o3 : c7rj, o ; àp’jvj.âT({{rom|i}})v. C’est cette Vierge digne de Celui qui l’a créée, que la divine providence nous a donnée, pour nous communiquer le salut, - : tjtï|V y, ; xtv -tjv àÇîav TOj y.x’.iavxoi ri (iiia oîOfôpviTai -oovoia. » L’éloge continue, toujours magnifique, toujours à la hauteur de celle qui en est l’objet. L’archange Gabriel admire sa vertu et sa sainteté et la déclare toute vénérable, toute bonne, toute glorieuse, toute noyée dans la lumière. C’est par elle que la tristesse d’Eve a cessé, par elle que la sentence de condamnation a été effacée, kç-r’i’Aur.x’x'. oià lou xk -rf, ; lxxa.oiLi] ; ; à cause d’elle qu’Eve a été rachetée, À^Xj-piotai EJ’a ôtà ai : « Car c’est un Fils saint qui est né de la sainte, le saint par excellence et le Seigneur de tous les saints, le Saint auteur de toute sainteté. L’Excellente a donné le jour à l’Excellent, l’Ineffable à rinetïable, la Très-Haute au Fils du Très-Haut. » De l’ensemble de ces expressions il ressort, à notre avis, que Théodote d’Ancyre croyait d’une foi explicite que Marie a été préservée de la faute originelle, et qu’elle a toujours été en grâce avec Dieu. Le passage principal où sa pensée se manifeste d’une manière suffisamment claire est celui-ci : « A la place de la Vierge Èvo, médiatrice de mort, une Vierge a été remplie de grâce, GtoyaptT’o-o, pour nous donner la vie ; une Vierge a été façonnée possédant la nature féminine, mais sans la déviation et la déformation de cette nature, ix.tci ; yuvaiL£Îa ; axaiox/i-o ; » Ces paroles indiquent une intervention spéciale de Dieu pour préparer à son Fils une mère digne de lui. Ce qui précède et surtout ce qui suit, montre suffisamment que, si Marie a été remplie de grâce, cela a été fait dès le premier instant de son existence, et que la déformation de la nature à laquelle elle a échappé doit s’entendre de la faute originelle, qui a faussé l’œuvre primitive du créateur. Nous ne pouvons taire cependant qu’un passage de la quatrième homélie attribuée à Théodote paraît exprimer une doctrine différente de celle que nous venons de trouver dans la vt^ homélie. Ce passage est ainsi conçu : « Les adversaires de la maternité divine n’ont pas voulu comprendre l’enseignement des nôtres touchant la transformation de sainteté qu’éprouva la Vierge, xr^v eÎç âyiaaaov àXXdiwa’.v Tr, ; rrapOivou. Mais des comparaisons empruntées à des choses tangibles peuvent nous doruier une idée du mystère. Si un morceau de fer tout noir et chargé de scories se dépouille, dès qu’on le jette dans le feu, des corps étrangers, et prend, en un instant, la pureté de sa nature ; s’il acquiert la ressemblance de la flamme qui le purifie, devient inaccessible au toucher et consume toute matière qu’on en approche, quoi d’étonnant si la Vierge tout immaculée fut portée à une pureté parfaite par le contact du feu divin et immatériel ; si elle fut purifiée de tout ce qui était matériel et étranger à la nature, et constituée dans tout l’éclat de beauté de la nature, de manière à être désormais inaccessible et fermée et soustraite à tout abâtardissement charnel, 7.3.1 arsaurlyTi ij.£v T(3v jXrLtTy/ à-âvTf.ov Lai T(ov : Tapà oûaiv. LaTî^tr, Oc O’.xjyw ; cv Lay.tô’r, ; oyaîuj ;, ( » ) ; E’.va ; ao’.~ov ào’.âjîaTov La ; aO’.LTOv y.ctl àrpô^^XErTOv xolç oxyLrL’r.i -%pi’/rpij’i.%z :. Et de même que celui qui se place sous une cascade est mouillé de la tête aux pieds, de même la Vierge mère de Dieu fut, c’est notre conviction, ointe entièrement de la sainteté du Saint-Esprit, qui descendit sur elle : puis elle reçut le Verbe de Dieu vivant dans la chambre toute I)arfumée de sou sein virginal. » HomiL, {{rom|iv}}, m S. Dciparam c.[ Simeoncm, 6, ''P. G.'', t. lxxvii, col. 1397. Si la seconde comparaison employée par Théodote s’entend facilement d’une augmentation de sainteté reçue par la Vierge au moment de l’incarnation du Verbe, la première, il faut le reconnaître, suggère, au premier abord, quelque chose de dinicilement conciliable avec la sainteté originelle de Marie Que peuvent bien être ces choses matérielles et étrangères à la nature considérée dans sa pureté idéale, dont fut purifiée la mère de Dieu ? Ne sont-ce pas comme des restes du péché originel ? Ou bien l’orateur aura-t-il été entraîné par sa comparaison du fer chargé de scories au delà de sa véritable pensée ? Ce qui est sûr, c’est que ce passage ne cadre pas, pris à la lettre, avec la doctrine de la vi « homélie. Il ne reste que deux hypothèses : ou la pensée de Théodote sur la sainteté de Marie a passé par une certaine évolution, ou l’auteur de la sixième homélie n’est pas le même que l’auteur de la quatrième. Ce n’est pas le lieu de chercher à éclaircir ici le problème littéraire. Un contemporain de Théodote d’Ancyre. saint Proclus, patriarche de Constautinople († 440), a laissé trois homélies mariâtes, doni deux sont unanimement reconnues comme autheuiiques. Dans la première, P. G-, t. lxv, col. 679-6’.)2, il afHrme clairement l’existence du péché originel. « Par l’intermC’diaire d’Adam, dit-il, nous avons tous souscrit au péché et le diable nous retenait captifs… La nature humaine tout entière était asservie au néché. « ''Loc. cit.'', col. 686, 688. D’un passage de sa lettre aux Arméniens il ressort que pour lui la générati n humaine est le véhicule de la tare originelle, et il dit que la corruption, îO ; pâ, qu’il paraît entendre dans un sens particulièrement matériel, est le prélude de tout enfantement naturel. Epist., {{rom|ii}}, ad Armenios, ibid, col. 868, H6<) Marie al-elle été soustraite à cette tare originelle ? Proclus parait l’enseigner dans tes deux homélies sûrement authetitiques. Il est préoccupé, comme tous les docteurs atitinestoriens de l’époque, de montrer qu’il n’a pas été indigne de Dieu de se faire homme dans le sein d’une Vierge et pour établir sa th>se, il déclare que Dieu lui-même a façonné sa future mère, mais sur le modèle primitif « Dieu, dit-il, n’a pas été souillé eu prenant rhair dans celle à laquelle il a donné la première forme sans contracter de tache, » àXX’r, v àva-XaTTfov ojx ÈaoX-jvOr). sv aÙTJj lapLfoSjL ; xa : i : ajTTj ; ysvvYjOsi ; ojx ÈfvtavÔTi. HomiL, ’, de laudibus S. Marias, P. G., L cil., col. 717. Le mot important dans ce texte est le verbe àvajiXâxt^)’/, qui signifie d’une manière générale : modeler, façonner de nouveau, restaurer, et qui est un des termes classiques de la théologie grecque pour exprimer la restauration de l’homme dans le Christ, le rétablissement de l’état primitif. Proclus veut dire que Dieu est intervenu d’une manière spéciale pour créer Marie, et qu’il a tait d’elle une créature nouvelle, semblable à Afinm avant sa chute. Que ce soit bien là le sens que notre orateur attribue à iva-XaTTwv, c’est ce qui ressort de ce qu’il dit dans d’autres passages. Après avoir parlé de la chair immaculée de la Vierge, rj xf, ; -apOÉvoj àu.dXjvxo ; lâp ?. il ajoute : « Le Verbe n’a pas été souillé en habitant le sein que lui-même a créé sans déshonneur… L’argile ne souille pas le potier lorsque celui-c’renouvelle le vase qu’il a<noinclude> <references/></noinclude> mknxvwq74xsnexxjlib9w5q5u5vfc8e Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/113 104 3968644 15908546 15587299 2026-07-07T13:02:38Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908546 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1635|JUDAÏSME, pratiques religieuses|1636}}</noinclude>louaient pour cela à être ensevelis en Terre sainte. Ces conceptions des rabbins se présentent comme notablement supérieures à celles des écrits apocalyptiques au sujet des destinées individuelles. Elles sont, au contraire, intérieures en ce qui concerne l’avenir messianique : les maîtres en Israël soulignent a peu près exclusivement le bonheur matériel de cette époque. D’autre part ils repoussent énergiquement le caractère surnaturel du.Messie et son rôle de victime soutirante. C’est ainsi que leur messianisme même a lait d’eux les ennemis implacables de Jésus. En définitive, leurs conceptions furent donc moins encore que celles des apocalyptiques, une préparation immédiate à la doctrine évangélique. Les lacunes et les discordances qu’on relève chez les uns comme chez les autres font dire avec raison au P. Lagrange : « Partout des problèmes posés, nulle part des solutions fermes, acceptées de tous. » 0>. vit.. p. 265. C’est le christianisme et non le judaïsme qui a donné les réponses définitives à ces problèmes messianiques et eschatologiques qui furent toujours un élément si important de la foi d’Israël. {{P début|90}}I. {{sc|Ouvrages généraux}}. 1° Études sur le judaïsme, surtout sur le judaïsme tardif. — M. L. E. Browne, Earhj Judaism, Cambridge, 1920 ; Bertholet, Die jùdische Religion von der Zeit Esras bis zum Zeitaller Christi, Tubingue, 191 1 ; W. Bousset, Die Religion des Judentums im neutestamentlichen Zcitalter, 2’édit., Berlin, 1906 ; Couard, Die religiôsen und siltlichen Anschauungen der alttestamentlichen Apocryphen und Pseudepigraphen, Giitersloh, 1907 ; Dalman, Die Worte Jesu mil Berùcksichtigung des nachkanonischen jùdischen Schrifttums und der aramàischenSprache, t. {{rom|i}}, 1898 ;.1. I’elten, Neulestamentliclie Zeitgeschichte, t. {{rom|ii}}, p. 3-233 ; T. K. Cheyne, Jewish religious life ajler the Exile, NewYork, 1898 ; F. Weber, Jùdische Théologie nul Grund des Talmud und verwandter Schriften, 2’(’dit.. Leipzig, 1897 ; W. Bâcher, Die Agada der Tannaïten, 2 vol., 1890 et 1903 ; Stapfer, Les idées religieuses en Palestine à l’époque de Jésus-Christ, 2° édit., Paris, 1878 ; Nicolas, Des doctrines religieuses des Jui/s pendant les deux siècles antérieurs à l’ère chrétienne, Paris, 1860. 2° Manuels d’histoire des religions et de théologie biblique. — J. Nikel, La religion d’Israël, dans Huby, Christus, Manuel d’histoire des religions, 3'' édit., Paris, 1921, p. 817-853 ; J. Touzard, /^</ religion d’Israël, dans J. Bricout, Où en est l’histoire des religions, Paris, 1911, t. H, p. 5-158 ; J.-P. Valeton, Die Isræliten, dans P. D. Chantepie de la Saussaye, Lehrbuch der Religionsgeschichte, 3{{e}} édit., Tubingue, 1905, t. {{rom|i}}, p. 384-467 ; M. Hetzenauer, Theologia biblica, t. i. Vêtus Testamentum, Fribourg-en-B., 1908 ; E. Kônig, Théologie des Allen Testamentes, Stuttgart, 1922 ; du même, Geschichte der alttestamentlichen Religion, 2’édit., Giitersloh, 1915 ; A.-B. Davidson, The Theology oj the OUI Testament, Edimbourg, 1907 ; E. Kautzsch, Biblische Théologie des Alten Testamentes, Tubmgue, 1911 ; K. Marti, Geschichte der isrælitischen Religion, 5’édit. de Autviist Kaysers Théologie des Alten Testamentes, Strasbourg, 1907 ; B. Smend, Lehrbuch der alttestamentlichen Religionsgeschichte, 2’édit., Fribourg-en-B., 1899. 2. ''Ouvrages spéciaux''. 1° Théodicée. — I.. Hackspill, Études sur le milieu religieux et intellectuel contemporain du Nouveau Testament, dans Revue biblique, 1900, p. 569-577 : L’idée de Dieu ; 1901, p. 200-215 : Les êtres intermédiaires, la Sagesse ; p. 377-384 : le Logos ; Lagrange, / « paternité de Dieu dans Revue biblique, 1908, p. 481-199 ; J.-B. Frey, Dieu et le monde d’après les conceptions juives au temjis de Jésus-Christ, dans Revue biblique, 1916, p. 33-00 ; du même, La révélation d’après les conceptions juives au temps île Jésus-Christ, ''ibid.'', p. 472-510..1. I.cbrclon, Les origines du dogme de la Trinité. 1’'édit., Paris, 1010 ; F.-E. Walton, Development of the l.ogos-doetrine in Greek and tlchrciv (hought, Londres, 1911 ; Joh. GOttsberger, Die gôttliche Wetsheit als Persônlichkelt, Munster-en-W., 1917 (Biblische Zellfragen, {{rom|i}}, 1-2) ; P. Heinisch, Personiflkationen und Hgposiasen im AllenTestament und im Alten Orient, Munster-en-W. , 1921 (dans Biblische Zeitfragen, {{rom|i}}, 10-11) ; .1. Szeruda, Dus Worl Jahwes, eine Untersuchung zur isrælitisih-judischen Religionsgeschichte, Varsovie, 1021 ; Gall, Die Herrlichkeit Gottes, eine bihlisch-lheologische Unter suchung ausgedehnt iiber dus Aile Testament, die Targuais, Apocryphen, Apa alypsen und dus Neue Testament, Giessen, 1900 ; Bréhier, Les idées philosophiques et religieuses de Phi-Ion d’Alexandrie, Paris, 1908. 2° ''Angélologie''. Hackspill, L’angélologie juive à l’époque néotestamentaire, dans Revue biblique, 1902, p. 527-550 ; .1. Nikel, Die I.ehre des Alten Testamentes iiber die Cherubim und Seraphim, Breslau, 1890 ; W. Lûken, Michæl, eine Darstelliing und Vergleichung der jùdischen und der morgent àndisch-christlichen Tradition vont Erzengel Michæl, Gœttingue, 1898 ; Hagen, Die Lehre von der Heiligen Schrift iiber den Teufel, dans Stimmen uns Maria Laach, 1898, t. {{rom|xv}}, p. 220-248, 368-387 ; Oswald, Angélologie, 2- édit.. Paderborn, 1889, p. 88 sq., 137 sq. ; IL Dubm, Die bôsen Geister im Alten Testament, Tubingne, 1904. 3° Anthropologie. — Max Lohr, Sozialismus und Indivi dualismus im Alten Testament, Giessen, 1006 ; J.-M. Powis Smith, The Rise of the Individualis mamong the Hcbrew, dans The American Journal 0/ Theology, 1906, p. 251-266 ; J. Schwab, Der Begriff der nefes in den heiligen Schriften des Allen Testamentes, Leipzig, 1913 ; Kôberle, Stinde und Gnade im religiôsen Leben des Volkes Israël bis auf Christus, Munich, 1905 ; W. Liittgert, Das Problem der Willensfreiheit in der vorchristlichen Sgnagoge, 1906 ; IL Goitein, Optimismus und Pessimismus in der jùdischen Religionsphilosophie, 1890 ; J.-B. Frey, L’étal originel et la chute de l’homme d’après les conceptions juives au temps de Jésus-Christ, dans Revue des sciences philosophiques et théologiques, 1911, p. 506-545. 4° Messianisme et eschatologie. — 1. Études d’ensemble. — L. Atzberger, Die christliche Eschatologie in den Stadien ihrer Of/cnbarung im Alten und Neuen Testament, Fribourg-en-B., 1890 ; F. Schmidt, Der l’nstcrblichkeits-und Auferslehungsglaube in der Bibel, Brixen, 1902 ; Touzard, Z.e développement de la doctrine de l’immortalité, dans Revue biblique, 1898, p. 207-242 ; A. Durand, Les rétributions de la vie future dans l’Ancien Testament, dans Études, t. {{rom|lxxxiii}}, 1900, p. 22-49 ; P. Dhorme, Le séjour des morts chez les Babyloniens et les Hébreux, dans Revue biblique, 1907, p. 57-78 ; Fr. Schwally, Das Leben nach demTode nach den Vorstcilungen des Alten Israël und des Judentums, Giessen, 1892 ; lï.-IL Charles, A critical historg of the doctrine 0/ a future life in Israël, in Judaism and Christianity, etc., Londres, 1899 ; P. Yolz, Jùdische Eschatologie von Daniel bis Akibu, Tubingue, 1903 A. Causse, Israël et la vision de l’humanité, Strasbourg, 1021 ; J. Touzard, Juiꝟ. 2> partie : L’espérance messianique, dans Dictionnaire Apologétique, t. {{rom|ii}}, col. 1614-1651 ; J. Vcrnes, Histoire des idées messianiques depuis Alexandre jusqu’à l’empereur Hadrien, Paris, 1874 ; E. Iluhn, Die messianischen Weissagungen des isrælitisch-jùdischen Volkes bis zu den Targumim, Fribourg-en-B., 1899. 2. ''Monographies''. a) Sur les livres canoniques. — A. Durand, Les rétributions de la vie future dans les Psaumes, dans les Études, t. {{rom-maj|LXXXI}}, 1899, p. 328-349 ; Lagrange, Les prophéties messianiques de Daniel, dans Revue biblique, 1904, p. 494-520 ; du même, Notes sur les prophéties messianiques des derniers prophètes, ''ibid.'', 1906, p. 67-83 ; du même, Le livre de la Sagesse, sa doctrine des fins dernières, ''ibid.'', 1007, p. 85-104. b) Sur les livres apocrgphes et rabbiniques. — Lagrange, Le messianisme chez les Juifs, Paris, 1909 ; Y. Baldensperger, Die messianiseh-apocalyptischen Ilo/fnungen des Judenlhums, 3{{e}} édit., Strasbourg, 1903 ; Klausner.Die messianischen Vorstellungen des jùdischen Volkes im Zcitalter der Tannaiten, Berlin, 1904 ; Babinsohn, Le messianisme dans le Talmud et les Midraschim, Paris 1907 ; L. Yaganay, Le problème eschalologique du IV* livre d’Esdras, 1906 ; Keulers. Die escbatologische Lehre des vierten Esrabuches, Fribourg, 1922.{{P fin}} <section end="JUD" /> <section begin="JUD" /> {{refa|6|VI. {{sc|Pratiques religieuses}}.}} 1° ''Point de vue de la critique indépendante''. D’après la critique indépendante c’est surtout dans la pratique religieuse que le judaïsme se distinguerait le plus de la période précédente. Avant l’exil, grâce à la prédication des prophètes, Jahvé aurait reçu un culte intérieur et spirituel ; après l’exil, la vie religieuse aurait été réglementée et rendue extérieure par les multiples lois contenues dans le Pentateuque, principalement celles du Code sacerdotal, composées et publiées entre temps par les prêtres. D’un mot ce sérail « la nuit du légalisme », A Hrucc Apologeties, Edimbourg, 1892,<noinclude> <references/></noinclude> irypuorgf1d3ihy7bfnafm5mtu4hui1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/127 104 3968659 15908547 15543390 2026-07-07T13:02:39Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (4), oj → of 15908547 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>L663 judaïsme, rapports avec le milieu païen 1664 a l’époque précxilienne. Jamais surtout il n’est un être coordonné a Dieu et indépendant de lui comme c’est le cas dans le dualisme mazdéen, où Ahriman est le principe mauvais, opposé de toute l’éternité au principe bon, Ahura-Mazda (Ormuzd). Dans le judaïsme. Satan est toujours un être subordonné ; c’est Dieu qui crée aussi le malheur >. ''Is''., {{rom|xlv}}, 7. Voir Schet’telowitz, ''op. cit.'', p. 15-18. En particulier le démon Asmodée de Tobie, ni, 8-17, ouvent identifié avec Aeshma dâeva, l’un des sept démons archimauvais d’Ahriman. Sellin lui-même, Neue kirchliche Zeitschiift, 1919, p. 231, veut voir dans ce nom le signe d’une légère influence perse sur la religion juive. Le P. Lagrange écrit à cet sujet. Revue biblique, 1901, p. 210 : » Nous sommes tout disposé à concéder que le nom du démon Asmodée ressemble assez à celui de Aeslima-dàeva, qui d’ailleurs ne se trouve pas dans les textes. Par ailleurs, le démon persan est un démon de la colère, un batailleur, Asmodée est plutôt le démon de la luxure. La ressemblance ne va pas loin. » Voir également Mangenot, art. Démon, t. {{rom|iv}}, col. 325, et Whitchouse, art. Salon. dans Hastings, Dictionary of the Bible t. {{rom|iv}}, p. 408, qui prouvent par des arguments, tirés de la littérature iranienne que le démon Asmodée ne peut pas être un emprunt perse. Cependant le grand rôle qui, dans la littérature apocryphe et rabbinique, est attribué aux démons est probablement dû au contact de la pensée juive avec la religion perse. Lagrange, Henné biblique, 1004, p. 210 ; Sclieltelowitz, ''op. cit.'', p. 55-01. Du reste ces idées sur les hypostases et les anges se trouvent à la périphérie du judaïsme, et même si une influence étrangère plus sérieuse était ici prouvée, elle n’aurait pas une grande importance. L’eschatologie est autrement centrale. Or elle offre de notables ressemblances avec celle du mazdéisme. Ici et là un jugement particulier désigne à chaque homme son sort après la mort, puis une résurrection générale a lieu à la fin du monde et un jugement universel confirme les sentences antérieures pour attribuer définitivement aux uns les joies du ciel, aux autres les peines de l’enfer. Cependant les différences ne sont pas moins remarquables. Elles sont déjà relevées par Sôderblom, op. cit., p. 280-322, et Sclieltelowitz, ''op. cit.'', p. 151-216, qui concluent à la complète indépendance des idées juives, excepté tout au plus quelques conceptions du ïalmud. Dans l’eschatologie individuelle des Perses, l’idée principale est celle du pont Cinvat, c’est-à-dire pont du juge, qui devient pour l’âme juste le passage qui la conduit au ciel, pour l’âme coupable le piège qui la livre à l’enfer. Sur l’arrivée de l’âme à ce pont et sur le rôle qu’y jouent les anges et les démons, l’Avesta raconte tout un roman mythologique. Le judaïsme n’a jamais admis aucun de ces éléments Imaginatifs : ce qui prouve combien son inspiration est irréductible à celle du parsisme. De même en est-il pour l’eschatologie universelle. D’après le parsisme, le jugement final après la résurrection Comporte la fusion de tous les métaux, causée par une chaleur extraordinaire. Tous les hommes doivent raverser cel le lave brûlante. Pour les justes, elle scia aussi agréable que du lait tiède, I andis qu’aux pécheurs elle causera les plus grandes douleurs. Voir Schelle lowitz, p. 200. C’esl un tout autre monde d’idées que celui de la Bible, c) Il faut enfin relever que l’Ancien Testament a pu arriver par une évolution autonome aux idées sur les fins dernières qui caractérisent le judaïsme. Le principe de l’individualisme a surgi pendant l’exil cl conduit a l’abandon de la crovance au Scbéol. lui raison de la haute idée que se firent toujours les Juifs de la justice divine, l’insuffisance de plus en plus avérée des sanctions terrestres devait les conduire peu à peu à la conviction de la rétribution après la mort. Pour les détails voir art. Jugement, col. 1744 sq. D’autre part le messianisme, pour être complet et répondre à l’ampleur des promesses divines, devait s’appliquer aux morts non moins qu’aux vivants, et la doctrine de la résurrection se trouve ici en germe. En s’unissant à l’universalisme, prêché par les prophètes, ces espérances transcendantes appelaient, comme terme de. l’économie présente, la croyance au jugement général. Rien n’oblige par conséquent à recourir au mazdéisme pour expliquer le développement pris par l’eschatologie dans le judaïsme postexilien. Cette doctrine pouvait et devait normalement sortir, sans influence étrangère, des prémisses que fournissait à la conscience religieuse d’Israël sa foi si profonde et si vivace en ce Dieu juste et bon, au sujet duquel le premier livre de Samuel disait déjà : « Il fait descendre au Scbéol et en ramène. » I ''Sam.'', {{rom|ii}}, G. 2. ''L’hellénisme''. Alexandre envahit l’Orient dans le but de créer un grand royaume mondial sous un seul chef qui régnerait des Indes jusqu’en Macédoine, avec une seule langue, la langue grecque, et une seule et même civilisation. Une mort prématurée arrêta le conquérant en pleine course triomphale et empêcha la réalisation de ce plan gigantesque. Ses expéditions eurent cependant un résultat durable, savoir l’hcllénisation de l’Orient. Celui-ci avait été jusque-là fermé à toute influence de l’Occident. Alexandre y répandit partout la langue et la civilisation grecques. Son armée fut suivie de troupes de colons helléniques qui s’établirent dans les différents pays conquis, principalement dans les nombreuses villes — leur chiffre est évalué à soixante-dix — fondées par Alexandre et organisées à la façon grecque. L’œuvre d’Alexandre fut continuée par ses successeurs. Malgré la haute antiquité et la remarquable perfection de sa culture, l’Orient fut profondément transformé. Plus encore que par le glaive grec, il fut conquis par son esprit. Le flot de l’hellénisme atteignit aussi les Juifs, ceux de la Palestine comme ceux de la Diaspora. a) L’influence hellénique en Palestine. — Immédiatement après la conquête d’Alexandre, la Terre sainte fut incorporée au royaume grec et forma avec la Phénicie et l’Idumée la province de Cœlé-Syrie. Autour de la Judée, qui était alors le seul district occupé uniquement par des Juifs, s’élevèrent peu à peu des villes grecques qui entouraient comme un cordon la population indigène. Par suite de ce contact étroit avec l’hellénisme, les Israélites ne pouvaient manquer d’en ressentir l’influence. Les livres des Macchabées attestent dans quelle large mesure, au commencement du II{{e}} siècle avant notre ère, la civilisation hellénique était répandue même dans la ville sainte et principalement parmi l’aristocratie sacerdotale : le grand prêtre Jason non seulement prit un nom grec, mais il introduisit les jeux olympiques à Jérusalem et il lit même offrir à Tyr un sacrifice en l’honneur d’Hercule. Le soulèvement macchabéen préserva le judaïsme de l’absorption par l’hellénisme. Ce danger écarté, les Asmonéens eux-mêmes devinrent des hellénophiles : Aristobule fut appelé quXlXXr ; v. Ant., {{rom-maj|XIII}}, {{rom|xi}}. : {{rom|i}}, et Jean Hyrcan reçut à Athènes de grands honneurs à cause de la bienveillance qu’il avait témoignée aux (liées qui visitèrent la Palestine. Ant., Y mu..">. Eiérode le Grand favorisa davantage encore l’hellénisme. 11 s’entoura d" littérateurs grecs, il construisit à Jérusalem un théâtre, un amphithéâtre, un hippodrome, Ant., {{rom-maj|XV}}, {{rom|viii}}, 1, et c’est en partie d’après le style<noinclude> <references/></noinclude> 993eirkqm08itz4bveu5fjlz2x4gnia Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/164 104 3969244 15908548 15587302 2026-07-07T13:02:40Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908548 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1737|JUGEMENT, DONNÉES DE L’ÉCRITURE : ANCIEN TESTAMENT|1738}}</noinclude> Chaldéens présentent un très grand nombre de points de contact… Rien à cela d’étonnant. Lorsque Dieu commença d’éduquer le peuple choisi, les esprits n’étaient pas à l’état de table rase. Il les prit avec les idées qu’ils tenaient de leur pays d’origine. » J. Touzard, ibid., p. 217. Mais ne faut-il pas compter aussi avec certaine psychologie populaire, partout répandue, qui porte l’humanité au souci exclusif des réalités expérimentales ? État d’esprit instinctif auquel Israël n’a pas échappé, mais que la révélation divine s’est appliquée à combattre et contre lequel elle a fini par prévaloir. 3. ''Sanctions terrestres''. Si la justice divine n’atteint pas la vie future, elle doit d’autant plus se réaliser dans celle-ci. Rien de plus clair dès les plus anciennes pages de la Bible. Les sanctions portées contre les premiers parents et contre l’homicide Caïn sont toutes d’ordre temporel. Ainsi en est-il plus tard ; mais, dans cet ordre d’idées, les sanctions divines revêtent la plus grande variété de formes. Il en est de strictement personnelles. Comme récompense de sa fidélité à Dieu, le juste recevra tout ce qui peut faire ici-bas le bonheur de l’homme : richesse et bien-être, Ps., {{rom|cxii}}, 3 ; longue vie, Ex., {{rom|xx}}, 12 et Ps., cxxviii, 5-6 ; postérité nombreuse et puissante. Ps., cxii, 2 et {{rom|cxxviii}}, 3. En un mot, tout lui réussira, Ps., i, 3, et, après sa mort, sa mémoire restera bénie. Ps., cxii, 6. Au contraire, le pécheur ne rencontrera que troubles et infortunes ; il sera frappé d’une mort précoce et son souvenir sera un objet de malédiction. Les discours que les amis de Job tiennent au patriarche expriment fidèlement cette doctrine judaïque, d’après laquelle le sort extérieur de l’homme est toujours en proportion avec l’état de sa conscience. « Cherche dans ton souvenir, dit Éliphaz : quel est l’innocent qui a péri ? Quels sont les justes qui ont été exterminés ? Pour moi, je l’ai {{rom|vii}}, ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits ; ils périssent par le souille de Dieu ; ils sont consumés par le vent de sa colère. » Job, {{rom|iv}}, 7-9. Dans cette perspective, le scheol est parfois associé à l’idée de sanction. Car la descente prématurée au séjour des morts est le plus terrible châtiment de l’impie. Ps., {{rom|xlix}}, 15 et {{rom|cv}}, 16. Le juste, au contraire, comme c’est le cas pour Job, peut se trouver dans des épreuves telles que la mort lui paraisse une délivrance. Job, {{rom|iii}}, 20-22. Ce dernier trait nous avertit qu’on ne saurait s’en tenir à un point de vue strictement individuel. Sur ce terrain limité, la justice divine se trouverait souvent en défaut. Voilà pourquoi elle se complète par une conception solidariste, qui permet de saisir l’individu dans sa descendance, la famille étant considérée comme une sorte de prolongement de son chef. Dès le Sinaï, Jahvé se révèle comme le Dieu jaloux qui punit l’iniquité des pères jusqu’à la troisième et quatrième génération, mais aussi comme le Dieu bon qui fait miséricorde jusqu’à la millième génération à ceux qui gardent ses commandements. Ex., {{rom|xx}}, 5-6 ; {{rom|xxxiv}}, 7 ; Deut., {{rom|v}}, 9-10. L’idolâtre sera puni par Dieu, non seulement dans dans sa personne, mais dans les siens, Lev., {{rom|xx}}, 5, cf. ''Is''., {{rom|xiv}}, 21, et la maison d’Héli est tout entière frappée à cause des injustices commises par les enfants du grand prêtre. I Reg., {{rom|ii}}, 13-14. Inversement, il est dit des patriarches qu’ils seront bénis dans leur postérité, Gen., {{rom|xvii}}, 4-8, et c’est pourquoi les Israélites attachèrent toujours tant d’importance à leur qualité d’enfants d’Abraham. Jusqu’au temps des prophètes, le sentiment populaire s’exprimait en ce proverbe : « Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des enfants en ont été agacées. » ''Jer.'', {{rom|xxxi}}, 29 et Ez., xviii, 2. Par une extension du même principe, les fautes des chefs retombent sur leurs peuples. Gen., {{rom|xii}}, 17 ; xx 18 ; Ex., {{rom|xii}}, 29-31 ; II Reg., {{rom|xxiv}}, 11-17. Jérémie profère encore contre les Israélites les plus terribles menaces à cause des crimes de Manassé. {{rom|xv}}, 1-4. En revanche, la sainteté de David et les promesses qu’il a reçues de Dieu sont pour son peuple une garantie inébranlable de félicité. II Reg., {{rom|vii}}, 4-17 ; Ps., {{rom|lxxxix}}, 5. On a même remarqué que cette conception solidariste est poussée assez loin pour qu’il soit conforme à la justice divine d’épargner un pécheur — soit à cause de son repentir, III Reg., {{rom|xxi}}, 29, soit à cause du mérite de ses ascendants, ''ibid.'', {{rom|xi}}, 9-13 — pour reporter sur ses enfants le châtiment qui lui est dû. R. H. Charles, A critical history of the doctrine of a future life, Londres, 1899, p. 58. De toutes façons, Israël ne cherche pas encore ailleurs qu’ici-bas la rétribution individuelle dont sa foi en la justice divine lui assure la réalité, et c’est cette économie providentielle des biens et des maux qui constitue le jugement de Dieu. Eccl., {{rom|iii}}, 17 et {{rom|xii}}, 1516 ; ''Is''., {{rom|i}}, 18-20 ; ''Jer.'', {{rom|xii}}, 1. Tous les efforts tentés pour trouver dans cette période primitive de l’histoire israélite, ne fût-ce qu’en germe, l’idée d’une rétribution future, v. gr., par L. Atzberger, Die christlich-Eschatologie, Fribourg-en-Brisgau, 1890, p. 31-35 et 39-40, n’aboutissent qu’à de simples vraisemblances, où la déduction théologique a plus de part que l’étude objective des textes. {{3o}} Application de la justice : la rétribution nationale. — Cette même loi s’applique aux destinées du peuple, qu’on peut à peine séparer de celles des individus. La vie nationale n’est-elle pas la résultante des vies individuelles et l’état général de la nation n’exerce-t-il pas sa répercussion sur chacun de ses membres ? Or, dans le plan du judaïsme, la Providence s’adresse surtout au peuple comme corps, et il est difficile de concevoir qu’un peuple puisse recevoir autre chose que des sanctions terrestres. Les textes sont d’ailleurs formels, qui nous dispensent de toute induction. U est dans la mission d’Israël de servir Jahvé et de faire rayonner sa gloire sur le monde. En retour, Jahvé couvrira tout spécialement son peuple de sa protection. Le Deutéronome énumère à plusieurs reprises, et avec force détails, les bienfaits qui en résulteront, si le peuple se montre fidèle. Il recevra en perpétuel héritage la terre de Chanaan, {{rom|vi}}, 10-20, terre d’une prodigieuse richesse, {{rom|viii}}, 6-12, et qui lui donnera d’abondantes récoltes, {{rom|xi}}, 13-15 ; {{rom|xxviii}}, 3-15 ; il la recevra et la gardera contre la rivalité de peuples beaucoup plus puissants, {{rom|xi}}, 23-25 et {{rom|xxviii}}, 1-2. Que s’il vient à se montrer infidèle, ce sera pour lui la défaite, l’esclavage et la misère, {{rom|xxviii}}, 15-68, qui peuvent aller jusqu’à une complète destruction, {{rom|viii}}, 19-20 et {{rom|xi}}, 1617. Mais, en cas de conversion, le flot des bénédictions divines reprendra son cours, {{rom|xxx}}, 1-20. Le cantique de Moïse invite Israël à envisager de ce point de vue religieux toutes les vicissitudes de son histoire, Deut., xxxii, 4-44, et le livre des Juges montre que ce’zte leçon ne fut pas perdue. En somme, dans ses espérances nationales comme dans ses aspirations individuelles, Israël ne s’est tout d’abord pas élevé au-dessus de l’horizon terrestre, {{e}} 1 l’on sait qu’il eut grand’peine à jamais le dépasser. II. PÉniODi : prophétique. — Il n’est pas de période plus importante, pour l’histoire générale de la religion en Israël, que ces trois ou quatre siècles dont l’exil forme le centre et qui sont marqués par la floraison de la grande littérature prophétique. Sans atteindre encore aux suprêmes précisions, la doctrine du jugement a bénéficié des lumières nouvelles que l’Esprit de Dieu communiquait à son peuple. {{1o}} ''Caractères généraux''. Tout le monde convien’. qu’à partir de cette époque la foi monothéiste <i<noinclude> <references/></noinclude> iaa4j5f8bscbsm8p5pxulrbwwah21ey Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.1.djvu/603 104 3971992 15908351 15698249 2026-07-07T12:59:20Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908351 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1191|MESSE, THÉORIE DU SACRIFICE-OBL ATION|1192}}</noinclude> En voici le sommaire : « Puisqu’il faut croire que la célébration de l’eucharistie est un sacrifice véritable et propre, il faut pareillement croire que tous les éléments constituant l’essence du sacrifice en général se retrouvent dans ce sacrifice spécial. Et pourtant la foi ne saurait nous apprendre, ni quelles sont précisément les notes essentielles du sacrifice en général, ni en quel élément l’essence du sacrifice eucharistique doit être uniquement placée. Ils confondent donc l’objet propre de la foi catholique avec l’objet de la déduction ou de l’analyse théologique, ceux qui abusent des divergences existant entre théologiens sur la forme et l’essence du sacrifice eucharistique, pour attaquer leur unanimité dans la foi à la vérité de ce sacrifice. » Autre chose est d’affirmer dogmatiquement que l’eucharistie est un sacrifice, autre chose est de dire en quoi consiste ce sacrifice. La question an sit ne saurait être assimilée à la question quemodo sit. b) La thèse xv rappelle la vérité suivante : le sacrifice non sanglant de la messe est relatif au sacrifice sanglant de la croix, et cette relativité même ressort de la nature de l’eucharistie et de la forme sous laquelle Jésus-Christ l’a instituée. A ce propos, Franzelin fait observer que l’idée énoncée en cette thèse ne doit pas être confondue avec les explications de Vasquez et de Lessius : « Être un sacrifice relatif, dit-il, signifie ici deux choses : tout d’abord, être, en soi, un sacrifice véritable et proprement dit, possédant toutes les qualités essentielles à la nature du sacrifice ; ensuite, et de plus, présenter une relation à un autre sacrifice, relation essentielle à ce sacrifice particulier, mais non au sacrifice en général. » P. 387. Comment le sacrifice eucharistique est relatif au sacrifice de la croix, Franzelin l’a déjà démontré plus haut. Il ne lui reste donc à déclarer que la raison formelle sous laquelle la messe est un sacrifice véritable et proprement dit. c) C’est l’objet de la th. {{rom|xvi}}. Il faut d’abord rejeter comme insuffisantes les explications de Vasquez, de Lessius, comme défectueuse celle de Suarez, qui laisse de côté le véritable aspect du problème. L’explication la plus plausible semble être celle que De Lugo a mise en relief. La victime offerte dans le sacrifice eucharistique, c’est le corps et le sang du Sauveur, c’est le Christ lui-même rendu présent sous les espèces du pain et du vin. L’essence du sacrifice est donc dans la consécration, qui réalise cette présence. « Nous disons, ajoute Franzelin, que le Christ revêt l’état de victime par le fait même qu’il se constitue dans l’état et le mode d’existence sacramentelle, dans l’état de nourriture et de breuvage. » Et il le démontre par les paroles de l’institution, par le témoignage des Pères et de la liturgie et par l’autorité d’un grand nombre de théologiens… Dans cet état et ce mode d’existence sacramentelle, il est hors de doute que se vérifie la notion du sacrifice. Ne s’agit-il pas, dans le sacrifice, de proclamer le souverain domaine de Dieu et d’apaiser sa justice ? Or, cette double signification du sacrifice ne peut être réalisée que par la destruction de la victime, destruction physique ou destruction morale équivalente, capable d’exprimer notre dépendance absolue vis-à-vis de Dieu et notre devoir d’expiation. Dans la messe existe cette destruction équivalente à la suppression de l’existence et de l’usage des fonctions naturelles. Le Christ est comme anéanti. A ce sujet, Franzelin a écrit une page plus éloquente que convaincante (p. 403), où il accentue les expressions déjà employées par De Lugo, mais où l’assurance du ton masque à peine la faiblesse démonstrative. fi. Les disciples et émules de Franzelin. -— L’influence et l’autorité du cardinal Franzelin ont réalisé autour de sa théorie le phénomène que nous avons vu se reproduire, plus récemment, autour de la théorie du cardinal Billot. Nombre de disciples et d’admirateurs s’y sont ralliés immédiatement et avec enthousiasme. Citons, dans la Compagnie de Jésus : Hurter, Théologie dogmaticæ compendium, Inspruck, 1893, t. {{rom|iii}}, p. 410 ; sous une forme plus sobre et plus adoucie, De Augustinis, l’un des successeurs de Franzelin au Collège romain, De re sacramentaria, Rome, 1889, t. {{rom|i}}, thèse xvi ; B. Tepe, Inslil. theologicæ, Paris, 1896 : De ss. eucharistia, q. {{rom|iii}}, c. {{rom|i}}, n. 337, 376, avec tendance à concevoir la consécration comme incluant déjà la destruction finale de la communion ; Stentrup, Prselecl. dogmaticæ de Verbo incarnato, Inspruck, 1896, part. {{rom-maj|II}}, th. xcv ; en dehors de la Compagnie : Lambrecht, De ss. missx sacrificio. Louvain, 1885, p. 207 ; Einig, Tract, de ss. eucharistie myslerio, Trêves, 1888, p. 139 ; et, parmi les auteurs qui, sans prendre position, lui sont favorables : Pohle, Lehrbucy der Dogmatik, Paderborn, 1912, t. {{rom|iii}}, p. 399 ; Heinrich-Gutberlet, Dogmatische Théologie, Mayence, 1901, t. {{rom|ix}}, p. 868 ; Gallacher, The formai essence of the holy sacrifice of Mass, dans Ecclesiastical Review, 1913, t. {{rom|xlviii}}, p. 513-530. Dans maints ouvrages de spiritualité, la thèse de De Lugo-Franzelin est reprise avec l’insistance des développements oratoires auxquels elle se prête si facilement. Cf. J.-M. Buathier, Le sacrifice dans le dogme catholique et dans la vie chrétienne, Lyon, 18815, c. vu ; A. Tesnière, Manuel de l’adoration du Tris Saint-Sacrement, 1'" série, Paris, 1889, p. 53-56 ; Somme de la prédication eucharistique, I rc partie, 4{{e}} conférence ; Chanoine Beaudenom, Méthodes et formules pour bien entendre la messe, Paris, 1905, t. {{rom|i}}, p. 48-53 ; Formation à l’humilité, 6{{e}} édit., p. 359-360, etc., etc. On retrouve également comme un écho de la thère lugonienne, accolée à la thèse de Lessius-Gonet, dans le P. Monsahré, loc. {{rom|cil}}. Voir col. 1155. III. Troisième conception générale : La messe, ##SACRIFICE EN RAISON DE L’OBLATION## <nowiki/> '''SACRIFICE EN RAISON DE L’OBLATION''', FAITE A L’AUTEL, DU SACRIFICE AUTREFOIS OFFERT PAR JÉSUS-CHRIST. . — Les partisans de ce système font valoir que l’idée du sacrifice-immutation est une idée relativement récente dans la théologie, et qu’on peut en assigner l’origine vers 1551, dans l’interprétation étroite que Ruard Tapper donne de la définition vague du sacrifice par saint Thomas d’Aquin, et qu’avant le concile de Trente nul n’avait songé à chercher une immutation réelle dans le sacrifice eucharistique. Sans doute, pour la plupart des auteurs de cette catégorie, il n’est pas question de rejeter l’immolation mystique que la tradition tout entière reconnaît dans l’eucharistie. Mais, au lieu de définir le sacrifice par l’immutation, ils se prononcent pour « une notion générale du sacrifice construite sur l’idée d’oblalion, avec accompagnement d’une immutation simplement mystique. La séparation du corps et du sang du Christ à l’autel serait une action purement symbolique ou un rite, qui enveloppe l’oblation du Sauveur, et c’est en l’oblation faite sous cet aspect rituel que le sacrifice de la messe résiderait proprement ». Lepin, ''op. cit.'', p. 728-729. A dire vrai, les théologiens que nous avons recensés jusqu’ici considèrent l’oblation comme essentielle au sacrifice : le prêtre offre à Dieu une victime immolée en son honneur. L’immolation de la victime en l’honneur de Dieu comporte l’offrande, et l’offrande est sacrifice par l’immolation, réelle ou mystique, de la victime. Ainsi l’explique le catéchisme du concile de Trente : Omnis sacrifteii vis in eo est, ut offeratur. De eucharistia' sacramento, n. 71. Mais, tandis que les théologiens partisans du système du sacrifice-immolation font de l’immolation même (immutation réelle ou immutation mystique) la différence spécifique (sacrifice) du genre oblation, les partisans du sacrifice-oblation font, comme l’écrit M. Lepin, de l’oblation sacri-<noinclude> <references/></noinclude> ofjxxghncxti5nwxotmdgghpiwkrhih Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/270 104 3976580 15908395 15857642 2026-07-07T13:00:07Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: iii, → {{rom|iii}},, oj → of 15908395 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>L975 ##PIERRE LOMBARD## <nowiki/> '''PIERRE LOMBARD'''. ŒUVRES DOUTEUSES L97f> Handschr. der Universitûts-Bibliothek zu Leipzig, 1926 et 1928, en cours de publication, n’est pas encore arrivé à ces inss. médiévaux. Le contenu de ces pièces n’a pas d’intérêt : banalité, pléthore d’exégèse allégorisante, qui ne nous apprend rien sur celui ou ceux dont il peut y être question. 3. La Practicæ théologies methodus, mentionnée par Sanders (Sanderus), dans la liibliotheca Belgica manuscripta, t. {{rom|ii}}, Lille, 1644, p. 147, à l’abbaye d’Alïlighem, est aujourd’hui perdue. La trace de cette œuvre a disparu. La paternité lombardienne doit être rejetée, l’ierre le Chantre qui appartient à la génération qui suit immédiatement le Lombard, ne connaît aucune œuvre lombardienne de ce genre ; car, au début de sa Summa de sacramentis, il nous déclare qu’il insistera principalement sur les questions d’ordre pratique dont ne s’occupe pas le Lombard, ms. Paris, lat. 14 445, fol. 166 v°. L’on ignore aussi si l’identification rapportée par Sanders provient du scribe primitif ou du bibliothécaire d’Alïlighem qui avait préparé la notice pour Sanders. 4. La même réserve s’impose pour les Gloses sur Job attribuées à Pierre Lombard, sur la foi d’un ms. de l’abbaye de Savigny, dans le diocèse d’Avranches, par Jacques Le Long, liibliotheca sacra. Paris, 1723, p. 901, par Ceillier. Hist. des auteurs ecclés., t. {{rom|xxiii}}, l>. 52, et par VHisl. litt. de la France, t. {{rom|xii}}, p. 603. Les restes fragmentaires de l’ancien catalogue de Savigny ne parlent que de Ï'Expositio in Job de saint Grégoire. Pierre Lombard ne cite le Livre de Job qu’une quinzaine de fois dans ses Sentences, mais recourt une vingtaine de fois à ï'Expositio in Job du grand pape. Tout cela ne confirme pas l’attribution mentionnée par Le Long. 5. L’ouvrage In concordiarn evangelicam, est mentionné par Lipenius. Bibliotheca realis theologica, t. {{rom|i}}, Francfort-sur-le-Mein, 1685, p. 639, et, à sa suite, par VHist. litt. de la France, t. {{rom|xii}}, p. 602 et 609, Migne, Dictionn. de patrologie, t. {{rom|iii}}, col. 1140, et l’éd. Quaracchi, p. {{rom|xxxiv}}. Mais l’édition incunable, Paris, 1483, mentionnée par Lipenius, a échappé jusqu’ici à toutes les recherches bibliographiques les plus minutieuses du (iesamtkalalog der Wïegendrucke sur les incunables. Il y a toute chance que l’affirmation de Lipenius repose sur une confusion ; le Moyen Age ayant connu plusieurs ouvrages de concordance sur les quatre évangiles, par exemple Unum ex quatuor de Zacharias Chrysopolitanus, ''P. L.'', t. {{rom|clxxxvi}}, col. 11-620. 6. l"ne liste d’ouvrages a été dressée par L.-A. Cotta dans son Museo Novrarese, Milan, 1701, p. 256 et 257 ; mais, des 22 ouvrages que comprend sa nomenclature, les quatre premiers seulement sont authentiques, à Bavoir les Sentences, les deux Gloses et les sermons. Les titres suivants désignent soit des apocryphes, soit peut-être des extraits pris aux œuvres authentiques. Nous en reproduisons la liste : 5. Breviloquium, seu Restauratio hominis peccantis. 6. Summa ex IV libris Sententiarum. 7. De sacra Scriptura, etc. 8. De actionibus. 9. Commentarium in duas par les Decreti. 10. Metaphysica. 11. Physica. 12. De generatione. 13. lie sensu et sensato. 14. De matrimonio beat. Virg. cum S. Joseph, et 15. De immunitate beat. Virg. a peceato. 16. Collectio errorum in Anglia et Parisiis condemnatorum. 17*. De medicina sacramentali. 18. De SS. Trinitate. 19. De creatura mundi. 20. De corruptcla peccati. 21. De incarnatione. 22. De gratia Spiritus saneli. Quelques uns de ces ouvrages comme les n. 7, 14, 15, 17, 18-22, rentrent très probablement dans la catégorie des extraits à laquelle il vient d’être fait allusion. On peut y ajouter aussi sans doute le n. 5. Le n. 6 est un de ces abrégés des Sentences qui se multiplient dès la mort du Maître. Les n. 8 et 9, ouvrages de droit, doivent leur mention, ce que Cotta ne dit pas, à quelques lignes du P. Possevin, Apparalus sacer, t. {{rom-maj|ii}}, Cologne, 1688, p. 259 ; mais celui-ci n’affirme nullement la paternité lombardienne sur l’œuvre. Les n. 10, 11, 12 et 13 accusent une origine beaucoup plus tardive et rappellent la saveur aristotélicienne du xm{{e}} siècle ; le n. 16 est manifestement postérieur à Pierre Lombard ; il sera question plus bas de ces articles condamnés. {{2o}} ''Deuxième catégorie''. Les œuvres qui font partie de la seconde série méritent un moment d’attention, surtout à cause de l’autorité des premiers témoins qui nous en parlent. Ce qui complique le jugement, c’est que ces œuvres sont rarement désignées par leur titre. C’est plutôt sous forme d’allusions que leurs témoins nous font soupçonner une activité professorale et scientifique du Maître des Sentences, qui aurait pris corps dans des Disputationes, dans des Glossie volatiles et autres sur les Sentences, et dans des corrections du texte biblique ou dans des gloses exégétiques. Etienne Langton est le principal auteur auquel nous devions ces allusions. Celles-ci se rencontrent aussi dans quelques manuscrits anonymes qui ont été exploités par Landgraf, Lacombe et Smalley. Jusqu’à présent, rien ne nous prouve que ces Disputationes désignent autre chose que des discussions orales. Le témoignage de Jean de Cornouailles, Eulogium, c. iv et surtout c. {{rom|xi}}, confirme cette appréciation, ''P. L.'', t. {{rom|cxcix}}, col. 1055 A et 1071 : il y oppose les disputationes aux scripta. Les Glossæ volatiles ou les Notulæ, conservées par quelques glossateurs habituellement anonymes et inédits et dont l’un écrit avant 1 176, ont certain droit à être attribuées à Pierre Lombard. Mais rien, jusqu’ici, ne nous amène à y voir plus que des souvenirs de cours enregistrés par des disciples du Maître ou de légers remaniements apportés au texte, peut-être même oralement, sans qu’il puisse être question d’une nouvelle édition. Les corrections bibliques attestées surtout par Langton, qui caractérise l’œuvre du Lombard par le mot de corrector, désignent-elles vraiment une œuvre écrite par Pierre Lombard ? ou bien, Langton a-t-il en vue un travail critique sur le texte effectué par le Lombard dans ses gloses sur saint Paul et sur les psaumes ? ou bien, n’avait-il pour objectif que de reconstituer le texte véritablement employé par le Lombard ? Sur tout cela, il serait difficile, actuellement, de donner un jugement définitif ; mais, en attendant des recherches ultérieures, s’impose la plus grande réserve. Voir entre autres, Landgraf, Notes de critique textuelle sur les « Sentences » de Pierre Lomtard, dans Recherches de théol. anc. et méd., t. {{rom|ii}}, 1930, p. 93-94, et notes 45 et 52 ; voir aussi, sur le commentaire de la Magna glossatura de Pierre Lombard par Et. Langton, l’étude de G. Lacombe et A. Landgraf, The questiones oj cardinal Stephen Langton, c. {{rom|iii}}, dans The neiv scholasticism, t. {{rom|iv}}, 1930, p. 129-164 ; Landgraf, Zur Méthode der biblischen Textkritik im Xil. Jahrhundert, dans Biblica, t. {{rom|x}}, 1929, p. 469, n. 1 ; p. 471, n. 6 ; p. 472. n. 11 ; Kannte Langton das Original der « Colleclanea » des Lombarden ? dans Recherches de théologie anc. et médiév., t. {{rom|iii}}, 1931, p. 72-75 ; G. Lacombe, Studies on the Commentaries of cardinal Stephen Langton, part. {{rom-maj|I}}, dans Archives d’hist. doctr. et litt. du M. A., t. {{rom|v}}, 1930, p. 57-59 et p. 57, n. 3 ; Smalley, même titre, part. {{rom-maj|II}}, même recueil, p. 152 sq. Enfin Pierre Lombard est mentionné comme auteur de gloses sur des livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, soit.par des inss. médiévaux anonymes, soit par des catalogues modernes de bibliothèques, comme ceux de Florence, de Bruxelles, de Lincoln, de la Bodléienne, etc. Mais l’étude de ces affirmations de cata-<noinclude> <references/></noinclude> 18uqwztv98b7labge2mfxxu202mebhl Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/288 104 3976599 15908396 15585601 2026-07-07T13:00:08Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908396 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>20| I PIEKRI. LOMBARD. TKIOMPHI. DES SENTENCES 20 12 Albéric des Trois-Font aines († 1252), qui ménage toutefois JoacMm, Chronica, an. 1201, ''ibid.'', t. xxiii. p. 879, et le délicieux Salimbene. qui agrémente son récit, comme d’habitude, de réflexions originales, Chronica, an. 1248, dans les mêmes Monum., série in- 1°, t. {{rom|xxxii}}, p. 238. II. L/ ; TRIOMPHE. SUCCÈS DÊFWITIF ET VOQUE DES i LlBRl SENTENTIARVif. - A partir de cette solennelle proclamation de l’orthodoxie lombardienne à propos de la question trinitaire et de la simplicité divine, l’ouvrage ne connut plus les retours offensifs de l’opposition. Les propositions abandonnées au cours du demi-siècle suivant par l’enseignement de Paris ou d’ailleurs ne jettent aucune ombre rétrospective sur la réputation d’orthodoxie du Maître. L’on se contente de dire : Hic non tenetur Magister, voir l’étude sur Les notes marginales de Pierre Lombard, p. 534-536 ; Oïl verra, col. 2014, la liste de ces propositions dont le nombre, jamais inférieur à huit, monte parfois à quinze, à vingt-deux ou à vingt-six. Mais ces prohibitions ne portent nullement préjudice au succès de l’ouvrage ou à la réputation du Maître. L’on se contente de rappeler que l’opinion n’est plus maintenue, ou l’on écrit une note en marge dans les mss., sans aucune réflexion ni qualificatif. On croirait qu’une espèce d’accord tacite des maîtres de Paris a fait abandonner ces thèses sans condamnation. L’ouvrage a bientôt une fortune cosmopolite. Il trouve son chemin en quelques années par toute l’Europe : il se répand en Bavière où, du vivant de son auteur, il est étudié par Éberhard de Bamberg, Arno et Gerhoch ; en Angleterre, où deux bibliothèques de cathédrales, celles de Lincoln et de Durham, et une d’abbaye, Peterborough, le mentionnent avant 1200 ; dans les Pays-Bas et en Allemagne, où il figure parmi les livres des abbayes des Dunes et de Prùfening. Même les abbayes cisterciennes et bénédictines lui ouvrent leurs portes, comme à Clairvaux, où il est transcrit dès 1158. au Bec et à Corbie, à Andres, en Artois, où il est donné en cadeau en 1197. L’on en fait très vite des résumés, parfois sous les yeux et avec l’aide du Maître, s’il faut en croire un ancien texte des bernardins de Cambron. t’n canoniste de bruyant renom, comme Gandulphe de Bologne, l’abrège avec plus de liberté, mais sans rien abandonner de ses idées personnelles. L' Abbrei’iatio de magister Bandinus, /'. L.. t. {{rom|cxcii}}, col. 905-1112, suit de plus près l’idée de Pierre Lombard, mais présente dans les mss., d’un livre à l’autre, des divergences qui appelleraient une étude. Il y a des résumés en vers, voir Mediæval theology in verse, dans The Irish theological quarlerly, t. {{rom|ix}}, 1914, p. 330, comme en possèdent plusieurs bibliothèques anglaises. Libri Sententiarum versificati. des nomenclatures de questions, des tables analytiques ou s noptiques, des explications de termes en liste alphabétique, des abrégés de certaines matières seulement OU des résumés avec remaniements partiels ou commentaires écourtés, comme la Filia Magistri, attribuée ; i tort à Hugues de Saint-Cher. Sur tout ceci, voir H. Martin, Filia Magistri. un abrégé des Sentences de Pierre Lombard, dans The bulletin o/ the John Rylands libranj, oct.-déc. 1915, p. 6-8 du Reprint. Le nombre et la diversité de ces résumés et aide-mémoire témoiil de l’énorme diffusion du livre ; quelques-uns de abrégés mnémotechniques en vers, qui se rencontrent souvent dans les bibliothèques, ont même été imprimés, voir édit. Quaracehi. p. i xi. Ce qui témoigne tout autant de la diffusion du livre, c’est le nombre des commentaires. Moins de quinze ans après la mort du Magister, on commence déjà à interpréter son œuvre à l’aide de courtes gloses, tels Pierre de Poitiers et plusieurs autres, anonymes. Les commentateurs, à commencer par Pierre de Poitiers avant 1176, le prennent pour liber texlus ; d’autres, qui veulent une tendance plus pratique et développent les applications morales de la théologie, supposent connu tout ce qu’enseigne le Liber Sententiarum et y ajoutent des compléments ; tel Pierre le Chantre, qui insiste sur les parties trop brèves ou omises par le Magister ; tels Etienne Langton et Gui d’Orchelles, qui s’y réfèrent fréquemment. Le plan de ses traités est suivi par tous les maîtres, peut-on dire, si bien qu’il ne se fait plus guère de livre de théologie qui ne prenne les Sententiie comme texte à commenter. Bientôt, les ordres religieux établissent des chaires pour commenter le Lombard, et chaque étudiant dominicain de Paris en reçoit un exemplaire, en même temps que la Bible et Y Historia scolastica de Pierre Comestor. Voir {{sc|Franklin}}, Les anciennes bibliothèques de Paris, t. {{rom|i}}, p. 192, et sur le chapitre de Montpellier en 1265, Reichert, Acta capitulorum generalium, t. {{rom|i}}, p. 129, lig. 28-29, dans les Monumenta ordinis pnvdicatorum, t. {{rom|iii}}, Rome et Stuttgart, 1898 ; pour les franciscains, voir Felder, Geschichte der wissenschaftlichen Studien im Franziskanerorden, Fribourg, 1904, p. 529-546. Le bachalarius sententiarius prend place à côté du biblicus ; voir Déni fie. Quel livre servait de base ù l’enseignement des maîtres en théologie ? dans la ''Revue thomiste'', t. {{rom|ii}}, 1894, p. 151, au point d’exciter l’indignation du maussade Roger Bacon, qui s’irrite de voir le professeur des Sentences plus honoré que celui de la Bible. Opus minus, édit. citée, dans les Rer. brit. script., t. {{rom|xv}}, p. 328-329 ; ou dans Denifle-Chatelain, Chartularium, t. {{rom|i}}, n. 419, p. 473-474 ; Felder, ''op. cit.'', p. 534 ; édit. Quaracehi, p. {{rom|lix}}-{{rom|lxi}}. Jusqu’en pleine Asie, le franciscain Guillaume de Rubrouck, envoyé en 1253 par saint Louis au grand khan des Tartares, mentionne, parmi les volumes compris dans ses bagages, les IV libri Sententiarum. Voir {{sc|Les}} franciscains en Chine aux xiwXIV{{e}} siècles, t. {{rom|i}}, p. 34, dans Xaveriana, t. xlit, Louvain, 1927. A ce fait, on peut joindre celui des quinze exemplaires offerts vers 1360 à la bibliothèque du collège de Merton, à Oxford, et celui des cinquante exemplaires reçus en cadeau, avant le milieu du xiv c siècle, par le collège de la Sorbonne à l’usage de ses étudiants. F. M. Powicke, The mediæval books of Merton Collège, Oxford, 1931, p. 54-55 ; Delisle, Cabinet des manuscrits. t. {{rom|iii}}, Paris, 1881, p. 23-25, liste de 1338. Tout cela montre l’utilisation continuelle des Sentences et la place qu’avait prise l’ouvrage dans la vie intellectuelle de l’Europe médiévale. Pour des siècles, il alimente désormais les leçons des bachalarii à l’université de Paris et aux autres centres théologiques de l’Occident. Vincent de Beauvais et ses copistes ne rflanquent pas de le relater et, longtemps avant eux, l’anonyme de Laon et Albéric de Trois-Fontaines avaient fait déjà constater cette vogue. Memoriale omnium temporum. dans Mon. Germ. hist., Script., t. {{rom|xxiv}}, p. 157, extrait du Spéculum historiale, {{rom|xxix}}, 1 ; Jacques de Voragine. ''ibid.'', p. 171, voir aussi, ''ibid.'', p. 219 ; Chronicon nniversale anonumi Laudunensis, an, 1163, édit. Cartellieri, Paris et Leipzig, 1909, p. 7 ; Albéric. Chronica, an. 1 156, t. xxiir, p. 843. Le nombre de ces commentaires, dont la grande partie est inédite, atteint plusieurs centaines ; on peut en juger par les chiffres que donnent deux bibliographies des siècles passés. Bien que pour l’Angleterre. Pits en compte au moins cent soixantetrois, De illuslribus Angliæ scriptoribus, t. {{rom|i}}, le seul paru, des Relationes historiés de rébus anglicis, Paris, 1619, p. 947-952, et Quel if et Échard donnent les noms de deux cent cinquante dominicains, Scriptores ordinis prxdicatorum, t. {{rom|ii}}, Paris, 1721, p. 951-952, qui ont commenté les Sentences. Ces listes sont loin d’être complètes ; les dépôts de mss. permettraient de les grossir considérablement. Thomistes, scotistes, occa-<noinclude> <references/></noinclude> 6y9e7brxi3k5q3imeegbpxeozhh3xdo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/260 104 3976611 15908394 15684720 2026-07-07T13:00:06Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: toc. → loc. , loc. cit., → ''loc. cit.'',, oj → of (2) 15908394 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1955|PIERRE LOMBARD. COMMENTAIRE SUR SAINT PAUL|1956}}</noinclude> l’adoptianisme et de l’utilisation d’un texte de l’Ambrosiaster attribué à tort à Ambroise Autpert, Libellas de online… ''loc. cit.'', t. {{rom-maj|III}}, p. 275, lig. 42 : voir plus haut, col. 1945. C’est donc un peu avant cet le date que l’ouvrage a été composé ; Gerhoch, qui se tenait fidèlement au courant de ce qui se passait dans les écoles de Paris, a-t-il connu l’achèvement définitif de l’œuvre OU seulement une première rédaction"? L’introduction ultérieure de passages de Jean Damascène, a propos de Rom., {{rom-maj|i}}, 3 ; n. 2. etc. ''P. L.'', t. {{rom-maj|CXCI}}, col. 1307-1308A, si celle-ci n’est pas le l’ait d’un copiste, témoignerait donc de retouches opérées par l’auteur après l’entrée de l’œuvre du Damascène en Occident. c’est-à-dire bien après 11 15. vers 1 152, selon ce qui a été dit plus haut du voyage de Rome ; mais il y a plutôt lieu de voir dans ces textes des interpolations de copiste, car d’autres passages, comme l’hil., {{rom|ii}}, 9, qui appelaient des enrichissements damascéniens du même genre, ne les présentent pas, bien que l’auteur les ait utilisés dans Sentent.. 1. III. dist. {{rom-maj|IX}}, 2, p. 591-592 ; la glose de W’alafrid Strabon, au moins dans le texte imprimé, a aussi du Jean Damascène, Biblia sacra eum glossa ordinaria, t. {{rom|vi}}, Anvers, 1634, p. 15 (Rom., {{rom|i}}, 3). La déclaration d’Herbert de Boseham, rappelée à propos des psaumes, confirme plutôt l’explication par retouches que celle par interpolation, pour ces quatre passages de l’épître aux Romains ou aux Corinthiens, ''P. L.'', t. {{rom|cxci}}, col. 1307 D-1308 A, 1337B, 1379 {{rom-maj|C}}, 1686 C. II n’est pas malaisé, contrairement à ce que croit Landgraf, article cité ci-dessous de Biblica, t. {{rom|x}}, 1929, p. 468-469, de déterminer le rapport chronologique de ce commentaire avec celui d’un autre théologien contemporain, chef d’école lui aussi, Gilbert de la Porrée, commentaire très répandu, encore inédit, voir Denifle, Op. cit., p. 30, 40, 334 sq., connu déjà et attaqué par (ierhoch de Reichersberg en 1142-1143, op. et loc. supra citalis, souvent désigné sous le nom de média glossatura, voir plus loin, et qu’on a attribué à tort à Gilbert de Saint-Amand. Denifle, ''op. cit.'', p. 30-31 et 334. Les deux œuvres dépendent l’une de l’autre ; Vincent de Beauvais, à la suite de Robert de SaintMarien d’Auxerre, Mon. Gerrn. hist., Script., t. {{rom|xxvi}}, p. 237, plaçait celle du Lombard après celle de Gilbert, Spéculum historicité, t. {{rom|xxix}}, 1, dans la Bibliotheca Mundi, t. {{rom|iv}}, Douai, 1624, p. 1185. Il a raison, à en juger par les emprunts que lui fait Pierre Lombard déjà dans le prologue, Denifle, ''op. cit.'', p. 57, n. 1 : j). 69, n. 1, et par la rectification d’avis qu’il énonce à propos des Phil., {{rom|ii}}, 9, ''P. L.'', t. {{rom|cxcii}}, col. 237 B-238. Denifle, ''op. cit.'', p. 256, 365, etc. {{3o}} ''Diffusion''. L’œuvre nous est parvenue dans un grand nombre de mss. ; on peut en voir une dizaine indiqués par Denifle, Qucllenbelege, cité plus haut, p. 56 et 57, liste qu’il serait facile d’allonger, entre autres par ceux de la bibliothèque Mazarine, à Paris, n. 143, 261, 262, 264, 265, 266, 267, 26'.), ceux de la bibliothèque de Reims, n. 164, 155, 156, 157, 158, Ï59, etc., et ceux de la bibliothèque de Troyes, n. 48, 'i, 90, 121, 122, LU, 109. 175. 233, 2 : ;.S.' 245, 389, 431. Plusieurs fois édité ou réimprimé, déjà vers 1473, à Essling, par Conrad Fyner, Hain, Repertorium, n. 10 20l, puis au moins huit fois à Paris cnlrc 1535 et 1555, c’est le texte de 1535, dû à Josse Bade d’Assche, que reproduit ''P. L.''. t. {{rom|cxci}}, col. 12971696 et t. {{rom|cxcii}}, col. 9-520 : texte qui appellerait une profonde revision critique, tant au point de vue des leçons que des références intercalées dans l’exposé et de l’indication exacte des emprunts. La vogue de ce commentaire est attestée, non seulement par les très nombreux manuscrits qui nous l’ont transmis, mais aussi par la place qu’il prend à côté de la glose de W’alafrid Strabon (car la Glossa ordinaria pour saint Paul n’est pas celle de Strabon, les prologues mis à part, mais celle de Pierre Lombard)Denifle, ''op. cit''.. p. 16, 56-57, 00 et 91 ; par les nom, breux résumés, citations, gloses et utilisations dont il est l’objet, voir par exemple Denifle, ''op. cit''.. p. 65 sq., 94 sq., 130, etc., et Landgraf, Beitrage zur Erkenntnis der Schule Abælards, dans Zeitschr. fur kathol. Theol., t. {{rom|liv}}, 1930, p. 372 sq. ; Familienbildung bei Pauluskommentaren des {{rom|xii}}. Jahrhunderts, dans Biblica, t. {{rom|xiii}}, 1932, p. 169-193 (avec les rapports entre ce commentaire, Robert de Melun et diverses quæstiones inédites), surtout chez Pierre de Corbeil, donc avant la fin du xii° siècle, Denifle, ''ibid.'', p. 90, chez un anonyme du {{rom|xii}}{{e}} siècle, peut-être peu après 1171, pris à tort pour Hugues de Saint-Victor, ''P. L.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 431-634, Quæstiones et decisiones in epistolas Pauli, Denifle, ''op. cit.'', p. 65-74, et chez Etienne Langton, qui donne de cette glose un ample commentaire, Postillæ super apostotum, G. Lacombe, Sludies on the Commentaries of cardinal Stephen Langton, part. 1. dans Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Age, t. {{rom|v}}, 1930, p. 57-61 sq., et Denifle, ''op. cit.'', p. 94106 (qui n’avait pas identifié l’auteur) ; enfin, par le titre qu’il garantit désormais à son auteur, celui de glossator, parfois expositor, Denifle, ''ibid.'', p. 90, 72, n. 2, p. 94, 112 : ce qui correspond parfaitement à l’affirmation contemporaine d’Aubri des Trois-Fontaines, rappelée plus haut (col. 1951), à propos de la glossa continua, glossatura major, et à la mention plusieurs fois répétée dans le grand catalogue de la chartreuse de Salvatorberg près d’Erfurt, en t477. P.Lehmann, .1/ ittelallerliche Bi biioihekskalaloge Deulschtands und der Schweiz-, t. {{rom|ii}}, Munich, 1928, p. 282, lig. 19 ; p. 327, lig. 18 ; p. 555, lig. 8. Par suite, il est bon de faire remarquer que les exemplaires de Walafrid Strabon, postérieurs au {{rom|xii}}{{e}} siècle, ont plus d’une fois des interpolations de provenance lombardienne. L’importance qui s’attache à ce commentaire de Pierre Lombard s’affirme jusque dans les noms qu’on lui donne : c’est la Glossatura major, ou les Majores glossse epistolarum. ou la Glossa continua, comme le veulent Aubri des Trois-Fontaines, Jean Boston de Bury, les chartreux de Salvatorberg et d’autres, voir plus haut à propos des Glossæ psalterii ; ou la Magna glossatura, comme l’appellent Etienne Langton et, un peu après lui, Guillaume des Monts, au début du xm{{e}} siècle, voir De eliminalione errorum, Oxford, bibl. Bodl., Miscell. I.and. 345, fol. 15, cf. Béryl Smalley et G. Lacombe, The Lombard’s Commentary on Isaias, dans The new scholasticism, t. {{rom|v}}, 1931, p. 154, n. 32, tandis que la glose ordinaire de Walafrid Strabon sur ces livres était nommée par Lawgton la Parva glossatura, sur d’autres livres (Job, Prophètes, etc.) la Commuais glossatura, Landgraf, Zur Méthode der biblischen Kritik im XII. Jahrhundert, dans Biblica, t. {{rom|x}}, 1929, p. 453, n. 2, et celle de Gilbert de la Porrée portait le nom de Media glossatura, Landgraf, ''ibid.'', G. Lacombe, Studies on the Commentaries of cardinal Stephen Langton, c. 1, dans recueil cité, t. {{rom|v}}, 1930, p. 60, n. 3, et ms. de Bruxelles, bibl. royale, 131, fol. 262 : glosse… secundum magistrum Gilbertum quee appellantur de média glossatura (le Catalogue des manuscrits de la bibl. royale, par Van den Gheyn, t. 1, Bruxelles, 1901, p. 64, 11. 1, mentionne à tort Gilbert de Saint-Amand. comme l’avait fait Hauréau, Journal des savants, 1886, p. 355, et 1885, ]>. 433 ; Denifle, ''op. cit.'', p. 334 sq. a écarté cette fausse attribution). {{1o}} Caractéristiques.— Dans l’état actuel des éditions, l’élude des sources ne peut se faire sur les imprimés. Contentons-nous de constater que le choix des auteurs est plus vaste ; dès le prologue, on trouve des textes pris directement ou indirectement au commentaire de Pelage, voir P. L., t. {{rom|cxci}}, col. 1297 B, 1299 {{rom-maj|C}}, et<noinclude> <references/></noinclude> ph103rpo8p8gmsx7ws04b2e38m2cvir Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/254 104 3976617 15908393 15576937 2026-07-07T13:00:05Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (5), loc. cit., → ''loc. cit.'',, oj → of (2) 15908393 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1943|PIERRE LOMBARD. VIE|1944}}</noinclude> élément : c’est une maternité trigémellaire qui se trouve à l’origine du groupe des trois écrivains ; niais Cave ici fait exception : la plupart des auteurs depuis Bellannin, De scriptor. eccles., Cologne, 1631, p. 235, ivec Aubcrt le Mire, Hiblioth. eccles., Anvers, 1639, p. 108 (Schclia à Henri de (iand). Laz. Aug. Cotta, Museo kovarese, Milan, 1701. p. 2.">7-238, Oudin, Commentarius de script, eccles., t. {{rom|ii}}, Leipzig, 1722, col. 12021206, le Gallia christiana, t. {{rom|vii}}, Paris, col. 70, et VHistoire littéraire de lu France, t. {{rom|xii}}, 1763, p. 585, n. 2, rejettent résolument cette légendaire parenté. Un trait du même genre, à propos de la damnation d’une mire adultère, qui se rencontre dans le Spéculum Ecclesia dû à Honorius d’Autun, ''P. L.'', t. {{rom|clxxii}}, col. 867, dans les compilations à'E.vempla depuis Etienne de Bourbon, Paris, Ribl. nat., lut. 15 970, fol. 153 v°, et sous une autre forme dans les Vitae Patrum, ''P. L.'', t. {{rom|lxxiii}}, col. 997, a pu se trouver à la base de ces légendaires affirmations. Des études faites à Bologne, comme l’affirme Jacques d’Acqui, Chronicon imaginis mundi, dans les Mon. hist. pair.. Script., t. {{rom|iii}}, col. 1620, que répètent le Gallia christiana, t. {{rom|vii}}, 1744, col. 68, VHist. littér. de la France, ''loc. cit.'', et Sarti-Fattorini, De claris archigymnasii Bonuniensis pro/essoribus, t. {{rom|i}}, {{rom|ii}}, Bologne, 1772, p. 4-5, avec Protois, Pierre Lombard, c’vêque de Paris, Paris, 1880, p. 28, rien n’est connu, pas plus que d’une chaire d’enseignement obtenue à Pologne, comme le veulent Sarti-Fattorini, ''op. cit.'', p. 4. {{2o}} ''Arrivée en France''. Nous entrons sur un terrain plus sur avec le voyage en France ; il s’agit d’un complément d’études que le vir venerabilis qu’est déjà Pierre Lombard, selon le mot de saint Hernard, vient chercher à Reims et à Paris. Bernard, qui recommande le voyageur à ses amis de l’abbaye de Saint-Victor de Paris, s’était déjà chargé de lui venir en aide pendant le séjour à Reims, à la demande de son ami, l’évêque de Lucques. Epist., cdx, ''P. L.'', t. {{rom|clxxxii}}, col. 619. La date de cette lettre cdx, dont le destinataire n’est probablement pas celui de la lettre cdlxix écrite par Nicolas de Clairvaux, donc entre 1145 et 1151 (''ibid.'', col. 674 ; cf. col. 674 D et t. exevi, col. 1632), se place très probablement entre 1136 et 1139, c’est-à-dire sous l’épiscopat d’Odon de Lucques (1137-1146), peut-être à la fin de celui d’Hubert son prédécesseur (1128-1137), les relations entre saint Bernard et le clergé italien du Nord ayant surtout pu se produire durant son troisième séjour très prolongé en Italie (1136-1138), peutêtre durant le second (mai-novembre 1135). Pour les dates de ces voyages, voir Yacandard, Vie de saint Bernard, Paris, 1910, t. {{rom|i}}, p. 336-345, 391, et t. {{rom|ii}}, p. 4 et 26. Cela placerait donc vers 1136-1139 l’arrivée de Pierre Lombard à Reims. Seeberg, Prot. Realencyklopàdie, au mot Pelrus Lombardus, t. {{rom|xi}}, p. 631, lig. 43, et Hofmeister, Studien über Otto von Freising, dans Xeues Archiv, t. {{rom|xxxvii}}, 1912, p. 144, n. 3, opinent pour 1130-1135 ; Yacandard, ''op. cit.'', t. {{rom|ii}}, p. 112, n. 5, el les éditeurs de Quaracchi, Pétri Lombardi libri IV Sententiarum, t. {{rom|i}}, p. {{rom|x}}, qui le suivent, pour 1139 environ ; cette divergence de quatre années n’a pas de bien grandes conséquences pour la suite de la carrière de Pierre Lombard. Toutefois, le témoignage fourni par Gerhoch de Reichersberg, en 1142-1143, *ur la célébrité du Magister Pelrus Longobardus, et dont il sera question plus loin, exige aussi que l’on rapproche plutôt de 1136 que de 1139 l’arrivée en France et à Paris. Mais la détermination approximative de 1136-1139, historiquement motivée, au besoin celle de 1130-1135, fait sûrement rejeter la date de 1115-1119 qu’on appuyait, jadis, sur l’impossibilité pour Pierre Lombard d’entendre encore les leçons d’Abélard, après 1119, année où celui-ci cessait son enseignement à Sainte-Geneviève. Protois. Pierre Lombard, p. 33. Mais à supposer que Pierre Lombard ail été en contact avec Abélard autrement que par la lecture de ses ouvrages, la reprise de ses cours par le maitre breton, en 1136, qui nous est certifiée par Jean de Salisbury, Metalogicus, t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|x}}, ''P. L.'', t. {{rom|cxcix}}, col. 869 (voir aussi Reginald Lane Poole, The maslcrs of the scliools at Paris and Chartres in John of Salisbury' s lime, dans The English historical revient, t. {{rom|xxxv}}, 1920, p. 321, et les prolégomènes de l’édition de Quaracchi, t. {{rom|i}}, p.xii, n. 2), permet de satisfaire à cette donnée du problème. De plus, la date de 1115 environ pour l’arrivée à Paris et les conditions d’âge exigées par le billet de saint Bernard, à propos du vir venerabilis, ''P. L.'', ''loc. cit.'', col. 619 A, c’est-à-dire de 25 à 30 ans au moins, auraient comme conséquence de retarder, contre toute vraisemblance, jusque vers l’âge de soixante-dix ans l’élévation à l’épiscopat, qui a eu lieu en 1159. Nous datons donc l’arrivée en France des quatre ou cinq années antérieures à 1140. Après un court séjour à Reims, dont les circonstances nous sont totalement inconnues, hormis le soutien que lui accorde saint Hernard, Pierre Lombard quitte l’école où avait brillé jadis son compatriote Lotulphe de Novare, voir Othon de Freising, Gesta Frederici imp., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xlvii}}, Mon. Germ. hist., Script., t. {{rom|xx}}, p. 376-377, à côté d’Albéric de Reims, lequel cesse son enseignement en mai-juin 1136. Noir les lettres d’Innocent {{rom-maj|II}}, Jalïé, Regesla, n. 7776-7777. L’étudiant-voyageur se rendait à Paris, muni de la recommandation de saint Bernard aux victorins ; le séjour devait être court per brève tempus quod /acturus est hic usque ad natiitilalem beatæ virginis Mariée. {{3o}} Séjour definili/ à Paris. — En fait, le séjour se prolongea indéfiniment : Pierre Lombard devait désormais vivre à Paris. Quelles écoles y fréquenta-t-il ? Où séjourna-t-il ? Quelles fonctions y exerça-t-il ? Quand et comment fut-il appelé à une chaire d’enseignement ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre. Il eut dès lors, sans doute, des relations excellentes avec l’abbaye de SaintVictor, dont Gilduin était abbé ; la recommandation de saint Rernard dut produire ses fruits. Le nom de Pierre Lombard et même ceux de son père et de sa mère figurent dans l’obituaire de l’abbaye, voir le Paris, lat. 14 673, fol. 202 v°et217r°, cf. Denifle, Die Universitùten des M. A., p. 657, n. 16 : signe de la bienveillante sympathie dont les chanoines l’entourent lui et sa famille. Il prêche à l’abbaye divers sermons, voir Hauréau, Notices et extraits de quelques manuscrits, t. {{rom|iii}}, 1891, p. 44-50, et, comme évêque, il lui assure un accroissement fle revenus, voir V. Mortet, Maurice de Sully, dans les Mémoires de la Société d’histoire de Paris, t. {{rom|xvi}}, 1889, p. 120 et 288, et Gallia christiana, t. {{rom|vii}}, col. 68 ; Mortet, ''op. cit.'', p. 288, n. 1. Mais rien n’incline à faire croire qu’il y donne des cours, ni qu’il y habite régulièrement, comme le fera son successeur, Maurice de Sully ; voir F. lionnard, Histoire de l’abbaye royale et de l’ordre des chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris, t. {{rom|i}}, Paris, s. d., p. 251, et surtout V. Mortet, étude citée ci-dessus, p. 190-191, et pièces justificatives, n. 9, p. 288-289. Entre 1135-1140 et 1159, date de l’élection épiscopale, quelques rares données jettent un peu de lumière sur ces vingt ans de la carrière professorale de Pierre Lombard ; mais aucune d’elles ne fixe le début de son enseignement, ni les circonstances qui déterminent la composition de ses ouvrages. Rien non plus ne vient appuyer l’affirmation d’un historien moderne, qui attribue à Pierre Lombard l’éducation des fils du roi Louis VII. Les IV libri Sententiarum et les Commentaires sur saint Paul et sur les psaumes sont-ils le fruit ou la préparation de son activité professorale ? Aucun texte ne le dit de façon expresse. L’on voit seulement,<noinclude> <references/></noinclude> jve9r380ay27g666ky9n710wywfavws Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/478 104 3976723 15908400 15542907 2026-07-07T13:00:13Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908400 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2391|PLATONISME DES PÈRES — PL A /A|2392}}</noinclude> kirchliche Wissenschafl und kirchliches Leben, t. {{rom|i}}, 1883, l>. 169-187 ; C. BIgg, The Christian platonists <>/ Alexandria, Londres, 1886, {{2o}} éd., Oxford, 1913 ; II. Koch, Proklus als Quelle des pseudo-Dionysius in der Lehre vom Bosen, dans Philologus, 1895 ; .h>s. stiglmayr, Der Neuplatomker Proklus als Voilage des sogen. Dionysius Areopagita in der Lehre vom Uebel, dans Historisehes Jahrbuch, 1895 ; P. Wendland, Philo und Clemens Alexandrinus, dans Hernies, t. {{rom|xxxi}}, 1896, p. 135-456 ; L. 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Petau, Theologica dogmala, t. {{rom|ii}} (1614), t. {{rom-maj|I}}, c. i : Quid deTrinilate veleres philosophi, præsertim platonici, tradiderint ; Thomassin, Dogmala theologica, t. {{rom|i}}, t. {{rom-maj|II}}, c. v : An vere existimaverint sancti Patres consubslantialem personarum divinarum unilalem agnovisse philosophas plalonicos ; t. {{rom|iii}}, tract. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xxxiv}} : An antiquis philosophis, maxime plalonicis, illuxerit fides vel doctrina sanctissimæ Trinitaiis, c. {{rom|xxxv}} ; Radulphi Cudworthi, Systema intellcctuale hujus untversi, seu De veris natunr rerum originibus commentant, quibus omnis eorum philosophia, qui Deum esse negant, fundilus everlitur, Joannes Laurentius Moshemius omnia ex anglico latine vertit, recensuit, variisque observationibus, dissertationibus illustravit et auxit, edit. 2 a, Leyde, 1773 (la l re éd. est de 1733) : prafalio Moshemii, p. {{rom|xxxiv}} sq., et c. {{rom|iv}}, § 36, t. {{rom|i}}, p. 820-968 ; le livre de R. Cudworth avait paru à Londres en 1678 sous ce titre : The true intellectual système of the universe ; Baltus, Défense des SS. Pères accusez de platonisme, Paris, 1711, t. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xi}}-{{rom|xxii}}, p. 510 sq. ; Th. Henri-Martin, Eludes sur le Timée de Platon, Paris, 1841, note xxix : De la théologie de Platon et de la prétendue Trinité platonique, t. {{rom|ii}}, p. 50-63 ; II. Ritter, Histoire de la philosophie chrétienne, trad. J. Trullard, t. {{rom|ii}}, 1844, p. 92 sq. ; L. Grandgeorge, Saint Augustin et le néoplatonisme, Paris, 1896, c. m : La Trinité ; J. Simon, Histoire de l’école d’Alexandrie, Paris, 1815, t. {{rom|i}}, t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|iv}}, p. 308 sq. : De l’origine du dogme de la Trinité dans l’école d’Alexandrie et de ses rapports avec le dogme chrétien, et t. U, l. {{rom-maj|V}}, c. m : Principes de la théologie de Proelus. Trinité ; Ad. Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschichte, t. {{rom|ii}}, {{rom-maj|I}}{{e}} éd., 1909, p. 266 ; .J. Dræseko, Neuplalonisches in des Gregorios von Nazianz Trlnilâtxlehre, dans Byzanlinische Zeitschrift, t. {{rom|xv}}, 1906, p. 141 sq ; C. Bigg, The Christian platonists Of Alexandrin, 2{{e}} édit., Oxford, 1913, lecture {{rom|vii}}, p. 2'.ir> sq. ; Fr. Picavet, Hyposlases plotiniennes et Trinité chrétienne, dans Annuaire de l’Ecole pratique des hautes études, 1917. IV. Srn LE PLATONISME Al MOYEN Ac.i : Il A LA RENAISSANCE. - C. Huit, Le platonisme au Moyen Age ; Le platonisme au {{rom-maj|XII}}{{e}} siècle ; Le platonisme au XIII siècle ; Le platonisme à la fin du Moyen Age, dans Annotes de philosophie chrétienne, nouv. sér., t. {{rom|xx}}-{{rom|xxii}}, Paris, 1889-1890 ; du même, Le platonisme pendant la Renaissance, même revue, ! . {{rom|lxv}}-{{rom|lxvii}}, Paris, 1895-1898 ; du même, Les éléments platoniciens de la doctrine de saint Thomas, dans Revue thomiste, novembre-décembre 1911 ; V. Lipperheide, Thomas von Aquin und die platonische Ideenlchre, Munich, 1890 ; YV. Rubezynski, Ueber die Einflùsse des Neuplalonismus im Mitlclidlcr, Cræovie, 1891 ; A. Clerval, Les écoles de Chartres au Moyen.ige, du {{rom-maj|V}}{{e}} siècle au XVI » siècle, Chartres, 1895 ; W. Rubezynski, Neue Sludien iiber den Neuplalonismus im Miltelalter, 1900 ; J. I.angen, Dionysius nom Areopag und die Scholasliker, dans Revue internationale de théologie, t. {{rom|viii}}, 1900 ; Fr. Picavet, Esquisse d’une histoire générale et comparée des philosophies médiévales, 2{{e}} éd., Paris, 1907 ; du même, Essais sur l’histoire générale et comparée des théologies el des philosophies wédiévales, Paris, 1913 ; Jacquin, Le néoplatonisme de Jean Scot, dans Revue des sciences philos, et théol., 1907, p. 678 ; M. Grabmann, Die Geschichte der scholastischen Méthode, t. {{rom|ii}}, Fribourg-en-B., 1911, p. 407-476 ; J. Durantel, Saint Thomas et le pseudo-Dengs, Paris, 1919 ; J. Paquier, Un essai de théologie platonicienne à la Renaissance. Le commentaire de Gilles de Vilerbe sur le {{1er}} livre des « Sentences », dans Recherches de science religieuse, 1923, p. 293-312, 419-436 ; A. délia Torre, Storia dell' Academia platonica di Firenze, Florence, 1902 ; CI. Bâumker, Wilelo. Ein Philosoph und Naturforscher des XIII. Jahrhunderls, dans les Bsitrag ?, t. {{rom|iii}}, fasc. 2, 1908 ; du même, Der Plalonismus im Miltelalter, Miltelallerlicher und Renaissance Platonismus, dans Sludien und Charaklerisliken zur Geschichte der Philosophie insbesondere des Millelallers, herausgegeben von Martin Grabmann, dans les mêmes Beitrdge zur Geschichte der Philosophie und Théologie des M. A., Munster, 1928, p. 139-179, 180-193 ; on trouvera, p. 145 sq., n. 17, et p. 182-183, n. 3, une bibliographie surtout allemande du sujet. Dans le même recueil : Engelbert Krebs, Meister Dielrich (Theodoricus Teulonicus de Vriberg). Sein Leben, seine Werke, seine Wissenschafl, t. {{rom|v}}, fasc. 5-6, 1906 ; Leopold Gaul, Alberts des Grossen Verhàllnis zu Plaio. Eine literarische und philosophiegeschichlliche Untersuchung, t. {{rom|xii}}, fasc. 1, 1913 ; A. Schneider, Die abendlàndische Spekulation des XII. Jahrhunderls in ihremVerhàllnis zur arislotelischen und jiïdisch-arabischen Philosophie. Eine Untersuchung itber die hislorischen Vorausseizungen des Eindringens des Arislolelismus in die christliche Philosophie des Mittelullers, t. {{rom|xvii}}, fasc. 4, 1915 ; M. Schedler, Die Philosophie des Macrobius und ihr Einfluss auf die Wissenschafl des christlichen Miltelalters, t. {{rom|xiii}}, fasc. 1, 1916. R. ARNOU. PLAZA Benoît, né à Syracuse, le 28 octobre 1677, entré dans la Compagnie de Jésus en 1693, professa la théologie à Païenne, devint provincial de Sicile, et mourut à Palerme le 6 mars 1761*?) Il est surtout connu pour son intervention dans les controverses suscitées par l’ouvrage de Muratori : De ingeniorum moderatione in religionis negolio, paru en 1715, à Paris, sous le pseudonyme de Lamindus Pritanius, un peu déformé par des éditeurs subséquents, et publié de nouveau, conforme à sa pensée, par Galland, à "Venise, en 1752. Cf. l’art. Muratori, t. {{rom|x}}, col. 2552 sq. Et c’est très abusivement que le P. Plaza, pieux partisan (ce qui était son droit) du dogme, non défini alors, de l’immaculée conception de Marie, cherche à faire passer le judicieux Muratori pour un hérétique et un janséniste, parce que celui-ci n’approuve pas le vœu sanguinaire, c’est-à-dire le vœu de verser son sang, au besoin, pour la défense d’une doctrine qui n’était encore, disait justement ce vieil érudit, qu’une opinion humaine. Œuvres. - Dissertatio biblico-physica de litterali proprio Sacræ Scripturæ sensu, præsertim a Palribus unanimiler recepto, Païenne, 1734 ; Responsa moralia cujusdam iheologi Socielatis Jesu ad aliqua quæsila de jejunio ecclesiastico, Palerme, 1742 ; Causa immaculalie conceplionis sanctissimæ Matris Dei Mariie<noinclude> <references/></noinclude> ov56da5gxdnkr6q4zku02jzxly78yr3 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/264 104 3981037 15908422 15821949 2026-07-07T13:00:38Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908422 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1941|RÉDEMPTION. AU MOYEN AGE : S. ANSELME|1942}}</noinclude>succomber, elles n’ont rien de commun avec la loi de « justice » que Dieu voulut par ailleurs observer à son égard. Les polémistes qui accusent à l’envi d’immoralité la sotériologie de l’ancienne Église ne peuvent le faire qu’en amalgamant de leur cru, contre toute méthode et toute équité, des éléments disparates que ses représentants n’ont jamais unis. {{3o}} ''Thème de la rémission des péchés''. A côté de ces théories plus ou moins excentriques par rapport à l’essentiel, on oublie, d’ailleurs, trop de voir que la sotériologie patristique en offre d’aussi nettes, souvent chez les mêmes auteurs, où le mystère de la croix est expressément coordonné au principal de ses effets réparateurs. 1. ''Expiation pénale''. Pour s’expliquer l’efficacité rédemptrice de la mort du Christ, il était obvie de faire valoir qu’elle acquitte, par voie de substitution, la peine due à nos péchés. Aussi bien ce thème est-il, dans toute l’antiquité chrétienne, comme une sorte de lieu commun. Difficilement sans doute arriverait-on à trouver un seul Père qui ne l’ait plus ou moins largement traité, soit molu proprio, soit d’après le chapitre lui d’isaïe et les divers textes qui s’en inspirent dans le Nouveau Testament. Voir Lc dogme de la rédemption. Essai d’étude historique, p. 111 (épître à Diognète), 115 (Justin), 132133 (Clément d’Alexandrie), 135-138 (Origène), 168, 173, 175-176 et 183-184 (derniers Pères grecs du iv{{e}} siècle), 216-217 (Tertullien), 219 (Cyprien), 230, 235-236, 243 et 255-257 (derniers Pères latins). Quel que soit le prix de ces mentions fugitives, il est encore plus significatif de voir que cette idée fait déjà très souvent l’objet de développements continus. Ainsi dans saint Atbanase, De inc. Yerbi, 6-10, ''P. G.'', t. {{rom|xxv}}, col. 105-113. au nom de la vérité divine, et dans Kusèbe de Césarée, Dem. ev., {{rom|i}}, 10 et {{rom|x}}, ''P. G.'', t. {{rom|xxii}}, col. 84-89 et 716-725, autour du concept d’àvtvJiux ov - ^ °' r encore S.Cyrille d’Alexandrie, De ador. in spir. et ueril., {{rom|iii}}, ''P. G.'', t. {{rom|lxviii}}, col. 293-297. 2. ''Sacrifice réconcilialeur''. A d’autres c’est la philosophie religieuse éparse dans l’épître aux Hébreux qui inspire une théologie complète du sacrifice dont la croix du Sauveur occupe le sommet. Dès le {{rom|iii}}{{e}} siècle, on voit cette doctrine atteindre d’emblée sa plénitude avec Origène, In Num., {{rom|xxiv}}, 1, ''P. G.'', t. {{rom|xii}}, col. 757-758 : …Quoniam peccalum introiit in hune mundum, peccali autem nécessitas propitialionem requiril et propitialio non fit nisi per hostiam, necesse fuit provideri hostiam pro peccato… Scd… unus est agnus qui totius mundi poluit au/erre peccalum ; et ideo cessaverunt celerse hosliæ, quia talis hœc fuit hoslia ut una sola su/Jiccret pro totius mundi salute. Un peu plus diluée, mais non moins facile à reconnaître pour peu qu’on se donne la peine d’en dégager la trame, elle se retrouve encore à la base de maintes synthèses théologiques chez les grands docteurs du siècle suivant. Ainsi dans Grégoire de Nazianze, Or., xlv, 12-30, ''P. G.'', t. {{rom|xxxvi}}, col. 640-664 ; Augustin, Enchir., 33-50, ''P. L.'', t. {{rom|xl}}, col. 248-256. Voir {{sc|Augustin}} (Saint), t. {{rom|i}}, col. 2368-2370. 3. ''Bilan de la sotériologie patristique''. Malgré l’état précaire et inachevé de ces constructions sotériologiques, il n’en faut pas davantage pour se rendre compte que la foi au mystère de la rédemption commençait, dès le temps des Pères, à s’organiser en une doctrine cohérente dont les grandes lignes sont encore celles de maintenant. Plus superficiel, le thème de l’expiation n’a guère, en somme, progressé depuis : sous les espèces de la substitution pénale, il indiquait déjà, sans les formuler ex pro/esso, la gravité de nos fautes devant Dieu et le rôle du Christ en vue de leur pleine réparation. Au thème du sacrifice il manqua seulement de franchir la phase oratoire pour poser à vif et résoudre à fond le problème religieux du péché. Du moins a-t-il fourni le canevas de la solution. Voir Le dogme de la rédemption chez saint Augustin, p. 159-178 ; Le dogme de la rédemption après saint Augustin, p. 44-46 et 104-131. En regard, toujours est-il que le schéma fondé sur les « droits » du démon n’a que la signification d’une « excroissance doctrinale ». A. Grétillat, Essai de théologie systématique, t. {{rom|iv}}, p. 283 ; repris dans H. Rashdall, The idea of alonement in Christian theology, p. 324. Il n’y a que des polémistes aveuglés par le parti pris, comme après bien d’autres J. Turmel, à vouloir la prendre pour le tronc. Quant à la mystique de la divinisation, rien n’empêche qu’elle ait pu et puisse encore encadrer — d’aucuns diraient élargir — la doctrine relative à la mort propitiatoire du Christ. Tout au plus risquait-elle d’en amortir le relief. Et c’est ce qui finit par arriver à la tradition grecque, telle qu’elle est résumée par saint Jean Damascène, De orth. fide, {{rom|iii}}, 25-27 et {{rom|iv}}, 4, 11, 13, ''P. G.'', t. xerv, col. 1093-1096 et 1108, 1129, 1136-1137, au lieu qu’en s’attachant, avec saint Grégoire, Moral., XVII, {{rom|xxx}}, 46, P. J… t. lxxvi, 32-33, à la dogmatique traditionnelle du sacrifice, même sans beaucoup l’approfondir, l’Occident restait sur le chemin qui devait le mener au but. <section end="RE" /> <section begin="RE" /> {{refa|25|V. {{sc|Théologie médiévale}}.}} Il était réservé au Moyen Age de réaliser la synthèse doctrinale dont la tradition patristique avait préparé les matériaux. Le tournant du xi c siècle allait voir s’accomplir d’un coup ce progrès dans le Cur Deus horno de saint Anselme, et d’une manière, somme toute, assez heureuse pour que la crise ouverte par Abélard ne fît que le consolider. Voir L(. dogme de la rédemption. Essai d’étude liistorique, p. 279-315 et 446-482 ; Le dogme de la rédemption au début du Moyen Age. p. 63-260. {{1o}} Œuvre de saint Anselme. - Historiens et théologiens tic tous les bords sont unanimes à reconnaître que le Car Deus homo, ''P. L.'', t. {{rom|clviii}}, col. 361-131), fait époque. Il fui publié en 1098 et il n’y a pas à compter avec l’hypothèse, soutenue par E. Druwé, Libri sancti Anselmi « Cur Deus homo « prima forma inedila, Rome, 1933, d’une « première rédaction i entièrement différente du texte actuel. Voir.1. Rivière, Un premier jet du « Cur Deus homo » ?, dans Revue des sciences religieuses, t. {{rom|xiv}}, 1931, p. 329-369. On lui doit d’avoir pour la première fois systématisé la théologie rédemptrice autour du concept de satisfaction. 1. ''Exposé''. Sous la forme d’un dialogue avec son disciple Roson, Anselme y développe une thèse méthodique, en vue d’établir au nom d’une dialectique péremptoire, rationibus necessariis, et de caractère purement rationnel, remolo Christo quasi numquam aliquid fuerit de illo (préface), la stricte nécessité de l’incarnation et de la passion. Voir {{sc|Anselme}} (Saint), t. {{rom|i}}, col. 1338-1339. Cette démonstration se déroule en deux livres, dont le premier commence par écarter les conceptions courantes de l’économie rédemptrice, notamment celle qu’il était habituel d’emprunter à la « justice » envers le démon ({{rom|i}}, 7). Une fois le terrain ainsi déblayé, l’auteur définit le péché comme une violation de l’honneur dû à Dieu et, en conséquence, la satisfaction comme un hommage propre à réparer cette offense ({{rom|i}}, 11). D’où il déduit qu’une satisfaction pour le péché s’imposait, au regard tant de Dieu que de l’homme ({{rom|i}}, 1219), mais que celui-ci n’était pas en mesure de la fournir secundum mensuram peccali ({{rom|i}}, 20-24). Ce qui ne laisse pas à l’humanité coupable d’autre alternative pour être sauvée que l’avènement du Fils de Dieu ({{rom|i}}, 25). Au second livre, Anselme remonte plus haut, pour montrer que Dieu ne pouvait pas renoncer à son plan T. — XIII — 62.<noinclude> <references/></noinclude> b1zfdbgigw1th9mm7rls8cml2gll890 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/938 104 3982337 15908470 15584942 2026-07-07T13:01:23Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908470 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3405|VOLTAIRE. PRINCIPALES ŒUVRES|3406}}</noinclude> scolastiques étaient bannies et la raison seule cultivée ». T. {{rom|ii}}, p. 5. Il a détruit « le roman ingénieux » de Descartes, p. 6, sur le système du monde. C’est que « Descartes estimait que ce qu’il pensait fortement et rationnellement lui livrait la nature absolue des choses et l’existence de ces choses. Pour Newton, point de savoir effectif qui ne se rattache à une expérience ». La littérature anglaise, Lettres x ri u-xxii, fournit à Voltaire, elle aussi, l’occasion d’attaquer le christianisme. Présentant Shakespeare, il traduit la tirade de Hamlel et y parle « de prêtres menteurs », alors que Shakespeare n’en dit pas un mot. Dans l’édition des Lettres philosophiques de 1742, il loue Dryden d’attaquer prêtres et religieux. À propos des grands seigneurs anglais qui s’adonnent aux belles-lettres, Lettre {{rom|xx}}, il citera un seul passage, celui où lord Hervey fait la critique du catholicisme en Italie et de la papauté. P. 122. Ce chapitre lui est aussi une occasion de vanter la nation, où chacun peut imprimer ce qu’il pense. Quelle différence avec la France ! 4. La 25' Lettre. L' anti-Pascal de Voltaire. — Le {{1o}} juillet 1733, il écrit à Cideville ({{rom|xxxiii}}, 355) : « Une 25{{e}} Lettre… contient une petite dispute avec Pascal, ce misanthrope sublime. Ce n’est point contre l’auteur des Provinciales que j’écris ; c’est contre l’auteur des Pensées, où il attaque l’humanité beaucoup plus cruellement qu’il n’a attaqué les jésuites. » Cf. A Formont, juin 1733 (''ibid.'', 348). Après un préambule où il expose les mêmes idées et où, derrière Pascal, il vise les récents apologistes du christianisme, il passe à l’attaque sous couleur de réponse à telle Pensée ou de remarque. L’édition de 1734 comprend 87 remarques ; celle de 1742, dans Œuvres mêlées, 5 vol. in-12, Genève, en comprendra 65, plus 8 numérotées à part, portant sur les Pensées publiées par le P. Desmolets. On ne saurait omettre ici les 94 Remarques sur les Pensées, 22 sur le texte de Condorcet, 12 sur l’écrit attribué à Fontenellc, dont Voltaire accompagne, en 1778, la réédition qu’il donne de l’Éloge et Pensées de Pascal de Condorcet. Pourquoi Voltaire s’acharne-t-il contre Pascal ? C’est que, cet apologiste du christianisme abattu, aucun autre ne comptera plus. Cf. la Lettre citée à Formont et ici, t. {{rom|xi}}, col. 2192-2193. J.-R. Carré groupe sous les chefs suivants les critiques de Voltaire, Réflexions sur V Anti-Pascal de Voltaire, in-12, Paris, 1935 : a) Voltaire critique du pari (5{{e}} Remarque, t. {{rom|ii}}, p. 191). — Sur le pari, cf. ici, t. {{rom|xi}}, col. 2182 sq. S’inspirant de Bayle et de l’abbé de Villars, il lui reproche d’abord de porter sur un fondement faux : l’intérêt. Citant Pascal d’après une réimpression de 1714 de l’édition de Port-Royal, Voltaire était poussé dans cette voie par le titre même que cette réimpression donne au pari : « Qu’il est plus avantageux de croire. » Il écrit donc : « L’intérêt que j’ai à croire une chose n’est pas une preuve de sa vérité » ; en second lieu, d’être indécent et puéril : « On ne joue pas Dieu à pile ou face. » Enfin, et c’est une objection plus juste à faire à un janséniste : Étant donné le petit nombre des élus, « n’ai-je pas un intérêt plus visible à être persuadé » que Dieu n’existe pas ? b) Critique de Pascal apologiste du sentiment ou du cœur, instrument de connaissance et de certitude. Cf. {{rom|iii}}, ''loc. cit.'', col. 2133-213."., 2163-2175. Le disciple de Descartes n’accepte pas : {{1o}} que la connais rationnelle soit déclarée incomplète, parce que la partie ne peut connaître le tout et que dans l’univers toutes choses dépendent l’une de l’autre (Fr. 72, édit. Brunschwicg). Il suffit, répond Voltaire, de connaître ce qui est à notre portée. Nous n’avons pas besoin de connaître les rapports qu’il y a entre une araignée et l’anneau de Saturne. — {{2o}} Que Pascal « ne se sente pas assez fort pour convaincre des athées endurcis de l’existence de Dieu » (Rem., vu (sur le texte de Desmolets), p. 242). — {{3o}} Qu’il ait vu « dans l’obscurité même de la religion chrétienne une preuve de sa vérité » (Fr. 565 et 273. Voir ''loc. cit.'', col. 2141), et qu’il ait écrit : « Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment » (Fr. 274 ; Rem., {{rom|xlviii}}, p. 220. Voir, ''loc. cit.'', col. 2169 sq.). c) Critique de Pascal, introducteur du surnaturel. — Voltaire déteste surtout en Pascal le défenseur d’un système de croyances s’appuyant sur des preuves historiques. Des prophéties et des miracles, dans une Lettre à Maupertuis du 29 avril 1734, Voltaire disait : « Il n’y a pas une prophétie qui puisse s’expliquer honnêtement de Jésus-Christ. Son chapitre (de Pascal) sur les miracles est un persiflage » ({{rom|xxxiii}}, 41). Ici, plus modéré, il s’en prend seulement au fragment où Pascal dit que les prophéties prouvent Jésus-Christ si elles ont deux sens. Fr. 642. Inspiré par l’Histoire des oracles de Fontenelle et par le Discourse of the ground and reasons of the Christian religion de Collins, 1724, il répond, Rem., {{rom|xv}}, p. 200-201 : « La duplicité est une faute et une telle théorie assimile les prophéties aux oracles païens. » Sur les miracles, il se contente de répondre au fragment 817 ( « que la croyance à des miracles faux prouve qu’il y en a de vrais » ) ceci : « La nature humaine n’a pas besoin du vrai pour tomber dans le faux. Personne n’a vu de loups-garous et tout le monde y croit ». Rem., {{rom|xli}}, p. 217-218. Il proteste ensuite, Rem., {{rom|lxiii}}, p. 237, contre cette affirmation de Pascal : « Toute religion qui ne reconnaît pas Jésus-Christ est notoirement fausse et les miracles ne lui peuvent de rien servir », au nom de l’honneur de Dieu, qui ne peut faire de miracles pour le soutien d’une fausse religion. Cf. ici Pascal, col. 2148 sq., et les articles Miracles, Prophéties du Dictionnaire philosophique, les Questions sur les miracles, etc. Il n’accepte pas sans réserve la preuve par les martyrs : beaucoup de fanatiques étant morts pour l’erreur, il faut ici une enquête avant de conclure. Rem., {{rom|xxxiii}}, p. 212. Et encore moins, le témoignage du peuple juif en faveur du Messie. Rem., {{rom|vii}}, vin et {{rom|ix}}, p. 194-195. Cf. Dernières remarques, {{rom|lxxxii}}, lxxxiii, {{rom|lxxxiv}}, {{rom|lxxxv}}, {{rom|lxxxvi}}. Pascal fait des Juifs les hérauts du Messie au milieu de l’humanité, mais, dit Voltaire, s’ils ont attendu le Messie, cela a été pour eux seuls ; il fait de leur loi la plus ancienne, la plus parfaite, le modèle des autres, mais, répond Voltaire, avant la loi de Moïse, il y avait la loi égyptienne et il est faux que les autres peuples aient emprunté quelque chose à la loi mosaïque, fin fin, à propos de la véracité des Écritures, base historique du christianisme, tandis que Pascal trouve dans leurs contradictions une preuve « visible que cela n’a pas été fait de concert », Voltaire insiste sur les contradictions des deux généalogies de Jésus-Christ dans saint Matthieu et dans saint Luc. Rem., {{rom|xvi}}, p. 201-202. d) Critique de la conception pascaliennc de l’homme. — Le jansénisme en France, le puritanisme en Angleterre ont donné de l’homme une conception tragique. Shaftesbury, dans À l.rttrr roncerning Enthousiam, 1708, s’est élevé contre cette conception ; Voltaire s’attaquera à ce fragment 430, où Pascal parle » des grandeurs et des misères de l’homme si visibles qu’il faut nécessairement que la vraie religion > en donne l’explication et où il montre que cette explication est « dans le péché originel, « le sorte que l’homme est plus Inconcevable sans ce mystère que ce m]<noinclude> <references/></noinclude> aq8hx6qqp0mc2omqg9dltaizymuyat7 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/977 104 3982423 15908471 15695936 2026-07-07T13:01:24Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908471 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />3483 ##VULGATE## <nowiki/> '''VULGATE'''. VALEUR CRITIQUE ET LITTÉRAIRE 3484</noinclude>œuvre soit encore moins satisfaisante, et ressemble plus à une simple revision, un peu sommaire, de l’ancienne version, qu’à une traduction originale. De plus, saint Jérôme, comme dans sa revision du Nouveau Testament, a cherché à s’écarter le moins possible du texte latin en usage, et par conséquent des Septante, quand la divergence avec le texte original était peu importante. De là certains grécismes ou même hébraïsmes qui viennent des Septante par l’intermédiaire de la version latine, sans parler de ceux qu’il a lui-même conservés volontairement dans sa traduction par souci d’exactitude littérale. On a remarqué d’ailleurs (A. White, dans Hasting’s Dictionary of the Bible, t. {{rom|iv}}, col. 885) que, là même où saint Jérôme faisait une traduction nouvelle, il modelait son style, inconsciemment sans doute, sur le latin des anciennes versions, ce qui explique la présence dans la Vulgate d’expressions et constructions empruntées à la langue populaire. Cependant, le plus souvent, saint Jérôme s’est préoccupé de la correction et de l’élégance latines plus que de la fidélité littérale au texte qu’il traduisait. Son principe de traducteur, tel qu’il l’a formulé lui-même, était d’ailleurs de s’attacher au sens plus qu’à la lettre du texte : non verbum e verbo, sed sensum exprimere de sensu, méthode, remarque-t-il, qui était celle des apôtres et des évangélistes dans l’usage qu’ils faisaient de l’Ancien Testament. Un des traits principaux par quoi se marque le souci littéraire qui l’animait, c’est le soin qu’il a pris de varier la traduction de certaines expressions qui reviennent fréquemment dans le texte hébreu, même parfois aux dépens* du sens (par ex. dans le ch. i de la Genèse, le même mot est traduit tantôt par genus, tantôt par species), ou aux dépens de l’effet littéraire lui-même (suppression de certaines répétitions voulues qui, dans l’original, accentuent le caractère poétique d’un morceau ou en fixent la strophique). Cf. Mangenot, art. Vulgate, dans ''Dict''. de la Bible, t. {{rom|v}}, col. 2462, qui donne de nombreux exemples, surtout d’après A. Condamin, Les caractères de la traduction de la Bible par saint Jérôme, dans Recherches de science religieuse, 19Il et 1912. Quant à l’interprétation proprement dite du texte, on sait avec quel soin saint Jérôme s’efforça d’atteindre le plus exactement possible la veritas hebraïca, en utilisant le savoir de ses maîtres juifs. Il signale lui-même par exemple comment, afin de rétablir dans les longues listes des Paralipomènes la teneur exacte des noms propres, très altérés dans le grec et le latin, il collationna le texte de ce livre avec un célèbre rabbin de Tibériade. Il utilisa aussi les versions grecques de l’Ancien Testament faites par les Juifs Aquila, Symmaque et Théodotion, versions reproduites dans les Hexaples d’Origène, dont il put consulter l’original à la bibliothèque de Césarée. On peut même juger excessive la confiance que saint Jérôme témoignait à l’égard de la tradition rabbinique, à laquelle il doit dans ses Commentaires certaines interprétations fantaisistes et, dans sa version même du texte hébreu, certaines fausses traductions. Le P. Lagrange a relevé quelques cas de ce genre dans la Vulgate de la Genèse, Rev. bibl., 1898, p. 563-566. En voici un exemple. Dans Gen., {{rom|ii}}, 8, il est question du Paradis qui, d’après la Vulgate, aurait été planté a principio : ces mots traduisent l’hébreu miggedem, qui beaucoup plus probablement doit se traduire : à l’Orient, comme il est rendu par Septante. Saint Jérôme a adopté au contraire la traduction d’Aquila, Symmaque et Théodotion, inspirée de l’opinion juive, d’après laquelle le Paradis aurait été créé en premier lieu, avant toute autre création. Par contre, en réaction contre les traducteurs juifs qui, estimait-il, avaient en maints endroits atténué la signification prophétique et la portée messianique des textes de l’Ancien Testament, il arrive que saint Jérôme ait fait siennes des traductions des Septante qui introduisent un sens messianique, là où l’original ne semble pas le comporter (exemples cités dans Kaulen : Geschichte der Vulgala : Is., {{rom|xi}}, 10 ; {{rom|xvi}}, 1 ; ''Hab.'', {{rom|iii}}, 18 ; ''Jer.'', {{rom|xxxi}}, 22), ou du moins accentuent et précisent ce sens, ''Is''., {{rom|xlv}}, 8 ; {{rom|li}}, 5 ; ''Jer.'', {{rom|xxiii}}, 6 ; Dan., {{rom|ix}}, 24-26. 2. ''Texte ayant servi de point de départ.'' — Le texte hébreu traduit par Jérôme est naturellement celui qui était répandu de son temps dans les milieux juifs : il s’était procuré le manuscrit hébreu utilisé à la synagogue de Bethléem, et l’avait copié lui-même. Ce texte ne devait pas différer beaucoup de celui qui a été fixé par les massorètes. Quelques désaccords entre la Vulgate et le texte massorétique peuvent venir de ce que le manuscrit utilisé par Jérôme ne possédait pas de points-voyelles, et qu’une différence de vocalisation a pu introduire en certains cas une leçon qui s’écarte un peu de la leçon massorétique. Mais ces différences sont peu importantes, et les ressemblances sont beaucoup plus significatives, car la Vulgate concorde avec le texte massorétique même en des endroits où celui-ci est sûrement fautif (mêmes coupes défectueuses de mots, mêmes omissions mêmes gloses, etc.). Reste à se demander si le texte traduit par Jérôme, et qui est substantiellement conforme à l’hébreu actuel, reproduisait exactement le texte primitif, et si en particulier il lui était toujours plus fidèle que la version grecque des Septante. Sur ce point, il semble que le sentiment des critiques ait évolué, et qu’ils accordent plus de crédit à la version alexandrine. Il est certain que, grâce au travail des massorètes qui a commencé au {{rom|v}}{{e}} siècle de notre ère, le texte de la Bible hébraïque n’a pas subi de variations notables, depuis cette époque, sauf quelques fautes de copistes, rendues d’ailleurs plus rares par tout un ensemble de signes destinés à garantir l’inaltérabilité. Mais avant ce travail des massorètes, depuis l’époque de la composition de ses diverses parties jusqu’à saint Jérôme, l’Ancien Testament hébreu a été soumis aux conditions ordinaires des manuscrits de ce temps, des fautes s’y sont forcément introduites du fait des copistes, sinon des revisions systématiques ; il devait donc nécessairement s’écarter de l’original en bien des endroits. Par contre la version des Septante, qui fut commencée à Alexandrie au milieu du {{rom|iii}}{{e}} siècle avant J.-C, correspond à un état du texte hébreu notablement plus ancien, où certaines altérations du texte actuel n’existaient pas encore. De sorte que, dans les cas très nombreux de divergence entre les Septante et la Vulgate, il peut se faire que la leçon originale soit mieux conservée dans la version grecque que dans le texte hébreu suivi par saint Jérôme. Il faut tenir compte d’autre part du fait que les traducteurs alexandrins ont pris beaucoup de libertés avec le texte hébreu qu’ils traduisaient, et l’on ne saurait s’étonner que saint Jérôme ait jeté en principe la suspicion sur les omissions, additions, interversions, ainsi que sur les divergences de sens résultant souvent de la mauvaise lecture des mots hébreux, qu’il constatait entre les Septante et les manuscrits utilisés de son temps dans les synagogues et les écoles rabbiniques. D’autant plus que de nombreuses altérations s’étaient glissées dans les manuscrits de la version alexandrine pendant les quatre premiers siècles de notre ère, du fait des copistes, et aussi des recenseurs. Cf. sur ce point l’article {{sc|Versions de l’Ancien Testament}}. Il est probable que, si à la suite d’un travail délicat de critique textuelle on possédait aujourd’hui une édition des Septante qui reconstituât à peu près le texte primitif authentique de cette version, on en<noinclude> <references/></noinclude> eczovw1bpbvkg84a5njksqno17ecdf2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.djvu/171 104 3988455 15908519 15444348 2026-07-07T13:02:12Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908519 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|327|FOI|328}}</noinclude> lois le moindre doute ? Non ; mais il se mit à chercher une cause, une explication savante qui conciliât ce fait singulier avec la vérité intangible de ces lois. L’étudiant aurait pu lui en épargner la peine par l’aveu de sa supercherie : s’apercevant que la houle pouvait tourner sur elle-même, il avait, un instant avant le passage d’Arago, fait faire demi-tour à la partie échauffée par le soleil. Comme il y a de mauvais plaisants, il y a aussi des sophistes, et des gens qui truquent l’histoire ; et le catholique peu instruit, entendant alléguer contre sa religion des raisonnements et de prétendus faits, n’est pas obligé de les prendre aussitôt comme argent comptant. Il peut bien, sans faire tort à personne, prendre le temps d’examiner, de consulter. Et notons que cet examen, cette consultation, n’implique pas forcément de sa part le doute réel. S’il existe un « examen dubitatif » , il y a aussi un « examen confirmatif » , où l’on se propose simplement de mettre dans tout son jour une vérité dont on est persuadé, de bien réfuter ceux qui l’attaquent et que l’on regarde comme des gens qui se trompent ; où l’on est prêt à garder en toute hypothèse sa certitude première, soit qu’on réussisse ou qu’on ne réussisse pas à trouver la solution directe et triomphante. Sur ces deux sortes d’attitudes de l’esprit dans l’examen et la recherche, voir Franzelin, De tradilione. 2{{e}} édit., Rome, 1875, th. {{rom|xviii}}, coroll. 2, en note, p. 229 ; Mazzella, De virtalibus infusis, Rome, 1879, n. 1061, 1076, p. 599, 609. Donc, en face de l’objection qu’il ne peut résoudre directement, le catholique peu instruit, mais convaincu et bien disposé, se dira : Ce n’est pas étonnant de ma part : d’autres plus savants répondraient sans peine ; et s’il consulte pour savoir la réponse à donner, ce sera sans aucun ébranlement de sa certitude acquise. — Ceux qui s’imaginent que tout homme, à la première objection qu’il rencontre, vient à douter de ce qu’il croyait, confondent deux états d’esprit fort différents : l’opinion chancelante, et la ferme conviction. Dans le premier état, comme l’explique bien le carme Dominique de la SainteTrinité, « nous inclinons dans un sens, mais non sans garder une certaine crainte de la vérité du contraire (ce sont les paroles mêmes de saint Thomas) ; et cette crainte nous dispose à écouter les preuves qui peuvent nous faire revenir de notre premier jugement et nous retourner dans l’autre sens. C’est comme quelqu’un qui a choisi un des deux chemins qui s’offraient à lui, mais en gardant sur ce chemin un certain doute : il s’avance timide, prêt à s’arrêter ou à changer de route au premier cri, au premier avertissement sérieux… Au contraire, qui est certain d’être en bonne voie continue joyeux et sûr, et ne veut pas même écouter le rappel qui tenterait de l’en faire revenir. » Bibliotheca theologica, Rome, 1666, t. {{rom|i}}, p. 143. On peut comparer l’état d’opinion à celui d’un homme suspendu par les bras à une corde qui pend ; la moindre impulsion suffit à le mettre en mouvement. Au contraire l’état de certitude, c’est la situation d’un homme adhérant au sol, bien campé sur ses deux pieds, attendant l’ennemi de pied ferme, et difficile à déplacer. Aussi Newman alfirmc-t-il qu’une certaine « intolérance » caractérise la certitude, intolérance non pas toujours envers les adversaires de nos convictions, mais envers les assertions contraires. « Celui-là, dit-il, n’est pas vraiment certain, dont l’esprit, à la première suggestion, ne repousse pas spontanément et vite, comme vaine, impertinente et sophistique, toute objection à rencontre de ce qu’il tient pour vrai. Celui-là n’est pas certain, qui peut endurer la pensée de l’affirmation contradictoire… Qu’on dise, si l’on veut, qu’un homme ne devrait pas en tel cas part iculier, ou même en général, avoir une conviction si profonde ; qu’il a tort de traiter avec ce mépris, même involontaire, des opi nions qu’il ne partage pas ; on est libre de dire cela, si l’on y tient. Mais en fait, si cet homme est vraiment convaincu, s’il est sur que l’Irlande est à l’ouest de l’Angleterre ou que le pape est le vicaire du Christ, il ne lui reste, s’il est conséquent avec lui-même, qu’a pousser sa conviction jusqu’à cette magistrale intolérance de toute assertion contraire. S’il était, à l’égard des objections comme telles, tolérant au fond de son âme (je ne dis point patient, car la patience et la douceur sont des devoirs moraux, mais j’entends une tolérance intellectuelle), il approuverait virtuellement les vues que ces objections représentent… Quand on tâcherait de me persuader que la trahison, la cruauté ou l’ingratitude sont aussi estimables que la tempérance et la probité, et qu’un homme qui a vécu la vie d’un gredin et qui est mort de la mort d’une brute n’a rien à craindre de la rétribution future, on ne me ferait pas écouter de tels arguments, à moins qu’il n’y eût espoir de convertir celui qui les fait, dût-on me traiter de fanatique et de poltron pour refuser de m’occuper d’élucubrations pareilles. » Grammar of assenl, c. {{rom|vi}}, § 2, n. 1, p. 197-199. Par nos temps de dilettantisme et de scepticisme, de ce scepticisme qui n’a pas de peine à sourire poliment à toutes les thèses, n’y a-t-il pas des âmes énervées qui n’ont plus sur rien la vigoureuse « intolérance » de la certitude ? Quoi qu’il en soit, c’est surtout chez les simples que l’on trouvera les fortes convictions ; et si leur certitude manque d’infaillibilité, elle ne manque nullement de fermeté. Elle exprimera même souvent au dehors cette intolérance caractéristique dont parle Newman ; et saint Irénéc nous en a donné un exemple saisissant dans ces barbares initiés au christianisme, qui fuyaient en se bouchant les oreilles, s’ils entendaient les négations des hérétiques. Voir col. 242. La fermeté d’adhésion peut encore s’augmenter de bien des manières dans leur esprit, à mesure qu’ils avancent dans la vie. Car si l’absence de doute, élément négatif de la certitude, n’a pas de degrés (ou elle est, ou elle n’est pas), l’adhésion positive de l’activité vitale à son objet peut devenir physiquement de plus en plus forte ; et si cette énergie croissante n’augmente pas la valeur objective de la certitude, elle permet du moins à la certitude subjective de mieux résister, de braver plus facilement les attaques. A cette augmentation de fermeté peuvent contribuer — indépendamment de tout nouveau molif de crédibilité et de loute nouvelle solution de difficultés — les causes purement subjectives qui, en général, fortifient les croyances, et qui ont leur utilité, quand il s’agit de résister à l’erreur et au sophisme. Telles sont : Vhabiiude de croire, fortifiée de tous les actes longtemps répétés et accumulés ; les éléments imaginalifs qui, aux croyances abstraites, donnent pour ainsi dire un corps et de la vie, et par suite les unissent à nous plus fortement, comme sont l’art chrétien, les images qui représentent la vie du Christ, les cantiques sur les principaux sujets de la religion, les cérémonies liturgiques avec leur symbolisme ; le sentiment, car nous adhérons davantage aux vérités qui font vibrer notre cœur, et comme un fils repousse avec horreur les accusations que des ennemis lancent contre son père, contre l’honneur de sa mère, ainsi le catholique, toujours plus attaché à son Dieu, à son Église, est toujours plus prompt à repousser les accusations lancées contre ce qu’il aime ; l’action et la pratique même de la religion, les sacrifices qu’elle exige, le respect de la présence de Dieu, la prière et les œuvres par lesquelles on « vit » sa croyance ; tout cela donne plus de force à l’adhésion même intellectuelle. Voir Croyance, t. {{rom|iii}}, col. 2373-2377. Vouloir proportionner la force subjective d’adhésion de toute certitude à la seule perfection objective des motifs intellectuels, par<noinclude> <references/></noinclude> pp2dykv3kcx213vwcqb5gbj3low4nds Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.djvu/235 104 3988517 15908520 15581738 2026-07-07T13:02:13Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: eol''., → eol.'',, oj → of 15908520 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|455|FOI|456}}</noinclude> dit-il, Prseleciiones, Venise, 1742, t. {{rom|iii}}, p. 165 ; les Salmanticenses ajoutent les noms de Guillaume d’Auxerrc. Henri de Gand, Jean Bacon. Cursus theol., Paris, 1879, t. {{rom|xi}}, disp. 111, n. 51, p. 215. b) Après le concile de Trente, l’opinion affirmative est reprise par presque tous les théologiens de l’ordre des jésuites. Avec eux, bien d’autres, par exemple, les docteurs de Louvain, commentateurs de saint Thomas, comme Makler, De virtutibus theologicis, Anvers, 1616, q. {{rom|i}}, a. 5, dub. {{rom|i}}, p. 13 ; Wiggers, De virtutibus theol.. 4{{e}} édit., Louvain, 1689, q. {{rom|i}}, a. 5, n. 102, p. 18 ; les docteurs de Sorbonne, comme Grandin, loc. {{rom|cil}}. ; Gamache, Summa theol., Paris, 1627, De virtut. theol., c. {{rom|i}}, p. 465, p. 7. Même parmi les théologiens d’ailleurs thomistes, on peut citer Estius : Contingit et ea qiue apparent, si lestimonium habent divinum, a nobis eredi, etc., In D. Pauli Epistolas, Paris, 1892, t. {{rom|iii}}, In Heb., {{rom|xi}}, 1, p. 266 ; et une partie de l’école bénédictine, voir Wenzl, Controversise seleclæ ex universa theologia, Ratisbonne, 1724, t. {{rom|iii}}, p. 344, 345, où il cite entre autres grands noms de bénédictins le célèbre thomiste Reding, prince-abbé d’Einsiedeln, et le cardinal d’Aguirre, Theologia S. Anselrni, Rome, 1688, t. {{rom|i}}, p. 159 sq. Parmi les scotistes, on trouve pour l’opinion affirmative non seulement jadis la branche nominaliste, représentée par Gabriel Biel, ''In {{rom|IV}} Sent.'', l. {{rom-maj|III}}, dist. {{rom-maj|XXIV}}, Brescia, 1574, p. 237, 238 ; mais plusieurs depuis le concile de Trente, comme Herinckx dans la Somme à l’usage de son ordre : Admilto simpliciter posse talem philosophum simul scirc et credere exislentiam Dei, sed scienliaa posteriori ci ex creaturis desumpta… Nam hase scientia non générât perfeclam evidentiam de objecto, cujus propria naturel per proprias species non cognoseitur. Summa, part. {{rom-maj|III}}, disp. {{rom-maj|III}}, n. 38, Anvers, 1663, p. 41. Et il explique Scot comme excluant seulement une espèce d’évidence plus parfaite. De même Sporer, Theologia moralis, Côme, 1742, t. {{rom|i}}, tr. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, sect. {{rom|i}}, n. 6, p. 99. Nous donnerons les preuves principales, soit théologiques, soit rationnelles, de chaque opinion, avec les réponses qu’y fait la partie adverse. 3. L’opinion négative, ses preuves théologiques. — Nous résumons les preuves généralement données, telles que nous les trouvons chez le cardinal Billot, De virtutibus infusis, 2{{e}} édit., thés, {{rom|xi}}, p. 243-245. — a) Fides… est argumentum non apparentium. Heb., xr, 1. L’obscurité exigée ici est celle de l’objet matériel, qu’il a antérieurement à la foi : or une telle obscurité ne peut lui provenir que de ce qu’il n’est pas objet de vision ou de science. — b) La cessation de la foi au ciel prouve une incompatibilité entre la foi et la vision. — c) Les Pères : Aliud vidil, aliud credidil. Fides est credere quod non vides. Voir les références plus haut, col. 451. Or la science se ramène à la vision : elle ne peut donc atteindre le même objet que la foi. Réponse. — Omettant une réponse moins bonne donnée par plusieurs adversaires, disons avec d’autres : a) Il est vrai que non apparentium indique un objet matériel, et dont l’obscurité soit antérieure à la foi. Mais il ne s’agit que de l’objet matériel principal, les mystères. C’est ainsi que saint Grégoire limite le texte, en traduisant : qme apparerc non possunt ; ce mot n’est vrai que des mystères, qui ne peuvent ni se voir ni se démontrer. C’est aussi l’interprétation de saint Thomas. Voir les textes, col. 380. A première vue, fides pourrait paraître signifier tout acte de foi ; mais, comme le remarque l’archevêque Mac Evilly dans son commentaire, saint Paul a déjà exclu ce sens en disant : fides est sperandarum substantiel rerum ; ce qui ne serait pas vrai de tout acte de foi, puisque beaucoup d’actes de foi ne s’occupent pas des choses que nous espérons, et ne servent pas de soutien à l’espé rance. Exposition of the Epistles of SI. Paul, Dublin, 1891, t. {{rom|ii}}, p. 239. Il ne s’agit donc pas de tout acte de foi même l’ait sur un objet secondaire, mais de la loi en général, de la vertu de foi, laquelle peut se définir par son objet principal, les mystères divins, non apparentia, et tout spécialement par la béatitude surnaturelle, res sperandte : car L’objet d’attribution caractérise une vertu, une science, et la spécifie. Voir col. 379-382. La question de l’objet secondaire, qui est notre controverse actuelle, n’est donc pas touchée par ce texte, et demeure intacte, suivant la réflexion de saint Bonaventure : Quod enim dicitur fides esse de non apparentibus et non visis…, ex hoc non excluditur quin, quasi per accidens et per coneomitantiam, possit dici quod fides sit de aliquibus quee apparent. ''In {{rom|IV}} Sent.'', l. {{rom-maj|III}}, dist. XXIV. a. 2, q. {{rom|i}}, ad 2 1 "", dans ''Opera'', Quaracchi, t. {{rom|iii}}, p. 519. C’est également la pensée du célèbre commentateur Estius, loc. {{rom|cil}}. — b) La cessation de la foi au ciel ne prouve pas autre chose qu’une incompatibilité entre la foi et la vision intuitive de Dieu, par laquelle l’objet principal de la foi est rendu visible. Saint Thomas est formel : Illa sola manifeslalio excludit fidei ralionem, per quam redditur apparens vel visum id de quo principaliter est fides. Principale autem objectum fidei est verilas prima, cujus visio bealos facit, et fidei succedil. ''Sum. theol.'', II" II », q. {{rom|v}}, a. 1. — c) Les Pères, dans les textes objectés, visent toujours l’objet principal, comme ne pouvant être vu ici-bas. Aliud vidil, aliud credidil : il s’agit d’expliquer comment l’apôtre Thomas, tout en voyant l’humanité du Christ, n’a pas vu l’objet principal, qui doit rester invisible ici-bas, c’est-à-dire la divinité, et le mystère de l’incarnation. L’expression familière à saint Augustin, credere quod non vides, se restreint dans sa pensée à l’objet principal de la foi, comme nous le voyons par cette phrase : Est autem fides credere quod nondum vides : cujus fidei merces est videre quod credis. Serm., {{rom|xliii}}, n. 1, ''P. L.'', t. {{rom|xxxviii}}, col. 254. La récompense de la foi sera de voir dans ses profondeurs ce Dieu que maintenant nous croyons dans le mystère : il s’agit donc précisément de l’objet principal, et rien ne nous force d’étendre la formule de saint Augustin à l’objet secondaire. Preuves rationnelles. — a) « Quand l’intelligence, dit le cardinal Billot, a été amenée à son terme propre, la vision d’un objet intelligible où elle trouve son parfait repos, elle ne peut avoir sur le même objet un acte comme celui de la foi, où elle ne peut trouver son repos : de même que dans le mouvement matériel il serait contradictoire, étant parvenu au terme, d’être encore en dehors de lui et en mouvement vers lui. Et le sens commun semble admettre que nous ne pouvons adhérer aux premiers principes à cause d’un témoignage extrinsèque. Or ce que nous venons de dire des premiers principes doit s’appliquer aussi aux conclusions scientifiques qui s’y ramènent avec une entière évidence. » Loc. {{rom|cil}}. — b) D’autres mettent en avant l’obscurité de la foi, ou la liberté de la foi. Réponse. — a) Oui, il y a une sorte d’impossibilité à s’appuyer sur un témoignage, quand on a la vision, qui donne à l’esprit son parfait repos. Voir col. 149 sq. Mais ce que l’on nie, c’est que cette observation, très juste pour la vision, puisse s’appliquer à la science, ou du moins à tout assentiment de toute science. Ainsi, la conclusion scientifique d’un long ou d’un subtil raisonnement ne donne pas toujours à l’esprit un parfait repos, et peut très bien se fortifier d’un témoignage, de celui des savants, par exemple. Et dans le cas même où la science actuelle suffirait à rendre le témoignage hors de saison, la même science à l’état habituel souvent n’y suffirait pas, comme le remarque, entre autres bonnes réflexions, le docteur de Sorbonne Louis Habert, Theologia dogmutica et moralis ad usutn<noinclude> <references/></noinclude> 9o35hq3apvjgbcuu5jw6i36k2uhf0nk Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/602 104 3998266 15908409 15545849 2026-07-07T13:00:23Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: lyc''., → lyc.'',, oj → of 15908409 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude> <section begin="PURGATOIRE"/><nowiki/> '''PURGATOIRE'''. LE FEU DU JUGEMENT I 190 l.i fin ilt >s temps, el saint Pierre te v of ait contraint de justifier les longs délais du Christ. Il Petr., {{rom|iii}}, 9. l>' « >ù l. « propension de la première génération à ne considérer comme temps propice a l’expiation pour le péché que le temps de la vuprésente, ou s’il tant rapporter une expiation a la vie future, le moment suprême du logement. 2. Le* feu du jugement <, première forme de la croyance au purgatoire. 1 'enseignement du Christ envisage la possibilité d’une expiai ion dans le siècle a venir. Mali h., {{rom|xii}}, 31-32. Voir ci dessus, col. 1170. Mais quelle pourra être cette expiation si la parousic est proche et le Jugement imminent ? (i / L’indication de saint Paul. - (est ici, semble-t-il, que 1 Cor., {{rom|iii}}, ni i. intervient utilement. Nous avons texte donne plus haut (col. 1 17 h la doubleexégèse le. avec la preuve qu’en tirent les théologiens en laveur de l’existence du purgatoire. Mais, en replaçant te dans la ligne de l’évolution doctrinale de la croyance au purgatoire ; il paraît bien qne le mot feu Lirait ici désigner que le feu métaphorique du jugement. L’Écriture a toujours représenté le feu comme un élément des manifestations de la justice divine. oir li l DU JUGEMEN i. col. 2239. Sans doute, dans la pencomplexe des auteurs sacrés, à l’idée du feu métaphorique du jugement se mêle souvent l’idée du feu réel de la conflagration générale ou de l’enfer. Cf. II Petr., {{rom|iii}}, 12 ; Matth., {{rom|xx}}, 24, 1Il hess., {{rom|i}}, 8. Il est probable qu’en employant ici le mot feu, saint Paul fait une allusion au moins lointaine à tout cet ensemble. Mais, puisqu’il s’agit d’un feu qui éprouvera tout le monde, il ne peut être question du feu de l’enfer ; puisqu’il s’agit d’un feu qui s’attaquera aux œuvres plus ou moins bonnes de chacun, il ne peut être question du leu de la conflagration. Toutefois, le feu métaphorique du jugement, réduit à la simple illumination de l’âme projetant, sur le bien et le mal dont elle a à rendre compte, la sentence divine, n’explique pas encore le profond du texte de saint Paul. Ce feu métaphorique est aetif, il éprouve les actions des justes afin d’en manifester la valeur réelle, il corrige les défauts qui v sont encore attaches puisqut par cette rectification même, il procure le salut a l’âme jugée. Ainsi, dans saint Paul, le jugement paraît avoir une double raison B en ce qui concerne les ouvriers de l’Évangile, à-dire les justes : t, .ul il abord, éprouver la valeur tirs actions et, au besoin, purifier en elles ce qui est encore imparfait ; le feu éprouvera ce qu’est l’ouvrage de chacun : l’ouvrage peut subsister, il peut être consumé ; ensuite, accorder la récompense : si l’ouvrage subsiste, » n recevra une récompense ; si l’ouvrage est iime. la récompense pour cet ouvrage défectueux rdue. mais le jugement divin donnera cependant avricr une sentent{{e}} de salut. En raison d’une unique perspective, ces deux effets sont présentes sur le même plan. En realite, ils devraient être sépari purification précédant la sentence d’admission tu bonheur du salut. C’estle travail théologique des siècles rieurs qui dégagera cette double perspective, te double action du jugement correspond d’ailleurs parfaitement a ce que saint Paul nous dit de l’objet du jugement, même lorsqu’il niparle pas de feu. Voir JuŒMl NT, col. 1758. Si chacun doit recevoir rie I selon ses <i u Ma formule qui résume le mieux la pensée de l’Apôtre — il est bien évident que i uvres imparfaites devront d’abord être corrigées de leurs imperfections avant qui l’ouvrier puisse aspii la récompense. Le jugement divin sera donc recitif de toutes les anomalies, petites et grandes, rie Ire moral d’ici-bas. Mime perspective unique chez / « ; autre » apôtres. — ' au jucement de Dieu que saint Jacques rapporte ivre ultime ri., salut ou de la damnation : Il n’y a qu’un législateur et qu’un juge qui puisse perdre et sauv er. {{rom-maj|IV}}, 12. Le jugement sera plus ou moins sevei v m. 1. sans miséricorde pour celui qui n’a pas fail miséricorde, {{rom|ii}}, 13, et cependant la miséricorde s’éU vera encore au dessus du jugement, ///<I. Il il s’agil bien ici du jugement lin. {{rom|il}}. qui coïncide avec l’avcuc ment du Seigneur, v..S 9. Saint Pierrt, reprenant une formule de saint Paul, rappelle que I >icu juge sans acception de personne selon l’œuvre de chacun, i Petr., {{rom|i}}, 17. Bientôl se pro dlllra ce jllgement qui commencera par la maison de Dieu, C’esl a dire par les justes. el. si le juste est a peine sauve, l’impie et le pécheur ou se présenteront ils.' {{rom|iv}}, 17 18. Cette difficulté du salul pour les justes au moment du jugement attesterait que le jugement devra purifier leurs.'unes des restes d’imperfections. la chose est dite equiv aleinmeut des le début de l’é pitre. OÙ l’apôtre déclare que lui et les liricles ont été régénères… eu vue du salul qui doit être révélé a la lin des temps, Or, peu de jours les en séparent, el cepen daut il leur faut encore être cont listes par diverses leu tations, afin que l’épreuve de leur loi, bien plus pré cicuse que l’or (qu’on éprouve par le feu), soit trouvée digne de louange, de gloire et d’honneur, à la révélai ion tau jugement) de Jésus-Christ, i. 5-7. La deuxième épttre, corrigeant l’impatience des chrétiens à l’égard du jour du Seigneur, fait de multiples allusions au feu du dernier jour ; mais. ici. de toute évidence, il s’agit d’un feu réel de la conflagration. Quant au jugement lui-même, il se produira après le temps que la patience divine laisse a tous pour faire pénitence, ni, 5-12. l’eu d’indications dans les épttres johanniques ; toutefois, c’est encore au jour du Seigneur que l’apôtre rapporte la confusion des pécheurs, la confiance des justes, I Joa., {{rom|ii}}, 28, et la manifestation publique de leur filiation divine, {{rom|iii}}2 ; cf. {{rom|iv}}, 17. L’épître de saint Jude contient, au contraire, un enseignement direct sur lu-livre tpii s’accomplira au jugement. Empruntant la prophétie d’Hénoch, elle annonce que le Seigneur vient exercer son jugement contre tous les hommes sans exception, convaincre les impies touchant les œuvres d’iniquité qu’ils ont faites. tandis que les justes pourront attendre la miséricorde rie Notre -Seigireur Jésus-Christ, 15, 21. Toutefois, les justes devront s’efforcer encore de sauver les pécheurs en les arrachant au feu. Ici. l’allusion au feu du (1er nier jour — conflagration, enfer, jugement, qui sait '.' .si claire. Dans l’Apocalypse, pas d’autre perspect ive que celle du jugement final. Voir {{sc|JUGEMENT}}, col. 1 7li.'S. Du point rie vue qui nous occupe, une formule surtout est a nie nir a cause de sa généralité même : 1 >ieu rendra à cha i un selon ses uuv res. Cf. H. 2 : i : {{rom|xx}}, 12. 13 ; {{rom|xxii}}, 12. Dans cette généralité même, il y a place pour la proba lion des œuvres imparfaites. i Les Pères apostoliques. On retrouve chez eux la même attitude. Le feu de l’épreuve, dans la Didachè, xvi..">. ne se rapporte pas au jugement. Voir Fi.i iu .m ai mi {{rom|xi}}. col. 22 il. Parmi lis trois dogmes du Seigneur ». le pseudoBarnabe énumère i la justice du jugement, principe el fin de la foi. i. (i. Ce jugement sera accompagné de l.i peine éternelle du feu pour les impies. Mari. ''Polyc.'', xi. 2. (, )ui nie ce jugement est le premier-né de Satan. i.jiisi. Polyc, vu. i : {{rom|ci}}. // Clan., rx, i : ''Barn''. Bpist., iv, 12. I.e jugement, ici encore, est présenté comme rectifiant les anomalies morales de la vie présente et de v a ni rendre a chacun selon ses œuvres. <i. / Clan., {{rom|xxvii}}, i : I brinas. Simil.. I. m. 6. Dans la Suiiil.. IV. Herma ! établit une comparaison qui rappelle un peu I Cor.. m. 11-15 : le jugement futur révélera la valeur des œuvres 'hchacun ; ces œuvres sont comparées.< de <section end="PURGATOIRE"/><noinclude> <references/></noinclude> 2cq2pnjc3hyo06sdveel2mmzsf6iof7 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/1 104 3998840 15908658 15907110 2026-07-07T15:02:04Z Yland 11394 /* Ajout d'articles : Cypre (Dict. de la Bible) */ 15908658 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" /></noinclude><noinclude> {{c|{{t|'''DICTIONNAIRE'''|150}}|mt=9em}} {{c|{{t|'''DE LA BIBLE'''|250}}}} {{Séparateur}} {{c|TOME DEUXIÈME}} {{c|{{t|PREMIÈRE PARTIE|80}}}} {{c|'''C'''|mb=9em}} </noinclude><includeonly> {{Boîte déroulante/début|titre=Articles du tome II}} <section begin="IndexAlphaC"/>{{colonnes|1= <nowiki/><small> * [[Dictionnaire de la Bible/Cadès|CADÈS]] * [[Dictionnaire de la Bible/Cadèsbarné|CADÈSBARNÉ]] * [[Dictionnaire de la Bible/Cadets|CADETS]] * … * [[Dictionnaire de la Bible/Cambolas|CAMBOLAS]] * [[Dictionnaire de la Bible/Cambyse|CAMBYSE]] * [[Dictionnaire de la Bible/Caméléon|CAMÉLÉON]] * [[Dictionnaire de la Bible/Caméléopard|CAMÉLÉOPARD]] * [[Dictionnaire de la Bible/Camerarius|CAMERARIUS]] * … * [[Dictionnaire de la 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121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908379 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1185|ORDINATIONS ANGLICANES. DEFAUT D’INTENTION|1186}}</noinclude> Et pour qu’il ne reste aucun doute, la « rubrique noire », insérée au Prayer Book de 1552 par Edouard {{rom-maj|VI}}, supprimée en 1661, puis rétablie avec quelques modifications, explique, pour qu’on n’y voie pas un acte d’adoration, le maintien de la coutume de recevoir la communion à genoux : Hic declaraiur nullam per eam vel intendi vel faciendam esse adorationem aut sacramentalis Panis et Vini ibi corporaliter acceptorum aut corporalis cujusquam præsentiæ Garnis et Sanguinis naturalium Christi. Sacramentalis enim Panis et Vinum in suie proprietate naturæ vel substantise permanent, ideoque ea adorare non licet : id enim idolatria esset, ab omnibus fidelibus christianis abominanda. On peut discuter, cf. Dalbus, ''op. cit.'', p. 23-24, sur la signification de certains termes, sur la substitution des mots « présence corporelle » à « présence réelle », mais il est impossible de donner à cette formule un sens orthodoxe ; le refus d’adoration implique la négation de la présence réelle. On a objecté que la « rubrique noire » ne faisait pas partie du texte liturgique, qu’elle avait été ajoutée par Edouard VI. Mais le roi était le chef de l’Église ; on acceptait son intervention dans les questions doctrinales et liturgiques, aussi bien qu’en matière disciplinaire. On retrouve d’ailleurs cette même doctrine sur le sacrifice et la présence réelle dans les Trente-neuf articles, issus de l’assemblée du clergé de 1563, résumés des Quarante-deux articles d’Edouard VI : ils constituent le credo officiel de l’Église anglicane. Le xxxi° article rejette le sacrifice : « L’offrande du Christ offerte une seule fois est la parfaite rédemption, la propitiation et la satisfaction pour tous les péchés du monde entier, originel aussi bien qu’actuels ; il n’y a en dehors de celle-là aucune satisfaction pour le péché. C’est pourquoi les sacrifices des messes où, disait-on communément, le prêtre offrait le Christ pour les vivants et pour les morts, n’étaient que fables impies et illusions dangereuses. » Le xviir 3 article nie la transsubstantiation : « La transsubstantiation ne peut être prouvée par la Sainte Écriture ; elle est contraire aux textes clairs de la Bible ; elle détruit l’essence du sacrement et a donné lieu à de nombreuses superstitions. — Dans la cène, le corps du Christ est donné, reçu, mangé, mais seulement d’une manière divine et spirituelle, et le moyen par lequel le corps du Christ est reçu et mangé dans la cène est la foi. D’après l’institution du Christ on ne conservait pas, on ne portait pas, on n’élevait pas, on n’adorait pas le sacrement de l’eucharistie. » On a cherché à voir dans cette doctrine de l’Église anglicane sur le sacrifice le simple rejet d’une opinion fausse, communément admise, concernant la nature du sacrifice eucharistique. Dalbus, ''op. cit.'', p. 26 sq. ; Haddan, Apostolical succession, p. 269-274. Le regret de certains anglicans, « qu’on ait pu mutiler les anciens livres liturgiques jusqu’au point de permettre le doute sur la réalité du sacrifice, » ne fait rien à la chose. Il est certain que beaucoup rejettent les erreurs du passé et veulent donner un sens acceptable, plus conforme à la tradition, à la doctrine officielle de leur Église. Mais la question n’est pas de savoir ce que croit actuellement certaine fraction de l’Église anglicane. Pour déterminer la valeur du nouveau rite usité pour conférer le sacerdoce, pour préciser le sens de la formule qui y est adoptée, c’est aux idées des réformateurs eux-mêmes et aux doctrines officielles qu’il faut recourir. Or, il ne subsiste aucun doute : l’Ordinal, le Livre de la prière commune et le Credo officiel excluent toute idée de sacrifice ; le sacerdoce n’est plus un sacrement. On voit par là quel est le sens du rite d’ordination : c’est une signification nouvelle qui a été donnée aux termes de prêtres et d’évêques ; on a voulu établir des ministres ne possédant aucune des prérogatives essentielles du sacerdoce et de l’épiscopat catholiques ; et pour atteindre ce but on a modifié intentionnellement l’ancien Pontifical. A supposer donc, ce qui n’est pas, que le degré de la hiérarchie soit suffisamment indiqué dans la forme même de l’ordre conféré, le rite serait encore en lui-même frappé d’inefficacité, signifiant tout autre chose que ce que Jésus-Christ, l’auteur des sacrements, et l’Église, interprète infaillible de la volonté du Christ, ont voulu qu’il représente et réalise. Il n’y a pas que des catholiques pour soutenir cette conclusion : « On peut raisonnablement se demander, écrit le ritualiste Lee, si, à l’exception des évêques catholiques, il y avait un seul écrivain anglican, évêque, prêtre ou diacre, qui maintînt nettement la réalité du sacerdoce chrétien et d’un sacrifice véritable de l’Agneau de Dieu dans la sainte eucharistie. » King Edward the sixth Suprême Head, p. 88, n. 1. Cf. Jewell, A treatise of sacrements, Works, t. {{rom|ii}}, p. 129 ; Withaker, Besponsio ad decem rationes Edmundi Campian jesuitæ, resp. ad rat. 8 et 9. Et il ne manque pas, de nos jours, d’anglicans pour affirmer que leur Église n’a ni réel sacrifice, ni tribu sacerdotale pour s’interposer entre Dieu et l’homme ; cf. Farrar, Sacerdotalism, dans la Contemporanj Beview, juillet 1892 ; du même, Undoing the work of Beform, id., juillet 1893 ; Ryle, dans le Tablet, 10 novembre 1894, p. 739. C’est encore l’opinion d’un grand nombre de Russes et de Grecs schismatiques, bien que le patriarche de Constantinople, Mélétios IV Métaxakis, ait reconnu, dans une lettre encyclique de 1922, la validité des ordres anglicans. Texte dans la Documentation catholique, t. {{rom|xiv}}, 1925, col. 1012-1023. Cf. M. Jugie, Theologia dogmatica christianorum orientalium, t. {{rom|iii}}, Paris, 1930, p. 438-440. m. l’intention du ministre. — L’intention est la volonté délibérée de conférer un sacrement, de réaliser ce qu’a institué Jésus-Christ. Le décret d’Eugène IV pour les Arméniens donne l’intention comme l’un des trois éléments constitutifs des sacrements : Hœc omnia sacramenta tribus perftciuntur, videlicet rébus tanquam materia. verbis tanquam forma, et persona minislri conferentis sacramentum cum intentione jaciendi quod facit Ecclesia : quorum si aliquod desit non perftcitur sacramentum, DenzingerBannwart, n. 695. Le concile de Trente a défini : Si quis dixerit in ministris dum sacramenta conficiunt et conferunt non requiri intentionem saltem jaciendi quod facit Ecclesia, a. s., sess. {{rom|vii}}, de sacr. in gen., can. 11. L’intention doit être véritable et intérieure, il suffit qu’elle soit virtuelle et implicite ; il n’est pas nécessaire qu’elle porte sur les etïets, sur la grâce produits par le sacrement : exprimitur generalis inlentio in verbo baptizandi (ego te baptizo), et illa expressio sufficit ad intentionem Ecclesiee, scil. ad fcciendum quod facit Ecclesia, licet non credat hoc aliquid valere. Albert le Grand, In IV uni, dist. {{rom-maj|VI}}, a. 11 ; Franzelin, De sacramentis in génère, p. 207-208. L’intention n’est donc pas radicalement viciée par l’erreur du ministre. Enfin, il n’est pas non plus requis que le ministre veuille faire ce que fait l’Église catholique, il est suffisant qu’il ait l’intention d’accomplir ce que fait l’Église en général, la véritable Église, ou ce que Jésus-Christ a institué : Si absolule velit facere quod Christus institua sed ex errore non putet hoc esse id quod romana Ecclesia facit, ex altéra tamen parte adhibeal materiam et formam, confteitur sacramentum. C. Pesch, Pnvlect. dogm., t. {{rom|vi}}, 4{{e}} éd., p. 131. Forts de ces principes théologiques, les anglicans affirment avoir vraiment l’intention de faire ce que fait l’Église. Ils raisonnent ainsi : l’Ordinal anglican T. — XI — 38<noinclude> <references/></noinclude> buty008txup32ziwgq60vz7awin1ktm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/45 104 4002145 15908384 15116273 2026-07-07T12:59:56Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (4), ''P. G''. → ''P. G.'', ich''., → ich.'', (8), oj → of 15908384 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1223|ORDRE. HIÉRARCHIE APOSTOLIQUE, CHARISMES|1224}}</noinclude> (car ce sont eux qui veillent, comme devant rendre compte de vos âmes)… Saluez tous vos préposés et tous les saints. » {{rom|xiii}}, 7, 17, 24. Clément de Rome, qui a connu et utilisé l’épître aux Hébreux, désigne les supérieurs ecclésiastiques sous le nom de qyoû(xsvoi., {{rom|i}}, 3 ; {{rom|xxi}}, 6. On sait d’ailleurs que les deux expressions toùç 7rpoYiyou[z.é)ouî T/jç sxxA-qaiaç, et twv 7TpoïaTa[xé/ojv t ?jç sxxÀ'/jenaç se retrouvent dans le Pasteur d’Hermas, Vis., {{rom-maj|II}}, {{rom|ii}}, 6 ; {{rom|iv}}, 3 ; {{rom-maj|III}}, {{rom|ix}}, 7, pour désigner les « anciens » de l’Église. Il n’est pas possible d’admettre ici la thèse de Harnack, Prolegomena zur A'.Sa^Y), dans Texte und Untersuchungen, t. {{rom|ii}}, fasc. 1, 2, p. 94, note 8, et de Sohm, Kirchenrecht, t. {{rom|i}}, p. 28, réservant le mot de riyoûji-evoi aux prédicateurs doués de la parole. Le texte des Actes, {{rom|xv}}, 22, pourrait être invoqué en faveur de cette opinion ; mais on doit observer qu’appliqué à Silas et à Barsabas, r)Yoô|i.svoi est un simple adjectif et non un substantif. D’ailleurs, on sait que Silas était prophète, et qu’à ce titre il avait une autorité supérieure dans la hiérarchie. Voir ci-dessus. Quoiqu’il en soit le terme yjyoô^svoi a toujours impliqué une autorité : voir, dans la version desSeptante, Ezech., {{rom|xliii}}, 7 ; ''Mich.'', {{rom|vii}}, 5 ; II Parai., {{rom|xxxi}}, 13 ; I ''Mach.'', {{rom|xiv}}, 16, et dans l’épître de Clément aux Corinthiens, {{rom|v}}, 7 ; {{rom|xxxii}}, 2 ; {{rom|xxxvii}}, 2, 3 ; {{rom|li}}, 5 ; {{rom|lv}}, 1, cf. {{rom|lxi}}, 1. Les riyoù^svoi « ne sont pas de simples délégués de la communauté, des prêcheurs sans autorité, des maîtres quelconques, mais des chefs qui ont droit à la soumission… Ces chefs sont des pasteurs, leurs fonctions rappellent celles des anciens ; et, de fait, parmi les judéo-chrétiens, les Églises avaient des anciens à leur tête. Toutefois, comme 7)Y 01 V eV01 a un sens très général, nous pensons que toutes les autorités, par exemple aussi les apôtres, y sont comprises avec les anciens ». Michiels, ''op. cit.'', p. 171. Une chose frappe l’esprit, dans cette recherche des manifestations premières des pouvoirs sacerdotaux, c’est qu’il n’existe encore, dans le langage ecclésiastique de l’âge apostolique, aucun nom propre pour désigner les chefs revêtus des pouvoirs sacrés : anciens, surveillants, pasteurs, préposés, chefs, apôtres, prophètes, docteurs, évangélistes, tous ces qualificatifs de la hiérarchie stable ou itinérante ne nous disent pas par eux-mêmes les pouvoirs spéciaux de ceux qu’on appelait ainsi. Un seul mot aurait pu caractériser nettement le pouvoir sacerdotal, Ispsôç ; mais ce mot était vraisemblablement encore réservé à Jésus-Christ, seul vrai prêtre. Cf. ''Heb.'', {{rom|v}}, 5-6 ; {{rom|vi}}, 19-20, 26 ; {{rom|xiii}}, 1-2 ; {{rom|ix}}, 11-12. Les mots àpx'.spsûç et ispsôç ne s’appliqueront à l’évêque et au prêtre de deuxième rang qu’une fois la hiérarchie à trois degrés (évêques, prêtres, lévites) organisée en opposition avec la foule des simples laïques. Cf. S. Clément, Ad Cor., xl. {{5o}} Conclusion : Caractère de pouvoir réservé inhérent au sacerdoce chrétien. — Ainsi, de toute cette étude des textes de l’époque apostolique, il résulte clairement que, dès les premières années de l’Église, la distinction entre le « clergé » et les laïques est fondée non sur une nécessité pratique de bon ordre, mais sur l’institution divine, promulguée par les apôtres. Cette conclusion va directement contre la thèse de certains protestants libéraux, renouvelée d’anciens hérétiques, selon laquelle, au début de l’Église, tous les chrétiens se considéraient comme prêtres et pouvaient, au besoin, baptiser, célébrer l’eucharistie, faire observer la discipline. C’est la thèse, avons-nous déjà dit, mise en relief par Edwin Hatch, The organization of the early Christian Clmrch, 5{{e}} édit., Londres, 1895. Plus nous avancerons dans notre étude, et plus nous constaterons combien cette thèse se heurte aux faits de l’histoire les mieux établis. Pour nous en tenir d’abord à l’époque strictement apostolique, il suffira de relever les textes sur lesquels certains auteurs prétendent appuyer leur étrange théorie, I Pet., {{rom|ii}}, 5, 9 ; Apoc, {{rom|v}}, 10 ; {{rom|xx}}, 6, et de montrer comment ces textes, dans leur sens obvie et selon l’interprétation des saints Pères se retournent contre ceux qui en invoquent l’autorité. Saint Pierre, rappelant une parole de l’Exode, xix, 6, écrit aux premiers chrétiens : « Soyez vousmêmes posés sur lui [le Christ] comme des pierres vivantes, un édifice spirituel, un sacerdoce saint, pour offrir des hosties spirituelles, agréables à Dieu, par Jésus-Christ… Vous êtes la race élue, le sacerdoce royal, la nation sainte, etc. » Or, dans ces textes, le sens métaphorique est prédominant. Les expressions « pierres vivantes », « édifice spirituel », « offrande d’hosties spirituelles », « race élue », « nation sainte » montrent qu’ici saint Pierre parle par métaphore, et qu’il ne faut pas, en conséquence, prendre les expressions « sacerdoce saint », « sacerdoce royal », en un sens tellement strict qu’il faille considérer tous les chrétiens indistinctement comme des prêtres. Comparez Rom., {{rom|xii}}, 1 ; ''Heb.'', {{rom|xiii}}, 15, 16 ; Phil., {{rom|iv}}, 18. Cette interprétation s’étend aux deux passages de l’Apocalypse qu’on a coutume d’alléguer, saint Jean proclamant que Jésus-Christ a fait ses fidèles « rois et prêtres », paoriXsîav xal tepsîç, v, 10, et montrant que les élus seront, au ciel, « prêtres de Dieu et du Christ » et « régneront avec lui mille ans ». {{rom|xx}}, 6. L’interprétation des Pères les plus autorisés montre bien en quel sens il faut retenir ces expressions. On pourrait tout d’abord dire que les simples fidèles sont prêtres parce qu’ils offrent vraiment, avec le prêtre proprement dit et en union avec lui, le sacrifice eucharistique. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/Messe|{{sc|Messe}}]], t. {{rom|x}}, col. 1284-1285. Mais, précisément, cette participation au sacrifice eucharistique suppose, dans le chrétien, la possibilité d’offrir à Dieu ces sacrifices spirituels, improprement dits, dont il est si souvent question dans l’Écriture, sacrifice du propre corps et des convoitises, Rom., {{rom|xii}}, 1 ; sacrifice des exercices de la vie chrétienne en général, I Pet., {{rom|ii}}, 5 ; sacrifice de la prière, Heb., {{rom|xiii}}, 15 ; sacrifice de la bienfaisance et de l’aumône, ''Heb.'', {{rom|xiii}}, 16 ; Phil., {{rom|iv}}, 18 ; sacrifice même de la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ, Phil., {{rom|ii}}, 17. C’est en ce sens très large que les Pères ont compris le sacerdoce et le sacrifice des simples chrétiens. Voir Origène, In Leviticum, ''homil.'', {{rom|ix}}, 1, cꝟ. 9, ''P. G.'', t. {{rom|xii}}, col. 508, 521 ; Clément d’Alexandrie, Adumbrationes in I Pet., P. G-, t. {{rom|ix}}, col. 730 ; S. Ambroise, Exposilio in Lucam, t. {{rom-maj|V}}, 33 ; t. {{rom-maj|VIII}}, 52, ''P. L.'', t. xv (1845), col. 1645, 1781 ; S. Augustin, De civilate Dei, t. {{rom-maj|XX}}, c. {{rom|x}}, ''P. L.'', t. {{rom|xli}}, col. 676 ; S. Léon le Grand, ''Serm.'', iv, 1, ''P. L.'', t. {{rom|liv}}, col. 14 ; S. Maxime de Turin, De baptismo, tract. {{rom|iii}}, ''P. L.'', t. {{rom|lvii}}, col. 777, 778. La doctrine des Pères est que la vie chrétienne tout entière, et dans ses détails, peut être considérée comme un sacrifice spirituel que chacun de nous doit continuellement offrir à Dieu ; et c’est pour cette offrande que tout fidèle reçoit, dans son initiation au christianisme, un sacerdoce spirituel qui fait de lui un « prêtre » au sens large du mot. Le catéchisme du concile de Trente a repris cette explication, part. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vii}}, n. 23 sq. ; cf. Mazzella, De Ecclesia, n. 527 sq. Mais la thèse de M. Hatch prétend s’appuyer sur des textes postérieurs à l’âge apostolique et dont le sens obvie semble nier la distinction entre prêtres et laïques. On allègue un certain nombre de cas où la prédication et l’administration du baptême étaient confiées aux laïques. Sans discuter chacun des exemples allégués sur ces deux points, nous reconnais-<noinclude> <references/></noinclude> qxpirhpbfeim4qau68c5jn0l2tvv699 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/51 104 4002151 15908385 15812681 2026-07-07T12:59:57Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908385 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1235|ORDRE. LE RITE PRIMITIF|1236}}</noinclude> depuis le lectorat jusqu’à l’épiscopat. Jaffé. Régenta n. 255 ; cf. Cavallera, Thésaurus, n. 1310. {{P début|90}}On consultera tout d’abord la bibliographie des articles Diacres, t. {{rom|iv}}, col. 731 ; Évêques, t. {{rom|v}}, col. 1700-1701 ; Acolyte, t. r, col. 316 ; Exorciste, t. {{rom|v}}, col. 1786 ; Lecteur, t. {{rom|ix}}, col. 117 ; on se reportera également aux articles Église et Évêques du Dictionnaire apologétique de la Foi catholique de A. d’Alès, t. {{rom|i}}, col. 1248-1268, et 1750-1786 ; ainsi qu’à plusieurs articles du Dictionnaire d’archéologie et de liturgie : Acolyte, t. {{rom|i}}, col. 348 ; Diacre, t. {{rom|iv}}, col. 738 ; Épiscopat, t. {{rom|v}}, col. 202, avec sa copieuse bibliographie, col. 237-238 ; Exorcisme, exorc isfe.''ibid.'', col. 964 ; Fossoyeurs, t. {{rom|v}}, col. 2065 ; Lecteur, t. {{rom-maj|VIII}}, col. 2241. Ajouter : F. Prat, La théologie de saint Paul, 7{{e}} édit. 1923, t. {{rom|ii}}, p. 362 sq. ; H. Lietzmann, Zur altchristlichen Verfassungsgeschichte, dans Zeilschrift [iir wissensch. Théologie, 1913, t. {{rom|lv}}, p. 97-153 ; Tixeront, L’ordre et les ordinations, Paris, 1925 ; H. DiecUmann, De Ecclesia, t. {{rom|i}}, n. 410 sq. ; M. d’Herbigny, Theologica de Ecclesia, thèse xxxiv.{{P fin}} <section end="O" /> <section begin="O" /> {{refa|3|III. {{sc|Le rite sacré de l’ordination}}.}} Jusqu’ici nous n’avons encore fait que constater, dans l’Église, le fait d’une hiérarchie sacrée, distincte du corps des simples fidèles, et dont les membres, à des degrés divers, ont pour fonction de gouverner le peuple chrétien et d’administrer les rites sacrés. Nous avons aussi constaté le souci constant des interprètes de l’enseignement de l’Église, de rattacher les divers degrés de cette hiérarchie, et notamment les trois degrés supérieurs, épiscopat, presbytérat, diaconat, à une institution divine par l’origine apostol.que. Il nous faut maintenant préciser par quel rite sacramentel, au cours d£s siècles, furent ainsi transmis les pouvoirs attachés à l’ordre, autrement dit, quel fut le rite sacré de l’ordination. Question complexe, si l’on considère, d’une part, la multiplicité des degrés dans la hiérarchie sacrée, d’autre part, les modifications importantes subies par le rite au cours de l’histoire. Cette complexité même soulèvera de sérieuses difficultés à la systématisation théologique du sacrement de l’ordre. Dans ce paragraphe, nous nous bornerons aux faits. I. LE RITE PRIMITIF : L’IMPOSITION LES MAINS. — Sur l’imposition des mains, l’origine et les usages du rite, voir t. {{rom|vii}}, col. 1302-1341. {{1o}} Les antécédents juifs du rite d’ordination et leur influence sur le rite chrétien. — Si l’on s’en tient aux données purement scripturaires, il n’apparaît pas que Jésus ait institué lui-même immédiatement le rite chrétien de l’ordination. L’imposition des mains, qui constitue, avec les prières qui l’accompagnent, le rite chrétien primitif, est d’origine apostolique. Il semble certain néanmoins que les apôtres, vraisemblablement instruits par le Christ ou inspirés par l’Esprit-Saint, ont cherché dans le rite juif de l’ordination les éléments du rite chrétien. Voir sur l’influence juive dans le rite d’ordination, J. Morin, Commentarius de sacris Ecclesise ordinationibus, part. {{rom-maj|III}}, p. 141 sq. Cette assertion paraît d’autant plus acceptable, que les autorités juives abandonnèrent la semikah, comme elles avaient supprimé le baptême des prosélytes, s’apercevant, sur ces deux points, du « larcin » des chrétiens. Dans le Deutéronome, {{rom|xxxiv}}, 9, et les Nombres, xxvii, 12-23, Josué apparaît rempli de l’Esprit de Sagesse parce que Moïse lui a imposé les mains. Nous n’avons pas à étudier ici le rapport des deux récits. D’après les plus anciennes traditions, l’imposition des mains est un rite d’installation ; en même temps que l’investiture de la fonction, elle confère un don de l’Esprit ; cf. Behm, Die Handauflegung, p. 122-142 ; J.-Z. Lauterbach, Ordination dans Jewish Encyclopedia. t. {{rom|ix}}, 1905, p. 428-430 ; M. Gaster. Ordination, dans Encyclopedia of religions and ethics, Edimbourg, t. {{rom|ix}}, 1917, p. 552-554. Le rite deutéronomique ne devint un rite d’ordination régulièrement établi qu’après la restauration juive. Cf. Schurer, Geschichte des jùdischen Volkes, t. {{rom|ii}}, p. 250 sq. Son importance fut définitivement acquise lorsqu’elle fut exigée dans l’installation des juges et des docteurs. Sur ces points d’histoire, les livres de l’Ancien Testament ne nous ont laissé que peu ou point de renseignements ; voir cependant sur l’ordination des lévites, Num., vrft, 5-26. Les détails fournis par le Talmud sont accompagnés d’un tissu de légendes ; cf. J. Coppens, L’imposition des mains, p. 164, avec références aux études spéciales sur ce point, et ici, l’art. Imposition des mains, t. {{rom|vii}}, col. 1304. Quelle que soit la date exacte à laquelle la semikah fut adoptée, il est certain qu’au début du {{rom-maj|II}}{{e}} siècle de l’ère chrétienne, les conseils de justice et à leur tête le sanhédrin recrutaient leurs membres moyennant cette cérémonie. C’est peu après qu’elle disparut. Dans l’art. Ordination de Lauterbach, p. 429, on trouvera des détails intéressants sur la suppression de la semikah sous Hadrien, après l’insurrection de Bar-Kokéba. La suppression de toute ordination n’aurait eu lieu qu’en l’an 361, en raison de la fin de toute autorité directrice en Israël. Dans l’ordination juive, l’imposition des mains ne tenait d’ailleurs qu’une place fort restreinte ; elle n’est attestée formellement que pour les années qui précédèrent la révolte de Bar-Kokéba ; mais incontestablement ce rite remonte plus haut et doit avoir été contemporain du ministère de Jésus, des apôtres et des premiers missionnaires chrétiens. Dans sa conception primitive, cette imposition des mains juive comportait non seulement la transmission du ministère, mais encore la transmission de l’Esprit ; cf. Volz, Der Geist Gotles, Tubingue, 1910, p. 115, 139, et surtout H. L. Stracket P. Billerbeck, Kummentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch, t. u : Das Evangelium nach Markus, Lukas und Johannes und die Apostelgeschichte, Munich, 1924, p. 648. « Cette interprétation s’appuie sur le passage deutéronomique, {{rom|xxxix}}, 9…, puis sur les croyances juives populaires exprimées dans l’Ascension d’Isaïe, {{rom|vi}}, 4, sur les récits talmudiques des ordinations manquées de Hanina et de Hosaja par Rabbi Johanan, Talm. Babyl., Sanhédrin, 14a, édit. Goldschmidt, t. {{rom|vii}}, p. 45 ; enfin sur les commentaires rabbiniques de l’ordination de Josué, Midras, Bemidbar Rabba, édit. Wuensche, 1885, p. 516, et Raschi, dans son commentaire sur les Nombres, xxvii, 18, 20. Voir {{sc|Behm}}, ''op. cit.'', p. 140, n. 3. » J. Coppens, ''op. cit.'', p. 169. U n’y a donc rien d’étonnant que les apôtres aient introduit ce rite dont la signification primitive répondait si bien à l’emploi qu’ils en devaient faire dans l’ordination chrétienne. Toutefois, il faut se garder d’expliquer le choix des apôtres uniquement par l’influence des traditions rabbiniques Les premières communautés chrétiennes prirent de bonne heure conscience de ne rien enseigner en dehors de la doctrine du Christ. Saint Paul lui-même représente son ministère comme le ministère du Seigneur Jésus, I Cor., surtout c. u ; et saint Matthieu rappelle que les apôtres ont dû apprendre aux nations à observer tout ce que le Christ avait ordonné, {{rom|xxviii}}, 19-20. Si le rite de l’imposition des mains n’avait eu d’autre recommandation que la tradition rabbinique, il ne se serait jamais introduit dans les Églises du christianisme. Il est donc vraisemblable, sinon certain, que Jésus l’avait indiqué lui-même aux apôtres. Tout au moins faut-il dire que cette indication résulte d’une inspiration de l’Esprit-Saint.<noinclude> <references/></noinclude> ewj61ib1iaa7xwhwxxm0y8larurprxo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/163 104 4002266 15908377 15791521 2026-07-07T12:59:49Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908377 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1459|ORIENTALE (MESSE). ANAPHORES NESTORIENNES|14}}</noinclude> GO runi, ciim omnibus qui placiti fuerunt coramte. Et propter omnem illam magnam mirabilemque dîspensationem erga nos ; confitehimur tibi, et glorilicabimus te indesinenter, in Ecclesia tua, redempta per sanguinem pretiosum Christi tui, oribus aperl is et facie libéra. quando dicit « veniat Domine » stat sacerdos et educil manus suas supra. Et diaconus dicil : In silentio et timoré estote stantes et orantes. Canon. Reterentes bymnum, bonorem, confessionem et adorationem nomini tuo vivo, sancto et vivificanti, mine et semper et in sa’cula sseculorum. Signal musleria. Et respondent : Amen. Cf. Liturgia apostolorum, p. 14-20 ; Renaudot, ''op. cit.'', I. {{rom|ii}}, p. 381-586. La traduction présente est empruntée a Renaudot avec quelques légères modifications d’après le texte original. On a remarqué que les paroles de l’institution ne se trouvent pas dans l’anaphore des apôtres Addée et Maris. Plusieurs théories ont été émises à ce propos. D’après Le Brun, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p. 272, le célébrant connaîtrait les paroles de l’institution par cœur. Le P. Jugie croit qu’elles ont été supprimées sous l’influence de théories relatives à l’épiclèse, cf. art. Messe, t. {{rom|x}}, col. 1328. Dans l’art. Épici.èse, t. {{rom|v}}, col. 209, le P. Salaville semble d’un avis contraire. Ce dernier n’y voit qu’une simple omission de manuscrit sans aucune influence de théories sur l’épiclèse. Les deux auteurs se fondent, pour prouver chacun son opinion, sur les homélies de Narsaï († 507) publiées par dom Connolly, The liturgical humilies of Narsai, Cambridge, 1909. Mgr Rahmani vient de contester l’authenticité de ces homélies. Cf. Rahmani, ''op. cit.'', p. 348 sq. L’épiclèse semble n’avoir rien à faire avec l’omission dans cette anaphore des paroles de l’institution. On pourrait alléguer en faveur de l’importance accordée à l’épiclèse le fait que son début : Veniat Domine, est écrit en lettres capitales. Mais l’on ne doit pas oublier que les deux autres anaphores ont aussi le début de leurs épiclèses écrit de la même manière, bien qu’elles possèdent les paroles de l’institution. De plus les épiclèses de ces dernières anaphores demandent très explicitement la transformation du pain et du vin au corps et au sang du Christ, alors que l’épiclèse des apôtres demande simplement au Père d’envoyer l’Esprit-Saint pour bénir et sanctifier cette oblation afin qu’elle soit pour la rémission des péchés. Sanctifier veut dire en liturgie consacrer ; mais toujours est-il, que les autres épiclèses demandent à la fois et la sanctification et la tranformation des mystères. En soi on ne voit pas où placer le récit de l’institution, puisque le Vere sanctus se termine normalement. Mais, d’un autre côté, les deux autres anaphores nestoriennes ont les paroles de la consécration et il semble impossible que le rit nestorien se serve pour la messe normale d’une anaphore ne possédant pas l’essentiel. Aussi lit-on après le Credo, dans le missel nestorien : et hsec oblatio suscipiatur confidentes et per Dei verbum ac Spiritum sanctum consecretur ; cf. Liturgia apostolorum…, p. 8 sq. Il appert donc de ce texte que le verbum Dei a une part dans la consécration et la première. Cela suppose que les paroles de l’institution existaient dans l’anaphore des apôtres. Les chaldéens, c’est-à-dire les nestoriens uniates, ont adapté dans l’anaphore des apôtres, dont ils se servaient exclusivement, les paroles de la consécration de la liturgie romaine, telles qu’elles se trouvent dans l’ancien missel maronite de 1716. Cf. Missale chaldaicum ex deercto sacrée eongregationis de Propaganda Fide, Rome, 1767, p. 288. Les syro-malabares introduisent la même formule ainsi : Gloria nomini tuo, Domine N. J. C. et adoratio magnitudini tu » in sœcula sseculorum. Qui pridie… Après la première consécration le prêtre montre l’hostie en se retirant du côté de l’autel et disant : Panis vilæ et vivificans qui descendit de cælis et dédit vilain toti mundo… Il fait de même après la consécration du calice en introduisant l’anamnèse. En 1901, une nouvelle édition du missel chaldéen paraissait à Mossoul, sous ce titre Missale juxta ritum Ecclesia' Syrorum orientalium id est Chaldaorum, Mossoul, 1901. Ce nouveau missel changeait complètement l’édition de Rome de 1767. Il rétablit toute la liturgie de la messe, en usage dans l’Église de Perse, en prenant les trois anaphores ; comme l’édition anglicane d’Ourmiah, il appelle l’anaphore de Théodore de Mopsueste, seconde messe et celle de Nestorius, troisième. Très peu de différences entre ces deux éditions catholique et anglicane, en dehors de la radiation des noms des hérétiques et de l’introduction de la hiérarchie catholique. Dans la troisième anaphore, l’édition catholique ajoute à la prière du vere sanctus : après cum advenisset tempus quo cette simple phrase : patietur et ofjeretur ad mortem in ea nocte in qua, puis reprend le texte de l’édition d’Ourmiah. Aucune différence dans la seconde messe. Voir ces textes plus bas. Pour la messe des apôtres ou première messe, il y a une grande différence entre les trois éditions. Il a été dit plus haut que cette anaphore se trouve dépourvue des paroles de la consécration. La vieille édition de Rome avait emprunté la formule romaine telle qu’elle se trouvait dans le missel maronite de 1716 et l’avait placée quelque peu ^vant le Sancta sanctis (place tout à fait anormale) ; on a vu aussi que l’édition d’Ourmiah a emprunté sa formule textuellement à saint Paul et l’a placée sans aucune transition après le Vere sanctus. L’édition catholique de 1901 choisit le mêmeendroit mais pour une formule spéciale. Donc après : cum illis potestatibus en leslibus confitemur tibi Domine, elle emprunte au Vere sanctus de la troisième messe des bribes de textes : Et benedicimus Deo Verbo… jusqu’à ut eos qui sub lege erant redimeret, puis reprend plus loin : et reliquit nobis commemorationcm salutis… jusqu’à tradebatur, accipit panem. Ici elle garde une partie de la formule romaine jusqu’à hoc est… qu’elle reprend à la troisième messe encore. La consécration du calice est franchement prise au missel maronite. Voici le récit de la cène dans l’anaphore de Théodore de Mopsueste : Qui cum apostolis suis sanctis, ea nocte qua traditus est, fecit mysterium hoc magnum, sanctum et divinum ; sumens panem in manus suas sanctas, benedixit, fregit deditque discipulis suis et dixit : « Hoc est corpus meum quod pro vita mundi frangilurin remissionem peccatorum. » Similiter et super calicem : egit gratias, dédit eis et dixit : « Hic est sanguis meus Novi Testament i qui pro multis effunditur in remissionem peccatorum. Accipite igitur omnes. Manducate ex hoc pane et bibite ex hoc calice et ita tacite quotiescumque congregabimini in mei memoriam. » Cf. Liturgia aposlql., p. Mi. Voici à présent les paroles consécratoires telles qu’elles sont lues dans l’anaphore dite de Nestorius, avec tout le texte du Vere sanctus ; il est trop significatif pour n’être pas cité en entier : Cumque illis potestatibus cælestibus, et nos, Domine boneetDeus Palcrmisericors, clamamus et dicimus, sanctus es vere, et vere glorificandus, excelsus sublimisque ; quod adoratores tuos qui in terra sunt, dignos fecisti, similes illis esse qui te glorificanl in ca-lis. Sanctus etiam Filius tuus unigenitus Dominas noster, Jésus Chris tus, cum Spiritu sancto, qui tecum ab alerno coexistit, ut ejusdem consors naturæ et conditor omnium creaturarum. Benedicimus Domine, Deum Verbum, Filium absconditum qui est ex sinu tuo, qui cum in simulitudine tua esset, et imago substantia ? tua ?, non rapinam arbitratus est esse se a-qualem<noinclude> <references/></noinclude> a1mp8izhspqb16zttcgcmemcavzcu5l Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/259 104 4002484 15908378 15791524 2026-07-07T12:59:50Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908378 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1651|OSEE — OSIANDEH|1652}}</noinclude> ont été, au cours des siècles, leur sort commun, dont la menace toutefois ne les a pas empêchés de poursuivre leur œuvre jusqu’au bout. A l’ensemble des vérités transmises par ses devanciers et qu’il rappelle en les marquant de son empreinte personnelle, Osée ne laisse pas que d’apporter sa part d’éléments nouveaux. Comme Amos avait été le prophète de la justice, Osée le sera de l’amour. La pensée qu’entre Jahvé et son peuple un lien a été contracté, analogue à celui du mariage, domine toute son œuvre et commande ses jugements sur l’attitude d’Israël envers un Dieu qui, dans le passé comme dans le présent, lui a prodigué les marques de son amour ; on sait à quel point cette pensée a été féconde dans la suite de l’histoire religieuse d’Israël. Si la nature profondément sensible et religieuse d’Osée laisse éclater parfois la violence de son indignation et de sa colère dans L’invective ou la menace, toujours, dans l’âme du prophète, comme un écho divin, c’est la bonté et l’amour qui triomphent. Non sans raison on a parlé à ce sujet de nature johannique : « Il y a dans sa façon (d’Osée) de décrire l’amour de Dieu, à la fois paternel, passionné et tendre, quelque chose de johannique. Rapprocher Osée du quatrième évangile et de la première épître de Jean, c’est peut-être la meilleure manière de faire comprendre la place et l’importance de ce prophète dans l’Ancienne Alliance. » L. Gautier, Introduction à l’Ancien Testament, 2{{e}} édit., p. 472. Pour les commentateurs de l’ensemble des douze petits prophètes, voir la bibliographie des articles déjà parus dans le Dictionnaire de théologie catholique sur ces prophètes. On pourra y ajouter la 2{{e}} et 3{{e}} édition du commentaire de E. Sellin, Dos Zwôlfprophetenhuch, Leipzig, 1930. Parmi les ouvrages spéciaux sur le livre d’Osée on peut mentionner les commentaires suivants : Simson, Der Prophet Hosea erklàrt und übersetzt, 1851 ; A. Wiinsche, Der Prophet Hosea übersetzt und erklàrt mit Benutzung der Targumin und der jiidischen Ausleger Raschi, Aben Esra und David Kimchi, Leipzig, 1868, c. 1-vn ; Schmoller, Die Proplieten Osea, Joël und Amos, Bielefeld et Leipzig, 1872 ; W. Nowack, Der Prophet Hosea erklàrt, Berlin, 1880 ; Ant. Scholz, Commentar zum Bûche des Propheten Hoseas, Wurzbourg, 1882 ; Guthe, Der Prophet Hosea, Fribourg, 1892-1922 ; T. K. Cheyne, Hosea with notes and introduction, Cambridge, 1899 ; W. R. Harper, .4 crilical and exegetical commeniarij on Amos and Hosea, Edimbourg, 1905 ; B. Kutal, Liber prophétise Hosea, Olmiitz, 1929. Travaux. — Oort, Hozea, dans Theologisch Tijdschrifl, sxiv, 1890, p. 345-364, 480-505 ; J. P. Valeton, Amos en Hosea, Nimégue, 1894, traduction allemande par Echternacht, Giesen, 1898 ; O. Seesemann, Israël und Juda bei Amos und Hosea, Leipzig, 1898 ; S. Œtli, Amos und Hosea, dans Beitràge zur Fôrderung christlicher Théologie 1901 ; J. A. Bewer, Text crilical suggestions on Hosea, dans Journal o/ biblical lileralure, 1902, p. 108 sq. ; du même, Thestory o/ Hosea’s marriage, dans American journal of semilic languages and literalures, 1906, p. 120 sq. ; Bohmer, Die Grundgedanken der Predigt Hoseas, dans Zeilsclirift fiir wissenschuftl. Théologie, t. xlv, 1902, p. 1-24 ; Halévy, Le/i’we d’Osée, dans Revue sémitique, t. {{rom|x}}, 1902, p. 1-12 ; 97-133 ; 193-212 ; 289-304 ; Millier, Textkrit. Sludien zum Bûche Hosea, dans Théolog. Studien und Kritiken, 1904, p. 124 ; K. Budde, Der Schluss des Hoseasbuches dans Toyfestschrift, 1912, p. 205 sq. ; Baumgartner, Kennen Amos und Hosea eine Heilseschatologie ? 1913 ; F. Pratorius, Bemerkungen zum Bûche Hosea, Berlin, 1918 ; du même, Neue Bemerkungen zu Hosea, Berlin, 1922 ; L. Desnoyers, J.e prophète Usée, dans Bulletin de littérature ecclésiastique, 1917, p. 97-118, 145-155 ; A. Heermann, Ehe und Kinder des Propheten Hoseas, dans Zeilschri/t fur die altleslamentliche Wissenschaft, 1922, p. 287-312 ; H. Schmidt, Die Ehe des Hosea, ibid, 1924, p. 245-272 ; K. Buddc, Der Abschnitt Hosea, 1-in, dans Theologische Sludien und Kritiken, 1925, p. 1-89 ; E. Sellin, Die geschichtliche Orientierung der Prophétie des Hosea, dans Neue kirchliche Zeilschrifi, 1925, p. 607-608 ; Lindblom, Hosea lilerarisch unlersuchl, Abo, 1927. — A noter enfin les articles sur Osée parus dans les différentes encyclopédies : de Kaulen, dans WetzerWelte, Kirehenlexicon (1895) ; de Davidson, dans Hastings, A dictionary <>/ the Bible (1899) ; de Smith et Marti, dans Cheyne, Encyklopsedia biblica (1899) ; de Volck, dans Haupt, Protest. Realencyklopædie (1900) ; de Fillion, dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible (1907). A. Clamer. ##OSIANDER André## <nowiki/> '''OSIANDER André''', le principal « réformateur » de Nuremberg. — I. Vie. II. La querelle osiandriste. I. {{sc|Vie}}. André Osiander naquit le 19 décembre 1498, à Gunzenhausen (Rrandebourg). On a donné parfois son nom comme une transfiguration grecque d’un nom allemand, à la mode des humanistes. Mais Osiander affirme que son grand-père portait déjà le même nom. Il étudia à Leipzig et Altenbourg, passa de là à l’université d’Ingolstadt (avant 1517) et y étudia l’hébreu sous Boschenstein. Il fut ordonné prêtre à Nuremberg, en 1520, et devint presque aussitôt professeur d’hébreu au couvent des augustins. La publication du texte de la Vulgate revue d’après l’hébreu et accompagnée de notes marginales, en 1522, le fit déjà connaître. Il fut nommé prédicateur de Saint-Laurent. C’était le moment où, à la voix de Luther, la bourgeoisie des villes, encouragée par une partie du clergé, passait en masse à la « Réforme ». Osiander exerça une influence décisive, en ce sens, dans la cité. Dès 1522-1523, le nonce Chieregati, envoyé à la diète de Nuremberg, se plaint des prédicateurs de cette ville. Les chefs du mouvement étaient Georges Bessler, prévôt de Saint-Sebald, Hector Bôhmer, prévôt de Saint-Laurent, Wolfgang Volprecht prieur des augustins et surtout André Osiander. Sous leur impulsion, les fidèles réclamaient la communion sous les deux espèces. Les prévôts en référèrent au Conseil de la cité. Celui-ci s’adressa à l’Ordinaire, Weigand von Redwitz, évêque de Bamberg, qui repoussa la demande (1523). Mais l’année suivante, en dépit de la Diète présidée par Ferdinand d’Autriche, frère de Charles-Quint, en dépit du légat du pape, Laurent Campeggio, les augustins donnèrent la communion sous les deux espèces le jour de Pâques, à plus de 3.000 personnes, parmi lesquelles 30 à 40 seigneurs de la suite de Ferdinand. Osiander donna lui-même la communion sous les deux espèces à la reine Isabelle, sœur de l’empereur et femme de Christian de Danemark. Du haut de la chaire, il tonnait contre 1' « Antéchrist romain ». Il passait dès lors pour l’homme de toutes les audaces, instruit d’ailleurs et intelligent, mais pénétré de sa valeur, et facilement méprisant pour les autres. Tout en adoptant la doctrine de Luther, il ne se faisait pas faute de l’interpréter à sa manière. Esprit très hardi et très indépendant, il se fit très vite une place à part dans le mouvement luthérien, se fit craindre de tous et détester d’un grand nombre, même dans son parti. Il fut, avec Lazare Spengler, le promoteur de toutes les innovations doctrinales et rituelles qui aboutirent à la création d’une Église luthérienne à Nuremberg, faisant front, à l’exemple de Luther, à la fois contre les catholiques et contre les extrémistes de gauche, anabaptistes, ou même zwingliens. Comme Luther, il voulut sceller son changement religieux en contractant mariage (novembre 1525). Osiander assista, en 1529, au Colloque de Marbourg. dont il a laissé une relation. Il y note en particulier que la discussion entre Luther et Œcolampade. sur les Pères et leur sentiment sur la présence réelle, fut prodigieusement fastidieuse. Dans les discussions entre protestants, sur la licéité d’une résistance à main armée aux ordres de l’empereur, il prit le parti opposé à celui de Luther (Congrès protestant de Nuremberg, 6 janvier 1530). Il était donc déjà partisan de la guerre ouverte contre les catholiques.<noinclude> <references/></noinclude> 2c34nqvdzo5ly3i2tixtxkksdmgio6i Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/271 104 4002496 15908380 13998088 2026-07-07T12:59:52Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908380 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1675|V I E D — OXFORD (MOUVEMENT D"|1676}}</noinclude> lia et à Madrid, il mourut dans cette derle 9 février 1651. Il a laissé : 1° Un cours e philosophie scolastique, Integcr cursus us ad unum redactus, en 2 gros in-folio, ). réédité en 1651 et 1663 ; 2° des Tractatus scholastici et morales respondentes II&-’homæ in-fol., Lyon. 1646 : 3° des Traciurlulibus fîde, spe et charitale. in-fol.. Lyon, seur à Aie nière ville complet d philosophie Lyon, 1641 theologici, Ilæ divi 7 tus… de vi 1651. C. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, t. {{rom|vi}}, 1895, col. 42-43 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} edit., t. {{rom|iii}}, col. 921. {{d|É. Amann.|3|sc}} OXFORD (MOUVEMENT D’)- On désigne sous ce nom les efforts faits, au second tiers du xix’siècle, par un groupe de elergymen appartenant, pour la plupart, à l’université d’Oxford, hommes de haute culture et profondément religieux, pour sauver l’Église établie du libéralisme destructeur des dogmes et pour la défendre contre les entreprises du Parlement, qui menaçait ses droits et sa situation officielle d’Église d’État. Pour atteindre ce but, ils cherchèrent à donner à leur Église un Credo plus ferme et à lui infuser une vie religieuse plus intense, par le retour aux doctrines des théologiens anglicans du xvii c siècle, les Caroline divines, et aux pratiques de l’Église catholique des premiers siècles. Ce but sera atteint et dépassé : une partie de la High Church réalisera ce programme (puseyisme et ritualisme), tandis que plusieurs des fidèles du mouvement, constatant l’inconséquence de leur situation intermédiaire entre, le protestantisme et le catholicisme, se tourneront vers Rome et déclencheront, au sein de l’anglicanisme, un élan de conversions qui s’est perpétué jusqu’à nos jours. I. La situation religieuse de l’Angleterre vers 1830. II. Causes et origine du Mouvement (col. 1677). III. Les premiers Tracts (col. 1681). IV. L’apogée du Mouvement (col. 1686). V. La crise (col. 1691). VI. Le dénouement (col. 1699). VII. Conclusion (col. 1701). I. La situation religieuse de l’Angleterre vers 1830. — 1° L’Église catholique. — Au nombre de 160 000 seulement, avec 4 vicaires apostoliques et 400 prêtres, les catholiques anglais ne pouvaient, au début du {{rom|xix}}{{e}} siècle, exercer aucune influence : habitués à être traités comme des parias, privés de tous les droits civils et politiques, ayant la mentalité des peuples vaincus, ils dissimulaient leur foi, célébraient un culte sans éclat dans de modestes chapelles ; leurs prêtres n’avaient pas l’esprit d’apostolat : dépourvus de formation intellectuelle sérieuse, ils ne pouvaient d’ailleurs s’imposer à l’attention de leurs adversaires. Au regard des anglicans, ils étaient tenus pour quantité négligeable, à ce point que les libéraux jugeaient qu’il n’y avait aucun danger à leur octroyer la liberté : s’ils s’élevaient, ce serait au profit de l’anglicanisme. En 1830, la liberté leur était rendue. Certaines préventions contre, le clergé étaient tombées. Ce n’est pas à dire que leur doctrine fût mieux connue : elle représentait toujours, pour les anglicans, une religion formaliste et superstitieuse. Cf. Newman, Occasional sermons, The second spring, donné à Oscott, le 13 juillet 1852, dans Thureau-Dangin. La renaissance catholique en Angleterre au {{rom-maj|XIX}}{{e}} siècle. Paris. 1899, t. {{rom|i}}, p. 13-14. Cependant le catholicisme allait se relever. La vie édifiante des prêtres et religieux français, réfugiés en Angleterre pendant la Révolution, avait dissipé bien des préjugés contre le clergé romain : tandis que l’on s’attendait à voir des hommes sans conscience, incapables d’honneur et de devoir, pratiquant une religion pleine de pratiques superstitieuses, sans mœurs, sans zèle et sans loyauté, trahissant le roi pour obéir au pape, ou le pape pour obéir au roi, on eut le spectacle de prêtres fidèles à leur foi, plus fidèles que ne l’avaient été les évêques anglais au {{rom|xvi}}{{e}} siècle, d’une profonde et sérieuse piété, d’une grande pureté de vie ; on admira leur courage dans la souffrance, leur dignité et leur fierté, leur fidélité à leur roi ; on les estima et l’on commença à les aimer. Cf. J. Guibert, Le réveil du catholicisme en Angleterre au {{rom|xix}}{{e}} siècle, Paris. 1907. p. 28-35. Les catholiques anglais devaient bénéficier de ce revirement de l’opinion. Pendant qu’en Irlande O’Connell entraînait ses compatriotes à la conquête de la liberté religieuse, en Angleterre, les catholiques avaient, depuis 1803, un guide éclairé en la personne de l’évêqiie Milner, vicaire apostolique du Centre (Midland). Avec une vue exacte de la situation, une intelligence éclairée des intérêts catholiques, il prend une part active aux controverses suscitées par la discussion du bill d’émancipation, présenté par lord Grattam en 1808 : presque seul contre l’ensemble des catholiques anglais et malgré la concession que Rome semblait disposée à faire, il s’oppose à l’octroi du droit de veto au gouvernement dans la nomination des évêques et fait échouer le bill (1813) : ce dernier ne devait finalement être adopté qu’en 1829, après la mort de Milner (1826). mais il accordait cette fois une liberté entière. Cf. J. Guibert, ''op. cit.'', p. 45-54 et ici l’art. Milner. 2° ''L’Église anglicane''. La réforme du {{rom|xvi}}{{e}} siècle en Angleterre avait été l’œuvre de la Couronne et du Parlement ; pour y rallier les catholiques, on avait évité de donner aux 39 Articles de religion (1563) une allure trop nettement protestante. Au siècle suivant, des théologiens remarquables, Andrews, Laud et, à leur suite, toute une école, connue sous le nom de Caroline divines, s’étaient efforcés de construire un système religieux qui maintînt le plus possible des idées et des pratiques catholiques, prétendant ne rejeter que les superstitions et les abus de l’Église romaine. On leur doit la dernière édition du Book of common prager (1662). C’est le début du parti High Church. Les puritains, calvinistes dans l’ensemble, qui avaient un moment triomphé après la chute. îles Stuarts, désespérant, après la restauration de Charles II (1660-1685), de s’emparer de l’Église officielle, s’en séparèrent définitivement : commencement des dissidents ou non-conformistes. Il était resté cependant dans l’Église établie un groupe à tendances protestantes, opposé à toute tradition catholique, qui donna naissance au latitudinarisme et parvint à prédominer après la Révolution de 1688 et le remplacement des 400 prêtres et des 8 évêques non-jurors par des ecclésiastiques de tendances contraires. Contre le latitudinarisme indifférent à la doctrine, n’accordant aucune importance aux Credo, se contentant d’un culte froid et sans vie sacramentelle, s’opérèrent au xviii 6 siècle deux réactions. Le méthodisme, sous l’impulsion de Wesley et de Whitefield, s’efforce de réveiller le sentiment religieux par le repentir du péché et par l’amour du Christ. Il est une réaction contre les erreurs rationalistes du temps, une réaction aussi contre un clergé high and dry qui a abandonné l’idéal évangélique : il agit sur les humbles, sur ceux qui sont ignorés de la riche Église établie. Avec son dogme de la justification par la foi seule et, chez certains, de la prédestination absolue, avec son rejet de la succession apostolique, de l’autorité des évêques, du privilège de la prêtrise, il s’était séparé de l’anglicanisme officiel. Cf. art. Méthodisme, t. x. L’évaiigélisme, qui se développa surtout à Cambridge, demeura, lui, dans l’Église établie. Il se manifesta, à la fin du {{rom|xviii}}{{e}} siècle et au début du {{rom|xix}}{{e}}, par le développement de la piété individuelle, l’impulsion donnée aux œuvres phil inthropiques et une grande austérité, mais<noinclude> <references/></noinclude> dbf79hlxl3g9gx77vtcpwa85j3r17go Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/279 104 4002504 15908381 15585532 2026-07-07T12:59:53Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908381 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>Ii.IH OXFORD (MOUVEMENT D). LE TRACT 90 L692 leur doctrine, quand les Tracts se développèrent : on n’avait jamais, d’une part, tant exalté la fonction des évoques, revendiqué pour eux une origine si haute et si sacrée, tant insisté sur leur autorité ; d’autre part, le parti évangéliste reprenait faveur auprès des hommes au pouvoir et des autorités ecclésiastiques, et les tractariens les combattaient. Les évêques ne pouvaient soutenir les uns sans mécontenter les autres. Leur intervention se fait d’abord timidement. L’évêque Phillpotts suggère, dans un mandement de 1836. qu’on établisse la véritable notion de l’Église et des sacrements, mais sans faire allusion aux Tracts. L’évêrpie d’Oxford, Bagot, ami de Newman, mélange les louanges et les critiques à l’adresse du mouvement. Les critiques fuient sensibles à Newman. qui aussitôt propose à son évêque d’abandonner ces publications. Celui-ci refuse, promettant d’apporter des adoucissements au blâme, lors de la publication de son mandement. La première attaque violente partit de Chester. L’évêque J.-B. Sumner dépeint le mouvement comme l’œuvre de Satan ; en 1838, dans un mandement, il dénonce la « mine creusée sous les fondations de l’Eglise protestante par des hommes qui habitent dans ses murailles », la mauvaise foi de ceux qui < siègent dans la chaire des réformateurs et qui trahissent la Réforme ». L’évêque de Londres, Blomfield, félicite son collègue de Calcutta d’avoir critiqué les tractariens et lui-même leur reproche d’avoir « altéré la simplicité de l’Évangile de Jésus-Christ. » A memoirof C.-J.Blomfield, t. {{rom|ii}}, p. 15. Cf. Church, ''op. cit.'', p. 243-265 ; Thureau-Dangin, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 149-152. Les évêques n’avaient pas compris le but du mouvement ; ils se laissaient arrêter par des détails souvent peu importants. Les tractariens avaient d’ailleurs commis des fautes, le mouvement avait été trop rapide pour être tout à fait salutaire ; les changements apparaissaient trop considérables de 1833 à 1840 dans l’enseignement, les idées, les pratiques du culte privé et public, pour des esprits non préparés. On avait aussi oublié, remarque Church, ''op. cit.'', p. 254, la parole de saint Paul : Otnnia mihi licent sed non otnnia expediunt. I Cor., {{rom|vi}}, 12. Il aurait fallu distinguer les grandes vérités centrales qui s’imposaient et les points secondaires qui pouvaient attendre. V. La crise (1840-1843). — {{1o}} Situation du parti en 1840. {{2o}} Le Tract 90. {{3o}} Condamnation du Tract 90. {{4o}} Conséquences de la condamnai ion. {{1o}} Situation du parti en 1840. Le parti tractarien se montre sous un double aspeel : theologique et pratique. Il est toujours et avant tout préoccupé de la notion d’Église. L’Église est-elle une réalité ou une concepLion de l’esprit ? Quels sont ses fondements ? Comment discerner la véritable Église de ses contrefaçons ? L’Église anglicane est-elle la véritable Église ? A-t-ellc besoin de réforme ? Jusqu’ici aucun tractarien n’avait douté de la légitimité do sa position dans l’anglica nisme, considéré d’abord comme la seule véritable Kglise, puis comme une branche de la véritable Église. Un changement notable s’était produit dans l’attitude vis-à-vis de Rome. Le pape n’était plus l’Antéchrist ; l’Église romaine était aussi un rameau de la véritable Église ; mais comme celle d’Angleterre, elle avait ses défauts. Dans un article sur la « Catholicité de l’Église », dans le British critic, janvier 1840, Newnu. n constate que, si l’Église d’Angleterre n’a pas les notes de catholicité et d’unité, elle possède les autres caractères de la véritable Église ; il espère qu’elle pourra s’unir à celle de Rome, quand celle-ci aura laissé de côté ses « corruptions », corruptions qu’il connaît surtout par les théologiens du {{rom|xvii}}{{e}} siècle, qu’il constate dans ce qu’il appelle son esprit d’ambition et d’intrigue, dont il voit une preuve dans l’al liance des catholiques anglais avec O’Connell. dans la politique sans scrupule du clergé romain. En 1841, Newman avait encore la même conviction relativement à son Église : il considère "'Église d’Oxford comme l’Eglise locale ; la vie de l’Église anglicane est une note de sa vérité, elle est le canal divinement établi par lequel la grâce surnaturelle se répand dans l’âme des fidèles. Cf. Leller lo the bishop of Oxford, 29 mars 1841, dans Church, ''op. cit.'', p. 276-280. Pusey, Keble, Marriott. Williams sont dans la même tranquillité. D’autres n’ont plus la même assurance. Ward, Oakley Faber, Dalgairns, ne tarderont pas à voir l’inconsistante d’un pareil système : la vérité de l’Église de Rome leur apparaîtra plus clairement, aux dépens de celle d’Angleterre qui se montre incapable de supporter les réformes proposées. Ils sont séduits par tout le système romain : son principe d’autorité, son idéal de la sainteté, ses habitudes de piété. Pour eux, il n’y a pas de milieu, le système anglican est à garder ou à rejeter. Pratique, le mouvement cherche à développer une véritable vie chrétienne. Son idéal est exposé dès 1833, dans les Esquisses de la vie chrétienne primitive, publiées par le British magazine et réunies en volume sous le titre Church of Fathcrs : on doit chercher chez les Pères non seulement la doctrine, mais des exemples et des modèles de vie chrétienne. Cette préoccupation morale se retrouvedans leur façon d’étudierl’Évangile. La théologie évangéliste s’était plus occupée de l’œuvre du Christ que de ses exemples ; on regardait les Épîtres de saint Paul comme le dernier mot de l’Évangile, on cherchait des textes pour prouver la suffisance de l’Ecriture, le droit à l’interprétation privée, la doctrine de la justification. Les tractariens recherchent le Christ dans l’Évangile, ses leçons de renoncement et d’abnégation. D’où l’importance donnée à la vie intérieure et aux pratiques d’austérité, recommandées dans les sermons de Sainte-Marie. Dans cette dernière phase la question doctrinale prend le dessus ; de très vives controverses sont déclenchées par le Tract 90, qui sera en fait le dernier de la série. {{2o}} Le Tract 90.— La question de la souscription aux 39 Articles de l’Église anglicane avait déjà été soulevée au début du mouvement. Les tractariens avaient pris position contre les théologiens libéraux, qui en demandaient la suppression et avaient, en 1835, contribué à faire rejeter le projet de ceux-ci. Cf. Church, ''op. cit.'', p. 146-158. C’est contre eux que la question se posait maintenant, dès lors qu’ils avaient habitué à accorder l’importance qu’elles méritaient aux doctrines de l’Église anglicane. On se demandait si ceux qui partageaient les principes catholiques que les tractariens s’ellorçaientde rétablir dans l’anglicanisme pouvaient loyalement souscrire aux 39 Articles. Newman voyait là un danger pour le parti : affirmer l’incompatibilité entre la confession de foi de l’Église établie et les idées du mouvement, n’était-ce pas une invitation pour certains à quitter cette Église pour celle de Rome ? Pour conjurer ce péril, autant que pour répondre aux accusations de déloyauté, Newman publia, le 27 février 1841, le Tract 90 : Remarks on certain passages in the 39 Articles. Le but de l’auteur est donc de montrer qu’il n’y a pas opposition réelle entre les 39 Articles et l’enseignement qu’il avait défendu, en s’appuyant sur les théologiens du xvii c siècle, et que certains tendaient à identifier avec la doctrine romaine. Il s’efforce de prouver que les articles n’ont pas touché à ce qui était clairement et évidemment catholique ; qu’il est faux que les définitions du concile de Trente y soient contredites : ce qu’ils condamnent, ce sont les abus et<noinclude> <references/></noinclude> ann3clhcut1ele2drf6f196ocgzk7iv Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/280 104 4002505 15908382 15584549 2026-07-07T12:59:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908382 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1693|OXFORD (MOUVEMENT D’j. LE TRACT 90|1694}}</noinclude> les perversions de la doctrine, non la doctrine ellemême. Si on lui objecte que les auteurs des articles étaient bien connus, qu’ils avaient voulu établir une barrière infranchissable entre l’Église d’Angleterre et ce qui la rapprochait de Rome, il répond que l’Église actuelle reçoit les articles non pas d’eux, mais d’une autorité plus ancienne, qu’on n’est pas lié par leurs paroles ni par leurs sentiments privés de théologiens et de politiciens ecclésiastiques ; que leurs auteurs avaient voulu par ces articles, gagner un grand nombre de leurs contemporains qui auraient été écartés par des déclarations excessives et anticatholiques contre Rome. Ils (aient un compromis, contrairement aux autres réformes d’Allemagne et de Suisse. C’était visible, non seulement dans les articles, mais dans la politique de l’Église établie, attachée obstinément à la continuité et aux formes de l’ancienne hiérarchie ; c’était visible dans l’administration des sacrements, dans le Prayer book, qui a supprimé beaucoup pour plaire aux protestants, qui a laissé beaucoup pour plaire aux catholiques. « Produit d’une époque anticatholique, ilssont, par la providence de Dieu, tout au moins non anticatholiques et ils peuvent être souscrits par ceux qui aspirent à être catholiques de cœur, de doctrine. » Il étudie en détail tous les articles communément regardés comme anticatholiques et antiromains, avec une logique serrée, celle d’un théologien habitué à toutes les finesses du langage et aux distinctions les plus subtiles. Ainsi, l’art, {{rom|vi}}, affirmant que l’Écriture <-sf la seule règle de foi, est interprété dans ce sens : nous regardons l’Écriture comme règle de foi, en admettant d’autres compléments (liturgie, tradition, écrits des Pères), car on ne peut juger sûrement l’Écriture, sans recourir à ces autres sources. Il explique l’art, xi : justification par la foi seule, en distinguant le moyen intérieur et les moyens extérieurs, v. g. le baptême : il n’y a pas opposition entre eux ; la doctrine de l’efficacité instrumentale de la foi n’exclut en aucune façon les œuvres, qui sont, elles aussi, un moyen de justification, mais pas dans le même sens que la foi. L’art, xxii rejette, dit-il, dans la croyance au purgatoire, non pas le purgatoire comme tel, mais le sens qu’il sauve les réprouvés ; dans les indulgences, l’idée seulement que le pape peut accorder le pardon des péchés pour de l’argent ; dans les images et les reliques, uniquement le culte idolàlrique. Si l’art, xxv repousse le nombre sept des sacrements, on doit distinguer sacrements au sens strict et sacrements au sens large. L’art, xxviii ne nie pas toute transsubstantiation, mais seulement le changement au corps terrestre et naturel du Christ. Par l’art, xxxi est affirmée seulement la différence entre le sacrifice de la croix et celui de l’autel ; il ne nie pas l’existence du sacrifice de la messe. Seul, l’art, {{rom|xxxvii}}, rejetant l’autorité de l’évêque de Rome, reste sans changement. Newman conclut : « C’est notre devoir de comprendre les articles réformés au sens le plus catholique possible. Nous n’avons aucune obligation envers leurs auteurs. Les articles doivent être interprétés dans leur sens grammatical et littéral, non d’après la pensée et le point de vue de leurs auteurs, mais dans le sens de l’Église catholique. » Plusieurs des interprétations proposées par Newman sont maintenant admises dans l’Eglise anglicane. Elles sont d’accord avec les antennes liturgies ; elles n’étaient pas nouvelles et avaient déjà été faites dans deux tracts précédents, sur la prière pour les morts et dans la Catena sur le sacrifice de la messe. Mais dans l’ensemble, elles allaient trop à rencontre des idées courantes, pour ne pas créer de l’agitation. {{3o}} Condamnation du Tract 90. En quelques semaines douze mille exemplaires sont vendus, preuve de l’in térêt qu’il souleva. Mais cette tentative de donner aux articles une interprétation catholique devait être grosse de conséquences. Newman le sentait. C’était, dira-t-il dans l’Apologie, « une question de vie ou de mort ». De l’accueil qui serait fait au Tract, on pourrait juger de ce que l’anglicanisme pourrait supporter de catholicisme. Si l’essai ne réussit pas, des mesures extrêmes s’imposeront. Parmi les tractariens, Keble ne voyait rien à reprocher à l’attitude prise par le chef ; J. Mozley, dans une lettre du 8 mars 1841, reproduite par Church, ''op. cit.'', p. 287-288, la reconnaît normale et conforme à l’enseignement des anciens théologiens anglicans. Ward, tout en étant d’accord avec Newman, avait prévu qu’elle déclencherait une vigoureuse attaque chez les adversaires. De fait l’agitation soulevée fut considérable. Pour ceux qui avaient toujours regardé les articles comme clairs et précis dans le sens protestant, c’était attaquer une position qui leur était chère. S’efforcer de mettre d’accord l’anglicanisme et l’Église romaine, était pour beaucoup un sujet de crainte. On ne remarquait pas que l’auteur maintenait toujours avec autant de force qu’autrefois la position et les droits de l’Église établie ; le seul fait d’affirmer la possibilité de mettre le contenu des articles en harmonie avec la doctrine autoritaire de Rome, était regardé comme incompatible avec la loyauté envers l’Église anglicane. C’est ce que pensèrent les autorités de l’université, saisissant l’opportunité de frapper le parti de Newman. Dès le 8 mars, quatre senior tutors, dont Tait de Balliol ancien tractarien, accusent l’auteur de fournir le moyen, en cas de vues romaines, de violer l’engagement solennel pris envers l’université par la souscription aux Articles. Le 15 mars, les « chefs de maisons >, . refusant d’entendre la défense que Newman avait préparée, déclarent que « ces modes d’interprétation suggérés dans le dit Tract, détournent plutôt qu’ils n’expliquent le sens des 39 Articles et, conciliant la sou : cription aux Articles avec l’adoption d’erreurs qui leur sont contraires, en annulent l’objet et sont incompatibles avec l’obéissance due aux statuts de l’université ». Church, ''op. cit.'', p. 292. Cette sanction fut, de la part des autorités d’Oxford, une faute très grave, qui permit à l’auteur du Tract de montrer sa supériorité sur ceux qui l’avaient moins condamné qu’insulté. Ses amis prirent hardiment sa cause en mains : Keble, Pusey, Ward, ce dernier exagérant encore la portée du Tract et réclamant pleine tolérance pour les doctrines condamnées comme romaines ; des marques de sympathie viennent de highchurchmen qui s’étaient séparés de lui, lors de la publication des Remains de Froude : Hook, Perceval, Moberly, Palmcr… Il est à remarquer qu’aucune réfutation ne fut opposée à Newman ; on ne discuta pas ses doctrines et ses interprétations des Articles : on se contenta de l’accuser de romanisme ; on vit dans la publication du Tract la manifestation d’un complot, l’œuvre ambiguë d’un traître qui voulait se détacher de l’anglicanisme au profit de Rome. C’est le début de l’accusation de « malhonnêteté », de « jésuitisme », qui ne disparaîtra qu’après la publication de Y Apologie. Arnold écrit, le 30 octobre 1841 : « Mes sentiments vis-à-vis d’un catholique romain sont différents de ceux que j’éprouve pour un newmaniste, car j’estime le premier un ennemi loyal, et l’autre un traître. » Stanley, Life of Arnold, t. {{rom|ii}}, p. 245. L’université ne se contente pas de sa victoire sur Newman. Elle s’en prend à ses amis. En juin 1841, Ward est destitué de sa chaire à Balliol ; ''Is''. Williams est écartédela chaire de poésie, abandonnée par Keble. à cause de ses relations avec Keble et avec Newman : Church doit se démettre de ses fonctions de tulor à.<noinclude> <references/></noinclude> dpf60f1hz2lxt0s4qyflz96gmzuvi7a Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/611 104 4005471 15908652 15907484 2026-07-07T14:51:41Z Yland 11394 /* Validée */ 15908652 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yland" />{{nr|1171|CYPRE — CYPRÈS|1172}}</noinclude><section begin="CYPRE"/>{{pg|expl=pages}}200-206. — La province de Cypre possédait une assemblée ou {{lang|grc|κοινόν}} ({{fig.}}446), comme les autres provinces romaines. Lebas et {{lang|en|Waddington}}, ''Voyage archéologique'', {{in-f°}}, Paris, 1877, {{t.}}{{rom|iii}}, {{n°|2734}} ; {{abr|E.|Ernest}} Babelon, ''Catalogue des monnaies grecques, Les Achéménides'', {{pg|expl=pages}}116-122. La résidence du gouverneur était Paphos, qui reçut, en l’an 16 avant J.-C., le surnom d’Augusta. Dion Cassius, liv. 23 ; ''{{lang|la|Corpus inscript. græc.}}'' 2629. {{rom-maj|IV}}. {{sc|Bibliographie.}} — {{lang|en|Cl. Delaval Cobham, ''An attempt at a bibliography of Cyprus''}}, 3{{e}} {{édit.}}, {{in-16}}, Nicosia, 1894 ; {{lang|de|W. H. Engel, ''Kypros''}}, 2 {{in-8°}}, Berlin, 1841 ; Cesnola, ''Cyprus, its ancient cities, tombs and temples'', {{in-8°}}, Londres, 1877 ; {{lang|de|von Löher, Cypern, ''Reiseberichte nach Natur und Landschaft, Volk und Geschichte''}}, {{in-8°}}, Stuttgart, 1878 ; {{abr|G.|Georges}} Perrot et {{abr|C.|Charles}} Chipiez, ''Histoire de l’art dans'' {{Img float-p |file=Monnaire de l’assemblée de Cypre.jpg |align=center |width=300px |padt=12px| padb=12px |cap=446. — Monnaie de l’assemblée de Cypre.<br>TI · CLAVDIVS CÆSAR AVG. Tête laurée de Claude, à gauche. — ℞. Dans une couronne : {{lang|grc|ΚΟΙΝΟΝ}} ǁ {{lang|grc|KYΠPI}} ǁ {{lang|grc|ΩN}}. |capalign=center |style=font-size:12px}} ''l’antiquité'', {{abr|gr.|grand}} {{in-8°}}, Paris, 1885, {{t.}}{{rom|iii}}, {{pg|expl=pages}}479-628 ; {{lang|de|M. Ohnefalsch-Richter, ''Kypros, die Bibel und Homer''}}, 2 {{in-4°}}, 1893 ; Sakellarios, {{lang|grc|Tὰ κυπριακά}}, 2 {{in-8°}}, Athènes, 1890 ; ''{{lang|en|Journal of Hellenic Studies}}'', {{t.}}{{rom|xi}} (1890), {{pg|expl=pages}}1-99 ; {{t.}}{{rom|xii}} (1891), {{pg|expl=pages}}59-198 ; {{abr|H.|Henri}} Kiepert, ''Manuel de géographie ancienne'', {{abr|trad. É.|traduction Émile}} Ernault, {{in-8°}}, Paris, 1887, {{pg|expl=pages}}79-80 ; ''{{lang|de|Handbuch der Klassischen Altertums-Wissenschaft}}'' d’{{lang|de|Iwan Müller}}, {{t.}}{{rom|iii}}, ''Géographie'', {{in-8°}}, Nordlingue, 1889, {{pg|expl=pages}}273-276 ; {{abr|J.|Joachim}} Marquardt, ''Organisation de l’empire romain'', {{t.}}{{rom|ii}}, {{abr|trad. franç.|traduction française}}, {{in-8°}}, Paris, 1892, {{t.}}{{rom|ix}}), {{pg|expl=pages}}327-330 ; {{lang|en|J. Mahafly, ''The Empire of the Ptolemies''}}, {{in-12}}, Londres, 1895, voir l’index, {{pg}}507 ; {{abr|F.|Fulcran}} Vigouroux, ''Le Nouveau Testament et les découvertes archéologiques modernes'', 2{{e}} {{édit.}}, {{in-12}}, Paris, 1896, {{pg|expl=pages}}199-209 ; {{lang|de|Eng. Oberhummer, ''Die Inseln Cypern''}}, {{in-8°}}, Munich, 1903. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|É. Beurlier]].|3|sc}} {{Ancre|2|2. '''{{sc|cypre}}'''}}, ''{{lang|la|cyprus}}'', arbrisseau avec les feuilles duquel on fait le henné. Les Grecs et les Latins l’avaient ainsi nommé parce qu’ils connaissaient surtout celui de l’île de Cypre. Cant., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|iv}}, 13. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Henné|{{sc|Henné}}]]. <section end="CYPRE"/> <section begin="CYPRÈS"/><nowiki/> '''CYPRÈS'''. Hébreu : ''{{lang|he-Latn|berôš}}'' (cf. assyrien : ''{{lang|aii-Latn|burâšu}}'') ; dans Cant., {{rom|i}}, 17, ''{{lang|he-Latn|berôṭ}}'', probablement prononciation du nord de la Palestine, se rapprochant de l’araméen, ''{{lang|arc-Latn|berâṭ, berûṭo’}} ;'' Septante : {{lang|grc|κυπάρισσος}}, {{rom-maj|IV}} Reg., {{rom|xix}}, 23 ; Cant., {{rom|i}}, 17 ; Eccli., {{rom|xxiv}}, 17 ; {{rom|l}}, 11 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 24 ; {{rom|xli}}, 19 ; {{rom|lv}}, 13 ; {{rom|lx}}, 13 ; {{lang|grc|ἄρκευθoς}}, Ose., {{rom|xiv}}, 9 ; {{lang|grc|ἄρκευθινoς}}, {{rom-maj|II}} Par., {{rom|ii}}, 8 ; {{lang|grc|κέδρoς}}, Ezech., {{rom|xxvii}}, 5 ; {{lang|grc|κέδρινoς}}, II Par., {{rom|iii}}, 5 ; {{lang|grc|πίτυς}}, Ezech., {{rom|xxxi}}, 8 ; {{lang|grc|πεύκη}}, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|v}}, 10 ; {{lang|grc|πεύκινoς}}, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|v}}, 8 ; {{rom|vi}}, 15, 33 ; {{rom|ix}}, 11 ; Vulgate : partout ''{{lang|la|abies}}'' ou l’adjectif ''{{lang|la|abiegna}}'', sauf ''{{lang|la|cypressina}}'', Cant., {{rom|i}}, 17, et ''{{lang|la|arceuthina}}'', {{rom-maj|II}} Par., {{rom|ii}}, 8. {{rom-maj|I}}. {{sc|Description.}} — Genre d’arbres de la famille des Conifères, et type de la tribu des Cupressinées, comprenant de nombreuses espèces répandues dans toute la région tempérée de l’hémisphère boréal. Les feuilles, écailleuses et opposées, persistent plusieurs années sur les rameaux ; les fleurs sont monoïques, les mâles en chatons décussés et oblongs, les femelles donnant à la maturité des groupes fructifères arrondis, composés d’écailles lignifiées qui recouvrent les graines. Celles-ci se prolongent de chaque côté en ailes membraneuses favorables à la dissémination. — L’espèce commune en Orient, ''{{lang|la|Cupressus sempervirens}}'', comprend plusieurs variétés, qui ont été souvent prises pour des types distincts. Celle qui domine dans les cultures a été nommée ''{{lang|la|fastigiata}}'' ({{fig.}}447), pour son port pyramidal, s’élevant en colonne jusqu’à vingt mètres. {{Img float-p |file= Cupressus fastigata (cyprès).jpg |align= center |width=300px |padt= 12px |padb=15px |cap= 447. — ''{{lang|la|Cupressus fastigiata}}''. |capalign= center |style=font-size:12px }} Les branches s’étalent davantage, surtout à l’âge adulte, dans le ''{{lang|la|Cupressus horizontalis}}'' ({{fig.}}448). Le bois, dans toutes ces variétés, est dur, rougeâtre, à grain fin, odorant et presque incorruptible. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}} {{rom-maj|II}}. {{sc|Exégèse.}} — {{1o}} ''Identification''. — L’entente est loin d’être parfaite parmi les exégètes sur le sens du mot ''{{lang|he-Latn|berôš}}''. Les uns tiennent pour une espèce de pin ou de sapin ; d’autres, plus généralement, pour le cyprès. Les Septante varient beaucoup dans leur interprétation ; cependant ils ont toujours vu dans le ''{{lang|he-Latn|berôš}}'' un conifère et plus fréquemment un cyprès ; le traducteur d’Isaïe donne constamment ce dernier sens, et à juste raison. Les caractères du ''{{lang|he-Latn|berôš}}'' conviennent parfaitement au cyprès. C’est un arbre vert, Ose., {{rom|xiv}}, 9, pouvant atteindre une grande élévation, Ezech., {{rom|xxxi}}, 8, et par son port majestueux embellir la solitude, Is., {{rom|xli}}, 19 ; {{rom|lv}}, 13 ; souvent rapproché du cèdre et comme lui l’ornement du Liban, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|v}}, 8 (hébreu, 22) ; Is., {{rom|xxxvii}}, 24 ; {{rom|xli}}, 19 ; {{rom|lx}}, 13 ; Zach., {{rom|xi}}, 1, 2 ; servant de refuge aux cigognes, Ps. {{rom|civ}}, 17 (hébreu) ; fournissant un bois très estimé pour la construction des maisons et des navires, {{rom-maj|II}} Par., {{rom|iii}}, 5 ; Ezech., {{rom|xxvii}}, 5 ; cf. Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|ii}}, 443 : rien en tout cela qui ne convienne au cyprès. Mais ce qui rend surtout l’identification très probable, c’est le témoignage de Josèphe et d’un écrivain de cent ans antérieur, Eupolème. L’Écriture nous présente le bois de ''{{lang|he-Latn|berôš}}'' comme ayant servi avec le bois de cèdre à la construction du Temple de Salomon. {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|v}}, 22, 21 ; {{rom|vi}}, 15, 34 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|ii}}, 7 ; {{rom|iii}}, 5. <section end="CYPRÈS"/><noinclude> <references/></noinclude> k2dlscxq6e0xthkd0bmln3t54x58740 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/613 104 4005473 15908796 15879362 2026-07-07T18:20:00Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15908796 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1175|CYPRÈS — CYRÈNE|1176}}</noinclude>d’un ''yod'' pris pour un ''vav'', d’une part, et d’autre part, d’une coupure fautive des mots, la leçon des Rois porte : {{lang|he|בכל עזי בשורים}}, ''bekol ʿaze bešorim'', « en tout bois de cyprès, » au lieu de la leçon exacte des Paralipomènes : ''bekol ʿoz ubešîrîm'', « David et Israël dansaient devant l’arche de toute leur force, en chantant et en jouant des harpes, » etc. 3° ''Le bois de « gôfér ».'' — L’arche de Noé fut construite en bois de ''gôfér''. Gen., {{rom-maj|VI}}, 14. On a rapproché ''gôfér'' de {{lang|grc|κυπαρίσσoς}}, en négligeant la terminaison. Bochart, ''Geographiæ sacræ pars prior'', ''Phaleg''., lib. {{rom-maj|I}}, cap. {{rom|iv}}, Levde, 1682, p. 22 ; Celsius, ''Hierobotan''., t. {{rom|i}}, p. 328. Ces auteurs montrent en même temps qu’il y avait des cyprès en Babylonie, en Arménie, où certaines traditions placent le déluge. Mais la similitude de nom est plus apparente que réelle ; et, d’autre part, les anciennes versions traduisent très diversement ce nom. Les Septante portent : {{lang|grc|ἐξ ξύλων τετραγώνων}} ; la Vulgate : ''ex lignis lævigatis'', ce qui donne à peu près le même sens, « de bois équarris ; » Onkélos, le cèdre ; le syriaque et l’arabe, une espèce de genévrier. Le récit du déluge ayant une couleur babylonienne, il est naturel de rapprocher ''gôfér'' de ''giparu'', qui dans la langue de ce pays désigne un conifère au bois très dur, poussant dans les basses terres et les marais. Mais jusqu’ici les textes cunéiformes n’ont pas permis d’en déterminer l’espèce avec certitude. Rien ne s’oppose à ce que ce soit un cyprès. Cf. V. Hehn, ''Kulturpflanzen und Haustiere'', 6{{e}} édition publiée par O. Schrader, {{in-8°}}, Berlin, 1894, p. 276-283, 577-578. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section begin="CYPRIARQUE"/><nowiki/> '''CYPRIARQUE''' ({{lang|grc|Κυπριάρχης}}). Un certain Nicanor est mentionné dans II Mach., xiir, avec le titre de cypriarque. Voir {{sc|Nicanor}}. Les commentateurs sont partagés sur la nature des fonctions que remplissait le personnage ainsi désigné. Les uns en font le gouverneur de Cypre ; les autres, par analogie avec l’asiarque (voir {{sc|Asiarque}}, t. {{rom|i}}, col. 1091), croient que c'était le président de l’assemblée provinciale, et le prêtre chargé de rendre un culte aux souverain. C. Keil, ''Commentar über die Bücher der Mäkkabäer'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, p. 395. L'étude des inscriptions montre qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les deux fonctions. C'était, en effet, le gouverneur de Cypre qui était en même temps le grand prêtre chargé de rendre au nom de l'île un culte aux Ptolémées. ''Corpus inscript. grœc'', 2621, 2622 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', t. {{rom|iii}}, in~f°, Paris, 1877, n°= 2757, 2781, 2796 ; Sakellarios, {{lang|grc|Κυπριαϰά}}, {{in-8°}}, Athènes, 1890, t. {{rom|i}}, p. 69, n°9 ; p. 91, n° s 44, 45, 46 ; p. 95, n « 50, 51 ; p. 96, n M 54, 55 ; p. 97, n° 60 ; p. 98, n° 69 ; p. 100, n » 74 ; p. 102, n° 86 ; p. 125, n° 35 ; p. 178, n° 12 ; ''Journal of Hellenic Studies'', t. {{rom|xii}}, 1891, p. 181, n° 16 ; p. 195, n° 52. Le gouverneur de l'île portait les titres de stratège et de navarque en même temps que celui de grand prêtre. Il était au nombre des grands officiers de la cour qui portaient le nom de premiers amis ou parents du roi ; l’un d’eux fut même le fils d’un des Ptolémées, que l’inscription ne désigne pas, mais qui est probablement Lathyrus. ''Journal of Hellenic Studies'', 1891, p. 195, n° 52. Le Sostratus, gouverneur de Cypre, dont il est question II Mach., {{rom|iv}}, 29, est donc aussi un cypriarque. Voir {{sc|Sostrate}}. Tous deux appartiennent à la courte période pendant laquelle Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie, s’empara de Cypre. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} <section end="CYPRIARQUE"/> <section begin="CYPRIEN DE HUERGO"/><nowiki/> '''CYPRIEN DE HUERGO''', cistercien espagnol de la première moitié du xvi{{e}} siècle, enseigna les Saintes Écritures dans le collège de son ordre, à Alcala. Il avait composé des commentaires sur un grand nombre de livres de la Bible. Ignace Firmin, abbé de Fitero, en avait entrepris la publication ; mais la mort l’empêcha d’exécuter complètement son dessein. Il n’a été publié que les deux ouvrages suivants : ''Commentaria in Psalmos xxxviii et {{rom|cxxix}}'', {{in-8°}}, Alcala, 1555 ; ''Commentaria in prophetam Naum'', {{in-8°}}, Lyon, 1561. — Voir Visch, ''Bibliotheca cisterciensis'', p. 73 ; N. Antonio, ''Bibliotheca hispana nova'', t. {{rom|i}}, p. 259. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}} <section end="CYPRIEN DE HUERGO"/> <section begin="CYPRIOTE"/><nowiki/> '''CYPRIOTE''' ({{lang|grc|Κύπριoς}}). L’ethnique Cypriote se rencontre dans l’Ancien Testament, II Mach., {{rom|iv}}, 29, et dans le Nouveau. — 1° Il y avait un grand nombre de Juifs à Cypre, c’est ce qui explique l’envoi de la lettre du consul Lucius aux autorités de cette île en même temps qu'à celles des pays énumérés dans I Mach., {{rom|xv}}, 16-24. Quand Hérode le Grand afferma les mines de cuivre, il est probable qu’un certain nombre de Juifs s’y fixèrent et prirent part à l’exploitation. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|XVI}}, {{rom|iv}}, 5. Une inscription grecque, trouvée dans l'île, semble se rapporter à un Hérode. ''Corpus inscript. grœc.'', 2628. Agrippa, dans sa lettre à Caligula, nomme Cypre parmi les pays où ses compatriotes étaient nombreux. Philon, ''Legatio ad Caium'', 36. Sous Trajan ils se révoltèrent contre Rome, massacrèrent vingt-quatre mille habitants de l'île et dévastèrent Salamine. Le chef de l’insurrection s’appelait Artemio. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32 ; Eusèbe, ''Chronic.'' édit. Schoene* {{rom|ii}}, p. 164 ; G. Syncelle, édit. Dindorf, {{rom|i}}, p. 657 ; Orose, {{rom|vii}}, 12. Ils furent vaincus, et le séjour de l'île leur fut interdit sous peine de mort. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32. — 2° Ce furent des chrétiens de Cypre et de Cyrène qui annoncèrent l'Évangile à Antioche. Act., xi, 20. Voir {{sc|Cyrène}}. Saint Barnabé était originaire de l'île. Act., {{rom|iv}}, 36. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Barnabé|{{sc|Barnabé}}]], t. {{rom|i}}, col. 1461-1464. Il en était de même de Mnason, chez qui s’arrêta saint Paul en allant de Césarée à Jérusalem, dans le dernier voyage qu’il fit vers cette ville. Act., {{rom|xxi}}, 16. Voir {{sc|Mnason}}. — 3° Les indigènes de Cypre avaient la réputation d’avoir des mœurs efféminées et dissolues. Cléarque de Soli, dans Athénée, {{rom|iii}}, 100 ; {{rom|vi}}, 257 ; {{rom|xiii}}, 586-594 ; Térence, ''Adelph''., ii, 2 ; Plaute, ''Pœnulus'', 1251. Pour désigner un homme appesanti par le bien-être, les anciens disaient : un bœuf cypriote. Cependant c’est à Citiumque naquit le fondateur de la philosophie stoïcienne, Zenon. Diogène Lærte, {{rom|vii}}, 1. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} '''CYR''', nom d’un pays appelé dans le texte hébreu ''Qîr'', et que la Vulgate a traduit par Cyrène, parce que saint Jérôme croyait à tort que ce nom désignait la Cyrénaïque. ''Comm. in Amos'', {{rom|i}}, 5, t. {{rom|xxv}}, col. 995 ; cf. col. 1091-1092. Voir {{sc|Cyrène 1}}. <section end="CYPRIOTE"/> <section begin="CYRENE"/><nowiki/> '''CYRÈNE'''. La Vulgate désigne sous ce même nom deux pays très distincts, dont l’un est appelé ''Qîr'' dans le texte hébreu, et l’autre Kupvi, dans le texte grec des Machabées et du Nouveau Testament. 1. '''CYRÈNE''' (hébreu : ''Qîr ''; Vulgate : ''Cyrène ''; les Septante n’ont rendu ce nom par un nom propre que {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=449. — Carte du pays arrosé par le fleuve Kuur. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} dans un seul passage, Amos, {{rom|i}}, 5, où ils portent : Xotppàv). Pays situé probablement près de l’Arménie, sur les bords de la mer Caspienne Le prophète Amos, {{rom|i}}, 5, prédit aux peuples de la Syrie qu’ils seront chassés de Leur pays par<section end="CYRENE"/><noinclude> <references/></noinclude> a836i3bulvdkpx26cwcpviagk9274wk 15908801 15908796 2026-07-07T18:24:09Z Verbex 1987 15908801 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1175|CYPRÈS — CYRÈNE|1176}}</noinclude>d’un ''yod'' pris pour un ''vav'', d’une part, et d’autre part, d’une coupure fautive des mots, la leçon des Rois porte : {{lang|he|בכל עזי בשורים}}, ''bekol ʿaze bešorim'', « en tout bois de cyprès, » au lieu de la leçon exacte des Paralipomènes : ''bekol ʿoz ubešîrîm'', « David et Israël dansaient devant l’arche de toute leur force, en chantant et en jouant des harpes, » etc. 3° ''Le bois de « gôfér ».'' — L’arche de Noé fut construite en bois de ''gôfér''. Gen., {{rom-maj|VI}}, 14. On a rapproché ''gôfér'' de {{lang|grc|κυπαρίσσoς}}, en négligeant la terminaison. Bochart, ''Geographiæ sacræ pars prior'', ''Phaleg''., lib. {{rom-maj|I}}, cap. {{rom|iv}}, Levde, 1682, p. 22 ; Celsius, ''Hierobotan''., t. {{rom|i}}, p. 328. Ces auteurs montrent en même temps qu’il y avait des cyprès en Babylonie, en Arménie, où certaines traditions placent le déluge. Mais la similitude de nom est plus apparente que réelle ; et, d’autre part, les anciennes versions traduisent très diversement ce nom. Les Septante portent : {{lang|grc|ἐξ ξύλων τετραγώνων}} ; la Vulgate : ''ex lignis lævigatis'', ce qui donne à peu près le même sens, « de bois équarris ; » Onkélos, le cèdre ; le syriaque et l’arabe, une espèce de genévrier. Le récit du déluge ayant une couleur babylonienne, il est naturel de rapprocher ''gôfér'' de ''giparu'', qui dans la langue de ce pays désigne un conifère au bois très dur, poussant dans les basses terres et les marais. Mais jusqu’ici les textes cunéiformes n’ont pas permis d’en déterminer l’espèce avec certitude. Rien ne s’oppose à ce que ce soit un cyprès. Cf. V. Hehn, ''Kulturpflanzen und Haustiere'', 6{{e}} édition publiée par O. Schrader, {{in-8°}}, Berlin, 1894, p. 276-283, 577-578. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section begin="CYPRIARQUE"/><nowiki/> '''CYPRIARQUE''' ({{lang|grc|Κυπριάρχης}}). Un certain Nicanor est mentionné dans II Mach., {{rom|xii}}, avec le titre de cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Nicanor|{{sc|Nicanor}}]]. Les commentateurs sont partagés sur la nature des fonctions que remplissait le personnage ainsi désigné. Les uns en font le gouverneur de Cypre ; les autres, par analogie avec l’asiarque (voir [[Dictionnaire de la Bible/Asiarque|{{sc|Asiarque}}]], t. {{rom|i}}, col. 1091), croient que c'était le président de l’assemblée provinciale, et le prêtre chargé de rendre un culte aux souverain. C. Keil, ''Commentar über die Bücher der Mäkkabäer'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, p. 395. L'étude des inscriptions montre qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les deux fonctions. C'était, en effet, le gouverneur de Cypre qui était en même temps le grand prêtre chargé de rendre au nom de l'île un culte aux Ptolémées. ''Corpus inscript. grœc'', 2621, 2622 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', t. {{rom|iii}}, in~f°, Paris, 1877, n°= 2757, 2781, 2796 ; Sakellarios, {{lang|grc|Κυπριαϰά}}, {{in-8°}}, Athènes, 1890, t. {{rom|i}}, p. 69, n°9 ; p. 91, n° s 44, 45, 46 ; p. 95, n « 50, 51 ; p. 96, n M 54, 55 ; p. 97, n° 60 ; p. 98, n° 69 ; p. 100, n » 74 ; p. 102, n° 86 ; p. 125, n° 35 ; p. 178, n° 12 ; ''Journal of Hellenic Studies'', t. {{rom|xii}}, 1891, p. 181, n° 16 ; p. 195, n° 52. Le gouverneur de l'île portait les titres de stratège et de navarque en même temps que celui de grand prêtre. Il était au nombre des grands officiers de la cour qui portaient le nom de premiers amis ou parents du roi ; l’un d’eux fut même le fils d’un des Ptolémées, que l’inscription ne désigne pas, mais qui est probablement Lathyrus. ''Journal of Hellenic Studies'', 1891, p. 195, n° 52. Le Sostratus, gouverneur de Cypre, dont il est question II Mach., {{rom|iv}}, 29, est donc aussi un cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Sostrate|{{sc|Sostrate}}]]. Tous deux appartiennent à la courte période pendant laquelle Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie, s’empara de Cypre. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} <section end="CYPRIARQUE"/> <section begin="CYPRIEN DE HUERGO"/><nowiki/> '''CYPRIEN DE HUERGO''', cistercien espagnol de la première moitié du xvi{{e}} siècle, enseigna les Saintes Écritures dans le collège de son ordre, à Alcala. Il avait composé des commentaires sur un grand nombre de livres de la Bible. Ignace Firmin, abbé de Fitero, en avait entrepris la publication ; mais la mort l’empêcha d’exécuter complètement son dessein. Il n’a été publié que les deux ouvrages suivants : ''Commentaria in Psalmos xxxviii et {{rom|cxxix}}'', {{in-8°}}, Alcala, 1555 ; ''Commentaria in prophetam Naum'', {{in-8°}}, Lyon, 1561. — Voir Visch, ''Bibliotheca cisterciensis'', p. 73 ; N. Antonio, ''Bibliotheca hispana nova'', t. {{rom|i}}, p. 259. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}} <section end="CYPRIEN DE HUERGO"/> <section begin="CYPRIOTE"/><nowiki/> '''CYPRIOTE''' ({{lang|grc|Κύπριoς}}). L’ethnique Cypriote se rencontre dans l’Ancien Testament, II Mach., {{rom|iv}}, 29, et dans le Nouveau. — 1° Il y avait un grand nombre de Juifs à Cypre, c’est ce qui explique l’envoi de la lettre du consul Lucius aux autorités de cette île en même temps qu'à celles des pays énumérés dans I Mach., {{rom|xv}}, 16-24. Quand Hérode le Grand afferma les mines de cuivre, il est probable qu’un certain nombre de Juifs s’y fixèrent et prirent part à l’exploitation. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|XVI}}, {{rom|iv}}, 5. Une inscription grecque, trouvée dans l'île, semble se rapporter à un Hérode. ''Corpus inscript. grœc.'', 2628. Agrippa, dans sa lettre à Caligula, nomme Cypre parmi les pays où ses compatriotes étaient nombreux. Philon, ''Legatio ad Caium'', 36. Sous Trajan ils se révoltèrent contre Rome, massacrèrent vingt-quatre mille habitants de l'île et dévastèrent Salamine. Le chef de l’insurrection s’appelait Artemio. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32 ; Eusèbe, ''Chronic.'' édit. Schoene* {{rom|ii}}, p. 164 ; G. Syncelle, édit. Dindorf, {{rom|i}}, p. 657 ; Orose, {{rom|vii}}, 12. Ils furent vaincus, et le séjour de l'île leur fut interdit sous peine de mort. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32. — 2° Ce furent des chrétiens de Cypre et de Cyrène qui annoncèrent l'Évangile à Antioche. Act., xi, 20. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Cyrène|{{sc|Cyrène}}]]. Saint Barnabé était originaire de l'île. Act., {{rom|iv}}, 36. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Barnabé|{{sc|Barnabé}}]], t. {{rom|i}}, col. 1461-1464. Il en était de même de Mnason, chez qui s’arrêta saint Paul en allant de Césarée à Jérusalem, dans le dernier voyage qu’il fit vers cette ville. Act., {{rom|xxi}}, 16. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Mnason|{{sc|Mnason}}]]. — 3° Les indigènes de Cypre avaient la réputation d’avoir des mœurs efféminées et dissolues. Cléarque de Soli, dans Athénée, {{rom|iii}}, 100 ; {{rom|vi}}, 257 ; {{rom|xiii}}, 586-594 ; Térence, ''Adelph''., ii, 2 ; Plaute, ''Pœnulus'', 1251. Pour désigner un homme appesanti par le bien-être, les anciens disaient : un bœuf cypriote. Cependant c’est à Citium que naquit le fondateur de la philosophie stoïcienne, Zenon. Diogène Lærte, {{rom|vii}}, 1. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} '''CYR''', nom d’un pays appelé dans le texte hébreu ''Qîr'', et que la Vulgate a traduit par Cyrène, parce que saint Jérôme croyait à tort que ce nom désignait la Cyrénaïque. ''Comm. in Amos'', {{rom|i}}, 5, t. {{rom|xxv}}, col. 995 ; cf. col. 1091-1092. Voir {{sc|Cyrène 1}}. <section end="CYPRIOTE"/> <section begin="CYRENE"/><nowiki/> '''CYRÈNE'''. La Vulgate désigne sous ce même nom deux pays très distincts, dont l’un est appelé ''Qîr'' dans le texte hébreu, et l’autre Kupvi, dans le texte grec des Machabées et du Nouveau Testament. 1. '''CYRÈNE''' (hébreu : ''Qîr ''; Vulgate : ''Cyrène ''; les Septante n’ont rendu ce nom par un nom propre que {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=449. — Carte du pays arrosé par le fleuve Kuur. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} dans un seul passage, Amos, {{rom|i}}, 5, où ils portent : Xotppàv). Pays situé probablement près de l’Arménie, sur les bords de la mer Caspienne Le prophète Amos, {{rom|i}}, 5, prédit aux peuples de la Syrie qu’ils seront chassés de Leur pays par<section end="CYRENE"/><noinclude> <references/></noinclude> g193jovtbxkxa40f7727inqluxqpvfh 15908805 15908801 2026-07-07T18:26:27Z Verbex 1987 15908805 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1175|CYPRÈS — CYRÈNE|1176}}</noinclude>d’un ''yod'' pris pour un ''vav'', d’une part, et d’autre part, d’une coupure fautive des mots, la leçon des Rois porte : {{lang|he|בכל עזי בשורים}}, ''bekol ʿaze bešorim'', « en tout bois de cyprès, » au lieu de la leçon exacte des Paralipomènes : ''bekol ʿoz ubešîrîm'', « David et Israël dansaient devant l’arche de toute leur force, en chantant et en jouant des harpes, » etc. 3° ''Le bois de « gôfér ».'' — L’arche de Noé fut construite en bois de ''gôfér''. Gen., {{rom-maj|VI}}, 14. On a rapproché ''gôfér'' de {{lang|grc|κυπαρίσσoς}}, en négligeant la terminaison. Bochart, ''Geographiæ sacræ pars prior'', ''Phaleg''., lib. {{rom-maj|I}}, cap. {{rom|iv}}, Levde, 1682, p. 22 ; Celsius, ''Hierobotan''., t. {{rom|i}}, p. 328. Ces auteurs montrent en même temps qu’il y avait des cyprès en Babylonie, en Arménie, où certaines traditions placent le déluge. Mais la similitude de nom est plus apparente que réelle ; et, d’autre part, les anciennes versions traduisent très diversement ce nom. Les Septante portent : {{lang|grc|ἐξ ξύλων τετραγώνων}} ; la Vulgate : ''ex lignis lævigatis'', ce qui donne à peu près le même sens, « de bois équarris ; » Onkélos, le cèdre ; le syriaque et l’arabe, une espèce de genévrier. Le récit du déluge ayant une couleur babylonienne, il est naturel de rapprocher ''gôfér'' de ''giparu'', qui dans la langue de ce pays désigne un conifère au bois très dur, poussant dans les basses terres et les marais. Mais jusqu’ici les textes cunéiformes n’ont pas permis d’en déterminer l’espèce avec certitude. Rien ne s’oppose à ce que ce soit un cyprès. Cf. V. Hehn, ''Kulturpflanzen und Haustiere'', 6{{e}} édition publiée par O. Schrader, {{in-8°}}, Berlin, 1894, p. 276-283, 577-578. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section begin="CYPRIARQUE"/><nowiki/> '''CYPRIARQUE''' ({{lang|grc|Κυπριάρχης}}). Un certain Nicanor est mentionné dans II Mach., {{rom|xii}}, avec le titre de cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Nicanor|{{sc|Nicanor}}]]. Les commentateurs sont partagés sur la nature des fonctions que remplissait le personnage ainsi désigné. Les uns en font le gouverneur de Cypre ; les autres, par analogie avec l’asiarque (voir [[Dictionnaire de la Bible/Asiarque|{{sc|Asiarque}}]], t. {{rom|i}}, col. 1091), croient que c'était le président de l’assemblée provinciale, et le prêtre chargé de rendre un culte aux souverain. C. Keil, ''Commentar über die Bücher der Mäkkabäer'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, p. 395. L'étude des inscriptions montre qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les deux fonctions. C'était, en effet, le gouverneur de Cypre qui était en même temps le grand prêtre chargé de rendre au nom de l'île un culte aux Ptolémées. ''Corpus inscript. grœc'', 2621, 2622 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', t. {{rom|iii}}, in~f°, Paris, 1877, n°= 2757, 2781, 2796 ; Sakellarios, {{lang|grc|Κυπριαϰά}}, {{in-8°}}, Athènes, 1890, t. {{rom|i}}, p. 69, n°9 ; p. 91, n° s 44, 45, 46 ; p. 95, n « 50, 51 ; p. 96, n M 54, 55 ; p. 97, n° 60 ; p. 98, n° 69 ; p. 100, n » 74 ; p. 102, n° 86 ; p. 125, n° 35 ; p. 178, n° 12 ; ''Journal of Hellenic Studies'', t. {{rom|xii}}, 1891, p. 181, n° 16 ; p. 195, n° 52. Le gouverneur de l'île portait les titres de stratège et de navarque en même temps que celui de grand prêtre. Il était au nombre des grands officiers de la cour qui portaient le nom de premiers amis ou parents du roi ; l’un d’eux fut même le fils d’un des Ptolémées, que l’inscription ne désigne pas, mais qui est probablement Lathyrus. ''Journal of Hellenic Studies'', 1891, p. 195, n° 52. Le Sostratus, gouverneur de Cypre, dont il est question II Mach., {{rom|iv}}, 29, est donc aussi un cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Sostrate|{{sc|Sostrate}}]]. Tous deux appartiennent à la courte période pendant laquelle Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie, s’empara de Cypre. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} <section end="CYPRIARQUE"/> <section begin="CYPRIEN DE HUERGO"/><nowiki/> '''CYPRIEN DE HUERGO''', cistercien espagnol de la première moitié du xvi{{e}} siècle, enseigna les Saintes Écritures dans le collège de son ordre, à Alcala. Il avait composé des commentaires sur un grand nombre de livres de la Bible. Ignace Firmin, abbé de Fitero, en avait entrepris la publication ; mais la mort l’empêcha d’exécuter complètement son dessein. Il n’a été publié que les deux ouvrages suivants : ''Commentaria in Psalmos xxxviii et {{rom|cxxix}}'', {{in-8°}}, Alcala, 1555 ; ''Commentaria in prophetam Naum'', {{in-8°}}, Lyon, 1561. — Voir Visch, ''Bibliotheca cisterciensis'', p. 73 ; N. Antonio, ''Bibliotheca hispana nova'', t. {{rom|i}}, p. 259. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}} <section end="CYPRIEN DE HUERGO"/> <section begin="CYPRIOTE"/><nowiki/> '''CYPRIOTE''' ({{lang|grc|Κύπριoς}}). L’ethnique Cypriote se rencontre dans l’Ancien Testament, II Mach., {{rom|iv}}, 29, et dans le Nouveau. — 1° Il y avait un grand nombre de Juifs à Cypre, c’est ce qui explique l’envoi de la lettre du consul Lucius aux autorités de cette île en même temps qu'à celles des pays énumérés dans I Mach., {{rom|xv}}, 16-24. Quand Hérode le Grand afferma les mines de cuivre, il est probable qu’un certain nombre de Juifs s’y fixèrent et prirent part à l’exploitation. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|XVI}}, {{rom|iv}}, 5. Une inscription grecque, trouvée dans l'île, semble se rapporter à un Hérode. ''Corpus inscript. grœc.'', 2628. Agrippa, dans sa lettre à Caligula, nomme Cypre parmi les pays où ses compatriotes étaient nombreux. Philon, ''Legatio ad Caium'', 36. Sous Trajan ils se révoltèrent contre Rome, massacrèrent vingt-quatre mille habitants de l'île et dévastèrent Salamine. Le chef de l’insurrection s’appelait Artemio. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32 ; Eusèbe, ''Chronic.'' édit. Schoene* {{rom|ii}}, p. 164 ; G. Syncelle, édit. Dindorf, {{rom|i}}, p. 657 ; Orose, {{rom|vii}}, 12. Ils furent vaincus, et le séjour de l'île leur fut interdit sous peine de mort. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32. — 2° Ce furent des chrétiens de Cypre et de Cyrène qui annoncèrent l'Évangile à Antioche. Act., xi, 20. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Cyrène|{{sc|Cyrène}}]]. Saint Barnabé était originaire de l'île. Act., {{rom|iv}}, 36. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Barnabé|{{sc|Barnabé}}]], t. {{rom|i}}, col. 1461-1464. Il en était de même de Mnason, chez qui s’arrêta saint Paul en allant de Césarée à Jérusalem, dans le dernier voyage qu’il fit vers cette ville. Act., {{rom|xxi}}, 16. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Mnason|{{sc|Mnason}}]]. — 3° Les indigènes de Cypre avaient la réputation d’avoir des mœurs efféminées et dissolues. Cléarque de Soli, dans Athénée, {{rom|iii}}, 100 ; {{rom|vi}}, 257 ; {{rom|xiii}}, 586-594 ; Térence, ''Adelph''., ii, 2 ; Plaute, ''Pœnulus'', 1251. Pour désigner un homme appesanti par le bien-être, les anciens disaient : un bœuf cypriote. Cependant c’est à Citium que naquit le fondateur de la philosophie stoïcienne, Zenon. Diogène Lærte, {{rom|vii}}, 1. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} '''CYR''', nom d’un pays appelé dans le texte hébreu ''Qîr'', et que la Vulgate a traduit par Cyrène, parce que saint Jérôme croyait à tort que ce nom désignait la Cyrénaïque. ''Comm. in Amos'', {{rom|i}}, 5, t. {{rom|xxv}}, col. 995 ; cf. col. 1091-1092. Voir {{sc|Cyrène 1}}. <section end="CYPRIOTE"/> <section begin="CYRENE"/><nowiki/> '''CYRÈNE'''. La Vulgate désigne sous ce même nom deux pays très distincts, dont l’un est appelé ''Qîr'' dans le texte hébreu, et l’autre {{lang|grc|Kυρήνη}}, dans le texte grec des Machabées et du Nouveau Testament. 1. '''CYRÈNE''' (hébreu : ''Qîr ''; Vulgate : ''Cyrène ''; les Septante n’ont rendu ce nom par un nom propre que {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=449. — Carte du pays arrosé par le fleuve Kuur. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} dans un seul passage, Amos, {{rom|i}}, 5, où ils portent : {{lang|grc|Καρράν}}). 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On a rapproché ''gôfér'' de {{lang|grc|κυπαρίσσoς}}, en négligeant la terminaison. Bochart, ''Geographiæ sacræ pars prior'', ''Phaleg''., lib. {{rom-maj|I}}, cap. {{rom|iv}}, Levde, 1682, p. 22 ; Celsius, ''Hierobotan''., t. {{rom|i}}, p. 328. Ces auteurs montrent en même temps qu’il y avait des cyprès en Babylonie, en Arménie, où certaines traditions placent le déluge. Mais la similitude de nom est plus apparente que réelle ; et, d’autre part, les anciennes versions traduisent très diversement ce nom. Les Septante portent : {{lang|grc|ἐξ ξύλων τετραγώνων}} ; la Vulgate : ''ex lignis lævigatis'', ce qui donne à peu près le même sens, « de bois équarris ; » Onkélos, le cèdre ; le syriaque et l’arabe, une espèce de genévrier. Le récit du déluge ayant une couleur babylonienne, il est naturel de rapprocher ''gôfér'' de ''giparu'', qui dans la langue de ce pays désigne un conifère au bois très dur, poussant dans les basses terres et les marais. Mais jusqu’ici les textes cunéiformes n’ont pas permis d’en déterminer l’espèce avec certitude. Rien ne s’oppose à ce que ce soit un cyprès. Cf. V. Hehn, ''Kulturpflanzen und Haustiere'', 6{{e}} édition publiée par O. Schrader, {{in-8°}}, Berlin, 1894, p. 276-283, 577-578. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section begin="CYPRIARQUE"/><nowiki/> '''CYPRIARQUE''' ({{lang|grc|Κυπριάρχης}}). Un certain Nicanor est mentionné dans II Mach., {{rom|xii}}, avec le titre de cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Nicanor|{{sc|Nicanor}}]]. Les commentateurs sont partagés sur la nature des fonctions que remplissait le personnage ainsi désigné. Les uns en font le gouverneur de Cypre ; les autres, par analogie avec l’asiarque (voir [[Dictionnaire de la Bible/Asiarque|{{sc|Asiarque}}]], t. {{rom|i}}, col. 1091), croient que c'était le président de l’assemblée provinciale, et le prêtre chargé de rendre un culte aux souverain. C. Keil, ''Commentar über die Bücher der Mäkkabäer'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, p. 395. L'étude des inscriptions montre qu’il n’y a pas lieu de distinguer entre les deux fonctions. C'était, en effet, le gouverneur de Cypre qui était en même temps le grand prêtre chargé de rendre au nom de l'île un culte aux Ptolémées. ''Corpus inscript. grœc'', 2621, 2622 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', t. {{rom|iii}}, in~f°, Paris, 1877, n°= 2757, 2781, 2796 ; Sakellarios, {{lang|grc|Κυπριαϰά}}, {{in-8°}}, Athènes, 1890, t. {{rom|i}}, p. 69, n°9 ; p. 91, n° s 44, 45, 46 ; p. 95, n « 50, 51 ; p. 96, n M 54, 55 ; p. 97, n° 60 ; p. 98, n° 69 ; p. 100, n » 74 ; p. 102, n° 86 ; p. 125, n° 35 ; p. 178, n° 12 ; ''Journal of Hellenic Studies'', t. {{rom|xii}}, 1891, p. 181, n° 16 ; p. 195, n° 52. Le gouverneur de l'île portait les titres de stratège et de navarque en même temps que celui de grand prêtre. Il était au nombre des grands officiers de la cour qui portaient le nom de premiers amis ou parents du roi ; l’un d’eux fut même le fils d’un des Ptolémées, que l’inscription ne désigne pas, mais qui est probablement Lathyrus. ''Journal of Hellenic Studies'', 1891, p. 195, n° 52. Le Sostratus, gouverneur de Cypre, dont il est question II Mach., {{rom|iv}}, 29, est donc aussi un cypriarque. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Sostrate|{{sc|Sostrate}}]]. Tous deux appartiennent à la courte période pendant laquelle Antiochus IV Épiphane, roi de Syrie, s’empara de Cypre. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}} <section end="CYPRIARQUE"/> <section begin="CYPRIEN DE HUERGO"/><nowiki/> '''CYPRIEN DE HUERGO''', cistercien espagnol de la première moitié du xvi{{e}} siècle, enseigna les Saintes Écritures dans le collège de son ordre, à Alcala. Il avait composé des commentaires sur un grand nombre de livres de la Bible. Ignace Firmin, abbé de Fitero, en avait entrepris la publication ; mais la mort l’empêcha d’exécuter complètement son dessein. Il n’a été publié que les deux ouvrages suivants : ''Commentaria in Psalmos xxxviii et {{rom|cxxix}}'', {{in-8°}}, Alcala, 1555 ; ''Commentaria in prophetam Naum'', {{in-8°}}, Lyon, 1561. — Voir Visch, ''Bibliotheca cisterciensis'', p. 73 ; N. Antonio, ''Bibliotheca hispana nova'', t. {{rom|i}}, p. 259. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}} <section end="CYPRIEN DE HUERGO"/> <section begin="CYPRIOTE"/><nowiki/> '''CYPRIOTE''' ({{lang|grc|Κύπριoς}}). L’ethnique Cypriote se rencontre dans l’Ancien Testament, II Mach., {{rom|iv}}, 29, et dans le Nouveau. — 1° Il y avait un grand nombre de Juifs à Cypre, c’est ce qui explique l’envoi de la lettre du consul Lucius aux autorités de cette île en même temps qu'à celles des pays énumérés dans I Mach., {{rom|xv}}, 16-24. Quand Hérode le Grand afferma les mines de cuivre, il est probable qu’un certain nombre de Juifs s’y fixèrent et prirent part à l’exploitation. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|XVI}}, {{rom|iv}}, 5. Une inscription grecque, trouvée dans l'île, semble se rapporter à un Hérode. ''Corpus inscript. grœc.'', 2628. Agrippa, dans sa lettre à Caligula, nomme Cypre parmi les pays où ses compatriotes étaient nombreux. Philon, ''Legatio ad Caium'', 36. Sous Trajan ils se révoltèrent contre Rome, massacrèrent vingt-quatre mille habitants de l'île et dévastèrent Salamine. Le chef de l’insurrection s’appelait Artemio. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32 ; Eusèbe, ''Chronic.'' édit. Schoene* {{rom|ii}}, p. 164 ; G. Syncelle, édit. Dindorf, {{rom|i}}, p. 657 ; Orose, {{rom|vii}}, 12. Ils furent vaincus, et le séjour de l'île leur fut interdit sous peine de mort. Dion Cassius, {{rom|lxviii}}, 32. — 2° Ce furent des chrétiens de Cypre et de Cyrène qui annoncèrent l'Évangile à Antioche. Act., xi, 20. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Cyrène|{{sc|Cyrène}}]]. Saint Barnabé était originaire de l'île. Act., {{rom|iv}}, 36. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Barnabé|{{sc|Barnabé}}]], t. {{rom|i}}, col. 1461-1464. Il en était de même de Mnason, chez qui s’arrêta saint Paul en allant de Césarée à Jérusalem, dans le dernier voyage qu’il fit vers cette ville. Act., {{rom|xxi}}, 16. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Mnason|{{sc|Mnason}}]]. — 3° Les indigènes de Cypre avaient la réputation d’avoir des mœurs efféminées et dissolues. Cléarque de Soli, dans Athénée, {{rom|iii}}, 100 ; {{rom|vi}}, 257 ; {{rom|xiii}}, 586-594 ; Térence, ''Adelph''., ii, 2 ; Plaute, ''Pœnulus'', 1251. Pour désigner un homme appesanti par le bien-être, les anciens disaient : un bœuf cypriote. Cependant c’est à Citium que naquit le fondateur de la philosophie stoïcienne, Zenon. Diogène Lærte, {{rom|vii}}, 1. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. 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Pays situé probablement près de l’Arménie, sur les bords de la mer Caspienne Le prophète Amos, {{rom|i}}, 5, prédit aux peuples de la Syrie qu’ils seront chassés de Leur pays par<section end="CYRENE"/><noinclude> <references/></noinclude> mohoy747zci04rjoqdrueq1lrxpoeuh Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/614 104 4005474 15908813 15879357 2026-07-07T18:31:53Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15908813 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1177|CYRËNE|117}}</noinclude>le roi d’Assyrie et exilés au pays de Qîr. Ils devaient être ainsi ramenés dans leur pays d’origine. Amos, {{rom-maj|IX}}, 7. (Les Septante traduisent Qir par {{lang|grc|βόθρος}} ; , « fosse. » ) Cette prophétie se réalisa sous le règne d’Achaz. Théglathphalasar III (voir Phul et Theglathphalasar III) envahit la Syrie et transporta les habitants de Damas à Qir. II (IV) Reg., {{rom|xvi}}, 9. Les Septante omettent Qir dans leur version. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 525-526. On ignore l’emplacement exact de cette région. Cependant la plupart des historiens et des géographes la placent sur les rives du fleuve Kour ou Cyrus, qui a ses sources en Arménie, coule au sud de la chaîne du Caucase et se jette dans la mer Caspienne près de l’embouchure de l’Arase (fig. 449}. Ce texte seul qui peut déterminer si le nom est pris dans un sens plus large ou plus restreint. C’est ainsi, par exemple, que le proconsul de Crète et de Cyrénaïque est appelé dans les inscriptions àvôùitaTo ; Kp-frrç xoe’t Kup^vt] ! ; ''Corpus inscript, græc.'' {{nos}} 2588, 2591, 3532 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', in-f°, Paris, 1877, n° 1722 a. Les Romains employaient plus volontiers la forme du pluriel, Cyrense. Corpus inscript, latin., t. {{rom-maj|VI}}, n° 1409 ; t. {{rom|xiv}}, n » 2925. I. {{sc|La ville de Cyrène}}. — Elle était située à seize kilomètres environ de la mer, sur la limite du plateau que les anciens appelaient les Montagnes Vertes, et que lesvrabes appellent Djebel Akhaar. Défendue par sa position, même, Cyrène l'était encore par une acropole entourée {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=450. — Vue des ruines de Cyrène (nécropole du nord). D’après Smith et Porcher, À liistory of the récent discoveries at Cyrène, pl. 13. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} pays porte aujourd’hui le nom de Géorgie. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|IX}}, {{rom|xiii}}, 3, racontant le même fait, dit que les Syriens furent emmenés dans la haute Médie, c’est-à-dire dans la Médie Atropatène. Le texte hébreu d’Isaïe, {{rom|xxii}}, 6, mentionne aussi le nom de Qîr comme celui d’un pays soumis aux Assyriens. « Qîr, dit-il, met à nu le bouclier. » Les Septante ont traduit ces mots par {{lang|grc|συναγωγὴ παρατάξεως}}, « le rassemblement de l’armée, » et la Vulgate par ceux-ci : ''parietem nudavit clypeus'', « le bouclier a laissé la muraille nue. » Qîr signifie en hébreu « muraille ». Voir {{sc|Bouclier}}. — D’après un certain nombre de commentateurs, le fleuve Kour ou Cyrus, qui donnait son nom au pays de Qîr, est le Phison, l’un des quatre fleuves du Paradis terrestre. Voir {{sc|Phison}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} 2. '''CYRÈNE''' (K-jprjvyi), ville et région d’Afrique, située entre l’Égypte et Carthage. Sous le nom de Cyrène, la Bible et les auteurs anciens désignent à la fois la ville de Cyrène et le pays qui était sous sa domination, c’est-à-dire la Cyrénaïque. C’est, la plupart du temps, le cours d’eau. Hérodote, {{rom-maj|IV}}, 161 ; Diodore de Sicile, {{rom|xix}}, 79. À quelque distance, elle était en communication avec la côte par son port Apollonie. Dans l’antiquité, elle était arrosée par des sources nombreuses, et ses environs étaient très fertiles. Une de ces sources, celle de Cyré, donna son nom à la ville. Les Grecs la consacrèrent à Apollon, et plus tard se créa une légende qui fit de la source une nymphe aimée du dieu et transportée par lui en Afrique, sur un char traîné par des cygnes. Pindare, ''Pythie'', {{rom|ix}}, 5 ; Diodore de Sicile, {{rom|iv}}, 81, etc. Fondée au commencement du {{rom|vii}}{{e}} siècle avant J.-C, par une colonie venue de Théra, Cyrène atteignit l’apogée de sa splendeur au V{{e}} siècle. Elle était en relations commerciales constantes avec toutes les villes helléniques. Ses ruines occupent un grand espace (fig. 450) ; les fouilles faites par les voyageurs modernes, et en particulier par MM. Smith et Porcher, en 1860-1861, ont permis de découvrir l’emplacement d’une partie des murailles et d’un certain nombre de monuments antiques. Voir R. Smith et A. Porcher, ''Discoveries at Cyrène'', in-4°, Londres, 1861, p. 38, .<noinclude> <references/></noinclude> bjokklyrebmvg18vdm26o8smluj01mk 15908816 15908813 2026-07-07T18:35:25Z Verbex 1987 15908816 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1177|CYRËNE|117}}</noinclude>le roi d’Assyrie et exilés au pays de Qîr. Ils devaient être ainsi ramenés dans leur pays d’origine. Amos, {{rom-maj|IX}}, 7. (Les Septante traduisent Qir par {{lang|grc|βόθρος}} ; , « fosse. » ) Cette prophétie se réalisa sous le règne d’Achaz. Théglathphalasar III (voir Phul et Theglathphalasar III) envahit la Syrie et transporta les habitants de Damas à Qir. II (IV) Reg., {{rom|xvi}}, 9. Les Septante omettent Qir dans leur version. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 525-526. On ignore l’emplacement exact de cette région. Cependant la plupart des historiens et des géographes la placent sur les rives du fleuve Kour ou Cyrus, qui a ses sources en Arménie, coule au sud de la chaîne du Caucase et se jette dans la mer Caspienne près de l’embouchure de l’Arase (fig. 449}. Ce texte seul qui peut déterminer si le nom est pris dans un sens plus large ou plus restreint. C’est ainsi, par exemple, que le proconsul de Crète et de Cyrénaïque est appelé dans les inscriptions {{lang|grc|ἀνθύπατoς Κρήτης καὶ Κυρήνης}} ; ''Corpus inscript, græc.'' {{nos}} 2588, 2591, 3532 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', in-f°, Paris, 1877, n° 1722 a. Les Romains employaient plus volontiers la forme du pluriel, Cyrense. ''Corpus inscript. latin.'', t. {{rom-maj|VI}}, n° 1409 ; t. {{rom|xiv}}, n°2925. I. {{sc|La ville de Cyrène}}. — Elle était située à seize kilomètres environ de la mer, sur la limite du plateau que les anciens appelaient les Montagnes Vertes, et que les Arabes appellent Djebel Akhaar. Défendue par sa position, même, Cyrène l'était encore par une acropole entourée {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=450. — Vue des ruines de Cyrène (nécropole du nord). D’après Smith et Porcher, ''A history of the recent discoveries at Cyrène'', pl. 13. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} pays porte aujourd’hui le nom de Géorgie. Josèphe, ''Ant. jud''., {{rom-maj|IX}}, {{rom|xiii}}, 3, racontant le même fait, dit que les Syriens furent emmenés dans la haute Médie, c’est-à-dire dans la Médie Atropatène. Le texte hébreu d’Isaïe, {{rom|xxii}}, 6, mentionne aussi le nom de Qîr comme celui d’un pays soumis aux Assyriens. « Qîr, dit-il, met à nu le bouclier. » Les Septante ont traduit ces mots par {{lang|grc|συναγωγὴ παρατάξεως}}, « le rassemblement de l’armée, » et la Vulgate par ceux-ci : ''parietem nudavit clypeus'', « le bouclier a laissé la muraille nue. » Qîr signifie en hébreu « muraille ». Voir {{sc|Bouclier}}. — D’après un certain nombre de commentateurs, le fleuve Kour ou Cyrus, qui donnait son nom au pays de Qîr, est le Phison, l’un des quatre fleuves du Paradis terrestre. Voir {{sc|Phison}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} 2. '''CYRÈNE''' (K-jprjvyi), ville et région d’Afrique, située entre l’Égypte et Carthage. Sous le nom de Cyrène, la Bible et les auteurs anciens désignent à la fois la ville de Cyrène et le pays qui était sous sa domination, c’est-à-dire la Cyrénaïque. C’est, la plupart du temps, le cours d’eau. Hérodote, {{rom-maj|IV}}, 161 ; Diodore de Sicile, {{rom|xix}}, 79. À quelque distance, elle était en communication avec la côte par son port Apollonie. Dans l’antiquité, elle était arrosée par des sources nombreuses, et ses environs étaient très fertiles. Une de ces sources, celle de Cyré, donna son nom à la ville. Les Grecs la consacrèrent à Apollon, et plus tard se créa une légende qui fit de la source une nymphe aimée du dieu et transportée par lui en Afrique, sur un char traîné par des cygnes. Pindare, ''Pythie'', {{rom|ix}}, 5 ; Diodore de Sicile, {{rom|iv}}, 81, etc. Fondée au commencement du {{rom|vii}}{{e}} siècle avant J.-C, par une colonie venue de Théra, Cyrène atteignit l’apogée de sa splendeur au V{{e}} siècle. Elle était en relations commerciales constantes avec toutes les villes helléniques. Ses ruines occupent un grand espace (fig. 450) ; les fouilles faites par les voyageurs modernes, et en particulier par MM. Smith et Porcher, en 1860-1861, ont permis de découvrir l’emplacement d’une partie des murailles et d’un certain nombre de monuments antiques. Voir R. Smith et A. Porcher, ''Discoveries at Cyrène'', in-4°, Londres, 1861, p. 38, .<noinclude> <references/></noinclude> frytwcklq3i013qx2rxc0uulk6o1rc6 15908817 15908816 2026-07-07T18:35:43Z Verbex 1987 15908817 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1177|CYRËNE|117}}</noinclude>le roi d’Assyrie et exilés au pays de Qîr. Ils devaient être ainsi ramenés dans leur pays d’origine. Amos, {{rom-maj|IX}}, 7. (Les Septante traduisent Qir par {{lang|grc|βόθρος}}, « fosse. » ) Cette prophétie se réalisa sous le règne d’Achaz. Théglathphalasar III (voir Phul et Theglathphalasar III) envahit la Syrie et transporta les habitants de Damas à Qir. II (IV) Reg., {{rom|xvi}}, 9. Les Septante omettent Qir dans leur version. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 525-526. On ignore l’emplacement exact de cette région. Cependant la plupart des historiens et des géographes la placent sur les rives du fleuve Kour ou Cyrus, qui a ses sources en Arménie, coule au sud de la chaîne du Caucase et se jette dans la mer Caspienne près de l’embouchure de l’Arase (fig. 449}. Ce texte seul qui peut déterminer si le nom est pris dans un sens plus large ou plus restreint. C’est ainsi, par exemple, que le proconsul de Crète et de Cyrénaïque est appelé dans les inscriptions {{lang|grc|ἀνθύπατoς Κρήτης καὶ Κυρήνης}} ; ''Corpus inscript, græc.'' {{nos}} 2588, 2591, 3532 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', in-f°, Paris, 1877, n° 1722 a. Les Romains employaient plus volontiers la forme du pluriel, Cyrense. ''Corpus inscript. latin.'', t. {{rom-maj|VI}}, n° 1409 ; t. {{rom|xiv}}, n°2925. 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Le texte hébreu d’Isaïe, {{rom|xxii}}, 6, mentionne aussi le nom de Qîr comme celui d’un pays soumis aux Assyriens. « Qîr, dit-il, met à nu le bouclier. » Les Septante ont traduit ces mots par {{lang|grc|συναγωγὴ παρατάξεως}}, « le rassemblement de l’armée, » et la Vulgate par ceux-ci : ''parietem nudavit clypeus'', « le bouclier a laissé la muraille nue. » Qîr signifie en hébreu « muraille ». Voir {{sc|Bouclier}}. — D’après un certain nombre de commentateurs, le fleuve Kour ou Cyrus, qui donnait son nom au pays de Qîr, est le Phison, l’un des quatre fleuves du Paradis terrestre. Voir {{sc|Phison}}. {{d|E. Beurlier.|3|sc}} 2. '''CYRÈNE''' (K-jprjvyi), ville et région d’Afrique, située entre l’Égypte et Carthage. Sous le nom de Cyrène, la Bible et les auteurs anciens désignent à la fois la ville de Cyrène et le pays qui était sous sa domination, c’est-à-dire la Cyrénaïque. C’est, la plupart du temps, le cours d’eau. Hérodote, {{rom-maj|IV}}, 161 ; Diodore de Sicile, {{rom|xix}}, 79. À quelque distance, elle était en communication avec la côte par son port Apollonie. Dans l’antiquité, elle était arrosée par des sources nombreuses, et ses environs étaient très fertiles. Une de ces sources, celle de Cyré, donna son nom à la ville. Les Grecs la consacrèrent à Apollon, et plus tard se créa une légende qui fit de la source une nymphe aimée du dieu et transportée par lui en Afrique, sur un char traîné par des cygnes. Pindare, ''Pythie'', {{rom|ix}}, 5 ; Diodore de Sicile, {{rom|iv}}, 81, etc. Fondée au commencement du {{rom|vii}}{{e}} siècle avant J.-C, par une colonie venue de Théra, Cyrène atteignit l’apogée de sa splendeur au V{{e}} siècle. Elle était en relations commerciales constantes avec toutes les villes helléniques. Ses ruines occupent un grand espace (fig. 450) ; les fouilles faites par les voyageurs modernes, et en particulier par MM. Smith et Porcher, en 1860-1861, ont permis de découvrir l’emplacement d’une partie des murailles et d’un certain nombre de monuments antiques. Voir R. Smith et A. Porcher, ''Discoveries at Cyrène'', in-4°, Londres, 1861, p. 38, .<noinclude> <references/></noinclude> 6actcycu7i631bz046v0tik6hczfqxf 15908818 15908817 2026-07-07T18:36:59Z Verbex 1987 15908818 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1177|CYRËNE|117}}</noinclude>le roi d’Assyrie et exilés au pays de Qîr. Ils devaient être ainsi ramenés dans leur pays d’origine. Amos, {{rom-maj|IX}}, 7. (Les Septante traduisent Qir par {{lang|grc|βόθρος}}, « fosse. » ) Cette prophétie se réalisa sous le règne d’Achaz. Théglathphalasar III (voir Phul et Theglathphalasar III) envahit la Syrie et transporta les habitants de Damas à Qir. II (IV) Reg., {{rom|xvi}}, 9. Les Septante omettent Qir dans leur version. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 525-526. On ignore l’emplacement exact de cette région. Cependant la plupart des historiens et des géographes la placent sur les rives du fleuve Kour ou Cyrus, qui a ses sources en Arménie, coule au sud de la chaîne du Caucase et se jette dans la mer Caspienne près de l’embouchure de l’Arase (fig. 449}. Ce texte seul qui peut déterminer si le nom est pris dans un sens plus large ou plus restreint. C’est ainsi, par exemple, que le proconsul de Crète et de Cyrénaïque est appelé dans les inscriptions {{lang|grc|ἀνθύπατoς Κρήτης καὶ Κυρήνης}} ; ''Corpus inscript, græc.'' {{nos}} 2588, 2591, 3532 ; Lebas et Waddington, ''Voyage archéologique'', in-f°, Paris, 1877, n° 1722 a. Les Romains employaient plus volontiers la forme du pluriel, ''Cyrenæ''. ''Corpus inscript. latin.'', t. {{rom-maj|VI}}, n° 1409 ; t. {{rom|xiv}}, n°2925. 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Smith et Porcher, en 1860-1861, ont permis de découvrir l’emplacement d’une partie des murailles et d’un certain nombre de monuments antiques. Voir R. Smith et A. Porcher, ''Discoveries at Cyrène'', in-4°, Londres, 1861, p. 38, .<noinclude> <references/></noinclude> hhhr84obu25i8jlncjt79jsui01mc28 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/615 104 4005475 15908821 15903766 2026-07-07T18:37:26Z Verbex 1987 15908821 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1179|CYRÈNE|1180}}</noinclude>pl. 40 (fig. 451). L’histoire de la ville de Cyrène se confond avec celle de la Cyrénaïque. Voir plus bas, {{sc|Histoire de la Cyrénaïque}}. II. {{sc|Description de la Cyrénaïque.}} — La Cyrénaïque est le pays soumis à l’influence de la ville de Cyrène depuis la grande Syrte, c’est-à-dire depuis les frontières carthaginoises à l’ouest, jusqu’à celles d’Égypte à l’est. Les limites de ce côté n’étaient pas nettement déterminées. On les plaçait tantôt à la grande Chersonèse, tantôt à la grande Catabathmus, suivant qu’on comprenait ou non la Marmarique dans la Cyrénaïque. Au sud, le pays avait pour frontières l’oasis de Phanazia. Strabon, XVII, {{rom|i}}, 13 ; Scylax, ''Peripl.'', 108, dans les ''Geographici græc. minores'', édit. Didot, 1855, t. {{rom|i}}, p. 82-83 ; Stadiasmos, 34-85, ''Geogr. græc. min.'', t. {{rom|i}}, p. 440-457 ; {{Img float-p |file=Cyrene Plan 1860.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=451. — Plan de la ville de Cyrène. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Salluste, ''Jugurtha'', 19 ; Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|v}}, 28, 31.-39. Au nord, le pays était baigné par la mer de Libye. Le district occupé par les Grecs ne comprenait que le littoral et le plateau de Barcé. — La forme générale de la Cyrénaïque est celle d’un segment de cercle (fig. 452) dont la corde entre le cap Boreum et la grande Chersonèse a environ 240 kilomètres de long, et l’arc environ 320 kilomètres. — Le climat est un des plus agréables qui existent sur la surface du globe. Le centre de la région est occupé par un plateau qui descend vers la côte par une succession de terrasses couvertes de verdure. Des torrents coupent çà et là ce plateau, et les ravins à travers lesquels ils coulent sont ornés de la plus riche végétation. Les pluies y sont abondantes, et la brise du nord rafraîchit l’atmosphère. Les montagnes du sud la préservent des sables et des vents chauds du désert. Les productions du sol sont nombreuses et variées. Hérodote, {{rom|iv}}, 199 ; Diodore, {{rom|iii}}, 49. Parmi ces produits, les anciens mentionnent le {{rom|viii}}, l’huile, des fruits de toute nature, notamment des figues et des dattes, des concombres, des truffes, du safran, du miel, etc. Diodore, {{rom|iii}}, 49 ; Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|v}}, 33 ; un, 102, 111 ; {{rom|xviii}}, 186 ; xx, 7 ; {{rom|xxi}}, 31 ; Théophraste, Hist. plant., {{rom|iii}}, 15 ; Synésius, ''Epistol.'', 133, 147, Patr. gr., t. {{rom|lxvi}}, col. 1521, 1548. Des fleurs on extrayait des parfums exquis. Théophraste, ''Hist. plant.'', {{rom|vi}}, 6 ; Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|xxi}}, 19, 31 ; Athénée, xv, 29, 38. La plus célèbre des plantes du pays était le ''silphium'' (fig. 453), qui produisait une gomme-résine. Hérodote, {{rom|iv}}, 169 ; Dioscoride, {{rom|iii}}, 84 ; Théophraste, ''Hist. plant.'', {{rom|vi}}, 3 ; Arrien, ''Anab.'', {{rom|iii}}, 2 ; Strabon, {{rom-maj|XVII}}, {{rom|ii}}, 22 ; Athénée, {{rom|iii}}, 58. Cette plante avait disparu au temps de Pline le Jeune. H. N., {{rom|xxii}}, 100. Elle a été de nouveau découverte par le botaniste anglais Falkoner, dans le Cachemire du nord.'' Numismatische Zeitschrift'', 1872, p. 430. Le silphium est souvent représenté au revers des monnaies de la Cyrénaïque. Eckhel, ''Doct. numor.'', {{rom|vi}}, p. 373 ; L. Millier, Numismatique de l’ancienne Afrique, t. {{rom|i}}, Les monnaies de la Cyrénaïque, {{in-4°}}, Copenhague, 1860, p. 13, 16, 31, 101, 109. Les Cyrénéens faisaient aussi une grande exportation de laine, et la célèbre coupe d’Arcésilas (fig. 454) représente ce roi présidant, non à la vente du silphium comme l’ont cru certains auteurs (E. Curtius, ''Histoire grecque'', trad. franc., {{in-8°}}, Paris, 1880, t. {{rom|i}}, p. 572), mais à celle de la laine. O. Rayet et Max. Collignon, ''Histoire de la céramique grecque'', {{in-8°}}, Paris, {{Img float-p |file=Cirenaica 1912.png |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=452. — Carte de la Cyrénaïque. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} p. 81-84, fig. 43. On y faisait aussi l’élevage des chevaux, surtout dans les villes de Cyrène et de Barcé. Pindare, Pythie, {{rom|iv}}, 2 ; Athénée, {{rom|iii}}, 58 ; Diodore, {{rom|xvii}}, 49 ; Synésius, Epist., 40, t. {{rom|lxvi}}, col. 1366. Le pays était souvent ravagé par les sauterelles. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, {{rom|xi}}, 10 ? ; {{Img float-p |file=Magas as Ptolemaic governor, first reign, circa 300-282 or 275 BC Didrachm.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=453. — Le silphium sur une monnaie de Cyrène. Tête de Jupiter Ammon, à droite, ceinte d’un étroit bandeau. — R°. Tige de silphium. Dans le champ, l’inscription : [KT]PA-NAIOI rétrograde, en quatre lignes. (Le I final est lié à l’o.)|capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Tite-Live, ''Epist. lx'' ; Synésius, ''Epist.'', 58, t. {{rom|lxvi}}, col. 1400. La Cyrénaïque était habitée primitivement par des tribus libyques, Hérodote, {{rom|iv}}, 171 ; Diodore de Sicile, {{rom|iii}}, 48 ; Ptolémée, {{rom-maj|IV}}, {{rom|iv}}, 10 ; mais elles furent refoulées au sud par les Grecs de Théra, qui établirent une colonie à Cyrène au commencement du vn{{e}} siècle avant J.-C. E. Curtius, ''Histoire grecque'', t. {{rom|i}}, p. 572, n. 1. Cette ville, son port Apollonia, Teuchira, Evespérides et Barcé, qui furent fondées ensuite, formèrent une confédération que l’on appela la Pentapole.<noinclude> <references/></noinclude> 6t34vjwoki7yzgoi8t3g17p5zjhvy3n Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/628 104 4005491 15909083 14140583 2026-07-08T05:27:23Z Verbex 1987 15909083 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1197|DABIR|1198}}</noinclude>{{tiret2|Adonisé|dech}}, roi de Jérusalem, demanda du secours pour attaquer Gabaon, qui avait passé du côté de Josué. Avec Adonisédech et trois autres rois alliés il fut pris, mis à mort et pendu. Josué, {{rom|x}}, 3, 23. 2. '''DABIR''' (hébreu : Debir, défectivement écrit, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; xir, 13 ; {{rom|xv}}, 15, 49 ; {{rom|xxi}}, 15 ; pleinement écrit, Jud., 1, 11 ; I Par., {{rom|vi}}, 43 [Vulgate, 58] ; Debirâh, avec hé local, Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; Septante : Aaêîp ; ''Codex Alexandrinus'' : Aa6eip), ville royale chananéenne, Jos., {{rom|xii}}, 13, habitée par les Énacim, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; prise par Josué, {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13, et par Othoniel, Jos., {{rom|xv}}, 15 ; Jud., {{rom|i}}, 11 ; assignée à la tribu de Juda et rangée parmi les villes de « la montagne », Jos., {{rom|xv}}, 49 ; donnée « avec ses faubourgs » aux enfants d’Aaron, Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58 ; primitivement appelée Cariath-Sépher, Jos., {{rom|xv}}, 15 ; Jud., I, 11, et Cariathsenna, Jos., {{rom|xv}}, 49. I. {{sc|Nom.}} — L’hébreu debir signifie « la partie la plus reculée » d’un édifice, d’un temple ; cf. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 318. C’est le nom que portait le Saint des saints dans le tabernacle de Moïse et dans le Temple de Salomon. NI Reg., {{rom|vi}}, 5, 19-22 ; {{rom|viii}}, 6, 8, etc. Aussi quelques auteurs, comme A. H. Sayce, ''La lumière nouvelle apportée par les monuments anciens'', trad. franc., in-8°, Paris, 1888, p. 126, appliquent-ils à l’antique cité biblique le titre de « sanctuaire », qui rappelle celui de Cadès, « la ville sainte. » D’autres, rattachant le mot à la racine ''dâbar'', « parler, » voient plutôt ici le sens de « parole, oracle », et veulent rapprocher cette étymologie de celle de Cariath-Sépher, hébreu : Qiryaf-Sêfér, « ville du livre, » cherchant parfois dans d’autres langues certains points de comparaison plus ou moins problématiques. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1888, p. 282 ; J. Furst, ''Hebräisches Handwörterbuch'', Leipzig, 1876, t. {{rom|i}}, p. 281. Il convient de ne pas trop insister sur ces sortes d’explications. Ce qu’il y a de certain, c’est que non seulement le vocabulaire, mais la tradition et l’histoire, donnent un réel fondement à l’interprétation de Cariath-Sépher, la {{lang|grc|mSXi ; Ypajijiâtwv}} des Septante, la ''civitas litterarum'' de la Vulgate, la « ville des archives » de la paraphrase chaldaïque. Voir {{sc|Cariath}}-Sépher et Cariathsenna, t. {{rom|ii}}, col. 278. II. {{sc|Identification}}. — L’emplacement de Dabir n’est pas encore connu d’une manière certaine. Pour le fixer, au moins approximativement, examinons d’abord les indications de l’Écriture. Cette ville se trouvait dans la contrée « montagneuse » de la Palestine « méridionale », dont Hébron occupe un des points culminants. Jos., {{rom|x}}, 36-39 ; Xi, 21 ; {{rom|xii}}, 13. L’ensemble du groupe auquel elle appartient dans la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 48-51, détermine parfaitement le rayon dans lequel nous la devons chercher ; c’est le premier de « la montagne », comprenant les localités suivantes, dont la plupart sont bien identifiées : Samir (aujourd’hui Khirbet Sômerah, au sud-ouest d’Hébron), Jéther (Khivbet’Attir), Socoth (Khirbet Schouéikéh), Anab (’Anab), Istemo (Es-Semou’a), Anim (Gliououéin et Fôqâ ou’et-Tahta). Elle est citée entre Hébron et Anab, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; Danna (inconnue.) et Anab, Jos., {{rom|xv}}, 49-50 ; Ilolon (inconnue) et Ain (voir Ain 2, t. {{rom|i}}, col. 315), Jos., {{rom|xxi}}, 15-16. Voir la carte de la tribu de Juda. Elle devait être dans une position importante et d’un siège difficile, puisque Caleb, pour stimuler le courage de ses gens, promit sa fille Axa en mariage à celui qui réussirait à s’emparer de la place. Jos., {{rom|xv}}, 16 ; Jud., I, 12. L’eau était peu abondante sur son territoire, car Othoniel, après l’avoir reçu comme prix de sa victoire, eut soin de faire demander un sol mieux pourvu et plus fertile. Axa dit donc à son père : « Vous m’avez donné une terre au midi et desséchée ; ajoutez-en une autre bien arrosée. Caleb lui donna donc en haut et en bas des lieux arrosés d’eau » (hébreu : « des sources supérieures et inférieures » ). Jos., {{rom|xv}}, 19 ; Jud., {{rom|i}}, 15. Il s’agit sans dgute de champs situés sur le flanc d’une colline ou dans une vallée, et possédant à différente niveaux des sources d’eaux vives ; ils devaient être dans les parages de Dabir. C’est sur ces bases qu’ont été établies les trois hypothèses suivantes. — 1° Le {{Dr}} Rosen, dans la ''Zeitschrift des deutschen morgenländischen Gesellschaft'', 1857, t. {{rom|ii}}, p. 50-64, a cru retrouver l’emplacement de la ville, à cinq quarts d’heure à l’ouest d’Hébron, sur une haute colline très abrupte, dont le nom Daouirbân lui semble une altération de celui de Debir. l’''Aïn Nunkûr'' (ou plutôt ''Unqur'', selon la carte anglaise du ''Palestine Exploration Fund''), descendant d’un petit plateau dans une riante et. fertile vallée, représenterait, d’après lui, les « sources supérieures et inférieures » signalées dans le texte sacré. Cette position expliquerait aussi l’expression dont se sert, la Bible à propos de la conquête de Josué, qui, d’Églon (Khirbet’Adjlân) marchant en droite ligne sur Hébron, « revint ensuite à Dabir, » Jos., {{rom|x}}, 36-38, ce qui permet de supposer que cette dernière ville était sur la route de la première à la seconde, et par là même à l’ouest de celle-ci. Il est facile de répondre, d’abord, que le rapprochement entre les deux noms n’offre aucun fondement solide. Ensuite, le groupe auquel appartient notre antique cité, Jos., {{rom|xv}}, 48-51, marque sa place non pas aux environs immédiats ni à l’ouest d’Hébron, mais plus bas vers le sud. Enfin l’hébreu sûb, « retourner, » ne signifie pas nécessairement « revenir sur ses pas » ; il indique simplement un « détour », un changement de direction, et c’est ce que fit Josué en « tournant » au sud pour venir attaquer Dabir : Ajoutons à ces raisons, avec M.V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 264, 266, l’absence de ruines tant soit peu considérables sur la colline de Daouîrbân, bien que la cité chananéenne ait pu, comme beaucoup d’autres jadis importantes, en Palestine, être presque effacée du sol. Il n’y a plus là que quelques tombeaux creusés dans le roc et divers amas de pierres qui peuvent provenir de constructions démolies. Le terrain a été, en effet, depuis bien des siècles sans doute, livré à la culture et envahi par des plantations de vignes. 2° Van de Velde, ''Memoir to accompany the map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 307, adopte une autre conjecture, en cherchant, avec le D r Stewart, la ville de Dabir au Khirbet Dilbéh, situé sur le sommet d’une colline, au nord de Youadi Dilbéh, à deux heures au sud-ouest d’Hébron. La conformité du nom avec celui de la ville ancienne, l’existence d’une belle source dont les eaux descendent par un conduit jusqu’à un réservoir appelé Birkét ed-Dilbéh, au pied de la colline, enfin les ruines éparses au milieu des broussailles sur la hauteur qui domine le bassin : telles sont les raisons invoquées en faveur de cette hypothèse, auxquelles on ajoute la proximité d’Hébron et d’Anab. L’ouadi Dilbéh est peut-être l’''ouadi Dibir'' que R. J. Schwarz, ''Das heilige Land'', Francfort-sur-le-Main, 1852, p. 59, signale, d’après les Arabes, au sud-ouest d’Hébron. Cette opinion est admise, mais non sans réserve, par Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 88 ; Riehm, ''Handwörterbuch des biblischen Altertums'', Leipzig, 1884, 1. 1, p. 265 ; Fillion, ''La Sainte Bible'', Paris, 1889, t. {{rom|ii}}, p. 43, etc. Elle paraît très problématique à M. V. Guérin, ''Judée'', p. 265-266. « D’abord, dit-il, les ruines de Delbéh (Dilbéh) sont seulement celles d’un simple village et non point d’une ville de l’importance de Dabir, dont la conquête, regardée sans doute comme difficile, valut à Othoniel la main d’Axa, fille de Caleb. En second lieu, le mot Delbéh n’a qu’un rapport assez éloigné avec celui de Dabir. Enfin, si l’Ain Delbéh dérive d’un peu plus haut avant d’aboutir au réservoir mentionné, sa position n’explique pas le verset de Jos., {{rom|xv}}, 19. Ces expressions ''irriguum superius et inferius…'' font supposer un plateau et une vallée ou bien deux vallées, l’une haute, l’autre plus basse, arrosées soit par des sources différentes, soit par la même source s’écoulant de la première vallée dans la seconde. Or l’Ain Delbéh<noinclude> <references/></noinclude> bc7hc4chn7in8f5ovefjbfreywzwo4a 15909084 15909083 2026-07-08T05:32:45Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15909084 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1197|DABIR|1198}}</noinclude>{{tiret2|Adonisé|dech}}, roi de Jérusalem, demanda du secours pour attaquer Gabaon, qui avait passé du côté de Josué. Avec Adonisédech et trois autres rois alliés il fut pris, mis à mort et pendu. Josué, {{rom|x}}, 3, 23. 2. '''DABIR''' (hébreu : Debir, défectivement écrit, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; xir, 13 ; {{rom|xv}}, 15, 49 ; {{rom|xxi}}, 15 ; pleinement écrit, Jud., 1, 11 ; I Par., {{rom|vi}}, 43 [Vulgate, 58] ; Debirâh, avec hé local, Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; Septante : {{lang|grc|Δαϐίρ}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Δαϐείρ}}), ville royale chananéenne, Jos., {{rom|xii}}, 13, habitée par les Énacim, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; prise par Josué, {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13, et par Othoniel, Jos., {{rom|xv}}, 15 ; Jud., {{rom|i}}, 11 ; assignée à la tribu de Juda et rangée parmi les villes de « la montagne », Jos., {{rom|xv}}, 49 ; donnée « avec ses faubourgs » aux enfants d’Aaron, Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58 ; primitivement appelée Cariath-Sépher, Jos., {{rom|xv}}, 15 ; Jud., I, 11, et Cariathsenna, Jos., {{rom|xv}}, 49. I. {{sc|Nom.}} — L’hébreu debir signifie « la partie la plus reculée » d’un édifice, d’un temple ; cf. Gesenius, ''Thesaurus'', p. 318. C’est le nom que portait le Saint des saints dans le tabernacle de Moïse et dans le Temple de Salomon. NI Reg., {{rom|vi}}, 5, 19-22 ; {{rom|viii}}, 6, 8, etc. Aussi quelques auteurs, comme A. H. Sayce, ''La lumière nouvelle apportée par les monuments anciens'', trad. franc., in-8°, Paris, 1888, p. 126, appliquent-ils à l’antique cité biblique le titre de « sanctuaire », qui rappelle celui de Cadès, « la ville sainte. » D’autres, rattachant le mot à la racine ''dâbar'', « parler, » voient plutôt ici le sens de « parole, oracle », et veulent rapprocher cette étymologie de celle de Cariath-Sépher, hébreu : ""Qiryaṭ-Sêfér"", « ville du livre, » cherchant parfois dans d’autres langues certains points de comparaison plus ou moins problématiques. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1888, p. 282 ; J. Furst, ''Hebräisches Handwörterbuch'', Leipzig, 1876, t. {{rom|i}}, p. 281. Il convient de ne pas trop insister sur ces sortes d’explications. Ce qu’il y a de certain, c’est que non seulement le vocabulaire, mais la tradition et l’histoire, donnent un réel fondement à l’interprétation de Cariath-Sépher, la {{lang|grc|πόλις γραμάτων}} des Septante, la ''civitas litterarum'' de la Vulgate, la « ville des archives » de la paraphrase chaldaïque. Voir {{sc|Cariath-Sépher}} et {{sc|Cariathsenna}}, t. {{rom|ii}}, col. 278. II. {{sc|Identification}}. — L’emplacement de Dabir n’est pas encore connu d’une manière certaine. Pour le fixer, au moins approximativement, examinons d’abord les indications de l’Écriture. Cette ville se trouvait dans la contrée « montagneuse » de la Palestine « méridionale », dont Hébron occupe un des points culminants. Jos., {{rom|x}}, 36-39 ; Xi, 21 ; {{rom|xii}}, 13. L’ensemble du groupe auquel elle appartient dans la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 48-51, détermine parfaitement le rayon dans lequel nous la devons chercher ; c’est le premier de « la montagne », comprenant les localités suivantes, dont la plupart sont bien identifiées : Samir (aujourd’hui Khirbet Sômerah, au sud-ouest d’Hébron), Jéther (Khirbet’Attir), Socoth (Khirbet Schouéikéh), Anab (’Anab), Istemo (Es-Semouʿa), Anim (Gliououéin et Fôqâ ou’et-Tahta). Elle est citée entre Hébron et Anab, Jos., {{rom|xi}}, 21 ; Danna (inconnue.) et Anab, Jos., {{rom|xv}}, 49-50 ; Holon (inconnue) et Ain (voir Ain 2, t. {{rom|i}}, col. 315), Jos., {{rom|xxi}}, 15-16. Voir la carte de la tribu de Juda. Elle devait être dans une position importante et d’un siège difficile, puisque Caleb, pour stimuler le courage de ses gens, promit sa fille Axa en mariage à celui qui réussirait à s’emparer de la place. Jos., {{rom|xv}}, 16 ; Jud., I, 12. L’eau était peu abondante sur son territoire, car Othoniel, après l’avoir reçu comme prix de sa victoire, eut soin de faire demander un sol mieux pourvu et plus fertile. Axa dit donc à son père : « Vous m’avez donné une terre au midi et desséchée ; ajoutez-en une autre bien arrosée. Caleb lui donna donc en haut et en bas des lieux arrosés d’eau » (hébreu : « des sources supérieures et inférieures » ). Jos., {{rom|xv}}, 19 ; Jud., {{rom|i}}, 15. Il s’agit sans dgute de champs situés sur le flanc d’une colline ou dans une vallée, et possédant à différente niveaux des sources d’eaux vives ; ils devaient être dans les parages de Dabir. C’est sur ces bases qu’ont été établies les trois hypothèses suivantes. — 1° Le {{Dr}} Rosen, dans la ''Zeitschrift des deutschen morgenländischen Gesellschaft'', 1857, t. {{rom|ii}}, p. 50-64, a cru retrouver l’emplacement de la ville, à cinq quarts d’heure à l’ouest d’Hébron, sur une haute colline très abrupte, dont le nom Daouirbân lui semble une altération de celui de Debir. l’''Aïn Nunkûr'' (ou plutôt ''Unqur'', selon la carte anglaise du ''Palestine Exploration Fund''), descendant d’un petit plateau dans une riante et. fertile vallée, représenterait, d’après lui, les « sources supérieures et inférieures » signalées dans le texte sacré. Cette position expliquerait aussi l’expression dont se sert, la Bible à propos de la conquête de Josué, qui, d’Églon (Khirbet’Adjlân) marchant en droite ligne sur Hébron, « revint ensuite à Dabir, » Jos., {{rom|x}}, 36-38, ce qui permet de supposer que cette dernière ville était sur la route de la première à la seconde, et par là même à l’ouest de celle-ci. Il est facile de répondre, d’abord, que le rapprochement entre les deux noms n’offre aucun fondement solide. Ensuite, le groupe auquel appartient notre antique cité, Jos., {{rom|xv}}, 48-51, marque sa place non pas aux environs immédiats ni à l’ouest d’Hébron, mais plus bas vers le sud. Enfin l’hébreu sûb, « retourner, » ne signifie pas nécessairement « revenir sur ses pas » ; il indique simplement un « détour », un changement de direction, et c’est ce que fit Josué en « tournant » au sud pour venir attaquer Dabir : Ajoutons à ces raisons, avec M.V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 264, 266, l’absence de ruines tant soit peu considérables sur la colline de Daouîrbân, bien que la cité chananéenne ait pu, comme beaucoup d’autres jadis importantes, en Palestine, être presque effacée du sol. Il n’y a plus là que quelques tombeaux creusés dans le roc et divers amas de pierres qui peuvent provenir de constructions démolies. Le terrain a été, en effet, depuis bien des siècles sans doute, livré à la culture et envahi par des plantations de vignes. 2° Van de Velde, ''Memoir to accompany the map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 307, adopte une autre conjecture, en cherchant, avec le {{Dr}} Stewart, la ville de Dabir au Khirbet Dilbéh, situé sur le sommet d’une colline, au nord de l’''ouadi Dilbéh'', à deux heures au sud-ouest d’Hébron. La conformité du nom avec celui de la ville ancienne, l’existence d’une belle source dont les eaux descendent par un conduit jusqu’à un réservoir appelé Birkét ed-Dilbéh, au pied de la colline, enfin les ruines éparses au milieu des broussailles sur la hauteur qui domine le bassin : telles sont les raisons invoquées en faveur de cette hypothèse, auxquelles on ajoute la proximité d’Hébron et d’Anab. L’ouadi Dilbéh est peut-être l’''ouadi Dibir'' que R. J. Schwarz, ''Das heilige Land'', Francfort-sur-le-Main, 1852, p. 59, signale, d’après les Arabes, au sud-ouest d’Hébron. Cette opinion est admise, mais non sans réserve, par Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 88 ; Riehm, ''Handwörterbuch des biblischen Altertums'', Leipzig, 1884, 1. 1, p. 265 ; Fillion, ''La Sainte Bible'', Paris, 1889, t. {{rom|ii}}, p. 43, etc. Elle paraît très problématique à M. V. Guérin, ''Judée'', p. 265-266. « D’abord, dit-il, les ruines de Delbéh (Dilbéh) sont seulement celles d’un simple village et non point d’une ville de l’importance de Dabir, dont la conquête, regardée sans doute comme difficile, valut à Othoniel la main d’Axa, fille de Caleb. En second lieu, le mot Delbéh n’a qu’un rapport assez éloigné avec celui de Dabir. Enfin, si l’Ain Delbéh dérive d’un peu plus haut avant d’aboutir au réservoir mentionné, sa position n’explique pas le verset de Jos., {{rom|xv}}, 19. Ces expressions ''irriguum superius et inferius…'' font supposer un plateau et une vallée ou bien deux vallées, l’une haute, l’autre plus basse, arrosées soit par des sources différentes, soit par la même source s’écoulant de la première vallée dans la seconde. Or l’Ain Delbéh<noinclude> <references/></noinclude> 0rex3prcis89gtdcf6iihpaeoo95zl4 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/629 104 4011416 15908824 15660172 2026-07-07T18:43:14Z Verbex 1987 /* Non corrigée */ 15908824 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1199|DABlîl|1200}}</noinclude>semble sortir des flancs inférieurs de la colline dont les pentes sont couvertes par les ruines du Khirbet Delbéh, et cette source ne fertilise que la vallée au milieu de laquelle est le birket en question. » 3° Une troisième hypothèse, adoptée par les explorateurs anglais, place Dabir plus bas encore, à quatre ou cinq heures au sud-ouest d’Hébron, au village d’edh-Dhâherîyéh. Cf. Armstrong, Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', in-8°, Londres, 1889, p. 49. Ce village, situé sur un plateau rocheux, visible d’une assez grande distance dans toutes les directions, occupe une position remarquable. Plusieurs maisons sont bâties avec de beaux matériaux, provenant d’anciennes constructions ; quelques-unes même paraissent dater, soit en totalité, soit seulement dans leurs assises inférieures, de l’époque romaine. On y remarque un ouali construit, du moins en partie, avec des blocs antiques équarris avec soin, et un édifice carré, mesurant seize pas sur chaque face et bâti en belles pierres de taille, avec un soubassement en talus. Il renferme plusieurs compartiments voûtés, en pierres fort bien appareillées ; c’est actuellement l’habitation d’un des scheikhs du village. Sur la colline et aux alentours, on trouve de nombreuses citernes, des tombeaux et des pressoirs creusés dans le roc, des caveaux qui servent encore aux besoins des habitants. Ce bourg semble appartenir à la ligne des petites forteresses qui apparemment existaient autrefois le long de la frontière méridionale de Palestine. Cf. V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 361 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', Londres, 1856, t. {{rom|i}}, p. 211 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1883, t. {{rom|iii}}, p. 402, 406-407. Cette opinion s’appuie sur les raisons suivantes. — 1° On a cherché un rapprochement entre les deux noms : <Jo » AUi, Zâheriyéh (doybLô, Dâherîyéh, d’après V. Guérin), et ~ai, Debir, mai, Debir&h. Le premier ne serait-il point une corruption du second ? On peut encore admettre le changement du {{rom|i}}, daleth hébreu, en la lettre emphatique arabe jâ, et surtout en dâd ; mais le remplacement du a, beth, par l’aspirée ha est inoins facile à expliquer. Quelques auteurs ont cru trouver une certaine similitude de sens entre les deux mots ; mais leur interprétation nous paraît plus subtile que fondée. Cf. Keil, ''Josua'', p. 88, note 1 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 402. Ce premier argument philologique ne serait donc pas, à notre avis, suffisant pour établir l’identification. — 2° Le second a, pour nous, une tout autre portée : EdhDhâheriyéh rentre parfaitement dans le territoire où l’énumération de Josué, {{rom|xv}}, 48-51, circonscrit le groupe dont fait partie Dabir, et dont nous avons plus haut rappelé les principaux points. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte pour saisir l’exactitude de ce détail, et, quand on connaît l’ordre ordinairement précis qu’a suivi l’auteur sacré dans ses listes, on ne peut guère n’être pas frappé par cette raison. — 3° La position de ce village correspond à l’importance que l’Écriture attribue à l’antique cité chananéenne. La colline sur laquelle il est assis forme le centre d’où partent plusieurs routes anciennes, par lesquelles Dabir communiquait avec les villes qui en dépendaient. Ces routes vont ainsi vers Khirbet Zânoûta (Zanoé) et Khirbet’Attir (Jether) au sud - est ; vers Khirbet Schouéikéh ( Socoth) et Es-Semou’a (Istemo) à l’est ; vers’Anâb (Anab) à l’ouest ; Bir-es-Séba’(Bersabée) au sud, et Hébron au nord, tous chemins fréquentés dans les temps les plus reculés. D’un autre côté, les excavations pratiquées dans le roc sont en Palestine de sûrs vestiges d’antiquité. — 4° La nature du sol représente bien cette « terre desséchée », qui était loin de satisfaire Othoniel et Axa. Jos., {{rom-maj|XV}}, 19. Les environs paraissent nus et stériles ; les roches calcaires sortent en larges blocs des flancs et du sommet des collines, donnant au paysage une teinte blanchâtre. L’eau n’est fournie que par la pluie du ciel : aucune source de quelque importance ; pas d’arbres ; quelques champs de blé seulement au fond d’étroites vallées. Ce terrain n’est guère favorable qu’aux troupeaux, qui y trouvent de bons pâturages. — 5° Mais, dans ces conditions, où placer « les sources supérieures et inférieures » ajoutées par Caleb au patrimoine de sa fille ? Rien n’indique dans le texte sacré qu’elles fussent nécessairement auprès de Dabir. Il suffit de les trouver dans les environs, dans le district montagneux d’Hébron appelé « le midi de Caleb ». I Reg., {{rom|xxx}}, 14. Voir {{sc|Caleb 4}}. On peut les reconnaître dans l’Ouadi ed-Dilbéh, dont nous avons déjà parlé, mais en le prenant dans toute son étendue. Il y a là une provision d’eau assez rare en Palestine, et plus extraordinaire encore dans le négéb ou a le midi ». Du haut en bas de la vallée, on rencontre des sources assez abondantes pour représenter la « terre bien arrosée », réclamée par Axa. On en compte jusqu’à quatorze, divisées en trois groupes. Le premier comprend : ’Ain el Mddjour, ’Ain et Fouréidis, ’Ain Abou Khelt, ’Ain Schekhâkh Abou Thôr, et une autre plus petite, ’Ain Abou Saif, sur la pente du Ras et Biâth, au sud de Doura ; le second : ’Ain ed-Dilbéh, ’Aïn el-Hedjari, et trois autres plus petites, situées dans une large vallée et s’écoulant dans le torrent ; la plus forte est’Ain ed-Dilbé, qui alimente un petit réservoir. L’ouadi, quittant la direction de l’est, tourne au sud et s’avance vers le troisième groupe, composé d’'Aïn et Foûouâr et de trois autres moins importantes. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 302, et la grande carte, Londres, 1880, feuille {{rom|xxi}}. Les arguments que nous venons d’apporter nous semblent donner à l’hypothèse une assez grande probabilité. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1875, p. 48-56. III. {{sc|Histoire.}} — L’importance historique de Dabir ne correspond pas à son importance topographique ou à celle qu’elle avait au début de l’histoire israélite ; tout se borne pour elle à cette époque et à la période chananéenne. Ville royale, Josué marcha droit sur elle après la conquête d’Hébron ; « il la prit et la ravagea ; il en fit aussi passer le roi au fil de l’épée avec tout ce qui se trouva dans la place et dans les villes d’alentour, sans y rien épargner. » Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13. Il extermina les Énacim qui l’habitaient. Jos., {{rom|xi}}, 21. Mais, comme cette race de géants était restée encore assez nombreuse dans le pays philistin, à Gaza, Geth et Azot, Jos., {{rom|xi}}, 22, il est probable qu’elle reprit possession de l’antique cité, pendant que les Hébreux combattaient les Chananéens du nord. Nous voyons, en effet, Caleb, qui avait obtenu ce territoire en partage, Jos., {{rom|xiv}}, 12-15, « marcher vers les habitants de Dabir, appelée auparavant Cariath-Sépher, » et s’en emparer par la valeur d’Othoniel. Jos., {{rom|xv}}, 15-17 ; Jud., {{rom|i}}, 11-13. Assignée à la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 49, elle devint ville sacerdotale. Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58. Après cela elle tombe complètement dans l’oubli : Eusèbe et saint Jérôme, qui résument son histoire, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 115, 250, ignorent son emplacement. {{d|A. Ledendre.|3|sc}} 3. '''DABIR''' (hébreu : Debir ; on le trouve pleinement écrit dans un certain nombre de manuscrits, cf. B. Kennicott, ''Vet. Test. heb. cum variis lect.'', Oxford, 1776, t. {{rom|i}}, p. 463 ; Septante : Aacëûv ; ''Codex Alexandrinus'' : àaêtlp), ville frontière de la tribu de Gad, à l’orient du Jourdain. Jos., {{rom|xiii}}, 26. L’hébreu porte : naib boj-jy, ’ad-gebûl Lidbir, « jusqu’à la frontière de Lidbir ; » on ne saurait, en effet, prendre ici le b, lamed, pour un préfixe ; voir la même locution dans ce chap. {{rom|xiii}}, 3, 10, et ailleurs. Mais un copiste n’aurait-il point par erreur répété devant Debir là dernière lettre du mot précédent, gebûl ? Quelques-uns l’ont cru. Cf. E. F. C. Rosenmüller,<noinclude> <references/></noinclude> 1dr8fdgt76zw25zyt3d4wuau9gejorq 15909078 15908824 2026-07-08T05:16:46Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15909078 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1199|DABlîl|1200}}</noinclude>semble sortir des flancs inférieurs de la colline dont les pentes sont couvertes par les ruines du Khirbet Delbéh, et cette source ne fertilise que la vallée au milieu de laquelle est le ''birket'' en question. » 3° Une troisième hypothèse, adoptée par les explorateurs anglais, place Dabir plus bas encore, à quatre ou cinq heures au sud-ouest d’Hébron, au village d’''edh-Dhâherîyéh''. Cf. Armstrong, Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', in-8°, Londres, 1889, p. 49. Ce village, situé sur un plateau rocheux, visible d’une assez grande distance dans toutes les directions, occupe une position remarquable. Plusieurs maisons sont bâties avec de beaux matériaux, provenant d’anciennes constructions ; quelques-unes même paraissent dater, soit en totalité, soit seulement dans leurs assises inférieures, de l’époque romaine. On y remarque un ''ouali'' construit, du moins en partie, avec des blocs antiques équarris avec soin, et un édifice carré, mesurant seize pas sur chaque face et bâti en belles pierres de taille, avec un soubassement en talus. Il renferme plusieurs compartiments voûtés, en pierres fort bien appareillées ; c’est actuellement l’habitation d’un des scheikhs du village. Sur la colline et aux alentours, on trouve de nombreuses citernes, des tombeaux et des pressoirs creusés dans le roc, des caveaux qui servent encore aux besoins des habitants. Ce bourg semble appartenir à la ligne des petites forteresses qui apparemment existaient autrefois le long de la frontière méridionale de Palestine. Cf. V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 361 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', Londres, 1856, t. {{rom|i}}, p. 211 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1883, t. {{rom|iii}}, p. 402, 406-407. Cette opinion s’appuie sur les raisons suivantes. — 1° On a cherché un rapprochement entre les deux noms : {{arabe|dzoybLô}}, ''Zâberiyéh'' ({{arabe|doybLô}}, ''Ḍâherîyéh'', ''d’après V. Guérin), et {{lang|he|דבר}}, ''Debir'', {{lang|he|דברה}}, Debirâh''. Le premier ne serait-il point une corruption du second ? On peut encore admettre le changement du {{lang|he|i}}, ''daleth'' hébreu, en la lettre emphatique arabe ''ṣâ'', et surtout en ''ḍâd'' ; mais le remplacement du {{lang|he|ב}}, ''beth'', par l’aspirée ha est moins facile à expliquer. Quelques auteurs ont cru trouver une certaine similitude de sens entre les deux mots ; mais leur interprétation nous paraît plus subtile que fondée. Cf. Keil, ''Josua'', p. 88, note 1 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 402. Ce premier argument philologique ne serait donc pas, à notre avis, suffisant pour établir l’identification. — 2° Le second a, pour nous, une tout autre portée : ''Edh-Dhâheriyéh'' rentre parfaitement dans le territoire où l’énumération de Josué, {{rom|xv}}, 48-51, circonscrit le groupe dont fait partie Dabir, et dont nous avons plus haut rappelé les principaux points. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte pour saisir l’exactitude de ce détail, et, quand on connaît l’ordre ordinairement précis qu’a suivi l’auteur sacré dans ses listes, on ne peut guère n’être pas frappé par cette raison. — 3° La position de ce village correspond à l’importance que l’Écriture attribue à l’antique cité chananéenne. La colline sur laquelle il est assis forme le centre d’où partent plusieurs routes anciennes, par lesquelles Dabir communiquait avec les villes qui en dépendaient. Ces routes vont ainsi vers ''Khirbet Zânoûta'' (Zanoé) et ''KhirbetʿAttir'' (Jether) au sud-est ; vers ''Khirbet Schouéikéh'' (Socoth) et ''Es-Semouʿa'' (Istemo) à l’est ; vers''ʿAnâb'' (Anab) à l’ouest ; ''Bir-es-Sébaʿ''(Bersabée) au sud, et Hébron au nord, tous chemins fréquentés dans les temps les plus reculés. D’un autre côté, les excavations pratiquées dans le roc sont en Palestine de sûrs vestiges d’antiquité. — 4° La nature du sol représente bien cette « terre desséchée », qui était loin de satisfaire Othoniel et Axa. Jos., {{rom-maj|XV}}, 19. Les environs paraissent nus et stériles ; les roches calcaires sortent en larges blocs des flancs et du sommet des collines, donnant au paysage une teinte blanchâtre. L’eau n’est fournie que par la pluie du ciel : aucune source de quelque importance ; pas d’arbres ; quelques champs de blé seulement au fond d’étroites vallées. Ce terrain n’est guère favorable qu’aux troupeaux, qui y trouvent de bons pâturages. — 5° Mais, dans ces conditions, où placer « les sources supérieures et inférieures » ajoutées par Caleb au patrimoine de sa fille ? Rien n’indique dans le texte sacré qu’elles fussent nécessairement auprès de Dabir. Il suffit de les trouver dans les environs, dans le district montagneux d’Hébron appelé « le midi de Caleb ». I Reg., {{rom|xxx}}, 14. Voir {{sc|Caleb 4}}. On peut les reconnaître dans l’Ouadi ed-Dilbéh, dont nous avons déjà parlé, mais en le prenant dans toute son étendue. Il y a là une provision d’eau assez rare en Palestine, et plus extraordinaire encore dans le négéb ou a le midi ». Du haut en bas de la vallée, on rencontre des sources assez abondantes pour représenter la « terre bien arrosée », réclamée par Axa. On en compte jusqu’à quatorze, divisées en trois groupes. Le premier comprend : ''ʿAin el Mddjour'', ''ʿAin el Fouréidis'', ''ʿAin Abou Khelt'', ''ʿAin Schekhâkh Abou Thôr'', et une autre plus petite, ''ʿAin Abou Saif'', sur la pente du ''Ras el Biâth'', au sud de ''Doura'' ; le second : ''ʿAin ed-Dilbéh'', ''ʿAïn el-Hedjari'', et trois autres plus petites, situées dans une large vallée et s’écoulant dans le torrent ; la plus forte est ''ʿAin ed-Dilbé'', qui alimente un petit réservoir. L’ouadi, quittant la direction de l’est, tourne au sud et s’avance vers le troisième groupe, composé d’''ʿAïn el Foûouâr'' et de trois autres moins importantes. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 302, et la grande carte, Londres, 1880, feuille {{rom|xxi}}. Les arguments que nous venons d’apporter nous semblent donner à l’hypothèse une assez grande probabilité. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1875, p. 48-56. III. {{sc|Histoire.}} — L’importance historique de Dabir ne correspond pas à son importance topographique ou à celle qu’elle avait au début de l’histoire israélite ; tout se borne pour elle à cette époque et à la période chananéenne. Ville royale, Josué marcha droit sur elle après la conquête d’Hébron ; « il la prit et la ravagea ; il en fit aussi passer le roi au fil de l’épée avec tout ce qui se trouva dans la place et dans les villes d’alentour, sans y rien épargner. » Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13. Il extermina les Énacim qui l’habitaient. Jos., {{rom|xi}}, 21. Mais, comme cette race de géants était restée encore assez nombreuse dans le pays philistin, à Gaza, Geth et Azot, Jos., {{rom|xi}}, 22, il est probable qu’elle reprit possession de l’antique cité, pendant que les Hébreux combattaient les Chananéens du nord. Nous voyons, en effet, Caleb, qui avait obtenu ce territoire en partage, Jos., {{rom|xiv}}, 12-15, « marcher vers les habitants de Dabir, appelée auparavant Cariath-Sépher, » et s’en emparer par la valeur d’Othoniel. Jos., {{rom|xv}}, 15-17 ; Jud., {{rom|i}}, 11-13. Assignée à la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 49, elle devint ville sacerdotale. Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58. Après cela elle tombe complètement dans l’oubli : Eusèbe et saint Jérôme, qui résument son histoire, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 115, 250, ignorent son emplacement. {{d|A. Ledendre.|3|sc}} 3. '''DABIR''' (hébreu : ''Debir'' ; on le trouve pleinement écrit dans un certain nombre de manuscrits, cf. B. Kennicott, ''Vet. Test. heb. cum variis lect.'', Oxford, 1776, t. {{rom|i}}, p. 463 ; Septante : {{lang|grc|Δαιϐών}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Δαϐείρ}}), ville frontière de la tribu de Gad, à l’orient du Jourdain. Jos., {{rom|xiii}}, 26. L’hébreu porte : {{lang|he|עד-נבזל לדבר}}, ''ʿad-gebûl Lidbir'', « jusqu’à la frontière de Lidbir ; » on ne saurait, en effet, prendre ici le {{lang|he|ל}}, ''lamed'', pour un préfixe ; voir la même locution dans ce chap. {{rom|xiii}}, 3, 10, et ailleurs. Mais un copiste n’aurait-il point par erreur répété devant Debir là dernière lettre du mot précédent, ''gebûl'' ? Quelques-uns l’ont cru. Cf. E. F. C. Rosenmüller,<noinclude> <references/></noinclude> c3u8lv1vm5vuic400wlweecjv9xsrvd 15909079 15909078 2026-07-08T05:18:10Z Verbex 1987 15909079 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1199|DABlîl|1200}}</noinclude>semble sortir des flancs inférieurs de la colline dont les pentes sont couvertes par les ruines du Khirbet Delbéh, et cette source ne fertilise que la vallée au milieu de laquelle est le ''birket'' en question. » 3° Une troisième hypothèse, adoptée par les explorateurs anglais, place Dabir plus bas encore, à quatre ou cinq heures au sud-ouest d’Hébron, au village d’''edh-Dhâherîyéh''. Cf. Armstrong, Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', in-8°, Londres, 1889, p. 49. Ce village, situé sur un plateau rocheux, visible d’une assez grande distance dans toutes les directions, occupe une position remarquable. Plusieurs maisons sont bâties avec de beaux matériaux, provenant d’anciennes constructions ; quelques-unes même paraissent dater, soit en totalité, soit seulement dans leurs assises inférieures, de l’époque romaine. On y remarque un ''ouali'' construit, du moins en partie, avec des blocs antiques équarris avec soin, et un édifice carré, mesurant seize pas sur chaque face et bâti en belles pierres de taille, avec un soubassement en talus. Il renferme plusieurs compartiments voûtés, en pierres fort bien appareillées ; c’est actuellement l’habitation d’un des scheikhs du village. Sur la colline et aux alentours, on trouve de nombreuses citernes, des tombeaux et des pressoirs creusés dans le roc, des caveaux qui servent encore aux besoins des habitants. Ce bourg semble appartenir à la ligne des petites forteresses qui apparemment existaient autrefois le long de la frontière méridionale de Palestine. Cf. V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 361 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', Londres, 1856, t. {{rom|i}}, p. 211 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1883, t. {{rom|iii}}, p. 402, 406-407. Cette opinion s’appuie sur les raisons suivantes. — 1° On a cherché un rapprochement entre les deux noms : {{arabe|dzoybLô}}, ''Zâberiyéh'' ({{arabe|doybLô}}, ''Ḍâherîyéh'', ''d’après V. Guérin), et {{lang|he|דבר}}, ''Debir'', {{lang|he|דברה}}, Debirâh''. Le premier ne serait-il point une corruption du second ? On peut encore admettre le changement du {{lang|he|i}}, ''daleth'' hébreu, en la lettre emphatique arabe ''ṣâ'', et surtout en ''ḍâd'' ; mais le remplacement du {{lang|he|ב}}, ''beth'', par l’aspirée ha est moins facile à expliquer. Quelques auteurs ont cru trouver une certaine similitude de sens entre les deux mots ; mais leur interprétation nous paraît plus subtile que fondée. Cf. Keil, ''Josua'', p. 88, note 1 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 402. Ce premier argument philologique ne serait donc pas, à notre avis, suffisant pour établir l’identification. — 2° Le second a, pour nous, une tout autre portée : ''Edh-Dhâheriyéh'' rentre parfaitement dans le territoire où l’énumération de Josué, {{rom|xv}}, 48-51, circonscrit le groupe dont fait partie Dabir, et dont nous avons plus haut rappelé les principaux points. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte pour saisir l’exactitude de ce détail, et, quand on connaît l’ordre ordinairement précis qu’a suivi l’auteur sacré dans ses listes, on ne peut guère n’être pas frappé par cette raison. — 3° La position de ce village correspond à l’importance que l’Écriture attribue à l’antique cité chananéenne. La colline sur laquelle il est assis forme le centre d’où partent plusieurs routes anciennes, par lesquelles Dabir communiquait avec les villes qui en dépendaient. Ces routes vont ainsi vers ''Khirbet Zânoûta'' (Zanoé) et ''KhirbetʿAttir'' (Jether) au sud-est ; vers ''Khirbet Schouéikéh'' (Socoth) et ''Es-Semouʿa'' (Istemo) à l’est ; vers''ʿAnâb'' (Anab) à l’ouest ; ''Bir-es-Sébaʿ''(Bersabée) au sud, et Hébron au nord, tous chemins fréquentés dans les temps les plus reculés. D’un autre côté, les excavations pratiquées dans le roc sont en Palestine de sûrs vestiges d’antiquité. — 4° La nature du sol représente bien cette « terre desséchée », qui était loin de satisfaire Othoniel et Axa. Jos., {{rom-maj|XV}}, 19. Les environs paraissent nus et stériles ; les roches calcaires sortent en larges blocs des flancs et du sommet des collines, donnant au paysage une teinte blanchâtre. L’eau n’est fournie que par la pluie du ciel : aucune source de quelque importance ; pas d’arbres ; quelques champs de blé seulement au fond d’étroites vallées. Ce terrain n’est guère favorable qu’aux troupeaux, qui y trouvent de bons pâturages. — 5° Mais, dans ces conditions, où placer « les sources supérieures et inférieures » ajoutées par Caleb au patrimoine de sa fille ? Rien n’indique dans le texte sacré qu’elles fussent nécessairement auprès de Dabir. Il suffit de les trouver dans les environs, dans le district montagneux d’Hébron appelé « le midi de Caleb ». I Reg., {{rom|xxx}}, 14. Voir {{sc|Caleb 4}}. On peut les reconnaître dans l’Ouadi ed-Dilbéh, dont nous avons déjà parlé, mais en le prenant dans toute son étendue. Il y a là une provision d’eau assez rare en Palestine, et plus extraordinaire encore dans le négéb ou a le midi ». Du haut en bas de la vallée, on rencontre des sources assez abondantes pour représenter la « terre bien arrosée », réclamée par Axa. On en compte jusqu’à quatorze, divisées en trois groupes. Le premier comprend : ''ʿAin el Mddjour'', ''ʿAin el Fouréidis'', ''ʿAin Abou Khelt'', ''ʿAin Schekhâkh Abou Thôr'', et une autre plus petite, ''ʿAin Abou Saif'', sur la pente du ''Ras el Biâth'', au sud de ''Doura'' ; le second : ''ʿAin ed-Dilbéh'', ''ʿAïn el-Hedjari'', et trois autres plus petites, situées dans une large vallée et s’écoulant dans le torrent ; la plus forte est ''ʿAin ed-Dilbé'', qui alimente un petit réservoir. L’ouadi, quittant la direction de l’est, tourne au sud et s’avance vers le troisième groupe, composé d’''ʿAïn el Foûouâr'' et de trois autres moins importantes. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 302, et la grande carte, Londres, 1880, feuille {{rom|xxi}}. Les arguments que nous venons d’apporter nous semblent donner à l’hypothèse une assez grande probabilité. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1875, p. 48-56. III. {{sc|Histoire.}} — L’importance historique de Dabir ne correspond pas à son importance topographique ou à celle qu’elle avait au début de l’histoire israélite ; tout se borne pour elle à cette époque et à la période chananéenne. Ville royale, Josué marcha droit sur elle après la conquête d’Hébron ; « il la prit et la ravagea ; il en fit aussi passer le roi au fil de l’épée avec tout ce qui se trouva dans la place et dans les villes d’alentour, sans y rien épargner. » Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13. Il extermina les Énacim qui l’habitaient. Jos., {{rom|xi}}, 21. Mais, comme cette race de géants était restée encore assez nombreuse dans le pays philistin, à Gaza, Geth et Azot, Jos., {{rom|xi}}, 22, il est probable qu’elle reprit possession de l’antique cité, pendant que les Hébreux combattaient les Chananéens du nord. Nous voyons, en effet, Caleb, qui avait obtenu ce territoire en partage, Jos., {{rom|xiv}}, 12-15, « marcher vers les habitants de Dabir, appelée auparavant Cariath-Sépher, » et s’en emparer par la valeur d’Othoniel. Jos., {{rom|xv}}, 15-17 ; Jud., {{rom|i}}, 11-13. Assignée à la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 49, elle devint ville sacerdotale. Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58. Après cela elle tombe complètement dans l’oubli : Eusèbe et saint Jérôme, qui résument son histoire, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 115, 250, ignorent son emplacement. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Ledendre]].|3|sc}} 3. '''DABIR''' (hébreu : ''Debir'' ; on le trouve pleinement écrit dans un certain nombre de manuscrits, cf. B. Kennicott, ''Vet. Test. heb. cum variis lect.'', Oxford, 1776, t. {{rom|i}}, p. 463 ; Septante : {{lang|grc|Δαιϐών}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Δαϐείρ}}), ville frontière de la tribu de Gad, à l’orient du Jourdain. Jos., {{rom|xiii}}, 26. L’hébreu porte : {{lang|he|עד-נבזל לדבר}}, ''ʿad-gebûl Lidbir'', « jusqu’à la frontière de Lidbir ; » on ne saurait, en effet, prendre ici le {{lang|he|ל}}, ''lamed'', pour un préfixe ; voir la même locution dans ce chap. {{rom|xiii}}, 3, 10, et ailleurs. Mais un copiste n’aurait-il point par erreur répété devant Debir là dernière lettre du mot précédent, ''gebûl'' ? Quelques-uns l’ont cru. Cf. E. F. C. Rosenmüller,<noinclude> <references/></noinclude> eavk3hpiimrl8j7h2ro2tcx9iq8p6si 15909080 15909079 2026-07-08T05:19:23Z Verbex 1987 15909080 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1199|DABIR|1200}}</noinclude>semble sortir des flancs inférieurs de la colline dont les pentes sont couvertes par les ruines du ''Khirbet Delbéh'', et cette source ne fertilise que la vallée au milieu de laquelle est le ''birket'' en question. » 3° Une troisième hypothèse, adoptée par les explorateurs anglais, place Dabir plus bas encore, à quatre ou cinq heures au sud-ouest d’Hébron, au village d’''edh-Dhâherîyéh''. Cf. Armstrong, Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', in-8°, Londres, 1889, p. 49. Ce village, situé sur un plateau rocheux, visible d’une assez grande distance dans toutes les directions, occupe une position remarquable. Plusieurs maisons sont bâties avec de beaux matériaux, provenant d’anciennes constructions ; quelques-unes même paraissent dater, soit en totalité, soit seulement dans leurs assises inférieures, de l’époque romaine. On y remarque un ''ouali'' construit, du moins en partie, avec des blocs antiques équarris avec soin, et un édifice carré, mesurant seize pas sur chaque face et bâti en belles pierres de taille, avec un soubassement en talus. Il renferme plusieurs compartiments voûtés, en pierres fort bien appareillées ; c’est actuellement l’habitation d’un des scheikhs du village. Sur la colline et aux alentours, on trouve de nombreuses citernes, des tombeaux et des pressoirs creusés dans le roc, des caveaux qui servent encore aux besoins des habitants. Ce bourg semble appartenir à la ligne des petites forteresses qui apparemment existaient autrefois le long de la frontière méridionale de Palestine. Cf. V. Guérin, ''Judée'', t. {{rom|iii}}, p. 361 ; E. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', Londres, 1856, t. {{rom|i}}, p. 211 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Londres, 1883, t. {{rom|iii}}, p. 402, 406-407. Cette opinion s’appuie sur les raisons suivantes. — 1° On a cherché un rapprochement entre les deux noms : {{arabe|dzoybLô}}, ''Zâberiyéh'' ({{arabe|doybLô}}, ''Ḍâherîyéh'', ''d’après V. Guérin), et {{lang|he|דבר}}, ''Debir'', {{lang|he|דברה}}, Debirâh''. Le premier ne serait-il point une corruption du second ? On peut encore admettre le changement du {{lang|he|i}}, ''daleth'' hébreu, en la lettre emphatique arabe ''ṣâ'', et surtout en ''ḍâd'' ; mais le remplacement du {{lang|he|ב}}, ''beth'', par l’aspirée ha est moins facile à expliquer. Quelques auteurs ont cru trouver une certaine similitude de sens entre les deux mots ; mais leur interprétation nous paraît plus subtile que fondée. Cf. Keil, ''Josua'', p. 88, note 1 ; ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 402. Ce premier argument philologique ne serait donc pas, à notre avis, suffisant pour établir l’identification. — 2° Le second a, pour nous, une tout autre portée : ''Edh-Dhâheriyéh'' rentre parfaitement dans le territoire où l’énumération de Josué, {{rom|xv}}, 48-51, circonscrit le groupe dont fait partie Dabir, et dont nous avons plus haut rappelé les principaux points. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte pour saisir l’exactitude de ce détail, et, quand on connaît l’ordre ordinairement précis qu’a suivi l’auteur sacré dans ses listes, on ne peut guère n’être pas frappé par cette raison. — 3° La position de ce village correspond à l’importance que l’Écriture attribue à l’antique cité chananéenne. La colline sur laquelle il est assis forme le centre d’où partent plusieurs routes anciennes, par lesquelles Dabir communiquait avec les villes qui en dépendaient. Ces routes vont ainsi vers ''Khirbet Zânoûta'' (Zanoé) et ''KhirbetʿAttir'' (Jether) au sud-est ; vers ''Khirbet Schouéikéh'' (Socoth) et ''Es-Semouʿa'' (Istemo) à l’est ; vers''ʿAnâb'' (Anab) à l’ouest ; ''Bir-es-Sébaʿ''(Bersabée) au sud, et Hébron au nord, tous chemins fréquentés dans les temps les plus reculés. D’un autre côté, les excavations pratiquées dans le roc sont en Palestine de sûrs vestiges d’antiquité. — 4° La nature du sol représente bien cette « terre desséchée », qui était loin de satisfaire Othoniel et Axa. Jos., {{rom-maj|XV}}, 19. Les environs paraissent nus et stériles ; les roches calcaires sortent en larges blocs des flancs et du sommet des collines, donnant au paysage une teinte blanchâtre. L’eau n’est fournie que par la pluie du ciel : aucune source de quelque importance ; pas d’arbres ; quelques champs de blé seulement au fond d’étroites vallées. Ce terrain n’est guère favorable qu’aux troupeaux, qui y trouvent de bons pâturages. — 5° Mais, dans ces conditions, où placer « les sources supérieures et inférieures » ajoutées par Caleb au patrimoine de sa fille ? Rien n’indique dans le texte sacré qu’elles fussent nécessairement auprès de Dabir. Il suffit de les trouver dans les environs, dans le district montagneux d’Hébron appelé « le midi de Caleb ». I Reg., {{rom|xxx}}, 14. Voir {{sc|Caleb 4}}. On peut les reconnaître dans l’Ouadi ed-Dilbéh, dont nous avons déjà parlé, mais en le prenant dans toute son étendue. Il y a là une provision d’eau assez rare en Palestine, et plus extraordinaire encore dans le négéb ou a le midi ». Du haut en bas de la vallée, on rencontre des sources assez abondantes pour représenter la « terre bien arrosée », réclamée par Axa. On en compte jusqu’à quatorze, divisées en trois groupes. Le premier comprend : ''ʿAin el Mddjour'', ''ʿAin el Fouréidis'', ''ʿAin Abou Khelt'', ''ʿAin Schekhâkh Abou Thôr'', et une autre plus petite, ''ʿAin Abou Saif'', sur la pente du ''Ras el Biâth'', au sud de ''Doura'' ; le second : ''ʿAin ed-Dilbéh'', ''ʿAïn el-Hedjari'', et trois autres plus petites, situées dans une large vallée et s’écoulant dans le torrent ; la plus forte est ''ʿAin ed-Dilbé'', qui alimente un petit réservoir. L’ouadi, quittant la direction de l’est, tourne au sud et s’avance vers le troisième groupe, composé d’''ʿAïn el Foûouâr'' et de trois autres moins importantes. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|iii}}, p. 302, et la grande carte, Londres, 1880, feuille {{rom|xxi}}. Les arguments que nous venons d’apporter nous semblent donner à l’hypothèse une assez grande probabilité. Cf. ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', 1875, p. 48-56. III. {{sc|Histoire.}} — L’importance historique de Dabir ne correspond pas à son importance topographique ou à celle qu’elle avait au début de l’histoire israélite ; tout se borne pour elle à cette époque et à la période chananéenne. Ville royale, Josué marcha droit sur elle après la conquête d’Hébron ; « il la prit et la ravagea ; il en fit aussi passer le roi au fil de l’épée avec tout ce qui se trouva dans la place et dans les villes d’alentour, sans y rien épargner. » Jos., {{rom|x}}, 38, 39 ; {{rom|xii}}, 13. Il extermina les Énacim qui l’habitaient. Jos., {{rom|xi}}, 21. Mais, comme cette race de géants était restée encore assez nombreuse dans le pays philistin, à Gaza, Geth et Azot, Jos., {{rom|xi}}, 22, il est probable qu’elle reprit possession de l’antique cité, pendant que les Hébreux combattaient les Chananéens du nord. Nous voyons, en effet, Caleb, qui avait obtenu ce territoire en partage, Jos., {{rom|xiv}}, 12-15, « marcher vers les habitants de Dabir, appelée auparavant Cariath-Sépher, » et s’en emparer par la valeur d’Othoniel. Jos., {{rom|xv}}, 15-17 ; Jud., {{rom|i}}, 11-13. Assignée à la tribu de Juda, Jos., {{rom|xv}}, 49, elle devint ville sacerdotale. Jos., {{rom|xxi}}, 15 ; I Par., {{rom|vi}}, 58. Après cela elle tombe complètement dans l’oubli : Eusèbe et saint Jérôme, qui résument son histoire, ''Onomastica sacra'', Gœttingue, 1870, p. 115, 250, ignorent son emplacement. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Ledendre]].|3|sc}} 3. '''DABIR''' (hébreu : ''Debir'' ; on le trouve pleinement écrit dans un certain nombre de manuscrits, cf. B. Kennicott, ''Vet. Test. heb. cum variis lect.'', Oxford, 1776, t. {{rom|i}}, p. 463 ; Septante : {{lang|grc|Δαιϐών}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Δαϐείρ}}), ville frontière de la tribu de Gad, à l’orient du Jourdain. Jos., {{rom|xiii}}, 26. L’hébreu porte : {{lang|he|עד-נבזל לדבר}}, ''ʿad-gebûl Lidbir'', « jusqu’à la frontière de Lidbir ; » on ne saurait, en effet, prendre ici le {{lang|he|ל}}, ''lamed'', pour un préfixe ; voir la même locution dans ce chap. {{rom|xiii}}, 3, 10, et ailleurs. Mais un copiste n’aurait-il point par erreur répété devant Debir là dernière lettre du mot précédent, ''gebûl'' ? Quelques-uns l’ont cru. Cf. E. F. C. Rosenmüller,<noinclude> <references/></noinclude> kha4nqgtgx8v45lyw8aqpr36vls9ru9 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/640 104 4011427 15909085 15904140 2026-07-08T05:34:26Z Verbex 1987 15909085 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1219|DAMAS|1220}}</noinclude>Israélites qui s’étaient abrités dans sa demeure, adossée au rempart. Jos., {{rom|ii}}, 15. En face de cette porte, quelques noyers ombragent une petite coupole désignée comme le tombeau de saint Georges, le soldat qui, chargé de garder la tour, aurait favorisé l’évasion de saint Paul et aurait été martyrisé pour cela. Un peu plus loin, près des vestiges d’une voie romaine et d’un cimetière chrétien, un rocher de forme allongée marquerait le site de la conversion de saint Paul. Act., {{rom-maj|IX}}, 3. C’est une tradition relativement assez récente, et l’on place plus généralement le théâtre de ce grand événement près du village de Kaoûkâb, à douze kilomètres au sud-ouest de Damas. {{Img float-p |file=Damascus-14.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=460. — Partie des murss de Damas où, selon la tradition, eut lieu l’évasion de saint Paul. D’après une photographie. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} En remontant de ce point pour longer, dans la direction de l’ouest, la face méridionale de l’enceinte, on entre dans l’immense faubourg du Méidân, où la muraille ne s’aperçoit plus que par intervalles au milieu des maisons. On atteint ainsi la porte Bâb es-Saghir, près de laquelle on remarque le double mur qui entourait autrefois la ville. Après un détour vers le nord, on arrive à la porte occidentale appelée Bâb el-Djabyah, du nom d’un village qui l’avoisinait anciennement. Elle fait le pendant de Bâb esch-Scharqi, qui se trouve à l’autre extrémité de la rue Droite, et se composait comme elle de trois arcades, dont celle du sud, seule visible aujourd’hui, a été réparée par Nour-ed-Dln, suivant une inscription gravée sur le linteau. Vers l’angle nord-ouest de la cité se trouvent, près de la porte Bâb el-Hadid, « la porte de fer, » d’un côté le Serai ou palais du gouverneur, avec de vastes casernes ; de l’autre le château, El-Qasr. Ce dernier forme un quadrilatère irrégulier, de 280 mètres de long sur 200 de large. Flanqué de grosses tours carrées, il est bâti en pierres de taille dont beaucoup sont relevées en bossage. Les fondations semblent remonter à la période romaine, mais il a été remanié à plusieurs reprises. Le fossé qui l’environne peut recevoir l’eau du Barada. Cette rivière borde l’enceinte au coté septentrional, et sur ses rives ombragées s’étendent de frais jardins. Pour terminer cette excursion autour de la ville, citons les portes qui la ferment au nord ; ce sont, en allant de l’ouest à l’est, Bâb el-Faradj, Bâb el-Faradis, Bâb es-Sélam et Bâb Tourna, « porte de Thomas, » un guerrier chrétien qui, en 634, sut relever le courage abattu de la ville assiégée. De ce côté encore les fondations sont anciennes. 4. ''Maisons et rues.'' — Si nous pénétrons maintenant dans l’intérieur de la grande cité, nous y rencontrerons un dédale de rues généralement étroites, mal bâties, plus mal entretenues, s’enchevêtrant souvent d’une façon déconcertante pour l’étranger. Couvertes pour la plupart de nattes ou de toits en planches, pour intercepter la chaleur, elles sont bordées de maisons bâties avec de la boue et de la paille hachée ou de larges briques cuites seulement au soleil. Cependant, derrière ces murs à l’aspect délabré, se cachent plusieurs habitations splendides, où s’étale un luxe inouï. Dans une vaste cour plantée de rosiers, de lauriers, d’orangers et de jasmins, de gracieuses vasques eu marbre blanc laissent jaillir une eau limpide. On entre ensuite dans de magnifiques salles d’une richesse d’ornementation impossible à décrire : murs en marbres de plusieurs couleurs, incrustés de mille entrelacs creusés dans la pierre ; plafonds à caissons en bois découpé, où s’entrecroisent de légères et capricieuses arabesques ; vitraux enchâssés dans l’albâtre ; bassin supporté par un faisceau de piliers multicolores avec un mince jet d’eau pour rafraîchir l’atmosphère ; meubles précieux : en un mot, toutes les délicatesses d’un art dont nous avons peine à nous faire une idée, Damas est coupée dans sa plus grande longueur, de<noinclude> <references/></noinclude> 6eh8h4hqmwuzktuhk6t2yx27jk9li19 15909086 15909085 2026-07-08T05:34:35Z Verbex 1987 15909086 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1219|DAMAS|1220}}</noinclude>Israélites qui s’étaient abrités dans sa demeure, adossée au rempart. Jos., {{rom|ii}}, 15. En face de cette porte, quelques noyers ombragent une petite coupole désignée comme le tombeau de saint Georges, le soldat qui, chargé de garder la tour, aurait favorisé l’évasion de saint Paul et aurait été martyrisé pour cela. Un peu plus loin, près des vestiges d’une voie romaine et d’un cimetière chrétien, un rocher de forme allongée marquerait le site de la conversion de saint Paul. Act., {{rom-maj|IX}}, 3. C’est une tradition relativement assez récente, et l’on place plus généralement le théâtre de ce grand événement près du village de Kaoûkâb, à douze kilomètres au sud-ouest de Damas. {{Img float-p |file=Damascus-14.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=460. — Partie des murs de Damas où, selon la tradition, eut lieu l’évasion de saint Paul. D’après une photographie. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} En remontant de ce point pour longer, dans la direction de l’ouest, la face méridionale de l’enceinte, on entre dans l’immense faubourg du Méidân, où la muraille ne s’aperçoit plus que par intervalles au milieu des maisons. On atteint ainsi la porte Bâb es-Saghir, près de laquelle on remarque le double mur qui entourait autrefois la ville. Après un détour vers le nord, on arrive à la porte occidentale appelée Bâb el-Djabyah, du nom d’un village qui l’avoisinait anciennement. Elle fait le pendant de Bâb esch-Scharqi, qui se trouve à l’autre extrémité de la rue Droite, et se composait comme elle de trois arcades, dont celle du sud, seule visible aujourd’hui, a été réparée par Nour-ed-Dln, suivant une inscription gravée sur le linteau. Vers l’angle nord-ouest de la cité se trouvent, près de la porte Bâb el-Hadid, « la porte de fer, » d’un côté le Serai ou palais du gouverneur, avec de vastes casernes ; de l’autre le château, El-Qasr. Ce dernier forme un quadrilatère irrégulier, de 280 mètres de long sur 200 de large. Flanqué de grosses tours carrées, il est bâti en pierres de taille dont beaucoup sont relevées en bossage. Les fondations semblent remonter à la période romaine, mais il a été remanié à plusieurs reprises. Le fossé qui l’environne peut recevoir l’eau du Barada. Cette rivière borde l’enceinte au coté septentrional, et sur ses rives ombragées s’étendent de frais jardins. Pour terminer cette excursion autour de la ville, citons les portes qui la ferment au nord ; ce sont, en allant de l’ouest à l’est, Bâb el-Faradj, Bâb el-Faradis, Bâb es-Sélam et Bâb Tourna, « porte de Thomas, » un guerrier chrétien qui, en 634, sut relever le courage abattu de la ville assiégée. De ce côté encore les fondations sont anciennes. 4. ''Maisons et rues.'' — Si nous pénétrons maintenant dans l’intérieur de la grande cité, nous y rencontrerons un dédale de rues généralement étroites, mal bâties, plus mal entretenues, s’enchevêtrant souvent d’une façon déconcertante pour l’étranger. Couvertes pour la plupart de nattes ou de toits en planches, pour intercepter la chaleur, elles sont bordées de maisons bâties avec de la boue et de la paille hachée ou de larges briques cuites seulement au soleil. Cependant, derrière ces murs à l’aspect délabré, se cachent plusieurs habitations splendides, où s’étale un luxe inouï. Dans une vaste cour plantée de rosiers, de lauriers, d’orangers et de jasmins, de gracieuses vasques eu marbre blanc laissent jaillir une eau limpide. On entre ensuite dans de magnifiques salles d’une richesse d’ornementation impossible à décrire : murs en marbres de plusieurs couleurs, incrustés de mille entrelacs creusés dans la pierre ; plafonds à caissons en bois découpé, où s’entrecroisent de légères et capricieuses arabesques ; vitraux enchâssés dans l’albâtre ; bassin supporté par un faisceau de piliers multicolores avec un mince jet d’eau pour rafraîchir l’atmosphère ; meubles précieux : en un mot, toutes les délicatesses d’un art dont nous avons peine à nous faire une idée, Damas est coupée dans sa plus grande longueur, de<noinclude> <references/></noinclude> 8dggcgq45a3qc87qiygw6xg782pakgs Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/644 104 4011431 15909088 15533160 2026-07-08T05:40:19Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15909088 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|4227|DAMAS|1228}}</noinclude>''Keilinschriften und das Alte Testament'', p. 193-198 ; A. Amiaud et V. Scheil, ''Les inscriptions de Salmanasar II'', p. 40-41 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 458-461. Achab profita sans doute de cet échec pour rompre son alliance avec Bénadad. Après trois années de paix entre la Syrie et Israël, lit Reg., XXII, 1, la guerre recommença à propos de Ramoth-Galaad, et c’est sur ce champ de bataille que mourut Achab. III Reg., {{rom|xxii}}, 1-37. Son fils et successeur, Ochozias, fut probablement obligé par Bénadad, comme condition de paix, de fournir son contingent à la ligue formée par les puissances de l’Asie occidentale contre le redoutable empire de Ninive. Il dut donc être l’un des douze princes alliés contre l’Assyrie dont parlent les inscriptions de Salmanasar. Il en fut de même pour Joram, son frère, qui lui succéda au bout de deux ans, et qui dut être au nombre des rois vaincus, avec Damas, par le monarque assyrien, la dixième, la onzième et la quatorzième année de son règne. Cf. E. Schrader, ''Die Keilinschriften und das A. T.'', p. 202 ; Amiaud et Scheil, ''Les inscriptions de Salmanasar {{rom-maj|II}}'', p. 52-57 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 475-477. Il avait cependant été d’abord en bons termes avec Bénadad, comme le prouve la lettre de recommandation que lui écrivit ce dernier en faveur de Naaman, le chef de son armée, bien que la façon dont la reçut le roi d’Israël nous montre aussi ses sentiments de défiance à l’égard de son puissant et exigeant voisin. IV Reg., {{rom|v}}, 5-7. On sait comment l’officier lépreux, d’abord irrité et humilié qu’Élisée préférât les eaux du Jourdain à celles des « fleuves de Damas, l’Abana et le Pharphar », trouva la guérison dans le fleuve sacré, en s’y lavant sept fois. IV Reg., {{rom|v}}, 10-14. Voir {{sc|Abana}}. Plus tard, le prince syrien forma un plan d’invasion du royaume d’Israël. Anéanti une première fois, le projet fut repris, et le roi de Damas vint assiéger Samarie, qui fut réduite aux horreurs de la famine ; mais une panique miraculeuse mit son armée en déroute. IV Reg., v {{rom|i}}, 8-33 ; {{rom|vii}}, 1-16. Bénadad, malade, touchant à sa fin, envoya un de ses principaux officiers, Hazaël, consulter sur sa guérison Elisée, qui se trouvait alors à Damas. Il fit présenter au prophète, sur quarante chameaux, de riches présents, « tous les biens de Damas, » c’est-à-dire ses plus beaux produits et les objets les plus précieux que renfermaient ses entrepôts. L’homme de Dieu prédit la mort du roi, la prochaine élévation d’Hazaël au trône, et les cruels traitements que celui-ci militerait aux enfants d’Israël. Bientôt, en effet, l’officier assassinait son prince et régnait à sa place. IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15. Joram semble avoir mis à profit ce qui se passait à Damas pour fortifier sa frontière orientale et reprendre Ramoth-Galaad. Hazaël se vengea de la perte de cette ville eu battant les Israélites dans les environs de Ramoth et blessant le roi dans le combat. IV Reg., {{rom|viii}}, 28. Jéhu, qui succéda à Joram, chercha dès le commencement à se prémunir contre les attaques des Syriens, et, inaugurant la politique fatale que devait suivre plus tard Achaz, roi de Juda, il implora contre Hazaël la protection de Salmanasar {{rom-maj|II}}, et s’assura son appui en lui payant tribut. C’est ce que nous permettent de croire les inscriptions cunéiformes, qui nous racontent la campagne du roi de Ninive contre Hazaël, peu de temps après l’avènement de ce dernier au trône. Cf. Bull Inscription, ''Cuneiform Inscript. of West. Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 5, n » 6 ; E. Schrader, ''Die Keilinschriften und das A. T.'', p. 209-210 ; Amiaud et Scheil, ''Les inscript. de Salm.'', p. 58-61 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', p. 482. L’obélisque de Nimroud mentionne brièvement une dernière campagne de Salmanasar contre Hazaël, la vingt et unième année de son règne. Cf. ''Black Obelisk'', Layard, ''Inscriptions'', pl. 92, p. 102-104 ; Schrader, p. 207 ; Amiaud et Scheil, p. 60-61 ; F. Vigouroux, p. 481. Le roi de Damas fut, suivant la prédiction d’Élisée, le constant ennemi d’Israël et lui causa les plus grands maux, principalement sur les frontières orientales, qui étaient en contact avec la Syrie, « depuis le Jourdain, vers l’orient, [il ruina] tout le pays de Galaad, de Gad, de Ruben et de Manassé, depuis Aroër qui est le long du torrent d’Arnon, et Galaad et Basan. » IV Reg., {{rom|x}}, 33. C’est ainsi que Damas se vengeait des défaites essuyées et punissait Jéhu de s’être reconnu vassal du grand roi. Elle fit également une expédition contre le royaume de Juda, et Joas obtint la paix à prix d’argent. IV Reg., {{rom|xii}}, 17, 18 ; II Par., {{rom|xxiv}}, 23, 24. Cependant, à mesure que la puissance ninivile se développait, le pouvoir de Damas s’affaiblissait. Il déclina surtout sous Bénadad {{rom-maj|III}}, fils et successeur d’Hazaël, prince faible, qui n’avait ni la valeur ni l’habileté de son père. Du reste les crimes de ce dernier, qui « aflligea Israël pendant tous les jours de Joachaz », fils de Jéhu, IV Reg., xiii, 22, criaient vengeance, et le berger de Thécué, Amos, {{rom|i}}, 3-5, lui prédit le châtiment qui l’attendait. L’Assyrie, par les armes de Rammanirar {{rom-maj|III}}, accomplit en partie cette prédiction, en dévastant la ville. Cf. ''Cuneiform Inscriptions of West. Asia'', t. {{rom|i}}, pî. 35, 1. 1-21 ; E. Schrader, ''Die Keilinschriften'', p. 212-216 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', t. {{rom|iii}}, p. 488. En attendant que Théglathphalasar III en achevât l’exécution, Jéroboam II, roi d’Israël, sut mettre à profit l’affaiblissement de la puissance syrienne, pour reconquérir l’est du Jourdain et pour faire cette pointe contre Damas dont il est question IV Reg., xi {{rom|v}}, 28. Le dernier roi cité dans notre liste, Rasin {{rom-maj|II}}, tributaire de Théglathphalasar {{rom-maj|III}}, mais toujours prêt à se révolter contre l’Assyrie, se ligua avec Phacée, roi d’Israël, et tous deux cherchèrent à s’emparer de la Judée, pour se la partager, et peut-être faciliter ainsi l’attaque du pharaon, leur allié, contre le monarque ninivite. Ils avaient commencé à inquiéter Juda vers la fin du règne de Joatham, fils d’Ozias. IV Reg., {{rom|xv}}, 37. Achaz, son fils et successeur, jeune encore, faible et sans caractère, se voyant assailli de tous côtés, se laissa aller au découragement malgré les assurances d’Isaïe, {{rom|vii}}, 1-9, qui annonçait que bientôt « la force de Damas » serait enlevée, et montrait déjà l’invasion assyrienne, {{rom|viii}}, 4. Cependant les deux confédérés avaient infligé à Juda des pertes sanglantes. II Par., {{rom|xxviii}}, 5, 6. Ils étaient allés mettre le siège devant Jérusalem, qui avait résisté à leurs efforts. IV Reg., xvi, 5 ; Is., {{rom|vii}}, 1. Isaïe disait, en effet, au roi de ne pas craindre « devant ces deux bouts de tisons fumants », que « Damas, capitale de la Syrie », rie remplacerait point Jérusalem pour le royaume de Juda. Is., {{rom|vii}}, 4, 8. Mais Achaz, effrayé de la puissance dé ses ennemis et ne comptant que sur les ressources de la politique humaine, implora le secours de Théglathphalasar {{rom-maj|III}}, en lui envoyant l’argent et l’or qu’il put trouver dans le Temple et dans ses propres trésors. IV Reg., {{rom|xvi}}, 7 ; II Par., {{rom|xxviii}}, 16. Cette requête servait à merveille les desseins du monarque assyrien, qui rêvait précisément de soumettre à son pouvoir toute l’Asie occidentale. Il partit, en 734, à la tête d’une armée considérable, et tailla en pièces les troupes alliées. Dans une inscription, il raconte comment les chars du roi de Damas furent détruits, et les divers corps de son armée, cavaliers, archers, lanciers, faits prisonniers. Le prince lui-même, « pour sauver sa vie, s’enfuit seul, et, semblable à une gazelle, dans la porte de sa ville il entra. » Ses généraux, pris et empalés, furent exposés en spectacle à leur pays. Damas fut assiégée, et le roi enfermé « comme un oiseau dans sa cage ». Les plantations d’arbres et de roseaux furent saccagées, et « seize districts de Damas comme une inondation furent balayés ». Cf. A. Layard, ''Inscriptions in the cuneiform character'', plate 72 ; E. Schrader, Die Keilinschriften und das A. T., p. 261-263 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', t. {{rom|iii}}, p. 521. Cependant le vainqueur ne put se rendre tout de suite maître de la ville. Laissant autour d’elle une partie de ses troupes, il alla châtier les<noinclude> <references/></noinclude> amx6gvml15yq9zy8c4hj64ef1rwkb7a 15909089 15909088 2026-07-08T05:40:51Z Verbex 1987 15909089 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1227|DAMAS|1228}}</noinclude>''Keilinschriften und das Alte Testament'', p. 193-198 ; A. Amiaud et V. Scheil, ''Les inscriptions de Salmanasar II'', p. 40-41 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 458-461. Achab profita sans doute de cet échec pour rompre son alliance avec Bénadad. Après trois années de paix entre la Syrie et Israël, lit Reg., XXII, 1, la guerre recommença à propos de Ramoth-Galaad, et c’est sur ce champ de bataille que mourut Achab. III Reg., {{rom|xxii}}, 1-37. Son fils et successeur, Ochozias, fut probablement obligé par Bénadad, comme condition de paix, de fournir son contingent à la ligue formée par les puissances de l’Asie occidentale contre le redoutable empire de Ninive. Il dut donc être l’un des douze princes alliés contre l’Assyrie dont parlent les inscriptions de Salmanasar. Il en fut de même pour Joram, son frère, qui lui succéda au bout de deux ans, et qui dut être au nombre des rois vaincus, avec Damas, par le monarque assyrien, la dixième, la onzième et la quatorzième année de son règne. Cf. E. Schrader, ''Die Keilinschriften und das A. T.'', p. 202 ; Amiaud et Scheil, ''Les inscriptions de Salmanasar {{rom-maj|II}}'', p. 52-57 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', t. {{rom|iii}}, p. 475-477. Il avait cependant été d’abord en bons termes avec Bénadad, comme le prouve la lettre de recommandation que lui écrivit ce dernier en faveur de Naaman, le chef de son armée, bien que la façon dont la reçut le roi d’Israël nous montre aussi ses sentiments de défiance à l’égard de son puissant et exigeant voisin. IV Reg., {{rom|v}}, 5-7. On sait comment l’officier lépreux, d’abord irrité et humilié qu’Élisée préférât les eaux du Jourdain à celles des « fleuves de Damas, l’Abana et le Pharphar », trouva la guérison dans le fleuve sacré, en s’y lavant sept fois. IV Reg., {{rom|v}}, 10-14. Voir {{sc|Abana}}. Plus tard, le prince syrien forma un plan d’invasion du royaume d’Israël. Anéanti une première fois, le projet fut repris, et le roi de Damas vint assiéger Samarie, qui fut réduite aux horreurs de la famine ; mais une panique miraculeuse mit son armée en déroute. IV Reg., v {{rom|i}}, 8-33 ; {{rom|vii}}, 1-16. Bénadad, malade, touchant à sa fin, envoya un de ses principaux officiers, Hazaël, consulter sur sa guérison Elisée, qui se trouvait alors à Damas. Il fit présenter au prophète, sur quarante chameaux, de riches présents, « tous les biens de Damas, » c’est-à-dire ses plus beaux produits et les objets les plus précieux que renfermaient ses entrepôts. L’homme de Dieu prédit la mort du roi, la prochaine élévation d’Hazaël au trône, et les cruels traitements que celui-ci militerait aux enfants d’Israël. Bientôt, en effet, l’officier assassinait son prince et régnait à sa place. IV Reg., {{rom|viii}}, 7-15. Joram semble avoir mis à profit ce qui se passait à Damas pour fortifier sa frontière orientale et reprendre Ramoth-Galaad. Hazaël se vengea de la perte de cette ville eu battant les Israélites dans les environs de Ramoth et blessant le roi dans le combat. IV Reg., {{rom|viii}}, 28. Jéhu, qui succéda à Joram, chercha dès le commencement à se prémunir contre les attaques des Syriens, et, inaugurant la politique fatale que devait suivre plus tard Achaz, roi de Juda, il implora contre Hazaël la protection de Salmanasar {{rom-maj|II}}, et s’assura son appui en lui payant tribut. C’est ce que nous permettent de croire les inscriptions cunéiformes, qui nous racontent la campagne du roi de Ninive contre Hazaël, peu de temps après l’avènement de ce dernier au trône. Cf. Bull Inscription, ''Cuneiform Inscript. of West. Asia'', t. {{rom|iii}}, pl. 5, n » 6 ; E. Schrader, ''Die Keilinschriften und das A. T.'', p. 209-210 ; Amiaud et Scheil, ''Les inscript. de Salm.'', p. 58-61 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', p. 482. L’obélisque de Nimroud mentionne brièvement une dernière campagne de Salmanasar contre Hazaël, la vingt et unième année de son règne. Cf. ''Black Obelisk'', Layard, ''Inscriptions'', pl. 92, p. 102-104 ; Schrader, p. 207 ; Amiaud et Scheil, p. 60-61 ; F. Vigouroux, p. 481. Le roi de Damas fut, suivant la prédiction d’Élisée, le constant ennemi d’Israël et lui causa les plus grands maux, principalement sur les frontières orientales, qui étaient en contact avec la Syrie, « depuis le Jourdain, vers l’orient, [il ruina] tout le pays de Galaad, de Gad, de Ruben et de Manassé, depuis Aroër qui est le long du torrent d’Arnon, et Galaad et Basan. » IV Reg., {{rom|x}}, 33. C’est ainsi que Damas se vengeait des défaites essuyées et punissait Jéhu de s’être reconnu vassal du grand roi. Elle fit également une expédition contre le royaume de Juda, et Joas obtint la paix à prix d’argent. IV Reg., {{rom|xii}}, 17, 18 ; II Par., {{rom|xxiv}}, 23, 24. Cependant, à mesure que la puissance ninivile se développait, le pouvoir de Damas s’affaiblissait. Il déclina surtout sous Bénadad {{rom-maj|III}}, fils et successeur d’Hazaël, prince faible, qui n’avait ni la valeur ni l’habileté de son père. Du reste les crimes de ce dernier, qui « aflligea Israël pendant tous les jours de Joachaz », fils de Jéhu, IV Reg., xiii, 22, criaient vengeance, et le berger de Thécué, Amos, {{rom|i}}, 3-5, lui prédit le châtiment qui l’attendait. L’Assyrie, par les armes de Rammanirar {{rom-maj|III}}, accomplit en partie cette prédiction, en dévastant la ville. Cf. ''Cuneiform Inscriptions of West. Asia'', t. {{rom|i}}, pî. 35, 1. 1-21 ; E. Schrader, ''Die Keilinschriften'', p. 212-216 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', t. {{rom|iii}}, p. 488. En attendant que Théglathphalasar III en achevât l’exécution, Jéroboam II, roi d’Israël, sut mettre à profit l’affaiblissement de la puissance syrienne, pour reconquérir l’est du Jourdain et pour faire cette pointe contre Damas dont il est question IV Reg., xi {{rom|v}}, 28. Le dernier roi cité dans notre liste, Rasin {{rom-maj|II}}, tributaire de Théglathphalasar {{rom-maj|III}}, mais toujours prêt à se révolter contre l’Assyrie, se ligua avec Phacée, roi d’Israël, et tous deux cherchèrent à s’emparer de la Judée, pour se la partager, et peut-être faciliter ainsi l’attaque du pharaon, leur allié, contre le monarque ninivite. Ils avaient commencé à inquiéter Juda vers la fin du règne de Joatham, fils d’Ozias. IV Reg., {{rom|xv}}, 37. Achaz, son fils et successeur, jeune encore, faible et sans caractère, se voyant assailli de tous côtés, se laissa aller au découragement malgré les assurances d’Isaïe, {{rom|vii}}, 1-9, qui annonçait que bientôt « la force de Damas » serait enlevée, et montrait déjà l’invasion assyrienne, {{rom|viii}}, 4. Cependant les deux confédérés avaient infligé à Juda des pertes sanglantes. II Par., {{rom|xxviii}}, 5, 6. Ils étaient allés mettre le siège devant Jérusalem, qui avait résisté à leurs efforts. IV Reg., xvi, 5 ; Is., {{rom|vii}}, 1. Isaïe disait, en effet, au roi de ne pas craindre « devant ces deux bouts de tisons fumants », que « Damas, capitale de la Syrie », ne remplacerait point Jérusalem pour le royaume de Juda. Is., {{rom|vii}}, 4, 8. Mais Achaz, effrayé de la puissance dé ses ennemis et ne comptant que sur les ressources de la politique humaine, implora le secours de Théglathphalasar {{rom-maj|III}}, en lui envoyant l’argent et l’or qu’il put trouver dans le Temple et dans ses propres trésors. IV Reg., {{rom|xvi}}, 7 ; II Par., {{rom|xxviii}}, 16. Cette requête servait à merveille les desseins du monarque assyrien, qui rêvait précisément de soumettre à son pouvoir toute l’Asie occidentale. Il partit, en 734, à la tête d’une armée considérable, et tailla en pièces les troupes alliées. Dans une inscription, il raconte comment les chars du roi de Damas furent détruits, et les divers corps de son armée, cavaliers, archers, lanciers, faits prisonniers. Le prince lui-même, « pour sauver sa vie, s’enfuit seul, et, semblable à une gazelle, dans la porte de sa ville il entra. » Ses généraux, pris et empalés, furent exposés en spectacle à leur pays. Damas fut assiégée, et le roi enfermé « comme un oiseau dans sa cage ». Les plantations d’arbres et de roseaux furent saccagées, et « seize districts de Damas comme une inondation furent balayés ». Cf. A. Layard, ''Inscriptions in the cuneiform character'', plate 72 ; E. Schrader, Die Keilinschriften und das A. T., p. 261-263 ; F. Vigouroux, ''La Bible et les découv. mod.'', t. {{rom|iii}}, p. 521. Cependant le vainqueur ne put se rendre tout de suite maître de la ville. Laissant autour d’elle une partie de ses troupes, il alla châtier les<noinclude> <references/></noinclude> hjg3oygrk0zr1f062lq7zcmykuokqmi Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 1.djvu/235 104 4012733 15908339 15721911 2026-07-07T12:59:06Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (3), , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908339 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />453 CANON CATHOLIQUE 454</noinclude>du Nouveau Testament, cli !-ting : ue très nettement la classe des ca^ùv/<> ; j-vjot. ou livres controversés encore, bien qu’ils fussent reçus par le plus grand nombre. H. E., 1. {{rom-maj|III}}, c. {{rom-maj|XXV}}, ''ibid.'', col. 228. Ce sont les deutérocanoniques, sauf l’Apocalypse qu’il place, soit parmi les ô//o/o/ovar.’a, soit parmi les vo^y. ou apocrj’phes. Ces divergences des Eglises persévèrent au n’siècle. A Alexandrie, saint Athan’ase dresse une liste complète, comprenant tous les deutérocanoniques, même l’Apocalypse. ''Epist''. fest., {{rom-maj|XXXIX}}, /. 6’.. t. {{rom-maj|XXVI}}, col. i i^ô. DiDVMK 1 Aveugle savait cependant que la //* Pétri n’était pas au canon, bien qu’elle fût lue en public. Comment, in ''Epist''. catliol., P. {{rom-maj|C}}, t, XXXlX, col. 1774-L’Apocalypse, reçue à Alexandrie, était rejetée ou discutée en Orient. Le concile de Laodicée, Mansi, Conc’L, t. {{rom-maj|II}}, col. of ! i, le 85* canon apostolique, ''P. G.'', t. CXXXVII. col. 2 1 1, le canon grec des soixante livres bibliques, Preuschex, Analect({{rom|i}}, j). ; 59, saint Grégoire DE Nazianze et saint Amphiloqle d’Iconium, ''P. G.'', t. XXXVlI, col. 4/3) 1.537, saint Cyrille de Jérusalem, Cat., ïv, 22, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXXIII}}, col. 664, n’admettent pas l’Apocalypse. Saint Epiphane la défend contre les aloges, Hær., lxxai, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XLII}}, col. 500. Cependant, saint Grégoire de Nazianze et saint Cyrille de JÉRUSALEM la citent, ainsi que saint Basile et saint Grégoire de Nysse. Saint André et saint Arétas, évêques de Césarée, la commentèrent plus tard. Seule, l’Eglise dvntioche semble l’avoir rejetée aussi bien que les quatre Épîtres catholiques. Les Constitutions apostoliques, 11, 5 ; , ne les mentionnent pas. ''P. G.'', t. {{rom|i}}, col. 728, 729. Théodore de Mopsueste les rejetait au témoignage de Léonce de Byzxce, Coni. Nestor, et Eutych., {{rom-maj|VI}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|LXXXVI}}, col. 1366. Saint ChrysosTOME et TnÉODORET ne les ont jamais citées. La Synopse, attril)uée à saint Chrrsostome, n’en fait pas l’analyse. ''P. G.'', t. {{rom-maj|LVI}}, col. 308, ’|j4- La Peschiio ne les contenait pas traduites en syriaque. ApHRAATEne I les cite pas. La Doctrine d’Addai, édit. Philipps, 1876, p. l(S. ne les mentionne pas plus que le canon [ syriaque, des environs de 400, publié par M’^'^ Lewis, I Studia Sinaitica, Londres, 1894, t. {{rom-maj|I}}, p. 11-14. Toutefois, saint Ephrem les connaissait.’. L’Eglise occidentale conservait ces écrits. Elle n’hé1 si-tait qu’au sujet de l’Epitre aux Hébreux, qui n’était If pas reçue en Afrique ni à Rome. Le canon de Ghel] tenham ne l’a pas, ni le canon du codex Claromonii taHM.s.Mais I’Ambrosiaster, In II ''Tim.'', 1, ''P. L.'', t. XVll, i col. 485 ; PELAGE, In Boni., ''P. L.'', t. {{rom-maj|XXX}}, col. 667 ; li saint HiLAiRE de Poitiers, De Trinit., {{rom|iv}}, 11, ''P. L.'', ’, ! t. {{rom-maj|X}}, col. io4 ; Lucifer de Cagliari, De non conv. cuni , i hæreticis, 10, édit. Hartel, Vienne, 1886. p. 20, 22 ; le ! | prêtre Fausti.n, De Trinit., 2, P. I., t. {{rom-maj|XIII}}, col. 61 ; saint Ambroise, De fw^a sæc, 16, ''P. L.'', t. {{rom-maj|XIV}}, col. 577, citent cette Épître comme Ecriture. Saint Philasthe, IIapr., SS, ''P. L.'', t. {{rom-maj|XII}}, col. 1199, omet l’Epître aux Hébreux et l’Apocalypse. Ruein reproduit un canon complet du Nouveau Testament, Exposit. symb., 87, P. I.., t. {{rom-maj|XXI}}, col. 374. Saint Jérôme connaît très bien la situation des écrits contestés dans les différentes Eglises ; pour lui, il les admet tous, et il reconnaît, sur l’autorité des anciens, l’Epître aux Hébreux, malgré les doutes des Latins, et l’Apocalypse, contrairement à l’opinion des Grecs. L’Eglise 1 ! ’ï^^frique et l’Eglise de Rome, comme nous l’avons déjà dit, ont au {{s|iv|e}} un canon complet du Nouveau Testament. Les hésitations ont cessé partout, et aucune discussion ne se produisit plus à ce sujet avant le XVI'' siècle. Le canon du Nouveau Testament était fixé définitivement et le concile de Trente n’a fait que sanctionner ce qui était établi depuis douze siècles. Loin d’avoir innové, il a donc confirmé de son autorité l’ancienne tradition ecclésiastique à rencontre des novateurs. 3" les apocryphes. — Durant les premiers siècles de l’Eglise, quelques livres non canoniques ont été regardés comme inspirés par plusieurs Pères ou écrivains ecclésiastiques ; mais ils n’ont généralement pas été reçus dans l’usage public et officiel des Eglises. Saint Irénée, qui méprisait les apocryphes, a cependant cité le Pasteur d’Hermas comme Ecriture. Cont. liær., ï-, 20, ''P. G.'', t. {{rom-maj|VII}}, col. io32. L’auteur du traité De aleatoribus, 4, P- J-, t. {{rom-maj|IV}}, col. 830, allègue aussi le Pasteur à ce titre et il cite la Didaché au milieu de textes de saint Paul. Le canon de Muratori rejetait déjà le Pasteur, mais il acceptait l’Apocalypse de saint Pierre, tout en ajoutant que quelques Romains refusaient de la lire à l’église. Clément d’Alexandrie, ffui n’est pas un écho lidèle de la tradition, recevait comme Ecriture l’Epître de Barnabe et l’Apocalypse de Pierre, et il les avait commentées dans ses Ilypotrposes : il appelait saint Clément de Rome un apôtre et il citait aussi beaucoup d’apocryphes. Etant encore catholique, Tertullien était favorable au Pasteur et il ne blâmait pas ceux qui le croyaient inspiré. Devenu montaniste, il le traita d’apocryphe ; il semble même dire que l’Eglise catholique l’avait récemment exclu officiellement du canon. Cf. De oratione, 16, ''P. L.'', t. {{rom-maj|I}}, col. 1171 ; De pudicitia, 10, ''ibid.'', t. {{rom-maj|II}}, col. 1000. Au rapport d’EusÈBE, ''H. E.'', 1. {{rom-maj|VI}}, c. {{rom-maj|XII}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 545, Sérapion, évêque d’Antioche, avait trouvé à Rossos l’Evangile de Pierre entre les mains des chrétiens ; il permit d’abord sa lecture, mais il l’interdit dès qu’il remarqua des tendances hérétiques. Au témoignage de saint Denys DE CoRiNTHE, la lettre de saint Clément de Rome aux Corinthiens était lue publiquement ; et l’évêque voulait faire lire de la même manière la lettre qu’il venaitde recevoir du pape Soter. Eusèbe, //. £"., 1. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|xxiii}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 388. Si donc les apocryphes proprement dits, ou la littérature pseudo-apostolique, étaient universellement rejetés, quelques livres chrétiens étaient, en certains milieux, traités comme Ecriture divine. Le crédit du Pasteur baissa vite, et au iv° siècle, aucun de ces écrits édifiants n’était plus nulle part regardé comme inspiré. Ainsi le canon du Nouveau Testament s’était formé graduellement par l’admission successive de tous les deutérocanoniques et par l’élimination de tout écrit non inspiré. La tradition primitive avait réussi à pénétrer partout, pure de tout élément étranger. Bibliographie. — Les Introductions générales à l’Ecriture sainte et beaucoup d’Introductions spéciales à l’Ancien et au Nouveau Testament traitent la question du canon des Livres saints, dans son ensemble ou pour chacun des deux Testaments. Il n’y a pas lieu de signaler ici les ouvrages spéciaux des protestants et des rationalistes qui attaquent plus ou moins directement le canon de l’Eglise catholique. Nous indiquerons seulement ceux des catholiques, qui justifient le décret du concile de Trente par polémique directe contre les adversaires, ou qui exposent exactement l’histoire du canon biblique. i" Ouvrages polémi(iucs : J. Bianchini, Vindiciae canonicaruni Scripturaruni Vulgatæ latinæ editionis, in-fol., Rome, 1740, t. I (seul paru) ; Vincenzi, Sessio quarta concilii Tridentini i-indicata, seii Introductio in Scripturas deuterocanonicas Veteris Testamenti, 3 {{in-8°}}, Rome, 1842-1844 ; Mgr Malou, La lecture de la Bible en langue vulgaire, Louvain, 1846, t. H, p. 1-201 ; Vieusse, La Bible mutilée par les protestants, publiée par Mgr d’Astros, {{in-8°}}, Toulouse, 1847 2" Etudes historiques : A. Loisy, Histoire du canon de r Ancien Testament, in-8*, Paiis, 1890 ; Id., Ilis-<noinclude> <references/></noinclude> 57dednxkm2lyi1ztedezybym2bh2vw8 Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 1.djvu/545 104 4013043 15908340 15524516 2026-07-07T12:59:07Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908340 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1073|DIEU|1074}}</noinclude> cognoscunf rationem finis », ils ne connaissent pas ce par quoi la chose qui est fin est {{rom|ii}}li id cujus gratia aliquid fit, zi of =.>=L'L, ils ne peuvent percevoir la relation des niojens à la {{rom|liii}}, aussi sont-ils incapables d’approprier eux-mêmes les moyens en vue de la On. Cette relation, seule l’intelligence la pjeut percevoir, parce que, au lieu d’associer ou de juxtaposer seulement des images, l’intelligence atteint les raisons des choses, et le moyen a une relation à la fin en tant précisément qu’il a en elle sa ra ison d’être. Cette l’Aison d’être ne peut être perçue évidemment que par la faculté qui a pour objet formel l’être même, et non pas la couleur ou le son, ou les faits d expérience interne. De plus, la perception de cette raison d’être suppose la réduction du moyen et de la fin à l’unité d’une même représentation, et seule la représentation intellectuelle ramène ainsi à l’unité ce qu’elle contient. De même que, dans la preuve par les degrés des êtres, on s’élève du multiple à l’un, ici on s’élève d’une multiplicité ordonnée à une unité ordonnatrice. « Rationis est dirigere, quia rationis est ordinare. » (I^ 11^^. q. 90, a. I.) L’ordre du monde exige donc une intelligence ordonnatrice. Kaxt objecte : l’existence de la finalité admise, on ne peut affirmer que la raison propre de l’ordre soit dans une intelligence, ce n’est qu’une analogie ; nous disons que c’est une intelligence, parce que nous ne connaissons pas autre chose. Si nous disons : c’est une intelligence, ce n’est point seulement parce que le hasard, l’aveugle nécessité, l’instinct ou la liberté aveugle n’expliquent rien, c’est parce que l’ordre suppose que le moyen a sa raison d’être dans la fin, et que l’intelligence est essentiellement ce qui perçoit la raison d être, c’est là son objet formel. De plus l’intelligence, pure relation transcendantale à l’être, est analogue comme lui, et, pas plus que lui, n’implique en soi imperfection ; c’est une perfection absolue. Instance : il pourrait y avoir plusieurs intelligences ordonnatrices. — Réponse : Nous voyons que toutes les forces de la nature s’harmonisent en vue d’une fin commune, ce qui suppose une intention commune. De plus, ces multiples intelligences auraient toutes une relation k l’intelligible, à l’être, mais ne seraient pas l’être. En chacune d’elles il y aurait une multiplicité ordonnée, celle de la puissance de connaître et de l’objet. Il faut donc remonter à une intelligence suprême identique à l’être, qui ait précisément ordonné à l’être toutes les intelligences inférieures. Kant insiste : Cette preuve établit tout au plus l’existence il’une intelligence très puissante et très étendue, mais non pas infinie, elle nous conduit à concevoir Dieu comme l’architecte du monde, et non comme le créateur. Cajetan (in lam, q. 2, a. 3) répondait d’avance à cette objection en disant : il suffit que cette preuve conduise à une intelligence, sans préciser autrement, puisque les quatre précédentes ont établi l’existence d’un premier moteur, d’une cause première, d’unêtie nécessaire, d’un premier être absolument simple et souverainement parfait. Mais, si l’on y regarde de près, on s’aperçoit que l’intelligence requise par cette cinquième preuve doit être acte pur. Si elle ne l’était pas, il faudrait distinguer en elle l’essence et l’existence, l’intelligence et l’intellectiou, l’intellechon et rintelligible (cf. I », q.54, a.i, 2, 3). Or l’essence nepeul èive ordonnée il l’existence, l’inlclligence à l’être intelligible que par une int<'lligence supérieure qui soil identique à l’être même toujours actiu’llement connu. SciioPEMiviiin admet la finalité dans le monde, nuiis ne lui donne d’autre cause qu’une volonté inconsciente, dont on a un exemple dans l’instinct. M. lÎKKGsoN soutient aujourd’hui une doctrine à peu près semblable. — On a répondu : c’est substituer le zoomorphisme à l’anthropomorphisme ; on n’y voit aucun avantage. Mais en réalité il n’j-a pas a, nthropomorphisme à affirmer une intelligence, puisque l’intelligence, non pas en tant qu’humaine, mais en tant qu’intelligence, est une perfection absolue, sans trace aucune d’imperfection. Si elle est réalisée à l’état pur dans un être, ce n’est pas dans l’homme, c’est en Dieu. — De plus, l’instinct par lequel on voiulrait la remplacer est lui-même un cas de finalité à expliquer. Enfin la cause qui a produit l’homme doit être au moins d’égale dignité. Se contenter d’une finalité instinctive, c’est revenir à l’hylozoïsme antique et prêter à la matière des sympathies et des antipathies qui, loin d’être un principe suprême d’explication, sont elles-mêmes à expliquer. L’élément matériel le plus simple, l’atome, le cristal, bien loin de pouvoir être le principe des choses, ne s’explique que par une idée de type ou de fin que seule une intelligence a pu concevoir et lui donner. Hartmann reconnaît que la volonté inconsciente de Schopenhauer ne peut prendre en elle aucun principe de détermination, aussi admet-il une intelligence, mais inconsciente. Mais comment une intelligence inconsciente connaîtrait-elle la fin et la raison de fin, et pourrait-elle y adapter les moyens ? M. Lachelier (Fondement de l’induction, p. 63) fait une dernière instance empruntée à Hegel : Supposons que la source de l’ordre soit en Dieu, l’ordre doit être antérieur d’une certaine manière au travail intellectuel de Dieu. Donc tout ordre régulier ne suppose pas le travail d’une intelligence. Dès lors pourquoi ne pas supposer, avec l’idéalisme absolu de Hegel, que la nature est éternelle et porte en elle-même son ordre, c’est-à-dire l’Idée qui évolue ? il y aurait une finalité logique inconsciente, qui arriverait à la conscience dans l’homme. Il est aisé de répondre. L’ordre qui demande une cause est celui qui se fait, qui devient, et non pas celui qui est et ne devient pas ; l’ordre qui demande une cause est encore celui qui implique une multiplicité actuelle de parties, et non pas celui qui est impliqué à titre de multiplicité virtuelle dans une unité absolue. Le devenir suppose l’être, le multiple suppose l’un, le composé suppose le simple, c’est ce qu’ont établi les preuves précédentes. L’ordre qui est en Dieu et qui a une priorité logique sur la pensée divine est celui qui est virtuellement impliqué dans l’essence même de Dieu, dont la perfection est infiniment participable, et dont l’éminente simplicité est riche d’une multiplicité AÎrtuelle infinie (la, q. 14, a.5, 6, 8, {{rom-maj|II}}, 12 et q. 15, a. {{rom|i}}, 2). Comment cet indivisible suprême condense-t-il en lui cette multiplicité? Ceuxlà commencent à le soupçonner qui embrassent toute une science dans ses principes fondamentaux ou qui parviennent, comme Mozart, à entendre une mélodie non pas successivement mais toute à la fois dans la loi même qui l’engendre. — Revenir au contraire à l’évolulionnisme idéaliste de Hegel, c’est poser un de%'enir qui est à lui-même sa raison, c’est par conséquent nier la valeur objective du principe d’identité ou de non-contradiction, c’est faire sortir la conscience de la non-conscience, ou, ce qui revient au même, le plus du moins, l’être du néant. La preuve par les causes finales conserve donc toute sa valeur, elle est certaine, d’une certitude non pas seulement physique mais métaphysique, comme les I>reu es précédentes. Elle ne se fonde pas seulement sur la méthode expérimentale ou inductive. comme le soutient Stuart Mill ; sa mineure repose sur le principe de finalité, nécessaire et évident de soi, sa majeure sur le rapport immédiat et analytique de l’intelligence à l’être ou à la raison d’être.