Wikilivres frwikibooks https://fr.wikibooks.org/wiki/Accueil MediaWiki 1.47.0-wmf.4 first-letter Média Spécial Discussion Utilisateur Discussion utilisateur Wikilivres Discussion Wikilivres Fichier Discussion fichier MediaWiki Discussion MediaWiki Modèle Discussion modèle Aide Discussion aide Catégorie Discussion catégorie Transwiki Discussion Transwiki Wikijunior Discussion Wikijunior TimedText TimedText talk Module Discussion module Event Event talk Nietzsche : Introduction à sa philosophie/La moralité des mœurs 0 2668 767004 766979 2026-05-27T04:51:28Z PandaMystique 119061 767004 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} La moralité des mœurs (en allemand : ''Sittlichkeit der Sitte'') est un concept développé par Friedrich Nietzsche dans ''[[s:Aurore (Nietzsche)|Aurore]]'' (''Morgenröthe'', 1881), notamment dans les aphorismes 9, 10 et 18, et repris dans la deuxième dissertation de la ''[[s:La Généalogie de la morale|Généalogie de la morale]]'' (1887). La notion désigne une forme historique très ancienne de moralité, caractérisée par l’obéissance aux coutumes héritées indépendamment de leur contenu ou de leur justification rationnelle. Elle constitue, pour Nietzsche, non pas le fondement de toute la morale occidentale, mais une condition anthropologique de formation des morales ultérieures, dont elle continue d’imprégner certaines structures même lorsqu’elles s’en croient affranchies. L’article suit l’ordre logique qui se dégage des analyses nietzschéennes elles-mêmes : la [[Dictionnaire de philosophie/Définition|définition]] du [[Dictionnaire de philosophie/Concept|concept]] et l’élucidation de son vocabulaire allemand, puis le dispositif anthropologique qui le met en œuvre, les conséquences qu’il entraîne pour les [[Dictionnaire de philosophie/Individu|individus]], les facteurs historiques de sa dissolution, et enfin la nouvelle figure humaine qui en émerge paradoxalement. == Définition == [[Fichier:Nietzsche - Morgenröthe, 1881, p. 005.jpg|thumb|gauche|Page de titre de la première édition de ''Morgenröthe. Gedanken über die moralischen Vorurtheile'' (Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1881), où Nietzsche introduit la notion de ''Sittlichkeit der Sitte''.|250px]] === Énoncé du concept === Nietzsche ouvre l’aphorisme 9 d’''Aurore'' par une formulation provocante : « la moralité n’est rien d’autre (donc littéralement ''pas plus'' !) que l’obéissance aux mœurs, de quelque nature qu’elles puissent être ; or les mœurs sont la manière ''reçue'' d’agir et d’évaluer »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Aurore. Pensées sur les préjugés moraux'', § 9, trad. Éric Blondel, Ole Hansen-Løve, Théo Leydenbach et Pierre Pénisson, Paris, GF-Flammarion, 2012 ; éd. allemande de référence : ''Morgenröthe. Gedanken über die moralischen Vorurtheile'', Leipzig, E. W. Fritzsch, 1881, KSA 3, p. 21-22.</ref>. La moralité ainsi entendue ne se fonde ni sur la [[Manuel de terminale de philosophie/Raison|raison]], ni sur l’utilité individuelle, ni sur une quelconque transcendance, mais sur la coutume reçue. Le terme allemand traduit ici par « principe reçu » est ''Herkommen'', qui désigne la provenance, ce qui vient d’autrefois et fait autorité par sa seule transmission. La coutume (''Sitte'') se présente comme « une autorité supérieure, à laquelle on obéit non parce qu’elle commande ce qui est notre ''intérêt'', mais parce qu’elle ''commande'' »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 22.</ref>. La moralité des mœurs n’a donc pas de justification rationnelle ou utilitaire externe : elle tire sa légitimité de son antiquité, de sa sacralité supposée et de son caractère indiscutable. Elle est obéissance à une norme dont la seule [[Dictionnaire de philosophie/Autorité|autorité]] est de s’être imposée. === Le vocabulaire allemand === L’expression que Nietzsche forge, ''Sittlichkeit der Sitte'', joue sur la parenté de plusieurs mots allemands qui se ressemblent mais ne disent pas la même chose. Pour comprendre la force de la formule, il faut prendre le [[Manuel de terminale de philosophie/Temps|temps]] de les distinguer. Le mot le plus simple est ''Sitte'' (féminin singulier ; pluriel ''die Sitten''). Il désigne la coutume, l’usage, la manière de faire reçue dans une communauté. Au pluriel, ''die Sitten'' correspond à peu près au français « les mœurs ». C’est un terme descriptif : il renvoie à des pratiques effectives, à ce qui se fait dans tel village ou telle époque, sans porter de jugement sur leur valeur. Saluer ses voisins, ne pas manger certaines viandes, se marier selon tel rite : tout cela relève de la ''Sitte''. À partir de ''Sitte'', l’allemand a formé l’adjectif ''sittlich'', qu’on peut traduire par « conforme aux mœurs » et, par extension, « moral ». De cet adjectif dérive à son tour un nom [[Dictionnaire de philosophie/Abstraction|abstrait]], ''Sittlichkeit''. Selon les contextes, on le traduit par « moralité » ou par « éthicité ». La nuance est importante : ''Sittlichkeit'' ne désigne pas une coutume précise, mais le fait, plus général, de vivre selon des règles partagées et habituelles. C’est la moralité considérée comme quelque chose qui s’incarne dans une communauté, dans ses institutions, dans ses habitudes collectives. L’allemand connaît un autre mot pour la morale, le terme rival ''Moralität''. Celui-ci est emprunté au latin (''moralitas'') et désigne la morale au sens d’une exigence intérieure, formelle et universelle, valable pour tout être raisonnable indépendamment de ses appartenances. Ce sens correspond à la morale telle qu’on l’imagine spontanément aujourd’hui : un commandement valable pour tout le monde, qui s’adresse à la [[Dictionnaire de philosophie/Conscience|conscience]] de chacun. [[Fichier:Immanuel Kant portrait c1790.jpg|Portrait d’[[s:Auteur:Emmanuel Kant|Emmanuel Kant]] (vers 1790, peintre anonyme). Pour Kant, ''Moralität'' et ''Sittlichkeit'' désignent à peu près la même chose : la morale comme exigence universelle de la raison.|thumb]] Une précision philosophique aide à comprendre ce qui se joue ici. [[s:Auteur:Emmanuel Kant|Kant]], dans ses textes sur la morale, n’oppose pas systématiquement ces deux mots : il emploie ''Moralität'', ''Sittlichkeit'' et ''Sittengesetz'' (loi morale) à peu près comme des synonymes. C’est [[s:Auteur:Georg Wilhelm Friedrich Hegel|Hegel]], dans la ''Philosophie du droit'' (1820), qui fait du couple ''Moralität'' / ''Sittlichkeit'' une opposition technique. Chez Hegel, la ''Moralität'' kantienne est une morale abstraite, de la pure intériorité du sujet, qui dit « tu dois » sans dire dans quel cadre concret. La ''Sittlichkeit'', elle, est la morale incarnée dans les institutions, la famille, la société civile, l’[[Manuel de terminale de philosophie/État|État]]. Aux yeux de Hegel, c’est la ''Sittlichkeit'' qui est supérieure : elle réconcilie la [[Dictionnaire de philosophie/Conscience|conscience]] individuelle et la vie commune, alors que la ''Moralität'' reste séparée du monde réel. [[Fichier:Hegel portrait by Schlesinger 1831.jpg|Portrait de [[s:Auteur:Georg Wilhelm Friedrich Hegel|G. W. F. Hegel]] par Jakob Schlesinger (1831). C’est Hegel qui transforme ''Moralität'' / ''Sittlichkeit'' en opposition technique : c’est la formule hégélienne que Nietzsche renverse dans ''Sittlichkeit der Sitte''.|thumb]] C’est précisément cette hiérarchie que Nietzsche renverse. Sa formule, ''Sittlichkeit der Sitte'', signifie littéralement « la moralité de la coutume » ou « l’éthicité des mœurs ». Elle est tautologique à dessein, comme si l’on disait « la moralité morale » ou « la coutume des coutumes ». En accolant le mot abstrait ''Sittlichkeit'' à sa racine concrète ''Sitte'', Nietzsche fait apparaître que ce que Hegel valorisait sous le nom de ''Sittlichkeit'' n’est rien d’autre que la ''Sitte'' qui l’a précédée et formée : une coutume parmi d’autres, qui a fini par se prendre pour la morale même. Le geste consiste donc à ramener le grand mot à son origine modeste, et peut se lire comme une critique implicite de la construction hégélienne<ref>Sur ce rapprochement, voir Barbara Cassin (dir.), ''Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles'', Paris, Seuil et Le Robert, 2004, entrée « Moralität, Sittlichkeit », qui note que Nietzsche, dans l’expression ''Sittlichkeit der Sitte'', travaille au plus près de la construction hégélienne et conteste la conjonction philosophique opérée entre ''Sitten'' et ''Moralität''.</ref>. On comprend dès lors ce qui se joue dans le titre du concept. Tout l’effort de la philosophie allemande, depuis Kant, avait consisté à élever la morale au-dessus du simple usage, à lui donner une dignité propre : ou bien la dignité d’une loi rationnelle universelle (Kant), ou bien celle d’une vie éthique incarnée (Hegel). Nietzsche refait le chemin en sens inverse : il redescend de la ''Sittlichkeit'' à la ''Sitte'', du noble au trivial, et soutient que la morale, dans sa forme la plus ancienne et la plus durable, n’a jamais été autre chose que l’obéissance à des habitudes héritées. === Traits caractéristiques === Plusieurs traits caractérisent cette forme de moralité. L’obéissance y vaut comme principe : l’[[Dictionnaire de philosophie/Individu|individu]] moral est celui qui se soumet aux prescriptions héritées, même apparemment arbitraires. Cette obéissance suppose un sacrifice de l’individualité : « le plus moral est celui qui ''sacrifie'' le plus aux mœurs »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 23.</ref>, l’individu devant renoncer à ses appétits propres « afin que les mœurs, les principes reçus apparaissent dominants, en dépit de tous les appétits contraires et de l’avantage de l’individu : l’individu doit se sacrifier, ainsi l’exige la moralité des mœurs ». La liberté y est tenue pour immorale : « L’homme libre est immoral, parce qu’en tout il veut dépendre de lui-même et non d’un principe reçu »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 22.</ref>. Dans les situations originaires de l’humanité, « mal » signifie d’abord « individuel », « libre », « arbitraire », « inhabituel », « imprévu », « imprévisible ». Ces traits ne renvoient pas à un simple système de règles : ils décrivent les effets d’un dispositif anthropologique de longue durée, par lequel l’humanité s’est elle-même formée. == Fonction sociale et anthropologique == === Un dispositif de formation : la Züchtung === La moralité des mœurs n’est pas, pour Nietzsche, un simple ensemble de règles, mais un dispositif de formation de l’homme par lui-même, étalé sur la plus longue période de l’[[Manuel de terminale de philosophie/Histoire|histoire]]. Nietzsche désigne ce processus du terme ''Züchtung'', mot allemand emprunté au vocabulaire de l’élevage et de l’horticulture, qui réunit l’idée de dressage et celle d’élevage sélectif. Le terme apparaît dans ''[[s:Par delà bien et mal|Par-delà bien et mal]]'' § 62, où la [[Manuel de terminale de philosophie/Religion|religion]] est analysée comme un instrument de sélection humaine, dans la deuxième dissertation de la ''[[s:La Généalogie de la morale|Généalogie de la morale]]'' (II, § 1), et dans le chapitre du ''[[Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Crépuscule des idoles|Crépuscule des idoles]]'' intitulé « Les "améliorateurs" de l’humanité », où Nietzsche distingue le ''Zähmung'' (apprivoisement, dressage de l’animal) du ''Züchtung'' (élevage sélectif d’un type)<ref>Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 62, KSA 5, p. 81-83 ; ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 1, KSA 5 ; ''Götzen-Dämmerung'', « Die "Verbesserer" der Menschheit », § 2, KSA 6, p. 99. Patrick Wotling, dans ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, a fait de la ''Züchtung'' l’axe central de son interprétation de la philosophie nietzschéenne de la culture.</ref>. Par ce long [[Manuel de terminale de philosophie/Travail|travail]], les communautés humaines ont produit un type humain régulier, social et apte à la vie commune. Cette analyse, esquissée dans ''Aurore'', trouve sa formulation la plus complète au début de la deuxième dissertation de la ''Généalogie de la morale''. Nietzsche y présente comme la tâche fondamentale de la préhistoire humaine le fait d’avoir rendu l’homme « calculable, régulier, nécessaire »<ref>Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral. Eine Streitschrift'', Leipzig, C. G. Naumann, 1887, II, § 1-2, KSA 5, p. 291-294. Wotling décrit ce processus comme « le véritable travail de l’homme sur lui-même pendant la plus longue période de l’histoire humaine ».</ref>. Cette régularité ne va pas de soi : l’animal humain est par [[Manuel de terminale de philosophie/Nature|nature]] instable et imprévisible, et c’est seulement au prix d’un long effort collectif qu’il devient un être sur lequel on peut compter, capable de promesse et de mémoire morale. === Trois mécanismes complémentaires === Ce travail repose sur trois mécanismes qui se renforcent mutuellement. Le premier est la crainte. Les sociétés anciennes imposent leurs coutumes par la peur : « C’est la peur d’un intellect supérieur qui commande ici, la peur d’une puissance inconcevable et indéterminée, suprapersonnelle ; il y a de la ''superstition'' dans cette peur »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 22.</ref>. L’[[Dictionnaire de philosophie/Autorité|autorité]] de la coutume est diffuse, supposée surhumaine, et d’autant plus efficace qu’elle reste indéterminée. C’est pourquoi la moralité est, dès l’origine, liée au religieux : les coutumes se trouvent sanctifiées, traitées comme d’origine divine, et leur transgression apparaît comme un sacrilège plutôt que comme une simple erreur. Le deuxième mécanisme est la contrainte physique : châtiment, exclusion, sacrifice. Nietzsche le développe surtout dans la ''[[s:La Généalogie de la morale|Généalogie de la morale]]'', où il soutient que la mémoire morale ne s’est jamais formée sans douleur infligée. La souffrance imprime dans la conscience ce que le raisonnement ne suffirait pas à fixer : « On grave quelque chose à coups de feu, afin qu’il reste dans la mémoire ; seul ce qui ne cesse pas de faire mal reste dans la mémoire »<ref>Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 3, KSA 5, p. 295.</ref>. Le troisième mécanisme est plus subtil et peut-être le plus efficace : l’habituation. « Chaque coutume, même la plus dure, devient avec le temps plus douce et plus agréable, et même le mode de vie le plus strict peut devenir une habitude et ainsi une source de plaisir »<ref>Nietzsche, ''Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister'', Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1878, § 97, KSA 2, p. 90-91.</ref>. Ce que la crainte et la violence avaient d’abord imposé de l’extérieur finit par s’incorporer, jusqu’à devenir une seconde nature, voire un plaisir. La contrainte disparaît alors comme contrainte ressentie, alors même que son effet structurant demeure. Ces trois mécanismes s’enchaînent. La crainte légitime la violence, la violence forme la mémoire, l’habituation rend invisible le travail accompli. Au bout du processus, l’[[Dictionnaire de philosophie/Individu|individu]] obéit à la coutume sans plus y penser, en croyant simplement bien faire. La moralité des mœurs apparaît ainsi comme un mécanisme civilisateur, qui produit un type d’homme régulier, prévisible, capable de mémoire et de promesse, qui n’aurait pas pu apparaître spontanément. Ce dispositif a cependant un prix. La régularité qu’il produit s’obtient par une violence à la fois extérieure, dirigée contre la nature et les ennemis, et intérieure, dirigée contre les pulsions et contre soi-même. Les deux sections suivantes examinent ces deux faces du même phénomène. == Souffrance volontaire et cruauté == [[Fichier:Sacrifice south frieze Parthenon BM.jpg|vignette|droite|Scène de sacrifice, frise sud du Parthénon (Athènes, Ve siècle av. J.-C.), British Museum. Pour Nietzsche, le sacrifice et l’offrande de souffrance aux divinités constituent l’une des formes archaïques de la cruauté formatrice de la culture, l’aphorisme 18 d’''Aurore'' soutenant que « tout bien-être débordant rend méfiant et tout état de grande souffrance donne plus d’assurance ».]] L’aphorisme 18 d’''[[s:Aurore (Nietzsche)|Aurore]]'', intitulé « La morale de la souffrance volontaire », analyse comment les communautés coutumières, vivant dans un état de guerre permanent, ont développé une jouissance de la cruauté<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 18, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 30-32.</ref>. Cette jouissance se manifeste à la fois vers l’extérieur, contre les ennemis et les victimes sacrificielles, et vers l’intérieur, sous forme d’ascèse et de mortification. La cruauté constitue, pour Nietzsche, l’une des forces formatrices de la culture, et l’ascétisme en représente la forme la plus élaborée : la souffrance volontaire produit un sentiment de puissance qui culmine dans la cruauté tournée contre soi-même. « Progressivement, les mœurs façonnent dans la communauté une pratique conforme à cette représentation : désormais, tout bien-être débordant rend méfiant et tout état de grande souffrance donne plus d’assurance »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 18, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 31.</ref>. L’idée se répand que les dieux sont satisfaits par le spectacle de la souffrance humaine, non par compassion (car la compassion est méprisée) mais « parce que cela les réjouit et les rend bien disposés, car l’homme cruel est délicieusement chatouillé par le sentiment de la puissance »<ref>Ibid.</ref>. Cette logique conduit à valoriser l’ascétisme non comme moyen de discipline personnelle ou de [[Dictionnaire de philosophie/Bonheur|bonheur]] individuel, mais comme preuve de soumission aux forces supérieures et comme offrande aux divinités. La cruauté dirigée vers l’intérieur ne reste cependant pas confinée à l’ascèse rituelle. Elle se déploie aussi sous une forme plus diffuse, mais tout aussi efficace : l’hostilité envers ceux qui dévient de la coutume. == L’originalité persécutée == L’une des conséquences les plus tenaces de la moralité des mœurs est la persécution de l’originalité. « Toute action individuelle, toute manière individuelle de penser fait trembler »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 23-24.</ref>. Nietzsche écrit qu’« on ne saurait mesurer tout ce qu’ont pu souffrir les esprits les plus rares, les plus choisis, les plus authentiques tout au long de l’histoire, précisément parce qu’on les a considérés comme mauvais et dangereux, et même parce qu’''ils se tenaient eux-mêmes pour tels'' »<ref>Ibid.</ref>. Cette intériorisation de la crainte et du soupçon contre soi-même constitue l’un des effets les plus puissants de cette forme de moralité : « Sous la domination de la moralité des mœurs, toute espèce d’originalité a contracté mauvaise conscience ; jusqu’à aujourd’hui, le ciel des meilleurs est ainsi plus sombre encore qu’il ne devrait l’être »<ref>Ibid.</ref>. La mauvaise [[Dictionnaire de philosophie/Conscience|conscience]] décrite ici dans ''Aurore'' ne doit pas être entièrement confondue avec la théorie plus technique qu’en proposera la deuxième dissertation de la ''[[s:La Généalogie de la morale|Généalogie de la morale]]'', où elle reçoit une genèse complexe à partir de la dette, de la punition et du retournement contre soi des instincts qui ne peuvent plus se décharger vers l’extérieur une fois l’organisation politique stabilisée<ref>Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 16-17, KSA 5, p. 322-326. Sur cette distinction, voir Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', 2e éd., Londres, Routledge, 2015, chap. 7.</ref>. Parmi les figures les plus originales que la communauté coutumière persécute, les philosophes occupent une place singulière. Ce ne sont plus seulement des marginaux ressentis comme dangereux : ce sont les premiers à tenter une rupture délibérée avec l’[[Dictionnaire de philosophie/Autorité|autorité]] des mœurs. == La rupture socratique et la fondation rationnelle == Avec Socrate et la philosophie grecque s’ouvre, selon Nietzsche, une voie nouvelle. Les philosophes « fraient un nouveau chemin, au grand scandale de tous les partisans de la moralité des mœurs, ils se détachent de la communauté comme autant d’individus immoraux et sont mauvais, au sens le plus profond du mot »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 23.</ref>. La tentative socratique de fonder la conduite humaine sur la [[Manuel de terminale de philosophie/Raison|raison]] et le [[Dictionnaire de philosophie/Bonheur|bonheur]] personnel est ainsi, en son origine même, une transgression de la coutume. Mais cette rupture, suggère Nietzsche, ne suffit pas à sortir du geste moral. La fondation rationnelle de la [[Dictionnaire de philosophie/Morale|morale]] demeure une manière de sauver la morale sous une autre forme : elle remplace l’[[Dictionnaire de philosophie/Autorité|autorité]] de la coutume par celle de la raison ou du bonheur, sans renoncer à l’exigence de discipline ni à la prétention d’universalité. La discipline rationnelle de soi prend la place du sacrifice à la coutume, mais le schéma général d’une exigence intérieure imposée à la vie individuelle est conservé. Ce diagnostic prépare l’analyse des morales postérieures : la critique de la coutume, lorsqu’elle se contente de lui substituer un autre fondement prescriptif, reste prise dans la logique qu’elle prétend dépasser. Une dissolution plus radicale doit venir d’ailleurs, non d’une morale rivale, mais d’une transformation du rapport à la [[Dictionnaire de philosophie/Causalité|causalité]]. == Causalité et dissolution moderne == L’aphorisme 10 d’''Aurore'' établit un rapport inverse entre le sens de la causalité et l’étendue du domaine de la moralité : « À mesure que le sens de la causalité fait des progrès, l’étendue du domaine de la moralité s’amenuise »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 10, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 24.</ref>. La moralité des mœurs reposait sur des causalités imaginaires : transgresser la coutume était censé attirer la maladie, la défaite, la mort, par un mécanisme tenu pour réel mais en réalité fantasmé. Chaque fois que l’on saisit les effets nécessaires et qu’on les distingue des hasards et de toutes les suites adventices (''post hoc, ergo propter hoc''), on détruit, selon Nietzsche, d’innombrables « causalités fantasmagoriques » qui servaient de fondements aux mœurs. Le monde réel, conclut-il, est « bien plus petit que le monde fantasmagorique », et chaque fois qu’une part d’angoisse et de contrainte disparaît, c’est aussi « une part de respect envers l’autorité des mœurs » qui s’en va<ref>Ibid.</ref>. La [[Manuel de terminale de philosophie/Science|science]] moderne, en élargissant le domaine de la causalité véritable, restreint d’autant celui de la moralité héritée : le développement de la pensée causale constitue ainsi un facteur majeur de dissolution progressive de la moralité des mœurs à l’époque moderne. Là où la philosophie socratique avait simplement substitué une morale à une autre, la science déplace le terrain en faisant disparaître les présuppositions causales sur lesquelles toute moralité coutumière s’appuyait. == Persistance dans les morales modernes == Cette dissolution, cependant, n’est pas une libération complète. Dans les sociétés modernes, « la puissance des mœurs a étonnamment diminué et le sentiment de moralité est si raffiné et porté aux nues que l’on pourrait tout aussi bien le dire évaporé »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', § 9, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; KSA 3, p. 21.</ref> ; mais l’affaiblissement de la coutume comme telle n’est pas la fin de la moralité, et plusieurs traditions modernes en perpétuent la logique sous d’autres formes. Nietzsche tend à voir dans plusieurs morales que la modernité a héritées ou produites (christianisme, kantisme, utilitarisme, socialisme) des prolongements transformés de l’obéissance morale, même lorsqu’elles se présentent comme rationnelles, humanitaires ou émancipatrices. Le christianisme, en particulier, a perpétué l’exigence du sacrifice de soi et de la soumission à une autorité transcendante, tout en l’habillant d’un discours sur l’[[Dictionnaire de philosophie/Amour|amour]] et la compassion. Pour les autres traditions, le rapprochement passe par des thèmes plus indirects : universalisme normatif, exigence d’[[Dictionnaire de philosophie/Égalité|égalité]], valorisation du désintéressement, hostilité aux types supérieurs<ref>Voir notamment Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', Leipzig, C. G. Naumann, 1886, § 199, 201-203, sur le « mouvement démocratique » et la morale européenne, KSA 5, p. 119-128 ; ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 9-10 et III, § 14, KSA 5. Sur l’unité de cette critique, voir Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', op. cit., chap. 4-5.</ref>. Sous l’habit de la raison, du progrès ou de l’émancipation, c’est encore une certaine forme d’obéissance qui se transmet. Et pourtant, le long processus de discipline morale n’a pas produit que de l’obéissance déguisée. Il a aussi rendu possible, par un retournement paradoxal, l’émergence d’un type humain nouveau. == L’individu souverain == [[Fichier:Genealogie der Moral, 1887 - cover.jpg|vignette|gauche|Couverture de la première édition de ''Zur Genealogie der Moral. Eine Streitschrift'' (Leipzig, C. G. Naumann, 1887). C’est dans la deuxième dissertation de cet ouvrage que Nietzsche décrit l’« individu souverain » comme fruit tardif et paradoxal du long travail de la moralité des mœurs.|250px]] Dans la ''Généalogie de la morale'', Nietzsche évoque, au terme de ce long processus disciplinaire, l’émergence paradoxale de « l’individu souverain, semblable seulement à lui-même, libéré à nouveau de la moralité des mœurs, l’individu autonome supramoral (car "autonome" et "moral" s’excluent) », possesseur d’une « volonté longue et indépendante » et qui « ose effectivement promettre »<ref>Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 2, KSA 5, p. 293.</ref>. Cette figure représente un fruit tardif du dressage moral plutôt qu’un dépassement dialectique : c’est précisément la longue discipline de la moralité des mœurs qui a rendu possible l’émergence d’[[Dictionnaire de philosophie/Individu|individus]] suffisamment réguliers, prévisibles et capables de mémoire pour pouvoir promettre et tenir leur parole<ref>Voir Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', 2e éd., Londres, Routledge, 2015, chap. 7. Sur l’autonomie comme désignation, chez Nietzsche, d’une forme particulière de détermination causale interne plutôt que de libre arbitre métaphysique, voir Donald Rutherford, « Freedom as a Philosophical Ideal: Nietzsche and his Antecedents », ''Inquiry'', 2011.</ref>. Ce qui avait commencé comme contrainte extérieure et hétéronomie collective débouche, après des millénaires, sur la possibilité d’une [[Dictionnaire de philosophie/Autonomie|autonomie]] individuelle, entendue ici non pas au sens kantien d’un sujet rationnel qui se donne une loi morale, mais au sens nietzschéen d’un individu capable de se commander lui-même durablement et de répondre de sa parole. L’interprétation de ce passage reste débattue. Certains commentateurs y voient une position positive de Nietzsche, proche d’un idéal d’autonomie ; d’autres y lisent une description ironique, ou un simple stade dans le cycle historique des formes de subjectivité, et non l’idéal nietzschéen complet, qui inclut bien d’autres traits<ref>Sur ce débat, voir Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury, qui souligne que « le fait que les termes de cette description soient si différents de GM II, § 24 suggère que l’individu souverain n’est pas l’ensemble de l’idéal nietzschéen, mais plutôt une étape dans le cycle de l’histoire ». Voir aussi Ken Gemes et Simon May (dir.), ''Nietzsche on Freedom and Autonomy'', Oxford, Oxford University Press, 2009.</ref>. Dans tous les cas, l’individu souverain ne signe pas la fin de l’histoire morale : il en marque un point critique, où la moralité des mœurs porte un fruit qui la nie et qui prolonge en même temps son travail. == Portée philosophique == La notion de moralité des mœurs occupe une place centrale dans le projet généalogique de Nietzsche, en historicisant et en naturalisant la morale. En montrant que les valeurs morales ont une histoire et une origine contingente, Nietzsche ébranle leur prétention à l’universalité et à la nécessité ; en les rapportant à des mécanismes de discipline collective, de crainte, de cruauté et d’intériorisation, il propose une explication purement naturaliste, sans recours à un monde intelligible, à Dieu ou à la raison pure. Il importe ici d’éviter une généralisation excessive. Nietzsche ne critique pas toute moralité prescriptive, mais ce qu’il appelle parfois « la morale » en un sens péjoratif : les morales de l’obéissance aveugle, de la pitié, de la culpabilité, du renoncement et de l’égalisation. Brian Leiter a forgé pour désigner cet usage le sigle MPS, ''morality in the pejorative sense'', et a montré que cette cible coexiste, dans l’œuvre de Nietzsche, avec la possibilité d’autres évaluations, voire d’une « morale supérieure » destinée à un type humain particulier<ref>Brian Leiter, « Nietzsche’s Moral and Political Philosophy », ''Stanford Encyclopedia of Philosophy''. Voir également Maudemarie Clark et Brian Leiter, introduction à ''Daybreak'', Cambridge, Cambridge University Press, 1997, p. xxviii-xxxiv.</ref>. La critique vise donc certaines formes historiques et psychologiques de la morale, non l’idée même d’évaluation normative. Nietzsche écrit ainsi dans la préface d’''Aurore'' (ajoutée en 1886) : « En nous s’accomplit, si tant est qu’on veuille une formule, ''l’autodépassement de la morale'' »<ref>Nietzsche, ''Aurore'', Avant-propos, § 4, trad. Blondel ''et al.'', op. cit. ; ''Morgenröthe. Vorrede'', § 4, KSA 3, p. 16. La formule allemande est : « In uns vollzieht sich, gesetzt, dass ihr eine Formel wollt, — die ''Selbstaufhebung der Moral'' », rendue par Blondel par « autodépassement » et plus souvent traduite en français par « autosuppression ».</ref>. La formule, qui évoque le vocabulaire hégélien de l’''Aufhebung'', indique que la critique se déploie au nom d’une exigence éthique : c’est encore une forme de probité, héritée du long travail moral, qui pousse à démasquer la morale. == Réception == La notion de moralité des mœurs a nourri des travaux dans plusieurs directions, sans qu’on puisse identifier une réception univoque. En philosophie morale, le débat anglo-saxon contemporain a contribué à préciser la portée de la critique nietzschéenne. La position d’''Aurore'' peut être lue, comme l’ont suggéré Maudemarie Clark et Brian Leiter dans leur introduction à l’édition anglaise, comme une naturalisation de la psychologie morale kantienne : ce qui motive l’agent moral n’est pas une révérence pour la loi, mais l’obéissance à la tradition et la crainte des conséquences de toute déviation. Christopher Janaway a insisté, dans ''Beyond Selflessness'', sur l’importance des affects hérités dans la transmission des valeurs<ref>Maudemarie Clark et Brian Leiter, introduction à F. Nietzsche, ''Daybreak'', Cambridge, Cambridge University Press, 1997 ; Christopher Janaway, ''Beyond Selflessness: Reading Nietzsche’s Genealogy'', Oxford, Oxford University Press, 2007.</ref>. Dans la tradition francophone, Patrick Wotling a fait de la ''Züchtung'' et de la critique de la civilisation un axe central de sa lecture de Nietzsche, en soulignant l’unité qui relie ''Aurore'', ''Par-delà bien et mal'' et la ''Généalogie de la morale'' sur la question de la formation de l’humain par les mœurs. Éric Blondel, de son côté, a mis l’accent sur l’ancrage corporel des valeurs morales et sur le rôle de la culture comme « philologie du corps ». En sociologie, Ferdinand Tönnies a consacré une étude à la ''Sitte'' peu après la [[Dictionnaire de philosophie/Mort|mort]] de Nietzsche<ref>Ferdinand Tönnies, ''Die Sitte'', Frankfurt am Main, Rütten & Loening, 1909.</ref>. Le rapprochement entre l’analyse nietzschéenne et certaines anthropologies du XIX{{e}} siècle doit toutefois être manié avec prudence, Nietzsche n’ayant pas toujours utilisé des sources ethnographiques fiables. En psychologie morale enfin, la description de l’intériorisation de la contrainte et de la formation de la mauvaise conscience a entretenu un dialogue lointain avec les analyses freudiennes du surmoi, sans qu’il faille y voir une influence directe ni une équivalence stricte. == Conclusion == La moralité des mœurs représente, dans la pensée de Nietzsche, l’un des sols historiques et anthropologiques sur lesquels se sont édifiées les morales ultérieures. Trois résultats principaux se dégagent de l’ensemble du parcours. Nietzsche historicise la morale, en lui restituant une genèse au lieu d’en faire une donnée éternelle ou rationnelle. Il montre ensuite que l’obéissance morale plonge ses racines dans des pratiques collectives violentes : crainte, punition, sacrifice, intériorisation de la cruauté. Il ouvre enfin la possibilité d’autres évaluations, conformément au programme énoncé dans la préface d’''Aurore'' : l’autodépassement de la morale n’est pas un abandon de toute exigence, mais l’effort pour penser autrement la valeur, au-delà des coutumes héritées et de leurs prolongements modernes. == Notes et références == {{Références|colonnes=2}} == Bibliographie == === Œuvres de Nietzsche === * ''Morgenröthe. Gedanken über die moralischen Vorurtheile'', Leipzig, E. W. Fritzsch, 1881. Trad. fr. : ''Aurore. Pensées sur les préjugés moraux'', trad. Éric Blondel, Ole Hansen-Løve, Théo Leydenbach et Pierre Pénisson, introduction et notes d’Éric Blondel, Paris, GF-Flammarion, 2012. * ''Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister'', Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1878. * ''Jenseits von Gut und Böse. Vorspiel einer Philosophie der Zukunft'', Leipzig, C. G. Naumann, 1886. * ''Zur Genealogie der Moral. Eine Streitschrift'', Leipzig, C. G. Naumann, 1887. * ''Götzen-Dämmerung, oder wie man mit dem Hammer philosophirt'', Leipzig, C. G. Naumann, 1889. * ''Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe'' (KSA), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin et New York, Walter de Gruyter, 1980, 15 vol. === Études en français === * Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, coll. « Quadrige ». * Marco Brusotti, ''Die Leidenschaft der Erkenntnis. Philosophie und ästhetische Lebensgestaltung bei Nietzsche von Morgenröthe bis Also sprach Zarathustra'', Berlin et New York, De Gruyter, 1997. * Éric Blondel, ''Nietzsche, le corps et la culture'', Paris, PUF. * Arthur C. Danto, ''Nietzsche philosophe'', trad. fr., Paris, Tel/Gallimard. === Études en langue anglaise === * Maudemarie Clark et Brian Leiter, introduction à F. Nietzsche, ''Daybreak'', Cambridge, Cambridge University Press, 1997. * Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', 2e éd., Londres et New York, Routledge, 2015. * Christopher Janaway, ''Beyond Selflessness: Reading Nietzsche’s Genealogy'', Oxford, Oxford University Press, 2007. * Aaron Ridley, ''Nietzsche’s Conscience'', Ithaca, Cornell University Press, 1998. * David Owen, ''Nietzsche’s Genealogy of Morality'', Stocksfield, Acumen, 2007. * Lawrence J. Hatab, ''Nietzsche’s On the Genealogy of Morality: An Introduction'', Cambridge, Cambridge University Press, 2008. * Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life: Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006. * Ken Gemes et Simon May (dir.), ''Nietzsche on Freedom and Autonomy'', Oxford, Oxford University Press, 2009. * John Richardson, ''Nietzsche’s New Darwinism'', Oxford, Oxford University Press, 2004. * Christa Davis Acampora, ''Contesting Nietzsche'', Chicago, University of Chicago Press, 2013. * Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury. * Andreas Urs Sommer, ''Kommentar zu Nietzsches Zur Genealogie der Moral'', Berlin et Boston, De Gruyter, 2019. * Beatrix Himmelmann, « Nietzsche über Moral und Moralismus », dans Sebastian Kaufmann, Philipp Schwab et Andreas Urs Sommer (dir.), ''Nietzsches Philosophien : Kontexte und Rezeptionen'', Berlin et Boston, De Gruyter, 2024, p. 53-76. * Keith Ansell Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell. * Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press. === Compléments récents === * Thomas H. Brobjer, ''Nietzsche’s Revaluation of All Values'', Cambridge, Cambridge University Press, 2025. * Robert Miner, ''Nietzsche on Education'', Cambridge, Cambridge University Press, 2026. === Sources en ligne === * Brian Leiter, « Nietzsche’s Moral and Political Philosophy », ''Stanford Encyclopedia of Philosophy''. * Paolo D’Iorio (dir.), ''Digital Critical Edition of the Complete Works and Letters'', [http://www.nietzschesource.org Nietzsche Source]. {{AutoCat}} 5fgsra3g1tm4lhrhnx9ig20n5lotgc3 Nietzsche : Introduction à sa philosophie/La culture grecque 0 2693 766980 766921 2026-05-26T16:37:26Z PandaMystique 119061 766980 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} Le rapport de Nietzsche à la culture grecque traverse l'œuvre entière, depuis ses débuts de philologue à Bâle jusqu'aux derniers textes de 1888. C'est l'un des rares thèmes qui l'ont accompagné de bout en bout, et dont la centralité demeure, alors même que beaucoup d'autres références (Schopenhauer, Wagner, le pessimisme romantique) se voient au fil des années remaniées. Mais cette permanence est elle-même transformée. Le jeune Nietzsche lit la tragédie à travers Schopenhauer et Wagner, dans le cadre d'une métaphysique de l'art encore tributaire de la « consolation métaphysique » ; le Nietzsche tardif relit la Grèce dans le langage de la physiologie, de la santé, de la décadence, du grand style et d'un dionysisme affirmatif. Il y a continuité du thème, mais selon des cadres conceptuels différents. Les principaux écrits qui en témoignent jalonnent l'œuvre publiée comme l'œuvre posthume. La première publication importante de Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'' (1872), inaugure la longue série des analyses consacrées à l'art et à la pensée grecques. À la même époque, Nietzsche rédige les cinq avant-propos destinés à un livre jamais publié, parmi lesquels ''L'État chez les Grecs'' et ''La joute chez Homère''. Il prépare également un manuscrit demeuré inédit de son vivant, ''La philosophie à l'époque tragique des Grecs'' (1873), où il étudie les présocratiques. Trois conférences bâloises de 1870 complètent ce premier ensemble : ''Le drame musical grec'', ''Socrate et la tragédie'' et ''La vision dionysiaque du monde''. La période intermédiaire, dite des « écrits du libre esprit », met la culture grecque au second plan, mais elle réapparaît avec force dans la dernière période, notamment dans le grand chapitre du ''Crépuscule des idoles'' intitulé « Ce que je dois aux Anciens » (1888), ainsi que dans de nombreux fragments posthumes consacrés au monde grec. À ces écrits il faut ajouter les cours bâlois sur la philosophie pré-platonicienne et sur l'histoire de la littérature grecque, qui restent une référence pour comprendre la lecture nietzschéenne de l'antiquité<ref>Sur la continuité transformée de cette thématique dans l'œuvre, voir Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995, en particulier la quatrième partie ; James I. Porter, ''Nietzsche and the Philology of the Future'', Stanford University Press, 2000.</ref>. == Nietzsche philologue == [[File:Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff.jpg|thumb|right|220px|Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff (1848-1931). Son pamphlet ''Zukunftsphilologie!'' (1872) accuse ''La Naissance de la tragédie'' d'avoir trahi la science philologique.]] L'intérêt de Nietzsche pour la Grèce n'est pas d'abord celui d'un philosophe qui se tournerait, au gré de ses lectures, vers une époque privilégiée. Il est celui d'un philologue de profession, formé à Bonn puis à Leipzig sous la direction de Friedrich Ritschl, et nommé à 24 ans, en 1869, professeur extraordinaire de langue et de littérature grecques à l'université de Bâle, avant d'être titularisé l'année suivante. La Grèce constitue le point de départ institutionnel et intellectuel de son œuvre. Comme l'a montré James Porter, l'approche nietzschéenne de l'antiquité s'élabore depuis l'intérieur de la philologie universitaire allemande, dont elle conserve les méthodes tout en en contestant les présupposés métaphysiques et moraux<ref>James I. Porter, ''Nietzsche and the Philology of the Future'', Stanford University Press, 2000 ; voir également Christian Benne, ''Nietzsche und die historisch-kritische Philologie'', De Gruyter, 2005.</ref>. ''La Naissance de la tragédie'' fait éclater au grand jour la tension entre cette appartenance disciplinaire et le projet philosophique qui s'y trouve engagé. Dépourvu de notes, mêlant la philologie, l'esthétique schopenhauerienne, l'apologie de Wagner et la spéculation sur la culture, l'ouvrage est reçu avec scandale par les philologues de profession. Le jeune Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff publie en 1872 un pamphlet retentissant, ''Zukunftsphilologie!'', qui dénonce la « philologie de l'avenir » de Nietzsche comme une trahison de la science philologique. Erwin Rohde, ami de Nietzsche et lui-même grand philologue, prend sa défense, sans parvenir à inverser le jugement dominant. La carrière universitaire de Nietzsche en sera durablement affectée, et ses cours se videront progressivement<ref>Sur la polémique avec Wilamowitz, voir M. S. Silk et J. P. Stern, ''Nietzsche on Tragedy'', Cambridge University Press, 1981 ; Barbara von Reibnitz, ''Ein Kommentar zu Friedrich Nietzsche, "Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik"'', Metzler, 1992.</ref>. La rupture, néanmoins, n'est jamais frontale. Nietzsche conserve la rigueur philologique dans le détail de ses analyses, et c'est ce qui rend possible le déplacement qu'il opère : faire de la philologie un instrument de diagnostic culturel. Lire un texte, pour le Nietzsche tardif, c'est lire un corps, un état des instincts, une configuration de la volonté de puissance. La culture grecque devient le terrain où s'éprouve une nouvelle façon d'interroger les civilisations, dont la philosophie de la maturité étendra l'usage au christianisme, au platonisme, à la modernité. Sa démission en 1879, officiellement motivée par sa santé, marque la fin de sa carrière universitaire, mais non l'abandon de la philologie : elle est désormais mise au service d'une enquête plus vaste, dont la Grèce reste l'un des foyers principaux. == L'importance de la culture grecque == Au-delà de l'héritage culturel commun à toute l'Europe, dont les Romains ont assuré la transmission aux pays de langue latine, la culture grecque représente, dans la perspective propre de Nietzsche, beaucoup plus qu'un patrimoine : elle constitue un paradigme de la culture supérieure. La Grèce n'est pas la civilisation la plus ancienne, mais c'est celle dont la langue est devenue, à partir de la Renaissance humaniste et de l'enseignement classique allemand, l'un des piliers de la formation savante européenne. Surtout, c'est celle qui a su, mieux qu'aucune autre, organiser et hiérarchiser les puissances de la vie. Le ''Crépuscule des idoles'' déclare en ce sens que les Grecs « constituent toujours le premier événement capital dans la culture de l'humanité » : « ils savaient, et ils faisaient, ce qu'il fallait »<ref>''Crépuscule des idoles'', « Divagations d'un inactuel », § 47. Le passage précise immédiatement la raison de cette suprématie : « Pour le sort du peuple et de l'humanité, il est d'une importance décisive que la culture commence au bon endroit (et pas par l'âme comme le voulait la funeste superstition des prêtres et des demi-prêtres) : le bon endroit, c'est le corps, l'apparence physique, le régime, la physiologie, et le reste suit de lui-même. »</ref>. Cette importance n'est pas celle d'un modèle idéalisé. Nietzsche refuse explicitement la « lamentable et fallacieuse idéalisation moralisante des Grecs » que la formation classique allemande de son temps voulait imposer<ref>''Crépuscule des idoles'', « Ce que je dois aux Anciens », § 2.</ref>. La Grèce qu'il revendique n'est pas la Grèce harmonieuse, sereine et lumineuse de Winckelmann et de Goethe, image qu'il considère, dans son dernier livre, comme inconciliable avec les éléments d'où est né l'art dionysien. C'est au contraire une Grèce traversée par la souffrance et la cruauté, qui ne triomphe d'elles qu'en les transfigurant. La culture grecque vaut comme exemple non parce qu'elle aurait ignoré le tragique, mais parce qu'elle a su lui dire oui. Comme l'écrit Patrick Wotling, la culture grecque est, dans la lecture nietzschéenne, une culture de l'acquiescement, qui refuse d'associer à la puissance la mauvaise conscience<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', troisième partie, chapitre 2.</ref>. Il importe par ailleurs de ne pas plaquer sur la Grèce une lecture chronologique simple. Nietzsche y distingue plusieurs strates ou complexes de culture qui coexistent et s'affrontent, et qu'il évalue selon sa propre typologie. Ce qu'il tient pour une culture supérieure se manifeste d'abord dans l'âge tragique des VIᵉ et Vᵉ siècles, prolongé au Vᵉ siècle par la sophistique et trouvant sa plus haute expression dans Thucydide. Une autre strate, que Nietzsche interprète comme décadente, lui répond : elle a pour paradigme Socrate et se déploie, selon lui, dans le platonisme et l'ensemble des écoles socratiques. Une troisième strate, plus tardive, émerge avec le scepticisme et trouve son sommet chez Pyrrhon, que Nietzsche rapproche du bouddhisme indien et qualifie de « bouddhiste, bien que Grec, et même un Bouddha »<ref>Fragment posthume de 1888, KSA 13, 14 [162] (édition française : ''Fragments posthumes'' XIV, 14 [162]). Sur cette tripartition, voir Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', quatrième partie, chapitre 1, qui souligne que cette troisième strate culturelle est « presque systématiquement ignorée par les commentateurs ».</ref>. L'enjeu de la pensée nietzschéenne sur la Grèce est de procéder à une inversion des évaluations traditionnelles. Ce que la tradition philosophique tient pour le sommet, Socrate et Platon, est ramené, selon le diagnostic nietzschéen, au rang de symptôme de décadence ; ce qu'elle a refoulé ou ignoré, les présocratiques, les sophistes, la culture tragique, est promu au rang de culture supérieure. Le critère de l'évaluation, dans la philosophie de la maturité, n'est ni moral ni esthétique au sens kantien : il est physiologique, et porte sur l'état de la volonté de puissance dont chaque culture est selon Nietzsche l'expression. La terminologie de la volonté de puissance n'apparaîtra cependant que dans les années 1880 ; il faut se garder de la projeter rétrospectivement sur les écrits bâlois, qui formulent une intuition voisine dans le langage de l'instinct, de la pulsion et de la santé<ref>Cette dimension physiologique du critère nietzschéen est analysée en détail dans la deuxième partie de Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation''. Voir également Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Bloomsbury, 2015, entrée « culture ».</ref>. == La philosophie grecque == L'exposé le plus long de Nietzsche sur la philosophie grecque demeure ''La philosophie à l'époque tragique des Grecs''. Il y étudie les penseurs présocratiques, de Thalès à Démocrite, et cherche, à travers les rares témoignages qui nous restent d'eux, à en faire surgir la personnalité. La démarche est caractéristique du jeune Nietzsche : un philosophe n'est pas d'abord un système d'idées, c'est un type d'homme. Le but de l'enquête est moins de reconstituer une doctrine que d'identifier l'instinct qui s'exprime à travers cette doctrine, et de comprendre la place que tient un tel type dans une civilisation. Comme le note Daw-Nay Evans, Nietzsche aborde les pré-platoniciens en s'attachant à reconstituer ce qu'il appelle leur « génie », c'est-à-dire la singularité psychologique et physiologique qui fait d'eux des figures inimitables<ref>Daw-Nay N. R. Evans Jr., ''Nietzsche and Classical Greek Philosophy'', Lexington Books, 2017, chapitre 1.</ref>. Les présocratiques apparaissent comme des « auto-libérateurs » (''Selbstbefreier'') solitaires, des personnages distingués, se tenant à l'écart du peuple et de la morale courante, ayant beaucoup voyagé, sérieux jusqu'à en être sombres, non étrangers aux affaires de l'État et de la diplomatie. Ils anticipent, écrit Nietzsche, « toutes les grandes conceptions des sages : ils les représentent eux-mêmes, ils se mettent en système »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [100] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [100]). La formule est commentée par Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', dans son analyse du contraste entre les présocratiques et Socrate.</ref>. Loin de former des écoles successives, ils luttent les uns contre les autres dans un agon philosophique. Chacun existe dans ce que Nietzsche appelle une « république de génies » où il joue le rôle d'archétype hétérogène du projet philosophique<ref>Voir Friedrich Nietzsche, ''Les Philosophes pré-platoniciens'' (cours bâlois), KGW II.4, ainsi que les commentaires réunis dans Anthony K. Jensen et Helmut Heit (dir.), ''Nietzsche as a Scholar of Antiquity'', Bloomsbury, 2014, et Matthew Meyer, ''Reading Nietzsche through the Ancients'', De Gruyter, 2014.</ref>. Plusieurs figures reçoivent un traitement à part. Anaximandre marque, par l'introduction de l'''ápeiron'', le premier pas vers la séparation des mondes, c'est-à-dire vers une forme embryonnaire d'idéalisme : sa pensée prépare en Occident la scission qui ouvrira la voie au platonisme. Héraclite répond à cette tentation dualiste par l'affirmation pure du devenir et la « justification de ce qui vient à être » : à ses yeux, le monde n'est pas l'arène où s'expient les crimes du devenir, mais le théâtre d'une justice cosmique réglée par la lutte. Sa pensée est, de tous les écrits présocratiques, celle dont Nietzsche se sentira toujours le plus proche, au point de la rapprocher dans ''Ecce Homo'' de la doctrine de l'éternel retour : « La doctrine de l'éternel retour, c'est-à-dire du mouvement cyclique absolu et infiniment répété de toutes choses, cette doctrine de Zarathoustra pourrait, tout compte fait, avoir déjà été enseignée par Héraclite »<ref>''Ecce Homo'', « La naissance de la tragédie », § 3. Sur ce rapprochement, voir Victorino Tejera, ''Nietzsche and Greek Thought'', Martinus Nijhoff, 1987, chapitre 3, et Matthew Meyer, ''Reading Nietzsche through the Ancients'', De Gruyter, 2014, qui consacre une analyse détaillée au rapport Nietzsche-Héraclite.</ref>. Parménide, à l'inverse, est celui qui aborde le problème du devenir par calcul et le porte au plus haut degré d'abstraction : sa figure incarne le risque que court la pensée lorsqu'elle se retire des données sensibles. Empédocle, Anaxagore et Démocrite sont rapportés à la même configuration tragique, même si Nietzsche réserve à Démocrite une admiration particulière comme représentant du réalisme scientifique opposé à toute moralisation du monde. Avec Socrate, écrit Nietzsche, « quelque chose change ». Un fragment posthume de 1888 le dit sans détour : « les véritables philosophes des Grecs sont ceux d'avant Socrate : avec Socrate, quelque chose change »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [100] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [100]).</ref>. C'est à partir de Socrate que Nietzsche situe, dans sa propre typologie des cultures, l'irruption d'un nouveau type, qu'il qualifie de décadent. Le platonisme, loin d'être l'aboutissement de la philosophie grecque, en marque selon lui la rupture. Le ''Crépuscule des idoles'' suggère même que la philosophie de Platon, comprise comme « joute érotique », est devenue « une nouvelle forme artistique de l'agon grec » : la dialectique<ref>''Crépuscule des idoles'', « Divagations d'un inactuel », § 23.</ref>. La survie apparente de l'instinct grec dans le dialogue platonicien cache, à ses yeux, son inversion intérieure, l'agon étant remplacé par un combat de raisons. == Les Grecs et la politique == ''L'État chez les Grecs'' (1872) prend appui sur l'interprétation de la cité idéale de Platon, mais y inscrit un ensemble de thèses dont certaines seront reprises, et d'autres transformées ou nuancées, dans l'œuvre ultérieure. Le travail y est présenté comme un avilissement de l'homme ; l'esclavage est posé comme appartenant à l'essence de toute civilisation ; la dignité du travail et la dignité de l'homme sont dénoncées comme des fictions inventées par des esclaves pour compenser leur servitude ; la guerre, ou plus exactement sa sublimation, est tenue pour nécessaire à l'État ; l'État enfin n'est jamais qu'un instrument au service de la culture, jamais une fin en soi. Ces thèses sont philosophiquement provocantes, moralement choquantes et politiquement dangereuses si elles sont détachées du contexte philologique et critique dans lequel Nietzsche les formule, et si l'on n'en distingue pas les niveaux. La continuité, dans l'œuvre ultérieure, porte avant tout sur la critique de l'égalitarisme, sur l'idée d'une hiérarchie culturelle et sur la subordination du politique à la culture. Elle est moins évidente lorsqu'il s'agit de l'esclavage comme institution historique déterminée ; le Nietzsche tardif parle plutôt en termes de hiérarchie spirituelle, de sélection (''Züchtung'') et de stylisation des affects que de servitude juridique. L'utilisation politique des textes de 1872 par des courants ultérieurs n'a, par ailleurs, pas de fondement direct dans la pensée nietzschéenne, dont l'horizon est culturel et non racial ni nationaliste<ref>Sur la lecture politique de Nietzsche, voir Keith Ansell-Pearson, ''An Introduction to Nietzsche as Political Thinker'', Cambridge University Press, 1994 ; Herman Siemens et Vasti Roodt (dir.), ''Nietzsche, Power and Politics'', De Gruyter, 2008 ; Christa Davis Acampora, ''Contesting Nietzsche'', University of Chicago Press, 2013, qui propose une relecture systématique de l'agon, de la puissance et du conflit dans la pensée nietzschéenne.</ref>. Le plus important des textes complémentaires qui éclairent ''L'État chez les Grecs'' est ''La joute chez Homère'' (''Homers Wettkampf''), second avant-propos de la même année, qui constitue l'un des écrits majeurs de Nietzsche sur la politique grecque. Il y montre, en s'appuyant sur le récit des deux Éris dans ''Les Travaux et les Jours'' d'Hésiode, que l'instinct le plus profond du Grec est l'instinct agonal. Hésiode distingue une mauvaise Éris, déesse de la « lutte d'anéantissement » (''Vernichtungskampf''), qui pousse les hommes aux guerres sanglantes et est haïe des mortels parce qu'ils n'en voient que les horreurs sanglantes, et une bonne Éris, placée par Zeus parmi les mortels pour stimuler la productivité et la « compétition » (''Wettkampf''). Selon le commentaire de Nietzsche, cette seconde Éris pousse même l'homme sans talent au travail et se montre bonne pour les hommes en assurant la santé d'ensemble de l'espèce dans sa lutte pour la prospérité<ref>Friedrich Nietzsche, ''Homers Wettkampf'', avant-propos de 1872, KSA 1, p. 783-792. Sur l'importance de ce texte, voir Christa Davis Acampora, ''Contesting Nietzsche'', University of Chicago Press, 2013 ; Herman Siemens, « Agonal Communities of Taste: Law and Community in Nietzsche's Philosophy of Transvaluation », ''Journal of Nietzsche Studies'' 24 (2002), p. 83-112.</ref>. Le génie grec a consisté à transformer la première Éris en la seconde, c'est-à-dire à sublimer l'instinct de lutte en compétition réglée, dans la gymnastique, dans la politique, dans l'art, dans la philosophie elle-même. Le rôle propre de l'État grec consiste alors à canaliser l'agon, non à le supprimer. Il s'agit de transformer la guerre intérieure de tous contre tous en compétition créatrice qui fait fleurir la société. Comme le note Douglas Burnham, l'État, dans cette conception, doit organiser la décharge productive de l'instinct combatif, en lui imposant des formes qui le contiennent sans l'éteindre<ref>Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Bloomsbury, 2015, entrée « contest, contesting, contestation ».