<noinclude> <references/></noinclude> mh4ichkskz4lehsq7kftn3cy7lcph3n Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/178 104 4013683 15909284 15884834 2026-07-08T09:40:40Z Sicarov 121895 15909284 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|343|GRECQUE (ÉGLISE)|344}}</noinclude>alors d’être fils de Dieu et deviendrait enfant du diable. Telle est dans ses grandes lignes la doctrine de l’Evangile et des Epitres de Jean sur la grâce. Dans r.Vpocalypse, il est bien question de la rédemption par le sang du Christ, du triomphe du royaume de Dieu et des saints sur la tyrannie de Satan, de la récompense donnée aux justes et du châtiment des différents crimes, mais on y voit moins l’action proprement dite de l’Esprit-Saint et de la grâce sanctiiiant les tidèles. La doctrine de Jean, plus encore que celle de Paul, s’oppose formellement à ce que nous entendions o)la vie nouvelle communiquée par la grâce sanctiliante d’une simple orientation nouvelle de la vie morale déterminée par la foi en la révélation divine ; b) la participation de la nature divine d’une pure assimilation morale à l’activité de Dieu et c) l’union avec le Christ d’une communauté de sentiment et de volonté. C’est là la Ihèse des protestants orthodoxes ; c’était aussi la position plus ou moins ouvertement défendue par c|uehjues catlioliques allemands, avant le concile du Vatican (p. ex. Kunx, Die Christtiche l.ehre von der gutlliclten Cnade nach ilireni inneren Zusaminenhang, ''Theul. Qiiartnlschtift'', 1853, p. 69112 et 197-260, etdansune multitude d’autres écrits ; RucKGABEn, [’ntersucliiuit ; en iiŒr die l.ehre von der Kirche, ''Theol. Quartahchrift'', 1868, 287-266. Touchant la conception que Kuhn se formait de la grâce, voir ScHA>Z, Zitr Eriniierung an Johannes Evangelist von Kuhn, ''Theol. Quarlatschrift'', 188-). Quoi qu’on fasse, on ne rendra jamais pleinejuslice aux formules | pauliniennes et johannines, si l’on se refuse à y voir j l’affirmation de l’existence dans l’homme régénéré d’une réalité mystique mais réelle, d’un principe transcendant d’ordre divin qui le constitue fils de Dieu, membre du Christ et temple de l’Esprit-Saint. Nier cette réalité, ce serait enlever à l’ordre surnaturel tout son mystère et le réduire à la foi en la révélation divine. Bibliographie. — Nous ne connaissons pas de monographie consacrée à l’étude des fondements scripturaires de la doctrine de la grâce. Par contre les ouvrages traitant des questions connexes sont innombrables. En dehors des commentaires, des histoires des dogmes, des études sur la religion d’Israël, des théologies de l’Ancien et du Nouveau Testament, on consultera utilement les ouvrages suivants : Ouvrages catholiques. — Lebreton, /.es origines du dogme de la Trinité, Paris, lyio ; Batiffol, ''L’Enseignement de Jésus'', Paris, 1906 ; Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, t. {{rom-maj|I}}, 1908, t. {{rom-maj|II}}, 1912 ; Tobac, ''Le problème de la justification dans S. l’uul'', Louvain, 1908 ; Rademacher, ''Die iibernatià liche Lebensordnung nach der paulinischen und johanneischen Théologie'', Fribourg-en-Brisgau, 1903. Ouvrages non catholiques. — Dieclcmann, ''Die christliche Lehre von der Gnade'', Berlin, 1901 ; Boehmer, ''Der alttestamentliche l’nterbau des Ueiches Gottes'', Leipzig, 1902 ;’Volk, ''Die alttestamentliche Ileilsgeschichte ubersichtlich dargestelll'', Giitersloh, igoS ; Kerswil, The O. T. doctrine of salvation, Pliiladelphie, 1904 ; Kôberle, Siinde und Gnade ini religiôsen Leben des Volkes Israël bis auf Chrislum, Miinchen, iQoS ; Stærk, ''Siinde und Gnade nach der Vorstellung des dlteren Judentums'', Tubingen, iyo5 ; Fritschel, ''Die Schriftlehre von der Cnademvahl'', Leipzig, 1906 ; Nôsgen, Der Ileilige Geist, sein Wesen und die Art seines IVirkens erdrtert, Berlin, 1907 ; Lechler, ''Die btbiische Lehre vom heiligen Geiste'', Giitersloh, 1899 ; Swete, ''The hoir Spirit in the Ne^v Testament'', London, 1909 ; Bômel, ''Der Begriff der Gnade iniNeuen Testament. Giitersloh'', igoS ; Kræmer, Die Bedeutung der Gottesgemeinschuft fur dus siitliche Leben nach der l.ehre des Paulus, Xeukirchen, 190g ; A. Seeberg, ''Christi Person und ll’erk nach der Lehre seiner Jauger'', Leipzig, 1910 ; Gennrich, /Jie £e/(re ton der Wiedergeburl, die christliche Zentrallehre in dogmengeschichtlicher und religionsgeschichtlicher Beleuchlung, Leipzig, 1907. {{d|E. Tobac.|3|sc}} <section end="G" /> <section begin="G" /> '''GRECQUE (ÉGLISE)'''. — <br>I. Ce qu’on entend par l’Eglise grecque. — II. La préparation du schisme. — {{rom-maj|III}}. La consommation du schisme. — IV. Les divergences dogmatiques entre l’Eglise catholique et l’Eglise grecque. — V. L’apologiste catholique et les divergences dogmatiques et autres. — VI. L’Eglise grecque et les notes de la véritable Eglise. '''I. Ce qu’on entend par Eglise grecque.''' Quand Joseph de Maistre écrivait son livre ''Du Pape'', il déclarait qu’il était impossible de réunir « sous un nom commun et positif » les divers groupes ecclésiastiques issus du schisme grec. Il passait successivement en revue les noms d’Eglise orientale, d’Eglise grecque, d’Eglise orthodoxe et n’avait pas de peine à montrer qu’aucun d’eux n’était exact. Pour lui, il s’arrêtait à l’appellation d’Eglises photiennes, « non, disait-il, par un esprit de haine et de ressentiment (Dieu nous préserve de pareilles bassesses !), mais au contraire par un esprit de justice, d’amour, de bienveillance universelle ; afin que ces Eglises, continuellement rappelées à leur origine, y lisent constamment leur nullité », ''Du Pape'', livre {{rom-maj|IV}}, chap. iv. De nos jours, nous sommes encore plus embarrassés que Joseph de Maistre pour trouver à ces Eglises « ce nom commun qui exprime l’unité », car depuis l’apparition du livre ''Du Pape'', le nombre des filles du schisme photien s’est extraordinairement accru. Si l’on pouvait en distinguer cinq ou six, au début du siècle dernier, ou en compte aujourd’hui quinze ou seize. Les noms pour les désigner se sont aussi multipliés. On ne parle pas seulement de ''l’Eglise schismatique'', de ''l’Eglise orientale'', de ''l’Eglise grecque'', de ''l’Eglise orthodoxe'', mais encore de ''l’Eglise gréco-russe'' ou ''gréco-slave'', de ''l’Eglise des sept conciles œcuméniques'', des ''Eglises autocéphales orthodoxes''. De tous ces noms on ne sait lequel choisir, car ils sont tous plus ou moins inexacts, celui d’Eglise grecque tout le premier. On ne sera pas étonné dès lors de nous les voir employer tour à tour, au cours de cet article. Nous ne dédaignerons pas non plus le terme ''d’Eglise photienne'', qui, tout bien considéré, paraît le plus satisfaisant. Mais faut-il dire : ''l’Eglise photienne'', ''l’Eglise orthodoxe'', ''l’Eglise orientale'', ou : les ''Eglises photiennes'', les ''Eglises orthodoxes'', les ''Eglises orientales'' ? C’est là une question délicate, qu’on ne peut résoudre sans faire quelques distinctions. Si une société visible est spécifiée et distinguée des autres de même genre par l’autorité extérieure suprême qui la gouverne, il est clair que les diverses autocéphalies photiennes, qui s’administrent chacune à part d’une manière autonome et n’obéissent en fait à aucune autorité visible commune, forment autant d’Eglises distinctes et séparées les unes des autres. Nous disons que ces Eglises n’obéissent ''en fait'' à aucune autorité visible commune, car en théorie, elles reconnaissent au concile œcuménique un droit de juridiction universelle sur toutes les Eglises particulières, semblable<noinclude> <references/></noinclude> 5eu9gudh6ffz0jiidl71m7u734etnf2 Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/182 104 4013687 15909279 15889332 2026-07-08T09:34:16Z Sicarov 121895 /* Corrigée */ reste du grec 15909279 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|351|GRECQUE (EGLISE)|352}}</noinclude>période iconoclaste, n’échapperont à la fureur d’empereurs hérétiques que grâce à l’impuissance de ceux-ci. Mais en fin de compte, ce sont les papes qui sortent vainqueurs de la lutte. Non seulement ils font triompher la foi à Ephèse, à Chalcédoine, à Constantinople, à Nicée, mais ces assemblées rendent un éclatant témoignage à leur primauté et à leur infaillibilité. Les empereurs sont les premiers à les reconnaître, à ces moments de trêve solennelle, et toutes les fois que les intérêts politiques leur font un devoir de l’union avec Rome. C’est Théodose qui clôt les controverses ariennes par l’édit de 380, prescrivant à tous les sujets de l’empire « de suivre la religion que l’apôtre saint Pierre a enseignée aux Romains, qui s’est maintenue chez eux dans la suite des temps, que l’on voit suivre au pape Damase et à Pierre d’Alexandrie, ''Cod. Theod.'', ''lib.'' {{rom|II}}. ''De fide catholica''. C’est Justinien qui, en 533, dans une constitution adressée à l’évêque de sa capitale, fait sienne la formule du pape Hormisdas, ''Cod. Justin.'', ''lib.'' {{rom-ma|I}}, cap. {{rom|I}}, 7, et répète à plusieurs reprises, dans le code ou les novelles, que l’évêque de Rome est le chef de toutes les Eglises. Cependant, ces victoires répétées de la papauté irritent secrètement les autocrates byzantins. Pour eux, le pape est un personnage gênant qu’ils voudraient bien pouvoir écarter. Ils trouvent du moins un habile moyen de contre-balancer son autorité, en lui opposant un rival redoutable, tout à leur discrétion, l’évêque de la nouvelle Rome. {{c|L’AMBITION DES PATRIARCHES DE CONSTANTINOPLE}} Ce titre de nouvelle Rome, donné à la capitale de Constantin, renferme à lui seul tout le programme des ambitions byzantines, au point de vue religieux. Si, dans l’ordre civil, Constantinople est la nouvelle Rome, pourquoi ne le serait-elle pas aussi dans l’ordre ecclésiastique ? Tel est l’argument a part que, dès le {{rom|IV}}{{e}} siècle, commencent à mettre en avant les évêques byzantins, avec l’approbation des empereurs et à la grande satisfaction des prélats de cour. Mais cet argument sous-entend deux prémisses et engendre un important corollaire. Les deux prémisses sont {{1o}} L’Eglise est subordonnée à l’Etat et, par suite, le rang ecclésiastique d’une ville varie avec son rang dans l’Etat. {{2o}} La primauté reconnue, dès les premiers siècles, à l’évêque de Rome, lui vient non d’une institution divine, mais de là qualité de capitale de la ville où il a son siège. Le corollaire tout à fait légitime peut s’exprimer ainsi : « Du moment qu’une ville a la primauté, dès qu’elle est capitale dans l’ordre civil, il doit y avoir dans l’Eglise autant de primautés qu’il y a au monde de capitales, d’Etats indépendants. » La première prémisse n’est qu’une forme de l’idée païenne de la confusion des deux pouvoirs. La seconde est la négation radicale de la primauté du pape comme institution divine. Le corollaire, qui a été tiré par l’histoire, explique l’existence des aulocéphalies actuelles. Tels sont les principes qui sont comme la clef de voûte de toute l’histoire du schisme, et qu’on retrouve aussi bien dans sa phase initiale que dans sa consommation et sa persistance à travers les siècles. Occupons-nous, pour le moment, de la phase initiale. Le premier principe trouve son expression discrète dans le canon 3 du second concile œcuménique, premier de Constantinople (381) : « L’évêque de Constantinople doit avoir la prééminence d’honneur après l’évêque de Rome, ''parce que cette ville est la nouvelle Rome'' ». Le second principe, renforcé du premier, est inclus dans le canon 28 de Chalcédoine : « ''C’est avec raison que les Pères ont accordé la prééminence au siège de l’ancienne Rome, parce que cette ville était la ville impériale.'' S’inspirant de ce point de vue, les 150 évêques [du concile de Constantinople] ont accordé les mêmes privilèges ({{grec|à vérifier}}{{lang|grc|τὰ ίσα πρεσδεία}}) au siège de la nouvelle Rome, agissant ainsi par ce juste motif que la ville qui est honorée de la présence de l’empereur et du sénat, et qui [au point de vue civil] jouit des mêmes privilèges que l’ancieune ville impériale, doit être également élevée au point de vue ecclésiastique, et venir la seconde après elle ({{grec}}{{lang|grc|καί εν τοις εκκλησιαστινοις}}, {{lang|grc|ως εκεινην}}, {{lang|grc|μεγαλυνεσθαι πραγμασι}}, {{lang|grc|δευτεραν μετ’}} {{lang|grc|εκεινην υπαρχουσαν}}). » Tout le venin du schisme, on le voit, se cache sous ces mots. Les mêmes Pères qui ont déclaré que Pierre avait parlé par la bouche de Léon, oublient ici, pour le besoin d’une cause patronnée par l’empereur, que la primauté romaine dérive non de l’empereur et du sénat, non des Pères d’un concile introuvable, mais de Pierre lui-même et par lui de Jésus-Christ. Nous sommes en présence d’un mensonge officieux, qui se trahit du reste par un manque de logique ; car si la prééminence religieuse de Rome lui vient de son rang de capitale, cette prééminence n’a plus de raison d’être depuis que la nouvelle Rome est bâtie, et celle-ci doit occuper désormais non le second, mais le premier rang. Les Pères de Chalccdoine n’osèrent aller jusque-là, parce qu’ils croyaient à la primauté de droit divin, tout en s’exprimant comme s’ils n’y croyaient pas. Les protestations des papes contre le 28{{e}} canon restèrent sans effet. Les empereurs le sanctionnèrent de leur autorité et le concile ''in Trullo'' le répéta en 691. Il ne se bornait pas d’ailleurs à accorder à l’évêque de Constantinople la primauté d’honneur sur les autres sièges orientaux ; il consacrait les usurpations de juridiction que, depuis 381, s’étaient permises les hiérarques byzantins, ces modestes suffragants d’Héraclée, sur les diocèses de Thrace, de Pont et d’Asie. En même temps, les canons 9{{e}} et 17{{e}} de ce même concile de Chalcedoine établissaient le droit d’appel à l’évêque de la capitale, président-né du synode dit permanent ({{lang|grc|συνοδος ενδημουσα}}), pour tous les conflits ecclésiastiques qui surgiraient en Orient, dans les patriarcats aussi bien que dans les autres provinces ecclésiastiques. En fait, les trois patriarcats d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem ne tardèrent pas à être complètement subordonnés à celui de Constantinople, par suite des troubles monophysites, puis de l’invasion persane et de la conquête musulmane, qui les réduisirent à n’être plus que l’ombre d’eux-mêmes. En peu de temps, l’évêque de la nouvelle Rome arriva à être le vrai pape de l’Orient, et il n’est pas étonnant que, sur la fin du VI{{e}} siècle, Jean IV le Jeûneur ait cru le moment venu de confisquer à son profit, en lui donnant une signification difficile à préciser, le titre prétentieux de patriarche œcuménique. Non contents de s’élever au-dessus de leurs collègues orientaux, les évêques byzantins se posèrent bientôt en rivaux du primat de l’Occident. Déjà, en 421, une loi de {{sc|Théodose}} II avait rattaché à la juridiction de Constantinople les provinces de l’Illyricum, soumises au Saint-Siège. Il fallut les protestations énergiques du pape Boniface pour faire annuler cette usurpation Ce n’était d’ailleurs que partie remise, et l’illyricum devint byzantin, en 732, par décret de {{sc|Léon l’Isaurien}}, qui se vengea ainsi de la condamnation lancée contre lui et son hérésie, au synode romain de 731. Les papes eurent beau réclamer contre cette spoliation. Les hiérarques byzantins, d’accord avec les empereurs, firent la sourde oreille. Obligés de reconnaître, en certaines circonstances solennelles, la primauté et l’infaillibilité du pontife romain, ils ne manquent pas une occasion de le rabaisser ou de<noinclude> <references/></noinclude> 4pbp2k7q1x87x2rnv8o0ajwbajtmf15 15909280 15909279 2026-07-08T09:34:31Z Sicarov 121895 15909280 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|351|GRECQUE (EGLISE)|352}}</noinclude>période iconoclaste, n’échapperont à la fureur d’empereurs hérétiques que grâce à l’impuissance de ceux-ci. Mais en fin de compte, ce sont les papes qui sortent vainqueurs de la lutte. Non seulement ils font triompher la foi à Ephèse, à Chalcédoine, à Constantinople, à Nicée, mais ces assemblées rendent un éclatant témoignage à leur primauté et à leur infaillibilité. Les empereurs sont les premiers à les reconnaître, à ces moments de trêve solennelle, et toutes les fois que les intérêts politiques leur font un devoir de l’union avec Rome. C’est Théodose qui clôt les controverses ariennes par l’édit de 380, prescrivant à tous les sujets de l’empire « de suivre la religion que l’apôtre saint Pierre a enseignée aux Romains, qui s’est maintenue chez eux dans la suite des temps, que l’on voit suivre au pape Damase et à Pierre d’Alexandrie, ''Cod. Theod.'', ''lib.'' {{rom|II}}. ''De fide catholica''. C’est Justinien qui, en 533, dans une constitution adressée à l’évêque de sa capitale, fait sienne la formule du pape Hormisdas, ''Cod. Justin.'', ''lib.'' {{rom-maj|I}}, cap. {{rom|I}}, 7, et répète à plusieurs reprises, dans le code ou les novelles, que l’évêque de Rome est le chef de toutes les Eglises. Cependant, ces victoires répétées de la papauté irritent secrètement les autocrates byzantins. Pour eux, le pape est un personnage gênant qu’ils voudraient bien pouvoir écarter. Ils trouvent du moins un habile moyen de contre-balancer son autorité, en lui opposant un rival redoutable, tout à leur discrétion, l’évêque de la nouvelle Rome. {{c|L’AMBITION DES PATRIARCHES DE CONSTANTINOPLE}} Ce titre de nouvelle Rome, donné à la capitale de Constantin, renferme à lui seul tout le programme des ambitions byzantines, au point de vue religieux. Si, dans l’ordre civil, Constantinople est la nouvelle Rome, pourquoi ne le serait-elle pas aussi dans l’ordre ecclésiastique ? Tel est l’argument a part que, dès le {{rom|IV}}{{e}} siècle, commencent à mettre en avant les évêques byzantins, avec l’approbation des empereurs et à la grande satisfaction des prélats de cour. Mais cet argument sous-entend deux prémisses et engendre un important corollaire. Les deux prémisses sont {{1o}} L’Eglise est subordonnée à l’Etat et, par suite, le rang ecclésiastique d’une ville varie avec son rang dans l’Etat. {{2o}} La primauté reconnue, dès les premiers siècles, à l’évêque de Rome, lui vient non d’une institution divine, mais de là qualité de capitale de la ville où il a son siège. Le corollaire tout à fait légitime peut s’exprimer ainsi : « Du moment qu’une ville a la primauté, dès qu’elle est capitale dans l’ordre civil, il doit y avoir dans l’Eglise autant de primautés qu’il y a au monde de capitales, d’Etats indépendants. » La première prémisse n’est qu’une forme de l’idée païenne de la confusion des deux pouvoirs. La seconde est la négation radicale de la primauté du pape comme institution divine. Le corollaire, qui a été tiré par l’histoire, explique l’existence des aulocéphalies actuelles. Tels sont les principes qui sont comme la clef de voûte de toute l’histoire du schisme, et qu’on retrouve aussi bien dans sa phase initiale que dans sa consommation et sa persistance à travers les siècles. Occupons-nous, pour le moment, de la phase initiale. Le premier principe trouve son expression discrète dans le canon 3 du second concile œcuménique, premier de Constantinople (381) : « L’évêque de Constantinople doit avoir la prééminence d’honneur après l’évêque de Rome, ''parce que cette ville est la nouvelle Rome'' ». Le second principe, renforcé du premier, est inclus dans le canon 28 de Chalcédoine : « ''C’est avec raison que les Pères ont accordé la prééminence au siège de l’ancienne Rome, parce que cette ville était la ville impériale.'' S’inspirant de ce point de vue, les 150 évêques [du concile de Constantinople] ont accordé les mêmes privilèges ({{grec|à vérifier}}{{lang|grc|τὰ ίσα πρεσδεία}}) au siège de la nouvelle Rome, agissant ainsi par ce juste motif que la ville qui est honorée de la présence de l’empereur et du sénat, et qui [au point de vue civil] jouit des mêmes privilèges que l’ancieune ville impériale, doit être également élevée au point de vue ecclésiastique, et venir la seconde après elle ({{grec}}{{lang|grc|καί εν τοις εκκλησιαστινοις}}, {{lang|grc|ως εκεινην}}, {{lang|grc|μεγαλυνεσθαι πραγμασι}}, {{lang|grc|δευτεραν μετ’}} {{lang|grc|εκεινην υπαρχουσαν}}). » Tout le venin du schisme, on le voit, se cache sous ces mots. Les mêmes Pères qui ont déclaré que Pierre avait parlé par la bouche de Léon, oublient ici, pour le besoin d’une cause patronnée par l’empereur, que la primauté romaine dérive non de l’empereur et du sénat, non des Pères d’un concile introuvable, mais de Pierre lui-même et par lui de Jésus-Christ. Nous sommes en présence d’un mensonge officieux, qui se trahit du reste par un manque de logique ; car si la prééminence religieuse de Rome lui vient de son rang de capitale, cette prééminence n’a plus de raison d’être depuis que la nouvelle Rome est bâtie, et celle-ci doit occuper désormais non le second, mais le premier rang. Les Pères de Chalccdoine n’osèrent aller jusque-là, parce qu’ils croyaient à la primauté de droit divin, tout en s’exprimant comme s’ils n’y croyaient pas. Les protestations des papes contre le 28{{e}} canon restèrent sans effet. Les empereurs le sanctionnèrent de leur autorité et le concile ''in Trullo'' le répéta en 691. Il ne se bornait pas d’ailleurs à accorder à l’évêque de Constantinople la primauté d’honneur sur les autres sièges orientaux ; il consacrait les usurpations de juridiction que, depuis 381, s’étaient permises les hiérarques byzantins, ces modestes suffragants d’Héraclée, sur les diocèses de Thrace, de Pont et d’Asie. En même temps, les canons 9{{e}} et 17{{e}} de ce même concile de Chalcedoine établissaient le droit d’appel à l’évêque de la capitale, président-né du synode dit permanent ({{lang|grc|συνοδος ενδημουσα}}), pour tous les conflits ecclésiastiques qui surgiraient en Orient, dans les patriarcats aussi bien que dans les autres provinces ecclésiastiques. En fait, les trois patriarcats d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem ne tardèrent pas à être complètement subordonnés à celui de Constantinople, par suite des troubles monophysites, puis de l’invasion persane et de la conquête musulmane, qui les réduisirent à n’être plus que l’ombre d’eux-mêmes. En peu de temps, l’évêque de la nouvelle Rome arriva à être le vrai pape de l’Orient, et il n’est pas étonnant que, sur la fin du VI{{e}} siècle, Jean IV le Jeûneur ait cru le moment venu de confisquer à son profit, en lui donnant une signification difficile à préciser, le titre prétentieux de patriarche œcuménique. Non contents de s’élever au-dessus de leurs collègues orientaux, les évêques byzantins se posèrent bientôt en rivaux du primat de l’Occident. Déjà, en 421, une loi de {{sc|Théodose}} II avait rattaché à la juridiction de Constantinople les provinces de l’Illyricum, soumises au Saint-Siège. Il fallut les protestations énergiques du pape Boniface pour faire annuler cette usurpation Ce n’était d’ailleurs que partie remise, et l’illyricum devint byzantin, en 732, par décret de {{sc|Léon l’Isaurien}}, qui se vengea ainsi de la condamnation lancée contre lui et son hérésie, au synode romain de 731. Les papes eurent beau réclamer contre cette spoliation. Les hiérarques byzantins, d’accord avec les empereurs, firent la sourde oreille. Obligés de reconnaître, en certaines circonstances solennelles, la primauté et l’infaillibilité du pontife romain, ils ne manquent pas une occasion de le rabaisser ou de<noinclude> <references/></noinclude> a09xbjmnxnnxycpi2rfqxp4og8zzr2a Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/183 104 4013688 15909283 15891372 2026-07-08T09:39:11Z Sicarov 121895 /* Corrigée */ 15909283 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|353|GRECQUE (ÉGEISE)|354}}</noinclude>lui créer des embarras. Leurs sympathies vont aux métropoles qui manifestent des velléités de se soustraire à la juridiction romaine, comme Milan, Aquilée, et surtout Ravenne, qu’un décret de {{sc|Constant}} {{rom-maj|II}}, en 666, proclame autocéphale. Au concile œcuménique de 680-681, les prélats orientaux, inspirés par leur chef, réussissent à glisser dans la liste des hérétiques le nom du pape Honorius, coupable seulement de n’avoir pas percé la fourberie de {{sc|Sergius}}. Quelques années plus tard, en 691, on va plus loin. Les Pères du concile Quinisexte s’arrogent le pouvoir de légiférer pour l’Eglise universelle et de faire la leçon à l’Eglise romaine elle-même : « Dans l’Eglise romaine, ceux qui veulent recevoir le diaconat ou la prêtrise promettent de n’avoir plus commerce avec leurs femmes. Ouant à nous, d’accord avec les canons apostoliques, nous permettrons la continuation de la vie conjugale. Qniconque veut dissoudre de pareilles unions sera déposé, et le clerc qui, sous prétexte de religion, abandonnera sa femme, sera excommunié ; s’il s’obstine dans sa résolution, il sera déposé (canon 13). « On jeûne, à Rome, tous les samedis de carême, contrairement à la coutume traditionnelle. Le saint concile décide que, ''même dans l’Eglise romaine'', on doit observer inviolablement le canon qui dit : Si un clerc est surpris à jeûner le dimanche ou le samedi, qu’il soit déposé ; si c’est un laïque, qu’il soit excommunié » (canon 55). Cependant Rome a toujours sur Byzance une supériorité : elle est d’origine apostolique, et les papes, depuis saint {{sc|Léon le Grand}}, ne se font pas faute de rappeler aux ambitieux prélats des bords du Bosphore que leur siège est tard venu dans l’Eglise. Mais qu’à cela ne tienne ! Si les titres historiques à l’aposlolicité manquent, on va s’en fabriquer de faux. Dès le {{rom|VI}}{{e|e}} siècle, commence à circuler la légende dite d’André-Stachys, empruntée à l’ouvrage du pseudo-Dorothée de Tyr : André, l’apôtre premier-appelé, le ''protoclite'', comme disent les Grecs, a fondé l’Eglise de Byzance et lui a donné pour premier évoque son disciple Stachys. Après cela, la nouvelle Rome n’a plus rien à envier à l’ancienne, et à saint Pierre, on pourra désormais opposer le ''protoclite'', son frère. Contre cette ambition insatiable des évêques byzantins, les papes ne cessent de réclamer, mais ils sont impuissants à la contenir. Le souci de l’unité catholique leur fait souvent un devoir de fermer les yeux sur des questions de juridiction. Ils ne se résolvent à la rupture ouverte que lorsque la foi est en jeu. Ce dernier cas n’est malheureusement pas rare, car les hiérarques du Bosphore, créatures dociles du césaropapisme, sont presque toujours les coryphées ou les fauteurs de l’hérésie. C’est Eusèbe de Nicomédie qui souffle l’arianisme aux oreilles de Constantin et de Constance. C’est Acace qui rédige l’Hénotique, Sergius qui est le père de l’Ecthèse. Sur une soixantaine de titulaires qui se succèdent sur le siège de Constantinople entre les deux conciles de Nicée, ving-sept sont des hérétiques notoires, condamnés par les conciles œcuméniques, ou adversaires déclarés de leurs décisions. Il faudrait grossir ce nombre, si l’on comptait les patriarches qui, sans être formellement hérétiques, restèrent en dehors de la communion romaine, parce qu’ils refusèrent de rayer des diptyques les noms de leurs prédécesseurs condamnés. Aussi, voyez le bilan des schismes préliminaires, depuis la mort de Constantin en 337, jusqu’à la fête de l’orthodoxie en 843 : {{1o}} Rupture occasionnée par l’arianisme, du concile de Sardique (343) à l’avènement de saint Jean Chrysostome (398), soit 55 ans de schisme. {{2o}} Schisme des Joannites, à propos de la condamnation de Chrysostome (404-415), 11 ans. {{3o}} Schisme d’Acace et de l’Hénotique (484-519), 35 ans. {{4o}} Séparation à propos du monothélisme (640-681), 41 ans. {{5o}} Première querelle iconoclaste (726-787), 61 ans. {{6o}} Affaire mœchienne, à propos du mariage adultère de Constantin VI (795-811), 16 ans. {{7o}} Seconde querelle iconoclaste (814-843), 29 ans. Au total, cela fait 248 années de rupture ouverte entre l’Eglise impériale et l’Eglise romaine, sur une période de 506 ans. Voilà certes des chiffres éloquents, et voilà qui diminue singulièrement le rôle de Photius et de Cérulaire, ou plutôt voilà qui explique surabondamment le succès de leur entreprise. {{c|LES AUTRES CAUSES DU SCHISME}} Le césaropapisme des empereurs et l’ambition des patriarches de Constantinople, tels sont les deux facteurs principaux qui par leur action combinée préparent lentement le schisme définitif. Les autres causes, que les historiens signalent ordinairement, ne viennent qu’au second plan et ne sont, pour la plupart, que des conséquences des conflits perpétuels, qui mettent aux prises Rome et Byzance. C’est ainsi que l’antagonisme de race entre les Orientaux et les Occidentaux, l’antipathie et le mépris réciproques entre Grecs et Romains, dont nous parlent les écrivains classiques, loin de disparaître ou de s’amortir sous l’influence du christianisme, ne firent que s’accentuer, du jour où les empereurs se laissèrent helléniser. Les Grecs cessèrent d’apprendre le latin, cette langue rude, pauvre, sans ampleur, les Latins d’apprendre le grec, ce véhicule de l’hérésie et de la sophistique. On arriva vite à ne plus se comprendre. A la fin du {{rom|VI}}{{e}} siècle, saint Grégoire le Grand, apocrisiaire du Saint-Siège à Constantinople, ne connaissait pas le grec, et il se plaignait de la difficulté qu’il y avait de trouver dans la ville impériale des interprètes capables de traduire sans faute les documents latins. Un peu plus tard, saint Maxime demandait aux Romains de publier leurs lettres dans les deux langues, pour éviter tout danger de falsification de la part des traducteurs. Cette ignorance des langues eut un contre-coup funeste dans le domaine de la théologie. Les Pères latins restèrent à peu prés inconnus aux Orientaux. Le plus grand de tous, saint {{sc|Augustin}} leur échappa totalement. Les traductions d’œuvres latines en langue grecque furent des raretés. L’histoire ne signale guère que la traduction du ''De Cura pastorali'' de saint Grégoire le Grand, faite par {{sc|Anastase II d’Antioche}}, et celle des ''Dialogues'' du même par le pape Zacharie, un Grec d’origine. Les Occidentaux connurent un peu mieux les Pères grecs, grâce aux traductions de saint Jérôme, de Rufin et de Cassiodore ; mais ce fut une connaissance bien incomplète et bien superficielle. Pendant cinq siècles, ils ignorèrent la ''Foi orthodoxe'' du {{sc|Damascène}}. On devine tous les malentendus doctrinaux qui pouvaient naitre de ce chef. Déjà, celui qui a trait à la procession du Saint-Esprit commence à poindre à l’horizon. En pleine querelle monothélite, saint Maxime, dans sa lettre au prêtre Marin de Chypre, est obligé de légitimer devant les Orientaux la formule latine ''{{lang|la|a Patre Filioque}}'', ''P. G.''. t. {{rom-maj|XCI}}, col. 136. et le pape {{sc|Adrien}} {{Ier}} doit défendre contre les Livres Carolins la formule grecque ''{{lang|la|a Patre per Filium}}'', employée par saint Taraise, au septième concile, ''P. L.'', t. {{rom|XCVIII}}, col. 1249. La discussion s’engage sur cette question au synode de Gentilly (767) entre théologiens francs et envoyés de Constantin<noinclude> <references/></noinclude> giex63wsqn6abja3g2o8v0giqcscmz1 Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/184 104 4013689 15909269 15891376 2026-07-08T09:29:25Z Sicarov 121895 /* Corrigée */ reste du grec 15909269 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|355|GRECQUE (EGLISE)|356}}</noinclude>Copronyme. En 808, l’addition du Filioque au symbole, faile par les moines bénédictins du mont des Oliviers, soulève une tempête à Jérusalem, où les moines sabaïtes accusent les Francs d’hérésie. Le pape Léon {{rom-maj|III}} est obligé d’intervenir, et la prudence avec laquelle il le fait témoigne de la gravité de la situation. Au concile de Nicée en 787, les évêques orientaux enseignent que la consécration s’opère exclusivement par les paroles de l’épiclèse, devant les légats du pape, qui ne protestent pas, parce qu’ils ne comprennent pas, Mansi, t. {{rom|XIII}}, col. 264. Si les malentendus dogmatiques n’existent encore qu’à l’état latent, les divergences disciplinaires sont nombreuses et connues de tous. Nous avons vu l’attitude prise par le concile in Trullo à l’égard de certaines de ces divergences. Ce concile, qui codifie le droit byzantin, a beau être rejeté par Rome ; ce sont ses décisions qui vont désormais régir l’Eglise orientale. Sur ce terrain, le schisme est déjà consommé. Un grand événement politique vint, à l’aurore du {{rom|ix}}{{e}} siècle, aggraver singulièrement les relations déjà si tendues entre l’Orient et l’Occident. Le pape Léon {{rom-maj|III}} restaura sur de nouvelles bases l’empire romain d’Occident, au profit de la dynastie carolingienne. Ce fut un coup sensible porté à l’orgueil du Basileus byzantin, qui s’intitulait toujours, en dépit de la réalité, empereur des Romains. Cet événement, qui se préparait depuis près d’un siècle, c’étaient les empereurs grecs eux-mêmes qui l’avaient rendu nécessaire, tant par leur politique civile que par leur politique religieuse. L’Italie, reconquise par Justinien, n’avait guère eu à se louer de l’administration impériale. On l’avait exploitée comme un pays étranger au reste de l’empire. Bientôt, les exarcques de Ravenne furent impuissants à la défendre contre l’invasion lombarde. Les papes avaient eu particulièrement à souffrir des entreprises du césaropapisme dans le domaine de la foi et de la discipline. Plusieurs d’entre eux avaient été violemment enlevés de leur siège ; beaucoup d’autres n’avaient dû qu’à l’amour des Romains et à l’impuissance des exarques d’échapper au même sort. La longue querelle iconoclaste avait achevé de les convaincre qu’il n’y avait plus rien à espérer pour le bien de la religion de ces empereurs hérétiques et persécuteurs. Cependant, tout légitime, tout nécessaire même qu’il fût, le geste du pape Léon {{rom-maj|III}} ne pouvait que contribuer à aigrir les rapports entre les deux Eglises. En consommant le scission politique entre l’Orient et l’Occident, il préparait pour un avenir prochain la scission religieuse. Et cela, parce qu’à Byzance, l’idée de l’unité catliolique planant au-dessus du particularisme national n’existait pour ainsi dire pas, l’Eglise s’était inféodée au basileus. Le même principe qui, au Ve siècle, avait jeté dans l’hérésie les Syiriens, les Egyptiens et les Arméniens, allait précipiter les Grecs dans le schisme. Comment ces fiers Byzantins, enorgueillis de leur passé, de leur civilisation et de leur langue, pourraient-ils continuer d’obéir à un pape qui n’est plus des leurs et qui donne toutes ses faveurs aux barbares de l’Occident ? Les Occidentaux, de leur côté, rendaient aux Grecs mépris pour mépris. Ils leur reprochaieut la multitude de leurs hérésies, leurs controverses puériles, leur arrogance insupportable. L’opposition qu’on fit, dans l’empire des Francs, aux décisions du septième concile, cette ardeur que mirent Charlemagne et ses théologiens à affirmer le dogme de la procession du Saint-Esprit du Père et du Fils, et à faire adopter l’addition du Filioque au symbole, étaient peut-être moins inspirées par le pur zèle de la vérité que par le besoin de manifester aux Orientaux cette aversion profonde qu’on ressentait pour eux, et de leur montrer qu’ils n’avaient pas le monopole de la science théologique. Ces dispositions hostiles faisaient tout craindre pour l’unité même de la foi. Quand on est séparé par le cœur, on ne saurait rester longtemps uni par l’esprit. ''{{rom-maj|III}}. La consommation du schisme.'' — Si bien préparé par cinq siècles de discordes, le schisme fut consommé par deux patriarches de Constantinople, Photius et Michel Cérulaire. Malgré les nuances de caractère et la diversité d’attitude que l’histoire signale entre eux, ces deux personnages ont suivi la même tactique pour rendre la rupture définitive. Cette tactique a consisté à rechercher minutieusement et à mettre en relief tout ce qui, dans le domaine de la théologie, de la discipline, de la liturgie et même des simples coutumes, était de nature à élever comme un mur de séparation entre les deux Eglises. Ils avaient sans doute remarqué que, dans la période précédente, les papes avaient remporté tous leurs triomphes parce qu’ils s’étaient posés en défenseurs de l’orthodoxie, attaquée par les hérésies impériales. Le meilleur moyen de détruire leur prestige et de secouer leur joug était de faire planer le soupçon sur la pureté de leur foi. Avec une infernale habileté, ils allèrent chercher quelques points de doctrine encore mal éclaircis et prêtant par là même le flanc aux équivoques, et soulevèrent des questions insolubles, par exemple celle des azimes, capables d’alimenter des controverses sans fin. Les discussions théologiques étaient pour les délicats, pour les savants. Les divergences canoniques, riluelles ou coutumières devaient lentement gagner au schisme les masses populaires, en leur persuadant qu’entre la religion du Grec et celle du Latin, il y avait un abîme. Photius insista surtout sur la question dogmatique, Cérulaire sur la question liturgique et disciplinaire. {{c|LE RÔLE DE PHOTIUS}} A considérer les faits par la surface, il semble que Photius ait misérablement échoué dans son entreprise. Loin de réussira séparer l’Eglise byzantine de l’Eglise romaine, il fournit aux papes de son temps l’occasion d’affirmer solennellement leur primauté et de l’exercer à ses propres dépens. Lui-même rendit à plusieurs reprises hommage à cette primauté. A peine intronisé à la place d’{{sc|Ignace}}, qui, chose presque inouie à Byzance, refusait de démissionner sur un ordre du basileus, il envoya au pape Nicolas {{Ier}} une lettre dans laquelle il faisait profession de foi catholique et, après avoir travesti les faits, sollicitait, sur un ton d’hypocrite humilité, la reconnaissance de son intrusion. Après le scandaleux concile de 861, tenu à Constantinople, dans l’Eglise des Apôtres, il sentit le besoin d’adresserau même pape une longue apologie pour écarter de sa tête les foudres qui le menaçaient. Dans cet écrit, l’intrus condamnait par avance sa conduite ultérieure, car : {{1o}} Il reconnaissait explicitement la primauté du pape, soit en déclarant que le blâme que lui avait infligé saint Nicolas avait été inspiré par l’amour scrupuleux de la discipline ecclésiastique ({{grec}}Où fà.p i/jiVxOn’y. : ryûTv. y.iv/ : /j.v.Tv. « 7T/ « ffTou 0£ fj-cfj/c-j Siff-6s7eoi :, y.y-i Tr, v ixXJT.zty.^Tiy.VJ Ta^tv et ; vy.pov vy.piZrjjo-jOjTf^t., Epistol. lib. {{rom|I}}, ''epist.'' {{rom|II}}, ''P. G.'', t. {{rom|CII}}, col. 596) ; soit en faisant connaître son empressement à accepter les décisions du pape et de ses légats : « Suivant votre recommandation, on a prescrit d’observer le canon en question…, et il n’a pas dépendu de notre volonté que toutes les décisions de votre divine paternité fussent prises en considération », ''Ibid.'', col. 613 ; soit enfin en plaçant les papes au sommet de la hiérarchie : Observer les canons<noinclude> <references/></noinclude> kz232nksv8q3xihimnz39z38nec7g3c Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/344 104 4013850 15908342 15455867 2026-07-07T12:59:09Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908342 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|675|JNDE (RELIGIONS DE L’j|676}}</noinclude><nowiki /> gieuses) ; Clianlepie de la Saussaye, Manuel d’histoire des Iteli^ions (traduction française. Armand Colin, ujo4. Paris) ; J. A. Dubois, llindii munners, citstoms and cérémonies (édition Beauohanip. Oxford, 1906) ; Iiidische Studien ; J. Muir, Original sanskrit texts ; Sacred lioois of the East (collection puljliée à Oxford). ''Védisme'' A. Bergaigne, La Religion védique, d’après les liyinnés du Hig-Veda (trois vol., Paris, Vieweg, 18781 883. Un quatrième et dernier volume a paru depuis la mort de l’auteur) ; E. Hardy, Die Vedischbrahmanische Period der Beligion der alten Indien, 1890 ; H. Ilillebrandt, Vedische Hitual und Zauberlitteralur, 1896 ; S. Lévi, La dorlrine du sacrifice dans les Brahmanas (Paris, Ernest Leroux, 1898) ; A. Ludwig, Die pltilosophischen und religiosen Anscliauungen des Veda in ihrer Entiicklung ; Max Millier, Ancient Sanskrit l.ilteratur : K. Oldenberg, La Beligion du Veda (traduit par V. Henry, Paris, Félix.lcan, 1908) ; Piscliel und Geldner, Vedische Studien : R. UotL, Zur Lilteratur und Geschichte des Veda, 184O. ''Brahmanisme'' A. 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Problèmes qui intéressent l’histoire des religions considérée comme une théorie générale des {{refl|21|nosup|num=origines de la religion}} et des lois qui président à ce qu’on appelle son évolution ; 2. Problèmes relatifs à la {{refa|22|comparaison des religions indiennes}} et de la religion révélée, entant que ces religions sont historiquement indépendantes ; 3. Problèmes d’{{refa|23|influence ou d’emprunt}}. Dans l’examen de ces questions, il faut suivre les excellents conseils que donnait M. W. Hopkins aux élèves en théologie de Harvard : « Jadis il fallait du courage pour être libéral ; il en faut aujourd’hui pour être conservateur, pour braver le reproche immérité d’étroitesse d’esprit, pour éviter les sentiers d’un prétendu progrès et cheminer en compagnie du Doute aux pas lents au lieu de voler avec l’expéditive Imagination. Tous, vous désirez être loyaux, beaux joueurs, fair » ; et quelques-uns d’entre vous pensent peut-être qu’il est d’un esprit étroit de ne pas « accepter les résultats » et de ne pas admettre toutes les objections formulées contre le christianisme historique <hi l’école dominicale (Sunday-school). Fort bien ! iMoi aussi je prétends être aussi libéral que les faits m’y autorisent. Mais ne confondons pas les affirmations et les faits… Ce n’est pas ce qu’un homme croit qui le fait libéral, mais bien l’attitude qu’il observe à l’égard de ce qu’il ne croit pas. On peut ne croire à rien et être très peu libéral. Et on peut accepter toutes les idées nouvelles et se llatler d’être un esprit large, et se montrer par là aussi déraisonnable que si on rejetait tout ce qui est nouveau… To be loose-minded is notto he liberal-minded. « (^Christ in India, ecluve de Harvard Suinmer School of Theology, et de Vale Diviiiily School, 1900-1901, réimprimée dans India Old and Ne^’, New-York, 1902, p. 144-) '''I. {{refa|21|Origines et évolution}}.''' — La discipline encore jeune et incertaine de ses méthodes qu’on appelle<noinclude> <references/></noinclude> g6vdji6t6taqpw28je7q5pa8osbrsqx Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/373 104 4013879 15908343 15740631 2026-07-07T12:59:10Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'', loc. cit., → ''loc. cit.'',, oj → of 15908343 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />733 INDULGENCES 734</noinclude>vés dans les concessions d’indulgences : un an au plus pour la dédicace d’une basilique el pas plus de quarante jours pour le jour anniversaire (Cnyjii. Lxii, Mansi, {{rom-maj|XXII}}, lOiig-ioSi). Mais les abus possibles ou réels ne prouvent rien contre la légitimité ou l’utilité de l’usage, et encore moins contre la droiture d’intention de ceux qui ont contribué à l’établir. Dans le cas actuel notanmient, le Dr X. Paulus le remarque très à propos (Zeiisch. / : Icalh. riieo !., t. XXXIU (1909), p. 312-313), le rei)roclie de simonie est particulièrement invraisemblable : la multiplication des indulgences-auuiùnes ne coïncide-t-elle pas avec la défense, renouvelée dans presque tous les conciles de l’épiKjue, d’exiger aucune redevance pour l’administration des sacrements, [lour l’accomplissement des fonctions ecclésiasli qucs ? (Voir en particulier les canons des trois conciles de Latran : iiSg, can. 2^ ; 1 179, ean. 7 ; I215, cap 63, 64, 66.) C’est la preuve évidente que les apparences de spéculation ou de trafic, que l’on poursuis ait ailleurs, ne se découvraient pas ici. Dans les olfrandes spontanées des visiteurs et des bienfaiteurs des lieux de prières, on ne voyait qu’une des formes traditionnelles de l’aumône, et les faveurs qu’on y attachait avaient moins pour but de provoquer à la générosité que d’encourager à la dévotion ou aux dévotions. c) /.es induti^ences pontiprales. — Les rémissions de peine, par exemple, accordées par les papes, ont pour but avoué de reconnaître l’instinct de foi qui pousse à venir implorer les suffrages du prince des apôtres. L’usage est fort ancien de ces recours à Uome : à partir du ix’siècle, on en relève des traces nombreuses dans les « Regestes » ponlilioaux (cf. Paulus, dans Zeitsch. f. hatli. TheoK, XXXIll (’909), p. 304-300). Bk.xoit {{rom-maj|III}}, Nicolas I", Jkan {{rom-maj|VIII}}, Etii ;.n.e {{rom-maj|V}}, Jran {{rom-maj|X}}, Alexandre II usent fréquemment de leur pouvoir de « miséricorde », et la considération qui les y meut est celle de la conliance mise par les coupables en la puissance de Pierre : « Huer omnia prnpter inisericordiam facimus et bealiiin l’etrum aposlolum, iid ciijus sacratissimum corpus fecil confu^ium » (Jk.^n {{rom-maj|X}}, lettre à Hermann de (Pologne en 916 ; Pailus, li>c. cit., p. 306, note 3). D’individuelles qu’elles étaient d’abord, ces faveurs pontificales se généralisèrent peu à peu. A l’occasion d’un concile tenu à Rome en 1 1 1 6, nous voj’ons le pape Pasc.vl II accorder une indulgence de IfO jours à tous ceux, sans distinction, qui « prnpter cuncilium et aiiimurum siiarum remedium aposlulorum llmina visitaveruiit » (Paulus, ''loc. cit.'', p. 14, nole 1). Nous sommes au xii’siècle ; les pèlerinages à Rome, à Jérusalem, se multiplient et c’est par mesure d’ordre général qu’on y attache des indulgences : « Nous avons coutume d’en accorder autant à tous ceux qui visitent le tombeau du Seigneur », dit le pape.lbxandre Ht, dans la bulle où il accorde un an d’indulgence aux chevaliers qui prennent part à la croisade contre les païens de l’Esthonie (J-ki-é, lai 18, P. /.., {{rom-maj|CC}}, 861)et le même, dans une lettre aux évêques suédois (Jaffk, 14417), nous fait connaître que le pèlerinage à Rome procure la même faveur. Ici seulement se manifeste une certaine préoccupation de proportionner l’étendue de l’indulgence à la longueur du pèlerinage : la rémission, qui est d’un an pour les pèlerins du continent, est de deux ans pour les Anglais ; pour les Suédois, qui sont plus éloignés encore — n quia remntissimi sunt » —, elle sera de trois ans. On aperçoit l’idée de la rédemption qui persiste. Mais elle est en voie de s’évanouir et la règle de plus en plus suivie est que l’indulgence s’accorde sans aucune considération des mérites personnels. L’excellence du saint à honorer, l’importance de l’entreprise à favoriser, la dignité de l’autorité qui concède l’indulgence : voilà d’où s en prend la mesure. La visite du prince des apôtres dans la personne d’Un-B. u.N II vaut à l’église Saint- Nicolas d’Angers le privilège à perpétuité d’une indulgence pour tous ceux qui la visiteront au jour anniversaire de sa consécration (Paulus, loc. cit.. p. 12, note i). Une faveur analogue est accordée par le pape Calixte lia l’église deFontevrault (17//rf., p. 15, note i) el les concessions de ce genre ne se comptent bientôt plus. Elles servent d’encouragement ou de récompense pour toutes les initiatives heureuses : le pape Alexandre lll.par exemple, en confirmant la paix signée entre quelques seigneurs et l’abbaye de Clunj-, leur promet, s’ils gardent la foi jurée, la même indulgence d’un an qui s’accorde au.x croisés de Jérusalem (Jaifé, 109 16, ''P. L.'', ce, 250). d) La théorie définitive. — L’indulgence est donc bien désormais d’usage courant. Pratiquement, elle a rompu tout lien d’attache avec les « rédemptions » ou commutations de peine, d’où elle dérive. Les défiances, les hésitations, les doutes, que des théoriciens manifestent au sujet de son efficacilé, ne tiennent plus qu’à la persistance de conceptions que l’on sent bien insuffisantes, mais que l’on maintient jusqu’à ce que se précise la théorie définitive. La spéculation, une fois de plus, retarde : scolastiques et canonistes, à la Un du xu’et au commencement du XIII’siècles, s’égarent dans la multiplicité des of inions sur la nature, la valeur et la manière d’sgir des indulgences (cf. Paulus, Die Ablasslehre der Frïilischolastik dans Xeitsclir, f. kath. Thcul., {{rom-maj|XXXIV}}, (1910), p. 433 ''sqq''.). L’ancienne, qui tend à identifier l’indulgence et la commutation, leur en impose. Elle fait se maintenir dans les écoles la définition de l’indulgence signalée par Alberï le Grand (cf. ci-dessus p. 731). Mais elle est manifestement en désaccord avec la pratique de l’Eglise qui ne se borne plus, tant s en faut, à commuer la peine temporelle : remise directe en est faite intégralement ou partiellement, et ce que l’Eglise fait ne saurait être sans raison ou sans valeur. L’Eglise n’abuse pas ses fidèles en leur accordant « relâche » de la pénitence : c’est un premier principe dont tombent d’accord tous les maîtres. Un second, qui ne leur est guère moins commun, est celui-ci, que la disprojjortion entre l’étendue de la peine remise et la difficulté de l’œuvre « indulgenciée » est comblée par les suffrages de l’Eglise — voir en particulier Guillaume d’Auvergne (Du sacraiii. ordinis, cap. xiii ; opp., t. {{rom-maj|I}}, p. 550''F et 551 » A), dont nous avons dit cependant qu’il continuait à voir une comnmtation de peine dans l’indulgence — On reconnaît la notion du trésor social de l’Eglise. Quant à l’efficacité des indulgences aux yeux de Dieu, personne alors ne la met en doute. La question ne semble même pas s’être posée : parmi les opinions énumérées et discutées par les docteurs de la fin du xii’siècle, le D’Paulus (Inc. cit., p. 4C8-4 ; 0) déclare n’en avoir trouvé aucune qui restreigne l’efficacité des indulgences à la rémission de la peine ecclésiastique. Toute la difficulté tenait au contraire à la nécessité de concilier la conception qu’on se faisait de leur mode d’action avec la conviction que l’on avait de leur efficacité aux yeux de Dieu — de là, entre autres, l’indignation d’AniÎLARD — : l’appel aux suffrages compensateurs de l’Rglise n’avait pas d’autre but que de résoudre ce problème ardu. A tous ces points de vue essentiels et fondamentaux, la théorie des indulgences se trouve donc bien ébauchée au xii’siècle, et les grands scolastiques du xiii’, ici comme ailleurs, auront moins à innover <(u’à préciser. Ils élagueront les opinions vieillies ou de surcharge ; ils dégageront les idées maîtresses et<noinclude> <references/></noinclude> 6z3k6yp8b5s7j7670hzzd5egp9xvetw Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 2.djvu/551 104 4014057 15909287 15887222 2026-07-08T09:42:29Z Sicarov 121895 15909287 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1089|INVESTITURES (QUERELLE DES)|1090}}</noinclude>difficile que soit cette évaluation, nous croyons pouvoir ne dater que du {{s|XIX}} la faculté vraiment générale de placer fructueusement son argent. Mais, par sa sévérité, l’Eglise n’a-t-elle pas nui au bien de l’humanité, à la prospérité économique de divers pays ? — Si ces pages en offraient l’occasion, quelle éloquente réponse ce deuxième grief pourrait recevoir ! Durant plusieurs siècles, la sévérité de l’Eglise a été la sauvegarde du petit peuple. L’Église a déclaré la guerre à des abus formidables, qui menaçaient de ramener une société paienne fondée sur l’esclavage. A propos de la discipline de l’Eglise sur l’usure, Claudio Jannet n’hésite pas à écrire : « Son application rigoureuse était… dans les siècles précédents une mesure de salut public indispensable… Tous les fruits de l’émancipation des serfs eussent été perdus ; les grands propriétaires auraient détruit toute indépendance dans les populations vivant autour d’eux, comme à Rome et dans la Grèce ancienne. » (''Le capital, la spéculation et la finance'', c. {{rom-maj|III}}.) Quand vint l’époque où le commerce d’abord, puis l’industrie, prirent un magnifique essor, l’Eglise, par sa sévérité, s’est opposée aux placements de tout repos, favorables à l’avarice comme à l’inertie. Elle a stimulé l’activité intelligente de ceux qui voulaient des profits. Elle leur a dit : « Je ne vous défends point de chercher des bénéfices, d’engager vos capitaux dans des entreprises lucratives. Mais je ne veux pas qu’à l’aide d’un argent qui chez vous demeurerait oisif, vous préleviez une dime sur le travail ou la nécessité d’autrui. » Et ce langage de l’Eglise poussait les hommes à chercher les entreprises lucratives et à les multiplier. L’on ne pourrait pas même taxer d’inutiles les détours, quelquefois subtils, par lesquels on s’évertuait à échapper aux rigueurs des lois. Ils ont amené des combinaisons ingénieuses de change, d’assurance et de société, dont nous profitons encore à l’heure actuelle. Comme toujours, l’obstacle et la difficulté ont engendré l’invention. Et à voir où la soif immodérée du gain conduit la société présente, l’on est peu enclin à reprocher à l’Eglise d’avoir opposé des barrières à l’avarice et à la cupidité. Mais si l’Eglise défendait une si bonne cause, n’a-t-elle pas eu tort de la délaisser, et de se ranger maintenant du côté des prêteurs à intérêt ? Et qui vous dit que l’Eglise ait délaissé cette bonne cause ? Autrefois, l’intérêt était l’usure. Voilà pourquoi les foudres de l’Eglise le frappèrent. Aujourd’hui, il y a intérêt et usure. En permettant le premier, l’Eglise a-t-elle moins de force pour condamner l’usure des temps actuels ? L’Encyclique ''Rerum novarum'' ne dénonce-t-elle pas vigoureusement les formes nouvelles de l’usure et de l’exploitation des hommes ? D’autre part, dans notre monde moderne, le simple prêt à intérêt joue un rôle plus modeste et plus effacé. Bien à tort, quelques auteurs, même catholiques, lui portent en compte la crise sociale où nous nous débattons. Les témérités malhonnêtes des lanceurs d’affaires, les jeux et les spéculations stériles, le luxe et les prodigalités qui suivent ces excès, voilà ce qui trouble profondément notre ordre économique. En toutes ces affaires véreuses, il s’agit assez peu de simple prêt à intérêt. Devant les déconvenues de l’école manchestérienne et l’absolutisme révolutionnaire de l’école socialiste, une appréciation plus saine et plus équitable de la conduite de l’Eglise revient partout en faveur. Des hommes versés dans les sciences économiques reconnaissent que, sous l’influence des conditions sociales, l’intérêt normal peut descendre jusqu’à zéro. Ne se rapprochent-ils pas de la sorte des persuasions catholiques en matière de prêt à intérêt ? Un illustre économiste anglais, spécialement versé dans l’histoire et doyen de la faculté commerciale dans la nouvelle université de Birmingham, M. Ashley, n’a pas hésité à écrire que, dans le passé, la « doctrine canonique était l’expression légale, et, on peut bien l’ajouter, morale de la situation économique du temps ». (The canonist doctrine was but the legal, and it may be added, the ethical expression of economic conditions. ''An Introduction to English Economic'', ''History and Theory'', vol. 1, p. {{rom|i}}, 1. {{rom|i}}, c. {{rom|i}}, § 17.) Nos considérations précédentes peuvent donc se résumer en ces quelques mots. L’Eglise a pris parti pour la vérité. La vérité ne saurait causer de dommage définitif. SOURCES ET AUTEURS. — Antoine, ''Cours d’économie sociale'', 3{{e}} éd., Paris, 1909. — Aristote, Politiques, 1, {{rom|x}}, ii. — Ballerini-Palmieri, ''Opus morale'', t. {{rom|III}}, p. 3, n. 200-363. — Belliot, ''O. F. M.'', Manuel de sociologie catholique, Paris, 1911. — Benedictus {{rom-maj|XIV}}, De Synodo dioecesana, l. {{rom-maj|X}}, c. IV. — Bossuet, Traité de l’usure. — Brants (V.), L’usure dans la législation contemporaine. — Les formes actuelles de la lutte contre l’usure (Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 1895 et 1903). — Braunsberger, S. J., Pius V und die deutschen Katholiken (Ergänzungsheft zu den Stimmen aus M. L., n. 10). — Brœdersen (pasteur janséniste), ''De usuris licitis et illicitis'', Leyden, 1743. — Concina, O. P., ''Commentarium adversus usuram'', 1 vol., Romae, 1748.— Endemann (non-catholique), Studien in der Romanisch-canonistischen Wirtschafts-und-Rechtslehre, 2 vol., t. {{rom-maj|II}}, {{rom|viii}} : Das Interesse : Dus Darlehen, Berlin, 1883. — Funk, ''Recht und Moral in Rezug auf das Wirtschaftleben'' ; — ''Zins und Wucher im christlichen Alterthum : Scipio Maffei und das kirkliche Zinsverbot'' : — ''Geschichte des kirchlichen Zinsverbotes'', Tubingen, 1869, 1876, 1876, 1879, 1901 (voy. ''Theotogische Quartalschrift''). — Gaggia, ''Le usure nelle fonti del diritto canonico'' (''Rivista internazionale di scienze sociali'', 1897, 1898. — Cl. Jannet, ''Le Capital, la Spéculation et la Finance au {{s|XIX}}'', Paris, 1892. — Lessius, ''De Justitia et Jure'', c. {{rom|x}}. — De Lugo, ''De Justitia et Jure'', d. {{rom-maj|XXV}}. — Scipione Maffei, ''Dell’impiego del danaro'', Roma, 1746. — Mastrofini, ''Le usure'', Roma. 1831. — Molina, ''De Justitia et Contractibus'', t. {{rom-maj|II}}, tr. {{rom-maj|II}}, d. 299, 303. — Pesch (H.), ''Zinsgrund und Zinsgrenze'' (''Zeitschrift fûr katholische Theologie'', 1888). — Pirhing, ''In l. V Decretalium'', t. {{rom|XIX}}. — Reiffenstuel, ''In l. V Decretalium'', t. {{rom|XIX}}. — Schmalzgrueber, ''In l. V Decretalium. — J. D. Scotus'', in l. IV Sententiarum, d. 15, q. 2, n. 17-20 et 26. — S. Thomas, ''Somme théologique'', {{rom-maj|II}}, {{rom-maj|II}}, q. 78 ; — ''De malo'', q. 13, t. 2, art. 4. — Van Roey, ''De iusto auctario et contractu crediti''. Dissertatio historico-moralis, Lovanii, 1903. — Vermeersch, S. 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J.|3|sc}} <section end="I" /> <section begin="I" /> '''INVESTITURES (QUERELLE DES).''' — Notion de l’investiture. — Origine de l’investiture laïque. — Conséquences de l’investiture laïque. — Préludes de la réforme. — Condamnation de l’investiture laïque. — Opposition aux décrets condamnant<noinclude> <references/></noinclude> 397m1cjfmvg5dwzaippvpunf4hy0qep Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 4.djvu/656 104 4016219 15908346 14140873 2026-07-07T12:59:13Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: loc. cit., → ''loc. cit.'', (2), oj → of 15908346 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1299 SÉMITIQUES (LES RELIGIONS) 1300 son culle, ou qu’elles lui ont été spécialement consacrées par le vœu de l’homme. De là naît l’usage des prémices ; la moisson n’a pas germé du seul travail humain : elle appartient aux déesses dont les forces l’ont produite ; on leur consacrera une partie, pour pouvoir employer Le reste à l’usage profane de la nourriture. IV. — Choses, lieux et temps sacrés. i° Les eaux. — Parmi les choses à qui on reconnaît facilement un caractère sacré, il faut en premier. lieu citer les eaux. Dans le traité de Philippe avec les Carthaginois, les rivières et les eaux prennent rang parmi les divinités puniques ; dans l’Yéiuen, Atlitar porte le titre de dieu des sources. Dans tous les pays sémitiques, d’où il a passé en Grèce, on retrouve ce culte des eaux. En Phénicie, à Afca, entre Iliérapolis et Byblos, aux sources du fleuve Adonis qui porte le nom du dieu de Byblos, il y avait un bassin sacré où l’on jetait des présents ; près de Sidon, fief d’Echmoun, au témoignage d’Antonio Martyr, un (leuve s’appelait Asclépios, de l’un des noms du dieu. Mais à dire vrai, à la différence de la Grèce, les fleuves n’ont ni prêtres, ni autels, ni sacrifices sanglants ; « les bassins sacrés d’Ascalon et d’Hiérapolis étaient plutôt l’accessoire obligé des temples que leur raison d’être » (Laukange, ''loc. cit.'', p. 165). L’eau, indispensable à la vie, est le bienfait d’une puissance supérieure, à qui on rend hommage ; cependant toute eau, sauf en Babylonic, n’est pas sainte. La mer eut aussi des dieux ; ceux d’Arvad, de Baryte, d’Ascalon, cités maritimes, sont iehthyomorphes ; mais ce fut plutôt à litre de partie du monde qn’k cause de son utilité qu’on lui rendit un culle. a° Les arbres. — De même que les eaux, les arbres sont rattachés au culle des dieux et vénérés, mais d’après W. R. Smitu (Religion of the Sémites, p. 187), « il n’y a pas lieu de penser qu’un seul des grands cultes sémitiques se soit développé de l’adoration des arbres » ; le plus sage est de considérer les arbres, ainsi que les eaux, comme des accessoires des lieux du culte, le dieu Rimmon n’étant pas un dieu-grenade, mais le dieu de l’orage, et le dieu arabe Tàlab g’interprétant mieux, en fonction des autres dieux sidéraux, comme capricorne du zodiaque que comme la plante tàlab. Lorsque les prophètes reprochent aux Israélites comme un acte d’idolâtrie de sacrifier sous les arbres verdoyants, ils ne font jamais allusion au culte des arbres eux-mêmes, mais aux désordres des cultes païens ou à l’illégitimité du culte en dehors du Temple. On ne peut tirer aucun argument de ce fait que les termes de êldh, élon ou àltùn aient désigné certains arbres ; quand même ils se rattacheraient à la même racine que el dieu, et que cette racine exprimerait l’idée de force, ils n’impliquent pas nécessairement, en s’atlac.hunl aux arbres, un sens divin. Une espèce d’arbres se trouve en relations avec une divinité déterminée. Etant donné le nom biblique de llaal Tamar, le palmier semble consacre à Baal ; mais Baudissin a remarqué qu’en Phénicie les arbres sont surtout attachés nu culte des déesses. Le grenadier, symbole de fécondité, est l’arbre d’Astarté, mais aussi le cyprès, le myrte et le palmier. N’est-ce point que ces derniers arbres, verts en toute saison, étaient plus que d’autres propres à former les bosquets sacres qui entouraient les temples ? Quant à la déesse Béroutlia, elle n’est pas la déesse cyprès 1 beroutha en araméen), mais la dame de Beirouth, ville qui tire son nom de ses puits. Des représentations figurées nous montrent des cyprès près des temples et des autels et nous connaissons comme accessoires du culle Vachéra que les Septante, suivis par la Vulgale, interprétaient comme un bois sacré, mais nous l’entendons plus justement d’un tronc ou un pieu placé vers oh sous le bois sacre, tout pics de l’autel, sinon sur l’autel même, et associé aux idoles, aux stèles ou aux piliers khammanin. Que représentait cet arbre’.' La déesse Aebéra. Gomme nous savons que cette déesse n’est pas une déesse arbre, mais Astarté, divinité sidérale, le plus vraisemblable est que ces pieux étaient des xoana, encore plus grossiers que ceux des Grées. Z" U enceinte sacrée. Le haut-lieu.— Certains lieux sont sacrés, soit une enceinte dans une ville, soit un sommet, soil toute vue montagne, comme t’H< rmon, dont le nom même indique la sainteté, ou leCarmcl, nom d’une montagne et d’un dieu qui n’a ni images ni temples, ciit Tacite, ou toute une vallée, comme celle du Nahr Ibrahim, « sorte de terre sainte d’Adonis » (llBNAN).En Afrique on a trouvé plusieurs de ces « enceintes sacrées à ciel ouvert, soit isolées dans la campagne, soit formant l’annexe d’un temple qui reste à découvrir » (Flulletin archéologique, i ! SKg, p. 208). « Partout où les Phéniciens ont pénétré, on retrouve leur sanctuaire à ciel ouvert > (Lagbangr, ''loc. cit.'', p. 183), sans qu’ils aientun nom spécial pour le désigner. Les Xaba éens le nomment luiram et l’on en a reconnu plusieurs à l’éira. Au désert arabique cette enceinte se dilate, elle-e nomme hima ; peut-être aussi Chara, le nom de la région de Pétra, aurait-il le même sens (Wellhausbn). Cette enceinte est réservée et n’admet pas certains actes impurs ; inviolable, elle comporte le droit d’asile pour tousles crimes. C’est le lieu que l’homme a destiné aux cérémonies religieuses, qu’il lui ait été désigné ou non par une disposition naturelle, et où l’action divine se fait plus spécialement sentir. Baudissin a remarqué que le culte des hauteurs n’est pas spécifiquement sémitique. Au haut-lieu est souvent associée une caverne sacrée, « simple cachette pour les richesses du dieu, lieu saint aménagé pour des initiations occultes, ou pour les manifestations divines au moyen d’oracles et de théophanies plus ou moins simplistes, temples de divinités chtoniennes. » (Vincent, Canaan, p. lao ;). Ces cavernes furent peut-être les temples primitifs : « la vieille Syrie ne connut guère d’autres temples que des hauts-lieux informes ou des trous dans le rocher. » (Rbnan, Mission de /’Lénifie, p. 881). En cette enceinte, on trouve à la fois et l’autel taillé, sur lequel étaient consommés les holocaustes, et l’autel qui sert à 1 immolation de la victime du sacrifice : celui-ci est toujours, dans l’usage des Sémites, un bloc de rocher brut, non équarri par le fer. Avant qu’eût pénétré dans ces pays l’influence grecque, les enceintes sacrées ne contenaient guère de représentations anthropomorphiques de la divinité, et ce n’est qu’au moment où les pierres consacrées à la divinité en devinrent le symbole et la représentèrent sous une forme humaine, que l’on construisit des maisons pour les dieux, des temples. A Palmyre, on ne trouve pas de haut-lieu, mais un grand temple. Le temple fut divinisé chez les Sémites occidentaux ; on connaît un ancien dieu. Bait-il. Le bétyle (fJamJ.Oî, ^ettriiitov) dont le culte lit fureur à l’époque gréco-romaine, et qui signifie alors une pierre censée venue du ciel et se mourant d’ellemême, devait être à l’origine une pierre contenant la divinité. 4° Pierres sacrées. — Il faut, parmi les pierres sacrées qui étaient placées dans les enceintes sacrées, distinguer deux catégories. Les premières contiennent ou symbolisent la divinité, on ne peut dire : représentent, car elles ne<noinclude> <references/></noinclude> 9oio5xn6eh5665fg16ue7xdygvjvdl9 Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 3.djvu/957 104 4016907 15908345 15740526 2026-07-07T12:59:12Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: sqq''., → sqq.'', (4), oj → of 15908345 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1901 PENTATEUQUE ET HEXATEUQUE 1902</noinclude>Comm. in Œul., k^o ; Zum Dpnlfronnminm ; Ilibl. Sludien, {{rom-maj|VI}}, i. 2, ai, Freiburg, 1901, ce verset n’esl qu’un soupir (lu rédacteur ou du restiluteur du texte, qui déclare abandonner à Dieu les parties obscures (du texte), les parties claires ayant été données aux enfants d’lsrui-1. R. Koknio, 1. {{rom|c}}, alléguant la version grecque, rà y.r.jT^zv. Kv^tw xCi 0s^j r, ^.Ciii rà hï jjv.vspv. r]fJ-tv^ explique la chose ainsi : les choses cachées — (l’avenir du peuple choisi) sont dans les mains de Dieu. — Ceci proue que le texte est obscur et susceptible d’interprétations diverses ; mais on ne saurait en aucune façon prouver par Deut, même que le livre fut caché dans les fondements du temple et découvert après plusieurs siècles sous le roi Josias. — Quelque explication qu’on adopte, il faut tenir fermement ceci : le récit de IV Reg. ne peut être relégué au rang des fables ni réduit à une fiction ou à une pieuse fraude. a. ''La loi lévitique et l’école sacerdotale''. — Selon une autre thèse des adversaires de l’origine mosaïque du Pentateuque, le « Code sacerdotal » aurait été composé au temps de l’exil par Ezéchiel et l’école sacerdotale. Cette thèse encore est dépourvue de fondement solide. Il est vrai qu’on observe de notables ressemblances entre la loi lévitique et le livre d’Ezéchiel, soit quant aux expressions et aux phrases, — comparer Ley., {{rom-maj|XXVI}}, 3 et Ez., {{rom|xi}}, ao ; {{rom|xx}}, 19-21 ; {{rom|xxxvi}}, 27 ; l.ev., {{rom-maj|XXVI}}, 26. 26 et J ? ;., {{rom-maj|V}}, 12 ; {{rom-maj|VI}}, Il sq. ; {{rom|vii}}, 15 ; {{rom|xii}}, 16, etc., — soit surtout quant aux lois : ainsi l’usage du vin est-ilinterdil aux prêtres qui célèbrent, l.ev., {{rom|x}}, 9 ; Ez., XLiv, ai ; ils ne doivent pas pleurer les morts, l.ey., {{rom-maj|XXI}}, 1-5 et Ez., xuv, a5 ; ils doivent enseigner au peuple la distinction du pur et de l’impur, Lev., X, Il et Et., xliv, a3, etc. Mais ces ressemblances, qui prouvent seulement que le prêtre Ezéchiel connaissait la Loi lévitique, ont pour contrepartie de nombreuses dissemblances, surtout quant aux fêtes et au rite des sacrifices, Ez., {{rom|xlv}}, 18-xlvi, 15 ; le prophète ne dit rien de la fête des trompettes ni de la Pentecôte ; il ne fait pas allusion au rite du grand jour de l’expiation, mais prescrit de purilicr le sanctuaire chaque premier et septième jour du mois ; selon l.ey., {{rom|xxi}}, 13-15, le grand-prêtre ne peut épouser qu’une vierge, les prêtres peuvent aussi épouser une veuve honnéte ; au contraire, selon Ez., XLlv, 2a, les prêtres ne peuvent épouser une veuve, à moins que ce ne soit la veuve d’un prêtre ; le grand-prêtre n’apparaît nulle part chez Ez. Ces dissemblances seraient inexplicables si les lois léviliques dépendaient d’Ezéchiel. — O. Boyd, Ezéchiel and the modem dating 0/ the Pentateuch, Princeton, 1908, montre que la législation <lu Code sacerdotal est antérieure à Ezéchiel. On dit que la distinction entre prêtres et lévites a son fondement en Ez., {{rom|xliv}}, 9-16 : les prêtres qui ont souillé le sanctuaire ou se sont adonnés à 1 idolâtrie doivent être dégradés et affectés au service du Temple, à la garde des portes, etc. ; seuls, les fils de Sadoc exerceront à l’avenir les fonctions sacerdotales. Mais avant tout, il n’est pas nécessaire de prendre les paroles du prophète au pied de la lettre ; car toute la vision (inale à'Ez. (xl-xlviii) doit s’entendre plutôt au sens symbolique, comme illustration et description allégorique de la perfection du nouveau royaume d’Israël ou royaume messianique ; aussi la dégradation des prêtres coupables pré(igure-t-elle la pureté et la sainteté plus grande du sacerdoce du nouveau royaume. En outre, même abstraction faite du sens symbolique, on doit noter qu’Ezéchiel suppose, çà et là, la distinction entre lévites serviteurs du sanctuaire et prêtres accomplissant les rites des sacriOces ; ainsi, {{rom|xl}}, 45 sq., il parle des prêtres qui montent la garde autour du Temple (ou plutôt qui veillent aux besoins domestiques ; schomeié ini.ic.'.' ineiei hahhiijit)e. d’autres atfectés aux rites de l’autel (xchomerè misclimeiet hnmmizheocli) ; voir encore xLii, 13 et xliii, 19. — {^f. A. DiLLMANN, Die Hacher Exodus u. Leyiticu.s- 461> Leip-î'S » '897 ; W. BauiiissiN, Geschichte des A. T. lichen Pricsleiiums, 215 ''sqq.'', Leipzig, 1889. Van IIooNACKEii, Les prêties et les lévites dans le livre d’Ezéchiel, liev. Bibl., {{rom-maj|VIII}}, 177 ''sqq''. (1899) ; Le sacerdoce lévilique dans la loi et dans l’histoire des Ilcbrenx, 184 ''sqq.'', Louvain, 1899, pense que les prêtres conliaienl les ministères intérieurs du Temple aux Nathinécns (netiiiim, oblats), probablement descendants des Gabaonites ; car le prophète reproche aux Israélites de permettre aux (ils des étrangers l’accès du Temple pour accomplir des fonctions sacrées ; etil prescrit : » Omnis alienigena, iiicircumcisus corde et ineircuincisus carne, non ingredietur sanctuariuin meum, omnis hlius alicnus qui est in medio liliorum Israël. » Après qu’on aura chassé les étrangers employés au service, on y affectera les prêtres dégradés pour leurs péchés. On objecte encore divers exemples montrant qu’anciennement des laïques offraient de vrais sacrifices ; que par conséquent la loi réservant aux prêtres lévitiques l’oblation des sacrifices n’existait pas. U est vrai que Gédéon (lad, , {{rom|vi}}, 18 ''sqq''.), IJanué (ib., {{rom|xiii}}, 19 ''sqq''.), David (U Hef ;., {{rom|xxiv}}, 18) et d’autres immolèrent des victimes en divers lieux, mais dans plusieurs cas il s’agit de sacrifices extraordinaires, offerts en des lieux où Dieu s’était manifesté aux sacrificateurs ; parfois aussi, de simples repas de fêtes, précédés de cérémonies religieuses (ainsi I lieg., IX) ; mais le culte sacrificiel, prescrit par la Loi, s’accomplissait dans le seul sanctuaire et par les seuls prêtres de race lévitique. Ain si, selon /H^., {{rom|xx}}, 2'j''sqq.'', Phinéès fils d’Eléazar ûls d’Aaron remplissait les fonctions sacerdotales à Silo devant l’Arche d’Alliance ; là encore, les fils d’Héli accomplissaient les actes du sacerdoce, I ''Reg.'', 11, 12 ; et même l homme de Dieu, envoyé à Héli, dit expressément que la dignité sacerdotale appartient exclusivement à In tribu de Lévi : « Elegi eum (patreni tuniu) ex omnibus tribubus Israël niihi in sacerdotem, ut ascenderet ad altare meum et adoleretmihiincensum etportaret ephod coram me " (''Ib''., 11, 28). J/(c/io, qui s’était fait un sanctuaire privé sur le mont d’Ephraïm et avait établi prêtre un de ses fils, se réjouit de l’arrivée du lévite : " Nunc scioquod benefaciet mihi Deus hahenti levitici generis sacerdotem. » C’est qu’il n’ignorait pas que seuls les prêtres originaires de la tribu de Lévi sont légitimes. Dans les inscriptions minéennes découvertes à El Œla en Arabie septentrionale (ancienne terre de Madian), les prêtres du dieu fCurfi/ sont appelés /ei’f et leviat, TiO & probablement identiques à celui de l.evi, d’où la tribu sacerdotale des Israélites. Aussi plusieurs auteurs, comme L H. Mordtmann, Beitrâge ziir tninàischen Epigraphik, Zeitschr. f. Assyriologie, Ergiinzungsheft, 1896, 43 ; Fr. Hommbl, AUisrælitiscIte Veberliefernngen in inschri/tl. Be/eue/i^H/i » -, 278, Miinchen, iSj’j, Anfsàtze a. Abhandlungen, {{rom-maj|II}}, Miinchen, igoS ; A. H. Saycb, Early history of the Ilebreivs, 80, London, 1895, font procéder des Minéens Madianites l’institution des lévites. D’autres, comme A. LbobnDUB, ''Dict''. de la Bible, {{rom-maj|IV}}, 201 ; Ed.MBYBR, Oie ^sræliten a. ihre Nachbarstamme, 88 sqq, 428, Hamburg, affirment que les Minéens la doivent aux Israélites ; ce que I. Nikbl, Pas A. T. im Lichte der altorientalischen Forschungen, {{rom-maj|II}}, Moïses u. sein n’erh, BiblZeitjrngfn {{rom-maj|II}}, ; , a8, Miinster, 1909, déclare possible. Noter toutefois que le nom de Levi en Israël désigna d’abord la tribu, et n’en vint que peu à peu, au cour »<noinclude> <references/></noinclude> 2hpst56izl023p4ue5fdja0qd31m3r2 Page:Adhémar d'Alès - Dictionnaire apologétique de la foi catholique, 1909, Tome 1.djvu/833 104 4017016 15908341 15564600 2026-07-07T12:59:08Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: Act''., → Act.'', (10), oj → of 15908341 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1649 ÉVANGILES CANONIQUES 1650</noinclude> Paul : nulle part, dans l’Evangile ni dans les Actes, on ne trouve d’emprunt, même discret, à ses Epîtres ; on a même pu contester qu’il les ait connues. Ces particularités ne s’expliquent bien que par des relations personnelles et intimes entre l’évangéliste et l’Apôtre. Et en effet, l’on peut établir, par ailleurs, que notre auteur n’a pas été seulement, à l’égard de saint Paul, un disciple au sens large, mais un disciple assidu et un compagnon de ses missions, 2" L’auteur du III' Evangile a été compagnon de saint Paul dans ses missions. — Cette conclusion résulte de ce double fait, que notre évangéliste est en même temps l’auteur du livre des Actes, et que l’auteur des Actes a été en effet compagnon des missions de saint Paul. 103. {{1o}} Tout d’abord, V auteur du troisième E<, 'angile est aussi l’auteur du lii’re des Actes. — Les deux ouvrages, en effet, débutent par un prologue semblable, avec dédicace au même Théophile. — Dans le prologue du second livre, ''Act.'', {{rom|i}}, i-4, l’auteur mentionne qu’il a déjà écrit un livre premier, où il a raconté tout ce que Jésus a fait et enseigné jusqu’au jour où il est monté au ciel, après avoir promis à ses apôtres de leur envoyer l’Esprit-Saint : cette description convient exactement au troisième Evangile. — D’autre part, les deux livres se font suite, comme les deux tomes d’un même ouvrage sur les origines chrétiennes. Ils se soudent, en quelque sorte, l’un à l’autre par le récit de l’ascension, résumé à la fin de l’Evangile. XXIV, 50-53, repris avec des traits identiques, mais plus développés, en tête des Actes, {{rom|i}}, 4-12. Les rapports ainsi constatés sont si particuliers, en même temps si naturels et si simples, qu’il est impossible de les attribuer aune imitation littéraire tendancieuse, dont on ne verrait dailleurs pas' bien le motif intéressé. Ce quiconlrijjue à rassurer pleinement sur ce point, c’est que, d’un bout à l’autre, les deux livres offrent d’intimes ressemblances au point de vue des idées, surtout des procédés littéraires, du vocabulaire et de la syntaxe. Ils sont visiblement de la même main. Comparer en particulier : Luc, {{rom|i}}, i et ''Act.'', {{rom-maj|XV}}, 24, 25 ; Luc, {{rom|i}}, 89 elvct., {{rom|i}}, 15 ; Luc, 1, 66 et ''Act.'', {{rom-maj|XI}}, 21 ; Luc, {{rom|iii}}, 10, 12, 14 et ''Act.'', 11, 3'j, {{rom|iv}}, 16 ; Laic, {{rom-maj|XII}}, 14 et ''Act.'', {{rom|ii}}, 27 ; Luc, ^v, 20 et ''Act.'', XX, 3^ ; Z, « r, {{rom|xxiv}}, 19 et ''Act.'', {{rom|vii}}, 22 ; etc. L’unité d’auteur du troisième Evangile et des Actes est, en fait, admise par l’unanimité des critiques. 104. {{2o}} Or, Vauteur des Actes a été un compagnon de saint Paul. — C’est ce qui ressort, en effet, dej^lusieurs passages du livre, où l’auteur, racontant des voyages de l’Apôtre, emploie la première personne du pluriel : ''Act.'', {{rom|xvi}}, 10-17, "voyage en Macédoine ; XX, 5-1Ô, voyage en Asie Mineure, de Troas à Milet ; xxi, i-18, voyagedeMilet à Jérusalem ; {{rom|xxvii}}, i-xxviii, 16, voyage de Jérusalem à Rome. L’explication la plus naturelle du langage adopté par l’écrivain est qu’il a fait partie dos Aoyages racontés en ces endroits et a été compagnon de saint Paul. 105. Objections à cette interprétation. — « Il paraît difficile, objecte M. Loisv, Les Evaiig. syn., t. {{rom-maj|I}}, p. 172, d’admettre que l’auteur des Actes ait été lui-même un disciple de Paul : il se montre conqjilateur en des occasions où il devrait savoir ; lui qui paraît si près de Paul pendant les dernières années de celui-ci, se montre presque étranger à sa pensée ; il néglige la théologie tles Epilres ; en telle circonstance capitale dans la vie de rA[)ôtre, notamment dans la relation de la querelle sur les observances légales, et de l’arrangement pris à Jérusalem entre Paul et les apôtres galiléens, il donne un récit de convention qui correspond fort mal à ce qu’on lit dans rEi)ilre aux Ca lâtes (cf. ''Act.'', {{rom-maj|XV}}, et ''Gal.'', 11, i-4), et qu on n’imagine guère avoir pu être écrit par un disciple et un compagnon assidu de Paul. » 106. En conséquence, M. Loisy reprend une hypothèse déjà mise en avant par divers critiques, en particulier par Strauss (n" 211). Le passages où se trouve employée la première personne du pluriel seraient bien d’un compagnon authentique de Paul : « la précision des renseignements ne laisse pas le moindre doute à cet égard », dit-il, Les Evang., syn., t. {{rom-maj|I}}, p. 171 ; et il n’y a pas de raison de contester que cet individu ne soit ''Luc''. Mais les passages ainsi rédigés par Luc, compagnon de l’Apôtre, pourraient avoir constitué un document antérieur au livre des Actes, et que l’auteur de ce dernier livre aurait simplement inséré dans sa compilation. « Le maintien du nous, déclare M. Loisy, est parfaitement compatible avec cette hypothèse, soit qu’on l’impute à une sorte de paresse du rédacteur, qui n’aurait pas pris la peine de modifier en ce point la forme du récit qu’il exploitait, soit qu’on l’attribue à l’arrière-pensée d’un écrivain qui n’aurait pas été fâché de communiquer par ce moyen à l’ensemble de son œuvre l’apparence d’un témoignage tout à fait direct et autorisé, ou bien même qui aurait eu l’intention de faire passer cette œuvre sous le nom du personnage apostolique dont il possédait l’écrit original. ^> Op. cit., p. 171. « S’il a voulu se faire passer pour le disciple de l’Apôtre, la dédicace à Théophile pourrait n’être qu’un moyen artificiel d’exprimer ses intentions en se conformant aux habitudes littéraires du temps. >> Ibid., p. 174. 107. lié panse aux objections. — Mais, tout d’abord, les difficultés opposées a priori sont l(, in d’être péremptoires. — On ne peut guère préciser dans quelle mesure l’auteur des Actes se montre compilateur, quels faits il pouvait raconter d’expérience personnelle, ou seulement d’information orale, quel usage il avait à faire dans son livre de la théologie des Épîtres. Les discours qu’il place dans la bouche de saint Paul, à Antioche de Pisidie, à Athènes, à Milet, conviennent parfaitement à l’Apôtre dans les circonstances données. Par ailleurs les renseignements si nombreux et si détaillés qu’il fournit sur sa vie et sur ses missions, offrent les meilleures garanties de bonne et exacte information. — Quant aux divergences constatées entre son récit du chap.xvet celui de saint Paul dans l’Epitre aux Galates, elles ont reçu des explications que les meilleurs juges estiment très satisfaisantes. Cf. F. Ciiase, TJte Credibility of the book of the Acts of the Apostles, 1902, p. gS sq. ; G. Rescii, Dus Aposteldekret nacit seiner aussercanonischen Texlgestalt, igoô ; A. Seebkug, Die beiden Wege und das Aposteldekret, 1906 ; H. Coimmeters, Le décret des Apôtres, dans la Bévue bibl., 1907, p. 34-58 ; 218-239 ; A. Harnack, Die Apostelgeschichte, 1908, p. 190 ; E. Jacquier, Hist. des livres du A. T., t. {{rom|iii}}, 1908, |i. 132-141. — On ne peut donc opposer à l’identificalion de l’auteur des Actes avec un compagnon de saint Paul rien de décisif. 108. Par contre, il semble absolument nécessaire d’identifier l’auteur du prétendu journal de voyage avec le rédacteur final du livre. — En effet, les morceaux en question, comparés au reste de l’ouvrage, ne présentent aucune différence littéraire, mais au contraire une parfaite ressemblance de pensée et de style. — M. Harnack a fait remarquer l'emploi fréquent des participes, de of ; comme particule de temps, de £1 dans le sens de {{??|grec}}, de d avec l’optatif, de èrt avec l’accusatif pour marquer le temps, et d’autres expressions familières, comme /to/i ; , Travrwç, âj-vw, /.K/.ùdiv, TK vûv, xkO ' 4'v T ! 5-îv, ctc. Ou trouvc dans nos morceaux 63 mots qui leur sont communs avec le reste des Actes, 44 avec le reste des Actes et le troi-<noinclude> <references/></noinclude> gwerxzzserr4490v1qvkvxid7qtww0w Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/57 104 4017499 15908358 15519335 2026-07-07T12:59:30Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908358 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1407|MESSIANISME, GÉNÉRALITÉS|1408}}</noinclude> Conformément à ce principe, notre tâche sera de suivre tout d’abord le messianisme dans son développement historique en étudiant les différentes prophéties dans l’ordre chronologique de leur succession. La base indispensable d’une telle étude est la critique littéraire dans la mesure où elle a réellement précisé nos connaissances sur l’origine des textes prophétiques. Elle entre d’autant plus en jeu que le caractère messianique de bien des passages et non des moins importants sert précisément — souvent d’une façon injustifiée — d’indice pour en fixer la date. Cette attention donnée à l’origine des textes messianiques permet de les placer dans leur milieu historique et par là de les mieux comprendre ; car les prophètes mêlent toujours à leur description du salut messianique des traits empruntés aux circonstances de leur temps. En suivant la même méthode, on est amené à tenir également compte pour l’intelligence de ces prédictions de l’ensemble des vues prophétiques de leurs auteurs. Dans la littérature prophétique les promesses de salut ne sont pas des visions isolées ; elles sont au contraire inséparablement liées à la manière dont les voyants envisagent l’avenir du peuple et des autres nations en général. Elles forment dans leurs discours par rapport aux exhortations, reproches et menaces, la partie presque toujours la moins étendue. On en aurait donc une conception incomplète et même fausse, si on n’apercevait pas comment dans les tableaux prophétiques la lumière des promesses est contrebalancée par les ombres qui les entourent. C’est pourquoi nous donnerons une esquisse des perspectives de chaque prophète. Ainsi se dégagera d’autant mieux son espérance messianique. Au terme de cette analyse viendront logiquement quelques considérations d’ordre général. Celles-ci se rapportent d’abord à l’origine et au développement du messianisme. La nature même du sujet impose ensuite une triple comparaison. Il y a lieu d’abord de rapprocher les multiples prophéties, pour les résumer, en relever les ressemblances et les différences, y distinguer les éléments importants et accessoires, en obtenir une idée d’ensemble. Ensuite il faudra mettre les idées messianiques d’Israël en parallèle avec les idées semblables ou prétendues telles des autres peuples de l’ancien Orient. Étude d’autant plus nécessaire aujourd’hui que beaucoup d’exégètes ont voulu prouver par l’étude comparative des religions que le messianisme juif n’est pas autochtone, et que son origine et son sens s’expliquent par les aspirations toutes pareilles d’autres nations. En troisième lieu nous devrons comparer les idées messianiques de l’Ancien Testament avec les données du Nouveau, c’est-à-dire étudier enfin l’espérance messianique à la lumière de son accomplissement. La solution de ces problèmes fondamentaux du messianisme suppose évidemment au préalable la connaissance exacte des faits. {{P début|90}}I. {{sc|Ouvrages sur l’eschatologie messianique}}. — 1° ''Catholiques''. — L. Rcinke, Die messianischen Weissagungen bei den grossen und kleinen Propheten, 1859-62 ; II. Losètre, Messie, dans ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom-maj|IV}}, col. 1032-1040 ; J. Touzard, article Juif, II’partie : l’espérance messianique, dans Dictionnaire apologétique, 1915, t. {{rom|ii}}, col. 1014-1654 ; M. Wolff, Messianische Weissagungen, 1911, 2{{e}} édit., 1922 ; G. Hoberg, Katecliismus der messianischen Weissagungen, 1915 ; N. Peters, Weltfrtede und Propheten, 1917 ; J. Dôller, Die Messiaserwarlung im Allen Testament, 2° édit., 1921 ; S. Grill, Die I.ilirc lier Ileiligen Schrift vom Iinde der Wclt, 1921 ; !.. Diirr, Vrsprung und Ausbau der isrælitischjùdischen I Icilundscruiartung, 1925 ; Fr. Nôtscher, Altorientulischer und alttestamentlicher Au/erstehungsgluubc, 1920. 2° ''Protestants''. — E. V. Hengstenberg, Christologic des Allen Testament es, 1854-57 ; C. v. Orclli, Die altlestament liche Weissagung von der Vollendung des Gottesreiches, 1882, article Messias, dans Protestantische Realencyclopddie, 1903, t. {{rom|xii}}, p. 723 sq. ; E. Riehm, Die messianische Weissagung, 1885 ; Ch. A. Briggs, Messianic Prophecꝟ. 1886 ; V. H. Stanton, The Jewish and the Christian Mcssiah, 1886 ; Messiah, dans J. Hastings, The Dictionary of the Bible, 1900, 1920, t. {{rom|iii}}, p. 352-357 ; Fr. Delitzsch, Messianische Weissagungen in geschichtlicher Folge, 1890 ; H. Gunkel, Schôpfung und Chaos in Urxeil und Endzeit, 1895, 2{{e}} édit., 1921 ; P. Volz, Die vorexilische Jahveprophetie und der Messias, 1897 ; E. Hiilui, Die messian. Weissagungen des isrælitisch-jiidischen Volkes, t. {{rom|i}}, 1899 ; V. Nowack, Die Zukunftshoffmmgen Isræls in der assyrischen Zeit, dans Iloltzmannfestschrift, 1902 ; H. Gressmann, Der Vrsprung der isrælitisch-jiidischen Eschatologie, 1905 ; E. Bertheau, Die alltestamentliche Auferslehungshofjnung, 1905 ; J. Richter, Die messianische Weissagung und ihre Erfullung, 1905 ; W. Môller, Die messianische Erwarlung der vorexilischen Propheten, 1906 ; H. Schmidt.Der Vrsprung der isrælilisch-jùdischen Eschatologie, dans Theologische Bundschau, 1906 ; W. O. E. Œsterley, The évolution of the messianic Idea, 1908 ; A. Schulte, Die messianischen Weissagungen des Allen Testamentes nebst dessen Typen iibersetzl und kurz erklàrt, 1908 ; E. Sellin, Die isrælitisch-jùdische Heilandserwartung, 1909, Der alttestamentliche Prophetismus, II{{e}} partie, Aller, Wesen und Vrsprung der altlestamentlichen Eschatologie, 1912 ; W. Eichrodt, Die Hofjnung des ewigen Friedens im alten Israël, 1920 ; W. Caspari, Die Anfànge der alttestamentlichen messianischen Weissagung, dans Neue kirchliche Zeitschrifl, 1920, p. 455 sq. ; A. Causse, Israël et la vision de l’humanité, 1924 ; H. Schmidt, Der Mythos vom wiederkehrenden Kônig im Allen Testament, 1925 ; G. Hôlscher, Die Vrsprùnge der jiidischen Eschatologie, 1925 ; E. Konig, Die messianischen Weissagungen des Alten Testaments, 1925 ; A. v. Gall, HaaiÀsta toC WsoC, Eine religionsgeschichtliche Studie ZUT vorkirchlichen Eschatologie, 1926 ; Nathaniel Micklem, Prophecy and eschatology, 1926 ; G. R. Berry, Messianic-Predictions dans Journ. of Bibl. Lit., 1926, p. 232 sq. ; W. Israël et H. Schadel, Der Messias und das Volk Israël, 1927. II. {{sc|Ouvrages sur le prophétisme}}. W. R. Smith, The prophets of Israël, 1897 ; Cornill, Isrælitischer Prophetismus, 1897 ; R. Kittel, Prophétie und Weissagung, 1899 ; O. Procksch, Geschichtsbetræhtung und Geschichtsiiberlieferung bei den vorexilischen Propheten, 1902 ; A. Davidson-Paterson, Old Testament Prophecꝟ. 1904 ; B. Bantsch, Prophétie und Weissagung, dans Zeitschrifl für wissenschaftliche Théologie, 1908 ; J. Touzard, Les prophéties de l’Ancien Testament, dans Revue du Clergé français, 1908, t. {{rom|lvi}}, p. 535-548 ; E. Mangenot, Prophétisme, dans Dictionnaire de la Bible, t. {{rom|v}}, col. 735-747 ; E. Sellin, Der alttestamentliche Prophetismus, 1912 ; G. Hôlscher, Die Propheten, 1914 ; W. Cossmann, Die Enlwickelung des Gerichlsgedankens bei den alttestamentlichen Propheten, 1915 ; B. Duhm, Isræls Propheten, 1916 ; E. Tobac, Les prophètes d’Israël, 1919-1921 ; W. Baumgartner, Die Auflassungen des Jahrhunderts vom isrælitischen Prophetismus, dans Archiv für Kullurgeschichte, 1922 ; S. Buzy, Les symboles de l’Ancien Testament, 1923 ; A. Condamin, Prophétisme israélite, dans Dictionnaire apologétique, t. {{rom-maj|IV}}, col. 386-425 ; L. Dûrr, Wollen und Wirken der alttestamentlichen Propheten, 1926 ; M. A. van den Oudenrijn, De lirophetice charismate in populo isrælitico libri quaituor, 1926. Voir en outre les Manuels d’histoire des religions et de théologie biblique, cités dans Judaïsme, t. {{rom|viii}}, col. 1635.{{P fin}} <section end="M" /> <section begin="M" /> '''I. {{refa|1|ÉTUDE ANALYTIQUE DES PROPHÉTIES RELATIVES AU MESSIE DANS LA LITTÉRATURE CANONIQUE}}. ''' <br>I. {{refl|11|nosup|num=Les premières formes de l’espérance messianique}}. <br>II. {{refl|12|nosup|num=L’époque de Moïse}} (col. 1418). <br>III. {{refl|13|nosup|num=Le temps des rois}} (col. 1421). <br>IV. {{refl|14|nosup|num=Les prophètes écrivains antéexiliens}} (col. 1126). <br>V. {{refl|15|nosup|num=Les temps exiliens et postexiliens}} (col. 1465). I. {{refa|11|{{sc|Les premières formes de l’espérance messianique}}}}. Avant de devenir dans les huit derniers siècles de l’histoire d’Israël ce système d’idées et d’aspirations que révèle l’œuvre des prophètesécrivains, l’espérance messianique n’avait longtemps reposé que sur de rares oracles divins, épais à longue distance les uns des autres à travers les époques précédentes.<noinclude> <references/></noinclude> 74h8prspvdz625jgmy6x6gnpceprpt5 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/75 104 4017517 15908362 15576901 2026-07-07T12:59:33Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908362 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1443 MESSIANISME, LES PROPHÈTES PRÉEXILIENS : MICHÉE 1444 les plus redoutables, l’Assyrie et l’Egypte, {{rom|xi}}, 10-16. Ces paroles sont très dures, surtout après la description de la paix qui doit régner parmi les animaux. Isaïe aurait-il pu dire immédiatement après que les hommes ne parviendront pas à cette paix ? Les doutes émis au sujet de l’authenticité de ce passage sont donc bien compréhensibles. 8. La prophétie, {{rom|xi}}, 1-9, faite au moment du plus grand danger que Jérusalem ait couru depuis que David en avait fait la capitale du royaume israélite, représente le sommet du messianisme d’Isaïe. Elle complète ce qu’il avait déjà énoncé sur la personne et le règne du Messie. D’autre part, elle est elle-même admirablement complétée par deux autres prédictions qui annoncent la participation de tous les peuples au royaume messianique. L’une est la célèbre vision, {{rom|ii}}, 2-4, sur la montagne de Sion vers laquelle tous les peuples afflueront dans les derniers temps pour recevoir de Jahvé l’enseignement de la vérité. Ils se laisseront tous sans exception guider par Jahvé ; par suite toute guerre cessera et les armes seront transformées en outils de travail. Duhm remarque avec raison qu’on n’a encore produit aucun argument sérieux contre l’authenticité de ce texte, et qu’à cause de la parenté avec {{rom|xi}}, 1 sq. et xxxii, 1 sq., le mieux est de le placer à la fin de l’activité d’Isaïe. L’autre prédiction, {{rom|xix}}, 16-25, se rapporte à la conversion de l’Egypte et de l’Assyrie. La crainte de Jahvé qui punit l’Egypte amènera d’abord quelques villes à le reconnaître comme maître suprême, et à apprendre la langue sainte de son culte. Finalement tout le pays adorera Jahvé, on érigera au milieu de l’Egypte un autel en l’honneur du vrai Dieu et toutes sortes de sacrifices y seront offerts. Dans ce même dessein de servir Jahvé, l’Egypte s’associera à l’Assyrie. La rivalité entre ces deux puissances cessera. Le trait d’union entre les deux sera Israël qui leur communiquera la connaissance de Jahvé et deviendra ainsi, conformément à l’antique promesse faite à Abraham, Gen., {{rom|xii}}, 1-3, une bénédiction au milieu de la terre. Quand on pense aux traitements cruels qu’Israël a subis si souvent de la part de ces deux peuples, on voit que cette prédiction respire l’universalisme le plus large et le plus sublime. Nous plaçons cette prophétie, avec Condamin et Feldmann, à la fin de l’activité d’Isaïe. Parmi les protestants, il n’y a que Driver, Kuenen, Dillmann, Baudissin qui la reconnaissent comme authentique. Tous les autres rejettent de plus en plus, non seulement les promesses faites à l’adresse de l’Egypte, mais aussi les menaces, {{rom|xix}}, 1-15, qu’Isaîe avait proférées contre elle antérieurement. Voir la bibliographie indiquée à la fin de l’article Isaïe, t. {{rom|viii}}, col. 77-7’J. Y ajouter : Guthe-Budde, Pas Buch Jesaia dans Kaulzsch, 1922 ; Duhm, Pas Buch Jesaia iibcrselzl und erklàrt, 4{{e}} éd., 1922 ; Knabenbauer, Cornmentarius in Isaiam prophetam, 2 vol., 2{{e}} éd., 1923 ; Fr. Feldmann, Pas Buch Isaias iihersetzl und erklàrt, 2 vol., 1925-1926 ; A. Kônig, Das Buch Jesaia eingeleilet, übersetzt und erklàrt, 1926 ; II. Guthe, Pas Zukun/tsbild des Jesaja, 1885 ; II. I lackmann, Pie Zukun/tserwartung des Jesaja, 1893 ; J. llermann, Per Messias ans Paoids Geschlecht, dans Zeitschri/t für wissenscha/tliche Théologie, t. {{rom|li}}, p. 260-268 ; II. Guthe, Zeichen und Weissagung in les. 7, 14-17, dans Wellluuisen/estschri/t, 1914 ; Béer, Z.ur Zukunftserwartung Jcsajas, ''ibid''. ; K. Marti, Dcr fesatantsche Kern in Jes. G, 1-9, G, dans Budde/estschrifl, 1920 ; G. Harford, The prince of peace (Is., ix 6), dans The Expositor, 1919 ; A. {{rom|li}}. Gordon, The failli oflsaiah, statesman and euangelisl, 1920 ;.1. Rldderboos, ’De messiaskoning in Jcsujus pro/ete, 1920 ; H. C. Faithfull, Immanuel, dans The Exposttor, 1920-21 —, I). {{rom|il}}. Corley, Messianic l’ro~ phecg in flrsl Isaiah, dans American Journal of sem. Long, , 1922-23. V. {{sc|MICHÉE}}. Loin d’être éclipsé par son grand contemporain Isaïe, Michée mérite précisément au point de vue messianique une attention toute particulière. Si ses discours ne reflètent guère les graves événements politiques qui remuèrent à son époque le peuple juif jusqu’au fond, ils en représentent d’autant mieux la situation religieuse et sociale. A son arrivée à Jérusalem, le campagnard de Moreschet est au plus haut point scandalisé par la dépravation profonde et universelle des mœurs, vu, 1-6, spécialement par l’exploitation brutale des petites gens dont les grands et les riches, {{rom|ii}}, 1-11, les juges même se rendent coupables, {{rom|iii}}, 1-12, tout autant par l’extrême perversité religieuse qu’il y constate. Cette dernière consiste dans un culte purement extérieur et dans l’illusion présomptueuse qu’aucun malheur ne peut arriver à Israël, parce qu’il est le peuple de Dieu et qu’il possède le temple, {{rom|iii}}, 11. Avec une indignation et une sévérité qui le font dépasser non seulement Isaïe mais aussi Amos, Michée annonce le jugement à la nation coupable. Il en donne surtout deux descriptions. D’abord, {{rom|i}}, 1-u, 11, il dépeint une théophanie grandiose : Jahvé, en faisant trembler la terre et les montagnes se fondre, descend du ciel pour punir Israël (ou^bien la phrase {{rom|i}}, 2 a : « écoutez, vous tous peuples ; prête ton attention, terre » est une glose ; ou bien peuples = tribus, et terre = pays, ères, doivent se restreindre à la Palestine et à ses habitants). Il ruinera en premier lieu Samarie, avec toutes ses idoles, {{rom|i}}, 6 sq., mais le coup qu’il portera contre le royaume du Nord atteindra aussi Jérusalem, {{rom|i}}, 9 sq. Dans un second tableau, {{rom|vi}}, 1 sq., le prophète présente Dieu plaidant contre son peuple. Le Très-Haut lui rappelle ses bienfaits et lui répète qu’il est honoré non par les sacrifices, mais par la droiture, la charité, l’humilité. Il s’adresse en particulier à Jérusalem, dont les habitants imitent les pratiques idolâtriques de Samarie. Pour cette raison, Jahvé va commencer à les punir : les ennemis leur enlèveront le produit de leur travail et les extermineront par le glaive, vi, 9 sq. (La ressemblance entre les formules introductoires des deux morceaux, {{rom|vi}}, 1-8 et {{rom|vi}}, 9-16, l’analogie entre l’apostrophe au peuple, suivie de celle qui est adressée à Jérusalem et le contenu de {{rom|i}}, 5c ; « Quel est le péché de la maison de Juda (LXX) ? N’est-ce pas Jérusalem », témoignent en faveur de l’unité des deux morceaux, et excluent pour le second l’origine postexilienne que Guthe et d’autres supposent. ) Pour Michée, pas plus que pour ses prédécesseurs, le jugement ne constitue la fin de l’histoire du peuple de Dieu. Bien que le sort lamentable d’Israël le fasse hurler comme les chacals et gémir comme les autruches, i, 8, il déclare, à une autre occasion, {{rom|vii}}, 7, et cela après avoir décrit, comme peut-être aucun autre prophète avant lui, la corruption morale de ses coreligionnaires, qu’il met son espérance dans le Dieu de son salut qui l’exaucera (le f. {{rom|vii}}, 7, doit être rattaché au morceau qui précède et non à celui qui suit). Le prophète ne désespère donc pas, et, conformément à cette confiance, il n’est pas étonnant que dans son livre les menaces s’accompagnent aussi de promesses : {{rom|ii}}, 12-13 ; iv-v ; {{rom|vii}}, 8-20. Malheureusement, au point de vue critique et exégétique, ces dernières soulèvent des questions compliquées. Déjà les prédictions du châtiment révèlent le caractère complexe du livre de Michée ; mais celles de la restauration rendent la situation vraiment embarrassante : la transition d’un oracle à l’autre est tantôt très abrupte, tantôt à peine sensible, les perspectives de salut sont divergentes ; quelques versets suggèrent des remaniements et des élargissements exiliens et poslexiliens ;<noinclude> <references/></noinclude> 2pyklesbyuwhfj3tpqtwr43oj78kskb Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/116 104 4017559 15908352 15791486 2026-07-07T12:59:21Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908352 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1525|MESSIANISME, LA LITTÉRATURE RABRINIQUE|1526}}</noinclude>noire, {{rom|liii}}-{{rom|lxxiv}}. Les fléaux dont le monde actuel sera accablé avant d’arriver à son terme, sont également divisés en douze groupes ou étapes, {{rom|xxv}}-{{rom|xxix}}. Dieu en préservera la terre sainte, {{rom|xxix}}, 2, et le Messie, apparaissant comme la foudre qui sort d’un nuage, rétablira Israël, lui, 8-11. Il fera surtout succomber le dernier prince du dernier royaume hostile à Dieu en qui s’incarne toute la méchanceté du monde. Celuici sera lié et transporté à Sion, où « le Messie le convaincra d’impiété et le tuera », {{rom|xxix}}, 7-xl, 2. Le Messie réunira tous les peuples pour accorder la vie à ceux qui se soumettent à Israël et pour exterminer ceux qui ont opprimé son peuple, {{rom|lxxii}}, 2-6. Alors il se mettra sur le trône de son royaume pour régner jusqu’à la fin du monde actuel, {{rom|xl}}, 3 ; {{rom|lxxiii}}, 1. Il n’y a pas comme dans IV Esdr. d’indication sur la durée du temps messianique. Le bonheur matériel qui se réalisera sous le règne du Messie est décrit avec une grande ampleur. La fertilité de la terre sera prodigieuse. Outre des mets ordinaires on se nourrira de la manne et de la chair de Béhémoth et deLéviathan, {{rom|lxxiii}}-{{rom|lxxiv}} ; {{rom|xxix}}, 3-8. Lors de la résurrection tous les hommes auront d’abord l’aspect qu’ils avaient pendant leur vie terrestre, ! ., 2-4 ; mais après le jugement les damnés seront transformés en fantômes et livrés à leurs peines. Les justes par contre seront semblables aux anges et resplendiront comme des étoiles, xxx ; {{rom|l}}-{{rom|li}}. Si l’apocalypse d’Esdras n’est pas toujours homogène, celle de Baruch l’est moins encore. Il y a en elle de vraies contradictions : tantôt il y est question d’un seul monde, {{rom|iv}}, 1 ; {{rom|xiv}}, 19, tantôt de deux ; certains textes parlent de résurrection, d’autres l’ignorent, {{rom|xi}}, 4-6 ; {{rom|xvi}}, 5 sq. ; voir pour le détail Volz, p. 35 sq. Souvent les perspectives messianiques et purement eschatologiques y sont mélangées, d’où mainte obscurité. {{P début|90}}Ajouter aux ouvrages cités à l’art. Judaïsme, littérature apocalyptique, idées messianiques et eschatologiques : E. de Faye, Les apocalypses juives, 1892 ; J.-B. Frey, Apocryphes de l’Ancien Testament, dans ''Dictionnaire de la Bible'', Supplément publié par L. Pirot, fasc. 1-2, 1926, col. 354-460. — Fr. Martin, Lc, livre d’Hénoch, 1906 ; F. Mari, Le idée escatologiche del Libro di Enoch, dans Rivista storico-crilica délie scienze leologiche, 1909, p. 1 sq. ; L. Gry, Les paraboles d’Hénoch et leur messianisme, 1910 ; F. Perles, Zur Erklàrung des Bûches Henoch dans Orientalistische Lileraturzeitung, 1913, p. 481 sq. ; G. Kuhn, Beitràge zur Erklàrung des Bûches Henoch, dans Zeitschr. für die A. T. Wissenschaft, 1921, p. 240 sq. ; N. Messel, Der Menschensohn in den Bilderreden des Henoch, 1922 ; Pedersen, Zur Erklàrung der eschalologischen Visionen Henochs dans Islamica, 1926, p. 416 sq. — Bohn, Die Bedeutung des Bûches der Jubilæn, dans Theologische Studien und Kritiken, 1900, p. 167 sq. ; Fr. Martin, Le livre des jubilés, dans Revue biblique, 1900, p. 321 sq. ; 502 sq. — Schnapp, Die Testamente der Zwolf Palriarchen untersucht, 1884 ; F. Perles, Zur Erklàrung der Test, der Zwôlf Palriarchen dans Beihefte zur orientalistischen Lileraturzeitung, 1908, p. 135 sq. ; Plummer, The relation of the Testaments of the Twelve Palriarchs to the books of the New Testament, dans Exposilor, 1908, p. 481 sq., réplique de Charles, ibidem, 1909, p. 1Il sq. — Girbal, Essai sur les Psaumes de Salomon, 1887 ; Jacquier, Les Psaumes de Salomon dans L’Université catholique, 1893, p. 94 sq. ; L. Gry, Le Messie des Psaumes de Salomon, dans le Muséon, 1906, p. 231 sq. ; R. Harris et A. Mingana, The Odes and Psalms of Salomon, 2 vol., 1916-20. — G. Hôlscher, Ueber die Entstehungszeit der Himmelfahrt Moses, dans Zeitschrift für die N. T. Wissenschaft, 1916, p. 108 sq., 149 sq. ; Clemen, Die Entstehungszeit der Himmelfahrt des Moses, dans Hunderl Jahre A. Marcus und E. Webers Verlag, 1919, p. 72 sq. — Clemen, Die Zusammenselzung des Bûches Henoch, der Apocalypse des Baruch und des vierten Bûches Esra, dans Theol. Studien und Kritiken, 1898, p. 227 sq. ; Br. Violet, Die Apocalypse des Esra und des Baruch, 2 vol. 1923. — J. K. Fotheringham, The date and place of Writing of the Slavonic Enoch, dans Journ. of theol. Stud., 1918-1919, p. 252 sq. ; Bonwetsch, Die Bûcher der Geheimnisse Henochs, das sogenannte slavische Henochbuch, 1922.{{P fin}} <section end="M" /> <section begin="M" /> II. {{refa|22|{{sc|Littérature rabbinique}}}}. Pendant que des « inspirés », de nouveaux « prophètes » composaient des œuvres entières dans lesquelles ils communiquaient de prétendues révélations que Dieu leur aurait faites sur l’avenir définitif d’Israël et du monde, les docteurs de la Loi discutaient entre eux toutes les questions qui se rapportaient à ce même thème. Les nombreux passages de la littérature rabbinique (Mischna, Tosephta, Talmud palestinien et babylonien, Midraschim, Targums, Prières, etc.) qui contiennent leurs opinions et spéculations sur le messianisme, prouvent le très vif intérêt que ce sujet éminemment israélite soulevait chez les savants du judaïsme. Comme il est assez difficile de déterminer la suite historique des différentes parties de la tradition rabbinique — souvent des paroles fixées par écrit à une époque assez tardive sont d’origine beaucoup plus ancienne — nous donnerons dès l’abord, conformément à la coutume reçue, un exposé systématique des idées messianiques qui s’y rencontrent. 1° ''Le règne de Dieu''. Pour les rabbins, comme pour les apocalyptiques et les prophètes, l’ère messianique est la réalisation parfaite du règne de Dieu. Dans le but d’éviter la prononciation trop fréquente du nom de Dieu, ils l’appellent toujours « le royaume des cieux » (Malkouth ha&Sammaim) et y sous-entendent non le royaume, c’est-à-dire le territoire soumis à l’autorité divine, mais le règne, c’est-à-dire le pouvoir royal exercé par Dieu. Ce règne de Dieu est absolu et existe dès maintenant : « Celui qui s’éloigne du péché reçoit sur lui le royaume des cieux », Sifra, 93 d ; le prosélyte reçoit sur lui ce royaume, Midrasch Tanhuma. Gen. lekleka, 5 ; c’est par la vocation d’Abraham, par la fondation de la théocratie israélite qu’il a été établi parmi les hommes, Sifre, 134 b. Le règne de Dieu qui s’établira à la fin des temps ne sera que l’extension universelle de l’empire actuel de Dieu. Les Targums des prophètes, par exemple ''Is''., {{rom|xl}}, 9 ; ''Mich.'', {{rom|iv}}, 7 ; Abd., 21 ; ''Zach.'', {{rom|xiv}}, 9 (Lagrange, p ; 155), disent souvent qu’alors « le règne de Jahvé se manifestera, sera reconnu de tous les habitants de la terre ». En même temps, les autres dieux seront privés de leur culte. Mekilta, 56 a. Cette manifestation du règne de Dieu se fera à Sion et le triomphe de Dieu sera en même temps le triomphe d’Israël, Pesikta Rabbathi, 161 a ; Targum ''Mich.'', {{rom|iv}}, 7. Le règne de Dieu est loin de jouer chez les rabbins un rôle aussi important que chez les prophètes. Ils ont cependant intercalé dans leurs prières — car « toute bénédiction où ne figure pas le règne n’est pas une bénédiction », R. Johanan, Talmud Bab., 40 b — la demande que Dieu règne enfin, de sorte que la mention du royaume des cieux devenait quotidienne. La onzième demande du Schemoné Esré est celleci : « Règne sur nous, Jahvé, toi seul. » Dans la prière Alénou, composée vers 240 après J.-C. en Babylonie, les Juifs s’adressent à Dieu en ces termes : « Aussi nous espérons en toi, Jahvé, notre Dieu, pour voir promptement la magnificence de ta force, pour voir disparaître les idoles de la terre et les faux dieux seront complètement détruits ; pour restaurer le monde par le règne du Tout-Puissant et tous les enfants des hommes invoqueront ton nom ; pour ramener à toi tous les méchants de la terre, tous les habitants du monde reconnaîtront et sauront. Car tout genou se courbera devant toi, toute langue jurera par toi… Et ils recevront sur eux le joug de ton règne et tu régneras sur eux à jamais et toujours. C’est à toi qu’appartient le règne, et tu régneras dans la gloire pendant les siècles des siècles. » (Traduction du<noinclude> <references/></noinclude> 9wigslbaj5myxzho2vtrfrnlxlqckgp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/145 104 4017588 15908353 15457064 2026-07-07T12:59:23Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'',, oj → of 15908353 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1583|M É T E WPS YC S E. II I S T 1 R E|1584}}</noinclude> bêtes de toute sorte, même de poissons et de mollusques, ''ibid.'', 92 ab. Platon ne parle pas comme Empédocle d’une réincarnation dans les plantes, mais, sous cet le réserve, il énonce la doctrine de la palingénésie, dans sa forme la plus générale et les corps de tous les animaux, sans exception, paraissent susceptibles de recevoir les âmes humaines déchues. Cette affirmation semble en contradiction avec plusieurs textes du Phèdre et de la République. Cf. A. Hivaud, Tintée, Paris, 1925. D’après Phèdre, 249 b {{rom|c}}, une âme animale, au sens propre du terme et qui n’a jamais contemplé la vérité, ne peut pas subsister dans un corps humain. Ne faut-il pas admettre, inversement, qu’une âme humaine, même déchue, ne peut pas davantage exister dans un corps d’animal ? D’ailleurs, ce qui caractérise proprement l’homme, c’est la présence de l’âme supérieure, 8aîtLcov, que le démiurge a façonnée pour lui, du génie, de la fyuyj) et du Xéyoç. Or cette faculté proprement humaine manque chez les bêtes. République, {{rom|iv}}, 4-Il a b. Pourtant, si la réincarnation sous une forme animale est un châtiment, ce châtiment ne peut atteindre que le voûç. Et comment l’intellect, étranger entièrement à la nature animale, pourrait-il habiter en elle, ne fût-ce qu’un instant ? Les disciples de Platon, Proclus nous l’apprend, In Tim., 42 bc, édit. Diehl, t. {{rom|iii}}, p. 294, avaient vu Cette difficulté, sans parvenir à trouver une solution satisfaisante. Certains avaient soutenu que l’âme spirituelle, partout identique, n’est pas toujours active et consciente au même degré, qu’elle se dégrade et s’endort parfois, jusqu’à ne plus pouvoir animer un corps d’homme (Aétius, Doxoqr., 432 a, 15). Telle était peut-être la pensée de Platon, mais nulle part, il ne l’exprime avec précision. E. Hohde a suggéré une autre hypothèse. D’après lui, Platon, vers la fin de sa vie, aurait ramené tout le contenu de l’âme à la faculté intellectuelle et rejeté dans le corps toutes les autres fonctions psychologiques. Mais alors il était forcé de renoncer à la palingénésie. Il ne l’aurait plus conservée dans le Timée, que par une fidélité instinctive aux opinions des orphiques et d’Empédocle, et aussi en raison de ses avantages pratiques et de l’appui que cette doctrine peut apporter aux vérités morales. — Mais c’est méconnaître l’esprit du platonisme que de réduire ainsi l’importance de la croyance aux métempsycoses. Quelle que soit la valeur du mythe, par lequel il la traduit en images, la foi en un progrès ou en une déchéance possible des âmes, la confiance en l’effort de la raison pour maîtriser les instincts inférieurs est un élément caractéristique et permanent de la philosophie de Platon. Ce qui est vrai, comme E. Hohde l’a noté, c’est que la doctrine platonicienne de l’âme fait place à des données d’origine et de nature différente. Platon amalgame en un tout l’ancienne croyance orphique ou pythagoricienne et la conception plus moderne de l’âme, principe des fonctions corporelles. Le Timée nous offre en ce sens la première ébauche, déjà très complète, de toutes les doctrines de l’âme humaine, qui dominèrent la philosophie, depuis Aristote jusqu’à Descartes, Spinoza et Leibnitz. Cf. Gaye, The Platonic conception <>/ immortality and ils connexion with the theory ofideas, Londres, 1901. Ce sciait d’ailleurs se méprendre sur la pensée de Platon que de prendre à la lettre tout ce qu’il décril si minutieusement dans ses mythes. Car, d’après lui, le mythe est un mensonge, mais qui renferme de la vérité. République, {{rom|ii}}, 377 a. L’emploi du mythe est comme un aveu d’impuissance ; on y a recours pour expliquer d’une façon quelconque les problèmes que la raison se pose, sans pouvoir les résoudre, et dont l’homme demande une solution telle quelle. République ii, 382 d. Ce sont peut-être des contes de vieilles femmes, mais comment les mépriser si nous n’avons rien de mieux, rien de plus exact à dire, (iorgias, 527 a ; cf. The Myths of Plato, Iranslated by J. A. Steward, Londres, 1905, p. 108-302 ; Brochard. J.cs mythes de Platon, Études de philos, anc. et mod., Paris, 1912. Mais l’iaton, sans attacher le même importance à tous les détails de ses mythes, considère la réincarnation comme une doctrine philosophique dont il prétend nous donner les preuves dans le Phédon. La première est tirée de l’ordre général de la nature, la nature est gouvernée par la loi des contraires ; par cela seul doncque nous voyons dans son sein la mort succédant à la vie, nous sommes obligés de croire que la vie succède à la mort. D’ailleurs, rien ne pouvant naître de rien, si les êtres que nous voyons mourir ne devaient jamais revenir à la vie, tout finirait par s’absorber dans la mort, et la nature deviendrait un jour semblable à Endymion. Une preuve plus précise est tirée du prêter. du fait de la réminiscence. Apprendre n’est pas autre chose que se souvenir. Or si notre âme se souvient d’avoir déjà vécu avant de descendre dans ce corps, pourquoi ne croirions-nous pas qu’en le quittant elle en pourra animer successivement plusieurs autres ? Entre deux vies, s’il ne se présente pas sur-le-champ un corps préparé pour elle, elle va aux enfers. Dans le livre X de la République, Platon fixe à mille ans l’intervalle qui sépare deux incarnations successives. Il y a une fin possible à ces incarnations successives. Si l’âme se retire pure, sans conserver aucune souillure du corps, comme n’ayant eu volontairement avec lui aucun commerce, mais, au contraire, comme l’ayant toujours fui et s’étant toujours recueillie en elle-même en méditant toujours, c’est-à-dire en philosophant avec vérité et en apprenant effectivement à mourir (car la philosophie n’est-ce pas une préparation à la mort ?) ; si l’âme se retire, dis-je, en cet état, elle va à un être semblable à lui, à un être divin, immortel et plein de sagesse, dans lequel elle jouit d’une merveilleuse félicité, délivrée de ses erreurs, de son ignorance, de ses craintes, de ses amours qui la tyrannisaient et de tous les autres maux attachés à la nature humaine ; et, comme ou le dit de ceux qui sont initiés aux saints mystères, elle passe véritablement avec les dieux toute l’éternité. 6. ''Aristote''. Certains ont voulu interpréter dans le sens de la métempsycose le fameux texte du De generatione animalium, t. {{rom-maj|VI}}, c. {{rom|iii}}, 73(> b, 27, mais c’est bien à tort, car la vraie traduction semble être : L’âme humaine n’est pas tirée de la midière, elle vient du dehors, c’est-à-dire de Dieu, et ainsi elle peut être appelée divine. C’est ce qui résulte du dédain avec lequel. De anima, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|iii}}, 407 b, Aristote parle des » fables pythagoriciennes », ne pouvant admettre que « n’importe quelle âme puisse entrer dans n’importe quel corps » — ce qui paraît d’ailleurs bien impossible si l’on admet que l’âme est la forme ou l’acte du corps. Ailleurs, Métaphysique, t. {{rom-maj|XI}}, c. {{rom|iii}}, 1070 a, 21 sq., il déclare que la forme substantielle n’est produite qu’avec le compose. {{8o}} Romains. Les anciens Romains croyaient à la survivance, comme le prouve le culte envers les Mânes, les Larves et les Lémures, que l’on honorait avec une piété louchante ou que l’on conjurai ! comme des hôtes importuns et nuisibles. Ils héritèrent de la métempsycose par Ennius, poète de Calabre. Dans ses Annales, il raconte avoir vu en songe Homère, qui lui a déclaré que la même âme qui a animé les deux poètes, avait nul refois appartenu à un paon. Cf. I Iorace, Épîlres, 1. 1 1. 1 : l’erse..S’aL, {{rom|vi}}, 9 ; Lucrèce, l. {{rom-maj|I}}, v. 121. On admet que l’Rpicharmus d’En-<noinclude> <references/></noinclude> 6zbqxgejo67xnwk522jqkwowe50yaea Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/183 104 4017627 15908354 15576892 2026-07-07T12:59:25Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ich''., → ich.'', (9), oj → of (2) 15908354 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1659|MICHÉE, LE LIVRE|1660}}</noinclude> Os., {{rom|iv}}, 1-2 ; {{rom|vii}}, l b -2, 3 sq., et, dans l’énoncé des griefs et des menaces de Jahvé, il se trouve des formules empruntées à Amos et à Osée. Cf. ''Mich.'', {{rom|vi}}, 10-Il et Am., {{rom|viii}}, 5-6 ; ''Mich.'', {{rom|vi}}, 15 et ''Am''., {{rom|v}}, 11 ; ''Mich.'', vi, 14, et Os., {{rom|iv}}, 10. N’est-ce pas d’ailleurs manifestement au royaume du Nord et non à celui de Juda que s’adresse le reproche d’avoir continué à suivre avec une docilité coupable les préceptes des rois impies d’Israël, Omri et Achab, ''Mich.'', {{rom|vi}}, 16 ? Et ainsi le prophète qui, dans son premier discours, s’émouvait à la perspective de la destruction de Samarie, exprime, en finissant le recueil de ses oracles, la sympathie et les espérances qu’éveillent en Juda les malheurs des Israélites du Nord. La correspondance entre les idées religieuses des c. {{rom|i}}-{{rom|v}} et {{rom|vi}}-{{rom|vii}}, particulièrement au sujet de la bonté de Jahvé qui ne sévit que contraint par les crimes de son peuple, {{rom|ii}}, 7-8 et {{rom|vi}}, 3, et de l’inutilité des manifestations extérieures du culte, si elles ne sont accompagnées de l’observation fidèle des devoirs moraux, m, 4 et {{rom|vi}}, G-8, confirme encore l’unité d’auteur de ces différents chapitres. Rien ne s’y oppose non plus du côté de la langue ou du style, bien au contraire, car on peut relever, entre les c. {{rom|vi}}-{{rom|vii}} et le reste du livre, certaines affinités littéraires, tel l’emploi de particules dans un sens assez rare,’attâh, par exemple, dans un sens relatif : iv, 7, 9, 14 et {{rom|vii}}, 4, 10, et betôk équivalent à be ; n, 12 ; {{rom|iii}}, 3 et {{rom|vii}}, 14. On peut noter encore, comme indices d’origine commune, l’analogie des introductions de {{rom|i}}, 2-4, et de {{rom|vi}}, 1-2, la tournure dramatique et les changements d’interlocuteurs dans l’ensemble du livre, les réminiscences des oracles d’Amos et d’Osée : ''Mich.'', {{rom|ii}}, 3 et ''Am''., {{rom|v}}, 13 ; ''Mich.'', {{rom|iii}}, 2 et Am., {{rom|v}}, 15 ; ''Mich.'', {{rom|i}}, 7 et Os., {{rom|ii}}, 4 ; ''Mich.'', {{rom|iii}}, 6 et Os., iv, 5 ; pour celles qui se trouvent dans les derniers chapitres de Michée voir plus haut. On peut remarquer enfin que le c. {{rom|vi}}, avec son idée fondamentale de la préférence de Jahvé pour l’amour, la justice et la miséricorde convient parfaitement à un prophète antérieur à l’exil et à un contemporain d’Isaïe. Cf. ''Am''., {{rom|v}}, 21-24 ; ''Is''., {{rom|i}}, 11, 25. De l’ensemble de cette discussion nous pouvons donc conclure à l’unité et à l’authenticité du recueil prophétique attribué à Michée : « L’ensemble harmonieux que forment les trois sections du livre, plaide à lui seul pour leur communauté d’origine. Aux chapitres i-m, nous entendons les menaces prononcées contre Samarie et Sion. Aux chapitres îv-v, Michée célèbre la préservation de Sion en prédisant sa domination future sur les peuples. Aux chapitres {{rom|vi}}-{{rom|vii}}, il justifie le jugement accompli sur Samarie et exprime des vœux pour sa restauration. C’est une trilogie dont les éléments se présentent dans un parfait enchaînement. » Van Hoonacker, ''op. cit.'', p. 353. L’étude de la question d’authenticité nous a amené à aborder celle de l’époque à laquelle avaient été composés respect i veinent les différents oracles du prophète. Voici, sans prétendre à une précision rigoureuse, bien difficile en pareille matière, les réponses qu’on peut tenir pour vraisemblables : le premier discours est à maintenir avant 722, date de la ruine de Samarie, soit à cause de la menace de cette catastrophe, i, 6, soit à cause de la relation qu’ont entre eux les trois discours constituant l’ensemble du livre ; admises, en effet, les dates ci-dessous proposées poulies deux derniers, il est difficile de déterminer d’autre manière l’époque du premier. Les c. {{rom|iv}}-{{rom|v}}, en contraste si frappant avec les précédents, supposent des circonstances bien différentes, qui sont à chercher, surtout d’après l’allusion à l’exemple de.Miellée dans le livre de Jérémie, dans une période de calme rétabli par l’éloignement du châtiment annoncé antérieure ment, i-m, un certain temps par conséquent après que le premier discours aura été prononcé. Non pas que des assurances de salut ne soient de mise à une époque aussi troublée, et grosse de menaces que celle où le danger assyrien était pressant, mais le ton des promesses grandioses des c. {{rom|iv}}-{{rom|v}} ne serait pas alors celui de l’allégresse et de l’enthousiasme qui saluèrent, sans doute, le départ des Assyriens bien loin des murs de Jérusalem. Postérieur également à la ruine de Samarie le dernier discours qui, devant le fait accompli de la catastrophe qui a si durement frappé le royaume d’Israël, formule des vœux pour sa restauration. L’ordre de ces discours est-il primitif et chronologique ? Rien n’empêche de l’admettre, car il n’y a pas lieu de distinguer ici, comme pour d’autres recueils prophétiques, entre l’auteur même des oracles et leur éditeur ; l’ordre logique, non moins que l’ensemble harmonieux des éléments constitutifs du livre de Michée, permet de penser que c’est le prophète lui-même qui est non seulement l’auteur de l’œuvre qui porte son nom, mais encore l’éditeur. Pour les critiques, dont nous avons discuté les thèses sur la non-authenticité de tout ou partie des deux derniers discours, bien différente est l’histoire du livre de Michée : « La structure du livre de Michée, dit l’un d’eux, a quelque chose de complexe ; il est malaisé d’expliquer par quel concours de circonstances il a revêtu sa forme actuelle. Les prophéties authentiques elles-mêmes ne sont pas ordonnées d’une façon méthodique ; il est encore plus difficile de dire quand, comment et pourquoi les morceaux les plus tardifs ont étéadjcintsà la collection. Divers critiques ont cherché à reconstituer par des suppositions ingénieuses, le processus historique et littéraire dont le livre de Michée est le résultat. Ces tentatives, pour intéressantes qu’elles soient, présentent un caractère trop subjectif et trop aléatoire pour que nous nous y arrêtions. » L. Gautier, Introduction à l’Ancien Testament, Lausanne, 2{{e}} édit., 1914, p. 506. 3° ''Texte''. 1. État. — -Les quelques versets, au sujet desquels s’est posée la question d’interpolation ou de transposition, intéressent plutôt l’histoire du texte que celle de sa composition. Ce texte nous est parvenu dans un état défectueux ; seul, parmi les Petits Prophètes, celui d’Osée est encore plus altéré. Bien des corrections, en effet, sont nécessaires. J. M. P. Smith, dans son commentaire, en signale plus de 80, dont près de la moitié se trouvent dans les deux premiers chapitres, prépondérance à attribuer, en partie tout au moins, au grand nombre de noms propres dans ces chapitres. Dans bien des cas, les Septante permettent d’heureuses corrections du texte massorétique ; la version syriaque, à cause de sa dépendance de la version grecque, est loin d’offrir les mêmes ressources ; la version d’Aquila non plus que la Vulgate ne sont d’un grand secours. Cf. V. Ryssel, Die arabische Ueberselzung des Micha in der l’ariser und Londoner Polyglotte, dans Zeitschri/t /tir die A. T. Wissenscha/t, 1885, t. {{rom|v}}, p. 102-138 ; Untersuchungen über die Textgestalt und die Echtheii des Bûches Micha, Leipzig, 1887 ; M. Sebôk, Die syrische l’cbersetzung der zwôlf kleinen Propheten und ihr Verhàltniss zu dem massoretischen Tcxt und tu der allcren Vebersctzungen namentlich den I.XX und dem Targum, 1887 ; H. P. Smith, The lexl of Micha, dans Hebraica, 1888, t. {{rom|iv}}, p. 75-81 ; J. Taylor, The massoretic tcxt and the ancient versions of the Book of Micah, 1891. 2. Forme poétique. — La forme poétique des oracles de Michée est indéniable, mais sa reconstitution métrique et strophjque, malgré les nombreux travaux dont elle a déjà été l’objet, n’en demeure pas moins fort incertaine. Les auteurs des différents systèmes de composition<noinclude> <references/></noinclude> dhrt29s22l5bzq0df7eqgf5npmg3awi Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/370 104 4017719 15908383 15812684 2026-07-07T12:59:55Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908383 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1873|l’AXTI-IEISMK — PAN VIN 10|1874}}</noinclude> il. un perfectionem suam per bona, quæ creaturis impiilitur, liberrimo consilio simul abinitiotemporisutra nique de niliilo condidit creaturam, spiritualem et corporalem, angelicam videlicet cl mundanam, ac deinde humanam quasi communem ex spiritu et corpore constitulam . (Later. {{rom|iv}}, can. 2, 5.) Sous le même titre les liannw.. n. 1803-1805) por .1. Si quis dixerit, iiikiiii eandemque esse Dei et reruai omnium substantiam vcl essentiam, anathema si t. i. Si quis dixerit, res finilas tum corporeas tum spirihi îles aut saltem spirituales e divina substantia cmanas nifester par les biens qu"il accorde aux créatures, ce seul Dieu véritable, par un dessein absolument libre, a fait de rien ensemble, au commencement du temps, la double ciéature spirituelle el corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution. canons 3, 4 et 5 (Denz.tent ce qui suit : 3. Anathème à qui dirait que la substance ou l’essence de Dieu et de toutes choses est une et la même. t. Anathème à qui dirait que les choses finies, soit corporelles, soit spirituelles, ou que du moins les spirituelles sont émanées de la substance divine, ou que l’essence divine par la manifestation ou l’évolution d’elle-même deient toutes choses, OU enfin que Dieu est l’être universel et indéfini, qui en se déterminant constitue l’ensemble des choses et leur distinction en genres, en espèces et en individus. 5. Anathème à qui ne reconnaîtrait pas que le monde et toutes les choses qui y sont contenues, les spirituelles et les matérielles, ont été produites de rien par Dieu dans la totalité de leur substance, ou dirait que Dieu a fait la création non par une volonté libre de toute nécessité, mais aussi nécessairement qu’il s’aime lui-même, ou nierait que le monde a été fait pour la gloire de Dieu. aut divinam essentiam sui nianifestatione vel evolulione fieri omnia, aut denique Deum esse eus uuiversale seu indefmitum, quod sesedeterminando con-Stituat rerum universitatem in gênera, species et individua distinctam, anathema sit. j. Si quis non confiteatur, niuudum resque omnes, quae in eo continentur, et spirituales et materiale-N secundiim totam suam substantiam a Deo ex nihilo esse productas, aut Deum dixerit non voluutate ab omni necessitatc libéra, sed tam necessario créasse, quam necessario amat se ipsum, aut mundum ad Dei gloriam condition esse negave rit, anathema sit. 3° ''Après le concile du Vatican''. Les propositions de Rosmini condamnées par le Saint-Office, le 14 décembre 1887, professent que l’être indéterminé est l’essence commune de Dieu et du monde. L’encyclique Pascendi de Pie {{rom-maj|X}}, 7 septembre 1907, note que les doctrines modernistes sur le symbolisme et l’immanence conduisent au panthéisme. 1 Pour la partie historique on trouvera les données et bibliographies actuellement accessibles dans les répertoires classiques (L’eberweg, Ceschichte der Philosophie ; Chantepie de la Saussaye, Religionsgeschiehte), et dans les encyclopédies religieuses. Encyclopédie de l’Islam (Houtsma), Encyclopedia judaica (Klatzkin et Ellbogen), Religion in Geschichte und Gegenwurt (Gunkel et Zscharnacki, avant tout dans V Encyclopédie ! of religion and elhics (Hastings). Nous ne noterons ici que quelques ouvrages, très utiles ou îiès récents : Pour l’Inde. — Oltramare, llisloiredes idées théosophiques dans l’Inde, 2 vol., Paris, 1900-1923 ; Dasgupta, A hisiory oj indian philosopha, Cambridge, 1922 ; Masson-Oursel, Esquisse d’une histoire de la philosophie indienne, Paris, 1923 ; Strauss, Indische Philosophie, .Munich, 1925. Pour la Chine. — Wieger, Histoire des croyances religieuses et des opinions philosophiques en Chine, 2{{e}} édit., Hienliien, 1922 ; Zenker, Gesehiehte der chinesischen Philosophie, 2vol., Reichenberg, 1926-1927 ; Hackmann, Cftinesisc71e Philosophie, Munich, 1927 ; Forkc. Die Gedankenwelt des chinesischen Kullurkreises, Munich et Berlin, 1927 ; Maspéro, I-a Chine antique, Paris, 1927. l’iair l’Islam. — Horten, Philosophie Ues Islam, Munich, 1921 ; l.ammens, L’Islam, croyances et institutions, Beyrouth, 1920 ; Casanova, Mahomet et Mahomktisme, ici, t. {{rom-maj|IX}}, col. 1572-1650. Pour l’Occident. — Piinjer, Gesehiehte der christlichen Beligionsphilosophie, 2 vol., Brunswig, 1880-1883 ; Schwarz, Der Gotlesgedanke in der Gesehiehte der Philosophie, 1913 ; Allgemeine Gesehiehte (1er Philosophie, de la collection Kultur der Gegenwart, 2{{e}} édit., Leipzig et Berlin, 1913 ; Bréhier, Histoire de la philosophie allemande, Paris, 1921 ; Bernhart. Die philosophische Mystik des Miltelallers, Munich, 1922 ; Ettlinger, Gesehiehte der Philosophie von der Romantik bis zur Gegenwart, Kempten, 1924 ; Bréhier, Histoire de la philosophie, Paris, t. {{rom|i}}, 1926-1928 ; t. {{rom|ii}}, 1929-1931. 2° Pour la partie théorique on consultera les articles Dieu, Monismi ;, etc., de ce dictionnaire, les traités de philosophie et de théologie, les articles sur le Panthéisme du Dictionnaire apologétique de A. d’AIcs (par le P. Valensin), du Kirchenlexikon (par Dahlmann et Gruber), de Hastings, Encgclopedia (par Garvie, Thilly, Geden), du Worterbuch der philosophischen Begriffe de Eisler, de la Tteal-Encyklopiidie de llauck (par lleinze). On y trouvera des indications supplémentaires sur la bibliographie plus ancienne du sujet. F. -A. SCHALCK. ##PANVINIO Onuphre## <nowiki/> '''PANVINIO Onuphre'''. célèbre historien et polygraphe, ermite augustin (1530-1568). I. Vie. Il naquit à Vérone, le 23 février 1530, nous dit-il lui-même dans une lettre autographe (Bib. vat., ms. M. 6462, fol. 491), fils d’Onuphre Panvinio et de Marie Campagna, de bonne maison, mais de situation médiocre. Il prit, à onze ans, l’habit des ermites de Saint-Augustin, changea alors son prénom de Jacques pour celui de frère Onuphre, fut remarqué de bonne heure par Jérôme Seripando, général de son ordre, qui devait devenir cardinal. Seripando fit faire à ce jeune religieux bien doué d’excellentes études, à Padoue probablement, où il aurait eu pour maître le docteHonamico, puis à Naples, sous des maîtres augustins non moins distingués. A l’âge de vingt ans, frère Onuphre écrivait déjà une Chronologie de son ordre, parue en tête des Constitutions éditées par Seripando en 1551. Celui-ci avait appelé Panvinio à Rome, où lé nous eau général, Christophe de Padoue, en fit un maître des étudiants. Dès lors, le jeune moine, attiré par une vocation irrésistible vers l’archéologie et l’histoire ancienne, se met à rechercher, avec une ardeur incroyable, tous les documents à sa portée. Des inscriptions qu’il transcrit, des ruines qu’il explore avec un flair et une science étonnante pour son temps, des passages d’écrivains anciens qu’il relève dans des recueils imposants, il extrait la chronologie des diverses époques de Rome, la série des consuls et des empereurs, tout un apparatus concernant la religion, les usages, le gouvernement, les dignités, les fonctions publiques, les magistratures municipales, les jeux sous la république et l’empire, sans parler des antiquités de "Vérone, sa ville natale. Beaucoup d’érudits. même île son temps, l’ont pillé, comme Gruter ; mais il n’en reste pas moins qu’aux yeux de ses contemporains, il était déjà le « maître ». en fait d’archéologie romaine. Celui qui semble l’avoir le mieux apprécié est Marcel Cervin, qui, comme lui, mourut trop jeune, après avoir porté la tiare, si peu de temps, sous le nom de Marcel IL C’est lui qui engagea Panvinio dans la voie de l’archéologie chrétienne, ainsi que celui-ci en témoigne lui-même dans ses notes au De vitis pontificum de Platina, Cologne. 1568, ]). 344. Il était dès lors « aux yeux de ses contemporains un vrai prodige de science. Homme d’une puissance de travail incroyable, après avoir conçu et composé en grande partie le corps gigantesque des antiquités romaines, qu’il voulait rassembler en cent livres, le premier de tous il s’orienta vers les antiquités chrétiennes. Sa mort prématurée brisa en ses mains la trame du grand travail auquel le portait son vaste esprit : mais il en est resté l’immense amas de docu-<noinclude> <references/></noinclude> h5bst3p4i5pfexlcvyayjv7h15qpadn Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.2.djvu/602 104 4017942 15908386 15566903 2026-07-07T12:59:58Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908386 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>233 : ##PAUL (SAINT)## <nowiki/> '''PAUL (SAINT)'''. LE ZELATEUR DE LA LOI 2338 llexion. Mais, d’après le livre des Actes et les épîtres, le pharisien rigide ne perdit rien de son fanatisme. Lorsqu’il revint à Jérusalem, la culture grecque n’avait point atténué son attachement à la Loi, ni fait naître en lui une sorte de libéralisme religieux. Rien ne dénote chez lui un penchant à accepter une sorte de syncrétisme ou mélange de croyances et de pratiques empruntées à divers cultes. Toutefois, au contact des milieux intellectuels de sa ville natale, son esprit s’ouvrit aux curiosités religieuses et philosophiques. Il acquit, par ses relations et par l’observation, la connaissance du monde grec. Le sens moral ne fut pas étouffé chez lui par une casuistique puérile. Très attaché à la Loi, il était déjà à même d’en comprendre l’esprit et la lettre, de distinguer entre la religion spirituelle et le légalisme étroit. Sa culture hellénique en faisait dès ce moment, à son insu, un instrument apte à présenter le christianisme au monde grec. Lorsque nous le retrouvons à Jérusalem, Act., {{rom|vii}}, 58, 60, il est adjoint au groupe d’ « hellénistes ». A cause de son zèle, de son tempe-. rament ardent et de ses brillantes qualités d’esprit, il est choisi par les autorités juives de la capitale pour porter un grand coup aux chrétiens. Le tableau ci-dessus, représentant l’éducation de saint Paul et son rôle de persécuteur, est tracé à l’aide des renseignements fournis par les Actes et les épîtres. Quelle en est la valeur historique ? Beaucoup d’historiens à tendance radicale contestent la valeur de ces renseignements. Ils refusent aux passages des Actes toute portée historique, et ils prétendent que les affirmations de l’Apôtre, dans ses épîtres, ne sont pas à prendre à la lettre. Paul, disent-ils, se défend d’être juif helléniste ; c’est donc précisément le grief que lui faisaient les judéo-chrétiens de Palestine, et sur ce point ils avaient raison contre lui. Pour se défendre, saint Paul est donc obligé de se présenter comme un pharisien zélateur fervent de la Loi ; mais, en réalité, il n’aurait été qu’un helléniste très libéral, déjà acquis à l’idée d’une religion universaliste indépendante de la Loi, et imbu de la mystique païenne. Ainsi sa conversion s’expliquerait tout naturellement. Il ne lui en coûtait pas d’abandonner le judaïsme auquel il n’était guère attaché et, d’autre part, grâce à la connaissance des mystères païens, il était déjà familiarisé avec les idées de Dieu sauveur et de mort mystique, idées fondamentales de sa théologie. Il ne lui restait plus qu’à en faire l’application à Jésus, devenu Christ glorieux par sa résurrection. — Il faut donc examiner de près : 1. la valeur des renseignements fournis par les Actes ; 2. la valeur des affirmations de saint Paul dans ses épîtres, spécialement dans l’épître aux Galates. 1. Les discours des Actes sont, dit-on. des morceaux d’éloquence dans le genre de ceux que les auteurs classiques mettent dans la bouche de leurs héros. Saint Luc ne les donne point comme des résumés de sténographie. C’est pourquoi ils demandent à être contrôlés à l’aide d’autres documents. A cela on peut répondre qu’on ne songe pas à, nier la part du rédacteur dans la composition de ces discours, surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer des idées qui cadrent avec une situation et qui résument une doctrine. Il y a là un procédé littéraire ou un genre sur lequel personne ne saurait se méprendre. Le discours à Antioche de Pisidie, Act., {{rom|xiii}}, 13-41, par exemple, peut être regardé comme le type des exposés que saint Paul faisait d’ordinaire aux juifs pour leur montrer que Jésus est le Christ et que l’on est sauvé par la foi en lui. Il est, en effet, un exposé général qui rappelle, au moins dans la première partie, les discours de Pierre, Act., {{rom|i}}, {{rom|ii}}, et celui d’Etienne, Act., {{rom|ii}}. C’est ainsi que Paul dut s’habituer à prêcher à Antioche, en compagnie de Barnabe, en y instruisant des foules DICT. DE THÉOI.. CATHOL. nombreuses pendant une année entière ; cf. Act., {{rom|xi}}, 22-26 ; cꝟ. 19-20. Mais, lorsqu’il s’agit de relater des faits précis, il en va tout autrement. On ne peut rejeter les renseignements d’un auteur en s’appuyant sur une simple conjecture ; il faudrait faire la preuve qu’ils sont faux. Or, les renseignements des Actes sont confirmés dans leur ensemble par les documents de l’histoire profane et de l’archéologie. Cf. article Actes des apôtres, dans le Supplément au ''Dictionnaire de la Bible'', col. 63 sq. Saint Paul, d’après les Actes, fut élevé dans la tradition du pur pharisaïsme et devint persécuteur des chrétiens. Ces données sont confirmées par les épîtres les textes ont été cités plus haut. Or, les épîtres sont des documents dont on ne peut suspecter ni la sincérité, ni l’exactitude. On s’attaque spécialement aux notices sur Gamaliel, Act., {{rom|xxii}}, 3 ; {{rom|v}}, 34-40. Dans le dernier passage, nous voyons ce docteur faire un discours assez libéral en faveur des apôtres que l’on vient d’arrêter. Or, dans ce discours, il commet, dit-on, un anachronisme au sujet de Theudas et ses partisans. En effet, d’après Flavius Josèphe, Antiq., {{rom-maj|XX}}, {{rom|v}}, 1, la révolte de Theudas devrait se placer vers l’an 45, sous le procurateur Cuspius Fadus, c’est-à-dire au moins dix ans après l’arrestation des apôtres mentionnée au c. v des Actes. D’abord, à supposer — ce qui n’est point établi — que saint Luc ait fait commettre un anachronisme à Gamaliel en rapportant son intervention, cela ne prouverait nullement que celui-ci n’a point été le maître de saint Paul et il ne faudrait point pour cela rejeter le renseignement des Actes, {{rom|xxii}}, 3. Sur ce dernier point, saint Luc avait des moyens d’information qui excluent toute possibilité d’erreur. Cf. A. C. Headlam, art. Acts of the apostles, dans Hastings, Dictiotiary of the Bible, t. {{rom|i}}, p. 30 in fine. Mais, en réalité, d’une part, le discours de Gamaliel rapporté par saint Luc s’accorde avec le caractère de ce rabbin ; il en reflète le libéralisme et la modération. D’autre part, l’on peut estimer que saint Luc offre, comme historien, autant de garanties que Flavius Josèphe. C’est pourquoi plusieurs exégètes sont portés à lui donner la préférence lorsque ses récits ne s’accordent point avec ceux de l’historien juif. Mais, dans le cas présent, est-il bien certain que le Theudas d’Act., {{rom|v}}, 36, soit le même que celui de Flavius Josèphe, Ant., {{rom-maj|XX}}, {{rom|v}}, 1 ? En effet, d’après les Actes, la sédition de Theudas remonte à une époque déjà passée ; celle de Judas le Galilém est plus rapprochée ; cf. <small>℣</small>. 36 : « avant ces jours », et t. 37 : « après lui ». Ainsi Gamaliel n’efface point la perspective des deux événements ; au contraire, il la précise. En outre, Flavius Josèphe donne l’impression que la révolte dont il parle fut réprimée avec plus de vigueur que ne le dit Gamaliel. Aussi, beaucoup d’exégètes se croient autorisés à distinguer deux événements. Cette position est confirmée par un argument philologique. Le mot Theudas ou Théodas n’est que la forme contractée deThéodoros, —-comme Cléopas, de Cléopatros, — il est donc l’équivalent grec de Mathias, nom très répandu chez les Juifs, qui portaient souvent deux noms, l’un hébreu, l’autre grec ou romain. C’est pourquoi on a proposé avec vraisemblance d’identifier le Theudas des Actes avec Mathias-ben-Margalot, qui provoqua une sédition sous Hérode le Grand. Cf. Flavius Josèphe, Ant., XVII, {{rom|vi}}, 2 ; Bell, jud., {{rom-maj|i}}, {{rom|xxxiii}}, 2 ; Pirot, art. Actes des apôtres, dans le Supplément au dictionnaire de la Bible, col. 75 ; Jacquier, Les Actes des apôtres, p. 177 sq ; Rose, Les Actes des apôtres, p. 49. 2. Enfin, dans ses épîtres, saint Paul, affirme-t-on, se défend d’être Juif helléniste. Or, c’est précisément le grief que lui font ses adversaires, les judéo-chrétiens. Ce sont donc eux qui ont raison et non l’Apô T. — XI — 7 1<noinclude> <references/></noinclude> j52iwryczgfmenk659baodcj3qke7vm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.1.djvu/199 104 4018064 15908389 15588635 2026-07-07T13:00:01Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908389 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|383|PÉCHÉ ORIGINEL. LA CONTROVERSE PÉLAGIENNE|384}}</noinclude> nécessaire pour éclairer le progrès du dogme et de la théologie du péché originel. Avec Pelage et Augustin, s’avivent et s’opposent entre elles, au sein du christianisme, deux tendances fondamentales de l’esprit humain, en face de la révélation : l’une, traditionnelle, profondément religieuse, celle de saint Augustin, qui s’appuie sur l’Ancien Testament, l’Évangile, saint Paul et l’ensemble des Pères, qui insiste sur l’absolue souveraineté de Dieu, sur la conscience de la faiblesse humaine et l’incapacité du libre arbitre laissé à ses seules forces, et qui dès lors affirme la primauté de la grâce et du choix divin dans l’ordre du salut ; l’autre, celle de Pelage, naturaliste, rationalisante, qui voit surtout et met en relief la libre activité morale de l’homme et tend à émanciper, plus ou moins complètement, la volonté de l’emprise divine. En opposition avec l’ensemble de la tradition chrétienne, qui proclame la déchéance coupable de tout le genre humain en Adam, particulièrement avec Augustin qui présente cette doctrine sous l’expression sévère de la théorie de la massa damnata, Pelage va nier radicalement la doctrine du péché, de la mort et de la faiblesse morale héréditaire. Cette opposition fondamentale va s’exprimer au cours de la controverse dans les axiomes antithétiques suivants : Avec la tradition, Augustin a toujours dit : Adam a été créé immortel ; Dieu n’a pas voulu la mort ; celle-ci revêt dans l’humanité déchue un caractère pénal. Pelage, Célestius et Julien d’Éclane répliqueront tour à tour : Adam a été créé mortel ; qu’il péchât ou ne péchât pas, il devait mourir. Si le genre humain meurt, ce n’est point à cause de la mort ou du péché d’Adam ; de même, si nous ressuscitons un jour, nous ne devons pas ce privilège à la résurrection du Christ. Augustin affirmait que le péché d’Adam n’a pas nui qu’à lui seul, mais au genre humain tout entier. Pelage lui opposait ceci : le genre humain n’a été nullement lésé par le péché d’Adam. Les enfants qui viennent au monde sont dans l’état où se trouvait Adam avant son péché. De gestis Pet., {{rom|xi}}, 23, ''P. L.'', t. {{rom|xliv}}, col. 334 : De peccato or/<L, {{rom|xi}}, 12, t. {{rom|xliv}}, col. 390. Cf. Marius Mercator, Liber subnot., præꝟ. 5, ''P. L.'', t. {{rom|xlviii}}, col. 114. Augustin affirmait dans l’homme déchu, à la suite de saint Paul, la puissance formidable de la concupiscence : celle-ci, débridée depuis le péché originel, rend sans cesse possible le péché renouvelé et en même temps propage, comme par contagion, le péché héréditaire. Pelage, au contraire, dans ses directives morales, enseignait l’énergie du libre arbitre, la confiance dans la permanence des forces dont Dieu l’avait doté à l’origine ; à la formule de saint Augustin : Da quod jubés, et jubé quod vis, il opposait l’axiome qui distingue dans l’acte libre trois choses : Posse in natura, velle in arbitrio, esse in ejjectu locamus. Il voulait bien faire hommage de la première au Dieu créateur, mais il revendiquait comme dépendant de l’homme seul le pouvoir et la gloire de vouloir efficacement le bien et de le faire : Primum illud, id est posse, ad Deum proprie pertinet, qui illud creaturæ suæ contulit ; duo vero reliqua, hoc est velle et esse, ad hominem referenda sunt, quia de arbitrii fonte descendunt. Ergo in voluntate et opère bono laus hominis est. De gratia Christi, {{rom-maj|I}}, {{rom|iv}}, 5, t. {{rom|xliv}}, col. 362. Julien d’Éclane, enfin, en arrivait à définir le libre arbitre comme une émancipation de la volonté humaine par rapport à Dieu, en vertu de laquelle l’homme a la possibilité de commettre ou de repousser le péché : Liberlas arbitrii qua a Deo emancipatus homo est, in admittendi peccati et abstinendi a peccato possibililale consistit. Contra Julian. opus imperf., {{rom-maj|i}}, 78, t. {{rom|xlv}}, col. 1102. Tandis qu’Augustin affirmait avec la tradition que les enfants non régénérés par le baptême étaient exclus du droit am bonheur du ciel, les pélagiens, avec leur distinction nouvelle entre le royaume des cieux et la vie éternelle, en arrivaient à dire que le baptême n’était pas nécessaire pour obtenir la seconde, mais seulement pour entrer dans le premier. De gestis Pel., xi, 23-21, t. {{rom|xliv}}, col. 333-334. Tandis qu’Augustin proclamait l’absolue nécessité de la grâce pour former la bonne volonté, les pélagiens prétendaient qu’avec le secours purement extérieur de l’instruction et de l’exemple, les hommes pouvaient être sans péché, s’ils le voulaient. Avant la venue du Christ, il y avait des hommes sans péché et la Loi conduisait au royaume des cieux comme l’Évangile. ''Ibid''. Pour nier ainsi la déchéance et la culpabilité du genre humain à la suite de la faute d’Adam, Pelage osait en appeler aux épîtres de saint Paul ; il entendait la mort qui est entrée dans le monde à la suite du péché d’Adam de la mort spirituelle. Adam n’a causé la mort corporelle pour personne. Il n’a causé la mort spirituelle que pour ceux-là seuls qui imitent sa prévarication. Il n’a d’influence sur ses descendants que par son mauvais exemple. Cf. Alex. Souter, The earliest lai. commentaries on the Epistles o/ St. Paul, Oxford, 1927, et Pelagius’expositions of thirteen Epistles of St. Paul, dans Texts and sludies de J.-A. Robinson, t. {{rom|ix}}, fasc. 1, introduction, 1922 ; fasc. 2, texte, 1926. De ce coup d’oeil rapide sur les articulations maîtresses de la pensée de saint Augustin et de celle de Pelage, il résulte que, en face du danger que faisait courir au christianisme le naturalisme du moine breton, l’Église, pour défendre son dépôt, « ne pouvait trouver un organe mieux préparé que saint Augustin, ni plus apte à sentir ce qu’avait de faux la nouvelle hérésie. Contre ce naturalisme dur et orgueilleux, tout son être devait se révolter, lui dont l’âme était si humble, chez qui le sentiment de la corruption humaine et la conscience de ce que la grâce avait fait pour son salut étaient si profonds et dont le cœur aspirait avec tant de force à s’unir intimement à Dieu. Tixeront, ''op. cit.'', t. {{rom|ii}}, p. 449. De là son rôle hors de pair dans le développement du dogme du péché originel, de là encore la signification unique, dans l’histoire de ce dogme, de son entrée en lutte contre Pelage. Cf. J. Mau>bach, Die Ethil ; des hl. Augustinus, t. {{rom|ii}}, Fribourg, 1906, p. 139. Il n’a pas eu, comme on l’a prétendu à diverses reprises, à inventer le dogme du péché de nature, mais à trouver les formules et les arguments convenables. Il a senti et réalisé, avec une maîtrise incomparable, la tâche providentielle qui s’imposait : démontrer par une argumentation en forme la perpétuité de la foi au dogme contesté, en la rattachant à ses sources profondes, Écriture, témoignage des Pères et des liturgies, données de l’expérience ; faire consacrer par l’autorité des papes et des conciles les précisions doctrinales qui s’imposaient, s’employer enfin à étudier le rôle obscur et discuté de la concupiscence dans ses rapports avec la constitution même du péché originel, sa transmission et ses funestes conséquences. Au moment où les intuitions révélées de saint Paul sur l’universalité du péché et sa source en Adam, sur l’absolue gratuité de la grâce et sa nécessité pour le salut étaient gravement menacées par l’hérésie, il lui fut donné de revivre génialement les expériences de l’Apôtre et de les formuler avec une force et une puissance inégalées jusque-là dans l’Église. Voyons sous quelle forme s’est développé le témoignage d’Augustin, de 412 à la fin de sa vie, dans la controverse pélagienne. 2° Précisions doctrinales des conciles et des évêques (412-418). — Dès 411, le pélagien Célestius était condamné par un concile plénier de Carthage ; il s’obsti-<noinclude> <references/></noinclude> 1bjjmq8fhxhrwk5lpwromobefg59ivg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.1.djvu/293 104 4018164 15908390 14614173 2026-07-07T13:00:02Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), oj → of 15908390 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>571 ##PÉCHÉ ORIGINEL## <nowiki/> '''PÉCHÉ ORIGINEL'''. LE RATIONALISME CONTEMPORAIN II. IES OBJECTIONS DE L’ETBNOWQIE ÊVOLVTION-NISTE. 1° Exposé. Les ossements fossiles et les traces laissées par l’activité Intelligente des premiers hommes ne suffisent pas à nous taire pénétrer bien avant dans le psychisme de ceux-ci. Pour mieux comprendre leur mentalité, les savants en appellent à l’ethnologie des peuples actuels, dits primitifs. Les religions de ces peuples, étant donné que ceux ci sont des attardés, reflètent avec plus de fidélité les idées cl les sentiments qui furent ceux de l’humanité à l’origine. C’est à travers l’aine de ces primitifs que l’on peut saisir quelque chose de la mentalité originelle. Or, cette mentalité, d’après l’ancienne ethnologie, loin d’avoir été parfaite à l’origine et d’avoir connu ensuite la déchéance, aurait d’abord été grossière et barbare et aurait émergé petit à petit de l’animalité. Un postulat philosophique, agnostique, évolulionniste a dominé et commandé l’interprétation donnée par un grand nombre de savants aux faits ethnologiques. A les en croire, l’humanité s’est dégagée lentement de l’animalité au point de vue spirituel comme au point de vue corporel : il y a eu évolution du plus bas au plus parfait et uniformité dans cette évolution. Les formes les plus élémentaires de la vie religieuse que l’on découvre chez les sauvages doivent représenter le plus exactement la vie religieuse à ses origines. Sous l’influence de ces présupposés, on établit les phases successives du développement de la religion ; on peut varier sur l’élément prépondérant du sentiment religieux aux origines (fétichisme, manisme, animisme, mythologie astrale, totémisme, magisme) sur la manière d’établir les formes successives des séries évolutives de la religion ; c’est toujours pour aboutir. au même résultat nihiliste sur la valeur de celle-ci Ainsi par exemple, selon E. B. Tylor, Primitive culture, 2 vol., Londres, 1872 ; Anlhropology : An introduction to the study of man and civilisation, Londres, 1881, l’homme s’est élevé petit à petit, porté, comme le sauvage, par la tendance à tout animer autour de lui, de la croyance rudiment aire aux esprit s, jusqu’aux croyances supérieures. L’évolution de la tendance fondamentale et primitive de l’animisme a suscité progressivement l’idée d’âme, d’esprit, la personnification des forces de la nature, l’idée des dieux multiples (polythéisme), enfin, par voie de concentration, l’idée d’un Dieu suprême. Ainsi le monothéisme ne présente qu’un moment tardif de l’évolution. Voir {{sc|Dict}} ionn. apol., art. Religion, col. 876-884 ; Pinard de la Boullaye, L’étude comparée des religions, 2 vol., Paris, 1922 et 1925, t. {{rom|i}}, p. 357-370 ; t. {{rom|ii}}, p. 183-219 ; W. Schmidt, Origine et évolution de la religion, Paris, 1931, p. 105-124. Lévy-Brùhl, dans ses quatre ouvrages : Les jonclions mentales dans les sociétés inférieures, Paris, 1910 ; La mentalité primitive, Paris, 1922 ; L’âme primitive, Paris, 1927 ; Le surnaturel et la nature dans la mentalité primitive, Paris, 1930, explique la mentalité primitive par une théorie volontariste et sociologique de la magie : « Le primitif ignore la pensée logique régie par le principe de causalité. Sa pensée est foncièrement prélogique et préconceptuelle, c’est-à-dire qu’elle ignore les idées générales et le vrai raisonnement… Les primitifs rattachent tout à des causes mystiques ; la maladie et la mort ne sont jamais naturelles pour eux… etc. « Voir {{sc|Schmidt}}, ''op. cit.'', p. 174-175. Bref, chez les peuples sauvages, le vaste domaine de la pensée et de l’action rationnelle est négligé. (Ce système du prélogisme a été justement critiqué ; voir (). Leroy, l.a raison primitive, Paris, 1927 ; Baoul Allier, Le non civilisé et nous, Paris, 1927 ; A. Goldenweiser. lù/rly civilisation, New-York, 1922.) 2° ''Observations''. Il est évident que l’ethnologie ainsi conçue est en opposition complète avec la doctrine catholique touchant la perfection primitive de L’homme et sa déchéance originelle. Mais nous assistons depuis trente ans. semble-t-il, au déclin de cet évolutionnisme ethnologique rigide, et à la progressive reconnaissance par certains ethnologues et historiens récents de la religioti du - grand Dieu i des primitifs. Voir W. Schmidt, "/>. cit., p. 219-275. La science ethnologique, revenue des illusions de l’évolutionnisme doctrinal, paraît s’orienter d’une façon décisive dans un autre sens avec Fr. Græbner, Méthode der Ethnologie, Heidelberg, 191 1 ; Pinard de la Boullaye, dans l’Histoire comparée des religions, Paris, 2 vol.", 1922-1925 ; 3- éd., 1929 ; W. Schmidt. Der Ursprung der Gottesidee, Munster-en-W., 1912 ; 2{{e}} éd.. 1920 ; Die Stellung der Pygmôenvôlker in der Entwicklungsgeschichte der Menschen, Stuttgart, 1910. et Origine et évolution de la religion. Paris. 1931. La méthode d’histoire culturelle tend à fixer l’ordre d’apparition des grandes civilisations ; elle étudie l’interdépendance des cycles culturels dans l’espace et dans le temps et, après avoir dressé le tableau synoptique des civilisations, elle se pose la question de leur origine. Les savants qui s’inspirent de cette méthode se croient ainsi amenés à reconnaître, dans les couches ethnologiques les plus anciennes, la croyance à un grand Dieu suprême. (Sur l’ancienneté et la diffusion du grand Dieu de la civilisation primitive, sur s a nature, ses attributs et son cuits, voir W. Schmidt, Origine et évolution, p. 312-340.) De cette constatation se déduisent des résultats importants pour l’étude de la perfection religieuse de l’humanité à ses origines. 1. Nous sommes fondés à exclure toute une série d’hypothèses qui faisaient partir l’humanité des idées les plus grossières pour l’amener lentement à l’idée d’un Dieu suprême. Cette idée ne saurait venir ni de la mylhologie de la nature, ni du fétichisme, ni du manisme, ni de l’animisme, ni du totémisme, ni de la magie. « Deux ordres de raisons s’y opposent : de l’aveu même des partisans de ces hypothèses, l’on devrait concevoir la genèse de la notion d’Être suprême sous forme d’une lente élaboration et placer son apparition au terme d’une longue évolution. Or, c’est tout au contraire chez les peuples les plus anciens que nous la rencontrons. D’autre part, chez ces peuples antiques, les éléments qui, par leur évolution, auraient, dans l’hypothèse, donné naissance à la notion de Dieu suprême, ou manquent tout à fait (totémisme, fétichisme, animisme), ou sont fort peu développés (magie et manisme), tandis que les civilisations plus récentes les offrent en plein épanouissement. Pour la notion d’Être suprême, c’est précisément l’inverse. W. Schmidt, ''op. cit.'', p. 351. 2. On ne peut méconnaître l’importance méthodologique de la religion des primitifs pour nous montrer la vraisemblance de la perfection (perfection tout.relative ) de la religion à ses origines, mais il faut dire que la reconnaissance du grand Dieu dans les civilisations primitives ne résoudrait point à elle seule l’énigme des origines de la civilisation et de la religion. Sans doute, les religions des peuples primitifs (entendons les primitifs d’aujourd’hui) ont chance de refléter avec plus de fidélité les idées et les sentiments de l’humanité à ses origines. Mais il faut reconnaître, avec W. Schmidt. » qu’une religion qui n’a pas évolué et qui se trouve depuis si longtemps immobilisée, n’a pas pu ne pas subir un sérieux engourdissement. Nous ne devons pas nous attendre à retrouver dans la religion naturelle des primitifs toute l’intensité de vie et la richesse de formes qu’elle pouvait posséder en sa première nouveauté. Nous devons donc tenir pour assure que la religion actuelle des peuples primitifs n’est pas identique à la religion originelle. P. 310. Mais quelle peut cire l’origine de l’idée du grand<noinclude> <references/></noinclude> gu9js20h7fjxvmvb3nir5mks95mj9gz Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/699 104 4018752 15908405 15137551 2026-07-07T13:00:20Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), oj → of 15908405 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2s : >r> P l E D E STI NATION. H IG EN E 2826 Le problème est exactement posé par Origène, et avec une particulière acuité, à propos de la prophétie. Celse en effet disait : c’est parce qu’une chose est prévue qu’elle arrive. ''Contra Celsum'', {{rom-maj|II}}, 20, t. {{rom|xi}}, col. 836 B ; Philoc, {{rom|xxiii}}, 12, p. 199. On connaît la réponse d’Origène, elle prend exactement le contrepied de l’affirmation de Celse : ce n’est point parce qu’une chose est prévue qu’elle arrive, c’est parce qu’elle arrivera qu’elle peut èlre prévue. ''Contra Celsum'', ''ibid''. : De oratione, 6, t. {{rom|xi}}, col. 436 D-43 ? ; In Gen., {{rom|iii}}, ({{rom|i}}, t. {{rom|xii}}, col. 64 C-65 ; Philoc, {{rom|xxiii}}, 8, p. 195-196 ; In Rom., {{rom|vii}}, 8, t. {{rom|xiv}}, col. 1126 C. Il est à noter que, dans les passages où cette position est adoptée, le mot prescience (npôfjtxtaiç) est employé dans toute sa généralité ; il ne signifie plus, comme dans l’Écriture, la’bienveillance divine à l’égard des seuls élus, mais il s’étend à toute espèce de prévision, celle du bien comme celle du mal, celle qui est le fait de Dieu, et celle qui est le fait d’un être créé. Origène signale lui-même, dans son commentaire de l’épître aux Romains, cette transposition de valeur : Xam etsi communi intelleclu de præscientia senliamus, non propterea erit aliquid quia id scil Deus esse fulurum, sed quia fulurum est scitur a Deo antequam pat. In Rom., {{rom|vii}}, 8, t. {{rom|xiv}}, col. 1126 C. Ce communis intellectus s’oppose au sens biblique du mot, tel qu’il vient d’être établi par Origène quelques lignes plus haut. D’ailleurs le contexte est là pour légitimer cette manière de voir. Le cas type, partout envisagé, est celui de la trahison de Judas ; on affirme que la prédiction faite par Jésus n’est pas la cause de la trahison. Par ailleurs, et toujours à propos de cette même prévision, le ''Contra Celsum'' mentionne, sur la même ligne, les prophéties de l’Écriture et celles des « Histoires des Grecs », {{rom-maj|II}}, 20, t. {{rom|xi}}, col. 836 C ; le Commentaire sur la Genèse fait état d’une prévision humaine purement naturelle, ni, 6, t. {{rom|xii}}, col. 64 C ; le Commentaire de l’épître aux Romains fait allusion aux prophètes de l’Ancien Testament qui prédirent les méfaits de Judas : 7îo/i ergo quia prophétie prædixerunt idrirco prodiit Judas. In Rom., {{rom|vii}}, 8, t. {{rom|xiv}}, col. 1126C. Tout ceci est donc clair, le sens voulu par Origène est le suivant : de soi la prédiction d’un événement se fonde sur l’événement futur, elle ne modifie pas l’ordre des causes selon lesquelles il est posé. Il faut cependant y regarder de plus près, car, dans les mêmes passages, le théologien alexandrin use d’une autre formule, encore plus absolue et qui risque de faire prendre le change. Il affirme en effet : Hoc ergo pacto neque in præscientia Dei vel salutis vel perditionis noslræ causa consistil. In Rom., {{rom|vii}}, 8, t. {{rom|xiv}}, col. 1126 {{rom-maj|C}}, et les autres passages cités plus haut. Le R. P. Prat fait ainsi l’exégèse de ce texte : « Le mot grec aîxta n’a pas seulement le sens philosophique de « cause », mais peut signifier « raison d’être » à quelque titre que ce soit. » La conséquence est immédiatement déduite : « Est-ce que, dans cette hypothèse du libre arbitre, la prescience est cause que les choses arrivent ? Non évidemment, mais (Dieu) les prévoit parce qu’elles doivent arriver sans que la prescience influe en rien sur la détermination du libre arbitre. » F. Prat, ''op. cit.'', p. 145 (c’est nous qui soulignons). En somme, tout dépend du sens à donner au mot oemoe dans les textes cités. Le P. Prat propose c principe d’être à quelque titre que ce soit », mais il se garde de souligner que le mot signifie le plus souvent un principe d’ordre moral, un motif d’action, un sujet de blâme ou d’éloge, une imputabilité juridique ; c’est le sens le plus usuel, spécialement celui de la langue courante, le seul par exemple que signalent Moulton-Milligan : The vocabulary of the greek Testament ; on retrouvera d’ailleurs plus loin un autre sens moral du mot axiia. dans Origène. Quant au mot ocÏtioç il signilie chez Origène : digne d’éloge ou de blâme, responsable. Nous ne pourrions donc, dans les passages cités, choisir le sens métaphysique absolu du mot rLW’.y. que sur de bonnes raisons tirées du contexte. Or, comme il s’agit toujours, ainsi qu’on vient de le montrer, de la prévision prise dans son sens le plus large, telle qu’elle s’applique également a l’homme, le sens moral du terme s’impose et s’impose à l’exclusion de tout autre. En effet, Origène a montré avec assez de force au Periarchon que tout acte humain dépendait d’une initiative divine, celle-ci étant, au moment où l’acte est posé, compatible avec la liberté humaine. La difficulté soulevée par Celse ne porte que sur la prévision d’un acte futur ; la réponse est la suivante : le fait d’avoir été prévu n’enlève rien au caractère moral d’un acte, la prévision (science d’un futur) n’est pas la cause responsable (atTÎoc) de l’acte posé. 3° La prescience dans l’œuvre du salut. — Après avoir de la sorte analysé et distingué les divers aspects de la notion de prescience, il reste encore à décrire, d’après Origène, l’œuvre même de cette prescience dans l’ordre du salut. Tout d’abord un libre choix divin est à la base des initiatives divines. Dans son Commentaire de l’épître aux Romains, faisant œuvre de théologien plus que d’exégète, le docteur d’Alexandrie estime que l’élection de Jacob est le type de la nôtre : Nunc vero cum electio eorum (Jacob et Etau) non ex operibus facla sit sed ex proposito Dei et ex vocantis arbitrio, promissionum gratia non in filiis carnis impletur sed in filiis Dei, hoc est qui simililer ut ipsi ex proposito Dei eliguntur et adoplantur in filios. In Rom., vu, 15, t. {{rom|xiv}}, col. 1143 R. Un peu plus bas, Origène enseigne, dans les mêmes termes que Paul, l’inanité des œuvres légales pour la justification : Si enim per hœc (opéra legis) qui jusliftcatur, non gratis jusiificatur. Qui autem per gratiam juslificatur, ista quidem opéra ab eo minime queeruntur ; sed observare débet ne accepta gratia inanis fat in eo, sicut et Paulus dicit… In Rom., {{rom|viii}}, 7, col. 1178 C. En effet, Origène oppose aux « œuvres de la loi », les « œuvres de la justice » que doit accomplir celui qui a reçu la grâce. Évidemment ces œuvres ne sont pas prérequises à la justification, mais elles sont nécessaires pour obtenir une grâce plus abondante, col. 1179 A, et ultérieurement la gloire. C’est là en effet la pensée constante d’Origène, toute grâce meilleure est accordée par Dieu à des mérites préexistants. On sait jusqu’à quelles doctrines hétérodoxes cette conception a entraîné l’auteur du Periarchon. Les « anciens mérites » qui règlent les destinées humaines ont été acquis par les âmes avant leur union à un corps, alors qu’elles n’existaient encore que comme esprits. De princ, {{rom-maj|III}}, i, 20-21, t. {{rom|xi}}, col. 296-300 ; Philoc, {{rom|xxi}}, 20-21, p. 174-175. Le mot que les traducteurs s’accordent à rendre par mérite est le mot aWa qui revêt bien, ici encore, une signification morale. Dans le Commentaire de l’épître aux Romains, Origène se contente d’un bref renvoi au Periarchon, In Rom., {{rom|vii}}, 16, t. {{rom|xiv}}, col. 1145 A ; plus discret il se contente de comparer Dieu à un père de famille sage et juste qui emploie ses serviteurs selon leurs capacités et leurs talents : Certum est Deum non solum scire uniuscujusque proposilum ac voluntatem sed et præscire. Sciens autem et prœnoscens, tanquam bonus dispensalor et juslus, uniuscujusque motibus et proposito ulitur ad ea efficiendu quæ uniuscujusque animus ac volunlas eligit. ''Ibid.'', col. 1145 C. La prescience divine, ici comme au Periarchon, accompagne l’action humaine dont elle sauvegarde la liberté tout en l’utilisant à ses fins. Cette même doctrine est envisagée de façon plus concrète dans son application à la vocation de Paul, De oral., 6, t. {{rom|xi}}, col. 440 R ; In Rom., {{rom|i}}, t. {{rom|xiv}}, col. 841-847 ; Philoc, {{rom|xxv}}, 1-3, p. 226-229. Dieu, ayant prévu<noinclude> <references/></noinclude> 0a8x3u98ptgfqvto6t7ne74zndmxlys Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/742 104 4018795 15908406 15447088 2026-07-07T13:00:20Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908406 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2 9 1 1 ##PRÉDESTINATION## <nowiki/> '''PRÉDESTINATION'''. INTERVENTION DE JEAN SCOT 2912 un défilé de textes patristiques (Augustin, Fulgence, Isidore). Il explique que, lorsque saint Augustin se sert de l’expression : les méchants sont prédestinés ad inlcrilum, interitus s’entend non du péché mais de la peeeati oindieta. Il s’applique à mettre en lumière l’idée principale de Gotescale dans sa seconde profession, que la prédestination de la peine aux méchants et des méchants à la peine est un acte bon, parce qu’il suit et suppose la prévision du péché. Si Dieu ne prédis tinait au châtiment qu’après l’accomplissement du péché de l’homme, il y aurait en lui changement. Hatramne reste donc fidèle à la doctrine de son ami. 4° ''L’entrée en scène de Jean Scot''. Par Charles le Chauve. Hincmar eut communication des écrits de Prudence et de Hatramne et peut -être de ceux de Loup. Il demanda l’appui de Rhaban, dès avant Pâques 850. Rhaban, vieilli, malade, répondit brièvement, renvoyant à ses précédents écrits, dont il expédiait une copie authentique, parce que Gotescalc, disait-il, les avait altérés. Il se montre sévère pour le moine, s’étonne qu’on l’ait laissé communier. Ces controverses devraient cesser. Rhaban ne semble pas avoir compris exactement ce que disait Prudence et il rejette l’assimilation des deux prédestinations l’une à l’autre, comme si cela impliquait la contrainte au péché, ce que, ni Prudence ni même Gotescale n’avait dit. Cette lettre est d’un homme lassé. Texte dans ''P. L.'', t. {{rom|cxii}}, col. 1518. Parmi les auteurs consultés par Hincmar se trouvait Amalaire dont aucun écrit sur la prédestination ne nous est parvenu. D’une bien autre conséquence fut l’intervention du fameux Jean Scot Érigène, qui avait été expressément sollicitée par Hincmar. Jean écrivit en 851 un livre De pnvde.stinalione, ''P. L.'', t. {{rom|cxxii}}, col. 355-440, qui fit scandale, attira contre l’imprudent auteur tous les traits des défenseurs de Gotescale et compromit les adversaires du moine, soupçonnés dès lors de partager ou de favoriser les erreurs formidables de Scot, tout en se posant contre Gotescale en champions de l’orthodoxie. Voir ''P. L.'', t. {{rom|cxxii}}, col. 349-356, les pages indignées de Prudence de Troyes et de Florus de Lyon. Scot procède surtout en dialecticien, selon la quadruple voie SioapeTixr ;. ôp’tTTiy.rj, àrcoSsiXT’-xr), àvaXu-T » of (divisoria. definiliva, demi nslraliva. resolutiva). Il se réfère pourtant aux Pères de l’Église, et même â saint Paul, pour confirmer de leur autorité ses élucubrations à tendances pélagiennes, naturalistes et panthéistes qu’il a l’audace de présenter comme la vraie foi. Selon lui, la prédestination ou prescience, car c’est tout un (le grec ôpâw et 7tpoopâoj signifiant tout à la fois prævideo, prædi/inio, prædestino), est identique à la Sagesse de Dieu et à Dieu même. Aussi est-elle unique, car rien ne saurait être double en Dieu. Cette unique prédestination est celle des justes. Il ne saurait y avoir une prædeslinatio ad pœnam, car il n’y a en réalité que ce que Dieu fait. Le péché que Dieu ne fait pas n’a pas d’existence réelle. C’est une pure négation, une absence d’être ; de même, la peine du péché se réduit au déplaisir du pécheur qui n’a pu atteindre son but mauvais. Quand les Pères disent que les pécheurs sont prédestinés, c’est par antiphrase, comme notre Seigneur appelle Judas son ami, comme on dit : lucus a non lucendo, et Parcw, quod nulli parcant. Il ajoute à ses 19 chapitres un épilogue en forme de prière où on lit : « Il n’est permis à aucun catholique de croire que la bonté souveraine, principe de tout bien, prédestine personne à aucun mal, et que la vie souveraine, ex qua et in qua et per quani omnia vivunt, prédestine personne à la mort ou à la peine, alors qu’elle ne permet même pas de périr à celui qui se perd lui-même. Aussi, quand j’entends tes prédicateurs, ô bienheureuse Vérité, … dire que tu as pré destiné les impies à la mort et la mort aux impies, j’entends immédiatement, grâce à ta lumière… et je vois que tu as prédestiné, c’csl-à-dire fixé avant les siècles, dans tes lois immuables, le nombre de ceux qui devaient mourir dans leur impiété, laquelle jamais, ni nulle part, tu n’as prédestinée. En d’autres termes, tu as prédestiné. Seigneur, dans ta prescience, qui ne peut ni se tromper, ni changer, le nombre de ceux qui prépareraient la peine et la mort de leur impiété, devant, quant à toi, non les punir en ce que tu as fait, mais les laisser punir en ce que tu n’as pas fait. Telle est ma foi, ô lumière éternelle des âmes, au sujet de ta prédestination qui est toi-même. Et par là, avec tous les fidèles orthodoxes, j’anathématise ceux qui disent qu’il y a deux prédestinations, ou qu’elle est géminée, bipartite ou double. S’il y en a deux, la substance divine n’est plus une. Si elle est géminée, elle n’est plus indivise (individuel). Si elle est bipartite, elle n’est plus simple, mais composée de parties. Si elle est double, elle est compliquée. Que s’il nous est interdit de dire l’unité divine triple, par quelle folie un hérétique ose-t-il la dire double ? Arrachons donc de nos cœurs, jusqu’à la racine, un dogme aussi monstrueux et vénéneux et croyons qu’il n’y a qu’une seule prédestination du Dieu Seigneur, et uniquement pour ce qui existe, mais n’ayant rien à voir avec ce qui n’est pas. » Col. 438-440. 5° ''Première réplique à Jean Scol''. Un tel adversaiie n’était vraiment dangereux que pour ceux dont il voulait servir la cause. Hincmar dut se repentir d’avoir sollicité sa collaboration. Le parti adverse publia aussitôt des réfutations vigoureuses. Wénilon, archevêque de Sens, fit des extraits de chaque chapitre et les envoya à Prudence de Troyes qui composa un grand ouvrage sur la prédestination : De pneeleslinalione eontra Joannem Scotum. ''P. L.'', t. {{rom|cxv}}, col. 1109-1366. L’ouvrage fut publié en 852, précédé d’une préface à Wénilon. C’est une discussion serrée non seulement des extraits envoyés par Wénilon, mais de tout l’ouvrage du dialecticien, chapitre par chapitre. Prudence connaissait Scot, mais il le traite sévèrement, l’accusant d’avoir renouvelé les hérésies des pélagiens, d’Origène et des collyriens ( ?) : Pelugianæ venena perjidise, et aliquoties Origenis amentiam, eollijrianorumque hwrelicorum jurioaiteilem. Il use contre lui d’une ironie mordante : Te solum cmnium aeutissimum Galtiæ transmisil Hibernia, ul qua’nullus absque le scire polerat luis erudilionibus oblinucrit. Il l’exhorte à abandonner ses folies et à professer la vraie foi, à quitter son quadrivium de vanité, qui l’entraîne loin ce la vérité jusqu’au blasphème, et à se laisser emporter dans la voie droite par le quadrige de l’humilité qui représente les quatre é angélistes, les vertus cardinales, etc. Scot est un nouveau Julien d’Éclane et l’on dirait qu’un même esprit l’inspire : Deprehendi quantum divinitus inspiratus potui Pelagii, Civleslii, eorumque sequacis ac defensoris aeerrimi Juliani per omnia seclatorem, Joannem videlieel Scotum, tanta impudentia orthodoxæ fidei Patribusque catholicis oblatranUm ac si unus spiritus Julianum Joanneihque docuerit. Col. 101 1. (.’est une fantaisie de sa part, ne répondant à rien de réel, d’imaginer une hérésie aux antipodes du pélagianisme et d’attaquer, sous le nom de Gotescalc, une prétendue combinaison des deux, qui n’est en réalité que la pure doctrine augustinienne. Le mx 1’et dernier chapitre est une récapitulation où Prudence formule brièvement, dans les termes mêmes du dialecticien, les principales erreurs de Scot et leur oppose les répliques de l’orthodoxie, col. 1351 sq. Citons quelques exemples. : Tu dis : « La prédestination et la prescience en Dieu sont son essence, comme sa volonté, sa sagesse et sa<noinclude> <references/></noinclude> ltkqset5kzw2z3gex039u59k28o2zaz Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/113 104 4018962 15908419 15659703 2026-07-07T13:00:35Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908419 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1639|HADBERT (PASCHASE) — RADINUS|L640}}</noinclude> I. {{sc|Histoire littéraire}}. {{1o}} Éditions des textes. — Le rassemblement des textes a été commencé par Sirmond, qui public, en 1619, les Commentaires sur saint Matthieu ; sur le Ps. XL/ V ; sur les Lamentations ; la Passio SS. liufmi et Valerii. et 1 i lettre à Lrudegard ; Mabillon dans les Acta sanct. ord. S. Ben., t. {{rom|v}}, donne la Vita Adalhardi et l’Epitaphium Arsenii ; Martène et Durand, Ampliss. collecl., t. {{rom|ix}}, donnent le De eorpore et sanguine Christi et le 11e fide, spe et carilate ; L. d’Achery, au t. i.du Spicileginm, donne le De partit Virginis. Comme éditions critiques récentes il faut signaler : 1. Celle des pièces poétiques par Traube, dans Mon. (ierm. hist., Poetæ lat., t. {{rom|iii}}, p..'{8 sq. ; 2. celle des diverses lettres-préfaces Cmais pas la lettre a Frudegard), y compris les prologues aux diverses sections du Commentaire sur Matthieu, par E. Dtimmler, dans la même collection, Epist.. t. {{rom|vi}}, p. 132-149 ; 3. celle de l’Epitaphium Arsenii, par K. Dùmmler, dans les Abhandlnngen de l’Académie dcBerlin (philos, et hist.), 1900, t. {{rom|ii}} p. 18-98. {{2o}} ''Travaux''. -Outre les histoires littéraires pi us anciennes (Histoire littéraire de la France, t. v ; dom Ceillier, Histoire des auteurs écriés., {{2o}} éd., t. XII), voir A. Ebert, Allqem. Gesch. der I. itérai, des M. A., t. {{rom-maj|ii}}, p. 230 ; M..Maintins, Gesch. der lutein. [.itérai, des M. A., t. {{rom|i}}, 1911 ; Corblet, Hagiographie du diocèse d’Amiens, t. {{rom|iii}} ; dom Grenier, Histoire de la mile et du comté de Corble, Amiens, 1910. TI. Doctrine eucharistique. — Parmi les travaux anciens voir suitout la Perpétuité de la foi de l’Église catholique, éd. Migne ; Eli. du Pin, Histoire des controverses et des matières ecclésiastiques traitées dans le {{rom-maj|IX}}{{e}} siècle ; dom Chardon, Histoire des sacrements, éd. Migne ; Corblet, Histoire du sacrement de l’eucharistie. Les travaux récents sont nombreux ; voir surtout : 1'. Batiffol, Études d’histoire et de théologie positive, 2{{e}} série, dans les diverses éditions ; Pourrai, La théologie sacramentaire, Paris, 1907 ; lleurtcvent, Durand de Troarn et les origines de l’hérésie bérengarienne, Paris, 1912 ; Jacquin, (). P., Lc i Ile eorpore et sanguine Domini » de Paschase Kadbert, dans Hev. des sciences phil, el théol., janvier 1914 ; l’n professeur de séminaire, Le corps (le.L-(.. présent dans l’eucharistie, dans La prière et la vie liturgiques, Avignon, 1926 ; Ceiselmann, Die Eucharisticlchre der Vorscholaslik, Paderborn. 1926 ; J. Lecordier, La doctrine de l’eucharistie chez saint Augustin (thèse), Paris, 1930 ; Macdonald, Berengar and the rejorm of the sacramental doctrine, Londres, 1930 ; IL Lang, S. Augustini textus eucharistie ! selecli, dans J’Iorilegium pairislicum, Bonn, 1933 ; Laistner, Thought and letters in Wcsfern Europe, A. D. 500-000, Londres, 1931 ; Lepin, L’idée du sacrifice de la messe, Paris, 1926 ; H. P. de la Taille. « Mgsterium fidei », 3{{e}} éd., Paris, 1931 ; dom Cappuyns, Jean Seat Érigène, Louvain, 1933 ; Mersch, Le corps mystique du Christ, Louvain, 1933 ; Geiselmann, Isidor von Sevilla und das Sacrament der Eucharistie, Munich, 1933. H. Pei.tier. ##RADCLIFFE Nicolas## <nowiki/> '''RADCLIFFE Nicolas''', bénédictin du {{rom|xiv}}{{e}} siècle. .Moine de Saint-Alban, il fréquenta l’université d’Oxford, où il prit le doctorat en théologie, fut nommé le 5 février 1368 prieur de Wymondham (Norfolk), qui dépendait de son abbaye. Il rentra dans celle-ci en 1380, et y fit fonction d’archidiacre. Deux ans plus tard, il était au nombre des docteurs qui, au printemps de 1382, examinèrent et condamnèrent 24 propositions de Wiclef (réunion dite des Blackfriars). Nicolas était encore en vie en 1396, où il prit part en qualité d’archidiacre à l’élection d’un nouvel abbé de Saint-Alban. Peut-être mourut-il avant 1401 ; à l’élection de Guillaume Heywortb. qui eut lieu cette année, on signale un autre archidiacre. Nicolas fut par la parole et la plume un adversaire acharné de Wiclef, qui l’appelait le « chien noir », lundis que le carme Pierre Stokes était le « chien blanc ». Dans une série de dialogues censés tenus entre lui-même et ce dernier, Nicolas prit en cflet la défense des principales thèses catholiques attaquées par le novateur. Dans un ms. qui figurait à Westminster sous la cote 6 {{rom-maj|D}}, x se lisaient des dialogues, i. De primo (tontine ; 2. De dominio naturali ; 3. De obedienliali dominio ; 4. De dominio regalt ci judiciali ; 5. De potestaie Pelri aposloli et successorum ; (>. De eodem argumenlo contra Wiclcvum. A la suite venait : 7. De vialico animée (c’est selon toute vraisemblance le même ouvrage qui est signalé ailleurs comme Vialicum salubre animæ immortalis sive De sacramento eucharisties) ; 8. De volis monachorum : 9. De imaginum cullu ; 10. De schismate papali. On trouvera les incipits de ces traités dans Tanner. Le ms. Ilarl. 635, fol. 205, cite aussi de lui des Invectiones contra Wiclevi opinioncs. Les données historiques sont fournies par les Gesla Abbalum monasl. S. Albani (Bolls séries), t. {{rom|iii}}, p. 123, 425, 480, 186 ; par les Fasciculi zizaniorum M. J. Wyclif (môme collection), p. 289, 332. Les données littéraires par Leland, Collectanea, t. {{rom|iii}}, p. 18. — Voir {{sc|Tanner}}. Biblioth. britann. hiherniea, Londres. 1748, p. 612-613 ; Dictionarg of national biography, t. xlvii, 1896, p. 133. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##RADER Mathieu## <nowiki/> '''RADER Mathieu''', jésuite. Né en 1561, à Innichen au Tyrol, admis dans la Compagnie de Jésus en 1581, il enseigna dans divers collèges les humanités, le grec et la rhétorique. Son érudition, surtout en philologie et en littérature classique et patristique, lui valut l’admiration des plus célèbres savants de son temps. Il mourut à Munich, le 22 décembre 1634. On lui doit plusieurs importantes publications hagiographiques et une série d’éditions de textes classiques et surtout patristiques dont on trouvera la liste dans Sommervogel. Voici les principales : Bavaria sancta, 3 vol. in-fol., .Munich, 1615-1627 ; Bavaria pia, in-fol., Munich, 1628. Ces deux ouvrages très estimés (réédités ensemble a Dillingen en 1704) contiennent plus de deux cents vies de saints et bienheureux ou de personnes mortes en odeur de sainteté. Un autre recueil hagiographique a pour titre Viridarium sanctonim ex menœis Grœcorum, Munich, 1604, in-8° ; Pars altéra : De simplici obedienlia et contemlu stti… ex tnlinis, ilalicis, grsecis delibala, Augsbourg, 1610 ; Pars tertia : Illustria sanctorum exernpla ex græcis et lalinis scriploribus deprompta, Dillingen, 1614. (Réédition à Munich, en 1614, avec plusieurs traités patristiques, sous le titre général Opuscula sacra). Parmi les éditions de textes mentionnons : Pelri Siculi hisloria Manichœorum, texte grec et traduction latine, Ingolstadt, 1604 ; Acta sacros. el œcum. concilii {{rom-maj|VIII}}, Conslanlinopolitani {{rom-maj|IV}}, édités pour la première fois, avec traduction latine et annotations, Ingolstadt 1604 (édition reproduite dans les Concilia de Labbe et Cossart) ; sur cette édition, voir ici art. Piiotius, t. {{rom|xii}}, col. 1552. C.hronicon Alcxandriiuun fvulgo Siculum seu Fasli sicuti), texte grec et traduction latine, Munich, 1615 ; Opéra omnia de saint Jean Climaque, texte grec et traduction latine, Paris, 1633, réimprimé dans ''P. G.'', t. lxxxviii. Sommervogel, liihl. de la Comp. de Jésus, t. {{rom-maj|VI}}, col. 13711382 ; Hurter, Komenclalor, 3 « éd., t. {{rom|iii}}, col. 850-851. J.-P. Grausem. ##RADINUS## <nowiki/> '''RADINUS''', dominicain lombard né à Plaisance, mort en 1527. Humaniste, poète, orateur, théologien, il était ami et collaborateur du maître du sacrépalais. Silvestre Priérias. Celui-ci fut le premier, peutêtre, à signaler que Luther ne manquait pas seulement à la discipline, mais que son système était entièrement hérétique. Radinus seconda Priérias dans sa lutte antiluthérienne. Il écrivit contre le novateur, en style cicéronien, une lettre : Ad illustrissimos et invictissimos principes et populos Germanise in Martinum Lulherum Vittembcrgensem, ordinis eremilarum, nationis gloriam violantem… Selon Cochléus (Philippica VII ad CarnInm V. p. 553) à une réponse dilatoire de Mélanchton, Radinus aurait si vertement répliqué que la dispute en resta la. Quétif-Échard, Scriptores ord. preed., t. {{rom|ii}}, 1721. p. 7 : ; 7.">. M. -M. GORCE.<noinclude> <references/></noinclude> r6fk5ciky5geyep88unpgqy1heoduv6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/406 104 4019114 15908423 15699500 2026-07-07T13:00:39Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908423 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2225 ##RELIGION## <nowiki/> '''RELIGION'''. MÉTHODE ETHNOGRAPHIQUE, PRINCIPES 2226 « s’est étonnamment répandue » dans les cultes primitifs. La même année, P. Radin disait : « Voilà vingtcinq ans que Lang a publié son livre et sa pénétrante intuition se trouve confirmée. C’étaient les ethnologues qui se trompaient (en soutenant l’animisme). Des faits précis, assemblés par d’authentiques spécialistes, sont venus remplacer ses exemples souvent trop vagues. Personne, aujourd’hui, ne conteste plus sérieusement que beaucoup de peuples primitifs croient en un Créateur suprême. » Lowie dans sa Primitive Religion, NewYork, 1924, tout en estimant insuffisamment démontrées les conclusions du P. Schmidt (voir plus loin) estime que, du point de vue logique, il n’y a pas d’objection à élever contre elles. Fr. Heiler dans son livre sur la prière (Das Gebet, Munich, 1922, traduit en français en 1931) conclut comme il suit sur la question : « Une perspective d’histoire et de philosophie religieuse s’ouvre devant nous très différente de celle que dessinent les théories courantes sur la genèse de l’idée de Uieu. L’homme primitif n’adresse pas sa prière à une multitude d’esprits, mais au Dieu unique. Père de tous, Maître du ciel et de la terre… La prière est donc la grande création d’un monothéisme primitif. » Trad. fr., p. 140-141. Nieuvenhuis en 1920 soutient que l’idée d’Être suprême est née de l’impression produite sur l’esprit du primitif par le monde considéré comme un tout, l’idée des autres divinités ne lui étant venue que plus tard, au spectacle des divers domaines particuliers de la nature. Enfin Pettazoni à la suite d’une longue enquête, conduite d’ailleurs sans beaucoup de méthode, conclut à l’existence d’une croyance très répandue à un Dieu du ciel qu’il attribue uniquement à un processus de personnification, et sans préciser la date de cette croyance dans les différents cas. Formation et développement du monothéisme dans l’histoire des religions, t. {{rom|i}}, Rome, 1922. (1. Foucart estime que cette notion du dieu du ciel remonte à la plus ancienne période du sentiment religieux. Art. Sky unit Sky-God dans V Encyclopœdia of Religion and Ethics de Hastings, t. xr, 1920. (Nous empruntons tout l’exposé précédent, depuis A. Lang, à W. Schmidt, Origine et évolution de la religion, trad. française, Paris, 1931, p. 219-276. On y trouvera toutes les références.) {{2o}} La grande enquête du P. Schmidt. — 1. Exposé. Mais le vrai continuateur de Lang, continuateur qui a d’ailleurs donné aux idées de Lang une précision et à sa documentation une ampleur qu’elles n’avaient pas, c’est le P. W. Schmidt, religieux autrichien de la Société du Verbe divin. Le P. Schmidt a lance en 1906, Anthropos, revue internationale de linguistique et d’ethnologie. Peu après il créa une Bibliothèque Anthropos, collection de monographies ethnologiques. Il fonda, avec le P. Bouvier, S. J., mort pour la France, les Semaines internationales d’Ethnologie religieuse, dont la première fut tenue à Louvain en 19Il sous le patronage du cardinal Mercier. Professeur a l’Université de Vienne, il contribua pour une large part à la création d’un Institut d’ethnologie toujours florissant et à l’Institut missionnaire de Saint-Gabriel, à Mndling, près de Vienne, prit une part prépondérante à l’organisation de l’Exposition vaticane des Missions en 1925 et devint en 1926 le direct mr du Musée missionnaire ethnologique du Latran et comme tel a fait subventionner par le Saint-Siège des missions d’études ethnologiques chez les peuplades primitives. Ses occupations l’ont o’iligé de passer la direction d’AnOiropos en 1923 au P. Koppers. Depuis trente ans il ne cesse de publier des mémoires dans Anthropos et des ouvrages importants. En 1906, il donnait un Aperçu des méthodes de l’ethnologie moderne (en allemand à Vienne, en français à Paris). Il a étudié les peuples Monkhmer (1906) et les langues australiennes (1919, Prix Volney de l’Académie des Inscriptions et Balles-Lettres). Il a précisé la place des Pygmées dans l’évolution de l’humanité (1910). Il a donné deux grandes études d’ensemble d’ethnologie et de linguistique : Vôlker und Knlturen, 1914-1924, en collaboration avec le P. W. Koppers, eU)ie Sprachfamilien und Sprachenkreise der Erde avec atlas, Iteidelberg, 1926. Dans l’ordre de l’ethnologie religieuse on lui doit un ouvrage sur lu Révélation primitive (Munich, 1913 ; trad. fr. par le P. Lemonnyer, PU 1), une critique des vues de Otto sur le numinosum : Voies de l’humanité pour la connaissance de Dieu, Munich, 192 : 5, un Handbuch der vcrgltichenden Religionsgesehichte (1930), traduit en 1931 par le P. Lemonnyer sous le titre d’Origine et évolution de la religion, (qui correspond au sous-titre de l’ouvrage, traduit également en anglais, en italien et en espagnol). Mais son ouvre capitale est l’Origine de l’idée de Dieu. Ce fut d’abord une série d’articles parus dans Anthropos de 1908 à 1910, puis un tirage à part, en français en 1910. S’ius cette première forme l’Origine constituait une introduction historique et critique au prob'.ème. Ce premier ouvrage fut revu et amélioré dans une édition allemande parue à Mtinster-en-W., 1912. Enfin, de 1926 à 1935, une seconde édition allemande considérablement développée a fourni la documentation la plus abondante qui existe sur le sujet avec les conclusions longuement motivées du P. Schmidt, Der Ursprung der Gottesidce, Munster, 1926-19 : !."), 6 vol. a) Pi incipes de la méthode. — Le principal mérite de l’œuvre scientifique du P. Schmidt est le souci de méthode rigoureuse qu’on y trouve, souci qui donne a ses conclusions sur le caractère primitif de l’idée de Dieu une précision et aussi une force convaincante que n’avaient pas les recherches poursuivies à cet égard avant lui et que même elles n’ont pas toujours eues depuis ce salutaire exemple. (Ce qui ne veut pas dite que tout dans les affirmations du grand ethnologue viennois ait le caractère d’une certitude absolue et définitive : il est le premier à le proclamer.) Or il se trouve — et le fait est caractéristique — que dès le début de sa carrière scientifique, le P. W. Schmidt a donné des éclaircissements sur sa méthode, tout d’abord dans une série d’articles parus dans Anthropos dès sa première année, puis édités à part à Salzbourg et à Vienne (1906, en français), et ensuite dans une conférence donnée à l’assemblée générale de la LeoGesellschaft à Vienne, le 7 novembre 1910, et intitulée Voies nouvelles en science comparée des religions et en sociologie comparée (une traduction, revue par l’auteur, a paru dans la Revue des sciences phil. et théol., t. {{rom|v}}, 1911, p. 46-74, et tirage à part). Comment faire la préhistoire religieuse de l 'humanité, puisque le propre même de la préhistoire c’est de ne pas se référer à des documents écrits ? telle est la question que se pose l’auteur de la conférence, fin recourant — et ce pour suppléer à l’absence de témoignages directs de l’ordre spirituel et pour combler les lacunes résultant du caractère sporadique des restes d’outils préhistoriques en ce qui concerne la civilisation matérielle — à l’observation des peuples dits primitifs qui vivent encore aujourd’hui. « Semblables aux hommes primitifs par leur ignorance de l’écriture, ils leur ressemblent aussi sur tous les autres points de leur évolution. De même que la terre nous conserve les restes des peuples préhistorique^, ainsi des isolements précoces et, à l’intérieur, le poids de leur stagnation, ont maintenu jusqu’à nos jours les peuples primitifs dans un état foncièrement identique à celui des hommes des millénaires passés. » Tirage à part, p. 4. Mais ici il est nécessaire de distinguer entre la civilisation extérieure matérielle et la civilisation spirituelle. « Kn ce qui concerne la première, il faut, je crois, affirmer énergiquement que l’on doit en toute confiance déclarer fausse et, par suite, laisser de côté l’opinion suivant laquelle la grande masse des peuples primitifs serait déchue d’un état antérieur très élevé de civilisation même matérielle : l’opinion, autrement dit, qui soutient en son intégrité la théorie de la dégénérescence. Les cas de semblables dégénérescences sont relativement rares et plutôt de minime importance. » lbid., p. 7. Il en serait de même dans l’ordre spirituel d’après les tenants de l’évolutionnisme linéaire rigide qui s’ins-<noinclude> <references/></noinclude> sjvn2cy0uqp78mekuabk67sngs0bh4n Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/559 104 4019256 15908306 15447117 2026-07-07T12:54:45Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908306 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2531|RESURRECTION. ADVERSAIRES D’ORIGENE|2532}}</noinclude> évidence, donner la solution dernière du problème de la résurrection. Néanmoins, dans la pensée d’Origène, elle fait voir que la puissance divine, dans la reconstitution du même corps humain, met en jeu une force inhérente à l’âme, une ralio seminalis, capable de reconstituer l’être humain, sans lui rendre nécessairement sa condition primitive. Voir De princ, t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|x}}, n. 3 ; t. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|vi}}, n. 1 sq., ''P. G.'', t. {{rom|xi}}, col. 236, 333 ; Cont. Celsum, t. {{rom-maj|II}}, n. 77 ; t. {{rom-maj|V}}, n. 19, 22, 23 ; t. {{rom-maj|VIII}}, n. 32, 49, col. 914, 1208, 1216, 1564, 1589 ; cf./n Matth., tom. {{rom|xvii}}, n. 28, ''P. G.'', t. an, col. 1557. L’insistance qu’Origène met à opposer le « corps spirituel » à la chair ne signifie donc nullement que le docteur alexandrin soit opposé à la résurrection : il indique simplement, à la suite de saint Paul, comment le Xoyoç oTC£p[i.aTt. xôç modifiera, dans le sens des exigences de l’esprit, la condition naturelle des corps glorifiés. En réalité, comme le remarque saint Jérôme lui-même (pourtant peu suspect de favoriser Origène), le docteur alexandrin s’est eilorcé d’éviter deux erreurs opposées : le matérialisme grossier qui voudrait, à la résurrection, reconstituer les corps avec toutes les fonctions, tous les besoins de l’état présent ; d’un autre côté, le spiritualisme outré des gnostiques et des manichéens qui excluent du salut le corps, pour en réserver les avantages à l’âme seule. La pensée d’Origène ne semble pas avoir été bien comprise d’un certain nombre de Pères. Mais, on ne voit pas comment Justinien a pu accuser Origène d’enseigner que les corps ressuscites seraient sphériques. Voir ici, Origénisme, t. {{rom|xi}}, col. 1583. On consultera sur le problème de la résurrection des corps chez Origène : l’art. Origène (G. Bardy), t. {{rom|xi}}, col. 1545-1547 ; A. d’Alès, art. Résurrection de la chair, dans le Dicl. npnl. de la foi catholique, t. {{rom-maj|IV}}, col. 994-908 ; J.-B. Kraus, Die Lehre des Origenes tiber die Auferslehung der Todten, Ratisbonne, 1859 ; E. de Faye, Origène, sa vie, son œuvre, sa pensée, t. {{rom|iii}}, Paris, 1829 ; P.-D. lluet, Origeniana, t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|ii}}, q. {{rom|ix}}, dans ''P. G.'', t. {{rom|xvii}}, col. 080-995 ; Pamphile, Apologia pro Origène, x ; R. Cadiou, La jeunesse d’Origène, Paris, 1936, p. 117-126. 3. Adamanlius, dans le dialogue De recta in Deum jide, désigne certainement, dans la pensée de l’auteur anonyme, Origène lui-même, défendant la vérité catholique contre l’hérétique Marinos. La doctrine est cependant indépendante de celle d’Origène. D’une part, en efîet, est rejetée la préexistence des âmes qu’on attribuait à Origène, et les considérations physiologiques touchant le renouvellement du corps dans l’assimilation et l’élimination des éléments sont écartées par une fin de non-recevoir. Le corps ressuscitera tel que nous le possédons actuellement, et non un corps spirituel. Mais, d’autre part, l’auteur admet l’existence d’un principe corporel invariable, tel que l’atteste la permanence des cicatrices et des mutilations. L’analogie du grain jeté en terre et donnant naissance à une lige nouvelle s’y retrouve, {{rom|v}}, 16, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XI}}, col. 18531856, 1868. {{5o}} ''Les adversaires d’Oriyène''. Par certains côtés, la doctrine d’Origène prêtait le flanc à la critique. Qu’est cette virtualité physique, ce X6yoç 07repp.aTlxoc qui subsiste après la mort ? C’est par cette force, cette énergie, qu’Origène explique les apparitions de Moïse et d’Élie. Si la résurrection doit s’expliquer seulement par la permanence de cette forme, schème (oyrij.a.), de l’individualité, l’on doit dire que Moïse et Elie sont ressuscites avant Jésus-Christ. Ou bien, pour éviter cet excès, il faut admettre une résurrection vraiment charnelle et contredire Origène. La forme du corps ne survit pas au corps et périt avec lui. Ainsi raisonnent, en substance, les adversaires d’Origène. 1. ''Saint Méthode d’Olympe''. On a {{rom|lii}}, t. x.col. 1610, l’analyse de l’Aglaophon ou dialogue De la résurrection, composé par saint Méthode pour réfuter Origène. Laissant de côté les considérations accessoires, nous n’avons à retenir que la critique essentielle. Méthode s’efforce de démontrer qu’Origène n’admet pas que la chair soit identiquement restituée à chacun. C’est la forme seule, le schème, l’elSoç xapax-njptÇov °I u i explique la résurrection. Elle seule donc représente la permanence de notre corps actuel. Si la nature du corps est « de s’écouler, de ne jamais demeurer identique à lui-même, mais de cesser et de recommencer autour de la forme qui distingue la figure humaine et maintient l’arrangement des parties », il ne saurait être question de véritable résurrection. Méthode, par la bouche de Memmian, critique les constatations, pourtant physiologiquement exactes, d’Origène et veut y substituer des éléments inadmissibles. Voir t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|ix}}-{{rom|xiv}}, édition Bonwetsch, p. 345-360. Dans l’interprétation de certains textes scripturaires, Origène avait insisté plus que de droit sur l’opposition entre l’âme et « ce corps matériel, véritable prison, où l’âme est captive, pesante enveloppe qui sans cesse la traîne au péché ». Cette dualité absolue de l’âme et du corps, héritée de la philosophie platonicienne, permettait à Méthode de comprendre 1' elSoç yocpaxT7)p[Çov dans un sens peutêtre très différent de celui d’Origène. Cette forme, principe d’énergie et d’identité en un corps sans cesse soumis au flux de la matière qui se renouvelle, devient, pour Méthode, un simple moule, extrinsèque à la matière qui en reçoit ses traits distinctifs. Il emploie même, c. {{rom|xii}}, p. 391, la comparaison du tuyau dans lequel l’eau ne demeure pas un seul instant immobile, mais constamment s’écoule, la paroi du tuyau demeurant cependant la même : ce tuyau, c’est la forme dont parle Origène et dans laquelle les éléments corporels passent et se transforment ! Il ne semble pas que .Méthode ait compris exactement la pensée de l’Alexandrin ; il s’est attaché surtout à reprendre certaines formules plus ou moins discutables dont Origène avait enveloppé son système. Par contre, on ne voit pas trop bien en quoi consiste, pour Méthode, la nature du corps ressuscité. « Cette lacune tient, de toute évidence, au défaut d’idée précise sur la nature et la croissance du corps. Il semble que, pour Méthode, le corps soit une unité stable dont Dieu a directement assuré l’organisation ; de cette synthèse, acquise une fois pour toutes, la mort dissout les éléments, mais au dernier jour Dieu saura retrouver chacun d’eux et restituer ainsi le corps qu’il nous avait jadis formé. » Art. Méthode d’Olympe, col. 1611. Quoi qu’il en soit, on aurait tort de trouver en Méthode, au titre de sa critique négative contre Origène, un témoin de la tradition catholique. Origène et Méthode sont tous deux les témoins irrécusables de la croyance au dogme de la résurrection de la chair. C’est sur l’explication theologique de ce dogme qu’ils diffèrent, et leur opposition se retrouvera plus tard dans le camp même des théologiens latins. L’idée de « germe », sur laquelle Origène base son explication, appartient, à coup sûr, à la tradition. Nous l’avons constaté dès le début. C’est donc plutôt en ce sens qu’il faut orienter la pensée théologique, si l’on veut rester fidèle aux premières directives du magistère ordinaire. 2. Saint Eusthated' Aniioche reprend, sur un ton plus vif, les critiques de Méthode « de sainte mémoire ». « Origène, dit-il, a frayé imprudemment les voies aux hérétiques, en déterminant comme sujet de la résurrection, la forme, non le corps lui-même, toïç oûpeaicotouç ëScoxs TcâpoSov à60ù>.coç, ird eïSouç àXV oùx èîti acô|i, aTO< ; oojtoû tyjv àvâaxaaiv ôpiaâ^isvoç. De Engastrimytho contra Origenem, {{rom|xxii}}, ''P. G.'', t. {{rom|xviii}}, col. 660. On le voit, c’est la même critique, basée sur la même Interprétation,<noinclude> <references/></noinclude> pa99646wpr3vetnyy2eaxd6u24qiwri Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/707 104 4019379 15908424 15446579 2026-07-07T13:00:40Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908424 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2827|ROIS (LIVRES III ET IV DES). VALEUR HISTORIQUE|2828}}</noinclude> le meurtre avait été perpétré dans cette ville, mais un texte des Annales d’Assurbanipal (Cylindre de. Rassam, iv, 70 sq.) indique pour le lieu du crime Babylonc et probablement l’entrée du temple, qui doit être celui de Mardouk, devenu dans la Bible, Nesroch (cf. l’écriture hébraïque des deux noms "]"T*10 et "]"1ÛJ). D’après l’opinion du P. Condamin, longuement exposée dans Recherches de science relig., 1918, p. 18-24, le m : urtre de Sennachérib aurait eu lieu à Ninive. 1’n nouveau texte cunéiforme publié en 1920 confirmerait, d’après l’interprétation d’Ungnad, cette opinion. Cf. Zeitschr. fiir Assyriologie, t. {{rom|xxxv}}, p. 50-51. Quant aux noms eux-mêmes des meurtriers, des cinq fils de Sennachérib un seul pourrait être rapproché de celui d’Adramélech. Les prismes d’Asarhaddon et d’Assurbanipal, trouvés à Ninive en 1927-1928, et récemment publiés par Thomson : The Prisms of Esarhaddon and of Ashu.rbem.ipai jound ai Nineveh 1927-1928, 1931, racontent longuement les événements qui amenèrent Asarhaddon à recueillir la succession de Sennachérib ; on n’y trouve pas la moindre allusion à la fin tragique de ce dernier, assassiné par ses fils, d’où le soupçon déjà précédemment formulé qu’Asarhaddon lui-même pourrait bien être le parricide. Cf. Revue biblique, 1932, p. 469-470. Parmi les nombreux rois tributaires d’Asarhaddon (680-069), figure Manassé, roi de Juda. Prisme B. III Rawlinson, 15-16. Il est encore sur une liste des tributaires d’Assurbanipal (668 625). A la mort de ce roi qui avait porté à son apogée la puissance et la civilisation assyriennes, la décadence de l’empire fut extrêmement rapide, Ninive succombant en 612 sous les coups des Babyloniens, des Mèdes et des Perses coalisés. Les pays bibliques, assujettis jadis à l’Egypte puis à l’Assyrie, ne vont pas pour autant jouir de l’indépendance. La suprématie de Babylone ne tardera pas à prendre la place de celle de Ninive, et Nabuchodonosor (605-562) portera le dernier coup au royaume de Juda en prenant Jérusalem et en emmenant captifs ses habitants, ainsi que l’avaient prédit les oracles vainement répétés du prophète Jérémie. Sur un événement de cette importance les documents babyloniens n’ont jusqu’alors apporté aucune confirmation ou précision. 3. ''Palestiniens''. Parallèle au récit biblique des démêlés des rois d’Israël et de Juda avec Mésa, le roi de Moab, IV Reg., {{rom|iii}}, 4-27, une inscription de Mésa lui-même, découverte en {{18o}}>8, à Diban (Dibon), 20 kilomètres environ à l’est de la mer Morte, décrit le règne de ce roi et particulièrement sa lutte contre Israël. « J’ai fait, dit Mésa, ce sanctuaire a Camos de Qorkha en signe de salut, car il m’a sauvé de toutes mes chutes et il m’a fait triompher de tons mes ennemis. Amri, roi d’Israël, fut l’oppresseur de Moab durant de longs jours, car Camos était irrité contre son pays. Et son fils lui succéda et il dit lui aussi, j’opprimerai Moab. C’est de mon temps qu’il parla ainsi et j’ai triomphé de lui el de sa maison et Israël a péri pour toujours… » A en croire l’inscription moabite, Mésa n’aurait connu que des victoires sur Israël, mais ce qu’elle laisse entendre discrètement par ces mots du roi d’Israël : « J’opprimerai Moab. fait précisément l’objet du récit biblique de la campagne de Joram et de ses alliés les rois de Juda et d’Édom. De même ce que dit encore l’inscription de la reconstruction des villes de Beth Bamoth et de Beçer qui étaient en ruines ainsi que de la mise en état de défense de Qorkha, Qir Charoseth de la Bible, IV Reg., {{rom|iii}}, .25, laisse supposer une campagne parfois malheureuse. Une telle discrétion n’est pas étrangère au récil biblique lui-même, qui termine une campagne victorieuse par la simple ment Ion < retour dans le pays des rois coalisés : i Prenant alors son lits premier-né, Mésa l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande Indignation s’empara d’Israël et ils s’éloignèrent du roi de Moab et ils retournèrent dans leur pays… o IV Reg., {{rom|iii}}, 27. Que se passa-t-il exactement ? « Le point demeure obscur. Peut-être les Moabites combattirent-ils dès lors avec l’énergie du désespoir, peut-être les Israélites redoutèrent-ils l’efficacité de l’horrible sacrifice ; élevés depuis le règne d’Achab dans des idées à moitié païennes, ils ont pu craindre, non point que Chamos se mît en colère contre eux, mais que Jéhovah, auquel ils ne pouvaient offrir de victimes humai les, se trouvât dans cet état d’infériorité que les anciens coloraient publiquement en disant que leur dieu était en colère. Si l’on admet que le roi de Juda était Ochozias, le plus simple est de supposer que dès lors les Syriens étaient en campagne. Les deux rois, Joram et Ochozias, furent vaincus dans la première année du règne d’Ochozias à Ramoth Galaad et peu après tous deux périssaient de la main de Jéhu. Le triomphe de.Mésa était complet et il a pu croire, au moment où sombrait la dynastie d’Amri et où Jéhu reconnaissait la suzeraineté du roi d’Assyrie, qu’Israël était perdu, perdu pour toujours. » Lagrange, art. Mésa, dais le ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom|iv}}, col. 1020 ; traduction et reproduction de la stèle dans l’article, col. 1014-1021. Plus récemment ont été exhumés du sol de la Palestine maints vestiges dupasse, dont quelques-uns ne sont pas sans intérêt pour l’histoire des Livres des Rois. C’est ainsi que les fouilles de Tell-Djezer, à l’emplacement du Gézer biblique, ont mis à jour, entre autres précieuses découvertes, des traces de la reconstruction de la ville par Salomon. Gézer, en elfet, après avoir été incendiée par le pharaon, puis donnée en dot à Salomon, avait été reconstruite par ce roi. III Reg., {{rom|ix}}, 15-17. Si les fouilles n’ont pas révélé une destruction radicale de Gézer, elles ont permis de relever la trace de vastes foyers d’incendie, ainsi que des vestiges de tours carrées et d’une partie du mur d’enceinte qui pourraient bien remonter à l’œuvre de restauration entreprise par le monarque israélite. Cf. Macalister, The excavation of Gezer, 1902-1905 and 1907-1909, t. {{rom|i}}, p. 255. Mageddo ou Megiddo fut également une des cités pour les travaux desquelles Salomon leva des hommes de corvée. III Reg., {{rom|ix}}, 15. Or les fouilles, entreprises sur son emplacement par une mission américaine en 1928-1929, ont mis à jour des restes de bâtiments à usagj d’écuries, cornai ; le prouvent les détails d’une installation remarquable par son ampleur et l’ingéniosité de sa disposition. « Chacune des salles a son passage central pavé d’un dallage de lin calcaire bien conservé en certains endroits. De part et d’autre se développe parallèlement laplace réservée aux chevaux, recouverte de pierres brutes, destinées à prévenir le glissement des sabots et bordée de piliers vaguement carrés entre lesquels se trouvaient les nnugeoires en pierre. Ces piliers servaient en partie a supporter une toiture plate, en partie à séparer les chevaux l’un de l’autre et a les attacher, comme on peut en juger par les trous visibles à travers l’angle des montants et où passait le licou. L’ensemble de la construction mesure 55 mètres de long sur 22 m. 50 de large et pouvait abriter 120 chevaux. Une telle découverte, si intéressante en soi, présente de plus l’avantage de fournir la clef pour l’interprétation de monuments similaires, exhumés ailleurs comme à Tell el-IIezy, Gézer, Ta’annach, et dont la véritable signification avait échappé jusqu’ici. M. Guy (directeur des fouilles) la met en relation avec le maquignonnage auquel se livra Salomon d’après III Reg., {{rom|x}}, 26 29. Revue biblique, 1932. p. 152. Un ouvrage hydraulique comprenant puits, tunnel, réservoir, de l’époque cananéenne, mais modifié partiellement au temps de Salomon, a été également découvert à Mageddo. Cf. Guy, New lighi from Armageddon (The Oriental Institiile <>/ the Uni vers ity of Chicago, n. 9), 1931. A Jéricho, détruite par les armi es de Josué, a une date<noinclude> <references/></noinclude> 9t6o8mgcnj7pd8mjnkub0b8x12fdr0p Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/715 104 4019387 15908425 14987016 2026-07-07T13:00:41Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (6), ''P. G''. → ''P. G.'' (2), oj → of (2) 15908425 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2843 ROIS (LIVRES DES) — ROLLE RICHARD ; ! 844 breuses affinités avec la recension de Lucien, n’offre pas grand intérêt. La Pcschito an contraire s’en tient étroitement au texte massoiV tique ; il en est de même de la Vulgate, dont saint Jérôme a particulièrement soigné la traduction. Cf. Berlinger, Die. Peschilla zum I. Uurh der Kônige, 1897 ; Barnes, The Peschilla version o{ 2 Kin/js, dans Journal of theological stwlics, t. {{rom-maj|VI}}, p. 220 ; t. {{rom|xi}}, p. 533. I. {{sc|Commentaires}}. {{1o}} ''Catholiques''. Théodoret, Quæstiones in Libros Rcgum, ''P. G.'', t. lxxx, col. 668-800 ; Procope de Gaza, dans ''P. G.'', t. {{rom|lxxxvii}}, col. 1148-1200, comme pour les Livres de Samuel il reproduit les interprétations de Théodoret ; S. Ambroise, De Elia… ''P. L.'', t. {{rom|xiv}}, col. 698-728 ; S. Eucher, ''P. L.'', t. {{rom-maj|L}}, col. 1102-1208 (pas authentique) ; S. Isidore de Séville, ''P. L.'', t. {{rom|lxxxiii}}, col. 414-424 ; Bùdele Vénérable, ''P. L.'', t. {{rom|xci}}, col. 715-808 ; Raban Maur, ''P. L.'', t. {{rom|cix}}, col. 9-280 ; Walafrid Strabon, ''P. L.'', t. {{rom|cxiii}}, col. 582-630. Les commentaires de Nicolas de Lyre, de Tostat et de Cajétan à la Renaissance, ceux de Menochius, Malvenda et Cornélius a Lapide au {{rom|xvii}}{{e}} siècle, de Duguet et de dom Calmet au xvin{{e}}. Clair, Les Livres des Rois, Paris, 1879-1884 ; Neteler, Dus 3. nnd 4. Biieli der Kônige der Vulgata and des hebràischen Textes iiberselzt nnd erkldrl, Munster-en-W., 1899 ; Schlôgl, Die Biicher der Kônige ; Die Bûcher der Chronik, Vienne, 1911, dans Kurzgefasster wissenschaft. Commentar de Schafer ; Sanda, Die Biicher der Kônige, 1911, dans Exegelisches Handbuch zum A. T. de Nikel et Scliulz ; Landersdôrfer, Die Biicher der Kônige, Bonn, 1927, dans Die heilige. Schrijl des A. T. de Feldmann et Herkenne. {{2o}} ''Non catholiques''. Le Clerc (Clericus) ; Grotius ; Thenius, Die Biicher der Kônige, 2{{e}} édit., 1873, dans Kurzgef. exegel. Handbuch ; Keil, Die Biicher der Kônige, {{2o}} édit., 1870, dans Biblischer Commentar iiber das A. T. de Keil et Delitzsch ; Bâhr, Die Biicher der Kônige, Biclefeld, 1868 ; Lumby, The first Book of the Kings, 1886 ; The second Book of the Kings, 1888, dans Cambridge Bible… : Klostermann, Die Biicher Samuelis und der Kônige, Nordlingen, 1887, dans Kurzgef. Kommentar de Strack et Zôckler ; Rawlinson, Kings, Londres, 1893 ; Benzinger, Die Bûcher der Kônige, Fribourg-en-B., 1899, dans Kurzer Handkomm. de Marti ; Kittel, Die Biicher der Kônige, Gœttingue, 1900, dans Handkomm. zum A. T. de Nowack ; Barnes, Kings 1 and 2, Cambridge, 1908. II. {{sc|Études}}. Pour les questions critiques et historiques voir les introductions bibliques générales et les histoires et théologies de l’Ancien Testament et, outre les travaux cités au cours de l’article : Wellhausen, Die Composition des Pc {{rom|il}}. und der hislor. Biicher des A. T., 3{{e}} édit., Berlin, 1899 ; Diiller, Geogranhisrhe und ethnographische Studien zum 3. und 4. Bûche der Kônige, Vienne, 1904 ; Nagl, Die nachdavidisch Kônigsgeschichte Isræls ethnographisch und geographisch beleuchlel. Vienne, 1903 ; Desnoyers, Histoire du peuple hébreu, t. {{rom|iii}}, Paris, 1930. Les articles des dictionnaires et encyclopédies : Fillioa, 7{ « És (Troisième et quatrième livres des), dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. {{rom|v}}, col. 1145-1162 ; Kaulen, Kônige (Bûcher der), dansVVetzer et Welte, Kirchenlexicon, 2{{e}} édit., t. {{rom|vii}}, col. 913-920 ; Volk, Kônige (Biicher der), dans Protest. Realencg’dopddic, {{3o}} édit., t. {{rom|x}}, p. 622-628 ; Birney, Kings I and {{rom-maj|II}}, dans Hastings, A Dictionarg <>/ the Bible, t. {{rom|ii}}, p. 856-870 ; Kautzsch, Kiuqt (Book) dans, Cheyne, Encgclopsedia biblica, t. {{rom|ii}}, col. 2664-2072. A. Clamer. ##ROJAS (François de)## <nowiki/> '''ROJAS (François de)''', frère mineur, originaire de Tolède, fit partie de la province de Castille, et mourut vers 1(356, après avoir joui d’un grand renom de prédicateur. Il a laissé une très abondante production littéraire, surtout orientée vers la prédication. Outre des recueils de sermons, on cite de lui des Commentaria in concordiam eoangelistarum juxla translationes littérales, anagogicos, morales et allegoricos sensus secundum ordinem eoangeliorum tolius anni, partie en lai {{rom|iii}}, partie en espagnol, Madrid, 1621, 2 vol. in-fol. ; il faut distinguer de cet ouvrage une Ciilena aiiren ss. Ecclesiee dOC lorum per maris abyssum evangelicm historiée nauigandum, in qtia translationes anliquiores et neoiericæ addiicuntur quæ <id litteralem et moralem sensum ulilius con ducunl, Lyon, 1651, 3 vol. in-fol. ; l’inspiration est d’ailleurs analogue à celle de l’ouvrage précédent ; de même l’Elucidarium sanctorum virginum et marlyrum, Madrid. 1634 ; l’Elucidarium Deiparæ virginis, 1643. Le P. de Rojas avait aussi commencé la publication des Annales de son ordre, en espagnol ; il en parut trois vol. in-fol. à Valence en 1652, qui couvrent l’histoire du premier siècle de l’ordre. N. Antonio, Bibliotheca hisoana nova, t. {{rom|i}}, p. 4696. au m ot. Fr. de Roxas ; L. Wadding. Scriplores O. M., 1806, p. 92 ;.T. -IL SI aralea, Supplementum, 1806, p. 282, qui a Utilisé la notice de.Jean de Saint-Antoine {{d|É. Amann.|3|sc}} ##ROLAND Aubert## <nowiki/> 1. '''ROLAND Aubert''', né en 1692, à Lifïol-le-Pctit (Haute-Marne), entra en 1707 chez les cordeliers, où il eut une assez grande notoriété. Un décret du Père général, confirmé par un bref de Clément {{rom-maj|XII}}, lui donna le titre d’écrivain de l’ordre, avec les droits et prérogatives attachés au rang de provincial. Administrateur de l’hôpital de Saint-Mihiel, il y vivait encore en 1751, quand dom Calmet rédigea sa notice dans la Bibliothèque lorraine. Outre deux ouvrages d’histoire locale : Vie de la bienhet relise Philippa de Gueldres, duchesse de Lorraine, qui parut à Toul sans nom d’auteur, en 1736, et La guerre de René {{rom-maj|II}}, duc de Lorraine contre Charles le. Hardi, dernier duc de Bourgogne, imprimée à Luxembourg, sans nom d’auteur, en 1742, il a donné un gros travail relatif aux controverses religieuses de l’époque qui n’avaient pas épargné la Lorraine : Moyens faciles de concilier les esprits sur les difficultés qui regardent la bulle Unigenitus, Luxembourg, 1732-1735, 5 vol. in-4°. Dom Calmet, Bibliothèque lorraine, Nancꝟ. 1751, col. S34835, d’où la notice est passée dans Richard et Giraud. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##ROLAND DE CRÉMONE## <nowiki/> 2. '''ROLAND DE CRÉMONE''', italien d’origine, fait à Bologne ses premières études, puis, maître es arts, entre chez les dominicains de cette ville, en 1219. Dix ans plus tard on le trouve à Paris où il devient maître en théologie ; c’est le premier dominicain qui enseigne à l’université. Après avoir régenté l’année 1229-1230, il est envoyé à Toulouse, où il professe de 1230 à 1233, pour rentrer ensuite en Italie, où il fournira encore une longue carrière de prédicateur. Il meurt en 1259. Son nom se lit en tête de Quiestiones super quatuor libros Sententiarum dans le ms. 795 de la Mazarine, à Paris. Le P. Ehrle a publié la liste de ces questions dans Miscellanea domenicana, 1923, p. 125-134. Que tif-Échard, Script, ord. prædicat., t. {{rom|i}}, p. 125 sq. ; JMandonnet dans Revue thomiste, 1896, p. 135-170, et dans Thomas d’Aquin, novice prêcheur, p. 151 ; Elule, Xenia thomistica, t. {{rom|iii}}, Rome, 1925, p. 536-544 ; P. Glorieux, Répertoire des maîtres en théologie de Piuis au {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, t. {{rom|i}}, Paris, 1933, p. 42. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##ROLLE Richard## <nowiki/> '''ROLLE Richard''', dit aussi Richard de Hampoi.e, ermite et écrivain spirituel anglais (xiv{{e}} s.). — Né à Thornton (Yorkshire) dans les dernières années du xm{{e}} siècle, il est envoyé de bonne heure à Oxford, pour y faire ses études. Mais, dès l’âge de dix-neuf ans, épris de vie contemplative, il rentre dans sa patrie et, sans vouloir s’engager dans aucun ordre monastique, mène la vie érémilique en divers lieux, et finalement à Hampole, près de Doncaster, au voisinage d’un couvent de cisterciennes, d’où le surnom qu’on lui a donné de Hampolitanus, devenu par corruption Pampolilanus. C’est là qu’il meurl te 29 septembre 1349, laissant une grande réputation de sainteté. Bien qu’il n’ail jamais été ni canonisé, ni béatifié, un office fut composé en son honneur qui a figuré au bréviaire d’York ; c’est à la légende de cet office que l’on doit le plus clair des renseignements sur ce personnage. Voir {{sc|Breoiarium}} ai ! usum Ecclesise Eboracensis, {{rom-maj|II}}, dans Surlees Society, t. {{rom|lxxv}}, 1883, p. 789-805, 809-820.<noinclude> <references/></noinclude> fedorbj0qq5au1ckzatja5qddp1x9t6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/722 104 4019395 15908426 15349093 2026-07-07T13:00:42Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908426 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2s : , 7 ##ROMAINS E PITRE AUX)## <nowiki/> '''ROMAINS E PITRE AUX)'''. LA C RIT in TE MODERNE 2858 Clément de Rome, Ignace, Polycarpe offrent de nombreuses citations de l’Épître aux Romains. Ils possédaient vraisemblablement le Corpus paulinum déjà complet. Cf. Harnack, Die Briefsammlung des Apostels Paulus, p. 6, 14. Voir les références à l’épître, dans Sanday, ''op. cit.'', p. {{rom|lxxx}} sq. et dans Funk, Patres apostolici, t. {{rom|i}}, p. (543 sq. Dans saint Justin on trouve des réminiscences de l’épître : Dial., 47 = Rom., {{rom|ii}}, 4 ; Dial., 27 = Rom., {{rom|iii}}, 11-17 ; Dial., 23 = Rom., {{rom|iv}}, 3 ; Dial., 44 = Rom., {{rom|ix}}, 7 ; Dial., 32, 55, 64 = Rom., {{rom|ix}}, 27-29 ; Apol., {{rom|i}}, 40 = Rom., {{rom|x}}, 18 ; Dial., 39 = Rom., {{rom|xi}}, 2-3. Il en est de même dans Athénagore, Leg. pro Christ., xiii = Rom., {{rom|xii}}, 1 ; xxxiv = Rom., {{rom|i}}, 27. Dans saint Hippolyte on trouve des citations de l’épître attribuées aux naasséniens, aux valentiniens, surtout à Basilide. Cf. Refutatio (Philosophoumena), v, 7 ; {{rom|vi}}, 36 ; {{rom|vii}}, 25. Remarquer l’usage fait par Basilide des passages Rom., {{rom|viii}}, 19, 22 et {{rom|v}}, 13, 14. Cf. éd. Wendland, p. 202 sq. Les interpolations chrétiennes dans les Testaments des douze patriarches, antérieures probablement à Tertullien, dénotent l’usage de l’Épître aux Romains. Cependant Charles est porté à croire que saint Paul a utilisé cette littérature apocryphe. Cf. R.-H. Charles, The Testaments of the twelve Palriarchs, Londres, 1908, p. {{rom|lxi}}-{{rom|lxv}} ; The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, t. {{rom|i}}, Oxford, 1913, p. 292. Marcion, vers 140, est le premier à mentionner explicitement l’Épître aux Romains, dans l’Apostolicon. Il la cite sous le titre ripôç 'Pwlaaôouç. Il omettait Rom., i, 19-n, 1 ; {{rom|iii}}, 31-iv, 25 ; {{rom|ix}}, 1-33 ; {{rom|x}}, 5-xi, 32 ; et la doxologie, {{rom|xvi}}, 25-27. Il n’est pas démontré qu’il ait rejeté également les c. {{rom|xv}}-{{rom|xvi}}. Il les avait mutilés, dissecuit et non desecuit comme restitue Lietzmann. Voir plus loin, col. 2863 sq. Il omettait également de courts passages ou les modifiait pour les adapter à sa doctrine, par exemple, {{rom|x}}, 2-3 : àyvooûvTeç yàp tôv 0eôv. Voir plus haut, col. 2855. A partir de saint Irénée l’épître est citée fréquemment et acceptée comme canonique et authentique par toute la tradition. Le Canon de Muratori, à la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle, la compte parmi les treize épîtres de saint Paul et lui assigne le but suivant : Romanis autem ordinem Scripturarum sed et principium earum esse Christian intimans prolixius scripsit. A partir de la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle, la tradition est unanime à attester l’authenticité de l’Épître aux Romains. Il est inutile de multiplier les citations, elles sont si nombreuses qu’elles suffiraient presque à reconstituer l’épître. {{2o}} L’épître et la critique moderne. — Les deux derniers chapitres mis à part, rien dans la tradition manuscrite ou patristique ne peut fournir prétexte à la négation de son authenticité. Baur et son école l’avaient admise comme authentique et. à l’heure actuelle, la très grande majorité des critiques l’accepte sans arrière pensée. On pourrait donc se dispenser de parler des errements de l’école hollandaise. Mais quelques vul 'arisateurs, jouant le rôle d’extrémistes, ont rajeuni ses arguments dans un but de propagande anti chrétienne et les ont présentés comme des découvertes scientifiques. Il n’est donc point inutile de montrer quels furent leurs précurseurs et quelle a été la fortune de leurs théories. En 1792, l’anglais Evanson niait déjà l’authenticité de l’épître, dans son livre The dissonance of the four generally received Eoangelists, p. 257-261. Les Actes montrent qu’il n’existait pas d’Église à Rome ; saint Paul n’a pu connaître les nombreuses personnes mentionnées dans l’épître ; Aquila et Priscille n’ont pu s’y trouver à cette époque ; Rom., {{rom|xi}}, 12, 15, 21, 22 supposent la destruction de Jérusalem et n’ont donc été ('(rit s qu’après l’an 70 : tels sont les arguments invoqués. Ces arguments furent repris par Bruno Bauer en 1K.Y2, dans Krilik der paulinischen Briefe, 1850-1852 ; et dans Christus und die Câsaren, 1877, puis par l’école hollandaise, dont les principaux représentants sont Loman, Van Manen, Voelter. Selon Loman, le Christ n’est point un personnage historique. Saint Paul a sans doute existé au i er siècle, mais les lettres qu’on lui attribue sont du {{rom|ii}}{{e}} siècle. Les arguments de Loman contre l’authenticité de l’épître sont : le silence des Actes sur l’Église de Rome ; l' « incohérence » des sections dont se compose l’épître. La diversité des opinions concernant l’état de l’Église de Rome vers l’an 58 montrerait que l’épître ne répond à aucune situation historique bien définie. Cf. Loman (A. D.), Quæstiones Paulinie, dans Theologisch Tijdschrift, Leyde, 1882, 1883, 1886. En 1867, C. H. Weisse suivit une autre voie pour nier, au moins partiellement, l’authenticité de l’épître. Il prétendait distinguer, par le seul fait du style, les éléments authentiques et les interpolations : Beitràge zur Kritik der paulinischen Briefe an die Galater, Rômer. Philipper und Kolosser, Leipzig, 1867. Il fut suivi par D. Voelter et Van Manen. Voelter admet un fond authentique composé des éléments suivants : {{rom|i}}, l a, 5, 6 ; 8-17 ; {{rom|v}}-{{rom|vi}} sauf {{rom|v}}, 13, 14, 20, {{rom|vi}}, 14, 15 ; puis {{rom|xii}}-{{rom|xiii}}, {{rom|xv}}, 14-32 ; {{rom|xvi}}, 21-23. Tous ces passages seraient authentiques car ils portent la marque de l’originalité, leur christologie est primitive, exempte de la théologie de la préexistence et des deux natures. Un premier interpolateur aurait ajouté {{rom|i}}, 18m, 20 (excepté H, 14-15 qui seraient d’une main plus tardive) ; {{rom|viii}}, 1, 3-39 et {{rom|i}}, 1&-4. Là, en effet, la christologie est plus avancée : Jésus-Christ est présenté comme le Fils de Dieu préexistant. Un second interpolateur aurait ajouté {{rom|iii}}, 21-iv, 25 ; {{rom|v}}, 13, 14, 20 ; {{rom|vi}}, 14-15 ; vu, 1-6 ; ix ; x ; {{rom|xiv}}, 1-xv, 6. Il aurait écrit vers l’an 70. Antinomien décidé, il regardait la Loi comme mauvaise. Un troisième interpolateur aurait ajouté {{rom|vii}}, 725 ; {{rom|viii}}, 2 ; un quatrième, xi ; {{rom|ii}}, 14-15 ; {{rom|xv}}, 7-13 ; un cinquième, {{rom|xvi}}, 1-20 ; un sixième, {{rom|xvi}}, 24 ; un septième, xvi, 25-27. Cf. D. Voelter, dans Theologisch Tifdschrift, 1889, p. 265 sq. ; Die Composition der paulinischen Hauptbriefe ; {{rom-maj|I}}, Der Rômer-und Galaterbrief, Tubingue, 1890 ; Paulus und seine Briefe. Kritische Untersuchungen zu einer neuen Grundlegung der paulinischen Briefliteratur und ihrer Théologie, Strasbourg, 1905. Van Manen essaye une reconstitution du texte marcionite qu’il regarde comme le texte original. En dehors de ce texte il ne voit que des interpolations. Cf. Van Manen, De Brief aan de Romainen, 1890 1896, traduit en allemand par Schlœger, Die Unechthe.it des Rômerbriefes. Leipzig, 1906 ; Encyclopœdia biblica, art. Paul. § 1-3, 33-51, t. {{rom|iii}}, col. 3603-3606, 3620-3638 ; Romans et Galatians, t. {{rom|iv}}, col. 4128 sq. et t. {{rom|ii}}, col. 1618 sq. Sur l’école hollandaise, voir Van den Bergh van Eysinga, Die hollândische rudikale Krilik des Neuen Testaments, Iéna, 1912. Moffat voit dans l’œuvre de Van Manen la négation même de la critique : « Si la méthode qu’il applique (cf. E.Bi., 4127-4145) est légitime, il faut renoncer à toute critique, soit biblique, soit même simplement littéraire », J. Moffat, An introduction lo the lilerature of the New Testament, Edimbourg, 1927, p. 142. Ses arguments sont en effet de pures hypothèses où il prend le rêve pour la réalité. Le cas des épîtres pauliniennes n’est point comparable à celui des écrits apocryphes ou d’autres ouvrages de l’antiquité pour lesquels on a de sérieuses raisons de tenter la division des sources. Ceux-ci ne nous sont point parvenus dans le texte original. Nous n’avons point pour eux la garantie de multiples témoins du texte, comme poulies écrits du Nouveau Testament. En outre, la théorie des interpolations invoque surtout la doctrine. L’Épître aux Romains, dans son ensemble, supposerait la rup-<noinclude> <references/></noinclude> jdq69ayatrj1qdaoy51u8aij6sz4bss Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/769 104 4019442 15908427 15085535 2026-07-07T13:00:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908427 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2951|H S M I N I|2952}}</noinclude> l’esprit, le peu de bruit que lit, en général, à l’étranger la philosophie italienne et peut-être, enfin, l’effroi qu’inspirent à première vue les énormes volumes de huit cents pages, telles sont, croyons-nous, avec quelques autres, sans doute, les principales causes de l’insuccès de la philosophie de Rosmini et de l’obscurité où elle est généralement restée. « PaJhoTiès, Rosmini, p. 386. I. ÉDITIONS. Les n-u ics de Rosmini ont été rassemblées à plusieurs reprises ; l’édition Pogliani, 30 vol.. Milan. 1X37, est le recueil le plus considérable ; mais il n’existe aucune édition complète, et un certain nombre d’ouvrages sont encore manuscrits. Les œuvres posthumes ont été éditées séparément. L’Epistolario complète, 13 vol. a u le jour en 1905, à Casale Monferato. La Società ftlosofica italiana a annoncé en 1031, non sans quelque tapage, la publication intégrale des inédits. In volume a paru a Rome, 1934, Scritti autobiograflei inediti. L’Encgclopedia italiana, t. {{rom|x}}, 1936, p. 123, ajoute à ce sujet : gli inizi non lasciano mullo sperare. II. Ouvrages généraux. M. Debrit, Histoire des doctrines philosophiques dans l’Italie contemporaine, Paris, 185 !) ; IL Mariano, La philosophie contemporaine en Italie, Paris, 1867 ; L. Ferri, Essai sur l’histoire de la » hilosophie en Italie au {{rom-maj|XIX}}{{e}} siècle, t. {{rom|i}}, Paris. 1869, Gioja, Romagnosi, Galluppi, Rosmini, Gioberti ; K. Werner, Die italienische Philosophie desXIX.Jahrhunderts, 5 vol., Vienne, 1884-1880, voir t. {{rom|i}}, Rosmini und seine Schule ; R. Falckenberg, Geschichte der neneren Phi’osophic, Leipzig, 1902. III. {{sc|Ouvrages particuliers}}. G. Cavour, Les ouvrages philosophiques de Rosmini, bibliotb. univ., 1837-1838 ; F. Labis, Examen de la doctrine philosophique de l’abbé Rosmini sur l’origine des idées, Louvam, 1845 ; A. Trullet, Parère inlorno aile dottrine ed aile opère delï abbale Rosmini, Rome, 1854, trad. S. deSacy, Paris, 1893 ; Calza et Pères, Esposlzlone raglonala délia ftlosofia di Antonio Rosmini…. 2 vol., Intra, 1878 ; Fr. Paoli, Memorie délia vita di Ant. Rosmint-Serbati, t. {{rom|i}}, Turin, 1880 ; t. {{rom|ii}}, Kovereto, 1881 (on trouvera au t. {{rom|ii}} une bibliographie immense, 6Il publications) ; Davidson. The philosophical si/stem of A. Rosmini. Londres, 1882 ; G.-M. Cornoldi, /( Rosmintanismo, sintesi dell' ontologlsmo{{e}} del pantetsmo, Rome, 1881 ; G. Mozzera, Rtsposta cd libro del G.-M. Cornoldi. Il Rosminianismo, etc. Milan, 18X3 ; Karl Werner, Antonio Rosmints Slellung in iler Geschichte der neneren Philosophie, Vienne, 1881 ; F. de Sarlo, Lu logica di A. Rosmini, {{e}} i prablemi délie logica modema, Rome, 1802 ; Le base délia biologia{{e}} délia psi’co logiasecondo il Rosmini constderate in rapporlo ai risultati délia scienza modema, Rome, 1893 ; ('.. Guastalla, Dotirlna ili Rosmini neW essenza délia materta, Palerme, 1001 ; F. X. Kraus, Essags, L {{rom|iv}}, Antonio Rosmini, Berlin, 1896 ; G..Genti'", Rosmini{{e}} Gioberti, Pis'', 1808 ; Morando, Esame critico délie XL proposizioni rosmlniane, Lodi, 1906 ; A. DyrofF, Rosmini, Mayence, 1906 ; F. Orestano, Rosmini, Rome. 1908 ; F. Palhoriès, Rosmini, Paris, 1908 ; G. Capone Braga. Saggio su Rosmini, il mondo délie idée. Milan, 1914 ; G. Schwalg r, Die I.ehre vom Sentimenlo fondamentale Lei Rosmini nach ihrer Anlage, Fulda, 1914. A. MlCIIKL. Imprimé en France LETOUZEY et Ani :, 87, Boulevard R isp {{rom|iil}}, Paris-VI. — 1937.<noinclude> <references/></noinclude> sfyi5zssbtzft0mzes64xrey6dgs18t Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/480 104 4019681 15908430 14907833 2026-07-07T13:00:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (6), bid''., → bid.'', (3), oj → of 15908430 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>94 ; ##SAINTS (CULTE DES)## <nowiki/> '''SAINTS (CULTE DES)'''. AU M. A., LA LITURGIE 946 dire que, seuls les grands saints de l’Évangile et certains patrons universels avaient les honneurs d’un panégyrique particulier. Des autres saints on déclamait seulement des espèces de sermons de commuai, dont les recueils avaient été faits au moyen des panégyriques des Pères latins, en en supprimant toutes les particularités historiques. Libre au prédicateur qui utilisait ces canevas de les compléter par quelques détails, sans date ni couleur locale. Cf. Lecoy de La Marche, La chaire française au {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, p. 273-277. Haymon de Halberstadt(† 853) a composé ou plutôt compilé une douzaine d’homélies de sanctis, tum propriæ singulis, tum communes omnibus. Mais toutes prennent texte de l’évangile ou de l’épître de la fête, et l’on imagine sous quels symboles apparaît l’Assomption de Marie retrouvée par Haymon dans la péricope Luc, {{rom|x}}, 38-42, ''P. L.'', t. cxvin.'col. 767. Raban Maur, a tout juste le même nombre d’homélies et sur les mêmes saints. ''P. L.'', t. ex, col. 9-60. Mais il devait à sa réputation d’hagiographe de décrire la vie de ses héros : « Célébrons la fête de saint Martin pour suivre les exemples de Martin : ne soyons donc ni ivrognes, ni voleurs ! » C’est de la catéchèse rudimentaire. Saint Pierre Damien († 1072) a composé plusieurs vies des saints moines qu’il était censé connaître, et une cinquantaine de sermons sur des martyrs qu’il connaissait moins. Cependant ces derniers sont aussi en forme de biographies, car ils sont destinés à l’édification et à la réforme des mœurs. Comment le prédicateur construit-il ses panégyriques"? Il prend d’abord « les très véridiques gestes du martyr », et puis ce qu’ils ne disent pas, il le suppose, par exemple la vie quotidienne du futur martyr : Car, tant qu’il fut laissé en paix, il eut soin de garder en Lui-même ses mérites, et il fallut la persécution pour lui faire répandre à la connaissance de tous l’odeur de son courage. C’est comme la moutarde dont parle l’Évangile : si l’on n’écrase pas le grain, il ne donne pas sa vertu, il en est bien ainsi de tous les saints… Mais vous ne pouvez pas croire que saint Vital a commencé à vivre religieusement au jour de son martyre. » De sancio Vitale, ''P. L.'', t. {{rom|cxliv}}, col. 380 : - ! 87. Ces sermons sont donc à recommander, non à l’historien, mais au moraliste. Le plus sage est encore saint Bernard : de la vie des saints, il ne prend guère que la note dominante, par exemple que « les apôtres ont pratiqué la prudence, les martyrs la force, les confesseurs la justice et les vierges la continence. Sermo de S. Benedicto, n. 12. P. L., t. {{rom|clxxxiii}}, col. 382. Ht, s’appuyant sur cette vertu fondamentale, il fait un petit traité de morale appliquée à ses auditeurs, en laissant de côté comme non pratique tout ce qui concerne les miracles du saint. J)c S. Victore, ''ibid.'', col. 373. Somme toute, il y avait là des cours supérieurs de perfection et de vie contemplative. La critique a beau jeu de détruire quelques fables, de montrer que les Actes de saint Théodore ou de saint Cilles sont apocryphes. Tout cela ne change rien à une vérité plus importante : ces récits ont fourni des modèles à des milliers d’âmes chrétiennes, et puis ils ne renfermaient rien qui ne fût une mise en valeur de l’Évangile. Enfin le culte allait aux saints eux-mêmes ; car ces Vitse avaient eu des originaux qui en étaient dignes : là non plus les saints ne sont pas les successeurs des dieux. 3. ''Dans la vie quotidienne''. Ainsi envahis de toutes manières par les récits et les serinons, sans parler des statues des églises, les fidèles vivaient familièrement avec les saints. Les saints tissaient l’année : leurs fêtes battaient la mesure du temps, dictaient au travail de sages conseils. Naturellement les saints rendaient des services plus palpables. « Tous avaient le merveilleux pouvoir de consoler, de soulager, de nous délivrer de nos maux. Ils étaient les Esculapes du Moyen Age. Mais chacun d’eux avait un peu son rayon » : saint Hubert guérissait la rage, cela par sa vocation manquée de chasseur ; sainte Apolline, par le fait de son martyre, guérissait les maux de dents ; sainte Lucie, pure question de nom, guérissait les maux d’yeux et ainsi de suite. Cf. L. Gillet, La cathédrale vivante, p. 204-208. {{3o}} ''Solennité du culte''. 1. La liturgie. — Les liturgies celtique et mozarabe étaient alors en avance sur les liturgies gallicanes et surtout sur la liturgie romaine, pour l’expression de la prière aux saints : les longues litanies et les pieuses invocations du missel de Bobbio et du liook of Cerne, nous le font toucher du doigt. Alcuin s’en aperçut : il composa pour les moines et autres pieuses personnes des missels et, nous dirions, un bréviaire pour la semaine, qu’il appela Liber sacramentorum et Ofjicia per jerias, ''P. L.'', t. {{rom|ci}}, col. 439-460 cl col. 509-524. Cf. Alcuini ''Epist.'', li et {{rom|cxlii}}, ''ibid.'', col. 215 et 385. Nous n’avons pas à chercher les sources où il a puisé ; mais il ne les a pas inventées, et les missels irlandais ou mozarabes, dont il ne disait pas grand bien pourtant, ont dû être mis à contribution. Ce qu’il faut y remarquer, c’est, d’une part, l’absence d’un cycle liturgique au profit des saints : dans le sacramentaire, sur vingt-cinq messes, il y en a dix in veneratione sanctorum. Le samedi était consacré à la sainte Vierge et le mardi aux saints anges. Ce qu’il faut noter surtout, c’est la forme, et le ton, assurément nouveau en Gaule, des prières aux saints : des litanies des saints interminables et variées, des invocations à tous les patriarches et prophètes : Custodi me per orationes patriarcharum, per mérita prophetarum… aposlolorum, marlgrum, confessorum, qui libi placuerunt ab origine mundi usque ad consummalionem sseculi. Oret pro me sanctus Abel… Rogei pro me fidelis Abraham, qui primas credidit… Officia per ferias, oratio sancti Gregorii, ''P. L.'', t. {{rom-maj|CI}}, col. 590. Orei pro me : ce sont donc là des prières privées ; ce sont aussi des prières facultatives : Unusquisque enim in suo sensu abundet. ''P. L.'', t. {{rom|c}}, col. 385. Mais elles ne tardèrent pas, quelques-unes du moins, a entrer dans les livres officiels. Car ce fut une véritable déception quand, vers 785, on prit connaissance des livres romains que Charlemagne imposait aux enlises de l’empire. Là encore Alcuin joua son rôle : il supplémenta le sacramentaire envoyé par le pape Hadrien de toute une partie sanctorale, notre commun des saints, qui permettait aux prêtres de dire des messes de leurs saints préférés. Ainsi, grâce à son esprit d’initiative, sa mesure et son tact, sa compilation fit loi à Aix-la-Chapelle, dans l’empire et à Rome même à partir du x 1 {{e}} siècle : c’était vraiment un missel grégorien-gélasien modérais temporibus ordinatus. Cf. Dicïionn. de liturgie, art. Alcuin. lui fin la fête de la Toussaint fut instituée dans l’empire, non pas à la date du 13 mai, comme à Rome sous Boniface IV en 608, mais le {{1o}} novembre. À cette date, les martyrologes irlandais du vu c siècle, celui de Bède et une lettre d’Alcuin de 800 signalent bien, de ci de là, une solemnitas sanctissima en l’honneur « de la Trinité, de l’Unité, des anges et de tous les saints ». Alcuin, Jïpist., {{rom|xci}}, t. {{rom|c}}, col. 296. Mais c’est en 835 que Grégoire {{rom-maj|IV}}, voulant rendre universelle une fête dont l’idée était réalisée à Rome même depuis Grégoire III (731-741) et que célébraient au {{1er}} novembre un grand nombre d’Eglises d’Occident, engagea Louis le Pieux à décréter « que la fête de la Toussaint serait célébrée en Gaule et en Germanie au {{1er}} novembre ». Sigebert de Gembloux, Chronique, P L., t. {{rom|clx}}, col. 159. C’est aussi au milieu du {{rom|ix}}{{e}} siècle que fut introduite à l 'ordinaire de la messe la formule : Suscipe sancta Trinitas… in honore beatæ Mariæ semper virginis… et omnium sanctorum, ut illis proficiat ad honorem… Prière des assis-<noinclude> <references/></noinclude> 7vjml3yfht9svkv2i06f2y5emqnap7a Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/553 104 4019756 15908432 15574714 2026-07-07T13:00:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908432 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 1091 SANDERS ( NICOLAS 1092 roi d’Espagne contre Elisabeth, mais il lui faut lutter contre les atermoiements du souverain, ce ne sera qu’en 1588 que l’invincible Armada partira de l’estuaire du Tage pour aller au désastre que l’on sait. Sanders ne le connut pas. Des 1579 il était passé en Irlande pour y susciter la révolte. Dix-huit mois durant il est l’animateur de toutes les entreprises des Irlandais contre l’Angleterre. Le succès fut médiocre. Traqué par la police anglaise, il mena une existence misérable et mourut sur les grands chemins de privations et de fatigue en avril 1581. Cf. Calendar of State papers, Ireland, Elizabeth (1674-1585), p. 306, lettre de Sentléger à Hurghley ; J.-A. Froude, Hist. of England, t. {{rom|x}}, p. 592. Comme nous l’avons dit, l’activité littéraire de Sanders se place à Louvain dans les années 1565-1572. (’/est alors qu’il publie : The supper of our Lord set forth in six books, according lo the (rut h of the. Gospel, {{in-4°}}, Louvain, 1565 et 1566, défense du mystère eucharistique contre les attaques protestantes ; — Très oraliones Louanii habilæ A. D. 1566, 1. De transsubslanliationc. 2. De linguis officiorum Ecctesiæ. 3. De pluribus missis in eodem templo, Anvers. 1566 ; — A trealise of images of Christ and his saints, {{in-8°}}, Louvain, 1567, dont le sujet sera repris deux ans plus tard en latin : De typica et honoraria ss. imaginum adoralione libri duo, quorum prior in adoratione ss. imaginum nullum esse idololatrise periculum, posterior docet figuralem quamdam oralionem illis deberi et naturali et gentium et divino et ccclesiastico jure, Louvain, 1569 ; -- The rocke of the Church, {{in-8°}}, Louvain, 1567, défense de la primauté pontificale ; — A brief treatise of usurie, {{in-8°}}, Louvain, 1568 ; — Sacrificii missæ. ac ejus partium explicatio, Louvain, 1569 ; Anvers, 1573 ; — Quod Dominus in VI eap. Jounnis de sacramento eucharistie proprie sit loculus, in-12, Anvers, 1570 ; — Pro defensione excommunicationis a l’io V…, il s’agit de la bulle d’excommunication d’Elisabeth, au sujet de laquelle les catholiques anglais se divisaient ; — De visibili monarchia Ecctesiæ libri octo, in-fol., Louvain, 1571. Ce dernier ouvrage mérite plus qu’une simple mention, étant une somme considérable sur les droits de l’Église, les preuves qui les appuient, l’histoire de leur exercice, la réponse aux objections de tous ordres qu’ils ont pu soulever. Reprenant les idées générales de la Cité de Dieu de saint Augustin, Sanders voit l’Église préfigurée et annoncée dès le commencement de l’humanité ; dès l’abord est mis en relief son caractère monarchique, que cherchent vainement à attaquer les suppôts de la Cité du diable. Il s’agit de montrer que le gouvernement de l’Église ne saurait être démocratique (I. I) ; qu’il n’est point non plus aux mains des optimales (I. II) ; que la monarchie est, de toutes les formes de gouvernement, la meilleure et qu’elle convient donc parfaitement à la Cité de Dieu (I. III). Cette monarchie de l’Église a été préfigurée et prédite des origines jusqu’au Christ (1. IV) ; elle a été fondée par le Christ et les apôtres (I. V) ; et c’est au seul Pierre qu’elle a été confiée (1. VI). Beaucoup plus long à lui seul que tous les autres réunis, le I. VII fait l’histoire de cet le monarchie visible avant le Christ et après lui, en même temps que des attaques auxquelles elle fut toujours en butte ; par un procédé typographique assez ingé nieux, le verso de la page apporte, tout au cours des siècles, les preuves à l’appui de la thèse, tandis qu’au recto du feuillet suivant sont marqués les efforts ion temporains de l’ennemi. Il y a la une somme d’érudition étonnante, encore que la critique moderne puisse v trouver bien des défauts. Le I.VII1 roule sur l’Antéchrist : les novateurs prétendent que l’Antéchrist c’est le pape. Ce sont eux -mêmes qui sont les suppôts et les membres de l’Antéchrist. Tel quel, cet ouvrage de théologie polémique, malgré tous ses défauts, fournit une juste idée de l’éveil que la controverse avec les protestants avait donné aux recherches scripturaires, patristiques, historiques. Il mériterait une étude approfondie. L’ouvrage suscita des ripostes du côté protestant ; les centuriateurs de Magdebourg, tout spécialement, le prirent à partie surtout pour ses affirmations relatives au pouvoir du pape en choses temporelles. Sanders, partisan déterminé du « pouvoir direct », opposa à ses critiques un ouvrage presque aussi volumineux que le premier : De clave Djauid seu regno Christi libri sex contra calumnias Acleri pro visibili Ecclesise monarchia. Il en avait confié le manuscrit, quand il quitta l’Espagne, à F. de Sega, évêque de Plaisance, alors nonce auprès de Philippe {{rom-maj|II}}, avec charge de le publier s’il venait lui-même à disparaître. Le livre parut à Home, {{in-4°}}, en 1588 ; il est réimprimé dans Rocaberti, liibliotheca maxima pontifteia, t. {{rom|xvii}}, p. 395-533. Fut édité aussi après la mort de Sanders, par les soins d’Edouard Rishton (un confesseur de la foi emprisonné pendant plusieurs années à la Tour de Londres) le De origine ac progressu schismatis anglicani libri très, quibus hisloria continetur maxime ecclesiastica annorum circiler sexaginta (Rishton avait complété et terminé l’ouvrage), Cologne, 1585 (cette première édition est seule authentique) ; Rome, 1586 ; Ingolstadt, 1586 (ces deux éditions et les suivantes contiennent des interpolations relatives aux événements de 1531). L’ouvrage a été traduit en plusieurs langues modernes : il faut signaler au moins la traduction française du chanoine Maucroix, Paris, 1677 ; 3{{e}} éd., 1683, et la traduction anglaise avec notes et introduction de David Lewis, Londres, 1877. Ribadeneira a publié un appendice, in qua de nonnullorum martyriis ac de Us rébus agitur quæ a primoe hujus Nicolai Sanderi partis publications in Anglise regno contigerunt, Cologne, 1590. L’œuvre de Sanders est d’un polémiste passionné plus que d’un historien impartial ; les anglicans lui ont reproché ce qu’ils appellent ses calomnies et l’ont accusé d’être l’inventeur de la fable selon laquelle Anne de Roulen aurait été la fille adultérine de Henri VIII ; on tendrait aujourd’hui à être moins sévère à son égard et plusieurs de ses affirmations les plus critiquées ont été confirmées par des publications récentes ; quant à la fable sur l’origine d’Anne de Roulen, Sanders a eu seulement le tort de se faire l’écho de commérages sans aucune vraisemblance. On connaît aussi d’autres œuvres posthumes de Sanders : De justifications contra Colloquium Altenburgense libri sex in quibus explicantur dissidia lulheranorum, {{in-8°}}, Trêves, 1585 ; Cologne, 1594 ; D ; mililunlis Ecclesise romanæ potestate, Rome, 1603 (signalé par Wood) (ne serait-ce pas le même que Pits appelle Sedes apostolica, Venise, 1603’?). Le Dz marlijrio quorumdam temporibus Henrici VIII et Elizabeth, imprimé en 1610 (Wood), n’est qu’un extrait du De visibili monarchia. On a publié en 1905, au t. i des Publications aj the catholic Record Society, p. 1-47, un rapport latin fort intéressant adressé par Sanders, en 1561, au cardinal Morone sur la constance des catholiques anglais à l’époque d’Elisabeth. Pits lit était le neveu de Sanders), De illustribus Anglise scrlptoribus, p. 77 : ! ; A. Wood, Athense Oxonienses, 2’éd., t. {{rom|i}}, Londrei, 1721, col. 201-206 ; les diverses histoires de la Réforme en Angleterre et particulièrement Ch. Dodd (cath.) Church history <>/ England, from lôoo to JfiStf, t. {{rom|ii}}, p. 7.">s<[. ; J.-A. Froude (angl.), History of England from the / « » » f Wolsey in the defeat of the Spanish Armada, t. {{rom|x}}, surtout c. lui (sévère jusqu’à l’injustice) ; l’introduction de D. Lewis a la traduction du De schismate ; T.-(i. Luw, art. S<in-<noinclude> <references/></noinclude> pwfkuufp2ctv7adrsnlxl40nunn44x2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/563 104 4019766 15908433 15588740 2026-07-07T13:00:48Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908433 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1111|SARDIQUE (CONCILE DE)|1112}}</noinclude> justifiées les condamnations portées naguère contre Athanase, Asclépas et Marcel, elle condamne ceux qui ont été les ouvriers de leur réhabilitation, c’est-à-dire .Iules de Home. Ossius de Cor doue, Protogène de Sardique, Gaudence de Naïssus, Maximin de Trêves ; et, après une protestation pour l’unité de l’Église, elle. s’achève par une formule de foi qui n’est autre que le quatrième symbole d’Antioche, avec quelques anathèmes complémentaires. La sécession des Orientaux n’empêcha pas les évêques d’Occident de remplir leur mission. Ils reprirent donc l’examen des cas litigieux qui leur étaient soumis. Athanase et Asclépas furent admis sans difficultés : leurs cas étaient trop clairs pour qu’on pût hésiter à reconnaître leur bon droit. Restait Marcel d’Ancyre : il lut ou fît lire le fameux ouvrage que les Orientaux trouvaient plein d’hérésies. Moins subtils, moins au courant du vocabulaire théologique grec, les Occidentaux s’en laissèrent imposer par lui. Ils déclarèrent que sa foi était correcte. Après quoi, on s’occupa des Orientaux : bien des plaintes avaient été formulées contre les procédés drastiques de plusieurs d’entre eux, qui n’avaient pas hésité à user de violences à l’égard de leurs adversaires ; ces plaintes furent examinées en détail et plusieurs sentences d’excommunication portées contre les chefs du parti. Non contents d’avoir réglé les questions de personnes, quelques évêques proposèrent alors l’adoption d’une nouvelle formule de foi, destinée dans leur pensée à répondre à celle que les Orientaux venaient de publier. Nous avons encore, en grec et en latin, le texte de cette formule, Théodoret, Hist. certes., t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|vi}} ; Mansi, ''Concil.'', t. {{rom|vi}}, col. 1262, ainsi que le projet d’une lettre au pape qui devait la lui recommander. Elle proclame avant tout l’unité de l’hypostase divine et l’inséparabilité du Père et du Fils ; elle s’efforce d’expliquer comment néanmoins le Père et le Fils diffèrent ; contre Marcel d’Ancyre, elle affirme que le Fils règne éternellement avec le Père et que jamais il n’abdiquera la royauté ; passant ensuite à l’incarnation, elle déclare que ce n’est pas Dieu qui a souffert et qui est ressuscité, mais l’homme que Dieu a revêtu et pris de la vierge Marie. Cf. F. Loofs, Dus Glaubensbekenntnis der Homousianer von Sardika, dans les Abhandlungen der kql. preuss. Akademie der Wissenschaften, Berlin, 1909. Cette formule était des plus dangereuses parce qu’elle témoignait d’une complète méconnaissance de la terminologie employée chez les Orientaux et qu’elle risquait de rendre impossible tout essai ultérieur d’accord. Saint Athanase n’eut pas de mal à. s’en apercevoir et il eut le mérite de détourner ses collègues du vote d’un tel projet : il ne manquait rien, dit-il, au symbole de Nicée, et il était inutile d’encourager ceux qui ne cessent pas d’écrire et de définir sur la foi. Toin. ad Antioch., v. Plusieurs lettres furent encore écrites par le concile de Sardique. L’une d’elles était adressée à tous les évêques « le l’Église catholique pour leur faire part îles mesures prises tant à l’égard d' Athanase, d' Asclépas et de Marcel qu’envers les Orientaux déposés ; cf. Athanase, Apol. contra arian., {{rom|xliv}}-{{rom|li}} ; Théodoret, Hist. eccles., t. {{rom-maj|III}}, c. vin ; le texte latin dans I lilaire, Fragm. histor., {{rom|ii}}, 1-8. Elle priait ceux qui n’avaient pas pris part à, l’assemblée d’en souscrire les actes et saint Athanase nous a conservé en effet les signatures obtenues de la sorte ; il y en a plus de deux cents, en dehors de celles des membres du concile, l 'autres lettres étaient adressées à l’Église d’Alexandrie, Athanase, Apol. rouira arian., {{rom-maj|XXXVII}}, et aux prêtres et. diacres de la Maréote. À ces synodales saint Athanase joignit personnellement deux ici 1res, l’une pour les prêtres et diacres d’Alexandrie, l’autre pour les prêtres et diacres de la.Maréote. Nous n’avons plus que la traduction latine de ces trois dernières lettres, dans la collection du diacre Théodose. ''P. L.'', t. {{rom|lvi}}, col. 848 ; Mansi, ''Concil.'', t. {{rom|vi}}, col. 1217. Leur authenticité a été contestée, mais sans raison valable. Le concile tint également à s’occuper de la question sans cesse renaissante de la date de Pâques. Nous apprenons en effet par la préface aux lettres festales de saint Athanase pour 343 que « à Sardique, on parvint à s’entendre sur la fête de Pâques. On décida que, pendant cinquante ans, les Romains et les Alexandrins annonceraient partout, selon l’usage, le jour de la fête de Pâques. » Le concile des Orientaux avait eu des préoccupations semblables, puisqu’il joignit une table pascale à sa profession de foi. E. Schwartz, Christliche und jùdische Ostertafeln, dans les Abhandlungen ilcr kgl. Gesellschaft der Wissenschaften : u Gôltingen, t. {{rom|viii}}, 1905, n. 6. Enfin les évêques ne voulurent pas se séparer sans avoir édicté, conformément à l’usage, une série de canons disciplinaires. Il existe de ces canons deux textes, l’un latin, l’autre grec, qui présentent, outre une différence de groupement, des dissemblances rédactionnelles parfois assez accentuées. Le texte grec nous est fourni par la collection canonique de Jean de Constantinople (vi c siècle). Mansi, ''Concil.'', t. {{rom|iii}}, col. 5 sq. Le texte latin figure dans la Prisca et dans les collections de Denys le Petit et d’Isidore de Séville. Les variantes de ces trois recueils permettent de mettre hors de doute l’existence d’un texte unique dont dépendent tous nos témoins. On a beaucoup discuté sur la langue originale des canons de Sardique, les uns tenant en faveur du texte latin, d’autres en faveur du texte grec, d’autres enfin assurant que ces canons ont été publiés également dans l’une et l’autre langue. La question est peut-être insoluble. Hankiewicz, Die Canones von Sardika, ihre Echtheil und ursprùngliche Gestalt, dans la Zeitschrifl der Savigng-Stiftung für Rechtsgeschichte, t. {{rom|xxx}}, Kanonischc Abteilung, {{rom|ii}}, 1912, p. 44 sq., se prononce pour un original grec, et il a été suivi par E. Caspar, Geschichle des Papsttums, t. {{rom-maj|I}}, p. 159-160. Par contre, C.-H. Turner, The genuineness of the Sardican canons, dans Journal of theological studies, t. {{rom|iii}}, 1902, p. 370 sq., donne la préférence au texte latin, et telle est aussi l’opinion de E. Schwartz, dans une étude de la Zeitschrift für die ncutestamentliche Wissenschajt, t. {{rom|xxx}}, 1931, p. 1-35. Plus grave sans doute est la question de l’authenticité de ces canons. Soulevée par.1. Friedrich en 1901, dans un article intitulé Die Uncchlheil der Canones von Sardika, dans les Sitzungsberichte der bayerischen Akad. der Wissensch., philos.-histor. Klasse, 1901, p. 417-470, cette question a été maintes fois discutée depuis lors. Friedrich croyait pouvoir démontrer que les canons de Sardique avaient été fabriqués vers 416-417 par un Africain désireux de prouver la légitimité des appels a Rome et qu’ils avaient d’abord été présentés sous le couvert du concile de Nicée. Cette thèse est inacceptable et tout autant celle de E.-C. Habut, qui, regardant comme authentiques dans leur ensemble les canons de Sardique, estime interpolés les canons 3, 4, 7 et 10, qui concernent les appels au Saint-Siège ; cf. E. C. Habut, L' authenticité des canons de Sardique, dans Transactions of the third intern. congress jorlhehistonj oj religions, t. {{rom|ii}}, Oxford, 1908, p. 345-352. Voir, en faveur de l’authenticité, L. Duchesne, Les canons de Sardique, dans Bessarione, t. {{rom|vii}}, 1902, p. 129-111 ; C.-H. Turner, The genuineness of the Sardican canons, dans Journal of theological studies, t. {{rom-maj|III}}, 1902, p. 370 sq. ; P. Batiffol, .1I. Habut sur l’authenticité des canons de Sardique, dans Bulletin d’ancienne littérature et d’archéologie chrétiennes, t. {{rom|iv}}, 1914, p. 202 et sq. ; , 1. Lciller. Les origines chrétiennes dans les provinces illgriennes de l’empire romain, p. 243-256.<noinclude> <references/></noinclude> qiyba3mb8r32l10sah1kev214fc1v9n Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/593 104 4019796 15908434 15068009 2026-07-07T13:00:49Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (2), oj → of 15908434 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>117 1 ##SATISFACTION## <nowiki/> '''SATISFACTION'''. LES TARIFS PÉNITENTIELS 1172 requis pour la pénitence publique ? Il serait vain de se le demander. Le fait est que les moines irlandais, quand ils abordaient dans les régions où leurs usages péni tentiels liaient encore inconnus et où sans doute l’on ne songeait guère à « demander la pénitence » qu’au moment de la mort, éprouvaient l’impression que la pratique de la pénitence y était à peu près inconnue : Pseniteniias medicamenla et mortificationis amor vix vcl paucis in illis reperiebantur loris, écrit à ce propos le biographe de saint Colomban. Vita, n. 11, ''P. L.'', t. {{rom|lxxxvii}}, col. 1018 A. Par contre, le concile de Chalon-sur-Saône, en 639, can. 8, se réjouit de voir se répandre le mode de pénitence recommandé par eux : De peeniteniia peccatorum, quæ est medela animée, ulilem omnibus hominibus esse censemus ; et ut psenitentibus a sæerdolibus, data confessione, indicatur psenitentia, universitas sacerdolum noscitur consentire. Mon. Germ. hist., Concilia eevi merou., p. 210. La pénitence recommandée ainsi à tout le monde ne saurait être la pénitence publique traditionnelle et c’est bien la pratique régulière de la confession telle que l 'ont propagée en Gaule saint Colomban et ses disciples que cautionne le concile. Watkins, À history of penance, t. {{rom|ii}}, p. 626 ; Ducbesne, L’Église au i/ c siècle, p. 550 ; voir ci-dessus, t. {{rom|xii}}, col. 848. Les évoques en constatent les heureux effets. Beaucoup d’entre eux, par exemple saint Oucn et saint Eloi, ont subi l’influence des monastères d’où rayonne cette discipline. Les nouveaux modes de satisfaction leur paraissent les plus propres à. inculquer aux rudes populations dont ils ont la charge les notions fondamentales de la morale chrétienne et ce que nous savons de la vie religieuse à cet âge de fer ne permet pas de douter que ce résultat ait été obtenu. Si c’est bien au vii c et au {{rom|viii}}{{e}} siècle que les campagnes du centre, de l’est et du nord de la Gaule ont été définitivement acquises au christianisme, la transformation ainsi opérée se doit attribuer en grande partie au régime pénitenticl propagé par les nouveaux missionnaires. b) Inconvénients et réaction. — Cependant la généralisation de ce régime n’allait pas sans danger. A « tarifer » la pénitence dans le détail comme le faisaient les livres pénitentiels, on risquait de fausser la notion même de la satisfaction à olïrir à Dieu pour le péché. On paraissait la matérialiser. Le confesseur appelé à l’imposer semblait y faire l’office d’un taxateur d’impôts. Sans doute, ces « livres des prêtres » mentionnaient-ils ici ou là la nécessité d’avoir égard à la mensura doloris dont saint Augustin, Enchiridion. c. lxv, ''P. L.'', t. {{rom|xl}}, col. 262, avait si heureusement rappelé qu’elle était le facteur dominant de toute vraie pénitence ; mais ils semblaient plutôt faits pour les dispenser de cette sollicitude pastorale qui, de tout temps, dans l’Église, avait été considérée comme devant présider à l’exercice du minisL re pénitenticl. Grâce à eux, sans avoir à se préoccuper de l’état d’âme des pécheurs afin d’y adapter les remèdes appropriés, on n’avait qu’à leur intimer le montant des peines encourues. Considéré ainsi en lui-même, ce système de taxation paraissait arbitraire. Appliqué par des prêtres ignorants ou intéressés, il se prêtait à la fois à une sévérité intolérable ou à une indulgence scandaleuse. Voir ci-dessus, t. {{rom|xii}}, col. 872-871. On s’explique donc qu’au moment de la renaissance carolingienne il ait provoqué une réaction très forte. Les œuvres satisfactoires prescrites par les livres pénitentiels ne sont pas mentionnées dans les extraits des Pères ni dans les décrets des conciles sur la pénitence qu’on trouve dans les collections canoniques : quelle en est donc la valeur et l’origine ? On se choque également du mécanisme que ces livres semblent introduire dans l’administration de la pénitence : ils laissent dans l’ombre la latitude que la tradition ecclésiastique avait toujours réservée a ceux qui en avaient la charge. Évêques et savants dénoncent donc le manque d’autorité de ces sacerdotum libelii et ils entreprennent d’y opposer les prescriptions pénitentielles qu’ils découvrent dans les canons de jadis. Malheureusement l’aspect même sous lequel cette législation se présentait à eux la rendait inutilisable. c) Impossible de s’en passer : les collections canoniques inutilisables. — Dans les collections canoniques, où l’on aimait à se faire une âme antique, les prescriptions pénitentielles s’accumulaient en dehors de toute perspective historique. Elles s’énonçaient parfois en des termes qui les rendaient actuellement inintelligibles : plusieurs étaient contradictoires. L’organisation de la pénitence propre aux Églises d’Orient y était donnée comme universelle. Elle induisait à interpréter les textes romains, africains, espagnols ou galloromains en fonction d’un système avec lequel ils n’avaient aucun rapport. Aucun compte, en un mot, n’y était tenu des diversités locales qui caractérisaient la pratique ancienne, ni des adaptations ou des changements tpue les siècles y avaient fait introduire. Aussi fallait-il renoncer à y trouver des indications précises sur la conduite à tenir dans les ci constances si nouvelles où s’exerçait le ministère pastoral depuis l’accession au christianisme des masses rurales et des peuples barbares. Telle est, en tout cas, la conclusion a laquelle arrivait l’auteur d’une œuvre entreprise, au début du ix siècle, dans le dessein de vivifier l’administration de la pénitence par la reprise de contact avec la pensée antique. Nous voulons parler de la collection canonique que, du nom de son premier éditeur, d’Achery, Spicilegium, t. {{rom|xi}}, p. 1-100, on appelle Dacheriana. Conçue sur un plan méthodique, elle groupe dans un premier livre les extraits des lettres des papes et les canons des conciles relatifs à la pénitence. La préface que l’auteur a mise en tête peut être considérée comme « un réquisitoire discret et ferme contre l’arbitraire des pénitentiels ». G. Le Bras, supra, t. {{rom|xii}}, col. 1173. Elle-même cependant n’est qu’un centon fait d’extraits de saint Augustin, de Gennade ou de saint Grégoire et elle aboutit à la constatation que les canons anciens ne contiennent rien de précis sur la durée de la pénitence à imposer ou sur la nature des mortifications à prescrire. Or, la raison très exactement vue de cette lacune est la latitude laissée à l’évêque dans l’appréciation des dispositions des pécheurs et de l’expiation à leur demander. Tout au plus les indications données pour quelques cas particuliers peuvent-elles aider à se régler soimême dans l’appréciation de la gravité des fautes et de la satisfaction qu’elles comportent. Mensuram temporis in agenda pmnitentia non satis attente præfigunl canones pro unoquoque crimine, sed magis in arbitrio antistitis relinquendum statuunt, quia, apud Deum, non taon valet mensura temporis quant doloris, nec abstinentia tanium ciborum sed mortificatio potius vitiorum. Profiter quod tempora peenitentise fide et conversalione pseniientium adbrevianda præcipiunt et negligentia protelanda. Exstani lumen pro quibusdam culpis modi peenitentise imposai, juxta (/nos cetera perpendendm sunt culpte, cum sit facile per eosdem modos vindictam et censwam canonum sestimare. I'. 9. (.es remarques très judicieuses et très fondées délimitaient très exactement le profit à tirer de la tradition. Supposant l’administration de la pénitence presque exclusivement aux mains des évêques, elles rappelaient fort à propos le principe de l’adaptation qui y avait toujours présidé. Mais le difficile, dans l’organisation nouvelle du mini', (ère pénitenticl. était précisément d’appliquer ce principe. Pour le plus grand nombre des prêtres qui en étaient chargés, les collections canoniques, même s’ils les avaient connues, n’auraient été<noinclude> <references/></noinclude> s2n2pccb3prq9fju3fpktad5nm0lifq Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/623 104 4019825 15908435 14642373 2026-07-07T13:00:50Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, 1res → très , oj → of (2) 15908435 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>IJ.il S VONA ROLE (J ÉROM E) SAVONE LAURENT DE1 1232 psychologique of la sympathie requise n’exclul pas des jugements sévères sur l’imprudence du personnage et l’inutilité finale de sa tentative apostolique. Savonarole a suscité des études historiques Tort intéressantes, puisque l’étude française de Perrens (1853) 1 1 l’étude italienne de Villari (1859) nesoni pas complètement vieillies. Il mérite cependant encore des travaux de mises au point, l’ouï- y parvenir, il ne faudra pas oublier que Savonarole a véou comme à égale distance de Vincent Ferrier ci de Jean lluss. d’une part, et de l’autre, de Lefèvre d’Étaples et de Luther. Il a manifesté à la fois des traits de sainteté héroïque et contre le Saint-Siège un orgueil arrogant. Il a été faux prophète et pourtant il ne se trompa point en des prophéties importantes. Il a eu plus d’intelligence, surtout plus d’intelligence chrétienne que ses contemporains, puisqu’il a prévu que l’Église tombée fort bas, étant divine, remonterait fort haut. Sans doute, sa désobéissance a été gravement présomptueuse. Mais l’article du I’. Hurtaud que nous avons cité montre assez ses circonstances atténuantes. Et il n’était pas inutile qu’une grande conscience chrétienne réclamât un concile réformateur, comme un premier désir du saint concile de Trente. Il es1 impossible de rédiger une bibliographie lani soil peu complète de Savonarole. Les indications que l’on trouvera ici donneront seulement une première orientation. J. Œuvres de Savonarole. Il n’y a pas d’Œuvres complètes de Savonarole, et il n’est pas facile de dresser la liste exacte de ses productions littéraires. L’Ente nationale <li eultura de Florence a pris récemment l’initiative d’une nouvelle édition de tous les sermons ; 3 vol. ont actuellement para. Pour se renseigner sur les éditions anciennes recourir au catalogue de la Bibliotheca Savonaroliana, Florence, 181)8. Ce qu’il y a de plus accessible en ce moment ce soûl des recueils de morceaux choisis. {{1o}} Sermons et lettres. Anonyme, Sermoni{{e}} prediche <ii l-’n’i (’, . Savonarola, Prato, 1846 ; I’. Villari et E. Casanova, Scella di prediche{{e}} scritli ili bru a. Savonarola, con nuoi i documenti intorno alla sua vita, Florence, 1898 ; M. Ferrara, Prediche{{e}} scritli ili P. G. s., Milan, 1930, avec une bibliographie considérable ; II. Schotmuller, Predigten ausgeivàhlt und iibersetzt, Berlin, 1901 ; R. Ridolfi, Scelta di Letlere, Florence, 1932 ; J. Schnitzer, H. Savonarola. Auswahl mis seinen Schriflen und Predigten, téna, 1928. {{2o}} Traités théologiques et spirituels. Édition nouvelle du Trionfo délia Croce, par F. Ferreti, Sienne. 1899 ; du Trattato circa il reggimento{{e}} governo delta cilla ili Firenze, par A. De Rians, Florence, 1817 ; le R. I’. Emm.-Cestas Bayonne, <). I’., a donné eu trois volumes de la Bibliothèque dominicaine la traduction française des Œuvres spirituelles choisies de.1. Savonarole, l’avis, 1875-1880. H Poésies. Édition A. De Rians, Florence, 1817 ; édition C. Capponi, Florence, 1862, rééd. en 191 i. II. Vie. Il y a deux vies de Savonarole éciites par deux contemporains, fervents admirateurs : Jean-François Pic de Lu Mirandole, ’iia II. P. />. Hier. Savonarole, publiée par Quétif, Paris, 1674,.''. vol., et I’. Burlamacchi (+ 1519), Vita dcl r. />. Ciirol. Savonarola, publiée seulement par Mansi en appendice à l’édition des Miscellanea de Baluze, et séparément à Lucques, 1764, Les renseignements fournis par ces biographes doivent être corrigés ou complétés pur des documents plus récemment publies : Al. Gherardi, NuOVi documenti{{e}} sliuli intorno a (, . Suvona rala, Florence, 1876 ; 2’éd., Florence, 1887 ; surtout .1. Schnitzer, I volumes de Quellen{{e|um}}l Forschungen ~ur Geschichte Savonarola. L902, 1904, 1904, 1910. Parmi les biographies modernes et contemporaines, il faut au moins signaler : A. -(J. Rudelbach, II. Savonarole und seine Lcil, Hambourg, 1835 ; E.-T. Perrens, Jérôme Savonarole, Paris, 1853 (trad. allemande par F. Schrôder) ; I’. Villari, sioria di a. Savonarola{{e}} de’suoi tempi, Florence, 1859-1861, 2 vol. ; 2 « éd., 1887-1888 ; 3 « éd., 1910 ; ! < éd., 1926, trad. française, par c. Gruyer, l’aiis, 187 1 ; trad. allemande par M. lierdusrhek, Leipzig, 18(18 ; mois surtout.1. Schnitzer, II. Savonarola, ein Kullurbild ans der’Lcil ilcr Renaissance, Munich. 1924, 2 vol. (une seule paginai if iii), au t. {{rom|ii}}, p. 897-992 une histoire 1 rès complète de la littérature relative à Savonarole. À côté des biographies proprement dites, n faut faire état des histoires générales de l’Italie et de la papauté. Citons seulement L. Rankc, Savonarola und die florentinische Republik, dans Historischbiographische Studien, Leipzig, 1877, p. 81-357 ; L. Pastor, Geschichte der Pâpste, 3 « éd., t. {{rom|iii}}, 1925, p. : S7 C.)-H8 ; attaqué pour sa sévérité, voire son injustice à l’endroit de Savonarole (cf. I’. Luotto, // pero Savonarola c il Savonarola di Pastor, Florence, 1897), Castor répliqua par une brochure : 7, ur Beurtheilung Savonarolas, Fribourg-en-B., 1898. On trouvera un excellent étal des travaux en cours sur Savonarole dans l’article pondéré el sur du I’. Taurisano dans le Dizionario enciclopedico, publié par I’Unione tipograflea éditrice torinese (U. T. I-’.. T.), Turin, 1937 ; voir aussi R. Palmarocchi, dans [’Enciclopedia italiana, t. {{rom|xxx}}, 1936. M. -M. Gorce. ##SAVONE (Laurent-Guillaume de)## <nowiki/> 1. '''SAVONE (Laurent-Guillaume de)''', frère mineur conventuel italien du {{rom-maj|XV}}{{e}} siècle, appelé aussi de Traversagnis par I.. Wadding, Annales minorum, 3{{e}} éd., t. {{rom|xiv}}. an. 1479, n. xv ; Scriplorcs ord. min., {{3o}} éd.. p. 158 ; I’. Ridolfl de Tossignano, Uistoria seraphiese religionis, 1. III. Venise, 1586, p. 328 v°, et Traversari, par N. l’apini. Né à Savone, vers 1414, il étudia pendant cinq ans à l’adoue et à Bologne, sous la direction de François de Savone, du même ordre. qui, en 117 ! devint pape sous le nom de Sixte IV. Ses études terminées, Laurent-Guillaume de Savone enseigna la théologie à Paris et à Oxford, comme en témoigne pour cette dernière ville une epistola nuncupatoria, écrite en avril 118."), à Londres, et adressée à Guillaume Waynflete, qui se lit en tête de son ouvrage Triumphus amoris Domini nostri Jesu Christi, et dans laquelle il loue la fondation de Magdalen Collège, dont il décrit le site, la construction, la bibliothèque, etc. En 1 178 il résida à Cambridge où il composa la Rhetorica. lai 1 185 il était à Londres, comme nous l’avons dit. Plus tard il retourna a Savone. où il mourut en 1 11).). Laurent-Guillaume est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont un des principaux est Rhetorica nova ex dictis testimoniisque sacratissimarum Scripturarum doctorumque probatissimorum compilala et confîrmata, ou Margarita eloquenlia castigatse ad eloquendum divina accomodata, Saint-Albans, dans le comté de Hertford, en Angleterre. 1480. Voir L. I I{{e|a}}in, Repertorium bibliographicum, t. n. 2’part., Berlin, 1025, n. 14 327, p. 27827D. où il est dit aussi que cet ouvrage fut compilation if aima universitate Cantabrigiæ anno Domini 1478, die 16 julii ; W.-D. Macray, Annals of the Bodleian librarꝟ. 2{{e}} éd., Oxford. 1881, p. 376, donne 1489 comme année d’édition. Laurent-Guillaume composa encore : Dialogus de vita selerna et vera felicitale in très libros divisas ; De bono conjugali sine matrimonial ! ; De pudicilia beats Virginis ; Triumphi quinque Jesu Christi Iledemploris, scilicet sapientise, fortitudinis, justitise, clemeniiæ, amoris, dont le dernier : Triumphus amoris Domini nostri Jesu Christi semble avoir été composé au couvent de Saint-François des conventuels à Londres, en avril 1 180, et qui est conservé dans le ins. 450 de Lan i bel h Palace à Londres : In libros septem dialogorum, seu direclorium vitæ humanse, seu directorium mentis in llemn. qui débute (Jauni plures naliones, fut écrit à Sa une. en 1 192, e.l est contenu dans le ins. CL. X. 246, de la bibliothèque de Saint-Marc, à Venise, selon A. -C. I.ittle. ''op. cit.'', p. 266 ; Arenga de e.pistolis faciendis, commençant : Conquestus mecum es, et conserve dans le ms. lui. 5283 de la bibliothèque d’État à Munich. Selon L. Wadding. Scri /dures uni. min.. 3'' éd.. p. 158, et.1.-11. Sbaralca, Supplementum, ~ éd., t. {{rom|ii}}, p. H17, un certain nombre d’ouvrages inédits de Laurent Guillaume auraient été conservés à cette époque dans la bibliothèque des conventuels à Savone. L. Wadding, Annales minorum. : ; éd., t. {{rom|xiv}}, an. 1 179, n. {{rom|xv}}, Quaracchi, 1933, p. 2(>7 ; Scriptores ord. min., {{3o}} éd., lîome, 1906, p. 158 ;.1.-11. Sbaralca, Supplementum, 2 r éd.,<noinclude> <references/></noinclude> nq9n1aqh9qfrq4qvb06wahbgklv1cip Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/655 104 4019857 15908437 15695857 2026-07-07T13:00:51Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (3) 15908437 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1295|SCHISME. NOTION, SYNTHÈSE SCOLASTIQUE|1296}}</noinclude> Quodtibetum {{rom-maj|IX}}, q. xviii (de 1292), éd. Hoffmans, L92 {{rom-maj|I}}, p. 269, forme nouvelle et actuelle de la question concernant la gravité comparée du schisme et de l’hérésie. Neuf ans plus tôt, et dix ans après le concile d’union de Lyon, Roger Marston se demandait : Utrum fllii schismaticorum sinl in statu salutis, maxime illi qui schismati non consenti uni ? Inédit ; ms. Florence, bibl. Laurentienne, 123, fol. 138-139'. Il faut distinguer, dit-il : ceux qui n’ont pas l’usage de la raison sont sauvés par l’effet du véritable baptême dont ils reçoivent et le signe et la res ; ceux qui ont l’usage de la raison, non credo quod saluari possinl ; mais des braves gens, populares, qui, tout en ayant l’usage de la raison, ne savent pas qu’ils sont séparés de l’Église, on peut croire, pie credi potest, qu’ils se sauveront par une foi implicite quant à son objet, mais droite en son intention : mais cette catégorie, pense notre auteur, ne doit pas être considérable. Désormais, les théologiens scolastiques, sauf ceux qui continuent à suivre les Sentences, ainsi Capréolus, traiteront plus ou moins longuement du schisme. Signalons comme plus remarquable le traité intéressant et détaillé, mais, comme tout l’ouvrage, assez peu spéculativement construit et proche de la compilation, qui forme la {{7o}} pars (les quinze premiers chapitres) du I. IV de la Summa de Ecclesia de Turrecremata ; puis, parmi les commentateurs de saint Thomas, Cajétan, In Sum. theol., II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xxxix}} et Summula, à ce mot ; François de Vitoria, Comment, in 7/ lm -// IP, q. {{rom|xxxix}}, éd. Beltran de Heredia, Bibl. de thc’ol. espan., t. {{rom|iii}}, 1932, p. 270 sq. ; Grégoire de Valence, Comm. theol., II{{e|a}}-II{{e|æ}}, disp. {{rom-maj|III}}, q. {{rom|xv}}, éd. Venise, t. {{rom|iii}}, 1C08, col. 749-762, qui suit Cajétan, et Suarez, De caritate, disp. {{rom-maj|XII}}, dans Opéra, éd. Vives, t. {{rom|xii}}, p. 733 sq. Le plus original, et de beaucoup, est Cajétan, que Vitoria ne fait que résumer et dont nous retrouverons les considérations dans la partie systématique de cet article. Cf. aussi la Summa silvestrina de Silvestre de Prierias, pars II », à ce mot, éd. Venise, 1598, p. 303 v°, 305 r° et beaucoup d’autres. Le traité de Turrecremata reflète les préoccupations d’un théologien aux prises avec les questions posées par le Grand Schisme d’Occident ; aussi son intérêt porte-t-il principalement sur les schismes personnels créés par l’élection d’antipapes ; il en fait l’historique, c. {{rom|ix}}, il étudie de très près et en apportant des exemples, les différentes manières d’éteindre ces schismes, c. {{rom|x}}. il consacre au cas du pape schismatique dont il admet, comme on le fait communément au Moyen Age, la possibilité, une étude attentive qu’il pousse jusqu’aux conséquences pratiques, c. {{rom|xi}}-{{rom|xiii}}, examine enfin la question de savoir si les partisans d’un antipape sont en bloc et indistinctement à qualifier de schisma tiques, c. {{rom|xiv}}. En dehors de ce traité de Turrecremata, d’une valeur réelle et durable, beaucoup d’écrits de circonstance doivent leur composition au Schisme d’Occident et relèvent du publiciste ou du controversiste autant que du théologien : voir, pour l’ensemble, Huiler, Nomenctator lit., t. {{rom|ii}}, p. 705, 708 sq. et, plus spécialement pour les écrits de théologiens domini cains, A. Baôic, O. P., opéra ecclesiologica /'/'. Ord. l’r.rtlic, dans Angelicum, l. {{rom-maj|VI}}, 1929, p. 279 'i'2 1 : cf. p. 287 sq., 291. Quant au Grand Schisme lui-même, comme on l’a déjà remarqué, il mérite à peine le nom de « schisme ». ou du moins présenterait il le cas d’un schisme sans schismatiques : car la dispute ne portait pas soi- 1 'autorité du souverain pontife, laquelle n’était nullement mise en question, mai, sur la personne du pape ; comme le dit Bouix, Tract, de papa, I. i. p. 161 : « On ne se retirait pas du vrai poul Ife romain considéré comme tel, mais on obéis, ail à relui que l’on tenait pour un véritable pape. On lui était soumis, non pas d’une façon absolue, mais a condition qu’il [Ûf lime. Quoiqu’il existât plusieurs obédiences, cependant, il n’y eut jamais schisme proprement dit. » Cf. aussi Mazzella, De religione et Ecclesia, n. 671672 ; L. Salembicr, Le Grand Schisme d’Occident au point de vue apologétique, dans Revue prat. d’apolog. t. {{rom|iv}}, 1 907, p. 167-472 et surtout p. 579-594 ; H. Ed. I I{{e|a}} ll. The unity of the Church and lh>> jurlg years of the rival papes, dans The Irish theological quarlerly, t. {{rom-maj|XVII}}, 1921, p. 331-311 ; voir également G. J. Jordan (anglican {{rom|l}}, The inner history of the Grcat Schism of the West. A Problem in Church unity, Londres, 1930. 4. {{sc|Recueils d’inquisiteurs et écrits de controverse}}. Les manuels d’inquisiteurs se devaient évidemment de définir le schisme. Nicolas Eymcric le fait avec une grande brièveté, qui contraste avec l’abondance des pages consacrées à l’hérésie, Direclorium inquisilorum, pars II », de hærelica pravilatc, q. {{rom|xlviii}}, Rome, 1678, p. 253-254. Le schisme y est moins considéré en lui-même que dans son rapport à l’hérésie, compétence propre de l’Inquisition ; il y a pur schisme, et non hérésie, quand le dissident non habet errorem in mente, nec pertinaciam in voluntate ; mais selon une tradition déjà ancienne qui peut se réclamer de saint Jérôme et de saint Augustin, et que l’on retrouve aussi chez Raymond de Penafort, Summa, t. {{rom-maj|I}}, tit. {{rom|vi}}, § 1, Lyon, 1718, p. 14, un tel schisme est marqué comme constituant une disposition à l’hérésie, c’est-à-dire à la désobéissance in credendis. Comparer François de Pegna, In //"" partem Directorii Nicolai Eijmerici scholia, schol. 54 in q. {{rom|xlviii}} de schismaticis, Rome, 1578, p. 97. D’autres auteurs de recueils développent davantage l’aspect théologique de leur définition du schisme, en dépendance de S. Thomas et plus tard de Cajétan ; ainsi font, par exemple, Antoine de Sousa, O. P., Aphorismi inquisitorum, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xii}}, Tournon, 1633, p. 90 sq., et Thomas del René, De ofjîcio S. Inquisilionis circa hæresim, pars posterior, pars II a, dubit. {{rom|ccxxxv}}, Lyon, 1666, p. 375 sq. Mais ce qu’il y a de plus notable chez ces deux auteurs, et qui nous paraît avoir un réel intérêt au point de vue de l’histoire des idées, c’est qu’ils éliminent la notion du schisme local en faveur d’une considération exclusive de l’Église universelle et du pape : de Sousa, p. 92, n. 8 et 9 ; del Bene, sect. {{rom|vi}}, coroll. 5, p. 379-380 : Schismaticus vere et proprie non es ! qui non se séparât a romano pontifice, nec ab universis Ecclesise membris ; sed lantum ab aliquo episcopo, renuens subesse auctorilati illius, vel solum se séparât a fidelibus membris diœcesis ejusdem episcopi, quia verum schisma dicil divisionem jormaliter ab Ecclesia universali… Les deux auteurs citent des autorités ; il serait bien intéressant de pousser l’enquête plus loin et de voir à quelle époque, sous l’influence de quels faits, de quelles idées, s’est opéré cet étrange renversement des positions anciennes, du schisme jadis considéré surtout dans le cadre de l’Église locale au schisme considéré exclusivement dans le cadre de l’Église universelle et par référence au pape. Nos auteurs connaissent bien les lexles de Cyprien, mais ils s’en débarrassent, comme les canonistes et les théologiens eux-mêmes sont exercés à le l’aire, par une distinction pratique, en disant que Cyprien n’a parlé que des schismatiques au sens large, large et impropric ; par ailleurs, il semble que les autorités alléguées par nos inquisiteurs en faveur de leur thèse soient uniquement des canonistes. non des théologiens, en tout cas des auteurs assez récents. Manifestement, un déplacement des valeurs s’est opéré petit à petit dans la conception de l’unité de l’Église et par conséquent dans celle du schisme On a pris, dans l’Eglise d’Occident, une conscience aiguë de l’unité sociologique de l’Église universelle, de ses exies, de l’importance du Siège romain comme garantie et critère de cette unité. Ce fut surtout une consé-<noinclude> <references/></noinclude> apwvvrlzsowwywgv2nfubpnlvumb3t8 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/94 104 4020058 15908493 15812506 2026-07-07T13:01:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908493 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1487|EUDOXE — EUGÈNE I"|1488}}</noinclude> ses sentiments pour rester en place. L’arien Philostorge nous le dépeint comme un homme doux, de conduite irréprochable, timide jusqu’à la lâcheté, habile en affaires. Théodoret l’accuse de sybaritisme. D’aprfs Sozomène, il s’était acquis de la réputation par ses écrits. De ceux-ci il ne nous reste qu’une courte profession de foi, tirée d’un ouvrage sur l’incarnation, Xofo ; TTEpi <7apx(ù'7s<i) :. Cf. P. Caspari, Alie und neue Quellen zur Geschichte des Taufsymbols und derGlaubensregel, Christiania, 1879, p. 176-185. On y trouve le passage cité plus haut sur le Père àTEor, ; et le Fils E-J17ïêT, ; et cet autre, qui montre l’accord d’Eudoxe avec Apollinaire : o-jtî -àp 'Vj/TiV àvâptoirlvr ; '/ àvEO.ïjepEv, à).Xà (jâp ? ÈyÉvSTo-.. o-j 8-jo çi-jcrîtç… u. : 'a tôv oXov xatà (TjvGEdiv <pj (jiç. Le codex Vindob. LXXV 1 1 renferme quelques fragments inédits. Cf. Lambecius-Collar, Co/n/nentarionim, {{rom|iii}}, p. 418 ; Caspari, ''op. cit.'', p. 178, notc5. Eudoxe ayant été intimement mêlé pendant plus de trente ans à l’histoire si compliquée de l’arianisme.les renseignements sur son compte sont épars dans les sources de cette histoire, c’est-à-dire dans les ouvrages des Pères contemporains : Athanase, Hilaire, Basile, Grégoire de Nysse, Lucifer de Cagliari, et dans les historiens Pliilostorge, Socrate, Sozomène, Théodoret, Épiplianc. Voir Arianisme, f. {{rom-maj|I}}, col. 1779- Ces sources ont été bien utihsécs par Tillemont, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique, Paris, 1704, t. vi ; voir principalement aux p. 422-424 (avec la note 56, p. 774-775), 434-436, 496-499, 504-506, 508, 533535, 551-553 ; par Duchesne, Histoire ancienne de V Église, Paris, 1907, t. {{rom|ii}}, p. 287-312, 371-374 ; Loofs, art. Eudoxius, dans Realencijclopàdie fiir protestantische Théologie, t. {{rom|v}}, p. 577-580 ; W. Smith et H. Wace, A dictionanj of Christian bioyraphij, Londres, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 265-267. M. JUGIE. EUDOXiENS, nom que l’on donna en Orient aux partisans de l’arianisme officiel, après que les chefs de la secte anoméenne, Aétius et Eunomius, se furent séparés d’Eudoxe, sous le règne de Julien l’Apostat. On les appela aussi ariens tout court, comme on le voit par les écrits des Pères de cette époque et par le canon {{1o}} du concile de Constantinople de 381, où les eudoxiens ou ariens sont distingués des anoméens ou eunomiens et des semiariens ou pneumatomaques. AL-msi, Concil., t. {{rom|iii}}, col. 560. Comme nous l’avons dit plus haut en parlant d’Eudoxe, l’arianisme officiel eut pour symbole la formule de Rlmini-Constantinople. Cette formule était assez élastique pour pouvoir être interprétée aussi bien dans un sens orthodoxe que dans un sens hérétique. En voici les passages principaux : " Nous croyons en un seul et unique vrai Dieu, le Père tout-puissant… et en un seul Fils unique de Dieu, engendre de Dieu sans passion, avant tous les siècles, avant toute puissance, avant tout temps concevable, avant toute substance imaginable… Dieu de Dieu, semblable au Père qui l’a engendré, selon les Écritures, oij.oiov tw YcwriTavTi a-JTov Ilarp !, y.aTà Ta ; Ppaçâç… Quant au terme d’essence (o-J'71a) que les Pères ont employé avec simplicité, mais qui, inconnu des fidèles, leur cause du scandale, comme les Écritures ne le contiennent pas, il a paru bon de le supprimer et d’éviter entièrement à l’avenir toute mention d’essence en parlant de Dieu. Les Écritures, en effet, ne parlent jamais d’essence à propos du Père et du Fils. Mais nous disons que le Fils est semblable au Père en toutes choses, comme le disent et l’enseignent les Écritures, oij.oiov ôk /.éyojxïv TOV Tîôv tw llaTp’i y.aTa TrâvTa' (i> ; v.a’t at âytat Vç/a-ji-A '/.iyrj-jci TE /.a’i cioà^/.&JTiv. » S. Athanase, De synodis, 8, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 692-693. Cette formule condamnait donc à la fois Ykomoousios, Vhomo’iousios ci Vanomios, mais avec un peu de bonne volonté et quelques distinctions, saint Athanase, Basile d’Ancyre et Aétius auraient pu y voir l’expression de leur doctrine respective. En réalité. Vhoméisme ou eudoxianisme, à en juger par ses principaux représentants, ne fut qu’un arianisme déguisé, d’accord pour le fond avec Aétius et Eunomius. C’est sous la forme d’homéisme que l’arianisme pénétra chez les peuples germaniques. Voir 1. 1, col. 1826sq., 1849sq. M. JUGIE. 1. EUGÈNE I" (Saint) (654-657) succéda au pape saint Martin. Celui-ci, pour n’avoir pas voulu se soumettre à l’empereur de Constantinople, Constant {{rom-maj|II}}, dans l’affaire du monothélisme, avait été enlevé de Home, le 18 juin 653, et, après un long voyage, exilé à Cherson (Sébastopol), où il mourut en septembre 655. Il avait espéré d’abord, lorsqu’il était encore à Constantinople (octobre ou novembre 654), qu’on ne le remplacerait pas et que l’Église de Rome pourrait être administrée, pendant son absence, par l’archidiacre, l’archiprêtre et le primicier. Néanmoins, lorsqu’on fut convaincu que son exil serait définitif, ou bien sur l’ordre de l’empereur et sous la pression de l’exarque de Ravenne, on élut, le 10 août 654, Eugène, fils de Rufinien, Romain, de la région de l’Aventin, qui avait été clerc dès son enfance et se montrait doux, afi’able envers tous et d’une éclatante sainteté. Martin, ayant eu connaissance de son élection, ne protesta pas et pria pour lui. On avait choisi Eugène, dans la pensée qu’il renouerait a ec l’empereur Constant II des relations plus amicales. En efi’et, l’un de ses premiers actes fut d’envoyer à ce prince des apocrisiaires et une lettre, qui l’informait de son élection et renfermait une profession de foi. Il n’écrivait point à l’hérésiarque Pyrrhus, qui allait remonter sur le siège patriarcal au commencement de 655. Mais Pyrrhus sut tromper ou gagner les légats et l’on crut, dans le public, au rétablissement de l’union entre Constantinople et Rome. Son successeur, Pierre (655-666), continuant la même tactique, remit aux apocrisiaires, une lettre synodique, qu’ils apportèrent à Rome, en même temps cjue l’envoyé de l’empereur, leur compagnon de route, apportait au pape, avec des présents pour saint Pierre, une lettre de recommandation pour le nouveau patriarche. Mais cet artifice ne réussit pas, ni près d’Eugène, ni près du peuple. La lettre de Pierre était très obscure, et ne contenait aucune déclaration explicite sur le nombre des volontés eu Jésus-Christ. D’autre part, les moines, amis de Maxime le Confesseur, craignant que Pierre ne parvînt à gagner le pape à sa théorie des trois volontés, chargèrent l’un d’eux, le moine Anastase, d’engager ceux de Sardaigne à veiller à ce que Rome rejetât la synodique de Pierre. En effet, quand le clergé et le peuple, réunis dans l’église de Sainte-Marie-ad-pra ?sepr, eurent pris connaissance de son contenu, non seulement ils la rejetèrent avec indignation, mais encore ils empêchèrent le pape de commencer les saints mystères jusqu’à ce qu’il eût formellement promis de la réprouver. Ce rejet du patriarche atteignait l’empereur qui avait recommandé. Aussi, les rapports avec lui redevinrent aussi tendus que du temps du pape Martin. Ses officiers, chargés de vaincre la résistance de saint Maxime, dans leur colère, ne craignirent pas de lui dire que, sitôt que les circonstances le lui permettraient, leur maître traiterait Eugène comme il avait traité son prédécesseur. ''P. L.'', t. {{rom|cxxix}}, col. 653. Mais les musulmans, qui avaient déjà pris Rhodes en 654, infligèrent à Constant la défaite navale du Phénix en 655 et l’empêchèrent de réaliser ses mauvais desseins. Eugène mourut le 2 juin 657 et fut enseveli à SaintPierre. Ce fut peut-être lui qui reçut saint "Wilfrid d’Angleterre, lorsqu’il fit sa première visite à Rome pour y voir les rites ecclésiastiques et monastiques qui y étaient en usage : cette visite eut lieu vers 654.<noinclude> <references/></noinclude> abvikr3qnar4jip36enu3z6onbv025u Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/107 104 4020071 15908484 15696012 2026-07-07T13:01:37Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908484 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1513 EUNOMIUS - EUxNOMlŒ UT YCHIENS (E UNOMIŒ UPSYCHIENS) 1514 lisine pur et le système cartésien des idées innées se rencontreraient. Saint Grégoire de Nysse considère cette théorie eunoinienne comme dépendant, au moins médiatement, de la philosophie platonicienne du langage, telle qu’on la trouve dans le dialogue intitulé Kpar’jXoç. M. Diekamp confirme ce jugement, p. 149 sq., en relevant dans cet écrit diverses assertions semblables ou analogues à celles d’Eunoniius, en particulier sur le rapport naturel qui existe entre les choses et leurs noms, sur la prérogative essentielle à tout vrai nom de désigner les êtres par leur nature ou leurs propriétés, sur la dénégation de cette prérogative aux noms donnés arbitrairement, sur la nécessité d’une sagesse éminente et supérieure à la sagesse humaine dans celui qui impose les noms. La connexion de cette idéologie avec les points de la théodicée eunomienne précédemment exposés, est trop étroite et trop facile à saisir pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter. De même, la réfutation de cette théorie se rattache, comme la partie au tout, à la réfutation générale de la théodicée eunomienne. Voir Dieu (.Sa nature d’après les Pères), t. {{rom|iv}}, col. 1083 sq. {{5o}} ''Vie chrétienne''. Eunomius proclamait ce principe, en le reliant à l’enseignement « des hommes saints et bienheureux, » apparemment ceux de son parti : « Ce qui donne au mystère de la piété sa vraie sanction, ce n’est ni la sainteté des noms, ni la propriété des rites et des symboles mystiques, mais l’exactitude de la doctrine. » S. Grégoire de Nysse, Contra Eunom., l. {{rom-maj|XI}}, col. 878 sq. Ce principe allait de lui-même à déprécier le rôle et l’importance des sacrements et des observances liturgiques, dans l’entretien et le développement de la vie chrétienne. La liberté avec laquelle les eunomiens passaient de la théorie à la pratique est suffîsamment attestée par leur conduite dans l’administration du baptême. Voir Anoméens, t. {{rom|i}}, col. 1325. Au même esprit d’intellectualisme abstrait et rationaliste se rattachent l’aversion d’Eunomius pour l’ascétisme chrétien, signalée par l’évêque de Nysse, l. {{rom-maj|I}}, col. 282, et l’opposition au culte des saints et des reliques, dont parlent Astère d’Amasée, Homil., {{rom|x}}, ''P. G.'', t. {{rom|xl}}, col. 331, et saint Jérôme, In VigilaRtium, c. {{rom|viii}}, ''P. L.'', t. {{rom|xxiii}}, col. 347. Malgré ces tendances, et peut-être à cause de ces tendances, il est de mode parmi les protestants modernes de tracer d’Eunomius un assez beau portrait ; on loue sa décision et son courage, la fermeté et la noblesse de son caractère, son désintéressement, parfois même l’intégrité de ses mœurs. Saint Grégoire de Nysse, l. {{rom-maj|I}}, col. 265, 282, n’est pas aussi flatteur pour le personnage ; et, comme il défie ses adversaires de lui porter un démenti, il semble bien qu’il ait ses rai- ! sons pour porter ce jugement. A l’exemple de New- ' man, The arians of the fourlh ceniurij, Londres, 1876, p. 339, on peut rendre un certain hommage à cette franchise de conviction qui porta le chef des eunomiens à dédaigner, habituellement parlant, les dissij Ululations et les compromis, à une époque où les aca- ! ciens et les cudoxiens donnèrent tant d’exemples de servilité vénale. En raison de la réelle originalité avec laquelle la figure d’Eunomius se détache, C. Ullmann a pu l’appeler « l’un des plus intéressants hérétiques du {{rom|iv}}{{e}} siècle. » Gregorius von Nazianz der Theologe, Gotha, 1867, p. 221. Mais ce point de vue relatif ne doit pas faire oublier ce qu’il y avait de foncièrement ruineux dans ce philosophisme rationaliste, doublé ] d’un dialecticisme purement mécanique, où les mystères fondamentaux de la foi chrétienne, interprétés en dehors de la vraie tradition, perdaient leur signification. I. Sources anciennes pour la biographie d’Eunomius. — Les historiens ecclésiastiques cités au cours de l’article : Philostoigc, spécialement renseigné comme anoméen, mais partial dans son appréciation des faits et gestes d’Eunomius ; Socrate, Sozomène et Théodoret. Quelques détails complémentaires dans saint Grégoire de Nysse, Contra Eunomium, 1. I. II. {{sc|ÉCRITS}}. Photius, BiWio// ! CC «, cod. 137, 138, ''P. G.'', t. {{rom|ciii}}, col. 416 sq. ; Basnage, Aniniadversioiies circa Eiinomiiim et efits scripta, dans son édition de II. Canisii Lechones antiquæ, t. {{rom|i}}, p. 172 sq. ; J. A. Fabricius, Bibliolliecn grœca, édit. Harles, Hambourg, 1801, t. {{rom|ix}}, p. 207 sq. ; C. H. G. Rettberg, Marcelliana. Accedil Eunomii ExOtir. ; T.lrt-u., : , Gœttingue, 1794 ; O. Bardenhewer, Les Pères de l’Éf/lise, trad. Godet, Paris, 1899, t. {{rom|ii}}, p. 12. III. {{sc|Synthèses historiques ou dogmilTiques}}. - Til— lemont. Mémoires, Paris, 1704, t. {{rom|vi}}, art. 96-100, p. 501 sq. ; F. Diekamp, Die Gotlestchre des lieiligen Gregor von Nijssa, Munster, 1896, part. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|ii}}, m ; Scliwane, Histoire des dogmes, 2{{e}} édit., trad. Degert, Paris, 1903, t. {{rom|ii}} a, Cl, § 3 ; c. {{rom-maj|II}}, § 15, p. 37 sq., 198 sq. ; Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, Paris, 1907, t. {{rom|i}}, p. 888 sq. Auteurs protestants : C. R. W. KIose, Geschictite iind Lehre des Eunomius, Kiel, 1833 ; A. Neander, GenernZ liiflorg o/ the cljrislian religion and Church, trad. J. Terry, Londres, 1851, t. {{rom-maj|IV}}, p., 58 sq. ; A. Venables, art. Eunomius, dans .4 dictionarg of chrislian biograptuj, Londres, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 286-290 ; .T. A. Dorner, Historg of the development of the doctrine of the person of Christ, trad. Simon, Edimbourg, 1897, part. {{rom-maj|I}}, t. {{rom|ii}}, p. 264 sq., 499 (note 50) ; F. Loofs, art. Eunomius, dans Realenegl<lopàdie für protestantische Théologie und Kirche, 3{{e}} édit., Leipzig, 1898, t. {{rom|v}}, p. 597-601. X. Le B.chelet. EUNOMIŒUTYCHŒNS (EUNOMIŒUPSYCHIENS). Hérétiques de la fin du {{rom|iv}}{{e}} siècle, ainsi appelés d’Eunomius, l’un des ciiefs des anoniéens, voir Anoméens, Eunomius, et d’Eutychius, EJTjyto : , l’un des disciples d’Eunomius, d’après Sozomène, ''H. E.'', {{rom-maj|VII}}, 17, ''P. G.'', t.Lxvii, col. 1464, 1465. D’après Nicéphore Calliste, au contraire, ''H. E.'', {{rom|xii}}, 30, ''P. G.'', t. cxLvi, col. 842, il faudrait les appeler eunomioeupsychiens ; mais comme Nicéphore dépend de Sozomène, il y a lieu de croire à une erreur de transcription pour le nom du chef de cette secte, Ivj’l-jyioç pour Eùrj/tor. Vers 379, des divisions éclatèrent parmi les anoméens. Les uns, avec le Cappadocien Théophronius, prétendaient qu’il y a diversité et changement dans la connaissance divine, suivant qu’elle a pour objet le passé, le présent ou l’avenir : d’où leur nom d’eunomiothéophroniens ; les autres, avec le laïque Eutychius de Constanlinople, soutenaient que le Fils, ayant tout reçu du Père, connaissait l’heure de la fin du monde et du jugement dernier : d’où leur nom d’eunomioeutychiens. On objectait à ces derniers ce texte formel : « Pour ce qui est de ce jour et de cette heure, nul ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul, » Marc, {{rom|xiii}}, 32 ; cf. Matth., {{rom|xxiv}}, 36, et l’on blâmait en conséquence la nouvelle exégèse. Mais loin de se tenir pour battu, Eutychius alla trouver son maitre Eunomius 'dors en exil. En même temps que lui, ses adversaires expédièrent un diacre et d’autres délégués pour faire condamner Eutychius et discuter au besoin avec lui. Ce fut en vain, car, à leur grand étonnement, Eunomius donna raison à Eutychius, et, chose plus grave parce qu’elle était contraire à tous les usages de la secte, il pria avec lui sans exiger une lettre de recommandation. Ainsi désavoués, les adversaires d’Eutychius attendirent la mort d’Eunomius, survenue peu après 392, et refusèrent dès lors d’avoir tout rapport avec celui qu’ils traitaient de dissident irréductible. Le parti anoméen fut alors scindé ; Eutychius fit bande à part et donna son nom à ses partisans. Au point de vue doctrinal, les eunomioeutychiens erraient comme les anoméens sur la nature du Fils de Dieu, en soutenant qu’il n’était ni consubstantiel ni semblable à son Père, et ils prétendaient avec Eutychius que, malgré son infériorité de nature, le Fils<noinclude> <references/></noinclude> 9txa1ok66hisn2uazgihy2mjylvquy6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/165 104 4020129 15908485 15574475 2026-07-07T13:01:38Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908485 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1629|ÉVANGILES APOCRYPHES|1630}}</noinclude> assez obscur et pourrait admettre une interprétation ortliodoxe. Tout ceci explique les divergences des critiques dans l’appréciation de cet Évangile. Pourles uns, il est le produit de la gno ; {{e}} panthéistique, Lipsius, dans Dictionary of Christian biographij. t. {{rom|ii}}, p. 712, ou tout au moins il présente des tendances encratites nettement caractérisées (Zahn). D’autres, au contraire, veulent y voir luie partie de la littérature évangélique primitive. Harnack a prétendu montrer que l’encrai isme de cet apocryphe se tenait dans les limites (le l’orthodoxie ; son opinion se fonde tout particulièrement sur l’emploi de notre Évangile dans la Sccunda Clenwnlis. Quelques auteurs, Findlay, Tasker. soutiennent mie opinion intermédiaire entre ces deux extrêmes. On aurait affaire à un écrit gnostique, mais qui a puisé à de bonnes sources ; son auteur a eu entre les mains des renseignements d’aussi bon aloi que ceux dont les évangélistes faisaient usage, mais il a traité plus librement sa matière. La patrie de cet Évangile serait Antioche d’après Zahn, l’Egypte d’après Harnack ; il remonterait au milieu du {{rom|ii}}{{e}} siècle, peut-être un peu plus tôt (Harnack). Plusieurs critiques rapporteraient volontiers à l’Évangile des Égyptiens les fragments découverts dans les papyrus du Fayoum et d’Oxyrhinque. Cette attribution n’est pas prouvée. Les textes dans Preuschen, Antilegoinena, p. 2, 3, et dans Harnack, Altchr. LUI., t. {{rom|i}}, p. 13, 14. Principaux travaux : Schneckenburger, Uebcr dus EvangcUiirn (1er /Egypiier, Berne, 1834 ; Vôlter, Pctniseuangeliiim oder Mgijptereuangeliuiii ? Tubingue, 1893 ; Zahn, Geschichie des N. T. Kanons, t. {{rom|ii}}, p. 628-642 ; Harnack, Chronologie, 1, p. 612-622. Bibliographie plus complète dans Hcnnecke, Ilandbucli, p. 38 sq. {{3o}} L’Évangile de Pierre. — Jusqu’à ces dernières années nos connaissances sur l’Évangile de Pierre étaient extrêmement sommaires. On savait que l’évêque Sérapion d’Antioche (fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle) avait eu entre les mains un Évangile selon Pierre qu’il avait d’abord jugé inotïensif, mais dont, à plus ample informé, il avait constaté le caractèi’e docète. Voir Eusèbe, H.E., .Vl, {{rom-maj|XII}}, édit.Schwartz, t. {{rom|ii}}, p. 544 ; ''P. G.'', t. {{rom|xx}}, col. 545. Origône mentionnait ce même écrit et montrait qu’il en connaissait le contenu./n A/a///i., tom.x, 17, ''P. G.'', l. {{rom-maj|XIII}}, col. 876. Eusèbe déclarait que l’Évangile attribué à Pierre n’avait été cité par aucun écrivain ecclésiastique, et le rangeait en conséquence parmi les apocryphes, vôûa. II. E., 1. Hf, {{rom|iii}}, 2 ; XXV, 6, édit. Schwartz, t. {{rom|i}}, p. 190, 252 ; ''P. G.'', t. {{rom|xx}}, col. 217, 269. Selon Thcodoret.Hæ ; -. fab.confulatio, {{rom|ii}}, 2, ''P. G.'', t. lxxxiii, col. 389, les nazaréens se seraient servis d’un Évangile selon Pierre. Enfin, quelques critiques supposaient que les àTr')iJ.vi, aov£-j|xaTa (twv aTioaTrj >(.)v), dont il est plusieurs fois question dans Justin, Diai, 106 ; Apol., {{rom|i}}, 66, etc., édit. Otto, t. {{rom|ii}}, p. 380 ; t. {{rom|i}}, p.l82 ; ''P. G.'', t. {{rom-maj|VI}}, col. 724, 429, pouvaient bien être l’Évangile de Pierre. Cf. Zahn, Geschichie des N. T. Kanons, 1889, t. {{rom|i}}, p. 509 sq. L’absence complète de citations authentiques et la pauvretédes renseignements permettaient les conjectures les plus diverses. Les choses en étaient là, quand, à l’automne de 1892, Bouriant fit connaître dans les Mémoires publiés par les membres de la Mission archéologique française au Caire, les résultats de ses fouilles à Akhmin, l’ancienne Panopolis, durant l’hiver de 18861887. Dans le tombeau d’un moine égyptien, on avait retrouvé un paquet de feuillets d’un ms. grec du viii^-ix{{e}} siècle, contenant, outre un fragment assez important du livre d’Hénoch, neuf pages d’un Évangile de saint Pierre et sept pages d’une Apocalypse attribuée au même apôtre. Le ms. d’Akhmin restituait environ 174 stiques de l’Évangile de Pierre, donnant la fin du récit de la passion et le récit de la résurrection. Pilate convaincu de l’innocence de Jésus, mais ne pouvant le délivrer, l’abandonne à Hérode. C’est Hérode qui prononce la sentence de condamnation, la quelle est exécutée sur-le-champ. La narration suit alors d’assez près le récit des Synoptiques ; elle insiste tout particulièrement sur le fait que Jésus ne semble pas souffrir et aussi sur l’endurcissement des prêtres et des pharisiens. La résurrection de Jésus, que les Synoptiques n’avaient point décrite, est rapportée avec des détails plus ou moins fantaisistes ; elle a pour témoins les soldats qui gardent le tombeau et la foule des prêtres et des scribes qui les ont accompagnés. Suit le récit de la visite de Marie-Madeleine au tombeau ; le fragment s’interrompt brusquement au début d’une narration analogue à celle de Joa., xxi. Sérapion d’Antioche avait déjà relevé le caractère docète de l’Évangile de Pierre ; cette vue est confirmée par l’étude du fragment découvert. Entre les deux larrons, Jésus se tait, comme s’il ne souffrait pas, èo-t(ô-a 'jj ; p./iSî Tiôvov à'ywv, {{rom-maj|IV}}, 10. Au lieu de s’écrier comme dans Matthieu et Marc : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? » le Seigneur s’écrie : « Ma force, ma force, tu m’as quitté, » i] 6-jva|j. ! 'ç [/.OM, ïj oJvajj.c' ; tj.o-j /.a.itXuéi ; (j.e, {{rom-maj|VI}}, 19. Quand Jésus sort du tombeau, il grandit au point que sa tête dépassa le ciel, {{rom|x}}, 40. Mais il reste assez difficile de décider à quelle catégorie de docètes l’on a affaire. Un second caractère de l’Évangile de Pierre, c’est sa tendance nettement apologétique. Pilate était convaincu de l’innocence du Seigneur ; c’est l’envie des prêtres, des scribes et des pharisiens qui l’a contraint à envoyer Jésus à la mort. Mais le&, miracles étonnants, qui se passent devant de nombreux témoins aussi bien au moment de la mort qu’au moment de la résurrection de Jésus, doivent convaincre les plus obstinés du caractère divin du Seigneur. Les autres traits qui diffèrent de la narration synoptique sont destinés à donner au récit plus de couleur et plus d’apparente précision. Il n’est pas douteux, en effet, que l’auteur de notre apocryphe n’ait utilisé, en l’amplifiant, une tradition canonique. Les critiques ne sont pas d’accord, il est vrai, sur le nombre des Évangiles canoniques dont il se serait servi. Zahn tient pour incontestable que les seules sources de l’auteur sont les quatre Évangiles canoniques. Pour Swete, l’Évangile de Pierre dépend tout d’abord des quatre Évangiles canoniques, traités avec beaucoup de liberté, mais il a pu emprunter aussi à quelques autres sources. Harnack juge que le rapport avec Marc est prouvé ; avec les trois autres Évangiles il demeure incertain. Ici encore, comme dans les Évangiles des Hébreux et des Égyptiens, on aurait affaire à une tradition évangélique plus ou moins authentique, mais beaucoup moins pure que dans les Évangiles précédents. La date reste encore indécise. L’Évangile existait certainement avant Sérapion d’Antioche qui le cite ; si, ce qui paraît assez peu vraisemblable, il était connu de Justin, il faudrait le mettre avant 150. On conjecture, sans preuve sufiisante, qu’il a été écrit en Syrie. En tout cas, il a dû circuler pendant de longues années, puisqu’au viii^'-ix’{{e}} siècle on le recopiait encore, et qu’on le mettait comme un talisman dans le tombeau du moine d’Akhmin. Le texte a été publié pour la première foispaiBouriant. voir plus haut ; puis en pliotographiepar Gebhardt, Das Evangelium iind die Apokalypse des Peints, Leipzig, 1893 ; et aussi dans les très nombreuses éditions qui ont été faites .n partir de 1892. Signalons celles de Hftrnack, Briichs ! iicl ; e des Epangeliiims and der Apokalypse des Peints, dans Te.vlc iindUnlersttchiingen, Leip7Ag, 1893, t. {{rom|ix}}, fasc.2 ; de Zahn, Das Evangeliiiin des Pe/rus, Leipzig, 1893 ; de Swete, T/ieapocryplial Gospel of Peter, Londres, 1892 ; de Bobinson, T/ie Gospel according to Peter and the Révélation of Peter, Londres, 1892 ; de Lods, Evangelii secimdam Petram et<noinclude> <references/></noinclude> sxkhbwxdzhj1nuiozdel6g3y9p071sr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/188 104 4020151 15908486 15684482 2026-07-07T13:01:39Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908486 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1675|ÉVÈQUES. ORIGINE DE L’EPISCOPAT|1676}}</noinclude> soupçon d’un état anlôricur où l’cvêque n’aurait pas été le représentant de l’ortliodoxie. Ce n’est pas tout. Hégésippe avait beaucoup voyagé ; et il voyageait dans le but de s’assurer que la foi était la mêiiic dans toutes les Églises et l’avait toujours été. Il était arrivé à cette constatation consolante qu’il « en était ainsi dans chaque ville et dans chaque succession » épiscopale : ce qui suppose évidemment des recherches remontant jusqu’aux origines. On comprend dès lors de quel intérêt seraient pour nous ses Mémoires. C’est en vain que, pour infirmer l’autorité des listes épiscopales, on invoque certaines incohérences chronologiques et certaines incertitudes de la tradition. — 1. ''Incohérences chronologiques''. Tout le monde sait combien sujette ù l’erreur est la transmission des chiffres à c ; use (les lettres semblables qui les expriment. D’ailleurs, une date est beaucoup moins facile à retenir qu’un nom et les erreurs de mémoire portent principalement sur les nombres. Enfin les auteurs de Chroniques, tels que Jules Africain et Eusèbe, gardent7 naturellement l’ordre de succession traditionnel, mais ils se voient quelquefois contraints de déterminer les dates inconnues ou incertaines, d’après leurs calculs ou leurs conjectures ; car la chronique ne comporte pas le doute et chaque fait doit être enregistré à une date précise. Or une seule date erronée se répercute sur tout le système et répand sur toute la chronologie un peu de désordre et de confusion ; mais cela ne doit point, en bonne critique, jeter le discrédit sur les noms de la liste et leur ordre de succession qui restent invariables. — 2. Inceriiludes de lu tradition. — Ces incertitudes ne portent guère que sur des points accessoires ; la durée exacte de tel ou tel épiscopat, le synchronisme précis de tel ou tel avènement. Cf. Michiels, L’origine de l’épiscopat, Louvain, 1900, p. 325-336. {{3o}} Preuves de jail. Origine apostolique de l’épiscopai dans quelques Églises. — 1. V Église de Rome. — Nous avons vu ci-dessus que saint Hégésippe, durant son séjour à Rome, avait dressé une liste des évêques de cette ville jusqu’à Anicet, liste qu’il compléta plus tard jusqu’à Éleuthère. II nous paraît indifférent de savoir si la liste donnée par saint Irénée est le fruit de ses propres recherches ou si elle est empruntée à Hégésippe. Irénée, qui avait visité Rome avant de composer son grand ouvrage, était très bie i placé pour une étude de ce genre. Voici cette liste, Cont. Imr., 1 {{rom-maj|III}}, {{rom-maj|III}}, 3 ; en grec dans Eusèbe, ''H. E.'', l. {{rom-maj|V}}, VI, 1-4 : 0£ljÊ), i(ôaavTE ; o-jv Laï Les bienheureux apôtres, o ; xoôo|jir|(ja''te ; oi [Jiay.âfioi ayant fondé et édifié l’Église, à-ô(TT0).oi Tr, v èxy.), r)crtav, confièrent à Lin la charge de Ac’vo) T>, v tf, ç âTtiCTXOTir.ç Xeil’épiscopat. C’est de ce Lin TOUfYÎav £VE/, £tpt(jaV touque Paul fait mention dans Tou ToO.S. : /ou riaOÀoç èv ses épîtres à Timothée. A Lin raïç npbi ; TctJ.06EOv ÈTtcaTOsuccéda Anaclet, après lequel Xaïç |ji[J.vr|Tai. AtaSéLeTai Clément reçut l’épiscopat, le 8' aÙTÔv 'AvéYL), r, To< ; , j.na. troisième depuis les apôtres. ToÛTOv 6à TpiTo) TÔTio) aiCd Celul-ci avait VU Ics bieulieuTÔv àTroaTd/uvTV âùtaxoreuxapôtreset conversé avec Ttriv 7.), -opovTai K), r| ! j.ïi : , ô eux et il avait devant les xal lopaxw ; to-j ; [xaxayeux ! a prédication et la traptou ; à7rouT6).ou ; y.al tuij.- dition apostolique encore « £êXïi>ià) ; aÙTOÏç xal ETt vivante. Du reste, il n’était ^vau).ov TÔ xr, p’JYu.a tûv pas le seul ; car beaucoup de àuoaTdXdûv -Lal Tr|V Ttapdcôoceux qui tenaient leur ins(ji’i TTpo oçOa), |j.(ôv ï-fbri, of truction des apôtres vivaient ti.6vo{' STt i-àp -Kfùù.oi CiTieencore. )eÎ7rovTO -6ti (itiô -iû'i à-Kou-ôïw/ ÔEÎiîayjjivoi. Après quelques détails étrangers à notre sujet, saint Irénée poursuit : « Clément eut pour successeur Évarisle ; et Évariste, Alexandre ; Xyste fut établi ensuite, le sixième depuis les apôtres ; après lui, Télesphore, le glorieux martyr ; ensuite, Hygin ; ensuite. Pie ; après lui, . icet, auquel succède Soter ; maintenant Éleuthère détient l’héritage de l’épiscopat, au douzième rang depuis les apôtres. » Cette liste appelle quelques réflexions : a) Ce n’est pas la seule liste épiscopale que connaisse saint Irénée, mais c’est la seule qu’il veuille donner à cause de la dignité suréminente de l’Église romaine et parce qu’elle suffit à son but : montrer la contiimité de la doctrine apostolique. — b) On ne saurait douter de la compétence spéciale de l’auteur. Il avait probablement passé par Rome en allant d’Asie en Gaule ; en tout cas, il avait visité Rome en 177, Eusèbe, if. JS., l. {{rom-maj|V}}, IV, 1-2, peu d’années avant d’écrire son grand ouvrage (vers 180) ; il s’intéressait aux choses de Rome sur lesquelles il a visiblement plus d’informations qu’il n’a l’occasion d’en utiliser. A propos de la controverse pascale, il énumère « les évêques qui ont gouverné l’Église romaine avant Soter, les Anicet, les Pie, les Hygin, les Télesphore, les Xyste, » comme ayant usé de condescendance à l’égard des quartodccimans. Eusèbe, II. E., l. {{rom-maj|V}}, {{rom|xxiv}}, 14. Il reproduit sa liste à rebours et s’arrête à Xyste, parce que ses renseignements, sur ce point particulier, ne vont pas au delà. 2. ''Église d’Alexandrie''. Les origines en sont fort obscures. La foi dut pénétrer de bonne heure en Egypte et en Cyrénaïque, car les gens de ces contrées affluaient à Jérusalem, Act., {{rom|vi}}, 9 ; cf. Marc, {{rom|xv}}, 21, et il y en avait notamment le jour de la Pentecôte. Act., {{rom|ii}}, 10. Ce furent des Cyrénéens et des Cypriotes qui prêchèrent 'es premiers l’Évangile aux Grecs d’Antioche. Act., {{rom|xi}}, 20. Lucius était de Cyrène, Act., {{rom-maj|XIII}}, 1, et Apollos, d’Alexandrie. Act., {{rom|xviii}}, 24. Une tradition (cpa^tv) rapportée par Eusèbe, ''H. E.'', 1. {{rom-maj|II}}, {{rom-maj|XVI}}, 1, attribue à Marc la fondation de cette Église. Nous supposons, avec la généralité des historiens et des exégètes, que Marc ou Jean nommé Marc, Act., {{rom|xv}}, 37 ; cf. {{rom|xii}}, 12, 25, cousin de Barnabe, Col., {{rom-maj|IV}}, 10, disciple de Pierre, I Pet., {{rom|v}}, 13, et de Paul, Philem., 24 ; II Tim., {{rom|iv}}, 11 ; Act., {{rom|xv}}, 39, auteur du second Évangile, est un seul et même personnage. La fondation de l’Église d’Alexandrie est aussi attribuée à saint Marc par saint Épiphane, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme et d’autres écrivains grecs, latins et syriaques. Il est toutefois un peu surprenant que Clément d’Alexandrie et Origène, dans les ouvrages parvenus jusqu’à nous, ne mentionnent pas cette tradition. La question de dates est inextricable. D’après Eusèbe, Marc serait arrivé à Alexandrie la première (Cluvnique, version arménienne) ou la troisième année (Chronique, trad. de saint Jérôme) de Claude, c’est-à-dire en 41-42 ou 43-44 ; et il aurait cédé sa place à Anianus la huitième année de Néron, en 62-63. Au contraire, saint Épiphane et aussi apparemment Eusèbe dans son Histoire, l. {{rom-maj|II}}, {{rom-maj|XVI}}, 1, veulent que Marc n’ait gagné l’Egypte qu’après avoir publié son Évangile. Avant 45, Marc était bien jeune et bien inconnu pour avoir été l’apôtre de l’Égjpte. Entre 45 et 47, il est au service de Paul. Vers 50 ou 51, il accompagne à Chypre Barnabe son cousin. II est de nouveau avec Paul en 61 ou 62, puis avec Pierre vers 65 et Paul le mande auprès ce lui à la veille de son martyre. Si Jean Marc a évangélisé l’Egypte du vivant c’es deux grands apôtres, ce ne peut guère être qu’en pass nt et par intermittences. — Quoi qu’il en soit, voici la liste des évêques d’Alexandrie qu’Eusèbe donne dans son Histoire et dans sa Chronique, avec la durée de leur épiscopat et le synchronisme des empereurs : 1. Anianus ; 2. Abilius ;<noinclude> <references/></noinclude> 9uas1vbpvy1b64fjk0zdx3xmn3h0cxq Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/283 104 4020245 15908487 15524072 2026-07-07T13:01:40Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'',, oj → of 15908487 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1865|EXPERIENCE RELIGIEUSE|1866}}</noinclude> psychologie des r^ue17s, dans la Revue de théologie, Moiitauban, 1905, 1906 ; E. Boutioux, La psychologie du mysticisme, daiis le Bulletin de l’Institut psychologique, 1902 ; H. 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M[aréclial], A propos du sentiment de prése.ice chez les profanes et chez les mystiques, dans a Revue des questions scientifiques, 1908, 1909 ; tiré à part, {{in-8°}}, Louvain, 1909 ; Se ie/iceempirigHe et psych : loyie religieuse, dans Recherches de science religieuse, 1912, t. {{rom|iii}}, p. 1-62 ; Montagne, Théorie de l’automatisme conscient, dans la ''Revue thomiste'', 1907, t. {{rom|xv}}, p. 155 sq. ; H. D. Noble, L' individualité affective d’après S. Thomas, dans la Revue des sciences philosophiques et théologiques, 1911, t., p. 546 sq. ; La nature de l’émotion selon les modernes et selon S. Thomas, ibid, lOOS, t. {{rom|ii}}, p. 225 sq. ; C. Piat, L’e.vpérience du divin, dans la Revue néo-scolastique, 1908, p. 345 sq. ; Insuffisance des philosophies de l’intuition, in-S"", Paris, 1908 ; A. Retté, Notes sur la psychologie de la conversion, in-lS, Bruxelles, 1911 ; J. Segond, La prière, {{in-8°}}, Paris, 1911 ; F. Strowski, S. François de Sales, Introduction à l’histoire du sentiment religieux en France au.wii{{e}} siècle, in-8'', Paris, 1898 ; J. Toulemonde, Influence de l’idée subconsciente sur toute la vie de l’homme, dans la Revue de philosophie, 1911, p. 77 sq. III. Études plus spécialement philosophiques ou THÉOLOGIQUES. — {{1o}} Auteurs acatholiques. — H.Appia, Les réveils religieux, dans la Revue chrétienne, et tiré à part, in-8'', Dôle, 1807 ; G. Arnold, Theologia experimentalis, das ist geistliche Erfahrungslehre, in-4'', Francfort, 1715 ; Ph. Bachmann, £)ie persônliche Heilserfahrung der Christen und ihre Bedeutung für den Glauben, nach dem Zeugnis der Aposlel, in-8'', Leipzig, 1898 ; Bedeutung des Siihntodes Christi für das christliche Gewissen, in-8'', Leipzig, 1908 ; H. Bois, De la certitude chrétienne. Essai sur la théologie de Frank, in-8'', Paris, 1887 ; De la connaissance religieuse, in-8'', Paris, 1894 ;.Sentiment religieux et sentiment moral, in-8'', Paris, 1903 ; Leréye17 au pays de GaWes, in-8'', Toulouse, s. d. [1906[ ; La valeur de l’expérience religieuse, in-12, Paris, 1908 ; Bourgoint-Lagrange, La philosophie de la certitude. Introduction à la méthode conscientielle de iI. L. de Rosny, in-12, Paris, 1902 ; E. Boutroux, W. James et l’expérience religieuse, dans la Revue de métaphysique et de morale, 1908, p. 1-27 ; Science e< religion dans la philosophie contemporaine, in-12, Paris, 1909 ; W. James, in-16, Paris, 1911 ; A. Chandler, Faith and expérience, an analysis of the factors of religious knowledge, {{in-8°}}, Londres, 1911 ; S. Clasen, Die christliche Ileilsgewissheit, in-8°'. Halle, 1897 ; Ath. Coquerel, père. Le christianisme expérimental, 2{{e}} édit., in-12, Paris, 1866 ; Er. Cremer, Ueber die Entstehung der christ. Gewtssheit, in-S » , Gutersloh, 1893 ; Th. Cremer, Le problème religieux dans la philosophie de l’action, {{in-8°}}, Paris, 1911 ; Daxer, Der Subjecktivismus im Frank’s System der christl. Gewisslicil, in-8'', Gutersloh, 1900 ; H. Delacroix, Essai sur le nujsticisme spéculatif en Allemagne au -v ; r{{e}} siècle, in-8'', Paris, 1899 ; J. A. Dorncr, System der christi. Glaubenslehre, 2{{e}} édit., 2 {{in-8°}}, Bedin, 1886-1887 ; E. Doumergue, Le sentiment moral. Un nouveau chapitre d’apologétique, in-8'>, Montauban, 1872 ; La méthode expérimentale et le christianisme, in-16, s. 1. n. d. [1878] ; Les étapes du fîdéisme, in-18, Paris, s. d. ; L’ascétisme et l’intellectualisme de Calvin, {{in-8°}}, Montauban, 1907 ; Le dernier mot du fldéisme, in-12, Paris, 1908 ; Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, in-12, Paris, 1895 ; 5{{e}} édit, 1910 ; De la définition des phénomènes religieux, dans l’Année sociologique, 1897-1898 ; Examen critique des systèmes classiques sur les origines de la pensée religieuse, dans la Revue philosophique, 190'd ; E..Fr. Fischer, Autorilàt und Erfalirung in der Begriindung der Ileilsgeivissheit…, {{in-8°}}, Leipzig, 1907 ; D.-W. Forrest, T/iC Christ of history and of expérience, 5{{e}} édit., in-8'', Edimbourg, 1906 ; P. Gardner, The religious expérience of SI. Paul, {{in-8°}}, Londres, 1911 ; E. Haack, Ueber Wesen und Bedeutung der christi. Erfahrung, in-8'', Schwerin, 1894 ; M. Hébert, Le divin. Expériences et ftypo/Wses, in-8'', Paris, 1907 ; La forme idéaliste du sentiment religieux, in-12, Paris, 1909 ; C. W. 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Wahreitsgewissheil ;<noinclude> <references/></noinclude> th3cqsu8l766w9gjj80libfi35v7vxp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/333 104 4020295 15908488 15588330 2026-07-07T13:01:41Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908488 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1965|EXTRÊME ONCTION DU {{1o}} AU 1 X « SIÈCLE|100}}</noinclude>(5 gueil et les tumeurs, à débarrasser des poussières, des plaies et des vanités, etc. La rémission des péchés est formtlleinent souhaitée, à plusieurs reprises. (Une vie qui n’expose plus à la correetion ou une fin qui ne mène pas à la perdition, nec ad correplionem aliquando sanitas, nec ad pcrditioncm… mine perducal infumitas.) D’autres paroles peuvent aussi faire allusion au ciel. Redimat de interilu vitam tuam et salict in bonis desiderium tuam. Et tous ces dons, le texte liturgique raffirme, ne sont pas demandés par la prière, indépendamment de l’onction : c’est cet acte lui-même qui les confère, dit le texte avec une intraduisible vigueur : fiatque illi hec olei sacra perunctio concita morbi presentis expulsio et peccalorum omnium cxoptata remissio. .Sans vouloir insister outre mesure sur ces mots, nous sommes obligés de reconnaître qu’un théologien catholique, c’est-à-dire partisan de la doctrine de la causalité sacramentelle ex opère operato, trouve ici une formule qui convient à merveille pour l’expression de sa pensée. Ce texte vaut, à lui seul, un petit traité de l’extrême onction et s’il est antérieur aux invasions barbares, connne le pense l’éditeur, on sent l’importance d’un témoin de la foi des clicfs et des fidèles espagnols de cette époque. Nous désirerions posséder aussi les prières alors récitées pour la consécration de cette huile. Nous avons seulement une formule pour la bénédiction d’une liqueur aromatisée (elle n’est pas nommée huile, mais iinguentum, on y met de l’encens pilé, et des parfums, pigmentis, aromatibus) destinée aux malades et qui était consacrée le jour de la fête des saints médecins Cosme et Damien. ''Op. cit.'', col. 69-71. On trouve, il est vrai, d’autres e.xorcismes et bénédictions sur l’huile. Une de ces prières devait, si l’on en croit le texte, servir à la fois pour l’huile des catéchumènes et pour celle des infirmes. ''Op. cit.'', col. 23. Mais, comme dans les diverses formules de cette oraison, il est parlé en même temps du baptême et de l’extrême onction, nous ne pouvons découvrir, à la lecture de cette pièce, ce que pensaient l’auteur et son milieu de chacun des deux rites. Une autre prière très longue, ''op. cit.'', col. 8, après avoir rappelé la promesse de saint Jacques, y compris l’i.ssurance conditionnelle du pardon des péchés, et après avoir supplié non seulement lapuissance, maisencorela douceur et la pureté de la sainteté de Dieu, dresse le catalogue de toutes les maladies et prie le Seigneur d’en délivrer le malade : les faveurs spirituelles et la rémission des fautes ne sont plus sollicitées expressément. Or, dit l’éditeur, cette oraison est « d’une rédaction sensiblement postérieure à celle de l’ensemble du texte de notre Liber ordimim. » ''Loc. cit.'', col. 7, note "2. Et, en elïet, c ?tte prière se retrouve, substantiellement du moins, dans le missel de Leofric, du {{rom|xi}}{{e}} siècle. Warren, The Leofric misscd as uscd in the calhedral of Exeler during the cpiscopate of ils firsl bisliop, Oxford, 1883, p. 257. On voit ce qu’il faut penser de l’hypothèse de Puller et d’autres critiques non catlioliques : dans l’antiquité, l’onction des malades ne sert qu’à rendre la santé ; dans le haut moyen âge, elle devient un sacrement qui remet les péchés et confère la grâce. Nous constatons ici le phénomène contraire : dans les prières mozarabes antiques, les faveurs spirituelles sont sollicitées ; dans les formules tardives, il n’en est plus parlé. On a découvert aussi deux pièces (et une formule de rechange surajoutée) pour la bénédiction de l’huile dans le missel de Bobbio. L’ouvrage ou du moins la partie du manuscrit où elles se trouvent est, au jugement des liturgistes, du {{rom|vii}}{{e}} siècle. C’est, aHirnie dom ^Vilmart, art. Bobbio(Missel rfe), dans le Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, t. {{rom|ii}}, col. 947, connne « un exemplaire du rituel usité en pays franc au tournant du vii » siècle : le fond demeure propre ment gallican, il est accru de compositions mozaïabiques, l’apport romain est relativement peu considérable. 1) L’exorcisme est banal dans sa première partie. La seconde est ainsi rédigée : ci sit ei qui ex hac creatura olei contingitur, ubicunque in membris illius tetigerit vel perfusus fucrit. Domino auxilianle, bencdictionem percipiat et vitam œlernam pcrcipere merecdur. La bénédiction qui suit demande que l’huile soit sanctifiée et que celui dont le corps ou un membre en aura été oint ou arrosé mérite d’obtenir la grâce du salut et la rémission des péchés et la santé céleste. ''P. L.'', t. lx.xii, col. 574. Ainsi des faveurs spirituelles sont nommées. Pour pouvoir ne faire aucun cas du texte, Puller, ''op. cit.'', p. 392 sq., essaie de démontrer que la formule est vague et que l’huile dont la bénédiction est ainsi faite ne devait servir ni aux catéchumènes, ni au.x malades, mais aux chrétiens en général. Est-ce sûr ? Pourquoi oindre un membre, si ce n’est parce qu’il est souffrant ; la scmté céleste mentionnée ne laisserait-elle pas entendre que le sujet du rite accompli est un malade ? S’il ne s’agit pas ici de l’huile des infirmes, ne doit-on pas présumer que cette dernière, préparée en vertu du conseil de saint Jacques^ devait avoir au moins semblable efficacité ? Nous igno*^ rons si ces prières servaient pour la consécration de la matière sacramentelle, mais nous possédons une nouvelle preuve de l’irrecevabilité de l’hypothèse d’après laquelle, dans les sept premiers siècles, l’onction n’aurait jamais été employée que comme moyen d’obtenir la santé corporelle. Sur les rites et prières en usage à Rome, pour l’onction des malades pendant cette période, nous ne sommes pas renseignés. Sans doute, on trouve dans certains manuscrits du Sacramentairc grégorien des formules pour l’administration du rite, mais ces exemplaires ne sont pas antérieurs à la fin du {{rom|viii}}{{e}} siècle ; et si beaucoup des prières qu’ils contiennent sont plus anciennes, du moins, la prudence conseille de « prendre le sacramentairc grégorien comme correspondant à la liturgie romaine au temps du pape Hadrien » (avant 784). Duchesne, ''op. cit.'', p. 125. L’antiquité de ces oraisons semble d’ailleurs un peu suspecte : on ne les trouve pas dans le Sacramentairc gélasien (composé entre 628-731). Ducliesne, ''op. cit.'', p. 130. L’absence d’un rituel pour la visite du malade dans ces recueils ne doit pas surprendre : les sacramentaires grégorien et gélasien ne contiennent pas un rituel complet. Et déjà Innocent P’"' avouait que le chef de la communauté était trop accablé d’autres occupations pour avoir le temps d’oindre lui-même tous les malades. Mais on trouve dans les deux ouvrages, et précisément parce qu’elle devait être prononcée par l’évêque à la messe du jeudi saint, une formule pour la bénédiction de l’huile des malades. Elle pouvait donc servir dès le {{rom|vii}}{{e}} siècle. Cette prière (nous donnons le texte gélasien, ''P. L.'', t. {{rom|lxxiv}}, col. 1100 ; on trouvera entre parenthèses les variantes du grégorien, édit. Muratori, Liturgia romana velus, Venise, 1748, t. {{rom|ii}}, col. 55) était récitée vers la fin du canon, avant le Pater. Emilie, quxsumus. Domine, Spiritum Sanctum {tuum) Parælitum de ceelis in liane pinguedinem olei (olivœ) quam de viridi ligno prodiicere dignatus es ad refeetionem mentis et corporis (ad rcjectioncmcorporis). Et tua sancta benedictio sit (ut tua sancta benedictione sit) omni ungenti, gustanti (ungiienliim tangenti), tangenti tutumentum corporis, imiimi’et spiritiis (tutamentuni mentis et corporis), ad evacuandos omnes dolores, om-’nem infirmilatem, omnem œgritudinemmentis et corporis (eegritudincm corporis) ; unde unxisti saccrdotes, reges et prophetas et martyres, chrisrna tuum per/ectum Domine a te benediclum, permanens in visccribus, in nomine (bencdiclunij^in nomine) Domini nostri Jcsii Christi,<noinclude> <references/></noinclude> 5mi90wdue5vw2rxa3i52n4m4l5st2zd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/365 104 4020327 15908489 15577034 2026-07-07T13:01:42Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (7), oj → of 15908489 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2(129 ÉZÉCHIEL (LIVRE D’J 2030 lation. » Voir R. Cornely, Inlrodiidio, Paris, 1897, t. {{rom-maj|II}}, 2, p. 287, 11. 3 ; G. Wildeboer, De la formation du canon de l’Ancien Tcstunicnt, trad. franc., Lausanne, s. d., p. 10. — Bible grecque : lEZElvIIIA (7rpo ?f|Tf, ; , Alexandrinus).’E'^sLi/,), : Grégoire de Nazianze, Carm., I, 12, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXXVII}}, col. 472 ; pseudo-Athanase, Synopsis, ''P. G.'', t. {{rom|xxviii}}, col. 283. Placé quelquefois après Daniel : Méliton de Sardes, cf. lùisèbe, ''H. E.'', {{rom-maj|IV}}, 2C, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 397 : Origène, In ps. {{rom|i}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XII}}, col. 1084.— Bible latine : Ezcchiel (S. Hilaire de Poitiers, In psalmos, pvoL, 15, ''P. L.'', t. {{rom-maj|IX}}, col. 214 : EzekU’l). Quelejnes catalogues le placent aussi après Daniel : S. Hilaire, ''ibid.'', ''loc. cit''. ; S. Augustin, De doctiina christiana, {{rom|ii}}, 8, 13, ''P. L.'', t. {{rom-maj|XXXIV}}, col. 41 ; catalogue de Momnisen (Cheltenham), Preusclicn, Anulecta, Leipzig, 1893, p. 139 ; cf. les manuscrits : Bibliothèqu.’nationale, fonds latin, 229, 165. Quelques Bibles du haut moyen âge lui font ouvrir la série des prophètes : bibliothèque de l’Arsenal, 588 ; Munster, 2 ; Rouen, 1 (Dan., Ez…) ; Bâle (Université » B. {{rom-maj|I}}, 1-3 ; B. N., 97, 135, 157 ; Auch, 1 ; Douai, 6. S. Berger, Histoire de lu Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âf/e, Paris, 1893, p. 331 sq. — I. Texte et versions. II. Canonicité. III. Auteur et date..Style. IV. Contenu propliétique. V. Enseignements doctrinaux. VI. Commentateurs. I. {{sc|Texte et versions}}. I. texte. — {{1o}} État de conservation. — En présentant au pulilic le /(ber Ezechiclis dans son texte massorétique, Franz Delitzscli ! , j ! ï-Mit prie rcliquis libris recensionem crilicam postularc. C’était avouer que le texte hébreu de ce livre avait soufEert par le fait des transcriptions depuis le moment où il avait été fixé par la Massore. Il faut dire que ce texte avait bien plus souffert encore antérieurement à cette date, et qu’il se range, au moins pour certaines parties, au nombre des textes de l’Ancien Testament qui sont le plus corrompus. C. H. Cornill, Dus Bucli des Propheten Ezechiel heransgegeben, Leipzig, 1886, l’a restitué en accordant aux LXX une haute va’.eur correctivc. m lis en lui faisant subir de trop nombreux changements. Cf. P. de Lagarde, Millciliingen, Gccttingue, 1887, t. {{rom|ii}}, p. 49-64. Bertholet, Das Bucli Hescl^icl, Fribourg-en-Brisgau, 1897 ; Toy, The book of Ezcchiel in Hebrew, wilh notes, Leipzig, 1899 ; Krâtzschmar, Ezechiel überseizl und erklàrt, Gœttingue, 1900, se sont montrés plus conservateurs à l’égard du texte hébreu. G. Jahn, Das Buch Ezechiel auf Grand des LXX liergestellt, Leipzig, 1905, a fait usage surtout de la conjecture critique et sa « restitution « ment à son titre. Cf. Bertholet, Theologische Lileratarzeilung, 1907, n. 2, col. 35-37. D. Rothstein, Das Buch Ezechiel, dans Kautzsch, Die Hcilige Schri/l des Allen Test(anents iibersetzt und hcrcnisgegeben, Tubingue, 1909, t. {{rom|i}}, p. 813 sq., a fait un judicieux et pruilent emploi des anciennes versions et de la conjecture critique pour la correction du texte, sans prétendre à une solution définitive. Les passages les plus altérés sont les suivants : {{rom|i}}, 1-28 ; {{rom|vii}}, 1-13 ; XVI ; XIX ; {{rom|xxi}}, 13-22 ; {{rom|xxiv}}, 1-14 ; {{rom|xxv}}-{{rom|xxxii}} (plus particulièrement {{rom|xxviii}}, 11-19 ; {{rom|xxxii}}, l-2f) ; {{rom|xl}}, 5-xLiii, 12. Le texte a été aussi abondamment glosé. Éditions critiques : S. Bær, Liber Ezcchielis, Leipzig, 1884 (priefalio de Franz Delltzsch ; glossaire des mots babyloniens de Frédéric Delitzsch) ; notes de la Massore ; C. H. Toy, The book of Ezechiel in Ilebrew, Leipzig, 1899, avec notes critiques ; I W. Rotlistcin, Ezechiel, dans Biblia hchraica. édil. H Ivittol, Lt’ipzig, 1906, p. 745-829, et à pari ; riche apparat critique au bas des pages. {{2o}} ''Langue''. L’hébreu d’Ézéchiel s’éloigne déjà de l’hébreu classique par quelques néologismes que l’on dit lui être tout à fait particuliers. Cf. Keil, Eintcitung, Francfort-sur-le-Mein, 1873, p. 296 sq. ; Trochon, Êzéchiel, Paris, 1884, p. 10 ; voir cependant Knaben bauer, Comm. in Ezcchielem prophctam, Paris, 1890, p. 11. Il comporte quelques formes grammaticales spéciales assez fréquentes qui le rapprochent de l’araméen. Cf. Smend, Der Proplwt Ezccliiel, Leipzig, 18 0, p. {{rom|xxviii}} sq. ; Keil, ''op. cit.'', p. 55 sq. 3 » Eorme littéraire. — Le livre est écrit en prose pour sa majeure partie. Çà et là seulement quelques morceaux poétiques s’enlèvent sous une forme rythmique où l’on doit reconnaître des vers. Ainsi : xviii, 3-15, 19-24 ; {{rom|xix}}, 2-14 ; {{rom|xxi}}, 13-22 ; {{rom|xxiv}}, 3-7 ; XXVI, 2-18 ; {{rom-maj|XXVII}}, 2-10, 26-36 ; {{rom|xxviii}}, 2-10, 12-17 ; XXIX, 3-7 ; xxXi, 2-8 ; {{rom|xxxii}}, 2-7. Tous sont glosés en prose et, sauf les deux premiers, appartiennent malheureusement aux passages les plus éprouvés du texte signalés plus haut. Pour le style et la manière, voir plus loin. Rothstein, ''loc. cit''. II. {{sc|VEiigiONS}}. {{1o}} ''Versions immédiates''. 1. Version des Septante. — La traduction grecque alexandrine est extrêmement fidèle et d’une littéralité telle, qu’elle reproduit la construction de la phrase hébraïque, calque sur le texte original des phrases incompréhensiljles, consigne sans les traduire des mots dont le traducteur n’a pas eu sans doute l’intelligence. Les hébraïsmes y foisonnent : copules, pronoms isolés, servilisme à l’endroit des particules et de certaines expressions prépositives, attention soutenue à distinguer les deux temps du verbe hébreu, etc. Cornill, ''op. cit.'', p. 96-100. Elle n’est pas, cependant, à ce point de vue, à apprécier de la même façon que celle d’Aquila, car elle renferme aussi de libres tr ductions et quelques légères additions qui trahissent une main autrement familiarisée avec le grec. ''Ibid.'', p. 100-102. « On doit la tenir pour un témoin parfaitement sûr du texte hébreu d’Ézéchiel tel qu’on le lisait à Alexandrie au {{rom|iii}}{{e}} siècle avant notre ère. » ''Ibid.'', p. 100. V. de Rubeis (de Regibus), lezechiel secimdiim Septuaginla e.x Teiraplis Origenis{{e}} singiiha-i Chisiono codice, in-fol., Rome, 1740 ; A. Merx, Der Wcrt der LXX fiir die Tc.ill ; rilik des A. T. am Ezechiel aufgezeigt, dans Jahrbiiclier liaprotestantische Théologie, 188.3, p. 65-77 ; St. J. Thackcray, The Greek Iransl dor.-i of Ezekiel (2 traducteurs), dans Journal of theologiccd studies, 1904, t. {{rom|iv}}, p. 398-411. Pour les trois recensions de Lucien, d’Hésychius et d’Origène, voir Cornill, ''op. cit.'', p. 65 sq. ; E. Tisserant, Coi/cr Ziiqninensis rescriptus Veleris Testanienti, Rome, 1911, p. 145-262 ; cf. p. lxvi-Lxxxiv ; Notes sur la recension lucianique d’Ézéchiel, dans la Revue biblique, Paris, 1911, p. 384 sq. 2. ''Autres versions grecques''. Aquila, Field, Origenis Hexaplorum quæ supersunt, Oxford, 1875, t. {{rom|ii}}, p. 768-899 ; Auclarium, p. 55-57 ; Cornill, ''op. cit.'', p. 104 sq., particularités du ms. t (Parsons 02). Sjmimaque, Cornill, p. 108 sq. 3. ''Targums''. Le ^eul targum d’Ézéchiel que nous possédions est contenu dans le Targum babylonien des prophètes dit de Jonathan. Éditions dans la première bible rabbinique de Bomberg, Venise, 1517 (recension de Félix l’ratensis) ; la bible rabbinique de Buxtorꝟ. 1618-1619 ; les Polyglottes d’Anvers, 15691572 (recension d’Arias Montanus, d’après les manuscrits du cardinal Ximénès), de Paris, 1629-1645 (même recension), de Londres, 1654-1657 (texte de Buxtorf avec collation du texte d’Anvers) ; les Prophetæ chaldaice, de Lagarde, Leipzig, 1872 (d’après le code.x : Reucidinianus, xii’-{{e}} siècle) ; S. Silbennam, Das Targum zu Ezccliiel (diss.), Strasbourg, 1902 (d’après un manuscrit de l’Arabie du sud). Pour les rapports de tous ces textes eu égard à Ézécliiel, voir Cornill, op. cit., p. 113 sq., et dans Zeilschrift fiir die altlestamenllichc Wissensctiaft, t. {{rom|vii}}, p. 177 sq. Selon A. Kohut, Seplier Aruk Iia-scludem, Vienne, 1878-1892, Indc.v des citations targumiques, au mot baz, l’auteur de ce lexique, Nathan bar Jechiel (vei}sll00), aurait possédé un targum palestinien d’Ézéchiel. Cf. G. Dalman,<noinclude> <references/></noinclude> r8snwpwb4uz9jgqetofcv6s2qd4tps4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/521 104 4020482 15908490 15544109 2026-07-07T13:01:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908490 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2341|FILIOQUE|2342}}</noinclude>plias uniforme ; et icleo delihcrcwil eadem romana Ecclesia, et vult, ipsiim cum addilione illa Filioque, liim a latinis quam a græcis, iiniformiler decaniari. RaynaIdi, A/ma/t’S, an. 1278, n. 8, Lucques, 1748, t. {{rom|iii}}, p. 447 ; Allatius, De Ecclesix occidenlalis et oricnialis perpétua consensione, col. 732. Au concile de Florence, Eugène IV (1431-1447) n’oblige pas les grecs à chanter le symbole avec l’addition du Filioque ; de même, Clément VIII (1592-1605) n’exigea pas que les ruthènes uniates récitassent le symbole avec le Filioque, pourvu qu’ils fissent profession de la croyance de l’Église latine. Likowski, Union de l’Église grecqueruthène en Pologne avec V Église romaine, Paris, p. 186, 187 ; De Meester, Études sur la théologie orthodoxe, Marcdsous, 1911, p. 41. Remarquons cependant que, dans la profession de foi de l’épiscopat rulhènc, lue par Mypace Potiéï en présence de Clément {{rom-maj|VIII}}, on trouve ce qui suit : Credo… illam verborum illorum, Filioque, explieationem veritatis declarandæ gratta, et imminente tune necessilate, licite ac rationabililer sijmbolo fuisse appositum. Likowski, ''op. cit.'', p. 501. Le concile de Zamosc (1720), qui s’elîorça de latiniser l’Église rutliène, promulgua le décret suivant : Statuit ac dcerevit sancta synodus, ut sijmbolo fidei, ubicumque imprimetur in posterum, cmt recitabitur, lam publiée, quam priualim, addatur particula illa Filioque, qna processio Spiritus Sancti a Paire et Filio designcdur. Qui secus fæere per maliliam deprehensus fuerit ad ordinarium tanquam suspectas de schismate rfe/e/((f(i/-.Mansi, Co.’i((7., Paris, 1902, t. xKXV.col. 1483. C’est donc de son propre clief, et non par contrainte, que l’Église ruthène a introduit le Filioque dans le symbole. La tolérance de l’Eglise romaine touchant la noninsertion du Filioque dans le symbole, nous est attestée aussi par la bulle Elsi pastoralis de Benoit {{rom-maj|XIV}}, promulguée en 1742. On y lit dans le c. i":Elsi græci leneantur credere, etiam a Filio Spiritum Sanctum procédera, non lamen lenentur in sijmbolo pronunciare; contraria lamen consuetudo ab Albanensibus græci rilus laudabiliter recepta est, quam ab iisdem Albanensi. bus aliisque quibuscumque in ecclesiis, ubi ea vigel servari volumus. Bullarium, Rome, 1746, t. {{rom|i}}, p. 169. Cette constitution de Benoît XIV est devenue une règle générale pour l’Église romaine. L’insertion du Filioque au symbole ne peut donc pas être un obstacle à l’union des Églises. 9. Cette tolérance de l’Église romaine n’implique pas de la part des grecs une renonciation tacite au dogme de la procession du.Saint-Esprit du Fils. Allatius explique bien ce point, et nous ne saurions mieux terminer ce travail qu’en citant ses paroles:« Tous les jours, aux messes solennelles et aux messes privées, les grecs récitent mot à mot le même sj’mbole que l’Église latine chante aux jours de fête. Les grecs récitent le symbole suivant l’ancienne coutume, et tel qu’il a été composé par le concile. Les latins, à leur tour, y exposent la procession du Saint-Esprit et y ajoutent les mois Filioque. Mais chez les uns et les autres, il y a une profession identique de foi ; c’est-à-dire il y a une seule et même foi, et ceux qui récitent cette profession de foi, appartiennent à une seule et même Église. En récitant le symbole, les grecs ne lui donnent pas un sens différent de celui qui lui a été donné par les Pères ; leur pensée est saine et orthodoxe comme celle des Pères ; ils ne sont pas en désaccord avec l’Église romaine, qui enseigne la procession du Saint-Esprit du Fils. Le désaccord éclaterait seulement dans le cas où les grecs ajouteraient au symbole les mots ex Pâtre solo, ou même nieraient qu’il procède aussi du Fils. Et en récitant le symbole sans le Filioque, les grecs ne font que se conformer à la volonté de l’Église romaine, qui, au concile de Flo rence, leur a permis d’agir ainsi, à condition qu’ils croient dans leur âme que le Saint-Esprit procède du Fils aussi bien que du Père. Le symbole des grecs ne donne donc pas lieu à des soupçons sur l’orthodoxie de leur croyance, et il exprime la même doctrine que celle qui nous est proposée par l’Église romaine. » Coneordia nationum christianarum per Asiam, Africam et Europam, in fldei catholicee dogmatibus, Mayence, 1655, p. 126. {{P début|90}}{{1o}} ''Écrivains orthodoxes''. Miço; "x zi-io-, Xoyo’j xotx » I. A-ktÎvwv -ip ! tî ; ; èxuofsùtrew ; toj’L-i-i’oj UiiJ’, i.(f:o^, dans Dosithée, ToiJ.0 ; àyà^T, ;, Jassy, 1692, p. 439-441 ; Gennade Scholarius, Kazv. T ? ; ^ ^çoiO/jX » ] ; {{rom-maj|V}}, v Èv Tôî qu[jiSôX( ; > TÎÎ ; TctiTTâo) ; TTpoTîQïixav o AaTtvoT, dans Dosithée, To ; Lo ; àYànvi ;, Jassy, 1698, p. 291-307 ; Marc d’Éphése, Dialogus qui inscribitur Lalinus sive de addilamenio in symbolo, ''P. G.'', t. CLx, col. 1099-1104 ; Nectaire de Jérusalem, Confulalio imperii piipcc in Ecclesiam, Londres, 1702, p. 77-91 ; Prokopovitch,.Sinr/ularis quæstio ; utriint per sanctionem epliesinæ synodi œcumenica ; lertiæ Uceiil sacro sijmbolo addere qiiidqiiam, salleni qnod nerissimumesse conslel; et ostendilnr negnt’i’C : alqiie adeo latinos vocem illam : Filioqnc, qiHintumuis vern essel, sijmbolo insérera nequaqiiam delniissi’. dans Traclalus de processione Spiritus Sancti, Gotha, 1772, p. 427-446 ; Zoernikav, njayiJiaTE.’K Z’, êv ri ŒtKVUTai, OXl St’I. TOQ T<0V 0ÎX0’J[JLEVtXU)V (TJVÔSWV (Jll^ÇpîfflJtaTOÇ, TO^ jxvjSéva aXXov nîfffew ; ooov, lîaçd. Totî èv Ntxat’æ, ET : £t(ràY£<rOat SiaxeXeuo[i-Évoy* of jjLÔvov xivavTÎa, à>.>.à xat TiLviôf ; t’T » îîp’T’t"jul6<î>< ;) Ijxirap’jsarvc (T ; ai ^.nï-jojijTfLi, dans n-f ! T ? ; ; êzroçrJTii,) ; t03’A-fio-j IIvîÙiikto, (trad. Boulgaris), Saint-Pétersbourg, 1797, t. {{rom|i}}, p. 501-525 ; Tantalides, nan^rTixo « . ili-r//n, Constantinople, 1850, t. {{rom|i}}, p. oS-rC, 174-177, 208-213 ; t. {{rom|ii}}, p. 248-262 ; Innocent (arcliimandrite), Ob isicajeuii simoola vierg (Au sujet de la corruption du sgnihole de ta /oi), dans Bogosloinc oblitclntelnoe, Ka/ai, 1859, t. {{rom|ii}}, p. 79-118 ; La npryllos, Ln mystification fatale ou élucidation d’une page d’histoire ecclésiastique,.Athènes, 1883, p. l-188 ; Sylvestre (évêque), Opgt pravoslanvago dogmatitcheskngo bogosloviia, Kiev, 1892, t. {{rom|ii}}, p. 576-597 ; Chrysostome (protosyncelle), ïlpl tJJç —potr8/, xrn xa’c Ix toO r’ioii, dans Heç ;’Exx)., ,.t:« ;, Athènes, 1896, t. {{rom|ii}}, p. 391-400 ; Velanidiotes,’H —eçî toù Filioque r’ » ’^’n’^’ni à’ctToXtxi ; ; » ».; Suxix >: ;’ExxLr.^îa ;, dans’Iep ;, ; EOvSi^^r, ;, 1912, n. 171, p. 5-6 ; Maxime le Grec, Oratio contra l’itinos quod’non liceat apponere, sine au/erre quidquam in divino fidei sgmholo, dans Palmieri, Vn’opera polemica di Massimo ilGreco, tradotta in latino (la Giorgio Kriliuiitcli, dvns Bessarionc, 1912, p. 54-79. {{2o}} ''Ecrivains catholiques''. tieorges Mctochite, Contra Manuelem Cretensem, ''P. G.'', t. {{rom|cxli}}, col. 1393-1405; Calécas, Contra gœcorum errores, l. {{rom-maj|IV}}, ''P. G.'', l. {{rom|clii}}, col. 187-212:c’est le meilleur travail de la théologie grécocatholique sur la l’gitimité du Filioque dans le symbjle ; Allatius, De Ecclesia’occidenlalis et orieptatis perpétua consensione, 1. {{rom-maj|II}}, c. {{rom-maj|VI}}, Cologne, 1648, col. 573-591; Iil, Johannes Ilenricus Holtingerus fraudis et imposturæ manifeste conuictus, c. {{rom|xx}}, {{rom|xxi}}, Rome, 1661, p. 499-569 : le meilleur travail sur l’origine historique du Filioque et les renseignements fournis sur cette forauile par les écrivains byzantins ; kl., In Roberli Cregghloni app u-atum. versionem et notas ad Ilisloriam eoncilii fljrenlini sjriptam a Sglvestro Sgropulo e.tereit(diones, Rome, 1665, t. {{rom-maj|I}}, p. 170-200, 221233 ; Id.,’EYy ! iç— : S-.ov rioî tj ; ; Ix-oj sJTii,) ; t03 âvîou IIve J ; iaTo :, Rome, 1658, p. ! rO-<7-a’(209-261) : l’auteur y explique très bien ce qu’est une addition légitimcau symb)le, et une falsification du symb ;)le ; Witasse, De Trinitate, ûans Migne, Theologix cursus complelus, t viti, col 014-617 ; Rossi(De Rubcis), Dissertatio historica et doqimdica de addiiione (i() ;’i.s Filioque ad sgmbolum deque vano inde suniplo g^iecorum scissionis præiextu, P. G-, t.cxLii, col. 143-220 ; Clozza, Ilistoria polemica de grxcorum schismate, R)me, 1720, t. {{rom|iv}}, p. 205-223 : il traite du Filioque au c mcile de Florence ; Breno,.îV/andate missionariorum orientalium, Rome, 1726, p. 94-99 : il démontre la possibilité et la nécessité de l’addition du Filioque nu symbve ; Noël Alexandre, Additio wrborum illorum Filioque ad sgmbulum jure fada est, nec latini propterea uiolati sgmtmli rci dici possiuit, dans Ilistoria ccclesiustica Ve/eris Nouique Teskunenti, srec. {{rom|lx}} et {{rom|x}}, diss. XV’III, Lucques, 1734, t. {{rom-maj|VI}}, p. 581-588 ; Tipaldi, La guida alla vera Chiesa di Gesù Cristo, proposta iirincipabnente ai segnaci di Fozio, Rome, 1754, t. {{rom|ii}}, p. 149-200 ; la dissertation du P. Tipaldl, S. J., est intitulée :.S’i dimostra, {{e}} in più numiere essere affatlo irragionevoli le querele dei Foziani per l’agginnla f<dta al simbolo delta voce Filioque ; très faible au point de{{P fin}}<noinclude> <references/></noinclude> d1fxj66cr5mx9d3bl3o3qu8e54r00qu Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/548 104 4020509 15908491 15544111 2026-07-07T13:01:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (6), oj → of 15908491 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2395|FILS DE DIEU|2396}}</noinclude> lùslorique du quatrième Évangile, Paris, 1910, t. {{rom|ii}}, p. 326. J. Lebreton, ''op. cit.'', p. 242-251 ; La révélation du Fils de Dieu, dans les Études, t. cxiv (1908), p. 722-749 ; E.Mangenot. Les Évangiles synoptiques, l’avis, 1^11, vu' conférence, p. 279-299 ; M. Lepin, Jésus, Messie et Fils de Dieu, p. 281-338 ; P. Batiflol, L’enseignement de Jésus, .p. 214-223, 233240 ; Mailhct, Jésus Fils de Dieu d’après les Évangiles, Paris, 1906, p. 103-141 ; V. Rose, Études sur les Évangiles, Paris, 1905, p. 183-217 ; W. Sanday, The life of Christ in récent research, Oxford, 1907, v^' conférence ; art. Son of God, dans le Dictionary of the Bible ; H. Lesêtre, Fils de Dieu, dans c ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom|ii}}, col. 2253-2255 ; A. Cellini, 7/ valore del titoloa Figliodi Dio » nella sua altribuzione a Gesù presso gli Eiiangeli Sinotlici, Rome, 1907 ; B. Jansen, Die Gotlheil Christi bel den Synoptikern, dans Zeitschrijl fiir katholisclie Théologie, 1909. t. xxxiii ; A. Steitz, Dis Euangelium vom Gottessohn, Fribourg-enBrisgau, 1908 ; F. Tillmann, Methodisches und Sachliches zur Darsiellung ilcr Gotlhcit Christi nach den Synoptikern gegeniiber dcr niodevnen Kriiik dans Biblische Zeitschrijl, 1910, t. VIII ; H. Schumacber, Die Selbstoffenbarnng Jesu hei Mat., {{rom|xi}}, 27(l^uc., {{rom|x}}, 22), Fribourg-en-Brisgau, 1912, etc. ; S. Weber Die Golllieit Jesu in den Evangelien, dans Jésus Christus, Fribourg-en-Brisgau, 1908. p. 85-104. 2. Enseignement de Jésus d’après saint Jean. — Personne ne conteste que Jésus ait enseigné sa divinité au sens strict d’après le quatrième Évangile ; seulement cette doctrine serait mêlée de subordinatianisme d’après quelques-uns : Harnack, Ucber das Verhàltnis des Protogs des vierlen Evangeliums zum ganzen Werl<, dans Zeilschrift fiir Théologie und Kirche, t. ii (1892), p. 189-231 ; H. J. Holtzmann, Lelvbuch der neutestamentliche Théologie, Fribourg-enBrisgau, 1897, t. {{rom-maj|II}}, p. 435 ; Ed. Reuss, Histoire de la théologie chrétienne au siècle apostolique, 3^ édit., Strasbourg, 1864, t. {{rom|ii}}, p. 440-444. Nous insisterons donc davantage sur la manière dont Jésus s’attribue la divinité que sur le lait lui-même. fl) Le Messie préexistant et transcendant. — Dans les discussions dogmatiques et les cpanchements intimes conservés par saint Jean, Jésus affirme d’abord nettement sa préexistence, {{rom|viii}}, 56, 58 ; XVII, 5 ; cf. {{rom-maj|I}}, 15, 30. Les expressions de « venir, être envoyé, descendre du ciel, y retourner » sont ici fréquentes et plus précises, {{rom|iii}}, 13 ; {{rom|vi}}, 63 ; {{rom|vii}}, 33, 38, 51, 59 ; {{rom|viii}}, 42 ; {{rom|xvi}}, 27, 28, 30 ; {{rom|xvii}}, 8 ; {{rom|iii}}, 16, 17, 19 ; {{rom-maj|XII}}, 46 ; {{rom|xviii}}, 37 ; {{rom|vii}}, 28, 29, 33 ; {{rom|viii}}, 42 ; XVI, 5 ; {{rom|xvii}}, 18. Bien plus, c’est dans cette existence auprès du Père avant le monde, dans l’élernité, que Jésus a vu ce que maintenant il révèle et en premier lieu le Père, {{rom|i}}, 18 ; {{rom|vi}}, 46 ; {{rom|iii}}, 11-13 ; {{rom|viii}}, 38 ; cf. {{rom|iii}}, 32, 34 ; >iii, 26, 28, 40 ; {{rom|xv}}, 15 ; {{rom|xvii}}, 8 ; {{rom|xii}}, 49, 50 ; xiv, 10, et vraiment de fait, surtout en saint Jean, comme tous ont dû toujours le reconnaître, Jésus parle de Dieu, d’une façon divine, en Dieu. Cf. M. Lepin, op. cit., p. 377 ; J. Lebreton, ''op. cit.'', p. 398-399. Être pour les hommes le grand révélateur de Dieu est une partie de la mission de Jésus, une fonction messianique ; ce que nous avons dit plus haut sur le ]Iessie ayant des pouvoirs personnellement divins doit s’entendre de l’enseignement johannique autant et plus encore que de l’enseignement synoptique. Jésus est lumière et vérité, c’est-à-dire docteur, VIII, 12 ; {{rom-maj|IX}}, 5 ; {{rom|xii}}, 35, 36, 46 ; {{rom|iii}}, 19-21 ; {{rom|xiv}}, 6 ; XVII, 3 ; cf. {{rom-maj|IX}}, 39 ; {{rom|xi}}, 9, 10 ; {{rom|v}}, 35, etc. ; vie et résurrection ou principe vivifiant, {{rom|v}}, 21 ; vi : discours sur le pain de vie ; {{rom|xi}}, 25-26 ; {{rom|xiv}}, 6 ; {{rom|iii}}, 16 ; {{rom|v}}, 24 ; xv : la vigne ; {{rom|xi}}, 25 ; {{rom|v}}, 21, 25, 28 ; {{rom|vi}}, 39, 40, 55, etc. ; sauveur, m, 17 ; {{rom-maj|XII}}, 47, et juge, {{rom|v}}, 22, 27, 30 ; cf. {{rom|ix}}, 39 ; thaumaturge, médiateur, type de sainteté, etc. Cf. J. Lebreton, ''op. cit.'', p. 399-409 ; M. Lepin, ''op. cit.'', p. 185-195. Cependant, comme l’avoue malgré lui A. Loisy, ''op. cit.'', p. 161, dans le quatrième Évangile, à la différence du prologue, tous ces attributs ne sont pas considérés comme absolus, comme appartenant à la nature intrinsèque du Christ, mais comme relatifs « conçus par rapport aux hommes » et donc non immédiatement divins. b) Le Fils de Dieu. — Jésus à l’égard du Père a des relations de filialité spéciale même dans son humanité qui est aussi réelle pour le quatrième Évangile que pour les trois Synoptiques : dépendance, service, amour, louange, etc. ; le texte central ici est : Pater major me est, {{rom|xiv}}, 28, que Jésus dit certainement en tant qu’homme, car il se l’applique allant et venant entre ses disciples et son Père. Nous n’avons pas à nous arrêter sur ce point de vue, pas plus que sur l’union intellectuelle et morale qui fait le fond de cette filialité. Cf. J. Lebreton, ''op. cit''.. p. 410-412 ; M. Lepin, ''op. cit.'', p. 367-376. Outre cela, Jésus se donne pour le propre Fils éternel de Dieu, soit par la façon dont il parle de « son Père » , du « Père » , soit par les déclarations qui le concernent lui « le Fils de Dieu » , « le Fils » ; il est inutile de citer des textes : tout cet Évangile, écrit pour qu’on croie que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, {{rom-maj|XX}}, 31, en est tissu ; cf. spécialement les entretiens après la cène, {{rom|xiii}}, 31-xvii. Ce Fils est évidemment unique, {{rom|iii}}, 16, 18 (monogène), car il est « le Fils » . Quant à sa nature, Jésu en a traité dans plusieurs discussions ex professa ; cela ne veut pas dire d’ailleurs qu’alors il ait fait des thèses ; le Christ johannique suit la méthode douce et insinuante du Christ synoptique ; mais pour des auditeurs différents, les déclarations sont plusieurs fois plus nettes. La première discussion rapportée eut lieu après la guérison du paralytique (seconde année du ministère) laite un jour de sabbat, {{rom|v}}, 17-47 ; pour se justifier d’agir ainsi pendant le sabbat, Jésus expose que, ses pouvoirs extraordinaires, il les a reçus du Père ; bien plus que son action, c’est l’action même du Père qui toujours agit, 17, 19-23 ; les Juifs comprirent « qu’il se faisait égal à Dieu » en se donnant Dieu comme son propre Père. Une deuxième controverse eut lieu pendant la fête des Tabernacles, {{rom|vii}}, 28-viii, 59 : Jésus y exposa les doctrines que nous connaissons déjà, surtout son origine éternelle. A la fête de la Dédicace, devant de nouvelles interrogations, Jésus dit, {{rom|x}}, 25-38 : I Le Père et moi nous sommes un » (sv une seule réalité, 31) ; alors on veut le lapider, parce qu’il blasphème, car étant un homme, il se fait Dieu. Jésus répond que, si les magistrats d’Israël furent appelés dieux autrefois, comment donc celui que le Père a sanctifié (qui préexistait dans l’éternité et qui a été destiné à l’œuvre sainte du salut du monde) et qui ainsi a été envoyé dans le monde, ne pourrait-il pas s’appeler le Fils de Dieu ? réponse ad hominem qui ne doit pas restreindre la portée des précédentes déclarations ; Jésus, en effet, ajoute : Par les œuvres de mon Père, connaissez donc que le Père est en moi et que moi je suis dans le Père. Enfin, à l’entrée de la grande semaine, quelques mots encore, {{rom|xii}}, 44-50 : « Celui qui me voit, voit aussi celui qui m’a envoyé, » et c’est tout pour les Juifs. Pour les disciples, restaient à entendre ces sublimes illuminations sur la vie divine intime du discours après la cène, {{rom|xiii}}, 31-xvii. Avec la claire distinction des trois et bien que le discours ait le plus souvent pour sujet Jésus-homme, leur consubstantialité est là clairement insinuée. Cf. {{rom|xiv}}, 0-11, qui videt me videt et Patrent… ; Ego in Patre… ; Pater in me manens ipse facit opera, {{rom|xvi}}, 28 ; {{rom|xvii}}, 10, omnia tua mea sunt… etc., et les textes sur les rapports de l’Esprit avec le Fils. Voir Esprit-Saint, col. 691, 765 sq. Une dernière série de textes va plus loin dans le mystère. S’il y a Père et Fils en Dieu, n’est-il pas<noinclude> <references/></noinclude> b8qr9e2hy0ejvo44tju2zcsj24jd0u2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/557 104 4020660 15908309 15812512 2026-07-07T12:54:49Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908309 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2413|FILS DE DIEU|2414}}</noinclude> la filiation naturelle de la personne divine ; encore ne faudrait-il pas être trop sévère dans l’interprétation de quelques expressions. On dira qu’Hennas ne parle pas de cette fdiation naturelle divine ; mais il ne l’exclut pas davantage, si nous l’avons bien compris ; de plus, il n’en parle pas dans ce texte, peut-être, bien qu’il soit dit fds avant d’être envoyé ; mais il en parle ailleurs assez clairement (voir plus haut) et c’est bien toujours le même Fils de Dieu, « cet homme est le Fils de Dieu, » Sim., {{rom-maj|IX}}, {{rom-maj|XII}}, 8, le Fils de Dieu qui vient d’être décrit préexistant, créateur et puis manifesté à la fin des temps pour être l’unique porte du royaume de Dieu. ''Ibid.'', {{rom-maj|XII}}, 2, 3. Cette interprétation, au fond orthodoxe, dut être celle de l’Église orientale et occidentale qui, dès la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle, tint en si haute estime le Pasteur, ''P. G.'', t. {{rom|ii}}, col. 819-834, et c’est un nouvel argument extrinsèque en sa faveur. A. Lelong, Les Pères apostoliques, Paris, 1912, t. {{rom|iv}} (avec bibliographie abondante), p. lxxviii-lxxxi, théologie trinitaire ignorante » d’un petit bourgeois sans instruction, » hétéiodoxe. Sont de même pour l’hétérodoxie du Pasteur, J. Tixeront, ''op. cit.'', p. 127-128 ; O. Bardenhewer, Les Pères de r Église, trad. GodetVerschaffel, Paris, 1898, p. 94 ; Harnack, Dogmengeschichlc, 4{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 211-221 ; Rauschen, ÊUmenls de patrologie, trad. Ricard, 2{{e}} édit., Paris, 1911, p. 56-57. l^our l’orthodoxie, B. Heurlier, ''op. cit.'', après Hefele, Patruin apostol. opéra, p. 386 sq. ; Dorner, EntwicUlungsgeschichte der Lehre von der Person Christi, 2{{e}} édit., 1845, t. {{rom-maj|I}}, p. 190-205 ; Ginouilhac, Histoire du dogme catholique, Paris, 1852, t. {{rom|ii}}, p. 505-507 ; Seeberg, Lehrbuch der Doginengeschichte, 1895, t. {{rom|i}}, p. 22 ; Freppel, Schwane, Th. Zahn, Der Ilirl des Hermas, 1808, p. 253-282, etc. ; Weine ! , dans les Neutestamentl. Apocnjphen d’E. Ileanecke, 1904, p. 217-229, conclut à la confusion indéchiffrable de la christologie du Pasteur. Voir encore Scherer, Zur Christologie des Hermas, dans Der Kalholik, 1905, t. {{rom|xxxii}}, p. 321-331. 5. Nous nous sommes suffisamment rendu compte de la foi de l’Église postapostolique au sujet du Fils de Dieu ; nous ne nous arrêterons donc pas sur le témoignage trinitaire très important, étudié ailleurs, du symbole des apôtres. Voir Apôtres (.Symbole des), t. {{rom|i}}, col. 1670-1680 ; Denzinger-Bannwart, Enchiridion, 11{{e}} édit., 1911, p. 1-10. Il ne sera pas non plus nécessaire de rechercher ici les traces de cette foi dans les apocryphes orthodoxes, Actes, Apocalypses, Évangiles, dont plusieurs remontent au i<="' et au {{rom|ii}}{{e}} siècle. Citons seulement Ascensio Isaiæ, qui fait voir au prophète la trinité, l’incarnation, le Verbe, par exemple, III, 13, voir E. Tisserant, L’Ascension d’Isaïe, Paris, 1909, p. 108 sq., et les Odes de Salomon récemment découvertes (livre chrétien des environs de l’an 100-120, cf. P. BatilToI et J. Labourt, dans la Revue biblique, 1910, p. 483 sq. ; 1911, p. 5 sq., 161 sq.), dont on consultera, pour la cliristologie et l’incarnation du Fils de Dieu, les odes {{rom|vii}}, 5-8 ; {{rom|viii}}, 24 ; {{rom|xix}}, 1-4 ; xxii ; xxiii, 16, 20 ; {{rom|xxviii}}, 14-16 ; {{rom|xxix}}, 6 ; {{rom|xli}}, 8-17. Pline le Jeune n’avait donc pas été trompé, lorsque, comme il le rapportait à Trajan en 112, {{rom|x}}, 97, on lui avait dit que le résumé de la vie chrétienne consiste à chanter des hymnes Christo quasi Deo. {{2o}} ''Pères apologistes''. Les témoignages que nous venons d’étudier, comme ceux de l’Église primitive, descendent directement de la foi trinitaire ou des explications de saint Paul. Sauf peut-être deux ou trois textes de saint Ignace (et les Odes de Salomon), aucun ne semble influencé par la théologie johannine ; en tout cas, pour aucun la question de l’hellénisme ou du philonisme ne se pose, pas même pour l’Alexandrin qu’était le pseudo-Barnabe. Il en est tout autrement pour les Pères apologistes qui n’affirment plus seulement leur foi, mais la mettent en rapport avec leur philosophie : ce sont les premiers philosophes chrétiens. Nous aurons donc désormais à examiner si leurs écrits, bien différents des précédents, d’essence apologétique et en partie philosophiques, '' apparus dans l’Église de 125 à la fin du ii » siècle, contiennent réellement la foi en la divinité du Verbe Fils de Dieu, si cette foi n’est pas telle qu’elle soit au fond antitrinitaire et qu’elle soit plus dérivée de l’alexandrinisme que du christianisme. Les remarques générales à faire sur l’état de cette question ont été esquissées à l’art. Saint-Esprit, col. 696-698. En résumé, nous allons constater que la foi en la divinité du Verbe Fils de Dieu existe indubitablement au 11{{e}} siècle, comme au I'"', dans l’Église chrétienne, sans solution de continuité parce que, de fait, la foi du ii’{{e}} siècle dérive, au moins substantiellement, de celle du I'=^ c’est-à-dire de l’enseignement ecclésiastique et ainsi finalement de la révélation et non pas de la philosophie quelle qu’elle soit : fait dont d’ailleurs les apologistes ont pleinement conscience, cf. Tixeront, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 227-230 ; Mgr Batiflol, introd. au livre de M. Rivière, Saint Justin et les apologistes du {{rom|ii}}{{e}} siècle, p. {{rom|xix}}-{{rom|xxix}} ; enfin que cette foi n’e.st pas antitrinitaire, car elle le serait, ou bien si elle niait la personnalité distincte du Fils de Dieu et elle ne l’a jamais fait, ou bien si eUe niait sa vraie et stricte divinité et elle ne l’a pas fait non plus en définitive. Les apologies ne sont pas des sommes dogmatiques, mais des exposés très incomplets du christianisme. Elles furent écrites pour écarter des objections et présenter des raisons persuasives pour les païens du W{{e}} siècle. Parmi les objections et les raisons, quelques-unes concernent la doctrine de Dieu-unité et trinité. Voir P. Batift’ol, ''loc. cit.'', p. {{rom|xxii}}-{{rom|xxiv}}. 1. Relevons d’abord les traces certaines de la foi traditionnelle et orthodoxe : personnalité distincte de Jésus, Fils de Dieu, Dieu, le Dieu unique du monothéisme. a) L’Épître ad Diognetem, écrit apologiste plutôt qu’apostolique, dit, c. {{rom|vii}}, 4, 8, 9 ; {{rom|ix}}, 2 ; {{rom|x}}, 2, Funk, Patres apostolici, t. {{rom|i}}, p. 322, 326, que Dieu a envoyé non pas un ange, un prince préposé au gouvernement du monde, mais le créateur même et l’organisateur du monde entier par qui il a fait les cieux, « comme un roi envoie le roi son fils, comme un Dieu. » Dieu nous a donc donné son Fils, son propre Fils en rançon, et l’œuvre de celui-ci, dans les martyrs en particulier, « n’est pas l’œuvre d’un homme, c’est la puissance de Dieu et le signe de son apparition ; » un mot, {{rom|xi}}, 4, 5, fait peut-être allusion à une génération temporelle du Fils de Dieu, car « Verbe toujours, il est devenu Fils aujourd’hui ; » mais cette finale est probablement de saint Hippolyte. L’Apologie d’Aristide renferme ce texte remarquable, n. 2, édit. de Rendel Harris, Texts and studies, Cambridge, 1891, t. {{rom|i}}, fasc. l<'^p. 36 : « Les chrétiens reconnaissent que leur religion a commencé avec Jésus-Christ, qui est appelé le Fils du Dieu tout-puissant ; et ils disent que Dieu est descendu du ciel… et que le Fils de Dieu a habité dans une fifie des hommes ; » la version arménienne, après un passage à peu près identique, poursuit : « Il est le Verbe qui, de la race juive selon la chair, est né de la Vierge Marie, mère de Dieu. » ''Ibid.'', p. 29, 32. Cf. dom Pitra, Analecta sacra, 1882, t. {{rom-maj|IV}}, p. 8, 284. b) Quant aux autres apologistes, pour plus de clarté et de brièveté, le développement chronologique étant ici à peu près nul, nous présenterons leur doctrine synthétiquement comme pour les Pères apostoliques. a. Comme signes de la foi traditionnelle, nous rappellerons d’abord les formules trinitaires déjà mentionnées, art. Esprit-Saint, col. 698-701, par exemple, S. Justin, Apol., 1, 6, 13, 61, 68, etc. ; Athénagore, Légat., {{rom|x}}, « nous affirmons un Dieu Père, un Fils Dieu et un Saint-Esprit et nous démontrons leur puissance dans l’unité et leur distinction dans leur<noinclude> <references/></noinclude> r9b22gqdi5t2m9vdyg8bqp479rppmg4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/558 104 4020661 15908492 15684300 2026-07-07T13:01:45Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908492 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2415|FILS DE DIEU|2}}</noinclude> il 6 ordre ; » 12, 24 ; S. Théophile, Ad Aulolycum, {{rom|i}}, 7 ; II, 10, 15, 18. Les apologistes à diverses reprises affirment non pas plus explicitement, mais plus clairement et plus directement, la divinité du Verbe. Ainsi saint Justin, Apol., {{rom|i}}, 63, o un Fils qui est Acerbe, premier-né de Dieu, Dieu ; » Dial. cum Tryphone, 36-38, divinité du Messie par des textes de psalmistes ; 48, « ce Christ est Dieu » et surtout les n. 56-64 destinés ex professa à prouver, comme l’a demandé Tryphon, 50, 55, « qu’il y a un autre Dieu à côté de celui qui a fait l’univers : » Justin le prouve par les théophanies anciennes de Dieu, d’un Dieu qui ne peut être le Père invisible, mais qui est le Logos, Dieu, 56-60 ; puis par la doctrine de la Sagesse engendrée, 61 ; par le pluriel de la Genèse, en parlant de Dieu, 62 ; enfin par les psaumes, 63-64 ; dans toute la suite, d’ailleurs, on retrouve des affirmations parfois splendides de ce point désormais acquis, 68, 71 (Dieu et homme), 72, 73, 87, 110, 113, 115, 125-129, et Justin répétera devant le ju’ie le témoignage de sa foi en « l’infinie divinité » de Jésus-Christ, fils de Dieu. Acla S.Jiistini, dans Otto, Corpus apologel., t. {{rom|iii}}, p. 266 sq. On remarquera que ces textes donnent presque toujours au Verbe le nom de 6=0 ; , mais non de à Oîôç, approprié au Père, dans toute l’ancienne littérature chrétienne, parce qu’il est le Dieu-principe ; ô Oîô ; de Dial., 56, 113, signifie le Dieu (Logos) dont il est ^question ; cependant observons que les textes anciens nommant Jahvé, Osor.Dieuau sens absolu, sont appliqués sans scrupule au Christ, au Verbe, par les apologistes comme par les écrivains inspirés, par exemple, Dial. cum Trijph., 36-38, 63-04 ; ce qui démontre que cette appropriation ne réserve pas pour le Père seul la divinité proprement dite, mais n’est qu’une appropriation. Voir t. {{rom|i}}, col. 1710, 1713. On trouve la même foi explicite à la divinité du Verbe et du Christ dans Tatien, Oral., 5, 13 (Dieu souffrant), 21 (')cbv èv àvOpwTro’j iJ-opo/,), p. G., t. {{rom|vi}}, col. 816, 836, 852 ; Athénagore, Supplie., {{rom|x}}, {{rom|xxiv}}, ''ibid.'', col. 909, 945 ; Théophile, Ad Autolyc., 11, 10, 22, ''ibid.'', col. 1064-1065, 1088. Enfin notons ici l’unique passage de Minucius Félix, Oclavius, {{rom|xxix}}, ''P. L.'', t. {{rom|iii}}, col. 331-332, qui parle du Christ pour l’affirmer clairement le vrai Dieu adoré des chrétiens. b. Autant que sa divinité, la personnalilé distincle du Verbe est mise en relief. Nous avons vu que le Dialogus eum Tryphone, 56-64, tend précisément à démontrer l’existence d’un sTôpoç 6côç, autre, précise le docteur chrétien, àptOij.w, numériquement, bien qu’il soit toujours d’accord avec le Dieu suprême Créateur et Père, à>,).à of yv’ôij.r, , 56. Plus loin encore, 128, 129, est expressément réfutée l’opinion qui n’aurait voulu voir dans le Logos qu’une vertu du Père, lorsqu’il agit, semblable seulement au rayonnement du soleil, lequel disparaît lorsque celui-ci n’agit plus, et peut-être faut-il voir dans les « quelques-uns » qui parlaient ainsi des ancêtres judéochrétiens du modalisme, L. Duchesne, Histoire aneienne de l’Église, t. {{rom|i}}, p. 308-309 ; mais il est possible aussi que ce soient des juifs, de l’école de Philon. Cf. De somniis, {{rom-maj|I}}, xiii ; voir Harnack, Dogmengeschichte, t. {{rom|i}}, p. 187 sq., note. Des affirmations semblables se rencontrent dans Tatien, Oral., 5 ; Athénagore, Supplie., X, XII ; Théophile, Ad Autolyc., 11, 22. Athénagore, lac. cit., admet la comparaison du rayonnement du soleil rejetée par saint Justin, mais certainement, comme lÉcriture, Ileb., {{rom|i}}, 3 ; Sap., {{rom|vii}}, 26, en ce qu’elle est juste, tandis que le maître romain voyait surtout en elle la partie qui cloche. e. D’ailleurs, il est bien évident que le Verbe-Dieu est distinct de Dieu le Père, puisque essentiellement il est son Fils ; les textes cités et bien d’autres encore le répètent sans cesse ; et ils insistent sur la qualité unique de cette filiation divine, puisqu’elle donne à Dieu le Père un Fils Dieu. Cf. S. Justin, Apol., {{rom|i}}, 23 ; ApoL, {{rom-maj|II}}, 6 ; Dial., 63 ; Athénagore, Supplie., x ; Théophile, ' Ad AuloL, 11, 22. On applique parfois au Fils, il est vrai, par exemple, D(aI. cinn Tryph., {{rom|l}}, le texte des Prov., {{rom|viii}}, 22 : -Lûpio ; k’xTps |j.s, d’après la traduction des Septante (qui gêna toute la littérature chrétienne jusqu’à Eusèbe, lequel adopta TixTriO-aTo, posséda, d’Aquila, Theol. eceles., {{rom|iii}}, 2, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXIV}}, col. 976), ce qui n’était pas pour favoriser la mentalité consubstantialiste ; mais c’est une citation et le Verbe, Dieu et Fils de Dieu, n’est certainement pas pour les apologistes une créature, y.xtT(j.a ; il a été, au contraire, avant toute créature. S. Justin, Dial. eum Tryph., 125, 129, etc. ; Athénagore, Supplie., x ; S. Théophile, Ad AuloL, 11, 10, 22. Comment a-t-il été? il a été engendré : c’est le mot uniformément répété pour exprimer son origine ; voir S. Justin, Apol., 1, 22, 23, 33, etc. ; Apol., 11, ({{rom|i}}, 13, etc. ; Dial. cum Tryph., 61-G3, 105 (proprement îoio) ; , engendré), 129 : « le Père l’a engendré avant toute créature et l’engendré difière numériquement de l’engendrant, comme tout le monde doit en convenir, » etc. Tatien, Oral., 5, 7, et les derniers textes cités de Théophile et d’Athénagore. Cette génération divine est mise rarement en relation avec l’incarnation virginale, Apol., 1, 21 ; Dial. cum Tryph., 63 ; une fois avec le baptême, ''ibid.'', 88 (qui cite Luc, {{rom|iii}}, 21, 22, avec Ps. 11, 7 : filius meus es tu, ego hodie genui te ; voir plus haut ce qui est dit de ce psaume et les remarques d’Archambault, op. C ! 7., sur ce passage) ; mais d’ailleurs il est manifeste et par ces textes mêmes (lire tout le n. 88 du Dialogue) que le baptême n’est pour Justin qu’une « manifestation » de la filiation divine du Christ. En effet, celui-ci n’est que le Logos, fait homme (cf., par exemple, ''Dial.'', 105, qui semble se référer à Joa., {{rom|i}}, 14, 18), le Logos Fils de Dieu, engendré avant toute créature, d’une génération purement divine qui a précédé tous les temps : il est le npwTOT-ôzoç, c’est-à-dire le premier engendré, Apol., {{rom|i}}, 21, etc., ou mieux l’engendré avant la création ellemême, voir plus haut à peu près tous les textes parlant du Fils et de sa génération ; bien plus, il est dit engendré par le Père pour la création, ce que nous expliquerons plus loin. Cette génération n’est guère expliquée ; les mots « fils 1, « engendré » sont acceptés de la tradition et de la révélation écrite, mais ils ne sont pas encore sondés. Saint Justin dit, Apol., {{rom|i}}, 22, qu’il s’agit d’une génération toute particulière. Cependant c’est une vraie génération, ''Dial.'', 105 ; à qui est appliqué le ps. {{rom|cix}}, 3, ex utero ante luciferum genui te (traduction des Septante), ''ibid.'', 63, etc. ; il écarte, ''Dial.'', 128, et de même Tatien, Orat., 5, toute idée de génération par séparation, amputation, et ce dernier dit que c’est simplement une communication comme le feu est communiqué d’un fiambeau à l’autre sans diminution du premier ou comme nous produisons hors de nous notre parole sans nous en priver : double comparaison empruntée à son maître. Dial. cum Tryph., 61. Athénagore, pour montrer qu’il n’y a rien de ridicule ni de fabuleu.K dans cette doctrine, insiste sur la nature intellectuelle de cette filiation qui se fait en quelque façon dans l’intelligence divine. Légat., {{rom|x}}, {{rom|xxiv}}. Enfin Théophile appuie sur son essentielle immanence divine in visceribus insitum, {{rom|ii}}, 10, non ut poelec fdios deorum… ex concubitu genilos, sed ut veritas narrât, Verbum semper cxislens et in corde Dei insitum. ''Ibid.'', 11, 22. d. Second Dieu, Fils de Dieu, Verbe, Jésus-Christ désignent la même réalité, Aristide, 2 ; Justin, Apol., {{rom|i}}, 23, 46, 5, 32 ; Apol., 11, 6, 8, 10 ; Contra Marcionem, cité par S. Irénée, Cont. Iiœr., {{rom-maj|IV}}, {{rom|vi}}, 2, ''P. G.'', t.vii. col. 987, etc. ; et les autres apologistes, ''loc. cit''. Mais il semble que, pour les apologistes, c’est le mot Verbe^<noinclude> <references/></noinclude> imo2ewnici0sbvu1hzl7vf763p4suhf Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/91 104 4023804 15908457 15588329 2026-07-07T13:01:10Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908457 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>Il s. : SCOLAIRE (LÉGISLATION). LES ÉCOLES CATHOLIQUES 1684 l’autorité dont relève en définitive l’approbation des universités, leur fondation, en race d’universités neutres ou hostiles, s’impose à la conscience des év êques et des fidèles. Le désir de Rome est que Chaque nation, et dans [es nations plus importantes, chaque région ait son université catholique. 3. Au devoir qui incombe aux évêques et aux prêtres correspond, chez les fidèles, l’obligation de concourir à la fondation et à l’entretien des écoles catholiques. Lorsqu’il s’agit de la fondation et de l’entretien des séminaires, le droit canon prévoit et impose même, en cas de besoin, des taxes que l’évêque prélèvera sur les revenus ecclésiastiques. Pour les écoles catholiques, l’Église s’en remet a la générosité des fidèles. Le droit spécifie ce point particulier de la morale catholique que les exigences du temps présent ont ajouté aux anciennes et traditionnelles obligations de charité. Il est à' remarquer que le droit ecclésiastique parle rarement dis obligations charitables : le fait qu’il consacre un paragraphe spécial du Code à l’obligation qu’ont les fidèles d’entretenir de leurs propres ressources les écoles catholiques de toute espèce marque avec plus de force la gravité de ce devoir. {{5o}} ''Bref aperçu sur lu législation canonique des séminaires''. Les écoles relevant par excellence de l’autorité de l’Église sont les séminaires. On ne peut se dispenser de rappeler ici brièvement quels principes régissent l’établissement, la direction et la marche des séminaires de l’Église catholique. Les séminaires sont des maisons d’instruction et d’éducation cléricales : on y forme les aspirants au sacerdoce. On comprend que l’Église se réserve un droit absolu et exclusif à l’égard des séminaires : l’œuvre des séminaires appartient en propre à la mission spirituelle et surnaturelle de l’Église. Aussi, dès le {{rom|vi}}{{e}} siècle, voyonsnous des maisons de formation sous la direction immédiate des évêques : c’est la maison épiscopale, la maison de l’Église, cf. {{rom-maj|II}}{{e}} concile de Tolède (527), can. 1, dans I lefele-Leclercq, Histoire des conciles, t. {{rom|ii}}, p. 108'2. Voir aussi {{rom-maj|IV}}{{e}} concile de Tolède, can. 24, ''ibid.'', t. {{rom|iii}}, p. 271 : « Ceux qui, encore enfants, ont été voués par leurs parents à l’état ecclésiastique aussitôt après avoir reçu la tonsure ou les fonctions de lecteur, seront logés dans une maison dépendante de l’Église, pour y être élevés par le préposé, sous les yeux de l’évêque. « Charlemagne sanctionna un usage déjà ancien en reconnaissant officiellement aux évêques le privilège d’éduquer les clercs. Si les universités du .Moyen Age supplantèrent les séminaires, avec lesquels d’ailleurs elles se confondaient parfois, le concile de Trente prit les mesures théoriques pour remédier à l’état de choses. Dans sa session {{rom-maj|XXIII}}, c. {{rom-maj|XVIII}}, il prescrit, au sujet de l’éducation des clercs, une réforme complète. On doit établir auprès de chaque cathédrale un séminaire dans lequel les jeunes gens qui se destinent au sacerdoce recevront l’éducation religieuse et l’instruction dans les sciences ecclésiastiques. Le décret du concile enumere dans le détail les conditions requises de la part des aspirants au sacerdoce, par rapport aux études, aux exercices de piété, à la pratique des sacrements. Il règle aussi les questions d’ordre purement administratif et temporel, Kn un mot, il légifère de plein droit sur les personnes et les choses que peut embrasser sans contrôle le magistère dogmi tique, moral et disciplinaire de l’Église. Les séminaires, maisons de l’Église, sont donc de plein droit et exclusivement soumis à la direction ecclésiastique, quant a la totalité même des enseignements qu’j reçoivent les jeunes clercs. Dans le Syllabus, de l avait déjà condamné les prétentions du pouvoir civil, jaloux de s’immiscer dans i administration des séminaires et l’organisation des études cléricales, l’rop. 10. Même dans les séminaires des clercs, la méthode à suivre dans les études est soumise à l’autorité civile. Denz.-lianw., 174C. Frop. 33. Il n’appartient pas uniquement par droit propre et naturel à la juridiction ecclésiastique de diriger l’enseignement des choses théologiques. ''Ibid.'', n. 1733. Les séminaires forment ainsi une catégorie tout à fait a part parmi les établissements scolaires. Aussi le Code consacre tout un titre spécial aux séminaires, le tit. {{rom|xxi}}. Il n’entre pas dans le but et l’esprit île cet article d’aborder le commentaire des vingt canons qui le composent. Mais il convient de signaler quelques particularités fixant la doctrine ou précisant la discipline catholique : Can. 1352 : (l’est ledroil propre et exclusif de l’Eglise d’élever ceux qui désirent se vouer OU ministère ecclésiastique. Can. 1353 : Les piètres, et surtout les curés, doivent prendre un soin tout particulier des enfants qui fournissent les signes de vacation ec&UsinsUque Us écarteront : t ; u. les contagions du siècle, les formeront à la pieté, leur inculqueront les premiers rudiments des lettres et favoriseront eu eux le germe de la vocation divine. Le canon 1351 prévoit la fondation d’un séminaire par diocèse ; les plus grands diocèses devront avoir deux séminaires, le grand et le petit séminaire. A défaut de séminaire diocésain, les élèves seront env of es par les évêques, dans le séminaire d’un autre diocèse ou. s’il existe, dans le séminaire interdiocésam. Les canons 1355 et 1356 sont extrêmement intéressants : ils confirment les dispositions prises par le concile de Trente, par Benoit XIII et par Benoit {{rom-maj|V}}, en vue d’assurer la vie matérielle des séminaires. (".an. 1355 : En vue de Fonder son séminaire et de nourrir les élevés, si les revenus affectés spécialement à cet objet font défaut, l’évêque peut : {{1o}} Obliger les cures et les autres recteurs d’églises, même exempts, a quêter, à certains jouis donnés, dans leur enlise à cette intention ; {{2o}} Imposer dans tout son diocèse un impôt ou taxe ; {{3o}} En cas d’insuffisance de ces revenus, attribuer au séminaire certains bénéfices simples. (On appelle bénéfice simple, celui qui est attaché à une tonction non résidentielle : cf. can. 1 111, {{3o}}.) Le canon 1357 rapporte à l’autorité épiscopale tout ce qui touche à l’administration et à la direction des séminaires et rappelle aux évêques avec quelle sollicitude leur zèle pastoral doit veiller a la marche de ces établissements et aux progrès des séminaristes eux-mêmes dans la science et dans la perfection. Les canons suivants touchent à l’administration intérieure des séminaires et à la direction spirituelle des séminaristes. II est intéressant de relever exactement les dispositions de la discipline ecclésiastique relative aux études dans les grands séminaires : Can. 1365. S l. Les élèves devront étudier au moins deux années complètes la philosophie rationnelle et les sciences annexes. g 2. Le cours de théologie durera au m >ins quatre années ; outre la théologie dogmatique et morale il doit comporter surtout l’étude de l’Écriture sainte, de l’histoire ecclésiastique, du droit canonique, de la liturgie, de l’éloquence sacrée et du chant ecclésiastique. § : t. Il y aura également des leçons de théologie pastorale, auxquelles Seront annexes des exercices pratiques, surtout en Ce qui concerne les catéchismes des enfants ou (les autres personnes, les confessions, la isiie des malades et l’assistance des moribonds, Can. 1366. s 1 I. t’ourles Fonctions de professeurs dans les différentes sciences philosophiques, théologiques et Juridiques, ceux-là doivent cire, toutes choses égales d’ailleurs, préfères par l’évêque et les délégués, qui oui Conquis le diplôme de docteur dans une université ou une faculté reconnue par le s dnt-SIège ou, s’il s’agit de religieux, ceux -là qui oui revu de leur supérieur majeur nue attestation équivalente. S 2. Les professeurs devront absolument, en ce qui cou-<noinclude> <references/></noinclude> ks35jn0duyf7j2lsjyh3dg02fjdnfpl Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/231 104 4023949 15908438 15695878 2026-07-07T13:00:52Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908438 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1963 SERRY II V Cl NTIIK SE Ri S NCTl S DE FA ENZA L964 pour d’autres, son séjour à Rome a pu avoir certains mot ils qu’il serait intéressant d’élucider. Voir {{sc|Florand}} dans sa préface des Méditations de Massoulié. Beaucoup plus tard, en 1732. dans le climat de la bulle Unigenitus et non plus dans le climat de la Déclaration de 1682, le P. Serry devait publier à Padoue un iiiH" de 295 panes intitule : be Romaito Pontifi.Ce in ferendo de fide moribusque judicio j<illi et fallere nescio eodemque conciliis oscumenicis auctoritate, potestate, juridictione superiori, disserlatio duplex. dit appendixde nu-nte Ecclesiss gallicanes et Académies Parisiensis, circa duo illa Sedis Aposlolicee privilégia. Par certains endroits de ce livre, on a l’impres sion que le P. Serry est devenu ultramontain. Mais il ne se fait pas taule, d’étaler toutes les bévues touchant à la doctrine que les plus mauvais polémistes ont reprochées à des papes. On s’aperçoit aussi à la lecture que la supériorité accordée au pape sur le concile n’est pas particulièrement expliquée par l’auteur. Serry reste bien le gallican modéré qu’il avait été dans sa jeunesse. Sa modération a pu tromper certaines personnes et lui donner l’apparence d’un ultramontain. A la suite « le Fleury, l’historien de l’Assemblée du clergé de France en lOH’i, C.h. (lérin note surtout que Serrj met en évidence la lettre par laquelle Louis XIV avaiî annonce la cessation de l’édit de 1(182. Gérin écrit à ce sujet, p. 199 : « Cette lettre ne cessa d’être invoquée par les écrivains italiens tels que le dominicain Seni. dans son livre De romano pontifi.ee. i Le Saint-Siège ne s’y laissa pas prendre. Et le Saint-Office, par décret du I I janvier 1733, condamna l’ouvrage tendancieux. Déjà un décret du Il mars 1722 avait fait le même sort aux Exercitationes historiées… de Christo{{e}} jusque virgine Maire. Avant de mourir. Serry devait encore voir condamner un autre de ses livres, sa Theologia supplex, publiée en français, en même temps qu’en latin, la même année 172Il sous l’anonymat : La théologie suppliante aux pieds du souverain pontife pour lui demander l’intelligence et l’explication de la bulle Unigenitus. Son cœur de gallican antijésuite avait été atteiid par la publication de la bulle. Il environna ces grands écrits de quelques libelles supplémentaires ; et, une fois la condamnation portée le 11 janvier 1737 contre sa Théologie suppliante, il put mesurer que c’était bien une. réprobation de ses tendances que le Saint-Office avait prononcée. Tout jeune, il avait été nommé consultent' de ce Saint-Office qui devait maintenant sévir contre lui. L’Histoire de la congrégation De auxiliis n’est pas condamnée. Serry a encore composé on ouvrage Monachatus D. Thomas Aquinalis apud Cassinenses antequam ad dominicanum prtedicatorum ordinem se transferret historica dissertât io, Lyon, 1724, in-8°. A vouloir faire ainsi du jeune Thomas d’Aquin un moine bénédictin do Mont-Cassin, il s’attira des protestations, notamment de la part de l’historien de saint Thomas, Touron, en 1 7 : t7. Mais on ne finirait pas si l’on voulait sui re Sel î s dans toutes si' s polémiques et dans tous ses opuscules. IN oni été recueillis un peu vaille que vaille, dans les si volumes île l’édition de Venise en 1745-1746, qui il ai II in s est [autive. Seize ans plus tant, le l'. Richard ci ses collaborateurs du Dictionnaire universel dogmatique… des sciences ecclésiastiques se plaignaient que les éditeurs aient retranché ce qui n’était pas de leur goût et y aient substitué ça et la ce qui leur paraissait le plus Convenable ". Le I'. Coulon, continuateur d’Échard, Scriptores S. ordinis prœdic, supplementum, tasc. 8, 191 {{rom-maj|I}}, a consacré aux écrits de SeiTj une étude bibliographique excellente ou l’on poio mi s, - repoi 1er, p. 617-639. M. l Gor< i. SERVASANCTUS DE FAENZA, ir.iv mi neiir italien du {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, appelé encore Serrasan par Barthélémy de Pise, De conformitale, dans Analecta st.. t. {{rom|iv}}, 1906, p. 341 ; Servasius Tuscus, par Mu m n us de i lorence, Compendium chronicarum < >. M.. Quaracchi, 1911, p. >s<s ; Seroa Sanctus, par Antoine de Terrinca, Theatrum etrusco-minoriticum, Florence, 1682, ». 212. et par Jean de Saint Antoine. Biblioth. unir, francise, t. {{rom|iii}},.Madrid, 1733. p. 88 ; Servasantius, par A. de YVitte. Gtnealogia amplissima s. Francisci, Bruxelles. l(127. p. tiii. Servatius, Geroasius. Jusqu’à ces dernières années, sur la foi du témoignage de Barthélémy de Bise, on croyait Servasanctus d’origine toscane et de la province de Toscane ; B. Kruitvv agen a émis l’opinion qu’il est né probablement à Faënza ou aux environs et appartient à la province des frères mineurs de Bologne. Voir De Summa de peenitentia run fr. Servasanctus (c. 1300), dans Neerlandia francise., t. {{rom|ii}}, 1919, p. (H et (il. Celle probabilité est devenue certitude par un témoignage direct, trouvé par Y. Seton dans un ms. du De conformitate de Barthélémy de l’ise. lui appartenant. Voir w. Selon. Two manuseripts of Darlholomew « / Pisa’s De conformitate, dans Arch. Irane. Iiist.. t. {{rom-maj|XVI}}, 1023, p. 197. Il en résulterait que Servasanctus est originaire d’Oriolo, près de Faënza. Voir I.. Oliger, Servasantoda Fænza, 0. 1'. M., dans Miscellanea Fr. Ehrle, t. i. Rome, 1924, p. 178. Ce dernier auteur, ''op. cit''.. p. 17'i-Lsn. prouve aussi que Servasanctus est entré dans l’ordre des mineurs dans la province de Bologne, qu’il iV ses études et qu’il a reçu tous les ordres sacrés à Bologne, entre 1214 et 1260. Il n’est pas prouvé qu’il >oIl allé à Paris et y ait pris un grade, ni qu’il ait exercé dans l’ordre les charges de lecteur ou de professeur. De son Liber de virtutibus et vitiis, il resuite qu’il prêcha en plusieurs villes de l’Italie, surtout en Toscane et spécialement à Florence, où il doit avoir habité pendant la plus grande partie de sa vie et OÙ probablement il est mort vers 1300. Jusqu’à.l.-ll. sbaralea. la plus grande ignorance existait sur les écrits de Servasanctus ; on ne citait que sa Summa de virtutibus et vitiis et sa Summa de p ; rnitentia. Sbaralea y ajouta le Liber de exemplis naturalibus et trois recueils de sermons. Mais c’est surtout ces dernières années que la lumière s’est faite autour des ouvrages de Servasanctus, qui, d’après l’ordre chronologique, peuvent se distribuer comme suit : Summa ou Liber de exemplis naturalibus. conservée en de nombreux mss dont on trouvera rémunération dans I. Oliger, art. cit., p. 156-161 et M. Grabmann, Der Liber de exemplis naturalibus des Franziskanertheologen Servasanctus, dans Franzisk. Studien, t. vii. 1920, p. 92113. Ajouter le ms. 7. t. 1 ', de la bibl. Columbina de Séville ; cf. A. I.dpez. dans.reh. ib. amer., t. {{rom|xxxvi}}, 1933. p. 177. (.et oiiv rage est divisé en trois livres : 1. De arlieulis fldei en 21 chapitres. 2. De særamentis Ecclesiss en 17 chapitres. 3. De virtutibus sive donis et vitiis illis contrariis en 92 chapitres. Le prologue débute : C.um s<dus in cella sederem et aliqua de catholica fide mente revolverem. eogitare meeum tacitus cepi ; le texte lui-même commence : Occurrit itaque prima diseutere utriim sit neeesse ponere Deum esse, et termine : hoc opusculum sum aggressus. Le prologue et la table des chapitres ont été édités par M.drahmann. art. cit., p. 95-101 et 108-190. Le Liber île exemplis nidiiralibus était l’ouvrage le plus répandu de Servasanctus. d’après la tradition manuscrite. Il constitue un recueil de récils de tout genre, de miracles, de v isions. de faits historiques, de légendes, d’anecdotes, etc., compilé par Serv asauct us. Le deuxième grand ouvrage de Servasanctus est sa Summa de juvnilenlia. conserve en des mss de Munich, de Padoue, de Florence, etc., et dont on trouvera la description dans M. (Irabmann. art. cil., p. 87 89 cl 113 ll.> : L. oliger. art. ni., p. 153 156 et De duobus novis codicibus fr. Servasancti de Faventia, <>. F. M.. dans Anlonianum, t. {{rom|i}}, 1926, p. 165 166, La Summa de<noinclude> <references/></noinclude> 6nnv7w8vi6bgpdx9558jzvbe0fndhh4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/259 104 4023978 15908439 15583756 2026-07-07T13:00:53Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908439 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>juin - MBAT1 (ANDRÉ) — SHINTOISME latino con note del fu p. Andréa Sgambati, Pesaro, 1836. André Sgambati édita encore S. Hernardi abbatis liber De consideratione notis ornatus, Rome, 1793, {{in-4°}}, wi'234 p. et un Commentarius in septem Psalmos pœnitenliales, Rome, 1794, {{in-8°}}, xvi-310 p. Nommé définiteur général, sur l’ordre du pape, le 12 novembre 17P : i. A. Sgambati devint, en 17 (. ».">. après la mort du P. Augustin Arbusti, procureur général pour les missions étrangères en pays païens. Il mourut le 17 juillet 1805, au couvent des Douze Apôtres, à Rome. Outre les ouvrages déjà mentionnés, il doit en avoir eomposé encore d’autres restés inédits. Ainsi le ms. C. 90 des archives de la Curie généralice des conventuels contient, entre autres, une Raccolta délie proposizioni del corso teologico del P. Sgambati, in-4°. 30 p. D. Sparacio, Frammenti bio-bibliograflci di scritlori cd autori minori conventuali dagli ullimi annidelSOO ni 1980, Vssise, 1931, p. I7{{1o}} -isi et dans MisceUanea francesc., t. x.x, 1930, ». 90--93 ; J.-H. Sbaralea-E. Rmgldi, Scriptores trium ordinum s. Francisci continuait, dans J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2' éd., t. {{rom|iii}}, Rome, 1936, p. 175. A. Teetært. SGHEMIV1A Gaspar, frère mineur conventuel italien (xvie s.i. Natif de Palerme, il y prit l’habit et, en 1612, fut immatriculé au Collège Saint-Bonaventure de son ordre à Rome, où il fut promu docteur en théologie. Il professa la théologie pendant de nombreuses années et régit les studia de l’ordre à Palerme, à Naples et à C.atane. Il s’y révéla un fidèle disciple de Duns Scot. H fut aussi examinateur synodal et censeur de l’Inquisition pour le royaume de Sicile, visiteur général des provinces monastiques de son ordre de Calabre, Sicile et Naples, commissaire de sa province de Sicile et, enfin, provincial. Mort à Palerme le 2 1 juillet 16.">7. il fut enterré dans l’église des conventuels. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dans lesquels il s’est elTorcé de propager les doctrines de Duns Scot : Scoticæ digressiones cum commentario in octo libros Physicorum, Païenne, 1635, in-4° ; Manuale scoticum in quatuor libros Sententiarum, ''ibid.'', 1638, in-16 ; Enchiridion scoticum in Organum Aristotelis, ''ibid.'', 1618, in-16 ; Opuscula scotica, 2 vol. : t. i : De Deo trino et uno, ipsiusque essenlialibus et notionalibus ad intra, ''ibid.'', 1645 et 1652 : t. {{rom|ii}} : De Dei visione, lumine gloriæ, fruitione, beatitudine, præscientia et prtedestinatione, ''ibid.'', 1652, il y expose sa doctrine sur le mérite du Christ et sur la conception et la prédestina lion de la Vierge ; Opusculum scoticum de scientiæt VOluntate Dei in online ad iillimum /inern. ''ibid.'', 1651. Outre plusieurs recueils de sermons, il aurait composé, d’après les bibliographes, quelques traités inédits sur la théologie et un Liber de incarnalione Yerbi. I. I lancliini, Bibliosofla c memorie letterarie di scritlori francescani che hanno scritto dopo l’anno 1~>~>, Modène, 1693, ». 279-280 ; V. de Giovanni, Storia della fdosofia in Sicilia <lni tempi anlichi ni secolo {{rom-maj|XIX}}, t. {{rom-maj|I}}, Palerme, 1873, p. 1 11-1 i.v, I.. Wadding, Scriptores 0. M., {{3o}} éd., Rome, 1 ! I06, p. 99 ;.1.-11. Sbaralea, Supplementum, 2' éd., t. {{rom-maj|I}}, Rome, 1908, ». 318-319 ; D. Scaramuzzi, II pensicro di Giov. Dons Scoto ml Meixogtorno d’Italia, Rome, 1027, p. 219-220 ; H. limier, Nomencuttor, : i° éd., I. m. col. 012-943 ; l'.-A. Benoffl, Memorie minoritiche d t d 1560 al 1766, con note il aggiunte del ! ' G. Abate, dan-. MisceUanea francesc, , t {{rom|xxxiii}}, 1933, ». '. » '. » ; M. Grabmann, Die Geschichte der i.nih. Théologie seit dem lusgang der Vâlerzeit, Frlbourg-enBr., 1933, ». 166, qui l’appelle Sghama, tandis que !.. Wadding, lue. cit., le dénomme Sgerra. . I i i i i.u i. SHERLOCK (SHIRLEY) Paul, jésuite irlan dais (xvii 1 siècle). Ne eu 1595 à Waterford, il entra dans la Compagnie de Jésus à Salamanque en 1612, gouverna pendanl vingt ans le Collège des Irlandais a Compostelle et à Salamanque, enseigna la contro verse, la théologie, l’Écriture sainte et mourut à Salamanque en 1646. Il publia : Antiloquia in Salomonis eanlieorum canticum, Lyon, 1633, 3 in-folio (réédité en 1640). sous le pseudonyme de I.eonardus Ilibernieus ; De ponti/icis romani humano et politico magistratu. Lyon, 1637, ouvrage dirige contre Calvin : Vindiciæ scientiæ média'. Lyon, 1644, in-l°. sous son pseudonyme : Antiquitolum hebraicarum dioptra, Lyon. 1651, in-fol., qui traite surtout de la création. Hurler, Nomenclutor, 3< éd., i. {{rom|iii}}, col. irai-io : s2 ; Sommervogel, Hibl. <ic la Comp, de Jésus, t. {{rom|vii}}, col. 1177-1179 ; Sotwell, Hibl. scriptorum Soc. Jesu, p. 654-655 ; II. Foley, liecords of the English province of the Society of Jesn. 1., 1879, ». 17.". ; The Month, t. lxxvii, 18 ! » : {{rom|i}}, p. 532-546 ; Oliver, Collections toutards lllustraling the biography of the Scotsh, English and Irish members of the Societg of Jésus, 1845, p. 265. A. Rayez. ##SHINTOISME## <nowiki/> '''SHINTOISME'''. [. Vues générales et développement historique. 11. Le shintoïsme moderne. Ses croyances (col. 2022). III. Le culte (col. 2024). I. {{sc|Vues générales et développement historique}}. Le shinto, le chemin des dieux, a constitué la religion primitive du.lapon ayant l’introduction du bouddhisme. Il est a l’heure actuelle la religion officielle de l’empire du Levant. Le shintoïsme se résume en un alliage assez confus du culte des forces de la nature et du culte des ancêtres. Il personnifie toutes les forces et tous les phénomènes de la nature, leur prête une intelligence et une volonté, les anime, les prie et les adore. De là ces dieux (kami) du vent, du feu, de la mer. de la montagne, de la plaine ou des épidémies, que le peuple cherche à se rendre favorables par des prières et des offrandes. <)n ne peut nier que, pour le Japonais des basses élusses, le shintoïsme constitue une religion véritable. Pour le Japonais évolué, pour celui surtout qui a fréquenté l’Occident, le shintoïsme ne serait qu’une institution éminemment japonaise et qui unît le respect envers les traditions qui ont fait la force et la gloire de l’empire à la vénération des empereurs, pères de la pairie. Ses cérémonies ne seraient plus cultuelles, mais patriotiques. Les recherches des ethnologues et des préhistoriens semblent bien avoir établi que le fond de la population dans le Japon primitif était constitué par des Ouralovltaïques apparentés aux races qui occupent actuellement le nord de la Sibérie et dont les Alnos constituent les descendants authentiques. Du Sud sont venus quelques négritos qui accusent une parenté nègre ; du Sud et de l’Ouest des Indonésiens et des Malais. Au début du premier millénaire avant l’ère chrétienne, des tribus mongoles en nombre assez considérable et des Sino-Malais ont abordé au Japon en parlant de la (.bine. C’est de. toutes ces races qu’est issu le peuple japonais et il est assez Facile de retrouver la contribution culturelle et religieuse que chacune d’entre elles a apportée au nouvel empire. A l’époque où se fait le mélange de ces races, elles sont toutes plus ou moins pénétrées d’animisme. Elles croient à l’existence d’esprits, maîtres souverains de la nature et qui régissent souverainement tout ce qui se |iassc dans les limites de leur domaine. On les appelle kami. Ce nom correspond assez bien aux oùpavuoveç des Crées, aux superi et aux cœlicoli des Latins. Les kami sont innombrables, ils animent dans le monde physique tout ce qui constitue une. entité distincte, président à tous les phénomènes et répandéni autour d’eux le malheur ou la prospérité. Parmi eux, les Japonais primitifs oui distingué de bonne heure Amaterasu, la déesse solaire, la protectrice par ticulière de l’empereur et de sa famille. Isana Isanaml qui ont fait surgir le sol de I' Vrchipel, Singen,<noinclude> <references/></noinclude> iu2ngsczhvd4yr2hptgf3aoz5hzwe4c Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/372 104 4024182 15908443 14907320 2026-07-07T13:00:56Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (4) 15908443 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2 2 5 5KARGA (PIERRE) S M A RAGDE 2246 verso. Au début de 1612, il obtint on tin la permission de quitter la cour, sans renoncer pourtant à travailler. Il avait entrepris de composer un Traite des vertus, lorsque, le 27 septembre, il s’éteignit à Cracovie à l’âge de soixante-seize ans. Les œuvres du P. Skarga ont été Indiquées au cours de cette notice. Syganski a donné en 1912 Les lettres du P. Skarga de i >66 à 1819, Cracovie. On se reportera utilement, dans ce Dictionnaire, aux articles H OS] US, JEREMIE H, Pologne, Possevino, k> nu m s. Comme autres ouvrages à consulter, nous citerons : If. Harasiewicz, Annales Ecclesise ruthenicæ Léopol, is112, p. 111-249, documents surtout romains sur la question de l’union ; St. Rostowski et J. Martinov, Litlimuiicuriiin S. J. hisioriarum, Paris-Bruxelles, 1877 ; Pierllng, liuiliory et Posscvin, Paris, 1887 ; du même. Papes et ts<ws t 1547-1697), Paris, 1890 ; Pastor, Geschichte der Pâpste, t. xi et xii (dans la trad. franc., t. xvi et XVHl) ; Zaleski, Jezuici w Polsce, Lvov, 1902 ; G. Hofmann, Ruthenica, dans Orientalia christituia, r.12.">, n. 12. documents sur tout Ce qui a précédé le synode de Brest ; A. Berga, l’ierre Skargafiliale sur la Pologne du {{rom-maj|XVI}}{{e}} siècle et le protestantisme polonais, I’aiis, 1916 (tnèse avec abondante bibliographie) ; du même, Les sermons politiques de Pierre Skarga, ''ibid''.. 1916, édition critique ; Recueil de travaux concernant le 310' anniversaire de la fondation de l’université de ï'ilna, Vilna, 1929, 3 vol. Toutes les publications touchant à la vie et aux œuvres de Skarga sont régulièrement mentionnées, depuis 1932, dans le périodique semestriel Archivant historicum Socictatis./es », publié à Kome. A. Rayez. ##SLATER Thomas## <nowiki/> '''SLATER Thomas''', jésuite anglais (1855-1928). — Né le 16 septembre 1855 à Stonyhurst, Blackburn, dans le Lancashire, il entra dans la Compagnie le 7 septembre 1874. Il prit ses grades à l’université de Londres et enseigna cinq ans les belles-lettres au collège de Stonyhurst ; des articles de critique sur des auteurs anglais contemporains mirent déjà en vue le jeune professeur. Après son ordination en 1888, il étudia le droit canonique et l’histoire ecclésiastique à l’université grégorienne. Eu 1892, de retour en Angleterre, il suppléa et peu après remplaça le professeur de théologie morale à Saint-Beuno’s Collège, Saint-Asaph ("W aies). Il enseigna cette science et le droit canonique dans ce scolasticat de la Compagnie jusqu’en 191 1. Ses classes se faisaient remarquer par leur soigneuse préparation, la clarté et la précision des exposés "doctrinaux. En droit canon, vers lequel le portait plutôt la tournure de son esprit, le P. Slater manifestait une compétence alors aussi rare que précieuse : l’on était encore au temps où l’on n’osait pas même espérer qu’un Code précis et clair viendrait mettre la lumière et l’ordre dans la législation ecclésiastique ; le canoniste de Saint-Beuno était la providence de nombreux prêtres et même de plusieurs évoques, qui recouraient a lui dans leurs difficultés. En 1898, il publia son premier volume, un traité De justitia et de jure. C’était le traité classique du cours de théologie morale ; mais la morale chrétienne était présentée dans le cadre dos lois anglaises et colles-ci appréciées d’après cette morale. Les livres de ce genre étaient rares : le succès fut grand on Angleterre et aux États-Unis, lui 1902, parurent les Principia théologies moralis, Londres, 575 pages. Ils furent écrits pour remplacer les Institutions de Bucceroni, qui servaient do text-book a Saint-Beuno depuis 1892. Ce manuel était peu adapté aux mœurs et lois anglaises. Le P. Slater s’était efforcé de composer un bref compendium à l’usage des débutants, compte tenu de la législation du pays et dos circonstances spéciales de la vie anglo-saxonne. Il laissait de côté les sacrements et les censures et irrégularités ; il insistait surtout sur la justice (les principales considérations de son livre précédent y étaient reproduites), sur le I* commandement du Décalogue et les états particuliers. I.'ou vrage liait scllde, clair et pn ; îs il ctait neuf quant aux questions de justice surtout ; mais sa forme gardait quelque indécision : il était trop sommaire pour être un manuel complet et trop développé comme simple somme de principes ; il n’eut qu’un médiocre succès. Six ans après les Principia, à la demande d’éditeurs américains, le P. Slater lit paraître en doux volumes et en anglais une Mural theology, New-York, Benziger, I9d8. qui, au contraire, reçut en Amérique et en Angleterre l’accueil le plus favorable et consacra la réputation de son auteur comme moraliste. Los questions du moment étaient abordées ; celles qui concernaient la justice étaient spécialement discutées ; dos hommes politiques entrèrent à leur sujet en rapport avec l’auteur, qui tint compte de leurs observations dans les éditions suivantes (la 3{{e}} est de 1925) ; la Moral theology jusqu’à ces derniers temps put être considérée comme le traité de morale catholique le plus connu et le plus réputé de langue anglaise. Le P. Slater fit suivre cet exposé didactique de deux volumes complémentaires, également en anglais et destinés surtout aux séminaires : les Cases of conscience, 1911, cas de conscience se présentant sur les diverses matières morales avec solutions. Il publia en outre, en 1915, deux autres volumes de Questions oj moral theology : diverses questions de morale et de droit canon débattues dans une académie de jeunes étudiants. En plus des livres que nous venons de citer, le fécond écrivain a donné : Foundalions of true moralitꝟ. 1920, le plus lu et le plus souvent cité, peut-être, de ses livres ; Points of Church law, 1924 ; Backtomoraliiy (Retour ù la moralité), 1925, réponse à des attaques positivistes contre la morale traditionnelle ; Raies oj lije jor the pastor of soûls (Guide de vie pour les pasteurs d’âmes), 1909 ; Religion and human interests (Religion et intérêts humains), 1918 ; Christ and évolution (Le Christ et l’évolution), 1923. Le P. Slater, enfin, a collaboré à la Catholic encyelopedia américaine (1905-1914), à laquelle il donna une trentaine d’articles sur la morale et le droit canon, et à diverses revues, parmi lesquelles il faut surtout citer le Month et VIrish ecclesiastical review ; il y fit paraître jusqu’à sa mort de nombreux articles et cas de conscience. En 1911, à la suite de troubles ophtalmiques, le professeur dut renoncer à son enseignement ; il fut envoyé à Liverpool et attaché comme confesseur à la paroisse Saint-François-Xavier ; c’est dans ce ministère, où l’alllucnce des pénitents de toute classe et de toute culture répondait à sa science et à son dévouement, qu’il passa les dernières années de sa vie. Il y mourut le 3 décembre 1928. Lettcrs and notices (province anglaise, S. J.), I. {{rom|xliv}}, janvier 1929, p. 71-77 ; The Tablet, 8 décembre 1928. R. Brouillard. ##SMARAGDE## <nowiki/> '''SMARAGDE''', abbé de Saint-Mihiel au {{rom|ix}}{{e}} siècle. — Le moine anonyme, qui, à la demande de l’abbé Nantier, au début du {{rom|xi}}{{e}} siècle, composa la Chronique de Saint-Mihiel, avoue ingénument son embarras : son abbaye est très ancienne, elle remonte à Childebert, fils do Sigobert et do Brunohaut, mais sur aucun des abbés, excepté sur Smaragde, il n’a de renseignements. On ne s’étonne pas que, dans ces conditions, sa chronique soit fort brève, comme on peut s’en rendre compte en se reportant au texte publié par Mabillon, dans les Vêlera amdeila. I’aiis, 1723, p. 351-355. Sur Smaragde lui-même il ne sait pas grand chose : il connaît l’épitaphe du vieil abbé, qu’il pouvait lire dans l’église de l’ancien monastère. OU Smaragde fut enterré ; le chartrier lui oITrail quelques diplômes de Louis le Débonnaire et la bibliothèque un ouvrage d’édification, le Diadema monachorum.<noinclude> <references/></noinclude> qogfw0y39d5to0dfdibnxqc40crrwrm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/375 104 4024185 15908444 15573185 2026-07-07T13:00:57Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908444 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>2251 SMITH (JOSEPH iiyi vent compter parmi les plus étranges apparitions de l’histoire des sectes chrétiennes dans le monde. Il naquit le 23 décembre 1805 au comté de Vermonl (États l’nisi. dans le petit village de Sharon. Son père était un modeste agriculteur cpii s’établit dans l’État de New-York, où s’écoula toute la jeunesse de Joe Smith, passablement décousue et paresseuse. Sa culture intellectuelle demeura très élémentaire : lecture, écriture et calcul, rudiments bibliques. Ses biographes officiels, Orson Pratt et Georges A. Smith nous assurent que, dès l’âge de quinze ans, la préoccupation du salut était dominante dans son esprit et qu’il ne trouvait dans aucune des Églises existantes la satisfaction de ses besoins d’âme. Il se plongeait donc dans la lecture de la Bible, très en honneur dans les milieux protestants, mais désordonnée, sans préparation scient ilique, sans guide, sans frein, sans intelligence réelle du passé juif et de la valeur exactedes textes bibliques, en tant que représentatifs de la pédagogie divine » préparatoire à la venue du Verbe incarné sur la terre. I.es renseignements que l’on possède sur la jeunesse de Smith étant parfois contradictoires, selon qu’Us émanent de ses partisans ou de ses adversaires, on ne peut les citer que sous réserves. Il semble bien qu’on l’ait regardé comme un visionnaire et que, pour cette raison, ses voisins l’aient poursuivi de leurs quolibets. Les membres de sa famille n’avaient pas bonne réputation : « Ils étaient fameux, dit un document du temps signé de nombreux habitants de la région, par leurs projets visionnaires et passaient une partie de leur temps à faire des fouilles pour découvrir des trésors cachés. » Ce qui est sûr c’est que Joe (Joseph) Smith affirma un beau jour qu’il avait découvert en effet un trésor sans prix. La chose lui était arrivée, disait-il, en septembre I S27. Guidé par un ange, il aurait trouvé, dans les rochers d’une colline située entre l’altnyra et C.anandaigua, une collection inestimable de < saintes plaquettes d’un métal ressemblant à de l’or. Ces plaquettes étaient revêtues de signes d’écriture inconnus de lui. Comme il se demandait anxieusement par quels moyens il pourrait parvenir à les déchiffrer, Moïse lui apparut et lui apprit à se servir d’un curieux instrument formé de deux pierres transparentes et placé auprès des plaquettes, Cet instrument était donc une sorte de « lunette surnaturelle ». Moïse lui affirma que les deux pierres en cristal de roche, dont il était composé, n’étaient autre que l’Urim et le Thummim, dont parlel’Exode ({{rom|xxviii}}, 30) et que le grand prêtre devait porter sur son cœur en entrant dans le Saint des Saints. Naturellement, Smith, en interprétant de la sorte un passage très obscur de l’Exode, a dépassé de beaucoup ce que l’exégèse scientifique sait de certain sur ce point. Quoi qu’il eu soit, armé de cette lunette, non seulement il pouvait lire, prétendait-il, les signes d’écriture inconnus gravés sur les tablettes mystérieuses, mais il en comprenait le sens. Après avoir déchiffré ainsi ces documents sacrés et en avoir apprécié la prodigieuse importance, il chercha un secrétaire pour les transcrire en langue anglaise vulgaire. Il fut aidé par Oliver Cowdery. Leur manière de collaborer était passablement bizarre. Smith soutenait que nul ne pouvait voir les tablettes sans encourir la mort. Lui seul avait le droit de les regarder, de les palper, de les déchiffrer. Il se plaçait donc dans une salle divisée en deux parties par un rideau. A l’aide de sa » lunette {{rom|i}}, il lisait et traduisait les tablettes. Cowdery, de l’autre côté du rideau, iVri ail sous sa dictée II est clair que tout cela est passablement suspect. L’histoire des prophètes authentiques ne comporte pas, à notre connaissance, de mise en scène semblable ! Les deux collaborateurs mirent de la sorte sur pied un livre étrange, pour lequel il fallut trouver un éditeur complaisant. Un fer mier nommé Martin llarris, que Smith axait gagne à sa cause, consentit à avancer les fonds. L’ouvrage fut imprimé et publié, sous le titre suivant, d’où la secte devait tirer son nom : The liook « / Mormon : an accouni wrilten bij the hand of Mormon, upon pluies taken from the plaies of Nephi, by Joseph Smith junior, author and proprielor (Le livre de Mormon : récit écrit de. la main de Mormon sur des tablettes prises parmi les tablettes de Nephi, par Joseph Smith, auteur et propriétaire). Palmyra, 1830. Notons toutefois que le nom officiel de la secte fondée par Smith, à l’aide de cet ouvrage soi-disant révélé, était et demeure le suivant : Église des saints du dernier jour. Pour comprendre ce qui va suivre, il est nécessaire de donner ici une idée succincte du contenu de cet ouvrage. Le Livre de Mormon est partagé en quinze livres. Il a à peu près l’importance de notre Bible. Il raconte, en st vie pseudo-biblique, les aventures romanesques et invraisemblables d’une famille, de pieux Israélites. Le juif l.cbi. échappant aux poursuites des troupes de Nabuehodonosor, au temps du roi Sédécias et de la captivité de Babylone. que nous plaçons au vi° siècle av. J.-C. serait parti à l’aventure, sur un vaisseau avec tous les siens et le hasard l’aurait conduit, après une odyssée fantastique, jusqu’en Amérique. Une fois installé dans cette région lointaine, il aurait inscrit le récit de son évasion et de sa vie, ainsi que les prophéties relatives à l’avenir de sa race et de l’humanité entière sur les tablettes que, vingt -quatre siècles plus tard, devait découvrir Smith. Les fils de I.ehi devinrent les souches de nombreuses peuplades. Parmi ces dernières, les descendants de Nephi conservèrent la vraie foi, la développèrent même au point de connaître, plusieurs siècles avant la venue du Christ, la plupart des dogmes chrétiens, et de pratiquer notamment le baptême. C’était chez ces descendants de Nephi que se conservait la dignité sacerdotale et que l’on gardait les tablettes sacrées léguées par Lehi. Le Christ ressuscité n’avait pas manqué de rendre visite à ces croyants si éloignes de la Palestine. Il avait même choisi chez eux douze apôtres qui, en peu de temps, avaient converti toute l’Amérique au christianisme et répandu l’usage sacré de la cène. Mais, au début du iv siècle, cette Église américaine se trouva divisée et presque anéantie par des guerres et des schismes religieux. Alors apparut Mormon, de la descendance de Nephi. qui fut à la fois un prophète, un réformateur chrétien, un grand guer rier, un héros. Il se mit à la tête des nephites, chassa les lamanites — autres descendants de I.ehi. mais devenus infidèles — et les refoula dans l’Amérique du Sud. Quatre siècles plus tard, nouvelle crise, plus terrible encore. Les lamanites reparurent, attaquèrent les nephites, l’emportèrent sur eux et anéantirent la vraie foi. Ces lamanites n’étaient autres, selon Smith, que les ancêtres des Indiens qui possédaient l’Amérique, à l’arrivée des blancs, au xvi c siècle. Notons toutefciis que Moroni, le propre fils de Mormon, avait pris soin de terminer les tablettes sacrées contenant l’histoire de sa race. Il désignait nommément Joe Smith comme celui qui les découvrirait plus tard. Un signe de la simplicité et de l’ignorance religieuse des populations parmi lesquelles vivait Smith et les siens, c’est le succès qu’obtint ce roman baroque et dépourvu de toute vraisemblance, écrit du reste dans un style enfantin et rempli d’inexactitudes historiques et bibliques. Sans (huile, Smith fut cri tiqué, combattu, tourné en dérision. Il fut somme de montrer les fameuses plaquettes d’or. Il déclara qu’elles avaient été vues et touchées par onze témoins, dont trois étaient de sa famille et cinq de la famille Whiimcr, l’une des premières converties à la nouvelle foi. Mais il paraît certain que ces témoins ont<noinclude> <references/></noinclude> dqat8skk3wdrnj04q71wypwx58kwwai Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/378 104 4024214 15908445 14907225 2026-07-07T13:00:58Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908445 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2257|SMITH (JOSEPH)|2258}}</noinclude> scolaire bien organisé, encore que le niveau des études supérieures soit faible, limité qu’il est par une philosophie religieuse étriquée et fausse ; l’université mormone à Salt-Lake-City comptait 7 600 étudiants en 1926. Les mormons reconnaissent comme livres sacrés : l. La Bible traditionnelle de l’Ancien et du Nouveau Testament, mais selon une recension corrigée par Smith, dans laquelle de nombreuses retouches, corrections ou interpolations ont été introduites au nom du prophétisme supérieur de la secte. — 2. Le Livre de Mormon, dont on a dit plus haut l’origine suspecte, et qui est du reste une composition Indigeste, puérile, illisible, sans goût, sans profondeur, sans poésie, sans invention, sans gravité morale et religieuse. Ce livre est par ailleurs plein de fautes de grammaire, d’invraisemblances historiques, d’anachronismes grossiers qui n’ont pu être acceptés que par une tourbe ignorante et fanatisée Les éditions qui ont suivi celle de 1830 — la première — ont corrigé plus de 3 000 fautes, mais il en reste encore des milliers. Ce livre est, à lui seul, la honte d’une Église chrétienne civilisée. — 3. Le principal livre théologique des mormons est Le Livre de la doctrine et des alliances (The Book of doctrine and carénants of the Church of latter-day-saints), compilé par Joseph Smith et publié à Kirtland (Ohio). en 1835. L’édition de Salt-Lake-City. de 1883, a été divisée en versets comme la Bible et le Livre de Mormon (depuis 1879). — 4. La perle de grand prix ( Pearl of great prier j, qui est un choix des révélations faites à Smith et fut publiée à Liverpool, en 1851. III. Histoire de l’Église mormone de la mort de Smith a nos jours (1844-1937). — La mort tragique de Joe Smith, loin de nuire au développement de sa doctrine, amena sa propagation. Il fut considéré et honoré comme un martyr. Ses partisans n’en furent que plus fanatiques. Il se produisit cependant un schisme parmi eux Le conseiller le plus intime de Joe, Brigham Young fut appelé à lui succéder, avec les titres flamboyants de Voyant, révélateur et président des saints du dernier jour. Il devait régner trente-trois ans : LSI 1-1877. Mais les parents de Smith refusèrent d’accepter sa domination et prétendirent continuer la véritable Église des saints du dernier jour. Ils lui donnèrent le nom d’Église réorganisée (Reorganized Church). Et cette branche a survécu jusqu’à nos jours. Elle est pourtant bien moins importante numériquement que l’Église mormone proprement dite. Brigham Young était un homme d’une rare énergie. Cet ancien charpentier se trouva tout de suite au niveau de ses hautes fonctions. Ce fut lui qui prit, en 1815, une grande résolution pour assurer l’avenir de son Église. La ville de Nauvoo avait été en partie flétruite. L’État d' Illinois avait révoqué la charte municipale qu’il lui avait accordée. Il existait toujours des tiraillements dans la population, en raison du schisme que l’on vient de signaler et de graves différends s’élevaient notamment au sujet de la polygamie que les parents de Smith ne voulaient pas admettre et que Y Église réorganisée n’a jamais acceptée. Brigham Young résolut donc d’opérer une migration en masse, de partira l’aventure, vers le L’ar-West, de conduire ses fidèles loin des terres habitées, en plein désert, à quelques centaines de lieues des régions civilisées et colonisées. Cette décision farouche fut annoncée aux « saints » par une encyclique en date du 20 janvier 18 16 Une avant-garde de l 600 émigrants partit avant la fin de l’hiver pour jeter les bases du nouvel établissement. Elle marcha des jours et des jours, en direction du Pacifique, traversa les États du Kansas et du Colorado sans s’y arrêter, et finit par arriver dans un territoire inconnu qu’on appela Deserel ou Pays de l’abeille. C’est l’Utah actuel, plateau désolé et aride, DICT. DE THÉOL. (AI nul.. situé entre les Montagnes Rocheuses, à l’Est, et la Sierra Nevada de Californie, à l’Ouest, pays entièrement sauvage et si inhospitalier qu’il fallait toute la ténacité (m’engendre le fanatisme pour entreprendre d’y réaliser une installation humaine. Brigham Young conduisait la première colonne. Il prétendit qu’une révélation lui commandait de s’arrêter aux bords du Grand-Lac Salé, qui occupe le centre de l’Utah et vers lequel il parvint, en juillet 1847. Le gros des troupes mormones suivait. Tous y furent réunis à l’automne de 18 18. En arrivant au Lac Salé, Young avait rencontré une vaste plaine sableuse que traversait une rivière débordée. Il eut l’intuition de l’utilisation de cette inondation providentielle. L’emploi méthodique de l’irrigation fut le grand secret de l’étonnante réussite des mormons. Un barrage fut construit. La terre, jusque-là inféconde, fut transformée au moyen d’un système de canaux bien compris. Les premières récoltes ainsi obtenues, le système fut généralisé. La population augmenta rapidement. Une ville fut construite : Salt-Lake-City, qui aujourd’hui ne compte pas moins de 126 000 habitants. Le bruit de cette réalisation se répandit dans tout l’État fédéral. Dès 1849, le Congrès, soucieux d’incorporer l’LUah, le reconnut comme territoire fédéral, en déférant à Young le titre de gouverneur. Il se sentit assez fort, en 1852, pour proclamer solennellement ce qu’il appela la loi céleste du mariage, c’est-à-dire la loi du mariage tel qu’il est pratiqué au ciel par les dieux, en d’autres termes la polygamie. Le sentiment de Young était que la polygamie sagement pratiquée empêche la prostitution et la débauche. En 1853, fut posée la première pierre d’un temple monumental. Cependant la proclamation de la polygamie avait de nouveau soulevé l’indignation du reste des ÉtatsUnis. Le gouvernement fédéral, qui avait fourni de grosses sommes pour l’érection de la ville, voulut intervenir dans la législation du territoire d’Utah, d’abord en y nommant des juges, qui furent mal accueillis et mis en quarantaine, puis en désignant un nouveau gouverneur. Les mormons résistèrent. En 1857, le gouvernement de Washington confia une petite armée de 2 500 hommes au général Cane, en le chargeant de se saisir de l’autorité souveraine dans l’Utah. L’expédition fut rude. Il fallut envoyer des renforts. Après un combat, le 15 février 1858, les mormons consentirent à négocier. On leur accorda l’amnistie et ils se soumirent ; en juin, Young reçut de nouveau le titre de gouverneur. La question de la polygamie restait la plus délicate et la plus irritante. Le Congrès fédéral vota une première loi à ce sujet, en 1862, mais la guerre de Sécession en suspendit l’application car les tribunaux mormons se refusaient à condamner un polygame. En 1871, la polygamie fut proclamée acte criminel dans toute l’étendue des États-Unis. Les mormons firent encore la sourde oreille. Brigham Young donnait l’exemple de la pratique du « mariage céleste ». Entre temps, l’Utah avait prospéré. La construction de la grande voie ferrée du Pacifique, en passant par SaltLake-City, dès 1869, lui avait apporté de merveilleux avantages. Les richesses minières ajoutaient maintenant leur appoint au produit d’une savante agriculture. Quand Brigham Young mourut, en 1877, il laissait une fortune de deux millions de dollars aux 17 femmes qui lui restaient (sur 25) et à ses 56 enfants. Après lui, le collège des Douze Apôtres garda le pouvoir pendant trois ans, puis leur chef, Taylor, fut proclamé président le 10 octobre 1880. A sa mort, en 1887, le collège des Douze lit encore l’interrègne et en 188(1, Wilford Woodrufl fut élu président. Entre l’Utah et le reste des États-Unis la querelle polygamique se poursuivait. La loi Edmund de 18.N2 T. — XIV. - 72.<noinclude> <references/></noinclude> kxxw5uzm3v6whfasgwhq5bq6v06p728 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/379 104 4024215 15908446 14985405 2026-07-07T13:00:59Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908446 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>22. r, f> SMITH (JOSEPH] SMITH (RICHARD) 2260 fut la première mesure efficace contre la polygamie. Elle fui perfectionnée en 1887 et devint la loi EdmundTucker. Le président Taylor avait exprimé son indignation par une encyclique en date d’octobre 1885, où il affirmait que le mariage céleste » n’était pas une invention humaine. C’est Dieu, disait-il, qui l’a révélé et il a promis de le maintenir et de bénir ceux qui le reconnaissent. Pourtant, la loi Edmund produisait ses fruits. Il y avait des condamnations pour « cohabitation illicite », car les mormons n’avouaient pas le mariage polygamique. 1-n 1890, une aggravation de la législation parut imminente et la confiscation des biens de la communauté mormone fut envisagée. Le président Woodrufl estima que le danger était trop grand pour son Église. Le 25 septembre 1890, il lança une proclamation à son peuple pour le délier de l’obligation de la polygamie. Le document se terminait par ces mois : « Et maintenant, je déclare publiquement que mon conseil à l’Église des saints du dernier jour est de s’abstenir de contracter un mariage interdit par la loi du pays. » Ce n’était qu’un « conseil », mais il fut généralement suivi. Seuls, quelques fervents de la secte se firent un point d’honneur de continuer à pratiquer secrètement le « mariage céleste ». Les dirigeants de l’Utah, soucieux d’acquérir l’autonomie qui est un privilège des États tédéraux, acceptèrent en 1895 une constitution excluant formellement le mariage plural, moyennant quoi le président des États-Unis, Cleveland, proclama, le 4 janvier 1896, que le territoire fédéral de l’Utah devenait l’un des États fédéraux de la nation américaine. Pratiquement, les missionnaires mormons, qui exercent une grande activité dans tout l’univers — plus de 2 000 missionnaires en 1900 — ne parlent plus du mariage céleste. Leur loi ne les y oblige plus et ils ne peuvent ignorer que leur doctrine de la polygamie leur créerait de graves obstacles en pays civilisé. La croissance de l’Église des saints du dernier jour n’a pas été aussi rapide que ses fondateurs l’avaient espéré. Vers 1880, au bout de cinquante ans d’existence, elle comptait environ 250 000 membres ; en 1900, 300 000 ; en 1926, 542 194, sans compter l’Église mormone réorganisée, dont l’effectif, en 1926, était de 64 367 membres. L’Élat mormon de l’Utah a été envahi par des non-mormons et il ne compte plus que 80 % environ de mormons, soit 400 000 sur 531 000 habitants. On noiera que l’Utah s’étend sur 220 000 km 2, soil la valeur de 35 départements français. Il est donc relativement très peu peuplé, et les succès agricoles des mormons ne doivent pas faire illusion. Ils ne prouveraient du reste absolu ment rien dans le domaine doctrinal. I. {{sc|Sources}}. Los livres sucrés des mormons, Indiqués au cours do l’article. II. Ln h ii re. — Les meilleurs ouvrages sur le mormoaisme et son histoire sont ceux do Riley, The founder <>/ mormonlsm, a psychological studꝟ. 1902 ; ot de Linn, The story nf the mormons, 1902. L. Chistiani. 1. SMITH (en latin Smilhœus) Richard, ecclésiastique anglais, docteur de l’université d’Oxford, né a Winchester en 1500, mort a Douai le 9 juillet 1563 Principaux ouvrages. — 1. Asser ! ion and defenec oj (he sacrament oflheaulier, Londres, 1546, in-8° ; —2. A defence of the sacrifice of tlummsi-, Londres, lꝟ. 17. in-8° ; — 3. A brief trealyse settynge forlh divers t rallies necessary both ta be believed a/ chrysten peuple, and kept also, whiche are not expressed m the Scripture bu' left to the Church by the apostles tradition, Londres, 1547, in {{8o}} ; — A. A godly ami faythfull retractation mode and publishedat l’a nies crosse in London, Londres. 1547, in {{8o}} ; — 5. A confutation of a certen Booke, called a defence of the irne and catholike doctrine of the sacrament.. se/te loarth of laie in the name of Thomas [Cranmer] Archebyashope of Canterburye (1550), in-8° ; — 6. Defensio sacri episeoporum et sacerdotum cœlibatus eontra impias… Pétri Martyris Vermelii nagas… per Ricardum Smythtrum anglum…Rjusdem de votis monasticis contra etundeni Martyreni, Paris, 1550, in-8° ; — 7. Dialriba de hominis justi/icatione… adi’crsus Petrum Martyreni, Louvain, in-8° ; — - 8. A bouclier of the catholyke jayth of Christel Church, Londres, 1555-1556, 2 vol. in-8° ; — 9. De missæ sacrificio succincla quædam enarratio, ac brevis repulsio præcipuorum argumentoTUm quæ Philippas Melanclithon et alii seclarii objecerunt adoersas illad et purgatorium, Louvain, 1502. in-8° ; Paris, même année, iu-16 ; — 10. De in/anlium baptismo contra Joannem Calvinum ac de operibas supercrogationis et merilo mortis Christi adversus eumdem Calvinum et ejus diseipulos, Louvain. 1562, in-8° ; Cologne, 1563, in-8° ; — 11. Relatai io luculenta erassie et exitiosie hæresis Johannis Calvini et Christophori Carlili angli qua astruunt Christum non descendisse ad inferos alios quam ad infernum inflmum, 1562 ; — 12. Refutatio Johannis Calvini erroris de Christi merito et hominis redemptione, Louvain, 1562, in-8° ; — 13. Confutatio eorum quæ Philippus Melanclithon objicit contra misses sacri flcium propitialorium, Louvain, 1562, in-8° ; — 14. Religionis et régis advenus exitiosas Caloini, Bezæ et Ottomani conjuratoriim factiones defensio prima. Cologne, 1562, in-8° ; — 15. Refutatio locorum commutiiuin theologicorum Philippi Melanchthonis, Douai, 1563, in-8° ; — 16. De libero arbilrio adversus Joannem Calvinum et quotquot impie illud Lutherum imitati. Louvain, 1563, in-8°. Dictionary of national bioyraphy, t. {{rom-maj|XVIII}}, Londres, 1909, p. 509-510 ; Baie, Index Britannim scriptorum, Oxford, 1902, p. 359 ; The catholie encyclopedia, t. {{rom|xiv}}, New-York, 1912, p. 59-G0 (bonne bibliographie) ; Schulte, Die Gescbichte der Quellen und I.itcraturdesctuionischen Rechts, t. {{rom|lli}}, Stuttgart, 1880, p. 781 ; Ellies Du Pin, Table des auteurs ecclésiastiques du XVl’sidcle, col. 1130-1131 ; Richard, Dictionn. universeldes sciences ecclésiastiques, t. {{rom|v}}, p. 116 ; The /irs/ and second diaries of the English collège, Douay (Records o/ the Engltsh catholics under the pénal laws, t. i), Londres, 1878, passim ; Roskovâny, Cœlibatus et Brevlarium, t. {{rom|iv}}, Budapest, 1861, p. 82-83 ; rlurter, ''Nomenclator'', 3 « éd., t. {{rom|ii}}, col. 1464. .1. Mercier. ##SMITH Richard## <nowiki/> 2. '''SMITH Richard''', vicaire apostolique d’Angle terre (1566-1655). — Né en 1560 dans le Lineolnshiie. Smith devint professeur de théologie au collège de Douai, puis fut fait (29 novembre 1624) évêque de Chalcédoine et vicaire apostolique d’Angleterre. Smith exerça peu de temps son apostolat dans sa patrie : il commit en elïct la maladresse de ne vouloir tenir aucun compte des privilèges (en particulier celui de l’exemption) des religieux missionnaires anglais ; une dispute regrettable s’éleva même entre le vicaire apostolique et les jésuites Knot et l’ioid. Finalement Smith dut se retirer en France en 1628. Il mourut à Paris en 1655. ŒUVRES. — 1. An answer Io T. Rets laie Challenge named by him Doivnfal of Poperꝟ. 1605, ln-8° ; — 2. The prudential ballance of religion. 1609, in-16 ; - - 3. Vita DominaMagdaleiue Monlis-Acuti. Home. 1609, in-8° (il s’agit de la vicomtesse Montalgu) ; trad. ail. mande à Augsbourg, HH l : anglaise, 1627 ; - 1. De auetore et essentia protestantica religionis Ubri II. Paris, 1619, in {{8o}} ; trad. anglaise, 1621, in {{8o}} ; -5. Collatio doctrin.c catholicorum et proiestanlium cum expressis s. Scriptu r ; r, Paris, 1622, in {{1o}} ; trad. anglaise (avec des supplé ments), Douai. 1631, ln {{1o}} ; 6. Of the distinction of fundamental and not fundamental points of failh, 1645, in {{8o}} ; 7. Minuta ipi.rdam ntilia pro sacerdntibus, séminaristes, missionariis Anglise, una cum methodo agendi cum hæreticis, schismaticis et catholicis anglis, anlhore Ricliardo Smitheo, episcopo Chalcedonensi…,<noinclude> <references/></noinclude> 75gnmu1p731z9ot7yj9qft1pdbc4fth Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/422 104 4024258 15908447 15659730 2026-07-07T13:01:00Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908447 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2345|SOMMES. CLASSIFICATION|2246}}</noinclude> Richard de Leicester, voir Grabmann, Geseh. der scholasliclu-n Méthode, t. {{rom|ii}}, p. 490-491 ; ou encore la Summa de articulis fldei de Jean de La Rochelle ; enfin près d’un siècle plus tôt vers 1120, mais répondant déjà à semblable préoccupation. l’Elucidarium sive Dialogus de summa totius christiante theologiic d’Honorius d’Anton. Entre ces écrits et les écrits voisins, de teneur doctrinale un peu plus poussée, il n’y a f^uère qu’une différence de degré. Mais, dans ces derniers, l’allure est moins catéehétique : encore qu’ils soient des résumés, ils supposent déjà une certaine initiation théologique : le Compendium theologuv ad fralrem Reginaldum de saint Thomas, bien qu’il ne porte pas généralement le nom de somme, fournirait un assez bon exemple de ce genre. On pourrait ainsi relever le Compendium theologicæ veritatis d’Hugues Ripelin († 1268), voir L. Pfleger. Der Dominikaner Hugo von Strassburg und das Compendium iheologicir veritatis, dans Zeitschr. fur kath. Theol., t. xxvin. 1004. p. 420-440 et Grabmann, Studien liber Ulrich l’on Strassburg, ''ibid.'', 1905, p. 312-330 ; le Compendium studii theologiæ de Roger Bacon ; le Breviloquium de saint Bonaventure ; le Compendium théologie anonyme du ms. de Saint-Omer, 347. L’idée dominante est toujours celle de résumé assez complet, d’une somme précise mais brève du savoir théologique. {{3o}} ''Sommes de eontenu divers''. Parallèlement à ces résumés doctrinaux, se rencontrent les résumés complémentaires d’Écriture sainte ou d’histoire. L’ouvrage déjà mentionné d’Honorius d’Autun, la Summa totius, est un exemple de somme historique ; lui-même prétend bien n’y donner qu’un compendium rapide de toute l’histoire ecclésiastique. Le Compendium historiæ in genealogia Christi, de Pierre de Poitiers, intitulé aussi parfois Summa historia Biblise, résume pour le lecteur que la prolixité des Livres saints épouvante ou déconcerte, les grands traits de l’histoire sainte. Voir P. Moore, The works of Peter of Poitiers (1936), p. 96-117. C’est dans cette catégorie et à cette place qu’on pourrait faire rentrer également la dernière des sommes de Pierre le Chantre que mentionnait sa notice citée plus haut : Summa de contrarietatibus theologiæ. identique à son De tropis loquendi. où il est question des principales contradictions apparentes du texte biblique. Cette pratique des sommes-résumés n’est point particulière au domaine théologique ; on en trouverait facilement des exemples dans toutes les autres branches du savoir médiéval. /II. SOMMES systématiques. — Les divisions et subdivisions qui précèdent n’ont rien d’absolu, c’est évident. On ne s’en rend que trop compte quand on essaie précisément de répartir entre elles les œuvres diverses auxquelles auteurs ou manuscrits appliquent le nom de sommes. A côté de cas nettement tranchés, il se trouve un bon nombre de cas-frontières qui pourraient relever également de l’une ou l’autre de ces catégories. Le classement ne peut s’établir qu’en tenant compte de la prédominance de tel ou tel élément. Ceci est particulièrement vrai de la troisième catégorie qu’il nous reste à examiner et que, faute d’expression meilleure, nous désignons par le terme de sommes systématiques. Elle emprunte quelque chose à chacune de celles qui précèdent : à la première, le désir de fournir un exposé complet ; à la seconde, celui d’être aussi concis que le permet la clarté de l’exposé. Llle ajoute à l’une et à l’autre, comme élément nouveau qui ira se développant, l’effort personnel d’une présentation organique. Trois traits la caractérisent donc : systématisation, concision, tendance à être complet. Ce sens attaché au mot somme apparaît déjà chez Abélard qui, dans son Introriuctio ad theotogiam (1125), expose ainsi son intention : Scholarium nostrorum pétition i satisfacientes, aliquam sacræ eruditionis summum quasi riivinæ Seripturæ introriuctionem conscripsimus, ''P. L.'', t. {{rom|clxxviii}}, col. 079 ; et de même dans le prologue que Hugues de Saint-Victor met en tête de son De særamentis : Hanc enim quasi brevem quamriam summum omnium in unam seriem compegi, ut animus aliquid certnm haberel cui intentionem ajjigere et confirmare valeret ne per varia Scripturarum votumina et leetionum divortia sine ordine et directione raperetur. ''P. L.'', t. {{rom|clxxvi}}, col. 183. Parce qu’exposés organiques, ils se diversifient donc suivant les branches du savoir humain ; d’où premières classifications par facultés et matières. Il y aura des sommes en dehors de la faculté de théologie tout comme en son sein. Parce qu’exposés personnels, chaque auteur agencera lui-même à son gré les matières qu’il présente. A l’intérieur d’une même discipline, les sommes se subdiviseront donc encore suivant le but que se propose l’auteur et les limites que plus ou moins arbitrairement il se fixe ; de même, parmi les sommes de théologie, si certaines envisagent tout l’ensemble du champ théologique, d’autres s’en tiennent à une partie seulement. Ces sommes partielles pourront à leur tour avoir la préoccupation et revêtir l’aspect de sommes théologico-morales ; de sommes théologico-canoniques ; ou plus simplement n’avoir aucune prétention spéciale. On voit ainsi se dessiner des subdivisions multiples. Seules, on le comprend, les sommes qui tendront à fournir un exposé organique de toute la théologie, mériteront, en toute sa richesse, le nom de sommes théologiques. Avant de les étudier spécialement, quelques mots des autres. {{1o}} ''Les sommes extra-théologiques''. Il sufïit de prendre un catalogue de bibliothèque ou une liste ofïicielle quelconque des écrits du Moyen Age pour constater combien fréquemment revient l’appellation de somme entendue au sens qu’on vient de préciser. Dans les listes des slationarii (libraires) de l’université de Paris, dressées l’une vers 1275-1286, l’autre en 1304, éditées par Denifle-Chatelain, Cartularium univers. Parisiensis, t. {{rom|i}}, p. 644-650 ; t. {{rom|ii}}, p. 107-112, on peut relever par exemple les indications suivantes : Summa fratris Remundi cum apparatu. Summa magistri Lumbardi. Summa fratris Thome supra theologiam. Summa jratris Thome contra gentiles. Summa Gofjridi. Summa Hugonis. Summa magistri Pétri Salviensis. Summa Egidii de advocationibus. Summa Monaldi. Summa Thome super Metaphysicam. Summa Thome super Physicam. Summa de causis. Summa Elhicorum. Summa Periermenias. Summa Posteriorum Egidii (il s’agit de Gilles de Rome). Summa Physicorum. Summa de generatione. Summa de anima. Summa Elenchorum. Summa posteriorum. Six d’entre elles relèvent de la faculté de droit : celles de Raymond de Penafort, de Geoffroy de Trano, du maître Pierre de Salinis, de Gilles, de Monaldo. Onze relèvent de la faculté des arts, encore qu’elles indiquent plutôt des commentaires que de véritables sommes originales, séparées d’un texte. Il n’en resterait que trois pour la faculté de théologie ; encore y a-t-il là l’œuvre de Pierre Lombard. On ne peut s’appuyer sur ces listes, indiquant surtout les ouvrages d’usage plus courant, pour établir des proportions exactes entre ces diverses sommes. Il est évident tout au moins que la faculté de théologie n’a pas le monopole de ces sortes d’écrits. 1. ''Sommes de droit''. De fait, les sommes de droit sont alors extraordinairement multipliées et abondantes ; les essais de codification depuis Gratien surtout, les succès des études juridiques de Bologne expliquent en partie cette floraison. Sans vouloir empiéter sur d’autres domaines il peut être utile d’en signa-<noinclude> <references/></noinclude> 8dmawnzwvd86zdi4eiij44b51gigubs Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/429 104 4024265 15908448 15884070 2026-07-07T13:01:01Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908448 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2359|SnMMF.S THÉOLOGIQIES. ÉM’MÉRATION|2300}}</noinclude> contre l’ouvrage « le Pierre Lombard ou plus exactement contre les commentaires de cet ouvrage, mais pour le moins un besoin d’émancipation. Celui-ci ne se faisait pas sentir tant que les Sentences du Maître n’étaient qu’une synthèse théologique entre beaucoup d’autres ; chacun pouvait librement l’imiter ou s’efforcer de faire mieux ; d’où les essais qu’on vient de rappeler. Aussi longtemps que dura l’opposition plus ou moins violente que suscitèrent à Pierre Lombard un Gauthier de Saint-Victor, les Porrétains ensuite, voir ici, t. {{rom|xii}}. col. 2007-2010, le champ restait libre. Mais après le triomphe du concile du Latran en 1215, la suprématie des Sentences s’affirma éclatante. C’est le temps où se noue la tradition que les statuts universitaires ne feront qu’homologuer par la suite, et où les quatre livres de Lierre Lombard deviennent le texte officie] des bacheliers en théologie. A partir de ce moment les grandes synthèses sont presque nécessai rement amenées à se couler dans ces cadres tout faits, quitte à y apporter des précisions personnelles ou « les modifications de détail seulement ; mais à l’intérieur du plan des Sentences il est malaisé d’innover. Quels que soient les désirs qu’on puisse éprouver, on est forcé de se soumettre à cet exercice scolaire. Pourtant les esprits plus originaux ou plus personnels en souffrent et, pour avoir été obligés de se plier à ce commentaire, ont pu en sentir davantage les inconvénients et les côtés faibles. Les sommes théologiques seront donc une refonte, une reprise du problème dans son ensemble ; car elles auront été précédées par la « lecture » des Sentences. Kl les trahissent donc un besoin plus grand de pensée et d’exposé personnels, en même temps qu’elles marquent des tempéraments intellectuels plus accusés. Un esprit moins vigoureux se contente des aménagements apportés par lui dans le commentaire des Sentences, mais ne se risque pas à refaire une synthèse sur nouveaux frais. On peut donc estimer qu’à partir du premier tiers du {{rom|xiii}}{{e}} siècle, les sommes théologiques sous-entendent le malaise ainsi éprouvé et supposent le besoin d’une certaine émancipation par rapport à un cadre jugé insuffisant. Certaines d’ailleurs en font l’aveu explicite, encore que respectueux. Qu’on relise en particulier le prologue de la Somme de saint Thomas, avec les doléances qui s’y trouvent exprimées : Consictenwimus namque hujus doctrines novitios in iis quæ a dirersis scripta sunt ( ne s’agit pas uniquement des Sentences de Pierre Lombard, c’est évident ; mais elles demeurent quand même l’ouvrage mis officiellement entre les mains de tous)… plurimum impediri, part irn quidem propter multiplicationem inutilium quæstionum, articulorum et argumentorum (que cet encombrement inutile soit dû au manque de vigueur intellectuelle de l’auteur qui n’a pas éliminé assez courageusement ce qui était par trop secondaire ; ou bien qu’il soit la rançon du progrès accompli entre le temps où ces questions présentaient encore leur utilité et le moment présent), parlim etiam quia ea quæ sunt necessaria (al i bus ad sciendum non traduntur secundum ordinem disciplinée, sed secundum quod requirebat librorum expositio, vel secundum quod se pnebebat occasio disputiunli (reproche plus grave cette fois, pour peu que le plan suivi par railleur qu’on commente suit déficient ; car on est astreint à le suivre, lui, au lieu de présenter la dm ti’ine suivant qu’un ordre plus logique le réclamerait), parlim quia eorumdem frequens repetitio et fastidium et confusionem generabdt in animis audilo min ( « es répétitions à leur tour sont une conséquence d’un plan imparfait, de questions ou de traités qui chevauchent les nus sur les autres ; (le lacunes même auxquelles on ne peut parer qu’en s’exposant à « les redites sur d’autres points). L’ambition « ! « saint Tho mas sera donc, comme il l’expose, d’apporter dans son exposé, qu’il Munirait plus logiquement ordonné et plus systématique, la brièveté et la clarté indispensables. La méthode d’exposition y sera en cause non moins que la présentation des doctrines et leur enchaînement intérieur. Tous les auteurs de sommes théologiques auront éprouvé, sans les exprimer toujours aussi nettement, des ambitions semblables. Mais à travers leur œuvre, leurs tempéraments et leurs préférences se trahiront. Il serait dangereux, croyons-nous, de vouloir instituer entre eux des classifications. A l’intérieur de ce genre, la plus grande liberté est laissée à chacun. Liberté pour la méthode, la présentation extérieure, les.mandes lignes de la construction. On trouvera par exemple chez saint Thomas, la Somme divisée en parties, celles ci en questions et les questions en articles. Chez Albert le Grand, on trouvera les parties, questions, membres, articles et parfois ceux-ci divisés à leur tour en quæsita. Présentation assez semblable chez Alexandre de Halès : parties, questions, membres, articles et paragraphes. Chez Guillaume d’Auxerre, on a une division en livres, traités, chapitres et questions. Chacun demeure libre. De même, et surtout, pour l’agencement des idées. Sans doute « les influences peuvent s’exercer de l’un à l’autre ; il y a même parfois des emprunts qui ressemblent fort à des plagiats, que nous serions tentés du moins de qualifier de ce nom. Il est bon de les relever pour mieux préciser en quoi peut consister l’originalité d’un auteur, sa force d’assimilation peut-être ou sa docilité. Mais le choix de l’idée maîtresse qui commande une grande synthèse, les divisions principales où viendront s’insérer les divers traités, l’ordre même de présentation avec les dépendances qu’il crée entre les notions utilisées, tout cela dépend de la libre disposition de chacun. Ce sont dès lors plutôt des monographies qu’il faudrait écrire sur ces sommes et leurs auteurs. Seules elles permettraient de dégager ensuite non pas tant la filiation des sommes entre elles que l’évolution des idées et des méthodes. C’est de celles-ci que les sommes sont à la fois résultantes et témoins. V. DE QUELQUES SOMMES TBÉOLOGIQUB8. — On ne trouvera pas ici rémunération, moins encore l’analyse de toutes les sommes de théologie, même entendues au sens le plus strict. Lu volume v sullirait a peine ; d’ailleurs le travail est en projet. On voudrait du moins fournir succinctement les indications indispensables pour orienter les recherches en ce domaine. L’ordre adopté est, autant que faire se peut, l’ordre chronologique. {{1o}} ''Robert de Mclun''. Ses Sententur sont une véritable somme théologique, divisée en libri, partes, capi tuta. Son I. I er, De sacramentis Y. T.. aborde les traites de Dieu, un et trinc, « les anges, de l’homme ; le t. {{rom-maj|II}}, De sacramentis N. T., veut envisager les problèmes « le l’incarnation, « les sacrements, « les vertus, de l’escha tologie. Mais il s’arrête au milieu du traité de l’incarnation. Compose vers 1152-110(1 sans doute, il se présente sous une double rédaction, dont la plus longue doit être de Robert lui-même, la brève d’un ou deux de ses disciples. Il faut consulter à ce sujet P.. Martin. O. P., L’œuvre théologique de Robert de Mclun. « tans Rev. d’hist. ecclés., 191 1. p. 456 189. {{2o}} Huberlus (vers 1 170). - Voir l’étude « le M. Grabmann, dans Rech. théol. une. médiio., 1929, p. 229-239. > Pierre de Poitiers ( ers 1167-1170). Il s’agit de ses Sententiarum libri quinque. Cette somme est transmise, complètement ou partiellement par 'SA inss et, dans une forme abrégée, par quatre autres. Ph. Moore dans sou ouvrage Theworks of Peter « / Poitiers ( 1936) en donne, aux p. 2 l-âli tonte la tradition nianus crile, <> ! établit l’authenticité et la date, en expose le<noinclude> <references/></noinclude> clb82w32eomicmqxi19ksdh71bpg3jl Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/439 104 4024275 15908449 14907097 2026-07-07T13:01:02Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. G''. → ''P. G.'' (2), cil''., → cil.'', (2), oj → of 15908449 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2379|SOPHONÏE. — SOPHRONE|2380}}</noinclude> Moabites, les Ammonites, les Coushites et les Assyriens, auront part à la restauration. Jahvé fera périr tous les dieux de la terre, en sorte que de toutes les îles des nations on l’adorera, {{rom|ii}}, 11. Ce sera la conversion des gentils au Dieu d’Israël dont ils invoqueront le nom avec des lèvres purifiées, {{rom|iii}}, 9. Quant à l’époque des grands événements qui doivent marquer ce Jour de Jahvé, il semble bien que le prophète en perçoive la proximité, non seulement pour ce qui est du bouleversement des nations et du chàtiment des coupables, mais aussi pour ce qui en paraît la conséquence immédiate, la constitution du Reste d’Israël dans la possession des gloires et des bienfaits messianiques. A ce sujet, « il faut tenir compte du mélange des perspectives et de la portée esehatologique que présentent aux yeux du prophète des événements historiques. Il faut tenir compte aussi des développements oratoires, et considérer ces prédictions, à première vue contradictoires, comme des expressions différentes d’un même vœu prophétique, appelant la justice divine sur tous les coupables. La variété des images employées devient dès lors naturelle. L’idée dominante reste toujours celle du triomphe final d’Israël et de l’abaissement de ses ennemis. » Tobac, Les Prophètes d’Israël, 1919, t. {{rom|i}}, p. 280. I. {{sc|Commentaires généraux}}. Aux commentaires de l’ensemble des douze petits prophètes, dont mention a déjà été faite dans la bibliographie des articles sur ces prophètes déjà parus ici, s’ajoutent les ouvrages récents de Stonehouse, The books of Zephaniah and Kalium, Londres, 1929, dans Westminster commentaiies ; la 2{{e}} ot 3{{e}} édition du commentaire do Scllin, Dos Zwolfprophetenbuch, Leipzig, 1930, dans Kommentar zum Alten Testament de Sellin ; Edelkoort, Xahum, Habakuk, Zefania, Amsterdam, 1937 ; F. Horst, Die zwôlf kleinen l’ropheten, S’ahum bis./ « » ac/ii, Tubinguc, 1938 ; H. Junker, Die zwôlf kleinen Propheten, II Hàlfte, Xahum, Habakuk, Sophonias, Aggàus, Zacharias, Malachias, Bonn, 1938, dans Die IJeilige Schrift des Allen Testaments de Feldmann et Herkenno. IL Commentaires et travaux spéciaux. — {{1o}} Catholiques. — L. Reinke, Der Prophet Zephanja, Munster, 1868 ; J. Lippl, Dos Buch des Propheten Sophonias, Fribourg-enB., 1910, dans Biblische Studien, {{rom|xv}}, 3 ; Tobac, Quænam ex libro Sophoniee deduci potest doctrina ? dans Vie diocésaine, Documenta, février 1910. {{2o}} ''A’on catholiques''. Schwally, Dos Buch Ssejanja, dans Zeitschrift fur alttestamentliche Wissensehaft, 1890, p. h>.~>240 ; Besson, Introduction au prophète Sophonie, l’ai is, 1910 ; Halévy, Le propliète Sophonie, dans Revue sémitique, 1905, p. 193-198 ; 289-313 ; J.-M.-P. Smith, A critical and exegetical commentary on Micah, Zephaniah and Xahum, Edimbourg, 1912, dans The international eritic<d commentarii ; Cornill, Die Prophétie Zephanjas, dans Theoloyische Studien und Kritiken, 1916, p. 297-332. Voir aussi les articles sur Sophonie dans les différentes encyclopédies : Fillion dans Vlgouroux, Dictionnaire de la Bible ; Kaulen dans Wetzer-Wolte, Kirchenlexicon ; (i. Béer dans Hauck, Protestantische Bealencyklopddie ; Cheyne, diuis Cheyne, Encyclopædia biblica ; J.-A. Selbie, dans Ilastings, A Dictionary of the Bible. A. Clamer. ##SOPHRONE DE JÉRUSALEM## <nowiki/> '''SOPHRONE DE JÉRUSALEM''', patriarche de cette ville de 634 a 638. I. {{sc|Vie}}. Sophrone naquit à Damas où il reçut une excellente éducation. Peut-être, comme paraît l’indiquer la qualification de sophiste qui lui est souvent attribuée, commença-t-il par enseigner la rhétorique. Il ne tarda pas en tout cas a abandonner le monde et il vécut durant de longues années au couvent de Théodose, près de Jérusalem. Avec un de ses confrères en monachisme, Jean Moschus, il entreprit de imps voyages qui le conduisirent d’abord en Egypte où il séjourna un certain temps, puis à Home. Jean Moschus mourut en 019 dans cette dernière ville, tandis que Sophrone regagnait la Palestine. Plus tard, il lui repris par le goût des voyages et retourna en Egypte. Il s’y trouvait Justement lorsqu’il eut connaissance des neuf anathématismes portés en 033 par le patriarche d’Alexandrie, Cyrus de Phase. Ces anathématismes, on le sait, enseignaient la doctrine monothélite. Sophrone en saisit immédiatement la gravité et il commença par supplier Cyrus d’y renoncer. N’ayant pu obtenir aucune concession, il se rendit alors à Constantinople, pour essayer de s’entendre avec le patriarche Sergius : de nouveau il perdit sa peine. Il paraît même que Sergius serait parvenu à persuader à son interlocuteur de ne parler ni d’une ni de deux opérations en Jésus-Christ et de s’en tenir à la doctrine universellement reçue des deux natures et de l’unique personne de Jésus-Christ, opérant à la fois les choses divines et humaines. Mansi, ''Concil.'', t. {{rom|xi}}, col. 533, 536. Là-dessus, Sophrone revint en Palestine. Mais sa situation changea brusquement, car, sur la fin de cette année 633 ou au début de 634, il fut élu patriarche de Jérusalem, pour succéder à Modeste qui venait de mourir. De simple fidèle, il devenait ainsi juge de la foi : le silence sur les questions à l’ordre du jour lui parut une forfaiture. A l’occasion de son intronisation, semble-t-il, il rassembla autour de lui un concile qui définit la doctrine des deux opérations et des deux volontés ; puis il communiqua la lettre synodale au pape Honorius, à Sergius, et aux autres patriarches. Il semble même qu’il ait encore composé, pour combattre les monothélites, un grand ouvrage en deux livres, qui groupait six cents témoignages des anciens Pères en faveur du dyothélisme : cet ouvrage est perdu ; nous ne le connaissons plus que par l’allusion qu’y fit l’évêque Etienne de Doura en Palestine au concile du Latran de 049. Sophrone ne garda pas longtemps le siège patriarcal et son épiscopat fut attristé par les invasions arabes qui se développaient alors en Palestine. II dut même, en 037, livrer la Ville sainte au calife Omar. Il mourut dès l’année suivante, 038. Quelques historiens ont cherché à distinguer le patriarche Sophrone et le moine Sophrone comme s’il s’agissait de deux personnages différents. Cette tentative n’a pas rencontré grand succès et on peut accepter comme très certaine l’unité de personnage. Tout au plus a-t-on le droit de remarquer qu’avant son élévation à l 'épiscopat. Sophrone n’a pas toujours montré le magnifique esprit de décision que révélera sa lettre synodale. II. Œuvres. — Au cours de sa longue carrière, Sophrone a beaucoup écrit. A la période antérieure à son patriarcat remontent des vies de saints et des poèmes. {{1o}} Comme hagiographe, Sophrone est surtout l’auteur d’une vie des saints Cyr et Jean, ''P. G.'', t. lxxxvii r, col. 3379-3070, en deux parties, dont la première raconte l’histoire des deux héros, leur martyre sous Dioctétien, leur ensevelissement à Alexandrie et leur translation à Mcnouthis, sous l’épiscopat de saint Cyrille, tandis que la seconde est consacrée au récit de soixante-dix miracles obtenus par l’intercession des dits saints, le dernier n’étant autre que la guérison de Sophrone lui-même, merveilleusement débarrassé d’une maladie d’yeux A la suite de ses prières. Deux biographies très courtes des mêmes saints, éditées par Mai sous le nom de Sophrone. ''P. G.'', t. lxxxvii {{rom|c}}, col. 3677-3696, sont très probablement apocryphes. L’œuvre authentique nous apparaît comme un écrit savant, rédigé selon les meilleures formules de la rhétorique alexandrine. si artificielles ou si gênantes qu’elles puissent être. Douteuse est l’origine d’une biographie de sainte Marie l’Égyptienne, ''ibid.'', col. 3697-3726, attribuée aussi à Sophrone. Lu tout cas le style est tout à fait différent « le celui de la vie dis saints C.yr et Jean ; il serait quelque peu étrange qu’un seul auteur ait modifié à ce point sa manière.<noinclude> <references/></noinclude> qlk3o28irhu5m9yrtwio2h9tlcbcezv Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/530 104 4024365 15908450 15812600 2026-07-07T13:01:03Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908450 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>.(il STANCARO [FRA NÇOIS) STAPF (AMI5HOISK) 2562 que nul no vient au Père si ce n’est par le Christ », disaient avec dépit ses adversaires ! ''Ibid.'', p. 11)2. Enfin, Stancaro tirait de sa théorie une application à la prière. A l’entendre, toute oraison devait Être dirigée à la Trinité entière au nom du Christ homme, seul médiateur. Quoi qu’il en soit, le stancarismr ne fui qu’un orage passager, d’une violence exceptionnelle, mais sans lendemain. Les sources principales ont été indiquées au cours do l’article : Wotschke, Ihr Briefwechsel der Schweilzer mit den Polen, Leipzig, 1908 ; Corpus rtformatorum. — Voir aussi Loblenecki, Historia reformationis Polonicse, Preistadii (Amsterdam), 1685, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|v}}, et t. {{rom-maj|II}}, c. vi ; Rcgenvolscius (Wengierski), Sgstema historico-chronologicum Ecclesiarum Slavonicarum, Utrecht, 1652 ; Dalton, Laseiana nebst den SUesten eoangelisehen Synodalprotokollen Polens 1055-lôfil, Berlin, 1898. L. Cristiani. ##STAND ISH Henri## <nowiki/> '''STAND ISH Henri''', frère mineur anglais du xvr' sièele. — Originaire de Standish, dans le Laneashire, il étudia aux universités de Cambridge et d’Oxford, où il fut promu maître en théologie. Il fut prédicateur à la cour de Henri VIII et, en 1515, exerça la charge de gardien au couvent de Londres, où la même année il attaqua un sermon de Richard Kidderminster, abbé de Winehcombe. Celui-ci y soutenait que l’acte récemment promulgué, d’après lequel les assassins, les voleurs d’églises et les cambrioleurs seraient destitués de leur dignité ecclésiastique, s’ils n’avaient point reçu les ordres sacrés, était contraire à la loi de Dieu et aux libertés de l’Église. Standish au contraire prétendait que cet acte officiel n’atteignait point la liberté de l’Église, parce qu’il avait en vue le bien général de la nation entière ; il gagna de la sorte la confiance du roi, de la cour et du peuple. Il semble avoir été aussi provincial et, en 1518, il fut promu, sur la demande du roi, évêque de Saintvsaph. En 1524, il fut envoyé par le roi au Danemark pour y accomplir une mission importante et. en 1528, il fut nommé conseiller pour la défense des causes des pauvres dans la King’s court of requests. Henri Standish s’est surtout rendu célèbre par la défense acharnée de ce qu’on appelle 1' « Old Learning » en Angleterre et son opposition radicale à l’introduction de toute nouveauté. Ainsi il s’efforça de susciter, en 1516, une opposition collective et combinée contre les œuvres d’Érasme et c’est à cette occasion qu’il composa, semble-t-il, son traité : Contra versionem Novi Testamenti jactam per Erasmum, ainsi que l’ouvrage : De non edendis in vulgari sacris Bibliis. Il prêcha, en effet, en 1520, contre l’édition du Nouveau Testament faite par Érasme et ne cessa d’invectiver a la cour contre les écrits de celui-ci, ce qui lui valut d’amères ripostes de l’humaniste. Lors du procès introduit par Henri VIII pour obtenir la dissolution de son mariage avec Catherine d’Aragon, la reine choisit Henri Standish comme son principal conseiller et c’est dans ces circonstances qu’il doit avoir écrit son traité : De malrimonio Ccdharinse régime cum Henrico VIII non dissolvendo, que tous les bibliographes lui attribuent. L’évcque de Saint-Asaph semble n’avoir pas joui longtemps de la confiance de la reine, qui avait plus d’un motif pour douter de sa sincérité. Il assista d’ailleurs au couronnement d’Anne Boleyn en juin 1533 et il était prêt à reconnaître la suprématie du roi. Il proposa d’ajouter aux articles du roi : l’rovided thaï the King allow those constitutions which are not contrary to the law of God or of the realm to be put in exécution as before. Il mourut le ï) juillet 1535 et, après sa mort, son siège épiscopal passa aux se hismatiques. Il faut remarquer qu’il est assez difficile d’identifier les écrits de Henri Standish, parce qu’il a été confondu avec un certain Jean Standish. que presque tous les bibliographes ont considéré jus qu’ici comme un frère mineur et comme le neveu du précédent, mais qui, de fait, est mort en 1570 comme archidiacre de Colehester et ne paraît pas avoir jamais appartenu à l’ordre franciscain. L. Wadding, Scriptores on/, min., {{3o}} éd., Rome, 1900, p. lit et 153 ; J.-Il. Sbaralea, Supplementum, 2 « éd., t. ï. Home, 1908, p. 300 ; t. {{rom-maj|II}}, Home, 1921, p. 133 ; Pierre-Rodolphe de Tossignano, Historia seraphicæ religionis, Venise, 1586, t. {{rom-maj|III}}, fol. 328 r" ; A. Wood, Athenæ Oxonienses, t. ï, Londres, 1691, p. 92-91, '245-250 ; t. {{rom|ii}}, p. 304, 300, 339, 310 ; Regislrum fr. minorum Londiniæ, édité par J.-S. Rrewer, dans Monum. Iruncisc, t. {{rom|i}}, Londres, 1858, p. 539 ; A. Wood, Historia et antiqaitales universitatis Oxoniensis, t. {{rom|ii}}, Oxford, 1674, p. 216 ; Wharton, Historia de episcopis et decanis Londinensibus neenon Assauensibus, Londres, 1090 ; Thomas, History of St. Asaph, diocesan, cathedral and p<irocliial, Londres, 1874 ; Ange de Saint-François, Certamen seraphicum prov. Angliæ, Quaracchi, 1885, p. 291-292 et 294-295 ; Marcellin de Civezza, Storia universale délie missioni francesciuie, t. vu a, Appendice, Prato, 1883, p. 78 et 79 ; Hurter, Somenclator, 3 « éd., t. {{rom-maj|II}}, col. 1270-1271 ; A. -G. Little, The yrey friars in Oxford, dans Oxford histor. Society, t. {{rom|xx}}, Oxford, 1892, p. 271-274. A. Teetært. ##STANISLAS KARG## <nowiki/> '''STANISLAS KARG''', frère mineur allemand (xviii{{e}} s.). — Originaire de Bavière, il enseigna pendant de nombreuses années la philosophie, la théologie et le droit canon et fut le conseiller du haut et du bas clergé. Il mourut à Freising le 7 mars 1745 (1747 selon H. Hurter). Aux attaques répétées des thomistes contre les thèses philosophiques scotistes de l’ens rationis, de la distinctio formalis et surtout de la maleria prinui, que les disciples de Scot considéraient comme un aclus entilativus, St. Karg riposta par sa Defensio scholse scolisticæ, Freising, 1709. Comme les ouvrages de A. Reifîenstuel étaient trop volumineux pour pouvoir servir de manuels, St. Karg en fit un livre plus maniable, qu’il publia sous le titre : Manuale theologicum canonico-legale praclicum, Augsbourg, 1738, en cinq petits volumes in-8°. Les matières y sont traitées sous la forme casuistique. Chaque chapitre commence généralement par la proposition d’un casus (ponitur casus) ; suit alors la réponse, fondée sur le témoignage d’un certain nombre d’auteurs ; viennent ensuite les preuves de la réponse et, enfin, dans 1' « infertur » les différentes objections sont réfutées. St. Karg, dans la solution des casus, s’appuie sur les principes théologiques, sur le droit canon et sur le droit civil, municipal et coutumier. Ce bref aperçu donne une idée de la méthode suivie pendant le {{rom|xviii}}{{e}} siècle dans les écoles. P. Minges, Geschichte der Franziskaner in Bayern, Munich, 1890, p. 151-152 ; ''Th''. Kogler, Dos philos.-theoloy. Studium der bayerischen Franziskaner, dans Franzisk. Studien, Beiueft {{rom|x}}, Munster-en-W., 1925, p. 21 et 06 ; Hurter, ''Nomenclator'', {{3o}} éd., t. {{rom|iv}}, col. 706 et 1603. A. Teetært. ##STANISLAS DE PLAISANCE## <nowiki/> '''STANISLAS DE PLAISANCE''', frère mineur italien du xvin c siècle, inconnu à L. Wadding et à J.-H. Sbaralea, auquel Hurter attribue l’ouvrage : De gratia Christi, Venise, 1718, 2 vol. {{in-4°}}, dans lequel l’auteur s’efforce de prouver que la doctrine de Duns Scot au sujet de la grâce du Christ s’accorde parfaitement avec celle de saint Augustin. Il édita aussi les Opuscula de saint Prosper d’Aquitaine, Venise, 1768, 2 vol. in-4°. Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} éd., t. {{rom|iv}}, col. 678 ; t. {{rom|v}}, col. 111. A. Ti-.i.i ai RT. ##STAPF Ambroise## <nowiki/> '''STAPF Ambroise''', né le 15 août 1785, à Fliess (Tyrol), professeur de théologie morale à Inspruck, puis au séminaire de Brixen, à partir de 1823, mort le 10 janvier 18Il comme chanoine de la cathédrale, est l’auteur d’une Theologia moralis en 4 vol., Inspruck, 1827-1831 ({{7o}} édit en 1855), qui fut adaptée en allemand, Die chrisiliche Moral, l vol., 1841 1842 ; {{2o}} éd.,<noinclude> <references/></noinclude> cqwz0lcwzmxcuuije4jdg5afx9vqct1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/533 104 4024368 15908451 15812599 2026-07-07T13:01:04Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908451 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2567|STAPLETON (THOMAS) — STATTLER (BENOIT)|2568}}</noinclude> l’édition suivante : Opéra quæ exstant omnia in iv tomos distribula, Paris, 1620, 4 vol. in-fol. Il ne faut pas confondre Stapleton avec un autre Thomas Stapleton, professeur de droit puis recteur de l’université de Louvain, né à l-'idow (Irlande) en 1622, mort ù Louvain le 14 août 1694. Ilolland, Vita Stapletoni, en tête « le l’édition des œuvres complètes, Paris, 1020 ; F. -S. Ledotut, De vita et scriptis Thomm Stapletoni oratio, dans Annuaire de l’université de Lointain, année 1865 ; Pitts, De illustribus Angliæ scriptoriIms, Paris, 1619 ; Duthillœul, Bibliothèque douaisienne, Douai, 1835-1838 ; Dictionary o/ national biography, t. {{rom|xviii}}, 1909, p. 988-991 ; Biographie nationale de Belgique, t. {{rom|xxiii}}, col. 015-023 ; Aubert Le Mire, Jactarium de scriptoribus ecclesiasticls, Hambourg, 1718, p. 171 ; Ellies Du Fin, Histoire de l’Église et des auteurs ecclésiastiques du A {{rom-maj|VI}}{{e}} siècle, col. 566-568 ; Moréri, Dictionnaire historique, éd. de 1759, t. {{rom-maj|IX}}, p. 560-561 ; Paquot, Histoire littéraire des Pays-Bas, éd. in-fol., t. {{rom-maj|ii}}, Louvain, 1708, p. 520 ; Michaud, Biographie universelle, nouv. éd., t. xi., p. 107 ; Schulte, Geschichte der Quellen tics canon. Redits, t. {{rom|iii}}, p. 781 ; The first and second Diaries of the Enqîish Collège Douag, Londres, 1878, passim ; The Ictlcrs (uni meinorials o/ William cardinal Allen, Londres, 1882, passim ; Hoskovany, B. M. V., Immaculata ex omnium monumentis sœculorum demonstrata, t. {{rom|i}}, Nitra, 1867, p. 375 el 382-383 ; Hurter, Nomenclaior, 3 « éd., t. {{rom|iii}}, col. 175 ; Dictionn. apologétique, t. {{rom|iii}}, col. 1443 ot t. {{rom|v}}, col. 48. J. Mercier. ##STATIUS nom latinisé d’ESTAÇO Achille## <nowiki/> '''STATIUS nom latinisé d’ESTAÇO Achille''', humaniste portugais, né le 24 juin 1524 à Vidigueyra, province d’Alentejo, fonctionnaire de la Curie pontificale sous Pie IV. Pie V et Grégoire {{rom-maj|XIII}}, mort à Home le 17 septembre 1581. Outre de nombreuses traductions en latin de Pères grecs (S. Jean Chrysostome, S. Grégoire de Nysse, S. Athanase, etc.), Estaço a écrit une Epistola ad Martinum Azpilcuclam doctorcm Navarrum, de reditibus ecclesiasticis qui beneficiis et pensionibus continentur, etc., Rome, 1581, in-4°. Gaspard Estaço, Familia dos Estaços, Lisbonne, 1625, in-fol. ; Aubert Le Mire, Aucturium de scriptoribus ecclesiasticis, Hambourg, 1718, p. 185-186 ; Antonio, Bibliothcca hispima nova, t. {{rom|i}}, Madrid, 1783, p. 3-4 ; Richard, Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, t. {{rom|v}}, p. 163. J. Mercier. STATTLER Benoît (1728-1797), notable théologien allemand, ayant appartenu à la Compagnie de Jésus jusqu’à sa suppression en 1773 ; auteur de nombreux ouvrages dont plusieurs furent mis à l’Index. I. Vie. II. Œuvres. III. Conceptions philosophiques, morales et apologétiques. IV. Thèses ecclésiologiques. V. I Iisioire de sa condamnation. I. Vie. Stattler naquit à Kôtzting, diocèse de Ratisbonne, le 30 janvier 1728. il entra chez les jésuites de I.andsberg en 1715. Après son noviciat il étudia pendant quatre ans la philosophie et les mathématiques à Ingolstadt. Il enseigna ensuite les humanités à I.andshut et à NeubOUTg revint à Ingolstadt pour ses études de théologie et y fut ordonné piètre en 17.'. !). De 1700 à 1766, il es1 professeur de philosophie à Straubing et à Inspruck ; de 1766 à 1770, professeur de théologie à Soleureel derechef à Inspruck. lui 1770 il arrive à Ingolsladl où il enseignera la I néologie pendant plus de dix ans. Sécularisé comme tous ses confrères par la dissolution de son ordre, il fut alors la personnalité la plus en vue de l’université d’Ingolstadt ; en 1775, l’évêque d’Eichstâtt, chancelier en titre, le nomma pro chancelier. Mais, en 1 781, à la suite de la campagne menée contre les anciens jésuites, il (lui abandonner sa chaire et devint curé de Kciunalh dans le Haut Palatinat. Amené bientôt à résigner cette cure, il se vit, en I 790, nommé par le prince électeur membre du conseil ecclésiastique et du conseil de censure, fonctions dont l’affaire de l’Index l’obligea à se démettre. Il rentra alors dans la vie privée pour y demeurer jus qu’à sa mort, survenue subitement le 21 août 1707. Stattler semble avoir été une intelligence ouverte et pénétrante, un travailleur acharné, un polémiste vigoureux et opiniâtre, dépourvu du reste de toute habileté politique : sa correspondance avec Rome à l’occasion de sa condamnation est d’une maladresse insigne. On ne s’étonnera pas qu’une personnalité marquante comme la sienne ait suscité des sympathies et des antipathies également vives. II. Principales œuvres. — La production littéraire de Stattler est d’une abondance et d’une variété étonnantes. Dissertations sur des sujets de minéralogie, de physique ou de cosmologie ; sommes philosophiques ou théologiques, en latin et en allemand ; nombreux écrits polémiques contre ses adversaires catholiques et libres-penseurs ; réfutations de Kant : traités ou brochures sur la tolérance, la réforme du clergé, la réunion des protestants, les illuminés de Bavière, les sociétés secrètes, les principes de la Révolution française et la Constitution civile du clergé…, il a donné son avis sur tous les problèmes agités de son temps. Nous ne citerons ici que les plus importants de ses ouvrages (dont on trouvera la liste complète dans Sommervogel) : Pliilosophia methodo scientiis propria explanata, 8 vol. {{in-8°}}, Augsbourg. 1700-1772 ; Dcmonslratio evanqclica, Augsbourg, 1770, un vol. in-8° (trad. franc., au t. x des Démonstrations cvangcliques de Migne, 1843) ; Dcmonsiratio catholica, Pappenhcim, 1775, un vol. in-8° ; De locis theologicis, Weissenburg, 1775, un vol. in-8° ; Theologia christ iana theorclica, 6 vol. {{in-8°}}, pars {{rom-maj|I}}, {{rom-maj|II}}, III et {{rom-maj|IV}}, Ingolstadt, 1776 ; p. {{rom-maj|V}}, Munich, 1777 ; p. {{rom-maj|VI}}, Munich, 1779 ; Ethica christiana uniuersalis, Ingolstadt, 1772, un vol. in S" ; Ethica christiana communis, vol. {{in-8°}}, pars {{rom-maj|I}}, Augsbourg et Eichstàtt, 1782 ; p. {{rom-maj|II}}, sectio {{rom|i}}, Munich et Ingolstadt, 1782 ; p. {{rom-maj|II}}, s. {{rom|ii}}, ''ibid.'', 1784 ; p. {{rom-maj|III}}, s. {{rom|i}}, ''ibid.'', 1785 ; p. {{rom-maj|III}}, s. {{rom|ii}}, ''ibid.'', 1788 ; p. {{rom-maj|III}}, s. {{rom|iii}}, Augsbourg et Munich, 1780 ; Anti-Kant, Munich, 1788, 2 vol. in-8° ; Anhang zuni Anti-Kant, Munich, 1788, un vol. in-8°. III. Conceptions philosophiques, morales et apologétiques. — {{1o}} Philosophie. — L’étude de la philosophie de Stattler n’entre pas dans le cadre de cel article. Bornons-nous à signaler quelques caractéristiques de sa méthode et de sa doctrine. Il convient de noter d’abord les préoccupations scientifiques de l’auteur. Elles apparaissent non seu lement dans le titre de son manuel : Philosophia methodo scientiis propria explanata, mais aussi dans la distribution des matières : tandis que l’ontologie cl la cosmologie constituent de courts traités de 200 pages environ, la physique est étudiée en trois volumes de 600 à 700 pages chacun. Par là déjà, Stattler est bien de son temps. Non moins remarquable est l’insistance de l’auteur ù proclamer son indépendance et son dessein d’innovation. Au début de son Anacephaleosis ad 1)1). Pro testantes, il fait allusion en ces termes à sa méthode philosophique : Scripsi quoque… omni ca libertate quant philosophiez usas… mihi pinte propriam fecerat, omni scholaslico jugo penitus excusso. Op. cil., p. iv. Dans son De locis theologicis, il instruit en quelques formules massives le procès de l’ancienne philosophie : Evidens est novam melioremque metaphysicam in locum veteris, confusse et obsoleta fid est, eu jus sape vix termini intelliguntur n discipulo philosophiam juin multo meliorem edocto) theologia etiam christiana et scholas tica applicandam essc… Quid enim nist risum oui commiserationem Doctor acatholicus, accurata melaphysica excultus, theologo catholioo reponet, t/Hi ejus, qiue etiam in catholicis philosophie scliohs juin viget, metaphysica expers, barbaram pane et jeun in omni alla literaiorum classe insuetam linguam loqui pergit ? Et quis denique fruclus obscuri id genus idiomalis ? Lites<noinclude> <references/></noinclude> 8jxzkkggn4rdcbcxkk32ttb37bw5tx9 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/795 104 4024643 15908452 15584867 2026-07-07T13:01:05Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (4) 15908452 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3091|SYRO-MALABARE (ÉGLISE). ORIGINE|3092}}</noinclude> message évangélique. Ce déplacement de l’apôtre serait lié à l’invasion par les Kushans de la vallée de l’Indus, aux environs de l’an 50. Rien d’étonnant à ce que, refoulés par cette invasion. Ilabban, marchand du roi, et son ami Thomas aient choisi pour lieu de leur retraite un de ces ports de l’Inde méridionale où (levaient affluer Juifs, Syriens et Grecs, Muziris par exemple. Et M. Farquhar de faire intervenir à ce point la tradition locale du Travancore, car il avoue sans difficulté que les Actes de Judas-Thomas, dans leur récit de la deuxième mission de l’apôtre, ne contiennent aucun nom de lieu ou de personne convenant aux Indes. L’apôtre, pour complaire à cette tradition, aurait quitté les bouches de l’Indus pour Socotra, et de Socotra serait arrivé à Muziris-Cranganore. ''Op. cit.'', p. 22-24. Évidemment, c’est possible, mais on ne peut pas dire que ce soit établi. Mgr Medlycott estime que les détails donnés par les Actes sur la vie à la cour de Gondopharès conviennent à la cour d’un maharajah plutôt qu’à celle d’un prince parthe. India and the apostle Thomas, p. 277-289. Il est impossible ici d’entrer dans plus de détails. La tradition méridionale doit être ancienne, mais nous n’en possédons pas de témoignages exactement datés avant le {{rom-maj|VI}}{{e}} siècle : ce que le moine gaulois Théodore a raconté à Grégoire de Tours doit se rapporter à Mylapore, Mgr Medlycott relève que les détails météorologiques conviennent à la partie méridionale de l’Inde, non au Pundjab, ''Ibid.'', p. 71-79. Pour l’ensemble de la question, il semble que, l’on puisse prudemment s’en tenir à la conclusion de M. Farquhar, p. 49 : « Il y a trente ans, la balance de la probabilité était absolument contre l’histoire de l’apostolat de saint Thomas aux Indes ; nous pensons qu’aujourd’hui la balance de la probabilité est nettement du côté de l’historicité. » Il est regrettable pour la tradition méridionale que nous n’en ayons aucune attestation écrite qui soit exempte d’influences portugaises. T. K. Joseph, The Saint Thomas traditions o South India, dans Bull, of the internat. Committee oj hist. sciences, t. v : Senentli internat, congress of liislor. Sciences, Varsovie, 1933, p. 560-569 ; F.-X. Rocca, La leggenda di S. Tommaso apostolo, dans Urientalia christ., t. {{rom|xxii}}, fasc. 89 (1933), p. 168-179. Quoi qu’il en soit d’ailleurs de la prédication de saint Thomas aux Indes, on ne pourrait placer au-delà du {{rom|ii}}{{e}} siècle la naissance d’une première communauté chrétienne en quelque partie de l’Inde, avec, sans doute, une proportion notable de chrétiens indigènes. car l’auteur des Actes de Judas-Thomas n’aurait pu en Mésopotamie écrire quelque chose qui fût trop invraisemblable aux yeux de ses concitoyens suffisamment informés de ce qui se passait aux Indes. A la fin du même siècle, d’ailleurs, l’Alexandrin Pantène, vers 189-190 (?), avait trouvé dans l’Inde des chrétiens qui lisaient l’évangile de saint Matthieu en hébreu, oii il tant supposer une transposition savante d’Eusèbe, alors que l’évangile des chrétiens de Pantène devait être tout simplement un évangile en araméen, autrement dit en syriaque. Eusèbe, II. L'., 1. Y. c. x. P. (}., I. {{rom|xx}}, col. 456 ; S. Jérôme, De vir. ill.. 36, ''P. L.'', I. {{rom|xxiii}}, col. 683. Au ni 1 {{e}} siècle, nous ne trouvons aucun témoignage positif sur l’existence de communautés organisées aux Indes ; ce silence est d’autant plus étonnant que Mingana a recueilli un grand nombre de passages relatifs aux évêchés du golfe Persique et des régions avoisinantes, Early spread of christianity in India, dans Ballet, of the John Rylands Library, t. {{rom|x}}, 1926, p. 489-495, avec des réserves sur la valeur de la Chronique d’Arbèles, cf. I. Ortiz de l’rbina, Intorno al valore storico délia Cronaca di Arbela, dans Oriental ia christ. period., t. {{rom|ii}}, 1936, p. 5-33. Lu 295 seulement, la Chro nique de Séert, dans P. O., t. {{rom|iv}}, p. 236, mentionne le départ pour les Indes de l’évêque David, quittant son siège de Hassorah pour s’adonner à la vie missionnaire. Mingana, ''op. cit.'', p. 495, après bien d’autres, cite parmi les signataires du concile de Nicée « Jean le Perse, (évêque) de la Perse entière et de l’Inde majeure », d’après Gélase de Cyzique, ''Concil''. Nicœn., ''P. G.'', t. {{rom|lxxxv}}, col. 1344 ; mais les listes publiées par IL Gelzer, Patrum Xiavnorum nomina, Leipzig, 1898, ne portent que « Jean le Perse », ou « de Perse ». Or, on est d’autant moins autorisé à se fonder sur le témoignage de Gélase, que cet auteur écrivait aux environs de 475, dans un temps où l’on peut considérer comme certain que les chrétientés indiennes recevaient leurs évêques de Perse ; il aura reporté à l’époque du concile de Nicée une institution qui existait de son temps. Au milieu du {{rom-maj|IV}}{{e}} siècle, rien encore ne permet d’affirmer le rattachement hiérarchique de l’Inde à la Mésopotamie ; la mission du moine Théophile, en 354, y contredirait plutôt. Celui-ci, en effet, originaire des îles Maldives, fut envoyé par l’empereur Constance comme propagandiste des doctrines ariennes dans l’Himyar, au pavs d’Axum, dans son île natale et dans l’Inde. Philostorge, II. E., . {{rom-maj|III}}, c. {{rom|iv}}-{{rom|vi}}, ''P. G.'', t. {{rom|lxv}}, col. 482-490 ; éd. Bidez, du Corpus de Berlin, 1913, p. 33-35 ; cf. Medlycott, ''op. cit.'', p. 188-202. Théophile ; réforma plusieurs abus, nous dit Philostorge, en particulier l’usage de rester assis pendant la lecture publique de l’évangile, qui prévalait dans les chrétientés indiennes. Comment une telle intervention aurait-elle pu avoir lieu, si les Indes avaient eu dès lors des évêques mésopotamiens ? C’est dans le même temps qu’il faudrait placer l’arrivée au Malabar de chrétiens persans, fuyant la persécution de Sapor {{rom-maj|II}}, par un geste analogue à celui des zoroastriens, qui, après la victoire de l’Islam sur les Sassanides, fondèrent au {{rom|viii}}{{e}} siècle la colonie parsie du Guzerate. Mais on ne connaît aucune attestation d’un tel exode dans les textes contemporains ; seule la tradition locale rapporte à cette époque, mais sans aucune allusion à la persécution, l’arrivée d’un groupe de chrétiens à laquelle les syro-malabares devraient et l’usage du syriaque comme langue liturgique, et leur division en deux groupes, subsistants encore sous le nom de nordistes et sudistes, Vadalakambagar et Thakkumbagar, parce qu’ils ont habité respectivement à une certaine époque les parties septentrionale et méridionale de la ville de Cranganore. les nordistes étant suivant cette tradition les descendants des convertis de saint Thomas, tandis que les sudistes seraient ceux des immigrés syriens. La tradition en a été recueillie déjà par Antonio de Gouvea ; on la cite généralement dans les ouvrages récents d’après un récit, en syriaque et malayalam, mis par écrit vers 1770 à la diligence de l’évêque jacobile Gavril et conservé dans la bibliothèque de l’université de Leyde. J. P. N. l.and. Anecd. syriaca, t. {{rom|i}}, Leyde, 1862, p. 7 sq., texte p. 24-30, trad. p. 123-127 ; texte et traduction reproduits dans S. Giamil, Genuiiue relationes inter Sedan apostolicam et Assyriorum orientalium seu Chaldœorum Ecclesiam…, Home, 1902, p. 552-564. Récit analogue, d’après un manuscrit de la bibliothèque Bodléienne, publié par L. Nau, Deux notices relatives au Malabar, dans Rev. de l’Or, chrét., t. {{rom|xvii}}, 1912, p. 74-82. Suivant le premier de ces documents, les descendants des convertis de saint 4'homas, au nombre de cent-soixante familles, privés de prêtres depuis longtemps, étaient en partie retournés à l’idolâtrie, lorsque par une intervention divine, après qu’une vision eut révélé leur situation au métropolite d’Édesse, un marchand hiérosolymitain, nommé Thomas, lut envoyé par le catholicos de Séleucie-Ctésiphon et revint, après<noinclude> <references/></noinclude> 3dv1j4q86j9b0ak7qr2txn233d4os7u Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/799 104 4024647 15908453 15588495 2026-07-07T13:01:06Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908453 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude> : ili ! M) ##SYRO-MALABARE (ÉGLISE)## <nowiki/> '''SYRO-MALABARE (ÉGLISE)'''. JUSQU’AU SYNODE DE DIAMPER 3100 cèses exotiques, dont la dotation fut généralement assurée grâce aux revenus de l’Ordre du Christ : c’est l’origine du Padroudo (Patronat), dont l’influence sur les missions a été parfois avantageuse, souvent aussi discutable. Les premiers missionnaires du Proche-Orient, les fameux « pérégrinants du Christ », dominicains et franciscains, français, italiens, allemands, étaient entrés en contact avec les dissidents, progressivement, en partant des communautés indigènes catholiques constituées au cours des croisades. Les missionnaires qui arrivèrent directement du Portugal au.Malabar, plus tard en Ethiopie, arrivaient de but en blanc au milieu de communautés, dont ils ne savaient rien, ni la langue, ni la liturgie, ni l’histoire, communautés qui n’étaient pas flanquées, à droite et à gauche, d’autres communautés chrétiennes, hérétiques ou schismatiques les unes par rapport aux autres. Les communautés, nestorienne du Malabar et monophysite d’Ethiopie, étaient dans leurs milieux respectifs les seules qui représentassent le christianisme. Il était normal que les premiers temps fussent de bon voisinage : on était trop heureux de se retrouver entre chrétiens au milieu de majorités païennes ou musulmanes ! Mais assez vite les missionnaires portugais s’aperçurent des divergences doctrinales, se scandalisèrent des différences rituelles. Ils voulaient le règne de Dieu et, convertissant les païens à la vraie foi, ils ne pouvaient tolérer que des chrétiens, à côté d’eux, errassent dans leurs croyances ou pratiquassent une liturgie douteuse. D’autre part, au moment où Vasco de Gama organisait définitivement les premiers établissements portugais des Indes, l’Église syro-malabare avait une hiérarchie convenablement pourvue : un métropolite, Mar Yahballâhâ, et trois évêques suffragants, Mar Denha, Mar Jacques et l’évêque envoyé deux ans avant eux de Mésopotamie, Mar Jean, qui vivait encore. Ces quatre prélats, étant d’origine mésopotamienne, étaient très attachés au catholicosat de Séleucie-Ctésiphon ; par contre, ils ne semblent pas avoir été des partisans très fanatiques de l’hérésie nestorienne. Les chrétiens qu’ils avaient à gouverner formaient, d’après la lettre déjà citée, un ensemble de 30 000 familles, dispersées dans une vingtaine de villes et de nombreux villages, dont le plus grand nombre se trouvaient dans la chaîne des Ghats occidentaux, ce que les documents italiens appellent habituellement la Serra, à huit jours de distance de Cananore, sans parler de la communauté plus distante de Mylapore. J.-S. Assémani, ''op. cit.'', p. 594. Les chrétiens « syriens », pour échapper aux vexations des musulmans, s’étaient présentés à Vasco de Gama, dès 1503, en demandant de passer sous sa protection. Ils ne pensaient pas que cette démarche pût avoir quelque influence sur la vie de leur Église. Mais, les expéditions portugaises ayant pour but d’interrompre le trafic entre les Indes et l’Egypte, où le commerce vénitien s’approvisionnait en épices, l’élimination des navigateurs arabes, les progrès des armées turques, la réduction et le contrôle très strict de la navigation dans le golfe Persique eurent pour effet de couper la hiérarchie indienne de sa base. Rien d’étonnant, par suite, à ce qu’aucune nouvelle arrivée d’évêques ne soit mentionnée pendant la première moitié du xvi c siècle. Et pourtant, des cinq prélats connus, Mar Jean, encore vivant en 1503, semble être mort peu après ; de Mar Yahballâhâ et de Mar Denha, dont on ne sait rien de positif, il semble bien qu’ils ne durèrent guère. Mar Thomas s’occupa des chrétiens de l’extrême sud de l’Inde et, après avoir été soupçonné d’hérésie, mourut après 1536, dans le sein de l’Eglise catholique. Quant à Mar Jacques, s’étanl conformé en partie au moins à la liturgie romaine, ayant réussi, non sans luttes, à maintenir sa position contre des missionnaires trop entreprenants, comme Alvaro Penteado, il finit par se retirer au couvent des franciscains de Cochin, peut-être dans une retraite forcée, et c’est là que saint François-Xavier le trouva encore vivant en 1549. G. Schurhammer, Thrce letters o[ Mar lacob bishop of Malabar 1503-1550, dans Gregorianum, t. {{rom|xiv}}, 1933, p. 62-80, repris dans The Malabar Church and Rome during the earhj Portuguese period and before, Trichinopolꝟ. 1934, p. 1-24. Le saint missionnaire pérora auprès de Jean III la cause du vieil évêque « qui a bien servi Dieu et votre Altesse en ces contrées pendant quarante-cinq ans, vieillard vertueux et saint ». Mar Jacques avait bien mérité cet éloge par sa politique conciliante, certainement avantageuse pour les Portugais, et surtout en aidant les franciscains à fonder à Cranganore, en 1541, un collège qui réunit bientôt les enfants des meilleures familles syromalabares et comptait plus de cent élèves au moment où saint François-Xavier le visita, Monumenla Xaveriana, t. {{rom|i}}, dans Monum. hist. S. J., fasc. 74, p. 480 sq., 511. Peu soucieux, à ce qu’il semble, des droits de la hiérarchie mésopotamienne, Alphonse d’Albuquerque, dès 1503, avait confié à un dominicain nommé Rodrigue les intérêts spirituels des nestoriens de Quilon (Coulam) ; en 1515, on signale que douze mille d’entre eux avaient renoncé à leurs erreurs ; en 1516, d’autres conversions eurent lieu à Mylapore. A.-R. de Rragança Pereira, Historia religiosa de Goa, dans O Oriente portugnês, fasc. 2-3, 1932, p. 34 sq., et tirage à part, t. {{rom|i}}, fasc. 1, Rastora, s. a. Le P. Schurhammer a réuni dans l’article cité, p. 81-84, plusieurs textes qui montrent avec quel sans-gêne le clergé portugais voulait imposer ses usages aux syriens. Saint François-Xavier montra plus de doigté : bien que son ministère ait été tout d’abord orienté vers de pauvres chrétiens de la Côte des pêcheurs, qui n’avaient de chrétien que le nom, il ne resta pas étranger au groupe si important des « syriens », dont il eut occasion de visiter les centres principaux, Quilon, Cochin, Cranganore, Travancore. On serait tenté de penser qu’il a choisi en pensant à eux — prêchant non à eux, mais dans leur région — l’invocation à la vierge « sainte Marie, mère de Jésus-Christ, Fils de Dieu », sur laquelle il insiste en écrivant à ses confrères de Rome, comme s’il avait redouté d’offenser les oreilles d’anciens nestoriens, récemment convertis de leurs erreurs. Monum. Xaveriana, t. {{rom|i}}, p. 273 sq., 283. Aucun écho de controverses religieuses entre les Portugais et les chrétiens indigènes pour le premier demi-siècle de l’occupation. Il est vrai que, les nouveaux venus ignorant le malayalam et traitant généralement leurs affaires par l’intermédiaire de musulmans, il ne se présentait pas d’occasion où l’on dût discuter religion. C’est seulement lorsque FrançoisXavier eut composé un catéchisme en malayalam, et surtout lorsqu’à sa demande un inquisiteur fut installé à Goa, que l’exactitude des formules dogmatiques dont se servaient les chrétiens de Saint-Thomas vint à être examinée d’un peu plus près. Toutefois, c’est plutôt sur le terrain de la juridiction que les oppositions devaient d’abord se produire. Les marins portugais avaient, comme on l’a dit, l’intention d’assurer à leur pays le monopole du commerce entre les Indes et l’Europe ; les ecclésiastiques partis avec eux des rives du l’âge n’étaient pas moins férus d’idées absolutistes. Calixte {{rom-maj|III}}, par sa bulle Inter c ; vlent du 13 mars 1455, Bullariiun patronatus Portugallise, t. {{rom|i}}, Lisbonne, 1868 p. 36 sq., avait concédé au grand-prieur de la Milice du Christ juridiction sur toute l’Afrique, à partir du cap Roiador, et sur les régions méridionales de l’Asie. Privilège, qui, pour<noinclude> <references/></noinclude> 0pz29hguie7w8wexjtd5ds8vyaxkt7l Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/822 104 4024670 15908454 15585780 2026-07-07T13:01:07Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908454 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>3145 SYRO-MALABARE (ÉGLISE). GROUPE S YRO-M ALAN K A RE 3146 N’ayant pas réussi alors dans son désir d’avoir un prélat syrien, la communauté jacobite, qui devait compter une trentaine de paroisses, tenta de se réunir à la portion catholique des chrétiens de Saint-Thomas, en proposant un gouvernement en commun du vicaire apostolique et du prélat Indigène. Il n’y avait donc pas chez les jacobites une aversion bien définie contre le Saint-Siège. On le voit aussi à ce détail qu’un évêque nestorien. Mar Gavril, métropolite d’Adherbeidjan, exhiba pour se faire accepter par les jacobites des Indes, un document de la Propagande, lequel était d’ailleurs une lettre, où en réponse à une demande d’admission dans le sein de l’Église catholique, on lui demandait d’envoyer une profession de foi plus explicite. 'Y. Germann, ''op. cit.'', p. 532-534. Pendant plusieurs années, jusqu’à sa mort arrivée à la fin de 1730 ou au début de 1731, il essaya de s’assurer une part dans le gouvernement de la communauté jacobite et polémiqua avec Mar Thomas. F. Nau, ''op. cit.'', p. 78, trad., p. 81 sq. ; nombreux détails sur ces années de luttes intérieures dans AV. Germann, ''op. cit.'', p. 533-562, principalement d’après la correspondance du syriacisant Charles Schaaf et des missionnaires protestants allemands de Tranquebar. En 1751 arrivèrent au Malabar, envoyés par le patriarche jacobite, trois prélats, dont un avec le titre de métropolite du Malabar, Basile Choukrallah, les deux autres étant un métropolite Mar Grégoire Jean et un simple évêque nommé Jean. Ils auraient dû consacrer Mar Thomas Y, mais ils ne s’entendirent pas avec lui sur le paiement du voyage, si bien qu’ils consacrèrent un autre candidat sous le nom de Mar Cyrille. Celui-ci, ne réussissant pas à supplanter Mar Thomas, installa son siège à l’extrémité septentrionale du royaume de Cochin, à Tholyur, créant ainsi un diocèse autocéphale, qui a duré jusqu’aujourd’hui, grâce à ce que l’évêque y a soin, à peine nommé, de se choisir et consacrer un successeur. Mar Thomas Y étant mort en 1765, deux des prélats qui étaient venus pour le consacrer consentirent à consacrer en 1772 un de ses neveux, Mar Thomas YI, qui prit le nom de Mar Dionysios I er. A partir de cette époque, en face de l’influence des prélats jacobites venus du Proche-Orient, commence à se dresser celle des missionnaires protestants. Les évangélistes du comptoir danois de Tranquebar, dont la mission fut fondée en 1706 par le saxon Barthélémy Ziegenbalg, n’eurent qu’assez peu de relations avec les chrétiens de Saint-Thomas, mais ils ne les ignorèrent pas et ce sont leurs rapports qui éveillèrent dans le monde protestant, au {{rom|xviii}}{{e}} siècle, cet intérêt pour les syro-malabares, dont témoigne l’Histoire du christianisme des Indes par Mathurin Yeyssière de La Croze, bibliothécaire et antiquaire du roi de Prusse. Ce n’est pourtant qu’au commencement du {{rom|xix}}{{e}} siècle qu’ils lurent l’objet d’une sollicitude directe des missionnaires protestants, lorsque, après une visite de Claudius Buchanan, chapelain de la Compagnie des Indes orientales, le colonel Munro, résident britannique près les cours de Travancore et de Cochin, obtint en 1816 l’envoi de trois missionnaires de la Church Missionary Society. Imitant la méthode suivie par le zélé franciscain Vincent de I.agos, qui, dès avant 1545, avait ouvert un séminaire à Cranganore, les nouveaux venus se proposèrent avant tout de porter remède à la pitoyable ignorance des cassanares et fondèrent à Kottayam un collège-séminaire ; puis ils s’efforcèrent de mettre l’Écriture sainte à la disposition des fidèles dans une traduction malayalam. Pendant un peu plus de dix ans, l’accord régna entre le clergé jacobite et les missionnaires, qui avaient grand soin de ne pas aborder dans leurs prêches les sujets sur lesquels ils auraient dû prendre position contre les croyances ou les pratiques des chrétiens indigènes, comptant que leur action sur les futurs prêtres obtiendrait la purification désirée de la foi et du service divin. Mais, après la mort en 1825 du métropolite Mar Dionysios III (Punnatharaï Dionysios) et surtout après l’arrivée d’un métropolite et d’un évêque syriens, Mar Athanase et Mar Abraham, l’opposition contre les missionnaires devint si violente qu’il fallut en 1837 arriver à une rupture officielle. G. -M. Bæ The syrian Church in India, Edimbourg et Londres, 1892, p. 281-303 ; cf. AV. Germann, ''op. cit.'', p. 609-705 ; G.-B. Howard, The christians of St. Thomas and their liturgies, Oxford et Londres, 1864, p. 56-113. Une péripétie dans la vie de la communauté jacobite se produisit en 1813, lorsqu’arriva de Mésopotamie un ancien élève des collèges de la Church missionary Society à Kottayam et Madras, d’où il avait été renvoyé comme inapte au ministère évangélique. Après avoir séjourné pendant sept mois en la résidence du patriarche jacobite, au monastère de Deir Za’faran, près de Mardin, il avait été ordonné, puis consacré par lui avec le titre de métropolite du Malankaraï sous le nom de Mar Athanase Matthieu, Le patriarche lui avait remis des lettres, où il se félicitait, après avoir reçu un grand nombre de pétitions entre 1825 et 1842, d’avoir enfin trouvé le candidat idéal pour une fonction si importante. Le métropolite indigène, Mar Dionysios IV (Cheppat Dionysios), n’entendait pourtant pas s’effacer devant ce concurrent, quelle que fût la validité de la mission dont il se targuait, et ce d’autant moins qu’il avait été reconnu comme chef religieux des communautés jacobites par une proclamation du souverain du Travancore. Mais la consécration de Mar Cheppat Dionysios était de valeur discutable, tandis que Mar Athanase Matthieu avait été consacré par le patriarche lui-même. Les Chrétientés se divisèrent et recoururent au patriarche : celui-ci envoya un de ses métropolites, Mar Cyrille, pour les départager. Mais celui-ci, qui était pourvu de blancs-seings, n’hésita pas à se délivrer un aTa-rixôv, où il était désigné comme métropolite du Malankaraï. Il avait eu soin, au préalable, d’obtenir un document par lequel Mar Cheppat Dionysios renonçait spontanément à son siège. C’était augmenter la confusion ; il fallut recourir aux autorités judiciaires, qui, après avoir découvert le faux de Mar Cyrille, provoquèrent en 1848 une déclaration royale en faveur de Mar Athanase Matthieu. Traduction latine d’après The Travancore royal Court Judgement, dans Placide de Saint-Joseph, Fontes juris canonici syro-malankarensium, Cité du Vatican, 1940, p. 26 sq. Cependant un autre métropolite, Mar Etienne, arrivait de Mésopotamie, porteur d’une lettre à Mar Cheppat Dionysios, qui conseillait un gouvernement en commun des communautés jacobites. Bien que le résident britannique ait pris position contre lui, dès 1850, Mar Athanase Mat I hieu ne fut délivré de ce concurrent qu’en 1857 ; cf. Placide de SaintJoseph, ''op. cit.'', p. 27, et voici qu’en 1865 il en surgit un autre, qui revendiquait un droit au siège métropolitain comme appartenant à la famille Palamattam, famille qui, jusqu’en 1813. avait eu le privilège de fournir les archidiacres. Mar Dionysios Joseph, comme Mar Athanase Matthieu, avait reçu du patriarche lui-même la consécration épiscopale. Mais il ne put obtenir aucune décision favorable des autorités britanniques. Pour lui faire échec plus certainement, Mar Athanase Matthieu, assisté de l’évêque de Tholyur, consacra en 1868 un de ses neveux, nommé Thomas, et le proclama officiellement comme son futur successeur. Embrassant avec opiniâtreté le parti de Mar Dionysios Joseph, le patriarche jacobite se rendit à Londres en 1874 pour obtenir gain de cause, puis se résolut à visiter le Mala-<noinclude> <references/></noinclude> lbbok5wtfq0i201odti6ng77681mgc1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/829 104 4024677 15908455 15791572 2026-07-07T13:01:08Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908455 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3159|SYRO-.MALABARE (ÉGLISE)|3160}}</noinclude> suivant d’aussi près que possible le cérémonial des évoques latins. Les cérémonies spéciales de la Chandeleur, des cendres, de la bénédiction des palmes ont été traduites du latin. L’office du matin du vendredi saint, avec messe des présanctifiés, est de composition mixte, contenant des éléments orientaux et d’autres traduits du latin. Le samedi saint est demeuré jusqu’à une date très récente jour aliturgique ; dans certaines églises cependant on célèbre la même cérémonie que dans les églises latines, suivant une traduction faite par le P. Cyriaque-Élie Chavara, avec l’autorisation de la Propagande. Cette traduction, qui ne figure pas dans le missel de Puthempallꝟ. 1929, où l’on trouve cependant les péricopes pour les messes de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et du Christ-Roi, a été imprimée à part à Mannanam, 1933, 50 p. Le pontifical romain n’a jamais été traduit ; depuis 1896 les évêques utilisent le texte latin, soit pour la consécration des saintes huiles, soit pour la collation des ordres. En. administrant le sacrement de confirmation, ils prononcent la forme en malayalam. La S. Congrégation pro Ecclesia orientait a fait préparer récemment une édition du pontifical des syriens orientaux ; la guerre en retarde l’impression. Le rituel, comme il a été ait, a été traduit du latin en syriaque dès avant la fin du {{rom|xvi}}{{e}} siècle. Ce n’est pas d’ailleurs notre rituel qui a été traduit, car il ne fut publié qu’en 1594, mais bien le rituel employé au Portugal, celui de l’archidiocèse de Braga. La première édition fut imprimée à Rome, 1775, en un volume in-4° de 91 p. Une deuxième édition, en un petit in-8° de 196 p., a été publiée à Rome en 1845, sous le titre Ordo chaldaicus ministerii sacramentorum sanctorum quæ perficiuntur a sacerdotibus juxta morem Ecclesise malabaricsp. Pour la commodité des prêtres on a distingué dans ces éditions le baptême d’un garçon, celui d’une fille, celui simultané de plusieurs enfants ; on trouve ensuite les cérémonies du mariage, la formule de l’absolution, les prières de l’extrêmeonction et de l’assistance aux mourants, avec les psaumes de la pénitence et les litanies des saints, enfin un certain nombre de bénédictions : eau, lieu, cierges, œufs de Pâques, fruits nouveaux, pain, nourriture quelconque, image ou statue, croix nouvelle ; réconciliation d’une église polluée. Comme ce rituel ne contient pas les cérémonies pou, le baptême des adultes, la Propagande les fit traduire et imprimer à part : Ordo baptismi adultorum juxta ritum Ecclesise malabariese chaldœorum, Rome, 1869, 44 p., petit in-8°. Mais il ne semble pas que ce rite soit en usage, il n’est pas reproduit dans l’édition de Puthempallꝟ. 1928. Le rituel syro-malabare présente une particularité dans l’administration du sacrement de mariage : au lieu de bénir l’anneau le prêtre bénit une petite croix d’or, que le nouveau marié passe au cou de son épouse. Le ras. Iiorgianus latinus 155, qui appartint à la bibliothèque personnelle du cardinal Etienne Borgia, contient la traduction latine du rituel syro-malabare, faite probablement sur l’édition. Jusqu’à une date récente, la bénédiction qui doit se donner après le Pater était donnée par les prêtres syro-malabares immédiatement à la fin du rite sacramentel, en dehors de la messe. Leur rituel ne contient aucune instruction sur le moment où cette formule doit èlre prononcée. Le rite des funérailles et les divers offices pour les morts sont réunis dans un volume spécial, imprimé à Mannanam en 1882, 1921 et 1929. D’une façon générale, l’ancienne forme chaldéeune a été conservée, il y a cependant quelques traces d’influence latine, les prières pour la sépulture aes enfants sont traduites du latin. Le bréviaire des syro-malabares est incomplet, se composant d’un office férial suivant la tradition des syriens orientaux et d’offices pour certaines fêtes, dont certains éléments sont empruntés aux livres latins. Le P. Cyriaque-Élie Chavara a travaillé en vue de la rédaction d’un office abrégé, de récitation facile ; comme le calendrier du Malabar est tout à fait différent de celui qu’on suit en Mésopotamie, il n’y a pas d’accord entre le bréviaire et la sainte liturgie, où l’adaptation au calendrier latin a été faite par l’adoption pure et simple des péricopes du système romain. Il y a cinq éditions de l’office férial : Coonamavu, 1876 et 1886 ; Mannanam, 1913 et 1932 ; Puthempallꝟ. 1917. Le clergé syro-malabare dispose encore de divers manuels, tels le Tulmadâ ou Schola discipulorum ecclesiasticorum, publiée à Puthempallꝟ. 1904, par André K al apura. On y trouve les prières d’un certain nombic de cérémonies spéciales, cendres, rameaux, offices du jeudi et du vendredi saints, ordinaire de la messe, action de grâces, calendrier, épîtres et évangiles de la messe. Les jacobites suivent, d’une façon générale, le rit d’Antioche. C’est à eux que se réfère, contrairement à ce que le titre pourrait faire croire, l’ouvrage de G.-B. Howard, The christians of St. Thomas and their liturgies comprising the anaphoræ of St. James, St. Peter, the twelve apostles, Mar Dionysius, Mar Xystus, and Mar Evannis, logelher with the ordo communis, translated from syriac manuscripts oblained in Travancore, Oxford et Londres, 1864. Sous l’influence protestante, probablement, une partie de la liturgie se célèbre en malayalam. Les jacobites et les syro-malankares emploient dans leurs impressions, comme dans leurs manuscrits, les caractères syriaques occidentaux. L’édition de Pampakuda, 1886, contient les anaphores suivantes : Jacques, Denys bar Salibi, Matthieu, Eustathe, Jules. Celle de Pampakuda, 1931 : Jacques, Denys (bar Salibi), Jean (de Harran, sous le nom du Chrysostome, Iwannis), Jean l’évangéliste (Yuhanan) Matthieu, Eustathe, Jules, Xyste, Pierre, douze apôtres, Abraham, Lazare, Pierre (Callinique), patriarche d’Antioche, Ignace d’Antioche, Marc l’évangéliste, Thomas de Harkel ; cf. Anaphoræ syriacæ quotquoi in codicibus adhuc repertæ sunt cura Pontifieii Inslituti studiorum orientalium edilæ et latine versæ, t. {{rom|i}}, fasc. 1, Rome, 1939, p. {{rom|xlvi}}. En plus de ces volumes nous avons entre les mains des livrets imprimés à Pampakuda, pour l’office des trois jours du jeûne de Ninive, 50 p., 1933 ; pour les cinq premiers jours des semaines du grand carême, 106 p., 1932 ; pour la semaine sainte, 292 p., 1931. Le missel syro-malankare imprimé à Pampakuda en 1934 ne contient que deux anaphores, celle de saint Xyste et celle de saint Jacques sous la forme brève. Mar Ivanios a publié en 1937 un manuel de prières en malayalam. R.-H. Connolly, The work o/ Menezes on the Malabar liturgy, dans Journal of theological studies, t. {{rom|xv}}, 1914, p. 396-425, 569-589 (avec une note additionnelle par Edmond Bishop, p. 589-593) a minutieusement comparé le texte de la liturgie syro-malabare, d’après la traduction publiée par Gouvea, avec celui de la liturgie dite d’Addaï et Mari, connue d’après le texte imprimé à Ourmiali, les traductions de Renaudot, Badger et Brightman, Eastern liturgies, Oxford, 1896, p. 252-305. Ayant reconnu l’identité substantielle des deux textes, R.-H. Connolly analyse la nature des corrections et en particulier celles accomplies dans le récit de l’institution ; il conclut que les changements imposés par le synode furent à peu près exclusivement dictés par des préoccupations d’ordre théologique ; les seuls passages ofi l’on sente l’influence de la liturgie latine sont le Credo, les paroles de la consécration et une formule iciil ce par le peuple où ont été insérées quelques paroles empruntées au Te igitur. L’auteur semble avoir ignoré le t ra ail de Le Brun, qu’il ne cite pas. J.-M. Haussons, lnstitution.es liturgicude ritibus OrieutaUum, t. {{rom|ii}}, Borne, 1930, compare les liturgies chaldéenne et<noinclude> <references/></noinclude> pbdaea875zhanrnh0vxw72876pwx6i9 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/830 104 4024678 15908456 15542472 2026-07-07T13:01:09Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), e— p → ep, oj → of (2) 15908456 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3161|SYRO-MALABARE (ÉGLISE) — SYRIGOS (MÉLÈCE)|3162}}</noinclude><section begin="SYRO-MALABARE (Église)"/>{{P début|90}}syro-malabare, p. 389-393, et donne quelques détails sur l’histoire de la liturgie syro-malabare, ainsi que sur la préparation île l’édition romaine de 177."), p. 502-506. Connolly et Haussons citent, sans ravoir {{rom|vii}}, semble-t-il, l’ouvrage publie à Bruxelles en 1609 par l’augUStin J.-B. lie Glen, La messe des anciens chrétiens de Saint-Thomas, en l’évèché (TAngamali, es fndes orientales, repurgée des erreurs et blasphèmes du nestorianisme, pur… Don Alexis de Meneses… y prémise une remonstrance catholique aux peuples ilu Pags-Bas, des /rails et utilités de la précédente histoire et île la messe subséquente, IT. et 123 p, La traduction latine de Gouvea est reproduite p. 81-123 ; le reste du volume est occupé par un écrit de controverse antiprotestante où est produit occasionnellement le témoignage des chrétiens de Saint-Thomas, par exemple sur l’existence chez eux du sacrifice de la messe, du culte des saints, de l’usage des cloches, du signe de la croix, etc. Bibliographie génthm.e. — I. Sources. — Le répertoire bibliographique de IL Streit et J. Dindinger, Bibliotheca missionum, contient de très nombreuses indications sur les missions du Malabar et les chrétiens de Saint-Thomas ; on trouvera dans le t. {{rom|i}}, Munster, 1916, Grundlegender and allgemeiner Teil, puis dans le t. {{rom|iv}}, Aix-la-Chapelle, 1928, les données relatives aux récits de voyage des {{rom|xiii}}{{e}} xv » siècles, p. 1-101 ; celles relatives à l’histoire des Indes portugaises au {{rom|xvi}}{{e}} siècle, p. 101-307 ; au xvii 1 siècle, t. {{rom|v}}, 1929, p. 1-236 ; au {{rom|xviii}}{{e}} siècle, t. vt, 1931, p. 1-238 ; au xix{{e}} siècle, t. {{rom|viii}}, 1934, p. 1-902 ; les documents manuscrits et les ouvrages imprimés sont dans un ordre purement chronologique, sous la subdivision Indien ou Indien und Indonésien ; le principal mot-clef à la table est Thomasclirislen pour les premiers volumes, Syromalabaren à partir du t. viii. L’ouvrage de G. Sehurhammer, Die zeitgenôssischen Quellen zur Geschichte Portugiesisch-Asiens… zur Zeit des Ai. Franz Xaver (1538-1552), dans Verôfjentlichungen der katholischen Universitât JôchiDaigaku Tokyo, Xavcriusreihe, t. {{rom|i}}, Leipzig, 1932, mot-clef à la table Syro-Malabaren, montre pour une période très restreinte, de quatorze ans seulement, combien il y aurait encore à trouver dans les archives. Le principal recueil de documents officiels sur les chrétientés du Malabar est le Bullarium patronatus Portugalliæ regam…, 2 vol., Lisbonne, 1868 et 1870, avec 3 vol. d’^lppendix, Lisbonne, 1872-1879, et un Subsidium ad Bullarium patronatus Portugalliæ, Allappe (près Cochin), 1903 ; analyse du Subsidium dans Streit-Dindinger, ''op. cit.'', t. {{rom|viii}}, n. 2058, p. 608 ; le mot-clef dans les tables duBullarium est Bispado de Angamale. Les documents émanant de la Sacrée Congrégation dePropagandaFide se trouvent dans Bullarium pontificium S. Congregationis de Propaganda Fide, t. {{rom|i}}-{{rom|v}}, Rome, 1839-1841 ; Index analyticus Bullarii…, Home, 1858, Appendix ad Bullarium…, 2 vol., Rome, s. d. ; R. De Martinis, Jus pontificium de Propaganda Fide, 7 vol., Rome, 1888-1897 ; Collectanca S. Congregationis de Propaganda Fide, 2 vol., Rome, 1907. Les documents de ces ouvrages relatifs à l’histoire des chaldéens de Mésopotamie et des syro-malabares ont été en grande partie reproduits, avec quelques autres, dans S. Giamil, Genuimv relaliones inter Sedem apostolicam et Assyriorum seu C.haldœorum Ecclesiam…, Rome, 1902, tirage à part de Bessarione, 1898-1903 ; l’ouvrage, qui contient 16U documents est analysé dans Streit-Dindinger, ''op. cit.'', t.vm.n. 1833, 2008, 2009, p. 548, 593-596. Le P. Ambroise de Sainte-Thérèse a commencé la publication d’une Biobibliographia missionaria ordinis carmelilarum discalceatorum (1584-1940), dans Analecta ordinis carmelitarum discalceaturum. Le premier titre se rapportant a la mission du Malabar se trouve au t. {{rom|xiv}}, 1939, p. 339 (an. 1656). Les documents manuscrits sont pris en considération aussi bien que les ouvrages imprimés. IL Travaux. — On a beaucoup écrit sur les missions catholiques et protestantes au Malabar et les chrétiens de Saint-Thomas, mais un grand nombre de publications faites au Portugal ou aux Indes sont peu accessibles. Un peut s’attendre a trouver quelque chose dans tous les ouvrages, qui traitent de l’histoire des Indes portugaises, de l’occupation hollandaise, de l’Inde anglaise, des missions des jésuites et des carmes, de celles des augustms, des franciscains, des dominicains. Mais il convient d’observer que beaucoup d’ouvrages ont été écrits avec parti pris, plaidant en faveur de la méthode portugaise ou la dénigrant outre mesure. Comme exposés généraux de l’histoire des syro-malabares on peut citer : M. Geddes, The history <>j the Church <>/ Malabar (1501-1599)… giuing an account o/ the persécutions and violent methods o/ the roman prélats (sic) to reduce them fo the Church of Rome together with the sgnod of Diamper, Londres, 1694 ; M.-W. La Croze, Histoire du christianisme des Indes, La Haye, 1724 (ci-dessus, col. 3116) ; J.-F. Raillin, H is tort a Fcclesiiv malabarlese cum Diamperitana synodo…, Rome, 1745 ; T. Yeates, Indian Church hislory…, Londres, 1818 ; C. Swanston, A manoir of the primitive Church <>/ Malagala, or o/ the sgrian christians o/ the apostle Thomas, from ils /irst ris, — lo the présent time…, dans Journal o/ the royal aslattc Society, t. t, 1831, p. 171-192 ; t. {{rom|ii}}, 1835, p. 50-62, 234-247 ; J. Hough, The history of christianily in India from the commencement of the Christian era, — vol., Londres, 1839 ; M. Miillbauer, Geschichte der katholischen Mission in Indien von der’Lcil Vvsco du Ganta’s bis zur Mille des achtzchnii n Jahrhunderts, Fribourg-en-B., 1852 ; J.-A. Lobley, The Church and the Churches in Southern India : a review o/ the portuguese missions lo thaï part of the world in the sixteenlli century with spécial référence to the syrian christians and to modem missionary efforts in the same quarter, Cambridge, 1870 ; W. Germann, Die Kirche der Thomaschristen. Fin Beitrag zur Geschichte der orientalischen Kirchen, Gûtersloh, 1877 ; (1. Milne Rac, The Syrian Church in India, Edimbourg, 1892 ; G. T. Mackenzie, Clvistianity in Travancore, Trivandrum, 1901 ; Nagam Ayya, The Travancore State manual, Trivandrum, 1906 ; Bernard de Saint-Thomas. Les chrétiens de Saint-Thomas (en malayalam), 2 vol., Palai, 1916, et Mannanam, 1921 ; A brief sketch o/ the history of the St. Thomas christians, Trichinopolꝟ. 1924 ; J.-C. Panjikaran, Christianity in Malabar with spécial référence to the St. Thomas christians of the syro-malabar rite, dans Orientalia cliristiana, t. {{rom|vi}}, n. 23, Rome, 1926, p. 93-136 ; T.-K. Joseph, Malabar christians and their ancient documents, Trivandrum, 1929 ; le P. Placide de Saint-Joseph a donné un bon résumé de l’histoire de la chrétienté du Malabar dans.S". Congregatio pro Ecclesia orientali, Codificazione canonica orientale, Fonti, sér. {{rom-maj|II}}, fasc. 8, De fonlibus juris ecclesiastici syromalank<u-ensium commentarius historico-canonicus. Cité du Vatican, 1937, p. 132, in-4°. D. Ferroli, S. J., The jesuits in Malabar, t. {{rom|i}}, Bangalore citꝟ. 1939, {{rom|xvi}}, 519 p., contient, après un exposé assez complet de l’histoire des syro-malabares avant l’arrivée des Portugais, p. 57-85, plusieurs chapitres, qui ont été composés en utilisant des sources nouvelles, empruntées aux archives locales de la Compagnie, principalement sur le synode de Diamper et ses préliminaires, p. 143-211, et sur les deux premiers évêques jésuites, Roz et Brito, p. 291-372. On peut ajouter quelques monographies de moindre importance : R. Janin, L’Église syrienne du Malabar, dans Échos d’Orient, t. {{rom|xvi}}, 1913, p. 526-535 ; t. {{rom|xvil}}, 1914, p. 43-53 ; Les Églises orientales et les rites orientaux, Paris, 1922, p. 582-603 ; A. Fortescuc, The lesser Easlern Churches, p. 353-379 ; Mar Ivanios, A new branch of the Tree of life : the syro-malankara Church, dans The Eastern branches of the catholic Church, New-York et Toronto, 1938, p. 27-35 ; quelques indications à prendre dans A. Battandier, Annuaire pontifical catholique : rite et calendrier syromalabares, 5{{e}} année, 1902, p. 19-22, 25-28 ; Les Églises syriennes du Malabar, 22{{e}} année, 1929, p. 497-513 ; G.-B. Howard a publié en 1869, Oxford et Londres, un curieux opuscule du chorévêque jacobite Edevalikel Philippos, 271e syrian christians of Malabar othera>ise called the christians of St. Thomas, sous forme de questions et réponses, sur la foi des jacobites, leurs sacrements, leur discipline, leur canon biblique, l’histoire de la chrétienté du Malabar, l’auteur étant opposé au parti de Mar Abraham Matthieu.{{P fin}} {{d|E. card. Tisserant.|3|sc}} <section end="SYRO-MALABARE (Église)"/> <section begin="SYRIGOS Mélèce"/>'''SYRIGOS Mélèce''', théologien grec du {{rom-maj|XVII}}{{e}} siècle (1586-1664). I. Vie. II. Écrits et doctrine. I. {{sc|Vie}}. Marc Syrigos, qui prit le nom de Mélèce lorsqu’il embrassa la vie monastique, naquit à Candie sur la fin de 1585 ou au début de 1586, d’une famille qui avait été catholique et latine pendant longtemps, mais avait cessé de l’être dans la seconde moitié du xvi{{e}} siècle. Le jeune Marc lit ses premières études dans sa ville natale, OÙ il eut pour maître Mélétios Vlastos ; puis il alla a Venise, ensuite se dirigea sur Pa doue pour y prendre des leçons de rhétorique, de mathématiques et dephysique. Il se destinait dès lors à la médecine, mais la mort inopinée de ses parents le<section end="SYRIGOS Mélèce"/><noinclude> <references/></noinclude> rdssnt0k8geylia4jc8gr4imlemxhe8 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/145 104 4024825 15908314 15435596 2026-07-07T12:54:55Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'', bid''., → bid.'', (3), Lchre → Lehre 15908314 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1539|INCARNATION — INCESTE|1540}}</noinclude><section begin="INCARNATION"/><nowiki/> {{P début|90}}rone, S. J. († 1876), dans ses Prælectiones theologicæ. De incarnatione, Rome, 1835-1842 ; T. W. Humpluey, Mcmoranda o/ angelica doctrine or a digest oj the doctrine of S. Thomas of the Incarntdion, l.oncires, 1868 ; P. Del Corona, / misteri di Gesù CItristo secondo la dotlrina di S. Tommaso, d’Aqtiino, (méditation), San Miniato, 1882 ; Fr. Abert, Die Einheit des Seins in Chrisio iind die Lehre des hl. Thomas von Aqiiin, Ratisbone, 1889 ; de Schàtzler († 1880), Das Dognia von der Menscliwerdung Chrisli, Munich, 1870 ; Joli. Bade, C/iristi théologie, l’aderborn, 1870 ; Monsabré. Exposition du dogme catholique, CaTèw.e, 18’77-1881 ; Barlage, († 1881), dans Katholische Do< ?ma<ifc, Munster-en-Wcstphalie, 1839-1864 ; Mattli. Beyr († 1883), dans Instiintiones theologiie dogmaticie, Vienne, 1847 ; Franzelin, S. J. († 1880), De Verbo incarnato, Rome, 1881 ; Scheeben († 1888), dans sa Dogmalik, trad. franc., Paris, 1882 ; Schwiitz († 1890), dans Theologia ilogmatica catholica, Vienne, 1862 ; card. Katschthaler, dans Theologia dogmatica catholica specialis, Ratisbonne, 1877-1888 ; F. Egger, dans Enchiridion theologia " dogmaticæ, Brixen, 1887-1890 ; Huiter, dans Compendium theologiæ, Inspruck, 1878 ; J.-B. Heinricli († 1891), dans Dogmatische Théologie, Mayence, 1873 ; Vincent, S. S. († 1883), dans Compendium universœlheologiæ, Lyon, 18801883 ; P. Hilaire de Paris, O. M. cap. (^ 1889), Theologia univcrsalis, Lyon, 1870 ; Ciir Deus Homo, Lyon, 1867 ; Luca aBronte.O. M. cap. (tl878), Cur Verbum caro factum, Catane, 1869 ; Kleutgen, S. J. († 1883), Théologie der Vorzeit, t. {{rom|iii}}, Munster, 1870 ; Tepe, S. J., Prielectiones theologicæ, t. {{rom|iii}}, De Verbo incarnato, Paris, 1896 ; card. Satolli, ''De incarnatione'', Rome, 1888 ; Einig, Tractatus de Verbo incarnato. Trêves, 1811 ; Jungmann S. J., Tractatus de Verbo incarnato, Ratisbonne, 1897 ; F. A. Stentrup, S. J., Prælectiones de Verbo incarnato, Christologia, t.i-ii ; Soteriolagia, t. {{rom|lii}}-{{rom|iv}}, Inspruck, 1882-1889 ; Terrien. S. J., S. Thoma" Aquinatis O. P., doctrinasincerade unionehypostalica VerbiDei cuni humanitate amplissinia declaratio, Paris, 1894 ; Chr. Pesch., S. J., Prælectiones dogmaticiv, t. {{rom|iv}}. De Verbo incarnato, Fribourg-en-Brisgau, 1909 ; Mgr Janssens, Summa theologica, t. {{rom|iv}}-{{rom|v}}. De Deo Homine ; Fribourg-en-Brisgau, 1901-1902 ; card. Billot, De Verbo mcornafo, Rome, 1912 ; Mgr Van Noort, De Deo redemptore, Amsterdam, 1910 ; Jules Souben, Nouvelle théologie dogmatique, {{rom|iv}}, Le Verbe incarné, Paris, 1914 ; Muncunill, S. J., Tractatus de divini Verbi incarnatione, Madrid, 1904 ; A. M. Lépicier, servite, Tractatus de incarnatione Verbi, 2 volumes, Paris, 1906 ; J. H. Selten, Tractatus de Deo redemptore, Boisle-Duc, 1905 ; L. Grimai, S. S., Jésus-Christ, étudié et médité, t, l. Traité du Verbe incarné, Paris, 1910 ; Hugon, O. P., Le mystère de l’incarnation, Paris, 1913 ; De Verbo incarnato, Paris, 1921. Citons également les manuels du card. Dubillard, Paris, 1884 ; de Mgr Nègre, Mende, 1896 ; de MgrPerriot, Langres, 1876-1886 ; de Del Val, Madrid ; 1906, de Hermann, de Prevel, Paris, 1912, et surtout ceux de M. Tanquerey, et de M. Labauche. Autres ouvrages récents en français, sur l’incarnation, voir France, t. {{rom|vi}}, col. 698 ; sur Jésus-Christ, voir ce mot.{{P fin}} {{d|A. Michel.|3|sc}} <section end="INCARNATION"/> <section begin="INCESIN (Martin de Sainte-Marie)"/><nowiki/> '''INCESIN (Martin de Sainte-Marie)''', théologien de la congrégation cistercienne des feuillants, né à Paris, vivait encore en 1690. Il enseigna la philosophie et la théologie et publia : Liber rescratiis, scu prima Dibliornm clemenfa ; 2 {{in-8°}}, Paris, 167.3, Tabula gencralis Summx diui Thninx, omnium ejus Iraclatuum numerum, ordinem et connevionem indicans, {{in-8°}}, Paris, 1679 ; Varii juris ulriusque iiluli, ac rerum indices una cum juris canonici hisloria abbreviala, in-S », Paris, 1684. {{P début|90}}Morotius. Cislercii reflorescenlis chronologica hisloria, part. IH, in-fol., Turin, 1690, p. 123 ; Dupin, Table des auteurs ecclésiastiques du XV {{rom-maj|II}}{{e}} siècle, {{in-8°}}, Paris, 1704, col. 2641 ; [dom François], Bibliothèque générale des écrivains de l’ordre de saint Benoit, t. {{rom|ii}}, p. 4 ; Hurter, ''Nomenclator'', Inspruck. 1910, t. {{rom|iv}}, col. 138, note 1.{{P fin}} {{d|B. Heurtebize.|3|sc}} <section end="INCESIN (Martin de Sainte-Marie)"/> <section begin="INCESTE"/><nowiki/> '''INCESTE'''. — I. Notion. II. Histoire. III. Raisons de sa prohibition. IV. Gravité selon les lignes et degrés. V. Peines canoniques. VI. Inceste légal et spirituel. VII. L’inceste chez les « Primitifs ». I. {{sc|Notion}}. C’est le péché commis par le commerce charnel qu’ont ensemble des personnes unies par la consanguinité et l’affinité aux degrés interdits par l’Église. Saint Thomas, qui le considère du côté de l’homine qui ne rend pas aux femmes l’honneur qui leur est dû, le fait consister in abusa mulierum consam/uinilate vcl afjinilale junclanim. Sum. theoL, II » 1 1’t^, q. CUV, a. 1. IMais la femme n’est pas toujours victime d’une violence ; elle peut consentir et elle consent parfois à une union incestueuse. Pour le saint docteur et pour tous les théologiens, l’inceste est une espèce déterminée du vice de la luxure. Les espèces de ce vice se différencient par la condition des femmes dont on abuse, l’inceste, étant abnsus consanguinearum vel afjinium, constitue une espèce particulière de luxure. ''Ibid.'', a. R. Bien que, de sa nature, l’inceste exige le commerce charnel, les théologiens reconnaissent cependant un caractère incestueux aux attouchements voluptueux des consanguins. II. {{sc|Histoire}}. A l’origine de l’humanité, l’union des frères et des sœurs, puis des cousins et des cousines ou des personnes ayant entre elles un lien d’affinité à un degré prohibé plus tard, a été nécessaire pour la propagation de l’espèce et elle n’avait alors aucun caractère incestueux. Avec la multiplication des familles, les mariages de parents rapprochés cessèrent d’être nécessaires et furent interdits par les lois. Saint Augustin le remarquait déjà : Commixlio sororum et frairumquanto fuil antiqnior, compellente necessitate, lanlo postca fada est damnabilior, rcligioneprohibente. De civilale Dei, t. {{rom-maj|XV}}, c. {{rom|xvi}}, n. 1, ''P. L.'', t. xlt, col. 457-458. C’est l’histoire de ces prohibitions religieuses et civiles qu’il faut ébaucher. {{1o}}'' Chez les Égyptiens''. Les Pharaons prenaient comme épouse royale « rarement une étrangère, presque toujours une princesse née dans la pourpre, une fille de Rà, autant que possible une sœur du Pharaon, qui, héritant au même degré et dans des proportions égales la chair et le sang du Soleil, avait plus que personne au monde qualité pour partager la couche et le trône de son frère. » G. Maspéro, Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique. Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 270. Cf. p. 272. A l’époque théiiaine, il y eut autant de reines que de rois. Les fils gardaient la prépondérance sur les filles, quand ils naissaient tous d’un frère et d’une sœur utérins et consanguins. Mais si les fils avaient une mère qui ne descendait pas de Râ, l’aînée de leurs sœurs issues de mariages incestueux devenait le Pharaon légitime et succédait à son père. ''Ibid.'', 1897, t. {{rom|ii}}, p. 77-78. Dans le peuple, l’union incestueuse entre mère et fils n’existait pas, mais l’union du père et de la fille n’était peut-être pas entièrement prohibée, et celle du frère avec sa sœur était réputée la plus juste et la plus naturelle. Dans les chants d’amour égyptiens, les mots frère et sœur ont le sens d’amant et de maîtresse. ''Ibid.'', t. {{rom-maj|I}}, p. 50-51. {{2o}}'' Chez les Chaldéens''. « Comme les rois, ne s’attribuant point une origine divine, n’étaient pas contraints d’épouser leurs sœurs, comme les Pharaons, pour entretenir la purelé de leur race, il s’en trouvait rarement entre leurs femmes qui possédassent sur la couronne des droits égaux aux leurs. » ''Ibid.'', t. {{rom|i}}, p. 708. Le Code d’Hammourabi interdisait l’inceste au moins en ligne directe et au premier degré. « Si un homme a eu commerce avec sa fille, on chassera cet homme du lieu, § 154. Si un homme a choisi une fiancée pour son fils, et si celui-ci l’a connue, si le père lui-même ensuite est surpris à coucher dans son sein, on liera cet homme et on le jettera dans l’eau, § 155. Si un homme a choisi une fiancée pour son fils et si son fils ne l’a pas encore connue, et si lui-même a dormi dans son sein, il lui payera une demi-mine d’argent, et lui rendra intégralement tout ce qu’elle a apporté de <section end="INCESTE"/><noinclude> <references/></noinclude> rhhkejklhci6fcs6pz6zs0nguz837uw 15908535 15908314 2026-07-07T13:02:27Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908535 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1539|INCARNATION — INCESTE|1540}}</noinclude><section begin="INCARNATION"/><nowiki/> {{P début|90}}rone, S. J. († 1876), dans ses Prælectiones theologicæ. De incarnatione, Rome, 1835-1842 ; T. W. Humpluey, Mcmoranda o/ angelica doctrine or a digest of the doctrine of S. Thomas of the Incarntdion, l.oncires, 1868 ; P. Del Corona, / misteri di Gesù CItristo secondo la dotlrina di S. Tommaso, d’Aqtiino, (méditation), San Miniato, 1882 ; Fr. Abert, Die Einheit des Seins in Chrisio iind die Lehre des hl. Thomas von Aqiiin, Ratisbone, 1889 ; de Schàtzler († 1880), Das Dognia von der Menscliwerdung Chrisli, Munich, 1870 ; Joli. Bade, C/iristi théologie, l’aderborn, 1870 ; Monsabré. Exposition du dogme catholique, CaTèw.e, 18’77-1881 ; Barlage, († 1881), dans Katholische Do< ?ma<ifc, Munster-en-Wcstphalie, 1839-1864 ; Mattli. Beyr († 1883), dans Instiintiones theologiie dogmaticie, Vienne, 1847 ; Franzelin, S. J. († 1880), De Verbo incarnato, Rome, 1881 ; Scheeben († 1888), dans sa Dogmalik, trad. franc., Paris, 1882 ; Schwiitz († 1890), dans Theologia ilogmatica catholica, Vienne, 1862 ; card. Katschthaler, dans Theologia dogmatica catholica specialis, Ratisbonne, 1877-1888 ; F. Egger, dans Enchiridion theologia " dogmaticæ, Brixen, 1887-1890 ; Huiter, dans Compendium theologiæ, Inspruck, 1878 ; J.-B. Heinricli († 1891), dans Dogmatische Théologie, Mayence, 1873 ; Vincent, S. S. († 1883), dans Compendium universœlheologiæ, Lyon, 18801883 ; P. Hilaire de Paris, O. M. cap. (^ 1889), Theologia univcrsalis, Lyon, 1870 ; Ciir Deus Homo, Lyon, 1867 ; Luca aBronte.O. M. cap. (tl878), Cur Verbum caro factum, Catane, 1869 ; Kleutgen, S. J. († 1883), Théologie der Vorzeit, t. {{rom|iii}}, Munster, 1870 ; Tepe, S. J., Prielectiones theologicæ, t. {{rom|iii}}, De Verbo incarnato, Paris, 1896 ; card. Satolli, ''De incarnatione'', Rome, 1888 ; Einig, Tractatus de Verbo incarnato. Trêves, 1811 ; Jungmann S. J., Tractatus de Verbo incarnato, Ratisbonne, 1897 ; F. A. Stentrup, S. J., Prælectiones de Verbo incarnato, Christologia, t.i-ii ; Soteriolagia, t. {{rom|lii}}-{{rom|iv}}, Inspruck, 1882-1889 ; Terrien. S. J., S. Thoma" Aquinatis O. 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Dubillard, Paris, 1884 ; de Mgr Nègre, Mende, 1896 ; de MgrPerriot, Langres, 1876-1886 ; de Del Val, Madrid ; 1906, de Hermann, de Prevel, Paris, 1912, et surtout ceux de M. Tanquerey, et de M. Labauche. Autres ouvrages récents en français, sur l’incarnation, voir France, t. {{rom|vi}}, col. 698 ; sur Jésus-Christ, voir ce mot.{{P fin}} {{d|A. Michel.|3|sc}} <section end="INCARNATION"/> <section begin="INCESIN (Martin de Sainte-Marie)"/><nowiki/> '''INCESIN (Martin de Sainte-Marie)''', théologien de la congrégation cistercienne des feuillants, né à Paris, vivait encore en 1690. Il enseigna la philosophie et la théologie et publia : Liber rescratiis, scu prima Dibliornm clemenfa ; 2 {{in-8°}}, Paris, 167.3, Tabula gencralis Summx diui Thninx, omnium ejus Iraclatuum numerum, ordinem et connevionem indicans, {{in-8°}}, Paris, 1679 ; Varii juris ulriusque iiluli, ac rerum indices una cum juris canonici hisloria abbreviala, in-S », Paris, 1684. {{P début|90}}Morotius. 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Saint Thomas, qui le considère du côté de l’homine qui ne rend pas aux femmes l’honneur qui leur est dû, le fait consister in abusa mulierum consam/uinilate vcl afjinilale junclanim. Sum. theoL, II » 1 1’t^, q. CUV, a. 1. IMais la femme n’est pas toujours victime d’une violence ; elle peut consentir et elle consent parfois à une union incestueuse. Pour le saint docteur et pour tous les théologiens, l’inceste est une espèce déterminée du vice de la luxure. Les espèces de ce vice se différencient par la condition des femmes dont on abuse, l’inceste, étant abnsus consanguinearum vel afjinium, constitue une espèce particulière de luxure. ''Ibid.'', a. R. Bien que, de sa nature, l’inceste exige le commerce charnel, les théologiens reconnaissent cependant un caractère incestueux aux attouchements voluptueux des consanguins. II. {{sc|Histoire}}. A l’origine de l’humanité, l’union des frères et des sœurs, puis des cousins et des cousines ou des personnes ayant entre elles un lien d’affinité à un degré prohibé plus tard, a été nécessaire pour la propagation de l’espèce et elle n’avait alors aucun caractère incestueux. Avec la multiplication des familles, les mariages de parents rapprochés cessèrent d’être nécessaires et furent interdits par les lois. Saint Augustin le remarquait déjà : Commixlio sororum et frairumquanto fuil antiqnior, compellente necessitate, lanlo postca fada est damnabilior, rcligioneprohibente. De civilale Dei, t. {{rom-maj|XV}}, c. {{rom|xvi}}, n. 1, ''P. L.'', t. xlt, col. 457-458. C’est l’histoire de ces prohibitions religieuses et civiles qu’il faut ébaucher. {{1o}}'' Chez les Égyptiens''. Les Pharaons prenaient comme épouse royale « rarement une étrangère, presque toujours une princesse née dans la pourpre, une fille de Rà, autant que possible une sœur du Pharaon, qui, héritant au même degré et dans des proportions égales la chair et le sang du Soleil, avait plus que personne au monde qualité pour partager la couche et le trône de son frère. » G. Maspéro, Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique. Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 270. Cf. p. 272. A l’époque théiiaine, il y eut autant de reines que de rois. Les fils gardaient la prépondérance sur les filles, quand ils naissaient tous d’un frère et d’une sœur utérins et consanguins. Mais si les fils avaient une mère qui ne descendait pas de Râ, l’aînée de leurs sœurs issues de mariages incestueux devenait le Pharaon légitime et succédait à son père. ''Ibid.'', 1897, t. {{rom|ii}}, p. 77-78. Dans le peuple, l’union incestueuse entre mère et fils n’existait pas, mais l’union du père et de la fille n’était peut-être pas entièrement prohibée, et celle du frère avec sa sœur était réputée la plus juste et la plus naturelle. Dans les chants d’amour égyptiens, les mots frère et sœur ont le sens d’amant et de maîtresse. ''Ibid.'', t. {{rom-maj|I}}, p. 50-51. {{2o}}'' Chez les Chaldéens''. « Comme les rois, ne s’attribuant point une origine divine, n’étaient pas contraints d’épouser leurs sœurs, comme les Pharaons, pour entretenir la purelé de leur race, il s’en trouvait rarement entre leurs femmes qui possédassent sur la couronne des droits égaux aux leurs. » ''Ibid.'', t. {{rom|i}}, p. 708. Le Code d’Hammourabi interdisait l’inceste au moins en ligne directe et au premier degré. « Si un homme a eu commerce avec sa fille, on chassera cet homme du lieu, § 154. Si un homme a choisi une fiancée pour son fils, et si celui-ci l’a connue, si le père lui-même ensuite est surpris à coucher dans son sein, on liera cet homme et on le jettera dans l’eau, § 155. Si un homme a choisi une fiancée pour son fils et si son fils ne l’a pas encore connue, et si lui-même a dormi dans son sein, il lui payera une demi-mine d’argent, et lui rendra intégralement tout ce qu’elle a apporté de <section end="INCESTE"/><noinclude> <references/></noinclude> 6urtbdlyqhdmfjpclxc1dcp3hm2bnwe Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.2.djvu/290 104 4025887 15908474 15544556 2026-07-07T13:01:27Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908474 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|4847|CORDIER — CORGNE|1848}}</noinclude> seul) ; S. Dorothei archimandrite institutiones asceticx, in-12, Anvers, 1646 ; Çrague, 1726 ; Yila S. Dosithei auctore coxta.no, dans ''Acta sanctorum'', t. {{rom|iii}} februarii, p. 382-381 ; 6’. Cyrilli, archiepiscopi Alexandrini, homiliæ XIX in Jeremiam prophetam, {{in-8°}}, Anvers, 1648. Sommervogel, Bibliothèque de la C" de Jésus, t. {{rom|il}}, col. 1438-1442. E. Mangenot. ##CORDIER Philibert Louis## <nowiki/> 2. '''CORDIER Philibert Louis''', jésuite français, né à Langres, le 17 novembre 1696, entra au noviciat le Il septembre 1711. Successivement professeur de philosophie et de théologie, il devint chancelier de l’université de Pont-à-Mousson. En 1746, parut à Amsterdam, sous l’anonymat, un Nouveau système sur la prédestination, appuyé sur l’autorité de l’Écriture, des saints Pères et de la raison, publié par la Compagnie des libraires. Cet ouvrage, édité d’abord à Paris, avait été aussitôt retiré de la circulation. Dom Calmet, Bibliothèque lorraine, Nancy, 1751, col. 303, croit savoir que l’auteur s’était contenté d’une autorisation implicite du P. Général pour publier son livre et qu’il avait été blâmé par les supérieurs de la province, puis envoyé en disgrâce à Ensisheim. Le P. Cordier mourut en effet, au collège d’Ensisheim, le 5 février 1753. Mais en 1746, il était [encore prédicateur à Pont-à-Mousson ; en 1747 et 1748, sa résidence était à Strasbourg ; en 1750 seulement on le trouve à Ensisheim : ce qui paraît bien infirmer les explications de dom Calmet. De Backer et Sommervogel, Bibliothèque de la C" de Jésus, t. {{rom|il}}, col. 1444 ; Hurter, ''Nomenclator'', 1893, t. {{rom|ii}}, col. 1269. P. Bernard. ##CORESSIOS Georges## <nowiki/> '''CORESSIOS Georges''', théologien grec, né à Chio, en 1554. Il suivit les cours de médecine et de philosophie aux universités de Pise et de Padoue, exerça sa profession de médecin à Livourne, et de retour dans son île natale, travailla assidûment à rédiger des ouvrages de polémique contre les Latins. En 1635, le synode de la Grande Église l’appela à Constantinople pour y détendre contradictoirement les croyances orthodoxes contre les attaques du calviniste Antoine Léger, chapelain de l’ambassade hollandaise. Il laissa le manuscrit de ces conférences publiques aux archives synodales de Constantinople pour que ses compatriotes pussent s’en servir dans leurs démêlés avec la Réforme. D’après Papadopoli, il mourut en 1641. Mais cette date est fausse, puisque deux de ses lettres sont datées de 1654. Legrand, Bibliographie hellénique du {{rom-maj|XVII}}{{e}} siècle, t. {{rom|iii}}, p. 256. Coressios a été diversement apprécié. Le patriarche de Jérusalem Nectaire l’appelle « un homme très sage et d’une grande érudition : il s’adonna tout entier à renverser, par une exposition fidèle de la saine doctrine, les nouveautés luthériennes » . Renaudot, Défense de la perpétuité de la foy, Paris, 1709, p. 47-48. Cyrille Lucardans ses lettres le charge d’injures, Aymon, Monuments authentiques de la religion des Grecs, La Haye, 1708, p. 70-73, 108 ; Legrand, Bibliographie hellénique du {{rom|xvii}}{{e}} siècle, Paris, 1896, t. {{rom-maj|IV}}, p. 477, 479, 482, 483, 488. Pour le patriarche Nectaire († 1669), il est un théologien très savant et très érudit. Renaudot, Opuscula, etc., p. 173. Le patriarche Dosilhée ne tarit pas d’éloges sur son compte. Tôu.oç xa-raXXayfiç, préface. Papadopoli Comnène le dit calomniateur émérite des Latins, Prænotiones niystagogicee, p. 117, un homme très vulgaire et d’une grande témérité, p. 156. De son côté, Allatius l’a jugé très sévèrement. De consensione Ecclesise orientalis et occidentalis, col. 998. Papadopoli affirme que, dans sa vieillesse, il se rapprocha des Latins, et montra quelque repentir d’avoir tant diffamé l’Église romaine. Mais l’autorité de Papadopoli est peu considérable. Coressios a écrit un grand nombre d’ouvrages contre les Latins. Legrand cite 63 titres différents de ses tra vaux théologiques. Allatius déclare que son ouvrage contre la primauté du pape et sur la procession du Saint-Esprit ne peut être lu sans nausée. Le plus complet de ses traités théologiques est celui de laprocession du Saint-Esprit : ’Ef/sipiôtov rap tt, ; Ixiropeûtrewe ; co-j’Aytou IIvï-j|j.aTo :, 8.op8a)6èv èv itoAAo ? ;, xat SiaipeÔàv etc xeepâXaia y.’T|j.TJ[j.oe : a 71apà AoctlÔeou izaTpiâpypv’Iepoao).j|j.wv, qui a été inséré dans le Tomo : Ky.-.%>’i -j-yt^ du patriarche Dosithée, Jassy, 1694, p. 276-412. Il y a ajouté trois chapitres sur la grâce incréée, la vision de Dieu et la lumière du Thabor. Il connaît la plupart des théologiens scolastiques qui ont écrit contre les Grecs. Voici, d’après Démétracopoulo, les titres de ses autres ouvrages contre les Latins : 1° Aià>.£, i ; j.z-i. ttvoç t6>v 4>pâpojv rcspi T ?, ; £y.7top£-J(7£({{rom|i}}) ; toO àyio-j LTvev>u.<x < co( ; 2°’Ey/Eipi’êiov iT£p TT|Ç £y.7rops’jæw ; to0 àytov rivevl|ta TOÇJ 3° DvVTOJXt’a TÔ)V CTOÙlXâW &[UXpT7||iâTCdV J 4° Ucp’. TT, ; àpyfîfi to0 Ilâ7ra ; 5° Ilspi to - j èv Sôc.r, xaôapTT)p(oi) rcvpôc ; 6° Ilsp’t Trj ; àTioXa-ja-Eu) ; twv ùyiw, 7° llïpi Tfjç IxttOpeuersco ; toû âyi’ou IIvE-j|xaTOç irpô ; tôv Tà/’/ov AeovaSov ; 8° AiàAoyot TiEpi Tf|Ç Èy.TiopE-jiTSw ; Toîj if(io) IlvEUU, aTO{ /.ara Aatîvcov ; 9° Aoypia-iy.r, (Uo/.oyia. Le premier ouvrage a été imprimé dans un recueil très rare d’écrits contre les Latins, par Cyrille Lucar, Constantinople, 1628, Vrétos, NsoeXAirivixY] yilolofïa, t. {{rom|i}}, p. 18-20 ; le troisième est inséré dans le volume de Simonidés, ’Op6050£iov’EX).r|V(i>v Ôeovoyi-xai ypaoai TSTO-apE ;, Londres, 1859. Dosithée, iIeoï -wv lv *Ieoo50Xûivo : < ; icaTçiapgeuffÂvTwv, Jassy, 1715, p. 1178-1179 ; Ti ; J.o ; K « Tan » .-r^5, Jassy, 1694, préface ; Mélétios, ’Exx).ri ; 71aTTi*i|’IsTojia, Vienne, 1784, t. {{rom-maj|III}}, p. 488 ; Vrétos, NeoeUv*’-, yOioXorfa, Athènes, 1854, t. {{rom|i}}, p. 209-210 ; Aymon. Monuments authentiques de la religion des Grecs, La Haye, 1708, p. 70-73 ; Vlastos, Ta Xni, (Jtoi lra}i « Tï( wjerou Xt’ou, Hermoupolis (Syra), 1840, t. {{rom|il}}, p. 88 ; Sathas, NeoeU^ïixîi f a « lo T t’« , Athènes. 186 » " p. 247-250 ; Démétracopoulo, ’OfSoo’oï.s ; ’EUiç, Leipzig, 1871, p. 153-154 ; Zaviras. Nia’Eu « (, Athènes, 1872, p. 321-325 ; Démétracopoulo, Hçoali-mi v.a. : Stop611 « iç, etc., Leipzig, 1871, p.40-41 ; Procopc, ’ETEETrttMlUÉvYj érŒEHv’LiïjVle Twv XovÉuJV rocEtxwv ; SalliûS, MEtrcuuVEl 6).io90xri, Venise, 1872, t. {{rom|iii}}, p. 481 ; Pékios, U^po.-. : **, tî|î Toupxoxjc.ToJiJ.ivi, ; ’EXXàSo, , Constantinople, 1880, p. 85 ; Rodo Canachi, &oxifilOv -E&i : of pîoy xctt T’ùv ff-jyvoaijtjxàtwv reMçyîou Kopcꝟ. 1 siou toî Xi’oj, Athènes, 1872 ; Nectaire (patriarche), ’Efx.Jii.iov eîej FEuipYtov tôv KopiffETEOV, AeXtÎov tîj ; tTropixr ; xcei ÉOvoXoYExife itc. : ; ; v. ::r ; ’EXXàSo ;, 1891, t. {{rom|iii}}, p. 521-528 ; Hypsilanti, Ti nrràtiiv SX « <nv, Constantinople, 1871, passim : Papadopoulo Kerameus, ’li-Utraii Bt6Aia8>ix>i, Saint-Pétersbourg, 1891, t. {{rom|i}}, p. 219-223. 427-420 ; Id., "ExŒehej r-pî T<7jv èv xîi Pe€Xeo61qxt| xt ; ; TraXaiàç « Kjxaia ; ’ù.’/.r^.-y’. vE..poyp*=uv > Smyrne, 1876, p. 4, 7 ; Id., KaxàXv/o ; -’-. /i xjjt èv Sp.ù vt, BiSÀn>81-xT|ç, Smyrne, 1877, p. 5, 10, 28 ; Allatius, De Ecclesix occidentalis atque orientalis perpétua consensione, Cologne, 1648, col. 997-998 ; Fabricius, Bibliotheca grseca, t. xîi, p. 116-117 ; Renaudot, Opuscula seu appendix ad acta qux circa Grsecorum de transsubstantiatione fidem relata sunt in opère de perpetuitale fldei, Paris, 1709, p. 173 ; Schelstrate, Acta Orientalis Ecclesise contra Lutheri hseresim, Rome, 1739, p. 365-390, contient Georgii Chii Coressii censura de synepsi fidei per Gregorium Hieromonacum édita græcelatine ; Papadopoli, Historia gymnasii patavini, Padoue, 1726, t. {{rom|il}}, p. 296-297 ; Prsenotiones mystagogicx, Padoue, 1697, p. 231, 286, 302, etc. ; Legrand, Bibliographie hellénique du xvii’siècle, t. {{rom|iii}}, p. 255-272 ; Kyriacos, Geschichte der Orientalischen Kirchen, trad. Rausch, Leipzig, 1902, p. 145-146. A. Palmieri. ##CORGNE Pierre## <nowiki/> '''CORGNE Pierre''', théologien français du {{rom|xviii}}{{e}} siècle, né à Corlay au diocèse de Quimper. Docteur en théologie, chanoine de Soissons, il est l’auteur des ouvrages suivants : Dissertation théologique sur la dispute entre le pape saint Etienne et saint Cyprien, in-12, Paris, 1725 ; Dissertation sur le pape Libère dans laquelle on fait voir qu’il n’est jamais tombé, in-12, Paris, 1726, 1736 ; Mémoire touchant les juges de la foy, où l’on prouve que les évêques seuls sont juges de la foy, in-12, Paris, 1736 ; Dissertation critique et théologique sur le monothélisme et sur le {{rom-maj|VI}}{{e}} concile général, in-12, Paris, 1741 ; Les droits de l’êpiscopai sur le second ordre iioitr toutes les fonctions du mi-<noinclude> <references/></noinclude> j99yfodnskaaxl6nmjw2cmeb297zfy9 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.2.djvu/567 104 4026168 15908475 15658977 2026-07-07T13:01:28Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908475 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2401|CUDWORTH — CULLEN|2402}}</noinclude> des anciens à ce sujet, et termine en exposant les différences qui séparent la connaissance sensitive de la connaissance intellectuelle. Quelques années après la mort de Cudworlh une vive controverse s’engagea de nouveau au sujet de ses théories. Bayle, dans sa Continuation des pensées diverses sur les comètes, dans Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 216 sq., prétendit que le True intellectual System fournissait des arguments à l’athéisme. Jean Le Clerc et lady Masham, fille de Cudworth, prirent la défense de l’auteur, et la controverse se prolongea. Œuvres de Bayle, t. {{rom|iv}}, p. 183, 853 sq. Cf. Janet, Essai, p. 58 sq. I. {{sc|Sources}}. L’édition la plus récente du True intellectual System est celle de Harrison, 3 in-8° Londres, 1845. Elle comprend, avec le texte de Cudworth, la traduction anglaise des notes et dissertations de Mosheim. Elle est précédée de l’Account de Birch, suivie du Treatise concerning immutable morality. En 1733, -Mosheim donna, à Iéna, la traduction latine des œuvres de Cudworth, alors imprimées, avec des notes et dissertations fort érudites ; réédition à Leyde en 1773. Un bon abrégé du True intellectual System a été publié à Londres, en 1706, par Thomas Wise. IL Travaux. — Bayle, Œuvres diverses, La Haye, 1727, t. ut, iv ; Birch, An account of the life and writings of R. Cudworth (en tête de l’édition Harrison) ; Franck, art. Cudworth, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques, p. 325-329 ; P. Janet, Essai sur le médiateur plastique de Cudworth, Paris, 1860 ; Le Clerc, Bibliothèque choisie, Amsterdam, 1703 sq., t. {{rom|i}}-{{rom|ix}} ; Lestie Stephen, art. Cudworth, dans le ''Dict''. of nat. biography, t. {{rom|iii}}, p. 271 sq. ; Martineau, Types of ethical theory, Londres, 1885, t. {{rom-maj|ii}}, p. 396 sq. ; .Mosheim, Vita IL Cudworlh, en tête des Opéra. Scholl, art. Cudworth, dans -. t. {{rom|iv}}, p. 3V7 sq. ; Tulloch, national theolo’jy. Londres, 1874, t. {{rom|ii}}, p. 192 sq. J. DE LA SERVIÊBE. ##CULLEN Paul## <nowiki/> '''CULLEN Paul''', cardinal, archevêque de Dublin, naquit le 27 avril 1803 à Prospect, dans le comté de kildarc en Irlande, d’une famille de riches agriculteurs. Il fut élevé au collège catholique de Carlow, oit il eut pour inailrc le célèbre docteur Doyle, plus tard évêque ( ! « Kildare, l’un des controversistes les plus distingués de son temps. Doyle devina bien vite les ressources du jeune étudiant, et l’envoya à Rome, en novembre 1820, se préparer au sacerdoce, au collège Urbain de la Propagande. Le Il septembre 1828, Cullen terminait des éludes tris brillantes par la soutenance publique de il’i thèses De universa tlteologia. Léon {{rom-maj|XII}}, qui présidait l’acte, conféra le bonnet de docteur m défendant après l’avoir chaudement félicité. Prêtre l’année suivante, Cullen, après quelques années de professorat au collège irlandais, en fui nommé recteur. Dès lois.il devient à Rome l’agent des évoques irlandais el t consulté par Grégoire XVI sur toutes les ait. m i ainsi qu’en 1844, il empêche une condamnation de l’agitation d’O’Connell que Peel Tait sollicitée du pape ; elle est remplacée par une lettre au i lergé irlandais, l’engageant à s’abstenir des lutirs politiques. Nemours Godré, O’Connell, p. 355 ; e$pondence of h O’Connell, édit, Fitz-Patrick, t. {{rom|ii}}, p.334 ; d L’Irlande, p. 851. Lonqn’en 1845, Robert Peel institua en Irlande trois collège » de la Reine, poui I nent supérieur, dans lesquels l’instruction devail être strictement non Bectarienm Cullen prit franchei t parti pour U’Connell et ceui I ii i condamnaient ces collèges comme di I il contribua a obtenir ndamnation portée contre eux par la Propagande le’. octobre 1847 Collectio Læenei », t. {{rom|iii}}, col Cf. d< I / li lande, p. 257. i > i olution romaine vinl bientôt donnei a Cullen de mon tn r toute ta valeur. De mai déparl de » jési {{rom|i}}, .< janvier 1840, il eut la loun mdi. Hazzini était alors maltri de R et ivall décrété la fermetun mi Qt, Se défiant du con DICT. Iif. TIIHil. CATHOU sul d’Angleterre, ami des triumvirs, Cullen recourut aux bons offices de Cass, consul des Etats-Unis, et celui-ci obtint que le collège, où se trouvaient plusieurs jeunes étudiants de sa nation, fût maintenu. Maziere Brady, The episcopal succession, t. {{rom-maj|I}}, p. 345 sq. ; O’Byrne, Lives of the cardinals, p. 16 sq. ; Fitz-Patrick, Life of D T Doyle, t. {{rom|i}}, p. 76. L’énergie et l’habileté dont Cullen avait fait preuve dans ces difficiles circonstances achevèrent de le mettre en évidence. Dès l’année 1834, son maître, le D r Doyle, évoque de Carlyle, l’avait demandé pour son coadjuteur avec succession « comme un homme éminent pour sa piété, sa doctrine, et son art de manier les affaires les plus difficiles et délicates » ; si les votes du clergé de Carlyle s’étaient portés sur d’autres candidats, l’indication n’avait pas été perdue. Fitz-Patrick, Life of D’Doyle, t. M, p. 497. Aussi, lorsqu’en 18’t9 le D r Crolly, archevêque d’Armagh et primat d’Irlande, eut été emporté par le choléra, Pie IX donna son siège à Cullen qu’il préférait aux trois ecclésiastiques désignés par le chapitre d’Armagh. Le 24 février 1850, l’élu fut consacré à Sainte-Agathe des Goths par le cardinal Castracani, et data de Rome sa première lettre pastorale où il dénonçait les sociétés secrètes « qui sous prétexte de liberté s’attaquent aux pouvoirs établis de Dieu même. » Le 13 mai 1850, il faisait son entrée dans son diocèse. O’Byrne, Lives, p. 20. En même temps que l’archevêché d’Armagh, Pie IX avait confié à Cullen la mission de convoquer et de présider, en qualité de délégué apostolique, le I" concile national qui se fut réuni en Irlande depuis 1612. Ce concile s’ouvrit au séminaire de Thurles en juin 1850. En 1852, l’archevêque de Dublin, Ma’Murray étant mort, Cullen fut choisi à l’unanimité comme dignissimus par le clergé du diocèse pour lui succéder, et le {{1er}} mai de cette année ce vote fut sanctionné par la Propagande, le 3 mai par Pie IX. En passant d’Armagh à Dublin, le prélat gardait son titre de délégué apostolique pour l’application des décrets du concile de Thurles et rétablissement de l’université catholique d’Irlande. En 1853, il tint un concile provincial à Dublin ; le premier où les évêques du Leinster aient pu se réunir depuis la réforme. Ce concile se déclara nettement contre la participation desprétresâ l’agitation politique connue sous le ni nu de Tenant league. Cette opposition, qui ruina la League, lui enlevant l’appui du cil I blessa au vif les ardents catholiques qui la dirigeaient. Frédéric Lucas, le rédacteur en chef du Tablet, alla porter leurs plaintes à Rome, et Cullen dut s’rendre pour fournir des explications à la Propagande. Il eut gain de cause ; mais sa popularité BOUffril beaucoup des violentes polémiques engagées à cette occasion. Gavan Duffy, League of North and South, p. 303 sq.. 344 sq. : Kervyn de Volkærsbeke, La lutte de l’Irlande, p. 385 sq. ; de Pressensé, L’Irlande, p. 100 aq. A plus forte raison l’archevêque de Dublin condamnai-il quelques années plus tard les attentats des Fénians. le 5 juillet 1865, les a Fraternités des Fénians furent déclaré) illicite pai R m et tout catholique reçut la défense d j appartenir sous peine d’excommunication. n de Volkærsbeke, La lutte de l’Irlande, p,’J'.H tq. ; de Pi I Irlande, p. 425, s’il était l’ennemi 1 lui I en, fidèle ans traditions d’O Connell, soutint toujours la résistance légale aux m dont l’Irlande souffrait depuis trois siècles I .ini-i qu’il encouragea, dans une pastorale du mo m. n 1868, les pétitions, .i par les catholiques d’Irlande au parlement pour obtenii li désétablisæm’n i di l’Eglise anglicane en Irlande. le 36 juillet 1860, i-eiie mesure, votée par li - deui Chambres, était approuvé ! par la reine Victoria. Rîllen, Eceletiatlical y, t. {{rom|ii}}. p. 538 sq. III. - 76<noinclude> <references/></noinclude> 3c325uqxfcabs115muecyj9zx9gvauy Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.1.djvu/22 104 4026226 15908459 15822311 2026-07-07T13:01:12Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908459 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|29|TALMUD — TAMBURINI (PIERRE)|30}}</noinclude><section begin="1"/>inappréciable Wôrterbuch zum N. T. ; indispensable également au travailleur est le Kommentar zum N. T. aus Talmud und Midrash de Strack et P. Billerbeck. La littérature du sujet, immense, ne peut être donnée ici : on la trouvera en grande partie dans l’Einleitung de Strack. Nous nous limitons à l’indication des instruments de travail nécessaires à une première initiation. I. {{sc|Textes et traductions}}. {{1o}} Mickna : nombreuses éditions juives, souvent accompagnées de commentaires ; édition critique et études dans la collection entreprise par Béer et O. Holtzmann, Giessen, depuis 1912 ; H. Danby The Mishnah, translatée from the Ilebrew with introduction and brief explanalory notes, Oxford, 1933 ; texte, traduction latine et deux commentaires dans l’édition de Surenhusius, Amsterdam, 1698-1703, 6 vol. {{2o}} Talmud palestinien : éditions juives courantes de Cracovie, Jitomir et Krotoschin ; traduction française de Moïse Schwab, Le Talmud de Jérusalem, traduit pour la première fois, Paris, 1871-1889 (réimprimé à Paris en 1932, 12 vol.) ; traduction latine de dix-sept traités (en regard du texte) dans B. Ugolini, Thésaurus antiquitatum sacrarum, Venise, 17. « ). » ). {{3o}} Talmud de Babylone : nombreuses éditions juives ; R. Babbinovicz, Sepher dikdukey sopherim. Variée lectiones in Mischnam et in Talmud babylonicum quum ex aliis libris antiquissimis et scriplis et impressis tum{{e}} codice Monacensi prœstantissimo collectée, annotalionibus instructæ (ne porte que sur les trois premières sections), Municb, 1868-1886, 15 vol. ; L. Goldschmidt, Der babylonische Talmud mit kurzen Erklàrungen versehen (texte peu critique et traduction), Leipzig puis Haag, depuis 1897 (10 vol.) ; L. Goldschmidt, Der babylonische Talmud neu iibertragen (traduction seule avec quelques notes), Berlin, 1929-1938, 12 vol. ; traduction anglaise, avec notes, par plusieurs collaborateurs, sous la direction du grand rabbin Herz (sections Xezikim, Nashim et Moed), Londres, 193Ô-1938. {{4o}} Extraits : J.-J.-M. Rabbinowicz, Législation criminelle du Talmud, l’iris, 1876 ; du même, Législation civile du Talmud, Paris, 1878-1880, 5 vol. ; A. Wuensche, Der jcrusalemische Talmud in seinen haggadischen Bestandtheilen zum ersten M aie in’s Deutsche iibertragen, Zurich, 1880 ; du même, Der babylonische Talmud in seinen haggadischen Bestandtheilen, Leipzig, 1886-1889 ; W. Bâcher, Die Agada 1er l’annaiten, Strasbourg, 1884-1890, 2 vol. ; du même, Die Agada der babylonischen Amoràer, Strasbourg, 1878 ; du même, Die Agada der palàstinischen Amoràer, Strasbourg, 1892, 3 vol. ; Cohen, Eueryman’s Talmud, Londres, 1932, traduction française sous le titre : Le Talmud, expose synthétique, Paris, 1933 ; G. Montefiore et C.-G. Lœwe, liabbinic Anthology selceted and arranged with Commentâmes and Introductions, Londres, 1938 ; Brierre-Narbonne, r lalmudique des prophéties messianiques (texte et traduction), Paris, 1934 ; {{rom|li}}. Fleg, Anthologie juive, t. {{rom|i}}, p. 177-28."., Paris, 1923 ; N. Netter, Israël et son Tallinn !, Paris, 1926 ; II. Meiss, Échos des Psaumes dans le Talmud, Nice, 1926 ; L. Berman, Contes du Talmud, Paris, 1927. II. {{sc|Introductions}}. 11. Strack, Einleitung in Talmud und Midrasch, .">’édit., Leipzig, 1921 ; traduction anglaise, augmentée de notes, Philadelphie, 1931 ; M. Mielziuer, Introduction to the Talmud, 2’éd., New— York. 1925 ; —l. Fromer, Der Talmud, Geschichle, Wesen und Zukunfl, Berlin, 1920 ; Piebig, Der Talmud, seine Entstehung, sein W’escn, Inhall, Leipzig, 1929 ; Schurer, Geschichte des jûdischen il.’, nu Zettalter Jesu Christ {{rom|i}}, t. {{rom|i}}, {{1o}} éd., Leipzig, 1901. Sur lu langue : M. —H. Segal, A GrammaT of Mishnaic Hebrew, Oxford, 1927 ; Dalmann, Grammatlk der jûdisch palasltnlschen Aramàlsch, Leipzig, 1894 ; Marshall, Manual n/ //ie Aromate Language of the Babylonian Talmud, Leyde, 1929 ; < ;. Levtas, .1 Grammar of babylonian Aramaic, 2’éd., New-York, 1930 ; Margolis, Lehrbuch der aramàischen Spra eht des babylonischen Talmuds, Leipzig, 1910 ; Nathan ben Véniel, Sepher ha-aruch (dictionnaire), 1480, réédité avec de nombreux compléments, par Kohut, Aruch complelum, 1’éd., Vienne, 1926, 8 vol. ;.1. Levy, Neuhebr&utchei und ehaldûlsches Wôrterbuch ûberdte Talmudim und Mldraschim lition il’— l’Icischcr et Goldschmidt), Berlin. 1924 ; Jastrow, I dictionary of the I argumim, the Talmud hnhii und lalmi and the midrashle Literature, New-York, 1926 ; ’Dalmann, Aramttisch-neuhebrdlsches HandwOrterbuch zum Talmud und Midrasch, {{3o}} éd., Francfort, 1938 ; Eliezer i. huila. Thésaurus lotius hebraitatts ei oelerls et recen imi omplel {{rom|l}}, Berlin ; Dalmann ^Aram&ist’e n Dlalektpro ben, Leipzig, 1927 ; Lowe, Tutorial préparation for Alischna and Gemara, or Talmud unthout Master, Londres, 1926 ; W. Bâcher, Die exegetische Terminologie der jûdischen Traditionsliteratur, Leipzig, 1899. J. Bonsirven. <section end="1"/> <section begin="2"/>'''TALON Jacques''', prêtre de l’Oratoire, parent du célèbre avocat général Orner Talon, est né à Paris en 1598 ; ses études achevées, il entra dans l’état ecclésiastique et s’attacha au cardinal de La Valette qu’il suivit à la tête de nos armées dans les campagnes d’Allemagne de 1635 et 1636. Celui-ci étant mort en Italie en 1639, Talon défendit sa mémoire ; en 1645, il assista, en qualité de député du 2{{e}} ordre à l’assemblée du clergé tenue à Paris et rédigea comme secrétaire le procès-verbal qui fut imprimé : ''Procès-verbal de l’Assemblée du clergé'', Paris, 1645, ''in-folio''. Il se retira ensuite au séminaire de Saint-Magloire, où il reçut la prêtrise ; il entra dans la Congrégation le 11 novembre 1648 à l’âge de 50 ans. Il y composa ''Instruction chrétienne, tirée du catéchisme du concile de Trente, qui comprend en abrégé les principaux points de noire religion, tant pour ce qui regarde la foi que pour ce qui concerne les mœurs'', par le P. Jacques Talon, prêtre de la Congrégation de l’Oratoire, Paris, 1667, in-16. C’est un abrégé du concile de Trente qu’il avait rédigé pour lui-même et qu’il fit imprimer sur le conseil de ses amis. — ''Les exercices du très pieux Jean Thaulère, sur la vie et sur la passion de N.-S. J.-C, mis de l’allemand en latin par le P. Laurent Surius, de l’ordre des chartreux, à Cologne, en faveur des âmes qui désirent faire leur salut : et quelques ouvrages édifiants sur le même sujet, de l’excellent et très pieux docteur Eschius'' ; traduits en français par le P. Jacques Talon, prêtre de l’Oratoire, Paris, 1669, in-12. — ''La vie et les œuvres spirituelles de saint Pierre d’Alcantara, de l’ordre de l’étroite observance de Saint François'', traduites de l’espagnol, par le R. P. Jacques Talon, prêtre de l’Oratoire, Paris, 1670, in-12, 356 p. — ''La vie de la Mère Magdeleine de Saint-Joseph, religieuse carmélite déchaussée, de la première règle selon la réforme de sainte Thérèse, par un prêtre de l’Oratoire de J.-C, édition revue et augmentée'', Paris, 1670, {{in-4°}}, 756 p. C’est la vie écrite par le P. Senault, mais augmentée de plus d’un tiers. — ''Les œuvres spirituelles du R. P. Louis de Grenade, de l’ordre de Saint-Dominique, divisées en quatre parties… Traduction nouvelle par {{M.|Girard}}, conseiller du roi'', Paris, 1664, 10 vol. in-8° ; 1667, éd. in-fol. ; 2{{e}} éd., 1669, in-fol. ''Le catéchisme de Grenade'', traduit par le même, 1668, in-fol. « C’est une tradition parmi nous, dit Batterel, p. 55, dont j’ai pour garants les PP. Cloyseault. Bordes, Brun, que le P. Talon est le vrai traducteur des œuvres de Grenade » ; M. Girard n’a fait que commencer à traduire le ''Guide des pécheurs. — Abrégé de la vie de sainte Magdeleine de Pazzy, religieuse de l’observance du Mont-Carmel à Florence, composé par le R. P. Marc de Gualalajura et Xavière, de l’ordre de Suint Dominique de la province d’Aragon. Traduit en français par le R. P. Jacques Talon'', prêtre de l’Oratoire, Paris. 1771, in-12, 324 p. — ''Traité de la vérité de la religion chrétienne, ouvrage traduit de {{M.|Grottius}}, ambassadeur de la reine et couronne de Suède vers le roi très chrétien''. Paris, {{in-8°}}, sans date et sans le nom du traducteur. — Talon mourut à Paris le 22 février 1671, à l’âge de 73 ans. Il avait composé aussi ''Mémoires du cardinal de La Valette'', qui ne parurent qu’en 1772. 2 vol. in-12. {{P début|90}} Batterel, ''Mémoires domestiques''…, t. {{rom|iii}}, p. 19-57 ; Ingold, ''Supplément à la bibliographie oratorienne''. {{P fin}} {{d|{{sc|A. Molien}}.}} <section end="2"/> <section begin="3"/>'''1. TAMBURINI Pierre''' (1737-1827), naquit à Bretcia, le {{1er}} janvier 1737 ; il fit ses études dans sa ville natale et devint professeur de philosophie puis de théologie au séminaire de Brescia, durant douze an-<section end="3"/><noinclude> <references/></noinclude> aszh96t9360qg1pq7q1c4arfz5k36uo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.1.djvu/194 104 4026402 15908458 15813006 2026-07-07T13:01:11Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908458 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|373|THÉOLOGIE. L’AGE D’OR DE LA SCOLASTIQUE|374}}</noinclude>n’est qu’une Summa magislralis. Robert Grossetête, Epistulæ, éd. Luard, p. 346-347 ; Roger Bacon, Opus minus, éd. Brewer, p. 328 sq., texte amélioré par A. -G. LiUle dans Arch. francise, hist., 1926, p. 808 sq. Mais le mouvement est donné. Le triomphe de la quæstio sera la Somme de saint Thomas ; on sait que celle-ci est essentiellement à base de « questions », chacune des parties que nous appelons « article » et qu’il vaudrait mieux appeler question étant construite sur le type du problema aristotélicien, et l’ensemble étant organisé, divisé et articulé d’une manière systématique et rationnelle. L’enseignement par mode de lectio. que saint Thomas pratiquera d’ailleurs, pour sa part, quotidiennement et qui nous a donné des commentaires scripturaires, est ici abandonné pour des raisons pédagogiques. Nous avons vraiment une œuvre de « théologie », une science humaine de la Parole de Dieu, ainsi que nous le verrons plus loin. <small>''Pour l’ensemble du {{XIIe}}siècle.'' — E. Michnud, Débuts de la méthode théologique au XII » siècle, dans le Correspondant, t. {{rom|xxxiv}}, 1867, p. 122-152 et les ouvrages généraux de M. Grabmann, J. de Gliellinck, Paré-Brunet-Tremblay, É. Gilson. ''Sur Anselme de Laon et son école.'' — J. de Gliellinck, The Sentences <>/ Anselm of Laon and their place in the codi/ication o/ theology during the xiith Century, dans The Irish theological quarterly, t. {{rom|vi}}, 1911, p. 127-4 il ; Fr. Bliemetzrieder, Autour de l’œuvre d’Anselme de Laon ; Trente-trois pièces inédites de l’œuvre d’Anselme île Laon ; Théologie et théologiens’te l’école épiscopule de Paris avant Pierre Lombard, respectivement dans Recherches de théol. ancienne et médiévale, 1. 1, 1929, ». 450-483, t. {{rom|ii}}, 1930, p. 54-79, et t. {{rom|iii}}, 1931, p. 273-291. ''Sur l’entrée de la « Logica nova » d’Aristide.'' — B. Gevcr, l lie ulteii lateinischen Uebersetzungen deraristotelischen Analutik, Topik und Elenchik, dans Philos. Jahrbuch, t. {{rom|xxx}}, 1917, p. 23-43 ; Ch.-H. Haskins, Versions of Aristotle’s l’osterinr Amdutics, dans Studies in the Uistory <>/ Médiéval science, 1921, p. 223-211 ; Fr. Bliemetzi iedei, rVocA einmal die alte lateinische Vebersetiung der Analytica posteriora des Aristoteles, dans Philos. Jahrbuch, t. {{rom|xxxviii}}, 1925, P. 230-249, et t. xi., 1927, p. 85-90. ''Sur Abélard.'' - K. Kaiser, Abélard critique, 19U1 ; ''Th''. Heitz, La philosophie et la foi dans l’ouvre a" Abélard, dans Revue des sciences philos, et théol., t. {{rom|i}}, 1907, p. 703-727 ; G. Robert, Abélard créateur de la méthode et de la théologie scolastiques, ''ibid.'', t. {{rom|iii}}, 1909, p. 60-83 ; .1. Cottiaux, La conception de la théologie che : Abélard, dans lievue d’hist. ., t. {{rom|xxviii}}, 1932, p. 217-29.>, 533-551 et 788-828. ''Sur Gilbert de La Porrée et Alain de Lille.'' - M.-l). Chenu, Un essai de méthode théologique au XII’siècle, dans Revue des , philos, et théol., t. {{rom|xxiv}}, 1935, p. 258-267. ''Sur la « Quæstio »''. M. Grabmann, Einfûhrung in die Summa théologies, des ht. Thomas von Aquin, Fribourg, 1919 i La Somme théologique de saint Thomas d’Aquin. Introduction historique et pratique, tr. Ed. Vansteenberghe, Paris, 1925) ; 11. Finie-, NicolaUS I rivet, seine QuodUbet und llones ordinarlee, dans Festgabe (-1. Bæumker, dans Beilrdge…, 1923, p. 1-63 ; 1’. Glorieux, La littérature quodlibétique de : <.u d 1., 0, Paris, 1925 ; l’. Mandonnet, Introduction aux s. Thomse Aq. quastiones disputâtes, Paris, 1925, t. {{rom|i}}. p. 1-12 ; Saint Thomas créateur de la dispute quodllbélique, dans Kevin des sciences philos, et théol., t. {{rom|x}}, 1 928, p. 177-506, et t. {{rom|xvi}}, 1927, p. 5-88 ; L’enseignement de la Bible selon l’USagi de Paris, dans Repue thomiste, 1929, p. 189-519 ; F. Blanche, Le vocabulaire de l’argumentation et lo tructurt’l’article dans les oiinriujes de saint Thomas, dans Revue des sciences philos, et théol., i. {{rom|xiv}}, 1925, p. 107-187 ; ai. Dentpf, Die Hauptformen mlttelallerltcher Weltantchauung, 1925 (sui la naissance des Sommes théologiques) ; i : . Geyer, lier Begrifl der tcholastlschen Théologie, dans Synthèse n in der Philosophie der Gegenwart. Festgabe t. Dyrofl, Bonn, 1926, p. 112-125 ; l. Lacotnbe, The I llones o cardinal Stephen Langlon, dans the Seul Scholas llcltm, i. {{rom|iii}}, 1929, p. 1-18 ; <. Lacombe ci A. Landgraf, même titre, ''ibid.'', p. 113-158, 61 t. {{rom|i}}, p. 115-164 ; l’. Philippe, L’plan des Sentences de lierre Lombard d’après saint Thomas, dans liall. thomiste. Juillet 1932, Noies et connu., p. 131*-154* ; I. Warichez, Les Dlsputaliones de Simon de Tournai, texte medii, Louvain, 1932, Intr., p. s{{rom|xiii}} sq. ; R.-M. Martin, Œuvres de Robert de Melun, t. {{rom|i}}, Quaritiones de Divina pagina. Texte inédit, Louvain, 1932, Intr., p. {{rom|xxxiv}} sq. ; l’are, ''op. cit.'', p. 123 sq. ; Fr. Stegmuller, Les Questions du Commentaire des Sentences de Robert Kilwardby, dans Recherches de théol. une. et med., t. {{rom|vi}}, 1934, p. 55-70 et 215228 ; A. Landgraf ; Quelques collections de Quæstiones » de la seconde moitié du XII’siècle, ''ibid.'', t. {{rom|vi}}, p. 368-393, et t. {{rom|vii}}, 1935, p. 113-128.</small> {{refa|26|VI. {{sc|L’âge d’or de la scolastique. La théologie sous le régime de la métaphysique.}}}} Cette nouvelle période est extrêmement féconde au point de vue de la théologie, et les positions concernant l’objet et la méthode de celle-ci sont particulièrement discutées. La théologie est-elle une science, est-elle spéculative ou pratique, quel est exactement son « sujet » ? Cependant, au delà de ces discussions techniques, un débat d’une très grande importance se poursuit : c’est, en gros, le débat entre aristotélisme et augustinisme. Nous verrons successivement : <br/> {{refl|261|nosup|num=1. Aristote maître de pensée rationnelle ; }} <br/> {{refl|262|nosup|num=2. La ligne augustinienne ; }} <br/> {{refl|263|nosup|num=3. Positions et débats d’école ; }} <br/> {{refl|264|nosup|num=4. Le {{rom|xiv}}{{e}} siècle. La critique théologique ; }} <br/> {{refl|265|nosup|num=5. Appréciation sur la scolastique.}} {{refa|261|I. ''ARISTOTE MAITRE DE PENSÉE RATIONNELLE''.}} {{1o}} ''La troisième « entrée » d’Aristote.'' La réalité nouvelle qui s’impose à la théologie au {{rom|xiii}}{{e}} siècle est la philosophie d’Aristote. Cette philosophie s’est d’abord limitée à l’Organun, c’est-à-dire à un enseignement portant sur les instruments et les voies de la pensée. Il est vrai que, au cours du {{rom|xii}}{{e}} siècle, des éléments de la philosophie proprement dite d’Aristote commencent à pénétrer dans les ouvrages de théologie : Simon de Tournai met celui-ci au dessus de Platon, il connaît, outre l’Organon, le De anima, peut-être quelques fragments de la Métaphysique et commence à faire un certain usage des catégories aristotéliciennes dans le classement des notions, en morale par exemple. J. Warichez. ''op. cit''.. p. {{rom|xxiv}}-{{rom|xxv}} et {{rom|xxix}}. À la fin du siècle, un Pierre de Poitiers fera de même une place à la Métaphysique d’Aristote, Grabmann, ''op. cit.'', t. {{rom|ii}}, p. 508 ; Etienne Langton à l’Éthique, ''ibid.'', p, 499, tandis que le Stagirite aura déjà reçu, chez.Jean de Salisbury, le titre sous lequel il sera cité dorénavant tant de fois, « le Philosophe ». ''Ibid.'', p. 447, n. 1. Mais il ne s’agit, en tout cela, que d’utilisai ions sporadiques. Ce changement, qui commence dans une bonne mesure chez un Guillaume d’Auxerre ou un Philippe le Chancelier, au début du xiir 5 siècle, sera l’œuvre d’Albert le Grand et de saint Thomas. Il supposera d’ailleurs une connaissance beaucoup plus complète des œuvres philosophiques d’Aristote que cille dont on pouvait jouir au {{rom-maj|XII}}{{e}} siècle. Malgré des recherches très actives, l’histoire exacte des traductions latines des œuvres du Stagirite et. comme on dit, de l* entrée d’Aristote en Occident comporte encore des lacunes et des Incertitudes, On trouvera dans la Ce éd. de l’Histoire de la philosophie médiévale de M. De Wulf, t, {{rom|i}}, 1931, p. 84-80, el t. {{rom|ii}}, 1930, p. 25-38, un résumé de ce qui esi acquis a ce jour, avec la bibliographie afférente. Il existait, avant 1200, outre des traductions anonymes des Llbri naturales d’Aristote (Physique, I>< anima, Dr sensu et sensato, De memoria et reminiscenlla, De morte rt vitaj, une traduction des 1. II et III de l’Éthique d icomaque, nommée l.thicu vêtus, et deux traductions successives, ou peut-être davantage encore, du début de la Métaphysique Jusqu’au 1. I II. c. i. nommées Metaphysica l’cinsiissimu ei Metaphysica velus. Deux vagues de traductions nouvelles se produisent entre 1200 ci 1210.1 ne première, de traductions généralement anonymes et faites sur le grec, amené entre 1200 et 1210 un texte latin « le la Métaphysique, excepté le I. XI ; Vers 1215, des traductions du De anima. De soinno et vlgllla, De generationt ci corruptlone ; vei s 1 2201230, [’Hthtca nova, c’est-à-dire le 1. 1 de’Éthique » r (coinaque, ei des fragments des 1. in et suivants ; enfin,’les uloses ei des commentaires < Adam de Bocfeld et anonymes) 1 m’seconde vague est formée de traductions t. iiie de l’arabe, en partlcullei pal Michel Scot, a Tolède, avant 1220<noinclude> <references/></noinclude> b4me4onbnad44wdq6nie38l9217b2zy Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.1.djvu/295 104 4026505 15908460 15586776 2026-07-07T13:01:13Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908460 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|575|THESSALONICIENS ( I™ ÉPITRE AUX)|576}}</noinclude> pas grever cette communauté, pauvre sans doute. I ''Thess.'', {{rom|ii}}, 3. Ils eurent surtout à se défendre des Juifs récalcitrants qui se liguèrent contre eux et qui n’hésitèrent pas à soudoyer de mauvais sujets, de ces gens qui ne vivent qu’en eau trouble et que Démos-Ihène appelle des piliers d’agora, mpi.zciy.iJ.iy. iyopôç ; Luc, lui, les appelle des àyopaîot, terme que Milligan traduit par the laizaroni of the market-place et dont le français voyou rendrait assez bien l’ctymologie. Ces gens-là représentèrent les missionnaires comme des séditieux, des ennemis de César. Quand la fermentation fut jugée à point, les meneurs vinrent chez Jason, un Juif de race, l’hôte de Paul. L’Apôtre avait-il été prévenu ? On ne le trouva pas. À son défaut, la populace se saisit de Jason qu’elle traîna devant les politarques et qui ne fut relâché que sous caution : on exigea le départ des missionnaires. L’Apôtre ne voulut pas compromettre son hôte. I) décida de partir ; mais comme les adversaires étaient encore capables d’un guef-apens, les frères firent sortir de nuit Paul et Silas et se hâtèrent de les conduire à Bérée, où la bonne nouvelle fut écoutée avec plus de faveur. Ces événements se passaient durant le deuxième voyage apostolique de saint Paul que, avec la majorité des historiens et des exégètes. nous plaçons approximativement entre 50 et 52. C’est dans le courant de l’an 50, quelques mois après son départ de Jérusalem, que Paul dut évangéliser ïhessalonique. IL Introduction a la première épître. — 1° État de ta chrétienté de Thessalonique après te départ de saint Paul. — La tranquillité ne revint pas dans l’Église de Thessalonique avec le départ des missionnaires. Saint Paul témoigne lui-même, I ''Thess.'', {{rom|ii}}, 14, qu’elle evt beaucoup à souffrir, car les Juifs qui avaient poursuivi l’apôtre jusqu’à Bérée, Act., {{rom|xvii}}, 13, retournèrent leur haine contre les néophytes. Les frères étaient-ils assez trempés dans la foi pour résister longtemps aux louches manœuvres des agitateurs ? Leur instruction et leur organisation avaient été hâtives. Ces préoccupations ne laissèrent point de repos à l’Apôtre durant son séjour de plusieurs mois à Athènes. À deux reprises au moins, il songea à retourner à Thessalonique, mais les deux fois « Satan l’en empêcha ». I ''Thess.'', {{rom|ii}}, 18. N’y tenant plus, il n’hésita pas à lui envoyer son jeune collaborateur Timothée, préférant s’exposer lui-même aux inquiétudes et à l’abattement dans lesquels le plongeait toujours l’absence de ses chers compagnons. I ''Thess.'', {{rom|iii}}, 1-2. C’est à Corinthe que, sa mission accomplie, Timothée rejoignit son maître. Act., {{rom|xviii}}, 5. Dans l’ensemble les nouvelles qu’il lui rapportait de la chrétienté étaient excellentes. Les néophytes avaient résisté à la violence de l’attaque et même ils s’étaient fortifiés dans la foi. l’espérance et la charité. Partout on faisait l’éloge de leurs vertus, et on pouvait les citer en exemple à côté des saints de Judée, {{rom|ii}}, 14. Autre consolation bien douce au cœur de l’Apôtre : malgré les insinuations malveillantes colportées contre lui, {{rom|ii}}, 3-12, leur affection restait intacte et son retour était vivement désiré, m, 6. Il y avait cependant des ombres au tableau. Ces païens d’hier, vivant en cette capitale de luxure et de richesse, n’étaient peut-être pas entièrement affranchis de leur anciennes habitudes. Mais surtout, quelquas frères étant morts depuis le départ des missionnaires, les survivants s’allligeaient à leur sujet : les défunts ne seraient-ils pas privés des avantages du retour ou de la parousie du Christ ? Et puis, à quoi bon travailler, à quoi bon s’adonner aux affaires, s’il n’y a plus que quelques jours à vivre ? Plusieurs fidèles, pour des raisons eschatologiques, faisaient une grève indécente de tout travail manuel, au vu et au su des païens, qui s’en prévalaient pour tourner en ridicule cet Évangile qui érigeait en vertu l’oisiveté. C’était un beau scandale, 2° ''Occasion et but de la lettre''. Une telle déviation exigeait une correction immédiate. L’Apôtre se mil aussitôt en devoir de dicter les réponses fermes qui devaient combler les lacunes d’un enseignement rudimentaire et, tout d’abord, corriger cette fausse notion sur les désavantages des défunts au jour de la parousie. Tel est sans doute le but principal de l’épître. Mais, avant d’aborder les points délicats, l’auteur, fin psychologue et surtout père affectueux, laisse déborder sa tendresse. Ces premières pages nous initient à la manière épistolaire de l’Apôtre, qui écrit non seulement avec son génie dogmatique, qui est créateur, non seulement avec son zèle, qui est de feu, mais avec toute son âme, où se pressent tous les sentiments humains et d’où ils voudraient s’échapper tous à la fois. 3° ''Lieu et date de composition''. Les exégètes s’accordent pour dire que cette première lettre fut écrite de Corinthe, peu après le retour de Timothée. La suscription de certains manuscrits laisserait croire qu’elle fut envoyée d’Athènes. Plusieurs Pères et quelques modernes, il est vrai, l’admettent, mais cette note finale provient d’une fausse interprétation de {{rom|iii}}, 1 ; d’ailleurs il est bon de rappeler que ces suscriptions sont l’œuvre de copistes plus ou moins intelligents. Cf. Revue biblique, 1926, p. 161. Comme Timothée semble être revenu au début de la mission de Corinthe, Act., {{rom|xviii}}, 3, on fixera avec grande probabilité l’épître à la fin de 50 ou au début de 51. Notre chronologie est basée sur la célèbre inscription de Delphes, publiée en 1905 par Bourguet. Elle établit que Gallion arriva à Corinthe comme proconsul d’Achaïc la douzième année du règne de Claude, soit aux environs du printemps 52. La rencontre de Paul et du proconsul dut avoir lieu dès les premières semaines de son séjour, vers avril-mai. Et comme, à cette date, l’Apôtre se trouvait à Corinthe depuis déjà dix-huit mois, Act., {{rom|xviii}}, 11, il y était arrivé à la fin de 50. Hennequin, Delphes (Inscription de), dans Dicl. DibL, Suppl., t. {{rom|ii}}, col. 368-370. 4° ''Authenticité''. Si l’on excepte quelques rares critiques, les rationalistes extrêmes de l’école hollandaise (Naber, van Manen, Pierson) et, en Allemagne, à la suite de C. Bauer, Holsten et Steck (Suisse de langue allemande), l’authenticité de cette épîlre ne fait pas de difficulté. Aujourd’hui nous pouvons dire que tous les indépendants sont sur ce point d’accord avec les catholiques. CitonsBornemann (1894), Julicher (1894), Lightfoot, Zahn (1906), Wohlenberg (1909), Milligan, Mofîatt. Findlay et enfin Frame (1912), qui dit qu’aujourd’hui on reconnaît l’authenticité de cette épître ; que seul la contestera, qui se refuse à admettre l’existence même de saint Paul ou à croire qu’aucune de ses lettres ne lui ait survécu. The epistles of S. Paul lo the Thessalonians, dans The international critical Commentarꝟ. 1912, p. 37. 1. ''Témoignages externes''. Il ne faudrait peut-être pas trop appuyer sur les citations implicites de cette lettre que nous retrouvons dans les premiers écrits tels que la Didaché ({{rom|xvi}}, 6, 4) ; saint Ignace († 105), dans Eph., {{rom|x}}, 1 ; Rom., {{rom|ii}}, 1 ; saint Polycarpe, vers 110-151, dans Phil., n et iv ; l’Épitre de Barnabe, entre 86 et 115 (15) ; le Pasteur d’IIennas, vers 150, dans Vis., {{rom|iii}}, 9 ; car « tout se réduit à deux ou trois similitudes purement verbales, quelquefois même à des rapprochements inexacts ». Toussaint, t. i. p. 98 ; pour une confrontation plus rigoureuse des textes, cf. Vosté, p. 31-33. Mais il faut retenir les témoignages formels de plusieurs Pères : saint Irénée (180) qui cite une fois clairement Aposlolum… in prima epislola ad Thessaloniccnces (Cont. hær., Y, {{rom|vi}}, 1), Tertullien, Clément d’Alexandrie, Origène, Eusèbe ; l’hérésiarque<noinclude> <references/></noinclude> i3co9a6a28hw9jmk6jx2j4c42fdhufc Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.1.djvu/328 104 4026539 15908461 15660089 2026-07-07T13:01:14Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908461 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|641|THOMAS D’AQUIN. LE COMMENTATEUR D’AIUSTUTE — (342|33}}</noinclude>*. (36) De instantibus (les n. 33-39 sont authentiques selon Grabmann ; les n. 36 sq. aussi selon Mandonnet). 34*. (37) De quattuor opposilis. 35*. (38) De demonstratione. 36*. (39) De lallaciis ad quosdam nobiles arlislas. 37*. (40) De propositionibus modalibus. 38*. (41) De naturel accidentis. 39*. (42) De natura generis. 40. (57) Ofjicium de festo Corporis Christi ad mandatum Urbani IV papæ (1264). 41. (67) De emptione et vendilione ad tempus, à Jacques de Viterbc, lecteur à Florence (1262). 42. (68) De modo acquirendi divinam sapienliam ad quendarn Joannem, dit aussi : Epistula de modo studendi. 43. (69) Expositio in librum Boethii de hebdomadibus (1257-1258). 44. (70) Expositio super librum Boethii de Trinitate (1257-1258). 45. Expositio in Dionysium de divinis nominibus (1261). 46. Desecreto (1269). 17. Responsio ad Bernardum abbatem Cassinenscm (Ayglicr), carême 1274. 7. Sermons : Sermones (collationes) dominicales, festivi et quadragesimales (1254-1264). Cf. Grabmann, Die Werke, p. 329-342. 8. Principia : Prineipium in Sacram Scripturam « Hic est liber » (1252) ; prineipium [doctoralus « Rigans montes de superioribus » (1256), éd. G. Salvatore, Rome, 1912 ; Mandonnet, Op., t. {{rom|iv}}, Paris, 1927, p. 481 sq., 491 sq. Sur d’autres écrits plus ou moins authentiques ou certainement apocryphes, cf. Mandonnet, Écrits, p. 147-156 ; Bacic, Introductio, p. 118-122 ; Grabmann, Die Werke, p. 345-360. I. ÉDITIONS. {{1o}} Œuvre » complètes. — 1. Anciennes. — La plus célèbre est celle de saint Pie V (edltio piana), Home. 1570 ; les antres sont celles de Venise, 1502 ; d’Anvers, ltil2 ; .le Paris, 1660 ; de lionie-l’adoue, 1666-1698 ; de Venise, annotée » ar B.-M. de Rubeis (Hossi), 1745-1760. — 2. Récentes. Au {{rom|xix}}{{e}} siècle, éd. de l’arme, 1852-1873 ; de Paris (Vives), 1871-1880 et 2’éd. 1889-1890. L’édition critique nouvelle, dite édition léonine (entreprise sous le patronage de Léon XIII), a commencé de paraître en 1882 ; elle comprend déjà il vol. : commentaires sur la Logique et la Physique d’.Vrislote, t. i-m ; Somme théologujue, t. ivmi ; Summa eoniru Gentiles, t. {{rom|xiii}}-{{rom|xiv}}, {{2o}} (lùinres isolées. — Il y a eu de nombreuses réimpressions des deux Sommes, dont il serait trop long de. taire rémunération. Les ouvrages de I’. Mandonnet et de M. Grabmann, cités col. 636, donneront les indications sur les ouvrages récemment édités ou réédités. IL Traductions. — La Somme théologique fait l’objet d’une traduction française (dite de la Revue des jeunes) depuis r.1{{21o}} ; trad. allemande, Salzbourg, 1933 s<| ; néerlandaise ) Anvers, 1927 sq. ; anglaise, Londres, 19.11-1936 ; noie, Madrid. 1880 sq. ; tchèque, Olomouc, 1937-1942 ; chinoise. Peïping et Shanghai, 1930 ; une trad. italienne est en préparation. —— La Summa contra Gentiles a été aussi traduite en anglais par les dominicains anglais, Londres, 1923 ; de même I lie potentia (<>n the power of God), Londc <. 1932 ; de même le Contra pestiferam doclrinam (Tltc apology tur the religious Order>,), par.1. Procter, (). P., Londres, |ÎH)2. Les protestants oïd aussi traduit en anglais la Catena uurea ( Comme ntarics on the jour Gospel » cotlecled ont of ilie works <>/ Hie Fathers » ii si-TTtomas Aqulnos), par M. p.it tison..1. Dobrée Dalgaims, T.-i>. Ryder, 3 vol., Oxford, 1841-1845. {{d|P.-A. Walz.|3|sc}} {{refa|4|IV. {{sc|Saint Thomas commentateur d’Aristote}}.}} — À la cour d’Urbain IV. Thomas fréquenta le dominicain Guillaume de Moerbecke, qui connaissait parfaitement le grec, et d le décida a traduire dircetement du grec en latin les écrit d’Aristote ou à réviser les traductions existantes. Ce traducteur très fidèle l’assista dans la rédaction de ses commentaires, ce qui contribue à expliquer que Thomas possède une connaissance profonde d’Aristote, très supérieure à celle d’Albert le Grand. Sur bien des questions d’exégèse, il reconnaît la doctrine authentique du Stagirite. Nous soulignons ici les points capitaux de la doctrine d’Aristote tels que les a compris saint Thomas. Souvent dans son Commentaire on rencontre les noms des commentateurs grecs d’Aristote : Porphyre, Thémistius, Simplicius, Alexandre d’Aphrodise. Il se montre en même temps très versé dans la philosophie judéo-arabe et il a parfaitement discerné ce qu’elle a de juste et de faux. Il paraît avoir apprécié Avicenne plus qu’Averroès. Comme l’a noté M. De Wulf, à la paraphrase extensive d’Aristote, œuvre de vulgarisation, il substitue un procédé plus critique, le commentaire littéral qui serre le texte de près. Il le divise et le subdivise, pour en voir la structure essentielle, dégager les assertions principales et expliquer les moindres parties. De plus il a le grand avantage sur beaucoup de commentateurs anciens ou modernes de ne jamais perdre de vue en chaque traité l’ensemble de la doctrine aristotélicienne et surtout ses principes générateurs. Aussi plusieurs historiens reconnaissent que ce sont les commentaires les plus pénétrants qui aient jamais été faits du philosophe grec. Comme le rappelle Mgr M. Grabmann, S. Thomas d’Aquin, tr. fr., 1920, p. 58, les scolastiques (Gilles de Rome, Henri de Rate) ont appelé Thomas l’Exposilor, sans plus. Ch. Jourdain, Fr. Hrentano, G.-V. Hcrtling et d’autres ont apprécié hautement sa manière de commenter. Les corrections apportées par lui à l’œuvre du Stagirite, loin de diminuer la valeur de celle-ci, ont mieux montré ce qu’il y avait de vrai en cette œuvre et ce que contenaient virtuellement ses principes. Il est généralement assez facile de voir si saint Thomas accepte ou non ce que dit le texte qu’il explique, du moins quand on est familiarisé avec les œuvres personnelles du saint docteur. Toutes les parties de l’œuvre d’Aristote ont été l’objet de ses commentaires, bien que certains livres soient omis, et que plusieurs de ces commentaires soient restés inachevés. {{1o}} ''La logique''. De tout l’Organon. Thomas a expliqué les parties capitales De l’interprétation ou Péri hermeneias (1269-1271) et les Derniers Analytiques (vers 1268 ou après). Sont omis les Catégories, les Premiers Analytiques, les Topiques et les Réfutations. Il nous fournit ainsi une étude des plus approfondies, du point de vue logique, des trois opérations de l’esprit : conception, jugement, raisonnement. Il montre quelle est la nature du concept, comment il défiasse sans mesure l’image sensible, parce qu’il contient ta raison d’être qu] rend intelligible ce qu’il représente. Il subordonne les concepts selon leur universalité et fait saisir leur rapport avec l’être, dont ils expriment les modalités. Il montre la nature intime du jugement, dont l’âme est le verbe Être, qui se trouve à la racine de tmil autre verbe. Il fait voir ainsi le rapport intime de la logique d’Aristote avec sa métaphysique) avec sa doctrine de l’être, de la puissance i I de l’acte. Il nous donne dans le Péri hcrmenrius une étude très péné trente des éléments « le la proposit ion. substantif, verbe et attribut) et il fait voir « pie la vérité se trouve formel lement dans le jugement, lorsqu’il est conforme au réel On voit ainsi de mieux en mieux que l’obj, I.1. l’intelligence diffère de celui de la sensation et « le rima gination. qu’il est non pas les phénomènes sensibles, mais l’être intelligible, qui est exprime dans le premier et le plus universel de nos concepts, et qui est T. —XV. 21.<noinclude> <references/></noinclude> cepinhmdodfr089l7diynilde9ikfm2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 2.2.djvu/130 104 4027331 15908307 15575879 2026-07-07T12:54:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: cit''., → cit.'',, Lchre → Lehre 15908307 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|[569|CANoX DES LIVRES SAINTS|1570}}</noinclude>es avalent tons conscience de leur inspiration, et on ne oonnalt aucun exemple, en dehors peut-êtri prophètes, d’un écrivain sacré ayant manifesté pur des miracles l’in piration de ses écrits, Quoique ce critérium soit possible et valable, moyennant certaines conditions, il n’a pas été connu ni employé par I et on n’a pas de preuve suffisante de son emploi direct, même chej li i juifs. Fût il vérifié pour quelques livres, il ne pourrait pas l’< tre peur tous. Il reste donc inadéquat, et pour fixer le canon complet ( ! < l’Ecriture, il faudrait, en outre, recourir à l’autorité de l’Église, Beul juge infaillible de la canonicité des Livres suints. F. Schmid, De inspirationis Bibliorum vi et ratione, Brixen, 1885, p. 416-420 ; C. Chauvin, L’inspiration de » divines Écritures, Paris, s. d. (1896), p. 90-99. <section end="C" /> <section begin="C" /> {{refa|3|III. {{sc|Canon de l’Ancien Testament.}}}} Il faut l’étudier séparément chez les juifs et chez les chrétiens. ''I. CANON JUIF DE L’ANCIEN TESTAMENT.'' Le mot canon étant un terme ecclésiastique, employé seulement au iii « ou {{rom|iv}}{{e}} siècle de notre ère, nV. pas été connu des juifs ; mais l’idée qu’il exprime avait cours dans le monde juif. On y croyait à l’inspiration des livres qu’on appelait « saints » , I Mach., {{rom|xii}}, 9, et « divins » . Joséphe, Cont. Apion., {{rom|i}}, 8. Les rabbins reconnaissaient l’inspiration des Livres saints, quel que soit d’ailleurs leur sentiment sur sa nature. J. Delitzseh, De inspiratione Scripturse sacrée qtiid staluerint Paires apostolici et apologetæ secundi sxculi, Leipzig, 1872, p. 1-23. Ils avaient une expression équivalente à celle de livres canoniques ; ils disaient que ces livres « souillaient les mains » , c’est-à-dire rendaient impurs ceux qui les touchaient. Ils avaient imaginé cette impureté causée par le contact des Lcritures pour empêcher les profanes de les traiter sans respect. Les écrits non inspirés « ne souillaient pas les mains » . F. Weber, Die Lehren des Talmud, p. 82. L’histoire du canon ou, pour mieux dire, du recueil des livres de l’Ancien Testament est fort obscure et impossible à écrire, faute de documents. Nous ignorons aussi quels critères servaient chez les juifs à discerner les Livres saints des écrits profanes. On pense généralement que les prophètes reconnaissaient officiellement et infailliblement les ouvrages dont Dieu était l’auteur. C’était le sentiment de Joséphe, ''loc. cit.'', et des Pères de l’Eglise. Ces derniers pensaient que le canon juif avait été clos par Esdras, parce qu’après lui il n’y avait plus eu de prophète ayant autorité pour canoniser de nouveaux livres. Les prophètes auraient rempli cette fonction lorsqu’il y avait lieu et ils le faisaient en vertu de leur mission divine. Enfin, les opinions les plus divergentes ont été proposées, chez les anciens et chez les modernes, au sujet de la formation et de la clôture du canon juif. {{1o}} ''Esdras a clos le canon de la Bible hébraïque.'' Une apocalypse juive, le {{rom-maj|IV}}{{e}} livre d’Esdras, que les critiques datent du règne de Domitien (81-90) ou de celui de Néron (96-98), raconte, {{rom|xiv}}, 21-47, qu’Esdras, avant de mourir, écrivit la loi de Moïse et les livres des prophètes qui avaient été brûlés dans l’incendie du Temple de Jérusalem allumé pur les Babyloniens, et d’autres livres contenant une doctrine secrète. Voir t. {{rom|i}}, col. 148$1-$2 S1. Plusieurs Pères ont cru à cette affirmation légendaire. s. [renée, Cont. heer., {{rom|iii}}, 21, P. t ;., t. {{rom|vii}}, col. 948 ; Tcrtullien, De cultu fœminarum, {{rom|i}}, 3, ''P. L.'', t. i. col. 1308 ; Clément d’Alexandrie, ''Strom.'', {{rom|i}}, 22, ''P. G.'', t. {{rom|viii}}, col. 893 ; S. Basile, Epiât, ad Chelon., ''P. G.'', t. {{rom|xxxii}}, col. 357 ; Théodoret, In Cant., prsf., ''P. G.'', t. lxxxi, col. 29 ; S. Optât, Dr schitmate donatist., {{rom|vii}}, P. /, ., t. {{rom|xi}}, col. 1101 ; Priscillien, Liber de fi.de etapocryphis, édit. Schepss, Corput script, eccl. Int., Vienne. 1889, t. {{rom|xviii}}, p. 52. Le témoignage du IV « livre d’Esdras esi s.ms valeur historique ; les renseignements qu’il fournit sont ignorés de tous les auteurs juifs. Le Talmud de Jérusalem, traité Taamth. {{rom|i}}, 2, trad. Schwab, Paris, t. {{rom|vi}}, p. 179 ISO, rapporte au contraire qu’au rede Babylone, les juil ht dans le parvis du Temple de Jérusalem trois rouleaux du Pentateuqoe. L’auteur de la Synopte, attri aint Alliai /’. <>., t. {{rom|xxviii}}, col. 232, suppose qu’E’luit un exemplaire dis Livres aints qu’il promu : Bon retour en Palestine. Suint Chrysostome, lu Ueb., homU. {{rom|viii}}, ''P. G.'', t. lxiii. col. 71. saint 1’tym.j vi, 3, J’. L., t. i. {{rom|xxxii}}, col. 235 ; Bède, lu I /.’m/., {{rom|ix}}, /’. /.., t. {{rom|xci}}, col. 859, pr.’t. ndent qu’Esdi-as rédigea les Livres saints à l’aide de textes antérieurs, qu’il abri commenta, remit en ordre, compléta ou transcrivit seulement selon que l’exigeaient leur caractère et leui de conservation. Ces suppositions manquent de fondement. Cependant, mémeapn < ; r. oir reconnu leur nature légendaire, beaucoup de critiques ont maintenu qu’Fsdras avait réellement clos le canon de l’Ancien T ment, sous prétexte que la légende a un fond de vérité. Aujourd’hui on n’y attache plus guère d’importance et on suit des voies nouvelles. Cf. Claire, Introduction, Pari-. 1839, t. {{rom|i}}, p. 73-92 ; Lamy, Introductio, 5{{e}} édit., Malines, 1893, t. {{rom|i}}, p. 44-45 ; Ubàldi, Introductio, & édit, Rome, 1882, t. {{rom-maj|ii}}, p. 140-166 ; Corncly, Introductio generalis, 2{{e}} édit., Paris, 1894, p. 12-51. {{2o}} ''La Grande Synagogue a clos le canon de la Bible hébraïque.'' Les critiques protestants attribuaient la clôture du canon, non pas à Esdras seul, mais à une grande assemblée qu’il présidait et qui se réunit à Jérusalem après le retour de Babylone pour travailler à la restauration de la religion juive. Un des objets de sa sollicitude aurait été la fixation officielle de la collection dis Livres suints. Hottinger, Thésaurus philologicus, I. I. c. {{rom|il}}, q. {{rom|i}}, 2{{e}} édit., Zurich, 1659, p. ill ; J. liuxtorf. Tiberias, 1 1620, p. 93-102. L’existence de cette assemblée repose sur le Pirké abolit (vers 200 après Jésus-Christ), {{rom-maj|I}}, 1, Schuhl, Sentences et proverbes du Talmud et du 3/idratch suivis du traite (Taboth, Pari-. 1878, p. -479, sur le liaba Bathra, fol. 14M5", L. Wogue. Histoire de la lltble et de l’exégèse biblique, Paris, 1881. p. 15-20, et sur différents passages du Talmud, entre autres le traité Sanhédrin, {{rom-maj|X}}, {{rom|l}}, Talmud de Jérusalem, trad. Schwab, Paris, 1889, t. {{rom|xi}}, p. 49. Ces textes reproduisent les idées des rabbins du {{rom-maj|II}}{{e}} et du {{rom-maj|III}}{{e}} siècle de notre ère sur la composition des Livres suints. Ils attribuent une part dans ce travail à l’activité de la Crande Synagogue, mais ils ne disent pas que cette assemblée ait formé ou clos le canon de la Bible hébraïque. Les rabbins du moyen âge ont imaginé tant de légendes sur la Crande Synagogue, que certains critiques doutent même de l’existence de cette assemblée ou la nient formellement. Cf. J. Cohen, Les pharisiens, Paris, 1877. t. I. p. 12-15, 22-23, 29-32 ; A. Franck, Nouvelles études orientales, édit. Manuel, Paris, 1896, p. 18-22 ; 1. Bloch et F. I Histoire de la littérature juive, Paris. 1901, p. 97-100. {{3o}} ''Identité primitive du canon des juifs de Palestine et des juifs d’Alexandrie.'' Les critiques modernes pensent généralement que le canon juif n’a pas été clos par Esdras ; selon eux, il s’est formé successivement et a été fermé bien postérieurement ù Esdras. Mais ils n’expliquent pas de la même manière sa formation et n’assignent pas la même date à sa clôture. Les uns distinguent deux canons différents et deux recueils bibliques, celui des juifs d’Alexandrie étant plus développé qm lui des juifs de Palestine. Ces derniers reçurent et recueillirent les Livres suints au fur et à mesure de leur composition. Le Deutéronome fut remis par Moïse aux prêtres, pour le lire au peuple Unis les sept uns. et il fut placé dans l’arche. Deut., {{rom-maj|XXXI}}, 9-13, 24-86. On le retrouva dans le Temple sous le règne de Josias. IV Reg., {{rom|xxii}}, 8-XZIII, 23 ; Il Pur., {{rom|xxxiv}}, 1 1-xxxv. 19. Josué y ajouta un nouvel écrit. Jos., {{rom|xxiv}}, 26. ainsi que Samuel. 1 I X. 25. Le roi Ezéchias lit rassembler des recueil-. ! Psaumes, Il Par., {{rom|xxix}}, 30, et de proverbes. Prov., x.<noinclude> <references/></noinclude> b4pbip00rtzpob9opr2d49rldebqxmm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 2.2.djvu/556 104 4027747 15908473 15822348 2026-07-07T13:01:26Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908473 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2421|CHRYSOLORAS|2422}}</noinclude> : l il répondit qu’il parlait h propre OU, Jean ni Pâli’i p. lo. i lole, relat{{rom|i}}{{e}} aussi pai métrakopoulo, a p té inventée par l’imagi i in fertile du Fantaisiste historien du concile de Florence. La date de la ri de Démétriua est incon nue. Presque tous et écrits, lettres, sermons, ti ou dialogues contre les Latins sont inédits et <li~r dans lei codices de plusieurs bibliothèques, i n érudit grec du wiir iécl i iir< Dapontés, dans le codex 251 du monastère de Xéropotamos, au mont Athos, a dressé la liste des ouvrages de Démétriua Chrysoloras, conti’nns dans un codex de la bibliothèque du Sauveur dans l Ile de Scopélos. Cette bibliothèque n’existe plus aujourd’hui et le codex examiné par Dapontés, bien qu’en très mauvais état, était un des rarissimes manuscrits où les écrits de Démétriua étaient réunis. La liste Buivante est faite d’après M. Larnbros et les codices les plus importants : l u Aô- ; o ; il : trjv yévvt|dtv voû XpioroO, ou Jj ày/r, "Aorpotç u.èv oùpavoïç ; {{2o}} Ao-o ; t’; ttjv Oî : a’/ n£Tau, 6pça)(Tiv’ou ?, à-./r, "Axoue oupavé ; {{3o}} Aôvo ; s ! ; tî|v Betav Tasr.v, of r, às/r, Méyac el 1 {{4o}} Aoyo ; et ; trjv âyt’av’AvàsTaatv toû Eamjpo ; fjpàiv’Iqaoû Xpuxroû, ou r, àv/r, Xptorbe lx vexpûv ; {{5o}} A’/ ; o ; t ! : rijv xofu, r)o*tv t-7 ; Û7rEpayfoc Beotoxov, ou r, ày/y, £0X0pjiv êxetvo ; ô |xé- ; a ; ; {{6o}} Aoyo ; {{e}} ! ; rbv EùayyeXlJUÀv tf, ; oicepayfac Âcanom) ; r)p.ûv t&eordxou, ou r, à ?//, *0 V-’-'' È : a : cto ; ; {{7o}} Adyoc s’. ; rbv uiyav Avju/qTpcov Lai eiç Ta U.upa o-j /, à y y/, Âi)U.qTplO(, to yXuxÙ K P<*yP-*> ^°’AwS£ ;. ; ; ; s ! ; to Oa.o.a t/, ; 6eOTQXOU, tb Yevdpevov èv KwvoravtivouihJXei T)(iÉpa vpfci] 8n aXv)6£ ; eotiv, ou » | açyr, DoipOiv ; > xép’p. Les cinq premiers sermons sont mentionnés dans la liste de Dapontés, Larnbros, Catalogue of the greel ; manuscripts on minuit Allias, Cambridge, 1885, t. r, n. 2585, p.’2-20 ; M.. Die Werke des Démétrios Chrysoloras, dans Byzantinische Zeitschrift, 1894, t. {{rom|iii}}, p. 599-601 ; les trois autres se trouvent dans le codex XXXI, plut, x (xv siècle), de la bibliothèque Laurentienne de Florence. Bandini, Calalogus codicum manuscriptorum bibliothecæ medicese Laurentianss, Florence, 1764, t. {{rom|ii}}, p. 495. Le codex 161 (I. III. 4), de l’Escurial (XV siècle) contient aussi les sermons de Démétrius Chrysoloras. Miller, Catalogue des manuscrits grecs de la bibliothèque de l’Escurial, Paris, 1848, p. 134. Dans ce codex, le sermon qui porte le titre suivant : Hpoo~ç(t>v7)(ia i’. : tt|V uisepaytav deordxov e-j/scsitty-piov, d’après le P. Barvoetius est presque identique au sermon de Jean le géomètre sur la dormition de la sainte Vierge, ''P. G.'', t. {{rom-maj|LVI}}, col. 805-810 ; Miller, p. 525 ; 9~> AcôXoyoc on où Sixaiôv ëotiv ôp60f16£oi ; eripcov op60ôô ; uv xecrqYopstv, ou i ipyô Auafac. Ti lï -h xemyvopEîv ; {{10o}} Aôyo ; truvoTmxb ; as’wv £xoîijo*ev o àyttùTatoî NeïXo ; x’s/wt.’.tI. ; -’) : 0£o*o~aXov(xy)c, ou xa Ta ; Xûo~ste xoù ta ; tûv EvavTteov evo-tâo*ei ; y.a’: voùç o~uXXoyio*u, ouc aùtoî ; <7/v).aTiv ïttoSeixvÙv sj (ruvTdpti) -Lara avXXoyto’UÀv fxaorov, Codex scldentanus 41 (xrv{{e}} siècle), Coxe, Catalogi codicum manuscriptorum bibliotheess Bodleianss, Oxford, 1853, part. I. col. 604-605 ; codex 243 ixmsiècle), de la bibliothèque synodale de Moscou, fol. 95-111 ; codex 254, fol. 118-160, Vladimir, Sistematitcheskoe opisanie rukopisei Moskovskoi tinod&lnoi biblioteki, Moscou, 1894, p. 323, 348 ; II » ÂiaXoyo ; ivaipsnxbe roO XâyOU ov î’ypal/E Ar, : ;./Tp’.o ; o KuS(i>V7|( y.ara toC ixaxapîov QeaaaXovixYi ; xup(ou NefXou toû Ka6â<riXa ; les interlocuteurs du dialogue sont saint Thomas d’Aquin, Cydonius, Nil et Chrysoloras ; le dialogue roule sur les anges et la procession du Saint-Esprit, Codex Laurentianua, {{rom|xiii}}, plut, v (xv siècle’, Bandini, ''op. cit.'', p. 32 ; Codex l’arisinuB, L284, Omont, Inventaire sommaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque national''. Paris, 1886, t. I. p. 286 ; Codex Kauianns 305 (XVI’siècle. G s manuscripti apud Nonios patricios venrtos asservait, Bologne, 1781. p. 51 î ; 13 » Toû XpuaoXwpS iiropoC i-.i’: - -.’-, Kûpio -j'>/r, ’An . Lamba ius, Bibliotht i {{rom-maj|VII}}, Vienne, 1781 latine de ce dialogue < ëté publiée | mba od, Bibliographie lu’"* siècle, t. {{rom|iii}}, p. I i". / sophica et theolegica habita I 11 Palssologo imperatore, I lorence, l’-l^. p. 9 DiêpuUUia habita coram Emmanuele 11 l’alœologo imperat in i/ua jnimiim Demelrius Chrysoloras retpondet Att-Umio cuidam Asculano dubitanti ; cum nodo de Juda dixerit Dominas : ilelius esset et si natus non fuitsi. Legrand, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 132 ; {{13o}} Canisius a publié une lettre d’un Démétriua de Thessalonique a Barlaam : Epistola tapientistimi et doclissimi oiri Demetrii Thessalonicensis ad dominant Barlaamum episcopum Géra » </ua ponens omiua dubia sua </ s Sancti petit ab eo doceri, quibus nuodis addvetus sit credere i iinm Sanctum ex Filio procedere, Lectiones antiquæ, édit. Basnage, Amsterdam, 1725, t. {{rom|iv}}. p. 378-386 ponse de Barlaam, iotd., I ; Cave et Oudin at tribuent cette lettre à Démétrios Chrysoloras : Migne l’a publiée sous le nom de Démétrios Cydoniui t. eu, col. 1283-1301 ; li 3 le Codex Laudianus 13 (xvt » siècle), d’Oxford, mentionne ces deux écrits : Ar)p.i)Tptou toO XpuaouXoupâ sic I AtâXoyoç, Av Ypatxbc’/î-aro ; r, ftep IIveûpaTO ;, ou t, à’.//, Ai : ’ïihïx’j : -r : èrr-.TT’// vv : {{2o}}’AvaaxeuTj{{e}} ! ; tt, v T.iy.z’)v.’z~’avTtîi ètt’.tto)/, / za’.a : ’>/ ~pÉo6 : a)v toû Ilj.ra.’O Ilarr.o y.a’: à ftb ? p.t’a î : 7 : v ipy^TOÙ a STOC, Coxe, ''op. cit''.. col. 557 : ils sont cependant mentic : dans la liste des ouvrages de Barlaam, ''P. G.'', t. eu), col. 1251 ; {{15o}} le Code.r parisinus 1-J18, Omont, op. t. {{rom|i}}, p. 269. et le codex 329 d’Iviron, Larnbros, n. I t. {{rom|ii}}, p. 81-86. contiennent d’autres écrits de Démétrius Chrysoloras dont le rôle littéraire n’a pas été jusqu’ici étudié. Quelques extraits de ses œuvres de polémique sont cités par Allatius, Johannes Henricus Hotling fraudis et imposturx manifestas comictus, Rome, lUGi p. 49-50, 331, 473. Pour la biographie de Chrysoloras il serait utile d’étodic lettres très courtes à Manuel II Paléulogue, codex 395 ottobonitn. Féron et Battagtini, Codices manuscriyti gr&ci ottubo’. Rome, 1893.).. s :, -., ]{{e}} x Baruccianus 125, t’le, : {{rom-maj|I}}, | codex parisinus 1191, Oai^nt, t. i. p. 2ô3. lue lettre de M Chrysoloras a Démétrius est insérée. ''P. G.'', t. ci.vi, col. Oudin, Commetitarius de scriptoribus eccksiasticis. L’1722, t. {{rom|iii}}, r !. Z Scriptorum ecctesiastie historia litteraria, Oxford, 1 "43. t. {{rom|ii}}, p. 129-100 ; Allah ;. EcclesUe occidentalis atque orientalis perpétua consensione, Cologne. 1C48, ci I. 861-t istvria w non verx inter Grmcos et Latinos, La Haye, I . Nota, et<, ''ibid.'', p. 10 ; Faliricius, Bibliotht édit. Maries t. {{rom-maj|XI}}, p.412-’il3 : Nouvelle biographie unive-Paris. 1854, t. ix.. I. 482 ; Werner, Geschicltte der, clien und pôle i isefutn Litteratur, Schaflhausen, InU. t. {{rom|iii}}, p. 50 ; Dém>.’OftiSilo ; ’EXV » ;, Lei| bâcher, GesclùclUe der by : antinischen Litteratur, 1p. U0. A. PALWinr.i. ##CHRYSOLORAS Manuel## <nowiki/> 2. '''CHRYSOLORAS Manuel''', célèbre humanist xiv-xv siècle. Son nom appartient plus à l’hisl littéraire qu’a la théologie. Chrysoloras naquit à t tantinople vers le milieu du xiv siècle. Son érudition et son éloquence répandirent sa renommée et lui rèrent « le nombreux disciples. L’empereur Manuel II Paléologue 1 1391-1 125 l’envoya en Italie pour y solliciter contre les Turcs les secours des princes chi l’Occident. Resté en Italie, il ouvrit une école de j.r.nnmaire et de littérature grecques à Florence. Que ! années plus tard, il se fixa a Paris, 1 1 > n I iOS il n<noinclude> <references/></noinclude> lhbybru9yq4hvtuprp8iyq0crinw3yo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/27 104 4027863 15908496 15431289 2026-07-07T13:01:49Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: toc. → loc. , oj → of 15908496 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|29|ENFER DANS L’ÉCRITURE SAINTE|30}}</noinclude><section begin="1"/>peuple hébreu. Cependant, lorsque Dieu instruisit son peuple, les esprits n’étaient pas à l’état de table rase. Ils avaient les idées de leur jiays d’origine et la révélation divine aurait pu s’y grelïer, en dissipant progressivement les ténèbres et en projetant sur la vérité une plus vive lumière. Il n’y aurait donc rien d’étonnant que les conceptions primitives des Hébreux sur le séjour d’outre-tombe et les mots qui les exprimaient aient eu des rapprochements et la même signification que les idées et les termes chaldéens, Abraham étant sorti d’Ur en Chaldée. D’autre part, même en adoptant la première signification, ''{{lang|he-Latn|še’ôl}}'' (Septante : {{lang|grc|ᾅδης}} ; Vulgate : ''{{lang|la|infernus}}'') ne signifie pas davantage enfer au sens strict, lieu de damnation, mais demeure des morts en général, justes et impies. Cf. par exemple, Gen., {{rom|xxxvii}}, 35 ; Num., XVI, 30. Et cela avec raison, car, avant l’ascension de Jésus-Christ, aucune âme ne pouvait entrer au ciel ; on pouvait donc dire que tous les morts étaient en un même lieu, loin du ciel et de la surface de la terre. Dans le Nouveau Testament, la même conception du ''{{lang|he-Latn|še’ôl}}'' est gardée dans tous les textes qui décrivent l’au-delà en son état primitif, avant les changements opérés par le Christ. Ainsi dans la parabole de Lazare et du mauvais riche, celui-ci est enseveli dans l’{{lang|grc|ᾅδης}}, celui-là est porté dans le sein d’Abraham, les limbes, Luc, {{rom-maj|XVI}}, 22, mais les deux régions semblent faire jiarlie d’un même lieu. Voir t. {{rom|i}}, col. 111-115. Act., 11, 2 I ; Kph., {{rom|iv}}, 9 ; I Pet., {{rom|iii}}, 19. C’est dans le même sens qu’il est parlé de la descente de Jésus-Christ aux enfers. La rédemption et l’ascension bouleversent réconomic ancienne ; dans le ''{{lang|he-Latn|še’ôl}}'' antique, il ne reste plus que les pécheurs et spécialement les damnés ; l’enfer des damnés reçoit alors un nom spécial ''géhenne'', {{lang|grc|γέεννα}}, {{lang|he|גֵּיהִנֹּם}}, ''gê-hinnôm''. L’origine du mot est donc hébraïque. En hébreu, il signifie : vallée de Hinnôm ; on disait aussi gé-ben-hinnôm : vallée du fils d’Hinnom, ou encore gé-benon-hinnôm : vallée des fils d’Hinnom. Hinnom doit être un nom propre, celui de quelque projjriétairc ancien pas autrement connu. Cette vallée était un ravin au S.-O. de Jérusalem. Cf. Hagen, Lexicon bibliciim, t. {{rom|ii}}, p. 179 ; Dictionnaiie de la Bible de M. Vigouroux, art. Géennom et Géhenne, t. {{rom|ii}}, col. 153-155 ; Wilke-Grimm ; surtout G. Warren, Hinnom, dans Dictionary of the Bible, Edimbourg, 1002, t. {{rom|ii}}, p. 385-388. Sous les rois impies Achaz et Manassc, IV Heg., {{rom|xxiii}}, 10 ; Jer., XXXII, 35 ; II Par., {{rom|xxxiii}}, 6, les Juifs y avaient immolé leurs enfants à Moloch dans les brasiers de Tophet. Josias rendit ce lieu impur en y faisant jeter des innuondices de tous genres, cadavres, etc., IV Heg., xxiii, 10, et celle pratique ayant continué après lui, ce lieu devint comme la senlinc de Jérusalem ; des feux y brûlaient en conséquence jiresque perpéluelletnenl pour consumer ces pourritures,.ussi, dès le temps d’Isaïe, la lugubre vallée devint la figure de l’enfer, Is., {{rom|lxvi}}, 21, et fut appelée géhenne du feu « . Jésus-Christ n’a donc pas créé le mot, ni sa signification infernale ; il en a fait seulement un large usage, jiarce que le ravin ténébreux et maudit, avec ses cadavres lenleinent dévorés par les vers, ou brûlés sur des bûchers sans fin, élail un emblème expressif <hi véritable enter ; l’enfer était cela, mais pour toujours : un ver qui ne meurt pas, un feu qui ne s’éteint pai Ce lieu est encore nommé itbinw, Luc, {{rom|viii}}, 31 ; Apoc, {{rom-maj|IX}}, 11 ; {{rom-maj|XX}}, 1, 3 : fonrntiisr de feu, Matth., {{rom|xiii}}, 42, 50, clc.ileuélrrnet. Milth., xviii.S ; {{rom|xxv}},’ll ; Jude, 1 ; étang de /eu et de soufre,.mc., {{rom|xix}}, 20 ; {{rom|xx}}, 0, 15 ; XXI, H ; ténèbres rrtérieiires, Maltli., {{rom|viii}}, 12 ; {{rom|xxii}}, 13 ; XXV, 30 ; cf. lll’cl., Il, 17 ; Jude, 13 ; tien de tourments, Luc, {{rom-maj|XVI}}, 28 ; perdition, destrnrtion, Mallh., {{rom|vii}}, 13 ; Phil., {{rom|iii}}, 19 ; I Tim., {{rom|vi}}, 9 ; II Thess., {{rom|i}}, 9 ; cf. Gal., vi, 8 ; mort, seconde mort, Rom., {{rom|vi}}, 21 ; Apoc. {{rom|ii}}, 11 ; XX, 6, 14 ; XXI. S ; larlarc, II Pet., {{rom|ii}}, 4. Sur le vocabulaire biblique de l’enfer, voir Salmond. art. Hell, dans JJictionary of the Bible, t. {{rom|ii}}, p. 3 43-31(). Nous étudierons successivement l’enfer : {{1o}} {{refl|1|nosup|num=dans l’Écriture}} ; {{2o}} {{refl|2|nosup|num=d’après les Pères}} ; {{3o}} {{refl|3|nosup|num=d’après les théologiens}} ; {{4o}} {{refl|4|nosup|num=d’après les opinions erronées}} ; {{5o}} {{refl|5|nosup|num=d’après les décisions de l’Église}} ; puis, nous exposerons : {{6o}} {{refl|6|nosup|num=la synthèse de l’enseignement théologique sur l’enfer}}. <section end="1"/> <section begin="2"/>'''{{refa|1|I. ENFER DANS L’ÉCRITURE SAINTE.}}''' — {{refl|I-1|nosup|num= I. Dans l’Ancien Testament.}} {{refl|I-2|nosup|num= II. Dans le Nouveau.}} {{refa|I-1|I. {{sc|Dans l’Ancien Testament}}.}} {{1o}} Penlateuque, Juges, Rois. Comme chez tous les peuples, la croyance à l’au-delà fait partie essentielle de la religion hébraïque primitive. Cet au-delà est un lieu cl un état. Le lieu, comme il a été expliqué plus haut, est appelé ''še’ôl'', caverne souterraine, engloutissant tous les morts. Ce lieu est certainement distinct du tombeau. Pour sa description générale ainsi que celle de l’état commun de ses habitants, voir F. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', {{6e}} édit., Paris, 1896, t. {{rom|iv}}, p. 570-581 ; Dictionnaire de la Bible de ÎI. Vigouroux, art. Enfer, t. {{rom|ii}}, col. 1792-1795 ; J. Touzard, dans la Reinie biblique, 1898, p. 212-217. Nous ne nous occuperons ici que de l’enfer au sens strict, c’est-à-dire du lieu et de l’état des âmes en état de péché mortel après la mort. L’état des âmes dans le ''še’ôl'' fut d’abord chez les Hébreux très obscur. Que peut, en effet, dire de certain la raison sur cet état ? La raison, nou éclairée par la révélation divine, est impuissaute à le connaître clairement ; l’expérience de l’humanité dans toutes les religions anciennes le montre bien. Or, l’exercice de la raison était peut-être moins déveloiipé chez les Juifs en général que chez beaucoup d’autres peuples. Race toute positive et toute pratique, race très jalouse et très cxclusiviste au point de vue de la nationalité, les Juifs primitifs n’étaient que très peu aples à réfléchir et à spéculer sur l’au-delà individuel. Ils croyaient à l’autre monde, mais ils pensaient surtout à celui-ci pour y cliercher le bonheur personnel et la prospérité nationale. Voir en particulier cette opposition entre l’eschatologie individuelle et l’eschatologie nationale, mise en relief jusqu’à l’excès par P. J. Toner, The catholic Encgclopedia, art. Eschalologij, New York, 1909, t. {{rom|v}}, p. 531 ; R. H. Charles, EneijelopæJia biblica de Cheyne, art. EschatologiI. Londves, 1901, 1. M. p. 1335 sq. La révélation primitive hébraïque n’.ijouta que très peu de chose aux notions imparfaites fournies par la raison. Par suite, sous le rapport de la sanction morale dans le ''še’ôl'', la conscience juive fut d’abord très imparfaitement éclairée. ICile avait un vif sentiment de sa responsabilité, individuelle et nationale, devant Jahvé. Cf. Gen., {{rom|iii}}, 3 19 ; {{rom-maj|IV}}, 7, 13, 23 ; xii sq. : histoire des patriarches, Ahraliani, {{rom|xxiv}}, 40 ; Isaac, {{rom|xxxi}}, 48-54 ; Jacob, xLvii, 9, 31 ; xlix, 18 : Joseph, {{rom|xxxix}}, 9 ; Exod., {{rom-maj|IV}}, 24 —2(5 ; {{rom-maj|V}}, 21 ; {{rom-maj|XV}}, 20 ; xvi.6-9 ; {{rom|xviii}}, 10. etc., toute la constitution théocratique d’Israël au point de vue moral, social, politique. économiriue niêuie, et toute l’histoire des chutes, des châtiments et des conversions d’Israël s’avouant coupable, digne de châtiment, implorant le jiardon de Dieu. Ceci à rencontre des idées sur l’amoralisme primitif des Hébreux, dans R. H. Charles, loc. cit.. col. 1335 1313. Cependant, cette responsabilité morale des 1 lébreux devant Jahvé était surtoul à échéance terrestre. La loi, Lev., {{rom-maj|XXVI}}, 14-21 ; Deut., {{rom|xxviii}}, 15-45. cnumère toutes sortes de châtiments pour ceux qui Ir.msgressent les préccptes divins, et les cliàtimeiits sont tous terrestres, cf. Milton S. Terry. liibliral Dog-<section end="2"/><noinclude> <references/></noinclude> sp82xip2u6omru4jkoslff9yfdgfx2l Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/99 104 4027935 15908504 14642428 2026-07-07T13:01:57Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: nlion → ntion , oj → of 15908504 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|173|ÉPHÉSIENS (EPITRE AUX ; |174}}</noinclude> apprendre, eux aussi (-/al jjj.îT ;), {{rom|vi}}, 21, ce qui concerne Paul, ce qu’il fait. L’apôtre a les deux Églises présentes en même temps à l’esprit, et par suite il s’exprime d’une manière incorrecte au point de vue littéraire, comme si les lecteurs de la seconde lettre connaissaient ce qu’il a écrit dans la première. Ils ne peuvent être que les chrétiens de Laodicée, auxquels il pensait en écrivant aux Colossiens. Les faits sur lesquels s’appuie le raisonnement de M. Harnack sont vrais, sans que néanmoins la conclusion qu’il en tire s’impose. Puisque l’apôtre avait pour les Laodicéens la même sollicitude que pour les Colossiens, on ne s’explique pas que, tandis que la première contenait des enseignement s spéciaux, répondant aux besoins religieux de l’Église de Colosses, la seconde développe, comme nous le montrerons plus loin, un thème généra ! et a une allure qui exige un cercle de lecteurs plus étendu que celui d’une Église particulière, alors que les mêmes erreurs devaient travailler Laodicée aussi bien que Colosses. On s’étonne de l’absence de la salutation d’Épaphras, qui s’était donné tant de peine pour les chrétiens de Laodicée, Col., {{rom|iv}}, 13, et qui était alors auprès de l’apôtre, et de celle de Paul lui-même qui cependant salueles Laodicéens par l’intermédiaire des Colossiens, {{rom|iv}}, 15. La lettre, écrite aux (>olossiens, sera bien envoyée à Laodicée, mais celle qui viendra (/c cette ville n’était pas nécessairement adressée aux Laodicéens. La préposition èx n’est pas simplement une petite incorrection de style, sur laquelle on ne pourr.iit appuyer une conclusion historique, et la lettre portée de Laodicée à Colosses est plutôt une circulaire générale qu’une Épître spécialement destinée aux Laodicéens. Tychique, son porteur, ne l’aurait pas laissée à Colosses, et elle y serait revenue de Laodicée par échange de correspondance, parce que l’Église de Laodicée, la plus rapprochée de Colosses, avait besoin d’enseignements plus particuliers que ceux que contenait la circulaire. L’allusion à la lettre aux Colossiens, précédemment écrite par l’apôtre, s’explique aussi bien dans le cas d’une circulaire que dans celui d’une lettre spéciale aux Laodicéens, et si les lecteurs, à qui J’apôtre pensait, ignoraient l’existence de l’Épître aux Colossiens, Tychique, le porteur des deux, pouvait la leur apprendre et leur donner l’explication de /.al ijtj.s ; :. Dans la conviction qu’il a acquise que la lettre dite aux Éphésiens était adressée aux seuls Laodicéens et que l’adresse contenait primitivement le nom de leur Église, M. Harnack est amené à se demander quand et pourquoi les mots Èv.Vaoîixi’x ont été tlTacés et remplacés par âv’Esiito. Puisque les écri vains ecclésiastiques de la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle n’ont pas connu la leçon év.ao51-/.ta, sa suppression doit être bien antérieure et remonter : l’époque qui a suivi de près la formation du recueil des Épîtres de saint Paul. Mlle a dû se produire aussi au lieu où ce recueil I été constitué et d’où il s’est répandu dans les autres Églises. Que saint Ignace ait connu ou pas l’existence d’une Épître aux Éphésiens, peu importe, car la suppression des mots iv.V-/oîi/.i^ et le titre itpô ; ’ICçeiio’j ; n’ont pas pu être faits après les dix premières innées du {{rom|ii}}{{e}} siècle, quoique Marcion ait eu encore -pus les yeux un exemplaire du texte non corrige. La suppression de la leçon originale n’a guère pu être iccidenlellc, et le titre Ttpo ; ’E ?£t ; of ; est plutôt dû I l ; i lecture des mots iv’Eçi-j’i), dans l’adresse qu’à une pure conjecture. Cette suppression a été volontaire et intentionnelle. Les anciens raturaient sur les manuscrits ou sur les inscriptions les mots qu’ils ne voulaient pas conserver. C’est une rature de ce genre, faite aux environs de l’an 100, qui explique la dispiirition des mots è-/.aoôiy.i/ dans l’adresse d’une Épîlre de saint Paul. La cause qui a motivé celle suppression, c’est la condamnation portée par l’Apocalypse, III, 14-16, vers l’an 94, contre l’Église de Laodicée. Aucune Église chrétienne n’a été décrite dans le Xouvcau Testament sous d’aussi tristes couleurs et n’a mérité un châtiment aussi grave, celui d’une condamnation absolue et entière. Son nom, par suite, devait disparaître de l’en-tête d’une Épître de saint Paul, et il disparut, parce que l’Église elle-même était condamnée à la disparition. Il y eut d’abord une lacune dans le texte, et on a commencé dès lors à considérer la lettre comme une circulaire : maison l’a comblée pnrles mots âv’Eçsijti), vraisemblablement parce qu’lqihèse était la ville principale de la contrée où se constitua le recueil des lettres de saint Paul. Cette explication de la suppression des mots £v Aaooty. ; : i ; n’est pas convaincante. Il est fort contestable que l’état de l’Église de Laodicée ait été le plus lamentable de toutes les communautés d’Asie. Le Christ ne lui reproche que sa tiédeur et ses illusions de se croire riche, alors qu’elle est réellement misérable, aveugle et nue. Apoc, {{rom|iii}}, 15-17. L’état de l’Église de Sardes, qui est morte, alors qu’elle se croit vivante, {{rom|iii}}, 1, 2, n’est pas meilleur. D’ailleurs, la condamnation n’est pas, comme on le jirétend, entière et absolue. La réprobation définitive n’est qu’une menace dont l’exécution serait prochaine, s’il n’y avait pas repentir et amendement, {{rom|iii}}, 16. Les conseils opportuns, donnés, 18-20, se terminent par l’exhortation à la iiénitence et au zèle, elle châtiment imminent est une marque d’amour. Nous ignorons en quoi ce châtiment a consisté, toutefois, il n’a pas entraîné la ruine de l’Église de Laodicée, dont l’existence est attestée au cours du {{rom|ii}}{{e}} siècle. Il n’y a donc pas eu de raison de rayer son nom, s’il y avait été contenu, de l’adresse de l’Épître que saint Paul lui aurait envoyée, et tout le bel échafaudage d’hypothèses de M. Harnack s’écroule. Si la lettre était originairement une encyclique, la lacune de l’adresse, sans nom d’Église destinataire, était primitive, comme nous allons l’expliquer, et les mots àv’Kçsîra), introduits dans la copie conservée dans la ville de ce nom, ont fourni l’occasion du titre Ttpo ; ’Lseo-io-viç dans le recueil des Épîtres de saint Paul. {{2o}} Les dvsiinalaires apparliennent ils à un cercle plus étendu que celui des chrétiens d’Èphése’l — On a fait valoir en faveur de ce sentiment l’absence des mots : Èv’l’JfÉcff.) dans un certain nombre de documents et les caractères intrinsèques de rÉ])îtrc. — 1. Absence de la mention des Éphésiens dans t’adresse, I, 1. — Les mots : èv’Eçé^tm n’existaient pas dans l’adresse, telle que la lisaient Marcion et TerluUien. lîn effet, comme ce dernier argumente contre l’atlribulion de la lettre aux Laodicéens, du titre véritable reçu dans l’Église, et non pas de l’adresse qui sert de début ù la lettre elle-même, c’est que ni lui, ni Marcion qu’il réfute, ne lisaient dans cette adresse le nom de la ville d’Éphèse. Si ce nom y avait été inséré, Marcion n’aurait pu changer le titre sanf* l’avoir supprimé dans l’adresse, pour faire disparaître la contradiction avec le litre Ttpo ;.aoôixEî ;. Or TertuUicn, qui a relevé avec tant de soin les altérations que Marcion avait faites au texte à coups de canif ou d’autre manière, ne lui a pas reproché celle mutilation, mais seulement la falsification du litre. Ni l’un ni l’autre ne lisaient donc ces mots dans le texte même de la lettre. Dans un fragment du commentaire perdu d’Origène sur cette Épître, public par Cramer, Catenn l’alnim, Oxford, 1814, I. {{rom|vi}}, p. 102. on voit que la leçon commentée ne contenait que ces seuls mots : toï ; ivioi ; toï ; o^joiv, puisque le commentaire prend o’jijcv comme un terme indépendant, sans complément de lieu, et lui donne le sens de’VvT£ ;, des<noinclude> <references/></noinclude> dpmb5ez7dicce84gmlamzrhasxrf03r Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/182 104 4028018 15908495 15812503 2026-07-07T13:01:48Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908495 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|339|EPIGRAPIIIE CmiETIENNE|340}}</noinclude> castilatls, siiininæ, egrci/uv caslilalis, tolius piidiciliæ, inlœsi genialis tori femi/ui, {{rom|clc}}. Pclka, ''op. cit.'', p. 27, 30, 31. D’une épouse clircHiciinc de lîome on (Hl : …|| QUIEUS (=c((/uO FIDELITATEM ET CASTITA-TE (m) ET BONITATE(/ ; (), OMNES VICINALES EXPERTI SUNT. QU/E || ANNIS N{umcro) XIII. AB-SENTIA VIRGINI(/) SUI SUAM CAS TITATEM CUS-TODIVIT. De Rossi, J{uma sollcr., t. {{rom|iii}}, ])1. xxiv-XXV, n. 4 ; Mon. lit., t. {{rom|i}}, n. 296C. Ailleurs on relève d’autres vertus. Ainsi des marbres nous attestent que, malgré les dangers sans nombre, les femmes ont suivi leurs maris jusqu’au bout de leurs pérégrinations ; plusieurs n’ont pas reculé devant les distances très considérables pour honorer la mémoire du mari décédé à l’étranger. Telle une Gauloise ! I{{e|a}}rtina, dont il est dit : VENIT DE GALLIA PER MANSIONES {{rom-maj|L}}, UT COMMEMORARET MEMORIAM DUL(cm ;) Mi MARITI. Pelka, ''op. cit.'', p. 43. Les épitaphesfont aussi mention du bonheuret de la paix qui régnaient entre les époux et de la subordination de l’épouse : bene meciim vixit, sine iilla lœsionc animi, sine alla qiierela, sine ulla bilæ (sic), macula, culpa, discoidia, controversia, etc. ; N., QU>E BENE VIVENDO IVIARITALI CONSECUTA EST DISCIPLINA. Pelka, op. cil., p. 42 ; Leclercq, Diciionn. cl’ach. ckiél., t. {{rom|i}}, col. 1022. La vrai." épouse nous est admirablement peinte dans les lignes suivantes gravées sur une tombe gauloise antérieure au V siècle : CASTITAS, FIDES, CARITAS, || PIETAS, OBSEQUIUM, || ET QU/ECUMQUE DEUS || F/EMINIS INESSE |1 PR/E-CEPIT HIS ORNATA 1| BONIS SOFRONI || OLA IN PACE QUIESCIT, etc. Le Blant, Inscripl. cliirl.. t. {{rom-maj|II}}, p. 111, n. 438 ; Pelka, ''op. cit.'', p. 42. {{5o}} ''L’eschalologie''. 1. La vie humaine ; la morl. — La vie a un caractère essentiellement passager. Elle est comparée à un navire qu’il faut conduire au port de l’éternité : sur deux monuments du Latran, p. {{rom|xiv}}, 49 ; {{rom-maj|XVI}}, 63, sur l’épigraphe de la vierge africaine Castula, sur un marbre publié par Passionei, où le navire porte le nom du défunt, qui parfois y figure sous le symbole de l’orante ou de la colombe. Wilpert, Jungfrauen, p. 48, 49 ; Passionei, Iscriz. anl., p. 125, n. 88 ; Perret, ''op. cit.'', pl. 32, n. 80 bis ; 69, n. 7. On la compare encore à une course, par exemple, dans le dernier vers du bel éloge métrique de la martyre Zosime († 275) : nam fide scrvala cursum cum pace peregil. De Rossi, Bullel., 1867, édit. franc., p. 82. L’Écriture aura probablement fourni l’idée de cette image. Ps. {{rom|cxviii}}, 32 ; I Cor., {{rom|ix}}, 24 ; II Tim., {{rom|iv}}, 7. Le cheval, qui figure sur certaines épitaphes du iix{{e}} siècle et qui, dans plusieurs cas, a une signification certainement symbolique, exprime la même pensée. De Rossi, Bullel., 1873, pl. xi ; Armcllini, // cimilero di Sanl’Agnese, pl. {{rom|xiv}}, n. 1 ; Kôm. Quaiialschrifl, t. XV (1898), p. 399 sq. ; Cahrol, Dictionnaire d’arch. chrét., t. {{rom-maj|I}}, col. 936, 937. Aussi vivre sur la terre, c’est vivre à l’étranger. Corp. insc. græc-, n. 9683 ; Mon. lit., n. 3278. La terre n’est qu’un lieu de passage ; le ciel est notre patrie. Le Blant, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 7. La mort, le chrétien l’envisage tout autrement que le païen. Pour lui, mourir, c’est dehilnm nalumlem solvere, reddere debilum vitse suæ. Domino rerwn debitum commune omnibus reddere, De Rossi, Bullel., 1882, édit. franc., p. 57 ; 1873, édit. franc., p. 174 ; Inscripl. christ., t. {{rom|i}}, p. 392, n. 882 ; c’est esse substractum rébus humants, esse Iranslalum de sœculo, De Rossi, Bullel., 1881, édit. franc., p. 169 ; Ronia soller., t. {{rom|iii}}, p. 45-48 ; c’est encore decedere, exire de cor porc, reddere Dca animam, terne corpus, ire ad Deum, nçtonyM-jtX-t 7 : pôç rbv xjp-.ov, migrare ad Dominum, ad aslra, acceplum esse apud Deum, receptum esse ad Deum, cœlestia régna peiere, etc. Wilpert, Jungfrauen, p. 95, 96 ; De Rossi, Bullel., 1873, édit. frac., p. 162 sq. ; Inscriplchrist. , t. {{rom-maj|I}}, p. 80, n. 140 ; Fûhrer, Sicilia sotterranea, p. 163, n. 6 ; Le Blant, ''op. cit.'', t. {{rom|ii}}, p. 487, 493 ; De Rossi, Inscripl. christ., t. {{rom|i}}, p. 9, n. 5 ; Ilim, ''op. cit.'', p. 10, n. 7. Tous mourront : ncmo immorlalis, ov&s’i ; à’JàvaToç, du moins, dans ce monde, èv -y /.6’j]].t, t tojtw, comme l’expliquent quelques inscriptions trouvées en Orient. Mais la mort, la durée du séjour au tombeau, l’admission au ciel dépendront de la volonté de Dieu : Dei voluntatc, quando Dcus voluerit, cum Deus pcrmiscrit, etc. l.eclcrcq, Dictionnaire d’arch. chrét., 1. {{rom|i}}, col. 3115 ; Perret, ''op. cit.'', pl. 39, n. 131 1er ; 21, n. 5. Aussi, sauf des cas particuliers justifiés par des circonstances spéciales, les chrétiens évitent les manifestations de douleur inconsolable, violente même des païens. On n’est pas insensible, mais on envisage la mort d’une autre manière. IS C(/ !)RISTO DATUS, écrit-on sur la chaux fraîche d’un tombeau d’enfant mort en 348. De Rossi, Bu//e/., 1879, édit. franc., p. 139. OR-BATI NON SUNT, dit-on encore de parents Ij^onnais, à la mort de deux jumeaux, DONA DEDERE DEO. De Rossi, ''loc. cit''. Comme conclusion pratique, les monuments présentent les exhortations suivantes : aux parents : COMPREMATUR PECTORUM || GE-MITUS. STRUATUR FLETUS OCULORUM, Le Blant. op. cit., t. {{rom|i}}, p. 93 ; au mari et aux enfants ; PARCITE VOS LACRIMIS, DULCES CUM CONIUGE NAT/E. VIVENTEMQUE DEO CREDITE FLERE NEFAS, De Rossi, Inscripl. christ., t. {{rom|i}}, p. 371, n. 843 ; ou bien : ÔavoOcja yàp (= la mère) of Ôivi, (j.o-Jvi, 1| o-jijï t.’Ji-.i Trpo/i>, o17t£v -/.XI t’O.iiivt vûv É’tt [xàXÀov 1| oupâvoôiv (j.iv ôpâ xx’i TÉpïtïTat r15k (fjyÔKTuzi. Bayet, ''op. cit.'', n. 118. La vraie raison nous est fournie par une épitaidie gauloise : MORS NIHIL EST ; VITAM RESPICE PER-PETUAM. Le Blant, op. c ; 7., t. {{rom|i}}, p. 31, n. 12, pl. 3. 2. Le tombeau est la demeure transitoire du corps. Il est parfois appelé domus, oTxo ;. Boldetti, ''op. cit.'', p. 463 ; Dumont, Mélanges, p. 337. Quelques épitaphes de la fin du m" et du {{rom|iv}}{{e}} siècle présentent l’expression CELLA /ETERNA et surtout DOMUS /ETERNA, ot/.o ; àià)vio ;, par exemple, au Latran, p. {{rom|viii}}, 16 ; {{rom-maj|XVII}}, 36, en Afrique, en Orient. Cette formule, d’origine égyptienne, a passé aux Juifs qui l’ont modiliée d’après leurs idées religieuses. Perles, dans Monalsschrijt fUrGeschichte und’Wissenscha/l des.ludenlhums deFrankel, t. x(186l), p.318, 349. L’Écriture la connaît. Sip., {{rom-maj|XII}}, 5 ; II Cor., {{rom|v}}, 1. Inoffensive comme le D.M., elle ne renferme nullement un argument contre la foi à la résurrection, ce que nous indique souvent le contexte. Sur un marbre romain on dit que cette domus œtcrna n’est que temporaire : IN FINEM S.C-CULI FELICITAS SIBI DOMUM /ETERNAM… PARA-VIT, De Rossi, /o ; ; i(( coller., t. {{rom|iii}}, p. 456 ; et un marbre de Catane commence ainsi : o ; /.o ; aliivio ; âv y^tx>. Leclercq, Dictionnaire d’arch. chrét., t. {{rom|ii}}, col. 2525. Assez souvent on rencontre l’appellation y.oiur|Tr, piov, surtout en Macédoine, où, dès le iii’{{e}} siècle, on ajoute volontiers les mots eu ; àva^Tâo-sw ;. Corp. insc. græc., n. 9305-9314 ; De Rossi, Bh/W., 1890, p. 58 ; Nuovo bullel., 1900, p. 76, 77 ; Mélanges d’archéologie cl d’histoire, t. xx (1900), p. 229 sq. Le séjour au tombeau est un sommeil. Joa., {{rom|xi}}, 11 ; I Thess., {{rom|xv}}, 13-15. De là l’expression sj꣒.v, dormire (reposer dans le tombeau) sur de nombreux monuments du iii’{{e}} siècle, en Bithynie, à Autun et ailleurs. Mon. lit., n. 2785. 2826, 4278. De là les formules : Èv £Îpr, vïi ïi y.oî’ijir, ^ : ; a.j-o~j, Nuovo bullel., 1901, p. 244 ; /.o’.ar^’j : ; iio ; àvaczàaitt ) :, fréquente également en IMacédoine, De Rossi, Bullel., 1890, p. 54, 57 ; Nuouo bullel., 1900, p. 76, 77 ; in pace dormit, in pace Domini dornnas, etc. Nuovo bullel., 1901, p. 244 ; De Rossi, Bullet., 1881r édit. franc., p. 72. T"ne épitaphe romaine, duiipsiècle.<noinclude> <references/></noinclude> 9yp525t957rg164ph1l8i7cpaesvj09 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/275 104 4028111 15908497 15587879 2026-07-07T13:01:50Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908497 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|025|ESDRAS ET NÉHEMIE (LIVRES DE)|526}}</noinclude> bien le même que celui mentionne, I Macli., {{rom|viii}}, 17. H. B. Swete, Introduction to ihe Old Testament in Greek, Cambridge, 1900, p. 24-25. Où trouver actuellement cette version des Septante ? Est-ce dans VEi-ZçoLt B ou dans T’EfTÔpa ; A de nos manuscrits grecs ? Problème analogue à celui que présentent les deux versions de Daniel. D’après le plus grand nombre de critiques, "Eiopa ; B serait la véritable traduction des Septante, en conformité étroite avec le texte massorétique, sans aucune prétention de style ; "Eijîpï ; A, ou l’apocryphe, ou encore le III'' livre d’Esdras, serait, ou une simple compilation du grec des Septante, rédigée à l’intention de lecteurs grecs, rebutés par le littéralisme étroit de la version canonique (Keil, Schûrer, Bissell). ou bien le remaniement d’une version grecque antérieure, mais complètement indépendante de celle des Septante (Ewald). Pour d’autres, l’apocryphe représenterait une traduction plus ancienne et meilleure que celle reproduite dans les livres canoniques, qui. elle, ne serait autre que l’œuvre de Théodotion. Cette hypothèse, déjà émise par plusieurs auteurs depuis le xvii{{e}} siècle (Grotius, Whiston, Pohlmann, Lagarde). a été exposée à nouveau par Howorth d’abord dans imc série d’articles de V Academij de 1893, The rcal charactcr ond the importance of the fîrst book of Esdras, et The true Septiiagint Version of Chronicles-Ezra-Nehemiah, puis plus longuement dans Proceedinf/s of the Society of Bibliccd archxologij, 1901-1902. Le principal argument invoque en faveur de l’hypothèse était l’existence de nombreuses traces d’origine tardive relevées dans la version grecque canonique, comparée surtout à celle de l’apocryphe qui représenterait la véritable version des Septante, supplantée par celle de Théodotion dans le recueil des Livres sacrés. Torrey prétend ajouter à la démonstration une nouvelle preuve, et cette fois décisive, en retrouvant dans le texte grec canonique du groupe Paralipomènes-Esdras-Néhémic un trait caractéristique de la manière de traduire de Théodotion, à savoir la simple transcription en caractères grecs des mots hébreux dilTiciles ou douteux. Op. cil., p. 70-77. Cf. Field, Origenis Ilexapla qiiæ snpersunt, Oxford, 1875, t. {{rom|i}}, p. XL sq. La thèse de l’antériorité et de la supériorité de la version d"’H'5Ôpa : A sur celle d'"E'>&p3t ; B étend ses conclusions au texte massorétique lui-même, qui serait moins rapproché de la forme originale du livre que l’apocryphe ; « s’il y avait, dit Il^worth, un des deux livres à rejeter comme apocryphe, c’est Ezra (le canonique) et non Esdras (le IIP) qui devrait l’être. » Academtj, 1893, p. 11. Jahn, Die Biichcr Esra (.4. iind B) und Xehemja, Leyde, 1909, p. ni ; Biessler, Dcr /r.T/AT/7/sr/ic M’crl des dritten Esdrasbnches, (]i ^ Biblische Zeitschrill, Q({{rom|l}}, i. 146 158 : Theis, Gcschichtiiche iind lilcrarkritische Eragen in Esra 1-VI, Munster en Vcstphalie, 1910, p. 6-34, ces deux derniers catholiques, se sont ralliés à la thèse de l’antériorité et de la supériorité d"'l>ôpa ; A. .ux arguments tirés de l’étude et de la comparaison des textes, s’en ajoutent d’autres fournis par l’histoire de ces mêmes textes. Dans la Sj’nagoguc, dans ritglise primitive jusrpi’à saint Jérôme, grand était le crédit du livre que nous appelons apocryiihe. Joscphc, dans son grand ouvrage sur les Antiquités juives, le prend pour guide sans égard pour le livre canonique, ce qui prouve la considération dont jouissait alors le 111’= livre d’Esdras. Cf. Ilolscher, Dir Quellen des.Joscphus fiir die Zeit rom Exil bis ru/ ?i jiidischen Kricg, Leipzig, 1904. Dans l’I^glisc grecque aussi bien que dans l’Église latine, les Pères le citent fréquemment et l’emploient comme un livre canonique ; nombreuses références dans Pohlmann, Vebcr dos Ansehen des upoknjphisehen dritten Huches Esras, dans Tiibingcr Theologische Quarlalschrifl, 1859, p. 263 sq. La faveur dont avait joui cet apocryphe parmi les juifs de langue grecque, la grande ressemblance qu’il gardait avec les livres reçus par tous comme canoniques rendent compte de cette attitude, autorisée encore par son admission dans les Hexaples dOrigène. Howorth, The Hexapla and the Tetrapla of Origen, and the lighl thetj throw on the books of Esdras A and B, dans Proc. of the Soe. of Bib. arch., 1902, p. 147-171. Enfin sa désignation d"Eiîpa :. (’E-7&pa ; B : Esdras-Néhémie), et la place qui lui est faite, encore qu’assez rarement, dans les catalogues de livres sacrés, montrent que plus qu’aucun autre apocryphe il était estimé ; il ne fallut rien moins que l’autorité de saint Jérôme pour imposer son rejet de la tradition latine : A’cc quemqnam moveal, écrit-il dans sa préface au livre d’Esdras-Néhémie, qnod unus a no bis liber éditas est, ncc apocrijphorum tertii et quarli somniis delcctetnr ; quia et apud Hcbrœns Esdnv Xehemiœque scrmoncs in unum volumen coarctantnr, et quæ non habentur apud illos, nec de viginti quatuor scnibus suni, procul abjicienda. ''P. L.'', t. {{rom|xxviii}}, col. 1403. Saint.Jérôme cependant n’innovait pas en se prononçant aussi formellement contre le 111"= livre d’Esdras (Howorth, The modem Roman Canon and th ? book of Esdras A, dans The Journal of theological studics, 1906, p. 343-354), et par la désignation d’Esdras I et II il n’entendait pas autre chose qu’Origène et les conciles africains qui y reconnaissaient Esdras et Néhéniie selon le texte massorétique et non Esdras . et B des manuscrits grecs. H. Pope, The third book of Esdras and the Tridenline canon, ''ibid.'', 1907, p. 218-232. Malgré cet ensemble d’arguments apportés par la critique et l’histoire des textes, la thèse favorable à l’apocryphe n’est cependant pas parvenue à s’imposer à la majorité des critiques ; ceux-ci, dit la Revue biblique dans la recension du livre de Torrey, Esra Sludies, 1910, p. 623, « l’ont considérée à peu près unanimement comme un paradoxe ; » ils continuent à regarder le 111"= livre d’Esdras comme d’époque tardive, à cause de sa grande ressemblance avec le grec d’Esther et du IP livre desMachabécs, à cause aussi du caractère de compilation de certains passages, manifestement empruntés aux livres canoniques, par exemple, le décret de Darius, III Esd., {{rom|iv}}, 47 sq. Cf. Fischer, Das apocryphe und das kanonische Esrabuch, dans Biblische Zeilschrift, 1904, p. 351-354. Des discussions à ce sujet il faut retenir que l’apocryphe offrant une version indépendante de celle des Septante, fait qui paraît bien établi, pourra être utilement consulté pour la critique textuelle, et aussi pour l’étude littéraire et historique, en raison des indications qu’on peut en tirer sur l’origine de nos livres canoniques et leur chronologie. Sur le III’livre d’Ksdras, voir pour le texte, Swcle, Tbe Old Testament in Greek, Cambridge, 1806, t. {{rom|ii}}, p. 12 ; t161 ; et pour les problèmes qu’il soulève, indépondainmont dos travaux ci-dossus m(nti(mnés, Ualiffol, iîxr/r « x (Irai.s/éme liiire <l’), dans Vigouroux, Dictionnaire de la Hihlc, I. {{rom|ii}}, roi. 1 !)43-191.5 ; Tliackcray, First l>oole of Esdras, dans llaslings, Dictionarij o/ the liitttc, t. {{rom-maj|I}}, p. 758-703 ; W..1. Moult<in, Uebcr die Veltcrliclcrung iind den lextl<rilischen Wert des dritlen Esrabiirhes, dans /Ceilschri/I fiir altlest<tmenlliche Wisscnschaft, 1 80 ! » , p. 200 sq. ; 1 000, p. 1 sq. ; Volz. ICzra (llic greek), dans Clipyne, lincyclnpicdia tyiblira. t. II. p. 1188-1104 ; T..Xndré, Les apocriiplies de l’Ancien lestament. l’iorcnce, 1003, p. 1.32-146, 100-105 ; Schûrer, (ieschirhie des jUdischen Volkes im Zeilaller Jesu Christi. Leipzif ?, 1001-1000, t. {{rom|iii}}, p. 444-440, avec une abondante tiibliograpliie ; J’.d. }iaycr, Das drille lincb Esdras uid sein’crli(illnis zii den liiidicrn Ezra-Sehemia, Fribomg-cir lirisgau, 1011, tUywi Biblische Sliidien, t. {{rom|xvi}}, fasc. 1 ; 1’. Ricssirr, I)rr lexlkrHi : rhr WcrI des dritlen ICsdrasbiirlies, dans liiblisrhe /.eiisrhri/l, 1007, t. {{rom|v}}, p. 146-158.<noinclude> <references/></noinclude> 59wsppp6mlttmtezk47opr2qidd5fjd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/360 104 4028159 15908310 13991227 2026-07-07T12:54:50Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: parles → par les, , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, Lchre → Lehre 15908310 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>09’ESPRIT-SAINT 696’O 6ê uib ; To TIv=’j|j.a TÔ (xYiôv âariv, Sim., {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2, Funk, t. {{rom-maj|I}}, p. 538. Quel est le sens qu’il faut attribuer à ce passage ? Sclilieiuann, Dorner, liellweg, Hageiiiann, Zahn tiennent que, d’après Hermas, le Fils de Dieu, paru dans le Christ, est distinct du Saint-Esprit. Par contre, Baur, Schwegler, Kayser, Lipsius, Nitzsch, Harnack, etc., sont d’avis qu’Hermas ne connaît pas un Fils de Dieu distinct du Saint-Esprit. Le Fils de Dieu s’identifie avec le Saint-Esprit, et le Christ est tout simplement un homme inspiré par Dieu. Link, Christi Person und Yerk im Ilirlen des Hermas untersuchl, Warbourg, 1886, p. 1-3. Malgré les interprétations contradictoires de sa doctrine, on ne saurait révoquer en doute qu’Hermas approprie au Saint-Esprit les attributs divins, c’est-à-dire qu’il professe sa divinité. Le Saint-Esprit est, pour lui, le sanctificateur des âmes. <i Dans les âmes douces et pénitentes, il exulte comme s’il habitait une maison spacieuse et il se réjouit avec celui qui lui sert de temple. » Mand., {{rom-maj|V}}, 1 ; {{rom-maj|X}}, 2, 4, Funk, t. {{rom-maj|I}}, p. 482, 500. Il est l’auteur des prophéties. Doux et tranquille est celui que le Saint-Esprit inspire : il ne parle pas à tout venant, mais seulement quand Dieu veut. Mand., {{rom-maj|XI}}, 8, Funk, t. {{rom|i}}, p. 506. Il est éternel, parce qu’il existe avant le temps : Tb IlvcOixa TÔ âyiov t’o Ttpoov. Sim., {{rom-maj|V}}, {{rom|vi}}, 5, Funk, t. {{rom|i}}, p. 540. Il est créateur : Tb xTidav Tiâ(rav tT|V xtÎctcv. Le Saint-Espi-it participe donc à la nature divine. Hermas le reconnaît aussi comme personne distincte du Père. En effet, le Père a fait habiter l’Esprit dans une chair, choisie par lui-même. Sim., {{rom-maj|V}}, {{rom|vi}}, 5, Funk, t. {{rom-maj|I}}, p. 540. Et cette chair, dans laquelle habitait le Saint-Esprit, a bien servi l’Esprit en toute pureté et sainteté, sans le souiller à jamais. Si le Saint-Esprit habite dans le Christ, il s’ensuit, évidemment, qu’il est aussi distinct du Christ. Link, op. cit., p. 12. Il n’est pas une force impersonnelle, parce qu’il est le principe d’actions qui supposent nécessairement une personnalité. Avant l’incarnation du Fils, il a été la source de toute sainteté et l’inspirateur des prophètes. Lorsque le Fils s’est fait chair, il a habité en lui, il a communiqué une vie nouvelle à ceux qui reconnaissent en lui le Fils de Dieu. Heurtier, op. cit., p. 46-61. Hermas déclare à plusieurs reprises que c’est le Père qui a établi le Saint-Esprit dans la sainte humanité de Jésus : Tb IlvsOjj.a, ô ; ô Oîb ; /.aT(o/.’.17£v év t/j aap/.’i Ta’Jt"^, Mand., {{rom-maj|III}}, 1, Funk, t. {{rom|i}}, p. 473 ; zo IlvejiJia toû OsoO tô So6kv s’iç tt, -/ ai.y/-x taÛT/iv. Mand., {{rom-maj|X}}, 2, 6, Funk, p. 502. D’ailleurs, Hermas lui-même mentionne clairement l’Esprit de Dieu, comme distinct du Fils de Dieu. Sim., {{rom-maj|IX}}, {{rom-maj|XXIV}}, 4, Funk t. {{rom|i}}, p. 620. Les passages cités jusqu’ici n’aplanissent pas les difficultés que soulèvent d’autres textes, où Hermas semble identifier le Saint-Esprit avec le Fils et l’archange Michel. Mais il nous suffît d’avoir montré qu’il ne manque pas, dans le Pasteur d’Hermas, de témoignages explicites sur la divinité et la personnalité du Saint-Esprit. L’Épitre de Barnabe, {{rom|i}}, 3, Funk, t. {{rom|i}}, p. 38, et la Doctrine des douze apôtres, Wohlemberg, Die Lehre dcr zw’àlf Apostel in ihrem Verlialtniss zum neulestamentlichen Schrifttum, Erlangen, 1888, p. 8-10, mentionnent aussi le Saint-Esprit comme source de la grâce et de l’inspiration prophétique. ]Iais cette simple mention n’a pas assez de valeur doctrinale pour occuper l’attention des théologiens. En résumé, la divinité et la personnalité du Saint-Esprit sont attestées par les monuments primitifs de la littérature chrétienne. Le Saint-Esprit s’y révèle avec les attributs de Dieu, c’est-à-dire comme Dieu : on lui approprie des actes divins et on établit une distinction réelle entre lui et les autres personnes de la très sainte Trinité ; il est l’égal du Père et du Fils, et il participe à la même gloire que le Père et le Fils. Les Pères apostoliques professent donc les points les plus essentiels de la doctrine catholique touchant le Saint-Esprit. 2° Les Pères apologistes et controversisles du ii" et du m" siécte. — 1. Remarques préliminaires. — Aux prises avec le polythéisme païen ou les hérésies antitrinitaires, les Pères et les écrivains ecclésiastiques du n* et du {{rom|iii}}{{e}} siècle s’efforçaient d’écarter de leur enseignement les conceptions extrêmes du dogme de la très sainte Trinité, d’éviter le double écueil du monarchianisme et du trithéisme ou dithéisme. Contre le premier, qui insistait sur l’unité de Dieu, jusqu’à sacrifier la personnalité distincte du Fils et du Saint-Esprit, la théologie anténicéenne affirmait la distinction réelle des trois personnes divines ; contre les théories trithéistes ou dithéistes, elle revendiquait l’unité de l’essence divine, indivisible en elle-même, bien que possédée en commun par les trois hypostases divines. Mais la tâche de ces Pères et de ces écrivains n’était pas facile, parce que, au point de vue théologique, ils n’étaient pas assez outillés pour repousser les attaques des adversaires de la vérité chrétienne. Leur foi était, sans doute, comme nous l’avons déjà remarqué pour les Pères apostoliques, l’écho fidèle de la tradition, une foi à l’abri du moindre soupçon et exempte de la plus petite tache. Mais les expressions et les images qu’ils employaient pour élucider le mystère de la très sainte Trinité n’exprimaient pas, d’une façon absolument claire, un dogme connu et professé de la manière la plus explicite par les fidèles, et plus encore par les docteurs de l’Église. Nous ne devons donc pas nous attendre à trouver, dans les monuments littéraires de la théologie anténicéenne, un traité en bonne et due forme sur la personne du Saint-Esprit et son action dans l’ordre surnaturel. Bien plus, il n’y aurait pas d’exagération de notre part à affirmer que, dans les ouvrages antérieurs au concile de Nicée, le savant catholique, tout en y puisant la véritable doctrine de l’Église sur le Saint-Esprit, rencontre des passages où la divinité et la personnahté distincte de la troisième personne ne sont pas énoncées avec la sûreté et la plénitude qu’il eût fallu. Il n’est donc pas étonnant qu’une critique mal avisée ou audacieuse et l’exégèse rationaliste du protestantisme se soient parfois évertuées à ranger les Pères du ii « et du {{rom-maj|III}}{{e}} siècle au nombre des pneumatomaques et à tirer de leurs écrits la preuve de la négation du Saint-Esprit dans l’Église primitive. Le P. Petau ne se faisait pas scrupule de reprocher à ces Pères l’usage de termes dangereux, qui révéleraient chez eux, surtout à l’égard du Saint-Esprit, une certaine ignorance du mystère de la sainte Trinité : Ut erant tempora, nondum myslerio illo salisliquida cogniio, nonnutla periculose dicta jecerunt. De Trinitate, 1. L c. {{rom|iii}}, n. 1, t. {{rom|ii}}, p. 291-292. Ces attaques contre l’orthodoxie des Pères anténicéens ont été repoussées par le théologien anglican, Georges Bull, dans son ouvrage : Defensio fidei Nicenæ, Oxford, 1685. Dans sa préface aux livres De Trinitate, le P. Petau lui-même s’est vu obligé de mitiger la rigueur excessive de ses jugements et de rétracter en partie ses critiques injustes sur la doctrine trinitaire de la théologie anténicéenne. Præfalio, c. {{rom|iii}}, t. : {{rom|i}}, p. 260-271. La critique rationaliste, au contraire, n’a point cessé d’attaquer la continuité de la tradition des^ Pères touchant le Saint-Esprit. D’après Harnack, lesapologistes chrétiens du ii’{{e}} siècle et les Pères du iii{{e}} siècle ignorent la personne du Saint-Esprit, ne font aucune distinction entre le Verbe et le Saint-Esprit, ne reconnaissent en Dieu que deux hjpostases. Lehrbuch dtr Dogmengeschichte, 3{{e}} édit., t. ï„<noinclude> <references/></noinclude> d8ep1royb51hbybuv834t0imxkv54ox Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/392 104 4028191 15908498 15406824 2026-07-07T13:01:51Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908498 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|755|ESPRIT-SAINT|756}}</noinclude>{{P début|90}}cheskimi iilcheniami ii vieka (Le sijslème doijinaliqiie de saint Iréuce de I tjon dans ses relations avec les doctrines gnostiqiies du ; /’{{e}} siècle), PravosUwnii Sobésiednik, 1874, t. {{rom-maj|II}}, p. 181-235 ; t. {{rom-maj|III}}, p. 3-55 ; NikolsUy, Sty. Irinei I.innskii V Imrbie s gnoslilzizinoni (Saint Irénée de Lyon et sa lutte avec le çinosticisme), Khristianskne Tclilenie, 1880, I. {{rom|i}}, p. 251-310 ; 1881, t. {{rom|i}}, p. 53-101, 232-253, 500-538 ; A. 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Ils ont pris, pour ainsi dire, le matériel informe de cette croyance, l’ont élaboré avec l’assistance du Saint-Esprit, l’ont fixé dans des formules précises qui ne laissent pas d’échappatoires aux fausses conclusions des hérétiques. Ces formules, ces termes précis ne se trouvent pas, sans doute, dans la révélation écrite ou dans la tradition orale. Mais il ne faut pas blâmer la pensée chrétienne de s’être formé un langage qui a donné à la théologie un caractère scientifique. Les conciles, comme il a été dit au concile de Chalcédoine, n’ont pas eu le but de présenter un nouvel aliment à la piété chrétienne, mais de chercher des remèdes salutaires contre ceux qui ont innové dans le trésor des dogmes. Mansi, ConciL, t. {{rom-maj|VII}}, col. 456, 457. Il n’est donc pas étonnant de constater, dans les déflnitions de conciles, un progrès relativement à renonciation claire et explicite de la divinité et de la personnalité du Saint-Esprit. Ce progrès est intimement lié à la naissance et au développement des hérésies antitrinitaires, parce que, dit saint Grégoire le Grand, ''{{lang|la|sancta Ecclesia subtilius in sua semper eniditione instniitur, dum hæreticoram qiiœslionibiis impugnatur}}''. Epist., {{rom|viii}}, 2, P. {{rom-maj|L}}, , t. {{rom|lxxvii}}, col. 906. Lorsque ces hérésies s’attaquaient à la personne du Verbe, les conciles ont travaillé au développement de la doctrine christologique. Mais, lorsque les eunomiens et les macédoniens tournèrent leurs armes contre la divinité du Saint-Esprit, la théologie du Saint-Esprit attira, nécessairement, l’attention des conciles. Le symbole de Xicée se borne à professer la simple croyance catholique au Saint-Esprit : {{lang|grc|Πιστεύομεν… εἰς τὸ ἅγιον Πνεῦμα}}. Il ne fait que répéter la formule insérée dans l’ancienne profession de foi de l’Église romaine. Les Pères du concile ne voulurent pas adopter la formule plus étendue propasée par Eusèbe de Césarée : « N’eus croyons que chacun des trois est et subsiste : le Père vraiment comme Père, le Fils vraiment comme Fils, le Saint-Esprit vraiment comme Saint-Esprit. » Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 437. Il suffira de mentionner les anathèmes dont le<noinclude> <references/></noinclude> 63kn6py24t1h70841gejuqq7dme0n6w Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/450 104 4028250 15908499 15699573 2026-07-07T13:01:52Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908499 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude> » 71 ##ESTUER (LIVI’## <nowiki/> '''ESTUER (LIVI’'''.E D’) ESTIUS 872 book of Eslher, Aiulover, 1885 ; (Ettli, Die (/eschiclitlichen llmjio(jraphen, IMuiiicli, 1889, p. 227-254 ; W. F. Adency, Ezra, Neli., Eslher, Londres, 1893 ; G. 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Vie. — Guillaume Estius, excgète, tliéologien et hngiograplie, naquit en 1542 à Gorcuni, sur la Meuse, dans la Hollande méridionale. Il était de famille noble, mais il se glorifiait beaucoup plus de son étroite parente avec un des martyrs de Gorcum. Sa mère, en effet. Marie Piecke, était la sœur de Nicolas Piecke, gardien du couvent des frères mineurs, l’un des dix-neuf athlètes qui, en 1572, donnèrent leur vie pour défendre la primauté du pape et la réalité de la présence de Jésus-Christ dans l’eucharistie. Le jeune Estius commença ses études latines et grecques à LTtrecht, dans le couvent des hiéronymites, puis il suivit les cours de philosophie à Louvain, à la pédagogie du Faueon. En 15C1. il devint maître es arts et entra en théologie. Parmi ses professeurs, Josse Ravesteyn, Jean Hessels et Michel de Bay, plus connu sous le nom de Baius, le premier seul était iileincment orthodoxe. Estius était, de plus, pensionnaire ou boursier au collège du Pape, fondé par Adrien {{rom-maj|VI}}, qui avait Baius à sa tête. On conçoit, dès lors, que le jeune théologien ail eu quelejue peine à se garder des idées de ses maîtres. Avant d’être docteur, Estius enseigna la philosophie pendant dix ans au collège du Faucon. En 1574, il cntr ; i au conseil de l’université ; puis il professa la théologie au Collège royal que Philippe II venait de fonder à Louvain. Enfin, le 22 novembre 1580, il devint docteur en théologie : ses études avaient duré vingt ans. Deux ans après, le, nouveau docteur fut nommépar le roi d’Espagne professeur à la faculté de théologie de Douai et, en même temps, directeur du séminaire du Roi. Il occupa d’abord la chaire de controverse-, puis il fut chargé de commenter le Maître des.Sentences. Pierre Lombard était encore à cette époque l’auteur favori des maîtres et des étudiants ;, il fut, en 1594, remplacé comme auteur classique par saint Thomas. Estius parcourut deux fois le cycle de ses commentaires ; puis il exjjliqua jusqu’à sa mort les Épîtres des apôtres. Deux fois aussi, il fut choisi comme recteur de l’université (1592 et 1602). A Douai, les attributions du recteur étaient à peu près universelles et celui qui était investi de cette dignité jouissait d’une autorité jjresque sans limites : il était le chef de toute l’administration universitaire. En 1595, Estius devint iirévôt du chapitre de Saint-Pierre et, en cette qualité, chancelier de l’université. Sa fonction était de garantir ofliciellement la pureté de l’enseignement catholique et de conférer aux étudiants, au nom de l’Église, les grades dont les différentes facultés les avaient jugés dignes. Estius resta chancelier jus({u’à sa mort. En 1613, il fut présenté par l’évêque d’Arras pour le siège épiscopal d’Ypres, à la mort de Jean de Vischer. Il ne fut pas choisi, peut-être à cause de son grand âge. En cette même année, l’éminent professeur tomba gravement malade et mourut le 20 septembre, à l’âge de soixante et onze ans. Ses vertus étaient aussi remarquables que sa science était profonde, et tous ses contenqjorains en font foi. Sa piété, sa charité et son zèle étaient tels que ses collègues, ses élèves et ses amis le considéraient comme un saint. Son tombeau, dans l’église Saint-Pierre, fut longtemps en vénération. En un mot, il réalisa, parfaitement la devise de sa famille : Sol i Dec r/loria, et mérita les éloges de son collègue André Ho’ius, qui rédigea en ces termes son épitaphe : Ter dénis spartam geminam, haud inglorius, annis, Doctor uti et præses regius, cxcohii. Doctrina » ingeniique mei monumonta relinquo, L’nde mihi, invita morte, perennct honos. Aujourd’hui, rien à Douai ne rappelle la mémoire autrefois si respectée du grand exégète. Son caiice est conservé comme une relique au séminaire académique de l’université catholique de Lille. II. {{sc|Enseignement et écrits}}. {{1o}} ''L’iiniversilé''. L’université de Douai était fondée depuis vingt ans (1562), lorscque Estius y fut envoyé comme professeur ; sou arrivée donna aux éludes sacrées un renouveau d’activité et de succès. L’A/ ; n « Maler douaisienne avait été, avant tout, dès le commencement, une grande école de théologie. Sans doute, elle possédait cjuatre autres facultés, celles de droit civil, de droit canonique, de médecine et des arts, et elle eut, dès l’abord, six cents élèves, mais la science sacrée attira toujours chez elle le plus grand nombre des étudiants. Déjà l’un de ses fondateurs, l’évêque d’Arras, François Richardot, et le zélé professeur Mathieu Galenus avaient donné un grand éclat aux études scripturaires et théologiques ; mais Estius et une pléiade de collaborateurs dévoués l’augmentèrent considérablement : l’université parvint alors à son apogée. Tous ces maîtres sont dignes d’être comptés parmi cette brillante phalange de docteurs et d’cxégètes qui illustra l’Église après le concile de Trente. Guillaume Estius rencontra dans les chaires de la faculté trois de ceux qui avaient fait partie de la fameuse promotion doctorale de 1571, et que Valère André, ancien élève de Douai, appelle le quadrige doiiaisien : Ciijns qiiadrigæ siimmam eriidilionem scripta typis edila testantiir. Si le grand Allen, l’un de ces docteurs, persécuté pour la justice, avait été forcé de quitter Douai en 1578 pour transférer son collège anglais à Reims, les trois autres, Thomas Stapleton, Jean du Buisson (Riibiis) et ÎMathias Bossemius, illustrèrent longtemps encore le collège Ihéologique. Ajoutons à ce groupe déjà si brillant Barthélémy Peeters (Pelri) qu’Estius amenait avec lui de Louvain. et jikis tard Josse Rythovius, .Tosse Hlcylens et Georges Colveneere, qui, après avoir été ses élèves, devinrent ses collègues. Avec François Sylvius, qui les suivit de près, tous ces maîtres restent dans l’histoire les plus illustres représentants de l’école théologique de Douai.<noinclude> <references/></noinclude> oo809pulr8n6aootsnpvuj5qrq2vhnv Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/528 104 4028328 15908500 15519388 2026-07-07T13:01:53Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908500 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1027|EUCHARISTIE D’APRÈS LA SAIiNTE ÉCRITURE|1028}}</noinclude> déjà présage Vex opère operato. Une conception aussi grossière ne s’harmonise pas avec la piété et la pensée de l’apôtre. Elle est donc antérieure à lui, vient du paganisme, est inspirée de rites dont ne pouvaient se passer les nouveaux convertis de la gentilité. Heitmuller essaie d’appuyer sa thèse sur des analogies : il cite, entre autres exemples d’eucharistie païenne, des rites empruntés au culte de Dionysos Sabazios et à celui de Mithra. Voir aussi Kalthoff, Das ChristusproUem, Grundlimen zu dner Sozialtheologie, ’Leipzig, 1903, p. 48. Sur ce thème de l’origine mythique de la cène, les variations les plus inattendues ont été exécutées. Winsch, Die Lôsung der Abendmahlsjrage, Berlin, 1903, montre dans la communion un sacrifice végétarien ; P. Jensen, Das Gilgamesch-Epos in der WelUilteratur. I. Die Urspriinge der allestamenttichen Palriarchen-Propheten und Befreier-Sage und der neulesiamentlichen Jcsus -Sage, Strasbourg, 1906, p. 900, croit que la cène constitue un repas d’alliance entre Jésus-Gilgamesch et Dieu et la rapproche du sacrifice offert par Xisuthros sur la montagne du déluge aux dieux qu’il va rejoindre. Eisler, The origins of the eucharist, dans Transactions of the tliird international congrcss forthe history of religions, Oxford, 1908, t. {{rom|ii}}, p. 352, cherche dans l’eucharistie des traces d’un rite essénien non sanglant et du culte syriaque du poisson. Salomon Reinach a évidemment tenté une explication de l’eucharistie par les survivances du totémisme. Dans les religions primitives, le clan sacrifiait son animal sacré, le totem, et le mangeait pour s’unir avec son dieu. Ces idées de communion théophagique et de sacrifice d’un être divin passèrent dans les mystères païens et de là s’introduisirent dans le christianisme : elles sont la source des dogmes de la mort expiatoire, de la résurrection et de l’eucharistie de Jésus. Le récit de la cène est une « traduction anthropomorphique du sacrifice périodique du totem. » Cultes, mythes et religions, Paris, 1905-1908, passim ; Orpheus, liistoire générale des religions, Paris, 1909, p. 334 sq. Non moins audacieux est le défi queBinet-Sanglé jette à l’Évangile, La folie de Jésus, Paris, 1909, t. I : le Christ aurait eu peur d’être empoisonné. De là ses idées de mort, de chair sanglante. Il aurait invité ses disciples à manger le pain et à boire la coupe pour voir si l’empoisonnement se réaliserait. Des systèmes à tendance plus conservatrice ont été proposés. Haupt, Ucber die urspriingliche Form und Bedeutung der Abendmahlsworte, Halle, 1894, attribua aux paroles de Jésus cette signification qui semble bien moderne : « Ma personne contient les énergies d’une vie plus haute qui voudrait s’unir à la vôtre comme le pain s’unit au corps. C’est surtout grâce à ma mort que s’opérera ce don de vie et de salut. » Jésus, selon toute vraisemblance, désirait que la répétition de la cène fût, après son départ, le moyen et la manière de garder son souvenir ; il en recommanda donc la réitération. F. Schultzen, Das Abendmahl im neuen Testament, Gœttingue, 1895, se rapprocha davantage encore des interprétations traditionnelles. Les disciples n’ont rien surajouté à l’idée de Jésus ; ils s’en sont tenus à la volonté du Maître. D’après les Synoptiques et saint Paul, le Chrjst avait voulu ménager dans le pain et le vin une communion à son corps et à son sang. La cène était un repas sacrificiel intimement lié à sa mort ; et à ce titre, elle devait être renouvelée. C’est encore à des conclusions relativement modérées qu’aboutit Schæfer, Das Herrenmahl nach Ursprung und Bedeutung mit Riicksiclit auf die neuesten Forschungen, Gutersloh, 1897. Paul surtout nous fait connaître le dessein du Seigneur. La cène fut un repas pascal, repas d’alliance et de sacrifice dont Jésus a voulu la réitération ; le Christ désirait offrir à ceux qui s’approcheraient avec foi du pain et du vin le pardon des péchés obtenus par sa mort. H. J. Holtzmann, Lehrbuch der neutestamentlichen Théologie, Fribourg et Leipzig, 1897, t. {{rom|i}}, p. 296 sq., admet, lui aussi, que Jésus présenta à ses disciples le pain et le {{rom|viii}}, qu’il établit un rapport entre le pain et son corps, le vin et son sang. D’après lui, le Christ insista sur ce second élément d’une manière spéciale pour indiquer qu’il allait fonder une nouvelle alliance. Le Christ voulut, par son dernier acte, s’unir pour toujours à ses disciples. Moïse, au Sinaï, avait répandu le sang d’un animal et dit : Voici le sang de l’alliance, De même, Jésus proclama que la future alliance se scellerait en son sang, qui devait être répandu comme son corps devait être brisé. Peut-être n’a-t-il pas dit : Faites ceci en mémoire de moi. Mais l’idée de réitérer la cène était la conséquence de son acte. Les disciples ont tout naturellement reproduit le geste du Christ. Ce faisant, d’ailleurs, ils pensaient autant à la multiplication des pains qu’à la cène ; ils voulaient commémorer les deux épisodes qui attestaient le mieux la charité du Christ. Quelque insuffisante que puisse paraître à un catholique cette explication, elle l’est moins encore que la plupart de celles qui furent proposées depuis. Hoffmann, Das Abendmahl im Urclirislentum, Berlin, 1903, considère comme n’ayant, en fait, aucun rapport réel la cène et l’eucharistie primitive. Et il se demande comment on a pu être amené à rattacher l’une à l’autre. Il distingue différents stades dans la formation du concept qui devait prévaloir. Dans un dernier repas que n’assombrit pas l’idée de sa mort prochaine, Jésus avait distribué le pain et le vin par un acte symbolique destiné à montrer en sa personne le centre d’un groupe de frères. D’autre part, il y eut à l’origine, dans la communauté chrétienne, des repas à caractère religieux ouverts par la prière, dominés par la pensée de la venue prochaine du Sauveur, pensée si forte qu’on avait le sentiment de la présence invisible du Christ. Bientôt, la fin du monde ne se produisant pas, l’attention se porta sur la mort du Christ qu’il fallait expliquer ; on découvrit qu’elle était annoncée par les prophètes ; on supposa qu’il l’avait prédite lui-même, en particulier dans le repas d’adieu. On en vint, par un involontaire besoin, tout naturellement à rapprocher de la dernière cène les banquets fraternels de la communauté. Ce fut le second stade. Puis la foi grandit toujours davantage la personne de Jésus ; on vit en lui le serviteur de Jahvé ; on attribua à sa mort une valeur rédemptrice. Les repas de la communauté devinrent des eucharisties, des actions de grâces pour le bienfait du salut. Et on crut que Jésus avait lui-même à la cène inauguré cet enseignement, institué, en donnant l’ordre de le réitérer, un rite commémoratif de sa mort expiatoire. Telle fut la troisième étape. Saint Paul mit le couronnement à l’œuvre, d’abord en faisant des repas de la communauté une fête de confession et de commémoraison voulue par Jésus à son dernier repas ; puis en comparant la communion aux sacrifices païens, ce qui l’amena à voir dans les aliments eucharistiques non seulement le symbole de la mort du Christ, mais un mystère, un sacrement qui établit une communauté de vie entre lui et les fidèles. C’est aussi l’idée d’un repas fraternel que Wellhausen, Das Evangelium Marci, Berlin, 1903, p. 125 ; Das Evangelium Matlhœi, Berlin, 1903, p. 136-137 ; Das Evangelium Lucæ, BeTin, 1904, p. 121-122, déclare être primitive. Les mots : Ceci est mon corps, ceci est mon sang, sont des formules destinées à marquer fortement la fraternité qui existe entre commensaux ; la seconde fait allusion à la mort de Jésus. Par son acte et ses paroles, le Christ recommandait à ses disciples l’union entre eux. La participation en commun à la table du<noinclude> <references/></noinclude> 5iocuojk6qwu7m1pifegi1h404gwgmc Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/553 104 4028353 15908311 15444363 2026-07-07T12:54:51Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: cit''., → cit.'', (3), Lchre → Lehre 15908311 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1077|EUCHARISTIE D’APRÈS LA SAINTE ÉCRITURE|1078}}</noinclude> l’un des trois ou quatre calices du repas pascal. » Van Crombrugghe, dans la Revue d’histoire ecclésiastique, Louvain, 1908, p. 333. Le verbe « rendre grâces » employé au > 17, sous-entendu auy. 20, a le même sens dans les deux cas. Il correspond au mot « bénir » qu’emploient à propos du pain saint Marc et saint Matthieu. Donc, il peut ne pas signifier consacrer, mais prononcer une prière d’actions de grâces ou d’offrande à Dieu. Cette explication « se recommande de la forme aoriste du^verbe, employée pour exprimer une consécution entre les divers actes décrits et le caractère secondaire de la bénédiction ; …elle se trouve confirmée par le sens primitif de £Jyapi<7T£ ; v qui ne comporte en aucune façon l’idée de consécration. » Les mots " ayant rendu grâces » peuvent donc avoir le même sens dans les deux présentations de la coupe. « Et ainsi se trouvent infirmées l’hypothèse d’une double consécration et celle d’une inversion de l’ordre habituel dans la présentation du pain et du vin consacrés. » Van Crombrugghe, ''loc. cit.'', p. 33. M. Mangenot. Les Évangiles synoptiques, p. 463, présente cette explication sous une forme qui la rend encore plus probable. II propose de voir, dans la coupe mentionnée par saint Luc, la première du repas pascal, la coupe du kiddûs sur laquelle était prononcée la parole : « Sois loué. Éternel, notre Dieu, roi de l’univers qui as créé le fruit de la vigne. » Ces derniers mots préparaient très bien l’affirniation : « Je ne boirai plus du fruit de la vigne… » A cette interprétation, des critiques ont opposé une objection assez spécieuse. L’équivalent duꝟ. 18 : « Je ne boirai plus du fruit de la vigne » se retrouve dans les récits de Matthieu et de Marc ; et, cette fois, la parole est rattachée à la consécration de la coupe eucharistique. C’est donc encore de cette coupe que parle saint Luc au V. 18. Cette observation suppose que les Synop)tiques se sont astreints à reproduire selon un ordre chronologique très rigoureux les paroles de la cène. Même, s’il en est ainsi, d’ailleurs, on peut résoudre la difficulté. Les deux premiers évangélistes qui ne « lécrivent pas le festin pascal et qui voulaient cependant garder le souvenir de la parole : « Je ne boirai plus… » ont dû la rattacher à la distribution de la seule coupe qu’ils mentionnent. Ceux qui ne trouveraient pas cette réponse satisfaisante pourraient se souvenir de l’hypothèse de .Mgr Batiffol. Cp. cil., p. 32 33. Voir aussi Feinc, Eine vorkanonische Ucbcrliefcrung des I.ukas, p. 62. Saint Luc « aurait donné, 19-20, le récit de la cène conforme à la tradition de saint Paul… « D’autre part, il aurait -connu une autre tradition du même événement « où des traits accessoires étaient notés qu’(il] n’a pas voulu omettre et qu’il a placés comme à la marge du premier texte ; » ce sont les versets Ifi-lS. Il est vrai que cette hypothèse ne s’accorde pas très bien avec ce que nous savons des habitudes de saint Luc, écrivain qui d’ordinaire utilise mieux ses sources ; ici, il se contenterait de mettre bout à bout des récits au risque de tromper le lecteur et de paraître contredire les récils parallèles. Le théologien n’est pas obligé de choisir : il cons tale que les explications satisfaisantes du texte long ne manquent pas. Cette étude lui permet de dégager les conclusions suivantes : Les témoins de la leçon longue sont les plus nombreux ; la critique textuelle favorise cette rccension et, tandis qu’il est impossiblc de faire l’exégèse du texte court, on rend raison de la forme commune. Les dépositions de saint Paul et de saint Luc demcurent <lonc entières, elles émanent d’eux. b) Les ténwignagrs sont concordants et ne permettent pas de découvrir une source primitive qui les contredirait. — Tout n’est pas dit quand on a démonlré l’authen ticité des divers témoignages. Il reste à établir que l’historien peut les utiliser pour reconstituer les actes et fixer les intentions de Jésus-Christ lui-même. Des critiques ont cru découvrir entre les divers récits une opposition'' qui infirmerait leur autorité. Ils se sont demandé si on ne pouvait pas surprendre à travers et derrière eux une source primitive perdue aujourd’hui, différente de la tradition écrite et qui, seule, se rapprocherait du fait accompli. C’est ce travail qui doit être vérifié. La cène, telle que nous la connaissons, se compose de la déclaration eschatologique, de la consécration et de la distribution du pain et du {{rom|viii}}, des paroles de l’institution. Qu’a fait et dit Jésus ? a. Jésus a prononcé le logion eschatologique. — On ne conteste pas l’historicité de l’affirmation : « Je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne. » Sans doute, saint Paul ne rapporte pas ce logion ; mais il écrit pour prouver plutôt que pour raconter : aussi va-t-il droit à son but, négligeant tout ce qui ne peut lui servir d’argument et n’est pas nécessaire pour la cohésion et l’intégrité substantielledu récit. D’ailleurs, si cette parole — et c’est une opinion assez répandue — a été prononcée sur une coupe pascale et non sur le vin eucharistique, l’apôtre n’avait pas à la reproduire. Enfin, sa narration n’exclut pas ce mot. On a pensé ausssi que saint Matthieu et saint, Marc ne parlent pas tout à fait comme saint Luc qusqu’à ce que je le boive nouveau dans le royaume de mon Père, Matth., Marc ; jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu, Luc). Il ne faut pas s’en étonner ; l’auteur du troisième Évangile, plus préoccupé que les deux autres des païens, atténue ce que les images empruntées à l’eschatologie juive pouvaient avoir de choquant pour certains lecteurs. Au reste, l’authenticité de la déclaration du Christ est garantie par son propre contenu : l’idée du banquet messianique est familière à Jésus ; la pensée émise est à sa place, en ce moment : c’est un mot d’adieu et une allusion au prochain rendez-vous. b. Jésus a présenté le pain comme son corps, le vin comme son sang. — La consécration et la distribution de la coupe eucharistique ont été niées ou mises en doute par plusieurs critiques. Gogucl, ''op. cit.'', p. 84 sq. ; Brandt, ''op. cit.'', p. 290 sq. ; Pfieiderer, Bas Urchristentum, seine Schriftenund Lehren, Berlin, 1902, t. {{rom|i}}, p. 387 ; J. Weiss, Die Predigt Jesu vom Ueiclie Gottes, Gœttingue, 1900, p. 198. Sans aller aussi loin, d’autres soutiennent du moins que l’insertion de l’idée d’alliance dans les paroles prêtées à.lésus est une interpolation paulinisante. Ils observent que la formule prononcée sur la coupe est citée sous une forme spéciale, par chacun des quatre témoins, et que si on peut, à la rigueur, rapprocher celle de Matthieu de celle de Marc, celle de Luc de celle de Paul, les deux formes auxquelles on aboutit ainsi sont tout à fait dilTérentes l’une de l’autre. ^Vredc, dans Zeitschrift fiir dir neulestamentliche Wissenschaft und die Kunde des l’rchristentums, 1900, p. 69 sq.. a même cru découvrir la trace du remaniement qui a introduit dans la formule primitive des deux premiers Synoptiques : Ceci est mon sang, la mention de l’alliance. Les expressions de Matthieu et de Marc, to aîtxa ; j.ov triC &iaOT, xr, :, qui lui semblent lourdes et incorrectes, lui prouvent que primitivement on lisait : to a’|ia iot comme on lit encore au sujet du pain : tô T’.iiot i/ou et que, sous l’influence de la tradition pauliniennc, on a cousu tant bien que mal à une phrase déjà faite la mention de ralliance. V.l Bousset. Die Evangcliencitate Justins des Mnrtyrers, Gœttingue, 1891, p. 112 sq., remarque, à l’apjjui de ce sentiment, que la relation de la cène conservée par saint.Uisi’in. A pot., I.lxvi, P. G., t. {{rom-maj|VI}}, col. 128, fai t prononcer par.Jésus sur la coupe ces<noinclude> <references/></noinclude> 7imr5gy0ozbcl3de92vs31pypk4ln1l Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/599 104 4028399 15908501 15812946 2026-07-07T13:01:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908501 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1169|EUCHARISTIE D’APRÈS LES PÈRES|1170}}</noinclude> affirme qu’après la consécration, les symboles mystiques n’ont point perdu leur nature propre et qu’ils persistent dans leur substance première, dans leurs apparences, dans leur forme. C’est là beaucoup trop dire. Assurément, les termes de nature, substance, essence, n’avaient pas le sens rigoureux et technique que la théologie leur a donné depuis, mais souvent le sens populaire et commun pour designer les qualités, les facultés et les propriétés ; et de ce point de vue, on peut plaider les circonstances atténuantes et admettre que le langage de Théodorct n’est pas contraire au dogme de la transsubstantiation, comme l’ont fait Dupcrron et Arnauld ; mais ce langage est ici trop explicite pour permettre une interprétation aussi favorable ; car Théodoret ne se contente pas de proclamer la persistance des qualités sensibles du pain et du {{rom|viii}}, il afïîrme en même temps et au même endroit la permanence de leur nature et de leur substance. Cela ne peut guère s’accorder avec l’idée d’une conversion substantielle, d’autant qu’il nous a déjà avertis que le Christ n’a pas transformé la nature, of Tr, v cp-j’ïiv aïTaSaXwv. En quoi donc fait-il consister la conversion qu’il reconnaît dans l’eucharistie ? En une [ji£TaSo>.Y) èz yâptTocnous a-t-il affirmé, en disant aussi que le Christ a ajouté la grâce à la nature, tt, v yàoiv TT] s’jrstK r.poT-itir/.MÇ. Sans s’en expliquer autrement, il laisse entendre ce qu’il veut dire, puisque c’est aussi bien son argumentation qui l’exige pour combattre le monophysisme, à savoir que le corps du Christ serait au pain dans l’eucharistie ce qu’est la divinité à l’humanité dans l’incarnation : même distinction’^des deux, sans mélange, et semblable unité. Si le dyophysisme de l’incarnation est prouve, c’est alors par le dyophysisme du pain et du corps dans l’eucharistie, mais ceci supprime toute |j.£Taf, o), vi proprement dite et va à rencontre de renseignement traditionnel. C’est le même point de vue erroné qui se retrouve dans la lettre j’i Césaire du pseudo-Chrysostome. 6° ''La lettre’à’Césaire''. Cette lettre, dont|Nægle avec raison n’a pas fait état dans son Die Eucharislielelire desJil.Joh. Chrysostomus, faussement attribuée à saint Jean Chrysostome, comme l’ont prouvé Le Quien, Dissertationes Damasc., {{rom-maj|III}}, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 315-322, et dom Baur, Saint Jean Chrysostome cl ses œuvres dans l’histoire littéraire, Louvain, 1907, p. 272-276, a été écrite contre Eutychès, et dépend vraisemblablement de Théodorct ou d’une ? source commune. Comme Théodoret, elle vise des monophysiles, qui disent que post unitatem non oporlrl dicere duas naturas, ''P. G.'', t. {{rom|iii}}, col. 759 ; elle soutient des thèses semblables, à savoir que la nature est inconvcrtibilis, impassibilis, ineonfusa, termes qui correspondent à ceux de l’évêque de Cyr, arpsTtTo ;, àuaOr, ;, iTJy/jTo ; ; et dans le même sens et le même but, elle se sert de la doctrine eucharistique, telle que l’entend l’auteur, pour justifier analogiquement la doctrine christologique des deux natures. Cf. Sallet, Les sources de /"Kpïv’.TtriC (/c Théodorct, ûiirvi la Revue d’histoire ecclésiastique, Louvain, 1905, t. {{rom|vi}}, p. 753 ; Lebreton, Le dogme de la transsubstantiation, ''loc. cit.'', p. 477 sq. Le concile de Chalcédoine avait défuii l’unité de personne dans le Verbe incarne iv ô>j çOtetiv àti- ; yy-o : , chacune de ces dïux natures gardant sa propriété, iiDlJoii.é’/r, ; ôk tt, ; ’iStÔTyjTo ; i-/.%-pix : (pj-reo) ;. Denzinger, Enchiridion, n. 148. Voir t. {{rom|ii}}, col. 2207. Conformément à cette doctrine, l’auteur de la lettre à Césaire soutient que « .lésus-Christ est Dieu et homme, Dieu comme impassible, et homme comme ayant soulTcrt. Ce n’est pourtant quun seul Fils et un j seul [Seigneur ( : un et le même sans doute, qui par l’union de ces deux natures n’a qu’une seule domination et une seule puissance, quoiqu’elles ne soient pas consubstantielles, car chacune d’elles conserve sans mélange les caractères qui la font connaître : ce sont deux natures unies sans confusion. » Mais en preuve, il cite ce qui a lieu, selon lui, dans l’eucharistie. Sicut enim antequam sanctiftcetur panis, panem nominanms ; divina autem illum sanctiftcante gratia, mediante sacerdote, librratus est quidem ab appellalione panis, dignus habitus dominici corporis appellalionc, etiamsi natura panis in ipso pcrmansit, et non duo corpora, sed unum corpus Filii prxdicamus, sic, etc. ''P. G.'', t. LU, col. 578. L’auteur regarde donc comme chose acquise que le pain, qui est pain avant la consécration, mérite d’être appelé corps du Seigneur après, parce que la grâce de Dieu l’a sanctifié, et cela quoique sa nature de pain persiste. Mais comment alors entendre ce qui suit, à savoir, qu’on dira un seul corps et non pasrdeux, malgré la persistance de la nature du pain ? Car si le pain reste pain, impossible de dire qu’il n’y ait qu’un corps, il y en a deux, celui du pain et celui du Christ. C’est donc que, par le mot natura, notait Le Quien, n. 83, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 1146, l’auteur entendait, non la substance elle-même du pain, mais les propriétés naturelles du pain. Et dans ces conditions. Le Quien avait raison de dire qu’on peut voir dans cette manière de s’exprimer un témoignage en faveur de la transsubstantiation. Dissert. Danmsc, {{rom-maj|III}}, 1, col. 322. Cf. Perpétuité de la foi, t. {{rom|iii}}, l., {{rom-maj|V}}, c. {{rom-maj|X}}, p. 319. Mais s’il en est ainsi, l’argument que l’auteur voulait tirer de l’eucharistie pour prouver l’existence des deux natures dans le Verbe incarné, manque de base ; il ne vaut, en effet, que si le pain reste pain, après la consécration, de même que la nature humaine reste la nature humaine après l’incarnation ; et c’est alors, comme dans Théodoret, la même erreur du dyophysisme eucharistique. Quant à la phrase : El non duo corpora, srd unum corpus Filii prædicanms, Mgr Batiffol l’explique par la tentative de l’auteur d’accorder son argument à la christologie de Chalcédoine. L’auteur aurait voulu dire : Comme dans l’incarnation il y a unité de personne dans la’dualité des natures, ainsi dans l’eucharistie il y a unité jlu corps du Christ bien qu’il y ait dualité de natures, le pain et l’élément divin que la consécra lion unit au pain. Mais si l’épître a voulu dire cela, reconnaissons qu’elle ne l’a guère dit. Il reste donc que l’épître à Césaire, pour mieux réfuter le monophysisme, a nié la conversion eucharistique. L’eucharistie, p. 318. Cf. Lebreton, Le dogme de la transsubstantiation, ''loc. cit.'', p. 491. 7 » Le pscudo-Dcnys. — L’Aréopagite n’est pas d’un grand secours dans la question de la présence réelle et de la transsubstantiation. On pourrait croire que sa théorie générale de l’union à Dieu éclaire l’union produite par la communion, mais il n’en est rien ; son style est obscur, et l’expression de sa pensée est retenue par la discipline du secret. La description qu’il fait de la synaxe liturgique implique bien la célébration d’un grand mystère, mais sans en indiquer expressément la nature ou l’objet. Il appelle l’eucharistie le sacrement des sacrements, celui qui plus qu’aucun autre est un /.oi/wvi’a et une T^vact ;, parce que plus qu’aucun autre il procure l’union avec Dieu, De ceci, hier., {{rom-maj|III}}, 1, ''P. G.'', t. {{rom|iii}}, col.424, mais il ne dit pasquelle est cette union.’! Il’aiipelle le pain divin et le calice de l’eulogie des symboles sacrés par lesquels le Christ est désigné et donné. Si’tîiv 6 Xpiiro ; rrr [j.aivEtat v.xl tuzi/i-xi. ''Ibid.'', {{rom-maj|III}}, {{rom|iii}}, 9, col. 437. Il représente le pontife lavant ses mains, louant les saintes œuvres de Dieu, rappelant l’ordre : « Faites ceci en mémoire de moi, » consacrant les divins mystères et mettant sous les yeux ce qu’il a célébré’îià tôiv lEp’ôç Ttp.oy.sii. i/wj’jjj.", r, ’i.i>y/ ; puis, par la distribution du pain et du calice, multipliant et donnant symboliquement<noinclude> <references/></noinclude> kt73ypofjq93gv1xd65s2ganyjfvhcx Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/600 104 4028400 15908502 14985993 2026-07-07T13:01:55Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. G''. → ''P. G.'' (3), bid''., → bid.'', (8), oj → of 15908502 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1171|EUCHARISTIE D’APRÈS LES PERES|1172}}</noinclude> l’unité. ''Ibid.'', {{rom-maj|III}}, {{rom|iii}}, 12, col. 414 C’est tout et c’est peu. Le pain et le vin sont des symboles qui désignent et donnent le Christ, ils doivent donc le contenir de quelque manière, mais l’auteur ne dit pas laquelle. Il fait bien remarquer qu’il faut dégager l’intelligible pour contempler sa divine beauté, mais il ne soulève même pas le coin du voile. Et son interprète, Pacliimère, est tout aussi discret ; il parle bien des symboles, mais de symboles qui ne sont pas vides de réalité ; il fait même allusion à la conversion. « Tandis que la plupart ne s’arrêtent, dit-il, qu’à la contemplation des symboles divins, sans aller au delà, le hiérarque porte la vue de son esprit jusqu’aux prototypes de ces symboles, qui sont le corps et le sang mêmes du Seigneur, croyant que les dons offerts (le pain et le vin) ont été changés en eux (en ce corps et en ce sang) par l’Esprit-Saint, TiioTê’Joùv on y.ai ta 7rpoîC£j|j.eva sic èy.sïva jj.£Teê).viOr|(7av tm àYi< ; > xal Ttav-toupyû > nvejixati. » De eccl. hier., {{rom-maj|III}}, {{rom|ii}}, col. 453. 8 » Succès de la docliinc eiicharisliqiie de saint Cyrille. — L’argument tiré de l’eucharistie en faveur du dyophysisme de l’incarnation devait être repris par Éphrem, patriarche d’Antioche de 527 à 545, mais sans succès ; il était, en effet, appelé à disparaître. La doctrine eucharistique de saint Cyrille resta, au contraire, traditionnelle parmi les grecs. Une fois que le concile de Chalcédoine eut été reconnu et accepté sous l’empereur Justin († 527), Léonce de Byzance(t vers 543) fit triompher l’enseignement de saint Cyrille, dans ses divers écrits contre les monophysites et les nestoriens. De qui croient-ils recevoir le corps et le sang, demande-t-il à ceux qui pensent comme Théodore de Mopsueste ? Cont. incor. et nest., {{rom|iii}}, 43, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxvi}}, col. 1385. Pour lui, c’est bien la propre chair et le propre sang du Christ, la chair qui a été crucifiée, le sang qui a été versé, que l’on reçoit dans la communion mystique du pain de l’eucharistie, tï-jv [iuotixyiv TOÛ Tr)ç E’jyapiTTÎa ; apro-j |X£Ti).r)’! /iv, îôt’a ; crapxôç StâSoCTiv slvat SEixviicriv, Adv. nest., {{rom|vii}}, 3, col. 1765 ; chair devenue spirituelle après la résurrection pour nous communiquer une énergie capable de nous ressusciter un jour. ''Ibid.'', {{rom|v}}, 22, col. 1744. Mais Léonce n’a pas abordé la question de la conversion proprement dite. Un peu plus tard, dans le même vi’{{e}} siècle, Eutychius, patriarche de Constantinople de 552 à 582, se sert encore du mot antitype pour désigner le pain et le vin avant la consécration, et déclare qu’à la cène, le Christ s’est mêlé à l’antitype, à(X(j.î ?a ; iautov Tôj àvTiT’jTto). De paschate ci eucharistia, 2, ''P. G.'', t. {{rom-maj|LXXXVI}}, col. 2393. Il veut que personne ne doute de la présence réelle du corps incorruptible du Christ depuis la résurrection, et immortel, et saint, et vivifiant, et du sang du Seigneur, introduits dans les antitypes par les prêtres. Que personne ne doute que ce corps « se trouve tout en tous. » ''Ibid''. A côté de cette affirmation du réalisme, conforme à la tradition, cette expression nouvelle, è|ji.|i[|aç, semblerait écarter l’idée d’une |j.îTagoXri ou d’une [xE-aTtoiriO-c ;. En l’employant, Eutychius n’a d’autre but que de montrer que le corps du Sauveur est tout entier et sans division dans l’eucharistie ; il ne prétend pas indiquer le mode précis de cette présence. Des affirmations semblables se retrouvent dans saint Sophrone de Jérusalem († 638), saint Maxime le Confesseur († 662), deux adversaires du monothélisme, et dans saint Germain de Constantinople († 733), l’adversaire des iconoclastes. Steitz reconnaît en eux des témoins du réalisme. Le réalisme, en efïet, continue à être le point central de l’enseignement eucliaristique chez les Pères grecs. Quant à la théorie de la conversion, elle reste dans l’état où elle se trouvait au {{rom|v}}{{e}} siècle ; l’absence de toute attaque sur ce point particulier explique pour une part leur silence. D’autres sujets, imposés par les circonstances, sollicitent leur attention et leurs efforts ; de telle sorte que la théologie de l’eucharistie ne fait plus de progrès en Orient. Et lorsque saint Jean Damascène résume la pensée grecque orthodoxe, il est un écho fidèle de la tradition ; s’il n’introduit pas des éléments nouveaux, il montre du moins ce qui a été éliminé et ce qui a été conservé de la doctrine de ses prédécesseurs. A ce titre, il doit être consulté. Voir toutefois L’eucharistie chez les nestoriens au vi{{e}} siècle (d’après les traités syriaques de Mar Qiore), dans le Bulletin de littérature ecclésiastique, 1907, p. 77-79. La doctrine de Théodoret sur la permanence du pain et du vin dans l’eucharistie a ainsi persévéré chez les nestoriens. 9 » Saint Jean Damascène (f vers 753). — Un premier point sur lequel saint Jean Damascène nous renseigne, c’est que des expressions telles que àvTi’-jTta n’ont été employées jadis que pour désigner le pain et le vin avant leur consécration. De fide orth., {{rom|iv}}, 13, ''P. G.'', t. {{rom|xciv}}, col. 1153. Lui-même s’en sert, non pour laisser croire que les symboles eucharistiques ne sont pas vraiment le corps et le sang du Christ, mais pour marquer qu’ils sont l’image de l’avenir : actuellement ils nous font participer à la divinité du Sauveur, mais ils annoncent pour plus tard la vision intuitive. ''Ibid.'', col. 1153. Reprenant la formule de Théodore de Mopsueste et de Macarius Magnés, qu’il ne nomme pas, il écarte donc toute équivoque et dit : « Le pain et le vin ne sont pas une figure du corps et du sang du Christ, mais le corps même divinisé du Sauveur, puisque le Seigneur a dit : Ceci est mon corps, et non : ceci est la figure de mon corps ; Ceci est mon sang, et non : ceci est la figure de mon sang. » ''Ibid.'', col. 1148. Pour qu’il en soit ainsi, il faut évidemment un acte de la toute-puissance divine ; mais le Verbe, qui a tout créé, ne peut-il pas le produire ? of SOva-a : -o/ aptov éa’jToO gû>j.x Tioir^nai, y.al tûv olvov v.a tÔ -jôcop aî[xa ; ''Ibid.'', col. 1140. Et si l’on demande comment le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ, c’est, dit-il, par une intervention du Saint-Esprit semblable à celle qui a eu lieu dans l’incarnation, ''ibid.'', col. 1141, et qui dépasse toute parole et toute pensée. C’est vraiment le corps uni à la divinité, le corps né de la sainte Vierge, qui est présent, parce que le pain et le vin sont convertis au corps et au sang du Christ, oxt aÙTo ; ô aproç y.a : oîvo ; [xêTaTco’.oûvTai et ; <jài|j.x xat ataa 0£oC. ''Ibid.'', col. 1144. c( Si vous voulez savoir comment, qu’il vous suffise d’apprendre que c’est par l’opération du Saint-Esprit, et de la même manière qui a permis au Seigneur de prendre chair dans le sein de la sainte Mère de Dieu : nous ne savons rien déplus, sinon que la parole de Dieu est véritable, et efficace, et toute-puissante. » ''Ibid.'', col. 1145. Présence réelle du corps historique du Christ et véritable conversion, telles sont les deux vérités nettement formulées par saint Jean Damascène : il ne cherche pas à sonder ces mystères, il les affirme tout simplement, en rappelant le fait de l’incarnation et en s’appuyant sur l’intervention même de Dieu.’De même, ajoute-t-il, que naturellement le pain par la manducation, le vin et l’eau quand on les boit, se changent au corps et au sang de celui qui les mange et les boit, de telle sorte qu’ils ne deviennent pas un corps différent de celui qui existait auparavant, de même le pain, le vin et l’eau, préparés d’avance, se convertissent, par l’invocation et l’intervention du Saint-Esprit, au corps et au sang du Christ, et ils ne sont pas deux (corps), mais un seul (corps) et le même (celui de Jésus-Christ). » O’jtiù ; ô tîjç TtpoSiædo ; ap : o ;, o-vo ; -i, x « ’t -j^uip, 6cà xrç èTrixXïiæa) ; y.al èn’.foiTiqo-Eto ; toO â-j-io-j<noinclude> <references/></noinclude> 1hhezajg4w5ez5llv8h9nwlk98lr67y Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/617 104 4028417 15908503 15544140 2026-07-07T13:01:56Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (7), oj → of 15908503 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1205 EUCHARISTIE D’APRÈS LES MONUMENTS DE L’ANTIQUITÉ CHRÉTIENNE 1206 la paix de l’Église, l’habitude continuera encore un certain temps. Cf. S. Basile, Episi., {{rom|xciii}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXXII}}, col. 486. Exceptionnellement, on y offrait encore le saint sacrifice. S. Grégoire de Nazianze, Oral., {{rom-maj|VIII}}, n. 18, ''P. G.'', t. {{rom|xxxv}}, col. 810, 811. Évidemment on consacrait autant que possible un endroit spécial à l’oblation et à la conservation du sacrement. C’est à cela que se rattachent les oratoires privés. En 1876, on en découvrit un à Rome, près de la gare actuelle. Le monument était du {{rom|iv}}{{e}} siècle. La description détaillée, fournie par De Rossi, Bullel., 1876, édit. franc., p. 45-63, ne laisse pas de doute sur sa destination liturgique. 4° ''Vases eucharistiques''. Le pain consacré qu’on emportait à la maison était enveloppé dans du linge et déposé dans de petites boîtes, appelées arca ou arcula, qu’on plaçait dans une niche ou armoire, parfois même dans un petit oratoire. Leur forme nous est rappelée par la fresque romaine du {{rom|iv}}{{e}} siècle, mentionnée plus haut. Wilpert, ''op. cit.'', p. 306 sq., pi. 166, n. 1. Quant aux monuments originaux publiés par Garrucci, Storia del" arte crisliana, pl. 427 sq., et Rohault de Fleury, La messe, t. {{rom|v}}, pl. 363 sq., il faut se garder de n’y voir que des reliquaires ou des boîtes aux saintes huiles, ainsi que l’a fait de Waal, Rômisclie Quartalschrijl, 1910, t. {{rom|xxiv}}, p. 105. Il ne faut pas non plus, avec les deux auteurs précités, attribuer indistinctement à tous une destination eucharistique : celle-ci ne doit être positivement admise que pour les monuments ornés de scènes eucharistiques. C’est le cas, d’après Wilpert, pour la cassette d’argent de Milan, de la seconde moitié du iv{{e}} siècle, dont le couvercle représente la multiplication des pains et le miracle de Cana. Wilpert, Malereien, p. 307 ; Nuovo bullet., 1900, t. {{rom|vi}}, p. 91 ; Leclercq, dans le -Dîc/fon. d’archéol. clirét., t. {{rom|ii}}, col. 1807, 1808, fig. 1985. Une pyxide en ivoire, provenant de Carthage et conservée aujourd’hui au musée de Livourne, montre également la multiplication des pains. Elle est du {{rom|iv}}{{e}} siècle et a dû servir au même usage. De Rossi, Bullel., 1891, p. 47-52, pl. {{rom|iv}}-{{rom|v}} ; Stuhlfauth, Die atlchristliche Eljenbeinplastik, Fribourg et Leipzig, 1896, p. 128 sq. Pour une autre pyxide de la même matière, conservée au musée de Berlin et datant à peu près de la même époque, la destination eucharisUque admise par les meilleurs connaisseurs peut paraître quelque peu douteuse. Le petit monument montre le Christ enseignant au milieu des apôtres et le sacrifice d’Abraham. Leclercq, dans ''op. cit.'', t. {{rom-maj|II}}, col. 777, 778, fig. 1511, 1512 ; Leclercq, Manuel d’archéologie, t. {{rom|ii}}, p. 345, 346. Sur une troisième pyxide semblable à la précédente, qui se trouve à Bologne, voir Stuhlfauth, ''op. cit.'', p. 29, 30, pl. {{rom|i}}, n. 2 ; sur les pyxides en général et la bibliographie du sujet, Leclercq, Manuel, t. {{rom|ii}}, p. 344-348. — Quant aux colombes eucharistiques dont a pu se servir l’antiquité chrétienne, aucune ne nous a été conservée. Kaufmann, Handbuch, p. 313 ; Raibel, Der Tabernakel einst und jetzl, Fribourg, 1908, p. 131-143. « Une antique custode eucharistique en forme d’agneau » est mentionnée par Maiocchi, dans Kirista di scienze slorichc, 1904, p. 210-213. 5 » Calices liturgiques. — 1. D’après Wilpert, la plus ancienne représentation serait le calice à anses de la l’raclio panis. Wilpert, Frarlio panis, p. 73. Puis viennent les verres de la crypte de Lucine, Wilpert, Malereien, pl. 28, et le verre de la catacombe syracusaine, ce dernier du iv siècle. Un calice figure sur une pierre du cimetière de Pontien, du in{{e}} siècle. Boldetti, ''op. cit.'', p. 208 ; Leclercq, dans le Dictionnaire d’archéol. chrétienne, t. {{rom|ii}}, col. 1599, 1600, fig. 1870. Un autre sur un marbre de Sainte-Priscillc est de la même époque. Perret, Les catacombes, t. {{rom|v}}, pi. 57, n. 8 ; Ficker, Die altchristlichen Bildwerke des Laterans, p. 122, n. 174 b. Quelques autres figures sont moins anciennes. R. de Fleury, ''op. cit.'', t. {{rom|iv}}, pi. ccLxx, ccLxxvii, etc. Un cancel copte, du v « vi "’siècle, montrant deux paons tenant dans le bec un linge qui encadre un calice surmonté d’un disque (hostie), est décrit dans Strzygowski, Koptische Kunst, Vienne, 1904, n. 7368, p. 85, 86, dans Calai, général des cmliq. égyptiennes du musée du Caire, t. {{rom|xii}}. Il est difficile de dire dans quelle mesure ces représentations assez rares nous autorisent à tirer des conclusions certaines par rapport à la forme des vases hturgiques primitifs. Cf. Schnyder, Die Darstellungen des eucharislischen Kelches auf allchrisilichen Grabschriften, dans’^-pujij.y.x’.o-/ àpyaio/ovtLov, Rome, 1900, p. 97-118. Plusieurs auteurs attestent l’usage des caUces en verre : ce que les monuments confirment. D’autres mentionnent des calices en métal précieux qui ont dû ressembler à ceux que l’on voit à Ravenne sur les mosaïques de Saint-Vital et de Saint-Apollinaire-/n-C/asse, ou à Rome, à Sainte-Marie-KIajeure, par exemple, le Liber pontiflcalis, l’inventaire de l’église de Cirta, en Afrique, de 301, etc. Cf. Leclercq, dans le Dictionnaire d’archéol. chrél., t. {{rom-maj|II}}, col. 1605 sq. ; Richter et Taylor, The golden âge oj classic Christian art, pl. 5, n. 1-3. — 2. Parmi les anciens calices conservés jusqu’à nos jours, citons celui du cimetière Ostrien, aujourd’hui au musée chrétien du Vatican, De Rossi, Bullel., 1879, pl. {{rom|iv}}, et les calices trouvés dans les cimetières de Cologne et de Trêves et publiés par E. aus’m Wecrth, dans les Jahrbiicher des Vereins von Alterlumsfreuiuten im Rheinland, 1878, t. {{rom|lxiv}}, p. 124-126, pl. x. Leur desUnation eucharistique défendue par quelques auteurs n’est nullement prouvée. Mais il faut l’admettre pour plusieurs autres, par exemple, pour le calice de Chelles, pour celui de Gourdon.avcc sa belle patène, pour le calice de Feltre ou de Zamon, près de Trente. Ils sont du v « -vi{{e}} siècle, sauf peut-être le dernier, auciuel le P. Grisar pense devoir assigner une date un peu plus récente. Nuovo bullel., 1897, t. {{rom|iii}}, p. 15. Le métal dont ils sont faits, les pierreries dont ils étaient ornés, attestent que rien n’était trop précieux pour contenir le sang d’un Dieu. Voir art. Calice, dans CabTO, Dictionnaire, t. {{rom|ii}}, col. 1595 sq. 6° ''L’autel''. 1. Représenlations. — Parmi les plus importantes, il faudrait nommer, selon Wilpert, celle de la Fractio panis, si toutefois on peut parler d’autel : c’est une espèce de sofa en forme de demicercle, exhaussé au-dessus du sol. Wilpert, ''op. cit.'', p. 8. La même forme revient encore plusieurs fois, par exemple, dans les chapelles des sacrements, dans un hypogée de la voie latine récemment découverte, etc. Wilpert, Malereien, pl. 41, n. 3 et 4, 265, 267. Dans la chambre des sacrements A’, c’est sur uti trépied que se fait la consécration. Une autre table-guéridon à trois pieds, qui porte des pains et des poissons, figure à la voûte de la chapelle A’. Wilpert, ''op. cit.'', pl. 38 et 41, n. 1. Pratiquement, il ne faudrait pas attacher une grande importance au motif artistique du trépied pris de la vie ordinaire, ni vouloir en tirer des conclusions certaines par rapport ; la forme des autels primitifs. Dans la mosaïque de la coupole de Saint-Jean-/n-Fofi/p, à Ravenne, on a])crçoil quatre autels-tables, sur lesquels est posé le livre des Écritures. Ils consistent en une plaque portée par quatre colonnes. De même à Saint-Vital et à Saint-Apollinaire-i /i-C/asse. Fleury, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, pl. {{rom|ii}}, in et {{rom|xxix}}, p. 63. 64, 1.34 ; Baumstark, Liturgia romana, Y). {{rom|ici}} IV ; Richter et Taylor, The golden âge of classic Christian art, pl. 5, n. 2 et 3. Enfin, des autels en forme de cippe figurent dans les scènes du sacrifice d’Abraham sur une fresque du iii’{{e}} siècle, h Saint-Hermès, Wil-<noinclude> <references/></noinclude> t219euuedquf8drotn115ffp4xiv7wj Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.1.djvu/254 104 4028725 15908553 15547516 2026-07-07T13:02:45Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: - — → . — , oj → of 15908553 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|493|LÉVITIQUE (LIVRE DU). DOCTRINE|494}}</noinclude> ses offrandes le souverain domaine de Dieu, {{rom|xix}}, 24. Mêmes remarques au sujet de la sainteté exigée des prêtres ; si bon nombre de prescriptions qui visent à l’assurer s’en tiennent aux conditions d’une sainteté toute physique, {{rom|xxi}}, 1-4, 17-23, d’autres les dépassent certainement, {{rom|xxi}}, 6, 8, 10, 12 ; {{rom|xxii}}, 16…, et toutes, même celles qui ne semblent s’intéresser qu’à l’extérieur, s’inspirent évidemment d’un sentiment très vif du respect qu’impose la sainteté de Jahvé et de son sanctuaire à ceux qui les approchent de plus près. Les sacrifices en général et en particulier les sacrifices expiatoires nous fournissent au sujet de l’idée de sainteté de précieuses indications, notamment par les raisons de leur institution et la nature de leur efficacité. {{2o}} Les sacrifices — 1. En général. . — Comme dans toutes les religions anciennes, le sacrifice a sa place, et très importante, dans la religion d’Israël ; une partie considérable du Lévitique renferme les ordonnances relatives au sacrifice. C’est pourquoi il y a lieu d’en dégager ici la valeur religieuse en général et la valeur expiatoire en particulier. Si le sacrifice est chez les Sémites « l’action sainte par excellence, celle qui met le mieux en mouvement l’action divine et exprime le mieux le désir de l’homme de rendre à la divinité ce qu’il lui doit », Lagrange, ''op. cit.'', p. 208, combien plus, chez les Hébreux, apparaît-il dans le développement de ses rites sous l’influence de la révélation divine comme la manifestation variée des sentiments de l’âme envers Dieu : sentiments d’adoration, de reconnaissance, de icgret, de supplication, qui s’expriment tour à tour d’une manière plus spéciale dans les différentes espèces de sacrifices. Ainsi, comme le dit saint Thomas, le sacrifice qui est extérieurement offert est le signe du sacrifice spirituel intérieur par lequel l’âme s’offre elle-même à Dieu comme au principe de sa créai ion et à la fin de sa béatitude. Aussi, ce qui compte dans le sacrifice, ce n’est pas le prix de la victime immolée, mais sa signification d’honneur rendu au Souverain Maître de tout l’univers. Snmma theol., D-IIse, q. {{rom|lxxxv}}, a. 2. Le sacrifice ainsi compris devait être pour le peuple d’Israël un élément puissant de vie morale et religieuse ; s’il ne le fut pas toujours, s’il n’a exercé une influence réellement décisive que durant la période qui a suivi l’exil, la faute n’en est pas à l’institution elle-même, mais aux dispositions défectueuses avec lesquelles il était offert et que les prophètes stigmatisaient avec tant de véhémence dans leurs oracles. ''Am''., {{rom|v}}, 22 ; Os., {{rom|viii}}, 13 ; 1er., {{rom|vi}}, 20, etc. Ces textes et d’autres semblables, qu’on trouverait aussi bien dans Isaïe et Michée, ont laissé croire à quelques critiques que la religion des prophètes, toute de foi et de justice, était Incompatible avec les rites extérieurs et surtout les sacrifices : l’aime la piété et non les sacrifices. Os., {{rom|vi}}, 6. Cf. Wellhausen, Driver. No yak, Marti et bien d’autres. Cette incompatibilité n’existe qu’avec la pratique d’un culte qui n’est p ; is l’expression sincère des sentiments d’une âme vraiment religieuse, ce n’est pas le sacrifice qui est condamné, mais s.i profanation, et s’il a désormais perdu sa valeur, c’est précisément parce qu’il ne répond plus au but pour lequel il a été institue et que son rôle moral et religieux est devenu Impossible avec une conception toute formaliste de la religion. La notion du lacriflce mosaïque, en effet, telle qu’elle se dégage de ses rites, est un élément essentiel de la r< Il Ion au si bien au temps d’Esdras que des prophètes et de Moïse, non seulement pour le culte extérieur, mais encore pour la vie de 1 Toute offrande, simple oblation ou sacrifice, esi la reconnaissance d fin domaine de Dieu sur toute - i hi Idi{{e}} se retrouve d’ailleurs à l’ori gine de toutes les lois cérémonielles du Lévitique. Tout appartient à Jahvé, aussi bien le sol que ceux qui l’habitent et que le temps lui-même ; c’est pourquoi Jahvé, poursignifierqu’il est maître du sol, s’est réservé pour lui un sanctuaire et pour ses ministres des cités sacerdotales et lévitiques. Num., {{rom|xxxv}}, Jos., xxi. L’institution de l’année sabbatique et de l’année jubilaire procède de la même idée : « Les terres ne se vendront point à perpétuité, car le pays est à moi et vous êtes chez moi comme des étrangers. » Lev., {{rom|xxv}}, 23. Dans le Code de l’Alliance, Exod., {{rom|xxiii}}, 10, 11, dans le Deutéronome, {{rom|xv}}, c’est le point de vue humanitaire et non théocratique qui apparaît dans des prescriptions semblables. Maître de la terre, Jahvé l’est aussi du temps ; s’il laisse à l’homme la jouissance de la plus grande partie de ce temps, il a des jours consacrés dont la célébration doit rappeler à l’Israélite que les semaines, les saisons, les années sont à Dieu. Mais ce Dieu est encore et surtout maître des personnes. N’a-t-il pas sur Israël, pour l’avoir délivré de la servitude d’Egypte, des droits tout particuliers ? Lev., xxv, 42, 55. Aussi tout le peuple doit lui être consacré et par conséquent éviter toute souillure. De là les prescriptions touchant la pureté, Lev., {{rom|xi}}-{{rom|xv}}, de là les sacrifices expiatoires pour recouvrer cette pureté ; de là la consécration et le rachat des premiers-nés, l’impôt de la capitation, la défense de traiter l’hébreu en esclave ; de la enfin la consécration des prêtres et des lévites, représentants permanents du peuple qui ne saurait atteindre dans son ensemble et dans les conditions ordinaires de la vie la pureté requise pour le service divin. Prémices, dîmes, sacrifices sont également reconnaissance du droit de Dieu sur les produits de la terre et des troupeaux. Cf. Kautzsch, Religion of Israël dans Hastings, Dictionary of the Bible, extra volume, p. 716. On voit dès lors comment cette idée fondamentale reçoit son application dans l’holocauste, par exemple, où la destruction totale de la victime exprime avec vigueur l’absolu domaine de Dieu sur toutes choses et sur la vie tout spécialement. 2. ''Sacrifices expiatoires''. a) Nature. — Mais le sacrifice n’est pas que cela, les aspersions sanglantes qui doivent l’accompagner surtout dans les sacrifices expiatoires ont une signification qu’il importe de déterminer. Les nombreuses prescriptions relatives au sang, même en dehors du sacrifice, s’expliquent par cette croyance que le sang est la vie même. Deut., {{rom|xii}}, 23. « L’âme de la chair est dans son sang », est-il dit au Lévitique à plusieurs reprises, {{rom|xvii}}, 10, 13, 11. C’est pourquoi le sang, siège de la vie qui dépend et vient de Dieu, devra être l’objet du respect de l’homme ; même le sang de l’animal qu’il immole pour sa nourriture lui est interdit, il est réservé à Jahvé, soit qu’il faille le répandre sur son autel. Lev., X VIT, 6, SOil qu’il faille le répandre à terre, Deut., {{rom|xii}}, 24. Telle est la véritable raison de la prohibition du sang, que n’expliquent suffisamment ni la peur instinctive du sang, ni un motif d’hygiène, ni même le souci d’écarter tout danger d’idolâtrie ou de pratique superstitieuse. C’est pourquoi encore le sang joue un rôle si considérable dans les sacrifices, où l’offrande du faite à part, selon certains rites, est en somme l’offrande de la Vie, sans doute celle de la victime immolée, mais aussi l’existence de celui qui l’offre en vertu d’une substitution admise par Dieu. C’est ce que réalise spécialement le sacrifice expiatoire : L’âme de la chair est dans le sang et je VOUS l’ai donné, dit Jahvé, pour l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour ours, car c’est par l’Ame que le sanu fail expia tion », ou plus clairement d’après la leçon la mieux établie, celle des Septante : car son s ; mg expiera.i la<noinclude> <references/></noinclude> d9btrttvr63iwdnyt5p4f7njtjb8ipo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.1.djvu/386 104 4028808 15908554 15358161 2026-07-07T13:02:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}}, (2), oj → of 15908554 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|757|LIGARIDÈS PAISIOS — LIKHOUDÈS (LES FRÈRES)|758}}</noinclude> cet ouvrage (1640). LeNÉoç’EXX^vojjLvrj^wv, 1908, t. {{rom|v}}, p. 158, 459, signale en outre plusieurs épigrammes de Ligaridès dans le ms. Barberini n. 279. Voir également Lampros, Catalogue of the Greek manuscripts on mount Athos, n. 2320 et 3770, et S. Eustratiadès, loco cilalo, n° 432, 16. — A mentionner également 17° un prologue au Nomocanon de Mathieu Blastarès, Lampros, op {{rom|cil}}. n° 1739, et Eustratiadès, ''op. cit.'' n° 557. Enfin, dans les relations qu’il eut avec Nicolas Heinsius, Ligaridès lui remit « une liste de plusieurs sermons de Photius, demeurés jusqu’alors inconnus des savants. Parmi ces sermons, il s’en trouvait deux de particulièrement remarquables, que Photius avait prêches à l’occasion de l’incursion des Russes contre Constantinople ». Legrand, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 23. Le n° 286 de la Bibliothèque nationale de Paris, supplément grec, à la page 454 porte ce titre : Photii, CP. palriarchæ, epistolse et homiliæ, ex notitia Paisii Ligaridis. Omont, Inventaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale, t. {{rom|iii}}, p. 243. A.-P. Yrétos, £o : /)r 1 v.Lr, ç : Lo>.o- ; i’a, Athènes, 1854, t. {{rom|i}}, p. 213-214 ; C. Sathas.XcOïLLr.v. y.r, y.’i, o) <, ; : la, Athènes, 1868, p. 314-316 ; A. Démétracopoulos,’Op0ô50$oi ; fE » à «, 1872, p. 161-162 ; dumême, IIpo<j6f, y.a ! xa ! SiopOwæiç eî ; Tr, vÉXir|v. Lrv ; P/ ; ; - -iav K ly.0 2, Leipzig, 1871, p. 51 ; G. I. Zaviras, N : j’l ; i y.-.Athènes, 1872, p. 512-514 ; S. I.Boutyra, A{{e}} : .zov loTopiaç L-, . : : p v - : x ; , Constantinople, 1881, t. {{rom-maj|IV}}, p. 330, 331 ; Legrand, Bibliographie hellénique du XVII’siècle, Paris, 1806, t. {{rom|iv}}, p. 8-61 (la seule notice en français dont nous ayons connaissance) ; William Palmer, The Patriarch and the Isar, t. {{rom|iii}}, History of the condamnation o/ the patriarch Nicon, Londres, 1873, contient d’abondants renseignements sur Ligaridès, p. {{rom|xvii}}-{{rom|lxiv}} et 1-14 ainsi que dans les divers suppléments à cette œuvre de notre auteur ; N. Kapterev, Caractère des relations de la Russie avec l’Orient orthodoxe (en russe) Moscou, 1885 ; Relations du patriarche de Jérusalem Dosithée avec le gouvernement russe (en russe), Moscou, 1891, c. i et {{rom|ii}}, p. 1-86 ; Le patriarche Nicon et le tsar Alexis Michaîlovitch, 2 vol. (en russe), 1012, t. {{rom|ii}}, c. {{rom|i}}-{{rom|x}}, p. 256-547 ; Lavrosky, Détails sur la biographie de Païsios Ligaridès, métropolite de Gaza, dans le Journal de l’Académie de Saint-Pétersbourg, 1880, p. 709 sq ; Travels of Macarius, ouvrage écrit en arabe par Paul d’Alep et traduit en anglais par F.-C. Belfour, Londres, 1836, t. {{rom|ii}}, p. 342-344 ; Chrysostome A. Papadopoulos, ( ! TtaTpiàp^ai xâ>v Tepo<70).ùu, (i>v ftcicveul’M’y 17 : a : v.x-.y. tôv :’.’3. u> va, articles publiés dans la Vi EioJv en 1906 et 1007, et réunis en une brochure parue à Jérusalem en 1007 sous le même titre. Il y est traité de Ligaridès de la p. 88 à la p. 175 ; Sakkéllon, liaïcïo’j [terpoiroMtovi l’v^y, : &r, iot07.r, dans le Il y. —, v y -7-7’, : d’Athènes, 1880, t. {{rom|x}}, p. 477-483 ; Macaire, Histoire de l’église russe (en russe) i « éd. 1883, 2{{e}} éd. 1910 : le t. {{rom|xii}} traite au long toute l’affaire Nicon. V. Grumel. ##LIKHOUDÈS (les FRÈRES)## <nowiki/> '''LIKHOUDÈS (les FRÈRES)''', théologiens gréco-russes des xvii « -xviii{{e}} siècles : Joannice (16331717) ; Sophronb (1652 Juin 1730). — I. Vie. II. Ouvrages. I. H.. — Joannice (Jean, dans le monde) et So phronc (Spj ridon, dans le monde) Likhoudès descen dalent d’une ancienne famille aristocratique de qui est signalée par les chroniqueurs, dès le milieu du r siècle, el qui se réfugia, après la prise de inople pur les Tuns, dans l’île de Céphalonle. leus théologiens, là <iu’ils reçurent leur première éducation, avant d’aller étu d’abord à Venise, |uiis à Padoue, où ils ci obtinrent l<- diplôme du docto iciit de retour au pays natal en 1670, Jean . devenu veuf peu après, il emhra vie n us le nom de Joannice. Spyridon couvent, el avait pris le nom de Sophrom Us ne tardèrent pas a rire ordonm rent d’enseignement et de prédication jusqu’il ette date, {{rom|ii}}. se trouvaient à Constan tinople, et Dosithée, patriarche de Jérusalem, à qui le patriarche de Moscou, Joachim, avait demandé des professeurs grecs pour l’Académie naissante (le Moscou, leur proposa d’aller porter en Russie le flambeau de la science hellénique. Ils acceptèrent avec joie cette mission honorable, sans se douter des tribulations qui les attendaient. A partir de ce moment, en effet, leur vie fut des plus agitées. Ils mirent, tout d’abord, près de deux ans pour arriver à destination. Partis de Constantinople le 3 juillet 1683, ils ne furent à Moscou que le 6 mars 1685. Les historiens russes racontent que les jésuites de Pologne firent tout le possible pour les empêcher de pénétrer en Russie. Pendant ces deux années de voyage, ils soutinrent avec les jésuites et d’autres force discussions sur les points controversés entre les deux Églises. La plus célèbre de ces joutes eut lieu le 5 août 1684, en présence de Jean Sobieski. D’après les historiens hétérodoxes, ce furent naturellement nos deux Grecs qui eurent le dessus. Les débuts de l’Académie moscovite ouverte par les Likhoudès furent des plus humbles. On s’occupa tout d’abord de former des typographes. Les leçons proprement dites ne commencèrent qu’à l’automne de 1687. Les manuels donnés aux élèves avaient été composés ou traduits par les deux professeurs grecs. A cette époque, la controverse entre théologiens de Kiev et théologiens moscovites sur le moment de la transsubstantiation battait son plein. Cf. article Kpiclèse, t. {{rom|v}}, col. 261-263. Les frères Likhoudès prirent au débat une part très active, et soutinrent l’opinion de Nicolas Cabasilas et de Marc d’Éphèse contre Medviedev, qui enseignait la doctrine catholique. Nous parlerons plus loin des ouvrages qu’ils composèrent à cette occasion. En 1688, Joannice fut envoyé en mission diplomatique auprès du gouvernement de Venise. Il s’agissait de négocier une alliance avec la Sérénissime République contre les Turcs. Arrivé à Venise le 22 avril 1689, Joannice y resta jusqu’en 1691. Il était accompagné d’un de ses élèves, le diacre Pierre Artémiev, qui se convertit au catholicisme, et fit, plus tard, un rapport peu favorable sur nos deux Grecs. Entre temps, Sophrone continuait à enseigner à Moscou et s’occupait de polémique antilatine. S’ils eurent quelques protecteurs de marque dans l’entourage du tsar, les Likhoudès ne tardèrent pas à voir se lever contre eux des ennemis puissants. Le plus redoutable de tous fut celui-là même qui les avait envoyés en Moscovie, à savoir Dosithée de Jérusalem, furieux de rencontrer trop peu de reconnaissance en ses anciens protégés. Ses dénonciations, unies aux agissements de certains Moscovites, qui trouvaient ces Grecs insolents et cupides, finirent par rendre intenable la position des deux professeurs à l’Académie. En 1694, à la suite d’un esclandre du fils de Joannice, Nicolas, ils s’enfuirent subicpticement de Moscou. On les rattrapa à Smolensk, et on les ramena à la capitale. Comme leur orthodoxie avait été suspectée, ils ne furent plus professeurs, mais simples employés à l’imprimerie. Cependant, en 1697, un oukase les nomma professeurs de langue italienne. C’est pendant cette période qu’ils composèrent plusieurs discours et panégyriques, lai 1698, ils furent compromis dans le procès canonique intenté au diacre Pierre Artémie.v. On ne les toléra plus à l’imprimerie, et ils furent internes au monastère de Novospassky. Ils y restèrent jusqu’en 1704, occupant leurs loisirs a écrire des livres de polémique conti luthériens et les calvinistes et a aider leur or Polycarpov, à rédiger son lexique trili (slavo-gréco latin). En 1704, ils sont accusés de ren i par lettres le sultan de Constantinople mit les afîali I un oukase les exile au monastère d’Ipatiev, à Kostroma. Ils 3 terminent une | ranima ire<noinclude> <references/></noinclude> 5g1fj3gyxi6fdwj3vypspgcnm19pxfp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 9.1.djvu/433 104 4028857 15908555 15812377 2026-07-07T13:02:48Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (3) 15908555 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>851 LOCKE. SYSTÈME DE PHILOS. RELIGIEUSE : DOMAINE DU NATI REL 352 ébauché dans sa jeunesse, voir The jundamental constitutions jor the government of Curolina (1669), et l’article Errqr, système d’après lequel la foi en la messianité de.Jésus-Christ ainsi que la repentance et la résolution de vivre saintement suffiraient pour assurer à tout homme son salut. Ce nouvel écrit exerça une grande influence sur la pensée de Voltaire, qui s’est déclaré lui-même un grand admirateur de Locke, « le seul métaphysicien raisonnable ». A ces grands ouvrages, qui contiennent l’essentiel du système de philosophie religieuse de Locke, il faut ajouter deux publications posthumes : un examen critique de la doctrine de Malebranche, An examination of P. Malebranche’s opinion of seeing ail things in God (1693), ainsi que les Remarks upon some Mr Norris’s books (1693), où Locke dévoile le défaut fondamental de la doctrine de la vision en Dieu. Un autre petit traité, Oj the conduct of the Underslanding (1697), est un complément de l’Essai sur l’entendement humain. — A Discourse of miracles (1703), où il analyse la notion du miracle en tant qu’il peut servir de témoignage à l’origine divine de la Révélation, ofïre un intérêt plus particulier pour le théologien. Ajoutons encore, pour compléter cet aperçu des œuvres religieuses de Locke, A paraphrase and Notes on the Epistles o St Paul (1703) ainsi qu’une Fourth Letter concerning toleralion, qui est restée fragmentaire. De sa correspondance, il faut surtout consulter ses Lettres à Molyneux, dans lesquelles il reprend l’explication de certains passages de l’Essai sur l’entendement humain, celles à Limborch avec lequel il s’entretient des problèmes concernant la tolérance, ainsi que celles à Richard King où des questions religieuses se trouvent discutées. On peut dire que les écrits de Locke, tout en étant dictés par les circonstances, trahissent une doctrine qui, pour donner quelquefois l’impression du décousu, ne possède pas moins l’unité d’un système. C’est ce qui. ressort déjà de ses propres déclarations. Dans son Essai, il parle de son système comme d’un f bâtiment uniforme et dont toutes les parties sont jointes ensemble ». Et il ajoute : « Si l’on montre en le minant que c’est un château bâti en l’air, je ferai du moins en sorte qu’il soit tout d’une pièce et qu’il ne puisse être enlevé que tout à la fois. » Essai, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|iii}}, § 25. De ce système il nous reste à dégager les principaux traits. III. Système de philosophie religieuse : domaine du naturel. — {{1o}} Caractéristique générale. — D’après la classification assez artificielle qui distribue les philosophes du {{rom|xvii}}{{e}} siècle en rationalistes et empiristes, Locke est communément rangé parmi ces derniers. Cependant, la complexité de la pensée philosophique à cette époque ne saurait s’accommoder d’un cadre aussi étroit et, pour le cas particulier de Locke, les discussions qui s’élèvent entre ses interprètes en fournissent la meilleure preuve. Déroutés par le prétendu empirisme absolu qu’on lui impute, les uns n’ont pas manqué de se voir bientôt en face de tels « abîmes de paralogismes et d’innombrables inconséquences », qu’ils ont cru devoir renoncer à tenter plus longtemps « de saisir une pensée qui nous ' fuit et se fuit éternellement elle-même ». Cousin, La philosophie de Locke, Paris, 1876, p. 259, p. 108. Voir aussi Lyon, L’idéalisme en Angleterre, 1888 ; Manly, Contradictions in Locke’s theory of knowledge, Leipzig, 1885. D’autres, frappés par le rationalisme incontestable qui traverse tout le système de Locke, mais considérant ce rationalisme comme un élément d’emprunt, se sont mis à la recherche de l’influence que notre philosophe aurait subie. D’où longues discussions sur les rapports de Locke avec Descartes, voir de Fries, Die Substanzenlehre Lockes mit Bezie hung au/ die cartesianische Philosophie krilisch entwickelt und untersuchl, Brème, 1879 ; Sommer, Lockes Vcrhâltnis : u Descartes, Berlin, 1887 ; Geil, Ueber die Abhangigkeil Lockes von Descaries, Strasbourg, et l’appréciation de ces derniers par Benno Erdmann, dans Archiv jiïr Geschichte der Philosophie, t. {{rom|ii}}, p. 99 sq., — ou avec l’école platonicienne des théologiens de Cambridge, voir Hertling, J. Locke und die Schule von Cambridge, Fribourg, 1892. Mais ces rapprochements, si suggestifs soient-ils, n’ont guère contribué à faire ressortir la cohérence intime du système du philosophe anglais. Du reste, celui-ci déclare ouvertement qu’il doit bien à Descartes sa première délivrance du jargon inintelligible de l’École, mais qu’il ne voudrait pas que ses erreurs ou imperfections fussent imputées à ce maître, puisque ce n’est pas de lui, mais seulement de ses propres pensées, qu’il a tiré son Essai sur l’entendement.Voir Lettre à l’évêque de Worcester. Œuvres, t. {{rom|i}}, p. 369, Londres, 1759. Récemment, on a attiré l’attention sur l’influence considérable que la philosophie scolastique a dû exercer sur la pensée de Locke. Voir W. Kuppers, John Locke und die Scholastik, Berlin, 1895 et Edouard Krakowski, Les sources médiévales de la philosophie de Locke, Paris, 1915. Il paraît plus exact de voir dans le système de Locke une synthèse de rationalisme chrétien et d’empirisme, analogue à des synthèses franciscaines de même type et de même inspiration au Moyen Age, qui est due à la survivance de l’augustinisme et au prestige des méthodes d’expérience qui allait grandissant depuis que les conquêtes scientifiques dévoilaient, l’un après l’autre, les secrets de la nature. Les rayons lumineux par où Dieu se manifeste aux hommes semblaient de plus en plus venir des choses d’expérience, alors que la conception traditionnelle en philosophie et en théologie, qui ne s’alimentait pas aux données scientifiques, croyait à une illumination directe du Ciel. Ce sont les représentants de cette dernière que Locke a en vue en parlant des « partisans des idées innées », selon lesquels Dieu ou la « nature » aurait gravé dans l’esprit humain des vérités toutes faites, qui lui seraient « communiquées d’une manière aussi nécessaire et aussi réelle qu’aucune des facultés inhérentes qui se rencontrent dans tous les hommes. Essai, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|i}}, p. 2, trad. franc, par Coste que nous citons ordinairement. Et c’est encore la même attitude qu’il rencontre parmi les théologiens sous la forme de « l’enthousiasme », qui consistait à se vanter de révélations particulières en refusant de les soumettre à une vérification rationnelle. Voir Essai, t. {{rom-maj|IV}}, C. XIX. Aux yeux de Locke, c’était méconnaître le véritable rôle de la raison et en déprécier la valeur, ce qui ne pouvait manquer d’entraîner des conséquences funestes. Non seulement cette théorie rendait la pensée confuse et le langage indécis et favorisait ces discussions interminables qui divisaient les esprits, mais encore elle menaçait la religion et la morale en leur base, en les soustrayant à tout contrôle rationnel, et déchaînait un mysticisme qui ne pouvait que multiplier les sectes déjà trop nombreuses. C’est à ce double danger que Locke voulut faire face par sa propre théorie de la connaissance au moyen de laquelle il se proposa de rendre justice tout à la fois à la raison en lui restituant son véritable rôle et à l’expérience, dont les conquêtes scientifiques ne cessaient de proclamer l’importance. Comme pour tout rationalisme chrétien, c’est bien Dieu qui est, chez Locke, la source de toute connaissance naturelle. Seulement, au lieu d’infuser à l’homme des vérités toutes faites, il lui a donné avec la raison la faculté de les chercher et de les trouver. La raison<noinclude> <references/></noinclude> 9sa6cuzybcov739a33v26qlnggp3t7m Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/154 104 4029136 15908505 15346455 2026-07-07T13:01:58Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (6) 15908505 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1543|GOUVERNEMENT ECCLESIASTIQUE|1544}}</noinclude> 3° Erreurs de ceux qui voudraient jaire du gouvernement ecclésiastique une simple aristocratie sans aucun chef suprême. — Tel est le sentiment de plusieurs sectes qui, séparées de la véritable Église, gardent, néanmoins, une certaine hiérarchie, et affirment que l’Église catholique se compose des diverses Églises nationales, qui ont leurs évêques et leur clergé, mais ne reconnaissent pas la primauté du souverain pontife. Ces Églises, ainsi séparées du centre de la catholicité, se prétendent égales entre elles, et sur le même pied que l’Église romaine. Elles affirment appartenir aussi bien que celle-ci au bercail du Christ, le seul suprême pasteur, qui aurait voulu, s^lon elles, donner à son Église un gouvernement simplement aristocratique, par le moyen des évêques successeurs des apôtres, évoques tous égaux entre eux, comme le furent les apôtres. Toutes ces Églises nationales, quel que soit leur nom, seraient donc des parties ou des branches de l’Église universelle ; des Églises-sœurs qui, étant filles du même Père, doivent être unies entre elles par la sympathie et le respect mutuel, quoiqu’il n’y ait entre elles aucun lien de subordination et d’obéissance. Elles vivent côte à côte, et forment une sorte de fédération spirituelle. Parmi les anglicans surtout, ce concept du gouvernement ecclésiastique trouve un grand nombre de partisans. On rencontre parmi eux, et se disant appartenir à l’Église catholique : l’Église épiscopalienne d’Angleterre, ou haute Église, la High Church of England ; celle d’Irlande, Church of Ircland ; celle d’Ecosse, Scollish cpiscopal Church. Celle des États-Unis s’appelait, d’abord, Protestant cpiscopal Church ; mais, depuis plus d’un quart de siècle, elle a affirmé plus clairement sa prétention d’appartenir à l’Église catholique, en se faisant appeler American brandi of (lie catholic Church. Ces diverses branches ne refuseraient pas de s’unir à l’Église romaine, si celle-ci consentait à les reconnaître comme des portions de la véritable Église du Christ. Voir Catholicité, t. {{rom|ii}}, col. 2010 sq. Cf. Dôllinger, L’Église et les Églises, in-8°, Paris, 1861. Quand ces diverses Églises séparées se réunissent en congrès, sortes de conciles « pananglicans », où l’on compte parfois de deux cents à trois cents évêques de tous les pays soumis à la domination anglaise : îles Britanniques, colonies, Indes, Australie, Afrique et même des États-Unis de l’Amérique du Nord, elles n’osent point formuler des décrets de foi, mais se bornent à échanger des vues, chacun étant à peu près libre de croire ce qu’il veut, et d’interpréter la Bible à sa façon. Il n’y a, parmi elles, aucune autorité constituée, apte à prendre une décision dogmatique ou disciplinaire, au sujet des points controversés qui les divisent. Ces congress of the bishops of ihe Anglican communion, malgré le décor brillant qui les entoure d’ordinaire, prouvent, chaque fois, avec une évidence nouvelle, l’impuissance radicale d’une Église dont la forme de gouvernement serait simplement aristocratique, corps social sans tête, et démontrent plus clairement, par voie de contrasta, la divine sagesse du Christ, qui a voulu que le gouvernement de son Église fût nettement monarchique, avec une autorité suprême pleine et entière résidant en un chef incontesté auquel tous doivent obéir. Voir Anglicanisme, t. {{rom|i}}, col. 1281 sq. ; Amérique, t. {{rom|i}}, col. 1050, 1074 ; Épiscopalienne (Église), t. {{rom|v}}, col. 365 sq. Cf. W. Palmer, A trealise on the Church of Christ, 21n-8°, Londres, 1850, l. {{rom|i}}, p. 229, 237, 276, 286, 383, 455 ; Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, aux nu ts Vieux catholiques, Église anglicane, Église orientale orthodoxe, 13 in-8°, Paris, 1877-1882, t. {{rom-maj|ii}}, p. 725 sq. ; t. {{rom|iv}}, p. 295 sq., 324 sq. ; Wilmers, De Ecclesia Christi, l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iii}}, §2, p. 561 sq., 570-572 ; The catholic encijclopedia, au mot Protestant episcopal Church in the United States of America, 15 in-4°, New York, 1907-1913, t. {{rom|xi}}, p. 436 ; t. {{rom|xii}}, p. 493 sq. ; Coleman, The Church in America, in-8°, New York, 1895. On trouve ces audacieuses doctrines enseignées ex professo dans le De republica christiana, publié par le trop fameux Marc-Antoine de Dominis, archevêque de Spalatro, successivement catholique, anglican, do nouveau catholique, puis encore hérétique, 3 in-fol., Londres, 1617, 1620, ouvrage plusieurs fois réédité, en Allemagne surtout. L’auteur prétend y démontrer que le vrai gouvernement ecclésiastique, tel qu’il a été institué par le Fils de Dieu, n’est pas une monarchie, mais une république aristocratique, car les apôtres, dit-il, furent tous égaux, et les évêques le sont aussi. Tous sont également les vicaires du Christ. Leur juridiction n’est pas restreinte à tel ou tel lieu, mais s’étend, de soi, à l’Église universelle. La seule monarchie qu’on pourrait admettre dans l’Église serait celle de l’évêque dans son propre diocèse, ou celle d> ; l’ensemble des évêques des Églises particulières, qui, par leur union en concile, forment la première autorité de l’Église universelle. Mais, de droit divin il n’existerait entre les évêques aucune hiérarchie. I a primauté du pape ne serait donc qu’une flagrante usurpation, qui ne peut apporter que la confusion et le trouble dans le gouvernement ecclésiastique, par l’abaissement des évêques, et l’oppression injuste des autres Églises nationales ou régionales, l’Eglise romaine n’étant qu’une Église particulière au même titre que les autres. Le pape ne serait pas plus le successeur de saint Pierre que ne le sont les évêques des autres Églises fondées par lui. Ce serait donc faux que l’Église universelle ait une tête, et que son gouvernement soit celui d’une monarchie. Une telle prétention ne serait que le résultat de l’ambition papale, source de tant de maux, at obstacle principal à la paix de l’Église. Voir Dominis, t. {{rom|iv}}, col. 1670 sq. L’auteur s’efforça de propager ses idées schismatiques et hérétiques dam plusieurs autres de ses ouvrages, entre autres le Papatus romanus, in-4°, Londres, 1617, où il tâche de démontrer l’origine humaine du pontificat suprême, son développement et son extinction. Cf. Kirchenlexikon, t. {{rom|iii}}, col. 1949 sq. ; The catholic cncyclopedia, au mot Anglicanism, t. {{rom|i}}, p. 499 sq. ; W. Palmer, Harmonij of Anglican doctrine ii’ith the doctrine of the Easlcrn Church, in-8°, Aherdeen, 1846 ; An appeal to the Scollish bishops and clcrgij, in-8°, Edimbourg, 1849 ; Dissertations on subjects relaling lo the Orlhodox or Easlern catholic communion, in-8°, Londres, 1853. 