</ref>. L'ostracisme lui-même n'est pas, dans la lecture nietzschéenne, un moyen de se débarrasser d'un rival devenu trop puissant : c'est une institution destinée à éviter qu'un seul individu ne monopolise tout l'agon et ne tarisse le ressort vital de la cité. Sa fonction est de préserver la possibilité même du concours en empêchant la domination écrasante d'une seule force. C'est pour cette raison que Nietzsche oppose la conception agonale à l'idéal moderne d'égalité, qui rabote selon lui les différences sur lesquelles repose l'émulation productive. L'instinct agonal n'est pas un trait simplement culturel. Les Grecs l'ont étendu à l'ordre cosmique entier. ''La philosophie à l'époque tragique des Grecs'' présente la doctrine héraclitéenne de la lutte comme la transformation de la bonne Éris d'Hésiode en principe du monde : « Seul un Grec pouvait trouver une telle idée pour servir de fondement à une cosmodicée ; c'est la bonne Éris d'Hésiode transformée en principe du monde, c'est l'idée du concours, propre à l'individu grec et à l'État grec, prise du gymnase et de la palestre, des concours artistiques, de la compétition des partis politiques et des cités, et transposée en quelque chose de tout à fait universel, de sorte que désormais les rouages du cosmos tournent autour d'elle »<ref>''La philosophie à l'époque tragique des Grecs'', KSA 1, p. 825. Voir Lawrence J. Hatab, « The Will to Power », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge University Press, 2019, chapitre 13.</ref>. C'est ce mouvement que Nietzsche désigne par cosmodicée. La même logique commande la lecture de la souffrance. Loin d'être ce contre quoi la culture devrait protéger, la souffrance est pour la culture supérieure ce qu'elle recherche comme stimulant et matière première du dépassement. À l'opposé du nihilisme moderne, qui tient la souffrance pour une objection à la vie, l'instinct grec en fait la condition de la grandeur. Nietzsche y reviendra dans les fragments tardifs : « Il existe une volonté de tragique et de pessimisme qui est la marque aussi bien de la rigueur que de la force de l'intelligence. Cette volonté au cœur, on ne redoute point ce qu'il y a de redoutable et de douteux dans toute existence ; on le recherche même. Derrière une telle volonté se trouve le courage, la fierté, le désir d'avoir un grand ennemi »<ref>Fragment posthume KSA 13, 10 [167] (''Fragments posthumes'' XIII, 10 [167]). Le motif reparaît, transposé en théorie générale de la culture, dans ''Par-delà bien et mal'', § 257 et suivants.</ref>. == L'art grec == === L'art comme justification de la vie === L'une des formules les plus célèbres de ''La Naissance de la tragédie'' énonce que « l'existence et le monde ne se justifient que comme phénomènes esthétiques »<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 5 et § 24.</ref>. Cette thèse, dans le contexte de 1872, est encore prise dans une métaphysique de l'art d'inspiration schopenhauerienne : l'apparence esthétique justifie l'existence parce qu'elle voile l'horreur du fond, en lui donnant la forme du rêve. Nietzsche relira ce geste, jusqu'à la fin de son œuvre, comme sa « première inversion de toutes les valeurs », mais il en déplacera le sens. Dans les textes tardifs, la justification esthétique de l'existence n'est plus solidaire d'une métaphysique de l'apparence : elle devient l'expression d'un état physiologique de force, d'un excès de vie qui se traduit en transfiguration (''Verklärung'') de la réalité. Il faut distinguer deux moments dans la pensée nietzschéenne de l'art : une métaphysique de l'art issue du romantisme allemand et de Schopenhauer, et une physiologie de l'art élaborée à partir de ''Le Cas Wagner'' et des fragments des années 1888<ref>Sur cette double formulation, voir Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', chapitre sur la « physiologie de l'art ». Voir également l'« Essai d'autocritique » que Nietzsche ajoute en 1886 à la réédition de ''La Naissance de la tragédie'', où il marque lui-même cette distance.</ref>. Quelles que soient ces transformations, un trait demeure constant : l'œuvre n'apaise pas la souffrance par anesthésie, elle la convertit en stimulant. C'est pourquoi Nietzsche récuse, dans le ''Crépuscule des idoles'', la théorie aristotélicienne de la catharsis. La tragédie n'est pas une purgation des affects, c'est un tonique, comme l'écrit un fragment posthume tardif : « la tragédie est un tonique »<ref>Fragment posthume KSA 13, 15 [10] (''Fragments posthumes'' XIV, 15 [10]), cité par Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation''. Voir aussi ''Crépuscule des idoles'', « Divagations d'un inactuel », § 24, où Nietzsche récuse explicitement la lecture aristotélicienne.</ref>. La grandeur d'une œuvre, en particulier d'une œuvre musicale, ne se mesure pas aux beaux sentiments qu'elle suscite, mais à la force de tension de la volonté dont elle procède et à la sûreté avec laquelle, sous son commandement artistique, le chaos devient forme<ref>Fragment posthume KSA 13, 16 [49] (''Fragments posthumes'' XIV, 16 [49]) : « La grandeur d'un musicien ne se mesure pas aux beaux sentiments qu'il suscite : cela, c'est ce que croient les femmes ; elle se mesure à la force de tension de sa volonté, à la sûreté avec laquelle le chaos obéit à son commandement artistique et devient forme. »</ref>. Dans ''La Naissance de la tragédie'', Nietzsche fait jaillir l'art grec de la dualité de deux pulsions qu'il personnifie sous les noms des dieux Apollon et Dionysos. Ces deux figures sont d'abord des forces de la nature qui se passent du travail de l'artiste : elles surgissent dans le rêve et dans l'ivresse, avant même que la culture ne les saisisse. Comme l'écrit Paul Raimond Daniels dans le ''New Cambridge Companion to Nietzsche'', le développement de l'art grec, depuis la mythologie jusqu'à la tragédie, est selon Nietzsche un jeu de l'apollinien et du dionysiaque « en conflit ouvert, qui se stimulent et se provoquent l'un l'autre à engendrer des rejetons toujours plus vigoureux »<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 1 ; commentaire dans Paul Raimond Daniels, « The Birth of Tragedy: Transfiguration through Art », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge University Press, 2019, chapitre 6, p. 147-172.</ref>. Leur opposition ne doit pas être exagérée. Elles produisent des effets différents mais possèdent des points communs, et dans les dernières œuvres de Nietzsche elles tendent à être absorbées dans le seul élément dionysiaque, au point que certains commentateurs ont pu soutenir que le dionysiaque est l'élément originel dont l'apollinien dérive. À partir du ''Crépuscule des idoles'' et des fragments contemporains, Nietzsche dégage, à côté de ces deux formes de l'ivresse créatrice, une détermination supplémentaire qu'il appelle le grand style (''grosser Stil''). Le grand style n'est plus l'expression directe d'une ivresse débordante mais la victoire de la forme sur ce qui dans l'ivresse demeure monstrueux. ''Humain, trop humain'' en donne la définition la plus brève : « Le grand style naît quand le beau remporte la victoire sur le monstrueux »<ref>''Humain, trop humain'' II, ''Le Voyageur et son ombre'', § 96.</ref>. Il trouve dans l'architecture, en particulier dans la grandeur dorique et dans certaines réalisations de la Renaissance italienne, son expression la plus immédiatement visible, mais il vaut aussi pour la musique, pour la statuaire et pour toute conduite. Il définit la capacité de la volonté de puissance à se maîtriser elle-même (''Selbstüberwindung''), à se donner une loi sans recourir à un commandement extérieur. À ce titre, il dépasse l'esthétique au sens strict : il désigne le degré le plus élevé de la culture, et c'est par lui que Nietzsche peut affirmer que les Grecs sont le type d'hommes dont le style fut le plus grand qui ait jamais été<ref>Fragment posthume KSA 11, 41 [4] (''Fragments posthumes'' XI, 41 [4]) : « Les Grecs, ce type d'hommes dont le style est le plus grand qui ait jamais été. » Sur le rôle systématique de la notion de grand style chez Nietzsche, voir Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', chapitre sur la physiologie de l'art.</ref>. === Apollon === Apollon est, dans le panthéon grec, le dieu brillant et prophète, patron de l'oracle de Delphes, dieu de la guérison comme de la peste. Il représente les arts plastiques, le rêve, la belle apparence et le plaisir des formes. Dans la lecture nietzschéenne, il est l'expression mythologique de la pulsion humaine vers la forme et la clarté : c'est le dieu de l'individuation, dont l'esthétique rayonnante laisse le contemplateur intact et centré. Son éthique propre est la sobriété (''sōphrosynē''), la mesure, le calme de la sagesse, la grâce. Comme l'a noté Paul Raimond Daniels, l'Apollon mythologique réunit des traits apparemment contradictoires, le guerrier sûr de sa force éternellement jeune et le jeune homme imberbe et serein, qui s'accordent dans la figure de l'Apollon du Belvédère, devenue l'incarnation de la conception grecque de l'excellence<ref>Paul Raimond Daniels, « The Birth of Tragedy: Transfiguration through Art », chapitre 6 du ''New Cambridge Companion to Nietzsche''.</ref>. Cette beauté de l'apparence n'exclut pas la représentation de sentiments déplaisants. Apollon est aussi le dieu qui décoche, dans l'''Iliade'', les flèches mortelles. Mais l'effet esthétique qui se dégage de l'apparition apollinienne embellit la vie et encourage les hommes à vivre. Sans Apollon, la vie ne serait pas digne d'être vécue. À l'art apollinien appartiennent l'épopée homérique, par l'équilibre intérieur et la métrique des poèmes, les proportions de l'architecture dorique et, plus largement, le panthéon olympien lui-même, dont la radieuse splendeur transfigure l'existence<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 1 et § 3.</ref>. Cette splendeur n'est pas pour autant la marque d'une candeur première. Si Apollon est le dieu de la guérison, c'est qu'il y avait une plaie originelle à guérir. La sérénité homérique des Olympiens n'a pu naître que d'un effort pour surmonter un savoir antérieur, dont la culture grecque a conservé la trace dans le mythe de Silène. Capturé par le roi Midas qui le presse de révéler ce que la vie humaine recèle de meilleur, le compagnon de Dionysos finit par éclater de rire et lance : « Race éphémère et misérable, enfants du hasard et de la peine, pourquoi me forces-tu à te dire ce qu'il vaudrait mieux pour toi ne jamais entendre ? Ce qu'il y a de meilleur, c'est, pour toi, totalement hors d'atteinte : ne pas être né, ne pas être, n'être rien. Ce qu'il y a, en second lieu, de meilleur pour toi, c'est de mourir bientôt »<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 3. Sur cette pièce maîtresse de l'analyse nietzschéenne, voir M. S. Silk et J. P. Stern, ''Nietzsche on Tragedy'', Cambridge University Press, 1981, ainsi que Paul Raimond Daniels, ''art. cit.'', qui souligne que « les Grecs connaissaient et sentaient les terreurs et les horreurs de l'existence ».</ref>. Les Grecs ont connu cette terreur, et c'est pour la surmonter qu'ils ont créé le monde rayonnant des Olympiens. La beauté apollinienne n'est donc pas une innocence : c'est une réponse, un voile de splendeur tendu par-dessus l'abîme de la souffrance. Contre la lecture winckelmannienne d'une Grèce simplement gaie, Nietzsche maintient que les Grecs ont connu et senti les terreurs et les horreurs de l'existence, et que c'est pour cela qu'ils ont eu besoin du rêve apollinien. === Dionysos === [[File:Caravaggio - Bacco adolescente - Google Art Project.jpg|thumb|right|260px|Le Caravage, ''Bacchus'' (vers 1596, Galerie des Offices, Florence). La figure tardive du dieu du vin, héritée de la Renaissance italienne, est l'une des médiations par lesquelles Nietzsche pense la pulsion dionysiaque.]] Dionysos, à l'inverse, est l'ivresse : ivresse des narcotiques, du printemps, du débordement de la nature spontanément surabondante. Sa généalogie mythique est elle-même travaillée par la contradiction. Fils de Zeus et de la mortelle Sémélé, arraché à la cuisse de son père après la mort foudroyante de sa mère, il est le dieu deux fois né. La tradition orphique, à laquelle Nietzsche fait écho dans ''La Naissance de la tragédie'', lui ajoute un épisode antérieur de démembrement par les Titans, dont il renaît reconstitué. Nietzsche reprend, à la suite de la philologie de son époque, l'idée d'un Dionysos venu tardivement en Grèce avec les cultes asiatiques de la vigne, dieu étranger dont l'introduction divisa d'abord les opinions, comme en témoigne le Penthée des ''Bacchantes'' d'Euripide. Cette représentation, qui sert son interprétation philosophique, doit toutefois être distinguée de l'état actuel des connaissances historiques : les tablettes en linéaire B attestent déjà le théonyme Dionysos dans le monde mycénien, notamment à Khania et à Pylos, ce qui interdit de tenir aujourd'hui pour acquise la thèse d'une intrusion tardive d'un dieu venu d'ailleurs<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 2 ; sur la mythologie dionysiaque dans l'argument nietzschéen, voir Paul Raimond Daniels, ''art. cit.'' Sur l'ancienneté du culte dionysiaque dans le monde mycénien, voir Thomas G. Palaima, « Reviewing the New Linear B Tablets from Thebes » ; sur la philologie nietzschéenne du dionysiaque, voir Barbara von Reibnitz, ''Ein Kommentar zu Friedrich Nietzsche, "Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik"'', Metzler, 1992.</ref>. L'art de Dionysos est avant tout la musique. Sous son emprise, la subjectivité de l'individu se dissout : c'est le « mystère de l'Un originaire » (''das Ur-Eine'') qui ensorcelle tous les êtres et les fait danser ensemble. La notion d'Un originaire, centrale dans ''La Naissance de la tragédie'', renvoie à l'arrière-plan schopenhauerien de l'œuvre : il s'agit du fond métaphysique commun dont l'individuation est la mise en forme apollinienne provisoire. Le principe dionysiaque permet à l'homme de renouer avec cette unité primordiale, en deçà des limites du moi. Selon une formule célèbre de Nietzsche, « l'homme dionysiaque a oublié comment marcher et parler et est sur le point de voler et de danser en l'air »<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 1.</ref>. Ces extases collectives ne sont pas un phénomène limité à l'Antiquité. Nietzsche évoque à leur sujet les épidémies médiévales de danse de Saint-Guy, et il considère, dans ''Aurore'', que c'est le secret de la civilisation grecque que d'avoir su vénérer la maladie même comme une divinité, pourvu qu'elle fût douée de puissance : « Les Grecs ne possédaient rien moins en effet qu'une santé à toute épreuve ; leur secret fut de vénérer la maladie même comme une divinité, pourvu qu'elle fût douée de puissance », ce qui leur a permis de former, à partir de grandes épidémies nerveuses, « le type magnifique de la bacchante »<ref>''Aurore'', § 172.</ref>. L'opposition d'Apollon et de Dionysos n'est pas un dualisme statique. Leur dialectique est productive. Aucune œuvre d'art déterminée n'est purement apollinienne ou purement dionysiaque. La poésie lyrique d'Archiloque, en apparence apollinienne par la forme de la première personne du singulier, est en réalité dionysiaque par l'humeur musicale qui la soutient<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 5.</ref>. Inversement, l'Olympe homérique, qui semble pur produit du rêve apollinien, intègre Dionysos parmi ses figures et divinise jusqu'aux transgressions morales. C'est de cette interpénétration croissante que naît, dans l'âge tragique, la possibilité d'une œuvre où les deux pulsions coopèrent et s'affrontent en même temps : la tragédie attique. === La tragédie === [[File:Athens Acropolis Theatre of Dionysus 09.jpg|thumb|right|300px|Le théâtre de Dionysos, sur le flanc sud de l'Acropole d'Athènes. Sanctuaire de Dionysos Eleuthereus, il accueillit la Grande Dionysie attique, lieu d'origine des tragédies d'Eschyle, de Sophocle et d'Euripide.]] La tragédie naît, selon Nietzsche, du chœur dithyrambique, c'est-à-dire de l'orgiasme dionysiaque, ces « extériorisations incompréhensibles des pulsions populaires » où les hommes, hors d'eux-mêmes, se sentent ensorcelés par le dieu. L'apport apollinien, c'est-à-dire la scène, le héros, le dialogue et l'image, vient en quelque sorte civiliser cette poussée originelle sans l'éteindre. La grande tragédie attique, celle d'Eschyle et de Sophocle, est l'équilibre vibrant de ces deux forces. Elle ne purge pas le spectateur de la terreur et de la pitié, contrairement à la théorie aristotélicienne ; elle est un tonique. L'homme héroïque y glorifie sa propre existence : « L'audace et la liberté de sentiment devant un puissant ennemi, devant une sublime adversité, devant un problème terrifiant, c'est cet état triomphant que l'artiste recherche, qu'il glorifie. Au spectacle de la tragédie, c'est l'élément guerrier qui célèbre ses saturnales dans notre âme. Qui a l'habitude de la douleur, qui recherche la douleur, bref l'homme héroïque, glorifie dans la tragédie sa propre existence ; c'est à lui seul que le dramaturge tend la coupe de cette cruauté, la plus douce qui soit »<ref>''Crépuscule des idoles'', « Divagations d'un inactuel », § 24.</ref>. La fonction de la tragédie n'est ni morale ni purgative, c'est l'intensification du sentiment de vivre. Cette définition rejaillit sur l'effet recherché. Le spectateur de la tragédie attique n'est pas un consommateur d'émotions à qui l'on offre l'occasion d'évacuer ses passions accumulées. Il est un participant dont la part collective dans le chœur conserve la mémoire de l'origine dionysiaque et dont la part individuelle dans l'identification au héros mobilise les ressources apolliniennes de l'image. C'est pourquoi la tragédie peut représenter ce qui est terrible, l'inceste, le meurtre, la cruauté du destin, sans détruire celui qui la regarde : elle transmue l'horreur en stimulation et la confronte sans l'esquiver. Comme l'écrit Paul Raimond Daniels, la tragédie présente à son public « une présentation accablante et terrifiante de l'amoralité étrange du destin », celle qui fait qu'un archétype du citoyen parfait, noble, vertueux, intelligent et fort, peut être injustement l'auteur de sa propre chute dans l'aveuglement et l'exil<ref>Paul Raimond Daniels, « The Birth of Tragedy: Transfiguration through Art », à propos de l'analyse nietzschéenne d'''Œdipe roi''.</ref>. === Décadence de la tragédie === La tragédie est morte tragiquement, et selon Nietzsche, « son agonie a nom Euripide ». Le dernier des trois grands tragiques partage avec les poètes de la Nouvelle Comédie le projet de faire entrer le spectateur de la vie quotidienne sur la scène. Là où les anciennes tragédies présentaient des héros dont l'idéalisation élevait l'âme du spectateur, la tragédie d'Euripide donne au peuple un miroir rhétorique où il vient se contempler. Euripide a popularisé la tragédie en faisant parler les hommes du commun, comme le lui fait dire Aristophane dans ''Les Grenouilles'' : « J'ai introduit sur la scène des choses domestiques, qui sont usuelles et familières » (v. 959-961)<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 11 ; ''Socrate et la tragédie'', conférence de 1870.</ref>. Euripide croyait par là combattre la décadence du genre, alors que, selon Nietzsche, la tragédie était déjà morte. Convaincu que l'effet de l'art ancien n'atteignait plus son public, il conçut une forme nouvelle dont la loi peut s'énoncer comme celle d'une esthétique rationaliste : tout doit être de l'ordre de l'entendement pour que tout puisse être entendu. Euripide examine de façon critique toutes les composantes de l'art tragique, le mythe, la structure dramatique, la musique, la langue. Il dévoile par exemple, dans le prologue de ses pièces, toute l'intrigue à venir, là où Eschyle et Sophocle savaient laisser pressentir subtilement, dans leurs premières scènes, ce qui devait advenir. Il est le premier dramaturge à concevoir une esthétique consciente, selon le principe « tout doit être conscient pour être beau », qui le rapproche de Socrate. « Socrate fut, dans la tragédie, et dans le drame musical en général, l'élément de sa dissolution. » Socrate est, pour Nietzsche, la figure anti-tragique. La décadence de la tragédie s'exprime, selon lui, dans les pièces d'Euripide, qui fut l'ami de Socrate et que l'on disait aidé par lui dans la composition de ses œuvres. Plusieurs traits manifestent cette décadence : l'érudition et le savoir conscient envahissent le drame, et avec eux l'art perd son impulsion dionysiaque, l'équilibre de la lutte tragique étant rompu. Le spectacle devient un jeu d'échecs, une intrigue bourgeoise où s'introduisent le raisonnement et l'examen, ainsi que le note encore Aristophane par la bouche d'Euripide : « De tels sentiments, c'est pourtant moi qui les inculquai à ceux-ci, en introduisant dans l'art le raisonnement et l'examen ; si bien que désormais on sait concevoir toutes choses, distinguer, et notamment tenir sa maison, ses champs et son bétail mieux qu'auparavant en y regardant bien : "Comment va cette affaire ? Pourquoi ? À quoi bon ? Qui ? Où ? Comment ? Quoi ? Qui m'a pris cela ?" » (''Les Grenouilles'', v. 971-979). La rhétorique l'emporte sur le dialogue, et les personnages deviennent bavards et artificiels ; la dialectique envahit les héros de la scène ; l'esprit de la musique se perd, et le chœur, qui portait l'élément dionysiaque, se réduit à un ornement ; Euripide enfin introduit le spectateur dans la tragédie, et ce spectateur, c'est Socrate. L'usage du terme de spectateur est ici à entendre dans un sens spécifique. Nietzsche n'entend pas par là que Socrate ait été présent dans le public, mais que la perspective socratique a pénétré la scène et y a réorienté la composition. L'art ne s'adresse plus à un sujet collectif dionysien, il s'adresse à une intelligence qui prétend comprendre, juger et corriger. C'est par cette double subordination de l'art à la conscience, et de la conscience à la morale, que la tragédie meurt. Comme l'observe Victorino Tejera, il ne faut cependant pas exagérer la dimension purement rationaliste qu'Euripide aurait introduite. Nietzsche lui-même reconnaît que ce sont les ''Bacchantes'', œuvre d'Euripide, qui nous donnent la notion même de tragédie dionysiaque, et il faut donc se garder de réduire l'auteur des ''Bacchantes'' à une pure incarnation du socratisme<ref>Victorino Tejera, ''Nietzsche and Greek Thought'', Martinus Nijhoff, 1987, chapitre sur Socrate, qui souligne la complexité de la position nietzschéenne sur Euripide.</ref>. === La place de Socrate === Le problème de Socrate, chez Nietzsche, dépasse cependant le seul cas de la décadence tragique. Socrate représente, dans sa lecture, le moment où la culture grecque cesserait de dire oui à la souffrance pour exiger d'elle qu'elle ait un sens. La survalorisation socratique de la raison est, en termes physiologiques, le signe d'une volonté de puissance affaiblie : seuls les instincts épuisés, selon Nietzsche, ont besoin de se justifier rationnellement, et, comme l'écrit la troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'', « les raisons soulagent »<ref>''La Généalogie de la morale'', III, § 20.</ref>. Le rationalisme socratique apparaît alors comme une thérapie de la décadence : il atténue la souffrance en la rendant intelligible, mais au prix d'une dévalorisation du monde de l'apparence au profit d'un « monde vrai » fictif, purgé de ses aspects problématiques. C'est, selon Nietzsche, l'origine du dualisme métaphysique qui informera toute la tradition idéaliste, du platonisme au kantisme et au christianisme. Un fragment posthume formule le diagnostic en ces termes : « La violence et l'anarchie des instincts est chez Socrate un symptôme de décadence. L'hypertrophie de la logique et de la lucidité rationnelle tout autant. Les deux phénomènes sont des anomalies, tous deux sont étroitement liés »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [92] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [92]).</ref>. Il faut néanmoins se garder de tirer de cette analyse une opposition chronologique simple. Au Vᵉ siècle coexistent, dans la même Athènes, l'épuisement socratique et la santé des sophistes. L'éristique des sophistes est l'indice d'instincts puissants qui acceptent la dimension problématique de la réalité et l'affrontent directement par l'interprétation. Leur interprétation n'est pas une falsification idéaliste : elle ne pose pas de monde vrai derrière l'apparence et rejette toute évaluation morale. Nietzsche retrouve dans la sophistique la même configuration d'instincts que dans la culture tragique du VIᵉ siècle et y reconnaît l'héritière de l'âge tragique. ''Aurore'' évoque cette haute culture où Sophocle est son poète, Périclès son homme d'État, Hippocrate son médecin et Démocrite son expert ès sciences de la nature : « cette culture qui mérite d'être baptisée du nom de ses maîtres, les sophistes »<ref>''Aurore'', § 168.</ref>. Thucydide en représente le sommet. Il est, selon Nietzsche, « parfaite émanation de la culture sophistique »<ref>Fragment posthume KSA 9, 31 [4] (''Fragments posthumes'' HTH II, 31 [4]).</ref> et atteint « la plus haute expression » de la culture des réalistes. Sa volonté de ne pas s'illusionner, de voir la raison dans la réalité et non dans une « raison » construite ni dans une « morale » plaquée, en fait le traitement que Nietzsche s'administre, sa vie durant, contre tout platonisme. ''Crépuscule des idoles'' formule cette préférence sous une forme presque thérapeutique : « Mon délassement, ma prédilection, mon traitement contre tout platonisme fut de tout temps Thucydide. Thucydide, et peut-être le ''Prince'' de Machiavel, me sont particulièrement proches par leur volonté absolue de ne pas s'illusionner, et de voir la raison dans la réalité, non pas dans la "raison", et encore moins dans la "morale". Rien ne guérit plus radicalement que Thucydide de la lamentable et fallacieuse idéalisation moralisante des Grecs, que tout jeune homme qui a reçu une formation classique emporte dans la vie en récompense du dressage subi au lycée »<ref>''Crépuscule des idoles'', « Ce que je dois aux Anciens », § 2.</ref>. Cette appréciation est constante chez Nietzsche, et c'est elle qui rend possible l'idée d'une ligne culturelle reliant la Grèce tragique à la Renaissance italienne par l'intermédiaire de Machiavel, l'auteur du ''Prince'' jouant pour la Renaissance le rôle qu'a joué Thucydide pour le siècle de Périclès. === Pyrrhon et la troisième strate === L'inversion nietzschéenne fait apparaître une troisième strate culturelle, presque systématiquement ignorée des commentateurs. Si les véritables philosophes des Grecs sont ceux d'avant Socrate, Nietzsche leur associe pourtant un penseur beaucoup plus tardif, le sceptique Pyrrhon : « Je ne vois qu'une autre grande figure parmi ceux qui suivent : un attardé, mais nécessairement le dernier, le nihiliste Pyrrhon ; il a l'instinct dirigé contre tout ce qui, entre-temps, avait pris le dessus, les socratiques, Platon »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [100] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [100]).</ref>. L'association n'est pas une identification. Pyrrhon partage avec les présocratiques l'extériorité aux valeurs du socratisme, mais sa réponse à la décadence n'est pas la santé : c'est une autre forme de nihilisme, passive, qui aspire au néant sans le ressentiment qui caractérise le nihilisme socratique et chrétien. C'est pourquoi Nietzsche, pour le qualifier, recourt au concept de bouddhisme, qu'il distingue nettement de celui de christianisme : Pyrrhon est, écrit-il, « le plus doux et le plus patient des hommes qui aient jamais vécu parmi les Grecs, un bouddhiste, bien que Grec, et même un Bouddha »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [162] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [162]).</ref>. La psychologie du scepticisme grec consiste alors à dépasser toute forme, même spiritualisée, d'hostilité, et à éradiquer le ressentiment. Cette douceur fait paradoxalement de Pyrrhon l'antithèse des instincts grecs, des instincts de lutte qui trouvent leur expression la plus pure dans la culture tragique et dans l'éristique des sophistes. Un fragment de 1888 résume la chose en une formule lapidaire : « Surmonter la contradiction ; pas d'émulation ; pas de volonté de se distinguer : nier les instincts grecs. Pyrrhon vivait avec sa sœur, qui était sage-femme »<ref>Fragment posthume KSA 13, 14 [99] (''Fragments posthumes'' XIV, 14 [99]).</ref>. La recherche pyrrhonienne de l'ataraxie, de l'adiaphorie et de l'apathie est ce qui demeure d'une volonté de puissance lassée d'elle-même, lorsqu'elle ne peut plus ni affirmer ni se venger. Comme le souligne Wotling, c'est cette analyse qui justifie le rapprochement, inattendu mais cohérent, du scepticisme grec et du bouddhisme indien dans la typologie nietzschéenne des cultures<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', quatrième partie, chapitre 1, section sur « la troisième strate culturelle ».</ref>. == L'interprétation nietzschéenne de la mythologie grecque == La lecture nietzschéenne de la mythologie grecque s'inscrit dans le prolongement de la dialectique d'Apollon et de Dionysos. Sa thèse centrale est que la mythologie grecque n'est pas une étiologie naïve. Les Grecs n'ont pas inventé Zeus pour expliquer la foudre, ni Perséphone pour rendre raison du retour de l'hiver. Cette interprétation rationaliste, qui imagine le Grec comme un primitif tentant de causaliser les phénomènes naturels au moyen de figures divines, est ce que Nietzsche refuse. Comme l'écrit Paul Raimond Daniels, « les Grecs, selon la lecture nietzschéenne, ne comprenaient pas leur panthéon comme la causalité derrière le monde naturel ; cela les ferait passer pour une culture sans sophistication, primitive. La mythologie était plutôt l'expression d'une esthétique thématiquement liée qui remplissait le monde hellénique d'émerveillement »<ref>Paul Raimond Daniels, « The Birth of Tragedy: Transfiguration through Art ».</ref>. Le tonnerre ressemble à la colère au point qu'il fallait l'imaginer comme un spectacle divin. Ces métaphores mythologiques étaient si vives qu'elles assumaient une réalité propre et imprégnaient toute la vie du Grec, qui n'avait pas besoin d'une science de la nature parce que son monde était un tout esthétique. L'Olympe homérique est, dans cette lecture, apollinien jusque dans ses moindres détails. Il ne parle, écrit Nietzsche, que d'« existence surabondante, en vérité triomphante, où tout ce qui est se trouve divinisé »<ref>''La Naissance de la tragédie'', § 3.</ref>. On peut considérer Apollon, plutôt que Zeus, comme le père du monde olympien : la généalogie mythique fait certes de Zeus le père des dieux, mais la pulsion qui anime l'ensemble du tableau, sa lumière, sa plasticité, sa stabilité formelle, est celle d'Apollon. Cet Olympe n'a pourtant pas été dressé pour rien : il l'a été en réponse à la sagesse de Silène, c'est-à-dire à l'horreur de l'existence. La religion grecque n'est pas une consolation pour des esprits faibles ; elle est la transfiguration consciente d'un savoir tragique. À l'autre pôle, le mystère dionysiaque exprime, par les rituels du dieu deux fois né, démembré et reconstitué, ce que la pensée nietzschéenne tardive identifiera comme le retour éternel de la vie. Le ''Crépuscule des idoles'' en propose la formule la plus dense : « Que se promettait l'Hellène avec ces mystères [dionysiaques] ? Le retour éternel de la vie ; l'avenir promis et consacré dans le passé ; le triomphe du oui sur la mort et le changement ; la vraie vie comme survie d'ensemble par la procréation, par les mystères de la sexualité. Je ne connais aucun symbolisme plus élevé que ce symbolisme grec des fêtes dionysiaques. C'est là que le plus profond instinct de la vie, l'éternité de la vie, est éprouvé religieusement »<ref>''Crépuscule des idoles'', « Ce que je dois aux Anciens », § 4.</ref>. Les mystères dionysiaques disent l'éternité de la vie comme continuation d'ensemble du vivant par la procréation, et donc par les mystères de la sexualité, là où la métaphysique idéaliste ne saura penser l'éternité que sur le modèle de l'immobilité. Contre l'image winckelmannienne et goethéenne d'une « belle Grèce » sereine, lumineuse et naïve, Nietzsche oppose donc une Grèce double. Une Grèce qui sait l'abîme et le voile, la souffrance et la beauté, et qui ne triomphe de la première qu'en lui répondant par la seconde. C'est cette dualité, finalement embrassée dans la seule polarité dionysiaque qui inclut et l'orgiasme et la forme, qui fait de la culture grecque, aux yeux de Nietzsche, le seul modèle pour une renaissance possible de la culture européenne. La dernière section du ''Crépuscule des idoles'' achève le mouvement en faisant de l'auteur lui-même « le dernier disciple du philosophe Dionysos », et en reliant explicitement la pensée de l'éternel retour au point de départ qui avait été celui de ''La Naissance de la tragédie'' : « Ici, j'aborde à nouveau le point qui fut jadis mon point de départ : la ''Naissance de la tragédie'' fut ma première inversion de toutes les valeurs. Par là je me place à nouveau sur le terrain où s'est développé mon vouloir, et mon pouvoir, moi, le dernier disciple du philosophe Dionysos, moi qui enseignai l'éternel retour »<ref>''Crépuscule des idoles'', « Ce que je dois aux Anciens », § 5 ; voir aussi ''Ecce Homo'', « La naissance de la tragédie », § 3.</ref>. Le rapport à la Grèce n'a pas été, dans l'œuvre, un sujet parmi d'autres : il en a été le commencement et la fin. == Notes == {{references|colonnes=2}} == Bibliographie == === Sources nietzschéennes === Les principaux textes de Nietzsche sur la culture grecque sont ''La Naissance de la tragédie'' (1872) ; ''L'État chez les Grecs'' (1872), ''La joute chez Homère'' (''Homers Wettkampf'', 1872) et les autres avant-propos de la même série ; les conférences bâloises de 1870, ''Le drame musical grec'', ''Socrate et la tragédie'' et ''La vision dionysiaque du monde'' ; ''La philosophie à l'époque tragique des Grecs'' (1873, demeuré inédit du vivant de l'auteur) ; les cours bâlois publiés sous le titre ''Les Philosophes pré-platoniciens'' (KGW II.4) ; ''Crépuscule des idoles'' (1888), en particulier « Ce que je dois aux Anciens » et « Divagations d'un inactuel » ; ainsi que les fragments posthumes des années 1869-1873 et 1885-1888. Les références utilisées dans cet article renvoient à l'édition Colli-Montinari (KSA pour la version de poche, KGW pour l'édition complète) et à la traduction française des ''Œuvres philosophiques complètes'' parue chez Gallimard. === Études === Sur la philologie de Nietzsche et son rapport à l'antiquité, voir James I. Porter, ''Nietzsche and the Philology of the Future'', Stanford University Press, 2000 ; Christian Benne, ''Nietzsche und die historisch-kritische Philologie'', De Gruyter, 2005 ; Anthony K. Jensen et Helmut Heit (dir.), ''Nietzsche as a Scholar of Antiquity'', Bloomsbury, 2014 ; Barbara von Reibnitz, ''Ein Kommentar zu Friedrich Nietzsche, "Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik"'', Metzler, 1992 ; Glenn W. Most, « Nietzsche et la philologie classique », dans ''Le Cahier de l'Herne Nietzsche'', 2000. Sur la tragédie et l'esthétique, voir M. S. Silk et J. P. Stern, ''Nietzsche on Tragedy'', Cambridge University Press, 1981 ; Paul Raimond Daniels, « The Birth of Tragedy: Transfiguration through Art », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge University Press, 2019, chapitre 6 (p. 147-172). Sur Nietzsche et la philosophie grecque, voir Victorino Tejera, ''Nietzsche and Greek Thought'', Martinus Nijhoff, 1987 ; Daw-Nay N. R. Evans Jr., ''Nietzsche and Classical Greek Philosophy'', Lexington Books, 2017 ; Matthew Meyer, ''Reading Nietzsche through the Ancients: An Analysis of Becoming, Perspectivism, and the Principle of Non-Contradiction'', De Gruyter, 2014. Sur la politique, l'agon et la culture, voir Keith Ansell-Pearson, ''An Introduction to Nietzsche as Political Thinker'', Cambridge University Press, 1994 ; Christa Davis Acampora, ''Contesting Nietzsche'', University of Chicago Press, 2013 ; Herman Siemens et Vasti Roodt (dir.), ''Nietzsche, Power and Politics'', De Gruyter, 2008. Sur la pensée nietzschéenne en général, et sur le rôle systématique qu'y joue la culture grecque, voir Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995 ; Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Blackwell, 2006 ; Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge University Press, 2019 ; Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Bloomsbury, 2015 ; Thomas H. Brobjer, ''Nietzsche's Revaluation of All Values'', Cambridge University Press, 2024-2025 (Cambridge Element, publié en ligne en décembre 2024) ; Robert Miner, ''Nietzsche on Education'', Cambridge University Press, 2026 (Cambridge Element). [[Catégorie:Nietzsche : Introduction à sa philosophie (livre)]] 69vlvk1r6ejsfszlbb4085h3eyluv37 Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Volonté de puissance 0 12308 767005 764969 2026-05-27T05:14:56Z PandaMystique 119061 767005 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} La '''volonté de puissance''' (en allemand ''Wille zur Macht'') est l'un des concepts marquants de la pensée de Friedrich Nietzsche (1844-1900), particulièrement central dans son œuvre tardive, à partir d'''Ainsi parlait Zarathoustra'' (1883-1885) et dans les écrits ultérieurs : ''Par-delà bien et mal'' (1886), ''La Généalogie de la morale'' (1887), ainsi que les fragments posthumes des années 1885-1888. La notion s'articule étroitement à d'autres motifs majeurs de la philosophie nietzschéenne, dont elle ne peut être séparée sans risque de contresens : la mort de Dieu, le nihilisme, l'éternel retour, le surhumain, la transvaluation des valeurs, le perspectivisme et la pensée de la décadence. Elle désigne, suivant les contextes, la caractéristique essentielle de tout vivant, un principe d'interprétation de nombreuses activités humaines, et, dans certains fragments, l'essence même de toute réalité. Nietzsche ne livre toutefois pas une doctrine systématique de la volonté de puissance : il en propose des formulations expérimentales, parfois en tension les unes avec les autres, dont la cohérence reste problématique. Le sens du mot « puissance » (''Macht'') ne va nullement de soi, le terme « volonté » (''Wille'') ne désigne pas une faculté unifiée, et la préposition allemande ''zur'', littéralement « vers », unit les deux membres de l'expression d'une manière qui résiste à la paraphrase simple<ref>Patrick Wotling, préface à Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 12-14.</ref>. == Origines et formulations == === Apparition et synonymes du concept === La formule ''Wille zur Macht'' apparaît pour la première fois dans une œuvre publiée par Nietzsche dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', livre I, au chapitre « Des mille et un buts » (''Von tausend und Einem Ziele''), où chaque peuple est défini par sa table des valeurs, « voix de sa volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von tausend und Einem Ziele », KSA 4, p. 70.</ref>. La formulation centrale, et la plus souvent citée, se trouve cependant dans le livre II, au chapitre « De l'auto-dépassement » (''Von der Selbst-Überwindung''), où Zarathoustra déclare : « Partout où j'ai trouvé du vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', II, « Von der Selbst-Überwindung », KSA 4, p. 148.</ref>. La formule se déploie ensuite dans les œuvres publiées et plus encore dans les fragments posthumes de la période 1884-1888. Le concept y est rarement traité comme un objet isolé : Nietzsche le mobilise au moyen d'un large registre terminologique, employant par exemple l'expression « instinct de liberté » (''Instinkt der Freiheit'') comme l'une des traductions possibles, mais non exclusives, de « volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 18, KSA 5, p. 326. Sur les variantes terminologiques de la formule, voir Patrick Wotling, op. cit., p. 14-15.</ref>. Il recourt avec constance au vocabulaire des pulsions (''Triebe''), des instincts et des affects, présentés comme des expressions particulières de la volonté de puissance : « la volonté de puissance est la forme primitive de l'affect, [...] tous les affects n'en sont que des développements »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 1[8], KSA 12, p. 13.</ref>. === Distinction entre ''Kraft'' et ''Macht'' === Une difficulté de traduction et d'interprétation tient à la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' (force) et ''Macht'' (puissance). La ''Macht'' n'est pas chez Nietzsche d'abord pouvoir extérieur exercé sur autrui, ni domination politique ou militaire ; elle désigne en première instance la capacité de surmonter une résistance, de croître, de s'imposer une forme à soi-même. Comme l'a montré Walter Kaufmann, la lecture qui réduit la ''Macht'' à la domination brute manque le sens nietzschéen du terme<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974, p. 178-207, 285-310.</ref>. Cette distinction joue un rôle décisif chez les commentateurs : pour Gilles Deleuze notamment, « la force est ce qui peut, la volonté de puissance est ce qui veut »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962, p. 57.</ref>. Wolfgang Müller-Lauter a néanmoins fait valoir, dans une discussion devenue classique, que cette différenciation introduit chez Deleuze un dualisme étranger à la pensée nietzschéenne, laquelle ne sépare pas une qualité abstraite (la volonté) de quantités concrètes (les forces), mais conçoit la volonté de puissance comme inséparable des quanta de puissance dans lesquels elle se donne<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999, p. 22-30.</ref>. == Caractérisation philosophique == === Une volonté qui n'est pas un cas particulier du vouloir === Nietzsche écarte d'emblée l'idée d'une « volonté en soi », d'une « volonté comme telle », qui ne serait qu'une abstraction sans réalité. Tout vouloir est, selon lui, un « vouloir quelque chose » ; et ce quelque chose, posé comme essentiel à tout vouloir, est précisément la puissance. La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir parmi d'autres ; elle est l'unique forme de vouloir effective. Müller-Lauter résume ainsi la position nietzschéenne : « La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir. Une volonté “en soi” ou “comme telle” est une pure abstraction : elle n'existe pas en fait »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 31. Voir aussi Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34, où Nietzsche démonte la « simplicité » apparente du vouloir héritée de Schopenhauer.</ref>. L'unité que le langage prête au vouloir est trompeuse : « vouloir » désigne en réalité une triplicité d'instances qui en vérité forme unité, à savoir le sentir, le penser et l'affect du commandement<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34 ; voir aussi ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[8], KSA 11.</ref>. === Opposition et différence avec Schopenhauer === Le concept se construit en partie contre la doctrine de la « volonté de vivre » (''Wille zum Leben'') d'Arthur Schopenhauer, non pas comme simple inversion mais comme déplacement de toute la problématique. Là où Schopenhauer identifie un principe métaphysique unitaire qui se manifeste dans la pluralité des phénomènes et conduit à la souffrance et à l'ascèse, Nietzsche affirme : « la vie elle-même est volonté de puissance ; la conservation de soi n'en est qu'une des conséquences indirectes et les plus fréquentes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans un fragment posthume, il précise que « la vie n'est qu'un cas particulier de la volonté de puissance, il est tout à fait arbitraire d'affirmer que tout aspire à se fondre dans cette forme de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[121], KSA 13, p. 300-302.</ref>. La critique de Schopenhauer porte aussi sur la conception du vouloir lui-même. Schopenhauer aurait, selon Nietzsche, repris et amplifié un « préjugé populaire » en faisant du vouloir « quelque chose de simple, d'absolument donné, d'irréductible, d'intelligible en soi »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Die Fröhliche Wissenschaft'', § 127, KSA 3, p. 482-483. Voir aussi Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 47-48.</ref>. Cette critique entraîne une transformation complète du concept : ce que Nietzsche nomme volonté de puissance n'est pas une faculté psychique élémentaire mais une structure complexe d'actions et de réactions au sein d'une multiplicité de forces. === Décharge de force et nécessité de la résistance === Loin d'être tendue vers la conservation, la vie cherche d'abord à « décharger sa force » (''ihre Kraft auslassen''). Nietzsche insiste sur la nature foncièrement active, expansive, formatrice de tout vivant : « les physiologistes devraient réfléchir avant de poser l'instinct de conservation comme instinct cardinal d'un être organique. Un être vivant veut avant tout décharger sa force »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans ''La Généalogie de la morale'', il reproche à Herbert Spencer et au darwinisme anglais d'avoir laissé échapper « la priorité essentielle des forces spontanées, agressives, conquérantes, productrices de formes et imposant de nouvelles interprétations » au profit d'une conception purement réactive de l'adaptation<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 12, KSA 5, p. 315-316. Sur la critique nietzschéenne du darwinisme, voir Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006, p. 532-547.</ref>. Cette « décharge » n'est pourtant possible que par l'épreuve d'une résistance. La volonté de puissance ne s'éprouve qu'au contact d'un obstacle qu'elle cherche à surmonter. Nietzsche prend pour exemple le protoplasme, qui « projette ses pseudopodes à l'extérieur pour rechercher quelque chose qui lui résiste, non par faim, mais par volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. La puissance n'est jamais un état statique de domination acquise : « toute expansion, incorporation, croissance signifie lutter contre quelque chose qui résiste »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[174], KSA 13, p. 360-361.</ref>. C'est pourquoi Nietzsche peut écrire dans ''L'Antéchrist'' : « Qu'est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est surmontée »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Der Antichrist'', § 2, KSA 6, p. 170.</ref>. == Multiplicité et organisation == === Le sujet, fiction grammaticale === L'un des apports décisifs de la pensée nietzschéenne consiste dans la critique radicale de l'unité du sujet. L'homme n'est pas un « moi » substantiel, mais une multiplicité organisée. Nietzsche écrit que « l'âme [est] une grandeur sociale d'instincts et d'affects »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 12, KSA 5, p. 27.</ref>, ou encore que l'ego doit se comprendre comme « pluralité de forces personnalisées » dont chacune, tour à tour, peut passer au premier plan<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 6[26], KSA 12, p. 244-245.</ref>. La conscience elle-même n'est qu'un instrument tardif et superficiel par lequel cette multiplicité se donne à elle-même une représentation simplifiée et falsifiée d'unité<ref>Voir Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 65-67.</ref>. Chaque pulsion, chaque instinct est lui-même une volonté de puissance qui cherche à imposer aux autres sa propre perspective. Müller-Lauter souligne ce point en relevant que « chaque pulsion est elle-même une volonté de puissance. Chacune est un certain besoin de domination, chacune possède sa perspective qu'elle voudrait imposer comme norme à toutes les autres pulsions »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 90. La citation de Nietzsche est tirée de ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. La santé psychique, dans le vocabulaire nietzschéen, correspond à la hiérarchisation réussie des pulsions sous la régence d'une pulsion dominante ; la décadence, à l'« anarchie des atomes » et au désordre pulsionnel<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 2[87], KSA 12, p. 104. Voir aussi ''Der Fall Wagner'', § 7, KSA 6, p. 27.</ref>. Concrètement, cela signifie que dans un organisme une pulsion dominante (l'instinct créateur chez l'artiste, la curiosité chez le savant) organise provisoirement les autres en les mettant à son service ; dans une culture, certaines évaluations imposent une lecture du monde qui en subordonne d'autres ; dans la connaissance, une perspective simplifie le réel pour le rendre maîtrisable et fécond pour la vie qui l'élabore. === Quanta de puissance et configurations de domination === L'une des lectures les plus rigoureuses et les moins métaphysiques de la volonté de puissance, dont Wolfgang Müller-Lauter est l'un des principaux artisans, consiste à comprendre la réalité comme jeu de quanta de puissance organisés en « configurations de domination » (''Herrschaftsgebilde''). « Toute unité n'est unité que comme organisation et jeu mutuel : de la même manière qu'une communauté humaine est une unité »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[22], KSA 11, p. 561 ; ce passage est commenté par Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 60-61.</ref>. Toute volonté de puissance que l'on isole se révèle elle-même structure hiérarchique de multiples volontés de puissance plus élémentaires. L'homme constitue ainsi un quantum de puissance qui en organise d'innombrables autres, et qui s'insère lui-même dans des organismes plus vastes encore : peuples, États, sociétés<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[8], KSA 11, p. 580. Sur ce point voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 75-78.</ref>. Müller-Lauter en tire une conséquence philosophique majeure, dirigée notamment contre les lectures métaphysiques de Nietzsche : il n'y a pas, à proprement parler, ''la'' volonté de puissance. Il n'y a que ''des'' volontés de puissance, dans leur rapport conflictuel et hiérarchique. « Puisque ''le'' monde n'est pas une totalité organisée, ''la'' volonté de puissance n'existe pas comme l'''ens metaphysicum'' qui le constituerait. Il n'existe que de multiples volontés de puissance, ''la'' volonté de puissance n'existe pas »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 89.</ref>. Le singulier que Nietzsche emploie parfois doit alors se comprendre comme la désignation d'une qualité (commune à tous les quanta) et non comme celle d'une substance unique. === Le corps comme configuration de domination === Le corps fournit à Nietzsche le modèle paradigmatique de la configuration de domination. Dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', il est décrit comme « une multiplicité ayant un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von den Verächtern des Leibes », KSA 4, p. 39-40.</ref>. La pensée de Nietzsche sur le corps évolue entre 1881 et 1888 ; les fragments posthumes des dernières années y voient une « collectivité inouïe d'êtres vivants, tous dépendants et subordonnés, mais en un autre sens dominants et doués d'activité volontaire »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[4], KSA 11, p. 576-577.</ref>. À la tête de cet édifice il n'y a pas, contrairement à ce que pourrait suggérer l'image zarathoustrienne du berger, un « monarque absolu », mais un « centre de gravité » qui se déplace, une régence mobile et plurielle<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' août-septembre 1885, 40[42], KSA 11, p. 651. Voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 192-198.</ref>. === L'apport de Wilhelm Roux === L'élaboration nietzschéenne du corps et de l'organique doit beaucoup à la lecture, en 1881 puis à nouveau en 1883, du livre du physiologiste Wilhelm Roux, ''Der Kampf der Theile im Organismus'' (1881)<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Organismus als innerer Kampf. Der Einfluss von Wilhelm Roux auf Friedrich Nietzsche », ''Nietzsche-Studien'', 7 (1978), p. 189-223 ; repris dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 97-140.</ref>. Roux y défendait l'idée que l'organisme s'organise et se différencie à partir d'une lutte interne entre ses parties, indépendamment et préalablement à la sélection darwinienne externe. Nietzsche en tire trois concepts qui s'installent durablement dans son vocabulaire : la lutte interne comme principe régulateur, l'autorégulation et la surcompensation. Surtout, Roux lui fournit la pensée d'une « monstrueuse puissance formatrice qui, à partir de l'intérieur, est créatrice de formes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' fin 1886-printemps 1887, 7[25], KSA 12, p. 304.</ref>. C'est sur cette base qu'il oppose au darwinisme anglais une conception non adaptative et non réactive du vivant : la vie ne s'adapte pas, elle conquiert et incorpore « de l'intérieur, toujours plus d'extérieur »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. == Domaines d'application == === Psychologie et critique de la conservation de soi === La volonté de puissance sert de fil directeur à une psychologie des pulsions élaborée par Nietzsche dans les années 1880. Les conduites humaines, y compris celles qui paraissent désintéressées ou ascétiques, peuvent être analysées par Nietzsche comme l'expression de configurations de volontés de puissance. Müller-Lauter explique : « L'homme lui-même est fondamentalement volonté de puissance, quel que soit son comportement »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 33.</ref>. Cette généralité ne signifie cependant pas que tous les comportements soient équivalents : Nietzsche distingue les expressions ascendantes, créatrices et affirmatives, des expressions descendantes, réactives et négatives. L'idéal ascétique offre un cas particulièrement délicat. L'ascète, qui paraît nier la vie, ne supprime pas pour autant la volonté : il la conserve sous une forme retournée, négative, orientée vers le néant. « L'idéal ascétique exprime une volonté »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 23, KSA 5, p. 395-396.</ref>. La troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' montre que cet idéal exprime à la fois une vie malade, appauvrie, retournée contre elle-même, et un « expédient » par lequel une vie en déclin se conserve à tout prix ; il est en ce sens à la fois une des « plus grandes forces conservatrices et créatrices de oui » et le symptôme d'une dégénérescence physiologique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 13, KSA 5, p. 365-367.</ref>. Le sacerdoce ascétique témoigne, dans ce paradoxe, de ce que la volonté préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir : « l'homme préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412.</ref>. === Connaissance, vérité et perspectivisme === La théorie nietzschéenne de la connaissance s'articule étroitement à la pensée de la volonté de puissance, sans en découler de manière déductive. La connaissance n'y est pas comprise comme une représentation neutre du réel, mais comme une appropriation, une simplification, une interprétation accomplie par une configuration de forces. « Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. Toute interprétation est l'expression d'une perspective particulière, c'est-à-dire d'une configuration singulière de volonté de puissance qui cherche à imposer sa lecture du monde. Le perspectivisme nietzschéen ne se réduit pas pour autant à un relativisme. Comme l'a montré Lawrence J. Hatab, la volonté de puissance « est fondée sur la contestation, et ne peut donc pas équivaloir au relativisme du laisser-faire »<ref>Lawrence J. Hatab, « The Will to Power », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019, p. 343.