4° Erreurs de ceux qui voudraient faire du gouvernement ecclésiastique une institution démocratique. — Le premier auteur qui soutint cette doctrine qui, plus encore que les précédentes, s’éloigne de la vérité catholique, semble avoir été Marsile de Padoue, né en 1270, mort en 1343, et qui dogmatisa au commencement du xiv{{e}} siècle. Dans sa De/ensio pacis, publiée vers 1324, il enseigna que, dans l’Église comme dans l’État, l’autorité réside dans le peuple, qui par les élections, la délègue à ses représentants, la retire, ou la modifie. Le vote de la majorité est la loi souveraine. Même au concile, le peuple chrétien reste juge suprême de la foi et de la discipline. Toute la hiérarchie sacrée, institution proprement humaine dépend de lui. Il peut la changer, la transformer l’abroger même. Marsile de I’adouc admet, cependant, encore le sacerdoce, mais égal chez tous les prêtres, et avec cette clause que la juridiction leur vient du peuple chrétien, ou de l’empereur, en tant que celui-ci représente le peuple. Vers la même époque, les fraticelles admettaient pratiquement la même doctrine, sauf la soumission aux princes séculiers. Voir Fraticelles, col. 771 sq. Ces erreurs manifestement hérétiques furent condamnées par le pape Jean XXII Cf. Denzinger-Bannwart, n. 423 sq. ; Mazzella, De religione et Ecclesia, disp. {{rom-maj|III}}, a. 7, § 1,<noinclude> <references/></noinclude> 04j30ty07myd5ze36xb40cawus21w3c Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/156 104 4029138 15908506 15543271 2026-07-07T13:01:59Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'',, oj → of 15908506 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|L547|GOUVERNEMENT ECCLESIASTIQUE|1548}}</noinclude>disp. 111, a. 7, § 1, n. 519 sq., p. 414 sq. ; Pesch, De Christi Ecclesia, part. {{rom-maj|ii}}, sect. {{rom|ii}}, prop. 38, schol. {{rom|ii}}, n. 357, Prælectiones theologieæ, t. {{rom|i}}, p. 220-225 ; WilîiKis, De Christi Ecclesia, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|viii}}, n. 135, p. 239-242 ; Palmieri, De romano pontijlce, part. {{rom-maj|II}}, a. 1, thés, {{rom|xviii}}, p. 438 sq. Au {{rom|xix}}{{e}} siècle, ces théories furent encore soutenues en Allemagne, à l’occasion du concile du Vatican. Les évêques, disait Dôllinger, Allgemeine Zeitung, Il mars 1870, ne sont que les représentants du peuple chrétien, ses députés, ses chargés d’affaire, ayant la mission de déclarer, en son nom, ce que le peuple chrétien croit, en matières religieuses, comme l’ayant reçu de la tradition. Simples mandataires, ils ne peuvent outrepasser leurs pouvoirs sans s’exposer à être blâmés par ceux qui les ont élus et rejetés par eux. Cf. Lichtenlierger, Encyclopédie des sciences religieuses, t. it. p. 725 sq. 5° Erreur de ceux qui voudraient faire du gouvernement ecclésiastique un régime monarchique sous l’autorité suprême d’un prince séculier. — C’est par l’attestation publique de cette suprématie royale, ctiam in spirilualibus, que débuta le schisme anglican. Henri {{rom-maj|VIII}}, n’ayant pu obtenir du souverain pontife l’annulation de son mariage avec Catherine d’Aragon, résolut de se passer du pape. Il fit donc déclarer, d’abord, par l’assemblée du clergé à Cantorbéry et par les universités anglaises, en 1534, qu’on ne trouvait pas de preuves, dans l’Écriture sainte, que le pape eût reçu de Dieu sur le royaume d’Angleterre plus d’autorité et de juridiction que n’en possèdent les autres évêques. Il lit déclarer ensuite aux mêmes prélats courtisans que le roi est, après le Christ, le seul chef de l’Église dans son royaume. Étant le chef de la nation au temporel, il doit l’être et il l’est au spirituel aussi ; et, de même qu’il a le pouvoir d’établir des officiers civils pour l’administration de ses États, il a aussi le droit d’instituer des ecclésiastiques et des dignitaires de divers rangs pour administrer l’Église, prêcher la parole sainte et conférer les sacrements aux fidèles. Les évêques eurent la complaisance coupable de reconnaître formellement que toute leur autorité spirituelle leur venait du roi, et dépendait absolument de sa volonté. Ceci convenu, le roi se nomma un vicaire général, et, soit par lui-même, soit par cet auxiliaire, adressa fréquemment des instructions aux prêtres pour leur désigner quels sujets ils devaient traiter en chaire, ou quelles catégories de personnes ils pouvaient admettre à la communion. Ainsi ne pouvaient prêcher dans les églises que ceux qui en recevaient le mandat ou l’autorisation du pouvoir civil. La chaire ne devenait plus autre chose que l’organe de transmission des volontés gouvernementales. Sous le règne d’Edouard {{rom-maj|VI}}, roi-enfant, sucesseur d’Henri {{rom-maj|VIII}}, prêcher sur des sujets non autorisés, comme, par exemple, la messe, les images, le carême, etc., c’était s’exposer à la prison. Ce fantôme de roi envoya des commissaires pour procéder, en son nom, à la visite canonique des églises et des sacristies, s’assurer que ses ordres étaient exécutés, et que l’on prêchait réellement suivant ses volontés enfantines. Les dogmes à croire, la morale à pratiquer, les cérémonies liturgiques, les formulaires de prières, tout était réglé sans appel par le roi, ou le parlement. Un livre d’homélies fut même publié par l’autorité royale, pour suppléer à l’insuffisance des prédicateurs. Voilà à quel degré de servilisme et d’abaissement peut en venir un clergé qui consent à se séparer du vicaire de Jésus-Christ. Il peut même descendre plus bas. Ce n’était pas assez pour le schisme d’avoir un pape civil, il eut bientôt une papesse, la reine Elisabeth, fille adultérine d’Henri VIII et d’Anne de Boleyn. Consciente de sa supériorité, et prétendant à l’infaillibilité doctrinale, elle persécuta cruellement, durant tout son règne, les catholiques qui refusaient de prêter le serinent de suprématie spirituelle à sa personne. Cf. The catholic cncyclopedia, au mot Anglicanism, t. i. p. 499 sq. ; Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, au mot Angleterre, t. {{rom|i}}, p. 318 sq. Le protestantisme, en général, s’est également soumis presque partout à la suprématie civile. C’est là, d’ailleurs, comme une loi de l’histoire, ou plutôt comme une réponse de la providence à ceux qui veulent secouer le joug, si paternel pourtant, du père commun des fidèles. La Russie a imité l’Angleterre, dans la constitution d’un gouvernement ecclésiastique national sous la suprématie impériale. Cf. Lichtenberger, ''op. cit.'', au mot Églises protestantes, t. {{rom-maj|IV}}, p. 342 sq. ; The catholic cncyclopedia, au mot Orthodox Church of R ussia, t. {{rom|xiii}}, p. 261 sq. L’Autriche fut longtemps menacée d’un malheur semblable, à la suite des infiltrations dans son sein des doctrines de Fébronius, dont la divulgation était puissamment secondée par l’orgueilleuse ambition de Joseph II et sa prétention de supplanter le pape dans les États soumis à sa couronne impériale. Voir Fébronius, t. {{rom|v}}, col. 2020. Ce danger ne fut pas complètement évité. Au conciliabule de Bàle, plusieurs voix s’étaient élevées déjà pour conseiller de recourir aux princes séculiers, afin de s’affranchir plus sûrement du pape ; mais le conciliabule se contenta d’être révolutionnaire, et de prononcer la suspense contre le pape Eugène IV. {{refa|3|III. {{sc|Doctrine catholique}}.}} 1° ''Le gouvernement ecclésiastique institué par le Christ n’est pas une démocratie''. — Il n’est démocratie, ni aclu, ni radicalilcr. Qu’il ne le soit pas aclu, c’est-à-dire que, de fait, la multitude ne gouverne pas, c’est évident ; tous reconnaissent que la chose est impossible et absurde. Un gouvernement-multitude ne serait que l’anarchie, la confusion, le désordre et la ruine. Il est facile de démontrer aussi que, dans l’Église, le gouvernement n’est pas une démocratie radicalilcr, en ce sens que la puissance suprême vienne du peuple, auquel elle aurait été conférée par Dieu, de façon que le peuple lui-même choisisse le ministre qui doit l’exercer. Ceux qui ont enseigné cette erreur, comme Richer et autres, ont confondu le sujet en qui l’autorité réside, et celui pour le bien duquel l’autorité a été constituée. La puissance sociale qui est conférée à certains individus ne l’est pas pour leur avantage personnel, il est vrai, mais pour celui de la communauté. Si donc l’on demande en faveur de qui la puissance ecclésiastique a été constituée, il faut répondre évidemment qu’elle l’a été en faveur de tous les fidèles, c’est-à-dire de l’Église et de la communauté. Le grand apôtre le disait d’une manière formelle : Omnia veslra sunt , sive Paulus, sive Apollo, sive Cephas…, vos autem Christi. Christus autem Dei. I Cor., ni, 22, 23. Mais ceci est vrai de toute forme gouvernementale, qu’elle soit démocratique, aristocratique ou monarchique. Le monarque, en effet, est un pasteur, un guide, un pilote, un père. Néanmoins, affirmer que la puissance sociale est en faveur de la multitude, et prétendre que cette multitude est le sujet en qui réside radicalement celle puissance, sont deux propositions absolument différentes. La fin n’est pas le sujet. La fin de la lumière solaire, par exemple, est de permettre à l’œil de voir les objets extérieurs ; il ne s’ensuit pas évidemment que l’oeil soit la source même de la lumière solaire. Le fait que la puissance sociale est en faveur Ce la communauté ne prouve donc pas que cette communauté soit le sujet radical de cette puissance, et que, la possédant en elle-même, elle ait la faculté de la transmettre à qui bon lui semble ; ce fait ne prouve qu’une chose : c’est que la communauté a droit à ce que cette puissance soit exercée pour son utilité propre, par une sage administration. Or ce but si désirable peut être atteint,<noinclude> <references/></noinclude> dxszdhkro1b4dkbm11nrnvfnlxxcd5d Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/233 104 4029185 15908507 14642683 2026-07-07T13:02:00Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908507 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1697 GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE |l, !)S La persécution fit rage après la décapitation de Charles {{Ier}} jusqu’à la mort de Cromwell. Charles II eut d’abord la pensée de tolérer les catholiques, et de leur permettre l’exercice de leur culte dans les maisons particulières, mais il céda devant l’intransigeance du parlement, et les lois pénales furent de nouveau mises en vigueur. Plusieurs catholiques furent mis à mort sous ce règne, entre autres le vénérable Olivier Plunkett, archevêque d’Armagh, qui fut exécuté à Tyburn en 1681. Son sang fut le dernier versé pour la religion en Angleterre. Depuis Henri {{rom-maj|VIII}}, trois cent quarante-deux martyrs avaient scellé leur foi de leur sang. Sous Jacques {{rom-maj|II}}, qui était catholique, l’exercice de la religion n’eut plus aucune entrave, et le Saint-Siège divisa l’Angleterre en quatre districts, à la tête de chacun desquels il mit un vicaire apostolique. Le roi favorisait ses coreligionnaires de tout son pouvoir, mais son zèle mal réglé, que Rome même trouvait intempestif, lui aliéna le cœur de ses sujets, et son court règne de trois ans finit par la révolution de 1688. {{4o}} De la révolution à la fin du {{rom|ix}}{{e}} siècle. — Le règne de Guillaume III s’ouvrit par le Bill of righls, d’après lequel aucun prince catholique ou marié à une catholique ne pouvait régner en Angleterre, et afin d’obvier à toute fraude, le souverain fut obligé de faire publiquement à son couronnement et devant tout le parlement une déclaration que le parlement de Charles II avait exigée de tous ceux qui recevaient une charge Cependant un esprit de tolérance commençait à prévaloir, à cause surtout des progrès de l’indifférence religieuse au xviii c siècle. En 1778, une première loi fut votée, qui allégeait un peu le joug des catholiques ; elle fut complétée, en 1791, par une autre loi qui prescrivait aux catholiques un serment de fidélité compatible avec leur conscience. En retour, ils étaient dispensés du serment de suprématie ; plusieurs de leurs incapacités légales étaient abolies, et on tolérait leurs écoles et leur culte. La Révolution française eut un bon résultat pour le catholicisme dans les Iles Rritanniques. Les collèges fermés sur le continent furent rouverts en Angleterre ; les communautés religieuses fondées à r étranger rentrèrent dans leur pays, et les prêtres français émigrés — il y en eut plus de 8 000 — contribuèrent à l’extension de la religion tant par l’exemple de leur pieuse vie que par leurs travaux apostoliques. Enfin les catholiques anglais furent à peu près complètement émancipés en 1829, grâce à l’agitation excitée et entretenue en Irlande par O’Connell. En 1840, Grégoire XVI porta le nombre des vicaires apostoliques de quatre à huit, et dix ans plus tard Pie IX rétablissait la hiérarchie. L’Angleterre fut érigée en province ecclésiastique, composée du siège métropolitain de Westminster et de douze évêchés sufïragants ; des dédoublements portèrent dans la suite ce nombre à quinze. DIOCESES I. Westminster Northampton Nottingham Portsmouth Southwark II. Birmingham Clifton Menevia Newport Plymouth Slirewsbury III. Liverpool Hexham et Newcastlc. Leeds Middlesbrough Salford Total PRÊTRES séculiers réguliers 391 66 88 90 271 206 58 27 13 71 79 316 208 157 75 251 :400 ISO 20 47 208 319 107 73 00 49 55 12 141 49 35 37 80 1472 ÉGLISES ÉCOLES et chapel. publiques second. 192 76 77 12 98 13 101 32 222 78 153 32 71 19 48 9 76 4 77 18 60 12 185 29 148 11 116 10 68 11 145 21 1 837 387 5 929 332 576 1 838 5 077 1 036 839 110 383 451 3 300 880 822 1 027 1 529 24 129 ECOLES primaires 1 183 ÉLÈVES 117 34 401 25 3 584 47 8 004 53 6 320 110 20 894 122 26 576 30 3 718 16 2 090 1 1 13 446 28 » 43 11 558 181 80 000 114 40 592 67 25 658 45 10 874 141 55 757 POPULATION CATHOLIQUE 343 472 256 200 14 899 37 000 51 388 150 000 85 000 20 750 9 987 59 890 23 000 58 641 371 767 200 787 119 281 51 856 295 000 1 805 446 civile ou militaire, afin d’écarter les papistes. Par cette déclaration le souverain niait la transsubstantiation et déclarait que « l’invocation de la Vierge Marie ou de tout autre saint, ainsi que le sacrifice de la messe, suivant l’usage actuel de l’Eglise de Rome, sont superstitieux et idolâtres. » Puis, par différentes lois, les catholiques fuient frappés de beaucoup d’incapacités légales qu’il serait trop long d’énumérer ; la plus exorbitante fut celle qui le. empêchait de recevoir des terres en héritage ou de les acheter, à moins de renier leur foi ; s’ils refusaient de le faire, leur propriété pendant leur vie passait à leur plus proche paient protestant. En même temps tous les prêtres étaient frappés d’emprisonnement à vie, et s’ils étaient convaincus d’avoir dit la messe, celui qui les dénonçait recevait une récompense de cent livres. Ces lois exorbitantes furent mises en force dans beaucoup de cas. D1CT. DK TIIÉOL. CATIIOL. {{5o}} /’/(// actuel de l’Église catholique en Angleterre. — En 191 1, Pie X a divisé l’Angleterre en trois provinces ecclésiastiques. La province de Westminster se compose de l’archevêché de Westminster, avec les quatre évêchés suffragants de Northampton, Nottingham, Portsmouth et Southwark. La province de Birmingham se compose de l’archevêché de Birmingham, avec les cinq évêchés sufïragants de Clifton, Newport, Plymouth, Slirewsbury, et Menevia dans le pays de Galles. La province de Liverpool se compose de l’archevêché de Liverpool, avec les quatre évêchés sufïragants d’Hexham et Newcastle, Leeds, Middlesbrough et Salford. Le tableau ci-dessus donne la statistique générale. Il faut remarquer que le nombre extraordinaire des VI. -.’, 1<noinclude> <references/></noinclude> kyykdzivtvy9u58jrkzlkq9piv386d3 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/243 104 4029195 15908508 15137276 2026-07-07T13:02:01Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908508 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1717|GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE|1718}}</noinclude> l’ordre de Saint-Augustin, l’égala presque avec son Historia rcrum Anglteanarum, et tous deux laissent, loin derrière eux Geoffroy de Monmouth († 1154), dont la fabuleuse Historia Brilannise, Londres, 1844, contient la plus ancienne forme que nous connaissions des romans de la Table ronde, et Henri de Huntingdon qui écrivit Historia Anglorum, Londres, 1596 ; Francfort, 1601. En Irlande, Marianus O’Gorman composait vers 1170 un Martyrologe, tandis qu’à Rome un Anglais, nommé Boson († 1178), écrivait les Vies de treize papes insérées par Baronius dans ses Annales. Au xm{{e}} siècle, nous avons des chroniqueurs intéressants, comme Roger de Hoveden († 1204), Guillaume le Petit († 1208). Giraud de Barri (Giraldus Cambrensis), dont les ouvrages peu critiques contiennent cependant des indications qu’on chercherait vainement ailleurs ; Gervais de Cantorbéry, Ralph de Diceto, et Roger de Wendover († 1237), dont la chronique est appelée Flores hisloriarum. Mais ils sont tous éclipsés par Mathieu Paris, qui cependant doit beaucoup à ses prédécesseurs, en particulier à Roger de Wendover. A la même époque, Thomas d’Eccleston racontait l’arrivée des frères mineurs en Angleterre, et plusieurs autres, tels que Jean de Wallingford, Jean de Tayster et Thomas Sprottus, écrivaient des chroniques. Le {{rom|xiv}}{{e}} siècle ne nous donne pas de chroniqueurs de marque. Le dominicain Nicolas Trivet († 1328), et le cistercien Adam de Murcmuth († 1347) nous ont laissé des chroniques, tandis que Jean de Tynemouth († 1348), moine de Saint-Alban, compilait un ouvrage important intitulé : Sanctilogium Angliæ, Walliæ, Scotiæ et Hibcrniæ, Oxford, 1901. Ranulphe Higden († 1363) s’élève au-dessus des autres dans son Polychronicon continué par Jean de Malvern, puis par Adam de Usk ; il faut encore citer à cette époque le Chronicon Anglise de Jean de Peterborough († 1368), et les Annales Hiberniæ de Jacques Grâce († 1370), meine de Kilkenny. Vers le même temps, 1 Écossais Jean de Fordun († 1386) écrivait son SeolichronicoK, continué par son secrétaire Walter Bower. Cette chronique eut plusieurs éditions, la dernière à Edimbourg, 1872. Au commencement du {{rom|xv}}{{e}} siècle, le franciscain Jean Clynn, de Kilkenny, nous donne des Annales irlandaises, Dublin, 1848, tandis que son confrère anglais Thomas Otterburne († 1411) écrivait une histoire d’Angleterre, Oxford, 1732. Un peu plus tard, nous rencontrons une autre histoire d’Angleterre écrite par Thomas Walsingham († 1422), moine de Saint-Alban, dernière édition, Londres, 1863, et une histoire de la fondation de Cambridge par Nicolas Cantlow († 1441), carme de Bristol. L’n autre carme, Thomas Scropus, († 1491), évêque de Dromore en Irlande, nous a laissé un Chronicon, ou histoire de l’ordre des carmes, Anvers, 1680. Enfin, au commencement du {{rom|xvi}}{{e}} siècle nous trouvons un martyrologe compilé par Richard Withford, moine brigittin de Sion, près de Londres. IV. Du schisme d’Henri VIII a la fin du xviii « siècLE (1534-1800). — 1° Théologie dogmatique. — Le schisme d’Henri VIII donna un nouveau caractère à la théologie dogmatique. De scolastique qu’elle était à l’époque précédente, elle devint surtout polémique ; les écrivains qui se bornèrent à traiter les questions théologiques d’une manière spéculative sont très rares ; au contraire, les controversistes sont fort nombreux, et on peut dire que la controverse a absorbé presque toute l’activité littéraire à cette époque. Chose étrange, le premier nom anglais qui se présente à nous dans la lutte contre le protestantisme est celui d’Henri {{rom-maj|VIII}}, qui, en 1521, publiait contre Luther son livre intitulé : Asserlio septem sacranh nlorum, dans la composition duquel il fut aidé par Jean Fisher. Voir t. {{rom|v}}, col. 2555. Fisher, qui publia une riposte à l’attaque que Luther avait faite contre ce livre, fut bientôt obligé de prendre parti contre son maître en s’opposant au divorce et en refusant de prêter le serment de suprématie, ce qui le conduisit au martyre. Le même sort attendait le chancelier Thomas More, qui, lui aussi, refusa d’approuver le divorce. Plusieurs théologiens écrivirent contre ce divorce, qu’Etienne Gardiner, voir t. {{rom|vi}}, col. 1156, soutint par son livre De vera obedientia. Cuthbert Tunstall, évêque de Durham, fut plus courageux, et mourut en prison sous Elisabeth en 1555 ; il a laissé une dissertation De verikde corporis et sanguinis Domini in eueharistia, Paris, 1554, et une autre Contra impios blasphematores Dei pnedestinationis, Anvers, 1555. Ensuite nous rencontrons deux théologiens qui méritent des articles spéciaux, Réginald Pôle († 1558), qui soutint dans ses écrits la primauté du pape, et Richard Smith († 1563), qui combattit surtout les calvinistes. Thomas Harding († 1572), converti du protestantisme, et le dominicain Thomas Heskin défendirent la présence réelle et le sacrifice de la messe contre les attaques des théologiens protestants. Tous deux moururent en exil. Pendant ce temps, Jean Fowler établissait à Louvain une imprimerie d’où sortirent de nombreux ouvrages anglais pour la défense de la foi catholique, et il faisait lui-même un excellent résumé de la Somme théologique de saint Thomas († 1579). Le long règne d’Elisabeth, qui vit l’établissement définitif du protestantisme, nous fournit une période de brillants polémistes, qui défendirent vaillamment la religion catholique. Le jésuite Edmond Campion, voir t. {{rom|ii}}, col. 1448, paya son courage de sa vie, on l’honore maintenant comme un martyr ; après lui nous citerons Richard Bristow, voir t. {{rom|ii}}, col. 1133, Nicolas Sanders, voir son article, dont le livre De visibili monarchia Ecclesiæ, Louvain, 1571, eut le don d’exciter au plus haut point les colères anglicanes, et qui mourut de privations, en Irlande, où il avait été envoyé comme nonce par Grégoire XIII ; le bénédictin écossais Ninian Wingate, qui combattit Jean Knox et les calvinistes dans son pays ; le cardinal Guillaume Allen, voir t. {{rom|i}}, col. 215, qui le premier eut l’idée de fonder à l’étranger des collèges pour la formation de prêtres anglais, et enfin Thomas Stapleton, voir son article, le prince des controversistes. Après eux, nous citerons encore Archimbald Hamillon († 1581), qui combattit les calvinistes en Ecosse ; Jean de Feckenham († 1585), le dernier abbé de Westminster, qui passa vingt-cinq ans en prison ; le jésuite Jean Gibbons († 1589), qui publia Concerlatio Ecclesiæ eatholicæ in Anglia, etc., voir col. 1346, et son confrère Arthur Faunt, voir t. {{rom|v}}, col. 2099, qui combattit surtout les protestants d’Allemagne ; Guillaume Rainolds, converti de l’anglicanisme, dont les ouvrages méritent un article spécial. Sous Jacques I er, nous rencontrons le célèbre jésuite Robert Persons, voir son article, et ses deux confrères écossais Jean Hay et Jacques Gordon Huntley, qui écrivirent contre les hérétiques, tandis que l’archiprêtre Georges Blackwell († 1613) et le juriste Guillaume Barclay, voir t. {{rom|ii}}, col. 389, entraient en controverse avec Bellarmin et soutenaient les principes gallicans sur les rapports de l’autorité civile avec l’autorité ecclésiastique. A la même époque, écrivaient Guillaume Bishop, voir t. {{rom|i}}, col. 1178, le bénédictin Edouard Maihew († 1625), qui composait en anglais A trealise of the grounds of the old and new religion, le franciscain Bonaventure Jackson († 1627), qui par son Calvinolurcisnuis mettait en émoi les calvinistes qu’il comparait aux niahométans ; Sylvestre Noms († 1630), qui écrivit The antidote, or ireatise of thirty controversies againsl scelaries, Saint-Omer, 1618 ; et Edouard Weston († 1633), qui fut surtout apologiste. Pendant ce temps.<noinclude> <references/></noinclude> 629q4co76mupp24l4qitfu13b66tayp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/244 104 4029196 15908509 15587113 2026-07-07T13:02:02Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908509 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 1719 C.RANDE-RRETAGNE ET IRLANDE 1720 deux franciscains irlandais, Hugues Cavcllus, voir t. {{rom|ii}}, col. 2045, et Florent Connus, voir t. {{rom|iii}}, col. 1150, cultivaient la philosophie et la théologie dogmatique. Il faut aussi rattacher à ce règne le jésuite Thomas Fitzhcrhert, voir t. {{rom|v}}, col. 2561, dont les traités sur les rapports de la politique et la religion parurent en 1606 et en 1610, et son confrère Jean Fisher († 1641), dont le vrai nom était Percy, qui disputa sur la foi devant le roi Jacques I er, et qui publia sa dispute sous ce titre : An answerunio the nine points of controversy, proposée by our laie sovereign, Saint-Omer, 1625. Il a aussi laissé un ouvrage remarquable intitulé : A treatisc of failli, Londres. 1600. Les jésuites se distinguèrent encore sous le règne suivant. Parmi leurs nombreux théologiens nous signalons Laurent Anderton, voir t. {{rom|i}}, col. 1178 ; Henri Fitz-Simons, voir t. {{rom|v}}, col. 2561, et Guillaume Malone († 1656), qui démontra l’antiquité de la religion catholique romaine contre le célèbre Ussher. Les autres ordres sont aussi représentés, par exemple, par le franciscain Bonaventure Hocquard, qui a écrit Perspectivum liitheranorum et calvinislarum, Vienne, 1648, et le bénédictin Guillaume Johnson († 1663), qui, dans Novelly reprcsl, établissait solidement la position i( l’Église catholique. Dans le clergé séculier, nous trouvons Mathieu Kellison, qui mourut en 1641, après avoir dirigé pendant de longues années le collège de Douai. Un ministre anglican converti, Thomas Vane, dans A losl sheep returned home, Paris, 1648, donna un excellent exposé des motifs de revenir à la religion catholique. Pendant ce temps, les franciscains irlandais enseignaient la théologie scolastique dans les collèges fondés sur le continent pour leurs compatriotes. Jean Ponce enseignait à Rome la doctrine de Scot ; Antoine Hickey († 1641) publiait les œuvres du grand docteur franciscain ; François Bermingham (f vers 1656) écrivait une Somme théologique de Dco uno et trino, suivant la méthode du docteur angélique et l’esprit du docteur subtil ; François Molloy faisait paraître un traité De incarnalione Verbi divini. Patrice Raw, de l’ordre de Saint-Augustin, fit aussi paraître des traités sur les fins dernières, et sur diverses autres questions théologiques. A mesure que les collèges se développèrent à l’étranger, la théologie scolastique fut plus cultivée. Ainsi sous Charles II nous rencontrons le dominicain Jean-Baptiste Hacket († 1676), Conlroversorium theologicum sur la pars secunda du docteur angélique ; Henri Holden († 1662), Divinir fldei analgsis, Paris, 1652, dans Mignc, Cursus complctus theologiæ, t. vi ; Luc Wadding (voir son article), non moins savant théologien qu’historien et exégète ; le franciscain irlandais Antoine Bruodine († 1664), Œconomia minorilicæ scholæ, Prague, 1633, manuel de théologie scolastique dans l’esprit du docteur subtil ; le jésuite Thomas Compton († 1666), Cursus theologicus, exposition de la Somme de saint Thomas ; le carme Laurent de Sainte-Thérèse (voir son article) ; Augustin Gibbon, de l’ordre de Saintvugustin († 1676), qui outre, son Spéculum theologicum, Mayence, 1669, publia un excellent ouvrage de controverse intitulé : Lutherocalvinismus schismedicus quidem sed reconciliabilis, Erfurt, 1663. La polémique contre les protestants fut loin d’être négligée à cette époque. Outre Thomas Bailey, voir t. n. col. 491, et Jean Barnes, voir t. {{rom|ii}}, col. 423, nous devons signaler plusieurs jésuites qui écrivirent soit en faveur de la transsubstantiation, soit pour défendre l’autorité et l’infaillibilité de l’Église. Pierre Talbot († 1680), qui devint archevêque de Dublin, après être sorti de la Compagnie, publia en anglais : A treatise oj the nature of catholic faith and heresy, Rouen, 1657, et en outre De efficaci remedio contra atheismum et hæresim, Paris, 1674, une histoire des iconoclastes et une histoire du manichéisme et du pélagianisme. Le plus remarquable théologien de ce temps fut le franciscain Christophe Davenport († 1680), qui trouva moyen au milieu de ses travaux apostoliques de composer des ouvrages nombreux et solides, parmi lesquels nous mentionnerons : Systema fidei, Liège, 1648, et Deus, naturel et gratia, Leyde, 1634, où il traite de la prédestination, des mérites et de la justification suivant la doctrine de Scot ; il y avait ajouté une critique des trente-neuf articles de la confession anglicane dans un esprit assez conciliant, si bien que cet appendice fut mis à l’Index en Espagne, bien qu’il eût été autorisé à Rome. II fut traduit en anglais et publié avec une introduction par F. G. Lee, Londres, 1865. Il faut citer encore le franciscain irlandais Raymond Caron, voir t. {{rom|ii}}, col. 1799, sir Kcnelm Digby, voir t. {{rom|iv}}, col. 1307, cl l’Irlandais Jean Sinnich, fauteur du jansénisme. Sous Jacques H, nous n’avons à citer que Richard Archdekin, voir t. {{rom|i}}, col. 1759, et Jean Gother, voir t. vi. col. 1502, qui écrivirent des ouvrages de controverse, et le franciscain irlandais Bonaventure Baron qui, outre des ouvrages de philosophie, publia des traités de théologie où il défend la doctrine de Scot : De Trinilale, Lyon, 1666 ; De Dco uno, ''ibid.'', 1670 ; De angelis, Florence, 1676. Le xvin{{e}} siècle nous présente quelques bons polémistes. Edouard Hawarden, dont les écrits sont très remarquables ; Jean Constable († 1740), qui écrivit contre le livre de le Courayer en faveur des ordinations anglicanes, et critiqua l’histoire de l’Église en Angleterre de Ch. Dodd ; le plus remarquable fut Richard Challoner, vicaire apostolique du district de Londres. Voir t. {{rom|ii}}, col. 2208. La théologie scolastique ne fut pas négligée. Le franciscain irlandais Antoine Ruerk composait un Cursus théologies scholaslica> d’après les principes et sur le plan de Scot, Valladolid, 1746, et le bénédictin écossais Marianus Brockie († 1757) défendait aussi le docteur subtil dans son ouvrage : Scotus a Scoto propugnalus ; il défendit aussi la bulle Unigenitus contre Quesnel, il donna en outre une édition du Codex regularum de Holsten, avec des additions, 1759. Les attaques des incrédules contre la religion révélée donnèrent naissance à un nouveau genre de théologie, l’apologétique, qui commença à être cultivée en Angleterre vers le milieu du siècle, et laissa dans l’ombre l’ancienne controverse avec les protestants : le nouveau danger était plus grave que l’ancien, car il tendait à saper par la base les fondements même du christianisme, et les anglicans eux-mêmes eurent des apologistes de grande valeur. Nous citerons quelques noms : Simon Berington († 1755) disserta sur plusieurs passages de la Genèse ; Antoine O’Brien († 1764) écrivit un traité de la révélation, Prague, 1762 ; Luc Joseph Hook († 1796) donna Religionis naturalis et revelatæ prinr.ipia, Paris, 1752 ; Arthur O’Leary, franciscain irlandais, écrivit Défense of the divinily of Christ ami the immortality of the soûl, 1771 ; Jacques Barnard démontra par l’Écriture et la tradition The divinily of our Lord Jésus Christ, dans une série de lettres à Priestly, et publia un autre ouvrage d’apologétique : A gênerai view of the arguments for the divinily of Christ and plurality of persons in God, Londres, 1789 et 1793. Enfin Georges Hay, vicaire apostolique en Ecosse, célèbre par ses travaux apostoliques, ne le fut pas moins par ses œuvres d’apologétique. 2° Théologie monde, ascétique, liturgie. — Nous réunissons ces trois matières, car les auteurs qui les ont traitées sont très peu nombreux, aussi bien d’ailleun que les exégètes et les historiens ; la nécessité de défendre l’orthodoxie contre le protestantisme fut la cause de cette disette. L’ordre de saint Benoît produisit à cette époque un casuiste remarquable, Grégoire<noinclude> <references/></noinclude> n1sbonx6awmo9rqzmoncrlhqqapepcz Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/247 104 4029199 15908510 15813133 2026-07-07T13:02:03Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908510 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1725|GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE — GRASSI|1726}}</noinclude> 2{{e}} édit., Oxford, 1882. Daniel Rock, chanoine de Southwark († 1871), écrivit deux ouvrages de valeur : The Churcli of our falhcrs, où il étudie la foi et les pratiques religieuses en Angleterre au moyen du rite de Saruin, et Hierurgia, or the hohj sacrifice of the mass, réédités à Londres, le premier en 1903, l’autre en 1900. Jacques Spencer Northcote publia, en collaboration avec Guillaume Brownlow, Roma solterran^a, intéressant abrégé de l’ouvrage de J.-B. de Rossi. Hurtcr, ''Nomenclator'' literarius theologiæ calholictu, 3{{e}} édit., Inspruck, 1903-1913 ; Leslie Stephen et Sidney Lee, Dictionarij o/ national biograpluj, Londres, 1908-1913, ouvrage excellent, où les biographies des catholiques sont écrites avec impartialité ; Gillow, Literary and biographical dictionanj o/ Englisli catholics, Londres, 1885-1902. Voir aussi les ouvrages cites a la fin des articles spéciaux sur certains auteurs anglais. A. Gatard. ##GRANDI Antoine-Manie## <nowiki/> '''GRANDI Antoine-Manie''', religieux barnabite, né à Vicence en 1761. Il étudia au collège d’Udine, et, le 28 octobre 1777, il prit l’habit religieux au noviciat de Monza. Ordonné prêtre, après avoir eu le diplôme de docteur en théologie à l’université de Pavie, il enseigna les mathématiques et les belles-lettres à Milan, à Crémone, à Bologne. Les troubles survenus en Italie à la suite de la Révolution française l’obligèrent à se réfugier à Vicence auprès de sa famille. En 1801, il fut appelé à Rome par ses supérieurs et prit une part très active aux travaux de l’Académie de religion catholique. Le 19 avril 1807, il fut nommé procureur général de sa congrégation ; le 10 novembre 1819, pro-vicaire général et, le 27 mars 1822. vicaire général. Il mourut la même année, le G novembre. La plupart de ses ouvrages imprimés ne rentrent pas dans le domaine de la théologie. Nous nous bornons donc à citer : {{1o}} Disserlazione suite viriazioni in dottrina obbicllate al Chicsa catlolica, le quali non pregnidicano punlo alla verità ed infallibililà di Ici, Rome, 1805 ; {{2o}} Opérette divole dcl Rcmo l’adre Franccsco Luigi Fonlana, proposlo générale dei ehierici rcgolari di San Paolo, con la vila di lui, Rome, 1823. Le P. Piantoni donne la liste complète de ses écrits imprimés et de ses dissertations théologiques médites, p. 117-120. Ccsari, Elogio latino c italiano dcl reuerendissimo Padrc Antonmaria Grandi, vicentino, vicario générale délia congregazionc di S. Paolo, Vérone, 1823 ; Nardurti, Notizie biografiche intorno al R. P. D. Antonio Maria Grandi vieariu générale dei PP. barnabiti, Rome, 1823 ; A. C. (Cesari), Per la morte dcl P. Antiono Grandi vicentino, vicario générale dei barnabiti in Roma, epistola, Vérone, 1822 ; Piantoni, Elogio storico al reuerendissimo Padre don Antonmaria Grandi barnabila, Rome, 1858 ; Colombo, Profili biograflei d’insigni barnabiti, Lodi, 1871, p. 211-211. A. Palmieri. ##GRANDIN Martin## <nowiki/> '''GRANDIN Martin''', théologien, né à.Saint-Quentin le 11 novembre 1604, mort à Paris le 16 novembre 1691. Ses premières études terminées à Noyon et à Amiens, il vint âgé de 17 ans à Paris, et s>.donna à la théologie. Admis au collège du cardinal Lemoine, il y enseigna la philosophie. Docteur en Sorbonne, aprè ; quelques années de ministère paroissial, il obtint une chaire de théologie en 1638, et la conserva jusqu’à sa mort, estimé de tous autant pour sa science que pour sa piété. Il se l’efusa à souscrire à l’enregistrement des quatre articles. Grandin était principal du collège de Dainville et supérieur de plusieurs communautés religieuses. Après sa mort parut : Martini Grandini docloris cl socii Sorbonici, sacrée facultalis Parisicnsis decani, emerili in theologia professoris, opéra, 5 in-l°, Paris, 1710-1712. Cet ouvrage fut publié par les soins de Charles Du Plessis d’Argentré, plus tard évêque de Tulle, qui y ajouta quelques dissertations. Moréri, Dictionnaire historique, t. v b, p. 335 ; I’icot, Essai historique sur l’influence de la religion en France pendant le {{rom-maj|XVII}}{{e}} siècle, {{in-8°}}, Paris, 1824, t. {{rom|ii}}, p. 314 ; Quérard, La France littéraire, t. {{rom|iii}}, p. 446 ; Hurter, ''Nomenclator'', 1910, t. {{rom-maj|IV}}, col. 322-324, 1005. B. IIeurtebize. ##GRANDVILLERS Jacques## <nowiki/> '''GRANDVILLERS Jacques''', théologien suisse, né à Delémont en 1674, entré dans la Compagnie de Jésus en 1690, enseigna la philosophie, puis la théologie scolastique à l’université de Dillingen de 1712 à 1721. Il se fit un nom qui reste avec honneur dans l’histoire de l’apologétique par un ouvrage dirigé contre les athées de son temps : Deus argumenlis moralibus ab alhcorum impietale vindicalus, Ingolstadt, 1710, et surfout par son Ecclesia romana, sola credibilis et vera, Dillingen, 1716, qui est un des premiers essais de systématisation de la théologie fondamentale. Ces deux ouvrages ne forment d’ailleurs qu’un résumé succinct de son enseignement où il se distingua surtout comme un initiateur. Devenu recteur des collèges de Fribourg en Suisse, de Soleure et de Porrentrui, instructeur de la troisième probation, il mourut à Ebersperg, le 25 août 1752. Sommervogel, Ribliothéque de la C" de Jésus, t. {{rom|iii}}, col. 1672 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} édit..Inspruck, 1910, t. {{rom|iv}}, col. 1376. P. Bernard. ##GRAPPIN Jean## <nowiki/> '''GRAPPIN Jean''', né à Vellemenfroy (Haute-Saône), au diocèse de Besançon, le 8 décembre 1791, entra dans la congrégation de la Mission ou des lazaristes le 27 septembre 1819. Il fut supérieur du grand séminaire de Saint-Flour, puis assistant du supérieur général de sa congrégation. II mourut le 4 novembre 1846. Pendant qu’il était à la tête du séminaire de Saint-Flour, il a publié un livre qui a été discuté dans les controverses où, vers 1840, la presse irréligieuse attaqua violemment l’enseignement des séminaires. C’étaient les Collationes practicee in sexlum et nonum Decalogi preeceptum neenon in conjugatorum officia, jussu illustrissimi et reverendissimi D. D. Francisco Maries Eduardi de Gualy episc. S" Flori éditée et pro seminario suo adoplatæ, in-12, Lyon, 1833. Un ministre protestant, Athanase Coquerel, attaqua violemment l’ouvrage de Grappin dans une brochure intitulée : Lettre à M. l’archevêque de Paris, sur la querelle de l’université et de l’épiscopat, et sur les Collationes practiese à l’usage du séminaire de Saint-Flour, {{in-8°}}, Paris, 1844. Voir l’Univers du 8 février 1843, le Journal des Débals du 15 mai de la même année, ainsi que l’Ami de la religion. L’auteur n’avait fait que reproduire sous une forme méthodique, en inclinant d’ailleurs vers les opinions un peu sévères qui prévalaient à cette époque, l’enseignement des principaux écrivains qui ont traité cette partie de la théologie morale. C’est aussi Grappin qui est l’auteur d’un petit manuel de piété intitulé : Veni mecum, destiné aux élèves du sanctuaire, du séminaire de Saint-Flour, suivi de l’office de la sainte Vierge, in-32, Saint-Flour, s. d. Notices bibliographiques sur les écrivains de la congrégation de la Mission par un prêtre de la même congrégation [E. Rosset], {{in-8°}}, Angoulême, 1878 ; Semaine catholique du diocèse de Saint-Flour, 3 mai 1899. A. MlLON. ##GRASSI François## <nowiki/> '''GRASSI François''', lazariste, naquit le 26 octobre 1715 à Castiglione, au diocèse de Lodi (Italie). Il entra dans la congrégation des lazaristes à Gênes, en 1731. Saut quelques années où il fut supérieur du collège Albcroni à Plaisance (Italie), sa vie tout entière fut consacrée a l’enseignement. Il mourut à Plaisance en 1773, âgé de 58 ans. Quelques thèses qu’il fit soutenir par ses élèves au collège Alberoni à Plaisance donnèrent lieu à d’assez vives polémiques. Il expliqua en détails sa théorie, sur les points contestés, dans un ouvrage<noinclude> <references/></noinclude> o4jsrgijg6zcpl1150oirlmmo2zjwhr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/282 104 4029235 15908512 15588470 2026-07-07T13:02:05Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908512 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 1795 GREGOIRE VII 1796 de saint Pierre Damien en 1072 n’ait pas permis à Grégoire {{rom-maj|VII}}, le pontife de l’année suivante, de jouir longtemps encore d’un concours efficace et sûr. Le lutteur se serait trouvé moins isolé ; il aurait surtout moins souffert, en voyant un saint préconiser et même devancer son programme. 2° ''Son pontificat''. Les obsèques d’Alexandre II n’étaient pas terminées qu’Hildebrand avait été acclamé par le clergé et le peuple d’une voix unanime. S’il prit le nom de Grégoire {{rom-maj|VII}}, ce fut peut-être par affection pour Grégoire VI qui l’avait désigné vingt-huit ans plus tôt à la vie officielle. Le nom, en toute hypothèse, était presque un symbole, si l’on se souvient des trois premiers Grégoire. Bonizo de Sutri nous affirme qu’Hildebrand notifia sa nomination à l’empereur Henri {{rom-maj|IV}}, cf. Watterich, ''op. cit.'', pour lui en demander l’approbation. C’était une façon de réponse à une interprétation malveillante du décret de 1059. Grégoire VII se défendait implicitement d’avoir travaillé pour lui-même. Mais, dès 1073, la querelle des investitures commençait. Le concile de Rome de 1074 fut une déclaration de guerre à la simonie et à l’incontinence des prêtres. Interdiction était faite à tous les fidèles d’assister aux offices des clercs atteints. Mansi, Concil., t. {{rom|xx}}, col. 724, can. 11-20. A l’art. Célibat, col. 2086, on a fait connaître tous les faux-fuyants pris par les ecclésiastiques sujets à caution. Grégoire, sans s’effrayer, envoya partout ses légats ; ils firent bonne besogne en gagnant dans les trois grands pays catholiques du temps, France, Angleterre et Empire, la masse des fidèles à la cause de la réforme. Cf. Lambert d’Hersfeld, dans Monumenta Germanise, Scriplores, t. {{rom|v}}, p. 217 ; Watterich, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 363. En Allemagne, l’évêque de Constance, Otton, enjoignit sans doute à ses prêtres de se marier au plus tôt ; mais les décrets de 1074 furent vengés par l’archevêque de Mayence, Sigefroid, et l’évêque de Passau, Altmann, au péril de leur vie. Cf. Sdralek, Die Slreilschri/len Allmanns von Passau, Paderborn, 1890. En réalité, c’était tout un système politico-religieux que Grégoire VII atteignait. Philippe I er, en France, Guillaume le Conquérant en Angleterre, Henri {{rom-maj|IV}}, dans le saint empire romain germanique, allaient composer ou se heurter avec Grégoire VII. En Angleterre, comme en France, la lutte ne prit pas de grandes proportions. Guillaume le Conquérant lit respecter les décrets du pape sur le célibat ; il maintint l’investiture laïque, sans encourir l’excommunication. Il y avait là, à n’en pas douter, une tactique intelligente ; elle ménageait le souverain qui, en toute autre circonstance, savait prendre et suivre les pieux avis de Lanfranc, archevêque de Cantorbéry et primat d’Angleterre. Philippe I er, en France, avait reçu, dès 1073, une lettre très énergique de Grégoire VII ; en 1074, le pape essaya de soulever contre lui les évêques de son royaume. En fait, les choses se tassèrent vite ; sans changement dans la vie même de Philippe I er, sans mise en interdit du royaume par les évoques, l’œuvre d’épuration se poursuivit sans relâche. Sous la pression du célèbre légat Hugues de Die, dont Grégoire VII dut parfois tempérer la vigueur, de 1076 à 1080, les archevêques de Bordeaux et de Sens, nombre d’évêques de la province de Reims, leur métropolitain Mariasses, en tête, furent déposés ou interdits. Au nord, comme au midi, ce fut un véritable renouvellement du corps épiscopal. Cf. Giry, Grégoire VII et les évêques de Thérouanne, dans la Revue historique (1876), p. 387-409. Le dur combat se livra contre Henri IV. Trois partis divisèrent religieusement l’Allemagne : celui des grégoriens déclarés : il eut pour chef Gebhard de Salzbourg ; Adalbert de Brème dirigea le parti de l’empereur ; enfin la cause de la médiation trouva son homme dans Annon de Cologne. Les trois protagonistes, revêtus du caractère épiscopal, apportaient dans la lutte les forces de leurs Églises réciproques. Les villes et les bourgeois soutinrent souvent les deux derniers groupes. De cette tactique, Henri IV tira quelques succès passagers. Au début, pourtant, les rapports des deux adversaires avaient été excellents. Le concile de Rome de 1074 n’avait trouvé dans Henri IV qu’un sujet docile aux volontés du Saint-Siège. Ses lettres marquaient la nécessité d’une entente entre les deux pouvoirs : les légats de Grégoire VII avaient été reçus par lui avec honneur ; il avait renvojêses conseillers excommuniés par Alexandre II, promis de renoncer à ses désordres et de s’amender. La mauvaise éducation qui avait fait du jeune empereur un impulsif, un illuminé à froid, reprit le dessus dès 1075. Au carême de cette année, Grégoire condamnait l’investiture laïque par la crosse et l’anneau ; le roi, maintenant l’abus en Saxe, comme en Italie, ne considéra plus ces régions que comme les terres de trafic des dignités ecclésiastiques pour ses créatures. Depuis quelques aimées déjà, le cri des Saxons avait été entendu par Alexandre II. Il avait cité le roi à comparaître à Rome pour s’y justifier. La mort l’avait surpris dans ces difficultés. Au lendemain du concile de 1075, Henri IV promouvait anticanoniquement Thédald à l’archevêché de Milan. Une dernière fois, le pape pressa le souverain de se convertir et d’éviter toute relation avec ses conseillers excommuniés. La diète de Worms fut la réponse. Elle déposa le pontife : les partisans d’Henri, en particulier, le cardinal excommunié, Hugues le Blanc, lancèrent sur Grégoire les bruits les plus désobligeants. On l’accusa même d’avoir avec Mathilde de Toscane des relations coupables. Ces calomnies ont trouvé leur écho dans Select history of the loosc and incesluous loves of pope Grcgory {{rom-maj|VII}}, comnwnly called Hildebrand, und of //i « cardinal de Richelieu, Londres, 1722. La sentence de Worms fut notifiée à Grégoire VII par Henri IV lui-même. Le pape était déposé « comme hérétique, magicien, adultère, flatteur de la populace, usurpateur de l’Empire, bête féroce, et sanguinaire. » Les évêques lombards adhéraient d’ailleurs à ces décisions dans les conciles de Plaisance et de Pavic. Au carême de 1076 (22 février), Grégoire VII excommuniait tous les évêques qui avaient assisté au pseudoconcile de Worms ; l’empereur lui-même était déposé ; ses sujets étaient déliés du serment de fidélité. Une lettre adressée à toute la chrétienté sous la forme d’une invocation à saint Pierre notifiait cette condamnation. L’effet produit fut fatal à l’empereur. Le pape avait conquis l’opinion. Les évêques les uns après les autres vinrent implorer le pardon du pape. En octobre 1076, les princes allemands réunis à Tribur (Oppenheim) décidèrent qu’une diète générale serait convoquée à Augsbourg pour le jour de la Purification de l’année suivante, que Grégoire VII serait supplié de s’y rendre. En sa présence, Henri IV devrait se justifier et se faire absoudre. Si, dans l’espace d’un an, il n’avait pas fait la paix avec l’Église, il serait déposé juxla palatinas leycs. L’attitude des princes, celle des Saxons surtout, décida l’empereur. Au creur de l’hiver, en compagnie de sa femme Bcrthe, il traversa les Alpes. Les Lombards ne purent le décider à marcher contre le pape. En janvier 1077, il était au château de Canossa, où la comtesse Mathilde de Toscane avait hospitalisé Grégoire VII. Après une pénitence de trois jours, sur les instances de son hôtesse, le pontife levait l’anathème le 28 janvier. Dans la HauteItalie, les seigneurs lombards et les évêques simoniaques, manquant de soutien, firent éclater leur mécontentement contre le souverain. Leurs excitations amenèrent Henri à manquer de parole. Les princes allemands ne lui pardonnèrent pas ; réunis en diète à Forcheim-sur-Regnitz en mars 1077, ils déposèrent Henri IV pour le remplacer par Rodolphe, duc<noinclude> <references/></noinclude> bpy6aca377s3wnkyvunpjwhlw3h5pz7 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/350 104 4029306 15908514 15698570 2026-07-07T13:02:07Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908514 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1931|GUERRE|1932}}</noinclude> droit de faire peser sur l’État offensant le poids d’une guerre dont celui-ci est la cause injuste ; mais cette coutume est illégitime, si, par pays envahi qui doit nourrir l’armée envahissante, on entend ies biens particuliers. Proudhon lui-même l’a reconnu : « Vous ne pouvez, dit-il, exiger des habitants le moindre service, sans le payer. » La guerre et la paix : Recherches sur le principe, el la constitution du droit des gens, 2 in-12, Bruxelles, 1861. En effet, les armées régulières ne prétendent traiter qu’avec des corps réguliers. Un individu qui porte les armes, sans être revêtu d’un uniforme et sans dépendre d’un chef d’armée reconnue, est considéré comme un brigand, et fusillé sur l’heure. Pour être conséquentes avec elles-mêmes, les armées doivent, même pour leur subsistance, respecter les biens des particuliers, puisqu’elles exigent que les particuliers les respectent elles-mêmes. Cette conclusion est aussi une application du principe admis universellement par le droit international moderne, que les guerres sont d’État à État, et non d’individus à individus. Les maraudeurs, souvent, pillent et rançonnent pour leur propre compte, se croyant autorisés à faire sur une moindre échelle ce que les généraux font en grand, en imposant des réquisitions arbitraires. Si la maraude, qui a pour but la subsistance du soldat, est illégitime, à plus forte raison le pillage, qui a pour but son enrichissement, est-il coupable. La nécessité peut parfois excuser la maraude, suivant l’axiome : Inextrema necessilale omnia bona sunt communia. Aucune raison ne saurait excuser le pillage, qui est le vol. Ceci n’est plus la guerre d’État à État : c’est l’acte criminel d’individus qui, abusant de leur force, volent d’autres individus incapables de se défendre. On ne saurait donc, en ce point, se ranger à l’avis de Vattel qui trouve le droit de butiner tout à fait conforme au droit naturel. Cf. Le droit des gens, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|ix}}, § 164, t. {{rom|ii}}, p. 199 sq. Son erreur vient de ce qu’il considère comme ennemis tous les sujets de l’État auquel un autre fait la guerre, oubliant que la guerre est une relation d’État à État. ''Op. cit.'', l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|v}}, § 69-73, t. {{rom|ii}}, p. 126 sq. Cf. Dalloz, Dictionnaire pratique de droit public, ''loc. cit''. ; Dudley Field, Oullines of an international Code, in-8°, NewYork, 1876, p. 468 ; Walker, The science of international law, in-8°, Londres, 1893, p. 249. 3. Certains juristes, plus militaires que jurisconsultes, ont pensé qu’un général a le droit de condamner au pillage une ville qu’il a dû prendre d’assaut, ou qui a violé les lois de la guerre. — Mais comment une ville, habitée en grande partie par des gens inofîensifs : femmes, enfants, vieillards, ou citoyens paisibles, pourrait-elle être accusée, dans son ensemble, d’avoir violé les lois de la guerre, ou être justement punie par le pillage d’un crime qu’elle n’a point commis ? Parce que les soldats qui la défendaient ont fait vaillamment leur devoir, en résistant tant qu’ils ont pu, faut-il punir à ce point ceux qui n’ont point porté les armes, ou qni maintenant les ont déposées ? Cf. Meyer, Instilutiones juris naturalis, part. {{rom-maj|II}}, sect. {{rom|iii}}, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|ii}}, a. 2, § 2, n. 760 sq., t. {{rom|ii}}, p. 809. 4. Peut-on approuver, au nom de la justice, la coutume, dans les guerres maritimes, de saisir les navires marchands appartenant aux sujets de l’État ennemi, et de les considérer, suivant l’expression admise, comme de « bonne prise » pour ceux qui les ont capturés ? Les principes de droit ne sauraient être différents, que la guerre soit faite sur terre ou sur mer, car la justice est de tous les climats. Peu importe que ces prises soient accomplies par des navires de l’État, ou par des corsaires, individus conduisant et défendant des navires armés pour la course : c’est toujours un attentat perpétré contre la propriété privée. Pour légitimer ce droit de course, on prétend qu’on n’en veut pas précisément aux individus que l’on dépouille, mais à l’État, dont on cherche ainsi à miner le commerce. Le raisonne ment ainsi présenté ne manquerait pas d’une certaine justesse dans le cas où l’État, supposé une puissance surtout maritime, tirerait, en majeure partie, sa force de ce commerce ; mais il en serait différemment, si, vu les circonstances, ce commerce maritime pouvait être considéré comme plus utile aux individus qu’à l’État lui-même. Pratiquement, il faut l’avouer, la solution est des plus difficiles. Cf. S. Alphonse, Theologia moralis, ''loc. cit.'', n. 409, t. {{rom|i}}, p. 663 ; Abreu, Tratado de las prisas maritimas, in-4°, Cadix, 1746 ; Ortolan, Règles internationales el diplomatie de la mer, 2 in-8°, Paris, 1864 ; Galiano, Droit de visite, blocus, contrebande de guerre, prises maritimes (Journal de droit international privé), in-8°, Paris, 1898 ; Carnazza-Amari, Del rispello délia propriété privata nelle guerre maritime, in-8°, Modène, 1898 ; Cauvées, L’extension des principes de la convention de Genève aux guerres maritimes, -8°, Paris, 1899 ; Bar clay, L’inviolabilité de la propriété privée sur mer, in-8°, Bruxelles, 1900 ; Dalloz, Dictionnaire pratique de droit public, au mot Guerre, § 5, n. 39 ; et Prises maritimes, n. 4 sq., p. 703, 1134. 3° ''Des stratagèmes et ruses de guerre''. Qu’il soit permis, à la guerre, d’user de ruses et de stratagèmes, tous les théologiens le reconnaissent, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une violation de la foi jurée, ou d’un véritable mensonge, ce qui est toujours intrinsèquement illicite. Mais, s’il n’est jamais permis de dire la fausseté, on n’est pas évidemment obligé, surtout envers un ennemi, de révéler ses propres secrets, projets, plans de campagne, tactique que l’on se propose de suivre pour l’attaque ou la défense, etc., etc. On est même en droit de les cacher le plus possible pour assurer le succès de la stratégie. Si donc, à la suite de marches et de contre-marches, d’attaques et de contreattaques, le commandant, ou chef d’armée ennemie se trompe sur l’endroit où il doit concentrer ses troupes, ou se laisse surprendre par des forces supérieures, il ne peut s’en prendre qu’à son manque de sagacité, ou de prévoyance, ou d’intuition, et c’est tant pis pour lui. Cf. S. Thomas, ''Sum. theol.'', II a IF, q. {{rom|xl}}, a. 3 ; Laymann, Theologia moralis, l. {{rom-maj|II}}, tr. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xii}}, De bello, n. 10, t. {{rom|i}}, p. 188 sq. ; S. Alphonse, Theologia moralis, 1. {{rom-maj|III}}, tr. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|i}}, dub. {{rom|v}}, a. 3, n. 410, t. {{rom|i}}, p. 663 ; Lehmkuhl, Theologia moralis, part. {{rom-maj|I}}, l. {{rom-maj|II}}, divis. {{rom-maj|III}}, tr. {{rom-maj|II}}, n. 807 sq., 2 in-8°, Fribourg-en-Brisgau, 1902, 1. 1, p. 510. Mais tous les théologiens affirment que la parole donnée doit être tenue, même envers un ennemi. C’était déjà une prescription formelle insérée, dès les premiers temps, dans le Corpus juris. Cf. Décret de Graiien, part. {{rom-maj|II}}, caus. XXIIÎ, q. {{rom|i}}, c. 3 ; Laymann, ''loc. cit.'', n. 15, t. {{rom|i}}, p. 189 sq. ; S. Alphonse, ''loc. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 663 ; Meyer, Instilutiones juris naturalis, part. {{rom-maj|II}}, sect. {{rom|iii}}, 1. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|ii}}, a. 2, n. 749, t. {{rom|ii}}, p. 800. 4° ''Des lois de la guerre''. 1. Dans le courant du {{rom|xix}}{{e}} siècle, des efforts ont été tentés pour codi fier les lois et coutumes de la guerre, et constituer, à cet effet, une sorte de droit international, reconnu par toutes les nations. Ce fut d’abord l’essai partiel de la Convention de Genève, du 24 août 1864, qui s’occupa surtout du soin des blessés. De là naquit l’organisation de la Croix-Rouge, ensemble de sociétés appartenant à divers pays, pour porter secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer. Reconnues, pour la plupart, d’utilité publique par leurs gouvernements respectifs, elles sont ainsi appelées parce que leurs membres sont autorisés, en temps de guerre, à porter le brassard de neutralité, institué par la Convention de Genève elle-même, et qui consiste en une croix rouge sur fond blanc. Ces diverses sociétés de la Croix-Rouge, établies en diverses nations, ont un organe commun : le comité international de Genève, et se réunissent fréquemment en congrès internationaux. — 2. Un autre essai partiel fut celui de la<noinclude> <references/></noinclude> dauc6thu35qwulikazkaszz1aw27ofg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/352 104 4029308 15908515 15071042 2026-07-07T13:02:08Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908515 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1935|GUERRE|1936}}</noinclude> (erre et l’Ecosse, par son légat Albéric, cardinal-évêque d’Ostie. Cf. Hcfele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, 1 ans. 1913, t. {{rom|v}}, p. 720. 1.es interv entions de ce genre furent très nombreuses du xi c au {{rom|xvi}}{{e}} siècle. On connaît la solennelle déclaration d’Innocent {{rom-maj|III}}, affirmant que le pape est le souverain médiateur sur terre. Baluze, Innocenta III cpislolarum libri undeeim, epist. {{rom|xxxii}}, {{rom|clxxxv}}, 2 in-fol., Paris, 1682, t. {{rom|i}}, p. 702, 761. Cf. Flassan, Histoire générale de ta diplomatie française, in-8° Paris, 1811. t. î, p. 113 ; Grandjean, Les registres de Benoît {{rom-maj|XI}}, {{in-4°}}, Paris, 1883, p. 801 ; Auvray, Les registres de Grégoire IX. {{in-4°}}, Paris, 1890, p. 397 ; Pastor, Histoire des papes, t. {{rom|ii}}, p. 258-265, 278, etc. ; t. {{rom|iii}}, p. 60, 72, 148 sq., 254, 301 sq. ; t. {{rom|iv}}, p. 141 sq., 165 sq., 202 sq.. etc. : t. {{rom|v}}, p. 241, 286 sq., 296 sq. ; t. {{rom|vi}}, p. 89 sq., 149 sq., ete ; Mollat, Les papes d’Avignon, {{in-8°}}, Paris, 1912. A partir du {{rom|xvi}}{{e}} siècle, les arbitrages pontificaux se font plus rares à mesure que l’esprit chrétien s’affaiblit chez les nations et chez les rois. Dès lors, la raison d’État se substitue de plus en plus aux notions de justice pour légitimer en apparence les caprices belliqueux des princes et leur désir immodéré de conquêtes. {{2o}} A notre époque, des tendances à un arbitrage international se sont manifestées à diverses reprises, mais on a essayé de le constituer sans le pape, et en dehors du pape. Elles se firent jour, d’abord, au Conj grès de Paris, en 1856. Le 23{{e}} protocole émit le vœu que I les États entre lesquels s’élèverait un dissentiment sérieux, avant d’en appeler aux armes, eussent recours aux bons offices d’une puissance amie. Un grand nombre d’États adhérèrent à cette résolution, qui n’empêcha ni la guerre d’Italie, peu après, ni plusieurs autres qui ont désolé l’Europe et d’autres parties de l’univers. Plus récemment, sur l’initiative de l’empereur de Russie, se réunit, à La Haye, la Conférence internationale dite de la paix, qui tint ses séances du 18 mai au 29 juillet 1899. Suivant la circulaire du comte Mouravief parlant au nom du czar, elle avait dans son programme la question de l’arbitrage et de la médiation, afin, disait ce document officiel, de mettre un terme aux armements qui croissent sans cesse d’une manière inquiétante, et de rechercher les meilleurs moyens de prévenir les calamités formidables qui menaçaient le monde entier. Un projet, très étudié, en ce sens, avait été déposé par la Russie. La commission des délégués, chargée de l’examiner, donna un avis favorable, et la conférence, en séance plénière, vota cette Convention pour le règlement pacifique des litiges internationaux. Les vingt-six États représentés à la Conférence y adhérèrent, et elle fut promulguée en France par décret du 28 novembre 1900. Cf. Recueil périodique Dalloz, IV{{e}} partie, Législation, in-fol., Paris, 1901, p. 84. Les puissances signataires convinrent d’employer tous leurs efforts à la solution pacifique des litiges internationaux, a.l, 2 ; en ayant recours, autant que possible, à la médiation et aux bons offices de la commission internationale d’enquête, a. 9, 15, 16. Une Cour permanente d’arbitrage fut constituée par les États signataires, et chacun d’eux désigna quatre délégués, nommés pour six ans. Un bureau international, siégeant à La Haye, servait de greffe. La cour était compétente pour tous les litiges. Ce tribunal siège aussi à La Haye. Mais, on ne put malheureusement obtenir que le recours à ce tribunal fut obligatoire. Les puissances signataires déclarèrent simplement considérer comme un devoir, dans le cas où un conflit aigu viendrait à éclater entre deux ou plusieurs d’entre elles, de rappeler à celles-ci que la Cour permanente d’arbitrage leur est ouverte, a. 27. Cf. Pierantoni, Gli arbitri interrtazionali, in-8 » , Naples, 1872 ; Laveleye, Des causes actuelles de la guerre en Europe et de l’arbitrage, {{in-8°}}, Paris, 1873 ; Parctti Degli arbitrali iniernazionali, {{in-8°}}, Naples, 1875 ; Beelærts van Blokland, Internationale arbitrage, {{in-8°}}, La Haye, 1875 ; Rouard de Card, L’arbitrage international dans le passé, le présent et l’avenir, {{in-8°}}, Paris, 1877 ; Catellani, Realtà{{e}} utopie délia pace, {{in-8°}}, Milan, 1899 ; Fiore, L’imperatore di Russia{{e}} la Conferenza délia pace, {{in-8°}}, Rome, 1899 ; Stead, The Parliament of peacc, {{in-8°}}, Londres, 1899 ; Holland, Some lessons of the peace Conférence, dans Fortnighl review, décembre 1899 ; Mahan, The peace Conférence and the moral aspect of war, dans Norlh American review, octobre 1899 ; Raffalovich, Mémoire sur la Conférence de La Haye lu à l’Académie des sciences morales et politiques de France, suivi des observations de MAI. Desjardins, Passy et de Courcel, {{in-8°}}, Paris, 1899 ; Lucchini, Il digesto italiano, Enciclopedia metodica rd alfabelica di legislazione, doltrina{{e}} giurisprundenza, au mot Guerra, tit. {{rom|ii}}, c.n, n. 30 sq., t. {{rom|xii}}, p.l084sq. ; Dumas, Les sanctions de l’arbitrage international, {{in-8°}}, Paris, 1905. Il n’entre pas dans notre plan de raconter comment et pourquoi le représentant du Saint-Siège fut écarté de la Conférence de la paix, où sa place était, néanmoins, toute marquée, tandis que Léon XIII avait loué hautement, dans son allocution du Il avril 1899, l’initiative prise par l’empereur de Russie. De nombreux ouvrages, brochures et articles furent, alors, écrits à ce sujet. Cf. Gemma, Sull’intcrvenlo del papa alla Conferenza per il disarmo, Vila internazionalc, {{in-8°}}, Milan, 1899 ; Chrétien, La papauté et la Conférence de la paix, dans la Revue générale de droit international public, t. {{rom|vi}}, p. 281 sq. ; Zanichelli, Il papa alla Conferenza internazionalc pel disarmo. dans Nuova antologia, 16 février 1899 ; Bompard, Le pape, les États et la Conférence de La Haye, dans la Revue générale de droit international public, t. {{rom|vii}}, p. 369. Une autre Conférence de la paix se réunit encore à La Haye, en 1907, toujours sur l’initiative du czar Nicolas II. Les résultats de cette Conférence, comme ceux de la précédente, furent plutôt platoniques. Les événements ne l’ont que trop montré. Cf. Pillet, La cause de la paix et les deux Conférences de La Haye, in-S°, Paris, 1908. Comme l’avait écrit, dix ans à l’avance, le 15 septembre 1898, à la veille de la première Conférence, le cardinal Rampolla, secrétaire d’État, au nom de Léon XIII : « La paix ne pourra trouver son assiette, si elle ne s’appuie sur le fondement solide du droit public chrétien, d’où résulte la concorde des princes entre eux, et la concorde des peuples avec leurs princes. Pour que cessent les défiances qui arment les nations les unes contre les autres, et qu’un esprit de paix se répande à travers l’univers, et amène les peuples à se regarder comme des frères il faut que la justice chrétienne soit plus en vigueur dans le monde, et que les maximes de l’Évangile rentrent en honneur. » C’est le seul moyen. A défaut de celui-là, toutes les Conférences de la paix et toutes les réunions de diplomates et de plénipotentiaires, si nombreuses soient-elles, n’aboutiront pas à grand’chose. Les nations continuèrent à en être réduites, pour leur malheur, à la situation intolérable qui les poussait à entretenir, au prix de dépenses énormes, d’innombrables armées permanentes, absorbant toutes les forces vives du pays, et prêtes, au moindre signal, à se précipiter les unes sur les autres, dans une épouvantable tempête de fer et de feu. Les Conférences de la paix, d’où l’on a banni, avec le représentant de Dieu sur terre, l’esprit chrétien, n’ont produit que la paix armée de toutes pièces, c’est-à-dire d’incessantes et imminentes menaces de guerres, qui, vu la formidable puissance de destruction des engins modernes, seraient incomparablement plus terribles que celles des siècles passés. {{refa|10|X. {{sc|Violations récentes du droit des gens et de la justice éternelle commises par des belligérants sans conscience}}}}. Dans le conflit euro-<noinclude> <references/></noinclude> qgolv3udqclijxkvchos51ctb4de1d8 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/430 104 4029390 15908516 15544159 2026-07-07T13:02:09Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908516 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2091|HEBREUX|2092}}</noinclude>qu’on le prétend à l’attribution de l’Épître aux Hébreux à Barnabé ? Tertullien en est plus probablement le point de départ, et il a fait une conjecture. Il n’y a pas de preuve positive d’une tradition antérieure. Saint Jérôme ne connaît que Tertullien de ce sentiment, et saint Philastre le vise peut-être. La tradition montaniste, admise par Zahn, est réfutée avec raison par Riggenbach. La tradition romaine que ce dernier suppose n’est fondée sur aucun argument positif ; elle n’est qu’une simple déduction. Rome ne connaissait pas la lettre aux Hébreux, que Clément avait citée, ou au moins elle ne connaissait pas son auteur, et c’est pourquoi elle ne l’admettait pas au canon biblique. Le catalogue, publié par dom de Bruyne, n’a pas la signification que l’éditeur lui avait donnée. Grégoire d’Elvire, qui est isolé, a pu connaître le sentiment de Tertullien et l’adopter. L’attribution à Barnabé n’est pas une tradition ; c’est seulement une hypothèse, comme celles concernant Luc et Clément, faite par un ou deux écrivains ecclésiastiques. Les caractères généraux de l’Épître, mis en rapport avec ce que nous savons de Barnabé, ne prouvent pas qu’il soit l’auteur de cette lettre ; ils donnent seulement quelque vraisemblance à l’hypothèse. Tous ne sont pas certains : sa connaissance de la littérature alexandrine est supposée. D’autre part, Barnabé n’a pas toujours partagé les idées de Paul. Il s’est séparé de lui, non pas seulement à cause de son parent Jean Marc, Act., {{rom|xv}}, 37-39, mais encore au sujet des observances judaïques, quand, à Antioche, il participa à l’hypocrisie de Céphas. Gal., {{rom|ii}}, 13. Il n’avait pas l’énergie et la logique de raisonnement qu’on remarque, Heb., {{rom|v}}, 11-12 ; {{rom|vi}}, 12, etc. Dans leurs prédications communes, Paul était le chef de la parole ; c’est pourquoi à Iconium il est pris pour Mercure et Barnabé pour Jupiter. Act., {{rom|xiv}}, 10-12. La rhétorique de l’Épître aux Hébreux n’est guère attribuable à un lévite, originaire de Chypre. Il n’est pas nécessaire d’être lévite pour s’occuper du sacerdoce et des sacrifices juifs, comme l’a fait l’auteur de l’Épître ; tout juif pouvait en faire autant, Paul aussi bien que Barnabé. La forme rythmée n’est pas nécessairement l’œuvre d’un lévite habitué au chant des psaumes. Tout lecteur de l’Ancien Testament connaissant le rythme des livres poétiques, et écrivant à des Hébreux, il pouvait adapter son style au genre littéraire des écrits, lus par ses correspondants. Cf. P. Batiffol, De l’attribution de l’Épître aux Hébreux à saint Barnabé, dans la Revue biblique, 1899, p. 278-283. 2° ''Dans les temps modernes''. 1. Apollo. — Luther est le premier tenant de cette attribution. Beaucoup de protestants l’ont acceptée : Osiander, Le Clerc, Heumann, Lorenz, Millier, Semler, Ziegler, de Wette, Bleek, H. A. Schott, Tholuck, Guericke, Lùnemann, Bunsen, Kurtz, L. Schulze, Farrar, Alford, de Pressensé, Davidson, Hilgenfeld, Scholten, Pfleiderer, et quelques catholiques, Feilmoser, Belscr et Rohr. Apollo était un juif de J’entourage de Paul et il connaissait Timothée. Il était d’Alexandrie, et il pouvait avoir fréquenté l’école de Philon. Il était très éloquent et très versé dans l’Écriture. Act., {{rom|xviii}}, 24. A Éphèse et à Corinthe, il avait discuté avec les juifs, et à Corinthe il avait un parti. I Cor., {{rom|iii}}, 5. Ces arguments montrent tout au plus qu’Apollo pourrait avoir composé l’Épître aux Hébreux, s’il n’y avait pas à rencontre quelque objection décisive On ne voit pas, en effet, ni quand ni comment Apollo aurait acquis le droit de parler en maître à l’Église de Jérusalem, avec laquelle il n’a eu aucune relation. L’attribution à Apollo manque donc de base historique comme de fondement traditionnel. J. Albani a fait valoir récemment en faveur de cette attribution un argument nouveau : le parallélisme de fond et de forme entre I Cor., ni, 1-9, où il est question d’Apollo, et Heb., {{rom|v}}, 11-vi, 8. Il y a remarqué le même ordre de pensées, les mêmes images, dans un contexte pourtant différent. Il lui paraît donc vraisemblable que l’auteur de l’Épître aux Hébreux connaissait la I re lettre aux Corinthiens et s’est servi des versets 1-9 du c. m. Zeilschrijt für wissenschaftliche Théologie, 1904, p. 88-93. La ressemblance et même la dépendance indiquées ne prouvent pas qu’Apollo soit l’auteur de l’Épître aux Hébreux. C’est une curieuse coïncidence qui serait plutôt en faveur de l’authenticité paulinienne. Reuss hésitait entre Barnabé et Apollo, et A. Seeberg est encore dans la même hésitation. Credner a admis successivement ces deux attributions. 2. ''Silas''. Mynster, Kleine Schrijten, 1825, p. 91-92, Bohme, F. Godet, dans Expositor, 1888, t. {{rom|vii}}, p. 241-242, ont pensé à ce personnage, uniquement parce qu’il était disciple de saint Paul. S. Priscille et Aquila. — A. Harnack a imaginé cette nouvelle attribution. Probabilia liber die Adresse und den Verfasser des Hebrærbriejes, dans Zeitschriftjùr die neutestamentliche W issenschaft und die Kunde des Urchristvntums, 1900, p. 16-41. Adressée à une Église familiale de vieux chrétiens de Rome, cette Épître a plusieurs auteurs. L’emploi du pronom nous, {{rom|xiii}}, 18, n’est pas purement littéraire, puisqu’au verset 23 qui suit, il y a un autre pronom pluriel de la première personne, qui est un pluriel réel et qui désigne un groupe dont Timothée est le collègue. Or, les auteurs sont le couple Aquila et Priscille, des maîtres instruits et éloquents qui ont converti Apollo. Priscille surtout a rempli ce rôle. Act., {{rom|xviii}}, 26. Tous deux ont été collaborateurs de Paul dans le Christ Jésus. Rom., {{rom|xvi}}, 3. C’était donc des évangélistes et des docteurs. Leur action a été œcuménique, Rom., {{rom|xvi}}, 4. Ils ont écrit une lettre pour recommander Apollo à l’Église de Corinthe. Act., {{rom|xviii}}, 27. Ils ont écrit aussi l’Épître aux Hébreux, et c’est Priscille surtout qui aurait tenu la plume. On reconnaîtrait sa main à quelque chose de féminin qu’on remarque dans l’Épître. Il n’est pas nécessaire de réfuter longuement cette hypothèse. M. Harnack a exagéré le rôle doctrinal des deux époux pour leur attribuer une lettre aussi doctrinale que l’Épître aux Hébreux. L’enseignement de Priscille ne répond guère à la parole de saint Paul : « Que les femmes se taisent à l’église ! » I Cor., {{rom|xiv}}, 34. Enfin, l’unité d’auteur apparaît clairement dans toute l’Épître et l’interprétation du nous de la pluralité d’auteurs ne s’impose pas, et la main d’une femme ne se fait guère sentir. Notons encore que Velch a attribué cette Épître à saint Pierre, The authorship of the Epistle lo the Hebrews, Londres, 1899, et dom Chapman, Revue bénédictine, 1905, t. {{rom|xxii}}, p. 49-62, et Perdeftvitz, Zeitschrift fur neutestamentliche Wissenschaft, 1910, p. 105-111, à Aristion, le presbytre d’Asie, qui aurait écrit aussi la finale de Marc. Ramsay a nommé le diacre Philippe. Mais, sans désigner aucun nom, beaucoup de critiques se bornent à dire que la lettre est d’un Juif alexandrin (Eichhorn, Seyffarth, Schott, Neudecker, Baumgarten-Crusius, Ewald, Hausrath, Kluge, Lipsius, von Soden, Holtzmann, Ménégoz, Jùlicher, Rendall, Westcott, Vaughan, Hollmann, Windisch. En effet, aucune des hypothèses faites sur l’auteur de l’Épître n’est prouvée ; aucune n’est entièrement satisfaisante. Il est donc plus sage de se borner à dire que le dernier rédacteur de l’Épître est un disciple inconnu de saint Paul, peut-être de culture alexandrine. C’est ce disciple inconnu, qui, sous l’inspiration divine, aurait ajouté quelque chose à l’Épître de son maître et lui aurait donné sa forme actuelle. {{refa|2| II. {{sc|Destinataires}}.}} La question des destinataires<noinclude> <references/></noinclude> 7b7q0d1v11aouem98rtd19nrrsa3wzg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/487 104 4029449 15908312 15659836 2026-07-07T12:54:52Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908312 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 2205 HERACLEON — HERBORN 2206 Travaux. — Tillemont, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles, Paris, 1693-1712, t. {{rom-maj|ii}}, p. 264, 604 ; Ceillier, Histoire générale des auteurs sacrés et €cclésiastiques, Paris, 1858-1863, t. {{rom|ii}}, p. 536 ; Duchesne, Les origines, Paris, 1886, p. 248 ; Kirchenlexikon, 2{{e}} édit., t. {{rom|v}}, col. 1782-1783 ; Smith et Wacc, Dictionary of Christian biography, t. {{rom|ii}}, p. 897-901 ; U. Chevalier, Répertoire, Biobibliographie, t. {{rom|i}}, col. 2108. G. BAREILLE. ##HERBET Jean## <nowiki/> '''HERBET Jean''', théologien lorrain du {{rom|xvi}}{{e}} siècle, publia un traité : De cœna Domini, seu demonslratio veritatis corporis Christi, Paris, 1578. A. Calmet, Bibliothèque lorraine, in-fol., Nancy, 1751, col. 495 ; Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée, 1823, t. {{rom|xii}}, p. 54. B. Heurtebize. ##HERBORN (Nicolas Ferber de)## <nowiki/> '''HERBORN (Nicolas Ferber de)''', frère mineur de l’observance, ainsi appelé du nom de sa ville natale, dans le Nassau, avait vu le jour vers 1480. On rencontre une première fois son nom, avec le titre de gardien du couvent de Marbourg, au bas d’ure lettre qu’il adressait, le 10 janvier 1525, à Philippe, landgrave de Hesse, le suppliant de suivre les traces de ses ancêtres, en particulier de sainte Elisabeth, et de rester fidèle à la religion de ses pères. Cet ; it en vain que le P. Nicolas avait fait appel aux sentiments religieux du landgrave ; l’année suivante, à la fin d’octobre, celui-ci réunissait à Homberg une conférence à laquelle le gardien de Marbourg fut invité, mais il refusa d’entamer devant des juges incompétents une controverse avec son confrère apostat, François Lamberti d’Avignon, venu pour soutenir et développer ses « Paradoxes » . Une fois rentré dans son couvent, le P. Nicolas publia les Assertionés trecentx ac viginti sex fratris Nicolai Herbornci guardiani Marpurgensis, verse orthodoxse advcrsus Franeisci Lamberti exiticii monachi paradoxa impia ac erroris plena, in Hombergiana Hessorum congregalione proposila, ac plus quam hæreticissime deducta et exposita, {{in-8°}}, Cologne, 1526. Dans ce petit volume Herborn reprend les Paradoxes de son adversaire et y répond par une ou plusieurs Assertions. Dans les trois dernières il donne les motifs pour lesquels il refusa d’entrer en discussion avec Lamberti. Celui-ci fit alors paraître une Lettre aux habitants de Cologne, en date du 15 février 1527, à laquelle le P. Nicolas, qui avait été transféré au couvent de Brulh comme gardien, répondit au mois de novembre par l’Epistola ad Coloniensem felicissimam urbem, qua hortatur eamdem, uti pergal majorum suorum inhserere vesligiis… qua item paucis rcspondet impudenlissimis Franeisci Lamberti seductoris Hassise mendaciis, Cologne, 1527. Cette lettre était bientôt suivie d’un opuscule en langue vulgaire sur les obligations des clercs, accompagné des raisons pour lesquelles il refusait de soumettre ses écrits au jugement des protestants : Eyn kurzer Berycht von den dreic n gelobten der Gegstlichen… Item Ursach, ivarum ich Bruder Niklas Herborn meine Schrifften den lutherischen Richtern Lehre und Vrtheil nicht unterwerfen wil und sol, Cologne, 1527. Bien que gardien de Brùlh, il demeurait à Cologne en qualité de prédicateur ordinaire, comme on le lit sur le titre de son autre opuscule : Locorum communium advcrsus hujus lemporis hserescs enchiridion, ''ibid.'', 1528. L’année suivante il en donnait une autre édition augmentée de deux opuscules nouveaux : Tractatulus de notis verse Ecclesiæ ab adultéra dignoscendse ; Methodus prædicanli verbi divini concionaloribus cum ulilis tum accommoda. Il éditait encore un livre apologétique et ascétique, que défigurent malheureusement les injures contre les novateurs, intitulé : Monas sacrosanche evangeliese doctriiur ab orthodoxis palribus in hœc usque sœcula, veluti per munus tradila. Abslersæ sunt fœculenliores Franeisci l.ampcrli Aven, aposlalse aspergines, quibus immaculatam Christi sponsam impudentius fœdare admolilus est, auquel fait suite une Epistola ad minorilas, quod oplima apologia est veleris vitse emendatio, Cologne, 1529. La même année il faisait encore paraître, In psalmum lxxviii enarratio lamentatoria pro miseranda populi christiani depopulatione instituta ac édita, et un opuscule allemand, Ob eyne weliliche Oberkcyl es mœge hallen voie sie bedunket zu verantworten vor Gott. Pendant que le P. Nicolas se livrait à ces travaux, il était nommé ministre de la province religieuse de Cologne, au mois d’août 1529. Onze mois après, il en partait pour se rendre à Copenhague sur l’invitation de l’évêque d’Aarhus, afin de prendre part à une conférence dans laquelle catholiques et protestants devaient exposer et soutenir leurs raisons (2 juillet2 août 1530). Fidèle à ses principes, le P. Nicolas écrivit un opuscule à présenter au roi, De non agenda disputatione religiosa coram populo judice. Pour répondre au raisons que faisaient valoir les ministres protestants, aidé peut-être par un carme, le P. Paul Hélie, notre infatigable controversiste écrivit une réfutation, dont une partie seulement fut alors imprimée, traduite en danois : Menige Danmarkis Rigis Biscoppers och Prelaters christelige oc relsindige geenswar lill the Lutheriansche artickle, {{in-4°}}, Aarhus, 1533. En 1902, le P. Louis Schmitt, S. J., qui avait déjà publié une étude sur l’auteur, l’éditait, d’après le manuscrit de la bibliothèque royale de Copenhague : Conjutatio luthcranismi Danici, anno 1530 conscripta a Nicolao Slagefyr seu Herborneo, {{in-8°}}, Quaracchi. Stagefyr ou Stagebrand était un surnom que les protestants danois donnaient dans leurs écrits au P. Herborn. Wadding, Annales, t. {{rom|xvi}}, p. 304, rapporte qu’il composa et fit imprimer un traité dans lequel il établissait la validité du mariage du roi d’Angleterre, Henri {{rom-maj|VIII}}, traité déjà fort rare de son temps. Il publia aussi une Oratio extemporalis coram clero Groningensis oppidi, Cologne, 31 mai 1531. Un an plus tard nous trouvons le P. Nicolas à Toulouse, où il s’était rendu pour prendre part au chapitre général de son ordre, le 18 mai 1532. Il y était élu commissaire général pour les provinces cismontaines, soit la presque totalité des provinces sises hors d’Italie. L’année suivante, par suite de la déposition du ministre général, il en était nommé vicaire général. Ces fonctions l’avaient retenu en France, où nous le trouvons pendant les dernières années de sa vie, qui s’acheva à Toulouse, le 15 avril 1534. Jusqu’à la fin le P. Nicolas avait continué ses publications, dont voici les dernières qui nous restent à mentionner. Comme commissaire général chargé des missions de son ordre en Amérique, il donna une lettre pastorale aux religieux : Epitome convertendi génies Indiarum ad fldem Christi adeoque ad Ecclesiam sacrosanctam cutholicam et aposlolicam, Cologne, septembre 1532, reproduite dans le volume intitulé : Novus orbis, id est navigaliones primse in Americam, Botterdam, 1616, puis par Wadding dans ses Annales, t. {{rom|xvi}}, p. 31 l-2vi. On a encore de lui les Enarraliones lalinse evangclorium qaadragesimatium, Anvers, 1533 ; Paris, 1513, augmentées dans cette seconde édition du Monotessaron passionis Domini nostri Jesu Christi. A Toulouse il as. ait fait la connaissance d’une noble et pieuse femme, Catherine de Byron, edias de Aduranlia, à laquelle il dédiait ses Paradoxa theologica seu theologicæ assertiones divinis eloquiis advcrsus neotericos hsercticos doctissime simul et elegantissime roboratse, que publiait le P. Jean Azafra, {{in-8°}}, Paris, 1534. On attribue encore au P. Herborn des Commentaires sur les psaumes, qui auraient été édités à Paris. La Retalio de novis insulis, que l’on dit manuscrite, pourrait bien n’être autre chose que l’Epilome que nous avons cité, ainsi que le {{Ier}} livre, qu’il aurait écrit, d’un Opus tripartiium de conversione gentium. Wadding et Sbaraglia, Scriptores ordinis minorum, Rome, 1806 ; Nebe, N. Herborn, 1862 ; Louis Schmidt, S. J., Der<noinclude> <references/></noinclude> gmyx9bsandzrzw13yf3p9rfori0av1m Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/580 104 4029545 15908517 13992159 2026-07-07T13:02:10Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (2), bid''., → bid.'',, oj → of 15908517 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2391|HILAIRE (SAINT)|2392}}</noinclude> Récemment on a rattaché à ces événements un écrit de saint Hilaire publié jusqu’ici sous le titre : Ad Constanliuni liber primus, ''P. L.'', t. {{rom|x}}, col. 557. Comme on le dira plus loin, ce titre devrait être considéré désormais comme périmé ; l’écrit aurait été composé au lendemain du synode de Béziers, dans un but apologétique : soit qu’il faille y voir un fragment égaré de l’Opiis historicum, formant primitivement avec plusieurs autres la première partie du Liber adversus Valenlem et Ursacium, comme le veut dom Wilmart, Les fragments historiques et le synode de Béziers ; soit que l’écrit ait fait partie d’une Lettre adressée aux évêques gaulois, comme le conjecture dom Chapman, The contested lellers of pipe Liberius, 3{{e}} art., p. 331. 3° Hilaire en Orient, 356-360. — La Phrygie fut le séjour habituel du saint docteur pendant les années de son exil. Comme il n’avait pas été déposé de son siïge, il demeurait dans une situation relativement favorable ; il put communiquer avec ses prêtres et, par leur entremise, garder la haute administration de son diocèse. Ad Conslanlium, {{rom-maj|II}}, 2, col. 564. Il resta également en rapports avec l’épiscopat gaulois, le renseignant et l’encourageant par ses lettres. Quelle importance il attachait à ce commerce épistolaire, on peut en juger par l’inquiétude que lui causa, pendant quelque temps, le silence de ses correspondants. De synodis, 1, col. 479. Personnellement, il employa ses loisirs forcés à composer, entièrement ou presque entièrement, son principal ouvrage : De Trinilate ; c’était encore une manière de prêcher, comme il le dit lui-même, X, 4, col. 346 : Loquemur enim exsuies per hos libros, et sermo Dei, quivinciri non potest, liber excurret. En même temps il profita de son séjour en Asie Mineure pour s’instruire à fond des affaires religieuses d’Orient. Les circonstances lui créèrent une situation privilégiée. Quand il arriva en exil, la coalition antinicéenne était triomphante : en Orient, tous les grands sièges épiscopaux étaient en son pouvoir ; en Occident, le pape et les membres les plus notables de l’épiscopat étaient bannis. Mais à ce moment même les germes des divisions cpii couvaient dans le parti, nullement homogène, des antinicéens, éclatèrent : il y eut fractionnement en trois groupes distincts et bientôt hostiles : le groupe extrême des ariens purs ou anoméens, ayant pour chefs Aétius et Eunomius, le groupe en apparence moins avancé, plus politique que doctrinal, des homéens, représenté en Orient par Acace de Césarée, en Occident par L T rsace et Valens ; enfin le groupe plus conservateur des homéousiens ou anciens eusébiens, qui se ralliaient autour de Basile d’Ancyre. Voir Arianismk, t. {{rom|i}}, col. 1821 sq. Fixé en Phrygie, mais ayant une grande liberté de mouvements, l’évêque de Poitiers se trouvait en contact avec ces divers groupes. Dans un esprit de zèle apostolique, il fit preuve à l’égard de tous d’une large condescendance : « Je n’ai pas considéré comme un crime, dira-t-il plus tard, d’avoir eu des entretiens avec eux, ou même, tout en leur refusant la communion, d’entrer dans leurs maisons de prière et el’espérer ce qu’on pouvait attendre d’eux pour le bien de la paix, alors que nous leur ouvrions une voie au rachat de leurs erreurs par la pénitence, un recours au Christ par l’abandon de l’Antéchrist. » Adv. Constant., 2, col. 579. Mais ses sympathies allaient naturellement aux homéousiens, d’autant plus qu’en dehors de ce groupe, il ne voyait guère el’intégrité ni de vraie piété. De synodis, 63, col. 522. Les événements augmentèrent encore ces sympathies et préparèrent les voies au rôle de conciliation que les antécédents du saint docteur, sa science et ses relations actuelles lui permettraient de jouer. Un grand synode tenu à Sirmium dans l’été de 357 s’était terminé par la rédaction et l’imposition d’une formule de foi, élite seconde de Sirmium ; formule posi tivement antinicéenne, traitée par Hilaire d’impiété blasphématoire. De synodis, 10, col. 486. L’année suivante, au synode d’Ancyre, présidé par Basile, évêque de cette ville, les homéousiens réagirent vigoureusement, en formulant une série d’anathèmes contre la doctrine anoméenne, et même contre l’homéenne. Voir t. {{rom|i}}, col. 1823 sq. Il est vrai qu’à ces anathèmes ils en avaient ajouté d’autres, dirigés contre la doctrine sabellienne et contre les termes nicéens d’ûjvooûd’.ov % TauTOoôatov, consubstanticl ou étant de même substance. Si les homéousiens semblaient ainsi maintenir la vieille accusation de sabellianisme contre la foi de Nicée, il n’y avait pas moins de leur part répudiation formelle de l’arianisme pur et acheminement notable vers l’orthodoxie. Cette réaction acquérait, au jugement d’Hilaire, une valeur d’autant plus grande que Basile avait réussi à faire approuver les actes de son synode par Constance et que, possédant la faveur de ce prince, il paraissait maître de la situation. De synodis, 78, col. 530 sq. C’est précisément vers cette époque, mars 358, que l’évêque de Poitiers reçut enfin un courrier des Gaules. Il apprit avec joie qu’en dépit des suggestions et des menaces de Saturnin, ses anciens collègues restaient fidèles à la saine doctrine ; de cette fie’.élité ils venaient de donner une preuve notable en anathômatisant la seconde formule de Sirmium. De synodis, 2, 3, col. 481 sq. En communiquant cette bonne nouvelle à l’exilé, les piélats gaulois lui demandaient de les renseigner sur les professions de foi, présentes et passées, des Orientaux. ''Ibid.'', 9, col. 483. Ce fut l’occasion du Liber de synodis, dont il sera plus amplement question dans la suite de cette étude. En composant cet écrit, Hilaire ne se proposa pas seulement de satisfaire à la demande de ses amis ; il profita encore de la circonstance pour essayer de dissiper les malentendus qu’il voyait exister des deux côtés et poursuivre ainsi l’œuvre de conciliation et d’apaisement déjà entreprise : « Pendant tout le temps de mon exil, dira-t-il bientôt, si j’ai tenu à ma résolution de ne céder en rien au sujet de la confession du Christ je n’ai pourtant voulu repousser aucun moyen honnête et acceptable de procurer l’unité. » Adv. Constant., 2, col. 579. Hilaire garda la même attitude au concile qui s’ouvrit à Séleucie le 27 septembre 359. Convoqué d’office à cette assemblée, il y fut accueilli favorablement. Invité à exposer sa foi d’évêque gaulois, il le fit en professant la doctrine nicéenne, soigneusement dégagée de toute attache sabellienne ; aussi fut-il reçu par les Orientaux à la communion ecclésiastique et admis au concile. Sulpice Sévère, Historia sacra, {{rom|ii}}, 42, ''P. L.'', t. {{rom|xx}}, col. 153. Rien n’indique qu’il se soit mêlé activement aux discussions qui s’élevèrent entre la majorité homéousienne et la minorité homéenne, mais, dans Y Adversus Conslanlium, 12-14, col. 590 sq., il a laissé de ce qu’il vit et entendit un récit précieux pour la connaissance des partis et des idées qui se manifestèrent alors. Voir t. {{rom|i}}, col. 1828. La profession de foi souscrite par la majorité fut la seconde formule élu synode d’Antioche, inencœniis, voir t. {{rom|i}}, col. 1801 ; formule que le saint docteur juge avec indulgence, en y voyant une simple réaction contre le sabellianisme. De synodis, 32-35, col. 504 sq. L’heure de l’apaisement n’était pas encore venue. Le groupe basilien manquait d’unité vraie ; à côté de membres sérieux et bien intentionnés, il en contenait d’autres qui n’étaient pas guidés par un amour sincère de la vérité ou qui professaient en réalité des doctrines absolument incompatibles avec la foi de Nicée. En outre, le succès de l’entreprise dépendait du mobile empereur qu’était Constance. Depuis plus d’un an, Ursace et Valens travaillaient à le ramener à leurs vues. Ils avaient obtenu la division de l’unique<noinclude> <references/></noinclude> enodfke0xx1bqetkeorxx1xqn95fwsc Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/591 104 4029556 15908518 15434250 2026-07-07T13:02:11Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'' (6), ''P. G''. → ''P. G.'', oj → of 15908518 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|"2413|IIILAIRE (SAINT)|2414}}</noinclude>l’originalité dans la conception et dans la manière de traiter les questions, la vigueur dans le raisonnement, une conviction intime et persuasive, une certaine impétuosité qui l’a fait appeler par saint Jérôme, Comment, in Epist. ad Gal., l. {{rom-maj|II}}, prrcf., ''P. L.'', I. {{rom|xxvi}}, col. 355, i le Rhône de l’éloqænce latine ». Rhéteur, il usa résolument des ressources que son art lui fournissait, non par pôdantisme, mais par conscience professionnelle et par esprit apostolique, pour mieux gagner ses lecteurs à la doctrine qu’il soutenait. Aussi, dans une invocation qu’il adresse à Dieu, De Trinitate, I, 38, col. 49, demande-t-il, non seulement la lumière de l’intelligence et l’attachement inviolable à la vérité, mais encore la propriété des termes et la noblesse de l’expression, verborum significationem, diclorum honorem. Saint Jérôme pense, Epist., {{rom|lxx}}, ad Magnum, 5, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 668, que, dans le De Trinilate, Hilaire s’est inspiré des Inslitutiones de Quintilien, pour le style comme pour la division de l’ouvrage en douze livres. Des études récentes ont montré la justesse de ce jugement ; voir en particulier H. Kling, De Hilario Pictaviensi artis rlieloricæ ipsiasqæ ut jertur, institulionis oratoriæ Quintilianæ studioso, avec tableau comparatif, p. 20 sq. Hilaire est réellement de l’école du grand maître parle caractère serré, vif et nerveux de son style, comme par les fleurs de rhétorique dont il l’orne ; mais il est loin de rester au niveau de son modèle, soit pour la pureté et la sobriété de la diction, soit pour la sûreté et la délicatesse du goût littéraire. Vivant en Gaule et à une époque de décadence, où un genre artificiel et maniéré était à la mode, l’évêque de Poitiers partagea moins pourtant que beaucoup de ses contemporains les défauts communs : déploiement excessif de la symétrie et de l’antithèse, abus de l’apostrophe, emploi d’expressions trop elliptiques ou, au contraire, de périodes surchargées et compliquées. Souvent, il est vrai, l’obscurité vient plutôt de la hardiesse et de la profondeur de la pensée, mais parfois elle tient au vague ou à l’élasticité de termes non définis, à des antilogies apparentes dont rien ne facilite la solution, à la facilité avec laquelle, dans l’usage des mots, l’auteur passe d’une acception propre à une acception figurée ou d’un sens absolu à un sens relatif. Le jugement porté par saint Jérôme, Epist., {{rom|lviii}}, ad Paulinum, 10, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 585, a certainement sa part de vérité : « Saint Hilaire se dresse sur le cothurne gaulois, et, comme il se pare des fleurs de la Grèce, il s’engage parfois dans de longues périodes ; ses ouvrages ne sont pas faits pour des lecteurs d’une portée médiocre. » Appréciation qui ne va nullement, dans la pensée du docteur dalmate, à dénigrer un homme qu’ailleurs, Comment, in Is., l. {{rom-maj|VIII}}, præf., ''P. L.'', t. {{rom|xxiv}}, col. 281, il range parmi les maîtres de l’éloquence. {{refa|3|III. {{sc|Doctrine}}.}} Dans les écrits de saint Hilaire, la doctrine antiarienne, trinitaire et christologique, vient naturellement en première ligne. Les commentaires exégétiques dépassent cependant cet objet et donnent lieu à une synthèse plus étendue, mais artificielle, car l’évêque de Poitiers n’a pas présenté lui-même sa doctrine sous une forme systématique. Une question s’ajoute, d’ordre apologétique : s’il est vrai que saint Jérôme a donn’5 comme un certificat général d’orthodoxie aux ouvrages d’Hilaire, en écrivant à Lœta, Epist., {{rom|cvii}}, 12, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 877 : Hilarii libros ino/fenso decurrat pede, il n’est pas moins vrai que des attaques ont été formulées plus tard ; attaques réduites à neuf chefs par dom Coustant, Prsefatio generalis, c. {{rom|vi}}, et reprises dans le procès canonique institué par la S. C. des Rites, quand il fut question de conférer solennellement à l’évêque de Poitiers le titre de doctor Ecclesijc. PLis récemment, de ; théolo giens protestants ont incriminé, ou compromis par leurs interprétations, d’autres points de l’enseignement trinitaire ou christologique de l’Athanase gaulois. Ces attaques seront signalées et discutées ea même temps que seront exposées les matières connexes. J. Écriture SAINTE. —La doctrine de saint Hilaire sur le premier fondement de notre foi peut se grouper autour de quatre points : l’autorité, le canon, les versions et l’interprétation des Livres sacrés. {{1o}} ''Autorité''. Souveraine est l’autorité des Écritures, ces oracles célestes où tout est vrai et utile ; où tout est élevé, divin, conforme à la raison et parfait. In ps.cxvin, litt. {{rom|xviii}}, 5 ; cxxxr, 1, col. 622, 678. S’adaptant à notre faiblesse, qui a besoin de choses visibles pour comprendre les invisibles, les saintes Lettres enseignent les choses spirituelles par les corporelles et, à l’aide des choses visibles, rendent témoignage aux invisibles. Inps.cxx, 7, 11, col. 656, 658. S’il faut entendre conformément à la prédication évangélique ce qui a été dit dans les écrits de l’Ancien Testament, si l’autorité prophétique et apostolique nous suffit, Instruclio psalmorum, 5 ; In p ; . {{rom-maj|CXL}}, 2, col. 235, 825, c’est qu’à la base de cette autorité et de cette prédication il y a l’autorité même de Dieu, qui a parlé par les prophètes d’abord, puis par les apôtres : Omnia a divino Spiritu per David dicta, Instr. 7 ; propheia semper Dei Spiritu plenus. Inps.Ll, 15, col. 277, 317. De même saint Paul : per loquentem in se Christian loquens. De TrinUai : , {{rom-maj|XII}}, 3, col. 435. Aussi, parlant en ce dernier endroit d’une prophétie relative à Jésus-Christ, Hilaire voit-il une contradiction en ce que l’apôtre puisse ignorer cette prophétie ou, la connaissant, puisse en fausser le sens. {{2o}} ''Canon''. Le prologue des Psaumes, 15, col. 241, contient un canon de l’Ancien Testament où sont énumérés vingt-deux livres, autant que de lettres dans l’alphabet hébreu. Comme le commentateur s’inspire manifestement d’Origène, In ps. {{rom-maj|I}}, ''P. G.'', t. {{rom|xii}}, col. 1084, et que le docteur alexandrin parle formellement du canon juif, y.aO"E ?pa ! of ; , il n’y a nulle rai son d’entendre le disciple autrement que le maître. L’évêque de Poitiers dit encore, ce qui n’est pas dans Origène, que certains ajoutent les livres de Tobie et de Judith obtenant ainsi un total de vingt-quatre livres, ce qui répond au nombre des lettres dans l’alphabet grec. Personnellement, Hilaire utilise les deutérocanoniques comme les autres ; pour l’Ancien Testament, il les cite en réalité tous ; pour le Nouveau, il cite l’Épître aux Hébreux sous le nom de saint Paul, celle de saint Jacques, la {{rom-maj|II}}{{e}} de saint Pierre et l’Apocalypse sous le nom de saint Jean. Voir Coustant, notes a et d. ''P. L.'', t. {{rom|ix}}, col. 241 sq. ; F. Vigouroux, Canon des Écritures, dans ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom|ii}}, col.165, 181 ; voir aussi, plus haut, t. {{rom|ii}}, col. 1577, 1581. Voir A. Souter, Quotaliois from the Epi il s of St. Pa.il in St. Hila-y oi th’Psalm ; dans Journal of theological slJdùs, octobre 1916, t {{rom|xviii}}, p. 73-77. Par ailleurs, Hilaire sait rejeter les apocryphes, tels que le livre d’Hénoch, In ps. {{rom|cxxxii}}, 6, col. 748, et tenir compte des doutes que la divergence de la tradition manuscrite peut provoquer, par exemple, à propos de la sueur de sang, Luc, {{rom|xxii}}, 43-44. De Trinilate, X, 41, col. 375. {{3o}} Versions — Il existe, onl’a vu déjà, une différence de procédé entre les commentaires sur saint Matthieu et sur les Psaumes. Dans le premier, l’auteur s’en tient purement au texte latin dont on se servait à Poitiers ; dans l’a.itre, il s’aide, non du texte hébreu, car il ignorait cette langue, mais de diverses traductions, latines ou grecques, surtout de la version des Septante. Il professe pour cette dernière une estime et une vénération spéciales : translatio illa seniorum LXX et légitima et spiritualis, In ps. ux, 1, col. 383 :<noinclude> <references/></noinclude> 94u3pubnz2dcpwt75b8glla1rmhv7qd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.2.djvu/35 104 4029672 15908513 15805081 2026-07-07T13:02:06Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908513 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1305|GERMAIN|1300}}</noinclude> nous occupons ici. SjU lilre complet est celui-ci : AÔyoç 817]YTi[xaTty.ô ; r.iy. tûjv ày ! < » v auvoBtov xai xtov zatà xaipoùç àvéxaŒv ~w a7ïoa"CoXixij) xTjp-J-fjvaTi àvaspusiatûv aîpsasojv. Il est dédié au diacre Anthime. En quelques mots, il présente les auteurs de chacune des hérésies, ses partisans, ses adversaires et les conciles qui l’ont condamnée. Ainsi parle-t-il tour à tour de Simon le Mage, 3, des manichéens, 4, des monlanisles, 5, des gnostiques, 6, de Paul de Samosale, 7, de Sabellius, 8, d’Origène, 9, de l’arianisme, 10-19, des pneumatomaques, 20-22, des apoliinaristes, 23, du nestorianisnie, 24-26, de l’eutychianisme, 27-35, du monothélisme, 30-38, et des débuts de l’iconoclasmc, 39-42. Sur cet ouvrage, le cardinal Pitra fait les justes remarques qui suivent : Haud prælcrea dissimulandum jam grandœvum scnem, omnibus subsidiis destitulum, ac dolentem alienis manibus tradi palriarchii libros, seque suis spoliari, forsan lubricæ mémorise induisisse nimium, neque sanam rerum seriem perpeluo servavisse. Juris eccles. græcorum historia et monumenla, t. {{rom|ii}}, p. 295. Ces quelques lacunes, bien excusables, vu les circonstances qui en sont la cause, De heeresibus cl synodis, ''loc. cit.'', n. 43, ne nous empêcheront pas d’être de l’avis du cardinal Mai et de trouver excellent, cijregium, ce petit traité, de le regarder même comme une perle, gemmula. {{2o}} Œuvres théologiques. — 1. Le seul traité entièrement théologique qui ait été conservé, est le [Isp ! toi opou tt, ; ÇwïJç, ''P. G.'', t. {{rom|xcviii}}, col. 89132. Encore Photius a-t-il tenté d’en dépouiller saint Germain à son profit, en le transcrivant dans la q. {{rom|cxlix}}, ad Amphilochium, sans la moindre mention d’auteur, comme s’il était sien. Le cardinal Mai, qui l’avait édité, Scriptorum velerum nova collectio, t. {{rom|i}}, p. 285-315, découvrit plus tard la fraude et restitua l’ouvrage à son propriétaire dépossédé. Velerum scriptorum bibliotheca nova, t. {{rom|ii}}, p. 082. Cet opuscule, d’une lecture agréable et facile malgré l’élévation du sujet, est une justification de la providence de Dieu dans la mort, même subite, des hommes. La thèse est nettement posée dans le n. 2 ; elle est conduite avec méthode et aussi avec vigueur grâce à la forme dialoguée, adoptée dans tout le développement. Un rationaliste idéal, B, attaque le dogme par des objections de toute sorte, prises dans la nature, la philosophie, l’Écriture sainte, tandis que le tenant orthodoxe de la pensée chrétienne, A, le réfute victorieusement. Les théologiens remarqueront surtout les n. 10-14, où le saint docteur développe ses vues sur la prescience divine. C’est là, sans doute, que le cardinal Mai a trouvé des passages favorables à la science moyenne. 2. D’après le cardinal Mai, Spicilegium roinanum, t. {{rom|vii}}, p. 74 ; ''P. G.'', t. {{rom|xcviii}}, col. 87, saint Germain, est aussi l’auteur d’un Commentaire sur Denys l’Aréopagile, mêlé à celui de saint Maxime, ''P. G.'', t. {{rom|iv}}, col. 14. 3. Des quatre Lettres dogmatiques de saint Germain, nous avons déjà analysé les trois qui concernent l’iconoclasme. Il nous reste à ajouter un mot sur celle qu’il écrivit aux Arméniens « en faveur des décrets du concile de Chalcédoine. » ''P. G.'', t. {{rom|xcviii}}, col. 135-140. Nous n’en possédons qu’une traduction latine, faite sur le texte arménien que conservent les mékhitaristes de Venise et éditée par Mai. Velerum scriptorum bibliotheca nova, t. {{rom|ii}}, p. 082. L’authenticité de cette lettre est prouvée, en particulier, par la citation qu’en fait, au {{rom|xii}}{{e}} siècle, un concile de Tarse. Dans le but de ramener à l’unité de l’Église le peuple arménien, séparé à la suite du concile de Chalcédoine, saint Germain s’attache à réfuter l’hérésie d’Eutychès par un exposé très serré de la doctrine de Chalcédoine et des Pères, en particulier de saint Léon. La réponse dogmatique des Arméniens parut entièrement conforme à la vraie foi ; aussi furent-ils admis à la communion sans plus de difficultés. {{3o}} Œuvres oratoires. — Neuf homélies ont été éditées, ''P. G.'', t. {{rom|xcviii}}, sous la nom de Germain ; sept se rapportent à la sainte Vierge ; des deux autres, l’une a pour sujet la sépulture du corps de NoireSeigneur, et la dernière, la croix vivifiante. Avant d’en examiner le contenu, il importe de décider si vraiment toutes appartiennent à saint Germain, ou si l’on ne pourrait pas les attribuer à Germain {{rom-maj|II}}, patriarche de 1222 à 1240, ou même à Germain {{rom-maj|III}}, patriarche pendant trois mois, en 1267. 1. ''Homélies mai iules''. Ballerini, Sylloge monumentorum, a étudié longuement la question de l’authenticité des homélies mariales, et l’a admise pour toutes. Dans le c. De homeliis Germano inscriplis disquisilio crilica, Paris, 1855, t. {{rom|i}}, p. 249-280, appuyé tant sur des arguments intrinsèques que sur la date des manuscrits, en particulier d’après le codexVaticanus grœcus 4ô5, il reconnaît à saint Germain l’homélie in sanctæ Mariée zonam, ''P. G.'', ''loc. cit.'', cul. 372 ; les deux homélies sur la Présentation, ''ibid.'', coi. 292, 309 ; les trois sur la Dormilion, ''ibid''. : col. 340, 348, 300. En faveur de ces dernières, la récente édition, faite par M. S. Eustradiades, des lettres théolog : ques de Michel Glykas, fournit un nouvel argument irrécusable. MiyowjX Toi FÀuxà eîç tÔcç à/ïopîocç rfjç 6s£aç rpajpijç xscpcéÀaia, Athènes, 1900, t. i. Cet écrivain du xii c siècle cite, dans sa {{rom|xxii}}{{e}} lettre théologique, ''op. cit.'', p. 258-272, chacun des trois discours en question et les attribue expressément au Œio’t<xtoç Germain, c’est-à-dire évidemment à Germain {{Ier}}. Dans le t. {{rom|ii}}, p. 285-287, Ballerini prouve aussi que l’une des deux homélies sur l’Annonciation connues sous le nom de Germain doit être attribuée au premier, c’est celle qu’avait éditée Combefis, Auclarium novum, t. {{rom|ii}}, p. 14-23 et qui est reproduite, P. G., ''loc. cit.'', col. 320. Quelques auteurs semblent encore hésiter sur son authenticité ? Ont-ils remarqué qu’elle se trouve dans un manuscrit du xii c siècle '.' Cf. II. Omont, Manuscrits grecs de la Bibliothiqu : nationale, Paris, 1898, t. {{rom|iii}}, p. 372 ; cod. 542 de la bibliothèque de Lyon. Cela coupe court à la plupart des difficultés et rend à peu près sûre l’attribution proposée. Saint Germain est, avec saint André de Crète, un des grands témoins du culte de Marie à son époque ; il en fut aussi un des plus grands propagateurs. Dans les homélies qui nous restent de lui, deux pensées reviennent sans cesse et semblent être le pivot de sa mariologie : la pureté incomparable de la mère de Dieu et son universelle médiation dans la distribution des biens surnaturels aux hommes. Le. premier point, mis en relief aussi par saint André de Crète, contemporain de notre saint, est développé spécialement dans les homélies sur la Présentation et l’Annonciation. L’Église y a puisé les leçons de l’office de l’Immaculée Conception et à bon droit, car si on n’y trouve pas ce dogme signalé en propres termes, il y est enseigné, sans aucun doute possible, au moins d’une manière indirecte. Tant dans des affirmations positives que dans d’innombrables comparaisons, Marie y est exaltée pour sa pureté incomparable, écartant toute souillure, sans la moindre restriction ni pour une tache quelconque, ni pour un moment de son existence. Le péché originel est évidemment exclu aussi. On remarquera, d’ailleurs, sur le nombre, certaines expressions qui serrent de plus près le dogme de l’immaculée conception : par exemple, dans la n u homélie sur la Présentation, ''P. G.'', ''loc. cit.'', col. 313, Marie est appelée un dépôt de Dieu. Tf, v ïv. H ; of -ap./.7.Ta0r|i'.r ; {{rom|v}}, confié au sein d’Anne ; il est inadmissible que le saint l’eût désignée ainsi, s’il l’avait crue souillée par le péché au premier instant<noinclude> <references/></noinclude> gz4yxekbs35pdra1m3uxaqw7i8gsmdo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/656 104 4030041 15908361 15579739 2026-07-07T12:59:32Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908361 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2605|MYSTIQUE, DESCRIPTION, S. AUGUSTIN|2606}}</noinclude><nowiki /> Louis, Doctrines religieuses des philosophes grecs, p. 114-116 ; et Raitz von Frentz, Revue d’ascétique et de mystique, 1925, p. 74-80, compte rendu du livre de Joseph Bernhart, Die philosophische Mystik des Miilelallers von ihren anliken Ursprùngen bis zur Renaissance. Mais avons-nous bien affaire ici avec la connaissance mystique proprement dite, c’est-à-dire avec la connaissance expérimentale des choses divines ? Il ne le semble pas. Clément paraît n’envisager que la foi chrétienne : elle est considérée comme une sorte d’œil spirituel, créé en nous par le baptême, qui nous permet de « voir » Dieu ; elle est assimilée à la contemplation des disciples de Pythagore xa6apô> ou <|n.X£> x& v « ; Clément est persuadé que les choses se passent ainsi en ce monde intérieur qui échappe à la conscience ; mais comment le sait-il ? « Métaphysique ou expérience ? » R. Arnou, Le désir de Dieu dans la philosophie de Plotin, p. 259-271, la question se pose pour Clément comme pour Plotin et peut se résoudre de la même manière : c’est une tradition philosophico-théologique plutôt que l’expérience qui permet à Clément d’affirmer que tout chrétien « atteint » Dieu par la foi, et le fidèle qui admet cette doctrine, encore qu’il puisse vivre avec l’Invisible comme avec le visible (Hebr., {{rom|xi}}, 27), n’en devient pas pour cela un mystique. Pour paradoxale que la chose puisse paraître, on pourrait dire que Clément et Origène, cf. Revue d’ascétique et de mystique, 1922, p. 298, Plotin et Denys, et tous ceux qui, après eux, s’efforcèrent d’atteindre Dieu par la pure intelligence ou par delà l’intelligence, et Dieu sait s’ils sont nombreux, ne furent pas par cela même des mystiques, ne furent pas nécessairement favorisés de 1’ « expérience mystique. 2° ''Saint Augustin''. « Au sujet de la vision intuitive de l’essence divine sur terre, dom Butler fait observer que saint Grégoire et saint Bernard la rejettent expressément. Saint Augustin l’a certainement admise pour Moïse et saint Paul, peut-être encore pour d’autres ; peut-être aussi a-t-il cru qu’il en avait été favorisé lui-même. » La vie spirituelle, sept. 1923, p. [305J, à propos de l’ouvrage de dom Butler, Western Mysticism. The teaching of SS. Augusline, Gregory and Rernard on contemplation and the contemplative lije. Notre intention n’est -pas d’exposer toute la doctrine de saint Augustin sur la contemplation ; voir à ce sujet le livre du P. F. Cayré, A. A., La contemplation augustinienne, Paris, 1927 ; nous voudrions seulement citer quelques textes concernant la connaissance mystique, telle que nous l’entendons ici. Il en est un qui se présente spontanément à la pensée : c’est celui des Confessions, {{rom|ix}}, 10, ''P. L.'', t. {{rom|xxxii}}, col. 773-775, où saint Augustin raconte le ravissement dont sa mère et lui furent favorisés à Ostie ; cf. Pourrat, t. {{rom|i}}, p. 342-344. Monique et Augustin s’entretiennent du ciel ; ils s’élèvent et s’élancent par bonds successifs des créatures corporelles aux spirituelles : « et nous arrivâmes à nos âmes, et. nous les dépassâmes (transcendimus) pour atteindre cette région d’inépuisable abondance où vous repaissez éternellement Israël de l’aliment de la vérité, où la vie est la Sagesse même… Et tandis que nous parlions et que nous désirions vivement atteindre (inhiamus) cette souveraine Sagesse, nous la touchâmes un peu de tout un battement de notre cœur, altigimus eam modice toto iclu cordis. Puis, ayant poussé un soupir, nous laissâmes au ciel ces prémices de notre esprit, et nous revînmes aux accents de notre bouche, à la parole qui commence et qui finit. » Monique et Augustin s’entretiennent ensuite de 1’ « expérience mystique » qu’ils viennent d’éprouver : ils l’analysent et, si l’on peut dire, en font la théorie, en décrivent la méthode : « Nous disions donc : Celui qui ferait taire en lui les tumultes de la chair ; qui fermerait les yeux au spectacle de la terre, des eaux, de l’air et du firmament ; qui ferait taire sa propre âme sans lui permettre de s’arrêter à elle ni de penser à elle ; qui se dépouillerait des rêveries et des souvenirs de l’imagination ; qui oublierait tout langage, toute parole et tout ce qui est changeant ; celui donc qui n’entendrait plus ces créatures après qu’elles l’auraient invité à prêter l’oreille à leur créateur et à qui Dieu seul parlerait lui-même, non plus par les créatures, mais directement par lui-même, si bien qu’il entendît la parole divine… exprimée par celui-là même que nous aimons dans les créatures, et qui parlerait, sans employer l’organe d’aucune créature, d’une manière toute spirituelle comme le contact tout spirituel qui s’est produit à l’instant entre notre pensée ravie au ciel et l’éternelle Sagesse subsistant immuablement sur toutes choses, sicut nunc extendimus nos et rapida cogilatione attigimus œlernam Sapientiam super omnia manentem ; si donc cette extase se continuait… et si cette contemplation seule absorbait et abîmait dans les joies intimes celui qui en jouirait, de telle sorte que la vie éternelle ressemblât à ce court ravissement après lequel nous avons tant soupiré, quale fuit hoc momentum intelligenlias cui suspiravimus, ne serait-ce pas l’accomplissement de cette parole évangélique : « Entrez dans la joie de votre Seigneur ? > (Traduction, un peu paraphrasée, de Pourrat.) L’inspiration plotinienne est ici très visible : il s’agit d’un effort de purification de l’esprit de toutes les données sensibles pour qu’il puisse s’élever dans la région des intelligibles purs ; c’est une ascension de l’esprit au-dessus, transcendimus, et même en dehors, extendimus nos, de l’âme, si l’on peut ainsi parler, qui aboutit à une rapide intuition de la Sagesse, momentum intelligentiæ. Plusieurs mortels y sont parvenus, saint Augustin le croit sur leur propre témoignage : Dixerunt hsec quantum dicenda esse judicaverunt, magnæ quædam et incomparabiles animée, quas eliam vidisse ac videre isla credimus. De quantitate animas, c. {{rom|xxxiii}}, n. 76, ''P. L.'', t. {{rom|xxxii}}, col. 1076. Quelles sont ces âmes incomparables ? saint Augustin ne le précise pas ; un texte d’Apulée, qu’il cite au 1. IX du De civitale Dei, c. {{rom|xvi}}, ''P. L.'', t. {{rom|xli}}, col. 270, attribue à Platon cette pensée que : sapientibus viris, cum se vigore animi, quantum licuil, a corpore removerinl, intelleclum hujus Dei, et id quoque inlerdum velut in altissimis tenebris rapidissimo coruscamine lumen candidum inlermicare ; ce que saint Augustin commente en ces termes : si ergo supra omnia vere summus Deus intelligibili et ineffabili quadam præsentia, etsi inlerdum, etsi rapidissimo coruscamine lumen candidum intermicans, adesl tamen sapienlium menlibus, cum se, quantum licuit, a corpore removerinl… Le livre XII du De Genesi ad lilleram, où saint Augustin parle longuement de la « vision intellectuelle », qui n’est pas autre chose que la connaissance mystique telle que nous l’entendons ici, nous aide à interpréter les textes précédents : porro autem, si quemadmodum raplus est a sensibus corporis, ut esset in istis similitudinibus corporum, quæ spiritu videniur, ita et ab ipsis rapiatur, ut in illam quasi regionem intellectualium vel intelligibilium subvehatur, ubi sine ulla corporis similitudine perspicua veritas cernitur… Una ibi et lola virlus est amare quod vide.as, et summa félicitas habere quod amas … Ibi videtur clarilas Domini non per visionem signiftcanlem, sive corporalem…, sive spirilualem…, sed per speciem, non per xiiigmala, quantum eam capere mens humana potest, secundum assumentis Dei gratiam, ut os ad os loquatur ei quem dignum lali Deus colloquio feceril, non os corporis, sed mentis. C. {{rom|xxvi}}, n. 54, ''P. L.'', t. {{rom|xxxiv}}, col. 476. Puis-<noinclude> <references/></noinclude> cfa4s89h45btmj1rr7i54diu77y0wso Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.djvu/483 104 4030445 15908477 15857870 2026-07-07T13:01:30Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908477 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>943 CONFESSION/ QUESTIONS MORALES il PRATIQ1 plus dlflli " | " ''" il rebul int. Ce n’est d mes que < - » cheura, lei grand cl, , -m urtoul eni lûtes, v d ont n l’amertume qu’il en ressentent se tra ilmi - ii pour le - " n ment lui mi me i li panl :’ei quelqu’un qui li console, les olve, lia ne confessent plus leui et leui alul i lerni l est de plus en plui compromii I bon confesseurs, loin de l’impatienter et de témoignt r du dégoût, accueillent avec bienveillance tous les pi ni lents. Ilsavent, en effet, que {{rom|i}}{{e}} sacrement a été institué pour les pécheurs. Ils se rappellent les paroles du Sauveur : Non enim vent tos, teâ peccatores, Marc, m. 17 : Non egent qui sani $unt, medico, ted qui maie habent. Luc, {{rom|v}}, 31. Plus le pécheur est chargé de crimes, plus ils doivent lui faciliter, par des paroles encourageantes, l’aveu de ses fautes, imitant Notre-Seigneur, en race de la femme adultère, de Marie-Madeleine el de Judas lui-même. Cf. s. Jean Chrysostome, Orat., VIII, ail ersus Judseos, ''P. G.'', t. {{rom|xlviii}}, col. 932 ; Lacroix, Theologia moralis, 2 in-fol., Venise, 1720, I. VI. part. {{rom-maj|II}}, c H, dub. {{rom|vi}}. {{rom|ii}}, 1792, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 285. 301 ; S. Alphonse, Praxis confesseur., c. {{rom|i}}, n. 3-5 ; Honto apostol., ir. {{rom-maj|XXI}}, n. I si|. ; Marc, Instilutiones morales alplumsianse, 2 {{in-8°}}, Lyon, 1888, part. III. tr. Y, De / tenlia, diss. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|ii}}, a. 3, § I. t. {{rom|ii}}, p. 306 sq.j Lehmkuhl, Theologia moralis, 2 {{in-8°}}, Fribourg-en-Brisgau, 1902. part. {{rom-maj|II}}, t. {{rom|i}}, tr. Y. De sacrant, pœnitentue, sect. {{rom|iii}}, c. {{rom|iii}}, a. {{rom|i}}, t. {{rom|ii}}, p. 314-318. 2. Au cours de la confession, cette charité paternelle du confesseur se manifestera encore davantage. Qu’il évite donc soigneusement toute marque d’impatience, tout signe d’ennui, d’étonnement ou de réprobation ; tout acte, en un mot, qui serait de nature à effrayer on à humilier le pénitent, et qui l’empêcherait, par peur ou par honte, de continuer ses aveux. Quelquefois, il est avantagi ux d’écouter en silence, sans interrompre le pénitent ; d’autres fois, il est mieux de ne pas le laisser passer à l’accusation d’une autre laute, avant de l’avoir interrogé et instruit. Le confesseur, d’après les circonstances, se déterminera pour l’une ou l’autre de ces deux méthodes. Cf. DeLugo, De sacrant. p « « i<ent., disp.XXII, sect. {{rom|ii}}, n. 15, Opéra omnia, 7 in-fol., Lyon, 1690, t. {{rom|v}}, p. 516 ; Layman, Theologia moralis, 2 in-fol., Venise, 1719, I. V. tr. YI, De sacrament. psenitent., c. {{rom|xiii}}, n. 9, t. {{rom|ii}}, p. 290 ; s. Alphonse, Theologia moralis, l. {{rom-maj|VI}}, tr. {{rom-maj|IV}}, c. {{rom|ii}}, dub. {{rom|v}}, n. 607, t. {{rom|vi}}, p. 100 sq. S’il s’apercevait cependant que le pénitent est endurci au point de faire le récit de fautes très graves, sans en manifester la moindre peine ou le moindre regret, le confesseur devrait alors, sans tarder davantage, l’en reprendre et l’exciter au repentir. Cf. S. Alphonse, Praxis confessai-. , c. {{rom|i}}, n. 4, p. 8. 3. A la fin de la confession, le prêtre prendra tous les moyens pour détourner le pénitent du péché. Il lui dépeindra, sous les plus vives couleurs, l’état de son âme, la laideur du péché, la grandeur des châtiments mérités. Il lui parlera aussi de l’ineffable honte de ce Dieu qu’il a offensé. Il excitera ainsi dans l’âme du coupable les sentiments de componction et de ferme propos, sans lesquels l’absolution ne pourrait lui être concédée. Cl. S. Alphonse, ''op. cit.'', n. 5^ p. 9 sq. 2° ''Le confesseur considère’comme médecin''. Le confesseur est vraiment le médecin des âmes, car à lui revient la charge de les guérir de la maladie spirituelle du péché : 1. en recherchant la cause ; 2. en appliquant le remède ; 3. en prévenant les rechutes. 1. Rechercher l’origine du mal est indispensable pour connaître parfaitement quels sont les remèdes à lui opposer. Ce n’est donc pas assez que le pénitent ait avoué le nombre et l’espèce de ses fautes ; il importe parfois de connaître les circonstances de temps, de lieu, de personnes, d’habitudes et d’occasions qui l’ont amené à pécher, s. Alphoi Praxis confessar., c i. n. {{rom-maj|C}}, P. II. 2. I de la maladie spirituelle I connues, le conf< eur - allai re. Si, comme » re, il doit écouter charilabb ment le p< ail comme médecin, il est t> nu de I avertir, de ! « corn, (hprendre quelquefois li 1er et le leu pour a* du mal. Cette obligation i -i d autan I | que le pénitent est chargé {{rom|ii}}, plude fautes, ou m confesse que très rarement. Selon une remarque Benoll {{rom-maj|XIV}}, bulle Aposlolica pour l< grand jubib 1749, g 22, Opéra omnia, 18 in-1. l’rato. I t. {{rom|xvil}}, p. 129, li - avei lissi ments du i bien plus efficaces que les sermons prononcés du haut de la chaire. L’orateur ignore les circonstances particulières que li ur connaît parfaitement que les avis de celui ci sont toujours pi tuns, et répondent mieux of besoins du pénitent. Au confessionnal, le pénitent sait et comprend q rôles du confesseur s’adressent à lui et à lui seul. Le confesseur est obligé en conscience d accord, chaque pénitent tout le lemps nécessaire pour la. i Non de son âme. Qu’il ne s’inquiète pas si d’autres nitents attendent, s’ils s’impatientent, ou même, s ils s’en vont sans s’être confessés. D’api lion de saint François-Xavier, que Benoit XIY, en la rapportant, appellesert ten lia atirea, ''op. cit.'', t. {{rom-maj|XVII}}, I’. 129. col. 2. {{rom|ii}} vaut mieux entendre peu bien faites que beaucoup achevées avec précipitât it : sans fruit. Ils sont donc répréhensibles : sseur » qui. s’impatientant, renvoient aussitôt un pénitent disposé souprétexte qu’ils perdent du temps avec lui. Ils sont obligés de le disposer à recevoir dignement 1 a lulion. Cf. Suarez, De pa-uitenlia, disp. XXX.II, sect. n. n. 1-i, Opéra omnia, 28 in-i°, Paris, 1856-1878, t. {{rom|xxii}}, p. (575 sq. ; Layman, Theologia moralis, 2 in-fol., Venise, 1719, 1. Y, tr. {{rom-maj|VI}}, De sacramento psenitentise, c. {{rom|xiii}}, n. 10, t. {{rom|ii}}, p. 293 ; lîenoit XIY, bulle Apost du : ! 6 juin 1749, s 19, 22, Opéra omnia, t. {{rom|xvil}}, p. 129 ; S. Alphonse, Theologia moralis, 1. YI. tr. 1Y, De pxiiitenlia, c. {{rom|ii}}, dub. v. n. 608, t. {{rom|vi}}. p. 102 ; / confessar., c. {{rom-maj|I}}, n. 7-10, p. 12-14 ; Marc, lustilutiones morales alphonsianse, part, lll.tr. Y. n. 18Il sq.. t. {{rom-maj|ii}}, p. 325 sq. ; Palmieri, Opus théologie, morale in B bauni medullam, 7 in-8’l’rato. 1894, tr. X. De sacramentis, sect. {{rom|v}}, De sacrant, pxiixlent., c. {{rom-maj|I}}, dub. {{rom|ii}}, n. 313-323, t. v. p. 163-168, il 5. 3. Pour prévenir les rechutes, le confesseur proposera les remèdes préventifs. Il y en a de généraux et de spéciaux. Pour ceux-ci. voir Avarice, t. i. col. 2626 sq. ; Colère, col. 360 sq. ; ( Ircleil, Jalousie, Lrxrr.i : . Cet R-MAMUSE, Paresse, etc. Les remèdes généraux sont : la prière, l’invocation fréquente de la sainte Vierge, de l’ange gardien et du saint patron ; la considération des vérités éternelles, surtout la mort, le ingénient et l’enter, suivant le conseil de l’Esprit-Saint lui-même : Mémorare novissinta tua et in selcrnum non peccabis, l.ccli. , vil, 10 ; les pieuses lectures ; l’exercice de la présence de Dieu, les examens de conscience, la luit, occasions de péché, la Iréquentation des sacrementde pénitence et d’eucharistie, la mortification. Cf. De I Respensa moralia, I. I.duh. {{rom|xxviii}}, n. 5, Opéra omnia, 7 in-fol., Lyon. 1696, t. vii. p. 28 ; Lacroix. Theologia moralis, l. {{rom-maj|VI}}, part. {{rom-maj|ii}}, c. ii. dub. {{rom|iii}}, n. 1825-1836, t. {{rom|ii}}, p. 288-291 ; Segneri, Instruct. confessar., in-12, Venise, 1717 ; in-8’. Naples, 1854, c. {{rom|xii}} ; s. Alphonse, Homo apostolicus, tr. {{rom-maj|II}}, n. 5-6 ; Praxis confessar, c. i. n. 10-15, p. 14-21 ; Berardi, Examen confessarii et parochi, 1885, n. 157 ; Lehmkuhl, Theologia moralis, part. IL 1. {{rom-maj|I}}, tr. Y, De sacrant, psenitent., sect. {{rom-maj|III}}, c. ni. a. 2. s 2. n. 147-455, t. {{rom|ii}}, p. 324-1 : 3° ''Le confesseur considéré comme docteur''. Pour remplir dignement sa charge de docteur au saint ri-<noinclude> <references/></noinclude> 8m3fkxtums8ks7bfvcruqgld4kj4bg7 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 3.djvu/629 104 4030556 15908478 15585006 2026-07-07T13:01:31Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908478 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>CONSTANTINOPLE Il CONCILE DE sur les iii ; i qu’il ne i . i i.. iéme avanl le retrait f.n m. | du., avaîi ut i i hn p mcile proji i i lllyriens ri luaèi ent cl i pondi e. 1 Fra bûl., col. 158, l N évéqi rendirent à Constantinople pour | repré n ique, I un, Ri paratui de Carll i licitations du par li impi i ial, te vil il un ci ime dont il était innocent, déposé et remi . un autre, i irmui de Numidie, si aer el souscrivit è la condamnation, puis reprit, pour mourir i n route, le chemin du retour ; le troisième, Primate Byzacéne, résista d’abord, puis Qéchil lui aussi ; mi Beul Verecundua tint fer jusqu’au bout. Victor de Tunnunum, Chronic., ''ibid.'', cql. 859 ; Epist. leg. 1 rame., Mansi, i. {{rom|ix}}, col. 153. On ne B’en tenait guère, on le voit, dans l’enfoui de l’empereur aus termes de l’accord conclu avec le On alla encore plus loin. Askidas et son parti rai aient circuler et signer, jusque dans le palais, une pièce contre les Trois-Chapitres. Le pape protesta ; il y eut un semblant de soumission, puis lu campagne reprit île plus belle. Damnai. Theod., ''op. cit.'', col. 59. Elle fut si bien même qu’elle aboutit à la publication d’an nouvel édit impérial contre les Trois-Chapitres. On peut présumer, à défaut d’indication positive, que l’édit en question n’est autre que l"0|U)XoY(a - : tt : of ; ’Iouotivcocvoû aÙToxpdropo ; /.ara r<3v : ptûv xeçaXaî’ov, Mansi, t. {{rom|ix}}, col. 537-582 : ce qui placerait la publication de cette pièce entre 551 et ô.">3. Elle comprend, en dehors d’un symbole très prolixe par lequel elle’I' l.ute, 13 analhématismes que nous retrouvons presque intégralement dans les 14 anathématismes du concile de 553, puis un long exposé justificatif de la condamnation portée contre les Trois-Chapitns. La publication de ce nouvel édit provoqua une conférence chez le pape, au palais de Placidie. Dacius, Askidas, les évéques grecs et latins, des prêtres, des diacres et même des clercs de Constantinople s’y trouvèrent présents. Vigile invita les évéques à prier l’empereur de retirer son édit, et, en tout cas. à refuser leur signature. Damnât. Theod., ''op. cit.'', col. 60 ; Epist., {{rom|xv}}, encyclica, ''ibid.'', col. 50. Dacius parla dans le même sens. Epis t. leg. Franc, ''ibid.'', col. 154. Rien n’y lit. Ce même jour, Askidas et d’autres évéques eurent l’audace de célébrer en grande pompe dans une église où l’édit était affiché, puis de déposer Zoïle d’Alexandrie qui refusait de les suivre. Epist. encycl., ibid., col. 51. Sur ce, Vigile excommunia Askidas quillet Ô31). Le 14 août, pour échapper aux violences dont il se crut menacé, il se réfugia dans l’église de Saint-Pierre et y rédigea le 17 un décret déposant Askidas et excommuniant Menas et les autres évéques de leur parti. Ce décret, il le confia à une personne sûre, pour être publié plus tard, suivant l’opportunité. Damnât. Theod. ; E)nst. encycl., ''loc. cit''. C’est là qu’eut lieu la scène répugnante de violence que racontent les clercs italiens. Epist. leg. Franc, ''op. cit.'', col. 154. Après Lien des pourparlers et des promesses, le pape consentit à quitter son asile et à rentrer chez lui. Mais, s’Toyant entouré’d’émissaires de la cour et de traîtres, deux jours avant Noël de 551, il alla chercher un nouvel asile dans l’église de Sainte-Euphémie à Chalcédoine. C’est de là qu’il lança, en janvier 552, sa Damnatio Theodori, Mansi, t. {{rom|ix}}, col. 58-61 ; puis le 5 février 552, son Epittola encyclica. ''Ibid.'', col. 50-56. De nouvelles ociations avec la cour et l’épiscopal amèneront une lettre de rétractation et d’excuses de la part d’Askidas, de Menas et d’autres évéques (insérée dans le Constitutum, Mansi, t. ix.col. ti’2). Eutychius, qui succéda sur le siège de Constantinople à Menas décédé’en août ô.VJ, remit également au un<- lettn même geni{{e}} à la |uelle avai< ni I a cette lettre, le pape revient sur I utiliti di clare prél i > prendn 189. ii m donc ! pi pi ut mémi ti nue en paraissaient tout ind pape pour y r unir la futur concile : les i véqui lent, parmi lesquels rut. ut la pi’« que totalité des opp plus de facilili n ndi e. i col. 64. Juslinien n’était pas d Mais il offrit au pape di mand mtinople tous ceux des évéques d Afrique dont il souhaitait la. Revint-il ensuite sur ce ms la crainte d’une trop vive opposition de leur pari’Le fait est qu. Africains ne vinrent pas. Ce fut au tour du pape d prendre v a promesse et de se refusera adhérera un t qui, s’il se réalisait, le laisserai ! ec un petit nombre de Latins, en face d une majoriti ou hostile. On chercha des aecomiie Pâques de 553, Justinien prop au lieu d’un concile pr< prement dit, de* réunions ou l’on ap| i ait un nombre i c al d’évéques, de part et d’autre. lbtd., col. 61. 18-2. Le pape accepta et se déclara prêt à conférer, assisté de trois évéques latins, avec les quatre évéques gi qu’il plairait à l’empereur de désigner. Celui-ci ne l’entendait pas ainsi. Versatilité ou fourberie, il pr qu’il avait voulu parler d’un nombre égal de repr tants des différents patriarcats, ce qui revenait à domur sous une autre forme une prépondérance marqu l’élément grec. Le pape ne crut pas devoir faire cette concession. Alors, de sa propre autorité, l’empereur réunit le concile auquel le pape se déclarait oppelui confia le soin, non pas de trancher la question en litige, mais de confirmer et d’enregistrer une décision toute faite ; celle même qui avait été formulée dans l"0(ioXoffa. Le pape, lui, manifesta publiquement son intention de faire connaître bientôt, et par écrit. Si tence définitive. ''Ibid.'', col. 370. II. {{sc|Histoire du concile}}. Le V » concile s’ouvrit le .") mai "(ûJ ; il tint ses séances dans le secrelarium de l’église patriarcale de Constantinople. A coté- d’Eutychius. à qui fut dévolue la présidence, siégeaient Apollinaire d’Alexandrie, Domninos d’Antioche, trois représeï d’Eustochios de Jérusalem et 1 !."> autres m< tropolit évéques. Le-> souscriptions du formulaire final contiennent 10’noms, parmi lesquels ceux de 1 i Africains. Les actes grecs de ce concile n’existent plus ; mais nous en possédons une version latine fort ancienne, qui date de Pelage II (578-590. peut-être même de Vigile Baluzii, Mansi, t. i.. col. ltii. Au cours des débats monothélites, ces actes subirent des interpolations dans le sens monothélile, qui furent dévoilées au VI{{e}} concile. Mansi, t. {{rom|ix}}. col. 587 sq. Cf. Hefele, Concii., t. {{rom|il}}, p. 831-834. Sur la question de leur inté£ cf. Hefele. ''ibid.'', p. 83 1-839 ; Diekamp, Die origen. Streiligheiten, Munster. 1899, p. 97-129. D’après les actes tels que nous les possédons aujourd’hui, il y aurait eu huit sessions en tout, échelonnées du."> mai au 2 juin. La I rc session s’ouvrit par la lecture d’un impérial indiquant, après un court aperçu historique de la question des Trois-Chapitres, l’objet précis du débat : les écrits de Théodore de M culier, le symbole mis sous son nom ; la question de savoir si l’on pouvait l’anathématiser personnellement, quoique mort, devait aussi être examinée ; les écrits de Théodoret relatifs à la controverse nestorienne ; enfin la lettre d’Ibas à Maris. Mansi. t. {{rom|ix}}, col 17Î reste de la séance, ainsi que II<noinclude> <references/></noinclude> 3yrhmy87qyu6ke2v05ris5chfsffnuu Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/205 104 4031481 15908355 15442934 2026-07-07T12:59:26Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (4), oj → of 15908355 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1703|MICHEL CÉRULAIRE — MICHEL DE LA FUENTE|1704}}</noinclude> p. 151-157, donne une autre rccension de la n* lettre à Pierre d’Antioche. Diverses pièces inédites ne tarderont pas à paraître ; la principale est la pièce <i> ; no).ù to hLt/Jo ; du Cod. Vindob. theol. 247, loi. 67-80. 2° ''Textes officiels relatifs au schisme''. Il s’agit des lettres de Léon {{rom-maj|IX}}, Cérulaire, Pierre d’Antioche, etc. ; nous y avons renvoyé dans ''P. L.'' et ''P. G.'' ; elles sont rassemblées dans Ch. Will, Acla et scripta quæ de controversiis Ecclesiæ gra’cæ et latiniv srneuli X I composita exstant, Leipzig et Marbourg, 1861 ; quelques autres documents dans.). Hergenrôthcr, Monumenta gneea ad Photium{{e}} jusque hisloriam pertinentia, Ratisbonne, 1863. 3° ''Historiens anciens''. 1. Byzantins. — Michel Psellus, (contemporain et ami de Cérulaire), Chronographia (de 976 à 1077), publiée par K. Sathas, MeTatomx-ri ; têAio()T|X7] (Bibliotheca gnvea medii œvi), t. {{rom|i}}, Paris, 1874, p. 1-299 ; du même, Ilpbç ttjv cruvoSov -aoitt, yosla toO ào/ieos’roc (réquisitoire contre Michel), publiée par L. Bréhier, dans Revue des études grecques, 1903, t. {{rom|xvi}}, p. 375-416, 1904, t. {{rom|xvii}}, p. 35-75 ; du même’Eyxwtft* ? t’.n : £ c tov TtaT’.ta-yr, < Mt/a >, tbv Kir|90’jXXâsiov (oraison funèbrede Michel), dans K. Sathas, ''op. cit.'', p. 303-387 ; du même diverses lettres adressées a Michel, ''ibid.'', t. {{rom|v}}, p. 287-291, 505, 513 ; Jean Skylitzès (ou le Curopalate), Histoire des empereurs (811-1079), trad. latine complète éditée par J.-B. Gabio, Venise, 1570, texte grec (1057-1079), dans ''P. G.'', t. {{rom|cxxii}}, col. 368-476 ; Michel d’Attalie, Histoire, dans l’édit. de Bonn, 1853 ; Cédrénus, -jvoî/t ; Îitto^iûv, dans l’édit. de Bonn, 1838, et dans ''P. G.'', t. {{rom|cxxi}}-{{rom|cxxii}} ; les historiens byzantins postérieurs dépendent des précédents ; voir pourtant une H-J’ola : ^poviicrj anonyme (xii{{e}} siècle), dans K. Sathas, ''op. cit.'', t. vii. 2. ''Historiens latins''. Wibert, Vita Leonis papæ, dans ''P. L.'', t. cxLin, col. 457-504, dépend étroitement pour le récit de ces événements de la Commemoratio brevis ; pour les a’itres vies de saint Léon {{rom-maj|IX}}, voir la bibliographie de l’article Lfr » N IX ; il faut tenir compte des Annales de l’Italie méridionale : Guillaume d’Apulie, Gesta Roberti Wiscardi, dans Mon. Gcrm. Iiist., Script., t. {{rom|ix}}, p. 239 ; la Chronique du Mont-Cassin, ''ibid.'', t. {{rom|vii}}, p. 686 ; Aimé du Mont-Cassin, Histoire de li Normant, édit. Delarc. II. {{sc|Thava-ix}}. Ils sont extrêmement nombreux ; on en trouvera une liste assez complète dans L. Bréhier, Le schisme oriental du XI’siècle, Paris, 1899, que l’on complétera par les indications plus récentes d’Anl. Michel, Humbert unil Kerullarios, I Teil, dans Quellen und Forschungen… herausgegeben von der Gôrres-Gescllscha/t, Paderborn, t. {{rom|xxi}}, 1924 (voir la recension de cet ouvrage, dans Byzantinische Zeilschrift, 1926, t. {{rom|xxvi}}, p. 101-102, et dans Échos d’Orient, 1928). Ce dernier auteur avait déjà donné dans le Hislorisches Jahrbuch, 1922, t. xld, p. 1-11, un article important sur la situation de Constantinople avant Cérulaire : Besland eine Trennung der griechischen und rômischen Kirche schon vor Kerullarios ? et publié quelques textes intéressants dans les Byzantinische Jahrbiieher, t. {{rom|iii}}, 1922 : Der Verjasser des Briefes Leos von Achrida, p. 49-66. On ne peut songer à reproduire ici toute cette bibliographie ; voici par ordre de date les ouvrages qui paraissent le plus utiles : C. Will, Acta et scripta (voir ci-dessus), introduction ; Al. Pichler, Gesch. der kirchlichen Trennung zwisehen Orient und Occident, Munich, 1864, 1865, t. i ; A. K. Démétrakopoulos, Mtto t’a tom ryi’ijuat’ir, Leipzig, 1867 ; .1. Hergenrôther, Pholius, t. {{rom|iii}}, Ratisbonne, 1860 ; A. E. (Ifrôrer, Byzantinische Geschichten, t. {{rom|iii}}, Craz, 1877 ; IL Mailler, Theodora, Michæl Strutiotikos, Isaak Komnenos. Ein Sliïck byzantinischer Kaisergeschichte (thèse), Plauen, 1894 (capital pour le rôle joué par Cérulaire en 1057) ; L. Dichesne, Autonomies ecclésiastiques, 2{{e}} édit., Paris, 1904 ; .1. (îay, L’Italie méridionale et l’Empire byzantin, Paris, 1901 ; (1. Schlumberger, L’épopée byzantine, t. {{rom|iii}}, Paris, 1905 ; I’. Chalandon, Histoire de la domination normande en 1 lui ii’cl e" Sicile, Paris, 1907 ; I Icfclc-Leclcrcq, Histoire des conciles, t. {{rom|iv}} b, Paris, 1911 ; L. Bréhier, Normal relations between Rome ami the (’.hardies of thé EaSl be/ore the schisme u/ llic.V/ih century, dans The conslruclive Quarlerly, New-York, 1916, t. {{rom|iv}}, p. 645-672 ; A. Gaudenzl, Costttuto ili Conslantino, dans Bulleilno dell’Istitulo siorico italiano, n. 39, Home, 1919. E, Amann. ##MICHEL DE LA FUENTE## <nowiki/> 5. '''MICHEL DE LA FUENTE''', auteur mys tique canne espagnol ( 1 57$1-$2 620 ?). Il naquit à Valdclaguna, village situé entre, Madrid et Tolède, le 2 mars 1573, fit ses études à Madrid, puis enseigna la grammaire aux enfants de son village. Agé de 20 ans, il embrassa la vie religieuse et fit profession au couvent des carmes chaussés de Valdemoro (Madrid), le 29 mai 1594. Il suivit les cours de philosophie et de théologie à l’université de Salamanque ; ensuite il passa au couvent d’Avila, de là au collège de théologie morale, où il administra la cure de la paroisse annexée au couvent. Comme il excellait dans la prédication, on le réclama à Ségovie ; mais bientôt il fut chargé du soin des novices. Quand on sépara la province de la Vieille Castille de celle de la Nouvelle, il fit partie de cette dernière et fut nommé maître des novices au couvent de Tolède. Il demeura dans cette ville jusqu’à la fin de sa vie, où il se dévoua totalement à l’éducation des novices et au bien des âmes. En dehors d’un zèle infatigable pour le salut des âmes, Dieu l’avait doté des dons surnaturels de discernement des esprits et de prophétie ; de fait, de multiples expériences ont prouvé que, bien des fois, il connaissait d’avance l’état des personnes qui venaient s’adresser à lui. Aussi, son champ d’action s’étendant de plus en plus, il travailla non seulement dans la ville de Tolède, mais encore dans toute la région environnante. Afin de mieux conserver les fruits de salut et la ferveur opérée dans les âmes, il établit diverses confréries très florissantes. Comme religieux, il mena une vie éminemment sainte ; il acquit une véritable héroïcité dans la pratique de toutes les vertus. Aussi Dieu se manifesta très familièrement à son fidèle serviteur ; il le combla de tous genres de grâces extraordinaires, extases, lévitations, prophéties et miracles. Comme il avait une dévotion toute particulière à la passion de Notre-Seigneur et à l’auguste sacrement de l’eucharistie, c’est surtout pendant la sainte messe que Dieu manifestait en son serviteur les dons gratuits dont il le comblait ; durant le saint sacrifice l’extase lui devint quasi-habituelle. A cette oraison éminente, il joignait une mortification très rigoureuse et une tendre et toute filiale dévotion à la très sainte Vierge ; il s’appliqua particulièrement à honorer le mystère de l’Immaculée Conception, et montra toujours une grande confiance dans la protection singulière de la Mère de Dieu sous le titre de N.-D. du Scapulaire. Après une courte maladie, il mourut à Tolède, le 27 novembre 1625 d’après Jacques de la Passion et Pierre de Oxea, le 17 novembre 1626 d’après d’autres. Après sa mort, il apparut glorieux à plusieurs personnes et Dieu opera par son intercession de nombreux miracles. Son corps, qui dès le moment de la mort avait pris une beauté inconnue jusqu’alors, fut trouvé en état de parfaite conservation lorsque, en présence de médecins et de chirurgiens, en 1628, 3 ans après sa mort, on ouvrit son sépulcre. Après cette constatation, le corps fut déposé à côté de l’autel dans la chapelle de la confrérie fondée par lui. Sa cause fut introduite à Rome peu de temps après sa mort. 1° Son œuvre principale est un livre ascético-mystique, qui a pour titre : Libro de las très vidas de el nombre corporal, racional ij espiritual, Tolède, 1623, tn-4°, 2{{e}} édition, Madrid, 1710, corrigée et augmentée d’une notice sur la vie de l’auteur par le P. Jean de S. -Ange, carme chaussé, {{in-8°}}, 320 p. + 105 pour la notice ; une 3{{e}} édit. conforme à la 2’a paru dais la collection de La verdadera ciencia espatlola, 1887. in-12°, p. 519, 2 tomes en un volume. On a eu tort d’omettre en cette dernière édition la nol icc sur la vie de l’auteur. Michel de la Fuente cite relativement peu sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, il davantage 1 Iugucs et Richard de Saint-Victor, saint Thomas, saint Bonaventure, Gerson, Ruysbroeck, Bloslus, Denis le Chartreux (van Ryckel), etc. Dans le l. 1°, il traite de l’homme corporel, c’est-à-dire des facultés sensitives,<noinclude> <references/></noinclude> horbzebq24l2p9oumc2uudk1oes1bbd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.2.djvu/339 104 4033429 15908303 15576866 2026-07-07T12:54:40Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: bid''., → bid.'',, Lchre → Lehre 15908303 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2169|ATHANASE (SAINT)|2170}}</noinclude> ché d’Adam et ses conséquences passeront désormais à ses descendants : « Tous les hommes, depuis Adam, sont morts et restent morts… Adam péchant, le péché s’est transmis à tous les hommes. » Orat. contr. arian., i, 44, 51, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 103, 118. A la vérité, ni la puissance de connaître Dieu ni la liberté ne furent perdues ; mais les hommes ne firent qu’abuser de plus en plus de ces dons et tombèrent dans la plus effrayante corruption. De incam., 12, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXV}}, col. 116-117. Il fallait un sauveur. 3° ''Incarnation''. On l’a déjà remarqué, la doctrine de saint Athanase sur le Verbe incarné est le centre de toute sa théologie, comme sa foi en ce même Verbe fut l’âme de sa vie militante. C’est par ce côté surtout qu’il attaqua l’arianisme, montrant que la négation de la divinité du Verbe mettait cette hérésie en opposition avec les sentiments les plus intimes des vrais chrétiens ; qu’elle élevait une barrière infranchissable entre Dieu et nous, puisque, suivant la sainte Écriture, nous ne connaissons le Père que par le Fils ; qu’elle annihilait en réalité l’œuvre de la rédemption, puisque nul autre qu’une personne divine ne pouvait réformer en nous l’image primitive, détruite par le péché, et nous faire enfants de Dieu. C’est donc sous l’aspect sotériologique que saint Athanase considère d’abord le Verbe incarné. « C’est pour notre salut qu’il s’est manifesté dans un corps humain. » De incam., 1, P. Cf., t. {{rom|xxv}}, col. 98. « Quand même rien n’eût été créé, le Verbe de Dieu n’en existait pas moins, et le Verbe était Dieu. Mais il ne se serait pas fait homme, si le besoin des hommes ne l’y avait forcé. » Orat. contr. arian., ni, 56, P. G., t. {{rom|xxvi}}, col. 268. Par le péché d’Adam, le genre humain avait perdu les dons spéciaux de l’état originel ; il était tombé sous la loi de la corruption et de la mort. Dieu, qui avait porté la loi, ne pouvait, sans se contredire en quelque sorte, accorder un simple pardon, solution qui, du reste, eût manqué d’eflicacité suffisante ; l’homme ne pouvait se refaire lui-même à l’image primitive. Et pourtant il convenait à la bonté divine de ne pas laisser périr son œuvre de prédilection. Le Verbe, lui, pouvait refaire er nous sa propre image, et, en se faisant homme, poser dans le genre humain un principe de résurrection et (immortalité. En même temps, par sa vie et par sa mæ t, il serait Verbe et Sagesse de Dieu, c’est-à-dire, il manifesterait son Père aux hommes, et leur servirait lui-même de modèle. Dans Y O ratio de incarnalione, Athanase met principalement en relief un aspect de la rédemption suggéré tout d’abord par le récit de la Genèse et développé par p.iin t [renée et l’école asiatique ; l’aspect physique, ayant pour objet le passage de la corruption à l’incorruptibilité, * mort à l’immortalité. Mais cet aspect n’est nullement exclusif ; dans ce même écrit, le corps du Christ onsidéré comme hostie et victime, (gpeîov y.ai Sùp.a, son œuvre est envisagée comme une rénovation, et la formule célèbre apparaît déjà : « Le Verbe s’est fait homme, pour que nous fussions déifiés, » A-Jto ; ; yàp ivi]v8pa>7[T)<nv, îva /, ; /£" : ; 8ï(i>itour)8d » |Atv. P. G., t. {{rom|xxv}}, col. 112, 192. Grande’; idées, que le saint docteur ne pas ensuite de rappeler ou de développer, dans’$ comme dans ses Discours contra iens. La doctrine christologique de saint Athanase se relie naturellement trine sotériologique. Le Verbe incarné est et doil être l’Homme-Dieu, i ix Mccpi’a ; fSvOpioftoc. Orat. contr. arian., {{rom|iv}}, ’.'S, ]>. < ;., t. {{rom|vi}}, col. 524 Dieu, pour refaire en nous l’image du Verbe, pour non r le Père, pour nous déifler. Homme, pour i la ran< on du péché en souffrant dans son corps, et r dans l’humanité un principe d’immortalité, mais pour être parmi nous une manifestation visible de divinité. De là, dans un seul et même sujet, ibslantielle et inséparable du divin et de l’humain, si fortement accentuée dans la théologie athanasienne. Si les expressions de temple, de demeure, de vêtement, d’instrument, s’y rencontrent, appliquées à l’humanité du Christ, rien dans le contexte ou dans la doctrine générale qui ne soit radicalement opposé au nestorianisme. « Le Verbe s’est fait homme, mais il n’est pas venu dans un homme. » Orat. contr. arian., {{rom-maj|III}}, 30, P. G., t. {{rom|xxvi}}, col. 388. Toutes les conséquences de l’unité ontologique du Christ apparaissent. Communication des idiomes fréquemment appliquée ; c’est le Verbe qui crée et qui ressuscite les morts ; c’est le Verbe qui a faim et qui souffre. Maternité divine de Marie, ttj ; ©eotôxo’j Mapc’a ;. Orat. contr. arian., {{rom|iii}}, 14, 29, 33, P. G., t. {{rom|xxvi}}, col. 350, 386, 394. Action théandrique nettement formulée. ''Ibid.'', 31-32, col. 390-391 ; Epist., {{rom|i}}, ad Sera))., 14, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 656-657. Adoration de l’humanité sacrée du Sauveur, enseignée et défendue formellement. Epist. ad Adelphium, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXVI}}, col. 1074 sq. Mais n’y aurait-il pas excès dans le sens contraire ? n’est-ce pas préparer la voie au monophysisme, que d’employer des expressions comme <p-j<nxT) svùh « ç ? Contra Apollin., {{rom-maj|I}}, 10, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 1110. Quel que soit l’auteur de cet ouvrage, Athanase ou l’un de ses disciples, sa véritable pensée ne peut faire de doute ; il entend affirmer une union vraiment substantielle dont les termes sont, d’un côté le Verbe, et de l’autre la nature humaine dans sa pleine intégrité ; çuctixti ëviixrt ;, ne dit donc pas unité de nature. A cette question, toutefois, se rattache un point important de la doctrine christologique d’Athanase. Que la complète dualité des natures dans le Christ soit contenue dans les deux livres contre Apollinaire, c’est un fait : TÉXeioç 0ebç xa xéXetoç av8pti>ra> ; ô Xpi<rrtfç, {{rom-maj|I}}, 16, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 1121. Mais la paternité de cet ouvrage est contestée au saint docteur, et pour cela même. On a prétendu que, dans ses écrits authentiques, il ne reconnaît pas d’âme humaine dans le Christ ; le Verbe s’est fait homme en ce sens qu’il s’est uni à un corps, mais lui-même tient lieu d’âme raisonnable. Les termes du composé théandrique seraient donc, d’un côté la personne du Verbe, de l’autre ce que saint Athanase appelle tô àv8po>irivov, l’élément humain du Christ, c’est-à-dire uiçti, <jâ>|xa, la chair ou le corps. En un mot, Athanase serait apollinariste. Opinion (’mise jadis par iiaur, Die christliche Lehre von der Dreieinigke.it und Menschwerdung Gottes, Tubingue, 1841, t. {{rom|i}}, p. 570 sq., et reprise tout récemment par A. Stûleken, Athanasiana, p. 90-106, et K. Hoss, Sludien über das Schrifttum und die Théologie des Athanasius, p. 76-79. Celle thèse repose d’abord sur une interprétation abusive des termes <râpÇ et o-wjj.a. Athanase les emploie dans leur sens biblique, qu’il a expliqué lui-même : « C’est la coutume de l’Ecriture d’appeler l’homme chair. » Orat. contr. arian., {{rom|iii}}, 30, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 388. Et ailleurs : « Dire : Le Verbe s’est fait chair, c’est dire : Le Verbe s’est fait, homme. » Epist., {{rom-maj|II}}, ad Serap., 7 ; Epist. ad Epictet., 8, ''P. G.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 620, 1084. De l.i vient que, pour désigner l’élément humain dans le Christ, le saint docteur se sert indifféremment des termes chair, corps, humanité, et qu’il attribue l’ignorance rès dans le Christ soit à la chair, soit à la nature humaine : Tî)Ç tXv6pcofttVT)( (p-jiEoj ; r, ; èttcv i’ôtov v.-x tô ayvosîv… û( avBptouoç àyvoei’, … àvvoîï <Tapxixû ;. Orat.contr. arian., {{rom|iii}}, 13, P. '>'.. t. {{rom|xxvi}}, col. M3, H6. A cette explication il faut joindre la doctrine générale d’Athanase sur l’incarnation qu’il désigne habituelle ment, non parle terme de Ivo’tou.iToxyi ;, mais par celui de ÈvavOyii-r.T’. :, exprimant l’idée de Verbe fait homme, en effet l’idée du Verbe fail I le qui est à la base de cette doctrine ; hom semblable « nous par la nature, Sp.oio< xat& rt|v pûaiv toî< àvOpc&noïc, De incam., 37 ; homiii. uc4juA{ à/Opantov, Oral, contr.<noinclude> <references/></noinclude> 8ndrycch5fnbrjd4uwrthtutzexd3ji Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/46 104 4034345 15908543 15587281 2026-07-07T13:02:35Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (3) 15908543 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>ISAIE, LE SERVITEUR DE JAYIIÉ 78 très bien le cardinal Meignan, et il restera toujours après eux des renseignements à glaner. Nous n’avons pas à rechercher ici les origines de la doctrine du Messie soutirant chez Isaïe. Lui fut-elle révélée toute faite dans une vision prophétique ? Est-elle le couronnement d’une préparation historique providentielle ? La révélation se rattache-t-elle à certains faits passés ou contemporains du prophète, à certaines conceptions philosophico-religieuses ? Les souffrances de Jérémie ont-elles servi au voyant dans l’élaboration de son idéal de l’homme des douleurs, comme le sout tuait Renan ? Il ne serait pas inconcevable, dit à son son tour M. Van Hoonacker, Revue biblique. 1909, p. 503, à propos de Joïakhin, que la révélation du Messie souffrant, destinée au peuple captif à Babylone, se fût rattachée, comme point de repère, à un exemple fourni par l’histoire des grandes épreuves traversées par la nation, surtout si les circonstances olïraient cet exemple dans la personne d’un roi, rejeton de la dynastie de David. On a émis l’idée que l’origine de la conception d’un Messie soutirant pourrait bien se trouver dans les documents babyloniens. La source première en serait le célèbre poème du « Juste soutirant » que nous a conserve un texte de la bibliothèque d’Assurbanipal et que l’on trouvera dans P. Dhorme, Choix de textes religieux assyro-babyloniens, Paris, 1907, p. 372 sq. La lamentation qui, dans sa forme actuelle, remonterait à l’époque d’Hammurabi, met en scène l’homme abandonné des dieux et des hommes, en proie à toutes les adversités, et qui cependant a conscience de son innocence. Les plaintes du malheureux sont entremêlées de réflexions sur l’inconstance du sort et la versatilité des humains. Mais, nonobstant certaines ressemblances de détail, attribuables au sentiment de la douleur qui est partout le même, il y a de profondes différences entre le serviteur soutirant d’Isaïe et le prétendu Juste souffrant de la littérature cunéiforme : celui-ci ne souffre pas avec résignation ; surtout, il ne soulïre pas pour expier les crimes des autres, trait essentiel dans le portrait du serviteur de Jahvé. Conclusion générale. — Isaïe éclipse tous les prophètes qui l’ont précédé. Amos avait prédit le redressement des tentes de David ; Osée avait annoncé qu’à la fin des jours, les enfants d’Israël se convertiraient à Jahvé, leur Dieu ; Michée avait célébré les triomphes du Dominateur sorti de Bethléem ; Isaïe reprend, perfectionne et rassemble tous ces traits. Les prophètes qui le suivent s’inspirent de lui. Le Nouveau Testament a utilisé Isaïe en plus de 85 passages. L’Église lui a emprunté les plus belles pages de sa liturgie. On comprend que l’Ecclésiastique parle de lui avec une sorte d’exaltation, que les Pères le considèrent comme le plus grand des prophètes, presque comme un apôtre et un évangéliste, que les modernes, enfin, envisagent son livre commele manuel du messianisme. I. Travaux d’ordre générai.. — 1° Parmi les anciens, les commentaires d’Origène, d’Eusèbe, de saint Cyrille l’Alexandrie, de saint Éphrem, de saint Jérôme. 2° Parmi les modernes : 1. Catholiques : Calmet, Commentaire littéral sur tous les Hures de l’Ancien et du Nouveau Testament. I.e Prophète Isaïe, Paris, 1714 ; Houbigant, Biblia hebraica cum notis crilicis et versione latina, t. {{rom|iv}}. Prophetæ l>osteriores, Paris, 1753 ; Schegg, Der Prophet Jesaja über-’elzt und erklurt, Munich, 1850 ; Le Hir, Les trois grands prophètes, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Paris, 1877 ; Trochon, Isaïe, introduction critique et commentaires, Paris, 1878 ; Knabenbauer, Commentarius in Isaïam prophetam, Paris, 1887 ; Condamin, Le livre a" Isaïe, traduction critique avec notes et commentaires, Paris, 1005 ; Schloegl, Die heiligen Schriften des alten Bundes, t. {{rom|iv}}, Jesaja, 1915 ; Tobac, Les prophètes d’Israël, t. {{rom|ii}}, Malines, 1921 ; Peters, Zu der Gotteserscheinung in ''Is''. Kap. 16 dans Théologie und Glaube.i. m. 191 1, p. 188. 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IL Études spéciales sur l’Emmanuel. — 1° Catholiques. — Lagrange, La Vierge et l’Emmanuel, dans Bévue biblique, 1892, p. 481-497 ; Haghebært, La Vierge mère au chapitre VII d’Isaïe, ''Ibid.'', 1893, p. 381-383 ; Huighe, La Vierge mère, dans La science catholique, 1895, 15 février ; Durand, La Vierge et V Emmanuel, dans l’Université catholique, 1899, juin ; Van Hoonacker, La prophétie relative à la’naissance d’Immanuel, dans Bévue biblique, 1904, p. 213-227 ; Lémann, La Vierge et l’Emmanuel, Paris, 1904 ; De Moor, Le chapitre VII d’Isaie contenant la description prophétique de la naissance d’Immanuel ou de Dieu avec nous, dans La science catholique, 1904, décembre ; Denis, Isaie VII-VIII, 10. Essai d’explication, dans La science catholique, 1906, avril ; Ten Bokum, De Emmanuel bij Isaias, VII 14-16, dans Nederlandsche Katholicke Slemmem, 1907, p. 166-176 ; Beauquier, Le signe de V Emmanuel, dans Bévue augustinienne, 1908, t. {{rom|xi}}, p. 529-561 ; Perret, La prophétie d’Emmanuel. 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Etudes SPÉCIALES SUE LE si Rvm 1 1 DE JAHVÉ. — P Catholiques. — Feldniann, Der Knecht ( Iles<noinclude> <references/></noinclude> mm3duc798c8b9esc70v163yizqrd78w Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/147 104 4034444 15908539 15884076 2026-07-07T13:02:31Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908539 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|275|JACQUES (ÉPITRE DE), ORIGINE|276}}</noinclude> Neuen Testament, de H. J. Holtzmann, Fribourg, L890, d’après laquelle l’auteur de L’épître aurait incorporé dans son écrit des éléments importants d’origine juive, à savoir : {{rom|iii}}, 1-18 ; {{rom-maj|IV}}, 11-v, 6, L’auteur n’est lias un compilateur. L’épître, sans doute, n’a pas été écrite d’un seul jet comme certaines épîtres de saint Paul, et la cohésion des différentes [inities n’y est pas toujours très apparente, mais elle ne se présente pas non plus comme un agglomérat d’éléments hétérogènes reliés artificiellement ; elle est tout entière animée du souille chrétien. J. Parry, .1 discussion o thé (jeneral Epistle o St. James, Londres. 1903, s’est efforcé de mettre en relief l’unité logique de l’argument développé dans l’épître. Harnack, Die Chronologie, t. i. p. 489, regarde l’épître comme une collection de proverbes ou de maximes provenant d’un didascalos et répandue vers l’an 130. Cette collection aurait été transformée en une lettre vers l’an 200, par un auteur inconnu, grâce à l’introduction de l’adresse, {{rom|i}}, 1, et placée sous le nom d’un personnage bien connu, ce qui l’aurait fait rapidement accepter comme écrit canonique. Cette hypothèse se heurte aux mêmes impossibilités que les précédentes : impossibilité de reconnaître dans l’épître une collection de proverbes ; impossibilité de regarder l’adresse comme une interpolation, et de faire passer pour une lettre de l’âge apostolique un écrit ayant une telle origine. Un faussaire présente ses propres pensées sous le nom d’un autre afin de se donner de l’autorité. Mais comment attribuer à un personnage du temps apostolique, une collection de sentences qui circule déjà depuis de longues années et dont on connaît l’origine ? C’est{{e|um}}" hypothèse vraiment étrange. La compilation des sentences d’un didascalos transformée en épître et attribuée à Jacques, est beaucoup plus invraisemblable que la composition de l’écrit par Jacques lui-même. 2. Est-elle de Jacques de Jérusalem ? — L’épître reste donc une lettre d’origine chrétienne. Mais s’accorde-t-elle avec ce que nous savons de Jacques, évêque de Jérusalem ? A quelle époque du développement chrétien correspond-elle, et à quels lecteurs paraît-elle s’adresser ? L’épître dénote une théologie encore élémentaire et toute pratique. Le Christ y est à peine désigné, il est attendu comme juge du monde. Le christianisme de l’épître est très accentué, mais pas encore complètement dégagé du judaïsme ; il fait songer aux communautés judéo-chrétiennes, dans les années qui précédèrent immédiatement le concile de Jérusalem. Le i trère du Seigneur, si on le regarde comme distinct du lils d’AIpliée, ne reconnut la mission divine de lesns qu’après la résurrection, cf. I Cor. {{rom|xv}}, 7 ; Joa., {{rom|vii}}, 5. et resta dans le judaïsme jusqu’à ce moment. On pourrait expliquer ainsi pourquoi l’épître laisse dans l’ombre l’œuvre messianique de Jésus : l’auteur était surtout préoccupé de réaliser la vie chrétienne. Il est d’ailleurs plus près des synoptiques que de saint Paul, il ne vit point dans l’ai inosphère des controverses, il ne trahit que des préoccupations morales, l’n faussaire lui aurait fait prendre des positions plus nettes à l’égard de la loi et l’aurait davantage l’ail parler dans le ton du discours de Jacques, Ad., {{rom|xv}}, 20-21. Toutefois certains caractères de l’épître s’accordent moins bien avec ce que nous savons de la personne île Jacques. Julicher, Einleilung in dus N. T. p. 190 sq., les a développés avec lorce. en les invoquant pour rejeter la composition de l’épître au n 1 siècle, mais ses remarques ne permettent nullement Us conclusions radicales qu’il en tire. Voici celles qui mentent d être examinées. On objecte tout d’abord le caractère littéraire de l’écrit. Comment un Juif de Galilée pouvait-il avoir une connaissance suffisante du grec pour écrire l’épître ? Il faut reconnaître, en effet, que la langue de l’épître n’est pas un grec de traduction, mais la xoîvif] littéraire la plupart du temps. Le grec populaire pouvait à la rigueur s’apprendre par les relations de la vie courante ; mais la connaissance du grec littéraire suppose la fréquentation d’une école de rhéteur. Lorsque l’auteur de l’épître cite l’Ancien Testament, il s’accorde avec les Septante ; sa bible n’est pas la bible hébraïque ; de plus sa connaissance de la sagesse et de Philon, montre qu’il est familiarisé avec les écrits du judaïsme alexandrin. les points de contact de l’épître avec l’enseignement rabbinique et la littérature du judaïsme palestinien, comme l’Ecclésiastique et les Testaments des XII Patriarches sont indéniables ; mais ses rapports avec le judaïsme alexandrin sont peut-être encore plus frappants. Cf. A. Kennedy, The hellenistic atmosphère n/ the Epistle o/ James, dans The Expositor, Londres, série {{rom-maj|VIII}}, 1911, p. 37-52. Ropes, A critical and exegelical commentary on the Epistle of St. James, Edimbourg, New-York, 1016, rapproche l’argumentation de l’épître de celle de la diatribe, et refuse d’attribuer l’écrit à Jacques parce qu’on y sent trop l’influence de l’hellénisme. Il admet cependant comme probable qu’il a été publié dès le commencement sous le nom de Jacques. A cela on peut faire observer que le grec était beaucoup plus répandu en Palestine au premier siècle qu’on ne croit généralement. Cette langue dominait dans les villes du littoral et était parlée dans la Décapole et dans le nord de la Galilée. A l’intérieur de la Palestine, et même à Jérusalem, il y avait parmi la population un élément important de langue grecque. Les Juifs de la dispersion revenus à la métropole y avaient leurs synagogues, ''Act''.. {{rom|vi}}, 9, où on lisait la Bible dans les Septante : et dès les premiers jours du christianisme, il y eut un élément helléniste important dans l’Église de Jérusalem. Cf. Act., {{rom|vi}}, 1-9. Ainsi il ne manquait pas de moyen, en Galilée comme à Jérusalem, d’apprendre le grec. Si l’on objecte que la situation de famille de Jacques ne lui permettait pas de taire des études, on peut répondre qu’on ne sait pas exactement quelle était cette situation, ni quel lien de parenté le rattachait à Jésus. D’ailleurs si l’on trouve que ces observations n’expliquent pas suffisamment les caractères de l’épître, on peut faire l’hypothèse que l’évêque de.Jérusalem a fait rédiger son écrit par un secrétaire de culture hellénique. Ce ne sérail pas là un cas isolé dans l’origine des livres du Nouveau Testament. Julicher objecte également ceci : comment Jacques al-il pu afficher une telle liberté à l’égard des pratiques Uvales : écrire une épître où il n’est pas question de lois ccrcmonielles. où la religion a un caractère suri mit moral, i. 27 ; où l’ancienne loi. regardée comme une servitude, est remplacée par la loi parfaite de la liberté, i. 25 ; a, 12. dont la plus haute expression est l’amour du prochain, u..s ? A ces remarques on doit répondre que Jacques n’est présenté, ni dans les Acles, ni dans l’épître aux (ialales. comme le chef du parti judaïsant opposé à Paul et l’inspirateur des contre-missions qui gênèrent si souvent l’apostolat (le celui ci ; C’est à tort qu’on veut lui faire jouer ce rôle. Sa position à l’égard de la Loi, dans l’épître, montre qu’il s’affranchit du légalisme, qu’il réagit contre lui et se réclame de l’enseignement de Jésus ; Cf. Matth., {{rom|ii}}, 12 ; {{rom|xi}}, 28 : tn ; {{rom|xii}}, 7 ; Marc, {{rom|xii}}, 28-34. Celle at lilude est d’autant plus accentuée que l’épître S’adresse a des lecteurs de langue grecque, d’esprit plus libéral. Pour retarder jusqu’au {{rom|ii}}{{e}} siècle la composition de l’épître, on a prétendu aussi qu’elle dépend des lettres<noinclude> <references/></noinclude> fx93iwg5v0n08rfbj82d1t95qens8dr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/358 104 4034627 15908541 15858079 2026-07-07T13:02:33Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908541 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|697|JEAN DAMASCÈNE SAINT. ÉCRITS|698}}</noinclude> la fin de sa vie, le saint docteur fit une revision générale de tous ses écrits pour en retoucher le fond et la forme. Vita, 36, col. 484 b. La tradition manuscrite confirme pleinement cette affirmation. 1° ''Exposés dogmatiques''. 1. L’œuvre la plus importante de saint Jean Damascène, son vrai chefd’œuvre, est un exposé du dogme catholique précédé d’une double introduction philosophique et historique. Le saint docteur lui a donné lui-même le titre général de Source de la connaissance, Hr^r, vvcôoeo ; ô.vvaaÇsoôo. Dialectica. c. ii. t. {{rom|xciv}}, col. 533 a. C’est un -des derniers ouvrages de Jean, écrit sur l’ordre de son ancien confrère de Saint-Sabas, Cosmas, devenu évêque de Malouma, donc, après l’année 742. Comme il le déclare lui-même dans la lettre-dédicace, l’auteur ne veut être qu’un écho, ''P. G.'', ''ibid.'', col. 525 a mais c’est un écho singulièrement puissant, qui concentre et unifie les voix multiples des siècles antérieurs. L’ouvrage est divisé en trois parties. La première est intitulée : KsçiLa’.a çiXoaoçixà ou Dialectique, t. xc.iv, col. 525-676 ; la seconde : ITepi oupsoetov èv a’Jvrcfi.ia ô6ev r, p ; av : o xed -ôôev ysyôvaaw, ou Livre des hérésies, ''ibid.'', col. 677-780 ; la troisième, de beaucoup la plus longue et la plus importante : "ExSoai ; (ou''Ex6£- ;, . :)àP.p, .[ir, : TTJç opO-.S6 ; of -ia-reco ;. Exposition de la foi orthodoxe. ''Ibid.'', col. 789-1228. Les chapitres philosophiques, titre beaucoup plus exact que celui de Dialectique, devenu pourtant plus usuel, constituent une sorte d’introduction philosophique à l’exposé du dogme. C’est une série de définitions philosophiques, empruntées aux anciens philosophes, spécialement à Aristote et à Porphyre, et aussi aux Pères de l’Église, car, quoi qu’on en ait dit, saint Jean Damascène ne jure pas que par Aristote, et il raille les hérétiques qui veulent faire de ce philosophe" le treizième apôtre. Contra Jacobilas, 10, t. {{rom|xciv}}, col. 1-141 a. Même en philosophie, ses maîtres sont avant tout les Pères de l’Eglise. Il le montre bien quand il s’agit de définir la nature et la personne. On a de cette partie une double rédaction dans les mss : l’une plus longue, où abondent les répétitions ; l’autre beaucoup plus courte, qui doit être la dernière. L’édition de Lequien donne l’une et l’autre. Le livre des hérésies sert d’introduction historique à Y Exposé de la foi orthodoxe. C’est une brève recension de 103 hérésies. Pour les 80 premières, l’auteur reproduit mot à mot le Panarion de saint Épiphane. Le reste est emprunté à divers auteurs : Théodoret, le prêtre Timothée de Constantinople, Léonce de Byzance, saint Sophrone. Il n’y a de vraiment original que ce qui regarde l’islamisme, l’iconoclasme et la secte mystique des aposkhites. apparentée aux massaliens. L’exposé de la foi orthodoxe fut divisé par l’auteur en cent chapitres. Les manuscrits ne fournissent pas d’autre division. On a pris cependant l’habitude, en Occident, de le partager en quatre livres, sans doute pour l’adapter aux quatre livres des Sentences de Pierre Lombard. Cette division en quatre livres est celle des éditions imprimées. Si elle se justifie assez pour les trois premiers livres, elle est tout à fait arbitraire au passage du troisième au quatrième livre. Le livre I correspond à peu près à nos traités De Deo uno et trino. Le livre II traite spécialement de la création en général, des anges, des démons, de la nature visible, du paradis, de l’homme et de ses facultés, de la Providence. Ce second livre relève en grande partie de la philosophie et des sciences naturelles de l’époque. (.est le moins théologique des quatre. On y trouve des choses assez curieuses sur l’astronomie et la physique dis anciens. On y apprend, par exemple, que deux animaux seulement ne peuvent pas remuer les oreilles : l’homme et le singe. Le livre III est entièrement consacré au mystère de l’incarnation et à ses suites. Le livre IV continue la christologie dans ses premiers chapitres, et traite ensuite de questions assez disparates : foi, baptême, culte de la croix, coutume de prier en se tournant vers l’Orient, eucharistie, mariologie, culte des saints et des images, canon des Écritures, terminologie scripturaire sur la personne de l’Homme-Dieu, réfutation du manichéisme, loi de Dieu et loi du péché, sabbat, virginité, circoncision, antéchrist et résurrection. Ce manque absolu de suite dans le {{rom-maj|IV}}{{e}} livre et ces retours sur des questions déjà traitées dans les livres précédents s’expliquent, selon nous, par la revision que le Damascène fit de son ouvrage sur la fin du sa vie. Ce sont de vrais suppléments ajoutés après coup. Il manque, du reste, dans tout l’ouvrage cette division rigoureuse que nous sommes habitués à trouver dans nos traités scolastiques. Les répétitions, les retours sur les mêmes questions ne manquent pas. Quant au plan général, on peut dire qu’il reproduit la suite du symbole de Nicée-Constantinople. La Foi orthodoxe n’est pas autre chose qu’une explication développée de ce symbole. Il y manque cependant un chapitre sur l’Église, à laquelle il n’est fait qu’une courte allusion, au chapitre.sur la foi, col. 1128 a. Quant aux sources auxquelles puise notre docteur, ce sont uniquement des sources grecques. De la théologie occidentale il ne connaît que la lettre du pape saint Léon à Flavien. Pour le traité de Dieu, il emprunte beaucoup au pseudo-Denys l’Aréopagite, qu’il prend avec tous ses contemporains pour le vrai disciple de saint Paul. Pour la théologie trinitaire, son auteur préféré est saint Grégoire de Nazianze. Pour la christologie, il s’inspire principalement de ses prédécesseurs immédiats : Léonce de Byzance, Maxime le Confesseur, Anastase le Sinaïte. Dans tout l’ouvrage il utilise également les autres grands docteurs de l’Orient : Athanase, Basile, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Némésius d’Emèse (spécialement sur la création et l’homme), Sévérien de Gabala, Cyrille d’Alexandrie, Cyrille de Jérusalem (spécialement sur l’eucharistie), etc. De tous les Pères, le plus fréquemment cité un peu partout est bien saint Grégoire de Nazianze, pour lequel le Damascène a eu une prédilection spéciale. Disons enfin que l’auteur se cite lui-même, et qu’il a mis dans la Foi orthodoxe le meilleur de ses autres écrits. 2. De la première partie de la Source de la connaissance, il faut rapprocher le petit traité philosophique intitulé : El-rayoûyf, Soy|i.âTO>v aTotyeicôoV ( < ;, Instilutio elemenlaris ad dogmata, t. {{rom|xcv}}, col. 99-112, qui en constitue comme la première édition, et qui, si nous entendons bien la suscription des mss : àr.b çowje ; ’Icoâwou toô vauaw/ ; voû : rpèç’iMâvvvjv ê7riaX07E0V AaoSixeiaç, fut dictée par le saint docteur et recueillie par un de ses élèves Jean, devenu dans la suite évêque de Laodicée du Liban, dans la province ecclésiastique de Damas, Ce petit traité est bien inférieur aux Chapitres philosophiques. La définition de l’hypostase, en particulier, est bien incomplète. Ce doit être une œuvre de jeunesse. Il semble que l’auteur n’avait pas encore lu Léonce de Byzance. 3. Le Libellus de recta senteniia, A’.peXXoç rrepl 6p60û cppowju.aTo ::, t. {{rom|xciv}}, col. 1421-1432, est une profession de foi détaillée que Jean composa pour un évêque du nom d’Élie, qui la récita au métropolite de Damas, Pierre. Quel était cet évêque Élie ? Vraisemblablement in maronite monothélite converti ; car il promet spécialement de ne pas communiquer avec les maronites. Nous avons trouvé dans un ms. de la Bibliothèque vaticane qu’Élie fut évêque de I{{e|a}}broud, un des sièges suffragants de la métropole de Damas. Il n’est pas du tout sûr, comme l’affirme Lequien dans sa préface, COl. 1 121, que cet (’crit ait été composé après le débul<noinclude> <references/></noinclude> i9ibk926d9aatqbjgnagb83n6peo8mi Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/405 104 4034674 15908316 15822554 2026-07-07T12:54:58Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908316 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|791|JEAN DE MARIENWERDE.R. — JEAN DE M Y Kl’.|792}}</noinclude> confessions de la pieuse servante de Dieu en langue allemande, dans Fr. Hipler. Christliche Lehre und Erziehung in Ermland und in Prêtas. Ordenstaale mahrend des M ittel-Alters, Braunsberg, 1877. lr. Hipler, Meister Johannes von Marienwerder, Prof essor (1er Théologie : u l’ran, Braunsberg, 1868 ; Acta Scmctorum, octobre, t. Mil, Pari-, 1883, p. 473-477 ; Wetzer et Welte, Kirc/ientearicon.Fribourg-en-Brisgau, 188’J ; Iiurtcr, ''Nomenclator'', 3{{e}} édit.. t. {{rom|ii}}, p. 783-784 ; HuucU, Realenegelopàdie jur /mil. Théologie, t. {{rom|xxiii}}, p. 694. A. Thouvenin. 54. JEAN DE MONTENERO, dominicain, ainsi appelé du nom de son village natal en Étrurie, l’un des théologiens les plus actifs et les plus experts des conciles de Bâle et de Florence. Provincial de Lombardie dès 1432, il demeura toujours dans les hautes charges de son ordre ; mais il ne fut jamais général, comme on l’a dit par inadvertance, art. Immaculée-Conception, t. {{rom|vii}}, col. 1110 Envoyé par Eugène IV au concile de Bâle, il se signala en particulier au cours des débats sur l’Immaculée Conception, en 14351436 ; il fut un des principaux opposants au privilège, et rédigea une Relalio sive Allegaliones de conceptione beatæ Virginis, dont on peut reconstituer l’ensemble grâce au Traclalus de verilale conceplionis de son confrère Jean de Torquémada, qui menait la lutte avec lui, et grâce à la réponse de son adversaire Jean de Ségovie, Seplem allegaliones et totidem cwisamenla. .. circa immaculatam conceptionem. Il y a d’ailleurs à la Biblothèque nationale de Paris, dans le ms. latin 1519, provenant de Bâle, cette Relalio, a lui attribuée. Après avoir quitté Bâle, lorsque les Pères ^e séparèrent du pape, Jean assista au concile de l-’errare, en 1 138, où il fut un des théologiens préposés a la discussion avec les Grecs. Mais ce fut surtout à Florence, après le transfert du concile dans cette ville, qu’il joua un rôle de premier plan dans les débats qui amenèrent l’adhésion de la plupart des prélats grecs présents. Ceux-ci d’ailleurs rendirent le meilleur témoignage à la science et à la charité de leur adversaire : Contra validos fratris Joannis syllogismos dicere non valebas, rappelait Joseph de Méthone à l’irréductible Marc d’Éphèse, Apologia, Mansi, ''Concil.'', édit. Wclter, t. {{rom|xxxi}} b, col. 1229, etc. Voir le résumé des séances dans les actes du concile, en particulier, sess. {{rom|xviii}}-{{rom|xxv}}, et ses dispulaliones sur la primauté du pape, Mansi, ''ibid.'', col. 1666 sq., 1676 sq. Jean avait publié aussi lors du concile de Bâle un Traclatus contra impugnantes privilégia ordinis prædicatorum, ms. Bâle, A. À’. 130, ꝟ. 147, Quétif-Echard, Scriptorcs ordinis prædicatorum, t. {{rom|i}}, p. 799-801 ; t. H, p. 823 ; Fabricius, Bibliotheca latina média et infimæ latinitatis, 1735, t. {{rom|iv}}, p. 305 ; Touron, Histoire des hommes illustres de l’ordre de S. Dominique, 1746, t. {{rom|iii}}, p. 287-313 ; Ilurter, ''Nomenclator'', {{3o}} édit., t. {{rom|ii}}, col. 820821 ; Mortier, Histoire 4e s Maîtres généraux de l’ordre des l’rères prêcheurs, 1907, t. {{rom|iv}}, p 280, 315, 316. M. D. Chenu. 55. JEAN DE MONZON, dominicain, {{rom|xiv}}{{e}} siècle, adversaire de la doctrine de l’Immaculée Conception. Il était d’origine catalane. Entré dans l’ordre des frères prêcheurs, il fut distingué par ses supérieurs qui lui confièrent renseignement de la théologie dans -divers couvents. Le chapitre général, tenu a Florence en 1374, le jugea digne du litre de maître et lui délégua les pouvoirs de commenter le livre des Sentences à Oxford. Mais Jean ne put traverser la Manche, et otre N l autorisa le chancelier de Paris à lui donner la licentia docendi, .’ » avril 137(1, Denifle et Châtelain, Chartularium Universitalii Parlsiensis, t. {{rom|iii}}, p. 220, n. i 108, La permission d’enseigner ne lui fui concédée qu’en 1387. Cette année là. dans son premier cours, il émîi quatorze propositions dont quatre axaient irait à la conception de la sainte Vierge. S’il s’était contenté de soutenir la thèse maculiste, il n’aurait pas suscité d’émotion parmi les maîtres de l’université de Paris : mais il eut la témérité de prétendre que nier que la Vierge eût été conçue avec la tache originelle était une opinion contraire à la foi. Le faculté de théologie lui donna la réplique. Elle censura les quatorze propositions le 6 juillet 1327 et les déféra au tribunal de l’évêque de Paris. Le 23 août 1387, une ordonnance épiscopale défendit, sous peine d’excommunication, de soutenir la doctrine contenue dans les quatorze propositions et décréta la prise de corps contre Jean de Monzon. Cf. Baluzc-Mollat, VUse paparum Avenionensium, Paris, 1922, t. {{rom|iv}}, p. 304-308. Jean de Monzon appela aussitôt de cette sentence au Saint-Siège (en l’espèce au pape d’Avignon) et affirma hautement que celui-ci pouvait seul juger sa cause, à l’exclusion de l’évêque de Paris. Il attaqua, de plus, la nominalisme qui, d’après lui, régnait en maître à l’université de Paris. Clément VII saisit de l’affaire trois cardinaux. Une enquête fut commencée. Pierre d’Ailly représenta la faculté de théologie, en Avignon (mai-juillet 1388). L’ordre fut signifié à l’appelant de ne s’éloigner de la cour qu’avec l’autorisation du pape. Jean, désespérant d’obtenir une sentence en sa faveur, s’enfuit le 3 août 1388. Le 27 janvier 1389, l’excommunication et l’aggrave étaient I prononcées contre lui. Cf. Baluze-Mollat, ''op. cit.'', t. {{rom|iv}}, p. 302-318. Condamné par Clément {{rom-maj|VII}}, Jean de Monzon passa dans l’obédience urbaniste. Il fit preuve de zèle en composant un Tractatus informalorius de electione papa, où il attaqua violemment la validité de l’élection de Robert de Genève ; le traité, achevé à Aix-en-Provence, en 1389, est contenu dans le ms. latin 1466 de la Bibliothèque nationale de Paris, p. 611-707, et dans le ms. Barberini {{rom-maj|XVI}}, 79, fol. 135-149. Boniface IX voulut dans la suite utiliser les talents du dominicain et le chargea de convertir à sa cause ses confrères de la province d’Aragon. Mais Jean de Monzon craignit de recevoir mauvais accueil ; il se contenta de rédiger un Dialogus, en faveur de la thèse urbaniste et de la réunion d’un concile général. Son dialogue, terminé le 14 août 1391, se trouve dans le ms. latin 1466, p. 1-610. Denifle et Châtelain, Chartularium, t. {{rom|iii}}, p, 486-515 ; Quétif-Echard, Scriptorcs Ordinis prædicatorum, Paris, 1719, t. {{rom|i}}, p. 691-694 ; N. Valois, /, r< France et b Grand Schisme d’Occident, Paris, 1896, t. {{rom-maj|ii}}, p. 212, 217, 366, 402 ; Baluze-Mollat, Vitæ paparum Aven., t. {{rom-maj|I}}, p. 501-503 et ancienne édit., t. {{rom|i}}, col. 1375-1376 ; Mortier, Histoire des maîtres généraux de l’ordre des Frères Prêcheurs, Paris, 1909, t. {{rom|iv}} ; art. Immaculée Conception, t. {{rom|vii}}, col. 1084 sq. G. Mollat. 56. JEAN DE MYRE, prédicateur et exégète grec de la fin du xvin c siècle. Né à l.indos, petite ville de l’île de Rhodes, il entra de bonne heure dans le clergé et se fit un grand renom comme prédicateur. On l’entendit tour a tour à Scopélos.à Thessalonique.dans l’île de Chio. el surtout ù Smyrne, où le métropolitain Procope et les notables lui prêtèrent tout leur appui pour la publication de ses livres. Quand Procope devint patriarche en 17X5, il emmena avec lui à Constantinople son protégé et en lit le prédicateur officiel de la capitale. 1,’année suivante, il rétablit en sa faveur l’ancien évêché de Myre, en y rattachant l.ibyso et Caslellorizo, achetés par le candidat 1.000 piastres à Athanase Comnène llypsilanti, qui les détenait Jusque-là â titre d’exarchic. Voir ce qu’en dit 1 Iypsilanti lui-même dans la partie publiée de ses Mémoires : Ta (jiïTà TT]V ftXaxiiv, Constantinople, 1870, p. 043-644. Mais le nouveau prélat ayant voulu mettre fin aux dilapidalions dont était le théâtre le monastère de Saint-Ni-<noinclude> <references/></noinclude> 0dga2wg2h3zrkljgna3b20kadkialqm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/434 104 4034703 15908542 15588754 2026-07-07T13:02:34Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908542 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>E JÉRÉMIE. VERSIONS 850 l’élégance par la recherche en particulier de synonymes se substituant à un terme unique en hébreu. ainsi Jer., îv. 23-26 où le même verbe répété quatre fois est traduit de ces différentes manières : Aspexi terrant… Vidi montes… Intuitus sum… aspexi… Même préoccupation aussi que dans les autres livres prophétiques de mettre dans tout leur joui les prophéties messianiques en accentuant l’idée messianique réellement présente dans le texte. L’hébreu : « Et voici le. nom dont on l’appellera : lahvé. notre justice. devient : El hoc est nomen quod rocabunt eum Dominus justus noster, ''Jer''.. xxiii. G. Ailleurs, le traducteur maintiendra contre l’ancienne version latine une façon de rendre l’hébreu qui lui permettra une interprétation messianique. Femina circuiridabil virum. In Jeremiam, l.VI. c. Jtxxi, P. /… t. {{rom|xxiv}}. col. 880-881. Cf. Condamin. Les caractères de lu traduction de lu Bible par^aint Jérôme, dans Recherches de Science religieuse, .19ll K p. 425-440 et 1012. p. 105-138. II. LE TEXTE HÉBREU SfASSORÉTIQUE ET LA VER Sios DES Sept ax te. — Uuedes nombreuses questions soulevées par l’étude du livre de.lérémie est celle des rapports du texte hébreu massorétique et de la version des Septante. Les différences entre l’un et l’autre sont plus considérables que pour aucun autre livre de la Bible ; les unes intéressent le groupement des prophéties, réparties selon deux ordres bien différents, les autres leur étendue, réduite, dans la version grecque, de la huitième partie du livre environ. De ces faits, quelle explication donner ? La réponse importe non seulement à la critique textuelle mais encore à l’histoire même du livre et de sa composition ; l’histoire de la version des Septante, toujours des plus obscures, malgré les nombreux travaux dont elle a été l’objet, pourra, elle aussi, en recevoir quelque lumière. Pour plus de facilité et de clarté les deux questions de l’ordre des prophéties et de leur étendue seront successivement étudiées. {{1o}} ''L’ordre des prophéties''. Texte hébreu et version grecque se correspondent parfaitement (à l’exception de {{rom|xxiii}}, 7-8 reportés dans les Septante après xxiii. 40) jusqu’au chapitre {{rom|xxv}}, 14 ; à partir du verset suivant cesse l’accord qui ne se retrouve qu’à la fin du livre avec le chapitre lu. Voici l’ordre respectif des deux textes, il s’agit des oracles contre les nations : » Grec. ##XXXII-LI## <nowiki/> '''XXXII-LI'''. xwi (l’Egypte), xxix, 1-7 (Philistins). xxxi, 1-44 (Moab). xxx, 1-5 (Ammon). xxix, 8-23 (Édom). xxx, 12-10 (Damas). — 6-11 (Cédar et les royaumes de Hasor). xxv, 14-xxvi-l (Élam). xxvii-xxviii (Babylone). LU Ce simple rapprochement des deux textes pose immédiatement deux problèmes : 1. Quelle est la place primitive des oracles considérés dans leur ensemble ? — 2. Quelle est la distribution originale de ces oracles contre les nations ? {{1o}} Quelle est la place primitive des oracles dans le recueil des prophéties de Jérémie ? — Le grand nombre et la variété des réponses données à cette question proviennent du manque d’éléments suffisants pour aboutir à une complète certitude. Selon l’opinion le plus communément admise aujourd’hui, l’ordre du grec serait le plus ancien ; le v. 13 du c. xxv n’apparaît-il pas en effet comme l’annonce de la série des oracles contre les nations étrangères et tout particulièrement contre le peuple qui a réduit Israël en cap Hébreu xxv, 15-XLV XLVI XLVII XLVIII. 1-44 XLIX, 1-5 7-22 — 23-27 28-33 34-39 L-LI lii tivité '.' : i Je ferai venir sur ce pays (des Chaldéens) toutes les paroles que j’ai prononcées contre lui, tout ce qui est écrit dans ce livre, ce que.lérémie a prophétise contre les nations. « Or ce n’est que vingt chapïl res plus loin qu’apparaissent dans l’hébreu les oracles. manifestement visés dans ce passage Cf. Cornely, Historien et critica introductio in utriusgue Testament i libros sacras, Paris. L897 t. {{rom|ii}} {{rom|ii}}, p. 367-373. De plus la vision symbolique de 'a coupe de vin à présenter aux nations, {{rom|xxv}}, 15-26, semble bien u le sort d’introduction au recueil des mêmes oracles. La discussion de la deuxième question ajoutera encore à la probabilité du caractère primitif de la pla{{e}} donnée par le grec aux oracles contre les nations. 2. Quelle est la distribution originale des oracl s co tr les nations ? — L’hypothèse qu’il y eut deux traducteurs grecs pour le livre de.lérémie et qu’il exist < dès lors deux recueils hébreux primitivement indépendants pourrait bien donner la réponse à la question. Si la constatation de la pluralité ou de la dualité de traducteurs avait été faite à différentes reprises déjà (Strcane, Kneucken, Scholz, Frankl), la délimitation de l’œuvre respective des deux traducteurs revient à H. St. J. Thackeray, The greek translalors of Jeremiah, dans The Journal of theological Studies, 1903, p. 245-266. Par la comparaison des différentes manières de rendre en grec les mêmes mots hébreux, on est amené à constater que certains mots, certaines expressions sont régulièrement traduits de telle façon dans une première partie du livre qui va du chapitre i à xxviii des Septante, tandis que ces mêmes mots, ces mêmes expressions reçoivent une autre traduction, constante également, dans une seconde partie du livre qui va de xxix à {{rom|li}}. (Le c. lii serait encore d’une autre main). Les exemples abondent, ainsi l’hébreu mrP nos D3 traduit par TaSe "kéyei /tûpioç environ 60 fois dans i-xxviii, l’est par oôtwç sÏtcv xôpioç 70 fois environ dans xxix-li ; de même l’hébreu nottf diip rendu par Tàoociv (8 fois) eîç àçxviajxôv (18 fois) dans i-xxviii, l’est par T10svai (ou StSôvai) eîç a(3aTov 13 fois dans xxix-li. De tels exemples pourraient être multipliés. Cf. Thackeray, ''loc. cit.'', p. 247-251 ; A. Scholz, Dos massorctische Text und die LXX Uebersetzing des Bûches Jeremias, Ratisbonne, 1875, p. 14. A l’appui de ces considérations viennent encore les remarques faites sur certaines particularités de la traduction de la seconde partie de Jérémie, à savoir son ignorance de tels et tels mots hébreux et la présence dans son vocabulaire d’àrcai ; XsyàyLevx. Cf. Thackeray, A Grammar of the OUI Testament in Greek, t. {{rom|i}}, 1909, p. 14 Un tel ensemble de faits ne peut guère s’expliquer que par l’hypothèse de deux traducteurs. Mais pourquoi cette double traduction ? Par suite, sans doute, de l’existence de deux recueils hébreux partiels et séparés, traduits chacun par un auteur différent. C’est entre autres hypothèses, celle qui paraît la plus vraisemblable parce qu’elle rend compte en même temps de quelques particularités du livre de Jérémie par ailleurs inexpliquées. Ainsi quatre des oracles contre les nations, Élam, l’Egypte, Babylone et les Philistins ont un titre spécial : « Parole de lahvé adressée à Jérémie (ou prononcée par Jérémie). » Dans le grec, ils se trouvent groupés en tête de la série, sans doute parce que primitivement ils appartenaient au même recueil dont ils formaient les derniers chapitres xxv-xxix, ou mieux encore la fin d’un premier recueil xxv-xxviii et le commencement d’un second {{rom|xxix}}, 1-7. On ne voit pas au contraire quelle raison aurait pu commander la répartition de ces mêmes oracles avec des titres spéciaux dans l’hébreu où ils sont dispersés parmi les autres oracles xlix, 34-39 ; i.vi : L-LI, xlvii. Ainsi s’explique encore cette note que l’on trouve à<noinclude> <references/></noinclude> f9gjadoff4p3idgho6ex7jfi3b0ztr6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/407 104 4034998 15908465 15543964 2026-07-07T13:01:18Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908465 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2343|USUHK. L’ÉPOQUE CLASSIQUE, LES SOl’KCKS|2344}}</noinclude> 1270), de Jean André (Novella, vers 1340), de Zabarclla et d’Antoine de Butrio (vers 1400), de Panormitanus († 1453). Cf. A. van Hove, Prolegomena in Codicem…, Malines-Roine, 1928. La statistique des Quiestiones, des Repetitiones et des Consilia relatifs à l’usure montre la place importante du sujet dans les préoccupations des canonistes. Pour nous en tenir à deux des recueils les plus célèbres, seize des 303 consilia de Frédéric de Sienne et dix-huit des 443 consilia de Pierre d’Ancharano s’y rapportent. On trouve réponse à des difficultés précises, avec une grande abondance de citations, dans les Consilia de Paul de Castro, de Zabarella, de Tartagnus ; les Quæstiones de Jean André et de Panormitanus (Selectæ quiestiones…, Cologne, 1570) ; les Repetitiones de Johannes Calderini, d’Antoine de Burgos (Repetitiones in iure canonico, Venise, 1587). Toute cette littérature a été jusqu’à ce jour, presque entièrement négligée par les historiens de l’usure. Le Repertorium de Johannes Bertachinus de Fermo († 1497), table de la littérature canonique du Moyen Age, et dont nous utilisons l’édition de "Venise, 1577, nous dispensera de multiplier les références dont lui-même est rempli, concernant les disputes d’école. Sur les lois et sur la leçon des grands canonistes, on consultera, outre l’ouvrage déjà cité de K. Lessel, G. Salvioli, La dottrina dell’usura secondo i canonisti{{e}} i civilisti italiani dei secoli {{rom-maj|XIII}}{{e}} {{rom-maj|XIV}}, dans Studi Fadda, t. {{rom|ii}}, 1906, p. 259-278, et l’excellent article de Mac Laughlin, The Teaching of the canonists on Usury, dans Mediœval Sludies, 1939, t. {{rom|i}}, p. 81-147. (Un second article, sur les sanctions, a dû paraître au cours de la guerre.) c) Jurisprudence. — L’application de la loi est attestée par la correspondance des papes qui fournit un bon nombre de solutions : voir les Tables (celle de Grégoire {{rom-maj|IX}}, que publiera bientôt M. Carolus-Barré, contient une vingtaine de lettres relatives à l’usure) ; par les trop rares débris des archives d’ofïicialités, cf. J. Petit, Registre des causes civiles de l’officialité épiscopale de Paris, 1384-1387, Paris, 1919, préface ; par des actes de la pratique (testaments, contrats, etc.) et des mentions dans les chroniques. 2. ''Les théologiens''. Puisque les Écritures sont l’aliment de base de la pensée chrétienne et qu’elles contiennent une série de textes contre l’usure, c’est aux biblistes que l’on sera d’abord enclin à demander la définition des principes. Mais l’usure ne les inspire guère et quand ils s’y arrêtent, leur méthode allégorique nous prive généralement de toute précision juridique. Le Deutéronome, si embarrassant, n’a guère été glosé. De grands théologiens sont muets sur le ps. {{rom|xiv}} (par exemple Prévostin, Bibl. nat., ms. lat. 454, Pierre de la Palu, Bibl. Maz., ms. 223), sur le verset même de saint Luc (par exemple Petrus Comestor, Bibl. nat., ms. lat. là 269), ou bien répètent la glose ordinaire sur les Psaumes (ainsi, Godefroid de Bléneau, Bibl. Maz., ms. 180, fol. 153). On ne s’étonnera point qu’Albert le Grand, si attaché à l’exégèse littérale, nous offre meilleure pâture, notamment dans son commentaire de saint Luc. Saint Thomas, dans sa Glossa continua (=Catena aurea) suivra des habitudes plus archaïques. La réflexion des théologiens s’exercera principalement sur les Sentences. La dist. XXXVII du 1. III sera le lieu normal des commentaires, et aussi la dist. XV du t. {{rom-maj|IV}}, qui traite de l’aumône et de ses sources impures. Beaucoup d’auteurs négligent un sujet si peu métaphysique (Bonaventure, Richard de Mediavilla ) ou se bornent à reproduire leur modèle (Alexandre de Halès). Tout l’essentiel se trouve dans une demi-douzaine d’illustres : Guillaume d’Auxerre, Surnma in IV Libros Sententiarum, t. {{rom-maj|III}}, tr. {{rom|xxvi}}, dont l’exposé est neuf, dru et pertinent ; Albert le Grand et saint Thomas, Durand de Saint-Pourçain et Pierre de la Palu énoncent sur la dist. XXXVII du 1. III la doctrine classique. Les explications de Duns Scot sur la dist. XV du 1. IV n’ont pas l’originalité qu’on leur prête. Un résumé excellent de toutes les conclusions est présenté par Gabriel Biel, In IV am Sententiarum, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|xi}}, Brescia, 1574, p. 398-428. Autres manuels fondamentaux : les œuvres d’Aristote. A peine parue la version de Bobert Grosseteste, Albert le Grand la prenait pour base de ses leçons, à Cologne, devant un auditoire où figurait Thomas d’Aquin. Ce premier commentaire est inédit ; celui que l’on a publié est postérieur à 1257. Cf. A. Pelzer, dans Rev. néo-scol., t. {{rom|xxiv}}, 1922, p. 333-361 et 479520. Thomas d’Aquin fit son commentaire vers 1260. La Politique fut commentée par Albert et par Thomas vers 1208. Les deux Sommes théologiques de saint Thomas et de saint Antonin de Florence ont eu beaucoup plus d’influence que tous les commentaires. Saint Thomas traite de l’usure à propos de la justice, ll^-ll s, q. lxxviii ; il établit le caractère illicite de l’usure, exercée à l’occasion du mutuum, du côté du prêteur (a. 1) comme de l’emprunteur (a. 4), quelles que soient la nature du supplément versé (a. 2), et les limites du devoir de restituer (a. 3). Saint Antonin place sous le titre de l’avarice cinq chapitres concernant l’usure. En outre, plusieurs chapitres sont consacrés aux montes, aux fraudes, au turpe lucrum et un titre entier à la restitution. Summæ sacræ theologise, juris pontificii et cœsarei Pars secunda, Venise, Juntas, 1571, tit. i et {{rom|ii}}. Cf. R. Morçay, Saint Antonin, archevêque de Florence, Paris, 1914, p. 306-372 ; B. Jarrett, S. Antonino and Mediæval Economies, Londres, 1914. Parmi les ouvrages généraux qui ont fait large place à l’usure, il convient de relever le Verbum abbreviatum de Pierre le Chantre, ''P. L.'', t. cev, col. 150-159, et le Spéculum de Vincent de Beauvais. L’exposé du Spéculum doctrinale, t. {{rom-maj|X}}, c. {{rom|cii}}-{{rom|cxxiv}}, rassemble les axiomes communément admis vers 1260 et leur assure une large diffusion. Édit. de Douai, 1624, t. {{rom|ii}}, col. 950-972. Le Spéculum morale qui a circulé sous le nom de Vincent contient aussi une longue dissertation De usura, t. {{rom-maj|III}}, dist. {{rom-maj|XI}}, pars {{rom-maj|VII}}, éd. Douai, t. {{rom|iii}}, col. 1295-1309. Cf. B.-L. Ullmann, dans Spéculum, 1933, p. 312-320. Un des moyens de la lutte contre l’usure était la prédication. Il y aurait à explorer tous les sermonnaires, non pour y découvrir des thèses inédites, mais pour percevoir l’adaptation populaire de la doctrine. Jacques de Vitry et Etienne de Bourbon, au {{rom|xiii}}{{e}} siècle, saint Antonin de Florence et saint Bernardin de Sienne, au {{rom|xv}}{{e}}, donnent à la fois le ton et le modèle. Pour mieux impressionner leurs auditeurs, les prédicateurs contaient souvent des histoires édifiantes qui traduisent en langue vulgaire les préceptes canoniques et moraux. J.-Th. Welter, L’exemplum dans la littérature religieuse et didactique du Moyen Age, Paris, 1927, p. 240, 251, 288, 311, 382 ; La Tabula exemplorum secundum ordinem alphabeti, recueil d’exempla compilé en France à la fin du {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, Paris, 1920 : voir la table aux mots Usure et Usuriers. Nous puiserons souvent dans la littérature du for interne, représentée par les Penilentiels et par les Sommes des confesseurs qui forment une mine, peu exploitée, de problèmes et de textes, depuis le milieu du {{rom|xii}}{{e}} jusqu’à la fin du {{rom|xv}}{{e}} siècle. Cf. J. Dieterle, dans Zeitschrift für Kirchengeschichle, 1903, p. 353-374, 520-548 ; 1905. p. 59-81 ; A. van Hove, Prolegomena ad Codicem…, Rome, 1945, p. 512-517, avec bibliographie ; le chapitre final de R. Stintzing, Geschi chte der populàren Literatur…, Leipzig, 1807, reste<noinclude> <references/></noinclude> rt2fa5az8l29e37gfr687l6mua9au30 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/562 104 4035119 15908467 15547740 2026-07-07T13:01:20Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (4), oj → of (2) 15908467 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" /></noinclude>2653 VERBE. ENSEIGNEMENT DES PÈRES 2654 Revue biblique, 1923 : Le Logos d’Heraclite, {{pg}}96-107 ; T 7 ers le Logos de saint Jean : Le Logos des stoïciens ; le Logos de la philosophie dualiste, {{pg}}161-184 ; Le Logos de Philon, {{pg}}321-371 ; J. Grill, Untersuchungen ùber die Entstehung des vierten Evangeliums, Tubingue, 1923 ; Vosté, O. P., De prologo Johanneo et Logo, Rome, 1928, réédité dans Studia Johannea, Rom, , 1930 ; A. Durand, S. J., Évangile selon saint Jean (collect. Verbum salutis), Paris, 1927, notes sur le Logos, 1 et 2, {{pg}}536-541 ; L. Cristiani, Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, Lyon, 1932, t. {{rom|i}}, {{pg}}1-14. {{3o}} Sur les rapports des livres sapientiaux et du {{rom-maj|IV}}{{e}} évangile : P. Heinrich, Ein/luss der griechischen Philosophie auf die Lehre der Weishcit (dans son commentaire, Excursus zur VII, 22 b-VIII, 1, {{pg}}149-158), Munster, 1912 ; du même Griechische Philosophie und A. T., ''ibid.'', 1918 (l’auteur réduit à peu de chose l’influence grecque), complété par Personifikationen und Hypostasen im A. T. und im alten Orient, ''ibid.'', 1921, et par Das Wort im A. T. und im alten Orient. Zugleich ein Beitrag zum Verstàndnis des Prologs des Johannesevangeliums ''ibid.'', 1922 ; J. Gottsberger, Die gôttliche Weisheit als Persônlichkeit im A. T., Munster, 1919 ; Fr. Focke, Die Entstehung der Weisheit Salomons, Goettingue, 1913 ; A. Vaccari, Il concelto délia Sapienza nell’A. T., dans Gregorianum (1920), {{pg}}218-251 ; Rendel-Harris, The origin of the Prologue to St John’s Gospel, Cambridge, 1917 ; The origin of the Doctrine of the Trinity, Cambridge, 1919 ; R. Bultmann, Der religionsgeschichlliche Hintergrund des Prologs zum Joli. — Evangelium, dans EYXAPICTHPION, H. Gunkel dargebracht, Gœttingue, 1923 (voir les réserves de.J. Lebreton sur ces trois derniers ouvrages, t. {{rom|i}}, {{pg}}494) ; Fr. Zorell, De reverentia erga nomen divinurn in S. Scriptura guibusdam cautelis significata, dans Verbum Domini, 1925, {{pg}}146-150 ; 212-216 ; M.-.J. Lagrange, Le judaïsme avant Jésus-Christ, Paris, 1931, surtout {{pg}}542-581. {{4o}} Sur la pensée spécifiquement juive touchant la Memra, la Shekinah, etc. : Bousset-Gressmann, Die Religion des Judeniums, {{2e|édit.}}, ’Tubingue, 1926 ; El. Landau, Die dem Raume entnommenen Synonyma jùr Gott in der neuhebràischen Literatur, Zurich, 1888 ; {{M.|Ginsburger}}, Die Anthropomorphismen in den Tharyumim, Brunschwig, 1891 ; L. Blau, art. Shekinah dans The Jewish Encyclopedia ; G. -F. Moore, Intermediaries in Jewish Theology, dans Harvard theol. Review, t. {{rom|xv}}, 1922, {{pg}}41-86 ; F.-C. Burkitt, Memra, Shekinah, Metatron, dans Journal of theol. Studies, t. {{rom|xxiv}}, 1923, {{pg}}158 sq. ; Strack-Billerbeck, Exkurs ùber den Memra Jahves (dans son commentaire sur l’A. T., t. {{rom|ii}}, {{pg}}302-333). {{5o}} Articles du Dictionnaire : {{sc|Ecclésiastique}}, t. {{rom|iv}}, col. 2046 ; {{sc|Jean}} (''Évangile de''), t. {{rom|viii}}, col. 566-567 ; {{sc|Philon le juif}}, t. {{rom|xii}}, col. 1447-1456 ; Proverbes, t. {{rom|xiii}}, col. 925 ; {{sc|Sagesse}}, t. {{rom|xiv}}, col. 733-734 ; 736-737. Dans l’art. {{sc|Fils de Dieu}}, se reporter aux col. 2367-2373 (Sagesse et Parole divines) ; 2373-2376 (Puissances et substituts du nom divin) ; 2377-2386 (''Logos'' stoïcien et Logos philonien) ; 2405-2106 (''Logos'' joliannique), et bibliographies correspondantes. — Dans l’art. {{sc|Trinité}}, t. {{rom|xv}}, col. 1550 (Les Intermédiaires) ; col. 1555 sq. (La parole ; la Sagesse ; les Intermédiaires dans les écrits juifs non inspirés) col. 1564 (Philon d’Alexandrie) col. 1595 sq. (L’enseignement de saint Jean). <section end="T" /> <section begin="T" /> III. — {{sc|Le Verbe dans l’enseignement traditionnel}}. ''I. L’ENSEIGENEMENT DES PÈRES ''— Nous suivrons ici l’ordre de l’article {{sc|Fils de Dieu}} en nous contentant le plus possible de simples indications avec références aux articles concernant chacun des Pères. {{1o}} ''Les Pères apostoliques.'' Si la doctrine du Verbe était d’origine spécifiquement juive et palestinienne, on devrait en retrouver des traces dans les anciens écrits chrétiens qui accusent plus visiblement l’influence du judaïsme. Or, elle ne se rencontre guère que chez les Pères apologistes, imbus de philosophie hellénique et discutant avec des adversaires pénétrés des mêmes principes. Saint Ignace d’Antloche est le seul qui parle explicitement du Verbe de Dieu, ''Ad Magn.'', {{rom|viii}}, 2 ; voir {{sc|Ignace d’Amtioche}}, t. {{rom|vii}}, col. 705. Il faut néanmoins ajouter les ''Odes de Salomon'', dont l’origine égyptienne semble assez probable (début du {{s|II}}), mais qui, en toute hypothèse, marquent une dépendance certaine à l’égard de saint Jean et vraisemblablement d’Ignace d’Antioche. xvi, 9-10 : « Le Père de vérité s’est souvenu de moi, lui qui me possédait dès le principe (cf. Prov., {{rom|xii}}, 22 ; Joa., {{rom-maj|i}}, 1-2). Car sa plénitude m’a engendrée, ainsi que la pensée de son cœur. » xi, 11-15 : « Son Verbe est avec nous (cf. Joa., {{rom-maj|i}}, 14) pour notre route ; le Sauveur qui sauve nos âmes, loin de leur nuire, l’homme qui s’est humilié et a été exalté par sa justice, le Fils du Très-Haut est apparu dans la perfection de son Père ; une lumière a lui du Verbe, qui était en lui dès le principe » (cf. Joa., {{rom|i}}, 4-5). Trad. J. Labourt, Paris, 1914. {{2o}} ''Les apologistes du {{s|II}}.'' C’est un fait que les apologistes s’emparent de l’idée du Logos. Avantage, sans doute, puisqu’ils avaient ainsi un point de contact avec leurs adversaires ; mais aussi inconvénient et danger, puisqu’ils risquaient de déformer la doctrine révélée, sinon dans sa teneur même, du moins dans son expression. La voie leur avait été tracée par l’épître à Diognète (si tant est qu’elle soit d’origine aussi ancienne) et l’apologie d’Aristide, voir {{sc|Fils de Dieu}}, col. 2424, mais aussi par le Kérygme (prédication) de Pierre, où le Seigneur avait déjà reçu les noms accouplés de Verbe et de Loi : ‘O Πέτρος ἐν τῷ κηρύγματι νόμον καὶ λόγον τὸν κύριον προσεῖπεν, dans Clément d’Alexandrie, ''Strom.'', t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xv}}, cf. t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxix}}, ''P. G.'', t. {{rom|viii}}, col. 1008 A, 929 A ; ''Eclogæ prophet.'', 58, t. {{rom|ix}}, col. 728 A. La doctrine de saint Justin sur le Verbe a été exposée à l’article {{sc|Justin (Saint)}}, t. {{rom|viii}}, col. 2256-2261 ; cf. {{sc|Trinité}}, t. {{rom|xv}}, col. 1616. Celle de Tatien, t. {{rom|xv}}, col. 63-64 et {{sc|Trinité}}, col. 1619 ; celle d’Athénagore, t. {{rom|i}}, col. 2214 et t. {{rom|xv}}, col. 1619 sq. C’est dans l’''Apologie'' d’Athénagore, 10, que se lit une expression douteuse, paraissant n’accorder d’existence au Verbe que lorsqu’il fut « sorti au dehors ». C’est le même reproche qu’on a pu faire à saint Théophile d’Antioche, voir t. {{rom|xv}}, col. 533-534, mettant expressément à la base de sa théologie du Verbe la distinction stoïcienne du Verbe intérieur, λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe proféré, λόγος rpowoptx6c, le Verbe proféré n’apparaissant qu’avec la création. Cf. {{sc|Trinité}}, col. 1621. On trouvera à {{sc|Fils de Dieu}}, col. 2418 un résumé des appréciations divergentes sur l’orthodoxie de ces Pères ; mais on le complétera par J. Lebreton, ''Hist. du dogme de la Trinité'', t. {{rom|ii}}, {{pg}}490-492, note I. On évitera d’accuser trop facilement d’erreur ces auteurs anciens. Leurs préoccupations apologétiques, leur souci de formuler la doctrine en fonction d’une philosophie déterminée les a conduits à des confusions de pensée et à des maladresses d’expression. Chez Justin. Athénagore, Théophile, on retrouve, dans son intégrité, la substance du dogme : le Fils est né de la substance même du Père. Mais, dans l’exposé de certaines conséquences de ce dogme, ils s’écartent de la règle de la foi, ''in consectariis qui busdam nonnullis ab regula deflectuni''. Petau, ''De Trinitate, Præf.'', {{rom|i}}, 11. Et encore, la chose n’est pas sûre pour Athénagore, dont le P. Lebreton, ''''loc. cit''.'', défend l’orthodoxie. Saint Irénée mérite une place à part : son autorité est plus considérable ; son orthodoxie plus incontestable. En ce qui concerne le Verbe, l’évêque de Lyon combat les influences nocives de la gnose et la conception des deux générations du Verbe. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/Irénée (Saint)|{{sc|Irénée (Saint)}}]], t. {{rom|vii}}, col. 2413-2451, en complétant par l’étude de P. Lebreton. {{pg}}543-560, liés particullè rement en ce qui concerne la double génération du Verbe et la réfutation des prétendues tendances<noinclude> <references/></noinclude> lj18qzcwa8nfl86g72heqnw6okca9mp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/603 104 4035160 15908468 15547638 2026-07-07T13:01:21Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908468 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2735|VE USIONS SC A NI) I A VES|2736}}</noinclude> large diffusion..Mais mal accueillie, et pour cause, par le clergé, elle ne put, après l’invention de l’imprimerie, trouver un éditeur. C’est seulement en 17 : il qu’elle sera impriméel On sait que, malgré sa sécession d’avec Home, Henri V 1 1 1 se montra Longtemps hostile aux idées nouvelles ; la prohibition de lire la Bible en langue vulgaire persista quelque temps. Quand William Tyndal († 1536) eut fait imprimer à Cologne et à Worms, en 1524, le N. T. qu’il avait traduit sur le texte original, il y eut des condamnations sévères, qui atteignirent cette traduction et bientôt ses lecteurs (152(5). C’est seulement en 1535 que fut achevée l’impression d’une version complète de l’Écriture qui devait beaucoup aux travaux de Tyndal et qui fut la première Bible anglaise. Cependant aux dernières années du roi, l’Angleterre évoluait de plus en plus dans le sens de la Réforme. Sous les auspices de Thomas Cromwell et de l’archevêque Cranmer, assistés d’une commission de prélats et de savants, on commença la publication de la Grande Bible, qui parut à Londres en avril 1539 ; la 2{{e}} édition, 1540, porte que cette traduction est officiellement destinée à l’usage des Églises : apoynled lo the use of the Churches. Le Psautier de cette Bible est resté au Prayer-Book et sert encore à l’usage liturgique. Quant à la Grande Bible, Parker en 1563 en donnait une édition revue, que l’on appella la Bishops Bible. Mais cette révision parut vite insuffisante. Dès 1604, Jacques I er créait une commission imposante pour revoir la Bible de Parker. Après des années de travail parut enfin la nouvelle édition ; c’est celle qui est appelée the authorized version (encore qu’elle ne semble pas avoir jamais été autorisée officiellement). C’est d’ailleurs une excellente traduction, à la fois claire et populaire ; elle a beaucoup contribué à créer ce style liturgique et ecclésiastique anglican que l’on ne peut s’empêcher d’admirer. En dépit de ses qualités la Version du roi Jacques, appointed lo be read in the Churches, ne se fraya son chemin que lentement, pénétrant d’abord, pour ce qui était des péricopes scripturaires, dans le Prayer-Book. C’est cette Bible autorisée, qu’en 1870, sur l’initiative de l’évêque de Winchester, Samuel W’ilberforce, on se décida à soumettre à une révision à laquelle participèrent de nombreux savants, soit en Angleterre, soit en Amérique. On avait fait place dans cette commission à des membres de « dénominations » dissidentes. Ces sortes de révision ne satisfont jamais tout le monde et la Bible révisée qui parut en mai 1881 donna lieu à d’assez vives discussions. Cette opposition n’empêcha pas cette édition de pénétrer dans l’usage ecclésiastique ; elle y supplanta finalement la version autorisée. Dès le {{rom|xvii}}{{e}} siècle, les catholiques anglais réfugiés sur le continent avaient, en 1610, une version anglaise de l’A. T., Douai, 1609, 1610 ; elle avait été précédée d’un N. T., paru à Reims en 1582. Nous devons nous contenter ici de signaler l’eiïort fait, à la fin du {{rom|xviii}}{{e}} siècle, par les protestants de langue anglaise pour donner à la lecture de la Bible la plus large diffusion. C’est en Angleterre que se forment les premières Sociétés bibliques, qui se proposent comme but de faire connaître et lire la Bible par le plus de chrétiens possible. C’est d’Angleterre que les Sociétés bibliques ont essaimé sur le continent en Allemagne, en France, dans la monarchie austrohongroise et, au moins à certains moments, jusqu’en Russie. L’Église catholique a toujours vu d’un assez mauvais œil ces tentatives et, à diverses reprises, les papes ont dû gourmander certains fidèles qui, dans leur zèle pour répandre la Parole de Dieu, avaient donné leurs noms à ces sociétés, des évêques mêmes qui avaient un peu indiscrètement fait de la propagande pour une lecture plus assidue de la Bible. Cette suspicion ne provenait pas seulement du caractère confessionnel des groupements en question. Il a semblé à l’Église que livrer à tout venant, sans autre précaution, la lecture de la Bible n’était pas le moyen de faire de vrais chrétiens. Dans des milieux très neutres et dégagés de tout préjugé confessionnel, on s’est posé la même question. Bref, l’immense effort financier déployé par les sociétés bibliques ne paraît pas avoir donné, au point de vue chrétien, de résultats particulièrement heureux. Ceci dit, il faut reconnaître que le zèle à répandre flans les langues les plus diverses la connaissance de l’Écriture a produit, au point de vue technique, de remarquables réussites. Si l’on peut, à l’heure présente, lire la Bible dans les idiomes les plus variés, s’il n’est guère de langue actuellement parlée sur le globe qui n’ait sa traduction au moins partielle de l’Écriture, on le doit en grande partie aux Sociétés bibliques, fl est plus d’un cas où des catholiques dans l’embarras se sauvent par l’appel à telle ou telle de ces traductions. Ajoutons d’ailleurs qu’à plusieurs reprises les Sociétés en question se sont contentées de reproduire telles quelles des traductions catholiques du passé, jugées par elles suffisamment au point. Cependant, l’exclusive absolue dont les éditions en cause ont frappé les « apocryphes », c’est-à-dire les deutérocanoniques de l’A. T., a été fort sévèrement jugée, même dans les milieux protestants. 5° ''Versions néerlandaises.'' Les Pays-Bas avaient connu dès le début du {{rom|xiv}}{{e}} siècle une traduction de la Bible qui n’était pas sans analogie avec « l’Histoire scolastique », ci-dessus, col. 2731 ; c’est elle qui fut imprimée en 1477 sans le Psautier, ni le N. T., sous le nom de Bible de Delft ; une traduction du Psautier parut en 1480. Quant aux évangiles, il y en avait des versions néerlandaises depuis le début du {{rom|xiv}}{{e}} siècle. Ces traductions diverses devaient aboutir à l’impression d’une Bible proprement dite, Anvers, 1513. En 1524 paraît à Delft une version du texte érasmien du N. T. .Mais déjà la Réforme était déclenchée ; dès 1522 paraissait une traduction du N. T. de Luther ; l’A. T. suivait rapidement ; en 1526, la Bible luthérienne était complète. On sait que dans les Pays-Bas les protestants se scindèrent très vite en des groupes distincts et souvent hostiles : luthériens, réformés, mennonites, remontrants. Chacune de ces Églises voulut avoir sa Bible. La plus remarquable est celle qui fut établie à l’intention des « remontrants » et qui s’appela la Bible des États. Les États généraux de Hollande avaient décidé, en effet, en octobre 1594, qu’une traduction officielle serait faite en néerlandais, à partir de la langue originale et ils confièrent cette tâche à Philippe Marnix, le grand homme des Pays-Bas, qui s’était déjà occupé de traductions bibliques. Il se mit résolument à l’œuvre, mais il mourait à la fin de 1598. Ses travaux ne restèrent pas inutilisés ; néanmoins, l’entreprise traîna en longueur. C’est seulement en 1636 que put paraître à Leyde la Bible des États, souvent reproduite. Les catholiques n’avaient pas attendu aussi longtemps. Le N. T. paraissait en 1539 dans une « diglotte » hollando-Iatine, et toute la Bible à Cologne en 1548. Plus tard, l’Église janséniste d’Utrecht faisait paraître, en 1732, une Bible complète en néerlandais. 6° ''Versions Scandinaves.'' De tous les pays Scandinaves, c’est la Norvège, avec l’Islande qui lui était rattachée, qui eut le plus tôt une littérature nationale ; c’est dans cette langue norwégo-islandaise que fut rédigée, aux dernières années du {{rom|xiii}}{{e}} siècle, sur l’initiative de Haakon V (1299-1319), une adaptation<noinclude> <references/></noinclude> rcvnonk0rv4fsnevecasffw0wfzqtbb Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/763 104 4035277 15908469 14644447 2026-07-07T13:01:22Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908469 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude> : i <>.-)-) VINCENT DE LERINS (SAINT) VI NT RAS (MICHEL) 3056 Nancꝟ. 1895 ; du même, Vincenlis Peregrini seu alin nomine Marii Mercaloris Lirinensis C.ommoniloria duo, Nancꝟ. 1898. Cette thèse paradoxale n’a obtenu aucun succès. Elle a été bien réfutée par II. Koch, Vinceiitius von Lerinum und Marins Mercalor, dans Theolotj. Quartalschr. . 1. lxxxi, 1899, p. 396-434. On verra encore sur saint Vincent de Lérins : J.-II. Newnian, An essay on the development of Christian doctrine, Londres, 1843, §§ 8, 9, 13, 15, 19 ; U. I. Reilly, Quod ubique, quod scmper, quod ab omnibus. Étude sur lu règle de foi de saint Vincent île Lérins, Tours, 1903 ;.1. Lortz, lier Kanon des Vincentius von Lerins, dans Der Katholik, 1913, t. {{rom|ii}}, p. 245-255 ;.1. Madoz, El concepto de la Tradicion en S. Vincente de Lerins, estudio liistorico-critico del Commonitorio, Rome, 1933 ; A. d’Alès, La fortune du Commonitorium, dans Recherches de science religieuse, t. {{rom|xxvi}}, 1936, p. 334-356. G. Bardv. <section end="T" /> <section begin="T" /> '''VINTRAS Pierre-Eugène-Michel''', illuminé et fondateur d’une secte qui eut quelque diffusion au xix{{e}} siècle (1807-1875). — Né à Bayeux le 7 avril 1807, dans un milieu très modeste, il eut une jeunesse difficile, pendant laquelle il arriva à garder la foi chrétienne. Après avoir essayé de diverses professions, il accepta, à Tilly-sur-Seule (Calvados), en 1839, la direction d’un moulin où se fabriquait du carton. Il était associé avec Ferdinand Geoffroi, né en 1792, ancien notaire, vivant surtout d’expédients, qui s’était fait à partir de 1833 l’agent du fameux Naundorf (se prétendant Louis XVII). Geoffroi avait fréquenté des cercles mystico-politiques où se transmettaient depuis plus de cinquante ans des révélations célestes, dont il n’est pas malaisé de suivre la filiation. I. Le Vintrasisme dans l’Église. — C’est à partir d’août 1839 que Pierre-Michel Vintras se prétendit lui-même en communication avec des personnages angéliques, soit à Tilly, soit à Paris où ses affaires l’amenaient quelquefois. Ces anges, puis saint Joseph, en attendant la sainte Vierge et Notre-Seigneur lui-même, entretenaient le prophète et lui donnaient mission de prêcher YŒuvre de la Miséricorde. Les pires calamités allaient fondre sur le monde, seuls les fidèles groupés autour de Vintras, qui s’appelait lui-même l’Organe, et protégés par les talismans qu’il commençait à distribuer, sauraient échapper au désastre. Cette catastrophe serait le prélude du règne du Paraclet, du règne de l’Amour. Autour du prophète, qui souvent paraissait tomber en extase, un petit groupe de fidèles commença de se rassembler, à Tilly d’abord, puis assez vite dans des centres parfois assez éloignés. Une Septaine sacrée se formait à Tilly, qui aurait bientôt des émules en diverses villes de France ; quelques prêtres donnèrent leur adhésion au mouvement ; le premier semble avoir été un abbé Charvoz, curé de Montlouis, dans le diocèse de Tours, qui fut le théologien du mouvement. C’est lui, nous paraît-il, qui donna quelque cohérence aux révélations de Vintras. Pour qui connaît le montanisme, le doctrine prêchée à Tilly s’apparente assez étroitement à celle de Montan et de ses prophétesses. Plus encore reflète-t-elle le joachimisme des xii{{e}} et {{rom|xiii}}{{e}} siècles. Voir ici Joachim de Flore, t. {{rom|viii}}, col. 1434 sq. Quoi qu’il en soit, des prodiges plus ou moins surprenants semblèrent venir à l’appui de la véracité de Vintras. Les plus remarqués furent des apports et disparitions d’hosties ensanglantées, d’abord à des messes célébrées par des prêtres ralliés à la secte, puis indépendamment de toute messe dans le petit oratoire établi à Tilly à la fabrique de carton. Ces apparitions d’hosties n’étaient pas, d’ailleurs, sans rapport avec des phénomènes du même genre qui, depuis quelque temps, arrivaient à Agen. Deux des fameuses hosties d’Agen furent, en effet, apportées à Tilly ; bientôt le nombre de ces hosties sanglantes se multiplia extraordinairement au point qu’on put commencer à en distribuer aux adeptes les plus sûrs. Ainsi visions, prophéties, apports d’hosties se répétaient fréquemment, et tout cela entretenait la ferveur de la primitive communauté. Un autre moyen pour augmenter la cohésion de la secte, ce fut la révélation aux affidés du nom de leur ange gardien, sur lequel le prophète était renseigné par des communications d’en-haut. Il se constitua ainsi une liste de noms plus baroques les uns que les autres, tous terminés en ael. Vintras lui-même était sous l’égide de Strathanæl, l’archange des séraphins. Cependant, l’abbé Charvoz avait rédigé, en dépit de Vintras, qui prêchait la prudence, un mémoire intitulé : Opuscule sur des communications annonçant l’Œuvre de la Miséricorde, et qui portait pour épigraphe : El renovabis faciem terrse. Répandu à 6 000 exemplaires, ce mémoire fut bientôt aux mains de l’évêque de Bayeux, qui, d’ailleurs, avait déjà eu l’occasion de s’occuper de la première apparition d’hosties. Le 8 novembre 1841, celui-ci rendait son jugement : il déclarait que « l’Opuscule sur les communications annonçant l’Œuvre de la Miséricorde contenait des principes contraires à l’enseignement et à la loi de l’Église catholique, que les révélations et les miracles dont on voulait se prévaloir ne pouvaient venir de Dieu. Il réprouvait donc et condamnait l’association établie pour la propagation de ces révélations et de ces principes ». Cet acte de l’autorité ecclésiastique fit réfléchir quelques adeptes de la première heure, mais ancra plus fermement dans sa foi en l’Organe la masse des adhérents. Privés pendant quelque temps de la présence de Vintras qui avait été condamné à la prison, ils ne laissèrent pas d’envoyer à l’évêché de Bayeux une profession de foi où ils exposaient leur attitude (4 janvier 1843) : Ils croyaient à tous les articles de foi contenus dans les symboles officiels de l’Église, aux dogmes et aux mystères révélés, à l’unité, la sainteté, l’infaillibilité de l’Église, et à tout ce que celle-ci proposait, avait proposé ou proposerait à notre foi, comme maîtresse infaillible de la doctrine. Mais, continuaient-ils, « si notre foi à l’Église infaillible est aveugle, elle est raisonnable a l’égard des pasteurs isolés, qui peuvent se tromper ; nous professons donc obéissance à notre premier pasteur, en tant qu’il est l’expression de la volonté de l’Église catholique ». C’était dire assez clairement que l’on en appelait du jugement de l’évêque à celui du pape : « Quant aux lumières actuelles, nous les publions, continuait le manifeste, par ordre de Dieu, pour convier à notre conviction les hommes droits de cœur et de bonne volonté, qui seront heureux de la possession de ces richesses spirituelles et pourront contribuer eux-mêmes, par leurs prières et leurs pénitences, à mitiger et à abréger les temps de deuil et d’affliction qui doivent précéder le beau règne de la Miséricorde. Mais nous proclamons qu’à la sainte et infaillible Église romaine, seule, il appartient de déclarer articles de foi les vérités dues, selon nous, à une Révélation divine : vérités que l’Église enseigne implicitement et nécessairement depuis les apôtres. Sans prétendre imposer notre croyance à personne, nous attendons avec confiance le moment désiré, où, après la persécution et la terrible tempête prédites, la sainte Épouse de Jésus-Christ prononcera sur la Révélation que nous lui faisons connaître, adhérant d’avance à tout ce qu’elle décidera. » On voit si l’auteur de cette profession de foi mettait son soin à se donner’toutes les apparences de l’orthodoxie, à éviter les moindres expressions compromettantes. Cette déclaration toutefois ne devait pas empêcher la catastrophe. Le 8 novembre 1843, le pape Grégoire XVI adressait à l’évêque de Bayeux<noinclude> <references/></noinclude> l6jdtqja8yzgx71xi3j0fqrphpoauiy Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/986 104 4035426 15908472 15587447 2026-07-07T13:01:25Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (4) 15908472 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3501|WALAFRIL) STRABON. LA GLOSSA ORDINARIA|3502}}</noinclude> Strabus et devint, pour ainsi dire, son titre de gloire pour la postérité ; Bellarmin, dans son De scriptoribus ecclesiaslicis, ne mentionne même de lui que cet ouvrage : De Slrabo Fuldensi, 840 : Strabus Fuldensis, monachus Rabani discipulus, ex magisiri operibus, decerpens explicationes Scripturarum composuil Glossam, quæ dicitur ordinaria in Scripturas utriusque Testamenti, quæ postea aucta et ornala a posteriori bus fuit. Nous avons dit ce qu’il en est de l’édition de Douai et de celle de Migne ; l’idée est la même que chez Bellarmin : Strabus a inauguré une œuvre qui a reçu depuis des développements considérables. Le premier, Samuel Berger, dans son Histoire de la Yulgale pendant les premiers siècles du Moyen Age, Paris, 1893, p. 132 sq., étudie la question sérieusement et il émet un doute accentué : « Presque tous les manuscrits de la Glose, écrit-il, sont de date relativement récente. On n’en connaît presque pas qui soient écrits avant le {{rom|xii}}{{e}} siècle et avant le déclin même de ce siècle. Au reste, il ne faut pas croire que tous nos manuscrits représentent un même commentaire. Le nom de Glose ordinaire couvre souvent dans les catalogues, les compilations les plus hétérogènes. » Dans ces conditions, Samuel Berger ne croit pas possible que la Glose telle que nous la lisons soit antérieure à cette seconde moitié du {{rom|xii}}{{e}} siècle. Mais impressionné par la tradition, il n’osa pas détruire absolument l’opinion reçue et s’appliqua à trouver les chaînons qui permettraient de remonter jusqu’à l’ancêtre, aux premiers essais du genre. Les manuscrits anciens en provenance de Reichenau ou de Saint-Gall, pensait-il, fourniraient peut-être quelques indices révélateurs. Or le ms. Aug. 135 de Karlsruhe (x{{e}} s.), provenant de Reichenau, et le ms. 41 de Saint-Gall écrit entre le {{rom|ix}}{{e}} etle {{rom|x}}{{e}} s. semblent donner l’un et l’autre une première rédaction de la Glose, le premier sur les Épîtres catholiques et elle est attribuée explicitement à Walafrid, le second, d’un anonyme de Saint-Gall sur les prophètes. Samuel Berger croit pouvoir en conclure que ces deux mss. constituent le premier jet de la Glose et rattachent ainsi à Strabon ou à son entourage sinon la paternité de toutes les gloses, du moins l’initiative de ce genre littéraire. Après Samuel Berger le problème de la Glose a été repris ex projesso par H. -H. Glunz, professeur à l’université de Cologne, dans son ouvrage édité à Cambridge en 1933 : Hisloru of the Vulgale in England jrom Alcuin to Roger Bacon. H. -H. Glunz est très fnippé, lui aussi, par ce fait que les mss. de la Glose ne datent que de la seconde moitié du {{rom|xii}}{{e}} siècle. Avec raison, il a soin de dégager « la Glose ordinaire », qui est la Close proprement dite, de toutes les Écritures glosées que présentent les manuscrits, car s’il est juste de remarquer avec Samuel Berger que les catalogues de nos bibliothèques appellent quelquefois gloses des commentaires bibliques assez disparates, il n’en reste pas moins que les Bibles ou morceaux de Bible accompagnés de la ( dose ordinaire » constituent une œuvre d’une identité incontestable. La CAossa ordinaria, en cette seconde moitié du xii{{e}} siècle, se trouve ainsi contemporaine des recueils de Sentences ; elle témoigne du même esprit, et de la même préoccupation scolaire, les Pères sont tenus comme Vaudoriia » à peu près définitive en matière de doctrine ; par ailleurs, de même que les recueils de Sentences di roulent un cursus méthodique d’enseignement théologique élaboré d’après les Pères, la (.lose place auprès des versets de l’Écriture leur commentaire odiciel lire des Pères, chaque verset on presque étant, pourrait-on « lire, affecté d’un coeffl cient qui est son Interprétation, et celle-ci définitive : dans la marge une phrase brève, mais suffisamment explicative ; entre les lignes, le sens d’un mot ou d’une expression. Avant cette époque, on peut assurément trouver des gloses de l’Écriture ; car le texte sacré n’a jamais pu se passer de commentaires, il en est de longs et il en est de brefs, mais l’ensemble de ces travaux se présente avec une diversité très éloignée de l’unité de la Glossa. Pour cette raison, H. -H. Glunz ne veut pas reconnaître comme ancêtres de la Glose les manuscrits cités par Samuel Berger, ils n’ont avec elle que peu de rapports ; on pourrait, dit-il, en trouver d’autres semblables, et il cite de son côté une glose marginale du psautier, ms. 20 de Boulogne-sur-Mer, écrit à Saint-Bertin à la fin du x c siècle, qui est la reproduction du Breviarium in Psalmos de saint Jérôme. ''P. L.'', t. {{rom|xxvi}}, col. 823. Pour annuler les derniers arguments en faveur de Strabon, on peut ajouter que le texte de Notker est tellement vague qu’on n’en peut rien conclure. D’autre part, dans la Glossa, les références explicites à Strabus sont fort rares et les citations de Raban Maur bien qu’assez nombreuses ne lui font certainement pas cette situation privilégiée qu’on lui a attribuée. En conclusion aucun sondage ne permet d’attribuer à la Glose une origine plus ancienne que la seconde moitié du {{rom|xii}}{{e}} siècle. Elle est essentiellement une œuvre scolaire, élaboration d’éléments anciens, mais qui ne se présentaient pas sous la forme précise que prit la Glossa ordinaria. Continuant sa recherche, H. -H. Glunz se sent porté à attribuer l’œuvre au Maître des Sentences lui-même, à Pierre Lombard. Attribuer à Pierre Lombard la totalité de la Glose de l’Écriture paraîtra peut-être un peu excessif ; le P. de Ghellinck, dans l’art. Pierre Lombard, ici, t. {{rom|xii}}, col. 1974, suite des nombreuses études de l’auteur sur le Maître des Sentences et le {{rom|xii}}{{e}} siècle, a établi que Pierre est bien l’auteur de diverses gloses sur les psaumes, les épîtres de saint Paul, etc., mais non pas de « la Glose ». Depuis longtemps, on reconnaissait qu’Anselme de Laon était pour beaucoup dans le développement et la diffusion de la Glose : il composa lui-même des gloses sur le psautier, sur saint Paul, et sans doute aussi sur saint Marc, saint Luc, et saint Jean. Il fallait donc chercher aussi de son côté. De 1935 à 1939, diverses études parues dans les Recherches de théologie ancienne et médiévale ont éclairé peu à peu le problème, en particulier deux articles de Miss B. Smalley : Gilbertus Universalis, bishop of London and the problem oj the « Glossa ordinaria », ''op. cit.'', 1935, p. 235-262 ; 1930, p. 24-60 ; et La Glossa ordinaria, quelques prédécesseurs d’Anselme de Laon, ''ibid.'', 1937, p. 365-400 ; à quoi il faut ajouter son article du Cambridge hist. Journ., 1938, p. 103-113 : À collection of Paris Lectures of the later Vilh centurg in the Ms. Pembroke Collège Cambridge 7. Nous pouvons résumer ainsi les conclusions de l’auteur. La Glose est une œuvre complexe élaborée progressivement par divers compilateurs cependant le plan a été conçu par une seule personne, Anselme de Laon, vraiment figure centrale : lui-même a compilé le psautier et saint Paul, son frère Raoul probablement saint Matthieu. Gilbert dit l’Universel a travaillé à une partie de l’Ancien Testament : Pentateuque et prophètes, Alhéric de Bcims a peut-être glosé les Actes, et d’antres dont la part fut moindre. C’est la première (’tape de l’histoire de la Close. La seconde chipe est l’adoption à Paris de l’œuvre d’Anselme comme manuel : ici nous rencontrons le patronage de Pierre Lombard et les conclusions de Miss Smalley rejoignent en partie celle de Clunz : h’Maître des Sentences, s’il n’est pas l’auteur de la Classa, en fut le propagateur : la (dose devint un véritable manuel seripturaire au même titre que les Sentences. Il y eut alors des eommen<noinclude> <references/></noinclude> b5rj5mpu3az5s8qj6kljbtazes6uy0i Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/1007 104 4035446 15908462 15543953 2026-07-07T13:01:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (3), oj → of (2) 15908462 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>S 5 43 WILFRID IV YORK — WIMPHELING (JACQUES) 3544 ils archbishops, 1879, t. {{rom|i}}, p. 1-103 (dans Rolls Séries), finalement par Levison, dans Mon. Germ. hisl.. Script, rerunt merouingicarum, t. vi ; elle n’est pas dans ''P. L.'' liède a certainement connu Heddi et l’a utilisé, tout en le corrigeant sans rien dire ; cf. Ilistoria ccclesiastica Anylorum, surtout t. {{rom-maj|III}}, c. xxv (question pascale au concile de Whitby) ; t. {{rom-maj|V}}, c. xix et passim. La Vila de Heddi, au milieu du X{{e}} siècle, a été mise en vers par un certain Fridegodus, à la demande de l’archevêque de Cantorbéry, Odon ; par suite de l’emploi de mots rares, grecs ou latins, et de tournures prétentieuses, ce poème est presque incompréhensible ; le. texte, publié d’abord par Mabillon, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}} a, p. 150 (la finale, t. {{rom|iv}}, p. 670) est reproduit dans ''P. L.'', t. {{rom|cxxxiii}}, col. 979. On peut tenir pour négligeables les Vies postérieures par Eadmer de Cantorbéry et Guillaume de Malmesbury, qui se retrouvent dans Raine, ''op. cit''. 2° ''Travaux''. Montalembert, dans les Moines d’Occident, t. {{rom|iv}}, 1. XIV ; B.-W. Wells, Eddis Life of Wilfrid, dans Enylish historical review, t. {{rom|vi}}, p. 535 sq. ; K. Obser, Wilfrid der Aeltere, Bischof von York, Carlsruhe, 1884 ; les notices du Dictionnary of Christian Bioyraphies, t. iv ; de H. lîôhmer, dans Protest. Kealencyclopœdic, t. xxi ; E. Cabrol, L’Anyleterre chrétienne avant les Normands, p. 109-133 ; R. Aigrain, dans Fliche-Martin, Histoire de l’Éylise, t. {{rom|v}}, p. 316 sq. — Sur les divers conciles signalés, Hefele-Leclercq, Histoire des conciles, t. {{rom|iii}} a, passim. É. AMANN. <section end="T" /> <section begin="T&" /> '''WILMERS Guillaume''', jésuite allemand. — Né en 1817 à Buke en Westphalie, il entra dans la Compagnie de Jésus en 1834. Jusqu’en 1859, il enseigna la philosophie et la théologie successivement à Issenheim en Alsace, Louvain, Cologne, Bonn. En 1860, le cardinal Geissel l’appela au concile provincial de Cologne, où il eut une part importante dans l’élaboration des Acta et décréta. Après huit ans d’enseignement à Aix-la-Chapelle et à Maria-Laach, il se rendit à Rome pour prendre part aux travaux du concile du Vatican, en qualité de théologien de Mgr Meurin, vicaire apostolique de Bombay. Pendant le concile, il publia, en faveur de l’infaillibilité, une réponse aux objections de divers évêques allemands : Animadversiones in quatuor contra infallibilitatem editos libellos, 1870, dont on publia très rapidement trois traductions allemandes. À la suite de l’expulsion des jésuites d’Allemagne en 1872, il séjourna pendant trois ans au Danemark, où il écrivit contre l’évêque protestant Martensen une justification de la doctrine catholique sur la foi, publiée en danois, sous le nom du préfet apostolique Gruder : Det protestanske of katholske troesprincip, Copenhague, 1875. De 1876 à 1880, il enseigna à la faculté de théologie de Poitiers, puis, pendant un an, au scolasticat des jésuites français à Jersey. À partir de 1882, il travailla uniquement à ses publications, jusqu’en 1892, à Ditton-Hall en Angleterre, puis à Exœten en Hollande. Il mourut à Roermond, le 9 mai 1899. Le P. Wilmers est connu surtout par son Lehrbuch der Religion, 4 vol., Munster, 1851. Œuvre de haute vulgarisation à l’usage des laïques cultivés, l’ouvrage se présente comme un commentaire du célèbre catéchisme du P. Deharbe, S. J. Grâce à sa solidité et sa précision, il connut un grand succès et reste toujours utile ; cinq éditions parurent du vivant de l’auteur et il avait préparé la sixième ; la septième fut publiée par le P. Hontheim, 1909-1912, et la huitième, par le P. Deneffe, 1922-1928. L’auteur le compléta par Geschichte der Religion, 2 vol., Munster, 1856, 7{{e}} édition en 1924, par le P. Pfùlf ; traduction française : Histoire de la Religion prouvant la révélation divine et sa conservation par l’Église, 2 vol., Paris, 1898. Comme le titre l’indique, il ne s’agit pas d’une histoire des religions, mais d’un exposé chronologique succinct, dense et solidement documenté, de la religion juive et de la religion chrétienne, depuis les origines jusqu’à nos temps. — Le Kurzgejasstes Handbuch der Religion, Ratisbonne, 1871, 4{{e}} édition en 1905, est un résumé du Lehrbuch adapté à l’enseignement. Il fut traduit en plusieurs langues et adopté dans de nombreux collèges comme manuel pour les cours supérieurs de religion ; traduction française : Précis de la doctrine catholique, Tours, 1905. — Pour l’enseignement de la théologie, le P. Wilmers composa trois copieux manuels : De religione revelata, Ratisbonne, 1897 ; De Ecclesia, ''ibid.'', 1897 ; De fide, ouvrage posthume, édité par le P. Lehmkuhl, ''ibid.'', 1902. L’auteur adopte la méthode scolastique pour l’exposé des questions, mais la manie de façon assez souple dans le détail des preuves. Toujours estimés, ces manuels, les deux premiers surtout, pouvaient compter à l’époque de leur publication parmi les meilleurs pour la solidité de l’information, la pénétration et la clarté de l’exposé. Comme le P. Wilmers l’écrit lui-même, il était venu du cartésianisme à la scolastique (cité dans Buchberger). Avec son ami le P. Kleutgen, il fut un des initiateurs du renouveau de la philosophie scolastique en Allemagne. Buchberger, Lexikon für Theoloyie und Kirche, t. {{rom|x}}, 1938, col. 924-925 ; Wetzer et Welte, Kirchenlexikon, 2{{e}} éd., t. {{rom|xii}}, col. 1674-1675 ; on y trouvera les références des articles nécrologiques parus dans la presse allemande et autrichienne. J.-P. Grausem. <section end="T&" /> <section begin="T" /> '''WIMPHELING ou WIMFELING Jacques''', humaniste alsacien (1450-1528). — I. Vie. II. Œuvres principales. III. Caractéristiques et appréciation. I. Vie. — Jacques Wimpheling naquit le 25 juillet 1450, à Sélestat. La charmante cité alsacienne possédait alors une école dirigée par le Wesphalien Louis Dringenberg. Le jeune Wimpheling fut son élève et profita bien de ses leçons. Le 31 octobre 1464, il passait à l’université de Fribourg, où il rencontrait un compatriote destiné à la gloire, le futur prédicateur strasbourgeois Geiler de Kaisersberg. Chassé de Fribourg par la peste, en 1468, Wimpheling, déjà bachelier depuis 1466, alla poursuivre ses études à Erfurt. Il en fut rappelé au bout de quelques mois par un oncle, Ulrich Wimpheling, curé de Soulz près de Molsheim, qui songeait à lui transmettre son bénéfice. Mais l’étudiant, jugé encore trop peu instruit, dut reprendre la route d’Erfurt. La maladie l’arrêta en route, à Spire. Mal soigné, il vint à Strasbourg, d’où il passa à Heidelberg, à la recherche de médecins plus habiles et, le 2 décembre 1469, il se faisait immatriculer à l’université de cette dernière ville. C’est là qu’il reçut, le 19 mars 1471, le titre de maître es philosophie. Il y donna aussi ses premières leçons et semble y avoir professé jusqu’en 1483. À cette date, il passe à Spire. Qu’il y ait été officiellement théologal, c’est-à-dire prédicateur attitré à la cathédrale, c’est douteux. Ce qui est sûr, c’est qu’il fit à Spire un séjour de quatorze ans, adonné au ministère ecclésiastique, car il était entré dans les ordres de bonne heure et il avait reçu la prêtrise à une date que nous ignorons. Il vécut en prêtre zélé et pieux, professant une grande dévotion à la Vierge et à son immaculée conception, combattue alors par les dominicains. Il jouissait de la confiance de son évêque, qui lui donna la mission de colliger un Officium compassionis B. Virginis pour le diocèse (1491). Il devait, en 1504, recueillir de même les éléments d’un office en l’honneur de saint Joseph, à Strasbourg. Il avait du sacerdoce catholique l’idée la plus haute. Et comme il était d’un tempérament combatif et enthousiaste, il exprima ses sentiments en deux œuvres apologétiques contre les adversaires du clergé : Oratio querulosa contra invasores sacerdotum et Immunitatis et libertatis ecclesiasticæ slatusque sacerdolalis defensio (vers 1493). Mais il est gagné aux études humanistes. Tout en restant souverainement attaché à ses convictions chrétiennes,<noinclude> <references/></noinclude> 553vaurpomnv4icrkviflxs5dyb0848 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 15.2.djvu/1012 104 4035451 15908463 15543055 2026-07-07T13:01:16Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908463 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|3553|WIMPINA (CONRAD) — WION (ARNOLD DE|3554}}</noinclude> ser avec ses collègues brandebourgeois, Mensing, Redorfer et Elgersma, une réfutation adressée à l’électeur de Brandebourg sous le titre : Instruction chrétienne contre la Confession de M. Luther. Il était trop en vue pour ne pas être invité à travailler à la réfutation de la Confession d’Augsbourg, en 1530. De fait, il fut du nombre des théologiens catholiques appelés à cette œuvre. II devait mourir, peu après, dans sa patrie, à Amorbach, le 17 mai 1531, au couvent des bénédictins du lieu, et parmi les membres de sa famille. Ce théologien, au style souvent difficile, est cependant un bon témoin de l’état de la théologie catholique avant le concile de Trente. {{1o}} ''Sources''. La plupart des ouvrages de Wimpina ont été édités en un seul volume in-fol., par le dominicain Jean Host, à Cologne, en 1531, sous le titre Farrago Miscellaneorum C. Wimpinæ, avec un supplément intitulé : Orationum sive sermonum liber unus. On a vu que l’Anacephalæosis avait été publiée à Francfort-s.-Oder, en 1528. {{2o}} ''Littérature''. Pas de biographie proprement dite en dehors des articles d’encyclopédies ; voir surtout G. Kawerau, dans la Protest. Realencyclopœdie, t. {{rom|xxi}}. On trouve des indications précieuses dans Nie. Paulus, Johann Tetzel, Mayence, 1899 ; Die deutsche Dominikaner, Fribourg-en-Brisgau, 1903. Voir aussi Enders, Luthersbriefwechsel, notice, t. {{rom|i}}, p. 134, n. 4, qui fait naître Wimpina en 1460, et non en 1465, date du reste douteuse. L. Cristiani. <section end="T" /> <section begin="T&" /> '''WINCHELSEA (Robert de)'''. — Né vers 1240, à Winchelsea (Sussex), il vint à Paris pour ses études es arts, et fut même recteur de l’université en 1267. Chanoine de Lincoln (vers 1278), archidiacre d’Essex et chanoine de Saint-Paul (vers 1283). on le trouve étudiant en théologie, puis régentant à Oxford en 1287-1289, son inceptio se plaçant en 1288. Cette même année il devint chancelier d’Oxford. En 1293, le 13 février, il est élu archevêque de Cantorbéry. Il mourut à Oxford le 11 mai 1313. Outre ses lettres et ses constitutions, dont le Registre se trouve édité par R. Graham, on possède de lui ses interventions scolaires, conservées dans le ms. d’Assise 158 (fol. 94 ; 340 ; 342v° ; 65) ; mais surtout une importante série de neuf Questions disputées en 1288-1289 (conservées dans Assise 158, fol. 155 sq. ; Oxford Magdalen Coll. 217, fol. 341-367 ; Balliol Coll. 63, fol. 112-132) ; des fragments en ont été édités par A. Little. On a encore une question De unitate formée (Assise 196, fol. 58 sq.). Il avait également soutenu des Quodlibets maintenant perdus. Tout, Richard o/ Winchelsea, dans Diction, of National Biographu ; R. Graham, W’inchelsey’s Register (Canterb. and York Society) ; A. Little-F. Pelster, Oxford theology and theologians, 1934, p. 103, 122 sq., 137-145, 377. P. Glorieux. <section end="T&" /> <section begin="T" /> '''WION (Arnold de)''', né à Douai le 13 mai 1554, prit l’habit monastique à l’abbaye bénédictine d’Ardenburg, près de Bruges ; mais par suite des troubles religieux des Pays-Bas. il dut passer en Italie, où il fut reçu, en 1577, dans la congrégation de Sainte-Justine de Padoue, dépendante de celle du Mont-Cassin. Il a dû mourir dans les premières années du JCVn{{e}} siècle. Outre une Vita sancti tierardi et un Miliologe d> l’ordre de Saint-Benoît, qui a été réédité par (loin Ménard en 1629, il n composé, à la gloire do son ordre, le l.ir/num vltæ, iimamrntum ri drrtis Ecclr siæ, 2 vol. in-l". Venise, 1595, description bio-bibliographique des personnages illustres de l’ordre bénédictin. On y trouve en particulier, afl I. 1 1. rangés dans l’ordre alphabétique de leurs sièges, les évoques en provenance de l’ordre. i au mot Dunerulê (epiëcopiu) que l’auteur du Llgnum oitm fait mention de saint Malachie, un Irlandais d’abord moine de Bangor, puis archevêque d’Ar magh et qui, ayant démissionné vers 1 137, se contenta du très modeste siège de Down, où il mourut le 2 novembre 1148. De l’activité littéraire de cet évêque Arnold de Wion sait seulement qu’il a écrit quelques opuscules, dont il n’a pu retrouver aucun « sinon une certaine prophétie relative aux souverains pontifes ; comme elle est brève, qu’elle n’a pas encore été imprimée, que beaucoup désirent la connaître, il l’ajoute » à la notice de Malachie. Suit une série de devises, toutes fort brèves et qui sont censées caractériser la personne ou le pontificat des papes depuis l’époque de Malachie jusqu’à la fin du monde. Il y a ainsi 1Il devises, à la dernière desquelles se rattache le petit développement qui suit : « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain, qui paîtra ses ouailles en de multiples tribulations ; celles-ci passées, la cité aux sept collines sera détruite et le juge redoutable jugera son peuple. » Rien de plus bizarre que les diverses légendes attribuées aux papes successifs. En voici quelques-unes : n. 1, Ex castro Tiberis ; n. 9, Ex ansere custode ; n. 11, Sus in cribro ; n. 13, De schola exiel ; n. 46, Cubus de mixtione ; n. 56, De capra et albergo ; n. 72, Médium corpus pilarum. Et, pour prendre des exemples dans les derniers termes de la liste, à côté de devises qui présentent quelque sens : n. 102, Lumen in cœlo ; n. 103, Ignis ardens ; n. 106, Pastor angelicus, que d’autres qui constituent de véritables énigmes, ne seraient-ce que les trois dernières : n. 109, De medietate lunée (cf. n. 54, De modicitate lunœ) ; n. 110, De labore solis ; n. 111, De gloria olivee. Wion, d’ailleurs, en même temps que le texte de la prophétie, en donne une sorte de commentaire, juxtaposant à chacune des devises les noms des papes (et des antipapes), auxquels la devise est censée correspondre jusqu’à 1595. Le n. 1 est ainsi attribué à Célestin II (1113-1144), les n. 75-77 respectivement à Grégoire XIV (1590-1591), Innocent IX (1591) et Clément VIII (1592-1605). L’auteur prévient que ce travail d’adaptation et de commentaire n’est pas de lui, mais du dominicain Alphonse Ciacconius, l’auteur des Vilse et res gestee pontificum Romanorum et Romans Ecclesiee cardinatium. Des notes fort brèves justifient l’attribution à tel pape de telle devise. Après la date de 1595 on a été amené à prolonger indéfiniment le travail d’adaptation. C’est ainsi que l’on est arrivé aux indications relatives aux papes nos contemporains : n. 101, Crux de cruce (Pie IX) ; n. 102, Lumen in cœlo (Léon XIII) ; n. 103, Ignis ardens (Pie X) ; n. 101, Religio depopulata (Benoit XV) ; n. 105, Fides intrepida (Pie XI) ; n. 106, Pastor angelicus (Pie XII). Après quoi il ne reste plus jusqu’à Pierre le Romain que cinq termes. Bien que l’authenticité de la prophétie ait été admise par bon nombre d’écrivains ecclésiastiques — on en trouvera rémunération exhaustive dans le livre de J. Maître — bien que la prédiction ait joui d’un vague crédit dans certains milieux romains, bien qu’elle continue, à chaque conclave, à retrouver un regain de célébrité, il serait bien hasardeux de lui accorder la moindre confiance. C’était, au xvii° siècle. le sentiment de Carrière. O. h". M., dans sa Chronologie des papes (1657) ; du bollandiste l’apebroch, Acta sanct.. Propyleum ad tornos Mail (I60.S), IP partie, app. I. éd. Palmé, p. 216*-217* ; du jésuite Cl. Ménestrier. dans sa Réfutation des prophéties faussement attribuées a saint Malachie. Paris. 1689. ("était, à la (in du xix" siècle, la conclusion d’A. Harnack dans un article de la Zeitschrift für Kirchengesch., I. ni. 1879, p. 315-321 ; d’A. Vacandard, dans la Reo. des quest. hist., nouv. série, t. {{rom|viii}}, 1892, et l’on peut bien ajouter que la massive défense de l’authenticité présentée par .1. Maître constitue le meilleur réquisitoire contre celle ci, tant y abondent les plus évidents paralogisme*.<noinclude> <references/></noinclude> ch32mk8yaqycdk2k1zbikpenhvc23js Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/308 104 4035744 15908440 15857704 2026-07-07T13:00:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: iii, → {{rom|iii}},, oj → of 15908440 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2117|SIMON (RICHARD) — SIMON ARDAEUS|2118}}</noinclude> Il faut lui reconnaître des défauts, même graves, qui ont nui à son œuvre et l’ont fait condamner : il était raide de caractère, peu enclin à plier ; batailleur infatigable, il s’en prenait à tout le monde, avait une confiance illimitée en lui-même. Tout lui était bon pour se défendre : injures déplacées, insinuations malveillantes et même calomnies. Il démentait effrontément ce qu’il avait écrit, avait la manie de faire croire que ses livres lui étaient dérobés, de se cacher sous des pseudonymes qu’il rendait assez clairs pour ne tromper personne. Il vivait dans un siècle autoritaire, ce qui peut expliquer et même excuser certaines choses, la part qui reste à sa charge est trop grande pour qu’on puisse le disculper complètement. 2. On a pu l’accuser d’être protestant, socinien, arien ; il est resté toute sa vie un enlant soumis de l’Église et toujours dans ses écrits il a donné les témoignages les plus explicites de sa foi ; ce n’est qu’en style de polémiste qu’il a pu être présenté comme un prédicateur d’incrédulité ; toujours, il a fait la preuve que la foi chrétienne la plus fidèle n’est pas incompatible avec la science la plus exigeante. Il ne s’est même jamais amusé des plaisanteries, familières aux impies, sur le serpent tentateur, l’ànesse de Balaam, les mensonges d’Abraham ou de Jacob, que Fénelon même se permettait. Voir {{sc|Lettre}} de Fénelon à Mgr l’évêque d’Arras sur la lecture de l’Écriture sainte en langue vulgaire, {{rom|xv}}. Il étudie les choses en elles-mêmes et sans nulle préoccupation confessionnelle, gardant toujours autant de tact religieux que de véritable sentiment historique : « Je me suis proposé dans tout mon ouvrage, dit-il, de ne prendre que le parti de la vérité et de ne m’attacher à aucun maître en particulier. Un chrétien, qui fait profession de suivre la foi catholique, ne doit pas se dire plutôt disciple de saint Augustin que de saint Jérôme… Je n’ai point eu d’autre vue en composant cet ouvrage que d’être utile à l’Église en établissant ce qu’elle a de plus sacré et de plus divin. » Histoire critique du texte du Nouveau Testament, Préface. Religieux par vocation, par goût, il ne cessa pas dans sa cure de Bolleville de se considérer comme tel, vivant très pauvrement par nécessité et se livrant à un travail acharné ; « il était, dit Batterel, petit, d’une physionomie peu prévenante, plein de feu, d’un esprit vif, et malgré cela, capable d’une très forte attention. Il avait une mémoire prodigieuse. Un grand fonds de gaieté naturelle servait de contre-poids à l’humeur sombre et sérieuse qui semble être attachée au genre d’études qu’il avait embrassé ». ''Op. cit.'', p. 294. Tête lucide et merveilleusement organisée, tout s’y tenait en un parfait accord. Quel que soit le jugement que l’on porte sur l’œuvre et l’homme si contestés — il eut beaucoup de relations et peu d’amis, peu d’élèves immédiats — il n’est pas possible de nier que son influence posthume ait été considérable et l’on ne peut s’empêcher d’admirer la tragique grandeur de la vie d’un homme qui tenait du génie, qui eut à peu près tout le monde contre lui et qui céda seulement devant la menace de l’autorité civile. Les jésuites le rendirent suspect à l’intendant qui lui fit craindre qu’on ne saisît ses papiers pour les examiner ; il les mit dans plusieurs tonneaux qu’il fit rouler au-dessus des murs de la ville pour y mettre le feu et mourut trois jours après, le 11 avril 1712 : son corps fut inhumé dans le chœur de l’église Saint-Jacques de Dieppe. Adry, Bibl. des écrivains de l’Oratoire, ms. Bibl. nat., 25 681 à 25 686, 6 vol. in-4° ; P. Auvray, P. O., Autour de Richard Simon, dans Oratoriana, 1934, p. 199 ; Batterel, Mémoires domestiques, t. {{rom|iv}}, Paris, 1907, p. 235-295 ; A. Permis, Richard Simon et son Histoire critique du Vieux Testament, thèse, Lausanne, 1869 ; du même, Xolice biblioyr. sur R. Si mon, Paie, 1882 ; A. Bludau, Richard Simon und das Comma Jolumiurum, dans Der Katholik., 1904, t. {{rom|i}}, p. 29-42 ; t. {{rom-maj|ii}}, p. 114-122 ; H. Preniond, Hist. litt. du sentiment religieux, t. {{rom|iii}}, p. 214 sq. ; R. de La Broise, S. J., Bossuet et la Bible, Paris, 1891, c.xii, p. 335-370 ; F. Brunetière, Éludes critiques, t. {{rom|v}}, p. 81 ; Cochet, Galerie dieppoise, dans Mém. de l’Académie de Cæn, 1862, p. 327-381 ; J. Denis, Critique et controverse ou Bossuet et Richard Simon, Cæn, 1870 ; Ellies Du Pin, Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, Paris, 1686-1704, 58 vol. {{in-8°}}, passim ; 2{{e}} éd., Amsterdam, 1715, 19 vol. {{in-4°}}, t. {{rom|xix}}, p. 75-93 ; K.-H. Graf, Richard Simon, Iéna, 1847 (le meilleur travail d’ensemble selon Bernus ) ; Ingold, Essai de bibliographie oratorienne (art. de Bernus), p. 121-163 ; A. Lods, Jean Astruc et la critique biblique au -Y VIII’siècle avec une notice biographique de Paul Alphandéry, Strasbourg-Paris, 1924, extrait de la Revue d’hist. et de philos, rcl. ; Mac Queen Gray, Old Testament criticism ; ils j rise and progress to the end of the -Y VII Ith century, NewYork-Londres, 1923, c. {{rom|ix}}, p. 101-115 ; S. Karppe, Richard Simon et Spinoza, dans Essais de critique et d’histoire de la philosophie, 1922 ; Henri Fréville, Richard Simon et les protestants d’après sa correspondance, dans Revue d’histoire moderne, janvier-février 1931 ; Albert Monod, La controverse de Bossuet et de Richard Simon au sujet de la version de Trévoux, dans Colliers de la Revue d’histoire et de philosophie religieuse, 1922 ; Bruzen La Martinière, Éloge historique de M. Simon, Lettres choisies, 2{{e}} éd., Amsterdam, 1730, p. 3100 ; Henri Margival, Richard Simon et la critique biblique au XVII’siècle, dans Revue d’hist. etde litt. rel., 1896 à 1900, art. tirés en volume à 100 exemplaires, cf. Bulletin de litt. ecclés. de Toulouse, novembre 1900, Revue thomiste, janvier 1901, les articles de Quesnot dansffey. biblique, 1901, p. 460, et de Van Hoonacker dans Rev. des sciences ecclés. de Louvain, 1900, p. 127 ; Niceron, Mémoires pour servir à l’hist. des hommes illustres, t. {{rom|i}}, 1729, p. 237-251 ; add., t. {{rom|x}}, p. 21-23, 58-75 ; Quérard, La France littéraire, art. Simon Richard, t. {{rom-maj|IX}}, p. 157-160 ; H. Beusch, Der Index der verbotenen Bûcher, t. {{rom|ii}}, 1885, p. 422 ; F. Stummer, Die Bedeutung Richard Simon für die Pentateuchkritik, Munster-in-W., 1912, {{in-8°}}, vi-146 p. ; Ch. Trochon de l’Oratoire, Liste des ouvrages, dans l’Avenir catholique, 24 juin 1869 et Richard Simon et la critique biblique, Bouen, 1868, in-8° de 23 p. Les journaux littéraires de l’époque, principalement Le Journal des sçavans de Paris, Les Nouvelles de la république des lettres d’Amsterdam, les Acta eruditorum de Leipzig. Les dictionnaires se contentent de donner la liste des ouvrages : Moréri, Bichard et Giraud, Feller, Didot, Michaud, La Grande encyclopédie ; l’article du Dictionnaire de la Bible signé du P. Ingold est superficiel et injuste. On peut aussi citer les quelques ouvrages suivants qui ont au moins un chapitre important consacré à B. Simon : Paul Hazard, La crise de la conscience européenne, 168017 15, Paris, 1934, {{rom-maj|II}}{{e}} partie, c. m : Richard Simon et l’exégèse (t. {{rom|i}}, p. 240-264) ; cf. aussi : c. iv : Bossuet et ses combats ; Albert Monod, De Pascal à Chateaubriand, 1916, c. {{rom|iii}}, Jean Le Clerc et Richard Simon ; L. Salvatorelli, From Locke to Reitzenstein : The historical investigations o/ the origin of Christianity, dans The Harvard theological Review, t. {{rom|xxii}}, octobre 1929 ; A. Molien. ##SIMON ARDAEUS (non Andréas## <nowiki/> 4. '''SIMON ARDAEUS (non Andréas''', comme le disent plusieurs auteurs), frère mineur conventuel italien (xv{{e}}-xvi{{e}} s.). — Né à Venise, en 1472, il fut docteur en théologie de l’université de Padoue et maître-régent de son ordre dans cette cité universitaire, où il contribua beaucoup à introduire les doctrines scotistes. Il y mourut le 28 avril 1537, laissant un traité De gratia baptisrni, un autre De secundis intentionibus et des Quæstiones melaphysicse, dont au temps de J.-H. Sbaralea un fragment était conservé dans la bibliothèque du couvent de Saint-François à Ferrare. L. Wadding, Scriptores O. M., 3 « éd., Rome, 1906, p. 211 ; J.-H. Sbaralea, Supplementum, {{2o}} éd., t. {{rom|iii}}, Borne, 1936, p. 101 ; J. Facciolatus, Fasti gymnasii Palavini ab an. 1517 ad 1766, Padoue, 1757, p. 256 ; B. Scardeonius, De antiquitatc urbis Patavii, Bàle, 1560, p. 396 ; J.-Pli. Tomasimis, Urbis Patavinæ inscriptiones, Padoue, 1649, p. 244 ;.1. Salomonius, Urbis Patavinæ inscriptiones, Padoue, 1701, p. 365 ; A. Bigoni, /( forestière istruilo, Padoue, 1816, p. 120 ; B. Gonzati, La basilica di S. Antonio di Padova, t. {{rom-maj|ii}}, l’a-<noinclude> <references/></noinclude> d4adcwxmfbllkk3mn6zjb2crcezb6ml Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.2.djvu/311 104 4035746 15908442 14985499 2026-07-07T13:00:55Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: I. Vie. IL → I. Vie. II., oj → of (2) 15908442 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2123|SIMON DE I1INTON — SIMON DE TOURNAI|2124}}</noinclude> nature, ses circonstances, ses effets, ses divisions, etc. ; où paraissent saint Thomas, Hugues Ripe-lin et son Compendium, etc. Il n’est à aucun titre de Simon de I linton, non plus que de Gcrson d’ailleurs. Quétif-Échard, Scriptores ordinis priedicatorum, Paris, 1719, p. 648 ; B. Jarretti The English Domintcans, Londres, 1921, p. 219 ; F. Pelster, An Oxford collection of sermons of Ihe end of the thirteenth century, dans The liodleitut Quarlerly Hecord, 1930, p. 109-171 ; G. Lacombe, La Summa Abendonensis, dans Mélangea Mandonnet, t. {{rom-maj|ii}}, 1930, p. 103-190 ; A. W’alz, The Kxeeptiunes » from the « Snminn of Simon o llinton, dans Angelicum, 1930, p. 283-368 ; A. Dondaine, La Somme de Simon de Hinton, dans Recherches de théol. anc. et méd., 1937, p. 5-22, 205-218. P. Glorieux. 10. SIMON DE LENS, frère mineur français du {{rom|xiii}}{{e}} siècle, sur qui nous ne possédons jusqu’ici que peu de renseignements. Nous savons au moins qu’il étudia à Paris, où, en 1282, il était déjà maître en théologie, et qu’il y fut contemporain et collègue de Dreux de Provins, Arlotto de Prato et Jean de Galles, avec qui il prit part, en novembre 1282, à la consultation des quinze maîtres assemblés sous la présidence de l’évêque de Paris, Raoul de Homblières, au sujet du problème soulevé par la bulle Ad fructus uberes du 13 décembre 1281. Peut-être Simon, à cette date, était-il encore tout jeune maître, n’ayant été promu qu’en 1281. Il a donc pu être étudiant à Paris vers 1273 et avoir connu saint Bonaventure. Simon de Lens fit partie aussi de la commission des sept maîtres qui, en 1283, furent chargés à Paris par le général Bonagrazia, conformément à la décision prise par le chapitre général de Strasbourg, en 1282, de l’examen des thèses d’Olieu, qui aboutit à la lettre connue sous le nom de Litlera seplem sigillorum. Simon de Lens est en effet nommé par Olieu dans l’Apologia adressée à ceux qui l’avaient condamné. Voir l’art. Olieu, t. {{rom|xi}}, col. 982-983. Enfin, le recueil de Nicolas de Bar, conservé dans le ms. lat. 15 850 de la Bibliothèque nationale de Paris, contient un extrait d’un quodlibet soutenu à Paris vers 12941295 et cité comme étant de fris. S. minoris. P. Glorieux estime qu’on ne voit guère, pour répondre au signalement de ce ms., que Simon de Lens ; celui-ci aurait donc été maître-régent à Paris en 1294-1295. Voir {{sc|Notices}} sur quelques théologiens de Paris de lu fin du {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, dans Arch. hist. doctr. et tilt, du Moyen Age, t. {{rom|iii}}, 1928, p. 229. Simon de Lens a laissé : un Quodlibetum, dont quatre questions sont conservées dans le ms. lat. 15 850, fol. 33 r°-34 r°, de la Bibliothèque nationale de Paris ; les titres en ont été édités par P. Glorieux, art. cit., p. 230 ; un Commentarius in l. Il am Sententiarum, conservé dans le ms. 120 de la bibliothèque communale de Todi, débutant : Creulionem rerum insinuons Scriplura. Hic quæruntur tria. Prùniun est de rerum principio, et terminant : quanta amplior est caritas, lanto minus considérât rationem debiti ; sed non est verum quantum ad rationem obedientiæ ipsius exsequentis, qui a 316 questions d’après la table ; un Commentarius in I. I ura Sententiarum aurait été conservé autrefois dans la bibliothèque du couvent des franciscains à Gubbio ; un sermon prononcé à Paris le 24 février 1273, à la Saint-Matthias, conservé dans le ms. lat. 16 581, fol. 131, de la Bibliothèque nationale de Paris ; un autre sermon, prononcé pendant l’octave de l’Epiphanie, conservé dans le ms. lat. 16 500, fol. 221, de la môme bibliothèque, commençant : Post triduum invenerunt… Concnrdia evangelia. D’après l’ancien catalogue de la bibliothèque de Saint Fortunat, conservé dans le ms. 158 de la bibliothèque communale de Todi, on y possédait jadis de Simon de Lens un Cornmentarius in I. /// um Sententiarum et des Exposiliones evungeliorum. D’après L. Longpré, Guillaume de La Mare, O. F. M., dans La France francise, t. {{rom|iv}}, p. 289, n. 2, Simon de Lens continue en général les traditions philosophiques et théologiques de saint Bonaventure et se rallie étroitement aux thèses traditionnelles de l’école franciscaine. Il rejette la possibilité de la création ab œterno ; il admet la composition hylémorphique des anges et de l’âme humaine, ainsi que la théorie des raisons séminales ; il croit aussi à la possibilité de l’immaculée conception. Denifle-Chatelain, Charlularium univers. Paris., t. î, n. 592 ; Chronica XXIV generalium ord. min., dans Analecta franc, t. {{rom|iii}}, Quaracchi, 1897, p. 374-376 ; Fr. Ehrle, Dos Studium der Handschriften (fer mitieîalterl. Scholastik, dans Zeitschr. f. kath. Théologie, 1883, p. 46 ; E. Hocedez, Richard de Middleton, Louvain, 1925, p. 39, 58, 75, 76, 81, 82 ; M. Lecoy de La Marche, La chaire française au Moyen Age, Paris, 1868, p. 487 ; M. Faloci Pulignani, La biblioteca francescana di Gubbio, dans Miscellanea franc, t. {{rom|ix}}, 1902, p. 102 ; Gratien de Paris, Histoire de l’ordre des fr. mineurs au {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, Paris, 1928, p. 341-342 et 381-382 ; A. Callebaut, Les provinciaux de la province de France au XIII* siècle, dans Arch. franc, hist., t. {{rom|x}}, 1917, p. 343-345 ; P. Glorieux, Notes sur quelques théologiens de Paris de la fin du XIII{{e}} siècle, dans Arch. d’hist. doctr. et litt. du Moyen Age, t. {{rom|iii}}, 1928, p. 229-230 ; le même, Répertoire des maîtres en théologie de Paris au {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, t. {{rom-maj|ii}}, Paris, 1934, n. 331, ]). 141 ; le même, D’Alexandre de Ilalès à Pierre Auriol. La suite des maîtres franciscains de Paris au {{rom-maj|XIII}}{{e}} siècle, dans Arch. franc, hist., t. {{rom-maj|XXVI}}, 1933, p. 200, 261, 263, 267, 277, 281 ; le même, La littérature quodlibétique, t. {{rom|ii}}, dans I31bl. thomiste, t. {{rom|xxi}}, Paris, 1935, p. 271 ; V. Doucet, Maîtres franciscains de Paris. Supplément au « Répertoire de P. Glorieux, dans Arch. franc hist., t. {{rom|xxvii}}, 1934, p. 557. A. ThETAERT. 11. SIMON DE TOURNAI.— I. Vie. II. Œuvres. III. Position doctrinale. I. {{sc|Vie}}. Si on la dégage des légendes qui l’entourent et l’obscurcissent, la vie de Simon de Tournai se ramène à un petit nombre de points, les uns incontestés, les autres hautement vraisemblables. Son origine tournaisienne est certaine. La date de sa naissance est à placer sans doute vers 1130. Bien n’est connu concernant ses premières études ; mais, suivant la coutume, c’est à l’école du chapitre de Tournai qu’il dut recevoir sa formation littéraire. C’est à Paris qu’on le retrouve ensuite, maître en théologie et tenant école dès 1175-1180. Sans doute peut-on assigner à son séjour en cette ville et surtout à ses études théologiques une date plus reculée, si la conjecture proposée par son dernier, et son seul vrai historien, J. Warichez, Les Disputationes de Simon de Tournai, p. xiii sq. est exacte. Se basant sur certaines particularités que présentent les Qutestiones d’Eudes (Odon) de Soissons (éditées par le cardinal Pitra, Analecta novissima spicilegii Solesmensis, altéra continuatio, t. {{rom-maj|ii}}, Tusculum, 1888), particularités de style surtout et de rédaction, spécialement sensibles à partir de la question cc.lxxxviii et étrangement apparentées au style et aux méthodes de Simon, J. Warichez propose de voir dans l’étudiant tournaisien le disciple grâce auquel les reportations d’Eudes de Soissons nous sont parvenues. S’il en était ainsi, cette période de son histoire s’éclairerait. Vers 11(')5, au moment où il quittait sa chaire de théologie pour se retirer chez les cisterciens d’Ourscamp, Eudes de Soissons recommandait à Maurice de Sully, pour lui succéder dans sa prébende parisienne quemdam discipulorum meorum, gui præpositus meus in scolis fuerat mihiqut successit in scolis, virum probatum scientia sed probatiorem vita, L’évêque île Paris ayant conféré le bénéfice à un autre, Eudes en écrivit au pape Alexandre III (la lettre a été éditée par l’itra, Analecta novissima…, p. xxxix sq.), se plaignant du procédé et vantant son candidat : « Quoique arrivé à la maturité de l’âge et du savoir, ajoutait-il, la situation<noinclude> <references/></noinclude> iwyeg0910ln9thsjdj9iaortl49o7mr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/177 104 4036135 15908369 15586494 2026-07-07T12:59:41Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908369 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|339|NEW M AN (JOHN-HENRY), DANS L’ÉGLISE CATHOLIQUE|340}}</noinclude> pas mis dans le commerce. Cet ouvrage intitulé My campaign in Ireland, Part I (Ma campagne en Irlande, l re partie) a beaucoup de valeur pour tous ceux qui s’occupent d’éducation ; malheureusement on ne le trouve plus que dans les bibliothèques. La deuxième partie ne fut jamais imprimée, autrement elle eût sans doute contenu un document écrit par Newman en 1870 et intitulé Mémorandum about mij connection with the catholic university (Mémorandum sur mes rapports avec l’université catholique), document que Ward a largement utilisé. Sur les causes de l’insuccès de Newman, voir ici même, t. {{rom|vi}}, col. 3403 ; ce qu’on trouvera en cet endroit est confirmé dans YUllalhorne de dom Butler (t. {{rom|ii}}, p. 312). L’auteur cite le témoignage de son père qui fut professeur de mathématiques à Dublin sous les ordres de Newman. En 1858, YViseman et les évêques anglais demandèrent à Newman d’entreprendre une nouvelle traduction de la Bible en anglais. Newman se mit à l’œuvre avec ardeur ; mais il dut bientôt reconnaître qu’il n’avait à attendre aucun soutien, moral ou financier, de la part des évêques. Dès que l’affaire fut en train, Wiseman cessa d’y porter le moindre intérêt et ne prit même pas la peine de répondre à des lettres importantes qui y avaient trait. En conséquence le projet fut abandonné. Newman avait l’intention de mettre en tête de sa traduction, sous le titre Prolegomena, une introduction approfondie qui devait avoir un caractère apologétique ; il alla même jusqu’à en commencer une première rédaction ; mais on croit qu’il en détruisit le manuscrit. 5° L’affaire du Rambler. — Nous en aurons plus long à dire sur le Rambler et sur les rapports de Newman avec les directeurs de cette revue ; car ces rapports furent la cause indirecte de la défiance que, de longues années durant, on lui témoigna à Borne. L’orageuse histoire du Rambler a retenu l’attention de deux écrivains exceptionnellement qualifiés pour porter un jugement sur ce sujet, le cardinal Gasquet dans son introduction à Lord Aclon and his circle, et dom Butler dans son Ullathorne (t. {{rom|i}}, p. 308 sq.). Le Rambler fondé le 1° janvier 1848 par J. M. Capes, un converti d’Oxford, passa dix ans plus tard, après diverses vicissitudes, entre les mains d’un autre converti d’Oxford, Bichard Simpson, et d’un élève de Dôllinger, John Dalberg Acton. A la suite de deux articles de janvier et février 1859, (The royal Commission on Education, p. 17-30, et The royal Commission and the « Tablel », p. 104-113), tous deux par S. N. Stokes, articles qui s’ajoutaient à d’autres motifs d’irritation, le Rambler fut vivement pris à partie, et menacé d’être condamné par les évêques. Pour sauver la situation, Newman, avec l’approbation de Wiseman, accepta le poste de rédacteur en chef : la revue avait été jusque-là mensuelle : il la fit paraître tous les deux mois. Le premier numéro publié sous sa direction parut en mai 1859 ; le second et dernier en juillet. Ce numéro contenait le fameux article On consulling the Faithful in mallers of doctrine (Faut-il consulter les fidèles en matière de doctrine ? p. 198-230). Le Rambler avait pour objet — et Newman l’approuvait de toute sa sympathie — de fournir une revue catholique comparable aux meilleurs périodiques non catholiques de la même catégorie ; les questions du jour y seraient, en toute franchise, soumises à la discussion, et les difficultés qu’elles présentaient seraient regardées en face. L’entreprise avait été conduite jusque-là avec un talent remarquable ; elle aurait dû contribuer à établir parmi les catholiques une magnifique tradition littéraire, si les circonstances avaient été propices ; mais elles ne l’étaient pas. Dès le début, Wiseman et les hommes qui étaient à la tête de la revue se trouvèrent en opposition de principes. Pour Wiseman, sur touts les sujets qui n’étaient pas, du point de vue religieux absolument indifférents, l’écrivain laïque ne devait être que le porte-parole de l’épiscopat ; pour les rédacteurs du Rambler, la liberté de discussion devait subsister, toutes les fois que l’Église n’avait pas tranché la question par un acte d’autorité. De cette opposition fondamentale, la crise de 1859 fournit un exemple excellent. A ce moment au sujet des Poor schools (Écoles des pauvres) catholiques, le Rambler préconisa, dans les deux articles ci-dessus mentionnés, une politique opposée à celle des évêques à l’égard de certaines propositions du gouvernement. A la décharge du Rambler, il faut dire ce qui suit : 1. Lorsque les évêques commandèrent aux catholiques de cesser toutes relations avec le gouvernement et la Commission on Education (commission de l’enseignement), leur décision fut accueillie avec accablement par les laïques en général (Gasquet, p. l), y compris W. G. Ward (''ibid.'', p. xlviii). 2. L’auteur des articles était secrétaire du comité des Poor schools ; on comprend qu’il ait protesté contre une manière d’agir qui semblait compromettre l’avenir des écoles. Par contre, il faut bien l’admettre, le Rambler eût été plus sage s’il eût évité de provoquer du ressentiment. Aux yeux de tout converti, les insuffisances de l’enseignement catholique ne pouvaient qu’être un obstacle aux progrès du catholicisme ; mais la critique qu’en faisait le Rambler fut naturellement mal accueillie. A l’occasion aussi, la revue pénétrait avec imprudence sur le terrain de la théologie ; ces incursions avaient quelque chose d’alarmant, bien que, Gasquet nous le rappelle, ce qui était alors téméraire, puisse ne l’être plus aujourd’hui. De plus, il s’ajoutait à la matière de certains articles, quelque chose de plus personnel dans le style, qui était dû surtout à Simpson. « Tout vrai et fervent catholique qu’il fût, dit de lui Gasquet, il avait le don, don fatal, peut-on dire, dans les circonstances où il était placé, de saisir le côté comique des questions sérieuses ; cela l’amenait souvent à manquer de respect envers des hommes investis d’une autorité, et habitués à être révérés et obéis. » Wiseman était un de ces hommes « investis d’une autorité », homme de vaste science, certes, mais peu doué de sens critique ; et il offrait à l’humour de Simpson une cible par trop tentante. Lorsque le numéro de mai du Rambler parut, Ullathorne alla trouver Newman, et le pressa d’abandonner la rédaction (22 mai) ; le ton de la revue, disait-il, était irritant, et donnait à penser que certaines gens se sentaient mal assurés dans leur foi. Newman répondit que peut-être il voyait un côté des choses qui était caché aux évêques, et cita en exemple ce qu’il avait éprouvé en Irlande. Mais malgré ses paroles, Ullathorne persista à ne pas vouloir que les laïques eussent trop conscience du caractère épineux de certaines questions. Or Newman, depuis qu’il avait, dans l’anglicanisme, admis l’épiscopat comme une institution divine, témoignait à l’autorité épiscopale un dévouement presque romanesque : pour lui, le conseil ou le désir de son évêque avait la force d’un ordre. Il accepta donc de se retirer après le numéro de juillet du Rambler. « Étant donné, écrivit-il à un ami, les principes et les sentiments qui m’ont guidé durant toute ma vie, il m’était impossible d’agir autrement. » Ward, t. {{rom|i}}, p. 498. Il continua, comme le montre sa correspondance, à s’intéresser chaleureusement au Rambler, et fit de grands efforts pour en modérer le ton par ses conseils ; il alla parfois jusqu’à des remontrances si vigoureuses, qu’on doit savoir gré à Acton et à Simpson de ne pas avoir pris en mauvaise part une franchise aussi brutale. Il n’en<noinclude> <references/></noinclude> gw2pn2qbds2furnk2e0i8tof5sx0mw4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/185 104 4036143 15908370 15658832 2026-07-07T12:59:42Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908370 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 3 5 5 ##NEWMAN (JOHN-HENRY)## <nowiki/> '''NEWMAN (JOHN-HENRY)''', ŒUVRES ANGLICANES 356 {{2o}} Sermons on subjects of the day (Sermons sur des sujets actuels) — Première édition, 1843 ; réédités par Copeland en 18(39. Les dates des différents sermons s’échelonnent de 1831 à 1843 (cf. p. 417-418.) Ils présentent le même caractère que les Parochial and plain sermons, mais en les publiant Newman y introduisit çà et là quelques mots, quelques phrases, qu’il n’avait pas jugés convenables pour la prédication orale, et qui nous en disent plus long « sur ses opinions intimes et personnelles » (p. xiii). Les sermons xxi à xxtv méritent une attention particulière. Ils furent prêches quatre dimanches de suite (du 28 novembre au 18 décembre 1841) après que Newman eût été, entre juillet et novembre, frappé de ces trois « coups » qui le « brisèrent » Apol., p. 139. Voir ci-dessus, col. 335. Ils constituaient une tentative pour résoudre les difficultés où se débattaient ses amis et lui-même. Il ne parla naturellement que de celles qui étaient connues du public, et ne dit rien des monophysites ou des semi-ariens. Les difficultés en question portaient sur trois points : les attaques contre les tractariens, par lesquelles se manifestait le caractère protestant de l’Église d’Angleterre ; le projet d’établir à Jérusalem un évêché mixte anglican et luthérien à la fois ; enfin la position apparemment schismatique de l’Église d’Angleterre, position que Wiseman avait tenu à marquer dans la Dublin review. « Je ne saurais nier, disait tristement Newman, que les notes extérieures de l’Église, après nous avoir déjà quittés en partie dans le passé, ne soient en train de nous quitter plus encore dans le présent ; et cela est un terrible jugement ; » et il exhortait ses auditeurs à se rabattre sur les « notes intérieures », ou « témoignages intimes », qu’ils trouvaient dans leur expérience personnelle — n’avaient-ils pas reçu la grâce par le canal de l’Église anglicane ? — et dans la vie des saints personnages de cette Église. Comme il le raconta plus tard dans l’Apologia (p. 1 57), ses amis furent peines et désemparés, lorsqu’ils le virent faire sienne une telle argumentation : « Je semblais à leurs yeux, dit-il, tourner en dérision mes principes de jadis ; » au lieu de prouver objectivement la catholicité de l’Église d’Angleterre, « je voulais maintenant qu’on en cherchât la preuve dans la contemplation de soi-même, à la manière des méthodistes, ce qui répugnait à ma nature et contredisait mes déclarations passées. » Aux yeux de Newman, l’Église anglicane par la manière dont elle se comportait en pratique dans un grand nombre de cas, était en train de perdre sa qualité d’Église ; mais, comme rien ne permettait de dire à quel moment elle la perdrait tout à fait, on pouvait trouver dans les « notes intérieures » une preuve providentielle qu’elle n’y était pas encore parvenue. Une telle argumentation présentait des dangers, contre lesquels il devait plus tard prémunir ses auditeurs dans ses conférences sur les Difficulties of Anglicans (Les difficultés des anglicans), p. 88. Pour expliquer et justifier la position schismatique de l’Église d’Angleterre, il l’avait mise en parallèle avec les dix tribus d’Israël. Bien que celles-ci, dit-il, « fussent schismatiques, et pis encore, Dieu dans sa miséricorde les considérait toujours comme faisant partie de son peuple, » de sorte « que les grands prophètes Élie et Elisée leur furent envoyés… sans qu’il fût spécifié qu’elles devaient faire retour à la lignée de David… » Apol., p. 154. {{3o}} Sermons preached before [lie university of Oxford (Sermons prêches devant l’université d’Oxford). — Première édition 1843, seconde édition 1844 ; troisième édition, avec une préface et des notes, 1872, souvent réimprimée depuis. Traduction française par l’abbé Deferrière, Discours sur la théorie de la croyance religieuse, prononcés devant l’université d’Oxford, Paris, 1850. Sur les quinze sermons que contient ce volume, neuf furent prêches entre 1826 et 1832, et six de 1839 à 1843. Cinq des neuf premiers appartiennent à la seule année 1832. En 1860, au moment où Newman se proposait d’écrire sur les preuves de la religion qui sont accessibles à tous, ignorants ou savants, il expliqua en passant, dans un manuscrit encore inédit, ce qu’il avait voulu faire en composant ces sermons : « Si la religion, écrivait-il, est fondée en raison, et si elle est destinée à tous les hommes, tout individu, quel qu’il soit, doit pouvoir aboutir à une conviction rationnelle. .. Dès l’année 1832, ajoutait-il, j’ai commencé à prêcher là-dessus dans la chaire de l’université d’Oxford. » On peut se faire une idée de l’erreur qu’il combattait en 1832, d’après le passage suivant, tiré des premières éditions de la Church of the Fathers (l’Église des Pères) Londres, 1900, p. 275 : Saint Antoine, le premier ermite, dit en substance Newman, pensait, contrairement à une opinion qui est, dans un âge comme le nôtre, élevée à la hauteur d’un dogme, qu’un homme est fort capable de raisonner sans pouvoir expliquer par des mots comment il raisonne, et même sans remarquer le fait qu’il raisonne. C’est se tromper que d’imaginer qu’un paysan n’a point de raisons de croire parce qu’il ne peut exprimer ses raisons. — Voici le passage en anglais, car il est d’importance et ne semble pas avoir été remarqué : He (St. Anlony) considered, contrariivise to présent notions, that the consciousness of being rational was no necessary condition of being rational. I mean, il is the présent opinion, that no one can be acting according to reason, unless he reflects upon himsclf and recognises his own ralionality. A peasant who cannol tell why he believes, is supposed to hâve no reason for believing. This is worlh noticing for it is parallel to many other dogmas into which a civilised âge will be sure to fall. — Diverses raisons tendaient à encourager ces « idées aujourd’hui reçues ». D’abord on se laissait facilement aller à confondre, raisonnement et discussion ; et puis on avait l’habitude d’affirmer, sur un ton déclamatoire, que tout chrétien doit décider par lui-même de ce qu’il doit croire, en étudiant l’Écriture sainte personnellement et sans guide (cf. V. M., t. {{rom|i}}, p. 142) ; enfin on était encore sous l’influence de la philosophie de Locke, et de cette école dite Evidenlial school, pour qui la foi était uniquement une conclusion tirée des évidences, c’est-à-dire des preuves purement historiques. Aux yeux de Newman, Locke « ne laissait qu’à quelques hommes instruits la possibilité et le privilège de la foi » (Development, p. 328). Quant à YEvidential school, elle avait été ainsi baptisée par Mark Pattison dans ses Tendencies of religious Thought in England, 1688-1750 (Tendances de la pensée religieuse en Angleterre de 1688 à 1750), dans Essays and reviews, 1860, puis dans Essays of Mark Pattison, vol. 2. C’est, nous dit-il, « l’école de Lardner, Paley, et Whately. » Le terme qu’il lui applique peut tromper jusqu’à un certain point, car il ne désigne pas une école à proprement parler, un parti reconnu comme tel ; il n’en est pas moins fort heureux ; la relation qu’il exprime, entre la foi et la raison, s’accorde bien avec « cette froide doctrine arminienne, premier stade du libéralisme » qui, nous dit Newman, « caractérisait dans sa jeunesse les anglicans dits’high and dry’(hauts et secs), et les ecclésiastiques du collège d’Oriel à Oxford. » M., t. {{rom|i}}, p. 111. Les deux citations qui suivent montreront quel était l’objet des premières attaques de Newman en 1832. « Whately était un vrai disciple de YEvidential school. La foi était pour lui la conclusion tirée de<noinclude> <references/></noinclude> d0515ouh2ewcdrecyqk7hm4r7g8jztp Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/194 104 4036152 15908371 15576906 2026-07-07T12:59:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908371 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|373|NEWMAN (JOHN-HENRY), ŒUVRES CATHOLIQUES|374}}</noinclude> des Œuvres de Newman, sous le titre de Di/Jicullies oj Anglicans (Difficultés des Anglicans). Ces conférences furent prononcées durant le printemps et l’été de 1850, deux fois par semaine à partir du 9 mai, à l’Oratoire de King William Street, Strand. L’occasion en fut la suivante : l’évoque d’Exeter avait refusé d’ « installer » dans un bénéfice un clergyman, nommé Gorham, parce que celui-ci avait nié la doctrine de la régénération par le baptême. Le Conseil privé, consulté, donna raison à Gorham. Cette intrusion de l’État dans le domaine ecclésiastique jeta le désarroi parmi ce qui restait de tractariens ; on crut qu’ils allaient se convertir en masse. Newman pensa que ces événements lui faisaient un devoir de commenter la situation, et d’en tirer la morale et, malgré sa répugnance, il obéit à sa conscience. Prenant pour accordée la vérité des principes « tractariens » et ayant prouvé que « le mouvement » (d’Oxford) était étranger à l’Église nationale, et n’en tirait pas sa vie, il entreprit de montrer que son aboutissement logique n’était ni dans l’Église nationale, ni dans un parti anglican, ni dans une « branche », ni dans une secte, mais dans l’Église catholique. Ayant mené ses auditeurs jusque-là, il s’efforçait, au cours des dernières conférences, d’écarter les obstacles qui pouvaient les arrêter encore sur le chemin de la conversion. Ces conférences soulevèrent un intérêt très vif, et l’on remarqua dans l’auditoire beaucoup de personnages considérables. C’était, à vrai dire, la première fois que le catholicisme faisait son apparition dans une tribune publique en Angleterre, et se hasardait à prendre l’offensive. La personnalité et l’histoire du conférencier étaient un attrait de plus. * Vous avez certainement ouï dire, écrivait un contemporain, que Newman fait des conférences à Londres. Il paraît qu’elles sont fort curieuses à entendre » (Extrait d’une lettre de Burgon, successeur de Newman comme’fellow » du Collège d’Oriel, à Mrs Rose, veuve d’un ami de Newman, Hugh James Rose). Publiées en volume, les conférences trouvèrent un grand nombre de lecteurs. 6° Lectures on Calholicism in England (Conférences sur le catholicisme en Angleterre), l re édit., 1851 ; réimprimées dans les Œuvres avec un nouveau titre : Présent position of catholics in England (La position actuelle des catholiques en Angleterre) ; traduction allemande, Vertrage über die gegenwartige Slellung der Katholiken in England, sans nom d’auteur, Ratisbonne, 1853. Ces conférences furent faites une fois par semaine à partir du 13 juin 1851 ; elles étaient censées s’adresser aux frères du « Petit Oratoire », mais elles visaient en réalité un auditoire plus large. Cependant, la presse les ignora entièrement. Le rétablissement de la hiérarchie avait déchaîné les passions antipapistes ; afin de les réfréner, S. M. Calpes, le premier propriétaire et rédacteur en chef du Rambler, avait suggéré que des catholiques laïques fissent une série de conférences dans les grandes villes. Cette proposition eut comme conséquence indirecte les Lectures on Calholicism. Publiées, à mesure qu’elles étaient faites, en livraisons hebdomadaires, elles furent, avant la fin de l’année, réunies en volume. Newman y prit pour sujet la conception protestante de l’Église ; il entreprit de montrer que, fondée sur des fables et entretenue seulement par la tradition, elle ne reposait ni sur la logique, ni sur aucun témoignage authentique ; qu’elle était faite de préjugés et d’ignorance. Critiqué pour avoir mieux réussi à démolir qu’à construire, Newman répondit qu’il eût été prématuré d’entreprendre un travail constructif, étant donné les dispositions de son auditoire. Du point de vue littéraire, ce volume prend rang parmi le, s meilleurs de ses ouvrages ; lui-même estimait qu’il était le mieux écrit de tous. Comme exemple de satire prolongée, il n’a pas son égal dans la littérature anglaise. 7° Discourses on the scope and nature of university éducation (Discours sur renseignement dans les universités, son objet, sa nature), 1{{e}} édit., 1852 ; 2{{e}} (avec des coupures) 1859 ; dans les Œuvres, il forme la 1° partie du volume qui a pour titre Thr idea of a university defined and illustrated. Le 12 novembre 1851, Newman était nommé recteur de l’Université catholique que l’on se proposait de créer en Irlande ; il entreprit aussitôt de faire connaître le projet au public irlandais, dans une série de cinq conférences faites à Dublin, du 10 mai au 7 juin 1852. Sa thèse était la suivante : une université, si le mot est bien compris, professe la science universelle ; cette science universelle forme un tout cohérent et organisé, dont les différentes sciences sont les parties constitutives. Or, la théologie est, elle aussi, une science et une partie constitutive de l’ensemble ; et si elle est retranchée des programmes d’études, d’autres sciences déborderont sur le terrain laissé libre, ce qui aura des résultats désastreux, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour la science en général. Newman visait un but particulier ; il voulait convaincre de leur erreur les partisans des universités non confessionnelles dites Queen’s Collèges, alors récemment créées, et dont la théologie était impitoyablement exclue. Dans le volume imprimé, il ajouta cinq autres chapitres, qui n’avaient de conférences que le nom, puisqu’ils n’avaient jamais été lus en public. Il y soutenait que les connaissances professées dans une université avaient leur fin en elles-mêmes, et qu’elles ne devaient avoir en vue aucun objet utilitaire ; puis il examinait les rapports entre ces connaissances « libérales » d’une part, et de l’autre la simple érudition, l’habileté professionnelle, la science religieuse, et l’Église en tant qu’elle exerçait une juridiction sur tout cela. L’ensemble des dix « discours » parut à la fin de l’année 1852, avec une préface de grande valeur et un assez long appendice, où des citations empruntées à d’autres auteurs aidaient à mettre en lumière les principes établis par Newman. Dans la seconde édition, ils upprima l’appendice et le cinquième discours, et fondit les deux premiers discours en un seul. Il nous a donné dans My campaign in Ireland, p. {{rom|lxi}}, ses raisons pour laisser de côté le cinquième discours : General knowledge viewed as one philosophy (les connaissances générales envisagées comme constituant une seule philosophie). « Les conférences avaient, semblait-il, très heureusement commencé, mais on fit ensuite comprendre à l’orateur qu’il s’y prenait mal, s’il voulait entraîner le clergé derrière lui. Il en fut vivement désappointé ; car, dit-il, si on l’avait laissé faire, et qu’on l’eût écouté jusqu’au bout, les membres du clergé se seraient trouvés d’accord avec lui. On ne pouvait cependant dédaigner une influence aussi grande que la leur. Il fut donc obligé de modifier ce qu’il avait préparé, et même de remanier le plan d’ensemble de la série ; il dut par exemple reprendre et rapprocher des fragments séparés ; de ce fait la cinquième conférence n’était plus, à son sens, ni en harmonie avec le reste, ni mise en valeur comme il l’aurait fallu : il la retira donc. Il n’entendait pas la condamner par là, car il se proposait de la faire figurer, après correction, dans un volume qu’il voulait publier sous le titre de Pamphlets and papers (Collection de petites œuvres diverses). » En fin de compte, le cinquième discours ne fut jamais réédité à part, mais on le trouve dans My campaign, p. 243-270. Dans la dernière édition des Discourses, Newman sépara de nouveau le premier discours du second, et rétablit quel-<noinclude> <references/></noinclude> 2f70zf55sattinwl0aiz4klnso4jozu Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/200 104 4036158 15908372 15542420 2026-07-07T12:59:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908372 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|385|NEWMAN (JOHN-HENRY), LA GRAMMAIRE DE L’ASSENTIMENT|386}}</noinclude> lande), 1896. Gc livre est un recueil dé documents rela tifs à rétablissement de l’université catholique de Dublin, avec une longue introduction historique. N’a pas été mis dans le commerce. 4. Addresscs to cardinal Newman witli hit replies (Discours adressés au cardinal Ncwnuin avec ses réponses) 1879-1881. Publiés en 1905. Contiennent une longue préface narrative et le discours du lliglietto. 5. Sermon notes (Notes pour des sermons), 1849-1878. Publiées en 1913. Traduction française par J. D. Folghera, Paris, 191 1. 6. The correspondence of John Henri) Newman wilh John Keble and olhers (Correspondance de J. H. Newman avec John Keble et d’autres personnes) 1839-1845. Publié en 1917. /II. ÉTUDE SPÉCIALE DE LA GRAMMAIRE DE L’AS-SENTIMENT. — La Grammaire de l’assentiment peut être regardée comme la dernière réponse de Newman à deux sortes de difficultés que son apostolat, aussi bien anglican que catholique, lui avait mis sans cesse devant les yeux. Le Symbole de saint Athanase, avec les continuelles protestations que suscitait sa présence dans le Praijer-Book anglican, se présente comme un exemple de la première de ces difficultés. Si le but de la religion est d’exciter des sentiments de dévotion et d’amour, en quoi une série de propositions embrouillées et apparemment inconciliables, comme celles qui sont contenues dans ce symbole, peut-elle aider à atteindre ce but ? La seconde difficulté, c’est l’assentiment absolu qui est la condition sine qua non de la foi. Comment les preuves qui viennent à l’appui de la religion naturelle ou révélée peuvent-elles fonder un tel assentiment, surtout quand il s’agit de l’homme concret, individuel, qui en règle générale est incapable d’étudier ces preuves scientifiquement ? Or, la Grammaire est divisée en deux parties qui traitent respectivement de ces deux sortes de difficultés. I. Assentiment et appréhension (Assent and appréhension). II. Assentiment et inférence (Assent and inférence). Les trois traits les plus caractéristiques de la Grammaire sont : La distinction entre « notionnel et réel », qui vient en tête de la {{Ire}} partie ; la distinction entre « inférence et assentiment », et « le sens de l’inférence » (Illative sensé) qui appartiennent plus spécialement à la {{rom-maj|II}}{{e}} partie. Première partie. — Une proposition notionnelle esteellequi se compose de termes abstraits : « L’homme est un animal raisonnable ; » une proposition réelle est celle qui se compose de termes concrets : « Edouard VII était fils de la reine Victoria. » Les actes d’appréhension et d’assentiment auxquels donnent lieu ces propositions seront appelés respectivement notionnels et réels. Il importe de remarquer que la même proposition peut être notionnelle pour un homme et réelle pour un autre. La proposition : « Le choléra sévit dans la ville de B. » est comprise « notionnellement » par une personne pour qui le choléra est simplement le nom d’une maladie, et la ville de B. un simple terme géographique ; elle est comprise « réellement » par celle qui a la connaissance expérimentale de la maladie et de la ville atteinte. Il est, d’ailleurs, impossible d’établir une division tranchée entre ces deux sortes d’appréhension ; mais, d’une manière générale, quand l’objet appréhendé est envisagé en première ligne comme appartenant à un genre ou à une espèce particulière, on peut dire que son appréhension est notionnelle ; elle est réelle quand c’est tout particulièrement son caractère individuel qui frappe l’esprit. L’importance de cette distinction se marque à tout instant dans le langage quotidien : on dit par exemple : « Je savais cela, mais je ne DICT. DE THÉOL. CATH. l’avais jamais réalisé avant cette expérience », » avant de l’avoir vu de mes yeux. » Les objets réellement perçus par les sens ou l’esprit, joie, peine, etc., et leur souvenir sont la matière première de V « appréhension réelle ». Nous pouvons appeler leurs images respectives visuelles et mentales. On remarquera que les images mentales, en règle générale, persistent davantage que les visuelles dans la mémoire. Un enfant qui perd sa mère retiendra jusque dans sa vieillesse un vif souvenir du chagrin qu’il eut à la mort de celle-ci, tandis que s’effaceront bientôt les traits de son visage. De plus, par le jeu de ce que Newman appelle la faculté de combinaison (imagination créatrice des psychologues), l’esprit peut se fabriquer à lui-même des objets d’appréhension réelle, en mettant en œuvre ses expériences réelles pour en former de nouvelles combinaisons. C’est cette faculté qui donne au dramaturge, au romancier son pouvoir créateur, qui nous rend capables de nous faire à nous-mêmes, après avoir entendu la description de telle personne, de tel endroit, éloignés dans le temps et l’espace, une idée qui nous rend cette personne, cet endroit, réels, individuels et non plus seulement les parties de telle ou telle catégorie. C’est par là que Napoléon devient pour nous Napoléon, et non pas seulement un des grands conquérants de l’histoire. L’assentiment est réel ou notionnel, suivant que la proposition à laquelle il s’adresse est elle-même réelle ou notionnelle. Cela ne constitue pas une différence dans l’assentiment en tant que tel ; car l’assentiment est assentiment ou il n’est pas. Mais il y a une différence pratique. L’assentiment réel s’adresse au concret, et le concret met en branle l’imagination et devient ainsi un excitant à l’action, tandis que l’assentiment notionnel ne le fait pas, s’adressant à ce qui est abstrait et général. Il est impossible de discuter ici toutes les applications de cette distinction entre notionnel et réel ; il en est une pourtant que l’on ne peut passer sous silence. Supposons un homme qui défend une proposition qu’il appréhende réellement, contre un autre qui n’en a qu’une appréhension notionnelle, le premier ne sera pas long à s’apercevoir que la discussion est inutile, car il ne peut user, à l’égard de son adversaire, des arguments mêmes qui ont le plus de poids à ses yeux. Le ch. v applique ces distinctions aux idées religieuses : croyance en Dieu ; croyance à la Sainte-Trinité ; croyance à la théologie dogmatique Croyance en Dieu. — Cette croyance, sans doute, peut comporter un assentiment notionnel, venant à la suite d’inférences et d’actes d’ordre purement intellectuel (par exemple la déduction tirée de l’ordre de l’univers, à laquelle la Grammaire se réfère, p. 72). Mais ne pouvons-nous arriver à un assentiment plus profond et plus vif que celui qui est accordé à ces notions intellectuelles ? Ne pouvons-nous croire comme si nous voyions ? — Il est impossible de donner en quelques mots une idée adéquate de la réponse fournie par Newman à ces questions. Tout ce qu’on peut essayer ici, c’est d’indiquer l’endroit précis où la découvrir, et c’est précisément dans le parallèle qu’il établit de façon détaillée entre la connaissance de nos semblables (connaissance qui nous vient de phénomènes sensoriels) d’une part, et d’autre part l’image mentale d’un Juge, infiniment clairvoyant, infiniment juste, image qui nous vient de certains phénomènes de la conscience morale : honte, remords, crainte de l’avenir quand nous désobéissons, paix et sécurité quand nous obéissons. Ces sentiments sont la réponse aux menaces et aux promesses de la conscience, et réclament comme cause excitante XI. — 13<noinclude> <references/></noinclude> rghwejwh6uafsrcc0hs3nxv6knprxde Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/212 104 4036170 15908373 15116300 2026-07-07T12:59:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: nlion → ntion , , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908373 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 409 NI CEE (1er CONCILK DE 410 TOIO’JTUV XP^vai 7rpoaY ea " aura ! l B> ainsi. Mais comme il Gai. ÛO7W0 8è toùto tzûoest évident que ce qui vient 8rXov, 6ri nepl tûv èTtmsd’* trc dit ne rcgarde que * /, r _ i ceux qui ont agi ainsi avec Seoovtwv tÔ TtpaYfxx xal intention et qui ont eux. toX^wvtwv eauirouç bertm èmes voulu se mutiler, (j.av eïpviTai, oikcoç eï ceux qui l’auront été ou par Ttveç Û71ô [3ap6âpcov v^ les barbares ou par leur Seo-tcotcôv sùvou}(ÎCT0r)CTav, maître pourront, eonfor eûpCaxoiVTO Se fiÇtOl, toÙç mément au canon, rester toioutouc : elç xXîjpov Trpodan f s, la cMricature s’ils en , ’7 " sont clignes par ailleurs, oie-rai o xavwv. Voir sur ce canon. Hefele. Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 529 sq. ; les articles Eunuques, t. {{rom|v}}, col. 1515 ; Irrégularité, t. {{rom|vii}}, col. 2550. P’, ETce18r / 7roX>vàr ( TO(.Û7tô 2. Soit par nécessité, soit àviv> « ; ç ¥j aXXcoç etceiyoa cause des ""stances de fxÉNWV TÛv àv6pa>™v è Y é- 1. uel « ues. Personnes, plu ™ v. r / i sieurs choses contraires à veto Ttapa tov xayova tov la r ègle ecclésiastique se sont ÉxxXrjenaaTixov, wote avproduites ; ainsi, on a accordé 0po>7touç txiib eOvixoô pîou le bain spirituel et avec le &pTi 7TpoæX66vTaç rr) niabaptême la dignité épisco T61, xal èv oXtyw XP 0%C) paJe ou sacerdotale à des xavr.VYiOévTaç EÙ8ùc ; fart to hommes qui avaient à peine TWEUuaTixovXourpôv fiyew, passé t de î a ™ F*™ » à la , T, ~ n r o~ foi, et qui n avaient été ins x « i <xua t « ( poitnofojvai truits que pendant trés peu TTpoaaystv sic etuo-xotcttjv de temps ; il est juste qu’à. r, 7rpsa6uTspeïoV xaXwç l’avenir on n’agisse plus ISoÇev èyew, toû Xchtcoû ainsi, car il faut du temps (jiY)Sèv toioùto yLveaQou au catéchumène (en vue du xal vàpxal ypôvou Sei tcû baptême) et après le bap xarnxouiiévw, xal jierà -rô * ème u / w pl " s lo, ngu f „, , A » / ^ ( épreuve (en vue des ordres). PaTmqia Soxipaoïaç TïXetEHe est sage, a parole de ovoç. aacpeç yap to aTTOcrroivp 6tre disant (I Tim., {{rom|iii}}, Xixôv YÇ>â.y.y.<x tc^ XéyoV 6) que l’evêque ne soit pas Mt) veôçurov, ïva (X7) Tucpconéophyte, de peur que par 6elç etç xpî^a èj.néay] xal orgueil il ne tombe dans le TOCYiSa toû 8(.a66Xou.’sl 8s Jugement et dans le piège 7rpoïôvToçToijxp6vou4-uxidu démon - Si dans I{{e|a}} su iî{{e}} « i { o~ un clerc se rend coupable x6v ( ti ana P Tr l( ia eupsOn ^^ faute grave> cm J tatée Ttepi to rcp60-<07rov xai par deux ou trois témoins, il êXéyxoiTO Û7t6 Sùo ï) xpiwy doit cesser d’appartenir au fxap-rôpcov, 7r£7TOcûa0to ô clergé. Celui qui agit contre toioÛtoç toû xXïjpou, ô Se cette ordonnance et qui se ræpà Taùxa ttoiwv, cbç montre désobéissant à l’égard ÛTcev-avTia Tfj ucvàXTj ouv6- de ce gr f nd c0 ? cile cs. cn » o I V_ _ _*_i danger de perdre sa clen Sw epaouvotxsvoç, ^ ain-o ; catl f re xivSuvEÛaei Tispl tôv xXrj pov. Ce canon prescrit un temps de probation avant la réception du baptême, et, après le baptême un temps de probation avant la réception des ordres. Un clerc qui se rend coupable d’une faute grave (^u/ixôv ne peut ici avoir que ce sens), constatée par plusieurs témoins, doit être déposé. Ceux qui contreviennent à ce canon, c’est-à-dire ceux qui ordonnent des néophytes, ou les néophytes qui se laissent ordonner sont menacés de déposition. Cf. Hefele-Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 533-536. y’'A7rr, YÔp£UCTEV xa6$1-$2. Le grand concile dé Xou Y) LXEYaXyj ouvoSoç |j.y)te Iend absolument aux évê etuo-xôtoû litre npto^zé- 1 ues’aux prêtres > aux d ; a " < » / ( cres, en un mot à tous les pep (x-/)Te Siax6vçp u^ts membres clu cIergé ; d>avoir oXwç ml Ttov ev Tcp xXr jP of (avec eux) une pe rs0 nne du è< ; eivai croyEiaaxxov è/s-.v, sexe, à moins que ce ne soit 7cXt)v et |i.7] apa (XY)TÉpa r) une mère, une sœur, une àSEXçrjv r t Oslav, rj a y.ôvx tante, ou enfin les seules 7tp6<TtoTCa 7râaav ù^o^lav personnes qui échappent à SiaTTÉÇEUYE. tout soupçon. Ce canon ne défend pas au clergé le mariage spirituel, c’est-à-dire la cohabitation avec une vierge consacrée à Dieu, comme on en trouve parfois l’usage dans les premiers siècles de l’Église ; pareil mariage étant sévèrement défendu à tous, on ne conçoit pas que le concile l’aurait permis aux clercs avec leurs sœurs ou avec des personnes au-dessus de tout soupçon. Le concile prescrit simplement que les clercs ne doivent avoir dans leur maison que leur mère, leur sœur, une tante ou des personnes au-dessus de tout soupçon. La traduction de auvetaax-roç par sœur cmjupdlc, donnée dans Hefele-Leclercq, est donc inexacte. Ce canon ne s’occupe pas du mariage des prêtres ; mais il montre qu’au {{rom|iv}}{{e}} siècle, le célibat ecclésiastique était fréquent. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/Agapètes|{{sc|Agapètes}}]], t. {{rom|i}}, col. 557 ; Célibat des clercs, t. {{rom|i}}, col. 2068 ; et Hefele-Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 538. S’'Etc(ctX07T0V TlpoaTjXei. 4. L’evêque doit être et a l^âXioTa uèv ùno toxvtcov bli Par tous ceux (les évè xûv èv Tfj STrapxta xa61aques) de l’éparchie (pro û > « < s>’i « vince) ; si une nécessite T « a0ao, _E t Se Sucr/epeç tir urgen t e> ou, a Iongueur du to toiouto, /) 61a xaTETTEtchem in s’y oppose, trois youaav àvaYXYjv ^ Stà (évêques) au moins doivent [/îjxoç ôSoû, ÊÇâTTOlVTOÇ se réunir et procéder à la Tpsîç IttI to aÙTÔ ciuvaiY " cheirotonie (sacre), munis de (xevouç, auLn}/Y)(pcov Y LV0 " la P ermiss ion écrite des ab (iEvcov xal twv àjtdvTOV sents La confirmation de ce ~ « o’î. > qui s est fait revient de droit xatouvTieeu.evcov81aYpaiidans ch éparchie, au {xaTwv, tote tt)v xfipoTOmétropolitain, vlav TcotetaGai, to 8è xùpoç tûv ywo[iév(x>v SiS6a0at xaO’éxâCTTYiv ÈTCapxtav tôî JAY)Tp6TC0XÎT]f). L’evêque doit donc être installé par tous les évêques de la province ecclésiastique, laquelle, en ce temps-là, était la même que la province civile. Si tous ne peuvent venir, trois au moins sont nécessaires pour l’imposition des mains avec le consentement des autres donné par écrit. La confirmation appartient au métropolitain, ce qui signifie que contre la volonté de ce dernier, personne ne peut devenir cvêque. Cf. Hefele-Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 540. Y°’r Élection des évêques, t. {{rom|vi}}, col. 2256 ; t. {{rom|v}}, col. 1682 ; Consécration des évêques, t. {{rom|v}}, col. 1684. e’LT£plTcôvàxot.vcùvr)Ta)v 5. Pour ce qui est des YEVOfiivwv eÏte tôjv Èv tw excommuniés clercs ou laï xXrpco eÏte èv XaïxG Tâ Y L ? UeS’l a sentence portée par « ( ~ û><’'’es évêques de chaque pro um, u ; ro tcov xa6 exaorr.v vince doit avoir for ^{{e}} de ' loi> êTWpxiav STuaxoTrwv xpaconformément à la règle Trbco }] YvwfJ.7] xaTà TÔv prescrivant que : Celui qui a xavôva tov StaYopsûovTa, été excommunié par l’un Toùç ûcp’ÉTÉpov àTro6XY)6Évne doit pas être admis Taç ûcp’ÉTÉpoiv [ir npoGieP^ les autres. Il faut ce oOat.’EÇETa^aeco Se, ^ Pendant s’assurer que I’éyé i / « » i A que n a pas porte cette { « xpo+uxi ? T) Ç iXoveixiqç 1 sentence d’excommunication TIVl TOtauTT) a7]Sla tou pa r « roitessed’es P rit. pares ETrt0XO7rou àTTOauyâYCOYOt prit de contradiction ou par yzyisir^TCLi. "Iva oûv toîjto quelque sentiment de haine. T7)v 7rpÉ7rouaav ÈÇÉTaoLV Afin que cet examen puisse Xa^ëâvYi, xaXwç evelv avoir lieu, il a paru bon ëSoEsv, ’èxào-TOU êviauroû d’ordonner que dans chaque û. « » >’*> province, on tint deux lois xau sxao-TTiv ETrapyiav bic’', „.., _ _ „’» » i pai an un concile, qui se tou etouç o-uvoSouç yivzcomposera de tous les évê CT0at, ï’va xoivf) TiâvTwv twv q Ue s delaproince ; ils feront èttloxôtccov tyjç È7rapylaç toutes les enquêtes néces È7rl to aÙTÔ ouvaYOfjLÉvcov, saires pour que chacun voie TàTOiaÛTaÇTinnaaTaÊÇETOCque la sentence d’excomniu Çoito, xal oÛtcoç ol ôu.0- nication a eté ^^P^ . / portée pour une desobéis XoYouu-evwç Trpoaxsxpou- » ance c ^ astat6c et Jusqu. à xoteç tw ETTiaxoTCW xaTà ce qu.j] plaise a r asse mhlée Xôyov àxoivo’)VY)TOi Tcapà des évêques d’adoucir ce Ttâcuv slvai Sô^watv, [J.éyjugement. Ces conciles de p’.ç âv tôj xoivâ) tcôv vTont se tenir l’un arvant le Ètti.ctx6tvcl)V’Sô^Ti Tïiv micarême, P our que, ayant Xav0pco7TOTÉpavÛ-è ? aÙ7cov « " » < tout intiment peu<noinclude> <references/></noinclude> rxeokvyiyzmhs8wu7czrklnxtjp0spg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/320 104 4036278 15908375 15588122 2026-07-07T12:59:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908375 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|625|NICOLAS D’OCHAM — NICOLAS D’ORBKLLKS|626}}</noinclude> lesquels A. G. Little, il serait très douteux que ce dernier ouvrage constituât une œuvre de Nicolas d’Ocham. La même restriction doit être faite pour un autre ouvrage : Scrmones Œcham, qui commencent de la façon suivante : Veritas de terra orla est… Veritas ante lapsum primi hominis, et qui sont conservés dans le ms. 74 de la hibl. du chapitre de la cathédrale de YVorcester. J. Kestcll Gloyer, Catalogue of mss preserved in the Chapter library of Worcester cathedral, Oxford, 1906, p. 147-148. L. Wadding, Scriplores ordinis minorum, 2{{e}} Mit., Rome, 1906, p. 179 ;. I. II. Sbaralea, Supplementum ad scriptores trium ordinum S. Francisa, 2{{e}} édit., Rome, 1921, t. {{rom|ii}}, p. 284 ; ''Th''. Tanner, Bibliotheca britannico-hibernica, Londres, 1748, p. 556 ; A. G. Little, The grey Friars in Oxford, Oxford, 1892, p. 158, 229 ; le même, The franciscan school al Oxford in the Ihirtcenth Century, dans Arehiuum franciscanum hisloricum, t. {{rom|xix}}, 1920, p. 828, 857-858 ; Dictionary of national biography, Londres, 1895, t. xli, p. 350. A. Teetært. 42. NICOLAS ORANUS, frère mineur de la province de Flandre (xvii c siècle). — Né à Liège, il fut successivement lecteur de théologie, gardien des couvents d’Avesne, de Liège, de Namur, de Luxembourg, de Couvin, etc. et deux fois définiteur. Comme prédicateur, il eut de grands succès. Il mourut à Namur en 1634. Tous ses ouvrages, soit en latin, soit en français, sont autant de recueils de sermons, souvent très intéressants pour les théologiens. 1. Conciones triginta de Judæ prodiloris apostasia, sive triplici ejus defectu a fide, a gratia et ab apostolatu, per quem omnes reprobi figurantur, Anvers, 1611, Mons, 1611. — 2. Oratio moralis et historia latine concepta, gallice pronunciata, in honorem D. Alberti S. R. E. cardinalis neenon Ecclesise Leodiensis episcopi et principis, ac tandem pro ecclesiastica libertate gloriosissimi martyris, in templo nobilium domicellarum eollegii S. Aldegondis, Malbodii, dum solemniter ejusdem martyris reliquix a Rhemis in Belgium reducerentur… postera die quam ab Avesnis adventassenl, 4 decembris a. 1612, Douai, 1613, {{in-4°}}, 22 p., panégyrique en l’honneur du bienh. Albert de Louvain, cardinal, évêque de Liège et martyr, prononcé en français, à Maubeuge, à l’occasion de la translation de ses reliques, de Reims en Belgique. — 3. Exilium gencris luimani felicissimum concionibus advenlualibus explicatum, quibus triumphas misericordise et veritatis Dei circa primos parentes illuslratur, Mons, 1615, {{in-8°}}, 515 p., sermons pour l’avent sur le triomphe de la miséricorde et de la vérité dans la conduite de Dieu à l’égard des pécheurs. — 4. Benjamin evangelicus seu conversio S. Pauli concionibus triginta quatuor…, Mons, 1624 et Cologne, 1624. — 5. Conversio Cornelii centurionis Cœsarei facta per D. Petrum apostolum et triginta concionibus explicala, Mons, 1632. — 6. Mysteria Passionis Dominicæ concione trihoraria explicala, Cologne, 1634. L. Wadding, Scriptores ordinis minorum, 2{{e}} édit., Rome, 1906, p. 179 ; J. H. Sbaralea, Supplementum ad scriptores trium ordinum S. Francisci, t. {{rom|ii}}, 2{{e}} édit., Rome, 1921, p. 285 ; S. Dirks, Histoire littéraire et bibliographique des Frères mineurs de l’observance de S. François en Belgique et dans les Pays-Bas, Anvers, 1885, p. 174-176. A. Teetært. 43. NICOLAS D’ORBELLES. frère mineur de l’observance de la province de Tours. — Originaire d’Orbelles, près d’Angers, il enseigna à Poitiers pendans la seconde moitié du {{rom|xv}}{{e}} siècle. Maître en théologie, il s’est rendu célèbre par ses disputes, son enseignement et ses écrits théologiques et philosophiques, dans lesquels il se rattache étroitement à la doctrine de Duns Scot, dont il est un des commentateurs les plus goûtés et les plus autorisés, et un des défenseurs les plus acharnés et les plus loyaux. Il a contribué beaucoup à, étendre l’école scotiste, et à répandre les idées et les doctrines du Docteur subtil. Aussi son commentaire sur les quatre livres des Sentences fut-il hautement apprécié et vivement recherché, par tous les théologiens non seulement contemporains, mais aussi postérieurs à Nicolas d’Orbelles, comme en témoignent les nombreuses éditions de cette époque. Ce commentaire, intitulé : Commentarii in quatuor libros Sententiarum, parut, en effet, successivement à Paris, 1488, ex emendatione Thoma Sylvestris, per Fel. Baligaut, in-4° ; à Paris, 1498, opéra Fel. Balligault, impensis Jiarwis Riehardi, in-8° (A. Castan, Catalogue des incunables de la bibliothèque publique de Besançon, Besançon, 1893, n. 731 ; V. A. Copinger, Supplément to Hain’s Repertorium bibliographicum, t. {{rom-maj|I}}, Londres, 1895, n. 12047 ; R. Proctor, An index to the early prinled books in the British Muséum, part. {{rom-maj|I}}, Londres, 1898, n. 8261) ; à Rouen, sans année (vers 1499), in-8° (J. H. Sbaralea, Supplementum ad scriptores trium ordinum S. Francisci, t. {{rom|ii}}, 2{{e}} édit., Rome, 1921, p. 2H({{rom|i}}) ; à lki{.'enau, 1503 (Panzer, Annales lypographici, t. vii. p. 6f, n. 15) ; à Lyon, 1503 (Panzer, ''op. cit.'', t. {{rom|ix}}, p. 443, r>. 35) ; à Venise, 1507, avec le texte des Sentences de Pierre Lombard ; à Paris, 1509 (Panzer, ''op. cit.'', t. {{rom|vii}}, p. 538, n. 329), 1511, 1515, 1517, 1520. Plusieurs auteurs identifient le Super Sententias Compendium singulare eleganliora Docloris Sublilis dicta summatim comprehendens, avec les Commentarii in quatuor libros Sententiarum. J. H. Sbarelea, ''op. cit.'', p. 285, écrit : Commentarii in quatuor libros Sententiarum idem sunt alque Compendium super Sententias, qui débute par les mots : Post brevem compilationem logicæ, physicæ et ethiese secundum opinionem Doctoris subtilis. D’autres (J. Jeiler, dans Kirchenlexikon, t. {{rom|ix}}, col. 971), distinguent cependant ces deux ouvrages, et disent que le Compendium super Sententias a été publié à Lyon, en 1503, et à Paris, en 1517. Nous pensons, avec les éditeurs de Sbaralea, qu’il faut identifier les deux ouvrages, parce qu’ils concordent parfaitement entre eux. De plus, ce commentaire sur les Sentences que quelques écrivains dénomment : Opus insignissimvm et prope divinum, doit avoir été terminé après 1465. En effet, l’auteur cite, In IV. ''Sent.'', dist. {{rom-maj|XLV}}, q. {{rom|iii}}, un privilège accordé, en 1465, par le pape Paul, et comme le souverain pontife Paul II (1464-1471) est appelé modernus, il faut en conclure qu’il gouvernait encore l’Église au moment où Nicolas écrivait. Il résulte de ces constatations que les auteurs se trompent, qui font mourir Nicolas d’Orbelles en 1455. Le frère Thomas Sylvestri, O. M., a ajouté une table au commentaire sur les Sentences de Nicolas d’Orbelles qui se trouve dans l’édition de Paris de 1498, publiée par les soins de frère Jean Alexandre, O. M., avec une préface par Lodoicus Honnonius Nervius. Enfin, vers 1500, le frère mineur Jean le Picard a composé des Resolutiones aurese sur le commentaire de^ Nicolas d’Orbelles. Nicolas aurait composé encore un traité intitulé : Declarationes quorumdam terminorum theologalium, secundum doctrinam illuminali doctoris (c’est-à-dire François Mayron, O. M.), que l’on trouve à la fin d’à peu près toutes les éditions des Commentarii in quatuor libros Sententiarum, ou du Compendium super Sententias. L’édition de Venise, de 1507, attribue ce traité explicitement à Nicolas d’Orbelles, qui y donne des explications et des déclarations sur les noms et les attributs divins. Ce traité débute par les mots : Ut noviter ad facultatem… Nicolas d’Orbelles a composé aussi de nombreux ouvrages philosophiques, qui ne furent pas moins célèbres que ses œuvres théologiques. Ainsi son ouvrage Super summulas Pétri Hispani ad menlem Scoti ou<noinclude> <references/></noinclude> 379ximcazlpepb1gcghygdhy69qzjs2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.2.djvu/153 104 4038721 15908421 15684827 2026-07-07T13:00:37Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908421 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>17 1 ! » ##RATIONALISME## <nowiki/> '''RATIONALISME'''. LES LIBERTINS DU XVII* SIECLE 1720 défendit d’ailleurs d’avoir tenu ce blasphème, et Innocent IV ne le lui attribua pas lorsqu’il le condamna au concile de Lyon, 1245. Quant au livre, au moment où l’on commença à parler de lui il n’existait certainement pas. Mersenne prétend en avoir eu entre les mains un texte arabe, mais il ne connaissait pas l’arabe et il était facile à tromper. Dans une Lettre au président Bouhier, datée du 10 juin 1712 et qui se lit à la suite des Menagiana réédités, .t. {{rom|iv}}, p. 283-312, LaMonnoye affirmera encore qu’au {{rom|xv}}{{e}} et au xvi a siècle des écrivains ont répété le thème fondamental du fameux livre, mais que ce livre n’exista jamais. En 1712 cependant, il pouvait exister. Ce n’est point évidemment le livre intitulé Les trois imposteurs et qui circula en France à partir de 1785. Ce livre est un extrait d’un ouvrage intitulé : La vie et l’esprit de M. Benoît de Spinoza, in-12, paru en 1719 en très peu d’exemplaires. La Vie, qui était du médecin Lucas parut de nouveau à Hambourg en 1735 ; l’Esprit fut publié également à part sous le titre, Les trois imposteurs. Six chapitres : I. De Dieu. Fausses idées que l’on a de la divinité, parce qu’au lieu de consulter le bon sens et la raison, on a la faiblesse de croire aux imaginations des gens intéressés à tromper le peuple. ii. Des raisons qui ont engagé les hommes à se figurer un être invisible qu’on nomme Dieu. De l’ignorance des causes physiques et de la crainte produite par des accidents naturels est née l’idée de l’existence de quelque puissance invisible : idée dont la politique et l’imposture n’ont pas manqué de profiter, ni. Toutes les religions sont l’ouvrage de la politique. Conduite de Moïse pour établir la religion judaïque. Examen de la naissance du Christ, de sa politique, de sa morale, de sa réputation après sa mort. Artifices de Mahomet pour établir sa religion ; succès de cet imposteur, plus grands que ceux du Christ. Cf. Lanson, Questions diverses sur l’histoire de l’esprit philosophique en France avant 1750, dans Revue d’histoire littéraire, 1912, p. 19 sq. Mais en 1716, Arpe, dans une Réponse à la dissertation de La Monnoije, Leyde, affirmait avoir eu entre les mains, en 1706, à Francfort, un manuscrit latin — dix cahiers in-8° — des Trois Imposteurs. Renouard, Catalogue de la bibliothèque d’un amateur soutint qu’Arpe était tout simplement l’auteur de ce manuscrit. Or, vers 1689, Trentzelius, au dire de l’un de ses amis, aurait fourni d’un manuscrit latin de même titre une description correspondant exactement à la description faite par Arpe. Le Journal des savants de 1691, p. 327, annoncera comme venant de paraître : Joannis Frederici Meyer dissertationes seleclæ Kilonienses et Hamburgenses, quibus præmitlitur prislino de libro De tribus imposloribus commentarius, una cum sciographa et parle cjusdem libri, Francfort, in-4°. Au début du {{rom|xix}}{{e}} siècle, on connaissait t rois copies manuscrites du livre dont l’une avait été publiée à Vienne chez Straube, en 1753, et dont une autre, vendue chez le duc de la Vallière en 1784, fut publiée à Paris en 1861, De tribus imposloribus, 27 pages de texte et notes {{rom|i}}-{{rom|lv}} et 29-75, par Philomneste Junior (G. Brunet) ; une traduction française fut publiée par le même en 1867. Le texte latin fut réédité par Weller à Hcilbronn en 1876 : De tribus imposloribus…, zweite, mit einem ncuen Vorworl versehene Au/lage, 39 p. in-12. Le manuscrit était daté de 1598, mais c’est évidemment une date supposée. Il est question dans le livre de saint Ignace, canonisé en 1622, des Chinois, « qui Boni seulement entrés dans la littérature courante avec l’édition de 1595 des Essais et par une simple note de Montaigne », de la question de L’intelligence des animaux qui, mise en route vers 1596, ne deviendra populaire que vers 1645 et enfin des Védas et avec une précision que l’on ne pouvait avoir en l : V.), S. I.st il de la fin du {{rom|xvii}}{{e}} siècle ? Du commencement du x IH » 1 Ce livre nie simplement la valeur des religions positives et tend à réduire la religion à un déisme très large. Comment choisir entre Jésus, Moïse ou Mahomet ? Et à quoi bon ? Si Dieu existe — car le monde peut s’expliquer sans lui, par la série indéfinie des causes, et le consentement universel a pour source l’autorité des princes dont la croyance en Dieu favorise l’action - qu’a-t-il à faire des pratiques du culte ? Il ne peut exiger que l’homme l’aime, puisqu’il a créé le mal dans le monde, tenté l’homme et permis sa chute, sacrifié son propre (ils. On retrouve ici la pensée de Y Heptaplomeres et des Quatrains du déiste. Voir plus loin. Cf. H. Iiusson, La pensée religieuse française de Charron à Pascal, Paris, 1932, p. 94 sq. On trouvera une bibliographie abondante sur la plupart de ces questions et de ces personnages dans les ouvrages cites de : J.-Il. C îarbonnel, p. O-UU et de H. Basson : Les sources… du rationalisme, p. 635-654. Voir particulièrement Du Plessis d’Argentré, Colleclio judiciorum denovis erroribus gui nh inilio duodecimi seculi posl incarnationem… usque ad anniim 1632, in Ecclesia proscripli sunt et nolali, Paris, 1724-1736, : i vol. in-fol. ; Reinmann, Historia universalis atheismi et atheorum falso et merito suspectorum apud judœos, ethnicos, chrisiianos, mahumedanos, ordine chronoloqico descripta et a suis iniliis ad nostra tempora deducta, Hildesheim, 1725, in-S » ; J. Burckhardt, Oie Kulturder Renaissance in Italien, Stuttgart, 1860, trad. franc. M. Schmitt, La civilisation italienne au temps de la Renaissance, Paris, 1885, 2 vol. in-8° ; Lecky, Historg of the ri.se and influence cij rationalisai in Europe, 2 vol., Paris, 1900 ; Cournot, Considérations sur la marche des idées et des événements dans les temps modernes, texte revu et présenté par F..Ment ré, 2 vol., Paris, s.d. (1934), 1. 1 ; les Flistoires de la philosophie, dont É. Bréhier, t. i : Antiquité et Moyen Aqe, Paris, 1930 ; les Histoires de la littérature française au {{rom-maj|XVI}}{{e}} siècle ; le Dictionnaire deBayle ; le Dictionnaire philosophique de Franck ; la France protestante de Haag…, les diverses Revues de l’histoire de la philosophie et des lettres, en particulier Revue des éludes rabelaisiennes, 1903-1912 ; Revue du {{rom-maj|XVI}}{{e}} siècle, 1913… ; Revue de la Renaissance, 1902-1906 ; Humanisme et Renaissance, 1. 1 et {{rom|ii}}, 19341935. IV. AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE : LIBERTINS ET ESPRITS forts. — {{1o}} Idée générale. — Dans l’histoire du rationalisme, le {{rom|xvii}}{{e}} siècle semble marquer un temps d’arrêt. Cela tient à l’effort déployé par l’Église pour ressaisir les esprits, à toute la poussée rel igieuse connue sous le nom de Contre-Réforme, et aussi au caractère religieux des gouvernements : partout il y a une Église d’État, donc une censure et des peines. En réalité, les incrédules ne manquent pas, mais ils se dissimulent plus ou moins. Ils ne constituent pas d’ailleurs, une secte, au credo bien précis, bien délimité, mais plutôt un courant. Ce qu’ils ont de commun, c’est la tendance à rejeter l’autorité de la révélation et de l’Église, de son enseignement et de sa morale. Leurs contemporains ne s’y sont pas trompés ; ils les appelèrent libertins, c’est-à-dire, affranchis des croyances et des règles morales traditionnelles. Vers la fin du siècle, prévaudra le nom d’esprits forts ; un peu tout le long du siècle, on les appellera aussi parfois beaux esprits. Quelques-uns écrivent en elïct et fréquentent les milieux littéraires. On les suit surtout en France. Ils sont les héritiers de la pensée du {{rom|xvi}}{{e}} siècle, qui survit un temps au milieu d’eux, comme on l’a {{rom|vii}}, c’est-à-dire, des Padouans, des épicuriens, des stoïciens — sans cependant se préoccuper comme eux des problèmes métaphysiques — les héritiers aussi des sociniens ; mais ils seront surtout les héritiers de Montaigne et de Charron. Ils évolueront d’ailleurs. {{2o}} ''Les libertins''. 1. Ceux du début sont de qualité nettement inférieure. Ce sont ceux dont le jésuite Garasse, La doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, 1623, in- 4°, el Mersenne, Qua-stiones ccleberrimic in Genesim, 1623, in fol., L’impiété des déistes et libertins du temps combattue et renversée de point en point par des raisons Urées de la philosophie et de la<noinclude> <references/></noinclude> p5p9mrj9ybtnm6ptm316pn9p1pgsyh8 Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 1.djvu/138 104 4048981 15909091 13058224 2026-07-08T05:49:17Z Manseng 19880 15909091 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|132|APPENDICE}}</noinclude><section begin="laisse001"/><poem style="margin-left:10%;"> Mie ne sont no frere li felon mescreant,<ref follow="laisse001"><includeonly>— </includeonly>21 Et des — 31 orent t. — 40 me alez</ref> {{NumVers|15|-3em}}Quoy que d’une lignie viennent en descendant, D’Adam et de se fenme, dont j’ay parlet devant. De ces deus furent troi, dont par mal ensciant Ochist l’un frere l’autre ; che fu pité moult grant. Caÿns ochist Abel, que Dieus tint a amand ; {{NumVers|20|-3em}}De Caÿm sont yssut li fiel et li tirant. Et de deus aultres frerez je vous yray disant, Dont li uns fu trés faux, dont je diray avant, Car son frere traÿ et ala mal cachant Et se mouillier ossi au gent corps avenant, {{NumVers|25|-3em}}Qui estoit la plus bielle de che siecle vivant ; Car je croy c’oncques Dieus n’ala telle estorant, Se che ne fust sa mere, Marie au corps vaillant. Or est ainssi que chelle dont je vous voy parlant Fu tant bielle et jolie et de tel avenant {{NumVers|30|-3em}}Que Paris ou Elainne et l’amie Tristant Ne Judith ne Fezonne, qui de biauté ot tant, Ne furent de biauté a cestuy affreant ; Et, se nature en lui ordonna biel samblant, Dieus y mist le bonté et si vray enssiant {{NumVers|35|-3em}}Que che fu li plus sage en clergie aprendant Qui oncques fust au monde — che va on tiesmoingnant —, Si que sens et biauté et bonté enssuiwant Furent dou tout en luy si bien moutepliant Que miracles fist Dieus pour lui en son vivant, {{NumVers|40|-3em}}Enssi que vous oréz, se m’aléz escouttant. Or entendéz a moy, se feréz que sachant, Quar d’entendre le bien amendent li aucquant. </poem> <nowiki/> <section end="laisse001"/> <section begin="laisse002"/>{{Gauche|II{{FAD|<ref name="laisse002">43 che puchielle.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Signeur, chelle puchielle sage et bien doctrinee Fu Flourenche de Ronme par son non appiellee, {{NumVers|45|-3em}}Et au ber Esmeré fu la dame espouzee, </poem><section end="laisse002"/><noinclude> <references/></noinclude> ojeg4bwmorgmxzagvp3fzw6luqinaxa Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 1.djvu/139 104 4049057 15909092 13059267 2026-07-08T05:54:28Z Manseng 19880 15909092 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||ROMAN DE FLORENCE DE ROME|133}}</noinclude><section begin="laisse002"/><poem style="margin-left:10%;"> Le milleur chevalier qui rengna en l’anee.<ref follow="laisse002"><includeonly>— </includeonly>46 La — 47 fr. que sa — 49 Puis — 50 mal — 56 ''Le premier'' a ''manque'' — 62 li e. — 68 li e. — 70 fist a la — 71 Et e. — 72 telles merueilles</ref> Mais il avoit un frere (sa vie soit dampnee !), Millez fu appielléz, c’est veritéz prouvee ; Pis valy que Caÿns de fait et de penssee, {{NumVers|50|-3em}}Car son frere traÿ par male destinee. Huy mais vous en sera vraie canchon cantee, Qui doit y estre des boins oÿe et escouttee : {{NumVers|''fol. 203 r°''|33em}}Ch’est d’armes et d’amours, d’assault et de meslee Et de mainte adventure et de pitté moustree. {{NumVers|55|-3em}}{{intervalle|1.0em}}Quant a Ronme nasqui la bielle flour paree, Maint signe y a paru a ycelle journee, Car on vit sans plouvoir et queÿr le nuee Et le solleil cambgier, dont la gent esgharee Fu fourment a ce jour : moult en fu effraee, {{NumVers|60|-3em}}Pour cheste varianche fu grande le huee, Car le mere en moru, quant en fu delivree, Dont Ostes l’empererez ot moult le chiere yree. Son consseil fist mander par toutte le comtree ; Sus ou palais maiour fu grande l’assamblee : {{NumVers|65|-3em}}La ot maint sinatour de haulte renonmee Et maint clercq sciencheux de scienche fondee. Adont li empererez parla sans demoree : « Signeur », dist l’empererez, « j’ay mout le chiere yree Que me fame moru, quant me fille fu nee, {{NumVers|70|-3em}}Et des signez ossi qui firent la journee Enssi tous esbahis ; par la Vierge loee, Onques telle merveille ne fu mais regardee. » </poem> <nowiki/> <section end="laisse002"/> <section begin="laisse003"/>{{Gauche|III{{FAD|<ref name="laisse003">73 emperez.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Ostes li empererez de Ronme le maiour Fu devant son consseil en doutte et en paour, {{NumVers|75|-3em}}En demandant consseil a maint francq sinatour Pour les singnes oribles qui avinrent au jour </poem><section end="laisse003"/><noinclude> <references/></noinclude> igsw2lewofwpuko2wbp3tjthb15fjh7 Utilisateur:Sicarov/common.js 2 4069796 15908616 15908211 2026-07-07T13:41:06Z Sicarov 121895 15908616 javascript text/javascript //Deux parties: la première les gadgets et scripts confirmé, la seconde les scripts confirmés //______________Les supers gadgets______________________________// //___________En fonction_______________ //*=stable !!!= en cours CONTRIBUTEUR = utile pour le correcteur LECTEUR : utile pour le lecteur //* CONTRIBUTEUR Croptool en plsu du lien dans un menu, ajoute un bouton dans la barre d'édition [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-CropToolWikisource.js]] importScript('Utilisateur:Sicarov/Gadget-CropToolWikisource.js'); //* CONTRIBUTEUR INDEX Ajout un suivi de l'index : nombre de page, progression, activité, création [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-SuiviIndex.js]] importScript('Utilisateur:Sicarov/Gadget-SuiviIndex.js'); //* CONTRIBUTEUR Inverse la zone d'édition avec l'image, le texte avec l'image (bouton est dans Aide à la relecture) [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-InversionPageEdit.js]] importScript('User:Sicarov/Gadget-InversionPageEdit.js'); //* CONTRIBUTEUR Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-Transclusici.js]] importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js'); //* LECTEUR Gadget ajoute une TRANSLITÉRATION GREC-LATIN [[User:Sicarov/transliterateGreekALALC.js]]-> opérationnel et génial, peux étre donné à tout le monde importScript('User:Sicarov/transliterateGreekALALC.js'); //* LECTEUR Gadget ajoute une TRANSLITÉRATION HEBREW-LATIN [[User:Sicarov/transliterateHebrew.js]] importScript('User:Sicarov/transliterateHebrew.js'); //* LECTEUR Gadget Derniers Sujets sur le scriptorium et les autres espaces de discussions [[User:Sicarov/Gadget-DerniersCommentaires.js]] importScript('User:Sicarov/Gadget-DerniersCommentaires.js'); //* CONTRIBUTEUR Patch sur erreur commune compact et ordre décroissant [[User:Sicarov/Gadget-Erreurs-communes-compact-patch.js]] importScript('User:Sicarov/Gadget-Erreurs-communes-compact-patch.js'); // * CONTRIBTUTEUR Barre d'édition, publier, prévisualiser qualitées flottantee, [[s:it:MediaWiki:Gadget-stickyToolbar.js]] avec [[s:it:MediaWiki:Gadget-stickyToolbar.css]] vers [[User:Sicarov/Gadget-stickyToolbar.js]] avec [[User:Sicarov/Gadget-stickyToolbar.css]]*/ mw.loader.load('//it.wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:Gadget-stickyToolbar.js&action=raw&ctype=text/javascript'); //mw.loader.load('User:Sicarov/Gadget-stickyToolbar.js'); // ! LECTEUR Ajoutez une horloge dans la barre d’outils personnelle qui affiche l’heure actuelle en UTC (ce qui fournit aussi un lien pour effacer la page actuelle). [[mw:MediaWiki:Gadget-UTCLiveClock.js]], [[mw:MediaWiki:Gadget-UTCLiveClock.css]]; [[mw:MediaWiki:Gadget-UTCLiveClock-pagestyles.css]]*/ window.UTCLiveClockLocation = 'outside'; // Dans ou hors du menu onglet window.LiveClockTimeZone = 'Europe/Paris'; //Choix du fuseaux horaires Europe/Paris, America/Montreal, Africa/Abidjan window.LiveClockHideSeconds = true; //Cacher les secondes mw.loader.load( '//www.mediawiki.org/w/index.php?title=MediaWiki:Gadget-UTCLiveClock.js&action=raw&ctype=text/javascript' ); // !!! LECTEUR Google Translate : Selection et touche MAJ [[mw:MediaWiki:Gadget-GoogleTrans.js]] //BUG: "Requests from referer https://fr.wikisource.org/ are blocked." mw.loader.load('//en.wikipedia.org/w/index.php?title=User:Endo999/GoogleTrans.js&action=raw&ctype=text/javascript'); /* !!! 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CONTRIBUTEUR BOUTON Romains vii — version simple et propre [[Utilisateur:Sicarov/EncapsuleRomain.js]] (Améliorable) importScript('Utilisateur:Sicarov/EncapsuleRomain.js'); // * CONTRIBUTEUR BOUTON "Undo" Ctrl+z [[Utilisateur:Sicarov/BoutonUndo.js]] importScript('Utilisateur:Sicarov/BoutonUndo.js'); //* CONTRIBUTEUR BOUTONS h et B pour encapsuler les mots grecs et hebreux-latin [[User:Sicarov/Gadget-EncapsuleLang-bouton.js]] importScript('User:Sicarov/Gadget-EncapsuleLang-bouton.js'); // * CONTRIBUTEUR RACCOURCIS D'INTERFACE pour se déplacer de page en page alt +shift (page suivante, page précédente, vers l'index function navPrec(), navSuiv(), navIndex(), [[Sicarov/RaccourcisInterface.js]]) importScript('User:Sicarov/RaccourcisInterface.js'); // * CONTRIBUTEUR RACCOURCIS DICO Raccourcis pour l'édition des encyclopédies en particulier : {{rom|}}, {{nr|||}}, Kill +Typo, [[User:Sicarov/RaccourcisDico.js]] importScript('User:Sicarov/RaccourcisDico.js'); // * ! CONTRIBUTEUR TOOLBAR DICO Barre de boutons editions flottant (fonctionne avec RaccourcisDico) [[User:Sicarov/ToolbarDico.js]] avec [[Utilisateur:Sicarov/BoutonDico.css]] importScript('User:Sicarov/ToolbarDico.js'); // * CONTRIBUTEUR RACCOURCI Bouton Mise en page "Baguette magique" ctrl+alt+y [[MediaWiki:Gadget-MiseEnPage.js]]; OCR Trévoux ctrl+alt+u cf ls.typographie = function [[MediaWiki:Gadget-correct_long_s.js]]; Transcrire le texte ctrl+alt+o pour OCR (Google tesseract ou transcribus) // [[Utilisateur:Sicarov/RaccourcisBaguetteTypoOCR.js]] importScript('Utilisateur:Sicarov/RaccourcisBaguetteTypoOCR.js'); // Autres exemple de raccourcis [[User:ElioPrrl/Raccourcis.js]] [[User:Denis Gagne52/Raccourcis.js]] //importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js'); //importScript('User:Denis Gagne52/Raccourcis.js'); /* LECTEUR Infobulles de références [[MediaWiki:Gadget-ReferenceTooltips.js]] avce [[MediaWiki:Gadget-ReferenceTooltips.css]]*/ //mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:Gadget-ReferenceTooltips.js&action=raw&ctype=text/javascript'); //CONTRIBUTEUR IMAGE Améliore l'image dans l'onglet outils (contraste, luminosité [[User:Seudo/image.js]] //importScript('User:Seudo/image.js'); //Pas assez simple, trois barres avec un curseur serai plus utile ou bien une valeur directement entrée sur la barre. // CONTRIBUTEUR IMAGE Sliders.js ajoute une interface de curseurs pour régler dynamiquement les filtres visuels d’un <canvas> (luminosité, contraste, etc.) sur Wikisource, pour améliorer la lisibilité des images en mode ProofreadPage. //importScript('Utilisateur:Lepticed7/Sliders.js') //Bien pour des fac-silmilé complexe à lire //_________Script correct ou mis de coté______________ // !!! LECTEUR*** Gadget-MenuLecteur.js : Une barre de menu poru lecteur version bureau et mobile : durée de lecture, nombre de mots, lien présentaion et autuer, agrandissment du texte, descendre/monter, favori/citation/Bibliothéque, marquepage, statistique sur le texte [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-MenuLecteur.js]] [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-MenuLecteur.css]]-> en cours 28/04/2026 importScript('Utilisateur:Sicarov/Gadget-MenuLecteur.js'); // !!! LECTEUR*** UN outils pour CRÉER DES MARQUE-PAGES ET FAVORIS [[Utilisateur:Sicarov/MarquePages.js]][[Utilisateur:Sicarov/Marque-pages]][[Utilisateur:Sicarov/Favoris]] -> en cours mais fonctionel importScript('Utilisateur:Sicarov/MarquePages.js'); // Essaie pour avoir des favoris comme dans Commons (ne marche pas) //importScript('MediaWiki:Gadget-Favorites.js'); [[MediaWiki:Gadget-Favorites.js]] // !!! LECTEUR** Gadget-createlink : recherche remplace pour faire des lien automatique biblique entre autre, mais aussi sur des auteurs etc... [[Utilisateur:Sicarov/Gadget-CreateLink.js]] -> en amélioration importScript('Utilisateur:Sicarov/Gadget-CreateLink.js'); //* CONTRIBUTEUR* Liens personnels dans la boite à outil [[Utilisateur:Sicarov/Liensperso.js]] -> pour Acer11 importScript('Utilisateur:Sicarov/Liensperso.js'); /* Full-screen editing = inutile et certainement daté, mais potentiel pour améliorer l'affichage [[s:en:User:Samwilson/FullScreenEditing.js]]*/ //mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Samwilson/FullScreenEditing.js&action=raw&ctype=text/javascript'); // Amélioration du gadget Erreurs communes : surligne en rouge [[User:ElioPrrl/Scanilles.js]] -> l'ensemble est mis dans un gadget global //importScript('User:ElioPrrl/Scanilles.js'); // Améliore le bouton Typo [[User:ElioPrrl/TyposPartiel.js]] -> l'ensemble est mis dans un gadget global // en attente d'une modif ligne 54 et 56 t. et vol. //importScript('User:ElioPrrl/TyposPartiel.js'); /* CONTRIBUTEUR Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */ //mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript'); //___________Zone de test_______________ f8elfr6g03x7n9xatwh7x8757ndfzf4 Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 1.djvu/140 104 4071795 15909353 13177546 2026-07-08T11:39:04Z Manseng 19880 15909353 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|134|APPENDICE}}</noinclude><section begin="laisse003"/><poem style="margin-left:10%;"> Que sa fille nasqui, qui fresce ot le coullour.<ref follow="laisse003"><includeonly>— </includeonly>77 fill — 84 V on le — 86 frerour — 91 Qui —98 mainte</ref> Par deviers l’empereur disoient li pluisour Que par ceste naissanche avenroit tel dolour {{NumVers|80|-3em}}Que toutte Ronmenie en avenroit tristour. Et disoient aucun au riche empereour Que sa fille fesist mettre en aucun destour, A le fin c’on fezist cestuy sort menteour, U le fesist morir en cambre u en tour. {{NumVers|85|-3em}}Et quant li roys oÿ recorder telle errour Et voit les clers trestous estre en telle freour, Adont ne scet que faire, si mua sa coullour ; A soy meïsmes dist : « Vechi grande hidour, Se je fay mon enffant morir a deshonnour ! {{NumVers|90|-3em}}Or diron li aucun, par Dieu le creatour, Qu’il n’aroit point en moy coer, valour ne vighour D’attendre aucun debat, aventure ou estour. Par le foy que je doy a Dieu le crestour, Ja enviers men enffant, qui tant a de valour, {{NumVers|95|-3em}}N’en feray tel estat ne si folle labour, Ains le feray nourir a joie et a baudour ; En la gharde le meth de Dieu le sauveour. » Pour sa mouillier ploura li rois Ostez maint jour ; Sa fille fist warder en joie et en baudour. {{NumVers|100|-3em}}{{NumVers|''fol. 203 v°''|33em}}Et plus craissoit li li enffez, plus croissoit sa valour En bonté, en biauté, en sens et en cremour. De se biauté avoient mierveillez li pluisour, Dont li plus sciencheus disoient a leur tour : « Aÿ ! biautéz », font il, « pour quoy prens ton sejour {{NumVers|105|-3em}}En Flourenche, no dame, fille l’empereour ? Car elle coustera a mant francq poingneour. » Tous li plus sagez clercq vivoient en cremour. </poem> <nowiki/> <section end="laisse003"/> <section begin="laisse004"/>{{Gauche|IV{{FAD|<ref name="laisse004">108 ''Le second et manque.''</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Tant fu Flourenche bielle et de corps et de vis </poem><section end="laisse004"/><noinclude> <references/></noinclude> ooejb78ccypk3jtf4lxgl1xma5jdoao Auteur:Joseph-Charles Boyetet de Bagnaux 102 4110158 15909342 15213846 2026-07-08T11:27:37Z Newnewlaw 42296 15909342 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == * ''[[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878|Le mobilier scolaire]]'' (texte en cours de correction) in « [[Revue pédagogique]] », [[Livre:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|1879-I]], p.[[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/110|109]]. == Voir aussi == * [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], {{export|Nécrologie de M. de Bagnaux}} ''[[Nécrologie de M. de Bagnaux]]'' in « [[Revue pédagogique]] », [[Livre:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu|1882-II]], p.[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/606|598]].[[Catégorie:Auteurs de la Revue pédagogique]] *[[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], {{export|Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/BAGNAUX (De)}} [[Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/BAGNAUX (De)|« BAGNAUX (De) »]] in [[Livre:Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, partie 1, tome 2, 1888.djvu|''Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire'']] dirigé par [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1888 (Partie 1, tome 2, p. 3011-3012) }} 43nwt15qpgdbicbti7zeqvpcuhsbcp0 15909344 15909342 2026-07-08T11:27:56Z Newnewlaw 42296 Suppression de [[Catégorie:Auteurs de la Revue pédagogique]]; Ajout de la catégorie [[Catégorie:Auteurs de textes reproduits dans la Revue pédagogique]] avec HotCat 15909344 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == * ''[[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878|Le mobilier scolaire]]'' (texte en cours de correction) in « [[Revue pédagogique]] », [[Livre:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|1879-I]], p.[[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/110|109]]. == Voir aussi == * [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], {{export|Nécrologie de M. de Bagnaux}} ''[[Nécrologie de M. de Bagnaux]]'' in « [[Revue pédagogique]] », [[Livre:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu|1882-II]], p.[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/606|598]]. [[Catégorie:Auteurs de textes reproduits dans la Revue pédagogique]] *[[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], {{export|Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/BAGNAUX (De)}} [[Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/BAGNAUX (De)|« BAGNAUX (De) »]] in [[Livre:Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, partie 1, tome 2, 1888.djvu|''Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire'']] dirigé par [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1888 (Partie 1, tome 2, p. 3011-3012) }} fgak3eb65dnwipkut5mc0flmcuztnqz Page:Gnossiennes 1-6.pdf/11 104 4180604 15908809 15662462 2026-07-07T18:29:18Z Psephos 145984 15908809 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{t2|{{5e|Gnossienne}}}} {{c|(8 juillet 1889)}} {{partition}} <score sound raw> \version "2.24.4" \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { \layout { ragged-last = ##t \context {\Staff \omit TupletBracket \override Hairpin.endpoint-alignments = #'(-1 . 0) }} \midi {} \new PianoStaff << \set PianoStaff.midiInstrument = "electric piano 1" \new Staff = "haut" << \key e \minor \time 2/4 \relative c'' { \tempo "Moderato" 8 = 48 \partial 32*17 s32 \acciaccatura d8 g[(^\( g32) fis d fis] e64[ c e32 e16~ e8]( | e4)( e32)\)[^\( fis g a] \tuplet 6/4 { b32[ c d e fis e] } | d32[ b d16~ d c32 d] a8[~ a16.\) b32]^\( | fis8[ b,16 d] \tuplet 7/4 { e32[ b d e fis d g } e8]\) | }>> \new Dynamics { s32 s8\f s4. | s4 s32 s32\< s16 s32*2/3 s32*2/3 s32*2/3 s32*2/3 s32*2/3 s32*2/3\! | s2 | s8 s16\< s16 s32*24/7 s32*4/7\! s8 | s2 | s2 | s64*6 s64\< s64 s16. s32\! s16 s16\> s16 s16\! | } \new Staff = "bas" << \clef bass \key e \minor \time 2/4 \relative c { s32 g8[ <g' b d>] c,[ <g' c e>] | a,[ <a' c e>] e,[ <g' b e>] | g,[ <g' b d>] d,[ <fis' a d>] | \break b,,[ <fis'' b d>] e,[ <g' b e>] | d,[ <fis' a d>] b,,[ <fis'' b d>] | e,[ <e' gis d'>] a,[ <a' cis fis>] | e,[ <e' gis d'>] \bar "" \break a,[ <a' cis fis>] | }>> >> % fin PianoStaff }</score><noinclude> <references/></noinclude> 3muvnkqdsslp76yzsr82kp06jq3s8qs Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 6.djvu/401 104 4227240 15908521 15659029 2026-07-07T13:02:14Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908521 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|783|FRATICELLES|784}}</noinclude> menti di Roberlo d’Angiô con nuovi document ! . Païenne, 1891. Les consultations des théologiens qui, à la demande de Jean {{rom-maj|XXII}}, examinèrent les articles extraits du commentaire d’Olivi sur l’Apocalypse, se lisent dans Raynaldi, an. 1325, n. 20-25 ; Baluze, Miscellanea sucra, édit. Mansi, Lucques, 1761, t. {{rom|ii}}, p. 258-270 ; I. von Dôllinger, Bcitrage zut Sektengeschichte des Mittelalters, t. {{rom|ii}}, p. 527-585. Sur le procès (1364) d’un professeur de l’université de Paris, Denis Soulechat ou Foullechat, comme rectifie Denifle, cf. Raynaldi, Annal, eccl, an. 1368, n. 16-17 ; Denifle-Châtelain, Chartularium universitatis Parisiensis, Paris, 1893, t. {{rom|iii}}, p. 114-124. {{3o}} ''Documents d’inquisition''. Bernard Gui, I’raclica inquisitionis heretice pravitalis, édit. C. Douais Paris, 1886, p. 2, 84, 93, 141-144, 145-150, 264-287, 298-299 ; Liber sententiarum inquisitionis tholosanæ (1307-1323), à la suite de VHisloria inquisitionis de P. de Limborch, Amsterdam, 1692 ; N. Eymeric, Direclorium inquisitorum, part. {{rom-maj|II}}, q. {{rom|viii}}-{{rom|ix}}, {{rom|xi}}, {{rom|xv}}-{{rom|xvii}} ; part. {{rom-maj|III}}, Rome, 1578, p. 184, 185-188, 199, 200-201, 206-219, 294 ; Baluze, Miscellanea, édit. Mansi, Lucques, 1761, t. {{rom-maj|I}}, p. 481-485 ; N. Papini, Notizie sicure délia morte, sepollura, canonizzazione{{e}} traslazione di san Franccsco d’Assis{{rom|i}}{{e}} del ritrovamenlo del di lui corpo, Florence, 1822, append., n. 64-65 ; Dressel, Vi’er Documente ans rômischen Archivai, Berlin, 1872, p. 1-48 ; B. Hauréau, Bernard Délicieux et l’inquisition albigeoise (1300-1320), Paris, 1877 quèces justificatives) ; H. C. Lea, A hislorij of the inquisition of ihe middle âges, New York, 1888, t. {{rom|iii}}, p. 651-655 (textes non reproduits dans la traduction française) ; A. d’Ancona, Varielà storiche c letierarie. Milan, 1883, t. {{rom|i}}, p. 345 sq. ; F. Ehrle, Ludwig der Bager und die Fraticellen und Ghibellinen von Todi und Amelia im Jahre 1328, dans Archiv, t. {{rom|i}}, p. 158-164 ; t. {{rom|ii}}, p. 653-669 ; autres procès de fraticelles, Archiv, t. {{rom-maj|IV}}, p. 8-20, 64-138 ; I. von Dôllinger, Beitràge zur Sektengeschichte des Mittelalters, Munich, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 601-603, 686-688 ; G. Boffito, Erelici in Piemonte al tempo del gran scisma (1378-1417), dans les Siud{{rom|i}}{{e}} documenti di sloria{{e}} dirillo, Borne, 1897, t. {{rom|xviii}}, p. 381-412 ; L. Fumi, Ere{{rom|lici}}{{e}} ribelli nell’Umbria dal 1320 al 1333, Pérouse, 1899 ; C. Douais, Documents pour servir à l’histoire de l’inquisition dans le Languedoc, Paris, 1900, t. {{rom-maj|I}}, p. {{rom|xxxiii}}, xxxviii-xliii, Lix, cxvi-cxxix, ccxlvi ; F. Tocco, Studii jranceseani, p. 321-338, 346-352 ; J.-M. Vidal, Procès d’inquisition contre Adhémar de Mosset noble roussillonnais inculpé de béguinisme (1332-1334), dans la Revue d’histoire de l’Église de France, Paris, 1910, t. {{rom|i}}, p. 555-589, 682-699, 711-724 ; C. Eubel, Bullarium franciscanum, Borne, 1902, deux procès en appendice. {{4o}} ''Histoires et chroniques''. Les anciennes Vies des papes du temps des fraticelles, surtout celles des papes d’Avignon dans Baluze, Vitæ paparum avenionensium, hoc est hisloria ponlificum romanorum qui in Gallia sederunt ab anno Christi 1305 usque ad annum 1394, Paris, 1693 ; Chronica XXIV generalium ordinis minorum (composée en grande partie avant 1369, hostile aux fraticelles), dans les Analecta franciscana sive chronica aliaque varia documenta ad historiam fralrum minorum spectantia, Quaracchi, 1897, t. {{rom|iii}}, p. 1-575 (il y est souvent question du mouvement des fraticelles, à partir du généralat de Raymond Gaufridi, p. 419 ; à remarquer, p. 474-476, 597-604, le récit du martyre de Thomas de Tolenlino) ; Chronica de frère Nicolas Glassberger (écrite vers 1508, par un observantin), dans les Analecta franciscana, Quaracchi, 1887, t. Il ; Nicolas (et non Jean), de l’ordre des mineurs, Chronicon de gestis contra fraticellos, publiée par Baluze, Miscellanea, édit. Mansi, Lucques, 1762, t. {{rom|iii}}, p. 206-359, par H. Làmmer, Melelemutum romanorum mantissa, Batisbonne, 1875 (rédaction différente), et par F. Zambrini, dans la Scelta di curiosità lelterarie, 50{{e}} livraison, Bologne, 1864 (traduction italienne, plus conforme à la rédaction publiée par Làmmer qu’à l’autre ; la chronique est l’œuvre d’un partisan de Michel de Césène) ; Cronica délia quistione insorta nella corte di papa Giovanni XXII circa la poverlà di Cristo, publiée par Zambrini en appendice à la chronique du mineur Nicolas ; K. Mûller, Einige Aklensliïcke und Schriften zur Geschichle der Slreiligkeiien unler den Minorilen in den ersten Ilàlfte des xiv Jahrhunderts, dans Zeitschrijt für Kirchengeschiehtc, Gotha, 1882, t. {{rom|v}}, p. 63-112. {{5o}} ''Écrits contre les fraticelles''. Le cardinal Jacques Fournier (plus tard Benoît XII) écrivit contre les doctrines d’Olivi, des fraticelles, des michaélites ; voir des fragments d’un traité dans N. Eymeric, Direclorium inquisitorum, part. II, q. {{rom|xvii}}, p. 216-219 ; cf. J.-M. Vidal, Notice sur les oilu pape Benoît {{rom-maj|XII}}, dans la Revue d’histoire ecclésiastique, Louvain, 1905, t. {{rom|vi}}. p. 561-563. Sainte Brigitte († 1373), Revelationum, 1 {{rom-maj|VII}}, e. {{rom|vii}}-{{rom|v}}m, {{rom|xx}}, Rome, 1628, p. 197-200, 228-230 (donne torl aux fraticelles. tout en condamnant les partisans de l’observance large) Lettres du bienheureux Jean dalle Celle ou de Vallombreuse (vers 1380) aux fraticelles de Florence, publiées par Wcsselofwski. dans / paradiso degli Alberti, appendice, Bologne, 1867, t. i « ; F. Tocco, Studii francescani, p. 431-494 ; Pia Cividali, Il becdo Giovanni dalle Celle, Rome, 1907, extrait des Memorie délia classe di scienze morali storiche{{e}} fdologiche delta r. accademia dei Lineei, 5' série, Rome, 1907, t. {{rom|xii}}, p. 353-477 Tractatus fr. Andréa : Richi de Florentia, O. F. M., contra fraticellos (1381), publié par L. Oliger, Archivum franciscanum historicum, 1910, t. {{rom|iii}}, p. 252-279. Saint Jacques de la Marche († 1476), Dialogus contra fraticellos, dans Baluze. M iscéllonea, édit Mansi, Lucques, 1761. t. {{rom|ii}}, p. 596-616 ; cf. L. Oliger, Archivum franciscanum historicum, 1911, t. {{rom|iv}}, p. 3-23. II. {{sc|Travaux}}. F. Pefia, In Director. inquisit. N. Eymerici scholiorum seu adaoiationum, 1. II. sch. {{rom|xxxi}}-{{rom|xxxiii}} Borne, 1 578, p. 64-72 ; L. Wadding. tnrm/es minorum, 2{{e}} édit Borne, 1732-1734, t. {{rom|v}}-{{rom|x}} ; P. de Limborch, Hisloria inquisitionis, l. {{rom-maj|I}}, e. {{rom|xix}}, Amsterdam. 1692. p. 67-71 ; D. Bernino, Ilistoria di tulle l’heresie, Venise, 1724, t. {{rom|iii}}, p. 393-397, 403417, 442-446, 477-482 (représentatif de l’ancienne manière de voir d’après laquelle les fraticelles, fondés par le cathare Hermann Pongiluppi, étaient un horrible assemblage des hérésies du moyen âge, surtout des apostoliques et des frères du libre esprit) ; .1. Lenfant, Histoire de la guerre des hussites et du concile de Basic, Amsterdam, 1731, t. {{rom|ii}}, p. 342-345 ; Noël Alexandre, Ilistor. eccl, Venise, 1778, t. {{rom|viii}}, p. 75-78 ; C. U. Hahn, Geschichte der Kelzer im Mitlelalter, Stuttgart, 1847, t. {{rom|ii}}, p. 424-470 ; A.-F. Ozanam, Les poètes franciscains en Italie au xjii{{e}} siècle, 6{{e}} édit., Paris, 1882, p. 151-192 ; V. Verlaque, Jean {{rom-maj|XXII}}, sa vie et ses œuvres, Paris, 1883 ; cf. L. Richard, dans le Bulletin critique, Paris. 1885, t. {{rom|vi}}, p. 349-353 ; F. Tocco, L’cresia nel medio evo, Florence, 1884, p. 419-455 ; Studii francescani, Naples, 1909, p. 223-546 ; La quistione délia poverlà nel secolo {{rom|xiv}}, Naples, 1910, p. 1-173, 276-306 ; L. Richard, La chronique des tribulations franciscaines d’après un manuscrit de la Laurentienne, dans la Bibliothèque de V École des chartes, Paris, 1884, t. xlv^ p. 523-532, 703-704 ; F. Ehrle, Zur Fraticellen Geschichte, dans l’Arenfo für Literatur und Kirchengeschiehtc des Mittelalters, Berlin, 1885, t. {{rom-maj|I}}, p. 154-156 ; Die Spiritiuilen vor dem Inquisitionstribunal. ''ibid.'', t. i. p. 156-158 ; surtout Die Spiritualen, ihr Vcrhdllniss zum Franciskanerorden undzu den Fraticellen, ''ibid.'', t. {{rom|i}}, p. 509-570 ; t. {{rom-maj|ii}}, p. 106. 164 ; t. {{rom|iii}}, p. 553-623 ; t. {{rom-maj|IV}}, p. 1-190 (capital, ainsi que les articles mentionnés plus haut du même, dans le même recueil, sur Olivi, le concile de Vienne, les fraticelles et Louis de Bavière, Ange Clareno ; cf. C. Mobilier, dans la.Renne historique, Paris, 1890, t. {{rom|xliii}}, p. 403-415) ; H. C. Lea, A historij of the inquisition of the middle âges, New York, 1888, t. {{rom|iii}}, p. 1-89, 129-180 ; trad. S. Reinach, Paris, 1902, t. {{rom|iii}}, p. 1-108, 154-206 ; É. Gebhart, L’Italie mystique, histoire de la renaissance religieuse au moyen âge, Paris, 1890, p. 237-270 ; L. Tanon, Histoire des tribunaux de l’inquisition en France, Paris, 1893, p. 71-87 ; L. Pastor, Geschichte der Pàpste scit dem Ausgang des Mittelalters, 2{{e}} édit., Fribourgen-Brisgau, 1894, p. 360-364 ; H. Delacroix, Essai sur h mysticisme spéculatif en Allemagne au {{rom|xiv}}{{e}} siècle, Paris, 1899, p. 104-114 ; Zôckler, dans la Rcalencyklopàdie, 3{{e}} édit.. Leipzig, 1899, p. 225-236 ; F. Savini, Su i flagellanti, su i fratice{{rom|lli}}{{e}} su i bizochi nel Teramano durante i secoli xiii c xiv, dans l’Archivio storico ilaliano, Florence, 1905, t. {{rom|xxxv}}, p. 82-91 ; Mortier, Histoire des maîtres généraux de l’ordre des frères prêcheurs, Paris, 1907, t. {{rom|iii}}, p. 37-40 ; H. Holzapfel, Handbuch der Geschichte der Franziskanerordens, Fribourg-en-Brisgau, 1909 ; trad. latine par le P. Haselbeck, Fribourg-en-Brisgau, 1909 ; René de Nantes, Histoire des spirituels dans l’ordre de saint François, Paris, 1909 ; J.-M. Vidal, L T n ascète de sang royal, Philippe de Majorque, dans la Revue des questions historiques, Paris, 1910, t. lxxxviii. p. 361-403 ; K. Balthasar, Geschichte der Armulsstreites im Franziskanerorden bis zum Konzil von Vienne, Munster, 1911 ; F. Callæy, L’idéalisme franciscain au xiv° siècle, Étude sur Ubertin de Casale, Louvain, 1911, bibliographie, p. {{rom|xiv}}-{{rom|xxvii}} ; K. Hefele, Der hl. Bernhardin von Siena und die franziskanische Wanderpredigt in Italien wàhrend das xv Jahrhundert, Fribourg-en-Brisgau, 1912, p. 66-69. F. Vehnet.<noinclude> <references/></noinclude> k3h1l4ixo93rpohsytb8tu4xeazryen Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/50 104 4227534 15908408 15803346 2026-07-07T13:00:23Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908408 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 85 ##PRÉSANCTIFIÉS (MESSE DES)## <nowiki/> '''PRÉSANCTIFIÉS (MESSE DES)'''. RITE JACOBITE 86 Ainsi la communion extra missam, entourée d’une solennité plus grande et encadrée de prières parmi lesquelles figure toujours le Pater, est une cérémonie d’origine syrienne. Mais on est loin encore de la messe des présanctifiés qui a un cérémonial propre et se célèbre à époque déterminée. Cette cérémonie d’ordre privé, et qui est appelée consignation du calice, a reçu quelques réglementations. Bar Ilébrteus (1226-1286) lui consacre dans son Nomocanon, ou Livre des directions », la section viii du c. {{rom|iv}}. Le texte original est ; i chercher dansBedjan, Nomocanon Gregorii Bar Hebrœi, Paris-Leipzig, 1898. Jos.-Al. Assémani en avait fait une traduction latine sous ce titre Ecclesiæ Antlochena Sgrorum Nomocanon, elle a été publiée par A. Mal, dans Scriptorum velerum nova collectio, t. x b, Rome, 1838, p. 3-268. M. Il.-W. Codrington a donné un texte nouveau de la parlic qui nous intéresse, avec trois dissertations : The sgrian liturgies of the presanc tifled, dans Journ. of llieol. studtes, t. {{rom|iv}}, 1903, p. 69-82 ; t. {{rom|v}}, 1904, p. 369-377, 535-515. A l’origine, on réservait le calice pour la communion des malades et de ceux qui jeûnaient, mais cette réserve ne pouvait être gardée que jusqu’au soir, jamais jusqu’au lendemain, de peur que l’espèce du vin ne se corrompît. D’ailleurs, a joute Jacques d’Édesse († 708), on a tout loisir de consigner le calice quand on possède le saint corps : Cum enini sacrum Corpus aderit pronum est ci callcem consignare, ci si voluerit homo tir una hebdomada, cum vacant causse necessartse. Nomo canon, c. {{rom|iv}}, sect. {{rom|viii}}, Mai’, ''op. cit.'', p. 27 ; Bedjan, op. cit., p. 50-51 ; Lamy, ''op. cit.'', p. 191. Cette consignation du calice dont parle l’évéque d’Édesse est une cérémonie privée ressemblant à notre communion extra missam, pouvant s’accomplir sans aucun cérémonial ni formule de prière. Il n’est pas nécessaire qui se présente une solennité quelconque, un mol if raisonnable suffit pour consigner le calice, même trois fois par semaine, pourvu qu’on ait la sainte réserve du corps. Cf. ''ibid''. Voici un cas de conscience posé à Jean Bar Cursus, évêque de Telia († 538) qui éclaire la question, Q. xx : Discipuius : Si quis oblationcm sumpserti caltcemque mlnistraveril, an urgente necessituic. calicem postea consignare potest ?* — Magistcr : « Si calicem tantum mlnistraveril d postea necessarium sit calicem consignare, ftdelts est Dcus ut absque eul/xi sit ; sed hoc ait consuetudincm non fiai. Lamy, ''op. cit.'', p. 77. Par conséquent, si besoin est. on peut consigner le calice ; On a, par ailleurs, des hosties consacrées, sans précieux sang. Dans ce cas, il est Interdit au prêtre de distribuer le saint corps s ; ms le calice. Sacerdos autan non potest sine calice, corpore solum, communicare. Cf. Nomocanon, c. {{rom|iv}}, sect., Mai, ''op. cit''.. p. 24 J Bedjan, ''op. cit''.. p. 45. Le cas de nécessité est précisé par le patriarche Théodose († 896) : si l’on offre du pain de sacrifice et du vin et qu’on n’ait pas besoin d’offrir le sacrifice. alors on prend un peu de vin et le prêtre le consigne avec une hosl ie consacrée, et cela peut servir à la coin munion de ceux qui ont fait l’offrande. Mais il est absolument interdit de mêler les zota consacrées aux non consacrées. Cf. Nomocanon, c. {{rom|iv}}, seet. i. Mai, ''op. cit.'', p. 20 ; Bedjan, ''op. cit.'', p. 36 37. (On appelait XOfa le pain spécialement préparé pour la liturgie.) Le patriarche Théodose précité autorise le diacre à consigner le calice en l’absence du prêtre. Cf. ibiil. Jacques d’Édesse lui axait concédé ce droit, niais alors le diacre ne pouvait prononcer aucune formule, il devait garder le silence : Diæono recilarc orattonem aitquam aut quippiam omnino diccre, sive parvum sire magnum non licet, quando consignel calicem. Cf. Bedjan. op. cit., p. 51 ; Mai’, ''op. cit.'', p. 27. Un autre problème est soulevé par Addée, le disciple de Jacques ; puisque les diacres sont autorisés, les diaconesses le sont-elles ? Le maître répond que non, puisqu’elles sont des diaconesses non pas de l’autel, mais des femmes malades. Cependant, un peu plus loin, il dit que les diaconesses peuvent distribuer la communion aux moniales et aux enfants dans les monastères de femmes en l’absence du prêtre et du diacre. Cf. Lamy, op. cit., p. 121-126. Par ailleurs, défense est faite à tous ceux qui ne sont pas prêtres ou diacres de distribuer la sainte communion. Nomocanon, c. {{rom|vii}}, sect. x ; cf. Bedjan, ''op. cit''.. p. 110 ; Mai’, ''op. cit.'', p. 57. Le concile de Laodicée i iv siècle i avait déjà interdit aux sous-diacres de don ner le pain (consacré i et de bénir le calice. Cf. Hefele Leelercq, ''op. cit''.. t. {{rom|i}}, p. 1013. Le disciple de Jean Bar Cursus, évêque de Telia († 538) demande à son maître s’il est permis de 0H gner le calice, en cas d’une grandi té, sans la tabula conseerata, et le maître de répondre qu’il n’y a pas à hésiter. Q. xiv : Discipuius : « Si adsit nécessitas iirr/rns, an /as est absque tabula masa rata consignare quis calicem ? » — Muqistrr : Si deficiat allure < rrssc sit consecrari calicem, constgnetur fcaltx) sine heesilattone, nique absque allart. Lamy, "P « 7., p. 72-75. 192. Pour bien comprendre cette question et le mot tabula, on doit remarquer que l’Église sj i laque se sert normalement d’une pièce de bois carrée cotisa crée, en guise d’autel. Cette tabula ne contient pas de reliques, comme la pierre’consacrée de l’Église latine. D’ailleurs, il n’est pas surprenant de voir l’evèque Jean permettre la consignation du calice, tint tabula i crata, puisque l’Église (acoblte permet même la bration de la messe en cas de nécessite et de manque de tabula, sur un feuillet de l’Évangile ou du missel ou bien encore sur la main du diacre transforme. tabula. Ou bien encore le prêtre s’attache un voile au cou et y place le ealii r et la l’alêne. (.[. I.amv, ''op. cit.'', p. 229, qui renvoie a Nomocanon, c. {{rom|i}}, sect. {{rom|iv}}. Cette cérémonie, puisqu’elle est un acte privé, ne comporte aucune formule obligatoire, ladiacre ne peut même pas dire un mot, ou l’a VU ; quant au prêtre, il est libre de dire une prière inspirée p ir lei I Ircons tances, ou bien la prière d’usanc. en tout ou en part le. il peut aussi ne rien dire. Cela suppose que l’on pOSSé liait une formule. De fait. M. GeOIg i.iaf en a ^"jnale une en langue arabe dans V Orient rhristianus. DOUV. sér., t. {{rom|vi}}, 1916, p. il 18 : Konsekration ausserhalb lier Messe, l’.m arabisrlies GebelSJOrmulaT iiutqeleilt mut Itturgtegeschtehtltch erlaùtert. M Graf a trouvé ce texte dans un ms. arabe du w siècle feod. BcTOlln. Sur.. 317) il porte le titre de Oratlo pn oblottont qu : r antea conseerata est. L’ÊgllM nielehile l’avait encore au xir siècle, C’est une sorle d’épiclèse adressée au Fils, et le priant d’envoxer son Saint-Esprit sur le calice pour le transformer en son sang a cause du corps pré consacré, afin qu’il sanctifie les communiants, corps. I âme. I.e but de ce rite est bien de distribuer la communion Complète, alors que le calice ne contient plus le précieux sang, le célébrant de cette cérémonie consigne donc le calice, non pas pour sa propre communion, mais pour la distribuer aux autres, quels qu’ils soient : malades. ermites voisins, donateurs de xata Le célébrant doit nécessairement consommer le reste avec la margorlla qui a servi à la consignation et qui devait rester dans le calice jusqu’après les communions. C’est la réponse que fait Jean de Telia à la x’question. Cf. I.amv. op. cit., p. 70-71. Ainsi agira tout officiant prêtre ou diacre toutes les fois qu’il consignera le calice. M. I.amv. ''op. cit.'', p. 184, et M. Codrington, Journal. .., t. {{rom|v}}, p. 374-375, Inclinent à croire qu’il s’agit ici de la consignation à la messe normale. A supposer que<noinclude> <references/></noinclude> jwga7cyvabb04xdtiyr8li8quvo8et6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/690 104 4227940 15908411 15587721 2026-07-07T13:00:25Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: i— j → ij (4), oj → of (7) 15908411 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>PUSÉYISME. PUSEY, VI I. I I’CEI VRES L366 venaient de réciter ensemble l’office de la Chaire de s. tint Pierre (18 janv. 1866) Je crois expllritement tout ce que je sais être révélé et Implicitement tout ee qui l’est. On retrouve cette profession de foi dans son testament, ont en 1875 : iJe meurs dans la loi de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, croyant explicite ton ; ce quije sais que le Dieu tout puissant.i révélé en elle ; et implicite tout ce qu’il peut avoir révélé en elle et qui’je puis Ignorer, Liddon, ''op. cit.'', t. {{rom|iv}}, p. 390. st dans cette pleine quiétude de conscience qu’il mourut, h— 16 septembre 1882, après avoir exercé dans son Église, suivant le mot de Lord Selborne, —un pouvoir supérieur a celui d’un évêque on d’un archevêque . Personal and political Memorials, t. {{rom|ii}}, p. 72. Newman a cherché a percer ce mystère d’hommes éclairés et pieux, comme l’était Pusey, demeurant dans l’anglicanisme. H donne a la conduite de Dieu envers de telles Ames cette raison : Ces hommes —-oui maintenus où i’s sont. s. m*, pins do lumière qu’ils n’en ont. étant de bonne foi anglicans, afin de préparer graduellement leurs auditeurs et huis lecteurs, en plus grand nombre qu’autrement il n’eût été possible, pour la foi vraie et parfaite et afin de les conduire, en temps opportun, dans l’Église catholique… S’ils eussent eux-mêmes senti qu’il était de leur devoir de devenir tous catholiques en une fois, luuvre de conversion aurait du même coup pris tin ; il j aurait eu une réaction. Lettre citée par rhureau-Dangin, op. cil., t. {{rom|iii}}, p. 22 2° Œuvres. — On trouvera une bibliographie très détaillée des serinons et des ouvrages île Pusej dans Liddon, ''op. cit''.. t. {{rom|iv}}, p. 395-446. Nous ne donnerons ici que les plus importantes de ses œuvres. Pusey est avant tout un controversiste. Si l’on met à part The minor prophets with commentarꝟ. 1865, tous ses mm des œuvres de polémique, presque toujours consacrées a la question du jour. Avant le mouvement d’Oxford, il publie en deux parties, en KS’JS et en 1830,.An historical inquiry int<> the probable causes o/ the ralional characler lalely prédominant in the theologtj of Germany. Il commence élaboration avec les tractariens par la publication, en 1833, d’un tract sur le jeûne, qu’il si^ne seulement de ses initiales. En 1835 il publie un supplément au tract 18, On the baie/ils of the System "I fasting prescribed by our Church. L’année suivante il donne, sous les n. 67-69, une longue étude qui devait modifier le ton et le caractère des tracts : 771e doctrine of holy baptism us t<iuijht bu holy Scripture and the Falhers. Avec Keble et Newman il entreprend la publication de l’Oxford library of the Falhers of the huit/ catholic Church anlerior to the division of the Hast and the West, dédiée a l’arclievéque de Canlorbéry : lui-même travaille a la traduction des Confessions desaint Augustin et rédige plusieurs ml roduct ions a des éditions faites par d’autres collaborateurs. En 1837 parait la Catena l’atrum. n. I : Testimony of wrilers o/ the later English Church to the doctrine o/ the eucharist sacrifice. Aux accusations de romanisme que soulève l’exposé de ces doctrines il répond par A lelter tu the Right Rev. I-’athrin Cad Richard lord hishop of Oxford on the lendencu tu romanism imputed lu doctrines held of old as nom in the English Church, 1839. lui 1843, il prononce a l’université son célèbre sermon sur l’eucharistie, The holy eucharist a cotnfort to the pénitent, où il développait, en soutenant les idéts de l’évêque Ken. de Jeremy Taylor, de deorge Herbert, la doctrine de la présence réelle et du sacrifice, ce qui bbt suspendre de ses fonctions pour deux ans par le vice-chancelier. Il reprend l’exposé de cette doctrine dans un nouveau sermon donné en 1853, Sermon un Hic présence o/ Christ m the holy eucharist, puis dans un ouvrage considérable, eu 1855, The doctrine <>/ the real présence, as contained m the Fathers Iront the dcatli of S. Joint the Evangelist to the fourth gênerai council vindicated, puis, deux ans plus tard, pour répondre aux critiques soulevées par celle publl cal ion, The real présence of the body and btood "I oui Lord JeSUS Christ, the doctrine o/ the L.ntjlish Church, with ii ''indication o/ the réception by the wicked and oj the adoration o/ our Lord Jésus Christ tiuli/ présent. I i reprise de la pratique de la confession dans l’Église anglicane tut préparée par deux sermons, / {{rom|ii}}, entire absolution <>/ the pénitent, 1846 ; il revient sur ce sujet en 1850 : Lhe (Juirch of l-’.nijland Icare-, lier chU drens free to whom toopentheir griefs ; en 1878 : Uabi tuai confession notdiscouraged by the resolution accepted by the Lambeth Conférences. La même année, il donnait des conseils, d’api es le li re de l’abbé ( la unie, à l’usage des confesseurs, Adoice for those who exercise the minis tru of réconciliation trough Confession and absolution. II écrit, en I850j The royal supremacy noi an arbitrary authority but limiled by the laws of the Church of iricli kings are menthers, pour montrer que, bien comprise, la suprématie royale n’est pas contraire aux précédents de la primitive Église, mais qu’elle a simplement pour but de protéger les individus contre les préjudices u mporels qui pourraient leur être causés par les COUTS ecclésiast iipies. A la question de la réunion de l’Église anglicane à l’Église romaine, qui le préoccupe surtout à l’époque du concile du Vatican, se rattachent trois Eirenikon, où Pusey essaye d’aplanir les difficultés qui existent entre les deux Églises : 1. The Church of England a portion of Christ’s one holy catholic (Juirch and a means o/ restoring visible unitꝟ. 1865 ; 2. The reverential love due to the ever blessed Theotokos and the dot trine of lier immaculate conception, 1869 ; 3. Healthful reunion as conceived possible before the Vatican council, 1870. La doctrine catholique sur l’immaculée conception est encore étudiée dans Tractatus de veritate conceptionis beahe Virginis et dans IVie li/tii-tlurd chapter of Isaiah according the Jewish inlerprelers. Il prend part à la discussion provoquée par les théologiens de l’Église d’État et les dissidents sur l’éternité des peines de l’enfer, par la publication de What is of failli as to everlaslint/ punishment, 1880, réfutant spécialement les idées de Farar contenues dans Uternal hope, 1879. Enfin ses nombreux sermons ont été rassemblés dans plusieurs collections : Parochial sermons, 4 vol., 1832-1850 ; Unioersity sermons, 3 vol., 1864-1879 ; Lenlen sermons, 1858 et 1874. II. {{sc|Le puséyismiî}}. Les puséyistes, continuateurs des tractariens, s efforcent de restaurer certains éléments de foi et de pratique catholiques obscurcis par le fait des circonstances malheureuses qu’a traversées l’Église d’Angleterre. Le mouvement se rattache au revival catholique du xvir siècle, tenté par l’évêque Andrews et par l’archevêque l.aiid, interrompu par la réaction protestante, a l’époque de Cromwell, repris à la resl aurai ion catholique et qui lut l’ulivre de h : Taylor, des théologiens carolins ». Bramhail, Bar row, Pearson, South, Stillingfleet, de l’évêque Ken, œuvre a laquelle mil fin la sécession des non-jurors sous le règne de Guillaume III 1 1688-1702). Cf. Coolen, Histoire de l’Église d’Angleterre, Paris, 1932, p. 99 sq. Parées évêques et ces théologiens du Kvit siècli ils veulent remonter, non pas. comme le faisaient les protestants anglais du xix’siècle, à l’Église apostolique telle qu’elle était connue par l’Écriture, mais à des premiers siècles, a ses doctrines et.. pratiques attestées par les Pères et par les grands conciles. Ils ne sont pas des novateurs, mai> ils se<noinclude> <references/></noinclude> eolf5iknleya47ozk5i3pnfsbozrhua Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/696 104 4227946 15908412 15766255 2026-07-07T13:00:26Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908412 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1377|PUSÉYISME. l.i l fES D0CTR1 N A.LES|L378}}</noinclude> négligence des clergymen qui omettaient la récitation du symbole. M. us. Jusqu’en 1870, tout n passa dans des controverses. C’est alors que la question fut posée à la commission royale d’enquête sur les rubriques. Grâce a Wilberforce, la rubrique du Prayer book Imposant la récitation du Quicumque fut maintenue par trente-sept voix contre ih sept ; l’ait se trouvait « l.nis la minorité. Pour obtenir ce vote, Wilberforce avait dû ajouter une rubrique, expliquant que les i laiiM"< damnatoires devaient être regardées comme un solenne] avertissement I ceux qui niaient volontairement la f"i catholique. tait une défaite pour le Broad Church. Il revint à la charge, conduit par Stanlej. Le sj mbole est stigmatisé comme la production barbare d’un époque barbare . ne présentant plus a l’esprit aucune idée Intelligible ; le dogme est rejeté comme Inutile au salut. Le Loir church, avec lord Shaftesbury, est moins antldog DUltique, mais demande que la récitation du symbole devienne facultative. A l’opposé se trouvent Pusey et les liujhchurchmcu : ils taxent d’hercsic les bruadehurchmen qui proclament qu’il est indifférent de croire une chose ou l’autre. Us montrent le danger d’abandonner le Quicumqut.après ce symbole, on rejettera celui des apôtres et celui de N’icce. Un tel abandon de la foi catholique par l’Eglise anglicane accentuera le mouvement de sécession vers Home. Abordant le fonds « le la question, ils montrent que les clauses damnatoires étaient conformes aux paroles mêmes de Nôtre-Seigneur. Il était d’ailleurs évident que ces clauses ne pouvaient pas condamner < ceux que l’ignorance involontaire ou un invincible préjugé empêchaient de croire. La controverse se poursuivit durant trois ans. La question fut étudiée et discutée dans les deux chambres dis Convocations. I.a division des évêques J apparut plus évidente que jamais : les uns se prononcent pour la suppression radicale du symbole, d’autres croient faire une concession suffisante au High Church en imposant la récitation du Quicumque un jour par an ou en la laissant facultative ; d’autres enfin proposent de faire une nouvelle traduction contenant une explication des clauses damnatoires. Il appar.ii--.ait de plus en plus évident que le Quicumque et. avec lui. la foi de l’Église anglicane étaient en (lancer. C’est alors que l’usey et Liddon déclarèrent que, si le symbole d’Athanase était on retiré ou altéré, ils se verraient contraints de quittertout ministère dans l’Église établie et de renoncer à leurs prébendes. Quant à ce qu’ils feraient après cette sécession, ils ne le précisaient pas. En tout cas. l’idée de devenir catholique romain n’effleura même pas l’usey. l’eut-être se serait-il rallié aux vieux-catholiques, ou aurait-il fondé une Église indépendante ? De toute façon, il lui aurait été impossible de continuer a servir l’Église anglicane dont la foi aurait été ainsi ébranlée. Cf. Liddon, Li/c o] l’usey, t. {{rom|iv}}, p. 233-2 IX. Cette menace eut un double effet : elle rendit courage aux défenseurs du s mbole et calma la violence des attaques de ses adversaires, que la perspective de la sécession de l’usey, qui serait suivie de beaucoup d’autres, épouvanta. T. lit. qui, en 1870, avait fait opposition a la note explicative de Wilberforce. comprit qu’il était opportun de s’y rallier pour éviter un plus grand mal. Les évêques examinèrent alors plusieurs explications. l’uurveilla attentivement la rédaction de la note. allant jusqu’à prendre conseil de Newman, pour s’assurer que l’interprétation proposée serait admise par l’Église romaine. Bref. s « , us forme de déclaration synodale, les évêques déclarèrent, en mai ixT.’i. a j que le symbole communément appelé de saint Athanase ne fait aucune addition a la foi telle qu’elle est contenue dans la sainte Ecriture, mais met en carde contre les DICT. DB Tlll’» !.. câ I IlOL. erreurs qui se sont élevées dans l’Église du Christ, h i que, comme la sainte Écriture…, l’Église, dans cette Confession, déclare la nécessité pour CeUX qui veulent être dans l’étal de salut de garder fermement la fol chrétienne et le grand péril « le rejeter cette fol. Aussi les avertissements « le cette confession « ! < fol ne doivent ils pas être compris autrement que les avertissements semblables qui sont dans la sainte Écriture… D’ailleurs, l’Église ne prononce par là aucun jugement sur telle ou telle personne, en particulier, Dieu étant seul le juge de tous. Cf. Thureau-Dangin, ''op. cit.'', t. {{rom|iii}}, p, 398 399. Le symbole Quieumqiu était sauvé, pour un temps au moins, i.a controverse continua. Lors de la révision du Prayer book, en 1927 (cf. infra), des mesures plus graves furent proposées : la récitation en devient facultative ; si on le récite, on pourra en retrancher les f 2 et 10, qui contiennent la i lugubre pensée » de la damnation des incrédules. L’échec de la revision laissa les choses dans l’état où elles étaient ; mais le fait que les Convocations avaient accepté de porter atteinte au symbole montre bien que l’Église établie ne partageait pas encore dans son ensemble les idées du High Church. 5. Résistance au i Broad Church ». — La conversion de Newman avait considérablement diminué l’in-Quence des tractariens à oxford, au profit du libéralisme que Newman avait entendu combattre. Bientôt ce libéralisme, plus exactement le latitudinarisme antidogmatique, devient sinon prépondérant, du moins très important à l’université, au point d’être bientôt désigne (le nom est courant à partir de 1853) sous le vocable de Broad Church, par opposition à High Church et à I.ou< Church, Le Broad Church n’indique pas un parti nettement délimité, mais une tendance, caractérisée par la inéliancc de toute institution autoritaire, de toute doctrine trop positive. Son idéal est une « Église à ce point i compréhensive que des hommes différant sur les points les plus gravés de la théologie puissent s’y trouver réunis. Thureau-Dancin, ''op. cit.'', t. a, p. 393. Lorsque la critique allemande pénétrera en Angleterre, vers 1850, le llroad Church se montrera indulgent à tous les doutes qu’elle soulèvera. Cela devait poser un grave problème pour les protestants anglais, pour qui rien n’était plus sacré que la Bible, seule règle de foi. l’usey se fera l’écho de l’inquiétude générale en disant qu’ébranler la Bible c’est ébranler le catholicisme. Liddon, Li/e of Pusey, t. {{rom|iv}}, p. 230. Deux hommes sont caractéristiques de cette tendance à cette époque : Stanley et Jowett. Le premier, lutor à University collège, se fait connaître par sa vie d’Arnold, en 1844. Les serinons qu’il donne en 18161X17 sur l’âge apostolique sont considérés comme le premier manifeste du Broad Church. Dans son enseignement, à partir de 1856, comme regius professor d’histoire ecclésiastique à l’université « l’Oxford, il manifeste la plus grande Indifférence pour le dogme : le Christ n’a pas proposé un enseignement dogmatique, mais présenté un idéal moral. Il fait de Jésus une réalité que l’on doit s’efforcer d’imiter, sans vouloir se déclarer sur sa divinité. Jowett, nommé Infor en 1842, écarté de la place de maître de Balliol qu’il sollicitait en lX.’i 1. ne retenait plus rien des vérités chrétiennes. Dans ses commentaires sur les épîtres de saint Paul aux Thessaloniciens, aux Calâtes et aux Romains, il se faisait le fidèle écho de la critique allemande. lai dehors d’Oxford, le Broad Church avait ses repré sentants : Denison Maurice, a Londres, qui ne veut inquiéter personne pour ses doctrines : Antonv I fort, a Cambridge, qui voudrait un Credo suffisamment larc<pour être accepté par « les personnes d’opinions contraires ; William Robertson, « pie gêne toute formule dogmatique. T. XIII — 11<noinclude> <references/></noinclude> i8r0dlvy612madlj70rb5rqcuvvzcjg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/703 104 4227954 15908413 14644653 2026-07-07T13:00:28Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908413 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>i ; î<ji ##PUSÉYISME ET RITUALISME## <nowiki/> '''PUSÉYISME ET RITUALISME'''. LES DIFFICULTES 1392 l’anglo-catholicisme. Elle arriva a grouper, en 1920, quarante mille membres, dont vingt-six évoques et quatre mille clergymen. Cf. F. Datin, Lord Halifax et la réunion des Églises, dans Études, t. clxxiii, 1922, p. 534. Peu après la fondai ion de l’English Church Union, les catholicisants acquirent un organe qui se dévouera à la défense de leurs idées et de leurs intérêts, le Church Times, dont le premier numéro parut le 7 février 1863. De leur côté, les euungelicals et les protestants, dans le but d’obtenir des évêques et des tribunaux la condamnation des pratiques ritualistes, fondèrent la Church Association, en 1865. L’English Church Union réclamera la tolérance pour les principes et le cérémonial catholiques ; la Church Association en recherchera la suppression. La première opposera une résistance passive aux condamnations qu’obtiendront les poursuites de la seconde, qui sera qualifiée pour ce fait de Persécution Company limited. Les deux associations commencèrent à s’affronter en 1866. A ce moment les ritualistes venaient de recevoir un appui considérable dans la personne de Pusey, qui jusque-là était resté indifférent, sinon hostile, à la réforme du cérémonial, ne lui attribuant aucune importance. Il ne portait pas les ornements eucharistiques à Christ Church, se contentant du surplis. Il voyait avec appréhension et regret l’introduction des observances rituelles par le jeune clergé et il disait que, si on l’avait écouté, l’émeute de Saint George’s in the East eût été évitée. Dans son premier discours à l’English Church Union, en 1866, il exposa que les tractariens craignaient que le ritualisme ne rendît tout le mouvement superficiel. Cette crainte était dissipée. Ce qui le décida à adhérer au ritualisme, ce fut l’opposition des chefs de l’Église, provenant de ce qu’ils y voyaient une représentation des doctrines eucharistiques : comme les opposants unissaient la doctrine et son expression, les tractariens devaient soutenir les ritualistes. Mais Pusey recommandera toujours d’éviter les exagérations : il est plus facile, disait-il, de changer un vêtement qu’un cœur. En 1867, dans une assemblée de l’English Church Union, il aura du mal de convaincre ses auditeurs qu’ils ne doivent pas aller contre la volonté des paroissiens. Liddon, Life of Pusey, t. {{rom|iv}}, p. 216. Enfin, ce qui convainquit Pusey que la doctrine ne pouvait être séparée du rituel, ce fut l’essai des tribunaux de permettre l’une et de défendre l’autre : la doctrine de la présence réelle était autorisée par le jugement Bennett ; sa représentation aux yeux du peuple par les rites appropriés était défendue par le jugement Purchas. Cette distinction contraignit Pusey à faire de la pratique une question de principes. {{3o}} ''La répression du ritualisme''. 1. Le ritualisme à la Convocation. — Les deux associations, l’English Church Union et la Church Association, ne tardèrent pas à entrer sur le terrain de l’action. Les pratiques ritualistes, l’introduction dans le service anglican de tous les accessoires extérieurs du culte catholique, sont dénoncées à l’archevêque de Cantorbéry comme illégales et opposées à l’uniformité de l’Église nationale. Ce qui est surtout visé, c’est le port des ornements eucharistiques, la présence de cierges allumés sur l’autel, l’usage de pain azyme au lieu de pain fermenté, l’addition d’eau au vin dans le calice, la position vers l’Est du célébrant, l’emploi de l’encens. De son côté, l’English Church Union demande que l’on ne change rien aux directives du Prayer book. Aux premiers Longley répondit qu’il fallait d’abord chercher ce que la loi permettait ; aux seconds, qu’aucun changement ne serait fait dans le Prayer book sans le concours de la Convocation. La question est portée à l’ordre du jour de la Convocation de la province de Cantorbéry de février 1866. C’était la première fois que l’assemblée allait s’occuper du ritualisme. Jusque-là elle avait sagement évité de le faire, par suite de la difliculté que l’on prévoyait de réaliser l’accord parmi les évêques. YVilberforce, évoque d’Oxford, appartenait au High Church, mais avait horreur de tout ce qui était romain ; il trouvait dangereuse une démarche collective de l’épiscopat qui pourrait ne pas être acceptée ; il lui répugnait de faire appel aux tribunaux. Tait, évêque de Londres, qui était plein de mépris pour les innovations ritualistes, ne pouvait cependant s’empêcher d’estimer le zèle des novateurs, de constater le bien qu’ils faisaient dans les paroisses pauvres. Rejetant d’abord l’idée de poursuites judiciaires, il estime que c’est à l’évêque d’intervenir dans chaque cas particulier. Plus tard il réclamera l’intervention du Parlement et des pouvoirs publics. Une première délibération eut lieu en 1866 : elle n’aboutit à aucun résultat. Dans la réunion de l’année suivante (fév. 1867), la commission du rituel émit une série de recommandations pour obvier au désordre liturgique de l’Église : on devrait suivre la règle qui avait prévalu dans l’Église d’Angleterre durant les trois derniers siècles ; si un changement était introduit, les paroissiens pourraient se plaindre à l’évêque, qui ordonnerait aussitôt de supprimer l’innovation. La plainte pourrait être déposée par les marguilliers ou par cinq paroissiens résidants. C’était un premier échec pour les ritualistes. Mais le plus difficile dans l’application de cette recommandation serait pour les évêques de se faire obéir. Tait s’était déjà plaint de l’indocilité de son clergé ; en 1868, il constatait que rien n’était changé. Neale avait résisté pendant seize ans à son évêque : « il n’avait modifié aucune pratique, si ce n’est dans certains cas pour aller plus loin ». Averton, The anglican revival, p. 141. Discrédités comme ils l’étaient, comment les évêques pouvaient-ils se faire obéir ? En 1873, les ritualistes attirent directement l’attention de la Convocation sur la confession, moins prudents sur ce sujet que les tractariens. Un groupe de quatre cent quatre-vingt-trois clergymen ritualistes transmit à l’assemblée une pétition suggérant la nomination de confesseurs dûment qualifiés. L’intention était excellente, mais l’entreprise, téméraire, étant donnés les préjugés protestants. Il n’y avait rien à attendre des évêques ; même Wilberlorce, qui laissait pratiquer la confession dans son collège de Cuddesdon, y était opposé, parce, qu’elle était une habitude romaine. Après lecture de la pétition (mai 1873), Tait donna son opinion, considérant la confession sacramentelle comme une erreur. Mais le Prayer book faisait difficulté. La réponse à la pétition fut renvoyée en juillet. Dans l’intervalle, on discuta la question dans la presse et dans les meetings. A l’unanimité les évêques décidèrent qu’il fallait restreindre le plus possible ce que le Prayer book laissait subsister en fait de confession. D’ailleurs, le 35{{e}} article déniait à la pénitence le caractère de sacrement. En pratique on pouvait la tolérer exceptionnellement pour rassurer certaines consciences et donner l’ab. ; olution aux malades qui la demandaient. Mais on ne pouvait exiger la confession pour la communion, ni en recommander la pratique habituelle, ni en faire la condition d’une vie spirituelle plus élevée. Pusey avait jugé excessive l’attitude des ritualistes ; il les défendit néanmoins parce que des principes auxquels il tenait étaient engagés. Il répondit par une déclaration signée de vingt-huit anciens tractariens et par un seul ritualiste, Mackonochie (6 déc. 1873). Il prouvait l’institution par Notre-Seigneur de moyens spéciaux pour la rémission des péchés, la reconnaissance du pouvoir d’absoudre d’après les formulaires<noinclude> <references/></noinclude> egoagvcwr2cbv9gi9hn1xgtdqb1lqlw Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/709 104 4227960 15908414 15766259 2026-07-07T13:00:28Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908414 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1 403 l’I SÉYISME. I. Mil.O-GATlIOLICISMi ;. DOCTHINKS 1404 des dévotions rattachées a la prière du soir ; l’évêque Temple permit les dévotions privées, mais rejeta celles qui sont organisées par le prêtre. Le docteur Darwel] Stone résuma la question « les dévotions extraliturgiques en quatre propositions : 1. La présence de Notre Seigneur dans le sacrement est attachée au lite. non a la loi du communiant. 2.. Il n’y a pas de raison de supposer que cette présence est limitée de façon à ne pas persister après l’offrande du sacrifice et la communion. 3. Cette présence est celle de Notre-Scigneur lui-même ; par le fait, il doit être adoré dans le sacrement. 4. S’il est vrai que la présence de Notre-Seigneur est permanente, non transitoire, l’adoration n’est pas restreinte au temps de la liturgie, mais elle doit avoir lieu quand le sacrement est conservé. On invoqua aussi en faveur de la dévotion extraliturgique le fait que cette dévotion commença à l’âge d’or de l’Église, que son développement fut dû au besoin de nouvelles méthodes pour stimuler l’esprit de dévotion et qu’il accompagna une augmentation de la fréquence des communions. La conférence refusa de se placer sur le terrain de la légalité ; le seul côté doctrinal fut examiné : mettre la pratique d’accord avec la doctrine de la présence réelle. Le seul argument qui empêche de reconnaître les dévotions en l’honneur du saint sacrement est que l’eucharistie fut instituée pour être un sacrement et un sacrifice. C’est se détourner du but de l’institution que de l’utiliser pour l’exposer et bénir les fidèles. On a remarqué que, lors de cette conférence de Farnham, on n’avait entendu prononcer aucun de ces termes blessants : fétiche, idolâtrie, superstition, que l’on appliquait si facilement autrefois aux nouvelles pratiques inspirées par le catholicisme romain. Les synodes diocésains qui se réunirent à cette époque et qui traitèrent de la question de la réserve témoignent des progrès réalisés. Ainsi au diocèse de Southwark, 419 clergymen approuvèrent la réserve, contre 115 opposants ; 485 contre 31 laissèrent à l’évêque le soin d’en régler le lieu et le mode ; mais la question de savoir si la réserve pourrait être utilisée dans le but de dévotion ou d’adoration publique fut repoussée par 441 non contre 78 oui. Cf. Simpson, op. cit., p. 264. On n’en continuait pas moins à rendre un culte public au saint sacrement : de ce chef, le Rév. Wason, vicaire de Cury, au diocèse de Truro, et le Rév. "Winter, curé de Saint-John, à Taunton, furent condamnés par la Bishop’s consistory court, pour avoir introduit dans leur paroisse la bénédiction du saint sacrement, et destitués (1919-1920). Cf. G. Coolen, La dispute du saint sacrement dans l’Église anglicane, dans Rev. apolog., t. {{rom|xxxi}}, p. 206-211, 277-287. Les projets de revision du Prayer book (cf. infra) marquèrent une tentative de réaction prononcée contre la réserve, malgré le fort mouvement qui se manifestait partout en sa faveur. Cette tentative de restriction avait pour cause les actes de dévotion dont elle était l’objet, la tendanceàorganiserdes cérémonies paroissiales extraliturgiques. Les anglo-catholiques expliquèrent bien que la raison essentielle de la réserve était et avait toujours été la communion, que le culte qui était associé avec elle n’était pas un but, mais une conséquence accidentelle. Cette distinction ne put convaincre les opposants, surtout parce qu’ils voyaient ces dévotions devenir la forme normale des services dominicaux. C’était au point que l’évêque Gore se disait empêché « d’assister ou de prêcher à l’office du soir dans les églises appelées avancées, car il serait contraint de suivre les fonctions suivantes : vêpres, sermon, puis procession transportant la réserve au maître-autel où on l’expose, et bénédiction… » Simpson, op. cit., p. 262. 3° La révision du « Prayer book ». — Durant le cours du {{rom-maj|XIX}}{{e}} siècle la question de la revision du Book of common prayer avait été soulevée à diverses reprises. Les ritualistes s’y étaient opposés, car elle aurait été laite contre eux, surtout en ce qui concerne la rubrique des ornements ; mais au début du {{rom|xx}}{{e}} siècle cette re vision parut inévitable : les négligences des evangelicals et les additions des ritualistes avaient jeté l’Église anglicane dans un invraisemblable chaos au point de vue cérémoniel. Remettre un peu d’ordre dans la maison, sortir de l’illégalité, introduire de la variété dans les ollices et les rendre plus attrayants, telles furent les principales causes de la revision du Prayer book. Cf. Knox, ''op. cit.'', p. 229-232. Cette fois les anglo-catholiques prirent une part active aux discussions dans le but de faire prévaloir sinon toutes leurs innovations, au moins celles auxquelles ils tenaient le plus. Ils y étaient encouragés par la sixième conférence de Lambeth, qui avait émis un vœu favorable à une revision dans le sens catholique. La procédure de revision serait différente de ce qu’elle aurait été au siècle précédent, grâce à la loi du 23 décembre 1919, Church of England assembly act, ou plus communément Enabling act, par laquelle le Parlement se déchargeait sur l’Église elle-même de la discussion des questions religieuses, se réservant seulement d’approuver ou de rejeter les décisions prises. L’étude de la revision avait commencé avant le vote de cette loi : sur le rapport d’une commission royale, le roi avait autorisé, en 1904 et en 1906, les évêques à préparer un projet. Commencé aussitôt, interrompu par la guerre, le travail dura vingt ans. Il était difficile ; les évêques voulaient concilier les diverses tendances de l’Église anglicane, celle des anglo-catholiques, celle des libéraux, celle des partisans du statu quo. Ils aboutirent à un compromis qui se manifesta par des rubriques « alternatives », variantes laissées au choix du célébrant. Il en fut ainsi notamment pour la cène. Le canon de 1662 est modifié aux dépens de sa cohésion. La prière de la consécration est précédée d’une formule qui spécifie que le Christ est mort sur la croix pour notre rédemption, oblation constituant un sacrifice parfait et suffisant, qui a satisfait pour tous les péchés du monde. De plus, le récit de l’institution est suivi d’une invocation au Saint-Esprit, par imitation de l’épiclèse de la liturgie grecque, mais en des termes qui introduisent la doctrine calviniste. Le Saint-Esprit est invoqué pour bénir et sanctifier les fidèles et aussi le pain et le {{rom|viii}}, afin que ce pain et ce vin « puissent être en nous le corps et le sang » du Christ. Cela laisse supposer que l’on enlève toute efficacité aux paroles de la consécration et que l’action du Saint-Esprit ne se produit qu’au moment de la communion. Une formule alternative est donnée également pour le baptême, avec des suppressions qui devaient contenter le Broad Church. Parmi les concessions faites aux anglo-catholiques il faut mentionner le maintien de la rubrique des ornements édouardiens de 1549, l’addition d’eau au vin dans le calice, la forme d’hostie. La réserve est prévue pour la communion des malades, avec beaucoup de restrictions : il faut autorisation spéciale de l’évêque, on doit la placer dans un coffre, du côté nord, elle ne peut être l’objet d’aucune adoration, exposition ou autre cérémonie. Pour le mariage, malgré la loi anglaise sur le divorce, le nouveau Prayer book maintient l’affirmation de l’indissolubilité du mariage. Des prières sont insérées pour les morts, avec une messe pour les défunts, contenant le Requiem seternam…, malgré l’art. 23 qui condamnait la doctrine romaine sur le purgatoire comme une chose folle, vaine, inventée, sans base ni garantie dans l’Écriture.<noinclude> <references/></noinclude> kna239t89hnxzl3t0kdbbt7siipmj96 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/713 104 4227964 15908415 15766260 2026-07-07T13:00:30Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908415 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 1411 ##PUSÉYISME## <nowiki/> '''PUSÉYISME'''. L’ANGLO-CATHOLICISME, ORIENTATION ACTUELLE L412 Il est Incontestable que des résultats positifs d’importance furent acquis à Malines. Un nouveau progrès a été fait dans le sens catholique : non seulement des préjugés sont tombés (on est bien loin du no popery), mais l’exposé de la doctrine, sa discussion loj aie et sa mise au point sans exagération outrancière ont préparé le terrain à la reconnaissance du dogme de la primauté pontificale. Ce qui frappe encore davantage c’est le fait que catholiques et anglicans aient pu traiter de ces questions dans un esprit de large compréhension, discuter dans le calme les doctrines qui les avaient si longtemps séparés. Ainsi ces conférences, quoi qu’il en soit de leurs résultats positifs, « ont réalisé le premier but désiré. Dans le mouvement de convergence de l’Église catholique et des éléments proromains de l’Église anglicane, elles ont été une étape dont il est difficile de mesurer l’étendue. » J. de Bivort de la Saudée, art. cité, p. 652. 5° Activité des anglo-catholiques après les conversations de Malines. — » — La sympathie que les anglicans avaient trouvée auprès des catholiques à Malines fut un encouragement pour les anglo-catholiques, au moins pour la fraction qui tend de plus en plus à reconnaître les droits revendiqués par la papauté. Pour faire prévaloir leurs idées, ils fondèrent de nouvelles associations, qui toutes ont pour but la corporate reunion. En 1927, c’est la Society for reunion, qui se propose de « promouvoir l’unité chrétienne spécialement par la prière, l’étude et la parole ». Elle fut fondée par les étudiants d’Oxford, elle se recrute dans l’université, est dirigée par des under graduâtes d’Oxford. Sa grande préoccupation est de repousser le modernisme qui s’infiltre parmi les anglo-catholiques. La lutte contre le modernisme et le souci de se rapprocher de la papauté constituent l’objet de la plupart de leurs conférences tenues à Pusey-House. Cf. J. de Bivort de la Saudée, art. cité, p. 656-657. Une autre société, fondée en Amérique et bientôt introduite en Angleterre, la Confraternity of unity, a pour but de réaliser la corporate union avec le Saint-Siège non pas sur le fondement de la comprehensiveness, d’une corporation d’Églises où toutes les opinions seraient admises, mais fondée sur l’acceptation intégrale du dogme catholique. Ses membres, dont beaucoup sont des clergymen, acceptent « les définitions dogmatiques des sept conciles œcuméniques, telles qu’elles ont été reçues par les Églises d’Orient et d’Occident, ainsi que les définitions des conciles généraux que le Saint-Siège considère comme œcuméniques ». Leur profession de foi est ainsi formulée : « Je crois à la primauté non seulement d’honneur, mais de juridiction du pontife romain… Je crois en l’autorité de la tradition des apôtres et de l’Église, en celle de l’Écriture sainte que nous devons interpréter et comprendre seulement dans le sens de notre mère la sainte Église catholique. Je crois aussi toutes les autres vérités définies et déclarées par les sacrés canons et par les conciles généraux, particulièrement par le saint concile de Trente et ceux qui ont été promulgués depuis et déclarés par le concile du Vatican, spécialement en ce qui concerne la primauté du pontife romain et l’autorité de sonmagistère infaillible. » J. de Bivort de la Saudée, art. cité, p. 658. Ils ont une revue, Bulletin of the Confraternity of unity. — Plus spécialement consacrée à la prière est l’association The Church Unity octave, ligue de supplications pour l’union des Églises, prières qui se font surtout du 18 au 25 janvier, entre la fête de la Chaire de saint Pierre et celle de la Conversion de saint Paul. Cette association compte en Angleterre « plus de sept cent cinquante pasteurs faisant prier plusieurs millions de fidèles ». J. de Bivort de la Saudée, art. cité, p. 659. Le résultat de tous ces efforts est tangible ; il se traduit par des manifestations qui auraient été impossibles a la fin du siècle dernier, comme l’exposition dans une église anglicane ou sons le porche d’une autre du portrait du souverain pontife, ou l’emploi pour indiquer la date d’érection du sanctuaire anglican de Notre-Dame, a Walsingham, du texte suivant : « Sous le pontificat de Pie XI et l’épiscopat de X…, évêque anglican de Norwich. » Cf. de La Verdonie, Influence du mouvement d’Oxford…, dans Rev. apolog., févr. 1934, p. 210. 6° Le manifeste du centenaire ( ! =’ocl. 1932). L’année qui précéda le centenaire du mouvement d’Oxford, cinquante et un anglo-catholiques publièrent un manifeste pour préparer la célébration du renouveau catholique en Angleterre. Cf. Documentation calh., t. {{rom|xxix}}, col. 259-294. Le manifeste vient de l’aile droite du mouvement. Les modernistes et les antipapistes ont essayé d’en diminuer l’importance. Ils ont invoqué dans ce dessein le fait que deux signataires avaient envoyé leur rétractation ; mais cette défection fut largement compensée par de nouvelles adhésions : on en comptait trois cent cinquante en février 1933. On a remarqué de plus que les signataires n’occupaient qu’un rang secondaire, gens instruits, il est vrai, formés à Oxford, mais des hommes dans le rang. Lord Halifax, le D r Kidd, le Rév. Darwell Stone, le D r Kirk, le duc d’Argyl, le D r Frère, évêque de Truro, s’étaient abstenus. Le contenu du manifeste explique leur abstention : ayant une position officielle dans l’anglicanisme, ils ne pouvaient se compromettre à ce point à l’égard de l’Église établie. Cf. J. de Bivord de la Saudée, art. cité, p. 668-669. Le manifeste signale d’abord le danger que font courir à l’anglo-catholicisme « un courant et une tendance qui entraînent le groupe le plus nombreux des anglo-catholiques vers une scission fondamentale avec la religion des grands chefs promoteurs du mouvement. Actuellement il est infecté d’un esprit de compromis et de modernisme qui pénètre graduellement l’ensemble et qui menace de le faire dévier de sa véritable voie ». Documentation cath., t. {{rom|xxix}}, col. 260. Les infiltrations modernistes atteignent des points primordiaux du catholicisme : « la personne de Notre-Seigneur et l’union en lui des deux natures ; l’interprétation de l’Écriture sainte, l’autorité et l’infaillibilité de l’Église ; les règles de la morale du christianisme historique… » ''Ibid.'', col. 261. En face de cette déviation du mouvement d’Oxford, les signataires se voient dans l’obligation de faire entendre leurs griefs et leur désaveu. Ils exposent en sept paragraphes leur doctrine sur les points contestés. 1. Ils confessent la doctrine de l’incarnation du Verbe divin en une seule personne divine et deux natures…, rejetant l’enseignement « kénotique »… qui est la négation et la diminution de la vérité de l’immutabilité et de l’omniscience de la divine personne du Christ dans sa vie incarnée. 2. Ils rejettent toutes les théories qui diminuent l’inspiration et l’autorité des saintes Écritures et déclarent que l’Église catholique seule a le droit et le pouvoir de les interpréter avec autorité. 3. Ils proclament que la religion catholique est divinement révélée et qu’elle est essentiellement une religion d’autorité ; que par conséquent la foi n’est pas à la merci de la spéculation ou de l’imagination de n’importe quel enseignement individuel. L’autorité suprême et absolue appartient à l’Église visible et historique. Ils répudient donc comme définitive toute autorité locale et inférieure : les déclarations d’évêques anglicans et leur interprétation des formulaires anglicans ne méritent considération qu’autant qu’elles sont fidèles à la foi et à la pratique catholiques. Ils rejettent l’idée ou les prétentions d’une religion spécifiquement<noinclude> <references/></noinclude> e5vvrurxn63gqbkg6zoahml0krnzepd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/714 104 4227965 15908416 14604393 2026-07-07T13:00:31Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908416 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>PUS] YISME.L’ÀNGLO-l.T HO L., ORIENTATION Mil il i i L 4 1 4 anglicane et a fortiori « l’un anglo-catholicisme qui, dans —-.i fol, vi pratique ou sa morale, abandonne les règles catholiques. Comme exemple de col ah. union de l.i morale catholique, ils sont obliges de réprouver la tolérance ou même l’appui positif que certains anglocatholiques accordent a l’approbation Immorale d’actes anticonceptionnels artificiels donnée par de nombreux évêques a Lambeth ii> résol. de la conférence de 1930). i. IN déclarent que la religion catholique no pont pas m contenter d’être une * école d’opinions… », Ils la tiennent pour la seule religion chrétienne authentique 5. Da affirment que la prétentlon de l’Église d’Angleterre d’être la continuation de l’Église de saint Augustin et de saint Théodore implique l’unité de la foi et de la pratique avec l’Église historique du passe, qui était en communion Indiscutable avec toute l’Église catholique Cette continuité essentielle n’est pas garantie par la simple succession dans les biens de l’Église, ni par la renaissance des cérémonie », ni par remploi des formules, mais uniquement par l’identité complète de la foi, seule Justification de son existence 6, Avec les premiers pères d’Oxford ils rejettent le contrôle exercé par l’État sur l’Église en matière spirituelle et la philosophie erastiemie qui tache de justifier ce contrôle. Ils v voient la véritable cause de tous les maux dont ils souffrent et en particulier de leur séparation oie fncfo de la communion catholique. 7. Avec le reste de l’Église catholique, ils partagent l’espoir et l’idéal île reunion dont furent animés les chefs d’Oxford. Notre-Seigneur n’a fonde qu’une seule Église, dont les membres doivent être en communion les uns avec les autres. Cette Église, une et catholique, a été bâtie sur Pierre, son fondement et son chef, et, sur terre, elle a pour toujours son centre et son guide dans le successeur de Pierre. Ils confessent cette vérité et. tout en cherchant aussi une réunion avec les Lglises orthodoxes de l’Orient, ils déclarent que le but réel et essentiel est la réunion avec le siège apostolique de Home. Les déclarations doctrinales du Manijeste du centenaire, jointes au but nettement déclaré des sociétés récemment fondées pour promouvoir l’union avec le centre de la catholicité, marquent le développement extrême de l’anglo-cat holicisme et. par suite, du mouvement tractarien. On peut dire que les premiers tractariens n’avaient pas prévu cette évolution radicale. Ils étaient nettement antipapistes. L’auteur du tract 20 disait de l’Eglise catholique : i Leur communauté est infectée d’hétérodoxie : nous ne pouvons que la fuir comme la peste. Ils ont établi un mensonge à la place de la vérité divine et, par leur prétention à (Immobilité doctrinale, ils ne peuvent effacer le crime qu’ils ont commis. Ils ne peuvent pas se repentir. Le papisme doit être détruit, il ne peut être réformé. » encore l’altitude du C.hurrh Times (7 oct. 1910) : « Comme institution la papauté est condamnée. Pour la centième fois elle est fausse dans ses prétentions. Elle divise la où elle prétend unir, elle paralyse là où elle prétend stimuler, elle conduit à l’abîme la où elle prétend conduire à l’abri. Nous nous en sommes débarrasses. Cité dans Documentation cath., t. xxix. col. 388. Le journal anglo-catholique répudia nettement le Muni/este, notamment dans ses tendances romanisantes : Nous ne discernons aucune raison dans l’histoire, la théologie, la raison abstraite ou l’opportunité religieuse, nous faisant conclure que le but pratique du mouvement tractarien ou du mouvement moderne des anglO-CatholiqUeS consiste dans la soumission au siège de Rome, soil en corps, soit individuellement, i C.hurch Tirnex du 25 nov. 1932. Cf. Documentation cath., t. {{rom|xxix}}. col.’i~’i. Si l’organe fondé’pour défendre les Idées ritualistes s’exprime ainsi, cela montre bien que les signal. uns du Manifeste ne forment pas la majorité du groupe anglo-catholique Mais ne seront-ils pas le levain qui fera fermenter la pale ? Ils se sont sentis encourages par la demande de prières que le cardinal Lafontuine, patriarche de Venise, adressa a ses diocésains, à l’occasion de la publication du manifeste, Scttimana religiosa Venexia ti, r janv. 1933), Initiative qui fut encouragée par le Vatican ; une traduction de la lettre du cardinal lut publiée dans Thé Bulletin <>/ the Confraternity o) unity, n. 17, 1933, p 6 sq, Les tractariens et leurs SUCCeSSeUTS sont arrivés a transformer considérablement une grande partie « le l’Église anglicane, a rétablir dans leur ensemble la doctrine et la pratique catholiques, pourquoi les anglocatholiques proromains n’aboutiraient-ils pas à faire prévaloir leur doctrine de la primauté romaine ? Ils S’emploient d’ailleurs activement a la faire pénétrer dans les masses. A côté d’ouvrages plus importants, comme le livre du Hév. S. Herbert Scott, The Eastern Cluirch and the Papacy, publié a Londres en 1928, ils ont commencé à répandre, après la publication du Manifeste, de nouveaux tracts in-8°, Oxford mouement eentenary trticls ; The Church of England and the Uoltj See. Comme leur titre l’indique, ils traitent spécialement, au point de vue historique, des relations de l’Église anglicane avec le Saint-Siège, étude aboutissant à démontrer le caractère illogique de la situation actuelle de l’Église anglicane, cpii prétend s’appuyer sur les doctrines définies par les premiers conciles œcuméniques et qui en fait rejette une primauté qu’avaient implicitement reconnue les conciles de Nicée, de Constantinople, d’Éphèse et de Chalcédoine. Ces tracts leur sont aussi une occasion de préciser leur situation sur les conditions de l’union des Églises : Aussi longtemps que la papauté durera — elle durera Jusqu’à la fin du monde — le pape maintiendra les définit ions dogmatiques ; leur acceptation est essentielle à toute communion avec lui. La mentalité anglicane est toujours inclinée à croire à la possibilité d’un compromis : dans ce domaine, il n’y a pas de compromis possible. » Tract 8, What are we ta say ? 1933, cité par J. de Bivord de la Saudée, art. cité, p. 068. C’est également ce que pensait un de leurs chefs, Spencer Jones, dans Catholic réunion, 1930 : « Si Home cédait sur ses positions de fide. Rome cesserait d’être Rome. » Art. cité, p. 055. La situation est donc nette : on accepte sur tous les points la position doctrinale de l’Église de Rome. Ce qui met obstacle à la diffusion de ces idées, ce n’est pas tant le préjugé antipapiste du centre de l’anglocatholicisme, préjugé qu’il sera possible avec le temps de faire disparaître, que la tendance moderniste de l’aile gauche. Il y a la un grave danger qu’il est difficile de conjurer. Le même phénomène se produit dans l’anglo-catholicisme, qui s’était déjà manifesté dans l’Église anglicane. La cause en est Identique : le défaut d’autorité. Les évoques anglicans se sont montrés impuissants à maintenir l’unité doctrinale dans leur Église, par suite de leurs opinions personnelles contradictoires. On ne voit pas comment les anglo-catholiques pourraient réagir contre cet individualisme. Il v aura inévitablement un déchet considérable dans leurs ran Une autre cause de diminution de leur influence se trouve dans les conversions au catholicisme. On évalue de onze mille à douze nulle le chiffre annuel de ces retours dans les vingt dernières années. Cf. G. Coolen, L’anglicanisme d’aujourd’hui, p, 188. Il est incontestable que ces conversions viennent <iu groupe le plus avancé des anglo-catholiques, de ceux qu’on appelle mains. Leur chiffre élevé est une preuve de l’importance de ce groupe. Cependant certains auteurs<noinclude> <references/></noinclude> gt6ojbuyn4zs9hchsyk4v8dw3uakdv1 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/715 104 4227966 15908417 15588463 2026-07-07T13:00:32Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908417 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1415 PUSÉYISME. 1/ ANC LO-C ATIIOL., ORIENTATION ACTU F. 1. 1. K 1416 catholiques, généralement bien informés, croient pouvoir restreindre à « deux mi 1 le, tout au plus », Je nombre des anglo-catholiques proromains. Il es1 facile de plaisanter sur le désir de corporate réunion de ce groupe infime et de ridiculiser ces deux mille anglicans qui, « avec leur hiérarchie privilégiée, suivraienl leur patriarche et son pallium, emmenant leur femme et leur Prayer book en anglais, formeraient une petite Église autonome, dotée deprivilèges innuis dans la chrétienté depuis vingt siècles ». G. Coolen, ''op. cit.'', p. 123. La réalité semble bien être tout autre. Pour qu’un groupe puisse, en perdant chaque année une moyenne de plusieurs milliers d’adhérents, demeurer toujours aussi vivant et aussi actif, il faut qu’il soit réellement très nombreux et que ses pertes annuelles soient compensées par un nouvel appoint provenant du centre du parti anglo-catholique. Un catholique peut souhaiter que ces conversions individuelles deviennent plus nombreuses. Elles le seraient en effet si bon nombre d’anglo-catholiques ne s’y opposaient par principe. Croyant admettre dans son intégrité la doctrine catholique, fidèles à ses pratiques de dévotion, reconnaissant l’illogisme et par suite l’illégitimité de leur Église, ils devraient quitter immédiatement l’anglicanisme, s’ils étaient logiques. Mais l’Anglais ne se pique pas d’être logique. Ils considèrent que « c’est en corps qu’ils ont été séparés de Rome ; aussi est-ce par une corporate reunion que doivent s’effectuer le retour partiel ou total et la réunion. L’action individuelle affaiblit cet espoir ultime et, en même temps, elle met en péril le salut d’un grand nombre qui, autrement, Deo juvanle, finiront par se trouver dans une position normale à l’intérieur de l’unique bercail, sous les soins attentifs de l’unique pasteur placé à la tête du troupeau. Quod Deus facial ! » S. —M. Harris, Whither goest ihou ? 1931, p. 22, cité par de Bivort de la Saudée, art. cité, p. 671. 7° ''Aperçu doctrinal''. Le mouvement tractarien, continué par le puséyisme et le rilualisme pour aboutir à l’anglo-catholicisme du xx° siècle, a modifié considérablement l’attitude doctrinale d’une partie notable de l’Église anglicane. Le but des initiateurs et des premiers chefs de cette renaissance catholique a été largement atteint. Il est cependant difficile de fixer le programme doctrinal des anglo-catholiques, car il leur est impossible, par suite de l’absence d’une autorité capable de s’imposer, d’établir une règle de foi qui soit acceptée par tous. Si des hommes comme Lord Halifax, V. Knox, admettent à peu près intégralement la doctrine catholique, d’autres, comme le D r Gore, voient dans les prétentions romaines une perversion constante de la vérité, ou, comme W.-H. Frère, évêque de Truro, ne reconnaissent parmi les sacrements d’institution divine que le baptême, la communion, la confession et la confirmation. Il est intéressant cependant de constater combien dans l’ensemble l’on s’écarte de la doctrine affirmée dans les trente-neuf articles de la confession anglicane. 1. ''La règle de foi''. D’après l’art. 6, « la sainte Écriture contient toutes les choses nécessaires au salut, de sorte que tout ce qui n’y est pas contenu ou ne peut être prouvé par elle ne doit être exigé d’aucun homme comme article de foi, ni réputé requis ou nécessaire au salut ». Une première différence apparaît chez les anglocatholiques dans la façon de concevoirl’Écriture. Celleci rend possible de fixer « de façon permanente les lignes que l’enseignement subséquent de l’Église doit suivre si elle veut demeurer fidèle à la révélation originale sur laquelle elle fut établie. Pour cette raison toute la théologie chrétienne doit être conforme aux Écritures, en ce sens que rien ne peut être enseigné en matière de foi, qui ne soit contenu spécialement dans les Écritures ou impliqué en ce qui s’y trouve explicitement. En ce sens elles sont la source de toute la doctrine chrétienne, mais elles ne sont pas par elles-mêmes une autorité qui puisse permettre au chrétien individuellement de décider de sa vraie signification et de ses déductions. » Knox, The catholic movement in the Churcli of England, 2 éd., 1930, p. 120. Ce rôle revient à l’Église. L’Église est en effet regardée comme la dépositaire de la révélation confiée par le Christ à ses apôtres et comme chargée de veiller à la sûreté de sa transmission. Weston, In defence of the English Church, p. 23-24. On accorde donc à l’Église une grande autorité, mais en rejetant ce qu’on appelle les prétentions romaines : négation de la validité des ordinations anglicanes, pouvoir revendiqué par le pape sur les évêques, dont l’autorité est ainsi fortement diminuée, obligation d’accepter les définitions vaticanes au sens littéral, infaillibilité personnelle du souverain pontife. .. Weston, ''op. cit.'', p. 11. Aussi certains, tout en reconnaissant en principe l’autorité de l’Église, accordent-ils à la conscience religieuse, pour la connaissance des vérités religieuses, une importance considérable, se rapprochant de la théorie moderniste de la genèse de la foi par l’évolution de la conscience chrétienne. L’autorité de l’Église en efiet, serait limitée par la nécessité d’harmoniser ses définitions avec la révélation de Dieu donnée dans les Écritures et par la conscience chrétienne. Cette dernière joue un grand rôle : c’est de l’expérience religieuse collective du corps des chrétiens, agissant sous l’influence du Saint-Esprit, que seraient venus le développement de la doctrine et le rejet des faux systèmes doctrinaux. La source dernière de l’autorité dans l’Église est donc le Saint-Esprit guidant la conscience collective de tous ceux qui acceptent le système catholique de foi et de pratique vers une plus complète et plus profonde intelligence des vérités impliquées dans leur expérience religieuse et leur vie de dévotion, expérience et vie qui sont fondées sur la révélation de Dieu à l’homme dans la personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ, telle qu’elle nous est révélée dans les Écritures. Cf. Knox, ''op. cit.'', p. 120-131. L’expérience religieuse collective n’a aucun moyen de s’exprimer distinctement. C’est donc à l’autorité de l’Église qu’il appartient de formuler explicitement les vérités contenues dans la conscience religieuse de tous les chrétiens. Et ce qui rend l’Église capable d’agir ainsi, c’est le Saint-Esprit, parlant par l’organisme qui a le droit de s’exprimer au nom de tout le corps chrétien : l’exposé de la doctrine par cet organisme, p ; : pe ou concile, jouit d’une infaillibilité immédiate à laquelle tous les chrétiens doivent se soumettre. La conscience chrétienne intervient encore comme critérium permettant de reconnaître une définition doctrinale infaillible : acceptation par elle de ces définitions comme étant conformes à la révélation de Notre-Seigneur. Malgré tout, l’infaillibilité résiderait dans la personne (pape) ou l’organe (concile) promulguant la définition ainsi acceptée par la conscience religieuse : l’assentiment est donné parce que la vérité est reconnue, mais la vérité est inhérente à la définition elle-même. Cependant, si la conscience religieuse n’a pas encore eu le temps de manifester sa pleine adhésion, on est justifié à apporter une certaine réserve ; toutefois aucun chrétien n’a le droit d’exprimer cetteréserve de manière incompatible avec la considération due à la personne ou aux institutions qui ont droit au respect et à la vénération. Knox, ''op. cit.'', p. 136-148. Les théologiens catholiques reconnaissent l’importance du sensuB communis fidelium, qui n’est autre que cette conscience religieuse collective, et admettent 1 infaillibilité de l’Église enseignée. Mais cette infaillibilité n’existe que pour l’Église enseignée unie à l’Église enseignante. Il est certain également que, bien souvent, la définition dogmatique n’intervient que<noinclude> <references/></noinclude> f28t1v6cv4h2wisbbckvjfl1mepczpa Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/717 104 4227968 15908418 15585664 2026-07-07T13:00:34Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908418 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1419 PUSÉYISME. L’ANGLO-CATHOL., ORIENTATION ACÏ UELLE 1420 chant et ceux qui n’ont pas une foi vive… ne participent nullement au sacrement du corps et du sang du Christ ». En revanche la conception du catéchisme, distinguant le signe, pain et {{rom|viii}}, et la chose signifiée, corps et sang du Christ qui sont vraiment présents et sont pris et reçus par le fidèle, est luthérienne. Les tractariens appuyèrent leur doctrine sur les Pères et les anciens théologiens anglicans. Pusey suivit Andrews et Hramhall dans l’interprétation littérale des mots tootô Iotiv : les éléments consacrés sont vraiment devenus, mais de façon mystique, le corps et le sang du Christ. Le Christ réellement présent est reçu par les croyants et les incroyants. Tous les tractariens sont d’accord pour affirmer le fait de la présente réelle ; mais l’accord cesse quand il s’agit d’expliquer le comment de cette présence. R. Wilberforce interprète ainsi les paroles de l’institution : le sujet tovjto désigne le signe ; aûuux et afyjix, le prédicat, la chose signifiée, l’Homme-Dieu réellement présent ; èa-dv, la copule, exprime l’identité sacramentelle. Il reproche à Zwingle de volatiliser la res sacramenti, en ne retenant qu’une présence symbolique ; à Calvin, de séparer la res sacramenti du sacramentum ; à Luther, de nier l’efficacité de la présence réelle, en disant que la justification est produite non par le sacrement objectif, mais par la foi du croyant. Cf. Buddensieg, Traktarianismus, dans Realencyklopâdie, t. {{rom|xx}}, p. 48. Dans trois ouvrages parus de 1853 à 1857, On the présence of Christ in the Holy Eucharist ; The doctrine of the real présence as contained in the Fathers ; The real présence, the doctrine of the English Church, Pusey tient que les éléments consacrés deviennent, en vertu des paroles consécratoires du Christ, véritablement et réellement, quoique d’une manière spirituelle et inexprimable, son corps et son sang ; mais il ne cherche pas à exprimer le comment de la présence réelle. La plupart, rejetant la transsubstantiation, parlent d’une union des éléments au corps et au sang du Christ parla consécration (conjancuo sacramentalis), en sorte que les deux substances n’en font plus qu’une seule. Il s’agit donc d’une consubstantiation, non pas dans le sens luthérien d’une conjunctio realis réalisée par l’usage du sacrement, mais d’une consubstantiation objective produite par les paroles du Chiist. Toute idée de transsubstantiation fut d’abord rejetée. En parlant de l’eucharistie, Pusey avait un « souci scrupuleux d’éviter toute parole, proposition, explication qui supposerait ou impliquerait un changement de substance, conforme à la doctrine du concile de Trente, ou contraire à l’art. {{28o}}. Simpson, ''op. cit.'', p. 66. Beaucoup d’anglo-catholiques s’en tiennent encore à cette position. Certains, en revanche, ne reculent pas devant la doctrine catholique de la transsubstantiation. « L’histoire de l’Église montre que dès le début elle a tendu vers une seule direction : la répétition des paroles de Jésus à la cène sur les éléments du pain et du vin par un ministre de l’Église dûment qualifié produit en eux un changement par lequel ils cessent d’être du pain et du vin ordinaires pour devenir le corps et le sang de Jésus qui furent offerts pour le salut des hommes sur la croix… Ce changement n’affecte pas les qualités extérieures. .., mais transforme leur matière essentielle de pain et de vin en celle du corps et du sang de Jésus-Christ. .. Les éléments consacrés sont le moyen par lequel il communique sa vie divine aux hommes… Le développement de la doctrine catholique suit la signification naturelle des paroles de Jésus à la cène, qui, dans leur sens obvie…, impliquent l’identité des éléments consacrés avec son corps et son sang… D’où il est nécessaire de supposer que dans les éléments eucharistiques quelque changement a eu lieu qui rend pos sible cette identification. » Knox, ''op. cit.'', p. 63-05. Également au cours de la première conférence de Malines, les anglicans déclarèrent admettre « le changement du pain et du vin en le corps et le sang du Christ par la consécration ». Lord Halifax, ''op. cit.'', p. 14. L’article 28 ne les gône plus ; ils font en effet remarquer que cet article a été rédigé avant « la session du concile de Trente qui définit la transsubstantiation, par conséquent on ne pourrait lui reprocher de condamner la doctrine officielle de l’Église romaine, mais seulement les abus de l’époque ». R. A. Win ter, De l’anglicanisme à Rome, dans Rev. apolog., t. {{rom|xxxii}}, p. 1 13. Avec une plus nette affirmation de la présence réelle on reprit l’idée de sacrifice eucharistique rejetée par l’art. 21 : « L’offrande du Christ offerte une seule fois est la parfaite rédemption, la propitiation et la satisfaction pour tous les péchés du monde entier, originel aussi bien qu’actuels ; il n’y a en dehors de celle-là aucune satisfaction pour le péché. C’est pourquoi les sacrifices des messes où, disait-on communément, le prêtre offrait le Christ pour les vivants et pour les morts, n’étaient que fables impies et illusions dangereuses. » Froude et Perceval avaient déjà interprété les mots toùto tcoisîts de I Cor., {{rom|xi}}, 23-26, dans le sens de sacrifice. Pour eux et pour beaucoup, l’eucharistie était « le sacrifice commémoratif pour les vivants et pour les morts pour la rémission des péchés. Lors du procès Bennett, en 1869, le juge de la Cour des Arches, le D r Phillimore, s’appuyant sur d’anciens maîtres éminents de l’Église d’Angleterre, était arrivé à « la o conclusion certaine qu’il était légal pour un clergvman de parler, dans un sens, du sacrifice offert par le « prêtre et du caractère sacrificiel de la sainte table. » Simpson, ''op. cit.'', p. 62. Dans la réponse qu’ils adressèrent à l’encyclique de Léon XIII sur les ordinations anglicanes, les archevêques anglicans exposèrent leur doctrine sur ce point : « Nous enseignons en outre un véritable sacrifice de l’eucharistie et nous ne le regardons pas comme une « simple commémoraison » du sacrifice de la croix… Mais dans la liturgie dont nous usons à la célébration de la sainte eucharistie, élevant nos cœurs à Dieu et alors consacrant les dons qui ont été précédemment offerts et les consacrant pour qu’ils nous deviennent le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous exprimons ainsi suffisamment le sacrifice qui s’accomplit à ce moment même. En effet, la mémoire perpétuelle de la précieuse mort du Christ, qui est notre avocat auprès du Père et qui est la propitiation pour nos péchés jusqu’à son avènement, est ce que nous célébrons conformément à son précepte. » Responsio…, p. 16. C’est sur ce texte que s’appuient les théologiens anglicans de Malines pour donner comme doctrine acceptée par eux que « le sacrifice de l’eucharistie est le même sacrifice que celui de la croix, mais offert d’une manière mystique et sacramentelle ». Lord Halifax, op. cit., p. 296. e) Extrême-onction. — Les trente-neuf articles ne parlent de l’extrême-onction que pour la rejeter du nombre des sacrements. Le Prayer book a conservé un service pour la visite des malades, mais sans ce sacrement. Les ritualistes, dans A Prayer book revised, avaient introduit une formule de prières pour l’onction des malades. Dans les débats à la Chambre du clergé, en 1924, lors de la discussion de la revision du Prayer book, l’extrême-onction fut envisagée comme un moyen surnaturel de guérison et comme acte surnaturel, ayant pour but de faire obtenir une grâce par l’accomplissement d’actes extérieurs et visibles. W. Knox la regarde comme un sacrement fondé sur l’ordre donné par Notre-Seigneur à ses disciples de guérir les malades, ordre qu’ils accomplissaient par<noinclude> <references/></noinclude> nl11r4by6q5rrzcuoshcr9z1peegx77 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/43 104 4228044 15908398 15357597 2026-07-07T13:00:10Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908398 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1521|PHILOXÈNE DE MABBOUG. ŒUVRES|1522}}</noinclude> Musée Britannique, t. {{rom|ii}}, p. {{rom|lxvi}}-{{rom|lxxii}}, qui tous contiennent plusieurs traités. Il y a, en outre, des extraits dans (1.x mss. du même dépôt. Ces mss. et d’autres, qui appartiennent à diverses bibliothèques, s’échelonnent du {{rom|vi}}{{e}} au xm{{e}} siècle, d’où il ressort que le De instilulione morum eut un succès notable et continua longtemps d’être apprécié, particulièrement dans les milieux monastiques. Il semblerait même que tout l’ouvrage ait été traduit en arabe, car les titres de sept extraits, conservés dans le Paris, syr. 239, fol. 238-203, correspondent aux sept titres rapportés ci-dessus. Il est plus vraisemblable cependant que le copiste de ce ms., écrivant au monastère de Sainte-Marie des Syriens en 1493, a traduit lui-même ces extraits après les avoir choisis dans les mss. syriaques aujourd’hui conservés au Musée Britannique. C’est probablement au De institutione morum qu’a été emprunté le passage sur la chasteté reproduit dans la chaîne de Sévère sur l’épître aux Romains, Vat. syr. 103, fol. 249 (et non fol. 259, comme il est écrit dans Bibliolh. orient., t. {{rom|ii}}, p. 46), de même que les extraits sur la vie chrétienne et le caractère, Add. 2016 de Cambridge, fol. 221-223 v°, cf. W. Wright, A catalogue of the syriac manuscripts preserved in the library of the university of Cambridge, t. {{rom|ii}}, Cambridge, 1901, p. 553. 2. L’Expositio parabolse decem talentorum de la liste Vaschalde est un court fragment exégétique, provenant peut-être du commentaire aux évangiles, qui se trouve dans le ms. de la bibliothèque Bodléienne Marsh 392, après deux explications de la même parabole par Denys bar Salibi et Jacques de Saroug. Philoxène applique la parabole aux justes. R. Payne Smith, Catalogi codicum manuscriptorum bibliothecæ Bodleianæ pars sexta, Oxford, 1864, col. 469. 3. Le traité Num recédât Spiritus Sanctus ab homine peccante est la réponse de Philoxène à un correspondant qui lui avait demandé si le Saint-Esprit se retirait de l’homme qui pèche pour rentrer en lui lorsqu’il se repent, Add. 17 193 (an. 874). fol. 18-26. 4. Le ms. Add. 17 206 (xi{{e}} —xii{{e}} s.), fol. 54-59, contient un discours parénétique et Add. 14 520, fol. 123 v°125, un sermon sur la mort, ou De fratre defuncto, sur lesquels le catalogue ne donne aucun détail. Il en va de même pour les Régulée monastiese, Add. 17 262, fol. 72-78, qui semblent être des principes de vie ascétique plutôt que des règles au sens propre. Plusieurs morceaux recensés par Budge ne sont pas mentionnés dans la liste Vaschalde : sur la crainte de Dieu (cf. supra, traités {{rom-maj|VI}}, VII du De institutione morum), Add. 14 577 (ix{{e}} s.), fol. 130 ; sur l’humilité et sur la contrition, Add. 14 582, fol. 179 et 181 (le dernier passage figure dans six manuscrits au moins) ; trois extraits sur la prière, dont deux se trouvent dans plusieurs mss., Budge, t. {{rom|ii}}, p. {{rom|lxiii}} sq. ; sur la virginité, Add. 17 215, fol. 43 ; contre les passions de l’âme, Add. 17 152 (vii{{e}} s.), fol. 127 V>. 5. Plusieurs de ces fragments ont été conservés dans des florilèges à l’usage des moines ; d’autres passages de même origine sont encore à signaler : « Sur celui qui transgresse volontairement une interdiction portée par des prêtres k Vat. syr. 136, fol. 391 v° sq. ; sur la rasure monastique, Add. 14 613 (ix{{e}} —x{{e}} s.), fol. 141 v°, et Add. 17 193, fol. 83 v° ; sur la tranquillité de la vie monastique, dans plusieurs mss., dont Add. 17 181 (vi{{e}} s.), fol. 24 v°. 6. W. Wright a décrit dans le Catalogue of the ethiopic manuscripts in the British Muséum…, Londres, 1877, p. 177 sq., trois mss. qui contiennent une collection en éthiopien de questions et réponses sur l’histoire des Pères égyptiens, Or. 759, fol. 81-128 ; Or. 760, fol. 4-50 ; Or. 761, fol. 1-94 v°. D’autres mss. de cette collection sont mentionnés par C. Conti Rossini, Manoscritli ed opère abissine in Europa, dans Rendi eonti délia R. Academia dei Lincei, classe di scienze morali, {{rom-maj|V}}{{e}} sér., t. {{rom|viii}}, 1899, p. 615, au mot Filkeseytxs. Cette collection porte, en eflet, au début, le nom de Philoxène, dans un titre rapporté comme suit par A. d’Abbadie, Catalogue raisonne de manuscrits éthiopiens, Paris, 1859, p. 31 : « Ce livre est la première division des questions sur les histoires des Pères religieux coptes, et il fut écrit par Filkisyus le Syrien, évêque de Manbag. » Les mss. d’Abbadie 23 et 172 sont divisés en 246 sections, le n. 37 en 308 ; le ms. du Musée Britannique Or. 760 en compte 234. Ce chiffre correspond parfaitement à celui de 235, du manuscrit karsuni de la bibliothèque d’État de Berlin, Sachau 45, que E. Sachau décrit comme un extrait du Paradisus Patrum avec commentaire de Philoxène, Yerzeichniss der syr. Ilandschr. der kgl. Bibliothek zu Berlin, Berlin, 1899, p. 741 sq. L’épilogue de la traduction éthiopienne dit qu’elle a été faite par un Abba Salamâ, évêque du Sud (’?), d’après un texte arabe, traduit lui-même du syriaque en 1021 des Martyrs (c’est-à-dire 1304-1305 de notre ère) et non 737 comme on lit dans d’Abbadie, Catalogue raisonné…, p. 45 ; cf. description détaillée du manuscrit de Berlin Or. qu. 344 dans Dillmann, Yerzeichniss der abessinischen Handschr., Berlin, 1878, p. 40 sq. Le texte arabe de cette même collection se trouve encore dans le Vat. arab. 85, fol. 2 v°-250 v°, mutilé à la fin. Mais ce ms. attribue à Philoxène la première partie seulement de la collection, composée dans ce manuscrit de 43 chapitres, tandis que les trois parties suivantes sont attribuées respectivement à Barsanuphius le Palestinien, saint Jérôme et Palladius. A. Mai", Catalogus codicum bibliothecee Vaticanæ arabicorum. .., dans Script, vet. nova collectio, {{rom-maj|II}}{{e}} part., Borne, 1831, p. 193. Et cela explique la formule des mss. éthiopiens. Le début du premier récit, sur les deux fils d’un marchand qui héritent chacun de 5 000 dinars et se donnent à Dieu, permettent de rapprocher les textes arabe et éthiopien, des 104 questions syriaques, dont E. A. W. Budge a donné la traduction anglaise dans The book of paradise…, t. {{rom|ii}}, Londres, 1904, p. 1001-1075, d’après P. Bedjan, Acta martyfum et sanctorum, t. {{rom|vii}}, Paris et Leipzig, 1897, p. 895-978. Ces questions se trouvent dans le Val. syr. 126, fol. 161-179, à la fin du 1. III du Paradisus Patrum, mais elles manquent au ms. de lady Meux publié par Budge, ainsi que dans V Add. 17 174, dont Bedjan s’est servi pour son édition de la {{rom-maj|III}}{{e}} partie du Paradisus. Avec une documentation syriaque aussi maigre, et tant que cette collection n’aura pas été étudiée en détail, il est impossible de décider si elle doit quelque chose à Philoxène. {{4o}} ''Lettres''. Les lettres de Philoxène, écrites le plus souvent à des moines, répondent en général à des consultations sur des sujets dogmatiques ou moraux ; la controverse monophysite y tient la première place. Malheureusement, il reste beaucoup à publier et la chronologie de cette importante correspondance n’est encore qu’ébauchée. La plus ancienne des lettres, apparemment, est celle à l’empereur Zenon, éditée et traduite en anglais par A. Vaschalde, Three letters of Philoxenus…, Rome, 1902, p. 163-173, trad., p. 118-126. J. S. Assémani a placé cette lettre au commencement du pontificat de Philoxène, Bibliolh. orient., t. {{rom|ii}}, p. 34, et A. Vaschalde a répété cette donnée, ainsi qu’A. Baumstark, Gesch. der syr. LU., p. 142, n. 3, mais J. Lebon a fait observer, comme il a été relevé ci-dessus, col. 1511, que la lettre devait être antérieure à la diffusion de l’Hénotique, et donc plutôt de 482 environ. Philoxène y défend sa foi, probablement contre la dénonciation de Calandion, en se lavant des accusations d’eutychianisme et d’apollinarisme.<noinclude> <references/></noinclude> kkk68nz4z3gzkke5yosle6cucjpiprg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/44 104 4228045 15908399 15579876 2026-07-07T13:00:12Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), oj → of 15908399 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|L523|PHILOXÈNE DE MABBOUG. ŒUVRES|L524}}</noinclude><nowiki /> Si l’on admet la date proposée ci-dessus pour le De uno ex Trinilate incarnato et passo, col. 1518, il faudra rapporter au même temps la lettre qui provoqua la controverse terminée par la publication de ce traité. Copiée a sa suite dans le Vat. syr. 138, fol. 120-123, elle se trouve également dans le Vat. syr. 136, fol. 29 v°-35 v°, immédiatement après une lettre aux moines de Tell’Addâ, et les Assémani lui ont donné, dans le Bibliothecæ apost. vat. <atalogus, t. {{rom|iii}}, p. 216, le titre Epistola secunda ad monachos Teledenses. Mais 1. Guidi a révélé depuis longtemps le truquage de ee titre, Mundhir III. und die beiden monophysitisclwn Bischôje. dans Zeitschr. der deutschen morgent iind. Gesellschaft, t. lui, 1881. p. 143, n. 1. A. Vaschalde, qui a publié cette lettre, Three letlers…, p. 127-145, trad., p. 03-105, la date seulement des années 490-512, p. 85 ; ses arguments, toutefois, conviennent aussi bien à la première campagne de Philoxène pour recruter des adhérents au parti monophysite (477-482). La première lettre aux moines du monastère de Beit Gaugal, près Diarbékir, publiée également par A. Vaschalde, p. 146-162, trad.. p. 105-118, fut écrite certainement avant 401, puisqu’il y est parlé de l’empereur Zenon comme d’un personnage vivant, et presque certainement après 485, lorsque l’empereur eut remporté sur Léontius et Illus une victoire définitive, ibid., p. 87 sq. Lebon, Le monophysisme sévérien, p. 115. Philoxène écrit aux moines de Beit Gaugal pour assurer leur foi et s’en faire des alliés : il résume en 35 propositions, qui sonnent comme des anathèmes, les erreurs contre lesquelles il veut les mettre en garde. La deuxième lettre aux mêmes, Vat. syr. 136, fol. 35 v°53, est encore inédite. La lettre aux moines de Tell’Addâ, sans titre dans le Vat. syr. 136, fol. 3-29, où elle est mutilée du début, a été publiée avec une analyse assez détaillée pour tenir lieu de traduction par I. Guidi, La lettera di Filosseno ai monaci di Tell’Addâ (Teleda), dans Atti délia R. Accademia dei Lincei, {{rom-maj|III}}{{e}} sér., Memorie délia classe di scienze morali, t. {{rom|xii}}, 1884, p. 446-506 ; cf. A. Vaschalde, Three letlers… p. 34-37. J. S. Assémani ne dit pas, Biblioth. orient., t. {{rom|ii}}, p. 37, comment il a connu les destinataires de cette lettre, mais l’identité est assurée par le titre donné à un groupe de quatre extraits, qui se trouve dans Add. 14 663, fol. 10 v°. I. Guidi a proposé de reconnaître dans la phrase tu t’irrites d’être appelé juif et païen » une allusion au patriarche mekhite d’Antioche, Paul {{rom-maj|II}}, que ses adversaires surnommaient « le Juif ». ''Op. cit.'', p. 148, n. 1. La lettre serait donc des années 519-521, ainsi que l’avait déjà pensé J. S. Assémani, d’après les allusions de Philoxène à l’exil qu’il endure. Mais l’interpellation est adressée à l’auteur du traité dont la réfutation occupe une grande partie de la lettre, et rien ne permet de penser que Paul ait jamais eu aucune activité littéraire. Comme, d’ailleurs, le ton de cette lettre est assez différent de celui des lettres écrites pendant l’exil de Thrace, la date proposée doit être mise en question. La réprobation des mots « Christroi » ajoutés au Trisagion, qui a fourni un assez long développement, se comprendrait mieux si la lettre aux moines de Tell’Addâ remontait à cet éloignement d’Antioche, que Calandion fit imposer à Philoxène et qu’on peut justement appeler son premier exil (482485). Il y aurait lieu, en outre, d’examiner si le traité réfuté dans la lettre n’a rien de commun avec celui que combat le De uno ex Trinilate incarnato et passo, car s’ils étaient identiques, J. S. Assémani aurait eu raison de considérer les deux lettres de Val. syr. 136, fol. 3-29 et 29 v°-35 v°, comme adressées aux mêmes destinataires ; il suflirait, pour être dans le vrai, de les lire en ordre inverse, la deuxième avant la première. Une autre lettre appartient soit à la période de prosélytisme dans les monastères, sous Calandion, soit à celle de la lutte contre Flavien ; c’est la lettre dont un court passage a été conservé dans quatre mss. Vat. syr. 120. toi. 392, Add. 17 193 du Musée lirilannique. fol. 60 v", Paris, syr. 62, fol. 218 v°, Add. 2023. de Cambridge, fol. 237 v°. Elle est intitulée, dans les deux premiers mss., « aux moines d’Amid », et dans les deux autres « lettre sur le zèle, qui a été écrite à des moniales ». Le fragment, qui a été traduit en français, par F. Nau, Littérature canonique syriaque inédile, dans Revue de l’Orient chrétien, t. {{rom|xiv}}, 1909, p. 37 sq. (tiré à part dans Ancienne littérature canonique syriaque, fasc. 3), est formé de sept brèves sentences contre les moines qui n’ont pas de zèle pour la défense de la foi monophysite et se taisent au lieu de parler en sa faveur, par opportunisme ou par crainte. Un peu plus récente est la lettre aux prêtres édesséniens, Abraham et Oreste, sur les erreurs de leur compatriote, le panthéiste Etienne bar Sudayli, éditée et traduite en anglais par A. L. Frotingham jr„ Stephen bar Sudaili the syriac mystic and the book of Hierolheos, Leyde, 1886, p. 28-48. Elle a été écrite tandis que Philoxène occupait le siège de Mabboug et se trouvait en mauvais termes avec l’évêque de Jérusalem, soit entre 500 et 512, temps proposé par Frotingham p. 58. La lettre au patriarche d’Alexandrie, Jean II Nikiôtès (505-516), appartient à peu près au même temps ; elle est conservée dans un petit dossier, malheureusement incomplet (Add. 14 670, fol. 19-22), qui contient, en outre, une partie de la profession de foi envoyée par le patriarche, un court passage de Philoxène sur l’union des deux natures, reproduit après sa lettre, et le début d’un discours de Jean II au peuple d’Alexandrie. La lettre au lecteur Maron d’Anazarbe, que J. Lebon a publiée avec une traduction française et une introduction historique, Textes inédits de Philoxène de Mabboug, dans Le Muséon, t. {{rom|xliii}}, 1930, p. 20-84, est postérieure, ainsi qu’il l’a démontré, à l’interprétation officielle de l’Hénotique dans le sens monophysite au synode de Tyr (514-515) et antérieure à l’exil de Philoxène (deuxième semestre de 518). La lettre entière est consacrée à la résolution de sept difficultés énumérées dès le début, mais il manque quelque chose à certains développements. Cette lettre a permis de fixer plusieurs points de la lutte menée par Philoxène contre les chalcédoniens (supra, col. 1513). Trois lettres appartiennent aux dernières années de Philoxène, ayant été écrites de son exil de Thrace. Quatre fragments d’une lettre à Siméon, abbé de Tell’Addâ, ont survécu dans Add. 15 333, fol. 48-50. J. Lebon, qui a édité et traduit ces fragments, ''op. cit.'', p. 149-193 (éd. partielle dans Le monophysisme sévérien, textes, p. 1-3), estime que la lettre ne devait pas être considérable. L’auteur ne parle, dans la partie conservée, que de la modération dont on usa jadis envers les hérétiques et dont son parti lui-même donna l’exemple après la victoire sur Flavien. Jadis, dit Philoxène, on s’est occupé uniquement de rétablir l’unité dans l’Église sans poser des conditions intolérables ; mais voici que, sous la pression des gens venus de Home, on renouvelle des consécrations d’autels et d’églises, tandis qu’on admettait jusque-là même les ordinations faites par les hérétiques. Voir p. 173 et 188. Le même ms. Add. 15 333. fol. 50-52, a préservé trois fragments d’une autre lettre à tous les moines orthodoxes de l’Orient, éditée et traduite comme ci-dessus, p. 10 1-220. Les circonstances sont identiques ainsi que le sujet, car il s’agit encore de la modération dont il faut user dans les controverses dogmatiques vieux lutteur a fini de quêter du renfort dans les T. XII — 49<noinclude> <references/></noinclude> p5xzhrt3ljbw41z7etrfz1gzim7mbht Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/62 104 4228063 15908404 15585614 2026-07-07T13:00:18Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908404 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1559|PHOTIUS. ÉLÉVATION Al" SIÈGE PATRIARCAL|1560}}</noinclude> / « the accession of Basil I (802-867), Londres, 1912, appelai, n-iv. De cette énumér-ation un pou longue retenons que le plus elair de nos connaissances sur l’affaire photienne remonte à NFicétas et à Génésios. Ni l’un ni l’autre ne sont des garants de tout repos, et les historiettes que leur ajoute pseudo-Syméon inspirent moins de confiance encore. C’est assez dire que ce sera surtout aux pièces officielles qu’il faudra demander nos informations. II. Le prkmier pontificat de Photius. La ruptiiu : avec Rome (858-867). — 1° La déposition d’Ignace et l’installation de Photius. 2° Hésitations de la curie romaine. 3° Rome prend position contre Photius. 4° L’affaire bulgare. 5° La rupture. ti° La revanche de Rome. I. LA DÉPOSITION DV PATRIARCHE ION ACE ET SON remplacement l’Ai : PHOTIUS. — Ne voulant pas écrire ici une histoire du schisme oriental, nous pouvons nous jeter de prime abord in médias res. Qu’il suffise de rappeler que l’harmonie entre Rome et Constantinople avait été mise à une rude épreuve par la crise iconoclaste et les remous divers qu’elle avait provoqués soit en Orient, soit en Occident. Virtuellement terminée par le « triomphe de l’orthodoxie » en 843 (la « fête de l’orthodoxie » fut célébrée pour la première fois le. Il mars de cette année), l’agitation ecclésiastique ne laissait pas de continuer de manière plus ou moins sourde. Quand mourut, en juin 847, le patriarche Méthode, la pacification de Constantinople n’était pas encore terminée. 1° ''Le patriarche Ignace''. Méthode fut remplacé par le fils de l’empereur Michel I er Rhangabès, Ignace, qui, lors de l’usurpation de Léon l’Arménien, en 813, avait été contraint d’embrasser la vie monastique et qui, sous Théophile (829-842), avait été un des plus ardents défenseurs des images. Pieux, zélé, il eût voulu rétablir dans le patriarcat byzantin la paix religieuse si troublée depuis plus de cent ans. Mais il y fallait une souplesse qui n’était pas, semble-t-il, la qualité maîtresse de ce porphyrogénète. On le vit bien dans une affaire qui aura par la suite beaucoup de retentissement. En 843, était arrivé à Constantinople, fuyant l’invasion sarrasine, l’archevêque de Syracuse, Grégoire Asbestas, qui entretint, pense-t-on, de bons rapports avec le patriarche Méthode. Pour quelles raisons Ignace, depuis le jour de sa consécration, se brouillat-il avec lui, il est assez difficile de le dire. Toujours est-il que Grégoire fut, par Ignace, déposé et remplacé, sans préjudice d’autres peines ecclésiastiques qui l’atteignirent ultérieurement. L’affaire fut portée à Rome ; le pape Léon IV d’abord, en 855 (voir Jaffé, n. 2661), le pape Renoit III ensuite, en 857 (Jaffé, n. 2667), invitèrent les deux parties à se présenter soit personnellement, soit par représentant, à la curie romaine. Rien n’était encore réglé, quand survint l’incident qui allait déterminer la déposition d’Ignace. Depuis que Michel {{rom-maj|III}}, fils de Théophile, avait été proclamé majeur, mars 856, le pouvoir exercé jusquela par Théoctiste au nom de l’impératrice mère, Théodora, était passé aux mains de Bardas, oncle du souverain, qui deviendra curopalate en 859 et césar en avril 862. Ignace était naturellement pour la pieuse princesse et d’autant plus que Bardas, s’il était cultivé, intelligent et habile, semble avoir été de mœurs assez libres. Est-il exact qu’il ait eu l’intention délibérée de corrompre et d’avilir son impérial neveu ? Le continuateur de Théophane raconte a ce sujet d’horribles histoires, voir P. (i., t. {{rom|cix}}, col. 213-216. 257 sq. Quoi qu’il en soit, raisons politiques et raisons religieuses amènent Ignace a faire opposition a Bardas. A la fête de l’Epiphanie 858, il lui refuse publiquement la communion. A quelque temps de là, le patriarche est prié de prêter son concours à l’internement, dans un monastère, de l’impératrice mère et d’une de ses filles. Il s’y refuse ; on prétend voir un lien entre ce refus et une tentative de rébellion découverte sur les entrefaites. Le même jour où est exécuté le révolté, Ignace est enlevé du patriarcat et interné à l’île du Térébinthe, dans l’archipel des Princes. C’était le 23 novembre 858 (date préférable, nous semble-t-il, à celle de 857, mais que nous n’entendons pas discuter ici). Sur cette date, voir J. B. Burv, op. cit., app. {{rom|vii}}, p. 469-471. 2° ''Élévation de Photius au siège patriarcal''. Nous avons dit ci-dessus, col. 1537, ce qu’avait été jusqu’à cette date la carrière de Photius. Il occupait à ce moment une des situations les plus en vue au Sacré Palais. On aurait mauvaise grâce à le mêler aux scandaleuses aventures qui, depuis quelque temps, déshonoraient la cour ; il était à coup sûr, néanmoins, un des bons serviteurs de la politique de Bardas. Ultérieurement, on a prétendu qu’il s’était compromis dans le parti qui, groupé autour de Grégoire Asbestas, cherchait à créer des difficultés à Ignace (Nicétas, Anastase, Stylien) ; Hergenrôther parle presque d’un complot monté contre le patriarche en exercice. ''Op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 364. Mais ceci ne nous paraît nullement démontré ; ce que l’on peut dire, c’est que Photius, en fonctionnaire correct, avait pris le parti de son chef, lequel soutenait Grégoire. Lui prêter, dès ce moment, l’ambition de supplanter Ignace, c’est ne pas tenir compte de ses affirmations indéfiniment répétées. Quant à l’histoire racontée par Anastase sur l’hérésie « des deux âmes », ballon d’essai lancé par Photius pour démontrer l’incapacité théologique d’Ignace, on aimerait à en avoir de plus sérieux garants. Voir PrseI. in VIII Synod., ''P. L.'', t. {{rom|cxxix}}, col. 14. Quand, le 23 novembre 858, Bardas se fut débarrassé d’Ignace, il fallut songer à lui donner un successeur. Est-ce le ministre, est-ce le « synode permanent » qui songea à Photius ? Il est impossible de le dire, toujours est-il qu’après une longue délibération le synode, après avoir vainement demandé à Ignace sa démission, passa outre à son refus et choisit, pour le remplacer, le protasecretis Photius. Cette promotion était incontestable-ment irrégulière. D’abord l’élu était simple laïque et le droit coutumier prohibait cette ordination d’un « néophyte ». Voir l’art. Néophyte. Sur ce point, d’ailleurs, les sources byzantines insistent peu, à l’exception de Nicétas. Il y avait eu à Constantinople des précédents qui n’étaient pas oubliés, Taraise en 784, Méthode en 843 avaient été désignés dans les mêmes conditions, de par la volonté de souverains qui voulaient mettre un terme aux agitations religieuses, en choisissant comme patriarches des personnes moins compromises que n’eussent pu l’être des ecclésiastiques. L’Occident serait plus méfiant. L’ « usurpation » de Constantin M, en 767, avait fait renforcer les règles sur l’élévation des laïques aux suprêmes dignités de l’Église. Dès le début des pourparlers avec Rome, le caractère de « néophyte » sera le premier grief que l’on fera à Photius. Il en était un autre qui nous frappe davantage ; c’est qu’en réalité le siège où l’on entendait élever le protasecretis n’était pas vacant. Ignace s’était refuse. dès la première minute, à donner sa démission ; il devait indéfiniment persévérer dans cette attitude, quelque pression que l’on ait tenté d’exercer sur lui. Ici encore, sans doute, il y avait des précédents tout proches. Méthode, en 843, avait élé substitué par la volonté de Théodora à Jean le Grammairien, favorable aux iconoclastes, et, trente ans auparavant, on avait vu le phénomène inverse : l’iconoclaste Théodote Cassitéras avait, en 815, par ordre de Léon l’Arménien, remplacé l’orthodoxe Nicéphore. En l’une et l’autre<noinclude> <references/></noinclude> qhc23wan1fxlg61nzj1z3dgfjqfa8h6 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/167 104 4228168 15908392 15684351 2026-07-07T13:00:04Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908392 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1769|TERRE (SAINT). I™ ÉPITRE, DOCTRINE|1770}}</noinclude> jugement est mis en relation avec le retour glorieux du Christ, {{rom|i}}, 13, ou de l’archipasteur, {{rom|v}}, 4, si bien que l’on pourrait hésiter entre le Père et le Christ. Quoi qu’il en soit de ce point, le sens de l’expression « vivants et morts » n’est pas douteux : il s’agit de l’humanité entière envisagée dans ses deux catégories d’êtres vivants et d’êtres morts, et cela sous le rapport de la vie physique et de la mort physique ; cf. Act., {{rom|x}}, 42 ; Rom., {{rom|xiv}}, 9 ; II Tirn., {{rom|iv}}, 1 ; l’idée de vie spirituelle ou de mort spirituelle est exclue par la nature comme par l’usage de la formule en question. iv, 0. La mention des morts qui seront soumis au jugement divin tout comme les vivants amène une parenthèse sur les premiers : la bonne nouvelle (ou l’Évangile) a été annoncé même aux morts. Le mot vexpoî doit avoir ici le même sens que dans la phrase qui précède immédiatement : il s’agit de ceux qui ne possèdent plus la vie physique. Par ailleurs, tout porte à croire que l’auteur se réfère implicitement à ce qu’il vient de dire touchant l’annonce du salut faite par le Christ aux esprits retenus en prison, ni, 19-20, d’autant plus qu’il use dans les deux cas de la même particule xœî : xxî. toïç èv cpuXax ?) Trvei>[i.ocfri, {{rom|v}}, et v.o.1 vexpoïç. — Ici, le messager n’est pas nommé, l’expression revêtant un tour impersonnel : vexpoïç eùyjYYeXîaÔir) ; mais, sans aucun doute, saint Pierre pensait au Christ, car autrement il eût dit qui avait été le héraut de la bonne nouvelle. — Vient ensuite la raison de cette prédication aux morts : zlç toûto…’(.’va. La différence de temps pour vepiflwat. et ÇôSat prouve que le premier de ces verbes exprime une action antérieure à celle du second ; en outre, la finalité marquée par tva ne s’applique qu’au second verbe à raison de l’opposition établie par la présence des particules (jlév et Se. — Le jugement a eu lieu pour les morts xocrà àvOpejtcouç aapxî, c’est-à-dire selon le mode applicable à des hommes vivant sur terre ou en chair ; l’annonce du salut a été faite même aux morts pour qu’ils vivent xarà 0£ov 7rveûu, {{rom|ciii}}, c’est-à-dire de la vie spirituelle ou de la vie de l’âme selon le mode divin. — Le sens du verset 6 paraît être le suivant : la bonne nouvelle a été annoncée même aux morts afin que ceux qui avaient été jugés alors qu’ils étaient vivants puissent vivre de la vie surnaturelle en union avec Dieu. Si l’exégèse des deux passages en jeu est correcte, on est autorisé à conclure que de part et d’autre saint Pierre parle de la descente du Christ aux enfers et d’un message de délivrance porté par lui aux morts du schéol. On trouve des allusions à cette croyance en plusieurs endroits du Nouveau Testament sous des formes diverses et plus ou moins explicites : d’abord dans un des discours de saint Pierre à Jérusalem, Act., {{rom|ii}}, 24-31 ; ensuite dans deux épîtres de saint Paul, Rom., {{rom|x}}, 6-7 ; Col., {{rom|i}}, 18 ; enfin dans l’Apocalypse, {{rom|i}}, 18. Tous ces textes sont convergents, ce qui prouve que le fait de la descente de l’âme du Christ aux enfers après sa mort était un point de l’enseignement apostolique et faisait partie de la catéchèse primitive. D’ailleurs, saint Pierre et saint Paul n’en parlent qu’incidemment, par simple allusion à une chose connue des fidèles et sur laquelle ils n’ont pas à insister. La même croyance se retrouve chez de nombreux Pères du {{rom-maj|II}}{{e}} siècle et du début du ni « ; cf. saint Ignace, Magn., {{rom|ix}}, 3 ; saint Justin, ''Dial.'', {{rom|lxxii}}, 4 ; Pasteur d’Hermas, Simil., {{rom-maj|IX}}, xvi, 5 ; saint Irénée, Cont. hier., {{rom-maj|III}}, {{rom|xx}}, 4 ; IV. {{rom|xxii}}, 1-2 ; {{rom-maj|IV}}, {{rom|xxxiii}}, 1, 12 ; {{rom-maj|V}}, {{rom|xxxi}}, 1-2 ; Præd. apost., 78 ; Clément d’Alexandrie, ''Strom.'', {{rom-maj|II}}, {{rom|ix}}, 43-44 ; {{rom-maj|VI}}, {{rom|vi}}, 45-46 ; Adumbr. in I Pet., {{rom|iii}}, 19 ; {{rom|iv}}, 6 ; In Joan., {{rom|ii}}, 2 ; Tertullien, De anima, 55 ; Origène, ''Contra Celsum'', t. {{rom-maj|II}}, n. 43 ; Nom. in Gen., {{rom|xv}}, 5 ; {{rom|xvii}}, (i ; in Erod., {{rom|vi}}, 6 ; in Num., {{rom|xviii}}, 4 ; in Rom., {{rom|xi}}, 13 ; saint Cyprien, Testim., n, 24. Dans l’écrit apocryphe connu sous le nom d’Évangile de Pierre, qui date de 120-130, une voix qui vient des cieux demande au Christ ressuscité : As-tu prêché à ceux qui dorment V et la croix elle-même donne une réponse affirmative ; cf. L. Vaganay, L’évangtle de Pierre, p. 3(11-303. C’est un point de dogme dans l’Église que la descente du Christ aux enfers, le descendit ad injeros constituant la [™ partie du cinquième article du Symbole selon l’exposé du Catéchisme du concile de Trente. Quant au temps où eut lieu cette mission du Christ aux enfers, il est indiqué d’une façon très précise dans le premier des passages de la / a Pétri analysés ci-dessus et dans son contexte immédiat. La succession des faits s’établit ainsi : mort du Christ (àitéOave, 82v « -TtoOstç aapxî), ni, 18 ; survie de l’âme dégagée des liens matériels (Çwo-oi^fteiç ttvs’Ju.octi), ''ibid''. ; descente aux enfers (—opE’jŒîç), {{rom|iii}}, 19 ; annonce aux morts (èx-^py^ev), ''ibid''. ; résurrection (6V àvaa-rxæwç T/jo-oû XpiaxoG), {{rom|iii}}, 21 ; ascension (nopsuSelç tlç oùpavov), iv, 22. On remarquera que saint Pierre parle de la prédication aux morts comme d’un message de salut destine à tous les morts sans distinction ni restriction, ce qui a fait difficulté dès les premiers siècles pour les interprètes, les uns voulant que le Christ ait fait entendre à tous les morts, aux juifs comme aux païens, un appel à la conversion (ainsi Clément d’Alexandrie, Origène et, d’une manière générale, les représentants de l’école d’Alexandrie), les autres soutenant qu’il avait annoncé aux seules âmes des justes leur délivrance prochaine comme un effet rétroactif du sacrifice rédempteur (ainsi saint Irénée, saint Hippolyte). Si saint Augustin a donné des textes relatifs à la descente du Christ aux enfers une explication manifestement contraire au sens obvie — explication admise et reprise par les théologiens du Moyen Age, y compris saint Thomas — c’est parce qu’il se refusait à admettre la possibilité d’une conversion et du salut pour ceux d’entre les morts qui n’avaient pas vécu dans la pratique de la justice, chose qui n’embarrassait aucunement un Cyrille d’Alexandrie. On doit reconnaître que le langage de saint Pierre manque de précision ; mais on admettra sans peine que les destinataires de la lettre avaient reçu déjà, sur le sujet, un enseignement oral suffisamment explicite et que cet enseignement ne pouvait être en contradiction avec les déclarations si nettes du Christ sur le sort réservé aux impies lor.s du jugement dernier. Il semble que saint Pierre a mentionné les hommes de la génération du déluge, ni, 1820, parce qu’on pouvait estimer que le Christ n’était pas allé vers eux ; il semble aussi qu’en parlant de la prédication aux morts, {{rom|iv}}, 5-6, il n’a eu en vue que les âmes des justes. Cette interprétation est généralement admise par les théologiens catholiques depuis le temps de Rellarmin. Sur le descensus ad inferos voir l’article Descente de Jésus aux exfers, t. {{rom|iv}}, col. 565-619 ; G.-R.’Stevens, The theology of the New Testament, 2{{e}} édit., p. 304-310 ; J. Chaine, article Descente du Christ aux enfers dans le Dictionnaire de la Bible de Vigouroux, Supplément, t. {{rom|i}}, col. 395-431. On trouvera une bibliographie abondante sur le sujet dans L. Vaganay, ''op. cit.'', p. {{rom|xvii}}-{{rom|xviii}}. 4. ''L’es t chalologie''. D’un bout à l’autre de l’épître, saint Pierre parle comme s’il entrevoyait pour un avenir assez rapproché la consommation du monde présent, au milieu duquel les chrétiens doivent vivre comme des « étrangers » et des « voyageurs ». {{rom|i}}, 17 ; ii, 11. « La fin de toutes choses est proche », dit-il à ses correspondants pour les exhorter à mettre fidèlement en pratique ses recommandations, {{rom|iv}}, 7. Cette fin sera marquée par la manifestation (à7roxx-Xu <Jiiç) glorieuse de Jésus-Christ, {{rom|iv}}, 13 ; ce sera comme l’épanouissement et le couronnement de la révélation<noinclude> <references/></noinclude> 799nesw40v2ck2val3s1eee6776a5j8 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/335 104 4228295 15908397 15068483 2026-07-07T13:00:09Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908397 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2105|PIGNANO (FRANÇOIS DE)|2106}}</noinclude> Francisais de Esculo et son lilre honorifique Doctor succinctus se lisent sur l’inscription d’une fresque au couvent des frères mineurs de Bolzano. François de Pignano s’est illustre par la part considérable qu’il a prise, à côté de Michel de Césène, Guillaume d’Occam et Bonagratia de Bergame, dans la lutte pour la pauvreté. En 1322, il souscrivit le manifeste adressé à tous les catholiques, au chapitre général de Pérouse, dans lequel on déclara irréfutable, exempte de toute hérésie et conforme à l’enseignement de l’Église, l’assertion, selon laquelle le Christ et les apôtres n’ont eu, ni personnellement ni en commun, aucune propriété ni fief. Jean XXII cassa cette déclaration en rendant aux frères mineurs, par la décrétale Ad conditorem canonum du 8 décembre’1322, le droit de posséder leurs biens, droit qu’Innocent IV avait réservé au Saint-Siège. Cela ne servit qu’à bouleverser l’ordre. On vit le procureur de l’ordre, Bonagratia de Bergame, dans un consistoire public à Avignon, le 14 janvier 1323, faire appel au nom de l’ordre contre cette décrétale. Le pape le fit jeter en prison et publia, le 12 novembre 1323, une nouvelle décrétale Quum inter nonnullos, dans laquelle il déclarait hérétique la proposition que le Christ et les apôtres n’avaient eu ni propriété personnelle ni propriété commune, ni le droit d’aliéner ce qui était à leur disposition. Quelques spirituels passèrent au parti de Louis de Bavière, qui soutint leur cause contre le pape et se constitua le champion de la doctrine de la pauvreté évangélique. Quand Louis de Bavière, excommunié déjà plusieurs fois, marcha, en 1327, sur Rome, Michel de Césène, alors général de l’ordre, fut convoqué d’urgence à Avignon à la cour papale. Jean {{rom-maj|XXII}}, qui connaissait les négociations secrètes qu’il entretenait avec Louis de Bavière, lui défendit de quitter la cour et, dans le consistoire du 9 avril 1328, le déclara hérétique pour avoir soutenu et défendu au chapitre général de Pérouse la pauvreté évangélique absolue du Christ et des apôtres. Revenu au couvent d’Avignon, Michel de Césène rédigea une protestation à l’adresse du pape, que signèrent également ses amis et adhérents, Guillaume Ociam, Bonagratia et François de Pignano. Six semaines après, ces quatre frères mineurs s’enfuirent d’Avignon et par Aiguesmortes gagnèrent par mer l’Italie. Le 9 juin, ils arrivèrent à Pise, à la cour de Louis de Bavière, d’où probablement ils lancèrent en public leur protestation contre les procédés de Jean XXII. Le 6 juin de la même année, avant d’arriver à Pise, les quatre fugitifs furent excommuniés et déposés par le pape. Chassé de Borne, Louis de Bavière vint rejoindre à Pise, le 21 septembre 1328, les frères mineurs fugitifs, qui entamèrent aussitôt une guerre acharnée de plumes contre Jean {{rom-maj|XXII}}, le déclarèrent hérétique et firent appel à un concile général. Le 19 février 1329, le pape fut une fois de plus excommunié et déposé ; cela fait, il fut condamné en qualité d’hérétique, livré au bras séculier et brûlé en effigie sur les places de Pise. Le jeudi saint 1329, Jean XXII publia de nouvelles condamnations contre Michel de Césène et les autres fugitifs et, le 16 novembre de la même année, survint une autre bulle plus impérieuse et plus longue : Quia vir reprobus, dirigée encore contre Michel de Césène et ses adhérents, parmi lesquels François de Pignano. Entre temps, à la fin de mars ou au début d’avril 1329, Louis de Bavière et les frères mineurs fugitifs quittèrent Pise et se dirigèrent vers le Nord. Au chapitre général tenu à Paris, au cours de la même année, Guiral Ot fut élu général. Les adhérents de Michel de Césène, François de Pignano, O.cam, Bonagratia et Henri de Kelheim rédigèrent une protes tation contre celle élection et la déclarèrent invalide, parce que la moitié des provinciaux avaient été exclus du chapitre général. L’impossibilité de continuer la guerre en Italie et l’état de l’Allemagne déterminèrent Louis de Bavière à repasser les Alpes et à se fixer à Munich. Les frères mineurs fugitifs l’y suivirent. C’est de Munich que François de Pignano lança sa protestation contre la bulle Quia vir reprobus, intitulée : Improbatio contra HbellumDominiJohannis, qui incipil « Quia vir reprobus i et conservée dans le ms..S’. Croce, Plut, 31, sin. j, fol. 1-63, de la bibliothèque Laurentienne de Florence. A Heysse en a publié le prologue. Descriptio eodicis bibliothecæ Laurenlianæ Florentin » S. Crucis, Plut. 31. sin. -3, dans Arch. francise, histor., t. {{rom|xi}}, 1918, p. 254. Cet écrit constitue une réfutation continue de la bulle Quia vir reprobus, divisée en 46 parties et fondée sur les textes de l’Écriture sainte, des saints Pères et du droit canonique ; Jean XXII y est qualifié des épithètes les plus injurieuses. Il doit avoir été composé entre le 16 novembre 1329, date de la bulle Quia vir reprobus, et le 24 janvier 1331, date de la lettre de Michel de Césène, dans laquelle la protestation de François de Pignano est citée. En 1341, François de Pignano, tombé dans les mains de l’inquisition en Italie, aurait confessé et rétracté toutes ses erreurs dans une profession de foi et se serait réconcilié entièrement avec l’Église et l’ordre. La formule de profession employée par François de Pignano (reproduite par L. Wadding, Annales minorum, t. {{rom|vii}}, Quaracchi, 1932, an. 1344, n. {{rom|vii}}, p. 371-372) aurait servi de modèle dans la suite pour tous les dissidents et michaélistes repentants. Notons toutefois qu’à rencontre de Décima L. Douie. The nature and the efject of the heresy of the fraticelli. Manchester, 1932, p. 195, qui place la réconciliation de François de Pignano en 1341, tous les autres auteurs la font dater de 1344, à l’exception de A. Heysse (art. cité, p. 255), qui donne l’année 1343. La date fournie par Décima L. Douie semble cependant s’appuyer sur les données historiques, vu qu’elle cite un fragment du procès de François de Pignano. qui eut lieu, le 6 février 1341, devant le cardinal de Sainte-Sabine. François de Pignano est l’auteur d’un Commentarium in quatuor libros Senientiarum, qui n’est pas resté sans influence sur les théologiens eontemporains, dont le plus grand nombre s’insurgent contre les théories, qui y sont défendues. Parmi eux se distinguent les carmes Paul de Pérouse et Jean Brammart (cf. B. M. Xiberta, O. carm., De scriptoribus scholasticis sseculi xiv exordine carmelitarum dans Bibliothèque de la « Revue d’histoire ecclésiastique », fasc. 6, Louvain, 1931, p. 298, 308, 430 et 431) et surtout l’augustin Alphonse Vargas de Tolède (cf. J. Kurzinger, Alfonsus Vargas Tolelanus und seine theologische Einleitunqslehrc, dans les Beitrâge de Bâumker, t. {{rom|xxii}}, fasc. 5-6, Munster-en-W., 1930, p. 59, 86, 141 sq.. 145, 158, 162 sq.). Quelques théologiens, cependant, ont repris aussi la doctrine de François de Pignano, ainsi Jean Canon, O. F. M. Voir L. Wadding, Annales minorum, t. {{rom|vi}}, Quaracchi, 1931, an. 1308, n. lxvi. p. 154. D’après le cardinal Fr. Ehrle, Der Sen’enzenkommentar Peters von Candia, dans Franziskanisehe Studien, suppl. 9, Munster-en-W., 1925, p. 253-254, ce commentaire serait contenu : dans le ms. {{rom-maj|VII}}, {{rom-maj|C}}, 27 (xiv c s.) de la bibliothèque nationale de Naples (un commentaire sur le I er livre et un commentaire différent du précédent sur les trois premiers livres) ; le lat. 15 805, fol. 89 sq. (xiv{{e}} s.) de la Bibliothèque nationale de Paris (1. III) ; le lat. 15 8 52 (xi’v c s.) de la même bibliothèque (les quatre livres) ; le Vat. lat. lOiJG (xiv s.), fol. 1 sq. (1. I) ; fol. 119 sq. (1. II) ; le Vat. lat. 6738, écrit en 1357 (1. II) ; le ms. 2257 de la<noinclude> <references/></noinclude> 0ijg0tgrfnnou2gwyr7zu7dieddbwbh Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/485 104 4228347 15908401 15542909 2026-07-07T13:00:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908401 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 2405 PLOVE (NICOLAS) — PLOWDEN (FRANÇOIS 2406 ##PLOVE Nicolas## <nowiki/> '''PLOVE Nicolas''', théologien et canoniste polonais. (xv{{e}} siècle). C’est le même personnage qui est appelé Plovius, Pluuæus, Puluseus, Plonius, Blonius, de Ploue, de Blony, de Blonié. Ce dernier nom semblerait le plus exact, Nicolas étant originaire de Blonié, petite localité à 20 kilomètres à l’ouest de Varsovie. Il fut docteur en droit canonique et chapelain de l’évêque Stanislas Tzolek, qui occupa le siège de Poznan entre 1428 et 1438. Prédicateur en renom, il a laissé des sermons qui ont été imprimés à la fin du {{rom|xv}}{{e}} siècle : Sermones de tempore et sanctis, Strasbourg, 1495 et 1498 (donnés comme de Nicolas Blony). Cf. Hain, Repertorium, n. 3262 et 3263. Il est aussi l’auteur d’un petit traité de théologie pastorale qui a eu un très vif succès, à en juger par les très nombreuses éditions qui en parurent à la fm du {{rom|xv}}{{e}} et au début du xvi° siècle’: Tractatus sacerdotalis de sacramentis deque divinis officiis et eorum administrationibus, Strasbourg, 1476, 1488, 1490, 1492, 1493, etc., etc. Cf. Hain, Repertorium, n. 3253 sq. C’est un petit manuel contenant, sous forme brève, ce qu’un ecclésiastique doit savoir sur les sacrements (en général et en particulier), sur la messe (dont les différentes parties sont expliquées de manière sobre mais très claire), sur les heures canoniques, sur les censures (excommunication, suspense, nterdit), et les irrégularités. Il y aurait intérêt à relever la théologie sacramentaire de l’auteur, qui aime à comparer en mainte rencontre la position des canonistes et celle des théologiens. Ces diverses parties ont été reproduites dans les Tractatus juris, t. {{rom|xiv}}, Venise, 1584, où l’on trouvera le De sacramentis et de sacrificio missæ, fol. 77 r°-96 v°, le De interdicto, fol. 333 r°334 v°, le De excommun icatione, fol. 363 r°-366 r°, le De irregularitale, fol. 400 r°-402 v° ; le De horis canonicis, figure, au t. xv b, fol. 564 v°-566 v° (l’auteur est appelé ici Nicolas de Poznan). Dans la Bibliotheca realis juridica, de Martin Lipen (édit. d’Ienichen, Leipzig, 1736), nous avons relevé, p. 40 b, une référence à un traité de Nicolas Plouæus (de Plouo), De s. pontificis autoritate, Paris, in-8° ; nous n’avons pas réussi à identifier cet ouvrage. Possevin, Apparatus sacer, t. {{rom|ii}}, Cologne, 1608, p. 155 (distingue à tort entre Nicolas de Ploue et Nicolaus Plovius ) ; C. Oudin, Comm. de scriptor. eccles. ant., t. {{rom|iii}}, 1722, col. 2368 ; Jôcher, Gelehrles Lexikon, t. {{rom|iii}}, 1751, col. 924, et édit. Rotermund, t. {{rom|v}}, 1816, col. 677 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} éd., t. {{rom|ii}}, col. 867. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##PLOWDEN Charles## <nowiki/> 1. '''PLOWDEN Charles''', jésuite anglais. Né le {{1er}} mai 1743, à PIowden-Hall (Shropshire), il acheva ses études littéraires au collège des jésuites anglais, à Saint-Omer, et entra, en 1759, au noviciat de Watten. Ordonné prêtre à Rome en 1770, il fut envoyé comme ministre au collège anglais de Bruges. Après la suppression de la Compagnie et la dissolution du collège par le gouvernement impérial, en 1773, il rejoignit l’Académie anglaise établie à Liège. De retour en Angleterre, en 1784, il accepta un poste de chapelain dans une famille noble et s’adonna avec le plus grand zèle au ministère apostolique. En 1794, il retrouva ses confrères chassés de Liège par la Révolution, à Stonyhurst, où ils venaient d’ouvrir un collège.Lorsqu’en 1803 Pie VII permit à un certain nombre d’anciens jésuites anglais de s’affilier à la Compagnie subsistant en Russie et d’ouvrir un noviciat à Hodder, près de Stonyhurst, le P. Plowden fut nommé maître des novices. C’est là qu’il fit sa profession solennelle, en 1805. En 1817, il devint provincial et exerça en même temps les fonctions de recteur au collège de Stonyhurst. Revenant d’un voyage à Rome, où il avait pris part à l’élection du nouveau général, il mourut subitement à Jougne, en Franche-Comté, le 13 juin 1821. Au témoignage des contemporains, le P. Plowden unit au zèle apostolique le plus ardent un remarquable talent d’orateur et d’écrivain et une formation classique et théologique très solide. Ses écrits se rapportent surtout à la défense des droits de l’Église et aux controverses qui divisaient les catholiques anglais. Cela explique le ton parfois trop vif de ses répliques. Ses principaux ouvrages sont : Considérations on the modem opinion of the fallibility of the Hohj See in the décision of dogmatical questions, Londres, 1780, défense de la certitude des jugements dogmatiques du pape, pour laquelle, comme le remarque Sommervogel, l’auteur semble avoir beaucoup puisé dans un opuscule publié en 1768 par le P. Berthier, S. J. : Examen du quatrième article du clergé de France assemblé en France en 1682. — Observations on the oath proposed to the English catholics r Londres, 1791. — A propos des controverses qui s’élevèrent, en 1790, entre le Comité catholique et lesvicaires apostoliques, le P. Plowden publia, à la demande de ces derniers, An answer to the second Bluebook containing a réfutation of the principles, charges and arguments advanced by the catholic Committee againsl their bishops, Londres, 1791. — Remarks on the writings of the Rev. Joseph Berington, Londres, 1792, destiné à réfuter les assertions téméraires ou erronées du prêtre J. Berington, dont trois ouvrages furent censurés par le synode épiscopal. — Remarks on a book entitled Memoirs of Gregorio Panzani preceded by an address to the Rei>. J. Berington, Liège, 1794. Panzani, plus tard évêque de Mileto, avait été envoyé en 1634 en Angleterre, en mission secrète, pour étudier sur place la situation des catholiques et en particulier les moyens de mettre fin aux pénibles dissensions entre le clergé séculier et les réguliers. En 1793, Berington publia en anglais, sous le titre Mémoires de Greg. Panzani, un texte établi par l’historien Charles Dodd (1671-1732) et basé, aux dires de celui-ci, sur les rapports originaux de Panzani. Le P. Plowden crut pouvoir nier l’authenticité de ces Mémoires très défavorables aux jésuites et traita Dodd d’imposteur. En fait, comme on l’a établi depuis, les rapports de Panzani sont authentiques ; Dodd avait, il est vrai, traité fort librement le texte original, surtout en l’abrégeant beaucoup. Dr. Oliver, Collections toivards illustrating the biography of the Scotish, English and Irish members of the Society of Jésus, 1845, p. 166-169 ; H. Foley, S. J., Records of the English province of the Society of Jésus, t. {{rom|iv}}, 1878, p. 555-560 ; Gillow, Bibliographieal dictionary of the English catholics, t. {{rom|x}}, p. 322-325 ; Dictionary of national biography, t. {{rom|xv}}, p. 131-21313 ; Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. {{rom|vi}}, 19031906 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} éd., t. {{rom|v}}, col. 833. J.-P. GRAUSEM. ##PLOWDEN François## <nowiki/> 2. '''PLOWDEN François''', ecclésiastique anglais du {{rom|xviii}}{{e}} siècle, né d’une famille catholique, qui suivit Jacques II en France. Sa date de naissance est inconnue ; on sait qu’il fut élevé à Saint-Germain-en-Laye et qu’il fit ses études au Séminaire des Anglais à Paris, où il prit le grade de licencié en théologie et reçut les ordres sacrés. Il se laissa entraîner parmi les jansénistes appelants et, persistant dans son opposition à Rome, se vit par là refuser l’accès aux dignités. D’abord catéchiste à Saint-Étienne-du-Mont, il fut, à cause de ses idées, chassé de cette paroisse et, après un voyage en Angleterre, il reprit des catéchismes à la maison de Saint-Charles. Mais, bientôt, il dut se contenter de faire des catéchismes dans des maisons particulières, refusant toujours de souscrire aux conditions exigées parles pouvoirs ecclésiastiques. II est mort vers 1787. Il existe un certain nombre d’ouvrages’à lui attribués. Le seul dont on puisse garantir l’authenticité est le Traité du sacrifice de Jésus-Christ, 3 vol. in-12, Paris, 1778, chez la veuve Desaint, rue du Foin-<noinclude> <references/></noinclude> o42oulukv3fbbwm1npb3uobzpe89dy5 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/489 104 4228358 15908402 14615106 2026-07-07T13:00:16Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (4), oj → of 15908402 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2413|POISSON (NICOLAS) — POLE (RKGINALD)|2}}</noinclude> 414 sous le nom de Mère Marie de Jésus, morte en 1652. Rien dans son caractère et sa conduite ne devait lui attirer les persécutions dont il fut l’objet. Il mourut à Lyon le 3 mai 1710 : « C’était, dit Batterel, un vieillard vénérable, qui avait la physionomie d’un homme d’esprit, homme de bon conseil et très réglé dans ses mœurs. » ''Op. cit.'', p. 201. Baillet, Vie de monsieur Desvaries, 2 vol. in-4°, Paris, 1691, préf., p. {{rom|xii}}, {{rom|xiii}}, {{rom|xvi}}, t. {{rom|i}}, p. 285, 317, 318 ; t. {{rom|ii}}, p. 400 ; Batterel, Mémoires domestiques pour servir à l’histoire de l’Oratoire, t. {{rom-maj|IV}}, 1905, p. 184-203 : François Salmon, Traité de l’élude des conciles, in-4°, Paris, 1724, p. 275 sq. ; Moréri, Dictionnaire ; Fr. Bonillier, Histoire de la philosophie eartésienne, 2 vol. {{in-8°}}, Paris, 1854, c. xxiv ; et ici les articles Innocent {{rom-maj|XI}}, t. {{rom|vi}}, col. 2009, et Laxisme, t. {{rom|viii}}, col. 49 sq. A. MoLIEN. ##POLANSKY Népomucène## <nowiki/> 1. '''POLANSKY Népomucène''', né en 1723, à Brunn (Brno), en Moravie, entra dans la Compagnie de Jésus en 1738, enseigna les mathématiques, la théologie, l’Écriture sainte et l’histoire ecclésiastique. Il mourut à Olmutz, le 13 octobre 1776. Il a laissé, outre plusieurs écrits sur les mathématiques et les sciences naturelles, deux courts traités théologiques : Dissertatio de baptismo parmilorum ejusque gratia, Prague, 1759 ; Num ex Clément, un. de Sum. Trinilate et flde catholica… helerodoxi recle deducant : Ante Florentinum et Tridentinum fidem Ecclesise non fuisse, sacramentel continere gratiam…, Prague, 1759, reproduit dans le Thésaurus theologicus, de Zaccaria, t. {{rom|x}}, p. 207-216. Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. {{rom|vi}}, col. 948. J.-P. Grausem. ##POLANSKY Thaddèe## <nowiki/> 2. '''POLANSKY Thaddèe''', né à Hradisch, en Moravie, le 13 mars 1713, admis dans la Compagnie de Jésus en 1731, enseigna la philosophie et pendant huit ans la théologie, fut chancelier de l’université d’Olmutz et mourut dans cette ville le 12 octobre 1770. Ses principaux ouvrages sont : Tractatus de actibus humanis, Olmutz, 1753 ; De Verbi divini incarnatione, ibid., 1756 ; De sacramentis, 2 vol., ''ibid.'', 1756 et 1758 ; De Deo uno et trino, ''ibid.'', 1760. Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. {{rom-maj|VI}}, col. 948949 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} édit., t. {{rom|v}}, col. 17. J.-P. Grausem. POLE Reginald (1500-1558), cardinal et archevêque de Cantorbéry, l’un des principaux artisans de la réforme catholique au {{rom|xvi}}{{e}} siècle. Il était apparenté par sa mère, Marguerite Plantagenet, fdle du duc de Clarence et nièce d’Edouard {{rom-maj|IV}}, à la famille royale d’Angleterre, car Henri VII avait épousé Elisabeth, fille d’Edouard IV et cousine de Marguerite. Reginald Pôle naquit à Stourton Castle (Stafîordshire), en mars 1500. Il perdit son père à l’âge de cinq ans et fut élevé aux frais du roi. Après ses premières études chez les carmes, puis à Magdalen Collège (Oxford), il fut reçu, dès 1515, bachelor of arts. En 1516, sa mère était nommée gouvernante de Marie, la fille aînée de Henri VIII. Dès lors, les faveurs pieuvent sur sa tête : prébende de Roscombe, en 1516 ; bénéfice à la cathédrale de Salisbury, en 1519 ; décanat de Wimburn, en 1518, qu’il échangera, en 1527, contre celui d’Exeter. En 1521 (non en 1519, commele dit Pastor, Geschichte der Pâpste, t. {{rom|v}}, p. 116), il passe, amplement muni d’argent par le roi, à l’université de Padoue. Il s’y lie avec les humanistes Christophe de Longueil, dont il devait écrire la vie en un latin élégant, Bembo, Giberti, Sadolet. Il devient humaniste lui-même. Il ne songe point à entrer dans les ordres et il ne recevra la prêtrise qu’après son élévation au siège primatial de Cantorbéry, en 1555. Survient alors la malheureuse affaire du divorce d’Henri VIII. Pôle est alors de retour en Angleterre. Il a la faiblesse d’accepter de servir d’intermédiaire au roi, pour obtenir des avis favorables auprès des sommités professorales de Paris. Malgré ses dénégations postérieures, ses lettres de ce temps ne laissent pas de doute à ce sujet (voir surtout n. 6505, du 7 juillet 1530, dans Calendar of State papers, Henry {{rom-maj|VIII}}, éd. Brewer). Revenu en Angleterre, en 1530, il vit à l’écart de la cour, retiré à la chartreuse de Sheen, et s’adonne aux études théologiques. Il refuse le siège d’York, rendu vacant par la mort de Wolsey, en 1532. Benrath suppose, sans preuves, qu’il ambitionnait la main de la princesse Marie et refusait pour cette raison de s’engager dans les ordres. C’est à tort qu’il voit une confirmation de cette conjecture dans les papiers découverts par Bergenroth, aux archives de Simancas. Ce fut sûrement une grande joie pour Reginald d’obtenir du roi, avec un secours de 400 ducats ajouté aux revenus de ses bénéfices, la permission de repartir pour l’Italie, en 1532. Il revit son ami Sadolet à Carpentras. Il se rendit de là à Padoue, puis à Venise. Dans ces deux villes, il retrouvait ses amis, Giberti, Gregorio Cortese, Gasparo Contarini. Il se liait avec Carafa, avec Marcantonio Flaminio et le Vénitien Alvise Priuli. Contarini surtout était son modèle. Il admirait en lui un merveilleux mélange de piété, de largeur d’esprit, de haute culture et de noblesse d’âme. Aussi fut-il de ceux qui applaudirent à son élévation au cardinalat, le 21 mai 1535. Le cercle de Contarini était dès lors très occupé de la grande affaire de la réforme catholique. Sur ces entrefaites, Henri VIII somma son cousin de se prononcer publiquement et par écrit sur les deux questions si brûlantes alors en Angleterre : 1° la validité du divorce et du remariage du roi ; 2° la suprématie du roi sur l’Église d’Angleterre. Pôle prit aussitôt la plume et écrivit son Pro ecclesiastiae unitatis de/ensione, Rome, sans date ; Strasbourg, 1555 ; Ingolstadt, 1587, etc. Il y réfutait, non sans quelque passion dans le langage, l’ouvrage de Sampson, Oratio de dignitate et potestate régis. Contarini, son conseiller habituel, blâma le ton de son livre. Cf. Dittrich, Kardinal Contarini, Braunsberg, 1885, p. 215, 427 sq. Il semble bien que Pôle ait été très affecté par les nouvelles reçues d’Angleterre et qu’il ait songé déjà, comme le prouvent les archives de Simancas, à la possibilité d’un soulèvement de la nation, dans le but de détrôner le roi parjure. En réponse à son De unitate, Henri VIII lui intima l’ordre de rentrer dans le royaume. Pôle refusa. Il obéit au contraire au pape Paul {{rom-maj|III}}, lorsque celui-ci, dans la deuxième quinzaine de juillet 1536, le manda à Rome pour le faire entrer dans la commission de la réforme de l’Église. Pôle prit part, en cette qualité, au fameux Consilium de emendanda Ecclesia, de février 1537, qui marque une date mémorable dans l’histoire de la réforme catholique. Pastor, ''op. cit.'', t. {{rom|v}}, p. 117 sq. Le 22 décembre 1536, Pôle avait été élevé au cardinalat, ainsi que Carafa, Sadolet, del Monte et d’autres. Au cours de 1537, Pôle reçut le titre de légat en Angleterre. Les espérances de soulèvement contre Henri VIII semblaient s’accentuer. La présence d’un légat pontifical, proche parent du roi, pouvait donner aux mécontents un appui décisif. Pôle se rendit aux Pays-Bas, attendant l’heure propice. Mais Henri VIII avait gagné de vitesse ses adversaires. Le mouvement fut étouffé dans l’œuf. Pôle fut déclaré coupable de haute trahison et mis hors la loi. Sa tête fut mise à prix. Il ne trouva d’appui ni auprès de François I er, ni auprès de l’empereur. Il se réfugia à Cambrai, puis à Liège, enfin à Carpentras. Ne pouvant obtenir son extradition, Henri VIII se vengea sur ses proches. Sa mère et ses frères furent arrêtés. Son plus jeune frère acheta lâchement sa grâce en accusant les autres. Lord<noinclude> <references/></noinclude> p66jksdyv01094ri1ebo6ohooocx233 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.2.djvu/490 104 4228359 15908403 15812653 2026-07-07T13:00:18Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (3) 15908403 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2415|POLE (RECXINALD) — POLIGNAC (MELCHIOR DK|2416}}</noinclude> Montague, le frère aîné, fut exécuté en 1538. La comtesse de Salisbury, mère de Pôle — la « dernière des Plantagenets cueillit à son tour la palme du martyre, en 1541. Elle a été béatifiée en 1886. Pendant ce temps-là, Polo, après avoir rempli une importante légation en Espagne, en 1539, était devenu, en 1541, légat du Patrimoine, avec résidence à Viterbe. Autour de lut et de ses familiers, Alvise Priuli, Pietro Carnesecchi, Marcantonio Fiaminio, Vittorio Soranzo, Apollonio Merenda, etc., se groupaient des amis, que la voix publique surnommait les spirituali. Au premier rang de ces « spirituels » se distinguait l’illustre poétesse Vittoria Colonna. L’Inquisition romaine devait, quinze ans plus tard, s’inquiéter des conversations tenues dans ce milieu. Nous savons, par le procès de Carnesecchi, que l’on y embrassait avec ferveur l’opinion répandue depuis peu, grâce à Contarini, qui l’avait acceptée au colloque de Hatisbonne (1541), de la « double justice ». Cette opinion semble avoir été commune chez les augustins au début du siècle. Luther l’a, suivant toute vraisemblance, reçue de ses supérieurs, lors de son séjour à Rome, en 1510-1511. Elle lui servit de point de départ, pour évoluer vers la théorie de la justification par la foi seule. On la trouve — équivalemment — dans ses Commentaires sur les Psaumes de 1513-1514. Albert Pighi et Gropper lui avaient donné une forme scientifique. Voir ci-dessus, col. 2100. Sous cette forme nouvelle, elle consistait à distinguer deux « justices », celle de l’homme, acquise par l’effort et les œuvres, toujours insuffisante qustice inhérente ) et celle du Christ, nécessaire pour compléter la précédente et acquise par la foi seule qustice imputée). Séripando devait la défendre devant le concile de Trente, sans parvenir à la faire adopter. Mais, avant le concile, Contarini et Pôle pouvaient, sans crime, soutenir cette théorie qui leur paraissait si consolante et si conforme à l’idée qu’un chrétien doit se faire de la miséricorde du Christ. Pôle disait pourtant à Vittoria Colonna « qu’elle devait s’appliquer à croire comme si la foi seule devait la sauver, et, d’autre part, s’appliquer à agir comme si le salut consistait dans les œuvres ». Procès de Carnesecchi, dans Miscellanea cii storia palria, t. {{rom|x}}, Turin, 1870, p. 125. Pôle fut nommé, en 1542, légat du pape au concile. Il composa, pour soutenir l’opinion de son ami Contarini, qui venait de mourir, un Traité de la justification, qui ne fut publié qu’en 1569, à Louvain. A la mort de Paul {{rom-maj|III}}, il faillit bien être élu pape, en décembre 1549. Jamais il ne montra plus de grandeur d’âme qu’en cette circonstance. Il ne lui manquait qu’une voix pour être élu..Mais il ne se permit ni une parole, ni un geste pour obtenir cette voix ! Retiré après le conclave à Magugnano, sur le lac de Garde, il reçut là, en 1553, la nouvelle de l’avènement de Marie Tudor. Jules III le nomma aussitôt légat pour l’Angleterre. Mais les circonstances politiques retardèrent longtemps son entrée dans ce pays, en particulier l’affaire du mariage de Marie Tudor avec Philippe {{rom-maj|II}}, auquel on le disait opposé. Son voyage de Calais à Londres ne put avoir lieu que vers la fin de novembre 1554. Ce fut un véritable triomphe. Le 24 novembre, il absolvait solennellement le royaume des censures pontificales. Au début de 1555, il obtenait du Parlement la reconnaissance officielle de la suprématie du pape. C’est alors qu’il reçut le siège primatial de Cantorbéry, fut ordonné prêtre, le 20 mars 1555, et sacré évêque, le 22. L’année suivante, il tenait un synode et faisait la visite de son diocèse. Il faisait imprimer un livre intitulé Reformatio Angliæ. Cependant, l’ardent Carafa était monté sur le trône pontifical, sous le nom de Paul IV (23 mai 1555). Il était peu après entré en guerre contre l’Espagne. Philippe II avait entraîné dans le conflit le royaume de sa femme, Marie Tudor. Paul IV se souvint alors des opinions suspectes soutenues par Pôle sur la justification. Déjà, au conclave de 1549. il était intervenu contre sa candidature, pour la même raison. Il priva Pôle de son titre de légat et le somma de comparaître à Rome, pour y répondre du crime d’hérésie. Paul IV avait fait arrêter, pour le même motif, le cardinal Morone, un ami de Pôle, qui avait adopté ses idées sur le point incriminé. Pôle se justifia par écrit. Mais il mourut, le 18 novembre 1558, un jour après la reine Marie Tudor, assez à temps pour échapper à une condamnation formelle et pour ne pas voir son pays retourner, avec Elisabeth, au schisme et à l’hérésie, auxquels il avait eu le bonheur de l’arracher provisoirement. Pôle est une noble figure. Il était pieux, instruit, de caractère élevé et de conduite exemplaire. On n’a pu lui reprocher que sa complaisance pour Henri {{rom-maj|VIII}}, au début de l’affaire du divorce, et sa participation aux rigueurs inévitables qui accompagnèrent la restauration catholique sous la reine Marie. Inutile de dire qu’il ne fut jamais formellement hérétique, bien que son opinion de la double justification ait été repoussée par le concile de Trente. I. {{sc|Sources}}. Quirini, Collectio epistolarum Reginaldi Poli, 5 vol., Brescia, 1744-1757 ; au t. i er de ce recueil, se trouve la Vie de Pôle par Lodovico Beccadelli. — Les œuvres diverses de l’oie n’existent que dans les anciennes éditions. On a signalé les principales. Voir aussi Schelhorn, Amœnitates historiæ Ecclesiie, Francfort et Leipzig, 1737, p. 1-276 ; Calendar of State papers (Henry VIII), édité par Brewer. Documents manuscrits de la bibliothèque de Corpus Christi Collège, à Cambridge. II. {{sc|Travaux}}. 1° ''Généralités''. Pastor, Geschichte der Pdpsle, t. v et vi ; Gairdnèr, The English Clmrch in the XVIth century from the accession of Henry VIII to the denth oj Mary, Londres, 1902. — 2° Monographies. — Vita R. Poli S. R : E. card., ilalice scripta a />. Beccatello, latine reddita ab A. Dudithio, Venise, 1563, Londres, 1690 ; J.-G. I.ee, Reginald Pote, Londres, 1888 ; Zimmermann, Kardinal Pôle, sein Leben und seine Schriften, Ratisbonne, 1893 ; Gairdnèr, dans Dictionary of national biography ; Benrath dans Protestantische Realencyklopddie ; Sclileclit, dans Kirchliches Handleîikon. L. Cristiani. ##POLIGNAC (Basile de)## <nowiki/> 1. '''POLIGNAC (Basile de)''', du tiers ordre franciscain. Originaire de Polignac, bourg de la Haute-Loire, près du Puy, ou de Poligny (Jura), et non de Polignano (province de Bari, dans les Pouilles), Basile était Français et nullement Italien. Il fut un disciple fervent et un admirateur zélé d’un autre tertiaire franciscain, le bienheureux Raymond Lulle. Il est l’auteur d’un Commentarium in metaphysicam ou Tractatus de ente universalissimo secundum Raymundum Lullum, ainsi que de Commentaria in artem Raymundi Lulli. Il mourut à Paris le 28 mai 1645. L. Wadding, Scriptores ordinis minorum, Rome, 1906, p. 40 ; J.-H. Sbaralea, Sapplementum ad scriptores ordinis minorum, t. {{rom|i}}, Home, 1908, p. 127. Am. Teetært. 2. POLIGNAC (Cardinal Melchior de) (16611741), né au Puy-en-Velay, le. Il octobre 1661, fit ses études à Paris, au Collège de Clermont, chez les jésuites, et sa philosophie au Collège d’Harcourt, où il défendit les thèses d’Aristote et celles de Descartes, « avec la même éloquence et le même succès ». Ses thèses de théologie en Sorbonne lui valurent de grands éloges. En 1689, il accompagna, comme conclaviste, le cardinal de Bourbon, après la mort d’Innocent {{rom-maj|XI}}, et il réussit à accommoder l’affaire des quatre articles de 1682 : à son retour, en 1692, il se retira au séminaire des Bons-Enfants, mais, dès l’année suivante, en 1693, Louis XIV l’envoya comme ambassadeur en Pologne. Disgracié en 1698, il fut exilé dans son abbaye de Bonport, où il resta jusqu’en 1702. En 1706, il fut nommé<noinclude> <references/></noinclude> rboh5nd9numinqa7ojd6eqod8d7zze4 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 12.1.djvu/16 104 4228393 15908388 15766142 2026-07-07T13:00:00Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908388 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|17|PAUL III|18}}</noinclude> manière assez peu précise ; l’équivoque règne sur un grand nombre de points. Les théologiens impériaux pensaient contenter ainsi les deux partis. Au point de vue disciplinaire, pour plaire aux catholiques, on maintient les cérémonies des sacrements, ainsi que les ornements et vases sacrés, les principales fêtes et les jeûnes, tandis que, pour donner satisfaction aux protestants, on accorde la communion sous les deux espèces et le mariage des prêtres, jusqu’à ce que le concile en ait décidé. L’Intérim est soumis à la diète le 12 mars : il se heurte à l’opposition des protestants et des catholiques. Après déclaration de l’empereur que ce formulaire n’intéressait que les dissidents, le primat de Germanie, prince électeur de Mayence, Sébastien von Heusenstamm, et les princes catholiques s’y rallièrent. La diète l’enregistra le 15 mai ; le 30 juin, il devenait loi d’empire. La loi ne fut guère observée que dans le sud de l’Allemagne, et encore la soumission ne fut-elle bien souvent qu’apparente. Par aucun moyen, l’empereur n’avait pu rétablir, l’unité religieuse. Ces tentatives de conciliation surtout la publication de VInterim, tendirent à l’extrême ses rapports avec Rome. Paul III protesta contre l’intervention abusive de l’empereur dans les affaires de la religion, dans les questions surtout que le concile venait de traiter ; cette protestation fut inopérante. 2. ''En Angleterre''. Le schisme venait d’être déclaré par les lois de mars 1534, lorsque Paul III devint pape. Cf. Constant, La réforme en Angleterre. Le schisme anglican. Henri {{rom-maj|VIII}}, Paris, 1930, p. 38 sq. La situation s’aggrava rapidement, L’application des lois schismatiques entraîna la persécution sanglante, dans laquelle succombèrent les prieurs des trois chartreuses de Londres, Thomas More et J. Fisher nommé depuis peu cardinal. Irrité de ces mesupes violentes, Paul III prépara, le 30 août 1535, une bulle par laquelle il mettait Henri VIII au ban de l’Église, le proclamait déchu du trône, jetait l’interdit sur le royaume, déliait ses sujets du serment de fidélité et annonçait une guerre contre lui si, dans les trois mois, il n’était pas revenu à de meilleurs sentiments. Cherubini, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 707-711. La publication delà bulle fut différée à la demande de François {{Ier}}. Cf. Constant, ''op. cit.'', p. 536. La chute d’Anne de Boleyn, 19 mai 1536, supprimant la cause principale du schisme, donna espoir au pape de ramener l’Angleterre à l’unité catholique. Cette espérance fut vite déçue. Toute tentative de rapprochement demeura vaine. Alors, profitant de la réconciliation de François I effet de Charles-Quint, au congrès de Nice, 18 juin 1538, confiant en la promesse des deux princes de rompre avec Henri {{rom-maj|VIII}}, Paul III promulgua, le 17 décembre 1538, la bulle préparée trois ans auparavant. Cherubini, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. 711-712. R. Pôle fut chargé par le pape d’intervenir auprès du roi de France et de l’empereur pour l’application des censures. Le cardinal échoua complètement auprès de Charles Quint, qui lui fit comprendre qu’une démarche Identique.i la cour de France lui serait désagréable. Ainsi fui sauve Henri {{rom-maj|VIII}}, qui n’aurai ! pu résister aux elTorts conjugués de la France, de l’Espagne et de l’Ecosse. Cf. Constant, ''op. cit.'', p. 163 sq. Après la mort d’Henri {{rom-maj|VIII}}, 28 janvier* 15 17. l’hérésie s’ajouta au schisme ; les 6 articles de 1539 furent abolis ; le linok of common prayer (1549) introduisit une nouvelle liturgie, fortement influencée par hs idées protestantes. 2° ''La gurrrr entre les Turcs''. Avec le rétabli ment de l’unité religieuse dans les contrées envahit par l’hérésie, la protection de la chrétienté contra les Turcs préoccupait Paul III. Le grand obstacle à la réalisation de ses projets sur ce point, fut l’impossibilité de mettre l’accord entre François I effet Charles-Quint. L’empereur, en 1535, s’était emparé de la Goulette et de Tunis, et avait battu Chereddin Barberousse. La question du Milanais, ouverte le {{1er}} novembre 1535 par la mort du duc François Sforza, l’empêcha de poursuivre ses opérations dans l’Afrique du Nord. Cependant, les Turcs devenaient de plus en plus menaçants : en 1537, ils s’emparent de Clissa, au nordest de Spalato, menacent les côtes de la Romagne, débarquent non loin d’Otrante, dans la baie de Castro, et ravagent les côtes italiennes. Devant le danger, Paul III conclut une ligue avec Charles-Quint, Ferdinand I effet Venise, avec l’intention d’y faire participer la France. L’armistice de dix ans, conclu à Nice entre le roi et l’empereur, grâce à l’intervention du pape, 18 juin 1538, n’a aucune influence sur l’issue de la croisade : la flotte, commandée par Doria, est anéantie à Prévésa, 27 septembre 1538 ; l’empereur ne manifeste aucunement l’intention de continuer la guerre ; Venise fait sa paix avec les Turcs en octobre 1540. L’année suivante, août 1541, les Turcs s’emparent de la capitale hongroise, Buda, et annexent tout le pays du Danube à la Theiss : de nouvelles tractations ont lieu entre Paul III et Charles-Quint, à Lucques, 13-18 septembre 1541. Une tentative de diversion faite par l’empereur contre Alger, tourne en désastre, octobre-novembre 1541. Il eût été facile à la chrétienté d’écarter la menace que faisait peser sur elle l’islamisme, si elle avait été unie ; mais le traité d’alliance entre François I effet le sultan, les rivalités politiques entre la France et l’Espagne, le souci de Venise de ménager ses intérêts commerciaux, le refus des protestants de participer à la croisade sans concessions religieuses, tout cela, une fois encore, rendit vains les efforts de la papauté. 3° ''Rétablissement de l’Inquisition''. Le protestantisme commençait à pénétrer dans la Haute-Italie. Des ordres religieux, les ermites augustins, les capucins, avaient des éléments suspects qui, dans leurs sermons, émettaient sur la justification, le libre arbitre, la prédestination, des doctrines se rapprochant du luthéranisme. Venise, où parvenaient les livres allemands, était touchée par l’hérésie ; des villes, comme Lucques, Modène, Bologne, menaçaient d’échapper à l’Église. Des défections comme celles de Bernardin Ochin et de Pierre-Martyr Vermigli. firent mesurer la gravité du danger. Déjà, en 1539, Paul III avait attiré l’attention du chapitre général des augustins et sévi contre un jeune capucin, prédicateur à Lucques. Ces mesures étaient insuffisantes. Le 4 juillet 1542, le pape nomma six cardinaux Inquisiteurs généraux et, par une bulle du 21 juillet, Cherubini, op. rit., t. {{rom|i}}, p. 761-763, rétablit tout le système de 1° Inquisition : le tribunal romain avait pleins pouvoirs sur toute la chrétienté ; il pouvait infliger les peines d’incarcération, de mort, de confiscation des biens pour les condamnés à la peine capitale. Le pape se réservait le droit de grâce pour ceux qui se repentiraient sincèrement. Le nouveau tribunal avait à sa tête le cardinal Carafa, qui exerça une grande activité, sans qu’on puisse donner des précisions sur le nombre des cas qui furent jugés et sur les peines infligées : les archives du Saint Office gardent jalousement le secret de l’activité de la nouvelle Inquisition. Cf. Pastor, "/<. rit, t. iiii, p. 316 sq. On ne peut que s’en rapporter a l’appréciation du cardinal Sei ipando, qui est sé « Au début, cette cour de justice fut pleine de mesure et <r douceur, ce qui correspondait au tempérament de I ml III : mais, plus tard, lorsque le nombre d< I i ordinaux présidents se fut élevé, et que la juridiction des ]ugi i le lut de plus en pins affirmée, cette cour de<noinclude> <references/></noinclude> dhzfuwep3ihlzqcbibbsa0fh37lfjj2 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/11 104 4228463 15908365 15518013 2026-07-07T12:59:36Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908365 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>N A H U M 8 semblable. Confiants dans la protection des eaux atteignant presque le sommet des murs à l’est de la ville, ses défenseurs avaient négligé de renforcer la défense de ce côté ; l’ennemi y aborda avec sa flotte et ainsi entra dans la place. V. Breasted, Ancienl records of Egypt, {{rom|ix}}, p. 411, 434 ; et Hislory of Egypt, p. 513. Ce n’était pas seulement durant l’inondation que les eaux faisaient un rempart à la cité ; même après leur retrait, les fossés qui sans doute entouraient la ville demeuraient remplis, constituant par le fait une défense permanente, étonnamment semblable à celle de Ninive. L’emploi d’un tel mode de protection des villes en Égvpte remonte au {{rom|xix}}{{e}} siècle. Cf. J. M. P. Smith, W.~A. Ward, J. A. Bewer, Micah, Zephaniah, Nahum, Ifabakkuk, Obadiah <md Joël, Edimbourg, 1012, p. 342. Ce n’est pas au reste le seul exemple où le mot mer est pris dans le sens de fleuve : ainsi, pour le Nil encore, dans le livre d’isaïe, xix, 5 ; {{rom|xviii}}, 2( ?) ; dans celui de Job, {{rom|xiv}}, 11 ; pour l’Euphrate, dans celui de Jérémie, {{rom|li}}, 36. N’y a-t-il pas lieu enfin de faire la part de l’exagération dans la description de Nahum ? N’ayant jamais vu très probablement la ville de Thèbes, il dépend pour son information des récits de marchands et de voyageurs, qui volontiers laissent place à l’imagination. Cf. la description de Ninive dans.Ion., {{rom|iii}}, 3. Le prophète entend donc bien parler de Thèbes, la première grande cité de l’Orient, la ville aux cent portes, Iliade, {{rom|ix}}, 381-383, dont la renommée était grande dans tout l’ancien monde et dont les ruines, les plus imposants vestiges retrouvés de l’antique civilisation, attestent aujourd’hui encore la splendeur. Mais à quel événement fait-il allusion ? Jusqu’à la découverte des inscriptions d’Assurbanipal, la réponse pouvait demeurer incertaine, quelques-uns même ne voulaient voir dans les <small>℣</small>. 8-10 du c. m qu’une addition tardive (Hitzig) : aujourd’hui, on reconnaît à peu près unanimement que c’est de la prise de Thèbes par les armées victorieuses des Assyriens en 663 que parle le voyant d’Elqosch. Son oracle se place ainsi entre les années 66’^ et 612. Cf. Schrader, Keilinscliriflen und das Aile Testament, 2{{e}} édit., p. 450 sq. ; C. Laigicr, art. No-Amon dans Vigouroux, ''Dictionnaire de la Bible'', t. {{rom|iv}}, col. 1651. Telle n’est pas toutefois l’opinion de Wellhausen qui fait remarquer que le rappel de la victoire des Assyriens sur l’Egypte n’était pas précisément indiqué pour annoncer la ruine de Ninive. La réponse, en effet, à la question du prophète s’adressant à Ninive : « Vaux-tu mieux que Thèbes ? » était facile puisque les armées de son roi venaient d’en triompher. Nahum aurait donc en vue un antre siège plus récent, datant de la seconde moitié du vii e siècle. La conclusion ne s’impose pas : la comparaison entre les capitales des deux puissants empires a simplement pour but d’établir la possibilité de la ruine de Ninive, et de dissiper les illusions de ses habitants, en rappelant que la plus puissante des villes fortes de l’Egypte avait elle-même succombé, malgré tout ce qui semblait devoir la rendre imprenable. Quant à l’époque précise à laquelle il convient de situer, entre ces deux dates extrêmes de 663 et 612, l’oracle de Nahum, elle n’est pas aussi facile à déterminer avec certitude. D’une part, le souvenir de la chute de Thèbes est si vivant que l’événement lui-même doit être assez récent ; d’autre part, la chute de Ninive apparaît si imminente qu’elle a dû suivre de près l’oracle qui l’annonçait ; l’invasion de l’Assyrie semble déjà chose faite. Nah., {{rom|iii}}, 13. On n’échappe pas à la difficulté en se ralliant à l’opinion de Hitzig, Winckler, Konig, d’après laquelle il serait ici question, non de la fin de l’Empire assyrien, mais seulement de la révolte de Samas-sum-ukîn, frère d’Assurbanipal et roi de Habylone, en 652. La situation, lors de cette révolte, est loin de correspondre à celle que vise le prophète : pas trace de schisme dans l’empire assyrien d’après Nahum, l’attaque venant plutôt d’un ennemi de l’extérieur ; à aucun moment surtout de cette révolte des vassaux d’Assurbanipal en 652, la situation de Ninive ne fut si désespérée qu’elle ait pu motiver l’attente confiante de sa destruction, telle que la proclame Nahum ; il ne s’agissait pas alors, d’ailleurs, d’anéantir l’Assyrie et sa capitale, mais simplement de conquérir l’indépendance et de s’assurer la domination sur tout le pays. On a songé encore à d’autres circonstances plus récentes où Ninive aurait été menacée ; mais, oi bien la situation ne correspond pas à celle de l’oracle (invasion des Scythes), ou bien les témoignages sont insuffisants (campagne des Mèdes sous Phraorte, puis Cyaxare, d’après Hérodote). 11 reste donc que c’est bien la chute de Ninive, survenue en 612, qui est visée dans la prophétie de Nahum. C’est l’avis reçu généralement aujourd’hui par les critiques tels que Nowack, van Hoonæker Steuernagel, Smith, etc. Les circonstances qui accompagnèrent l’événement laissent supposer que l’oracle qui le prédisait n’a pas dû le devancer de beaucoup. Dans les années, en effet, qui le précédèrent, le prestige de la capitale assyrienne a complètement disparu, la menace d’une destruction immédiate pèse sur elle, l’ennemi est déjà dans le pays. N’est-ce pas à un te ! développement de la situation historique, présage de la fin de la domination assyrienne que se comprend le mieux la composition de l’oracle sur Ninive ? Le souvenir, demeuré si vivant de la ruine de Thèbes. n’y contredit pas. « On comprend sans peine l’immense impression que dut produire la chute d’une des plus célèbres métropoles de l’Orient, dans les milieux où sa renommée s’était depuis longtemps répandue. Nulle part la stupeur ne fut plus grande qu’en ce pays de Juda dont les politiciens s’étaient, au vif désespoir des prophètes, accoutumés à regarder vers l’Egypte comme vers le suprême secours. Nul doute que le souvenir de la catastrophe fut durable. Si l’allusion de Nahum prouve qu’il a parlé après 663, rien n’oblige à situer son oracle tout près de cette date, un demi-siècle ne devait pas suffire à faire oublier le colossal événement. L’Elkosite, d’autre part, annonce comme très proche la ruine de Ninive… Le caractère irréparable de la catastrophe, décrite par Nahum, invite à rapprocher son oracle de la ruine finale. L’état de l’Assyrie, sa décadence au cours des dernières années d’Assurbanipal et sous les règnes de ses successeurs, constituent le milieu et le contexte les plus naturels pour la malédiction triomphale qui annonce la fin de la terrible trafiquante des peuples. > J. Touzard, L’âme juive pendant la période persane. Revue biblique, 1017, p. 60-61. Il n’y a pas lieu de s’attarder à la réfutation de l’hypothèse de Happel et de Haupt, plaçant Nahum à l’époque machabéenne. Les arguments invoqués en sa faveur n’apparaissent pas très convaincants. Si les différences faciles à relever entre Nahum et les prophètes préexiliens sont certainement frappantes, elles ne sont pas telles, surtout ramenées à de justes proportions, qu’elles imposent la rédaction de l’oracle à l’époque postexilienne et surtout machabéenne. On ne le prouve pas davantage en prétendant que Ninive n’est ici qu’un symbole pour désigner le royaume syrien d’Antiochus Épiphane, dont les c. ii-m prédiraient la destruction. Cette interprétation qui fait de l’antique ennemi d’Israël, les Assyriens, le type de son ennemi le plus récent. Anliochus Épiphane, est en opposition radicale avec<noinclude> <references/></noinclude> 3ch8hgk05teeek2peoqlx82zn9f52iv Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/15 104 4228467 15908368 14844457 2026-07-07T12:59:40Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), t— d → td (2), oj → of (2) 15908368 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|15|NAIIUM — NAIRON|16}}</noinclude> ou encore celui des quatre cents prophètes en opposition à Michée, le (ils de Jemla, I Reg., {{rom|xxii}}. Pour de tels prophètes les relations entre Jahvé et son peuple étaient indissolubles ; si parfois la colère divine s’enflammait contre Israël pour l’abandonner à ses ennemis, ce ne pouvait être que pour un temps ; la pensée qu’un tel abandon pouvait devenir complet, que Jahvé pouvait permettre le triomphe définitif d’un ennemi idolâtre sur son peuple, une telle pensée était stigmatisée comme une trahison aussi bien envers Israël qu’envers son Dieu. Non jamais Jahvé, le Dieu de toute puissance et de toute sainteté, ne tolérerait le triomphe des adorateurs des faux dieux ; jamais la terre de Juda et le temple de Jérusalem ne sauraient subir la profanation païenne. A des hommes animés de tels sentiments l’espoir de la ruine de Ninive, l’antique et implacable ennemie, devait apporter, on le comprend sans peine, une joie délirante ; l’oracle de Nahum, cri de vengeance mais aussi de foi, en était l’exacte expression. Cf. J. M. P. Smith, ''op. cit.'', p. 281-282. » On n’a pas le droit d’appuyer une théorie aussi étrange sur deux ou trois pages d’un texte prophétique ; isolées de leur contexte etdu reste des collections dans lesquelles elles figurent, certaines charges d’Isaïe, de Jérémie ou d’Ézéchiel contre les nations donneraient exactement la même note. Cf. ''Is''., xm-xiv, xvxvi ; de même ''Is''., xlvii ; ''Jer.'', {{rom|xivi}}, 1-12 ; Ezech., {{rom|xxvi}}, {{rom|xxviii}}, 19 ; etc. Il n’y a pas à croire qu’en deux oracles, Nahum ait livré toute son âme. Il faut faire crédit à la tradition qui, alimentée aux sources du prophétisme le plus authentique, n’a pas hésité à mettre l’Elkosite au rang des Douze. » J. Touzard, lue. cit., p. 59. Pour les commentateurs de l’ensemble des douze petits prophètes, voir la bibliographie des articles déjà parus dans le Dictionnaire de théologie catholique sur ces prophètes. Parmi les ouvrages spéciaux sur le livre de Nahum on peut mentionner les commentaires de : E. Rreenen, Nahumi vaticinium philologice et critice expositnm, Hardervici, 1808 ; C. W. Justi, Nahum neu ûbersetzt und erlauteri, Leipzig, 1820 ; O. Strauss, Nahumi de Ninivo vaticinium explicavit et assyriis monumentis illustravit, Berlin, 1853 ; A. P>. Davidson, Nahum, Habakuk and Zephaniah, Cambridge, 1896 ; J. Happel, Das Buch des Propheten Nahums erklart, Wurzbourg, 1002 ; S. R. Driver, The minor prophets, Nahum, Habakuk, Zephaniah, Haggai, Zachariah, Malachi, Edimbourg, 1906 ; P. Haupt, The book of Nahum, dans Journal of biblical lileraturc, 1907, t. {{rom|xxvi}}, p. 1-53 ; J.-P.-M. Smith, Micah, Zephaniah and Nahum, dans Smith, Ward, Bewer, Micah, Zephaniah, Nahum, Habakuk, Obadiah and Joël, Edimbourg, 1912 ; les travaux de M. Breiteneicher, Ninive und Nahum mit Beziehung der Resullate iler neueslen Enldeckungen historisch-exegetisch bcarbeitet, Munich, 1861 ; A. Billerbeck und A. Jeremias, Der Vnlergang Ninevehs und die Weissagungschrijt des Nahum von Elkosch, dans Beitràge zur Assyriologie und semitisrhen Sprachwissenschafl, de Frd. Delitzsch et Haupt, 1898, t. {{rom|iii}}, p. 87-188 ; ''Th''. Friedrich, Nineve’s Ende und die Ausgànge des Assgrischen Reiches, dans Felsgaben zu Ehrcn Max Budinger’s, 1898, p. 13-52 ; J. Halévy, Recherches bibliques : le livre de Nahum, dans Revue sémitique, 1905, t. {{rom|xiii}}, p. 97-123 ; P. Haupt, Eine alltestainentliche Festliturgie fur den Nikanorlag dans Zeitschri/t der deulschen morgent andischen Gesellschaft, t. lxi, p. 275-297 ; W. Stærk, Das assyrische Weltreich im Urleil der Propheten, 1908, p. 174-181 ; du même, Ausgewàhlle poelische Texte des A. T., fasc. 2 : Amos, Nahum, Habakuk, Leipzig, 1908 ; J. Doller, « Ninive gleich einem Wasserteiche », Nah., {{rom|ii}}, 9, dans Biblische Zeïtschrift, 1908, t. {{rom|vi}}, p. 104-108 ; P. Kleinert, Nahum und lier Fall Nineves dans Theologische Studien und Kritiken, 1910, t. lxxxiii, p. 501-533 ; L. Gry, Un épisode des derniers jours de Ninive, Nah., {{rom|ii}}, 8, dans Revue biblique, 1910, p. 398-103 ;.1. Touzard, L’âme juive pendant la période persane, dans Renne biblique, 1917, p. 57-61. A noter enfin les articles sur Nahum, parus dans les différentes encyclopédies de : Kennedy, dans Hastings, A Dictionarg of the Bible (1900) ; de Budde, dans Cheyne, Encyklopœdia biblica (1902) ; de Volck, dans Haupt, Prolest. Realencyklopædie (1903) ; de Welte-Kaulen, dans Wetzer-Welte, Kirchenlexicon (1895) ; de Fitlion, dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible (1906). A. Clamer. ##NAIRON ou NAIRONUS (en arabe## <nowiki/> '''NAIRON ou NAIRONUS (en arabe''', Na.mroun ou Nairoun). Sous ce nom nous groupons les trois fils du maronite Michel, fils de Makhloùf Nairon : à savoir, Nicolas. Fauste ou Faust us (en arabe, Morhedj) et Jean-Mathieu. Deux notes dont l’une écrite sur le ms. 410, fol. 77 v., du fonds Val. sijriaq. et l’autre sur le ms. 7262, fol. 143 v., du fonds Val. latin, nous apprennent que les deux premiers virent le jour en Europe. Comme ses frères, le troisième y dut également venir au monde, car, nous le savons par les mêmes notes, leur père était établi à Rome. Le nom de Nairon est souvent suivi de l’appellation de Banesius ou Banensis (originaire de Bàn, village du Liban nord), qui indique l’origine de leur famille. Les trois frères firent leurs éludes au collège maronite de Rome. Nicolas y entra en 1634, Fauste, en 1636 et Jean-Mathieu, en’1642. Ibid, et fol. 143 r° dudit ms. 7262. Les deux derniers, notamment Fauste, sont mieux connus que le premier. I. {{sc|Fauste}}. Après avoir terminé ses études, il quitta Rome au mois de novembre 1619 pour se rendre au Liban, en compagnie du P. Michel Saboùnà Hesronite qui était venu demander, au nom du nouveau patriarche, Jean Sefràouî, le pallium et la confirmation pontificale. Le voyage de Fauste allait être d’une grande utilité pour son Église. En effet, Sefràouî venait d’entreprendre la révision de certains livres liturgiques afinde les faire imprimer : par là, il voulait en soustraire le texte aux fantaisies et aux erreurs des copistes et en faciliter l’acquisition au clergé. Il fut donc charmé de voir arriver de Rome un élève qui pouvait l’aider à réaliser son projet. Fauste n’était pas encore clerc. Le patriarche lui fit conférer, à Bikfaïya, par l’archevêque Isaac Chedrâouî les ordres mineurs ; un mois plus tard, il lui donna lui-même, à’Aramoûn (Kasrawân), le diaconat ; puis, le 8 avril 1650, la prêtrise, au couvent de Mar’Abdà Harhara’i’â (actuellement séminaire national). La même année, il le renvoya à Rome prier le pape de faire imprimer le Phenqith (IlîvaÇ) ou Propre des fêtes fixes, revu et corrigé par lui avec le concours de deux archevêques ; il le chargea également de présenter à l’impression le texte du Nouveau Testament qui devait servir pour les lectures aux offices liturgiques. Nous avons trouvé tous ces détails dans les préfaces et les notes latines et arabes, écrites par Fauste au début du Phenqith et du livre des évangiles dont il sera question plus loin, et dans la préface arabe ajoutée par Ecchellensis à la partie hiémale du Phenqith. Dès lors, il nous paraît étonnant que de la Roque qui, pourtant, connaissait Fauste, ait ignoré le fait de son ordination sacerdotale. « Il était seulement diacre, dit-il, ., n’ayant jamais voulu être ordonné prêtre, par sentiment d’humilité. » Voyage de Syrie et du Mont-Liban, t. {{rom|ii}}, Paris, 1722, p. 130. Cette assertion d’un contemporain a induit en erreur plusieurs historiens, notamment Joseph Debs, archevêque maronite de Reyrouth (|T907), Histoire de la Syrie, t. {{rom|vii}}, Beyrouth, 1903, p. 343. Dès son arrivée à Rome, Fausle se mil à la besogne. Il exposa au souverain pontife et à la Propagande le désir du patriarche. Incontinent, l’ordre fut donné de procéder à l’impression du Phenqith ; on remit à plus tard celle du Nouveau Testament. La S. Congrégation confia à Fauste le soin de traduire en latin le livre des offices ; elle le nomma membre de la<noinclude> <references/></noinclude> fjb7n061njff2jwtev31d1u9rmgo9ze Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 11.1.djvu/22 104 4228474 15908374 15584337 2026-07-07T12:59:46Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908374 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|29|NARSAI — NAKY (CORNKILUv|30}}</noinclude> syri homitiae et carmina primo édita, Mossoul, 2 vol., 190."), donne le lilre de quatre-vingt-une pièces qu’il avait sous la main en divers manuscrits. ''Ibid.'', t. {{rom|i}}, p. 26-31. Les pièces métriques Inscrites dans le rituel ncstorien des funérailles ne proviennent pas des mimrê, niais plutôt des discours paraciétiques ou bûyijâè. L’attribution d’une liturgie à Narsaï par Ébedjésus ne veut pas dire sans doute qu’il composa réellement une liturgie nouvelle ; elle signifie plutôt qu’il mit en meilleure forme la liturgie habituelle de l’Église persane, dite de Mari et Addaï. Rien ne permet de déterminer avec certitude celles des proclamalions diaconales, variables suivant les fêtes, qui remonteraient à Narsaï. Son nom couvre sans doute dans les livres liturgiques plus d’une composition tardive. L’explication de la liturgie, après avoir été publiée par M. Mingana, homélie 17, a été traduite en anglais par dom R. M. Connolly, qui en a démontré magistralement l’authenticité et en a fait, avec la collaboration de Edmund Bishop, une étude approfondie, The lilurgical Iwinilies of Narsaï, dans Texts and studies, t. {{rom|viii}}, fasc. 1, Cambrige, 1909, Les mimrê sur le baptême et le sacerdoce, homélies 21, 22 et 32 de Mingana, très importantes elles aussi pour la connaissance de l’ancienne liturgie mésopotamienne, ont été traduites dans le même ouvrage, p. 33-74. Il faut considérer comme œuvres douteuses les sngijâlâ ou courtes pièces métriques en forme de dialogues, qui suivent certaines homélies, ainsi que les mimrê sur Joseph, publiés en dernier lieu par le P. Bedjan, Liber superiorum… Homiliæ Mar-Narsetis in Joseph, Paris, 1901, p. {{rom|ix}} sq. et 519-629. III. {{sc|Doctrine}}. Narsaï suivait en tout Théodore de Mopsueste. Mari l’affirme par deux fois dans sa courte notice, ''loc. cit.'', p. 44 sq., trad., p. 39. Le zèle qu’il manifeste en faveur de Diodore de Tarse, Théodore de Mopsueste et Nestorius, les louant surtout de ce qu’ils ont séparé « le Verbe du corps », ne laisse aucun doute sur l’ardeur de ses sentiments pour la doctrine dyophysite nestorienne. Fr. Martin, Homélie de Narsïs sur les trois docteurs nesloriens, dans Journal asiatique, IX « série, t. {{rom|xiv}}, 1899, p. 446-492 et t. {{rom|xv}}, 1900, p. 469-525. Mais M. Alphonse Mingana, dans sa publication des homélies de Narsaï, a choisi celles où le nestorianisme apparaît le moins, laissant de côté celles qui peut-être auraient été le plus intéressantes au point de vue de l’histoire de la théologie. J.-B. Chabot, Narsaï le docteur et les origines de l’École de Nisibc, dans Journal asiatique, X » série, t. {{rom|vi}}, 1905, p. 158, n. 2. Voici les propositions que M. Mingana présente en tête de son édition comme résumant le nestorianisme de Narsaï, ''loc. cit.'', p. 10-13 : 1° Notre-Seigneur Jésus-Christ est deux natures, deux personnes, un individu (7rp60- « 7rov) divin et humain, un seul individu dans une filiation unique. 2° Le Christ est homme complet, ayant comme tous les hommes un corps et une âme. Le Verbe et l’homme se sont réunis, ayant un seul amour et une seule volonté. 3° Il est impossible que Dieu s’unisse à un corps autrement que par l’amour, ou qu’un homme s’unisse à Dieu d’une union qui ne soit pas purement nominale. Nominalement, mais seulement ainsi, il est permis de dire que ces deux sont un en essence ; c’est dans ce sens que Narsaï les confesse un seul amour, qu’il confesse le Fils de Dieu et le Fils de l’homme un seul individu (Tep600)7tov). 4° La situation spéciale et le nom que le Christ s’est acquis, proclament que lui seul entre les mor tels a été fait par Dieu héritier et Seigneur du ciel et de la terre. La grâce de Dieu a suppléé à son humilité et à ses déficiences, et l’a rendu, tout humain qu’il fût, participant des trésors du Saint-Esprit. 5° Le Verbe de Dieu descendit spontanément el sa vertu habita dans le corps immaculé conçu de Marie. Il ne s’est pas abaissé et il n’est pas né dans son essence ; sa charité a habité dans un autre (être), à qui il a communiqué son nom. Marie n’a pas enfanté une essence que personne ne peut atteindre, mais un homme, exactement semblable aux autres hommes. Marie est une femme de la race d’Adam : elle a enfanté un fils semblable à elle spirituellement el corporellement. 6° Narsaï se défend toutefois de dire qu’il y a deux Fils. Il n’y a qu’un Fils, le Fils de Dieu, consubstantiel au Père : « Je n’ai jamais pensé qu’il y ail deux Fils, mais je crois en un seul, qui est à la fois le Verbe de Dieu et corps (semblable au nôtre ») 7° « Je proclame le Christ homme, à cause de son corps, et Dieu à cause de son éminente situation. Je le crois un, Homme et Fils de Dieu, un par une essence que nulle division ne peut disjoindre. J’ai distingué les natures, non les Fils. Je le dis Christ et Fils pour deux raisons : parce que le Saint-Esprit l’a oint, et parce qu’il a été fait par l’amour un Fils avec le Verbe. » 8° « Si l’on admet que le Fils s’est formé un corps, s’est fait chair, pourquoi n’est-ce pas lui qui a oint cette chair, mais l’Esprit ? Si le Christ est égal au Père, en force et en amour, pourquoi Celui-ci lui a-t-il donné un nom par une bienveillance gratuite ? Si le Christ est esprit consubstantiel au Père et à l’Esprit-Saint, comment se fait-il qu’il ait été magnifié seulement après que l’un est descendu et que l’autre a rendu témoignage ? » Le symbole de Narsaï, tel qu’il est expliqué dans les homélies liturgiques, est interpolé de formules qui en accusent le caractère nestorien, plus que le symbole actuellement en usage dans l’Église nestorienne. Cf. Connolly, ''loc. cit.'', p. {{rom|lxxi}}-{{rom|lxxvi}}. A. Mingana signale aussi, comme digne d’attention, que Narsaï remet au jour de la résurrection des corps la jouissance de la vision béatifique pour les élus, et attribue au Saint-Esprit la transformation des éléments du saint-Sacrifice, ''op. cit.'', p. 15. En dehors des articles cités, on peut voir W. Wright, Syriac lileralure, dans The Encyclopœdia britannica, 9{{e}} édit., t. {{rom|xxii}}, 1887, p. 830, et la réimpression faite sous le titre A short historgof syriac literature, Londres, 1894, p.58sq. ; Rubens Duval, La littérature syriaque, 3{{e}} édit., Paris, 1907, p. 344 sq. Ces deux ouvrages sont a corriger d’après l’édition de Barhadbsabba citée au début de cet article, ainsi que tous autres travaux parus avant 1913. Excellente nomenclature des manuscrits et bibliographie très complète, dans A.Baumstark, Geschichte der syrischen Litcratur, Bonn, 1922, p. 109-113. On peut y ajouter M. Wolff, Drei Begràbnisgesange Narsais, dans Oriens christianus, neuc Série, 1925, t. {{rom|xii}}-{{rom|xiv}}, p. 1-29. E. TlSSERANT. ##NARY Corneille## <nowiki/> '''NARY Corneille''', ecclésiastique irlandais (16601738). — Né en 1660 dans le comté de Kildare, ordonné prêtre en 1682, il vint compléter ses études théologiques au collège irlandais à Paris, prit la licence en théologie et le doctorat en droit en 1694 En 1696, il quitte la France, vient à Londres pour faire l’éducation des enfants du comte d’Antrim ; rentré à Dublin en 1702, il fut nommé curé de Saint-Michon, fonction qu’il conserva jusqu’à sa morl. 3 mars 1738. — Son œuvre littéraire, assez importante, comporte des ouvrages de polémique et de pastorale. On retiendra les suivants : 1° A modesl and true account of the chief points in controversy belween the roman Catholics and the Protestants,<noinclude> <references/></noinclude> i3vjwe5nirouzqiqsj4v8dfhitwv33e Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.1.djvu/116 104 4228969 15908348 15804933 2026-07-07T12:59:16Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908348 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 21’MARTIN (GRÉGOIRE) — MARTINEZ DEL IMIADo 2 1 8 Apres.sa mort : 3. A treatise of Christian pérégrination, in-16, Reims, 1583 ; 4. A treatise of the love of the soûls, n>ith questions to the protestants, in-12, Saint-Onier. [603. Pearsans-Chalmers, The gênerai biographical dictionary. t. {{rom|xxi}}, Londres, 1815, p. 368-369 ; S. Lee, Dictionary 0/ national biograpliy, t. {{rom|xxxi}}, Londres, 1893, p. 277-278 ; Gillow, Biograph. dictionary of the english cath., t. {{rom-maj|IV}}, col. 18 1-191 ; Ilurter, Nomenebttor, 3{{e}} édit., t. {{rom|iii}}, col. 27K-28O ; voir aussi la bibliographie donnée à l’article Allen. E. Vansteenberghe. 14. MARTIN Jacques, bénédictin de ta congrégation de Saint-Maur (168-1-1751). — Originaire du diocèse de Mirepoix (actuellement réuni à Carcassonne), il entra à vingt-quatre ans dans la congrégation de Saint-Maur, fit profession à La Daurade (Toulouse), le 13 mai 1709. Il enseigna quelque temps à Sorèzc, puis rentra à Toulouse où il conçut le plan d’un grand ouvrage sur les origines celtiques et la religion des Gaulois. Il le communiqua à Montfaucon, qui, dans cet ardent travailleur, pressentit un sujet de grande espérance et le fit venir à Saint-Germaindes-Prés. Ce fut une des figures les plus marquantes de l’Académie bernardine : hébraïsant distingué, il collabora au Lexicon hebraicon de dom Guarin, publia en deux volumes des Explications de plusieurs textes difficiles de l’Écriture, Paris, 1730, où malheureusement il donna libre cours à son imagination hardie et intempérante : il y avait des idées neuves, des explications ingénieuses et fort originales, mais à cause des planches peu convenables, le gouvernement fit arrêter la vente du livre. La préface contenait une vraie déclaration de guerre contre les appelants exprimée avec une âpre éloquence : aussi les jansénistes le poursuivirent-ils de leurs attaques. Il mourut à Saint-Germain le 5 septembre 1751. Concernant la religion, son premier ouvrage qui a pour titre : La religion des Gaulois tirée des plus pures sources de l’antiquité, 2 {{in-4°}}, Paris, 1727, dénote un profond chercheur. Il fut l’occasion d’Éclaircissements historiques sur les origines celtiques et gauloises, avec les quatre premiers siècles des annales des Gaules, in-12, Paris, 1744, sorte de débat avec un professeur du collège des Quatre-Nations, qui prépara les voies à l’Histoire des Gaules et des conquêtes des Gaulois, depuis leur origine jusqu’à la fondation de la monarchie française, 2 {{in-4°}}, Paris, 1752-1754. (Dom de Brézillac publia ces deux volumes, après la mort de l’auteur.) La préface dénote un vrai savant. — Dom Jacques Martin ne se bornait pas à l’étude d’un seul peuple. Ainsi il donna : l’Explication de divers monuments singuliers qui ont rapport à la religion des plus anciens peuples… avec un examen de la dernière édition des ouvrages de saint Jérôme, Paris, 1739. Puis il s’intéressa aux écrits de saint Augustin, d’où la publication de deux lettres du saint docteur sous ce titre : S. Auguslini ep. Hipponensis cpistolee duæ, recens in Germania repertæ, notis criticis, hisl., chronol. illuslratœ…, Paris, 1731. La traduction de ces deux lettres en français, ayant été attaquée par des docteurs de Sorbonne, dom J. Martin répliqua dans une brochure qui a pour titre : Venerando seniori et omnibus ac singulis domus societalisque Sorbonicæ doctoribus ac magistris, 1734 ? Il donna ensuite : Les Confessions de suint Augustin, traduites en français avec le latin, 2 {{in-8°}}, Paris, 1741. Le cardinal Quirini, évêque de Brescia, ayant soutenu l’opinion que Platon avait eu connaissance des idées juives sur le mystère de la sainte Trinité, en écrivit : i Montfaucon qui avait contredit ce sentiment dans sa Hibliotheca bibliothecarum ; mais l’illustre bénédictin mourut avant de pouvoir donner la réponse : dom I. Martin prit cette tâche, d’où sa Lettre à M. le cardinal Quirini, évéque de Brescia et bibliothécaire du Vatican, s. 1, 1742 ; il y satisfait aux objections du savant cardinal et apporte de nouvelles raisons. E. de Broglie, Bernard de Montfaucon et les Bernardine (1715-1750), 2 {{in-8°}}, Paris, 1891, l. 1, p. 21-2X ; t. {{rom|iii}}, p. 243, 277, 300 ; Ch. de Lama : Bibliothèque des écrivains de la. Congrégation de Saint-Maur, Paris, 1882 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} édit, t 11, col. 1368 ; dom Tassin. Histoire littérain de la Congrégation de Saint-Maur, Bruxelles, 1770, p. 498. J. Baudot. ##MARTINEZ Grégoire## <nowiki/> 1. '''MARTINEZ Grégoire''', des frères prêcheurs (1575-1637). — Né à Ségovie, d’une famille noble, il avait d’abord été destiné à la profession des armes ; ses études de philosophie faites au couvent des frères prêcheurs déterminèrent son entrée dans Tordre où il fit ses vœux en 1591. Il prit au couvent même les grades de maître es arts et de lecteur en théologie, puis devint à son tour professeur, d’abord dans cette même maison de Ségovie, puis à Valladolid, au grand couvent de Saint-Paul. En même temps que bon professeur, il était aussi prédicateur goûté et confesseur recherché. Après avoir exercé les fonctions de prieur en diverses maisons (Vittoria, Médina del Campo), il se retira à Ségovie ; il mourut à Valladolid où il étail allé surveiller l’impression de son dernier ouvrage, le 15 mai 1637. — II reste de lui des Commentaria super /am_//se jj Thomæ, in-fol., en 3 vol. : t. 1, q. {{rom|i}}-{{rom|xxi}}, Valladolid, 1617 ; t. 11, q. {{rom|xxii}}-{{rom|lxxxix}}, Tolède, 1622 ; t. {{rom|iii}}, q. xc-exiv, Valladolid, 1637. Quétif-Ecliard, Scriplores ordinis prædicalorum, t. 11, p. 494 ; N. Antonio, Bibliotheea hispana nova, 2{{e}} édit., Madrid, 1783, t. {{rom-maj|i}}, p. 546 ; Hurter, h’omenclalor, 3{{e}} édit.^ t. {{rom|iii}}, col. 660. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##MARTINEZ Jean## <nowiki/> 2. '''MARTINEZ Jean''', des frères prêcheurs (1590-1676). — Né à El Corral de Almaguer (diocèse de Tolède), il entra en 1606 au couvent.de Ségovie : après de brillantes études à Salamanque et à Àlcala, il professa en diverses maisons avec un très grand succès, notamment à Piacenza et à Pampelune où il fonda une nouvelle académie. Recteur du collège d’Alcala à l’époque brillante où Jean de Saint-Thomas y enseignait, il fut ensuite prieur de divers couvents à Madrid, Tolède, Ségovie, puis de nouveau à Madrid. C’est alors qu’il devint confesseur de divers membres de la famille royale et finalement, après la mort de Jean de Saint-Thomas, celui de Philippe IV lui-même. Après la mort de celui-ci, la régente lui offrit le siège de Compostelle, qu’il refusa. Son influence festa considérable à la cour ; il était d’ailleurs membre du Conseil suprême de l’inquisition espagnole. Il mourut à Madrid le {{1er}} janvier 1076. -L’ouvrage important qu’il a laissé est le reflet de ses préoccupations de directeur des affaires ecclésiastiques : Discursos theologicos y polilicos, Madrid, 1661, in-fol. ; on y traite des translations d’évêques, des choix épiscopaux (vaut-il mieux choisir des théologiens ou des canonistes, des séculiers ou des réguliers), du caractère des ordres militaires de Saint-Jacques, Alcantara, Calatrava ; mais il y a aussi une longue consultation sur la question des blés et farines. Quétif-Echard, Scriplores ordinis preedicatorum, t. 11, p. 665 ; N. Antonio, Bibliotheea hispana nova, 2{{e}} édil, Madrid, 17.S3, t. {{rom-maj|i}}, p. 735. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##MARTINEZ DEL PRADO Jean## <nowiki/> 3. '''MARTINEZ DEL PRADO Jean''', des frères prêcheurs, {{rom|xvii}}{{e}} siècle. — Né à Valladolid dans le premier quart du xvir siècle, il entra, jeune encore, au couvent des dominicains de Ségovie. Remarqué pour la vivacité de son esprit, il fut envoyé au collège Saint-Thomas d’Alcala, où il enseigna bientôt la théologie avec distinction. Élu provincial d’Espagne en 1662, il s’acquitta de ses fondions avec beaucoup de zèle, s’efforçant tout spécialement de donner une<noinclude> <references/></noinclude> sjbwi4h5b19he2do6xh9flb7gfab39r Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.1.djvu/141 104 4228996 15908349 15542708 2026-07-07T12:59:17Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: Jud''., → Jud.'', (6), oj → of 15908349 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 267 MASSORE 268 Le texte courant d’abord écrit en caractère hébréophéniciens, et graduellement retranscrit en caractères carrés. Sanhédrin, 216-22 b ; Megilla^ {{rom|i}}, 9, se trouve divisé clairement en mots séparés par un intervalle, conformément au sens qui lui a été attribué traditionnellement. Toutefois cette division n’a pas dû être tout à fait identique dans les manuscrits, la Massore même donne deux listes de mots qui doivent être divisés autrement que dans le texte reçu, les sopherim occidentaux (palestiniens) et les orientaux (babyloniens ) divisaient différemment, par exemple, III Reg., xx, 33 ; et assez nombreux sont les passages où les Septante présupposent une division en conflit avec l’actuelle. Ginsburg, Introduction to the Massorelicocritical édition of the. hebrew Bible, Londres, 1897, p. 158-162 et 296. Les lettres finales ont été définitivement adoptées. Megilla, {{rom|i}}, 9 ; Ginsburg, p. 297-299. Il y a encore. quelques abréviations. Ginsburg, p. 165-170. Graduellement les consonnes quiescentes (maires lertionis) de valeur vocalique se sont multipliées pour faciliter la lecture dans un texte originairement dépourvu de voyelles : mais ici encore diverses étaient les lectures dans les diverses écoles de sopherim, comme le révèlent le contrôle ou la comparaison des passages parallèles du texte lui-même, du Samaritain, des Septante et anciennes versions, et des manuscrits occidentaux et orientaux. Ginsburg, p. 137-157. Plusieurs particularités attiraient d’autre part l’attention du lecteur. Quinze mots en tout (dix dans le Pentateuque, quatre dans les Prophètes, et un dans les Hagiographes) étaient surmontés de points, sans plus d’explication. Divers documents post-bibliques en donnent la liste pour le Pentateuque, en particulier Siphra, Num., {{rom|ix}}, 10. C’étaient : Gen., {{rom|xvi}}, 5 ; xviii, 9 ; {{rom|xix}}, 33 ; {{rom|xxxiii}}, 4 ; {{rom|xxxvii}}, 12 ; Num., {{rom|iii}}, 39 ; {{rom|ix}}, 10 ; {{rom|xxi}}, 30 ; {{rom|xxix}}, 15, et Deut., {{rom|xxiv}}, 28. Le Codex babulonicus (ms. des Prophètes, an. 916, de Saint-Pétersbourg) a trois fois la liste complétée par l’addition de ; ''Is''., {{rom|xliv}}, 9 ; Ez., {{rom|xli}}, 20 et {{rom|xlvi}}, 22 ; II Reg., {{rom|xix}}, 20 et Ps., {{rom|xxvii}}, 13. L’examen soit, en premier lieu, de la raison donnée par le Siphri, soit du Samaritain et des anciennes versions où font défaut plusieurs des mots en question, prouve que l’intention des sopherim était de les exponctuer comme apocryphes et inauthentiques. Les manuscrits révèlent que la liste en pourrait être augmentée ; et l’on peut dire que « ces points offrent le plus ancien résultat de la critique textuelle de la part des sopherim ». Ginsburg, p. 318-334. En quatre autres passages : ''Jud.'', xviii, 30 ; Ps., {{rom|lxxx}}, 14 ; Job, {{rom|xxxviii}}, 13 et 15, une lettre dite suspendue, parce que placée au-dessus des autres pour être intercalée parmi les syllabes au cours de la lecture, indiquait un autre expédient des sophe rim à l’effet de marquer des variantes admises dans différentes écoles. L’une d’elles, ''Jud.'', {{rom|xviii}}, 30, a une importance particulière au point de vue de l’intégrité du texte. Voir plus loin. Enfin, nouveau signe, et des plus anciens, imaginé pour indiquer un résultat critique : c’est le noun dit « séparé », ou « inversé », qui marquait comme de crochets ou parenthèses les neuf passages : Num., {{rom|x}}, 35 et 36 ; Ps., {{rom|cvii}}, 23 à 28 et 40, afin d’avertir que ces passages sont transposés et hors de place. Siphra, Num., {{rom|x}}, 35 ; Sopherim, {{rom|vi}}, 1 ; Sabbath, 115 6-116 a. Cf. Septante pour Num., {{rom|x}}, 3536. Ginsburg, p. 334-345. Le Talmud et la Massore nous apprennent, au surplus, que beaucoup de leçons furent introduites par les sopherim dans la lecture des textes sacrés comme partie intégrante de ces textes, et d’abord à titre de tradition orale, en attendant qu’elles fussent indiquées de manière ou d’autre à la marge. Ainsi fut imposée la prononciation de certains mots ; ce sont les miqra’sopherim, « prononciation de scribes ». Une lettre (le iwi>conjonctif)dut être retranchée au commencement de deux ou trois mots dans les cinq passages : Gen., {{rom|xviii}}, 5 ; {{rom|xxiv}}, 55 ; Num., {{rom|xxxi}}, 2 ; Ps., {{rom|xlviii}}, 26 et {{rom|xxxvi}}, 7 ; ce sont les’îttûr sopherim « retranchement de scribes » : simple question d’élégance de style, selon Raschi. et qui n’aurait pas son application uniquement dans ces cinq cas. Ginsburg, p. 309. Des mots durent être « lus » bien que « non écrits », qerê velâ’ketîb ; le Talmud en mentionne six dans II Reg., {{rom|viii}}, 3 ; {{rom|xvi}}, 23 ; ''Jer.'', {{rom|xxxi}}, 38 ; {{rom|l}}, 29 ; Ruth, {{rom|ii}}, 11 ; {{rom|iii}}, 5 et 17 ; La Massore en ajoute quatre autres : ''Jud.'', {{rom|xx}}, 13 ; II Reg., {{rom|xviii}}, 20 ; IV Reg., xix, 31 et 37. Des manuscrits offrent même un espace blanc laissé comme à dessein à la place de ces mots. D’autres mots, par contre, « écrits » n’étaient « pas lus », ketîb velâ’qerê ; selon le Talmud : IV Reg., {{rom|v}}, 18 ; ''Jer.'', {{rom|xxxii}}, 11 ; {{rom|li}}, 3 ; Ez., {{rom|xlviii}}, 16 ; Ruth, {{rom|iii}}, 12 ; la Massore du Codex babylonicus ajoute : II Reg., xiii, 33 ; {{rom|xv}}, 21 ; ''Jer.'', {{rom|xxxi}}, 11 ; {{rom|xxxviii}}, 16 ; {{rom|xxxix}}, 12. Lecollationnement des manuscrits pourrait allonger la liste de tous ces cas. Nedarim, 376-38 a et Ginsburg, p. 308-318. Les plus importantes de ces lectures officiellement prescrites sont les qerâïn proprement dits et les sebirin. Ici, c’est la foule envahissante. L’édition Dær du texte massorétique relève environ quinze cents des premiers ; celle de Ginsburg note, en plus, trois cent cinquante sebirin. Et il se découvre toujours dans les manuscrits nouvellement connus et collationnés de nouveaux cas des uns et des autres. Il y a qerê, « à lire, » lorsqu’un mot du texte le plus souvent ou choquant, ou étrange, ou incorrect, ou incompréhensible doit être remplacé par un autre plus convenable, plus naturel, plus correct, plus logique. Il y a sebîr, « opinion », dans la même occurrence, sans que soit estimée nécessaire cette substitution de mots. Toutefois, la frontière entre ces deux groupes est restée quelque peu flottante : dans les manuscrits et même dans les éditions massorétiques çwdïn et sebirin s’interchangent parfois ; et lessebirin, dédaignés à tort par les éditions manuelles de la Rible hébraïque, ont souvent autant et plus d’importance que les qerâïn pour la clarté du texte. Et encore cela n’a-t-il rien d’absolu : les leçons prônées par ces lectures traditionnelles ne sont pas toujours à préférer à celles du texte, surtout quand, au lieu de reposer, comme ce dut être le plus souvent le cas, sur le témoignage de manuscrits antérieurs à la fixation du texte, elles sont plutôt le fruit de spéculations théologiques. En fait, de par la décision des sopherim, nombre de ces dernières ont réellement pénétré dans le texte lui-même où elles ont définitivement remplacé des leçons primitives et authentiques : la liste en constitue le tîqqûn sopherim, « correctoire de scribes », que nous étudierons plus loin. Enfin, toutes ces lectures et corrections doivent avoir été admises et enjointes en des temps fort anciens, vu que le Talmud interdit d’introduire dans la récitation publique de la Loi quelque altération du texte que ce soit, voire par déférence et. révérence envers la divinité ou par raison de bienséance. Megilla, 25 a ; Schebuoth, 36 a. Voir plus loin. L’activité des Sopherim ne s’est pas limitée à ces indications critiques demeurées apparentes dans leur texte. On sait qu’ils ont compté, supputé, pesé, catalogué à l’infini et à divers points de vue les versets, les mots et jusqu’aux lettres de ce texte, avec encore beaucoup d’autres détails non toujours indifférents, tant s’en faut, bien que présentés sous des formes parfois énigmatiques. En énumérer simplement tous les chefs serait fort long et, eu égard à notre but, superflu. II suffira maintenant de dire que, dignes successeurs et fidèles disciples des scribes, les masso-<noinclude> <references/></noinclude> 1je32dtmfvba6wgq1cevhuf7wnjvddi Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.1.djvu/198 104 4229060 15908305 15584421 2026-07-07T12:54:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908305 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|381|MATTHIEU D’AQUASPARTA|382}}</noinclude> Pistoie. Aquasparta voulut traiter avec cette ville mais n’obtint rien et lança contre elle l’interdit. Davidsohn, Forschungen, t. {{rom|iii}}, p. 290, 303. Quelque temps après, le 1C janvier 1302, il présida à Florence l’assemblée des villes toscanes qui appartenaient à la ligue guelfe en vue d’organiser la lutte contre les Gibelins. Davidsohn, Geschichte, t. {{rom|iii}}, p. 193. Ce fut un de ses derniers actes en cette ville. Fendant cette légation le conflit entre Bonifaface VIII et Philippe le Bel s’était exaspéré. Les griefs s’étaient accumulés à Rome contre le roi de France, avaient amené, les 4 et 5 décembre 1301, les bulles Sah’alor mundi et Ausculta fili, et provoqué la convocation d’un concile français à Rome pour le {{1o}} novembre 1302. Philippe le Bel répondit à ces actes par l’assemblée générale du 10 avril 1302. Lorsque ses envoyés se présentèrent à Anagni le 24 juin, ce fut Matthieu d’Aquasparta qui, dans un discours de grand style théologique et juridique, répondit au nom du Saint-Siège. Dupuis, ''loc. cit.'', p. 73-76. Son discours, très habile, où les torts de Philippe le Bel, ses falsifications de bulles papales étaient mis au compte de ses légistes, et où la plénitude du pouvoir pontifical était vigoureusement affirmée, même dans l’ordre temporel, de omni temporali rationepeccati, se terminait par cette déclaration : Ha sentio pro ista vcrilale quod auderem i-am defendere contra tolum mundum et auderem exponere vitam meam, quod summas poniifex, qui est vicarius B. Pétri, habet pleniludinem potestatis, etc. Deux jours après, le 26 juin, Aquasparta et le Sacré Collège répondaient à la violente lettre de la noblesse française. Dupuis, ''loc. cit.'', p. 71-72. Ce fut un de ses derniers actes. A la veille en effet de la bulle Unam Sanctam (18 nov.) que son discours du 24 juin annonçait, .M. d’Aquasparta mourait à Rome le 29 octobre, ainsi que nous l’apprend le Nécrologe des chanoines de Saint-Pierre. Denifle, Chart. Univ. Paris., t. {{rom|ii}}, p. 59. Il fut profondément regretté. Wadding, Annales, an. 1302, n. 6. Son testament est encore conservé, mais, depuis 1910, les franciscains de Quaracchi n’ont pu en obtenir communication. Ce que l’on sait, par un acte notarié du 23 janvier 1303, c’est qu’une partie de ses livres et de son mobilier liturgique fut léguée au couvent de Saint-Fortunat de Todi. Todi, Archives, arm. 4, cass. 5, n. 35. Le corps du cardinal repose encore aujourd’hui dans l’église franciscaine de l’Ara Cœli à Rome, dans un beau monument dû aux mosaïstes de l’école de Jean Cosmati. Guiraud, L’Église et les origines de la Renaissance, Paris, 1902, p. 17 ; Pacifici, La chiesa di S. Maria in Ara Cœli, dans l’Arle cristiana, Milan, 1926, t. {{rom|xiv}}, p. 139-155. II. {{sc|Écrits}}. Les écrits de M. d’Aquasparta ne le cèdent point en étendue et en richesse doctrinale à ceux de saint Bonaventure ou de Duns Scot. {{1o}} ''Ouvrages authentiques''. 1. Concordanliæ super i Y libros Sententiarum. — M. d’Aquasparta est l’auteur de deux écrits sur les Sentences. Le premier n’est qu’une table des matières de ce texte classique. Cet ouvrage est aujourd’hui conservé dans le cod. lat. S947, fol. 24 v°-49 v°, de la Bibliothèque d’État de Munich, le ms. II. B. {{rom-maj|III}}, 1 de Stuttgart et les ms. 161, 163, 179 de la bibliothèque publique de Brunswick. Inc. : Abortum procurantes quando sunt homicidæ, t. {{rom-maj|IV}}, dist. XXXI. Abstinere a malis, etc. Expl. : Christus quare suscitaturus corpora vivorum et morluorum in forma servi et in ta judicaturus, t. {{rom-maj|IV}}, dist. XLVIII. Cf. Ehrle, Die Ehrentilel der schol. Lehrer des Mittelallers, dans Sitzungsberichte d. Bayer. Akad. d. Wissenl’ten, Munich, 1919, p. 40-41 ; Grabmann, Die [ihilosophische und theologische Erkennlnislehre des Kard. M. von Aquasparta (Theolog. Studien d. Leo-Gcsellschaft, xiv), Vienne 1906, p. 16. L’authenticité de l’ouvrage est pleinement garantie. Déjà la Chro nique des xxir Généraux, Anal, franc, t. {{rom|iii}}, p. 406, en fait mention : Hic eliam fr. Malthxus fecit pulchram Postillam super epist. ad Romanos et tabulam per alphabetum pcrutilem super libros sententiarum. L’attestation du ms. de Stuttgart est très formelle : Incipiunt concordanliæ super IV libros sententiarum quas composait reverendus pater fr. Matheus de Aqila Sparta, magister theologiæ et generalis minister, etc. De même le ms. de Munich, fol. 24 v°, assure que la table a été composée per reverendum patrem fr. Matthœum de Aquasparta, magistrum sacræ theologiæ ordinis minorum. Cet écrit de M. d’Aquasparta est encore inédit comme l’ouvrage analogue de Robert Kilwardby, O. P. 2. ''Commentarius in libros Sententiarum''. Le {{Ier}} livre de cet ouvrage est conservé dans le ms. 122, fol. 2 v°-160r°, de la Bibliothèque communale de Todi. Inc : Nihil me judicavi scire inter vos nisi Christum Jesum et hune crucifixum, I Cor. {{rom|xi}}. In verbis islis Paulus aposlolus doclor egregius et prædicator verilalis, etc. Expl. : A quo est omne datum optimum et omne donum perfeclum lanquam a pedre luminis cui sil omnis gloria, laus, virtus et imperium per infinita sxcula sœculorum. La table des matières, autographe comme le ms. lui-même, donne la liste de. Il questions. Ainsi que Matthieu d’Aquasparta l’a signalé, fol. 73 v°, 166 v°, les distinctions XVIII et XIX manquent. Grabmann, ''loc. cit.'', p. 17 ; Ehrle, Das Sludium der Handschriften der mittelalterlichen Scholastik, dans Zeitschrift f. kath. Theol., 1883, p. 26. Le IF livre, également autographe, est dans le ms. 132 de la Bibliothèque communale d’Assise, fol. 1 v° : Inc. : Inlravi in domum fîguli et —ipse faciebat opus super rotam et dissipalum est vas quod ipse faciebat super rolam, Jerem, , {{rom|xviii}}. Diligenter, etc. ; fol. 225 {{rom|c}}, Expl. : secundum illam acceptionem supra posilam. Les distinctions XVIII et XIX ne se lisent point dans le corps de l’ouvrage, fol. 225 {{rom|c}}, mais plus loin aux fol. 298c-309d. Le commentaire s’arrête à la distinction XXXIX ; la suite du texte de Pierre Lombard n’a pas été expliquée. Le même ms. contient, immédiatement après, le commentaire incomplet de Matthieu sur le {{rom-maj|IV}}{{e}} livre des Sentences, fol. 226 a : Inc. : Circa istam distinelienem primam, in qua déterminât magister de sacramentis in gencrali et postmodum in speciali de sacramentis veleribus, quæruntur duo, etc. ; fol. 297 d. Expl. : quia irreparabilis est, ut dictum est. L’écrit s’achève par la dictinction {{rom-maj|XIV}}, après le traité sur l’eucharistie, Le reste manque. De même le commentaire sur le {{rom-maj|III}}{{e}} livre du Lombard. Tout incomplet qu’il soit, cet ouvrage n’en est pas moins un des principaux monuments de la scolastique au xiii » siècle : le {{rom-maj|II}}{{e}} livre surtout, très développé, est d’une grande signification : l’histoire définitive de la scolastique, de l’influence bonaventurienne et du conflit qui divisa les augustiniens et les disciples nouveaux d’Aristote, ne pourra s’écrire qu’à l’aide de ce texte. L’ordonnance générale est admirable de clarté. D’ordinaire, Matthieu suit de près le commentaire de Bonaventure. Malgré cette importance, l’œuvre du cardinal franciscain est encore inédite. Deux questions seulement du premier livre, ayant trait à la connaissance de Dieu et à l’argument de saint Anselme, ont été publiées par le P. Daniels, O. S. B., Quellenbeitrage und Untersuchungen zur Gesch. der Goltesbeweise im XIII. Jahrhundert (Beilrage zur Gesch. der Philos, des Mittelallers, vin), Munster, 1909, p. 52-63. 3. ''Quæstiones dispututw et Quodlibeta''. — A l’instar d’Henri de Gand et de Godefroy de Fontaines, Matthieu d’Aquasparta est l’auteur de nombreuses Questions disputées et de six Quodlibets. Le cod. 44, fol. 317 sq. de la Bibliothèque communale de Todi,<noinclude> <references/></noinclude> 66rgs3t8qlyjpglvv3p5d4ln1c0x3wq Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.1.djvu/281 104 4229138 15908350 15660015 2026-07-07T12:59:19Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908350 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki /> 547 MÉLITON DE SARDES M E N A R D 548 montrent qu’il existait, dès cette époque, des formules exprimant d’une manière assez heureuse l’existence en Jésus-Christ d’un double élément, divin et humain ; c’est déjà presque la terminologie dyophysite. Si l’on était plus assuré que Tertullien a connu l’œuvre entière de Méliton, on pourrait être tenté d’aï I ribuer à l’influence de l’évêque de Sardes certaines formules bien frappées du docteur africain.. Il est donc regrettable que l’ensemble de la production considérable de Méliton, production qui, p&i sa variété et son étendue, fait justement penser à celle de Tertullien. ait été la victime d’un aussi complet naufrage. I. {{sc|Textes et éditions}}. Nous avons indiqué, pour chacun des fragments conservés, l’endroit où les rencontrer. On les trouvera groupés au mieux dans Otto, Corpus apologetarum christianorum, t. {{rom|ix}}, Iéna, 1872, p. 374-178, 497512 ; pour le 11spi).ovTpov, qui n’y figure pas, utiliser de préférence la recensibn de Harnack, Texte und Unters., t. xlv, p. 121*. II. {{sc|Travaux}}. On peut négliger toutes les anciennes histoires littéraires ; les bibliographies signalent le mémoire de F. Piper, dans les Theologische Studien und Kritiken, 1838, t. {{rom|xi}}, p. 54-154, qui peut encore rendre des services. La question d’ensemble est traitée au mieux par A. Harnack, Die Ueberlieferung der griechischen Apologelen, dans Texte und Untersuchungen, t. {{rom|i}}, fasc. 1, 1883, p. 240-278, reproduit presque textuellement dans Altchristliche Literatur, t. {{rom-maj|I}}, 1893, p. 246-251 ; cf. Chronologie, t. {{rom|i}}, 1896, p. 358 sq., 517 sq., 522. Travail d’ensemble aussi dans K. Thomas, Melito von Sardes, Osnabrilck, 1893 (thèse), médiocre ; dans un art. de Salmon du ''Dict''. of Christian Biographe, t. {{rom|iii}}, p. 894-899 ; dans l’art, de E. Preoschen, Prolesl. Realencyclopàdie, t. {{rom|xii}}, p. 564-567 ; la notice de O. Bardenhewer, Altkirchliche Literatur, t. {{rom-maj|I}}, p. 546-557. Sur l’apologie syriaque, l’état de la question est bien donné dans Theopîi. llbrich, Die pseudo-melilonisehe Apologie, dans les Kirchengeschicht. Abhandlungen de Sdralek, 1906, t. {{rom|iv}}, p. 69-148 ; mais la démonstration tendant à attribuer l’ouvrage à Bardesane. laisse place à bien des critiques ; cf. F. Haase, dans Te.rfe and Unt„ I. {{rom|xxxiv}}, fasc. 4, 1909, p. 67-72. La controverse sur la Clavis a perdu beaucoup de son intérêt ; l’essentiel a été dit d’abord par Pitra, dans le Spieil. Solesmense, t. {{rom|ii}}, 1855, et les Analecia sacra, t. {{rom|ii}}, 1884, puis en sens inverse par O. Rottmanner et L. Duchesne, Bulletin critique, 1885, p. 47-52, 196-197, et par O. Rntt’nanner, dans Theal. Quartalschrift, 1896, t. lxxviii, p. 614-629. E. Amann. ##MELLINI Dominique## <nowiki/> 1. '''MELLINI Dominique''', littérateur italien, (1540-1610), né à Florence, secrétaire de Jean Strozzi, qu’il accompagna au concile de Trente en 1562, puis gouverneur de Pierre de Médicis, fils de Cosme I". De sa production littéraire qui fut considérable le théologien ne retiendra que l’œuvre suivante : In veleres quosdam scriptores christiani nominis obtreclatores libri quatuor, in-fol., Florence, 1577, recueil de toutes les attaques publiées dans l’antiquité contre le christianisme. Hcefer, Nouvelle biographie générale, t. {{rom|xxiv}}, col. 852. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##MELLINI Savo## <nowiki/> 2. '''MELLINI Savo''', nonce de Clément X à la cour d’Espagne, créé cardinal par Innocent XI en 1681, mort en 1701, prit part à la campagne antigallicane suscitée par la Déclaration de 1682, en publiant une dissertation que le P. d’Aguirre (le futur cardinal) inséra dans sa Defensio cathedræ sancti Pétri, in-fol., Salamanque, 1683. Hcefer, Nouvelle biographie générale, t. {{rom|xxxiv}}, col. 853 ; Hurter, ''Nomenclator'', 3{{e}} édit., I {{rom|iv}}, col. 690, n 3. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##MÉNANDRE## <nowiki/> '''MÉNANDRE''', gnoslique syrien du {{rom|i}}{{e}} siècle. — Saint Justin le fait naître au bourg de Capparétée, en Samarie, le donne comme un disciple de Simon, le fait aller à Antioche où par ses prestiges magiques il aurait séduit bien du monde. Apol., {{rom|i}}, 26 ; cꝟ. 56, ''P. G.'', t. {{rom|vi}}, col. 368, 413. Tous ces renseignements, aussi bien sur Simon que sur son disciple auraient besoin d’être critiqués. Voir {{sc|Simon}} le Magicii.n. Pour les doctrines mises par saint Irénée au compte de Ménandre et sur la place qui lui reviendrait dans le développement général de la gnose, voir l’art. GnosnasME, t. {{rom|vi}}, col. 1443. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##IVIÉNARD Claude## <nowiki/> 1. '''IVIÉNARD Claude''', érudit français (1574-1652). — Né à Saumur, il termina son éducation chez les jésuites de Paris, fit son droit à Toulouse et se prit de goût pour les chroniques et les vieux livres. Pourvu en 1598 de la iieutenanec de la prévôté d’Angers, il se maria, mais continua à mener une vie très pieuse et très mortifiée. Vers 1608, il se défit de sa charge pour être plus libre dans la pratique de la dévotion et dans ses recherches d’ordre historique ; en même temps il travaillait, de concert avec l’évêque d’Angers, Charles Miron.à la réforme de plusieurs monastères. Sa femme étant morte en 1637, il entra dans les ordres et reçut la prêtrise cette même année. Il mourut le 20 janvier 1652 au château d’Ardenne en Corzé. Sa production littéraire qui fut considérable et est restée en grande partie inédite est surtout d’ordre historique, et intéresse particulièrement les annales de l’Anjou. Signalons, dans un domaine plus théologique l’édition des deux premiers livres de l’Opus imperfectum contra Julianum de saint Augustin : Sancti Augustini contra secundam Juliani responsionem operis impzrfecti libri duo priores nunc primum editi, {{in-8°}}, Paris, 1617. Le ms. utilisé appartenait à la bibliothèque du chapitre d’Angers : il passa depuis à la bibliothèque de Colbert, et les bénédictins l’ont collationné pour leur édition. Sancti Hieronumi Strïdoniensis, indiculus de hivresibus Judœorum, {{in-8°}}, Paris, 1617..Mentionnons, au moins à titre de curiosité, ses Recherches et advix sur le corps de saint Jacques le Majeur, {{in-8°}}, Angers, 1610, où l’auteur entreprend de prouver que le corps de saint Jacques repose dans la crypte de la collégiale Saint— Maurille d’Angers. Dans le domaine de l’édification, L’âme dévote et son chariot, Paris, 1619 ; L’alliance de ta crèche avec la croix, Paris, 1620. Moréri, Le gntnd dictionnaire, édit. de 1759, t. {{rom|vii}}, . p. 432 ; Hcefer, Nouvelle biographie générale, t. {{rom|xxxiv}}, col. 912-913 ; Revue de l’Anjou, 1852 ; Hurter, ''Nomenclator'', . 3{{e}} édit., t. {{rom|iii}}, col. 1096. {{d|É. Amann.|3|sc}} ##MÉNARD Hugues## <nowiki/> 2. '''MÉNARD Hugues''', bénédictin français, 1585-1644. — Nicolas Hugues Ménard vint au monde à Paris, l’an 1585. Il prit l’habit religieux en l’abbaye bénédictine de Saint-Denis le 3 février 1608, mais ne fit profession que le 10 septembre 1612. Pendant cet intervalle, il alla étudier en Sorbonne et voulut, avant tout, apprendre les langues grecque et hébraïque, pour avoir l’intelligence des saintes Écritures. Il s’adonna pendant quelque temps à la prédication et à l’enseignement du catéchisme. Il embrassa la réforme au monastère de Saint-Vanne et y fit de nouveau profession le 5 août 1614. Après quelques années, pendant lesquelles il enseigna la théologie et la rhétorique, il entra à Saint-Germain-des-Prés, où dégagé des soins d’une classe, il se donna tout entier à la pratique des exercices réguliers, à la’lecture des saints Pères, des conciles, de l’histoire ecclésiastique. D’une mémoire prodigieuse, il n’oubliait rien de ce qu’il avait lu. Il avait en même temps une grande humilité, sa mortification et son obéissance pouvaient servir de modèle aux plus parfaits. La frayeur qu’il avait de la mort l’engageait à demander à Dieu la grâce de mourir subitement, et, de fait, sa mort fut pr.esque subite, quoique non imprévue. En acceptant de travailler à une nouvelle édition de son martyrologe bénédictin, il avait déclaré qu’il ne verrait pas la fin de ce travail. Il mourut le 20 janvier 1644, âgé seulement de cin-<noinclude> <references/></noinclude> 9eky0gpwh5fmp87a8dea48vc7rxn024 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/466 104 4229684 15908550 15583840 2026-07-07T13:02:42Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: loc. cit., → ''loc. cit.'', (2), , 1. 1, → , t. {{rom|i}}, (2), oj → of (5) 15908550 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2341|KENOSE|2342}}</noinclude> dit-il, éteindre en lui la conscience de sa divinité, en perdant cette conscience durant le sommeil de l’incarnation. Le Aôyoç n’a plus à voiler, à limiter ses attribut s divins, ni à mener une double existence, l’une terrestre, l’autre céleste. Par le fait de l’incarnation, une transformation soudaine s’est produite au sein de la Trinité. Durant la kénose, le Père cesse d’engendrer le Fils, le Saint-Esprit momentanément procède du Père seul. Le Père gouverne le monde sans le concours du Fils. En Jésus-Christ un moi divin s est changé en moi humain ; le Verbe dépouillé de la divinité devient apte à progresser comme l’un de nous. Cf. J. Bovon, Dogmatique chrétienne, t. {{rom|ii}}, p. 107, et Lichtenberger, ''loc. cit.'', p. 154. « Le Logos, écrit M. Godet, a réalisé en Jésus, sous la forme de l’existence humaine soumise à la loi du développement et du progrès, cette relation de dépendance et de communion filiale qu’il réalisait dans le ciel sous la forme immuable de la vie divine. » Comm. sur l’Évangile de Jean, t. {{rom|i}}, p. 261. On peut citer encore d’autres partisans de la kénose : Kahnis, Lehre vom heutigen Geisl, 1847 ; Luthardt, Das Johannes Evangelium, 1852 ; Delitzseh, System der biblischen Psychologie, 1855 ; Ebrard, Christliche Dogmalik, 1852, t. {{rom|ii}}, etc. Voir Loofs, loc. cit., p. 248 ; Waldhauser, Die Kénose und die neuere protest. Théologie, Mayence, 1912 ; Bauer, Die neuere protest. Kencsislehre, Paderborn, 1917 ; Prat, La théologie de S. Paul, 7{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 383 à 386. D’après Loofs, article cité et Wat is the Truth about Jésus Christ, 1913, cette théorie perd de plus en plus de son crédit dans les cercles scientifiques de la théologie allemande. 2° ''Formes adoucies de la Kénose''. Depuis 1889, la théorie du dépouillement a joué un grand rôle, qu’elle tient encore partiellemen’dans la théologie anglicane. Voir Sanday, Christology and personality, 1911, p. 73 sq. ; Hastings, Dictionary of Christ and the Gospels, t. {{rom|i}}, Kenosis ; de "Grandmaison, art. Jésus-Christ, ''loc. cit.'', col. 1393. Par cette théorie, un certain nombre de théologiens, préoccupés de mettre d’accord les anciennes formules christologiques avec les résultats de leur critique biblique, conçoivent l’incarnation comme une autolimitation du Verbe. Bruce, dans son ouvrage, The Humiliation of Christ, range leurs essais « sous quatre types généraux qu’il appelle : 1. absolute dualistic, 2. absolute metamorphie, 3. absolute semimetamorphic, 1. real but relative. « La Kénose est relative ou absolue suivant que le Aôyoç dépose partiellement ou totalement les attributs divins ; elle est dualiste ou métamorphique selon que le Logos reste distinct de l’âme humaine du Christ ou s’identifie avec elle. » Prat, La théologie de S. l’uul, l. {{rom|i}}, 7{{e}} édit., p. 385. Le D r Gore, dans Lux mundi. 1889, et dans ses Dissertations on subjects connecled with the Incarnation, 1895, n’hésite pas à parler « d’un abandon réel », real abandonment, d’une « remise », surrendrr des attributs divins extrinsèques que se serait imposée le Logos au moment de l’incarnation. Le professeur Bethune-Baker, de Cambridge, ne craint pas de dire qu’il ne voit pour sa part d’autre moyen propre à concilier une véritable expérience humaine en Notre-Seigneur avec la croyance en sa divinité. The Journal oj theological Studics. octobre 1914, p. 108. Le D r Mackintosh, au c. {{rom|x}}, « l’autolimitation de Dieu en Christ, » de son ouvrage The Doctrine of the Person of Jesus-Christ, 1912, va plus loin : s’inspirant d’un théologien anglais moderne, Forsyth, The Person and Place of Jesus-Christ, il expose ainsi sa doctrine. Il maintient l’affirmation d’une préexistence réelle et non purement idéale du Christ. Pour expliquer le dépouillement de l’incarnation, il s’appuie sur une doctrine philosophique qui limite en les conditionnant moralement l’immutabilité, l’omniscience et l’omripotenec divine. L’immutabilité à laquelle certains auteurs font appel inclurait, étant donné un monde d’agents moraux qui changent, le plus grave caprice moral. Dieu serait arbitraire en tant que, dans des situations morales qui varient, il agirait avec une constance purement mécanique. Ce qui est immuable en Dieu, c’est le saint amour qui constitue son essence. Voir ''loc. cit.'', p. 472. Dieu se limite ainsi volontairement ; il ne s’agit pourtant pas d’abandon provisoire des attributs relatifs de la divinité, mais seulement de transposition en ce sens qu’ils entrent en jeu d’une nouvelle manière pour assumer de nouvelles formes d’activité réadaptées à la nouvelle condition du sujet… Cette doctrine philosophique, continue l’auteur, rend compte d ; s faits évangéliques. « La vie de Jésus sur la terre a été humaine sans équivoque. Jésus était un homme, un Juif du premier siècle, avec une vie localisée et restreinte par un corps organique par rapport à la conscience qu’il avait de lui-même, de pouvoir limité qui pouvait être et a été contrarié par une incrédulité persistante, de science limitée qui, ayant été graduellement édifiée par l’expérience, l’a laissé sujet à la surprise et au désappointement ; d’une nature morale susceptible de progrès et exposée à la tentation tout le long de sa vie, d’une piété et d’une religion personnelle caractérisée à tous égards par la dépendance vis-à-vis de Dieu. Bref, il s’est toujours mû dans les limites d’une expérience constituée d’une manière humainement normale, même si elle est anormale parce qu’elle possède la qualité délie sans péché. Lu lui, la vie divine s’exprime par les facultés humaines avec une conscience et une activité influencées par son milieu humain. Nous ne pouvons parler à son sujet de deux consciences ni de deux volontés. Le Nouveau Testament n’indique rien de semblable : ce n’est d’ailleurs pas compatible avec une psychologie intelligible ; l’unité de laviepersonnelle estunaxiome. » Op. cit., p. 470, d’après J. Laboui t. Revue bi bl unie, 1913, p. 282. Étant donné que l’auteur identifie la personne avec la conscience, il est amené, pour sauvegarder l’unité de personne, à affirmer qu’il n’y a dans le Christ qu’une conscience humaine. Avec ce principe, il est impossible d’échapper à la kénose. Ainsi les différents partisans de la kénose en appellent soit aux textes du Nouveau. Testament, critiquement interprétés, soit à des témoignages patristiques, soit à une doctrine philosophique de l’immutabilité et de la personnalité divine pour fonder leur théorie. III. {{sc|CmiiouK}}. La théorie de la kénose se tonde sur des arguments scripturaires, qu’elle prétend étayer par des preuves patristiques et des considérations d’ordre philosophique. Nous passerons en revue ces divers chefs de preuve, en opposant à chacun la réponse qui convient. 1 J Fondements scripturaires. 1. Le point d’appui du système serait le texte de Phil., {{rom|ii}}, 5-11 : toûto cppovsÏTS èv û[i.tv Ô jcccî èv Xp’.aTÔS’Iyjcto’j, oq, èv [zopepfj Osoù ÛTràpxwv, où/ âp7 : ayf16v 7)yr]aaTO tô eïvai ïaa 0î£> àXXà èauTQV èxévcoasv u.opep7)v b’oûXoo Xaowv, èv ô[j.oi.o)ji.aTt àvGpwTccov yevôp-svoç xai ay_r}iy.zi z’jpzQziç, < ! > : ; avGptoTCO ! ;.’EraTusivoCTev éauxôv yevéjxevoç û-yjxooç p.é/pi Oxvocto’j k. t. X. : « Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus : lui. existant en [orme de Dieu, n’a pas considéré comme une proie le fait d’être égal à Dieu, mais il s’est dépouillé (’.’) lui-même, en prenant ferme d’esclave, devenant semblable aux hommes : par l’extérieur reconnu comme homme, il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort… » a) Contexte. Il est évident que saint Paul n’entend point ici établir une théorie christologique, mais il veut donner une leçon d’humilité aux Philippiens ;<noinclude> <references/></noinclude> 4y77acn803bxik43p0xh2ppuksbrw1u Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/470 104 4229688 15908551 15587324 2026-07-07T13:02:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908551 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2349|KENOSE — KERSBELE|2350}}</noinclude> extrêmes. Dans la mesure où elle affirme un changement dans la vie divine, une limitation de l’être du Verbe, non seulement elle se met en dehors de la tradition patristique, mais elle affirme sur Dieu des choses qui apparaissent contradictoires. Dans la mesure où elle se contenterait d’affirmer une limitation dans l’usage de certaines prérogatives divines au cours de la vie mortelle du Verbe incarné, elle ne ferait qu’interpréter les paroles de saint Paul aux Philippiens et les affirmations des Pères cités plus haut. « S’il s’agit d’une limitation dans l’usage, dans l’exercice de certaines prérogatives divines, on n’aura nulle difficulté à reconnaître ce « dépouillement », cette « humiliation », cet « anéantissement » qu’imposait la pratique d’une vie humaine réelle : si l’on veut aller plus loin (et toute véritable théorie de la kénose va jusque-là), en soutenant que le Verbe incarné renonça en fait, abandonna quelqu’une des propriétés constitutives de sa nature divine ou consécutives à la possession de cette nature, on se met hors du terrain de la tradition chrétienne. » L. de Grandmaison, art. Jésus-Christ, du Dictionnaire apologétique, t. {{rom|ii}}, col. 1394. I. {{sc|Sources}}. {{1o}} Sur le texte de Phil., {{rom|ii}}, 5-8, voir les commentaires et théologies de saint Paul : plus particulièrement J. Knabenbauer, Commentarii in S. Pauli Epistolas ad Ephesios, Philippensis et Colossenses, Paris, 1912 ; J. B. Lightfoot, S. Paul’s Epistle (o the Philippians. Bibliographie complète dans H. Schumacher, Christus In seiner Préexistai— : und Kenose, etc., dans les Scripta ponlificii inslituti biblici, Rome, 1914, p.xm-xxx ; F Prat, La théologie de saint Paul, t. {{rom|i}}, 1’édit., p. 371-386, 533-543 ; t. {{rom|ii}}, 7 e. édit., p. 184. {{2o}} Sur les textes patristiques, voir table très complète dressée par Schumacher, ''op. cit.'', p. 403-408. {{3o}} Pour l’histoire de la théorie : Luther, Kritische Gesammlausgabe seiner Werke, Weimar, 1883, t. {{rom|vii}}, p. 65 ; F. Chr. Baur, Die christliche Lehre von der Dreieinigkeit und Menschwcrdung Goties, 3 vol., Tubingue, 1841-1843 ; Dorner, Entwickelungsgeschichte der Lehre von der Person Chrisii, 2 vol., 2{{e}} édit., Stuttgart et Berlin, 1845 ; Ueber die richtige Fassung des dogmaiischen Begri/fs der Unverànderlichkeit Gottes, dans Jahriûcher fiïr dcitlsche Théologie, 1856, t. T, p. 361-416 ; Hasse, Ueber die Unveranderlichkeit Gottes und die Lehre von der Kenosis des gôttlichen Logos mit Rùcksieht auf die neuesten christolog. Verhandlungen, ''ibid.'', t. {{rom|iii}}, p. 366-417 ; Thomasius, Chrisii Person und Werk, Erlangen, 1857, t. {{rom|ii}} ; Gess, Christi Person und Werk, t. {{rom|iii}}, 1870 ; Mackintosh, The doctrine of the Person of Jesus-Christ, 1912, c. {{rom|x}}, surtout p. 470 sq. II. {{sc|Travaux}}. {{1o}} Catholiques : En dehors de l’ouvrage fondamental de Schumacher sur la question, et de l’excellente étude du P. Prat dans La théologie de saint Paul, cités plus haut, voir Waldhauser, Die Kenose und die neutre protest Christologie, Mayence, 1912 ; Bauer, Die neuere protesl. Kenosislehre, Paderborn, 1917 ; Michel, art. Hypostatique (Union) du Dictionnaire de théologie ; L. de Grandmaison, art. Jésus-Christ du Dictionnaire apologétique, t. {{rom|ii}}, col. 1392 sq. ; A. d’Alès, Note sur Philipp., {{rom-maj|II}}, 6, dans les Recherches de sciences religieuses, 1910, t. {{rom|i}}, p. 260 sq. ; J. Labourt, Notes d’exégèse sur Philipp., {{rom-maj|II}}, 5. Il dans Revue biblique, 1898, p. 402-415, 553-563. {{2o}}’on catholiques : Loofs, Kenosis, dans la Realencyclopàdte /tir protesl. Théologie, t. {{rom|x}}, p. 246-263 ; t. {{rom|xxiii}}, col. 752 ; A. Jarvic, Kenosis, dans A Dictionary of Christ and the Gospels, t. {{rom-maj|I}}, p. 947 ; Lichtenberger, Christologie, dans Encyclopédie des sciences religieuses, t. {{rom|iii}}, p. 152-154 ; Bovon, Dogmatique chrétienne, t. {{rom|ii}}, p. 106 sq. ; Grétillat, Dogmatique, t. {{rom|ii}}, p. 184. A. Gaudel. KER3EECK Antoine, théologien belge, de l’ordre des ermites de Saint-Augustin, vécut à la fin du xvi> : et au commencement du {{rom|xvii}}{{e}} siècle. En 1581 il fut nommé vicaire général de son ordre pour les provinces du Rhin et de Souabe avec la mission de remettre en vigueur l’antique discipline dans les monastères qui avaient survécu à la tourmente protestante cl d’en fonder de nouveaux. Après avoir gouverné le séminaire de Salzbourg où il enseigna la théologie, il mourut à Mayence en 1629, laissant le souvenir d’un sérieux adversaire des calvinistes. On a de lui : 1. Tractatum de sacramentis Veteris et Novæ I.egis, Mayence, 1600 ; 2. Colloquium habitum cum calvinista quodam via Spirensi, Mayence, 1602. En outre il laissa mss : a) Dialogismos controversiarum, en certain nombre ; b) Conciones quadragesimales Francisci Panigorolæ ex etrusco sermone in latinum versas ; c) Vita B. Matris Teresæ, virginis Ilispania’. Foppens, Bibliotheca bclgica, 1739 ; Paquot, Mémoires pour servir à l’histoire littéraire des Pays-Bas, t. {{rom|xvii}}, p. 138 ; Provinciæ belgica ; Coloniensis, seu In/erioris Alemaniæ Ord. Er. S. Aug. Descriptio a Fr. N. de Tombeur, ms. conservé au couvent des Augustins de Gand. N. Merlin. ##KERSBELE Philippe## <nowiki/> '''KERSBELE Philippe''', et non Caiserbele et Korpzon, naquit à Gand (Alègre de Casanate et quelques autres prétendent à tort qu’il naquit en Sicile), où il entra au couvent des carmes. Il étudia à Paris et y devint lecteur à l’Université ; il s’y fit remarquer par sa profonde science philosophique et théologique, la finesse de son esprit, la vigueur de ses disputes scolastiques et son ardeur au travail. 11 mourut à Paris le 20 novembre 1489, à peine âgé de vingt-sept ans ; telle est la date donnée par les premières sources ; quelques-uns assignent 1485 comme date de sa mort et Norbert de Sainte-Julienne 1484. On lui doit : {{1o}} un excellent traité sur l’Immaculée Conception de la vierge Marie (De concepeione Marie, lib. I) contre Vincent Bandellus de Castro novo, gérerai des dominicains († 17 août 1506), qui avait écrit un Libellus recollectorius de veritale conceplionis B. Mariée, (au British Muséum, /, A, 9885, et {{rom-maj|C}}, 62, c. 19, il y a un exemplaire de l’édition de Lùbeck, 1485, et de celle de Barcelone ( ?), 1502 : Disputatio solemnis de conceptione b. Virg., {{in-4°}}, 129 fol.) Au fol. 49 v°, c. {{rom|xxvi}}, Vincent Bandellus apporte en faveur de sa thèse les carmes Guido Terreni (f à Aignon le 21 août 1342) et Paul de Pérouse (f à Paris vers 1344) ; le premier cependant, devenu évêque d’Elne, se rétracta. Voici le texte des trois thèses et des trois corollaires de Vincent Bandellus (édit. Lùbeck) : Prima conclusio est hœc ; Bealissima virgo Maria fuit sicut ceteri homines in originali pecct.tn concepta. Secunda conclusio : Dicere bcatissimam Virginem non /uisse in originali conceplam non est pium. Tercia conclusio : Opinio quæ asserit beatissinwm Virginem originale peccatum in sui conceptione contraxisse maxime congruit fidei piclali. Primiin correlarium (sic) ; Non est licitum credere aut ptTtinaciter asserere bealissimam Virginem non Juissc in originali peccato conceptam. Secundum correlarium : Non est licitum predicare assertive quod beatissima Virgo juerit in sui conceptione immunis ab originali peccato. Tercium correlarium : Periculosum est accedere ad predicationes illorum qui actu prwdicant beatam Virginem non fuisse in originali peccato conceptam. L’ouvrage du dominicain provoqua des luttes —violentes entre autres plusieurs réponses du carme Brugeois Charles Fernand (voir leurs titres dans Conrad Gesner, Biblioth., édit. de Simler, Zurich, 1574, p. 1156, 1. 51) ; Rupert Gagnini, français, ministre général de l’ordre de la Trinité, envoya une poésie sur l’Immaculée Conception au carme Gantois Arnold Bostius († 4 avril 149’. !. à l*£ge de cinquante-quatre ans) et composa en prose le De intvmcrute Virginis corne plu adpersus Vincenlium quendam decerlatio (1497 ?), in-I" ; Arnold Bostius lui-même écrivit le De Immaculata Conceptione Virginis Dcipuræ, contra Vinccntiuni a Novo Castro, commençant par : Usqæquo semper. le traité de Kersbele est fort loué par plusieurs auteurs qui traitent de la même matière, ainsi que par Arnold Bostius dans deux lettres qu’il<noinclude> <references/></noinclude> ed86kdx7asiexp86l66mpxfs246tryw Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/482 104 4229701 15908552 15684520 2026-07-07T13:02:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908552 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2373|KOHLER — KOLDE|2374}}</noinclude> du monde et l’avènement du milleniurn. Arrêté lors d’une de ses courses pastorales, Jérôme fut jugé et condamné à la peine de mort, le 15 janvier 1753. La sentence était exécutée le lendemain ; le sectaire fut étranglé, puis brûlé. Christian Elisabeth et Kissling, m s m prison, disparurent par la suite. On signale encore en cette même année 1753 le procès d’un certain Jean Sahli qui fut condamné à mort par contumace. En 1755 on instruisit de même l’affaire de Benoît Rohli, membre de la secte des Bruggler, qui avait osé dire publiquement que Dieu ne pourrait pas être au ciel si Jérôme Kohler n’y était pas. Le prévenu échappa par une humble rétractation au châtiment qu’il aurait dû encourir. L’agitation créée par les fanatiques se calma quelque temps, mais, vers la fin du xviii° siècle, Antoni Unternâhrer reprenait les principales idées de Kohler. Il mourra à Lucerne en 1821 après un emprisonnement de quatre ans. Documents officiels. — Hochoberkeilliche Verwahrnung wegen sectierischer Lehr un<l Versammlungen, nus Anlass des iiingsthin exequierten II. Kohlers von Brùgglen, Berne, 25 janvier 1753 ; Obcrkeilliche Nacftrichi (1er betriegerischen Irrlehr und Verfuhrungen Chr. und II. Kohlers, ausgeiïbel unter anderen an Johanncs Sahli mit dessen sclbs Verfiihrund Theil-Nemmung, und darauf erfolgter Contumaz-Urtheil, Bienne, 1753. Ouvrages de polémique. — A. Kyburz, Das entdeckte Geheimniss der Bosheit in der BriïgglerSecte : I. Theil, . U/uio gehandelt wird von ihrem Ursprung, von den auf gewor/fenen zween Zeugen und derselben Weissagungen und Wundern, von ihrcn schddlichen Lehren und schdndlichen Thaten, Landsverweisung und wieder nen angestelllen Un/ugen. Item von den groben Ausbriichen dieser Secte in Ehebruch und Mordthalen, insonderheil des Christen und Hierohymus Kohlers greuliche Lasterlhaten und des lezten l efangennehmung, Todesurlheil und lezte Stunden, auch ein schrif/tmàssige Widerlegung aller ihrer ]Ieinungen, Irrthùmer und Lehren, Zurich, 1753 ; lier Theil, Darinn nebst denen achl im I eD Theil angezeiglen Capiteln noch eint und andere merkiviirdige Particularitàten von den Kohlern und ihren Anhangern zum Vorschein kommen, Zurich, 1753 ; Isaac Sigfred, Lebens-Abspruch oder letzte Rede an den H. Kohler von Briïgglen, gehalten den 15 jan. 1753 ; J. J. Simler, Sammlung aller und neuer Urkunden zur Beleuchiung der Kirchengeschichte, Zurich, 1757, t. i a, p. 297-341 ; Zehender, Kirchenhisiorie der Berner Kirchen, inédit, à la biblioth. de Berne, {{rom-maj|XVI}}, xcix, 4, t. {{rom|ix}}, p. 165-178 ; E. Meister, Helvelische Szenen der neueren Scliwàrmerei und Inioleranz, Zurich, 1785 ; Hadorn, art. Kohle r, dans la Prolest. Realenzgclopùdie, t. {{rom|x}}, p. 638-641. E. Amann. ##KOHLMANN Antoine## <nowiki/> '''KOHLMANN Antoine''', controversiste, né à Kaysersberg, Alsace, en 1771, entra d’abord dans la Congrégation des Pères de la Foi, puis dans la Compagnie de Jésus à Dunabourg, en 1805. Envoyé l’année suivante aux États-Unis, il déploya avec une infatigable activité, dans ses travaux de missionnaire, d’apologiste, d’éducateur, de publiciste, tous les talents d’un homme supérieur. Il attira bien vite l’attention des érudits et des lettrés par son exposé de la doctrine du sacrement de pénitence : A true exposition of the. doctrine of the catholic Church louehing the Sacrament of penance, Xew-York, 1813, puis par ses études sur Luther et la Réforme : The blesicd Relormation, Martin Luther porlrayed bu himselt. Philadelphie, 1818. Recteur du collège de Georgetown, provincial du Maryland, administrateur de l’évêché de New-York, le Père Kohlmann ne cessait d’écrire dans les journaux catholiques d’Amérique sur les questions religieuses, notamment sur l’unilarianisme. engageant une vigoureuse et très brillante campagne contre le Dr I{{e|a}}red Sparks et les autres leaders unitariens. Ces articles ont paru en volume sous ce titre : Unitarianism philosophicalhj and theologicaHij examined, Washington, 1821. Appelé à Rome en 1834 pour enseigner la théologie au Collège romain, il tint une grande place dans l’estime de Léon XII qui le nomma consulteur des Congrégations des affaires ecclésiastiques, des évêques et des réguliers et le chargea de revoir les actes du synode de Transylvanie. Il mourut à Rome en 1832, atteint par les fatigues du ministère. Shea, The catholic Church in the U.S., New-York, 1850, p. 123 sq. ; Ilurter, Nomenclaiur literarius, 3{{e}} édit., t. {{rom-maj|V}}, col. 873 sq. ; Sommervogel, Bibliothèque de la Cie de Jésus, Paris, 1893, t. {{rom|iv}}, col. 1162 sq. P. Bernard. ##KOJALOWICZ Wijuk Albert## <nowiki/> '''KOJALOWICZ Wijuk Albert''', controversiste né à Kowno, en Lithuanie, vers 1609, reçu dans la Compagnie de Jésus en 1627, professeur de théologie à l’université de Yilna, a laissé de nombreux ouvrages sur diverses matières de théologie morale, d’Écriture sainte, d’histoire ecclésiastique et profane. Il est surtout connu par ses ouvrages de controverse : Colloquia theologi cum politico de electione prudenti unius verse christianse religionis, Vilna, 1(510 ; De nonnullis discriminibus in (lie quæ eatholicos interecdunt, Vilna, 1653 ; Colloquia theologi cum dissidente de religione ac de siïicero et non adulterato usu S. Scripturæ ad probandos fidei articulos, Vilna, 1667. Son Histoire de Lithuanie garde aujourd’hui encore une valeur de premier ordre. Le P. Kojalowicz mourut à Vilna, en 1677, travaillant jusqu’au dernier jour à assurer, en qualité de chancelier, la sûreté de la doctrine et l’unité des méthodes dans l’enseignement de l’université. Sommervogel, Bibliothèque de la Cie de Jésus, Paris, 1893, t. {{rom|iv}}, col. 1164-70 ; Hurter, ''Nomenclator'' literarius, 3- édit., t. {{rom|iv}}, col. 113. P. Bernard. ##KOLBE François## <nowiki/> '''KOLBE François''', né à Prague en 1682, entra au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1698, et professa la philosophie et la théologie dans les universités de Prague, de Breslau et d’Olmutz jusqu’à sa mort en 1727..Son œuvre dogmatique est considérable : Theologia universà cum annexis giurstionibus historico-seripluristicis super vita et mysteriis Christi, Prague, 1726 ; Disputationes speculativo-theologicæ, Prague, 1710, 8 vol. : des commentaires d’Aristote ; un traité sur l’immortalité de l’âme, et une précieuse étude sur les cérémonies de l’Eglise orthodoxe : Quæstiones theologico-rituales de ceremoniis orthodoxe Ecclesiiv, Breslau, 1721. Sommervogel, Bibliothèque de la Cie de Jésus, Paris, 1893, t. {{rom|iv}}, col. 1178 sq. ; Hurter, ''Nomenclator'' literarius, 3{{e}} édit., t. {{rom|iv}}, col. 1009. P. Bl RNARl). ##KÔLDE Théodoric## <nowiki/> '''KÔLDE Théodoric''', appelé soit d’Osnabruck, pays d’origine de sa famille, soit de.Munster, lieu de sa naissance, avait fait ses premières études à l’université de Cologne. Après un court séjour chez les ermites augustins, en 1153, à l’âge de dix-huit ans, il entra chez les mineurs de l’observance et devint un des plus zélés propagateurs de la réforme dans sa famille religieuse. 1.’abbé Trithème, son contemporain, le représente comme un des plus fameux prédicateurs populaires de son époque et un des plus efficaces. Après avoir exercé son ministère en Allemagne et dans les Pays-Bas. après s’être dévoué d’une manière admirable au service des contagieux pendant la grande peste de Bruxelles, en 1489, chargé d’années et de mérites, le P. Kôlde mourut au couvent de Louvain, le. Il décembre 1515. Sa réputation de sainteté était si grande qu’il fut question de le béatifier. On a de lui divers opuscules de piété, mais il mérite une mention spéciale pour le petit livret qu’il publia sous le titre de Cfiristenspiegel, que l’on regarde comme le premier catéchisme en langue allemande. Malgré de nombreuses éditions en vieil allemand et en<noinclude> <references/></noinclude> bkxy4m4sjn6sb0ab1zeikl03gyya5ps Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.2.djvu/643 104 4232377 15908538 15583553 2026-07-07T13:02:30Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908538 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2533|IRÉNÉE (SAINT)|2532}}{{nr|2535|IRENEE — IRÉNÉE DE SAINT— JACQUES|2536}}</noinclude> soit point parvenue dans sa forme originale et son texte grec : c’eût été une source précieuse de documents et de renseignements sur les dObuts du nestorianisme. Mais cet ouvrage ne nous est connu que par de larges extraits, qu’en fit, peu après Justinien, dans la seconde moitié du vi’siècle, un auteur anonyme, vraisemblablement africain d’origine, partisan résolu des Trois Chapitres, qui avait pris notamment la défense de Théodoret, et qui traduisit en un mauvais latin la plupart des pièces de la Tragédie, se contentant de résumer, les autres ou de les signaler ou même de les supprimer. Son œuvre, découverte dans un manuscrit du Mont-Cassin par Lupus (Christian Wolf) et publiée par lui sous ce titre fort peu justifié : Variorum. Palrum epislolæ ad concilium Ephesinum pertinentes, Louvain, 1682, fut rééditée par Baluze et par Mansi, qui la divisa en 225 chapitres. Garnier l’intitula : Synodicon aduersus Tragœdiam Jrenœi, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxiv}}, col. 548-814. Tel quel, ce Synodicon nous apprend qu’Irénée avait divisé sa Tragédie en trois parties, dont la dernière avait trait aux négociations de paix faites à Alexandrie entre les Orientaux et saint Cyrille. Synodicon, {{rom|lxxix}}, ''P. G.'', t. {{rom-maj|LXXXIV}}, col. 688. L’auteur de ce Synodicon qualifie Irénée de homo Nestorii sequacissimus, Synodicon, cxvni, col. 732 : il lui reproche d’avoir combattu la doctrine catholique en faveur de l’erreur nestorienne et d’avoir condamne la déclaration de foi faite par les Orientaux. Il n’y a là rien qui doive surprendre de la part d’un ami de Nestorius, tel qu’Irénée. Mais il ressort des passages de la Tragédie traduits par l’anonyme, qu’Irénée, sans épargner Théodoret, qu’il accusait de légèreté et d’inconstance, s’en était pris surtout à Cyrille d’Alexandrie et même à Jean d’Antioche. Il disait qu’en dénonçant au pape Célestin le De historia de Nestorius, l’évêque d’Alexandrie s’était adressé à un homme incapable de pénétrer la subtilité des questions débattues, ut ad simpliciorem quam qui posset vim dogmaium subtilius peneirare, et qu’il avait falsifié ce document, en faisant dire à Nestorius : non peperit Maria Deum, alors qu’il avait écrit : non peperit Maria Deilalem. Synodicon, VI, col. 588-590. Il reproche lui-même à Cyrille d’avoir surpris par ses artifices la bonne foi du pontife romain, et soutient que la paix conclue en 433 entre Orientaux et Alexandrins était fausse et que la division régnait plus que jamais. Synodicon, cxvni, col. 732. Il détestait, quant à lui, le revirement simulé ou vrai de cet égyptien, Synodicon, {{rom|cxxi}}, col. 734, et n’avait pas, au contraire, assez d’éloges pour Alexandre d’Hiérapolis, pictatis propugnator egregius, iurris adamantina, qui dut à son courage d’être chassé de son siège. Synodicon, {{rom|clxxi}}, col. 786. Ceux qui ont condamné Nestorius, ajouiail-il, ont erré, eux aussi, sur la doctrine et ont constitué, sous la direction de Cyrille, une faction pire que les précédentes. Synodicon, cxcv, col. 809. Ces accusations, dont quelques-unes sont graves, étaient-elles fondées ? Ce qu’on peut dire, c’est que, si l’auteur du {{rom|vi}}{{e}} siècle crut devoir les signaler, elles furent sans résultat sur la marche des événements et n’empêchèrent pas celui qui les avait formulées de recouvrer peu après sa liberté, de devenir évêque de Tyr et d’entretenir avec Théodoret une correspondance, qui lémoignait de son respect et de sa confiance à l’égard de l’évêque de Cyr. Théodoret, en tout cas, ne tint pas rigueur à Irénée de ce qu’il avait écrit contre lui dans sa Tragédie. C’est ainsi qu’il répond à ses consultations sur certains cas de conscience, Tliéodoret, Episi., ni, ''P. G.'', t. lxxxiii, col. 1176-1177 ; qu’il le console de la mort de son gendre, hpist., {{rom|xii}}, col. 1185 ; qu’il le remercie de l’envoi de deux ou trois de ses traités. ''Epist.'', xvi, col. 1193. Théodoret se porte garant de l’orthodoxie de sa foi, vante son zèle, son mépris des richesses, son amour pour les pauvres, sa libéralité à l’égard de ceux qui d’une haute situation étaient tombés dans la misère. ''Epist.'', ex, col. 1305. Il lui recommande, entre autres, pour qu’il l’assiste, un sénateur de Carthage, chassé d’Afrique par les Vandales. Epist., {{rom-maj|XXXV}}, col. 1212. Bien que défenseur de Diodore de Tarse et de Théodore deMopsueste, il n’avait pas joint leur témoignage à celui des Pères grecs et latins qu’il avait cités dans l’un de ses Dialogues. Irénée s’en était étonné avec une pointe de blâme ; mais Théodoret remarque qu’il aurait eu tort de le faire, attendu que celui qui est accusé ne doit alléguer que des témoins non suspects à ses accusateurs. Au reste, il honore ces deux évêques, puisqu’il mentionne l’ouvrage qu’il avait entrepris pour les justifier des crimes qu’on leur imputait. ''Epist.'', XVI, col. 1193. Il est à croire que s’il avait encore vécu, Irénée, dont l’évêque de Cyr vantait l’orthodoxie, aurait été. réhabilité, au concile de Chalcédoine, comme Théodoret et Ibas ; sa mort prématurée le laissa englobé dans la réprobation du nestorianisme. Evagrius, H. £., {{rom|i}}, 10, ''P. G.'', t. {{rom|lxxxvi}}, col. 2448 ; Sunodicon adversus Tragœdiam Irenœi, ''P. G.'', t. lxx, iv, col. 548 sq. ; Actes syriaques du Brigandage d’Éphèse, publiés d’abord par Perry, An ancient syriac document purporling to be the record, in ils chiefs factures, o/ the second sj/nodo/£p/ ! esus, Oxford, 1867, ont été traduits en allemand par G. Hoffmann, Verhandlungen dcr Kirchenversammlung zuEphesusam XXII August {{rom-maj|CDXLIX}}, Kiel, 1873 ; en français, par l’abbé Martin dans la Revue des sciences ecclésiastiques, Amiens, 1874 (tirage à part) ; et en anglais par Perry, The second synod o/ Ephesus logether willi certains extraits lelating to it, Dartford, 1881. Tillemont, JWémoire.s, Paris. 1701-1709, t. xiv et xv ; Ccillier. Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques, Paris, 1858-1868, t. {{rom|x}}, p. 22-23, 64-65, 72 ; Martin, Le Brigandage d’Êplièse, dans la Revue des questions historiques, Paris, 1874, t. {{rom|xvi}}, p. 5-58 ; Duchesne, Histoire ancienne de L’Église, Paris, 1910, t. {{rom|iii}}, p. 344, 384, 388. 395. 400-402, 419 ; Smith et Wace, A dictionary of Christian biography, t. {{rom|iii}}, p. 280-282. ; U. Chevalier, Répertoire. Bio-bibliographie, t. {{rom-maj|I}}, col. 2267. Des doutes ont été élevés sur l’authenticité ou du moins sur l’intégrité du Synodicum, cf. J. Tixeront, Précis de patrologie, Paris, 1918, p. 197, note 2. G. Babeii.le. ##IRÉNÉE DE SAINT-JACQUES## <nowiki/> 3. '''IRÉNÉE DE SAINT-JACQUES''', théolo gien de l’ordre des carmes, né à Saint-Pol-de-Léon, mort à Paris le 3 septembre 1676. Jacques de Goasmoal fit profession de la vie religieuse à Rennes le 17 septembre 1634 et reçut le nom d’Irénée de Saint— Jacques. Il fut appelé à enseigner la philosophie et la théologie aux religieux de son ordre à Paris, et mourut dans cette ville au couvent du Saint-Sacrement., dit des Billettes. Il publia : Tractatus theologicus de singulari immaculatæ Virginis proleciione, {{in-4°}}, Paris, 1650, traité dirigé contre l’ouvrage de Jean de Launoi : Disserialio duplex, una de origine et confirmaiione privilegiati scapularis carmelitarum ; altéra de visione Simonis Stockii, prioris ac magistri generalis carmelitarum, in-8<’, Leyde, 1642 ; Philosopitiæ cursus admenlemd. Thomæ, cui adjungitur Appendix in spheram cum brevi annotatione de temporum caracteribus, calendarii reformalione, in-fol., Paris, 1655 ; Jacques de Saint— Irénée donna une autre édition de cet ouvrage sous le titre : Musseum philosophorum, seu P. Jreneeus carmelita docens logicam, physicam, metaphysicam et moralem, in-fol., Paris, 1663 ; Theologia de Dco uno, de Deo trino, de angelis, in-fol., Poitiers, 1061 ; Theologia de peccatis, de legibus, de gratia, de fide, spe et charilate, in-fol., Poitiers, 1671 ; Tractatus de regulis fidei, in-fol., Poitiers, 1671 ; Theologia de<noinclude> <references/></noinclude> qrd5ed6l9o13l8oc17icidmm6wikdvn Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/63 104 4240038 15908953 13838317 2026-07-07T21:38:52Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908953 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> Durant une heure, le loup resta aplati, claquant des dents, s’égueulant de colère, n’osant ni ramper ni bondir. Probablement quelque chasseur se tenait aux remparts avec une fronde ou des flèches empoisonnées. Des trompettes répondirent à la voix grave de la trompe par une envolée de chansons aiguës, voix de petites filles lâchées dans un préau, puis ce fut les répons, l’antienne, les psaumes, toute une musique aigre secouant ses grelots sur la tête du loup affamé qui, n’y tenant plus, se mit à hurler férocement. Non, la place n’était pas bonne pour tenter l’assaut. Le loup se laissa glisser le long des pentes du ravin. Il tomba dans un marais couvert d’épines, rebondit de la glace aux bords festonnés de neige et grimpa de l’autre côté. N’importe quel danger plutôt que ce bruit de fête qui lui crevait à la fois le tympan et le ventre. Il fallait y aller ou mourir. Sus ! On irait ! Il tourna deux fois autour de la ville. Aucune porte ne s’ouvrait. On ne voyait, du reste, attendant l’ouverture, ni chevaux ni piétons, et le froid tenait les veilleurs enfermés dans les logettes des contreforts.<noinclude></noinclude> 14hnqe17nrxxy8rsj0dvbhcjrffvz9z Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/64 104 4240040 15908958 13838319 2026-07-07T21:40:52Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908958 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> Voici qu’au moment de se blottir au bas des murs, guettant une poterne, le loup fut ressaisi d’un tremblement convulsif. Les trompes de la ville se mettaient de la partie, saluant celles de la Sainte-Croix ; Saint-Hilaire et Saint-Pierre chantaient. Ce fut bientôt un joyeux tapage où la rigueur des airs se fondait. Comme des gouttes de plomb brûlant, les notes graves trouaient le glacial silence, et la laine des neiges ne pouvait plus étouffer les cris du Noël nouveau, des Noëls furieux, perçants, qui heurtaient de toutes parts l’indifférence du morne hiver. Il est né ! Il est né ! Gloire à l’enfant Dieu ! Des bruits ronflèrent derrière les murailles, des appels, des cris, des rires sonores et plus intenses, les fumées des viandes cuites se répandirent avec l’allégresse matinale. Le loup peu à peu s’habitua. On s’habitue à tout, même aux joies religieuses, quand on a faim. Cela s’annonçait bien. On ne voyait poindre aucun soldat, aucun chasseur. La fête leur faisait oublier leurs luttes quotidiennes. On ne pillerait ni ne chasserait ce jour du Seigneur, mais les loups ne connaissent pas ces sortes de trêve et, dès que les trompes seraient muettes, il entrerait, ferait sa ronde par les ruelles basses de la ville, où il rencontrerait certainement quelques porcs fraîchement égorgés, les<noinclude></noinclude> pe5nxxz2cyd664diom0o48b84w41dnq Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/65 104 4240041 15908962 13838320 2026-07-07T21:42:28Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908962 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>humains ayant pour coutume de tuer les bêtes aussitôt qu’ils cessent de s’entretuer. La poterne de la tour du guetteur s’ouvrit et un gros homme passa la tête. Il était encore tout ensommeillé, les joues molles, les paupières gonflées, la lippe pendante. Dans sa jupe courte de cuir et son bonnet de peau, il avait la mine d’un autre animal, mais moins propre que le loup gris qui le guettait de son côté au fond du fossé, blotti dans une touffe de ronciers étincelants de givre. L’homme toussa, grommela un salut latin, fit un large signe de croix, puis s’accroupit au seuil pour un besoin pressant. Le loup, ramassé, regardait droit en dessus du bonnet de l’homme. Entre ce bonnet et la clé de la petite voûte il y avait passage, au moins pour un animal très agile. D’une détente formidable de ses reins, le loup se lança en catapulte. Il tomba des deux pattes sur le bonnet, aplatit l’homme, dédaignant de l’étrangler et, flairant mieux à l’intérieur de cette ville remplie de gibier de tous les poils, il s’élança, souple et silencieux, dans les ruelles des remparts. Là se trouvaient des soldats, des enfants, une femme. Les soldats se saisirent de leurs armes, les enfants s’effondrèrent les uns sur les autres et<noinclude></noinclude> ny7o3ftw2dvkk9whhys1ky5mktm7d43 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/66 104 4240042 15908965 13838321 2026-07-07T21:44:29Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908965 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>quand la femme se jeta au milieu d’eux pour y chercher le sien, elle s’aperçut qu’il manquait. Ce fut le premier Jésus offert en sacrifice à l’autre. Les trompes reprirent leur vacarme de fin de messe, ce qui dérangea le loup. Lâchant sa petite victime, dont la figure n’était plus qu’un trou rouge pleurant du sang à flots, il se jeta résolument dans le chemin menant au porche de Saint-Hilaire. Des soldats en armes se précipitèrent à sa suite, toutes les femmes qu’on voyait tenant des enfants se barricadèrent dans leur maison, et des marchands qui promenaient sur leurs épaules de grosses guirlandes de charcuterie lâchèrent pied dans un terrible désordre. Devant le grand portail de Saint-Hilaire, un auvent de planches protégeait à ce moment néfaste l’évêque Marovée, seigneur et maître de la basilique. En haut des marches de pierre, fourrées d’hermine, sa personne rutilait des ors et des gemmes précieuses de son costume de cérémonie. La mitre au front, la crosse au bras, sa dextre bénissant et distribuant les eulogies<ref> Reste de pain de la messe.</ref>, il donnait ce matin de Noël, à tous les pauvres venus de tous les coins de sa bonne ville épiscopale, des pains<noinclude></noinclude> plefuuij1iv2eycslx7155nze1bulov Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/67 104 4240043 15908968 13838322 2026-07-07T21:46:37Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908968 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>tendres aux baies de genièvre et aux anis que la nuit même on avait trempés dans de l’eau lustrale, puis enduits d’une gomme sucrée. Les précieux gâteaux, un peu collants aux doigts, s’accompagnaient de menues pièces de métal, médailles ou monnaies. Pleins d’une fièvre de ferveur, les pauvres : bergers infirmes, soldats errants, mendiants de toutes les classes, surtout des filles malades, à la prunelle chassieuse, exhibant des plaies horribles aux mamelles, entouraient leur pasteur, quelques-unes espérant toucher ses étoles fleuries de broderies multicolores. L’évêque, ce jour de liesse, s’offrait à tous comme une page arrachée du bel évangile ordinairement intraduisible pour les misérables. Il parlait un langage compréhensible, onctueux et il bénissait, bénissait d’un même geste rapide, ses manches blanches volant de l’un à l’autre avec le bruit d’une aile soyeuse. La foule répondait : « Joie et santé pour nos seigneurs saint Marovée, saint Hilaire et Dieu le fils ! Paix à notre Seigneur ! » Marovée n’était pas encore un saint, car, entendant un bruit étrange sur l’auvent du porche, un bruit de grincement d’ongles juste au-dessus de sa mitre, il fit un pas en arrière durant que ses jeunes clercs affolés se groupaient, leurs corbeilles offertes à l’envers et tous leurs gâteaux répandus. {{tiret|Véritable|ment}}<noinclude></noinclude> bv4j5uhl7iekwo185x5l5755p8yw237 Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/68 104 4240044 15908970 13838323 2026-07-07T21:49:07Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908970 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|Véritable|ment}} au-dessus de sa mitre, sur l’auvent, un bruit de pattes puissantes et crochues éclatait. Poursuivi par les soldats, le loup, d’un bond formidable, venait de sauter là. Les jeunes clercs avaient vu passer, dans l’air, une énorme bête velue, aux yeux de braises. N’en demandant pas davantage pour être édifiés, ils entraînèrent l’évêque dans son dernier geste de bénédiction, criant que le démon venait de leur apparaître, et ils barricadèrent le porche. Marovée ne sachant rien du loup se mit en oraison. Dehors les soldats soufflaient dans les trompes, frappaient des chaudrons avec leurs épées et leurs lances, ce qu’entendant les sonneurs de cornes montèrent vivement aux tours pour donner l’alarme. Ce fut le vacarme d’enfer succédant au tapage sacré. Les mendiants gémissaient, les clercs {{Corr|psalmo-/daient|psalmodiaient}}, alternant. En sa maison, Maccon, le comte de Poitiers, un homme ne craignant point les diables, appela tous ses serviteurs, pensant que l’armée de Guntchramm profitait de la fête pour attaquer la ville, et, écartant son rideau de cuir durci par le gel, il regarda sur la place ; il vit le grand portail de l’église clos et, de loin, une scène burlesque : un gros chat gris rugissant et miaulant dominant un<noinclude></noinclude> 93x75yh95judq8l4urbo4v9wvkeunza Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/69 104 4240045 15908974 13838324 2026-07-07T21:51:11Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908974 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>tas grouillant de pauvres. Ce n’était bien sûr pas cette bête qui effrayait ces guenilleux ? Mais dans l’instant qu’il haussait les épaules, ce chat, maintenant de la grosseur d’un chien, tomba comme la foudre au milieu des mendiants et emporta un jeune garçon à sa gueule. — Au loup ! cria le comte d’une voix de commandement. Lui et tous ses serviteurs sortirent en tumulte. Le Seigneur Maccon ordonna la chasse. Il regrettait bien cette fatigue un jour de liesse, encore préférait-il poursuivre un loup au milieu de la ville que de tenir la campagne contre des incendiaires. Les portes des remparts furent fermées, les soldats se divisèrent en deux bandes. Les rabatteurs, frappant leur chaudronnerie pour étourdir la bête et les esclaves armés d’épieux, de lances, de couteaux pour le recevoir à ses retours. Seulement le loup maudit, un rusé solitaire venu afin de s’amuser aux dépens d’une foule, se cacha derrière des tonneaux qu’on mettait en perce le long de sa course et y dévora tout à l’aise une petite esclave de la maison d’un potier qui était sortie les bras encombrés d’une volaille. La volaille et la servante eurent le sort des deux enfants. Le loup grossissait, grandissait, se gonflait à vue d’œil. Quand il<noinclude></noinclude> pleolzdquvys3lb8ie0u0n64d3yruzw Page:Rachilde - Le Meneur de louves, 1905.djvu/70 104 4240046 15908977 13838325 2026-07-07T21:53:34Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15908977 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>débucha de son coin, il fit à tous l’effet d’un animal géant. Traînant après lui des lambeaux d’écarlate, redevenu noir sur la neige encore immaculée de ce matin de Noël, il sembla une funeste apparition de la vengeance divine. Or, chacun savait que la vengeance divine par ces temps troublés de guerres impies, de royaux adultères et de meurtres quotidiens, ne se manifestait jamais sans motif. Ce n’était que l’embarras du choix. Les vieillards tapis au fond des caves se racontaient que l’on avait vu des lueurs inquiétantes la veille au soir et que des étoiles ornées de queues gigantesques voyageaient dans le ciel<ref> Quelques-uns assuraient aussi avoir vu le ciel en feu. — {{sc|Grégoire de Tours}}, ''{{abr|Hist. eccl.|Histoire ecclésiastique}} des Francs,'' {{rom-maj|V}}, {{rom|xli}}.</ref>. Un sorcier demeurant dans le bois voisin n’avait-il pas prédit que les bestiaux mourraient de la peste fluente, c’est-à-dire prendraient des coliques à se coucher tous devant la crèche ? Ce jour de Noël ne pourrait que mal finir. Toute la ville, un amas de rochers, de huttes de bois, torchis et pierres sans ciment serrées contre la massive église et les solides dépendances du comte Maccon, tremblait d’une superstitieuse terreur tandis que les soldats, tournant tout au pillage, selon leur {{tiret|mau|vaise}}<noinclude></noinclude> 5h7j5oup080de337mjsg4vfuq4wv3zo Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.2.djvu/97 104 4261923 15908480 15447937 2026-07-07T13:01:33Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (3), , 1. 1, → , t. {{rom|i}},, oj → of 15908480 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1461|DIVORCE|1462}}</noinclude> en épouse une autre, elle (à l’égard de et celui qui épouse commet un adultère celle-là) ; et si elle une femme répudiée (ou, selon une autre (ou une femme), par son mari com leçon, la fait devenir ayant renvoyé son met un adultère, adultère), et celui qui mari, en épouse un épouse une femme autre, elle commet renvoyée, commet un adultère, un adultère. Ces trois textes parallèles, auxquels on peut joindre celui de saint Paul, I Cor., vii, 10, 11, ont une partie commune et, quant au sens, entièrement identique : « Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, » et.< celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère. » Sur ce point aucune difficulté : la répudiation ne brise pas absolument le lien du mariage. La doctrine est extrêmement claire, et sous cette forme n’aurait donné lieu à aucune controverse. Le divorce est contraire à l’institution primitive : il laisse intact dans son principe le lien conjugal ; après comme avant la répudiation ni l’un ni l’autre époux ne peut contracter, l’autre vivant, un nouveau mariage. Mais il y a dans le texte de saint Matthieu une incise : « si ce n’est pour infidélité, » qui a une grande importance, puisque sur elle on a établi toute une discipline chrétienne, la discipline de l’Église grecque. Aussi a-t-elle donné lieu à des discussions infinies. D’aucuns ont prétendu y couper court en affirmant que l’incise : « si ce n’est pour infidélité » n’est pas historiquement authentique, mais une interpolation. Cf. la leçon de Westcott-Hort qui omet les mots TraprLTÔ ; >o- ; of rcopvE :’a ; , dont on ne retrouverait pas l’équivalent dans les plus anciens textes, et qui paraissent contraires non seulement à l’enseignement des autres synoptiques et de saint Paul, Rom., vii, 3 ; I Cor., vii, 10, 11, 39 ; mais à celui de l’ancienne tradition chrétienne, Hermas, Mand., {{rom-maj|IV}}, 1, 4-10 ; Tertullien, De monogamia ; saint Cyprien, -Testinwnia, m, 62, 90 ; De lapsis, 6. Cf. Perrone, ''op. cit.'', c. {{rom|il}}, a. 1. Pourtant l’incise n’en est pas moins très ancienne, car on la retrouve dans Théophile d’Antioche, Ad Aulotyc, l. {{rom-maj|III}}, c. xin ; Origène, Comment, in Math., {{rom|v}}, 32, et xix, 9 ; Clément d’Alexandrie, etc. — Bien que la théorie de l’interpolation ait été reprise par M. Loisy, Les Evangiles synoptiques, t. {{rom|i}}, p. 575-578, elle n’a pas obtenu un assentiment assez complet pour que nous puissions nous appuyer sur elle sans hésitation. En admettant donc l’authenticité de l’incise, il nous reste à examiner son vrai sens. Il ne faudra pas nous étonner que l’on en ait donné des interprétations très différentes, dont quelques-unes sont peut-être conditionnées par des faits extérieurs au texte considéré en lui-même. Les protestants ont admis assez communément que, d’après l’incise jtapExtbç Xôyovi TT’jpvjia : , l’adultère est un motif de vrai divorce avec faculté de se remarier ; mais quelques-uns ont donné au mot r.a^v.x un sens tellement large qu’il s’étend à tout acte honteux de même genre ou de genre analogue. Les Grecs et autres Orientaux ont compris l’incise dans le sens qu’elle permettait non seulement le divorce, mais aussi un mariage subséquent ; toutefois ils se sont tenus plus strictement au sens de ToovEJa = adultère, et c’est dans le cas d’adultère seulement qu’ils ont permis au conjoint innocent le divorce avec toutes ses conséquences. Voir Adultère, cause de ##DIVORCE DANS LES ÉGLISES ORIENTALES## <nowiki/> '''DIVORCE DANS LES ÉGLISES ORIENTALES''', t. {{rom-maj|I}}, Col. 505. C’était également la discipline des Grecs-Unis lors du concile de Trente, et ce fut là un des motifs pour lesquels on donna au can. 7, De sacrant. matrim., la forme singulière qu’il a. Voir ''ibid.'', col. 498 sq. Comme ce fut, dans l’Église, le seul cas où l’on admit la légitimité du divorce, nous n’avons qu’à renvoyer, pour son histoire, à l’art. Adultère, et en particulier III. Adultère [L’j ET LE LIEN DU MARIAGE D’APRÈS LES PÈRES DE L’ÉGLISE, col. 475, et IV. Adultère [L’] et le lien du mariage dans l’Église latine, col. 484 sq. Il est certain qu’en dehors de ce cas le divorce est absolument contraire à l’enseignement de l’Évangile touchant le mariage. Il s’agit ici du mariage complet, du mariage consommé. On traitera plus loin ce qui concerne le divorce du mariage non consommé, celui que les canonistes nomment ratum non consumniatum, et ce que l’on nomme le privilegium paulinum. Ce que nous allons dire maintenant concerne le mariage consommé. — Pour celui-là, on s’en est tenu purement et simplement à l’enseignement de saint Paul : « Quant à ceux qui sont en l’état de mariage, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari, mais si elle s’en sépare, qu’elle demeure dans l’état de célibat, ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que l’homme ne renvoie pas sa femme. » I Cor., vii, 10, 11. On y joignit cet autre passage de l’Épitre aux Éphésiens qui, après avoir mis en parallèle l’union du Christ avec son Église et l’union des époux vivant en mariage, se termine par cette exclamation si malaisée à bien traduire : tô u.uo"rr, piov toûto [i£Y a êo-t : {{rom|v}}, £1'<j> Ss XÉyo) si ; Xouttôv -Lai eiç Tr, v’Ey.xXr.c-i’av. « Je le dis, ce mystère est grand dans le Christ et dans l’Eglise. » De même que le Christ chef et tête de l’Église ne l’abandonne jamais, qu’il la nourrit, la protège, se livre pour elle ; ainsi l’union la plus intime doit toujours maintenir ensemble l’homme et la femme qu’il a épousée. La discipline, en tant qu’elle dépendait de l’Église, fut scrupuleusement conforme à la doctrine rappelée par saint Paul. Edg. Lôning, que l’on ne suspectera pas de partialité en faveur de l’Église catholique, a pu écrire cette phrase : « On ne trouve dans les trois premiers siècles aucune attestation que l’Église ait tenu pour conforme à l’Écriture le remariage, durant la vie de l’autre partie, d’époux séparés. » Geschichte des deutschen Kirchenrechis, t. {{rom|il}}, p. 607. Conduite d’autant plus significative de la part de l’Église, si l’on se rappelle que la législation civile soit des Romains soit des Grecs, sous laquelle vivaient les chrétiens, admettait le divorce pour beaucoupd’autrescauscs que celle d’adultère ; si l’on se souvient que plusieurs, même parmi les meilleurs, succombaient à l’exemple courant ; que des évêques, dit Origène, permettaient à la femme de se remarier du vivant de son mari, In Matth., t. {{rom|xiv}}, 23, ''P. G.'', t. {{rom|xiii}}, col. 1246, que Fabiola, d’ailleurs si pieuse, qui s’était séparée d’un mari perdu de vices (S. Jérôme, Epist., {{rom|lxxvii}}, ad Oceanum, c. {{rom|iii}}, ''P. L.'', t. xxii, col. 692) en avait épousé un autre, et le rude censeur qu’était saint Jérôme semble plaider pour elle les circonstances atténuantes. C’était d’ailleurs un cas fréquent, comme en témoigne sa lettre ad Amandum, {{rom-maj|LV}}, ''ibid.'', col. 563, où il résumait ainsi l’enseignement ecclésiastique : tant que l’autre époux est vivant, quelques crimes qu’il aitcommis, dequelques souillures qu’il se soit couvert, si on peut le quitter, on ne peut cependant en épouser un autre. IV. Le divorce dans les lois séculières romaines et barbares. — Pour bien comprendre la conduite de certaines autorités ecclésiastiques touchant le divorce, soit dans les pays soumis aux lois romaines soit chez les nations gouvernées par les lois barbares plus eu moins pénétrées de droit romain, il est nécessaire d’exposer en quelques mots cette législation. On a vu plus haut à quel degré de honteux relâchement en étaient venues la Grèce et Rome quant au divorce. Il faut noter, en effet, que la loi séculière, même des empereurs chrétiens, n’avait pas aboli le divorce : il demeurait à peu près dans le même état qu’à l’époque d’Auguste. En plus de la réduction en esclavage qui devenait pour la partie restée libre un motif légitime de divorce, Constantin reconnaissait encore la légitimité du divorce dans un certain nombre de cas : en faveur de la femme quand le mari est liomicida, medicamen-<ref></ref><noinclude> <references/></noinclude> 1m7ps5ty54uvtl2fgezqi3garaeo8jr Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/41 104 4269685 15908549 15577082 2026-07-07T13:02:41Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908549 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>Î491 JOËL. UNITÉ DU LIVRE 1492 dent que les sauterelles désignent l’armée assyrienne qui venait du Nord. Mais de nos jours on préfère d’ordinaire et avec raison l’interprétation réaliste. La manière dont sont décrits les envahisseurs et le dégât causé par eux montre clairement qu’il s’agit d’insectes rongeurs : Comme avec des dents de lions ils broutent tout, même le feuillage et l’écorce des arbres. ï, 6 sq. Ils sont comparés à des chevaux et à des guerriers, n. 4 sq. ; c’est dire qu’ils ne forment pas une armée d’hommes. Le caractère réel du fléau des sauterelles une fois admis, on peut se demander si Joèl en parle comme d’une calamité actuelle ou seulement comme d’une catastrophe prévue pour l’avenir ? A lire le texte, il semble qu’aucun doute ne soit possible. Il s’agit, au premier chapitre, de ravages causés par les insectes dans le passé et. au second, d’une nouvelle invasion tout à fait imminente. Comment expliquer autrement la description si vive du fléau dont soutirent hommes et animaux et qui est si extraordinaire qu’il doit être raconté à toutes les générations à venir ? Comment expliquer les appels si pressants au repentir, qui n’ont aucun sens s’ils ne sont pas adressés aux contemporains du prophète à cause d’une grande calamité qui les accable ? Pourtant quelques exégètes modernes (Schegg, IWerx mais surtout van Hoonacker, Les douze petits prophètes, 1908 et Tobac, 1 es prophètes d' Israël. n-m, 1921) ne sont pas satisfaits de cette interprétation réaliste et historique. Ils relèvent plusieurs passages qui ne cadrent pas avec l’idée d’une invasion ordinaire et actuelle de sauterelles. Il est dit par exemple que les magasins sont démolis et les granges détruites. ï, 17. L’armée des insectes est nommée « le Septentrional ». ii, 20. Or en Palestine les sauterelles viennent toujours du Midi et non du Nord et « le Septentrional » est un terme nettement eschatologique. Quelques expressions qui servent dans la seconde partie du livre à décrire le jour du Seigneur se retrouvent dans la première, absolument identiques, pour la description des sauterelles. Comparer {{rom|ii}}, 10-11, avec {{rom|ii}}, "31, et {{rom|iii}}, 15 et 16. Le jour du Seigneur est étroitement lié à l’invasion de ces insectes. ï, 15 ; {{rom|ii}}, 1-2, 11. Pour ces raisons les exégètes en question veulent déjà donner à la première partie du livre un sens eschatologique et remplacer l’explication symbolique et l’exégèse réaliste historique par une interprétation réaliste elle aussi, mais apocalyptique. Ils voient dans les sauterelles des êtres apocalyptiques, qui représentent les forces de la nature en tant qu’elles sont hostiles aux desseins de Dieu et qu’elles seront domptées définitivement au jour du Seigneur. Cette opinion semble difficilement acceptable. 11 est vrai que dans la description des sauterelles on peut relever des traits esebatologiques et que le fléau de leur invasion est inséparablement lié au jour du Seigneur Mais faut-il dire pour cela que le prophète projette ce fléau dans un avenir lointain ? Ne faut-il pas conclure plutôt qu’il rapproche le jour du Seigneur de la calamité actuelle ? Par là s’explique pleinement le coloris eschatologique de la première partie du livre ; et l’explication réaliste historique garde une base solide contre l’explication artificielle que patronnent MM. van Hoonacker et Tobac. III. {{sc|Unité bv livre}}. les derniers commentateurs du livre de Joël ont proposé une solution radicale des difficultés que présente l’Interprétation « le sa première partie : c’est d’attribuer les deux pièces de cel écrit à deux ailleurs différents. Cette hypothèse, suggérée déjà au {{rom|xi}}{{e}} siècle par Veines, Le peuple d’Israël et ses espérances relatives à sou avenir, Strasbourg, 1871, p. 46 sq, et plui par Rotbstein dans l’édition allemande de l’Intro duction lo the Literatur of the Old Testament de Driver, 1896, p. 333 sq, a été reprise par Duhm, Anmerkungen zu den zwolj Propheten, 1911, p. 99, en vue spécialement de résoudre l’énigme exégélique des deux premiers chapitres. Elle a été adoptée depuis, sous différentes formes, par un grand nombre d’exégètes, tels que Marti, dans : Die Heilige Schrijl des Allen Testamentes, überselzt von E. Kautzch, 4{{e}} édit., 1922, t. {{rom|ii}}, p. 23. Sievers. Alttestamentliche Miseellen, {{rom|vi}}, 1907 ; Hôlscher, Die Profeten, 191 4, p. 430 sq. Bewer, The International Critical Commentait} : Obadiah and Joël, 1912, p. 49 sq. pousse le système jusqu’à distinguer trois auteurs. Le fond commun de leur argumentation est d’attribuer uniquement à Joël la description historique du fléau des sauterelles et de rapporter à un auteur différent tous les versets qui ont une portée eschatologique ainsi que l’apocalypse qui remplit la dernière partie. Quelques auteurs invoquent en outre des différences de style. Le premier morceau serait poétique, le second serait écrit en prose. Chez Sellin, Das 'Zwv Ij prophète nbuch, 1922, p.lll sq., nous trouvons cette hypothèse sous la forme la plus modérée et la plus raisonnable. Selon lui Joël a écrit les deux premiers chapitres sauf les y. ï, 15 ; {{rom|ii}}, lb, 2{{e|a}}, lia, 11b et quelques mots des y. h. 20, 23, 27. Plus tard un autre prophète aurait vu dans cette description de l’invasion des sauterelles un signe précurseur du jour du Seigneur ; il aurait pour cela intercalé les versets qui viennent d’être cités et composé tout le morceau qui comprend m et iv. Pour Sellin toute la question revient donc à celle-ci : les versets qui donnent aux deux premiers chapitres une couleur eschatologique sont-ils pour des raisons sérieuses à envisager comme hétérogènes au contexte primitif ? Au sujet du premier verset de ce genre, {{rom|i}}, 15, Sellin dit que d’après ï, 14, il devrait être le commencement de la prière, à laquelle les prêtres invitent le peuple, mais qu’il annonce au contraire le jour de Jahvé. La prière, contenue dans lesꝟ. 16-20, serait tout autre, si {{rom|i}}, 15, était authentique, c’est-à-dire si vraiment l’on avait attendu le dernier jugement. Mais est-ce que réellement la prière ne pourrait pas s’ouvrir par ce cri que nous lisons ï, 15 : « Ah, quel jour ! Car il est proche le jour de Jahvé ! » Et si l’invasion des sauterelles était prise pour le signe avant-coureur du jour de Jahvé, est-il tellement invraisemblable que les juifs, par suite de leur esprit matérialiste, aient exposé dans leur prière, {{rom|i}}, 16-20, uniquement l’état lamentable du bétail et les champs ? N’est-il pas plutôt tout naturel qu’ils aient voulu attirer l’attention de Dieu sur leur misère par la description détaillée du dégât causé par les sauterelles et la sécheresse, et implorer ainsi la miséricorde de Jahvé pour qu’il éloigne le fléau et sa suite : le grand jugement ? Lu reste il n’est pas certain que les » ï, 15-20, contiennent une prière. Bien des exégètes (Knabenbauer, Wttnsche, Schegg, Keil, Schmalohr) les regardent avec raison comme une seconde description de l’état lamentable des pays, faite par Joèl pi ur rendre plus efficace l’exlr rtation au jeûne et à la prière du j 14. L’argumentation par laquelle Sellin veut prouver que le 1. 1, 15, n’appartient pas au livre primitif, n’est clone pas concluante. Elle ne l’est pas davantage pour les f. {{rom|ii}}, 16^20 et 11b. Car la raison principale pour laquelle il les retranche du texte primitif est le fait qu’ils contiennent également L’annonce du jour de Jahvé. Pour 16-22 il relève en outre qu’ils détruisent le mètre. Aussi longtemps que les règles de la métrique hébraïque ne sont pas établies d’une façon certaine, les arguments qu’on en tire n’ont guère qu’une valeur subjective. Du reste Sellin avoue lui-même que le schéma métrique de a, {{rom|l}}-{{rom|ll}}, n’est pas rigoureux. Pour b il fait remarquer comme pour ï, 15, que le<noinclude> <references/></noinclude> r7vynvequ2yqxst7vc3wewrklciz5vm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/198 104 4269866 15908428 14603382 2026-07-07T13:00:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: cit''., → cit.'', (2), oj → of (4) 15908428 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|381|RUTH (LIVRE DE) — RUTHÈNE (ÉGLISE)|382}}</noinclude> paroles comme leurs actes renferment une leçon de piété envers la famille. < Pour se faire aimer si profondément de ses brus, note le P. Jouon, Noémi devait être sans doute la plus aimante des belles-mères. Le caractère désintéressé de son affection se montre dans ses efforts pour dissuader ses brus de partager sa triste existence et dans sa préoccupation de chercher un mari pour Huth. Celle-ci est admirable dans son dévouement pour sa belle-mère ; elle renonce pour elle à sa famille, à son pays et à l’espoir d’un second mariage. Elle obéit entièrement à Noémi pour le choix d’un mari : si celui-ci était riche, par contre il n’était plus jeune, {{rom|iii}}, 10. Mais Ruth voit en lui le goèl qui donnera une postérité à Élimélech. C’est la piété fdiale qui la pousse à ce mariage, comme Booz lui-même le proclame, ni, 10. » ''Op. cit.'', p. 2. Booz de son côté ne demeure pas insensible aux qualités morales de la glaneuse moabite ; ce sentiment, avec sa piété envers son parent Élimélech, le décide au mariage avec Ruth. Sa générosité apparaît d’autant plus louable qu’elle s’exerce sans la contrainte de la loi du lévirat ; il ne s’agit pas, en effet, d’un mariage léviratique proprement dit ; Booz, non plus que le parent dont il recueille les droits et assume la charge, n’est le beau-frère de Ruth, ni même de Noémi ; seule la piété envers un parent défunt pour conserver son nom sur son héritage inspire sa conduite. Une autre leçon se dégage encore de l’histoire de Ruth, celle de la providence divine, disposant les événements de la vie humaine et ménageant après l’épreuve le bonheur. C’est ce que souligne l’expression de la reconnaissance de Noémi à la nouvelle de l’accueil bienveillant fait par Booz à Ruth : « Qu’il soit béni de Jahvé, qui n’a pas renoncé à sa bonté envers les vivants et envers les défunts. » {{rom|ii}}, 20. C’est ce que souligne également l’historien Josèplie disant à la fin du récit du mariage de Ruth : « J’ai été obligé de rapporter cette histoire pour faire connaître que Dieu élève ceux qu’il lui plaît à la souveraine puissance, comme on l’a vu en la personne de David, dont telles furent les origines. » ''Ibid''. Quant à la notion de la divinité elle-même, la conception antique s’exprime dans les paroles de Noémi à Ruth pour l’exhorter à suivre l’exemple d’Orpha et à retourner comme elle vers son peuple et vers son dieu, {{rom|i}}, 15. Il ne vient pas à l’idée de Noémi que sa belle-fille, restant au pays de Moab, puisse honorer d’autre dieu que celui de son peuple. Kst-ce la même idée qui se retrouve dans les paroles de Ruth à Noémi : « Ton peuple est mon peuple, ton Dieu est mon Dieu ? » N’est-ce pas plutôt cette idée que le Dieu d’Israël est aussi le Dieu de tous les peuples et qu’une Moabite même qui « vient s’abriter sous les ailes de Jahvé », ii, 12, n’est pas rejetée par lui, mais entre dans la communauté d’Israël, acquiert les droits d’une Israé lite et deviendra, selon les desseins providentiels, l’aïeule du roi David et du Messie lui-même. Joùon, op. cit., p. 3 ; Fillion, art. Ruth dans Vigouroux, Dictiunn. de la Bible, t. {{rom|v}}, col. 1281. VII. {{sc|Texte}}. Le texte hébreu du petit livre, dont le charme poétique a été si souvent loué, nous est parvenu dans un état assez médiocre ; on y a relevé une tendance, soit des scribes, soit du dernier recenseur, à abréger. La version des SeptanÉe, par une très grande littéralité, est de la plus grande importance pour la reconstitution de l’original ; de ses deux principaux manuscrits, Vuticanus et Sinaïticus, le premier présente, comme pour les Rois, un texte préorigénien. La version syriaque est au contraire libre et parfois même très libre, et à cause de cela même difficile à utiliser pour la reconstitution de l’hébreu. La Vulgate enfin, traduction assez libre et élégante, suppose dans quelques passages un texte hébreu quelque peu différent du texte massorétique actuel. Du Targum d’époque assez tardive, pas grande utilité à retirer. Cf. Jouon, op. cit., p. 18-22 ; Hamann, Annotationes critiese et exegelica’in librum Ruth ex vetustissimis ejus interpretutionibus depromptic, 1871. I. {{sc|Commentaires}}. Chez les Pères on ne trouve guère à mentionner que les très courtes explications de Théodoret, P. G., t. {{rom|lxxx}}, col. 518-528. Outre les commentateurs de tout l’Ancien Testament et ceux du livre des Juges y ajoutant ordinairement celui du livre de Ruth, on peut citer parmi les anciens : Xicolas de Lyre, Tostat, Serarius, Sanchez, Rontrère, dom Calmet. Parmi les modernes, chez les catholiques : Clair, Les Juges et Ruth, 1878, dans la Bible de Lethielleux ; vonHummelauer, Commentarius in libros Judicum et Ruth, 1888, dans Cursus Scripturæ sacræ ; Jouon, Ruth, commentaire philologique et exégétique, 1924, dans Scripta pontificii Instituti hiblici ; Sclmlz, Dus Ruch der Richter und dus Bach Ruth, 1926, dans Die Heilige Schrift de Feldmann et Ilerkenne ; C. Lattey, The Rook of Ruth, dans The Westminster version of the Sac. Script., Londres, 1955. — Chez les non-catholiques : Rertheau, Dus Ruch der Richter und Ruth, lS15 ; 2{{e}} édit., 1883, dans Kurzgef. exegel. Handbuch zum A. T. ; Keil, Josua, Richter und Huth, 1863 ; 2{{e}} édit., 1874, dans Rihlischer Commentar de Keil et Delitzsch ; Œttli, Das Ruch Ruth, 1889, dans Kurzgej. Kommentar de Strack et Zôcklcr ; Bertholet, Das Ruch Ruth, dans Die fiinf Megillot, 1898, du Kurzer Hand-Commentar de Marti ; Nowack, Richter-Rutk, 1900, dans Handkommentar de Nowack ; Cooke, The Rook o/ Ruth, 1913, dans Cambridge Rible for scho<ds and collèges. IL Travaux. — Umbreit, Ueber Geist und Ziveck des Ruches Ruth, dans Theolog. Studien uiul Kritiken, 1834, p. 305-308 ; Auberlen, Die drei Anhànge des Bûches der Richter, ''ibid.'', 1860, p. 536-578 ; Raabe, Dus Ilitch Huth und ilas llohelieil…, 1879 ; Budde, Vermutungen zum Midrasch der Kônige, dans Zeilschr. für ait test. Wissenschaft, 1802, p. 37-51 ; Bewer, Die Leviratsehe im Hache Hat, dans theolog. Studien und Kritiken, 1903, p. 328-332 ; The ge’ullah in the Rook of Huth, dans American Journal of semitic languages, t. {{rom|xix}}, p. 1 13-1 18 ; t. {{rom|xx}}, p. 202-206 ; Caspari, Erbtochlcr und Ersalzehe im Ruth IV., dans Neue kirchliche /eitschrifl, t. {{rom|xix}}, p. 115-129. Articles de dictionnaires et encyclopédies : Fillion, Ruth et Ruth (Hure de), dans Vigouroux, Dictionnaire de la Riblc, t. {{rom|v}}, col. 1273-1282 ; W.-R. Smith et T.-K. Cheyne, Ruth (Bookof), da.nsCheyne, Encyclopsedia bibtica, t. {{rom|iv}}, col. 41664172 ; Redpath, Ruth et Ruth ( book oj), dans I Listings, A Dictionary o/ the Rible, t. {{rom|iv}}, p. 316 ; Kaulen, Ruth, dans Wetzer et Welte, Kirchenlexicon, 3{{e}} édit., t. {{rom|x}}, col. 11171418 ; V. Orelli, Ridh, dans Herzog, Protest. Healencyklopœdie, 3 » éd., t. {{rom|xvii}}, p. 265-267. A. Clamer. ##RUTHÈNE (ÉGLISE)## <nowiki/> '''RUTHÈNE (ÉGLISE)''', dite plus correctement aujourd’hui Église ukrainienne. — Le mot ruthène est un vocable qui prête à confusion. Au début il était la traduction latine approximative du mot « russe ». Mais, on l’a fait remarquer ci-dessus, col. 208, il y a au moins trois Russies : la Russie du Nord ou Moscovie (celle qui a réussi à imposer son hégémonie aux deux autres), la Russie-Blanche à l’Ouest, enfin la Petite-Russie ou Ukraine au Sud dont Kiev a été le centre, et qui est la partie le plus anciennement civilisée et christianisée. C’est à cette dernière partie que l’usage a peu à peu réservé le nom de Ruthénie. Étymologiquement, l’Église ruthène c’est donc l’Église d’Ukraine. Or, malgré ses caractères ethniques nettement tranchés, malgré sa langue qui le différencie des nations voisines, le peuple ukrainien, faute de frontières naturelles, n’a jamais réussi à se constituer de manière définitive, à l’époque moderne, en un État indépendant. Il a toujours été disputé entre les deux grands États voisins, la Pologne à l’Ouest, la Moscovie au Nord. Ces tiraillements politiques ont laissé des traces fort apparentes dans l’histoire de son Église. L’influence polonaise qui s’est exercée, à partir du {{rom|xiv}}{{e}} siècle, sur une grande partie de l’Ukraine a orienté peu à peu vers Rome une fraction importante de l’Église ukrainienne, malgré ses origines byzantines et sa longue soumission<noinclude> <references/></noinclude> fg92i8m6yjgaxhd10xwou8v9rxgumzg Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 14.1.djvu/226 104 4269897 15908429 15697729 2026-07-07T13:00:45Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908429 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|437|SABÉENS — SABÏNIEiN|438}}</noinclude> sainte, perdue dans une majesté inaccessible, mais que l’on peut cependant atteindre par l’intermédiaire des esprits. Ceux-ci sont des êtres uniquement spirituels, pratiquement nos maîtres et nos dieux et surtout nos intercesseurs auprès du Seigneur suprême. Il est possible d’entrer en relations avec eux par l’ascèse et la purification de l’âme. Ces esprits ont pour mission principale de faire découler la force de la majesté divine vers les êtres inférieurs et de conduire chacun d’eux à sa perfection. Parmi ces esprits, les principaux sont ceux qui président aux astres et en particulier aux planètes. Les auteurs arabes accusent même les pseudosabéens d’adorer les astres et d’avoir des idoles qui représentent les étoiles. Al Chahrastani, le grand hérésiologue musulman, note en finale ces traits caractéristiques de leurs coutumes religieuses : « Tous les sabéens prient trois fois le jour, se baignent après chaque souillure d’ordre sexuel ou après avoir touché un cadavre. Il leur est interdit de manger du porc, du chameau, du chien et, parmi les oiseaux, de tout ce qui a des serres ainsi que du pigeon. Ils prohibent l’abus des boissons enivrantes et la circoncision. Ils ordonnent de contracter mariage devant un ami et un témoin, permettent le divorce, mais seulement après la décision d’un arbitre et ne tolèrent jamais la polygamie. » ''Th''. Haarbnicker, Abul-Fatah Mohamwad asch-Schahrastâni, dans Religionsparteien und Philosophrnschulen, t. {{rom|ii}}, p. 76. Harran fut prise par les musulmans en 639. Il semble qu’on ait d’abord permis aux habitants l’exercice de leur religion. Haroun-ar-Rachid (763-809) amorça une persécution violente, mais qui ne dura pas, et Al-M’amoun en 830 toléra explicitement les sabéens. Vers 872, 1e célèbre Thabit ben Kurra, ayant eu des difficultés avec ses coreligionnaires, est excommunié par eux. Il se retire à Bagdad où il fonde une branche dissidente du sabéisme, mais vers 932 le calife abbasside Al-Kahir contraint Sinan, le fils de Thabit à embrasser l’Islam. En 975, le sabéen Abou Ishaq ben Hilal obtient un édit de tolérance en faveur de ses coreligionnaires. Au xi{{e}} siècle, les sabéens n’avaient plus à Harran qu’un temple de la Lune qui. en 1033. fut pris et détruit par les Égyptiens Alides. A la fin du {{rom|xii}}{{e}} siècle, les pseudo-sabéens ont complètement disparu de l’histoire. Parmi les savants qui ont illustré la secte et qui lui ont valu la faveur des califes, il convient de citer Thabit ben Kurra, mathématicien, astronome et philosophe, et son fils le médecin Sinan ben Thabit, l’astronome Al-Battani, l’Albategnus de nos écrivains du Moyen Age, le mathématicien Abou Dj’afar al-Khazin, l’auteur de l’Agriculture nabaléennc, Ibn al-Ouahchiya et Djaber, le fameux alchimiste, populaire dans le Moyen Age chrétien sous le nom de Geber. L’ouvrage de base auquel il faudra toujours recourir pour étudier les Sabéens de Harran, est celui île t). Chwolsohn, Die Ssabier und der Ssabismus, 1 vol., Saint-Pétersbourg, 18">6. Il conviendra d’y ajouter : de Goeje, Mémoire posthume de llozg contenant de nouveaux documents pour l’étude de la religion des Harraniens (travaux de la {{rom-maj|VI}}{{e}} session du Congrès int. des orientalistes tenu en 1883 a Lcyde), {{rom|ii}}, 291-306 ; W. Cureton, Mohammad al-Shahrastani, liook o( religions and philosophical sects, Londres, 1816 ; Al Dimishki, Cosmographie, éd. A. F. Mehren, Saint-Pétersbourg, 1866 ; Mæoudi, Les prairies d’or, éd. Barbier de Meynard et Pavet de Courteille ; H. Dussaud, Histoire et religion des nosairis, Paris, 1901) ; W. Scott, Ilermetica, t. {{rom|i}}, Oxford, 192 1 ; lî. Carra de Vaux, Mafoudi. Le livre de V avertissement et de la revision, Paris, 1896 ; J.-M.-E, Gottwald, Hamzie Ispahanensis Annalium lihri {{rom-maj|X}}, Leipzig, 1814-1818 ; E. Sachau, Albîrûnt. The chronology of ancient nations, Londres, 1879 ; ’. Thomas, Le mouvement baptiste en Palestine et en Syrie, I rembloux, 1935 ; Pedersen, The Sabtans, dans’Adjab-Ndme, Cambridge, 1922. A. Vincent. SABELLIUS est considéré comme le docteur du monarchianisme sous sa forme plus raffinée au début du m{{e}} siècle. Voir art. Monarchianisme. t. {{rom|x}}, col. 2201-2208. ##SABETTI Aloyse## <nowiki/> '''SABETTI Aloyse''', jésuite. — Xé à Roseto, province de Capitanate, district de Foggia, en Italie, le 3 janvier 1839, il entra dans la Compagnie le 24 mars 1856 ; parmi ses compagnons de noviciat, plusieurs devaient se distinguer dans les sciences ecclésiastiques : les PP. de Augustinis, Minasi, Bucceroni, Piccirelli, les deux Schiffini. Ses études de philosophie, commencées à Naples, s’achevèrent en France, au scolasticat de Vais près le Puy, où la révolution de 1860 avait forcé à se réfugier les jeunes jésuites italiens. Il fut deux ans surveillant au collège de Sarlat, puis suivit les cours de théologie à la Grégorienne sous Franzelin et Ballerini et revint à Vais pour les terminer ; le P. Gury y fut un de ses maîtres. Il partit en 1871, après son ordination sacerdotale, pour les États-Unis et fut peu après placé au scolasticat de Woodstock, où il devait, pendant près de trente ans, se consacrer à l’instruction des jeunes religieux. Après y avoir deux ans enseigné la théologie dogmatique, il fut nommé en 1873 professeur de théologie morale et le resta jusqu’à sa mort (26nov. 1897). Son enseignement obtint le plus grand succès grâce à sa clarté et à sa précision, à la vie qui l’animait, à sa valeur pédagogique et à une adaptation très heureuse à l’esprit américain et aux besoins du pays. Le P. Sabetti collabora pendant dix-sepl ans à plusieurs revues, auxquelles il donna des cas de morale. Mais il se fit surtout connaître en dehors de son ordre pur la publication d’un ouvrage destiné à renseignement de la théologie morale ; Compendium (heologiæ moralis, a Joanne Pelro Curtj, S. J., primoexaralurnctdeindeab Antonio Ballerini, ejusdem Socielatis, adnotalionibus auctum, mine vero ad breviorem formant redactum atque ad usum sentinariorum htijus regionis accommodatum…, Nouvelle-Orléans et Cincinnati. 1882 ; 2'' édit., 188 1 : 3{{e}} édit., recognita ad normam Conc. Plen. Baltim. {{rom-maj|III}}, 1888, 891 p., avec copieux index alphabétique. L’ouvrage est bien une refoute du Compendium de Gurv-Ballerini : la présentation par questions et réponses de Gury et les copieuses notes de Ballerini sont remplacées par un exposé continu ; tout en présentant substantiellement la doctrine de ces deux auteurs, Sabetti ne craint pas de donner sa pensée personnelle ; certaines questions moins pratiques pour les États-Unis sont omises et d’autres, actuelles et utiles, sont ajoutées ; le Compendium était ramené, comme il l’était primitivement chez Gury, à un seul volume, du reste assez fort. Le manuel de Sabetti prenait donc rang dans cette littérature morale qu’a inspirée Gury et qui dépend de son Compendium ; c’est sans doute un des meilleurs ouvrages de cette suite. S’il est parfois de forme un peu condensée, il nous paraît retenir les qualités de clarté et de précision, la modération judicieuse, qui avaient fait le succès de Gury ; et il était vraiment pratique, bien approprié au milieu auquel il était destiné. L’ouvrage fut adopté dans nombre de séminaires et de scolasticats américains ; du vivant de l’auteur il eut 13 éditions ; mis en accord avec le Code par le P. Timothée Barrett, il en était en 1920 à sa 29{{e}} édition ; le Sabetti-Barrelt est encore en grande faveur aux États-Unis. Hurter, ''Nomenclator'', éd., t. {{rom|v}}, col. 2055 ; Woodstock lelters, I. {{rom|xxix}}, 1900, p. 208-233 (1-ath. A. Sabetti, Autobiography-Reminiscences. ..). H. Bkoi’ili.ard. ##SABINIEN## <nowiki/> '''SABINIEN''', pape du 13 septembre 604 au 22 février 606. — Élu à la mort de saint Grégoire I er (mars 604), Sabinien avait été, entre 593 et 596, apocrisiaire à Constantinople ; cf. Paul Diacre, Historia Lan-<noinclude> <references/></noinclude> 61ovinnnfj6dwrt0cn1uiy8q9jr5c4x Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/313 104 4270386 15908526 15580057 2026-07-07T13:02:18Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908526 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|589|HYTOSTATIQUE (UNION) — II Y l’OTIIÈQUE|568}}{{nr|611|IDOLATRIE, IDOLE|612}}</noinclude><nowiki /> hommes sont toujours empreintes d’immoralité ; les dieux se montrent souvent injustes, orgueilleux, impudiques, cruels. Rien de tout cola dans les relations de Dieu avec les premiers hommes : la divinité apparaît constamment exempte de toute faute, de toute imperfection capable de contredire l’idée de haute sainteté qui s’attache naturellement à Dieu. Le but des apparitions et interventions des dieux du paj^anisme est presque toujours un but d’égoïsme, de satisfaction personnelle, pour le dieu qui s’approche de l’homme. Dans le livre sacré, rien de cela. Si on considère les relations de Dieu à l’éfiard de l’homme, non pas seulement dans le cadre étroit de la Genèse, mais en fonction de toute l’histoire du peuple de Dieu, il apparaît clairement que les multiples manifestations de la divinité sont dirigées par une providence supérieure, vers une manifestation dernière et suprême, celle du Verbe divin, se faisant homme pour racheter l’humanité, dont la chute est inscrite a la première page de la Bible. Voir Incarnation. Il est donc souverainement injuste et antiscientifique de prendre prétexte de quelques ressemblances lointaines et de pure forme, pour en déduire une dépendance substantielle sur le fond même des récits, dépendance qui, si elle était réelle, n’eût pas manqué de se traduire par des vestiges contredisant précisément les hautes leçons de morahté et de sagesse providentielle que nous offre la Bible. Les anthropomorphismes, qui paraissent tant répugner à la critique, s’ejepliquent cependant fort bien, si l’on applique aux premières pages de nos saints Livres les règles d’une critique sage et raisonnable. C’est afin de parler aux races primitives un langage accessible et imagé que les auteurs inspirés se sont servi, en parlant de l’activité divine, de l’anthropomoqihisme. Voir t. {{rom|i}}, col. 1369. Ni les auteurs, ni les lecteurs, n’ont jamais supposé qu’il faillit prendre ces expressions à la lettre. « Il ne faut pas juger, écrit à ce sujet le P. Brucker, de ce parler primitif par notre goût moderne, qui facilement le trouvera trop cru. Mais encore, si nous sommes tentés d’en être choqués, rappelons-nous que, sans nous en apercevoir, nous parlons souvent de Dieu d’une manière qui, en soi, n’est guère moins impropre ; par exemple, quand nous disons que Dieu est irrité, ou qu’il se laisse toucher. C’est que nous ne pouvons parler des actes divins que par analogie avec des opérations humaines, partiellement matérielles et sensibles ; de 1 ; ’), dans tout ce que nous disons sur ce sujet, l’anthropomorphisme plus ou moins accentué est inévitable. » Art. cit., col. 297. — c) L’argument tiré de la comparaison du monothéisme d’Israël avec les religions assyro-babyloniennes, sur le point précis de l’antériorité du monothéisme babylonien et sur l’emprunt qu’en auraient fait les Hébreux, demanderait à lui seul une longue étude. On se contentera de résumer ici les conclusions principales. — a. Un des arguments des assyriologues Delitzsch, Saj’ce, Pinches, consiste à affirmer que le nom de Jahvé était connu à Babylone dès l’époque d’Hammourabi, vingt siècles avant Jésus-Christ. On rapproche du nom de Jahvé, certains noms où, peut-être, Jaou ; forme abrégée de Jahvé, entre en composition : la—PI-ilu, la-u-um-ilu. Voir les discussions philologiques dans Dehtzsch, Babel und Bibel, Leipzig, 1902, p. 47 ; Zweiter Vortrag ûber Babel und Bibel, Stuttgart, 1903, p. 20 ; Sayce et Hommel, The expository times, Edimbourg, t. {{rom-maj|IX}}, p. 522 ; t. {{rom-maj|X}}, p. 42 ; t. {{rom|xi}}, p. 270 ; t. {{rom|xvii}}, p. 26 ; t. {{rom|xviii}}, p. 332 ; t. {{rom|xix}}, passirn ; cf. également, Delitzsch, Assyrische Lesestûcke, 3{{e}} édit., 1885, p. 42, syllab. a, col. 1, 13-16 ; Pinches, dans Proceedings of the Society of liie bibl. archxologia, 1885, t. {{rom|viii}}, p. 27-28 ; 1892, t. {{rom|xv}}, p. 13-15 ; Hommel, Die altisrælitische Veberlieferung in inschri/tlischer Be leuchtunrj, Munich, 1897, p. 144, 225. M. Robert William Rogers estime que le nom de Jaou ou Jahvé était en usage chez les Babyloniens de 1500 à 2000 avant Jésus-Christ, et que, par conséquent, le nom de Jahvé n’est pas la propriété des Hébreux. (Il s’agit d’ailleurs du nom seulement, la transcendance de l’idée de Dieu chez les Hébreux n’étant pas mise en cause par cet auteur.) The religion of Babylonia and Assyria, especially in its relations to Israël, Londres, 1908, p. 94, 95, 97. Mais cette existence même du nom de Jahvé chez les Assyriens est considérée comme problématique par d’autres assyriologues distingués, Lehinann, Zimmern, Bezold, Hilprecht, Ranke, Daiches. Voir Zeitschrijt jûr Assyriologie und verwaiidte Gebiete, Strasbourg, t. {{rom|xvi}}, p. 403, 415 ; t. xvir, p. 271 ; t. {{rom|xxii}}, p. 125 ; Zimmern, Die Keilinschriften und dus Aile Testament, de E. Schrader, Berlin, 1904, p. 468 ; Ranke, Early Babylonian personal names [Hammuraby rf(//î « s/i/], Londres, 1905, p. 234, note 5. Cf. Bezold, Die orientalischen Rsligioncn, Berlin, 1906 ; Sellin, Die alttestamentliche Religion in Rahmen der andern altorientalischen, Leipzig, 1908, p. 01. On consultera aussi le P. Lagrange, Revue biblique, 1903, p. 376 ; 1907, p. 383-386 ; et le P. Condainin, art. Babylone et la Bible, dans le Dictionnaire apologétique de la foi catholique, t. i. Incertitude : telle est la meilleure conclusion à tirer de comparaisons où souvent la méthode procède a priori et trouve ce qu’elle veut trouver. « On n’a pas jusqu’ici de raison suÇfisante, écrit le P. Prat, pour refuser aux juifs la propriété exclusive du nom de Jéhovali. Mais on peut admettre sans inconvénient qu’avant la révélation de l’Horeb, Dieu était désigné dans la famille des patriarches sous un nom à peu près semblable, qu’il suffisait de modifier légèrement pour lui donner le sens profond et absolu qui le rend incommunicable… Rien n’oblige absolument à reconnaître avant Moïsel’existence d’un nom divin identique ou analogue à Jéhovah, mais cette hypothèse est probable. La seule chose certaine, c’est que Dieu a révélé à Moïse quel est son nom incommunicable et lui en a expliqué le sens incompris jusqu’alors. » Jéhovah, dans le Dictionnaire de la Bible de M. Vigouroux, t. {{rom|iii}}, col. 1230. Cette hypothèse probable devient scientifiquement un indice de la connaissance primitive d’un Dieu unique dans l’humanité. — — b. L’étude du terme’El, employé dans les religions sémitiques pour désigner la divinité, cf. Lagrange, El et lahvé, dans la Revue biblique, 1903, p. 362, nous amène à formuler une conclusion identique. Le terme chaldéen {{rom|ilii}}, dieu, que l’on peut facilement rapprocher de’êl, exprimerait-il la divinité suprême ? Dehtzsch l’insinue, en rapportant plusieurs noms propres de l’époque de Hammourabi, composés de ilu. Mais cette prétention a toujours paru exagérée. Voir Condamin, dans Les Études religieuses, t. {{rom|xciii}}, p. 754. Ilu est bien plutôt l’expression qui désigne le dieu local, ainsi que l’affirmait au congrès des religions, à Oxford, M. Flinders Pétris, Transactions of the third international congress for the history of religions, 1908, t. {{rom|i}}, p. 188. Une remarque du P. Lagrange suffit à détruire l’argumentation de Delitzsch : « Lorsque l’âme se trouve en présence de son dieu, ce dieu fût-il innommé ou quand bien même on indiquerait sa généalogie, elle lui prodigue toutes les épithètes qui conviennent à la divinité et le met sans hésiter au-dessus de tous les autres. » Études sur les religions sémitiques, Paris, 1905, p. 21. A cause de cela, un dieu simplement local peut être salué et honoré comme le dieu suprême. Et la raison dernière de l’observation du P. Lagrange témoignera en faveur de la priorité du monothéisme sur l’idolâtrie. Voir plus loin. — c. Les documents qu’on apporte en faveur de-<noinclude> <references/></noinclude> 1ipchh4ifdpcu6r3hv5wd05e3jemjrx Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/355 104 4270428 15908527 14987441 2026-07-07T13:02:19Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. G''. → ''P. G.'', cit''., → cit.'', (2), , 1. 1, → , t. {{rom|i}}, (2), oj → of 15908527 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|695|IGNACE D’ANTIOCHE (SAINT ; |69}}</noinclude>C Brie/e, dans Zcilschrifl für die hislorisclie Théologie, 1856, t. {{rom|i}}, p. 3 sq. ; Ucbcr das Verhallniss des Textes der drei syrischen Brieje des Ignalios zu den ûbrigen Recensioncn der ignalianischen Lilcratur, dans Abhandlungen filr die Kunde des Morgent andes, 1859, t. {{rom|i}}, p.l sq. ; Pressensé, Les Irais premiers siècles, Paris, 1858 ; Ewald, Geschichte des Volkes Israël, Gœllingue, 1859, t. {{rom-maj|VII}}, p. 281 sq. ; Milman, Hislory of christianity, 1863, t. {{rom-maj|II}}, p. 102 ; Bôhiinger, KirchengeschicMe in Biographien, 1864, t. {{rom|i}}, p. 16 sq. Mais les opposants ne manquèrent pas, tant du côté protestant que du côté catholique. Dès 1847, dans la troisième édition de ses Paires aposlolici, Hefele soutint que la version syriaque n’était qu’un abrégé fait par un moine syrien pour son usage personnel, comme l’indique le caractère même des manuscrits, qui ne renferment que des extraits. D’autres critiques s’inscrivirent en faux contre l’opinion de Cureton ; Denzinger, par exemple, Ueber die Aeclitheil des bisherigen Textes der ignatianischen Brieje, Wurzbourg, 1849 ; et Uhlhorn, Zeilschrifl für die hisiorische Théologie, 1851. Baur, pour sauvegarder les théories de l’école de Tubingue sur le canon des Écritures et l’histoire de la primitive Église, rejeta la recension nouvelle. Die ignatianischen Brieje und ihre neuester Kritiker, ein Streitschrift gegen Hernn Bunsen, Tubingue, 1848 ; de même Hilgenfeld, Die apostolischen Vàter, 1853, p. 274-279. En outre Petermann, S Ignatii epistolæ, Leipzig, 1849, par la publication de la version arménienne, et Marx, Maletemata Ignatiana, Halle, 1861, contribuèrent à prouver la priorité de la recension moj-enne. Zahn surtout, Ignatius von Anliochien, Gotha, 1873, ruina l’opinion de Cureton et porta le dernier coup à l’authenticité de la version syriaque Et Lightfoot, dans un examen détaillé de cette version, au double point de vue de l’évidence interne et externe, a définitivement clos le débat. St. Ignatius, t. {{rom|i}}, p. 273-314. Personne, dit Funk, ''op. cit.'', t. {{rom|i}}, p. {{rom|lxii}}, ne détend plus l’Ignace syriaque. {{3o}} ''La question d’authenticité et d’intégrité''. 1. Les lettres apocryphes. — Sur les treize lettres publiées sous le nom de saint Ignace, six sont suspectes du fait seul qu’elles n’ont pas été signalées par Eusèbe. Lightfoot, St. Ignatius, t. {{rom|i}}, p. 234-235, a fait ressortir leur caractère apocryphe. Ce sont : une lettre de Marie de Cassoboles à Ignace, la réponse d’Ignace à Marie, et quatre autres lettres d’Ignace aux Antiochiens, à Héron, diacre d’Antioche, aux Tarsiens et aux Philippiens. Au point de vue de la critique interne, elles olTrent avec les sept lettres d’Ignace de la collection longue une telle ressemblance qu’on est en droit de conclure qu’elles sont d’une seule et même main : le faussaire qui a fabriqué ces six lettres additionnelles a également interpolé les sept autres. On trouve, en efïet, dans les unes et dans les autres, le même emploi des textes scripturaires et des exemples tirés de la Bible, le même ensemble doctrinal et les mêmes termes théologiques, les mêmes emprunts littéraires, le même style. Les lettres, censées écrites de Philippes aux fidèles de Tarse et d’Antioche, s’attachent bien à démontrer la divinité de Jésus-Christ et la réalité de son incarnation, mais le faussaire se trahit quand il parle des fonctions de sous-diacre, de lecteur, de chantre, de portier, d’exorciste, dont l’apparition parmi les membres du clergé inférieur est de date postérieure à l’époque de saint Ignace. Celle qui est censée écrite d’Italie aux Philippiens reporte à une date encore plus éloignée de saint Ignace, car c’est une thèse pour prouver qu’il n’y a pas trois Pères, trois Fils, trois Saints-Esprits, et que ces trois personnes ne se sont pas incarnées. D’autre pari, le faussaire, pour ne pas éveiller de soupçon, les a glissées, deux par deux, dans les sept de la collection longue, mettant en tête la lettre de Marie à Ignace et la réponse d’Ignace à Marie. Viennent ensuite : les lettres aux Tralliens, aux Magnésiens, aux Tarsiens, aux Philippiens, aux Philadelphiens, aux Smyrniens, à Polycarpe, aux Antiofhiens, à Héron, aux Éphésiens, aux Romains. Sans doute, ces six lettres se trouvent aussi dans la collection moyenne, mais disposées d’une manière différente et singulièrement significative ; elles n’y forment qu’un seul groupe, ajoutées comme un appendice avant les Actes où se lit la lettre aux Romains. Même groupement et même rejet en appendice dans la version arménienne, avec cette différence qu’ici, les Actes ne paraissant pas, la lettre aux Romains reprend sa place avant le groupe des six lettres additionnelles. Cette disposition est révélatrice. Le possesseur des lettres de saint Ignace de la collection moyenne, trouvant une liste plus longue que la sienne, a voulu enrichir son recueil. Sans comparer le texte de ses lettres avec celui des lettres correspondantes de la collection longue, ce qui lui aurait permis de découvrir la différence et d’en constater l’interpolation, il s’est contenté de copier les six qu’il n’avait pas, mais en les mettant toutes ensemble à la suite, sauf à rejeter à la fin les Actes qui contenaient l’épître aux Romains. L’auteur de la version arménienne a fait de même, sans avoir à séparer la lettre aux Romains du groupe de celles de saint Ignace, parce que sa collection ne possédait pas les Actes. Ces six lettres additionnelles sont donc apocryphes ; le faussaire qui les a composées est en même temps l’interpolateur des sept autres. 2. ''Les lettres interpolées''. Ce sont les sept lettres de saint Ignace de la collection longue. Cette collection n’a été citée au plus tôt qu’à la fin du {{rom|vi}}{{e}} siècle par Anastase d’Antioche et Etienne Gobar. Voir les textes dans Lightfoot, St. Ignatius, t. {{rom|i}}, p. 195-196. Mais avant de supplanter la collection moyenne, dont se servaient les écrivains monophysites, un assez long intervalle de temps a dû s’écouler. D’autre part, la version arménienne, qui est du {{rom|v}}{{e}} siècle, d’après Somal, Quadro délie opère di vari autore anticamentc tradotte in Armeno, Venise, 1825, et Petermann, S. Ignatii epistolæ, Leipzig, 1849, contenait déjà les six lettres additionnelles de la recension longue. Cette recension longue existait donc antérieurement, au plus tard à la fin du {{rom|iv}}{{e}} siècle. Son examen interne donne des indications suffisantes pour ne pas remonter plus haut que la seconde moitié du {{rom|iv}}{{e}} siècle ; telles sont celles qui concernent la hiérarchie, les jeûnes, les noms de lieux et de personnes, les emprunts littéraires, la doctrine. A propos de la hiérarchie, par exemple, il est question des sous-diacres, des lecteurs, des chantres, des portiers, des Lor.'.à-oi :, fossoyeurs, des exorcistes et des confesseurs, fonctions du clergé inférieur qui n’étaient pas toutes nouvelles vers 360, mais qui constituent un anachronisme pour l’époque de saint Ignace. A propos du jeûne, il y est question de celui du carême, et l’on y combat ceux qui célébraient la Pâque en même temps que les juifs ; or la question des quartodécimans n’a été soulevée qu’à la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle, longtemps après saint Ignace. L’auteur de l’interpolation est au courant de la littérature ecclésiastique du ive siècle. Ainsi l’endroit où il fait d’Ébion un hérétique. Ad Philad., {{rom|vi}}, 3, dans Funk, op. cit., t. {{rom-maj|II}}, p. 134, est un emprunt à Eusèbe, H. E.. m, 27, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XX}}, col. 273 ; le passage relatif au Logos, Ad Magn., {{rom|viii}}, 2, dans Funk, ''op. cit.'', t. ir, p. 86, rappelle Eusèbe, Eccl. theoL, {{rom|ii}}, 8, 9, P. G-, t. {{rom|xxiv}}, col. 913-920 ; cf. Ad Magn., {{rom|vi}}, et Cont.Marc. Il, 1, 4, d’Eusèbe ; la remarque sur la descente du Christ aux enfers, d’où il ramena une multitude, est un emprunt à la Doctrina Addwi, conforme à la citation<noinclude> <references/></noinclude> gc5v8n9kyh5sfip3nigux4h3c0c2khx Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/360 104 4270433 15908528 15442398 2026-07-07T13:02:20Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: nat''., → nat.'', (2), r— o → ro, oj → of 15908528 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|705|IGNACE D’ANTIOCHE (SAINT) |706}}</noinclude> incarné est vraiment né d’une vierge : —’syîvr.asvo ; àXïiOo) ! ; îY. rapOivoj. Ad Smgrn., {{rom|i}}, 1. La virginité de Marie est au nombre des mystères qui ont échappé à la connaissance du démon : ïÀaOav —o-i àp/ovra to3 aicivo ; tûJtoj {{rom|i}}, —apOîvia Mapia ;, y.a’. ô toLsto ; auir, ;, y.ai ô Oivato ; to3 K-jpioj. Ad Ephes., {{rom|xix}}, 1. c) A propos du Ao’yo :. — Dans le texte de la recension moyenne, on lisait que Dieu s’est manifesté par Jésus-Christ, son Fils, ’0 ; â^-riv aÙTOJ Aoyo ; àîôioç, oùz ir.6 aiyf, ; zpoHXOfov. Ad Magn., {{rom|viii}}, 2. Ce passage fut pour Saùmaise, Blonde ! et Daillé l’une des objections contre l’authenticité des lettres de saint Ignace, parce qu’ils y voyaient une allusion au système gnostique de Valentin. Petau l’avait interprété de manière à lui conserver un sens orthodoxe : le Verbe éternel ne provient pas du silence à la manière de toute parole ou de tout langage qui, n’étant pas éternel, sort du silence ou rompt le silence. C’est ainsi que l’avait compris l’interpolateur qui, au lieu de o-Jv. ol-.o atyf, ; —coôÀ0(i’)v, écrivit : o-j priTo’ç, àLX’o-JaioiSr, ; — of yàp èatt XaXtà ; svàpOpou ço’)vr)’X3, àXX’ivspysia ; OsiV.r] ; oùaia yEvvT]T7Î. Dans Furik, Opéra Pair, apost., t. {{rom|ii}}, p. 86. Tout en approuvant cette interprétation de Petau, Pearson eut raison de soutenir que la ^’.y/, dont parle saint Ignace, n’est nullement une invention de Valentin, Vindic. ''Ignat.'', {{rom-maj|II}}, {{rom|v}}, ''P. G.'', t. {{rom|v}}, col. 307-321, et que d’ailleurs, dans le système de ce gnostique, ce n’est pas le Àoyo. :, mais le vojç, qui émane de la c ; r ; r]. La découverte des Philosophoumena est venue lui donner raison. C’est Simon le Magicien qui, le premier, a donné une place importante à la cjiyri dans son système. Philosop., {{rom-maj|VI}}, 18, édit. Cruice, Paris, 1860, p. 261. Au reste, le contexte aurait dû montrer que l’argument de saint Ignace, visant des docètes judaïsants, il ne pouvait s’agir de Valentin, qui fut l’opposé d’un judaïsant. Mais objection et réponse ont perdu leur raison d’être depuis que ce texte a dû être corrigé par la suppression des deux mots àloiroùz, conformément à la version arménienne et à la citation littérale de ce passage par Sévère d’Antioche. Dans Lightfoot, SI. Ignatius, t. {{rom|i}}, p. 173. C’est ce qu’a très bien démontré Lightfoot, ''op. cit.'', t. {{rom-maj|II}}, p. 126-128, et ce qu’ont admis Zahn et Funk dans leurs éditions des Pères apostoliques. Ainsi amendé, le texte offre un tout autre sens : Jésus-Christ, Fils de Dieu, est le Verbe de Dieu procédant du silence. Qu’est-ce à dire ? Sévère d’Antioche y a vu la génération éternelle du Verbe. Cf. Cureton, Corpus Igrtal., p. 213, 245. D’après le contexte, il s’agit plutôt de l’incarnation. C’est par le Fils, dont saint Ignace a affirmé de la manière la plus explicite la préexistence dans le Père, Ad Magn., {{rom|vi}}, 1, et l’éternité. Ad Polyc, {{rom|iii}}, 2, que le Père s’est manifesté : çivîpf.iaa ; sajTov. Et c’est ce Fils qui est le Verbe de Dieu succédant au silence pour s’entretenir avec les hommes ; son incarnation est l’une des plus grandes manifestations de Dieu. Ce passage, ainsi rétabli et compris, s’accorde en outre avec cet autre où, parlant des trois grands mystères de la prédication, à savoir de la virginité de Marie, de son enfantement et de la mort du Christ, saint Ignace dit qu’ils ont été accomplis dans le silence de Dieu : iTiva sv r, 5j/ia 0 : oO £-pi/Or, . Ad Ephes., {{rom-maj|XIX}}, 1. Mais on n’a pas le droit d’en conclure que, dans la pensée de saint Ignace, le Fils de Dieu n’est Aoy— ; qu’au moment de son incarnation. Saint Ignace a pu sans inconvénient se servir du mot’.T, iiinsi que de celui de —’/ r/^pt’ir qu’il emploie dans la suscription de ses lettres aux Éphésiens et aux Tralliens, à une époque où ces termes n’avaient pas encore la vogue et le S’-ns hétérodoxe qu’ils eurent plus tard dans la terminologie gnostique. Il était trop soucieux de la pureté de la foi et de l’orthodoxie de ceux auxquels il écrivait pour employer des termes ou des expressions qui, déjà exploités par des hérétiques connus, auraient pu les induire en erreur. Il en usait donc librement parce qu’ils étaient sans danger. d) A propos de ysvvritoç et de àyivvriTo ;. — Saint Ignace dit de Jésus-Christ qu’il est à la fois ys/vrixoç Lai àyr ; {{rom|vi}}, to ;. Ad Ephes., {{rom|vii}}, 2. Telle est du moins l’orthographe donnée par les manuscrits grecs et reproduite par les premiers éditeurs, Voss, Usher, Cotelier. Telle quelle, elle se justifie, malgré l’impropriété du second terme. Ces deux mots marquent une relation ontologique et signifient proprement ''engendré'' et ''non-engendré'' ; appliqués au Verbe incarné, ils veulent dire que le Christ est engendré quant à la nature humaine, qu’il a prise dans le sein de Marie par l’opération du Saint-Esprit, et non-engendré quant à sa nature divine, qu’il possédait préalablement puisqu’il était de toute éternité avec le Père. Une telle manière de dire fait abstraction de la génération éternelle du Verbe. On trouve, après saint Ignace, des expressions semblables ou équivalentes dans les ''Philosophoumena'', IX, 10, édit. Cruice, Paris, 1800, p. 433, et dans Tertullien, De carne Christi, {{rom|v}}, ''P. L.'', t. {{rom|ii}}, col. 761. Le manuscrit de la version latine porte genilus et ingenitus, conformément à cette orthographe. IVIais, d’autre part, les auteurs des versions syriaque et arménienne, traduisant la pensée plutôt que les expressions de saint Ignace, ont écrit faclus et non factus, ce qui exigerait —-vz-ii-o ; et ày£vi, Tfjç. De même, Gélase et Sévère d’Antioche. Cf. Lightfoot, SI. Ignatius, t. i, p. 168, 181, 182 ; t. {{rom|ii}}, p. 48, 608. En tout cas, Smith d’abord, puis Hefele et Dressel ont substitué yEVT|tô : et ày£vi, To ; à y ; vvr|Toç et ày£vvi, Trj :. Mais les derniers éditeurs des Pères apostoliques, Zahn, Funk et Lightfoot, ont maintenu avec raison y ; {{rom|vvi}}, — : ’Jç et ày£vvi, — : oç. Il est évident, en effet, que Théodore !, quand il cite ce passage de saint Ignace, n’aurait pas icril. y3vvi, To ; i ; ay-wT^tcu, dans Lightfoot, St. Ignatius, t. i, p. 163, s’il avait eu sous les yeux l’expression parfaitement orthodoxe de yEVT| : oç xai àyàvrjTf-ç. De même l’interpolateur des lettres ne l’aurait pas remplacée par cette phrase : 6 [iovoç oÀT|Ûtvoi ; Ûeo ; ô ày£vvi, — : c^, et par cette autre : toj fis ijLovoysvoSç r.a-îip Loù yEvvrJtop. Et saint Athanase, dans sa défense du consubstantiel, disait aux ariens : Vous rejetez V ! >[i.(, oÙGoç parce qu’il a été condamné par le concile d’Antioche contre Paul de Samosate ; mais les Pères d’Antioche avaient la même foi que les Pères de Nicée, et s’ils ont rejeté ce terme, c’est dans le sens que lui donnait Paul de Samosate, car il l’entendait d’une manière erronée, prétendant que, si le Fils est consubstantiel au Père, il s’ensuivrait que la substance divine est partagée ; tout autre est le sens donné à ce mot par le concile de Nicée. Tel autre terme, par exemple, celui de àyevr.Toç, n’est pas plus de l’Écriture que celui de’J ; j.ooJ3 ! oç, et a été pris semblablement dans le sens de non-engendré et dans celui de non-créé, ’âL-’j-.o ;. Or le Fils ne peut pas être dit iysvvT, — : oc dans le premier sens, mais il peut l’être dans le second. Et saint Athanase cite alors précisément saint Ignace, qui s’est servi de ce terme dans le second sens. De synodis, 46, 47, ''P. G.'', t. xxvi. col. 776-777. Saint Athanase lisait donc dans saint Ignace yswriTo ; >-. « ày£vvir, TO ;. Le concile de Nicée avait proclamé le Fils yewr/jEVTi où ; : otr/j : v : a et choisi le mot ouooOj ! ’— ; pour exprimer la christologie orthodoxe. Dans la suite les ariens, voulant discréditer l’oy-’-oj-j o ;, abusèrent des termes yivvTiT’jç et ày£vvT, T’-jç ; sans nier la propriété de ces termes, respectivement appliqués au Fils et au Père, les écrivains orthodoxes tlu {{rom|iv}}{{e}} siècle eurent quelque répugnance à s’en servir. Tel saint Épiphane : « t ;<noinclude> {{nr|{{sc|{{lc:DICT. DE THÉOL. CATHOL.}}}}||VII. — 23}}</noinclude> nfq94syodfa2ndaz5s06wye8ci807jj Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 7.1.djvu/362 104 4270435 15908529 14987747 2026-07-07T13:02:21Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: ''P. L''. → ''P. L.'', yrn''., → yrn.'', (2), i— d → id, oj → of 15908529 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|709|IGNACE D’ANTIOCHE iSAINTl|710}}</noinclude> yo)(3Îou’P(o ; j.ai’ov. Ad Rom., titre. Le verbe —poxaOr) ; j.ai, employé comme ici sans complément direct, signifie simplement présider, abstraction faite de la place ou de la société sur lesquelles s’exerce cette présidence ; £v T’JT.f) n’est ici qu’un complément circonstantiel de lieu, servant à indiquer, non l’endroit sur lequel l’Église romaine exerce sa présidence, mais celui où elle l’exerce ; quant à yopiou’P"i ; j.a>.)v, c’est le complément déterminatif de to-oç. De telle sorte que le sens de la phrase est celui-ci : le lieu où l’Église romaine préside, c’est la région des Romains. Il s’agit donc d’une prééminence de l’Église romaine, dont saint Ignace ne dit pas l’étendue. Mais deux lignes plus bas, il emploie le même verbe, et cette fois avec un complément direct : nsoLaOï] ; j.£vr] t : ^ç è.--x-r, :. Que signifie ayanv, ici ? Au sens ordinaire du mot, il signifie charité. Il s’agirait donc de la présidence de la charité, et saint Ignace aurait voulu marquer par là la prééminence de l’Église romaine dans les œuvres de miséricorde et de charité. Et tel est le sens adopté par Pearson, Rothe et Zahn. Mais, observe Funk, Opéra Pair, apost., t. {{rom|i}}, p. 213, partout où le verbe zpoxiOrai ; s’emploie avec un complément direct, il est suivi d’un nom indiquant un lieu ou une société ; %^[i-r^, sous la plume de saint Ignace, serait ici le synonyme de 3/ ; LLr, j : x ; c’est de ce mot justement qu’il se sert en plusieurs endroits, Ad Trall., {{rom|xiii}}, 1 ; Ad Rom., {{rom-maj|IX}}, 3 ; Ad Philad., {{rom|xi}}, 2 ; ''Ad Smyrn.'', {{rom|xii}}, 1, pour désigner des Églises particulières ; pourquoi donc ce même terme ne signifierait-il pas ici l’Église universelle ? En conséquence Funk a traduit : universo carilalis cœtui præsidens. {{3o}} ''Sur la morale''. . La vie chrétienne. — Il convient non seulement d’être appelé chrétien, mais de l’être, écrivait saint Ignace. Ad Magn., iv. Pour l’être réellement, il faut vivre selon le christianisme, Lara y piaT’.av.^lj.ov Zf^v. Ad Magn., {{rom|x}}, 1. Et vivre selon le christianisme, ce n’est pas vivre selon l’homme, mais selon le Christ : of lxTa avOp’oxov pojvxs ;, àÀXà Laià’I/poCîv Xp’.’jTov. Ad Trall., {{rom|ii}}, 1. Et vivre selon le Christ, ce n’est pas seulement obéir à ses préceptes, suivre ses conseils, c’est imiter ses exemples, être vis-à-vis de lui ce qu’il a été vis-à-vis de son Père : i.vj.T-71’: iTjaoCi XpiaToû, i’ik au-o ; toCÎ raTpo ; auroCi, Ad Philad., {{rom|vii}}, 2 ; c’est s’unir à lui, à sa chair et à son esprit, Ëvoitç oapLo ; L% : r/sJaa-o ; ’Irpoi Xp’.UTOj, Ad Magn., {{rom|i}}, ne faire qu’un avec lui et son Père. Ibid. Cela implique l’union la plus étroite dans la foi et la ciiarité. Ad Magn., i. La foi et la charité sont le commencement et la fin de la vie : àp/i^ asv —’it’. :, .£A’j ; Ô€ àyijîr, . Ad iJp/ies., {{rom|xiv}}, 1. n faut s’aimer les uns les autres dans le Christ. Ad Magn., {{rom|vi}}, 2. Il faut se montrer frères envers les autres par la bénignité, doux quand ils se fâchent, humbles, opposant la prière à leurs blasphèmes ; sans cesse il faut prier pour eux, car il leur reste l’espoir (le la pénitence pour revenir à Dieu. Ad Ephes., {{rom|x}}, 1-2. Si la prière d’un ou deux chrétiens a tant de force, combien plus celle qui est faite avec l’évoque et toute l’Église. Ad Ephes., {{rom|v}}, 2. H convient donc de se réunir .lussi fréquemment que possible pour remplir ce devoir, pour rendre grâces à Dieu et le louer. Ad Ephes., {{rom|ii}}xi 1. Il faut aussi garder sa chair comme le temple de Dieu. Ad Philad., {{rom|vii}}, 2. Rien n’échappe au Seigneur, nos secrets lui sont connus : nvTa tjv r.oi ; >u.ci i’<k ÏJTOS èvT) /j|JL''v xaTO’.zoûvTO ;, "va loa-v a-jToiJ vaoi L%’. ajTo ; ; v ^uîv Œoç f.jj/ôv. Ad Ephes., {{rom|xv}}, 3. Le chrétien qui agit de la sorte, avec la conviction qu’il est le temple de Dieu, peut être rassuré : ses teuvres, iTK^me matérielles, ont une valeur spirituelle parce qu’elles sont accomplies dans le Christ. —. Tout ce que vous faites selon la chair, écrivait saint Ignace aux Éphéslens, est spirituel, parce que vous faites tout en.lésus Christ. » Ad Ephes., {{rom|viii}}, 2. Le bien réalisé est le signe qu’on appartient au Christ : « Dieu connaîtra au bien que vous faites que vous êtes les membres de son Fils. > Ad Ephes., {{rom|iv}}, 2 ; Ad Trall., {{rom|xi}}, 2. Cf. H. de Genouillac. Étude d’histoire religieuse sur le christianisme en Asie Mineure au commencement du il’{{e}} siècle. L’Église au regard de saint Ignace d’Antioche (thèse), Paris, 1907, p. 94-121. 2. ''La vie domestique et sociale''. Ceux qui veulent s’unir par le mariage doivent le faire de l’avis de l’évêque, pour que leur union soit selon le Seigneur et non selon la concupiscence. L’épouse doit aimer son époux et le mari doit aimer sa femme, comme le Seigneur son Église. Ad Polijc, v. Les veuves ne doivent pas être négligées : leur soin incombe à l’évêque. Ad Polyc, {{rom-maj|IV}}, 1. Les esclaves, hommes ou femmes, ne doivent pas être méprisés ; saint Ignace ne leur interdit pas l’émancipation, mais il ne veut pas qu’ils la demandent et l’obtiennent aux frais de la communauté ; il ne veut pas davantage qu’ils s’enorgueillissent de leur condition, mais plutôt qu’ils y voient un moyen de mieux servir la gloire de Dieu et d’obteniide Dieu une liberté meilleure. Ad Polyc, {{rom|iv}}, 3. Point de métier ou de commerce mauvais, x7.P.T£/vtaç’}''''(’^’^ Polyc, {{rom-maj|V}}, 1. Il en est qui, à raison du danger moral qu’ils offrent, ne sauraient convenir à un chrétien ; l’évêque doit en avertir les fidèles dans ses homélies, ^ôid. 3. ''Les vierges''. Saint Ignace loue la virginité : mais comme elle peut inspirer à ceux qui s’y vouent quelque sentiment d’orgueil et les exposer ainsi au danger de se perdre moralement, il la veut protégée par l’humilité : « Si quelqu’un peut conserver la chasteté pour honorer la chair du Seigneur, qu’il soit humble, car s’il vient à s’en glorifier, il se perd. » Ad Polyc, {{rom-maj|V}}, 2. Il salue en particulier les vierges de Smyrne, celles qu’on appelle veuves : Ta ; —apOr/ojç Ta ; Àîyoaiva ; yrjpx :. ''Ad Smyrn.'', {{rom-maj|XIII}}, 1. Mais qu’entend-il par là ? Son langage, difficile à saisir, a donné lieu à des interprétations diverses. L’ordre des veuves, institué par les apôtres et réglementé par saint Paul, ITim., {{rom|v}}, 3-16, était-il, à Smyrne, entièrement composé de vierges ? Cela paraît assez invraisemblable, car. au commencement du m » siècle, Tertullien regardait comme une anomalie choquante l’introduction d’une vierge dans l’ordre des veuves, ces deux noms de vierge et de veuve, donnés àlamèmepersonne, ne se conciliant pas entre eux : utrumque se ncgans, et virginem, qux viduæ deputatur. et viduam, quæ virgo dicatur. De virg. vel., {{rom-maj|IX}}, ''P. L.'', t. {{rom-maj|II}}, col. 902. S’agirait-il là des diaconesses, comme l’ont pensé Bingham, Cotelier, Hefele, Probst et Dœllinger ? Mais la question est de savoirsi, au début, les diaconesses et les veuves étaient une seule et même personne. Saint Paul, en tout cas, ne les confond pas et en a parlé séparément, I Tim., {{rom|iii}}, 11 ; V, 3-lG ; et rien ne prouve qu’au commencement du {{rom|ii}}{{e}} siècle, les diaconesses fussent choisies parmi les vierges. Ou bien saint Ignace se serait-il contenté de saluer à titre exceptionnel, parmi les veuves, les femmes qui, ne s’étant jamais mariées, s’étaient consacrées à la virginité ? C’est l’interprétation qui a plu davantage à Zahn, Ignalii et PoUjcarpi epistulæ, p. 95, et à Funk, Opéra Pair, apost., t. {{rom|i}}, p. 244. Mais Lightfoot croit. St. Ignatius, t. {{rom|ii}}, p. 322-324, qu’il s’agit en réalité des veuves, auxquelles saint Ignace a voulu donner le nom de vierges, et il cite à l’appui de son opinion ce passage de Renan : « Cette position si dinicile de la veuve sans enfants, le christianisme réleva, la rendit sainte. La veuve redevint [ircsque l’égale de la vierge. Les apôtres, p. 124. Quelle que soit l’interprétation qu’on préfère, il n’en reste pas moins qu’en dehors des veuves il y avait, du temps de saint Ignace, des vierges consacrées à Dieu. 4. ''Les faux docteurs''. Aux yeux de saint Ignace,<noinclude> <references/></noinclude> 1c8l85kwljh74qgqyi21zxokaei1v3t Wikisource:Autrices/Agenda 4 4295140 15909070 15844803 2026-07-08T04:15:08Z Nivopol 98966 Mise à jour 15909070 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Titre projet|Projet {{n°|55}} — Autrices}} {{Wikisource:Autrices/Chapô}} {{Wikisource:Autrices/Navigation}} __TOC__ [[File:Violette and Co réouverture 2023 2.jpg|vignette|Librairie Violette and co]]Les ateliers du projet Wikisource Autrices ont pour objectif d’apprendre aux participantes et participants à '''contribuer à Wikisource''' en travaillant sur l’édition d’'''écrits de femmes dans le domaine public'''. Ils ont lieu le plus souvent le 3{{e}} samedi du mois à la librairie-café '''[https://www.violetteandco.com/ {{Coloré|#e1155a|Violette and Co}}]''', qui accueille l’événement (52 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris) et [https://talk.domainepublic.net/b/led-3mp-zqp-iws en visio sur BBB]. {{début encart coloré}}Si vous voulez venir d'une autre ville que Paris, vos '''frais de transports peuvent être remboursés''' par l'association des [http://sanspages.org sans pagEs]. Pour cela, suivez les indications [https://meta.wikimedia.org/wiki/Les_sans_pagEs/Microfinances sur cette page]. Contactez l’association ''Le deuxième texte'' à l’adresse contact@ledeuxiemetexte.fr si vous voudriez '''bénéficier d'un atelier de formation à Wikisource''' pour mettre en ligne des écrits de femmes, ou en organiser un dans votre structure. 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'''[http://www.lacontemporaine.fr/ {{Coloré|#e1155a|La Contemporaine}}]''' et l’association [https://george2etexte.wordpress.com/category/matrimoine/ '''{{Coloré|#8182d2|''Le deuxième texte''}}]''', en partenariat avec [https://www.wikimedia.fr/ {{Coloré|#000000|'''Wikimédia France'''}}], à '''La Contemporaine''' à Nanterre ** [[Wikisource:La_Contemporaine/Gabrielle_Duchêne|compte-rendu]] * '''Mardi 10 mars 2026, 12h14h''' : '''Atelier Wikisource Autrices''' sur '''[[Auteur:Henriette d’Angeville|Henriette d’Angeville]]''' par l’association [https://george2etexte.wordpress.com/category/matrimoine/ '''{{Coloré|#8182d2|''Le deuxième texte''}}]''', en partenariat avec [https://www.wikimedia.fr/ {{Coloré|#000000|'''Wikimédia France'''}}], en visio, pour le [https://centrenationaldulivre.fr/quartdheurelecture Quart d'heure de lecture] du Centre National du Livre (CNL) ** [[Wikisource:Autrices/20260310|compte-rendu]] * '''Samedi 21 février 2026, 11h-13h''' : '''Atelier Wikisource Autrices''' sur le thème '''Femmes de science''' par l’association [https://george2etexte.wordpress.com/category/matrimoine/ '''{{Coloré|#8182d2|''Le deuxième texte''}}]''', en partenariat avec [https://www.wikimedia.fr/ {{Coloré|#000000|'''Wikimédia France'''}}] et l’association [https://sanspages.org {{Coloré|#e0000a|'''Les sans pagEs'''}}] à la librairie-café '''[https://www.violetteandco.com/ {{Coloré|#e1155a|Violette and Co}}]''' à Paris ** [[Wikisource:Autrices/20260221|compte-rendu]] * '''Samedi 17 janvier 2026, 11h-13h''' : '''Atelier Wikisource Autrices''' sur le thème '''Villes et campagnes''' par l’association [https://george2etexte.wordpress.com/category/matrimoine/ '''{{Coloré|#8182d2|''Le deuxième texte''}}]''', en partenariat avec [https://www.wikimedia.fr/ {{Coloré|#000000|'''Wikimédia France'''}}] et l’association [https://sanspages.org {{Coloré|#e0000a|'''Les sans pagEs'''}}] à la librairie-café '''[https://www.violetteandco.com/ {{Coloré|#e1155a|Violette and Co}}]''' à Paris ** [[Wikisource:Autrices/20260117|compte-rendu]] === {{Coloré|#8282D2|Archives}} === * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2025|Ateliers organisés en '''2025''']] ('''1 atelier Wikiquote Autrices''' à la médiathèque Baldwin à Paris et '''22 ateliers Wikisource Autrices''', dont 9 à ''Violette and Co'' à Paris, 1 à la médiathèque Baldwin à Paris, 1 à l’Université d’Évry, 1 à l’Université Gustave Eiffel à Champs-sur-Marne, 1 dans un collège de Montreuil, 1 au ''Wikicamp 2025'' à Strasbourg, 1 à ''Les Audacieuses Café'' à Paris, 1 à Lunéville, 1 à la bibliothèque Robert-Desnos à Montreuil, 1 au ''Capitole du Libre'' à Toulouse, 1 à Sorbonne Université à Paris, 1 à la bibliothèque du 6{{e}} arrondissement de Lyon et 1 en 100% visio) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2024|Ateliers organisés en '''2024''']] ('''19''', dont 8 à ''Violette and Co'' à Paris, 2 au café associatif ''Chez Mona'' à Paris, 1 à la Convention des ''sans pagEs'' à Meyrin, 1 au ''conservatoire Jacques-Higelin'' de Pantin, 1 à l’April et 1 à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris, 1 aux ''Journées du Logiciel Libre'' à Lyon, 1 au ''Festival Pas Sage en Seine'' à Choisy-le-Roi, 1 au ''Wikicamp 2024'' à Saint-Malo, 1 à l’Université Gustave Eiffel à Champs-sur-Marne et 1 en 100% visio) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2023|Ateliers organisés en '''2023''']] ('''12''', dont un à Lyon, un à Montreuil, un chez ''Violette and Co'' à Paris, 2 chez ''Together Coworking'' à Paris et 7 au café associatif ''Chez Mona'' à Paris) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2022|Ateliers organisés en '''2022''']] ('''un ''Datathon des autrices'' '''à Montreuil et '''10 ateliers''' Wikisource Autrices, dont un à Poitiers, un à Caen et en visio, un à l’université Paris Nanterre et 7 au café associatif ''Chez Mona'' à Paris) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2021|Ateliers organisés en '''2021''']] ('''3''' en vidéoconférence) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2020|Ateliers organisés en '''2020''']] ('''8''', dont un pour les Journées du Matrimoine à l’Opéra Comique, 2 à Wikimédia France à Paris et 5 en vidéoconférence) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2019|Ateliers organisés en '''2019''']] ('''10''', dont sept à à Wikimedia France, un pour les Journées du Matrimoine, un aux Archives nationales, un en ligne et un à Douai pour le bicentenaire du recueil ''[[Élégies, Marie et romances]]'' de [[Auteur:Marceline Desbordes-Valmore|Marceline Desbordes-Valmore]]) * [[Wikisource:Autrices/Ateliers_2018|Ateliers organisés en '''2018''']] ('''7''', dont six à Wikimedia France, un pour les Journées du Matrimoine et un à Brest pour le centenaire de la mort de [[Auteur:Marie Lenéru|Marie Lenéru]]) == {{Coloré|#8282D2|Galerie d’images}} == <gallery> File:Atelier Wikisource Matrimoine 2018 - dimanche.jpg|En 2018 chez Wikimédia France File:Atelier Wikisource Autrices du 25 mai 2019.jpg|En 2019 chez Wikimédia France File:Atelier Matriimoine sur Wikisource Paris Sept 2019 02.jpg|En 2019 pendant les Journées du matrimoine 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[[Catégorie:Wikisource:Autrices]] </noinclude> o7b897usp10p8yfzq9w3vmpvepz1mzt Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.djvu/304 104 4299886 15908481 15456417 2026-07-07T13:01:34Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (2), oj → of 15908481 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|585|DESCENTE DE JÉSUS AUX ENFERS|586}}</noinclude>mundis spiritibus torquentur, qui etiam gehenna, Apoc, {{rom|ix}}, 11, abi/ssus et propria significatione inferYius vocatur. Luc, {{rom|xvi}}, 22. Il y a encore le purgatoire, où les âmes des justes se purifient dans des souffrances qui durent un temps déterminé, en attendant qu’elles soient dignes d’entrer dans l’éternelle patrie : Prseterea est purgalorius ignis, quo pioruni animas ad definitum tempus cruciatae expiantur, ut eis in seter<nam patriam ingressus patere posait, in quant niliil inquinatum incurrit. Apoc, {{rom|xxi}}, 27. Enfin il y avait le sem d’Abraham pour les âmes des saints qui attendaient la venue du Sauveur, exemptes de toute douleur dans un séjour tranquille et soutenues par l’heureuse espérance de leur rédemption : Tcrtiuni postremo receptæuli genus est, in quo animas sanctorum, ante Chris ti Domini adventum excipiebantur, ibique sine doloris sensu, beala redemptionis spe sustentait, quieta liabitatione fruebantur. Calechismus ad parodias, part. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}}, n. 3, Rome, 1902, p. 56. 1 Considéré en soi et absolument, l’article de notre foi enseigne que le Christ est descendu aux enfers, :1 1 ; > i s sans autre précision. La considération de l’œuvre accomplie par le Christ vient déterminer le lieu par lui visité. Il ne s’est rendu, ni à l’enfer des damnés, ni au purgatoire, ni aux limbes des enfants que la sainte Ecriture ne mentionne pas directement.il est simplement descendu aux a limbes des Pères ». /L L.l PERSONNE DESCENDUE AUX ENFERS ET SON . — 1 C’est le Christ en son âme. — 1. Quand la foi enseigne que le Christ est descendu aux enfers, il faut entendre évidemment la personne même du Christ, c’est-à-dire le Verbe de Dieu. Toutefois ce n’est pas le Verbe seul que dénomme le Christ, mais le Verbe incarné, c’est-à-dire le Verbe en tant qu’il a pris, dans l’union hyposlalique, une âme humaine et un corps humain. Or nous savons que le corps de Notre-Seigneur, ré de son.une par la mort, mais demeuré le corps Inanimé du Verbe auquel il restait hypostatiquement uni. fut enseveli, mis et gardé dans le tombeau. Il faut donc que le Christ soit descendu aux enfers avec son âme, séparée de son corps, mais restée l’âme humaine et immortelle du Verbe, auquel elle était toujours hypostatiquement unie. Suarez n’hésite pas à déclarer que c’est là une vérité de foi : Christum Dominum ad infen tndum mu muni descendisse. Assertio est de /ni, —. De mysterio vitm Christi, disp. {{rom-maj|LIII}}, n. n. :. Paris, 1866, i. {{rom|ix}}, >. 7-28. 2. En réalité, la conclusion découle nécessairement des sources rapportées à propos du fait de la descente. La tradition, nous l’avons observé, a nu. un ment interprété en ce sens le l’s. {{rom|xv}}, 10, commenté par saint Pierre dans les < h —. it, 29-31. Ainsi l’entendit saint Athanase, ou l’auteur, quel qu’il soit, du livre De saluntu Christi, ou du Liber secundus contra em, n 15, P’.. t. {{rom|xxvi}}, roi. 1156-H57, montrant le triomphe de l’âme du Christ sur la mort, par la descente aux enfers, i i le triomphe de son i divin sur la corruption, par la résurrection : —j.’j./r, 8 o. ( r.pâtprsi ; ro-j OavxtQ’j / —-,.// -.’,. v.x : —i : ; ls/7. ::ilrrfyî’i i’Çeto" èv < i / x r, àçOif/iria Aussi bien, nous l’avon noté, déjà Origène i 1 1 1 Seigneur, dépouillée imi c n eillement dépouilli leui i i l’m. i. il. i i leur 00. nl que la du Christ.mv effet su] ucni en lui I i nue.’une vraimi ni lune ce but apologétique, saint Vthanase, ou P, / I ment le Seigneur, arrivant sans son corps dans les enfers, a pu être pris pour un homme par la mort. Il explique que le Seigneur présenta une âme comme les autres âmes, capable de subir les liens ou les entraves de la mort. C’est dans ces conditions qu’il brisa les liens des âmes détenues dans l’enfer:IIw ; ïy.v. 7rapô>v 6 K-Jpio ; a17(D[j.àT({{rom|i}})r, o> ; àvGptoiros èvopu’o-0ï] CiTtà to — j Qavâtou ; î’va Iv/txïç rai’; êv jetijo ; ; xaTE/ojjiÉvat :, ij.op ? /,’/ îêia ; {’j/r, ; avent’fiexTOv u » ç oExnxr, — / twv Becr(iâ>v to-j Oavâtou 7ïapoc7Tr|17aç, TrapoOirav Tiapejuatî, 81appr, E-/) rà oin>.x i’j/wv TtoV Èv iôr, xaTE/OUÉvwv. ''P. G.'', t. {{rom-maj|XXV}}, col. 1117. Cf. "n. 15-17.’’Dès la fin du iv c siècle, les Pères, en parlant de la descente, mentionnent que c’est l’âme du Sauveur qui s’est rendue aux enfers. Même l’on ajoute encore une précision, et nous lisons communément que le Christ est descendu aux enfers en son âme sans aucun doute, mais aussi avec sa divinité. Saint Épiphane se plail à le répéter:Ka~éç>yj.Tai si; ta xaTa-/ôov’.a èv (JEÔTr|Ti xai èv’1/jx/j. Hær., {{rom|xx}}, n. 2, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XLI}}, col. 276. Kai èv tm a8ï] o-Jv : / 4 /’-’Z"’) xaT£>.9t’i)v Èv rrj Œôt^ti v.’/inr, tb xevTpov toO Ôavâ-’o-j, liier., lxix, n.’52, ''P. G.'', t. {{rom-maj|XLII}}, col. 281 ; un peu plus loin, il emploie cette autre formule que la divinité est descendue aux enfers avec son âme : "ll[xe).>.E yàp’ô &S0T7|ç teXeioOv Ta 71àvTa, ; a xaià ~h rjvTr, piov toO TiàOovç, xcù o-jv —r, tyvyfi xaT£À0e ; v liz xà xaTayÔovta, £7r to èpysTa’j’Jat tï]V £L£ tôv npoxsxoi(iY|(iÉvb>v <7b>TY)plav, çyjffV S ; Tà>v àyuov Trarptap’/fov. ''Ibid.'', n. 52, P. G., t. {{rom|xlii}}, col. 305-308. Saint Cyrille d’Alexandrie nomme l’âme divine qui, avec son privilège d’union au Verbe, est descendue aux enfers, et par le moyen de sa divine puissance s’est manifestée aux esprits là présents:iPJ’/jt 2è r, 6et’a tt, v upôç ocÙtov).a-/o0aa ouv6po{ivjv Te XM ! èv(0(7lV, Xaxà TIESOlTYiXS [J.£V Sl( âîo’J, 0so7Tp£7t£Î 0£ Suvâ(l£l, xa’t È^O’Jaia /pd)i/èvi, , xa toi; èxEÏTE 7rv£-j(j.aoi xatEipxivETo. De incarnalione Unigeniti, ''P. G.'', t. i xxv. col. 1216. Saint Jean Damascène écrit que l’âme et le corps du Christ n’eurent jamais d’autre subsistance ou personnalité que la subsistance ou personn alite'' du Verbe : ()-j6ét : ot£ yàp où’ts r ; i^vr/T), o-jte to o-’D|j.a iSiav k’o-/ov j-xà’jzznv/ Ttapà tïjv toC A.dyOU —j-oo-TaTiv, i. ;.x Zï’Li : r, toj Ao— ; of J7rôo’TaT,. ;. De fide orlhodoxa, l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom-maj|XXVII}}, P. »., I. {{rom|xciv}}, col. 1097. C’est pourquoi, ajoute-t-il, l’âme déifiée, anima deificata, est descendue aux enfers : lvetTEiaiv eI ; 56r|v’Vj/v, t « 8ea>jiévifi. ''Ibid.'', c. {{rom|xix}}, col. 1101. Saint Augustin, de son côté, ne tient pas un autre langage, /o Joa., tr. M.ll. u. 10, P L., t. {{rom|xxxv}}, col. 1738, et dans son livre Dr fide ad P< triim, ii. II. P. /,., t. xi., col. 757 : Sed in sepulcro secundum solam carnem idem Unis jacuit, et in infernwm secundum siiiam animam descendit. Même dans un 9er n aux catéchumènes sur le bj mbole, le docteur d’Hip pone tire de ce qui précède une conclusion très juste qui n’échappera pas aux Bcolastiques : Totus ergo Filius n/, {{rom|ii}}/ Patrem, tains in cœlo, lui us in terra, totus in utero Virginia, totus in cruce, totus in inferno, toi"* m paradiso quo latronem introduxit. De symbolo ad catechumenos sermo "ims, c. {{rom|ii}}v n. 7. ''P. L.'', t. {{rom|i}}, col. 658. :; . La Bcolastique n’a p.i^ manqué de conserver et de défendre cette tradition. Analysant le problème, elle B’esl demandé si le Christ est allé toul entier aux en utrum Chris tus fuerii totus m inferno’Elle a répondu en distinguant justement la personne divine du Christ, sa nature divine et M lut lire b u mai ne. Abus elle a Conclu avec saint Thomas : In mnrh’autrui ti, hrri anima fuerit separala a oorpore, neutrum lame » fmi separatum a persona Filii l><i i t ideo m ilto tridt Isli, dicendum r*t quod I mi m sepuli i o, quia tola fuit ibi pi [militer, totus isli j ml ihi i almiir r, at<noinclude> <references/></noinclude> msn36wy7yxf4nlpnj5setkh6lywuo1k Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.djvu/369 104 4299959 15908482 15585994 2026-07-07T13:01:35Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908482 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|715|DIACRES|710}}</noinclude> seul, au président, évéque ou prêtre, de l’assemblée des fidèles qu’il appartient de réaliser l’eucharistie ; et Justin lui oppose les diacres, chargés de distribuer le sacrement aux personnes présentes et de le porter à celles qui sont absentes. Cette idée est répétée quelques lignes plus loin, ''ibid.'', col. 429, en termes presque identiques : …xa’i r, StàSoffi ; y.al /, |j.îTà>.r, }/i ; àîtô Tiv £^/apt<7T/, Û£VTcov âxexoro) yc’vîTat, y.a’i toi ; of 7tapoô<7 ! fît it rfi>v StaLovio/ iréjiTCSTai. Après cela, personne ne s’étonnera que le concile de Nicée (325) ait argué du pouvoir de consacrer propre aux prêtres comme d’un principe incontesté, pour faire ressortir la prééminence du sacerdoce à l’égard du diaconat et pour inculquer aux diacres des dispositions et des allures plus humbles et plus respectueuses. Nous lisons, en effet, ce qui suit dans son canon 18 e, Mansi, Concil., t. {{rom-maj|ii}}, col. 675 : Pervenit ad sanctam sijnodum, quod in nonnullis locis cl civitalibus diaconi dont presbyteris eucharistiam, quod nec canon neque consuetudo trad.it, ut qui offerendi potestatem non habent iis qui offerunt dent corpus C/irisli. Jam vero illud etiam cognitum est, quod jam quidam ex diaconis eliam anle episcopos eucharistiam attingunt. Hxcergo omnia auferantur, et diaconi intra suas mensuras permaneanl : scientes quod suni quidem episcopi ministri, presbyteris vero minores. Accipiant autem suo ordine eucharistiam post presbyleros, eis præbente episcopo vel presbytère Scd nec in medio quidem presbyterorum îiceat diaconis sedere. Id enim fit præler canonem et ordinem. Si quis autem non vult obedire post has constitutiones, a diaconatu désistât. Hefele, Histoire des conciles, 1907, t. {{rom|i}}, p. 610-611. Les Statuta Ecclesiæ antiqua de saint Césaire d’Arles, voir t. {{rom|ii}}, col. 1806-1810, résumaient la pensée des Pères de Nicée, lorsqu’ils disaient, can. 4, Labbe, Concilia, t. {{rom|ii}} col. 1437, que la consécration du diacre est ministérielle, et non sacerdotale, ad ministerium, non ad sacerdotium, et lorsqu’ils ajoutaient, can. 37, ''ibid.'', col. 1440 : Diaconus ila se presbyteri, ut episcopi ministrum noverit. Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. {{rom|i}}, p. 611-614. Le Testament de Notre-Seigneur, l. {{rom-maj|II}}, 10, p. 132. déclare aussi que le diacre ne doit pas donner l’eucharistie aux prêtres ; le diacre doit découvrir la patène ou pyxide, et le prêtre se communier, le diacre distribue la communion aux fidèles de sa propre main. D’après les Canons d’Hippolyle, 159, dans Achelis, p. 104, si un fidèle veut faire une oblation, à l’heure où le prêtre n’est pas à l’église, le diacre peut remplacer le prêtre en toutes choses, à la seule exception d’offrir le grand sacrifice et la prière. Can. 215, 216, p. 118, si un prêtre est malade, un diacre lui apporte les sainte mystères, que le prêtre prend lui-même ; le diacre distribue la communion au peuple fidèle, si l’évêque ou le prêtre le lui ordonne. Puisque telle a été, dès l’origine, la doctrine universellement et publiquement affirmée, il serait au moins surprenant, a priori, que des Pères ou des synodes particuliers l’aient ignorée ou contredite sans paraître même s’en douter. De fait, un simple coup d’œil sur les textes dont Basnage a cru pouvoir se prévaloir nous fait découvrir en tous un sens parfaitement conforme à l’enseignement authentique de l’Église. 1. Quant à saint Ambroise, il y a utilité à considérer dans leur contexte les paroles qu’on nous oppose. Voici donc, de façon plus complète, la touchante plainte du diacre Laurent, Voc. cit., ''P. L.'', t. {{rom|xvi}}, col. 84, 85 : Quo progrederis sine filio, palerf quo, sacerdos sancte, sine diacono properas luo ? Nunquam sacrificium sine ministro offerre consueverus… Expcrire certe utrum idoneum ministrum elegeris. Cui commisisti dominici sanguinis consecralionem, cui consummandbrum consortium sacramentorum, huic sanguinis lui consortium negas ? 11 résulte de là que saint Laurent attribuait en premier lieu et directement au pontife l’oblation proprement dite du sacrifice et qu’il ne se reconnaissait à lui-même que le rôle accessoire de serviteur et d’auxiliaire. La même idée fondamentale se retrouve dans la réponse de saint Sixte : Mox renies, flere désiste, post triduum me sequeris. Sacerdotem et levilam hic médius numerus decel. Sixte seul est prêtre, c’est-à-dire sacrificateur ; Laurent n’est qu’un « lévite », appelé en cette qualité à prêter son concours au prêtre. Sixte est même sacerdos, c’est-à-dire, suivant le style de l’époque, éveque ; il affirme la distance qui le sépare, comme tel, de son diacre ; et lorsqu’il dit : Sacerdotem et levilam hic médius numerus decel, il fait sans doute allusion au triple degré de la hiérarchie divine : épiscopat, presbytérat et diaconat. On ne saurait donc, sans introduire une contradiction flagrante dans la demande de saint Laurent, interpréter les mots sanguinis consecralionem comme impliquant, pour le diacre aussi, la faculté d’offrir, en qualité de ministre visible principal, le sacrifice eucharistique. L’expression est, en réalité, susceptible de deux autres acceplions : on peut croire qu’il s’agit d’une coopération matérielle à l’acte consécratoire, d’un simple concours ministériel et subordonné ; et cette hypothèse cadre fort bien avec l’ensemble du petit dialogue, avec l’opposition desdeux rôles qu’insinue toute la terminologie employée : sine ministro offerre, idoneum ministrum eligere, consortium, sacerdotem et levitam. D’après les principes tbéologiques, tous les fidèles présents au saint sacrifice s’associent et prennent une part active à son oblation ; à plus forte raison, le diacre qui assiste le prêtre à l’autel, qui lui prépare, lui met en mains, élève et soutient avec lui la matière même du sacrifice. Mais il est permis également de voir dans le terme consecratio un exemple de l’abstrait pour le concret, de sorte que la locution complexe sanguinis consecratio soit l’équivalent de sanguis consecratus. N’est-ce pas ainsi que les juristes définissent un trésor pecunix deposilio, pour pecunia deposila L ? N’est-ce pas aussi le cas dans le canon de la messe, là où le prêtre, mélangeant les saintes espèces, dit : Hœc COMMIXTIO et CONSECRATIO corporis et sanguinis Domini noslri Jesu Christi fiât ACCIPIBNTIBDS NOBis in vitam selernam ? Dans notre texte, l’expression consummandorum consortium sacramentorum, parallèle à la première et ajoutée en guise d’explication, paraît en restreindre la portée à l’usage et à la distribution du sacrement déjà existant. Remarquons encore que, ceci admis, on comprend mieux pourquoi il est fait mention seulement du sang consacré, et non point du corps ; nous savons, en effet, par l’histoire des premiers siècles, que les diacres intervenaient surtout pour la communion sous l’espèce du vin : ils présentaient le calice aux fidèles, ils le faisaient passer de main en main et de bouche en bouche. Cf. Bona, Rerum liturgicarum, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom-maj|V}}, ^ 4. 2. La pensée de saint Jérôme concernant l’infériorité des diacres par rapport aux prêtres ne saurait être douteuse pour personne : il l’a exposée ex professa en maintes occasions. Il s’attache notamment à développer cette vérité dans toute sa lettre à Evangelus. Epist., CXLVI, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 11921195. Or, il est remarquable que lui aussi tire argument du pouvoir de consacrer, qu’il accorde aux prêtres et refuse aux diacres. Toute sa thèse est pour ainsi dire résumée dans ces deux phrases du début : Audio quemdam in tantam erupisse vecordiam ut diaconos presbyteris, id est, episcopis aiilefcrret. Nam cum aposlolus perspicue doceat eosdem esse presbyleros, quos episcopos, quid palitur mensarum et viduarum minislcr, ut supra cos se lumidus cfferal, ad quorum preces Christi corpus sanguisque conficitur ? Si donc il écrit que le concile de Nicée a privé les diacres du pouvoir de consacrer, il n’y a là qu’une de ces tournures rapides et<noinclude> <references/></noinclude> 7alfkub4f7rte8edz9ojyy66xfjk6id Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.djvu/566 104 4300030 15908308 15812531 2026-07-07T12:54:47Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ Lchre/ 16*, remplacement: Lchre → Lehre 15908308 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>1117 DIEU (SA NATURE D’APRÈS LES PÈRES ; M 18 ses {{rom|iv}}, {{rom|vi}}, {{rom|ii}}v vin ; J. Mader, Der hl. Cyrillus, Bischof von Jérusalem in seinem Leben und seinen Schriften nach clen Quellen dargestellt, Einsiedeln, 1891, g 19, p. 71 sq. ; J. A. Cantova, De Septimo Tertulliano et S. Epiphanio, dissertationes duæ, theologico-criticx, in quibus antliropomorphismo neutrum laborasse demonstratur, Milan, 1763 ; E. Fialon, Étude historique et littéraire sur saint Basile, Paris, 1865, c. {{rom|viii}}, § 2 ; Th. de Régnon, S..T., Études de théologie positive sur la sainte Trinité-, 3' série, Paris, 1898, Étude {{rom|xvi}}, c. {{rom|iii}}, Euno. mius et saint Basile ; dom Clémencet, O. S. B., S. Gregorii, Theologi opéra, Præ/utio generalis, part. {{rom-maj|III}}, De Deo, ''P. G.'', t. {{rom|xxxv}}, col. 93 sq. ; F. Diekamp, Die Gotteslehre des hl. Gregor von Nyssa. Ein Beilrag zur Dogmengeschichte der patristischen Zeit, part. {{rom-maj|I}}, Munster, 1896. A. Beck, Die Trinitàtslehre des hl. Hilarius von Poitiers, Mayence, 1903, c. {{rom|ii}}, dans la collection Forschungen zur christlichen Litcratur-und Dogmengeschichte, t. {{rom|ii}}ifasc.2et3 ; J. E. Pruner, Die Théologie des hl. Ambrosius, dans JahresBericht iiber das bischôfiiche Lyceum zu Eichslalt für dos Studienjahr 1861-1862, Eichstsedt, 1862 ; J. Turmel, Sain* Jérôme, Paris. 1906, part. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|i}}, p. 156 sq. ; A. Martin, Sancti Aurelii Augustini Hipponensis episcopi philosophia, nouv. éd.t., par J. Fabre, Paris, 1863, part. II et III ; T. Gangauf, 0. S. B., Des hl. Augustinus spéculative Lehre von Gott dem Dreieinigen, Augsbourg, 18C6, part. I ; .1. Martin, Saint Augustin, Paris, 1901, 1. II. Auteurs non catholiques. — A. Harnack, Lehrbuch der Dogmengeschiclite, 3{{e}} édit., Fribourg-en-Briçgau, 1894, t. {{rom|ii}}, 1. 1, c. {{rom|xiv}}, p. 115 sq. ; H. Voigt, Die Lehre des Atlianasius von Alesandrien, Brème, 1861, part. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|I}}, p. 17 sq. ; A. Robertson, Select Writings and I.eltera of Alhanasius, Prvlegomena, c. {{rom|iv}}, S 3, p. {{rom|lxxii}}, dans A Select l.ibrary of Niccne and Post-nicene Fathers of the Christian Church, 2' série, t. {{rom-maj|IV}}, Oxford, 1892 ; K. Iloss, Studien ïtbcr die Schriften und die Théologie dis Alhanasius auf Grund einer Echtheilsuntersuchung von Athanasius Contra gentes und De incarnatione, Fribourg-en-Hrisgau, 1899, part. {{rom-maj|I}}, § 12 ; ''H. E.'' F. Guerike, De schula, quæ Alexandrin Portât, catechetica commentatio histurica et theologica, Halle, 1824-1825, part. {{rom-maj|II}}, p. 333 (théodicée de Didyme) ; J. J. van Vollenboven, Spécimen theologicutn de Cyrilli Hierosolymitani catechesibus, Amsterdam, 1837, part. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|ii}}, p. 104 sq. ; .1. T. Plitt, De Cyrilli Hierosolymitani orationibus qux autant catecheticis, Heidelberg, 1855, part. {{rom-maj|II}}, S 8, p. 51 sq. ; A. Ilaase, S. Ephnemi Syri theologia quantum ex libris poeticis cognosci potest explicatw, Malle, 1869 ; C. Ullmann, Grcgorius von Nazianz, lier Theolog. Ein Beitrag zur Kirchen-und Dogmengeschichte des vierten Jahrhundertê, 2- édit., Gotha, 1867, pari. II. c. {{rom|i}}, S 1. p. 219 sq. ; s. p. Heyns, Disputatio hislorico-theologica de Gregorio Nysseno, Leyde, 1835, part. {{rom-maj|III}}, sect. {{rom|i}}, c. i ; W. Meyer. Die Gotteslehre des Gregor von S’gssa. Eine philosophische Stvdie nus der y.eit der Patristik, Halle, 1894 ; T. Foerstcr, Chrysostomus m seinem Verhàltniss zur antiochenischen Schule. I., , : L. Iti ag zur Dogmengeschichte, l."1110, 1869, c. {{rom|iii}}, p.87sq. ; A. Dorner, Augustinus. Sein theologisches System und religionsphilosophisehe inschauung dargestellt, Berlin, 1873, p, 18 sq. ; w. Timme, Augustins geistige Enlwicklung < trsten Jahren nach seiner Bekehrw 6 191, Herlin, 1908, c. {{rom-maj|XI}}, p. 171 sq. (dans la collection : Neue Studien zur Geschichtr der Tlu ologie und der Kirche, publ. par N. Honwctscb et R. Secberg). : , Quatru me période : In basse palrislique, 'lu milieu du v{{e}} siècle jusqu’au vin*. — Dans l’ensemble, cette période est loin de présenter le même inlérél que li"-- précédentes. Sauf de très rares exception ne sont plus des maîtres qu’on entend, mais des disciples qui répètent, a l’occasion, l’enseignement reçu, ittaques cessant, ou à peu près, sur le terrain de la théodicée, la littérature polémique n’esl presque pin-représentée. Quelqu crits contre le i iii-ine ou l>- manichéisme s’échelonnent au cours de [uatre siècles, comme les huit livres De guberna tione Dei, de Salvien, P. L., I. i ni, col. 25 sq. ; le petit traité Contra paganos, de uni Maxime de Turin, P.L.. i i, vii, col. 7KI -T'.H : la Disputatio <ir opificio mundi, de 7. >< fin ie, év< qui de Mitylèni / '.. L {{rom|lxxxv}}, col. 101 1 sq. le Diali gui nuira m tint Jean Damascènc, P. G. i. {{rom|xciv}}, col. 1506 iq, n. t..lit guère que répéter su développer les argument 'b Péri antipolyth et antidualistes. Si, d’une façon plus générale, nous considérons la proposilion et l’explication de la théodicée, l’Orient et l’Occident marchent désormais trop à l’écart, pour qu’il soit possible d’assigner aux Pères qui les représentent des caractéristiques communes. 1. ''La basse palrislique en Orient''. Trois noms résument cette période : l’un, au début, vers la fin du V{{e}} siècle ou le début du {{VIe}}, le pseudo-Denys l’Aréopagi te ; l’autre, au milieu, saint Maxime le Confesseur (f662) ; l’autre, à la fin, saint Jean Damascéne (f vers 750). Dans la question présente, les deux premiers ne font qu’un moralement ; car, dans ses Scltolia sur les œuvres de l’Aréopagite, saint Maxime n’est que disciple et commentateur. Il n’en va pas de même du docteur de Damas ; il se distingue nettement des deux autres et doit être traité à part. a) Le pseudo-Denys VAréopagile. — L’énigmatique personnage dont les écrits nous sont parvenus sous le nom de Denys l’Aréopagite, présente une double particularité dont il faut tenir compte. Pour la première fois nous nous trouvons en face d’une synthèse qui porte directement sur la connaissance et la nature de Dieu, dans les traités De divinis nominibus et De mystica Uwologia, 1'. G., t. {{rom|iii}}, col. 985, 997. L’autre particularité tient au caractère philosophique des écrits dionysiens. L’auteurest néoplatonicien, et spécialement dépendant de Proclus (411-485). Sur ce point, mis en lumière par les récents travaux de J. Stiglmayr, S..1.. et de H. Koch, voir Denys l’Aréopagite, col. 432 sq. A la seconde particularité se rattachent diverses accusations portées contre la théodicée de Denys ; accusations graves, surtout sous la forme où elles sont présentées par un certain nombre d’écrivains protestants qui voient en lui moins un théologien chrétien qu’un philosophe païen. La plus commune est celle de scepticisme ou d’agnosticisme mystique. On s’en rendra comple par les phrases suivantes : « Tout effort pour connaitie Dieu lui semble sans valeur… Toute pensée humaine n’est en vérité qu’une erreur, si on la compare avec la substance de l’aperception divine (De div. nom., vu, 1|… Dans la création du monde, Dieu ne s’est pas révélé, mais voilé, puisqu’il a jeté toutes ses créatures autour de lui, comme un voile qui nous le cache (Epist., {{rom-maj|IX}}, 2)… Ainsi voilà le faux Denys qui contredit ouvertement toute doctrine prétendant nous conduire a la connaissance île Dieu, soit par l’investigation immédiate de sa nature, soii par la contemplation de ses œuvres et de son efficace dans le monde. La nature sceptique de la pensée de Denys est hors de doute. > II. I î i t ter. Histoire de In philosophie chrétienne, trad, .1. Trullard, t. {{rom-maj|ii}}, p. 175. Sans aller aussi loin, Scbuane voit dans l’Aréopagite un traditionaliste : « Il soutient l’impossibilité pour notre raison non seulement de comprendre, mais même de connaître Dieu. Comme les traditionalistes, il rail dériver de la révélation toutes nos connaissances sur Dieu. Histoire des doi trad. A. Degert, t. {{rom|ii}} p. 19, noie i. L’assertion est fondée sur le début du traité des Noms divine, {{rom|i}}, 1, où il est affirmé qu’il ne faut rien dire, ni même rien penser de Dieu, que ce qui nous en a été manifesté « i i n haut par les saints ora< l< Une autre accusation, non moins grave, concerne la relation de Dieu au mie. Comme les néoplatoni alexandrins, Plotin et Proi lus en particulier, Denys aurait eu sur la production des êtres une conception panthéiste ou émanatiste : dans un sens gnostique, dit Baumgarlen-Crusius, Dr Dionysio A reopagita, léna, 1823 ; dans un, n-purement spirituel, dil J, 8.V. Engelhardt, Die ungeblichen Schriften dei Areopagilen Dionysius, Salzbach, 1823, t. {{rom|ii}}, p. 336 ; dans l. d’un panthéisme dynamique, dil o. Siebert, Die Meta* plnjsik unil Kl lut, p 99 I 1 1 moins n’a i il pas eu la notion chrétienne d un.<noinclude> <references/></noinclude> dyhomedxlf9y7v06q7yv4j05ayqs4ai Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 4.2.djvu/266 104 4300167 15908479 15695953 2026-07-07T13:01:32Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908479 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1799|DOSITHEE DOUCIN|-1800}}</noinclude><section begin="DOSITHÉE"/><nowiki/> {{P début|90}}Athènes, 1854, t. {{rom|i}}, p. 196-197 ; Pichler, Geschichte des Proteatantismus in der orientalischen Kirehe, Munich, 1862, p. 221-222, 229-245 ; CoDBtantios I (patriarche), E-jyypasal IX&roovic, Constantinople, 1866, p. 151-152 ; Sathas, NeoiMi)vix)| siXoloficc, Athènes, 1868, p. 379-383 ; Hypsilanti, Tft i* « t4 t v / KWtv, Constantinople, 1870, p. 267, 799 ; A. G. (protoïerevs Alexandre Gorsky), O soborie ierusalimskom (Le concile de Jérusalem), dans Suppléments aux versions en russe des œuvres des suints Pères, Moscou, 1871, t. {{rom|xxiv}}, p. 568-620 ; Démétracopoulos, 'OpOôSoÇof Ea"L-/ ; , Leipzig, 1872, p. 165-166 ; Palamas, ', - r, n : 'i, ; .i.>-, Jérusalem, 1872, p. 536-561 ; Maltchenko, Dosithei, patriarkh ierusalimakii, dans Duchepoleznoe Tchtenie, Moscou, 1877, t. {{rom|iii}}, p. 475-496 ; 1878, t. {{rom-maj|I}}, p. 81-106, 220-240, 494508 ; t. {{rom|ii}} p. 24-50, 147-175 : premier essai biographique sur Dosithée ; l’auteur y a utilisé les documents russes, en particulier les lettres de Dosithée publiées dans la I" partie de l’Arkhiv iugozapadnoi Jiossii, Kiev, 1873 ; Rozov, Essai d’Instuire de l’Église orientale depuis la prise de Constantinople par les Turcs jusqu’à >ios./oins, Moscou, 1880, p. 101-102 ; Sinca, Chronica românilor, Bucharest, 1886, t. {{rom|iii}}, p. 261, 310, 321, 339, 345 ; Picot, Notice biographique et bibliographique sur l’imprimeur Anthime d’ivir, métropolitain de Valachie, Nouveaux mélanges orientaux, Paris, 1886, p. 515-560 : Legrand, 'EUiiïtxJv 'Eirurtolàptov, Paris, 1888, p. 6, 8, 11, 12, 15, etc. : ld.. Recueil de documents grecs concernant les relations du patriarcal de Jérusalem avec la Roumanie, Paris, 1895, p. 31-35, 41-44 ; ld.. Bibliographie hellénique du xvrf siècle, t. {{rom|ii}} p. 401, 414, 475, 458 ; t. {{rom|iii}}, p. 8, 28, 40, 45, 54 ; Melchisédech (évêque roumain), Biserica ortodoxa in lupla eu protestantismulu in veacul {{rom|xvii}}-{{rom|l}}ea, Bucharest, 1890, p. 26-27 ; Erbieeanu, Cronicarii greci, Bucharest, 1890, p. VIvii, 103-107 ; Kapterev, Snocheniia ierusalimskago patriarkha Dositheia s russkim pravitelstvom ( Les relations île Dosithée, patriarche de Jérusalem, avec le gouvernement russe), Moscou, 1891 de meilleur ouvrage paru jusqu’ici sur le rùle politique et religieux de Dosithée : l’auteur y a utilisé de nombreux documents inédits conservés dans les archives de Moscou) ; ld., La domination des Grecs dans le patriarcat de Jérusalem depuis lu première moitié du xvr jusqu’à la moitié du xvm{{e}} siècle, Bogoslovsky Viesltiik, 1897, t. {{rom|i}}, p. 198-215 ; i. {{rom|ii}}, p. 27-43 ; Erbieeanu, Material pentru complectarea istoriei bisericesti si nationale, documente inédite, Biserica ortodoxa romana, 1891, t. {{rom|xv}}, p. 694-699 (Lettres de Dosithée) ; Cyrille Athanasiades, Ta xtreSt rtv ioîSinov Ao » 18 « ov N *?}. » &//, / vâi 'I* f » «)ii|iuv, Smttïj (Athènes), t. {{rom|xiv}} (1891), p. 289-296, 353-363 ; t. XV (1892), p. 14-22. 