</ref>. Une multiplication des perspectives sur un même objet en accroît la connaissance : « plus nous laissons d'affects parler d'une chose, plus nous savons mettre d'yeux, d'yeux différents, sur cette même chose, plus complète sera notre “notion” de cette chose, plus complète sera notre “objectivité” »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 12, KSA 5, p. 365.</ref>. La vérité cesse alors d'être pensée comme adéquation désintéressée au réel, et se trouve évaluée à partir des formes de vie, des perspectives et des effets de puissance qui la portent. Nietzsche ne soutient pas pour autant que « le vrai » serait simplement ce qui augmente la vie : il met en crise l'opposition même entre vérité et erreur, soutient que certaines erreurs sont vitalement nécessaires, et interroge en outre la valeur de la volonté de vérité, dont la troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' fait le dernier avatar de l'idéal ascétique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 24, KSA 5, p. 398-402. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006, p. 56-65 ; Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990.</ref>. === Morale et critique des valeurs === La volonté de puissance sert de clé herméneutique majeure à la critique nietzschéenne de la morale. Dans ''La Généalogie de la morale'', Nietzsche montre que les valeurs morales traditionnelles, loin d'être des vérités éternelles, sont des créations historiques engendrées par des configurations particulières de volonté de puissance. La « morale des esclaves » et la « morale des maîtres » ne désignent pas, à proprement parler, deux classes sociales empiriques, mais deux types d'évaluation et deux modes d'interprétation du monde. La morale des esclaves est née du ressentiment, c'est-à-dire d'une réaction qui, faute de pouvoir s'exprimer dans une action effective, se déplace vers la « vengeance spirituelle » et invente le bien par opposition à un mal extérieur préalable<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 7 et § 10, KSA 5, p. 266-268 et p. 270-273.</ref>. À cette évaluation réactive, qui définit la valeur négativement, Nietzsche oppose la morale aristocratique, qui s'affirme positivement à partir d'un sentiment de plénitude et de santé, et pose son propre « oui » sans avoir besoin d'un contraire pour se définir. Cette opposition n'est cependant pas un simple éloge de la force brute. Nietzsche reconnaît à la révolte des esclaves un rôle décisif dans le développement de l'humanité : « ce n'est qu'avec la révolte des esclaves dans la morale [...] que l'homme [...] est devenu un animal intéressant »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 6, KSA 5, p. 266.</ref>. Le « marquage du oui » de l'aristocrate et le « non » réactif de l'esclave coexistent et se mélangent dans l'humanité historique. La « nature supérieure », pour Nietzsche, est précisément le champ de bataille où s'affrontent ces deux évaluations<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 16, KSA 5, p. 285-286. Voir Christa Davis Acampora, « Nietzsche's On the Genealogy of Morality », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 227-229.</ref>. === Art et création === L'art occupe une place privilégiée dans la philosophie de la volonté de puissance. Dès ''La Naissance de la tragédie'' (1872), Nietzsche présentait l'art tragique grec comme la plus haute affirmation de la vie ; mais la signification que prend l'art à partir de 1883 est renouvelée par le concept de volonté de puissance. L'artiste devient le modèle de l'homme créateur qui donne forme au chaos du devenir et qui transfigure la souffrance en beauté. Les fragments posthumes regroupés sous la rubrique « La volonté de puissance comme art » dans la compilation de 1906 placent l'art au sommet des activités humaines, « le grand stimulant de la vie »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[119], KSA 13, p. 296-297.</ref>. Mais comme le souligne Müller-Lauter, Nietzsche a abandonné dans les années 1880 la justification métaphysique de l'art comme « phénomène esthétique » qui apparaissait dans son premier ouvrage, au profit d'une conception immanente : l'art est une expression particulière de la volonté de puissance, non son fondement<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 279-281.</ref>. == Articulations avec les autres motifs de la pensée nietzschéenne == La volonté de puissance ne forme pas un concept isolé ; elle s'articule à plusieurs autres motifs centraux de la philosophie de Nietzsche, dont elle est inséparable. Le diagnostic du nihilisme européen, formulé notamment dans le fragment dit de ''Lenzer Heide'' (10 juin 1887), met en jeu la pensée de la volonté de puissance à plusieurs niveaux : Nietzsche y voit à la fois un processus historique de dépréciation des valeurs suprêmes et un phénomène psychologique dont l'idéal ascétique est la forme paradoxale la plus tenace, en tant qu'il préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' 10 juin 1887, 5[71], KSA 12, p. 211-217 ; ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit., chapitres 1-3.</ref>. La pensée du nihilisme et celle de la volonté de puissance se construisent dans un même mouvement, l'une comme diagnostic, l'autre comme nom de la dynamique sous-jacente qui rend possibles tant la critique des valeurs déchues que la perspective d'une transvaluation. Le projet de transvaluation des valeurs (''Umwertung aller Werte''), qui occupe Nietzsche dans les dernières années, se fonde sur la mise au jour des configurations de volonté de puissance dont procèdent les valeurs morales et culturelles dominantes. Critiquer la morale, ce n'est plus opposer aux valeurs établies d'autres valeurs venues d'ailleurs, mais évaluer les valeurs elles-mêmes selon la qualité, ascendante ou descendante, de la volonté de puissance qu'elles expriment<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', préface, § 6, KSA 5, p. 252-253.</ref>. La pensée de l'éternel retour entretient avec la volonté de puissance un rapport plus problématique. Les deux thèmes apparaissent souvent comme les deux fronts d'une même affirmation : la volonté de puissance désigne ce qui est, et l'éternel retour exige qu'on le veuille à nouveau, sans réserve, dans toute son extension. Heidegger fait de leur articulation l'axe de son interprétation, en y voyant la pensée « du devenir au plus proche de l'être ». Müller-Lauter, plus prudent, souligne qu'on ne peut tenir l'éternel retour pour la simple conséquence cosmologique de la volonté de puissance, et que les deux pensées coexistent en tension chez Nietzsche, sans former un système clos<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 177-185.</ref>. La figure du surhumain (''Übermensch'') désigne, dans ce contexte, le type humain qui serait capable de supporter et de vouloir cette double pensée, en assumant l'éternel retour comme expression la plus haute de la volonté de puissance créatrice<ref>Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 532-547.</ref>. == Le statut philosophique de la notion == === Une métaphysique ? La question ouverte === La question du statut philosophique de la notion de volonté de puissance, et plus précisément celle de savoir si Nietzsche entendait en faire un principe métaphysique universel applicable à toute réalité, y compris la matière inorganique, demeure controversée. Certains fragments posthumes paraissent autoriser cette extension : « ce monde est volonté de puissance, et rien d'autre. Et vous-mêmes aussi êtes cette volonté de puissance, et rien d'autre »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[12], KSA 11, p. 610-611.</ref>. Dans ''Par-delà bien et mal'', § 36, Nietzsche envisage explicitement, à titre d'hypothèse méthodique, l'extension de la causalité de volonté à l'ensemble du « monde mécanique (ou matériel) »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 36, KSA 5, p. 54-55.</ref>. === L'interprétation métaphysique de Heidegger === Le commentaire de Martin Heidegger, publié en deux volumes en 1961 et issu de ses cours et conférences données entre 1936 et 1946, fait de Nietzsche le penseur qui achève la métaphysique occidentale comme « métaphysique de la subjectivité ». La volonté de puissance, chez Heidegger, est interprétée comme l'« essence » du monde moderne et comme la « volonté de la volonté » qui clôt l'histoire de l'Être<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', 2 vol., trad. Pierre Klossowski, Paris, Gallimard, 1971.</ref>. Elle s'y caractérise par une auto-élévation perpétuelle : un « se-rendre-soi-même-puissant de la puissance, en vue de son auto-élévation »<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', vol. I, op. cit., p. 47.</ref>. Au-delà de la seule lecture de Nietzsche, l'interprétation heideggerienne articule volonté de puissance, éternel retour, subjectivité moderne et essence de la technique : la volonté de puissance y devient le nom du moment ultime, dans l'histoire de la métaphysique, où l'étant se révèle comme disposition pure pour la représentation et la maîtrise techniques. Cette lecture, indépendamment des controverses philologiques, a profondément orienté la philosophie contemporaine, notamment sur la question de la modernité, de la technique et de la subjectivité. Cette lecture a néanmoins été contestée du point de vue de la fidélité au texte nietzschéen. Müller-Lauter lui reproche d'isoler artificiellement la qualité (la volonté de puissance) des quanta concrets dans lesquels elle se donne, et de présenter une volonté de puissance qui ne se rapporte qu'à elle-même, alors que chez Nietzsche tout vouloir-de-puissance se rapporte nécessairement à d'autres vouloirs-de-puissance qui lui résistent. L'interprétation heideggerienne, ajoute-t-il, est en partie tributaire de la compilation posthume ''Der Wille zur Macht'' et reprend même un passage où une intervention éditoriale de Peter Gast (« inneren Willen » au lieu de l'expression originelle de Nietzsche « innere Welt ») a modifié le texte<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 371-373. Sur la correction de Peter Gast voir ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[31], KSA 11, p. 563.</ref>. === L'interprétation différentielle de Deleuze === Gilles Deleuze propose dans ''Nietzsche et la philosophie'' (1962) une lecture où la volonté de puissance n'est ni un principe métaphysique transcendant, ni un en-soi : elle est « l'élément différentiel d'où dérivent à la fois la différence quantitative des forces en rapport, et la qualité qui, dans ce rapport, revient à chaque force »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', op. cit., p. 60.</ref>. Deleuze fait de la volonté de puissance un principe génétique et différentiel, intimement lié à l'éternel retour. Müller-Lauter, tout en saluant le refus deleuzien de l'interprétation métaphysique, lui reproche de réintroduire une distinction entre la force et la volonté de puissance qui restaure malgré tout un dualisme étranger à Nietzsche, lequel n'accorde à la volonté de puissance aucune existence indépendante des quanta de force<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 22-30.</ref>. La discussion entre les deux lectures fait partie des controverses majeures de l'interprétation contemporaine de Nietzsche. === L'interprétation pluraliste de Müller-Lauter === L'interprétation développée par Müller-Lauter, et reprise par une part importante de la recherche francophone contemporaine, notamment par Patrick Wotling, consiste à lire la volonté de puissance comme une notion immanente et pluraliste. Il n'y a pas un principe unique qui se manifesterait dans le monde ; il y a une multiplicité irréductible de volontés de puissance en lutte, dont les configurations momentanées constituent ce que l'on appelle « choses », « organismes », « sujets ». La pensée elle-même, dans cette lecture, est présentée par Nietzsche non comme une vérité absolue, mais comme une interprétation, c'est-à-dire comme une expression de volonté de puissance qui prétend, en vertu de la cohérence et de la fécondité qu'elle présente, à une supériorité relative sur les interprétations concurrentes. Comme l'écrit Wotling, « l'interprétation de la réalité comme volonté de puissance demeure une interprétation particulière, liée aux possibilités interprétatives qui sont celles de cette configuration de domination particulière qu'est l'homme, une interprétation et non pas un nouvel en-soi des choses, ni un nouveau principe métaphysique »<ref>Patrick Wotling, préface à Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 21.</ref>. == La question philologique du livre ''Der Wille zur Macht'' == Un problème majeur, longtemps ignoré, concerne le statut éditorial du livre intitulé ''La Volonté de puissance''. Publié pour la première fois en 1901 par Elisabeth Förster-Nietzsche et Peter Gast avec 483 aphorismes, puis réédité en 1906 dans une version élargie à 1067 aphorismes, ce livre était présenté comme l'« œuvre maîtresse » de Nietzsche. Il s'agit en réalité d'une compilation d'extraits choisis dans les cahiers posthumes du philosophe, organisée selon un plan que Nietzsche avait dressé le 17 mars 1887 puis abandonné<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 329-372. Voir aussi Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221.</ref>. L'édition critique entreprise par Giorgio Colli et Mazzino Montinari à partir de 1967 (la ''Kritische Gesamtausgabe'') a établi de manière décisive que Nietzsche avait abandonné le projet d'un livre intitulé ''Der Wille zur Macht'', et que la compilation publiée à Weimar reflétait davantage les choix éditoriaux, doctrinaux et parfois idéologiques de ses éditeurs que l'état réel du travail du philosophe. Les fragments posthumes doivent dès lors être lus dans leur contexte chronologique et expérimental, et non comme les morceaux d'une œuvre systématique achevée. Comme l'a montré Montinari, les éditeurs ont parfois « démembré » des textes cohérents pour les redistribuer selon le plan préétabli, comme dans le cas du fragment ''Le Nihilisme européen'' du 10 juin 1887, découpé en quatre aphorismes distincts dans la compilation<ref>Mazzino Montinari, « Nietzsche zwischen Alfred Baeumler und Georg Lukács », dans ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982, p. 169-205.</ref>. La diffusion durable du livre, et le fait que de nombreuses interprétations philosophiques majeures, notamment celles de Heidegger et d'Alfred Baeumler, se sont fondées sur cette compilation, a contribué à infléchir durablement la réception du concept<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 335-370.</ref>. L'abandon par Nietzsche du projet d'un livre portant ce titre ne signifie cependant pas qu'il aurait renoncé au concept lui-même. Comme le précise Müller-Lauter, la pensée centrale survit dans le projet ultérieur de la ''Transvaluation de toutes les valeurs'' (''Umwertung aller Werte''), dont ''L'Antéchrist'' constitue la première et finalement unique partie achevée<ref>Wolfgang Müller-Lauter, avant-propos à ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. VIII-IX.</ref>. == Récupérations idéologiques et malentendus == Le concept de volonté de puissance a fait l'objet, dès la fin du XIX{{e}} siècle, d'interprétations qui le rabattaient sur la domination politique brute ou sur un darwinisme social. Cette lecture a été activement promue par la sœur de Nietzsche au Nietzsche-Archiv de Weimar et a culminé dans l'appropriation par l'idéologie nazie, en particulier à travers les travaux d'Alfred Baeumler<ref>Alfred Baeumler, ''Nietzsche, der Philosoph und Politiker'', Leipzig, 1931. Voir la critique détaillée dans Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 333-340 ; Walter Kaufmann, ''Nietzsche'', op. cit., p. 284-310.</ref>. Cette réception est aujourd'hui largement reconnue comme une déformation : non seulement elle s'appuie sur la compilation posthume, mais elle ignore la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' et ''Macht'', réduit la pluralité des volontés de puissance à un principe unitaire, et confond la puissance avec la domination extérieure. Comme l'a fortement défendu Kaufmann dès 1950, le surhomme (''Übermensch'') nietzschéen n'est pas le conquérant militaire ou le tyran, mais le type qui a accompli sur lui-même l'inversion des valeurs et qui affirme créativement la vie<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', op. cit., p. 307-333.</ref>. == Postérité philosophique == L'influence du concept est considérable dans la philosophie du XX{{e}} siècle. Outre les lectures de Heidegger, Deleuze et Müller-Lauter déjà mentionnées, on peut citer celle de Karl Jaspers, qui voyait dans la volonté de puissance la substantialisation par Nietzsche de l'être au sein d'une réalité sans transcendance, dans un monde de « pure immanence »<ref>Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950.</ref>. Eugen Fink a proposé une lecture qui rapproche la volonté de puissance d'une cosmologie ludique<ref>Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. Hans Hildenbrand et Alex Lindenberg, Paris, Minuit, 1965.</ref>. Michel Foucault reprend de Nietzsche moins une doctrine de la volonté de puissance qu'une méthode généalogique, une pensée des rapports de forces et une critique de l'origine, qu'il développe ensuite dans une direction propre, en particulier dans l'analyse des micro-pouvoirs et des dispositifs disciplinaires des sociétés modernes<ref>Michel Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l'histoire », dans ''Hommage à Jean Hyppolite'', Paris, PUF, 1971, p. 145-172.</ref>. La pensée nietzschéenne a en revanche fait l'objet de critiques vigoureuses de la part de Jürgen Habermas, qui y voit l'expression d'un irrationalisme récusant toute rationalité communicationnelle au profit d'une affirmation arbitraire de la force<ref>Jürgen Habermas, ''Le Discours philosophique de la modernité'', trad. Christian Bouchindhomme et Rainer Rochlitz, Paris, Gallimard, 1988, p. 109-145.</ref>. Ces lectures critiques ont été à leur tour contestées par les interprétations philologiques issues des travaux de Colli, Montinari, Müller-Lauter et Wotling, qui mettent en évidence le caractère expérimental, stratégique et non systématique des formulations nietzschéennes. La recherche francophone contemporaine, à la suite des travaux de Müller-Lauter et de leur réception par Patrick Wotling, met l'accent sur la dimension expérimentale et antimétaphysique du concept, le caractère stratégique et provisoire de ses formulations, et son enracinement dans la pensée nietzschéenne de la civilisation et de la santé<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995.</ref>. Aux États-Unis, l'interprétation naturaliste, défendue notamment par John Richardson et Bernard Reginster, accorde une place centrale à la volonté de puissance dans une lecture qui rapproche Nietzsche des sciences de la vie de son temps<ref>John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996 ; Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit.</ref>. == Notes et références == {{references|colonnes=2}} == Bibliographie == === Œuvres de Nietzsche === * Friedrich Nietzsche, ''Werke. Kritische Gesamtausgabe'' (KGW), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin/New York, de Gruyter, 1967 sq. * Friedrich Nietzsche, ''Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe'' (KSA), 15 vol., éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Munich/Berlin/New York, dtv/de Gruyter, 1980. * Friedrich Nietzsche, ''Œuvres philosophiques complètes'', sous la direction de Giorgio Colli et Mazzino Montinari, 14 tomes, Paris, Gallimard, 1968-1997. L'édition française inclut, à côté des œuvres publiées, l'ensemble des ''Fragments posthumes'' que cet article cite abondamment. * Friedrich Nietzsche, ''Ainsi parlait Zarathoustra'', traduction de Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Le Livre de Poche, 1983. * Friedrich Nietzsche, ''Par-delà bien et mal'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2000. * Friedrich Nietzsche, ''La Généalogie de la morale'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Le Livre de Poche, 2000. * Friedrich Nietzsche, ''L'Antéchrist'', traduction d'Éric Blondel, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1996. ''Note sur les traductions : sauf indication contraire, les citations françaises de Nietzsche données dans le corps de l'article sont reprises ou adaptées des traductions Wotling pour'' Par-delà bien et mal ''et'' La Généalogie de la morale, ''Goldschmidt pour'' Ainsi parlait Zarathoustra, ''et de l'édition Gallimard pour les'' Fragments posthumes. ''Les références sont données, conformément à l'usage savant, à l'édition critique allemande KSA.'' === Introductions et ouvrages de référence === * Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006. * Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury, 2015. * Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019. * Patrick Wotling, ''La Philosophie de l'esprit libre. Introduction à Nietzsche'', Paris, Flammarion, coll. « Champs Essais », 2008. === Interprétations philosophiques de la volonté de puissance === * Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990. * Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962. * Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. fr., Paris, Minuit, 1965. * Jean Granier, ''Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche'', Paris, Seuil, 1966. * Martin Heidegger, ''Nietzsche'', trad. Pierre Klossowski, 2 vol., Paris, Gallimard, 1971. * Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950. * Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton, Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974. * Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', Londres, Routledge, 2002. * Scarlett Marton, ''Nietzsche. Des forces cosmiques aux valeurs humaines'', trad. fr., Paris, L'Harmattan, 1996. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie'', Berlin/New York, de Gruyter, 1971. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', traduction de Jeanne Champeaux, préface de Patrick Wotling, Paris, Allia, 1998. * Alexander Nehamas, ''Nietzsche. La vie comme littérature'', trad. fr., Paris, PUF, 1994. * Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006. * John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996. * Richard Schacht, ''Nietzsche'', Londres, Routledge, 1983. * Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995. === Études philologiques et histoire éditoriale === * Paolo D'Iorio, « La superstition des philologues. Nietzsche et Colli/Montinari », ''Philosophie'', n° 38, 1993, p. 12-31. * Mazzino Montinari, ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982 ; traduction française ''Nietzsche'', Paris, PUF, 2001. * Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221. {{AutoCat}} fuhve8i6j0a8a0mxeovxgjsx06e274u 767006 767005 2026-05-27T05:25:44Z PandaMystique 119061 Ajout de 5 liens (Dictionnaire de philosophie/Décadence, Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Éternel Retour, La Généalogie de la morale...) 767006 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} La '''volonté de puissance''' (en allemand ''Wille zur Macht'') est l'un des concepts marquants de la pensée de Friedrich Nietzsche (1844-1900), particulièrement central dans son œuvre tardive, à partir d'''[[s:Ainsi parlait Zarathoustra|Ainsi parlait Zarathoustra]]'' (1883-1885) et dans les écrits ultérieurs : ''[[s:Par delà bien et mal|Par-delà bien et mal]]'' (1886), ''[[s:La Généalogie de la morale|La Généalogie de la morale ]](1887), ainsi que les fragments posthumes des années 1885-1888. La notion s'articule étroitement à d'autres motifs majeurs de la philosophie nietzschéenne, dont elle ne peut être séparée sans risque de contresens : la mort de Dieu, le nihilisme, l'[[Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Éternel Retour|éternel retour]], le surhumain, la transvaluation des valeurs, le perspectivisme et la pensée de la [[Dictionnaire de philosophie/Décadence|décadence]]. Elle désigne, suivant les contextes, la caractéristique essentielle de tout vivant, un principe d'interprétation de nombreuses activités humaines, et, dans certains fragments, l'essence même de toute réalité. Nietzsche ne livre toutefois pas une doctrine systématique de la volonté de puissance : il en propose des formulations expérimentales, parfois en tension les unes avec les autres, dont la cohérence reste problématique. Le sens du mot « puissance » (''Macht'') ne va nullement de soi, le terme « volonté » (''Wille'') ne désigne pas une faculté unifiée, et la préposition allemande ''zur'', littéralement « vers », unit les deux membres de l'expression d'une manière qui résiste à la paraphrase simple<ref>Patrick Wotling, préface à Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 12-14.</ref>. == Origines et formulations == === Apparition et synonymes du concept === La formule ''Wille zur Macht'' apparaît pour la première fois dans une œuvre publiée par Nietzsche dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', livre I, au chapitre « Des mille et un buts » (''Von tausend und Einem Ziele''), où chaque peuple est défini par sa table des valeurs, « voix de sa volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von tausend und Einem Ziele », KSA 4, p. 70.</ref>. La formulation centrale, et la plus souvent citée, se trouve cependant dans le livre II, au chapitre « De l'auto-dépassement » (''Von der Selbst-Überwindung''), où Zarathoustra déclare : « Partout où j'ai trouvé du vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', II, « Von der Selbst-Überwindung », KSA 4, p. 148.</ref>. La formule se déploie ensuite dans les œuvres publiées et plus encore dans les fragments posthumes de la période 1884-1888. Le concept y est rarement traité comme un objet isolé : Nietzsche le mobilise au moyen d'un large registre terminologique, employant par exemple l'expression « instinct de liberté » (''Instinkt der Freiheit'') comme l'une des traductions possibles, mais non exclusives, de « volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 18, KSA 5, p. 326. Sur les variantes terminologiques de la formule, voir Patrick Wotling, op. cit., p. 14-15.</ref>. Il recourt avec constance au vocabulaire des pulsions (''Triebe''), des instincts et des affects, présentés comme des expressions particulières de la volonté de puissance : « la volonté de puissance est la forme primitive de l'affect, [...] tous les affects n'en sont que des développements »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 1[8], KSA 12, p. 13.</ref>. === Distinction entre ''Kraft'' et ''Macht'' === Une difficulté de traduction et d'interprétation tient à la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' (force) et ''Macht'' (puissance). La ''Macht'' n'est pas chez Nietzsche d'abord pouvoir extérieur exercé sur autrui, ni domination politique ou militaire ; elle désigne en première instance la capacité de surmonter une résistance, de croître, de s'imposer une forme à soi-même. Comme l'a montré Walter Kaufmann, la lecture qui réduit la ''Macht'' à la domination brute manque le sens nietzschéen du terme<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974, p. 178-207, 285-310.</ref>. Cette distinction joue un rôle décisif chez les commentateurs : pour Gilles Deleuze notamment, « la force est ce qui peut, la volonté de puissance est ce qui veut »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962, p. 57.</ref>. Wolfgang Müller-Lauter a néanmoins fait valoir, dans une discussion devenue classique, que cette différenciation introduit chez Deleuze un dualisme étranger à la pensée nietzschéenne, laquelle ne sépare pas une qualité abstraite (la volonté) de quantités concrètes (les forces), mais conçoit la volonté de puissance comme inséparable des quanta de puissance dans lesquels elle se donne<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999, p. 22-30.</ref>. == Caractérisation philosophique == === Une volonté qui n'est pas un cas particulier du vouloir === Nietzsche écarte d'emblée l'idée d'une « volonté en soi », d'une « volonté comme telle », qui ne serait qu'une abstraction sans réalité. Tout vouloir est, selon lui, un « vouloir quelque chose » ; et ce quelque chose, posé comme essentiel à tout vouloir, est précisément la puissance. La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir parmi d'autres ; elle est l'unique forme de vouloir effective. Müller-Lauter résume ainsi la position nietzschéenne : « La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir. Une volonté “en soi” ou “comme telle” est une pure abstraction : elle n'existe pas en fait »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 31. Voir aussi Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34, où Nietzsche démonte la « simplicité » apparente du vouloir héritée de Schopenhauer.</ref>. L'unité que le langage prête au vouloir est trompeuse : « vouloir » désigne en réalité une triplicité d'instances qui en vérité forme unité, à savoir le sentir, le penser et l'affect du commandement<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34 ; voir aussi ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[8], KSA 11.</ref>. === Opposition et différence avec Schopenhauer === Le concept se construit en partie contre la doctrine de la « volonté de vivre » (''Wille zum Leben'') d'Arthur Schopenhauer, non pas comme simple inversion mais comme déplacement de toute la problématique. Là où Schopenhauer identifie un principe métaphysique unitaire qui se manifeste dans la pluralité des phénomènes et conduit à la souffrance et à l'ascèse, Nietzsche affirme : « la vie elle-même est volonté de puissance ; la conservation de soi n'en est qu'une des conséquences indirectes et les plus fréquentes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans un fragment posthume, il précise que « la vie n'est qu'un cas particulier de la volonté de puissance, il est tout à fait arbitraire d'affirmer que tout aspire à se fondre dans cette forme de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[121], KSA 13, p. 300-302.</ref>. La critique de Schopenhauer porte aussi sur la conception du vouloir lui-même. Schopenhauer aurait, selon Nietzsche, repris et amplifié un « préjugé populaire » en faisant du vouloir « quelque chose de simple, d'absolument donné, d'irréductible, d'intelligible en soi »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Die Fröhliche Wissenschaft'', § 127, KSA 3, p. 482-483. Voir aussi Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 47-48.</ref>. Cette critique entraîne une transformation complète du concept : ce que Nietzsche nomme volonté de puissance n'est pas une faculté psychique élémentaire mais une structure complexe d'actions et de réactions au sein d'une multiplicité de forces. === Décharge de force et nécessité de la résistance === Loin d'être tendue vers la conservation, la vie cherche d'abord à « décharger sa force » (''ihre Kraft auslassen''). Nietzsche insiste sur la nature foncièrement active, expansive, formatrice de tout vivant : « les physiologistes devraient réfléchir avant de poser l'instinct de conservation comme instinct cardinal d'un être organique. Un être vivant veut avant tout décharger sa force »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans ''La Généalogie de la morale'', il reproche à Herbert Spencer et au darwinisme anglais d'avoir laissé échapper « la priorité essentielle des forces spontanées, agressives, conquérantes, productrices de formes et imposant de nouvelles interprétations » au profit d'une conception purement réactive de l'adaptation<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 12, KSA 5, p. 315-316. Sur la critique nietzschéenne du darwinisme, voir Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006, p. 532-547.</ref>. Cette « décharge » n'est pourtant possible que par l'épreuve d'une résistance. La volonté de puissance ne s'éprouve qu'au contact d'un obstacle qu'elle cherche à surmonter. Nietzsche prend pour exemple le protoplasme, qui « projette ses pseudopodes à l'extérieur pour rechercher quelque chose qui lui résiste, non par faim, mais par volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. La puissance n'est jamais un état statique de domination acquise : « toute expansion, incorporation, croissance signifie lutter contre quelque chose qui résiste »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[174], KSA 13, p. 360-361.</ref>. C'est pourquoi Nietzsche peut écrire dans ''L'Antéchrist'' : « Qu'est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est surmontée »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Der Antichrist'', § 2, KSA 6, p. 170.</ref>. == Multiplicité et organisation == === Le sujet, fiction grammaticale === L'un des apports décisifs de la pensée nietzschéenne consiste dans la critique radicale de l'unité du sujet. L'homme n'est pas un « moi » substantiel, mais une multiplicité organisée. Nietzsche écrit que « l'âme [est] une grandeur sociale d'instincts et d'affects »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 12, KSA 5, p. 27.</ref>, ou encore que l'ego doit se comprendre comme « pluralité de forces personnalisées » dont chacune, tour à tour, peut passer au premier plan<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 6[26], KSA 12, p. 244-245.</ref>. La conscience elle-même n'est qu'un instrument tardif et superficiel par lequel cette multiplicité se donne à elle-même une représentation simplifiée et falsifiée d'unité<ref>Voir Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 65-67.</ref>. Chaque pulsion, chaque instinct est lui-même une volonté de puissance qui cherche à imposer aux autres sa propre perspective. Müller-Lauter souligne ce point en relevant que « chaque pulsion est elle-même une volonté de puissance. Chacune est un certain besoin de domination, chacune possède sa perspective qu'elle voudrait imposer comme norme à toutes les autres pulsions »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 90. La citation de Nietzsche est tirée de ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. La santé psychique, dans le vocabulaire nietzschéen, correspond à la hiérarchisation réussie des pulsions sous la régence d'une pulsion dominante ; la décadence, à l'« anarchie des atomes » et au désordre pulsionnel<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 2[87], KSA 12, p. 104. Voir aussi ''Der Fall Wagner'', § 7, KSA 6, p. 27.</ref>. Concrètement, cela signifie que dans un organisme une pulsion dominante (l'instinct créateur chez l'artiste, la curiosité chez le savant) organise provisoirement les autres en les mettant à son service ; dans une culture, certaines évaluations imposent une lecture du monde qui en subordonne d'autres ; dans la connaissance, une perspective simplifie le réel pour le rendre maîtrisable et fécond pour la vie qui l'élabore. === Quanta de puissance et configurations de domination === L'une des lectures les plus rigoureuses et les moins métaphysiques de la volonté de puissance, dont Wolfgang Müller-Lauter est l'un des principaux artisans, consiste à comprendre la réalité comme jeu de quanta de puissance organisés en « configurations de domination » (''Herrschaftsgebilde''). « Toute unité n'est unité que comme organisation et jeu mutuel : de la même manière qu'une communauté humaine est une unité »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[22], KSA 11, p. 561 ; ce passage est commenté par Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 60-61.</ref>. Toute volonté de puissance que l'on isole se révèle elle-même structure hiérarchique de multiples volontés de puissance plus élémentaires. L'homme constitue ainsi un quantum de puissance qui en organise d'innombrables autres, et qui s'insère lui-même dans des organismes plus vastes encore : peuples, États, sociétés<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[8], KSA 11, p. 580. Sur ce point voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 75-78.</ref>. Müller-Lauter en tire une conséquence philosophique majeure, dirigée notamment contre les lectures métaphysiques de Nietzsche : il n'y a pas, à proprement parler, ''la'' volonté de puissance. Il n'y a que ''des'' volontés de puissance, dans leur rapport conflictuel et hiérarchique. « Puisque ''le'' monde n'est pas une totalité organisée, ''la'' volonté de puissance n'existe pas comme l'''ens metaphysicum'' qui le constituerait. Il n'existe que de multiples volontés de puissance, ''la'' volonté de puissance n'existe pas »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 89.</ref>. Le singulier que Nietzsche emploie parfois doit alors se comprendre comme la désignation d'une qualité (commune à tous les quanta) et non comme celle d'une substance unique. === Le corps comme configuration de domination === Le corps fournit à Nietzsche le modèle paradigmatique de la configuration de domination. Dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', il est décrit comme « une multiplicité ayant un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von den Verächtern des Leibes », KSA 4, p. 39-40.</ref>. La pensée de Nietzsche sur le corps évolue entre 1881 et 1888 ; les fragments posthumes des dernières années y voient une « collectivité inouïe d'êtres vivants, tous dépendants et subordonnés, mais en un autre sens dominants et doués d'activité volontaire »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[4], KSA 11, p. 576-577.</ref>. À la tête de cet édifice il n'y a pas, contrairement à ce que pourrait suggérer l'image zarathoustrienne du berger, un « monarque absolu », mais un « centre de gravité » qui se déplace, une régence mobile et plurielle<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' août-septembre 1885, 40[42], KSA 11, p. 651. Voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 192-198.</ref>. === L'apport de Wilhelm Roux === L'élaboration nietzschéenne du corps et de l'organique doit beaucoup à la lecture, en 1881 puis à nouveau en 1883, du livre du physiologiste Wilhelm Roux, ''Der Kampf der Theile im Organismus'' (1881)<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Organismus als innerer Kampf. Der Einfluss von Wilhelm Roux auf Friedrich Nietzsche », ''Nietzsche-Studien'', 7 (1978), p. 189-223 ; repris dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 97-140.</ref>. Roux y défendait l'idée que l'organisme s'organise et se différencie à partir d'une lutte interne entre ses parties, indépendamment et préalablement à la sélection darwinienne externe. Nietzsche en tire trois concepts qui s'installent durablement dans son vocabulaire : la lutte interne comme principe régulateur, l'autorégulation et la surcompensation. Surtout, Roux lui fournit la pensée d'une « monstrueuse puissance formatrice qui, à partir de l'intérieur, est créatrice de formes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' fin 1886-printemps 1887, 7[25], KSA 12, p. 304.</ref>. C'est sur cette base qu'il oppose au darwinisme anglais une conception non adaptative et non réactive du vivant : la vie ne s'adapte pas, elle conquiert et incorpore « de l'intérieur, toujours plus d'extérieur »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. == Domaines d'application == === Psychologie et critique de la conservation de soi === La volonté de puissance sert de fil directeur à une psychologie des pulsions élaborée par Nietzsche dans les années 1880. Les conduites humaines, y compris celles qui paraissent désintéressées ou ascétiques, peuvent être analysées par Nietzsche comme l'expression de configurations de volontés de puissance. Müller-Lauter explique : « L'homme lui-même est fondamentalement volonté de puissance, quel que soit son comportement »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 33.</ref>. Cette généralité ne signifie cependant pas que tous les comportements soient équivalents : Nietzsche distingue les expressions ascendantes, créatrices et affirmatives, des expressions descendantes, réactives et négatives. L'idéal ascétique offre un cas particulièrement délicat. L'ascète, qui paraît nier la vie, ne supprime pas pour autant la volonté : il la conserve sous une forme retournée, négative, orientée vers le néant. « L'idéal ascétique exprime une volonté »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 23, KSA 5, p. 395-396.</ref>. La troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' montre que cet idéal exprime à la fois une vie malade, appauvrie, retournée contre elle-même, et un « expédient » par lequel une vie en déclin se conserve à tout prix ; il est en ce sens à la fois une des « plus grandes forces conservatrices et créatrices de oui » et le symptôme d'une dégénérescence physiologique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 13, KSA 5, p. 365-367.</ref>. Le sacerdoce ascétique témoigne, dans ce paradoxe, de ce que la volonté préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir : « l'homme préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412.</ref>. === Connaissance, vérité et perspectivisme === La théorie nietzschéenne de la connaissance s'articule étroitement à la pensée de la volonté de puissance, sans en découler de manière déductive. La connaissance n'y est pas comprise comme une représentation neutre du réel, mais comme une appropriation, une simplification, une interprétation accomplie par une configuration de forces. « Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. Toute interprétation est l'expression d'une perspective particulière, c'est-à-dire d'une configuration singulière de volonté de puissance qui cherche à imposer sa lecture du monde. Le perspectivisme nietzschéen ne se réduit pas pour autant à un relativisme. Comme l'a montré Lawrence J. Hatab, la volonté de puissance « est fondée sur la contestation, et ne peut donc pas équivaloir au relativisme du laisser-faire »<ref>Lawrence J. Hatab, « The Will to Power », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019, p. 343.</ref>. Une multiplication des perspectives sur un même objet en accroît la connaissance : « plus nous laissons d'affects parler d'une chose, plus nous savons mettre d'yeux, d'yeux différents, sur cette même chose, plus complète sera notre “notion” de cette chose, plus complète sera notre “objectivité” »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 12, KSA 5, p. 365.</ref>. La vérité cesse alors d'être pensée comme adéquation désintéressée au réel, et se trouve évaluée à partir des formes de vie, des perspectives et des effets de puissance qui la portent. Nietzsche ne soutient pas pour autant que « le vrai » serait simplement ce qui augmente la vie : il met en crise l'opposition même entre vérité et erreur, soutient que certaines erreurs sont vitalement nécessaires, et interroge en outre la valeur de la volonté de vérité, dont la troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' fait le dernier avatar de l'idéal ascétique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 24, KSA 5, p. 398-402. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006, p. 56-65 ; Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990.</ref>. === Morale et critique des valeurs === La volonté de puissance sert de clé herméneutique majeure à la critique nietzschéenne de la morale. Dans ''La Généalogie de la morale'', Nietzsche montre que les valeurs morales traditionnelles, loin d'être des vérités éternelles, sont des créations historiques engendrées par des configurations particulières de volonté de puissance. La « morale des esclaves » et la « morale des maîtres » ne désignent pas, à proprement parler, deux classes sociales empiriques, mais deux types d'évaluation et deux modes d'interprétation du monde. La morale des esclaves est née du ressentiment, c'est-à-dire d'une réaction qui, faute de pouvoir s'exprimer dans une action effective, se déplace vers la « vengeance spirituelle » et invente le bien par opposition à un mal extérieur préalable<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 7 et § 10, KSA 5, p. 266-268 et p. 270-273.</ref>. À cette évaluation réactive, qui définit la valeur négativement, Nietzsche oppose la morale aristocratique, qui s'affirme positivement à partir d'un sentiment de plénitude et de santé, et pose son propre « oui » sans avoir besoin d'un contraire pour se définir. Cette opposition n'est cependant pas un simple éloge de la force brute. Nietzsche reconnaît à la révolte des esclaves un rôle décisif dans le développement de l'humanité : « ce n'est qu'avec la révolte des esclaves dans la morale [...] que l'homme [...] est devenu un animal intéressant »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 6, KSA 5, p. 266.</ref>. Le « marquage du oui » de l'aristocrate et le « non » réactif de l'esclave coexistent et se mélangent dans l'humanité historique. La « nature supérieure », pour Nietzsche, est précisément le champ de bataille où s'affrontent ces deux évaluations<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 16, KSA 5, p. 285-286. Voir Christa Davis Acampora, « Nietzsche's On the Genealogy of Morality », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 227-229.</ref>. === Art et création === L'art occupe une place privilégiée dans la philosophie de la volonté de puissance. Dès ''La Naissance de la tragédie'' (1872), Nietzsche présentait l'art tragique grec comme la plus haute affirmation de la vie ; mais la signification que prend l'art à partir de 1883 est renouvelée par le concept de volonté de puissance. L'artiste devient le modèle de l'homme créateur qui donne forme au chaos du devenir et qui transfigure la souffrance en beauté. Les fragments posthumes regroupés sous la rubrique « La volonté de puissance comme art » dans la compilation de 1906 placent l'art au sommet des activités humaines, « le grand stimulant de la vie »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[119], KSA 13, p. 296-297.</ref>. Mais comme le souligne Müller-Lauter, Nietzsche a abandonné dans les années 1880 la justification métaphysique de l'art comme « phénomène esthétique » qui apparaissait dans son premier ouvrage, au profit d'une conception immanente : l'art est une expression particulière de la volonté de puissance, non son fondement<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 279-281.</ref>. == Articulations avec les autres motifs de la pensée nietzschéenne == La volonté de puissance ne forme pas un concept isolé ; elle s'articule à plusieurs autres motifs centraux de la philosophie de Nietzsche, dont elle est inséparable. Le diagnostic du nihilisme européen, formulé notamment dans le fragment dit de ''Lenzer Heide'' (10 juin 1887), met en jeu la pensée de la volonté de puissance à plusieurs niveaux : Nietzsche y voit à la fois un processus historique de dépréciation des valeurs suprêmes et un phénomène psychologique dont l'idéal ascétique est la forme paradoxale la plus tenace, en tant qu'il préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' 10 juin 1887, 5[71], KSA 12, p. 211-217 ; ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit., chapitres 1-3.</ref>. La pensée du nihilisme et celle de la volonté de puissance se construisent dans un même mouvement, l'une comme diagnostic, l'autre comme nom de la dynamique sous-jacente qui rend possibles tant la critique des valeurs déchues que la perspective d'une transvaluation. Le projet de transvaluation des valeurs (''Umwertung aller Werte''), qui occupe Nietzsche dans les dernières années, se fonde sur la mise au jour des configurations de volonté de puissance dont procèdent les valeurs morales et culturelles dominantes. Critiquer la morale, ce n'est plus opposer aux valeurs établies d'autres valeurs venues d'ailleurs, mais évaluer les valeurs elles-mêmes selon la qualité, ascendante ou descendante, de la volonté de puissance qu'elles expriment<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', préface, § 6, KSA 5, p. 252-253.</ref>. La pensée de l'éternel retour entretient avec la volonté de puissance un rapport plus problématique. Les deux thèmes apparaissent souvent comme les deux fronts d'une même affirmation : la volonté de puissance désigne ce qui est, et l'éternel retour exige qu'on le veuille à nouveau, sans réserve, dans toute son extension. Heidegger fait de leur articulation l'axe de son interprétation, en y voyant la pensée « du devenir au plus proche de l'être ». Müller-Lauter, plus prudent, souligne qu'on ne peut tenir l'éternel retour pour la simple conséquence cosmologique de la volonté de puissance, et que les deux pensées coexistent en tension chez Nietzsche, sans former un système clos<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 177-185.</ref>. La figure du surhumain (''Übermensch'') désigne, dans ce contexte, le type humain qui serait capable de supporter et de vouloir cette double pensée, en assumant l'éternel retour comme expression la plus haute de la volonté de puissance créatrice<ref>Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 532-547.</ref>. == Le statut philosophique de la notion == === Une métaphysique ? La question ouverte === La question du statut philosophique de la notion de volonté de puissance, et plus précisément celle de savoir si Nietzsche entendait en faire un principe métaphysique universel applicable à toute réalité, y compris la matière inorganique, demeure controversée. Certains fragments posthumes paraissent autoriser cette extension : « ce monde est volonté de puissance, et rien d'autre. Et vous-mêmes aussi êtes cette volonté de puissance, et rien d'autre »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[12], KSA 11, p. 610-611.</ref>. Dans ''Par-delà bien et mal'', § 36, Nietzsche envisage explicitement, à titre d'hypothèse méthodique, l'extension de la causalité de volonté à l'ensemble du « monde mécanique (ou matériel) »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 36, KSA 5, p. 54-55.</ref>. === L'interprétation métaphysique de Heidegger === Le commentaire de Martin Heidegger, publié en deux volumes en 1961 et issu de ses cours et conférences données entre 1936 et 1946, fait de Nietzsche le penseur qui achève la métaphysique occidentale comme « métaphysique de la subjectivité ». La volonté de puissance, chez Heidegger, est interprétée comme l'« essence » du monde moderne et comme la « volonté de la volonté » qui clôt l'histoire de l'Être<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', 2 vol., trad. Pierre Klossowski, Paris, Gallimard, 1971.</ref>. Elle s'y caractérise par une auto-élévation perpétuelle : un « se-rendre-soi-même-puissant de la puissance, en vue de son auto-élévation »<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', vol. I, op. cit., p. 47.</ref>. Au-delà de la seule lecture de Nietzsche, l'interprétation heideggerienne articule volonté de puissance, éternel retour, subjectivité moderne et essence de la technique : la volonté de puissance y devient le nom du moment ultime, dans l'histoire de la métaphysique, où l'étant se révèle comme disposition pure pour la représentation et la maîtrise techniques. Cette lecture, indépendamment des controverses philologiques, a profondément orienté la philosophie contemporaine, notamment sur la question de la modernité, de la technique et de la subjectivité. Cette lecture a néanmoins été contestée du point de vue de la fidélité au texte nietzschéen. Müller-Lauter lui reproche d'isoler artificiellement la qualité (la volonté de puissance) des quanta concrets dans lesquels elle se donne, et de présenter une volonté de puissance qui ne se rapporte qu'à elle-même, alors que chez Nietzsche tout vouloir-de-puissance se rapporte nécessairement à d'autres vouloirs-de-puissance qui lui résistent. L'interprétation heideggerienne, ajoute-t-il, est en partie tributaire de la compilation posthume ''Der Wille zur Macht'' et reprend même un passage où une intervention éditoriale de Peter Gast (« inneren Willen » au lieu de l'expression originelle de Nietzsche « innere Welt ») a modifié le texte<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 371-373. Sur la correction de Peter Gast voir ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[31], KSA 11, p. 563.</ref>. === L'interprétation différentielle de Deleuze === Gilles Deleuze propose dans ''Nietzsche et la philosophie'' (1962) une lecture où la volonté de puissance n'est ni un principe métaphysique transcendant, ni un en-soi : elle est « l'élément différentiel d'où dérivent à la fois la différence quantitative des forces en rapport, et la qualité qui, dans ce rapport, revient à chaque force »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', op. cit., p. 60.</ref>. Deleuze fait de la volonté de puissance un principe génétique et différentiel, intimement lié à l'éternel retour. Müller-Lauter, tout en saluant le refus deleuzien de l'interprétation métaphysique, lui reproche de réintroduire une distinction entre la force et la volonté de puissance qui restaure malgré tout un dualisme étranger à Nietzsche, lequel n'accorde à la volonté de puissance aucune existence indépendante des quanta de force<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 22-30.</ref>. La discussion entre les deux lectures fait partie des controverses majeures de l'interprétation contemporaine de Nietzsche. === L'interprétation pluraliste de Müller-Lauter === L'interprétation développée par Müller-Lauter, et reprise par une part importante de la recherche francophone contemporaine, notamment par Patrick Wotling, consiste à lire la volonté de puissance comme une notion immanente et pluraliste. Il n'y a pas un principe unique qui se manifesterait dans le monde ; il y a une multiplicité irréductible de volontés de puissance en lutte, dont les configurations momentanées constituent ce que l'on appelle « choses », « organismes », « sujets ». La pensée elle-même, dans cette lecture, est présentée par Nietzsche non comme une vérité absolue, mais comme une interprétation, c'est-à-dire comme une expression de volonté de puissance qui prétend, en vertu de la cohérence et de la fécondité qu'elle présente, à une supériorité relative sur les interprétations concurrentes. Comme l'écrit Wotling, « l'interprétation de la réalité comme volonté de puissance demeure une interprétation particulière, liée aux possibilités interprétatives qui sont celles de cette configuration de domination particulière qu'est l'homme, une interprétation et non pas un nouvel en-soi des choses, ni un nouveau principe métaphysique »<ref>Patrick Wotling, préface à Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 21.</ref>. == La question philologique du livre ''Der Wille zur Macht'' == Un problème majeur, longtemps ignoré, concerne le statut éditorial du livre intitulé ''La Volonté de puissance''. Publié pour la première fois en 1901 par Elisabeth Förster-Nietzsche et Peter Gast avec 483 aphorismes, puis réédité en 1906 dans une version élargie à 1067 aphorismes, ce livre était présenté comme l'« œuvre maîtresse » de Nietzsche. Il s'agit en réalité d'une compilation d'extraits choisis dans les cahiers posthumes du philosophe, organisée selon un plan que Nietzsche avait dressé le 17 mars 1887 puis abandonné<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 329-372. Voir aussi Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221.</ref>. L'édition critique entreprise par Giorgio Colli et Mazzino Montinari à partir de 1967 (la ''Kritische Gesamtausgabe'') a établi de manière décisive que Nietzsche avait abandonné le projet d'un livre intitulé ''Der Wille zur Macht'', et que la compilation publiée à Weimar reflétait davantage les choix éditoriaux, doctrinaux et parfois idéologiques de ses éditeurs que l'état réel du travail du philosophe. Les fragments posthumes doivent dès lors être lus dans leur contexte chronologique et expérimental, et non comme les morceaux d'une œuvre systématique achevée. Comme l'a montré Montinari, les éditeurs ont parfois « démembré » des textes cohérents pour les redistribuer selon le plan préétabli, comme dans le cas du fragment ''Le Nihilisme européen'' du 10 juin 1887, découpé en quatre aphorismes distincts dans la compilation<ref>Mazzino Montinari, « Nietzsche zwischen Alfred Baeumler und Georg Lukács », dans ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982, p. 169-205.</ref>. La diffusion durable du livre, et le fait que de nombreuses interprétations philosophiques majeures, notamment celles de Heidegger et d'Alfred Baeumler, se sont fondées sur cette compilation, a contribué à infléchir durablement la réception du concept<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 335-370.