44-61, 77-86, 109-121, 1 43-148, 169-180, 200-217, 246-255, 260-274, 297-305, 327-335. 364-371 ; t. {{rom-maj|XV}}, p. 74-83 (travail important, bien que rempli de digressions, et louangeur à l’excès) ; Pokrovsky, Russkiia eparkhii v {{rom|xvi}}-{{rom|xix}} vv., Kazan, 1897, t. {{rom|i}}, p. 488-491 ; Papadopoulo-Kéramevs, ' ; <ù.irz «. ; ( ?<> ffoXu|UTMHj « « ax<">*oY<' « <i ' >. P- 231-307, 430-431 ; t. {{rom|ii}}, p. 285-309 ; t. {{rom|iii}}, p. 67-72, 131, 134-137, 227-228 ; t. {{rom-maj|IV}}, p. 42, 44, 530 ; Gennadius, évêque de Bimnic (Roumanie), lstoria marturisirei orthodoxe, Biserica ortodoxa romana, 1898, t. {{rom|xxii}}, p. 807-822, 852-873, 866-868 ; Hore, Eighteen centuries of the orthodox greek Church, Londres, 1899, p. 574-575 ; Smentzowski, Bratia Likhoudi, Saint-Pétersbourg, 1899, p. 52-57, 283-290, 294-296, 3C8-310, etc. ; 'Il 'ExxXr.uîo 'IspoooMjtMv *<toùç tSwapaç TtXeuteîou « iiùva ; , Athènes, 1900, p. 89-93 ; Ionescu, Influenta cultucrei grecesci in Muntenia si Moldava, Bucharest, 1900, p. 46-49, 50, 53, 78, 260 ; Ior^a, lstoria literaturii romine in secolul al xviu-lea, Bucharest, 1901, t. {{rom-maj|I}}, p. 36, 4245 ; Hackett, A liistory of the orthodox Church of Cyprus, Londres, 1901, p. 115, 135-136, 214, 246-250 : Verdy de Vernois, Die Fraye der heiligen Stâtten Palàstinas, Berlin, 1901, p. 51 ; Kyriakos, Geschichte der orientalischen Kirehe, Leipzig, 1902, p. 148 ; Erbieeanu, Bibliografla grmea, Bucharest, 1903, p. 2-0, 13-18, 22, 32-33, 54-55, 69-72, 83-86 ; Bianu et Hodos, Bibliografla romanesca veche, Bucharest, 1903, t. {{rom-maj|I}}, p. 251-258, 273275, 297-315, 337-339, 369, 378-389, 463-466, 501-508 ; lorga, lstoria literaturii rcligioase a rominilor pana la 1688, dans stiidii si documente eu privire la istoria rominilor, Bucharest, 1904, t. {{rom-maj|VII}}, p. 177, 2()01201, 204-205, 212-214 ; Erbieeanu, l’refata de la cartea lui Meletie Sirig scriesa de Dositeiu Patriarhul Jerusalimului, Biserica ortodoxa romana, 1904, t. {{rom|xxvii}}, p. 1212-1221, 1344-1854 ; Viata lui Meletie Sirig de Dositeiu Patriarhul Jerusalimului, Biserica ortodoxa romana, 1905, t. {{rom|xxix}}, p. 29-34 ; Délikanis, T* iv toî ; x<iî151 -. : "> r'/TÇ-tvpLy.'J &p£0[(OÇ lvctXIÏOU ffuÇ^pCVCI IT.inr^yj. lxxXl)fffCC0TCX& y ; 'jVSV, Constantinople, 1904, t. {{rom-maj|ii}}, p. 375-376, 399-405, 464 ; 1905, t. {{rom-maj|III}}, p. 78-93 quèces concernant Païsios Ligaridès), 183-188, 191-200, 205-225, 678-685, 905-910 ; Titov, Russkaia pravoslavnaia tter L"' v polsko-litovskom gosudarstvie v {{rom|xvii}}-{{rom|xviii}} vv., Kiev, 1905, t. {{rom-maj|II}}, p. 35-42 ; Erbieeanu, Barbali culti greci si romani si profesorii din academiile de I{{e|a}}si si Bucuresti, Bucharest, 1905, p. 14-10 ; Chrys. Papadopoulos (archimandrite), 'Il îiç » ; » >, >, < « S irtaupotl /-/ ; . I| iv ! .'>-., , bi : 'i.', - ; ^r, */-, "L> ; , Jérusalem, 1905, p. 46-64 ; 0l ÏI'/-V.'> Ç.///1 'UçoTOL’j/oiV w{ ttveUpetTtXOI /- : f'/' ; w' ; v. T/| ; 'IVit'' ; : -/'j-'i. rtv l* alSva, N£a ri..', , , 1906, t. {{rom-maj|IV}}, p. 3-31, 177-196, 314-329, 413-428, 481-497 ; 1907, t. {{rom|v}}, p. 3-24(d’après les travaux de Kapterev) ; ld.. l'.v’Ai'^, II’LTv.'/f/r, ; 'ItfoToVJ|Auv, Nia Eiiiv, 1907, t. v. p. 97-168 ; .1. Sokolov, La confrérie du Saint-Séputchre ii Jérusalem : essai historique, dans Soobchtcheniia (Communications) de la Société impériale orthodoxe de Palestine, 1906, t. {{rom-maj|XVII}}, p. 9-11 ; ld. (Pomerantzev), L’élection des patriarches de Jérusalem aux xvii'-xvin{{e}} siècles, ''ibid.'', 1907, t. {{rom-maj|XVIII}}, p. 210-222 ; ld., Dosithée, patriarche de Jérusalem, ''ibid.'', 1908, t. {{rom|xix}}, p. 1t32 ; A. Palmieri, Dositeo, patriarca yreco di Gerusalemme, Florence, 1909.{{P fin}} {{d|A. Palmieri.|3|sc}} <section end="DOSITHÉE"/> <section begin="DOUBLET Jean-Baptiste"/><nowiki/> '''DOUBLET Jean-Baptiste''', oratorien français, né en 1622 à Paris où il mourut vers la fin du siècle, chez les Frères de la charité où il s’était retiré pour servir les pauvres. II est auteur de La guerre aux vices qui fait voir les laideurs, les malignités et les coupables de chaque vice en particulier avec les moyens de s’en défendre, publié sous le pseudonyme de.lean-Baptiste de Bonzèle, in-12, Paris, 1070. Le P. Houdry fait l’éloge de ce livre qui eut plusieurs éditions. {{P début|90}}Batterel, Mémoires, Paris, 1905, t. {{rom|iv}}, p. 501-502.{{P fin}} {{d|A. Ingold.|3|sc}} <section end="DOUBLET Jean-Baptiste"/> <section begin="DOUCIN Louis"/><nowiki/> '''DOUCIN Louis''', controversiste, né à Vernon (Eure), le 21 août 1(352, entra dans la Compagnie de Jésus en 1668. Vers le temps de la révocation de l’édit de Nantes, il était à Cæn, occupé de controverses contre les ministres protestants et de l’instruction des nouveaux catholiques. Il publia, à l’occasion de ces travaux : Lettres d’un catholique à un de ses amis de la religion prétendue réformée, Cæn, 1684-1685 ; 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Cæn, 1686 ; Traité de l’usage du calice ou de la communion sous les deux espèces, in-8'', Cæn, 1685 : Paris, 1686 ; Instruction pour les nouveaux catholiques, où l’on explique tous les articles contestez, et on en rend raison pur l’Écriture, et par les Pires des premiers siècles, {{in-8°}}, Cæn et Paris, 1686. Il opposa, à une critique de ce dernier ouvrage, Réponse à ce qu’on a écrit contrele livre intitulé : Instruction pour les nouveaua catholiques, in-12, Cæn, 1687. En 16<J7, le P. Doucin accompagna à La Haye M. Verjus, comte de Crécy, chargé pour la France des négociations de la paix dite de Ryswick. Ayant alors été mis au courant de la situation de l’Église catholique dans les Pays-Bas, il fit paraître un Mémoire touchant le progrès du jansénisme en Hollande, in-12, Cologne, 1698. C’est une traduction lihre du Memoriale brève, extractum ex prolixiorr de slatu ac progressu Jansenismi in Hollandia, ouvrage dû à la collaboration des deux jésuites hollandais François Verliiest et Norbert Verts et du curé Adrien van Wijck. Allard, Studien, Tijdschrifl…, t. {{rom|xxxiv}}, (1890), p. 25. Cette publication fit sensation et provoqua plusieurs réponses. Citons seulement : La foi et l’innocence du clergé de Hollande défendue contre un libelle diffamatoire intitule Mémoire…, par M. Dubois, in-12, Delfl, 1700 ; l’auteur véritable en est le P. Quesnel, justement accusé dans le Mémoire d’avoir fait plus que personne, avec Antoine Arnauld, pour propager l’hérésie parmi le clergé des Pays-Bas. Pierre Codde, archevêque de Sébaste et vicaire apostolique de Hollande, également mis en cause, déféra leMémoire comme calomnieux, au Saint-Office ; mais il se vit lui-même appelé à Rome, pour répondre sur les révélations qui étaient contenues, et, après enquête, futsuspendu de ses fondions de vicaire apostolique. Le refus d’une partie des prêtres hollandais d’accepter le successeur donné à Codde par le Saint-Siège, commença le schisme d’Utrecht. Le I'. Doucin a aussi publié de sérieux travaux sur l’histoire des anciennes hérésies : Histoire duneslorianisme, in-i", Paris, 1698 et 1699 ; Spécimen obser- <section end="DOUCIN Louis"/><noinclude> <references/></noinclude> 7a2g4z2n2ege95fjlccu7i07bkr1ajn Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.djvu/435 104 4301229 15908347 15574293 2026-07-07T12:59:15Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: bid''., → bid.'', (4), oj → of 15908347 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>82 : ALFRIG (SAINT) — ALGER 828 proiluil par P. I.., t. r.xxxix, col. 1455, 1460 : Mores, De JElfrico Dorobernensi archiepiscopo, Londres, 1789 ; Wharton.De Elfrico archiep. Cantuarienis, dans Anglia sacra, 1691, t. i, p. 125-134, reproduit dans ''P. L.'', ''ibid.'', col. 1459-1470 ; Wright, Diog. brit. Ut-, Londres, 1842, t. {{rom-maj|I}}, p. 480-494. A. Vacant. 1. ALGER. Formé à l’école cathédrale de Liège, successivement clerc, diacre et écolàtre du chapitre de SaintBarthélémy dans cette ville, puis, sous l’épiscopat d’Otbert (1091-1119), chanoine de la cathédrale, Alger occupa cette dernière charge pendant vingt ans jusqu’à la mort de l’évêque Frédéric (1121). Il figure en cette qualité comme témoin dans des chartes de 1107 (original dans le chartrier de Saint-Jean aux archives de l’État à Liège), 1112 (Martène, Ampl. coll., t. {{rom-maj|IV}}, p. 1187), 1 1 13 (cartulaire de Sainte-Croixꝟ. 39 aux archives de l’État à Liège). Refusant les offres avantageuses de quelques évêques d’Allemagne, il embrassa la vie monastique à Cluny. Il y renouvela la donation qu’il avait faite jadis à ce monastère sous l’abbé Ponce, étant encore dans le monde. Mabillon, Annales O. S. B., t. {{rom-maj|VI}}, p. 72 ; Bruel, Chartes de Cluny, Paris, 1894, t. {{rom|v}}, p. 330-331. Il y devint prêtre et vécut encore dix ans. Pierre le Vénérable, Contra Petrobrus., ''P. L.'', t. {{rom|clxxxix}}, col. 788 ; Chron. Cluniac, ou de Gérard d’Auvergne, dans Marrier, Bibl. Cluniac., annot., p. 139. On peut placer sa mort vers 1131 ou 1132. Pierre le Vénérable et Nicolas de Liège, ses contemporains, en font le plus grand éloge. Alger est auteur de plusieurs ouvrages, qui furent tous, semble-t-il, composés avant son entrée dans le cloître : {{1o}} un recueil de lettres sur des affaires ecclésiastiques, signalé par Nicolas de Liège, mais aujourd’hui perdu ; — {{2o}} un traité en faveur des droits de l’église cathédrale de Liège sur les églises secondaires de cette ville que Mi)’G. Monchamp croit retrouver dans l’appendice au Liber officiorum ecclesiæ Leodiensis publié par MM. Bormans et Schoolmeesters, Bulletin de la commission royale d’histoire de Belgique, V* série, t. {{rom|vi}}, p. 505-520 (communication privée d’un travail manuscrit) ; — {{3o}} Liber sententiarum magistri A, manuscrits à Paris, cod. lat. 3881, à Troyes, cod. 1317, auVatican, cod. 4361, etc., attribué à Alger par Herm. Huefler, dont l’opinion a été admise par Maassen et P. Fournier. Ce traité offre de nombreuses analogies avec le De sacramentis d’Alger, auquel il a sans doute servi de base ; il dépend étroitement de la Panormia d’Yves de Chartres et a été utilisé par Gratien. C’est une conception théologique plutôt que juridique ; — {{4o}} De sacramentis corporis et sanguinis domini libri 111, édit. Érasme à Bâle, 1530 ; Malou à Louvain, 1847 ; ''P. L.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 439 854 ; Hurter, S.S’. Patrum opuscula, t. {{rom|xxiii}}, Inspruck, 1873, p. 58-370 ; trad. allem. à Mayence, Schœffer, 1551. Dans le livre {{Ier}}, Alger expose la doctrine de l’Église sur la vérité de la présence réelle et substantielle du Christ dans le sacrement de l’autel et il la prouve par l’Écriture et la tradition ; il traite ensuite de la manière dont on reçoit le sacrement. Dans le livre {{rom-maj|II}}, il examine les questions relatives à la matière, à la forme et aux effets du sacrement. Dans le livre 111, il combat ceux qui font dépendre la validité et l’efficacité du sacrement de la dignité du prêtre. Le livre d’Alger est surtout dirigé contre Bérenger et les vaudois. Alger continue et complète l’œuvre de Lan franc et surtout de Guitinond d’Aversa. Son argumentation est claire, subtile, pénétrante. Il accentue surtout la spiritualité et l’indivisibilité du corps du Christ, qu’il affranchit des lois de l’espace ; de cette façon, sans employer, comme Paschase Radbert, le mot de creari combattu par Bérenger, ii donnait une explication aussi facile que solide de la transsubstantiation. C’est (’gaiement lui qui le premier a nettement et clairement établi la doctrine de la permanence des qualités sensibles, des éléments comme accidentia per se après la consécration ; — {{5o}} Traclalus de misericordiæt juslitia, Martène, Thés, anecd., t. {{rom-maj|V}}, col. 1020-1138 ; ''P. L.'', t. clxxx, col. 857-9(58. Cet ouvrage est moins une compilation de canons qu’un exposé systématique de la discipline ecclésiastique ; si l’auteur rassemble des matériaux, il les trie et les travaille. Hauck, A’. G. Deulschlands, Leipzig, 1896, t. {{rom|iii}}, p. 953. Le but de l’auteur est d’établir une concordance entre les contradictions apparentes des lois ecclésiastiques. Le livre {{Ier}}, De la miséricorde, examine dans quels cas il faut adoucir la rigueur de la discipline ecclésiastique et traite de la validité des sacrements conférés par des ministres indignes ; le livre {{rom-maj|II}}, De la justice, expose les cas où il faut appliquer rigoureusement la loi et la manière de le faire ; il traite de l’accusation contre les clercs, de la procédure à suivre, des appels à Rome. Dans le livre {{rom-maj|III}}, il est question des excommuniés, des condamnés, des schismatiques et des hérétiques, de la validité et des effets de leurs sacrements, notamment de la simonie, ce qui amène l’auteur à polémiser contre saint Pierre Damien à propos de son Liber gratissimus et à parler des rapports entre le pouvoir civil et l’Église. Le travail d’Alger se fait remarquer par sa clarté et sa méthode ; l’auteur énonce de courtes thèses, qu’il prouve par les Pères, les canons synodaux et les Décrétales (parfois fausses). Richter a montré en 1834 que ce travail forme une source importante du décret de Gratien, qui lui a emprunté des titres de chapitres et des citations ; — {{6o}} Traclalus de gratta et libero arbitrio, Pez, Thes. anecd., t. {{rom|iv}}, part. {{rom-maj|II}}, p. 111-118 ; ''P. L.'', t. clxxx, col. 969-972, courte dissertation sur la liberté de l’homme avant et après la chute, la prescience divine et la prédestination, nécessité de la prière pour obtenir la grâce et nécessité de la grâce pour faire le bien ; — l°De sacrificio missæ Mai, Script, veter. nova coll., Rome, 1837, t. ix, p. 371-374 ; ''P. L.'', ''ibid.'', col. 853-856 ; Hurter, SS. Patrum opuscula, t. {{rom|xxiii}}, p. 371-377, courte explication du canon de la messe, qui se trouve à la suite du traité précédent et de la même main dans le cod. lat. 812 de la Bibliothèque nationale de Paris, et que pour ce motif on a attribuée à Alger. Sources : Pierre le Vénérable, Epist., 1. Ill.epist. U, ''P. L.'', t. {{rom|clxxxix}}, col. 279 ; Contra Petrobr., ''ibid.'', col. 788 ; De miracutis, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xvii}}, ''ibid.'', col. 882-883 ; Nicolas de Liège dans Mabillon, Vetera Analecta, Paris, 1723, p. 129, ''P. L.'', t. clxxx, col. 737-738 ; Opéra dans ''P. L.'', t. {{rom|clxxx}}, col. 739-972 ; Érasme, Opéra, édit. 1703, Epist., 1095, t. {{rom|iii}}, p. 1274-1277 ; Ceillier, Hist. gén. des aut. sacrés, 2’édit., t. {{rom|xiv}}, p. 379-386 ; Hist. tilt, de la France, 2’édit., t. {{rom-maj|XI}}, p. 158-167 ; D. François, Bibl. gén. des écrivains de l’ordre de Saint-Benoit, Bouillon, 1770, t. {{rom-maj|I}}, p. 37 ; Richter, Beitr&ge zur Kennlniss der Quellen des kanonischèn Hechts, Leipzig, 1834, p. 7-17 ; H. Huefler, Beitrdge zur Gesch. der Quellen des kan. Rechts, Munster, 1862, p. 1-67 ; Maassen dans Krit. Vierteljahrscln ift de Poszl, Munich, t. {{rom|v}}, 1863, p. 186 ; de Theux, Chapitre de Saint-Lambert à Liège, Bruxelles, 1871, t. {{rom|i}}, p. 109-110 ; Bach, Dogmengeschichte des M. A., Vienne, 1873, t. {{rom|i}}, p. 389-391 ; Schnitzer, Berengar von Tours, Stuttgart, 1892, p.370-390 ; P. Fournier, dans Bibliothèque de l’École des Chartes, 1897, p. 651-656 ; Hurter, ''Nomenclator'' Iiterarius, Inspruck, 1899, t. {{rom|iv}}, col. 11-13. U. Bkrlière. 2. ALGER Guillaume Rounseville, théologien américain unitaire, né à Freetown (Massachusetts), le 30 décembre 1822, étudia la théologie à l’université’Harvard, tout près de Boston, et fut successivement pasteur de plusieurs églises à Roxburg, Boston et New— York ; depuis 1882 il s’esl retiré’à lioston. Son ouvrage principal est.1 critical history of the doctrine of a future life, dont la douzième édition a été publiée à Boston en 1885, livre érudit, mais dangereux, à cause de sis tendances universalisles, où l’on peut trouver les objections modernes contre l’éternité des peines ; un appendice contient une liste classiliée d’environ cinq mille ouvrages se rapportant à la nature, l’origine et la destinée de rame ; c’est l’œuvre d’Ezra Abbot, devenu fameux par l’édition américaine du Dictionary of the Bible. Un doit aussi à Alger The end of the worbl and<noinclude> <references/></noinclude> 8l4149bef3u5ysjqjdpquyxhvqq93sr Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/LeCinquiemeLivre/Commentaire 0 4384128 15909218 14329625 2026-07-08T08:27:59Z Rafavannay 131027 /* Relu et corrigé */ 15909218 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Rabelais marty-laveaux 04.djvu" from="317" to="354" header=1 /> 85koy2djsxjgtqkfhrv018s6l9ycn2h Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/Pantagruel/Commentaire 0 4384130 15908615 14329629 2026-07-07T13:38:49Z Rafavannay 131027 /* Relu et corrigé */ 15908615 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Rabelais marty-laveaux 04.djvu" from="165" to="226" header=1 /> p4vgev6fs7x4xbks1c3c7i4ydvpcvsj Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/157 104 4505852 15908828 15772197 2026-07-07T18:48:49Z Psephos 145984 15908828 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>qu’une compagnie de gens de Lettres s’occupât à en resserrer les articles ; ce qui ne manquera pas d’arriver quelque jour : mais il faut des siecles pour voir une pareille entreprise conduite à sa perfection. {{brn|1}} ''8 Juillet 1776.'' Les Italiens ont donné hier la premiere représentation d’une parodie d’''Alceste,'' ayant pour titre ''la bonne femme'' ou ''le Phénix.'' Elle est en deux actes & en vers mêlés d’ariettes & de vaudevilles. C’est la production de trois auteurs, dont un plus connu est {{M.|Auguste}}. Cet ouvrage a eu du succès : on y a trouvé de la gaieté, des saillies, de la finesse, des sarcasmes, & l’intrigue en est calquée ingénieusement sur celle de l’Opéra. La critique tombe principalement sur le poëme de l’original, car on sent que la musique ne pouvoit gueres y prêter ; il y a cependant quelques endroits où l’on s’apperçoit que les auteurs ont en vue le Chevalier Gluck. {{brn|1}} ''9 Juillet.'' Dom Martin, le Bénédictin dont on a ci-devant parlé, a fait imprimer son plaidoyer intitulé : ''Plaidoyer fait & prononcé au Grand Conseil pendant cinq Audiences par l’Abbé Joseph Martin, Prêtre intimé & défenseur, ci-devant Bénédictin de la Congrégation de {{St|Maur|nx,pt}} : contre Dom Mené Gillot, Supérieur Général de ladite Congrégation, appelant comme d’abus d’un Bref de dispense ou Indult de sécularisation accordé par notre Saint Pere le Pape le 5 Janvier 1772''. Le Religieux se propose d’y établir 1º.{{lié}}l’existence trop réelle de sa maladie, huit ans même avant l’époque de sa sécularisation ; ce qui doit empêcher de soupçonner raisonnablement,<noinclude> <references/></noinclude> omfiycmw78ja0gjjupyy21x8x1p9j7g Page:Hoefer - Biographie, Tome 25.djvu/488 104 4571496 15908332 14893825 2026-07-07T12:57:44Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908332 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" />{{nr|957| IRSON — IRVING |956}}</noinclude>9G0 résidence’ antérieure et sa Vie de Colomb lui avaient fait de nombreux amis. Il occupa ce poste quatre ans, et donna sa démission lorsque le candidat du parti démocratique, James Polk, arriva à la présidence (1846). Il revint aux États-Unis, et s’établit dans une charmante maison de campagne, sur les bords de l’Hudson, à vingt-cinq milles de New-York, et qu’il avait préparée et embellie d’avance comme l’asile de ses vieux jours. Il lui a donné le nom poétique de Sumiyside, qui est tout à fait justifié par sa belle exposition. Malgré l’âge avancé. et le charme du repos, après tant de voyages et de travaux littéraires , il n’y resta pas inactif. Il commença une nouvelle édition de ses œuvres complètes , auxquelles il ajouta des préfaces et des améliorations notables. De 1849 à 1850, il publia, comme nous l’avons déjà indiqué , son ouvrage de Mahomet et ses Successeurs , et plus tard, une biographie étendue d’Olivier Goldsmith. En 1855, il donna un volume d’esquisses, dont quelques-unes avaient paru dans les Magazines de New York, sous le titre de Chronicles of Woolfert’s Roost and other papers, qui rappellent le style élégant et ingénieux , l’humour et la force qui avaient donné tant d’éclat au Sketch-Book. Un dernier ouvrage , du plus vif intérêt pour les Américains, est en voie de publication. On savait que , même avant son ambassade en Espagne, M. Irving recueillait les matériaux pour une nouvelle biographie de Washington, et que c’était le sujet par lequel il voulait clore tous ses travaux littéraires. Le premier volume a paru en 1855 , deux autres ont suivi et un quatrième est annoncé. Le récit en est remarquable par l’élégance et l’excellent style ; mais l’auteur ne vise ni à la profondeur ni aux vues philosophiques. Il se distingue par beaucoup d’impartialité, tout en rendant pleine justice aux qualités morales et aux talents du héros, et en exprimant une vive sympathie pour sa noble entreprise, la fondation d’un pays et d’un peuple libre. Nous avons évité de faire, avec détails une appréciation critique des divers ouvrages de M. Irving ; l’espace ne le permettait pas. C’est surtout comme essayiste qu’il arrivera à la postérité ; car c’est dans ses divers essais que brillent au plus haut degré les qualités qui le distinguent, la finesse d’observation, la morale saine , la peinture fidèle de mœurs ou de paysages , l’humour et l’esprit ingénieux , et surtout la forme artistique et l’élégance exquise de style. J. Chanct. Cyclopwdia of American Literature. •— Englsh Cyclopxdia ( Biography ). — Men of the Time. — Documents particuliers. irwin (Eyles ), poète anglais, né à Calcutta, en 1748, mort à Clifton, le 14 octobre 1817. Ramené tout enfant en Angleterre, il fut élevé à Chiswick, et revint dans l’Inde en 1767 comme employé civil. Il fut suspendu de ses fonctions en 1777, àcausede son attachement àlord Pigot, et résolut d’aller demander justice à la cour des directeurs à Londres. Son voyage, marqué de nombreux incidents, ne dura pas moins de onze mois. II obtint facilement sa réintégration , et se hâta d’aller reprendre son poste à Madras. Dans l’état de crise où se trouvaient les possessions anglaises par suite de la guerre de l’Angleterre avec la France, il rendit à la Compagnie des services importants, et se plaignit d’être mal récompensé. Rappelé en 1785 , il fut rétabli en 1792 dans les fonctionsde surintendant des affaires de la Compagnie à la Chine. Il revint en Angleterre deux ou trois ans après, et, malgré ses démarches, il n’obtint plus d’emploi dans la Compagnie. On a de lui : Adventures during a voyage up the Red Sea, and a journey across the désert ; Londres, 1780, in-8° ; — Inquiry into the feasibility of Buonaparte’s Expédition to the East ; 1798 , in-8° ; et beaucoup de petits de poèmes intitulés : Thomas’s Mount ; 1771, in-4° ; — Bedekah, an indian pastoral ; 1776, in-4° ; — Ëastern Eclogues ; 1780, in-8° ; — Ode on theDeath of Hyder Ali ; 1784 ; — Buonaparte in Egypl ; 1798, in-8° ; — Nilus , an elegy on the vietory of admirai Nelson ; 1798 ; — Elegy on the Fall ofSaragossa ; 1809 ; — Napoléon, or the vanity of human wishes ; 1814, in-4°. Z. Annual Biography, — Rose, New gênerai Biographe cal Dictionary. FIN DU VINGT-CINQUIEME VOLUME.<noinclude> <references/></noinclude> 8vr2y5e3ipqeu5626gsrs9v9we8q4e8 Utilisateur:Sicarov/RaccourcisDico.js 2 4572061 15908246 15902227 2026-07-07T12:15:03Z Sicarov 121895 15908246 javascript text/javascript //Création de raccourcis pour pour l'édition de Dictionnaires-Encyclopédie' //inspiré de Utilisateur:Denis Gagne52/Raccourcis.js et Utilisateur:Lorlam/Raccourcis.js //pour l'utiliser : mettre dans sa page [[Spécial:Ma_page/common.js]] la ligne pour importer le code ci dessous en retirant le deux barres obliques //: //voir aussi [[MediaWiki:Gadget-MiseEnPage.js]], [[Gadget-Typo.js]], [[Gadget-correct long s.js]] // Raccourcis pour l'édition des encyclopédies // importScript('User:Sicarov/RaccourcisDico.js'); // Raccourcis en mode édition pour les Dictionnaires-Encyclopédie // Retour en arrière = Ctrl + z // NEW aA et Aa minuscule vers majuscule = Ctrl + Alt (+ MAJ) + m // {{rom|text}} = Ctrl + Alt + x (x pour dix en chiffre romain) // ''{{lang|la|texte latin}}'' = Ctrl + Alt + l (l pour latin)(ajout de l'italique) // NEW {{lang|he-Latn|texte hébreux latin}} = Ctrl + Alt + h (h pour hébreu) // {{lang|grc|texte en grec ancien }} = Ctrl + Alt + g (g pour grec) // {{d|auteur|3|sc}} = Ctrl + Alt + a (a pour auteur) // '''texte en gras''' = Ctrl + b (bold gras en anglais, non inclu, déja présent) // '''texte en italique''' = Ctrl + i ou Ctrl + Alt + i ou Ctrl + Alt + ² (italic en anglais, non inclu, déja présent) // KILL retrait des sauts de ligne dans le texte sélectionné et si sans selection, retrait espace en début de paragraphes et saut de ligne dans les paragraphes: Ctrl + atl + k (kill \n) // {{sc|petite capitale}} = Ctrl + q // <ref> Références </ref> = Ctrl + Alt + r (pour reférence) // {{abr|P.L.|Patrologia Latina}} = Ctrl + Alt + z (z pour zabréviation) // <nowiki/> = Ctrl + Alt + ! 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G\.),/g, '\'\'$1\'\','); content = content.replace(/(P\. L\.),/g, '\'\'$1\'\','); content = content.replace(/([Ii]bid\.),/g, '\'\'$1\'\','); content = content.replace(/([Ii]d\.),/g, '\'\'$1\'\','); content = content.replace(/(H\. 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G.\'\'|\'\'P. L.\'\')/g, '$1, \'\'$2\'\', $3');//Titre de livre (au moins deux mots en italique "Auteur, ''Titre livre''," \s=espace; [^,'']*?=tout sauf; \s+=au mions deux mots; [A-Z][A-ZA-Za-zÀ-ÖØ-öø-ÿŒœÆæIJij]= mot 2 commence par majuscule OU lettre accentuée;->point autorisé mais plus restrictive ensuite content = content.replace(/, (dans|dans le|dans la|dans l'|dans les)\s+([A-ZÀ-ÖŒÆ][^,\n]+), (t\.|l\.|sect\.|p\.t\.||n\.|col\.|vol\.|q\.|c\.|tr\.|part\.|\d+|in[-a-zA-Z0-9]*|[{]|dans|de|série|disp|Rome|Paris|Venise|Louv|Lyon|Lille|Const|Lon|Stra|Chic|Ath|Frib|Mosc|Leipz|Edimb|Vien|Pader|Brunsch|Berli|Hamb|Ingol|Inspru|Nordh|Saint|St|M.n|i|I|janv|fevr|mars|avril|mai|juin|juil|aout|sept|oct|nov|déc|\'\'P. G.\'\'|\'\'P. L.\'\')/g, ', $1 \'\'$2\'\', $3'); //", dans le/la ''Titre livre'', spécial" textbox.val(content); } } function raccLangLa() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\'\'{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}\'\'"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lang|la|", 'post': "}}"}); } } function raccLangHeLatn() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lang|he-Latn|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lang|he-Latn|", 'post': "}}"}); } } function raccLangGrc() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lang|grc|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lang|grc|", 'post': "}}"}); } } function raccAuteurDroite() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{d|", 'peri': str, 'post': "|3|sc}}"}); } } //Fonction Kill (nettoyage des espaces, saut de ligne, chiffre romains, et Typo) function raccKillLf() { const textbox = $('#wpTextbox1'); const selection = textbox.textSelection('getSelection'); const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex const roman = "([mdclxvi]+)"; //Romain dans le désordre const abbrbibliqfr = "(Matth|Marc|Luc|Jean|Act|Gen|Ex|Lév|Nb|Deut|Jos|Jg|Ruth|1Sam|2Sam|1R|2R|1Ch|2Ch|Esd|Néh|Est|Job|Ps|Prov|Eccl|Cant|Is|Jr|Lm|Ez|Dn|Os|Jl|Am|Abd|Jon|Mi|Na|Hab|So|Ag|Za|Ml|Rom|1Cor|2Cor|Gal|Éph|Phil|Col|1Thess|2Thess|1Tim|2Tim|Tite|Philém|Héb|Jac|1Pierre|2Pierre|1Jean|2Jean|3Jean|Jude|Apoc)"; const abbrbibliqlat = "(Matth|Marc|Luc|Ioan|Joan|Act|Gen|Exod|Lev|Num|Deut|Ios|Iud|Ruth|I Reg|II Reg|III Reg|IV Reg|I Par|II Par|I Esdr|II Esdr|Esth|Iob|Ps|Prov|Eccl|Cant|Is|Ier|Thren|Ezech|Dan|Os|Ioel|Am|Abd|Ion|Mich|Nah|Hab|Sophon|Agg|Zach|Malach|Rom|1Cor|II Cor|Gal|Eph|Phil|Col|I Thess|II Thess|I Tim|II Tim|Tit|Philem|Hebr|Iac|Iud|Apoc)"; if (selection && selection.length > 0) { // Cas sélection let str = selection.toString(); str = str.replace(/( \n)/g, "\n"); str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 "); textbox.textSelection('encapsulateSelection', { pre: "", peri: str, post: "", replace: true }); } else { let content = textbox.val() || textbox.text() || ''; content = content.replace(/-$\n/g, ''); //Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne content = content.replace(/^[ \t]+/gm, ''); // Supprimer espaces en début de ligne content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ]) content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n'); // Restaurer les doubles sauts de ligne content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1\.\'\','); //Citation : nettoyage : "x. y''.," italique suivi d'une virgule content = content.replace(/([a-z][a-z])\'\'\.,/g, '$1\.\'\','); //Citation : nettoyage : "y''.," italique suivi d'une virgule (plus fréquent) content = content.replace(/([a-z])- \n([a-z])/g, '$1$2'); // coupure de mots //CHIFFRES ROMAINS g=sur tout, i=insensible casse content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom : nettoyage : point après Rom suivi d'un chiffre content = content.replace(/(\st\.\s|\sq\.\s)([mdclxvi]+)(?=[\s,.;])/gi, '$1{{rom|$2}}'); //Rom : généraliste t. q. + rom + ,. ou espace content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom : nettoyage : remplace : par ; si entre chiffre et rom content = content.replace(/ (t|q|sect|c|Ps)\. (i|ii|iii|iv|v|vi|vii|viii|ix|x|xi|xii|xiii|xiv|xv|xvi|xvii|xviii|xix|xx|xxi|xxii|xxiii|xiv|xv)(,|\)| |\.|;|-)/g, ' $1. \{\{rom\|$2\}\}$3'); //rom habituel pour t q sect c content = content.replace(/, (1|t)\. \{\{rom-maj\|(\w+)\}\}, (dist|c)\./g, ', l. {{rom-maj|$2}}, $3.'); // 1800* sur dtc livre suivi rom-maj suici de c dist content = content.replace(/, (t|1)\. \{\{rom-maj\|(\w+)\}\}, (p|col)\./g, ', t. {{rom|$2}}, $3.'); // 3300* sur dtc livre suivi rom-maj suici de p col (ATTENTION faux positif sur les autres livres) content = content.replace(/(I|1|2|3|4|5|6)(um|am)/g,'$1{{e|$2}}'); // exposant um am content = content.replace(/I(ae|æ)(,| )/g,'I{{e|æ}}$2'); // exposant æ content = content.replace(/I(a|e)(-| |,)/g,'I{{e|$1}}$2'); // exposant e, a content = content.replace(/((1|2|3|4|5|6|7|8|9|10))(o|°) /g,'{{$1o}} '); // {{1o}} content = content.replace(/((1|2|3|4|5|6|7|8|9|10))(e) /g,'$1{{e}} '); // 4{{e}} textbox.val(content); // ✅ Activer le gadget Typo if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') { $.typo.exec(); } } } function raccSc() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } function raccRef() { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "<ref>", 'post': "</ref>"}); } function raccAbr() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{abr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true}); if (str != '') { var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition'); $('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2}); } } function raccNowiki() { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "<nowiki/>", 'post': ''}); } function raccPoemDico() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{Poem|", 'peri': str, 'post': "|df|fs=90%|m=2em|mg=20%}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "<poem>", 'post': "</poem>"}); } } function raccImage() { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{??|image}}", 'post': ""}); } function raccBreak() { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "<br>", 'post': ""}); } function raccSmallParagraphe() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{P début|90}}\n", 'peri': str, 'post': "\n{{P fin}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{P début|90}} ", 'post': " {{P fin}}"}); } } function raccRefl() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{refl|1|nosup|num=", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } function raccRefa() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{refa|1|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } function raccSection() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "##", 'peri': str, 'post': "##\n<nowiki/>\n\n" + str}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "## ", 'post': " ##"}); } } //BESOIN D AMELIORER CETTE FONCTION CHIFFRE SUR LES CÔTES TOUJOURS function raccNr() { // 1) Choisir la zone de texte active : corps ou résumé var $box = $('#wpTextbox1:focus, textarea[name="wpHeaderTextbox"]:focus'); // Fallback : si aucune des deux n'a le focus, on privilégie wpTextbox1 si présent if (!$box.length) { $box = $('#wpTextbox1'); if (!$box.length) { $box = $('textarea[name="wpHeaderTextbox"]'); } } // Si aucun champ trouvé, on sort if (!$box.length) return; // 2) Récupérer la sélection dans le champ actif var selection = $box.textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); // Essayer de découper par double saut de ligne var blocs = str.split(/\n\s*\n/).map(function (s) { return s.trim(); }).filter(function (s) { return s.length > 0; }); if (blocs.length >= 3) { // Cas 1 : au moins trois blocs séparés par des sauts de ligne var premierBloc = blocs[0]; var dernierBloc = blocs[blocs.length - 1]; // Si plusieurs blocs intermédiaires, on les joint avec un espace, // sinon on prend directement le second bloc. var texteDivers = (blocs.length > 3) ? blocs.slice(1, blocs.length - 1).join(" ") : blocs[1]; var pre = "{{nr|" + premierBloc + "|"; var post = "|" + dernierBloc + "}}"; $box.textSelection('encapsulateSelection', { pre: pre, peri: texteDivers, post: post, replace: true }); } else { // Cas 2 : pas assez de blocs ; découpe par espaces var firstSpace = str.indexOf(" "); var lastSpace = str.lastIndexOf(" "); if (firstSpace === -1 || lastSpace === -1 || firstSpace === lastSpace) { // Pas au moins deux espaces distincts : tout dans "texte divers" $box.textSelection('encapsulateSelection', { pre: "{{nr|", peri: str, post: "||}}", replace: true }); } else { var premierBloc = str.substring(0, firstSpace).trim(); var deuxiemeBloc = str.substring(firstSpace + 1, lastSpace).trim(); var troisiemeBloc = str.substring(lastSpace + 1).trim(); var pre = "{{nr|" + premierBloc + "|"; var post = "|" + troisiemeBloc + "}}"; $box.textSelection('encapsulateSelection', { pre: pre, peri: deuxiemeBloc, post: post, replace: true }); } } } else { // Si aucune sélection n'est faite, insérer un modèle vide prédéfini $box.textSelection('encapsulateSelection', { pre: "{{nr|", post: "|}}", replace: true }); } } //reccLie peu utilisé function raccLie() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': ''}); } } function raccModel() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } //====================================// // Zone de création des raccourcis appelant une fonction (Event key = définie les touches + viens le nom de le fonction raccAA) if ( mw.config.get("wgAction") === "edit" || mw.config.get("wgAction") === "submit" || mw.config.get("wgVisualEditorConfig")?.mode === "source" || // VisualEditor (onglet "Modifier") new URL(location.href).searchParams.get("veaction") === "edit" || // VisualEditor mode wikitexte (éditeur 2017) new URL(location.href).searchParams.get("veaction") === "source" ) { document.addEventListener("keydown", function (event) { if (event.key === "M" && event.ctrlKey && event.altKey && event.shiftKey) { event.preventDefault(); raccaA(); } if (event.key === "m" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccAa(); } if (event.key === "x" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccRom(); } //Raccourci itatlique classique if (event.key === "i" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccItal(); } //Raccourci itatlique ergonomique pouce+index+petit doigt if (event.key === "²" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccItal(); } if (event.key === "l" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccLangLa(); } if (event.key === "h" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccLangHeLatn(); } if (event.key === "g" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccLangGrc(); } if (event.key === "a" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccAuteurDroite(); } if (event.key === "k" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccKillLf(); } if (event.key === "q" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccSc(); } if ((event.key === "r" && event.ctrlKey && event.altKey) || (event.key === "r" && event.key === "AltGraph") ) { event.preventDefault(); raccRef(); } if (event.key === "z" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccAbr(); } if (event.key === "!" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccNowiki(); } if (event.key === "p" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccPoemDico(); } if (event.key === "?" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccImage(); } if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccBreak(); } if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccSmallParagraphe(); } if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccRefl(); } if (event.key === "c" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccRefa(); } if (event.key === "t" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccSection(); } if (event.key === "n" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccNr(); } if (event.key === " " && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccLie(); } if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccModel(); } }); } bfqdfzknpu1419c0klysc8l0m2afbwu Page:La Révolution cosmopolite 1 (2).djvu/2 104 4651004 15909277 15162238 2026-07-08T09:32:59Z EveyDouda 164376 /* Corrigée */ 15909277 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><nowiki /> <section begin="À NOS AMIS"/>{{c|'''À NOS AMIS'''|fs=200%|m=1em}} {{sep|2|m=1em}} Il y a quatre mois, nous fondions la ''RÉVOLUTION COSMOPOLITE'', journal hebdomadaire. Le manque de fonds, cette maladie si commune dans notre parti, nous força d’en interrompre la publication. Aujourd’hui, la ''RÉVOLUTION COSMOPOLITE'' renaît sous forme de revue ; nous reprenons le combat commencé, combat de plume, en attendant l’autre, le vrai. Nous appelons à nous tous les révolutionnaires indépendants. L’indépendance n’est pas une école, c’est au contraire l’absence d’écoles ; c’est, à proprement dire, un terrain neutre où les révolutionnaires sincères, quelles que soient leurs conceptions sociologiques, peuvent échanger leurs idées et se tendre la main. Si l’''UNION'' étroite est impossible entre les chefs de sectes, l’''ENTENTE'' est possible et nécessaire entre les soldats sans généraux, les militants socialistes sans ambition. C’est à prêcher cette entente que nous nous appliquerons, ainsi qu’à défendre l’idée d’internationalisme qui, seule, peut assurer le triomphe définitif de la révolution. Et nous jetons de nouveau notre cri de guerre : « L’homme libre dans l’univers libre ! »<section end="À NOS AMIS"/><noinclude> <references/></noinclude> 5upttt2vbp94v0wbj33j6nszcp5cmpz Page:La Révolution cosmopolite 1 (2).djvu/3 104 4651017 15909282 15162650 2026-07-08T09:39:01Z EveyDouda 164376 /* Corrigée */ 15909282 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><nowiki /> <section begin="MANIFESTE"/>{{c|MANIFESTE|fs=160%|m=1em}} {{c|DU|fs=140%|m=1em}} {{c|'''Groupe cosmopolite'''|fs=200%|m=1em}} {{c|AUX|fs=140%|m=1em}} {{c|RÉVOLUTIONNAIRES ÉTRANGERS|fs=160%|m=1em}} {{sep|2|m=1em}} Travailleurs, Il est temps de sentir les coudes et de se liguer sur tous les méridiens, le moment de se révolter va être opportun. Il semble que l’année 1887 ne doive pas s’écouler sans qu’une terrible conflagration éclate en Europe. Cette conflagration peut engendrer la révolte partout où un homme en commande un autre, partout où un homme souffre pendant qu’un autre jouit, elle peut engendrer la Révolution sociale universelle si nous le voulons, nous, les esclaves. Depuis la disparition de l’ancienne Internationale, partout où il y a des révolutionnaires militants l’on parlait, depuis plusieurs années, et l’on parle plus que jamais de relever cette puissante ligue sur d’autres bases. Eh bien, travailleurs, il est temps d’agir. Si la prochaine guerre que prépare la bourgeoisie doit-être, comme nous l’espérons, le signal de la Révolution, au moins faut-il que nous soyons prêts et ligués autant que peuvent l’être les éléments divers qui composent l’armée révolutionnaire. La mort d’un monarque, le moindre incident peut mettre le feu aux poudres, la moindre étincelle peut enflammer ce mélange explosif de poudre à canon d’obus et de cartouches. La Russie se précipitera-t-elle sur l’Autriche ? L’Allemagne se jette-t-elle sur la France ? N’importe, ce n’en sera pas moins l’assassinat des peuples par les peuples, l’égorgement des pères, des frères, des fils, le désespoir des épouses et des mères. C’est cela qu’il faut empêcher ; nous qui voulons l’émancipation de l’humanité et nous intitulons ses défenseurs. La bourgeoisie capitaliste ne connaît pas de frontières lorsqu’il s’agit de ses intérêts, elle en impose aux prolétaires pour les diviser, paralyser leurs forces et les retenir dans l’esclavage. Incapable de résister plus longtemps au torrent de ses déshérités, elle ne trouvera rien de mieux que de les mener à la boucherie, seul moyen radical de se débarrasser pour longtemps des questions sociales. Eh bien, travailleurs, préparons-nous aux éventualités d’une guerre prochaine, afin que nous n’en soyons pas les dupes et qu’elle se tourne contre la bourgeoisie elle-même. Pour cela, il faut unir nos forces, il faut qu’une entente commune fasse qu’au premier signal, de Chicago à Paris, de Londres à Moscou tous les gouvernements soient attaqués désespérément par les socialistes de tous les pays. Il faut que partout, dans toutes les capitales, dans tous les centres industriels, nous nous emparions des forces productrices pendant que les inconscients seront l’arme au pied aux frontières. Ce qui s’impose donc, c’est l’entente internationale, c’est une ligue révolutionnaire socialiste internationale, une ligue cosmopolite que nous nous efforcerons d’organiser dans le plus bref délai et qui contribuera puissamment au triomphe de la Révolution. {{d|''Pour le groupe cosmopolite'', |fs=140%|m=1em}} {{d|'''L. SCHIROKY.'''|3|sc}} Les groupes socialistes révolutionnaires français et étrangers, qui voudront adhérer à la ''Ligue cosmopolite'', sont priés d’envoyer leur adhésion à Ch. Malato, secrétaire provisoire de la Ligue, 10, Passage des Rondonneaux, Paris. {{Séparateur}} <section end="MANIFESTE"/> <section begin="COMMUNE ET COMMUNISME"/>{{c|COMMUNE ET COMMUNISME|fs=160%|m=1em}} {{sep|2|m=1em}} Travailleur, Tant que tu n’auras pas changé l’ordre économique actuel, Tant que tu n’auras pas pris possession de la terre, des mines, des machines, en un mot, de toutes les forces productives,<section end="COMMUNE ET COMMUNISME"/><noinclude> <references/></noinclude> ox9buoa3s5ss9duuy8ql0aff50k8f68 Page:La Révolution cosmopolite 1 (2).djvu/4 104 4651035 15909291 15176356 2026-07-08T09:46:30Z EveyDouda 164376 /* Corrigée */ 15909291 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki /> Tant que tu n’auras pas socialisé la richesse que toi seul produit et dont toi seul ne jouis pas, Tu seras condamné à la misère perpétuelle, à la révolte permanente. Il faut donc que la prochaine révolution soit absolument et avant SOCIALE. Or, sais-tu le péril ? C’est que, à l’instigation des ambitieux qui sont dans nos rangs, chaque parti a les siens, cette révolution ne dévie, n’aboutisse à un simple changement de gouvernement, à une substitution de personnes. Précisons : J’entends crier beaucoup trop : « Vive la Commune ! » et pas du tout : « Vive le communisme ! » Cela m’épouvante. Qu’est-ce que le communisme ? La production de la richesse par tous les membres de la Société, selon leurs forces, la répartition de cette richesse entre tous, selon leurs besoins. Qu’est-ce que la Commune ? Un gouvernement plus ou moins parlementaire, régentant ou une seule ville et, alors, il est impuissant, ou toute une contrée, et, alors, il est oppressif. On me parle de la Commune d’Étienne Marcel. Je salue la mémoire d’Étienne Marcel et je passe outre : nous ne sommes pas en 1358, nous sommes en 1887. On me parle de la Commune de 92. Les hommes de 92 ont été grands et victorieux, parce qu’ils ont innové et non pastiché. On me parle de la Commune de 1871. Je hausse les épaules. Paris-commune a été beau ; la Commune de l’Hôtel de ville n’a su que mourir honorablement. Ayant entre les mains Paris avec ses héroïsmes, ses dévoûments, ses armes et ses munitions, avec tous les engins de la science moderne, qu’a-t-elle fait ? Elle a séparé l’Église de l’État, — mais laissé debout la Bourse ; Elle a aboli la conscription, — mais préservé la Banque ; Elle a voté des pensions aux veuves et aux orphelins des fédérés, mais épargné les capitalistes et les voleurs. Elle a eu quinze mille défenseurs effectifs ; elle pouvait en avoir deux cent mille en supprimant la misère et en appelant au bien-être tous les déshérités. C’est pourquoi, prolétaire, sans jeter l’injure à cette Commune qui, à côté de déclamateurs incapables, a compté des purs comme Delescluze, des révolutionnaires comme Jerré, des martyrs comme Varlin, réserve tes acclamations pour le communisme qui, seul t’émancipera en te donnant du pain et de la liberté. {{d|Ch. MALATO|3}} {{Séparateur}} <section end="s1"/> <section begin="COMPAGNON"/>{{c|'''Citoyen ou Compagnon ?''' |fs=200%|m=1em}} Compagnon et citoyen sont deux substantifs qui n’ont entre eux aucune synonymie. Le dictionnaire dit : Citoyen, habitant d’une cité. Complétons l’explication. Le citoyen a des droits mais il a aussi des devoirs. Cet ''habitant d’une cité'' qui nomme ses représentants, doit la défendre contre l’invasion, les abus et contre tous ceux qui pourraient, soit par des paroles, des écrits ou des actes compromettre les intérêts de la cité. Cette idée d’isolement a pour résultat immédiat, le chauvinisme néfaste qui titille l’égoïsme humain. On cherche à enrichir sa cité au détriment d’une autre qu’on appauvrit injustement. Quelles haines cet esprit casanier engendra entre les citoyens des grandes villes helléniques ! Que de sanglants ravages lorsque les cités devinrent provinces, puis pays ! Le monde entier souffre de ce ridicule usage qui veut qu’un homme soit citoyen Français ou Allemand, etc., etc. Quelle aberration ! Que ce mot de citoyen convienne à ceux qui font de l’idée de Patrie, la base de leur constitution, nous ne leur disputerons pas, enchantés de leur abandonner un terme impropre à ceux qui aiment un travailleur parce qu’il produit, et, qui veulent oublier les fautes d’hommes qui, pour n’être pas préhistoriques, subiront l’oubli de ces derniers en devenant avec eux ainsi que les sorciers des légendes. Compagnon, au contraire, est l’expression de familiarité, de solidarité, de confraternité entre hommes subissant les mêmes tyrannies et aspirant à une délivrance commune : compagnon de chaîne ! compagnon de luttes ! Pourquoi ne nous appellerions nous pas compagnons ? Nous autres socialistes, avons-nous une cité ? Non. Les préjugés de ''frontières'' et autres barbarismes ne nous accablent plus. Nous aimons et luttons avec ceux qui souffrent, ils sont nos camarades, nos ''compagnons'' ! eh bien ! alors ? Quoi ! parce que les anarchistes l’ont employé les premiers, devons-nous refuser de nous en servir ? Ce serait tout simplement stupide. Les radicaux et les opportunistes, voire certains réactionnaires, s’appellent citoyens. Les modérés et les ardents du Parti socialiste peuvent, sans déchoir, s’appeler compagnons. Quant à nous, le mot citoyen est un non-sens, et nous sommes trop ennemis des idiotismes et des idioties pour l’accepter, eu égard à des considérations de second ordre. Citoyen est bourgeois. Compagnon est socialiste. Camarades, choisissez ! {{d|Jacques Prolo.|3|sc}}<section end="COMPAGNON"/><noinclude> <references/></noinclude> 6lghudnigp6gu1abyabn8vje9m75pcf Page:La Révolution cosmopolite 1 (2).djvu/5 104 4651101 15909300 15162731 2026-07-08T09:56:19Z EveyDouda 164376 /* Corrigée */ 15909300 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><nowiki /> <section begin="SOUVENEZ-VOUS"/>{{c|Souvenez-vous ! |fs=200%|m=1em}} {{sep|2|m=1em}} Ce pamphlet s’adresse plus particulièrement aux fils d’ouvriers et de paysans, que l’état bourgeois a transformés en chiens de gardes de ses propriétés, c’est d’eux que dépend bien souvent le sort des révolutions ouvrières, car ils pèsent lourds dans la balance, les régiments qui passent comme le 88{{ème}} à Montmartre, avec armes et bagages à la révolution, et nous estimons que les socialistes oublient trop que l’armée n’est pas seulement conservée par la bourgeoisie, pour défendre le sol national contre l’étranger, mais aussi pour défendre le Capital repu et content contre les revendications du Travail. Comme s’il lui était permis de causer les coudes sur la table, ayant entre lui et les pays, une bonne bouteille de vin, rouge comme le sang des vignerons qui l’ont fait pousser, ou pendant de longues soirées d’hiver devant l’âtre où flambent les sarmants secs, à l’heure où chacun raconte ce qu’il sait, ou bien encore si, s’introduisant dans une chambrée à l’heure du coucher, il courait avec les petits pioupioux : du village lointain où ils sont nés, de la mère qui se prive pour envoyer quarante sous, du vieux qui est estropié, des gosses qui traînent la misère parce qu’ils sont encore trop jeunes pour aller en ''condition'', après que chacun aurait narré ses aventures d’amour, les grandes bourrades et les sonores baisers échangés avec les belles filles derrière les haies en fleurs, les culbutes mémorables faites dans les blés dorés où les coquelicots mettent des taches de pourpre, l’auteur prend sa voix grave pour dire à tous les pauvres diables que la loi fait soldats : Souvenez-vous ! Souvenez-vous, que vous étiez ouvriers hier et que vous serez ouvriers demain. Souvenez-vous, qu’aux jours d’insurrection quand la misère et la faim font sortir les pauvres de leurs repaires, les gouvernants, royauté, empire ou république bourgeoise, font marcher l’armée composée de l’élite de la jeunesse, contre les vieux ouvriers qui se révoltent, contre les femmes en haillons et les enfants qui ne réclament bien souvent que du travail et du pain. Souvenez-vous, que chaque fois que l’armée a écrasé une révolte, noyé dans le sang un ensemble de revendications ouvrières, quand à leur tour les soldats rentraient dans les rangs du peuple, ils se rendaient compte qu’en se battant contre les meurtres de faim ils avaient fait du tort à leur classe, à eux-mêmes. Souvenez-vous, frères de l’armée, qu’avant d’endosser l’uniforme, vous avez souvent souffert de privations, du manque des choses indispensables à la vie, du froid pendant les durs hivers, et que, de temps en temps, le père ou l’oncle ont devant l’âtre vide conté l’histoire des insurrections vaincues, et maudit les soldats qui servaient à la bourgeoisie pour étouffer les révoltes des pauvres. Souvenez-vous, descendants des canuts de Lyon, que vous devez à l’armée d’être restés esclaves du capital. Souvenez-vous, petits-fils ou neveux des insurgés de juin 1848, que l’armée a écrasé ceux qui ne réclamaient que du travail au nom de la République qu’ils avaient établie. Souvenez-vous, paysans ou mineurs, fils de mineurs et de paysans, que si la misère est si grande au pays de la houille, c’est que toujours les gouvernants ont mis au service des gredins qui ont exploité, qui exploitent encore vos pères, les armées valeureuses comme elles le sont aujourd’hui, et que devant les baïonnettes, les pauvres ont dû toujours aider. Souvenez-vous tous, que si nous avons aujourd’hui cette République bâtarde qui imite l’empire en l’aggravant, c’est qu’en 1871, l’armée au service de la réaction a écrasé l’héroïque Paris soulevé pour la conquête des libertés publiques. Si la misère et la faim exercent encore leurs ravages dans nos familles, si les vieux crèvent à l’ouvrage pour nourrir les enfants, si on prend à chacun de vous cinq belles années de jeunesse, si, en un mot, on fait de vous des prétoriens de l’armée permanente, c’est que les fauves de l’armée de Versailles ont enseveli avec la Commune, les revendications et les réformes qu’elle apportait dans les plis de ses drapeaux rouges. Souvenez-vous des misères endurées, songez à celles qui vous attendent, et si vous voulez enfin être libres un jour, si vous voulez que cesse l’adversité, ''faites votre devoir'' ! Autrement si les enfants du peuple qui composent l’armée, continuent à ne pas voir, s’ils s’obstinent à ne pas comprendre, ils seront condamnés eux et leurs enfants à l’éternel servage économique, produisant la pauvreté, la misère. Et quand écrasés par le salariat, ils se lèveront comme les canuts, comme ceux de Juin, comme ceux d’Aubin et de la Ricamarie comme ceux de 1871, comme les verriers belges il n’y a pas un an, des fils de paysans et d’ouvriers de l’armée, répondront à leurs appels par du plomb, de la mitraille ; des baïonnettes fouilleront les poitrines ; des sabres ouvriront des crânes, la révolte encore une fois, sera écrasée jusqu’au jour où une génération nouvelle se dressera contre l’état bourgeois. Ce serait à désespérer de l’humanité ! ce serait proclamer<section end="SOUVENEZ-VOUS"/><noinclude> <references/></noinclude> t2dxhwbxoqj3gmznsona2otoepfqu4e Page:La Révolution cosmopolite 1 (2).djvu/6 104 4651119 15909320 15162764 2026-07-08T10:23:10Z EveyDouda 164376 /* Corrigée */ 15909320 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><nowiki />qu’éternellement notre race tournera dans ce cercle de souffrance, de barbarie et de lâcheté, qu’éternellement les révoltes seront écrasées par l’armée, ce serait poser ce principe : l’éventrement perpétuel des frères par les frères, des pères par les enfants, pour la sécurité de la bourgeoisie capitaliste. Frères de l’armée ! les gens qui nous gouvernent cherchent cela ; ils vivent de votre travail et vous transforment en chiens de garde pour défendre leurs biens volés sur nos salaires. Serez-vous leurs dociles instruments quand ils éprouveront le besoin de faire massacrer les travailleurs ? La situation devient critique, le machinisme, de jour en jour plus perfectionné, de l’industrie moderne, jette chaque année, chaque mois de nombreux ouvriers sur le pavé, les tendances de la grande propriété foncière expropriant de jour en jour les petits propriétaires qui ne peuvent résister, substituant aux bras paysans, les instruments nouveaux, font augmenter partout, le nombre des sans-ouvrage qui émigrent des campagnes vers les villes, où les attendent le chômage, les crises, amenant la misère, les maladies, la mort lente par le besoin. Cette surproduction de misères crées par la bourgeoisie, annonce que dans un temps prochain, peut-être dans quelques années, peut-être dans quelques mois, éclatera une de ces convulsions formidables qui tordent l’humanité en gestation et qui se renouvellent périodiquement, chaque fois que la misère est trop grande, que la faim fait lever les soldats des désespoirs, jusqu’à ce qu’enfin dans une dernière crise, dans un dernier déchirement, un monde nouveau, une société régénérée, sortira des flancs de la vieille humanité. Frères de l’armée ! vous avez pu vous rendre compte de l’épouvantable misère qui sévit dans votre classe. Sous le souffle ardent de l’idée, les révoltes germent dans les rangs ouvriers. Des convaincus, des soldats des révoltes passées ont sonné le ralliement des exploités ; ils ont montré, aux pauvres, aux gueux, aux traîne-guenilles, aux va-nu pieds, ce qu’ils doivent briser pour être libres, et ceux-ci, las de souffrir commencent à s’exaspérer, une sourde colère gronde dans les mansardes et les taudis, l’explosion est prochaine ! D’ici peu, nul, hélas ! ne peut marquer l’heure ; d’ici peu, à une dernière infamie du pouvoir, à une dernière injustice des maîtres, au premier tintement du tocsin, au premier rugissement d’un clairon, les campagnes et les villes se révolteront ; du milieu des sillons dorés surgira une armée de Jacques avides de bien-être et de liberté, les taudis, les repaires des esclaves ivres vomiront leur trop plein, les carrefours des cités se hérisseront de tas de pavés, les gueux, les loqueteux, les misérables de tous ages et de tout sexe iront à la bataille, la révolution, l’enfantement suprême commencera. Frères de l’armée ! Quque ferez-vous ? On vous donnera de bons fusils, des canons, des sabres, et, vos maîtres vous diront : soldats ! en avant, contre les insurgés ! Tirerez-vous ? vos balles et vos baïonnettes troueront elles des poitrines ouvrières pour rétablir l’ordre ? Serez vous paricides et fratricides pour assurer la sécurité de vos maîtres et perpétuer votre esclavage jusqu’au jour où vos enfants feront comme vous ? Ah ! camarades, si vous obéissez, vous serez bien criminels dans le présent et bien à plaindre dans l’avenir. Mais non ! l’idée socialiste a germé chez vous aussi, vous détestez le servage militaire, vous sentez d’où viennent les misères subies dans votre jeunesse et celles qui vous attendent dans l’avenir. À l’heure des batailles sociales, vous songerez que dans les insurgés en haillons, que dans l’armée de la faim, il y a des frères, des pères, des parents, que vous étiez avec eux avant d’être soldats et que vous retournerez avec eux quand vous ne le serez plus, vous vous souviendrez que vous êtes solidaires des révoltes passées et présentes, que tous les exploités se doivent aide et protection, vous vous souviendrez que les gouvernants, qui exploitent les peuples sont les ennemis de votre classe, quand vos officiers commandent feu ! sur les insurgés, dites-vous que vos chefs eux-mêmes sont issus de la classe ennemie, et si vous êtes conscients, votre première balle sera pour celui qui vous commandera de tirer sur le peuple ; votre baïonnette s’enfoncera jusqu’à la poignée dans le ventre du gredin qui vous dira de tuer vos frères de misère. {{c|'''Enfants du peuple, puisqu’on vous a armés, que vos armes servent à affranchir votre classe ! Quand viendra l’heure des révoltes suprêmes : Souvenez-vous ! ! ! '''}} {{d|'''E. ODIN.'''|3|sc}} ''P.-S.'' Nous prions tous les militaires qui recevront ou qui trouveront cette brochure de vouloir bien la prêter à leurs camarades après l’avoir lue. {{Séparateur}}<noinclude> <references/></noinclude> tfvwj8jynzyg7hw4n3yihjzflt1d9ft 15909321 15909320 2026-07-08T10:23:46Z EveyDouda 164376 15909321 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="EveyDouda" /></noinclude><nowiki />qu’éternellement notre race tournera dans ce cercle de souffrance, de barbarie et de lâcheté, qu’éternellement les révoltes seront écrasées par l’armée, ce serait poser ce principe : l’éventrement perpétuel des frères par les frères, des pères par les enfants, pour la sécurité de la bourgeoisie capitaliste. Frères de l’armée ! les gens qui nous gouvernent cherchent cela ; ils vivent de votre travail et vous transforment en chiens de garde pour défendre leurs biens volés sur nos salaires. Serez-vous leurs dociles instruments quand ils éprouveront le besoin de faire massacrer les travailleurs ? La situation devient critique, le machinisme, de jour en jour plus perfectionné, de l’industrie moderne, jette chaque année, chaque mois de nombreux ouvriers sur le pavé, les tendances de la grande propriété foncière expropriant de jour en jour les petits propriétaires qui ne peuvent résister, substituant aux bras paysans, les instruments nouveaux, font augmenter partout, le nombre des sans-ouvrage qui émigrent des campagnes vers les villes, où les attendent le chômage, les crises, amenant la misère, les maladies, la mort lente par le besoin. Cette surproduction de misères crées par la bourgeoisie, annonce que dans un temps prochain, peut-être dans quelques années, peut-être dans quelques mois, éclatera une de ces convulsions formidables qui tordent l’humanité en gestation et qui se renouvellent périodiquement, chaque fois que la misère est trop grande, que la faim fait lever les soldats des désespoirs, jusqu’à ce qu’enfin dans une dernière crise, dans un dernier déchirement, un monde nouveau, une société régénérée, sortira des flancs de la vieille humanité. Frères de l’armée ! vous avez pu vous rendre compte de l’épouvantable misère qui sévit dans votre classe. Sous le souffle ardent de l’idée, les révoltes germent dans les rangs ouvriers. Des convaincus, des soldats des révoltes passées ont sonné le ralliement des exploités ; ils ont montré, aux pauvres, aux gueux, aux traîne-guenilles, aux va-nu pieds, ce qu’ils doivent briser pour être libres, et ceux-ci, las de souffrir commencent à s’exaspérer, une sourde colère gronde dans les mansardes et les taudis, l’explosion est prochaine ! D’ici peu, nul, hélas ! ne peut marquer l’heure ; d’ici peu, à une dernière infamie du pouvoir, à une dernière injustice des maîtres, au premier tintement du tocsin, au premier rugissement d’un clairon, les campagnes et les villes se révolteront ; du milieu des sillons dorés surgira une armée de Jacques avides de bien-être et de liberté, les taudis, les repaires des esclaves ivres vomiront leur trop plein, les carrefours des cités se hérisseront de tas de pavés, les gueux, les loqueteux, les misérables de tous ages et de tout sexe iront à la bataille, la révolution, l’enfantement suprême commencera. Frères de l’armée ! que ferez-vous ? On vous donnera de bons fusils, des canons, des sabres, et, vos maîtres vous diront : soldats ! en avant, contre les insurgés ! Tirerez-vous ? vos balles et vos baïonnettes troueront elles des poitrines ouvrières pour rétablir l’ordre ? Serez vous paricides et fratricides pour assurer la sécurité de vos maîtres et perpétuer votre esclavage jusqu’au jour où vos enfants feront comme vous ? Ah ! camarades, si vous obéissez, vous serez bien criminels dans le présent et bien à plaindre dans l’avenir. Mais non ! l’idée socialiste a germé chez vous aussi, vous détestez le servage militaire, vous sentez d’où viennent les misères subies dans votre jeunesse et celles qui vous attendent dans l’avenir. À l’heure des batailles sociales, vous songerez que dans les insurgés en haillons, que dans l’armée de la faim, il y a des frères, des pères, des parents, que vous étiez avec eux avant d’être soldats et que vous retournerez avec eux quand vous ne le serez plus, vous vous souviendrez que vous êtes solidaires des révoltes passées et présentes, que tous les exploités se doivent aide et protection, vous vous souviendrez que les gouvernants, qui exploitent les peuples sont les ennemis de votre classe, quand vos officiers commandent feu ! sur les insurgés, dites-vous que vos chefs eux-mêmes sont issus de la classe ennemie, et si vous êtes conscients, votre première balle sera pour celui qui vous commandera de tirer sur le peuple ; votre baïonnette s’enfoncera jusqu’à la poignée dans le ventre du gredin qui vous dira de tuer vos frères de misère. {{c|'''Enfants du peuple, puisqu’on vous a armés, que vos armes servent à affranchir votre classe ! 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Un individu, las de souffrir, se révolte contre l’ordre social actuel, il foule aux pieds le respect de la propriété en allant chez un capitaliste enlever une partie des biens que celui-ci a volés — et ce non pour lui — mais pour ses compagnons de misère. Peut-on réellement le lui reprocher ? Non, mille fois non. Pourquoi ? — Parce que ce révolté montre l’exemple aux travailleurs ; parce qu’impatient de voir le triomphe de l’égalité et de la justice, il essaie de mettre en pratique les théories qu’il défend. La restitution sociale des moyens de production sera le complément inévitable de cette initiative individuelle, de cette ''propagande par le fait''. Certains collectivistes nous font bien rire, lorsque préconisant sans cesse les moyens révolutionnaires pour exproprier les capitalistes et arriver à la socialisation des moyens de production, ils poussent des cris lorsqu’un fait révolutionnaire se produit. On est révolutionnaire dans toute l’acceptation du mot ou on ne l’est pas ; exciter un ouvrier à la haine des capitalistes et trouver singulier que cet ouvrier supprime un capitaliste pour donner l’exemple, me paraît absolument grotesque. La vérité c’est que dans les rangs des révolutionnaires se sont glissés une quantité d’ambitieux qui ont soif de popularité et qui, avec leur tactique, au lieu de faire faire un progrès quelconque aux idées socialistes, ne font ni plus ni moins que le jeu de la classe possédante. Nous ne saurions trop mettre en garde les travailleurs contre les manœuvres de ces pseudo-socialistes. — et nous pourrons nous féliciter de remplir une tâche utile et absolument nécessaire. {{d|'''ALAIN GOUZIEN.'''|3|sc}} {{Séparateur}} <section end="L’ACTION INDIVIDUELLE"/> <section begin="LA CRISE LA GUERRE"/>{{c|'''La Crise, la Guerre et la Révolution'''|fs=160%|m=1em}} {{sep|2|m=1em}} La crise économique, qui sévit en France depuis bientôt quatre ans — comme elle sévit ou sévira dans tous les pays à la civilisation capitaliste — a atteint aujourd’hui un tel paroxysme d’acuité que les plus indifférents se sont émus par force et que les économistes-politiciens de tout poil et de toute classe ont mis la question à l’ordre du jour. Comme de juste, les parties d’opposition de « toute nuance » se sont évertués à rejeter sur le dos de leurs adversaires politiques les responsabilités de la crise, chacun plaidant pour son saint et accusant le parti au pouvoir. Il a donc pu sembler à juste titre pour beaucoup d’esprits que la crise en France était la résultante des tiraillements politiques auxquels notre pays est soumis depuis seize ans et que, par conséquent, le remède est dans une forme politique meilleure. Là est l’erreur. La politique n’a rien à voir dans l’affaire. Il suffit pour s’en convaincre de constater que la crise n’est pas moindre chez d’autres peuples à gouvernement stable par excellence<ref>En Belgique, soulèvement des ouvriers du borinage ; en Allemagne, émigration en masse pour l’Amérique ; en Angleterre, misère atroce à Londres, 400,000 travailleurs sur le pavé ; aux États-Unis même, cet eldorado de travailleurs à en croire les écrivains bourgeois, plus de 450,000 sans travail dans la seule ville de New-York.</ref>. Ce n’est donc pas dans la rivalité des différents partis qui tendent à s’emparer des pouvoirs publics qu’il faut chercher la cause de la crise actuelle. La question ne se pose pas entre deux ou plusieurs d’entre eux, parce qu’ils appartiennent tous à la même caste, à la même classe, la classe oisive et capitaliste, la classe bourgeoise. Mais la question se pose partout, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne font rien, entre ceux qui possèdent des instruments de production sans produire eux-mêmes et ceux qui produisent sans posséder ces instruments ; entre ceux qui vivent sans travailler et ceux qui travaillent sans pouvoir arriver à vivre. D’un côté, le capital propriétaire, le patronat ; de l’autre, le travail non propriétaire, le salariat. Comment de cette organisation a pu naître la crise économique ? Comment se fait-il que les uns, les salariants, faisant travailler pour eux les autres, les salariés, ceux-ci soient subitement privés de travail ? Parce qu’il ne suffit pas de produire pour que la prospérité règne, il faut que les marchandises obtenues en produisant s’écoulent par la consommation. Or, il a trop produit et pas assez consommé. — Mais, dira-t-on, comment peut-il se faire que, la classe des véritables producteurs, la classe des salariés étant infiniment plus nombreuse que l’autre, l’équilibre entre la production et la consommation ne se soit pas établi naturellement ? Pourquoi ? Parce que l’avidité patronale et capitaliste, sans tenir compte de la statistique, des besoins de la consommation,<section end="LA CRISE LA GUERRE"/><noinclude> <references/></noinclude> 5vcue5z85i34gug0iut8obq0gmlv0z8 Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 1, A-Am.djvu/309 104 4677534 15909096 15246159 2026-07-08T06:53:35Z Miruts 45498 15909096 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ALOPA (Laurent {{sc|d’}})"/><nowiki/> '''ALOPA''' (Laurent {{sc|d’}}), imprimeur italien, né à Venise, exerçait son art à Florence vers la fin du {{s|xv}}. Il se livra particulièrement à l’impression des ouvrages grecs. Ses éditions sont très-élégantes et très-belles. Il a le premier employé les capitales. <section end="ALOPA (Laurent {{sc|d’}})"/> <section begin="ALOPE"/><nowiki/> '''ALOPE''', fille de Cercyon ; eut de Neptune un fils nommé Hippothoüs ; fut tuée à coups de flèches par son père, et métamorphosée en fontaine. ‖ Nom d’une des harpies. ‖ Fille d’Actor. <section end="ALOPE"/> <section begin="ALOPÈCE"/><nowiki/> '''ALOPÈCE''', petit bourg de l’anc. Attique, à 12 kil. d’Athènes, à jamais célèbre par la naissance d’Aristide et de Socrate. <section end="ALOPÈCE"/> <section begin="ALOPÉCIE s. f. Pathol."/><nowiki/> '''ALOPÉCIE''' s. f. (a-lo-pé-sî — du gr. ''alôpex'', renard, parce que cet animal est sujet à une maladie qui lui fait tomber le poil). Pathol. Chute totale ou partielle des poils et des cheveux, qu’elle soit prématurée ou accidentelle. ''L’''{{sc|alopécie}} ''est plus rare actuellement qu’elle ne l’était il y a deux ou trois siècles, quand la lèpre et d’autres maladies de la peau affligeaient la société''. (***) — '''Encycl'''. Il ne faut pas confondre l’''alopécie'' avec la ''calvitie''. Cette dernière désigne la chute définitive des cheveux, tandis que l’''alopécie'' ne s’applique qu’à leur chute temporaire. La calvitie est d’ailleurs souvent la terminaison d’une ou de plusieurs ''alopécies''. L’''alopécie''peut être ''générale'' ou ''partielle'', selon qu’elle attaque les poils de toute la surface du corps ou ceux de quelques régions seulement. On connaît quelques exemples d’individus affectés d’alopécie ''congéniale'', c’est-à-dire nés complètement dépourvus de poils et de cheveux. Les causes de l’alopécie ''accidentelle'' sont directes ou indirectes. Les premières, qui agissent immédiatement sur le cuir chevelu, sont les affections dartreuses, l’érysipèle du cuir chevelu, la rougeole, la scarlatine, l’inflammation erythémateuse, produite par un cosmétique irritant, etc. Parmi les seconds se rangent la syphilis, le scorbut, l’état d’épuisement qui accompagne la convalescence de la fièvre typhoïde, les pertes sanguines, de la parturition, etc. Le véritable traitement de l’''alopécie'' est encore à signaler. Il est sage de se borner à des soins de propreté et à quelques applications émollientes simples sur les endroits malades. À la suite des maladies graves, il faut avoir soin de raser la tête, une ou plusieurs fois, à mesure que les cheveux repoussent, pour favoriser leur reproduction. <section end="ALOPÉCIE s. f. Pathol."/> <section begin="ALOPÉCIE s. f. Ichthyol."/><nowiki/> '''ALOPÉCIE''' s. f. (a-lo-pé-cî — du gr. ''alopêkias'', nom d’un poisson). Ichthyol. Genre de poissons de la famille des squales, fort communs sur les côtes de France, et remarquables par le prolongement considérable du lobe supérieur de leur nageoire caudale, qui leur a fait donner vulgairement le nom de ''faux''. <section end="ALOPÉCIE s. f. Ichthyol."/> <section begin="ALOPÉCIÉ, ÉE adj."/><nowiki/> '''ALOPÉCIÉ, ÉE''' adj. (a-lo-pé-si-é — rad. ''alopécie''). Ichthyol. Qui ressemble à une alopécie. — s. f. pl. Nom d’une tribu de poissons de la famille des squales, ayant pour type le genre alopécie. <section end="ALOPÉCIÉ, ÉE adj."/> <section begin="ALOPÉCIQUE adj."/><nowiki/> '''ALOPÉCIQUE''' adj. (a-lo-pé-si-ke — rad. ''alopécie''). Méd. Qui a rapport à l’alopécie : ''Affection'' {{sc|alopécique}}. ‖ s. m. Individu atteint d’alopécie. <section end="ALOPÉCIQUE adj."/> <section begin="ALOPÉCURE s. f."/><nowiki/> '''ALOPÉCURE''' s. f. (a-lo-pé-ku-re — du gr. ''alôpex'', renard ; ''oura'', queue). Bot. Genre de plantes graminées, plus connu sous le nom de ''vulpin''. <section end="ALOPÉCURE s. f."/> <section begin="ALOPÉCUROÏDE adj."/><nowiki/> '''ALOPÉCUROÏDE''' adj. (a-lo-pé-ku-ro-i-de — de ''alopécure'', et du gr. ''eidos'', forme). Bot. Qui ressemble à l’alopécure ou queue de renard. s. f. pl. Section de la famille des graminées, ayant pour type le genre alopécure ou vulpin. <section end="ALOPÉCUROÏDE adj."/> <section begin="ALOPHE s. m."/><nowiki/> '''ALOPHE''' s. m. (a-lo-fe — du gr. ''a'' priv. ; ''lophos'', crête). Entom. Genre d’insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, renfermant trois espèces, dont une habite l’Europe et se trouve aux environs de Paris. <section end="ALOPHE s. m."/> <section begin="ALOPHION s. m."/><nowiki/> '''ALOPHION''' s. m. (a-lo-fi-on — du gr. ''a'' priv. ; ''lophos'', crête). Bot. Nom donné par Cassini à une espèce de centaurée. <section end="ALOPHION s. m."/> <section begin="ALOPHOCHLOA s. f."/><nowiki/> '''ALOPHOCHLOA''' s. f. (a-lo-fo-klo-a — du gr. ''a'' priv. ; ''lophos'', aigrette, et ''chloê'', herbe). Bot. Genre de plantes de la famille des graminées, réuni aujourd’hui, comme synonyme, au genre kœlérie. <section end="ALOPHOCHLOA s. f."/> <section begin="ALOPHORE s. m."/><nowiki/> '''ALOPHORE''' s. m. (a-lo-fo-re — du gr. ''alôs'' aire, disque ; ''phoros'', qui porte). Entom. Genre d’insectes diptères, voisin des mouches, renfermant un certain nombre d’espèces, dont deux se trouvent dans toute l’Europe. <section end="ALOPHORE s. m."/> <section begin="ALORS adv. de temps"/><nowiki/> '''ALORS''' adv. de temps (a-lor — de l’ital. ''allora'', à l’heure ; ou mieux de l’ablatif lat. ''hora'', dont on a fait d’abord ''ore, ores ;'' puis, par addition de l’article, ''lores, lors'', et, enfin, en y joignant la prép. ''à, alors''. Pareille prothèse s’est produite dans les mots ''à l’envi, à l’entour'', etc.). À ce moment-là : {{sc|Alors}}, ''je lui répondis. Où étiez-vous'' {{sc|alors}} ? ''Nous étions'' {{sc|alors}} ''chez un tel''. (Acad.) {{DctCite|Me souviendrai-je ''alors'' de mon triste devoir ?|{{sc|Racine.}}|2|15}} ‖ En ce temps-là : ''C’étaient bien les manières, les modes d’''{{sc|alors}}. (Acad.) {{sc|Alors}} ''on dînait à deux heures, à présent on dîne à six''. (Lav.) ''Ils n’ignoraient pas les principes de la physique, tels qu’on les connaissait'' {{sc|alors}}. (Volt.) ‖ En ce cas-là, si telle chose arrive : {{sc|Alors}}, ''si le fils venait à mourir, la nièce serait héritière. Si on me fait une telle objection'', {{sc|alors}} ''je répondrai''. (Trév.) ''L’homme a le sentiment inné du bien et du mal ; il peut les confondre, mais'' {{sc|alors}} ''même il croit les voir où ils ne sont pas''. (Boiste.) — Est surtout précédé de locutions interj. et signif. Puisqu’il en est ainsi, dans ce cas-là, etc. : ''Oh !'' {{sc|alors}}… ''Eh bien !'' {{sc|alors}}… ''Mon Dieu !'' {{sc|alors}}… — ''Alors que'', loc. conj. Lorsque : {{sc|Alors que}} ''la trompette se fit entendre, tout s’ébranla''. (Acad.) ''La liberté existe'' {{sc|alors que}} ''la volonté suprême est l’écho de la volonté de tous''. (Bogaerts.) {{DctCite|Tous les maux sont pareils ''alors qu’''ils sont extrêmes.|{{sc|Corneille.}}|0|17}} {{DctCite|Il pense te venger ''alors qu’''il te trahit.|{{sc|Voltaire.}}|0|17}} {{DctCite|''Alors que'' j’étais jeune, ''alors que'' j’étais belle,{{Crlf |}}Vous m’adoriez…|***|0|17}} — ''Jusqu’alors'', loc. adv. Jusqu’à ce moment-là : {{sc|Jusqu’alors}}, ''rien n’avait éveille le moindre soupçon. Ses affaires avaient été très bonnes'' {{sc|jusqu’alors}}. {{sc|Jusqu’alors}}, ''elle n’avait rien éprouvé de semblable''. (Volt.) — Prov. ''Alors comme alors'', Quand on en sera là, on avisera à ce qu’il faudra faire : ''Si, après avoir entendu notre humble supplique, le roi nous répond : Je ne vous connais pas, retirez-vous ;'' {{sc|Alors comme alors}} ! ''nous aurons mis le pouvoir en demeure, nous aurons fait notre devoir''. (E. Pelletan.) ‖ Cette façon de parler, aujourd’hui populaire, est très-ancienne dans notre langue : {{sc|Alors comme alors}}, dit le roi, allez ({{s|xv}}). ‖ Autre est, le sens de cette locution n’a rien de précis, et peut être considérablement modifié par la phrase. '''Syn. {{t|Alors, pour lors|85}}'''. ''Alors'' rappelle une époque d’une certaine durée, pendant laquelle avait lieu tout un genre ou une suite d’actions : ''Les guerres qu’il y avait'' {{sc|alors}} ''en Asie''. (Fén.) ''Pour lors'' indique une époque courte et précise, à laquelle se rapporte un événement unique, particulier : {{sc|Pour lors}} ''il n’y eut plus moyen de m’en dédire''. (J.-J. Rouss.) <section end="ALORS adv. de temps"/> <section begin="ALOSE s. f."/><nowiki/> '''ALOSE''' s. f. (a-lo-ze — lat. ''alausa'', même sens). Ichthyol. Poisson de mer de la famille des clupéidés ou clupes, de l’ordre des malacoptérygiens abdominaux, présentant une grande ressemblance avec le hareng : ''L’''{{sc|alose}} ''aime tant le sel qu’elle suit les bateaux qui en sont chargés''. (Trév.) ''L’''{{sc|alose}} ''est la noisette aquatique''. (G. Sand.) ''Les Flamands attirent l’''{{sc|alose}} ''par un bruit de clochettes''. (Michelet.) ''La pêche de l’''{{sc|alose}} ''a lieu au mois de mai ; c’est vers cette époque que ce poisson de mer remonte les fleuves''. (J. Manou.) ''Les'' {{sc|aloses}} ''argentées tombent par masses dans ses filets''. (Alex. Dum.) ''Les Russes qui regardent l’''{{sc|alose}} ''comme un poisson malsain, la rejettent de leurs filets''. (Dict. d’hist. nat.) ''L’''{{sc|alose}} ''n’est bonne ni avant son entrée dans les eaux douces, parce qu’elle est alors maigre et sèche, ni immédiatement après le frai, à cause de la maladie que leur occasionne cet accident''. (Dict. d’hist. nat.) ''L’''{{sc|alose}}, ''et surtout l’''{{sc|alose}} ''mâle, offre aux amateurs de poisson un mets très-délicat''. (Dict. d’hist. nat.) '''Encycl'''. L’''alose'' se distingue du hareng par une échancrure au milieu de la mâchoire supérieure, par sa taille beaucoup plus grande, qui peut atteindre jusqu’à 1 mètre, par l’absence de dents sensibles et par une tache noire derrière les ouïes. Les ''aloses'' habitent la mer, mais c’est dans les eaux douces qu’elles se reproduisent. Au printemps, on les voit remonter, à une grande hauteur, dans nos fleuves pour y frayer. Nées dans les eaux douces, les petites aloses y passent le premier âge ; quand elles ont atteint 1 décimètre de long, elles descendent le fleuve, et, vers le mois d’août, gagnent la mer. Elles y attendent le printemps suivant, et, à cette époque, devenues aptes à reproduire leur espèce, elles remontent le fleuve comme ont fait leurs parents. L’''alose'' a une chair délicate quand on la pêche dans nos grandes rivières ; quand elle est prise en mer, sa chair est sèche et de mauvais goût. Si l’on en croit le poète Ausone, les anciens l’estimaient peu. L’''alose'' se pêche au tramail, sorte de grande nappe de filet ; elle meurt aussitôt qu'on l’a retirée de l'eau. <section end="ALOSE s. f."/> <section begin="ALOSEAU s. m."/><nowiki/> '''ALOSEAU''' s. m. (a-lo-zo — diminut. de ''alose''). Ichthyol. Petite alose. <section end="ALOSEAU s. m."/> <section begin="ALOSER v. a. ou tr."/><nowiki/> '''ALOSER''' v. a. ou tr. (a-lo-zé — du vieux fr. ''los'', louange, venant du lat. ''laus'', même sens). Vieux mot français, qui signifiait Louer, louanger. <section end="ALOSER v. a. ou tr."/> <section begin="ALOSERIE s. f."/><nowiki/> '''ALOSERIE''' s. f. (a-lo-ze-rî — rad. ''aloser''). Louange. N'est plus usité aujourd'hui. <section end="ALOSERIE s. f."/> <section begin="ALOSIER s. m."/><nowiki/> '''ALOSIER''' s. m. (a-lo-zi-é — rad. ''alose''). Pêch. Sorte de filet pour prendre des aloses. <section end="ALOSIER s. m."/> <section begin="ALOSIÈRE s. f."/><nowiki/> '''ALOSIÈRE''' s. f. (a-lo-zi-è-re — rad. ''alose''). Pêch. Syn. d’{{sc|alosier}}. <section end="ALOSIÈRE s. f."/> <section begin="ALOST"/><nowiki/> '''ALOST''', ville de Belgique (Flandre-Orientale), sur la Dendre, à 27 kil. S.-E. de Gand ; 15,525 hab. Industrie active. Prise et démantelée par Turenne en 1667, abandonnée par les Français en 1706. Patrie de Thierry Martens, qui introduisit l’imprimerie en Belgique. Monuments remarquables. {{sc|Hôtel de ville}}. C’est un monument original du {{s|xiii}}. Le côté latéral droit de cet édifice, isolé et de moyenne étendue, est la seule partie intacte de cette époque. À droite de la façade s’élève un avant-corps, richement orné, en style flamboyant, et bordé d’un balcon. On croit que cette partie de l’édifice date du {{s|xiv}}. {{sc|Église collégiale de Saint-Martin}}. Cette église possède un des chefs-d'œuvre de Rubens : ''Saint Roch'', patron des pestiférés. Rubens le peignit à son retour d’Angleterre. On y voit aussi le tombeau du célèbre typographe Martens. {{sc|Ruines de l’abbaye d’Afflighem}}. Cette splendide abbaye, de l’ordre de Saint-Benoît, située dans le Brabant près de sa limite avec la Flandre-Orientale et près d’Alost, a été détruite à la Révolution. L’église datait du {{s|xii}} ; les bâtiments claustraux du {{s|xiii}} furent rebâtis magnifiquement en 1770, peu avant leur destruction. <section end="ALOST"/> <section begin="ALOUATE s. m."/><nowiki/> '''ALOUATE''' s. m. (a-lou-a-te). Mamm. Genre de singes, désignés aussi sous le nom de ''singes hurleurs''. — '''Encycl'''. Les alouates sont des singes à tête pyramidale et allongée, à visage oblique, à angle facial très-aigu. Leur os hyoïde est très-renflé, et fait au dehors une saillie caverneuse, une sorte de tambour osseux, qui donne à leur voix une puissance formidable et un son lugubre. Aussi les appelle-t-on vulgairement ''singes hurleurs''. Ils ont une queue très-longue, prenante, et ressemblent beaucoup aux sapajous. Ce genre renferme huit à dix espèces, qui habitent les régions chaudes de l’Amérique du sud, vivant dans les bois par troupes nombreuses, et ayant des mœurs farouches. Cependant ils se nourrissent presque uniquement de fruits et d’autres substances végétales ; leur chair est assez bonne à manger, et on leur fait une chasse active. La peau de quelques espèces est employée en économie domestique. Au dire des voyageurs, les ''alouates'' semblent tenir des assemblées dans les bois ; ils ont un chef qui commence leurs sabbats par des cris horribles ; l’assemblée répète ces mêmes cris, et se tait ensuite pour laisser continuer le chef. L’''alouate'' roux est l’espèce la plus connue. <section end="ALOUATE s. m."/> <section begin="ALOUCHE s. f."/><nowiki/> '''ALOUCHE''' s. f. (a-lou-che). Fruit de l’alouchier. <section end="ALOUCHE s. f."/> <section begin="ALOUCHI s. m."/><nowiki/> '''ALOUCHI''' s. m. (a-lou-chi). Pharm. Résine qu’on tire de l’alouchier, et qu’on employait autrefois comme stimulant dans quelques préparations pharmaceutiques. <section end="ALOUCHI s. m."/> <section begin="ALOUCHIER s. m."/><nowiki/> '''ALOUCHIER''' s. m. (a-lou-chi-é). Bot. Espèce d’alisier, qui croît dans les forêts et les bois montueux de l’Europe, et que l’on cultive dans les jardins. Son bois est dur, blanchâtre, et employé dans l’industrie. Son fruit est comestible. <section end="ALOUCHIER s. m."/> <section begin="ALOUE s. f."/><nowiki/> '''ALOUE''' s. f. (a-loû). Ornith. Nom primitif de l’alouette des champs : {{DctCite|Ces biens mondains, les honneurs et les gloires,{{Crlf |}}Qu’on aime tant, désire, prise et loue,{{Crlf |}}Ne sont qu’abus et choses transitoires,{{Crlf |}}Plutost passant que le vol d’une ''aloue''.|{{sc|Alain Chartier.}}|2|15}} <section end="ALOUE s. f."/> <section begin="ALOUETTE s. f."/><nowiki/> '''ALOUETTE''' s. f. (a-lou-è-te) du lat. ''alauda'', même sens. On a d’abord dit ''aloue'', dont on a fait le diminutif ''alouette. Aloue'' étant tombé en désuétude, le diminutif est devenu le primitif. Quant au mot ''alauda'', les Latins l’avaient emprunté eux-mêmes aux Gaulois, chez lesquels l’''alouette'' était en quelque sorte un oiseau national. Ainsi, la racine première de ce mot paraît être ''alc’houeder'', qui, en bas-breton, signif. ''alouette''). Petit oiseau chanteur, d’une couleur grisâtre, qui fait son nid dans les champs : ''Tirer des'' {{sc|alouettes}}. ''Prendre des'' {{sc|alouettes}} ''au filet, au miroir. Acheter une douzaine d’''{{sc|alouettes}}. ''Manger des'' {{sc|alouettes}} ''rôties. Faire venir de Pithiviers un pâté d’''{{sc|alouettes}}. ''Se faire servir un salmis d’''{{sc|alouettes}}. ''L’''{{sc|alouette}} ''s’élève dans les airs en chantant de plus en plus fort, jusqu’au moment où elle se laisse tomber à terre avec une rapidité extraordinaire''. (Encycl.) ''L’''{{sc|alouette}} ''ne se perche jamais sur les arbres''. (Buff.) ''L’''{{sc|alouette}} ''se fait écouter avec plaisir quand le rossignol se tait''. (G. de Montbéliard.) ''L’''{{sc|alouette}} ''est la fille du jour ; dès qu’il commence, quand l’horizon s’empourpre et que le soleil va paraître, elle part du sillon comme une flèche et porte au ciel l’hymne de joie''. (Michelet.) ''L’oiseau des chants par excellence, l’oiseau du laboureur, c’est l’''{{sc|alouette}}, ''sa compagne assidue''. (Michelet.) ''L’''{{sc|alouette}}, ''qui chantait en montant vers les cieux, lui semblait être la voix de son cœur rendant grâce à la Providence''. (G. Sand.) ''Dans les champs de luzerne, une'' {{sc|alouette}} ''montait au ciel en faisant entendre son chant clair, et national''. (Alex. Dum.) {{DctCite|Les ''alouettes'' font leur nid{{Crlf |}}Dans les blés, quand ils sont en herbe.|{{sc|La Fontaine.}}|4|13}} {{DctCite|Et toi, jeune ''alouette'', habitante des airs,{{Crlf |}}Tu meurs en préludant à de tendres concerts.|{{sc|Delille.}}|2|15}} {{DctCite|Dans l’air qui s’éclairait, l’''alouette'' légère,{{Crlf |}}De l’aurore, au printemps, active messagère,{{Crlf |}}Du milieu des sillons monte, chante, et sa voix{{Crlf |}}A donné le signal au peuple ailé des bois.|{{sc|Boisjolin.}}|0|17}} — Ironiquem. et par allusion au miroir à facettes, dont on se sert pour prendre les alouettes : ''Par le premier rayon de soleil qui glisse sur les vitraux du cintre, le ministre fait miroiter son prisme à facettes aux yeux des {{sc|alouettes}} parlementaires, qui voltigent alentour et qui tombent dans ses lacs''. (Cormen.) — Alouette de mer, Oiseau du genre des vanneaux, de l’ordre des échassiers. — Prov. ''S’éveiller, se lever avec les alouettes, au chant de l’alouette'', De très-grand matin : ''Le petit Pierre'' {{sc|se leva}} ''le lendemain'' {{sc|avec les alouettes}}, ''au point du jour''. (G. Sand.) ‖ ''Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes de prises, les alouettes seraient prises'', Se dit à quelqu’un, pour lui faire sentir qu’il vient de faire une supposition absurde. ‖ ''Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec'', ou simplem., ''lui tombent toutes rôties'', Se dit d’un paresseux, qui voudrait avoir les choses sans se donner la moindre peine, manger l’amande sans casser le noyau : {{DctCite|Et l’on remarqua maint courtaud,{{Crlf |}}Qui tournoit le visage en haut,{{Crlf |}}Croyant qu’après cette sortie,{{Crlf |}}l’''alouette toute rôtie'',{{Crlf |}}Sans rien faire et sortir d’illec,{{Crlf |}}''Luy tomberoit dedans le bec''.|Tiré d’une mazarinade.|2|10}} {{gauche|‖ ''Manger comme une alouette'', Manger très-peu, faire la petite bouche.}} — Agric. ''Terres à alouettes'', Terres sablonneuses. — Mar. ''Nœud d’alouette'', Sorte de nœud qu’on appelle aussi {{sc|tête de mort}}. — '''Encycl'''. Les ''alouettes'' forment un grand genre dans l’ordre des passereaux. Ce sont des oiseaux à plumage gris, marqué de grivelures plus foncées à la gorge et à la poitrine ; ils ont le bec cylindrique, pointu et allongé en alêne ; la langue fourchue à l’extrémité ; les narines à demi ouvertes ; quatre doigts dénués de membranes, dont le postérieur est plus long et presque droit, ce qui rend ces oiseaux très-agiles dans leur course. Les ''alouettes'' proprement dites sont des oiseaux pulvérateurs, qui se nourrissent de petites graines, et ne perchent pas, mais qui marchent avec une extrême facilité quand ils sont à terre. L’''alouette'' commune habite les champs ; elle est très-matinale, et fait entendre son chant dès le point du jour, durant la belle saison. Souvent elle s’élève verticalement à une grande hauteur, où elle se soutient longtemps. Son chant redouble de vigueur, et on l’entend encore après avoir perdu de vue l’oiseau, qui redescend ensuite lentement jusque près de terre, puis se précipite rapidement, et cesse de chanter. L’''alouette'' s’apprivoise avec facilité, et peut vivre en cage, où elle apprend aisément à répéter les airs qu’elle entend. L’''alouette'' fait deux ou trois pontes par an, et chaque ponte est de quatre ou cinq œufs. La mère nourrit ses petits avec des vers, des chenilles, des œufs de fourmis et de sauterelles. C’est aussi en partie le régime de l’''alouette'' adulte ; elle y joint des graines de plantes adventices, et quelquefois même un peu de blé. En somme, c’est un animal plus utile que nuisible à l’agriculture ; cependant, on lui fait une guerre acharnée, à cause de la bonté de sa chair ; c’est un des gibiers les plus aisés à prendre. On le chasse au miroir, au traîneau, aux gluaux, à la tonnelle murée, aux lacets ou collets, etc. — On a fait autrefois à l’alouette une grande réputation de piété : ce petit oiseau, disait-on, est dans l’usage de s’élever vers le ciel sept fois le jour en chantant les louanges du Créateur ; et c’est pour cette raison que, suivant les étymologistes de fantaisie, il a reçu son nom d’alouette, ''alauda'', des deux mots ''a laude'' (''laus, laudis'', louange). Trois poëtes du {{s|xvi}}, Ronsard, Dubartas et Gamon, ont essayé d’imiter en vers le chant de l’alouette. Voici leurs trois compositions, qui sont plus curieuses que poétiques : {{DctCite|Elle, guindée de zéphyre,{{Crlf |}}Sublime en l’air vire et revire,{{Crlf |}}Et y décligne un joli cri{{Crlf |}}Qui rit, guérit et tire l’ire (chagrin){{Crlf |}}Des esprits mieux que je n’écri.|{{sc|Ronsard.}}|4|13}} {{DctCite|La gentille ''alouette'' avec son tire l’ire,{{Crlf |}}{{espaces|6}}Tire l’ire à l’ire, et, tire lirant, tire{{Crlf |}}Vers la voûte du ciel ; puis son vol vers ce lieu{{Crlf |}}Vire et désire dire : Adieu, dieu, adieu, dieu.|{{sc|Dubartas.}}|0|17}} {{DctCite|L’''alouette'' en chantant veut au zéphyre rire,{{Crlf |}}Lui crie : Vie ! vie ! et vient redire à l’ire :{{Crlf |}}Ô ire fuy, fuy, quitte, quitte ce lieu{{Crlf |}}Et vite, vite, vite, adieu, adieu, adieu.|{{sc|Gamon.}}|0|17}} — '''Épithètes'''. Vive, légère, gentille, gaie, joyeuse, fredonnante, gazouillante, bavarde, babillarde, amoureuse, matineuse, matinale, printanière. — '''Syn. {{t|Alouette, mauviette|85}}'''. Ces deux mots désignent un seul et même oiseau. ''Alouette'', c’est l’oiseau chanteur qui anime et égaye nos campagnes au printemps. En automne, ce petit oiseau, qui s’est engraissé pendant l’été, prend alors sur nos tables le nom de ''mauviette''. Ainsi ''mauviette'' n’est point, comme le disent tous les lexicographes et même les auteurs spéciaux, le nom vulgaire de l’''alouette ;'' il n’y a là rien moins qu’un contre-sens. S’il est un nom ''vulgaire'', un nom connu de tous, c’est assurément celui d’''alouette'', l’''alauda'' de nos pères, des Gaulois ; ''mauviette'', au contraire, est un terme dont se servent exclusivement les gourmets. <section end="ALOUETTE s. f."/> <section begin="ALOUETTE ({{sc|légion de l’}})"/><nowiki/> '''ALOUETTE''' ({{sc|légion de l’}}), légion célèbre, exclusivement composée de Gaulois, que César avait levée dans la Gaule transalpine, et entièrement équipée à ses frais. Il lui avait d’abord donné le nom latin de ''galerita'' (alouette), auquel il substitua ensuite celui d’''alauda'', mot qui désignait le même oiseau dans la langue des Gaulois. Pline et Suétone ont mentionné cette singularité : ''« Ab illo galerita appellata quondam, postea, gallico {{tiret|voca|bulo}}'' <section end="ALOUETTE ({{sc|légion de l’}})"/><noinclude> <references/></noinclude> 3374wuayrzd5s82is2puxkdazksikbu Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/378 104 4712912 15908600 15412951 2026-07-07T13:26:04Z *j*jac 33121 /* Validée */ 15908600 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||368}}</noinclude><nowiki/> <noinclude>{{d|{{t|Pages.|90}}}}</noinclude>{{table|titre=[[Hélène et Laurence/12|XII. Une Confession.]]|page={{pli|267|10|{{corr|287|267}}}}}} {{table|titre=[[Hélène et Laurence/13|XIII. À quoi tiennent les bonheurs de ce monde.]]|page={{pli|285|10}}}} {{table|titre=[[Hélène et Laurence/14|XIV. 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Elle pouvait rendre Laurence heureuse en lui enseignant tout<noinclude> <references/></noinclude> t7fg5aknvty3gtk30s2j2bfl2iyl715 Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/303 104 4713244 15908636 15390489 2026-07-07T14:11:40Z *j*jac 33121 /* Validée */ 15908636 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Retour de tristesse.'''|{{rom-maj|XIV}}}} {{il|2em}} {{épigraphe|Et j’ai dit dans mon cœur : que faire de la vie ? |— {{sc|Lamartine.}} —}} {{il|3em}} Hélène était retombée dans sa vie froide et monotone. Son fils était à Paris dans un collége, et son mari, plus occupé que jamais, sortait tout le jour. L’isolement, le vide et le dégoût<noinclude> <references/></noinclude> kig4kmyz0hsiezxi05sjwbzflokleis Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/323 104 4713269 15908638 15390619 2026-07-07T14:15:40Z *j*jac 33121 /* Validée */ 15908638 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Autre souffrance.'''|{{rom-maj|XV}}}} {{il|2em}} {{épigraphe| {{Poem|D’ordinaire à nous fuir la jeunesse est plus lente, Quel vent funeste a donc touché la fidèle plante ?|df}} |— {{Mme|{{sc|Amable Tastu}}}} —}} {{il|3em}} Depuis que madame Guérin s’était retirée de la vie de Laurence, l’ouvrière était retombée aussi dans l’isolement. À mesure que les ressources morales lui manquaient pour lutter<noinclude> <references/></noinclude> cb8rd674no0kvcezrfkn798kkrb26d1 Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/337 104 4713287 15908629 15412943 2026-07-07T13:54:58Z *j*jac 33121 15908629 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Un regard de Dieu.'''|{{rom-maj|XVI}}}} {{il|2em}} {{épigraphe| {{Poem|Et toi dont mon souffle est la vie, Toi sur qui mes yeux sont ouverts, Peux-tu craindre que je t’oublie ?{{séparateur de points|20|15em|right}}Marche au flambeau de l’espérance, Jusque dans l’ombre du trépas ; Assuré que ma providence Ne tend point de piége à tes pas. |df}} |— {{sc|Lamartine.}} —}} {{il|3em}} Sœur Thérèse reçut à la fois la lettre de madame Guérin et celle de Laurence. Dans chacune de ces lettres le nom de Mélanie se trouvait tracé ; elle la fit appeler.<noinclude> <references/></noinclude> tobq5qi79zyaid044rshgq98pdo2404 15908630 15908629 2026-07-07T13:59:27Z *j*jac 33121 15908630 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Un regard de Dieu.'''|{{rom-maj|XVI}}}} {{il|2em}} {{épigraphe| {{Poem|Et toi dont mon souffle est la vie, Toi sur qui mes yeux sont ouverts, Peux-tu craindre que je t’oublie ?{{Pds}}Marche au flambeau de l’espérance, Jusque dans l’ombre du trépas ; Assuré que ma providence Ne tend point de piége à tes pas. |df}} |— {{sc|Lamartine.}} —}} {{il|3em}} Sœur Thérèse reçut à la fois la lettre de madame Guérin et celle de Laurence. Dans chacune de ces lettres le nom de Mélanie se trouvait tracé ; elle la fit appeler.<noinclude> <references/></noinclude> ldx2z95wt1nm64divke68eyhqjbewhn Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/365 104 4713321 15908631 15412946 2026-07-07T14:03:05Z *j*jac 33121 15908631 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Conclusion.'''|{{rom-maj|XXII}}}} {{il|2em}} {{épigraphe| {{Poem|Et Jésus leur dit : Si vous gardez mes commandements vous demeurerez en moi. Et si vous demeurez dans mon amour tout ce que vous demanderez vous sera accordé. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. Et je vous dis ces choses, afin que ma joie demeure en vous et que votre joie soit accomplie.|df}} |— {{sc|Évangile selon saint JEAN.}} —}} {{il|3em}} Chaque jour apportait ainsi une joie nouvelle pour Hélène et Laurence. La jeune femme n’avait plus le temps de s’ennuyer. Tout ce qu’elle avait appris lui servait maintenant,<noinclude> <references/></noinclude> 8x7hg39wz8okpjoq4c8oqrrfakh88ss 15908633 15908631 2026-07-07T14:04:33Z *j*jac 33121 15908633 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki/> {{t2|'''Conclusion.'''|{{rom-maj|XXII}}}} {{il|2em}} {{épigraphe| {{Poem|{{em|1}}Et Jésus leur dit : {{em|1}}Si vous gardez mes commandements vous demeurerez en moi. {{em|1}}Et si vous demeurez dans mon amour tout ce que vous demanderez vous sera accordé. {{em|1}}Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. {{em|1}}Et je vous dis ces choses, afin que ma joie demeure en vous et que votre joie soit accomplie.|df}} |— {{sc|Évangile selon saint JEAN.}} —}} {{il|3em}} Chaque jour apportait ainsi une joie nouvelle pour Hélène et Laurence. La jeune femme n’avait plus le temps de s’ennuyer. 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Quelques personnes riches et charitables, léguèrent en mourant de fortes sommes au séminaire de Besançon, pour en disposer selon les besoins, en faveur des pauvres de la province ou des vieux prêtres indigents du diocèse. Pour satisfaire à la fois aux deux exigences des donataires, on acheta les terrains et les ruines de l’''Ermitage'', ainsi qu’une jolie maison qui avait été construite sur la montagne. La chapelle fut rétablie, et la maison fut disposée pour donner asile aux prêtres âgés, dont les ressources seraient insuffisantes.<noinclude> <references/></noinclude> jnuih5shfbsp5kf30uyf9dliqgvkh2n Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/374 104 4713339 15908613 15412956 2026-07-07T13:37:32Z *j*jac 33121 15908613 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||364}}</noinclude><nowiki/> Un corps de bâtiments neufs, destinés spécialement à des ateliers, des salles d’étude et des dortoirs, furent bientôt en état de recevoir une trentaine de jeunes garçons. Des maîtres ouvriers leur apprennent les métiers d’horloger, de menuisier et cinq ou six autres professions. Les enfants choisissent les métiers et peuvent essayer pendant quelque temps leurs forces et leur aptitude aux différents ateliers de la maison. Il n’y a pas de temps d’apprentissage fixé : on sait approximativement ce que dépense chaque enfant ; aussitôt qu’il dépasse par son travail le chiffre de cette dépense (ce qui arrive vite, parce que les frais en commun sont beaucoup moins grands), on remet à l’enfant chaque semaine le salaire de ce travail ; n’y eût-il que trois mois qu’il fût entré dans la maison. La dépense faite par l’apprenti, avant de pouvoir gagner quelque chose, est couverte par les dons des fondateurs, par ceux des personnes charitables qui viennent en aide à cette dépense, et par les souscriptions du gouvernement. Les enfants reçoivent aussi une instruction religieuse et élémentaire. Les vieux prêtres habitent à côté des apprentis et officient à la chapelle. Nul n’a songé peut-être au hasard qui place ainsi les vieillards tout près des enfants. Ces bons prêtres visiteront sans nul doute les ateliers, donneront des conseils pour la conduite, et même pour les études.<noinclude> <references/></noinclude> 8ccwn37yf9ybp9bzh22dpcntijn83lk Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/375 104 4713340 15908618 15412963 2026-07-07T13:42:32Z *j*jac 33121 15908618 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||365}}</noinclude>Tout le monde sait l’influence de la vieillesse sur l’enfance et la prédilection des grands-pères pour leurs petits-fils. Les vieux prêtres seront heureux d’encourager ces enfants d’adoption, et les enfants écouteront les vieillards bien mieux que les maîtres et les professeurs. On obtiendra les meilleurs résultats par ce rapprochement qui, d’abord, n’a été fait que pour satisfaire en même temps aux deux désirs des donataires-fondateurs. C’est que Dieu, tout en nous laissant libre d’agir, fait toujours qu’un acte accompli dans un but spécial, mais utile, dépasse ce but et atteigne à l’utilité générale. Si le mal attire le mal, le bien attire le bien aussi. Dieu est juste. {{Refa|3|3.}} Toujours à Lons-le-Saunier, de jeunes filles pieuses ont fondé une société de patronage et de secours, et on reçoit comme membres de cette confrérie de secours ''mutuels'', tous ceux qui souscrivent pour la plus humble offrande. À Paris, ces sociétés ont plus d’extension encore. La Société pour l’œuvre des prisons, qui comprend le patronage des jeunes libérés, est une des plus religieuses inspirations. Les membres de cette Société ont pour mission de faire des instructions et des lectures aux prisonniers ; de leur donner des conseils, de les réconcilier avec leurs familles, de surveiller leurs enfants au dehors, de leur distribuer des vêtements, et de leur chercher du travail pour le jour où ils rentreront dans le monde. Des maisons se fondent pour recueillir les jeunes<noinclude> <references/></noinclude> 4vbtuumiutvn03l1pv6ztmyiatxsrnp Page:Crombach - Hélène et Laurence, 1841.pdf/376 104 4713341 15908625 15412965 2026-07-07T13:47:21Z *j*jac 33121 15908625 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||366}}</noinclude>filles libérées, et leur donner des professions et de l’instruction. Et tout cela s’accomplit par des femmes du monde. Il en est dont le zèle touchant est poussé jusqu’à l’abnégation la plus entière. Leurs noms ne se prononcent qu’à genoux, et je ne les dirai qu’à Dieu dans ma prière ; mais ceux qui souffrent les connaissent, et elles ne veulent être connues que de ceux-là. Une communauté de femmes du monde, vient également de se fonder à Paris, sous le nom de ''Dames de'' ''Saint-Louis''. Visiter les malades, les pauvres et les prisonniers ; chercher des travaux pour les ouvriers sans ouvrage, des ateliers d’apprentissage pour les enfants sans profession, et instruire les jeunes filles, voilà aussi la mission de cette communauté. Elle n’est point cloîtrée, et prend sa part de nos douleurs et de nos misères, pour ne nous laisser que nos fêtes. Deux maisons, fondées à Paris, toujours par des femmes, offrent un asile et du travail aux domestiques sans place. Sans doute, tout cela est encore insuffisant, mais ces nobles exemples seront suivis, et le bienfait se répandra sur un plus grand nombre. Cette direction que le sentiment religieux imprime aux femmes, m’a semblé providentielle, et j’ai cru bon et utile d’encourager cette tendance, en montrant ses heureux résultats, non-seulement pour ceux qui profitent des actes de dévouement, mais encore pour celles qui les accomplissent.<noinclude> <references/></noinclude> gj4qiefons65fk9fgvq71u64y63ma3y Utilisateur:Psephos/Musique 2 4721550 15908810 15903073 2026-07-07T18:29:39Z Psephos 145984 /* en cours */ 15908810 wikitext text/x-wiki {{t|{{arial|{{coloré|#ffffff|expérimentation lilypond midi etc|linear-gradient(22.5deg,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59)}}|ff='Dosis', 'Avenir', 'Futura', 'Georgia', 'Andalus', 'Cambria', 'Garamond', 'Times New Roman', serif}}|144}} Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs ''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]'' & est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc. == Morceaux particulièrement intéressants / bons; == dans aucun ordre * [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]] ** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs) ** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]] ** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol * [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]] ** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol * [[La mère canadienne]] ** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions.. * [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]] ** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi * [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]] ** extrêmement long * [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]] ** Compliqué RE-TRI DE LISTE EN COURS == Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique == === en cours === ou au moins « j'ai laissé incomplet » {{colonnes|nombre=2| * [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]] * [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]] * [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]] **[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]] * [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]] * [[Page:Bonnefont - Les chants nationaux de la France.djvu/288]] * [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118]] * [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]] ** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]] * [[Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/61]] * [[Page:Gnossiennes 1-6.pdf/11]] }} === correct mais pourrait s'améliorer === {{colonnes|nombre=2| * {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}} ** au complet (duo scène 1 par denisgagné52) ** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage * [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]] * [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]] * [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]] * [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]] * [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol * [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]] *[[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/18]] * [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]] * [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]] * [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]] ** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]] * [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]], * [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30|30]], * [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]] * [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.) * [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]] * [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]] }} === il y a quelque chose que je ne sais pas faire === {{colonnes|nombre=2| * [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15]] ** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]]; *[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]] }} === terminé === {{colonnes|nombre=2| * [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]] * [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]] * [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]] * [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]] * [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]] * [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6 ** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]]; * [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]] }} === échec//problème/suspendu === {{colonnes|nombre=2| * [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème) * [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec) * [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu) * [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu) }} === à reclasser === {{colonnes|nombre=2| * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]] * [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]] * [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]] }} 8pqsuhruqj7twl1cp9xuc7955obdteu Page:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu/226 104 4724046 15908937 15907754 2026-07-07T21:25:49Z Benoit Soubeyran 111354 15908937 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" />{{nr|212|{{espacé|DE LA GAVLE}}|}}</noinclude>Charlemaigne, on trouuera que les Eſtats de iudicature eſtoyẽt tout autres, & que l’adminiſtratiõ de la Iuſtice avoit tout autre forme qu’elle n’a auiourd’huy, cõme on le peut voir par ſes ordonnances & nommémẽt du ch. 74. du li. 4 de la loy Frãcique, ou eſt ceſt article, Que le Comte ne tiene point ſon ſiege sinon a ieun, & c. Et quãt à ce nom de Parlement, pour iuger en quel honneur il eſt mõté en peu de temps, on peut prẽdre pour argumẽt certain le priuilege que dõna Loys XI. à ceux du Dauphiné. Car au lieu qu’il y auoit pour le Dauphiné vne compagnie de Preſidens & Cõſeillers eſtablie à Grenoble auec autorité de Cour ſouueraine en ſon reſſort, qu’on appelloit le Conſeil du Dauphiné, Loys XI. eſtant Dauphin de Vienne, abolit ce nom de Conſeil, & voulut que deſormais on l’appellaſt Parlement, s’eſtudiãt par là de recompenſer les honneurs & ſeruices qu’il auoit receus des Dauphinois, combien qu’au demeurant il n’adiouſtaſt rien de nouueau à l’autorité de ce Cõſeil : ainſi que le teſmoigne Guid. Pap. Conſeiller de Grenoble en la queſtion 43. & derechef en la queſtion 554. {{c|{{espacé|FI}}N.}}<noinclude> <references/></noinclude> pa8ie7wse4s2sobfpk92hz8v3afjqnv 15908938 15908937 2026-07-07T21:26:01Z Benoit Soubeyran 111354 /* Corrigée */ 15908938 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Benoit Soubeyran" />{{nr|212|{{espacé|DE LA GAVLE}}|}}</noinclude>Charlemaigne, on trouuera que les Eſtats de iudicature eſtoyẽt tout autres, & que l’adminiſtratiõ de la Iuſtice avoit tout autre forme qu’elle n’a auiourd’huy, cõme on le peut voir par ſes ordonnances & nommémẽt du ch. 74. du li. 4 de la loy Frãcique, ou eſt ceſt article, Que le Comte ne tiene point ſon ſiege sinon a ieun, & c. Et quãt à ce nom de Parlement, pour iuger en quel honneur il eſt mõté en peu de temps, on peut prẽdre pour argumẽt certain le priuilege que dõna Loys XI. à ceux du Dauphiné. Car au lieu qu’il y auoit pour le Dauphiné vne compagnie de Preſidens & Cõſeillers eſtablie à Grenoble auec autorité de Cour ſouueraine en ſon reſſort, qu’on appelloit le Conſeil du Dauphiné, Loys XI. eſtant Dauphin de Vienne, abolit ce nom de Conſeil, & voulut que deſormais on l’appellaſt Parlement, s’eſtudiãt par là de recompenſer les honneurs & ſeruices qu’il auoit receus des Dauphinois, combien qu’au demeurant il n’adiouſtaſt rien de nouueau à l’autorité de ce Cõſeil : ainſi que le teſmoigne Guid. Pap. Conſeiller de Grenoble en la queſtion 43. & derechef en la queſtion 554. {{c|{{espacé|FI}}N.}}<noinclude> <references/></noinclude> 6hquyaayvkh2u03zs782zta2g3sv1z9 Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie (2026) 2 4769244 15909245 15899765 2026-07-08T08:46:27Z Cantons-de-l'Est 8473 /* Juillet 2026 */ Relecture. 15909245 wikitext text/x-wiki {{Sommaire|align=right |flottant=1}} {{../Autobiographie/Navigation}} == — 2026 — == === Janvier 2026 === * 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre. * * 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail. * * 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}} * * 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau pplus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres : <center> {| class="wikitable" style="width:300px;" ! USA !! Remplacer par |---- |Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail] |---- | MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités] |---- |Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera] |---- |Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app] |---- | Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz] |---- | MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak] |---- | Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms] |---- | Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer] |---- | MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] |} </center> === Février 2026 === * 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités. * * 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances] === Mars 2026 === [[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]] * 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle. [[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]] * 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}} : Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]]. [[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]] * 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}} * * 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées. * * 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF. * * 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ? * * 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}} * 16 mars 2026 : Voici trois définitions : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}} {{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}} {{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}} : J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné. * 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}} * * 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]]. :* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}} :* Pour la lettre B, il faut 111 pages. * * 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages... * * 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}} * * 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}} : Elle semble toutefois justifiée : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}} * 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par &lt;ref>...&lt;/ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource). * * 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}} : Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité. + 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF : {{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}} * 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ? * * 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant : {{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}} * 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter. * * 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}} * 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}} : Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique. === Avril 2026 === [[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]] [[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]] * {{1er|avril}} 2026 : {{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}} * * {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}} * * 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}} : Elle est suivie de : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}} * * 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}} * * 3 avril 2026 : Une autre définition troublante : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}} : Heureusement, la définition attendue est présente : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}} * * 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}} * * 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse]. * * 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW]. * * 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires. * * 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}} * * 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec : : Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse. : Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer. * * 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]]. :* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section) :* Pour la lettre B, c'est 116 pages. :* Pour la lettre C, c'est 290 pages. * * 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource. * * 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}} * * 10 avril 2026 : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}} : Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables. * * 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br >Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}} * * 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ? *# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code> *# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code> : Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}} : J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans. : Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis. * * 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}} * * 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}} * * 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}} [[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br> J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]] * 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}} : Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]). * * 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}} : Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide. * * 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois : [[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']] : Voici ce que Larousse en dit : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}} * * 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]]. :* Pour la lettre A, c'est 196 pages. :* Pour la lettre B, c'est 116 pages. :* Pour la lettre C, c'est 290 pages. :* Pour la lettre D, c'est 164 pages. : C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}} * * 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]]. :* Pour la lettre A, c'est 142 pages. * * 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}} * * 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}} === Mai 2026 === * 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}} * * 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}} * * 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial. : Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public. * * 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} : :* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ; :* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]]. : Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain). * * 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}} * * 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}} * * 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}} * * 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple. * * 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}} === Juin 2026 === * 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}} * * 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé. <div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;"> ; Microsoft Visual C++ * Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/ * 14.0 est la version minimale requise présentement. * L'installation dure entre une et deux minutes. ; Vérifier que Python est installé * Cliquer sur le bouton WIN du clavier * Taper <code>cmd.exe</code> * Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u> * Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code> * Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org. ; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise * Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée ** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé. * Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée ** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé. * Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée ** Idem * Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée ** Idem * Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée ** Idem ; Installer Pywikibot pour un seul compte : Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia). * Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est) * Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier * Je « dézippe » les scripts dans ce dossier : Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles ; Tests basiques de Pywikibot * Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code> ** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées. * Coller <code>python pwb.py -help:global</code> ** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées. : Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot ; Configurer Pywikibot * Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper ** <code>C:</code> pour aller sur le disque C: ** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot * Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code> ** Plusieurs questions sont posées ** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n » : Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py » ; Créer un fichier pour le mot de passe : Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires. * Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py » * Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe * Enregistrer * Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites. * Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> ; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français * Coller <code>python pwb.py login</code> ** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît. : Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource ; Exploiter Pywikibot * Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant. * Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas) ** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\&nbsp\;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code> **: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi. ** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\&nbsp\;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code> **: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}. ** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\&nbsp\;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code> **: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire. : Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py ») ; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes : Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>) : Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut. </div> [[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]] [[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples : <ul> <li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li> <li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li> <li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li> </ul> Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]] * 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP. * * 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}} : J'ai corrigé. * * 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}} : Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource. * * 23 juin 2026 : Triste bilan que celui de la [[:w:fr:Pertes humaines pendant la guerre russo-ukrainienne|guerre russo-ukrainienne]] : plus de 2 millions de blessés ou morts. {{triste|32}} * * 27 juin 2026 : Histoire incroyable : {{user:CdlEst/CitationBloc|'''Boissy d’Anglas''' [...] Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/832 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 144]</ref>}} === Juillet 2026 === * {{1er|juillet}} 2026 : Question intéressante du contributeur Bananax47 : « Pourquoi contribuons-nous ? »<ref>[[user:Bananax47|Bananax47]], [https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Actualit%C3%A9s/135-juin-2026 Pourquoi contribuons-nous ?], ''Actualités'' du Wiktionnaire, juin 2026</ref> <div style="margin-left:2em;">Jusqu'à ce qu'un contributeur sur Wikipédia m'écrive « Chapeau, l'artiste ! », je me voyais comme un wikitechnicien de l'écrit. Présentement, je me considère comme un artiste du Web 2.0 parce que je suis : * sur Wikipédia en français ** rédacteur d'articles ** rédacteur de l'infolettre RAW (pendant 10 ans) ** traducteur ** administrateur ** participant aux discussions sur Le Bistro * sur Meta-Wiki ** traducteur ** créateur de modèles * sur Translatewiki ** traducteur de messages * sur Wikisource en français ** transcripteur ** créateur de modèles ** participant aux discussions sur Le Scriptorium ** créateur d'auteurs * sur Wikidata ** créateur de formulaires ** remplisseur de formulaires * sur Wikimedia Commons ** retoucheur d'images ** créateur d'images ** créateur de photos ** créateur de modèles * sur Wiktionnaire ** rédacteur d'entrées Cette liste explique que je me considère à la fois comme un explorateur et un pionnier du Web 2.0 : je crois avoir démontré que j'aime l'aventure intellectuelle, même si elle est vécue devant un écran d'ordinateur depuis 20 ans. Par exemple, la rédaction d'articles façon Wikipédia n'est pareille à nulle autre, parce qu'il faut jongler avec les conventions wikipédiennes (encyclopédisme, sourçage, wikiliens, illustrations) et les possibilités du Web 2.0 (édition collaborative, discussions, contestations, critiques infondées, vandalismes, trollisme, susceptibilité). Beaucoup de personnes de mon entourage sont incapables de contribuer à Wikipédia, ou à n'importe quel wiki, parce qu'elles sont, je crois, dépassées par toutes ces exigences et ces attentes, même si elles détiennent un diplôme de niveau universitaire. {{user:CdlEst/CitationBloc|Les personnes qui contribuent aux projets Wikimedia ne devraient pas être perçues comme des bénévoles, elles devraient être vues comme des meneuses qui prennent le contrôle et s'approprient les projets{{user:CdlEst/Trad|en|People who contribute to Wikimedia projects shouldn't be seen as volunteers, they should be seen as leaders taking control and ownership of the projects.}}{{,}}<ref>'''<small>(en)</small>''' Feed Me Your Skin, [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2025-07-18/Community_view A Deep Dive Into Wikimedia (part 4): The Future Of Wikimedia and Conclusion], 18 juillet 2025, ''Signpost'', Wikipédia en anglais</ref>.}} Je crois faire partie de ces gens qui prennent le contrôle, que ce soit pour la rédaction d'un article de Wikipédia, la création d'une entrée du Wiktionnaire ou la transcription d'un livre de Wikisource. Il est important que j'éprouve de la satisfaction en observant les fruits de mon wikitravail : * principal transcripteur de l'[[:s:fr:Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain]], * principal rédacteur de [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch]], [[:w:fr:Robert Oppenheimer]], [[:w:fr:Fond diffus cosmologique]], [[:w:fr:Voie lactée]], [[:w:fr:Jack l'Éventreur]], des articles labellisés * des milliers de photos de biens patrimoniaux québécois téléversées dans Wikimedia Commons Je tiens cette autobiographie pour me rappeler des moments forts, des articles ou des entrées qui me semblent importants et des anecdotes vécues alors que je contribue à un wiki ou un autre. Elle m'est précieuse parce qu'elle m'aide à relativiser les échecs et les succès. Cette relativisation peut sembler futile, mais elle m'empêche de me croire trop important (lorsqu'on me félicite pour un travail accompli ) ou trop nul (lorsqu'on me critique, même de façon injustifiée). Seul bémol : elle ne me soutient pas lorsque des contributeurs m'attaquent de façon injustifiée.</div> {{Il|2}} ---- '''Citations originales''' {{Références|groupe=trad}} '''Notes''' {{Références|groupe=note}} '''Références''' {{Références}} b9fxzhft7qb21qy01udk6gedpyhki0u Page:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu/227 104 4773829 15908941 15662942 2026-07-07T21:29:41Z Benoit Soubeyran 111354 15908941 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" /></noinclude>{{t2|TABLE DES MATIERES<br >''contenues en ce liure.''}} {{c|A}} {{lettrine|A|lignes=4}}Eduiens appellez freres des Ro- mains. 7. Alemaigne comment gouuer- nee. 103 Angleterre comment gouuernee. Parlement d'Angleterre. Anfelme Euefque traiftre à fon Roy. Auuergnats anciens puiſſans. B 10j. 104. 105. 164. 8. Batauiens voisins des anciens François. 38. guerre furnommee Bien public Blanche Royne Regente. Bodilon occit vn Roy tyran. Brunechilde Royne Regente 173. 191. 68. 186. Brunechilde executee. 188. C Cheuelure,priuilege des Roys 6.87. Charlemaigne bon Roy. 15;. Charles le Simple Roy demis. 71. Charles le Gros demis par François. 70. Childeric 1.Roy de France demis. 67. Crotilde Royne Regente. 134. Coneftable. 141. Comines contre les flateurs de cour. 180. Confeillers du Roy & du Royaume diuers. IQI. 0 i<noinclude> <references/></noinclude> klfhj0zp6ko2l6y5ryirrx132hzluvq 15908950 15908941 2026-07-07T21:37:36Z Benoit Soubeyran 111354 15908950 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" /></noinclude>{{t2|TABLE DES MATIERES<br >''contenues en ce liure.''}} {{c|A}} {{lettrine|A|lignes=4}}Eduiens appellez freres des Ro- mains. 7. Alemaigne comment gouuer- nee. 103 Angleterre comment gouuernee. Parlement d'Angleterre. Anfelme Euefque traiftre à fon Roy. Auuergnats anciens puiſſans. {{c|B}} 10j. 104. 105. 164. 8. Batauiens voisins des anciens François. 38. guerre furnommee Bien public Blanche Royne Regente. Bodilon occit vn Roy tyran. Brunechilde Royne Regente 173. 191. 68. 186. Brunechilde executee. 188. {{c|C}} Cheuelure,priuilege des Roys 6.87. Charlemaigne bon Roy. 15;. Charles le Simple Roy demis. 71. Charles le Gros demis par François. 70. Childeric 1.Roy de France demis. 67. Crotilde Royne Regente. 134. Coneftable. 141. Comines contre les flateurs de cour. 180. Confeillers du Roy & du Royaume diuers. IQI. 0 i<noinclude> <references/></noinclude> nnl0ndxskc69jgcetndztfz860xyozk 15908955 15908950 2026-07-07T21:38:59Z Benoit Soubeyran 111354 15908955 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" /></noinclude>{{t2|TABLE DES MATIERES}} {{c|''contenues en ce liure''.}} {{c|A}} {{lettrine|A|lignes=4}}Eduiens appellez freres des Ro- mains. 7. Alemaigne comment gouuer- nee. 103 Angleterre comment gouuernee. Parlement d'Angleterre. Anfelme Euefque traiftre à fon Roy. Auuergnats anciens puiſſans. {{c|B}} 10j. 104. 105. 164. 8. Batauiens voisins des anciens François. 38. guerre furnommee Bien public Blanche Royne Regente. Bodilon occit vn Roy tyran. Brunechilde Royne Regente 173. 191. 68. 186. Brunechilde executee. 188. {{c|C}} Cheuelure,priuilege des Roys 6.87. Charlemaigne bon Roy. 15;. Charles le Simple Roy demis. 71. Charles le Gros demis par François. 70. Childeric 1.Roy de France demis. 67. Crotilde Royne Regente. 134. Coneftable. 141. Comines contre les flateurs de cour. 180. Confeillers du Roy & du Royaume diuers. IQI. 0 i<noinclude> <references/></noinclude> 6k3wny08d9oqkkw6bs7nirt04l6vz9q 15908956 15908955 2026-07-07T21:39:14Z Benoit Soubeyran 111354 15908956 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" /></noinclude>{{t2|TABLE DES MATIERES}} {{c|''contenues en ce liure''.}} {{c|A}} {{lettrine|A|lignes=4}}Eduiens appellez freres des Ro- mains. 7. Alemaigne comment gouuer- nee. 103 Angleterre comment gouuernee. Parlement d'Angleterre. Anfelme Euefque traiftre à fon Roy. Auuergnats anciens puiſſans. {{c|B}} 10j. 104. 105. 164. 8. Batauiens voisins des anciens François. 38. guerre furnommee Bien public Blanche Royne Regente. Bodilon occit vn Roy tyran. Brunechilde Royne Regente 173. 191. 68. 186. Brunechilde executee. 188. {{c|C}} Cheuelure,priuilege des Roys 6.87. Charlemaigne bon Roy. 15;. Charles le Simple Roy demis. 71. Charles le Gros demis par François. 70. Childeric 1.Roy de France demis. 67. Crotilde Royne Regente. 134. Coneftable. 141. Comines contre les flateurs de cour. 180. Confeillers du Roy & du Royaume diuers. IQI. 0 i<noinclude> <references/></noinclude> avdxtgm3ahc89lfyvcine5n6ym7ae3r Page:Hoefer - Biographie, Tome 2.djvu/123 104 4812428 15908331 15856223 2026-07-07T12:57:43Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of 15908331 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" />ALSTON — ALSTROEMER</noinclude>Iles plus redoutables adversaires du naturaliste suédois, parce qu’il l’attaqua en habile dialecticien, en érudit profond, et toujours avec débence et dignité. Il s’opposa fortement aux innovations que Linné introduisait dans la botanique, ht il s’obstina à regarder le sexe des plantes’pomme une hypothèse peu fondée. En cela il eut e tort de ne pas séparer deux choses très-disinctes : d’abord le fond matériel de cette découverte, entrevue depuis longtemps, confirmée et lémontrée tout récemment, sans que Linné n’y :ût aucune part ; secondement, l’application que :e naturaliste en avait faite pour établir son syslème. On ne pouvait se dispenser de regarder •elui-ci comme très-ingénieux ; mais on eût vu Uns surprise qu’un vétéran, accoutumé dès son mfance aux méthodes de Ray, de Tournefort et le Boërhaave, trouvât que la science perdait plus pj’elle ne gagnait en adoptant ce nouvel arrangement. Alston, d’un autre côté, montra une rande impartialité en faisant imprimer textuelement dans son ouvrage les Fundamenta boanïca de Linné, dont il recommanda fortement i lecture à ses élèves. » On a encore d’Alston une dissertation sur l’é Uin, comme anthelminthique ; une dissertation ur l’opium, et le récit d’un cas d’extravasion de ang dans le péricarde, imprimés dans les Essais e médecine d’Edimbourg (Eclinburg médical ïssays). En 1743, Alston découvrit dans la chaux ive une propriété qui le portait à croire que la iculté de la chaux calcinée n’était point épuisée |ar la délitation (addition d’eau) : les premières xpositions de ce paradoxe, comme il l’appelait, | xrent communiquées à la Société royale, et en I uite imprimées dans le 47 e volume des Transac| ions philosophiques. Cette opinion fut contestée, I I lui attira une controverse avec le docteur Whytt, on ami et collègue. Après avoir continué ses | xpériences et étendu ses observations, il publia, la 1752, sa Dissertation sur la chaux vive et I ur l’eau de chaux, réimprimée en 1754 et 1757, ans laquelle il répond aux critiques de Whytt ; t, après avoir fait rémunération des diverses laladies dans lesquelles on avait trouvé l’eau de j haux utile et efficace, il confirme l’opinion de on collègue relativement aux vertus lithotrip iques de cette solution. I Les leçons d’Alston sur la matière médicale i vaient été mises en état d’être imprimées avant la mort ; elles furent publiées sous le titre il uivant : Lectures on the materia medica, coniatning the natural history of drugs, etc. ; fkdimbourg, en 3 vol. in-4°, 1770. Le docteur llutis, botaniste, résidant à la Nouvelle-Gre ade, a dédié à Alston un nouveau genre de liantes sous le nom oVAlstonia, de la famille les Guayacanes. H. p Haller, Bibliotheca botanica. — Sprengel, Historia tiei herbariœ. — Edinburgh Encyclopœdia. — Pulte I ey, Historical and bior/raphical Sketches of the pro I I ress of Botany in England, t. II. —, Dupetit-Thouars, ans la Biographie universelle. 222 * alston ou ALLSTôtt (William), peintre, natif des États-Unis, mort en 1830. Il resta quelque temps à Rome, et s’est fait remarquer par ses tableaux de paysages. Il a aussi publié un ouvrage intitulé Hints to young Practioners in the study of Landscape-Painting ; 1814, in-8°. Morcienblatt, année 1807, p. 199. — Nagler, Neues Allgem. Kûnstler Lexicon. — Kiorillo, Geschichte der Malerey, vol. V. alstorph (Jean), antiquaire hollandais, né vers 1680 à Groningue, mort en 1719. Il étudia les langues anciennes et la jurisprudence à l’université de Harderwyk. On a de lui : 1° Dissertatio philologica de Lecticis ; subjicitur de Lecticis veterum Diatriba ; Amsterdam, 1704, in-l2, aveefig. ; — 2° Dissert, juridica de asylis ; Gron., 1701, in-4° ; — 3° Conjectaneaphilologica super nummo cuso in memoriam obsidionis et liber ationis urbis Groningasan. 1670 ; Gron., 1719, in-4° ; — 4° De Hastis veterum ; Amsterdam, 1757, in-4°, figures. L’auteur mourut pendant l’impression de cet ouvrage, qui traite de l’origine, des usages et des différentes formes des piques. Sax, Onomast.literarium, t. V, p. S84. alstrœmër (Jonas), célèbre industriel suédois, naquit, le 7 janvier 1685, dans la petite vile d’Alingsas en Vestgothie, de parents pauvres, et mourut le 2 juin 1761. Après avoir lutté longtemps avec courage contre le besoin, il se rendit à Londres, et s’y livra avec succès à des spéculations commerciales. La prospérité de l’Angleterre lui donna l’idée d’établir des manufactures dans son pays natal. La Suède, qui pendant plusieurs siècles s’était occupée principalement de la guerre, avait encore fait peu de progrès dans les arts industriels. Alstrœmër conçut le projet de diriger les efforts de ses compatriotes, et retourna dans sa patrie. En 1723, il demanda aux états du royaume un privilège pour établir des manufactures dans sa ville natale. Cette ville devint le foyer d’une activité qui se répandit dans les autres parties de la Suède. Plusieurs voyages firent connaître au zélé patriote les inventions et les méthodes des Allemands, des Hollandais, des Flamands. Il s’entoura d’ouvriers habiles, rassembla des modèles, et publia des mémoires instructifs. En même temps il dirigeait avec un citoyen estimable, Nicolas Sahlgren, une maison de commerce à Gothenborg, où il s’était fixé ; il établissait des raffineries de sucre, il encourageait les entreprises de la compagnie des Indes et celle du Levant, et il portait son attention sur le développement de l’économie rurale. Cette branche lui est redevable de plusieurs améliorations importantes. Il fit connaître les plantes utiles à la teinture, et contribua à étendre la culture des pommes de terre, nouvellement introduite en Suède. Il s’attacha surtout à perfectionner l’éducation des bêtes à laine, en.<noinclude> <references/></noinclude> 4pzua8dnuk3dk5h0zi03ytrla5bz1xf Page:Hoefer - Biographie, Tome 4.djvu/152 104 4821282 15908333 15856101 2026-07-07T12:57:54Z Sicarov 121895 /* top */ insource:/ oj / 273*, remplacement: oj → of (2) 15908333 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> 275 BALE, en latin baljeus (Jean), célèbre théologien et biographe anglais , né le 21 novembre 1495 , mort en novembre 1563. H fut placé à l’âge de douze ans dans un couvent de l’ordre des Carmes, et vint ensuite continuer ses étudesà Cambridge ; il les acheva vers 1514, dans le collège dit de Jésus. On le trouve en 1 529 remplissant à Ipswich les fonctions de prieur d’un couvent. Quelque temps après, soit conviction , soit influence de l’époque et du milieu dans lequel il se trouvait placé, un grave changement s’opéra dans les idées et dans la position de Jean Baie. Il embrassa le protestantisme, et mit par un acte décisif, par le mariage, une barrière infranchissable entre le passé et l’avenir. Aussi bien s’attira-t-il (c’est lui-même qui s’en plaint dans une lettre à Cromwell ) les persécutions du clergé romain, contre lesquelles il fut défendu par le ministre homonyme du célèbre Olivier Cromwell. A la mort du ministre de Henri lli, Baie se tint pendant huit ans dans une retraite studieuse, uniquement occupé des travaux de la pensée. 11 rentra dans la vie active sous le roi Edouard VI, auquel il fut présenté à Southampton, et qui l’appela en 1553 à l’évêché d’Ossory en Irlande. Il voulut être consacré suivant le nouveau cérémonial de l’Église d’Angleterre. Mais les efforts qu’il fit alors pour amener à la religion nouvelle les prêtres de son diocèse et ses ouailles, dans un pays qui fut toujours attaché à l’Église romaine , l’exposèrent bientôt à une irritation et à une impopularité qui firent explosion à la mort d’Edouard VI. Sa maison fut assaillie ; plusieurs de ses serviteurs furent tués , et lui-même ne parvint à se réfugier à Dublin qu’avec une escorte de trois cents soldats. Arrivé dans la capitale de l’Irlande, il se retrouva en face des mêmes périls, auxquels il échappa encore en gagnant, déguisé en matelot, un vaisseau zélandais. Il n’était pas à la fin de ses peines : le bâtiment fut capturé par un corsaire hollandais qui le fit prisonnier, et lui enleva tout ce qu’il possédait. Jeté par une tempête sur la côte de Cornouailles, il fut pris et accusé de trahison , mais relâché bientôt après. Rembarqué sur le même bâtiment, il fut conduit en Hollande, et y demeura en prison pendant trois semaines, au bout desquelles il recouvra sa liberté en payant une amende de trente livres sterling. Il se retira alors à Bâle, où il résida durant le court règne de la reine Marie. Il retourna en Angleterre, à l’avènement d’Elisabeth. Mais il ne voulut plus reprendre ses fonctions épiscopales en Irlande, et préféra, à une dignité qui lui avait causé tant d’ennuis , les douceurs de la vie privée et les produits d’un bénéfice dépendant de la cathédrale de Cantorbery, qu’il tenait de la munificence de la reine. Le style et la pensée de Baie ont été diversement appréciés , suivant la passion de chacun de ses critiques. On doit reconnaître seulement que son zèle l’emporta trop loin. On a de lui les ouvra- BALE 276 ges suivants, divisés parlni-même en écrits antérieurs et postérieurs à sa conversion au protestantisme, et en œuvres dramatiques en vers : A new Comedij or Interlude, concernyng the Lawes of Nature, Moïses and Christe ; in-S", Londres, 1538 et 1562 ; — A Brief Comedy or Enterlude , concernyng the tentation of ourlord ;LonATes, l538,in-8° ;— ATragedy or Enterlude manifesting the chief promises of God tmto Man ; Londres, 1538 et 1577 ; — Yct a Course at the Romysh ^foxe, against Edmond Bonner , Bïshop of London ; Zurich, 1543 ; — A mystery of Iniquyte contayned wïthin the hcretical Genealogye of Ponce Pantolabus ; Genève, 1545 ; — the Actes of English votaryes ; Wesel, 1546, in-8°, et Londres, 1560 ; les deux premières parties ont seules été publiées ; — the True Hystorie of tfie Christen departyng of the révérend Man D. Martyn Lut fier, translated from the latin of Justtis ; Jouas , Michel Celius et Johanues Aurifaber ; Londres, 1546 ; —A l)rfe andfaythfull déclaration of tfie true faith of Christ ; Londres, 1547 ; — Illustrium majoris Britannix scriptorumsummarium, in quasdamcenturias divisutn ;Wese, 1548 ; Bâle, 1557 et 1559. On trouve une copie autographe de l’édition de 1548 dans ]e British Muséum ; — tfie Laboryouse Journey and serche of Juan Leylande for Englande’s antiquities ; Londres, 1549 ; et dans la vie deLeland, 1772 ; — A Dialogue or Communicacîjon to be had at a table betwene tivo Chyldren gathered out of the holy scHptures , by John Baie for his two yonge sonnes ; Londres , 1549, in-8° ; — the Confession of tfie stjnner after the sacred scriptures ; Londres, 1549 ; — the Apology of Jofian Baie against a ranfte Papyst ; Londres, 1650 ; — the Image of both Churches ; Londres , 1550 et 1584 ; — the Vocacyon of John Baie to tfic Bishopric/t of Ossorie in Irelande, hispersecucions inthe same and finale Belyveraunce ; Londres, 1553 ; — A Déclaration of Edmonde Banners articles concerning the cleargye of London dyocese ; Londres, 1561 , in-8° ; — Acta Romanorum pontificum , a dispersiom discipulorum Christi usque ad tempora Pauli quarti, ex Joannis Baleei Catalogc anglicorum scriptorum desumpta ; Francfort. 1569, et Leyde, 1615 ; — the Pageant of Popes, traduit du latin de Baie par Jean Studléy. Londres, 1574 ; —De religioneCarmelilana ei scriptoribus ejusdem, in-4°, manuscrit conservi dansle^rife^ IfMseMm ; — d’autres manuscritf dont on trouve la liste dans Tanner, et quelquefi écrits sous le nom d’HaiTison. V. R. | Pitseus , de Scriptoribus Anglise. — P. iilount , Céfc’ ! sura celebrium auctorum. — Verhelden, Elogia prœs tantiorum aliqtcot theologorum. — Tanner, Bibliothect Britannico-Hibernica. — Fabricius, Bibliotheca medii et infimœ eetatis. — Penny Cyclopœdia. I *B4LE (Robert), théologien anglais, mowj en 1 503 . H devint prieur des carmes d e Norwich( !<noinclude> <references/></noinclude> kjmv3jbnczmm47pae1xd7ja3tqzjb87 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/5 104 4842396 15909156 15716594 2026-07-08T07:29:23Z Charlie Main 163941 Petites corrections 15909156 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> {{t2|PRÉFACE.}} {{c|___}} {{d|« C’est icy un litre de bonne foy, lecteur<br /> … Mes deffauts s’y liront au vif… »|5|fs=90%}} {{d|Montaigne, Préface des ''Essais''.|6|fs=90%}} Le premier traité d’Arithmétique supérieure, ou d’Arithmologie, a été publié à la fin du siècle dernier par {{sc|Legendre}}, sous le titre : ''Essai sur la théorie des nombres'' (Paris, an {{sc|VI}}). Cet excellent ouvrage renfermait non seulement tout ce qui était connu jusqu’alors sur cette science, et notamment les recherches d’{{sc|Euler}} et de {{sc|Lagrange}}, sur les théorèmes énoncés par {{sc|Fermat}}, mais encore les nombreuses découvertes de l’illustre auteur, qui rendit de si grands services à l’Arithmétique. On lui doit surtout le théorème fondamental qui porte son nom, c’est-à-dire la ''Loi de réciprocité des résidus quadratiques''. Deux autres éditions, considérablement augmentées, ont été publiées de son vivant ; la troisième, définitive, en trois volumes in-4°, en 1830. Celle-ci vient d’être traduite en langue allemande par M. {{sc|Maser}} (Leipzick, 1886). Dans la première année du siècle, {{sc||Gauss}} fit paraître les ''Disquisitiones arithmeticœ'' (Leipzick, 1801). Une traduction française, les ''Recherches arithmétiques'' (Paris, 1807), est due à {{sc|Poullet-Delisle}}. Depuis, de nombreuses éditions de cet ouvrage admirable ont été publiées dans plusieurs<noinclude> <references/></noinclude> 7wumusw5bqfiddlnzvp8jar3twiv9n0 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/6 104 4842401 15909159 15717145 2026-07-08T07:33:39Z Charlie Main 163941 15909159 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>langues, et notamment la version originale, en langue allemande, pour laquelle l’auteur n’avait pu trouver d’éditeur ! Ce livre, monument impérissable, dévoile l’immense étendue, l’étonnante profondeur de la pensée humaine. Son auteur excella dans toutes les parties des Sciences mathématiques, pures et appliquées ; dans l’Analyse algébrique, dans la Théorie des fonctions, dans le Calcul des probabilités, dans la Géométrie des surfaces, dans l’Astronomie physique et pratique, dans la Mécanique céleste, dans l’Optique, dans le Magnétisme, dans la Théorie des attractions, etc. ; ses compatriotes l’ont, avec raison, surnommé ''Princeps mathematicorum'', Mais ce que ce savant illustre, que l’on doit placer à côté des plus grands génies scientifiques de l’humanité, préférait par-dessus tout, c’était sa ''chère Arithmétique'', ainsi qu’il le répétait continuellement dans sa correspondance ; nous n’y contredirons point. Les découvertes de {{sc|Gauss}} ont donné lieu à de nombreux mémoires sur l’Arithmétique, surtout en Allemagne ; mais nous ne pouvons citer ici que les principaux traités didactiques. — En France, {{sc|Poinsot}} publie, dans le ''Journal de Liouville'' (t. X, 1845), un mémoire intitulé : ''Réflexions sur les principes fondamentaux de la Théorie des nombres'' ; cet ouvrage mérite l’attention à plus d’un titre, surtout par la clarté et l’élégance de l’exposition, mais non par la nouveauté ; malheureusement, la démonstration du principe, sur lequel repose tout l’ensemble, n’est pas rigoureuse, bien que toutes les conséquences en soient exactes. — Nous devons rappeler encore les deux opuscules de {{sc|Lebesgue}} : ''Exercices d’Analyse numérique'' et ''Introduction à la Théorie des nombres'' (Paris, 1859 et 1868). On doit regretter que cet<noinclude> <references/></noinclude> 36ppsdgi6r4nvyykk9psrzp8c890shn Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/7 104 4842402 15909165 15716604 2026-07-08T07:42:16Z Charlie Main 163941 15909165 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>auteur n’ait pu terminer la publication qu’il avait annoncée. — Enfin le second volume du ''Cours d’Algèbre supé­rieure'', de {{sc|Serret}} (4{{e}} édition), est consacré presque entière­ment à la théorie des congruences et à ses applications à la résolution algébrique des équations ; mais, par suite d’une inadvertance inconcevable, dès la première page, plusieurs des démonstrations présentées par l’auteur manquent de rigueur. En particulier, nous signalerons comme imparfaite la démonstration du théorème de {{sc|Bachet}}, que tout entier est la somme de quatre carrés, ou de moins de quatre. Cette critique n’a pas pour but de diminuer l’importance de l’excel­lent ouvrage de {{sc|Serret}}, qui d’ailleurs a été apprécié, tra­duit et publié en Allemagne (Leipzick, 1879) par M. {{sc|Wertheim}}. Nous exposerons, dans le second volume, une fort belle démonstration du théorème de {{sc|Bachet}}, qui nous a été communiquée par M. {{sc|Matrot}}, ingénieur en chef des Mines. M. {{sc|Tchebychef}} a publié en langue russe la ''Théorie des congruences'' (Saint-Pétersbourg, 1847). Une traduction en langue allemande vient de paraître par les soins de M. {{sc|Schapira}}, professeur à l’Université de Heidelberg (Berlin, 1889). Cet ouvrage contient, dans l’original mais non dans la traduc­tion, la démonstration de l’un des plus beaux et des plus dif­ficiles théorèmes de l’Arithmétique transcendante ; nous don­nerons, dans le troisième volume, une simplification de cette admirable démonstration, qui suffirait à elle seule pour ob­tenir l’immortalité, si son auteur ne s’était surpassé lui-même par l’invention d’un nouveau genre de calcul, pour la détermination des maxima et des minima d’intégrales com­prises entre des limites données, et par ses nombreuses et utiles applications à la Mécanique des systèmes articulés.<noinclude> <references/></noinclude> p33q2fe7z0a1oa2d1oqjqer3u3p2ff2 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/8 104 4842403 15909168 15716608 2026-07-08T07:48:11Z Charlie Main 163941 15909168 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> Il serait trop long de donner la liste des ouvrages qui ont paru en Allemagne, dans ces dernières années, sur le sujet qui nous occupe. Nous nous bornerons à citer les Leçons de {{sc|Lejeune-Dirichlet}}, publiées par M. {{sc|Dedekind}} : ''Vorlesungen über Zahlentheorie''. La troisième édition de ce délicieux traité (Brunswick, 1881) contient, en dehors de la démonstration du célèbre théorème de {{sc|Dirichlet} sur la présence des nombres premiers dans les progressions arithmétiques, de remarquables et importantes additions de l’éditeur sur l’Arithmétique générale. Pour terminer, nous citerons les Leçons académiques de M. {{sc|Bachmann}} sur la dernière section des ''Disquisiciones'' de {{sc|Gauss}}, sous le titre : ''Die Lehre von der Kreistheilung und ihre Beziehungen zur Zahlentheorie'' (Leipzick, 1872). Telles sont les principales sources d’où notre œuvre découle. Depuis longtemps, nous avons amassé et recueilli des documents nombreux, intéressants, de tous auteurs et de tous pays, pour écrire un livre sur le sujet qui nous occupe. Nous y ajoutons une partie de nos propres recherches, que nous avions publiées dans ce but, au jour le jour, un peu partout et notamment dans les ''Comptes rendus'', les Bulletins des Académies des Sciences de Turin, Rome et Saint-Pétersbourg, de la Société mathématique de France ; dans l’''American Journal'', à Baltimore, dans les Comptes rendus de l’Association française pour l’Avancement des Sciences, dans les ''Nouvelles Annales de Mathématiques'', dans la ''Nouvelle Correspondance'' et dans ''Mathesis'', à Bruxelles et à Liège, dans le ''Messenger of Mathematics'', à Cambridge, etc. Il nous reste à indiquer le plan général de ce livre. Nous<noinclude> <references/></noinclude> r695v9ugagp3lo7j38014ehq2p17qtu 15909170 15909168 2026-07-08T07:48:44Z Charlie Main 163941 15909170 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> Il serait trop long de donner la liste des ouvrages qui ont paru en Allemagne, dans ces dernières années, sur le sujet qui nous occupe. Nous nous bornerons à citer les Leçons de {{sc|Lejeune-Dirichlet}}, publiées par M. {{sc|Dedekind}} : ''Vorlesungen über Zahlentheorie''. La troisième édition de ce délicieux traité (Brunswick, 1881) contient, en dehors de la démonstration du célèbre théorème de {{sc|Dirichlet}} sur la présence des nombres premiers dans les progressions arithmétiques, de remarquables et importantes additions de l’éditeur sur l’Arithmétique générale. Pour terminer, nous citerons les Leçons académiques de M. {{sc|Bachmann}} sur la dernière section des ''Disquisiciones'' de {{sc|Gauss}}, sous le titre : ''Die Lehre von der Kreistheilung und ihre Beziehungen zur Zahlentheorie'' (Leipzick, 1872). Telles sont les principales sources d’où notre œuvre découle. Depuis longtemps, nous avons amassé et recueilli des documents nombreux, intéressants, de tous auteurs et de tous pays, pour écrire un livre sur le sujet qui nous occupe. Nous y ajoutons une partie de nos propres recherches, que nous avions publiées dans ce but, au jour le jour, un peu partout et notamment dans les ''Comptes rendus'', les Bulletins des Académies des Sciences de Turin, Rome et Saint-Pétersbourg, de la Société mathématique de France ; dans l’''American Journal'', à Baltimore, dans les Comptes rendus de l’Association française pour l’Avancement des Sciences, dans les ''Nouvelles Annales de Mathématiques'', dans la ''Nouvelle Correspondance'' et dans ''Mathesis'', à Bruxelles et à Liège, dans le ''Messenger of Mathematics'', à Cambridge, etc. Il nous reste à indiquer le plan général de ce livre. Nous<noinclude> <references/></noinclude> mnt0c78ma8s23nvoj2lo8h00roc8gj0 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/9 104 4842404 15909173 15716614 2026-07-08T07:53:27Z Charlie Main 163941 15909173 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>prenons la science à son origine et, dans l’Introduction, nous indiquons les débuts, les progrès et les applications de l’Arithmétique, tout en restant dans les idées générales. Nous compléterons cet exposé, s’il y a lieu, pour les volumes qui suivront. Nous insistons sur les procédés du calcul, d’au tant plus qu’on les néglige dans les éléments, à ce point que la construction des tables de multiplication est enseignée d’une manière défectueuse. Nous mettons les calculs dits ''algébriques'' en face des calculs de l’Arithmétique ordinaire, car nous considérons le nombre entier d’une manière générale, indépendante de son enveloppe, positif ou négatif, soit qu’on le représente par des boules, par des chiffres ou par les lettres de l’alphabet. Ce n’est pas dans la manière de figurer les nombres, de les habiller pour ainsi dire, que nous distinguons l’Arithmétique de l'Algèbre, mais c’est surtout dans l’essence même des nombres, dans la manière de les concevoir. La ligne de démarcation entre l’Arithmétique et l’Algèbre provient de l’idée que l’on se fait du nombre, suivant qu’on le considère comme grandeur, ou simplement comme numéro d’ordre, c’est-à-dire suivant que l’on accepte ou que l’on refuse la notion de continuité ; c’est ainsi que la doctrine des nombres irrationnels, des logarithmes, etc., appartient exclusivement au domaine de l’Algèbre, c’est-à-dire des fonctions analytiques. Pour tout ce qui concerne les éléments du calcul, numérique ou littéral, les développements marchent parallèlement, quand on exclut la continuité. À toutes les opérations du calcul décimal correspondent les opérations analogues du calcul sur les polynômes et ainsi pour la multiplication et pour la division, pour la recherche des diviseurs et des {{tiret|mul|tiples}}<noinclude> <references/></noinclude> pbif8x77173lubvf433i3qx13czw7q4 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/12 104 4842497 15909185 15716998 2026-07-08T08:04:21Z Charlie Main 163941 15909185 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki /> Nous n’avons pas la prétention de comparer nos modestes découvertes à celles de tous ces savants immortels ; mais c’est encore par l’observation de la suite de {{sc|Fibonacci}} {{c|<math>0,\ 1,\ 1,\ 2,\ 3,\ 5,\ 8,\ 13,\ 21,\ 34,\ 55,\ \cdots</math>,}} dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent, que nous avons rencontré une proposition nouvelle qui constitue la réciproque du théorème de {{sc|Fermat}}. Nous en avons déduit un grand nombre de corollaires qui permettent de savoir si un nombre donné <math>p</math> de vingt ou trente chiffres est premier ou non, lorsque l’on connaît la décomposition en facteurs premiers de l’un des nombres (<math>p \pm 1</math>) qui le comprennent. Par l’emploi de ce nouveau procédé, nous avons énoncé un grand nombre de théorèmes analogues à celui de {{sc|Wilson}} et obtenu des nombres premiers de vingt et de trente chiffres, tandis que le plus grand nombre premier connu, il y a vingt ans, (<math>2^{31} - 1</math>) indiqué par {{sc|Euler}}, n’en avait que dix. Ainsi, par exemple, on a la proposition suivante qui vient compléter le théorème de {{sc|Gauss}} dans la théorie de la division de la circonférence : ''Pour que le nombre'' {{c|<math>2^{2^n} + 1</math>}} {{G|''soit premier, il faut et il suffit qu’il divise le nombre''}} {{c|<math>3^{2^{2^n}} + 1.</math>}} La théorie des suites récurrentes est une mine inépuisable qui renferme toutes les propriétés des nombres ; en calculant les termes successifs de telles suites, en décomposant ceux-ci en facteurs, en recherchant par l’expérimentation les lois de l’''apparition'' et de la ''reproduction'' des nombres premiers, on fera progresser d’une manière systématique l’étude des {{tiret|pro|priétés}}<noinclude> <references/></noinclude> bo0becg8xfht8aer5qxztrpxnezktef Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/13 104 4842500 15909235 15716891 2026-07-08T08:34:08Z Charlie Main 163941 15909235 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|pro|priétés}} des nombres et de leurs applications dans toutes les branches des Mathématiques. Nous avons donc exposé l’ensemble des vérités fondamentales du Calcul et de l’Arithmétique, d’après le mode analytique, en laissant de côté toute préoccupation de programmes officiels. Puisque toutes nos opérations et tous nos raisonnements ne portent que sur les nombres entiers, indépendamment de toute considération de continuité ou d’irrationnalité, nous faisons abstraction des nombres qui entrent dans les formules, pour ne voir que l’ordre de succession des opérations que l’on applique à ces nombres, d’une manière effective ou supposée. Nous rangeons ces opérations dans un ordre naturel, logique, tel que chacun des signes et des symboles d’opération nécessite la connaissance de tous ceux qui le précèdent. {{Poem|Le signe <math>+</math> de l’addition et son symbole extensif, <math>\Sigma</math>. Le signe <math>-</math> de la soustraction et celui des différences successives, <math>\Delta</math>. Le signe <math>\times</math> de la multiplication et de son symbole extensif, <math>\Pi</math>. L’exposant des puissances, <math>a^n</math> et le symbole des factorielles, <math>a^{n/r}</math>. Le signe : de la division exacte et les symboles des opérations dans lesquelles on recherche le quotient approché, par excès ou par défaut, et le reste d’une division. Le symbole de l’opération du plus grand commun diviseur et du développement d’un nombre rationnel en fraction continue. Le symbole de la recherche des diviseurs d’un nombre. — Le symbole de la recherche des nombres inférieurs et premiers à un nombre donné. Les symboles de {{sc|Legendre}} et de {{sc|Jacobi}} dans la théorie des résidus quadratiques, etc., etc. |mg=2em}} Après avoir ainsi classé ces opérations, nous les représentons par les lettres de l’alphabet, dans l’ordre ordinaire.<noinclude> <references/></noinclude> 12fg8rprj4qxjz3yfzkd9xviycsmwi2 15909238 15909235 2026-07-08T08:35:35Z Charlie Main 163941 15909238 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|pro|priétés}} des nombres et de leurs applications dans toutes les branches des Mathématiques. Nous avons donc exposé l’ensemble des vérités fondamentales du Calcul et de l’Arithmétique, d’après le mode analytique, en laissant de côté toute préoccupation de programmes officiels. Puisque toutes nos opérations et tous nos raisonnements ne portent que sur les nombres entiers, indépendamment de toute considération de continuité ou d’irrationnalité, nous faisons abstraction des nombres qui entrent dans les formules, pour ne voir que l’ordre de succession des opérations que l’on applique à ces nombres, d’une manière effective ou supposée. Nous rangeons ces opérations dans un ordre naturel, logique, tel que chacun des signes et des symboles d’opération nécessite la connaissance de tous ceux qui le précèdent. {{Poem|Le signe <math>+</math> de l’addition et son symbole extensif, <math>\Sigma</math>. Le signe <math>-</math> de la soustraction et celui des différences successives, <math>\Delta</math>. Le signe <math>\times</math> de la multiplication et de son symbole extensif, <math>\Pi</math>. L’exposant des puissances, <math>a^n</math> et le symbole des factorielles, <math>a^{n/r}</math>. Le signe : de la division exacte et les symboles des opérations dans lesquelles on recherche le quotient approché, par excès ou par défaut, et le reste d’une division. Le symbole de l’opération du plus grand commun diviseur et du développement d’un nombre rationnel en fraction continue. Le symbole de la recherche des diviseurs d’un nombre. — Le symbole de la recherche des nombres inférieurs et premiers à un nombre donné. Les symboles de {{sc|Legendre}} et de {{sc|Jacobi}} dans la théorie des résidus quadratiques, etc., etc. |mg=2em|fs=95%}} Après avoir ainsi classé ces opérations, nous les représentons par les lettres de l’alphabet, dans l’ordre ordinaire.<noinclude> <references/></noinclude> pmbs0pr187kl8rf94qhqrb7pbgmpwlu Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/14 104 4842503 15909343 15716872 2026-07-08T11:27:38Z Charlie Main 163941 15909343 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude>Cela posé, considérons une formule ou un raisonnement quelconque ; écrivons dans l’ordre où ils se présentent les différents symboles des opérations fictives ou effectuées, nous formons ainsi un mot contenant une ou plusieurs des lettres symboliques, et d’ailleurs ces lettres peuvent entrer plusieurs fois dans le même mot. À chaque formule correspond un mot symbolique et inversement. En rangeant tous ces mots dans l’ordre du dictionnaire, on obtient la succession logique des vérités de l’Arithmétique. Il est évident d’ailleurs qu’une même vérité peut occuper diverses places, suivant le mode de raisonnement que l’on emploie pour sa démonstration ; d’autre part, deux questions qui paraissent voisines d’après la nature de leur énoncé peuvent se trouver très éloignées dans le développement de notre ouvrage, lorsque les résultats conduisent à des formules de nature différente. Ainsi, par exemple, lorsque l’on veut déterminer le nombre des dispositions différentes d’objets placés sur un circuit fermé, on doit considérer deux cas suivant que les objets sont tous distincts ou que plusieurs d’entre eux ne le sont pas. Dans le premier cas, on a une formule très simple (n° 42) ; il n’en est pas de même dans le second et la formule correspondante ne peut trouver sa place que dans le III{{e}} Livre au Chapitre XXII (voir l’''Addition VII'', p. 501). Il peut encore se présenter d’autres circonstances et, par exemple, dans la théorie des ''factorielles'', c’est-à-dire des produits de nombres en progression arithmétique, et dans celle des ''puissances'', c’est-à-dire des produits de nombres égaux ; ceux-ci reviennent à des factorielles dans lesquelles s’annule la raison <math>r</math> de la progression arithmétique. Souvent, le cas général donne des formules plus simples, tandis que le cas particulier produit des {{tiret|for|mules}}<noinclude> <references/></noinclude> cbohmgkvdwel292m245bba7y6gohvzh Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/25 104 4842674 15909027 15887200 2026-07-08T00:54:10Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909027 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|3}}</noinclude><poem> Et dames et puchiellez et jone danseillon ; S’entendez jolis mos, mis en belle raison, Courtois et délitablez et de noble fachon : Car qui n’aroit en lui sens, né avision, Comment on doit amer, en le douche saison, Et maintenir d’amour jusqu’en conclusion, Comment {{erratum|en|on}} doit amer et requerre le don D’amours, par qui amant vivent en grief prison ; Mais qu’il ait cuer d’aprendre : je ne sai si bricon, S’il prent garde à mes dis et oïr ma chanson,{{nvd|70}} Jammais ne sera heure n’en vaille sé mieux non. Mais aucune gent vont à le fois au sermon Qu’au revenir n’en scèvent recorder un non ; Et li pluseur s’endorment, leur main à leur menton. Telz dort tant au monstier, sans entendre orison, Qu’au revenir ne puet dormir en se maison. Encor vault mieux dormir que penser traïson. {{em}}Signour, or entendez, pour Diu et pour sa crois, S’orrés bonne canchon et de biaus mos courtois : Ch’est du ber Bauduin qui puissedi fu roys{{nvd|80}} De le sainte cité que conquist Godefrois. Or vous dirai comment, s’entendue est ma vois, Chius Bauduins régna, de Nymaie fu roys. Nouris fu à Sebourc, le castel maginois, Dont il en ot le non, car certes che fu drois : {{rom-min|·xxx·|30}} bastars i ot, vivans à une fois ; Tout furent chevalier et fisent moult d’esplois En terre Sarrasine et ou paiis Franchois. De Bauduin dirai, qui moult fu biaux et drois, Comment vint à Sebourc où il fu lonc tamps cois.{{nvd|90}} {{em}}Or commenche matère, telle n’orrés des mois : Roys Hernous de Biauvais qui tenoit les terrois De Nymaie le grand, où moult a haut murois, Estoit en son palais ; o lui estoit Gaufrois Qui sirez fu de Frise : mais tant fu maléois, </poem><noinclude> <references/></noinclude> fisxikvl81xqf4pypczk5izkonky9jg Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/27 104 4842678 15909028 15887198 2026-07-08T00:57:51Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909028 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|5}}</noinclude><poem> Miex amast c’on l’ardist, à dolerous tuïse, Que jà le traïtour amast par nulle guise. {{em}}La bonne preude femme, c’est bien drois c’on le prise ; Et quant autre se fait, drois est c’on le desprise : Car moult a li preud’oms et honneur et franquise Quant il a à sa table sa preude femme assize. On doit croire se femme, puis qu’elle bien se prise, Car jà ne mentiroit de riens qu’elle devise ; Aussi vous puist aidier en yver vens de bize. {{em}}Ichius Gaufrois de Frize estoit en amour gaie ;{{nvd|140}} En amours ''est'' si fort pour Roze de Nymaie : Dire ne li ozoit, pour che qu’il le vit vraie Envers le roy Ernoul. S’est drois qu’il s’en retraihe, Mais amours ne li laist qui les amans assaie ; Riens ne li oze dire, mais souvent li assaie Et de li regarder en disant : « que feraie ? « Royne souffissant, n’est drois que vous retraie « Les griés maus que je sens ! morrai-''ge'' dont ou naie ? » Ensi disoit Gaufrois, cui amours ensi paie, Pour la dame royaus pour cui amours l’esmaie.{{nvd|150}} Gaufrois fu moult souspris de l’amour la royne. {{em}}La dame ot {{rom-min|·iiij·|4}} fiex de moult très haute orine, Car il furent estrait du linage le Chine. Li ainsnez ot {{rom-min|·vij·|7}} ans, s’ot blanche le poitrine, Esmerez ot à non, boine fu sa couvine ; Bauduins fu mainsnez, qui fu d’entente fine, Adont n’ot que {{rom-min|·ij·|2}} ans, vestus fu {{erratum|d’une|d’un}} hermine : Il n’ot si bel enfant, né de telle doctrine, Dès-si jusques en Gresse, le terre Alixandrine. Li pères voit ses fiex, par la sale marbrine,{{nvd|160}} Jouant li {{rom-min|·j·|1}} à l’autre ; dont dist : « vertus divine, « Envoie mes enfans honneur qui ne décline. » {{em}}Certez, il avoit droit quant de priier n’en fine ; En soef norréture, ni en douche gésine, Ne gist bonne aventure, sé Diex ne le destine. </poem><noinclude> <references/></noinclude> leo49m6xfm0cbqpcdwc4zkm6gpx6yo1 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/28 104 4842726 15909030 15887205 2026-07-08T00:59:29Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909030 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|{{sc|6}}|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> {{em}}Roys Hernous de Biauvais fu au disner assis D’encoste la royne, blanche com flour de lis. Li roys voit par le sale aler ses {{rom-min|·iiij·|4}} fils : Esmerez li ainsnez, Bauduins li petis, Glorians, Alixander, qui les corpz ont faitis.{{nvd|170}} « Enfant, » ce dist li pères, « je pri à Jhésu-Cris « Qu’il vous ottroie honneur et en fin paradis. » « A{{sc|men}}. » che dist Gaufrois ; puis getta {{rom-min|·j·|1}} faus ris, Et a dit coiement : « sé longement sui vis, « Roys, je t’enherberai ; s’arai tez filz murdris ; « Et s’averai ta femme, si {{erratum|seras|serai}} ses maris : « Car je n’aim mie otant à véoir Jhésu-Cris « Com je fai vostre corps, royne de haut pris ! » Si faitement pensoit li lères maléis. {{em}}Atant est {{rom-min|·j·|1}} messaige qui ou palais s’est mis :{{nvd|180}} Il estoit moult forment lassez et mal baillis ; Il vint devant le roy, si s’est à genous mis Et dist : « chiux Diex de glore, qui en le crois fu mis, « Il vous garite, sire, et vous et vos amis. » {{em}}Et li roys li respont : « bien veigniez-vous, amis. « De quelle terre venez, né de confait paiis ? » {{em}}« Biau sire, je me sui d’outre-mer revertis. « Avoec Pièron-l’ermite m’estoie en le mer mis, « Si comme pélerins, pour vengier Jhésu-Cris. « Vo frèrez Bauduins de Biauvais, li hardis,{{nvd|190}} « M’avoit fait panetier, de moi estoit servis. « Au mont de Kievetout arriva li marchis ; « Là arriva li poeples qui créoit, par avis, « Ou père droiturier, le roy de paradis. « Là, trouvâmes paiiens, les cuivers maléis : « Corbarans d’Oliferne, {{rom-min|·j·|1}} Sarrasin maudis, « Assali cristiens au mont dont je vous dis ; « Mais il en i avoit encontre {{rom-min|·j·|1}} des nos {{rom-min|·vj·|6}}. « Ne sai que vous diroie ? si m’aït sains Remis ! « Li poeples cristiens i fu tous desconfis :{{nvd|200}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> tuav8ppq4xt1ubdsyttxoc387yi0ji8 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/35 104 4842745 15909031 15888313 2026-07-08T01:01:21Z Denis Gagne52 101614 15909031 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|13}}</noinclude><poem> Et quant li cristien virent le convenant, En conroy se sont mis : bien se vont ordenant. « Or, » dist li roys Hernous, « biau signour, or avant ! « Cascuns se poet sauver, s’il poet maintenant. « Veschi gent Sarrasine, qui croient Tervogant. « Que feriens-nous à Romme, nobile combatant, « Quant nous avons trouvé saint Pière chi devant ? « Or se poèent sauver li petit et li grant ; « Car chil qui chi morront, je vous jur et créant, « Les âmes en iront ou trosne reluisant,{{nvd|420}} « Là où il verra Diu en son propre samblant. « Il vaut miex à morir en Jhésu-Crist vengant, « Que vivre faussement, en che siècle mescant : « En paradis seront porté li trespassant. » Gaufrois entendi bien le parler souffissant, Mais pour Diu vengier n’entra point el calant. A soy meismez dist : « tout cil sont non sachant, « Qui convoitent leur mort et vont en riens hastant : « Car puis c’uns homs est mors, il n’a au sien noiant ; « Si le boivent et galent si hoir ou si enfant.{{nvd|430}} « Je tieng à paradis che siècle déduisant : « Quant {{rom-min|·j·|1}} homs i puet faire son bon et son commant, « Et avoir belle dame et boire des vins tant, « C’on se fache servir en gales et en cant. « Cil qui ont povreté sont en infer manant, « Car je tieng pour infer le règne d’un mescant. » {{em}}Ensi disoit Gaufrois, qui à nul bien ne bée. Le Roy en appella, à moult haute alenée : « Sire, » ce dist Gaufrois, « or, oiés me pensée ; « Se croire me voliés, hui en ceste journée,{{nvd|440}} « Je feroie une cose, s’il vous plaist et agrée, « Que dedens {{rom-min|·j·|1}} batel iroie faire entrée, « Et s’iroie véoir ceste {{erratum|gente|gent}} foursenée : « Si seroit de par moy toute leur gent esmée. « Se rendre se voloient, sans cop férir d’espée, </poem><noinclude> <references/></noinclude> 0ppm2yarl2jqh8bvrbv06aaa5ln4ls9 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/36 104 4842746 15909032 15890053 2026-07-08T01:02:42Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909032 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|14|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Et croire Jhésu-Crist et le Vierge loée, « Une moult belle aumoisne i ariens allevée. » Et li Roys respondi, qui à nul mal n’i bée : « Gaufrois, c’est très bien dit ! bonne l’avez trouvée. « Or i alez briefment, sans nulle demourée ;{{nvd|450}} « En terre Sarrasine as esté mainte anée, « Si savez bien le raison de la gent destrivée. « Or i alés bien tost, sans faire demourée, « Jusqu’atant que sachiés à quoy chius poeplez bée. » {{em}}Dont s’en parti Gaufrois, qui ait male journée, En {{rom-min|·j·|1}} batel entra, sans nulle demourée, Et s’emmena o lui des gens de sa contrée : Cheulz où plus se fioit, par bonne amour privée. En le mer s’esquipa périlleuse et salée ; Prist {{rom-min|·j·|1}} rain d’olivier, dont la nés fu parée ;{{nvd|460}} Son caperon baulie, s’a enseingne monstrée Qu’il voelt à eulz parler sans commenchier cylée. Quant li Rougez-Lions a le cose esgardée, Il dist à ses barons : « ceste gent cristiennée « Voèlent à moy parler ; or, menons grant posnée, « Car jà de raenchon n’en averai denrée. » Adont vint li batiaus, qu’en leur ost fist entrée ; Gaufrois s’est escriés, à moult haute alenée : « Où est vo souverains, franque gent {{erratum|honourée.|honourée ?}} » Adonques fu menez, par le gent deffaée,{{nvd|470}} En une riche barge, qui bien fu garitée ; {{rom-min|·j·|1}} castel i avoit et haute tour levée. Là estoient païen, cascuns le teste armée, Et li Rouges-Lions avoit ou puig l’espée : N’ot plus bel Sarrasin, jusques en Galilée. Et quant Gaufrois le voit, si li fist enclinée ; En lange Sarrasine, dont sa bouche ert létrée, Salua le païen, de haute renommée. Et li Rouges-Lions li dist à le volée : « Par Mahon, cristiens, le char as trop ozée,{{nvd|480}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> dd47melq8uzm0eliv5yjyqeovb0ie5y Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/37 104 4843049 15909033 15890068 2026-07-08T01:03:51Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909033 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|15}}</noinclude><poem> « Qui chi t’es embatus ; le teste aras coppée, « En despit Godefroit, qui {{erratum|Niké|Nike}} a conquestée ; « Et le mien père mort et ocis par espée. » « Sire, » che dist Gaufrois, « belle l’avez trouvée ! « Vous ne porriés valoir, pour d’or une quarée, « Que je fuisse tuez, ni ochis en mellée : « Car je croi Mahommet, il a plus d’une année, « Ne sui pas cristiens, en créanche rieulée ; « Comment que de baptesme fust me char arouzée, « Ne croi nient plus en Dieu qu’en une saus pelée.{{nvd|490}} « Car ne fu onques eure, se m’âme soit sauvée, « Que je ne amasse miex à faire desjunée « D’une pièche de char fust, ou fresque, ou salée, « Que moy cuminier d’une oste consacrée. {{em}}« Sire, » che dist Gaufrois, « or me laissiés parler. « Le mort de vostre père vous oi chi regréter : « Ne le poés vengier, se je vous voeil grever ; « Se je vous voeil aidier, bien vous poez vanter « Qu’ains si belle vengance n’oï nulz recorder. » Quant li Rouges-Lions le prist à escouter,{{nvd|500}} Adont courut Gaufroit baisier acoler. « Amis, » ce dist li Roys, « Mahons vous puist sauver ! « Or voeil d’ore en avant, par vo conseil ouvrer ; « Ne vous ne sarés chose, en che monde rouver, « Que tantost ne vous fache baillier et délivrer. « Et se avoec moy volez venir et demourer, « Je vous ferai ma seur à moullier espouser : « Elyénor la belle, qui tant a le vis cler. « Il n’a si biel enfant, si lonc c’on puet aler, « Et si n’a que {{rom-min|·xij·|12}} ans ; mais on ne puet trouver{{nvd|510}} « Plus belle de son corps, en terre ni en mer. » « Sire, » ce dist Gaufrois, « tout chou laissiez ester ; « Je ne voeil vostre seur, bien le doi refuser. « J’aims la plus belle dame, qui sur piés puet passer ; « Mais je ne puis noient goir ne possesser, </poem><noinclude> <references/></noinclude> 7njoqsg8kqhix6lidpzpfpbtu7beaqd Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/40 104 4843150 15909034 15891442 2026-07-08T01:04:47Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909034 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|18|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Et li mondes en fait aussi se moquerie. » Et cil ont respondut, trestout à une fie : « Gaufrois vous dites voir, par le corps saint Elie, « Or pensés d’essauchier fausetet et envie ; « Car vous n’en sarez jà tant penser, en vo vie,{{nvd|590}} « Qu’il ne samble à nous tous trop poi de la moitie. » {{em}}Or sont li traitour tout d’un aloiement. Gaufrois fist son batel sigler tout droitement Dès-si jusques en l’ost, où li bons Roys l’atent. Li calant et les bargez, dont plus i ot de cent, Estoient ordenet bien et souffisaument ; Pour combatre as payens, cui li corpz Diu cravent. Quant li Roys vit Gaufroit, si li dist hautement : « Gaufrois, {{corr|que|com}} vous avez demouret longement. » « Ne le puis amender, » dist Gaufrois, « vraiement{{nvd|600}} « N’ay pas trop demouret, ne le plains de noient ; « Car j’ai bien besoigniet, si vous dirai comment. « Veischi les Sarrasins, où j’ai fait parlement, « Il ont {{rom-min|·j·|1}} gentil roy, et de boin esscient, « Il est roys d’Abilant, qui sus le mer s’estent ; « A Antioche aloit, o son efforchement, « Au boin duc Godefroit, à cui Buillons apent, « Pour rechevoir baptesme et le saint Sacrament : « Il se voeilt convertir à no loy proprement. « Or lui ai fait de vous si boin racontement,{{nvd|610}} « Que vous arez l’onneur de son baptizement. « A vous voeilt obéir, dou tout à vous se rent : « J’en ai pris à eulz et foy et sérement. » Dist li roys de Nimaye, au fier contenement : « Diex me doinst boin le fin, j’ai boin commenchement. » Dont furent li plusour resjoy durement ; L’ordenanche où il furent laissièrent vistement, E Sarrasins venoient par grant enforchement ; Ne se monstroient mie armet communalment. Dessus les haubergons, qui reluissent qu’argent,{{nvd|620}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 3bq12quimgqqk46hs4q998ntdl8ifkt Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/42 104 4843260 15909035 15891931 2026-07-08T01:05:34Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909035 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|20|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Il n’en poet escaper chevalier ne piéton. A bataille sus terre escaper en voit-on, En bataille de mer n’i a nulle raison. {{em}}Mis furent tout à mort, pour icheste occoison, Li roys Ernous fu pris, en grant contrition ;{{nvd|660}} Et Gaufrois s’escria : « or me donnés men don. » Dist li Rouges-Lions : « n’en aiés soupechon, « Bien vous tenrai convent, foy que je doi Mahon. » Adont li fist querquier d’or fin plain {{rom-min|·j·|1}} dromon. Gaufrois se mist à voie, o lui si compaingnon ; Et leur a dit : « signour, or soiés tout preud’on, « Car vous arés vo part, à me grant région ; « A tout, quanques j’arai, averez vo parchon : « Jammais ne vaurai faire nul jour fors traïson. » « Certez vous dites bien, » ce dient li félon,{{nvd|670}} « Puis c’on a commenchiet, de pis en pis fach-on. « Car li homs est mesquans, si ait m’ame pardon, « Puis qu’il voelt estre lères, qu’il n’emble à grant foison. « Car quiconques dessert très bien le caingnon, « Ne doit plaindre sa mort, quant pendre le mainn’-on. » {{em}}Dont s’en vont li traitour, qui le Roy ont vendu, « Hé Diex ! » ce dist Gaufrois, « com j’ai d’avoir éu ; « J’en ferai des amis : si en seront mi dru « Chil à cui j’en donrai. Adès sont bien venu « Chil qui poèent donner. Or venrai à l’argu{{nvd|680}} « Où j’ai piècha pensé, car j’arai grant vertu. « Ahi ! royne Rose, li plus belle {{erratum|qu’aint|qu’ainc}} fu, « J’arai le corps de vous, bras à bras, nu à nu : « Mais que Jésus me mayne à droit port de salu. « ''Je n’ai de nulle peur, fors que de Bregibus ;'' « Se mi péquiet sont meur, or ai-je tout perdu. » {{em}}Dès or s’en va Gaufrois, à cui Diex mal ottroie, Et li Rouges-Lions laist le bataille coie : Le roy Ernoul emmayne, à cui forment anoie. Tant vont li Sarrasins, qui démaynent grant joye.{{nvd|690}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 2x9hhijw582jhjgylvjjxz18asj4a38 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/46 104 4843519 15909036 15894468 2026-07-08T01:06:53Z Denis Gagne52 101614 15909036 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|24|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Dont li Rougez-Lions fu lonc tamps enserrez. {{rom-min|·j·|1}} {{erratum|amiraus|ammirau}} l’assist, as logez et as trez ; Mais Ernous de Biauvais s’i fu si bien provez Qu’il ochist l’amiraut, et fu par lui mattez. {{em}}Tamps est que je m’en taise : si soie retournez{{nvd|800}} A Gaufroit le traitre, dont vous oï avés, Qu’à Nimaye arriva et o lui ses barnez ; Il ont les noires cotez, noirs mantiaux afublez, Et menoient grant doel, parmi les héritez. A Nimaye le grant en est li cris levés, Et dient l’un à l’autre : « par foy, vous ne savez, « Li roys Ernous est mors et ochis et tuez. « Il fu en mi le mer, des païens encontrez ; « De {{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} calans n’escapa c’une nés : « En cellui est, en vie, li dux Gaufrois remez. »{{nvd|810}} {{em}}La Royne le sot ; moult fu ses cuers irez : Que s’on péust morir de doel et de grieftez, La Royne fust morte et li siens tamps passez. Mais on ne poet morir de doel, bien le savez, Car quant le mère Dieu vit que ses fiex cloez Fu en le digne crois, d’espines couronnez, De la lanche férus et au cuer entamez ; Morte fust tost de doel. Mais Diex, li rois loez, En ordena adont : que doelz seroit, passez Droit au chief de {{rom-min|·iij·|3}} jours, le plus fors trespassez.{{nvd| 820}} ''Ains ne fu ne sera si grans desloiautės'' ''Que, au quief de {{rom-min|·iij·|3}} jours, ne soit cuers asensés.'' Pour la mère Dieu fu chius estas ordenez. {{em}}Quant Roze la royne ot la dure nouvelle Que ses sires fu mors, ses grans doels renovelle. « Ahi ! bons roys Ernous, » ce dist Roze, la belle ; « J’ai pour vous si grant doel, par le Vierge pucelle, « Qu’à poy que ne m’en lanche au cuer d’une alemèle. » Confortée ont la dame mainte noble danselle. Elle prist Bauduin et doucement l’apelle :{{nvd|830}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 6adh3mvfhm6f2eet4rvong61perzbr5 15909037 15909036 2026-07-08T01:08:28Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909037 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|24|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Dont li Rougez-Lions fu lonc tamps enserrez. {{rom-min|·j·|1}} {{erratum|amiraus|ammirau}} l’assist, as logez et as trez ; Mais Ernous de Biauvais s’i fu si bien provez Qu’il ochist l’amiraut, et fu par lui mattez. {{em}}Tamps est que je m’en taise : si soie retournez{{nvd|800}} A Gaufroit le traitre, dont vous oï avés, Qu’à Nimaye arriva et o lui ses barnez ; Il ont les noires cotez, noirs mantiaux afublez, Et menoient grant doel, parmi les héritez. A Nimaye le grant en est li cris levés, Et dient l’un à l’autre : « par foy, vous ne savez, « Li roys Ernous est mors et ochis et tuez. « Il fu en mi le mer, des païens encontrez ; « De {{rom-min|·iiij·{{e|c}}|400}} calans n’escapa c’une nés : « En cellui est, en vie, li dux Gaufrois remez. »{{nvd|810}} {{em}}La Royne le sot ; moult fu ses cuers irez : Que s’on péust morir de doel et de grieftez, La Royne fust morte et li siens tamps passez. Mais on ne poet morir de doel, bien le savez, Car quant le mère Dieu vit que ses fiex cloez Fu en le digne crois, d’espines couronnez, De la lanche férus et au cuer entamez ; Morte fust tost de doel. Mais Diex, li rois loez, En ordena adont : que doelz {{erratum|seroit, passez|serois passez}} Droit au chief de {{rom-min|·iij·|3}} jours, le plus fors trespassez.{{nvd| 820}} ''Ains ne fu ne sera si grans desloiautės'' ''Que, au quief de {{rom-min|·iij·|3}} jours, ne soit cuers asensés.'' Pour la mère Dieu fu chius estas ordenez. {{em}}Quant Roze la royne ot la dure nouvelle Que ses sires fu mors, ses grans doels renovelle. « Ahi ! bons roys Ernous, » ce dist Roze, la belle ; « J’ai pour vous si grant doel, par le Vierge pucelle, « Qu’à poy que ne m’en lanche au cuer d’une alemèle. » Confortée ont la dame mainte noble danselle. Elle prist Bauduin et doucement l’apelle :{{nvd|830}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 0277iq7cjgv2uumw2tfhfe240rhyc5w Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/13 104 4844026 15909053 15888321 2026-07-08T01:29:21Z Denis Gagne52 101614 15909053 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" /></noinclude><nowiki/> <noinclude>{{fait}}</noinclude> {{c|{{taille|ERRATA|140}}<ref>Pour ne pas étendre inutilement l’errata, on n’y a pas compris les fautes apparentes, telles que : ''aide, bruir, caingnon, cha, enfès, eur, fuis, Juis, lies, ne'' (ni), ''oil, oïl'' (prés.), ''récréant, roine, se'' (si), ''traitres, veissiés, etc.'', au lieu de ''aïde,'' ''bruïr, caïngnon, chà, enfes, éur, fuïs, Juïs, liés, né, oïl, oit, recréant, roïne,'' ''sé, traïtres, véissiés, etc.''</ref> {{taille|DU PREMIER VOLUME.|140}}}} {{Séparateur|l=4|m=2em}} {|style="" width=80% align=center |- | width=8% align="right"|''Pag.''|| width=6% align="center"|<nowiki/>|| width=10% align="left"|''vers,'' || width=40%|''au lieu de :''|| width=36%|''lisez :'' |- |align="right"|3,||align="center"|—||align="right"|67,||{{pds|en}}||on |- |align="right"|5,||align="center"|—||align="right"|157,||{{pds|d’une}}||d’un |- |align="right"|6,||align="center"|—||align="right"|176,||{{pds|seras}}||serai |- |align="right"|13,||align="center"|—||align="right"|443,||{{pds|gente}}||gent |- |align="right"|14,||align="center"|—||align="right"|469,||{{pds|honourée. —}}||honourée ? |- |align="right"|15,||align="center"|—||align="right"|482,||{{pds|Niké}}||Nike |- |align="right"|18,||align="center"|—||align="right"|599,||{{pds|que}}||com |- |align="right"|20,||align="center"|—||align="right"|682,||{{pds|qu’aint}}||qu’ainc |- |align="right"|24,||align="center"|—||align="right"|797,||{{pds|amiraus}}||ammirau |- |align="center"|''id.''||align="center"|—||align="right"|819,||{{pds|seroit, passez}}||serois passez ; |- |align="right"|36,||align="center"|—||align="right"|119,||{{pds|n’a}}||n’à |- |align="center"|''id.''||align="center"|—||align="right"|124,||{{pds|boire, où}}||boire où |- |align="right"|37,||align="center"|—||align="right"|142,||{{pds|De cou}}||''De çou'' |- |align="right"|38,||align="center"|—||align="right"|194,||{{pds|permerain}}||prémerain |- |align="right"|39,||align="center"|—||align="right"|224,||{{pds|guerre}}||gerre |- |align="right"|41,||align="center"|—||align="right"|280,||{{pds|couvenant}}||convenant |- |align="right"|42,||align="center"|—||align="right"|307,||{{pds|cognisterés}}||cognisteriés |- |align="right"|46,||align="center"|—||align="right"|450,||{{pds|mordre}}||murdre |- |align="right"|50,||align="center"|—||align="right"|592,||{{pds|ruba}}||roba |- |align="right"|59,||align="center"|—||align="right"|909,||{{pds|sourprise}}||sousprise |- |align="right"|63,||align="center"|—||align="right"|16,||{{pds|ert}}||ère |- |align="right"|66,||align="center"|—||align="right"|122,||{{pds|n’araie jà}}||n’ara''i''-je jà |- |align="right"|69,||align="center"|—||align="right"|231,||{{pds|rarai}}||r’arai |- |align="right"|70,||align="center"|—||align="right"|236,||{{pds|contraiier}}||contrariier |- |align="right"|83,||align="center"|—||align="right"|713,||{{pds|li conte}}||li contes |- |align="right"|90,||align="center"|—||align="right"|939,||{{pds|mortez}}||mortelz |- |align="center"|''id.''||align="center"|—||align="right"|941,||{{pds|cha}}||ch’a |- |align="center"|''id.''||align="center"|—||align="right"|954,||{{pds|deruerie}}||derveri |}<noinclude> <references/></noinclude> jnydrqcx29kh1nqmdze6xho4d06lgeo Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/58 104 4844040 15909038 15903269 2026-07-08T01:11:05Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909038 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|36|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Sire, » dist la Royne, « je ai un valeton « Que Gaufrois n’aimme mie ; bien savés le fachon. « Or vous pri et requier, pour Dieu et pour son non, « Que demain au matin, sans per ne compaignon, « Issiés hors de Nimaye, à forche et à bandon :{{nvd|100}} « Mon fil emporterés, sus vo destrier Gascon, « Droitement à Boulongne, le ville de renon. « Ydain me salués, à le clère fachon ; « Et se li dites bien, sans faire célison, « Que par mais mariaige bien honnie m’a-on ; « Et c’onques mais royne n’ot si mauvais baron. « Dites li : qu’elle garde en foy ma nourechon ; « Elle a {{rom-min|·iij·|3}} fiex de moi, et le quart li port-on ; « Je ne l’ose laissier, pour riens, en ma maison. « Or ''i'' alez tous seulz ; chevauchiés à foison. »{{nvd|110}} Et dist li chevaliers : « à vo devision ; « Le messaige ferai, à Dieu bénéichon. » Ne sai que vous fesisse alonguier le canchon. Lendemain au matin, ains que jour véist-on, S’apresta li vassaus, qui Gallerans ot non. Car qui voelt cheminer et aler à foison, A l’esploit dou matin bien tenir se doit-on. {{em}}Li chevaliers la dame prist l’enfant, au matin, Si c’onques ne le dist, à frère {{erratum|n’a|n’à}} cousin. De Nimaye est issus, montez sus le ronchin ;{{nvd|120}} Si emporte l’enfant, à couvert d’un samin : A le voie se mist, tenant le chief enclin. Je ne sai s’il passa sus foelle de gardin, Ou s’il but as hosteus {{erratum|boire, où|boire où}} éust venin ; Mais maus li prist au cuer, dont puis ala à fin. Ou païs de Hainou entra, par un mattin ; A Bavay s’ostela chiés {{rom-min|·j·|1}} oste Gérin : Malades s’emparti ; si va vers Valentin. {{rom-min|·j·|1}} castel a ''véu''t lons de lui au chemin. Ne pot aler avant Gallerans, au cuer fin,{{nvd|130}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> f1uvg7xo38koxcipvpgp70vfhs6n5kx Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/59 104 4844046 15909039 15903281 2026-07-08T01:12:41Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909039 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} II.|37}}</noinclude><poem> Car le mort qui n’espargne prestre, ni Augustin, Archevesque, ne clerc, tant sache de latin ; Fist arrester le ber, par delez {{rom-min|·j·|1}} sapin, Bien près d’une fontaine, qui fu sus le chemin. N’alast {{rom-min|·j·|1}} piet avant, pour l’avoir Constentin : Il se fiert et dégėte, moult fait piteuse fin. ''Qui ne le conneuist, par le cors saint Martin,'' ''Il quidast moult très bien qu’il fust ivres de vin.'' {{em}}Moult fu li chevaliers malades durement ; Car li mors l’apressoit, pour cui angoisse sent.{{nvd|140}} L’enfès fu ''dalès'' lui, qui ''crioit moult souvent'' ''{{erratum|De cou|De çou}} qu’il le véoit regiber ensiment.'' {{em}}És-vous {{rom-min|·j·|1}} chevaliers, né d’ichel ténement : Sires fu de Sebourc, {{rom-min|·j·|1}} riche mandement. De cachier repairot, s’ot perdue sa gent ; Il vint au chevalier, qui le cuer ot dolent, Pour le mort qu’il sentoit si angoisseuzement. Li sires de Sebourc, au fier contenement, Vint vers le chevalier ; si li dist hautement : « Sire, est-che maladie qui ensi vous sousprent ? »{{nvd|150}} « Oïl, » dist Galerans, « je muir certainement. « Lies sui quant je vous voi devant mi en présent ; « Or vous pri et requier, pour Dieu omnipotent ; « Que me voeilliés oïr, ains mon définement. « Vés-ichi {{rom-min|·j·|1}} enfant, qui est de haute gent : « Fiex le roy de Nimaye, qui sus le mer s’estent ; « Fiex la royne Roze, qui de biauté resplent. « Or m’a priiet le mère, qui tant a le corps gent, « Qu’à Bouloingne le ville soit menez simplement. « Remariée s’est à {{rom-min|·j·|1}} glouton pullent,{{nvd|160}} « Qui vendi son signour, à le payène gent : « Paour avoit la dame, dont je fai parlement, « Ses maris ne le fache mourdrir, pour son argent. « A Bouloigne l’envoie, là où sont si parent ; « A le comtesse Ydain l’envoie proprement : </poem><noinclude> <references/></noinclude> 10oem4t93m6q3a3vtkfqidc9hmb4dyt Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/60 104 4844049 15909040 15903290 2026-07-08T01:13:38Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909040 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|38|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Ne l’i porrai mener, le mort le me deffent. « Si vous prie, pour Dieu, que m’aïés en couvent « Que pour moi l’i menez ; car li besoingz m’en prent. » Et dist li chevaliers : « à vo commandement. » A l’enfant est venus ; si le baisa briefment :{{nvd|170}} Tant le vit gracieus et de noble jouvent, De grant linaige estrait et venu vassaument ; Qu’il en jura le Père, qui ne faut ne ne ment ; Que jà ne le menra hors de son ténement. Enchois le nourira tant et si longement, Qu’il porra espouser sa fille loyaument : Une noble puchelle et de biau convenent. Chel enfant gardera, par vrai entendement, Tant qu’il ara éâge et forche poissaument De maintenir moullier et terre et cazement.{{nvd|180}} Ensi li chevaliers prist {{rom-min|·j·|1}} avisement ; Dont il ara enchore le cuer tristre et dolent. Tant garda Bauduin, le dansiel de jouvent, Qu’il engroissa sa fille ; et des autres grantment. ''On norist tel quaiel, ce dist-on bien souvent,'' ''Qui saut se maistre au col moult anguisseusement.'' {{em}}Li sires de Sebourc prist l’enfant par le main ; Moult le vit gracieus et gentil et hautain : {{rom-min|·iiij·|4}} fois le baisa. Gallerans fist {{rom-min|·j·|1}} plain, Et là endroit morut, che sachiés pour certain :{{nvd|190}} Li sires de Sebourc, qui n’ot pas le cuer vain, Le fist ensevelir, à loy de castellain. Bauduin emmena, deseure son poulain ; A se moullier conta tout le fait {{erratum|permerain|prémerain}}, Cheulz qui sont à l’enfant frère et cousin germain. Puis dist : «nourir le voeil, par Dieu le souverain, « Et puis si le donrons no fille Mariain. » « Je l’otroi, » dist la dame, au coraige mundain. L’enfant fisent nourir, et de vin et de pain : ''Maise noreçon firent, par le corps saint Germain ;''{{nvd|200}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> dky9j2dx5lg0vn1g3zceh3zr4o414iu Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/61 104 4844050 15909041 15905649 2026-07-08T01:14:36Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909041 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC {{sc|Chant}} II.|39}}</noinclude><poem> Dont puis se repentirent et eurent le cuer vain. {{em}}Ou castel à Sebourc, dont li mur sont plénier, Fu Bauduins nouris, au coraige légier : Bien le faisoit nourir le femme au chevalier. Li sires de Sebourc ne fine de priier C’on pense de l’enfant et estet et ivier ; Noblement le faisoit et vestir et cauchier ; Comme le sien enfant déduire et ensingnier ; Et li faisoit aprendre le jeu de l’esquiquier. Des tablez et des dés savoit bien le mestier :{{nvd|210}} Li sires li aprent de bien poindre {{rom-min|·j·|1}} coursier. Du bien qu’il fist l’enfant, qui tant fist à prisier, Se repenti {{rom-min|·c·|100}} fois et plus, à mon cuidier. ''Estragne boiiel fait mais au sien à liier.'' {{em}}Ensement Bauduins fu à Sebourc nouris ; Du sire et de la dame honnerez et servis. Or lairai de l’enfant, qui tant fu de haut pris : De son père dirai, qui moult estoit maris, En le cité d’Abilant ; ce nous dist li escris. Du Rouge-Lion fu moult amez et chiéris :{{nvd|220}} Car Ernous de Biauvais, li princes signouris, Li avoit tant aidiet, contre ses anemis, Qu’en {{rom-min|·j·|1}} camp de bataille les avoit desconfis. {{rom-min|·vij·|7}} ans avoit duret le {{erratum|guerre|gerre}} en son païs ; Tant fu Rouges-Lions en se cité assis : Ernous l’en délivra, au voloir Jhésu-Cris, Car li amiraus fu par lui mors et ocis. Dont moult l’ama li Roys, et en fais et en dis ; Mais d’Ernoul de Biauvois avoit sérement pris, Que de lui ne seroit à nul jour départis :{{nvd|230}} Dès-si qu’à ichelle heure que fais l’en ert otris. {{em}}Eliénor le belle demouroit moult envis ; Car amours li avoit tant de ses biens partis, Qu’elle amoit Esmeret, qui soef fu nouris : Car Ernous de Biauvais li ot piècha promis. </poem><noinclude> <references/></noinclude> hozgfijtp4xeuxwig87svoka6yltmzw Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/63 104 4844052 15909042 15905674 2026-07-08T01:15:40Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909042 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} II.|41}}</noinclude><poem> Au serpent a geté {{rom-min|·j·|1}} cop merveille grant : Sus le dos le féri, mais ne valut noiant, Nient plus comme une englume ne va le cuir passant. Li serpens de sa keue le va estoriant ; A terre l’abati ; adont le va hapant, Tout ensi c’uns leus va le mouton engoulant. S’en va a tout le Roy, sus le mont remontant : Là endroit va le beste le bon Roi dévourant, Et laissa le chief coy, mengua le remanant. Puis, l’i trouva ses frères, au hardi {{erratum|couvenant|convenant}},{{nvd|280}} Bauduins de Biauvais, que Diex perama tant ; Qui le serpent ochist, à l’espée transant, Quant Richars de Cammont ot desconfi le camp Encontre les {{rom-min|·ij·|2}} Turs, pour l’amour Corbarant : Ensi qu’avés oï, ens ou noble rommant. {{em}}Mais ceste matère est d’autre costé venant ; Car chius qui fist l’istoire Godefroy, le vaillant, Qui prist Jhérusalem et Acre, le poissant, Oublia ceste branke qui bien valoit otant {{em}}Signour, or entendez, pour Diu le créatour,{{nvd|290}} S’oïés bonne chanson ; ains n’oïstez millour. {{em}}Ensi morut Ernous, à doel et à tristour ; Par le félon serpent, qui là règna maint jour. Quant li Rougez-Lions sot du Roy le voirour, Il en fu moult dolans et plains de grant tristour ; Mais sa seur en mena et grant doel et grant plour. « Ahi, lasse ! » dist-elle, « véschi grant ténébrour, « Quant li pères est mors mon ami par amour ; « Qui me devoit mener ens ou païs d’onnour, « Où mes amis se tient, à le fresche coulour :{{nvd|300}} « Li plus biaus de ce monde environ et entour. « Lasse ! onques ne le vi, s’en sui en tel ardour « Que morir m’en faura ; s’en arai du piour. « Ahi ! Esmerez, sire, de grant biauté la flour ; « Jammais ne vous verrai, bien croi à nésun jour : </poem><noinclude> <references/></noinclude> 01ar2bitpzol3l2efkevdz0exzxxzuc Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/64 104 4844058 15909043 15905684 2026-07-08T01:16:36Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909043 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|42|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Et se je vous véoie, par le Dieu que j’aour, « Ne me {{erratum|cognisterés|cognisteriés}} ; ne sariés le voirour « De chou que je diroie de vostre chier signour, « Qui vo corpz m’a promis, en joie et en baudour. « Mais par celli Signeur, que je croi et aour,{{nvd|310}} « En le paine morrai, sans avoir nul retour : « Ou je verrai vo corps et vo douche coulour, « Vo douche pourtraiture, où je preng grant savour. « Créature ne doit pas plaindre se labour, « Pour bien moutepliier et gaingnier en honnour. Eliénor, le belle, fu moult desconfortée. {{em}}Or oïés dont la belle, signour, s’est avisée : {{rom-min|·j·|1}} paintre demanda, qui fu de la contrée ; {{rom-min|·j·|1}} drap d’or li bailla, sans nulle demourée. « Maistre, » dist le puchelle, « or oïés me pensée :{{nvd|320}} « Aïés mainte couleur chi endroit aprestée ; « Dou miex que vous poez soit cascune ordenée ; « Car je voeil qu’une histoire me soit par vous ovrée, « Tèle com je dirai. Par moi ert devisée. » « Dame, » ce dist li paintrez, « si soit com vous agrée. » Dont a mainte couleur de fin or destemprée, D’argent et de vernis en i ot mainte ouvrée, Et d’asur et de geulez ; n’i espargna riens née. Tant ouvra sus le draep et main et vesperée Que li histoire i fu mise et encorporée{{nvd|330}} Telle que vous sera de par moi recordée. {{em}}Le traïson Gaufroit i fu premiers ouvrée, Tout ensi qu’il vendi, par male destinée, Roy Ernoul de Nimaye, à le gent deffaée : Et sus cascun fait fu une lettre dictée, Qui devisoit comment li coze estoit alée ; Et toute le monnoie qui en fu présentée, A Gaufroy le félon, d’or fin une navée. Et quant la traïsons i fu bien devisée, Et cascune personne par painture monstrée,{{nvd|340}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> jq2tioe2bmyxdbo40c6gd5qa8ur75hf Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/68 104 4844133 15909044 15905976 2026-07-08T01:17:28Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909044 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|46|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> L’amour de la pucelle, qui tant de biauté a : Ensi dist li léchièrez, qu’onques bien ne pensa. {{em}}Puis c’uns homs est traitrez, jammais bien ne fera ; Et si sera chius folz, qui puis s’i fiera : Car c’est {{rom-min|·j·|1}} rains de {{erratum|mordre|murdre}}, que jà Diex n’amera ;{{nvd|450}} Et Diex het tous traitres, jà ne les sauvera, Pour l’amour de Judas, qu’en baisant le livra, Se par confession repentanche n’a. {{em}}Or s’en va la Royne, parmi le mer à nage, Forment va désirant le terre et le rivaige : Qu’elle voie Nimaye dont haut sont li muraige. Mais ains qu’elle le voie, ara au cuer grant rage ; Car li lèrez Mainfrois li cache son dammaige. Au maronnier s’en vint, qui fu fiex ''d’un'' aufaige, « Amis, » che dist Mainfrois, « or oïés mon langage :{{nvd|460}} « {{rom-min|·j·|1}} marchéant cuidiez mener, en vostre barge, « Mais ce n’est mie {{rom-min|·j·|1}} homs, plains estez de folage : « Car je vous jur sour Dieu, qui maint en haut estage, « Qu’en ceste nef avons le plus très douche ymage « Qu’on porroit point trouver dès-si jusqu’en Cartage. « Che est Eliénor, le courtoise et le saige, « Soer au Rouge-Lion, qui tient grant héritage. « A Nimaye s’en voelt aler, sans demourage ; « Sachiés que la Royne i cache mariage : « Elle ayme {{rom-min|·j·|1}} damoisiel, qui est de haut linage ;{{nvd|470}} « Mais plus sommes mesquant que gent de nul servage, « Que de li ne prendons tout premiers no pasquage. « Il me convient avoir de li le puchelage : « Or me voelliés aidier, de coer et de corage ; « Et s’avoir puis des pois, part arés au potage. {{em}}Quant li maronnierz a tous les mos entendus Que c’est Eliénor ; moult fu ses cuers confus. Si a dit à Mainfroy : « moult seroit biaus li jus, « Se cascuns pooit estre ses amis et ses drus ; « Alez parler à li et si n’atargiez plus. »{{nvd|480}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> cn8g51940dnq1kxattc3q2rclbt21pl Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/72 104 4844224 15909045 15907914 2026-07-08T01:18:14Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909045 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|50|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Qu’arriver voelle en Frise ; et chius li acorda. Dréchiés ont leur voilez, et li vens s’i bouta : Tost furent en le terre, puis que li vens i va. A une ville en Frize, que Luzarche on clama, Arrivent li laron ; car li pors estoit là :{{nvd|590}} Tout l’avoir de luer nef illeuc on desquerqua ; Moult fu grans li avoirs, que li maistres {{erratum|ruba|roba}}. « Sire, » dist le puchelle, « oïés c’on vous dira : « Vendez tout cest avoir et quanques il i a, « Car jà en cest païs mes corpz ne demourra ; « Trop est {{rom-min|·j·|1}} ors païs, et laide gent i a ; « Ou royame de Franche aler nous convenra. » Et li maistrez respont que son voloir fera. {{em}}Ensement qui croit femme déchéus en sera : Car jà nulz homs morteus si ne se gardera{{nvd|600}} Qui ne soit déchéus, puisque femme vaurra. Chius qui se fie en femme, de tellez qu’il i a, Il a petit au sien, puisque il le créra : Femme scet déchevoir, par biaus parlerz qu’elle a ; Quant elle a fait de l’homme tout chou qu’elle vorra, Et elle l’a minet, si bien que riens n’i a, Dont li tourne le dos, à {{rom-min|·j·|1}} autre s’en va. {{em}}Par le conseil la bielle, qui clère ot le fachon, Fist li maistres porter dedens une maison Tout l’avoir desrobet, dont il i ot foison :{{nvd|610}} Coupez, hannaz, couronnez, de fin or sans laiton ; Escarbouclez, afiques, de très noble faichon ; Et pièrez précieusez et ''perles de renon ;'' Sus une haute table ont tout mis li laron. Oïés de la pucelle, qu’Eliénor ot non. Le drap a desploiet, s’apella {{rom-min|·j·|1}} garchon : « Amis, tendez ce drap, pour Dieu et pour sen non, « Encontre che haut mur, si que vir le puist-on ; « Nous en arons {{rom-min|·xx·|20}} livrez, en le nostre parchon. » Et chius a respondut : « à vo devision. »{{nvd|620}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 30dvlffbx82k7mhvfruicjsgztcggrf Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/81 104 4844237 15909046 15895677 2026-07-08T01:19:17Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909046 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} II.|59}}</noinclude><poem>Que li castellains vient, à très noble mainsnie : Dou palais descendi, s’a se voie aqueillie Pour cellui festier, qui tant ot singnourie. Li chastelains le vit venir par le cauchie, Lors dist as chevaliers : « descendons, je vous prie, « Car vés-cha Esmeret, qu’à nous se regratie. » {{em}}Quant Eliénor l’ot, s’a la chière dréchie ; Quant perchuit Esmeret, tous li sans li fourmie. Tant fu {{erratum|sourprise|sousprise}} au cuer, d’amour qui le maistrie, La véue li tourble, si fu toute esblévie ;{{nvd|910}} Quant descendre cuida, à terre chiet flastrie. De coi li castellains tensa moult sa mainsnie, Et près qu’à l’un des siens n’a le teste trenchie ; Se ne fust la Royne qui en haut li escrie : « Che ne fu point par lui, or ne le bléchiez mie, « Ore me prist au cuer trop grande maladie. » Dont dist {{rom-min|·j·|1}} chevaliers qui perchuit sa folie : «Par me foy bien le croi que mal soïès haitie, « Mais s’Esmerez voloit vous seriés tost garie. » Adont vint Esmerez, qui hautement s’escrie :{{nvd|920}} « Chastellains, bien veingniez, vous et vo compaingnie. « Venez anuit à court, car mes corpz vous en prie. » « Sire, » dist li Frizons, « je y menrai m’amie ; « Regardez, vés le chi le pucelle agentie. « Demain l’espouserai, quant arez nochoïe « Le dame de Pontieu, qui tant a signourrie : « Car je l’aim par amours, elle ne me het mie. » Quant la puchelle l’ot, moult hautement s’escrie : « Sire Esmeret, » dist-elle, « souffrez-vous que je die ? « Che que je vous dirai ne tenez à sottie ;{{nvd|930}} « Je n’aims le chastellain une pomme pourrie, « Sachiés que je vous aims miex que li la moitie. » {{em}}Quant li chastellains ot le pucelle senée, Qu’à Esmeret s’estoit ensi abandonnée, Il en fu moult honteuz ; s’a le coulour muée : </poem><noinclude> <references/></noinclude> 7ewoxo0t9vmcaz1a5z2p9lim62hjroi Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/85 104 4844428 15909047 15880473 2026-07-08T01:21:00Z Denis Gagne52 101614 15909047 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" /></noinclude>{{T2|'''LI ROMANS<br>DE<br> BAUDUIN DE SEBOURC.'''}} {{Séparateur|3}} {{T3|CHANT III.}} <poem> {{lettrine|S}}{{sc|IGNOUR}}, or est bien tampz que je vous sénéfie Comment Eliénor, la pucelle jolie, S’aparut et monstra, en estraingne partie, A son loïal ami, pour cui fu baptisie ; Et pour cui ot passet haute mer à navie. Elle jut à l’hostel le nuit moult courechie ; Mais elle ne dormist, pour tout l’or de Pavie, Ains disoit toute nuit : « douche Vierge-Marie, « Qui portas en tes flans le digne fruit de vie, « Je te prie et requier, douche Vierge saintie,{{nvd|10}} « Que me voelliez garder, que n’aie villonnie ; « Et que femme vivans n’ait jà le signourrie « De mon loyal ami, pour cui sui traveillie. « Hélas ! c’est pour noient ; plainne sui de sotie ! « Esmerez ne cognoist ne moi ne ma lignie : « Certez, se je li di, de lui {{erratum|ert|ère}} moquie. « Non pourquant, puis que je sui si avant approchie, « Li dirai de Gaufroi toute la félonnie ; « Et comment il vendi son signour, par envie : « Et puis, se il li plaist, si ne me prende mie.{{nvd|20}} « S’espouser ne me voelt, drois est que je li prie « Moy fache avoir le pain, dedens une abėïe : « Si prierai pour lui et main et à nutie. » Puis dist à l’autre mot : « se je sui abaubie « De querre mon pourfit, je serai bien honnie : </poem><noinclude> <references/></noinclude> serrg19fo3taufw9tw48hgl5fbjrphx Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/88 104 4844437 15909048 15895681 2026-07-08T01:22:03Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909048 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|66|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> On n’acroit riens à Dieu, qu’il ne faille païer. {{em}}Esmerez de Nimaye sa mère en apella : « Dame, or oïės merveillez, c’on vous monstrera ; « Veschi une puchelle, d’outre-mer par delà, « Qui passée est cha outre ; {{rom-min|·j·|1}} drap aportet a :{{nvd|100}} « Merveilleuse aventure en escript il y a. » Dont fu li dras tendus ; et la belle parla : « Or entendez, Royne, et tout chil qui sont chà : « Ne tenez à fantosme tout che c’on vous dira ; « Car c’est aussi vrai que Jhésus s’aumbra « En le Vierge-Marie, où {{rom-min|·ix·|9}} mois reposa. « Veschi comment Gaufrois o vo père passa ; « Et veschi l’acordanche, comment il s’acorda « A mon frère, le roy, qui vo père aquala. «Gaufrois, par fausseté, le vendi et livra.{{nvd|110}} « Li poeplez i fu mors que li Roys y mena ; « Une nef d’or querquie Gaufrois en ramena ; « Et vés ichi comment mes frèrez me livra Vo père, en ma prison, où lonc tampz demoura. « Veschi le couvenent ossi qu’il me jura, « Que j’aroie Esmeret ; il le me fiancha. « A toutes ces enseingnes, Rois, à toi me donna : « Quant de toi se parti, bien près de {{rom-min|·viij·|8}} ans a, « Au dehors de Nimaye tes pères te baisa ; « Et {{rom-min|·j·|1}} riche afique au partir te laissa.{{nvd|120}} « Et je li eus convent, quant toi me présenta, « Qu’autre de toi n’aroie ; aussi {{erratum|n’araië jà|n’arai-je jà}}. « Je te demans le foy que tes pères jura, « Sour saintez évangilez. Ton corpz me fiancha ; « Jà ne l’en quiterai, car bon marquiet i a. {{em}}« Esmerez de Nimaye, je sui à toi venue : « Estre dois mes maris, je doi estre ta drue. « Or fai, se il te plaist, l’âme ton père ajue ; « Jà ne li pardonrai le foy qu’en ai éue. « J’ai, pour l’amour de toi, grant paine rechéue{{nvd|130}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 3zayvdmxon3wvvav1vd3jfbk23ab1k7 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/91 104 4844481 15909049 15895919 2026-07-08T01:23:09Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909049 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III.|69}}</noinclude><poem>« O ma consine Ydain, qui le doit gouverner. « Hélas ! c’est grans mesquiez de li mal marier ; « Car mauvais mariagez m’a fait deshériter : ''« On fait bien tant dou sien c’on n’i a que donner. »'' {{em}}Or s’en vont, par le mer, les {{rom-min|·iij·|3}} damez gentis, Qui ont les cuerz dolans et tristrez et maris : Eliénor ploroit ; si fait Roze toudis ; La dame de Pontieu s’escriot à haus cris : « Certez miex doi plourer que nulz corpz qui soit vis ! « Car navrés est mes sirez, qu’estre doit mes maris ;{{nvd|210}} « Toute joie ai perdue, tous solas, tous délis. » Et dist Eliénor « Diex ! qu’est-che que tu dis ? « Dame, bien est vos corpz aujourd’ui rasotis ! « A Esmeret n’avez que vaille {{rom-min|·ij·|2}} espis ; « Car je l’ai fianchie piècha, en main d’amis. « Pour vous à contrebatre vins en cestui païs ; « Quoi que fuissiez plévie de lui, c’est mes amis : « J’éusse esté la dame quant fust venu as lis. » La dame de Pontieu, quant ces mos a oïs, Fu de coer si dolante tous li taindi li vis ;{{nvd|220}} D’ire et de mautalent li est li sans fuïs ; Prés ne li desquira les dras qu’elle ot vestis. Et Rose, la royne, li escrie à haus cris : « Or, dame de Pontieu, ne li faitez despis, « Car elle se dist voir, par Dieu de paradis ; « Sachiés que c’est ma fille, mes filz est ses maris. « Riens n’avez à mon fil, li jeus est revertis ; « En une autre manière il est à droit partis. » Quant la duchoise l’ot, si geta {{rom-min|·j·|1}} faus ris ; Puis a dit : « n’i aconte le monte d’un parisis !{{nvd|230}} « Se j’en ai {{rom-min|·j·|1}} perdut, tost en {{erratum|rarai|r’arai}} {{rom-min|·j·|1}} quis. « Quant ne set c’un seul trou, perdue est li soris. » {{em}}Les {{rom-min|·iij·|3}} dames commenchent l’un à l’autre à tenchier. El cuer de la duchoise n’i ot que courechier, Il s’en falli petit que ne s’ala noïer. </poem><noinclude> <references/></noinclude> 0cmmub82n1m89viqs9kdgv7l7q64anf Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/92 104 4844489 15909050 15895682 2026-07-08T01:24:22Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909050 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|70|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Eliénor li dist, pour li {{erratum|contraiier|contrariier}} : « Douche dame, pour Dieu voelliez vo doel laissier. « Andeus nous passerons moult bien d’un chevalier ; « L’une l’ara l’estet, et li autre l’ivier. « Je sarai bien acroire ; vous sarez bien païer. »{{nvd|240}} Quant la duchoise l’ot, bien cuide marvoïer ; Pour la belle férir, se va bien tost dréchier. Si com férir le volt, és-vous le maronnier A haute vois escrie : « laissiez vostre tenchier ! « Ou par le foy que doy au père droiturier, « Se vous ne vous volez bonnement appaisier, « Je vous irai tantost en celle mer noïer. « N’aroie pas fianche que Diex me puist aidier, « Quant femmes se courrouchent : par Dieu c’on doit prisier, « Elles ont ens ès corpz le déable d’enfier ! »{{nvd|250}} {{em}}Moult mainent male vie les damez ou chalant ; Et le mer se tourmente, ·{{rom-min|·j·|1}} grans vens va levant : En une nuit alèrent, parmi le mer nagant, {{rom-min|·iiij·|4}}{{sup|c}} liewez d’iauwe, dusqu’à nonne sonnant. Li tampz se rapura ; li solaus va luisant. {{rom-min|viii·j·|8}} jours furent en mer : orage fist si grant, Et eurent si fort vent, au voloir Diu le grant, Que terre de Surie vont les dames passant ; Ne scèvent où il vont, cascune a cuer dolant. Tant alèrent par mer, au voloir Dieu le grant,{{nvd|260}} Qu’il virent {{rom-min|·j·|1}} tour si haute, en son estant, De {{rom-min|·c·|100}} liewez et plus le furent perchevant ; Et se cuidoient bien n’i ait c’un desrubant. « E ! Diex, » che a dit Roze, « com j’ai le cuer joïant ! « Car je voi le tour d’ordre de Boulongne, le grant ; « A Boulongne venrons, à miedi sonnant. » Et li maronnierz va celle part adréchant. {{rom-min|·j·|1}} jour et une nuit va, par le mer nagant, Enchois car il venissent à le tour reluisant. Bien cuident à Boulongne arriver maintenant :{{nvd|260}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 2g2jajfl3tl02t8yqegsz5t81x4w2c0 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/105 104 4844809 15909051 15895108 2026-07-08T01:25:32Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909051 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} III. |83}}</noinclude><poem>Biaus estoit li destrierz, millour ne véist-on. Li escuierz avoit {{rom-min|·j·|1}} bien povre Gascon ; Lors li dist Bauduins : « descendez ou sablon. » Et chius ne savoit mie pour coi dist tel raison : A terre descendi, à sa division ; Et Bauduins sali droitement en l’archon, Et li bailla le sien ou il vausist ou non. Hélas ! pour coi le fist ! car, par cette occoison, Sé perchiut bien li contes, qui Robers ot à non, Dou bel capel d’or ''fin'' toute l’establison,{{nvd|700}} Et le présentement, et le devision ; Mais pour bien l’avoit fait li enfès de renon. {{em}}On fait à le fois bien, qu’il n’en vient sé maus non. Il avient à le fois, chius fais est bien scéus, Que telz fait un grant bien que maus s’en est rendus. Sainte escripture approuve, qu’ains biens ne fu perdus, Ni aumoisne ensement ; car adès scet Jhésus Le pensée des bons et les loïaus argus. {{em}}Or dira''i'' vous dou conte qui s’est aperchéus Dou capel de fin or qui ot estet rendus{{nvd|710}} Et donnez à l’enfant, qui puis fu tant crémus. Voit l’escuïer partir, leus qu’il en fu venus : {{erratum|Li conte|Li contes}} le sievi, que n’i atendi plus, L’escuïer rataindi, qui dut entrer en l’ius, Adonques le hucha, n’i est arrestéus ; Et chieus se retourna, qui tant fu esperdus. Li contes ne li dist biaus parlerz né salus. « Comment ! maistrez, » dist-il, « pour les sains de là sus, « Estes-vous de nouvel cruratierz devenus ? « Or me ditez pour coi, traïtres malostrus,{{nvd|720}} « Donnastez le capel ; né par cui est venus. « Sé tu ne me dis voir, tantost seras pendus ! » Quant li escuïerz ot le conte ensi parler, Devant li s’agenoulle ; le cheval laist aler. « Sire, » fait-il, « merchi, pour Dieu qui fist la mer ! </poem><noinclude> <references/></noinclude> 706gdxbrdzsfvfzqcll8r6yq2evu7vd Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/112 104 4844858 15909052 15895116 2026-07-08T01:28:13Z Denis Gagne52 101614 erratum 15909052 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|90|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Hélas ! » dist la pucelle, «or est-ce grant pitez « Quant eslongier me faut, outre mes volentez, « Cellui que j’aimme miex, par Diu qui fu pénés, « Que ne faiche tous cheulz de che siècle {{erratum|mortez|mortelz}} ! « Hé ! Bauduins, amis ! qui nous a accusez ?{{nvd|940}} « {{erratum|Cha|Ch’a}} fait li escuïers, par cui vous fu portés « Li miens capiaus d’''or fin'', au tournoy présentez ; « Mais pendre l’en ferai, ains c’uns ans soit passez. « Ahi ! fel mesdisant, toudis nuisit avés « Les loyaux amoureus, où que vous les savez ; « Ch’est dammaiges, par Dieu, qu’avés bouche, né nés. « Pis valent mesdisant que li venins assez ! ». {{em}}Or s’eslonge li corpz et li coers est remés. Dolante fu au coer, la pucelle jolie : Sé Bauduins scéust c’on l’éust eslongie,{{nvd|950}} Au devant li venist, fust ou sens ou folie ; Car amours a fait faire mainte plus grant sotie. {{em}}Li contes des Flamens, et qui Haynau maistrie, S’est avisés adont d’une grant {{erratum|déruerie|derveri}} : Car à guise de femme a-il sa char vestie ; L’abit se soer a pris, qui point ne se détrie. Li escuïerz messagez, par cui sot l’amourrie, L’aide à apareillier, en la cambre jolie ; N’ot fenestre nulle qui ne soit vérouillie. Li contez l’apella, et dist à vois serie :{{nvd|960}} « Amis, alez-vous-ent, et si n’arrestez mie. « A l’hostel Bauduin, qui si très bien tournie ; « Et li ditez que Blanche par vous li mande et prie « Qu’à li viengne parler, en sa chambre voltie ; « Et que pour nulle riens, il ne le laisse mie « Ne viengne à mi parler, car estre voel s’amie. « Ens ou lieu de ma soer sui chi appareillie. « Or le voel esprouver sé chière aroit hardie, « De faire encontre moi si grande villonnie, « Qu’il ozast à ma soer mener sa druérie.{{nvd|970}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 20le33msjm6b82anw7ksfc9ww98gtd5 Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/36 104 4865302 15909357 15907849 2026-07-08T11:46:27Z Charlie Main 163941 corrigé a^{n|r} au lieu de a^{n;r} 15909357 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yann" />{{nr|2|LIVRE {{Romain|I.}} — LES NOMBRES ENTIERS|}}</noinclude>et le signe <math>\times</math> se trouve dans l’ouvrage {{sc|Oughtred}} intitulé : ''Clavis mathematica'' (1631). Dès 1544, {{sc|Stiefkl}}, dans son ''Arithmetica integra'', n’employait aucun signe et désignait le produit de deux nombres en les plaçant l’un après l’autre : {{Centré|<math>a.b</math>, {{em|0.5}} <math>a \times b</math>, {{em|0.5}}<math>ab</math>.}} <math>\colon</math> Le signe <math>\colon</math> de la division est dû à {{sc|Leibniz}} ; la barre de fraction se trouve dans les ouvrages de {{sc|Fibonacci}} (1202) ; elle est probablement due aux Hindous : {{Centré|<math>a \colon b</math>, {{em|0.5}}<math>\frac{a}{b}</math>}} <math>a^n</math> La notation des exposants se trouve dans l’ouvrage de {{sc|Chuquet}} intitulé : ''Triparty en la science des nombres'' (1484). <math>n !</math> Cette notation <math>n !</math> désigne le produit des <math>n</math> premiers nombres entiers, et se lit ''factorielle n'' ; elle a été introduite par {{sc|Kramp}}, en 1808. Les Anglais écrivent <math>\lfloor{n}</math>. <math>a^{n|r}</math> Cette notation, imaginée par {{sc|Kramp}}, désigne le produit de <math>n</math> nombres en progression arithmétique commençant de <math>a</math> et de raison <math>r</math>. <math>E\frac{p}{q}</math> Cette notation désigne le plus grand nombre entier contenu dans la fraction <math>\frac{p}{q}</math>, et se lit ''entier de p sur q''. 3° ''Emploi des signes de relation'' <math>=</math> Le signe <math>=</math> de l’égalité est dû à {{sc|Recorde}} (1557). {{sc|Descartes}} et {{sc|Fermat}} se servaient du signe <math>\propto</math>. [[Fichier:Lucas - Théorie des nombres, 1891 (page 36 crop) sup inf.jpg|15px]] Les signes <math>></math> ''plus grand que'' et <math><</math> ''plus petit que'' de l’inégalité ont été imaginés par {{Sc|Harriot}} (1631). <math>()[\text{ }]</math> L’emploi des ''parenthèses'' <math>()</math> et des ''crochets'' <math>[\text{ }]</math> a été introduit par {{Sc|Albert Girard}}, en 1629. On se sert aussi parfois du ''vinculum'', ou d’un trait placé au-dessus d’une expression algébrique pour désigner sa valeur numérique ou son ensemble. <math>\equiv</math> Le signe <math>\equiv</math> de la congruence a été imaginé par {{Sc|Gauss}}. Ainsi <math>a \equiv b\text{ (mod m)}</math>, qui se lit ''a congru à b pour le module m'', veut dire que <math>a-b</math> est divisible par <math>m</math>. Cette notation est très utile dans l’Arithmétique supérieure.<noinclude> <references/></noinclude> 267lnkafvq0xrpmlygz8f64skjq7bfw Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/9 104 4870612 15909020 15779206 2026-07-08T00:09:58Z Psephos 145984 15909020 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les Pensions & une foule d’Officiers réduits à la fainéantise. Il y a quelque sel, beaucoup de vérité & des épigrammes un peu dures dans cette facétie, qui pourroit cependant être infiniment mieux faite. {{brn|1}} ''8 Janvier 1777.'' Le célebre ''Piccini'' est arrivé à Paris depuis peu. C’est un homme d’environ cinquante-cinq ans. Il est petit, maigre, pâle, comme presque tous les gens de génie. Il a beaucoup de feu dans les yeux ; il paroît consumé de travail, ayant déjà composé plus de 120{{lié}}Opéra, tant bouffons que sérieux. Il ne sait pas parler François. Il a été accueilli par son digne éleve, {{M.|Grétry}}. On compte qu’il va achever de consommer la révolution & anéantir absolument la Musique Françoise. Les Directeurs actuels de l’Opéra l’ont appellé pour instituer & commencer ici une nouvelle Ecole. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''9 Janvier 1777.'' {{Mlle|''Compain,''|nx,pt}} appellée ''Desperieres,'' depuis son début à la comédie françoise, ne s’est {{corr|par|pas}} dégoûtée de ses premieres disgraces ; encouragée {{corr|pas|par}} le {{Sr.|Le}} Kain qui l’a formée, elle a joué dimanche dernier dans ''Andromaque'' & y a fait le rôle d’''Hermione,'' qu’elle a mal rempli dans les trois premiers actes, où elle a été souvent huée ; elle a mieux réussi dans les derniers. On ne peut prononcer définitivement sur ce sujet. {{brn|1}} ''10 Janvier 1777.'' L’affaire du {{Sr.|Le}} Breton paroît assoupie, au moyen des cartons qu’il a mis aux nouveaux exemplaires de ''l’Almanach''<noinclude> <references/></noinclude> gr5k6f9yw56720jt4bftqbsnuyf56zm Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/205 104 4870728 15908628 15779524 2026-07-07T13:52:56Z Wolfinux 137886 /* Validée */ 15908628 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Wolfinux" /></noinclude><nowiki /> {{T3|SCÈNE PREMIÈRE|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}} {{AN|''L’église de Saint-Nicolas de la Mala Strana à Prague en Bohême quelque temps après la bataille de la Montagne-Blanche. Le soleil d’un soir d’hiver entre par la verrière au-dessus de la porte qu’encadrent les faisceaux mêlés d’anges et de guirlandes de tuyaux d’orgues, pareils aux fuseaux prismatiques de la Grotte de Fingal.'' DONA MUSIQUE ''dans un grand manteau de fourrure prie au milieu de l’église. Le chœur très sombre où brûle une lampe et sur lequel s’ouvrent des loges vides est orné de quatre piédestaux encore inhabités mais destinés à recevoir les Évêques illustres qui vont se présenter à l’instant<ref>Rien n’empêche qu’il y ait un peu de musique indistincte pendant cette scène. Supposons l’organiste qui arrange son instrument, d’une manière pas trop désagréable.</ref>.''}} {{AN|''Entre d’abord'' SAINT NICOLAS ''précédé par les trois petits enfants.''}}<noinclude> <references/></noinclude> 6hq4qpy0xfw4zjehevk1qtuv4ap0k7d Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/26 104 4871387 15908271 15782210 2026-07-07T12:41:25Z Clhu 102880 15908271 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|26|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Remuez avec une cuiller de bois. Cinq minutes après, ajoutez les moules, l’eau que vous avez conservée, de l’eau naturelle pour obtenir la quantité de liquide nécessaire au potage. Laissez bouillir dix minutes. Assaisonnez de poivre et de sel s’il est utile. {{c|Cuisson 25 minutes.}} {{Pointsdesuite|1/2 litre de moules|05 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oseille et oignons|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|20 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> rw3c2sb8pa6scpno5sh4pgdu8tl0sno Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/28 104 4871393 15908274 15782209 2026-07-07T12:42:26Z Clhu 102880 15908274 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|28|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>fourchette pour que les œufs du dessus puissent passer dessous. Quand il reste peu de liquide, diminuez le feu et laissez dorer, faites glisser dans un plat cette omelette qui est si nourrissante qu’elle a reçu le nom significatif de mâtefaim. {{c|Cuisson 8 minutes.}} {{Pointsdesuite|3 œufs|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> mmrltb8o1iazlcppsoxqbc6m1nx15gk Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/30 104 4871397 15908277 15782207 2026-07-07T12:43:49Z Clhu 102880 15908277 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|30|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Écaillez les œufs, fendez-les en deux dans le sens de la longueur. Retirez le jaune que vous broyez avec la purée. Le mélange lisse ajoutez du beurre, sel et poivre. Remplissez les moitiés d’œufs de cette farce, faites bomber le dessus que vous formez avec une cuiller à bouche. Une noisette de beurre sur chacun avant de faire dorer au four. {{c|Cuisson 40 minutes.}} {{Pointsdesuite|2 œufs|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Pommes de terre|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre et lait|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|45 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> pcwaxulgm15wz5hmef9y6poovr6lrkt Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/32 104 4871402 15908280 15782206 2026-07-07T12:45:24Z Clhu 102880 15908280 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|32|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Dix minutes plus tard, retirez le poisson. Laissez les pommes de terre finir leur cuisson. Faites fondre une grosse noix de beurre dans une tasse du court-bouillon bien passé. Ajoutez du persil haché. Dressez la rouelle de poisson au milieu d’un plat, les pommes de terre autour. Versez la sauce sur le tout. {{c|Cuisson 50 minutes.}} {{Pointsdesuite|1 livre d’anguille de mer|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Pommes de terre|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|55 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 7gjiff9ahduyzir6svchhxb3do2msyi Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/34 104 4871406 15908285 15782205 2026-07-07T12:47:34Z Clhu 102880 15908285 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|34|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Laissez bouillir vingt minutes. {{c|Cuisson 23 minutes.}} {{Pointsdesuite|1/4 de colin|15 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 maquereau|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 grondin|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> c4rt9r410g4xtcquttrfu11othznwvj Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/36 104 4871409 15908291 15782203 2026-07-07T12:49:36Z Clhu 102880 15908291 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|36|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Arrosez d’un verre moitié eau, moitié vin blanc. Faites cuire dix minutes sur le fourneau. Achevez la cuisson au four doux jusqu’à ce que le plat soit d’appétissante couleur dorée. {{c|Cuisson 40 minutes.}} {{Pointsdesuite|Carrelet|20 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Vin|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> oeo0gecp2md1g76kuyuaydctafo8mvl Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/38 104 4871414 15908295 15782202 2026-07-07T12:51:14Z Clhu 102880 15908295 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|38|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Ajoutez les cœurs de laitues, l’oseille dessus. Couvrez. Quand les laitues commencent à s’attacher mouillez d’un demi-verre de vin blanc. Tournez les laitues et laissez cuire lentement pendant vingt-cinq minutes. {{c|Cuisson 1 heure.}} {{Pointsdesuite|Thon|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Laitues|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oseille|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Vin blanc|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|75 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> kteux5re757lm4vx6cg5pldhgvjrmeo Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/40 104 4871417 15908298 15782201 2026-07-07T12:52:13Z Clhu 102880 15908298 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|40|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>pour retirer l’intérieur, enlevez le reste par une incision faite au ventre. Les marchands de poissons font cet apprêt si on le leur demande. Faites quelques entailles aux vives. Posez-les sur un gril chaud. Laissez cuire de tous côtés à feu vif. Faites fondre doucement une noisette de beurre, ajoutez sel, poivre, quelques gouttes de citron. Mettez les poissons dans un plat. Saupoudrez de persil haché. Versez le beurre fondu dessus. {{c|Cuisson 15 minutes.}} {{Pointsdesuite|2 vives|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> i4oqyfivhdhod6kbv5oca3iebz1ijcc Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/42 104 4871421 15908299 15782200 2026-07-07T12:53:23Z Clhu 102880 15908299 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|42|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>tant avec une fourchette pour que la purée devienne légère. Ouvrez des harengs-saurs en les fendant de la tête à la queue. Mettez-les sur le gril, arrosez d’une goutte d’huile, laissez trois minutes sur le feu. Versez la purée dans un plat. Ajoutez gros comme une noisette de beurre. Posez les harengs dessus. {{c|Cuisson 40 minutes.}} {{Pointsdesuite|2 harengs à 10 cent|20 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 livre de pommes de terre|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Lait, beurre, huile|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> mpmm5fticvqk8ut907gv1c6gzmuq7mj Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/44 104 4871424 15908302 15782198 2026-07-07T12:54:25Z Clhu 102880 15908302 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|44|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>de poisson dans du lait, ensuite dans la farine. Jetez dans la friture fumante quelques instants seulement, le temps de dorer. Égouttez. Salez de sel fin. Servez au milieu d’une couronne de persil. {{c|Apprêt 2 heures.}} {{c|Cuisson 1/4 d’heure.}} {{Pointsdesuite|Limande|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Citron|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|50 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 1ww6717h6pyhgl6kdvj0eiuekyx9mnk Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/46 104 4871428 15908319 15782196 2026-07-07T12:55:29Z Clhu 102880 15908319 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|46|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Trempez les poissons dans de l’eau, passez-les dans de la farine. Jetez cinq minutes dans une friture de graisse ou d’huile bien chaude. Égouttez les poissons, mettez-les dans un plat. Servez autour les tomates rangées en couronne. {{c|Cuisson 20 minutes.}} {{Pointsdesuite|Merlans|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Tomates|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> oiwudkezbdpglkb7d9q0bdsviivapgu Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/48 104 4871431 15908324 15782195 2026-07-07T12:56:47Z Clhu 102880 15908324 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|48|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>de beurre. Délayez une cuillerée de farine en tournant avec une cuiller de bois. Mettez un bol d’eau, un oignon, une feuille de laurier. Assaisonnez fortement de sel et de poivre. À l’ébullition, jetez le poisson dans cette sauce. Laissez cuire vingt minutes en tournant plusieurs fois. Un reste de sauce tomate relève ce mets d’agréable manière. {{c|Cuisson 1/2 heure.}} {{Pointsdesuite|Poisson|25 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Pain|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Œuf|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|45 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> nu6ctwq5fiizahooo0acgcggw25cqcg Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/50 104 4871436 15908334 15782225 2026-07-07T12:57:58Z Clhu 102880 15908334 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|50|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki/> À Paris les grenouilles se vendent toutes préparées ; à la campagne il faut séparer le train de derrière et enlever la peau qui les couvre. Trempez chaque grenouille dans la pâte. Faites chauffer une friture ; lorsqu’elle crépite en y jetant une goutte d’eau mettez les grenouilles. Laissez dorer de tous côtés. Égouttez. Salez de sel fin. {{c|Cuisson 20 minutes.}} {{Pointsdesuite|Grenouilles|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Œuf|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|70 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> iyjoefkrfrhpwiy551afoaklqrrkzst Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/53 104 4871453 15908360 15782229 2026-07-07T12:59:32Z Clhu 102880 15908360 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|53}}</noinclude>Pour servir retirez le bouquet. {{c|Cuisson 40 minutes.}} {{Pointsdesuite|Moules|10 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Huille|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Tomates|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 79cq0lb6pnlx1mjll7ocmnopqlwirae Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/55 104 4871456 15908420 15782228 2026-07-07T13:00:36Z Clhu 102880 15908420 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|55}}</noinclude><nowiki /> Ajoutez un grand bol d’eau. L’eau bouillante, jetez en pluie trois cuillerées de riz. Faites cuire à grand feu en remuant plusieurs fois. Pour terminer, mettez le poivre, gros comme la tête d’une épingle de safran. Le riz doit rester craquant. {{c|Cuisson 35 minutes.}} {{Pointsdesuite|Morue sèche|10 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|1O —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|30 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> kct80fmgxicnl08k2s80l69hn38wsx7 15908436 15908420 2026-07-07T13:00:50Z Clhu 102880 15908436 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|55}}</noinclude><nowiki /> Ajoutez un grand bol d’eau. L’eau bouillante, jetez en pluie trois cuillerées de riz. Faites cuire à grand feu en remuant plusieurs fois. Pour terminer, mettez le poivre, gros comme la tête d’une épingle de safran. Le riz doit rester craquant. {{c|Cuisson 35 minutes.}} {{Pointsdesuite|Morue sèche|10 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|30 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> a7v2zygk5xdw2lg5oi307enmmubkc9j Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/57 104 4871459 15908522 15782232 2026-07-07T13:02:15Z Clhu 102880 15908522 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|57}}</noinclude>noix de beurre dans une casserole. Délayez une cuillerée de farine en tournant avec une cuiller de bois. Ajoutez peu à peu l’eau conservée que vous avez passée à travers une mousseline. Si la sauce épaissit trop en cuisant, éclaircissez avec de l’eau chaude. Mettez le poisson dans les coquilles avec la sauce, sel et poivre. Saupoudrez de mie de pain écrasée. Achevez la cuisson au four pendant dix minutes. {{c|Temps 40 minutes.}} {{Pointsdesuite|Coquilles|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|50 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> jtfbcsccjz8j4kumkik90ua2ilrglp0 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/60 104 4871466 15908562 15782240 2026-07-07T13:03:19Z Clhu 102880 15908562 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|60|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>{{c|Apprêt 24 heures.}} {{c|Cuisson 1/2 heure.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre langues de morue|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 pain|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Sauce et beurre|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|60 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> roy4a1gse10kgnmef1tm3zkmp5ea9qe Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/63 104 4871480 15908565 15782262 2026-07-07T13:04:52Z Clhu 102880 15908565 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|63}}</noinclude>de laurier. Couvrez. Laissez cuire à feu doux pendant une heure et demie. {{c|Cuisson 2 heures.}} {{Pointsdesuite|Oiseau|60 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Lard|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Chou|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|85 cent.}}<noinclude>er <references/></noinclude> 72h9krdtv83anvh5jyj1a28kemm3qbb 15908569 15908565 2026-07-07T13:05:21Z Clhu 102880 15908569 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|63}}</noinclude>de laurier. Couvrez. Laissez cuire à feu doux pendant une heure et demie. {{c|Cuisson 2 heures.}} {{Pointsdesuite|Oiseau|60 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Lard|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Chou|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|85 cent.}}<noinclude><references/></noinclude> nzxgsk3xi19sh96z3fl2hfm43wk60nt Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/65 104 4871484 15908570 15782266 2026-07-07T13:06:24Z Clhu 102880 15908570 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|65}}</noinclude><nowiki /> Passez-le dans de la mie de pain rassis emmiettée très fin. Posez sur un gril chaud et faites cuire pendant vingt minutes. Délayez une cuillerée à café de fécule dans trois cuillerées d’eau. Faites bouillir cette sauce dans la casserole où est revenu le pigeon. Retirez le pigeon du feu. Saupoudrez de trois échalotes hachées. Versez la sauce dessus. {{c|Temps 35 minutes.}} {{Pointsdesuite|Pigeon|75 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|90 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> d8d8pk1hx6n4qxefgbpzadrcu072h7i Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/67 104 4871492 15908572 15782275 2026-07-07T13:07:33Z Clhu 102880 15908572 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|67}}</noinclude>plus tard les oignons prendront une belle couleur dorée. Retirez la viande. Saupoudrez d’une cuillerée de farine, remuez avec une cuiller de bois. Lorsque la farine est brune, ajoutez un bol d’eau tiède par petite quantité. La sauce liée et bouillante remettez l’abatis avec le foie, un bouquet de thym, laurier, persil, sel et poivre. Couvrez. Laissez cuire à feu doux. {{c|Cuisson 2 heures.}} {{Pointsdesuite|Abatis|60 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oignons|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|70 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 1i12h57x6wlwy3r3rl7cfvgjbsmhjve Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/69 104 4871498 15908882 15782281 2026-07-07T20:00:59Z Clhu 102880 15908882 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|69}}</noinclude>dans du beurre, saupoudrez de cerfeuil haché menu. Séparez le riz en quatre. Au milieu de chaque tas mettez un morceau de foie. Roulez en croquettes. Faites chauffer une abondante friture. Passez les croquettes dans du blanc d’œuf et de la farine. Jetez dans la friture. Laissez dorer de tous côtés. Égouttez. Salez de sel fin. {{c|Temps 1 heure et demie.}} {{table|titre=|page=20 cent.}} {{table|titre=page=05 —}} {{table|titre=|page=05 —}} {{table|titre=|page=05 —}} {{séparateur|3|align=right}} {{table|titre=&nbsp; |page=35 cent.|nodots}} {{Pointsdesuite|2 foies de volaille|20 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz||05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Bouillon||05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement||05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 5dikrfskasmsjhyb8w88kihhjk18xrf 15908883 15908882 2026-07-07T20:01:14Z Clhu 102880 15908883 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|69}}</noinclude>dans du beurre, saupoudrez de cerfeuil haché menu. Séparez le riz en quatre. Au milieu de chaque tas mettez un morceau de foie. Roulez en croquettes. Faites chauffer une abondante friture. Passez les croquettes dans du blanc d’œuf et de la farine. Jetez dans la friture. Laissez dorer de tous côtés. Égouttez. Salez de sel fin. {{c|Temps 1 heure et demie.}} {{Pointsdesuite|2 foies de volaille|20 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz||05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Bouillon||05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement||05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> m8ejyrzaafhkxqaleociw7qtul1r330 15908884 15908883 2026-07-07T20:01:42Z Clhu 102880 15908884 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|69}}</noinclude>dans du beurre, saupoudrez de cerfeuil haché menu. Séparez le riz en quatre. Au milieu de chaque tas mettez un morceau de foie. Roulez en croquettes. Faites chauffer une abondante friture. Passez les croquettes dans du blanc d’œuf et de la farine. Jetez dans la friture. Laissez dorer de tous côtés. Égouttez. Salez de sel fin. {{c|Temps 1 heure et demie.}} {{Pointsdesuite|2 foies de volaille|20 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Bouillon|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 2gctviq944qnxdny8mn0t493uhvtck0 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/71 104 4871501 15908885 15782287 2026-07-07T20:02:48Z Clhu 102880 15908885 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|71}}</noinclude><nowiki /> Mouillez d’un bol de l’eau de cuisson. Remuez. La sauce liée ajoutez une dizaine de petits oignons, une gousse d’ail et le lapereau. Laissez cuire une demi-heure à feu doux. Battez dans un bol un jaune d’œuf avec un filet de vinaigre et un peu de sauce. Versez cette liaison dans la casserole retirée du feu en tournant de l’autre main avec une cuiller de bois. {{c|Temps 1 grande heure.}} {{Pointsdesuite|Lapin 1/2 livre|35 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oignons|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Œuf|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|1O —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|60 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> c7aajftcd8r7exy3vvfe9sr523vra82 15908887 15908885 2026-07-07T20:03:04Z Clhu 102880 15908887 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|71}}</noinclude><nowiki /> Mouillez d’un bol de l’eau de cuisson. Remuez. La sauce liée ajoutez une dizaine de petits oignons, une gousse d’ail et le lapereau. Laissez cuire une demi-heure à feu doux. Battez dans un bol un jaune d’œuf avec un filet de vinaigre et un peu de sauce. Versez cette liaison dans la casserole retirée du feu en tournant de l’autre main avec une cuiller de bois. {{c|Temps 1 grande heure.}} {{Pointsdesuite|Lapin 1/2 livre|35 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oignons|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Œuf|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|60 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> g7on52lq5af5r8ssn58wbn437ak0ehg Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/73 104 4871505 15908888 15782290 2026-07-07T20:04:05Z Clhu 102880 15908888 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|73}}</noinclude><nowiki /> Saupoudrez de mie de pain émiettée. Faites dorer au four. Coupez dans la soupière du pain en tranches minces, saupoudrez de feuilles de cerfeuil hachées menu. Posez dessus une passoire. Versez le bouillon à travers. {{c|Temps 2 heures.}} {{Pointsdesuite|1 livre de lapin|70 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|10 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> suy8ubv1f7jvhfw3xxk7y9glv50nnca 15908889 15908888 2026-07-07T20:04:16Z Clhu 102880 15908889 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|73}}</noinclude><nowiki /> Saupoudrez de mie de pain émiettée. Faites dorer au four. Coupez dans la soupière du pain en tranches minces, saupoudrez de feuilles de cerfeuil hachées menu. Posez dessus une passoire. Versez le bouillon à travers. {{c|Temps 2 heures.}} {{Pointsdesuite|1 livre de lapin|70 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|80 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> h2x8tkmcv2nwk1m6egrhzoa2psw2p3e Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/76 104 4871510 15908891 15782297 2026-07-07T20:06:04Z Clhu 102880 15908891 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|76|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Versez-en le contenu dans un plat en entourant des croutons frits. {{c|Temps 45 minutes.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre chevreau|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Vin blanc, bouillon|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Tomate, champignons|15 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|15 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|80 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 156riwq1jxsuaqsb3ws6zh1kcw4qgxm Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/78 104 4871513 15908892 15782300 2026-07-07T20:08:34Z Clhu 102880 15908892 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|78|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>jusqu’à ce que la farine brunisse. Ajoutez alors un bol d’eau chaude. Mettez les langues, sel, poivre, un bouquet de thym, laurier et persil. Laissez cuire, au moment de servir, parsemez le plat de cornichons coupés en rondelles. {{c|Temps 1 heure.}} {{Pointsdesuite|6 langues de chevreau|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Cornichons|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> m6x6sezjphbnyw6emciynvmhi3be9i4 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/80 104 4871514 15908893 15782305 2026-07-07T20:09:27Z Clhu 102880 15908893 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|80|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Faites cuire au four, pendant une heure. Arrosez fréquemment. {{c|Temps 1 heure.}} {{Pointsdesuite|2 têtes d’agneau|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|45 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> at1nblpilpajuzmgzy7sb3fsgkjbg8n Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/82 104 4871516 15908894 15782310 2026-07-07T20:10:46Z Clhu 102880 15908894 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|82|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Mettez l’agneau, un oignon piqué d’un clou de girofle, du sel et une tasse de riz bien lavé. Laissez cuire une heure en remuant de temps à autre. Mouillez d’eau chaude s’il est nécessaire. Poivrez au moment de servir. {{c|Apprêt 1 heure.}} {{c|Cuisson 1 heure 1/4.}} {{Pointsdesuite|Ragoût d’agneau|60 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|75 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 9jf5hzqp5jxmh1wmdfkmk5ptd9iw4hu Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/85 104 4871521 15908896 15782315 2026-07-07T20:12:08Z Clhu 102880 15908896 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|85}}</noinclude><nowiki /> Posez l’oseille dans un plat, les ris et les lardons dessus. {{c|Apprêt 1 heure.}} {{c|Cuisson 1 heure 1/2.}} {{Pointsdesuite|Ris d’agneau|60 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Lard|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oseille|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|90 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> d8b7w9yuw2t9yfhsouqz1xt2ityavm7 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/87 104 4871523 15908898 15782317 2026-07-07T20:13:56Z Clhu 102880 15908898 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|87}}</noinclude>Délayez-le avec une pincée de farine, un peu de moutarde, une demi-cuillerée de vinaigre, une poignée de ciboulettes hachées menu. Ajoutez goutte à goutte un demi-verre d’huile en tournant toujours du même côté avec une cuiller de bois pour obtenir une sorte de crème épaisse. Terminez cette sauce verte avec du sel et du poivre. Enlevez les os de la viande. Dressez sur un plat la sauce au milieu. {{c|Temps 1 heure 1/4.}} {{Pointsdesuite|2 têtes à 20 cent|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes à pot-au-feu|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Œuf|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Huile et vinaigre|20 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|80 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> dd2nqgqzo27y35di1qcfm14pq8cred3 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/90 104 4871529 15908899 15782326 2026-07-07T20:15:19Z Clhu 102880 15908899 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|90|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Prenez du bouillon la quantité suffisante pour le potage, en y mettant les légumes et quelques rondelles de pain. {{c|Temps 4 heures 1/2.}} {{Pointsdesuite|2 langues de mouton|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes à pot-au-feu|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|15 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|65 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> f34y72gulq7gv5euum3xjv4yug86czh Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/92 104 4871531 15908900 15782331 2026-07-07T20:16:31Z Clhu 102880 15908900 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|92|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Faites cuire pendant vingt-cinq minutes une poignée de riz dans le bouillon. Servez un potage au riz et du mouton bouilli entouré de légumes. {{c|Temps 2 heures 3/4.}} {{Pointsdesuite|1 collet de mouton|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 chou|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|65 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> gu07r440nfcbj5txynlnqdvpc8s38ng Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/94 104 4871533 15908902 15782335 2026-07-07T20:17:41Z Clhu 102880 15908902 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|94|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Le tout doré, retirez de la casserole viande et légumes. Saupoudrez d’une cuillerée de farine, laissez roussir. Mouillez d’un verre d’eau. Remettez le mouton et les légumes, un brin de thym, une feuille de laurier liés d’un fil. Couvrez. Une heure plus tard, ajoutez six pommes de terre en morceaux. Lorsqu’elles sont cuites le ragout est prêt. {{c|Temps 1 heure 3/4.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre poitrine de mouton|25 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|40 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 1lfor02iifl8gq4tmei3es6wqnsoets Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/96 104 4871535 15908903 15782337 2026-07-07T20:19:31Z Clhu 102880 15908903 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|96|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Mouillez peu à peu d’un bol d’eau chaude. Mettez un oignon piqué d’un clou de girofle, un bouquet d’un brin de thym, de deux branches de persil. Faites cuire à feu doux. Pendant ce temps, épluchez des navets, jetez-les dans une poêle avec un bon morceau de graisse et un morceau de sucre. Quand ils sont bien dorés, ajoutez au ragout. Continuez une cuisson lente. {{c|Temps 1 heure 1/2.}} {{Pointsdesuite|1 collet de mouton|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Navets|20 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|75 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 7yp68a6vlhi5h37slv7p7bmw1w2u5y2 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/98 104 4871537 15908904 15782339 2026-07-07T20:20:26Z Clhu 102880 15908904 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|98|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Remuez avec une cuiller de bois jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Ajoutez le mouton, une belle pomme de terre hachée, sel, poivre, un bouquet d’un brin de thym, une feuille de laurier, trois branches de persil. Mouillez avec un verre de l’eau qui a servi à blanchir le mouton. Laissez cuire à feu doux. {{c|Temps 1 heure 1/2.}} {{Pointsdesuite|1 livre poitrine de mouton|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Oignons|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|65 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> fop23wv2zsgsm85lk874upwpmgarsxx Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/100 104 4871540 15908905 15782342 2026-07-07T20:21:14Z Clhu 102880 15908905 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|100|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>à l’avance jusqu’à ce qu’il soit doré de tous côtés. Ajoutez quatre oignons, deux carottes coupées en rondelles ; quelques minutes plus tard, arrosez d’une tasse d’eau. Couvrez. Faites cuire au four doux si longue-ent qu’on puisse servir à la cuiller. {{c|Temps de cuisson 4 heures.}} {{Pointsdesuite|1 collet de mouton|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Lard|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|70 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> ijosnut6hnqjpmkw5xf2ja6k4l3ajm7 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/102 104 4871543 15908906 15782345 2026-07-07T20:22:04Z Clhu 102880 15908906 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|102|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>un bouquet, d’un brin de thym, une feuille de laurier, trois branches de persil, une gousse d’ail écrasée, sel et poivre. Couvrez. Laissez cuire à feu doux. {{c|Temps 1 heure 1/4.}} {{Pointsdesuite|1 livre de poitrine de mouton|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 livre de tomates|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|60 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> 8199467kp0gw1sg267h2bcggyiby35y Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/104 104 4871545 15908907 15782347 2026-07-07T20:23:08Z Clhu 102880 15908907 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|104|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Cassez les deux pointes à des haricots verts, en enlevant le fil. Jetez-les un quart d’heure dans l’eau bouillante et salée. Egouttez-les, ajoutez à la viande pendant vingt minutes. Pour faire un excellent potage : coupez des oignons en rondelles, faites-les dorer dans de la graisse, versez dessus l’eau de cuisson des haricots verts. Laissez bouillir un quart d’heure. {{c|Temps 3/4 d’heure.}} {{Pointsdesuite|1 livre de carré de mouton|70 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1/2 livre haricots verts|10 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Pour le potage, oignons|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|85 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> ocbdjqhmsba0ezenjjsf1k0lbiegj5n 15908943 15908907 2026-07-07T21:32:04Z Denis Gagne52 101614 15908943 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|104|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Cassez les deux pointes à des haricots verts, en enlevant le fil. Jetez-les un quart d’heure dans l’eau bouillante et salée. Egouttez-les, ajoutez à la viande pendant vingt minutes. Pour faire un excellent potage : coupez des oignons en rondelles, faites-les dorer dans de la graisse, versez dessus l’eau de cuisson des haricots verts. Laissez bouillir un quart d’heure. {{c|Temps 3/4 d’heure.}} {{Pointsdesuite|1 livre de carré de mouton|70 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1/2 livre haricots verts|10 {{ell|cent.|—}}|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Pour le potage, oignons|05 {{ell|cent.|—}}|l=40em|altd=g}} {{séparateur|4|align=right}} {{droite|85 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> tqjxkglzr4i85dp3ko308bobpud7s4e Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/106 104 4871548 15908908 15782350 2026-07-07T20:24:12Z Clhu 102880 15908908 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|106|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Saupoudrez la poêle d’une cuillerée de farine. Laissez brunir. Arrosez, peu à peu, en délayant avec une cuiller de bois d’un verre de moitié eau et vin blanc. Assaisonnez de sel, poivre, un bouquet de thym, laurier, persil. Laissez cuire à petit feu environ vingt minutes. Réchauffer les cours dans la sauce. Saupoudrez de persil haché. {{c|Temps 1/2 heure.}} {{Pointsdesuite|2 cœurs de mouton|40 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|50 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> q22cxj4cd3sjzj23fv4tsd989bvibfr Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/107 104 4871550 15908909 15782352 2026-07-07T20:24:53Z Clhu 102880 15908909 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||{{sc|des plats bon marché}}|107}}</noinclude><nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|Foie grillé.|44}} {{interligne|2em}} Arrosez d’huile deux tranches de foie de mouton. Passez-les dans de la mie de pain écrasée et du persil haché menu. Faites griller des deux côtés à feu vif. {{c|Temps 6 minutes.}} {{Pointsdesuite|Foie de mouton, 2 tranches|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|35 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> j2imd8fgbl1cru4cd8e0mhn6o98ee5o Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/110 104 4871556 15908910 15782362 2026-07-07T20:25:45Z Clhu 102880 15908910 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|110|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>lition, retirez les os et mettez au four avec la sauce blanche. {{c|Temps 6 heures 1/2.}} {{Pointsdesuite|1 paquet de 6 pieds crus|45 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Fromage de gruyère|20 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|70 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> fec2b0vxtd9jhqwi6v6xvabfi3vyjot Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/112 104 4871558 15908911 15783746 2026-07-07T20:26:48Z Clhu 102880 15908911 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|112|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>au bouillon. Laissez cuire deux heures à feu doux. Coupez carottes, navets et poireaux en petits dés. Passez le bouillon avant de le verser sur les légumes. Enlevez les os de la viande. Battez ensemble deux cuillerées de vinaigre, avec deux cuillerées de bouillon, une poignée de cerfeuil ou de ciboulettes hachées, sel et poivre. Arrosez la viande de cette vinaigrette. {{c|Temps 2 heures 1/2.}} {{Pointsdesuite|1 livre de tête de veau|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes à pot au feu, plus carottes|20 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|45 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> ltdfffmfql2alhcvmbw5bj847iemxl6 15908912 15908911 2026-07-07T20:27:08Z Clhu 102880 15908912 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|112|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude>au bouillon. Laissez cuire deux heures à feu doux. Coupez carottes, navets et poireaux en petits dés. Passez le bouillon avant de le verser sur les légumes. Enlevez les os de la viande. Battez ensemble deux cuillerées de vinaigre, avec deux cuillerées de bouillon, une poignée de cerfeuil ou de ciboulettes hachées, sel et poivre. Arrosez la viande de cette vinaigrette. {{c|Temps 2 heures 1/2.}} {{Pointsdesuite|1 livre de tête de veau|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes à pot au feu, plus carottes|20 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|05 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|55 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> f3522x9g2l9mrddrtgcqphcawt2rgwg Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/114 104 4871560 15908913 15782414 2026-07-07T20:27:59Z Clhu 102880 15908913 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|114|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Donnez une cuisson lente pendant trois quarts d’heure. Épluchez des chicorées, enlevez les feuilles fanées. Lavez-les plusieurs fois. Jetez-les dix minutes dans de l’eau bouillante et salée. Pressez-les et hachez-les. Retirez la viande. Faites sauter la chicorée dans le jus. Posez en couronne autour du veau. {{c|Temps 1 heure 10 minutes.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre de poitrine de veau|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Chicorée|20 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|70 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> qgutxmde6kz8e7akhp4iz5ie25wctf2 Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/116 104 4871585 15908914 15782415 2026-07-07T20:29:26Z Clhu 102880 15908914 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|116|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Trois quarts d’heure après, mettez les petits pois verts écossés. Couvrez et servez lorsque les pois sont cuits. {{c|Temps 1 heure 1/4.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre de tendrons|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|1 kilo de petits pois|15 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|65 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> b52ik8asq58eyj3nmkot106xb2t3e8s Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/118 104 4871587 15908916 15782417 2026-07-07T20:30:52Z Clhu 102880 15908916 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|118|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Le riz jauni, mouillez d’un bol d’eau tiède, ajoutez sel, poivre, un brin de thym, une feuille de laurier, quelques branches de persil, un artichaut coupé en quatre. Couvrez. Un quart d’heure avant la fin de la cuisson, mettez des olives et un peu de safran sur la pointe d’un couteau. {{c|Temps 2 heures.}} {{Pointsdesuite|1/2 livre de ragoût de veau|30 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Riz|05 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|15 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Beurre|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|60 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> ivi4374a5rp0syvm3kqp6x1rsqc3cxx Page:100 façons de préparer des plats bon marché - 1909.pdf/120 104 4871589 15908917 15782419 2026-07-07T20:31:53Z Clhu 102880 15908917 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|120|100 {{sc|façons de préparer}}|}}</noinclude><nowiki /> Laissez cuire à feu doux pendant trois heures. {{c|Temps 3 heures 10 minutes.}} {{Pointsdesuite|Cœur de veau|50 cent.|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Légumes|15 —|l=40em|altd=g}} {{Pointsdesuite|Assaisonnement|10 —|l=40em|altd=g}} {{séparateur|3|align=right}} {{droite|75 cent.}}<noinclude> <references/></noinclude> mvvmdezevuhexpxpbprg7jgfjlouvjd Page:Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, 1931.djvu/49 104 4878280 15908849 15799604 2026-07-07T19:21:53Z CetaGM 69905 /* Corrigée */ Transcription initiale 15908849 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CetaGM" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|{{style|dib|{{t3|LA MÈRE MICHEL.|ff=serif|fs=100%|ws=0.2em|align=left|ml=2em}} {{overfloat image |image={{image|Vielles Chansons et Rondes pour les Petits Enfants 49 cropped.png|503px}} |width=503px |item1=<score raw> \version "2.24.0" \paper { indent=2.39\cm make-footer = ##f system-system-spacing.basic-distance = #12.4 paper-width = 19.1\cm } \layout { \context { \Score \omit BarNumber \override MetronomeMark.padding = #1.68 } \context { \Staff \override VerticalAxisGroup.staff-staff-spacing.basic-distance = #12.2 \override Rest.style = #'classical } } \score { \new StaffGroup \with { \omit SpanBar } << \new Staff \with { instrumentName = \markup {\italic "CHANT. "} } << \time 2/4 \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo \markup { "Allegretto."} 4 = 114 \new Voice = "Melodie" { \autoBeamOff \relative c'' { \stemUp a8. a16 a8. a16 gis8. fis16 gis8. e16 a4 b \stemDown c2 \break d8. d16 c8. b16 c8. b16 c8. a16 \stemUp b4 gis a r8. a16 \stemDown d8. d16 d8. d16 d4.. d16 \break e8. e16 d8. c16 b4.. b16 d8. d16 c8. b16 c8. b16 c8. a16 \stemUp b4 gis a2 \stemNeutral \bar "|." } } \new Lyrics \lyricsto "Melodie" { C’est la mèr’ Mi -- chel qui a per -- du son chat. Qui cri’ par la f’nêtre à qui le lui ren -- dra Et l’com -- pèr’ Lus -- tu -- cru qui lui a ré -- pon -- du: Al -- lez, la mer’ Mi -- chel, vot’ chat n’est pas per -- du. } >> \new Staff \with { instrumentName = \markup {\italic "PIANO. "} } { \clef F \relative c { <e c'>4 a, <e' b'> e, <c' fis> <b gis'> <a a'>2 <d b'>4 d' <e, c'> e' <e, d'> <e d'> <a c> r <f a d> d <g b d> g, <c e c'> <d fis c'> <g b>2 <gis b>4 e' <a, c> e' <d, f d'> <e b' d> <a c>2 } } >> \layout { } } </score> |x1=28.8 |y1=115.5 |width1=315.1 |item2={{style|dib;t:7.5px;lh:1.2;text-align:left|C’est la mèr’ Michel qui lui a demandé :<br/> Mon chat n’est pas perdu ! vous l’avez donc trouvé ?<br/> Et l’ compèr’ Lustucru qui lui a répondu :<br/> Donnez un’ récompense, il vous sera rendu.}} |x2=9.1 |y2=365 |item3={{style|dib;t:7.5px;lh:1.2;text-align:left|Et la mèr’ Michel lui dit : C’est décidé.<br/> Si vous rendez mon chat, vous aurez un baiser<br/> Le compèr’ Lustucru, qui n’en a pas voulu,<br/> Lui dit : Pour un lapin votre chat est vendu.}} |x3=192.0 |y3=365 }}}} <score raw sound> \version "2.24.0" \paper { make-footer = ##f } \score { \new StaffGroup << \new Staff \with { midiInstrument = "piccolo" } { \time 2/4 \tempo 4 = 114 \relative c'' { a8. a16 a8. a16 gis8. fis16 gis8. e16 a4 b c2 d8. d16 c8. b16 c8. b16 c8. a16 b4 gis a r8. a16 d8. d16 d8. d16 d4.. d16 e8. e16 d8. c16 b4.. b16 d8. d16 c8. b16 c8. b16 c8. a16 b4 gis a2 } } \new Staff { \clef F \relative c { <e c'>4 a, <e' b'> e, <c' fis> <b gis'> <a a'>2 <d b'>4 d' <e, c'> e' <e, d'> <e d'> <a c> r <f a d> d <g b d> g, <c e c'> <d fis c'> <g b>2 <gis b>4 e' <a, c> e' <d, f d'> <e b' d> <a c>2 } } >> \midi { } } \score { r1 \layout { \context { \Staff \RemoveAllEmptyStaves } } } </score>}} {{t4|Paroles du premier couplet (partition)}} {{Centré| <poem>C’est la mèr’ Michel qui a perdu son chat. Qui cri’ par la f’nêtre à qui le lui rendra Et l’compèr’ Lustucru qui lui a répondu : Allez, la mer’ Michel, vot’ chat n’est pas perdu.</poem>}} <noinclude>{{Centré|45}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> od1qhxb1i9ekhuo3ybzvtpnf6anigt3 Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/1 104 4884884 15909295 15906794 2026-07-08T09:48:55Z JLTB34 21327 15909295 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="JLTB34" /></noinclude>{{TDM}} {{Centré|PREMIÈRE PARTIE — Pygmées contre géant|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p1/ch01|Stepan et Sefra]]|page={{pli|3|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p1/ch02|Slane se révèle]]|page={{pli|13|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|III}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p1/ch03|Un Chapelet de surprises]]|page={{pli|29|3}}}} {{Centré|DEUXIÈME PARTIE, Le Transpacifique « Cyclopic »|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p2/ch01|Miss May, Mister August]]|page={{pli|51|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p2/ch02|Un thé tragique]]|page={{pli|74|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|III}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p2/ch03|Le Froid du pôle sous l’Équateur]]|page={{pli|83|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|IV}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p2/ch04|Les Jumelles de nuit]]|page={{pli|98|3}}}} {{Centré|TROISIÈME PARTIE, La Fille de Han|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p3/ch01|La Dactylographe]]|page={{pli|105|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p3/ch02|La Petite âme d’une fillette]]|page={{pli|120|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|III}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p3/ch03|La Pensée de Slane sur un écran]]|page={{pli|137|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|IV}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p3/ch04|La Volière de l’oiseau mécanique]]|page={{pli|157|3}}}} {{Centré|QUATRIÈME PARTIE, L’Épreuve de l’irréel|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p4/ch01|Les Plans de Tom Slane]]|page={{pli|183|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p4/ch02|La Fée verte]]|page={{pli|199|3}}}} {{Centré|CINQUIÈME PARTIE, L’Épreuve de l’irréel|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch01|De stupeur en stupeur]]|page={{pli|225|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch02|Dans le cratère du volcan Dea-Kiro]]|page={{pli|242|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|III}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch03|Vers la liberté]]|page={{pli|259|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|IV}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch04|La Marche inconsciente]]|page={{pli|272|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|indentation=-2|section={{rom-maj|V}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch05|Où Slane s’étonne subitement d’un incompréhensible pouvoir acquis]]|page={{pli|293|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|VI}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p5/ch06|Tom s’étonne de plus en plus]]|page={{pli|307|3}}}} {{Centré|SIXIÈME PARTIE, La Chine moderne|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch01|Messieurs les gabelous chinois]]|page={{pli|319|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch02|Les Idées d’une fillette de sept ans]]|page={{pli|335|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|III}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch03|Les Protégés du Dragon]]|page={{pli|348|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|IV}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch04|Tigre et Caïmans]]|page={{pli|362|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|V}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch05|Les Trahisons planent]]|page={{pli|376|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|VI}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p6/ch06|Le Pilori de la Place Rouge]]|page={{pli|393|3}}}} {{Centré|SEPTIÈME PARTIE, L’Est obligatoire|m=1.5em}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|I}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p7/ch01|À la poursuite des fugitifs]]|page={{pli|409|3}}}} {{Table|aligns=left|largeurp=30|section={{rom-maj|II}}|titre=[[Les Dompteurs de l’or/p7/ch02|Une aiguille affolée, des morts ambulants, des magistrats absents]]|page={{pli|423|3}}}} {{interligne}} {{séparateur|4|m=1em}}<noinclude> <references/></noinclude> h9p0dyvu1vliu9s4xyus2vvgv5k1gwz Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/231 104 4922767 15908574 15875186 2026-07-07T13:10:14Z Ayack 2029 /* Corrigée */ 15908574 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude><noinclude>{{LFZP/Ligne||8 janvier 1869. Libéré, 26 juin 1870, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}</noinclude> {{LFZP/Ligne|3024|{{sc|SERRE, Gibert}}, né à Montluçon (Allier), 29 juillet 1841 — {{LFZP/ZP}}, 11 août 1866 ; caporal, 21 novembre 1867 ; sergent, 21 février 1868. Libéré, 10 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3025|{{sc|DEMADRE, Frédéric}}, né à Namur (Belgique), 3 février 1845. — {{LFZP/ZP}}, 11 août 1866. Libéré, pour réforme, 6 mars 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3026|{{sc|CORNET, Frédéric}}, né à Namur (Belgique), 27 novembre 1849. — {{LFZP/ZP}}, 11 août 1866 — {{LFZP/Décédé}} sous les décombres de la caserne Serristori, 22 octobre 1867.}} {{LFZP/Ligne|3027|{{sc|BRUNON, Juste-Gerbert}}, né à Vihiers (Maine-et-Loire), 4 mai 1845. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} août 1866. Libéré, 31 août 1867. Réengagé, matricule 4445, 26 octobre 1867. Libéré, 6 mars 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} 10 juillet 1874, à Aurillac (Cantal), dans des circonstances tragiques en voulant opérer des sauvetages au milieu des inondations.}} {{LFZP/Ligne|3028|{{sc|de BRANVILLE-LANNOY, Charles}}, né à Paris, 27 janvier 1850. — {{LFZP/ZP}}, 18 août 1866. Libéré, ordre ministériel, 6 mars 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3029|{{sc|ROYER, Jean-Baptiste}}, né à Angers (Maine-et-Loire), 24 décembre 1845. — {{LFZP/ZP}}, 18 août 1866, Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3030|{{sc|van der BRUGGEN, Charles}}, né à Gand (Belgique), 24 novembre 1845. — {{LFZP/ZP}}, 7 septembre 1866. Libéré, 3 mars 1867. — {{LFZP/Décédé}} assassiné lâchement alors qu’il secourait son garde-chasse aux prises avec des braconniers, en 1875.}} {{LFZP/Ligne|3031|{{sc|MALANTRUCCO, Antoine}}, né à Rome, 10 janvier 1846. — {{LFZP/ZP}}, 7 septembre 1866, comme élève clairon. Libéré, 17 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3032|{{sc|SABBATINI, François}}, né à Matelica (États pontificaux), 25 mai 1845. — A servi au bataillon des Carabiniers indigènes, matricule 1322, du 4 mars 1864 au 31 mai 1866, où il fut Libéré comme clairon. — {{LFZP/ZP}}, 7 septembre 1866. Libéré, 29 mars 1867, ordre ministériel.}} {{LFZP/Ligne|3033|{{sc|GROOT, Evrard}}, né à Hem (Hollande), 7 août 1845 — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3034|{{sc|WITTE, Melchior}}, né à Alkmaar (Hollande), 22 septembre 1848. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome, 17 juillet 1867.}} {{LFZP/Ligne|3035|{{sc|SCHAPER, Sigismond}}, né à Hoogkarspel (Hollande), 31 janvier 1846 — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. Réengagé, matricule 9344, 28 octobre 1869 — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}}}} {{LFZP/Ligne|3035|{{sc|MENSING, Jean}}, né à Bussum (Hollande), 27 février 1842. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. Réengagé, matricule 8261, 9 décembre 1868 — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3036|{{sc|PRONK, Laurent}}, né à Avenhorn (Hollande), 19 mars 1843. — {{LFZP/ZP}}, <includeonly>17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867 — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}}</includeonly> <noinclude>}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> qzjeuvq31j04atzxctwoe53rswtft9y Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/99 104 4924197 15908699 15907708 2026-07-07T15:45:25Z Fabrice Dury 1855 15908699 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 77 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{il|1em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|SECOND|fs=160%}} {{c|{{espacé|GAMBIT}},|fs=300%}} {{c|Dans lequel il y aura|fs=120%}} {{c|{{sc|Quatre}} RENVOIS,|fs=180%}} {{il|1em}} {{c|Deux au {{4me}}, le {{3me}} au {{9me}} Coup & le {{4me}} au 11{{e|me}} Coup.|fs=120%}} {{g|1. '''e4 e5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Pion du Roi deux pas.<br />{{caché|E }}''Noir''. De même. |} {{g|2. '''f4 exf4'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou du Roi deux pas. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|3. '''Fc4 Dh4+'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. ''N''. La Dame donne Echec. {{g|4. '''Rf1 g5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la Caſe de son Fou. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas<ref name="p.77">Le Noir ayant deux autres façons de jouer, je fais deux Renvois ſur ce même Coup : Le premier en lui</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> ebthds2nzg6c11iw5uregda687kl0w2 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/100 104 4924198 15908700 15891283 2026-07-07T15:47:41Z Fabrice Dury 1855 15908700 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 78 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|5. '''Cf3 Dh5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. ''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon Roi<ref>Il a 3 endroits où il peut jouer ſa Dame, mais il n’y a que celui-là de bon ; car s’il la retiroit à la {{3me}} Caſe de la Tour, vous attaqueriez le Pion du Fou de ſon Roi avec votre Chevalier Royal en le jouant à la {{4me}} Caſe du Roi noir, & vous gagneriez une Tour ; & s’il plaçoit ſa Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier de votre Roi, vous lui donneriez Echec de votre Fou en prenant ſon Pion. S’il reprend votre Fou, vous donnez Echec au Roi & à la Dame avec votre Cavalier, & la Partie eſt décidée</ref>. {{g|6. '''d4 d6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion de la Dame un Pas. {{g|7. '''c3 Fg4'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Fou & la Dame un pas<ref>Il eft de conſéquence dans les Gambits de jouer ce Pion pour pouvoir enſuite placer votre Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier, ſur-tout lorſqu’il ſort le Fou de ſa Dame ſans attaquer une de vos Pieces : Vous tenez en tel cas votre Adverſaire extrêmement embarraſſé. Voyez le {{5me}} & le {{6me}} {{corr|Renvoy|Renvoys}} du premier Gambit.</ref>. ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc. {{g|8. '''Rf2 Cf6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſon Roi<ref name="p.78">Si au lieu de jouer ce Cavalier il eut pris celui de</ref>. <ref follow="p.77">faiſant jouer le Fou de ſon Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame ; & le ſecond, de lui faire pouſſer un pas le Pion de ſa Dame.</ref><noinclude> <references/></noinclude> cxm35894hit7el1kwctag9l4tfav699 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/101 104 4924199 15908703 15891284 2026-07-07T15:49:44Z Fabrice Dury 1855 15908703 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 79 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|9. '''De2 Cd7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de ſa Dame. {{g|10. '''h4 Fxf3'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas. ''N''. Le Fou prend le Chevalier. {{g|11. '''Dxf3 Dxf3'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Dame prend le Fou. ''N''. La Dame prend la Dame<ref>Si au lieu de prendre votre Dame, il donnoit Echec de ſon Chevalier, un {{4me}} Renvoy vous fera voir comment il perdoit la Partie.</ref>. {{g|12. '''Rxf3 g4+'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi reprend la Dame<ref>J’avois donné pour régle générale d’unir le Pion du Fou de votre Roi à celui du Roi ; mais, comme il n’y a point de regles ſans exceptions, vous en trouvez une ici qui eſt fondée ſur deux raiſons ; la premiere eſt qu’en reprenant du Roi, vous gagnez un Pion ſans que votre Adverſaire puiſſe l’éviter : & en ſecond lieu, il faut ſe reſſouvenir que le Roi n’a pas beaucoup à craindre lorſqu’il n’y a plus de Dames ſur le jeu ; il eſt donc néceſſaire en tel cas, de mettre le Roi en Campagne, parce qu’il peut vous rendre autant de ſervice qu’une autre Pieces comme on pourra voir par la ſuite de cette Partie.</ref>. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi donne Echec. {{g|13. '''Rf2 Cf6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi prend le Pion du Roi noir. ''N''. Le Fou du Roi donne Echec à la {{3me}} Caſe de ſa Tour. <ref follow="p.78">votre Roi, vous verrez par un {{3me}} Renvoy la maniere de pourſuivre la Partie en tel cas.</ref><noinclude> <references/></noinclude> akxvcehdlnnsv0735npch6ebtv20dd6 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/102 104 4924200 15908705 15891287 2026-07-07T15:53:11Z Fabrice Dury 1855 15908705 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 80 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|14. '''Rf5 Fxc1'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Fou du Roi noir. ''N''. Le Fou du Roi prend le Fou de la Dame blanche. {{g|15. '''Txc1 h5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi reprend le Fou. ''N''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas. {{g|16. '''Cd2 Re7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la ſeconde Caſe de ſa Dame. ''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe. {{g|17. '''Tf1 c6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la Caſe du Fou de ſon Roi. ''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas. {{g|18. '''Tae1 b5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi. ''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux pas. {{g|19. '''Fb3 a5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſa Dame. ''N''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas. {{g|20. '''e5 dxe5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Roi un pas. ''N''. Le Pion prend le Pion. {{g|21. '''dxe5 Cd5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Dame reprend le Pion. ''N''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſa Dame.<noinclude> <references/></noinclude> kz7dc8phrx5340jaemxcaa8obhwfbnj Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/103 104 4924202 15908706 15891316 2026-07-07T15:55:59Z Fabrice Dury 1855 15908706 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 81 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|22. '''Ce4 Cb7d6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſon Roi<ref>Vous auriez mal joué ſi vous euſſiez pris ſon Chevalier avec votre Fou, parce qu’en reprenant de ſon Pion, ce Pion empêchoit la marche & le progrès de votre Chevalier ; il étoit donc néceſſaire d’avancer premierement votre Chevalier pour n’avoir point de Piéces inutiles.</ref>. ''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe. {{g|23. '''Cf6 Tad8'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou du Roi noir. ''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame<ref>S’il eut pris votre Chevalier, vous le repreniez du Pion, & enſuite vous attaquiez le Pion du Fou de ſon Roi, en jouant la Tour de votre Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.</ref>. {{g|24. '''e6 Td6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion du Roi un pas. ''N''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſa Dame<ref>S’il eut pris le Pion au lieu de jouer la Tour, vous auriez gagné la Partie en peu de Coups, parce qu’il perdoit le Pion du Fou de ſa Dame.</ref>. {{g|25. '''exf7+ Rxf7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion prend le Pion en donnant Echec de la Tour. ''N''. Le Roi prend le Pion. {{g|26. '''Rg5 Rg7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi noir. ''N''. Le Roi à la ſecconde Caſe de ſon Chevalier, pour éviter l’Echec à la découverte.<noinclude> <references/></noinclude> a7q8rmck6t6w1qvcclirto3ztjzh0ro Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/104 104 4924203 15908707 15891976 2026-07-07T15:58:55Z Fabrice Dury 1855 15908707 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 82 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|27. '''Cxh5 Rh7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier prend le Pion de la Tour du Roi & donne Echec. ''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſa Tour. {{g|28. '''Tf7+ Rg8'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi donne Echec. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Chevalier, {{g|29. '''Tb7 Td8'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier de la Dame noire. ''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa Dame<ref>Si au lieu de jouer la Tour, il joue ſon Roi, vous donnez Echec à la Caſe du Chevalier de ſa Dame, & vous prenez enſuite la Tour de ſon Roi, ce qui vous ſuffiroit pour gagner. Il eſt bon d’obſerver ici, que le gain de cette Partie par le Blanc eſt forcé uniquement, parce que le Roi étoit poſté de maniere à pouvoir toujours agir & ſervir autant que la meilleure Piéce du jeu</ref>. {{g|30. '''Txb6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {{AN|{{Em|2}}''B''. La Tour prend le Chevalier de la Dame noire, & gagne tout de ſuite{{Em|4}}la Partie.}} {{il|5em}} {{Séparateur|l}}<noinclude> <references/> {{d|{{sc|Premier}}}}</noinclude> bl3a67kf3qu4lvev1sodo2noeskr47n Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/105 104 4924204 15908711 15901313 2026-07-07T16:20:06Z Fabrice Dury 1855 15908711 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 83 ]|}}</noinclude>{{Interligne}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{sc|Premier}} RENVOY|fs=200%}} {{il|1em}} {{c|Du Second Gambit,|fs=120%}} {{il|1em}} {{c|Sur le {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}} {{g|4. '''Rf1 Fc5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame. |} {{g|5. '''d4 Fb6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Dame deux pas. ''N''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſa Dame. {{g|6. '''Cf3 Dg4'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. ''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc. {{g|7. '''Fxf7+ Rf8'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Fou du Roi prend le Pion du Fou du Roi noir, & donne Echec. ''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou, parce que s’il reprend il perd ſa Dame. {{g|8. '''h3 Dg3'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour du Roi un pas. ''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc.<noinclude> <references/></noinclude> rp3vcuoehrzq7pb3pt4zqg8c45zbpfg Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/106 104 4924205 15908714 15901314 2026-07-07T16:23:26Z Fabrice Dury 1855 15908714 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 84 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|9. '''Cc3 Rxf7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{32me}} Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Roi prend le Fou<ref>Si le Roi noir ne prend pas le Fou, cela revient toujours au même, ſa Dame ne pouvant plus ſe ſauver dans aucun endroit.</ref>. {{g|10. '''Ce2 Dg6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi. ''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi, n’ayant d’autre place. {{g|11. '''Ce5+'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi donne Echec au Roi & à la Dame, & gagne la Partie. {{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|2em}} {{c|Du ſecond Gambit,|fs=120%}} {{il|2em}} {{c|Commençant au {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|4. ''''''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Pion de la Dame un pas. |} {{g|5. ''''''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.<noinclude> <references/></noinclude> gx1yic4lbghu6r4abmpma3pqby1keur 15908715 15908714 2026-07-07T16:24:39Z Fabrice Dury 1855 15908715 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 84 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|9. 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''''''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Pion de la Dame un pas. |} {{g|5. ''''''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.<noinclude> <references/></noinclude> 5h7i51pwv8njjklegukjxk3s30nqsg8 15909304 15908715 2026-07-08T09:58:45Z Fabrice Dury 1855 15909304 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 84 ]|}}</noinclude><nowiki /> {{g|9. '''Cc3 Rxf7'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Roi prend le Fou<ref>Si le Roi noir ne prend pas le Fou, cela revient toujours au même, ſa Dame ne pouvant plus ſe ſauver dans aucun endroit.</ref>. {{g|10. '''Ce2 Dg6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi. ''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſon Roi, n’ayant d’autre place. {{g|11. '''Ce5+'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi donne Echec au Roi & à la Dame, & gagne la Partie. {{il|2em}} {{Séparateur|l}} {{il|2em}} {{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}} {{il|2em}} {{c|Du ſecond Gambit,|fs=120%}} {{il|2em}} {{c|Commençant au {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}} {{il|2em}} {{g|4. '''Rf1 d6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} {|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;" |style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}} |style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=3|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />{{caché|E }}''Noir''. Le Pion de la Dame un pas. |} {{g|5. '''Cf3 Fg4'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon Fou.<noinclude> <references/></noinclude> nlimpb0xyg2c8kqa9n6fgk9vmwa9845 Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/107 104 4924206 15909307 15891978 2026-07-08T10:01:58Z Fabrice Dury 1855 15909307 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 85 ]|}}</noinclude><nowiki /> ''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi blanc. {{g|6. '''c4 g5'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Dame deux pas. ''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas. {{g|7. ''''''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Fou. ''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon Roi<ref>S’il prend le Chevalier de votre Roi au lieu de retirer la Dame, vous reprenez de la Dame, & enſuite pouſſant le Pion du Chevalier de votre Roi un pas, la ſituation de votre jeu deviendra très-bonne.</ref>. {{g|8. '''h4 h6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas. ''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas<ref>Si au lieu de jouer le Pion de ſa Tour, il eut joué celui du Fou de ſon Roi, vous deviez alors prendre ſon Cavalier avec le Fou de votre Roi, & enſuite, jouant le Chevalier de votre Dame à la {{4me}} Caſe de la ſienne, vous auriez encore eu une ſituation très-avantageuſe pour le gain de la Partie.</ref>. {{g|9. '''Rf2 Fxf3'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou. ''N''. Le Fou de la Dame prend le Chevalier du Roi blanc<ref>S’il eut retiré ſa Dame, ou joué toute autre Piece, vous deviez toujours prendre le Pion du Chevalier de ſon Roi avec le Pion de votre Tour ; étant néceſſaire d’obſerver que dans l’attaque des Gambits, lorſqu’on peut ſéparer les Pions du côté du Roi de l’Adverſaire, on a toujours l’avantage ſur lui.</ref>. {{g|10. '''gxf3 Dg6'''<includeonly> '''-'''</includeonly>|17.6}} ''B''. Le Pion reprend le Pion.<noinclude> <references/></noinclude> pv2gq1oxbauju263k9o3qpgeyplsbbz Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/9 104 4931008 15908662 15905273 2026-07-07T15:12:38Z AnteScribe 163021 15908662 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|II|PRÉFACE.|{{caché|II}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| Élimination ainsi faite : 1° de la portion des chroniques exclusivement relative à l’Angleterre ; 2° des chapitres appartenant à Froissart, à Monstrelet ou à d’autres, il nous restait à relier ensemble les fragments, parfois très-épars, que notre travail de comparaison du texte de Wavrin avec celui des chroniqueurs susnommés nous donnait le droit d’attribuer au compilateur des Anciennes chroniques. Ce travail de suture pouvait s’opérer par deux moyens consistant, l’un à combler par une analyse sommaire des faits rapportés par Wavrin l’intervalle existant entre les différents chapitres admis pour notre publication ; l’autre à donner la série complète des rubriques de tout l’ouvrage : c’est cette dernière méthode que nous avons adoptée. Elle a le double avantage de conserver à notre travail la physionomie des chroniques de Wavrin, et (chaque rubrique étant, par le fait, un résumé succint de tout ce qui doit être rapporté dans le chapitre auquel elle sert d’intitulé) de tenir lieu du travail d’analyse que nous nous serions imposé.|0|2}} {{a| Elle nous a permis, en outre, d’indiquer avec précision pour tout chapitre rejeté, soit qu’il est inédit, soit qu’il appartient à tel ou tel chroniqueur. Le plan que nous avons suivi nous a offert une plus grande facilité pour saisir çà et là, et classer à leur véritable place, quelques additions faites par Wavrin au récit des chroniqueurs que, à ces additions près, il copie presque textuellement.|0|2}} {{a| Quelque scrupule que nous ayons apporté à n’admettre que des parties inédites des Chroniques, nous|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 1hirc9a8mxywikgc1ky2ozsrcpi5j2h Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/10 104 4931009 15908663 15905275 2026-07-07T15:13:21Z AnteScribe 163021 15908663 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|III}}|PRÉFACE.|III|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| en avons rencontré qui se liaient si intimement à des chapitres déjà connus de Monstrelet et leur faisaient tellement suite, que la narration inédite eût été incomplète et presque inintelligible si nous eussions persisté dans notre système d’élimination ; ces cas, d’ailleurs peu nombreux, ont été signalés chaque fois qu’ils se sont présentés.|0|0}} {{a| Les Anciennes chroniques d’Angleterre, telles au moins qu’elles sont parvenues jusqu’à nous, se composent de six volumes, chacun desquels se subdivise en six livres. Malgré l’ardeur et la ténacité de nos recherches, nous n’en avons pu trouver qu’un seul exemplaire complet, celui d’après lequel, naturellement, nous avons établi notre texte. Ce magnifique manuscrit, provenant de la riche collection du seigneur de la Gruthuyse, appartient aujourd’hui à la Bibliothèque impériale<sup>2</sup>, qui possède, en outre, quelques volumes isolés d’autres exemplaires<sup>3</sup>, volumes conformes en tout, ainsi que nous nous en sommes assurée, aux parties de l’ouvrage entier auxquelles ils se rapportent.|0|2}} {{a| De cette parfaite identité entre notre manuscrit principal et ceux que nous venons de mentionner, il est résulté que les derniers ne nous ont été d’aucun secours. Il en a été de même d’un exemplaire moins incomplet de la bibliothèque de l’Institut. Cette copie, fort peu fidèle, de notre principal manuscrit a été faite dans le dix-septième siècle pour l’historien Godefroy.|0|2}} {{a| Nous ne connaissons que par ce qu’en ont dit {{insécable|MM. Frédéric Madden<sup>4</sup>}} et {{insécable|F. Michels<sup>5</sup>}}, deux volumes|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> pszea3b50ox7de6zh64wjai2e18pd0o Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/11 104 4931010 15908664 15905276 2026-07-07T15:13:44Z AnteScribe 163021 15908664 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|IV|PRÉFACE.|{{caché|IV}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| des chroniques de Wavrin existants au British-Museum Au Prologue près, ces manuscrits sont exactement semblables à nos premier et troisième volumes : nous ne leur avons donc emprunté que ce Prologue, qu’on trouvera ci-après.|0|0}} {{a| A ce nombre d’exemplaires, plus ou moins complets, se borne tout ce que nous avons pu connaître de manuscrits de l’œuvre de Wavrin.|0|2}} {{a| Froissart, Monstrelet, Saint-Remy et du Clercq, que nous n’avions pas nommé, ne sont peut-être pas les seuls chroniqueurs auxquels Wavrin ait fait des emprunts. Nous disons peut-être, parce que dans quelques compilations que nous allons citer, se trouvent certaines parties des Anciennes chroniques d’Angleterre. Wavrin les a-t-il copiées ? Est-ce lui, au contraire, que leurs auteurs ont mis à contribution ? C’est une question qu’il nous a été impossible de résoudre.|0|2}} {{a| Les manuscrits que nous avons en vue, et qui appartiennent tous à la Bibliothèque impériale, sont : |0|2}} {{a|1º Le numéro 432, du fonds Sorbonne.|0|2}} {{a|2º Le numéro 724 du fonds Dupuy<sup>6</sup>.|0|2}} {{a|3º Le numéro 91 du fonds Saint-Germain.|0|2}} {{a|4° Le numéro 6762 du fonds français<sup>7</sup>.|0|2}} {{a|Et 5° le numéro 427 du fonds Sorbonne, double fort incomplet du numéro précédent.|0|2}} {{a| De ces cinq manuscrits, les deux premiers seuls nous ont été de quelque utilité : ils nous ont fourni soit des leçons meilleures pour le texte, soit des additions que nous avons recueillies en variantes<sup>8</sup>. C’est|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> cr5q76ilvbglzp7bfjcxqlj5thgfism Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/12 104 4931011 15908666 15905278 2026-07-07T15:14:25Z AnteScribe 163021 15908666 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|V}}|PRÉFACE.|V|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| surtout le manuscrit 432 du fonds Sorbonne qui nous a prêté ce genre de secours. Quant aux trois derniers, leur parfaite conformité avec le texte de Wavrin, pour les parties qu’ils ont de communes avec ce chroniqueur, ne nous a pas permis d’en rien extraire.|0|0}} {{a| Nous nous sommes attentivement appliquée à donner une copie exacte et fidèle du texte de notre auteur, acceptant ses capricieuses variations d’orthographe, qui se produisent souvent dans la même page et parfois dans la même phrase. Il est un mot, cependant, dont nous avons invariablement maintenu la forme sous laquelle il s’est présenté d’abord : c’est le mot Engleterre. Il eût été bizarre, ce nous semble, qu’il fût orthographié dans le texte autrement qu’il ne l’est dans le titre même de l’ouvrage. Deux autres modifications sont encore à signaler. Wavrin a partagé son ouvrage en six volumes, dont chacun comprend six livres. Le rapprochement, dans le titre courant, de ces mots ''volume'' et ''livre'' pouvait être l’occasion de méprises. Au mot volume nous avons cru devoir substituer celui de ''partie'', qui fait disparaître toute cause d’erreur. Nous avons enfin introduit, pour tous les chapitres de l’ouvrage, un numérotage continu, procédé qui nous a fourni le moyen renvoyer avec plus de précision et surtout de brièveté d’une partie de l’ouvrage à une autre.|0|2}} {{a| Nous ne voulons pas clore cette préface sans adresser nos sincères remerciements à {{insécable| M. N. de Wailly}}, membre de l’Institut, pour les excellents conseils qu’il nous a donnés et que nous avons suivis de|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 4e2qett6hlsqukcadxbryccrmy4zsbl Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/13 104 4931953 15908667 15905281 2026-07-07T15:15:13Z AnteScribe 163021 15908667 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|VI|PRÉFACE.|{{caché|VI}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| notre mieux ; à {{insécable| MM. M. Delpît}}, {{insécable| A. Teulet}}, {{insécable| L. Dubeux}} et baron de Melicocq, dont les importantes communications nous ont été fort utiles ; à {{insécable| M. E. Cortambert}}, enfin, qui a mis à notre service son érudition géographique bien connue.|0|0}} {{brn|10}} {{séparateur|6}}<noinclude> <references/></noinclude> 5b6r1tg25va6fnqzjazq88j2yw8iprz Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/15 104 4932471 15908668 15905270 2026-07-07T15:15:39Z AnteScribe 163021 15908668 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|VIII|NOTES DE LA PRÉFACE.|{{caché|VIII}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| nons à signaler, laissant aux éditeurs futurs du grand historien le soin de la rectifier.|0|0}} {{a| 2. Il est inscrit à son catalogue sous les n<sup>05</sup> 6748-6759. — « Les Anciennes chroniques d’Angleterre, par Jean de Wavrin. Douze grands volumes in-folio, m. r., reliés anciennement en six vol., en veau tanné. Manuscrit de la plus grande beauté, du milieu du quinzième siècle, sur velín, à deux colonnes, de trente-huit lignes chacune, en ancienne grosse bâtarde. Il est enrichi d’un grand nombre de miniatures très-curieuses et de la plus belle exécution, et de beaucoup d’autres ornements, » (VAN-PRAET, Recherches sur Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, p. 241-248.)|0|2}} {{a| 3. Ces exemplaires sont au nombre de trois, savoir : 1° celui qui est coté 6746, 6747 : il comprend les deux premières parties de notre édition. M. P. Paris l’a décrit dans les Manuscrits français de la Bibliothèque du roi (1, 86) ; 2° le manuscrit 6761, renfermant seulement la deuxième partie : c’est à tort, comme la déjà remarqué M. P. Paris (ibid., p. 98), que le relieur a écrit sur le dos, Froissart, tome II ; 3° le n° 8388, comprenant la première partie de l’ouvrage.|0|2}} {{a| 4. Illuminated ornaments selected from manuscripts and early printed books from the sixt to the seventheenth centuries, drawn and engraved by Henry Shaw, with descriptions by sir Frederic Madden. London, W. Pickering, 1833, in-4°..|0|2}} {{a| 5. Manuscrit du musée Britannique, Bibliothèque du roi, 15. E. IV. Ce manuscrit forme un volume grand in-folio, écrit sur velin, à deux colonnes, en ancienne bâtarde. Il est le premier d’un ouvrage de Jean de Wavrin, intitulé Anciennes et nouvelles croniques d’Angleterre, lequel se composait de sept volumes ; mais seulement le premier (qui est celui dont nous nous occupons maintenant) et le troisième (Ms. Reg. 14. E, IV) sont conservés. Ces deux volumes, ainsi que plusieurs autres rangés parmi les manuscrits du roi, ont été écrits pour l’usage d’Edouard IV, et probablement exécutés à Bruges.|0|2}} {{a| « Le volume s’ouvre par une table de chapitres qui occupe treize feuillets.|0|2}} {{a| « Il contient six livres embrassant toute la période qui s’étend depuis le moment où Albion fut peuplée pour la première fois, jusqu’à l’entrée d’Édouard III en Écosse, peu après 1330.|0|2}} {{a| Au folio 14 il y a une grande et belle miniature (qui a été gravée par Strutt) représentant Édouard IV assis sur un trône, revêtu d’un manteau de pourpre parsemé de lions et de fleurs de lis, avec un collier d’hermine, et portant autour du cou l’ordre de la Toison d’or, qu’il reçut, en 1468, de son beau-frère, Charles, duc de Bourgogne. L’auteur de l’ouvrage, habillé comme un clerc, s’agenouille devant lui, et lui présente son livre. A quelque distance sont des courtisans. Une large bordure de fleurs entoure la page, au bas de laquelle sont les armes, d’Édouard, savoir : un écu écartelé de France et d’Angleterre, entouré de la jarretière, ayant pour support deux lions blancs (adoptés par Edouard de Mortimer, comte de la March), et surmonté d’un casque royal|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> cd0bocfwyxgmrc9rq3iw1w9lq9qvdev Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/16 104 4932671 15908669 15905268 2026-07-07T15:16:01Z AnteScribe 163021 15908669 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|IX}}|NOTES DE LA PRÉFACE.| IX|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| et d’un mortier d’État, sur lequel est un lion passant, et au-dessus une fleur de lis d’or.|0|0}} {{a| « Immédiatement après cette miniature suit le Prologue de l’acteur…, dans lequel il déclare qu’il a entrepris son ouvrage principalement dans le but de célébrer le roi, et en conséquence des omissions et des erreurs des historiens qui l’ont précédé, et parmi eux il cite Froissart et Monstrelet….|0|2}} {{a| « De larges miniatures encadrées, au nombre de 28, précèdent chaque livre, ou y sont intercalées La couleur en est d’un style peu commun, et le vert, le gris et le bleu y sont particulièrement employés. La perspective y est mieux observée que de coutume.|0|2}} {{a| « La miniature qui suit le Prologue représente le mariage du roi Diodicias avec Albana, fille du roi de Cyrenne….|0|2}} {{a| « Le dernier chapitre de ce volume est le chapitre LX du sixième livre, intitulé : ''Comment le roy Edouard entra ou royaume de Scoce, et de ce qu’il y fist.''|0|2}} {{a| « On trouve une description de ce manuscrit, avec les armes d’Édouard IV, dans la publication de sir Frédéric Madden, intitulée : ''Illuminated ornaments'', etc… et l’on peut consulter, sur les chroniques qu’il renferme, les Manuscrits français de la Bibliothèque du roi, par {{insécable| M. Paulin Paris}}, t. I, p 86-94, 96, 97, 98, 142. Le savant académicien ignorait l’existence de ce volume et de celui que nous allons décrire, puisqu’il dit, en parlant de l’ouvrage de Jean de Wavrin : « Je ne crois pas que les bibliothèques de l’Angleterre en possèdent un seul exemplaire. » |0|2}} {{a|― « Manuscrit du musée Britannique, Bibliothèque du roi, 14. E. IV.|0|2}} {{a| Ce manuscrit forme un volume grand in-folio, écrit sur velin, à deux colonnes, en ancienne bâtarde ; il est orné de plusieurs miniatures et d’initiales magnifiquement peintes, et se compose de 329 feuillets. C’est le troisième volume d’une série dont le premier (15. E. IV) vient d’être décrit ; il comprend six livres.|0|2}} {{a| « Au commencement il y a une table de chapitres occupant neuf feuillets.|0|2}} {{a| « Au folio 10 se voit une grande et splendide miniature, représentant le jeune roi Richard assis, couronne en tête ; à sa droite se trouve le duc de Lancastre, et à sa gauche le duc de Bretagne. Une foule de nobles se tient de l’autre côté, et sur le devant il y a un archevêque portant sa crosse et l’huile sainte. Derrière lui se voit un moine tenant des reliques, puis un évêque, la crosse en main, et en dernier lieu un autre moine avec une écritoire et une aumônière à sa ceinture.|0|2}} {{a| « Du côté de la marge est la figure d’un ange tenant une bannière aux armes de France et d’Angleterre écartelées. Au-dessus et au-dessous se trouve l’écusson d’Édouard IV, à la rose blanche en soleil, entourée de rayons et la devise : ''Dieu et mon droit.''|0|2}} {{a| « Dans le centre de la marge du bas sont les armes de France et d’Angleterre écartelées en écu surmonté d’un casque royal et d’une couronne|0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 82echwohkkxxcmrprpc7uucsppham0v Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/490 104 4932869 15908837 15899145 2026-07-07T19:04:10Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15908837 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SAL — 480 — SAN}}</noinclude><section begin="SALIGAUD, SALIGAUDE"/><nowiki/> '''SALIGAUD, E''', ''adj.'' et ''s.'' Sale, malpropre ; ''fam.'' <section end="SALIGAUD, SALIGAUDE"/> <section begin="SALIGNON"/>'''SALIGNON''', ''s. m.'' Pain de sel fait d’eau de fontaine salée. <section end="SALIGNON"/> <section begin="SALIN"/>'''SALIN''', ''s. m.'' Alcali fixe végétal ; potasse calcinée ; saline. <section end="SALIN"/> <section begin="SALIN, SALINE"/>'''SALIN, E''', ''adj.'' Qui contient des parties de sel. <section end="SALIN, SALINE"/> <section begin="SALINE"/>'''SALINE''', ''s. f.'' Chair salée, poisson salé ; lieu où l’on fait le sel ; rocher ou mine d’où l’on tire le sel. <section end="SALINE"/> <section begin="SALIQUE"/>'''SALIQUE''', ''adj. f.'', se dit de la loi qui en France exclut les femmes du trône. <section end="SALIQUE"/> <section begin="SALIR"/>'''SALIR''' (''part.'' i, ie), ''v. a.'' Rendre sale ; ''fig.'' Ternir, souiller ; ''se —, v. pr.'' Se souiller. <section end="SALIR"/> <section begin="SALISSANT, SALISSANTE"/>'''SALISSANT, E''', ''adj.'' Qui salit ; qui se salit aisément. <section end="SALISSANT, SALISSANTE"/> <section begin="SALISSON"/>'''SALISSON''', ''s. f.'' Petite fille malpropre. <section end="SALISSON"/> <section begin="SALISSURE"/>'''SALISSURE''', ''s. f.'' Ordure, souillure. <section end="SALISSURE"/> <section begin="SALIVAIRE"/>'''SALIVAIRE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport à la salive. <section end="SALIVAIRE"/> <section begin="SALIVATION"/>'''SALIVATION''', ''s. f.'' Écoulement de la salive. <section end="SALIVATION"/> <section begin="SALIVE"/>'''SALIVE''', ''s. f.'' Humeur aqueuse qui humecte la bouche. <section end="SALIVE"/> <section begin="SALIVER"/>'''SALIVER''', ''v. n.'' Rendre beaucoup de salive. <section end="SALIVER"/> <section begin="SALLE"/>'''SALLE''', ''s. f.'' Salon, pièce principale d’un appartement ; lieu couvert destiné à des réunions publiques ; grande galerie où sont les lits des malades dans les hôpitaux. <section end="SALLE"/> <section begin="SALMIGONDIS"/>'''SALMIGONDIS''', ''s. m.'' Ragoût de plusieurs viandes réchauffées ; ''fig.'' Mélange confus. <section end="SALMIGONDIS"/> <section begin="SALMIS"/>'''SALMIS''', ''s. m.'' Ragoût de pièces de gibier déjà cuites à la broche. <section end="SALMIS"/> <section begin="SALOIR"/>'''SALOIR''', ''s. m.'' Vase pour saler les viandes ou conserver le sel. <section end="SALOIR"/> <section begin="SALON"/>'''SALON''', ''s. m.'' Pièce d’un appartement destinée à recevoir les visites ; galerie où l’on expose les ouvrages des peintres, des sculpteurs, etc. <section end="SALON"/> <section begin="SALOPERIE"/>'''SALOPERIE''', ''s. f.'' Malpropreté ; ''t. bas.'' <section end="SALOPERIE"/> <section begin="SALORGE"/>'''SALORGE''', ''s. m.'' Amas de sel. <section end="SALORGE"/> <section begin="SALPÊTRE"/>'''SALPÊTRE''', ''s. m.'' Nitre ou nitrate de potasse ; sel qu’on extrait des vieux murs ; ''fig. Ce n’est que —, c’est du —'', c’est une personne très-vive. <section end="SALPÊTRE"/> <section begin="SALPÊTRER"/>'''SALPÊTRER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Mélanger de salpêtre ; ''se —, v. pr.'' Se couvrir de salpêtre. <section end="SALPÊTRER"/> <section begin="SALPÊTRIER"/>'''SALPÊTRIER''', ''s. m.'' Ouvrier qui travaille au salpêtre. <section end="SALPÊTRIER"/> <section begin="SALPÊTRIÈRE"/>'''SALPÊTRIÈRE''', ''s. f.'' Lieu où se fait le salpêtre ; nom d’un hôpital de femmes (à Paris). <section end="SALPÊTRIÈRE"/> <section begin="SALSEPAREILLE"/>'''SALSEPAREILLE''' (ll m.), ''s. f.'' Espèce de plante médicinal. <section end="SALSEPAREILLE"/> <section begin="SALSIFIS"/>'''SALSIFIS''', ''s. m.'' Sorte de racine bonne à manger. <section end="SALSIFIS"/> <section begin="SALTATION"/>'''SALTATION''', ''s. f.'' Danse mimique des anciens. <section end="SALTATION"/> <section begin="SALTIMBANQUE"/>'''SALTIMBANQUE''', ''s. m.'' Bateleur, charlatan qui vend ses drogues sur des tréteaux ; ''fig.'' Bouffon. <section end="SALTIMBANQUE"/> <section begin="SALUADE"/>'''SALUADE''', ''s. f.'' Salut révérencieux. <section end="SALUADE"/> <section begin="SALUBRE"/>'''SALUBRE''', ''adj. 2 g.'' Sain, qui contribue à la santé. <section end="SALUBRE"/> <section begin="SALUBRITÉ"/>'''SALUBRITÉ''', ''s. f.'' Qualité de ce qui est salubre. <section end="SALUBRITÉ"/> <section begin="SALUER"/>'''SALUER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Donner à quelqu’un une marque extérieure de civilité, de respect ; faire ses compliments par lettres ; proclamer. <section end="SALUER"/> <section begin="SALURE"/>'''SALURE''', ''s. f.'' Qualité que le sel communique. <section end="SALURE"/> <section begin="SALUT"/>'''SALUT''', ''s. m.'' Conservation dans le bien ; préservation du mal ; action de saluer ; félicité éternelle ; prières chantées le soir après l’office. <section end="SALUT"/> <section begin="SALUTAIRE"/>'''SALUTAIRE''', ''adj. 2 g.'' Utile pour conserver la vie, la santé, l’honneur, etc. <section end="SALUTAIRE"/> <section begin="SALUTAIREMENT"/>'''SALUTAIREMENT''', ''adv.'' D’une manière salutaire. <section end="SALUTAIREMENT"/> <section begin="SALUTATION"/>'''SALUTATION''', ''s. f.'' Salut, action de saluer ; ''la — angélique'', l’''Ave Maria''. <section end="SALUTATION"/> <section begin="SALVAGE"/>'''SALVAGE''', ''s. m.'' ''Droit de —'', qui se perçoit sur ce qu’on a sauvé d’un navire. <section end="SALVAGE"/> <section begin="SALVE"/>'''SALVE''', ''s. f.'' Décharge d’un {{corr|gr nd|grand}} nombre de canons ou de mousquets ; explosion simultanée d’applaudissements. <section end="SALVE"/> <section begin="SALVÉ"/>'''SALVÉ''' (''mot latin''), ''s. m.'' Prière à la Vierge. <section end="SALVÉ"/> <section begin="SAMEDI"/>'''SAMEDI''', ''s. m.'' Le septième jour de la semaine. <section end="SAMEDI"/> <section begin="SAN-BENITO"/>'''SAN-BENITO''', ''s. m.'' (inv.) Vêtement jaune de ceux qu’a condamnés l’inquisition.<section end="SAN-BENITO"/><noinclude> <references/></noinclude> h5a9iav75c4a38w7k0bsq863keemb90 Page:Crenne - Songe (1541).djvu/114 104 4932925 15909025 15899219 2026-07-08T00:44:51Z Psephos 145984 15909025 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>quand il dict, parlant à l’homme, Ne te separe de ta femme, qui a bon sens : laquelle tu as prinse en la craincte de Dieu, la grace de sa louable honte est par dessus l’or, cela signifie que par moy l’on s’eslongne de vice, en s’approchant & corroborant de vertu. {{c|{{all-sc|{{sp|Interlocution de la<br>Dame Helisenn}}e.}}|mt=2em|mb=1em}} La prononciation de ces motz eust tant de povoir, que tout subit fut l’amant avec toute rigueur repulsé. Parquoy contraincte luy fut avec son ardeur inestinguible, soy absenter. Toutesfois à ce se vint opposer Sensualité, qui commenca à exhorter la dame de non delaisser les mondaines delectation, luy rememorant les plaisirs passez tant en regardz impudicques, qu’en devises aux gestes conformes. Estant<noinclude> <references/></noinclude> de5sn48ggn1f2h4b1njtncnlfpw3r4y Wikisource:Scriptorium/Juillet 2026 4 4932965 15908243 15908096 2026-07-07T12:12:57Z Newnewlaw 42296 /* Aide mise en page de Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 */ 15908243 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|800px}} || {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) 72qtzvgobwyd62ir0mbesdp6oe0ct8x 15908248 15908243 2026-07-07T12:16:56Z Newnewlaw 42296 /* F. C. J. de Ridder */ 15908248 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|800px}} || {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) 8osqjcb2gma0zrj4e2i4e1d6v6z7tkk 15908272 15908248 2026-07-07T12:41:50Z F0x1 72129 /* Tableau n° 1. */ Réponse 15908272 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|800px}} || {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) :::Comme la largeur des pages est à 500px, une image de 800px dépasserait la largeur de la page… Pour le tableau, c'est compliqué avec les accolades, mais ça peut se faire en jouant avec les styles, mais ça devient très verbeux… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 12:41 (UTC) 1u14s092fd7k80mcmoa5vl1617jljxu 15908281 15908272 2026-07-07T12:45:51Z Seudo 2609 /* F. C. J. de Ridder */ Réponse 15908281 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) :::Il y a un formulaire en anglais. Je trouve la [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=8/TTL=6/CMD?ACT=SRCH&IKT=1016&SRT=LST_Ya&TRM=\1+ridder,f%20c%20j%20de+and+(\1+ridder,f%20c%20j%20de+or+s8) page suivante] pour un certain F C J de Ridder, avec trois ouvrages : :::* ''Het loodrechte schrift'', 1893 :::* ''De gymnastiek der hand : een handboekje voor beoefenaars van muziek, een kunstvak of handwerk'', traduction, 1893 :::* ''Leerboek der empirische zielkunde'', traduction, 1896 :::* ''Het waarnemen der natuur : 948 opgaven en vragen ten gebruike bij het onderwijs in de "kennis der omgeving"'', 1897 :::Soit selon Deepl : :::* L'écriture perpendiculaire. :::* La gymnastique de la main : un petit manuel destiné aux pratiquants de la musique, d'un art ou d'un artisanat. :::* Manuel de psychologie empirique. :::* L'observation de la nature : 948 exercices et questions à utiliser dans l'enseignement de la « connaissance de l'environnement ». :::Les deux premiers sont publiés à 's-Gravenhage, c'est-à-dire La Haye. :::Enfin, un FCJ de Ridder est mentionné comme lié à une école dans [https://www.haagsgemeentearchief.nl/archieven-mais/overzicht?miadt=59&miaet=14&micode=7009-01&milang=nl&minr=24816832&misort=last_mod%7Cdesc&mivast=59&miview=ldt&mizig=247 ce registre] (''Ammunitiehaven (kostelooze school)'' ou école gratuite de Ammunitiehaven, qui est un quartier de La Haye). Bref, on peut penser qu'il s'agit de la même personne, mais ça n'apporte pas grand-chose à la biographie, même pas les prénoms complets. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2026 à 12:45 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|800px}} || {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) :::Comme la largeur des pages est à 500px, une image de 800px dépasserait la largeur de la page… Pour le tableau, c'est compliqué avec les accolades, mais ça peut se faire en jouant avec les styles, mais ça devient très verbeux… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 12:41 (UTC) 9rjmnz7ey2r2fkrwcqn4qosbr34e89i 15908284 15908281 2026-07-07T12:47:11Z Seudo 2609 /* F. C. J. de Ridder */ 15908284 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) :::Il y a un formulaire en anglais. Je trouve la [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=8/TTL=6/CMD?ACT=SRCH&IKT=1016&SRT=LST_Ya&TRM=\1+ridder,f%20c%20j%20de+and+(\1+ridder,f%20c%20j%20de+or+s8) page suivante] pour un certain F C J de Ridder, avec quatre ouvrages : :::* ''Het loodrechte schrift'', 1893 :::* ''De gymnastiek der hand : een handboekje voor beoefenaars van muziek, een kunstvak of handwerk'', traduction, 1893 :::* ''Leerboek der empirische zielkunde'', traduction, 1896 :::* ''Het waarnemen der natuur : 948 opgaven en vragen ten gebruike bij het onderwijs in de "kennis der omgeving"'', 1897 :::Soit selon Deepl : :::* L'écriture perpendiculaire. :::* La gymnastique de la main : un petit manuel destiné aux pratiquants de la musique, d'un art ou d'un artisanat. :::* Manuel de psychologie empirique. :::* L'observation de la nature : 948 exercices et questions à utiliser dans l'enseignement de la « connaissance de l'environnement ». :::Les deux premiers sont publiés à 's-Gravenhage, c'est-à-dire La Haye, et il semble s’agir d’ouvrages plus ou moins pédagogiques. :::Enfin, un FCJ de Ridder est mentionné comme lié à une école dans [https://www.haagsgemeentearchief.nl/archieven-mais/overzicht?miadt=59&miaet=14&micode=7009-01&milang=nl&minr=24816832&misort=last_mod%7Cdesc&mivast=59&miview=ldt&mizig=247 ce registre] (''Ammunitiehaven (kostelooze school)'' ou école gratuite de Ammunitiehaven, qui est un quartier de La Haye). Bref, on peut penser qu'il s'agit de la même personne, mais ça n'apporte pas grand-chose à la biographie, même pas les prénoms complets. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2026 à 12:45 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|800px}} || {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) :::Comme la largeur des pages est à 500px, une image de 800px dépasserait la largeur de la page… Pour le tableau, c'est compliqué avec les accolades, mais ça peut se faire en jouant avec les styles, mais ça devient très verbeux… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 12:41 (UTC) bubcaciqt145820reyhlrktirse3e7e 15908665 15908284 2026-07-07T15:14:25Z F0x1 72129 /* Aide mise en page de Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 */ 15908665 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) :::Il y a un formulaire en anglais. Je trouve la [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=8/TTL=6/CMD?ACT=SRCH&IKT=1016&SRT=LST_Ya&TRM=\1+ridder,f%20c%20j%20de+and+(\1+ridder,f%20c%20j%20de+or+s8) page suivante] pour un certain F C J de Ridder, avec quatre ouvrages : :::* ''Het loodrechte schrift'', 1893 :::* ''De gymnastiek der hand : een handboekje voor beoefenaars van muziek, een kunstvak of handwerk'', traduction, 1893 :::* ''Leerboek der empirische zielkunde'', traduction, 1896 :::* ''Het waarnemen der natuur : 948 opgaven en vragen ten gebruike bij het onderwijs in de "kennis der omgeving"'', 1897 :::Soit selon Deepl : :::* L'écriture perpendiculaire. :::* La gymnastique de la main : un petit manuel destiné aux pratiquants de la musique, d'un art ou d'un artisanat. :::* Manuel de psychologie empirique. :::* L'observation de la nature : 948 exercices et questions à utiliser dans l'enseignement de la « connaissance de l'environnement ». :::Les deux premiers sont publiés à 's-Gravenhage, c'est-à-dire La Haye, et il semble s’agir d’ouvrages plus ou moins pédagogiques. :::Enfin, un FCJ de Ridder est mentionné comme lié à une école dans [https://www.haagsgemeentearchief.nl/archieven-mais/overzicht?miadt=59&miaet=14&micode=7009-01&milang=nl&minr=24816832&misort=last_mod%7Cdesc&mivast=59&miview=ldt&mizig=247 ce registre] (''Ammunitiehaven (kostelooze school)'' ou école gratuite de Ammunitiehaven, qui est un quartier de La Haye). Bref, on peut penser qu'il s'agit de la même personne, mais ça n'apporte pas grand-chose à la biographie, même pas les prénoms complets. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2026 à 12:45 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|500px}} ||style="width:500px;"|{{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) :::Comme la largeur des pages est à 500px, une image de 800px dépasserait la largeur de la page… Pour le tableau, c'est compliqué avec les accolades, mais ça peut se faire en jouant avec les styles, mais ça devient très verbeux… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 12:41 (UTC) tav15wuc6vbqgkadi83dei53dbkv4jn 15908975 15908665 2026-07-07T21:51:55Z Seudo 2609 /* Aide mise en page de Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 */ Réponse 15908975 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Juillet 2026 = == F. C. J. de Ridder == Bonjour, cette fois je cherche à compléter la [[d:Q140392956|notice]] de << [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091|Ridder (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)]] >> [[Auteur:F._C._J._de_Ridder|auteur]] de l'article [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2378 Colonies Néerlandaises]. Une idée pour trouver des infos ? [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 1 juillet 2026 à 18:06 (UTC) :Bonjour, il s'agit peut-être de Frederik Christoffel Johannes De Ridder. Une recherche sur le portail [https://www.openarchieven.nl/search.php?top&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage&start=580 openarchieven.nl] donne deux candidats, dont l'un seul est directeur d'école (indiqué sur le [https://www.openarchieven.nl/hga:3C34CCE2-EDA6-4C0C-853A-0870C6FE2BAB?six=580&name=de+ridder+1824-1915&number_show=10&start=570&sort=1&eventplace=%27s-Gravenhage registre de naissance] dont il est un témoin). Petit hic, le dit Frederik Christoffel Johannes De Ridder est mort en 1908, soit avant la publication du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. — [[Utilisateur:Wolfinux|Wolfinux]] ([[Discussion utilisateur:Wolfinux|d]]) 4 juillet 2026 à 10:46 (UTC) ::{{ping|Wolfinux}} Le ''Nouveau dictionnaire de pédagogie'' est connu pour reprendre des textes du dictionnaire de pédagogie de 1887 sous la même direction ([[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]]) même si certains textes ont été spécialements réécrits pour cette édition. Pour ma part, pour me fixer si l’auteur correspond ou pas je regarde pas précisément la date de décès. Je regarde le nom, la profession et le sujet de l’article. ::Ici, l’auteur semble avant un nom de famille très courant, et le thème de l’article "Colonies Néerlandaises" ne donne pas beaucoup d’indications sur son activité. ::Si ce "Frederik Christoffel Johannes De Ridder" est mort en 1908 mais qu’il a déjà écrit des articles dans des revues pédagogiques (quelque soit la langue) et qu’il directeur d’école vers 1900, moi ça me va. ::Mais là, il me semble qu’un directeur d’école du même nom ça doit être assez courant, non ? ::Je ne parle pas un mot de néerlandais, mais le plus simple serait de faire une recherche sur le catalogue de la bibliothèque nationale : [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=4/TTL=1/ADVANCED_SEARCHFILTER ici] ::--[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:48 (UTC) :::Il y a un formulaire en anglais. Je trouve la [https://webggc.oclc.org/cbs/DB=2.37/SET=8/TTL=6/CMD?ACT=SRCH&IKT=1016&SRT=LST_Ya&TRM=\1+ridder,f%20c%20j%20de+and+(\1+ridder,f%20c%20j%20de+or+s8) page suivante] pour un certain F C J de Ridder, avec quatre ouvrages : :::* ''Het loodrechte schrift'', 1893 :::* ''De gymnastiek der hand : een handboekje voor beoefenaars van muziek, een kunstvak of handwerk'', traduction, 1893 :::* ''Leerboek der empirische zielkunde'', traduction, 1896 :::* ''Het waarnemen der natuur : 948 opgaven en vragen ten gebruike bij het onderwijs in de "kennis der omgeving"'', 1897 :::Soit selon Deepl : :::* L'écriture perpendiculaire. :::* La gymnastique de la main : un petit manuel destiné aux pratiquants de la musique, d'un art ou d'un artisanat. :::* Manuel de psychologie empirique. :::* L'observation de la nature : 948 exercices et questions à utiliser dans l'enseignement de la « connaissance de l'environnement ». :::Les deux premiers sont publiés à 's-Gravenhage, c'est-à-dire La Haye, et il semble s’agir d’ouvrages plus ou moins pédagogiques. :::Enfin, un FCJ de Ridder est mentionné comme lié à une école dans [https://www.haagsgemeentearchief.nl/archieven-mais/overzicht?miadt=59&miaet=14&micode=7009-01&milang=nl&minr=24816832&misort=last_mod%7Cdesc&mivast=59&miview=ldt&mizig=247 ce registre] (''Ammunitiehaven (kostelooze school)'' ou école gratuite de Ammunitiehaven, qui est un quartier de La Haye). Bref, on peut penser qu'il s'agit de la même personne, mais ça n'apporte pas grand-chose à la biographie, même pas les prénoms complets. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2026 à 12:45 (UTC) == YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). == Bonjour, pensez-vous que << YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon). >>, (décrit [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7983 ici]) soit Yoshida Kiyonari ([[d:Q7398806]]) ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 2 juillet 2026 à 08:06 (UTC) :Celui-ci est mort en 1891 selon Wikidata. Il s'agit plutôt de Yoshida Kumaji ([[d:Q28062156]]), pédagogue important au Japon (voir sa bio [https://www.ed.oita-u.ac.jp/kykenkyu/bulletin/kiyou/suzuki239-2.pdf ici, en page 216] : ''he was also a professor at the Tokyo Higher Normal School for Female Teachers'', avec toutefois quelques incohérences car il semble avoir passé plusieurs années en Europe au même moment, mais ça confirme la probabilité d'un lien avec Buisson...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juillet 2026 à 10:24 (UTC) == Suggestion pour [[La Clé du Caveau]] == Bonjour, en cherchant des partitions sur la Clé du Caveau, j’ai réalisé qu'il n'y avait aucune mention des titres des mélodies (souvent plusieurs titres par mélodie) sur la page où se trouve trancrite la mélodie, que ce soit dans l'espace page ou dans la transclusion. On n’accède aux mélodies par titre que par le biais des tables des matières. Je me suis demandé si on ne pouvait pas insérer le ou les titres sur chaque page après le numéro de la mélodie, en mode includeonly, ce qui faciliterait la consultation des transclusions. A titre personnel, je suis en train d'ajouter les titres sur les pages transclues du PDF que j'ai exporté (export en epub converti localement avec Calibre). Qu'en pensez-vous ? Toujours en cherchant des airs, je constate que le [[La Clé du Caveau/257|numéro 257]] qui devrait correspondre à ''Jeaneton prend sa faucille'' ne correspond pas à l'air que j'avais en mémoire et qui est repris [https://www.partitions-domaine-public.fr/pdf/8905/jeanneton-prend-sa-faucille.html ici]. Variante ou erreur ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 12:49 (UTC) :Toujours dans La Clé du Caveau au [[La Clé du Caveau/273|n°273]], il y a un message d'erreur : <code>Le mode sécurisé a été supprimé de LilyPond depuis la version 2.23.12. Les fichiers LilyPond peuvent exécuter du code arbitraire. Veuillez placer votre installation de LilyPond dans un bac à sable en utilisant Shellbox et définir « $wgScoreSafeMode=false ».</code> [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 juillet 2026 à 13:50 (UTC) ::Une purge a résolu ce problème, dont l'origine restera à jamais inconnue... ::Quand au titre, il pourrait figurer dans le titre de la page (au lieu d'un simple numéro). Mais s'il y a plusieurs titres par numéros, il ne me semble pas abusif de les rajouter dans le texte même de la page, par exemple avec une note Wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juillet 2026 à 14:00 (UTC) == Un RAW bien frais pour juillet == {| style="width:100%;" | valign="top" align="center" style="border:1px gray solid; padding:1em;" | {| align="center" |- | style="text-align: center;" | <div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;"> <div style="font-family: Century Gothic; font-size:4.5em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div> <div style="margin-bottom:1.5em;text-align:center; color: #fff; font-style:italic;">Regards sur l’actualité du mouvement Wikimédia.</div> <div style="text-align: center;">{{#ifeq:{{FULLPAGENAME}}|Wikipédia:RAW/Rédaction}}</div> </div><br /> <hr /> <div style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|<span style="color:darkslategray;">Le numéro de juillet 2026 est sorti.</span>]]</div> <hr /><br /> |- style="text-align: center;" | <span style="font-size:12pt; font-family:Times New Roman;"> '''❖ Au menu de ce numéro ❖'''</span> |- style="font-size:10pt; font-family:Times New Roman; text-align:center;" | <div style="text-align:center; column-count:1; column-width:28em; vertical-align:top;"> '''L'Édito'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Édito|Fêtons notre mouvement !]] '''Échos francophones'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Résidence|Un nouveau vigneron dans la résidence]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Logo_WP25|Wikipédia en français aux couleurs des 25 ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#DAF|Wikipédia dans le ''Dictionnaire de l'Académie française'']]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Millésime_Wiktionnaire|Quelles sont les nouvelles entrées en français sur le Wiktionnaire ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ADS|Relance de l'Article de la semaine]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#sans_pagEs|Le projet des sans pagEs fête ses dix ans]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#contributions_rémunérées|Faut-il faire évoluer les règles sur les contributions rémunérées ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#wikification|Le mois de la wikification fait son retour pour une septième édition]] '''Ailleurs dans le mouvement'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Txikipedia|Txikipedia franchit le cap des 10 000 articles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Concours_santé_2026|Un concours sur la santé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Commons_et_IA|Commons se penche sur l'IA]] '''Nouveautés techniques et outils'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#VIZWP|VIZWP : un outil pour visualiser les lacunes dans les sujets climatiques sur Wikipédia, mais pas que…]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#AI_Source_Verification|Examiner la vérifiabilité grâce à l'IA ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Icônes|Les icônes de l'interface ont changé]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Sous-références|Ça y est, les sous-références sont là]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#ConvoCompass|ConvoCompass, pour moins d'attaques personnelles]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LSV-Tools|LSV-Tools : faciliter la gestion des anecdotes « Le saviez-vous ? »]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#LegendAndDot|Semi-automatiser l'ajout de ponctuation dans les légendes d'images]] '''Du côté de la recherche'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#COMSAV|COMSAV : la contribution à Wikipédia fait-elle d'un ensemble d'individus un ensemble de pairs ?]]</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#JourneyMap|Où commence la contribution et où s'arrête-t-elle ?]] '''Le POV'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Le_POV|Guide survie pour la Wikimania 2026]] par Trizek '''L'Atelier'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Atelier|Le point sur la diversité de genre dans les articles]] par PAC2 '''L'Analyse'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'Analyse|Larry Sanger is back... and fired!]] par Madelgarius, Trizek et Jules* '''L'interview'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#L'interview|Pronoia : de Byzance aux réseaux sociaux, un œil sur Wikipédia et le monde]] par Antimuonium '''Le wik’hit-parade'''</br> [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05#Wikit|Articles les plus vus en juin 2026]] par Ælfgar </div> |- | style="font-family:Times New Roman; text-align:center; font-size:90%;" | [[w:fr:Wikipédia:RAW/2026-07-05|Lire tout le numéro]] |- | valign="top" colspan="2" style="padding:0.5em; font-family:Times New Roman;text-align:center; font-size:100%;" | Venez rédiger le prochain numéro, y parler de ce qui se fait dans votre communauté : [[w:fr:Discussion_Wikipédia:RAW/Rédaction|Salle de rédaction]].</br>Les anciens numéros sont retrouvables [[w:fr:Modèle:Palette RAW|ici]]. |- |} |} <div style="margin-top:10px; font-size:90%; padding-left:5px; font-family:Georgia, Palatino, Palatino Linotype, Times, Times New Roman, serif;">[[w:fr:Wikipédia:RAW/Inscription|Abonnez-vous !]] — [[Utilisateur:L'embellie|<span style="font:italic 1.1em 'Trebuchet MS'; color:#FF5333; ">L'embellie</span>]] [[Discussion Utilisateur:L'embellie|@]] 4 juillet 2026 à 23:55 (UTC)</div> :Merci [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 6 juillet 2026 à 21:51 (UTC) == Aide mise en page de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] == Bonjour, y aurait-il une gentille âme pour m'aider à améliorer la présentation de [[Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878]] ? Il y a un problème d'image et un problème de tableaux. Pour exemple : * Image posée sur [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132]] (pour moi, les illustrations sont trop petites) <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. </gallery> * Tableau dans [[Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135]] (très moche) {| ! version originale !! Résultat sur la page |- |{{Image|Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu|page=135|500px}} ||style="width:500px;"|{{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} |} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 06:57 (UTC) : Pour les images, il manque le paramètre "style" qui permet de définir les marges (haute, droite, bas, gauche) et width=100% pour une image centrée. --[[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 09:23 (UTC) ::{{ping|F0x1}} Il n’existe pas un moyen de définir la taille des images pour la mettre, à je sais pas 800 px ? --[[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 7 juillet 2026 à 12:12 (UTC) :::Comme la largeur des pages est à 500px, une image de 800px dépasserait la largeur de la page… Pour le tableau, c'est compliqué avec les accolades, mais ça peut se faire en jouant avec les styles, mais ça devient très verbeux… [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 12:41 (UTC) ::::Verbeux peut-être, mais le résultat est excellent, bravo ! [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2026 à 21:51 (UTC) fesiwpm55fqrzfhxetmmd45ktnk776x Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/45 104 4933331 15908718 15907843 2026-07-07T16:43:10Z Psephos 145984 15908718 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} {{c|''Duo''|fs=200%|ff=serif|sp=2px}} <score sound raw> \version "2.24.4" #(set-default-paper-size "b4") rinF = \markup {\italic\small"rin"\dynamic f} #(make-dynamic-script rinF) violonA = { r4\f \afterGrace f_+( {e16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c | \grace des8^( c4 b4) b2 | r4 \afterGrace e,4_(_+ {des16[ e])} g4 bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} c4 bes | \grace c8( bes4 a) a2 | <des, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | r4\p \afterGrace f,4_(_+ {ees16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {des16[)^( c]} des4) c | \grace des8^( c4 b) b2 | % VIOLON1 p 42 r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16)[_( e]} g4) bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | <des, f bes>4\f bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {des16)[ c]} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {c16[ des])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e4 \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} e4) g | c, \grace aes'8^( \afterGrace g4^+ {f16)[^( g]} aes4) g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 \grace c8^( \afterGrace b4^+ {aes16)[^( b]} d4) f | b, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} g4) f | % VIOLON1 p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 b | c8.[\f c16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 bes | c \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16)[_( aes]} c4) ees | aes, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | \grace f8 ees4( d) d2 | r4 \afterGrace g,_(_+ {f16[ g])} bes4 des | g, \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | \grace ees8 des4( c) c2 | R1 | % VIOLON1 p 44 <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} | bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16)[_( aes])} | g2 r | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} g4 bes | ees, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8 bes4( a) a2 | r4 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} f4 aes | d, \grace bes'8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | \grace bes8( aes4)( g) g2 | R1 | % VIOLON1 p 45 <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | \appoggiatura ees8 d2 r | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ | d! \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} d4 f | bes, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} ges4) f | \grace g8^( f4 e) e2 | r4 \grace bes8^( \afterGrace a4^+ {g16[ a])} c4 ees | a, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16[ees])} f4 ees | % VIOLON1 p 46 \grace f8( ees4 d) d2 | <bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8 \afterGrace f4 {ees16[( f)]} | \appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8 \afterGrace bes4 {aes16[ bes]} | a8.[\f f16 a8. f16] c'8.[ a16] ees'4 | <bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8^( \afterGrace f4^+ {ees16[ f)]} | \appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} | a4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} a4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c | \grace des8 c4( b) b2 | r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16[ e])} g4 bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])^(} c4) bes | \grace c8 bes4( a) a2 | <des, f bes>4\f_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | % VIOLON1 p 47 \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | e2 e8_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] des4. des8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c2 c4 | % VIOLON1 p 48 f4 a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes2 bes4 | ees g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes2 aes4 | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ g] | ges8[( bes)] bes[( des)] des[( bes) g( f] | e1)\fermata | r2 e8_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | % VIOLON1 p 49 <aes c>4 f'8[ aes] <g, bes>4 e'8[ g] | f,2 f | g8 g4 g8 \appoggiatura aes8 g4 f8[ g] | aes2 aes | bes8 bes4 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8[ bes] | c2 c | des2.( ees8[ des]) | c2.( des8[ c]) | bes2.( c8[ bes]) | aes2 aes | aes^\<\rfz aes\! | aes^\f aes^\p | % VIOLON1 p 50 aes2\rfz^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata | r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 d4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | % VIOLON1 p 51 } violonB = { f1~\f | f4 \afterGrace aes4_+_( {g16[ aes]} bes4) aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \afterGrace g'4_( {f16[ g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | f,1~\p | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | % VIOLON2 p 42 c1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des, f bes>4\f f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c1~ | c4 \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | ees2( d) | g,1~ | g4 \grace ees'8^( \afterGrace d4^+ {c16)[^( d]} ees4) d | % VIOLON2 p 43 des!2( c) | <aes c f>4\f-! c2\p c4~ | c aes( g) f_+ | e8.[ g16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <aes, c f>4-! c2\p c4~ | c aes2 g4_+ | aes1~ | aes4 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} des4) c | bes1 | ees,1~ | ees4 \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[)^( bes]} c4) bes4 | aes1 | <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | % VIOLON2 p 44 bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16[ aes])} | g4 g2 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g aes2 ees4~ | ees1~ | ees4 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16)_([ g]} aes4) g | f1 | bes,~ | bes4 \grace g'8_( \afterGrace f4_+ {ees16)_([ f]} g4) f | ees1 | <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | % VIOLON2 p 45 f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | d4 d2 \grace d8_( \afterGrace c4_+ {bes16[ c])} | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ | d ees2 bes4~ | bes1~ | bes4 \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | des2( c) | f,1~ | f4 \grace des'8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} des4 c | % VIOLON2 p 46 ces2( bes) | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f8.[\f c16 f8. c16] aes'8.[ f16] c'4 | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f1~ | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4_!\f f2\p f4~ | % VIOLON2 p 47 f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>_! f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] bes4 bes~ | bes g2 g4~ | g g2 aes4~ | % VIOLON2 p 48 aes f2 f4~ | f f2 g4~ | g4 ees2 ees4~ | ees ees2 f4~ | f des2 des4~ | des f2 des4 | c1\fermata | r2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] \appoggiatura c bes4 aes8[ g] | % VIOLON2 p 49 <aes, f'>4 aes'8[ c] <g, e'>4 g'8[ bes] | f2 f~ | f e4 g~ | g2 f4 aes4~ | aes2 g4 bes~ | bes2 aes4 c~ | c2 bes~ | bes aes~ | aes g~ | g f | f^\rfz^\< f | f^\f f^\p | % VIOLON2 p 50 } hautboisA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS1 p 47 r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) r2 | R1 | R1 | % BOIS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | % BOIS1 p 49 f2) e-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 aes~ | aes1^\< | \after 2 ^\p aes1~^\f | % BOIS1 p 50 aes\rfz\< | \grace aes8\f g1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | f) e-+ | f bes( | aes) e( | f) bes( | % BOIS1 p 51 aes) e( | f) f( | f) e-+ | f f( | f1) | e-+ | f2 c'( | c) bes( | aes) c( | c) bes( | aes) f | g4 f2 e4-+ | f2 f | g4 f2 e4-+ | f f f f | f1 | } hautboisB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS2 p 47 r2 g( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) r | R1 | R1 | % BOIS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g'( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) g( | % BOIS2 p 49 aes) g-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 f'~ | f1 | \after 2 _\p f1~_\f | % BOIS2 p 50 f | \grace f8_\f e1_\fermata | r2 g(\p\cresc | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes)\f g( | aes) g-+ | f g'( | f) bes,( | aes) g'( | % BOIS2 p 51 f) bes,( | aes) g( | aes) g-+ | f g( | aes1) | g_+ | f2 aes'( | g) e( | f) aes( | g) e( | f) c | bes2 aes4 g-+ | f2 c' | bes aes4 g-+ | f f f f | f1 | } corsA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS1 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS1 p 49 c2 g | g r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~^\< | c1~ | \after 2 ^\p c1~^\f | % CORS1 p 50 c^\rfz | d\fermata | r2 g,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g | g g~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 51 g~ | g2 c | c g | g c | c1 | g | g2 g | g g | g g | g g | g c | c2. g4 | g2 c | c2. g4 | g g g g | g1 | } corsB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS2 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS2 p 49 c2 g' | c, r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~ | c1~ | \after 2 \p c1~\f | % CORS2 p 50 c_\rfz | d'_\fermata | r2 g,,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g' | c, g~ | g1~ | g~ | % CORS2 p 51 g~ | g2 c | c g' | c, c | c1 | g' | c,2 g' | g g, | c g' | g g, | c c | c2. g'4 | c,2 c | c2. g'4 | c, c c c | c1 | } alto = { c1~\f | c4 f2 c4 | d d2 d4 | g1~ | g4 c,2 4 | 4 2 4 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | c,1~\p | c4 f2 c4 | d4 2 4 | % ALTO p 42 g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f-! ees4 | des2 d4 g | g\f g g2 | des2.\p-! ees4 | des2 d4 g | g1~ | g4 c2 g4 | a4 a2 a4 | d1~ | d4 g,2 g4 | % ALTO p 43 g g2 g4 | \after 4 \p aes2.\f-! bes4 | aes4 c2 g4 | g\f g g2 | \after 4 \p aes2.-! bes4 | aes2 ees4 ees | ees1~ | ees4 aes2 ees4 | f4 f2 f4 | bes1~ | bes4 ees,2 ees4 | ees ees2 ees4 | f4\f aes2\p aes4 | % ALTO p 44 aes4 f2 ees4 | ees2. bes4 | bes g'2 g4~ | g aes2 ees4 | ees2. bes4 | bes1~ | bes4 ees2 bes4 | c4 c2 c4 | f1~ | f4 bes,2 bes4 | bes bes2 bes4 | c4\f-! ees2\p ees4 | % ALTO p 45 ees c2 bes4 | bes2. f4 | f d'2 d4~ | d! ees2 bes4 | bes2. f'4 | f1~ | f4 bes2 f4 | g g2 g4 | c1~ | c4 f,2 f4 | % ALTO p 46 f4 f2 f4 | \after 2 \p ges2.\f aes4 | ges2 g4 c | c\f c c2 | \after 4 \p ges2. aes4 | ges2 ges4 c,4 | c1~ | c4 f2 c4 | d4 d2 d4 | g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f ees4 | % ALTO p 47 des2 d4 g | g\f g g2 | \after 4 \p des2. ees4 | des2 d4 g4 | g2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') bes2 | r4 e,2 g4 | aes1 | % ALTO p 48 r4 d,2 f4 | g1 | r4 c,2 ees4 | g1 | r4 bes,2 f'4 | f des g g | g1\fermata | r2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') f, f | % ALTO p 49 c c bes bes | aes2 c | c2. c4 | \dotsUp c2. f4 | \dotsNeutral des2. g4 | ees2. aes4 | f2 ees4 g | ees2 des4 f | des2 c4 e | c2 des4 c | b2_\rfz^\< c\! | \after 2 \p des1\f | % ALTO p 50 b2_\rfz_\< c\! | bes1\f\fermata | r2 g'8[(\p\cresc c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] | bes[( c) bes( c)] | f,[(\f c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 aes'8[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | % ALTO p 51 aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes[ f' f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 {c8} \repeat tremolo 4 {c8} | \repeat tremolo 4 {bes8} \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 f'4 aes | e g c,2 | f f4 aes | e g c,2 | f c4 f4~ | f2 c4 bes | aes2 c4 f4~ | f2 c4 bes | aes aes aes aes | aes1 | } jeannette = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Jeannette" " (elle le regarde Malicieusement.)"} \repeat unfold 23 {R1} | % JEANNETTE p 42 r4 c e g | c, g' aes g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 b, d f | b, f' g f | % JEANNETTE p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | r4 f f g | aes des, c b | c2 r | r4 f f g | aes des, c bes | c2 r | r4 c des c | bes bes d f | bes,2 bes4 r | r bes c bes | aes aes c ees | aes,2 aes4 r | % JEANNETTE p 44 r4 des des c | bes bes bes aes | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 g aes g | f f a c | f,2 f4 r | r f g f | ees ees g bes | ees,2 ees4 r | % JEANNETTE p 45 r4 aes aes g | f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r4 r2 | \repeat unfold 10 {R1} % JEANNETTE p 46 r4 f a c | a % ??? c des c | \grace des8^( c4 b) b2 | r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | % JEANNETTE p 47 des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 bes''2 | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c des4. 8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c c c | % JEANNETTE p 48 f a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes bes4. bes8 | ees4 g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes aes aes | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ ges] | ges[ bes] bes[ des] des[ bes] ges[ f] | \appoggiatura f8 e1\fermata | r2 bes'' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | % JEANNETTE p 49 aes2 g^+ | f f | g4 g8 g \appoggiatura aes8 g4 f8 g | aes2 aes | bes4 bes8 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8 bes | c2 c | des2. ees8[ des] | c2. des8[ c] | bes2. c8[ bes] | aes2 2 | 2 2 | 2 2 | % JEANNETTE p 50 2 2 | \grace aes8 g1 | r2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | % JEANNETTE p 51 aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f4 c' \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes1 | g^+ | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} \bar ".." } motsjeannette = { \new Lyrics \lyricmode { _1*23 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y % JEANNETTE MOTS p 43 pren2 -- dre. _4 bon, bon, quel plai -- sir il au -- ra.2 _ _4 Quand il sçau -- ra Que ce n’est pas.2 _ _4 Que vou -- lés vous que je vous di2 -- se.4 _ _ Oui c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 44 _4 La fil -- le de Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ _ Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 45 _4 A -- vec Ber -- trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main. _2. _1*10 % JEANNETTE MOTS p 46 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y pren2 -- "dre :" _4 Son cha -- grin ne peut se com -- pren2 -- "dre :" _4 Mais, mais quel % JEANNETTE MOTS p 47 plai4 -- sir il au -- ra,2 _ _4 Quand il sçau -- ra que ce n’est pas.2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas,4 à voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent "ah !" que son % JEANNETTE MOTS p 48 plai4 -- sir se -- ra grand. À voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent, "ah !" que son plai -- sir se -- ra grand, qu’il se -- ra grand.1 _2 Bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir % JEANNETTE MOTS p 49 il2 au -- ra. mais, mais,4 com8 -- "me il" sem4 -- ble8 fa -- ché.2 Ce2 que4 j’ai8 dit, l’a4 trop8 tou -- ché.2 Je "vais :"2. non,4 non,2. je4 crains2. je4 crains2 qu’il n’en pren -- ne trop % JEANNETTE MOTS p 50 de cha -- grin.1 _2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir il2 au -- "ra :" bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- "ra :"2 quand % JEANNETTE MOTS p 51 il4 sçau8 -- ra8 que4 ce8 n’est "pas :"4 quel plai -- sir il2 au -- ra,4 quel plai -- sir il1 au -- ra.2 }} alexis = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Alexis" " (il laisse tomber sa tête sur son estomach.)"} \repeat unfold 12 {R1} | r4 f aes c | f, c' des c | \grace des8^( c4 b) b2 | % ALEXIS p 42 r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8^( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 r | R1 | R1 | R1 | R1 | % ALEXIS p 43 \repeat unfold 5 {R1} | R1_\markup\italic"(à Jeannette)" | r4 aes c ees | aes, ees' f ees | \grace f8^( ees4 d) d2 | r4 g, bes des | g, des' ees des | \grace ees8^( des4 c) c2 | r4 des des c | % alexis p 44 bes4 4 4 4 | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 ees g bes | ees, bes' c bes | \appoggiatura c8 bes4( a) a2 | r4 d, f aes | d, aes' bes aes | \appoggiatura bes8 aes4( g) % corr ajout() d'après les paroles Lou -- iiiiiii -- se comme ailleurs g2 | r4 aes aes g | % ALEXIS p 45 f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r r2 | r4 bes' d f | bes, f' ges f | \grace ges8^( f4 e) e2 | r4 a, c ees | a, ees' f ees | % ALEXIS p 46 \appoggiatura f8 ees4( d) d2 | r4 ees ees f | ges ees c bes | a2 r | r4 ees' ees f | ges ees c bes | a2 r | \repeat unfold 6 {R1} | % ALEXIS p 47 R1 | R1 | R1 | R1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes f' | e1 | r4 ees! ees ees | % ALEXIS p 48 d1 | r2 des | c1 | r4 ces ces ces | bes2 bes | bes bes | c1_\fermata | r2 e, | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | % ALEXIS p 49 c2 c, | f f | f4 f e g | g g f aes | aes aes g bes | bes bes aes c | c2 bes | bes aes | aes g | g f | f f | f f | % ALEXIS p 50 f f | \grace f8 g1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f e | f g | aes e | % ALEXIS p 51 f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f4 aes bes bes | c1 | c, | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} } motsalexis = { \new Lyrics \lyricmode { _1*12 _4 Se -- roit -- il vray, puis -- je l’en -- ten2 -- "dre ?" % ALEXIS MOTS p 42 _4 Non, ce -- la ne peut se com -- pren2 -- "dre ?" _4 non, non, ce -- la ne se peut "pas ;"2 _ _4 elle au -- roit vou -- lu mon tré -- "pas ;"2 _ _1*4 % ALEXIS MOTS p 43 _1*6 _4 Ma bel -- "le en" -- fant, que je vous di2 -- se, _4 C’est là la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 La fil -- le % ALEXIS MOTS p 44 de4 Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Ré -- pon -- dez bien a -- vec fran -- chi2 -- "se ;" _4 Quoy, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 A -- vec Ber -- % ALEXIS MOTS p 45 trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main, _ _2 _4 Il est donc "vrai ?" j’ai pu l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Dieux !" ce -- la peut- -- il se com -- % ALEXIS MOTS p 46 pren2 -- "dre ?" _4 el -- "le a" donc vou -- lu mon tré -- "pas ?"2 _ _4 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.2 _ _1*6 % ALEXIS MOTS p 47 _1*4 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va. ah, "Ciel ?"1 _4 je sens un % ALEXIS MOTS p 48 froid,1 _2 ah, "ciel ?"1 _4 Je sens un froid,2 mon cœur s’en va.1 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va.4 mon cœur mon % ALEXIS MOTS p 49 cœur2 s’en va. El -- "le a"4 donc vou -- lu mon tré -- pas. Ah "ciel !" je ne me sou -- tiens pas. Je sens2 un froid, mon cœur s’en va. De -- vois -- je m’at -- ten -- % ALEXIS MOTS p 50 "dre à" ce -- la1 _2 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.4 Je ne me sou2 -- tiens pas. Je sens un froid, mon % ALEXIS MOTS p 51 cœur s’en va,4 mon "cœur :" mon4 cœur2 s’en va,4 mon cœur, mon cœur1 s’en va.2 }} bcont = { f1\f | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | f1\p f,2. f'4~ | f f g f | % BCONT p 42 e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | \after 4 \p des2.-!\f a4 | bes2 b | c4\f c c2 | des2.\p-! a4 | bes2 b | c1 | c2. c'4~ | c c d c | b1 | g2. b4( | % BCONT p 43 bes!) bes c bes | \after 4 \p aes2.-!\f e4 | f f ees des | c\f c c2 | \after 4 \p aes'2. e4 | f f ees des | c1 | aes2. aes'4~ | aes aes bes aes | g1 | ees2. g4( | ges) ges aes ges | \after 4 \p f2.\f ees4 | % BCONT p 44 des2 r | ees2. d4 | ees1~ | ees~ | ees~ | ees | ees,2. ees'4~ | ees ees f ees | d1 | bes2. d4( | des!) des ees des | \after 2 \p c2.\f bes4 | % BCONT p 45 aes2 r | bes2. a4 | bes1~ | bes~ | bes~ | bes | bes2. bes'4~ | bes bes c bes | a1 | f2. a4( | % BCONT p 46 aes!) aes bes aes | \after 2 \p ges2.\f d4 | ees2 e | f4\f f f2 | \after 4 \p ges2. d4 | ees2 e | f1 | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees!) ees f ees | \after 4 \p des2.\f-! a4 | % BCONT p 47 bes2 b | c4\f c c2 | \after 4 \p des2. a4 | bes2 b | c2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) f( f) | e( g) c( e,) | ees!( ees) ees( ees) | % BCONT p 48 d( f) bes( d,) | des!( des) des( des) | c( ees) aes( c,) | ces( ces) ces( ces) | bes( des) ges( bes,) | bes( bes) bes( bes) | c1\fermata | r2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes' aes, bes bes | % BCONT p 49 c c c, c | f2 f' | c1 | f,2 f' | g1 | aes2 aes | bes4 aes g f | aes g f des | g f e c | f ees des c | b2_\rfz_\< c\! | \after 2 \p des1\f | % BCONT p 50 b2_\rfz_\< c\! | des1\f\fermata | r2 e8[(\p\cresc c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'_[\f aes aes,^[ aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f2 e'8[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | % BCONT p 51 f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'_[ aes aes,^[ aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f[ f aes aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c[ c c c] | c,[ c c c] c[ c c c] | f2 f' | e c | f f | e c | f aes, | bes c | f aes, | bes c | f4 f, f f | f1 | } \score { % Score affichage seulement \layout { indent = 2.5\cm \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \remove "Text_mark_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \consists "Melody_engraver" \consists "Text_mark_engraver" \omit TupletBracket \tupletUp \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {1. Violons} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c' { \tempo \markup\normal-text\huge\italic "Allegro" \violonA } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {2. Violons} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c' { \violonB } >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Haubois} }<< \time 2/2 \key f \minor \relative c''' {\voiceOne \hautboisA } \new Voice { \relative c''' {\voiceTwo \hautboisB }} >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Cors} }<< \time 2/2 \relative c'' {\voiceOne \corsA } \new Voice { \relative c' {\voiceTwo \corsB }} >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {Alto} }<< \time 2/2 \key f \minor \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \time 2/2 \key f \minor \relative c'' { \jeannette } \motsjeannette >> \new Staff << \time 2/2 \key f \minor \clef F \relative c { \alexis } \motsalexis >> \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {B. C.} }<< \time 2/2 \key f \minor \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 115 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.25 \relative c' {\unfoldRepeats \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.15 \relative c' {\unfoldRepeats \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.3 \relative c''' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''' { \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.35 \transpose c f { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c f { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.15 \relative c' {\unfoldRepeats \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "flute" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.75 \relative c'' { \jeannette } \motsjeannette >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.7 \relative c { \alexis } \motsalexis >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \set Staff.midiMinimumVolume = 0.2 \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> pbbg5rx4iqblkcm60msm1zydi2y20x6 15908720 15908718 2026-07-07T16:44:46Z Psephos 145984 🧐 15908720 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|2}} {{c|''Duo''|fs=200%|ff=serif|sp=2px}} <score sound raw> \version "2.24.4" #(set-default-paper-size "b4") rinF = \markup {\italic"rin"\dynamic f} #(make-dynamic-script rinF) violonA = { r4\f \afterGrace f_+( {e16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c | \grace des8^( c4 b4) b2 | r4 \afterGrace e,4_(_+ {des16[ e])} g4 bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} c4 bes | \grace c8( bes4 a) a2 | <des, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16[ f])} | e8.[ c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | r4\p \afterGrace f,4_(_+ {ees16[ f])} aes4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {des16[)^( c]} des4) c | \grace des8^( c4 b) b2 | % VIOLON1 p 42 r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16)[_( e]} g4) bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | <des, f bes>4\f bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {des16)[ c]} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4 bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {c16[ des])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {e16)[ f]} | e4 \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} e4) g | c, \grace aes'8^( \afterGrace g4^+ {f16)[^( g]} aes4) g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 \grace c8^( \afterGrace b4^+ {aes16)[^( b]} d4) f | b, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} g4) f | % VIOLON1 p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 b | c8.[\f c16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <aes, c f>4-!\f f'2\p \grace aes8^( \afterGrace g4^+ {f16[ g])} | aes4 \tuplet 3/2 {des,8[( ees des)]} c4 bes | c \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16)[_( aes]} c4) ees | aes, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | \grace f8 ees4( d) d2 | r4 \afterGrace g,_(_+ {f16[ g])} bes4 des | g, \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | \grace ees8 des4( c) c2 | R1 | % VIOLON1 p 44 <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} | bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16)[_( aes])} | g2 r | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} g4 bes | ees, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16)[^( bes]} c4) bes | \grace c8 bes4( a) a2 | r4 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} f4 aes | d, \grace bes'8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | \grace bes8( aes4)( g) g2 | R1 | % VIOLON1 p 45 <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | \appoggiatura ees8 d2 r | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ | d! \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} d4 f | bes, \grace g'8^( \afterGrace f4^+ {ees16)[^( f]} ges4) f | \grace g8^( f4 e) e2 | r4 \grace bes8^( \afterGrace a4^+ {g16[ a])} c4 ees | a, \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16[ees])} f4 ees | % VIOLON1 p 46 \grace f8( ees4 d) d2 | <bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8 \afterGrace f4 {ees16[( f)]} | \appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8 \afterGrace bes4 {aes16[ bes]} | a8.[\f f16 a8. f16] c'8.[ a16] ees'4 | <bes, ges' ees'>4\f ees'2\p \grace ges8^( \afterGrace f4^+ {ees16[ f)]} | \appoggiatura aes8 ges4 \appoggiatura f8 ees4 \appoggiatura des8 c4 \grace c8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])} | a4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} a4 c | f, \grace des'8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} des4 c | \grace des8 c4( b) b2 | r4 \grace f8_( \afterGrace e4_+ {des16[ e])} g4 bes | e, \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[ bes])^(} c4) bes | \grace c8 bes4( a) a2 | <des, f bes>4\f_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | % VIOLON1 p 47 \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | e8.[\f c'16 e8. c16] g'8.[ c,16] bes'4 | <des,, f bes>4_! bes'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | \appoggiatura ees8 des4 \appoggiatura c8 bes4 \appoggiatura aes8 g4 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | e2 e8_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] des4. des8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c2 c4 | % VIOLON1 p 48 f4 a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes2 bes4 | ees g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes2 aes4 | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ g] | ges8[( bes)] bes[( des)] des[( bes) g( f] | e1)\fermata | r2 e8_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] e,_[( c' bes' c,)] | f,_[( c' aes' c,)] g_[( c e c)] | aes_[( c f c)] \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | % VIOLON1 p 49 <aes c>4 f'8[ aes] <g, bes>4 e'8[ g] | f,2 f | g8 g4 g8 \appoggiatura aes8 g4 f8[ g] | aes2 aes | bes8 bes4 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8[ bes] | c2 c | des2.( ees8[ des]) | c2.( des8[ c]) | bes2.( c8[ bes]) | aes2 aes | aes^\<\rinF aes\! | aes^\f aes^\p | % VIOLON1 p 50 aes2\rinF^\< aes | \appoggiatura aes8^\f g1\fermata | r2 e16[(^\p\cresc c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | f16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[(^\f c f c)] aes[( c f c)] \appoggiatura ees8 d4 c8[ bes] | <<{\voiceOne c4 }\new Voice{\voiceTwo aes4 }>>\oneVoice f'8[ aes] <<{\voiceOne bes,4 }\new Voice{\voiceTwo g4 }>>\oneVoice e'8[ g] | f,2 e16[( c' bes' c,)] e,[( c' bes' c,)] | f,16[( c' aes' c,)] \repeat tremolo 4 {<f, c' aes'>16_\markup\italic"Segue"} g16[( c e c)] \repeat tremolo 4 {<g c e>16} | aes16[( c f c]) \repeat tremolo 4 {<aes c f>16} e16[( c' bes' c,]) \repeat tremolo 4 {<e, c' bes'>16} | % VIOLON1 p 51 } violonB = { f1~\f | f4 \afterGrace aes4_+_( {g16[ aes]} bes4) aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \afterGrace g'4_( {f16[ g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2 f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[ g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | f,1~\p | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | % VIOLON2 p 42 c1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des, f bes>4\f f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>4 f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16)[ d]} | c1~ | c4 \grace f'8^( \afterGrace ees4^+ {des16)[^( ees]} f4) ees | ees2( d) | g,1~ | g4 \grace ees'8^( \afterGrace d4^+ {c16)[^( d]} ees4) d | % VIOLON2 p 43 des!2( c) | <aes c f>4\f-! c2\p c4~ | c aes( g) f_+ | e8.[ g16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <aes, c f>4-! c2\p c4~ | c aes2 g4_+ | aes1~ | aes4 \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16)[^( c]} des4) c | bes1 | ees,1~ | ees4 \grace c'8^( \afterGrace bes4^+ {aes16[)^( bes]} c4) bes4 | aes1 | <des, f>4\f des'2\p \grace des8^( \afterGrace c4^+ {bes16[ c])} | % VIOLON2 p 44 bes4 bes2 \grace bes8_( \afterGrace aes4^+ {g16[ aes])} | g4 g2 \grace g8_( \afterGrace f4_+ {ees16[ f])} | ees4 ees'2 bes4~ | bes ces2 g4~ | g aes2 ees4~ | ees1~ | ees4 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16)_([ g]} aes4) g | f1 | bes,~ | bes4 \grace g'8_( \afterGrace f4_+ {ees16)_([ f]} g4) f | ees1 | <aes, ees'>4\f^! aes'2\p \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | % VIOLON2 p 45 f4 f2 \grace f8_( \afterGrace ees4_+ {des16[ ees])} | d4 d2 \grace d8_( \afterGrace c4_+ {bes16[ c])} | bes4 bes'2 f4~ | f ges2 d4~ | d ees2 bes4~ | bes1~ | bes4 \grace ees'8^( \afterGrace des4^+ {c16)[^( des]} ees4) des | des2( c) | f,1~ | f4 \grace des'8^( \afterGrace c4 {bes16[ c])} des4 c | % VIOLON2 p 46 ces2( bes) | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f8.[\f c16 f8. c16] aes'8.[ f16] c'4 | <bes, ges' ees'>4\f bes'2\p bes4~ | bes bes2 \grace aes8_( \afterGrace g4_+ {f16[ g])} | f1~ | f4 \grace bes8_( \afterGrace aes4_+ {g16[ aes])} bes4 aes | aes2( g) | c,1~ | c4 \grace aes'8_( \afterGrace g4_+ {f16)[_( g]} aes4) g | ges2( f) | <des f bes>4_!\f f2\p f4~ | % VIOLON2 p 47 f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c8.[\f g'16 c8. g16] e'8.[ g,16] g'4 | <des, f bes>_! f2\p f4~ | f f2 \grace ees8_( \afterGrace d4_+ {c16[ d])} | c2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] bes4 bes~ | bes g2 g4~ | g g2 aes4~ | % VIOLON2 p 48 aes f2 f4~ | f f2 g4~ | g4 ees2 ees4~ | ees ees2 f4~ | f des2 des4~ | des f2 des4 | c1\fermata | r2 c8_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] c,_[( bes' g' bes,)] | c,_[( aes' f' aes,)] c,_[( g' c g)] | c,_[( aes' c aes)] \appoggiatura c bes4 aes8[ g] | % VIOLON2 p 49 <aes, f'>4 aes'8[ c] <g, e'>4 g'8[ bes] | f2 f~ | f e4 g~ | g2 f4 aes4~ | aes2 g4 bes~ | bes2 aes4 c~ | c2 bes~ | bes aes~ | aes g~ | g f | f^\rinF^\< f | f^\f f^\p | % VIOLON2 p 50 } hautboisA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS1 p 47 r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) r2 | R1 | R1 | % BOIS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | % BOIS1 p 49 f2) e-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 aes~ | aes1^\< | \after 2 ^\p aes1~^\f | % BOIS1 p 50 aes\rinF\< | \grace aes8\f g1\fermata | r2 bes( | aes) e( | f) bes( | aes) e( | f) f( | f) e-+ | f bes( | aes) e( | f) bes( | % BOIS1 p 51 aes) e( | f) f( | f) e-+ | f f( | f1) | e-+ | f2 c'( | c) bes( | aes) c( | c) bes( | aes) f | g4 f2 e4-+ | f2 f | g4 f2 e4-+ | f f f f | f1 | } hautboisB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % BOIS2 p 47 r2 g( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) r | R1 | R1 | % BOIS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g'( | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes) g( | % BOIS2 p 49 aes) g-+ | f r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 f'~ | f1 | \after 2 _\p f1~_\f | % BOIS2 p 50 f | \grace f8_\f e1_\fermata | r2 g(\p\cresc | f) bes,( | aes) g'( | f) bes,( | aes)\f g( | aes) g-+ | f g'( | f) bes,( | aes) g'( | % BOIS2 p 51 f) bes,( | aes) g( | aes) g-+ | f g( | aes1) | g_+ | f2 aes'( | g) e( | f) aes( | g) e( | f) c | bes2 aes4 g-+ | f2 c' | bes aes4 g-+ | f f f f | f1 | } corsA = { R1^"1" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS1 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS1 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1\fermata | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS1 p 49 c2 g | g r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~^\< | c1~ | \after 2 ^\p c1~^\f | % CORS1 p 50 c^\rinF | d\fermata | r2 g,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g | g g~ | g1~ | g~ | % CORS1 p 51 g~ | g2 c | c g | g c | c1 | g | g2 g | g g | g g | g g | g c | c2. g4 | g2 c | c2. g4 | g g g g | g1 | } corsB = { R1_"2" | \repeat unfold 79 {R1} | % CORS2 p 47 r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 r | R1 | R1 | % CORS2 p 48 \repeat unfold 6 {R1} | r1 | r2 g~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | % CORS2 p 49 c2 g' | c, r | \repeat unfold 7 {R1} | r2 c~ | c1~ | \after 2 \p c1~\f | % CORS2 p 50 c_\rinF | d'_\fermata | r2 g,,~ | g1~ | g~ | g~ | g2 c | c g' | c, g~ | g1~ | g~ | % CORS2 p 51 g~ | g2 c | c g' | c, c | c1 | g' | c,2 g' | g g, | c g' | g g, | c c | c2. g'4 | c,2 c | c2. g'4 | c, c c c | c1 | } alto = { c1~\f | c4 f2 c4 | d d2 d4 | g1~ | g4 c,2 4 | 4 2 4 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | des2. ees4 | des2 e4 g4 | g4 g4 g2 | c,1~\p | c4 f2 c4 | d4 2 4 | % ALTO p 42 g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f-! ees4 | des2 d4 g | g\f g g2 | des2.\p-! ees4 | des2 d4 g | g1~ | g4 c2 g4 | a4 a2 a4 | d1~ | d4 g,2 g4 | % ALTO p 43 g g2 g4 | \after 4 \p aes2.\f-! bes4 | aes4 c2 g4 | g\f g g2 | \after 4 \p aes2.-! bes4 | aes2 ees4 ees | ees1~ | ees4 aes2 ees4 | f4 f2 f4 | bes1~ | bes4 ees,2 ees4 | ees ees2 ees4 | f4\f aes2\p aes4 | % ALTO p 44 aes4 f2 ees4 | ees2. bes4 | bes g'2 g4~ | g aes2 ees4 | ees2. bes4 | bes1~ | bes4 ees2 bes4 | c4 c2 c4 | f1~ | f4 bes,2 bes4 | bes bes2 bes4 | c4\f-! ees2\p ees4 | % ALTO p 45 ees c2 bes4 | bes2. f4 | f d'2 d4~ | d! ees2 bes4 | bes2. f'4 | f1~ | f4 bes2 f4 | g g2 g4 | c1~ | c4 f,2 f4 | % ALTO p 46 f4 f2 f4 | \after 2 \p ges2.\f aes4 | ges2 g4 c | c\f c c2 | \after 4 \p ges2. aes4 | ges2 ges4 c,4 | c1~ | c4 f2 c4 | d4 d2 d4 | g1~ | g4 c,2 c4 | c c2 c4 | \after 4 \p des2.\f ees4 | % ALTO p 47 des2 d4 g | g\f g g2 | \after 4 \p des2. ees4 | des2 d4 g4 | g2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') bes2 | r4 e,2 g4 | aes1 | % ALTO p 48 r4 d,2 f4 | g1 | r4 c,2 ees4 | g1 | r4 bes,2 f'4 | f des g g | g1\fermata | r2 g4( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') g( c) | aes( c) bes( c) | f,( c') f, f | % ALTO p 49 c c bes bes | aes2 c | c2. c4 | \dotsUp c2. f4 | \dotsNeutral des2. g4 | ees2. aes4 | f2 ees4 g | ees2 des4 f | des2 c4 e | c2 des4 c | b2_\rinF^\< c\! | \after 2 \p des1\f | % ALTO p 50 b2_\rinF_\< c\! | bes1\f\fermata | r2 g'8[(\p\cresc c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] | bes[( c) bes( c)] | f,[(\f c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 aes'8[( c) g( c)] | aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] g[( c) g( c)] | % ALTO p 51 aes[( c) aes( c)] bes[( c) bes( c)] | f,[( c') f,( c')] f,[ f f f] | c[ c c c] \repeat tremolo 4 {bes8} | aes[ f' f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 {c8} \repeat tremolo 4 {c8} | \repeat tremolo 4 {bes8} \repeat tremolo 4 {bes8} | aes2 f'4 aes | e g c,2 | f f4 aes | e g c,2 | f c4 f4~ | f2 c4 bes | aes2 c4 f4~ | f2 c4 bes | aes aes aes aes | aes1 | } jeannette = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Jeannette" " (elle le regarde Malicieusement.)"} \repeat unfold 23 {R1} | % JEANNETTE p 42 r4 c e g | c, g' aes g | \grace aes8^( g4 fis) fis2 | r4 b, d f | b, f' g f | % JEANNETTE p 43 \grace g8^( f4 e) e2 | r4 f f g | aes des, c b | c2 r | r4 f f g | aes des, c bes | c2 r | r4 c des c | bes bes d f | bes,2 bes4 r | r bes c bes | aes aes c ees | aes,2 aes4 r | % JEANNETTE p 44 r4 des des c | bes bes bes aes | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 g aes g | f f a c | f,2 f4 r | r f g f | ees ees g bes | ees,2 ees4 r | % JEANNETTE p 45 r4 aes aes g | f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r4 r2 | \repeat unfold 10 {R1} % JEANNETTE p 46 r4 f a c | a % ??? c des c | \grace des8^( c4 b) b2 | r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8_( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | % JEANNETTE p 47 des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 bes''2 | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c des4. 8 | g4 b, \appoggiatura des8 c4 b8[ c] | c4 c c c | % JEANNETTE p 48 f a, \appoggiatura c8 bes4 a8[ bes] | bes4 bes bes4. bes8 | ees4 g, \appoggiatura bes8 aes4 g8[ aes] | aes4 aes aes aes | des f, \appoggiatura aes8 ges4 f8[ ges] | ges[ bes] bes[ des] des[ bes] ges[ f] | \appoggiatura f8 e1\fermata | r2 bes'' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | % JEANNETTE p 49 aes2 g^+ | f f | g4 g8 g \appoggiatura aes8 g4 f8 g | aes2 aes | bes4 bes8 bes8 \appoggiatura c8 bes4 aes8 bes | c2 c | des2. ees8[ des] | c2. des8[ c] | bes2. c8[ bes] | aes2 2 | 2 2 | 2 2 | % JEANNETTE p 50 2 2 | \grace aes8 g1 | r2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f2 bes' | aes4 g8 f e4 des8 c | f2 bes | % JEANNETTE p 51 aes4 g8 f e4 des8 c | f4 c \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes2 g^+ | f4 c' \appoggiatura ees8 des4 c8[ bes] | aes1 | g^+ | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} \bar ".." } motsjeannette = { \new Lyrics \lyricmode { _1*23 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y % JEANNETTE MOTS p 43 pren2 -- dre. _4 bon, bon, quel plai -- sir il au -- ra.2 _ _4 Quand il sçau -- ra Que ce n’est pas.2 _ _4 Que vou -- lés vous que je vous di2 -- se.4 _ _ Oui c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 44 _4 La fil -- le de Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ _ Oui, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se,4 _ % JEANNETTE MOTS p 45 _4 A -- vec Ber -- trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main. _2. _1*10 % JEANNETTE MOTS p 46 _4 "Ah !" com -- me je sçais bien m’y pren2 -- "dre :" _4 Son cha -- grin ne peut se com -- pren2 -- "dre :" _4 Mais, mais quel % JEANNETTE MOTS p 47 plai4 -- sir il au -- ra,2 _ _4 Quand il sçau -- ra que ce n’est pas.2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas,4 à voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent "ah !" que son % JEANNETTE MOTS p 48 plai4 -- sir se -- ra grand. À voir4. le8 cha4 -- grin qu’il res -- sent, "ah !" que son plai -- sir se -- ra grand, qu’il se -- ra grand.1 _2 Bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir % JEANNETTE MOTS p 49 il2 au -- ra. mais, mais,4 com8 -- "me il" sem4 -- ble8 fa -- ché.2 Ce2 que4 j’ai8 dit, l’a4 trop8 tou -- ché.2 Je "vais :"2. non,4 non,2. je4 crains2. je4 crains2 qu’il n’en pren -- ne trop % JEANNETTE MOTS p 50 de cha -- grin.1 _2 Mais, mais,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- ra,2 quand il4 sçau8 -- ra que4 ce8 n’est pas.4 Quel plai -- sir il2 au -- "ra :" bon, bon,4 quel8 plai -- sir4 il8 au -- "ra :"2 quand % JEANNETTE MOTS p 51 il4 sçau8 -- ra8 que4 ce8 n’est "pas :"4 quel plai -- sir il2 au -- ra,4 quel plai -- sir il1 au -- ra.2 }} alexis = { \tweak self-alignment-X #LEFT \textMark\markup\italic{\large"Alexis" " (il laisse tomber sa tête sur son estomach.)"} \repeat unfold 12 {R1} | r4 f aes c | f, c' des c | \grace des8^( c4 b) b2 | % ALEXIS p 42 r4 e, g bes | e, bes' c bes | \grace c8^( bes4 a) a2 | r4 bes bes c | des bes g f | e2 r | r4 bes' bes c | des bes g f | e2 r | R1 | R1 | R1 | R1 | % ALEXIS p 43 \repeat unfold 5 {R1} | R1_\markup\italic"(à Jeannette)" | r4 aes c ees | aes, ees' f ees | \grace f8^( ees4 d) d2 | r4 g, bes des | g, des' ees des | \grace ees8^( des4 c) c2 | r4 des des c | % alexis p 44 bes4 4 4 4 | g2 r | r4 ees' ees bes | bes ces ces g | g r r2 | r4 ees g bes | ees, bes' c bes | \appoggiatura c8 bes4( a) a2 | r4 d, f aes | d, aes' bes aes | \appoggiatura bes8 aes4( g) % corr ajout() d'après les paroles Lou -- iiiiiii -- se comme ailleurs g2 | r4 aes aes g | % ALEXIS p 45 f f f ees | d2 r | r4 bes' bes f | f ges ges d | d r r2 | r4 bes' d f | bes, f' ges f | \grace ges8^( f4 e) e2 | r4 a, c ees | a, ees' f ees | % ALEXIS p 46 \appoggiatura f8 ees4( d) d2 | r4 ees ees f | ges ees c bes | a2 r | r4 ees' ees f | ges ees c bes | a2 r | \repeat unfold 6 {R1} | % ALEXIS p 47 R1 | R1 | R1 | R1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes f' | e1 | r4 ees! ees ees | % ALEXIS p 48 d1 | r2 des | c1 | r4 ces ces ces | bes2 bes | bes bes | c1_\fermata | r2 e, | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | % ALEXIS p 49 c2 c, | f f | f4 f e g | g g f aes | aes aes g bes | bes bes aes c | c2 bes | bes aes | aes g | g f | f f | f f | % ALEXIS p 50 f f | \grace f8 g1 | r2 e | f g | aes e | f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f e | f g | aes e | % ALEXIS p 51 f g | aes4 aes bes bes | c2 c, | f4 aes bes bes | c1 | c, | f2 r | \repeat unfold 9 {R1} } motsalexis = { \new Lyrics \lyricmode { _1*12 _4 Se -- roit -- il vray, puis -- je l’en -- ten2 -- "dre ?" % ALEXIS MOTS p 42 _4 Non, ce -- la ne peut se com -- pren2 -- "dre ?" _4 non, non, ce -- la ne se peut "pas ;"2 _ _4 elle au -- roit vou -- lu mon tré -- "pas ;"2 _ _1*4 % ALEXIS MOTS p 43 _1*6 _4 Ma bel -- "le en" -- fant, que je vous di2 -- se, _4 C’est là la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 La fil -- le % ALEXIS MOTS p 44 de4 Lou -- is Bas -- "set ;"2 _ _4 C’est el -- le mê -- me qui pas -- "soit ;" _ _2 _4 Ré -- pon -- dez bien a -- vec fran -- chi2 -- "se ;" _4 Quoy, c’est la no -- ce de Lou -- i2 -- se, _4 A -- vec Ber -- % ALEXIS MOTS p 45 trand son grand cou -- "sin ;"2 _ _4 C’est au -- jour -- d’hui le len -- de -- main, _ _2 _4 Il est donc "vrai ?" j’ai pu l’en -- ten2 -- "dre :" _4 "Dieux !" ce -- la peut- -- il se com -- % ALEXIS MOTS p 46 pren2 -- "dre ?" _4 el -- "le a" donc vou -- lu mon tré -- "pas ?"2 _ _4 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.2 _ _1*6 % ALEXIS MOTS p 47 _1*4 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va. ah, "Ciel ?"1 _4 je sens un % ALEXIS MOTS p 48 froid,1 _2 ah, "ciel ?"1 _4 Je sens un froid,2 mon cœur s’en va.1 _2 Je sens un froid, mon cœur s’en va.4 mon cœur mon % ALEXIS MOTS p 49 cœur2 s’en va. El -- "le a"4 donc vou -- lu mon tré -- pas. Ah "ciel !" je ne me sou -- tiens pas. Je sens2 un froid, mon cœur s’en va. De -- vois -- je m’at -- ten -- % ALEXIS MOTS p 50 "dre à" ce -- la1 _2 Ah, "ciel !" je ne me sou -- tiens pas.4 Je ne me sou2 -- tiens pas. Je sens un froid, mon % ALEXIS MOTS p 51 cœur s’en va,4 mon "cœur :" mon4 cœur2 s’en va,4 mon cœur, mon cœur1 s’en va.2 }} bcont = { f1\f | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | des2. a4 | bes2 b | c4 c c2 | f1\p f,2. f'4~ | f f g f | % BCONT p 42 e1 | c2. e4( | ees) ees f ees | \after 4 \p des2.-!\f a4 | bes2 b | c4\f c c2 | des2.\p-! a4 | bes2 b | c1 | c2. c'4~ | c c d c | b1 | g2. b4( | % BCONT p 43 bes!) bes c bes | \after 4 \p aes2.-!\f e4 | f f ees des | c\f c c2 | \after 4 \p aes'2. e4 | f f ees des | c1 | aes2. aes'4~ | aes aes bes aes | g1 | ees2. g4( | ges) ges aes ges | \after 4 \p f2.\f ees4 | % BCONT p 44 des2 r | ees2. d4 | ees1~ | ees~ | ees~ | ees | ees,2. ees'4~ | ees ees f ees | d1 | bes2. d4( | des!) des ees des | \after 2 \p c2.\f bes4 | % BCONT p 45 aes2 r | bes2. a4 | bes1~ | bes~ | bes~ | bes | bes2. bes'4~ | bes bes c bes | a1 | f2. a4( | % BCONT p 46 aes!) aes bes aes | \after 2 \p ges2.\f d4 | ees2 e | f4\f f f2 | \after 4 \p ges2. d4 | ees2 e | f1 | f,2. f'4~ | f f g f | e1 | c2. e4( | ees!) ees f ees | \after 4 \p des2.\f-! a4 | % BCONT p 47 bes2 b | c4\f c c2 | \after 4 \p des2. a4 | bes2 b | c2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) f( f) | e( g) c( e,) | ees!( ees) ees( ees) | % BCONT p 48 d( f) bes( d,) | des!( des) des( des) | c( ees) aes( c,) | ces( ces) ces( ces) | bes( des) ges( bes,) | bes( bes) bes( bes) | c1\fermata | r2 e4( c) | f( c) g'( c,) | aes'( c,) e( c) | f( c) g'( c,) | aes' aes, bes bes | % BCONT p 49 c c c, c | f2 f' | c1 | f,2 f' | g1 | aes2 aes | bes4 aes g f | aes g f des | g f e c | f ees des c | b2_\rinF_\< c\! | \after 2 \p des1\f | % BCONT p 50 b2_\rinF_\< c\! | des1\f\fermata | r2 e8[(\p\cresc c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'_[\f aes aes,^[ aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f2 e'8[( c) e( c)] | f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'[( c,) aes'( c,)] e[( c) e( c)] | % BCONT p 51 f[( c) f( c)] g'[( c,) g'( c,)] | aes'_[ aes aes,^[ aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c,[ c c c] | f[ f aes aes] bes[ bes bes bes] | c[ c c c] c[ c c c] | c,[ c c c] c[ c c c] | f2 f' | e c | f f | e c | f aes, | bes c | f aes, | bes c | f4 f, f f | f1 | } \score { % Score affichage seulement \layout { indent = 2.5\cm \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \remove "Text_mark_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \consists "Melody_engraver" \consists "Text_mark_engraver" \omit TupletBracket \tupletUp \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff \with{ instrumentName = \markup\italic\large {1. 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Soustraction des nombres entiers.''' — ''Reste, excès'' ou ''différence.'' La différence de deux nombres ne change pas lorsqu’on les augmente d’une même quantité. Opération de la soustraction par l’addition. — Preuve de l’opération. '''8. Introduction des nombres entiers négatifs.''' — Convention de {{sc|Descartes}}. — Signes des segments. Quelles que soient les positions respectives <math>A, B, C</math> de trois points en ligne droite, on a l’identité {{c|<math>AB + BC + CA = 0.</math>}} Coordonnées des points d’intersection de deux systèmes de droites parallèles. — Coordonnées des cases d’un échiquier fini ou indéfini. — La notation ''expressive'' des cases de l’échiquier due à {{sc|Vandermonde}}, et dérivée du système des coordonnées de {{sc|Descartes}}, s’applique à un très grand nombre de jeux de calcul et de combinaisons, comme les ''échecs'', les ''dames'', le ''solitaire'', etc. Cette méthode, la plus simple, la plus commode, la plus générale, aurait dû être acceptée depuis longtemps. Deux cases de l’échiquier <math>(x, y)</math> et <math>(x',y')</math> sont sur une même parallèle à la diagonale descendante &cudarrr;, si l’on a <math>x-x'=y-y'</math>. Elles sont sur une même parallèle à la diagonale ascendante, si l’on a <math>x-\epsilon x'=y-\epsilon y'</math>, en désignant par <math>\epsilon</math> un des nombres <math>+1</math> ou <math>-1</math>. Deux cases du damier sont de même couleur ou de couleurs différentes, si les sommes <math>x\pm y</math> et <math>x'\pm y'</math> sont ou ne sont pas de même parité. '''9. Somme algébrique.''' — La somme algébrique de nombres entiers, positifs ou négatifs, est indépendante de l’ordre des termes. Pour ajouter plusieurs sommes algébriques, il suffit de les placer les unes à la suite des autres, avec les signes respectifs de chacun de leurs termes.<noinclude> <references/></noinclude> j9gah6rcup5ys5wgqd94ik2yrpogxv1 15909142 15909122 2026-07-08T07:17:16Z Charlie Main 163941 Copier code pour 'chapitre' (voir chapitre I) 15909142 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki /> {{T3|{{Taille|Chapitre II|120}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|SOUSTRACTION DES NOMBRES ENTIERS.|65}}}} {{Interligne|0.5em}} {{Séparateur|3}} '''7. Soustraction des nombres entiers.''' — ''Reste, excès'' ou ''différence.'' La différence de deux nombres ne change pas lorsqu’on les augmente d’une même quantité. Opération de la soustraction par l’addition. — Preuve de l’opération. '''8. Introduction des nombres entiers négatifs.''' — Convention de {{sc|Descartes}}. — Signes des segments. Quelles que soient les positions respectives <math>A, B, C</math> de trois points en ligne droite, on a l’identité {{c|<math>AB + BC + CA = 0.</math>}} Coordonnées des points d’intersection de deux systèmes de droites parallèles. — Coordonnées des cases d’un échiquier fini ou indéfini. — La notation ''expressive'' des cases de l’échiquier due à {{sc|Vandermonde}}, et dérivée du système des coordonnées de {{sc|Descartes}}, s’applique à un très grand nombre de jeux de calcul et de combinaisons, comme les ''échecs'', les ''dames'', le ''solitaire'', etc. Cette méthode, la plus simple, la plus commode, la plus générale, aurait dû être acceptée depuis longtemps. Deux cases de l’échiquier <math>(x, y)</math> et <math>(x',y')</math> sont sur une même parallèle à la diagonale descendante &cudarrr;, si l’on a <math>x-x'=y-y'</math>. Elles sont sur une même parallèle à la diagonale ascendante, si l’on a <math>x-\epsilon x'=y-\epsilon y'</math>, en désignant par <math>\epsilon</math> un des nombres <math>+1</math> ou <math>-1</math>. Deux cases du damier sont de même couleur ou de couleurs différentes, si les sommes <math>x\pm y</math> et <math>x'\pm y'</math> sont ou ne sont pas de même parité. '''9. Somme algébrique.''' — La somme algébrique de nombres entiers, positifs ou négatifs, est indépendante de l’ordre des termes. Pour ajouter plusieurs sommes algébriques, il suffit de les placer les unes à la suite des autres, avec les signes respectifs de chacun de leurs termes.<noinclude> <references/></noinclude> cgp3bi9kyljze9ymv6739vw5d1dwhcc Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/283 104 4933568 15909355 15900715 2026-07-08T11:42:42Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15909355 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>joli pastiche d’hôtel de ville à pignons en briques rouges, et, l’instant d’après, nous pénétrions dans Gand par l’un des porches du nouveau béguinage, toute une petite ville close de murs, avec des rangées parallèles de maisons basses, silencieuses comme des tombeaux. {{T3||IV}} {{c|Gand. ― Le passé, le présent, le permanent. ― Gand paradis des fleurs. ― Triomphe de l’horticulture. ― Un décor de féerie.}} Gand {{corr|à|a}} trois choses qui le rendent extraordinaire : ses béguinages, ses fabriques et ses serres, c’est-à-dire trois mondes et aussi trois peuples distincts. Dans les béguinages, une vie recueillie, sous l’aile palpitante des longues coiffes blanches, semble perpétuer le passé, à travers un déroulement de petits oratoires, de cellules claustrales, de longs couloirs vides, avec des christs saignants à tous les murs. La fabrique, à coté, énorme comme un donjon, le vrai donjon de ce temps, multiplie ses activités hurlantes, dans le tonnerre de ses machines ; pour se carrer dans son ampleur, elle a fait table rase du passé, éventrant les vieux quartiers historiques ou simplement, quand elle pouvait s’en accommoder, s’installant dans les ruines féodales, comme on le vit autrefois pour le château des comtes. Vous verrez tout à l’heure ce qu’elle a fait de la vieille ville, bousculant tout, asservissant à ses besoins d’envahissement les palais et les églises, plantant au cœur de la cité ses hautes cheminées par dérision des pignons glorieux. Ceci est le présent, la vie tumultueuse et pressée, un grand fleuve humain coulant par les rues, des millions journellement enfournés au creuset de la fabrication. À de certaines heures du jour, quand l’usine, comme un vomitoire, écoule ses houles d’ouvriers, Gand a l’air d’une ville insurgée, courant aux barricades du pas redoublé de l’émeute. Quittez cependant les centres populeux : aux enfers du travail, aux ronflements des métiers, aux sifflements de la vapeur, à l’étourdissante rumeur du fer et du feu succède la tranquillité d’une banlieue idyllique. Ce n’est pas que, sous cette placidité extérieure, les activités aient cessé, mais elles s’appliquent à des élaborations mystérieuses, dans les sourdines d’un travail sans hâte, dont la nature fournit les éléments. De quelque côté que se portent les yeux, de grandes serres parallèlement alignées parmi les rectangles symétriques des terrains livrés à la culture floréale, signalent les installations horticoles. Elles ont fini par former à la ville une ceinture épaisse, s’étendant sur des milliers d’hectares. Là, chauffée d’agents puissants, la terre fermente en une production sans trêve, gestant une flore merveilleuse dans l’espèce de coup de sang d’une sève tourmentée par le feu et l’eau. Des forêts de végétations, des montagnes de floraisons, une poussée ininterrompue de troncs solides comme le bronze et de tiges ténues comme le fil d’archal, y surgissent du sol bouillant et gras. Gand est l’une des grandes villes horticoles du continent. Chaque année, ses établissements exportent par cargaisons les tulipes et les jacinthes, autrefois la gloire des jardiniers de Hollande. Cette immense industrie de l’oignon en fleur, ils l’ont accaparée et développée au point d’en posséder aujourd’hui le monopole incontesté. En mai, toute la contrée disparaît sous une mer diaprée, et, jusqu’à une lieue de là, le veut pousse au large des vagues d’arômes. Demeurons un instant dans ce monde enchanté des fleurs : aussi bien, comme je l’ai dit, nous touchons là non seulement à l’une des gloires, mais aussi à l’une des principales<noinclude> <references/></noinclude> nrz1gq4ecdep2wwksxxuj08qufvuxrz 15909356 15909355 2026-07-08T11:43:15Z Franky007 50939 15909356 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>joli pastiche d’hôtel de ville à pignons en briques rouges, et, l’instant d’après, nous pénétrions dans Gand par l’un des porches du nouveau béguinage, toute une petite ville close de murs, avec des rangées parallèles de maisons basses, silencieuses comme des tombeaux. {{T3||IV}} {{c|Gand. ― Le passé, le présent, le permanent. ― Gand paradis des fleurs. ― Triomphe de l’horticulture. ― Un décor de féerie.}} Gand {{corr|à|a}} trois choses qui le rendent extraordinaire : ses béguinages, ses fabriques et ses serres, c’est-à-dire trois mondes et aussi trois peuples distincts. 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Certaines d’entre elles sont exécutées avec plus de fini que dans le premier volume. Elles accusent deux ou trois mains ; mais il est à remarquer que celles du second livre, du troisième et du sixième, proviennent d’un artiste fort inférieur. |0|2}} {{a| « Les armes et l’écusson du roi Édouard sont répétés plusieurs fois dans le cours du volume. » (Collection de documents inédits sur l’histoire de France. Rapports au ministre, p. 156-160.) |0|2}} {{a| 6. Ce manuscrit contient une Histoire de Charles dernier duc de Bourgogne*. |0|2}} {{a| Cette histoire, totalement inédite, offre, malgré son ensemble, deux parties fort distinctes qui nous semblent appartenir à deux rédacteurs différents. La première s’étend depuis l’avénement du prince au trône ducal (1467) jusqu’en 1471. La seconde continue le récit des événements de 1472 à 1477. Le tout est précédé d’un long prologue dont le style allégorique et ampoulé trahit à chaque phrase la plume de George Chastellain, que nous hésitons d’autant moins à y reconnaître, que cet historien a placé en tête de son histoire de Charles le Téméraire un abrégé de ce prologue**. Des deux parties dont nous venons de parler, la première, à quelques légères différences près, dont, à l’occasion, nous avons fait notre profit, est semblable au récit de Wavrin pour les années correspondantes (1467-1471). La seconde, un peu moins étendue, nous a semblé digne d’être publiée, attendu que son auteur, quel qu’il soit, entre pour certains faits dans des détails si précis qu’on ne peut, à notre avis, douter qu’il en ait été le témoin oculaire. On le trouvera, sous forme d’Appendice, à la suite des Pièces justificatives, dans notre troisième volume*** Placée ailleurs que dans le voisinage de Wavrin, l’histoire de Charles, dernier duc de Bourgogne, aurait pu être publiée en son entier ; mais la similitude dont nous parlons plus haut ne nous permettait pas de réimprimer, sans aucune utilité, quarante-deux cha- |0|2}} <br> {{a| * C’est le titre que lui donne l’abbé Legrand, qui en a extrait quelques parties. Le manuscrit n’en porte aucun. |0|2}} {{a| ** Chronique des ducs de Bourgogne, par George Chastellain, Panthéon littéraire, p. 397. Notons en passant que la Bibliothèque impériale possède un manuscrit isolé de ce prologue, sous le n° 7419, fonds français. |0|2}} {{a| *** Nous n’avons vu aucun inconvénient à adopter le titre que l’abbé Legrand avait donné à cette chronique. |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 8g7t48hhvp4qv1az1ztgbyyxavre7s1 Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/18 104 4935407 15908672 15905308 2026-07-07T15:16:39Z AnteScribe 163021 15908672 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XI}}|NOTES DE LA PRÉFACE.| XI|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| pitres qui déjà se trouvaient dans Wavrin. Pour conserver autant que possible à cette chronique son intégralité nous donnous, après le prologue, la série des rubriques des chapitres faisant suivre chacun d’eux d’une note de référence au chapitre corrélatif des Chroniques d’Angleterre, en ayant soin de recueillir tout ce qui peut manquer au texte de Wavrin. Le reste, texte et rubriques, forme la partie inédite. |0|0}} {{a| 7. « Guerres et advenues qui ont esté depuis l’an mil IIII<sup>e</sup> XLIIII jusques en l’an mil IIII<sup>e</sup> soixante-onze es royaulme de France, d’Angleterre et en tous les pays de Bourgoigne*. » |0|2}} {{a| La première partie de ce manuscrit commence à l’année 1454 et continue jusqu’à la mort de Charles VII ; elle est entièrement copiée d’après le troisième volume des chroniques dites de Monstrelet. Cependant, elle a en plus sept chapitres inédits relatifs aux événements arrivés en Angleterre et qu’on retrouve dans Wavrin. Le compilateur de cette chronique dit en terminant cette première partie : « Jusques ycy se treuve grant partie de ce que par ci-devant est escript ou livre du roy Charles, VIIe de ce nom, spéciallement de tout ce qui advint tant à sa concqueste de Normandie et de Guienne comme partout le royaume de France, depuis l’an mil IIII<sup>e</sup> XLIIII jusques en l’an mil IIII<sup>e</sup> LXI que cellui noble roy Charles trespassa de ce monde. Mais des choses qui furent faittes durant ce temps par le roy d’Angleterre et le duc de Bourgogne dehors le royaulme de France ycelui livre, qui se nomme les chroniques du roy Charles, n’en fait aucune mention, ou se trouve aulcunement en parolles et si brief que à grant paine se peut entendre ; mais cestui présent livre déclaire tout au long les choses et par qui ont esté faittes en Angleterre, en Flandres, en Brabant et aultres lieux, et se nomme les pays, les lieux et les personnes où et par qui elles ont esté faittes. » |0|2}} {{a| La narration des événements passés depuis 1461 jusqu’en 1467 est entièrement prise de du Clercq et copiée d’après un manuscrit plus complet que ceux qui ont servi de leçon pour l’impression de ses Mémoires. On pourrait même consulter le manuscrit que nous citons pour remplir les lacunes qui se trouvent dans l’édition Buchon. A partir de l’année 1467 jusqu’en 1471, tout est inédit et reproduit dans les chroniques d’Angleterre. Ce manuscrit contient une copie exacte de la première partie de celui qui fait l’objet de la note précédente. |0|2}} {{a| 8. Quelquefois elles ont été introduites dans le texte, où elles sont placées entre crochets. |0|2}} {{brn|1}} {{a| * Au sujet de ce manuscrit, voir MM. Van-Praet (Recherches sur Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, p. 249), et P. Paris (Manuscrits françois, de la Bibliothèque du roi, t. I, p. 99.) |0|2}} {{brn|2}} {{séparateur|10}}<noinclude> <references/></noinclude> qr7j1sddbft52opnas0s37rrhnig8bp Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/21 104 4935446 15908674 15905628 2026-07-07T15:17:26Z AnteScribe 163021 15908674 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XIV| NOTICE.|{{caché|XIV}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| Jean, bâtard de Wavrin, seigneur du Forestel, conseiller et chambellan de Philippe le Bon. La vaste entreprise qu’il mit à fin de composer une histoire de la Grande-Bretagne depuis sa fondation jusqu’à l’année 1472, le récit qu’il fait des événements arrivés de son temps, et auxquels il prit souvent une part active, les renseignements qu’il eut soin de recueillir auprès de personnages dignes de foi, lui donnent le droit de prendre rang à la suite des chroniqueurs ses contemporains. Historien véridique, il a, malgré des plagiats nombreux et forcés, doté l’histoire de la connaissance de faits curieux qui sans lui seraient restés ignorés. |0|0}} {{a| Entre toutes les familles nobles du comté d’Artois se distingue celle de Wavrin, tant par son ancienneté<sup>1</sup> que par le dévouement de plusieurs de ses membres à la cause de la patrie. Jamais la France en péril ne réclama vainement leur assistance, et l’histoire a pris soin d’enregistrer leurs noms dans ses fastes, aux pages sanglantes des batailles les plus mémorables. Arrosées de leur sang, les plaines d’Arques<sup>2</sup>, de Bouvines<sup>3</sup>, de Poitiers<sup>4</sup>, de Rosebeck<sup>5</sup>, de Liége<sup>6</sup>, d’Azincourt<sup>7</sup> et de Montlhéry<sup>8</sup>, témoignent honorablement de leur zèle patriotique et de leur valeur guerrière. Le descendant de cette illustre maison, l’auteur de ces chroniques, ne dégénéra point de ses nobles ancêtres dans la carrière des armes ; mais il est très-probable, néanmoins, qu’il serait resté inconnu pour l’histoire s’il n’avait joint aux qualités du soldat les talents du chroniqueur. C’est à l’historien seul, en effet, que |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> sjplbdqknvqjazqj16mroe4nw6n4e56 Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/114 104 4935496 15908780 15907304 2026-07-07T18:01:53Z Newnewlaw 42296 15908780 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|113}}</noinclude><nowiki /> Cette concordance suffirait, pour confirmer l’idée qu’en tenant compte de certaines données bien choisies il est possible d’obtenir pour les mêmes tailles d’enfants des solutions à peu près identiques. <includeonly> {| border="0" cellpadding="10" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-2 crop).jpg|250px]] |- |valign="top"|Fig. 1. — Table à 2 places du Ministère de l’instruction publique de Belgique. |valign="top"|Fig. 2. — Table à deux places du Luxembourg. |} {| border="0" cellpadding="10" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-2 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 3. — Table à deux places de la ville de Paris. |valign="top"|Fig. 4. — Table Lecœur, à 2 places, de l’École alsacienne. |} {| border="0" cellpadding="10" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). |}</includeonly> <noinclude>{{Img float | file = Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg | width = 250px | align = right | cap = Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). }}</noinclude> Il est certain, en effet, qu’étant donnée la structure générale des enfants, les lois de l’anatomie et de la physiologie, appliquées à la station assise sur une table-banc destinée à la lecture et à l’écriture, peuvent fournir des règles fixes et sûres pour la construction du mobilier scolaire. J’ajoute que l’observation de ces règles est indispensable au bien-être et à la santé de l’écolier, et que l’arbitraire mis à leur place, comme cela arrive si fréquemment, peut produire les effets les plus fâcheux. Il ne m’appartient pas d’expliquer en détail toutes les causes anatomiques et physiologiques de ces effets déplorables. Je me contenterai de signaler les accidents qui peuvent se produire et qu’il faut éviter, et de montrer qu’ils sont<noinclude> <references/></noinclude> c0cbz1herifdw2jxheogjn27z4e05he 15908782 15908780 2026-07-07T18:03:37Z Newnewlaw 42296 15908782 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|113}}</noinclude><nowiki /> Cette concordance suffirait, pour confirmer l’idée qu’en tenant compte de certaines données bien choisies il est possible d’obtenir pour les mêmes tailles d’enfants des solutions à peu près identiques. {| border="0" cellpadding="10" align="center" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-2 crop).jpg|250px]] |- |valign="top"|Fig. 1. — Table à 2 places du Ministère de l’instruction publique de Belgique. |valign="top"|Fig. 2. — Table à deux places du Luxembourg. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-2 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 3. — Table à deux places de la ville de Paris. |valign="top"|Fig. 4. — Table Lecœur, à 2 places, de l’École alsacienne. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). |} <noinclude>{{Img float | file = Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg | width = 250px | align = right | cap = Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). }}</noinclude> Il est certain, en effet, qu’étant donnée la structure générale des enfants, les lois de l’anatomie et de la physiologie, appliquées à la station assise sur une table-banc destinée à la lecture et à l’écriture, peuvent fournir des règles fixes et sûres pour la construction du mobilier scolaire. J’ajoute que l’observation de ces règles est indispensable au bien-être et à la santé de l’écolier, et que l’arbitraire mis à leur place, comme cela arrive si fréquemment, peut produire les effets les plus fâcheux. Il ne m’appartient pas d’expliquer en détail toutes les causes anatomiques et physiologiques de ces effets déplorables. Je me contenterai de signaler les accidents qui peuvent se produire et qu’il faut éviter, et de montrer qu’ils sont<noinclude> <references/></noinclude> j9dgoepl8xkcv9m7xpk29unajr6hfbz 15908783 15908782 2026-07-07T18:04:14Z Newnewlaw 42296 15908783 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|113}}</noinclude><nowiki /> Cette concordance suffirait, pour confirmer l’idée qu’en tenant compte de certaines données bien choisies il est possible d’obtenir pour les mêmes tailles d’enfants des solutions à peu près identiques. <includeonly>{| border="0" cellpadding="10" align="center" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-2 crop).jpg|250px]] |- |valign="top"|Fig. 1. — Table à 2 places du Ministère de l’instruction publique de Belgique. |valign="top"|Fig. 2. — Table à deux places du Luxembourg. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-2 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 3. — Table à deux places de la ville de Paris. |valign="top"|Fig. 4. — Table Lecœur, à 2 places, de l’École alsacienne. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg|200px]] |- |valign="top"|Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). |}</includeonly> <noinclude>{{Img float | file = Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg | width = 250px | align = right | cap = Fig. 5. — Table Cardot, à 2 places (pied en fer). }}</noinclude> Il est certain, en effet, qu’étant donnée la structure générale des enfants, les lois de l’anatomie et de la physiologie, appliquées à la station assise sur une table-banc destinée à la lecture et à l’écriture, peuvent fournir des règles fixes et sûres pour la construction du mobilier scolaire. J’ajoute que l’observation de ces règles est indispensable au bien-être et à la santé de l’écolier, et que l’arbitraire mis à leur place, comme cela arrive si fréquemment, peut produire les effets les plus fâcheux. Il ne m’appartient pas d’expliquer en détail toutes les causes anatomiques et physiologiques de ces effets déplorables. Je me contenterai de signaler les accidents qui peuvent se produire et qu’il faut éviter, et de montrer qu’ils sont<noinclude> <references/></noinclude> mk308uxosvgl6mgkfmxgvyw0jow79q7 Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/118 104 4935516 15908789 15907317 2026-07-07T18:09:30Z Newnewlaw 42296 15908789 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|117}}</noinclude>appuiera le coude gauche, la main du même côté étant accrochée par les doigts à l’arête de la table sur le bord du cahier (''Fig. 9''). <noinclude>{{Img float | file = Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 118 crop).jpg | width = 250px | align = right | cap = Fig. 9. }}</noinclude><includeonly> {| border="0" cellpadding="10" align="center" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 115 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 116 crop).jpg|200px]] |- |valign="top" align="center"|Fig. 6. |valign="top" align="center"|Fig. 7. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 117 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 118 crop).jpg|200px]] |- |valign="top" align="center"|Fig. 8. |valign="top" align="center"|Fig. 9. |}</includeonly> Toutes ces postures vicieuses sont trop connues pour qu’il soit nécessaire de m’y arrêter. Ce qu’il importe de savoir et ce que l’on ne saurait trop signaler, ce sont les dangers auxquels elles exposent nos pauvres enfants. On est souvent porté à attribuer ces mauvaises attitudes à leur mollesse, à leur indolence ou à la négligence des maîtres. La vérité, c’est qu’elles sont l’effet inévitable d’un mobilier scolaire défectueux. L’enfant, dans l’impossibilité d’y trouver sans fatigue une position convenable, est condamné à toutes ces contorsions et elles passent bientôt chez lui à l’état d’habitude. Or, à un âge où le squelette n’est pas encore consolidé, où par conséquent<noinclude> <references/></noinclude> lzsu1mj4y367yx361tuq9fziarf8ljk Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/22 104 4935528 15908676 15905658 2026-07-07T15:18:02Z AnteScribe 163021 15908676 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XV}}|NOTICE.|XV}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| nous devons de savoir qu’il fut activement mêlé aux guerres de son temps. Malheureusement, il se met si peu en relief que, le plus souvent, c’est par une simple mention qu’il fait de lui qu’on apprend qu’il figurait dans telle ou telle bataille, dans telle ou telle rencontre ; et, presque toujours, il laisse ignorer en quelle qualité il combattait. Avec de si pauvres données, il nous a été difficile de le suivre pas à pas dans sa vie militaire ou dans sa vie privée, pour lesquelles nous n’avons pu que glaner çà et là quelques documents. Cette Notice ne peut donc être qu’un assemblage de faits très-distancés entre eux et sans aucune liaison, et qui ne peut admettre qu’un seul classement, l’ordre chronologique. |0|0}} {{a| Jean, bâtard de Wavrin, seigneur du Forestel, fils illégitime de Robert, seigneur de Wavrin, de Lillers, Malannoy et Saint-Venant<sup>9</sup>, apparaît pour la première fois dans l’histoire à la bataille d’Azincourt (1415). La guerre venait de se déclarer entre la France et l’Angleterre Charles VI, voulant s’opposer à l’envahissement de Henri V, descendu en Normandie à la tête d’une armée nombreuse, fit un appel à tous ses vassaux et sujets ; manda à sa noblesse de Picardie, par lettres closes adressées aux seigneurs de Croy, de Wavrin, de Fosseux, de Créqui, etc., « de venir incontinent le servir avec toute leur puissance <sup>10</sup>. » |0|2}} {{a| Robert, seigneur de Wavrin, accompagné de son fils unique et de ses hommes d’armes, s’empressa de se rendre aux ordres du roi, et tous deux perdirent la vie en combattant à Azincourt. Le bâtard de Wa- |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 18a9d2mz3c5itcqq6knd6gvyn4wqc2v Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/23 104 4935535 15908677 15905676 2026-07-07T15:18:33Z AnteScribe 163021 15908677 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XVI| NOTICE.|{{caché|XVI}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| vrin ne paraît pas avoir assisté à cette funeste journée comme partie active, mais plutôt comme appartenant au corps des officiers d’armes qui, envoyés aux batailles par les rois ou les princes, selon l’usage alors existant, devaient être témoins des événements militaires, afin de hâter leur expérience<sup>11</sup>. Du moins les rapports qu’il eut avec le Febvre de Saint-Remy, poursuivant d’armés du duc de Bourgogne<sup>12</sup>, qu’il y rencontra, peuvent-ils faire supposer que Wavrin, en cette circonstance, remplissait les mêmes fonctions que Saint-Remy. Pour mettre le lecteur à même de mieux en juger, nous allons placer sous ses yeux divers passages de leurs chroniques dans lesquels ils invoquent mutuellement leur témoignage. |0|0}} {{a| Le récit que Wavrin fait de la bataille d’Azincourt n’est autre chose qu’une fidèle copie de celui de Saint-Remy, dans lequel, seulement, il intercale quelques détails qui lui sont propres. Cette coutume de s’emprunter tour à tour leur travail était tellement reçue par les chroniqueurs anciens, qu’une grande partie des Mémoires de Saint-Remy n’est aussi, elle-même, qu’une copie de Monstrelet, abrégée ou augmentée par le plagiaire, suivant sa volonté. De ces intercalations, plus ou moins bien comprises par les copistes, il est résulté souvent des erreurs graves. Wavrin nous en offre ici un exemple frappant, et il est d’autant plus nécessaire de le relever, que Saint-Remy, dans le passage que nous signalons, est inculpé d’un fait d’une très-grande importance. Il s’agit du roi d’Angleterre, Henri V, qui, après s’être emparé de la ville |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 2zops9pgjrcozaa4d62rtdoimysksjz Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/24 104 4935564 15908679 15905743 2026-07-07T15:19:20Z AnteScribe 163021 15908679 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XVII}}|NOTICE.|XVII}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| d’Harfleur et y avoir mis garnison, se dirige avec son armée vers Calais. Voulant traverser le Vimeu et venir passer la Somme à la Blanque-Taque, ce prince arriva, dit Saint-Remy<sup>13</sup>, « à deux lieues près ou environ dudit passage ; les gens de son avant-garde, ainsi comme gens s’espandent parmi le pays, prirent un gentilhomme du pays de Gascogne, serviteur à messire Charles de Labreth, lors connestable de France. Mais de ce gentilhomme ne sais ce que j’en dois dire, pour la malle et douloureuse malventure qui advint, car si ce gentilhomme n’eust été pris à cette heure, le roy d’Angleterre fust passé ladite Blanche Tache sans contredit, et par ainsi lui et ses gens pouvoient aller franchement à Calais ; et n’eust point été cette malheureuse adventure et journée des François, qui fut cause de la bataille d’Agincourt, comme ci-après sera dit. Et adonc, pour venir à parler dudit gentilhomme, que plusieurs François ont nommé diable et non pas homme, vrai est, quant il fut pris des Anglois, il fut mené devant le chef de l’avant-garde, et fut interrogé d’où il venoit, de quel pays il estoit, et à quel maistre : et il respondit qu’il estoit natif de Gascogne, et qu’il estoit sailli hors de la ville d’Abbeville, où il avoit laissé son maistre, le Connestable de France. Après pluiseurs interrogations, lui fut demandé si le passage de la Blanche Tache n’estoit par nuls gardé. Il respondit et affirma que ouy, et que pluiseurs grands seigneurs y estoient atout six mille combattants ; et le certiffia pour sa teste à couper. Pour icelles nouvelles fut ledit Gascon mené devant le roy d’Angle- |0|0}}<noinclude> <references/></noinclude> 2qr68hcm00wrzt1cdwpn7zd12e3ei9t Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/25 104 4935573 15908681 15905756 2026-07-07T15:19:44Z AnteScribe 163021 15908681 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XVIII| NOTICE.|{{caché|XVIII}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| terre, et de rechief interrogé ; et fis-ton arrester toutes les batailles ; et après ce que le roy l’eut ouy parler, il manda ses princes, qui là estoient, et mit les choses en délibération de conseil… Et enfin fut conclud que le roy prendroit chemin autre, par ce qu’il créoit que le Gascon dist vérité ; et est à présuposer que le Gascon affirmoit les choses dessusdites être vraies pour le désir qu’il avoit de la bataille ; car, à icelle heure, les Franchois n’estoient pas assemblés, et ne le furent pas qui ne fut bien huit jours après. Et pour venir à parler comment le roy d’Angleterre délaissa le passage de Blanche Tache, vrai est qu’il prit son chemin pour monter amont la rivière de Somme, cuidant par icelle trouver passage. Tant chemina qu’il se trouva assez près d’Amiens ; et après prit son chemin à Boves, où il logea. » |0|0}} {{a| Wavrin emprunte à Saint-Remy tout ce qui précède ce récit et ce qui concerne l’arrivée du roi d’Angleterre au passage de la Blanque-Taque ; puis, après ces mots quand le roi arriva environ à deux lieues dudit passage, » il ajoute : « ainsi que me raconta ung gentilhomme quy, depuis, fut Roy d’armes de l’Ordre de la Thoison d’or en la maison du duc Phelippe de Bourgoigne, lequel, comme il disoit, avoit esté tout au long de ceste chevaulcié, et mesmes grant cause de destourner au roy Henry de non passer par illec, advint ce quy s’ensieut. » Il reprend, alors, et raconte, exactement dans les mêmes termes que Saint-Remy, la prise du Gascon et ses conséquences. Si le mensonge que ce dernier fit au roi d’Angleterre est le motif qui |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> jsmbynhf9f1h36sn1j5anivj2nu1iir Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/126 104 4936049 15908792 15907322 2026-07-07T18:14:51Z Newnewlaw 42296 15908792 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|125}}</noinclude>son qui sera adoptée entre 15 et 20°, soit 18 degrés, et de la dimension du pupitre d’arrière en avant, dimension qui devra être fixée entre 35 centimètres pour les plus petits modèles et 45 centimètres pour les plus grands. Les dimensions de la table étant ainsi obtenues, il ne restera plus à déterminer que sa position par rapport au banc. Rien n’est plus simple ; mais avant d’y arriver je dois m’arrêter un instant pour signaler une erreur dans laquelle on est tombé et qu’il sera important d’éviter. <includeonly>{| border="0" cellpadding="10" align="center" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 122 crop).jpg|190px]] |valign="top"|[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 124-1 crop).jpg|210px]] |- |valign="top" align="center"|Fig. 10. |valign="top" align="center"|Fig. 11. |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 124-2 crop).jpg|220px]] |- |valign="top" align="center"|Fig. 12. |}</includeonly> {{interligne}} Nous avons vu que, dans le premier modèle que j’ai tracé (''Fig. 6''), il existait entre la table et le banc un intervalle considérable, et nous avons constaté que c’était là en grande partie la cause des mauvaises positions prises par les écoliers. Cet intervalle, qui a pour mesure la distance horizontale entre l’arête antérieure du banc et l’arête postérieure de la table, avait été réservé pour permettre aux enfants de circuler et de se tenir debout entre la table et le banc, ce qui était utile avec les longues tables à 4, 6, 8 ou 40 places dont on faisait usage ; de même qu’il était utile alors que le banc n’eût pas de dossier, afin que chaque enfant pût, en enjambant le siége, entrer à sa place et en sortir sans déranger tous ses camarades. Ces avantages pouvaient être considérés comme nécessaires ; mais que d’inconvénients en échange ! Il n’est plus douteux aujourd’hui pour personne qu’un dossier ne soit absolument indispensable ; mais cet intervalle entre la table et le banc, cette distance horizontale dont nous avons parlé, est-ce aussi un élément nécessaire ? C’est ce que nous allons voir. Frappés de ses inconvénients, certains constructeurs l’ont d’abord réduite ; puis on s’est demandé jusqu’à quel<noinclude> <references/></noinclude> 1dpb7kgbuujkc6op58qp3f6uzjkr70f Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/132 104 4936247 15908793 15908089 2026-07-07T18:17:57Z Newnewlaw 42296 15908793 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|131}}</noinclude>siége et de l’appui-pieds sont également variables, mais à intervalle fixe entre le dossier et la table et à ''distance'' nulle (''Fig. 14''). Les défauts sont les mêmes dans ces deux modèles. Enfin M. André, constructeur à Neuilly, est l’auteur d’un {{Img float | style=font-size:85%; margin: 0.5em 1em 0.5em 0; | file = Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 132 crop).jpg | alt = Fig. 15. - Chaise variable de M. André, constructeur à Neuilly. | width = 128px | align = left | cap = Fig. 15. }} modèle qui est une autre application du même principe, mais beaucoup mieux entendue que les précédentes. D’après une disposition qui avait déjà été essayée, puis abandonnée, successivement par Mlle Lecœur et par M. Cardot, il y a six ou sept ans, la table étant fixe, la hauteur du siége varie ainsi que celle de l’appui-pieds, et ce déplacement du siége se produisant à l’aide de deux châssis triangulaires qui glissent l’un sur l’autre, en même temps qu’il s’élève, il s’avance vers la table, ce qui rétrécit graduellement l’intervalle entre celle-ci et le dossier. De même l’appui-pieds, au lieu de se mouvoir verticalement, se rapproche du siége à mesure qu’il s’élève (''Fig. 15'', ''16'' et ''17''). Cette disposition, qui offre quelque analogie avec celle du docteur Liebreich, est très-ingénieuse et se prête parfaitement à toutes les adaptations possibles de la table aux diverses tailles des enfants. La critique qu’on peut y faire et qui s’applique également aux précédentes, c’est que les petits élèves éprouveront toujours de la difficulté à monter sur le siége, qui sera trop élevé pour eux justement quand il aura été réglé à leur usage, et que, de plus, ils ne pourront jamais poser leurs pieds à terre lorsqu’ils seront assis, ce qui n’est pas sans inconvénient. C’est pourquoi, malgré les avantages que peuvent offrir ces divers systèmes,<noinclude> <references/></noinclude> kzb6iu6a4sk2w8a1qzrbxdgl7jqvtdk Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/133 104 4936256 15908799 15907314 2026-07-07T18:22:53Z Newnewlaw 42296 15908799 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|132|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>je ne pense pas qu’aucune disposition de ce genre puisse convenir à des classes de jeunes enfants. {| border="0" cellpadding="10" align="center" |- |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 133-1 crop).jpg|200px]] |[[File:Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 133-2 crop).jpg|210px]] |- |valign="top" align="center"|Fig. 16. |valign="top" align="center"|Fig. 17. |} La table André, qui est préférable à toutes les autres tables dont le principe est le même, pourrait au contraire être adoptée utilement dans des classes où les élèves seraient assez âgés pour l’ajuster eux-mêmes à leur taille ; plutôt qu’aux écoles primaires proprement dites, elle conviendrait aux écoles primaires supérieures et aux écoles normales, à la condition toutefois que la surface du siége fût notablement augmentée et sa stabilité mieux assurée : deux perfectionnements faciles à réaliser. {{interligne}} En dehors de tous les systèmes de ce genre, il y a un second moyen de satisfaire à là condition qui veut que<noinclude> <references/></noinclude> anh73tl0zij5gp7hwouoq53k90d7glp Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/26 104 4936345 15908682 15907409 2026-07-07T15:20:04Z AnteScribe 163021 15908682 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XIX}}|NOTICE.|XIX}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| détourna ce prince de passer la Somme à la Blanque-Taque et qui décida de la bataille d’Azincourt, ce n’est donc pas par l’avis de Saint-Remy que le roi rebroussa chemin, comme Wavrin paraît l’insinuer ci-dessus : comment croire, d’ailleurs, qu’il ait eu l’intention de mettre un fait si grave par ses résultats sur le compte de Saint-Remy, lorsque immédiatement il fait suivre son paragraphe de la copie exacte du récit de ce dernier ? N’est-il pas plus présumable qu’il y a erreur de copiste dans ce passage, et qu’après ce mot ''chevaulcié'' il devait avoir « et mesmes ''quelle fut la'' grant cause de destourner au roy Henry, » etc. ? Dans tous les cas cette intercalation, prise comme article de foi, ne devait que fausser l’histoire. |0|0}} {{a| Voilà un premier exemple de renseignements donnés par l’un de nos deux chroniqueurs à l’autre. En voici un second. C’est à l’occasion de ce qui se passait dans l’armée française en présence de l’ennemi, avant la bataille. « Et, dit Saint-Remy, jà soit ce que les Franchois fussent bien cinquante mille hommes, et grant nombre de charriots et charrettes, canons et serpentines, et aultres habillements de guerre, tel qu’en tel cas debvoit appartenir, néanmoins, si y avoit-il peu de instruments de musique pour eulx resjouir, et à peine, celle nuict, de tout l’ost des Franchois, on n’eust ouy un cheval hennir. ''Je le sai, pour vérité, par messire Jean, le bátard de Wavrin, seigneur du Forestel'' ; car en celle journée estoit du costé des Franchois, et j’estois de l’aultre costé des Anglois<sup>14</sup>. |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 17f4hpxf3pphaqccyzeg55uyi9qjtpq Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/27 104 4936369 15908683 15907442 2026-07-07T15:20:25Z AnteScribe 163021 15908683 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XX| NOTICE.|{{caché|XX}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| Wavrin, qui copie mot pour mot ce passage, dit à son tour : « Moy, acteur de ceste euvre, en scay la verité, car en icelle assemblee estoie du costé des Francois, et de la part des Anglois ''certiffia'' Toison d’Or, dessus allegué, aussi la chose pareille. » |0|2}} {{a| Ainsi tous deux s’appuient mutuellement de leur témoignage pour constater la vérité de ce fait, et ce fait avait été raconté par Monstrele<sup>15</sup>, et dans les mêmes termes, longtemps avant eux ! Revenons à Saint Remy. Après avoir désigné par leurs noms un grand nombre des victimes tuées à Azincourt, parmi lesquelles se trouvent ''le seigneur de Wavrin et son fils'', il ajoute qu’il ne dira pas tous les noms et surnoms de ceux qui moururent à cette journée, « car tant de nobles escuyers y morurent et aultres vaillants hommes, que c’estoit une pitié à veoir et ouyr raconter aux ''officiers d’armes'' qui furent à ladite journée, tant de la partie des Franchois que des Anglois. Car, durant la bataille, tous ''officiers d’armes'', tant d’un party que d’autre, se tinrent ensemble ; et, après la bataille, ceulx de France s’en allèrent où bon leur sembla, et ceulx d’Angleterre demourèrent avec leurs maistres qui avoient gaigné la bataille. Mais quant à moi, je demourai avec les Anglois ; et, depuis, j’ay ouy parler pluiseurs notables chevalliers de la partie de France, et par especial à messire Hue et à messire Guillebert de Lannoy, frères, qui feurent à ladite bataille, qui en racomptoient bien au long<sup>16</sup>. » |0|2}} {{a| Après avoir exactement cité les noms des morts indiqués par Saint-Remy, notre chroniqueur termine |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> etmhbdrvhe6uw634ywc9ux42nus7tkt Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/637 104 4936420 15909225 15907540 2026-07-08T08:31:31Z Havang(nl) 12550 15909225 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|221}}</noinclude>{{T2|'''LI ROMANS<br>DE<br>BAUDUIN DE SEBOURC.'''}} {{Séparateur|3}} {{T3|CHANT XIX.}} <poem> {{lettrine|Q}}{{sc|UIMAIS}} orrés chanson dont li ver sont plaïsant : Ensi que li bastars, dont je fai mention, Chevauchent o le conte qui blanc ot le grenon, Virent une compaingnie venir de grant randon, Bien hommes d’armes i ot ''ou'' environ ; Ch’ert li dus de Borgongne c’on apelloit Athon. {{em}}Li quens d’Ango avoit éu discention Et une mortel guerre, durant grande saison ; Mais li rois ot le gerre et le… desrison Pris du tout desur lui, par information{{nvd|10}} Car il devoit avoir sus chascune parchon, Il en devoit jugier sus chascun se raison : Et avoit deffendut à che duc Bourgueignon Qu’envers le quen d’Ango, né son estration, N’en querquast, jamais jour, pour che fait, le baston ; Et sé plus s’en melloit murdere le terroit-on. {{em}}Et li dus de Bourgongne chevauche de randon : Quant du conte d’Ango a entendu le ton, Félonnie li prist au coer, lès le pomon, Pour l’amour du sien frère que mort li avoit-on.{{nvd|20}} « A le mort ! » li cria, « fiex au putain ! glouton ! « De la mort de mon frère prenderai vengison ! « Bien en verrai à pais au roy de Mont-Laön ; « Puis c’on a de l’argent, à lui se r’acorde-on. » Quant li contes l’oï, si rougi le menton, </poem><noinclude> <references/></noinclude> 9je1lpkoq1ahos3q3itgvkvxzjr2prk Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/28 104 4936421 15908685 15907541 2026-07-07T15:23:03Z AnteScribe 163021 15908685 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXI}}|NOTICE.|XXI}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| ainsi : « Tant de nobles hommes et gentilz escuyers y morurent que pitié estoit, comme je, acteur de ceste euvre, vey à mes yeulz, avec ce que j’en ay enquis auz officiers d’armes et autres estans es deux ostz, que j’ay bien esté adverty de la verité de tout ce quy là fut fait tant du party des Anglois comme des Francois : et mesmement en fus largement infourmé par messire Hues de Lannoy et Guilbert, son frere, lequel messire Hues y fut prins prisonnier, mais il eschappa la nuytié. Et fut le nombre des mors X<sup>m</sup>, dont on y esperoit environ XVI<sup>cz</sup> varlès : tout le residu estoient nobles hommes, la pluspart desquelz les parens et amis d’iceulz firent emporter les corps du champ, et enterrer où bon leur sambla<sup>17</sup>. » |0|0}} {{a| De ce qu’on vient de lire, peut-on inférer que Wavrin fit partie du corps des officiers d’armes ? Quand il dit que Wavrin était du côté des Français et lui du côté des Anglais, Saint-Remy ne donne-t-il pas à sous-entendre qu’ils remplissaient tous deux les mêmes fonctions à l’armée ? et lorsqu’il ajoute que, durant la bataille, tous les officiers d’armes, tant d’un parti que de l’autre, se tinrent ensemble, n’est-il pas à présumer que ce fut là que Wavrin et lui se rencontrèrent et purent se renseigner mutuellement sur ce qu’il leur importait de savoir ? Nous tenons pour vraies toutes ces hypothèses, mais nous ne les donnons que comme de simples conjectures ; car la facilité qu’un historien avait à cette époque de s’approprier le travail d’un confrère et souvent, même, de se substituer en son lieu et place, rend très-difficile la découverte de la vérité. |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> m1m1aqlpgb7ipbnktmthedpu49se2r2 Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/29 104 4936432 15908687 15907559 2026-07-07T15:23:26Z AnteScribe 163021 15908687 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXII| NOTICE.|{{caché|XXII}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| On a peine à concevoir que Wavrin assistant, pour son début, à une bataille si mémorable et si sanglante, ait emprunté la plume d’un autre pour rendre compte de ce qui se passa dans cette déplorable journée, où périt, avec son père et son frère, toute l’élite de la noblesse française. Comment le vieux chroniqueur, copiant fidèlement du récit d’un autre les noms des victimes parmi lesquelles figuraient son père et son frère, ne retrouva-t-il pas au fond de son cœur quelques-unes des sensations douloureuses que dut éprouver autrefois le jeune poursuivant d’armes ! |0|2}} {{a| Parmi le grand nombre de prisonniers faits, se trouva le duc d’Orléans, ennemi irréconciliable de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, qui avait fait assassiner son père. De leur division surgirent deux factions qui, ravageant, tour à tour, et ensanglantant leur pays, amenèrent les Anglais en France, et, plus tard, leur livrèrent le trône de Charles VI. Le parti d’Orléans, privé de son chef, se rallia sous les bannières du comte d’Armagnac, et celui-ci, devenu connétable de France, s’empara bientôt de la puissance souveraine que convoitait aussi l’ambitieux duc de Bourgogne. Les plaines d’Azincourt fumaient encore du sang français, que, déjà, le glaive brillait entre les mains des deux factions rivales, combattant également au nom du roi : l’une, sous le prétexte d’arracher ce faible monarque à la servitude où le retenait le connétable ; l’autre pour empêcher que ce malheureux prince ne tombât sous le joug du duc de Bourgogne. A cet effet, ce dernier convoqua tous les sei— |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 0jhyx2vcn95nqnwbyral811fhio1dnx Utilisateur:U4you 2 4936436 15909289 15907562 2026-07-08T09:45:49Z Sicarov 121895 lien actif ^^ 15909289 wikitext text/x-wiki Ma page Wikipédia est ici Please visit my page [[fr:w:User:U4you]] sur fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:U4you ly04wsdxd4ft5tmvw9fokpnd4h84sh0 Bacchus, l’amour et les plaisirs/La mort subite (Vive l’amour ! vive le vin !) 0 4936467 15908646 15907600 2026-07-07T14:31:48Z Denis Gagne52 101614 15908646 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=70 to=71 tosection=s1 header=1 /> r58uxb1hg7guctm1ixeeompwkv1vrau 15908648 15908646 2026-07-07T14:34:17Z Denis Gagne52 101614 15908648 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=67 to=69 tosection=s1 header=1 /> 7ia7obtsz0lctmv5zkwzn31gaazarpd Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/30 104 4936574 15908688 15907743 2026-07-07T15:23:53Z AnteScribe 163021 15908688 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXIII}}|NOTICE.|XXIII}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| gneurs de son parti, afin de le servir « ou voyage qu’il fait présentement en son pays de Flandres vers Paris, pour le bien du roy, de son royaume et de la chose publicque d’ycelluy<sup>18</sup>. » Pour répondre à cet appel, Philippe de Saveuses se rendit à Beauvais, où il fit sa montre (revue) le 31 août 1417. Au nombre des écuyers de sa compagnie figurait le ''bastard de Weaurains''<sup>19</sup>. Wavrin avait donc, dès cette époque, abandonné la profession d’officier d’armes<sup>20</sup>. C’est la seule mention de lui que nous ayons pu trouver dans les cadres des montres, et ce n’est que sept ans plus tard que nous le retrouvons sur la scène. Ainsi dans la copie qu’il continue de faire de l’histoire de ce temps bien remarquable, ni la prise de Paris par le duc de Bourgogne (1418), ni l’assassinat de ce prince sur le pont de Montereau en présence du Dauphin (1419), ni le trop célèbre traité de Troyes (1420) par lequel Charles VI déshérita ce même Dauphin (depuis Charles VII), et donna, avec sa fille Catherine, le trône de France à Henri V, ni, enfin, la mort de ces deux monarques, rien de tout cela ne réveilla chez notre chroniqueur le moindre souvenir d’un fait personnel ni d’un sentiment pénible. Il intercale seulement la phrase suivante dans la transcription littérale du récit de Saint-Remy relatif à une croisade contre les hussites (1420) : « Et moy, acteur de ceste euvre, estoie en ceste armée, avec les Savoiens<sup>21</sup>. » Ce n’est que quatre ans plus tard qu’il commence à raconter quelques événements dont il a été le témoin oculaire. |0|0}} {{a| Après le traité de Troyes, les Bourguignons, alliés |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> sotscem4wbwxl6hwt8otmy8d98b8jr1 Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/31 104 4936584 15908689 15907758 2026-07-07T15:24:26Z AnteScribe 163021 15908689 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXIV| NOTICE.|{{caché|XXIV}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| aux Anglais, firent en commun la guerre contre Charles VII. Wavrin y prit une part active jusqu’en 1436. il assistait, en 1423, à la bataille de Cravant<sup>22</sup> ; servit ensuite dans la compagnie du comte de Suffock, lorsque ce seigneur réduisit à l’obéissance du roi d’Angleterre plusieurs forteresses du Mâconnais. « En laquelle chevaulchié, dit-il, ''moy, acteur de ceste euvre'', fuch tout au long<sup>23</sup>. » En 1424, il figurait à la reddition du château d’Ivry, où se trouvait le duc de Bedfort, régent de France. Ce prince, dit-il, « estoit vestu d’une robe de drap de veloux asur, et par dessus avoit une grande croix blance par deseure laquele avoit une croix vermeille : ''et moy, acteur de ceste euvre'', quy lors estoie audit voyage en la compaignie du conte de Salisbery, demanday à aulcuns Anglois à quele cause ledit duc de Bethfort portoit la croix blance ; et il me fut respondu que c’estoit à cause des deux royaulmes, et que au duc de Bethfort, regent, apartenoit les porter et à nul autre, pour ce qu’il estoit celluy qui representoit la personne du roy de France et d’Engleterre ; et ces deux croix estoient la signifiance desdis deux royaulmes<sup>24</sup>. » |0|0}} {{a| Après la reddition d’Ivry, notre chroniqueur suivit les Anglais à Verneuil, où se donna la célèbre bataille de ce nom. Rendant hommage à l’ordre et à la belle tenue de l’armée française, composée d’une brillante noblesse, il dit : « Toute la puissance des Francois rengiés et mis en ordonnance de bataille… estoit moult belle chose à veoir ; car, sans faulte, ''moy, acteur de ceste euvre'', n’avoie jamais veu plus belle |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 0q7xdxucv3s83tuvjfcmje6pl4yd6mt Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/32 104 4936586 15908690 15907775 2026-07-07T15:25:01Z AnteScribe 163021 15908690 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXV}}|NOTICE.|XXV}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| compaignie, ne où il eust autant de noblesse comme il avoit là, ne mieulz ordonnee, ou monstrant greigneur samblant ou voullenté de soy combattre. Je vey l’assemblee d’Azincourt, où beaucop avoit plus de princes et de gens, et aussi celle de Crevent, quy fut une tres belle besongne ; mais, pour certain, celle de Verneul fut autout plus à redoubter et la mieulz combatue… Droit à ceste heure, la battaille estoit moult felle et cruelle : si n’y avoit celluy quy n’esprouvast totalement sa vertu et sa force ; et ''je, acteur'', scay veritablement que cellui jour le conte de Salsebery soustint le plus grant faix, nonobstant qu’il bransla grandement, et eubt moult fort à faire de soy entretenir. Et certainement, se n’eust esté le sens et grant vaillance, et conduite de sa seulle personne, emmy les vaillans hommes quy se combatoient desoubz sa baniere, à son exemple, moult vigoureusement, il n’est pas doubte que la chose qui estoit en grant bransle ne feust tres mal allee pour les Anglois ; car oncques Francois, en toute ceste guerre, ne se combatirent plus vaillamment. D’autre part, le duc de Bethfort, comme je oys raconter, ''car je ne povois tout veoyr ne comprendre, comme pour moy mesmes deffendre je feusse assez empescié'', fist ce jour tant d’armes que merveilles<sup>25</sup>. » |0|0}} {{a| L’année suivante, Wavrin accompagnait le duc de Bourgogne en Hollande, lorsque ce prince entreprit la guerre contre la duchesse Jacqueline de Bavière. Il abrége le récit de cette expédition que Monstrelet fait en détail, et dit seulement : « Ne vous ay mye tous |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> gdes7r6x1o626fb7a2ercz5d9rwyz80 Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/33 104 4936587 15908693 15907783 2026-07-07T15:27:21Z AnteScribe 163021 15908693 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXVI| NOTICE.|{{caché|XXVI}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| declarez, ne les courses, escarmuches, assaulz et bolleuvers quy se fyrent entre la Haye et la Gaude, combien que à tous yceulx, ''moy, acteur de ceste euvre, estoie en la compaignie monseigneur le Borgne Thoulongon'', pour lors Marissal de Bourguoigne<sup>26</sup>. » |0|0}} {{a| La paix ayant été conclue entre le duc de Bourgogne et la duchesse de Bavière, vers la fin de 1427, Wavrin vint se remettre sous les bannières des Anglais, et entra définitivement, en 1429, au service du roi d’Angleterre, Henri VI. Mandé par le duc de Bedford, régent, pour aller au siége, de Beaugency, il s’exprime en ces termes : « Et moy, acteur dessus dit (y vins), quy pour ce temps estoie nouvellement retournez avec Philippe d’Aigreville des Marches d’Orlyennois, où, par le commandement du régent, estions allez adfin de destourner vivres à ceulz d’OrIyens, que le duc de Bourbon et le seigneur de la Fayette leur voulloient mener durant le siege que les Anglois y tenoient : ou quel voyage feismes assez petit exploit, par les communaultez du pays qui s’esleverent contre nous pour nous destourner les passages. Si nous convint retourner sans rien faire, et alasmes, moy et le seigneur d’Aigreville, à Nemours, dont il estoit capitaine, et de là m’en vins à Paris devers le regent, atout environ VI<sup>xx</sup> combatans ; lequel me retint lors de tous poins au service du roy Henry, desoubz messire Jehan Fastre, grant maistre d’hostel dudit régent, auquel il ordonna aller ou pays de Beausse pour baillier secours aux dessusdis assegiés dedens Baugensy. |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> dorda80afajzv9suvs3rdsm04b1q29c Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/34 104 4936590 15908698 15907790 2026-07-07T15:43:01Z AnteScribe 163021 15908698 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXVII}}|NOTICE.|XXVII}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| « Et partismes en la compaignie dudit Fastre, à ceste fois, environ V<sup>m</sup> combatans, aussi bien prins que j’eusse oncques veu ou pays de France. En laquelle brigade estoient messire Thomas de Rameston, Anglois, et pluiseurs autres chevalliers et escuiers natifz du royaulme d’Engleterre, qui tous ensamble partismes de Paris et allasmes gesir à Estampes, où nous feusmes trois jours ; puis partismes au IIII<sup>e</sup> jour, et cheminasmes parmy la Beausse, tant que nous vinsmes à Jenville, qui est assez bonne petite ville, où, par dedens, a une grosse tour à maniere de donjon ; laquelle tour, n’avoit gueres de tempz, avoit esté prinse par le conte de Salisbery. Dedens laquele ville feusmes quatre jours, atendans encore plus grant puissance quy par le duc de Bethfort nous devoit estre envoiee.<sup>27</sup> » |0|2}} {{a| La ville de Beaugency s’étant rendue à Charles VII, les Anglais subirent encore une autre défaite, celle de Patay, où le seigneur de Fastoff fut engagé à fuir. « Adont, dit Wavrin, messire Jehan Fastre, voiant le dangier de la fuite, cognoissant tout tres mal aller, eut conseil de soy sauver. Et luy fut dit, ''moy, acteur, estant present'', qu’il prensist garde à sa personne, car la battaille estoit perdue pour eulz. Lequel à toutes fins vouloit rentrer en la bataille, et illec actendre l’adventure tele que Nostre Seigneur luy volroit envoier ; disant que mieulx amoit estre mors ou prins que honteusement fuyr et ainsi ses gens habandonner… Ainsi, comme vous oez, alla ceste besongne. Laquelle chose voiant messire Jehan Fastre, s’en party moult envis, à moult petite compaignie, demenant le plus |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> o394bv5pevadlbq6lxssam2rri1qd2b Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/15 104 4936592 15909258 15907797 2026-07-08T09:06:22Z Camilllle 136753 /* Corrigée */ 15909258 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" />{{nr||— 183 —|}}</noinclude>que les autres, c’est-à-dire japonais de tradition et de race. » Et le sénateur Phelan pose la question : « Que feraient-ils s’il y avait une guerre entre le Japon et les États-Unis ? ». {{Centré|IV. — L’ÉMIGRATION JAPONAISE|fs=1.2em}} {{Interligne|1em}} {{Centré|a) '''Aux Îles Philippines'''}} La Compagnie Japonaise d’Émigration s’occupe d’acheter de nombreux terrains aux Îles Philippines, surtout dans le Sud, en vue d’y établir des plantations de cannes à sucre. L’administration des Îles Philippines s’inquiète de cet empiètement de la part des Japonais et redoute de voir les Îles submergées de Nippons comme celles d’Hawaï. {{Centré|b) '''En Amérique du Sud'''}} Le gouvernement japonais encourage fortement le mouvement d’émigration au Brésil, et il vient de donner une somme de 3.250.000{{insécable}}yens à cet effet. Il est alloué une somme de 1.000{{insécable}}dollars à chaque famille émigrante. Le Syndicat de colonisation japonaise vient de traiter l’envoi de 20.000{{insécable}}coolies nippons pour travailler dans les plantations de café. Il y a déjà plus de 60.000{{insécable}}Japonais dans les plantations, en Argentine, au Brésil, au Chili, au Pérou et en Uruguay. Le transport de ces coolies se fait par des bâtiments japonais frétés par le gouvernement du Mikado. {{Centré|c) '''Dans le Nord-Ontario'''}} Des émissaires japonais visitent en ce moment le Nord-Ontario en vue de l’émigration japonaise dans ce pays. (Toronto, 26{{insécable}}octobre.) {{Centré|d) '''Au Mexique'''}} Il y a près de 40.000{{insécable}}Japonais au Mexique, et le nombre tend à s’accroître d’année en année. Dans une conversation, une personnalité américaine faisait part de ses appréhensions et remarquait très judicieusement que tous ces nippons, au nombre de plus de 100.000{{insécable}}hommes répartis en Amérique centrale et dans le Sud, étaient tous d’anciens soldats et que parmi eux se trouvaient de nombreux sous-officiers prêts à former des cadres pour un rassemblement sur un point déterminé par l’État-major Japonais au moment opportun et constituant un réel danger pour les États-Unis. {{Centré|V. — L’ÎLE DE YAP|fs=1.2em}} Ce petit îlot de l’archipel des Carolines, que le monde politique anglo-saxon — à en juger par la presse d’Angleterre et d’Amérique — semble découvrir aujourd’hui, a déjà beaucoup fait parler de lui en 1885. À cette époque, l’Allemagne le croyant, ou feignant de le croire, ''res nullius'' avait jeté son dévolu sur lui et avait voulu en prendre possession pour en faire un dépôt de charbon. Devant les protestations de l’Espagne, souveraine des {{Tiret|Ca|rolines}}<noinclude> <references/></noinclude> 8w5wdv0cxnyv2glmf8d27un20buf0zr Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/136 104 4936606 15908635 15907853 2026-07-07T14:11:24Z F0x1 72129 15908635 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|135}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan=7 |'''Tableau {{n°|2}}.''' |- |colspan=7 |DIMENSIONS du mobilier scolaire pour les écoles primaires <br/> (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Système Cardot.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan=3 style="border-right:1px solid; padding:0.50em;"| A |rowspan=2 style="border-right:1px solid;"| TYPES DE MOBILIER. |colspan=5 style="padding-top:0.25em;"| CINQ TYPES DE MOBILIER <br/> d’après <br/> la taille des enfants. <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|10}}</div> |- |style="border-right:1px solid;"|1{{er}} |style="border-right:1px solid;"|2{{e}} |style="border-right:1px solid;"|3{{e}} |style="border-right:1px solid;"|4{{e}} |style="border-right:1px solid;"|5{{e}} |- |style="border-top: 2px solid; border-right:1px solid;"|TAILLES DES ENFANTS. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 62 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 70 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| C |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Hauteur du siége au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| D |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du siége. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 25 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| E |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Hauteur de l’arête supérieure du dossier au-dessus du siége. (Le dossier est formé d’une barre de bois large de 0{{e|m}}10, fixée sur des montants qui sont inelinés en arrière, de façon que la partie antérieure de la barre soit sur la verticale de Flaréte postérieure du siége.) |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 24 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 28 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| F |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Dimension du siége d’avant en arrière = 3/5 du fémur. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|25 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| G |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Distance horizontale entre l’arête postérieure de la table et le dossier, — l’enfant assis et le pupitre rapproché de son corps. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| H |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Distance horizontale NÉGATIVE entre l’arête postérieure de la table et l’arête antérieure du banc (même position de l’enfant). |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 6 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 4 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| I |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Distance horizontale entre l’arête antérieure du banc et l’arète postérieure de la table, le pupitre étant repoussé en avant pour permettre à l’enfant de se tenir debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 140 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 13 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| J |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Déplacement total du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| K |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Dimension du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| L |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Inclinaison du pupitre. |colspan=5 style="border-top:2px solid;"| 18 degrés. |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| M |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Largeur de la place de l’enfant sur la table. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Espace pour le jeu des bras. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 20 |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| N |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"|Espace occupé par la table et le banc d’avant en arrière — de partie postérieure du dossier du banc à l’arête antérieure de la table développée. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|69 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 74 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 79 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 85 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 92 |} |}<noinclude> <references/></noinclude> mmffugmwhvk5wk2x405rfg9va2drg5h 15908653 15908635 2026-07-07T14:55:41Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908653 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|135}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan=7 |'''Tableau {{n°|2}}.''' |- |colspan=7 |DIMENSIONS du mobilier scolaire pour les écoles primaires <br/> (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Système Cardot.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan=3 style="border-right:1px solid; padding:0.5em;"| A |rowspan=2 style="border-right:1px solid;"| TYPES DE MOBILIER. |colspan=5 style="padding-top:0.25em;"| {{t|CINQ TYPES DE MOBILIER|90}} <br/> d’après <br/> la taille des enfants. <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|10}}</div> |- |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{er}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|2{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|3{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|4{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|5{{e}} |- |style="border-top: 2px solid; border-right:1px solid;"|TAILLES DES ENFANTS. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 62 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 70 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| C |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur du siége au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| D |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du siége. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 25 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| E |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête supérieure du dossier au-dessus du siége. (Le dossier est formé d’une barre de bois large de 0{{e|m}}10, fixée sur des montants qui sont inclinés en arrière, de façon que la partie antérieure de la barre soit sur la verticale de l’aréte postérieure du siége.) |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 24 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 28 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| F |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du siége d’avant en arrière = 3/5 du fémur. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|25 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| G |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale entre l’arête postérieure de la table et le dossier, — l’enfant assis et le pupitre rapproché de son corps. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| H |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale NÉGATIVE entre l’arête postérieure de la table et l’arête antérieure du banc (même position de l’enfant). |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 6 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 4 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| I |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Distance horizontale entre l’arête antérieure du banc et l’arète postérieure de la table, le pupitre étant repoussé en avant pour permettre à l’enfant de se tenir debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 13 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| J |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Déplacement total du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| K |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| L |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Inclinaison du pupitre. |colspan=5 style="border-top:2px solid;"| 18 degrés. |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| M |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Largeur de la place de l’enfant sur la table. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |- |style="border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Espace pour le jeu des bras. |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 23 |style="border-right:1px solid;"| 21.5 |style="border-right:1px solid;"| 20 |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| N |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Espace occupé par la table et le banc d’avant en arrière — de la partie postérieure du dossier du banc à l’arête antérieure de la table développée. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|69 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 74 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 79 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 85 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 92 |} |}<noinclude> <references/></noinclude> m35z41exubiq5bsqaoihj3qtl7p2w2k 15908767 15908653 2026-07-07T17:54:36Z F0x1 72129 Ajout de marge 15908767 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|135}}</noinclude><nowiki/> {| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em; maargin: 1em auto;" |colspan=7 |'''Tableau {{n°|2}}.''' |- |colspan=7 |DIMENSIONS du mobilier scolaire pour les écoles primaires <br/> (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Système Cardot.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan=3 style="border-right:1px solid; padding:0.5em;"| A |rowspan=2 style="border-right:1px solid;"| TYPES DE MOBILIER. |colspan=5 style="padding-top:0.25em;"| {{t|CINQ TYPES DE MOBILIER|90}} <br/> d’après <br/> la taille des enfants. <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|10}}</div> |- |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{er}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|2{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|3{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|4{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|5{{e}} |- |style="border-top: 2px solid; border-right:1px solid;"|TAILLES DES ENFANTS. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 62 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 70 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| C |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur du siége au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| D |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du siége. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 25 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| E |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête supérieure du dossier au-dessus du siége. (Le dossier est formé d’une barre de bois large de 0{{e|m}}10, fixée sur des montants qui sont inclinés en arrière, de façon que la partie antérieure de la barre soit sur la verticale de l’aréte postérieure du siége.) |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 24 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 28 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| F |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du siége d’avant en arrière = 3/5 du fémur. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|25 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| G |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale entre l’arête postérieure de la table et le dossier, — l’enfant assis et le pupitre rapproché de son corps. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| H |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale NÉGATIVE entre l’arête postérieure de la table et l’arête antérieure du banc (même position de l’enfant). |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 6 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 4 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| I |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Distance horizontale entre l’arête antérieure du banc et l’arète postérieure de la table, le pupitre étant repoussé en avant pour permettre à l’enfant de se tenir debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 13 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| J |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Déplacement total du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| K |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| L |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Inclinaison du pupitre. |colspan=5 style="border-top:2px solid;"| 18 degrés. |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| M |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Largeur de la place de l’enfant sur la table. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |- |style="border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Espace pour le jeu des bras. |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 23 |style="border-right:1px solid;"| 21.5 |style="border-right:1px solid;"| 20 |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| N |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Espace occupé par la table et le banc d’avant en arrière — de la partie postérieure du dossier du banc à l’arête antérieure de la table développée. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|69 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 74 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 79 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 85 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 92 |} |}<noinclude> <references/></noinclude> pd8nisqazfem31do1x7ryfw9a7gu9nk 15908773 15908767 2026-07-07T17:56:05Z F0x1 72129 15908773 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|135}}</noinclude><nowiki/> {| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em; margin: 1em auto;" |colspan=7 |'''Tableau {{n°|2}}.''' |- |colspan=7 |DIMENSIONS du mobilier scolaire pour les écoles primaires <br/> (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Système Cardot.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan=3 style="border-right:1px solid; padding:0.5em;"| A |rowspan=2 style="border-right:1px solid;"| TYPES DE MOBILIER. |colspan=5 style="padding-top:0.25em;"| {{t|CINQ TYPES DE MOBILIER|90}} <br/> d’après <br/> la taille des enfants. <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|10}}</div> |- |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{er}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|2{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|3{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|4{{e}} |style="border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|5{{e}} |- |style="border-top: 2px solid; border-right:1px solid;"|TAILLES DES ENFANTS. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="border-top: 2px solid; writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding:0.5em 0;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 62 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 70 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| C |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur du siége au-dessus du plancher. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| D |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête postérieure de la table au-dessus du siége. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 25 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| E |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Hauteur de l’arête supérieure du dossier au-dessus du siége. (Le dossier est formé d’une barre de bois large de 0{{e|m}}10, fixée sur des montants qui sont inclinés en arrière, de façon que la partie antérieure de la barre soit sur la verticale de l’aréte postérieure du siége.) |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 24 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 28 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| F |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du siége d’avant en arrière = 3/5 du fémur. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|25 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| G |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale entre l’arête postérieure de la table et le dossier, — l’enfant assis et le pupitre rapproché de son corps. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 26 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| H |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Distance horizontale NÉGATIVE entre l’arête postérieure de la table et l’arête antérieure du banc (même position de l’enfant). |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 6 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 4 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| I |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Distance horizontale entre l’arête antérieure du banc et l’arète postérieure de la table, le pupitre étant repoussé en avant pour permettre à l’enfant de se tenir debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 14 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 13 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| J |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Déplacement total du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|17 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| K |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Dimension du pupitre d’arrière en avant. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 45 |- |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| L |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Inclinaison du pupitre. |colspan=5 style="border-top:2px solid;"| 18 degrés. |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| M |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Largeur de la place de l’enfant sur la table. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|50 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|55 |- |style="border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"| Espace pour le jeu des bras. |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 20 |style="border-right:1px solid;"| 23 |style="border-right:1px solid;"| 21.5 |style="border-right:1px solid;"| 20 |- |rowspan=2 style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| N |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em; padding: 1em 0.5em"|Espace occupé par la table et le banc d’avant en arrière — de la partie postérieure du dossier du banc à l’arête antérieure de la table développée. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|69 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 74 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 79 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 85 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| 92 |} |}<noinclude> <references/></noinclude> kj20i0zcle65kvxnh1c88q69hcejacf Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/56 104 4936608 15908641 15907905 2026-07-07T14:19:08Z Psephos 145984 15908641 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4 | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 } violonB = { e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( | f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | % VIOLON2 P 53 <g, e'>1~\p | e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p | a1 | d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata | a gis | a8\ff cis4 4 4( 8) | r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata | R1 | % VIOLON2 p 54 } hautboisA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % BOIS1 P 53 } hautboisB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % BOIS2 P 53 } corsA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % CORS1 P 53 } corsB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % CORS2 P 53 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical \override DynamicTextSpanner.style = #'none } } \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \key g\major \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \key g\major \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \relative c'' { \corsA } \new Voice{ \relative c'{ \corsB }} >> \new Staff << \key g\major \clef alto \relative c' { \alto } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bassons } >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c' { \alexis } \alexismots >> \new Staff << \key g\major \clef F \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score affichage \header { tagline = ##f } \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % Score MIDI seulement \midi { \tempo 4 = 70 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' { \violonA } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "violin" \relative c' { \violonB } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "oboe" \relative c'' { \hautboisA } \new Voice { \relative c''{ \hautboisB }} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "french horn" \transpose c g { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c g { \relative c' { \corsB }}} >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "viola" \relative c' { \alto } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "bassoon" \relative c { \bassons } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "clarinet" \relative c' { \alexis } >> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "cello" \relative c { \bcont } >> >>% fin StaffGroup }% fin Score MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> mwzw8f54lkjwvmb7uulcamdblpcrnjp 15908645 15908641 2026-07-07T14:31:15Z Psephos 145984 15908645 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>['''{{coloré|#f00|TEXTE}}'''] <score sound raw> #(set-default-paper-size "a3") violonA = { \set Score.tempoHideNote = ##t e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | gis)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( fis) 8 16( a) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | \break % VIOLON1 P 53 \tempo 4 = 52 <g, e'>1~\p^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 e'16[\cresc^\markup\italic"Andante" e8 e16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | 16)[^\ff 8 8 8 16] 2~\p\fermata | \tempo 4 = 52 c1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 d,16[\cresc 8 16] g[ 8 16]( bes)[ 8 16]( e)[ 8 16]( |\break 16)[\ff 8 8 8 16] 2\p\fermata | \tempo 4 = 52 d1^\markup\italic"Adagio" | \tempo 4 = 70 <cis a'>16[^\markup\italic"Andante" a'8 16]( bes)[ bes( a) a]( bes)[ bes( a) a]( bes4 | r16 d,,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis16[ d32 fis] a4 r\fermata | R1 | % VIOLON1 P 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {a,32\cresc} \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 16 {g32}} | \repeat tremolo 16 {f32\ff} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} g32[ g f f] \repeat tremolo 4 {f32} | g32[ g f f] f[ f f f] \repeat tremolo 4 {f32} \repeat tremolo 4 {f32} fis4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON1 p 55 } violonB = { e16^\p^\cresc 8 8 8 16( c) 8 16( fis) 8 16( | f)^\ff 8 8 8 16~ 4 r | e16^\p^\cresc 8 8 8 16( 16) 8 16( fis) 8 16( | 16)^\ff 8 8 8 16~ 4 r\fermata | % VIOLON2 P 53 <g, e'>1~\p | e'16[\cresc 8 8 8 16]( fis)[ 8 16]( a)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] 2~\p | a1 | d,16[\cresc 8 8 8 16]( g)[ 8 16]( bes)[ 8 16]( | 16)[\ff 8 8 8 16] a2~\p\fermata | a gis | a8\ff cis4 4 4( 8) | r8 r16 d,32[ fis] a16[ fis32 a] d16[ a32 d] fis4 r\fermata | R1 | % VIOLON2 p 54 R1 | R1 | R1 | \repeat tremolo 16 {fis,32\cresc} \repeat tremolo 16 {g32} | \repeat tremolo 16 {e32} \repeat tremolo 16 {e32} | \repeat tremolo 16 {d32\ff} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} ees32[ ees d d] \repeat tremolo 4 {d32} | ees32[ ees d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 4 {d32}} d4 r\fermata | R1 | R1 | R1 | % VIOLON2 p 55 } hautboisA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % BOIS1 P 53 } hautboisB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % BOIS2 P 53 } corsA = { R1^1 | R1 | R1 | \after 2. \fermata R1 | % CORS1 P 53 } corsB = { R1_2 | R1 | R1 | \after 2. _\fermata R1 | % CORS2 P 53 } alto = { b16[^\p^\cresc 8 8 8 16]( a)[ 8 16]( c)[ 8 16]( | b)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r | a16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 16]( e)[ 8 16]( | dis)[ 8 8 8 16]~ 4 r\fermata | % ALTO P 53 } bassons = { e16[ 8 8 8 16]( } alexis = { R1 | R1 | R1 | r2 r4\fermata b8. b16 | % ALEXIS P 53 } alexismots = {\new Lyrics \lyricmode { _1*3 _2 _4 In8. -- fi16 -- }} bcont = { e16[\p\cresc 8 8 8 16]~ 16[ 8 8 8 16]( | d16)[\ff 8 8 8 16]( 4) r | c16[\p\cresc 8 8 8 16]( 16)[ 8 8 8 16]( | b16)[\ff 8 8 8 16]~ 4 r_\fermata | % BASSE P 53 } \score { % Score affichage seulement \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical 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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLE DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur du creux de l’esto&shy;mac au-dessus du plancher — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches — l’enfant assis. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|19 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|20 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|23 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Longueur du fémur. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|34.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|35.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|37 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|39 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|40 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|41.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|43 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|44 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|45 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|47 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|49 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Épaisseur du corps d’avant en arriére, prise au-dessous du creux de l’estomac. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére, prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|M |rowspan="2" style="border-top:1px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Largeur du corps prise au niveau du coude et compre&shy;nant les deux coudes rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|31 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|32 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|33.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|34.5 |style="border-top:1px solid; border-right:1px solid;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:1px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> m5gntjej4f004xo0mgts717jspi0s1g 15908288 15908268 2026-07-07T12:48:29Z F0x1 72129 15908288 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLE DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur du creux de l’esto&shy;mac au-dessus du plancher — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches — l’enfant assis. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Longueur du fémur. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|35.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|41.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|43 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Épaisseur du corps d’avant en arriére, prise au-dessous du creux de l’estomac. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére, prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|M |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| Largeur du corps prise au niveau du coude et compre&shy;nant les deux coudes rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|31 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> 3gd7swaet5vkios3td0pzs2toicw8eq 15908293 15908288 2026-07-07T12:50:24Z Seudo 2609 +gras 15908293 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLE DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur du creux de l’esto&shy;mac au-dessus du plancher''' — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou''' — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches''' — l’enfant assis. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|22.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Longueur du fémur'''. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|35.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|41.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|43 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur du corps d’avant en arriére''', prise au-dessous du creux de l’estomac. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére''', prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|10.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|11.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|M |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Largeur du corps prise au niveau du coude''' et compre&shy;nant les deux coudes rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|31 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> ekn0seycbxmvw62897wk6pas3y7k20i 15908582 15908293 2026-07-07T13:11:51Z F0x1 72129 15908582 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid; padding:0.25em;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLES DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur du creux de l’es&shy;tomac au-dessus du plancher''' — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou''' — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches''' — l’enfant assis. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Longueur du fémur'''. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|35.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|41.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|43 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur du corps d’avant en arriére''', prise au-dessous du creux de l’es&shy;tomac. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére''', prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|M |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Largeur du corps prise au niveau du coude''' et compre&shy;nant les deux coudes rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|31 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:2.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> a73t86lxu016dhb6nuz9ozyqfabxmzy 15908660 15908582 2026-07-07T15:05:58Z F0x1 72129 élargi les 5 lignes vides 15908660 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>{| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLES DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur du creux de l’es&shy;tomac au-dessus du plancher''' — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou''' — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches''' — l’enfant assis. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Longueur du fémur'''. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|35.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|41.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|43 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur du corps d’avant en arriére''', prise au-dessous du creux de l’es&shy;tomac. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.3 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére''', prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding:0.25em;"| M |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Largeur du corps prise au niveau du coude''' et compre&shy;nant les deux cou&shy;des rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|31 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> 16e8o85009u7uvzqc49tcett8ow04xt 15908771 15908660 2026-07-07T17:55:54Z F0x1 72129 Ajout de marge 15908771 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|134|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude><nowiki/> {| style="border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; text-align:center; line-height:1.25em; margin: 1em auto;" |colspan="14" |'''Tableau {{n°|1}}.''' |- |colspan="14" |MESURES des parties du corps des enfants, devant servir de base à <br/>la construction du mobilier scolaire (exprimées en centimètres).{{séparateur|3|m=0.25em}} ''Écoles primaires. — Enfants de 6 à 13 ans.'' |- |style="padding-top:0.25em;"| {| style="font-size:75%; border-spacing: 0px; border-collapse: collapse; outline-style:double; outline-width:3px; outline: 2px solid black; border: 3px double black; text-align:center; line-height:1.15em;" |rowspan="3" style="border-right:1px solid;"| A ||rowspan="3" style="width:33%; border-right:1px solid;"| TAILLES DES ENFANTS |colspan=12 style="padding-top:0.25em;border-right:1px solid;"| CINQ CATÉGORIES D’ENFANTS D’APRÈS LA TAILLE <br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|26}}</div> |- |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|1{{re}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|2{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|3{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="3" style="border-right:1px solid;"|4{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|6}}</div> |colspan="2" style="border-right:1px solid;"|5{{e}}<br/><div style="height:0.75em;">{{Accolade|h|4}}</div> |- |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|1{{e|m}} ou moins à <br/>1{{e|m}}05 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}05 à <br/>1{{e|m}}10 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}10 à <br/>1{{e|m}}15 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}15 à <br/>1{{e|m}}20 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}20 à <br/>1{{e|m}}25 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}25 à <br/>1{{e|m}}30 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}30 à <br/>1{{e|m}}35 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}35 à <br/>1{{e|m}}40 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}40 à <br/>1{{e|m}}45 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}45 à <br/>1{{e|m}}50 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}50 à <br/>1{{e|m}}55 inclus. |style="writing-mode:sideways-lr; border-right:1px solid; padding-bottom:0.5em;"|plus de 1{{e|m}}55 à <br/>1{{e|m}}60 ou plus. |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"| B |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur du creux de l’es&shy;tomac au-dessus du plancher''' — l’enfant assis ; le tronc formant un angle droit avec les cuisses et les cuisses un angle droit avec les jambes. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>49.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>52.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>55 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>58 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>61 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>63.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>66 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>68.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>72 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>78 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>51 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>58 |colspan="3" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>66 |colspan="2" style="border-right:1px solid; position:relative; top:-2.0em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>75 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|C |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur de la jambe prise du plancher au-dessous de l’articulation du genou''' — le genou étant plié à angle droit. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>27 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>29 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>35 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>36.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>38 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>42 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|<br/>47 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>28 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>31 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>35 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>40 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>46 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|E |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Hauteur des reins au-dessus du siége, prise au niveau de la saillie des hanches''' — l’enfant assis. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|19 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|20 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|21.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|22.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|23 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom;"|25 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>16 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>20 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>22 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>24 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|F |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Longueur du fémur'''. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|35.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|37 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|39 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|40 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|41.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|43 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|44 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|45 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|47 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|49 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|52 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>38 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>41.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>45.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>50.5 |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|G |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur du corps d’avant en arriére''', prise au-dessous du creux de l’es&shy;tomac. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|15 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|16.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|17 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|18 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>15 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>15.3 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>16.2 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>17.5 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid;"|I |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Épaisseur de la cuisse d’avant en arriére''', prise à mi-hauteur entre le genou et le bassin, l’enfant debout. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|8 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|9 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|10.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|11.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; vertical-align:bottom; padding-top:0.5em;"|12.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>9 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>10.5 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>11.8 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>12.25 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |- |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding:0.25em;"| M |rowspan="2" style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; text-align:justify; text-indent:1em;"| '''Largeur du corps prise au niveau du coude''' et compre&shy;nant les deux cou&shy;des rap&shy;prochés du tronc. |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|30 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|31 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|32 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|33.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|34.5 |style="border-top:2px solid; border-right:1px solid; padding-top:0.5em;"|35.5 |- |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>30 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>32 |colspan="3" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|6}}<br/>33.5 |colspan="2" style="border-right:1px solid; vertical-align:top; position:relative; top:-1.5em;"|{{Accolade|b|4}}<br/>35 |- |colspan=14 style="line-height:3.0em; border-top:2px solid;"|<br/> |} |}<noinclude> <references/></noinclude> lggnqf8dojaadfxos1r01ovrxb8nhge Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/218 104 4936707 15908258 15908153 2026-07-07T12:35:40Z M-le-mot-dit 10828 Italiques. 15908258 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|208|}}</noinclude>un valet de cuisine remettre à {{Roi|Édouard|III}} le défi du roi de France. La rubrique, qui rappelle assez exactement celle du {{Lié|manuscrit 131}} de Cheltenham, est conçue en ces termes : ''Cy commencent les croniques de France et d’Angleterre commencées par discrète personne mons. Jehan le Bel, chanoine de Saint-Lambert de Liége, et continuées jusques à la bataille de Poittiers, et après sa mort furent compilées et parfaittes par vénérable homme mons. Jehan Froissart èsquelles chroniques sont contenues plusieurs nobles avenues et beaux faits d’armes qui avindrent tant en France, en Angleterre, en Espagne, en Escosse et en Guienne comme ou païs de Bretaigne et ailleurs.'' — Bibliothèqüe Nationale de Paris, {{n°|6474}} (ancien {{n°|2366}}). In-folio, vélin, à deux colonnes, écriture de la fin du {{s|XIV|e|-}} ou du commencement du {{s|XV}}, relié en bois couvert de velours violet, {{Lié|417 feuillets}}. {{M.|Dacier}} signale l’existence sur la reliure de cinq coquilles de cuivre doré et y voit la preuve que ce volume a appartenu au maréchal de Gyé. On y remarque la signature de Léonore de Rohan, princesse de Guémené, et on trouve sur l’un des feuillets de garde la note suivante : « Ce manuscrit échappé du château du Verger a été envoyé par {{M.|Marchand}} de la part de {{M.|le}} prince de Rohan pour la bibliothèque de {{M.|le}} prince de Soubise. Ce {{Lié|21 août 1779}}. » Même incipit que le {{Lié|manuscrit 131}} de Cheltenham : ''Afin que honourables avenues et nobles aventures faictes d’armes, lesquelles sont avenues par les guerres de France et d’Angleterre, soient notablement registrées.''<noinclude> <references/></noinclude> rp89zc4ieabfnizt50gbhj2n5yx2um2 Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/221 104 4936756 15908239 2026-07-07T12:05:17Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15908239 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||211}}</noinclude>d’une exécution assez grossière. Elle est divisée en quatre tableaux. Dans le premier Froissart offre son livre à {{Roi|Richard|II}}. Dans le second Isabelle de France traverse la mer pour se dérober au ressentiment d’{{Lié}}Édouard II. Dans le troisième elle réclame l’appui de Charles le Bel. Dans le quatrième, elle conduit son armée victorieuse devant les remparts de Bristol. On trouve de plus quelques miniatures dans le texte. Rubrique : ''Cy commencent les nouvelles croniques de France et d’Angleterre faites et compilées par honnouroble et discrète personne Jehan Froissart à la prière et requeste de monseigneur Robert de Namur, seigneur de Beaufort, lesquelles commencent au roy Édouart d Angleterre, lequel fut couronné en roy l’an de {{Nec|{{Lié|grâce M.CCC.XXVI}}}}. Incipit : ''Affin que honnorables advenues et nobles aventures faictes darmes, lesquelles sont advenues par guerres de France et d’Angleterre{{Lié|, etc.}}'' Sur un des feuillets de garde du volume, on lit ce qui suit : « Deux mectres que les pers de France envoyèrent au roi Édouard d’Angleterre au temps qu’il querelloit la France : {{Pom|« Crede, regnorum rex qui cupis esse duorum, « Succedunt mares huic regno, non mulieres. »|m=1.5em|lang=la}} Ceci forme une réponse à ces vers qu’un autre poëte contemporain avait placés dans la bouche d’{{Roi|Édouard|III}} : {{Pom|Rex sum regnorum bina ratione duorum. Anglorum cerno me regem jure paterno ; Matris jure quidem rex Francorum vocor idem.|m=1.5em|lang=la}}<noinclude> <references/></noinclude> 0sa8ohhqmmskcdedfpxsmkmunsott2k 15908257 15908239 2026-07-07T12:35:18Z M-le-mot-dit 10828 Italiques. 15908257 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||211}}</noinclude>d’une exécution assez grossière. Elle est divisée en quatre tableaux. Dans le premier Froissart offre son livre à {{Roi|Richard|II}}. Dans le second Isabelle de France traverse la mer pour se dérober au ressentiment d’{{Lié}}Édouard II. Dans le troisième elle réclame l’appui de Charles le Bel. Dans le quatrième, elle conduit son armée victorieuse devant les remparts de Bristol. On trouve de plus quelques miniatures dans le texte. Rubrique : ''Cy commencent les nouvelles croniques de France et d’Angleterre faites et compilées par honnouroble et discrète personne Jehan Froissart à la prière et requeste de monseigneur Robert de Namur, seigneur de Beaufort, lesquelles commencent au roy Édouart d Angleterre, lequel fut couronné en roy l’an de {{Nec|{{Lié|grâce M.CCC.XXVI}}}}.'' Incipit : ''Affin que honnorables advenues et nobles aventures faictes darmes, lesquelles sont advenues par guerres de France et d’Angleterre{{Lié|, etc.}}'' Sur un des feuillets de garde du volume, on lit ce qui suit : « Deux mectres que les pers de France envoyèrent au roi Édouard d’Angleterre au temps qu’il querelloit la France : {{Pom|« Crede, regnorum rex qui cupis esse duorum, « Succedunt mares huic regno, non mulieres. »|m=1.5em|lang=la}} Ceci forme une réponse à ces vers qu’un autre poëte contemporain avait placés dans la bouche d’{{Roi|Édouard|III}} : {{Pom|Rex sum regnorum bina ratione duorum. Anglorum cerno me regem jure paterno ; Matris jure quidem rex Francorum vocor idem.|m=1.5em|lang=la}}<noinclude> <references/></noinclude> t893a41fwf1fnj5fm6cltjdlkkirru7 Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/70 104 4936757 15908245 2026-07-07T12:14:46Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ::(66) == CHANSON BACHIQUE. == ::Air: ''Aussitôt que la lumière.''{{sauts|1}} ::AIMABLE dieu de la treille,{{saut|1}} ::Viens animer nos propos;{{saut|1}} ::Que ton jus qui nous éveille{{saut|1}} ::Fasse partir les bons mots!{{saut|1}} ::Célébrons avec ''ivresse''{{saut|1}} ::Ce dieu qui nous a soumis:{{saut|1}} ::Buvons et chantons sans cesse{{saut|1}} ::La bouteille et nos amis.{{sauts|1}} ::Chacun son goût, sa manie;{{saut|1}} ::La nôtre est d'... 15908245 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="193.50.193.25" /></noinclude>::(66) == CHANSON BACHIQUE. == ::Air: ''Aussitôt que la lumière.''{{sauts|1}} ::AIMABLE dieu de la treille,{{saut|1}} ::Viens animer nos propos;{{saut|1}} ::Que ton jus qui nous éveille{{saut|1}} ::Fasse partir les bons mots!{{saut|1}} ::Célébrons avec ''ivresse''{{saut|1}} ::Ce dieu qui nous a soumis:{{saut|1}} ::Buvons et chantons sans cesse{{saut|1}} ::La bouteille et nos amis.{{sauts|1}} ::Chacun son goût, sa manie;{{saut|1}} ::La nôtre est d'aimer le vin,{{saut|1}} ::De passer gaiement la vie,{{saut|1}} ::Buvant ce nectar divin.{{saut|1}} ::Déjà mes yeux qui se troublent{{saut|1}} ::Rendent joyeux mes esprits;{{saut|1}} ::Car à-la-fois ils me doublent{{saut|1}} ::La bouteille et mes amis.{{sauts|1}} ::Chanter et faire bombance,{{saut|1}} ::Tel est notre unique emploi:{{saut|1}} ::Que chacun avec constance<noinclude> <references/></noinclude> grmgezys8b7y537oxssh34eyjxgf3vu 15908639 15908245 2026-07-07T14:15:44Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15908639 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(66)}}</noinclude><nowiki /> {{SDT|l=20}} {{t2|CHANSON BACHIQUE.|sp=2px|ws=7px}} {{c|Air : ''Aussitôt que la lumière.''|m=1em}} {{poem|{{sc|Aimable}} dieu de la treille, Viens animer nos propos ; Que ton jus qui nous éveille Fasse partir les bons mots ! Célébrons avec ''ivresse'' Ce dieu qui nous a soumis : Buvons et chantons sans cesse La bouteille et nos amis. Chacun son goût, sa manie ; La nôtre est d’aimer le vin, De passer gaîment la vie, Buvant ce nectar divin. Déjà mes yeux qui se troublent Rendent joyeux mes esprits ; Car à-la-fois ils me doublent La bouteille et mes amis. Chanter et faire bombance, Tel est notre unique emploi : Que chacun avec constance|d}}<noinclude> <references/></noinclude> jtu43w9825y9voygvy85ueo81u7do2f Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/222 104 4936758 15908250 2026-07-07T12:20:13Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15908250 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|SECONDE RÉDACTION|212|}}</noinclude><nowiki /> — Bibliothèque Nationale de Paris, {{n°|2640}} ({{Lié|ancien 8317}}) in-folio, vélin, à deux colonnes, {{Lié|361 feuillets}} écrits de deux mains différentes du commencement et du milieu du {{s|XV}}, {{Lié|361 feuillets}}, en partie divisé en chapitres. Décrit Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, {{t.|I}}, {{pg|438}}. Rubrique : ''Ci commencent les nouvelles croniques de France et d’Angleterre faites et compilées par honourable et discrète personne Jehan Froissart, à la prière et requeste de monseigneur Robert de Namur, seigneur de Beaufort, lesquelles commencent au roy Édouard d’Angleterre, lequel fut couronné roy l’an de {{Nec|{{Lié|grâce M.CCC}}}} {{Lié|et XXVI}}.'' Incipit : ''Affin que honnourables avenues et nobles aventures faictes d’armes, lesquelles sont advenues par les guerres de France et d’Angleterre{{Lié|, etc.}}'' Au {{Lié|folio 21}} {{vo}} en marge de cette phrase : « En ostèrent (du royaume de France) la bonne royne d’Angleterre et le roy son fils, » on a écrit en marge d’une écriture à peu près contemporaine du manuscrit : « Ils ne les en ostèrent oncques, car ladite dame, ne son fils n’y orent oncques droit ; mais Froissart monstre qu’il favorisoit les Anglois. » Au {{Lié|folio 188}} on lit en marge : « Nota que la cronique de Froissart ne dit riens de la mort messire Symon de Bucy, ne il ne fu point tué, mais y ot un advocat nommé maistre Regnault d’Acy qui, quant il vist venir les communs, se bouta sus un pasticier et illec fu tué. » De même que le {{n°|6474}}, le {{n°|2640}} est l’œuvre d’un copiste breton qui a saisi toutes les occasions d’ajou-<noinclude> <references/></noinclude> f7r48t98cl5fvf08zlejibzgxk40zov Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/203 104 4936759 15908254 2026-07-07T12:31:36Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908254 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><nowiki/> {{t3|'''''Souvenirs ineffaçables'''''|mt=5em}} {{sep|3|m=1em}} Avec les ans, de ma mémoire, bien des souvenirs ont disparu ; mais, ce que jamais je n’oublierai, ce sont les deux cultes puisés au pays natal : celui de la belle nature et celui de la famille. Depuis le jour où, en vue du notariat, je commençai mes études au collège de Montréal, bien des printemps se sont écoulés ; mais ce laps de temps n’a pu me faire oublier ni le doux foyer avec son cortège de parents et d’amis, ni le superbe décor dont la divine Providence voulut bien l’entourer. Du deuxième étage de l’un des gratte-ciel qui enserrent la place d’Armes, où je réside depuis nombre d’années, je tâche de concilier les exigences de la profession avec les besoins et les goûts de ma nature. Le grand air et la liberté ont pour moi, un charme auquel je ne résiste guère ; aussi sont-ils rares les jours de congé qui me trouvent au logis. Pour horizon habituel, juste le pan d’azur qu’il est donné à ma fenêtre de découper au firmament. C’est pourquoi, un de mes délassements favoris, est d’aller jouir, sur la terrasse qui domine<noinclude> <references/></noinclude> tc4c1lb1wn339qu344bdzh61alwpnto Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/223 104 4936760 15908255 2026-07-07T12:33:58Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15908255 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DU LIVRE{{Lié}}{{Ier}}.||213}}</noinclude>ter au texte l’éloge de son pays et de ses compatriotes. C’est ainsi qu’à propos de la remise au comte de Montfort de la forteresse de Carhaix par l’évêque de cette ville, nous trouvons dans le {{n°|2640}} un assez long passage où l’on cherche à excuser ce prélat qui attendait le légitime héritier du duché pour lui faire hommage, et où l’on blâme toutefois en passant les partisans du comte de Montfort à qui rien n’échappait « s’il n’estoit trop chault ou trop pesant. » Froissart avait écrit en racontant la prise de Mantes par Bertrand du Guesclin : « Dont entrèrent ces Bretons : si pillièrent et robèrent tout ce qu’il trouvèrent et prisent des bourgeois, desquels qu’il veudrent, et en tuèrent ossi assés. » De copiste lui fait dire le contraire : « Dont entrèrent ces Bretons et se saisirent de la ville sans riens piller, mais ils prisrent des prisonniers qui depuis furent délivrés sans riens païer, car messire Boucicaut et messire Bertrand ne le vouldrent point souffrir. » Et un peu plus loin : « Si se parti messire Bertran à tous ses gentils Bretons qui estoient hardis et courageus. » Quand il arrive à la bataille d’Auray, il dit de Charles de Blois : « qu’il estoit moult douls et moult courtois, qu’il se feust voulentiers condescendu à paix et eust esté content d’une partie de Bretaigne à pou de {{Nec|plait}}. » C’est le même copiste qui nous apprend que Jean de Blois frappa celui qui avait tué son père : étrange épisode qui fait d’un bâtard le vengeur d’un prince honoré pour sa sainteté.<noinclude> <references/></noinclude> ekb5rt7w6m2zw6liyoexyvwnt2g276z Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/204 104 4936761 15908260 2026-07-07T12:36:01Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908260 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|182|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>l’édifice, du délicieux panorama qui m’y est offert. Les tours de Notre-Dame ont eu la délicatesse de s’écarter assez, pour me permettre, quand la brume est de bonne humeur, d’envisager à la fois et le grand fleuve et la coquette île Sainte-Hélène, que semblable à une gracieuse émeraude, il enchâsse dans son cours. Au deuxième plan se dessine la côte verdoyante et animée qui court de Saint-Lambert à Longueuil, tandis que, majestueuses et solitaires, les montagnes de Belœil et de Saint-Bruno se profilent au loin, sur l’écran du ciel éthéré. Mais, aussitôt que le soleil de juin, fait flamboyer les vitrines de la Banque Provinciale et m’obligent à baisser les jalousies, je me dis aussitôt : mon vieux Jean, c’est le temps de partir. Et pendant que le train file, plus rapide encore court ma pensée. Elle va chercher là-bas, là-bas derrière la montagne, dans l’incomparable vallée du Saint-Maurice, un petit village, une antique maison et de bonnes vieilles gens. C’est là, que vécurent, que s’égrenèrent, hélas ! un à un, parents et amis. Ah ! la belle, l’adorable série qu’ils forment en mon âme ! Les vivifiants souvenirs qu’ils ont échelonné tout le long de ma vie ! Et c’est pour retrouver les derniers d’entre eux, plus rares chaque<noinclude> <references/></noinclude> 8rgdr51dqly8pugm0s8xunszqml3jio Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/91 104 4936762 15908263 2026-07-07T12:36:49Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908263 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>croissant naturellement dans les grandes maisons. — Si tout cela vous fait plaisir, dit-il à Gertrude, quand ils furent remontés dans la chaise de poste, ne vous en faites pas faute ; comme je vous l’ai déjà dit, allez là-bas quand vous le voudrez, et prenez-y tout ce qui pourra vous convenir ; seulement ne me demandez pas de vous accompagner : il y auroit de quoi perdre la tête si j’étois obligé d’entendre souvent l’un me demander de faire creuser un fossé autour de son champ, l’autre vouloir que je fasse entourer le sien d’une haie ; celui-ci me prier de faire abatre des arbres qui le gênent, celui-la me proposer de nouvelles plantations ; le jardinier se plaindre qu’on vienne voler les pomme dans le verger, le garde-chasse accuser les braconniers de tuer tous les faisans. Qu’on me laisse tranquille, et je me soucie fort peu s’il reste une pomme ou un faisan dans tout le royaume. — Ce seroit sans contredit un grand avantage pour le domaine, dit mistress {{tiret|Saint|-Clair}}<noinclude> <references/></noinclude> bwftpgittfwpxkrwn0quvf8anjbj92o Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/94 104 4936763 15908265 2026-07-07T12:38:40Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908265 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cher de céder à ses instances. La chaise, précédée par le major, entra donc dans une avenue qui conduisoit à Thornbank. Le nègre César vint les recevoir à la porte en saluant et en grimaçant, et ouvrant la porte du salon, il les annonça à sa maîtresse, qui étoit assise sur un sopha, en grande parure, comme une nouvelle mariée attendant des visites de noces. Ayant salué mistress Saint-Clair et Gertrude avec un air et un ton de familiarité, mistress Waddell s’écria : — Et mon oncle aussi ! Que je vous suis obligée ! J’en suis d’autant plus flattée que je sais que vous rendez rarement une visite. M. Ramsay étoit entré avec la résolution héroïque de ne pas ouvrir la bouche tant qu’il resteroit à Thornbank, et en conséquence il ne répondit à ce compliment que par une sorte de grognement ironique. Mais mistress Saint-Clair, qui n’aimoit pas les grands airs de sa nièce, s’empressa de l’informer, du ton le plus mielleux possible, que cette visite n’étoit pas prémé-<noinclude> <references/></noinclude> c784splnrl2ohvp2edy6ftmzr40t7w0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/95 104 4936764 15908266 2026-07-07T12:40:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908266 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ditée, et qu’elle étoit due au hasard qui leur avoit fait rencontrer le major sur la route. — Comment, major ! s’écria mistress Waddell avec un ton d’alarme, est-il possible que vous vous soyez hasardé à quitter la maison quand la terre est encore si humide ? Que ne m’avez-vous dit que vous vouliez sortir ? j’aurois fait mettre les chevaux et je vous aurois accompagné, quoiqu’il soit d’étiquette, à ce que je crois, qu’une nouvelle mariée garde quelque temps la maison. Remarquant alors une tache de boue sur une botte du major, elle ajouta : Et je vois que vous avez les pieds humides. Pour l’amour du ciel, major, allez changer de bottes sur-le-champ. Je vois qu’elles sont mouillées. Le major parut enchanté de cette preuve de tendresse conjugale, mais il protesta qu’il avoit les pieds parfaitement secs, étendant une jambe pour en donner la preuve. — Comment pouvez-vous parler ainsi,<noinclude> <references/></noinclude> hk46wazhhxdmt0hsf75y5rxx5fivyf4 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/96 104 4936765 15908270 2026-07-07T12:41:10Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908270 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>major, quand je vois que vous avez les pieds dans l’eau ? Je vous en supplie, changez de bottes, je suis au supplice en vous voyant rester les pieds mouillés. Vous ne manquez pas de bottes ; je vous en ai fait faire une douzaine de paires à York, pour être sûre que vous auriez toujours de quoi en changer. Allez, mon cher major, allez. Appelez César pour qu’il vous aide. Faites-le pour l’amour de moi, major ; je vous le demande comme une grâce. Cette prière étoit irrésistible. Le major se prépara donc à obéir, ayant dans le cerveau une sorte de confusion d’idées qu’il auroit pu exprimer ainsi, s’il avoit été en état d’y mettre de l’ordre : — Que je suis heureux d’être si tendrement aimé d’une femme si charmante ! et cependant quel ennui d’être obligé de changer de bottes chaque fois qu’elle y aperçoit une tache de boue ! — Vous ne serez pas long-temps, major ! s’écria mistress Waddell pendant que son mari fermoit la porte. Le major est si im-<noinclude> <references/></noinclude> sznfkty0fshs0dl3454v8mr70rc6prm Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/205 104 4936766 15908273 2026-07-07T12:42:03Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908273 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||SOUVENIRS INEFFAÇABLES|183|b=<hr/>}}</noinclude>année, et revivre quelque temps dans l’ambiance laissée par les disparus, que je quitte la métropole à la belle saison. Quatre à cinq heures de voyage, et me voici au terme de mes désirs, au centre de mes affections. Mon village est situé en plein vallon, non loin des Vieilles-Forges, distantes elles-mêmes de neuf milles de la cité trifluvienne. Je connais peu d’endroits qui accumulent tant de beautés dans un espace aussi restreint. La chaîne des collines, parallèle un instant à la rive du fleuve, bientôt dévie vers l’Est, en envoyant de nombreuses ramifications dans la direction du lac Saint-Jean. Du versant occidental de la crête, bondit la chute des Grandes-Piles, dont la voix puissante et majestueuse saisit l’âme. À mi-côte, enclavé entre les berges abruptes du cours d’eau, un vieux calvaire à moitié détruit, domine la vallée qu’il bénit. Les nénuphars blancs ont envahi les biez des scieries et moulins, auxquels les pouvoirs électriques ont enlevé le mouvement et la vie. Bordée de pariétaires et de mélilots, la route qui d’abord côtoie la rivière, soudain la quitte par un défilé et coudoyant la voie ferrée, l’accompagne jusqu’aux environs de la Tuque. Abrité de l’aquilon par le massif des Ormeaux, le vieux clocher a gardé son aspect pesant et {{tiret|rus|tique}}<noinclude> <references/></noinclude> ir4o8hswcpy4pcgr94exg8rfwspg4i2 Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/206 104 4936767 15908283 2026-07-07T12:46:19Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908283 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|184|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|rus|tique}}. Les maisons étagées au flanc du côteau ont pris en général l’allure moderne ; mais celles qui environnent l’église ont gardé leur physionomie d’autrefois. Parmi elles se trouve la mienne. C’est là qu’est mon cœur, c’est là que vécurent les miens, bons entre les bons. Quand je franchis le seuil ancien, il me semble qu’ils accourent de tous les points de la vieille demeure, car je sens que quelque chose se transforme en moi. Je ne suis plus L’oncle Jean de la ville, hargneux et rêveur comme un tout vieux garçon qui ne veut pas déroger ; soudain, me voici Jean comme autrefois : un alerte luron dont les cris de joie emplissaient maison, cours et jardin. Je souris, m’anime et me redresse en sifflotant la première ritournelle venue… mais l’allégresse est de courte durée et peu durable l’illusion. Quel ravage les ans ont accompli. Suis-je donc en un désert ? Dans le silence qui m’entoure, bientôt mon cœur se resserre. Je sors, je vais à la recherche de ceux d’autrefois, hors de ma maison déserte, où seuls flottent leurs souvenirs. Les anciens travaillaient aux forges, jadis en pleine prospérité. De leur contact avec les Indiens pour le trafic des fourrures, quelque chose d’un peu farouche leur est resté ; mais sous cette écorce<noinclude> <references/></noinclude> eoqmi9rwzmdo9mx0guqdfef92svz0vo Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/71 104 4936768 15908290 2026-07-07T12:49:29Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ::Suive cette aimable loi,{{saut|1}} ::Loin de ces lieux la tristesse,{{saut|1}} ::Les chagrins et les soucis !{{saut|1}} ::Mais conservons-y sans cesse{{saut|1}} ::La bouteille et nos amis.{{sauts|1}} ::Je voudrais passer ma vie{{saut|1}} ::Entre Bacchus et l'Amour;{{saut|1}} ::La nuit près de mon amie,{{saut|1}} ::Et près du tonneau le jour.{{saut|1}} ::Mon sort est digne d'envie{{saut|1}} ::Quand près de moi l'on a mis{{saut|1}} ::Grand verre, fem... 15908290 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" />{{nr||(67)}}</noinclude>::Suive cette aimable loi,{{saut|1}} ::Loin de ces lieux la tristesse,{{saut|1}} ::Les chagrins et les soucis !{{saut|1}} ::Mais conservons-y sans cesse{{saut|1}} ::La bouteille et nos amis.{{sauts|1}} ::Je voudrais passer ma vie{{saut|1}} ::Entre Bacchus et l'Amour;{{saut|1}} ::La nuit près de mon amie,{{saut|1}} ::Et près du tonneau le jour.{{saut|1}} ::Mon sort est digne d'envie{{saut|1}} ::Quand près de moi l'on a mis{{saut|1}} ::Grand verre, femme jolie,{{saut|1}} ::La bouteille et mes amis.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|2}}{{sauts|1}} == LA FLAMME D'AMOUR == ::'''CHANSONNETTE.'''{{sauts|1}} ::Un jour le fils de Vénus{{saut|1}} ::Vendangeait avec Bacchus:{{saut|1}} ::Le petit dieu de Cythère{{saut|1}} ::Voltigeait sur le raisin,{{saut|1}} ::En faisant jaillir le vin,{{saut|1}} ::Et de son aile légère{{saut|1}} ::Caressait le jus divin.<noinclude> <references/></noinclude> nu5vogh56f96wj0lesyqtyjj27lp16i 15908642 15908290 2026-07-07T14:20:52Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15908642 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(67)}}</noinclude><section begin="s1"/>{{poem|Suive cette aimable loi, Loin de ces lieux la tristesse, Les chagrins et les soucis ! Mais conservons-y sans cesse La bouteille et nos amis. Je voudrais passer ma vie Entre Bacchus et l’Amour ; La nuit près de mon amie, Et près du tonneau le jour. Mon sort est digne d’envie Quand près de moi l’on a mis Grand verre, femme jolie, La bouteille et mes amis.|f}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|l=20}} {{t2|LA FLAMME D’AMOUR. <br>{{t|CHANSONNETTE.|80}}|sp=2px|ws=7px}} {{poem|Un jour le fils de Vénus Vendangeait avec Bacchus : Le petit dieu de Cythère Voltigeait sur le raisin, En faisant jaillir le vin, Et de son aile légère Caressait le jus divin.|d}}<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 4qgdoqb75v0bb5doj4xfxtemfpmt856 Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/207 104 4936769 15908294 2026-07-07T12:50:49Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908294 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||SOUVENIRS INEFFAÇABLES|185|b=<hr/>}}</noinclude>fruste que de trésors cachés : si de notre histoire primitive, si des mœurs et traditions canadiennes vous voulez avoir la notion exacte : la vraie source est là. Quelle joie de retrouver tels et tels vieillards à l’aspect vénérable ; à la vie sainte, aux coutumes patriarcales. En serrant leur main ridée, j’éprouve comme une certaine impression de reliques. C’est du moins l’effet que me produisait l’un d’eux dont on vient de m’annoncer la mort. Il me rappelait un épisode de mon enfance dont le souvenir m’est demeuré si présent, qu’il me semble l’avoir vécu hier. Ce brave habitant qui s’est éteint cette année, âgé de quatre-vingt-dix-sept ans, était un type de ces chrétiens exemplaires, dont le nombre hélas ! ne diminue que trop de nos jours. Au village, on ne l’appelait que « le Rousseau. » Jeune alors, robuste cultivateur, entouré d’une bonne et saine famille : marmots joyeux, beaux garçons et belles filles, poussant dru comme les jeunes ormes du pays. Il habitait, tout en haut de la côte, une ancienne demeure posée au bord du sentier qui longe le précipice et dont les fenêtres, qui avaient vue sur la chute, embrassaient toute la vallée. Un soir d’automne, j’étais alors bambin de sept à huit ans, je jouais aux côtés de ma mère,<noinclude> <references/></noinclude> 8pasrnv36nhsrv8zpkbmrgasv0nwoik Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/208 104 4936770 15908441 2026-07-07T13:00:54Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908441 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|186|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>dans la salle à manger, où l’on venait de terminer le repas du soir, lorsque j’entendis soudain la voix de mon père me faire une proposition si pleine de délices, que j’en restai sans voix, saisi de bonheur. {{corr|Jeannot|— Jeannot}}, j’ai à parler au « Rousseau ; » veux-tu venir avec moi chez lui ? Si je voulais !… Ah ! quelle fête ! Grimper là-haut à cette heure tardive pour un enfant : dix heures du soir, tout comme un homme, sortir avec Papa, se coucher tard !… autant de choses attirantes. Ma mère avait bien protesté quelque peu ; mais devant la véhémence de mes désirs, elle consentit bientôt, et quelques minutes plus tard, je gravissais ravi le sentier malaisé, ma petite main serrée dans celle de mon père. Lui me contait tout en marchant de jolies choses anciennes, faits ou légendes. Une faible lumière éclairait la fenêtre de la maison au rez-de-chaussée, auquel on accédait par quelques marches d’escalier. Nous montâmes et mon père frappa à la porte. Personne ne vint ouvrir. Il frappa une seconde fois, rien ne bougea à l’intérieur. Est-ce qu’ils seraient couchés ? murmura mon père. Il se pencha vers la porte et prêta l’oreille. Mais non, j’entends un bruit de voix, dit-il. Une troisième fois, il frappa et, sans attendre de réponse<noinclude> <references/></noinclude> ioizue8ugnq6tcbfgrbqs45ttvne75o Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/209 104 4936771 15908567 2026-07-07T13:05:09Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908567 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||SOUVENIRS INEFFAÇABLES|187|b=<hr/>}}</noinclude>ouvrit et nous entrâmes. Dans la grande cuisine, close et paisible, à la clarté d’une antique lampe sur la cheminée, « le Rousseau », entouré de sa femme et de ses enfants, récitait la prière du soir. À notre entrée, un léger mouvement se produisit : la mère devint rouge, un peu gênée ; la grande fille se redressa à moitié instinctivement ; les petits eurent un sursaut étonné, mais nul n’osa interrompre le chef de famille qui pieusement continuait la prière, les mains croisées sur la poitrine, la voix posée, l’attitude recueillie. Me faisant signe de rester silencieux, mon père se découvrit, salua gravement et nous nous retirâmes sans bruit. Au bas de l’escalier, mon père s’arrêta, me prit dans ses bras, et me tenant serré contre lui, me dit chaleureusement : Mon enfant, n’oublie jamais la scène dont nous venons d’être témoins. Qu’elle te rappelle toujours la vénération due aux choses de Dieu. Ce brave homme vient de te donner un bel exemple. Il n’a point interrompu sa prière à notre entrée chez lui ; pourtant il a de l’attachement pour ma personne et un grand respect pour mes fonctions de maire ; mais il a pensé avec raison que j’étais bien au-dessous du bon Dieu à qui il parlait en ce moment. Puis m’ayant déposé à terre, et tenant mes deux<noinclude> <references/></noinclude> ogiv7wtq2a2f50f3dotdvmihe04kowf Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/210 104 4936772 15908575 2026-07-07T13:10:18Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908575 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|188|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>mains serrées dans les siennes, il me dit d’un ton attendri : « Me promets-tu, mon petit Jean, d’être toi aussi, un fier chrétien, toujours, toute ta vie, en tous lieux ? » {{corr|Oui|— Oui}}, papa. Et j’entends encore ma voix enfantine fuser légère dans le silence solennel de ce soir d’automne. À ce moment la porte de la maison s’ouvrit et « le Rousseau » parut sur le seuil, regardant anxieusement dans le sentier. Il nous aperçut, descendit rapidement les degrés, vint à nous, son grand feutre gris à la main, saluant avec la plus grande déférence. {{corr|Excusez-moi|— Excusez-moi}}, Monsieur, s’il vous plaît. {{corr|Je|— Je}} n’ai pas à t’excuser, mon brave ami, répondit mon père, en lui tendant la main. Tu n’as fait que ton devoir ; il faut bien que Dieu passe avant les hommes. {{corr|C’est|— C’est}} ce que j’ai pensé, Monsieur, répondit simplement le paysan. Mon père lui expliqua alors pour quel motif il était venu le trouver et nous nous séparâmes. {{c|'''✽<br/>✽{{em|4}}✽'''|fs=70%|ws=.6em|lh=1|m=1.5em}} Bien des années se sont écoulées depuis cette petite scène ; mais je revois encore le ciel constellé au-dessus de la vallée endormie, cette petite {{tiret|mai|son}}<noinclude> <references/></noinclude> qc8y2000aplhibqugbviokne1v84dzi Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/72 104 4936773 15908578 2026-07-07T13:11:20Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ::(68){{sauts|1}} ::De ce nectar enchanteur{{saut|1}} ::Il respire la vapeur;{{saut|1}} ::Le parfum qui l'environne{{saut|1}} ::Bientôt lui monte au cerveau;{{saut|1}} ::Par un charme tout nouveau,{{saut|1}} ::Il chancelle, et dans la tonne{{saut|1}} ::Laisse tomber son flambeau.{{sauts|1}} ::Le vin bouillonne à l'instant,{{saut|1}} ::Et s'élève en pétillant.{{saut|1}} ::La gaîté, qui se réveille,{{saut|1}} ::Chante, rit, danse à l'entour;{{saut|1}}... 15908578 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" /></noinclude>::(68){{sauts|1}} ::De ce nectar enchanteur{{saut|1}} ::Il respire la vapeur;{{saut|1}} ::Le parfum qui l'environne{{saut|1}} ::Bientôt lui monte au cerveau;{{saut|1}} ::Par un charme tout nouveau,{{saut|1}} ::Il chancelle, et dans la tonne{{saut|1}} ::Laisse tomber son flambeau.{{sauts|1}} ::Le vin bouillonne à l'instant,{{saut|1}} ::Et s'élève en pétillant.{{saut|1}} ::La gaîté, qui se réveille,{{saut|1}} ::Chante, rit, danse à l'entour;{{saut|1}} ::Et, depuis cet heureux jour,{{saut|1}} ::Avec le jus de la treille{{saut|1}} ::On boit la flamme d'amour.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|2}} ==CAVATINE.== Air:''Du Bouffe et du Tailleur.''{{sauts|1}} ::Expans de la folie,{{saut|1}} ::::Chantons; ::Sur les maux de la vie, ::::Glissons: ::Plaisir jamais ne coûte ::::De pleurs;<noinclude> <references/></noinclude> dildv8mc5dl0oiqw25ys4c7o1axp1r7 15908643 15908578 2026-07-07T14:26:05Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15908643 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(68)}}</noinclude><section begin="s1"/>{{poem| De ce nectar enchanteur Il respire la vapeur ; Le parfum qui l’environne Bientôt lui monte au cerveau ; Par un charme tout nouveau, Il chancelle, et dans la tonne Laisse tomber son flambeau. Le vin bouillonne à l’instant, Et s’élève en pétillant. La gaîté, qui se réveille, Chante, rit, danse à l’entour ; Et, depuis cet heureux jour, Avec le jus de la treille On boit la flamme d’amour.|f}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/><nowiki /> {{SDT|l=20}} {{t2|CAVATINE.|sp=2px|ws=7px}} {{c|Air : ''Du Bouffe et du Tailleur.''|m=1em}} {{poem|{{sc|Enfans}} de la folie, {{iv}}Chantons ; Sur les maux de la vie, {{iv}}Glissons : Plaisir jamais ne coûte {{iv}}De pleurs ;|d}}<section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> pcokbnjvvqbpviujt8czgi0uaa58loj Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/97 104 4936774 15908579 2026-07-07T13:11:30Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908579 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prudent, il prend si peu soin de lui-même, qu’il me donne des inquiétudes mortelles vingt fois par jour. Mais à propos comment le trouvez-vous ? Cette question s’adressoit à toute la compagnie, et elle étoit assez embarrassante. — Aussi laid que possible, pensa Gertrude, qui auroit été fort embarrassée pour concilier la politesse et la vérité, si elle eût été obligée de répondre. Mais heureusement il y a des gens qui se chargent de répondre eux-mêmes aux questions qu’ils font, quand ils voient qu’on ne se presse pas de le faire, et mistress Waddell étoit de ce nombre. Elle continua donc : — Les eaux d’Harrowgate lui ont certainement fait grand bien, car il faut convenir qu’il avoit fort mauvaise mine quand nous y allâmes ; ce qui m’inquiétoit fort, je vous assure. — Et quand a-t-il jamais eu bonne mine ? fut la question prête à sortir de la bouche de l’oncle Adam ; mais un effort de magna-<noinclude> <references/></noinclude> t2yyfum75rhosejyjcpb26cq9yeb4z5 Discussion utilisateur:Delbinson2011 3 4936775 15908580 2026-07-07T13:11:48Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15908580 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 7 juillet 2026 à 13:11 (UTC) 7yn2d9c9v598ycqc7sapapc8805prve Discussion utilisateur:SeïdeVe 3 4936776 15908583 2026-07-07T13:12:05Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15908583 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 7 juillet 2026 à 13:12 (UTC) cj8hu0lrp7j2ongu5haawyxsg0jp5hz Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/211 104 4936777 15908584 2026-07-07T13:13:17Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15908584 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||SOUVENIRS INEFFAÇABLES|189|b=<hr/>}}</noinclude>{{tiret2|mai|son}}, le visage ému de mon père et l’humble chrétien priant recueilli. J’entends l’adjuration solennelle : Mon fils, me promets-tu d’être un fier chrétien ? Ah ! que tout cela est demeuré solennel et sacré en ma mémoire. Qu’il est vivant en moi le souvenir de ces vaillants qui ne plièrent jamais les genoux devant les hommes, mais si constamment devant Dieu ! {{d|Jean-François {{pc|Simon}}.|2|mt=0.5em|mb=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 0uzlwlv6ypj3evmeeqjwt7t6d5kjy7x Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/98 104 4936778 15908590 2026-07-07T13:17:56Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908590 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nimité l’arrêta au passage, et il garda le silence. — Avez-vous été depuis peu à Bloom-Parc, mon oncle ? lui demanda mistress Waddell. Je puis vous dire qu’il s’y passe de jolies choses. La seule réponse de l’oncle Adam fut un ''hem !'' très sonore, accompagné d’une inclination de tête, faite avec l’air d’un taureau qui menace des cornes. — Nous en arrivons, dit mistress Saint-Clair ; et elle se mit à faire un éloge pompeux de tout ce qu’elle y avoit vu. — En vérité ! s’écria mistress Waddell ; en ce cas vous êtes plus heureuses ou plus favorisées que je ne l’ai été. Le major et moi nous y avons été hier, et l’on n’a pas voulu nous y laisser entrer, ce qui m’a paru fort étrange, comme je dois le dire. Oui, on a eu l’impertinence de nous en refuser la porte ; et tant à l’égard d’un homme du rang du major, que par rapport à moi qui suis une femme mariée, c’est un trait d’insolence tel que je n’en avois jamais vu.<noinclude> <references/></noinclude> piul42hylgq747krsgcp6uu9b7912z0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/99 104 4936779 15908591 2026-07-07T13:19:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908591 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Mais j’ai dit au concierge que j’informerois mon oncle de sa conduite. — Je vous en remercie, répondit laconiquement M. Ramsay. — Je crois réellement qu’il mérite d’être chassé pour une telle impertinence, reprit mistress Waddell. — Chassé pour avoir fait son devoir ? dit l’oncle Adam se préparant à montrer les dents. — Un devoir d’un genre bien étrange ! répliqua mistress Waddell avec indignation. Défendre la porte de votre maison à vos plus proches parens, à moi qui suis une femme mariée, à un homme du rang du major ! — Je ne vous ai jamais défendu la porte de ma maison, miss Bell, s’écria l’oncle Adam, se dépouillant de toute contrainte, et ne daignant pas même donner à sa nièce le nom de son mari ; mais si vous voulez dire que je n’entends pas que vous vous rendiez maîtresse de mes propriétés, vous avez parfaitement raison. Quel besoin {{tiret|avez|-vous}}<noinclude> <references/></noinclude> kltmnh3l55qzdfzwth52f1pnu10mv6i Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/100 104 4936780 15908592 2026-07-07T13:21:01Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908592 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|avez-|vous}} d’aller chez moi quand je n’y suis point ? Pourquoi y avez-vous été ? Et son ton en faisant ces questions étoit aussi pressant qu’un de ces instrumens de torture dont on se sert pour serrer les pouces. — Il me semble que c’étoit une curiosité bien naturelle. — Une curiosité naturelle ! Belle excuse pour vouloir entrer de force dans la maison d’un autre ! Je voudrois bien savoir ce que vous fera faire ensuite votre curiosité naturelle. — Je crois que vous devriez savoir gré à quiconque voudroit se donner la peine de surveiller un peu vos affaires à Bloom-Parc ; car je vous dirai, mon oncle, que vous vous rendez ridicule en vous laissant piller et tromper par tous ceux qui vous servent, et je… — Et si c’est mon bon plaisir, miss Bell, d’être pillé et trompé par les pauvres plutôt que par les riches ? — En vérité, mon oncle, dit mistress Waddell en se redressant avec un air de<noinclude> <references/></noinclude> jral49h252ka9kqgrzlrn18olla6t9i Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/101 104 4936781 15908594 2026-07-07T13:22:19Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908594 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dignité, vous devriez bien vous rappeler que vous parlez à une femme mariée, et qu’un homme du rang du major… Le major entra en ce moment, les joues écarlates, et ayant une paire de bottes neuves dont les pieds étoient évidemment trop étroits. — Vous voyez ce que c’est que la subordination, dit-il en montrant ses pieds, et en s’efforçant de sourire au milieu des douleurs du martyre. — Il est heureux pour vous que vous en ayez, major, je vous en réponds, lui dit son épouse ; car je ne crois pas qu’il ait jamais existé personne aussi peu soigneux de sa santé que vous l’êtes. Croiriez-vous bien qu’hier il a donné la main à lady Fairacre pour la reconduire à sa voiture pendant qu’il pleuvoit, et sans même prendre son chapeau ? Mais j’espère que vous avez changé de bas comme de bottes, major ? — Je vous assure sur mon honneur, ma chère, que mes bas étoient parfaitement secs.<noinclude> <references/></noinclude> 9hg91a5ez0sdh1nx5x0olv0xyo1l49p Page:Musset - Œuvres complètes d’Alfred de Musset. Mélanges de littérature et de critique.djvu/121 104 4936782 15908596 2026-07-07T13:22:45Z Victor2Berr 114208 /* Page non corrigée */ Page créée avec « MATINEE DE DON JUAN FRAGMENT DON JUAN est couché. Entre LEPORELLO, qui ouvre les volets. DON JUAN, bâillant. Ah ! ah ! ah ! ouf ! LEPORELLO. Il est midi un quart. Voilà la grand’messe. DON JUAN. Les chevaux sont-ils à la chaise ? ` ! LEPORELLO. Non, monsieur, dans une heure. DON JUAN. Animal, je t’avais dit de m’éveiller pour partir. LEPOUELLO. J’ai cru que vous auriez faim ; et puis votre toilette. » 15908596 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Victor2Berr" /></noinclude>MATINEE DE DON JUAN FRAGMENT DON JUAN est couché. Entre LEPORELLO, qui ouvre les volets. DON JUAN, bâillant. Ah ! ah ! ah ! ouf ! LEPORELLO. Il est midi un quart. Voilà la grand’messe. DON JUAN. Les chevaux sont-ils à la chaise ? ` ! LEPORELLO. Non, monsieur, dans une heure. DON JUAN. Animal, je t’avais dit de m’éveiller pour partir. LEPOUELLO. J’ai cru que vous auriez faim ; et puis votre toilette.<noinclude> <references/></noinclude> qiku44njoc9fhh2cgt9zixa25o38vea 15908597 15908596 2026-07-07T13:23:16Z Victor2Berr 114208 15908597 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Victor2Berr" /></noinclude>MATINEE DE DON JUAN FRAGMENT DON JUAN est couché. Entre LEPORELLO, qui ouvre les volets. DON JUAN, bâillant. Ah ! ah ! ah ! ouf ! LEPORELLO. Il est midi un quart. Voilà la grand’messe. DON JUAN. Les chevaux sont-ils à la chaise ? ` ! LEPORELLO. Non, monsieur, dans une heure. DON JUAN. Animal, je t’avais dit de m’éveiller pour partir. LEPOUELLO. J’ai cru que vous auriez faim ; et puis votre toilette...<noinclude> <references/></noinclude> c90dgvb3hupskxrf4trxi97kqwyxl36 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/102 104 4936783 15908598 2026-07-07T13:23:56Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908598 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Juste ciel ! changer de bottes et garder des bas mouillés ! vit-on jamais pareille chose ? Maintenant, major, si vous n’allez mettre d’autres bas, vous me rendrez complétement misérable. — Mais je vous assure, ma chère Bell… — Mon cher major, si vous avez le moindre égard pour moi, vous irez changer de bas à l’instant. Je suis sûre que vous avez déjà gagné un rhume ; comme il a la main chaude ! Ne trouvez-vous pas que ses couleurs ne sont pas naturelles ? En vérité vous ne vous figurez pas quelles inquiétudes vous me causez. Ce fut en vain que le major protesta que les bas qu’il mettroit ne pourroient être plus secs que ceux qu’il avoit sur les jambes : rien ne put calmer les craintes de sa tendre épouse, et il fallut qu’il disparût une seconde fois pour ôter les bottes qu’il venoit de mettre, travail dont ses efforts joints à ceux de César purent à peine venir à bout. — Je crois vraiment que ma femme finira par vouloir me garder dans du co-<noinclude> <references/></noinclude> 0axtwgbueyukmjaztf5x68frrdac3ft Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/103 104 4936784 15908599 2026-07-07T13:25:47Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908599 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ton, dit-il en sortant, avec une sorte de sourire sardonique, enfant de la vanité flattée et du dépit des douleurs qu’il souffroit. Comme il sortoit de l’appartement, César, son aide de camp, y entra avec un air d’importance, et annonça que, tandis qu’on cherchoit à relever la caisse de la chaise de l’oncle Adam, qui penchoit d’un côté, un ressort s’étoit cassé ; que le postillon étoit allé consulter un serrurier, et que le serrurier avoit dit qu’il falloit deux heures pour mettre la voiture en état de marcher. — En ce cas, je m’en retournerai à pied, dit M. Ramsay. Ce n’est pas moi qu’aucune chaise du monde fera attendre deux heures. Tous les efforts qu’on fit pour le retenir furent inutiles. Il refusa la voiture et le dîner de mistress Waddell ; il ne voulut pas même attendre que le major eût changé de bas ; en un mot, il fallut le laisser agir à sa fantaisie. Il partit donc à pied,<noinclude> <references/></noinclude> 0p9w8mwx6ospfx6g5xa0q9mb5hlbv7l Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/104 104 4936785 15908601 2026-07-07T13:27:14Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908601 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissant chez mistress Waddell mistress Saint-Clair et Gertrude, qui consentirent à y diner, parce que la nécessité l’exigeoit. L’oncle Adam n’eut pas plus tôt le dos tourné, qué mistress Waddell s’abandonna à toute son indignation contre lui. Se tournant vers Gertrude : — Je crois réellement qu’il devient pire que jamais, dit-elle ; la manière dont vous le conduisez ne vous fait pas trop d’honneur, cousine. À moins qu’il ne change de conduite, je crois qu’il sera impossible que le major souffre sa compagnie ; avez-vous entendu comme il m’a appelée ’'Miss'' aujourd’hui ? moi qui suis une femme mariée ! Si le major eût été présent, je suis sûre qu’il lui auroit dit ce qu’il en pensoit. Elle continua quelque temps à parler sur le même ton, et lorsqu’elle eut épuisé toutes ses invectives pour satisfaire son ressentiment, elle songea à contenter son orgueil en faisant voir toute sa maison, vantant la beauté du mobilier, ses schalls des Indes, ses perles orientales, sa superbe<noinclude> <references/></noinclude> 6u3trlnw3h8kadj3vvwhj0pwpjz8rn8 15908602 15908601 2026-07-07T13:27:40Z Sapcal22 420 15908602 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>laissant chez mistress Waddell mistress Saint-Clair et Gertrude, qui consentirent à y dîner, parce que la nécessité l’exigeoit. L’oncle Adam n’eut pas plus tôt le dos tourné, qué mistress Waddell s’abandonna à toute son indignation contre lui. Se tournant vers Gertrude : — Je crois réellement qu’il devient pire que jamais, dit-elle ; la manière dont vous le conduisez ne vous fait pas trop d’honneur, cousine. À moins qu’il ne change de conduite, je crois qu’il sera impossible que le major souffre sa compagnie ; avez-vous entendu comme il m’a appelée ''Miss'' aujourd’hui ? moi qui suis une femme mariée ! Si le major eût été présent, je suis sûre qu’il lui auroit dit ce qu’il en pensoit. Elle continua quelque temps à parler sur le même ton, et lorsqu’elle eut épuisé toutes ses invectives pour satisfaire son ressentiment, elle songea à contenter son orgueil en faisant voir toute sa maison, vantant la beauté du mobilier, ses schalls des Indes, ses perles orientales, sa superbe<noinclude> <references/></noinclude> lng7eihvbl5n2ynm1ojxfka5093ef3t Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/105 104 4936786 15908603 2026-07-07T13:29:00Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908603 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>argenterie, en un mot ne négligeant rien pour exciter l’envie de sa tante et de sa cousine en leur démontrant que mistress Waddell étoit une femme mariée trois fois heureuse. Mais mistress Saint-Clair connoissoit trop le monde pour être surprise de la magnificence de sa nièce ; et Gertrude, dont le goût étoit plus délicat, n’éprouva que mépris et pitié pour l’âme vulgaire et sordide qui pouvoit attacher une idée de bonheur à de pareilles choses. Piquée de l’indifférence avec laquelle sa cousine voyoit toutes les richesses dont elle faisoit étalage, mistress Waddell lui dit enfin : Je suppose, ma cousine, que vous vous êtes élevée au-dessus des biens de ce monde, depuis que vous vivez avec nos bonnes tantes ; elles vous ont sans doute appris à mépriser les choses de la terre comme étant au-dessous de votre attention ? — J’ai certainement appris à admirer la bonté divine plus que je ne l’avois jamais fait, répondit Gertrude, ne se doutant pas<noinclude> <references/></noinclude> iv3b7crjt3ah4jpsm35if01e1so2whm Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/73 104 4936787 15908604 2026-07-07T13:29:45Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ::Il sème notre route{{saut|1}} :::De fleurs.{{sauts|2}} ::Oui,portons son délire{{saut|1}} :::Partout;{{saut|1}} ::Le bonheur est de rire{{saut|1}} :::De tout.{{saut|1}} ::Pour être aimé des belles,{{saut|1}} :::Aimons:{{saut|1}} ::Un beau jour changent-elles,{{saut|1}} :::Changeons.{{sauts|2}} ::Déjà l'hiver de l'âge{{saut|1}} :::Accourt;{{saut|1}} ::Profitons d'un passage{{saut|1}} :::Si court:{{saut|1}} ::L'avenir peut-il être{{saut|1}} :::Certa... 15908604 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" />{{nr||(69)}}</noinclude>::Il sème notre route{{saut|1}} :::De fleurs.{{sauts|2}} ::Oui,portons son délire{{saut|1}} :::Partout;{{saut|1}} ::Le bonheur est de rire{{saut|1}} :::De tout.{{saut|1}} ::Pour être aimé des belles,{{saut|1}} :::Aimons:{{saut|1}} ::Un beau jour changent-elles,{{saut|1}} :::Changeons.{{sauts|2}} ::Déjà l'hiver de l'âge{{saut|1}} :::Accourt;{{saut|1}} ::Profitons d'un passage{{saut|1}} :::Si court:{{saut|1}} ::L'avenir peut-il être{{saut|1}} :::Certain ? {{saut|1}} ::Nous finirons peut-être{{saut|1}} :::Demain.{{sauts|1}} {{séparateur}}<noinclude> <references/></noinclude> sw583qhm91cf1favjiggubg32zlqrtg 15908644 15908604 2026-07-07T14:29:53Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15908644 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(69)}}</noinclude>{{poem|Il sème notre route {{iv}}De fleurs. Oui, portons son délire {{iv}}Partout ; Le bonheur est de rire {{iv}}De tout. Pour être aimé des belles, {{iv}}Aimons : Un beau jour changent-elles, {{iv}}Changeons. Déjà l’hiver de l’âge {{iv}}Accourt ; Profitons d’un passage {{iv}}Si court : L’avenir peut-il être {{iv}}Certain ? Nous finirons peut-être {{iv}}Demain.|f}} {{séparateur|4|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> hqul3jwkpjafjvt1d0rwxrjai8ulx2w Page:Thucydide - Morceaux choisis, traduction Bétant, 1882.djvu/13 104 4936788 15908606 2026-07-07T13:30:09Z ~2026-38611-24 164353 /* Page non corrigée */ Page créée avec « OKS MOlîCKAUX CHOISIS DK THUCYDIDIl. 5 XXI. l’i ;) ;i’FîTirs df. «F.TP.AiTr, dfs Atiikmens. Leur (ItUressa. — Tentutivos pour sn retirer par terre, XXII. DÉSASTRK FINAL DE F/EXPÉDITIO.N. Nicias et Démosth«.’nc se mettent en marche. — Poursuite acharnée des Syracusains. — L’arrière-garde sous les ordres de Démosthène est enveloppée et forcée de mettre bas les armes. 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Désespoir des Athéniens. — Leur irritation contre les instiga- teurs de l’expédition. — Nouveaux efforts pour résister jusqu’au bout aux Lacédémoniens. — Les villes jusqu’alors neutres se dé- clarent contre les Athéniens. — Révolte de toiitos les nations sujettes d’Athènes. XXIV. La conjuration des Quatre-Cents. Pisandre et ses collègues abolissent la démocratie, suppriment les anciennes magistratures et les emplois salariés. — Rôle joué parAntiphon et Phrynichos. — Dissolution du sénat. — Installa- tion des Quatre-Cents, — Us envoient à Décélie pour traiter avec Archidamos.<noinclude> <references/></noinclude> 002a4aums9n166cinf1rqo468h9ocxi Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/106 104 4936789 15908607 2026-07-07T13:30:21Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908607 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>que son air d’indifférence avoit piqué sa cousine. — Oh ! ainsi je suppose que vous êtes déjà plus d’à moitié convertie. Nous aurons bientôt à vous compter comme une de nos saintes dames. — Si vous nommez saintes celles qui ressemblent à mes tantes, je crains qu’il ne se passe bien du temps avant que je mérite ce nom. Mais, quoique en me comparant à elles, je m’en trouve infiniment au-dessous, cela ne m’empêche pas de voir et d’admirer leur vertu. Refuser de reconnoître les vertus des autres parce qu’on ne les possède pas soi-même, est un péché dont je dirai toujours : Délivrez-moi, Seigneur. — Oh ! je vois que vous êtes mordue je sais que ce genre d’esprit est contagieux ; mais j’espère que vous ne me mordrez pas, ma cousine ; car,, quoiqu’il puisse convenir à des miss, je vous assure qu’il ne conviendroit nullement à une femme mariée, et le major n’a aucun goût pour vos saintes<noinclude> <references/></noinclude> b9wodxumf7qvc5ok5lrhgccepxf0teq Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/107 104 4936790 15908609 2026-07-07T13:31:28Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908609 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>femmes ; il semble satisfait de moi, toute profane que je suis, n’est-il pas vrai, major ? demanda-t-elle à son mari, qui rentra en ce moment ; cherchant à cacher sous un sourire le tourment qu’il enduroit dans la prison de saint Crépin. — Est-il bien sûr que vous ayez changé de bas, major ? ne me trompez-vous pas ! César, le major a-t-il mis d’autres bas ? César confirma ce fait important par un signe de tête respectueux, et la discussion de cette question importante se termina enfin. Mistress Saint-Clair étoit trop politique pour laisser entrevoir le dégoût et l’ennui qu’elle éprouvoit ; mais Gertrude, craignant d’être condamnée à entendre toute la journée la conversation du major et de sa femme, exprima le désir de faire une promenade. — Juste ciel, ma cousine ! s’écria mistress Waddell, est-il possible que vous ayez des goûts assez vulgaires pour aimer à vous promener ? Je croyois que vous étiez maintenant devenue trop belle dame pour cela.<noinclude> <references/></noinclude> s381fv56r6nvx4tljpo2fsgxvdeksfk Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/232 104 4936791 15908610 2026-07-07T13:33:07Z Ayack 2029 /* Corrigée */ 15908610 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude><noinclude>{{LFZP/Ligne||17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867 — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}}</noinclude> {{LFZP/Ligne|3038|{{sc|FELDBERG, Jean-François}}, né à Maarsen (Hollande), 4 octobre 1840 — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 22 octobre 1868 — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3039|{{sc|AGHINA, Félix}}, né à Alkmaar (Hollande), 28 août 1838. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866 ; caporal, {{1er}} décembre 1867. Remis, sur sa demande, Zouave de 1{{re}} classe, 21 décembre 1867. Libéré, 27 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3040|{{sc|BUIT, Hermann}}, né à Uskwerd (Hollande), 10 janvier 1840. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. — Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3041|{{sc|van den BERGH, Albert}}, né à Weesp (Hollande), 22 septembre 1842. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866 ; caporal, {{1er}} janvier 1868. Remis, sur sa demande, Zouave de 1{{re}} classe, 14 janvier 1868. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3042|{{sc|BIEGNOLÉ, Jean-Baptiste}}, né à Amsterdam, (Hollande), 11 juin 1830. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3043|{{sc|DE BOIS, Pierre}}, né à Monnékendam (Hollande), 17 août 1815. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866 ; caporal, 16 juillet 1868. Libéré, 27 septembre 1868. Réengagé, matricule 8262, 9 décembre 1868 ; caporal, 16 juillet 1870. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3044|{{sc|FERNANTZEN, François-Xavier}}, né à Amsterdam (Hollande), 23 février 1834. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome, 23 juillet 1867, du choléra.}} {{LFZP/Ligne|3045|{{sc|FLORENTEN, Édouard}} (voir matricule 1520).}} {{LFZP/Ligne|3046|{{sc|DORMERS, Édouard}}, né à Anvers (Belgique), 27 avril 1849. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome, 21 juillet 1867, du choléra.}} {{LFZP/Ligne|3047|{{sc|DACOS, Henri}}, né à Saint-Josse-Ten-Noode (Belgique), 29 janvier 1848. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, ordre ministériel, 3 avril 1867. — Méd ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3048|{{sc|HELARD, Lambert}}, né à Seng (Belgique), 29 janvier 1839. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866 ; caporal, 16 mars 1867. Libéré, 10 février 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3049|{{sc|SMEKENS, Jean}}, né à Termonde (Belgique), 22 décembre 1835. — A servi dans la Légion étrangère en Afrique, du 19 mai 1861 au {{1er}} mars 1862, et dans l’armée pontificale, au bataillon des Carabiniers, matricule 1359, du 30 juin 1861 au 30 juin 1866. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré, pour réforme, 13 mars 1867.}} {{LFZP/Ligne|3050|{{sc|SANTA MARIA, Mariano}} (voir matricule 1545).}} {{LFZP/Ligne|3051|{{sc|BILARDI, Benoit}}, né à Pietraperzia (Sicile), 12 juin 1842. — {{LFZP/ZP}}, 25 septembre 1866. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3052|{{sc|LUCENTINI, Antoine}}, né à Rome, 22 janvier 1812. — A servi au {{1er}} régiment d’infanterie (supprimé), du 19 septembre 1859 au 16 {{tiret|novem|bre}} <includeonly>{{tiret2|novem|bre}} 1869, à laquelle date il passa au {{1er}} régiment (formation nouvelle), matricule 946. Libéré, 30 septembre 1866, étant clairon. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866, comme clairon. Libéré, 15 octobre 1868. — Campagne de 1860 ; siège d’Ancône ; campagne de 1867. — Méd. de Castelfidardo et Ment.}}</includeonly> <noinclude>}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 8w2119q47qfmt5if8cvzk4x16i7pqcm 15908611 15908610 2026-07-07T13:33:29Z Ayack 2029 15908611 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude><noinclude>{{LFZP/Ligne||17 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}}</noinclude> {{LFZP/Ligne|3038|{{sc|FELDBERG, Jean-François}}, né à Maarsen (Hollande), 4 octobre 1840 — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866. Libéré, 22 octobre 1868 — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3039|{{sc|AGHINA, Félix}}, né à Alkmaar (Hollande), 28 août 1838. — {{LFZP/ZP}}, 17 septembre 1866 ; caporal, {{1er}} décembre 1867. Remis, sur sa demande, Zouave de 1{{re}} classe, 21 décembre 1867. Libéré, 27 septembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. 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Leclerc, après avoir relevé quelques inexactitudes, renvoie à sa ''Bibliothéque'' ''de Richelet'', et au XXIX{{e}}. vol. des Mémoires de Niceron, qui cite Bayle, qu’il a souvent copié, et qui, en parlant de la vie de Sylvius, par René Moreau, dit que ''c’est ce que nous avons de plus étendu'' ''et de plus exact.''</ref>, et fit ses humanités à Paris sous François Sylvius, son frère. Il apprit dans cette école, et il enseigna dans le collége de Tournai, un latin incomparablement plus pur que celui que l’on enseignait depuis long-temps, et de là vint que ses écrits se distinguèrent avec tant d’avantage par l’élégance du style. Comme son inclination le portait à la médecine, il se contenta d’avoir appris un peu d’hébreu sous le célèbre Vatable, et il réserva toutes ses forces pour d’autres préliminaires, c’est-à-dire pour apprendre le latin à fond. Il est vrai qu’il s’appliqua aussi à l’étude des mathématiques avec beaucoup de diligence, et qu’il y fit assez de progrès pour inventer des machines, qu’il présenta au prévôt des marchands et aux échevins de la ville de Paris. Lorsque le temps fut venu de s’appliquer tout entier à la médecine, il la chercha dans ses sources, et s’enfonça de telle sorte dans la lecture d’Hippocrate et de Galien, qu’il ne faisait qu’examiner et que traduire ces deux auteurs. Il connut par-là l’importance de l’anatomie, et s’y attacha si ardemment, qu’il y devint consommé autant que son siècle le pouvait permettre. Il n’étudia pas avec moins d’exactitude la pharmacie, et il fit plusieurs voyages afin de voir sur les lieux les remèdes que différens pays produisent. À son retour dans la capitale, il se mit à faire des leçons qui lui valurent bien de l’argent ; or c’est ce qu’il ne cherchait que trop {{refl|Sylvius2-(A)|num=(A)|nosup}}. Il expliquait en deux ans tout un cours de médecine tiré d’Hippocrate et de Galien, et il acquit une réputation si étendue, qu’on venait à lui de tous les endroits de l’Europe. Mais avant qu’il eût pu se faire connaître avec tout ce grand éclat, il lui fallut essuyer la mauvaise humeur des médecins de Paris, qui trouvèrent fort mauvais qu’un homme qui n’avait reçu nulle part le grade de docteur en médecine entreprit d’enseigner cette science dans la première ville du royaume. Ces murmures l’obligèrent à s’en aller à Montpellier en 1530, pour y prendre ses degrés. Il y séjourna quelque temps, et puis il reprit la route de la capitale sans s’être fait recevoir docteur. Son avarice ne s’accommodait point des frais qu’il y eût fallu faire {{refl|Sylvius2-(B)|num=(B)|nosup}}. Passant par Lyon il y publia, à la prière des médecins <ref group=lower-alpha>Symphorien Champier, ''et'' Jérôme du Mont. </ref>, une dispute {{lang|la|''de Vini Exhibitione in'' ''Febribus.''}} C’est le premier ouvrage qu’il ait fait sortir de dessous la presse. Quand il fut à Paris, il songea à s’accommoder avec les médecins, afin qu’ils lui permissent d’enseigner ; et il {{tiret|pu|blia}}<section end="Sylvius2"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> t9d0cdmnajkazh2ftvxzoabz0ev0hu6 15908623 15908620 2026-07-07T13:45:11Z Manseng 19880 15908623 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|280|SYLVIUS.}}</noinclude><section begin="Sylvius1"/>''{{lang|la|aliquot vocibus spurcum atque infamem.}}'' {{References-Bayle}} <section end="Sylvius1"/> <section begin="Sylvius2"/>'''SYLVIUS ({{sc|Jacques}})''', frère du précédent, a été un des plus célèbres médecins du XVI{{e}}. siècle. 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Comme son inclination le portait à la médecine, il se contenta d’avoir appris un peu d’hébreu sous le célèbre Vatable, et il réserva toutes ses forces pour d’autres préliminaires, c’est-à-dire pour apprendre le latin à fond. Il est vrai qu’il s’appliqua aussi à l’étude des mathématiques avec beaucoup de diligence, et qu’il y fit assez de progrès pour inventer des machines, qu’il présenta au prévôt des marchands et aux échevins de la ville de Paris. Lorsque le temps fut venu de s’appliquer tout entier à la médecine, il la chercha dans ses sources, et s’enfonça de telle sorte dans la lecture d’Hippocrate et de Galien, qu’il ne faisait qu’examiner et que traduire ces deux auteurs. Il connut par-là l’importance de l’anatomie, et s’y attacha si ardemment, qu’il y devint consommé autant que son siècle le pouvait permettre. Il n’étudia pas avec moins d’exactitude la pharmacie, et il fit plusieurs voyages afin de voir sur les lieux les remèdes que différens pays produisent. 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Libéré, 30 septembre 1866, étant clairon. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866, comme clairon. Libéré, 15 octobre 1868. — Campagne de 1860 ; siège d’Ancône ; campagne de 1867. — Méd. de Castelfidardo et Ment.}}</noinclude> {{LFZP/Ligne|3053|{{sc|COSIGNANI, Angelo}}, né à Monte-Fiore (États pontificaux), 11 mars 1845. — A servi au régiment d’infanterie, matricule 1855, du 5 septembre 1861 au 30 septembre 1866, où il fut libéré étant clairon — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866, comme clairon. Désigné pour faire les fonctions de caporal-clairon au 2{{e}} bataillon pendant le séjour au camp. Caporal-clairon, 16 septembre 1868. Libéré, 16 avril 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3054|{{sc|BERNARD, Jean-Baptiste}}, né à Guingamp (Côtes-du-Nord), 12 février 1847. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré, 26 décembre 1866, ordre ministériel.}} {{LFZP/Ligne|3055|{{sc|DEKEYSSER, Charles}}, né à Gand (Belgique), 9 décembre 1832. — A servi au {{1er}} régiment de la Légion étrangère en France, matricule 1224. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré, 27 novembre 1867, ordre ministériel. — Campagne du Mexique.}} {{LFZP/Ligne|3056|{{sc|BERTAUD, Athanase}}, né à Moult (Calvados), 3 mars 1845. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré, 26 septembre 1867, ordre ministériel.}} {{LFZP/Ligne|3057|{{sc|AMY, Maurice}}, né à Lestion (Loir-et-Cher), 7 mai 1848. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré, 20 septembre 1868 — Campagnes de 1867 ; de France, 1870-71. Engagé au {{1er}} régiment d’infanterie de marine : {{1er}} septembre 1870, Bazeille, Montvillers, où il fut grièvement ''blessé'' et fait prisonnier. Rentré en avril 1871, obtint une pension de retraite vu la gravité de ses blessures. — Méd. militaire française, Ment. et ''B.&nbsp;M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Paris, 9 mai 1908.}} {{LFZP/Ligne|3058|{{sc|LLENAS, Alexandre}}, né à Santiago-de-los-Caballeros (République de Saint-Domingue), 14 février 1844. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866 ; caporal, 19 novembre 1867 ; sergent-fourrier, 21 décembre 1867 ; sergent, sur sa demande, 11 juillet 1868. Libéré, 29 juin 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.'' — Fut nommé en 1896, envoyé plénipotentiaire de la République Dominicaine, auprès de Sa Sainteté Léon XIII pour lui demander son arbitrage et éviter la guerre avec Haïti. — {{LFZP/Décédé}} Docteur en médecine à Saint-Domingue, 29 mai 1902.}} {{LFZP/Ligne|3059|{{sc|VANDENBRULE, Ferdinand}}, né à Grenoble (Isère), 10 août 1849. — {{LFZP/ZP}}, 30 septembre 1866. Libéré pour réforme, 22 juin 1867.}} {{LFZP/Ligne|3060|{{sc|KOLLER, Auguste}}, né à Leeuwarden (Hollande), 28 août 1845. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 29 octobre 1868. Réengagé, matricule 8383, 20 janvier 1869 — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3061|{{sc|NEDERSTIGT, Théodore}}, né à Woubrugge (Hollande), 15 mars 1840. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 15 octobre 1868. — Campagne de 1867. — Méd Ment.}} {{LFZP/Ligne|3062|{{sc|DIJKMAN, Adrien}}, né à Bussum (Hollande), 19 août 1840. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 15 octobre 1868 — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3063|{{sc|SMORENBURG, Gisbert}}, né à Heemskerke (Hollande), 11 février 1838. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 26 novembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}<noinclude> <references/></noinclude> oz8955ol8i2xtiwk0pkirkkdadffz0j Discussion utilisateur:Agent37.2 3 4936795 15908640 2026-07-07T14:17:35Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15908640 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 7 juillet 2026 à 14:17 (UTC) h52zvsyj752fik1d6l30tprklw5fzkk Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/234 104 4936796 15908647 2026-07-07T14:34:06Z Ayack 2029 /* Corrigée */ 15908647 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|3064|{{sc|CHAMBAUD, Raymond}}, né à Vic-les-Étangs (Hérault), 28 octobre 1843. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866 ; caporal, 11 août 1867. Libéré pour réforme, 21 février 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3065|{{sc|MOISAN, Louis}}, né à Nantes (Loire-Inférieure), 16 décembre 1849. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, {{1er}} mai 1868, réclamé par sa famille, ordre ministériel. Réengagé, matricule 8089, 17 octobre 1868. Libéré, 17 février 1870. — Campagne de 1867 — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3066|{{sc|HABRAN, Félix}}, né à Latour (Belgique), 24 octobre 1844. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866 ; caporal, {{1er}} janvier 1868. Libéré, 9 mai 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3067|{{sc|DOBBELAERE, Désiré}}, né à Furnes (Belgique), 15 décembre 1848. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866 ; caporal, {{1er}} juin 1867. Remis Zouave de 2{{e}} classe sur sa demande, 16 juillet 1868. Libéré, 6 octobre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. d’or, Ment et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3068|{{sc|VAN MEER, Jacques}} (voir matricule 1517).}} {{LFZP/Ligne|3069|{{sc|NICOU, Alexandre}}, né à Bois-de-Céné (Vendée), 12 septembre 1849. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, ordre ministériel, 15 juillet 1867. Réengagé, matricule 4483, 29 octobre 1867. Libéré, 11 juin 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3070|{{sc|DE LORGE, Émile}}, né à Gand (Belgique), 15 juin 1849. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866 ; caporal, {{1er}} novembre 1867 ; sergent, 21 février 1868. Libéré, 11 juin 1870. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3071|{{sc|BYGODT, Richard}}, (voir matricule 1538).}} {{LFZP/Ligne|3072|{{sc|VANDAMME, Joseph}}, né à Gand (Belgique), 30 janvier 1849. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 15 octobre 1868 — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3073|{{sc|VANDERMASSEN, Jean}}, né à Borsbecke-lez-Alost (Belgique), 14 février 1846. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 4866. Libéré, ordre ministériel, 19 août 1867. — Méd. ''B.&nbsp;M.'' Croix civique de {{1re}} classe de Belgique. — {{LFZP/Décédé}} à Borsbecke, 29 décembre 1905.}} {{LFZP/Ligne|3074|{{sc|HESP, Mathieu}}, né à Abkoude (Hollande), 9 janvier 1842. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 15 octobre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3075|{{sc|KUNNEMAN, Corneille}}, né à Utrecht (Hollande), 8 février 1843 — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 21 juillet 1867, ordre ministériel.}} {{LFZP/Ligne|3076|{{sc|DE RUITER, Pierre}}, né à Purmerend (Hollande), 25 février 1840. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. Libéré, 15 octobre 1868. Campagne de 1867. — Méd. Ment.}} {{LFZP/Ligne|3077|{{sc|GERSSEN, Henri}}, né à Saint-Maartensdijk (Hollande), 24 janvier 1844. — {{LFZP/ZP}}, 8 octobre 1866. — {{LFZP/Décédé}} à la caserne, à Viterbe, le 14 décembre 1866, d’une balle qui le tua raide, en montrant à un camarade le maniement du fusil.}} {{LFZP/Ligne|3078|{{sc|d’AVOUT, Louis}}, né à Montpellier (Hérault), 13 février 1845. — {{LFZP/ZP}}, 15 octobre 1866 ; caporal, 16 novembre 1867 ; sergent, 21 décembre 1867. Libéré, 30 avril 1870. — Campagne de 1867. — Méd. d’or, Ment. et ''B.&nbsp;M.''}} {{LFZP/Ligne|3079|{{sc|BELLET, Louis}}, né à Beaune (Savoie), 10 juin 1840. — {{LFZP/ZP}}, 15 octobre <includeonly>1866. Libéré pour réforme, 11 janvier 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}</includeonly> <noinclude>}}</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 5d8q3gdyx71lytj97xbaukxl3fm9cnu Bacchus, l’amour et les plaisirs/Chanson bachique (Aimable dieu de la treille) 0 4936797 15908649 2026-07-07T14:35:40Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=70 to=71 tosection=s1 header=1 /> » 15908649 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=70 to=71 tosection=s1 header=1 /> o8fvjex8pac89pvzc8psknppfmoizsj Bacchus, l’amour et les plaisirs/La flamme d’amour (Un jour le fils de Vénus) 0 4936798 15908650 2026-07-07T14:36:09Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=71 to=72 fromsection=s2 tosection=s1 header=1 /> » 15908650 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=71 to=72 fromsection=s2 tosection=s1 header=1 /> 909l7nzrv5gktlrph60a6md05vodg0x Bacchus, l’amour et les plaisirs/Cavatine (Enfans de la folie) 0 4936799 15908651 2026-07-07T14:36:43Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=72 to=73 fromsection=s2 header=1 /> » 15908651 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf" from=72 to=73 fromsection=s2 header=1 /> teki7o1aj0lzn7l4f9wv22j68hqi55n Page:Le beau gastronome - 1850.pdf/14 104 4936800 15908654 2026-07-07T14:55:50Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|VŒU D’UN IVROGNE|150}} {{Taille|&#x3d;|180}} {{sc|Air}} : ''Un chauvine de l’Auxerrois''. Si l’eau de la Seine un matin Venait à se changer en vin (Ce que je n’ose croire), Puissé-je à l’instant voir aussi Chacun de mes bras raccourci Se changer en nageoire ; Et, traquant ma forme et mon nom Pour ceux de carpe ou de goujon, Hé ! bon, bon, bon, bon, Devenir poisson, Pour ne faire que boire ! </poem> <po... » 15908654 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" /></noinclude><poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|VŒU D’UN IVROGNE|150}} {{Taille|&#x3d;|180}} {{sc|Air}} : ''Un chauvine de l’Auxerrois''. Si l’eau de la Seine un matin Venait à se changer en vin (Ce que je n’ose croire), Puissé-je à l’instant voir aussi Chacun de mes bras raccourci Se changer en nageoire ; Et, traquant ma forme et mon nom Pour ceux de carpe ou de goujon, Hé ! bon, bon, bon, bon, Devenir poisson, Pour ne faire que boire ! </poem> <poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|ROMANCE|150}} {{Taille|DE LA NAPPE ET LE TORCHON.|120}} {{Taille|&#x3d;|180}} {{sc|Air}} ''Du Clephte'' Reviendras-tu ? ma voix t’appelle, Ah ! loin de toi, j’ai tout perdu !… Réponds, ta compagne fidèle T’appelle encor… Reviendras-tu ? Je t’aime… je suis ton épouse !… Toujours absent… toujours me fuit ! </poem><noinclude> <references/></noinclude> fqzy3dx37j6v4s216qvcb8pvpitc3v3 15908655 15908654 2026-07-07T14:56:16Z Madehub 41842 15908655 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" /></noinclude><poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|VŒU D’UN IVROGNE|150}} {{Taille|&#x3d;|180}} {{sc|Air}} : ''Un chauvine de l’Auxerrois''. Si l’eau de la Seine un matin Venait à se changer en vin (Ce que je n’ose croire), Puissé-je à l’instant voir aussi Chacun de mes bras raccourci Se changer en nageoire ; Et, troquant ma forme et mon nom Pour ceux de carpe ou de goujon, Hé ! bon, bon, bon, bon, Devenir poisson, Pour ne faire que boire ! </poem> <poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|ROMANCE|150}} {{Taille|DE LA NAPPE ET LE TORCHON.|120}} {{Taille|&#x3d;|180}} {{sc|Air}} ''Du Clephte'' Reviendras-tu ? ma voix t’appelle, Ah ! loin de toi, j’ai tout perdu !… Réponds, ta compagne fidèle T’appelle encor… Reviendras-tu ? Je t’aime… je suis ton épouse !… Toujours absent… toujours me fuir ! </poem><noinclude> <references/></noinclude> qwimzfy0k6vbgkg1ws90lcveyaeis9q Page:Crenne - Songe (1541).djvu/128 104 4936801 15908656 2026-07-07T14:57:03Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15908656 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>nité, en nostre ame, une & seule par essence, y a troys puissances, qui sont de memoire, d’entendement, & de volunté, lesquelles ne sont pas troys vies, mais une, ne troys pensées, mais une, & une seule essence. Toutesfois selon le Maistre des sentences, au premier livre de la troysieme distinction au .{{rom-min|v}}. {{abr|c.|chapitre}} la trinité de nostre ame a plusgrande dissimilitude, qu’elle n’a de similitude à la trinité incrée. Et selon sainct Augustin & sainct Thomas en sa premiere partie : En quelconque chose ou il ya ymage, aussi il y a similitude : mais où il ya similitude est entre Dieu & l’homme : car ainsi que Dieu est de nature intellectuelle, aussi entre les creatures inferieures, il n’y a que l’homme, qui soit de nature intellectuelle, & qui ayt entendement. De ce dit sainct Augustin au .{{rom-min|xiiii}}. de la Tri-<noinclude> <references/></noinclude> bq8j6jb0yovoajjh87ynrurv7z1th4s Dictionnaire de la Bible/Cypre 0 4936802 15908657 2026-07-07T14:58:28Z Yland 11394 /* Validé */ 15908657 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu" header="1" from="608" fromsection="CYPRE" to="611" tosection="CYPRE" auteur="[[Auteur:Émile Beurlier|Émile Beurlier]]" prev="[[../Cymbale|CYMBALE]]" current="'''CYPRE'''" next="[[Dictionnaire de la Bible/Cyprès|CYPRÈS]]" /> [[Catégorie:Articles du Dictionnaire de la Bible]] [[Catégorie:Articles de dictionnaire - Géographie‎ antique]] [[Catégorie:Articles de dictionnaire - Histoire antique grecque]] [[Catégorie:Articles d’Émile Beurlier]] [[Catégorie:Articles de 1912]] [[Catégorie:Antiquité]] 8jojrfzxo1fqzghep6lsc06pjacfjdw Page:Le beau gastronome - 1850.pdf/15 104 4936803 15908659 2026-07-07T15:03:53Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem><center> Ah ! mon Dieu ! Si je suis jalouse, Juge combien je dois souffrir ! Reviendras-tu ? etc. Prend donc pitié de mes alarmes ; Mes jours sont si longs maintenant !… Mon deuil, ton absence, mes larmes, J’oublirai tout en te voyant !… J’attends toujours, ma voix t’appelle, Ah ! loin de toi, j’a tout perdu… Réponds, ta compagne fidèle T’appelle encor… Reviendras-tu ? </poem></center> <poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|ROMAN... » 15908659 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Madehub" /></noinclude><poem><center> Ah ! mon Dieu ! Si je suis jalouse, Juge combien je dois souffrir ! Reviendras-tu ? etc. Prend donc pitié de mes alarmes ; Mes jours sont si longs maintenant !… Mon deuil, ton absence, mes larmes, J’oublirai tout en te voyant !… J’attends toujours, ma voix t’appelle, Ah ! loin de toi, j’a tout perdu… Réponds, ta compagne fidèle T’appelle encor… Reviendras-tu ? </poem></center> <poem><center> {{séparateur|20}} {{Taille|ROMANCE DE LESTOCQ.|150}} {{Taille|&#x3d;|180}} Le pauvre Ivan pendant le jour Travaille et pense à son amour. La nuit arrive, et, tout content, Le pauvre Ivan s’en va chantant : {{Mpom|Quand pour moi l’ouvrage Le soir est fini, Rentrant au village De froid tout transi, Du foyer qui brille J’aime la lueur ; Du feu qui pétille J’aime la chaleur !|2}} </poem></center><noinclude> <references/></noinclude> 8xr6ks4q5nbd2sd4xqzvlkwh6395t6s Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/131 104 4936804 15908673 2026-07-07T15:17:06Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse108"/><poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3075|-3em}}{{FAD|<ref follow="laisse108"><includeonly>— </includeonly>3075 ''M'' E, que furent ''et'' tut ''manquent M'' — 3076 ''manque P'', Et ''manque M, M'' sunt uenu — 3077 ''M'' E de d. e de h. — 3078 ''M'' regart a. si veit vn estorie — 3079 ''M'' Ke e. les enchase sanz autre, ''P'' deport — 3080 ''M'' .G. apele gracien, ''M'' e ganort — 3081 ''M'' dit il io uei b. par ma... » 15908673 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||ESMERÉ POURSUIT GARSIRE SUR MER|127}}</noinclude><section begin="laisse108"/><poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3075|-3em}}{{FAD|<ref follow="laisse108"><includeonly>— </includeonly>3075 ''M'' E, que furent ''et'' tut ''manquent M'' — 3076 ''manque P'', Et ''manque M, M'' sunt uenu — 3077 ''M'' E de d. e de h. — 3078 ''M'' regart a. si veit vn estorie — 3079 ''M'' Ke e. les enchase sanz autre, ''P'' deport — 3080 ''M'' .G. apele gracien, ''M'' e ganort — 3081 ''M'' dit il io uei b. par ma — 3082 ''M'' regner nul home.</ref>}}Por ses homes que furent devant Romme tut mort Et a Coutentinnoble est venuz droit au port. Del duel et de la honte s’est apuiez au bort Et regarda arriere l’estoire grant et fort, Car Esmerez l’enchauce senz nul autre resort. {{NumVers|3080|-3em}}Gracien en apelle, Gaudin et Garnerot : « Seignor », dist l’emperere, « je voi bien en mon sort Ne puet gueres nus hons regner, puis qu’il a tort. » </poem> <nowiki/> <section end="laisse108"/> <section begin="laisse109"/>{{Gauche|CIX{{FAD|<ref name="laisse109">CIX. 3084 Quant ''manque M'' — 3085 ''M'' f. li reis drescer — 3086 ''M'' Quant il, ''M'' de plus haut — 3087 ''M'' Les bretesches e les murs — 3088 ''manque M'' — 3089 ''P'' le g., ''M'' fere — 3090 ''M'' Ne pout, ''M'' doritement aler — 3091 ''P'' a. vasal — 3092 prodome et ''manque M'' — 3093 ''M'' E si dr. les condut, ''P'' condui le m. — 3094 ''M'' Ke pr. f. g., ''M'' dun a. — 3095 ''M'' ne pount — 3096 ''P'' font fere et touchier — 3097 ''P'' Es, ''M'' de arblaste en ces uerges — 3098 ''M'' S. dit g. ceo nus nad, ''P'' ne uos.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Dès or s’en vet Garsire ; n’i ot que corecier, Quant il regarde ariere son mortel encombrier. {{NumVers|3085|-3em}}Droit vers Coutentinnoble se fet si adrecier Qu’il chosirent les torz del plus mestre mostier, Les pilers et la voute del grant palès plenier, Les pumiaus que reluisent et les egles d’or mier. Le dromont fut pesant et li governal fier, {{NumVers|3090|-3em}}{{NumVers|'' M f° 66 c.''|33em}}Ne puent sanz grant vent durement esploitier, Et li autre vaissel sont petit et legier, Et Romain sont prodome et vaillant chevalier. Deus ! se droit les conduient li mestre marinier ! Près furent de Garsire le tret a un archier, {{NumVers|3095|-3em}}Et Grifon ne se porent guenchir ne esloignier ; De venin et de feu font fleches entouchier Et quarriaus d’arbalestre por es targes fichier. « Seignor », ce dist Garsire, « ce ne nos a mestier. </poem><section end="laisse109"/><noinclude> <references/></noinclude> ikynnqo5p4b4zlluk21pydfbhwvj3hg Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/74 104 4936805 15908678 2026-07-07T15:18:40Z Madehub 41842 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{SDT|l=20}} {{t2|COUPLETS DE TABLE.|sp=2px|ws=7px}} {{c|Air : ''On compterait les diamants.''|m=1em}} {{poem|{{sc|Que}} j’admire l’invention De l’excellent jus de la treille ! Et mon unique passion, Et mon unique passion, Est de vider mainte bouteille, Je ne me sens pas ?é poltron ; Mais quand j’ai bu je suis plus brave. D’une insulte ou me fait raison ; Où, mes chers amis ? …… dans ma cave. 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Sans l’aimable jus du tonneau Serait-il un dîner passable ? |d}}<noinclude> <references/></noinclude> 6izf4m7ues14h0rcq5p82de58ec8l4i 15908692 15908678 2026-07-07T15:27:14Z Denis Gagne52 101614 /* Corrigée */ 15908692 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(70)}}</noinclude>{{SDT|l=20}} {{t2|COUPLETS DE TABLE.|sp=2px|ws=7px}} {{c|Air : ''On compterait les diamants.''|m=1em}} {{poem|{{sc|Que}} j’admire l’invention De l’excellent jus de la treille ! Et mon unique passion, Et mon unique passion, Est de vider mainte bouteille, Je ne me sens pas né poltron ; Mais quand j’ai bu je suis plus brave. D’une insulte on me fait raison ; Où, mes chers amis ?… dans ma cave. Le vin est propice aux vieillards ; Des ris on sait qu’il est le père, Dieu d’amour, sans les étendards Il range plus d’une sévère Avec justice se plaint-on Qu’à des excès il nous prépare ? Puisque l’ennuyeuse raison N’empêche pas que l’on s’égare. Sans l’aimable jus du tonneau Serait-il un dîner passable ? |d}}<noinclude> <references/></noinclude> qg7tqtk97sbu8cdsq0vvlt1evbqfr95 15908695 15908692 2026-07-07T15:33:29Z Denis Gagne52 101614 15908695 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||(70)}}</noinclude>{{SDT|l=20}} {{t2|COUPLETS DE TABLE.|sp=2px|ws=7px}} {{c|Air : ''On compterait les diamants.''|m=1em}} {{poem|{{sc|Que}} j’admire l’invention De l’excellent jus de la treille ! Et mon unique passion, Et mon unique passion, Est de vider mainte bouteille, Je ne me sens pas né poltron ; Mais quand j’ai bu je suis plus brave. D’une insulte on me fait raison ; Où, mes chers amis ?… dans ma cave. Le vin est propice aux vieillards ; Des ris on sait qu’il est le père, Dieu d’amour, sans les étendards Il range plus d’une sévère Avec justice se plaint-on Qu’à des excès il nous prépare ? Puisque l’ennuyeuse raison N’empêche pas que l’on s’égare. Sans l’aimable jus du tonneau Serait-il un dîner passable ? }}<noinclude> <references/></noinclude> n6fxlwgbtl9gv625101w404vp9t88kq Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/277 105 4936806 15908684 2026-07-07T15:21:17Z F0x1 72129 /* Tableau des étoiles du Serpent (Ser) */ nouvelle section 15908684 wikitext text/x-wiki == Tableau des étoiles du Serpent (Ser) == <div style="width:800px">''Note :'' Les étoiles τ et A représentent des ''groupes'' d'étoiles (8 pour τ, et 2 pour A). Les étoiles les plus brillantes de chaque groupe ont été choisies, soit τ¹ et A².</div> {| style="border-spacing:0.75em 0; width:800px; margin:0em 0; font-size:85%; line-height: 1.5em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;" |colspan=17 style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em; text-align:center;"|PRINCIPALES ÉTOILES DE LA CONSTELLATION DU SERPENT (Ser) {{br0}} (liste complétée avec des données (arrondies) tirées de [[w:Simbad|Simbad]]) |- |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|000|{{sc|Étoiles}}|pos=d}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|−130}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|+960}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1430}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1590}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1603}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1660}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1700}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1800}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1840}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1860}} |style="font-size:90%; padding-bottom:0.25em;"| {{ell|00|1880}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%; font-weight:bold;"| 2025 |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Nom usuel |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|{{abr|Dist.(pc)|Distance en parsecs (1pc vaut 3.26 al)}}}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| {{nobr|Type {{abr|sp.|spectral}}}} |style="padding-bottom:0.25em; font-size:90%;"| Coordonnées J2000 |- | α Ser | 3 | 3 | 3 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2.3 | 2.3 | 2.3 | 2,3 |''' 2.63''' || α Ser || {{cach|000}}23 || K2IIIbCN1 || 15 44 16.1 +06 25 32 |- | β | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3.4 | 3.4 | 3.4 | 3,3 |''' 3.67''' || β Ser || {{cach|000}}46 || A2IV || 15 46 11.3 +15 25 19 |- | γ | 3 | 3.4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 4.3 | 4.3 | 3,8 |''' 3.84''' || γ Ser || {{cach|000}}11 || F6V || 15 56 27.2 +15 39 42 |- | δ | 3 | 3.4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3.4 | 3.4 | 3,3 |'''3.77''' || δ Ser || {{cach|000}}70 || F0+F0 || 15 34 48.1 +10 32 20 |- | ε | 3 | 3.4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 3.4 | 3.4 | 3,7 |''' 3.69''' || ε Ser || {{cach|000}}22 || kA2hA5mA7V || 15 50 49.0 +04 28 40 |- | ζ | 4 | 4 | 4 | 3 | 3 | 3 | {{sfrac|5|1|2|fs=65%}} | 5 | 5 | 5 | 4,8 |''' 4.62''' || ζ Ser || {{cach|000}}23 || F2V || 18 00 29.0 -03 41 25 |- | η | 4.3 | 4.3 | 4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 4 | 3 | 3 | 3,4 |''' 3.25''' || η Ser || {{cach|000}}19 || K0III-IV || 18 21 18.6 -02 53 56 |- | θ | 4 | 4 | 4 | 3 | 3 | 3 | 3 | 4.5 | 4.3 | 4.3 | 4,4 |'''4.00''' || θ Ser || {{cach|000}}41 || A5V+A5V || 18 56 13.2 +04 12 13 |- | ι | 4 | 4 | 4 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 5.4 | 5.4 | 4,9 |''' 4.50''' || ι Ser || {{cach|000}}58 || A1V || 15 41 33.1 +19 40 13 |- | {{Nec|ϰ}} | 4 | 5 | 5 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4,0 |''' 4.09''' || K Ser || {{cach|00}}117 || M0.5IIIab || 15 48 44.4 +18 08 30 |- | λ | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4.5 | 4.5 | 4.5 | 4,7 |''' 4.42''' || λ Ser || {{cach|000}}12 || G0-V || 15 46 26.6 +07 21 11 |- | μ | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 3.4 | 3.4 | 3.4 | 3,3 |'''3.53''' || μ Ser || {{cach|000}}52 || B9.5III || 15 49 37.2 -03 25 49 |- | ν | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4.5 | 5.4 | 5.4 | 4,6 |''' 4.32''' || ν Ser || {{cach|000}}63 || A0/1V || 17 20 49.7 -12 50 49 |- | ξ | 4.3 | 4.3 | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 5 | 4.3 | 4.3 | 3,7 |''' 3.52''' || ξ Ser || {{cach|000}}30 || A9IIIpSr: || 17 37 35.2 -15 23 55 |- | ο | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 | 4.5 | 5.4 | 5.4 | 4,7 |''' 4.23''' || ο Ser || {{cach|000}}49 || A2Va || 17 41 24.9 -12 52 31 |- | π | 4 | 4.5 | 4 | 4 | 5 | 4 | 4 | 4.5 | 5.4 | 5.4 | 4,7 |''' 4.82''' || π Ser || {{cach|000}}53 || A3V || 16 02 17.7 +22 48 16 |- | ρ | 4 | 4.5 | 4 | 3 | 5 | 4 | 5 | 5 | 5 | 5 | 4,8 |''' 4.78''' || ρ Ser || {{cach|00}}124 || K4.5III || 15 51 15.9 +20 58 41 |- | σ | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5,4 |''' 4.82''' || σ Ser || {{cach|000}}28 || F1IV || 16 22 04.3 +01 01 45 |- | τ | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 5.6 | 6 | 5 | 5,5 |''' 5.17''' || τ1 Ser || {{cach|00}}254 || M1III || 15 25 47.4 +15 25 41 |- | υ | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6.7 | 6 | 6 | 6,0 |''' 5.71''' || υ Ser || {{cach|000}}76 || A3V || 15 47 17.3 +14 06 55 |- | φ | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 7 | 6 | 6 | 6.5 | 6,0 |''' 5.53''' || φ Ser || {{cach|000}}74 || K2III+ || 15 57 14.6 +14 24 52 |- | χ | 0 | 5 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 5.6 | 6 | 6.5 | 5,8 |''' 5.33''' || χ Ser || {{cach|000}}68 || A2VpMnEu(Sr) || 15 41 47.4 +12 50 51 |- | ψ | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 6,2 |''' 5.70''' || ψ Ser || {{cach|000}}15 || G2.5V || 15 44 01.8 +02 30 55 |- | ω | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6 | 6.5 | 5,7 |''' 5.22''' || ω Ser || {{cach|000}}76 || K0IV || 15 50 17.5 +02 11 47 |- | {{Nec|A}} | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5,8 |''' 5.39''' || 25 Ser || {{cach|00}}133 || B8IV/V || 15 46 05.6 -01 48 15 |- | ''b'' | 0 | 6 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 5 | 5.6 | 5,6 |''' 5.10''' || b Ser || {{cach|000}}58 || A2IV-Vn || 15 51 15.6 -03 05 26 |- | ''c'' | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 6 | 6 | 5,9 |''' 5.37''' || c Ser || {{cach|000}}74 || K0III || 18 29 41.0 -01 59 07 |- | ''d'' | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 5.6 | 6 | 6 | 5,6 |'''5.32''' || d Ser || {{cach|00}}302 || A0Vs+G:III || 18 27 12.5 +00 11 46 |- | ''e'' | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 0 | 6 | 6 | 6,1 |''' 5.77''' || e Ser || {{cach|00}}165 || A0V || 18 37 36.0 -00 18 34 |- | R | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | var. | var. |''' 7.10''' || R Ser || {{cach|00}}668 || M5-8e || 15 50 41.7 +15 08 01 |- | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 | 0 | 6 | 5.6 | 5 | 5 | 5,2 |''' 4.92''' || 5 Ser || {{cach|000}}25 || F8IV || 15 19 18.8 +01 45 55 |} [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 7 juillet 2026 à 15:21 (UTC) 9hz406l0kdl2m3wp255uqm1hqfwphf3 Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/132 104 4936807 15908686 2026-07-07T15:23:12Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse109"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse109"><includeonly>— </includeonly>3099 ''M'' pur auter engin — 3100 mout ''manque M, M'' couert cil — 3101 ''P'' Ch. a, ''M'' uest sun hauberc — 3102 ''M'' Ke nus c. issir par — 3103 ''M'' Si uolum la batil c. — 3104 ''manque M'' — 3105 ''M'' Ke r. uent ma terre — 3106 ''M'' ke nul ne fu — 3107 Car ''manque M'' — 3108 ''M'' Io pr. sa f. — 3109 ''M'' uoil a h... » 15908686 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|128|BATAILLE}}</noinclude><section begin="laisse109"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse109"><includeonly>— </includeonly>3099 ''M'' pur auter engin — 3100 mout ''manque M, M'' couert cil — 3101 ''P'' Ch. a, ''M'' uest sun hauberc — 3102 ''M'' Ke nus c. issir par — 3103 ''M'' Si uolum la batil c. — 3104 ''manque M'' — 3105 ''M'' Ke r. uent ma terre — 3106 ''M'' ke nul ne fu — 3107 Car ''manque M'' — 3108 ''M'' Io pr. sa f. — 3109 ''M'' uoil a h. prendre.</ref>}}Apareliez vos bien por ses ancres gitier, {{NumVers|3100|-3em}}Gardez que mout bien soient conraé cil destrier, Chacuns ait en son dos son boin aubert doublier, Car il nos covient hors issir en cel gravier ; {{NumVers|'' P f° 46.''|33em}}Je cuit que la bataille nos estuet commencier. Vos verrez ja par tens ferir sens menacier, {{NumVers|3105|-3em}}Car li Romain me vuelent ma cité chalongier. Gardez c’un seul n’en fuie por les membres trenchier, Car, par icel seignor que tot a a jugier, J’en prendrai ja la teste o m’espee d’acier ; Miaus vaut a honeur perdre qu’a honte gaaignier. » </poem> <nowiki/> <section end="laisse109"/> <section begin="laisse110"/>{{Gauche|CX{{FAD|<ref name="laisse110">CX. 3110 ''M'' Coe fu b. a. ka uint a — 3112 ''M'' i. sunt en hauene — 3114 ''M'' D. tant forment — 3116 en ''manque M, M'' el pre — 3118 ''manque M, P'' sentreuienne — 3119 ''manque P'' — 3120 ''M'' fraint, ''M'' h. de maille — 3121 ''M'' cuntrere iete — 3122 ''M'' d, orkaneis, ''M'' enbole — 3123 mout ''manque M'' — 3124 ''M'' ke le chef out.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3110|-3em}}{{intervalle|1.0em}}Mout fut belle aventure qu’il avint Esmeré Que Grifon et Romain sont ensanble arivé ; Delez le Brez Saint Jorge en sont ou baille entré Devant Coutentinnoble, la mirable cité, Deus ! si sovent henisent cil destrier abrivé. {{NumVers|3115|-3em}}Et luisent et flamboient cil vert elme gemé ! Grifon s’en issent fors, es preiz sont arivé, Et, quant Romain les virent, es chevaus sont monté. Maintenant s’entreviennent, que plus n’i ot parlé, De lances et de glaives se sont entrehurté. {{NumVers|3120|-3em}}La ot maint escut fret et maint habert faucé Et maint baron ocis et par terre gité, Maint destrier d’Orquenie el champ esboellé, Et li un et li autre l’ont mout chier comparé. Esmerez esperonne, que ot le chief armé, </poem><section end="laisse110"/><noinclude> <references/></noinclude> hnf6213mgvbzs610uxezmeqamc3vq76 15909130 15908686 2026-07-08T07:03:59Z Manseng 19880 15909130 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|128|BATAILLE}}</noinclude><section begin="laisse109"/><poem style="margin-left:10%;"> Apareliez vos bien por ses ancres gitier,<ref follow="laisse109"><includeonly>— </includeonly>3099 ''M'' pur auter engin — 3100 mout ''manque M, M'' couert cil — 3101 ''P'' Ch. a, ''M'' uest sun hauberc — 3102 ''M'' Ke nus c. issir par — 3103 ''M'' Si uolum la batil c. — 3104 ''manque M'' — 3105 ''M'' Ke r. uent ma terre — 3106 ''M'' ke nul ne fu — 3107 Car ''manque M'' — 3108 ''M'' Io pr. sa f. — 3109 ''M'' uoil a h. prendre.</ref> {{NumVers|3100|-3em}}Gardez que mout bien soient conraé cil destrier, Chacuns ait en son dos son boin aubert doublier, Car il nos covient hors issir en cel gravier ; {{NumVers|'' P f° 46.''|33em}}Je cuit que la bataille nos estuet commencier. 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Gardez c’un seul n’en fuie por les membres trenchier, Car, par icel seignor que tot a a jugier, J’en prendrai ja la teste o m’espee d’acier ; Miaus vaut a honeur perdre qu’a honte gaaignier. » </poem> <nowiki/> <section end="laisse109"/> <section begin="laisse110"/>{{Gauche|CX{{FAD|<ref name="laisse110">CX. 3110 ''M'' Coe fu b. a. ka uint a — 3112 ''M'' i. sunt en hauene — 3114 ''M'' D. tant forment — 3116 en ''manque M, M'' el pre — 3118 ''manque M, P'' sentreuienne — 3119 ''manque P'' — 3120 ''M'' fraint, ''M'' h. de maille — 3121 ''M'' cuntrere iete — 3122 ''M'' d, orkaneis, ''M'' enbole — 3123 mout ''manque M'' — 3124 ''M'' ke le chef out.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3110|-3em}}{{intervalle|1.0em}}Mout fut belle aventure qu’il avint Esmeré Que Grifon et Romain sont ensanble arivé ; Delez le Brez Saint Jorge en sont ou baille entré Devant Coutentinnoble, la mirable cité, Deus ! si sovent henisent cil destrier abrivé. {{NumVers|3115|-3em}}Et luisent et flamboient cil vert elme gemé ! Grifon s’en issent fors, es preiz sont arivé, Et, quant Romain les virent, es chevaus sont monté. Maintenant s’entreviennent, que plus n’i ot parlé, De lances et de glaives se sont entrehurté. {{NumVers|3120|-3em}}La ot maint escut fret et maint habert faucé Et maint baron ocis et par terre gité, Maint destrier d’Orquenie el champ esboellé, Et li un et li autre l’ont mout chier comparé. Esmerez esperonne, que ot le chief armé, </poem><section end="laisse110"/><noinclude> <references/></noinclude> hcdamgz774iqrfmxhq0h6wjxxtnv9tm Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/278 104 4936808 15908696 2026-07-07T15:36:12Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908696 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|256|LA CONSTELLATION DU SERPENT||b=<hr/>}}</noinclude>d’Ophiuchus, en remontant vers le nord-est, entre les deux branches de la Voie lactée, on trouve la queue du Serpent, dessinée par les étoiles ζ, η et θ. Cette dernière étoile se trouve tout près de l’Aigle, perpendiculaire à la ligne des trois étoiles de l’Aigle et à trois fois la distance de μ. On remarquera aussi que près de la tête du Serpent il n’y a pas moins de huit étoiles qui portent la lettre{{lié}}τ. Parmi ces étoiles, ζ offre de remarquables fluctuations d’éclat. Actuellement de 4,8, elle n’a été estimée que de {{5e|1/2}} par Flamsteed, tandis que Tycho-Brahé, Bayer et Hévélius l’ont notée de{{lié}}{{3e}}. Il en est de même de θ, sur une échelle moindre. Elle n’est actuellement que de {{4e}}{{lié}}{{sfrac||1|2|fs=65%}} tandis qu’elle était supérieure à la quatrième il y a vingt ans, et de troisième en{{lié}}1700, 1660, 1603 et 1590. ρ a été notée de {{3e}} par Tycho, de {{4e}} par Hipparque ; elle est actuellement de{{lié}}{{5e}}. La dernière étoile de la liste précédente augmente lentement d’éclat : elle était égale à ses voisines, de {{6e|grandeur}}, au temps de Tycho et de Bayer : elle appartient maintenant au cinquième ordre. On remarquera aussi (dans la tête, entre β et γ) l’étoile R, qui varie régulièrement de 5,7 à 12 dans une période de {{unité|359|jours}}. Le maximum arrive quelquefois à 5,7, quelquefois à 6,0, quelquefois seulement à 6,7 ; le dernier est arrivé le 9{{lié}}février{{lié}}1880. — Ajoutons en terminant que cette constellation possède deux autres étoiles variables régulières, S et T ; mais celles-ci ne sont jamais visibles à l’œil nu. Étoiles doubles intéressantes et faciles à observer : θ : {{4e}} et {{5e}}, à 21″ ; le plus faible instrument la dédouble. Intéressante à suivre pour savoir si elle varie rapidement : le compagnon, de {{5e|grandeur}}, brille à l’est et peut servir de point de comparaison. Ce couple est fixe depuis l’an{{lié}}1755 que nous ne le quittons pas des yeux. C’est néanmoins un système physique, car les deux étoiles qui le composent, tout en restant stationnaires l’une par rapport à l’autre, sont emportées dans l’espace par un mouvement propre commun assez rapide. Cette étoile est au bout de la queue du Serpent, et nous en avons déjà parlé. On peut aussi, pour la trouver, savoir qu’elle est à peu près au milieu de la ligne menée du groupe de 66, 67, 68 et 70 Ophiuchus à Altaïr. δ : {{3e}}{{lié}}{{sfrac||1|2}} et {{5e}}, à 3″5. Le compagnon varie, car souvent les deux composantes ont été notées d’égale grandeur. Système orbital en mouvement assez lent : 40° parcourus depuis {{unité|98|ans}} ; la révolution<noinclude> <references/></noinclude> tvhjelgal54porrdrp8urtk2g3kyt1h Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/381 104 4936809 15908702 2026-07-07T15:48:52Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ''{{tiret2|réelle|ment}}'', ''en vérité'' 179, 216, 5149 ; si v. que 5444, 5453, si v. con 4694, 5698, tot isi v. con 5085, ''aussi vrai que.'' Voïsiez, ''voy.'' Veoir. Voist, voit, ''voy.'' Aler. Volenté, voulenté, ''volonté'' 1334, ''ce qu’on désire'', ''ce qu’on veut'' 2042, 2085, 2654, 3496, 3501, 3515, (''au plur.'') 1025, 2150, 2938, 2959, 4424 ; a sa v., ''selon son bon plaisir'' 51, 362, 767, 2903, 6386 ; de bonne v. 5818, par bones volente... 15908702 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||GLOSSAIRE|377}}</noinclude>''{{tiret2|réelle|ment}}'', ''en vérité'' 179, 216, 5149 ; si v. que 5444, 5453, si v. con 4694, 5698, tot isi v. con 5085, ''aussi vrai que.'' Voïsiez, ''voy.'' Veoir. Voist, voit, ''voy.'' Aler. Volenté, voulenté, ''volonté'' 1334, ''ce qu’on désire'', ''ce qu’on veut'' 2042, 2085, 2654, 3496, 3501, 3515, (''au plur.'') 1025, 2150, 2938, 2959, 4424 ; a sa v., ''selon son bon plaisir'' 51, 362, 767, 2903, 6386 ; de bonne v. 5818, par bones volentez 5667, ''volontiers.'' Volenterif, ''empressé'', ''désireux'' 6179. Volentiers, ''volontiers'' 459, 756, 2040, 2320, 2374, 5148, 5998, 6388, ''à l’amiable'', ''de bon gré'' 2929. Voler ''réfl.'', ''être projeté en'' ''l’air'' 844. Voloir, ''pr. 1'' vuel, viaus 338, 342, 343, 389, 1008, 1505, 1559, 2021, 3067, ''2'' viaus 3022, ''3'' viaut 289, 334, 345, 414, 427, 723 759, 1542 1728, ''etc.'', ''pf. 1'' vous 6292, (6322), ''3'' voust, vost, vout, vot 81, 211, 277, 674, 687, 1290, 1292, 1306, 1610, 2235, ''etc.'', ''4'' vosimes 3501, ''5'' vosistes 3944, 4057, ''6'' voudrent vodrent 3236, 3526, 5302, ''cond.. 1'' vaudroie 4106, ''3'' voroit 404, ''subj. pr. 3'' vuele 4263, ''5'' vueliez 4367, ''impf. 1'' vousise, vosise 4235, 4708, 6240, ''3'' vousist, vosist 293, 438, 902, 1799, 2185, 3445, 3459, 4376, 4470, 5172, ''vouloir'' ; ''explétif devant un inf.'' 674, 687, 5442, 4334, ''etc.'' ; ''pris substantivement'', ''volonté'', ''plaisir'' 612, 3269, 3650, 5354. Votiz, ''f.'' votice (: -ice) 2213, 2343, ''voûté.'' Voulenté, ''voy.'' Volenté. ''Voute'' ; a v., ''voûté'' 279. Voutif, ''f.'' ''voutie'' 4298, ''voûté.'' Voutrer ''réfl.'', ''se vautrer'' 3774. Vuel, ''voy.'' Voil, Voloir. Vuidier, ''voy.'' Voidier.<noinclude> <references/></noinclude> cz2n0jg6ybyq4d2sbqz4zzwd3cau516 Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/279 104 4936810 15908704 2026-07-07T15:51:00Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908704 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LA CONSTELLATION DU SERPENT|257|b=<hr/>}}</noinclude>entière doit demander quelque chose comme neuf siècles pour s’accomplir. Au nord de α, dans le cou. ν, au nord de η Ophiuchus et ξ Serpent : 4,6 et 9, à 51″. 5, à l’ouest d’une ligne menée de α à μ : {{5e}} et {{10e}}, à 10″. <span style="display:inline-block; float:left; width:100%; vertical-align:bottom; width:100%; margin: 0 0 1.5em 0; font-size:85%; line-height:1.25em;">{{Img float |file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-183.png |width=240px|align=left|above={{Ancre|f183}} |cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 183. — L’étoile double θ du Serpent.}}}}{{Img float |file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-184.png |width=240px|align=right|above={{Ancre|f184}} |cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 184. — L’étoile double δ du Serpent.}}}}</span> Tout près de cette dernière étoile, au nord-ouest, on trouvera une magnifique nébuleuse, ou pour mieux dire un splendide amas d’étoiles, {{Img float|style=margin: 0 0 1.5em 1.5em; font-size:85%; line-height:1.25em; |file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-185.png |align=right|width=168px|above={{Ancre|f185}} |cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 185. — Amas d’étoiles dans le Serpent.}}}} ordinairement classé dans la Balance, et qui porte le {{n°|5}} du Catalogue de Messier ({{lia|10|f185|''fig''.{{lié}}185|279}}). William Herschel y a compté deux cents étoiles, et lord Rosse y a remarqué des branches courbées en spirales. La richesse stellaire est si considérable au centre que l’énumération devient impossible. À l’est-nord-est du groupe de 66, 67, 68 et 70 Ophiuchus, entre 72 Ophiuchus et θ du Serpent, très bel amas, perceptible à l’œil nu. À observer dans une lunette munie d’un faible oculaire et d’un champ large. En général, pour chercher dans le ciel les nébuleuses, et même les étoiles, il faut se servir de l’oculaire le plus faible, de l’oculaire terrestre, car rien n’est plus difficile pour les commençants que de faire arriver l’astre désiré dans le champ de l’instrument, à moins qu’il ne s’agisse d’une étoile de première ou de deuxième grandeur.<noinclude> <references/></noinclude> 9kczb0dw1d9xu0q34g2e4d98uyj69ey Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/213 104 4936811 15908708 2026-07-07T16:00:02Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15908708 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|écou|taient}}, devinant qu’au bout de la conversation il y aurait du sang. Intéressés, certes, ils l’étaient ; mais l’attente du combat faisait paraître fades les lazzis de Joker. D’ordinaire, les moindres mots du personnage provoquaient la gaieté. L’impassibilité soudaine des spectateurs l’atteignit dans son amour-propre d’artiste, s’il est permis de s’exprimer ainsi. Il comprit que sa verve perdait de son action. Une colère lui vint et, les dents serrées, il répéta : — Je te découperai !… À sa profonde surprise, Cox prononça placidement : — Cela est bien possible, quoiqu’il soit possible également que ma lame te taillade le cuir. — Jamais ! Ton affaire est claire. — Au surplus, consentit l’autre, cela n’a aucune importance pour ce qui nous occupe. — Pardon ! pardon ! J’aime mieux ta peau que la mienne en lanières. Imperturbable, Cox eut un geste de parfaite indifférence. — Tu ne comprends pas, mon pauvre Joker. Du coup, l’interpellé bondit. — Je ne comprends pas, maintenant ! Cox se flatte de m’avoir passé son imbécillité ! — Pas cela non plus. — Alors explique-toi ! Car, de par tous les diables de l’Arizona, tu mettrais hors des gonds le vénéré saint Pierre lui-même, gardien des portes du paradis. — En ce cas, je parle, fit Cox sans rien perdre de sa gravité paisible. Qu’est-ce que je veux, moi ? Ne plus me trouver en butte à tes facéties qui me lassent. Si je te tue, tu ne railleras plus ; si tu me tues, je ne serai plus là pour t’entendre. Dans les deux cas, j’aurai atteint mon but. Tu vois donc bien qu’il m’est indifférent que tes tracasseries prennent fin d’une façon ou de l’outre. Cette fois, Joker ne trouva rien à répondre. Le raisonnement de son camarade le pétrifiait littéralement, l’émouvait presque. Par malheur, les assistants saluèrent d’un rire discret la réplique de Cox, et de nouveau Joker se sentit atteint dans sa réputation de plaisant attitré du bord,<noinclude> <references/></noinclude> 72x9uesytwbkgzk9t13pbu5yycid931 Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - IV 2.djvu/287 104 4936812 15908710 2026-07-07T16:14:33Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « par l’offrande d’un gâteau à douze tranches qui signifiait la division de l’année**1. À Olympie, les sacrifices étaient accomplis par un collège de prêtresses nommées {{lang|grc|βάσιλαι}}, vocable sous lequel Rhéa elle-même était désignée. Parmi les six autels dédiés aux douze dieux dans le temple très ancien appelé le Métroon, Kronos avait le sien, toujours en compagnie de Rhéa ; cet autel était, par la fable locale, mis en rappo... » 15908710 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|SAT|1085|SAT}}</noinclude>par l’offrande d’un gâteau à douze tranches qui signifiait la division de l’année**1. À Olympie, les sacrifices étaient accomplis par un collège de prêtresses nommées {{lang|grc|βάσιλαι}}, vocable sous lequel Rhéa elle-même était désignée. Parmi les six autels dédiés aux douze dieux dans le temple très ancien appelé le Métroon, Kronos avait le sien, toujours en compagnie de Rhéa ; cet autel était, par la fable locale, mis en rapport avec la légende de la naissance de Zeus. Il était situé sur une hauteur, Kronos étant en Grèce, comme Saturne le sera en Italie, une divinité des hauts sommets et des phénomènes qui s’accomplissaient dans le ciel**2. En dehors de ces deux centres religieux du continent hellénique**3, c’est la Sicile qui fut par excellence le pays de la religion de Kronos : sa religion y subit, au cours des âges, outre l’influence des fables et des pratiques helléniques, celle des traditions phéniciennes qui le confondent avec Melkart et Baal-Moloch, et bientôt aussi celle des fables italiques par le Saturne des Latins**4. Non seulement on y localisait le châtiment des Géants emprisonnés dans le cratère de l’Etna <nowiki>[</nowiki>[[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Gigantes|{{sc|gigantes}}]]<nowiki>]</nowiki>, mais aussi la mutilation d’Ouranos dont le sang aurait fécondé l’île**5. Nous avons dit que Kronos régnait sur la Libye, sur les îles de la mer Tyrrhénienne, comme il régnait sur la Sicile elle-même et sur l’antique Hespérie. Des hauteurs y avaient reçu le nom de Kronos, et l’on vénérait des tertres qui passaient pour son tombeau. Ce fut la cause qui le fit vénérer çà et là comme divinité chthonienne, et cela jusqu’en Illyrie, en Bretagne et même dans l’île de Thulé**6. Une île de l’Adriatique s’appelait Kronia, et la mer du Nord envahie par les glaces est désignée par le nom de ''mer de Kronos'' : {{lang|grc|Κρόνιον πέλαγος}}. Dans Thulé, on se représentait le dieu plongé dans un sommeil mystérieux et rendant des oracles aux pèlerins qui s’endormaient dans son sanctuaire**7. En Sicile même**8, le culte du dieu n’avait rien de cet appareil sombre ; la fertilité de l’île invitait surtout à faire de lui un génie rustique, le protecteur des céréales et de la moisson : ainsi naquit l’interprétation de Zanclé et de Drépane par la faucille. Une légende racontait qu’Hephaistos avait fait don de cet instrument à Déméter qui en aurait enseigné l’emploi aux Titans réconciliés avec Zeus et devenus les premiers moissonneurs**9. Une monnaie d’Himère, datant du {{s|v}}, représente une tête d’âge mur, à la chevelure abondante, retenue par un diadème ou une bandelette, à la barbe touffue, à l’aspect grave et majestueux, qui pourrait faire penser à Zeus ou à Poséidon ; mais si on la compare avec une autre monnaie, à peine plus récente et en tout semblable, qui 1 Corp. inscr. att. {{n°|523}}, 23. 2 Xenoph. ''Hell.'' {{rom-maj|VII}}, 4, 14 ; Diod. XV, 77 ; {{rom-maj|III}}, 57 ; Paus. {{rom-maj|VI}}, 20, I ; {{rom-maj|V}}, 20 ; Dion. Hal. {{rom-maj|I}}, 34 ; Schol. Pind. ''Ol.'' {{rom-maj|V}}, 8, 10. 3 À Delphes, on vénérait la pierre sacrée que Kronos avait reçue des mains de Rhéa et avalée à la place de Zeus. « C’est une pierre très grosse, dit Pausanias, et les Delphiens l’arrosaient d’huile, l’enveloppant de laine brûle au jours de fête ; cette pierre s’appelle ''bétyle''. » [v. [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Baetylus|{{sc|baetylus}}]], {{rom-maj|I}}, {{pg}}645, et la reproduction d’une scène de vénération d’après un vase peint, {{fig.}}742. 4 Diod. III, 61 ; {{rom-maj|V}}, r.6. I.vd. De mena. {{rom-maj|IV}}, 4S et 116 ; c’est près d’un lieu dit {{lang|grc|Κρόνιον}} que Denys de Syracuse livra bataille aux Carthaginois ; Diod. XV, 16 ; Polyaen. V, 10, 5. 5 Arnob. Adv. gent. {{rom-maj|IV}}, 25 ; Clem. Alex. ''Cohort. ad gent.'' {{pg}}18, citant l’historien Philochore. Cf. Lobeck, Aglaoph. {{rom-maj|II}}, 1180, et Mayer, {{Op. cit.}} {{pg}}1490. 6 Plut. ''{{abr|De fac. lun.|De facie in orbe lunae (Du visage qui paraît sur la lune)}}'' 26 ; ''{{abr|Defect. orac.|De defectu oraculorum (Sur la disparition des oracles)}}'' 18 ; cf. Mayer, {{pg}}1482. — 7 {{lang|la|Eusth. ''Peripl. Dion.''}} 32 : Aesch. From. 838 ; Schol. Apoll. Khod. {{rom-maj|IV}},.327 : Plin. H. nal. {{rom-maj|IV}}, 94, 104. Sur ces oracles, v. Tcrl. De anim. 46 ; cf. E. Khodi-, Rhein. Alua. 1S80. {{pg}}ICO et Wcicker, Kleine Schririen, 11, {{pg}}24. 8 V. Max. Mayer, Op. cil. {{pg}}1484 {{sq.}} ; et les textes de Diodore cités plus haut. 9 Lykophr. 761 et Tietzès à ce passage, citant les ArT, », de Callimaque. 10 Imhoof-Bluracr. BloKller fur MfiHzkundt, 1870, {{pg}}46, u° 5, et Monnaies grecques, {{pl.}}{{sc|b}}, 4 ; Torremuzza, {{rom-maj|II}}, 3, 8 ; {{M.|Mayer, Loc. cit. {{pg}}1563, {{n°|5}}. porte en exergue le nom de Kronos, la tête doit être interprétée par Saturne**10. L’une et l’autre peuvent servir à déterminer le statère de Mallos en Cilicie sur lequel on a voulu reconnaître de préférence ou Zeus, ou Poséidon, Héraklès aussi et Dionysos**11. Il n’est pas douteux que la légende et le culte hellénique de Kronos aient été fortement influencés par les religions sémitiques, comme ils le furent plus tard par celle de l’Italie**12. Mais Kronos n’est pas plus d’origine phénicienne ou égyptienne, qu’il n’est de provenance latine ; seulement il y avait, grâce au mystère des légendes cosmogoniques, de telles ressemblances entre l’être de El, dieu des Sémites, de Baal-Moloch, dieu des Phéniciens, et du Kronos grec, que le mélange des races devait forcément s’exercer sur les pratiques et les croyances, par une action, d’ailleurs, réciproque. Dès le {{s|iv}}, les Grecs s’en rendaient assez compte eux-mêmes, pour que les esprits éclairés s’efforçassent de réagir et d’empêcher que la religion n’en fût corrompue par des éléments étrangers**13. Sophocle flétrit la coutume qui existe chez les Barbares de sacrifier à Kronos des victimes humaines ; dans le même temps, Platon oppose cette pratique cruelle à la pieuse et clémente piété des Grecs. Plus tard, on parle de la fin de ces immolations sous l’influence de Gélon de Syracuse. Il est, toutefois, certain que les sacrifices d’enfants à Moloch, identifié avec Kronos, continuaient encore aux premières années du christianisme. En Crète et en Sardaigne, les victimes étaient des prisonniers de guerre et aussi des vieillards ; chez les Carthaginois, c’étaient toujours des enfants, le plus souvent jetés dans le ventre d’une idole d’airain chauffée à blanc. Une expression proverbiale, venue de Sardaigne ({{lang|grc|σαρδόνιος γέλως}}), désignait l’affreux rictus de ces victimes, immolées en temps de peste, de sécheresse, de désastres militaires, pour conjurer la colère du dieu**14. Ce sont les empereurs qui mirent fin, à partir du règne de Tibère, à ces sacrifices inhumains ; et l’Afrique, où ils avaient si longtemps sévi, ne devait plus honorer Kronos-Saturne confondu avec Baal, que par des offrandes rustiques et des pratiques inoffensives**15. Quant à l’Égypte dont la religion a, de tout temps, eu horreur du sang, elle s’était bornée à reconnaître dans Kronos-Saturne son Sérapis**16. Macrobe, qui a longuement disserté sur l’être du dieu et sur ses fêtes chez les Romains et les Grecs, s’inscrit en faux contre toute assimilation de ce genre : « Le culte de Saturne, que vous nommez le roi des dieux, diffère de ceux de la religion d’Égypte. Les Égyptiens eux-mêmes se sont abstenus d’accueillir dans le secret de leurs temples non seulement Saturne, mais Sérapis lui-même, 11 Chez Mayer, Ibid. {{n°}}4 et {{pg}}1572 avec les discussions citées : Zeitschrift fur Numis. XII, 333, 2, Tab. 13, 13 ; 14, 13, Tab. 1, 6. 12 Sur cette importante question à laquelle les découvertes archéologiques faites en Afrique (voir les deux ouvrages de {{M.|Toutain}}, cités plus bas, II) ont apporté une précieuse contribution, v. Mayer, Op. cit. der Orientalische Kronos, {{pg}}1498 {{sq.}} 13 Soph. Androm. fragm. 122 ; l’Ial. Alin. 315 c ; Theophr. chez le schol. Pind. Il, 3. Cf. Enn. Ann. 278, 8 ; Dion. Hal. 1, 38 : Au^ ». Cil’, d. {{rom-maj|VII}}, 19 ; Tert. Apol. 9 ; Minuc. Fel. Oclao. 30 ; Sext. Empir. Hypot. {{rom-maj|III}}, 208, 221 ; Plut. {{abr|De superst.|De superstitione (De la superstition)}} 12. 14 Porph. {{rom-maj|II}}, 56 ; Schol. Plat. Rep. 337 À ;IJ. Curtius, 4, 14 ; Dracont. Carm. V ; 148. Pour le {{lang|grc|σαρδόνιος γέλως}}, Paraem. gr. {{rom-maj|I}}, l-’)4 ; Phot. Lexikon, {{s. v.}} ; pour la description du supplice, Diod. XX, 14. 15 Voir [[Dictionnaire des antiquités grecques et romaines/Saturnalia|{{sc|saturnalia}}]], ''{{lang|la|in fin.}}'' ; et ''{{lang|la|infra}}'', 11. Cf. le taureau de Phalaris. Juv. VIII, 81, avec les commentateurs. 16 Cf. Mayer, Op. cit. 1508, 1516, 1526 {{sq.}} ; Minut. Fel. 27 ; Corp. inscr. graec. addit. 3. {{pg}}1232, double invocation à Isis protectrice de Philae et de Sérapis, pour qu’ils fassent aborder heureusement les dédicants ; {{lang|grc|ἐς Κρόνου ἐμπόριον}}, ce qui peut désigner Alexandrie. Si, comme Mayer le conjecture, on lisait {{lang|grc|ἠλύσιον}}, nous aurions là un sens mystique fort séduisant, puisqu’il nous ramènerait à Kronos léguant sur les îles Fortunées ou sur l’Élysée des héros.<noinclude> <references/></noinclude> c0y7mwsk4c1b28qke6v1mbx7o8pl53e Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/35 104 4936813 15908712 2026-07-07T16:20:19Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| grant duel que jamais veisse faire à homme. Et, pour verité, se feust reboutté en la battaille, se n’eussent esté ceulz quy avec luy estoient, especialement messire Jehan, bastard de Thian, et autres, quy l’en destourberent. Si prinst son chemin vers Estampes, et ''moy, je le sievis comme mon capittaine'', auquel le duc de Bethfort m’avoit commandé obeyr et mesmes servir sa personne. Si venismes, environ heure de myenuit, à Estampes, où nous geu.... 15908712 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXVIII| NOTICE.|{{caché|XXVIII}}|}}</noinclude>{{a| grant duel que jamais veisse faire à homme. Et, pour verité, se feust reboutté en la battaille, se n’eussent esté ceulz quy avec luy estoient, especialement messire Jehan, bastard de Thian, et autres, quy l’en destourberent. Si prinst son chemin vers Estampes, et ''moy, je le sievis comme mon capittaine'', auquel le duc de Bethfort m’avoit commandé obeyr et mesmes servir sa personne. Si venismes, environ heure de myenuit, à Estampes, où nous geusmes, et l’endemain à Corbœil <sup>28</sup>. » |0|0}} {{a| Il est probable que Wavrin continua de servir dans l’armée des Anglais jusqu’à la paix d’Arras (septembre 1435). |0|2}} {{a| Cette paix qui, désormais, réunissait sous le même drapeau les Français et les Bourguignons, si longtemps divisés, fut le commencement, aussi, de la décadence des Anglais dans leurs conquêtes en France. Mécontents de cette réconciliation, ils ne tardèrent pas à rompre avec le duc de Bourgogne ; et, dès lors, tous les seigneurs qui avaient servi dans cette funeste lutte contre Charles VII abandonnèrent le parti des Anglais et tournèrent leurs armes contre eux. Notre chroniqueur suivit cet exemple, mais peut-être à regret, car on voit percer chez lui, lorsque l’occasion se présente, une certaine prédilection en leur faveur. Ainsi, lorsqu’en racontant l’arrivée du duc de Glocester à Calais (1436), au moment où Philippe le Bon venait de lever le siége de cette ville, il dit : « Ce gentil duc… se mist à chemin vers Gravelinghes : de quoy les seigneurs de laians estoient en garnison de par le duc de |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 6fm1yqi2w96v06hzzy4pmvnynvpj845 Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - IV 2.djvu/300 104 4936814 15908719 2026-07-07T16:43:18Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « nante, où les Silènes déploient d’étranges qualités d’équilibristes. Une fresque de Pompéi offre tout un répertoire de Satyres funambules saisis dans les moments les plus variés ({{fig.|6436}})**1. Ailleurs, sur des vases, on voit les Satyres jongler avec des coupes**2, des outres, ou des jarres**3 ou même des torches**4 : faire des libations**5, verser du vin dans un vase**6 ou le puiser dans un cratère**7. {{Img float-p |file=Satyres funambules.j... » 15908719 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|SAT|— 1098 —|SAT}}</noinclude>nante, où les Silènes déploient d’étranges qualités d’équilibristes. Une fresque de Pompéi offre tout un répertoire de Satyres funambules saisis dans les moments les plus variés ({{fig.|6436}})**1. Ailleurs, sur des vases, on voit les Satyres jongler avec des coupes**2, des outres, ou des jarres**3 ou même des torches**4 : faire des libations**5, verser du vin dans un vase**6 ou le puiser dans un cratère**7. {{Img float-p |file=Satyres funambules.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Ancre|Fig.6136}}Fig. 6136. — Satyres funambules. |capalign=center |style=font-size:12px }} Si l’outre est le récipient favori des Satyres**8 et surtout de Silène**9, ils usent également et très volontiers de l’amphore**10, du cratère**11 ({{fig.}}6135), du canthare**12, du cotyle**13, du rhyton**14, de la situle**15, etc. Un vase de Naples**16 et un cratère d’Athènes**17 nous montrent, détail inattendu, des Satyres puisant de l’eau à la fontaine : c’est que les artistes aiment à montrer les Satyres sous tous les aspects variés de la vie humaine ; l’intention bouffonne perce dans beaucoup de ces tableaux. Il y a, parmi les Satyres, des athlètes**18 et dès guerriers**19 qui goûtent les servitudes et les grandeurs du métier militaire**20. Tel exerce aussi la profession de pêcheur**21, ou de portefaix**22, tel autre est un potier tisonnant un four**23 ; on voit des Silènes mercenaires astreints aux travaux domestiques, lavant du linge**24, entassant des matelas**25 portant des chaises**26*, ou tenant l’ombrelle d’une jeune maîtresse **27. En qualité de suivants de Bacchus, les Satyres-Silènes aiment fort la danse et la musique**28 : flûtes ({{fig.}}4375, 1766, 6137)**29, lyre ({{fig.}}6136)**30, cithare**31, tambourin**32, croupézion, crotales**33 : aucun instrument ne leur est étranger. Mais ce sont leurs jeux qu’on figure le plus fré- 1 Notre figure d’après un dessin fait devant l’original ; cf. ''Pitture d’Erculano'', III, {{pl.}}{{rom|xxxii}}, {{rom|xxxiii}} ; Ruesch, Guida illustrata del museo Naz. a" 9118, 9119, 9121 ; cf. {{fig.}}3320 et 21 du Diction, [{{sc|funambulus}}]. — 2 tlartwig, Meisterschalen, pt. ii, I : Klein,.Vehiersign. Duris, i3. — 3 Cases of. Dr. Mus. E. 35 : E. 330 ; E. 76S ; Heydcniauu, Vascnsammt. îiOl. — ^ Berlin, Vasensainmt. a* -578. — 5 Heydemana. Va-^enstimml. 3051. — 6Tiselibein, Vases of Hamitton, {{rom-maj|II}}, pI.xLviii. — ’ Cat. de renie Duurijuignon, 57 ; Louvre, U. 91 : Pollier, Cat. 9H ; Naples, no 2907. — ** Vases of. /Jr. il/us.E. 24 ; E. 261 ; Hartwig. Meisterchat, pi. ilv ; Mon. ant. dei Lincei, XVII, {{fig.}}272 et pi. ivi el xlv. — ’J t’urtwiingler, Cotlect. Sabouroff, pi. cxiviii ; Hichaëlis, Ane. marbtes, {{pg}}623, n » I ; ituseo Torlonia, no 27i. — 10 Furtwânglcr, Beschreib. der Vas. 2240. — il Wiener Vorlegebl. série G, pi. vti, 1 ; Hiibner, Ant. Bildir. in Madrid, n289. Notre {{fig.}}reproduit la {{fig.}}63 [acratophoro »]. — 12 Mead, fJist. num. {{pg}}452. Terre cuite de la collection de Cumes, n" 84.915, au Uusre de Naples ; le Silène porte un pilos macMonien ; Coltigiion el Couve, Vases iC Athènes, 1265. — « 3 Jbid. 1600. — 1* Harlwig, Meislersch. pi. xiv et {{pg}}28. Smith, Forman. coll. Calai, a331 : Helbig. Wandgemâlde, n » 433. — ta Vases of. Br. Mua. {{abr|f.|folio}} 365 ; lleydeniaan, VnsensamI. 1901, À ; SA, 20 A. — <6Ucrdeniann, n’ ÎO W, parodie dune course de char ; Burlington Club. 1904, pi. icvi. — I" CollignOD et Couve, 1317. — <> Silène pugiliste de la cisto t’icoroni ({{fig.}}305) ; Helbig, Fûhrer, II. n* 1504, {{pg}}431 ; Siltl, Oie Gebârden, {{pg}}299. — 13 Jahn, Vasensamml..Munich, 348 et 542 ; Stackelberg, Die Grûber der Uellenen. pi. xxiv ; C(i(a/ojue Durand, n’ 194 ; Burlington Club, 1904, pi. xcv, H. 54.— 2U.Sonnant de la trompette : Pottier. Calai. 6, 73, 89. 93 ; Frôhner, Musées de Frnnte, pi. vi-va ; combattant et cas(|uê, Monum. d’Inst. IX, pi. vi. Avec la pelta macédonienne ; Vases of. Br. Mus. E. 3 ; Pottier, Cat. 0. 89 ; Collignoo et Couve, Calai. Il65. Avec une double hache, Berlin, Vasensamlg, 1928 ; Gerhard, Akadem Abhandlg, pi. lxiv. 2. — 21 Vases of llrit. Mus. E. 108. — î » FrShner, iVofire fteulpt. ant. 2.’)8 ; {{pg}}270 ; Sitll, Die GebiTrden, 267,3.-23 Waltcrs-birch. Ancient Pottery, {{fig.}}C8 = Vente Drouot, {{pg}}903 ; cf. un Satyre soufflant le reu : Helbig, Führer{{e|2}}, {{rom-maj|I}}, {{n°|697}}. quemment : ils balancent l’escarpolette ({{fig.}}6137), ou se balancent eux-mêmes**34, jouent au cheval fondu**35, lancent la paume**36, grimpent sur des arbres**37 ou des tables**38, sautent du haut de stèles**39, marchent sur des outres [{{sc|askoliasmos}} {{fig.}}572], ou bien, récréation moins innocente, font la maraude dans les vergers**40. Parmi les motifs rares signalons un Satyre contrefaisant un invalide qui s’appuie sur une jambe de bois**41 ; un Satyre affligé d’une gibbosité**42 ; un Pappositène aveugle, {{Img float-p |file=Jeu de l’escarpolette.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Ancre|Fig.6137}}Fig. 6137. — Jeu de l’escarpolette. |capalign=center |style=font-size:12px }} des Silènes dressant un tronc d’arbre pour y suspendre un trophée**43, destiné sans doute à perpétuer le souvenir des victoires de Dionysos, des Silènes assis sur une grève marine**44. Les représentations de Silènes ou Satyres ailés peuvent être citées aussi comme exceptions ; elles sont sans doute à rapprocher du Dionysos ailé et des génies bachiques ailés, symbolisant l’ivresse légère**45. Quelquefois, les Satyres ou Silènes sont associés aux phallophories**46 et à la célébration de mystères bachiques**47 24 Inghirami, J/^i/s. Chiusiu. 208. 25 Vases of. Br. Mus. E. 487. 26|Dghirao)i, Vasi filtUi, {{rom-maj|II}}, pl. cxcix. — 27 Berlin, 2599 ; Baumeister, Denkmàler, {{pg}}1684. 28 Klein, J/eis(ersijna/. Nicoslhènes, 6, 19, 20, 21, 23, 33 ; Epictetos, 2 : Lieblings. Charmides, 10 ; Lyandros, 1. 29 Pellegrini, Vasidi Bolof/na, {{fig.}}38, 39 ; Reinach,iî » 7). (te lases, {{rom-maj|II}}, 301, n" 5 ; Gardner, Vases of Fitzwilliam Muséum, pi. xxxn ; Michaelis, Ane. marbles, Fitztc. Mus. 30 Gerhard, Auserl. Vasenb. pi. ui ; Klein, Meislersign. Epictetos, 17. Frôhner, Notice, u* 262, 263 ; no 33, {{pg}}255 ; Panofka, Vasi di premio, pi. ni. — 31 Helbig, Fûhrer. H, no 1219. — 32 Vases of. Br. Mus. F. 623. — 33 Amelung, Ffthrer durch die Antik. in Florenz, no 65 ; une réplique, Journ. hell. stud. 1908, pl. VI et {{pg}}lO(Stroug).— 3* l’oses o/’^riti »/. Mus. E. 387. La {{fig.}}61 37 d’après Gerhard, Trinkschal. u. Gefâssof, pi. xivn, voir encore {{fig.}}3440. — Jbid. E. 467. 35 Musée d’Atliènes,nM2l39. 36 Frôhner, Vo(icescu<p(. an/, n » 31 2 : Bouillon, {{t.}}{{rom-maj|III}}, candélabres, pi. I. 37 Jatta. Ca(a(. pi. x ; Bull. d. Insl. 1878, {{pg}}64. 38 Heydemann, Pariser Antiken, {{pg}}41. n » 4 ; 39 Lenormant et de Witte, Elite céramogr. {{rom-maj|IV}}, pl. ixxi. — 40 Heydemann, Vasensammlg, 2462. — 41 Rev. Arch. 1866, {{pg}}151 ; vase italo-grec du Louvre, cf. i :HmuBr ;iÀ {{rom-maj|I}}, {{pg}}1114. note 46. — 42 Satyre bossu, Heydeaiaun, Vasensammli/ a’ 926. Voir plus bas note 14, {{pg}}1100. — 43 Helbig, Fûhrer, H, no 859. — " Pollier, Culal. G. 92. ^^ Voy. l’étude de A. de Ceuleneer, Les télés ailées de Sali/re trouvées à Angleur (Bruxelles, 1882, Bull. Acad. royale), Collignon, Hist. de la sculpt. gr. Il, {{fig.}}341. — i6 Coupe de Floi-eucc ; Heydemann, 3’ Unit. Winckeltnanns progr. pi. «, 3 ; cf. Bulle, Die Silenen, {{pg}}66 ; Milani, Studi e materiali. {{rom-maj|II}}, 78 ; Nillson. Griechische Fcsie (1906), {{pg}}261. — 47 Fröhner,.Xotice sculpt. antiq. D* 249, {{pg}}254 ; Michaëlis, Ancien/ marbles in Great Brit. Broadiands, n" 11, {{pg}}220 : Wilton House, no 76, {{pg}}6S8 ; Helbig, Fûhrer, H, n" 1 107 et 1 121, {{pg}}237 ; Amelung, Führer durch die. t. in Florenz, {{n°|243}} {{pg}}240. Fragment de poterie sigillée, au Musée municipal d’Arezzo, avec timbre de Tigranus. Jeu de l’escarpolette.<noinclude> <references/></noinclude> afoczm7zbj020g0lqf661svsem95z5m Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/280 104 4936815 15908721 2026-07-07T16:46:20Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908721 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|258|LA CONSTELLATION DU SERPENT||b=<hr/>}}</noinclude>L’important est d’abord d’assujettir solidement la lunette sur un pilier ou sur une table qui ne remue pas. Puis, lorsqu’on est arrivé au but, on peut retirer doucement l’oculaire faible pour lui en substituer un plus fort, et il n’y a aucun inconvénient à ce que le second renverse les images quand l’astre est dans le champ ou tout près de lui. Je parle pour les commençants, qui n’ont à leur disposition qu’un faible instrument, car toute lunette un peu forte est munie d’un ''chercheur'', destiné précisément à résoudre cette difficulté. Les cartes partielles qui ont été données ici pour chaque constellation permettent de trouver toutes les étoiles et toutes les curiosités célestes signalées dans notre description. Mais il est presque indispensable d’avoir pris soin de procéder exactement comme nous l’avons fait, d’avoir commencé par le nord, et d’avoir reconnu les constellations dans l’ordre où nous les avons étudiées. Les figures les plus importantes pour cette étude générale du ciel sont celles des pages {{lia|01|f005|15|33}}, {{lia|02|f011|24|42}}, {{lia|01|f006|16|34}}, 50 ({{lia|03|f028|''fig''.{{lié}}28|68}}), 65 ({{lia|03|f040|''fig''.{{lié}}40|83}}), {{lia|03|f054|83|103}}, {{lia|03|f059|89|109}}, {{lia|04|f067|102|122}}, {{lia|05|f089|132|152}}, {{lia|05|f091|137|157}}, {{lia|06|f105|154|174}}, {{lia|06|f108|159|179}}, {{lia|07|f114|166|186}}, {{lia|07|f116|171|191}}, {{lia|07|f123|177|197}}, {{lia|08|f131|191|211}}, {{lia|09|f144|211|231}}, {{lia|09|f148|214|234}}, {{lia|09|f156|223|243}}, {{lia|10|f161|232|254}}, {{lia|10|f169|239|261}}, {{lia|10|f173|244|266}} et {{lia|10|f174|245|267}}. En réunissant ces figures on constitue un atlas complet de cette région du ciel. Ces cartes et ces alignements représentent toute l’étendue située au nord du Zodiaque, et l’on pourra toujours, en les étudiant successivement, et en les appliquant directement à l’examen du ciel, apprendre à reconnaître les constellations qui passent au-dessus de nos têtes. Cependant il y a un avantage considérable à posséder toutes ces constellations réunies sur une même carte, d’abord parce que les exigences du format n’ont pas permis de tout dessiner à la même échelle, ensuite parce que les constellations voisines s’aident mutuellement pour la reconnaissance qu’on en veut faire. Je n’ai donc pas été surpris de voir un grand nombre de lecteurs réclamer une ''Carte générale du Ciel'' comme complément de notre description. Mais pour qu’elle rende tous les services qu’on ambitionne, il est nécessaire qu’elle soit très grande, c’est-à-dire d’une étendue fort supérieure au format de cet ouvrage, et construite de telle sorte qu’elle puisse être facilement et rapidement consultée. Cette grande carte uranographique est en préparation, et elle sera publiée à la fin de ce ''Supplément''. Elle contiendra toutes les étoiles de la première à la cinquième grandeur inclusivement, ainsi que les étoiles intéressantes de la sixième, avec les alignements nécessaires et toutes les indications utiles ; mais il serait assurément superflu de la surcharger des figures mythologiques, car il importe avant tout d’y faire régner la plus grande clarté possible. Nous n’avons du<noinclude> <references/></noinclude> mmz8adhgihej7qa68j6kqe3c9tiy9wo Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/281 104 4936816 15908723 2026-07-07T16:48:41Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908723 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LA DESCRIPTION GÉNÉRALE DU CIEL|259|b=<hr/>}}</noinclude>reste reproduit ces figures dans nos descriptions détaillées que pour répondre à une curiosité bien légitime sur les causes de ces dénominations plus ou moins bizarres de la géographie céleste, et parce qu’il y a toujours un intérêt historique à suivre les fluctuations de la pensée humaine dans toutes ses œuvres. Mais cet aspect est sans importance réelle au point de vue scientifique, et lorsqu’il s’agit de reconnaître les étoiles dans le firmament et de les étudier, soit à l’œil nu, soit à l’aide d’instruments, ces figures sont plus embarrassantes qu’utiles, et la pratique montre qu’il y a avantage à se servir de préférence des tableaux ou des cartes qui en sont dépourvus. Mais nous voici arrivés au Zodiaque. Abordons sans tarder l’étude de ses mémorables constellations.<noinclude> <references/></noinclude> age6aieduwq8wjeml3tvjvgp0dteja8 Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/36 104 4936817 15908725 2026-07-07T16:56:07Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| Bourgoigne, cuidans que ycelluy duc de Clocestre les deust assegier ou assaillir, se ordonnerent à deffence :.. mais de les envahir ne firent Anglois quelque samblant, ains se logerent là entour, pour celle nuit, jusques à l’endemain bien matin, qu’ilz s’en partirent et s’acheminerent vers le pays de Flandres… Durant lequel tempz les seigneurs de Crequy et de Wavrin, avec eulz pluiseurs hommes de Flandres, se partirent de Gravelinghes, où ilz e... » 15908725 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXIX}}|NOTICE.|XXIX}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| Bourgoigne, cuidans que ycelluy duc de Clocestre les deust assegier ou assaillir, se ordonnerent à deffence :.. mais de les envahir ne firent Anglois quelque samblant, ains se logerent là entour, pour celle nuit, jusques à l’endemain bien matin, qu’ilz s’en partirent et s’acheminerent vers le pays de Flandres… Durant lequel tempz les seigneurs de Crequy et de Wavrin, avec eulz pluiseurs hommes de Flandres, se partirent de Gravelinghes, où ilz estoient en garnison ; et ''moy, acteur de ceste histore'', estoie avec la compaignie. Et chevaulchasmes jusques à Drinkam, où nous logasmes celle nuit dedens le chastel, lequel nous trouvasmes sans garde, ouquel le seigneur de Crequy, à nostre partement, laissa de ses gens pour le garder ; et, ce fait, chevaulchasmes apres les Anglois, cuidans trouver aulcune adventure en la queue de l’ost. Mais le duc de Clocestre et ses capitaines cheminerent par si bonne ordonnance, que nul dommage ne lui peusmes porter : pour quoy nous, voians ceste maniere de faire, retournasmes en nostre dite garnison de Gravelingues dont estiemes partis, sans autre chose faire dont on doie tenir compte. » Il ajoute, que le duc de Glocester alla loger devant Saint Omer, « en l’abaye de Blendecque, et son ost tout au long de celle petite rivierette quy là court ; car ''moy, acteur de ceste presente euvre'', qui lors m’estoie partis de Gravelingues la nuit Nostre Dame septembre, et venu à Saint Omer, vey le logement, et trouvai le seigneur de Saveuses qui, celluy jour, estoit sailly hors de Saint Omer pour escarmuchier les Anglois ;… mais |0|0}}<noinclude> <references/></noinclude> pzdg00lytv6fjcbugwlyaoojhlgwb0c Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/108 104 4936818 15908726 2026-07-07T17:00:43Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908726 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Quant à moi je crois réellement que j’ai presque oublié comment on marche. Quand on a une voiture à soi, on n’a plus besoin de marcher, et je crois qu’en général on ne marche que par nécessité. Vous m’avez fait perdre l’usage des jambes, major. Gertrude n’attendit pas le compliment qu’elle vit que le major se disposoit à faire à sa femme. — Quoique j’aie encore les goûts assez vulgaires pour aimer à me promener, dit-elle, je ne suis pas assez déraisonnable pour exiger que les autres en fassent autant. Je vous demande seulement la permission d’aller admirer seule les beautés de votre jardin. Elle se leva pour sortir, mais le major courut, ou plutôt se traîna vers elle en boitant, et s’écria : — Impossible ! il faut que vous m’accordiez l’honneur de vous accompagner. Major, dit mistress Waddell, il faut que vous m’accordiez à moi, qui suis votre femme, la permission de vous enjoindre<noinclude> <references/></noinclude> jpjxxesm8yr099edmswnqow8jiw2wdv Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/111 104 4936819 15908727 2026-07-07T17:02:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908727 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>au murmure des eaux. C’étoit un jour qui sembloit disposer le cœur à des réflexions sérieuses et à une tendre mélancolie. Quelque usées que soient les observations qu’on peut faire sur cette saison solennelle, quelque évidente que soit la leçon morale qu’on reçoit en voyant la décadence des beautés du monde matériel, cependant les mêmes pensées naissent naturellement dans tous les cœurs sensibles, et l’âme se met spontanément à l’unisson de la nature. Délivrée d’une société qui ne lui inspiroit que dégoût et ennui, Gertrude s’assit sur un banc de gazon entouré de fleurs à demi flétries, et qui avoient perdu tout leur parfum ; et, cédant à l’influence qu’exerçoient sur elle la saison de l’année et la scène qu’elle avoit sous les yeux, elle se livra à ces rêves enchanteurs qu’on fait quelquefois sans dormir, à ces flatteuses chimères qu’une imagination jeune et romanesque crée si facilement. La sienne étoit certainement assez vive pour lui pro-<noinclude> <references/></noinclude> rzjtjmub9p2g7npyloc58us9pkyhyu7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/112 104 4936820 15908728 2026-07-07T17:04:43Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908728 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>curer bien des plaisirs, mais aussi elle lui faisoit sentir plus vivement les maux réels de la vie. Les illusions agréables dont elle se berçoit, presque sans y songer, se dissipèrent tout-à-coup, quand elle entendit des sons qui n’étoient nullement en accord avec la tranquillité harmonieuse qui régnoit autour d’elle. Il étoit évident que deux personnes avançoient de son côté : l’une fatiguoit l’oreille par un rire plein d’affectation ; l’autre la déchiroit par une voix grêle et aignë dans laquelle on pouvoit distinguer beaucoup de prétentions ; et bientôt miss Lilly Black parut, appuyée sur le bras d’un jeune homme de petite taille, que son costume annonçoit pour un petit-maître. Miss Lilly montra autant de joie que de surprise en rencontrant sa cousine si inopinément, et elle lui présenta M. Auguste Larkins avec un air d’enchantement et de triomphe. M. Auguste Larkins étoit ce que bien des gens auroient appelé un joli jeune homme. Il avoit des traits réguliers,<noinclude> <references/></noinclude> o3xocy44ssqmdpg71733n0hcdb51y8s Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/113 104 4936821 15908729 2026-07-07T17:06:16Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908729 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>des joues vermeilles, des sourcils très-noirs, et une expression de physionomie qu’on voyoit qu’il cherchoit à rendre spirituelle. Il étoit vêtu à la dernière mode, ce qui n’empêchoit pas qu’il n’eût une tournure un peu gauche. Il s’écoutoit parler, mais une teinte vulgaire se faisoit souvent remarquer dans ses discours. Tel étoit le futur cousin auquel miss Saint-Clair fut présentée, et il s’acquitta du cérémonial de sa présentation avec force révérences, et maintes protestations de l’honneur et du plaisir qu’il éprouvoit. — Et vous étiez ici toute seule, ma chère cousine ! s’écria miss Lilly d’un ton de compassion ; quel dommage que nous ne le sussions pas ! Nous serions venus vous trouver plus tôt ; car le temps a dû vous paroître bien long. — Je ne m’en suis pas aperçue, répondit Gertrude. — Ah ! s’écria M. Larkins, c’est que vous autres, dames écossaises, vous êtes toutes passionnées pour la solitude ; té-<noinclude> <references/></noinclude> 4nrqjmeudadsn9q1iscshwqaievlq5m Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/114 104 4936822 15908730 2026-07-07T17:07:41Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908730 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>moin cette noble apostrophe de lady Randolph dans votre célèbre tragédie de Douglas. Ô vous, bois solitaires, dont l’ombre mélancolique est si bien d’accord avec la tristesse de mon ame, et qui tirez la larme du chagrin de mon cœur brisé ! Comme cette pièce étoit bien montée l’hiver dernier à Drury-Lane ! Vous avez certainement été en ville, miss Saint-Clair ? Gertrude répondit par une simple affirmative. — Et auquel de nos spectacles donnez-vous la préférence ? Gertrude n’en avoit vu aucun. — Est-il possible ? s’écria M. Larkins ; avoir été en ville sans avoir vu aucun de nos spectacles ! cela est prodigieusement malheureux ! Mais, ajouta-t-il, en adressant un sourire expressif à miss Lilly, j’espère qu’avec le temps, nous aurons le plaisir de montrer les lions à votre cousine ; car c’est ainsi que nous appelons en ville faire voir à nos cousins de campagne les spectacles et les curiosités.<noinclude> <references/></noinclude> 469bhmd3s5utefpw7wd6yfes8xwzuhn Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/282 104 4936823 15908731 2026-07-07T17:08:28Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908731 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" /></noinclude><nowiki/> {{t3|{{Ancre+|Ch11|CHAPITRE XI}}|fs=125%|ff=serif|lh=1.25em|m=1.5em|sp=0.125em}} {{c|Les constellations du Zodiaque. — Les Poissons. Le Bélier. |fs=90%|lh=1.50em|fw=bold|mb=2em}} Les constellations du Zodiaque forment une ceinture qui fait le tour entier du ciel. Si l’on trace sur la sphère céleste la ligne suivie par le soleil dans son cours annuel apparent autour de la Terre, cette ligne est l’écliptique ; elle marque en réalité le plan dans lequel notre planète se meut autour de l’astre du jour. En tournant autour de la Terre, la Lune suit à peu près la même ligne ; son inclinaison est de {{unité|5|degrés}}, c’est-à-dire qu’elle ne s’écarte, au maximum, qu’à {{unité|5|degrés}} de part et d’autre de l’écliptique. Les planètes tournent autour du Soleil, comme la Terre, à peu près aussi dans ce même plan : la plus inclinée, Mercure, ne s’en écarte qu’à {{unité|7|degrés}}. Les figures du Zodiaque sont en quelque sorte à cheval sur l’écliptique, se suivant, de l’ouest à l’est, dans l’ordre suivant : {| style="border-spacing:0px; margin:1em auto; font-size:85%; line-height: 1.25em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;" |Poissons. — Bélier. — Taureau. — Gémeaux. — Cancer. — Lion. |- |Vierge. — Balance. — Scorpion. — Sagittaire. — Capricorne. — Verseau. |} On en a déjà vu l’aspect général dans l’''Astronomie populaire,'' {{lpl|ep=Astronomie populaire (Flammarion)/6/02|p=690|d=718|i=Flammarion - Astronomie populaire, 1881.djvu|a=f306|l={{pg|691}}}} ; mais il importe maintenant d’entrer dans le détail de chaque constellation. Cette ceinture est inclinée de 23° sur l’équateur, comme l’écliptique, naturellement. Ce n’est donc pas l’étoile polaire qui est au pôle de l’écliptique ou du Zodiaque, puisqu’elle marque le pôle de l’équateur ; le pôle de l’écliptique se trouve, comme nous l’avons vu, dans la constellation du {{lia|02|f011|Dragon|42}}, entre les étoiles ζ et δ. On pourrait appeler le Zodiaque « la voie des mondes » de notre système. En effet, la Lune suit régulièrement son cours, qu’elle renouvelle chaque mois depuis des siècles et des siècles, sans jamais être sortie du chemin zodiacal. C’est dans la même voie que la blanche Vénus étincelle, étoile du matin ou du soir. C’est elle que Jupiter illustre de son éclat si majestueux. C’est sur le même passage que la planète Mars lance ses ardeurs ; et c’est également le long du Zodiaque que le vieux Saturne se traîne à pas lents. Voie triomphale<noinclude> <references/></noinclude> 3gkzc10eriompkm4lodu3m3tzxkxt1j Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/115 104 4936824 15908732 2026-07-07T17:09:15Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908732 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Oh ! cela sera délicieux, n’est-il pas vrai, cousine ? demanda la simple Lilly ; mais cette question n’obtint pour toute réponse qu’un sourire où il entroit plus de dédain que de satisfaction. — Le théâtre est mon amusement favori, continua M. Larkins. — Et le mien aussi, dit miss Lilly, empressée de faire voir la conformité de goût qui régnoit entr’eux. — Avez-vous jamais vu Young jouer le rôle de Roméo ? — Non, je ne crois pas l’avoir vu dans ce rôle, mais je l’ai vu dans un autre, dans celui de… de… j’ai oublié le nom. — J’ai vu Young dans Roméo plus de douze fois. C’est ma tragédie favorite : je sais tout le rôle par cœur. — Est-il possible ! s’écria miss Lilly en apprenant cette nouvelle perfection de son amant ; récitez-nous-en quelque tirade ; je suis sûre que vous feriez grand plaisir à ma cousine. — Il faut que vous appreniez le rôle de<noinclude> <references/></noinclude> 459pfatulilmzdj48exfgmnmiw7q53c Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/116 104 4936825 15908733 2026-07-07T17:10:58Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908733 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Juliette, et je serai votre Roméo. Vous seriez une excellente Juliette : vos cheveux sont précisément de la même couleur que ceux de miss O’Neill. — Réellement ! Comme je serois charmée si je pouvois jouer le rôle de Juliette ! — Quand je vous tiendrai en ville, dans Liquorpond-Street, nous jouerons quelques fameuses scènes. — Cela sera charmant ! J’aime tant la tragédie ! — J’espère que la comédie ne vous déplaît pas. — Tout au contraire, je l’aime infiniment je raffole des farces. — Nous avons eu en ville, l’hiver dernier, quelques petites pièces qui ont été bien courues : ''Midas'', par exemple, quel succès prodigieux ! On n’entendoit chanter partout que, :::::« Ma bonne, je t’en prie. — Oh ! ''Ma bonne, je t’en prie'', est sans<noinclude> <references/></noinclude> qtik29ac8bjbdn08lam45jaympelw0s Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/117 104 4936826 15908734 2026-07-07T17:12:43Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908734 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>exception l’air le plus délicieux que j’aie jamais entendu. Et en parlant ainsi, miss Lilly levoit vers le ciel des yeux brillant du feu de l’enthousiasme. — Comme vous serez ravie de quelques-unes de nos pantomimes, continua M. Larkins ; on nous en donna l’hiver dernier, à Covent Garden, une fameuse, intitulée ''l’Huître amoureuse''. Cela vous fait rire, miss Lilly ? mais, sur mon honneur, elle avoit pour titre ''l’Huitre amoureuse'' ; et, pour vous dire un petit secret, elle avoit été composée, paroles et musique, par un de mes amis. — Véritablement ! Et quel en étoit le sujet ? — La pièce s’ouvre par une vue marine magnifique. Des vagues qui s’élèvent aussi haut que ces arbres, miss Saint-Clair, et couvertes d’une écume aussi blanche que votre robe, et qui mugissent de la manière la plus naturelle possible. Rien qu’en les voyant, deux dames de ma<noinclude> <references/></noinclude> bt0baolakf1r3ch504msko9ms7tg3vz Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/118 104 4936827 15908736 2026-07-07T17:15:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908736 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>compagnie, qui revenoient de Margate, furent attaquées du mal de mer, et sur mon honneur, je crus qu’elles alloient se trouver mal. Mais, comme c’étoit la première représentation, et que j’étois ami de l’auteur, je n’aurois pas quitté la salle pour donner la main à la plus belle dame de la ville. — Cruel que vous êtes ! s’écria miss Lilly en minaudant ; et que devinrent-elles ? — Oh ! elles revinrent à elles, à l’aide d’oranges et de vinaigre aromatique. Mais, sur mon honneur, j’étois moi-même un peu ému, car ces énormes vagues avançoient comme si elles eussent voulu submerger le parterre. Enfin elles se retirèrent avec grâce, laissant derrière elles une huître d’une grosseur énorme au pied d’un rocher. Mais ce qu’il y avoit de plus beau, miss Saint-Clair, c’étoit de voir le théâtre, qui, comme vous devez bien le supposer, représentoit le bord de la mer, tout couvert de coquillages, de corail, et d’herbes ma-<noinclude> <references/></noinclude> sfypz6p57udijif7kgcrbbrxwldrb69 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/119 104 4936828 15908737 2026-07-07T17:16:17Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908737 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rines. Vous ne pouvez vous figurer rien de plus naturel. — Comme j’aurois aimé à voir cela ! — Cette huître, qu’à la taille près, vous auriez prise pour une huître véritable, étoit donc au pied d’un rocher. Arrive alors la divine miss Foote, vêtue en princesse, ayant sur la tête une couronne enrichie de pierres précieuses, mais ayant l’air mélancolique, et tenant à la main son mouchoir de poche. Elle est suivie d’une troupe de jeunes filles, toutes belles, toutes magnifiquement costumées ; et, pendant qu’elles chantent en dansant une contre-danse nouvelle, voilà l’huître qui commence à remuer, et qui se met à soupirer. L’effroi s’empare des danseuses, et elles s’enfuient en poussant des cris harmonieux. Mais la princesse reste, elle s’approche de l’huître, la contemple quelque temps, s’agenouille à côté, et l’huître et la princesse se mettent à soupirer à l’unisson. Sur mon honneur, rien n’étoit plus attendris-<noinclude> <references/></noinclude> dlgwv9hebzfbfx8vv22ybbv5moxhf42 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/120 104 4936829 15908738 2026-07-07T17:18:01Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908738 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sant que cette scène, et elle a fait tirer plus d’un mouchoir. — Comme elle m’auroit intéressée ! Alors la princesse chante cet air charmant, que vous connoissez certainement : <poem> « Cette huître est l’univers pour moi, Et l’Amour l’ouvrira j’espère.</poem> Prenant ensuite dans ses cheveux une épingle à diamans, elle cherche à ouvrir l’écaille ; mais à peine y a-t-elle touché que l’huître s’entr’ouvre, et l’on en voit sortir le bout d’une belle et longue barbe noire. La princesse en extase laisse tomber son épingle, saisit la barbe entre ses mains, l’embrasse, l’arrose de ses larmes, la presse contre son cœur : en un mot, elle est saisie d’un transport de joie, en reconnoissant la barbe de son amant. — Juste ciel ! Quoi ! l’huître étoit son amant ! — Un moment de patience ! Tandis qu’elle se livre à ces démonstrations gracieuses d’une tendresse passionnée, tout à<noinclude> <references/></noinclude> agzko3leak1y8ker8quqr0byved1tq9 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/121 104 4936830 15908739 2026-07-07T17:19:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908739 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>coup une espèce de dragon ou de cheval marin sort de la mer, saisit l’épingle, et disparoît. Au même instant, le ciel, c’est-à-dire le théâtre s’obscurcit, le tonnerre gronde, les éclairs brillent, la mer se soulève avec un bruit épouvantable, et menace d’engloutir la princesse et l’huître. — Que cela est intéressant ! jamais je n’avois entendu rien de semblable. — La mer continue à avancer, et bientôt elle les entoure complétement. La princesse lève les yeux autour d’elle, et aperçoit le rocher : une idée soudaine la frappe ; mais, avant de l’exécuter, elle chante cet air délicieux : <poem> « Par cette barbe Dont la douce expression, »</poem> air qui, par parenthèse, obtint deux fois les honneurs du ''bis''. Alors, avec un air de détresse le plus agréable possible, elle se met à gravir le rocher. — Étoit-il bien haut ? — Je crois qu’il n’avoit pas moins de trente pieds, et il étoit presque perpen-<noinclude> <references/></noinclude> ps53ecococksk08tyw25ke9onn4r2sk Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/122 104 4936831 15908740 2026-07-07T17:21:45Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908740 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>diculaire. Pendant tout le temps qu’elle monte, on entend une musique pleine de douceur. Elle s’arrête à mi-chemin, ses forces étant épuisées ; enfin elle arrive sur une pointe de rocher sur laquelle elle se place, et qui, sur mon honneur, ne paroissoit pas plus grande que ma main. Tandis qu’elle s’y arrête pour reprendre haleine, elle chante un de vos beaux airs écossais, celui qui commence par ces vers : <poem> « Là-bas sur la bruyère Mon doux ami m’attend. »</poem> Les yeux toujours fixés sur l’huître pendant tout ce temps, il y eut alors un grand tumulte, la moitié des spectateurs criant : ''bis'' ! tandis que les autres crioient : continuez ! Enfin le bruit s’apaisa, la princesse venoit de gagner le sommet du rocher, quand elle vit une énorme vague sur le point d’engloutir l’huître. — Quelle situation ! juste ciel ! — Qu’auriez-vous fait à sa place, miss Lilly ?<noinclude> <references/></noinclude> dq55wqrgs0q2vz9rvh9peexs828l4n6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/123 104 4936832 15908741 2026-07-07T17:23:48Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908741 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Moi ! en vérité ! je n’en sais rien. — Eh bien elle s’avance si près du bord du rocher, que, sur mon honneur, la tête m’en tournoit. Alors elle ôte sa couronne, dénoue ses cheveux, se couche par terre, la tête suspendue sur l’abîme, et laisse tomber sa chevelure jusqu’au pied du rocher où est toujours l’huître. — Ses propres cheveux ! — Sans contredit, vous savez que la perruque d’une dame devient ses cheveux. — Toujours malin, M. Larkins ! — Quoi qu’il en soit, l’huître s’attache aux cheveux, ou les cheveux s’attachent à l’huître ; et la princesse, se relevant doucement, la tire peu-à-peu, et on la voit monter, monter, monter… En ce moment on auroit entendu tomber une épingle dans la salle ; et enfin l’huître arrive ainsi sur le haut du rocher. Alors tous les spectateurs s’abandonnèrent à leur enthousiasme, et ce fut un chorus universel d’applaudissemens. — Je n’en suis pas surprise, enlever cette<noinclude> <references/></noinclude> l29agng4so3c9ad4q6wm9y4xha8e36e Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/124 104 4936833 15908743 2026-07-07T17:26:05Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908743 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>huître avec ses cheveux ! et de quelle grandeur étoit-elle ? — Sur mon honneur, elle étoit plus grande qu’un baquet de blanchisseuse. — Eh bien ma cousine, avez-vous jamais entendu quelque chose de semblable ? — Jamais, répondit Gertrude, qui avoit gardé le silence pendant tout ce récit. — Et ensuite ? demanda miss Lilly. — Ensuite vient un combat entre le dragon et une baleine. La baleine jette un couteau de diamant aux pieds de la princesse ; la princesse en frappe l’huître, l’écaille s’ouvre, et l’on en voit sortir un guerrier couvert d’une armure complète en nacre de perle, avec une belle longue barbe noire, la même qu’on avoit déjà vue sortir de l’huître ; il tue le dragon, la mer se calme ; Vénus paroît sur un char attelé de deux colombes que deux petits amours conduisent avec des guirlandes de roses… — Que cela est délicieux ! Et les deux amans se marient ? — Leur bonheur n’auroit pas été com-<noinclude> <references/></noinclude> 0o1s8c16uo28pz3ne2xnybh24jzqq8m Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/125 104 4936834 15908744 2026-07-07T17:28:03Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908744 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plet sans ce dénouement, répondit M. Larkins, en la regardant tendrement. — Il doit être tard, dit Gertrude en se levant ; il ne faut pas nous faire attendre pour dîner. — Hélas ! s’écria M. Larkins en prenant une attitude théâtrale : <poem> « L’Amour porte un bandeau, mais sa main nous conduit, Sans avoir besoin d’yeux, vers l’objet qu’il poursuit. — Où devez-vous dîner ? » — Vous savez sans doute que cette citation est de Roméo ? — Vraiment ! je ne m’en souvenois pas. Quelle mémoire prodigieuse vous avez ! répondit la complaisante Lilly. M. Larkins continua, pendant tout le chemin, à parler de lui et de la ville, car jamais il ne désignoit Londres autrement, et à débiter des vers que miss Lilly ne se lassoit jamais d’admirer. — Eh bien dit-elle à Gertrude quand elles furent rentrées, comment le trouvez-vous ? N’est-il pas charmant ? Et il est si gai, si spirituel, si plein de sensibilité ! Ja-<noinclude> <references/></noinclude> llu1p5bqazrci9g7juh7fi3tnvx58gq 15908745 15908744 2026-07-07T17:28:18Z Sapcal22 420 15908745 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plet sans ce dénouement, répondit M. Larkins, en la regardant tendrement. — Il doit être tard, dit Gertrude en se levant ; il ne faut pas nous faire attendre pour dîner. — Hélas ! s’écria M. Larkins en prenant une attitude théâtrale : <poem> « L’Amour porte un bandeau, mais sa main nous conduit, Sans avoir besoin d’yeux, vers l’objet qu’il poursuit. — Où devez-vous dîner ? »</poem> — Vous savez sans doute que cette citation est de Roméo ? — Vraiment ! je ne m’en souvenois pas. Quelle mémoire prodigieuse vous avez ! répondit la complaisante Lilly. M. Larkins continua, pendant tout le chemin, à parler de lui et de la ville, car jamais il ne désignoit Londres autrement, et à débiter des vers que miss Lilly ne se lassoit jamais d’admirer. — Eh bien dit-elle à Gertrude quand elles furent rentrées, comment le trouvez-vous ? N’est-il pas charmant ? Et il est si gai, si spirituel, si plein de sensibilité ! Ja-<noinclude> <references/></noinclude> pd2hrcxi4pym34fffwzvqpc8v56zq6e Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/126 104 4936835 15908746 2026-07-07T17:29:28Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908746 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais il ne voyage sans avoir quelque ouvrage de poésie. Il joue de la flute à ravir ; et il aime tant la campagne, qu’il m’a dit que, lorsque nous serons mariés, il me fera faire une promenade hors de la ville, tous les dimanches, dans son tilbury. Entre nous, je ne conçois pas comment Bell a pu aimer le major ! Il n’a pas le moindre goût pour la poésie, et André est un si vilain nom ! Mais en parlant de nom, ne trouvez-vous pas que j’ai été bien heureuse ? On ne trouve pas toujours un Auguste ; et Larkins sonne aussi très-bien à l’oreille. N’êtes-vous pas du même avis ? Ils entroient alors dans le salon, et une autre question que quelqu’un adressa à Gertrude la dispensa de répondre à celle de miss Lilly. César vint annoncer presque au même instant que le dîner étoit servi, ce qui mit fin à tout tête à tête. Mistress Waddell joua le rôle d’épouse de Nabab, comme si elle l’eût été toute sa vie. Elle parla beaucoup de riz au curry, de vieux madère, et de la compagnie, mot<noinclude> <references/></noinclude> ngi7kkxbhqdhv8i06ub01xzhnhdb34z Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/37 104 4936836 15908748 2026-07-07T17:32:14Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| ledit duc de Clocestre et ses capittaines se gouvernerent et conduirent si sagement, qu’on ne les scavoit par quel moyen souprendre, ainchois se gardoient si dilligamment de tous perilz que ''ilz en acqueroient honneur et loenge''<sup>29</sup>. » |0|0}} {{a| Ici se termine la série des faits concernant la vie militaire de Jean de Wavrin. 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L’extrême difficulté de lier entre eux des renseignements de nature si diverse nous a décidée à les présenter dans l’ordre chronologique des faits auxquels ils se rattachent. |0|2}} {{a| (1437) Wavrin reçoit du duc Bourgogne, en consisidération des bons services qu’il lui a rendus, la somme de 50 francs 30<sup>30</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1437) Un document de cette année nous apprend que Wavrin était marié à Marguerite Hangouart, veuve de William de Tenremonde, bourgeois de Lille<sup>31</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1442) Il reçoit encore du duc de Bourgogne une autre récompense de 50 salus d’or. Nous remarquons que le mandement qui lui accorde cette faveur le qualifie chevalier, ''seigneur du Forestel et de Fontaine''<sup>32</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1447) Il obtint du roi Charles VII, au mois d’octobre de cette année, des lettres de naturalisation<sup>33</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1453) « Mons. de Forestel vient en Halle (à Lille), pour ordonner des veughelaires<sup>34</SUP>. » |4.5|-4.5}}<noinclude> <references/></noinclude> g3ywe6an5te1rwio4wqrhokcrem2mk5 15908775 15908748 2026-07-07T17:58:50Z AnteScribe 163021 15908775 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXX| NOTICE.|{{caché|XXX}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| ledit duc de Clocestre et ses capittaines se gouvernerent et conduirent si sagement, qu’on ne les scavoit par quel moyen souprendre, ainchois se gardoient si dilligamment de tous perilz que ''ilz en acqueroient honneur et loenge''<sup>29</sup>. » |0|0}} {{a| Ici se termine la série des faits concernant la vie militaire de Jean de Wavrin. Nous allons maintenant aborder le récit des actes de sa vie privée d’après le peu de documents qu’il nous a été possible de réunir. L’extrême difficulté de lier entre eux des renseignements de nature si diverse nous a décidée à les présenter dans l’ordre chronologique des faits auxquels ils se rattachent. |0|2}} {{a| (1437) Wavrin reçoit du duc Bourgogne, en consisidération des bons services qu’il lui a rendus, la somme de 50 francs 30<sup>30</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1437) Un document de cette année nous apprend que Wavrin était marié à Marguerite Hangouart, veuve de William de Tenremonde, bourgeois de Lille<sup>31</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1442) Il reçoit encore du duc de Bourgogne une autre récompense de 50 salus d’or. 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Les Poissons et le{{lié}}Bélier]]" /> cqnyhueqku5fkjtn27b8vkpp40omuah Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/127 104 4936838 15908750 2026-07-07T17:36:01Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908750 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>par lequel elle entendoit, non la compagnie réunie chez elle, mais la compagnie des Indes. Sa vaisselle d’argent étoit fort belle, et elle ôta toutes ses bagues avec affectation, avant de découper une bécasse. Elle éprouva pourtant quelques secrètes mortifications. Personne ne paroissoit ébloui de sa magnificence autant qu’elle l’auroit désiré. M. Larkins fut assez incivil pour parler des tortues de Birch, du saumon de la Tamise, et des plaisirs qu’on goûtoit en ville. Ce fut encore pis quand on eut passé dans le salon ; car, de même que tous les gens mal élevés, il prit la familiarité pour de l’aisance, et resta toujours le dos appuyé contre la cheminée, ou étendu tout de son long sur un sopha. Enfin on annonça que la chaise étoit à la porte. Mistress Saint-Clair et Gertrude se levèrent, et le major en fit autant dans l’intention de les conduire jusqu’à la voiture. — Major ! s’écria mistress Waddell, j’es-<noinclude> <references/></noinclude> 514kygg385joci1rkmw2u9a5tvusyjs Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/131 104 4936839 15908751 2026-07-07T17:37:58Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908751 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qui pouvoient être fort estimables dans leur condition, mais qui n’étoient pas d’un rang à pouvoir jamais faire une compagnie convenable pour sa future épouse. D’une autre part, mistress Saint-Clair, dans sa correspondance avec le comte, avoit eu soin de lui mander que M. Adam Ramsay avoit conçu une telle prédilection pour Gertrude, qu’il étoit plus que probable qu’il insisteroit incessamment pour qu’elle vînt résider entièrement avec lui, à moins qu’elle ne retournât promptement au château de Rossville. Elle ne manqua pas de lui rendre compte ensuite de la visite faite à Bloom-Parc, et cette circonstance, qui sembloit confirmer tout ce qu’elle avoit déjà dit, détermina le comte à rappeler sa nièce sur-le-champ. Il écrivit donc à miss Saint-Clair une longue lettre, dont la composition lui coûta beaucoup de temps et de réflexions, pour la prévenir qu’elle ne devoit pas se flatter qu’il lui rendît jamais ses bonnes grâces, jusqu’à ce qu’elle eût abjuré son erreur, quoiqu’il fût déterminé à la recevoir de<noinclude> <references/></noinclude> qqhvx1elws197mkrz9zn2nixx7lk3ux Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/132 104 4936840 15908752 2026-07-07T17:39:39Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908752 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nouveau chez lui, dans l’espoir et la confiance qu’elle reconnoîtroit avant peu que c’étoit pour elle une nécessité absolue, un devoir impérieux, de se soumettre au plan qu’il avoit formé depuis long-temps, digéré par de mûres réflexions, et irrévocablement arrêté, pour son établissement dans le monde. Il ajoutoit qu’il avoit consulté les meilleurs jurisconsultes sur les actes de substitution qui sembloient s’opposer à ce qu’il pût disposer librement d’une certaine partie de ses biens, et que trois d’entre eux étoient d’avis qu’il pouvoit en transmettre la totalité par testament et acte de dernière volonté à qui bon lui sembleroit, de manière à en priver complétement son héritière présomptive. Il l’avertissoit donc que son projet bien réfléchi, ou plutôt son intention très-déterminée, étoit de faire un testament, conformément à cette opinion, si avant l’expiration de trois mois, à compter du jour de sa rentrée au château de Rossville, miss Saint-Clair ne jugeoit pas à propos de se soumettre à son<noinclude> <references/></noinclude> imxcbw61zicn78rao0ad5w54y52s9x1 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/133 104 4936841 15908754 2026-07-07T17:41:15Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908754 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>autorité légale, et de suivre la marche qu’il lui avoit tracée. Telle étoit la substance d’une lettre qui remplissoit près de sept pages. — Je suis fâchée, très-fâchée, dit Gertrude en soupirant, après avoir lu cette épître, de causer à lord Rossville tant de peine et d’embarras ; et peut-être vaudroit-il mieux que je ne retournasse pas chez lui, plutôt que de n’y aller que pour lui faire concevoir des espérances qui ne se réaliseront jamais. Jamais je n’agirai comme il le désire, car jamais je ne pourrai changer mes sentimens. — Vous pouvez du moins vous dispenser de les manifester, si vous faites attention à ce qu’ils peuvent vous coûter, lui dit sa mère avec aigreur ; et même, mettant à part toute autre considération, il me semble que la délicatesse exige que vous preniez garde d’avouer un sentiment qui, suivant toutes les apparences, n’est plus partagé, s’il l’a jamais été. — Quand même cela seroit, répondit<noinclude> <references/></noinclude> dpk5cs86q72wkzx00fwifcwzes414kl Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/134 104 4936842 15908756 2026-07-07T17:42:42Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908756 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sa fille en faisant un effort pour cacher son émotion, quoique sa voix tremblante annonçât tout ce que cette supposition lui faisoit souffrir, je puis être trompée, mais je ne tromperai jamais personne. Que lord Rossville sache donc, si je retourne chez lui, que mes sentimens n’ont pas changé, qu’ils ne peuvent jamais changer. — Prenez garde, de me pousser à bout, Gertrude, lui dit mistress Saint-Clair, car je dirai, comme vous, que mes sentimens n’ont pas changé, qu’ils ne peuvent jamais changer. Je ne vous verrai jamais devenir la proie de cet homme, j’en ai donné ma parole. — Donné votre parole ! répéta Gertrude avec indignation ; et qui a osé vous la demander ? — Quelqu’un qui en avoit le droit, répondit sa mère avec agitation, et qui saura le faire valoir. Mais c’est nous écarter de la question. Vous m’avez promis de ne contracter aucun engagement avant d’avoir atteint votre majorité, et je compte sur<noinclude> <references/></noinclude> ljsh6o2ocdgnghehb77mu7yomptypvz Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/135 104 4936843 15908757 2026-07-07T17:44:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908757 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cette promesse. En attendant, tout ce que j’exige de vous n’est autre chose que ce que vous vous devez à vous-même, c’est-à-dire de garder le silence, et de me laisser le soin de toute explication avec le comte. — Je suis lasse à la mort de tout ce mystère, s’écria Gertrude avec amertume, presque lasse à la mort du monde. On me traite comme une marionette qui ne peut se mouvoir qu’à l’aide du fil qu’on tire ; je suis une esclave, pire qu’une esclave, puisqu’il paroît qu’un être méprisable peut exercer sur moi tant d’influence. Mais je ne puis endurer plus long-temps une ombre de grandeur mêlée de tant de dégradation véritable. Elle fondit en larmes en achevant ces paroles, et elle s’étoit exprimée avec une force et une détermination que sa mère savoit fort bien qu’il étoit inutile de vouloir combattre par le raisonnement. L’expérience lui avoit appris que la seule chance de victoire qui lui restât alors étoit de paroître céder, et de chercher à mettre en<noinclude> <references/></noinclude> npctefbwp5tq5msm171k0l4ifgkd0m6 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/136 104 4936844 15908758 2026-07-07T17:46:14Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908758 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jeu la tendresse filiale de Gertrude. Elle eut recours à ce moyen en cette occasion, et il lui réussit comme à l’ordinaire. Sa fille consentit à tout ce qu’elle désiroit, pourvu qu’il lui fût permis de se considérer comme ne s’engageant aucunement à adopter les plans de son oncle. Le lendemain l’équipage du comte arriva, et l’orgueil de mistress Saint-Clair triompha de nouveau en voyant toute la population de la petite ville de Barnford se rassembler pour admirer la splendide voiture, les coureurs et les laquais vêtus de magnifiques livrées. Ce ne fut pas sans émotion que Gertrude dit adieu à ses tantes, qui en éprouvèrent une semblable en la voyant partir ; elles savoient qu’elle n’étoit pas heureuse, mais elles avoient trop de délicatesse pour lui demander une confiance qu’elle ne leur offroit pas. Adieu, ma chère nièce, lui dit miss Marie en l’embrassant tendrement ; et n’oubliez jamais qu’il est impossible en ce monde de vivre sans afflictions, sans épreuves,<noinclude> <references/></noinclude> kr84149eqnbaniusrycd388j7h7ifiz Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/283 104 4936845 15908759 2026-07-07T17:46:33Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908759 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LES CONSTELLATIONS DU ZODIAQUE|261|b=<hr/>}}</noinclude>des mondes de notre système, sa contemplation et son étude se doublent pour nous d’un intérêt spécial, car, en dehors de ses richesses sidérales, c’est toujours vers elle que nos regards devront se diriger lorsque nous aurons à chercher une planète quelconque, lorsque nous voudrons observer une curiosité planétaire de notre grande famille : aujourd’hui les bandes nuageuses de Jupiter ou son cortège de quatre satellites, demain l’anneau mystérieux de Saturne, après-demain les phases de Vénus ou de Mercure, plus tard les continents et les mers de notre sœur voisine, la planète Mars. Au moment où j’écris ces lignes (septembre{{lié}}1880), Jupiter étincelle de tous ses feux et règne en souverain sur les constellations du soir. Il habite la constellation des Poissons ; mais ce n’est pas elle qui pourrait le faire reconnaître, car elle ne se compose que de petites étoiles qui se trouvent éclipsées par la lumière dominante de l’éclatante planète. Au contraire, il se signale de lui-même par cette vive lumière qui frappe les regards les plus inattentifs, et chaque année, à l’époque où Jupiter apparaît, chacun se demande quel est ce nouveau visiteur céleste. Pour le nommer, l’important est de connaître cette époque. Lorsque nous aurons terminé la description des constellations, notre premier soin sera d’indiquer les moyens de reconnaître chaque planète dans le ciel. Quant à Jupiter en particulier, puisque tout le monde l’admire cet automne<ref> Je laisse à cette rédaction son caractère d’actualité, quoiqu’elle ne doive pas être lue immédiatement par tous les lecteurs de cet ouvrage ; car ces indications pourront servir de point de repère pour toutes les époques. Tous les ans, au moment de l’apparition de Jupiter, je reçois une centaine de lettres portant la même phrase : « Quelle est cette brillante étoile ? » etc. J’espère que mes lecteurs ne s’y tromperont plus.</ref>, remarquons qu’il a commencé de briller à l’est, le soir, au mois d’août ; qu’il s’élève en ce moment (septembre) un peu plus dans le ciel et marque le sud-est ; qu’il va passer au méridien à minuit, c’est-à-dire marquer le sud, en octobre. Puis il se lèvera de plus en plus tôt, passera successivement au méridien à {{unité|11|heures}}, {{unité|10|heures}}, {{unité|9|heures}}, {{unité|8|heures}} du soir, brillera encore au sud en novembre, puis au sud-ouest (décembre), puis à l’ouest (janvier). Eh bien, c’est la même répétition tous les ans, avec un mois de retard à peu près, et personne ne devrait s’y tromper après avoir lu l’''Astronomie populaire'' et son ''Supplément''. Regardez-le cette année, et vous le retrouverez l’année prochaine sans éprouver le moindre doute sur son identité. Personne ne devrait plus aujourd’hui s’étonner de l’apparition de Jupiter : le soir à l’est en août{{lié}}1880, en septembre{{lié}}1881, en octobre{{lié}}1882, et ainsi de suite. On ne pourrait le<noinclude> <references/></noinclude> rruljbq9b5p4g1o47cck9t8ahgun5e8 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/137 104 4936846 15908760 2026-07-07T17:47:45Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908760 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sans dangers. Et cependant, ma chère Gertrude, on peut jouir, même en ce monde, de la paix du cœur ; fasse le ciel que vous la cherchiez où l’on peut seulement la trouver ! Mais rien ne paroît si peu désirable à un jeune esprit qui ne connoît pas le frein salutaire de la religion, que cette paix du cœur qui lui paroît incompatible avec ce que son enthousiasme lui représente comme tout ce qu’il y a de plus noble et de plus sublime dans les sentimens de la nature humaine, et Gertrude ne partagea nullement le vœu que sa tante venoit d’exprimer. — Non, pensa-t-elle, toute malheureuse que je le suis, et quelques tortures que me fassent éprouver mes sentimens, je ne les changerois pas pour cette paix si vantée, qui me semble comme le sommeil du tombeau. Et où est le jeune cœur plein d’ardeur, mais à qui l’on n’a pas appris l’amour des choses célestes, qui, à quelque époque de sa vie, n’ait pas mis en danger toutes ses<noinclude> <references/></noinclude> f8nur7jmu8ntnw80co25ku0qowejh33 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/138 104 4936847 15908761 2026-07-07T17:48:53Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908761 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>espérances de bonheur, en les exposant sur un édifice sans base, et qui n’ait pas même préféré le naufrage de son repos aux flots tranquilles de l’indifférence. Le retour de Gertrude au château de Rossville ne diminua pas sa mélancolie, il n’y avoit que quelques semaines qu’elle l’avoit laissé entouré de toute la magnificence du commencement de l’automne. La nature étoit alors dans toute sa splendeur ; chaque feuille sembloit douée d’un principe de vie impérissable ; l’air étoit vivifiant ; les bois étoient ornés de leur parure variée ; le ciel étoit pur, et le soleil sans nuage. Quelle différence à son retour par une froide matinée de novembre ! Les arbres étoient dépouillés de leurs fruits, et leurs branches étoient couvertes de frimas au lieu de feuilles ; la nature n’offroit plus aucuns charmes même à ses plus ardens admirateurs ; il faisoit un froid piquant, et le soleil étoit caché sous d’épais nuages. L’accueil que le comte fit à sa nièce étoit en harmonie parfaite avec la saison ; il fut<noinclude> <references/></noinclude> f7ozn1ziucelblslbcrsezbunzwk78i Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/139 104 4936848 15908762 2026-07-07T17:51:07Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908762 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cérémonial, formel et glacial, et chaque mot qui sortoit de sa bouche sembloit une goutte d’eau qui tomboit sur le cœur de Gertrude pour le pétrifier. Lord Rossville n’avoit jamais montré beaucoup de cordialité à sa nièce ; et dans le fait il n’étoit pas dans son caractère d’en témoigner à personne ; mais la roideur additionnelle, le redoublement de dignité imposante, la verbosité plus pompeuse encore que de coutume, qu’il jugea convenables en cette occasion, firent éprouver à Gertrude quelque chose de cette sensation qu’on dit commune à tous les êtres animés pendant un violent orage. Il est certain que l’aspect du comte auroit suffi pour flétrir l’espérance même. On voyoit un air de détermination positive gravé sur tous ses traits. Ses yeux étoient devenus plus ronds, ses sourcils plus élevés, ses lèvres plus serrées, ses doigts plus allongés, sa tête immobile. Sa démarche étoit plus lourde, ses yeux étoient fixes, sa perruque même sembloit avoir la roideur<noinclude> <references/></noinclude> 5qu8k6es6eyvypqj1rgpn0992xdymqq Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/142 104 4936849 15908764 2026-07-07T17:52:58Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908764 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>tenoit une lettre qui avoit produit un changement si marqué sur les traits de sa mère, et elle attendit son retour avec impatience. Un temps assez considérable se passa sans que mistress Saint-Clair revînt, et Gertrude, ne pouvant plus résister à son inquiétude ; quitta la table sur laquelle elle dessinoit, et entra dans le cabinet de sa mère. Elle l’y trouva assise devant son pupitre, une plume dans une main, la tête appuyée sur l’autre, et paroissant enfoncée dans de profondes réflexions. — Je crains que vous n’ayez reçu quelques nouvelles désagréables, maman, lui dit-elle avec timidité. — Laissez-moi ! lui dit sa mère avec un ton d’humeur et d’impatience ; retirez-vous ! je ne veux pas qu’on me trouble en ce moment. — Ne puis-je rien faire pour vous, maman ? demanda Gertrude en se disposant à obéir. — Beaucoup ! beaucoup ! répondit mistress Saint-Clair avec un profond soupir ; mais quant à présent je vous prie de me<noinclude> <references/></noinclude> 4fjqqbeb1f8n5acetmy57rfbb0bhoth Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/278 104 4936850 15908766 2026-07-07T17:54:20Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908766 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Mais, maman, comment pouvez-vous être sûre que cet infortuné soit Lewiston, comme vous le supposez ? — J’avois reçu de lui une lettre qui m’annonçoit qu’il alloit s’embarquer sur ce bâtiment ; et il n’est pas probable qu’il se trouve sur le même paquebot deux individus auxquels le même signalement convienne si parfaitement ; et quand même cela auroit pu arriver, tous deux auroient subi le même sort, puisque personne n’a pu se sauver. Mais ne songeons plus à cet événement ni à rien qui y ait rapport. S’il ne donne lieu à aucune observation de la part de ces deux sottes créatures, lady Betty et miss Pratt, j’en serai très-charmée. Si au contraire elles en font quelqu’une, préparez-vous à en parler comme si vous n’y aviez aucun intérêt. — Mais M. Lyndsay ! Sûrement vous lui donnerez l’explication que vous lui avez promise. — Je lui en ai déjà dit bien assez, répondit mistress Saint-Clair avec aigreur ;<noinclude> <references/></noinclude> klfhwih85q1k3pd0y5uzr1q3oqkm8w3 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/279 104 4936851 15908772 2026-07-07T17:56:00Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908772 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>je ne sais ce qu’il pourroit vouloir savoir de plus. — Mais vous m’avez dit que vous lui aviez promis de lui expliquer tout ce qui… — Mais tout est fini maintenant, et je ne me crois pas obligée à faire revivre des souvenirs pénibles et désagréables, pour satisfaire sa curiosité. — Par justice pour moi, par justice pour vous-même, vous devez vous empresser de lui expliquer tout ce qui peut lui paroître étrange et suspect dans votre conduite et dans la mienne. — Par justice pour moi, s’écria mistress Saint-Clair, rougissant de colère, je ne blesserai pas ma sensibilité, et je ne risquerai que de mettre ma santé en danger, en revenant, dans le moment actuel, sur des choses dont il me seroit impossible de parler avec sang-froid. Je vous répète que M. Lyndsay est déjà instruit de tout ce qu’il a besoin de connoître. S’il veut en savoir davantage, apprenez-lui que la comtesse de Rossville, dans sa propre mai-<noinclude> <references/></noinclude> aa89jurapb78q9qxkfuepa6wm4ov265 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/280 104 4936852 15908774 2026-07-07T17:57:51Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908774 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>son, et sous la protection de sa mère, n’a besoin ni de ses avis, ni de son assistance. — Jamais il n’entendra de moi un pareil langage, dit Gertrude avec chaleur. M. Lyndsay a pu être trompé, mais il ne sera jamais insulté chez moi. — Et c’est ainsi que vous me parlez ! s’écria mistress Saint-Clair dans un transport d’indignation. Votre élévation m’a-t-elle donc dégradée au point que je doive me soumettre à vous entendre m’adresser des reproches ? Prenez-y garde ! Lewiston n’est plus, mais son pouvoir existe encore. Lady Rossville garda le silence quelques instans, et de grosses larmes couloient de ses yeux. — Je ne suis plus un enfant qu’un épouvantail effraie, dit-elle enfin : ou dites-moi qui étoit véritablement cet homme, et quels étoient les droits qu’il prétendoit avoir sur moi ; ou, si vous refusez de me satisfaire sur ce point, que du moins son nom ne soit jamais prononcé entre nous. Déjà, ajouta-t-elle en s’abandonnant à toute son émotion, et parlant<noinclude> <references/></noinclude> cc0mefm407difflk2r28u0yh4o154x0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/281 104 4936853 15908777 2026-07-07T17:59:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908777 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec une sorte d’exaltation, toutes mes idées de devoir ont été sacrifiées, ma réputation a été souillée, ou tout au moins compromise aux yeux d’un homme estimable, et cependant vous refusez l’explication que vous lui devez ainsi qu’à moi ! Mistress Saint-Clair sembloit lutter contre elle-même, pendant que sa fille parloit ainsi. Enfin, par un violent effort, elle parut remporter la victoire sur elle-même, et elle répondit d’un ton faible et languissant : — Je ne suis pas en état de disputer avec vous, Gertrude ; vous êtes maîtresse ici, et il paroît que vous pouvez commander, même à votre mère. Mais, épuisée comme je le suis par une longue et dangereuse maladie, l’esprit affaibli, les nerfs agités, vous auriez pu m’épargner un peu plus long-temps. Mais pourquoi pleurez vous, lady Rossville, vous qui possédez tout ce que ce monde peut accorder ? Il me semble que vous auriez pu du moins laisser les pleurs à votre mère, à votre<noinclude> <references/></noinclude> qkocdcczrelq6yd7hemzt3qyx3uli98 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/282 104 4936854 15908779 2026-07-07T18:00:53Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908779 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mère humiliée et dépendante. Gertrude, je ne suis pas dans une situation à pouvoir m’opposer à vos volontés, quand mon corps est usé, mon esprit abattu, quand j’attends chaque jour mon pain de votre bonté. Quoiqu’elle eût été habituée toute sa vie à voir sa mère jouer, en actrice consommée, tel rôle que bon lui sembloit, Gertrude n’avoit jamais pu entendre un reproche sortir de ses lèvres sans regret et chagrin ; et en cette occasion chaque mot que prononçoit mistress Saint-Clair étoit un trait qui lui perçoit le cœur. Son attention avoit été détournée avec art du point dont il s’agissoit, et elle se regardoit comme exerçant que sorte de tyrannie sur une mère âgée, pauvre et infirme. Avec son impétuosité ordinaire, elle se remit sur-le-champ sous le joug de sa mère ; elle lui demanda pardon, et la scène finit, suivant l’usage, par le triomphe de mistress Saint-Clair. Elle sentit pourtant que c’étoit une victoire dont les fruits ne<noinclude> <references/></noinclude> jtp8sqerxv06x41t9mwn340r936hz34 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/157 104 4936855 15908781 2026-07-07T18:02:37Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908781 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Savez-vous qui il est véritablement ? demanda M. Lyndsay. — De grâce ! ne me faites pas de questions, répondit Gertrude en fondant en larmes. — Pardon, dit Lyndsay, j’ai eu tort. Ce n’est point à vous que je dois demander des explications. — N’en demandez à personne, s’écria Gertrude ; abandonnez-moi à mon destin, abjecte et dégradée comme je dois l’être à vos yeux. — Combien vous me connoissez-peu, ma chère cousine, si vous croyez que des circonstances, évidemment indépendantes de votre volonté, puissent vous faire perdre la moindre partie de mon estime ! ce ne sont pas les fautes des autres qui peuvent ternir la pureté de votre âme, souiller votre réputation ; il n’y a, il ne peut y avoir de dégradation que dans les fautes personnelles. — Et cependant, si je ne suis pas l’objet de vos soupçons, de votre mépris, je ne<noinclude> <references/></noinclude> 5ygyvck9y6ri1cq32ey1r3e8n7kp4o2 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/143 104 4936856 15908784 2026-07-07T18:04:29Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « laisser ; et elle prononça ces mots d’un ton si sec et si ferme, que Gertrude n’osa insister. Elle rentra dans sa chambre, mais l’inquiétude ne lui permit pas de reprendre ses occupations ordinaires. Elle vit que quelque événement extraordinaire agitoit l’esprit de sa mère, et elle désiroit partager ses chagrins et les alléger si elle le pouvoit. Après un certain temps, elle retourna près d’elle, et fut encore renvoyée avec colère. Voyant qu... » 15908784 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>laisser ; et elle prononça ces mots d’un ton si sec et si ferme, que Gertrude n’osa insister. Elle rentra dans sa chambre, mais l’inquiétude ne lui permit pas de reprendre ses occupations ordinaires. Elle vit que quelque événement extraordinaire agitoit l’esprit de sa mère, et elle désiroit partager ses chagrins et les alléger si elle le pouvoit. Après un certain temps, elle retourna près d’elle, et fut encore renvoyée avec colère. Voyant que sa présence ne servoit qu’à irriter sa mère, elle renonça à faire de nouvelles tentatives, et profitant d’un foible rayon du soleil, qui se montroit entre deux nuages, elle alla dans le parc, pour y faire une promenade, à laquelle le bon air et l’exercice pouvoient seuls donner quelque agrément. Elle traversa à pas lents un petit bois, dans lequel le seul bruit qu’elle entendît étoit celui des feuilles sèches sur lesquelles elle marchoit, et le murmure monotone de la rivière. Mais chaque pas lui présentoit des souvenirs mélancoliques, car l’eau, le bois, les rochers, sembloient autant de registres où étoient consignés les<noinclude> <references/></noinclude> kk5l8m29n73x2nd6u1v2qk5vuyrj6wk Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/205 104 4936857 15908785 2026-07-07T18:06:08Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « l’Écosse, et probablement pour toujours Mais la manière dont elle prononça ces mots prouva combien peu elle comptoit sur cette assurance. — Je ne puis me permettre de vous dire ce que je pense à ce sujet, dit M. Lyndsay ; mais me promettez-vous, si vous vous trouvez jamais exposée de nouveau à l’insolence de cet homme, si vous avez seulement le moindre motif pour le craindre, de recourir sur-le-champ à la protection de lord Rossville ? Ses yeux... » 15908785 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>l’Écosse, et probablement pour toujours Mais la manière dont elle prononça ces mots prouva combien peu elle comptoit sur cette assurance. — Je ne puis me permettre de vous dire ce que je pense à ce sujet, dit M. Lyndsay ; mais me promettez-vous, si vous vous trouvez jamais exposée de nouveau à l’insolence de cet homme, si vous avez seulement le moindre motif pour le craindre, de recourir sur-le-champ à la protection de lord Rossville ? Ses yeux étinceloient en parlant ainsi ; mais Gertrude n’osa lui faire cette promesse, et elle garda le silence. — En ce cas, continua-t-il, je ne sais comment je pourrois me justifier à mes propres yeux, si je lui cachois plus long-temps ce dont j’ai été témoin. — N’en faites rien, mon cher M. Lyndsay, je vous en conjure, ne dites pas un mot de tout ce qui s’est passé à lord Rossville, ni à qui que ce soit ! Je vous le demande pour l’amour de moi !<noinclude> <references/></noinclude> db7bq8v4ebdgp5cc94rdz0xo30l5fxr Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/38 104 4936858 15908786 2026-07-07T18:06:59Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| (1458) En cette année, donation est faite à Jean de Wavrin et à Marguerite de Hangouart, sa femme, de deux fiefs situés à Frelinghems<sup>35</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1462) Wavrin est cité au nombre des chevaliers qui, en cette année, vinrent à Lille, pour renouveller ''la loi'', c'est-à-dire la magistrature civile. Il est qualifié ''chambellan'' du duc de Bourgogne<sup>36</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1463) A son retour de Rome, où il avait été env.... 15908786 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXXI}}|NOTICE.|XXXI}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| (1458) En cette année, donation est faite à Jean de Wavrin et à Marguerite de Hangouart, sa femme, de deux fiefs situés à Frelinghems<sup>35</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1462) Wavrin est cité au nombre des chevaliers qui, en cette année, vinrent à Lille, pour renouveller ''la loi'', c'est-à-dire la magistrature civile. Il est qualifié ''chambellan'' du duc de Bourgogne<sup>36</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1463) A son retour de Rome, où il avait été envoyé en ambassade par le duc de Bourgogne, Wavrin reçut de la ville de Lille XII ''los'' de vin<sup>37</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1465) Wavrin, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, reçoit huit ''salus'' pour avoir, au nom de ce prince, renouvellé ''la loi'' de Lille <sup>38</sup>.|4.5|-4.5}} {{a| A ce peu de faits se bornent les renseignements que nous avons pu recueillir sur notre chroniqueur. Nous n'avons plus, à présent, qu'à nous occuper de son œuvre. |0|2}} {{a| Vers la fin de l'année 1445, Waleran, seigneur de Wavrin, neveu de notre chroniqueur, revenait d'une expédition en Morée<sup>39</sup> où l'avait envoyé le duc de Bourgogne, en qualité de capitaine général de ses ''gallees et navires''. L'oncle et le neveu devisant, un jour, sur les diverses histoires anciennes, notamment sur celle de la Grande-Bretagne, le seigneur de Wavrin témoignait son étonnement qu'aucun clerc n'eût encore fait une histoire de ce royaume, sinon celle de chaque roi en particulier. Il engagea son oncle à en- |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 4syveltbqgk3wc6nczk66gt5ys76enp 15908788 15908786 2026-07-07T18:07:18Z AnteScribe 163021 15908788 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXXI}}|NOTICE.|XXXI}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| (1458) En cette année, donation est faite à Jean de Wavrin et à Marguerite de Hangouart, sa femme, de deux fiefs situés à Frelinghems<sup>35</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1462) Wavrin est cité au nombre des chevaliers qui, en cette année, vinrent à Lille, pour renouveller ''la loi'', c’est-à-dire la magistrature civile. Il est qualifié ''chambellan'' du duc de Bourgogne<sup>36</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1463) A son retour de Rome, où il avait été envoyé en ambassade par le duc de Bourgogne, Wavrin reçut de la ville de Lille XII ''los'' de vin<sup>37</sup>. |4.5|-4.5}} {{a| (1465) Wavrin, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, reçoit huit ''salus'' pour avoir, au nom de ce prince, renouvellé ''la loi'' de Lille <sup>38</sup>.|4.5|-4.5}} {{a| A ce peu de faits se bornent les renseignements que nous avons pu recueillir sur notre chroniqueur. Nous n’avons plus, à présent, qu’à nous occuper de son œuvre. |0|2}} {{a| Vers la fin de l’année 1445, Waleran, seigneur de Wavrin, neveu de notre chroniqueur, revenait d’une expédition en Morée<sup>39</sup> où l’avait envoyé le duc de Bourgogne, en qualité de capitaine général de ses ''gallees et navires''. L’oncle et le neveu devisant, un jour, sur les diverses histoires anciennes, notamment sur celle de la Grande-Bretagne, le seigneur de Wavrin témoignait son étonnement qu’aucun clerc n’eût encore fait une histoire de ce royaume, sinon celle de chaque roi en particulier. Il engagea son oncle à en— |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> ec8i9fryno1t462gnps7to1pud44d3p Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/133 104 4936859 15908790 2026-07-07T18:11:14Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse110"/><poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3125|-3em}}{{FAD|<ref follow="laisse110"><includeonly>— </includeonly>3125 ''M'' Sur b. le bon od lenseigne f. — 3126 ''M'' a f. e sunt desorte — 3128 ''M'' Tuit comunement unt le portal ferme — 3129 ''M'' E griffun e romain sunt en la uile entre — 3130 ''manque M''.</ref>}}Par desus Bondifer, le gonfenon fermé. Romain viennent par force, se se sont desrouté, Grifon tornent en fuie,... 15908790 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||LES GRECS S’ENFERMENT DANS LE FORT|129}}</noinclude><section begin="laisse110"/><poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3125|-3em}}{{FAD|<ref follow="laisse110"><includeonly>— </includeonly>3125 ''M'' Sur b. le bon od lenseigne f. — 3126 ''M'' a f. e sunt desorte — 3128 ''M'' Tuit comunement unt le portal ferme — 3129 ''M'' E griffun e romain sunt en la uile entre — 3130 ''manque M''.</ref>}}Par desus Bondifer, le gonfenon fermé. Romain viennent par force, se se sont desrouté, Grifon tornent en fuie, la force pest le pré. Meintre communament sont en la ville entré, Et li Romain sont toz ensanble o aus alé. {{NumVers|3130|-3em}}Or i fierent ensamble, mout sont espoanté. </poem> <nowiki/> <section end="laisse110"/> <section begin="laisse111"/>{{Gauche|CXI{{FAD|<ref name="laisse111">CXI. 3131 mout ''manque M'' — 3132 ''M'' criee — 3133 ''M'' s. plus d. — 3134 ''P'' Icent m., ''M'' Cel menue g. — 3135 ''M'' E g. ueit ben ne p. — 3136 ''M'' si ad sa t. lessee — 3137 ''M'' A, ''P'' grifon — 3138-3139 ''manquent P'' — 3139 ''M'' niaueit pl. auneiee — 3140 ''M'' de ceus out sa br. depescee — 3141 ''M'' heume estroe — 3142 ''M'' grant amirande ke haut fu e — 3143 ''M'' De diuerse peinture fu ahorne — 3144 par ''manque M'' — 3145 La ''manque M, M'' g. auee — 3146 et tost ''manque M'' — 3147 ''M'' a. grant fu la huee — 3148 ''M'' cum gens demesuree.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Par la cité s’espandent, que mout fu grande et lee ; Saint Pere i fu nomez et s’anseigne escriee. Grifon tornent en fuie sens nulle demoree Et ces menues genz que sont de la contree. {{NumVers|3135|-3em}}Et, quant Garsire vit n’i pot avoir duree, Fuiant s’en vet li rois, sa targe a jus gitee ; O quatre cenz Grifons, que moinnent grant ponee, S’en est alez fuiant par mi une valee, De trestote sa gent n’avoit plus aünee, {{NumVers|3140|-3em}}{{NumVers|'' M f° 66 d, P f° 46 b.''|33em}}Et chacuns d’aus ot tote sa broine desciree Et son elme enbarré et sa targe quassee. En la haute mermande, qui est grant et quarree, De safre et de paintures entor enluminee Et de marbre entaillie et par dedenz listee, {{NumVers|3145|-3em}}La s’en montent Grifon comme gent aïree ; Isnellement et tost ont la porte fermee. Li Romains les asaillent, mout fut grant la criee, Et Grifon se desfendent par ire desfrenee ; </poem><section end="laisse111"/><noinclude> <references/></noinclude> 0h6salxhmth2dehc66sq6ubu2f08a0x 15909127 15908790 2026-07-08T07:02:16Z Manseng 19880 15909127 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||LES GRECS S’ENFERMENT DANS LE FORT|129}}</noinclude><section begin="laisse110"/><poem style="margin-left:10%;"> {{NumVers|3125|-3em}}Par desus Bondifer, le gonfenon fermé.<ref follow="laisse110"><includeonly>— </includeonly>3125 ''M'' Sur b. le bon od lenseigne f. — 3126 ''M'' a f. e sunt desorte — 3128 ''M'' Tuit comunement unt le portal ferme — 3129 ''M'' E griffun e romain sunt en la uile entre — 3130 ''manque M''.</ref> Romain viennent par force, se se sont desrouté, Grifon tornent en fuie, la force pest le pré. Meintre communament sont en la ville entré, Et li Romain sont toz ensanble o aus alé. {{NumVers|3130|-3em}}Or i fierent ensamble, mout sont espoanté. </poem> <nowiki/> <section end="laisse110"/> <section begin="laisse111"/>{{Gauche|CXI{{FAD|<ref name="laisse111">CXI. 3131 mout ''manque M'' — 3132 ''M'' criee — 3133 ''M'' s. plus d. — 3134 ''P'' Icent m., ''M'' Cel menue g. — 3135 ''M'' E g. ueit ben ne p. — 3136 ''M'' si ad sa t. lessee — 3137 ''M'' A, ''P'' grifon — 3138-3139 ''manquent P'' — 3139 ''M'' niaueit pl. auneiee — 3140 ''M'' de ceus out sa br. depescee — 3141 ''M'' heume estroe — 3142 ''M'' grant amirande ke haut fu e — 3143 ''M'' De diuerse peinture fu ahorne — 3144 par ''manque M'' — 3145 La ''manque M, M'' g. auee — 3146 et tost ''manque M'' — 3147 ''M'' a. grant fu la huee — 3148 ''M'' cum gens demesuree.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Par la cité s’espandent, que mout fu grande et lee ; Saint Pere i fu nomez et s’anseigne escriee. Grifon tornent en fuie sens nulle demoree Et ces menues genz que sont de la contree. {{NumVers|3135|-3em}}Et, quant Garsire vit n’i pot avoir duree, Fuiant s’en vet li rois, sa targe a jus gitee ; O quatre cenz Grifons, que moinnent grant ponee, S’en est alez fuiant par mi une valee, De trestote sa gent n’avoit plus aünee, {{NumVers|3140|-3em}}{{NumVers|'' M f° 66 d, P f° 46 b.''|33em}}Et chacuns d’aus ot tote sa broine desciree Et son elme enbarré et sa targe quassee. En la haute mermande, qui est grant et quarree, De safre et de paintures entor enluminee Et de marbre entaillie et par dedenz listee, {{NumVers|3145|-3em}}La s’en montent Grifon comme gent aïree ; Isnellement et tost ont la porte fermee. Li Romains les asaillent, mout fut grant la criee, Et Grifon se desfendent par ire desfrenee ; </poem><section end="laisse111"/><noinclude> <references/></noinclude> apslorp3k84sq1noy3m62dft2x5joc5 Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/137 104 4936860 15908802 2026-07-07T18:24:40Z Newnewlaw 42296 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Nous avons raisonné jusqu’ici, comme si désormais chaque enfant devait avoir une table pour lui seul. Convient-il en effet qu’il en soit toujours ainsi et ne peut-on avoir un bon mobilier qu’à cette condition ? Sans aucun doute la place isolée pour chaque enfant est ce qui conviendrait le mieux partout. Mais cette disposition, qui exige à la fois des salles plus vastes et un mobilier plus cher, est ainsi doublement dispendieuse et ne saura... 15908802 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|136|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude><nowiki /> Nous avons raisonné jusqu’ici, comme si désormais chaque enfant devait avoir une table pour lui seul. Convient-il en effet qu’il en soit toujours ainsi et ne peut-on avoir un bon mobilier qu’à cette condition ? Sans aucun doute la place isolée pour chaque enfant est ce qui conviendrait le mieux partout. Mais cette disposition, qui exige à la fois des salles plus vastes et un mobilier plus cher, est ainsi doublement dispendieuse et ne saurait convenir à toutes les écoles. Alors combien d’enfants peut-on placer à la même table ? Ici je réponds catégoriquement que ''la table ne doit jamais'' ''être à plus de deux places''. Au delà, la surveillance du travail devient incommode, la discipline est difficile à assurer et le maintien de l’ordre demande au maître une attention et des efforts qui le détournent de sa tâche et usent ses forces en pure perte. Il est clair d’ailleurs que tout ce qui a été dit pour la table à une place, en ce qui concerne les proportions à observer, devra être appliqué à la table à deux places. {{interligne}} Maintenant, à la table à deux places faut-il joindre un banc continu ou deux siéges séparés ? Cette dernière disposition offrirait quelques avantages résultant de l’isolement relatif dans lequel elle placerait chaque enfant ; mais, outre qu’elle est plus coûteuse que l’autre, elle a l’inconvénient de réduire beaucoup la largeur du siége et de priver l’enfant du délassement qu’il peut prendre, par de petits déplacements, sur la surface plus étendue que lui offrent le banc et le dossier continus. Toutefois une observation pourrait être faite en faveur du siégc étroit. Il est nécessaire à certains moments que : l’enfant puisse se lever et se tenir debout à sa place, soit<noinclude> <references/></noinclude> biidj600rejkc1lqwsdkslpz6mxl1zi Page:Lois des Francs contenant la Loi salique et la Loi ripuaire.djvu/254 104 4936861 15908834 2026-07-07T19:00:28Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{t|{{centré| PROLOGUS. }}|150}} {{brn|1}} {{séparateur|3}} {{brn|1}} {{a| Theodoricus<sup>1</sup> rex Francorum<sup>2</sup>, cùm esset Catalaunis<sup>3</sup>, eligit viros sapientes, qui in regno suo legibus antiquis eruditi erant. Ipso autem dictante<sup>4</sup>, jussit conscribere legem Francorum<sup>5</sup>, et Alamannorum, et Baiuvariorum, unicuique genti, quæ in ejus potestate erat, secundùm consuetudinem suam. Addidit quæ addenda erant, et imp... 15908834 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{t|{{nr|230|LEX RIPUARIORUM|{{caché|230}}}}|130}} {{SVague|10px|80}} {{brn|1}}</noinclude>{{t|{{centré| PROLOGUS. }}|150}} {{brn|1}} {{séparateur|3}} {{brn|1}} {{a| Theodoricus<sup>1</sup> rex Francorum<sup>2</sup>, cùm esset Catalaunis<sup>3</sup>, eligit viros sapientes, qui in regno suo legibus antiquis eruditi erant. Ipso autem dictante<sup>4</sup>, jussit conscribere legem Francorum<sup>5</sup>, et Alamannorum, et Baiuvariorum, unicuique genti, quæ in ejus potestate erat, secundùm consuetudinem suam. Addidit quæ addenda erant, et improvisa et incomposita resecavit ; et quæ erant secundùm consuetudinem paganorum, |0|2}} {{brn|1}}<noinclude>{{colG|{{a|<sup>1</sup> Il sagit ici de Thierri I<sup>er</sup>, fils de Clovis, selon l'opinion de savant Eckard, partagée par l'abbé Dubos. ''Histoire critique de la monarchie, liv.6, chap.<sub>4</sub>''.|0|2}} {{a|<sup>2</sup> Francs Ripuaires.|0|2}} {{a|<sup>3</sup> Grégoire de Tours nomme ''Champs catalauniques'' les plaines de la Champagne |0|2}} {{a|<sup>4</sup> On ne doit pas conclure de cette expression, ''ipso autem dictante'', que cette loi fut l'ouvrage de la seule volonté du roi. Dans ces temps anciens comme aujourd'hui, le prince n'octroyait point de sa pleine volonté les lois qu'il donnait à ses sujets. Il en avait l'initiative ; mais les chefs et l'élite de la nation, réunis dans le ''malle'', votaient ces lois, dont une |0|2}}}} {{colD|{{a| commission, choisie par le roi, avait auparavant préparé la rédaction. ''Gens francorum.....dictavit salicam legem per proceres ipsius gentis qui tunc temporis ejusdem aderant rectores. Electi de pluribus viris quatuor,...per tres mallos convenientes, sicut ipsa lex declarat, judicium decreverunt. Préambule de la loi salique. Nous allons voir au reste cette doctrine pleinenement justifiée par le dernier alinéa de ce préambule de la loi Ripuaire, qui établit que cette loi même venait d'être décrétée par le roi, les chefs et la nation. Dans ces temps reculés, aucune détermination de quelque importance n'était prise sans que la nation eût été préalablement consultée. Char- |0|0}}}}</noinclude> 098pf7bmvrwe4os523lha26z5bef4r7 Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/284 104 4936862 15908843 2026-07-07T19:11:45Z F0x1 72129 /* Corrigée */ 15908843 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|262|LES CONSTELLATIONS DU ZODIAQUE||b=<hr/>}}</noinclude>confondre qu’avec Vénus « l’étoile du Berger » ; mais Vénus ne brille jamais à l’est le soir, quoique Lamartine ait chanté dans ''Le Soir :'' {{c|Vénus ''se lève'' à l’horizon ;|fs=85%|m=0.5em}} {{SA|on n’a jamais vu la belle planète se lever le soir depuis le commencement du monde, et on ne le verra jamais, car elle n’est jamais opposée au soleil. C’est ''se couche'', ou ''descend'', ou ''s’allume'', ou simplement ''paraît'', qu’il eût fallu dire.}} En ce moment aussi on voit Saturne, étoile de première grandeur également, mais beaucoup moins lumineuse que Jupiter, qui brille d’une lumière tranquille à l’est de son éblouissant rival, le suivant à une faible distance, à trois quarts d’heure environ, dans la même constellation des Poissons. Tous les ans aussi, à la même époque, avec un retard de treize jours chaque année, il revient s’offrir à nos regards en déployant dans le champ de la lunette cet anneau merveilleux dont la constitution reste encore pour nous un si grand mystère. Nous devons précisément inaugurer par cette constellation des Poissons la description que nous voulons faire des étoiles du Zodiaque, parce qu’elle se trouve être actuellement la première de cette zone, en commençant, comme on a l’habitude de le faire, par le point qui marque dans le ciel l’équinoxe du printemps, par le point où le soleil brille ce jour-là. Il y a deux mille ans, le soleil était, le jour de l’équinoxe, devant les premières étoiles de la constellation du Bélier, et c’était le Bélier qui ouvrait les signes du Zodiaque chez nos auteurs classiques. Il y a quatre mille ans, c’était le Taureau. Nous avons vu qu’en vertu du mouvement séculaire de la précession des équinoxes, le point qui marque le renouvellement de l’année à l’équinoxe du printemps (et qui devrait marquer logiquement le premier jour de l’année civile et du calendrier) fait le tour entier du ciel, le long de la ceinture zodiacale, dans la période de {{unité|25765|ans}}. Dans deux mille ans, ce point se trouvera dans les étoiles du Verseau. Actuellement, le 20{{lié}}mars, le soleil se projette devant la constellation des Poissons et en éclipse naturellement les étoiles ; c’est donc six mois plus tard, en septembre, que cette constellation est opposée au soleil et passe au méridien au milieu de la nuit. Nous allons en donner la description. Seulement, pour en reconnaître les étoiles, nos lecteurs auront soin de faire abstraction des planètes Jupiter et Saturne, qui y passent actuellement mais qui n’en font pas partie. La même recommandation est applicable aux douze constellations zodiacales, puisque c’est là que les planètes se trouvent toujours. Du reste, il n’y a guère {{tiret|d’équi|voque}}<noinclude> <references/></noinclude> c1j85ep6yqen2t20wecmz6l4481ush2 Page:Lois des Francs contenant la Loi salique et la Loi ripuaire.djvu/255 104 4936863 15908845 2026-07-07T19:14:38Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{t|{{centré| PROLOGUE. }}|150}} {{brn|1}} {{séparateur|3}} {{brn|1}} {{a| Thierri, roi des Francs, pendant un séjour qu'il fit à Châlons, convoqua les sages de son royaume, savants dans la connaissance des anciennes lois, et leur fit écrire sous sa dictée la loi des Francs, celle des Allemands et celle des Bavarois, en conservant dans cette rédaction les usages particuliers à chacune de ces nations, qui toutes reconnaissaient son autorité. Il fit le... 15908845 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{t|{{nr|{{caché|231}}|LOI RIPUAIRE|231}}|130}} {{SVague|10px|80}} {{brn|1}}</noinclude>{{t|{{centré| PROLOGUE. }}|150}} {{brn|1}} {{séparateur|3}} {{brn|1}} {{a| Thierri, roi des Francs, pendant un séjour qu'il fit à Châlons, convoqua les sages de son royaume, savants dans la connaissance des anciennes lois, et leur fit écrire sous sa dictée la loi des Francs, celle des Allemands et celle des Bavarois, en conservant dans cette rédaction les usages particuliers à chacune de ces nations, qui toutes reconnaissaient son autorité. Il fit les additions qu'il jugea convenables, retrancha ce qui lui parut peu digne d'être conservé, |0|2}} {{brn|1}}<noinclude>{{colG|{{a| lemagne, dans toute sa puissance, ne crut pas devoir s'affranchir de cet usage qui, loin de rabaisser, ne servait au contraire qu'à réhausser et soutenir la splendeur de la dignité royale. Le protocole des lois rappelait ordinairement cet usage : ''consideravimus.... volumus.... populus noster petit ut''.....De là est venu cet adage populaire qui s'est conservé jusqu'à nos jours : ''Le roi dit, nous voulons''. |0|0}} {{a| Ce respect pour la nation, est rappelé comme fondé sur un principe incontestable, dans un édit de Charles-le-Chauve, rendu à Piste en l'année 864. Nous lisons en effet dans |0|2}}}} {{colD|{{a| le § 6 de cet édit qui fut rendu, dit Charles-le-Chauve, ''unà cum fidelium nostrorum consensu atque consilio, ces mots remarquables Et quoniam lex consensu populi fit, et constitutione regis.'' |0|0}} {{a| On peut consulter sur cette époque intéressante de notre histoire, l'ingénieux ouvrage que M. Trognon a publié en 1825, sous le titre de ''Manuscrits de l'ancienne abbaye de Saint-Julien à Brioude, ainsi que l'état de la Gaule au cinquième siècle'', de l'avocat Fournel, ouvrage plein de savantes recherches, et dont les exemplaires sont devenus fort rares. |0|2}} {{a| <sup>5</sup> Francs Ripuaires. |0|2}}}}</noinclude> fbd1d2pg9jxf4yapqmp7p7z9xy00v13 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/363 104 4936864 15908851 2026-07-07T19:27:07Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15908851 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Pag. 57, lig. 2. Malgré la bizarrerie du fait, ''couchast'' est bien la leçon des deux bons ms., et il ne me paroît pas aussi impossible de l’expliquer que l’ont trouvé quelques personnes. Il est possible de penser que, dans une circonstance ou de fête ou de guerre, la dame, pour donner à coucher au sire de Craon, ait eu à lui donner un asile dans son lit, ce qui se seroit d’autant mieux su qu’elle ne s’en seroit pas cachée. Je ne vois pas l’avantage qu’il y auroit à lire : ''je ne dis pas qu’il ne me touchât en mon lit ;'' car là il y auroit déjà complaisance et bonne volonté. Pag 58, lig 14, ''sa damoyselle'' : L et P. 2, chamberière. Pag. 59, lig. 15, ''gens d’estat'' : L. et P. 1, gens dehors d’estat. — Lig. 16, ''regars'' : P. 1, regrez. Pag. 64, lig. 19, ''espinguer'' : P. 1, pignier ; P. 2, eingnier. Pag. 65, lig. 18, ''esloingner'' : P. 2, alanguir — Lig. 20, ''la masière'' : P. 2, le mur. Pag. 66, lig. 2, ''ne le per omnia'' : P. 2, ne la préfasse. — Lig. 16, ''paroissiens'' : P. 2, prouchains. — Lig. 17, ''personne'' : L., le curé. — Lig 25, ''au chapelain'' : P. 1 et 2, à la personne. Pag. 68, lig. 20, ''matz'', : P. 2, morts. — Lig 29, ''sur son péril'' : P. 2, sans pais. Pag. 69, lig. 19, ''vostre personne'' : P. 2, prestre. Quoique dans tout ce chapitre personne soit toujours le prêtre, je ne crois pas qu’il faille y voir uu sens analogue à celui de l’anglais ''parson'' ; cela veut dire l’homme qui est au Seigneur, et par suite seulement le prêtre qui est au Seigneur. Pag. 70, lig. 18, ''à rebours'' : P. 2, au bort. Pag. 71, lig. 8, ''de corps'' : L. et P. 1, de cuer. Pag. 73, lig. 26, ''au bon de la messe'' : P 2, au bout. Pag. 75, lig. 5, ''souspir'' : P. 1, effroy. Pag. 78, lig. 4, ''haschie'' : L., douleur. Pag. 79, lig. 22, ''l’église de Nostre-Dame de Beaulieu'' peut être à Beaulieu près Loches, ou plutôt à Beaulieu près du Mans. (Cf. Sainte-Marthe, ''Gallia christiana'', IV, 149 et 154.) Pag. 80, lig. 3. Les mots « a une vigilles » manquent au ms. de L. — Lig. 4, ''sergent de Cande en la mer'' : L., sergent de Cande ; P. 1, sergent de garde en l’année. Pag. 81, lig. 3. Chievreiaye, abbaye de Poitou. — Lig. 6, ''Pigière'' : L., Pigerée ; P. 2, Pigère. — Lig. 22. Pour comprendre la réflexion du chevalier, que dans l’église il ne faut pas « s’entreregarder par amour, fors par amour<noinclude> <references/></noinclude> k8flj4oiw4l41xhd0c81g5fdyizfly1 Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/491 104 4936865 15908854 2026-07-07T19:31:17Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15908854 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SAN — 481 — SAÔ}}</noinclude><section begin="SANCERRE"/><nowiki/> '''SANCERRE''', chef-lieu d’arr. du dép. du Cher. <section end="SANCERRE"/> <section begin="SANCTIFIANT, SANCTIFIANTE"/>'''SANCTIFIANT, E''', ''adj.'' Qui sanctifie. <section end="SANCTIFIANT, SANCTIFIANTE"/> <section begin="SANCTIFICATION"/>'''SANCTIFICATION''', ''s. f.'' Action ou Effet de la grâce qui sanctifie ; célébration (des fêtes de l’Église). <section end="SANCTIFICATION"/> <section begin="SANCTIFIER"/>'''SANCTIFIER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Rendre saint ; célébrer, fêter suivant la loi de l’Église. <section end="SANCTIFIER"/> <section begin="SANCTION"/>'''SANCTION''', ''s. f.'' Force, autorité donnée à une loi, à un règlement ; confirmation donnée par une autorité supérieure à un acte émané d’une autorité inférieure ; ''fig.'' Approbation. <section end="SANCTION"/> <section begin="SANCTIONNER"/>'''SANCTIONNER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Donner la sanction ; confirmer. <section end="SANCTIONNER"/> <section begin="SANCTUAIRE"/>'''SANCTUAIRE''', ''s. m.'' Le lieu le plus saint du temple, où reposait l’arche (chez les juifs) ; l’endroit de l’église où est le maître autel (chez les chrétiens) ; ''fig.'' l’Église, le sacerdoce. <section end="SANCTUAIRE"/> <section begin="SANDAL, SANTAL"/>'''SANDAL ou SANTAL''', ''s. m.'' Bois des Indes odoriférant. <section end="SANDAL, SANTAL"/> <section begin="SANDALE"/>'''SANDALE''', ''s. f.'' Chaussure qui ne couvre qu’en partie le dessus du pied ; semelle de bois mobile pour faire aller le soufflet d’un jeun d’orgue. <section end="SANDALE"/> <section begin="SANDALIER"/>'''SANDALIER''', ''s. m.'' Celui qui fait des sandales. <section end="SANDALIER"/> <section begin="SANDARAQUE"/>'''SANDARAQUE''', ''s. f.'' Résine blanche qui coule du grand genévrier. <section end="SANDARAQUE"/> <section begin="SANG"/>'''SANG''', ''s. m.'' (''sans pl.''). Liqueur rouge qui coule dans les veines et dans les artères ; ''fig.'' Race, origine, extraction. <section end="SANG"/> <section begin="SANG-DE-DRAGON, SANG-DRAGON"/>'''SANG-DE-DRAGON ou SANG-DRAGON''' (''au pl. sangs-de-dragon'' ou ''sangs-dragon''), ''s. m.'' Sorte de plante ; liqueur médicinale qui découle d’un arbre des Indes. <section end="SANG-DE-DRAGON, SANG-DRAGON"/> <section begin="SANG-FROID"/>'''SANG-FROID''', ''s. m.'' (''sans pl.'') Tranquillité, présence d’esprit ; ''de —'', sans emportement, posément. <section end="SANG-FROID"/> <section begin="SANGLADE"/>'''SANGLADE''', ''s. f.'' Grand coup de fouet, de sangle. <section end="SANGLADE"/> <section begin="SANGLANT, SANGLANTE"/>'''SANGLANT, E''', ''adj.'' Ensanglanté ; taché, souillé de sang ; qui cause une grande effusion de sang ; ''fig.'' Outrageux, offensant. <section end="SANGLANT, SANGLANTE"/> <section begin="SANGLE"/>'''SANGLE''', ''s. f.'' Bande plate et large servant à ceindre, à serrer. <section end="SANGLE"/> <section begin="SANGLER"/>'''SANGLER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Ceindre, serrer avec des sangles ; appliquer un coup de fouet. <section end="SANGLER"/> <section begin="SANGLIER"/>'''SANGLIER''', ''s. m.'' Porc sauvage ; poisson de mer. <section end="SANGLIER"/> <section begin="SANGLOT"/>'''SANGLOT''', ''s. m.'' Soupir redoublé, poussé avec une voix entrecoupée. <section end="SANGLOT"/> <section begin="SANGLOTER"/>'''SANGLOTER''', ''v. n.'' Pousser des sanglots. <section end="SANGLOTER"/> <section begin="SANGSUE"/>'''SANGSUE''', ''s. f.'' Ver aquatique qui suce le sang des parties du corps où on l’applique ; ''fig.'' Exacteur avide, injuste. <section end="SANGSUE"/> <section begin="SANGUIN, SANGUINE"/>'''SANGUIN, E''', ''adj.'' Qui appartient au sang ; où le sang domine ; qui est de couleur de sang. <section end="SANGUIN, SANGUINE"/> <section begin="SANGUINAIRE"/>'''SANGUINAIRE''', ''adj. 2 g.'' Cruel ; qui aime à répandre le sang. <section end="SANGUINAIRE"/> <section begin="SANGUINE"/>'''SANGUINE''', ''s. f.'' Mine de fer d’un rouge foncé. <section end="SANGUINE"/> <section begin="SANGUINOLENT, SANGUINOLENTE"/>'''SANGUINOLENT, E''', ''adj.'' Teint de sang. <section end="SANGUINOLENT, SANGUINOLENTE"/> <section begin="SANHÉDRIN"/>'''SANHÉDRIN''', ''s. m.'' Principal tribunal chez les juifs. <section end="SANHÉDRIN"/> <section begin="SANIE"/>'''SANIE''', ''s. f.'' Pus séreux. <section end="SANIE"/> <section begin="SANITAIRE"/>'''SANITAIRE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport à la conservation de la santé. <section end="SANITAIRE"/> <section begin="SANS"/>'''SANS''', ''prép. exclusive''. Avec privation de ; ''sans que, loc. conj.'' Bien que ne… pas ; de manière que ne… pas. <section end="SANS"/> <section begin="SANSCRIT, SANSCRITE"/>'''SANSCRIT, ITE''', ''adj.'' Qui appartient aux anciens Indiens ; —, ''s. m.'' Langue des anciens Indiens. <section end="SANSCRIT, SANSCRITE"/> <section begin="SANS-DENT"/>'''SANS-DENT''' (''au pl. sans-dents''), ''s. f.'' Vieille femme qui n’a plus de dents. <section end="SANS-DENT"/> <section begin="SANSONNET"/>'''SANSONNET''', ''s. m.'' Oiseau qui apprend à siffler et à parler ; poisson de mer ; petit maquereau. <section end="SANSONNET"/> <section begin="SANTAL"/>'''SANTAL'''. Voy. ''Sandal''. <section end="SANTAL"/> <section begin="SANTÉ"/>'''SANTÉ''', ''s. f.'' État de celui qui est sain, qui se porte bien ; salutation qu’on se fait en buvant. <section end="SANTÉ"/> <section begin="SANTOLINE"/>'''SANTOLINE''', ''s. f.'' Sorte de plante amère et odorante. <section end="SANTOLINE"/> <section begin="SANTON"/>'''SANTON''', ''s. m.'' Moine mahométan. <section end="SANTON"/> <section begin="SAÔNE (LA)"/>'''SAÔNE (LA)''', rivière qui a sa source dans les Vosges et se jette dans le Rhône à Lyon ; elle donne son nom à 2 dép., savoir : {{1o}} ''la Haute-Saône'', dép. formé de la partie septentrionale de la Franche-Comté, borné au N. par les Vosges, à l’E. par le Haut-Rhin, au S. par le Doubs, à l’O. par la Côte-d’Or et<section end="SAÔNE (LA)"/><noinclude> <references/></noinclude> 7qymhm5qc2hnmlkwayqteg2iaa1uj1l Page:Lois des Francs contenant la Loi salique et la Loi ripuaire.djvu/256 104 4936866 15908855 2026-07-07T19:31:28Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| mutavit secundùm legem christianorum. Et quidquid Theodoricus rex, propter vetustissimam paganorum consuetudinem emendare non potuit ; post hæc Childebertus<sup>1</sup> rex inchoavit, sed Chlotharius<sup>2</sup> rex perfecit. Hæc omnia Dagobertus<sup>3</sup>, rex gloriosissimus, per viros inlustres Claudium, Chadum, Indomagnum et Agilulfum, renovavit, et omnia vetera legum in melius transtulit, et unicuique genti scripta tradidit, quæ usquè hodiè... 15908855 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{t|{{nr|232|LEX RIPUARIORUM|{{caché|232}}}}|130}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| mutavit secundùm legem christianorum. Et quidquid Theodoricus rex, propter vetustissimam paganorum consuetudinem emendare non potuit ; post hæc Childebertus<sup>1</sup> rex inchoavit, sed Chlotharius<sup>2</sup> rex perfecit. Hæc omnia Dagobertus<sup>3</sup>, rex gloriosissimus, per viros inlustres Claudium, Chadum, Indomagnum et Agilulfum, renovavit, et omnia vetera legum in melius transtulit, et unicuique genti scripta tradidit, quæ usquè hodiè perseverant.|0|0}} {{brn|1}} {{séparateur|3}} {{brn|1}} {{a| Hoc decretum est apud regem, et principes ejus, et apud cunctum populum christianum, qui infrà regnum Merwungorum consistunt<sup>4</sup>. |0|2}} {{brn|1}}<noinclude>{{colG|{{a|<sup>1</sup> Childebert II. |0|2}} {{a|<sup>2</sup> Clotaire II. |0|2}} {{a|<sup>3</sup>Dagobert I<sup>er</sup>. |0|2}} {{a|<sup>4</sup> Ce prologue, dans l'édition de Dutillet, est placé en tête de la ''loi'' |0|2}}}} {{colD|{{a| ''des bavarois'' ; nous avons cru pouvoir sans inconvénient le placer ici, puisqu'il est commun aux lois des Ripuaires, des Allemands et des Bavarois.|0|0}}}}</noinclude> a67u2tm7619rwxzqd9gxkcjd813n08o Page:Crenne - Songe (1541).djvu/129 104 4936867 15908856 2026-07-07T19:33:47Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15908856 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>nité Nostre ame est l’ymage de Dieu, pour ceste cause qu’elle est capable d’icelluy : & en peult estre participante en deservant sa gloire & benoiste fruition. La .{{rom-min|iii}}. similitude entre la divinité & l’homme, est en tant qu’ainsi que Dieu est seigneur de toutes choses : ainsi l’homme domine sur toutes creatures : ainsi que l’a narré le Maistre des sentences au .{{rom-min|ii}}. {{liv.}} en la distinction .{{rom-min|xv}}. & au Canon en la derniere question de la .{{rom-min|xxxiii}}. cause : ou aultrement peult estre entendu selon aultres expositions que l’homme est faict à l’ymage ou à la semblance de Dieu. Premierement : que par l’ymage nous entendons convenance, quant aux choses naturelles entre Dieu & l’homme : & par la semblance, nous entendons convenance en dons de grace. Secondement selon sainct Augustin au livre de l’ame peult estre entendu qu’ymage soit en con-<noinclude> <references/></noinclude> qdwfz1ta8jm7m0y1r0yj4ykjl0tb781 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/364 104 4936868 15908860 2026-07-07T19:37:17Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15908860 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>de mariage », il faut se rappeler que, depuis les temps barbares, l’église servoit de refuge dans les guerres ; et, comme ou y vivoit comme dans une maison, l’église avoit accordé aux gens mariés une permission qui auroit été trop enfreinte si elle eût été refusée. Pag. 92, lig. 13, ''comme les poisons et le venin'' : L., poissons ; P. 2, prisons. Pag. 93, lig. 21. Après ''les mauvais laissa'', P. 2 ajoute : « et encore y sont. » Pag. 94, lig. 14, ''angels'' : L. et P. 2, angles. Pag. 96, lig. 23, ''pollicent'' : L. et P. 2, polissent. Pag. 97, lig. 6, ''où l’en muce'' : L., où l’en le cuite. — Lig. 9, ''se muce et reboute'' : L., se cuite et repout. Pag. 98, lig. 11, ''au temps de Noë'' : L. et P. 2, Noël. Noê et Noël se sont prononcés de la même façon ; qu’on se rappelle le refrain des Noëls : {{Centré|Chantons tous Noë, Noê.|fs=90%}} {{br0}}Lig. 19, ''coudées'' : P. 1, coûtes ; P. 2, cordes. — Lig. 20, ''perillié'' : P. 2, par Helye. Nous pourrions citer souvent du ms. P. 2 des fautes aussi grossières, mais il suffit d’en indiquer la nature par quelques exemples. Pag. 99, lig. 2. La phrase feroit penser qu’il s’agit de la braguette ; mais elle n’étoil pas encore en usage. — Lig. 23, ''enamourer'' : P. 2, amoureuser. Pag. 101, lig. 8, ''ratissèrent a cousteaulx'' : L., esrachirent de cousteaulx. Cette histoire est la 16{{e}} de la ''Disciplina clericalis'' et du Castoiement en vers françois. — Lig. 32, lisez : mais nulle ne voit en sa folie sens. L. unit à tort la première phrase du chapitre suivant en disant : nulle ne voit en sa folie fors celle, etc. Ces non-sens ne se rencontrent pour ainsi dire jamais dans ce ms. Pag. 102, lig. 24, ''jolie'' : P. 1, jolive. Pag. 103, lig. 23, ''en cest an qui est l’an mil trois cens lxxij'' : L., en cest an de l’an mil, etc. ; P. 2, l’an mil iije iiijxx et xij. Ce qui, de la grâce du copiste, feroit croire que le chevalier de la Tour-Landry auroit été vingt ans à travaillera son livre ! — Lig 26. La fête de Sainte-Marguerite est le 20 juillet. Pag. 104, lig 4, ''ne l’atour plaisant'' : L., mais l’atour lui plaisoit ; P. 2, et l’estonr lui plaisoit bien. — Lig. 7, ''la venoient veoir comme petis enfans'' : P. 1 et 2, comme les petis oyseaulx. Pag. 105. Cette scène du pèsement de l’âme et de ses<noinclude> <references/></noinclude> 5mu937e1uepv45pq8ee2jr4e09j0usj Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/451 104 4936869 15908861 2026-07-07T19:38:59Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15908861 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki /> {{g|<math>\begin{align} \gamma^2&\text{ par}\\ \gamma^2&-\left[\frac{17}{4}\gamma^2ee'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{3383}{192}\gamma^2ee'^2\frac{n'^3}{n^3}\right]\cos(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} h+g+l&\text{ par}\\ h+g+l&-\left[\left(\frac{221}{16}ee'^2-\frac{187}8\gamma^2ee'^2-\frac{3519}{128}e^3e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{64277}{768}ee'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{3104825}{9216}ee'^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\sin(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} h&\text{ par}\\ h&-\left[\frac{17}8ee'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{4675}{192}ee'^2\frac{n'^3}{n^3}\right]\sin(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l'). \end{align}</math>|fs=70%}} {{c|''Formules qui s’en déduisent.