</ref>. L'abandon par Nietzsche du projet d'un livre portant ce titre ne signifie cependant pas qu'il aurait renoncé au concept lui-même. Comme le précise Müller-Lauter, la pensée centrale survit dans le projet ultérieur de la ''Transvaluation de toutes les valeurs'' (''Umwertung aller Werte''), dont ''L'Antéchrist'' constitue la première et finalement unique partie achevée<ref>Wolfgang Müller-Lauter, avant-propos à ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. VIII-IX.</ref>. == Récupérations idéologiques et malentendus == Le concept de volonté de puissance a fait l'objet, dès la fin du XIX{{e}} siècle, d'interprétations qui le rabattaient sur la domination politique brute ou sur un darwinisme social. Cette lecture a été activement promue par la sœur de Nietzsche au Nietzsche-Archiv de Weimar et a culminé dans l'appropriation par l'idéologie nazie, en particulier à travers les travaux d'Alfred Baeumler<ref>Alfred Baeumler, ''Nietzsche, der Philosoph und Politiker'', Leipzig, 1931. Voir la critique détaillée dans Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 333-340 ; Walter Kaufmann, ''Nietzsche'', op. cit., p. 284-310.</ref>. Cette réception est aujourd'hui largement reconnue comme une déformation : non seulement elle s'appuie sur la compilation posthume, mais elle ignore la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' et ''Macht'', réduit la pluralité des volontés de puissance à un principe unitaire, et confond la puissance avec la domination extérieure. Comme l'a fortement défendu Kaufmann dès 1950, le surhomme (''Übermensch'') nietzschéen n'est pas le conquérant militaire ou le tyran, mais le type qui a accompli sur lui-même l'inversion des valeurs et qui affirme créativement la vie<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', op. cit., p. 307-333.</ref>. == Postérité philosophique == L'influence du concept est considérable dans la philosophie du XX{{e}} siècle. Outre les lectures de Heidegger, Deleuze et Müller-Lauter déjà mentionnées, on peut citer celle de Karl Jaspers, qui voyait dans la volonté de puissance la substantialisation par Nietzsche de l'être au sein d'une réalité sans transcendance, dans un monde de « pure immanence »<ref>Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950.</ref>. Eugen Fink a proposé une lecture qui rapproche la volonté de puissance d'une cosmologie ludique<ref>Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. Hans Hildenbrand et Alex Lindenberg, Paris, Minuit, 1965.</ref>. Michel Foucault reprend de Nietzsche moins une doctrine de la volonté de puissance qu'une méthode généalogique, une pensée des rapports de forces et une critique de l'origine, qu'il développe ensuite dans une direction propre, en particulier dans l'analyse des micro-pouvoirs et des dispositifs disciplinaires des sociétés modernes<ref>Michel Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l'histoire », dans ''Hommage à Jean Hyppolite'', Paris, PUF, 1971, p. 145-172.</ref>. La pensée nietzschéenne a en revanche fait l'objet de critiques vigoureuses de la part de Jürgen Habermas, qui y voit l'expression d'un irrationalisme récusant toute rationalité communicationnelle au profit d'une affirmation arbitraire de la force<ref>Jürgen Habermas, ''Le Discours philosophique de la modernité'', trad. Christian Bouchindhomme et Rainer Rochlitz, Paris, Gallimard, 1988, p. 109-145.</ref>. Ces lectures critiques ont été à leur tour contestées par les interprétations philologiques issues des travaux de Colli, Montinari, Müller-Lauter et Wotling, qui mettent en évidence le caractère expérimental, stratégique et non systématique des formulations nietzschéennes. La recherche francophone contemporaine, à la suite des travaux de Müller-Lauter et de leur réception par Patrick Wotling, met l'accent sur la dimension expérimentale et antimétaphysique du concept, le caractère stratégique et provisoire de ses formulations, et son enracinement dans la pensée nietzschéenne de la civilisation et de la santé<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995.</ref>. Aux États-Unis, l'interprétation naturaliste, défendue notamment par John Richardson et Bernard Reginster, accorde une place centrale à la volonté de puissance dans une lecture qui rapproche Nietzsche des sciences de la vie de son temps<ref>John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996 ; Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit.</ref>. == Notes et références == {{references|colonnes=2}} == Bibliographie == === Œuvres de Nietzsche === * Friedrich Nietzsche, ''Werke. Kritische Gesamtausgabe'' (KGW), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin/New York, de Gruyter, 1967 sq. * Friedrich Nietzsche, ''Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe'' (KSA), 15 vol., éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Munich/Berlin/New York, dtv/de Gruyter, 1980. * Friedrich Nietzsche, ''Œuvres philosophiques complètes'', sous la direction de Giorgio Colli et Mazzino Montinari, 14 tomes, Paris, Gallimard, 1968-1997. L'édition française inclut, à côté des œuvres publiées, l'ensemble des ''Fragments posthumes'' que cet article cite abondamment. * Friedrich Nietzsche, ''Ainsi parlait Zarathoustra'', traduction de Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Le Livre de Poche, 1983. * Friedrich Nietzsche, ''Par-delà bien et mal'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2000. * Friedrich Nietzsche, ''La Généalogie de la morale'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Le Livre de Poche, 2000. * Friedrich Nietzsche, ''L'Antéchrist'', traduction d'Éric Blondel, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1996. ''Note sur les traductions : sauf indication contraire, les citations françaises de Nietzsche données dans le corps de l'article sont reprises ou adaptées des traductions Wotling pour'' Par-delà bien et mal ''et'' La Généalogie de la morale, ''Goldschmidt pour'' Ainsi parlait Zarathoustra, ''et de l'édition Gallimard pour les'' Fragments posthumes. ''Les références sont données, conformément à l'usage savant, à l'édition critique allemande KSA.'' === Introductions et ouvrages de référence === * Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006. * Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury, 2015. * Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019. * Patrick Wotling, ''La Philosophie de l'esprit libre. Introduction à Nietzsche'', Paris, Flammarion, coll. « Champs Essais », 2008. === Interprétations philosophiques de la volonté de puissance === * Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990. * Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962. * Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. fr., Paris, Minuit, 1965. * Jean Granier, ''Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche'', Paris, Seuil, 1966. * Martin Heidegger, ''Nietzsche'', trad. Pierre Klossowski, 2 vol., Paris, Gallimard, 1971. * Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950. * Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton, Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974. * Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', Londres, Routledge, 2002. * Scarlett Marton, ''Nietzsche. Des forces cosmiques aux valeurs humaines'', trad. fr., Paris, L'Harmattan, 1996. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie'', Berlin/New York, de Gruyter, 1971. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', traduction de Jeanne Champeaux, préface de Patrick Wotling, Paris, Allia, 1998. * Alexander Nehamas, ''Nietzsche. La vie comme littérature'', trad. fr., Paris, PUF, 1994. * Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006. * John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996. * Richard Schacht, ''Nietzsche'', Londres, Routledge, 1983. * Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995. === Études philologiques et histoire éditoriale === * Paolo D'Iorio, « La superstition des philologues. Nietzsche et Colli/Montinari », ''Philosophie'', n° 38, 1993, p. 12-31. * Mazzino Montinari, ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982 ; traduction française ''Nietzsche'', Paris, PUF, 2001. * Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221. {{AutoCat}} mwy6j230moe4zog8sor8m0quaaxk9l7 767007 767006 2026-05-27T05:26:14Z PandaMystique 119061 767007 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} La '''volonté de puissance''' (en allemand ''Wille zur Macht'') est l'un des concepts marquants de la pensée de Friedrich Nietzsche (1844-1900), particulièrement central dans son œuvre tardive, à partir d{{'}}''[[s:Ainsi parlait Zarathoustra|Ainsi parlait Zarathoustra]]'' (1883-1885) et dans les écrits ultérieurs : ''[[s:Par delà bien et mal|Par-delà bien et mal]]'' (1886), ''[[s:La Généalogie de la morale|La Généalogie de la morale ]](1887), ainsi que les fragments posthumes des années 1885-1888. La notion s'articule étroitement à d'autres motifs majeurs de la philosophie nietzschéenne, dont elle ne peut être séparée sans risque de contresens : la mort de Dieu, le nihilisme, l'[[Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Éternel Retour|éternel retour]], le surhumain, la transvaluation des valeurs, le perspectivisme et la pensée de la [[Dictionnaire de philosophie/Décadence|décadence]]. Elle désigne, suivant les contextes, la caractéristique essentielle de tout vivant, un principe d'interprétation de nombreuses activités humaines, et, dans certains fragments, l'essence même de toute réalité. Nietzsche ne livre toutefois pas une doctrine systématique de la volonté de puissance : il en propose des formulations expérimentales, parfois en tension les unes avec les autres, dont la cohérence reste problématique. Le sens du mot « puissance » (''Macht'') ne va nullement de soi, le terme « volonté » (''Wille'') ne désigne pas une faculté unifiée, et la préposition allemande ''zur'', littéralement « vers », unit les deux membres de l'expression d'une manière qui résiste à la paraphrase simple<ref>Patrick Wotling, préface à Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 12-14.</ref>. == Origines et formulations == === Apparition et synonymes du concept === La formule ''Wille zur Macht'' apparaît pour la première fois dans une œuvre publiée par Nietzsche dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', livre I, au chapitre « Des mille et un buts » (''Von tausend und Einem Ziele''), où chaque peuple est défini par sa table des valeurs, « voix de sa volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von tausend und Einem Ziele », KSA 4, p. 70.</ref>. La formulation centrale, et la plus souvent citée, se trouve cependant dans le livre II, au chapitre « De l'auto-dépassement » (''Von der Selbst-Überwindung''), où Zarathoustra déclare : « Partout où j'ai trouvé du vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', II, « Von der Selbst-Überwindung », KSA 4, p. 148.</ref>. La formule se déploie ensuite dans les œuvres publiées et plus encore dans les fragments posthumes de la période 1884-1888. Le concept y est rarement traité comme un objet isolé : Nietzsche le mobilise au moyen d'un large registre terminologique, employant par exemple l'expression « instinct de liberté » (''Instinkt der Freiheit'') comme l'une des traductions possibles, mais non exclusives, de « volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 18, KSA 5, p. 326. Sur les variantes terminologiques de la formule, voir Patrick Wotling, op. cit., p. 14-15.</ref>. Il recourt avec constance au vocabulaire des pulsions (''Triebe''), des instincts et des affects, présentés comme des expressions particulières de la volonté de puissance : « la volonté de puissance est la forme primitive de l'affect, [...] tous les affects n'en sont que des développements »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 1[8], KSA 12, p. 13.</ref>. === Distinction entre ''Kraft'' et ''Macht'' === Une difficulté de traduction et d'interprétation tient à la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' (force) et ''Macht'' (puissance). La ''Macht'' n'est pas chez Nietzsche d'abord pouvoir extérieur exercé sur autrui, ni domination politique ou militaire ; elle désigne en première instance la capacité de surmonter une résistance, de croître, de s'imposer une forme à soi-même. Comme l'a montré Walter Kaufmann, la lecture qui réduit la ''Macht'' à la domination brute manque le sens nietzschéen du terme<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974, p. 178-207, 285-310.</ref>. Cette distinction joue un rôle décisif chez les commentateurs : pour Gilles Deleuze notamment, « la force est ce qui peut, la volonté de puissance est ce qui veut »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962, p. 57.</ref>. Wolfgang Müller-Lauter a néanmoins fait valoir, dans une discussion devenue classique, que cette différenciation introduit chez Deleuze un dualisme étranger à la pensée nietzschéenne, laquelle ne sépare pas une qualité abstraite (la volonté) de quantités concrètes (les forces), mais conçoit la volonté de puissance comme inséparable des quanta de puissance dans lesquels elle se donne<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999, p. 22-30.</ref>. == Caractérisation philosophique == === Une volonté qui n'est pas un cas particulier du vouloir === Nietzsche écarte d'emblée l'idée d'une « volonté en soi », d'une « volonté comme telle », qui ne serait qu'une abstraction sans réalité. Tout vouloir est, selon lui, un « vouloir quelque chose » ; et ce quelque chose, posé comme essentiel à tout vouloir, est précisément la puissance. La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir parmi d'autres ; elle est l'unique forme de vouloir effective. Müller-Lauter résume ainsi la position nietzschéenne : « La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir. Une volonté “en soi” ou “comme telle” est une pure abstraction : elle n'existe pas en fait »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 31. Voir aussi Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34, où Nietzsche démonte la « simplicité » apparente du vouloir héritée de Schopenhauer.</ref>. L'unité que le langage prête au vouloir est trompeuse : « vouloir » désigne en réalité une triplicité d'instances qui en vérité forme unité, à savoir le sentir, le penser et l'affect du commandement<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34 ; voir aussi ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[8], KSA 11.</ref>. === Opposition et différence avec Schopenhauer === Le concept se construit en partie contre la doctrine de la « volonté de vivre » (''Wille zum Leben'') d'Arthur Schopenhauer, non pas comme simple inversion mais comme déplacement de toute la problématique. Là où Schopenhauer identifie un principe métaphysique unitaire qui se manifeste dans la pluralité des phénomènes et conduit à la souffrance et à l'ascèse, Nietzsche affirme : « la vie elle-même est volonté de puissance ; la conservation de soi n'en est qu'une des conséquences indirectes et les plus fréquentes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans un fragment posthume, il précise que « la vie n'est qu'un cas particulier de la volonté de puissance, il est tout à fait arbitraire d'affirmer que tout aspire à se fondre dans cette forme de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[121], KSA 13, p. 300-302.</ref>. La critique de Schopenhauer porte aussi sur la conception du vouloir lui-même. Schopenhauer aurait, selon Nietzsche, repris et amplifié un « préjugé populaire » en faisant du vouloir « quelque chose de simple, d'absolument donné, d'irréductible, d'intelligible en soi »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Die Fröhliche Wissenschaft'', § 127, KSA 3, p. 482-483. Voir aussi Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 47-48.</ref>. Cette critique entraîne une transformation complète du concept : ce que Nietzsche nomme volonté de puissance n'est pas une faculté psychique élémentaire mais une structure complexe d'actions et de réactions au sein d'une multiplicité de forces. === Décharge de force et nécessité de la résistance === Loin d'être tendue vers la conservation, la vie cherche d'abord à « décharger sa force » (''ihre Kraft auslassen''). Nietzsche insiste sur la nature foncièrement active, expansive, formatrice de tout vivant : « les physiologistes devraient réfléchir avant de poser l'instinct de conservation comme instinct cardinal d'un être organique. Un être vivant veut avant tout décharger sa force »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans ''La Généalogie de la morale'', il reproche à Herbert Spencer et au darwinisme anglais d'avoir laissé échapper « la priorité essentielle des forces spontanées, agressives, conquérantes, productrices de formes et imposant de nouvelles interprétations » au profit d'une conception purement réactive de l'adaptation<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 12, KSA 5, p. 315-316. Sur la critique nietzschéenne du darwinisme, voir Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006, p. 532-547.</ref>. Cette « décharge » n'est pourtant possible que par l'épreuve d'une résistance. La volonté de puissance ne s'éprouve qu'au contact d'un obstacle qu'elle cherche à surmonter. Nietzsche prend pour exemple le protoplasme, qui « projette ses pseudopodes à l'extérieur pour rechercher quelque chose qui lui résiste, non par faim, mais par volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. La puissance n'est jamais un état statique de domination acquise : « toute expansion, incorporation, croissance signifie lutter contre quelque chose qui résiste »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[174], KSA 13, p. 360-361.</ref>. C'est pourquoi Nietzsche peut écrire dans ''L'Antéchrist'' : « Qu'est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est surmontée »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Der Antichrist'', § 2, KSA 6, p. 170.</ref>. == Multiplicité et organisation == === Le sujet, fiction grammaticale === L'un des apports décisifs de la pensée nietzschéenne consiste dans la critique radicale de l'unité du sujet. L'homme n'est pas un « moi » substantiel, mais une multiplicité organisée. Nietzsche écrit que « l'âme [est] une grandeur sociale d'instincts et d'affects »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 12, KSA 5, p. 27.</ref>, ou encore que l'ego doit se comprendre comme « pluralité de forces personnalisées » dont chacune, tour à tour, peut passer au premier plan<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 6[26], KSA 12, p. 244-245.</ref>. La conscience elle-même n'est qu'un instrument tardif et superficiel par lequel cette multiplicité se donne à elle-même une représentation simplifiée et falsifiée d'unité<ref>Voir Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 65-67.</ref>. Chaque pulsion, chaque instinct est lui-même une volonté de puissance qui cherche à imposer aux autres sa propre perspective. Müller-Lauter souligne ce point en relevant que « chaque pulsion est elle-même une volonté de puissance. Chacune est un certain besoin de domination, chacune possède sa perspective qu'elle voudrait imposer comme norme à toutes les autres pulsions »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 90. La citation de Nietzsche est tirée de ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. La santé psychique, dans le vocabulaire nietzschéen, correspond à la hiérarchisation réussie des pulsions sous la régence d'une pulsion dominante ; la décadence, à l'« anarchie des atomes » et au désordre pulsionnel<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 2[87], KSA 12, p. 104. Voir aussi ''Der Fall Wagner'', § 7, KSA 6, p. 27.</ref>. Concrètement, cela signifie que dans un organisme une pulsion dominante (l'instinct créateur chez l'artiste, la curiosité chez le savant) organise provisoirement les autres en les mettant à son service ; dans une culture, certaines évaluations imposent une lecture du monde qui en subordonne d'autres ; dans la connaissance, une perspective simplifie le réel pour le rendre maîtrisable et fécond pour la vie qui l'élabore. === Quanta de puissance et configurations de domination === L'une des lectures les plus rigoureuses et les moins métaphysiques de la volonté de puissance, dont Wolfgang Müller-Lauter est l'un des principaux artisans, consiste à comprendre la réalité comme jeu de quanta de puissance organisés en « configurations de domination » (''Herrschaftsgebilde''). « Toute unité n'est unité que comme organisation et jeu mutuel : de la même manière qu'une communauté humaine est une unité »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[22], KSA 11, p. 561 ; ce passage est commenté par Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 60-61.</ref>. Toute volonté de puissance que l'on isole se révèle elle-même structure hiérarchique de multiples volontés de puissance plus élémentaires. L'homme constitue ainsi un quantum de puissance qui en organise d'innombrables autres, et qui s'insère lui-même dans des organismes plus vastes encore : peuples, États, sociétés<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[8], KSA 11, p. 580. Sur ce point voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 75-78.</ref>. Müller-Lauter en tire une conséquence philosophique majeure, dirigée notamment contre les lectures métaphysiques de Nietzsche : il n'y a pas, à proprement parler, ''la'' volonté de puissance. Il n'y a que ''des'' volontés de puissance, dans leur rapport conflictuel et hiérarchique. « Puisque ''le'' monde n'est pas une totalité organisée, ''la'' volonté de puissance n'existe pas comme l'''ens metaphysicum'' qui le constituerait. Il n'existe que de multiples volontés de puissance, ''la'' volonté de puissance n'existe pas »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 89.</ref>. Le singulier que Nietzsche emploie parfois doit alors se comprendre comme la désignation d'une qualité (commune à tous les quanta) et non comme celle d'une substance unique. === Le corps comme configuration de domination === Le corps fournit à Nietzsche le modèle paradigmatique de la configuration de domination. Dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', il est décrit comme « une multiplicité ayant un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von den Verächtern des Leibes », KSA 4, p. 39-40.</ref>. La pensée de Nietzsche sur le corps évolue entre 1881 et 1888 ; les fragments posthumes des dernières années y voient une « collectivité inouïe d'êtres vivants, tous dépendants et subordonnés, mais en un autre sens dominants et doués d'activité volontaire »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[4], KSA 11, p. 576-577.</ref>. À la tête de cet édifice il n'y a pas, contrairement à ce que pourrait suggérer l'image zarathoustrienne du berger, un « monarque absolu », mais un « centre de gravité » qui se déplace, une régence mobile et plurielle<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' août-septembre 1885, 40[42], KSA 11, p. 651. Voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 192-198.</ref>. === L'apport de Wilhelm Roux === L'élaboration nietzschéenne du corps et de l'organique doit beaucoup à la lecture, en 1881 puis à nouveau en 1883, du livre du physiologiste Wilhelm Roux, ''Der Kampf der Theile im Organismus'' (1881)<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Organismus als innerer Kampf. Der Einfluss von Wilhelm Roux auf Friedrich Nietzsche », ''Nietzsche-Studien'', 7 (1978), p. 189-223 ; repris dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 97-140.</ref>. Roux y défendait l'idée que l'organisme s'organise et se différencie à partir d'une lutte interne entre ses parties, indépendamment et préalablement à la sélection darwinienne externe. Nietzsche en tire trois concepts qui s'installent durablement dans son vocabulaire : la lutte interne comme principe régulateur, l'autorégulation et la surcompensation. Surtout, Roux lui fournit la pensée d'une « monstrueuse puissance formatrice qui, à partir de l'intérieur, est créatrice de formes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' fin 1886-printemps 1887, 7[25], KSA 12, p. 304.</ref>. C'est sur cette base qu'il oppose au darwinisme anglais une conception non adaptative et non réactive du vivant : la vie ne s'adapte pas, elle conquiert et incorpore « de l'intérieur, toujours plus d'extérieur »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. == Domaines d'application == === Psychologie et critique de la conservation de soi === La volonté de puissance sert de fil directeur à une psychologie des pulsions élaborée par Nietzsche dans les années 1880. Les conduites humaines, y compris celles qui paraissent désintéressées ou ascétiques, peuvent être analysées par Nietzsche comme l'expression de configurations de volontés de puissance. Müller-Lauter explique : « L'homme lui-même est fondamentalement volonté de puissance, quel que soit son comportement »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 33.</ref>. Cette généralité ne signifie cependant pas que tous les comportements soient équivalents : Nietzsche distingue les expressions ascendantes, créatrices et affirmatives, des expressions descendantes, réactives et négatives. L'idéal ascétique offre un cas particulièrement délicat. L'ascète, qui paraît nier la vie, ne supprime pas pour autant la volonté : il la conserve sous une forme retournée, négative, orientée vers le néant. « L'idéal ascétique exprime une volonté »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 23, KSA 5, p. 395-396.</ref>. La troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' montre que cet idéal exprime à la fois une vie malade, appauvrie, retournée contre elle-même, et un « expédient » par lequel une vie en déclin se conserve à tout prix ; il est en ce sens à la fois une des « plus grandes forces conservatrices et créatrices de oui » et le symptôme d'une dégénérescence physiologique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 13, KSA 5, p. 365-367.</ref>. Le sacerdoce ascétique témoigne, dans ce paradoxe, de ce que la volonté préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir : « l'homme préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412.</ref>. === Connaissance, vérité et perspectivisme === La théorie nietzschéenne de la connaissance s'articule étroitement à la pensée de la volonté de puissance, sans en découler de manière déductive. La connaissance n'y est pas comprise comme une représentation neutre du réel, mais comme une appropriation, une simplification, une interprétation accomplie par une configuration de forces. « Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. Toute interprétation est l'expression d'une perspective particulière, c'est-à-dire d'une configuration singulière de volonté de puissance qui cherche à imposer sa lecture du monde. Le perspectivisme nietzschéen ne se réduit pas pour autant à un relativisme. Comme l'a montré Lawrence J. Hatab, la volonté de puissance « est fondée sur la contestation, et ne peut donc pas équivaloir au relativisme du laisser-faire »<ref>Lawrence J. Hatab, « The Will to Power », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019, p. 343.</ref>. Une multiplication des perspectives sur un même objet en accroît la connaissance : « plus nous laissons d'affects parler d'une chose, plus nous savons mettre d'yeux, d'yeux différents, sur cette même chose, plus complète sera notre “notion” de cette chose, plus complète sera notre “objectivité” »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 12, KSA 5, p. 365.</ref>. La vérité cesse alors d'être pensée comme adéquation désintéressée au réel, et se trouve évaluée à partir des formes de vie, des perspectives et des effets de puissance qui la portent. Nietzsche ne soutient pas pour autant que « le vrai » serait simplement ce qui augmente la vie : il met en crise l'opposition même entre vérité et erreur, soutient que certaines erreurs sont vitalement nécessaires, et interroge en outre la valeur de la volonté de vérité, dont la troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' fait le dernier avatar de l'idéal ascétique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 24, KSA 5, p. 398-402. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006, p. 56-65 ; Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990.</ref>. === Morale et critique des valeurs === La volonté de puissance sert de clé herméneutique majeure à la critique nietzschéenne de la morale. Dans ''La Généalogie de la morale'', Nietzsche montre que les valeurs morales traditionnelles, loin d'être des vérités éternelles, sont des créations historiques engendrées par des configurations particulières de volonté de puissance. La « morale des esclaves » et la « morale des maîtres » ne désignent pas, à proprement parler, deux classes sociales empiriques, mais deux types d'évaluation et deux modes d'interprétation du monde. La morale des esclaves est née du ressentiment, c'est-à-dire d'une réaction qui, faute de pouvoir s'exprimer dans une action effective, se déplace vers la « vengeance spirituelle » et invente le bien par opposition à un mal extérieur préalable<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 7 et § 10, KSA 5, p. 266-268 et p. 270-273.</ref>. À cette évaluation réactive, qui définit la valeur négativement, Nietzsche oppose la morale aristocratique, qui s'affirme positivement à partir d'un sentiment de plénitude et de santé, et pose son propre « oui » sans avoir besoin d'un contraire pour se définir. Cette opposition n'est cependant pas un simple éloge de la force brute. Nietzsche reconnaît à la révolte des esclaves un rôle décisif dans le développement de l'humanité : « ce n'est qu'avec la révolte des esclaves dans la morale [...] que l'homme [...] est devenu un animal intéressant »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 6, KSA 5, p. 266.</ref>. Le « marquage du oui » de l'aristocrate et le « non » réactif de l'esclave coexistent et se mélangent dans l'humanité historique. La « nature supérieure », pour Nietzsche, est précisément le champ de bataille où s'affrontent ces deux évaluations<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 16, KSA 5, p. 285-286. Voir Christa Davis Acampora, « Nietzsche's On the Genealogy of Morality », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 227-229.</ref>. === Art et création === L'art occupe une place privilégiée dans la philosophie de la volonté de puissance. Dès ''La Naissance de la tragédie'' (1872), Nietzsche présentait l'art tragique grec comme la plus haute affirmation de la vie ; mais la signification que prend l'art à partir de 1883 est renouvelée par le concept de volonté de puissance. L'artiste devient le modèle de l'homme créateur qui donne forme au chaos du devenir et qui transfigure la souffrance en beauté. Les fragments posthumes regroupés sous la rubrique « La volonté de puissance comme art » dans la compilation de 1906 placent l'art au sommet des activités humaines, « le grand stimulant de la vie »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[119], KSA 13, p. 296-297.</ref>. Mais comme le souligne Müller-Lauter, Nietzsche a abandonné dans les années 1880 la justification métaphysique de l'art comme « phénomène esthétique » qui apparaissait dans son premier ouvrage, au profit d'une conception immanente : l'art est une expression particulière de la volonté de puissance, non son fondement<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 279-281.</ref>. == Articulations avec les autres motifs de la pensée nietzschéenne == La volonté de puissance ne forme pas un concept isolé ; elle s'articule à plusieurs autres motifs centraux de la philosophie de Nietzsche, dont elle est inséparable. Le diagnostic du nihilisme européen, formulé notamment dans le fragment dit de ''Lenzer Heide'' (10 juin 1887), met en jeu la pensée de la volonté de puissance à plusieurs niveaux : Nietzsche y voit à la fois un processus historique de dépréciation des valeurs suprêmes et un phénomène psychologique dont l'idéal ascétique est la forme paradoxale la plus tenace, en tant qu'il préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' 10 juin 1887, 5[71], KSA 12, p. 211-217 ; ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit., chapitres 1-3.</ref>. La pensée du nihilisme et celle de la volonté de puissance se construisent dans un même mouvement, l'une comme diagnostic, l'autre comme nom de la dynamique sous-jacente qui rend possibles tant la critique des valeurs déchues que la perspective d'une transvaluation. Le projet de transvaluation des valeurs (''Umwertung aller Werte''), qui occupe Nietzsche dans les dernières années, se fonde sur la mise au jour des configurations de volonté de puissance dont procèdent les valeurs morales et culturelles dominantes. Critiquer la morale, ce n'est plus opposer aux valeurs établies d'autres valeurs venues d'ailleurs, mais évaluer les valeurs elles-mêmes selon la qualité, ascendante ou descendante, de la volonté de puissance qu'elles expriment<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', préface, § 6, KSA 5, p. 252-253.</ref>. La pensée de l'éternel retour entretient avec la volonté de puissance un rapport plus problématique. Les deux thèmes apparaissent souvent comme les deux fronts d'une même affirmation : la volonté de puissance désigne ce qui est, et l'éternel retour exige qu'on le veuille à nouveau, sans réserve, dans toute son extension. Heidegger fait de leur articulation l'axe de son interprétation, en y voyant la pensée « du devenir au plus proche de l'être ». Müller-Lauter, plus prudent, souligne qu'on ne peut tenir l'éternel retour pour la simple conséquence cosmologique de la volonté de puissance, et que les deux pensées coexistent en tension chez Nietzsche, sans former un système clos<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 177-185.</ref>. La figure du surhumain (''Übermensch'') désigne, dans ce contexte, le type humain qui serait capable de supporter et de vouloir cette double pensée, en assumant l'éternel retour comme expression la plus haute de la volonté de puissance créatrice<ref>Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 532-547.</ref>. == Le statut philosophique de la notion == === Une métaphysique ? La question ouverte === La question du statut philosophique de la notion de volonté de puissance, et plus précisément celle de savoir si Nietzsche entendait en faire un principe métaphysique universel applicable à toute réalité, y compris la matière inorganique, demeure controversée. Certains fragments posthumes paraissent autoriser cette extension : « ce monde est volonté de puissance, et rien d'autre. Et vous-mêmes aussi êtes cette volonté de puissance, et rien d'autre »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[12], KSA 11, p. 610-611.</ref>. Dans ''Par-delà bien et mal'', § 36, Nietzsche envisage explicitement, à titre d'hypothèse méthodique, l'extension de la causalité de volonté à l'ensemble du « monde mécanique (ou matériel) »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 36, KSA 5, p. 54-55.</ref>. === L'interprétation métaphysique de Heidegger === Le commentaire de Martin Heidegger, publié en deux volumes en 1961 et issu de ses cours et conférences données entre 1936 et 1946, fait de Nietzsche le penseur qui achève la métaphysique occidentale comme « métaphysique de la subjectivité ». La volonté de puissance, chez Heidegger, est interprétée comme l'« essence » du monde moderne et comme la « volonté de la volonté » qui clôt l'histoire de l'Être<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', 2 vol., trad. Pierre Klossowski, Paris, Gallimard, 1971.</ref>. Elle s'y caractérise par une auto-élévation perpétuelle : un « se-rendre-soi-même-puissant de la puissance, en vue de son auto-élévation »<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', vol. I, op. cit., p. 47.</ref>. Au-delà de la seule lecture de Nietzsche, l'interprétation heideggerienne articule volonté de puissance, éternel retour, subjectivité moderne et essence de la technique : la volonté de puissance y devient le nom du moment ultime, dans l'histoire de la métaphysique, où l'étant se révèle comme disposition pure pour la représentation et la maîtrise techniques. Cette lecture, indépendamment des controverses philologiques, a profondément orienté la philosophie contemporaine, notamment sur la question de la modernité, de la technique et de la subjectivité. Cette lecture a néanmoins été contestée du point de vue de la fidélité au texte nietzschéen. Müller-Lauter lui reproche d'isoler artificiellement la qualité (la volonté de puissance) des quanta concrets dans lesquels elle se donne, et de présenter une volonté de puissance qui ne se rapporte qu'à elle-même, alors que chez Nietzsche tout vouloir-de-puissance se rapporte nécessairement à d'autres vouloirs-de-puissance qui lui résistent. L'interprétation heideggerienne, ajoute-t-il, est en partie tributaire de la compilation posthume ''Der Wille zur Macht'' et reprend même un passage où une intervention éditoriale de Peter Gast (« inneren Willen » au lieu de l'expression originelle de Nietzsche « innere Welt ») a modifié le texte<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 371-373. Sur la correction de Peter Gast voir ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[31], KSA 11, p. 563.</ref>. === L'interprétation différentielle de Deleuze === Gilles Deleuze propose dans ''Nietzsche et la philosophie'' (1962) une lecture où la volonté de puissance n'est ni un principe métaphysique transcendant, ni un en-soi : elle est « l'élément différentiel d'où dérivent à la fois la différence quantitative des forces en rapport, et la qualité qui, dans ce rapport, revient à chaque force »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', op. cit., p. 60.</ref>. Deleuze fait de la volonté de puissance un principe génétique et différentiel, intimement lié à l'éternel retour. Müller-Lauter, tout en saluant le refus deleuzien de l'interprétation métaphysique, lui reproche de réintroduire une distinction entre la force et la volonté de puissance qui restaure malgré tout un dualisme étranger à Nietzsche, lequel n'accorde à la volonté de puissance aucune existence indépendante des quanta de force<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 22-30.</ref>. La discussion entre les deux lectures fait partie des controverses majeures de l'interprétation contemporaine de Nietzsche. === L'interprétation pluraliste de Müller-Lauter === L'interprétation développée par Müller-Lauter, et reprise par une part importante de la recherche francophone contemporaine, notamment par Patrick Wotling, consiste à lire la volonté de puissance comme une notion immanente et pluraliste. Il n'y a pas un principe unique qui se manifesterait dans le monde ; il y a une multiplicité irréductible de volontés de puissance en lutte, dont les configurations momentanées constituent ce que l'on appelle « choses », « organismes », « sujets ». La pensée elle-même, dans cette lecture, est présentée par Nietzsche non comme une vérité absolue, mais comme une interprétation, c'est-à-dire comme une expression de volonté de puissance qui prétend, en vertu de la cohérence et de la fécondité qu'elle présente, à une supériorité relative sur les interprétations concurrentes. Comme l'écrit Wotling, « l'interprétation de la réalité comme volonté de puissance demeure une interprétation particulière, liée aux possibilités interprétatives qui sont celles de cette configuration de domination particulière qu'est l'homme, une interprétation et non pas un nouvel en-soi des choses, ni un nouveau principe métaphysique »<ref>Patrick Wotling, préface à Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 21.</ref>. == La question philologique du livre ''Der Wille zur Macht'' == Un problème majeur, longtemps ignoré, concerne le statut éditorial du livre intitulé ''La Volonté de puissance''. Publié pour la première fois en 1901 par Elisabeth Förster-Nietzsche et Peter Gast avec 483 aphorismes, puis réédité en 1906 dans une version élargie à 1067 aphorismes, ce livre était présenté comme l'« œuvre maîtresse » de Nietzsche. Il s'agit en réalité d'une compilation d'extraits choisis dans les cahiers posthumes du philosophe, organisée selon un plan que Nietzsche avait dressé le 17 mars 1887 puis abandonné<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 329-372. Voir aussi Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221.</ref>. L'édition critique entreprise par Giorgio Colli et Mazzino Montinari à partir de 1967 (la ''Kritische Gesamtausgabe'') a établi de manière décisive que Nietzsche avait abandonné le projet d'un livre intitulé ''Der Wille zur Macht'', et que la compilation publiée à Weimar reflétait davantage les choix éditoriaux, doctrinaux et parfois idéologiques de ses éditeurs que l'état réel du travail du philosophe. Les fragments posthumes doivent dès lors être lus dans leur contexte chronologique et expérimental, et non comme les morceaux d'une œuvre systématique achevée. Comme l'a montré Montinari, les éditeurs ont parfois « démembré » des textes cohérents pour les redistribuer selon le plan préétabli, comme dans le cas du fragment ''Le Nihilisme européen'' du 10 juin 1887, découpé en quatre aphorismes distincts dans la compilation<ref>Mazzino Montinari, « Nietzsche zwischen Alfred Baeumler und Georg Lukács », dans ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982, p. 169-205.</ref>. La diffusion durable du livre, et le fait que de nombreuses interprétations philosophiques majeures, notamment celles de Heidegger et d'Alfred Baeumler, se sont fondées sur cette compilation, a contribué à infléchir durablement la réception du concept<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 335-370.</ref>. L'abandon par Nietzsche du projet d'un livre portant ce titre ne signifie cependant pas qu'il aurait renoncé au concept lui-même. Comme le précise Müller-Lauter, la pensée centrale survit dans le projet ultérieur de la ''Transvaluation de toutes les valeurs'' (''Umwertung aller Werte''), dont ''L'Antéchrist'' constitue la première et finalement unique partie achevée<ref>Wolfgang Müller-Lauter, avant-propos à ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. VIII-IX.</ref>. == Récupérations idéologiques et malentendus == Le concept de volonté de puissance a fait l'objet, dès la fin du XIX{{e}} siècle, d'interprétations qui le rabattaient sur la domination politique brute ou sur un darwinisme social. Cette lecture a été activement promue par la sœur de Nietzsche au Nietzsche-Archiv de Weimar et a culminé dans l'appropriation par l'idéologie nazie, en particulier à travers les travaux d'Alfred Baeumler<ref>Alfred Baeumler, ''Nietzsche, der Philosoph und Politiker'', Leipzig, 1931. Voir la critique détaillée dans Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 333-340 ; Walter Kaufmann, ''Nietzsche'', op. cit., p. 284-310.</ref>. Cette réception est aujourd'hui largement reconnue comme une déformation : non seulement elle s'appuie sur la compilation posthume, mais elle ignore la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' et ''Macht'', réduit la pluralité des volontés de puissance à un principe unitaire, et confond la puissance avec la domination extérieure. Comme l'a fortement défendu Kaufmann dès 1950, le surhomme (''Übermensch'') nietzschéen n'est pas le conquérant militaire ou le tyran, mais le type qui a accompli sur lui-même l'inversion des valeurs et qui affirme créativement la vie<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', op. cit., p. 307-333.</ref>. == Postérité philosophique == L'influence du concept est considérable dans la philosophie du XX{{e}} siècle. Outre les lectures de Heidegger, Deleuze et Müller-Lauter déjà mentionnées, on peut citer celle de Karl Jaspers, qui voyait dans la volonté de puissance la substantialisation par Nietzsche de l'être au sein d'une réalité sans transcendance, dans un monde de « pure immanence »<ref>Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950.</ref>. Eugen Fink a proposé une lecture qui rapproche la volonté de puissance d'une cosmologie ludique<ref>Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. Hans Hildenbrand et Alex Lindenberg, Paris, Minuit, 1965.</ref>. Michel Foucault reprend de Nietzsche moins une doctrine de la volonté de puissance qu'une méthode généalogique, une pensée des rapports de forces et une critique de l'origine, qu'il développe ensuite dans une direction propre, en particulier dans l'analyse des micro-pouvoirs et des dispositifs disciplinaires des sociétés modernes<ref>Michel Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l'histoire », dans ''Hommage à Jean Hyppolite'', Paris, PUF, 1971, p. 145-172.</ref>. La pensée nietzschéenne a en revanche fait l'objet de critiques vigoureuses de la part de Jürgen Habermas, qui y voit l'expression d'un irrationalisme récusant toute rationalité communicationnelle au profit d'une affirmation arbitraire de la force<ref>Jürgen Habermas, ''Le Discours philosophique de la modernité'', trad. Christian Bouchindhomme et Rainer Rochlitz, Paris, Gallimard, 1988, p. 109-145.</ref>. Ces lectures critiques ont été à leur tour contestées par les interprétations philologiques issues des travaux de Colli, Montinari, Müller-Lauter et Wotling, qui mettent en évidence le caractère expérimental, stratégique et non systématique des formulations nietzschéennes. La recherche francophone contemporaine, à la suite des travaux de Müller-Lauter et de leur réception par Patrick Wotling, met l'accent sur la dimension expérimentale et antimétaphysique du concept, le caractère stratégique et provisoire de ses formulations, et son enracinement dans la pensée nietzschéenne de la civilisation et de la santé<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995.</ref>. Aux États-Unis, l'interprétation naturaliste, défendue notamment par John Richardson et Bernard Reginster, accorde une place centrale à la volonté de puissance dans une lecture qui rapproche Nietzsche des sciences de la vie de son temps<ref>John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996 ; Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit.</ref>. == Notes et références == {{references|colonnes=2}} == Bibliographie == === Œuvres de Nietzsche === * Friedrich Nietzsche, ''Werke. Kritische Gesamtausgabe'' (KGW), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin/New York, de Gruyter, 1967 sq. * Friedrich Nietzsche, ''Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe'' (KSA), 15 vol., éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Munich/Berlin/New York, dtv/de Gruyter, 1980. * Friedrich Nietzsche, ''Œuvres philosophiques complètes'', sous la direction de Giorgio Colli et Mazzino Montinari, 14 tomes, Paris, Gallimard, 1968-1997. L'édition française inclut, à côté des œuvres publiées, l'ensemble des ''Fragments posthumes'' que cet article cite abondamment. * Friedrich Nietzsche, ''Ainsi parlait Zarathoustra'', traduction de Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Le Livre de Poche, 1983. * Friedrich Nietzsche, ''Par-delà bien et mal'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2000. * Friedrich Nietzsche, ''La Généalogie de la morale'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Le Livre de Poche, 2000. * Friedrich Nietzsche, ''L'Antéchrist'', traduction d'Éric Blondel, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1996. ''Note sur les traductions : sauf indication contraire, les citations françaises de Nietzsche données dans le corps de l'article sont reprises ou adaptées des traductions Wotling pour'' Par-delà bien et mal ''et'' La Généalogie de la morale, ''Goldschmidt pour'' Ainsi parlait Zarathoustra, ''et de l'édition Gallimard pour les'' Fragments posthumes. ''Les références sont données, conformément à l'usage savant, à l'édition critique allemande KSA.'' === Introductions et ouvrages de référence === * Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006. * Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury, 2015. * Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019. * Patrick Wotling, ''La Philosophie de l'esprit libre. Introduction à Nietzsche'', Paris, Flammarion, coll. « Champs Essais », 2008. === Interprétations philosophiques de la volonté de puissance === * Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990. * Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962. * Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. fr., Paris, Minuit, 1965. * Jean Granier, ''Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche'', Paris, Seuil, 1966. * Martin Heidegger, ''Nietzsche'', trad. Pierre Klossowski, 2 vol., Paris, Gallimard, 1971. * Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950. * Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton, Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974. * Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', Londres, Routledge, 2002. * Scarlett Marton, ''Nietzsche. Des forces cosmiques aux valeurs humaines'', trad. fr., Paris, L'Harmattan, 1996. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie'', Berlin/New York, de Gruyter, 1971. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', traduction de Jeanne Champeaux, préface de Patrick Wotling, Paris, Allia, 1998. * Alexander Nehamas, ''Nietzsche. La vie comme littérature'', trad. fr., Paris, PUF, 1994. * Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006. * John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996. * Richard Schacht, ''Nietzsche'', Londres, Routledge, 1983. * Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995. === Études philologiques et histoire éditoriale === * Paolo D'Iorio, « La superstition des philologues. Nietzsche et Colli/Montinari », ''Philosophie'', n° 38, 1993, p. 12-31. * Mazzino Montinari, ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982 ; traduction française ''Nietzsche'', Paris, PUF, 2001. * Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221. {{AutoCat}} suibnzyddjs97texmc15l5ygmgrjd9a 767008 767007 2026-05-27T05:26:55Z PandaMystique 119061 767008 wikitext text/x-wiki {{Sous-pages}} La '''volonté de puissance''' (en allemand ''Wille zur Macht'') est l'un des concepts marquants de la pensée de Friedrich Nietzsche (1844-1900), particulièrement central dans son œuvre tardive, à partir d{{'}}''[[s:Ainsi parlait Zarathoustra|Ainsi parlait Zarathoustra]]'' (1883-1885) et dans les écrits ultérieurs : ''[[s:Par delà bien et mal|Par-delà bien et mal]]'' (1886), ''[[s:La Généalogie de la morale|La Généalogie de la morale]]'' (1887), ainsi que les fragments posthumes des années 1885-1888. La notion s'articule étroitement à d'autres motifs majeurs de la philosophie nietzschéenne, dont elle ne peut être séparée sans risque de contresens : la mort de Dieu, le nihilisme, l'[[Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Éternel Retour|éternel retour]], le surhumain, la transvaluation des valeurs, le perspectivisme et la pensée de la [[Dictionnaire de philosophie/Décadence|décadence]]. Elle désigne, suivant les contextes, la caractéristique essentielle de tout vivant, un principe d'interprétation de nombreuses activités humaines, et, dans certains fragments, l'essence même de toute réalité. Nietzsche ne livre toutefois pas une doctrine systématique de la volonté de puissance : il en propose des formulations expérimentales, parfois en tension les unes avec les autres, dont la cohérence reste problématique. Le sens du mot « puissance » (''Macht'') ne va nullement de soi, le terme « volonté » (''Wille'') ne désigne pas une faculté unifiée, et la préposition allemande ''zur'', littéralement « vers », unit les deux membres de l'expression d'une manière qui résiste à la paraphrase simple<ref>Patrick Wotling, préface à Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 12-14.</ref>. == Origines et formulations == === Apparition et synonymes du concept === La formule ''Wille zur Macht'' apparaît pour la première fois dans une œuvre publiée par Nietzsche dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', livre I, au chapitre « Des mille et un buts » (''Von tausend und Einem Ziele''), où chaque peuple est défini par sa table des valeurs, « voix de sa volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von tausend und Einem Ziele », KSA 4, p. 70.</ref>. La formulation centrale, et la plus souvent citée, se trouve cependant dans le livre II, au chapitre « De l'auto-dépassement » (''Von der Selbst-Überwindung''), où Zarathoustra déclare : « Partout où j'ai trouvé du vivant, j'ai trouvé de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', II, « Von der Selbst-Überwindung », KSA 4, p. 148.</ref>. La formule se déploie ensuite dans les œuvres publiées et plus encore dans les fragments posthumes de la période 1884-1888. Le concept y est rarement traité comme un objet isolé : Nietzsche le mobilise au moyen d'un large registre terminologique, employant par exemple l'expression « instinct de liberté » (''Instinkt der Freiheit'') comme l'une des traductions possibles, mais non exclusives, de « volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 18, KSA 5, p. 326. Sur les variantes terminologiques de la formule, voir Patrick Wotling, op. cit., p. 14-15.</ref>. Il recourt avec constance au vocabulaire des pulsions (''Triebe''), des instincts et des affects, présentés comme des expressions particulières de la volonté de puissance : « la volonté de puissance est la forme primitive de l'affect, [...] tous les affects n'en sont que des développements »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 1[8], KSA 12, p. 13.</ref>. === Distinction entre ''Kraft'' et ''Macht'' === Une difficulté de traduction et d'interprétation tient à la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' (force) et ''Macht'' (puissance). La ''Macht'' n'est pas chez Nietzsche d'abord pouvoir extérieur exercé sur autrui, ni domination politique ou militaire ; elle désigne en première instance la capacité de surmonter une résistance, de croître, de s'imposer une forme à soi-même. Comme l'a montré Walter Kaufmann, la lecture qui réduit la ''Macht'' à la domination brute manque le sens nietzschéen du terme<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974, p. 178-207, 285-310.</ref>. Cette distinction joue un rôle décisif chez les commentateurs : pour Gilles Deleuze notamment, « la force est ce qui peut, la volonté de puissance est ce qui veut »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962, p. 57.</ref>. Wolfgang Müller-Lauter a néanmoins fait valoir, dans une discussion devenue classique, que cette différenciation introduit chez Deleuze un dualisme étranger à la pensée nietzschéenne, laquelle ne sépare pas une qualité abstraite (la volonté) de quantités concrètes (les forces), mais conçoit la volonté de puissance comme inséparable des quanta de puissance dans lesquels elle se donne<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999, p. 22-30.</ref>. == Caractérisation philosophique == === Une volonté qui n'est pas un cas particulier du vouloir === Nietzsche écarte d'emblée l'idée d'une « volonté en soi », d'une « volonté comme telle », qui ne serait qu'une abstraction sans réalité. Tout vouloir est, selon lui, un « vouloir quelque chose » ; et ce quelque chose, posé comme essentiel à tout vouloir, est précisément la puissance. La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir parmi d'autres ; elle est l'unique forme de vouloir effective. Müller-Lauter résume ainsi la position nietzschéenne : « La volonté de puissance n'est pas un cas particulier du vouloir. Une volonté “en soi” ou “comme telle” est une pure abstraction : elle n'existe pas en fait »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 31. Voir aussi Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34, où Nietzsche démonte la « simplicité » apparente du vouloir héritée de Schopenhauer.</ref>. L'unité que le langage prête au vouloir est trompeuse : « vouloir » désigne en réalité une triplicité d'instances qui en vérité forme unité, à savoir le sentir, le penser et l'affect du commandement<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 19, KSA 5, p. 32-34 ; voir aussi ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[8], KSA 11.</ref>. === Opposition et différence avec Schopenhauer === Le concept se construit en partie contre la doctrine de la « volonté de vivre » (''Wille zum Leben'') d'Arthur Schopenhauer, non pas comme simple inversion mais comme déplacement de toute la problématique. Là où Schopenhauer identifie un principe métaphysique unitaire qui se manifeste dans la pluralité des phénomènes et conduit à la souffrance et à l'ascèse, Nietzsche affirme : « la vie elle-même est volonté de puissance ; la conservation de soi n'en est qu'une des conséquences indirectes et les plus fréquentes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans un fragment posthume, il précise que « la vie n'est qu'un cas particulier de la volonté de puissance, il est tout à fait arbitraire d'affirmer que tout aspire à se fondre dans cette forme de la volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[121], KSA 13, p. 300-302.</ref>. La critique de Schopenhauer porte aussi sur la conception du vouloir lui-même. Schopenhauer aurait, selon Nietzsche, repris et amplifié un « préjugé populaire » en faisant du vouloir « quelque chose de simple, d'absolument donné, d'irréductible, d'intelligible en soi »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Die Fröhliche Wissenschaft'', § 127, KSA 3, p. 482-483. Voir aussi Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 47-48.</ref>. Cette critique entraîne une transformation complète du concept : ce que Nietzsche nomme volonté de puissance n'est pas une faculté psychique élémentaire mais une structure complexe d'actions et de réactions au sein d'une multiplicité de forces. === Décharge de force et nécessité de la résistance === Loin d'être tendue vers la conservation, la vie cherche d'abord à « décharger sa force » (''ihre Kraft auslassen''). Nietzsche insiste sur la nature foncièrement active, expansive, formatrice de tout vivant : « les physiologistes devraient réfléchir avant de poser l'instinct de conservation comme instinct cardinal d'un être organique. Un être vivant veut avant tout décharger sa force »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 13, KSA 5, p. 27.</ref>. Dans ''La Généalogie de la morale'', il reproche à Herbert Spencer et au darwinisme anglais d'avoir laissé échapper « la priorité essentielle des forces spontanées, agressives, conquérantes, productrices de formes et imposant de nouvelles interprétations » au profit d'une conception purement réactive de l'adaptation<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', II, § 12, KSA 5, p. 315-316. Sur la critique nietzschéenne du darwinisme, voir Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006, p. 532-547.</ref>. Cette « décharge » n'est pourtant possible que par l'épreuve d'une résistance. La volonté de puissance ne s'éprouve qu'au contact d'un obstacle qu'elle cherche à surmonter. Nietzsche prend pour exemple le protoplasme, qui « projette ses pseudopodes à l'extérieur pour rechercher quelque chose qui lui résiste, non par faim, mais par volonté de puissance »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. La puissance n'est jamais un état statique de domination acquise : « toute expansion, incorporation, croissance signifie lutter contre quelque chose qui résiste »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[174], KSA 13, p. 360-361.</ref>. C'est pourquoi Nietzsche peut écrire dans ''L'Antéchrist'' : « Qu'est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est surmontée »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Der Antichrist'', § 2, KSA 6, p. 170.</ref>. == Multiplicité et organisation == === Le sujet, fiction grammaticale === L'un des apports décisifs de la pensée nietzschéenne consiste dans la critique radicale de l'unité du sujet. L'homme n'est pas un « moi » substantiel, mais une multiplicité organisée. Nietzsche écrit que « l'âme [est] une grandeur sociale d'instincts et d'affects »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 12, KSA 5, p. 27.</ref>, ou encore que l'ego doit se comprendre comme « pluralité de forces personnalisées » dont chacune, tour à tour, peut passer au premier plan<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 6[26], KSA 12, p. 244-245.</ref>. La conscience elle-même n'est qu'un instrument tardif et superficiel par lequel cette multiplicité se donne à elle-même une représentation simplifiée et falsifiée d'unité<ref>Voir Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 65-67.</ref>. Chaque pulsion, chaque instinct est lui-même une volonté de puissance qui cherche à imposer aux autres sa propre perspective. Müller-Lauter souligne ce point en relevant que « chaque pulsion est elle-même une volonté de puissance. Chacune est un certain besoin de domination, chacune possède sa perspective qu'elle voudrait imposer comme norme à toutes les autres pulsions »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 90. La citation de Nietzsche est tirée de ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. La santé psychique, dans le vocabulaire nietzschéen, correspond à la hiérarchisation réussie des pulsions sous la régence d'une pulsion dominante ; la décadence, à l'« anarchie des atomes » et au désordre pulsionnel<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1885-automne 1886, 2[87], KSA 12, p. 104. Voir aussi ''Der Fall Wagner'', § 7, KSA 6, p. 27.</ref>. Concrètement, cela signifie que dans un organisme une pulsion dominante (l'instinct créateur chez l'artiste, la curiosité chez le savant) organise provisoirement les autres en les mettant à son service ; dans une culture, certaines évaluations imposent une lecture du monde qui en subordonne d'autres ; dans la connaissance, une perspective simplifie le réel pour le rendre maîtrisable et fécond pour la vie qui l'élabore. === Quanta de puissance et configurations de domination === L'une des lectures les plus rigoureuses et les moins métaphysiques de la volonté de puissance, dont Wolfgang Müller-Lauter est l'un des principaux artisans, consiste à comprendre la réalité comme jeu de quanta de puissance organisés en « configurations de domination » (''Herrschaftsgebilde''). « Toute unité n'est unité que comme organisation et jeu mutuel : de la même manière qu'une communauté humaine est une unité »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[22], KSA 11, p. 561 ; ce passage est commenté par Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 60-61.</ref>. Toute volonté de puissance que l'on isole se révèle elle-même structure hiérarchique de multiples volontés de puissance plus élémentaires. L'homme constitue ainsi un quantum de puissance qui en organise d'innombrables autres, et qui s'insère lui-même dans des organismes plus vastes encore : peuples, États, sociétés<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[8], KSA 11, p. 580. Sur ce point voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 75-78.</ref>. Müller-Lauter en tire une conséquence philosophique majeure, dirigée notamment contre les lectures métaphysiques de Nietzsche : il n'y a pas, à proprement parler, ''la'' volonté de puissance. Il n'y a que ''des'' volontés de puissance, dans leur rapport conflictuel et hiérarchique. « Puisque ''le'' monde n'est pas une totalité organisée, ''la'' volonté de puissance n'existe pas comme l'''ens metaphysicum'' qui le constituerait. Il n'existe que de multiples volontés de puissance, ''la'' volonté de puissance n'existe pas »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 89.</ref>. Le singulier que Nietzsche emploie parfois doit alors se comprendre comme la désignation d'une qualité (commune à tous les quanta) et non comme celle d'une substance unique. === Le corps comme configuration de domination === Le corps fournit à Nietzsche le modèle paradigmatique de la configuration de domination. Dans ''Ainsi parlait Zarathoustra'', il est décrit comme « une multiplicité ayant un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Also sprach Zarathustra'', I, « Von den Verächtern des Leibes », KSA 4, p. 39-40.</ref>. La pensée de Nietzsche sur le corps évolue entre 1881 et 1888 ; les fragments posthumes des dernières années y voient une « collectivité inouïe d'êtres vivants, tous dépendants et subordonnés, mais en un autre sens dominants et doués d'activité volontaire »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 37[4], KSA 11, p. 576-577.</ref>. À la tête de cet édifice il n'y a pas, contrairement à ce que pourrait suggérer l'image zarathoustrienne du berger, un « monarque absolu », mais un « centre de gravité » qui se déplace, une régence mobile et plurielle<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' août-septembre 1885, 40[42], KSA 11, p. 651. Voir Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 192-198.</ref>. === L'apport de Wilhelm Roux === L'élaboration nietzschéenne du corps et de l'organique doit beaucoup à la lecture, en 1881 puis à nouveau en 1883, du livre du physiologiste Wilhelm Roux, ''Der Kampf der Theile im Organismus'' (1881)<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Organismus als innerer Kampf. Der Einfluss von Wilhelm Roux auf Friedrich Nietzsche », ''Nietzsche-Studien'', 7 (1978), p. 189-223 ; repris dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 97-140.</ref>. Roux y défendait l'idée que l'organisme s'organise et se différencie à partir d'une lutte interne entre ses parties, indépendamment et préalablement à la sélection darwinienne externe. Nietzsche en tire trois concepts qui s'installent durablement dans son vocabulaire : la lutte interne comme principe régulateur, l'autorégulation et la surcompensation. Surtout, Roux lui fournit la pensée d'une « monstrueuse puissance formatrice qui, à partir de l'intérieur, est créatrice de formes »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' fin 1886-printemps 1887, 7[25], KSA 12, p. 304.</ref>. C'est sur cette base qu'il oppose au darwinisme anglais une conception non adaptative et non réactive du vivant : la vie ne s'adapte pas, elle conquiert et incorpore « de l'intérieur, toujours plus d'extérieur »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' automne 1887, 9[151], KSA 12, p. 424.</ref>. == Domaines d'application == === Psychologie et critique de la conservation de soi === La volonté de puissance sert de fil directeur à une psychologie des pulsions élaborée par Nietzsche dans les années 1880. Les conduites humaines, y compris celles qui paraissent désintéressées ou ascétiques, peuvent être analysées par Nietzsche comme l'expression de configurations de volontés de puissance. Müller-Lauter explique : « L'homme lui-même est fondamentalement volonté de puissance, quel que soit son comportement »<ref>Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 33.</ref>. Cette généralité ne signifie cependant pas que tous les comportements soient équivalents : Nietzsche distingue les expressions ascendantes, créatrices et affirmatives, des expressions descendantes, réactives et négatives. L'idéal ascétique offre un cas particulièrement délicat. L'ascète, qui paraît nier la vie, ne supprime pas pour autant la volonté : il la conserve sous une forme retournée, négative, orientée vers le néant. « L'idéal ascétique exprime une volonté »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 23, KSA 5, p. 395-396.</ref>. La troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' montre que cet idéal exprime à la fois une vie malade, appauvrie, retournée contre elle-même, et un « expédient » par lequel une vie en déclin se conserve à tout prix ; il est en ce sens à la fois une des « plus grandes forces conservatrices et créatrices de oui » et le symptôme d'une dégénérescence physiologique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 13, KSA 5, p. 365-367.</ref>. Le sacerdoce ascétique témoigne, dans ce paradoxe, de ce que la volonté préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir : « l'homme préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412.</ref>. === Connaissance, vérité et perspectivisme === La théorie nietzschéenne de la connaissance s'articule étroitement à la pensée de la volonté de puissance, sans en découler de manière déductive. La connaissance n'y est pas comprise comme une représentation neutre du réel, mais comme une appropriation, une simplification, une interprétation accomplie par une configuration de forces. « Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' été 1886-automne 1887, 7[60], KSA 12, p. 315.</ref>. Toute interprétation est l'expression d'une perspective particulière, c'est-à-dire d'une configuration singulière de volonté de puissance qui cherche à imposer sa lecture du monde. Le perspectivisme nietzschéen ne se réduit pas pour autant à un relativisme. Comme l'a montré Lawrence J. Hatab, la volonté de puissance « est fondée sur la contestation, et ne peut donc pas équivaloir au relativisme du laisser-faire »<ref>Lawrence J. Hatab, « The Will to Power », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019, p. 343.</ref>. Une multiplication des perspectives sur un même objet en accroît la connaissance : « plus nous laissons d'affects parler d'une chose, plus nous savons mettre d'yeux, d'yeux différents, sur cette même chose, plus complète sera notre “notion” de cette chose, plus complète sera notre “objectivité” »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 12, KSA 5, p. 365.</ref>. La vérité cesse alors d'être pensée comme adéquation désintéressée au réel, et se trouve évaluée à partir des formes de vie, des perspectives et des effets de puissance qui la portent. Nietzsche ne soutient pas pour autant que « le vrai » serait simplement ce qui augmente la vie : il met en crise l'opposition même entre vérité et erreur, soutient que certaines erreurs sont vitalement nécessaires, et interroge en outre la valeur de la volonté de vérité, dont la troisième dissertation de ''La Généalogie de la morale'' fait le dernier avatar de l'idéal ascétique<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 24, KSA 5, p. 398-402. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006, p. 56-65 ; Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990.</ref>. === Morale et critique des valeurs === La volonté de puissance sert de clé herméneutique majeure à la critique nietzschéenne de la morale. Dans ''La Généalogie de la morale'', Nietzsche montre que les valeurs morales traditionnelles, loin d'être des vérités éternelles, sont des créations historiques engendrées par des configurations particulières de volonté de puissance. La « morale des esclaves » et la « morale des maîtres » ne désignent pas, à proprement parler, deux classes sociales empiriques, mais deux types d'évaluation et deux modes d'interprétation du monde. La morale des esclaves est née du ressentiment, c'est-à-dire d'une réaction qui, faute de pouvoir s'exprimer dans une action effective, se déplace vers la « vengeance spirituelle » et invente le bien par opposition à un mal extérieur préalable<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 7 et § 10, KSA 5, p. 266-268 et p. 270-273.</ref>. À cette évaluation réactive, qui définit la valeur négativement, Nietzsche oppose la morale aristocratique, qui s'affirme positivement à partir d'un sentiment de plénitude et de santé, et pose son propre « oui » sans avoir besoin d'un contraire pour se définir. Cette opposition n'est cependant pas un simple éloge de la force brute. Nietzsche reconnaît à la révolte des esclaves un rôle décisif dans le développement de l'humanité : « ce n'est qu'avec la révolte des esclaves dans la morale [...] que l'homme [...] est devenu un animal intéressant »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 6, KSA 5, p. 266.</ref>. Le « marquage du oui » de l'aristocrate et le « non » réactif de l'esclave coexistent et se mélangent dans l'humanité historique. La « nature supérieure », pour Nietzsche, est précisément le champ de bataille où s'affrontent ces deux évaluations<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', I, § 16, KSA 5, p. 285-286. Voir Christa Davis Acampora, « Nietzsche's On the Genealogy of Morality », dans Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 227-229.</ref>. === Art et création === L'art occupe une place privilégiée dans la philosophie de la volonté de puissance. Dès ''La Naissance de la tragédie'' (1872), Nietzsche présentait l'art tragique grec comme la plus haute affirmation de la vie ; mais la signification que prend l'art à partir de 1883 est renouvelée par le concept de volonté de puissance. L'artiste devient le modèle de l'homme créateur qui donne forme au chaos du devenir et qui transfigure la souffrance en beauté. Les fragments posthumes regroupés sous la rubrique « La volonté de puissance comme art » dans la compilation de 1906 placent l'art au sommet des activités humaines, « le grand stimulant de la vie »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' printemps 1888, 14[119], KSA 13, p. 296-297.</ref>. Mais comme le souligne Müller-Lauter, Nietzsche a abandonné dans les années 1880 la justification métaphysique de l'art comme « phénomène esthétique » qui apparaissait dans son premier ouvrage, au profit d'une conception immanente : l'art est une expression particulière de la volonté de puissance, non son fondement<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 279-281.</ref>. == Articulations avec les autres motifs de la pensée nietzschéenne == La volonté de puissance ne forme pas un concept isolé ; elle s'articule à plusieurs autres motifs centraux de la philosophie de Nietzsche, dont elle est inséparable. Le diagnostic du nihilisme européen, formulé notamment dans le fragment dit de ''Lenzer Heide'' (10 juin 1887), met en jeu la pensée de la volonté de puissance à plusieurs niveaux : Nietzsche y voit à la fois un processus historique de dépréciation des valeurs suprêmes et un phénomène psychologique dont l'idéal ascétique est la forme paradoxale la plus tenace, en tant qu'il préfère encore vouloir le néant plutôt que ne pas vouloir<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' 10 juin 1887, 5[71], KSA 12, p. 211-217 ; ''Zur Genealogie der Moral'', III, § 28, KSA 5, p. 412. Voir Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit., chapitres 1-3.</ref>. La pensée du nihilisme et celle de la volonté de puissance se construisent dans un même mouvement, l'une comme diagnostic, l'autre comme nom de la dynamique sous-jacente qui rend possibles tant la critique des valeurs déchues que la perspective d'une transvaluation. Le projet de transvaluation des valeurs (''Umwertung aller Werte''), qui occupe Nietzsche dans les dernières années, se fonde sur la mise au jour des configurations de volonté de puissance dont procèdent les valeurs morales et culturelles dominantes. Critiquer la morale, ce n'est plus opposer aux valeurs établies d'autres valeurs venues d'ailleurs, mais évaluer les valeurs elles-mêmes selon la qualité, ascendante ou descendante, de la volonté de puissance qu'elles expriment<ref>Friedrich Nietzsche, ''Zur Genealogie der Moral'', préface, § 6, KSA 5, p. 252-253.</ref>. La pensée de l'éternel retour entretient avec la volonté de puissance un rapport plus problématique. Les deux thèmes apparaissent souvent comme les deux fronts d'une même affirmation : la volonté de puissance désigne ce qui est, et l'éternel retour exige qu'on le veuille à nouveau, sans réserve, dans toute son extension. Heidegger fait de leur articulation l'axe de son interprétation, en y voyant la pensée « du devenir au plus proche de l'être ». Müller-Lauter, plus prudent, souligne qu'on ne peut tenir l'éternel retour pour la simple conséquence cosmologique de la volonté de puissance, et que les deux pensées coexistent en tension chez Nietzsche, sans former un système clos<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Über das Werden, das Urteilen, das Ja-sagen », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 177-185.</ref>. La figure du surhumain (''Übermensch'') désigne, dans ce contexte, le type humain qui serait capable de supporter et de vouloir cette double pensée, en assumant l'éternel retour comme expression la plus haute de la volonté de puissance créatrice<ref>Daniel W. Conway, « Life and Self-Overcoming », dans Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', op. cit., p. 532-547.</ref>. == Le statut philosophique de la notion == === Une métaphysique ? La question ouverte === La question du statut philosophique de la notion de volonté de puissance, et plus précisément celle de savoir si Nietzsche entendait en faire un principe métaphysique universel applicable à toute réalité, y compris la matière inorganique, demeure controversée. Certains fragments posthumes paraissent autoriser cette extension : « ce monde est volonté de puissance, et rien d'autre. Et vous-mêmes aussi êtes cette volonté de puissance, et rien d'autre »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 38[12], KSA 11, p. 610-611.</ref>. Dans ''Par-delà bien et mal'', § 36, Nietzsche envisage explicitement, à titre d'hypothèse méthodique, l'extension de la causalité de volonté à l'ensemble du « monde mécanique (ou matériel) »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Jenseits von Gut und Böse'', § 36, KSA 5, p. 54-55.</ref>. === L'interprétation métaphysique de Heidegger === Le commentaire de Martin Heidegger, publié en deux volumes en 1961 et issu de ses cours et conférences données entre 1936 et 1946, fait de Nietzsche le penseur qui achève la métaphysique occidentale comme « métaphysique de la subjectivité ». La volonté de puissance, chez Heidegger, est interprétée comme l'« essence » du monde moderne et comme la « volonté de la volonté » qui clôt l'histoire de l'Être<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', 2 vol., trad. Pierre Klossowski, Paris, Gallimard, 1971.</ref>. Elle s'y caractérise par une auto-élévation perpétuelle : un « se-rendre-soi-même-puissant de la puissance, en vue de son auto-élévation »<ref>Martin Heidegger, ''Nietzsche'', vol. I, op. cit., p. 47.</ref>. Au-delà de la seule lecture de Nietzsche, l'interprétation heideggerienne articule volonté de puissance, éternel retour, subjectivité moderne et essence de la technique : la volonté de puissance y devient le nom du moment ultime, dans l'histoire de la métaphysique, où l'étant se révèle comme disposition pure pour la représentation et la maîtrise techniques. Cette lecture, indépendamment des controverses philologiques, a profondément orienté la philosophie contemporaine, notamment sur la question de la modernité, de la technique et de la subjectivité. Cette lecture a néanmoins été contestée du point de vue de la fidélité au texte nietzschéen. Müller-Lauter lui reproche d'isoler artificiellement la qualité (la volonté de puissance) des quanta concrets dans lesquels elle se donne, et de présenter une volonté de puissance qui ne se rapporte qu'à elle-même, alors que chez Nietzsche tout vouloir-de-puissance se rapporte nécessairement à d'autres vouloirs-de-puissance qui lui résistent. L'interprétation heideggerienne, ajoute-t-il, est en partie tributaire de la compilation posthume ''Der Wille zur Macht'' et reprend même un passage où une intervention éditoriale de Peter Gast (« inneren Willen » au lieu de l'expression originelle de Nietzsche « innere Welt ») a modifié le texte<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 371-373. Sur la correction de Peter Gast voir ''Nachgelassene Fragmente'' juin-juillet 1885, 36[31], KSA 11, p. 563.</ref>. === L'interprétation différentielle de Deleuze === Gilles Deleuze propose dans ''Nietzsche et la philosophie'' (1962) une lecture où la volonté de puissance n'est ni un principe métaphysique transcendant, ni un en-soi : elle est « l'élément différentiel d'où dérivent à la fois la différence quantitative des forces en rapport, et la qualité qui, dans ce rapport, revient à chaque force »<ref>Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', op. cit., p. 60.</ref>. Deleuze fait de la volonté de puissance un principe génétique et différentiel, intimement lié à l'éternel retour. Müller-Lauter, tout en saluant le refus deleuzien de l'interprétation métaphysique, lui reproche de réintroduire une distinction entre la force et la volonté de puissance qui restaure malgré tout un dualisme étranger à Nietzsche, lequel n'accorde à la volonté de puissance aucune existence indépendante des quanta de force<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Nietzsches Lehre vom Willen zur Macht », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 22-30.</ref>. La discussion entre les deux lectures fait partie des controverses majeures de l'interprétation contemporaine de Nietzsche. === L'interprétation pluraliste de Müller-Lauter === L'interprétation développée par Müller-Lauter, et reprise par une part importante de la recherche francophone contemporaine, notamment par Patrick Wotling, consiste à lire la volonté de puissance comme une notion immanente et pluraliste. Il n'y a pas un principe unique qui se manifesterait dans le monde ; il y a une multiplicité irréductible de volontés de puissance en lutte, dont les configurations momentanées constituent ce que l'on appelle « choses », « organismes », « sujets ». La pensée elle-même, dans cette lecture, est présentée par Nietzsche non comme une vérité absolue, mais comme une interprétation, c'est-à-dire comme une expression de volonté de puissance qui prétend, en vertu de la cohérence et de la fécondité qu'elle présente, à une supériorité relative sur les interprétations concurrentes. Comme l'écrit Wotling, « l'interprétation de la réalité comme volonté de puissance demeure une interprétation particulière, liée aux possibilités interprétatives qui sont celles de cette configuration de domination particulière qu'est l'homme, une interprétation et non pas un nouvel en-soi des choses, ni un nouveau principe métaphysique »<ref>Patrick Wotling, préface à Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', op. cit., p. 21.</ref>. == La question philologique du livre ''Der Wille zur Macht'' == Un problème majeur, longtemps ignoré, concerne le statut éditorial du livre intitulé ''La Volonté de puissance''. Publié pour la première fois en 1901 par Elisabeth Förster-Nietzsche et Peter Gast avec 483 aphorismes, puis réédité en 1906 dans une version élargie à 1067 aphorismes, ce livre était présenté comme l'« œuvre maîtresse » de Nietzsche. Il s'agit en réalité d'une compilation d'extraits choisis dans les cahiers posthumes du philosophe, organisée selon un plan que Nietzsche avait dressé le 17 mars 1887 puis abandonné<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », dans ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. 329-372. Voir aussi Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221.</ref>. L'édition critique entreprise par Giorgio Colli et Mazzino Montinari à partir de 1967 (la ''Kritische Gesamtausgabe'') a établi de manière décisive que Nietzsche avait abandonné le projet d'un livre intitulé ''Der Wille zur Macht'', et que la compilation publiée à Weimar reflétait davantage les choix éditoriaux, doctrinaux et parfois idéologiques de ses éditeurs que l'état réel du travail du philosophe. Les fragments posthumes doivent dès lors être lus dans leur contexte chronologique et expérimental, et non comme les morceaux d'une œuvre systématique achevée. Comme l'a montré Montinari, les éditeurs ont parfois « démembré » des textes cohérents pour les redistribuer selon le plan préétabli, comme dans le cas du fragment ''Le Nihilisme européen'' du 10 juin 1887, découpé en quatre aphorismes distincts dans la compilation<ref>Mazzino Montinari, « Nietzsche zwischen Alfred Baeumler und Georg Lukács », dans ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982, p. 169-205.</ref>. La diffusion durable du livre, et le fait que de nombreuses interprétations philosophiques majeures, notamment celles de Heidegger et d'Alfred Baeumler, se sont fondées sur cette compilation, a contribué à infléchir durablement la réception du concept<ref>Wolfgang Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 335-370.</ref>. L'abandon par Nietzsche du projet d'un livre portant ce titre ne signifie cependant pas qu'il aurait renoncé au concept lui-même. Comme le précise Müller-Lauter, la pensée centrale survit dans le projet ultérieur de la ''Transvaluation de toutes les valeurs'' (''Umwertung aller Werte''), dont ''L'Antéchrist'' constitue la première et finalement unique partie achevée<ref>Wolfgang Müller-Lauter, avant-propos à ''Nietzsche-Interpretationen I'', op. cit., p. VIII-IX.</ref>. == Récupérations idéologiques et malentendus == Le concept de volonté de puissance a fait l'objet, dès la fin du XIX{{e}} siècle, d'interprétations qui le rabattaient sur la domination politique brute ou sur un darwinisme social. Cette lecture a été activement promue par la sœur de Nietzsche au Nietzsche-Archiv de Weimar et a culminé dans l'appropriation par l'idéologie nazie, en particulier à travers les travaux d'Alfred Baeumler<ref>Alfred Baeumler, ''Nietzsche, der Philosoph und Politiker'', Leipzig, 1931. Voir la critique détaillée dans Müller-Lauter, « Der Wille zur Macht als Buch », op. cit., p. 333-340 ; Walter Kaufmann, ''Nietzsche'', op. cit., p. 284-310.</ref>. Cette réception est aujourd'hui largement reconnue comme une déformation : non seulement elle s'appuie sur la compilation posthume, mais elle ignore la distinction nietzschéenne entre ''Kraft'' et ''Macht'', réduit la pluralité des volontés de puissance à un principe unitaire, et confond la puissance avec la domination extérieure. Comme l'a fortement défendu Kaufmann dès 1950, le surhomme (''Übermensch'') nietzschéen n'est pas le conquérant militaire ou le tyran, mais le type qui a accompli sur lui-même l'inversion des valeurs et qui affirme créativement la vie<ref>Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', op. cit., p. 307-333.</ref>. == Postérité philosophique == L'influence du concept est considérable dans la philosophie du XX{{e}} siècle. Outre les lectures de Heidegger, Deleuze et Müller-Lauter déjà mentionnées, on peut citer celle de Karl Jaspers, qui voyait dans la volonté de puissance la substantialisation par Nietzsche de l'être au sein d'une réalité sans transcendance, dans un monde de « pure immanence »<ref>Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950.</ref>. Eugen Fink a proposé une lecture qui rapproche la volonté de puissance d'une cosmologie ludique<ref>Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. Hans Hildenbrand et Alex Lindenberg, Paris, Minuit, 1965.</ref>. Michel Foucault reprend de Nietzsche moins une doctrine de la volonté de puissance qu'une méthode généalogique, une pensée des rapports de forces et une critique de l'origine, qu'il développe ensuite dans une direction propre, en particulier dans l'analyse des micro-pouvoirs et des dispositifs disciplinaires des sociétés modernes<ref>Michel Foucault, « Nietzsche, la généalogie, l'histoire », dans ''Hommage à Jean Hyppolite'', Paris, PUF, 1971, p. 145-172.</ref>. La pensée nietzschéenne a en revanche fait l'objet de critiques vigoureuses de la part de Jürgen Habermas, qui y voit l'expression d'un irrationalisme récusant toute rationalité communicationnelle au profit d'une affirmation arbitraire de la force<ref>Jürgen Habermas, ''Le Discours philosophique de la modernité'', trad. Christian Bouchindhomme et Rainer Rochlitz, Paris, Gallimard, 1988, p. 109-145.</ref>. Ces lectures critiques ont été à leur tour contestées par les interprétations philologiques issues des travaux de Colli, Montinari, Müller-Lauter et Wotling, qui mettent en évidence le caractère expérimental, stratégique et non systématique des formulations nietzschéennes. La recherche francophone contemporaine, à la suite des travaux de Müller-Lauter et de leur réception par Patrick Wotling, met l'accent sur la dimension expérimentale et antimétaphysique du concept, le caractère stratégique et provisoire de ses formulations, et son enracinement dans la pensée nietzschéenne de la civilisation et de la santé<ref>Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995.</ref>. Aux États-Unis, l'interprétation naturaliste, défendue notamment par John Richardson et Bernard Reginster, accorde une place centrale à la volonté de puissance dans une lecture qui rapproche Nietzsche des sciences de la vie de son temps<ref>John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996 ; Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life'', op. cit.</ref>. == Notes et références == {{references|colonnes=2}} == Bibliographie == === Œuvres de Nietzsche === * Friedrich Nietzsche, ''Werke. Kritische Gesamtausgabe'' (KGW), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin/New York, de Gruyter, 1967 sq. * Friedrich Nietzsche, ''Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe'' (KSA), 15 vol., éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Munich/Berlin/New York, dtv/de Gruyter, 1980. * Friedrich Nietzsche, ''Œuvres philosophiques complètes'', sous la direction de Giorgio Colli et Mazzino Montinari, 14 tomes, Paris, Gallimard, 1968-1997. L'édition française inclut, à côté des œuvres publiées, l'ensemble des ''Fragments posthumes'' que cet article cite abondamment. * Friedrich Nietzsche, ''Ainsi parlait Zarathoustra'', traduction de Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Le Livre de Poche, 1983. * Friedrich Nietzsche, ''Par-delà bien et mal'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2000. * Friedrich Nietzsche, ''La Généalogie de la morale'', traduction de Patrick Wotling, Paris, Le Livre de Poche, 2000. * Friedrich Nietzsche, ''L'Antéchrist'', traduction d'Éric Blondel, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1996. ''Note sur les traductions : sauf indication contraire, les citations françaises de Nietzsche données dans le corps de l'article sont reprises ou adaptées des traductions Wotling pour'' Par-delà bien et mal ''et'' La Généalogie de la morale, ''Goldschmidt pour'' Ainsi parlait Zarathoustra, ''et de l'édition Gallimard pour les'' Fragments posthumes. ''Les références sont données, conformément à l'usage savant, à l'édition critique allemande KSA.'' === Introductions et ouvrages de référence === * Keith Ansell-Pearson (dir.), ''A Companion to Nietzsche'', Oxford, Blackwell, 2006. * Douglas Burnham, ''The Nietzsche Dictionary'', Londres, Bloomsbury, 2015. * Tom Stern (dir.), ''The New Cambridge Companion to Nietzsche'', Cambridge, Cambridge University Press, 2019. * Patrick Wotling, ''La Philosophie de l'esprit libre. Introduction à Nietzsche'', Paris, Flammarion, coll. « Champs Essais », 2008. === Interprétations philosophiques de la volonté de puissance === * Maudemarie Clark, ''Nietzsche on Truth and Philosophy'', Cambridge, Cambridge University Press, 1990. * Gilles Deleuze, ''Nietzsche et la philosophie'', Paris, PUF, 1962. * Eugen Fink, ''La philosophie de Nietzsche'', trad. fr., Paris, Minuit, 1965. * Jean Granier, ''Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche'', Paris, Seuil, 1966. * Martin Heidegger, ''Nietzsche'', trad. Pierre Klossowski, 2 vol., Paris, Gallimard, 1971. * Karl Jaspers, ''Nietzsche. Introduction à sa philosophie'', trad. Henri Niel, Paris, Gallimard, 1950. * Walter Kaufmann, ''Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist'', Princeton, Princeton University Press, 4{{e}} éd. 1974. * Brian Leiter, ''Nietzsche on Morality'', Londres, Routledge, 2002. * Scarlett Marton, ''Nietzsche. Des forces cosmiques aux valeurs humaines'', trad. fr., Paris, L'Harmattan, 1996. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie'', Berlin/New York, de Gruyter, 1971. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Über Werden und Wille zur Macht. Nietzsche-Interpretationen I'', Berlin/New York, de Gruyter, 1999. * Wolfgang Müller-Lauter, ''Physiologie de la Volonté de puissance'', traduction de Jeanne Champeaux, préface de Patrick Wotling, Paris, Allia, 1998. * Alexander Nehamas, ''Nietzsche. La vie comme littérature'', trad. fr., Paris, PUF, 1994. * Bernard Reginster, ''The Affirmation of Life. Nietzsche on Overcoming Nihilism'', Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 2006. * John Richardson, ''Nietzsche's System'', Oxford, Oxford University Press, 1996. * Richard Schacht, ''Nietzsche'', Londres, Routledge, 1983. * Patrick Wotling, ''Nietzsche et le problème de la civilisation'', Paris, PUF, 1995. === Études philologiques et histoire éditoriale === * Paolo D'Iorio, « La superstition des philologues. Nietzsche et Colli/Montinari », ''Philosophie'', n° 38, 1993, p. 12-31. * Mazzino Montinari, ''Nietzsche lesen'', Berlin/New York, de Gruyter, 1982 ; traduction française ''Nietzsche'', Paris, PUF, 2001. * Mazzino Montinari, « La “volonté de puissance” n'existe pas », dans ''Nietzsche aujourd'hui ?'', vol. 2, Paris, UGE, 1973, p. 187-221. {{AutoCat}} 1kpx4xhtlkn7a1r4bmb80xnvhlqqgn6 Grec ancien/Lexique 0 29558 766989 754580 2026-05-26T17:23:33Z ~2026-31506-26 123863 766989 wikitext text/x-wiki {{Grec ancien}} {{Wiktionnaire|Catégorie:grec ancien}} Au cours de vos lectures, vous serez amené à rencontrer des mots que vous n’arriverez pas à traduire en français. Le mieux est d’avoir un dictionnaire grec-français (type Bailly) mais certains mots reviennent souvent ; voici un lexique non-exhaustif grec-français par ordre alphabétique avec des renseignements sur le mot (genre, déclinaison, etc.) [[Fichier:NAMA Stèle d'Hègèsô.jpg|left|170px|thumb|Stèle funéraire en marbre trouvée à Athènes. La défunte est Hègèsô, fille de Proxenos : la qualité du travail indique une famille noble. L’œuvre a été attribuée au sculpteur Callimaque. Musée archéologique d’Athènes, Grèce.]] __FORCERSOMMAIRE__ ==Α== '''ἆ (interjection)''' : ah !<br> '''ἃ ἅ (interjection)''' : ha ha.<br> '''ἇ ἇ (interjection)''' : .<br> '''ἀ- (préfixe)''' (Devient ''ἀν-'' devant un mot commençant par une voyelle.) : préfixe privatif.<br> '''ἀάω (verbe)''' : Blesser, frapper. Frapper l’esprit. Égarer, tromper. S’égarer, commettre une faute.<br> '''ἀϐαθέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀϐαθής''.<br> '''ἀϐαθέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀϐαθής''.<br> '''ἀϐαθής, -ής, -ές (adjectif)''' : superficiel.<br> '''ἀϐαθῶς (adverbe)''' : superficiellement.<br> '''ἀϐαρέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀϐαρής''.<br> '''ἀϐαρέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀϐαρής''.<br> '''ἀϐαρής, -ής, -ές (adjectif)''' : léger.<br> '''ἀϐαρῶς (adverbe)''' : légèrement.<br> '''ἄϐαξ, -κος (nom commun) (m)''' : Planche, tablette. Tableau de mathématicien. Table à jouer. Plat, assiette. Table pour compter les votes.<br> '''ἀϐϐᾶς, -ᾶ (nom commun) (m)''' : abbé.<br> '''αϐϐαεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : abbaye.<br> '''ἀϐέλιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme crétoise de ''ἥλιος''.<br> '''ἀϐλαϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : Inoffensif ; sûr.<br> '''ἁϐός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἡϐός''.<br> '''ἁϐότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἁϐός''.<br> '''ἁϐότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἁϐός''.<br> '''ἁϐρός, -ά, -όν (adjectif)''' : tendre ; délicat.<br> '''ἁϐρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἁϐρός''.<br> '''ἁϐρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἁϐρός''.<br> '''ἁϐρότης, -τος (nom commun) (f)''' : Bonheur, prospérité. Affectation. Magnificence, faste, opulence.<br> '''ἁϐρῶς (adverbe)''' : tendrement ; délicatement.<br> '''ἀγαθοεργία, -ας (nom commun) (f)''' : charité.<br> '''ἀγαθός, -ή, -όν (adjectif)''' : Bon ; utile.<br> '''ἀγαθωσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : bonté, bienveillance.<br> '''ἀγαθῶς (adverbe)''' : Bonnement ; utilement.<br> '''ἀγαλλίασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : jubilation.<br> '''ἀγάλλω (verbe)''' : jubiler.<br> '''ἄγαλμα, -άλματος (nom commun) (n)''' : statue.<br> '''ἄγαν (adverbe)''' : trop.<br> '''ἀγάπη, -ης (nom commun) (f)''' : amour divin, universel, inconditionnel.<br> '''ἀγαπῶ (verbe)''' : aimer d’amour.<br> '''ἀγασός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἀγαθός''.<br> '''ἀγγελιαφόρος, -ου (nom commun) (m)''' : messager.<br> '''ἀγγελικός, -ή, -όν (adjectif)''' : d’ange.<br> '''ἀγγελικῶς (adverbe)''' : angéliquement.<br> '''ἀγγελικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀγγελικός''.<br> '''ἀγγελικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀγγελικός''.<br> '''ἄγγελος, -έλου (nom commun) (m)''' : messager ; ange.<br> '''ἀγγέλλω (verbe)''' : annoncer.<br> '''ἀγγίζω (verbe)''' : toucher.<br> '''ἀγείρω (verbe)''' : assembler, rassembler.<br> '''ἀγελάζω (verbe)''' : rassembler en troupeau.<br> '''ἀγελαία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀγελαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : .<br> '''ἀγελάς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀγέλαστος, -ος, -ον (adjectif)''' : maussade ; sombre.<br> '''ἀγέλη, -ης (nom commun) (f)''' : troupeau.<br> '''ἁγεμών, -όνος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''ἡγεμών''.<br> '''ἁγίμων, -όνος (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''ἡγεμών''.<br> '''ἁγιάζω (verbe)''' : Bénir ; consacrer.<br> '''ἁγιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bénédiction.<br> '''ἅγιος, -ία, -ιον (adjectif)''' : auguste, sacré ; saint.<br> '''ἁγίως (adverbe)''' : saintement.<br> '''ἁγιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἅγιος''.<br> '''ἁγιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἅγιος''.<br> '''ἄγκιστρον, -ίστρου (nom commun) (n)''' : crochet.<br> '''ἀγκυλίς, -δος (nom commun) (f)''' : crochet.<br> '''ἀγκύλος, -η, -ον (adjectif)''' : courbé.<br> '''ἀγκύλως (adverbe)''' : .<br> '''ἀγκυλώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀγκύλος''.<br> '''ἀγκυλώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀγκύλος''.<br> '''ἄγκυρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : ancre.<br> '''ἀγκών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : coude.<br> '''ἀγλαός, -ός, -όν (adjectif)''' : brillant.<br> '''ἁγνεία, -ας (nom commun) (f)''' : chasteté ; pureté. Purification ; raffinage<br> '''ἁγνίζω (verbe)''' : être chaste.<br> '''ἅγνισμα, -τος (nom commun) (n)''' : objet d'un sacrifice (ou offrande).<br> '''ἁγνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀγνόημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : omission.<br> '''ἄγνοια, -ίας (nom commun) (f)''' : ignorance.<br> '''ἄγνος, -ου (nom commun) (m)''' : gattilier.<br> '''ἁγνός, -ή, -όν (adjectif)''' : chaste ; pur.<br> '''ἁγνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἁγνός''.<br> '''ἁγνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἁγνός''.<br> '''ἁγνότης, -τος (nom commun) (f)''' : chasteté ; pureté.<br> '''ἁγνῶς (adverbe)''' : chastement ; purement.<br> '''ἀγνοῶ (verbe)''' : ignorer.<br> '''ἄγνωστος, -ος, -ον (adjectif)''' : (Sens passif) Inconnu, ignoré. (Sens actif) ignorant.<br> '''ἀγνωστότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄγνωστος''.<br> '''ἀγνωστότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἄγνωστος''.<br> '''ἀγνώστως (adverbe)''' : .<br> '''ἀγορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : marché ; assemblée.<br> '''ἀγορητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : orateur.<br> '''ἄγος, -ους (nom commun) (n)''' : Sacrilège, souillure. Homme sacrilège, impie. Expiation.<br> '''ἀγριόχοιρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀγροῖκος, -ίκα, -ῖκον (adjectif)''' : .<br> '''ἄγριος, -ία, -ιον (adjectif)''' : qui vit dans les champs.<br> '''ἀγρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : (Au pluriel) Champ. (Au singulier) Ferme, bien de campagne, fonds, propriété foncière. La campagne (par opposition à la ville).<br> '''ἄγρωστις, -ώστιδος (nom commun) (f)''' : chiendent officinal.<br> '''ἄγυρις, -ύριος (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''ἀγορά''.<br> '''ἀγύρτης, -ου (nom commun) (m)''' : charlatan.<br> '''ἀγών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Assemblée, réunion.<br> '''ἀγωνία, -ας (nom commun) (f)''' : Lute dans les jeux, exercice, exercice gymnastique. (Figuré) Angoisse, anxiété.<br> '''ἀγωνίζομαι (verbe)''' : Se battre, concourir pour un prix.<br> '''ἀγωνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : combattant.<br> '''ἄγω (verbe)''' : Conduire, mener.<br> '''ἀδαής, -ής, -ές (adjectif)''' : intrépide.<br> '''ἀδάμας, -αντος (nom commun) (m)''' : diamant.<br> ‎ '''ἀδελφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : sœur.<br> '''ἀδελφεά, -άς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ἀδελφή''.<br> '''ἀδελφεή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἀδελφή''.<br> '''ἀδελφεός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme homérique et ionienne de ''ἀδελφός''.<br> '''ἀδελφειή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Forme homérique de ''ἀδελφή''.<br> '''ἀδελφιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme crétoise de ''ἀδελφός''.<br> '''ἀδευφιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Autre forme crétoise de ''ἀδελφός''.<br> '''ἀδελφός, -οῦ (nom commun) (m)''' : frère.<br> '''ἀδεξιός, -ός, -όν (adjectif)''' : gauche ; maladroit.<br> '''ἀδιάλλακτος, -ος, -ον (adjectif)''' : intransigeant.<br> '''ἀδιανόητος, -ος, -ον (adjectif)''' : incompréhensible.<br> '''ᾄδω (verbe)''' : Forme attique de ''ἀείδω''.<br> '''ἀέ(ς) (adverbe)''' : Forme dorienne de ''ἀεί''.<br> '''ἄεθλον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme homérique de ''ἆθλον''.<br> '''ἄεθλος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme homérique et ionienne de ''ἆθλος''.<br> '''ἀείδω (verbe)''' : chanter.<br> '''ἀεικής, -ής, -ές (adjectif)''' : inapproprié ; malséant.<br> '''ἀεικῶς (adverbe)''' : malséantement.<br> '''ἀεικέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀεικής''.<br> '''ἀεικέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀεικής''.<br> '''ἀεί (adverbe)''' : toujours.<br> '''ἀέλιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne, éolienne, et arcado-chypriote de ''ἥλιος''.<br> '''ἀεργός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἀετός, -οῦ (nom commun) (m)''' : aigle.<br> '''ἄζα, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀζαθός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme arcado-chypriote de ''ἀγαθός''.<br> '''ἄζω (verbe)''' : .<br> '''ἀηδών, -ονός (nom commun) (f)''' : rossignol.<br> '''ἀήρ, -έρος (nom commun) (m)''' : air (que l'on respire).<br> '''ἄθεος, -ος, -ον (adjectif)''' : athée.<br> '''ἀθίγγανος, -ου (nom commun) (m)''' : tsigane.<br> '''ἄθικτος, -ος, -ον (adjectif)''' : intact.<br> '''ἄθλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : sport.<br> '''ἀθλητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : sportif.<br> '''ἀθλητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sportif.<br> '''ἀθλητικῶς (adverbe)''' : sportivement.<br> '''ἀθλητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀθλητικός''.<br> '''ἀθλητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀθλητικός''.<br> '''ἀθλητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀθλητικῶς''.<br> '''ἀθλητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀθλητικῶς''.<br> '''ἄθλιος, -ία, -ιον (adjectif)''' : Concourant pour un prix ou luttant pour gagner un prix. Misérable, fieffé ; désolé.<br> '''ἀθλίως (adverbe)''' : misérablement.<br> '''ἄθλιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄθλιος''.<br> '''ἄθλιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἄθλιος''.<br> '''ἆθλον, ἄθλου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἆθλος, ἄθλου (nom commun) (m)''' : compétition.<br> '''ἄθυρμα, -ύρματος (nom commun) (n)''' : jouet.<br> '''ἀθύρω (verbe)''' : jouer.<br> '''ἀθῷος, -ος, -ον (adjectif)''' : innocent.<br> '''ἀθῷότης, -τος (nom commun) (f)''' : innocence.<br> '''αἴ (interjection)''' : hélas.<br> '''αἰϐοῖ (interjection)''' : beurk.<br> '''αἰγαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : égéen.<br> '''αἰγίθαλλος, -άλλου (nom commun) (m)''' : mésange.<br> '''αἰγίς, -δος (nom commun) (f)''' : égide.<br> '''αἴγλη, -ης (nom commun) (f)''' : splendeur.<br> '''αἰδοΐα, -ας (nom commun) (f)''' : organe génital.<br> '''αἰδοῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : pudique.<br> '''αἰδοῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : vulve.<br> '''αἰδώς, -οῦς (nom commun) (f)''' : pudeur.<br> '''αἰεί (adverbe)''' : Forme ionienne de ''ἀεί''.<br> '''αἰέν (adverbe)''' : Forme homérique de ''ἀεί''.<br> '''αἰές (adverbe)''' : Autre forme dorienne de ''ἀεί''.<br> '''αἰή (adverbe)''' : Autre forme dorienne de ''ἀεί''.<br> '''αἰθάλη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''αἴθαλος, -άλου (nom commun) (m)''' suie.<br> '''αἰθήρ, -έρος (nom commun) (m/f)''' : éther.<br> '''αἰθιοπικός, -ή, -όν (f)''' : éthiopien.<br> '''αἶθος, -ἴθους (nom commun) (n)''' : Chaleur, feu.<br> '''αἴθουσα, - (nom commun) (f)''' : .<br> '''αἴθριος, -ια, -ιον (adjectif)''' : Clair, limpide ; beau.<br> '''αἰθύλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : éthyle.<br> '''αἴθω (verbe)''' : brûler.<br> '''αἶι (adverbe)''' : Forme éolienne de ''ἀεί''.<br> '''-ακός, -ή, -όν (suffixe)''' : .<br> '''αἴξ, -γός (nom commun) (f)''' : chèvre.<br> '''αἰολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : éolien.<br> '''αἰόλος, -α, -ον (adjectif)''' : agité.<br> '''αἰλουρίς, -δος (nom commun) (f)''' : chatte.<br> '''αἴλουρος, -ύρου (m/f)''' : Chat, chatte.<br> '''αἷμα, -ἵματος (nom commun) (n)''' : sang.<br> '''αἱμωδία, -ας (nom commun) (f)''' : hémodie.<br> '''αἱμωδιῶ (verbe)''' : saigner des dents.<br> '''αἱμοπτύσις, -εως (nom commun) (f)''' : crachement de sang.<br> '''αἱμορραγία, -ας (nom commun) (f)''' : perte de sang.<br> '''αἱμορραγῶ (verbe)''' : perdre du sang.<br> '''αἱμορροΐς, -δος (nom commun) (f)''' : hémorroïde.<br> '''αἱμορροῶ (verbe)''' : saigner.<br> '''αἱμόφυρτος, -ος, -ον (adjectif)''' : sanglant.<br> '''-αινα, -ίνης (suffixe) (f)''' : .<br> '''αἴνεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : louange.<br> '''αἰνέω (verbe)''' : louer.<br> '''αἴνιγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : puzzle.<br> '''αἰνιγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : relatif aux puzzles.<br> '''αἰνίσσομαι (verbe)''' : parler par mystères.<br> '''αἶνος, -ἵνου (nom commun) (m)''' : fable.<br> '''αἰνῶ (verbe)''' : Parler de (suivi de l’accusatif). Trouver bon.<br> '''-αῖος, -ία -ῖον (suffixe)''' : ancien.<br> '''-αιότατος (suffixe)''' : Forme superlative de ''-αῖος''.<br> '''-αιότερος (suffixe)''' : Forme comparative de ''-αῖος''.<br> '''-αίως (suffixe)''' : Forme adverbiale de ''-αῖος''.<br> '''αἰπόλος, -ου (nom commun) (m)''' : chevrier.<br> '''αἶρα, -ἴρας (nom commun) (f)''' : action de prendre, prise ; choix.<br> '''αἵρεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : action de prendre, prise ; choix.<br> '''αἱρῶ (verbe)''' : Forme ionienne et poétique de ''αἴρω''.<br> '''αἴρω (verbe)''' : Lever. (Par suite) Enlever, supprimer, détruire, faire périr. (Par extension) Contester, nier. (Figuré) Faire une levée. (Figuré) Élever, exalter, grandir. Mettre hors de soi. (Passif) Être transporté.<br> '''αἶσα, -ἴσης (nom commun) (f)''' : Part ; destinée.<br> '''αἴσθημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : sentiment.<br> '''αἴσθησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Faculté de percevoir les sens, sensation. (Par extension) Action de percevoir l’intelligence, action de s’apercevoir. Organe des sens. L’un des cinq sens. Piste d’un animal.<br> '''αἰσθητήριος, -ος, -ον (adjectif)''' : sensoriel.<br> '''αἰσιοδοξία, -ας (nom commun) (f)''' : optimisme.<br> '''αἶσχος, -ἴσχους (nom commun) (n)''' : honte.<br> '''αἰσχρολογία, -ας (nom commun) (f)''' : obscénité.<br> '''αἰσχρός, -ά, -όν (adjectif)''' : laid, honteux.<br> '''αἰσχρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''αἰσχρός''.<br> '''αἰσχρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''αἰσχρός''.<br> '''αἰσχρῶς (adverbe)''' : honteusement.<br> '''αἰσχύνη, -ης (nom commun) (f)''' : opprobre ; vergogne.<br> '''αἰσχύνω (verbe)''' : déshonorer.<br> '''αἰτέω (verbe)''' : Demander. (Dialogue) Poser un postulat.<br> '''αἴτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : demande.<br> '''αἰχμαλωσία, -ας (nom commun) (f)''' : captivité.<br> '''αἰχμαλωτίζω (verbe)''' : attraper ; capturer, saisir.<br> '''αἰχμάλωτος, - (nom commun) (m)''' : captif.<br> '''αἰών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : temps (durée de la vie) ; moelle épinière.<br> '''αἰώνιος, -ος, -ον (adjectif)''' : Éternel. Perpétuel. Séculaire.<br> '''ἀΐω (verbe)''' : entendre.<br> '''ἀκαδημία, -ας (nom commun) (f)''' : académie.<br> '''ἀκακία, -ας (nom commun) (f)''' : innocence.<br> '''ἄκανθα, -ης (nom commun) (f)''' : épine, piquant.<br> '''ἀκανθοκνίδη, -ης (nom commun) (f)''' : ortie.<br> '''ἀκανθόχοιρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : porc-épic.<br> '''ἀκαρής, -ής, -ές (adjectif)''' : insécable.<br> '''ἄκαρι, -άρεως (nom commun) (n)''' : ciron ; mite.<br> '''ἀκαριαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : instantané.<br> '''ἀκίνδυνος, -η, -ον (adjectif)''' : inoffensif ; sûr.<br> '''ἀκκίζομαι (verbe)''' : .<br> '''ἀκκιστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἀκκισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἄκμων, -ονος (nom commun) (m)''' : enclume.<br> '''ἀκοίτης, -ου (nom commun) (m)''' : époux.<br> '''ἄκοιτις, -ίτης (nom commun) (f)''' : épouse.<br> '''ἀκοή, -ῆς (nom commun) (f)''' : ouïe.<br> '''ἀκολασία, -ας (nom commun) (f)''' : débauche, luxure ; stupre.<br> '''ἀκολουθία, -ας (nom commun) (f)''' : escorte ; suite.<br> '''ἀκόλουθος, -ύθου (nom commun) (m)''' : domestique ; serviteur.<br> '''ἀκολούθως (adverbe)''' : après ; ensuite.<br> '''ἀκολουθῶ (verbe)''' : escorter ; suivre.<br> '''ἀκόρεστος, -ος, -ον (adjectif)''' : (passif) Insatiable, inépuisable. (actif) Qui ne cause aucune satiété.<br> '''ἀκουστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : relatif à l'ouïe.<br> '''ἀκούω (verbe)''' : écouter, entendre.<br> '''ἀκρίς, -δος (nom commun) (f)''' : Sauterelle ; criquet.<br> '''ἀκροϐάτης, -ου (nom commun) (m)''' : Danseur de corde, faiseur de tours d’agilité.<br> '''ἀκροποσθία, -ας (nom commun) (f)''' : prépuce.<br> '''ἀκρόπολις, -όλεως (nom commun) (f)''' : citadelle.<br> '''ἀκροστιχίς, -δος (nom commun) (f)''' : acrostiche.<br> '''ἄκρος, -α, -ον (adjectif)''' : extrême.<br> '''ἄκρον -ου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἀκτίς, -ῖνος (nom commun) (f)''' : rayon.<br> '''ἀκύρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀκυρῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀλαζονεία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀλαζόνευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἀλαζονεύομαι (verbe)''' : .<br> '''ἀλαζονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἀλαζονίστατα (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀλαζών, -όνος (nom commun) (m/f)''' : Imposteur, sans domicile fixe, escroc. Vantard.<br> '''ἀλαζών, -ών, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἀλάομαι (verbe)''' : vagabonder.<br> '''ἀλάϐαστρος, -άστρου (nom commun) (m)''' : vase de plâtre.<br> '''ἀλατιστός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἄλγος, -ους (nom commun) (n)''' : Souffrance. Douleur physique. Peine, affliction. Sujet de peine.<br> '''ἀλείτης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἄλειμμα, -ίμματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἀλειπτήριον, -ίου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀλειπτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀλείπτης ''' : .<br> '''ἀλειπτός ''' : .<br> '''ἄλειψις, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἄλειφαρ, -ίφατος (nom commun) (n)''' : pommade.<br> '''ἀλείφω (m)''' : pommader.<br> '''ἀλεκτρυών, -όνος (nom commun) (m/f)''' : Coq ; poule.<br> '''ἀλέκτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : coq.<br> '''ἀλεξανδρῖνος, -ίνη, -ῖνον (adjectif)''' : alexandrin.<br> '''ἀλέξω (verbe)''' : défendre. (prendre la défense)<br> '''ἄλευρον, -ύρου (nom commun) (n)''' : farine de froment.<br> '''ἀλευρώδης, -ώδης, -ῶδες (n)''' : semblable à de la farine de froment.<br> '''ἀλέω (verbe)''' : moudre.