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}} On remplace {{g|<math>\begin{align} e^2&\text{ par}\\ e^2&+\left[\frac{17}4ee'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{3383}{192}ee'^2\frac{n'^3}{n^3}\right]\cos(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')\,; \end{align}</math>|fs=70%}} {{g|<math>e^2\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}2(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')</math><ref>''Voir'' à la fin de ce chapitre une note dans laquelle l’usage de cette formule se trouve expliqué.</ref> par|fs=70%}} {{g|<math>\begin{align} &\quad\left[\left(\frac{17}4ee'^2-\frac{17}{2}\gamma^2ee'^2+\frac{255}{16}e^3e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{3383}{192}ee'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{124193}{2304}ee'^2\frac{n'^4}{n^4}\right]\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')\\ &+e^2\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}2(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l')\\ &-\frac{1105}{32}e^3e'^2\frac{n'^2}{n^2}\cdot\left\{\begin{align}&\cos\\&\sin\end{align}\right\}3(2h+2g+3l-2h'-2g'-4l'). \end{align}</math>|fs=70%}} {{c|{{Taille|''Nouvelles valeurs de |110}}<math>\mathrm{R,L,G,H}.</math>|mt=2em|mb=1em|ff=serif}} Si, après avoir déduit des formules (E’{{Ind|15}}), (F’{{Ind|15}}) la valeur de <math>e^2</math> en fonction de <math>t,</math> on introduit cette valeur, ainsi que celles de <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> données par les formules<noinclude> <references/></noinclude> jn9oywmjyjgqcunccvkjy0bigwl44no Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/310 104 4936870 15908866 2026-07-07T19:45:33Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15908866 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|289}}</noinclude>soutiennent ; ne représentent-ils pas bien l’âme qui, vivifiant le corps où elle réside, le soutient, le fait agir, le dirige et le maintient en santé ? La blancheur et la beauté de l’âme, ce sont les vertus dont elle est ornée. Elle est noire à l’extérieur, parce que, dans cette vie de passage où elle est exilée, elle se résigne à être abjecte et humiliée, jusqu’à ce qu’elle s’élève dans cette autre vie qui est cachée comme le Christ dans le sein de Dieu, céleste patrie qui lui appartient. Le soleil a changé ainsi sa couleur, parce que l’amour de son divin Epoux l’humilie et la crucifie de tribulations, de peur que la prospérité ne l’enorgueillisse ; il change sa couleur, c’est-à-dire il la rend différente des autres femmes qui aspirent aux biens terrestres et cherchent la gloire du siècle,<noinclude> <references/></noinclude> 5scyr8xz44duy0htesxshxtssq92u5z Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/134 104 4936871 15908870 2026-07-07T19:47:01Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse111"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse111"><includeonly>— </includeonly>3149 ''M'' c. de force — 3150 ''M'' lur u. pot auer duree.</ref>}}Ne prisent ceus defors une pome paree, {{NumVers|3150|-3em}}Tant comme la vitaille lor ait dedenz duree. </poem> <nowiki/> <section end="laisse111"/> <section begin="laisse112"/>{{Gauche|CXII{{FAD|<ref name="laisse112">CXII. 3151 la ''manque M'' — 3152 ''M'' r. espes... 15908870 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|130|GARSIRE ET ESMERÉ}}</noinclude><section begin="laisse111"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse111"><includeonly>— </includeonly>3149 ''M'' c. de force — 3150 ''M'' lur u. pot auer duree.</ref>}}Ne prisent ceus defors une pome paree, {{NumVers|3150|-3em}}Tant comme la vitaille lor ait dedenz duree. </poem> <nowiki/> <section end="laisse111"/> <section begin="laisse112"/>{{Gauche|CXII{{FAD|<ref name="laisse112">CXII. 3151 la ''manque M'' — 3152 ''M'' r. espes — 3153 ''M'' s. las — 3154 ''M'' asaillent de tus pars — 3155 ''M'' E cil dedens ne s. pas, ''P'' quades lor font essars — 3156 lor ''manque M, P'' et t., ''M'' ades — 3157 fort ''manque M'' — 3158 ''P'' Esmerez, en ''manque M, P'' sauari, ''M'' saueri — 3159 ''manque M'' — 3160 ''M'' Sire ore tost ke, ''P'' otroies — 3161 ''M'' Si ceo nefacez iames nel — 3162 ''M'' E celui r. la foi ke de s. — 3163 ''M'' Mut est uaillant, Garsire ''manque P'' — 3164 ''M'' f. ke fu fet a compas — 3165 ''M'' ke mut fu — 3166 ''M'' od le heume — 3167 ''manque M'' — 3169 je ''manque M'' — 3170 tot ''manque M'' — 3171 ''M'' preisai, ''M'' alas — 3172 ''M'' T. estes prouz ceo ne sauoi.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Ce fu a une feste de la saint Nicholais. Dedenz Coutentinnoble furent Romain espars ; Il descendent a terre des chevaus, que sont gras, Le palez asallirent, mès nel font mie a gas. {{NumVers|3155|-3em}}Cil dedenz se deffendent, qui ne sont mie las, Quarriaus et peus agus lor geterent a tas ; Le jor i ot maint elme et maint fort escu quas. Esmeré en apelle Savaris de Badas : « Sire, por icel Deu qui senblance tu as, {{NumVers|3160|-3em}}Et quar otroie, sire, que cest palez soit ars ! Et, se tu ce ne fais, gemès jor ne l’avrais. » Esmerez li respont : « Foi que doi saint Tomas, Trop est prodons Garsire, ce ne ferai je pas. » A une des fenestres dou palez plus en bas {{NumVers|3165|-3em}}S’est apuiez Garsire, car forment estoit las ; Bien conut Esmeré a l’elme de Domas, Aus pieres que i furent asises a compas. « Enfes », ce dist Garsires, « grant domaige fet m’as ; Quant je te pris a Romme, onques nel me celas. {{NumVers|3170|-3em}}Je te clemai tot quite et tu me desfias, Ne te prisoie gueres, quant de moi desevras ; Trop par iés bon vasal, ce ne connui je pas. </poem><section end="laisse112"/><noinclude> <references/></noinclude> ivyaw5vlor08385xhxn47eqv591b17i 15909095 15908870 2026-07-08T06:22:58Z Manseng 19880 15909095 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|130|GARSIRE ET ESMERÉ}}</noinclude><section begin="laisse111"/><poem style="margin-left:10%;"> Ne prisent ceus defors une pome paree,<ref follow="laisse111"><includeonly>— </includeonly>3149 ''M'' c. de force — 3150 ''M'' lur u. pot auer duree.</ref> {{NumVers|3150|-3em}}Tant comme la vitaille lor ait dedenz duree. </poem> <nowiki/> <section end="laisse111"/> <section begin="laisse112"/>{{Gauche|CXII{{FAD|<ref name="laisse112">CXII. 3151 la ''manque M'' — 3152 ''M'' r. espes — 3153 ''M'' s. las — 3154 ''M'' asaillent de tus pars — 3155 ''M'' E cil dedens ne s. pas, ''P'' quades lor font essars — 3156 lor ''manque M, P'' et t., ''M'' ades — 3157 fort ''manque M'' — 3158 ''P'' Esmerez, en ''manque M, P'' sauari, ''M'' saueri — 3159 ''manque M'' — 3160 ''M'' Sire ore tost ke, ''P'' otroies — 3161 ''M'' Si ceo nefacez iames nel — 3162 ''M'' E celui r. la foi ke de s. — 3163 ''M'' Mut est uaillant, Garsire ''manque P'' — 3164 ''M'' f. ke fu fet a compas — 3165 ''M'' ke mut fu — 3166 ''M'' od le heume — 3167 ''manque M'' — 3169 je ''manque M'' — 3170 tot ''manque M'' — 3171 ''M'' preisai, ''M'' alas — 3172 ''M'' T. estes prouz ceo ne sauoi.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Ce fu a une feste de la saint Nicholais. Dedenz Coutentinnoble furent Romain espars ; Il descendent a terre des chevaus, que sont gras, Le palez asallirent, mès nel font mie a gas. {{NumVers|3155|-3em}}Cil dedenz se deffendent, qui ne sont mie las, Quarriaus et peus agus lor geterent a tas ; Le jor i ot maint elme et maint fort escu quas. Esmeré en apelle Savaris de Badas : « Sire, por icel Deu qui senblance tu as, {{NumVers|3160|-3em}}Et quar otroie, sire, que cest palez soit ars ! Et, se tu ce ne fais, gemès jor ne l’avrais. » Esmerez li respont : « Foi que doi saint Tomas, Trop est prodons Garsire, ce ne ferai je pas. » A une des fenestres dou palez plus en bas {{NumVers|3165|-3em}}S’est apuiez Garsire, car forment estoit las ; Bien conut Esmeré a l’elme de Domas, Aus pieres que i furent asises a compas. « Enfes », ce dist Garsires, « grant domaige fet m’as ; Quant je te pris a Romme, onques nel me celas. {{NumVers|3170|-3em}}Je te clemai tot quite et tu me desfias, Ne te prisoie gueres, quant de moi desevras ; Trop par iés bon vasal, ce ne connui je pas. </poem><section end="laisse112"/><noinclude> <references/></noinclude> adsl4751l70bkm8628s1gz8egwefetb Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/452 104 4936872 15908872 2026-07-07T19:48:52Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15908872 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>(G’{{Ind|15}}), (H’{{Ind|15}}), dans les expressions de <math>\mathrm{L,G,H}</math> en <math>a,e,\gamma,</math> on aura, en supprimant les indices de <math>a_0,e_0,\gamma_0</math> et <math>n_0,</math> {{g|<math>\begin{align} \mathrm L_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm L\text{ (page 415)}\\\\ \mathrm L_1= &\sqrt{a\mu}\frac{51}8ee'^2\frac{n'^2}{n^2}\,;\\\\ \mathrm G_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm G\text{ (page 416)}\\\\ \mathrm H_0=&\text{ ancienne valeur de }\mathrm H\text{ (page 416)} \end{align}</math>|fs=70%}} {{SA|D’ailleurs, en calculant <math>\theta_1</math> à l’aide de la première formule (41), on trouve}} {{c|<math>\theta_1=-\frac1e\cdot\frac{17}8e'^2\frac{n'^2}{n^2}.</math>|fs=70%}} {{SA|De là on conclut}} {{c|<math>\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots)=-\sqrt{a\mu}\cdot\frac{867}{128}e'^4\frac{n'^4}{n^4}.</math>|fs=70%}} Cela posé, si l’on se reporte à la règle du {{n°}}29, et qu’on tienne compte des valeurs de <math>i,i',i'',i''',</math> on voit que d’abord la nouvelle fonction <math>\mathrm{R}</math> s’obtiendra en faisant les substitutions indiquées précédemment (pages 422 et 423) dans la valeur qu’avait cette fonction avant la 15{{e}} opération, et y ajoutant {{c|<math>+\frac43n'(\mathrm{L-L_0})-\frac43n'\cdot\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots).</math>|fs=70%}} {{SA|Par ces substitutions, l’ensemble des deux termes (1) et (89) de <math>\mathrm{R},</math> joint à la quantité <math>+\frac43n'(\mathrm{L-L_0}),</math> doit se réduire à une simple fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ce qui fournit une vérification des formules de transformation employées ; la fonction de <math>a,e,\gamma,</math> ainsi obtenue, réunie à la quantité}} {{c|<math>-\frac43n'\cdot\frac12(\theta_1\mathrm L_1+2\theta_2\mathrm L_2+\ldots),</math>|fs=70%}} {{SA/o|se compose de la valeur qu’avait précédemment le terme (1) et d’une nouvelle}}<noinclude> <references/></noinclude> as9csas51d61y2dmlt9sqa3g18de9sr Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/311 104 4936873 15908877 2026-07-07T19:49:57Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15908877 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|290|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>afin qu’elle ressemble, par son humilité, aux lis de la vallée, et non aux lis des montagnes, comme ces vierges folles qui, toutes orgueilleuses de leur pureté charnelle et de leur continence apparente, sont brûlées intérieurement par le souffle embrasé des tentations. C’est avec raison que, s’adressant aux filles de Jérusalem, c’est-à-dire aux fidèles qui, à cause de leurs imperfections, méritent plutôt le nom de filles que celui de fils, elle leur dit : « N’ayez pas égard à ce que je suis brune, parce que le soleil a changé ma couleur. » C’est comme si elle eût dit plus clairement : « Si je m’humilie ainsi et supporte mes adversités avec tant de force, ce n’est point par un effet de ma propre vertu, c’est par la grâce de Celui que je sers. » Bien autrement sont les<noinclude> <references/></noinclude> gpdl9d73x57bqnomhk2ik6709syrhaf Livre:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu 112 4936874 15908878 2026-07-07T19:51:29Z Homunculus simplex 158836 Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740 15908878 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Hubert Le Blanc|Hubert Le Blanc]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Pierre Mortier |School= |Lieu=Amsterdam |Annee=MDCCXL (1740) |Publication= |Bibliotheque=Bibl. publ. Basileensis ; https://books.google.fr/books/about/D%C3%A9fense_de_la_Basse_de_Viole_Contre_Les.html?id=Syz_wgEACAAJ&redir_esc=y |Clef=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1=Titre 2=- 3=Titre 4=- 5to8=Dédicace 157to168=Table des matières 9=1/> |Tomes= |Sommaire={{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/157}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/158}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/159}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/160}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/161}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/162}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/163}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/164}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/165}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/166}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/167}} {{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/168}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} jc7me7l18ad1lb9el24lcdhzr7l7eun 15909063 15908878 2026-07-08T02:19:45Z Denis Gagne52 101614 15909063 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Hubert Le Blanc|Hubert Le Blanc]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Pierre Mortier |School= |Lieu=Amsterdam |Annee=MDCCXL (1740) |Publication= |Bibliotheque=Bibl. publ. Basileensis via {{Google|6ArtBx0uxYAC&pg}} |Clef=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1=Titre 2=- 3=Titre 4=- 5to8=Dédicace 157to168=Table des matières 9=1/> |Tomes= |Sommaire={{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/2}} |Epigraphe={{Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/3}} |Width= |Css= }} cgialu0etfo8jywlimj8m7lul1cim3h Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/1 104 4936875 15908880 2026-07-07T19:58:43Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <big><big><big><big>{{centré|DEFENSE}}</big></big></big> {{centré|DE LA BASSE}}<big><big><big> {{centré|DE VIOLE}}</big></big></big></big></big> » 15908880 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><big><big><big><big>{{centré|DEFENSE}}</big></big></big> {{centré|DE LA BASSE}}<big><big><big> {{centré|DE VIOLE}}</big></big></big></big></big><noinclude> <references/></noinclude> 65x8iqghzbwc311c2rcymae3uwfqxm9 Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/453 104 4936876 15908886 2026-07-07T20:02:59Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15908886 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>velle partie qui est donnée dans le chapitre {{rom-maj|IV}} avec l’indication <math>\scriptstyle[15\ldots\ldots1,89].</math> Ensuite la nouvelle valeur de <math>\mathrm{L},</math> sera}} {{g|<math>\begin{align} \mathrm L=\sqrt{a\mu}&\left\{1+\left(\frac{37}{16}-\frac{33}4\gamma^2-\frac{105}4e^2+\frac{555}{32}e'^2+\frac{69}8\gamma^4+\frac{201}2\gamma^2e^2-\frac{495}8\gamma^2e'^2\right.\right.\\ &\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{28549}{1024}e^4-\frac{1575}8e^2e'^2-\frac{15639}{128}e'^4\right)\frac{n'^4}{n^4}\\ &\quad +\left(10-40\gamma^2-115e^2+135e'^2+60\gamma^4+419\gamma^2e^2-540\gamma^2e'^2+\frac{7349}{64}e^4-\frac{3105}2e^2e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\ &\quad +\left(\frac{2547}{64}-\frac{6191}{32}\gamma^2-\frac{138661}{256}e^2+\frac{47375}{64}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\ &\quad +\left(\frac{36049}{288}-\frac{94481}{144}\gamma^2-\frac{2069437}{1152}e^2+\frac{676807}{192}e'^2\right)\frac{n'^7}{n^7}\\ &\quad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{11468233}{55296}\frac{n'^8}{n^8}-\frac{533261}{1728}\frac{n'^9}{n^9}+\frac{81}{32}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac{45}4\frac{n'^5}{n^5}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right\}. \end{align}</math>|fs=70%}} Quant aux valeurs de <math>\mathrm{G}</math> et de <math>\mathrm{H},</math> elles sont les mêmes que celles qui ont été da da données à la suite de la 14{{e}} opération (page 416). Les valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots</math> sont aussi les mêmes que celles qui ont été données à la suite de la 10{{e}} opération (page 383). {{c|16{{e}} {{sc|opération}}.|mt=2em|mb=1em|fs=110%}} {{c|''{{Taille|destinée à faire disparaître le terme ''(118)'' de'' |110}}<math>\mathrm{R}.</math>|mb=1em|ff=serif}} Prenons dans <math>\mathrm{R}</math> le terme non périodique (1) avec le terme périodique {{nobr|(118)<ref>Il ne faut prendre pour ces termes (1) et (118), dans le chapitre {{rom-maj|IV}}, que les parties qui existaient dans la valeur primitive de <math>\mathrm{R},</math> avec celles qui y ont été introduites par suite des quinze premières opérations.</ref>,}} dans lequel l’argument est <math>2h+2g+l-2h'-2g'-4l',</math> et supposons que <math>\mathrm{R}</math> se réduise à ces termes seuls, de sorte que l’on ait {{g|<math>\begin{align} \mathrm R=&\frac\mu{2a}\\ &+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\frac14-\frac32\gamma^2+\frac38e^2+\frac38e'^2+\frac32\gamma^4-\frac94\gamma^2e^2-\frac94\gamma^2e'^2+\frac9{16}e^2e'^2+\frac{15}{32}e'^4+\frac94\gamma^4e^2\right.\\ &\quad\qquad\qquad +\frac94\gamma^4e'^2-\frac{27}8\gamma^2e^2e'^2\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.} \end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> qwcuswom0w917qvnnf9dr9v95pj5kyt Page:Crenne - Songe (1541).djvu/130 104 4936877 15908890 2026-07-07T20:06:00Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15908890 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>gnoissance de verité, & semblance en delection de vertu. Tiercement peult estre telle l’intelligence selon ung docteur nommé Hugo, que l’ymage denote & signifie toutes choses estre en l’ame selon sapience. Similitude & semblance denote que l’ame est une & simple par essence. Quartement selon Cassiodorus tellement qu’ymage signifie convenance en immortalité, & semblance en simplicité. Quintement en telle maniere que l’ame soit dicte ymage, en tant qu’elle est rationelle : & soit dicte similitude en tant qu’elle est spirituelle. Et est à noter qu’ymage dit plus que similitude : car ymage denote qu’elle soit expresse & extraicte de quelque aultre chose, dont elle est dicte ymage : & aussi fault considerer, que premierement que aulcune ymage soit parfaicte ymage de l’aultre, il fault qu’entre les deux y ayt equalité. Et<noinclude> <references/></noinclude> 55p3xs2pp3nbcfw5pchp99714hy0xc3 Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/135 104 4936878 15908895 2026-07-07T20:11:42Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse112"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse112"><includeonly>— </includeonly>3173 ''M'' est f. anut le — 3174 ''M'' te s. dire — 3175 ''M'' De m, tresor — 3176 ''M'' charge des riche dras — 3177 bellement en ''manque M'' — 3178 ''M'' ne prendroit quite.</ref>}}Cest palès est mout fort, a enviz le prendras ; {{NumVers|''P f° 47.''|33em}}Mès tant t’en sai bien dire, se arriere t’en vas, {{NumVers|3175|-3e... » 15908895 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SINAGON CONSEILLE À GARSIRE DE SE RENDRE|131}}</noinclude><section begin="laisse112"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse112"><includeonly>— </includeonly>3173 ''M'' est f. anut le — 3174 ''M'' te s. dire — 3175 ''M'' De m, tresor — 3176 ''M'' charge des riche dras — 3177 bellement en ''manque M'' — 3178 ''M'' ne prendroit quite.</ref>}}Cest palès est mout fort, a enviz le prendras ; {{NumVers|''P f° 47.''|33em}}Mès tant t’en sai bien dire, se arriere t’en vas, {{NumVers|3175|-3em}}De mon or te donrai quarante mille mars Et mil chamès chargiez de menieres de dras. » Esmerez li respont tot bellement en bas Qu’il n’en penroit pas quite la cité de Domas. </poem> <nowiki/> <section end="laisse112"/> <section begin="laisse113"/>{{Gauche|CXIII{{FAD|<ref name="laisse113">CXIII. 3179 ''M'' en pez — 3180 ''M'' Dreit, ''M'' fu sun, ''P'' cors renduz — 3181 ''M'' eniure ke en crois fu pendu — 3183 ''M'' M. serra en sun quor dolent e i. — 3184 ''M'' sa gent e folez — 3185-3187 ''manquent M'' — 3188 ''M'' S. apele cum home aperceu — 3189 ''M'' Ke meint b. c. est de sa — 3190 ''M'' A, ''M'' io fusse — 3191 ja ''manque M, P'' esmerez — 3192 ''M'' Ke, ''M'' a f. tus sumes confundu — 3193-3197 ''remplacés dans M par'' :</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Li bons rois Esmerez est a pié descendus, {{NumVers|3180|-3em}}Trez devant le palès fu li suens trez tenduz. Damedeu en jura, que ou ciel fet vertuz, Se Garsire nel rent, que il iert abatuz ; Mout par sera ou cuer duremant irascuz, Quant il verra ses homes afolez et penduz. {{NumVers|3185|-3em}}Par mi Coutentinnoble c’est li ouz espenduz, N’i a tor ne palez que ne soit retenus. Mout par a grant paour Garsire li chenuz, Sinagon en apelle, que mout estoit ses druz ; Tant bon consoel li est ja de la boche issuz : {{filet|31|0.5}} {{NumVers|3190|-3em}}« En la moie foi, sire, se g’en iere creüz, Cest palès seroit ja a Esmeré renduz, {{NumVers|''M f° 67.''|33em}}Car, c’il le prent par force, mal nos est avenuz : Il nos todra les chiez, et vos serez penduz. En tote vostre terre n’a pas trois mille escuz. {{NumVers|3195|-3em}}Mandez a Esmeré amistiez et saluz, </poem><section end="laisse113"/><noinclude> <references/></noinclude> tfavup1idlclymidkq9cv2wrlul5a7o 15909094 15908895 2026-07-08T06:16:33Z Manseng 19880 15909094 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SINAGON CONSEILLE À GARSIRE DE SE RENDRE|131}}</noinclude><section begin="laisse112"/><poem style="margin-left:10%;"> Cest palès est mout fort, a enviz le prendras ;<ref follow="laisse112"><includeonly>— </includeonly>3173 ''M'' est f. anut le — 3174 ''M'' te s. dire — 3175 ''M'' De m, tresor — 3176 ''M'' charge des riche dras — 3177 bellement en ''manque M'' — 3178 ''M'' ne prendroit quite.</ref> {{NumVers|''P f° 47.''|33em}}Mès tant t’en sai bien dire, se arriere t’en vas, {{NumVers|3175|-3em}}De mon or te donrai quarante mille mars Et mil chamès chargiez de menieres de dras. » Esmerez li respont tot bellement en bas Qu’il n’en penroit pas quite la cité de Domas. </poem> <nowiki/> <section end="laisse112"/> <section begin="laisse113"/>{{Gauche|CXIII{{FAD|<ref name="laisse113">CXIII. 3179 ''M'' en pez — 3180 ''M'' Dreit, ''M'' fu sun, ''P'' cors renduz — 3181 ''M'' eniure ke en crois fu pendu — 3183 ''M'' M. serra en sun quor dolent e i. — 3184 ''M'' sa gent e folez — 3185-3187 ''manquent M'' — 3188 ''M'' S. apele cum home aperceu — 3189 ''M'' Ke meint b. c. est de sa — 3190 ''M'' A, ''M'' io fusse — 3191 ja ''manque M, P'' esmerez — 3192 ''M'' Ke, ''M'' a f. tus sumes confundu — 3193-3197 ''remplacés dans M par'' :</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Li bons rois Esmerez est a pié descendus, {{NumVers|3180|-3em}}Trez devant le palès fu li suens trez tenduz. 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Celle-ci prend la liberté de Vous addreſſer la défenſe qu'elle produit aujourdhui de ſes droits. Pour un si grand avantage, que celui de votre Protection, hélas ! elle n'a à Vous offrir que de contribuer par la douceur de ſes accords à votre délaſſement de tant » 15908915 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>Grandeur fait aux Muſes, engage celle de l'Harmonie à mettre entre vos mains les intérêts de la Baſſe de Viole. Celle-ci prend la liberté de Vous addreſſer la défenſe qu'elle produit aujourdhui de ſes droits. 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Manège de ce dernier pour l’emporter.]]|page={{pli|28|8}}}} {{Table|largeurp=40|indentation=-4|titre=[[Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/03|TROISIÈME PARTIE — Pratique pour rendre tout jouable ſur la Viole, & le deſſus. Précautions à prendre pour la monture, & méthode d’accorder.]]|page={{pli|109|8}}}} {{Table|largeurp=40|indentation=-4|titre=[[Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel/04|TABLE DES MATIÈRES — Par ordre alphabétique.]]|page={{pli|149|8}}}}<noinclude> <references/></noinclude> 5d271x32vhzj6mm9oce3dt8oollah58 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/5 104 4936884 15908921 2026-07-07T20:38:31Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{centré|A}} {{centré|SON EXCELLENCE}} {{centré|MONSEIGNEUR,}} {{centré|JEAN FREDERIC}} {{centré|PHELIPEAUX,}} COMTE DE MAUREPAS, MINISTRE D'ETAT, CONSEILLER DU ROI EN TOUS SES CONSEILS, SECRETAIRE D'ETAT ET DE SES COMMANDEMENS, AYANT LE DEPARTEMENT DE LA MARINE, COMMANDEUR DES ORDRES DE SA MAJESTE TRES CHRETIENNE. 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''Soûl, Soûler'', etc. <section end="SAOUL, SAOULER"/> <section begin="SAPAJOU"/>'''SAPAJOU''', ''s. m.'' Petit singe. <section end="SAPAJOU"/> <section begin="SAPE"/>'''SAPE''', ''s. f.'' Action de saper ; ouvrage fait en sapant. <section end="SAPE"/> <section begin="SAPER"/>'''SAPER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Fouir sous les fondements d’un édifice, etc., pour le démolir ; ''fig.'' Détruire, renverser. <section end="SAPER"/> <section begin="SAPEUR"/>'''SAPEUR''', ''s. m.'' Celui qui est employé au travail de la sape. <section end="SAPEUR"/> <section begin="SAPHIQUE"/>'''SAPHIQUE''', ''adj.'' et ''s. m.'' Vers de onze syllabes, qu’on croit avoir été inventé par Sapho. <section end="SAPHIQUE"/> <section begin="SAPHIR"/>'''SAPHIR''', ''s. m.'' Pierre précieuse bleue et transparente. <section end="SAPHIR"/> <section begin="SAPIDE"/>'''SAPIDE''', ''adj. 2 g.'' Qui a de la saveur. <section end="SAPIDE"/> <section begin="SAPIENCE"/>'''SAPIENCE''', ''s. f.'' Sagesse. <section end="SAPIENCE"/> <section begin="SAPIENTIAUX"/>'''SAPIENTIAUX''', ''adj. m. pl.'', se dit de certains livres de l’Écriture, comme les Proverbes, l’Ecclésiaste. <section end="SAPIENTIAUX"/> <section begin="SAPIN"/>'''SAPIN''', ''s. m.'' Grand arbre résineux et toujours vert ; son bois. <section end="SAPIN"/> <section begin="SAPINE"/>'''SAPINE''', ''s. f.'' Solive de bois de sapin. <section end="SAPINE"/> <section begin="SAPINIÈRE"/>'''SAPINIÈRE''', ''s. f.'' Lieu planté de sapins. <section end="SAPINIÈRE"/> <section begin="SAPONAIRE"/>'''SAPONAIRE''', ''s. f.'' Plante qui nettoie comme le savon. <section end="SAPONAIRE"/> <section begin="SARABANDE"/>'''SARABANDE''', ''s. f.'' Danse espagnole à trois temps ; air qui lui est propre. <section end="SARABANDE"/> <section begin="SARBACANE"/>'''SARBACANE''', ''s. f.'' Long tuyau percé qui sert à jeter quelque chose en soufflant, à conduire la voix. <section end="SARBACANE"/> <section begin="SARBOTIÈRE"/>'''SARBOTIÈRE''', ''s. f.'' Vase pour préparer les glaces. <section end="SARBOTIÈRE"/> <section begin="SARCASME"/>'''SARCASME''', ''s. m.'' Raillerie mordante. <section end="SARCASME"/> <section begin="SARCASTIQUE"/>'''SARCASTIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui tient du sarcasme. <section end="SARCASTIQUE"/> <section begin="SARCELLE"/>'''SARCELLE''', ''s. f.'' Oiseau aquatique, sorte de petit canard. <section end="SARCELLE"/> <section begin="SARCLAGE"/>'''SARCLAGE''', ''s. m.'' Action de sarcler ; résultat de cette action. <section end="SARCLAGE"/> <section begin="SARCLER"/>'''SARCLER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Arracher les mauvaises herbes. <section end="SARCLER"/> <section begin="SARCLEUR"/>'''SARCLEUR''', ''s. m.'' Celui qui sarcle. <section end="SARCLEUR"/> <section begin="SARCLOIR"/>'''SARCLOIR''', ''s. m.'' Instrument pour sarcler. <section end="SARCLOIR"/> <section begin="SARCLURE"/>'''SARCLURE''', ''s. f.'' Ce qu’on arrache en sarclant. <section end="SARCLURE"/> <section begin="SARCOPHAGE"/>'''SARCOPHAGE''', ''s. m.'' Tombeau où les anciens mettaient les corps qu’ils ne voulaient pas brûler ; cercueil, ou sa représentation, dans les cérémonies funèbres. <section end="SARCOPHAGE"/> <section begin="SARDINE"/>'''SARDINE''', ''s. f.'' Poisson de mer, du genre du hareng. <section end="SARDINE"/> <section begin="SARDOINE"/>'''SARDOINE''', ''s. f.'' Sorte d’agate. <section end="SARDOINE"/> <section begin="SARDONIEN, SARDONIQUE"/>'''SARDONIEN, ou SARDONIQUE''', ''adj. Ris —'', rire convulsif, plein de malice. <section end="SARDONIEN, SARDONIQUE"/> <section begin="SARIGUE"/>'''SARIGUE''', ''s. m.'' Sorte de quadrupède à queue prenante et ayant sous le ventre une poche musculeuse. <section end="SARIGUE"/> <section begin="SARLAT"/>'''SARLAT''', chef-lieu d’arr. du dép. de la Dordogne. <section end="SARLAT"/> <section begin="SARMENT"/>'''SARMENT''', ''s. m.'' Rameau souple de la vigne et de toutes les plantes qui, en croissant, s’attachent aux supports qu’elles rencontrent. <section end="SARMENT"/> <section begin="SARMENTEUX, SARMENTEUSE"/>'''SARMENTEUX, EUSE''', ''adj.'' Qui produit beaucoup de sarments. <section end="SARMENTEUX, SARMENTEUSE"/> <section begin="SARRASIN"/>'''SARRASIN''', ''s.'' et ''adj. m.'' Sorte de blé noir. <section end="SARRASIN"/> <section begin="SARRAU"/>'''SARRAU''', ''s. m.'' Espèce de blouse. <section end="SARRAU"/> <section begin="SARREBOURG"/>'''SARREBOURG''', chef-lieu d’arr. du dép. de la Meurthe. <section end="SARREBOURG"/> <section begin="SARREGUEMINES"/>'''SARREGUEMINES''', chef-lieu d’arr. du dép. de la Moselle. <section end="SARREGUEMINES"/> <section begin="SARRIETTE"/>'''SARRIETTE''', ''s. f.'' Plante potagère aromatique. <section end="SARRIETTE"/> <section begin="SARTÈNE"/>'''SARTÈNE''', chef-lieu d’arr. du dép. de la Corse. <section end="SARTÈNE"/> <section begin="SARTHE (LA)"/>'''SARTHE (LA)''', rivière qui a sa source près Mortagne et se jette dans la Mayenne à Angers ; elle donne son nom à un dép. formé d’une partie de l’Anjou et du Maine, borné au N. par l’Orne, à l’E. par Eure-et-Loir et Loir-et-Cher, au S. par Indre-et-Loire et Maine-et-Loire, à l’O. par la Mayenne : le Mans, chef-lieu. <section end="SARTHE (LA)"/> <section begin="SAS"/>'''SAS''', ''s. m.'' Tissu de crin attaché à un cercle, et servant à passer de la farine, du plâtre, etc. ; bassin fermé par une écluse. <section end="SAS"/> <section begin="SASSAFRAS"/>'''SASSAFRAS''', ''s. m.'' Grand arbre d’Amérique. <section end="SASSAFRAS"/> <section begin="SASSE"/>'''SASSE''', ''s. f.'' Pelle creuse pour tirer l’eau d’un navire.<section end="SASSE"/><noinclude> <references/></noinclude> 21jnwpw7hyj80xod7vj3wzmg3jezdyi Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/133 104 4936887 15908926 2026-07-07T21:03:00Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15908926 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>Bleue avait recouvré sa forme humaine. Ayant entendu pousser des cris d’effroi dans la première chambre, elle se leva et y courut avec empressement. Elle aperçoit par terre Hân-wen, qui était étendu sans vie, et, sur le lit, elle vit Blanche qui avait repris sa forme de Couleuvre. Elle pâlit d’effroi. « Madame, s’écrie-t-elle en appelant Blanche d’une voix perçante, hâtez-vous de reprendre votre forme humaine. Vous avez fait mourir votre époux de frayeur. Je vous, en supplie, réveillez-vous ! » Quoique Blanche fut plongée dans un sommeil léthargique, elle entendit la voix de la petite Bleue ; elle revint à elle, et reprit sa forme humaine. Elle se lève avec effort, et aperçoit Hân-wen, qui gisait par terre sans faire aucun mouvement. Elle pousse des cris et des sanglots, et le serre tendrement dans ses bras. « Cher époux, dit-elle en pleurant, lorsque vous m’avez fait boire de force ce vin mêlé de soufre mâle, j’ai éprouvé des douleurs aussi cruelles que si l’on m’eût coupée par morceaux. Il m’a été impos-<noinclude> <references/></noinclude> oe4btndi27urnuz2y1d39zpnyy30ctk Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/134 104 4936888 15908927 2026-07-07T21:05:07Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15908927 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>sible de m occuper de moi-même ; je suis tombée dans un sommeil léthargique, et j’ai repris malgré moi ma première forme. Je ne savais pas qu’en entrant dans ma chambre, la vue de ma métamorphose vous ferait mourir de frayeur. C’est moi qui suis cause de votre mort ! » Elle dit et verse un torrent de larmes. « Madame, lui dit la petite Bleue en pleurant, puisque votre mari est mort, et qu’il ne peut plus revenir à la vie, à quoi bon vous affliger de la sorte ? Enterrez-le, et qu’il n’en soit plus parlé. J’irai avec vous dans un autre pays, et je ne crains pas que vous manquiez de trouver un autre époux, doué d’agréments et d’esprit. — Quelles paroles as-tu laissé échapper ? lui dit Blanche d’un ton courroucé ; puisque je suis mariée avec Hân-wen, comment pourrais-je montrer une si noire ingratitude ? Mais ce n’est pas là le seul motif qui me guide. Je cultive la science du Tao (de la raison), et je connais les devoirs de toute femme vertueuse ; comment pourrais-je m’attacher à un second époux ? Comme c’est moi<noinclude> <references/></noinclude> 5vqx24iqi3yfggptry7wji91y0vvtt5 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/135 104 4936889 15908928 2026-07-07T21:07:51Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15908928 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>qui ai causé la mort de Hân-wen, il est juste que je cherche quelque moyen de le rappeler à la vie. — Vous êtes vraiment folle, lui dit la petite Bleue. Votre époux est mort, et déjà son âme est retournée dans l’autre monde. Il n’existe aucun remède, aucun art magique qui puisse le rappeler à la vie. — Petite Bleue, lui répondit Blanche, c’est ce que tu ne sais pas. Je veux délivrer mon époux, et lui rendre la vie. Pour cela, je veux aller au péril de mes jours, sur les bords divins du lac Yao-tchi, et dérober l’ambroisie des dieux. Pendant ce temps-là, tu resteras auprès de mon époux, et tu veilleras sur lui. — Madame, lui dit la petite Bleue pour la détourner de son projet, les bords du lac Yao-tchi sont habités par la déesse Ching-mou. Si vous voulez dérober l’ambroisie des dieux, vous vous exposez à perdre la vie. — Je veux sauver mon époux, répartit Blanche ; il faut absolument que j’y aille. Si je ne réussis<noinclude> <references/></noinclude> rz1sle314h66qh8yyogl8tnpkxqxsvn Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/157 104 4936890 15908929 2026-07-07T21:09:41Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <big><big>{{centré|TABLE}}</big> {{centré|DES}} <big><big>{{centré|MATIERES.}}</big></big></big> '''{{centré|A.}}''' {{alinéa|<big>A</big>''chille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, ne perd rien de ſa gloire. 5.|1.5|-1.5}} {{alinéa|Parut dans un état décent, la Lyre en main, devant les Ambaſſadeurs d'''Agamemnon''. 90.|1.5|0}} {{alinéa|''André'' (Madame la Marquiſe de St.). 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L’Italie a produit les Princes de l’Architecture, 8.|1.5|0}} {{alinéa|& ceux de la Peinture. ''ibid.''|1.5|-1.5}} {{alinéa|''Avelin'' (Madame la Comteſſe d’). Eloge qu’on en fait. 6.|1.5|-1.5}} {{alinéa|''Auguſte'' (l’Empereur) liſoit ſes Diſcours. 20, 21.|1.5|-1.5}} '''{{centré|B.}}''' {{alinéa|<big>B</big>''aſſe de Viole'' (la) tombée en partage aux François. 2.|1.5|-1.5}} {{alinéa|Trouve un ſoutien en la perſonne du Pere ''Marais'', & en celle de ''Forcroi'' le Père. 4.|1.5|0}} {{alinéa|Ce que c’eſt que le Man|1.5|0}}<noinclude> <references/></noinclude> 6qjcf5ngctai9a2kjefd6wmvtan13wm 15909013 15908929 2026-07-07T23:23:51Z Homunculus simplex 158836 15909013 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><big><big>{{centré|TABLE}}</big> {{centré|DES}} <big><big>{{centré|MATIERES.}}</big></big></big> '''{{centré|A.}}''' {{alinéa|<big>A</big>''chille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, ne perd rien de ſa gloire. 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Le Violon étoit échų en<noinclude> <references/></noinclude> auxll0xpes7qrq0rwww8zh21fqnqbfa 15908933 15908930 2026-07-07T21:15:26Z Homunculus simplex 158836 15908933 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude><big><big><big><big>{{centré|DEFENSE}}</big></big></big> {{centré|DE LA BASSE}}<big><big><big> {{centré|DE VIOLE}}</big></big></big></big></big> {{centré|Contre les Entrépriſes du}} <big><big><big>{{centré|VIOLON}}</big></big></big> {{centré|Et les Prétentions du}} <big><big><big>{{centré|VIOLONCEL.}}</big></big></big> ''<big><big><big>{{centré|PREMIERE PARTIE.}}</big></big></big>'' ''{{Centré|Diſſertation fur les Pièces & les Sonates.}} La Divine Intelligence, parmi pluſieurs de ſes dons, avoit diſtribué aux Mortels celui de l'Harmonie. 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Le Père ''Marais'' étoit ſi habile dans ſon genre, avoit une compoſition ſi épurée, & une éxécution ſi châtiée, réduite en règles qui ne ſe démentoient jamais, qu'il ſoutenoit, en ''Ajax'' de la Muſique de deça les Monts, les aſſauts que venoient livrer à la France, les Romains, les Vénitiens, les Florentins, & les Napolitains, dans des Concerts particuliers. Monfeigneur le ''Duc'' d'''Orléans'', depuis Régent, honoroit de ſa préſence, les Combats de l'Harmonie Françoiſe & de l'Italienne, & tenoit la porte lui-même, pour ne laiſſer entrer que les Amateurs inſignes, ou l'élite de ceux qui éxécutent: ſi bien que<noinclude> <references/></noinclude> mge51cqqstae1fc0h8kfxiu2c3n6kme Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/11 104 4936893 15908939 2026-07-07T21:27:18Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ''Forcroi'' le Père s'eſtima très heureux que fon Alteſſe Royale voulût bien le laiſſer en dehors. Le Père ''Marais'', ''Lully'', ''Corelly'', & Mr. ''Michel'' font le ''Quatuor'' qui a rencontré l'Harmonie la la plus mélodieuſe, ils font des Oppoſitions, des Quadratures, & des Conjonctions de Tons qui entrent en rapport le mieux proportionné à l'Atmosphère, ſur laquelle avec peu de Notes ils ont grand effet, cauſent des trémouſſemens de par... » 15908939 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>''Forcroi'' le Père s'eſtima très heureux que fon Alteſſe Royale voulût bien le laiſſer en dehors. Le Père ''Marais'', ''Lully'', ''Corelly'', & Mr. ''Michel'' font le ''Quatuor'' qui a rencontré l'Harmonie la la plus mélodieuſe, ils font des Oppoſitions, des Quadratures, & des Conjonctions de Tons qui entrent en rapport le mieux proportionné à l'Atmosphère, ſur laquelle avec peu de Notes ils ont grand effet, cauſent des trémouſſemens de parties aux vaſes d'airain, & des vibrations aux Corps ſonores : pendant que les autres Compoſiteurs, avec trois fois plus de Notes, font un tintement à l'oreille, qui la remplit moins. Le Père ''Marais'' fut en poſſeſſion de jouer ſes Pièces, non ſujet à être inquieté, d'éxécuter celles des autres, ni les Sonates ;<noinclude> <references/></noinclude> rwab82slqv4rruaevpggh0jcuthoo7t 15908947 15908939 2026-07-07T21:34:11Z Homunculus simplex 158836 15908947 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>''Forcroi'' le Père s'eſtima très heureux que fon Alteſſe Royale voulût bien le laiſſer en dehors. 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Lyndsay, mais je n’adopte pas ses préventions. — En croirez-vous la voix du monde ? — Je sais déjà tout ce que le monde peut dire ; il me dira qu’il est inconsidéré, imprudent, extravagant ; il me l’a dit lui-même ; il est convenu qu’il a été tout cela jusqu’à ce que…, jusqu’à ce qu’il m’ait aimée. — Qui croyez-vous donc, puisque vous rejetez mon témoignage, celui de M. Lyndsay, celui du monde entier ? — Je ne croirai personne ; il peut avoir commis des erreurs, des fautes même mais pour savoir s’il m’aime, ce n’est que lui que je croirai. — En ce cas vous êtes perdue ! s’écria mistress Saint-Clair dans la plus violente agitation ; mais non, il n’en sera rien, vous n’oseriez vous marier sans mon consentement, sans le consentement de… Elle s’arrêta. — Si je reconnois une autorité, dit Gertrude avec fierté, ce ne peut être que celle de ma mère. Nulle autre personne<noinclude> <references/></noinclude> kqbyojf2r9b4fs6dly45xxm9gywdx8y Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/431 104 4936895 15908944 2026-07-07T21:32:50Z Chlg 6764 /* Corrigée */ 15908944 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki /> {{t5|XX. ''CE QUE VOUS APPELEZ DANS VOTRE OBSCUR JARGON…''}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 189.| {{Toute la lyre/variante|— |Lumière, humanité }} — Civilisation — du Gange à l’Orégon… {{Toute la lyre/var|Voyez |la     Sonora,   voyez|Lima, Cuba, Sydney, San-Francisco, }} {{Toute la lyre/variante||Hommes vains, }} Melbourne. Vous croyez civiliser un monde… {{Toute la lyre/var|Quand vous chassez du bois, |de l’antre|du rocher, du rivage, }} {{Toute la lyre/var|Votre frère |naïf      et      sombre|aux veux pleins de lueurs, le sauvage…}} {{Toute la lyre/variante||Froid }} {{Toute la lyre/variante||''Bas''}} Dur, cynique, étalant une autre nudité… {{Toute la lyre/var|Dans la pleine |raison|lumière humaine nous voguons…}} {{Toute la lyre/var|Nos théâtres, nos parcs, nos |squares,|hôtels, nos carrosses ! —}} }} {{t5|XXI. ''JEUNES GENS, PRENEZ GARDE AUX CHOSES QUE VOUS DITES…''}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 191.| {{Toute la lyre/var|Tout peut sortir d’un mot qu’en |riant|passant vous perdîtes. }} {{Toute la lyre/variante||Rien n’est sûr. Écoutez :}} Écoutez bien ceci : Tête à tête, en pantoufle… {{Toute la lyre/var|Vous dites à |''voix basse''|l’oreille au plus mystérieux…}} {{Toute la lyre/variante||À peine lâché, court et sort vivant de l’ombre ! }} Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ! {{Toute la lyre/variante||Et passant l’eau sans pont }} Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues, {{Toute la lyre/variante||S’achemine,}} Et va, tout à travers un dédale de rues, {{Toute la lyre/variante||Tout droit chez le quidam }} {{Toute la lyre/var|Droit chez |''le citoyen''|l’individu dont vous avez parlé. }} {{Toute la lyre/variante||Recette pour se faire}} {{Toute la lyre/variante||Tout est dit. }} Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel. }}<noinclude> <references/></noinclude> rxfay9tnropouob2eyoihd4km40dz4s Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/12 104 4936896 15908945 2026-07-07T21:33:19Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « & en vénération ſingulière, comme vraiment Original dans la bonne compoſition & la belle éxécution. Sans être reſtreint, il ſe reſtreignit à ſes Pièces; & lui, qui poſſédoit la plénitude de l'Harmonie, ne fut point cenſé renfermé par les bornes qu'il ſçut ſe preſcrire. Cependant, ſi la Baffe de Viole avoit un beau ſoutien en la perſonne du Père ''Marais'', elle en eut un ſolide en celle de ''Forcroi'' le Père. Il conſidéra très... » 15908945 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>& en vénération ſingulière, comme vraiment Original dans la bonne compoſition & la belle éxécution. Sans être reſtreint, il ſe reſtreignit à ſes Pièces; & lui, qui poſſédoit la plénitude de l'Harmonie, ne fut point cenſé renfermé par les bornes qu'il ſçut ſe preſcrire. Cependant, ſi la Baffe de Viole avoit un beau ſoutien en la perſonne du Père ''Marais'', elle en eut un ſolide en celle de ''Forcroi'' le Père. Il conſidéra très ſérieuſement que tous les ''Galbavons'', avec leur entêtement de faire jouer des Pièces, avoient grand tort de ne pas prendre exemple ſur le Luth, la Harpe, la Guitare, & le Timpanon, qui étoient hors d'uſage. C'en étoit aſſez pour conclure que tous Inſtrumens reſtreints aux Pièces, ont le ſort d'aller au grénier en<noinclude> <references/></noinclude> 4ixc4kikl51qos7xzb3y9w0tv3zw7ws Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/254 104 4936897 15908946 2026-07-07T21:33:29Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908946 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>n’a le droit de m’imposer des lois à cet égard. {{corr|je|Je}} vous ai déjà promis de ne pas me marier sans votre consentement, avant d’avoir atteint ma majorité ; je vous réitère cette promesse ; mais mon cœur doit rester libre, et maintenant, maman, terminons ce différend ; il est déjà assez malheureux que nous soyons divisées d’opinion, ne le soyons pas d’affection ; si je ne puis penser comme vous, je ne vous en aime pas moins. — Elle s’avança pour l’embrasser, mais sa mère la repoussa. — Un tel compromis n’est qu’une dérision, dit-elle avec amertume. Mais je suis lasse d’altercations, et je me contente de votre promesse quant à présent. Puisse le ciel dissiper votre illusion avant qu’il soit trop tard ! — Si c’est une illusion, je fais la même prière, dit Gertrude ; mais c’étoit avec un ton d’assurance, et non avec celui d’une humble supplication adressée au ciel. Cette contestation ne servit qu’à fortifier Gertrude dans ses sentimens, ce qui arrive<noinclude> <references/></noinclude> 3zib88ngbsojglfzj7ykoxnf28b6nsl Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/252 104 4936898 15908948 2026-07-07T21:34:50Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908948 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>un rang si distingué, tant de pouvoir, de richesses, de talens et de beauté ? Et où est la mère qui n’éprouveroit pas tout ce que j’éprouve, en voyant tant d’avantages la veille d’être sacrifiés à la cupidité d’un homme intéressé et sans principes ? — Et est-ce parce que je possède tous ces avantages qu’on doit me refuser le privilége dont jouit l’être le plus pauvre et le plus obscur ? dit lady Rossville, la voix tremblante d’émotion. De quel prix peuvent m’être tous ces dons du hasard et de la fortune, si je ne puis les partager avec ceux que j’aime ? Ah ! j’aimerois mieux mille fois y renoncer que… — Que de ne pas céder à une foiblesse puérile, à un caprice d’imagination, s’écria sa mère avec véhémence. Je ne puis en supporter davantage ! Comment déchirer le bandeau qui vous couvre les yeux ! Si vous n’avez pas de confiance en moi, en croirez-vous le témoignage de votre ami, de votre conseiller, de votre admirateur platonique, de M. Lyndsay ?<noinclude> <references/></noinclude> g27ta3ltgkrj9qmzs739nxcyfdeaitc Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/204 104 4936899 15908949 2026-07-07T21:36:18Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908949 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de m’éloigner de vous, j’aurois du moins la satisfaction de connoître la nature des dangers auxquels vous êtes exposée ; mais, la situation de mistress Saint-Clair met fin à cette espérance, quant à présent. Je me flatte que je vous laisse en sûreté, et je ne pars pas pour bien long-temps ; mais si, pendant mon absence, il arrivoit quelque chose qui vous alarmât, promettez-moi que vous m’écrirez sur-le-champ. Je ne cherche pas à vous engager dans une correspondance clandestine, ajouta-t-il vivement en la voyant hésiter ; j’ai la même horreur que vous pour tout ce qui est mystère ; mais, dans la position où vous vous trouvez, dois-je le dire ? vous avez besoin de protection. — J’ai ma mère, j’ai mon oncle, répondit-elle d’une voix foible ; car elle sentoit que son cœur démentoit ses lèvres en citant sa mère comme devant être sa protectrice, et elle frémissoit à l’idée d’avoir recours à lord Rossville. D’ailleurs, ajouta-t-elle, maman m’a assurée que cet homme a quitté<noinclude> <references/></noinclude> 62g292jmcg9xy0zah9sjl7m7sn77icw Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/172 104 4936900 15908951 2026-07-07T21:37:47Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908951 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Non, lui dit-il, nous ne pouvons nous séparer avant que vous m’ayez solennellement promis de jeter un jour complet sur cette affaire ténébreuse ; d’étranges idées se sont emparées de mon esprit ; je ne puis souffrir que ce mystère existe plus long-temps. La soirée étoit trop avancée pour qu’il pût distinguer sur les traits de mistress Saint-Clair ce qui se passoit dans son âme, mais il sentit la main qu’il tenoit trembler dans la sienne. — Demain donc, demain, mon cher M. Lyndsay, je vous promets de vous satisfaire pleinement ; jusqu’alors, gardez le silence, je vous en conjure, gardez le pour l’amour de Gertrude ! Ne me retenez pas ; j’entends le premier coup du gong ; il me reste à peine assez de temps pour m’habiller. Elle se remit en marche à pas précipités toujours accompagnée de Lyndsay, et en arrivant à la porte, elle lui {{corr|pre ssa|pressa}} la main et lui répéta d’une voix agitée :<noinclude> <references/></noinclude> ow0cxczju98tvghqt89jqe2t1sjdp9v Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/13 104 4936901 15908952 2026-07-07T21:38:42Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tems de paix, ou ſur les Ciels de lit: là ils ſont couverts, comme les gros ''in folio'' des Bibliothèques, d'une pouſſière d'autre nature que celle où giſoit le Corps d'''Achille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, qui ne lui ôta rien de ſa gloire. Ayant éxaminé pourquoi les Inſtrumens ci-deſſus étoient tombés, ''Forcroi'' trouva qu'on ſe laſſe d'être Ecolier toute ſa vie. Lorsque les Dames ſont mariées, elles quittent le Clav... » 15908952 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tems de paix, ou ſur les Ciels de lit: là ils ſont couverts, comme les gros ''in folio'' des Bibliothèques, d'une pouſſière d'autre nature que celle où giſoit le Corps d'''Achille'' renverſé par un coup lâche & malheureux, qui ne lui ôta rien de ſa gloire. Ayant éxaminé pourquoi les Inſtrumens ci-deſſus étoient tombés, ''Forcroi'' trouva qu'on ſe laſſe d'être Ecolier toute ſa vie. Lorsque les Dames ſont mariées, elles quittent le Clavecin, ſi elles ne ſavent que des Pièces: au contraire, ſi elles ont appris, étant Demoifelles, l'accompagnement, le Mariage ne les empêche nullement de continuer l'éxercice de la Muſique, ou même elles ſurpaſſent en habileté les jeunes gens les mieux inſtruits à Paris, lorsqu'ils n'ont travaillé que ſuperficiellement, comme il<noinclude> <references/></noinclude> mi9k77j17w8imqz9erax15i4yitmux2 Page:Ferrier - L Heritage Tome 3.djvu/156 104 4936902 15908954 2026-07-07T21:38:59Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908954 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mistress Saint-Clair, enveloppée dans une grande mante, et qui s’avançoit vers eux. Mais elle parut les avoir aussi aperçus, car elle retourna sur ses pas à l’instant, et prit un sentier qui traversoit le bois. — Oh ! s’écria Gertrude, le cœur plein d’amertume à cette nouvelle preuve des relations clandestines de sa mère avec cet homme, que ne m’avez-vous laissé périr dans les flots ! je n’aurois pas à endurer une telle dégradation ! — Ma chère cousine, lui dit Lyndsay avec douceur, ne vous abandonnez-pas à de pareilles pensées. Si vous aviez commis un crime, que pourriez-vous faire de plus que de vous livrer au désespoir ? Et même en ce cas, le désespoir ne vous serait pas permis. — Oui ! s’écria Gertrude, dont l’émotion étoit portée au plus haut degré, il faut qu’il y ait un crime quelque part ! sans quoi, pourquoi tout ce mystère ? pourquoi suis-je soumise aux insultes de cet homme, si…<noinclude> <references/></noinclude> 3omlmks0ukxm7wjud7pwe4eigymcks2 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/285 104 4936903 15908957 2026-07-07T21:40:31Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908957 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — La pauvreté et le mépris se donnent assez généralement la main dans ce monde, dit mistress Saint-Clair. Sa fortune ne sauroit lui permettre de faire une toilette convenable pour paroître à votre table en qualité de votre cousine, tandis que si ce n’étoit que la femme du ministre, on n’y feroit pas même attention. — Elle a des manières si douces et si affables, une mise si simple mais si soignée, que jamais ma cousine ne me fera rougir. Et ses enfans, aura-t-elle le moyen de leur donner des bas et une paire de gants ? tout au plus s’ils pourront avoir un chapeau et des souliers. Et il seroit bien agréable pour vous, toutes les fois que vous sortiriez, d’être suivie d’une troupe de petits oursons à demi nus, ouvrant de grands yeux pour voir la belle dame qui est leur cousine. — Mais, maman, j’ai promis… — Mais, Gertrude, vous n’aviez pas le droit de le faire, vous êtes mineure, vous êtes en tutelle ; ce sont vos tuteurs qui<noinclude> <references/></noinclude> m27fjy2irafbc814mfq5qv92bw3qe80 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/269 104 4936904 15908961 2026-07-07T21:42:04Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908961 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>pour commencer à répondre à la lettre de Lyndsay. Mais à peine avoit elle écrit : « Mon cher cousin, je me trouve heureuse d’avoir en mon pouvoir…… » qu’on lui remit le billet du colonel Delmour. Elle le lut, et ses résolutions chancelèrent. — Non, je ne le verrai point, pensa-t-elle, s’applaudissant du triomphe qu’elle remportoit sur sa foiblesse ; mais je ne finirai ma lettre à Lyndsay que demain. Un jour de plus ne fait rien à la chose, et il est plus que temps de me rendre chez Lawrence. Elle sonna, demanda sa voiture, et se fit conduire chez lady Augusta dont une des filles devoit l’accompagner. Comme elles se rendoient ensemble chez le peintre, le colonel passa à cheval, et se contenta de saluer d’un air froidement respectueux. — Frédéric semble monté aujourd’hui sur ses grands chevaux, dit miss Georgina en riant ; je vous avois bien dit qu’il se donneroit des airs ; mais, ajouta-t-elle, après avoir mis la tête à la portière pour le voir s’éloigner, il faut avouer que c’est le<noinclude> <references/></noinclude> 55wncr4eb0omzz03qifopvmcpenthgl Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/270 104 4936905 15908963 2026-07-07T21:43:34Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908963 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plus joli garçon de toute la ville, et sans-contredit celui qu’on admire et qu’on imite le plus. À propos, avez vous vu la duchesse de Saint-Yves ? On m’a dit qu’elle avoit déjà quitté le costume de veuve et qu’elle étoit arrivée à Londres dans toute sa gloire. Il faut que vous sachiez que Frédéric étoit un de ses admirateurs avant la mort de son mari, du moins les mauvaises langues le disoient. Je sais qu’elle en est folle, et qu’elle l’épouseroit demain s’il vouloit la demander ; ainsi prenez garde à vous de crainte qu’elle ne tente de vous empoisonner ou de vous percer le cœur avec un poinçon ; car, si je me le rappelle bien, c’est ainsi que les dames des anciennes ballades avoient coutume de traiter leurs rivales. Il n’y avoit certainement, dans ce que venoit de dire miss Delmour, rien qui dans tout autre moment eût pu faire le moindre plaisir à un esprit aussi juste que celui de lady Rossville ; mais sa vanité étoit flattée d’entendre louer son amant ; et son orgueil<noinclude> <references/></noinclude> db9dbwhqsnlm5m8a91i8djfackbhhl9 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/14 104 4936906 15908964 2026-07-07T21:44:26Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « n'eſt que trop ordinaire ſous les maitres de Baſſe de Viole. Ainſi Madame la ''Marquise de'' St. ''André'' & Mademoiſelle de ''Montrivié'' à Grénoble, Madame la Comteſſe d'''Avelin'' à Lille, Madame ''Pigouſt'' à Rouen, Mademoiſelle ''Caze'' d'Aras, ne reconnoiſſent d'égalité en ſcience parmi les Meſſieurs, que dans les ''Virtuozes'', tels que Mr. le Chevalier de ''Guigne'' ſur la Flute, Mr. de ''Bellemont'' ſur la Viole, Mrs. les Ingéni... » 15908964 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>n'eſt que trop ordinaire ſous les maitres de Baſſe de Viole. Ainſi Madame la ''Marquise de'' St. ''André'' & Mademoiſelle de ''Montrivié'' à Grénoble, Madame la Comteſſe d'''Avelin'' à Lille, Madame ''Pigouſt'' à Rouen, Mademoiſelle ''Caze'' d'Aras, ne reconnoiſſent d'égalité en ſcience parmi les Meſſieurs, que dans les ''Virtuozes'', tels que Mr. le Chevalier de ''Guigne'' ſur la Flute, Mr. de ''Bellemont'' ſur la Viole, Mrs. les Ingénieurs en chef ''Demoulceau'', ''Chevalier'', & Mr. ''Le Blanc'', qui en poſſède le manche à fonds, c'eſt à-dire trois Tranſpoſitions, outre la poſition naturelle, comme qui diroit quatre Claviers, où pour jouer les mêmes Tons, on place les doigts, en tous diſſérens endroits. Lors donc que le Père ''Marais'' a recommandé, pour bien jouer, d'éxercer chaque quinzaine tou-<noinclude> <references/></noinclude> sextlxg0mda516qbos1dpshntj1xqag Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/253 104 4936907 15908966 2026-07-07T21:45:13Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908966 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’exprimer même une espérance sur ce sujet, si vous ne voulez pas voir s’élever les ombres de toute la race des Delmour. Je m’applaudis de ne devoir être qu’une simple branche entée sur l’arbre de la famille ; comment aurois-je pu jamais soutenir le {{corr|poid|poids}} d’une dignité si imposante ! Je vous assure que j’ai le cou tout engourdi d’avoir regardé pendant une heure le portrait de la duchesse, pour estimer le poids de son antique collier de diamants ? Et Gertrude se dit à elle-même que le colonel Delmour avoit bien raison de vouloir la tenir éloignée de ses réunions de famille. Elle ne s’abandonna alors qu’avec plus d’ardeur au cercle d’amusemens frivoles qui forment la seule occupation de toutes les personnes du grand ton, et qui, pleins d’attraits pour les âmes novices et irréfléchies, ne sont que vanité aux yeux de la raison et de l’expérience. Mistress Saint-Clair épuisoit les avis, les remontrances, même les menaces ; tout étoit inutile : elle n’avoit jamais possédé la tendresse de sa fille, et<noinclude> <references/></noinclude> 1gsxfb6cqv4awyhtf5709jn3b47rsjc Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/254 104 4936908 15908967 2026-07-07T21:46:29Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908967 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>maintenant elle avoit perdu sur elle l’ascendant de l’autorité. En outre la comtesse ne lui fournissoit pas souvent l’occasion de lui reprocher ses extravagances ; elle vivoit dans un tourbillon continuel au milieu duquel mistress Saint-Clair ne pouvoit la suivre. Elle avoit d’abord tenté de le faire ; mais il lui avoit fallu bientôt y renoncer ; leurs heures ne s’accordoient pas ; leurs engagemens n’étoient pas les mêmes ; chacune avoit son appartement, sa voiture, sa société à part. Gertrude étoit charmée de voir que sa mère eût toutes ses aises, et qu’elle fût reçue avec distinction et parût se plaire dans la famille du colonel Delmour. Quant à elle, ses matinées étoient consacrées ou à donner des séances à la moitié des peintres et des sculpteurs de Londres, pour satisfaire la vanité de son amant qui vouloit voir son image reproduite sous toutes les formes imaginables ; ou à se promener avec lui dans le parc ; ou à courir les boutiques avec lady Charles, ou quelque autre personne non moins<noinclude> <references/></noinclude> dgbl29p96kzmv6scjsk4si6jzgruij7 Page:Ferrier - L Heritage Tome 4.djvu/255 104 4936909 15908969 2026-07-07T21:47:44Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908969 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>frivole. Dans la soirée, les dîners, les bals, les spectacles, les concerts, se succédoient avec une telle rapidité qu’elle étoit à peine de retour d’une partie de plaisir, que déjà elle étoit en chemin pour voler à une autre. — Avouez, Gertrude, que c’est là jouir vraiment de la vie, lui dit un jour le colonel en la conduisant d’une assemblée brillante, où elle avoit réuni tous les suffrages, à un grand bal où elle ne devoit pas faire moins de conquêtes. — Tout ce qui manque, répondit-elle en souriant, c’est le temps de savourer ses jouissances ; car je ne saurois dire en vérité si je cours après le plaisir, ou si c’est lui qui court après moi ; tout ce que je puis dire, c’est qu’il me semble que nous courons toujours l’un après l’autre, sans jamais nous atteindre. — Demain je viendrai vous prendre ; nous irons faire un tour dans le Parc, dit Delmour, nous irons bien doucement ; pour que vous ayez une fois le temps de vous reconnoître.<noinclude> <references/></noinclude> h1yuxvjd41dbp89bo8akmo8mmb3zjj8 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/172 104 4936910 15908971 2026-07-07T21:49:42Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> — Ma chère Gertrude ! s’écria le colonel, frappé de consternation en sentant sa main froide, et en voyant le jeu involontaire de tous les muscles de son visage, parlez-moi ! Pour l’amour du ciel, parlez-moi ! — Vous m’aimez, Delmour, lui dit-elle enfin, je sais que vous n’aimez, et je…… mais qu’importe ? Je ne puis jamais être à vous. J’ai un récit bien étrange, bien terrible à vous faire, Frédéric, je……, je ne suis... » 15908971 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Ma chère Gertrude ! s’écria le colonel, frappé de consternation en sentant sa main froide, et en voyant le jeu involontaire de tous les muscles de son visage, parlez-moi ! Pour l’amour du ciel, parlez-moi ! — Vous m’aimez, Delmour, lui dit-elle enfin, je sais que vous n’aimez, et je…… mais qu’importe ? Je ne puis jamais être à vous. J’ai un récit bien étrange, bien terrible à vous faire, Frédéric, je……, je ne suis pas ce que je parois être, je ne suis pas comtesse de Rossville, je suis une mendiante. Elle se cacha le visage des deux mains, tandis que le colonel gardoit le silence de surprise. — C’est la vérité ; ils m’ont tout dit, tout, tout. Je suis la fille de cet homme ; il est mon père. Les efforts {{corr|qu elle|qu’elle}} faisoit pour parler avec fermeté changeoient jusqu’au son de sa voix, et le colonel en fut épouvanté. — Vous avez tort de vous affecter si vivement, ma chère Gertrude ; si votre<noinclude> <references/></noinclude> 03e4arm52jjleu9enbka6ubajtujg72 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/15 104 4936911 15908972 2026-07-07T21:49:46Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « tes ſes Pièces, ceux qui ſe font ſentis la hardieſſe de l'éxécution, l'ont laiſſé dire, & ſe font embarqués à voiles déployées ſur la Mer immenſe des Sonates, quoiqu'il déclamât contre, & malgré les Couplets chantés à leur deſavantage par une prémière Dame à Grénoble, ils ſe réduiſent à ce qu'il eſt plus aiſé & plus court de mépriſer la Science profonde, que de l'aquérir, & nous donnent occaſion d'éxaminer la nature de la S... » 15908972 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>tes ſes Pièces, ceux qui ſe font ſentis la hardieſſe de l'éxécution, l'ont laiſſé dire, & ſe font embarqués à voiles déployées ſur la Mer immenſe des Sonates, quoiqu'il déclamât contre, & malgré les Couplets chantés à leur deſavantage par une prémière Dame à Grénoble, ils ſe réduiſent à ce qu'il eſt plus aiſé & plus court de mépriſer la Science profonde, que de l'aquérir, & nous donnent occaſion d'éxaminer la nature de la Sonate, & ſi les railleries de Madame de C***, & les mépris affectés qu'en faiſoit le Père ''Marais'' ont un fondement ſolide. Mr. de Voltaire a bien raiſon d'avancer, que nous étions obligés de reconnoitre les Italiens pour nos maitres en beaucoup de choſes. Car en peut-on douter, lorsqu'on voit dans leur ''Galilée'' un ''Chriſtophle Colombe'' naviger le<noinclude> <references/></noinclude> qewfax2qqyj309g5aixb4noacita8aa Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/173 104 4936912 15908973 2026-07-07T21:51:09Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908973 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mère a fait un mariage qui la dégrade, cette dégradation ne s’étend pas jusqu’à vous, elle ne change rien à vos droits, elle ne diminue rien à l’attachement que je vous ai voué. — Ah ! Delmour, vous ne me comprenez pas ! Je vous dis que je suis la fille de… de Jacob Lewiston. Elle n’est pas ma mère ; j’ai usurpé un nom, un titre, qui ne m’appartenoient pas, mais je l’ignorois. L’affreuse vérité frappa alors l’esprit du colonel avec la rapidité de l’éclair et la force du tonnerre, et il resta consterné et saisi d’horreur. Tous deux gardèrent le silence quelques minutes ; mais le sein de Gertrude se soulevoit par suite d’une agitation qu’elle cherchoit à cacher, et ses yeux avoient un mouvement convulsif causé par les efforts qu’elle faisoit pour retenir ses larmes. — Juste ciel ! s’écria enfin le colonel en se frappant le front avec un air de désespoir ; Gertrude ! ma chère Gertrude ! non ! cela est impossible ! Vous êtes à moi, à moi pour toujours !<noinclude> <references/></noinclude> d3mcafvuys6u38yf40y4bxdddnqtyy3 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/174 104 4936913 15908976 2026-07-07T21:52:26Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908976 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Non, Delmour, dit Gertrude en retirant une main dont il s’étoit emparé, et en cherchant à affecter du calme et de la résignation quand elle avoit le cœur brisé ; non ! vous êtes libre ! Et elle prononça ces mots avec l’accent du désespoir. Il se leva, se mit à se promener dans l’appartement avec l’air d’un homme dont toutes les idées sont en désordre, et, s’arrêtant tout-à-coup, il s’écria : — Libre ! ô Gertrude ! Non ! je n’en crois rien, vous êtes à moi, vous serez à moi ! De par le ciel, tout cela est faux ! Vous ! vous la fille de ce… — Hélas ! il est mon père ! dit-elle en tressaillant. — Non ! il ne l’est pas ! il y a au fond de tout cela quelque complot infernal, mais je saurai le pénétrer. Il s’avança vers la porte, mais Gertrude le rappela. — Arrêtez, Delmour ! C’est de moi que vous devez tout apprendre. Je ne veux pas que ce soit un autre qui vous apprenne<noinclude> <references/></noinclude> 1ieqinjldv191clqcg0ldh62fm5c42q Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/175 104 4936914 15908978 2026-07-07T21:53:51Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908978 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>que vous avez aimé une mendiante, une fille coupable, innocemment coupable d’imposture. Et avec une énergie que lui donnoit le désespoir elle lui communiqua tous les détails que mistress Saint-Clair lui avoit donnés sur sa naissance. Lorsqu’elle eut fini de parler, le colonel ne répondit rien, et resta le visage appuyé sur son mouchoir, livré au plus violent chagrin. Tout le courage de Gertrude l’abandonna quand elle vit l’affliction profonde de son amant, et elle sentit qu’elle ne pourroit supporter plus long-temps une pareille scène. — Maintenant je vous ai tout appris, Delmour, lui dit-elle ; vous voyez que je ne suis pas ce que je croyois être ; il ne s’agit plus que de rendre publiques ma honte et mon ignominie, et de… de nous séparer. — Gertrude ! Si vous ne voulez pas me faire perdre la raison, ne me parlez pas ainsi ! Ah ! vous ne savez pas combien je vous aime, combien je vous adore.<noinclude> <references/></noinclude> cux51evhsrozqxhxxiwbfzhqcdxhb9i Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/176 104 4936915 15908979 2026-07-07T21:55:09Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908979 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Il saisit une de ses mains, la pressa sur ses lèvres, et l’arrosa de ses larmes. — Gertrude ! s’écria-t-il encore, vous ne m’avez jamais aimé comme je vous aime, ou vous ne seriez pas insensible à ce malheur ! Un foible sourire d’angoisse parut sur les lèvres de Gertrude, et une grosse larme coula lentement le long de sa joue décolorée. Un long et pénible silence s’ensuivit. Le colonel tenoit toujours une main de Gertrude, et sembloit en proie à une violente lutte intérieure. Tout à coup on entendit la voix de Lewiston qui sembloit donner quelques ordres avec le ton impérieux qui lui étoit ordinaire. Le sang monta au visage de Delmour ; il se leva précipitamment, et laissa tomber la main qu’il tenoit dans la sienne. Gertrude se leva aussi, le front couvert d’une sueur froide, et tremblant de tous ses membres. Mais, faisant un effort de désespoir, elle gagna la porte. En sortant de l’appartement elle crut entendre le co-<noinclude> <references/></noinclude> 7bewohj6sriszrcaqp10vbcti07qpka Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/193 104 4936916 15908980 2026-07-07T21:57:01Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908980 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>quelqu’un dont la présence ne lui fût pas agréable. Mistress Roberts se chargea d’aller elle-même faire part de cette opinion à M. Lewiston, qui, d’après quelques propos vagues qu’il avoit tenus aux domestiques, étoit alors généralement regardé dans le château comme mari de mistress Saint-Clair, et par conséquent beau-père de Gertrude. Cette idée fut confirmée par le départ soudain du colonel Delmour, et elle fit qu’il obtint de tous les domestiques respect et obéissance, quand, sans cette circonstance, il n’auroit été qu’un objet de mépris et de dérision. En apprenant la nouvelle que mistress Roberts venoit lui annoncer, il commença par jurer ; mais il se calma sur-le-champ ; et lui dit : — Eh bien, la bonne, ayez soin de votre maîtresse, et nourrissez-la bien. Point de vos panades et de vos eaux de gruau, comme vous les appelez ; par Jupiter ! j’aurois moi-même un accès de vapeurs si l’on me présentoit de pareilles drogues. Donnez-lui quelques viandes solides et<noinclude> <references/></noinclude> 98fubrg2utv6rc8tc69qixt57yq7r0z Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/194 104 4936917 15908981 2026-07-07T21:58:21Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908981 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>substantielles et de bon vin. Écoutez ! si vous pouviez vous procurer un cochon de lait bien gras, ce seroit précisément ce qui lui conviendroit, et je m’arrangerois du reste. Mais ayez soin de recommander à votre coquin de cuisinier français que les oreilles en soient bien croquantes, sans quoi, par Jupiter ! je ferai frire les siennes. Un instant, la bonne ! ajouta-t-il en voyant mistress Roberts, peu accoutumée à un pareil langage, faire un pas pour se retirer : — Allez dire à la comtesse que, comme je suis un homme raisonnable, et que je me conduis toujours bien, quand je suis bien traité, je lui donne vingt-quatre heures pour remettre en bon ordre son cerveau, son imagination, en un mot tout ce qui peut être dérangé en elle. En parlant ainsi il regarda à sa montre. Mais dites-lui bien qu’il faut qu’elle soit ponctuelle, et qu’elle se rende à son devoir. Qu’elle vienne me trouver dans ce salon avec une figure de bonne humeur, plus tôt si elle le veut, elle sera la bienvenue, mais pas<noinclude> <references/></noinclude> d66s5bop1age7xyzas4hwsbzll3xvg9 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/195 104 4936918 15908982 2026-07-07T21:59:30Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908982 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>une minute après les vingt-quatre heures, pas une seconde, par Jupiter ! N’oubliez pas le cochon de lait, et tâchez d’en trouver un de trois semaines. Mistress Roberts lui dit quelques mots pour insister sur la nécessité de consulter un médecin ; mais il l’interrompit en s’écriant : — Au diable vos docteurs ! vous dis-je ; s’il en entre un ici, je l’en ferai sortir par la fenêtre. Le meilleur remède c’est de boire et de manger. Et il sortit du salon en fredonnant une chanson de matelot. Il ordonna qu’on fît sortir des écuries, tous les chevaux, et les passa en revue dans la cour. Il en fit atteler quatre à une voiture, fit monter à cheval deux coureurs, comme s’il alloit faire un voyage, mais il ne fit qu’aller plusieurs fois d’un bout à l’autre de l’avenue. Enfin, s’ennuyant de cet exercice, il descendit de voiture, et se mit à jouer aux quilles avec les domestiques. Gertrude fut reconnoissante du répit<noinclude> <references/></noinclude> hpxixo9l0ti8gkkcxhju8mqqnpolt88 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/215 104 4936919 15908983 2026-07-07T22:01:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908983 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>autres, plutôt qu’à se livrer à ses propres chagrins ; et il ne tarda pas à maîtriser son agitation, pour pouvoir travailler à calmer celle de Gertrude. Ce ne fut pourtant que d’une voix tremblante qu’il put d’abord lui adresser la parole. — Ma chère Gertrude, lui dit-il, je sais qu’il seroit inutile de vous offrir des consolations dans ce premier moment de douleur. Mais si vous pouviez voir la main qui vous a ainsi frappée, lever les yeux vers le ciel, et dire : — Telle est la volonté de mon père céleste ! — Je le fais, dit Gertrude d’une voix presque inarticulée ; mais, hélas ! ce sentiment de pieuse résignation étoit encore bien foible dans son cœur. J’aurois pu supporter toute autre chose ; mais la honte, l’ignominie… Des sanglots lui coupèrent la parole. — Non, Gertrude ; vous êtes injuste envers vous-même et envers le ciel, si vous attachez une idée de dégradation personnelle à ce qui vous arrive. Il est vrai que<noinclude> <references/></noinclude> ea5rjhlsieprg8nfgz4nqvxpxbm14ig Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/216 104 4936920 15908984 2026-07-07T22:02:46Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908984 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous perdez un titre, un titre qui n’est que néant et vanité ; des richesses qui vous procuroient des plaisirs où vous ne trouviez peut-être que satiété ; mais vous êtes aujourd’hui plus véritablement noble que vous ne le paroissiez auparavant ; vous vous êtes élevée en vous abaissant volontairement ; vous êtes riche de tous les dons que vous a accordés votre créateur, et vous pouvez encore être plus heureuse que vous ne l’avez, que vous ne l’auriez jamais été, comme l’enfant favorisé de la fortune. Ah ! Gertrude ; si vous pouviez vous considérer avec mes yeux ! — Que verrais-je ? s’écria-t-elle avec amertume ; un être coupable d’imposture qui a usurpé un titre, un rang, des biens qui ne lui appartenoient pas ! — La douleur vous égare, Gertrude. Bien loin d’avoir été coupable {{corr|d’impos ure|d’imposture}}, vous en êtes la victime. Votre nom est pur et sans tache. Sa noblesse l’emportera sur ceux qui savent apprécier la vertu, aux yeux de celle que pourroit donner<noinclude> <references/></noinclude> 5dekmhnh1tpjyfk88y9yvthu14iu709 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/217 104 4936921 15908985 2026-07-07T22:04:06Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908985 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>l’art héraldique. Quelle différence entre l’honneur qu’on se fait d’être descendu d’illustres ancêtres, et celui que vous vous êtes assuré en renonçant volontairement à un rang que vous auriez pu conserver si vous aviez voulu devenir la complice d’un crime ; en ayant assez de noblesse d’âme pour fouler aux pieds une fortune et un rang qui n’avoient plus d’attraits pour vous, quand vous avez su que vous n’en jouissiez pas légitimement ! — Quel autre que vous me jugera ainsi ? — Quiconque aime la vertu, quiconque vous aime, Gertrude. — Quiconque m’aime ? répéta-t-elle d’un ton mélancolique ; et qui pourroit m’aimer, vile, abjecte, humiliée comme je le suis ? — Gertrude ! me demandez-vous bien qui pourroit vous aimer ? Elle garda le silence, car toutes ses pensées étoient au colonel Delmour. — Qui pourroit vous aimer ? répéta Lyndsay avec une émotion presque égale à<noinclude> <references/></noinclude> 04p8pdd5jj1o964goheu8zb7wec95om Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/218 104 4936922 15908986 2026-07-07T22:05:34Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908986 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>celle de Gertrude ; quiconque vous a véritablement aimée vous aimera encore, vous aimera plus que jamais. Je… Il s’interrompit, et se promena quelques instans avec un air agité, tandis que Gertrude, absorbée dans son chagrin, et faisant au colonel l’application de tout ce que disoit Lyndsay, ne se doutoit guère de ce qui se passoit dans le cœur de celui-ci. Au bout de quelques minutes, il reprit son calme ordinaire, et s’approchant d’elle il lui dit : — Gertrude, vous n’êtes pas en état de soutenir l’orage qui est venu fondre sur vous ; retirez-vous dans votre appartement, et laissez-moi le soin d’agir comme les circonstances l’exigent ; je vous promets de ne me porter à aucun acte de violence ; je supporterai tout par égard pour vous. — Vous n’avez déjà que trop fait pour moi, s’écria Gertrude en fondant en larmes mon meilleur, mon unique ami ! — Vous me regardez donc comme votre<noinclude> <references/></noinclude> o8x5zt39lsopi5fmkg3zo56rtj0320r Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/219 104 4936923 15908987 2026-07-07T22:07:10Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908987 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ami, Gertrude, comme votre tuteur ; comme votre frère ? Je serai tout cela pour vous. J’en prends Dieu à témoin. Gertrude ne put parler, mais elle pressa avec reconnoissance et sensibilité la main qui tenoit encore la sienne ; et, sachant qu’elle pouvoit compter sur les promesses de Lyndsay, elle consentit qu’il eût une entrevue avec son père sans qu’elle y fût présente, et à en attendre le résultat. Après avoir ainsi fortifié l’âme de Gertrude et calmé son esprit, Lyndsay se rendit à la bibliothèque, où il trouva Lewiston qui cherchoit en vain à déguiser sa rage, en examinant avec une apparence d’attention un livre sur lequel il étoit évident qu’il ne faisoit qu’exercer sa fureur. Il ne répondit point au salut que lui fit Lyndsay en entrant, mais il continua feuilleter un magnifique in-folio d’une manière qui auroit fait frissonner d’effroi un bibliomane, sifflant en même temps un air d’insouciance qui ne paroissoit pourtant nullement naturelle.<noinclude> <references/></noinclude> 1cg25hyrtyb78vgkxt7yyjwvdhajdix Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/220 104 4936924 15908988 2026-07-07T22:10:37Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908988 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Lyndsay resta quelques instans en silence, et lui dit ensuite : — Je viens d’apprendre une histoire bien étrange, Monsieur. — Vraiment dit Lewiston, les yeux fixés sur une gravure, comme s’il y eût pris grand intérêt et que s’ensuit-il ? — Que je voudrois vous entendre faire le même récit. — Vous le voudriez ? En ce cas, Monsieur, il faut d’abord vous donner la peine de me raconter la belle histoire que vous avez apprise, afin que nous puissions bien nous entendre l’un l’autre. Lyndsay lui répéta tout ce que Gertrude {{corr|ui|lui}} avoit dit, et ajouta : — Il est donc {{corr|inu ile|inutile}} de chercher à en imposer plus {{corr|long- emps|long-temps}} : la vérité ne peut plus se cacher ; mais, par égard pour une jeune personne {{corr|ue|que}} je n’avois connue jusqu’ici que comme {{corr|ne|une}} parente tendrement chérie, je {{corr|vou- rois|voudrois}} adoucir ce coup, faire le moins {{corr|d’é- lat|d’éclat}} possible, et… — Qu’elle aille au diable, la maudite<noinclude> <references/></noinclude> gpfk9k9evcemnwcensj67fgu1ri4nib Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/221 104 4936925 15908989 2026-07-07T22:12:01Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908989 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>idiote ! s’écria Lewiston dans un transport de rage ; et, se levant brusquement, repoussant son livre avec violence et renversant sa chaise, il se mit à se promener à grands pas en se mordant le pouce, en homme à qui il faut quelque chose sur quoi il puisse faire tomber sa fureur. Lyndsay étoit trop judicieux pour l’interrompre dans le premier moment ; et, quelque dégoûtant que fût pour lui le spectacle d’un homme en proie à l’agitation hideuse de la colère, il s’y soumit par amour pour Gertrude. Enfin Lewiston s’arrêta tout à coup, et se tournant vers lui il s’écria : — La sotte a-t-elle bavardé en présence de quelque autre, ou êtes-vous seul son père confesseur ? — Je ne sais si Gertrude n’a fait cet aveu qu’à moi, répondit Lyndsay ; car elle n’avoit pas prononcé devant lui le nom du colonel Delmour ; mais cette circonstance est peu importante, puisque tout doit être rendu public incessamment.<noinclude> <references/></noinclude> 8vh2u2cxdy5r2upl1n3hug3yxe6qm2z Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/222 104 4936926 15908990 2026-07-07T22:13:29Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908990 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Eh bien qu’elle soit punie de sa chienne de folie, dit Lewiston ; elle le mérite ; mais vous semblez avoir une fantaisie pour elle toute folle qu’elle est ? Et ayant l’air de se parler à lui-même, il ajouta : — Elle est jolie, très-jolie, je n’ai rien vu de plus joli ; elle fera sensation dans le New-Jersey, j’en disposerai avantageusement. Lyndsay tâcha d’être calme, même à l’idée de voir Gertrude, la belle, sa chère Gertrude, emmenée en Amérique par un tel sauvage, comme un objet de spéculation mercantile. — Quand même vous seriez ce que vous prétendez être, lui dit-il, il ne s’ensuivroit pas que Gertrude puisse être forcée à vous suivre, à résider avec vous. — Et que deviendroit-elle donc ? — C’est une question qu’il est inutile de discuter en ce moment ; mais soyez assuré qu’elle a des amis qui ont du crédit et de l’opulence, et qui ne l’abandonneront pas.<noinclude> <references/></noinclude> ogcojv19kxg32kbdg02vn2sqnrvkaa3 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/223 104 4936927 15908991 2026-07-07T22:15:05Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908991 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — C’est-à-dire que, quoique fille de Jacob Lewiston, vous l’épouseriez encore volontiers ? Eh bien ! puisque vous vous êtes pris de si belle passion pour elle, je vous dirai une chose. Si vous êtes seul instruit du secret, comme je le crois ; car, si cet autre étourneau l’avoit su, il ne se seroit pas envolé si vite, n’en sonnez mot, et je consentirai que vous l’épousiez ; elle reprendra son bon sens peu à peu, et elle se repentira d’avoir jasé si sottement. Bien entendu que vous m’assurerez de quoi vivre convenablement ; et, comme il paroît que nous ne nous convenons pas parfaitement, je retournerai dans mon pays, qui est le meilleur de tous après tout, et nous vivrons tranquillement chacun de notre côté, sur l’un des bords de la mer Atlantique. Que dites-vous à cela, Monsieur ? — Je dis que vous êtes un misérable, s’écria Lyndsay avec indignation, et avant que je croie que vous êtes ce que vous prétendez être, il faut que j’en aie les preuves les plus claires et les plus irrécusables. Je<noinclude> <references/></noinclude> rivsr6aoevb0uir467v13zxhz7xc7xp Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/224 104 4936928 15908992 2026-07-07T22:16:08Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908992 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne crois pas que vous soyez le père de Gertrude. — Et il fixa ses yeux sur lui, comme s’il avoit voulu lire au fond de son âme. Le sang monta au visage de Lewiston, et il garda le silence quelques instans. Mais reprenant bientôt un sang-froid forcé, il dit du ton brusque qui lui étoit habituel : — Que vous le croyiez ou non, je n’en suis pas moins ce que je dis, je suis Jacob Lewiston, de Perth-Amboy, dans le New Jersey ; et si vous ne m’en croyez pas, allez y voir, et vous l’apprendrez. — Cela peut être ; mais il peut s’y trouver plus d’un Jacob Lewiston. — Et n’ai-je pas ici la lettre de ma femme ? s’écria-t-il en tirant de sa poche un portefeuille qu’il montra avec un air de triomphe. N’ai-je pas fait mettre au bas le certificat du prêtre à qui elle l’avoit confié, et qui avoit juré de ne la remettre qu’à son mari ? Il est encore vivant, et il se présentera s’il le faut. D’ailleurs mistress Saint-Clair ne m’a-t-elle pas reconnu ? ne<noinclude> <references/></noinclude> 94vw6q4zqrwf1jzbpmnsobnovv8ww6d Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/225 104 4936929 15908993 2026-07-07T22:17:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908993 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>prêtera-t-elle pas serment de mon identité, quand elle en sera en état ? Que diable voulez-vous de plus ? — Tout cela est insuffisant pour… — Vous me jugez peut-être à la mine ? Je porte bien mon âge, j’en conviens ; mais je n’en ai pas moins trente-huit ans. Je me suis marié à dix-huit ; je n’en ai été que plus fou. — Rien de tout ce que vous pourrez dire n’aura le moindre effet pour dissiper mes doutes, et je… — Par Jupiter ! je m’en soucie fort peu ; dit Lewiston avec une indifférence affectée ; vous pouvez conserver vos doutes, que m’importe ? — Je les conserverai bien certainement jusqu’à ce que j’obtienne des témoignages plus dignes de foi que le vôtre. J’enverrai à Perth-Amboy un homme sur la prudence et la fidélité duquel je puisse entièrement compter, pour me procurer des preuves de votre identité. Quand il sera de retour, vous pourrez réclamer votre fille,<noinclude> <references/></noinclude> 3gj9a6swwy72gu3375xm1pdhexns0va Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/18 104 4936930 15908994 2026-07-07T22:18:23Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « L'appanage de la Proſe Muſicale eſt l'Harmonie, ſans laquelle la Sonate ne ſe tire pas de pair d'avec la platitude d'une Muſique d'Enfant de Chœur. Quoique le Père ''Marais'' eût: cette idée des Sonates, & qu'on pouvoit en faire tant qu'on vouloit, il ne faut pas l'en croire, non plus que ''Virgile'', ſur la nature des Ames. Il eſt beſoin d'un Génie heureux pour parvenir à une vraie beauté, & inconteſtable dans certaines Sonates. ''Corelly'' & M... » 15908994 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>L'appanage de la Proſe Muſicale eſt l'Harmonie, ſans laquelle la Sonate ne ſe tire pas de pair d'avec la platitude d'une Muſique d'Enfant de Chœur. Quoique le Père ''Marais'' eût: cette idée des Sonates, & qu'on pouvoit en faire tant qu'on vouloit, il ne faut pas l'en croire, non plus que ''Virgile'', ſur la nature des Ames. Il eſt beſoin d'un Génie heureux pour parvenir à une vraie beauté, & inconteſtable dans certaines Sonates. ''Corelly'' & Mr. ''Michel'' ſont les ''Boſſuets'', les ''Fénelons'', les ''Démoſthènes'', & les ''Cicérons'' de la Muſique, dont les Œuvres font aſſaut avec les Pièces de ''Marais'' & de ''Couperin'' comme la Proſe divine de ces illuſtres Orateurs & Prélats à la Poéſie d'''Homère'' & de ''Virgile''. On a écrit prémièrement en Poéſie les Hymnes aux Dieux.<noinclude> <references/></noinclude> qh67a8uifzdmpppvufqhlfnx4o6xfgh Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/230 104 4936931 15908995 2026-07-07T22:18:51Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908995 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nouvelles, répondit Gertrude d’une voix tremblante. — Restez y donc, Gertrude, mais souvenez-vous qu’il vous reste un asile, si vous daignez l’accepter. Ma maison est à votre disposition. Ma tante, mistress Lyndsay, dont vous m’avez déjà entendu parler, y demeurera avec vous. Vous l’aimeriez, si vous la connoissiez, car elle est bonne, sensible, compatissante, et elle sait ce que c’est que de souffrir. Quant à moi, il est probable que j’irai passer quelque temps sur le continent, ou bien… ; mais n’importe. Vous voyez qu’il n’existe aucun obstacle, promettez-moi donc,… — Jamais Lyndsay ! non, jamais je ne consentirai à être à charge à votre générosité. Je travaillerai, je mendierai. Ô Lyndsay ! comme vous déchirez mon cœur ! Et, penchant la tête sur une table, elle versa un torrent de larmes. — Pardon, ma chère Gertrude, si je vous ai affligée sans le vouloir. Dieu sait que j’étois bien loin d’en avoir l’intention.<noinclude> <references/></noinclude> csu34hvysfgub5np2204p5fu6nx7uti Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/231 104 4936932 15908996 2026-07-07T22:20:02Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908996 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Maintenant permettez-moi de vous engager à vous retirer dans votre appartement. Personne n’ira vous y troubler. Laissez-moi le soin du reste. Je vous promets qu’on n’emploiera aucune mesure violente contre Lewiston. Il sera traité comme s’il étoit votre père, quoique je ne le reconnoisse pas encore en cette qualité. — Mais ne devrois-je pas le revoir ? Ô Lyndsay ! si j’avois chassé mon père de ma présence ! Souffrez qu’il reste ici tant que j’y resterai. Il est mon père, il est impossible qu’il ne le soit pas, il n’auroit pu en imposer à mistress Saint-Clair. — Après un si long intervalle de temps, il est très-possible qu’elle se soit laissé tromper. Mais fiez-vous à moi, Gertrude ; je n’agirai pas avec rigueur, il ira chez moi, il y sera bien traité ; mais il ne peut rester sous le même toit que vous : vos forces n’y résisteroient pas. Calmée par ces assurances, Gertrude consentit enfin à se renfermer dans son appartement, et même à refuser la visite<noinclude> <references/></noinclude> 4x9hvw0r5of2kod9tmj74jqpfh6pkqo Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/232 104 4936933 15908997 2026-07-07T22:21:09Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908997 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de M. Lewiston, s’il demandoit à la voir. Lyndsay se rendit ensuite près de mistress Saint-Clair, dans l’espoir de tirer d’elle quelques nouveaux éclaircissemens, mais l’état dans lequel il la trouva lui démontra l’inutilité de faire aucune tentative à ce sujet, et il fit partir sur-le-champ deux exprès, l’un pour aller chercher le docteur Bruce, l’autre pour inviter M. et miss Black à se rendre au château le plus tôt possible. À peine avoit-il fait partir ses messagers, qu’il vit Lewiston entrer dans l’appartement où il étoit avec un air mêlé de confusion et d’effronterie. — Ainsi donc, Monsieur, lui dit-il, il paroît que vous voulez mettre tout en l’air dans le pays ? Deux hommes partant au grand galop comme si le diable les emportoit ! Que signifie tout cela ? Il faut que je voie ma fille ! — Vous la verrez quand vous aurez bien établi le droit que vous avez de lui donner ce nom. Jusqu’alors, comme je vous l’ai<noinclude> <references/></noinclude> 5l78jz92oehfvawx14e3lcqaipza7us Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/233 104 4936934 15908998 2026-07-07T22:22:19Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908998 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>déjà dit, j’userai de celui qui m’appartient comme son tuteur, et je ne souffrirai pas que vous la voyiez. Si vous aviez les sentimens d’un père, vous reconnoîtriez la prudence de cette conduite. — Les sentimens ! Par Jupiter ! on a eu beaucoup d’égards pour mes sentimens depuis que je suis au milieu de vous ! Je veux être écorché si j’ai jamais été traité de cette manière ! Mes sentimens ! De par tous les diables, on les a joliment ménagés, et je m’en souviendrai ! — Celle que vous appelez votre fille, Monsieur, n’oublie pas ce qui peut être dû à vos sentimens, quoique, d’après mon avis, elle refuse de recevoir votre visite, qui, dans les circonstances actuelles, ne pourroit servir qu’à l’agiter et à la chagriner. Elle désire vivement que vous soyez traité avec considération, que vous éprouviez toute l’indulgence possible, qu’on ne vous laisse manquer de rien ; et je me ferai un devoir d’exécuter ses intentions. — Que signifie tout ce bavardage ? que<noinclude> <references/></noinclude> 20v64n9sxnmyroe8c1ki3qyb0i73jcv Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/234 104 4936935 15908999 2026-07-07T22:23:36Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15908999 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>veulent dire cette considération et cette indulgence ? Entendez-vous qu’on me donnera une somme ronde d’argent ? Si c’est cela, à la bonne heure. Donnez-moi de l’argent, et je me charge de trouver de l’indulgence et de la considération. — Vous devez sentir que, si elle est votre fille, elle n’a rien à vous donner. Mais j’ai les moyens qui lui manquent ; et, lorsque je serai une fois convaincu que vous me dites la vérité, de manière ou d’autre, car la vérité est tout ce que j’exige de vous, nous pourrons peut-être en venir à des arrangemens. Lewiston resta quelques instans à réfléchir. L’oie a-t-elle caqueté devant d’autres que vous ? dit-il enfin ; j’ai besoin de le savoir. — Le colonel Delmour a été instruit de tous les détails que j’ai appris moi-même. Il est parti pour aller les communiquer à son frère, aujourd’hui comte de Rossville, et le consulter sur ce qu’il y a à faire. Je<noinclude> <references/></noinclude> rpblt9qtdr2aklkrh40oonhly65ujcd Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/235 104 4936936 15909000 2026-07-07T22:24:50Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15909000 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vous préviens que vous n’avez à attendre d’eux que fort peu d’indulgence. Ici Lewiston vomit d’horribles imprécations contre le colonel et contre Gertrude ; mais, après avoir lâché la bride à sa colère, il se calma tout à coup, et dit en changeant de ton : — Il vous en coûtera une jolie somme pour envoyer quelqu’un à New-Jersey, une jolie somme, je puis vous le garantir. — Je vous ai déjà dit que je suis disposé à faire un sacrifice pour parvenir à connoître la vérité quelle qu’elle puisse être. — Quoi ! même en supposant, songez que ce n’est qu’une supposition, que je ne sois pas le père de cette fille ? — Je serois peut-être disposé, dit Lyndsay, cherchant à cacher son émotion, à payer cette découverte plus cher que tout autre. Mais je vous répète que je ne désire que la vérité. Je suis sûr de la découvrir tôt ou tard ; ce sera l’affaire de quelques mois.<noinclude> <references/></noinclude> bbfnxcl2ga8n2h04dtc6hk8xyze66p5 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/236 104 4936937 15909001 2026-07-07T22:26:12Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15909001 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> — Et moi je vous répète qu’il vous en coûtera une jolie somme. — Je suis prêt à en faire le sacrifice. — Et quelle somme comptez-vous sacrifier ? Jusqu’où avez-vous dessein d’aller ? — Je n’épargnerai rien pour découvrir la fourberie et l’imposture ; mais ce n’est pas dire que j’aie dessein de les récompenser. J’ai peut-être tort de vous offrir d’entrer en arrangement avec vous ; mais le désir que j’ai d’assurer le repos de l’être qui souffre par suite de votre scélératesse peut me déterminer à… — Donnerez-vous un millier de livres sterling ? — Non. Je dépenserai davantage, s’il le faut, pour découvrir la vérité ; mais je ne paierai pas si généreusement le crime. — Au diable vos distinctions ! Donnerez-vous cinq cents livres ? Par Jupiter ! je n’en rabattrai pas un denier. — Si vous prêtez solennellement le serment de me dire toute la vérité, je ferai pour vous plus peut-être que je ne devrois<noinclude> <references/></noinclude> s2b45kxki0hd793dihnrptvqd9siyb0 Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/237 104 4936938 15909002 2026-07-07T22:27:14Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15909002 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>faire. Je vous rembourserai les frais de votre voyage d’Amérique ici ; je paierai les frais de votre passage pour y retourner, et je vous assurerai cinquante livres de revenu annuel, à condition que vous me donnerez la lettre dont vous m’avez parlé, et que vous ne remettrez jamais le pied dans la Grande-Bretagne. — J’aimerois mieux une somme ronde payée comptant. J’ai besoin de… — Il est inutile de discuter ce sujet plus long-temps. Si vous désirez une heure de réflexion, je vous l’accorde, mais pas une minute de plus. Je prendrai sur-le-champ telles mesures que je croirai nécessaires, et il est probable que vous vous repentirez d’avoir refusé mes offres, quand il sera trop tard pour pour les accepter. Lyndsay se retiroit, Lewiston le retint par le bras. — Eh bien voulez-vous mettre en noir et blanc tout ce que vous venez de dire ? Alors, alors, nous verrons.<noinclude> <references/></noinclude> l67wpewaao6gh07rjsgkf4b7ew1zy4b Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/238 104 4936939 15909003 2026-07-07T22:28:25Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15909003 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Lyndsay prit une plume et mit ses offres écrit. Lewiston prit le papier, le lut avec attention, toussa, rougit, eut l’air confus et embarrassé, et dit enfin en reprenant toute son effronterie : — Eh bien ! je ne suis pas le père de cette fille, cela est aussi vrai que nous existons vous et moi. Cet aveu fit couler dans les veines de Lyndsay une sensation inexprimable de plaisir, et peu s’en fallut qu’il ne courût sur-le-champ près de Gertrude pour lui annoncer cette heureuse nouvelle. Mais Lewiston continuoit à parler, et il l’écouta avec grande attention. — Non, je ne suis pas son père ; mais je suis du même sang cependant, le seul parent qui lui reste, soit dit en passant, et je porte le même nom. J’étois cousin germain de son père, et quand ce vieux radoteur de prêtre vint à Perth-Amboy, et demanda Jacob Lewiston, il étoit tout simple qu’on m’indiquât à lui. D’abord, ce fut pour m’amuser à ses dépens que je<noinclude> <references/></noinclude> 6ls3f38y3oj1gil0f42ij5j2mguuwlv Page:Ferrier - L Heritage Tome 5.djvu/239 104 4936940 15909004 2026-07-07T22:29:30Z Sapcal22 420 /* Corrigée */ 15909004 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>me fis passer pour un homme qui s’étoit noyé près de vingt ans auparavant ; mais quand je vis de quoi il s’agissoit, l’eau me vint à la bouche et… Mais je n’aime pas les longues histoires, et en voilà bien assez pour vous mettre au courant. Si vous voulez donc faire mettre bien régulièrement sur parchemin ce que vous avez écrit sur ce chiffon de papier, je vous souhaiterai le bonjour. — Il reste encore une chose à m’expliquer. Comment avez-vous pu en imposer si facilement à mistress Saint-Clair ? Elle avoit vu le véritable père de Gertrude. — C’est vrai, mais il y avoit près de vingt ans, et il y avoit entre nous quelque ressemblance, un air de famille. D’ailleurs j’avois cette lettre pour lui fermer la bouche, et, puisque j’étois maître de son secret, il ne lui importoit guère que je fusse ou non le père de cette fille ; je n’en avois pas moins la main sur elle. Ayant obtenu tous les renseignemens dont il avoit besoin, Lyndsay ne désiroit<noinclude> <references/></noinclude> pk3o3gzwffg9zymwz533wbivxyg7dz0 Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/493 104 4936941 15909005 2026-07-07T22:38:46Z Poslovitch 68529 /* Non corrigée */ 15909005 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||SAN — 483 — SAÔ}}</noinclude><section begin="SASSENAGE"/><nowiki/> '''SASSENAGE''', ''s. m.'' Fromage fait à Sassenage en Dauphiné. <section end="SASSENAGE"/> <section begin="SASSER"/>'''SASSER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Passer au sas ; ''fig. Sasser et ressasser'', examiner avec soin. <section end="SASSER"/> <section begin="SATAN"/>'''SATAN''', ''s. m.'' Nom donné au démon dans l’Écriture. <section end="SATAN"/> <section begin="SATANIQUE"/>'''SATANIQUE''', ''adj. 2 g.'' De Satan, du démon. <section end="SATANIQUE"/> <section begin="SATELLITE"/>'''SATELLITE''', ''s. m.'' Homme armé qui est aux gages d’un autre pour être le ministre de ses violences ; (''t. d’astron.'') petite planète qui tourne autour d’une plus grande. <section end="SATELLITE"/> <section begin="SATIÉTÉ"/>'''SATIÉTÉ''', ''s. f.'' Réplétion d’aliments qui va jusqu’au dégoût ; ''fig.'' Dégoût produit par un usage immodéré. <section end="SATIÉTÉ"/> <section begin="SATIN"/>'''SATIN''', ''s. m.'' Étoffe de soie plate, douce, moelleuse et lustrée. <section end="SATIN"/> <section begin="SATINADE"/>'''SATINADE''', ''s. f.'' Étoffe très mince qui imite le satin. <section end="SATINADE"/> <section begin="SATINAGE"/>'''SATINAGE''', ''s. m.'' Action de satiner ; étoffe ou papier satiné. <section end="SATINAGE"/> <section begin="SATINER"/>'''SATINER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Donner à une étoffe, à un ruban, l’apprêt du satin ; —, ''v. n.'' Avoir l’éclat du satin. <section end="SATINER"/> <section begin="SATIRE"/>'''SATIRE''', ''s. f.'' Ouvrage en prose ou en vers qui censure ou tourne en ridicule les vices, les sottises des hommes ; écrit, discours piquant et médisant. <section end="SATIRE"/> <section begin="SATIRIQUE"/>'''SATIRIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui appartient à la satire ; enclin à la médisance. <section end="SATIRIQUE"/> <section begin="SATIRIQUEMENT"/>'''SATIRIQUEMENT''', ''adv.'' D’une manière satirique. <section end="SATIRIQUEMENT"/> <section begin="SATIRISER"/>'''SATIRISER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Railler d’une manière piquante et satirique. <section end="SATIRISER"/> <section begin="SATISFACTION"/>'''SATISFACTION''', ''s. f.'' Contentement, réparation d’une offense ; expiation d’une faute. <section end="SATISFACTION"/> <section begin="SATISFACTOIRE"/>'''SATISFACTOIRE''', ''adj. 2 g.'' 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Fromage fait à Sassenage en Dauphiné. <section end="SASSENAGE"/> <section begin="SASSER"/>'''SASSER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Passer au sas ; ''fig. Sasser et ressasser'', examiner avec soin. <section end="SASSER"/> <section begin="SATAN"/>'''SATAN''', ''s. m.'' Nom donné au démon dans l’Écriture. <section end="SATAN"/> <section begin="SATANIQUE"/>'''SATANIQUE''', ''adj. 2 g.'' De Satan, du démon. <section end="SATANIQUE"/> <section begin="SATELLITE"/>'''SATELLITE''', ''s. m.'' Homme armé qui est aux gages d’un autre pour être le ministre de ses violences ; (''t. d’astron.'') petite planète qui tourne autour d’une plus grande. <section end="SATELLITE"/> <section begin="SATIÉTÉ"/>'''SATIÉTÉ''', ''s. f.'' Réplétion d’aliments qui va jusqu’au dégoût ; ''fig.'' Dégoût produit par un usage immodéré. <section end="SATIÉTÉ"/> <section begin="SATIN"/>'''SATIN''', ''s. m.'' Étoffe de soie plate, douce, moelleuse et lustrée. <section end="SATIN"/> <section begin="SATINADE"/>'''SATINADE''', ''s. f.'' Étoffe très mince qui imite le satin. <section end="SATINADE"/> <section begin="SATINAGE"/>'''SATINAGE''', ''s. m.'' Action de satiner ; étoffe ou papier satiné. <section end="SATINAGE"/> <section begin="SATINER"/>'''SATINER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Donner à une étoffe, à un ruban, l’apprêt du satin ; —, ''v. n.'' Avoir l’éclat du satin. <section end="SATINER"/> <section begin="SATIRE"/>'''SATIRE''', ''s. f.'' Ouvrage en prose ou en vers qui censure ou tourne en ridicule les vices, les sottises des hommes ; écrit, discours piquant et médisant. <section end="SATIRE"/> <section begin="SATIRIQUE"/>'''SATIRIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui appartient à la satire ; enclin à la médisance. <section end="SATIRIQUE"/> <section begin="SATIRIQUEMENT"/>'''SATIRIQUEMENT''', ''adv.'' D’une manière satirique. <section end="SATIRIQUEMENT"/> <section begin="SATIRISER"/>'''SATIRISER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Railler d’une manière piquante et satirique. <section end="SATIRISER"/> <section begin="SATISFACTION"/>'''SATISFACTION''', ''s. f.'' Contentement, réparation d’une offense ; expiation d’une faute. <section end="SATISFACTION"/> <section begin="SATISFACTOIRE"/>'''SATISFACTOIRE''', ''adj. 2 g.'' Expiatoire. <section end="SATISFACTOIRE"/> <section begin="SATISFAIRE"/>'''SATISFAIRE''' (se conj. sur ''Faire''), ''v. a.'' Contenter, donner sujet de contentement ; payer ; —, ''v. n.'' Faire ce qu’on doit ; ''se —, v. pr.'' Contenter son désir ; tirer vengeance. <section end="SATISFAIRE"/> <section begin="SATISFAISANT, SATISFAISANTE"/>'''SATISFAISANT, E''', ''adj.'' Qui satisfait. <section end="SATISFAISANT, SATISFAISANTE"/> <section begin="SATRAPE"/>'''SATRAPE''', ''s. m.'' Gouverneur de province (chez les anciens Perses). <section end="SATRAPE"/> <section begin="SATRAPIE"/>'''SATRAPIE''', ''s. f.'' Gouvernement d’un satrape. <section end="SATRAPIE"/> <section begin="SATURATION"/>'''SATURATION''', ''s. f.'' État d’un corps saturé. <section end="SATURATION"/> <section begin="SATURER"/>'''SATURER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Mettre dans un liquide la quantité de matière qu’il peut dissoudre. <section end="SATURER"/> <section begin="SATURNALES"/>'''SATURNALES''', ''s. f. pl.'' Fêtes en l’honneur de Saturne. <section end="SATURNALES"/> <section begin="SATURNE"/>'''SATURNE''', ''s. m.'' Le dieu du temps, chez les païens ; une des planètes ; (''t. de chim.'') le plomb. <section end="SATURNE"/> <section begin="SATYRE"/>'''SATYRE''', ''s. m.'' Demi-dieu moitié homme et moitié bouc ; genre de papillons ; —, ''s. f.'' Poëme mordant dont les Satyres étaient les principaux personnages (chez les Grecs). <section end="SATYRE"/> <section begin="SATYRIQUE"/>'''SATYRIQUE''', ''adj. 2 g.'' Qui a rapport aux Satyres. <section end="SATYRIQUE"/> <section begin="SAUCE"/>'''SAUCE''', ''s. f.'' Assaisonnement liquide, où il entre du sel, des épices, etc. <section end="SAUCE"/> <section begin="SAUCER"/>'''SAUCER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Tremper dans la sauce ; ''pop.'' Gronder ; mouiller. <section end="SAUCER"/> <section begin="SAUCIÈRE"/>'''SAUCIÈRE''', ''s. f.'' Vase pour servir des sauces. <section end="SAUCIÈRE"/> <section begin="SAUCISSE"/>'''SAUCISSE''', ''s. f.'' Boyau de porc ou d’autre animal, rempli de viande crue, hachée et assaisonnée ; rouleau plein de poudre d’artifice. <section end="SAUCISSE"/> <section begin="SAUCISSON"/>'''SAUCISSON''', ''s. m.'' Grosse saucisse de très-haut goût ; charge de poudre mise en rouleau dans de la toile pour faire jouer une mine. <section end="SAUCISSON"/> <section begin="SAUF, SAUVE"/>'''SAUF, SAUVE''', ''adj.'' Qui n’est point endommagé, qui est hors de péril ; ''sauf, prép.'' Sans blesser, sans donner atteinte à, sans préjudice de ; excepté. <section end="SAUF, SAUVE"/> <section begin="SAUF-CONDUIT"/>'''SAUF-CONDUIT''' (''au pl. sauf-conduits''), ''s. m.'' Permission donnée à quelqu’un, par l’autorité publique, d’aller, de séjourner un certain temps dans quelque endroit, et de s’en retourner librement. <section end="SAUF-CONDUIT"/> <section begin="SAUGE"/>'''SAUGE''', ''s. f.'' Plante aromatique. <section end="SAUGE"/> <section begin="SAUGRENU, SAUGRENUE"/>'''SAUGRENU, UE''', ''adj.'' Absurde, ridicule. <section end="SAUGRENU, SAUGRENUE"/> <section begin="SAULE"/>'''SAULE''', ''s. m.'' Arbre qui croît dans les lieux humides. <section end="SAULE"/> <section begin="SAUMÂTRE"/>'''SAUMÂTRE''', ''adj. 2 g.'' Qui est d’un goût approchant de celui de l’eau de mer. <section end="SAUMÂTRE"/> <section begin="SAUMON"/>'''SAUMON''', ''s. m.'' Poisson de mer<section end="SAUMON"/><noinclude> <references/></noinclude> odr61gwjyxhgz6xvgcpq5ssusxrfuw6 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/16 104 4936942 15909006 2026-07-07T22:41:21Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « prémier par la ſubſtance éthérée, pour accrocher, fonder & méſurer les Corps immenſes qui voguent parmi, d'autre grandeur que les Cyclades auxquelles ''Virgile'' compare les Vaiſſeaux d'''Actium''. Quand on rencontre dans un de leurs Médecins l'inventeur du Thermomètre, pour éprouver le dégré d'une fièvre par celui de l'efferveſcence de la liqueur. Lorsqu'on trouve que ce climat a produit les Princes de l'Architecture, ''Michel Ange'', le ''Pall... » 15909006 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>prémier par la ſubſtance éthérée, pour accrocher, fonder & méſurer les Corps immenſes qui voguent parmi, d'autre grandeur que les Cyclades auxquelles ''Virgile'' compare les Vaiſſeaux d'''Actium''. Quand on rencontre dans un de leurs Médecins l'inventeur du Thermomètre, pour éprouver le dégré d'une fièvre par celui de l'efferveſcence de la liqueur. Lorsqu'on trouve que ce climat a produit les Princes de l'Architecture, ''Michel Ange'', le ''Palladio'', & ''Scamozi''; ceux de la Peinture, ''Raphaël'', le ''Titien'', & le ''Corrège''. Quand on continue ſa route on ſe ſent arrêté, ſans pouvoir paſſer outre, par ''Corelli'' (<ref>''Quo me feſſum rapis, Corelli, tu maximus ille es.''</ref>). Il eft queftion ſi cet Inventeur<noinclude> <references/></noinclude> jc72zrtzbri2lvl5wpanuzuv3emr66t 15909007 15909006 2026-07-07T22:41:52Z Homunculus simplex 158836 15909007 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>prémier par la ſubſtance éthérée, pour accrocher, fonder & méſurer les Corps immenſes qui voguent parmi, d'autre grandeur que les Cyclades auxquelles ''Virgile'' compare les Vaiſſeaux d'''Actium''. Quand on rencontre dans un de leurs Médecins l'inventeur du Thermomètre, pour éprouver le dégré d'une fièvre par celui de l'efferveſcence de la liqueur. Lorsqu'on trouve que ce climat a produit les Princes de l'Architecture, ''Michel Ange'', le ''Palladio'', & ''Scamozi''; ceux de la Peinture, ''Raphaël'', le ''Titien'', & le ''Corrège''. Quand on continue ſa route on ſe ſent arrêté, ſans pouvoir paſſer outre, par ''Corelli''<ref>''Quo me feſſum rapis, Corelli, tu maximus ille es.''</ref>. Il eft queftion ſi cet Inventeur<noinclude> <references/></noinclude> 1ghut89wk6c4vgwox39ascl7icdk3p2 Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/17 104 4936943 15909008 2026-07-07T22:47:06Z Homunculus simplex 158836 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de la Sonate n'auroit pas tout d'un coup ſaiſi le bon, dans la Muſique Inſtrumentale ; & de même qu'''Homère'' ne trouvant dans le paſſé perſonne qu'il imitât, il ne ſe rencontra non plus à l'avenir perſonne dont il fut imité. Pour éclaircir ce fait conſiſtant dans le mérite de la Sonate, & par conſéquent de celui qui y a excellé, il y a deux remarques à faire très importantes. La prémière que dans la Muſique, de même que dans le Diſ... » 15909008 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Homunculus simplex" /></noinclude>de la Sonate n'auroit pas tout d'un coup ſaiſi le bon, dans la Muſique Inſtrumentale ; & de même qu'''Homère'' ne trouvant dans le paſſé perſonne qu'il imitât, il ne ſe rencontra non plus à l'avenir perſonne dont il fut imité. Pour éclaircir ce fait conſiſtant dans le mérite de la Sonate, & par conſéquent de celui qui y a excellé, il y a deux remarques à faire très importantes. La prémière que dans la Muſique, de même que dans le Diſcours, il y a à diſtinguer Poéſie & Proſe. La ſeconde eſt la notable différence entre l'Harmonie & le Chant. Les Italiens recherchent par deſſus tout, l'une, & les François ſacrifient tout à l'autre. Le caractère de la Poéſie Muſicale eſt le Chant. Il ſe trouve: dans toutes les Pièces Françoiſes de Viole & de Clavecin.<noinclude> <references/></noinclude> tghv4a43xuao39smd1uapg8l5jmyxxy Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/57 104 4936944 15909012 2026-07-07T23:23:22Z Charlie Main 163941 /* Corrigée */ 15909012 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/> nombre impair de variations. Entre deux termes de même signe, il n’y a pas de variation ou il y a un nombre pair de variations. Le nombre des variations ou des permanences d’une suite ne change pas quand on change les signes de tous les termes. ''Exemple I. — Echiquier anallagmatique de Sylvester.'' — L’échiquier anallagmatique est un carré formé de cases noires et blanches, en nombre égal ou inégal, de telle sorte que, pour deux lignes ou pour deux colonnes quelconques, le nombre de variations des couleurs est toujours égal au nombre des permanences. On a les deux échiquiers anallagmatiques et complémentaires <math>A</math> et <math>B</math>, de deux cases de côté ; aux cases blanches de l’un correspondent des cases noires dans l’autre (''fig.'' 18). Avec ces deux échiquiers, on formera de même les échiquiers complémentaires de quatre cases de côté <math>A'</math> et <math>B'</math>. Si, dans cette figure, on remplace respectivement <math>A</math> et <math>B</math> par <math>A'</math> et <math>B'</math>, on obtient les échiquiers complémentaires de huit cases de côté et ainsi de suite, en doublant le nombre des cases sur chaque côté. D’ailleurs, il est évident que l’on peut déduire {| style=" margin: auto; border-collapse: collapse; text-align:center; " |+ Fig. 18. |- <!-- L1, A --> | style=" width: 30px; height: 30px; " | | style=" width: 30px; " | | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, B --> | style=" width: 30px; " | | style=" width: 30px; " | | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, A'--> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, B'--> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, S--> | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; height: 30px; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | |- <!-- L2, A --> | colspan=2 border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; | <math>A</math> <!-- L2, B --> | colspan=2 border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; | <math>B</math> <!-- L2, A' --> <!-- L2, B' --> <!-- L2, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- <!-- L3, A --> | style=" height: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | <!-- L3, B --> | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | <!-- L3, A'--> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> <!-- L3, B'--> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> <!-- L3, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- <!-- L4, A --> | style=" height: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | <!-- L4, B --> | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | <!-- L4, A' --> <!-- L4, B' --> <!-- L4, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- | colspan=2 | <math>A</math> | colspan=2 | <math>B</math> | colspan=2 | <math>A'</math> | colspan=2 | <math>B'</math> | colspan=5 | <math>S</math> |} {{c|Échiquiers anallagmatiques.}} {{G|d’un échiquier anallagmatique un grand nombre d’autres, soit en échangeant deux rangées quelconques, soit en changeant les couleurs des cases d’une rangée quelconque. Le dernier carré <math>S</math> est un échiquier anallagmatique indiqué par {{sc|Sylvester}} ; il a été reproduit comme dallage, en marbre blanc et rose.}} ''Exemple II. — Amusements par les jetons.'' — Voir le n° 701 du journal La Nature.<noinclude> <references/></noinclude> tg3igpjvnbt00kwhbzusfboqtx3itsf 15909015 15909012 2026-07-07T23:29:07Z Charlie Main 163941 15909015 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/> nombre ''impair'' de variations. Entre deux termes de même signe, il n’y a pas de variation ou il y a un nombre pair de variations. Le nombre des variations ou des permanences d’une suite ne change pas quand on change les signes de tous les termes. ''Exemple I. — Echiquier anallagmatique de Sylvester.'' — L’échiquier anallagmatique est un carré formé de cases noires et blanches, en nombre égal ou inégal, de telle sorte que, pour deux lignes ou pour deux colonnes quelconques, le nombre de variations des couleurs est toujours égal au nombre des permanences. On a les deux échiquiers anallagmatiques et complémentaires <math>A</math> et <math>B</math>, de deux cases de côté ; aux cases blanches de l’un correspondent des cases noires dans l’autre (''fig.'' 18). Avec ces deux échiquiers, on formera de même les échiquiers complémentaires de quatre cases de côté <math>A'</math> et <math>B'</math>. Si, dans cette figure, on remplace respectivement <math>A</math> et <math>B</math> par <math>A'</math> et <math>B'</math>, on obtient les échiquiers complémentaires de huit cases de côté et ainsi de suite, en doublant le nombre des cases sur chaque côté. D’ailleurs, il est évident que l’on peut déduire {| style=" margin: auto; border-collapse: collapse; text-align:center; " |+ Fig. 18. |- <!-- L1, A --> | style=" width: 30px; height: 30px; " | | style=" width: 30px; " | | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, B --> | style=" width: 30px; " | | style=" width: 30px; " | | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, A'--> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, B'--> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=2 style=" width: 60px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=5 style=" width: 30px; <--! separator --> " | <!-- L1, S--> | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; height: 30px; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" width: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | |- <!-- L2, A --> | colspan=2 border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; | <math>A</math> <!-- L2, B --> | colspan=2 border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; | <math>B</math> <!-- L2, A' --> <!-- L2, B' --> <!-- L2, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- <!-- L3, A --> | style=" height: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | <!-- L3, B --> | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | <!-- L3, A'--> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> <!-- L3, B'--> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>B</math> | rowspan=2 style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; " | <math>A</math> <!-- L3, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- <!-- L4, A --> | style=" height: 30px; border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | <!-- L4, B --> | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-right:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | <!-- L4, A' --> <!-- L4, B' --> <!-- L4, S--> | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: white; " | | style=" border-top:solid 1px black; border-bottom:solid 1px black; border-left:solid 1px black; background-color: grey; " | |- | colspan=2 | <math>A</math> | colspan=2 | <math>B</math> | colspan=2 | <math>A'</math> | colspan=2 | <math>B'</math> | colspan=5 | <math>S</math> |} {{c|Échiquiers anallagmatiques.}} {{G|d’un échiquier anallagmatique un grand nombre d’autres, soit en échangeant deux rangées quelconques, soit en changeant les couleurs des cases d’une rangée quelconque. Le dernier carré <math>S</math> est un échiquier anallagmatique indiqué par {{sc|Sylvester}} ; il a été reproduit comme dallage, en marbre blanc et rose.}} ''Exemple II. — Amusements par les jetons.'' — Voir le n° 701 du journal ''La Nature''. {{Séparateur4}}<noinclude> <references/></noinclude> fs1l7cs1hh80cbxa3hsscaabp7hw00m Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/39 104 4936945 15909018 2026-07-08T00:00:26Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| treprendre ce grand travail, lui promettant son aide<sup>40</sup> et ses conseils. Jean de Wavrin se mit dès lors à l'œuvre, recueillit des matériaux et parvint enfin à en composer quatre volumes<sup>41</sup>, divisés chacun en six livres; le premier commençant aux temps fabuleux de l'île d'Albion, et le quatrième finissant à la mort de Henri IV (1413). Dix ans après l'achèvement de ce premier travail, vers 1455, il entreprit de le continuer. «S.... 15909018 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXXII| NOTICE.|{{caché|XXXII}}|}}</noinclude>{{a| treprendre ce grand travail, lui promettant son aide<sup>40</sup> et ses conseils. Jean de Wavrin se mit dès lors à l'œuvre, recueillit des matériaux et parvint enfin à en composer quatre volumes<sup>41</sup>, divisés chacun en six livres; le premier commençant aux temps fabuleux de l'île d'Albion, et le quatrième finissant à la mort de Henri IV (1413). Dix ans après l'achèvement de ce premier travail, vers 1455, il entreprit de le continuer. «Sentant, dit-il, que fort aprouchoye de viellesse, et que plus ne povoye sievir ne frequenter les armes, ne faire longz voyages, comme aultresfois ay fait avec vous (Waleran), et aussy en la compaignie d'aultres pluiseurs princes et chevaliers, dont, par plaisir de Dieu, Nostre Seigneur, suis party sans affolure ou villaine reproche...., me ingeray de voloir emprendre et ''achever'' ceste euvre jusques au couronnement du roy Edouard IV (1461). » Cette reprise de ses Chroniques comprend tout le cinquième volume et les trois premiers livres du sixième : c'est arrivé à ce point qu'il paraît avoir livré à Waleran son ouvrage, précédé du Prologue à lui adressé. |0|0}} {{a| Wavrin passa en Angleterre, en 1467, à la suite d'Antoine, bâtard de Bourgogne, qui allait faire des armes avec le seigneur d'Escalle, frère de la reine. On peut d'autant plus s'étonner de ne trouver dans sa chronique aucun détail sur ce combat, qu'il fut un des seigneurs présidant au conseil du bâtard de Bourgogne pour régler les conditions de ce fait d'armes<sup>42</sup>. Il s'en abstient, dit-il, «pour briefté: et eust esté, ajoute-t-il, la feste plus pleniere, se ne feussent les |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> 18bsxzdfjzfc24or6tbnf9pk024sqod 15909019 15909018 2026-07-08T00:00:41Z AnteScribe 163021 15909019 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|XXXII| NOTICE.|{{caché|XXXII}}|}} {{brn|1}}</noinclude>{{a| treprendre ce grand travail, lui promettant son aide<sup>40</sup> et ses conseils. Jean de Wavrin se mit dès lors à l’œuvre, recueillit des matériaux et parvint enfin à en composer quatre volumes<sup>41</sup>, divisés chacun en six livres ; le premier commençant aux temps fabuleux de l’île d’Albion, et le quatrième finissant à la mort de Henri IV (1413). Dix ans après l’achèvement de ce premier travail, vers 1455, il entreprit de le continuer. « Sentant, dit-il, que fort aprouchoye de viellesse, et que plus ne povoye sievir ne frequenter les armes, ne faire longz voyages, comme aultresfois ay fait avec vous (Waleran), et aussy en la compaignie d’aultres pluiseurs princes et chevaliers, dont, par plaisir de Dieu, Nostre Seigneur, suis party sans affolure ou villaine reproche…., me ingeray de voloir emprendre et ''achever'' ceste euvre jusques au couronnement du roy Edouard IV (1461). » Cette reprise de ses Chroniques comprend tout le cinquième volume et les trois premiers livres du sixième : c’est arrivé à ce point qu’il paraît avoir livré à Waleran son ouvrage, précédé du Prologue à lui adressé. |0|0}} {{a| Wavrin passa en Angleterre, en 1467, à la suite d’Antoine, bâtard de Bourgogne, qui allait faire des armes avec le seigneur d’Escalle, frère de la reine. On peut d’autant plus s’étonner de ne trouver dans sa chronique aucun détail sur ce combat, qu’il fut un des seigneurs présidant au conseil du bâtard de Bourgogne pour régler les conditions de ce fait d’armes<sup>42</sup>. Il s’en abstient, dit-il, « pour briefté : et eust esté, ajoute-t-il, la feste plus pleniere, se ne feussent les |0|2}}<noinclude> <references/></noinclude> q27lcite046bvjd5s1tjdnvqk45w2hz Page:Crenne - Songe (1541).djvu/131 104 4936946 15909021 2026-07-08T00:21:44Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15909021 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pource l’homme n’est pas parfaicte ymage de la divinité : Mais Jesuchrist seul fut la parfaicte ymage de dieu pour l’equalité entre luy & dieu son pere. On pourroit arguer que la femme n’est pas l’ymage de Dieu, pource que dict saint {{corr|paul|Paul}} au chapitre .{{rom-min|xi}}. de l’epistre aux Corinthiens : L’homme est ymage de Dieu, & la femme ymage de l’homme : & au .{{rom-min|viii}}. chapitre des Romains, dict saint Paul, que les predestinez seulement, c’est à dire, ceulx que Dieu a ordonné debvoir estre beatifiez de la fruition divine, auront l’ymage de Dieu & non pas les negligens, c’est à dire, ceulx dont la prescience divine a sceu la damnation. On peult respondre à ceste question, qu’en dieu ya aulcunes choses, en quoy l’homme & la femme conviennent, comme en l’ame representant unité d’essence & trinité de per-<noinclude> <references/></noinclude> 9fedfw444yrm0l6qe5v4oe2i71izqba Page:De Wavrin - Anchiennes cronicques d’Engleterre, tome 1.djvu/40 104 4936947 15909022 2026-07-08T00:23:02Z AnteScribe 163021 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| nouvelles quy sourvinrent de la mort du noble duc Phelippe de Bourgoigne, desqueles feusmes grandement troublez ; car ''je, acteur'', y estoie avec les autres<sup>43</sup>. » |0|0}} {{a| Le comte de Warwick étant venu à Saint-Omer, en 1469 vers le duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, Wavrin raconte que, « apres tous festoiemens et bonnes chiers faites au conte, il prinst congié du duc et de la ducesse, si s’en retyra à Calaix ; et, d’autre pa... 15909022 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr|{{caché|XXXIII}}|NOTICE.|XXXIII}}</noinclude>{{a| nouvelles quy sourvinrent de la mort du noble duc Phelippe de Bourgoigne, desqueles feusmes grandement troublez ; car ''je, acteur'', y estoie avec les autres<sup>43</sup>. » |0|0}} {{a| Le comte de Warwick étant venu à Saint-Omer, en 1469 vers le duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, Wavrin raconte que, « apres tous festoiemens et bonnes chiers faites au conte, il prinst congié du duc et de la ducesse, si s’en retyra à Calaix ; et, d’autre part, le duc se desloga de Saint Omer, et s’en alla à Ypre. Aussi fist la ducesse sa femme, lesquelz ne pensoient gueres aux affaires du roy Edouard d’Engleterre, qui luy venoient au pourchas et enhortement dudit conte de Warewic, en ce tempore. » |0|2}} {{a| « ''Et moy acteur de ces Croniques, desirant scavoir et avoir matieres veritables pour le parfait de mon euvre'', prins congié au duc de Bourgoigne, adfin de aller jusques à Callaix ; lequel il me ottroia, pour ce qu’il estoit bien adverty que ledit conte de Warewic m’avoit promis, se je le venoie veoir à Callaix, qu’il me feroit bonne chiere, et me bailleroit homme qui m’adrescheroit à tout ce que je voldroie demander touchant ces matieres. Si fus vers lui, où il me tint ix jours en me faisant grant chiere et honneur ; mais de ce que je queroie me fist bien peu d’adresse, combien qu’il me promist que, se au bout de deux mois je retournoie vers luy, il me furnisoit partie de ce que je resqueroie ; et, au congié prendre de luy, il me deffrea de tous poins, et me donna une belle haquenee. 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La seconde convenance entre Dieu & l’homme est, qu’ainsi que du costé de Jesuchrist dormant en la croix, fut formée, & descendit l’eglise espouse de Dieu : ainsi de la coste de Adam dormant fut formée Eve la premiere femme son espouse. La tierce est, qu’ainsi que Dieu est chef de l’eglise : aussi l’homme est chef, seigneur & superieur de la femme. Et la quarte similitude est, ce que {{corr|Seusuali|Sensuali}}-<noinclude> <references/></noinclude> 8bbupfqbhenjk9rptpiwcbewgjfjipl Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/432 104 4936949 15909026 2026-07-08T00:49:53Z Chlg 6764 /* Corrigée */ 15909026 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki /> {{t5|XXIII. ''LA GUERRE QUI EST DANS L’AVENIR IMPORTUNE LES DEVINS.''}} {{c|(Autre titre : {{sc|''les devins pressentent la guerre.''}})}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 193.| {{Toute la lyre/var|Ils n’ont autour d’eux, |seuls|nus au fond des solitudes…}} {{Toute la lyre/variante|Jamais leur toi|songeurs }} {{Toute la lyre/variante||Jamais vers ces vieillards ne vient }} {{Toute la lyre/variante||''Leur    oreille    jamais    n’entend''}} Jamais leur toit de joncs n’attire un pas humain. {{Toute la lyre/var|— Jusques à quand, |songeurs troublés dans|troublés au fond de nos retraites…}} }} {{t5|XXIV. ''AH ! PRENEZ GARDE À CEUX QUE VOUS JETEZ AU BAGNE !''}} {{c|(Autre titre : {{sc|''condamnations imméritées.''}})}} {{Toute la lyre/pgmarge|Page 194.| {{Toute la lyre/variante|Emplit un cœur |d’horreur }} {{Toute la lyre/variante|Emplit un cœur de |''rage'' }} Emplit un cœur de fiel et de ressentiment… {{Toute la lyre/variante||''Une haine attisée''}} {{Toute la lyre/variante|On attise |la | haine avec tous |les}} On attise sa haine avec tous ses amours ; {{Toute la lyre/variante|Vengea|''à sa maison bénie, à ses beaux jours''}} {{Toute la lyre/variante||''On songe au toit natal<ref>Variante non terminée.</ref>,''}} Vengeance ! on songe aux cœurs adorés, aux beaux jours, {{Toute la lyre/variante||''À la femme adorée, au fier travail honnête,''}} À cet azur charmant de la vie innocente, {{Toute la lyre/variante||''À tout l’azur charmant qu’on avait sur la tête ;''}} À la mère, à la sœur, à la femme, à l’absente, {{Toute la lyre/variante||''Oh ! comme on châtiera l’abominable erreur !''}} {{Toute la lyre/var|Aux chansons, au travail |bon, calmant,|probe, libre, assidu, }} {{Toute la lyre/variante||''Plus on eut de bonté, plus on a de fureur ;''}} {{Toute la lyre/var|À tout ce paradis |sacré|doré qu’on a perdu. }} {{Toute la lyre/variante||''De toutes les vertus la vengeance est la somme ;''}} {{Toute la lyre/variante|Aux doux petits enfants qu’avec |ivresse}} {{Toute la lyre/variante|Aux doux petits enfants qu’avec |courroux}} Aux doux petits enfants qu’avec furie on nomme, {{Toute la lyre/variante||''De  sorte  que  le  ciel  creuse'' }} Aux anges, et ce ciel creuse un enfer dans l’homme. |v=5em}} {{t5|XXV. 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(Aube), arr. de Troyes ; 781 h. •••Boukhara•••, ville d’Asie, cap. de la Boukharie ; 150, 000 h. •••Boukharest.••• V. Bukharest. •••Boukharie•••, pays d’Asie, dans la Tar- tarie ; cap. Boukhara ; 2, 500, 000 h. •••Boulainvilliers••• (comte de), historien fr. (1658-1722). •••Boulanger•••, littérateur fr. (1722-1759). •••Boulanger••• (Louis), célèbre peintre français contemporain (1806-1867). •••Boulard•••, écrivain et bibliographe fr. (1754-1825). •••Boulay•••, ch.-1. de c. (Moselle), arr. de Metz ; 2, 870 h. Cédé à l’Allem. •••Boulay de la Meurthe•••, homme d’E- tat, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840). •••Boulay de la Meurthe••• (Henri), fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858. •••Boule••• (André), sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recher- chés des amateurs (1642-1732). •••Boullanger.••• V. ''André'' (''le petit père''). •••Boullongne•••, famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distin- gués : Louis Boullongne (1609-1674), et ses deux fils Bon et Louis. •••Boulogne•••, ch.-1. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; 1, 976 h. •••Boulogne•••, comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab. •••Boulogne••• (bois de), promenade ha- bituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La pro- menade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Elysées. •••Boulogne-sur-Mer•••, ch.-1. d’arr. (P.-de-Cal.) ; 39, 700 h. L’arr. a 7 cant., 101 comm., 144, 390 h. •••Boulogne••• (camp de), établi par Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre. •••Bouloire•••, ch.-1. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; 2, 184 h. •••Bourbon••• (''île''). V. Réunion. Bourbon, nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une des- quelles appartenait Henri IV, ainsi que tous les rois de France ses suc- cesseurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc. •••Bourbon••• (connétable de), prince fran- çais, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Fran- çais à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa fé- lonie au connétable de Bourbon. •••Bourbon••• (Charles de), cardinal, pro- clamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590). •••Bourbon••• (Musée), fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studj'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre an- tiques. •••Bourbon-Lancy•••, ch.-1. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; 3, 222 h. ; eaux thermales renommées. •••Bourbon l’Archambault•••, ch.-1. de c. (Allier), arr. de Moulins ; 3, 724 h. •••Bourbonnais•••, ancienne province de France, cap. Moulins. •••Bourbonne-les-Bains•••, ch.-1. de c. (H.-Marne). arr. de Langres ; 4, 274 h. eaux thermales très-fréquentées. •••Bourbotte••• (Pierre), conventionnel, décapité en 1795. •••Bourbourg-Ville•••, ch.-1. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; 2, 574 h. •••Bourbriac•••, ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; 4, 454 h. •••Bourdaloue•••, un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704). •••Bourdeaux•••, ch.-1. de c. (Drôme), arr. de Die ; 1, 262 h. •••Bourdon••• (de l’Oise), conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797. •••Bourg••• (Bourk), ch.-1. du dép. de l’Ain, à 424 kil. S.-E. de Paris ; 14, 280 h. L’arr. a 10 cant., 120 comm., 122, 747 h. •••Bourg•••, ch.-1. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h. •••Bourg-Argental•••, ch-1. de c. (Loire), arr. de Saint-Etienne ; 3, 457 h. •••Bourg-d’Oisans•••, ch.-1. de c. 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'''Boukharie''', pays d’Asie, dans la Tartarie ; cap. ''Boukhara'' ; {{nobr|2,500,000 h.}} '''Boulainvilliers''' (''comte de''), historien fr. (1658-1722). '''Boulanger''', littérateur fr. (1722-1759). '''Boulanger''' (''Louis''), célèbre peintre français contemporain (1806-1867). '''Boulard''', écrivain et bibliographe fr. (1754-1825). '''Boulay''', ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem. '''Boulay de la Meurthe''', homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840). '''Boulay de la Meurthe''' (''Henri''), fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858. '''Boule''' (''André''), sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732). '''Boullanger.''' V. ''André'' (''le petit père''). '''Boullongne''', famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : Louis Boullongne (1609-1674), et ses deux fils Bon et Louis. '''Boulogne''', ch.-l. de c. 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(Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}} '''Bourbonnais''', ancienne province de France, cap. ''Moulins''. '''Bourbonne-les-Bains''', ch.-l. de c. (H.-Marne). arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées. '''Bourbotte''' (''Pierre''), conventionnel, décapité en 1795. '''Bourbourg-Ville''', ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}} '''Bourbriac''', ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}} '''Bourdaloue''', un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704). '''Bourdeaux''', ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Die ; {{nobr|1,262 h.}} '''Bourdon''' (''de l’Oise''), conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797. '''Bourg''' (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}} '''Bourg''', ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h. '''Bourg-Argental''', ch.-l. de c. 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'''Boulanger''', littérateur fr. (1722-1759). '''Boulanger''' (''Louis''), célèbre peintre français contemporain (1806-1867). '''Boulard''', écrivain et bibliographe fr. (1754-1825). '''Boulay''', ch.-l. de c. (Moselle), arr. de Metz ; {{nobr|2,870 h.}} Cédé à l’Allem. '''Boulay de la Meurthe''', homme d’État, prit part à la rédaction du Code civil (1761-1840). '''Boulay de la Meurthe''' (''Henri''), fils du précédent ; vice-président de la République en 1849 ; m. en 1858. '''Boule''' (''André''), sculpteur-ébéniste, dont les meubles sont encore recherchés des amateurs (1642-1732). '''Boullanger.''' V. ''André'' (''le petit père''). '''Boullongne''', famille de peintres fr. qui a fourni trois artistes distingués : Louis Boullongne (1609-1674), et ses deux fils Bon et Louis. '''Boulogne''', ch.-l. de c. (H.-Gar.), arr. de Saint-Gaudens ; {{nobr|1,976 h.}} '''Boulogne''', comm. du dép. de la Seine, arr. de Saint-Denis ; 17, 343 hab. '''Boulogne''' (''bois de''), promenade habituelle du Paris élégant, une des principales et des plus fréquentées, entre Paris et Saint-Cloud. La promenade au bois de Boulogne rivalise avec celle des Champs-Élysées. '''Boulogne-sur-Mer''', ch.-l. d’arr. (P.-de-Cal.) ; {{nobr|39,700 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|101 comm.}}, {{nobr|144,390 h.}} '''Boulogne''' (''camp de''), établi par {{nobr|Napoléon {{Ier}}}} dans l’intention d’opérer une descente en Angleterre. '''Bouloire''', ch.-l. de c. (Sarthe), arr. de Saint-Calais ; {{nobr|2,184 h.}} '''Bourbon''' (''''île''''). V. ''Réunion''. '''Bourbon''', nom de plusieurs familles princières et royales, à l’une desquelles appartenait {{nobr|Henri IV}}, ainsi que tous les rois de France ses successeurs, les Bourbons d’Espagne, ceux de Naples, etc. '''Bourbon''' (''connétable de''), prince français, né en 1490, mort en 1527. Il se comporta vaillamment à la bataille de Marignan, puis porta les armes contre sa patrie, vainquit les Français à Rebec, où le chevalier Bayard eut l’épine dorsale brisée d’une pierre lancée par une arquebuse, et expira après avoir reproché sa félonie au connétable de Bourbon. '''Bourbon''' (''Charles de''), cardinal, proclamé roi par les ligueurs ; mort en captivité (1523-1590). '''Bourbon''' (''Musée''), fameux musée de Naples, appelé aussi ''Gli studj'', et qui occupe le premier rang parmi les collections de chefs-d’œuvre antiques. '''Bourbon-Lancy''', ch.-l. de c. (S.-et-Loire), arr. de Charolles ; {{nobr|3,222 h.}} ; eaux thermales renommées. '''Bourbon l’Archambault''', ch.-l. de c. (Allier), arr. de Moulins ; {{nobr|3,724 h.}} '''Bourbonnais''', ancienne province de France, cap. ''Moulins''. '''Bourbonne-les-Bains''', ch.-l. de c. (H.-Marne). arr. de Langres ; {{nobr|4,274 h.}} eaux thermales très-fréquentées. '''Bourbotte''' (''Pierre''), conventionnel, décapité en 1795. '''Bourbourg-Ville''', ch.-l. de c. (Nord), arr. de Dunkerque ; {{nobr|2,574 h.}} '''Bourbriac''', ch.-l. de c. (C.-du-Nord), arr. de Guingamp ; {{nobr|4,454 h.}} '''Bourdaloue''', un des orateurs éminents de la chaire franç. (1632-1704). '''Bourdeaux''', ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Die ; {{nobr|1,262 h.}} '''Bourdon''' (''de l’Oise''), conventionnel ; déporté au 18 fructidor ; m. en 1797. '''Bourg''' (''Bourk''), ch.-l. du dép. de l’Ain, à {{nobr|424 kil.}} S.-E. de Paris ; {{nobr|14,280 h.}} L’arr. a {{nobr|10 cant.}}, {{nobr|120 comm.}}, {{nobr|122,747 h.}} '''Bourg''', ch.-l. de c. (Gironde), arr. de Blaye ; 2.735 h. '''Bourg-Argental''', ch.-l. de c. (Loire), arr. de Saint-Étienne ; {{nobr|3,457 h.}} '''Bourg-d’Oisans''', ch.-l. de c. (Isère),. arr. de Grenoble ; {{nobr|2,772 h.}} '''Bourg-de-Péage''', ch.-l. de c. (Drôme), , arr. de Valence ; {{nobr|4,920 h.}} '''Bourg-Saint-Andéol''', ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Privas ; {{nobr|4,516 h.}} '''Bourg-Saint-Maurice''', ch.-l. de c. (Savoie), arr. de Moûtiers ; {{nobr|2,522 h.}} '''Bourg-lès-Valence''', ch.-l. de c. (Drôme), arr. de Valence ; {{nobr|3,615 h.}} '''Bourg-de-Visa''', ch.-l. de c. (Tarn-et-Gar.), arr. de Moissac ; {{nobr|897 h.}} '''Bourganeuf''', ch.-l. d’arr. (Creuse) ; {{nobr|3,591 h.}} L’arr. a {{nobr|4 cant.}}, {{nobr|41 comm.}}, {{nobr|41,742{{corr|| h}}}}. '''Bourgelat''', habile vétérinaire, le véritable créateur de la science hippiatrique en France (1712-1779). '''Bourgeois gentilhomme''' (''le''), une<noinclude> <references/></noinclude> i79gebaeyiizhvzjhuoh6fjwi7fm8y6 Auteur:Hubert Le Blanc 102 4936951 15909055 2026-07-08T01:43:38Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « {{Auteur | cle = Le Blanc, Hubert |contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1740|titre=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel|livre=Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu|avancement=2}} {{liste documents fin}} === Voir aussi === }} » 15909055 wikitext text/x-wiki {{Auteur | cle = Le Blanc, Hubert |contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1740|titre=Défense de la basse de viole contre les entréprises du violon et les prétentions du violoncel|livre=Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu|avancement=2}} {{liste documents fin}} === Voir aussi === }} ofu6g90cxuhps0m8okrh83m2ucxi4mc Livre:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/styles.css 112 4936952 15909065 2026-07-08T02:23:23Z Denis Gagne52 101614 Page créée avec « /* Alinéa négatif, rentré de 1em, mb=0em */ .liste p { text-indent:-1em !important; margin:0 0 0 1em !important; } » 15909065 sanitized-css text/css /* Alinéa négatif, rentré de 1em, mb=0em */ .liste p { text-indent:-1em !important; margin:0 0 0 1em !important; } 1kflilbc6q1mfwezlmjjkx52m8pufbu Page:Le Blanc Hubert - Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les pretentions du violoncel - 1740.djvu/159 104 4936953 15909067 2026-07-08T02:50:18Z Denis Gagne52 101614 pour conserver les liens dans la transclusion et dans le livre exporté 15909067 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste| <noinclude> {{em}}en ſa faveur.| 92.|&#8203;| Deux Baſſes de Viole miſes en parallèle.| 104.|&#8203;|La Viole donne à la Voix ſans ôter à la réſonnance.| 107.|&#8203;| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|&#8203;| Pourquoi Viole a été moins cultivée que le Violon.| 115.|&#8203;| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|&#8203;| On doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin aux Dames.| 124. |&nbsp;S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a point.| 133,| ſuiv.&#8203;| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.&#8203;| Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude> ''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté furla Viole.| 6.|| ''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de la Viole.| 6.|| ''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|&#8203;| Son jeu au deſſus des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|&#8203;| En quoi conſiſte ſon art divin.| 55.|&#8203;| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|&#8203;| Éloges qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|&#8203;| À qui il eſt redevable de ſon goût correct. franc, & ennemi des miaulemens & ſignolemens de faux aloi.| 103.|&#8203;| ''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}} {{t3|C.}} {{plim|classe=liste| {{lettrine|C}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude> <references/></noinclude> crfwjmxuxwkxi0kuvrbx0474i4loxab 15909069 15909067 2026-07-08T03:55:55Z Denis Gagne52 101614 15909069 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Denis Gagne52" />{{nr||DES MATIÈRES}}</noinclude>{{plim|classe=liste| <noinclude> {{em}}en ſa faveur.| 92.|&#8203;| Deux Baſſes de Viole miſes en parallèle.| 104.|&#8203;|La Viole donne à la Voix ſans ôter à la réſonnance.| 107.|&#8203;| Il n’y a Muſique au monde, dont la Viole ne ſoit capable de venir à bout.| 110.|&#8203;| Pourquoi Viole a été moins cultivée que le Violon.| 115.|&#8203;| L’ancienne manière d’enſeigner la Viole a fait avorter ſon avancement.| 121.|&#8203;| On doit l’enſeigner comme on fait le Clavecin aux Dames.| 124. |&nbsp;S| la Viole ayant des Touches, eſt inférieure au Violoncel qui n’en a point.| 133,| ſuiv.&#8203;| Réponſe à une objection qu’on fait contre la Viole.|138, |& ſuiv.&#8203;| Des Meſſieurs ſur deux Violes, où l’on aura bien mis la monture, donneront le même ton plus conforme l’un à l’autre, que deux Maitres de Violon au deſſus du commun.| 144.||</noinclude> ''Bellemont'' (Mr. ''de''). Son habileté furla Viole.| 6.|| ''Blanc'' (Mr. ''Le'' ; poſſède à fond le manche de la Viole.| 6.|| ''Blavet'' (Mr.). La Flute jouée par lui eſt préférable au prémier Violon, lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne ſauroit faire pluſieurs tons à la fois.| 49.|&#8203;| Son jeu au deſſus des atteintes que prétend lui donner la méthode d’introduire les accords.| 51.|&#8203;| En quoi conſiſte ſon art divin.| 55.|&#8203;| Les Dames l’engagent à jouer, & pourquoi.| 99.|&#8203;| Éloges qu’on donne à ſon jeu.| 100, 101.|&#8203;| À qui il eſt redevable de ſon goût correct. franc, & ennemi des miaulemens & fignolemens de faux aloi.| 103.|| ''Boſſuet''. Idée qu’on donne de ſa Proſe.| 10.|}} {{t3|C.}} {{plim|classe=liste| {{lettrine|C}}''Aſtagno'' (Mr.) d’Anvers. La Flute à Bec jouée par lui eſt d’Harmonie fémelle.|74.|}}<noinclude> <references/></noinclude> e2yqnj4hg7qk7p3ov831gj53v109mqn Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/178 104 4936954 15909073 2026-07-08T04:58:44Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909073 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>côtés agissait dans un même esprit, Pierre Damien [† 1072], qui nommait Hildebrand son saint diable, et prétendait qu’il régnait plus à Rome que le pape lui-même<ref>L’épigramme de Damien sur Hildebrand est remarquable : {{Poem| Vivere vis Romæ, clara depromito voce : Plus domino papæ quam domno pareo papæ ; |df|fs=85%|m=1em}} {{br0}}ainsi que celle-ci sur les rapports de Hildebrand avec le pape : {{Poem| Papam rite colo, sed te prostratus adoro : {{em|1}}Tu facis hunc Dominum, te facit iste Deum. |df|fs=85%|m=1em}} {{br0}}Dans ''Baron''. ad an. 1061 {{nos}} 34 et 35.</ref>. {{T5|§ 191. — ''Résultat''.|m=2em}} Si l’on se rappelle les premiers siècles du Christianisme, et l’influence de l’Église parmi les Grecs et les Romains, on est frappé des graves différences que présente l’éducation religieuse de ces races diverses. Lorsque la religion chrétienne eut soumis les Germains, ils accordèrent sans peine le respect qu’ils avaient eu pour leurs anciens prêtres aux ministres de l’Église, et surtout aux évêques de Rome, par l’entremise desquels ces peuples avaient, la plupart, reçu les bienfaits du Christianisme et de la civilisation. Cette vénération pour les prêtres chrétiens s’augmenta encore de toute la confiance qu’inspiraient, à juste titre, leur esprit cultivé et leur sagesse. Les évêques et les abbés tinrent, de bonne heure, le premier rang parmi les Visigoths, mais surtout dans les assemblées nationales des Franks. Cette influence générale du clergé amena une fusion complète de L’Église et de l’État, sous Charlemagne, tout en conservant la prééminence du clergé. C’est de lui qu’on attendait l’adoucissement des mœurs rudes et grossières, nées parmi les horreurs et les violences des discordes civiles. Ce fut dans le même but qu’on forma et réalisa le projet d’un empire chrétien, intimement uni à la papauté, afin d’apaiser, par le concours du pouvoir matériel et {{corr|de de|de}} l’autorité spirituelle, les tempêtes soulevées par les migrations des peuples, de mettre un frein aux passions guerrières des tribus<noinclude> <references/></noinclude> gdwfo4d755e0ovn687w84vwwdt3e0ft Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/490 104 4936955 15909074 2026-07-08T05:03:07Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909074 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{T3|'''Mes désirs près du Tabernacle.'''|fs=120%|mt=3em}} {{c|{{iv|20}}Air : ''Prévenons les feux de l’aurore.''|fs=80%|mt=1em}} {{sep|3|mt=.5em|mb=1em}} {{poem| ''Petite clef'', oh ! je t’envie, Toi qui peux ouvrir chaque jour La prison de l’Eucharistie, Où réside le Dieu d’amour. Mais je puis, quel touchant miracle ! Par un seul effort de ma foi, Ouvrir aussi le Tabernacle, M’y cacher près du divin Roi… Je voudrais, dans le sanctuaire, Me consumant près de mon Dieu, Toujours briller avec mystère, Comme ''la lampe'' du saint Lieu. Ô bonheur en moi, j’ai des flammes, Et je puis gagner chaque jour, À Jésus, un grand nombre d’âmes, Les embraser de son amour… À chaque aurore, je t’envie, ''Ô pierre sainte'' de l’autel ! Comme dans l’étable bénie, Sur toi veut naître l’Éternel. Écoute mon humble prière : Viens en mon âme, doux Sauveur ! Bien loin d’être une froide pierre, Elle est le soupir de ton Cœur. ''Ô corporal'' entouré d’Anges, Que je te porte envie encor ! Sur toi, comme en ses humbles langes, Je vois Jésus, mon seul trésor. Change mon cœur, Vierge Marie, En un corporal pur et beau, Pour recevoir la blanche hostie Où se cache ton doux Agneau. |ds}}<noinclude> <references/></noinclude> 1vyp7zl7schufn1r2v4y7u5it9fxlrb Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/493 104 4936956 15909075 2026-07-08T05:06:27Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909075 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{Poem| Sainte patène, je t’envie… Sur toi, Jésus vient reposer ! Oh ! que sa grandeur infinie, Jusqu’à moi daigne s’abaisser… Jésus, comblant mon espérance, De l’exil n’attend pas le soir : Il vient en moi !… par sa présence, Je suis un vivant ''ostensoir''. Je voudrais être le ''calice'' Où j’adore le Sang divin ! Mais je puis, au saint Sacrifice, Le recueillir chaque matin. Mon âme à Jésus est plus chère Que les précieux vases d’or ; L’autel est un nouveau Calvaire, Où, pour moi, son Sang coule encor. Jésus, Vigne sainte et sacrée, Tu le sais, ô mon divin Roi, Je suis une ''grappe dorée'' Qui doit disparaître pour toi. Sous le pressoir de la souffrance, Je te prouverai mon amour. Je ne veux d’autre jouissance Que de m’immoler chaque jour. Quel heureux sort ! Je suis choisie Parmi ''les grains de pur froment'' Qui, pour Jésus, perdent la vie ; Bien grand est mon ravissement ! Je suis ton épouse chérie, Mon Bien-Aimé, viens vivre en moi. Oh ! viens, ta Beauté m’a ravie, Daigne me transformer en toi ! |sf}} {{d|1896.|5|fs=75%}} {{Img float | file = Histoire d’une âme (édition de 1912) (page 493 crop).jpg | width = 100px | m = 2em | align = center }}<noinclude> <references/></noinclude> m38frbjem771rh7d76r8tl3gctqx2uc Histoire d’une âme/4/1/12 0 4936957 15909076 2026-07-08T05:07:50Z JLTB34 21327 /* Relu et corrigé */ 15909076 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" include="490,491,493" header=1 /> lo7oeca54bn9mfsaotvx2y5y3kilea1 Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/214 104 4936958 15909077 2026-07-08T05:12:58Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909077 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> Tout beau parleur enferme en lui une âme cabotine. Aussi les sourcils du marin de l’air se froncèrent, ses yeux devinrent mauvais. D’un geste saccadé, il arracha de sa gaine le couteau qu’il portait à la ceinture, ainsi que tous ses camarades. — Eh bien ! donc, Cox, dépêchons-nous ! J’ai hâte de te satisfaire. Les deux bandits à la solde de Slane allaient en venir aux mains. Les lames bleuâtres brillaient sous la clarté des ampoules électriques éclairant le poste. Les curieux tendaient le cou, avides de voir couler le sang. Soudain, tous s’immobilisèrent. Un coup sec avait été frappé à la porte, produisant une résonance métallique. Et avant qu’aucun eut prononcé un mot ou esquissé un mouvement, le battant tourna sur ses gonds. James entra lentement. À sa vue, tous les hommes présents, d’instinct, rectifièrent la position avec une précision militaire. Slane employait des bandits, mais exigeait d’eux une stricte discipline. James, pour ces coquins, n’était que le valet de chambre de la princesse Liao ; mais la princesse portait le titre de fiancée de Lud Herbilt, l’ami, l’associé de Tom Slane. Et le valet d’une fiancée n’est point personnage à dédaigner. James, du reste, se montra très aimable. — Bonjour, bons garçons, ne vous dérangez pas pour moi. Je venais uniquement afin de vous interroger au sujet d’une chose qui m’étonne infiniment, moi, qui voyage pour la première fois sur cet admirable aéronef. — Oh ! murmura Joker en renfonçant son couteau dans sa gaine, je pensais qu’une fois au service d’une princesse, rien ne pouvait plus surprendre. Le visiteur daigna sourire de la réflexion. — Vous avez raison. Bien peu de choses ont ce privilège. Toutefois, celle dont il s’agit m’ahurit positivement. — Et vous espérez que nous pourrons vous renseigner ? — Je n’espère pas ; Je suis sûr. — Diable !<noinclude> <references/></noinclude> axy8ew0nkue9kvlgmsy4welq4tc7bsu Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/215 104 4936959 15909081 2026-07-08T05:19:59Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909081 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Évidemment, les bandits étaient flattés dans leur vanité. Néanmoins, ils craignaient que le laquais de la princesse ne se trompât sur leur capacité d’explication. De là, des mines bizarres, souriantes et ennuyées, qu’en d’autres circonstances James eût sans doute trouvées du plus haut comique. Pour l’instant, il ne parut pas les remarquer. — Vous comprendrez de suite d’où me vient la certitude. Vous faites partie de l’équipage du ''Vultur ?'' — Naturellement, répondirent en chœur les assistants enchantés de ce début très clair pour les plus bornés. — Donc, vous connaissez les apparences que peut prendre le ciel, quand l’aéronef est en marche, quand il s’arrête, enfin, à un moment quelconque. Les marins aériens échangèrent des regards amusés… Ils ne voyaient pas où le pseudo-laquais tendait à arriver, mais la singulière entrée en matière, dont il les régalait, les rassurait pleinement sur le sens des questions qui suivraient. Sans paraître se douter de leurs réflexions, James poursuivit de plus en plus aimable : — Tout à l’heure, je suis monté sur le pont, histoire de respirer un peu. — Cela ne pouvait vous faire de mal, souligna l’incorrigible Joker. — Et cela ne m’en aurait pas fait, digne garçon, si… Le causeur marqua une pose qui permit au chœur d’interroger d’une seule voix : — Si ?… — Si je n’avais pas eu le malheur de regarder autour de moi, c’est-à-dire pour parler plus près de la vérité absolue, autour de l’aéroplane. L’affirmation stupéfia les auditeurs de James. Quoi, le laquais déclarait avoir eu « malheur » à promener ses regards aux alentours de l’appareil ? Est-ce qu’il devenait fou ? Ou bien… plutôt, le repas du soir n’était pas très loin. Peut-être, ce serviteur de la princesse avait-il les lunettes troublantes que l’ivresse place devant les yeux des buveurs. Il voyait à travers les bouteilles vidées par lui. Supposition aussitôt abandonnée que conçue. L’attitude de James, l’aplomb parfait de ses gestes,<noinclude> <references/></noinclude> q33n1oohun744cvd0hpqnnoqym0kyx0 Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/136 104 4936960 15909082 2026-07-08T05:21:06Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse113"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse113"><includeonly>— </includeonly>3198 ''M'' E io, ''P'' Quant garsire lentent se li a responduz, ''M'' tut u. — 3200 ''manque M''.</p></ref>}}Et de lui soit trestoz vostre renne tenuz. Se vos isi le faites, encor iert vostre druz. — Je l’otroi », dist Garsire, « je sui trestoz vencuz : Alez i, Sinagon, si ne soiez pas muz, {{NumVers|3200|-3em}}Contez bien la parolle,... 15909082 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|132|GARSIRE Y CONSENT}}</noinclude><section begin="laisse113"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse113"><includeonly>— </includeonly>3198 ''M'' E io, ''P'' Quant garsire lentent se li a responduz, ''M'' tut u. — 3200 ''manque M''.</p></ref>}}Et de lui soit trestoz vostre renne tenuz. Se vos isi le faites, encor iert vostre druz. — Je l’otroi », dist Garsire, « je sui trestoz vencuz : Alez i, Sinagon, si ne soiez pas muz, {{NumVers|3200|-3em}}Contez bien la parolle, ne soiez esperduz ! </poem> <nowiki/> <section end="laisse113"/> <section begin="laisse114"/>{{Gauche|CXIV{{FAD|<ref name="laisse114">3201 ''M'' od la b., ''P'' chierre f. — 3202 ''M'' fort r. e. ke si forment demande — 3203 ''P'' que il ont pou v. — 3204-3205 ''manquent P'' — 3205 ''M'' Vne priue p. ouerunt alor — 3206 ''M'' S. issi hors, le ''manque M'' — 3207 ''manque M'' — 3208 ''P'' De ce quil, ''M'' Est venu al tr. real ke seignurie ad gr. — 3209 -3211 ''manquent M'' — 3212 ''M'' S. esmere grant ost vus crest e a. — 3213 ''M'' g. par moi vus — 3214 ''M'' t. ke tant est grande — 3215 ''M'' ken beuerlande — 3216 ''manque P'' — 3217 ''M'' f. cest quant ta merci demande — 3218 ''M'' e. serroit ceo.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Grant paor ot Garsire a la barbe ferrande Del bon roi Esmeré que ses homes ne pende, Et de ce a grant duel que pou a de viande. Il prie le message que dou palais descende ; {{NumVers|3205|-3em}}Une posterne ovrirent Grifon a lor demande. Sinagon s’en ist fors, quant li rois le commande, Et aire par mi l’ost, que nului ne demande, De ci qu’il vint au tref et vit le roi en grande D’asalir la cité a ses homés comande. {{NumVers|3210|-3em}}{{NumVers|'' P f° 47 b.''|33em}}Quant Sinagon parolle, de parier fu en grande, Bien salue le roi, n’i a cel ne l’entende : « Sire, grant seignorie vos croit et vos amende. L’emperere Garsire gent mesage vos mende Qu’il vos rendra sa tor et sa mestre mirmande, {{NumVers|3215|-3em}}De vos tenra sa terre de si en Burelande, Une cité mout riche, garnie et marcheande. Sire, festes ice que mes sires vos mande ! » Et respont Esmerez : « Ce est choze avenande. » </poem><section end="laisse114"/><noinclude> <references/></noinclude> narzyt9xldl2anhhl5qbnaftqonibrg 15909090 15909082 2026-07-08T05:46:10Z Manseng 19880 15909090 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|132|GARSIRE Y CONSENT}}</noinclude><section begin="laisse113"/><poem style="margin-left:10%;"> Et de lui soit trestoz vostre renne tenuz.<ref follow="laisse113"><includeonly>— </includeonly>3198 ''M'' E io, ''P'' Quant garsire lentent se li a responduz, ''M'' tut u. — 3200 ''manque M''.</p></ref> Se vos isi le faites, encor iert vostre druz. — Je l’otroi », dist Garsire, « je sui trestoz vencuz : Alez i, Sinagon, si ne soiez pas muz, {{NumVers|3200|-3em}}Contez bien la parolle, ne soiez esperduz ! </poem> <nowiki/> <section end="laisse113"/> <section begin="laisse114"/>{{Gauche|CXIV{{FAD|<ref name="laisse114">3201 ''M'' od la b., ''P'' chierre f. — 3202 ''M'' fort r. e. ke si forment demande — 3203 ''P'' que il ont pou v. — 3204-3205 ''manquent P'' — 3205 ''M'' Vne priue p. ouerunt alor — 3206 ''M'' S. issi hors, le ''manque M'' — 3207 ''manque M'' — 3208 ''P'' De ce quil, ''M'' Est venu al tr. real ke seignurie ad gr. — 3209 -3211 ''manquent M'' — 3212 ''M'' S. esmere grant ost vus crest e a. — 3213 ''M'' g. par moi vus — 3214 ''M'' t. ke tant est grande — 3215 ''M'' ken beuerlande — 3216 ''manque P'' — 3217 ''M'' f. cest quant ta merci demande — 3218 ''M'' e. serroit ceo.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Grant paor ot Garsire a la barbe ferrande Del bon roi Esmeré que ses homes ne pende, Et de ce a grant duel que pou a de viande. Il prie le message que dou palais descende ; {{NumVers|3205|-3em}}Une posterne ovrirent Grifon a lor demande. Sinagon s’en ist fors, quant li rois le commande, Et aire par mi l’ost, que nului ne demande, De ci qu’il vint au tref et vit le roi en grande D’asalir la cité a ses homés comande. {{NumVers|3210|-3em}}{{NumVers|'' P f° 47 b.''|33em}}Quant Sinagon parolle, de parier fu en grande, Bien salue le roi, n’i a cel ne l’entende : « Sire, grant seignorie vos croit et vos amende. L’emperere Garsire gent mesage vos mende Qu’il vos rendra sa tor et sa mestre mirmande, {{NumVers|3215|-3em}}De vos tenra sa terre de si en Burelande, Une cité mout riche, garnie et marcheande. 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Il prie le message que dou palais descende ; {{NumVers|3205|-3em}}Une posterne ovrirent Grifon a lor demande. Sinagon s’en ist fors, quant li rois le commande, Et aire par mi l’ost, que nului ne demande, De ci qu’il vint au tref et vit le roi en grande D’asalir la cité a ses homés comande. {{NumVers|3210|-3em}}{{NumVers|''P f° 47 b.''|33em}}Quant Sinagon parolle, de parier fu en grande, Bien salue le roi, n’i a cel ne l’entende : « Sire, grant seignorie vos croit et vos amende. L’emperere Garsire gent mesage vos mende Qu’il vos rendra sa tor et sa mestre mirmande, {{NumVers|3215|-3em}}De vos tenra sa terre de si en Burelande, Une cité mout riche, garnie et marcheande. Sire, festes ice que mes sires vos mande ! » Et respont Esmerez : « Ce est choze avenande. » </poem><section end="laisse114"/><noinclude> <references/></noinclude> tuezgbf6teksvxsg2295a2g4533t6ud Discussion utilisateur:Win8050 3 4936961 15909097 2026-07-08T06:54:44Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909097 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:54 (UTC) kjociuo4y7i1vtkna253y8patkmcvne Discussion utilisateur:Gauri Guptaa 3 4936962 15909098 2026-07-08T06:54:57Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909098 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:54 (UTC) kjociuo4y7i1vtkna253y8patkmcvne Discussion utilisateur:Dr.Brombert 3 4936963 15909099 2026-07-08T06:55:11Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909099 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:55 (UTC) ld65ovuiebjome5bug66csbyy0ru3gg Discussion utilisateur:Ugo.gu 3 4936964 15909100 2026-07-08T06:55:24Z *j*jac 33121 bienvenue ! 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15909110 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:57 (UTC) gvc2g32nbvyvaqcbhwi9j4im8ud75mo Discussion utilisateur:Yacine Akkary 3 4936973 15909111 2026-07-08T06:57:22Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909111 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:57 (UTC) gvc2g32nbvyvaqcbhwi9j4im8ud75mo Discussion utilisateur:Ezechiel kabeya 3 4936974 15909112 2026-07-08T06:57:37Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909112 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:57 (UTC) gvc2g32nbvyvaqcbhwi9j4im8ud75mo Discussion utilisateur:Ndéye Marème Ndiaye 3 4936975 15909113 2026-07-08T06:57:52Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909113 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:57 (UTC) gvc2g32nbvyvaqcbhwi9j4im8ud75mo Discussion utilisateur:KHEDHERR 3 4936976 15909115 2026-07-08T06:58:06Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909115 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:58 (UTC) 5chyjm4qwnuqwv845chazizrpkrdhsl Discussion utilisateur:Kpahoun Paul 3 4936977 15909116 2026-07-08T06:58:18Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909116 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:58 (UTC) 5chyjm4qwnuqwv845chazizrpkrdhsl Discussion utilisateur:Shamamaaaa 3 4936978 15909118 2026-07-08T06:58:31Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909118 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 06:58 (UTC) 5chyjm4qwnuqwv845chazizrpkrdhsl Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/138 104 4936979 15909120 2026-07-08T07:00:55Z Newnewlaw 42296 /* Page non corrigée */ Page créée avec « pour répondre à une interrogation, soit pour réciter une leçon, soit lorsqu’un représentant de l’autorité scolaire ou un visiteur étranger entre dans la classe. Si la table était séparée du banc par l’intervalle qu’on a appelé distance, ce mouvement se ferait facilement, quelle que fût la forme du siége. Mais nous avons supprimé la distance et nous avons vu que l’arête antérieure du banc doit être engagée de quelques centimètres sous... » 15909120 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|137}}</noinclude>pour répondre à une interrogation, soit pour réciter une leçon, soit lorsqu’un représentant de l’autorité scolaire ou un visiteur étranger entre dans la classe. Si la table était séparée du banc par l’intervalle qu’on a appelé distance, ce mouvement se ferait facilement, quelle que fût la forme du siége. Mais nous avons supprimé la distance et nous avons vu que l’arête antérieure du banc doit être engagée de quelques centimètres sous la partie postérieure du pupitre. Dans ces conditions il est impossible à l’enfant de se tenir debout entre la table et le banc, et le siége étroit aurait cet avantage qu’il lui permettrait, par un faible déplacement à droite ou à gauche au moment où il se lève, de rester derrière son pupitre. C’est pourquoi plusieurs constructeurs ont adopté le siége isolé, plus étroit que le pupitre, avec la table à deux places comme avec la table à une place. {{IllustPP|img=Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 138 crop).jpg|taille=400px|txt=Fig. 20.|alt=Fig. 20. - Table à une place de Boston.}} C’est ce qui a été fait notamment par la maison J. Ross,<noinclude> <references/></noinclude> 7lxhturf9mjhhvqix3kbh7be3y3ofy0 Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/139 104 4936980 15909128 2026-07-08T07:02:27Z Newnewlaw 42296 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de Boston, et par M. Lenoir, à Paris. Grâce à l’obligeance de M. Philbrick, l’éminent délégué des États-Unis à l’Exposition, nous avons ici un spécimen de la table à une place de Boston (''Fig. 20''), avec laquelle celle de M. Lenoir (''Fig. 21'') peut être comparée. {{IllustPP|img=Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 139 crop).jpg|taille=200px|txt=Fig. 21.|alt=Fig. 21. - Table à une place de M. Lenoir.}} Chacun de ces deux mobili... » 15909128 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|138|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>de Boston, et par M. Lenoir, à Paris. Grâce à l’obligeance de M. Philbrick, l’éminent délégué des États-Unis à l’Exposition, nous avons ici un spécimen de la table à une place de Boston (''Fig. 20''), avec laquelle celle de M. Lenoir (''Fig. 21'') peut être comparée. {{IllustPP|img=Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 139 crop).jpg|taille=200px|txt=Fig. 21.|alt=Fig. 21. - Table à une place de M. Lenoir.}} Chacun de ces deux mobiliers ne comprend que ''trois'' types de dimensions différentes, ce qui est insuffisant et rend impossible l’adoption de proportions convenables, Sous ce rapport il y aurait lieu de les modifier l’un et l’autre et de porter le nombre des types à ''cinq'', ce qui est le minimum nécessaire pour des enfants de 6 à 18 ans. En outre, au lieu des pieds simples et commodes de la table Ross, M. Lenoir a donné à la sienne un support dont la forme bizarre, sans aucune utilité, rend difficile le balayage de la classe, ce qui peut avoir de graves inconvénients au point de vue de l’hygiène ; il serait bon de remplacer ce support par une disposition moins compliquée, et rien n’est plus aisé.<noinclude> <references/></noinclude> a15yo8bujg2x1wnn6x7b14pa1cvw3pm 15909132 15909128 2026-07-08T07:05:18Z Newnewlaw 42296 15909132 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|138|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude>de Boston, et par M. Lenoir, à Paris. Grâce à l’obligeance de M. Philbrick, l’éminent délégué des États-Unis à l’Exposition, nous avons ici un spécimen de la table à une place de Boston (''Fig. 20''), avec laquelle celle de M. Lenoir (''Fig. 21'') peut être comparée. {{IllustPP|img=Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 139 crop).jpg|taille=400px|txt=Fig. 21.|alt=Fig. 21. - Table à une place de M. Lenoir.}} Chacun de ces deux mobiliers ne comprend que ''trois'' types de dimensions différentes, ce qui est insuffisant et rend impossible l’adoption de proportions convenables, Sous ce rapport il y aurait lieu de les modifier l’un et l’autre et de porter le nombre des types à ''cinq'', ce qui est le minimum nécessaire pour des enfants de 6 à 18 ans. En outre, au lieu des pieds simples et commodes de la table Ross, M. Lenoir a donné à la sienne un support dont la forme bizarre, sans aucune utilité, rend difficile le balayage de la classe, ce qui peut avoir de graves inconvénients au point de vue de l’hygiène ; il serait bon de remplacer ce support par une disposition moins compliquée, et rien n’est plus aisé.<noinclude> <references/></noinclude> bxbo63g61p8a1e4h2iyuwajeis6b3be Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/58 104 4936981 15909134 2026-07-08T07:08:41Z Charlie Main 163941 /* Corrigée */ 15909134 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/> =={{c|Chapitre III}}== ==={{c|MULTIPLICATION DES NOMBRES ENTIERS.}}=== {{séparateur|3}} '''15. Multiplication de deux nombres entiers.''' — Addition abrégée de nombres égaux. ''Multiplicande, multiplicateur.'' — ''Produit.'' Un nombre <math>b</math> est dit double, triple, quadruple, &hellip;, ''multiple'' d’un nombre donné <math>a</math>, lorsqu’il est le produit de celui-ci par un nombre <math>2, 3, 4, \cdots, n</math>. Formation des multiples d’un nombre entier <math>a</math> par additions successives {{c|<math>0,\ a,\ 2a,\ 3a,\ 4a,\ \cdots,\ na,\ \cdots</math>.}} Inversement, on dit que <math>a</math> est sous-double, sous-triple, &hellip;, ''sousmultiple'' de <math>b,</math> ou qu’il en est la moitié, le tiers, le quart, &hellip;, le <math>n</math><sup>iéme</sup>. On dit encore que le nombre <math>b</math> est divisible par <math>a</math> et que celui-ci ''mesure'' ou ''divise'' <math>b</math>, ou encore est un ''diviseur'', un ''facteur'' ou une ''partie aliquote'' de <math>b</math>. On doit noter la distinction entre le diviseur et la partie aliquote ; ainsi <math>b</math> est considéré comme un diviseur de <math>b</math>, et n’est pas considéré comme une partie aliquote de <math>b</math>. '''16. Multiplication des sommes algébriques.''' — Multiplication d’une somme algébrique par un nombre entier : {{c|<math>m(a+b-c) =ma+mb-mc</math>.}} Tout nombre qui en divise un autre divise tous ses multiples. Tout nombre qui en divise plusieurs autres divise la somme algébrique de multiples quelconques de ces nombres. Multiplication de deux sommes algébriques. — Règle des signes.<noinclude> <references/></noinclude> 7nu59ixcezoy9qhb3uqa78isfrb1bng 15909137 15909134 2026-07-08T07:12:34Z Charlie Main 163941 15909137 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/> =={{c|Chapitre III}}== ==={{c|MULTIPLICATION DES NOMBRES ENTIERS.}}=== {{séparateur|3}} '''15. Multiplication de deux nombres entiers.''' — Addition abrégée de nombres égaux. ''Multiplicande, multiplicateur.'' — ''Produit.'' Un nombre <math>b</math> est dit double, triple, quadruple, &hellip;, ''multiple'' d’un nombre donné <math>a</math>, lorsqu’il est le produit de celui-ci par un nombre <math>2, 3, 4, \cdots, n</math>. Formation des multiples d’un nombre entier <math>a</math> par additions successives {{c|<math>0,\ a,\ 2a,\ 3a,\ 4a,\ \cdots,\ na,\ \cdots</math>.}} Inversement, on dit que <math>a</math> est sous-double, sous-triple, &hellip;, ''sous-multiple'' de <math>b,</math> ou qu’il en est la moitié, le tiers, le quart, &hellip;, le <math>n</math><sup>iéme</sup>. On dit encore que le nombre <math>b</math> est divisible par <math>a</math> et que celui-ci ''mesure'' ou ''divise'' <math>b</math>, ou encore est un ''diviseur'', un ''facteur'' ou une ''partie aliquote'' de <math>b</math>. On doit noter la distinction entre le diviseur et la partie aliquote ; ainsi <math>b</math> est considéré comme un diviseur de <math>b</math>, et n’est pas considéré comme une partie aliquote de <math>b</math>. '''16. Multiplication des sommes algébriques.''' — Multiplication d’une somme algébrique par un nombre entier : {{c|<math>m(a+b-c) =ma+mb-mc</math>.}} Tout nombre qui en divise un autre divise tous ses multiples. Tout nombre qui en divise plusieurs autres divise la somme algébrique de multiples quelconques de ces nombres. Multiplication de deux sommes algébriques. — Règle des signes.<noinclude> <references/></noinclude> 02fzb517m142382jbg5m5dsqg325ivn 15909145 15909137 2026-07-08T07:19:16Z Charlie Main 163941 Copier code pour 'chapitre' (voir chapitre I) 15909145 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" /></noinclude><nowiki/> {{T3|{{Taille|CHAPITRE III.|120}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|MULTIPLICATION DES NOMBRES ENTIERS.|65}}}} {{Interligne|0.5em}} {{Séparateur|3}} '''15. Multiplication de deux nombres entiers.''' — Addition abrégée de nombres égaux. ''Multiplicande, multiplicateur.'' — ''Produit.'' Un nombre <math>b</math> est dit double, triple, quadruple, &hellip;, ''multiple'' d’un nombre donné <math>a</math>, lorsqu’il est le produit de celui-ci par un nombre <math>2, 3, 4, \cdots, n</math>. Formation des multiples d’un nombre entier <math>a</math> par additions successives {{c|<math>0,\ a,\ 2a,\ 3a,\ 4a,\ \cdots,\ na,\ \cdots</math>.}} Inversement, on dit que <math>a</math> est sous-double, sous-triple, &hellip;, ''sous-multiple'' de <math>b,</math> ou qu’il en est la moitié, le tiers, le quart, &hellip;, le <math>n</math><sup>iéme</sup>. On dit encore que le nombre <math>b</math> est divisible par <math>a</math> et que celui-ci ''mesure'' ou ''divise'' <math>b</math>, ou encore est un ''diviseur'', un ''facteur'' ou une ''partie aliquote'' de <math>b</math>. On doit noter la distinction entre le diviseur et la partie aliquote ; ainsi <math>b</math> est considéré comme un diviseur de <math>b</math>, et n’est pas considéré comme une partie aliquote de <math>b</math>. '''16. Multiplication des sommes algébriques.''' — Multiplication d’une somme algébrique par un nombre entier : {{c|<math>m(a+b-c) =ma+mb-mc</math>.}} Tout nombre qui en divise un autre divise tous ses multiples. Tout nombre qui en divise plusieurs autres divise la somme algébrique de multiples quelconques de ces nombres. Multiplication de deux sommes algébriques. — Règle des signes.<noinclude> <references/></noinclude> 0rld6wf8s2uigwi15pmautw28wj5y9s Discussion utilisateur:ToxicPea 3 4936982 15909139 2026-07-08T07:14:57Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909139 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 07:14 (UTC) f8sv164qtae6phl09502pjrxkyhlwi0 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/136 104 4936983 15909147 2026-07-08T07:21:30Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15909147 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>pas à dérober l’ambroisie des dieux, je mourrai sans regrets sur les bords divins du lac Yao-tchi. » À peine a-t-elle fini de parler, qu’elle prend le costume d’une religieuse de la secte des Tao-ssé. Elle monte sur un nuage, et arrive en un instant dans le pays des dieux, sur les bords du lac Yao-tchi. Elle aperçoit un jeune homme qui avait une tête de singe blanc. Il était assis en observation à l’entrée de la grotte principale, et l’empêcha d’y entrer. Blanche fut obligée de se prosterner devant lui. « Bonjour, frère, lui dit-elle d’une voix soumise. Votre servante est Blanche, surnommée Tchin-niang. Je suis l’élève de la vénérable déesse du mont Li-chân. Par l’ordre de ma maîtresse, j’ai quitté la cime mystérieuse que j’habitais, pour former avec Hân-wen un mariage qui était décrété depuis des siècles. Maintenant Hân-wen est dangereusement malade ; il est à deux doigts de la mort, et il n’y a aucun médicament qui puisse le sauver. J’étais venue pour supplier la déesse Ching-mou de me donner une parcelle d’ambroi-<noinclude> <references/></noinclude> dko91qirkw6iag3yebmysy0wy99r507 Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/137 104 4936984 15909149 2026-07-08T07:24:01Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15909149 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>sie, afin de rappeler mon époux à la vie. Je vous prie, mon frère, d’entrer dans la grotte, et d’aller annoncer le but de mon voyage ; j’aurai pour vous une reconnaissance sans bornes. » Le jeune homme à la tête de singe blanc ouvrit ses yeux, qui étaient doués d’une pénétration divine, et aperçut un air diabolique répandu sur toute la personne de Blanche. « Monstre odieux ! s’écria-t-il d’une voix courroucée, d’où viens-tu ? Comment as-tu l’audace d’aborder la montagne des dieux ? Si tu es réellement une élève de la vénérable déesse du mont Li-chân, d’où vient cet air diabolique que je vois répandu sur toute ta figure ? La vénérable déesse du mont Li-chân se trouve maintenant dans la grotte de la déesse Ching-mou, avec qui elle raisonne sur les mystères du Tao ; je vais te prendre et te mener dans la grotte : on verra si tu dis la vérité. » À ces mots, il s’avance pour saisir Blanche. Blanche est remplie d’effroi. » S’il m’entraîne dans la grotte, se dit-elle en elle-même, c’en est fait de moi. » Soudain elle lance avec sa bouche un<noinclude> <references/></noinclude> n2l47pkrzh1kjrw31sm2ce9eubw99cv Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/138 104 4936985 15909151 2026-07-08T07:25:33Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15909151 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>grain de pierre précieuse qui va frapper la figure du jeune gardien. Le jeune homme n’ayant pu parer ce coup, fut blessé au nez, et répandit des flots de sang. Il rentra précipitamment dans la grotte en poussant des cris aigus, que lui arrachait la douleur. Blanche ramassa la pierre précieuse, et craignant d’être châtiée par la déesse Ching-mou, elle s’élança sur un char de nuages, se promettant bien de ne plus revenir. Quand le jeune gardien fut rentré dans la grotte, Ching-mou lui demanda pourquoi il avait le nez meurtri et ensanglanté. « Puissante déesse, lui dit-il, en se prosternant à ses pieds, il y a en dehors de la grotte une fée qui se vante d’être l’élève de la vénérable déesse du mont Li-chân. Elle dit que son mari est dangereusement malade ; elle désirerait venir ici pour vous demander une parcelle d’ambroisie, et lui rendre la santé. Comme je lui défendais de pénétrer dans la grotte, elle m’a blessé le nez avec une balle empoisonnée ; j’espère que vous daignerez me venger. »<noinclude> <references/></noinclude> tolhcjh318fbaqfn2j5k1wpjpa6smiy Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/321 104 4936986 15909158 2026-07-08T07:33:28Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15909158 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|PON―POR}}</noinclude><section begin="POMPE FUNÈBRE"/>vigiles des morts, et le jour suivant la messe est chantée par les religieux et par la musique du roi. Tout le clergé de Saint-Denis y assiste, étant précédé par treize pauvres vêtus de robes grises, et tenant chacun un cierge. C’est toujours un évêque ou archevêque qui officie. Il s’y trouve quelque aumônier du roi, le maître des cérémonies et quelques personnes qualifiées qui représentent le deuil. <section end="POMPE FUNÈBRE"/> <section begin="PONT"/><nowiki/> {{uc|Pont}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, bâtiment qui paraît dans quelques écus, qu’il occupe en toute la largeur, et dont on nomme le nombre d’arches en blasonnant. ''Maçonné'' se dit des rayons, des pierres d’un pont, lorsqu’ils sont d’émail différent. {{alinéa| {{sc|du Pontavice de Rouffligny}}, au Perche et en Bretagne : d’argent, au ''pont'' à trois arches de gueules. {{sc|de Bunis}}, en Languedoc : d’argent, au ''pont'' à deux arches de gueules ; au pal du même, chargé d’une fleur de lys du champ, brochant sur le tout. {{sc|du Pont de Dinechin}}, en Bourgogne : d’azur, au ''pont'' à trois arches d’or, maçonné de sable, sommé d’un lion du second émail, lampassé et armé de gueules, tenant une hache d’armes d’or, adextré d’un soleil du même, et sénestré d’une étoile d’argent. {{sc|Minard de Villemain}}, de Grisy, en Brie : d’argent, au ''pont'' à trois arches de gueules, maçonné de sable, accompagné de six mouchetures du même. |4|-1}} <section end="PONT"/> <section begin="PONTENAGE"/><nowiki/> {{uc|Pontenage}}, {{abr|subs.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, espèce de péage qui se payait au roi ou à quelqu’autre seigneur, pour les personnes, bestiaux, voitures et marchandises qui passaient sur un pont. On nommait ''pontenier'' un officier commis pour percevoir les droits de {{corr|{{sc|Pontage}}|{{sc|Pontenage}}}} au passage des rivières. <section end="PONTENAGE"/> <section begin="PORC"/><nowiki/> {{uc|Porc}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, animal domestique qui paraît dans l’écu de profil et passant ; son émail particulier est le sable. On le distingue du ''sanglier'' en ce qu’il n’a pas comme lui une longue défense ; c’est aussi pour cette raison que la tête du {{sc|Porc}}, dans l’écu, ne se nomme point ''hure''. {{alinéa|{{sc|Février de la Bellonière}}, en Bourgogne et à Paris : d’argent, au ''porc'' de sable.|4|-1}} <section end="PORC"/> <section begin="PORC-ÉPIC"/><nowiki/> {{uc|Porc-Épic}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, animal terrestre, armé de longs aiguillons, qui a quelque ressemblance avec le ''porc'', <section end="PORC-ÉPIC"/><noinclude> <references/></noinclude> 0q3s375vzh26ba7huooo1pakngdz9il Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/216 104 4936987 15909160 2026-07-08T07:34:19Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909160 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>le calme de sa physionomie la démentaient victorieusement. — Alors ? Le disyllabe fusa entre toutes les lèvres. — Alors donc, comme je vous le disais, je jette un coup d’œil au dehors. Je m’attendais à voir des nuages, et tout en bas (on m’avait affirmé que nous volions à deux mille mètres), la surface de la mer ou tout au moins la brume qui la cache parfois. — Eh bien ? — Eh bien ! rien de semblable. Je puis le dire en vérité, le panorama est tout différent, car j’ai eu l’impression que le ''Vultur'' s’était posé au sommet d’une colline verdoyante. — Une colline ? Le ''Vultur'' posé ? Ce fut un concert de rugissements qui eussent réduit au silence un causeur ordinaire. James, lui, ne s’interrompit pas pour si peu. Il continua : — Mes yeux me disaient que l’appareil avait stoppé ; mes oreilles me déclaraient qu’il se déplaçait rapidement ; en effet, les turbines remplissaient l’air de leurs ronflements stridents, et j’étais obligé de me cramponner au garde-fou, pour n’être pas emporté par le vent. Cette fois, aucun des bandits ne proféra une parole. Ce que disait le visiteur, sur nu ton qui garantissait l’authenticité de ses affirmations, se dressait devant eux comme une parcelle d’inexplicable. La certitude que le pseudo-laquais jouissait de tout son bon sens pesait sur eux. Impossible d’attribuer ses sensations à l’intempérance ou à l’imbécillité ; alors ?… Ils s’entre-regardaient ébahis, interloqués, incapables de formuler une appréciation raisonnée. — Dans ces conditions, conclut cependant le faux domestique, puisque mes sens ne me renseignaient pas, puisque ma raison me criait d’autre part qu’un aéronef ne peut à la fois marcher et être arrêté, ni d’ailleurs qu’une colline même verdoyante ne saurait le suivre à la course, j’ai pris le parti le plus sage. Venir vous interroger, vous prier de vous rendre compte, et de me donner ensuite le renseignement que votre expérience ne manquera pas de vous suggérer.<noinclude> <references/></noinclude> dyt1tuqqqvu5fxv0jlr1ggu41hvqboo Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/365 104 4936988 15909161 2026-07-08T07:35:40Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909161 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>bonnes actions dans un plateau de la balance, pendant que l’autre plateau est chargé du diable, des méchantes actions, et surtout des belles robes, auroit été bonne à citer dans le très excellent et très complet travail sur la Psychostasie publié par M. Maury dans la ''Revue archéologique.'' Pag. 106, lig. 2, ''fourrées de vair et de gris et letticées de hermines''. L., et de letisses et de hermines. — Lig. 3, ''que longues, que courtes, que coles hardies :'' L., que longues, que corsès, etc. Lig. 12, ''cottes'' : P. 2, robes. Lig. 14, ''du forfait de ses robes'' : Lisez « du surfait » >, donné par L. — Lig. 19, de nuies et de maulvaises parolles : P. 2, de menues, etc. Pag. 107, lig. 21, ''commis ce delit'' : L. et P. 2, fait le fait. Pag. 109, lig. 14, ''griffes'' : L., graffes ; P. 2, gaffes ; ce seroit alors une perche garnie d’un croc. — Lig. 23, ''arrachié son peil'' : L., muchié ses pertuis ; P. 1, arrachiez ses poulz. Pag. 110, lig. 5, ''maschier'' : P. 2, deffouler. Pag. 111, lig. 5, ''foible'' : P. 2, flebe, plaintive, de ''flebilis.'' — Lig. 15, ''meccredy'' : L., mardi ; P. 2, samedy. Pag. 112, lig. 22, ''Nostre-Dame-de-Rochemadour'', dans le Quercy, près de Cahors. Sur ce pèlerinage fameux, voyez le livre du père Odo de Gissey, imprimé pour la première fois en 1631, et celui tout récent de l’abbé Caillau, chanoine du Mans, intitulé ''Histoire critique et religieuse de Notre-Dame de Roc-Amadour'', Paris, Leclère, 1834, in-8°. Odo de Gissey dit tenir les anciens miracles qu’il raconte d’un ouvrage latin manuscrit d’Hugues de Farsit, et M. Caillau, n’ayant pu le retrouver, n’a plus pour auteur que le résumé d’Odo de Gissey. Je crois avoir retrouvé l’ouvrage de Hugues de Farsit : car dans un ms. de la Bibliothèque impériale se trouve, entre autres choses, et notamment, un poème françois en quatrains monorimes, sur le miracle de Théophile, un ouvrage latin sur les miracles de Notre-Dame de Roc-Amadour. Le ms. est du 13{{e}} siècle, et excellent ; il seroit très curieux, tout à fait en dehors du point de vue miraculeux, mais comme document d’histoire et de géographie, de publier, avec les notes historiques nécessaires, ces récits pleins de noms de personnes et de lieux, et de détails sur les anciennes mœurs.<noinclude> <references/></noinclude> julgcw02sekwuv61la6iecmw89yos0o Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/638 104 4936989 15909162 2026-07-08T07:36:27Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909162 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|222|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Il a dit à ses hommes : « deffendés-moi, baron, « J’avoie pais à lui, de par roy Phylippon ; « Mais, à che que je voi, pais ne vault {{rom-min|·j·|1}} bouton, « Nuls ne se poet garder de mortel traïson ! » Mais li homme du conte eurent grant marrison,{{nvd|30}} Car n’avoient vestu auberc né acqueton ; En fuite sont tourné, si monstrent le talon. Mais li gentil bastard furent de grant renon, Il ont dit : « quens d’Ango, n’aïés ''pas'' suspechon, « Car nous morons pour vons aider à che boison. » Chascuns a trait l’espée qui li pent au giron, Au Bourgueignons s’assamblent par tel condition Chascuns abat le sien devant lui ou sablon. {{em}}Li Bastart de Seboure tenoit au pong l’espée : {{rom-min|·j·|1}} Bourgongnon féri de telle randonnée{{nvd|40}} Car il le pourfendi juques en le courée ; A {{rom-min|·j·|1}} autre vassal a le teste espautrée, Et dist « fielx au putain ! male gent desraée ! « Hui vous est ajourné une male journée. » Et li contes d’Ango si fiert en le merlée ; Et tenoit devant lui une targe acolée, Moult souvent en couvri sa teste mal armée. {{rom-min|·Xiiij·|14}} Bourgueignon, de haute renommée, Assalirent le conte par vertu esprouvée : Son cheval li ont mort, à le crupe trieullée,{{nvd|50}} Mais li xxx bastart, cui ame soit sauvée, Ont le conte rescous qui le char ot navrée. Li Bastart de Seboure, qui estoit de l’ainsnée, Li rendi {{rom-min|·j·|1}} cheval ; lors li fist escriée : « Sire contes d’Ango, <i>montés sans demorée, « Et si vous enfuiiés parmi celle ramée ; « Et nous demorons chi jusques à le viesprée, « Que le batalle arons desconfie et matée. » Dist li contes d’Anjo :</i> « fielx de noble espousée, « Aveuc toi demourai, la vie m’as sauvée !{{nvd|60}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 4enrz3kpjh7wxea0g1ra9ufutnj4opc Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/639 104 4936990 15909163 2026-07-08T07:40:10Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909163 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|223}}</noinclude><poem> « Tu te combas pour moi, ains ne te fis riens née, « Mais biau don te donrai ains que past li année. « Chil qui aidier me doivent ont hui lor foi faussée ; « Vous qui ne m’atenés m’avés clarté donnée. « Et Diex me laist tant vivre et le Vierge loée « Que rendre vous en puisse, à mon gré, la soldée. » {{em}}Li Bastart de Sebourc crioit à le volée : « Or avant ! à gloutons qui le pais ont fausée ! » Li dus de Bourgueignons tint le lanche afilée, Envers le Bastart a sa venue avisée ;{{nvd|70}} Bien le voit li Bastart, une lanche a hapée Vers le duc de Borgoingne a se voie tournée. Li {{rom-min|·j·|1}} vint contre l’autre, courant de randonnée, Et de corps et de pis ont fait telle encontrée Qu’à lanches abaissier ploïèrent l’esquinée. Mais li gentis Bastars li a telle donnée, Que des archons li a sa jouvente eslevée ; En sus de son destrier le geta en la prée Que la cuisse senestre li a toute affolée : Ne se levast em piés pour d’or une charrée.{{nvd|80}} Au Bastart de Seboure a-il rendu s’espée, Et li Bastart le prist, à cui proèche agrée ; Par itel couven''ent'' li a le mort sauvé, Que li contes em poet bien faire sa pensée. Li Bastart de Sebourc n’i a fait arrestée, La jouvente du dus a au conte livrée Et dist : « contes d’Ango, hons de grant renommée, « S’il vous plaist, à che due soit la teste coupée. « Je l’ai pris à vo gré, à chestie matinée. » {{em}}Dist li contes d’Ango : « à bonne destinée !{{nvd|90}} « Quant je vous encontrai, che fu bonne journée. » Quant li contes d’Ango tint le duc en sa main, N’en vausist pas tenir {{rom-min|·j·|1}} tonnel d’or tout plain. Et Bourguégnon s’en vont, fuïant parmi le plain ; ''Et li gentil bastart les encacent à plain,'' </poem><noinclude> <references/></noinclude> rv6w5580cb9op4hns9ezn36uajnllxh 15909226 15909163 2026-07-08T08:31:47Z Havang(nl) 12550 15909226 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|223}}</noinclude><poem> « Tu te combas pour moi, ains ne te fis riens née, « Mais biau don te donrai ains que past li année. « Chil qui aidier me doivent ont hui lor foi faussée ; « Vous qui ne m’atenés m’avés clarté donnée. « Et Diex me laist tant vivre et le Vierge loée « Que rendre vous en puisse, à mon gré, la soldée. » {{em}}Li Bastart de Sebourc crioit à le volée : « Or avant ! à gloutons qui le pais ont fausée ! » Li dus de Bourgueignons tint le lanche afilée, Envers le Bastart a sa venue avisée ;{{nvd|70}} Bien le voit li Bastart, une lanche a hapée Vers le duc de Borgoingne a se voie tournée. Li {{rom-min|·j·|1}} vint contre l’autre, courant de randonnée, Et de corps et de pis ont fait telle encontrée Qu’à lanches abaissier ploïèrent l’esquinée. Mais li gentis Bastars li a telle donnée, Que des archons li a sa jouvente eslevée ; En sus de son destrier le geta en la prée Que la cuisse senestre li a toute affolée : Ne se levast em piés pour d’or une charrée.{{nvd|80}} Au Bastart de Seboure a-il rendu s’espée, Et li Bastart le prist, à cui proèche agrée ; Par itel couven''ent'' li a le mort sauvé, Que li contes em poet bien faire sa pensée. Li Bastart de Sebourc n’i a fait arrestée, La jouvente du dus a au conte livrée Et dist : « contes d’Ango, hons de grant renommée, « S’il vous plaist, à che due soit la teste coupée. « Je l’ai pris à vo gré, à chestie matinée. » {{em}}Dist li contes d’Ango : « à bonne destinée !{{nvd|90}} « Quant je vous encontrai, che fu bonne journée. » Quant li contes d’Ango tint le duc en sa main, N’en vausist pas tenir {{rom-min|·j·|1}} tonnel d’or tout plain. Et Bourguégnon s’en vont, fuïant parmi le plain ; ''Et li gentil bastart les encacent à plain,'' </poem><noinclude> <references/></noinclude> k8z9ynzc2mpk6op0357o849wu4zd6ue Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/640 104 4936991 15909166 2026-07-08T07:44:38Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909166 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|224|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Chascuns tenoit l’escut et l’espée en la main : De la gent de Borgoingne fisent {{rom-min|·j·|1}} lait méhain, Delhommes d’armes qui furent primirain N’escapèrent que {{rom-min|·xv·|15}}, vallet que souverain. Quant il eurent perdut le duc, lor capitain,{{nvd|100}} Tout furent esbaï, che sachiés pour chertain ; Et li contes d’Ango, qui pas n’ot le coer vain, Dame-Dieu gratia et le corps Mariain. Au Bastart de Sebourc qu’il vit tout primerain Estre de bon conroi et avoir le coer sain, A dit « frans damoisiaus, je vous aime tout plain ! « De mort m’avės sauvé, je le sai pour chertain, « Sé ferrai de vo corps, par ma foi, chastelain « De plus noble chastel et tout de plus hautain « De la terre d’Angiers ; et s’arés le gaain. »{{nvd|110}} « Sire, » dist li Bastars, « n’en voil {{rom-min|·j·|1}} neu d’estrain, « Fors que l’amour de vous. Qui a bon souverain, « Bien en poet estre aidiés ou anuit ou demain. » Dist li contes d’Ango : « sire, vassaus gentis, « A tous les jours du mont serés-vous mes amis, « Car vous m’avès sauvé d’estre mors et ochis. » Dont ammainent le duc qui moult estoit maris, ''Tant cevaucent ensamble qu’il vinrent à Paris :'' Tout droit au Chastelet, là, fu en prison mis Li dus des Bourgueignons qu’ot esté desconfis.{{nvd|120}} Et li contes d’Ango ne s’i est alentis, Vint à le tour de Louvre, si est par dedens mis ; Car dou roy aportoit et lètres et escris Pour emmener les prinches et faire son devis. En une noble sale a trouvé les marchis, Sans joie et sans soulas ; n’i ot né ju né ris. Li conte les apelle, si lor dist à haus cris : « Seignour, venir vous faut au roy de Saint-Denis. « Il a dedens Hainnau {{rom-min|·j·|1}} grant chastel assis, « Le chastel de Sebourc est clamés, che m’est vis ;{{nvd|130}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> tiwsq6zstoqyo6kz8s4k8qd6s8o3n2m Discussion:Le mobilier scolaire, résumé d’une conférence faite à la Sorbonne le 27 août 1878 1 4936992 15909167 2026-07-08T07:46:50Z Newnewlaw 42296 /* Images */ nouvelle section 15909167 wikitext text/x-wiki == Images == <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-1 crop).jpg|Fig. 1. - Table à 2 places du Ministère de l’instruction publique de Belgique. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 112-2 crop).jpg|Fig. 2. - Table à deux places du Luxembourg. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-1 crop).jpg|Fig. 3. - Table à 2 places de la ville de Paris. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 113-2 crop).jpg|Fig. 4. - Table Lecœur, à 2 places, de l’École alsacienne. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 114 crop).jpg|Fig. 5. - Table Cardot, à 2 places (pied en fer). Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 115 crop).jpg|Fig. 6. - Profil d'un banc d'école à 6 places. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 116 crop).jpg|Fig. 7. - Position d'un enfant sur le banc de la figure 6. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 117 crop).jpg|Fig. 8. - Position d'un enfant écrivant sur le banc de la figure 6. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 118 crop).jpg|Fig. 9. - Position d'un enfant écrivant sur le banc de la figure 6. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 122 crop).jpg|Fig. 10. - Position recommandée par les médecins pour se tenir sur un banc d'école. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 124-1 crop).jpg|Fig. 11. - Position recommandée pour écrire par les médecins sur un banc d'école. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 124-2 crop).jpg|Fig. 12. - Angles recommandés par les médecins sur un banc d'école. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-1 crop).jpg|Fig. 13. - Table de M. Bapterosses mis à l’essai dans l’école municipale supérieure d’Auteuil. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 131-2 crop).jpg|Fig. 14. - Table de la maison Lecœur. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 132 crop).jpg|Fig. 15. - Chaise variable de M. André, constructeur à Neuilly. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 133-1 crop).jpg|Fig. 16. - Ensemble banc chaise scolaire à hauteur variable de M. André, constructeur à Neuilly. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 133-2 crop).jpg|Fig. 17. - Ensemble banc chaise scolaire à hauteur variable de M. André, constructeur à Neuilly. </gallery> {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/135}} {{centré|Fig. 18. - Tableau n°1}} {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/136}} {{centré|Fig. 19. - Tableau n°2}} <gallery> Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 138 crop).jpg|Fig. 20. - Table à une place de Boston. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 139 crop).jpg|Fig. 21. - Table à une place de M. Lenoir. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 141 crop).jpg|Fig. 22. - Modèle réduit de la table américaine de la maison Andrews, de Chicago. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 142 crop).jpg|Fig. 23. - Table de la maison Hammer, de Londres. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 143 crop).jpg|Fig. 24. - Mobilier Feszl tel que présenté à l'exposition de la Hongrie. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 144 crop).jpg|Fig. 25. - Modèle exposé dans la Section autrichienne par la maison Rûdisch, de Brün. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 145-1 crop).jpg|Fig. 26. - Modèle de M. Cardot avec le pupitre levé pour laisser passer l'élève. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 145-2 crop).jpg|Fig. 27. - Modèle de M. Cardot avec le pupitre posé pour permettre à l'élève d'écrire. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 146 crop).jpg|Fig. 28. - Modèle de M. Cardot avec le pupitre positionné pour aider la lecture. Revue pédagogique, premier semestre, 1879 (page 147 crop).jpg|Fig. 29. - Table répondant aux besoins des asiles Frœbel. </gallery> {{Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/149}} {{centré|Fig. 20. - Tableau n°3}} [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 8 juillet 2026 à 07:46 (UTC) 2pe1t431cvbbcleuj15eh09yiz0cho3 Page:Livre du Chevalier de La Tour Landry.djvu/366 104 4936993 15909169 2026-07-08T07:48:36Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909169 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> P. 113, lig. 20, ''Sainct Martin de Verto'' : P. 1, Vertus ; P. 2, Verto. Voir, sur Martin de Verto, sa vie dans ''Annales sanctorum ordinis sancti Benedicti'', sæcul. I, une première vie, 375-8, et une seconde plus complète, p. 681-92. Dans celle-ci, ce qui se rapporte à la ville d’Herbanges (dans la vie de l’anonyme latin ''Herbadilla'') occupe les paragraphes 5 à 11. Dans la prose pour la fête de ce saint, qui se célébroit le 24 octobre, on n’a pas manqué de rappeler ce fait : {{poem| Dum non credit, casum dedit Herbadilla funditus. |m=1em}} Le récit vient d’autant mieux dans l’histoire de la femme de Loth, que, dans la légende, la femme de l’hôte de Saint-Martin fut de même changée en pierre. — Ligne 21, ''Herbanges''… : L. Arbanges ; P. 2, Berbanges. Pag. 116, lig. 11, en espie : P. 2, esgart. — Lig. 26, ''avez esté cause de ma tristesse'' : P. 1, ma traîtresse ; P. 2, maquerelle. Pag. 118, lig. 16, ''pervers'' : P. 1, punais. — Lig. 26, ''Amon'' : P. 1, Zazam. Pag. 119, lig. 3, ''successeurs'' : L., successions, qui est excellent. — Lig. 25, ''Hoir'' : L., air ; c’est une façon d’écrire différente, mais arrivant au même son. Pag. 121, chap 58{{e}}. Une main un peu postérieure a, dans le ms. P. 1, rétabli, par quelques petits changements, la vérité de l’histoire. Toutes les fois qu’il y a le ''roy Pharaon'', elle a corrigé en ''le prince du roy Pharaon'', changé ''reine'' en ''princesse'', et remplacé ''tous les biens de son royaume'' par ''tous ses biens''. Quelque juste que fût la correction, nous avons laissé leur erreur aux chapelains du chevalier. Pag. 121, lig. 25, ''l’Envengile'' : P. 2, saint Jehan l’Evangeliste. — Lig. 29 ''poesté'' ; de potestas. Pag. 123, lig. 22, ''Finées'' : L., Furies. Pag. 124, lig. 3, ''Zambry'' : L., Janbry ; P. 2, Jambri. Pag. 126, lig. 6, ''qui faisoit cables et cordes à gros vaisseaulx de mer'' : P. 1, cables et fuseaulx et grans vaisseaux sur mer ; P. 2, cables et fuisiaux agues et agus vaisseaulx. — Lig. 24, ''le luitin'' : P. 1, luton ; P. 2, luisoon. Pag. 129, lig. 26, ''couste'' : P. 2, coeste. On dit encore dans certaines provinces ''coitte'' ou ''couette'' pour dire un ''lit de plumes.''<noinclude> <references/></noinclude> 1i0p28xrpw73nalz8nestyy9vdmc2t0 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/641 104 4936994 15909171 2026-07-08T07:49:03Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909171 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|225}}</noinclude><poem> « Et en che chastel est {{rom-min|·j·|1}} vous frères gentis « Et Jehans de Ponthieu, li chevalier de pris, « Baudewins de Biauvais qui les cheveus a gris, « Et la roïne Rose qui tant a cler le vis, « La roïne de Cypre, d’Escoce le païs. « Je croi que là endroit sera parlement pris « De quoi le pais venra, s’il plaist à Jhésu-Crist ; « De Gaufroi et de vous serra parlement pris « Et si r’ara vo mère, car ch’est le siens maris. » {{em}}« Hé ! Diex, » dist Glorians qui tant estoit faitis,{{nvd|140}} « Jà li pais n’avenra ensi que tu me dis ! » {{em}}Dist li contes d’Ango : « dont, en vaurié-vous pis ; « Car sé li pais ne vient, soïés chartains et fis « Gaufer vous ammerra tous trois en son païs. « Là, tenrés vous prison, en chertain le vous dis. » ''Dont orent, li baron, forment les cuers maris.'' Quant li prinche ont of li conte recorder {{em}}Qu’il les faut de la tour widier et dessevrer, Dont furent si dolant ne seurent que penser. Et li contes d’Ango emprist à apeller{{nvd|150}} Tous les {{rom-min|·xxx·|30}} bastars, si lor dist haut et cler : « Seignour, ses prisonniers vous ottroi à garder. « Ne sai hommes, el mont, que tant je doie amer ; « Tant ai veut en vous que bien me doy fier. « Quant ''nous'' venrons au roy, qui tant fait à doubter, « De chou que fait m’avés me sarrai bien loer. » {{em}}Et chil ont respondut : « che fait à créanter, « Bien nous porrés aidier et nos pris amonter. » Dont vont les prisonniers vistement apprester. {{em}}Li Bastard de Sebourc va Gloriant combrer :{{nvd|160}} « Or chà, maistres, » dist-il, « ne poés estriver « De venir aveuc moi ou que vaurai aler ! « Gardés ne me fachiés envers vous aïrer, « Car tantost vous iroie à le keuwe noer « De mon courrant destrier, pour vous à traiëner. » </poem><noinclude> <references/></noinclude> gidxdv3wheb5l7cpvidhcq8dqdbe1zi 15909227 15909171 2026-07-08T08:32:00Z Havang(nl) 12550 15909227 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|225}}</noinclude><poem> « Et en che chastel est {{rom-min|·j·|1}} vous frères gentis « Et Jehans de Ponthieu, li chevalier de pris, « Baudewins de Biauvais qui les cheveus a gris, « Et la roïne Rose qui tant a cler le vis, « La roïne de Cypre, d’Escoce le païs. « Je croi que là endroit sera parlement pris « De quoi le pais venra, s’il plaist à Jhésu-Crist ; « De Gaufroi et de vous serra parlement pris « Et si r’ara vo mère, car ch’est le siens maris. » {{em}}« Hé ! Diex, » dist Glorians qui tant estoit faitis,{{nvd|140}} « Jà li pais n’avenra ensi que tu me dis ! » {{em}}Dist li contes d’Ango : « dont, en vaurié-vous pis ; « Car sé li pais ne vient, soïés chartains et fis « Gaufer vous ammerra tous trois en son païs. « Là, tenrés vous prison, en chertain le vous dis. » ''Dont orent, li baron, forment les cuers maris.'' Quant li prinche ont of li conte recorder {{em}}Qu’il les faut de la tour widier et dessevrer, Dont furent si dolant ne seurent que penser. Et li contes d’Ango emprist à apeller{{nvd|150}} Tous les {{rom-min|·xxx·|30}} bastars, si lor dist haut et cler : « Seignour, ses prisonniers vous ottroi à garder. « Ne sai hommes, el mont, que tant je doie amer ; « Tant ai veut en vous que bien me doy fier. « Quant ''nous'' venrons au roy, qui tant fait à doubter, « De chou que fait m’avés me sarrai bien loer. » {{em}}Et chil ont respondut : « che fait à créanter, « Bien nous porrés aidier et nos pris amonter. » Dont vont les prisonniers vistement apprester. {{em}}Li Bastard de Sebourc va Gloriant combrer :{{nvd|160}} « Or chà, maistres, » dist-il, « ne poés estriver « De venir aveuc moi ou que vaurai aler ! « Gardés ne me fachiés envers vous aïrer, « Car tantost vous iroie à le keuwe noer « De mon courrant destrier, pour vous à traiëner. » </poem><noinclude> <references/></noinclude> jhl8o14t0yc68yn1g9i2frtb0h015jy Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/642 104 4936995 15909175 2026-07-08T07:54:29Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909175 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|226|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « Mes glous, » dist Glorians, « ne l’oserés penser, « Que l’un des gentis-hommes qui soit dechà la mer « Fesissés ensément au cheval acoupler ? » « Chertes, » dist li Bastars qui moult ot le cheur ber, « J’en sai {{rom-min|·j·|1}} plus gentil, ne vous poés vanter,{{nvd|170}} « Le Bastart de Sebourc qui tant fait à doubter ! « Ch’est li hons, en che mont, que plus devés amer, « Car il a fait Gaufer malement atourner : « L’autre jour vint Gaufer à Sebourc hosteler, « S’amena Esmeret, vostre frère au coer ber, « Qu’il ot pris en bataille, si con j’oïs conter ; « Baudewin de Biauvais, qui tant fut outre mer, « Et Jehans de Ponthieu qui coer a de sengler ; « Et le royne Rose qui tant a le vis cler, « La royne de Cypre, que vos''is''tes espouser,{{nvd|180}} « La moullier Alixandre qu’Escoce a à garder. « Cheuls amena, Gaufer, ou chastel pour tenser, « Pour che que les cuidoit à Nymaie mener ; « Mais à Seboure trouvèrent encontre moult amer : « {{rom-min|·j·|1}} bastard i avoit, ch’ai of recorder, « Fielx fu d’un de vo frères qui le voilt engenrer, « Baudewin ot à non, ichuis en son régner « Fu nouris à Sebourc ; là, le fist-on garder, « {{rom-min|·xv·|15}} ans i fu nouris, mais j’ai of conter « {{rom-min|·xxx·|30}} bastars i ot enchois son dessevrer.{{nvd|190}} « Li Bastard de Sebourc, quant of deviser « Sa mère son linage, soy prist à pourpenser « Comment porroit Gaufroi l’âme du corps hoster. « Si se fist de Gaufer chevalier adoubter, « Et puis volt, au bon roy, la jouste demander. « Es prés devant Sebourc vont à lui behourder : « Sa lanche tourna si, qu’ou corps li fist passer « Si que de l’autre part en vit-on le fer cler ; « Puis ala du chastel le pont à mont lever. « Entre lui et ses frères s’en ala délivrer{{nvd|200}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> rwpqle7djnzjm8sszbdvte446ikwrsd Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/217 104 4936996 15909177 2026-07-08T07:56:28Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909177 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Et, parbleu ! il avait raison, le laquais ! Il fallait voir, encore que le récit de cet homme parût invraisemblable au suprême degré. Jamais l’équipage du ''Vultur'' n’avait constaté phénomène semblable à celui que signalait le visiteur. Tous se levèrent en tumulte. Derrière James, ils gagnèrent la porte, parcoururent le couloir, se hissèrent à l’étage des passages. Ni James, ni ceux qu’il entraînait à sa suite ne remarquèrent que la porte de l’une des cabines de cet étage s’ouvrait légèrement à leur passage. Ils ne virent pas la petite Jane se glisser dans le couloir, leur emboîter le pas. Ils ne se doutèrent pas que la mignonne grommelait entre ses dents blanches : — Tiens ! Pourquoi donc serais-je la seule à ne pas voir ce que ma grande sœur May va faire là-haut ? Ils continuaient leur ascension, débouchaient sur la plate-forme extérieure. Mais à peine y avaient-ils pris pied qu’ils poussèrent un cri douloureux. Leurs mains se portèrent à leurs yeux. James, aussitôt sorti du panneau accédant à l’intérieur, avait brusquement fait volte-face, projeté les bras en avant en prononçant ces paroles mystérieuses : — La Fée Verte ! Voyez-la et suivez-la où il me plaît qu’elle vous conduise. Un instant, ses regards se fixèrent sur May qui, entourée par Liao, Freda, Derrick, Stepan et Sefra, s’appuyait à la fragile balustrade du pont, à quelques pas en arrière du jeune homme, puis toute son attention se concentra de nouveau sur les séides de Slane. Et voici ce que discernèrent Liao éperdue, May tremblante, ses compagnons angoissés, moins par le drame que par le phénomène d’aberration que provoquait James, dont la puissance de volonté se trouvait accrue à l’infini par le maillot électrique, que la blonde ''ingénieure'' lui avait fait revêtir ainsi qu’à ses amis. Joker, qui marchait en tête des matelots, eut un cri joyeux : — La Fée Verte ! Ses camarades répétèrent après lui : — La Fée Verte ! Pour la seconde, fois, les passagers allaient {{tiret|assis|ter}}<noinclude> <references/></noinclude> rrj04jr8bq0eehpys9n8dzwf0kpjgfy Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/643 104 4936997 15909179 2026-07-08T07:58:49Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909179 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|227}}</noinclude><poem> « Prisons et prisonniers, tout laissa esscaper ; « Il sont ens ou chastel c’on a fait ensérer. « Là, est li roys de Franche, si demainne et si per : « Si n’en vauront jamais, à nul jour, dessevrer « S’aront fait le bastart à fourches encruer. » {{em}}Et Glorians respont : « Dieux l’en voille tenser, « Et tous nous bons amis voille Diex visenter ! » Quant Glorians of le Bastart de renon, Si dist à Alixandre, d’Escoce le roïon : « Frère, de che bastard dont j’or chi mention,{{nvd|210}} « Ne savoie novelles, par Dieu et par son non. « Dieux le voille garder qui souffri pation ! » « Par Dieu, » che dist Wistaces, « vesci bonne rayson ; « Sé je tenoie jà le noble danseillon « Et je fuisse délivres des mains roy Phylippon, « Chevalier le feroie et s’averoit biau don. » {{em}}Adont furent saisi, li nobile baron, Et li contes d’Ango lor a dit, à haut ton : « Seigneur, si vous volés jurer, sans traïson, « Foi de chevalerie, Dieu et sa pation,{{nvd|220}} « Qu’avoec ses {{rom-min|·xxx·|30}} si, qui sont fier que lion, « Irés aveukes eulz, sans nulle suspechon, « Partout où il iront, ni en confait royon ; « On ne vous tenra mie si c’on tient.j. larron, « Ains irés bellement, sus le destrier Gascon, « Chevauchant aveuc eulz sans tenir de garson ; « N’arés chaine né buie né corde né prison. » Et chil en ont juré et Dieu et le haut non, Chevalerie jurent, si que bien les ot-on, Qu’avec les {{rom-min|·j·|1}} iront ausi dous que mouton ;{{nvd|230}} Et déust chascuns perdere le chief sour le menton. Adont ont délivret chascuns {{rom-min|·j·|1}} Arragon. Droit al l’ostel le conte, qui blanc ot le grenon, Alèrent desjeuner trestout le compaignon. Li Bastars prist ses oncles, soi mist en ou moilon, </poem><noinclude> <references/></noinclude> n91sqo1vq1lmsolastyfb0yx66pzprt 15909228 15909179 2026-07-08T08:32:15Z Havang(nl) 12550 15909228 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|227}}</noinclude><poem> « Prisons et prisonniers, tout laissa esscaper ; « Il sont ens ou chastel c’on a fait ensérer. « Là, est li roys de Franche, si demainne et si per : « Si n’en vauront jamais, à nul jour, dessevrer « S’aront fait le bastart à fourches encruer. » {{em}}Et Glorians respont : « Dieux l’en voille tenser, « Et tous nous bons amis voille Diex visenter ! » Quant Glorians of le Bastart de renon, Si dist à Alixandre, d’Escoce le roïon : « Frère, de che bastard dont j’or chi mention,{{nvd|210}} « Ne savoie novelles, par Dieu et par son non. « Dieux le voille garder qui souffri pation ! » « Par Dieu, » che dist Wistaces, « vesci bonne rayson ; « Sé je tenoie jà le noble danseillon « Et je fuisse délivres des mains roy Phylippon, « Chevalier le feroie et s’averoit biau don. » {{em}}Adont furent saisi, li nobile baron, Et li contes d’Ango lor a dit, à haut ton : « Seigneur, si vous volés jurer, sans traïson, « Foi de chevalerie, Dieu et sa pation,{{nvd|220}} « Qu’avoec ses {{rom-min|·xxx·|30}} si, qui sont fier que lion, « Irés aveukes eulz, sans nulle suspechon, « Partout où il iront, ni en confait royon ; « On ne vous tenra mie si c’on tient.j. larron, « Ains irés bellement, sus le destrier Gascon, « Chevauchant aveuc eulz sans tenir de garson ; « N’arés chaine né buie né corde né prison. » Et chil en ont juré et Dieu et le haut non, Chevalerie jurent, si que bien les ot-on, Qu’avec les {{rom-min|·j·|1}} iront ausi dous que mouton ;{{nvd|230}} Et déust chascuns perdere le chief sour le menton. Adont ont délivret chascuns {{rom-min|·j·|1}} Arragon. Droit al l’ostel le conte, qui blanc ot le grenon, Alèrent desjeuner trestout le compaignon. Li Bastars prist ses oncles, soi mist en ou moilon, </poem><noinclude> <references/></noinclude> e8a21v2tl1zykh9wt51j59t2xide7qz Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/218 104 4936998 15909181 2026-07-08T08:00:46Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909181 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|assis|ter}} à la création d’illusions, mécaniquement jetées en des crânes humains, au moyen d’un appareil à l’apparence d’un vêtement. La disposition existant entre la cause et l’effet produit, le mystère qui entoure les manifestations de la volonté, augmentait leur trouble. Les mots « La Fée Verte » les avaient fait sursauter. N’était-ce point là les paroles prononcées par James dans le salon, le mirage qu’il avait annoncé ? Que signifiaient ces trois vocables ? Aucun n’eût su le dire. Au surplus, la scène se précipitait. Les bandits ne semblèrent pas remarquer la présence des passagers. Les yeux agrandis, la face extatique, les mains tendues en avant comme pour saisir l’apparition imposée à leur esprit, ils se dirigèrent à la file vers la balustrade entourant la plate-forme. Liao poussa un sourd gémissement, auquel répondit un petit cri apeuré sortant du panneau ouvert au milieu du pont. Personne ne discerna cet écho inattendu. Si May avait regardé de ce côté, elle eût aperçu la physionomie contractée de Jane, qui, debout sur l’une des dernières marches de l’escalier en colimaçon, se penchait au dehors, assistant à la scène voulue par ses amis. Mais la rapidité des phases du drame qui s’accomplissait entraînait toute l’attention des spectateurs. — Je te suis, bonne Fée Verte ! clama Joker avec tendresse. Et d’un bond soudain, enjambant la rampe de fer, Il s’élança dans le vide. Ce geste, qui pétrifia les passagers, sembla surexciter les autres hommes de l’équipage. — Attends-nous ! Attends-nous ! hurlèrent-ils, leurs voix n’ayant plus rien d’humain. Se bousculant, dans une hâte insensée de courir à l’apparition perceptible pour eux seuls, ils se ruèrent vers la main courante d’acier, la franchirent, comme Joker et, le ''Vultur'' poursuivant sa route, les assistants purent, durant un instant, apercevoir des formes noires culbutant dans la nuit transparente vers l’océan, dont les flots glauques allaient ensevelir à jamais huit des bandits à la solde de Tom Slane. Les passagers restaient seuls sur le pont, sans<noinclude> <references/></noinclude> 47re7lw0joiylyj1nq61r6mr397wlnv Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/644 104 4936999 15909184 2026-07-08T08:03:27Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909184 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|228|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Et puis lor dist « mi oncle, dréchiés haut le menton, « Regardés le bastart de vostre estration. « A Sebourc vous merrai, voelles li quens ou non, « Car miex l’ai enchanté, si ait m’ame pardon, « Que Maugis n’enchanta l’empéreour Charlon. »{{nvd|240}} {{em}}Quant li doi frère oïrent le nobile Bastart, Chascuns, par grant amour, li fist {{rom-min|·j·|1}} dous regart ; A Wistace contèrent, qui estoit d’autre part, Le rayson dou dansel qui le corps ot gaillart. Seignour, » dist li vassaus, « ne créés le musaert, « Car sachiés pour chartain qu’il joue de flaxart, « Il nous voilt repaisier de porrée sans lart ; « Je vauroie qu’il fust pendus à une hart ! « Il est cousins au conte, il en fait estandart. « Cuidié-vous que li contes, qui le corps a villiart,{{nvd|250}} « Nous baillast à {{rom-min|·j·|1}} homme qui ne fust de sa part ? « Chertes, bien le tenés à niche et à quoquart : « Il n’i a si sage homme jusques à Monbliart. « Or, en volés-vous faire {{rom-min|·j·|1}} sot et {{rom-min|·j·|1}} cornart ? « Jamais ne vous baillast, par le corps saint Liénart, « Sé il n’éust amour et fianche ou witart. » A l’ostel du bon conte entrèrent li princhier, Là, avoit fait, li quens, aprester le mengier : ''Moult solaneusement sont servit li princier,'' Cascuns fu bien servis, n’en faut mie plaidier.{{nvd|260}} Quant vint après disner, prest furent le destrier, Puis alèrent monter sans point de l’atargier ; Au Bastard de bon aires furent li prisonnier Et li contes d’Ango les sievot par dérier. En sa compaigne sont {{rom-min|·xl·|40}} chevalier Qui vont au roy de Franche conforter et aidier ; Le Bastart de Seboure pensent du manechier. Bien les ot, li Bastars, ensamble desraisnier, Si lor dist à le fois : « voir, je songai l’autr’ier « Que li hardis Bastars nous feroit courechier !{{nvd|270}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 3tj459d4l82grz9va07x18c1v76y25m Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/219 104 4937000 15909189 2026-07-08T08:07:21Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909189 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>pensée, sans voix, annihilés par le terrible spectacle qui s’était déroulé avec la rapidité du rêve. — Bigre de bigre ! — C’est bien le mot ! Ces deux répliques, si explicites, en dépit de leur forme elliptique, jaillirent des lèvres de Stepan et de Sefra. Les deux enfants abandonnés s’étaient étreint les mains, comme pour se soutenir, s’encourager, durant la minute tragique. Au même instant, d’ailleurs, Freda, appuyée sur le robuste Derrick, balbutiait, terrifiée et triomphante : — On vaincra, on vaincra ! Dire que cette petite May a réalisé cela. Mais James ne permit pas à ses amis de se livrer à leurs impressions. Il s’approcha du groupe haletant. — Regagnons le « saloon ». C’est là que l’on doit nous retrouver, lorsque l’on s’apercevra de la disparition de ces hommes ; car cette disparition, ne l’oubliez pas, aura d’autant plus d’effet sur le moral de nos ennemis, qu’elle leur demeurera plus inexplicable. Puis du ton d’un officier veillant à l’équipement de ses subordonnés : — Si quelques-uns n’ont pas encore revêtu les maillots électriques que miss May a distribués tout à l’heure, qu’ils se hâtent de le faire. La guerre est commencée, il convient que nous soyons armés. — J’ai endossé le mien, prononça Derrick avec la fierté du devoir accompli. — Moi également, jeta en écho la bohémienne Freda. — Nous, clamèrent Stepan et Sefra avec un touchant ensemble. May se contenta d’indiquer du geste, qu’elle s’était chargée de l’ajustement multipliant follement la puissance d’énergie de son porteur. À quoi bon parler ? N’était-il pas évident que la jeune fille, inventeur du merveilleux appareil, s’était mise des premières sous sa protection ! — Et vous, miss Liao ? À la question, la Chinoise frissonna. Elle répondit en secouant désespérément la tête : — Quoi ? Vous refusez de vous armer ? Songez-y.<noinclude> <references/></noinclude> mii7gp3z0h7mts795mq5o9ele5x7b4h Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/645 104 4937001 15909191 2026-07-08T08:08:24Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909191 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|229}}</noinclude><poem> « Il convient les passages chi environ gaitier, « Car je me doubte moult ne nous viengne espier. ». {{em}}Or, s’en vont li Fransoys et li Bastars aussi. Glorians appella le Bastard seignouri : « Vassaus, je vous conjur sour Dieu qui ne menti, « Quel part nous menrés-vous ? dites, je vous en pri. » {{em}}Et li Bastard respont : « par le Dieu c’on pendi « En le saintisme crois, au jour de venredi, « Ou chastel à Sebourc vous menrrai sans nul si, « Avoeques vostre frère Esmeré, le hardi ;{{nvd|280}} « Car je sui li bastars dont vous avés oï, « Que vous frères germains jadis engénui. « Et aussi sont mi frère que vous vaés ichi ; « Fil sommes Baudewin de vous mère nasqui. » {{em}}Quant Glorians l’entent, forment s’en resjoï, Alixandre, le conte, et Wistace autressi ; Liet furent, li baron, quant il ont chou oï. Par le païs chevauchent, joïant et esbaudi, Jusques à Saint-Quentin n’i ont fait nul détri. Pas n’i estoit li roys, car devant el mardi{{nvd|290}} En avoit le sien corps sevré et départi ; Devant Sebourc estoit enmi le prei flouri : Le Bastard manechoit qui ot Gaufroi honni. Et li bastard chevauchent, qui moult furent hardi, Saint-Quentin trespassèrent, {{rom-min|·j·|1}} noble boure joli, En Chambresis entrèrent droit par {{rom-min|·j·|1}} samedi. {{em}}Or s’en vont li bastard, à belle compaignie, S’emmènent leur amis et chelz de leur lignie. Li Bastars de Sebourc ne s’i arresta mie, {{rom-min|·j·|1}} sien frère appella, si dist à vois serie :{{nvd|300}} « Frère, » dist li Bastars, « savés ''que'' je vous prie ; « Alés-ent à Bavai, où gist mainte chaucie, « En le cisterne entrés, si ne ''le'' lasiés mie ; « S’alės droit à Sebourc, en le grant tour hautie, « Si dites Esmeret et à le baronnie </poem><noinclude> <references/></noinclude> srx0ioqr1xh7x1s2dx11lxofq2mdkxj 15909229 15909191 2026-07-08T08:32:29Z Havang(nl) 12550 15909229 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|229}}</noinclude><poem> « Il convient les passages chi environ gaitier, « Car je me doubte moult ne nous viengne espier. ». {{em}}Or, s’en vont li Fransoys et li Bastars aussi. Glorians appella le Bastard seignouri : « Vassaus, je vous conjur sour Dieu qui ne menti, « Quel part nous menrés-vous ? dites, je vous en pri. » {{em}}Et li Bastard respont : « par le Dieu c’on pendi « En le saintisme crois, au jour de venredi, « Ou chastel à Sebourc vous menrrai sans nul si, « Avoeques vostre frère Esmeré, le hardi ;{{nvd|280}} « Car je sui li bastars dont vous avés oï, « Que vous frères germains jadis engénui. « Et aussi sont mi frère que vous vaés ichi ; « Fil sommes Baudewin de vous mère nasqui. » {{em}}Quant Glorians l’entent, forment s’en resjoï, Alixandre, le conte, et Wistace autressi ; Liet furent, li baron, quant il ont chou oï. Par le païs chevauchent, joïant et esbaudi, Jusques à Saint-Quentin n’i ont fait nul détri. Pas n’i estoit li roys, car devant el mardi{{nvd|290}} En avoit le sien corps sevré et départi ; Devant Sebourc estoit enmi le prei flouri : Le Bastard manechoit qui ot Gaufroi honni. Et li bastard chevauchent, qui moult furent hardi, Saint-Quentin trespassèrent, {{rom-min|·j·|1}} noble boure joli, En Chambresis entrèrent droit par {{rom-min|·j·|1}} samedi. {{em}}Or s’en vont li bastard, à belle compaignie, S’emmènent leur amis et chelz de leur lignie. Li Bastars de Sebourc ne s’i arresta mie, {{rom-min|·j·|1}} sien frère appella, si dist à vois serie :{{nvd|300}} « Frère, » dist li Bastars, « savés ''que'' je vous prie ; « Alés-ent à Bavai, où gist mainte chaucie, « En le cisterne entrés, si ne ''le'' lasiés mie ; « S’alės droit à Sebourc, en le grant tour hautie, « Si dites Esmeret et à le baronnie </poem><noinclude> <references/></noinclude> 4ev08nteolffeeptnd0oarpaajp8750 Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/646 104 4937002 15909193 2026-07-08T08:13:18Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909193 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|230|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> « C’on nous atende au pont, bannière desploïe ; « Et que le chainne soit trè bien aparillie, « Qu’à l’encontre de nous soit le porte apointie « Si que je puisse entrer sans nulle vilonnie. « Car sé g’i puis entrer avoec ma compaingnie, {{nvd|310}} « Li roys ne m’amera jamais jour de sa vie ; « Car chertes je le pense à faire félonnie, « Car trop porte Gaufroi et sa grant trécherie, « Si l’en sera en fin sa déserte païe. « Car qui croit traïtour, né qui de riens s’i fie, « Maus l’en vient en le fin, je ne m’en double mie. » {{em}}Et li Bastart respont : « biau sire, je l’otrie. » De ses frères se part, droit à une anuitie, Venus est à Bavai à une aube esclarie ; En la bove qui dure {{rom-min|·iij·|3}} liewes et demie{{nvd|320}} Est entrés li bastars, tout seus sans compaingnie ; Venus est à Seboure, le grant tour batellie, A l’uis de fer busqua, le porte est retentie. Quant on l’ot recognut, chascuns lors li escrie : « Ahi ! bastars, » font-il, « où est le baronnie « Qui o vous s’en ala ? ne le nous chėlės mie. » {{em}}Et li bastars respont : « il sont trestout en vie. « Seignour, or m’entendés, » che dist le damoisiaus, « Esmeret et li autre, que li Bastars loïaus « Vous mande de par mi : il voit que li chastiaus{{nvd|330}} « Soit de vous bien gardés et portes et crestiaus ; « Alons trestout au pont de planches et de saus, « S’aparillons les chainnes et le porte roïaus. « Jà ne verrės k’ou chiel esconse li solaus, « Quant mi frère verront sus les courans chevaus « Et s’amerront Wistace qu’est vous amis carnaus « Glorians, Alixandre, qui tant ont le corps biaus ; « Car de Paris venons, et par mons et par vaus, « Et si ont tant apris as escoles entre iaus « Qu’il ramerront vo frère, as coers especiaus,{{nvd|340}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> c7hwukqngn3wtsylr69ejk3rycrnjbk Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/220 104 4937003 15909195 2026-07-08T08:13:21Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909195 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>La colère des Slane sera grande. Elle vous menacera plus que quiconque, vous qui êtes la pierre angulaire de leur édifice. — Jamais, murmura-t-elle d’une voix brisée, je ne consentirai à user de ce pouvoir diabolique ! — Bah ! pour vous défendre… — Non, non. — Songez-y. Nous jouons notre existence. Avec la cotte électrique, la volonté fragile d’un petit enfant suffirait à créer l’hallucination chez un athlète. N’attaquez pas puisque votre sensibilité vous le défend, mais défendez-vous ! En vain May joignit ses instances à celles de James, de ce véritable Lud Herbilt, fait orphelin, dépouillé de tous ses biens, par les sinistres propriétaires du ''Vultur'', aucun argument ne put décider la frêle Chinoise. — Oh ! répondit-elle, je sais ce que vous pensez. Les fils de Han ont l’âme cruelle. Vous avez raison. Peut-être le poignard, le poison, le revolver ne m’effraieraient pas ; mais j’ai peur du corselet qui permet de jeter la folie dans l’esprit d’un adversaire. Je ne comprends pas comment cela peut se faire ; il me semble qu’il y a là un mystère magique qui m’épouvante. Elle joignit les mains : — Je vous en supplie, ne me contraignez pas. Je vous suis infiniment reconnaissante de vous dévouer à ma cause. Mon cœur vous bénit. Mais je ne saurais combattre avec les armes que vous me proposez. Dans un brusque ressaut de son esprit mandchou, où vibrait l’atavisme de la race guerrière, elle acheva : — Si la douleur est trop grande, je saurai mourir. Ne me forcez pas à user de la sorcellerie que vous appelez science. Il n’y avait pas à insister. Tous le comprirent. Le Chinois est rarement scientifique. Il est l’être du rêve, des récits savamment embrouillés. Il explique volontiers tous les phénomènes naturels par les évolutions du Dragon et du Tigre, symboles dont il a fait des réalités. James et May sentirent que rien ne vaincrait la résistance instinctive, atavique pourrait-on dire, de leur compagne, à la pénétration de la science exacte. Toute tentative d’explication resterait sans résultat.<noinclude> <references/></noinclude> l5k3ex34twy4ilknq7z9hd76gehw05q Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/647 104 4937004 15909198 2026-07-08T08:16:18Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909198 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|231}}</noinclude><poem> « Et le gentil Wistace qui doit estre postaus. » Adont lor devisa, par mos espétiaus, Comment à Noyon fu trouvé li marrissaus, Et comment il monstrèrent devant lui lor chevaus ; Et du conte d’Ango, qui blans a les chavaus, Que li roys envoïa pour querre les dansiaus ; Du service qu’il fisent, qui fu et bons et biaus ; Et comment li bons contes li tint à ses consaus Et lor a délivrés les prisonniers isniaus ; Et du gentil Bastard qui ensi mande à iaus{{nvd|350}} C’on soit encontre lui au pont lès les ruissiaus. « Hé ! Diex, » dist Esmerés, « pères espiritaus, « Ains ne fu tels bastars né tels amis carnaus : « Diex voilliés le garder qui ne li viengne mauls ! » Liet furent, li baron, de che c’on leur conta Que le gentis Bastars leur amis ramena ; Au pont sont descendu, trẻ bien on l’apresta Pour avaler à val quant li poins en sera. Chascuns à son pooir, à chelle heure, s’arma. {{em}}Or dirai du Bastard qué Wistace amena{{nvd|360}} Et ses oncles aussi, à cui il endita Que chascuns viengne, à lui, là où aler vaura. Il va tost esploitant, et sé bien s’i hasta Que l’ost au roy de Franche perchieut et avisa ; Et li contes d’Ango fièrement chevaucha. Li Bastard de Seboure le conte en appella : « Sire, » dist-il à lui : « aler vous convenra « Au tref le roy de France, et mes corps vous sievra. » Lors, li contes d’Ango le bon cheval brocha Il est entrés en l’ost ; li Bastars o lui va,{{nvd|370}} A {{rom-min|·j·|1}} quoron de l’ost les prisonniers mena. Et li quens li demande pour coi chelle part va ? « Pour che, » dist li Bastars, « que simple voie i a. » Li contes li acorde, riens ne li dévéa ; Car il tenoit amour en lui plus qu’il n’i a. </poem><noinclude> <references/></noinclude> cbkuq8trbuui8wpt4vpjiu0qh0eo5zy 15909231 15909198 2026-07-08T08:32:44Z Havang(nl) 12550 15909231 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|231}}</noinclude><poem> « Et le gentil Wistace qui doit estre postaus. » Adont lor devisa, par mos espétiaus, Comment à Noyon fu trouvé li marrissaus, Et comment il monstrèrent devant lui lor chevaus ; Et du conte d’Ango, qui blans a les chavaus, Que li roys envoïa pour querre les dansiaus ; Du service qu’il fisent, qui fu et bons et biaus ; Et comment li bons contes li tint à ses consaus Et lor a délivrés les prisonniers isniaus ; Et du gentil Bastard qui ensi mande à iaus{{nvd|350}} C’on soit encontre lui au pont lès les ruissiaus. « Hé ! Diex, » dist Esmerés, « pères espiritaus, « Ains ne fu tels bastars né tels amis carnaus : « Diex voilliés le garder qui ne li viengne mauls ! » Liet furent, li baron, de che c’on leur conta Que le gentis Bastars leur amis ramena ; Au pont sont descendu, trẻ bien on l’apresta Pour avaler à val quant li poins en sera. Chascuns à son pooir, à chelle heure, s’arma. {{em}}Or dirai du Bastard qué Wistace amena{{nvd|360}} Et ses oncles aussi, à cui il endita Que chascuns viengne, à lui, là où aler vaura. Il va tost esploitant, et sé bien s’i hasta Que l’ost au roy de Franche perchieut et avisa ; Et li contes d’Ango fièrement chevaucha. Li Bastard de Seboure le conte en appella : « Sire, » dist-il à lui : « aler vous convenra « Au tref le roy de France, et mes corps vous sievra. » Lors, li contes d’Ango le bon cheval brocha Il est entrés en l’ost ; li Bastars o lui va,{{nvd|370}} A {{rom-min|·j·|1}} quoron de l’ost les prisonniers mena. Et li quens li demande pour coi chelle part va ? « Pour che, » dist li Bastars, « que simple voie i a. » Li contes li acorde, riens ne li dévéa ; Car il tenoit amour en lui plus qu’il n’i a. </poem><noinclude> <references/></noinclude> qj7fcxjvsn368mjsjz5wwt54gvxflwb Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/221 104 4937005 15909205 2026-07-08T08:19:50Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909205 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>Dans sa cervelle chinoise, brumeuse et entêtée, Liao avait gravé l’idée de sorcellerie, et rien au monde ne pourrait effacer cette empreinte. Jamais le maillot, multipliant la volonté ''magnétique'' de l’être par ses effluves ''électrique'', ne lui apparaîtrait sous son véritable jour. Tant pis. L’obstination de Liao constituerait un danger de plus. La difficulté de la protéger s’en trouverait accrue. Aussi c’est avec un geste résigné que James murmura : — Regagnons le salon. Mais comme il approchait du panneau s’ouvrant sur l’étroit escalier en spirale, il eut un cri étouffé. — Quelqu’un nous épiait ! — Qui ? s’écrièrent ses compagnons se précipitant en avant, étreints par l’angoisse de la lutte imminente, la crainte d’une nouvelle et tragique exécution nécessaire. — Je ne sais, j’ai entendu vibrer les degrés sous un pas léger. Sa réponse se perdit en partie. Tout en parlant, le jeune homme s’était engouffré dans l’escalier tournant. Et tous, éperonnés par une inquiétude formidable, bondirent dans ses traces. En une course éperdue, ils parvinrent au salon. La petite Jane était là, en train d’admirer un album d’images. — Tu n’as vu passer personne, ma mignonne ? questionna miss May. L’enfant prit une mine étonnée. — Qui aurais-je pu voir, puisque vous étiez tous sortis ? Sous sa forme interrogative, la phrase contenait la réponse. Il était inutile de presser davantage le baby. Et Jane, constatant que l’on ne s’occupait plus d’elle, se replongea dans son album. L’Intérêt de l’histoire en gravures devait être grand, car ses joues étaient plus roses qu’à l’ordinaire, et, si ses amis eussent songé à l’observer, ils auraient remarqué que sa poitrine se soulevait avec une fréquence trahissant l’essoufflement. Ils se seraient alors demandé comment une fillette, assise en face d’un livre, avait bien pu gagner cette respiration haletante.<noinclude> <references/></noinclude> 62az5dfzlht6flh2dsunyid52iatxiv Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/648 104 4937006 15909206 2026-07-08T08:20:02Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909206 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|232|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Quant il vit le chastel et de près l’aprocha, Li conte li demande pour coi si près ala ? Et li Bastard li dist : que monstrer il vaura A cheulz qui sont dedens les prisons qu’il mena, Pour savoir sé jamais {{rom-min|·j·|1}} soel en istera.{{nvd|380}} Dist li contes d’Ango : « bien ait qui te porta ! » Et quant li Bastard vit que nuls ne l’apressa Et qu’il fu au désevre de chou qu’il poupensa, Dist au conte d’Ango : « savés comment il va ? « Salués-moi le roy, quant vo corps le veura ! « Dites que li Bastars de Sebourc s’en reva, « S’en remainne ses oncles que lonc tanps tenut a. « Je sui li fiers Bastars que tant manechiet a ! « J’en remaine mes oncles à Sebourc, par dechà, « Et sé ne fust pour tant qu’avoec vous mes corps a{{nvd|390}} « Et mengiet et béut, je vous prisisse ja ; « Mais ne voil rassambler Judas qui Dieu baisa, « Je voil r’avoir le mien, autre chose n’i a. « Il n’i a autre coze, r’alès-ent par delà, « A Jhésu vous commans ! je m’en vois par decha. » {{em}}Quant li contes d’Ango ot le Bastard parler, Il fu tous esmaris ; si ne sot que penser. Longue pièche cuida qu’il le déust gaber, Mais quant vers le chastel le vit si fort aler Et que tout li bastard commenchent à huer,{{nvd|400}} Adont a commenchiet hautement à criier Et dist « trai ! seignour, pensés de vous haster ! » Si homme commenchièrent les destrier à hurter, Envers les bastars vont qui les quident haper. Li Bastars de Sebourc se prist à retourner, D’une lanche qu’il tient vint à l’un behourder Que du cheval le fait à terre souviner ; Puis a traite l’espée, si en va bien fraper, Et li tiers et li quart fist à terre verser. Jusques à l’ost de France les a fait reculer,{{nvd|410}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> glhmxad8py4xymggdya4cs8xry7wuth Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/118 104 4937007 15909207 2026-07-08T08:21:54Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909207 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>conclusion absurde qu’ils devraient être tenus pour essentiellement autres qu’ils ne sont. {{incise|Pourquoi donc, insiste-t-on, ne sont ils pas autres ? Et ne sont-ils pas fondés à protester Contre la condition qui leur est faite ?}} Réclamation non moins absurde. Admettrait-on que le cercle se plaignit de n’avoir pas les propriétés de la sphère ? De même un homme dont l’âme est impuissante ne peut être reçu à se plaindre d’être incapable de contenir ses passions et de n’avoir pas en partage la connaissance et l’amour de Dieu. Et Spinoza, s’appropriant la parole de saint Paul, déclare que nous sommes entre les mains de Dieu comme l’argile entre les mains du potier qui peut faire de la même matière un vase d’honneur et un vase d’ignominie, sans que le vase puisse jamais dire à celui qui la façonné : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? La doctrine de la nécessité reconnaît donc les relations intrinsèques qui, en faisant dépendre les actes humains de la puissance divine, en déterminent et en sanctionnent par là même le degré de perfection, tandis que la doctrine du libre arbitre ne réclame une fausse liberté que pour une fausse morale et une fausse religion ! (''Ep''. {{rom|xix}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|69}} ; ''Ep''. {{rom|xxi}}, {{pg|92}} {{sq.}} ; ''Ep''. {{rom|xliii}}, {{pg|171-172}} ; ''Ep''. {{rom|lxxv}}, {{pg|242-243}} ; ''Ep''. {{rom|lxxviii}} ; {{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|II}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xlix}}, {{abr|schol.|scholie}}) Il y a, en effet, une vraie liberté de l’homme, mais qui est tout juste à l’opposé du libre arbitre ; elle est caractérisée par la négation de toute contingence et de toute indifférence, par l’affirmation de la nécessité qui fait résulter de notre seule nature certains de nos actes. Par exemple, si nous connaissons ce qu’est Dieu, l’affirmation de son existence suit de notre nature avec tout autant de nécessité qu’il suit de la nature du triangle<noinclude> <references/></noinclude> i5bvwbkwy9g5llibh6a1vxyf3dpuqqs Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/454 104 4937008 15909212 2026-07-08T08:23:34Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15909212 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki /> {{g|<math>\begin{align} &\quad\qquad\qquad -\left(\frac{37}8-\frac{33}2\gamma^2-\frac{373}8e^2+\frac{555}{16}e'^2+\frac{69}4\gamma^4+\frac{351}2\gamma^2e^2-\frac{495}4\gamma^2e'^2+\frac{24341}{512}e^4-\frac{5595}{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\ &\quad\qquad\qquad -\left(15-60\gamma^2-162e^2+\frac{405}2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}-\left(\frac{10915}{192}-\frac{28655}{96}\gamma^2-\frac{568771}{768}e^2+\frac{191867}{192}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.-\frac{45041}{288}\frac{n'^5}{n^5}-\frac{4535287}{18432}\frac{n'^6}{n^6}+\left[\frac9{64}-\frac{45}{16}\gamma^2+\frac{45}{64}e^2+\frac{45}{64}e'^2-\frac{81}{16}\frac{n'^2}{n^2}\right]\frac{a^2}{a'^2}\right\}\\ &+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{-\frac{153}8ee'^2+\frac{153}4\gamma^2ee'^2+\frac{663}{64}e^3e'^2+\frac{345}8ee'^4\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad \left.-\left(\frac{459}{128}ee'^2+\frac{459}{32}\gamma^2ee'^2+\frac{20043}{1024}e^3e'^2\right)\frac{n'}{n}-\frac{34385}{512}ee'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{6859}{1536}ee'^2\frac{n'^3}{n^3}\right\} \end{align}</math>|fs=70%}} {{c|<math>\times\cos(2h+2g+l-2h'-2g'-4l').</math>}} {{SA|D’après la valeur de l’argument <math>\theta</math> du terme périodique que l’on a conservé seul dans cette expression, on a}} {{c|<math>i=1,\qquad i'=2,\qquad i''=2,\qquad i'''=-4.</math>|fs=70%}} Si l’on introduit cette valeur de <math>\mathrm{R}</math> dans les équations différentielles, on aura {{c|<math>\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac12\frac{d\mathrm G}{dt}=\frac12\frac{d\mathrm H}{dt},</math>|fs=70%}} {{SA|et par suite, en intégrant,}} {{c|<math>\rm G=2L+(G),\qquad H=2L+(H).</math>|fs=70%}} {{SA|<math>(\mathrm G)</math> et <math>(\mathrm H)</math> sont deux constantes arbitraires. Ces deux relations peuvent être regardées comme déterminant <math>a</math> et <math>\gamma</math> en fonction de <math>e\,;</math> en les résolvant, on trouve}} {{MathForm1|{{Taille|(A{{Ind|16}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} a=\frac{(\mathrm G)^2}\mu&\left\{1-e^2+\frac12e^4-\frac14e^6\right.\\ &\quad \left.-\left[\frac{37}8-\frac{33}4\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}-\frac{3717}{32}e^2+\frac{555}{16}e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}+20\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}-\frac{2547}{32}\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\right\}, \end{align}\right.</math>|fs=70%}} {{g|{{Taille|(B{{Ind|16}})|140}}{{espaces|5}}<math>\gamma^2=\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}\left\{1+e^2+\frac34e^4+5\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right\}.</math>|fs=70%}} Si l’on remplace <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e</math> dans l’expression de <math>\mathrm{L},</math> en ayant soin de tenir compte de ce que <math>(\mathrm G)</math> est négatif, il vient {{c|<math>\mathrm L=-(\mathrm G)\left\{1-\frac12e^2+\frac18e^4-\frac1{16}e^6+\frac{1001}{64}e^2\frac{n'^4\cdot3^{12}(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right\}\,;</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> 3a3c6ejztul5bkr2hc4chohv2kf3x1f Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/649 104 4937009 15909213 2026-07-08T08:24:46Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909213 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XIX.|233}}</noinclude><poem> Et chil du chastel vont le grant pont avaler. Esmerés va ses frères baisier et acoler, Et Jehans de Ponthieu se prist à escrier : « Alons le bon Bastard aidier et conforter, « Quant on est à loisir, on doit joie mener ! » Or issent du chastel chevalier et serjant, Après le Bastard vont fièrement chevauchant. {{em}}Et li contes d’Ango va ou roy racontant Du Bastard de Sebourc qui a esploitiet tant Que il a délivré Wistace et Gloriant, {{nvd|420}} Et li roy Alixandre d’Escoce, le vaillant. Et quant li roys oï, si mua son samblant ; Et a dit : « Jhésu-Cris, qui dedens Betléant « Nasquésis de la Virge pour nous faire garant, « Quel Bastard i-a-il ? va-il gens enchantant ? ''« Je croi qu’il a estet à Toulette, le grant.'' « Ch’est par art de déable qu’il va gens enortant ! « Or, m’a miex descéut que personne vivant ; « Mais si tenir le puis, par Dieu le roy amant, « Trainer le ferai à {{rom-min|·j·|1}} cheval courant. »{{nvd|430}} Ensi le va, li roys de Franche, manechant ; Mais li gentis Bastars n’i acontoit {{rom-min|·j·|1}} gant, Enchois se combatoit sus le pré verdoïant : A l’un trenche le teste, l’autre va affolant, Devant ses cos n’en poet avoir, nul hons, garant. Esmerés li escrie : « biaus niés, venés avant ! « Vous en avés trop fait, alé vous reposant. » {{em}}« Oncles, » dist li Bastars, « voir, je désire tant « Que je puisse le roy faire à son coer dolant, « Ne désire tant riens en che chiècle vivant !{{nvd|440}} « Si me voeilės aidier, ains le soleil couchant « Le roy desconfirons et son arière-bant ! » « Hé ! Diex, » dist Esmerés, « vrais roys de Betléant, « Con véchi chevalier et bastart souffisant. » Atant és Alixandre, Wistace et Gloriant, </poem><noinclude> <references/></noinclude> ifqt8pwhh28ev488okn3hk9u7rlj4q3 15909232 15909213 2026-07-08T08:33:04Z Havang(nl) 12550 15909232 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} XX.|233}}</noinclude><poem> Et chil du chastel vont le grant pont avaler. Esmerés va ses frères baisier et acoler, Et Jehans de Ponthieu se prist à escrier : « Alons le bon Bastard aidier et conforter, « Quant on est à loisir, on doit joie mener ! » Or issent du chastel chevalier et serjant, Après le Bastard vont fièrement chevauchant. {{em}}Et li contes d’Ango va ou roy racontant Du Bastard de Sebourc qui a esploitiet tant Que il a délivré Wistace et Gloriant, {{nvd|420}} Et li roy Alixandre d’Escoce, le vaillant. Et quant li roys oï, si mua son samblant ; Et a dit : « Jhésu-Cris, qui dedens Betléant « Nasquésis de la Virge pour nous faire garant, « Quel Bastard i-a-il ? va-il gens enchantant ? ''« Je croi qu’il a estet à Toulette, le grant.'' « Ch’est par art de déable qu’il va gens enortant ! « Or, m’a miex descéut que personne vivant ; « Mais si tenir le puis, par Dieu le roy amant, « Trainer le ferai à {{rom-min|·j·|1}} cheval courant. »{{nvd|430}} Ensi le va, li roys de Franche, manechant ; Mais li gentis Bastars n’i acontoit {{rom-min|·j·|1}} gant, Enchois se combatoit sus le pré verdoïant : A l’un trenche le teste, l’autre va affolant, Devant ses cos n’en poet avoir, nul hons, garant. Esmerés li escrie : « biaus niés, venés avant ! « Vous en avés trop fait, alé vous reposant. » {{em}}« Oncles, » dist li Bastars, « voir, je désire tant « Que je puisse le roy faire à son coer dolant, « Ne désire tant riens en che chiècle vivant !{{nvd|440}} « Si me voeilės aidier, ains le soleil couchant « Le roy desconfirons et son arière-bant ! » « Hé ! Diex, » dist Esmerés, « vrais roys de Betléant, « Con véchi chevalier et bastart souffisant. » Atant és Alixandre, Wistace et Gloriant, </poem><noinclude> <references/></noinclude> nxm82k95rt9te20sbpdojfm6yqeaugh Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/119 104 4937010 15909215 2026-07-08T08:25:35Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909215 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>que la somme de ses angles égale deux droits ; et cependant nous ne sommes jamais plus libres que quand nous affirmons une vérité de cette sorte. (''Ep''. {{rom|xxi}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|94-95}}.) Ainsi nous sommes libres, non pas parce que notre action serait sans raisons, mais lorsque nous comprenons en nous toutes les raisons de notre action. Le déterminisme de Spinoza n’est pas un fatalisme, car il admet que la nécessité à laquelle obéit l’homme, loin d’être toujours pour lui une contrainte venue du dehors, peut lui être intérieure, s’identifier, grâce à la connaissance vraie avec la puissance propre de sa nature, et constituer de la sorte sa liberté. Mais c’est un déterminisme réaliste qui ne considère dans les actes humains que leur contenu objectif et que leur rapport objectif à des conditions éternellement posées dans l’être, et qui exclut absolument, comme négligeables ou comme causes d’illusion, les formes subjectives sous lesquelles la conscience se représente et par lesquelles elle croit pouvoir produire en quelque mesure son action. {{il|1}} Qu’est-ce donc qui règle le cours de l’existence humaine ? Ce ne peut être un principe spécial à l’homme, et qui ferait de l’homme dans la nature comme un empire dans un empire. Ce ne peut être qu’un principe qui s’applique à toute existence naturelle, et le voici : {{lang|la|''Unaquæque res, quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.''}} « Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. » ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|vi}}.) Toutes les tendances humaines ne sont que des expressions de cet effort. Quand cet effort se rapporte à l’âme seule, il s’appelle volonté ; quand il se rapporte à<noinclude> <references/></noinclude> 7iyx1y4uh8gctkxsg71s49sq0r9zcpz Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/222 104 4937011 15909216 2026-07-08T08:26:28Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909216 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Seulement, ils ne remarquèrent rien, préoccupés entièrement par le souci de l’espion supposé. Maintenant ils {{corr|dicutaient|discutaient}} de la probabilité d’une fausse alerte ; le bruit, perçu par James, devait avoir une origine mécanique. La vibration accélérée des turbines provoquait une trépidation de la charpente métallique du ''Vultur''. De là certaines oscillations des plaques formant la carapace des cloisons séparatives de l’appareil aérien. Probablement que James n’avait pas entendu autre chose. Ceci apparaissait comme l’évidence même. En effet. Blad, le second de l’aéronef, et les huit hommes d’équipage restant, se trouvaient enfermés à la machinerie, dont l’équipe de service ne se pouvait écarter sous aucun prétexte. La sécurité même de l’appareil expliquait la teneur de l’affiche placardée dans le hall des machines. Teneur dont les passagers avaient frissonné : {{P début|95|m=1em}} « Quiconque abandonnerait son poste durant le service serait puni de mort, » {{P fin}} D’autre part, le capitaine Bubeny dînait dans sa cabine, et tous ceux qui avaient assisté directement, ou non aux expériences précédentes du ''Vultur'', savaient que le digne officier reprenait des forces avec une conviction absolue, le rendant impropre à toute pérégrination, à toute préoccupation autre. Rien, ni personne, n’avait le pouvoir d’interrompre son repas. Restaient dès lors Tom et William Slane. Une prudente promenade à travers les couloirs donna à Freda l’assurance qu’ils n’avaient pas bougé du cabinet de direction ; ceci encore se concevait par le souci de la sécurité de l’aéronef, puisque les appareils commandant la manœuvre des machines se répétaient dans cette cabine et que, de la sorte, si le pilote venait brusquement à cesser son travail, du fait d’un accident ou d’une cause quelconque, les maîtres du ''Vultur'' pouvaient instantanément assumer la conduite de l’appareil. Rassurés par ces constatations, tous s’installèrent à la table de bridge. Cette mise en scène trompa les Slane quand, affolés par le rapport déconcertant de Bubeny, ils pénétrèrent au salon au cours de leur perquisition à {{tiret|tra|vers}}<noinclude> <references/></noinclude> ik1fly0p4zbblh3hjohikupijbi4gmq Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/120 104 4937012 15909220 2026-07-08T08:28:56Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909220 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>l’âme et au corps à la fois, il s’appelle appétit ; quand l’appétit s’accompagne de la conscience de lui-même, il s’appelle désir. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|viii}}.) Mais c’est dans l’effort fondamental de chaque être, quel qu’il soit, pour persévérer dans son être que se trouve la loi qui explique toutes ses manières d’être. Cette loi paraît être simplement la loi de l’inertie, et elle correspond sans doute ainsi au dessein qu’a Spinoza de rejeter de l’être humain, comme de tout être en général, des causes spontanées de changement. Descartes avait donné, en effet, de la loi de l’inertie la formule suivante : {{lang|la|''Unamquamque rem, quatenus est simplex et indivisa, manere, quantum in se est, in eodem statu, nec unquam mutari nisi a causis externis'' (''Principia philosophiæ''}}, {{rom-maj|II}}, 37, {{éd.|maj}} Adam-Tannery, {{rom-maj|VIII}}, {{pg|62}}) ; et dans ses {{lang|la|''Principia philosophiæ cartesianæ''}}, Spinoza a reproduit exactement cette proposition de Descartes. ({{lang|la|''Pars''}} {{rom-maj|II}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xiv}}, {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|432}}.) En fait, le spinozisme ne soutient-il pas que l’existence et les modifications d’un être fini, quel qu’il soit, sont conditionnées par les existences et les modifications des autres êtres de l’univers ? Et n’est-ce pas là une satisfaction qu’il doit logiquement donner aux exigences du mécanisme ? D’autre part, tout en faisant dépendre de conditions externes les changements des êtres, il n’en admet pas moins, suivant la loi même de l’inertie, que chaque être répond par sa puissance propre à la puissance des causes extérieures. Cependant, considérée dans son sens et dans ses applications, la proposition de Spinoza n’est-elle que la loi de l’inertie généralisée, sans plus ? Spinoza en déduit aussitôt que l’homme est ainsi déterminé à rechercher ce qui sert à sa conservation. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}},<noinclude> <references/></noinclude> gjoqz4kjro0th2z5nu39e40e2owya2u Page:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf/650 104 4937013 15909223 2026-07-08T08:30:53Z Havang(nl) 12550 /* Corrigée */ 15909223 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Havang(nl)" />{{nr|234|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem> Et Jehan de Ponthieu et Baudewin, le grant, Au Bastard sont venu qui aloit trop avant : Vœille ou non li Bastars, il ''le'' vont ramenant Par dedens le chastel ; puis vont le pont levant Et le porte fremèrent. Ou dongon vont montant, {{nvd|450}} Et la royne Rose est venue à l’enfant ; La dame le baisa {{rom-min|·c·|100}} fois, en {{rom-min|·j·|1}} tenant, La royne de Cypre le va mout festiant, Et la dame d’Escoce qui de biauté ot tant. Wistace de Bollongne vint au Bastart, courant, Et puis sé li a dit hautement, en n-oyant : « Je vous tieng à cousin, d’ore mais en avant ! » {{em}}Liet furent li baron, ens ou chastel lassus ; Et li roys des Fransoys estoit tristres et mus, Dist au conte d’Ango, qui tant estoit menbrus : {{nvd|460}} « J’ai esté par vous laidement déchéus, « Quant j’ai mes prisonniers si faitement perdus. {{em}}Dist li contes d’Ango qui tant estoit menbrus : « Ains miex ne fu souspris quens .. prinches né dus. « Maudit soit li Bastars ! encor sera pendus. » {{em}}Et dist li roy de Franche : « par où est-il issus, « Quant il est de nul homme regardés né véus ? » {{em}}As gens de la contrée, et desseure et dessus, Demandèrent l’estaet ? et si lor fu cognus La bove de Bavai. Et quant li roys menbrus{{nvd|470}} Of cheste novelle, liés en fu devenus. A Bavai envoïa {{rom-min|·xiiij·|14}}{{sup|c}} escus Et {{rom-min|·x·|10}} saudoïers, {{rom-min|·iij·|3}} contes et {{rom-min|·ij·|2}} dus, Pour garder le Bastard, car il n’en soit issus. Quant li Bastars le sot, n’en donna {{rom-min|·ij·|2}} festus ; Il jura Dame-Dieu et ses saintes vertus, S’il n’ist par les fenestres qu’il istera par l’us. Or furent, à Sebourc, li frère et li cousin Moult longement enclos ou chastel marberin, Tant qu’il n’eurent laiens né pain né char né vin ; {{nvd|480}} </poem><noinclude> <references/></noinclude> 722qezw99oihmzym22k6qhiq559zahb Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/223 104 4937014 15909224 2026-07-08T08:31:17Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909224 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|tra|vers}} l’aéronef. Le bridge engagé les empêcha même de soupçonner que leurs passagers fussent en mesure de les éclairer complètement sur la mystérieuse disparition de Joker et de ses sept compagnons. Furieux, mordus au cœur par une terreur imprécise (rien n’est déprimant comme l’inexpliqué), le père et le fils retournèrent au compartiment de direction, entraînant avec eux Bubeny soufflant ainsi qu’un phoque, sans pressentir la moindre explication de l’aventure. Des jurons, des questions rageuses s’éteignant sans éveiller de réponses, des poings heurtant rudement les meubles, des talons martelant le plancher, trahirent l’anxiété furieuse des trois hommes, et aussi leur impuissance à imaginer une solution de l’énigme. Tandis qu’ils se dépensaient ainsi en vaines manifestations, Liao regagnait sa cabine en compagnie de la petite Jane. Celle-ci, prise, ce soir-là, d’une tendresse inaccoutumée pour la brune Chinoise, avait déclaré qu’elle voulait partager son compartiment. À l’ordinaire, c’était à miss May qu’incombait la garde de l’enfant, et cependant l’Anglaise consentit sans protester à ce que l’on se pliât au caprice de la mignonne. Sa condescendance, il faut bien le dire, résultait surtout de cette réflexion chuchotée par James : — Parfait ! De cette façon, nous aurons toute liberté de mouvements. — On ne dormira guère, grommela Derrick de sa voix rude qu’il s’efforçait vainement d’assourdir. — On ne dormira même pas du tout. — Qu’est-ce qu’on va faire ? — Continuer. Le chauffeur sursauta, et Stepan, Sefra, Freda s’exclamèrent d’une seule voix : — On va expédier les autres par-dessus la balustrade ? Le faux laquais secoua la tête : — Non, non ; mais nous les affolerons ; nous leur donnerons l’impression qu’ils s’agitent dans un rêve. Il faut que leur épouvante se répercute sur leurs damnés chefs. Il faut qu’à la première escale du ''Vultur'', ils fuient l’aéronef des criminels Slane. — Pourquoi ?<noinclude> <references/></noinclude> ckr0wc9ov8onj184ks653c793bzn9e5 Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/121 104 4937015 15909234 2026-07-08T08:34:03Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909234 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>{{abr|prop.|proposition}} {{rom|ix}}, {{abr|schol.|scholie}}) Or la persévérance dans un même état mécanique et la tendance à se conserver comme être peuvent-elles être identifiées ? Que la tendance à se conserver et à poursuivre les choses qui peuvent servir à sa conservation soit la loi première de l’être vivant, c’est ce que les stoïciens avaient déjà nettement affirmé ({{abr|V.|Voir}} Cicéron, {{lang|la|''De finibus''}}, {{rom-maj|III}}, 5){{corr|.|,}} et il est extrêmement vraisemblable que c’est au stoïcisme ou à la tradition stoïcienne que Spinoza a emprunté la ligne générale de sa proposition. Mais chez les stoïciens cette loi était présentée sous une forme nettement finaliste, et de façon à ériger l’objet de la tendance en fin quasi distincte de la tendance même. C’est précisément cette interprétation finaliste commune de la loi, spécialement appliquée aux êtres vivants, que Spinoza semble au contraire s’être efforcé de rejeter. Ou plutôt il prétend bien ramener la vie à cette loi, mais entendue comme l’expression d’une puissance communiquée aux êtres finis par la seule nécessité de l’essence divine : « Nous entendons par vie, dit-il dans les {{lang|la|''Cogitata metaphysica''}}, la force par laquelle les choses persévèrent dans leur être. » (Pars {{rom-maj|II}}, {{abr|cap.|caput}} {{rom|vi}} ; {{t.|{{rom-maj|II}}}}, {{pg|487}}.) Ainsi la vie n’a rien de spécifique, et les notions plus ou moins confuses par lesquelles d’ordinaire on la représente n’ont aucune valeur explicative propre l’effort pour persévérer dans l’être, auquel elle se ramène, n’est point une spontanéité qui se détermine sous la raison de fins. Mais, tel que Spinoza l’admet, cet effort ne comporte-t-il pas dans le fond une certaine spontanéité et une finalité d’un autre genre ? Voyons d’abord en vertu de quelles considérations il est posé comme loi. Dans le ''Court Traité'', qui use plus volontiers que l’''Éthique''<noinclude> <references/></noinclude> 0hyho2czhbebpse428wnw6a2lw8j1yk Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/224 104 4937016 15909240 2026-07-08T08:38:12Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909240 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> — Parce qu’alors nous serons seuls à bord avec nos deux ennemis. — Et qu’on ne les y conservera pas longtemps ? James eut un geste mélancolique. — Qui sait ! — Comment ! Qui sait ? se récrièrent les assistants. — Avant de les punir, il faut prendre à bord un passager nouveau… — Lequel ? Les deux syllabes furent répétées sur tous les tons. Derrick et Stepan, Freda et Sefra interrogent de toute leur personne. May, seule, semblait comprendre les paroles de James, ce réel Lud Herbilt auquel elle se dévouait depuis la catastrophe du ''Cyclopic''. — Le père de Liao, répliqua enfin le jeune homme d’un accent abaissé, le père de Liao, visé par les combinaisons des Slane, court un danger certain dont nous ignorons la nature. Or, à quoi bon protéger cette pauvre petite princesse, si nous permettons aux coquins d’avoir barre sur elle ? Et ils l’auraient si nous leur abandonnions l’Empereur. Il arrêta les nouvelles questions prêtes à jaillir des lèvres de ses amis. — Assez causé pour ce soir… Agissons. Nous avons dix hommes à suggestionner. Bubeny, Blad, huit matelots ; miss May et moi en prendrons chacun trois. Vous, Derrick, Freda, Stepan, Sefra, vous vous partagerez les quatre autres. — Et l’on commencera ? — De suite. Sur toutes les physionomies, il y eut une gaieté soudaine ; marchant sur la pointe des pieds, tous sortirent sans bruit du « saloon ». Cependant, dans le cabinet de direction, Tom, son fils, Bubeny étaient parvenus peu à peu à un calme relatif. Sans doute, ils ne devinaient pas plus qu’auparavant les causes de la disparition de la moitié des hommes d’équipage ; seulement à force de s’irriter, de rugir, de hurler, ils avalent « usé leurs nerfs », comme disent si justement les Hollandais. Une sorte de détente se produisait en effet, leur imposant, sans qu’ils en eussent conscience, un ton moins élevé, des gestes moins exagérés. Dans cet apaisement il y avait de la fatigue, du<noinclude> <references/></noinclude> ib9z7xwcnf5gh5yfrh2f035nr3jb23n Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/455 104 4937017 15909243 2026-07-08T08:42:50Z Hilarion~frwiki 89559 /* Corrigée */ 15909243 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>et si l’on remarque que <math>\frac{d\mathrm L}{dt}=\frac{d\mathrm R}{dl},</math> on en déduit {{MathForm1|{{Taille|(C{{Ind|16}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} \frac{de}{dt}=-\frac{n'^2(\mathrm G)^3}{\mu^2}&\left\{\frac{153}8e'^2-\frac{153}8\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2-\frac{2499}{64}e^2e'^2-\frac{345}8e'^4\right.\\ &\quad -\left(\frac{459}{128}e'^2+\frac{459}{64}\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2+\frac{9027}{1024}e^2e'^2\right)\frac{n'(\mathrm G)^3}{\mu^2}\\ &\qquad\qquad\qquad\quad \left.+\frac{34385}{512}e'^2\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}+\frac{6859}{1536}e'^2\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\sin\theta. \end{align}\right.</math>|fs=70%}} {{SA|D’ailleurs on a}} {{c|<math>\frac{d\theta}{dt}=2\frac{dh}{dt}+2\frac{dg}{dt}+\frac{dl}{dt}-4n'=-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L}-2\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-2\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}-4n'\,;</math>|fs=70%}} {{SA|en tenant compte des valeurs de <math>\frac{da}{d\mathrm L},\frac{da}{d\mathrm G},\frac{da}{d\mathrm H},\frac{de}{d\mathrm L},\ldots</math> données à la suite de la 10{{e}} opération, et remplaçant <math>a</math> et <math>\gamma^2</math> par leurs valeurs en <math>e,</math> on trouve}} {{MathForm1|{{Taille|(D{{Ind|16}})|140}}|<math>\left\{ \begin{align} \frac{d\theta}{dt}=&-\frac{\mu^2}{(\mathrm G)^3}\left\{1+\frac32e^2+4\frac{n'(\mathrm G)^3}{\mu^2}-\frac14\frac{n'^2(\mathrm G)^{6}}{\mu^4}\right\}\\ &+\frac{n'^2(\mathrm G)^3}{\mu^2}\cdot\frac1e\left\{\frac{153}8e'^2-\frac{153}8\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2-\frac{8721}{64}e^2e'^2-\frac{345}8e'^4\right.\\ &\qquad\qquad\qquad\quad +\left(\frac{459}{128}e'^2+\frac{459}{64}\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2+\frac{23409}{1024}e^2e'^2\right)\frac{n'(\mathrm G)^3}{\mu^2}\\ &\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad \left.+\frac{34385}{512}e'^2\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}+\frac{6859}{1536}e'^2\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\right\}\cos\theta. \end{align}\right.</math>|fs=70%}} Ces deux équations-différentielles (C{{Ind|16}}), (D{{Ind|16}}) correspondent aux équations (23) du chapitre {{rom-maj|III}} ; elles n’en diffèrent qu’en ce que la variable <math>\Theta</math> (qui n’est autre chose que <math>\mathrm L)</math> a été remplacée par la variable <math>e</math> dont <math>\Theta</math> est fonction. Elles rentrent d’ailleurs par leur forme dans les équations (39), et si on les intègre à l’aide des formules (40), on trouve {{MathForm1|{{Taille|(E{{Ind|16}})|140}}|align=left|<math>\left\{ \begin{align} e\cos\theta= &\left[\frac{153}8e'^2-\frac{153}8\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2-\frac{4641}{32}e^2_0e'^2-\frac{345}8e'^4\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^{6}}{\mu^4}\\ &-\left[\frac{10251}{128}e'^2-\frac{4437}{64}\mathrm\frac{(H)-(G)}{G}e'^2-\frac{411927}{512}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\\ &+\frac{200849}{512}e'^2\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{1217041}{768}e'^2\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\\ &+e_0\cos\theta_0(t+c)\\ &+\left\{\frac{4947}{64}e^2_0e'^2\frac{n'^2(\mathrm G)^{6}}{\mu^4}-\frac{432429}{1024}e^2_0e'^2\frac{n'^3(\mathrm G)^{9}}{\mu^6}\right\}\cos2\theta_0(t+c), \end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude> <references/></noinclude> mtcidhyj5rm22vg0l0rnpf588c1cfyx Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/122 104 4937018 15909244 2026-07-08T08:43:25Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909244 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>des expressions théologiques courantes, sauf à les interpréter dans un nouveau sens, il est identifié avec la Providence. La Providence, dit Spinoza, « n’est pas autre chose pour nous que la tendance, que nous trouvons dans la nature entière et dans les choses particulières, ayant pour objet le maintien et la conservation de leur être propre. Car il est évident qu’aucune chose ne peut par sa propre nature tendre à l’anéantissement d’elle-même, mais qu’au contraire chaque chose a en elle-même une tendance à se maintenir dans le même état et à s’élever à un meilleur. {{incise|De|non}} sorte que, suivant cette définition donnée par nous, nous posons une ''Providence universelle'' et une ''particulière''. La ''Providence universelle'' est celle par laquelle chaque chose est produite et maintenue en tant qu’elle est une partie de la nature entière. La ''Providence particulière'' est la tendance qu’a chaque chose particulière à maintenir son être propre, en tant qu’elle n’est pas considérée comme une partie de la nature, mais comme un tout. » (Première partie, {{ch.|{{rom|v}}}}, {{pg|79}}.) Par cette façon de concevoir la Providence et de distinguer entre la Providence universelle et la Providence particulière ; Spinoza justifie donc l’existence individuelle comme telle, et il la justifie ainsi d’autant plus à ses propres yeux qu’il l’unit à Dieu par une relation de nécessité interne, et non de finalité externe. La démonstration de l’''Éthique'', sans faire appel à l’idée de Providence, mais en retenant de cette idée ce que le système peut en admettre, explique de la même façon l’effort de chaque être pour persévérer dans son être les choses singulières sont des modes par lesquels les attributs de Dieu s’expriment d’une manière certaine et déterminée ; autrement dit, des<noinclude> <references/></noinclude> pkkxos9e4hrxpq7hw5cb15c24uavncf Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/193 104 4937019 15909246 2026-07-08T08:49:53Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909246 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>appelle autrement Espargotte ou Marrone ; elle a les feuilles menues & semblables au Coriandre ; la fleur est blanche en-dehors, & jaune en-dedans ; elle a une odeur assez mauvaise & un goût amer. On multiplie en Mars la Matricaire de semence & de plant enraciné. Cette Plante appaise la douleur des dents, chasse la pituite & provoque les mois. Elle est aussi fort excellente pour les suffocations de matrice. {{sc|Auronne}}, est une Plante odorante, qui est toûjours verte ; elle porte des fleurs jaunes ou blanches. Il y a le mâle & la femelle. Le mâle a ses branches menues & sarmenteuses : la fenelle jette ses branches comme un Arbre, autour desquelles sont des feuilles chiquetées fort menu, comme les feuilles de l’Absinthe marin ; elle produit quantité de fleurs qui ont plusieurs têtes ou corimbes qui reluisent comme l’or ; celles qui croissent en Été, ont une odeur assez forte, neanmoins agreable, quoyqu’amere au goût. On fait d’excellent vin d’Auronne. M. Besnier dit que si l’on frotte, dans les fiévres intermittentes, le malade de l’herbe & de la fleur de cette Plante, détrempées en huile, les frissons ne seront pas si grands. Que le poids d’un écu de la semence pilée avec quelques-unes de ses feuilles dans du vin blanc, en y ajoûtant une vieille noix ; le tout passé & bû, est un bon remede contre la peste, & contre toutes sortes de poisons ; & qu’elle est bonne pour faire mourir les vers des enfans. Pour faire un bon choix de terres neuves qui puissent secourir celles qui ont été beaucoup alterées, il faut preferer les terres de dessus à celles de dessous,<noinclude> <references/></noinclude> hp49ea1qc8x2b2o70e6htey9vo41sop Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/194 104 4937020 15909248 2026-07-08T08:54:06Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909248 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>quoyqu’il y en a qui soûtiennent que ces dernieres valent mieux que ces premieres, & particulierement quand elles ne degeneroient point. Ils fondent leur raisonnement sur ce que ces terres de dessous étant plus neuves que celles de dessus, elles renferment non seulement tout leur premier sel, mais encore une partie de celuy qui leur est venu des terres d’en-haut, à qui elles ont servi d’égout par où le sel qu’elles contiennent s’est écoulé. J’oppose à ce raisonnement une experience aisée à pratiquer ; car si on fait passer par la chausse du sel dissous à travers du sable, on trouvera que ce qui fera au-dessus, s’en chargera le plus, & qu’il n’en ira que bien peu dans les parties inferieures ; ce qui doit moins arriver à l’égard de la terre, parce que les pluyes ne penetrent quasi jamais au-delà de quatre pieds. C’est le sentiment des bons Auteurs, que la terre de dessus est plus remplie de sels & de substance que celle de dessous, non seulement dans les endroits où le tuf & la glaise sont prés de la superficie de la terre, mais aussi dans ceux où ils sont fort profonds. Ils disent que les terres un peu profondes n’ayant jamais ressenti la chaleur & les influences du Soleil, ni reçû la douce<noinclude> <references/></noinclude> sz8u1hdygn4loa4iwk1qojzzd0datrd Page:Charles Maurras - Enquête sur la monarchie.djvu/42 104 4937021 15909249 2026-07-08T08:56:17Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « on ménageait le militaire. Le massacre venu et l’incurie vérifiée, on craint que l’électeur ne demande des comptes au parti. On se met alors à mentir sans aucune crainte. Sauf une poignée d’hommes perdus dans la nation, combien de Français eurent présent à la mémoire en 1919 et combien peuvent se rappeler en 1924 le monument accusateur dressé par les deux Chambres contre la politique même de ces deux assemblées ? Comme on a oublié tout c... » 15909249 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|xxxvi|36}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>on ménageait le militaire. Le massacre venu et l’incurie vérifiée, on craint que l’électeur ne demande des comptes au parti. On se met alors à mentir sans aucune crainte. Sauf une poignée d’hommes perdus dans la nation, combien de Français eurent présent à la mémoire en 1919 et combien peuvent se rappeler en 1924 le monument accusateur dressé par les deux Chambres contre la politique même de ces deux assemblées ? Comme on a oublié tout ce qui s’était fait pendant les quinze années d’avant la guerre pour décimer nos pauvres soldats, on a oublié la récapitulation de ces crimes faite quinze jours avant le carnage. Un flot passe et efface tous les flots qui l’ont précédé. « C’est la mer, c’est la mer… », déclame Barbier : croyant parler de la popularité, le poète définissait les peuples. Mais la question se pose de savoir si l’on peut laisser à la Mer le gouvernement de la Barque ? C’est ce que nous nions, et ce qu’affirme la doctrine de la vraie République.<noinclude> <references/></noinclude> fr4z7mxbalbnbchb4lsdgz38gzytt3s 15909250 15909249 2026-07-08T08:56:37Z Hektor 294 15909250 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|xxxvi|36}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>on ménageait le militaire. Le massacre venu et l’incurie vérifiée, on craint que l’électeur ne demande des comptes au parti. On se met alors à mentir sans aucune crainte. Sauf une poignée d’hommes perdus dans la nation, combien de Français eurent présent à la mémoire en 1919 et combien peuvent se rappeler en 1924 le monument accusateur dressé par les deux Chambres contre la politique même de ces deux assemblées ? Comme on a oublié tout ce qui s’était fait pendant les quinze années d’avant la guerre pour décimer nos pauvres soldats, on a oublié la récapitulation de ces crimes faite quinze jours avant le carnage. Un flot passe et efface tous les flots qui l’ont précédé. « <i>C’est la mer, c’est la mer</i>… », déclame Barbier : croyant parler de la popularité, le poète définissait les peuples. Mais la question se pose de savoir si l’on peut laisser à la Mer le gouvernement de la Barque ? C’est ce que nous nions, et ce qu’affirme la doctrine de la vraie République.<noinclude> <references/></noinclude> 8fibunoyjf76ow4ur5yhea3mhwu89gf 15909253 15909250 2026-07-08T09:03:59Z Hektor 294 15909253 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|xxxvi|36}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>on ménageait le militaire. Le massacre venu et l’incurie vérifiée, on craint que l’électeur ne demande des comptes au parti. On se met alors à mentir sans aucune crainte. Sauf une poignée d’hommes perdus dans la nation, combien de Français eurent présent à la mémoire en 1919 et combien peuvent se rappeler en 1924 le monument accusateur dressé par les deux Chambres contre la politique même de ces deux assemblées ? Comme on a oublié tout ce qui s’était fait pendant les quinze années d’avant la guerre pour décimer nos pauvres soldats, on a oublié la récapitulation de ces crimes faite quinze jours avant le carnage. Un flot passe et efface tous les flots qui l’ont précédé. « <i>C’est la mer, c’est la mer</i>… », déclame Barbier : croyant parler de la popularité, le poète définissait les peuples. Mais la question se pose de savoir si l’on peut laisser à la Mer le gouvernement de la Barque ? C’est ce que nous nions, et ce qu’affirme la doctrine de la vraie République. <nowiki /> {{il|4}} {{séparateur}}<noinclude> <references/></noinclude> 3y8s8qirmasry5jd6yjgjdvkj0i0yd4 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/195 104 4937022 15909251 2026-07-08T08:59:00Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909251 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>humeur que les pluyes portent avec elles, elles sont comme mortes, & par consequent hors d’état de faire de belles productions. Ce que je viens de dire, fait voir la necessité qu’il y a de renverser sens dessus dessous la terre quand on la cultive. J’estime qu’il ne faut point planter les Figuiers dans une terre grasse & humide, mais bien dans une maigre, séhe & meuble. Ces Arbres réüssissent rarement quand ils sont plantez sous les égouts des Bâtimens. La cendre de lessive, les fumiers de pigeon, mouton, cheval, vache & poule consommez ensemble, leur fait pousser plusieurs beaux jets, & les rend feconds. Quand on s’apperçoit que des Arbres languissent, on peut bien se persuader que cela ne peut venir que du mauvais fond. Il faudra donc foüiller à leurs racines, & ôter la mauvaise terre, à la place de laquelle on en mettra d’autre qui ait plus de sels & de substańce. Ou bien on y transportera un amendement qui convienne à cette terre. Diophanés dit que pour connoître parfaitement la bonté du vin que produira une terre avant d’y planter de la vigne, il faut faire une fosse de deux pieds de<noinclude> <references/></noinclude> kebt84lh1jkfq7wo4673isagnxp5niy Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/322 104 4937023 15909252 2026-07-08T09:01:28Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15909252 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|POR}}</noinclude><section begin="PORC-ÉPIC"/>et paraît, comme lui, de profil et passant. Il diffère du ''hérisson'' en ce qu’il est beaucoup plus gros ; son émail particulier est le sable. On dit ''miraillé'' du {{sc|Porc-Épic}}, lorsque ses piquants sont semés de petites taches d’émail différent. Les juges d’Athènes se servaient de vases dont le pourtour était armé de longs aiguillons imitant ceux du {{sc|Porc-Épic}}, pour faire entendre qu’ils étaient inflexibles, et qu’on ne pouvait les corrompre dans l’administration de la justice. {{alinéa| {{sc|de Maupeou d’Ableiges}}, de Morangles, de Sablonnières, en l’Isle de France : d’argent, au ''porc-épic'' de sable. {{sc|Foucrand de la Nouhe}}, en Poitou : d’argent, à trois ''porcs-épic'' de sable. ་ {{sc|le Coigneux de Belabre}}, à Paris : d’azur, à trois ''porcs-épic'' d’or. |4|-1}} <section end="PORC-ÉPIC"/> <section begin="PORTAIL"/><nowiki/> {{uc|Portail}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, façade principale d’un bâtiment. Ce meuble est rare dans le blason français. {{alinéa| {{sc|de Saporte de Monsalier}}, en Provence, originaire d’Espagne : d’azur, au ''portail'' d’or ; au chef cousu de gueules, chargé d’un lion-léopardé du second émail. {{sc|le Blond de la Borde}}, en Bourgogne : d’argent, à trois ''portails'' de gueules. |4|-1}} <section end="PORTAIL"/> <section begin="PORTE-ARQUEBUSE DU ROI"/><nowiki/> {{uc|Porte-Arquebuse du Roi}}. ''Voyez'' tome 1, page 484. <section end="PORTE-ARQUEBUSE DU ROI"/> <section begin="PORTE-CORNETTE BLANCHE"/><nowiki/> {{uc|Porte-Cornette Blanche}}. Le {{abr|P.|Père}} Daniel croit, avec beaucoup de vraisemblance, que l’étendard du roi, où panon royal, changea de nom sous Charles VIII, et prit celui de {{sc|Cornette-Blanche}}, et fut portée par le premier tranchant du roi, qui a toujours continué à prendre le titre et à être pourvu de la charge, de {{sc|Porte-Cornette Blanche}}. Il ne faut pas confondre cette cornette blanche avec celle qui est la première de toutes les cornettes de la cavalerie légère. C’est {{abr|M.|Monsieur}} le comte Louis de Saint-Priest qui exerce aujourd’hui, en qualité de ''premier tranchant''. ''Voyez'' cet article à {{sc|Maison du Roi}}. <section end="PORTE-CORNETTE BLANCHE"/> <section begin="PORTÉE"/><nowiki/> {{uc|Portée}}, {{abr|partic.|participe passé}} {{abr|fém.|féminin}}, terme qui n’est plus d’usage. Suivant la Colombière, il se disait de la croix de calvaire ou de la passion, qui, au lieu d’être droite, comme en <section end="PORTÉE"/><noinclude> <references/></noinclude> ssm12qin7r7u8gf8opwvtbrc8ufv9ei Page:Louis d Elmont les fiances en folie 1926.djvu/30 104 4937024 15909254 2026-07-08T09:04:43Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « -28- IV UN JEUNE HOMME BRUN QUI FAIT ROUTE La servante Amélie était très intriguée. Ne voyant plus le visiteur dans le salon, elle était venue écouter à la porte de la chambre de sa patronne, et elle ne fut pas longue à se rendre compte de ce qui s'y passait. Ça y est! fit-elle... Zut alors! Est-ce que cette vieille sorcière de mère Bourat prédirait vraiment l'ave- nir !... - Elle commençait à croire que la cartomancienne pou- vait annoncer les év... » 15909254 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 28 —|}}</noinclude>-28- IV UN JEUNE HOMME BRUN QUI FAIT ROUTE La servante Amélie était très intriguée. Ne voyant plus le visiteur dans le salon, elle était venue écouter à la porte de la chambre de sa patronne, et elle ne fut pas longue à se rendre compte de ce qui s'y passait. Ça y est! fit-elle... Zut alors! Est-ce que cette vieille sorcière de mère Bourat prédirait vraiment l'ave- nir !... - Elle commençait à croire que la cartomancienne pou- vait annoncer les événements heureux qui devaient survenir... Et, tout de suite, elle se dit: - J'ai envie d'aller la trouver, pour savoir si je serai aimée, moi aussi, un jour, par quelqu'un de riche. Une heure plus tard, alors qu'Yvette était partie, avec l'oncle de Blanche, « à la recherche de sa nièce », elle sortait à son tour et se précipitait chez la « voyante extra-lucide >>. - Madame Bourat, lui dit-elle, je veux que vous me fassiez le grand jeu, à moi aussi, comme à la patronne... Mais certainement, ma petite. Pour toi, ce sera vingt 1 francs. Amélie ne marchanda pas. L'autre lui aurait demandé deux louis qu'elle les aurait donnés. Et la devineresse étala ses cartes sur le tapis, puis commença : Oh! oh!... ma petite! Que vois-je ?... Un jeune homme brun, vous voyez là, le valet de trèfle... Vous allez recevoir sa visite... Il fait route... regardez, il est<noinclude> <references/></noinclude> 1b6s6qs4foxd6ofshfljkotxz7s49f9 15909257 15909254 2026-07-08T09:05:59Z Hektor 294 15909257 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 28 —|}}</noinclude>-28- IV UN JEUNE HOMME BRUN QUI FAIT ROUTE La servante Amélie était très intriguée. Ne voyant plus le visiteur dans le salon, elle était venue écouter à la porte de la chambre de sa patronne, et elle ne fut pas longue à se rendre compte de ce qui s’y passait. — Ça y est ! fit-elle… Zut alors ! Est-ce que cette vieille sorcière de mère Bourat prédirait vraiment l’avenir !… Elle commençait à croire que la cartomancienne pouvait annoncer les événements heureux qui devaient survenir… Et, tout de suite, elle se dit : — J’ai envie d’aller la trouver, pour savoir si je serai aimée, moi aussi, un jour, par quelqu’un de riche. Une heure plus tard, alors qu’Yvette était partie, avec l’oncle de Blanche, « à la recherche de sa nièce », elle sortait à son tour et se précipitait chez la « voyante extra-lucide ». — Madame Bourat, lui dit-elle, je veux que vous me fassiez le grand jeu, à moi aussi, comme à la patronne… — Mais certainement, ma petite. Pour toi, ce sera vingt francs. Amélie ne marchanda pas. L’autre lui aurait demandé deux louis qu’elle les aurait donnés. Et la devineresse étala ses cartes sur le tapis, puis commença : — Oh ! oh !… ma petite ! Que vois-je ?… Un jeune homme brun, vous voyez là, le valet de trèfle… Vous allez recevoir sa visite… Il fait route… regardez, il est<noinclude> <references/></noinclude> 42yq0cdyzcv7tchhvp2jq4x6jcp3nmy 15909260 15909257 2026-07-08T09:08:19Z Hektor 294 15909260 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 28 —|}}</noinclude>{{t3|{{Taille|{{sc|Un jeune homme brun qui fait route}}|100}}|{{rom-maj|iv|4}}}}{{brn|1.5}} {{brn|1.5}} <nowiki /> La servante Amélie était très intriguée. Ne voyant plus le visiteur dans le salon, elle était venue écouter à la porte de la chambre de sa patronne, et elle ne fut pas longue à se rendre compte de ce qui s’y passait. — Ça y est ! fit-elle… Zut alors ! Est-ce que cette vieille sorcière de mère Bourat prédirait vraiment l’avenir !… Elle commençait à croire que la cartomancienne pouvait annoncer les événements heureux qui devaient survenir… Et, tout de suite, elle se dit : — J’ai envie d’aller la trouver, pour savoir si je serai aimée, moi aussi, un jour, par quelqu’un de riche. Une heure plus tard, alors qu’Yvette était partie, avec l’oncle de Blanche, « à la recherche de sa nièce », elle sortait à son tour et se précipitait chez la « voyante extra-lucide ». — Madame Bourat, lui dit-elle, je veux que vous me fassiez le grand jeu, à moi aussi, comme à la patronne… — Mais certainement, ma petite. Pour toi, ce sera vingt francs. Amélie ne marchanda pas. L’autre lui aurait demandé deux louis qu’elle les aurait donnés. Et la devineresse étala ses cartes sur le tapis, puis commença : — Oh ! oh !… ma petite ! Que vois-je ?… Un jeune homme brun, vous voyez là, le valet de trèfle… Vous allez recevoir sa visite… Il fait route… regardez, il est<noinclude> <references/></noinclude> s57ckl6z33vzi5c8922usxzbjeoflo5 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/196 104 4937025 15909255 2026-07-08T09:04:56Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15909255 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>profondeur, & prendre une motte de terre qu’on aura ôtée, la mettre dans un verre, & jetter dessus de l’eau de pluie & la broüiller, la laisser éclaircir, & ensuite la goûter. Si cette eau a une mauvaise odeur, ou soit salée ou bitumineuse, le vin que produira cette terre, ne sera pas excellent. Et si elle a une odeur agreable, ou qu’elle soit douce, cette liqueur sera tres-delicieuse. Avant de faire un grand plant d’Arbre fruitiers, soit pour élever à haute tige ou en faire des nains pour les reduire en espalier ou en buisson, il faut examiner si le terrain est bas & humide, & s’il est haut & sec. S’il est bas & humide, il faut le dessecher, si on veut que ces fruitiers fassent dans la suite de belles productions. Le moyen sür pour y réüssir c’est de relever ce terrain avec de bonne terre & bien meuble ; & pour la mieux ameublir, il y faut transporter du sable bien fin, afin que les eaux puissent aisément s’écouler dans des rigoles qu’il faudra faire faire exprés autour de ce terrain, quand on y aura plané ces Arbres. Si au contraire le terrain est haut & sec, on fera en sorte qu’il soit une partie de l’Eté humecté. Pour y parvenir, on re-bordera ce terrain, & on disposera des<noinclude> <references/></noinclude> i24z77t7ohk2khl9baqlhdyir049lvn Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/149 104 4937026 15909256 2026-07-08T09:05:29Z Newnewlaw 42296 A FINIR 15909256 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" /></noinclude>{| |valign="top" align="center"| {{centré|'''MOBILIER SCOLAIRE'''}} {{séparateur|1}} {{centré|CINQ TYPES GRADUÉS DE TABLES}} {{sc|à l’usage}} {{centré|DES ÉCOLES PRIMAIRES}} {{séparateur|3}} |valign="top" align="center"| {{centré|'''Tableau n°3'''}} {{séparateur|1}} {{centré|'''RÉPARTITION DES DIVERSES CATÉGORIES D’ENFANTS'''}} {{centré|'''dans six classes d’écoles primaires'''|uc|sp=0.2em}} {{centré|suivant la taille|uc}} {{séparateur|3}} {{centré|proportions correspondantes|uc}} {{centré|des divers types de tables nécessaires dans chaque classe|sc}} |valign="top" align="center"| {{centré|'''Tableau dressé'''|uc}} {{centré|'''d’après'''}} {{centré|les chiffres relevés|uc}} {{centré|'''par M. Cardot'''}} {{centré|dans plusieurs écoles primaires <br/>de Paris}} |- |} {| class="wikitable" |- |colspan="2" |DÉSIGNATION DES ENFANTS. |colspan="6" |ÉCOLES DE GARÇONS. |colspan="6" |ÉCOLES DE FILLES. |colspan="6" |GARÇONS ET FILLES RÉUNIS |- |colspan="2" |TAILLES DES ENFANTS. |1 mètre ou moins à mètre 10 inclus. |plus de 1 mètre 10 à 1 m. 20 inclus. |plus de 1 m. 20 à 1 m. 35 inclus. |plus de 1 m. 35 à 1 m. 50 inclus. |plus de 1 m. 50 inclus. |TOTAUX |1 mètre ou moins à mètre 10 inclus. |plus de 1 mètre 10 à 1 m. 20 inclus. |plus de 1 m. 20 à 1 m. 35 inclus. |plus de 1 m. 35 à 1 m. 50 inclus. |plus de 1 m. 50 inclus. |TOTAUX |1 mètre ou moins à mètre 10 inclus. |plus de 1 mètre 10 à 1 m. 20 inclus. |plus de 1 m. 20 à 1 m. 35 inclus. |plus de 1 m. 35 à 1 m. 50 inclus. |plus de 1 m. 50 inclus. |TOTAUX |- |colspan="2" |TYPES DES TABLES. |1{{er}} |2{{e}} |3{{e}} |4{{e}} |5{{e}} |&nbsp; |1{{er}} |2{{e}} |3{{e}} |4{{e}} |5{{e}} |&nbsp; |1{{er}} |2{{e}} |3{{e}} |4{{e}} |5{{e}} |&nbsp; |- |rowspan="10"|Nombres des Enfants de chaque catégorie dans chaque classe et quotités pour 100 par comparaison avec les totaux |rowspan="2"|1{{re}} classe, 12 ans et plus. | » |7 |98 |90 |46 |241 |}<noinclude> <references/></noinclude> j70dz3zffd68qe8vketbdo0qwozcats 15909339 15909256 2026-07-08T11:24:14Z Newnewlaw 42296 A FINIR 15909339 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" /></noinclude>{| |valign="top" align="center"| {{centré|'''MOBILIER SCOLAIRE'''}} {{séparateur|1}} {{centré|CINQ TYPES GRADUÉS DE TABLES}} {{sc|à l’usage}} {{centré|DES ÉCOLES PRIMAIRES}} {{séparateur|3}} |valign="top" align="center"| {{centré|'''Tableau n°3'''}} {{séparateur|1}} {{centré|'''RÉPARTITION DES DIVERSES CATÉGORIES D’ENFANTS'''}} {{centré|'''dans six classes d’écoles primaires'''|uc|sp=0.2em}} {{centré|suivant la taille|uc}} {{séparateur|3}} {{centré|proportions correspondantes|uc}} {{centré|des divers types de tables nécessaires dans chaque classe|sc}} |valign="top" align="center"| {{centré|'''Tableau dressé'''|uc}} {{centré|'''d’après'''}} {{centré|les chiffres relevés|uc}} {{centré|'''par M. 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volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/323 104 4937028 15909261 2026-07-08T09:09:37Z Jpgibert 59041 /* Corrigée */ 15909261 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|POR―POS}}</noinclude><section begin="PORTÉE"/>son assiette ordinaire, paraît dans l’écu inclinée comme si elle fut portée par le Sauveur. Dans ce cas, on doit se servir du terme ''en bande'', pour exprimer la position de la croix. <section end="PORTÉE"/> <section begin="PORTE-MANTEAUX DU ROI"/><nowiki/> {{uc|Porte-Manteaux du Roi}}. ''Voyez'' {{sc|Maison du Roi}}. <section end="PORTE-MANTEAUX DU ROI"/> <section begin="PORTE-ORIFLAMME DE FRANCE"/><nowiki/> {{uc|Porte-Oriflamme de France}}. ''Voyez'' tome 1, page 459. <section end="PORTE-ORIFLAMME DE FRANCE"/> <section begin="PORTER"/><nowiki/> {{uc|Porter}}, verbe, terme de l’art héraldique. On dit {{sc|Porter}} telles armes, parce qu’anciennement ceux qui se présentaient aux tournois, y faisaient {{sc|Porter}} leurs armoiries sur un bouclier, pour être distingués et reconnus. <section end="PORTER"/> <section begin="POSÉ"/><nowiki/> {{uc|Posé}}, {{sc|ée}}, {{abr|adject.|adjectif}}, se dit d’un château, d’une tour, d’un animal ou autre meuble de l’écu, sur une montagne, un rocher ou une terrasse. Mais s’il arrive que le rocher ou la montagne soit pièce principale dans l’écu, alors on dit, cette montagne ''sommée'' d’une tour, d’un château ou de tel meuble qui s’y trouve. {{sc|Posé}} se dit aussi du lion, du léopard, sur une montagne ou une terrasse. Les autres animaux, quand ce n’est pas leur position ordinaire, sont dits ''passants'', ''saillants'', ''rampants'', ''couchés'' sur une terrasse, une montagne, etc. ; mais on ne saurait dire que le lion est ''rampant'', ni le léopard ''passant'', quoique sur une montagne ou une terrasse ; alors on se sert du terme {{sc|Posé}}, en désignant sur quelle chose. On doit en user de même pour tous les animaux qui paraîtraient sur une montagne ou une terrasse, dans leur position ordinaire. Ainsi, au lieu de dire un lévrier ''courant'' sur une terrasse, on dira {{sc|Posé}}. Un arbre, une plante, une fleur, sont dits ''terrassés'' quand ils sont sur une terrasse, et ''plantés'' quand ils sont sur un rocher ou une montagne. {{alinéa| {{sc|de Boyer de la Boissière}}, à Paris : d’azur, à l’épervier d’argent, chaperonné de gueules, ''posé'' sur un mont de six coupeaux du second émail. {{sc|de Varie}}, en l’Isle de France : de gueules, à la tour d’or, ''posée'' sur une montagne de six coupeaux de sinople ; au lion-léopardé du second émail, tenant une épée d’argent, garnie d’or, naissant de la porte de la tour. |4|-1}} {{alinéa|{{sc|de Châteauneuf de Molèges}}, en Provence : d’azur, à la tour carrée d’argent, sénestrée d’un avant-mur|4|-1|début=true}} <section end="POSÉ"/><noinclude> <references/></noinclude> imzaxevt5z77afa9f0ej61s3klx7nwd Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/211 104 4937029 15909262 2026-07-08T09:10:52Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « L'ILE DES HOMMES 207 de menaces précipitées cessèrent de rayer l'air, des explosions fracassantes se produisirent dans les ramures du ravin. L'ascète, interdit, surpris ne sachant que penser, arrêta sa voiture. Allongeant son long corps hors de la portière, Onésime Pin- tarède s'écria : Des boulets de canon! Nous sommes en dan- ger par ici. Descendons. Le savant, sans autre commentaire, sauta au bas de la voiture, pressant Nikée de sortir aussi. Une d... 15909262 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|207|b=<hr />}}</noinclude>L'ILE DES HOMMES 207 de menaces précipitées cessèrent de rayer l'air, des explosions fracassantes se produisirent dans les ramures du ravin. L'ascète, interdit, surpris ne sachant que penser, arrêta sa voiture. Allongeant son long corps hors de la portière, Onésime Pin- tarède s'écria : Des boulets de canon! Nous sommes en dan- ger par ici. Descendons. Le savant, sans autre commentaire, sauta au bas de la voiture, pressant Nikée de sortir aussi. Une deuxième bordée de sifflements courbes, rasant cette fois la route de plus près, fit rentrer la tête des fugitifs dans les épaules. Onésime Pin- tarède était déjà aplati derrière une butte de terre. Nikée et Hilarius le rejoignirent en trois sauts. A peine s'étaient-ils tous rangés à plat ventre, qu'une chute en trombe se produisit, suivie sur la route d'un coup de pilon formidable. Une gerbe de feu, de pierres, d'éclats, de poussière et de fumée s'éleva. - Ouais! fit maître Pintarède suffoqué, on veut donc nous tuer ! - Les barbares! rugit Hilarius. Êtes-vous bles- sée, Nikée ? - Non! répliqua bravement la jeune fille, mais j'ai eu bien peur. C'est affreux, épouvantable ! Ils restèrent tapis encore un long moment, en suçant des oranges, car maître Onésime n'avait pas oublié son bissac. Le silence s'étant rétabli, ils se secouèrent, l'ouïe encore bouleversée, les nerfs tordus.<noinclude> <references/></noinclude> 623ximi3axko43x0kqfr3seef4e9r2o 15909263 15909262 2026-07-08T09:11:32Z Hektor 294 15909263 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|207|b=<hr />}}</noinclude>de menaces précipitées cessèrent de rayer l’air, des explosions fracassantes se produisirent dans les ramures du ravin. L’ascète, interdit, surpris ne sachant que penser, arrêta sa voiture. Allongeant son long corps hors de la portière, Onésime Pintarède s’écria : — Des boulets de canon ! Nous sommes en danger par ici. Descendons. Le savant, sans autre commentaire, sauta au bas de la voiture, pressant Nikée de sortir aussi. Une deuxième bordée de sifflements courbes, rasant cette fois la route de plus près, fit rentrer la tête des fugitifs dans les épaules. Onésime Pintarède était déjà aplati derrière une butte de terre. Nikée et Hilarius le rejoignirent en trois sauts. À peine s’étaient-ils tous rangés à plat ventre, qu’une chute en trombe se produisit, suivie sur la route d’un coup de pilon formidable. Une gerbe de feu, de pierres, d’éclats, de poussière et de fumée s’éleva. — Ouais ! fit maître Pintarède suffoqué, on veut donc nous tuer ! — Les barbares ! rugit Hilarius. Êtes-vous blessée, Nikée ? — Non ! répliqua bravement la jeune fille, mais j’ai eu bien peur. C’est affreux, épouvantable ! Ils restèrent tapis encore un long moment, en suçant des oranges, car maître Onésime n’avait pas oublié son bissac. Le silence s’étant rétabli, ils se secouèrent, l’ouïe encore bouleversée, les nerfs tordus. <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> qh8lib4s9q63ix7ke9ygkd5pm7h8xio 15909265 15909263 2026-07-08T09:12:38Z Hektor 294 15909265 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|207|b=<hr />}}</noinclude>de menaces précipitées cessèrent de rayer l’air, des explosions fracassantes se produisirent dans les ramures du ravin. L’ascète, interdit, surpris ne sachant que penser, arrêta sa voiture. Allongeant son long corps hors de la portière, Onésime Pintarède s’écria : — Des boulets de canon ! Nous sommes en danger par ici. Descendons. Le savant, sans autre commentaire, sauta au bas de la voiture, pressant Nikée de sortir aussi. Une deuxième bordée de sifflements courbes, rasant cette fois la route de plus près, fit rentrer la tête des fugitifs dans les épaules. Onésime Pintarède était déjà aplati derrière une butte de terre. Nikée et Hilarius le rejoignirent en trois sauts. À peine s’étaient-ils tous rangés à plat ventre, qu’une chute en trombe se produisit, suivie sur la route d’un coup de pilon formidable. Une gerbe de feu, de pierres, d’éclats, de poussière et de fumée s’éleva. — Ouais ! fit maître Pintarède suffoqué, on veut donc nous tuer ! — Les barbares ! rugit Hilarius. Êtes-vous blessée, Nikée ? — Non ! répliqua bravement la jeune fille, mais j’ai eu bien peur. C’est affreux, épouvantable ! Ils restèrent tapis encore un long moment, en suçant des oranges, car maître Onésime n’avait pas oublié son bissac. 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Nikée et Hilarius le rejoignirent en trois sauts. À peine s’étaient-ils tous rangés à plat ventre, qu’une chute en trombe se produisit, suivie sur la route d’un coup de pilon formidable. Une gerbe de feu, de pierres, d’éclats, de poussière et de fumée s’éleva. — Ouais ! fit maître Pintarède suffoqué, on veut donc nous tuer ! — Les barbares ! rugit Hilarius. Êtes-vous blessée, Nikée ? — Non ! répliqua bravement la jeune fille, mais j’ai eu bien peur. C’est affreux, épouvantable ! Ils restèrent tapis encore un long moment, en suçant des oranges, car maître Onésime n’avait pas oublié son bissac. Le silence s’étant rétabli, ils se secouèrent, l’ouïe encore bouleversée, les nerfs tordus. <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> h14jqakpt91isvgpqfmtjgocpgcdl1w Page:Soulice - Petit dictionnaire de la langue française, 1860.pdf/494 104 4937030 15909264 2026-07-08T09:12:27Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15909264 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||SAU — 484 — SAV}}</noinclude><section begin="SAUMON"/>dont la chair est rouge ; masse de plomb ou d’étain telle qu’elle sort de la fonte. <section end="SAUMON"/> <section begin="SAUMONÉ, SAUMONÉE"/>'''SAUMONÉ, ÉE''', ''adj.'' Dont la chair est rouge comme celle du saumon. <section end="SAUMONÉ, SAUMONÉE"/> <section begin="SAUMONEAU"/>'''SAUMONEAU''', ''s. m.'' Petit saumon. <section end="SAUMONEAU"/> <section begin="SAUMUR"/>'''SAUMUR''', chef-lieu d’arr. du dép. de Maine-et-Loire. <section end="SAUMUR"/> <section begin="SAUMURE"/>'''SAUMURE''', ''s. f.'' Liqueur formée du sel fondu et du suc de la viande salée. <section end="SAUMURE"/> <section begin="SAUNAGE"/>'''SAUNAGE''', ''s. m.'' Débit, trafic de sel. <section end="SAUNAGE"/> <section begin="SAUNER"/>'''SAUNER''', ''v. n.'' Faire du sel. <section end="SAUNER"/> <section begin="SAUNERIE"/>'''SAUNERIE''', ''s. f.'' Bâtiments, puits, instruments propres à la fabrication du sel. <section end="SAUNERIE"/> <section begin="SAUNIER"/>'''SAUNIER''', ''s. m.'' Celui qui fait et vend le sel. <section end="SAUNIER"/> <section begin="SAUNIÈRE"/>'''SAUNIÈRE''', ''s. f.'' Vase, coffre où l’on conserve le sel. <section end="SAUNIÈRE"/> <section begin="SAUPIQUET"/>'''SAUPIQUET''', ''s. m.'' Sauce piquante. <section end="SAUPIQUET"/> <section begin="SAUPOUDRER"/>'''SAUPOUDRER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Poudrer de sel, de farine, etc. <section end="SAUPOUDRER"/> <section begin="SAURE"/>'''SAURE''', ''adj. 2 g.'' De couleur jaune qui tire sur le brun ; ''hareng saure'' ou ''saur'' (par contraction de ''sauret''), hareng salé demi-séché à la fumée. <section end="SAURE"/> <section begin="SAURER"/>'''SAURER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Faire sécher à la fumée. <section end="SAURER"/> <section begin="SAURET"/>'''SAURET'''. Voy. ''Saure''. <section end="SAURET"/> <section begin="SAURIENS"/>'''SAURIENS''', ''s. m. pl.'' Ordre de reptiles à pattes très-courtes et munies d’ongles, à longue queue, et à mâchoires garnies de dents enchâssées, comme le lézard. <section end="SAURIENS"/> <section begin="SAUSSAIE"/>'''SAUSSAIE''', ''s. f.'' Lieu planté de saules. <section end="SAUSSAIE"/> <section begin="SAUT"/>'''SAUT''', ''s. m.'' Action de sauter ; chute d’eau dans le courant d’une rivière ; ''fig.'' Chute ; ''— de loup'', fossé au bout d’une allée pour en défendre l’entrée sans ôter la vue. <section end="SAUT"/> <section begin="SAUTÉ"/>'''SAUTÉ''', ''s.'' et ''adj. m.'' Sorte de ragoût. <section end="SAUTÉ"/> <section begin="SAUTELLE"/>'''SAUTELLE''', ''s. f.'' Sarment transplanté avec sa racine. <section end="SAUTELLE"/> <section begin="SAUTER"/>'''SAUTER''', ''v. n.'' S’élancer d’un lieu à un autre ; ''fig.'' Parvenir d’une place à une autre plus élevée, sans passer par les places intermédiaires ; ''— sur'', saisir brusquement ; ''— aux yeux'', être évident ; ''faire —'', renverser ; détruire ; ''—'' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Franchir d’un saut ; ''fig.'' Omettre. <section end="SAUTER"/> <section begin="SAUTERELLE"/>'''SAUTERELLE''', ''s. f.'' Insecte ailé qui ne s’avance qu’en sautant ; équerre mobile. <section end="SAUTERELLE"/> <section begin="SAUTEUR, SAUTEUSE"/>'''SAUTEUR, EUSE''', ''s.'' Celui ou Celle qui fait des sauts. <section end="SAUTEUR, SAUTEUSE"/> <section begin="SAUTILLANT, SAUTILLANTE"/>'''SAUTILLANT, E''', ''adj.'' Qui sautille sans cesse. <section end="SAUTILLANT, SAUTILLANTE"/> <section begin="SAUTILLEMENT"/>'''SAUTILLEMENT''' (ll m.), ''s. m.'' Action de sautiller. <section end="SAUTILLEMENT"/> <section begin="SAUTILLER"/>'''SAUTILLER''' (ll m.), ''v. n.'' Sauter à petits sauts. <section end="SAUTILLER"/> <section begin="SAUTOIR"/>'''SAUTOIR''', ''s. m.'' Petit fichu qui se croise sur la poitrine ; cliquet d’horloger ; croix de saint André, ''t. de blas.'' <section end="SAUTOIR"/> <section begin="SAUVAGE"/>'''SAUVAGE''', ''adj. 2 g.'' Farouche, féroce ; qui n’est pas apprivoisé ; désert, inculte ; qui n’a pas d’habitation fixe ; qui vient sans greffe ni culture ; ''fig.'' Bizarre ; farouche ; —, ''s. 2 g.'' Homme ou Femme vivant dans les bois. <section end="SAUVAGE"/> <section begin="SAUVAGEON"/>'''SAUVAGEON''', ''s. m.'' Jeune arbre venu sans culture. <section end="SAUVAGEON"/> <section begin="SAUVAGERIE"/>'''SAUVAGERIE''', ''s. f.'' Crainte ou Dégoût de la société. <section end="SAUVAGERIE"/> <section begin="SAUVAGIN, SAUVAGINE"/>'''SAUVAGIN, E''', ''adj.'', se dit du goût, de l’odeur de quelques oiseaux de mer ou d’étang. <section end="SAUVAGIN, SAUVAGINE"/> <section begin="SAUVEGARDE"/>'''SAUVEGARDE''', ''s. f.'' Protection accordée pour garantir du pillage ; écrit, placard, signe apparent pour préserver ; ''fig.'' Ce qui sert de garantie, de défense. <section end="SAUVEGARDE"/> <section begin="SAUVER"/>'''SAUVER''' (''part.'' é, ée), ''v. a.'' Garantir, tirer du péril ; conserver ; procurer le salut éternel ; éviter, épargner ; excuser ; ''— les apparences'', les garder, les observer ; ''se —, v. pr.'' S’échapper ; se réfugier en un lieu ; se dédommager ; faire son salut. <section end="SAUVER"/> <section begin="SAUVETAGE"/>'''SAUVETAGE''', ''s. m.'' Action de retirer des eaux les objets naufragés. <section end="SAUVETAGE"/> <section begin="SAUVEUR"/>'''SAUVEUR''', ''s. m.'' Celui qui sauve ; ''le —'', Jésus-Christ. <section end="SAUVEUR"/> <section begin="SAVAMMENT"/>'''SAVAMMENT''', ''adv.'' D’une manière savante. <section end="SAVAMMENT"/> <section begin="SAVANE"/>'''SAVANE''', ''s. f.'' Forêt d’arbres résineux (au Canada) ; pâturage inculte d’Amérique. <section end="SAVANE"/> <section begin="SAVANT, SAVANTE"/>'''SAVANT, E''', ''adj.'' Qui a beaucoup de science ; bien informé ; plein d’érudition. <section end="SAVANT, SAVANTE"/> <section begin="SAVANTASSE"/>'''SAVANTASSE''', ''s. m.'' Celui qui affecte de paraître savant sans l’être.<section end="SAVANTASSE"/><noinclude> <references/></noinclude> l5rc3n2gzvrej5p5usa9lojzq9rqo1e Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/191 104 4937031 15909267 2026-07-08T09:22:49Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « pas moindre. Je résolus donc de m’aller mettre au lit ; et c’est pourquoi, sans prendre congé de Votre Majesté, je me suis permis de rentrer chez \moi, souffrant d’une langueur inexplicable. » Sitôt qu’arrivé, je voulus voir quel visage décomposé le mal me prêtait. Sire, jugez de ma stupeur ! Mon miroir ne me renvoyait plus mon image ! Il demeurait vide de moi-même ! <i>On m’avait volé mon reflet !</i> — Stupidité ! grogna M. de Ha... » 15909267 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’affaire du miroir}}|183}}</noinclude>pas moindre. Je résolus donc de m’aller mettre au lit ; et c’est pourquoi, sans prendre congé de Votre Majesté, je me suis permis de rentrer chez \moi, souffrant d’une langueur inexplicable. » Sitôt qu’arrivé, je voulus voir quel visage décomposé le mal me prêtait. Sire, jugez de ma stupeur ! Mon miroir ne me renvoyait plus mon image ! Il demeurait vide de moi-même ! <i>On m’avait volé mon reflet !</i> — Stupidité ! grogna M. de Han. Mensonge éhonté ! » Mais sa pâleur donnait à penser. » {{M.|de Merfy}} continua, s’adressant à lui avec véhémence : » — Ce reflet, monsieur, je vous somme de me le restituer tout à l’heure. Il est resté, n’est-ce pas, emprisonné dans la glace du boudoir ? Ou bien aviez-vous la puissance de l’en tirer ? Et mon image va-t-elle à présent par la ville, comme un simulacre dont vous dirigez les actions ?… Quels sombres projets nourrissiez-vous ?… Allons, vite, rends-moi mon reflet, démon ! » {{M.|de Han}} se taisait. Debout, je le voyais vaciller. Un affreux sourire lui tordait la bouche… Mais, Chastillon, cette attitude de vaincu, ne pouvait-on l’expliquer de deux manières différentes ?… » — Monsieur de Merfy, — dit-il enfin, en pesant sur les mots, — vous étiez dans le boudoir, en chair et en os, avec {{Mme|de Lavours}}. Le<noinclude> <references/></noinclude> 19v5q8k39b0gnh2n84k9e82ngygh1fz 15909268 15909267 2026-07-08T09:24:20Z Hektor 294 15909268 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’affaire du miroir}}|183}}</noinclude>pas moindre. Je résolus donc de m’aller mettre au lit ; et c’est pourquoi, sans prendre congé de Votre Majesté, je me suis permis de rentrer chez \moi, souffrant d’une langueur inexplicable. » Sitôt qu’arrivé, je voulus voir quel visage décomposé le mal me prêtait. Sire, jugez de ma stupeur ! Mon miroir ne me renvoyait plus mon image ! Il demeurait vide de moi-même ! <i>On m’avait volé mon reflet !</i> — Stupidité ! grogna {{M.|de Han}}. Mensonge éhonté ! » Mais sa pâleur donnait à penser. » {{M.|de Merfy}} continua, s’adressant à lui avec véhémence : » — Ce reflet, monsieur, je vous somme de me le restituer tout à l’heure. Il est resté, n’est-ce pas, emprisonné dans la glace du boudoir ? Ou bien aviez-vous la puissance de l’en tirer ? Et mon image va-t-elle à présent par la ville, comme un simulacre dont vous dirigez les actions ?… Quels sombres projets nourrissiez-vous ?… Allons, vite, rends-moi mon reflet, démon ! » {{M.|de Han}} se taisait. Debout, je le voyais vaciller. Un affreux sourire lui tordait la bouche… Mais, Chastillon, cette attitude de vaincu, ne pouvait-on l’expliquer de deux manières différentes ?… » — Monsieur de Merfy, — dit-il enfin, en pesant sur les mots, — vous étiez dans le boudoir, en chair et en os, avec {{Mme|de Lavours}}. Le<noinclude> <references/></noinclude> 0zzzjksiartryplnsyplfj2aqbyzvqk Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/186 104 4937032 15909270 2026-07-08T09:29:44Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE À L’ÉCOLE au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïis n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à Mie Sergent. Nous étions bien assez occupées de la journée... » 15909270 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE À L’ÉCOLE au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïis n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à Mie Sergent. Nous étions bien assez occupées de la journée qui allait s’écouler | Épreuves d’arithmétique et de dessin, et, le soir, affichage des concurrentes admises à l’oral. Chocolat rapide, départ précipité. Il fait déjà chaud à sept heures. Plus familiarisées, nous prenons nos places nous-mêmes et nous jabotons, en attendant ces messieurs, avec décence et modération. On est déjà plus chez soi, on se faufile sans se cogner entre le banc et la table, on range devant soi les crayons, porte-plume, gommes et grattoirs d’un air d’habitude ; c’est très bien porté d’ailleurs. Pour un peu nous afficherions des manies. Entrée des maîtres de nos destinées. Ils ont déjà perdu une partie de leur prestige : les moins timides les regardent paisiblement, d’un air de connaissance. Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « Première question. — Un particulier à acheté de la rente 3 1/2°/, au cours de 94 fr. 60, etc. » 175<noinclude> <references/></noinclude> qc3s682wjvnnzlsemy8enotql6j9le9 15909271 15909270 2026-07-08T09:30:22Z Hektor 294 15909271 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïs n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à Mlle Sergent. Nous étions bien assez occupées de la journée qui allait s’écouler ! Épreuves d’arithmétique et de dessin, et, le soir, affichage des concurrentes admises à l’oral. Chocolat rapide, départ précipité. Il fait déjà chaud à sept heures. Plus familiarisées, nous prenons nos places nous-mêmes et nous jabotons, en attendant ces messieurs, avec décence et modération. On est déjà plus chez soi, on se faufile sans se cogner entre le banc et la table, on range devant soi les crayons, porte-plume, gommes et grattoirs d’un air d’habitude ; c’est très bien porté d’ailleurs. Pour un peu nous afficherions des manies. Entrée des maîtres de nos destinées. Ils ont déjà perdu une partie de leur prestige : les moins timides les regardent paisiblement, d’un air de connaissance. Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « Première question. — Un particulier a acheté de la rente 3 1/2 %, au cours de 94 fr. 60, etc. »<noinclude> <references/></noinclude> 3tjsdf50gqdptunt7gie73zpfdq97r8 15909273 15909271 2026-07-08T09:31:56Z Hektor 294 15909273 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïs n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à {{Mlle|Sergent}}. Nous étions bien assez occupées de la journée qui allait s’écouler ! Épreuves d’arithmétique et de dessin, et, le soir, affichage des concurrentes admises à l’oral. {{il}} Chocolat rapide, départ précipité. Il fait déjà chaud à sept heures. Plus familiarisées, nous prenons nos places nous-mêmes et nous jabotons, en attendant ces messieurs, avec décence et modération. On est déjà plus chez soi, on se faufile sans se cogner entre le banc et la table, on range devant soi les crayons, porte-plume, gommes et grattoirs d’un air d’habitude ; c’est très bien porté d’ailleurs. Pour un peu nous afficherions des manies. Entrée des maîtres de nos destinées. Ils ont déjà perdu une partie de leur prestige : les moins timides les regardent paisiblement, d’un air de connaissance. Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « Première question. — Un particulier a acheté de la rente 3 1/2 %, au cours de 94 fr. 60, etc. »<noinclude> <references/></noinclude> 9xd8u5qn1p9muyb7bbufs10oq8734ah 15909274 15909273 2026-07-08T09:32:15Z Hektor 294 15909274 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïs n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à {{Mlle|Sergent}}. Nous étions bien assez occupées de la journée qui allait s’écouler ! Épreuves d’arithmétique et de dessin, et, le soir, affichage des concurrentes admises à l’oral. {{il}} Chocolat rapide, départ précipité. Il fait déjà chaud à sept heures. Plus familiarisées, nous prenons nos places nous-mêmes et nous jabotons, en attendant ces messieurs, avec décence et modération. On est déjà plus chez soi, on se faufile sans se cogner entre le banc et la table, on range devant soi les crayons, porte-plume, gommes et grattoirs d’un air d’habitude ; c’est très bien porté d’ailleurs. Pour un peu nous afficherions des manies. Entrée des maîtres de nos destinées. Ils ont déjà perdu une partie de leur prestige : les moins timides les regardent paisiblement, d’un air de connaissance. Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « Première question. — Un particulier a acheté de la rente 3 1/2 %, au cours de 94 fr. 60, etc. »<noinclude> <references/></noinclude> t380hs4c5s87zmp1wtyhfrmolza13dv 15909275 15909274 2026-07-08T09:32:39Z Hektor 294 15909275 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. (Ma protégée m’a dit le lendemain qu’Anaïs n’avait bougé, de toute la nuit, que pour faire sauter son oreiller par terre, de rage.) Personne ne parla de l’histoire à {{Mlle|Sergent}}. Nous étions bien assez occupées de la journée qui allait s’écouler ! Épreuves d’arithmétique et de dessin, et, le soir, affichage des concurrentes admises à l’oral. {{il}} Chocolat rapide, départ précipité. Il fait déjà chaud à sept heures. Plus familiarisées, nous prenons nos places nous-mêmes et nous jabotons, en attendant ces messieurs, avec décence et modération. On est déjà plus chez soi, on se faufile sans se cogner entre le banc et la table, on range devant soi les crayons, porte-plume, gommes et grattoirs d’un air d’habitude ; c’est très bien porté d’ailleurs. Pour un peu nous afficherions des manies. Entrée des maîtres de nos destinées. Ils ont déjà perdu une partie de leur prestige : les moins timides les regardent paisiblement, d’un air de connaissance. Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « Première question. — Un particulier a acheté de la rente 3 1/2 %, au cours de 94 fr. 60, etc. »<noinclude> <references/> {{c|175}}</noinclude> 4tucotc00jmmarpe2dwkrmjpbl24xxx 15909281 15909275 2026-07-08T09:34:33Z Hektor 294 15909281 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>au monde que les coups. Pendant que les petits fantômes blancs regagnent leurs chambres, Luce se couche timidement à côté de sa persécutrice, qui ne remue pas plus qu’un sac maintenant. 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Roubaud, qui arbore un pseudo-panama sous lequel il se croit très chic, s’impatiente, tout frétillant : « Allons, Mesdemoiselles, allons ! Nous sommes en retard, ce matin, il faut rattraper le temps perdu. » J’aime bien ça ! Tout à l’heure, ce sera de notre faute, s’ils n’ont pas pu se lever de bonne heure. Vite, vite, les feuilles jonchent les tables ; vite, nous cachetons le coin pour cacher notre nom ; vite l’accéléré Roubaud rompt le sceau de la grande enveloppe jaune, timbrée de l’Inspection académique et en retire l’énoncé redoutable des problèmes : « <i>Première question</i>. — Un particulier a acheté de la rente 3 1/2 %, au cours de 94 fr. 60, etc. » <nowiki /><noinclude> <references/> {{c|175}}</noinclude> b4evnz8cio6yvggwyxbmhtge7pgigrf Page:La Corée Libre, numéro 7, novembre 1920.djvu/16 104 4937033 15909278 2026-07-08T09:33:39Z Camilllle 136753 /* Corrigée */ 15909278 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Camilllle" /></noinclude>{{Tiret2|Ca|rolines}}, Bismarck se tira d’embarras très habilement en proposant à Madrid de soumettre le litige à la médiation du Saint-Siège. Le pape Léon XIII donna raison à l’Espagne, et le cabinet de Berlin s’inclina devant l’avis pontifical. Après la guerre hispano-américaine, le gouvernement espagnol vendit les Carolines avec Yap à l’Allemagne. Au cours de la dernière guerre, les possessions allemandes du Pacifique tombèrent entre les mains des Japonais. En vertu de divers accords conclus en 1917 entre le cabinet de Tokio et ceux de Londres, de Paris et Rome, il fut convenu que les îles situées au sud de l’équateur seraient ''comprises dans la sphère des intérêts britanniques'', tandis que celles situées au nord feraient ''partie de la sphère d’intérêts japonais''. Ces arrangements, sous réserve des mandats à obtenir de la société des Nations, ont été confirmés par une décision du conseil suprême des alliés, en date du 7{{insécable}}mai{{insécable}}1919. Aujourd’hui, sur les instances des autorités maritimes américaines, le gouvernement de Washington voudrait remettre cette décision du conseil en question. C’est que l’île de Yap, dont les Espagnols n’avaient pas tiré parti, dont Bismarck voulait faire un dépôt de charbon est devenue, avec les années, le point d’atterrissage de divers câbles transatlantiques et qu’elle constitue, pour les États-Unis, une excellent base navale sur la route des Philippines. Le gouvernement américain voudrait que le Japon consentit à une ''internationalisation'' du précieux îlot ou à une autre combinaison du même genre. Il est peu probable que le Japon se laisse dépouiller d’un avantage que le conseil suprême lui a reconnu<ref> « La Corée Libre » numéro de juillet, {{pg|69}}.</ref>. {{Droite|(''Le Temps'', 25{{insécable}}octobre{{insécable}}1920.){{espaces|8}}}} {{Interligne|1em}} {{Centré|VI. — DES PARLEMENTAIRES JAPONAIS IRONT EN AMÉRIQUE|fs=1.2em}} Selon une dépêche de Tokio du 25{{insécable}}octobre, le Parlement japonais déléguera un groupe de ses membres pour rendre la visite que les congressistes américains viennent de faire au Japon. Les membres du Parlement japonais seront accompagnés d’un groupe important de négociants et industriels nippons. {{Centré|VII. — L’ALLIANCE ANGLO-JAPONAISE|fs=1.2em}} Dans une récente interview à Londres, le baron Hayashi, le nouvel ambassadeur japonais auprès de la Cour britannique, a déclaré publiquement que son gouvernement l’avait envoyé en Angleterre spécialement en vue de négocier le renouvellement de l’alliance anglo-japonaise. Il déclara, en outre, que les relations de son pays avec les États-Unis étaient amicales, que rien ne faisait prévoir un prochain conflit entre les deux pays et que l’opinion publique anglaise pouvait être rassurée sur les excellentes intentions du Japon. Plus que jamais, l’alliance étroite entre le Japon et l’Angleterre était une nécessité pour le maintien de la paix du monde ! Nous ne connaissons trop la ruse des diplomates japonais pour nous tromper sur le sens des paroles prononcées à dessein par le baron Hayashi. Hayashi à Londres, Ishïi<ref>C’est Ishïi qui négocia l’accord Ishïi-Lansing en 1917 et dont nous avons révélé les négociations dans « La Corée Libre », Numéro d’Août, {{pg|138}}.</ref> à Paris, cela promet pour l’avenir !<noinclude> <references/></noinclude> avf6frhf072ajmbc3kta7g6iw5phnbk Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/225 104 4937034 15909286 2026-07-08T09:41:39Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909286 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>découragement peut-être. Rien ne calme comme la désespérance. Il est vrai que ce calme est ici synonyme d’annihilement. Alors que la victoire apparaît impossible en effet, le combattant s’aveulit. Volontiers, il s’allongerait sur le sol et fermerait les yeux, avec le souhait du sommeil dont on ne se réveille pas. Les Slane se trouvaient jusqu’à un certain point dans cette disposition nerveuse. Ils ne parlaient plus, et Bubeny imitait leur mutisme. Tout à coup, la porte s’ouvrit doucement ; May se montra sur le seuil. Ses mains pointaient leurs doigts vers les trois hommes. Sans doute, elle jetait ainsi le trouble dans leurs facultés visuelles, car aucun ne sembla remarquer son introduction dans la pièce. Elle sourit. Sur la bouche mignonne, dans les fossettes des joues, un frisson de triomphe passa. « De par la science, se disait la jeune fille, j’ai réalisé la chose impossible, que l’on croyait hier encore du domaine fantaisiste de la légende. » Et la constatation s’imposait à l’esprit. L’anneau mythologique de Gygès rendait invisible celui qui le portait à l’annulaire. Le corsage électrique inventé par May permettait d’interdire aux regards ennemis de discerner la personne qui en était revêtue. Résultat identique au fond. Que l’on soit invisible, ou que ceux, dont vous craignez les regards, ne vous puissent apercevoir, le secret de votre présence est également assuré. Étrange problème d’allure féerique. Il avait suffi qu’une jeune fille le voulût, et le miracle réputé impossible se produisait. Doucement, avec précaution, évitant le moindre bruit de nature à déceler son passage, la blonde Anglaise gagna le fond de la salle, se glissa derrière une table qui la mettait à l’abri d’une rencontre avec les assistants. Ne pas être perceptible est bien ; mais encore faut-il ne pas trahir sa présence par un choc intempestif. L’ennemi s’étonnerait de heurter un obstacle invisible et par cela même il serait mis en défiance. Pas davantage il ne faudrait avertir les oreilles adverses.<noinclude> <references/></noinclude> t957rqa8zbesytqofvu73rucd5mb6d1 Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/226 104 4937035 15909290 2026-07-08T09:46:13Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909290 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Or, c’est là précisément ce que fit involontairement miss May. Sous le pas de la jeune fille, le plancher craqua. Elle s’immobilisa, retenant son haleine. Mais Tom et ses compagnons avaient tressailli. Ils promenaient autour de la salle des regards investigateurs. — Tu as entendu ? chuchota Slane, interrogeant son fils des yeux. William inclina la tête. — Et vous, Bubeny ? — Je mentirais si je répliquais par l’affirmative, seulement… — Pourquoi vous arrêtez-vous ? — Parce que vous semblez inquiet, gentleman, et que je crains de vous fâcher en vous déclarant que le craquement en cause me paraît tout naturel. Les sourcils de Tom se froncèrent. Il n’aimait pas que ses complices pussent lire son anxiété sur son visage. — ''By Jove !'' moi aussi, je le suppose naturel. Le bois joue, n’est-ce pas, et quand il joue, il craque ; c’est la belle explication que vous allez me donner. — En effet, c’est ce que je pensais exprimer. — Eh bien, Bubeny, conclut Slane cherchant à voiler son sentiment réel sous une apparence de rondeur, voilà qui démontre que nous sommes d’accord comme toujours, mon vieux garçon. Mais en dépit des paroles rassurantes, les visages demeurèrent contractés. Chacun, alors qu’il ne se croyait pas observé, enveloppait le bureau de regards méfiants. Un coup sec, frappé à la porte, les fit frissonner, et William, décidément très agacé, rugit : — Mille diables ! On ne nous laissera pas tranquilles. Si le stupide personnage qui nous dérange n’a pas une raison sérieuse, je lui casse la tête. Cependant, sur un signe de Tom, le capitaine Bubeny avait ouvert. Tout aussitôt il s’exclama : — Blad ! Vous ? — Le lieutenant Blad ! redirent les deux Slane d’un accent stupéfait. Le lieutenant Blad avait quitté la machinerie, alors qu’il était tenu d’y demeurer pour commander l’équipe de service, cela était inquiétant.<noinclude> <references/></noinclude> gqbjo5ca089c6gsjhpn1acx68nsfum4 Les Œuvres de François Rabelais (Éditions Marty-Laveaux)/Lettres 0 4937036 15909292 2026-07-08T09:47:34Z Rafavannay 131027 /* Texte incomplet */ 15909292 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|25%}} <pages index="Rabelais marty-laveaux 03.djvu" from=295 to=429 header=1 /> 8jsfq4plfjqwayrgoo10unj5d6r55cs Les Dompteurs de l’or/p4/ch02 0 4937037 15909294 2026-07-08T09:48:04Z JLTB34 21327 Page créée avec « <pages index="Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu" from="202" to="227" header=1 /> » 15909294 wikitext text/x-wiki <pages index="Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu" from="202" to="227" header=1 /> p5khei6zx34oipod24r192ecbalpauu Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/75 104 4937038 15909297 2026-07-08T09:50:33Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Répondez; défenseurs de l'eau,{{saut|1}} Hommes indignes de la table,{{saut|1}} Des mets exquis, des mets divins,{{saut|1}} Font-ils acquérir de la gloire ?{{saut|1}} Va seul au temple de mémoire.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|2}} ==LES ROIS,== ===CHANSONNETTE.=== Air:''Du Vaudeville de Jean Monnet.''{{sauts|1}} Pour fêter les rois on mange,{{saut|1}} Pour fêter les rois on boit;{{saut|1}} Amis, que chacun s'arrange{{saut|1}} Pour bien faire ce... 15909297 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" />{{nr||(71)}}</noinclude>Répondez; défenseurs de l'eau,{{saut|1}} Hommes indignes de la table,{{saut|1}} Des mets exquis, des mets divins,{{saut|1}} Font-ils acquérir de la gloire ?{{saut|1}} Va seul au temple de mémoire.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|2}} ==LES ROIS,== ===CHANSONNETTE.=== Air:''Du Vaudeville de Jean Monnet.''{{sauts|1}} Pour fêter les rois on mange,{{saut|1}} Pour fêter les rois on boit;{{saut|1}} Amis, que chacun s'arrange{{saut|1}} Pour bien faire ce qu'il boit.{{saut|1}} ::Les bons rois{{saut|1}} ::Etaient trois;{{saut|1}} Loin de vouloir rien rabattre,{{saut|1}} Moi je mange comme quatre,{{saut|1}} Et comme quatre je bois.{{sauts|1}} Quoique le faste environne{{saut|1}} Les rois, leur trône et leur cour,{{saut|1}}<noinclude> <references/></noinclude> 0jjh3jux00vr0g8za3x0lypyxfdjrkm Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/245 104 4937039 15909298 2026-07-08T09:52:19Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15909298 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> {{T4|'''DANS LE CRATÈRE DU VOLCAN D’EA-KIRO'''|CHAPITRE II}} On l’a deviné, May et James, secondés par les dévoués Derrick, Freda, Stepan, Sefra, étaient les auteurs responsables du grabuge. Leur volonté, accrue jusqu’à l’infini, par la combinaison du courant dégagé par leurs corselets électriques avec les effluves magnétiques de leur être, avaient interdit à leurs adversaires, et cela de façon irrésistible, de les voir alors qu’ils opéraient. Car, il importe de le bien comprendre, May et ses amis ne s’étaient pas rendus invisibles ; ils avaient simplement halluciné leurs ennemis, les mettant ainsi dans l’impossibilité de discerner normalement les personnes ou objets rencontrés par leur rayon visuel. Se rendre invisible suppose, en effet, une transformation presque magique de l’individualité, puisque un œil ne la distingue plus. Au contraire, l’hallucination ou suggestion idéale contraint une personne à voir, non plus ce qui est, mais ce qu’elle rêve en quelque sorte sur l’ordre donné, ou bien encore à apercevoir seulement une portion du réel. Suggérez à un sujet qu’il est seul dans une salle ; il ne verra plus entrer l’auteur de la suggestion.<noinclude> <references/></noinclude> o8a6dprbogilyqjzt8mt1lfhhzw5j5n Page:Journal d'une femme de cinquante ans de La Tour du Pin.pdf/336 104 4937040 15909315 2026-07-08T10:17:27Z Alix Bruys 145236 /* Corrigée */ 15909315 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" /></noinclude>{{nr|300|JOURNAL D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS|}} rée pour ainsi dire par le pressentiment que d’autres destinées m’attendaient, je résolus fermement de rejeter loin de moi pour toujours les pensées d’une jeunesse insouciante, les flatteries intéressées du monde et les succès trompeurs que j’avais jadis ambitionnés. Une amère tristesse s’empara peu à peu de mon cœur quand je constatai la frivolité de la vie que j’avais jusqu’à ce moment menée. Il me sembla que je possédais en moi de quoi fournir une carrière plus utile. Aussi, loin de me décourager, je sentis, au contraire, que, dans des temps si désastreux, mon être devait chercher à se retremper, à se relever. Je me plaisais à imaginer toutes les circonstances où je serais appelée à déployer un grand courage. Tous les dévouements, toutes les entreprises hasardeuses se présentèrent à mon esprit. Je n’écartai aucune de ces éventualités, estimant que leur réalisation rendrait ma vie meilleure, en me permettant de la consacrer à l’accomplissement de mes devoirs, quelque pénibles ou dangereux qu’ils fussent. J’avais le sentiment de rentrer ainsi dans la voie qui m’avait été tracée par la Providence. Dieu, dans ces jours troublés, éclaira mon âme à mon insu. Mais, plus tard, quand il m’accorda la grâce de me rapprocher de Lui et de Le connaître, je me rappelai le changement que provoquèrent en moi ces heures de réflexions sérieuses. À partir de ce moment, ma vie fut autre, mes dispositions morales se transformèrent. Que Dieu soit béni pour m’avoir jugée digne de le servir, pour m’avoir donné ensuite la<noinclude> <references/></noinclude> saetc1vb3u0fx0aotlruw7nhf1141ak Discussion:Chronique de la quinzaine - 14 juin 1848 1 4937041 15909317 2026-07-08T10:19:19Z Berniepyt 17489 /* Auteur */ nouvelle section 15909317 wikitext text/x-wiki == Auteur == On trouvera [[Page:Revue des Deux Mondes - Table générale - 1831-1874.djvu/172|ici]] la justification de l'attribution de cet article à Alexandre Thomas. [[Utilisateur:Berniepyt|Berniepyt]] ([[Discussion utilisateur:Berniepyt|d]]) 8 juillet 2026 à 10:19 (UTC) pr91q0m3f8wnvlzxuf56oge4ppmzryt Page:Journal d'une femme de cinquante ans de La Tour du Pin.pdf/337 104 4937042 15909318 2026-07-08T10:21:35Z Alix Bruys 145236 /* Corrigée */ 15909318 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" /></noinclude>{{nr||CHAPITRE XIII|301}} force et la constance de me soumettre toujours, sans murmure, à sa volonté ! {{T4|{{rom-maj|II}}|m=2em}} J’arrivai très tard à Hénencourt, où se trouvait mon beau-frère. Il voyait fort en noir sa situation personnelle, et était très satisfait que sa femme et ses enfants fussent hors de France. Il était convenu que je devais m’arrêter vingt-quatre heures à Hénencourt, afin de prendre des papiers me permettant de gagner Paris en sûreté, entre autres, une attestation de mon séjour à Hénencourt depuis le rappel de M. de La Tour du Pin. Mon espoir qu’il serait venu au-devant de moi chez M. de Lameth fut déçu, car déjà il était aussi difficile que dangereux de voyager en France. Il fallait non seulement un passeport, mais pour l’obtenir il était, de plus, nécessaire de se faire accompagner de répondants qui, sous leur responsabilité personnelle, témoignaient que vous n’alliez pas dans une direction autre que celle indiquée. En outre, pour pénétrer dans la banlieue de Paris, on devait être muni d’une carte de sûreté dont chaque poste de garde nationale avait le droit de demander l’exhibition. Enfin, mille petites vexations, ajoutées aux grandes, rendaient insupportable le séjour en France. Je repartis donc d’Hénencourt seule, et j’arrivai le lendemain à Passy, non sans difficultés. Le maître de<noinclude> <references/></noinclude> l4iw1cpzsu3es2z3fj001yaog1c4ndk Page:Journal d'une femme de cinquante ans de La Tour du Pin.pdf/338 104 4937043 15909323 2026-07-08T10:25:56Z Alix Bruys 145236 /* Corrigée */ 15909323 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" /></noinclude>{{nr|302|JOURNAL D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS|}} poste de Saint-Denis commença par refuser péremptoirement de me conduire à Passy, où je devais aller, sous prétexte que mon passeport étant pour Paris il devait m’y conduire par le plus court chemin. Après une heure de pourparlers et d’explications au cours desquelles je craignais de me compromettre, étant peu aguerrie à ces sortes de choses, mon valet de chambre imagina de montrer sa propre carte de sûreté de Passy, et, en payant deux ou trois postes de surérogation, on nous laissa partir. Je rejoignis enfin à Passy mon mari, établi dans une maison appartenant à Mme de Poix. Comme elle était trop grande pour notre ménage, nous avions la facilité de tenir fermées toutes les fenêtres qui donnaient sur la rue, laissant ainsi croire qu’elle était inhabitée. Nous y entrions par la petite porte du concierge. Elle avait deux ou trois autres issues et constituait donc un bon refuge, nons convenant d’autant mieux qu’étant la dernière du village du côté d’Auteuil, nous communiquions facilement avec mon beau-père installé dans cette dernière localité, depuis son retour d’Angleterre, chez le marquis de Gouvernet<ref>Philippe-Antoine-Gabriel-Victor Charles de La Tour du Pin la Charce, dit le marquis de La Tour du Pin, et, en 1775, comme héritier du dernier marquis de Gouvernet. le marquis de Gouvernet.</ref>, son parent et son ami. La maison de ce dernier se nommait ''la Tuilerie''. Elle était isolée et située entre Auteuil et Passy. Nous pouvions heureusement nous y rendre par des sentiers où l’on ne rencontrait jamais personne. Un vieux cabriolet et un assez mauvais cheval, dont je n’ai<noinclude> <references/></noinclude> c98yiy70f2jv8hq683qr6gj72dclgu6 15909324 15909323 2026-07-08T10:26:20Z Alix Bruys 145236 15909324 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Alix Bruys" /></noinclude>{{nr|302|JOURNAL D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS|}} poste de Saint-Denis commença par refuser péremptoirement de me conduire à Passy, où je devais aller, sous prétexte que mon passeport étant pour Paris il devait m’y conduire par le plus court chemin. Après une heure de pourparlers et d’explications au cours desquelles je craignais de me compromettre, étant peu aguerrie à ces sortes de choses, mon valet de chambre imagina de montrer sa propre carte de sûreté de Passy, et, en payant deux ou trois postes de surérogation, on nous laissa partir. Je rejoignis enfin à Passy mon mari, établi dans une maison appartenant à Mme de Poix. Comme elle était trop grande pour notre ménage, nous avions la facilité de tenir fermées toutes les fenêtres qui donnaient sur la rue, laissant ainsi croire qu’elle était inhabitée. Nous y entrions par la petite porte du concierge. Elle avait deux ou trois autres issues et constituait donc un bon refuge, nons convenant d’autant mieux qu’étant la dernière du village du côté d’Auteuil, nous communiquions facilement avec mon beau-père installé dans cette dernière localité, depuis son retour d’Angleterre, chez le marquis de Gouvernet<ref>Philippe-Antoine-Gabriel-Victor Charles de La Tour du Pin la Charce, dit le marquis de La Tour du Pin, et, en 1775, comme héritier du dernier marquis de Gouvernet, le marquis de Gouvernet.</ref>, son parent et son ami. La maison de ce dernier se nommait ''la Tuilerie''. Elle était isolée et située entre Auteuil et Passy. Nous pouvions heureusement nous y rendre par des sentiers où l’on ne rencontrait jamais personne. Un vieux cabriolet et un assez mauvais cheval, dont je n’ai<noinclude> <references/></noinclude> 0xv2edhi5v04hrsroku3hvo9sdmrixf Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/123 104 4937044 15909328 2026-07-08T10:40:16Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909328 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>choses qui expriment d’une manière certaine et déterminée la puissance par laquelle Dieu est et agit ; or aucune de ces choses n’a en elle rien par quoi elle puisse être détruite ; voilà pourquoi chacune d’elles. s’efforce autant qu’elle le peut de persévérer dans son être ; et cet effort n’est que l’essence de cette chose en tant que posée dans l’existence, en tant qu’actuelle. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|iv}}-{{rom|viii}}.) Certes, du moment que chaque chose reçoit d’autres choses de la nature et son existence et ses modifications, l’effort qu’elle fait pour se conserver peut n’apparaître que comme une expression de la loi de l’inertie ; mais dès qu’elle est aussi et avant tout une essence, dès qu’elle a une nature individuelle qui la définit positivement avant qu’elle soit amenée à l’existence par la série des causes externes, elle n’est pas seulement une partie de l’univers total, elle est un tout à sa façon, et comme une unité de concentration pour le mécanisme de ses états. Peut-on même se borner à dire que, dans la doctrine spinoziste, l’ordre des essences fonde le mécanisme en le laissant opérer, sans le spécifier et sans le diriger dans les âmes humaines ? Assurément il semble que l’effort pour persévérer dans l’être ait pour effet la simple conservation de tous les états, quels qu’ils soient, qui affectent l’âme. « L’âme, en tant qu’elle a des idées claires et distinctes, et aussi en tant qu’elle a des idées confuses, s’efforce de persévérer dans son être » ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|ix}}.) Il semble, d’autre part, que les causes qui augmentent ou diminuent la puissance de l’âme la déterminent du dehors. Mais l’on voit bien par la suite que l’âme fait plus que maintenir ce qu’elle a reçu « L’âme, dit Spinoza, s’efforce d’imaginer cela seulement qui pose sa propre puissance<noinclude> <references/></noinclude> m2nencjgl0j1nqe8ozr7cv4qxshljbh Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/124 104 4937045 15909329 2026-07-08T10:43:34Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909329 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>d’agir. » ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|liv}} ; {{abr|cf.|confer}} {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xii}} et {{sq.}}) Par cet effort, qui s’approprie de plus en plus toutes les causes de joie et qui rejette de plus en plus toutes les causes de tristesse, l’âme, selon l’expression franchement finaliste du ''Court Traité'', « tend à s’élever à un état meilleur » elle s’attache de plus en plus, selon l’''Éthique'', à cela seulement qui affirme sa puissance propre hors de l’influence déterminante des causes extérieures. Et ainsi elle peut être la cause complète ou adéquate de certains effets ; c’est-à-dire qu’alors elle agit véritablement. « Nous sommes actifs, selon la définition de Spinoza. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|def.|définition}} {{rom|ii}}), lorsque, en nous ou hors de nous, quelque chose se fait dont nous sommes la cause adéquate, c’est-à-dire lorsque, en nous ou hors de nous, il suit de notre nature quelque chose qui peut être clairement et distinctement compris par elle seule. Nous sommes passifs au contraire lorsqu’il se fait en nous ou lorsqu’il suit de notre nature quelque chose dont nous ne sommes la cause que partiellement. » Or, qu’il y ait des êtres actifs de cette sorte, capables de produire des effets qui ne relèvent que d’eux, que l’effort pour persévérer dans l’être se mesure au degré d’activité ou de puissance positive qu’implique l’essence de chaque être, et tende plus ou moins, à travers les déterminations par les causes externes, à remonter jusqu’à son principe, c’est ce que ne saurait comporter par lui seul le mécanisme. Par la façon dont il est déduit et par la façon dont il explique le développement de la nature humaine, l’effort de chaque être pour persévérer dans son être ne peut se ramener qu’extérieurement et que momentanément à l’inertie ; conçu comme la réalisation d’une essence, s’il rejette toute finalité externe, il n’en introduit pas<noinclude> <references/></noinclude> rdd0mgdd95niqm90eefeavpor8m2qy6 Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/125 104 4937046 15909330 2026-07-08T10:48:12Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909330 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>moins une sorte d’équivalent de la finalité interne. Au reste, cette interprétation met beaucoup moins qu’on ne pourrait le croire le spinozisme en désaccord avec ses prémisses ; car le déterminisme de Spinoza est géométrique plutôt que mécanique, et il a son type dans le rapport interne qui dérive de la notion les propriétés qu’elle comprend, plutôt que dans la relation externe qui fait dépendre un état d’autres états : l’individualité, avec l’effort qui lui appartient, n’est pas un simple enchaînement de faits : elle est une définition singulière qui se réalise. {{il|1}} Voilà donc de quelle façon le développement de la nature humaine dérive de l’effort de tout être pour persévérer dans son être ; mais y a-t-il accord entre cette conception qui paraît faire de la tendance la fonction primitive de l’âme et la conception qui a consisté à poser l’âme essentiellement comme idée ou connaissance, {{lang|la|''idea sive cognitio''}}. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|II}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xix}}-{{rom|xxiv}}.) La doctrine antérieurement soutenue paraît exiger que l’âme soit caractérisée, à tous les moments de son développement, par la diversité de ses manières de connaître et de ses objets de connaissance ; et de fait, dans le Court Traité, Spinoza met expressément dans la connaissance la cause prochaine de tous nos états affectifs. (Partie {{rom-maj|II}}, {{ch.|{{rom|i}}}}, {{pg|104}} ; {{ch.|{{rom|iii}}}}, {{pg|105}}.) Si nous désirons une chose, c’est que nous la jugeons bonne la représentation de l’objet désiré est la cause déterminante du désir. Spinoza accepte donc alors la thèse scolastique {{lang|la|''Ignoti nulla cupido''}}. Or il semble la combattre expressément dans l’''Éthique'' : « De tout cela il résulte que ce qui fonde l’effort{{corr|.|,}} le vouloir, l’appétit, le désir, ce n’est pas qu’on ait jugé que l’objet en est<noinclude> <references/></noinclude> r8xe4zlbxk6euhaqcy6uhrj2mh7lcya Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/126 104 4937047 15909332 2026-07-08T10:55:45Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909332 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>bon ; mais au contraire on juge qu’une chose est bonne parce qu’on y tend par l’effort, la volonté, l’appétit, le désir. » ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|ix}}, {{abr|schol.|scholie}}) Cette affirmation, que l’on croit voir ici, de l’antériorité du désir par rapport à la connaissance, a été relevée comme le signe, soit d’un certain anti-intellectualisme de la psychologie de Spinoza ({{V.|Voir}} {{abr|Th.|Théodule}} Ribot, ''la Psychologie des sentiments'', {{pg|431}}), soit d’un certain volontarisme qui se serait introduit tardivement dans le système, trop tardivement pour le modifier et le reconstituer en entier selon cette direction nouvelle. ({{abr|V.|Voir}} Tönnies, {{lang|de|''Studie zur Entwickelungsgeschichte des Spinoza, Vierteljahrschrift für wissenschaftliche Philosophie''}}, 1883, {{rom-maj|VII}}, {{pg|158}} {{sq.}}, {{pg|334}} {{sq.}}) Ce qui pourrait rendre plausible cette dernière conjecture, c’est que dans cette neuvième proposition de la troisième partie de l’''Ethique'', la volonté est rapprochée de l’effort, de l’appétit et du désir tandis que dans la deuxième partie de l’''Éthique'', comme dans le ''Court Traité'', la volonté est complètement distinguée du désir et conçue uniquement comme la faculté d’affirmer et de nier « Il faut noter ici que par volonté j’entends la faculté d’affirmer et de nier, non le désir ; j’entends, dis-je, la faculté par laquelle l’âme affirme ou nie ce qui est vrai ou faux, et non le désir par lequel l’âme éprouve de l’inclination ou de l’aversion pour les choses ». ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|II}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xlviii}}, {{abr|schol.|scholie}}) Ces deux manières d’entendre la volonté sont-elles si peu concordantes qu’il le semble ? Remarquons d’une part que l’effort pour persévérer dans l’être n’est appelé volonté que « quand il se rapporte à l’âme seule » ; rappelons-nous d’autre part que les idées qui composent l’âme humaine, et à plus forte raison l’idée qui la constitue essentiellement comme connaissance de tel<noinclude> <references/></noinclude> 34gj23xjrq4jhzn8wpmz4085sgjjp95 Page:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu/127 104 4937048 15909333 2026-07-08T10:57:30Z Palaube 36452 /* Corrigée */ 15909333 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>corps, ne sont pas des états inertes, « comme des peintures muettes sur un panneau », mais des puissances actives. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|II}}, {{abr|prop.|proposition}} {{rom|xlix}}, {{abr|schol.|scholie}}) Donc, tout autant que la volonté affirme qu’un objet est bon, cette affirmation implique la tendance à rechercher cet objet ; la volonté, c’est alors le désir que l’âme éprouve parce qu’elle juge. Mais, dira-t-on, Spinoza n’a-t-il pas finalement soutenu que c’est le désir qui détermine le jugement et non le jugement le désir ? N’a-t-il pas même déclaré que la force et la direction de l’appétit sont indépendantes de la conscience que l’homme en a ? ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|III}}, {{lang|la|''Affectuum definitiones''}}, {{rom|i}}.) Assurément ; mais il importe de bien marquer le sens exact de ces propositions. D’abord, selon le spinozisme, un désir ne saurait se trouver dans l’âme humaine sans y être en même temps l’idée d’une chose désirée. ({{abr|''Éth.''|Éthique}}, {{rom-maj|II}}, {{abr|axiom.|axiome}} {{rom|iii}}.) La question est simplement de savoir si la puissance et l’application de ce désir dépendent de la chose désirée comme d’une fin externe à laquelle il se rapporterait en vertu d’un jugement posé pour ainsi dire hors de lui, ou bien si elles dépendent de la liaison interne et immédiate du désir et de l’idée. C’est cette dernière conception que Spinoza tient décidément pour juste, et elle est, quoi qu’on en ait dit, en parfait accord avec les principes du système. Car elle implique que la nécessité en vertu de laquelle une âme humaine, comme tout autre être, est posée dans l’être, en mesure la force d’agir sans la subordonner à une relation tout extrinsèque avec l’objet de son action. Elle rejette, en conséquence, comme illusoire la conviction qu’a si facilement la conscience d’être maîtresse du désir parce qu’elle s’en représente telle ou telle fin. Mais elle n’exclut pas un développement de la connaissance, imma-<noinclude> <references/></noinclude> d9ng7r9y1xenl7kdqmrjg18im593tfz Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/76 104 4937049 15909335 2026-07-08T11:05:20Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Je veux que si l'on me couronne,{{saut|1}} Que ce soit pour un seul jour;{{saut|1}} ::Que ce soit{{saut|1}} ::Sous ce toit.{{saut|1}} Vous ne me verrez prétendre{{saut|1}} Au trône que pour entendre{{saut|1}} Souvent dire: Le roi boit!{{sauts|1}} Je suis un roi bon apôtre;{{saut|1}} Car, mes amis, entre nous,{{saut|1}} Si le sort en nomme un autre,{{saut|1}} Je ne m'en sens point jaloux;{{saut|1}} ::Quel qu'il soit,{{saut|1}} ::On me voit{{saut|1}} P... 15909335 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" />{{nr||(72)}}</noinclude>Je veux que si l'on me couronne,{{saut|1}} Que ce soit pour un seul jour;{{saut|1}} ::Que ce soit{{saut|1}} ::Sous ce toit.{{saut|1}} Vous ne me verrez prétendre{{saut|1}} Au trône que pour entendre{{saut|1}} Souvent dire: Le roi boit!{{sauts|1}} Je suis un roi bon apôtre;{{saut|1}} Car, mes amis, entre nous,{{saut|1}} Si le sort en nomme un autre,{{saut|1}} Je ne m'en sens point jaloux;{{saut|1}} ::Quel qu'il soit,{{saut|1}} ::On me voit{{saut|1}} Prosterne devant sa gloire;{{saut|1}} Plus le roi me verse à boire,{{saut|1}} Plus je chante: Le roi boit!{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|2}} ==CHANSON BACHIQUE.== Le bon vin donne du courage,{{saut|1}} Il dissipe le noir chagrin;{{saut|1}} S'il arrive que, trop peu sage,{{saut|1}} On prodigue ce jus divin,{{saut|1}} Dans le nuit on dort davantage{{saut|1}}<noinclude> <references/></noinclude> lut816gqsdai891lo78hqn43mqhtk8g Page:Bacchus, l’amour et les plaisirs, ou recueil de chansons bachiques et de rondes de table - 1800.pdf/77 104 4937050 15909337 2026-07-08T11:13:29Z ~2026-38665-33 164350 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Pour mieux boire le lendemain.{{saut|1}} Travailler, chanter, rire et boire,{{saut|1}} Voilà mes plaisirs et ma gloire.{{sauts|1}} Autrefois un jeune tendron{{saut|1}} Me causait aussi quelque ivresse{{saut|1}} Qui troublait par fois ma raison;{{saut|1}} Mais l'amour vieillit la jeunesse;{{saut|1}} Et le vin soutient la vieillesse;{{saut|1}} Il n'est point de comparaison.{{saut|1}} Travailler, etc.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|1}} ===AIR=== ::DE... 15909337 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-38665-33" />{{nr||(73)}}</noinclude>Pour mieux boire le lendemain.{{saut|1}} Travailler, chanter, rire et boire,{{saut|1}} Voilà mes plaisirs et ma gloire.{{sauts|1}} Autrefois un jeune tendron{{saut|1}} Me causait aussi quelque ivresse{{saut|1}} Qui troublait par fois ma raison;{{saut|1}} Mais l'amour vieillit la jeunesse;{{saut|1}} Et le vin soutient la vieillesse;{{saut|1}} Il n'est point de comparaison.{{saut|1}} Travailler, etc.{{sauts|1}} {{séparateurDeTexte|1}} ===AIR=== ::DE ===RICHARD CŒUR DE LION.=== Que le sultan Saladin{{saut|1}} Rassemble dans son jardin{{saut|1}} Un troupeau de jouvencelles,{{saut|1}} Toutes jeunes, toutes belles,{{saut|1}} ::Pour s'amuser le matin;{{saut|1}} ::C'est bien, c'est bien,{{saut|1}} Cela ne nous blesse en rien;{{saut|1}} Moi je pense comme Grégoire,{{saut|1}} ::J'aime mieux boire.<noinclude> <references/></noinclude> etqx1oa0qm64u66jwrvmn2id59h30ho Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/152 104 4937051 15909341 2026-07-08T11:26:46Z Newnewlaw 42296 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Donc, quand on aura à faire construire un mobilier pour une école donnée, il sera nécessaire de mesurer une série d’enfants représentant la population de l’école et d’en déduire les proportions suivant lesquelles chaque type de table devra entrer dans l’école et dans chaque classe de l’école. Ces proportions connues, il faudra en tenir compte aussi rigoureusement que possible, tant pour le nombre des tables de chaque type à faire c... » 15909341 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LE MOBILIER DES ÉCOLES.|151}}</noinclude><nowiki/> Donc, quand on aura à faire construire un mobilier pour une école donnée, il sera nécessaire de mesurer une série d’enfants représentant la population de l’école et d’en déduire les proportions suivant lesquelles chaque type de table devra entrer dans l’école et dans chaque classe de l’école. Ces proportions connues, il faudra en tenir compte aussi rigoureusement que possible, tant pour le nombre des tables de chaque type à faire construire que pour leur distribution dans l’école. Enfin, et c’est là une règle que je ne saurais trop recommander, parce qu’il s’agit d’une réforme à introduire dans les habitudes de la plupart d’entre vous, il sera absolument indispensable que l’enfant soit toujours placé à une table portant le ''numéro'' du type correspondant à sa taille, que lui-même devra constamment connaître et que le maître devra connaître également. Cette condition s’opposera évidemment à ce que chaque élève puisse occuper indistinctement une place quelconque suivant son classement en composition ou suivant tout autre mode d’arrangement. Certains usages actuellement établis pourront s’en trouver modifiés. Mais, en présence de l’intérêt qui s’attache, pour la santé des écoliers et pour leur bonne tenue en classe, à la réforme du mauvais mobilier scolaire et de tous les inconvénients qu’il a produits jusqu’à présent, il ne saurait y avoir d’hésitation à réformer en même temps tout ce qui est incompatible avec l’usage d’un mobilier convenable. J’ajoute, d’ailleurs, que les avantages que recueilleront les maîtres eux-mêmes compenseront largement les petites difficultés que pourra faire naître au début le changement de quelques vieilles habitudes. {{droite|[[Auteur:Joseph-Charles_Boyetet_de_Bagnaux|De Bagnaux.]]|2|sc}} {{séparateur}}<noinclude> <references/></noinclude> 2s5z17z01e76ja9f9zqc0j8imkm9d4l Discussion utilisateur:Diamatio 3 4937052 15909348 2026-07-08T11:35:09Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909348 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 11:34 (UTC) tqjjr19cm1m6jexvkwvt7ozqdmmqtfc Discussion utilisateur:Salax Linguarum 3 4937053 15909349 2026-07-08T11:35:33Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909349 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 11:35 (UTC) a8r0mza4sv6ewki9ky0x0mhx5q3v0me Discussion utilisateur:EveyDouda 3 4937054 15909350 2026-07-08T11:36:03Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909350 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 11:35 (UTC) a8r0mza4sv6ewki9ky0x0mhx5q3v0me Discussion utilisateur:Isksks 3 4937055 15909351 2026-07-08T11:36:17Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909351 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 11:36 (UTC) 1gs5xgo34lj7tojxmppmh2g25hfvpvg Discussion utilisateur:Raffaella1985 3 4937056 15909352 2026-07-08T11:36:30Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15909352 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 8 juillet 2026 à 11:36 (UTC) 1gs5xgo34lj7tojxmppmh2g25hfvpvg Page:Anonyme - Florence de Rome, tome 2.djvu/137 104 4937057 15909358 2026-07-08T11:46:43Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse115"/><nowiki/> {{Gauche|CXV{{FAD|<ref name="laisse115">3219 ''M'' S. ceo d. s, vus estes si noble b. — 3220 ''M'' Li bon rei g. f. mut — 3221 ''M'' p. mut teres c. — 3222 ''M'' Ore me d, sil se pout en vus afier — 3223 ''manque M'' — 3224 ''M'' Dit esmere de ceo ne — 3225 ''M'' ke lem peust el mund — 3226 ''P'' Ne u. uos — 3228 ''M'' la c. — 3229-3230 ''manquent P'' — 3229 sus ''manque M'' — 3230 ''M'' lunges d. — 3... » 15909358 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||ESMERÉ PREND POSSESSION DU PALAIS|133}}</noinclude><section begin="laisse115"/><nowiki/> {{Gauche|CXV{{FAD|<ref name="laisse115">3219 ''M'' S. ceo d. s, vus estes si noble b. — 3220 ''M'' Li bon rei g. f. mut — 3221 ''M'' p. mut teres c. — 3222 ''M'' Ore me d, sil se pout en vus afier — 3223 ''manque M'' — 3224 ''M'' Dit esmere de ceo ne — 3225 ''M'' ke lem peust el mund — 3226 ''P'' Ne u. uos — 3228 ''M'' la c. — 3229-3230 ''manquent P'' — 3229 sus ''manque M'' — 3230 ''M'' lunges d. — 3231 ''M'' li b. — 3232 de ''manque M'' — 3233 ''M'' Al bon, ''M'' porter — 3234 ''manque M'' — 3235 ''M'' L. unt fetet meintenant les p. d. — 3236 ''M'' E li reis entra cum bon cheualer — 3237 ''M'' E .g. lemperere le fet trestut deliuerer, ''P'' a. atrouser — 3238 ''M'' r. en la tur poser — 3239 ''M'' ne fet mie a esmerueiler — 3240 ''manque P'', sus ''manque M''.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}« Sire », dist Sinagon, « droiz empereres ber, {{NumVers|3220|-3em}}L’emperere Garsire fet forment a loer, Par lui porez honeur et avoir conquester, Mès ce me dites, sire, c’il ce poroit fier En vos en nul endroit senz criemme d’afoler. — Ja de ce », distii rois, « ne vos estuet douter ; {{NumVers|3225|-3em}}Por tot l’or c’on poroit en sest siecle trover Ne vers lui ne vers autre ne vodroie facer. Mès alez, si me festes le palès delivrer, En l’ancien estage vuel coronne porter ; Et faites m’oriflambe sus en la tor lever. {{NumVers|3230|-3em}}Ne vuel pas en cest raine longuement demorer. » Et Sinagon l’en bese la chauce et le soler, Puis est venuz ariere, n’a soig de demorer, Au riche roi Garsire la novelle conter. Quant li viez l’entendi, mout fu liez senz doter. {{NumVers|3235|-3em}}Lores a fet les portes erranment desfermer, Et Romain entrent enz, ne vodrent arester, Et ont fet toz les trez acoillir et trouser Et l’enseigne de Romme sus ou palès porter. Se Esmerez ot joie, ne l’estuet demander, {{NumVers|3240|-3em}}Quant il vit son barnage les degrez sus monter. </poem> <section end="laisse115"/> <section begin="laisse116"/>{{Gauche|CXVI{{FAD|<ref name="laisse116">CXVI. 3241 ''M'' uit sa gent, ''P'' armee.</ref>}}}} <poem style="margin-left:10%;"> {{intervalle|1.0em}}Grant joie ot Esmerez, quant sa gent vit montee Et sa chevalerie entor lui arestee, </poem><section end="laisse116"/><noinclude> <references/></noinclude> smxu1ac5yj8eg4wdv86syqq3nmimsnl