<br> '''ἄλη, -ης (nom commun)''' : errance.<br> '''ἀλήθεια, -ίας (nom commun) (f)''' : vérité.<br> '''ἀληθέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif) (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀληθής''.<br> '''ἀληθέστερος, -έρα, -έτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀληθής''.<br> '''ἀληθής, -ής, -ές (adjectif)''' : vrai.<br> '''ἀληθινός, -ή, -όν (adjectif)''' : vrai.<br> '''ἀληθινώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀληθινός''.<br> '''ἀληθινώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀληθινός''.<br> '''ἀληθινώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀληθινῶς''.<br> '''ἀληθινώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀληθινῶς''.<br> '''ἀληθινῶς (adverbe)''' : vraiment.<br> '''ἀληθῶς (adverbe)''' : vraiment.<br> '''ἀλήτης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἁλιεύς, -έως (nom commun) (m)''' : pêcheur.<br> '''ἁλιευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : qui concerne la pêche.<br> '''ἁλιεύω (verbe)''' : pêcher.<br> '''ἅλιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme de ''ἥλιος''.<br> '''ἀλιτρός, -ός, -όν (adjectif)''' : vilain.<br> '''ἀλιτρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀλιτρός''.<br> '''ἀλιτρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀλιτρός''.<br> '''ἀλιτρῶς (adverbe)''' : vilainement.<br> '''ἀλκή, -ῆς (nom commun) (f)''' : force.<br> '''ἀλκμαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : jeune.<br> '''ἀλλά (conjonction)''' : (Devient ''ἀλλ’'' devant un mot commençant par une voyelle.) Mais. D’un autre côté, autrement.<br> '''ἀλλαγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Changement ; échange.<br> '''ἀλλάσσω (verbe)''' : Changer, altérer. Échanger.<br> '''ἄλλαξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : troc.<br> '''ἄλληλος (adjectif)''' : .<br> '''ἀλληλούϊα (interjection)''' : alléluia.<br> '''ἁλμάω (verbe)''' : saumurer.<br> '''ἅλμη, -ης (nom commun) (f)''' : saumure.<br> '''ἀλόη, -ης (nom commun) (f)''' : aloès.<br> '''ἀλοιφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : pommade.<br> '''ἇλος, ἅλου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''ἧλος''.<br> '''ἄλσος, -ους (nom commun) (n)''' : bois (lieu).<br> '''ἅλς, -ός (nom commun) (m/f)''' : sel ; mer.<br> '''ἅλυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : chaîne (succession d’anneaux enserrés).<br> '''ἄλυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : détresse ; angoisse.<br> '''ἄλυσσον, -ύσσου (nom commun) (n)''' : alysse.<br> '''ἀλύω (verbe)''' : Être tout excité ; divaguer.<br> '''ἄλφα (nom commun) (n)''' : alpha.<br> '''ἀλφάϐητος, -ήτου (nom commun) (m)''' : Ensemble des lettres servant à écrire.<br> '''ἄλφιτα, -ίτας (nom commun) (f)''' : farine d’orge.<br> '''ἀλφός, -οῦ (nom commun) (m)''' : lèpre blanche.<br> '''ἀλωπεκῆ, -ῆς (nom commun) (f)''' : peau de renard ; ruse.<br> '''ἀλωπεκία, -ας (nom commun) (f)''' : chute des cheveux.<br> '''ἀλωπεκίασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : chute des cheveux.<br> '''ἀλωπεκίς, -δος (nom commun) (f)''' : casquette en peau de renard.<br> '''ἀλώπηξ, -εκος (nom commun) (f)''' : renard.<br> '''ἅμμα, -τος (nom commun) (n)''' : nœud.<br> '''ἅμαξα, -ης (nom commun) (f)''' : chariot.<br> '''ἁμαξαία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἁμαξαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : .<br> '''ἁμαξακάρινον, -ίνου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἁμαξάρχης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀμαυρός, -ά, -όν (adjectif)''' : sombre ; obscur.<br> '''ἀμαύρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : obscurcissement.<br> '''ἀμαυρῶ (verbe)''' : s’obscurcir.<br> '''ἁμαρτάς, -δος (nom commun) (f)''' : Faute ; erreur, méprise.<br> '''ἁμαρτάνω (verbe)''' : Manquer le but. Se tromper, se méprendre. Commettre une faute, faillir, pécher.<br> '''ἁμάρτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Échec ; faute. Péché.<br> '''ἁμαρτία, -ας (nom commun) (f)''' : Erreur ; faute. Péché<br> '''ἀμάτωρ, -ωρ, -ορ (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἀμήτωρ''.<br> '''ἀμϐλύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : émoussé.<br> '''ἀμϐρόσιος, -ία, -όσιον (adjectif)''' : divin ; immortel.<br> '''ἀμϐροσίως (adverbe)''' : divinement ; immortellement.<br> '''ἀμϐροσιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀ μϐρόσιος''.<br> '''ἀμϐροσιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀμϐρόσιος''.<br> '''ἄμϐων, -ος (nom commun) (m)''' : Bord arrondi d’un vase.<br> '''ἀμέθυστος, -ος, -ον (adjectif)''' : sobre.<br> '''ἀμεθύω (verbe)''' : être sobre.<br> '''ἀμέλγω (verbe)''' : Traire. Sucer, boire.<br> '''ἀμελής, -ής, -ής (adjectif)''' : négligeant.<br> '''ἀμελῶ (verbe)''' : négliger.<br> '''ἀμέρα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ἡμέρα''.<br> '''ἀμήν (adverbe)''' : amen.<br> '''ἀμήτωρ, -ωρ, -ορ (adjectif)''' : sans mère.<br> '''ἀμίς, -δος (nom commun) (f)''' : pot de chambre.<br> '''ἀμνάς, -δος (nom commun) (f)''' : agnelle.<br> '''ἀμνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : agneau.<br> '''ἄμεσος (adverbe)''' : .<br> '''ἀμπέλιον, -ίoυ (nom commun) (n)''' : petite vigne.<br> '''ἄμπελος, -έλου (nom commun) (m)''' : vigne (plante).<br> '''ἀμπελών, -ος (nom commun) (m)''' : vigne (endroit où elle est plantée).<br> '''ἀμπρακικός, -η, -όν (adjectif)''' : ambracien.<br> '''ἀμυγδάλη, -ης (nom commun) (f)''' : amygdale.<br> '''ἀμύγδαλον, -άλoυ (nom commun) (n)''' : amande. (fruit)<br> '''ἄμυλος, -ύλoυ (nom commun) (m)''' : amidon.<br> '''ἀμύνω (verbe)''' : défendre.<br> '''ἀμφί (adverbe ; préposition)''' : Autour. Séparément ; pour soi. Autour. À partir de ; loin de. (Avec le génitif) Autour de ; au milieu de. (Avec le datif) Autour de (quelque chose). (Figuré) Au sujet de ; par suite de. (Avec l’accusatif) Autour de. (Par extension) En faisant le tour de : en circulant à travers ; à travers ; par. Au sujet de. Aux environs de. (Joint à ''περί'') Tout autour de.<br> '''ἀμφί- (préfixe)''' : De deux côtés ; en double. Tout autour de. Au sujet de.<br> '''ἀμφιθέατρον, -ου (nom commun) (n)''' : amphithéâtre.<br> '''ἀμφιθέητρον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''ἀμφιθέατρον''.<br> '''ἀμφισϐητήσιμος, -η, -ον (adjectif)''' : contestable.<br> '''ἀμφισϐητῶ (n)''' : contester.<br> '''ἀμφί (adverbe ; préposition)''' : Des deux côtés ; aux deux extrémités. Autour. À partir de ; loin de.<br> '''ἀμφίς (adverbe ; préposition)''' : Des deux côtés ; aux deux extrémités. Autour. À partir de ; loin de.<br> '''ἀμφορεύς, -έως (nom commun) (m)''' : amphore.<br> '''ἀμφότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : l’un l’autre, les deux.<br> '''ἄμφω (déterminant)''' : les deux.<br> '''ἀνά (adverbe, préposition)''' : En haut. En avant. En haut de, sur, à travers.<br> '''ἄνα- (préfixe)''' : De bas en haut. En arrière. (Par suite) faire le contraire. (Par extension) Faire de nouveau.<br> '''ἀναϐάλλω (verbe)''' : .<br> '''ἀναϐολεύς, -έως (nom commun) (m)''' : étrier.<br> '''ἀναϐολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : ajournement, sursis.<br> '''ἀναγκάζω (verbe)''' : forcer, contraindre.<br> '''ἀναγκαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : (actif) Qui contraint. Nécessaire. Parent pour le sang. (passif) Contraint, forcé.<br> '''ἀνάγκη, -ης (nom propre) (f)''' : Nécessité, contrainte.<br> '''ἀναγράφω (verbe)''' : .<br> '''ἀνάδημα, -τος (nom commun) (n)''' : anadème.<br> '''ἀνάδοχος, -όχου (nom commun) (m/f)''' : parrain, marraine.<br> '''ἀναδρομή, -ῆς (nom commun) (f)''' : rétrospective.<br> '''ἀναδρομικός, -ή, -όν (adjectif)''' : rétrospectif.<br> '''ἀναδρομικῶς (adverbe)''' : rétrospectivement.<br> '''ἀνάδυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : émergence.<br> '''ἀναδύομαι (verbe)''' : émerger.<br> '''ἀναζήτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : recherche.<br> '''ἀναζητῶ (verbe)''' : rechercher.<br> '''ἀναθεωρῶ (verbe)''' : réviser.<br> '''ἀναθυμίασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : effluve.<br> '''ἀναίδεια, -ας (nom commun) (f)''' : impudence.<br> '''ἀναιδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀναιδής''.<br> '''ἀναιδέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀναιδής''.<br> '''ἀναιδής, -ής, -ές (adjectif)''' : impudent.<br> '''ἀναιδῶς (adverbe)''' : impudemment.<br> '''ἀναιμία, -ας (nom commun) (f)''' : manque de sang.<br> '''ἀναισχυντία, -ας (nom commun) (f)''' : effronterie.<br> '''ἀναίσχυντος, -ή, -όν (adjectif)''' : effronté.<br> '''ἀναίσχυντότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀναίσχυντός''.<br> '''ἀναίσχυντότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀναίσχυντός''.<br> '''ἀναίσχυντότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀναίσχυντῶς''.<br> '''ἀναίσχυντότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀναίσχυντῶς''.<br> '''ἀναίσχυντῶς (adverbe)''' : effrontément.<br> '''ἀνακινῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀνακοίνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : communication.<br> '''ἀνακοινῶ (verbe)''' : communiquer.<br> '''ἀνακουφίζω (verbe)''' : soulager.<br> '''ἀνακούφισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : soulagement.<br> '''ἀνακτορία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀνακτόριος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἀνάκτορον, -όρου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἀναλαμϐάνω (verbe)''' : reprendre.<br> '''ἀνάλαψις, -άψεως (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ἀνάληψις''.<br> '''ἀνάληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : Reprise, reprise de forces, rétablissement. Reconnaissance d'un enfant, action de le faire sien. (Religion chrétienne) Ascension, action d’être repris par le Ciel. Réception.<br> '''ἀναλογία, -ας (nom commun) (f)''' : proportion.<br> '''ἀναλογικός, -ή, -όν (adjectif)''' : proportionnel.<br> '''ἀναλογικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀναλογικός''.<br> '''ἀναλογικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀναλογικός''.<br> '''ἀναλογικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀναλογικῶς''.<br> '''ἀναλογικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀναλογικῶς''.<br> '''ἀναλογικῶς (adverbe)''' : proportionnellement.<br> '''ἀνάλογος, -η, -ον (adjectif)''' : commensurable.<br> '''ἀναμένω (verbe)''' : surveiller.<br> '''ἀνάμνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : commémoration.<br> '''ἀναμνηστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : commémoratif.<br> '''ἀναμνηστικῶς (adverbe)''' : commémorativement.<br> '''ἀναμνηστικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀναμνηστικός''.<br> '''ἀναμνηστικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀναμνηστικός''.<br> '''ἀναμνηστικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀναμνηστικῶς''.<br> '''ἀναμνηστικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀναμνηστικῶς''.<br> '''ἄναξις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἄναξ, -κτος (nom commun) (m)''' : maître, chef, roi.<br> '''ἀνάπαιστος, -ίστου (nom commun) (m)''' : anapeste.<br> '''ἀνάπαυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : repos.<br> '''ἀναπαύω (verbe)''' : reposer.<br> '''ἄνασσα, -ας (nom commun) (f)''' : maîtresse, reine.<br> '''ἀνάστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : résurrection.<br> '''ἀναστεναγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : soupir.<br> '''ἀναστενάζω (verbe)''' : soupirer.<br> '''ἀνατέλλω (verbe)''' : .<br> '''ἀνατολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : est.<br> '''ἀνατολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : oriental.<br> '''ἀνατολικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀνατολικός''.<br> '''ἀνατολικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀνατολικός''.<br> '''ἀνατολικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀνατολικῶς''.<br> '''ἀνατολικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀνατολικῶς''.<br> '''ἀνατολικῶς (adverbe)''' : orientalement.<br> '''ἀναφέρω (verbe)''' : alléguer ; mentionner.<br> '''ἀναφλέγω (verbe)''' : enflammer.<br> '''ἀνάφλεξις, -έξεως (nom commun) (f)''' : combustion.<br> '''ἀναφορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : allégation, mention.<br> '''ἀναφορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : allégatoire.<br> '''ἀναχώρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : départ.<br> '''ἀνδραποδίζω (verbe)''' : vendre des hommes libres en esclavage.<br> '''ἀνδράποδον, -όδου (nom commun) (n)''' : captif.<br> '''ἀνδρείκελον, -έλου (nom commun) (n)''' : marionnette.<br> '''ἀνδρεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : masculin.<br> '''ἀνδρειότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀνδρεῖος''.<br> '''ἀνδρειότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀνδρεῖος''.<br> '''ἀνδρείως (adverbe)''' : masculinement.<br> '''ἀνδρομανία, -ας (nom commun) (f)''' : andromanie.<br> '''ἀνδροπρέπεια, -ίας (nom commun) (f)''' : virilité.<br> '''ἀνδροπρεπής -ής -ές (adjectif)''' : viril.<br> '''ἀνδροπρεπῶς (adverbe)''' : virilement.<br> '''ἀνδρότης, -τος (nom commun) (f)''' : virilité.<br> '''ἀνδρών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Appartement réservé aux hommes.<br> '''ἀνεκδιήγητος, -ος, -ον (adjectif)''' : inénarrable.<br> '''ἀνέκδοτος, -ος, -ον (adjectif)''' : Non donnée en mariage, en parlant d’une jeune fille. Inédit, non publié.<br> '''ἀνέμη, -ης (nom commun) (f)''' : rouet.<br> '''ἄνεμος, -έμου (nom commun) (m)''' : vent.<br> '''ἀνερρίπτω (verbe)''' : .<br> '''ἀνερωτῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀνευθυνότης, -ητος (nom commun) (f)''' : irresponsabilité.<br> '''ἀνευθύνω (verbe)''' : être irresponsable.<br> '''ἀνεύρυσμα, -ύσματος (nom commun) (n)''' : élargissement, dilatation.<br> '''ἀνευρύνω (verbe)''' : élargir, dilater.<br> '''ἀνεψιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : nièce.<br> '''ἀνεψιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : neveu.<br> '''ἄνηθον, -ήθου (nom commun) (n)''' : aneth.<br> '''ἀνήρ, -δρός (nom commun) (n)''' : Homme, époux ; mâle des animaux.<br> '''ἄνθεμον, -έμου (nom commun) (n)''' : Diminutif d’''ἄνθος''.<br> '''ἀνθολογέω (verbe)''' : cueillir des fleurs.<br> '''ἁνθολογία, -ας (nom commun) (f)''' : florilège.<br> '''ἀνθολόγιον, -ου (nom commun) (n)''' : recueil.<br> '''ἀνθόλωψ, -πος (nom commun) (m)''' : antilope.<br> '''ἄνθος, -ους (nom commun) (n)''' : fleur.<br> '''ἄνθραξ, κος (nom commun) (m)''' : charbon.<br> '''ἀνθρακιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : pile de charbon.<br> '''ἀνθρωπάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : homuncule.<br> '''ἀνθρώπινος, -η, -ον (adjectif)''' : humain.<br> '''ἀνθρωπίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : mannequin.<br> '''ἄνθρωπος, -ώπου (nom commun) (m)''' : homme, genre humain.<br> '''ἀνθρωποκεντρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : anthropocentrique.<br> '''ἀνθρωποειδής, -ής, -ες, (adjectif)''' : anthropoïde.<br> '''ἀνθρωπολογία, -ας''' : anthropologie.<br> '''ἀνθρωπομορφισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : anthropomorphisme.<br> '''ἀνθρωποφαγία, -ας (nom commun) (f)''' : cannibalisme.<br> '''ἀνθρωποφάγος, -ου (nom commun) (n)''' : cannibale.<br> '''ἀνία, -ας (nom commun) (f)''' : ennui.<br> '''ἁνία, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ἡνία''.<br> '''ἄνισος, -η, -ον (adjectif)''' : inégal.<br> '''ἀνίστημι (verbe)''' : ressusciter.<br> '''ἄν (adverbe, particule)''' : .<br> '''ἄννησον, -ήσου (nom commun) (n)''' : anis.<br> '''ἀνόδων, -οντος (nom commun) (m/f)''' : édenté.<br> '''ἀνόητος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἄνοια, -ας (nom commun) (f)''' : démence.<br> '''ἄνοιγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : orifice, ouverture.<br> '''ἀνοίγω (verbe)''' : ouvrir.<br> '''ἄνοιξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : ouverture.<br> '''ἀνωμαλία, -ας (nom commun) (f)''' : inégalité, irrégularité.<br> '''ἀνώμαλος, -ος, -ον (adjectif)''' : inégal, irrégulier.<br> '''ἄνοικτος, -ος, -ον (adjectif)''' : impitoyable.<br> '''ἀνοικτότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄνοικτος''.<br> '''ἀνοικτότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἄνοικτος''.<br> '''ἀνοικτότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀνοίκτως''.<br> '''ἀνοικτότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀνοίκτως''.<br> '''ἀνοίκτως (adverbe)''' : impitoyablement.<br> '''ἀνορεξία, -ας (nom commun) (f)''' : manque d’appétit.<br> '''ἄνους, -ους, -ουν (adjectif)''' : dément.<br> '''ἀνταγωνίζεσθαι (verbe)''' : contrarier.<br> '''ἀνταγωνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : adversaire.<br> '''ἀνταίρω (verbe)''' : se rebeller.<br> '''ἀνταπαίτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀνταπαιτητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἀνταπαιτῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀνταρσία, -ας (nom commun) (m)''' : rébellion.<br> '''ἀντάρτης, -ου (nom commun) (m)''' : rebelle.<br> '''ἀντάρτικος, -η, -ον (adjectif)''' : rebelle.<br> '''ἀντάρτικῶς (adverbe)''' : Forme adverbiale de ''ἀντάρτικός''.<br> '''ἀντάρτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀντάρτικός''.<br> '''ἀντάρτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀντάρτικός''.<br> '''ἀντάρτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀντάρτικῶς''.<br> '''ἀντάρτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀντάρτικῶς''.<br> '''ἀντέχω (verbe)''' : endurer.<br> '''ἀντιάς, -δος (nom commun) (f)''' : (anatomie) amygdale.<br> '''ἀντιγραφέυς, -έως (nom commun) (m)''' : copiste.<br> '''ἀντιγραφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : recopiage.<br> '''ἀντιγράφω (verbe)''' : copier. (un texte écrit)<br> '''ἀντί (préposition)''' : En face de. À l’encontre de, contre. Au lieu de, à la place de. À l’égal de. En échange de. Par succession, par addition. En comparaison de. (En mot composé) En face, à l'encontre. En opposition avec. En échange de, en retour. Au lieu de, à l'égal de. Par correspondance. (En composition) En face, à l'encontre.<br> '''ἀντίληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : perception.<br> '''ἀντιπαράθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : confrontation.<br> '''ἀντιπαρατίθημι (verbe)''' : confronter.<br> '''ἀντίπους, -δός (nom commun) (m)''' : antipode.<br> '''ἀντίρρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : objection.<br> '''ἀντίστοιχος, -ος, -ον (adjectif)''' : correspondant.<br> '''ἀντιστοίχοτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀντιστοίχως''.<br> '''ἀντιστοίχοτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀντιστοίχως''.<br> '''ἀντιστοίχως (adverbe)''' : conformément.<br> '''ἀντιστοιχῶ (verbe)''' : correspondre.<br> '''ἀντισυνταγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : inconstitutionnel.<br> '''ἀντισυνταγματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀντισυνταγματικός''.<br> '''ἀντισυνταγματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀντισυνταγματικός''.<br> '''ἀντισυνταγματικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀντισυνταγματικῶς''.<br> '''ἀντισυνταγματικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀντισυνταγματικῶς''.<br> '''ἀντισυνταγματικότης, -τος (nom commun) (f)''' : inconstitutionnalité.<br> '''ἀντισυνταγματικῶς (adverbe)''' : inconstitutionnellement.<br> '''ἀντίφασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : contradiction.<br> '''ἀντιφάσκω (verbe)''' : contredire.<br> '''ἀντιφατικός -ή -όν (adjectif)''' : contradictoire.<br> '''ἀντιφατικῶς (adverbe)''' : contradictoirement.<br> '''ἀντιφατικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀντισυνταγματικός''.<br> '''ἀντιφατικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀντισυνταγματικός''.<br> '''ἀντιφατικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀντιφατικῶς''.<br> '''ἀντιφατικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀντιφατικῶς''.<br> '''ἀντιφατικότης, -τος (nom commun) (f)''' : contradiction.<br> '''ἀντίχειρ, -ος (nom commun) (m)''' : pouce.<br> '''ἀντοχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : endurance.<br> '''ἀνυπακοή, -ῆς (nom commun) (f)''' : désobéissance.<br> '''ἀνυπάκουος, -η, -ον (adjectif)''' : désobéissant.<br> '''ἀνύψωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : élévation.<br> '''ἀνυπακούω (verbe)''' : désobéir.<br> '''ἀνώδυνος, -ος, -ον (adjectif) ''' : qui n’est pas douloureux. Qui n’est pas causé par la douleur.<br> '''ἀνώγειον, -ίου (nom commun) (n)''' : grenier.<br> '''ἀνώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : suprême.<br> '''ἀνώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : supérieur.<br> '''ἀνωτερότης, -τος (nom commun) (f)''' : supériorité.<br> '''ἄνω (adverbe)''' : Sur, vers le haut ; au dessus.<br> '''ἀξιάκουστος, -ος, -ον (adjectif)''' : digne d’être écouté.<br> '''ἀξίνη, -ης (nom commun) (f)''' : pioche (outil). Hache<br> '''ἀξιο- (préfixe)''' : qui est digne de.<br> '''ἀξιοθέατος, -ος, -ον (adjectif)''' : digne d’être contemplé.<br> '''ἀξιόπιστος, -ος, -ον (adjectif)''' : digne de foi.<br> '''ἄξιος, -α, -ον (adjectif)''' : de valeur, digne de, méritant.<br> '''ἀξίωμα, -τος (nom commun) (n)''' : Prix, valeur. Ce dont on a été jugé digne. Considération, estime. Marque de considération, honneur. Haut rang, dignité. Ce que l’on juge convenable, ce qui paraît juste.<br> '''ἀξιῶ (verbe)''' : mériter (quelque chose).<br> '''ἄξων, -ονος (nom commun) (m)''' : Axe. Essieu de roue. Axe du ciel, du monde. Axe d’un chemin d’où chemin, route. Crochet du mors d’un cheval. Tablette de bois construite sur un pivot. Arbre ou axe de rotation, pivot, battant balistique.<br> '''ἀοιδός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Chanteur ; chantre.<br> '''ἀόρατος, -ος, ον (adjectif)''' : invisible.<br> '''ἄορ, -ος (nom commun) (n)''' : épée pendue à la ceinture.<br> '''ἀορτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : bandoulière.<br> '''ἀπαγορευτικός, -ή -όν (adjectif)''' : prohibitif.<br> '''ἀπαγόρευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : prohibition.<br> '''ἀπαγορεύω (verbe)''' : prohiber.<br> '''ἀπαγωγεύς, -έως (nom commun) (m)''' : ravisseur.<br> '''ἀπαγωγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : (Droit) En termes de droit athénien, action d’emmener à un procès un malfaiteur pris en flagrant délit. Action de faire dévier du droit chemin. Paiement (d’une contribution ou d’une amende).<br> '''ἀπάγω (verbe)''' : conduire ; emmener.<br> '''ἀπαισιοδοξία, -ας (nom commun) (f)''' : pessimisme.<br> '''ἀπαίτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : exigence (ce que l’on exige).<br> '''ἀπαιτῶ (verbe)''' : exiger.<br> '''ἀπαλλαγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : exonération.<br> '''ἀπαλλακτικός, -ή -όν (adjectif)''' : exonérant.<br> '''ἀπαλλάσσω (verbe)''' : exonérer.<br> '''ἀπαπαῖ (interjection)''' : ouille.<br> '''ἀπαρνοῦμαι (verbe)''' : .<br> '''ἀπάτωρ, -ωρ, -ορ (adjectif)''' : sans père.<br> '''ἄπειμι (verbe)''' : Être absent, s’absenter. Partir, s’en aller.<br> '''ἀπειρέσιος, -ία, -έσιον (adjectif)''' : Illimité, immense ; innombrable.<br> '''ἀπειρεσιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀπειρέσιος''.<br> '''ἀπειρεσιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀπειρέσιος''.<br> '''ἀπειρεσίως (adverbe)''' : immensément.<br> '''ἄπειρος, -ος, -ον (adjectif)''' : infini.<br> '''ἀπειρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄπειρος''.<br> '''ἀπειρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἄπειρος''.<br> '''ἀπείρως (adverbe)''' : infiniment.<br> '''ἀπελευθέρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : libération.<br> '''ἀπεργάζομαι (verbe)''' : .<br> '''ἀπέχθεια, -ας (nom commun) (f)''' : répugnance.<br> '''ἀπεχθής, -ής, -ές (adjectif)''' : répugnant.<br> '''ἀπήνη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀπίθανος, -ος, -ον (adjectif)''' : improbable ; incroyable.<br> '''ἄπιον, -ίου (nom commun) (n)''' : poire.<br> '''ἀπιστία, -ας (nom commun) (f)''' : infidélité ; déloyauté.<br> '''ἀπιστίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἀπιστία''.<br> '''ἄπιστος, -ος, -ον (adjectif)''' : infidèle ; déloyal.<br> '''ἀπλάνεια, -ίας (nom commun) (f)''' : constance.<br> '''ἄπληστος, -η, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἁπλότης, -τος (nom commun) (f)''' : simplicité.<br> '''ἁπλοῦς, -ῆ, -οῦν (adjectif)''' : simple.<br> '''ἀπό (adverbe ; préposition)''' (Devient ''ἀπ’'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux, et ''ἀφ’'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit rude.) : Au loin, en venant de.<br> '''ἀπό- (préfixe)''' : séparation, éloignement, changement, achèvement, cessation, retour, privation, négation.<br> '''ἀπόγειον, -ίου (nom commun) (n)''' : apogée.<br> '''ἀπόγειος, -ος, -ον (adjectif)''' : Qui part de terre, ou vient de son souffle. Éloigné de la terre.<br> '''ἀπόγονος, -όνου (nom commun) (m)''' : descendant.<br> '''ἀπογραφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Registre, liste. Copie.<br> '''ἀπογράφω (m)''' : copier.<br> '''ἀπόδειξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : évidence, preuve.<br> '''ἀποδεικτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : évident.<br> '''ἀποδεικτικῶς (adverbe)''' : évidemment.<br> '''ἀποδεικτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀποδεικτικός''.<br> '''ἀποδεικτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀποδεικτικός''.<br> '''ἀποδεικτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀποδεικτικῶς''.<br> '''ἀποδεικτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀποδεικτικῶς''.<br> '''ἀπολογητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : défensif.<br> '''ἀπολογητικῶς (adverbe)''' : défensivement.<br> '''ἀπολογητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀπολογητικός''.<br> '''ἀπολογητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀπολογητικός''.<br> '''ἀπολογητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀπολογητικῶς''.<br> '''ἀπολογητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀπολογητικῶς''.<br> '''ἀπολογία, -ας (nom commun) (f)''' : Défense, justification.<br> '''ἀπόλυτος, -η, -ον (adjectif)''' : absolu.<br> '''ἀπολύτως (adverbe)''' : absolument.<br> '''ἀπολύω (verbe)''' : congédier, licencier ; renvoyer.<br> '''ἀποπομπαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : expiatoire.<br> '''ἀποπέμπω (verbe)''' : emporter le mal.<br> '''ἀποθνῄσκω (verbe)''' : mourir.<br> '''ἀποκάλυψις, -ύψεως (nom commun) (f)''' : dévoilement.<br> '''ἀποκαλύπτω (verbe)''' : dévoiler.<br> '''ἀποκεφαλισμός, -οῦ (nom commun) (f)''' : décapitation.<br> '''ἀποκεφαλίζω (verbe)''' : décapiter.<br> '''ἀποκρουστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : . <br> '''ἀποκρούω (verbe)''' : . <br> '''ἀπόκρυφος, -ος, -ον (adjectif)''' : . <br> '''ἀπολαμϐάνω (verbe)''' : jouir. (Avoir l’usage, la possession actuelle de quelque chose.)<br> '''ἀπόλαυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : jouissance (Satisfaction voluptueuse ; plaisir né de la relation sexuelle épanouie.)<br> '''ἀπολαύω (verbe)''' : jouir. (Éprouver un vif plaisir, un orgasme, etc.)<br> '''ἀπολέγω (verbe)''' : Décliner, refuser.<br> '''ἀπολογία, -ας (nom commun) (f)''' : Défense, justification.<br> '''ἀπόλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : Défense. Narration, récit détaillé.<br> '''ἀποπατῶ (verbe)''' : déféquer.<br> '''ἀποπνίγω (verbe)''' : suffoquer.<br> '''ἀπορρίπτω (verbe)''' : .<br> '''ἀπόσπασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : fragment.<br> '''ἀποστασία, -ας (nom commun) (f)''' : Révolte, défection ; départ.<br> '''ἀπόστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : éloignement.<br> '''ἀφίστημι (verbe)''' : Rejeter, se retirer ; se révolter.<br> '''ἀποστρέφω (verbe)''' : .<br> '''ἀποστροφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : répulsion.<br> '''ἀπόστροφος, -ος, -ον (adjectif)''' : répulsif.<br> '''ἀποτέλεσμα, -έσματος (nom commun) (n)''' : résultat ; effet.<br> '''ἀποτελῶ (verbe)''' : échouer.<br> '''ἀποστέρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : frustration.<br> '''ἀποστερῶ (verbe)''' : frustrer.<br> '''ἀποτέφρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : incinération.<br> '''ἀποτεφρῶ (verbe)''' : incinérer.<br> '''ἀποτυγχάνω (verbe)''' : échouer.<br> '''ἀποτυχία, -ας (nom commun) (f)''' : échec.<br> '''ἀπουσία, -ας (nom commun) (f)''' : absence.<br> '''ἄπους, -ους, -ουν (adjectif)''' : apode.<br> '''ἀποφαίνω (verbe)''' : décider.<br> '''ἀπόφασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : décision.<br> '''ἀποφεύγω (verbe)''' : s’échapper.<br> '''ἀπόφημι (verbe)''' : .<br> '''ἀποφθέγγομαι (verbe)''' : .<br> '''ἀπόφθεγμα, -έγματος (nom commun) (n)''' : précepte, sentence.<br> '''ἀποφθορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : avortement.<br> '''ἀποφόρητον, -ου (nom commun) (n)''' : étrenne.<br> '''ἀποφυγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : échappée.<br> '''ἄποψις, -όψεως (nom commun) (f)''' : opinion, point de vue.<br> '''ἀποψύχω (verbe)''' : s’évanouir.<br> '''ἁπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : tactile.<br> '''ἀπύ (adverbe ; préposition)''' : Forme arcado-chypriote et éolienne de ''ἀπό''.<br> '''ἀπών, -οῦσα, -όν (adjectif)''' : absent.<br> '''ἅπτω (verbe)''' : toucher.<br> '''ἅπτω (verbe)''' : ajuster, attacher ; nouer.<br> '''ἄρα (conjonction)''' : (Devient ''ἄρ’'' devant un mot commençant par une voyelle, et ''ῥά'' après un mot monosyllabique ou un mot finissant par une voyelle.) puis, et, alors. Par suite, ainsi donc, donc. Puisque, à savoir, c’est-à-dire, en effet. Ayant donc, ainsi parlé.<br> '''ἆρα (particule)''' : (Devient ''ἆρ’'' devant un mot commençant par une voyelle.) est-ce que.<br> '''ἀρά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Prière. Imprécation.<br> '''ἄρακος, -άκου (nom commun) (m)''' : pois.<br> '''ἀράχνη, -ης (nom commun) (f)''' : araignée.<br> '''ἀρϐύλη, -ης (nom commun) (f)''' : botte (chaussure épaisse au long col).<br> '''ἄρδις, -ος (nom commun) (f)''' : pointe de flèche.<br> '''ἀργά (adverbe)''' : tard.<br> '''ἄργιλλος, -ίλλου (nom commun) (m)''' : argile.<br> '''ἀργιλλοφόρητος''' : mot fantôme selon Rosane Rocher (1961), comme καλποφόρος, ὀφιοφόρος, ὠποφόρος et σμνρμοφόρος.<br> '''ἀργιλλώδης (adjectif)''' : argileux.<br> '''ἀργός, -ή, -όν (adjectif)''' : blanc ; étincelant.<br> '''ἄργυρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : argent. (métal)<br> '''ἀργῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀρετά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ἀρετή''.<br> '''ἀρετή, -ῆς (nom commun) (f)''' : vertu.<br> '''ἀρή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἀρά''.<br> '''ἄρθρον, -ου (nom commun) (n)''' : Jointure, articulation. Article. (outil grammatical)<br> '''ἀριστερός, -ά, -όν (adjectif)''' : Qui est à gauche.<br> '''ἀριστόϐουλος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἄριστος, -η, -ον (adjectif)''' : excellent.<br> '''ἀρκαδικός, -ή, -όν (adjectif)''' : arcadien.<br> '''ἄρκευθος, -ύθου (nom commun) (f)''' : genévrier.<br> '''ἄρκτος, -ου (nom commun) (m/f)''' : ours(e).<br> '''ἄρκυς, -ος (nom commun) (m)''' : filet.<br> '''ἄρμα, -τος (nom commun) (t)''' : char.<br> '''ἁρμονία, -ας (nom commun) (f)''' : harmonie.<br> '''ἁρμονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : harmonieux.<br> '''ἁρμονικῶς (adverbe)''' : harmonieusement.<br> '''ἁρμονικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἁρμονικός''.<br> '''ἁρμονικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἁρμονικός''.<br> '''ἁρμονικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἁρμονικῶς''.<br> '''ἁρμονικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἁρμονικῶς''.<br> '''ἀρνοῦμαι (verbe)''' : refuser.<br> '''ἄρουρα, -ας (nom commun) (f)''' : aroure.<br> '''ἀρουραῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : rat.<br> '''ἁρπακτικός, -οῦ (nom commun) (m)''' : prédateur.<br> '''ἅρπαξ, -γος (nom commun) (m)''' : rapace, pillard.<br> '''ἁρπίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : pantoufle.<br> '''ἀρραϐών, -ῶνος (nom commun) (n)''' : arrhes.<br> '''ἄρρητος, -ος, -ον (adjectif)''' : Indicible ; ineffable, (Mathématiques) irrationnel.<br> '''ἄρσην, -ην, -εν (adjectif)''' : Mâle ; dur, fort.<br> '''ἄρρην, -ενος (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''ἄρσην''.<br> '''ἄρσην, -ενος (nom commun) (m)''' : Homme adulte ; mâle.<br> '''ἄρσης, -ενος (nom commun) (m)''' : Forme laconienne de ''ἄρσην''.<br> '''ἄρριχος, -ίχου (nom commun) (m)''' : panier.<br> '''ἄρρωστος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἀρρωστότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄρρωστος''.<br> '''ἀρρωστότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)'''' : Comparatif de ''ἄρρωστος''.<br> '''ἀρρωστότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀρρώστως''.<br> '''ἀρρωστότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀρρώστως''.<br> '''ἀρρώστως (adverbe)''' : .<br> '''ἄρτι (adverbe)''' : justement ; exactement. Maintenant.<br> '''ἄρτιος, -ία, -ον (adjectif)''' : Parfait, complet ; achevé. (Mathématiques) Pair, en parlant des nombres.<br> '''ἀρτίως (adverbe)''' : parfaitement ; complètement.<br> '''ἀρτιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἄρτιος''.<br> '''ἀρτιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἄρτιος''.<br> '''ἀρτοποιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : boulanger .<br> '''ἄρτος, -ου (nom commun) (m)''' : pain. (aliment)<br> '''ἀρτῶ (verbe)''' : Attacher. (Au passif) Dépendre, pendre, être attaché à.<br> '''ἀρύϐαλλος, ου (nom commun) (m)''' : flacon à huile.<br> '''ἀρχάγγελος, -έλου (nom commun) (m)''' : messager en chef ; archange.<br> '''ἀρχαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : ancien.<br> '''ἀρχαιότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀρχαῖος''.<br> '''ἀρχαιότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀρχαῖος''.<br> '''ἀρχαίως (adverbe)''' : anciennement.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀρχαίως''.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀρχαίως''.<br> '''ἀρχαϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : vieilli.<br> '''ἀρχαϊκότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀρχαϊκός''.<br> '''ἀρχαϊκότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀρχαϊκός''.<br> '''ἀρχαϊκῶς (adverbe)''' : vieillement.<br> '''ἀρχαϊκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀρχαϊκῶς''.<br> '''ἀρχαϊκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀρχαϊκῶς''.<br> '''ἀρχέτυπον, -ύπου (nom commun) (n)''' : modèle.<br> '''ἀρχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : commencement, commandement.<br> '''ἀρχηγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : chef.<br> '''-άρχης, -ου (suffixe)''' : qui est chef de.<br> '''ἀρχι- (préfixe)''' : relatif au commencement, au commandement.<br> '''ἀρχιδιάκονος, -όνου (nom commun) (m/f)''' : archidiacre.<br> '''ἀρχιδιήκονος, -όνου (nom commun) (m/f)''' : Forme ionienne de ''ἀρχιδιάκονος''.<br> '''ἀρχίκλωψ, -πός (nom commun) (m)''' : maître voleur.<br> '''ἀρχίμιμος, -ίμου (nom commun) (m)''' : archimime.<br> '''ἀρχιτέκτων, -ονος (nom commun) (m)''' : maître d’œuvre.<br> '''ἄρχων, -οντος (nom commun) (m)''' : archonte.<br> '''ἄρωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : parfum.<br> '''ἄρω (verbe)''' : nouer.<br> '''ἄσϐολος, -όλου (nom commun) (f)''' : suie.<br> '''ἀσέϐεια, -ας (nom commun) (f)''' : impiété.<br> '''ἀσεϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : impie.<br> '''ἀσεϐῶ (verbe)''' : être impie.<br> '''ἀσέλγεια, -ας (nom commun) (f)''' : lubricité.<br> '''ἀσελγέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀσελγής''.<br> '''ἀσελγέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀσελγής''.<br> '''ἀσελγής, -ής, -ές (adjectif)''' : lubrique.<br> '''ἀσελγότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀσελγῶς''.<br> '''ἀσελγότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀσελγῶς''.<br> '''ἀσελγῶς (adverbe)''' : lubriquement.<br> '''ἀσελγῶ (verbe)''' : être lubrique.<br> '''ἀσθενής, -ής, -ές (adjectif)''' : malade.<br> '''ἄσθμα, -τος (nom commun) (n)''' : asthme.<br> '''ἄσις, - (nom commun) (f)''' : Boue, argile.<br> '''ἀσκάλαϐος, -άϐου (nom commun) (m)''' : gecko.<br> '''ἄσκαυλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : cornemuse.<br> '''ἀσκέω (verbe)''' : entraîner.<br> '''ἄσκημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : entraînement.<br> '''ἄσκησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : exercice.<br> '''ἀσκητεία, -ας (nom commun) (f)''' : ascétie.<br> '''ἀσκητήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἀσκητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : ascète.<br> '''ἀσκητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : ascétique.<br> '''ἀσκός, -οῦ (nom commun) (m)''' : outre.<br> '''ἀσκῶ (verbe)''' : exercer.<br> '''ᾆσμα, -τος (nom commun) (n)''' : chant.<br> '''ἀσπάλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : taupe.<br> '''ἄσπαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : squale.<br> '''ἀσπίς, -δος (nom commun) (f)''' : bouclier.<br> '''ἀστακός, -οῦ (nom commun) (m)''' : homard.<br> '''ἀστεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : urbain.<br> '''ἀστήρ, -έρος (nom commun) (m)''' : étoile.<br> '''ἀστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : urbain.<br> '''ἀστραπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : éclair.<br> '''ἄστρον, -ου (nom commun) (n)''' : Astre, constellation, système d’étoiles.<br> '''ἀστυνομία, -ας (nom commun) (f)''' : police urbaine.<br> '''ἀστυνόμος, -ου (nom commun) (m)''' : astynome.<br> '''ἀστύνομος, -ος, -ον (adjectif)''' : public.<br> '''ἄστυ, -εως (nom commun) (n)''' : Cité ; ville.<br> '''ἀστυφύλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : policier.<br> '''ἄσυλον, -ύλου (nom commun) (n)''' : asile.<br> '''ἄσυλος, -ος, -ον (adjectif)''' : inviolable.<br> '''ἀσυμμετρία, -ας (nom commun) (f)''' : mauvaise proportion.<br> '''ἄσυχος, -ος, -ον (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἥσυχος''.<br> '''ἀσφάλεια, -ίας (nom commun) (f)''' : sécurité.<br> '''ἀσφαλής, -ής, -ές (adjectif)''' : sûr.<br> '''ἄσφαλτος, -άλτου (nom commun) (f)''' : asphalte.<br> '''ἀσφαλῶς (adverbe)''' : sûrement.<br> '''-άς, -δος (suffixe) (f)''' : Forme des noms d’agent.<br> '''ἄτα, -ας (nom commun)''' : Forme dorienne de ''ἄτη''.<br> '''ἄτακτος, -η, -ον (adjectif)''' : vilain.<br> '''ἀταξία, -ας (nom commun) (f)''' : vilénie.<br> '''ἀταραξία, -ας (nom commun) (f)''' : Calme ; imperturbabilité.<br> '''ἅτερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἕτερος''.<br> '''ἄτερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Forme éolienne de ''ἕτερος''.<br> '''ἄτη, -ης (nom commun)''' : Outrage. (Religion) Péché, faute. Ruine.<br> '''ἀτιμάζω (verbe)''' : déshonorer.<br> '''ἄτρακτος, -άκτου (nom commun) (n)''' : fuseau.<br> '''ἀτραπός, -οῦ (nom commun) (f)''' : sentier.<br> '''ἄττα, -ου (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''πάππας'' et ''τατᾶ''.<br> '''ἀτύχημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : accident.<br> '''ἀτυχῶ (verbe)''' : avoir un accident.<br> '''αὐθάδεια, -ας (nom commun) (f)''' : insolence.<br> '''αὐθάδης, -ής, -ές (adjectif)''' : insolent.<br> '''αὖθις (adverbe)''' : à nouveau.<br> '''αὖλαξ, -ὔλακος (nom commun) (m)''' : irrigation.<br> '''αὐλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : cour.<br> '''αὐλητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : joueur d’aulos.<br> '''αὐλητρίς, -δος (nom commun) (f)''' : joueuse d’aulos.<br> '''αὐλίζομαι (verbe)''' : passer la nuit.<br> '''αὖλις, - (nom commun) (f)''' : résidence, camp.<br> '''αὐλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : aulos.<br> '''αὐλῶ (verbe)''' : jouer de l’aulos.<br> '''αὐξάνω (verbe)''' : augmenter.<br> '''αὔξη, -ης (nom commun) (f)''' : croissance.<br> '''αὔξημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''αὔξησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Accroissement, hausse.<br> '''αὔξιμος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''αὐξητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''αὔξω (verbe)''' : croître.<br> '''ἀϋπνία, -ας (nom commun) (f)''' : insomnie.<br> '''αὔρα, -ας (nom commun) (f)''' : aura.<br> '''αὔρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''αὔρα''.<br> '''αὔριον (adverbe)''' : demain, bientôt.<br> '''αὐστηρός, -ή, -όν (adjectif)''' : sévère.<br> '''αὐστηρότης, -τος (nom commun) (f)''' : sévérité.<br> '''αὐστηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''αὐστηρότατος''.<br> '''αὐστηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''αὐστηρότατος''.<br> '''αὐστηρῶς (adverbe)''' : sévèrement.<br> '''αὐτανάφλεξις, -έξεως (nom commun) (f)''' : combustion spontanée.<br> '''αὐτάναξ, -κτος (nom commun) (m)''' : empereur.<br> '''αὐτάρ (adverbe)''' : mais, cependant.<br> '''αὐτίκα (adverbe)''' : aussitôt, sur-le-champ.<br> '''αὐτοκίνητος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''αὐτοκινῶ (verbe)''' : .<br> '''αὐτοκράτειρα, -ας (nom commun) (f)''' : impératrice.<br> '''αὐτοκρατορία, -ας (nom commun) (f)''' : empire.<br> '''αὐτοκράτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : empereur.<br> '''αὐτολεξεί (adverbe)''' : mot pour mot.<br> '''αὐτός -ή, -ό (pronom personnel)''' : il.<br> '''αὐτοσχεδιάζω (verbe)''' : improviser.<br> '''αὐτοσχεδιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : improvisation.<br> '''αὐτοσχέδιος, -ος, -ον (adjectif)''' : improvisé.<br> '''αὐτοσχεδίως (verbe)''' : de façon improvisée.<br> '''αὐτόχθων, -ων, -ον (adjectif)''' : indigène.<br> '''αὐτοψία, -ας (nom commun) (f)''' : autopsie.<br> '''αὐχήν, -ένος (nom commun) (m)''' : nuque.<br> '''αὕω (verbe)''' : soustraire.<br> '''ἀφαίρεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : soustraction.<br> '''ἀφαιρῶ (verbe)''' : soustraire.<br> '''ἀφεδρών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : latrine.<br> '''αφέλεια, -ίας (nom commun) (f)''' : ingénuité, naïveté.<br> '''ἀφελής, -ής, -ές (adjectif)''' : ingénu, naïf.<br> '''ἁφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : toucher.<br> '''ἀφήγημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : récit.<br> '''ἀφηγηματικός, -ή -όν (adjectif)''' : narratif.<br> '''ἀφηγηματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀφηγηματικός''.<br> '''ἀφηγηματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀφηγηματικός''.<br> '''ἀφηγηματικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἀντιφατικῶς''.<br> '''ἀφηγηματικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἀντιφατικῶς''.<br> '''ἀφήγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : narration.<br> '''ἀφηγητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : narrateur.<br> '''ἀφηγοῦμαι (verbe)''' : narrer.<br> '''ἄφθα, -ης (nom commun) (f)''' : aphte.<br> '''ἀφίημι (verbe)''' : Envoyer, renvoyer. Laisser aller, lâcher, relâcher. Libérer.<br> '''ἄφιξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : arrivée.<br> '''ἀφόδευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : défécation.<br> '''ἀφοδεύω (verbe)''' : déféquer.<br> '''ἀφοπλίζω (verbe)''' : désarmer.<br> '''ἀφοπλισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : désarmement.<br> '''ἀφροδισιακός -ή -όν (adjectif)''' : aphrodisiaque.<br> '''ἀφροδισιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : aphrodisiasme.<br> '''ἀφροδισιαστικός, -ή -όν (adjectif)''' : aphrodisiastique.<br> '''ἀφορισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : abolition, excommunication.<br> '''ἀφροδίσιος, -α, -ον (adjectif)''' : vénérien.<br> '''ἀφορίζω (verbe)''' : abolir, excommunier.<br> '''ἀφοσίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : dévotion.<br> '''ἀφρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : écume.<br> '''ἀφύη, -ῆς (nom commun) (f)''' : anchois.<br> '''ἀναχαίνω (verbe)''' : retenir son souffle.<br> '''ἀναχάσκω (verbe)''' : ouvrir la bouche.<br> '''ἀχαριστῶ (verbe)''' : .<br> '''ἁχατης, -ου (nom commun) (m)''' : agate.<br> '''ἀχλυόεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : brumeux.<br> '''ἀχλυοέντως (adverbe)''' : .<br> '''ἀχλυοέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀχλυόεις''.<br> '''ἀχλυοέστερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀχλυόεις''.<br> '''ἄχλυσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἀχλύς, -ος (nom commun) (f)''' : brume, ténèbres.<br> '''ἀχλυώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''ἀχλυῶ (verbe)''' : .<br> '''ἀχράς, -δος (nom commun) (f)''' : poire.<br> '''ἄχερδος, -έρδου (nom commun) (f)''' : poire.<br> '''ἀχυρών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : grange.<br> '''ἀψίνθιον, -ίου (nom commun) (n)''' : absinthe.<br> '''ἄψογος, -ος, -ον (n)''' : impeccable.<br> '''ἄψ (adverbe)''' : En arrière (sans mouvement), en retour. Encore.<br> '''ἄωτον, -ου (nom commun) (n)''' : summum.<br> '''ἄω (verbe)''' : souffler, dormir.<br> '''Ἀαρών (nom propre) (m)''' : Aaron.<br> '''Ἀϐαδδών (nom propre) (m)''' : Abaddon.<br> '''Ἀϐδίας, -ου (nom propre) (m)''' : Abdias.<br> '''Ἅϐελ (nom propre) (m)''' : Abel.<br> '''Ἀϐέλλα, -ας (nom propre) (f)''' : Avella.<br> '''Ἀϐενέζερ (nom propre) (m)''' : Ebenezer.<br> '''Ἀϐησσυνία, -ας (nom propre) (f)''' : Abyssinie.<br> '''Ἀϐιά (nom propre) (m)''' : Abija.<br> '''Ἀϐιάθαρ (nom propre) (m)''' : Abiathar.<br> '''Ἀϐιγαία, -ας (nom propre) (m)''' : Abigaëlle.<br> '''Ἀϐραάμ (nom propre) (m)''' : Abraham.<br> '''Ἀϐράμης, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἀϐραάμ''.<br> '''Ἀϐραμίας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἀϐραάμ''.<br> '''Ἄϐραμος, - (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἀϐραάμ''.<br> '''Ἀγαμέμνων, -ονος (nom propre) (m)''' : Agamemnon.<br> '''Ἀγαθή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Agathe.<br> '''Ἀγαθοκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Agathoclès.<br> '''Ἀγήνωρ, -ορος (nom propre) (m)''' : Agénor.<br> '''Ἀγησίλαος, -άου (nom propre) (m)''' : Agésilas.<br> '''Αἰγεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Égée.<br> '''Αἰγιδιός, -οῦ (prénom) (m)''' : Gilles.<br> '''Αἴγλη, -ης (nom propre) (f)''' : Églé.<br> '''Αἰγόκερως, -έρωτος (nom commun) (f)''' : Capricorne.<br> '''Ἄγκυρα, -ύρας (nom propre) (f)''' : Ankara.<br> '''Ἀγλαΐα, -ας (nom propre) (f)''' : Aglaé.<br> '''Ἀγλαός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Aglaos.<br> ''', - (nom propre) (m)''' : Agrios.<br> '''Ἁγνοδίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Agnodice.<br> '''Ἁγνωνίδης, -ου (nom propre) (m)''' : .<br> '''Ἀγρίππας, -α (nom propre) (m)''' : Agrippa.<br> '''Ἀγριππίνη, -ης (nom propre) (f)''' : Agrippine.<br> '''Ἀδάμ (nom propre) (m)''' : Adam.<br> '''ᾍδης, -ου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Hadès|Hadès]].<br> '''Ἀδικία, -ας (nom propre) (f)''' : Adicie.<br> '''Ἁδριανούπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Edirne.<br> '''Ἁδριανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Hadrien.<br> '''Ἄδωνις, -ώνιδος (nom propre) (m)''' : Adonis.<br> '''Ἀζαζέλ (nom propre) (m)''' : Azazel.<br> '''Ἀθανάσιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Athanase.<br> '''Ἀθάνα, -ας (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Ἀθηνᾶ''.<br> '''Ἀθηνᾶ, -ᾶς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Athéna|Athéna]].<br> '''Ἀθῆναι, -ῶν (nom propre) (f)''' : Athènes.<br> '''Ἀθηναία, -ας (nom propre) (f)''' : Forme de ''Ἀθηνᾶ''.<br> '''Ἀθηναῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : Athénienne.<br> '''Ἀθηναῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Athénien.<br> '''Ἀθήναιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Athénée.<br> '''Ἀθήνη, -ης (nom propre) (f)''' : Forme ionienne de ''Ἀθηνᾶ''.<br> '''Ἀθηνόδωρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Athénodore.<br> '''Ἀθύρ (nom propre) (m)''' : Athyr.<br> '''Ἅθωρ (nom propre) (f)''' : Hathor.<br> '''Ἄθως, -ω (nom propre) (m)''' : Athos (géant) ; mont Athos.<br> '''Αἰακός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Éaque.<br> '''Αἴας, -ντος (nom propre) (m)''' : Ajax.<br> '''Αἰαία, -ας (nom propre) (f)''' : Ééa.<br> '''Ἀΐδας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''ᾍδης''.<br> '''Ἀΐδης, -ου (nom propre) (m)''' : Forme homérique de ''ᾍδης''.<br> '''Ἀϊδωνεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''ᾍδης''.<br> '''Αἰγεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Égée.<br> '''Αἰγιδιός, -οῦ (prénom) (m)''' : Gilles.<br> '''Αἴγισθος, -ίσθου (nom propre) (m)''' : Égisthe.<br> '''Αἰγύπτια, -ίας (nom commun) (m)''' : Égyptienne.<br> '''Αἰγυπτιακή, -ῆς (nom propre) (f)''' : égyptien (langue).<br> '''Αἰγύπτιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Égyptien.<br> '''Αἴγυπτος, -ύπτου (nom propre) (m)''' : Égypte.<br> '''Αἰήτης, -ου (nom propre) (m)''' : Éétès.<br> '''Αἰκατερίνη, -ης (prénom) (f)''' : Catherine.<br> '''Αἰθαλία, -ας (nom propre) (f)''' : Italie.<br> '''Αἰθήρ, -έρος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Éther|Éther]].<br> '''Αἰθιοπία, -ας (nom propre) (f)''' : Éthiopie.<br> '''Αἰθιοπίς, -δος (nom commun) (f)''' : Éthiopienne.<br> '''Αἰθίοψ, -πος (nom commun) (m)''' : Éthiopien.<br> '''Αἰμιλία, -ας (nom propre) (f)''' : Émilie.<br> '''Αἰμίλιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Émile.<br> '''Αἰνέας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme poétique de ''Αἰνείας''.<br> '''Αἰνείας, -ου (nom propre) (m)''' : Énée.<br> '''Αἰνειάς, -δος (nom propre) (f)''' : Énéide.<br> '''Αἰολίς, -δος (nom propre) (f)''' : Éolide.<br> '''Αἰολεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Éolien.<br> '''Αἴολος, -όλου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Éole|Éole]].<br> '''Αἴολος, -όλου (nom propre) (m)''' : Éole (fils d'Hellen).<br> '''Αἶσα, -ἴσης (nom commun) (f)''' : [[wikt:Ésa|Ésa]].<br> '''Αἰσχύλος, -ου (nom propre) (m)''' : Eschyle.<br> '''Αἴσωπος, -ώπου (nom propre) (m)''' : Ésope.<br> '''Αἴτνη, -ης (nom propre) (f)''' : Etna.<br> '''Αἰών, -ῶνου (nom propre) (m)''' : Éon.<br> '''Ἀκαδημία, -ας (nom propre) (f)''' : jardin d’Académos, près d’Athènes, où Platon enseignait.<br> '''Ἀκάδημος, -ήμου (nom propre) (m)''' : Académos.<br> '''Ἄκις, -εως (nom propre) (m)''' : Acis.<br> '''Ἀκταίων, -ος (nom propre) (m)''' : Actéon.<br> '''Ἀκτέων, -ος (nom propre) (m)''' : Forme poétique d’''Ἀκταίων''.<br> '''Ἄκτωρ, -ορος (nom propre) (m)''' : Actor (frère cadet d’Augias).<br> '''Ἀκκώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Aléria.<br> '''Ἀλαλίη, -ης (nom propre) (f)''' : Aléria.<br> '''Ἀλϐίων, -ος (nom propre) (m)''' : Albion.<br> '''Ἀλεξάνδρεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Alexandrie.<br> '''Ἀλεξανδρέττα, -ας (nom commun) (f)''' : Alexandrine.<br> '''Ἀλεξανδρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Alexandrin.<br> '''Ἀλέξανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Alexandre.<br> '''Ἀλέξανδρος ὁ Μέγας (nom propre) (m)''' : Alexandre le Grand.<br> '''Ἄλεξις, - (nom propre) (m)''' : Alexis.<br> '''Ἀληκτώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Alecto (une des Érynies).<br> '''Ἀλήτης, -ου (nom propre) (m)''' : Alétès.<br> '''Ἀλθαία, -ας (nom propre) (f)''' : Althée.<br> '''Ἀλιλάτ (nom propre) (f)''' : Al-Lat.<br> '''Ἀλκάθοος, -ου (prénom) (m)''' : Alcathoos.<br> '''Ἀλκείδης, ου (nom propre) (m)''' : Alcide (Premier nom d’Héraclès.).<br> '''Ἄλκης, -ους (nom propre) (m)''' : Alceste.<br> '''Ἄλκηστις, -ήστιδος (nom propre) (f)''' : Alceste.<br> '''Ἀλκιϐιάδης, ου (nom propre) (m)''' : Alcibiade.<br> '''Ἀλκίνοος, -ου (nom propre) (m)''' : Alcinoos.<br> '''Ἀλκμαίων, -ος (nom propre) (m)''' : Alcméon.<br> '''Ἀλκμήνη, -ης (nom propre) (f)''' : Alcmène.<br> '''Ἀλφιτώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Alphito.<br> '''Ἀλώπηξ, -εκος (nom propre) (f)''' : Vulpecula.<br> '''Ἀμϐρόσιος, -ίου (nom propre) (m)''': Ambroise.<br> '''Ἀμαζών, -όνος (nom propre) (f)''' : Amazone.<br> '''Ἀμένωφις, - (nom propre) (m)''': Aménophis.<br> '''Ἄμηστρις, -δος (nom propre) (f)''' : Amestris.<br> '''Ἀμαύνι (nom propre) (f)''' : Amemet.<br> '''Ἀμπρακία, -ας (nom propre) (f)''' : Ambracie.<br> '''Ἀμπρακιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : Ambracien.<br> '''Ἀμπρακιῶτις, -ώτιδος (nom commun) (f)''' : Ambracienne.<br> '''Ἀμύντας, -ου (nom propre) (m)''' : Amyntas.<br> '''Ἀμφιμέδων, -οντος (nom propre) (m)''' : Amphimédon.<br> '''Ἀμφιστρεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Amphitrée.<br> '''Ἀμφιτρίτη, -ης (nom propre) (f)''' : Amphitrite.<br> '''Ἀμφιτροπή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Amphitropée.<br> '''Ἀμφιτρύων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Amphitryon.<br> '''Ἀναξίϐια, -ας (nom propre) (f)''' : Anaxibie.<br> '''Ἀναξίϐιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Anaxibios.<br> '''Ἀννίϐας, -ου (nom propre) (m)''' : Hannibal.<br> '''Ἀνδρέας, -ου (prénom) (m)''' : André.<br> '''Ἄννα, -ας (prénom) (f)''' : Anne.<br> '''Ἀνάγκη, -ης (nom propre) (f)''' : Ananké.<br> '''Ἀναῗτις, -ΐτεως (nom propre) (f)''' : Anaïs.<br> '''Ἀναξαγόρας, -ου (nom propre) (m)''' : Anaxagore.<br> '''Ἀναξίμανδρος, -ου (nom propre) (m)''' : Anaximandre.<br> '''Ἀναξιμήνης, -ου (nom propre) (m)''' : Anaximène.<br> '''Ἀναστασία, -ας (nom propre) (f)''' : Anastasie.<br> '''Ἀναστάσιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Anastase.<br> '''Ἀνατόλιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Anatole.<br> '''Ἄνουϐις, -ύϐιδος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Anubis|Anubis]].<br> '''Ἄνουκις, -δος (nom propre) (f)''' : Anoukis.<br> '''Ἀντέρως, -τος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Antéros|Antéros]].<br> '''Ἀντιγόνη, -ης (nom propre) (f)''' : Antigone.<br> '''Ἀντίκλεια, -ας (nom propre) (f)''' : Anticlée (mère d'Ulysse).<br> '''Ἀντικύθηρα, -ήρων (nom propre) (n)''' : Anticythère.<br> '''Ἀντίνοoς, -όου (nom propre) (m)''' : Antinoüs.<br> '''Ἀντίπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Antipolis.<br> '''Ἀντισθένης, -ους (nom propre) (m)''' : Antisthène. (Philosophe né vers 444 av. J.-C. et décédé vers 365 av. J.-C.)<br> '''Ἀντωνία, -ας (nom propre) (f)''' : Antonia.<br> '''Ἀντώνιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Antoine.<br> '''Ἄντων, -ου (nom propre) (m)''' : Anton.<br> '''Ἀξιός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Axius.<br> '''Ἀπάτη, -ης (nom propre) (f)''' : Apaté.<br> '''Ἀπιδανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Apidanus.<br> '''Ἆπις, Ἄπιδος (nom propre)''' : Apis.<br> '''Ἀπολλόδωρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Apollodore.<br> '''Ἀπόλλων, -ωνος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Apollon|Apollon]].<br> '''Ἀρά, -ᾶς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Ara|Ara]].<br> '''Ἀραϐία, -ας (nom propre) (f)''' : Arabie.<br> '''Ἀράχνη, -ης (nom propre) (f)''' : Arachné.<br> '''Ἄραψ, -ϐος (nom commun) (m/f)''' : Arabe.<br> '''Ἀραράτ (nom propre) (m)''' : Ararat.<br> '''Ἀργαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Argaïos.<br> '''Ἀργοναῦτης, -ύτου (nom commun) (m)''' : Argonaute.<br> '''Ἀργῷος, -ῴος, -ῷον (adjectif)''' : .<br> '''Ἀργώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Argo.<br> '''Ἀρετή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Arété (déesse).<br> '''Ἄρευς, -εως (nom propre) (m)''' : Forme éolienne de ''Ἄρης''.<br> '''Ἄρης, -εως (nom propre) (m)''' : [[wikt:Arès|Arès]].<br> '''Ἀρήτη, -ης (nom propre) (f)''' : Arété (philosophe grecque de l'école des Cyrénaiques).<br> '''Ἀρίσταρχος, -άρχου (nom commun) (m)''' : Aristarque.<br> '''Ἀριστόϐουλος, -ύλου (nom propre) (m)''' : Aristobule.<br> '''Ἀριστογείτων, -ονος (nom propre) (m)''' : Aristogiton.<br> '''Ἀριστοτέλης, -ους (nom propre) (m)''' : Aristote.<br> '''Ἀριστώνυμος, -ύμου (nom propre) (m)''' : Aristonyme.<br> '''Ἀρίων, -ονος (nom propre) (m)''' : Arion.<br> '''Ἀρκαδία, -ας (nom propre) (f)''' : Arcadie.<br> '''Ἀρκάς, -δος (nom commun) (m/f)''' : Arcadien ; Arcadienne.<br> '''Ἀρκτοῦρος, -ύρου (nom propre) (m)''' : Arcturus.<br> '''Ἁρμαγεδών (nom propre) (m)''' : Armageddon.<br> '''Ἁρμόδιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Harmodios.<br> '''Ἀρσένιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Arsène.<br> '''Ἀρσινόη, -ης (nom propre) (f)''' : Arsinoé.<br> '''Ἀρταξέρξης, -ου (nom propre) (m)''' : Artaxerxès.<br> '''Ἄρτεμις, -έμιδος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Artémis|Artémis]].<br> '''Ἀρχίας, -ου (nom propre) (m)''' : Archias.<br> '''Ἀρχιμήδης, -ους (nom propre) (m)''' : Archimède.<br> '''Ἀσάνα, -ας (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Ἀθηνᾶ''.<br> '''Ἀσδρούϐας, -ου (nom propre) (m)''' : Hasdrubal (véritable nom de Clitomaque de Carthage).<br> '''Ἀσήρ (nom propre) (m)''' : Aser.<br> '''Ἀσκαλωνίτης, -ου (nom commun) (m)''' : Ascalonite.<br> '''Ἀσκαλωνῖτις, -ίτιδος (nom commun) (f)''' : Ascalonite.<br> '''Ἀσκάλων, -ος (nom propre) (m)''' : Ascalon.<br> '''Ἀσκληπιός, -οῦ (nom propre) (m)''' : [[wikt:Asclépios|Asclépios]].<br> '''Ἀσμοδαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Asmodée.<br> '''Ἀσεννέθ (nom propre) (m)''' : Asnath.<br> '''Ἀσπαθίνης, -ου (nom propre) (m)''' : Aspathinès.<br> '''Ἀσουήρος, -ου (nom propre) (m)''' : Assuérus.<br> '''Ἀσσυρία, -ας (nom propre) (f)''' : Assyrie.<br> '''Ἀσσύριος, -ίου (nom commun) (m)''' : Assyrien.<br> '''Ἀστάρτη, -ης (nom propre) (f)''' : Astarté.<br> '''Ἀστυάναξ, -κτος (nom propre) (m)''' : Astyanax.<br> '''Ἀστυάνασσα, -ας (nom propre) (f)''' : Astyanassa.<br> '''Ἄστυ, -εως (nom propre) (n)''' : Athènes.<br> '''Ἄτη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Até|Até]]. (Déesse de l’égarement.)<br> '''Ἀττική, -ῆς (nom propre) (f)''' : Attique.<br> '''Ἀτλαντίς, -δος (nom propre) (f)''' : (Toponymie) océan Atlantique. (Mythologie) Atlantide.<br> '''Ἄτλας, -αντος (nom propre) (m)''' : Atlas.<br> '''Ἄτροπος, -όπου (nom propre) (f)''' : Atropos (troisième Moire).<br> '''Αὐγείας, -ου (nom propre) (m)''' : Augias.<br> '''Αὐλίς, -δος (nom propre) (f)''' : Aulis.<br> '''Αὐνάν (nom propre) (m)''' : Onan.<br> '''Αὐξώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Auxo.<br> '''Αὐσονία, -ας (nom propre) (f)''' : Italie.<br> '''Αὐσονίη, -ης (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Αὐσονία''.<br> '''Αὔσων, -ονος (nom propre) (m)''' : Auson (fils d’Ulysse.)<br> '''Αὐτόλυκος, -ύκου (nom propre) (m)''' : Autolycos (Aïeul maternel d’Ulysse.)<br> '''Αὐτομέδων, -οντος (nom propre) (m)''' : Automédon (Conducteur du char d’Achille.)<br> '''Αὔως, -ω (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἕως''.<br> '''Ἀφρική, -ῆς (nom propre) (f)''' : Afrique.<br> '''Ἀφροδίτη, -ης (nom propre) (f)''' : Aphrodite.<br> '''Ἀφρόδιτος, -ίτου (nom propre) (m)''' : Aphroditos.<br> '''Ἀφρώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Aphrô.<br> '''Ἀχαΐα, -ας (nom propre) (f)''' : Achaïe.<br> '''Ἀχαιμένης, -ους (nom propre) (m)''' : Achéménès.<br> '''Ἀχαιμενίδης, -ου (nom propre) (m)''' : Achéménide.<br> '''Ἀχαιός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Achaïos (fils de Xouthos).<br> '''Ἀχατης, -ου (nom propre) (m)''' : Achatès (fleuve de Sicile).<br> '''Ἀχελῷος, -ῴου (nom propre) (m)''' : Achéloos.<br> '''Ἀχέρων, -οντος (nom propre) (m)''' : Achéron.<br> '''Ἀχιλλεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Achille.<br> '''Ἀωσφόρος, -ου (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''Ἑωσφόρος''.<br> ==Β== '''βαθμίς, -δος (nom commun) (f)''' : échelon.<br> '''βάθρον, -ου (nom commun) (n)''' : podium.<br> '''βαθέως (adverbe)''' : profondément.<br> '''βάθος, -ους (nom commun) (n)''' : Profondeur, hauteur.<br> '''βαθύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : profond.<br> '''βαθύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βαθύς''.<br> '''βαθύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βαθύς''.<br> '''βαΐον, -ου (nom commun) (n)''' : rameau.<br> '''βακτηρία, -ας (nom commun) (f)''' : Bâton de marche ; bâton employé comme insigne de juge.<br> '''βαλανεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : bain (lieu public).<br> '''βαλανεύς, -έως (nom commun) (n)''' : plongeur.<br> '''βάλανος, -άνου (nom commun) (f)''' : Gland de chêne. (Botanique) Datte. Fermoir d’un collier. Pêne d’un verrou. Moule de mer (poisson). Noix, châtaigne. Suppositoire.<br> '''βαλάντιον, -ίου (nom commun) (n)''' : bourse (sac d'argent).<br> '''βαλλίζω (verbe)''' : danser.<br> '''βάμϐαξ, -κος (nom commun) (m)''' : coton.<br> '''βαμϐακερός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''βαμϐακηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''βαμϐάκινος, -ίνου (nom commun) (n)''' : .<br> '''βαμϐάκιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''βαμϐακοειδής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''βανά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme béotienne de ''γυνή''.<br> '''βάπτω (verbe)''' : plonger, teindre ; baptiser.<br> '''βάρϐαρα, -ας (nom commun) (f)''' : barbare.<br> '''βάρϐαρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : barbare.<br> '''βάρϐαρικῶς (adverbe)''' : barbarement.<br> '''βάρϐαρικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βάρϐαρικός''.<br> '''βάρϐαρικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βάρϐαρικός''.<br> '''βάρϐαρικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βάρϐαρικῶς''.<br> '''βάρϐαρικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βάρϐαρικῶς''.<br> '''βάρϐαρος, -άρου (nom commun) (m)''' : barbare.<br> '''βαρέως (adverbe)''' : lourdement.<br> '''βᾶρις, -άριδος (nom commun) (f)''' : barque.<br> '''βᾶρκις, -άρκιδος (nom commun) (f)''' : barque.<br> '''βαρύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : lourd.<br> '''βαρύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βαρύς''.<br> '''βαρύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βαρύς''.<br> '''βασιλεία, -ας (nom commun) (f)''' : pouvoir royal ; royauté. Royaume.<br> '''βασίλεια, -ίας (nom commun) (f)''' : princesse. (héritière du souverain régnant)<br> '''βασιλείδης, -ου (nom commun) (m)''' : prince. (héritier du souverain régnant)<br> '''βασίλειος, -ία, -ιον (adjectif)''' : royal.<br> '''βασιλεύς, -έως (nom commun) (m)''' : roi.<br> '''βασιλήϊος, -, - (adjectif)''' : Forme ionienne de ''βασίλειος''.<br> '''βασιλῇος, -, - (adjectif)''' : Forme éolienne de ''βασίλειος''.<br> '''βασιλικός, -ή, -όν (adjectif)''' : royal.<br> '''βασίλισσα, -ας (nom commun) (f)''' : reine.<br> '''βάσις, -εως (nom commun) (f)''' : Action de marcher, marche. Organe pour la marche. Ce sur quoi l’on marche ou l’on se tient.<br> '''βάσκανος, -ος, -ον (adjectif)''' : Maléfique ; médisant.<br> '''βασκάνως (adverbe)''' : maléfiquement.<br> '''βασκανώτατος, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βάσκανος''.<br> '''βασκανώτερος, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βάσκανος''.<br> '''βασσάρα, -ας (nom commun) (f)''' : renard.<br> '''βαστάζω (verbe)''' : lever, soulever. Relever. Tenir dans ses bras ou ses mains.<br> '''βάτος, -ου (nom commun) (f)''' : Ronce, buisson. Épine.<br> '''βατός, -ή, -όν (adjectif)''' : accessible.<br> '''βάτραχος, -άχου (nom commun) (m/f)''' : Crapaud ; grenouille.<br> '''βατῶ (verbe)''' : Forme phocienne de ''πατῶ''.<br> '''βαυϐάω (verbe)''' : s’endormir.<br> '''βαυϐών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : godemichet.<br> '''βαυϐώ, -οῦς (nom commun) (f)''' : nourrice.<br> '''βαυκάλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : berceuse.<br> '''βαυκίζομαι (verbe)''' : être prude.<br> '''βαυκός, -ή, -όν (adjectif)''' : prude.<br> '''βαυκότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βαυκός''.<br> '''βαυκότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βαυκός''.<br> '''βαυκῶς (adverbe)''' : prudemment.<br> '''βαυκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βαυκῶς''.<br> '''βαυκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βαυκῶς''.<br> '''βαύ (onomatopée)''' : ouaf.<br> '''βαφεύς, -έως (nom commun) (m)''' : peintre.<br> '''βδαλεύς, -έως (nom commun) (m)''' : suceur.<br> '''βδάλσις, - (nom commun) (f)''' : succion.<br> '''βδάλλω (verbe)''' : Sucer, téter. Traire le lait.<br> '''βδέλλα, -ης (nom commun) (f)''' : sangsue.<br> '''βδέω ‎(verbe)''' : péter (flatuler)<br> '''βεϐαιῶ (verbe)''' : garantir (se rendre garant de la valeur, de la qualité d’une chose).<br> '''βέϐηλος, -ος, -ον (adjectif)''' : Franchissable, profane. Impur, interdit.<br> '''βεϐηλότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βέϐηλος''.<br> '''βεϐηλότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βέϐηλος''.<br> '''βέϐηλως (adverbe)''' : profanement.<br> '''βεϐηλώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βεϐρῶς''.<br> '''βεϐηλώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βεϐρῶς''.<br> '''βεϐρός, -ά, -όν (adjectif)''' : stupide.<br> '''βεϐρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βεϐρός''.<br> '''βεϐρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βεϐρός''.<br> '''βεϐρῶς (adverbe)''' : stupidement.<br> '''βεϐρώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βεϐρῶς''.<br> '''βεϐρώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βεϐρῶς''.<br> '''βελόνη, -ης (nom commun) (f)''' : aiguille.<br> '''βέλος, -ους (nom commun) (n)''' : flèche.<br> '''βέλτιστος, -ίστη, -έλτιστον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἀγαθός''.<br> '''βελτίων, -ων, -έλτιον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἀγαθός''.<br> '''βένθος, -ους (nom commun) (n)''' : benthos.<br> '''βερϐέριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''βεῦδος, -ύδους (nom commun) (n)''' : .<br> '''βέφυρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : Forme béotienne de ''γέφυρα ''.<br> '''βῆ βῆ (onomatopée)''' : bêlement.<br> '''βῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''βήξ, -χός (nom commun) (m)''' : toux.<br> '''βήσσω (verbe)''' : tousser.<br> '''βῆτα (nom commun) (n)''' : bêta.<br> '''βήττω (verbe)''' : Forme attique ''βήσσω''.<br> '''βία, -ας (nom commun) (f)''' : Force, violence.<br> '''βιάζω (verbe)''' : Contraindre, forcer. (Au passif) Être contraint, forcé soumis.<br> '''βιϐάζω (verbe)''' : Faire aller ; exalter.<br> '''βιϐλαρίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : livret.<br> '''βιϐλιοθήκη, -ης (nom commun) (f)''' : bibliothèque.<br> '''βιϐλίον, -ου (nom commun) (n)''' : livre.<br> '''βιϐλιοπωλεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : librairie.<br> '''βιϐλιοπώλης, -ου (nom commun) (m)''' : libraire.<br> '''βίϐλος, -ου (nom commun) (f)''' : Papier fait à partir de l'écorce de papyrus.<br> '''βιϐρώσκω (verbe)''' : Dévorer, manger avec avidité. (Figuré) Dévorer ou engloutir (une fortune).<br> '''βίος, -ου (nom commun) (m)''' : vie.<br> '''βίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : manière de vie.<br> '''βινῶ (verbe)''' : foutre, baiser (avoir un rapport sexuel).<br> '''βιῶ (verbe)''' : être, vivre.<br> '''βλαδαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : flasque.<br> '''βλαδύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : faible.<br> '''βλαδυτής, -ῆτος (nom commun) (f)''' : faiblesse.<br> '''βλακότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βλακωδῶς''.<br> '''βλακότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βλακωδῶς''.<br> '''βλακωδῶς (adverbe)''' : stupidement.<br> '''βλακώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βλάξ''.<br> '''βλακώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βλάξ''.<br> '''βλαπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''βλαπτικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''βλαπτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βλαπτικός''.<br> '''βλαπτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βλαπτικός''.<br> '''βλαπτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βλαπτικῶς''.<br> '''βλαπτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βλαπτικῶς''.<br> '''βλάπτω (verbe)''' : Léser, endommager. (Au passif) Éprouver un accident. Gêner, embarrasser. (En parlant de l’esprit) Troubler sa raison. (Postérieur) Faire du tort, nuire.<br> '''βλάξ, -κός (nom commun) (m/f)''' : stupide.<br> '''βλαισός, -ή, -όν (adjectif)''' : balbutiant.<br> '''βλέμμα, -τος (nom commun) (n)''' : Regard. (Au pluriel) Yeux.<br> '''βλεννογόνος, -ου (nom commun) (m)''' : muqueuse.<br> '''βλεννός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mucus.<br> '''βλέπω (verbe)''' : voir.<br> '''βλεφαρίς, -δος (nom commun) (f)''' : cil.<br> '''βλεφαρῖτις, -ίτης (nom commun) (f)''' : blépharite.<br> '''βλέφαρον, -άρου (nom commun) (n)''' : paupière.<br> '''βλῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : projectile.<br> '''βοή, -ῆς (nom commun) (f)''' : clameur.<br> '''βοήθεια, -ας (nom commun) (f)''' : aide.<br> '''βοηθός, -ός, -όν (adjectif)''' : aidant.<br> '''βοηθῶ (verbe)''' : aider.<br> '''βοιώτιος, -, - (adjectif)''' : béotien.<br> '''βόλλα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''βουλή''.<br> '''βορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : proie.<br> '''βόρειος, -ία, -ιον (adjectif)''' : septentrional.<br> '''βορειώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βόρειος''.<br> '''βορειώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βόρειος''.<br> '''βορειώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βόρειως''.<br> '''βορειώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βόρειως''.<br> '''βόρειως (adverbe)''' : septentrionalement.<br> '''βόμϐος, -ου (nom commun) (m)''' : bourdonnement.<br> '''βομϐυλιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''βόμϐυξ, -κος (nom commun) (m)''' : ver à soie ; sorte de flûte.<br> '''βόρειος, -α, -ον (adjectif)''' : septentrional.<br> '''βορρᾶς, -ᾶ (nom commun) (m)''' : nord.<br> '''βόσκω (verbe)''' : Nourrir. Paître, se nourrir (en parlant des animaux)<br> '''βόστρυχος, -ύχου (nom commun) (m)''' : boucle de cheveux.<br> '''βοτάνη, -ης (nom commun) (f)''' : herbe.<br> '''βοτανηφάγος, -ος, -ον (adjectif)''' : herbivore.<br> '''βοτανηφόρος, -ος, -ον (adjectif)''' : enherbé.<br> '''βοτανίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' .<br> '''βοτανίζω (verbe)''' : désherber.<br> '''βοτάνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''βοτανικός, -ή, -όν (adjectif)''' : botanique.<br> '''βοτανισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : botanisme.<br> '''βοτανολογία ''' : botanologie.<br> '''βοτανολόγος ''' : herboriste.<br> '''βοτανολογῶ (verbe)''' : herboriser.<br> '''βοτανώδης, -ης, -ης (adjectif)''' : botanique.<br> '''βοτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : berger ; pasteur.<br> '''βοτόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : bétail.<br> '''βουϐών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : aine.<br> '''βουίζω (verbe)''' : bourdonner.<br> '''βουκολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : pastoral.<br> '''βουκολικῶς (adverbe)''' : pastoralement.<br> '''βουκολικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βουκολικικός''.<br> '''βουκολικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βουκολικικός''.<br> '''βουκολικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βουκολικικῶς''.<br> '''βουκολικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βουκολικικῶς''.<br> '''βουκόλος, -ου (nom commun) (m)''' : bouvier.<br> '''βουλευτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : bouleutérion.<br> '''βουλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Volonté, vouloir. Décision, conseil. Sénat athénien.<br> '''βούλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : volonté.<br> '''βούπρηστις, -ήστιδος (nom commun) (f)''' : bupreste.<br> '''βουνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mont, montagne.<br> '''βοῦς, -ός (nom commun) (m/f)''' : bœuf, vache.<br> '''βουστροφηδόν (adverbe)''' : En écrivant alternativement de gauche à droite, puis de droite à gauche.<br> '''βούτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : biscuit.<br> '''βούτυρον, -ύρου (nom commun) (n)''' : beurre.<br> '''βραδινός, -ή -όν (adjectif)''' : Forme éolienne de ''ῥαδινός''.<br> '''βραϐευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : arbitre.<br> '''βραδέως (adverbe)''' : lentement.<br> '''βραδύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : lent.<br> '''βραδύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βραδύς''.<br> '''βραδύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βραδύς''.<br> '''βραδυτής, -ῆτος (nom commun) (f)''' : lenteur.<br> '''βράγος, -ους (nom commun) (n)''' : bas-fond.<br> '''βραχέως (adverbe)''' : courtement.<br> '''βράχος, -ου (nom commun) (m)''' : écueil.<br> '''βραχύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : court.<br> '''βραχύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βραχύς''.<br> '''βραχύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βραχύς''.<br> '''βρέμω (verbe)''' : gronder, retentir.<br> '''βρένθος, -ου (nom commun) (m)''' : fierté.<br> '''βρέφος, -ους (nom commun) (n)''' : fœtus, nouveau-né.<br> '''βρεχμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''βρία, -ης (nom commun) (f)''' : ville.<br> '''βρίμημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''βρεττανικός, -ή, -όν (adjectif)''' : breton insulaire.<br> '''βρεττανικῶς (adverbe)''' : en breton insulaire.<br> '''βρεττανικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''βρεττανικός''.<br> '''βρεττανικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''βρεττανικός''.<br> '''βρεττανικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''βρεττανικῶς''.<br> '''βρεττανικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''βρεττανικῶς''.<br> '''βρόμος, -ου (nom commun) (m)''' : Frémissement, grondement. Pétillement du feu. Grondement du tonnerre.<br> '''βροντή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Tonnerre. Stupeur.<br> '''βροχίς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''βρόχος, -ου (nom commun) (m)''' : nœud coulant.<br> '''βρυγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bruxisme.<br> '''βρύον, -ου (nom commun) (n)''' : mousse (plante).<br> '''βρυχηθμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : rugissement.<br> '''βρυχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : brycose.<br> '''βρυχῶμαι (verbe)''' : rugir.<br> '''βύας, -ου (nom commun) (m)''' : hibou.<br> '''βύρσα, -ας (nom commun) (f)''' : outre, cuir.<br> '''βρώσιμος, -ος, -ον (adjectif)''' : mangeable.<br> '''βρῶσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' outre, cuir.<br> '''βωϐός, -ή -όν (adjectif)''' : muet.<br> '''βωλά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''βουλή''.<br> '''Βάαλ (nom propre) (m)''' : Baal.<br> '''Βαϐυλωνεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Babylonien.<br> '''Βαϐυλωνία, -ας (nom commun) (f)''' : Babylonie.<br> '''Βαϐυλωνιακός, -ός, -όν (adjectif)''' : babylonien.<br> '''Βαϐυλώνιος, -ος, -ον (adjectif)''' : babylonien.<br> '''Βαϐυλωνίς, -δος (nom commun) (f)''' : Babylonienne.<br> '''Βαϐυλών, -ῶνος (nom propre) (f)''' : Babylone.<br> '''Βάκχος, -ου (nom propre) (m)''' : Bacchus. (Épithète de Dionysos, parfois de Zeus.)<br> '''Βαλλά, -ᾶς (nom propre) (f)''' : Bilha.<br> '''Βαρϐάρα, -ας (nom propre) (f)''' : Barbara.<br> '''Βαρϐαρικόν, -οῦ (nom propre) (m)''' : Barbaricum.<br> '''Βαρθολομαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Barthélémy.<br> '''Βασίλειος, -ίου (nom propre) (m)''' : Basile.<br> '''Βαταυΐα, -ας (nom propre) (f)''' : Batavie.<br> '''Βατραχομυομαχία, -ας (nom propre) (f)''' : Bataille des grenouilles et des rats. (Parodie de l’''Iliade'' attribuée à un dénommé Pigrès d’Halicarnasse par Plutarque.)<br> '''Βάττος, -ου (nom propre) (m)''' : Battos.<br> '''Βαυϐώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Baubo.<br> '''Βαῦκος, -ύκου (nom propre) (m)''' : Baukos.<br> '''Βεελφεγώρ (nom propre) (m)''' : Belphégor.<br> '''Βενδῖς, -ίδος (nom propre) (f)''' : Bendis.<br> '''Βερενίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Bérénice.<br> '''Βηθανία, -ας (nom propre) (f)''' : Béthanie.<br> '''Βηθλεέμ (nom propre) (f)''' : Bethléem.<br> '''Bηλησαμα, -ας (nom propre) (f)''' : Belisama.<br> '''Βῆλος, -ήλου (nom propre) (m)''' : Bel.<br> '''Βηρυτός, -οῦ (nom propre) (f)''' : Beyrouth.<br> '''Βία, -ας (nom propre) (m)''' : Bia.<br> '''Βλάσιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Blaise.<br> '''Βλάχος, -ου (nom commun) (m)''' : Valaque.<br> '''Βοανεργές (nom propre) (m)''' : Boanergès.<br> '''Βοιωτία, -ας (nom propre) (f)''' : Béotie. (Région de Grèce centrale.)<br> '''Βοιωτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Béotien.<br> '''Βοιωτίς, -δος (nom commun) (f)''' : Béotienne.<br> '''Βορέας, -ου (nom propre) (m)''' : Borée. (dieu du vent du Nord)<br> '''Βορέης, -ου (nom propre) (m)''' : Forme ionienne de ''Βορέας''.<br> '''Βορρᾶς, -ᾶ (nom propre) (m)''' : Forme attique de ''Βορέας''.<br> '''Βοσπορίτης, -ου (nom commun) (m)''' : Bosphorite.<br> '''Βόσπορος, -όρου (nom propre) (m)''' : Bosphore.<br> '''Βούϐαστις, -άστιος (nom propre) (f)''' : Bastet.<br> '''Βουκέφαλος, -άλου (nom propre) (m)''' : Bucéphale (Cheval préféré d’Alexandre le Grand.)<br> '''Βουτώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Ouadjet.<br> '''Βρέννος, -ου (nom commun) (m)''' : Brennos.<br> '''Βρεττανία, -ας (nom propre) (f)''' : Bretagne (province romaine).<br> '''Βρεττανίς, -δος (nom commun) (f)''' : Bretonne insulaire.<br> '''Βρεττανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Breton insulaire.<br> '''Βύϐλος, -ου (nom commun) (f)''' : Byblos.<br> '''Βυζάντιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Byzance.<br> '''Βύζας, -αντος (nom propre) (m)''' : Byzas.<br> '''Βιθυνία, -ας (nom propre) (f)''' : Bithynie.<br> '''Βιθυνίς, -δος (nom commun) (f)''' : Bithynienne.<br> '''Βιθυνός, -οῦ (nom commun) (o)''' : Bithynien.<br> ==Γ== '''γα (particule)''' : Forme dorienne et béotienne de ''γε''.<br> '''γαίω (verbe)''' : exulter, se réjouir.<br> '''γάλα, -κτος (nom commun) (n)''' : lait.<br> '''γαλανός, -ός, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''γαληνός''.<br> '''γαλήνη, -ης, -ης (nom commun) (f)''' : Calme de la mer. (Par extension) Calme, sérénité. Galène. Antidote contre les morsures de vipères.<br> '''γαληνός, -ός, -όν (adjectif)''' : calme (spécialement à propos de la mer).<br> '''γαλέη, -ης (nom commun) (f)''' : belette.<br> '''γαλῆ, -ς (nom commun) (f)''' : Forme alternative de ''γαλέη''.<br> '''γαλιῶ (verbe)''' : Être lascif comme une belette.<br> '''γάμμα (nom commun) (n)''' : gamma.<br> '''γαμέτης, -ου (nom commun) (m)''' : époux, mari.<br> '''γαμῶ (verbe)''' : se marier (quand on parle d’un homme)<br> '''γάργαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : .<br> '''γαργαλίζω (verbe)''' : chatouiller.<br> '''γαργαλισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : chatouille.<br> '''γαργαρεών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : luette.<br> '''γάρ (conjonction)''' : car ; en effet.<br> '''γαστήρ, -τρός (nom commun) (f)''' : ventre.<br> '''γαῦρος, -ύρη, -ῦρον (adjectif)''' : Exultant, joyeux. Hautain, dédaigneux.<br> '''γαυρότατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γαῦρος''.<br> '''γαυρότερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γαῦρος''.<br> '''γαῦρως (adverbe)''' : joyeusement ; hautainement, dédaigneusement.<br> '''γαυρότης, -τος (nom commun) (f)''' : Exultation. Emportement, férocité.<br> '''γε (particule)''' : (Devient ''γ’'' devant un mot commençant par une voyelle.) Marque une restriction, une affirmation, ou une conclusion.<br> '''γείτων, -ονος (nom commun) (m/f)''' : voisin(e).<br> '''γέλαιμι (verbe)''' : Forme éolienne de ''γελάω''.<br> '''γελάω (verbe)''' : Rire ; briller.<br> '''γελοῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : ridicule ; risible.<br> '''γελοιότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γελοῖος''.<br> '''γελοιότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γελοῖος''.<br> '''γελοίως (adverbe)''' : ridiculement ; risiblement.<br> '''γελόω (verbe)''' : Forme homérique de ''γελάω''.<br> '''γέλως, -τος (nom commun) (m)''' : rire.<br> '''γελωτοποιός, -ός, -όν (adjectif)''' : comique.<br> '''γελωτοποιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Bouffon ; pitre.<br> '''γεμίζω (verbe)''' : emplir.<br> '''γέμισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : emplissage.<br> '''γενεά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : naissance, genre ; espèce.<br> '''γένεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : origine, source. Naissance. Création.<br> '''γενετήσιος, -α, -ον (adjectif)''' : sexuel.<br> '''γενετησιότατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γενετήσιος''.<br> '''γενετησιότερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γενετήσιος''.<br> '''γενετησίως (adverbe)''' : sexuellement.<br> '''γενναῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : vaillant.<br> '''γενναιότατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γενναῖος''.<br> '''γενναιότερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γενναῖος''.<br> '''γενναίως (adverbe)''' : vaillamment.<br> '''γενναιότης, -ητος (nom commun) (f)''' : vaillance.<br> '''γεννητικός, -η, -ον (adjectif)''' : génital.<br> '''γένος, -ους (nom commun) (n)''' : naissance, origine, descendance ; race, genre, espèce ; classe, corporation; nation, peuple, tribu.<br> '''γεννῶ (verbe)''' : accoucher.<br> '''γερόντειος, -α, -ον (adjectif)''' : .<br> '''γεροντεύω (verbe)''' : .<br>'''γέρανος, -άνου (nom commun) (m/f)''' : grue (oiseau).<br> '''γερουσία, -ας (nom commun) (f)''' : sénat.<br> '''γερουσιάρχης, -ου (nom commun) (m)''' : président du sénat.<br> '''γερουσιαστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : sénateur.<br> '''γέρων, -οντος (nom commun) (m)''' : vieillard.<br> '''γεῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : déjeuner.<br> '''γεῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : goût.<br> '''γεύω (verbe)''' : goûter.<br> '''γέφυρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : Chaussée. Pont.<br> '''γεω- (préfixe)''' : relatif à la terre.<br> '''γῆ, -ς (nom commun) (f)''' : terre.<br> '''γήινος, -η, -ο (adjectif)''' : terrestre.<br> '''γήρανσις, -άνσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''γηράσκω (verbe)''' : .<br> '''γῆρας, -ήρως (nom commun) (n)''' : vieillesse.<br> '''γῆρυς, -ήρυος (nom commun) (f)''' : Voix ; discours.<br> '''γηρύω (verbe)''' : chanter.<br> '''γιγαντιαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : gigantesque.<br> '''γιγαντιότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γιγαντιαῖος''.<br> '''γιγαντιότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γιγαντιαῖος''.<br> '''γιγαντίως (adverbe)''' : gigantesquement.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''γιγαντίως''.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''γιγαντίως''.<br> '''γίγας, -αντος (nom commun) (m)''' : géant.<br> '''γίγνομαι (verbe)''' : engendrer.<br> '''γίνιουμαι (verbe)''' : Forme béotienne de ''γίγνομαι''.<br> '''γίνομαι (verbe)''' : Forme ionienne de ''γίγνομαι''.<br> '''γίνυμαι (verbe)''' : Forme thessalienne de ''γίγνομαι''.<br> '''γιγνώσκω (verbe)''' : Apprendre à connaître.<br> '''γινώσκω (verbe)''' : Forme ionienne de ''γιγνώσκω''.<br> '''γλάγος, -ους (nom commun) (n)''' : Forme poétique de ''γάλα''.<br> '''γλάσσα, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''γλῶσσα''.<br> '''γλαυκός, -ή, -όν (adjectif)''' : Brillant, étincelant, éclatant. D’un vert pâle ou gris.<br> '''γλαυκότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γλαυκός''.<br> '''γλαυκότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γλαυκός''.<br> '''γλαυκῶς (adverbe)''' : vivement.<br> '''γλαυκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''γλαυκῶς''.<br> '''γλαυκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''γλαυκῶς''.<br> '''γλαῦξ, -κός (nom commun) (f)''' : chouette.<br> '''γλαύσσω (verbe)''' : briller (En parlant des yeux).<br> '''γλεῦκος, -ύκους (nom commun) (n)''' : moût.<br> '''γλέφαρον, -άρου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''βλέφαρον''.<br> '''γλήνη, -ης (nom commun) (f)''' : pupille (partie de l’œil).<br> '''γλῆνος, -ήνους (nom commun) (n)''' : splendeur.<br> '''γλουτιαῖος, -ία, -αῖν (adjectif)''' : glutéal.<br> '''γλουτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : derrière ; fesse.<br> '''γλυκέως (adverbe)''' : doucement.<br> '''γλυκερός, -ή, -όν (adjectif)''' : doux.<br> '''γλυκερῶς (adverbe)''' : doucement.<br> '''γλυκύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : doux, sucré.<br> '''γλυκύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γλυκύς''.<br> '''γλυκύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γλυκύς''.<br> '''γλυκώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γλυκερός''.<br> '''γλυκώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γλυκερός''.<br> '''γλυπτόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : .<br> '''γλώνη, -ης (nom commun) (f)''' : poupée.<br> '''γλῶσσα, -ώσσης (nom commun) (f)''' : langue. (Organe buccal ; expression orale)<br> '''γλωσσίς, -δος (nom commun) (f)''' : glotte.<br> '''γλῶττα, -ώττης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''γλῶσσα''.<br> '''γλωττίς, -δος (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''γλωσσίς''.<br> '''γνάθος, -ου (nom commun) (f)''' : mâchoire.<br> '''γνήσιος, -α, -ον (adjectif)''' : véritable.<br> '''γνῶσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : Savoir ; connaissance, notion. Reconnaissance ; enquête, instruction judiciaire.<br> '''γοάω (verbe)''' : se lamenter.<br> '''γόγγρος, -ου (nom commun) (m)''' : congre.<br> '''γόησσα, -ας (nom commun) (f)''' : enchanteresse ; magicienne.<br> '''γόης, -τος (nom commun) (m)''' : enchanteur ; magicien.<br> '''γονεύς, -έως (nom commun) (m)''' : père (parent).<br> '''γονή, -ῆς (nom commun) (f)''' : génération ; procréation.<br> '''γονόρροια, -ας (nom commun) (f)''' : gonorrhée.<br> '''γόνος, -ου (nom commun) (m)''' : procréation.<br> '''γόνυ, -ατος (nom commun) (n)''' : genou.<br> '''γόος, -ου (nom commun) (m)''' : lamentation.<br> '''γοργός, -ή, -όν (adjectif)''' : terrible.<br> '''γούνα, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''γοῦνος, -ύνου (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''γόνος''.<br> '''γοῶ (verbe)''' : enchanter, ensorceler.<br> '''γράθμα, -τος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''γράμμα''.<br> '''γραῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : vieillarde.<br> '''γραμματεύς, -έως (nom commun) (m)''' : scribe.<br> '''γράμμα, -τος (nom commun) (n)''' : Caractère gravé. Signes divers. Traits d’un dessin ou d’une peinture.<br> '''γραπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : écrit.<br> '''γραπτότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γραπτός''.<br> '''γραπτότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γραπτός''.<br> '''γραπτῶς (adverbe)''' : .<br> '''γραῦς, -ός (nom commun) (f)''' : vieillarde.<br> '''γραφεύς, -έως (nom commun) (m)''' : peintre.<br> '''γραφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : peinture.<br> '''γραφία, -ας (nom commun) (f)''' : écriture.<br> '''-γραφία, -ας (suffixe)''' : relatif à l’écriture.<br> '''γραφικός, -ή, -όν (adjectif)''' : peint.<br> '''γραφικῶς (adverbe)''' : graphiquement.<br> '''γραφικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γραφικός''.<br> '''γραφικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γραφικός''.<br> '''γραφίς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''γράφω (verbe)''' : écrire.<br> '''γρηγοράς, -δος (nom commun) (f)''' : vivacité.<br> '''γρήγορος, -η, -ον (adjectif)''' : vif.<br> '''γρηγόρως (adverbe)''' : vivement.<br> '''γρηγορώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''γρηγόρως''.<br> '''γρηγορώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''γρηγόρως''.<br> '''γρηγορώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γρήγορος''.<br> '''γρηγορώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γρήγορος''.<br> '''γρῖφος, -ίφου (nom commun) (m)''' : filet ; énigme.<br> '''γρόνθος, -ου (nom commun) (m)''' : poing.<br> '''γρύλλος, -ου (nom commun) (m)''' : grillon.<br> '''γρύψ, -πός (nom commun) (m)''' : griffon.<br> '''γυμνάζω (verbe)''' : entraîner (diriger l’exercice sportif).<br> '''γυμνάσιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Lieu public réservé aux exercices corporels.<br> '''γυμνός, -ή, -όν (adjectif)''' : Nu ; légèrement vêtu.<br> '''γυμνότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''γυμνῶς''.<br> '''γυμνότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''γυμνῶς''.<br> '''γυμνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γυμνός''.<br> '''γυμνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γυμνός''.<br> '''γυμνότης, -τος (nom commun) (f)''' : nudité.<br> '''γύμνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : dénudage.<br> '''γυμνῶς (adverbe)''' : .<br> '''γυμνῶ (verbe)''' : dénuder.<br> '''γυνά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''γυνή''.<br> '''γυναικᾶς, - (nom commun) (m)''' : homme à femmes.<br> '''γυναικεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : Appartement réservé aux femmes.<br> '''γυναικεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : féminin.<br> '''γυναικειότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''γυναικεῖος''.<br> '''γυναικειότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''γυναικεῖος''.<br> '''γυναικείως (adverbe)''' : fémininement.<br> '''γυναικομανία, -ας (nom commun) (f)''' : gynécomanie.<br> '''γυνή, -αικός (nom commun) (f)''' : Femme, épouse ; femelle des animaux.<br> '''γυρῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : têtard.<br> '''γῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : Anneau ; cercle.<br> '''γυρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : rond.<br> '''γύψ, -πος (nom commun) (m)''' : vautour.<br> '''γωνία, -ας (nom commun) (f)''' : Angle ; coin.<br> '''γωρυτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : carquois.<br> '''Γαϐριήλ (nom propre) (m)''' : Gabriel.<br> '''Γάζα, -ης (nom commun) (f)''' : Gaza.<br> '''Γαῖα, -ίας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Gaïa|Gaïa]].<br> '''Γαῖη, -ίης (nom propre) (f)''' : Forme ionienne de ''Γαῖα''.<br> '''Γαλινθιάς, -δος (nom propre) (f)''' : Galanthis.<br> '''Γαλάτεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Galatée (Néréide).<br> '''Γαλατεία, -ας (nom propre) (f)''' : Galatée.<br> '''Γαλάτης, -ου (nom commun) (m)''' : Galate.<br> '''Γαλατία, -ας (nom propre) (f)''' : Galatie.<br> '''Γαλλία, -ας (nom propre) (f)''' : Gaule.<br> '''Γανυμήδης, -ου (nom propre) (m)''' : Ganymède.<br> '''Γεδεών, -ος (nom propre) (m)''' : Gédéon.<br> '''Γελλώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Gello.<br> '''Γέλων, -ος (nom propre) (m)''' : Gélon.<br> '''Γεννησαρέτ (nom propre) (f)''' : Gennésaret.<br> '''Γερμανία, -ας (nom propre) (f)''' : Allemagne.<br> '''Γερμανίς, -δος (nom commun) (f)''' : Allemande.<br> '''Γερμανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Allemand.<br> '''Γέτης, -ου (nom commun) (m)''' : Gète.<br> '''Γεώργιος, -ίου (prénom) (m)''' : Georges.<br> '''Γῆρας, -ήρως (nom propre) (m)''' : Géras.<br> '''Γηρυόνης, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Γηρυών''.<br> '''Γηρυών, -όνος (nom propre) (m)''' : Géryon.<br> '''Γῆ, -ς (nom propre) (f)''' : Terre.<br> '''Γλαῦκος, -ύκου (nom propre) (m)''' : Glaucos.<br> '''Γοργώ, -όνος (nom propre) (f)''' : Gorgone.<br> '''Γότθος, -ου (nom commun) (m)''' : Goth.<br> '''Γοῦτος, -ύτου (nom commun) (m)''' : Geat.<br> '''Γραῖα, -ίας (nom propre) (f)''' : Grée.<br> '''Γρηγόριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Grégoire.<br> '''Γύγης, -ου (nom propre) (m)''' : Gygès.<br> '''Γύθειον, -ίου (nom propre) (n)''' : Gythio.<br> '''Γύθιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Forme alternative de ''Γύθειον''.<br> ==Δ== '''δάγυς, -ύδος (nom commun) (f)''' : dagyde.<br> '''δαήρ, -έρος (nom commun) (m)''' : beau-frère.<br> '''δαιμόνιος, -ία, -όνιον (adjectif)''' : étrange.<br> '''δαιμόνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : génie (être merveilleux).<br> '''δαιμονίως (adverbe)''' : étrangement.<br> '''δαιμονίοτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''δαιμονίως''.<br> '''δαιμονίοτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''δαιμονίως''.<br> '''δαιμονιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δαιμόνιος''.<br> '''δαιμονιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δαιμόνιος''.<br> '''δαίμων, -ονος (nom commun) (m)''' : divinité.<br> '''δακκύλιος, -υλίου (nom commun) (m)''' : Forme béotienne de ''δάκτυλος''.<br> '''δάκνω (verbe)''' : mordre.<br> '''δάκος, -ους (nom commun) (n)''' : .<br> '''δάκρυ, -ύου (nom commun) (n)''' : larme.<br> '''δακτύλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : anneau.<br> '''δάκτυλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : doigt.<br> '''δάλτος, -ου (nom commun) (f)''' : Forme chypriote de ''δέλτος''.<br> '''δαμάζω (dompter)''' : domestiquer ; dompter.<br> '''δάμαλις, -άλεως (nom commun) (f)''' : génisse.<br> '''δαμοκρατία, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''δημοκρατία''.<br> '''δᾶμος, -άμου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''δῆμος''.<br> '''δάνειον, -ίου (nom commun) (n)''' : prêt.<br> '''δάνος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme macédonienne de ''θάνατος''.<br> '''δαρθάνω (verbe)''' : s’endormir.<br> '''δάσος, -ους (nom commun) (n)''' : bois (lieu), forêt.<br> '''δασύνω (verbe)''' : .<br> '''δασύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Velu, poilu. feuillu ; boisé.<br> '''δασύτης, -τος (nom commun) (f)''' : pilosité.<br> '''δαῦκον, -ύκου (nom commun) (n)''' : carotte ou navet utilisé en médecine.<br> '''δεῖγμα, -ίγματος (nom commun) (f)''' : échantillon.<br> '''δείδω (verbe)''' : avoir peur.<br> '''δείκτης, -ου (nom commun) (m)''' : index.<br> '''δεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : terrible.<br> '''δέ (particule)''' : mais, puis, d’autre part, donc.<br> '''δέκα (adjectif numéral)''' : dix.<br> '''δεκαετία, -ας (nom commun) (f)''' : décennie.<br> '''δεκάς, -δος (nom commun) (f)''' : dizaine.<br> '''δέκομαι (verbe)''' : Forme éolienne et ionienne de ''δέχομαι''.<br> '''δελεάζω (verbe)''' : appâter.<br> '''δέλεαρ, -τος (nom commun) (n)''' : appât.<br> '''δέλτα (nom commun) (n)''' : delta.<br> '''δέλτος, -ου (nom commun) (f)''' : tablette d’écriture.<br> '''δέλφαξ, -κος (nom commun) (f)''' : .<br> '''δελφίς, -ῖνος (nom commun) (m)''' : dauphin.<br> '''δελφύς, -ος (nom commun) (f)''' : matrice.<br> '''δέμω (verbe)''' : construire.<br> '''δενδρολίϐανον, -άνου (nom commun) (n)''' : romarin.<br> '''δένδρον, -ου (nom commun) (n)''' : arbre.<br> '''δένδρεον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme homérique de ''δένδρον''.<br> '''δεξιτερός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme de ''δεξιός''.<br> '''δεξιός, -ά, -όν (adjectif)''' : qui est à droite, placé à droite. (Par suite) De bon augure, favorable. Qui a de la dextérité, adroit, industrieux, habile.<br> '''δέος, -ους (nom commun) (n)''' : effroi, peur.<br> '''δέρας, -ατος (nom commun) (n)''' : peau, cuir.<br> '''δέρκομαι (verbe)''' : voir clair.<br> '''δέρμα, -τος (nom commun) (n)''' : peau.<br> '''δέρω (verbe)''' : écorcher.<br> '''δέσμευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : lien.<br> '''δεσμεύω (verbe)''' : lier.<br> '''δέσμη, -ης (nom commun) (f)''' : bouquet, faisceau, liasse. '''δεσμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Lien (corde, câble, amarre, courroie, nœud). (Par extension) Clou. (D’ordinaire au pluriel) Liens, chaînes, fers. (Par suite) Emprisonnement, prison. (En général) Captivité. (Figuré) Liens d’amitié.<br> '''δέσποινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : maîtresse d’une maisonnée.<br> '''δεσπότης, -ου (nom commun) (m)''' : maître d’une maisonnée ; maître d’un dème.<br> '''δεῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : chair cuite.<br> '''δεῦρο (adverbe)''' : ici (avec mouvement).<br> '''δευτεραγωνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : deutéragoniste.<br> '''δεύτερος, -α, -ον (adjectif)''' : deuxième.<br> '''δευτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : chaudron.<br> '''δεύω (verbe)''' : mouiller.<br> '''δέφυρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : Forme crétoise de ''γέφυρα''.<br> '''δέχομαι (verbe)''' : Accepter, admettre, agréer. Accueillir, recevoir, recueillir, adopter. Prendre, revêtir, comporter.<br> '''δή (particule)''' : vraiment, assurément.<br> '''δῆγμα, -ήγματος (nom commun) (m)''' : morsure.<br> '''δηκτήριος, -ος, -ον (adjectif)''' : mordant.<br> '''δηλητήρ, -ρός (nom commun) (m)''' : destructeur.<br> '''δηλοῦμαι (verbe)''' : détruire.<br> '''δήλωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : déclaration.<br> '''δηλῶ (verbe)''' : déclarer.<br> '''δημοκρατία, -ας (nom commun) (f)''' : république.<br> '''δημόσιος, -ία, -όσιον (adjectif)''' : public.<br> '''δημοσίως (adverbe)''' : publiquement.<br> '''δημοσιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δημόσιος''.<br> '''δημοσιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δημόσιος''.<br> '''δῆμος, -ήμου (nom commun) (m)''' : contrée, pays, terre.<br> '''δημότης, -ου (nom commun) (m)''' : concitoyen.<br>‎ '''δημοτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : commun.<br> '''δημοτικῶς (adverbe)''' : communément.<br> '''δημοτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δημοτικός''.<br> '''δημοτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δημοτικός''.<br> '''δημοτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''δημοτικῶς''.<br> '''δημοτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''δημοτικῶς''.<br> '''δημωδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δημώδης''.<br> '''δημωδέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δημώδης''.<br> '''δημώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : vernaculaire.<br> '''δημωδῶς (adverbe)''' : vernaculairement.<br> '''δήν (particule)''' : il y a longtemps.<br> '''δηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''διά (adverbe ; préposition)''' : .<br> '''διαϐεϐαιῶ (verbe)''' : garantir (se rendre garant de l’existence de la réalité d’une chose).<br> '''διαϐιϐάζω (verbe)''' : lire.<br> '''διαϐιϐρώσκω (verbe)''' : .<br> '''διάϐολος, -ου (masculin) (m)''' : calomniateur ; diable.<br> '''διαϐολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : du diable.<br> '''διαϐολικῶς (adverbe)''' : diaboliquement.<br> '''διαϐολικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''διαϐολικός''.<br> '''διαϐολικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''διαϐολικός''.<br> '''διάγνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''διάδημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : diadème.<br> '''διαδῶ (verbe)''' : .<br> '''διάζωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : caleçon.<br> '''διάθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : disposition.<br> '''διαθήκη, -ης (nom commun) (f)''' : testament, volonté (document écrit). Testament (livre religieux)<br> '''διαίρεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : division.<br> '''διαίσθησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : intuition.<br> '''διαισθητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : intuitif.<br> '''διαισθητικῶς (adverbe)''' : intuitivement.<br> '''διαιτητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : arbitre.<br> '''διακινῶ (verbe)''' : .<br> '''διάκονος, -όνου (nom commun) (m/f)''' : Serviteur, servante.<br> '''διακοπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : interruption.<br> '''διακόπτω (verbe)''' : interrompre.<br> '''διακορεύω (verbe)''' : déflorer.<br> '''διακόρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : défloration.<br> '''διάκρισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : discrétion ; distinction.<br> '''διακριτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : discret ; distinct.<br> '''διακριτικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''διακριτικῶς''.<br> '''διακριτικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''διακριτικῶς''.<br> '''διακριτικότατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''διακριτικός''.<br> '''διακριτικότερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''διακριτικός''.<br> '''διακριτικῶς (adverbe)''' : discrètement ; distinctement.<br> '''διάλεξις, -έξεως (nom commun) (f)''' : exposé.<br> '''διαλέγομαι (verbe)''' : discuter.<br> '''διάλεκτος, -έκτου (nom commun) (f)''' : discussion ; dialecte.<br> '''διαλλάττω (verbe)''' : transiger.<br> '''διάλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : dialogue.<br> '''διαμαστίγωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''διαμαστιγῶ (verbe)''' : .<br> '''διανόησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : pensée.<br> '''διανοῶ (verbe)''' : penser.<br> '''διαπραγμάτευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : négociation.<br> '''διαπραγματεύομαι (verbe)''' : négocier.<br> '''διαρρήγνυμι (verbe)''' : cambrioler.<br> '''διαρρήκτης, -ου (nom commun) (m)''' : cambrioleur.<br> '''διάρρηξις, -ήξεως (nom commun) (m)''' : cambriolage.<br> '''διάρροια, -ας (nom commun) (f)''' : diarrhée.<br> '''διάσεισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : commotion.<br> '''διασείω (verbe)''' : .<br> '''διασκέδασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : divertissement.<br> '''διάστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : dimension.<br> '''διαστέλλω (verbe)''' : Répandre, séparer. Distinguer, déterminer.<br> '''διάστημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : espace.<br> '''διαστολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Élargissement, expansion, dilatation. Petite coche ou fente.<br> (Figuré) Distinction.<br> '''διάστρεμμα, -έμματος (nom commun) (n)''' : entorse.<br> '''διαστρέφω (verbe)''' : disposer.<br> '''διατίθημι (verbe)''' : disposer.<br> '''διατριϐή, -ῆς (nom commun) (f)''' : conversation (philosophique).<br> '''διαφθείρω (verbe)''' : corrompre.<br> '''διαφθορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : corruption.<br> '''διαφθορεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''διαφθορεύς, -έως (nom commun) (m)''' : .<br> '''διαχειριστής, -οῦ (masculin) (m)''' : gestionnaire.<br> '''διαχείρισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : gestion.<br> '''διαχειριστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''διαχειριστικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''διαχειριστικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''διαχειριστικός''.<br> '''διαχειριστικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''διαχειριστικός''.<br> '''διαχειριστικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''διαχειριστικῶς''.<br> '''διαχειριστικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''διαχειριστικῶς''.<br> '''διδάσκαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : instituteur.<br> '''διδάσκω (verbe)''' : enseigner, instruire ; entraîner.<br> '''διαφέρω (verbe)''' : différer.<br> '''διαφορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : différence.<br> '''διαφορετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : différent.<br> '''διαφορετικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''διαφορετικός''.<br> '''διαφορετικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''διαφορετικός''.<br> '''διαφορετικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''διαφορετικῶς''.<br> '''διαφορετικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''διαφορετικῶς''.<br> '''δίδυμος, -ος, -ον (adjectif)''' : double ; jumeau.<br> '''δίδωμι (verbe)''' : donner.<br> '''διείσδυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : pénétration.<br> '''διεισδύω (verbe)''' : pénétrer.<br> '''διεύθυνσις, -ύνσεως (nom commun) (f)''' : direction.<br> '''διευθύνων, -ουσα, -ον (adjectif)''' : directeur.<br> '''διευθυντής, -οῦ (nom commun) (m)''' : directeur.<br> '''διευθύνω (verbe)''' : diriger.<br> '''διθύραμϐος, -άμϐου (nom commun) (m)''' : dithyrambe.<br> '''διήγημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : conte.<br> '''διήγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : narration.<br> '''διηγοῦμαι (verbe)''' : narrer.<br> '''διήκονος, -όνου (nom commun) (m/f)''' : Forme ionienne de ''διάκονος''.<br> '''διίσταμαι (verbe)''' : .<br> '''διίστημι (verbe)''' : .<br> '''δικάζω (verbe)''' : juger.<br> '''δικαίωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : (Droit) Jugement. Justification. Décret.<br> '''δικαιῶ (verbe)''' : rendre juste.<br> '''δικαστήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : tribunal.<br> '''δικαστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : juge.<br> '''δίκη, -ης (nom commun) (f)''' : Coutume, manière, mode. Ordre, loi, droit. Justice. Jugement. Punition, vengeance, pénalité.<br> '''δίκτυον, -ύου (nom commun) (n)''' : filet.<br> '''δίνη, -ης (nom commun) (f)''' : tourbillon.<br> '''δίλημμα, -ήμματος (nom commun) (n)''' : dilemme.<br> '''διπλοῦς, -ῆ, -οῦν ‎(adjectif)''' : double.<br> '''διοίκησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : administration.<br> '''διοικητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : administrateur.<br> '''διοικητικός, -ή, -όν ‎(adjectif)''' : administratif.<br> '''διοικῶ (verbe)''' : administrer.<br> '''διορθώνω (verbe)''' : corriger.<br> '''διουρητικόν, -οῦ ‎(nom commun) (n)''' : diurétique.<br> '''διουρητικός, -ή, -όν ‎(adjectif)''' : diurétique.<br> '''δισσός, -ή, -όν ‎(adjectif)''' : double.<br> '''δισσότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''δισσῶς''.<br> '''δισσότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''δισσῶς''.<br> '''δισσότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δισσός''.<br> '''δισσότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δισσός''.<br> '''δίς (adverbe)''' : deux fois.<br> '''δισσῶς (adverbe)''' : doublement.<br> '''δίφθογγος, -όγγου (nom commun) (f)''' : diphtongue.<br> '''δίφουρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : Forme laconienne de ''γέφυρα''.<br> '''δίφρος, -ου (nom commun) (m)''' : tabouret.<br> '''διχόνοια, -ας (nom commun) (f)''' : discorde.<br> '''διχορεῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : dichorée.<br> '''δίψα, -ης (nom commun) (f)''' : soif.<br> '''διψώ (verbe)''' : avoir soif.<br> '''διωγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : persécution.<br> '''διώκω (verbe)''' : persécuter.<br> '''διῶρυξ, -ώρυγος (nom commun) (f)''' : canal.<br> '''δμωή, -ῆς (nom commun) (f)''' : domestique, servante.<br> '''δμῳή, -ῆς (nom commun) (f)''' : esclave.<br> '''δμῴιος, -ίου (nom commun) (m)''' : esclave.<br> '''δμώς, -ός (nom commun) (m)''' : domestique, serviteur.<br> '''δόγμα, -τος (nom commun) (n)''' : Opinion. Décision, décret, arrêt. Doctrine.<br> '''δογματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : doctrinal.<br> '''δογματικῶς (adverbe)''' : doctrinalement.<br> '''δογματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δογματικός''.<br> '''δογματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δογματικός''.<br> '''δοθιήν, -ένος (nom commun) (m)''' : furoncle.<br> '''δόκησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Opinion ; croyance.<br> '''δοκέω (verbe)''' : Penser, supposer. Sembler.<br> '''δολερός, -ή, -όν (adjectif)''' : rusé.<br> '''δολιόω (verbe)''' : abuser.<br> '''δόλος, -ου (nom commun) (m)''' : ruse.<br> '''δόξα, -ης (nom commun) (f)''' : Opinion, vue, point de vue, conjecture, supposition. (Dans le Nouveau Testament.) Gloire, honneur ; splendeur.<br> '''δοξάζω (verbe)''' : Imaginer. Glorifier.<br> '''δοξολογία, -ας (nom commun) (f)''' : doxologie.<br> '''δοξόλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : doxologue.<br> '''δοξοσοφία, -ας (nom commun) (f)''' : doxosophie.<br> '''δοξόσοφος, -όφου (nom commun) (m)''' : doxosophe.<br> '''δουλεία, -ας (nom commun) (f)''' : servitude.<br> '''δουλεύω (verbe)''' : être esclave. Travailler à gages, faire un travail mercenaire.<br> '''δούλη, -ης (nom commun) (f)''' : esclave.<br> '''δοῦλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : esclave.<br> '''δουλόω (verbe)''' : asservir.<br> '''δούξ, -κός (nom commun) (m)''' : chef.<br> '''δόμος, -ου (nom commun) (m)''' : Maison, palais ; chambre, appartement.<br> '''δομή, -ῆς (nom commun) (f)''' : structure.<br> '''δόμησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : construction.<br> '''δομικός, -ή, -όν (suffixe)''' : structurel.<br> '''δομικῶς (adverbe)''' : structurellement.<br> '''δομικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δομικός''.<br> '''δομικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δομικός''.<br> '''δομικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''δομικῶς''.<br> '''δομικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''δομικῶς''.<br> '''δόναξ, -κος (nom commun) (m)''' : Roseau ; objet fait de roseau.<br> '''δονέω (verbe)''' : agiter.<br> '''δόνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : agitation.<br> '''δορκάς, -δος (f)''' : chevreuil.<br> '''δοράκινον, -ίνου (nom commun) (n)''' : pêche (fruit).<br> '''δόρκος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme de ''δορκάς''.<br> '''δόρκων, -ος (nom commun) (m)''' : Forme de ''δορκάς''.<br> '''δόρξ, -κος (nom commun) (m)''' : Forme de ''δορκάς''.<br> '''δόσις, -εως (nom commun) (f)''' : don ; cadeau.<br> '''δοχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : récipient.<br> '''δράκαινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : dracène.<br> '''δράκων, -οντος (nom commun) (m)''' : dragon.<br> '''δρᾶμα, -άματος (nom commun) (n)''' : action théâtrale ; pièce de théâtre.<br> '''δραπέτης, -ου (nom commun) (m)''' : fugitif.<br> '''δράσσομαι (verbe)''' : saisir.<br> '''δραχμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Poignée, contenu de la main. Drachme attique.<br> '''δράω (verbe)''' : .<br> '''δρίλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : sangsue.<br> '''δρομαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : .<br> '''δρομάς, -δος (nom commun) (m)''' : dromadaire.<br> '''δρόμος, -ου (nom commun) (m)''' : Course (de chevaux), lutte à la course, tour de promenade.<br> '''δρόσος, -ου (nom commun) (f)''' : rosée.<br> '''δρυμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bois (lieu), forêt.<br> '''δύη, -ης (nom commun) (f)''' : misère.<br> '''δύναμις, -εως (nom commun) (f)''' : force en puissance.<br> '''δύο (adjectif numéral)''' : deux.<br> '''δύσις, -εως (nom commun) (f)''' : ouest.<br> '''δυσλογία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''δυσμικός, -ή, -όν (adjectif)''' : occidental.<br> '''δυσ- (préfixe)''' : Difficulté, malheur.<br> '''δυσσέϐεια, -ίας (nom commun) (f)''' : impiété.<br> '''δυσσεϐέστατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δυσσεϐής''.<br> '''δυσσεϐέστερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δυσσεϐής''.<br> '''δυσσεϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : impie.<br> '''δυσσεϐῶς (adverbe) : impieusement.<br> '''δυστύχημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : accident.<br> '''δυστυχής, -ής, -ές (adjectif)''' : malheureux.<br> '''δυστυχία, -ας (nom commun) (f)''' : malheur.<br> '''δυστυχῶς (adverbe)''' : malheureusement.<br> '''δυστυχῶ (verbe)''' : causer un malheur.<br> '''δυτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : occidental.<br> '''δυτικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''δυτικός''.<br> '''δυτικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''δυτικός''.<br> '''δυτικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''δυτικῶς''.<br> '''δυτικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''δυτικῶς''.<br> '''δυτικῶς (adverbe)''' : occidentalement.<br> '''δύω (verbe)''' : S’enfoncer, se plonger. (Par extension) Pénétrer dans. (Par analogie) Se revêtir de.<br> '''δώδεκα (adjectif numéral)''' : douze.<br> '''δωδεκάς, -δος (nom commun) (f)''' : douzaine.<br> '''δῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : Construction. Maison, demeure. Chambre principale. Temple (demeure d’un dieu).<br> '''δωμάτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : chambre.<br> '''δωράκινον, -ίνου (nom commun) (n)''' : pêche (fruit).<br> '''δωρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : dorien.<br> '''δῶρον, -ώρου (nom commun) (n)''' : Don ; présent. Paume de la main ; palme.<br> '''δώτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : donneur.<br> '''δῶ (verbe)''' : Lier, attacher. (Par extension) Enfermer, emprisonner. (Par analogie) Entraver, empêcher, retenir. (Figuré) Lier, enchaîner. Manquer, avoir besoin de. (Impersonnel) Il est besoin de, il faut. (Forme moyenne) Avoir besoin. (Par suite) Demander, prier.<br> '''Δαϐίδ (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Δαυίδ''.<br> '''Δαίδαλος, -άλου (nom propre) (m)''' : Dédale.<br> '''Δάκης, -ου (nom commun) (n)''' : Dace.<br> '''Δαμασκός, -οῦ (nom propre) (f)''' : Damas.<br> '''Δαμαστής, -οῦ (nom propre) (m)''' : Damastès (Autre surnom de Polypémon).<br> '''Δαμάτηρ, -τρός (nom propre) (f)''' : Forme arcado-chypriote, béotienne, et dorienne de ''Δημήτηρ''.<br> '''Δαμιανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Damien.<br> '''Δαμία, -ας (nom propre) (f)''' : Damia.<br> '''Δάμις, - (nom propre) (m)''' : Damis.<br> '''Δάν, -ός (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ζεύς''.<br> '''Δανιήλ (nom propre) (m)''' : Daniel.<br> '''Δάνος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme macédonienne de ''Θάνατος''.<br> '''Δαυείδ (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Δαυίδ''.<br> '''Δαυίδ (nom propre) (m)''' : David.<br> '''Δεῖμος, -ίμου (nom propre) (m)''' : Déimos.<br> '''Δεινώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Dino. (une des Grées)<br> '''Δέσποινα, -ίνης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Despina|Despina]].<br> '''Δεύς, -ιός (nom propre) (m)''' : Forme laconienne de ''Ζεύς''.<br> '''Δῃάνειρα, -ίρας (nom propre) (f)''' : Déjanire.<br> '''Δηϊδάμεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Déidamie.<br> '''Δηιόκης, -ου (nom propre) (m)''' : Déjocès.<br> '''Δηΐφοϐος, -όϐου (nom propre) (m)''' : Déiphobe.<br> '''Δημήτηρ, -τρος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Déméter|Déméter]].<br> '''Δημήτριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Démétrios.<br> '''Δημιουργός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Créateur.<br> '''Δημοσθένης, -ους (nom propre) (m)''' : Démosthène.<br> '''Δημώναξ, -ώνακτος (nom propre) (m)''' : Démonax.<br> '''Δίδυμοι, -ων (nom propre) (m)''' : Gémeaux.<br> '''Δίκη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Dicé|Dicé]]. (Déesse de la justice divine.)<br> '''Δίκτυον, -ύου (nom propre) (n)''' : Réticule.<br> '''Διόδωρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Diodore.<br> '''Διογένης, -ους (nom propre) (m)''' : Diogène.<br> '''Διόνυσος, -ύσου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Dionysos|Dionysos]].<br> '''Διομέδων, -οντος (nom propre) (m)''' : Diomède.<br> '''Δίς, -ιός (nom propre) (m)''' : Forme rare de ''Ζεύς''.<br> '''Διώνη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Dioné|Dioné]].<br> '''Δούναϐις, -άϐεως (nom propre) (m)''' : Danube.<br> '''Δύμη, -ης (nom propre) (f)''' : Dymé.<br> '''Δυσνομία, -ας (nom propre) (m)''' : Dysnomie.<br> '''Δωμάτηρ, -τρός (nom propre) (f)''' : Forme éolienne de ''Δημήτηρ''.<br> '''Δωριεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Dorien.<br> '''Δωρίς, -δος (nom propre) (f)''' : Doris. (Océanide) (nom commun) Dorienne.<br> '''Δωροθέα, -ας (nom propre) (f)''' : Dorothée.<br> '''Δωρόθεος, -έου (nom propre) (m)''' : Dorothéos.<br> '''Δῶρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Doros.<br> ==Ε== '''ἐάν (conjonction)''' : si (éventuel).<br> '''ἔαρ, -ος (nom commun) (n)''' : printemps.<br> '''ἑϐδομάς, -δος (nom commun) (f)''' : semaine.<br> '''ἑϐδομήκοντα (adjectif numéral)''' : soixante-dix.<br> '''ἕϐδομος, -όμη, -ομον (adjectif numéral)''' : septième.<br> '''ἑϐραΐζω (verbe)''' : .<br> '''ἑϐραῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : israélite.<br> '''ἑϐραϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : hébraïque.<br> '''ἑϐραϊστί (adverbe)''' : en hébreu.<br> '''ἐγγόνη, -ης (nom commun) (f)''' : petite-fille.<br> '''ἐγγύησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : garantie.<br> '''ἐγγύς (adverbe)''' : proche.<br> '''ἐγγυῶμαι (verbe)''' : garantir (se rendre garant, répondre d’une chose, du maintien, de l’exécution d’une chose).<br> '''ἐγείρω (verbe)''' : réveiller.<br> '''ἐγκέφαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : cerveau.<br> '''ἔγκλησις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : accusation.<br> '''ἔγκλισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : mode (grammaire).<br> '''ἐγκόπρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : incontinence fécale.<br> '''ἐγκόσμιος, -α, -ο (adjectif)''' : .<br> '''ἔγκυος, -ος, -ον (adjectif)''' : enceinte.<br> '''ἐγκυμονῶ (verbe)''' : engrossir.<br> '''ἐγκύμων, -ων, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἐγχειρίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : manuel ; poignard.<br> '''ἐγώ (pronom personnel)''' : je.<br> '''ἔδαφος, -άφους (nom commun) (n)''' : sol.<br> '''ἐδεμικός, -ή, -όν (adjectif)''' : édénique.<br> '''ἐδεμικῶς (adverbe)''' : édéniquement.<br> '''ἐδεμικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐδεμικός''.<br> '''ἐδεμικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐδεμικός''.<br> '''ἐδεμικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐδεμικῶς''.<br> '''ἐδεμικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐδεμικῶς''.<br> '''ἔδεσμα, -έσματος (nom commun) (n)''' : nourriture.<br> '''ἕδρα, -ας (nom commun) (f)''' : Siège. Trône. Résidence, demeure. Partie du corps sur laquelle on s'assied. Action de s'asseoir. Assemblée siégeante.<br> '''ἑδραῖος, ία, -ῖον (adjectif)''' : .<br> '''ἐδώδιμος, -η, -ο (adjectif)''' : mangeable.<br> '''ἐδωδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἔδω (verbe)''' : nourrir.<br> '''ἕζομαι (verbe)''' : asseoir.<br> '''ἔζω (verbe)''' : nourrir.<br> '''ἐθίζω (verbe)''' : accoutumer.<br> '''ἐθικός, -ή, -όν (adjectif)''' : coutumier.<br> '''ἐθικῶς (adverbe)''' : coutumièrement.<br> '''ἐθικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐθικός''.<br> '''ἐθικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐθικός''.<br> '''ἐθνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : national.<br> '''ἐθνικῶς (adverbe)''' : sagement.<br> '''ἐθνικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐθνικός''.<br> '''ἐθνικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐθνικός''.<br> '''ἔθνος, -ους (nom commun) (n)''' : Famille, ensemble des proches. Nation. Tribu. (Religion) (Au pluriel) Gentils, les non-juifs, usage tardif dans la Bible. Troupeau.<br> '''ἔθος, -ους (nom commun) (n)''' : coutume.<br> '''ἔθω (verbe)''' : avoir coutume de ; être habituel.<br> '''-ειδής, -ής, -ές (suffixe)''' : en forme de.<br> '''-ειδῶς (suffixe)''' : .<br> '''-ειδέστατος, -άτη, -έστατον (suffixe)''' : Superlatif de ''-ειδής''.<br> '''-ειδέστερος, -έρα, -έστερον (suffixe)''' : Comparatif de ''-ειδής''.<br> '''εἰδοποίησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : information.<br> '''εἰδοποιῶ (verbe)''' : informer.<br> '''εἶδος, -ἴδους (nom commun) (f)''' : Forme du corps ; air d'une personne ou d'une chose.<br> '''εἰδύλλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Petit poème lyrique.<br> '''εἰδωλολάτρης, -ου (nom commun) (m)''' : païen.<br> '''εἰδωλολατρία, -ας (nom commun) (f)''' : paganisme.<br> '''εἴδωλον, -ώλου (nom commun) (n)''' : Simulacre, fantôme ; image, portrait.<br> '''εἴδω (verbe)''' : voir.<br> '''εἰ (adverbe, conjonction)''' : si.<br> '''εἰ μή (conjonction)''' : à moins que ; sauf si.<br> '''εἰκονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : virtuel.<br> '''εἰκός, -τος (nom commun) (n)''' : raison.<br> '''εἰκών, -όνος (nom commun) (f)''' : image, portrait.<br> '''εἴκω (verbe)''' : Être semblable ; ressembler.<br> '''εἰσαφίημι (verbe)''' : .<br> '''εἰς (adverbe ; préposition)''' : Dans. Jusqu’à ; vers.<br> '''εἷς, ἑνός (adjectif numéral)''' : un.<br> '''εἰκοσαριά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : vingtaine.<br> '''εἴκοσι(ν) (adjectif numéral)''' : vingt.<br> '''ἐείκοσι(ν) (adjectif numéral)''' : Forme homérique de ''εἴκοσι(ν)''.<br> '''ϝίκατι(ν) (adjectif numéral)''' : Forme béotienne de ''εἴκοσι(ν)''.<br> '''ϝείκατι(ν) (adjectif numéral)''' : Forme dorienne de ''εἴκοσι(ν)''.<br> '''βείκατι(ν) (adjectif numéral)''' : Forme sud-orientale de ''εἴκοσι(ν)''.<br> '''εἷλιξ, -κος (nom commun) (f)''' : Forme poétique de ''ἕλιξ''.<br> '''εἰλύω (verbe)''' : .<br> '''εἴλω (verbe)''' : tourner ; enrouler. Entasser.<br> '''εἷμα, -ἵματος (nom commun) (n)''' : Couverture ; vêtement.<br> '''εἶμι (verbe)''' : aller, se déplacer.<br> '''εἰμί (verbe)''' : être.<br> '''-εῖον, -ίου (suffixe) (n)''' : lieu caractéristique.<br> '''εἶπα (verbe)''' : Forme ionienne de ''εἶπον''.<br> '''εἴπην (verbe)''' : Forme dorienne de ''εἶπον''.<br> '''ἔειπον (verbe)''' : Forme homérique de ''εἶπον''.<br> '''εἶπον (verbe)''' : dire, parler.<br> '''εἰρωνεία, -ας (nom commun) (f)''' : dissimulation.<br> '''εἴρων, -ος (nom commun) (m/f)''' : dissimulateur.<br> '''εἰσϐάλλω (verbe)''' : envahir.<br> '''εἰσϐδάλλω (verbe)''' : .<br> '''εἰσϐολέυς, -έως (nom commun) (m)''' : envahisseur.<br> '''εἰσϐολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : invasion.<br> '''εἰσχωρῶ (verbe)''' : pénétrer.<br> '''ἕκαστος, -άστη, -αστον (adjectif)''' : Chaque, chacun.<br> '''ἑκάτερος, -έρα, -άτερον (adjectif)''' : L’un de deux, chacun des deux.<br> '''ἑκατόν (adjectif numéral)''' : cent.<br> '''ἑκατομμύριον, -ίου (nom commun) (n)''' : million.<br> '''ἑκατονταρχία, -ας (nom commun) (f)''' : centurie.<br> '''ἑκατόνταρχος, -άρχου (nom commun) (m)''' : centurion.<br> '''ἐκϐιάζω (verbe)''' : faire chanter.<br> '''ἐκϐιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : chantage.<br> '''ἐκδίδω (verbe)''' : éditer.<br> '''ἐκδίκησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : vengeance.<br> '''ἐκδικητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : vengeur.<br> '''ἐκδικητικός, -ή, -ον (adjectif)''' : vengeur.<br> '''ἐκδικῶ (verbe)''' : venger.<br> '''ἔκδοσις, -όσεως (nom commun) (f)''' : édition.<br> '''ἐκδοχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : version.<br> '''ἐκδύω (verbe)''' : Faire disparaître, ôter.<br> '''ἐκ (adverbe ; préposition ; préfixe)''' (Devient ''ἐξ'' devant un mot commençant par une voyelle, et ''ἐγ'' devant un mot commençant par ''β'', ''δ'', ''λ'' ou ''μ''.) : Hors, dehors.<br> '''ἐκεῖθεν (adverbe démonstratif)''' : de là-bas.<br> '''ἐκεῖ (adverbe démonstratif)''' : là-bas (sans mouvement).<br> '''ἐκεῖσε (adverbe démonstratif)''' : là-bas (avec mouvement).<br> '''ἐκείνῃ (adverbe démonstratif)''' : par là-bas.<br> '''ἔκζεμα, -έματος (nom commun) (n)''' : eczéma.<br> '''ἑκηϐόλος, -όλου (nom commun) (m)''' : tireur d’élite.<br> '''ἔκθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : exposition.<br> '''ἐκκαλέω (verbe)''' : sommer.<br> '''ἐκκένωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : évacuation.<br> '''ἐκκενῶ (verbe)''' : évacuer.<br> '''ἐκκεντρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : excentrique.<br> '''ἐκκίνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : départ.<br> '''ἐκκλεισία, -ας (nom commun) (f)''' : Forme thessalienne de ''ἐκκλησία''.<br> '''ἐκκλησία, -ας (nom commun) (f)''' : assemblée.<br> '''ἐκκλησίασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : congrégation.<br> '''ἐκλέγω (verbe)''' : choisir, sélectionner.<br> '''ἐκλεκτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sélectif.<br> '''ἐκλογή, -ῆς (nom commun) (f)''' : choix, élection.<br> '''ἐκμιαίνομαι (verbe)''' : éjaculer.<br> '''ἐκπομπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : émission.<br> '''ἐκπέμπω (verbe)''' : émettre.<br> '''ἔκστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : transport spirituel.<br> '''ἐκτάμνω (verbe)''' : Forme homérique et ionienne de ''ἐκτέμνω''.<br> '''ἐκτέμνω (verbe)''' : .<br> '''ἐκθέτης, -ου (nom commun) (m)''' : exposant.<br> '''ἐκθετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : exponentiel.<br> '''ἔκρηξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : explosion.<br> '''ἐκτίθημι (verbe)''' : exposer.<br> '''ἑκτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : habituel.<br> '''ἑκτικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἑκτικός''.<br> '''ἑκτικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἑκτικός''.<br> '''ἑκτικῶς (adverbe)''' : habituellement.<br> '''ἐκτιμῶ (verbe)''' : estimer.<br> '''-εκτομία, -ας (suffixe)''' : action de couper.<br> '''ἐκτός (adverbe ; préposition)''' : au-dehors ; hors de.<br> '''ἑκυρά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : belle-mère.<br> '''ἑκυρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : beau-père.<br> '''ἐκφεύγω (verbe)''' : échapper à.<br> '''ἔκφρασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : expression.<br> '''ἐκφράζω (verbe)''' : exprimer.<br> '''ἐκφοϐῶ (verbe)''' : intimider.<br> '''ἐκχύμωμα, -ώµατος (nom commun) (n)''' : Forme alternative de ''ἐκχύμωσις''.<br> '''ἐκχύμωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : bleu.<br> (tache de sang extravasé).<br> '''ἐκχῶ (verbe)''' : s’écouler.<br> '''ἐλάσσων, -ων, -ον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐλαχύς''.<br> '''ἐλάττωμα, -ώµατος (nom commun) (n)''' : vice.<br> '''ἔλαφος, -άφου (nom commun) (m/f)''' : Cerf ; biche.<br> '''ἐλαφρός, -ή, -όν (adjectif)''' : léger, leste ; agile.<br> '''ἐλαφρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐλαφρός''.<br> '''ἐλαφρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐλαφρός''.<br> '''ἐλαφρῶς (adverbe)''' : légèrement, lestement ; agilement.<br> '''ἐλαχέως (adverbe)''' : petitement, courtement ; moyennement.<br> '''ἐλάχιστος, -ίστη, -άχιστον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐλαχύς''.<br> '''ἐλαχύς, -άχεια, -ύ (adjectif)''' : petit, court ; moyen.<br> '''ἔλεγχος, -έγχους (nom commun) (n)''' : examen ; réfutation.<br> '''ἐλέγχω (verbe)''' : examiner ; réfuter.<br> '''ἐλεεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : compatissant.<br> '''ἐλέφας, -αντος (nom commun) (m)''' : Éléphant ; dent d’éléphant ; défense d’éléphant, ivoire. Objet garni d’ivoire ou ressemblant à de l’ivoire.<br> '''ἐλεημοσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : aumône.<br> '''ἐλεημονέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐλεήμων''.<br> '''ἐλεημονέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐλεήμων''.<br> '''ἐλεήμονως (adverbe)''' : charitablement.<br> '''ἐλεήμων, -ων, -ον (adjectif)''' : charitable.<br> '''ἔλεος, -έου (nom commun) (f)''' : Pitié ; compassion.<br> '''ἐλευθερία, -ας (nom commun) (f)''' : liberté.<br> '''ἐλευθερίη, -ας (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἐλευθερία''.<br> '''ἐλεύθερος, -έρα, ύθερον (adjectif)''' : libre. Qui convient à un homme libre, digne d’un homme libre.<br> '''ἐλευθέρως (adverbe)''' : librement.<br> '''ἐλευθερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐλεύθερος''.<br> '''ἐλευθερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐλεύθερος''.<br> '''ἐλελεῦ (verbe)''' : pousser un cri de guerre.<br> '''ἐλελελεῦ (nom commun)''' : cri de guerre.<br> '''ἐλεῶ (verbe)''' : avoir pitié.<br> '''ἕλιξ, -κος (nom commun) (f)''' : Spirale, vrille. (Par analogie) Oreille externe.<br> '''ἑλίσσω (verbe)''' : tourner autour.<br> '''ἕλκηθρον, -ήτρου (nom commun) (n)''' : traîneau.<br> '''ἕλκω (verbe)''' : hisser.<br> '''ἐλλείπω (verbe)''' : Laisser derrière soi. Laisser de côté, négliger ; omettre. Manquer, faire défaut. (Intransitif) Rester en arrière.<br> '''ἔλλειψις, -ίψεως (nom commun) (f)''' : Manque, défaut ; insuffisance.<br> '''ἑλληνίζω (verbe)''' : parler grec.<br> '''ἑλληνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : grec.<br> '''ἑλληνικῶς (adverbe)''' : .<br> '''ἑλληνικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἑλληνικός''.<br> '''ἑλληνικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἑλληνικός''.<br> '''ἑλληνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : homme parlant grec.<br> '''ἑλληνιστί (adverbe)''' : en grec.<br> '''ἑλληνίστρια, -ας (nom commun) (f)''' : femme parlant grec.<br> '''ἐλλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : faon.<br> '''ἐλπίς, -δος (nom commun) (f)''' : espoir.<br> '''ἔλυτρον, -ύτρου (nom commun) (n)''' : Enveloppe, étui, fourreau. (Par extension) Tout ce qui sert d’enveloppe.<br> '''ἐλύω (verbe)''' : Entourer, rouler autour.<br> '''ἔμϐρυον, -ύου (nom commun) (n)''' : embryon.<br> '''ἔμεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐμετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : vomitif.<br> '''ἔμετος, -έτου (nom commun) (f)''' : vomissement.<br> '''ἐµμί (verbe)''' : Forme éolienne de ''εἰμί''.<br> '''ἐμῶ (verbe)''' : vomir.<br> '''ἐμμονή, -ῆς (nom commun) (f)''' : obsession.<br> '''ἐμός, -ή, -όν (adjectif possessif)''' : mon.<br> '''ἐμπειρία, -ας (nom commun) (f)''' : expérience.<br> '''ἐμπειρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : expérienciel.<br> '''ἐμπειρικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐμπειρικός''.<br> '''ἐμπειρικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐμπειρικός''.<br> '''ἐμπειρικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐμπειρικῶς''.<br> '''ἐμπειρικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐμπειρικῶς''.<br> '''ἐμπειρικῶς (adverbe)''' : expérienciellement.<br> '''ἐμπλάσσω (verbe)''' : emplâtrer.<br> '''ἔμπλαστρον, -άστρου (nom commun) (n)''' : emplâtre.<br> '''ἔμπνευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐμπορεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : boutique.<br> '''ἐμπόρευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : marchandise.<br> '''ἐμπορεύομαι (verbe)''' : commercer.<br> '''ἐμπόριον, -ίου (nom commun) (n)''' : commerce.<br> '''ἔμπορος, -όρου (nom commun) (m)''' : marchand.<br> '''ἐμπρός (verbe)''' : devant.<br> '''ἐμφαίνω (verbe)''' : Montrer ; présenter.<br> '''ἐμφανής, -ής, -ές (adjectif)''' : apparent.<br> '''ἐμφανίζω (verbe)''' : apparaître.<br> '''ἐμφάνισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : apparence.<br> '''ἔμφασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : apparence.<br> '''ἔμφραγμα, -άγματος (nom commun) (n)''' : infarctus.<br> '''ἐμφρουρῶ (verbe)''' : .<br> '''ἐμφύσημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : inflation.<br> '''ἐμφυσηματώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : inflationnaire.<br> '''ἐναλλακτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : alternatif.<br> '''ἐναλλακτικῶς (adverbe)''' : alternativement.<br> '''ἐναλλακτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐναλλακτικός''.<br> '''ἐναλλακτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐναλλακτικός''.<br> '''ἐνάρετος, -ος, -ον (adjectif)''' : vertueux.<br> '''ἔνδεια, -ας (nom commun) (f)''' : indigence.<br> '''ἐνδεής, -ής, -ής (adjectif)''' : indigent.<br> '''ἐνδόμυχος, -ος, -ον (adjectif)''' : intime.<br> '''ἔνδον (adverbe ; préposition)''' : en dedans, intérieurement, à l'intérieur ; au-dedans de, à l'intérieur de.<br> '''ἔνδος (adverbe ; préposition)''' : Forme dorienne de ''ἔνδον''.<br> '''ἐνδοτάτω (adverbe)''' : Superlatif de ''ἔνδον''.<br> '''ἐνδοτέρω (adverbe)''' : Comparatif de ''ἔνδον''.<br> '''ἔνδυμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : vêtement.<br> '''ἐνέργεια, -ίας (nom commun) (f)''' : force en action.<br> '''ἐνεργής, -ής, -ής (adjectif)''' : productif.<br> '''ἐνεργός, -ός, -όν (adjectif)''' : actif.<br> '''ἐνεργούμενος, -ένου (nom commun) (m)''' : énergumène.<br> '''ἐνεργῶ (verbe)''' : Agir, produire, accomplir, exécuter. Agir sur, influencer (particulièrement en mauvaise part en parlant du mauvais esprit). (Voie moyenne) Opérer, agir.<br> '''ἐνενήκοντα (adjectif numéral)''' : quatre-vingt-dix.<br> '''ἐνέχομαι (verbe)''' : .<br> '''ἔνθα (adverbe)''' : ici.<br> '''ἐνθάδε (adverbe)''' : ici-même.<br> '''ἐνθένδε (adverbe)''' : d’ici.<br> '''ἐννέα (adjectif numéral)''' : neuf.<br> '''ἔνεμα, -έματος (nom commun) (n)''' : lavement. (Remède liquide.)<br> '''ἔνεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : injection.<br> '''ἐνεστώς, -ῶτος (nom commun) (n)''' : présent.<br> '''ἐννῆ (adjectif numéral)''' : Forme de ''ἐννέα''.<br> '''ἐνέχομαι (verbe)''' : .<br> '''ἐνίημι (verbe)''' : injecter.<br> '''ἐν (adverbe ; préposition)''' : Dans, en, parmi.<br> '''ἐν- (préfixe)''' (Devient ''ἐγ-'' devant ''γ'', ''κ'', ''ξ'', ''χ'' ; ''ἐλ-'' devant ''λ'' ; ''ἐμ-'' devant ''β'', ''µ'', ''π'', ''φ'', ''ψ'' ; ''ἐρ-'' devant ''ρ'' dans quelques mots comme ''ἔρρινον'' ; ''ἐσ-'' devant ''σ''.) : in-.<br> '''ἐνηλικίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : majorité.<br> '''ἐνήλικος -η -ον (adjectif)''' : adulte.<br> '''ἐνῆλιξ, -ήλικος (nom commun) (m)''' : adulte.<br> '''ἔνθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : enthèse.<br> '''ἐνθουσιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : enthousiasme.<br> '''ἐνθουσιαστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : enthousiasmant.<br> '''ἐνθουσιαστικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''ἐνθουσιαστικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐνθουσιαστικός''.<br> '''ἐνθουσιαστικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐνθουσιαστικός''.<br> '''ἐνθουσιαστικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐνθουσιαστικῶς''.<br> '''ἐνθουσιαστικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐνθουσιαστικῶς''.<br> '''ἐνθουσιώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : enthousiaste.<br> ''', -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐνθουσιώδης''.<br> ''', -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐνθουσιώδης''.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''''.<br> ''', -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''''.<br> '''ἐνίοτε (adverbe)''' : quelquefois.<br> '''ἔννοια, -ίας (nom commun) (f)''' : concept.<br> '''ἐνοριακός, -ή, -όν (adjectif)''' : paroissial.<br> '''ἐνορία, -ας (nom commun) (f)''' : paroisse.<br> '''ἐνοχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : culpabilité.<br> '''ἕννυμι (verbe)''' : enfiler. (mettre un vêtement)<br> '''ἑνότης, -τος (nom commun) (f)''' : unité.<br> '''ἐνούρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : incontinence urinaire.<br> '''ἐνουρῶ (verbe)''' : ne pas pouvoir retenir son urine.<br> '''ἐνοχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : culpabilité.<br> '''ἐνόχλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Dérangement ; embêtement.<br> '''ἐνοχλητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Dérangeant ; embêtant.<br> '''ἐνοχλῶ (verbe)''' : Déranger ; embêter.<br> '''ἐνσκήπτω (verbe)''' : sévir.<br> '''ἔνταξις, -άξεως (f)''' : insertion.<br> '''ἐντάσσω (verbe)''' : insérer.<br> '''ἐνταῦθα (adverbe)''' : là.<br> '''ἐντίθημι (verbe)''' : introduire.<br> '''ἐντρέπω (verbe)''' : .<br> '''ἐντύπωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : impression.<br> '''ἐντυπῶ (verbe)''' : .<br> '''ἕνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : union.<br> '''ἐνώτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : boucle d'oreille.<br> '''ἔορ, -ος (nom commun) (f)''' : Fille ; cousine.<br> '''ἐρείκη, -ης (nom commun) (f)''' : bruyère.<br> '''ἑορτάζω (verbe)''' : fêter.<br> '''ἑορτή, -ῆς (nom commun) (f)''' : fête.<br> '''ἐξαδελφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : cousine.<br> '''ἐξάδελφος, -ου (nom commun) (m)''' : cousin.<br> '''ἐξαίρεσις, -έσεως (nom commun) (m)''' : extraction.<br> '''ἐξαίρω (verbe)''' : exalter.<br> '''ἐξαιρῶ (verbe)''' : retirer.<br> '''ἐξαίσιος, -ια, -ιον (adjectif)''' : .<br> '''ἑξαν (adverbe)''' : Forme dorienne de ''ἑξῆς''.<br> '''ἔξαρσις, -άρσεως (nom commun) (f)''' : exaltation.<br> '''ἐξάρτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : accessoire.<br> '''ἕξ (adjectif numéral) (m/f/n)''' : six.<br> '''ϝέξ (adjectif numéral) (m/f/n)''' : Forme dorienne de ''ἕξ''.<br> '''ἑξακόσιοι (adjectif numéral)''' : six-cents.<br> '''ἐξάντλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : épuisement.<br> '''ἐξαντλῶ (verbe)''' : épuiser.<br> '''ἐξαπάτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : supercherie.<br> '''ἐξαπατῶ (verbe)''' : .<br> '''ἐξέδρα, -ας (nom commun) (f)''' : plate-forme.<br> '''ἐξέγερσις, -έρσεως (nom commun) (f)''' : insurrection.<br> '''ἑξείης (adverbe)''' : Forme poétique de ''ἑξῆς''.<br> '''ἐξήγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Exposé. Explication.<br> '''ἐξηγητής, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἐξἡγοῦμαι (verbe)''' : Conduire, exposer.<br> '''ἑξήκοντα (adjectif numéral)''' : soixante.<br> '''ἑξῆς (adverbe)''' : .<br> '''ἐξιλέωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : expiation.<br> '''ἐξιλεῶ (verbe)''' : expier.<br> '''ἐξέλιξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : évolution.<br> '''ἐξελίσσω (verbe)''' : évoluer.<br> '''ἐξευτελίζω (verbe)''' : humilier.<br> '''ἐξέτασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : examen, recherche.<br> '''ἐξίστημι (verbe)''' : déplacer.<br> '''ἕξις, -εως (nom commun) (f)''' : habitude.<br> '''ἐξόγκωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : Proéminence ; protubérance.<br> '''ἔξοδος, -ου (nom commun) (f)''' : Issue ; sortie, départ.<br> '''ἐξομολόγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : confession.<br> '''ἐξομολογητήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : confessionnal.<br> '''ἐξομολογητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : confesseur.<br> '''ἐξομολογῶ (verbe)''' : confesser.<br> '''ἐξορία, -ας (nom commun) (f)''' : exil.<br> '''ἐξορίζω (verbe)''' : exorciser.<br> '''ἐξορκισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : exorcisme.<br> '''ἐξορκιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : exorciste.<br> '''ἐξύπνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : réveil.<br> '''ἔξυπνος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἐξυπνῶ (verbe)''' : réveiller.<br> '''ἐξωθῶ (verbe)''' : .<br> '''ἐξωκκλήσιον, -ίου (nom commun) (n)''' : chapelle.<br> '''ἐξωµίς, -δος (nom commun) (f)''' : exomide.<br> '''ἐξώστης, -ου (nom commun) (m)''' : balcon.<br> '''ἐξωτερικός, -ή, -όν (adjectif)''' : extérieur, externe.<br> '''ἐξωτερικῶς (adverbe)''' : extérieurement.<br> '''ἐξωτερικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐξωτερικός''.<br> '''ἐξωτερικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐξωτερικός''.<br> '''ἐξωτερικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐξωτερικῶς''.<br> '''ἐξωτερικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐξωτερικῶς''.<br> '''ἐξωτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : étranger.<br> '''ἐξωτικῶς (adverbe)''' : exotiquement.<br> '''ἐξωτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐξωτικός''.<br> '''ἐξωτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐξωτικός''.<br> '''ἐξωτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐξωτικῶς''.<br> '''ἐξωτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐξωτικῶς''.<br> '''ἔξω (adverbe)''' : hors de.<br> '''ἐπαινῶ (verbe)''' : vanter.<br> '''ἐπαναλαμϐάνω (verbe)''' : répéter ; reprendre.<br> '''ἐπαλήθευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : vérification.<br> '''επαληθευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : vérificatif.<br> '''ἐπαληθευτικῶς (adverbe)''' : vérificativement.<br> '''ἐπαληθευτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''επαληθευτικός''.<br> '''ἐπαληθευτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''επαληθευτικός''.<br> '''ἐπαληθευτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''επαληθευτικῶς''.<br> '''ἐπαληθευτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''επαληθευτικῶς''.<br> '''ἐπαληθεύω (verbe)''' : vérifier.<br> '''ἐπαναληπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : répétitif.<br> '''ἐπαναληπτικῶς (adverbe)''' : répétitivement.<br> '''ἐπαναληπτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπαναληπτικός''.<br> '''ἐπαναληπτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπαναληπτικός''.<br> '''ἐπαναληπτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπαναληπτικῶς''.<br> '''ἐπαναληπτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπαναληπτικῶς''.<br> '''ἐπανάληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : répétition.<br> '''ἐπανάστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : révolution.<br> '''ἐπανεκκίνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : redémarrage.<br> '''ἐπάνω (adverbe)''' : .<br> '''ἐπαρχία, -ας (nom commun) (f)''' : province.<br> '''ἔπαρχος, -άρχου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ἐπάρχω (verbe)''' : .<br> '''ἐπαφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : contact.<br> '''ἐπαφίημι (verbe)''' : contacter.<br> '''ἐπεξῆς (adverbe)''' : Forme ionienne de ''ἐφεξῆς''.<br> '''ἐπένδυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐπενδύω (verbe)''' : revêtir par-dessus.<br> '''ἐπένθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' (Grammaire) Insertion d’une lettre à l’intérieur d’un mot.<br> '''ἐπεντίθημι (verbe)''' : Insérer une lettre à l’intérieur d’un mot.<br> '''ἐπερώτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : interpellation.<br> '''ἑπτά (adjectif numéral)''' : sept.<br> '''ἐπεισοδιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : épisodique.<br> '''ἐπεισόδιον, -ου (nom commun) (n)''' : épisode.<br> '''ἐπιϐαίνω (verbe)''' : Monter. (Marine) Embarquer, monter dans un bateau. (Militaire) Attaquer, avancer sur l’ennemi. Monter à cheval, aller à cheval.<br> '''ἐπιϐδάλλω (verbe)''' : .<br> '''ἐπιϐήτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : étalon.<br> '''ἐπιϐλαϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''ἐπίϐλημα, -ήματος (nom commun) (m)''' : châle.<br> '''ἐπίγραθμα, -άθματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''ἐπίγραμμα''.<br> '''ἐπίγραμμα, -άμματος (nom commun) (n)''' : inscription.<br> '''ἐπίδειξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : exhibition.<br> '''ἐπιδεκτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἐπιδέχομαι (verbe)''' : .<br> '''ἐπιείκεια, -ίας (nom commun) (f)''' : indulgence.<br> '''ἐπιεικής, -ής, -ές (adjectif)''' : indulgent.<br> '''ἐπί (adverbe)''' (Devient ''ἐπ<nowiki>'</nowiki>'' devant une voyelle avec esprit doux et ''ἐφ<nowiki>'</nowiki>'' devant une voyelle avec esprit rude.) : sur.<br> '''ἐπιθαλάμιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἐπιθιγγάνω (verbe)''' : .<br> '''ἐπιτιθέναι (verbe)''' : .<br> '''ἐπίθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : attaque ; assaut.<br> '''ἐπίθετον, -έτου (nom commun) (n)''' : adjectif.<br> '''ἐπίθετος, -, - (adjectif)''' : adjectival.<br> '''ἐπίθημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἐπιθυμέω (verbe)''' : désirer.<br> '''ἐπιθυμία, -ας (nom commun) (f)''' : Désir, souhait. Passion.<br> '''ἐπίθυμος, -, - (adjectif)''' : Désireux ; passionné.<br> '''ἐπικαλοῦμαι (verbe)''' : invoquer.<br> '''ἐπικαλύπτω (verbe)''' : recouvrir.<br> '''ἐπικάλυψις, -ύψεως (nom commun) (f)''' : recouvrement.<br> '''ἐπικός, -ή, -όν (adjectif)''' : relatif aux vers.<br> '''ἐπικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπικῶς''.<br> '''ἐπικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπικῶς''.<br> '''ἐπικύρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : ratification.<br> '''ἐπικυρῶ (verbe)''' : ratifier.<br> '''ἐπικῶς (adverbe)''' : épiquement.<br> '''ἐπικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπικός''.<br> '''ἐπικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπικός''.<br> '''ἐπιλαμϐάνω (verbe)''' : invoquer.<br> '''ἐπίληπτος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἐπιληψία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐπιλογή, -ῆς (nom commun) (f)''' : sélection.<br> '''ἐπίλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : postface.<br> '''ἐπίπληξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : réprimande.<br> '''ἐπιπλήττω (verbe)''' : réprimander.<br> '''ἐπιτίθημι (verbe)''' : attaquer.<br> '''ἐπιείκεια, -ίας (nom commun) (f)''' : indulgence.<br> '''ἐπιεικής, -ής -ές (adjectif)''' : indulgent.<br> '''ἐπιμέλεια, -ίας (nom commun) (f)''' : sollicitude.<br> '''ἐπιμελής, -ής -ές (adjectif)''' : soigneux.<br> '''ἐπιμέλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : soin.<br> '''ἐπιμελότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπιμελῶς''.<br> '''ἐπιμελότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπιμελῶς''.<br> '''επιμελοῦμαι (verbe)''' : prendre soin de, veiller à ; se préoccuper de.<br> '''ἐπιμελῶς (adverbe)''' : soigneusement.<br> '''ἐπιούσιος, -α, -ον (adjectif)''' : supersubstantiel.<br> '''ἔπιπλον, -ίπλου (nom commun) (n)''' : fourniture.<br> '''ἐπίρρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : adverbe.<br> '''ἐπιρρίπτω (verbe)''' : .<br> '''ἐπιρρωνύω (verbe)''' : corroborer.<br> '''ἐπίρρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : corroboration.<br> '''ἐπίσημος, -α, -ον''' : Marqué, noté. Notable, remarquable.<br> '''ἐπισκέπτης, -ου (nom commun) (m)''' : visiteur.<br> '''ἐπισκέπτομαι (verbe)''' : visiter.<br> '''ἐπίσκεψις, -έψεως (nom commun) (f)''' : visite (action de visiter).<br> '''ἐπιστάζω (verbe)''' : saigner du nez.<br> '''ἐπίσταμαι (verbe)''' : Savoir ; connaitre.<br> '''ἐπίσταξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : saignement nasal.<br> '''ἐπιστέλλω (verbe)''' : envoyer.<br> '''ἐπιστήμη, -ης (nom commun) (f)''' : Science ; savoir.<br> '''ἐπιστημονέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπιστήμων''.<br> '''ἐπιστημονέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπιστήμων''.<br> '''ἐπιστήμονως (adverbe)''' : savamment.<br> '''ἐπιστήμων, -ων, -ον (adjectif)''' : Savant ; instruit.<br> '''ἐπιστολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Ordre ou avis émis par un message verbal ou écrit. Message écrit, lettre.<br> '''ἐπιστολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : épistolaire.<br> '''ἐπιστολικῶς (adverbe)''' : épistolairement.<br> '''ἐπιστολικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπιστολικός''.<br> '''ἐπιστολικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπιστολικός''.<br> '''ἐπιστολικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπιστολικῶς''.<br> '''ἐπιστολικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπιστολικῶς''.<br> '''ἐπιστροφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : retour.<br> '''ἐπιτακτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : impératif.<br> '''ἐπιτακτικῶς (adverbe)''' : impérativement.<br> '''ἐπιτακτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπιτακτικός''.<br> '''ἐπιτακτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπιτακτικός''.<br> '''ἐπιτακτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπιτακτικῶς''.<br> '''ἐπιτακτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπιτακτικῶς''.<br> '''ἐπιτέμνω (verbe)''' : .<br> '''ἐπιτήδειος, -α, -ον (adjectif)''' : commode ; pratique.<br> '''ἐπιτηδειότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐπιτήδειος''.<br> '''ἐπιτηδειότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐπιτήδειος''.<br> '''ἐπιτηδειότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐπιτηδείως''.<br> '''ἐπιτηδειότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐπιτηδείως''.<br> '''ἐπιτηδείως (adverbe)''' : commodément.<br> '''ἐπιτομή, -ῆς (nom commun) (f)''' : compendium.<br> '''ἐπιτόνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἐπιτρέπω (verbe)''' : autoriser, permettre.<br> '''ἐπιφέρω (verbe)''' : .<br> '''ἐπιφώνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : interjection.<br> '''ἐπιφώνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐπιφωνῶ (verbe)''' : .<br> '''ἐπιχαιρεκακία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἐπιχαιρέκακος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ἐπιχαίρω (verbe)''' : réjouir.<br> '''ἐπιχείρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : argument.<br> '''ἐπιχειρῶ (verbe)''' : cicatriser.<br> '''ἕπομαι (verbe)''' : argumenter.<br> '''ἔπος, -ους (nom commun) (n)''' : Parole ; vers.<br> '''ἐποποιία, -ας (nom commun) (f)''' : épopée.<br> '''ἐπουλῶ (verbe)''' : cicatriser.<br> '''ἐπύλλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἐπῳδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : incantation.<br> '''ἐπώδυνος, -ος, -ον (adjectif)''' : douloureux. Causé par la douleur.<br> '''ἑπωµίς, -δος (nom commun) (f)''' : épaulette.<br> '''ἐπωνύμιον, -ίου (nom commun) (n)''' : nom de famille.<br> '''ἐπωφελής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''ἔραμαι (verbe)''' : aimer d'amour, désirer.<br> '''ἔρανος, -άνου (nom commun) (m)''' : quête.<br> '''ἐραστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : amant.<br> '''ἑραστός, -ή, -όν (adjectif)''' : aimable, amoureux.<br> '''ἐράστρια, -ας (nom commun) (f)''' : amante.<br> '''ἐραστριάω (verbe)''' : être amoureux.<br> '''ἐρέϐινθος, -ίνθου (nom commun) (m)''' : pois chiche.<br> '''ἔρεϐος, -έϐους (nom commun) (n)''' : obscurité.<br> '''ἐρρωσθαι (verbe)''' : se bien porter.<br> '''ἐργάζομαι (verbe)''' : travailler.<br> '''ἐργαλεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : outil.<br> '''ἐργαστήριακός, -ή -όν (adjectif)''' : laborantin.<br> '''ἐργαστήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : atelier, laboratoire.<br> '''ἐργαστήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : travailleur.<br> '''ἐργάτης, -ου (nom commun) (m)''' : ouvrier, travailleur.<br> '''ἔργον, -ου (nom commun) (n)''' : travail.<br> '''ἐργώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : laborieux.<br> '''ϝέργον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''ἔργον''.<br> '''ϝάργον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme éléenne de ''ἔργον''.<br> '''ἐρέσσω (verbe)''' : ramer.<br> '''ἐρετμόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : rame.<br> '''ἐρεύγομαι (verbe)''' : roter.<br> '''ἔρευνα, -ας (nom commun) (f)''' : enquête, recherche.<br> '''ἐρευνητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : enquêteur, chercheur.<br> '''ἐρευνῶ (verbe)''' : enquêter, rechercher.<br> '''ἐρέφω (verbe)''' : toiturer, couronner.<br> '''ἐρημίτης, -ου (nom commun) (m)''' : ermite.<br> '''ἔρημος, -ήμου (nom commun) (f)''' : désert.<br> '''ἑρμηνεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Interprète, traducteur ; messager des dieux.<br> '''ἑρμηνευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἑρμηνεύω (verbe)''' : Exprimer sa pensée par la parole. (Par suite) Faire connaître, indiquer, exposer (quelque chose). Interpréter, traduire.<br> '''ἔρομαι (verbe)''' : Demander, enquêter ; s’enquérir de.<br> '''ἑρπετόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : Reptile ; serpent.<br> '''ἕρπυλλος, -ύλλου (nom commun) (m)''' : serpolet.<br> '''ἑρπυσμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : fluage.<br> '''ἐρῥωσθαι (verbe)''' : se bien porter.<br> '''ἔρσην, -ενος (nom commun) (m)''' : Forme crétoise et éolienne de ''ἄρσην''.<br> '''ἐρεύθω (verbe)''' : rougir.<br> '''ἔρχομαι (verbe)''' : Venir, aller. S'en aller.<br> '''ἐρύθημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : érythème.<br> '''ἐρυθρός, -ά, -όν (adjectif)''' : rouge.<br> '''ἐρυσίπελας, -έλατος (nom commun) (n)''' : inflammation cutanée.<br> '''ἐρωή, -ῆς (nom commun) (f)''' : précipitation.<br> '''ἐρωδιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : héron.<br> '''ἐρωμένη, -ης (nom commun) (f)''' : femme aimé.<br> '''ἐρώμενος, -ένου (nom commun) (m)''' : homme aimé.<br> '''ἔρως, -τος (nom commun) (n)''' : amour « naturel » ; désir sexuel, plaisir corporel.<br> '''ἐρώτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : question.<br> '''ἐρωτηματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : interrogatif.<br> '''ἐρωτηματικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐρωτηματικῶς''.<br> '''ἐρωτηματικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐρωτηματικῶς''.<br> '''ἐρωτηματικῶς (adverbe)''' : érotiquement.<br> '''ἐρωτηματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐρωτηματικός''.<br> '''ἐρωτηματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐρωτηματικός''.<br> '''ἐρώτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : interrogation.<br> '''ἐρωτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : relatif à l'amour « naturel ».<br> '''ἐρωτικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἐρωτικῶς''.<br> '''ἐρωτικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἐρωτικῶς''.<br> '''ἐρωτικῶς (adverbe)''' : érotiquement.<br> '''ἐρωτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐρωτικός''.<br> '''ἐρωτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐρωτικός''.<br> '''ἐρωτῶ (verbe)''' : interroger.<br> '''ἐρῶ (verbe)''' : aimer d'amour, désirer. Verser hors de ; vomir.<br> '''ἐσσαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : essénien.<br> '''ϝεσή, -ῆς (nom commun) (f)''' : toilettes.<br> '''ἐσθής, -ήτος (nom commun) (f)''' : vêtement.<br> '''ἐσθίω (verbe)''' : manger.<br> '''ἐσθλός, -ή, -όν (adjectif)''' : Excellent ; (poétique) bon.<br> '''ἐσθλῶς (adverbe)''' : excellemment.<br> '''ἐσθλώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐσθλός''.<br> '''ἐσθλώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἐσθλός''.<br> '''ἐσλός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἐσθλός''.<br> '''ἑσπέρα, -ας (nom commun) (f)''' : Soir ; ouest.<br> '''ϝεσπέρα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme ancienne de ''ἑσπέρα''.<br> '''ἕσπερος, -ος, -ον (adjectif)''' : Relatif au soir ; occidental.<br> '''ἑστίασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : restauration.<br> '''ἑστιατόριον, -ίου (nom commun) (n)''' : restaurant.<br> '''ἑστιάτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : restaurateur.<br> '''ἑστιάω (verbe)''' recevoir chez soi.<br> '''ἐσχάρα, -ας (nom commun) (f)''' : Foyer ; autel domestique et sanctuaire pour les suppliants. Autel pour les sacrifices. Brasier. Réchaud.<br> '''ἐσχάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : cale (dispositif maritime).<br> '''ἔσχατος, -άτη, -ον (adjectif)''' : dernier.<br> '''ἐσωτερικός, -ή, -όν (adjectif)''' : intérieur, interne.<br> '''ἔσω (adverbe)''' : .<br> '''ἐσωτάτω (adverbe)''' : Superlatif de ''ἔσω''.<br> '''ἐσωτέρω (adverbe)''' : Comparatif de ''ἔσω''.<br> '''ἑταῖρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : compagne.<br> '''ἑταιρείη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἑταιρεία''.<br> '''ἑταιρεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : compagnon.<br> '''ἑταῖρη, -ίρης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ἑταῖρα''.<br> '''ἑταίρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : compagnie.<br> '''ἑταῖρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : compagnon.<br> '''ἐτεός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ἐτεῶς (adverbe)''' : .<br> '''ἐτεώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἐτεός''.<br> '''ἐτεώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de''ἐτεός''.<br> '''ἔτης, -ου (nom commun) (m)''' : cousin ; voisin.<br> '''ἔτος, -ους (nom commun) (n)''' : année.<br> '''ϝέτος, -ους (nom commun) (n)''' : Forme ancienne de ''ἔτος''.<br> '''ἔτυμος, -η, -ον (adjectif)''' : Vrai ; réel, véritable.<br> '''εὐάζω (verbe)''' : .<br> '''εὐαί (interjection)''' : .<br> '''εὐαγγελίζω (verbe)''' : annoncer une bonne nouvelle.<br> '''εὐαγγελισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : annonciation.<br> '''εὖγμα, -ὔγματος (nom commun) (n)''' : vœu.<br> '''εὐδαιμονία, -ας (nom commun) (f)''' : bonheur.<br> '''εὐδαίμων, -ων, -ον (adjectif)''' : heureux.<br> '''εὐδαιμόνως (adverbe)''' : heureusement.<br> '''εὐδαιμονέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐδαίμων''.<br> '''εὐδαιμονέστερος, -έρα, -έρερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐδαίμων''.<br> '''εὕδω (verbe)''' : dormir.<br> '''εὐγενής, -ής, -ές (adjectif)''' : noble.<br> '''εὐεργεσία, -ας (nom commun) (f)''' : bénéfice.<br> '''εὐεργέτης, -ου (nom commun) (n)''' : bienfaiteur.<br> '''εὐεργέτις, -δος (nom commun) (f)''' : bienfaitrice.<br> '''εὐεργετῶ (bénéfice)''' : bénéficier.<br> '''εὐ- (préfixe)''' : bon, bien.<br> '''εὐθέως (adverbe)''' : Directement ; immédiatement.<br> '''εὔθυνα, -ύνης (nom commun) (f)''' : responsabilité.<br> '''εὐθυνότης, -ητος (nom commun) (f)''' : responsabilité.<br> '''εὐθύνω (verbe)''' : être responsable.<br> '''εὐθύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Direct ; immédiat.<br> '''εὐθύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐθύς''.<br> '''εὐθύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐθύς''.<br> '''εὐλάϐεια, -ας (nom commun) (f)''' : piété.<br> '''εὐλαϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : pieux.<br> '''εὐλαϐικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''εὐλαϐικῶς (adverbe)''' : avec piété.<br> '''εὐλαϐῶς (adverbe)''' : pieusement.<br> '''εὐλαλος, -ος, -ον (adjectif)''' : qui parle bien.<br> '''εὐλογιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : variole.<br> '''εὐλογία, -ας (nom commun) (f)''' : louange.<br> '''εὐμετάϐλητος, -η, -ον (adjectif)''' : .<br> '''εὐμορφία, -ας (nom commun) (f)''' : beauté.<br> '''εὔμορφος, -ος, -ον (adjectif)''' : beau.<br> '''εὔνοια, -ίας (nom commun) (f)''' : faveur.<br> '''εὐνοϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : favorable.<br> '''εὐνοϊκῶς (adverbe)''' : favorablement.<br> '''εὐνοϊκώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐνοϊκός''.<br> '''εὐνοϊκώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐνοϊκός''.<br> '''εὐνοϊκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''εὐνοϊκῶς''.<br> '''εὐνοϊκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''εὐνοϊκῶς''.<br> '''εὔνους, -ους, -ουν (adjectif)''' : .<br> '''εὐπατρίδης, -ου (nom commun) (m)''' : gentilhomme.<br> '''εὐοπλέω (verbe)''' : être bien armé.<br> '''εὐρετήριον, -ήριου (nom commun) (n)''' : index (liste).<br> '''εὐρέως (adverbe)''' : largement.<br> '''εὐρύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Large. (Par extension) Vaste, spacieux.<br> '''εὐρύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐρύς''.<br> '''εὐρύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐρύς''.<br> '''εὔρωστος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''εὐρωστότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὔρωστος''.<br> '''εὐρωστότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)'''' : Comparatif de ''εὔρωστος''.<br> '''εὐρωστότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''εὐρώστως''.<br> '''εὐρωστότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''εὐρώστως''.<br> '''εὐρώστως (adverbe)''' : .<br> '''εὐσέϐεια, -ίας (nom commun) (f)''' : piété.<br> '''εὐσεϐέστατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐσεϐής''.<br> '''εὐσεϐέστερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐσεϐής''.<br> '''εὐσεϐής, -ής, -ές (adjectif)''' : pieux.<br> '''εὐσεϐῶς (adverbe)''' : pieusement.<br> '''εὐσυνείδητος, -ος, -ον (adjectif)''' : consciencieux.<br> '''ἐύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : bon, brave.<br> '''εὐτελέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐτελής''.<br> '''εὐτελέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐτελής''.<br> '''εὐτελής, -ής, -ές (adjectif)''' : Bon marché. De vil prix, de peu de valeur. Avare.<br> '''εὐτελίζω (verbe)''' : mépriser.<br> '''εὐτελῶς (adverbe)''' : .<br> '''εὐτυχία, -ας (nom commun) (f)''' : bonheur.<br> '''εὖ (adverbe)''' : Bien (idée d’origine) Noblement. Bien, régulièrement ; justement. Bien, avec bienveillance. Heureusement.<br> '''εὐτυχέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐτυχής''.<br> '''εὐτυχέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐτυχής''.<br> '''εὐτυχής, -ής, -ές (adjectif)''' : heureux.<br> '''εὐτυχῶς (adverbe)''' : heureusement.<br> '''εὔφλεκτος, -ος, -ον (adjectif)''' : inflammable.<br> '''εὐφραδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐφραδής''.<br> '''εὐφραδέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐφραδής''.<br> '''εὐφραδής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''εὔφρων, -ων, -ον (adjectif)''' : .<br> '''εὐφυέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''εὐφυής''.<br> '''εὐφυέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''εὐφυής''.<br> '''εὐφυής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''εὐφυῶς (adverbe)''' : .<br> '''εὐφωνία, -ας (nom commun) (f)''' : bonne sonorité.<br> '''εὐχαριστία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''εὐχάριστος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''εὐχαριστῶ (verbe)''' : remercier.<br> '''εὐχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : vœu.<br> '''εὔχομαι (verbe)''' : formuler un vœu.<br> '''εὖχος, -ὔχους (nom commun) (n)''' : Prière, vœu.<br> '''εὐχωλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Prière, vœu.<br> '''-εύς, -έως (suffixe) (m)''' : .<br> '''-εύω (suffixe)''' : .<br> '''ἐφαμέριος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''ἐφημέριος''.<br> '''ἐφαμερεύω (verbe)''' : Forme dorienne de ''ἐφημερεύω''.<br> '''ἐφαρμόζω (verbe)''' : appliquer.<br> '''ἐφεξείης (adverbe)''' : Forme poétique de ''ἐφεξῆς''.<br> '''ἐφεξῆς (adverbe)''' : dorénavant, désormais.<br> '''ἐφήϐαιον, -ίου (nom commun) (m)''' : pubis.<br> '''ἐφηϐεία, -ας (nom commun) (f)''' : Service militaire rassemblant les jeunes Athéniens âgés de 18 à 20 ans.<br> '''ἐφηϐικός, -ή, -όν (adjectif)''' : adolescent.<br> '''ἔφηϐος, -ήϐου (nom commun) (m)''' : Jeune garçon ayant quitté l’autorité des femmes.<br> '''ἐφημέριος, -ίου (nom commun) (m)''' : curé.<br> '''ἐφημερεύω (verbe)''' : .<br> '''ἐφιάλτης, -ου (nom commun) (m)''' : cauchemar.<br> '''ἔχθος, -ους (nom commun) (n)''' : Haine ; hostilité.<br> '''ἐχθρά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : ennemie.<br> '''ἐχθρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Détesté de ; ennemi de.<br> '''ἐχθρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : ennemi.<br> '''ἐχθρότης, -τος (nom commun) (f)''' : inimitié.<br> '''ἔχθω (verbe)''' : Haïr ; être hostile.<br> '''ἔχιδνα, -ης (nom commun) (f)''' : vipère.<br> '''ἐχῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : hérisson.<br> '''ἔχις, -εως (nom commun) (m)''' : vipère.<br> '''ἔχω (verbe)''' : avoir.<br> '''ἕψημα, -ήματος (nom commun) (f)''' : cuisson.<br> '''ἕψησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : ébulition.<br> '''ἒ ψιλόν (nom commun) (n)''' : epsilon.<br> '''ἕψω (verbe)''' : Bouillir, cuire. Fondre, en parlant des métaux, raffiner, purifier. (Figuré) Être chaud pour ; chérir.<br> '''ἕως (conjonction)''' : jusqu'à ce que ; tant que.<br> '''Ἑϐραία, -ας (nom commun) (f)''' : Israélite.<br> '''Ἑϐραῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Israélite.<br> '''Ἑϐραΐς, -δος (nom commun) (f)''' : Israélite.<br> '''Ἐδέμ (nom propre) (m)''' : Éden.<br> '''Εἰλείθυια, -ίας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Ilithyie|Ilithyie]] (déesse de l'enfantement).<br> '''Εἰρηναῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Irénée.<br> '''Εἰρήνη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Eiréné|Eiréné]].<br> '''Ἑκάϐη, -ης (nom propre) (f)''' : Hécube.<br> '''Ἑκάτη, -ης (nom propre) (f)''' : Hécate.<br> '''Ἑκατόγχειρες, -ων (nom propre) (m)''' : Hécatonchires.<br> '''Ἕκτωρ, -ορος (nom propre) (m)''' : Hector.<br> '''Ἐλεάζαρος, -άρου (nom propre) (m)''' : Éléazar.<br> '''Ἐλαμείτης, -ου (nom commun) (m)''' : Élamite.<br> '''Ἐλεύθυια, -ίας (nom propre) (f)''' : Forme ancienne de ''Εἰλείθυια''.<br> '''Ἑλένη, -ης (nom propre) (f)''' : Hélène.<br> '''Ἕλενος, -ένου (nom propre) (m)''' : Hélénos.<br> '''Ἐλισάϐετ (nom propre) (f)''' : Élisabeth.<br> '''Ἑλλάς, -δος (nom propre) (f)''' : Grèce.<br> '''Ἕλλη, -ης (nom propre) (f)''' : Hellé.<br> '''Ἕλλην, -ος (nom propre) (m)''' : Hellen.<br> '''Ἕλλην, -ος (nom commun) (m)''' : Grec.<br> '''Ἑλληνίς, -δος (nom commun) (f)''' : Grecque.<br> '''Ἑλλήσποντος, -όντου (nom commun) (m)''' : Helléspont.<br> '''Ἐμπεδοκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Empédocle.<br> '''Ἐνάρετη, -ης (nom propre) (f)''' : Énarété.<br> '''Ἐνδυμίων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Endymion.<br> '''Ἐνετός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Vénète.<br> '''Ἐνυώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Ényo|Ényo]].<br> '''Ἐπαμεινώνδας, -ου (nom commun) (m)''' : Épaminondas.<br> '''Ἐπίκτητος, -ήτου (nom propre) (m)''' : Épictète.<br> '''Ἐπιμηθεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Épiméthée.<br> '''Ἐπιφί (nom propre) (m)''' : Epiphi.<br> '''Ἐρατοσθένης, -ους (nom propre) (m)''' : Ératosthène. (Savant grec né en -276 et mort en -194.)<br> '''Ἐρατώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Érato.<br> '''Ἔρεϐος, -έϐους (nom propre) (n)''' : [[wikt:Érèbe|Érèbe]].<br> '''Ἐρεχθεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Érechtée.<br> '''Ἐρινύς, -ος (nom propre) (f)''' : Érynie.<br> '''Ἔρις, -εως (nom propre) (f)''' : [[wikt:Éris|Éris]].<br> '''Ἐριφύλη, -ης (nom propre) (f)''' : Ériphyle.<br> '''Ἑρμᾶς, -οῦ (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''Ἑρμῆς''.<br> '''Ἑρμαφρόδιτος, -ίτου (nom propre) (m)''' : Hermaphrodite.<br> '''Ἑρμῆς, -οῦ (nom propre) (m)''' : [[wikt:Hermès|Hermès]].<br> '''Ἑρμιονεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Hermionée.<br> '''Ἑρμιόνη, -ης (nom propre) (f)''' : Hermione.<br> '''Ἑρμιονίς, -δος (nom propre) (f)''' : Hermionide.<br> '''Ἑρμιών, -ῶνος (nom propre) (m)''' : Hermion.<br> '''Ἑρμογένης, -ους (nom propre) (m)''' : Hermogénès.<br> '''Ἐρυσίχθων, -ονος (nom propre) (m)''' : Érysichthon.<br> '''Ἔρως, -τος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Éros|Éros]].<br> '''Ἑσπερία, -ας (nom propre) (f)''' : Hespérie.<br> '''Ἑσπερίδες, -ων (nom propre) (f)''' : Hespérides.<br> '''Ἑσπερίς, -δος (nom propre) (f)''' : Hespéris.<br> '''Ἕσπερος, -έρου (nom propre) (m)''' : Hespéros.<br> '''Εὔα, -ας (nom propre) (f)''' : Ève.<br> '''Εὐάγριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Évagre.<br> '''Εὐγενία, -ας (nom propre) (f)''' : Eugénie.<br> '''Εὐγένιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Eugène.<br> '''Εὔδημος, -ήµου (nom propre) (m)''' : Eudème.<br> '''Εὔδων, - (nom propre) (m)''' : Eudon (fleuve de Phrygie).<br> '''Εὔιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Euïos.<br> '''Εὐλαλία, -ας (nom propre) (f)''' : Eulalie.<br> '''Εὐλάλιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Eulalios.<br> '''Εὔμαιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Eumée. (Porcher de Laërte et d’Ulysse.)<br> '''Εὐήμερος, -έρου (nom propre) (m)''' : Évhémère.<br> '''Εὔμηλος, -ήλου (nom propre) (m)''' : Eumélos.<br> '''Εὔνηος, -ήου (nom propre) (m)''' : Eunée.<br> '''Εὐνομία, -ας (nom propre) (f)''' : Eunomie.<br> '''Εὐήρης, -ου (nom propre) (m)''' : Évérès.<br> '''Εὐριπίδης, -ου (nom propre) (m)''' : Euripide.<br> '''Εὔρος, -ου (nom propre) (m)''' : Euros. (dieu du vent d'est)<br> '''Εὐρυάλη, -ης (nom propre) (f)''' : Euryale.<br> '''Εὐρυδίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Eurydice.<br> '''Εὐρύθεμις, -έμιδας (nom propre) (f)''' : Eurythémis.<br> '''Εὐρύκλεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Euryclée.<br> '''Εὐρύλοχος, -όχου (nom propre) (m)''' : Euryloque.<br> '''Εὐρυσθεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Eurysthée (fils de Sthénélos et Nicipée).<br> '''Εὐρωπαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Européen.<br> '''Εὐρώπη, -ης (nom propre) (f)''' : Europe.<br> '''Εὐσέϐεια, -ας (nom propre) (f)''' : Eusébie.<br> '''Εὐσέϐιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Eusèbe.<br> '''Εὐστάθιος, -ίου (prénom) (m)''' : Eustache.<br> '''Εὔσταχυς, -άχυος (prénom) (m)''' : Eustache.<br> '''Εὐτέρπη, -ης (nom propre) (f)''' : Euterpe.<br> '''Εὐτύχιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Eutychius.<br> '''Εὐφημία, -ας (nom propre) (f)''' : Euphémie.<br> '''Εὔφημος, -ήμου (nom propre) (m)''' : Euphémos.<br> '''Εὐφράτης, -ου (nom propre) (m)''' : Euphrate (fleuve de Turquie et d’Irak).<br> '''Εὐφροσύνη, -ης (nom propre) (f)''' : Euphrosyne.<br> '''Εὔφρων, -ονος (nom propre) (m)''' : Euphron.<br> '''Ἔφεσος, -έσου (nom propre) (f)''' : Éphèse.<br> '''Ἐφιάλτης, -ου (nom propre) (m)''' : Éphialtès.<br> '''Ἕως, -ω (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἠώς''.<br> '''Ἑωσφόρος, -ου (nom propre) (m)''' : Lucifer.<br> ==Ζ== '''ζῆλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : Jalousie ; zèle.<br> '''ζηλοτυπία, -ας (nom commun) (m)''' : jalousie.<br> '''ζηλότυπος, -ος, -ον (adjectif)''' : jaloux.<br> '''ζηλωτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : zélote.<br> '''ζηλῶ (verbe)''' : aimer ardemment.<br> '''ζῆτα (nom commun) (n)''' : zêta.<br> '''ζήτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : recherche.<br> '''ζητητικός, -ός, -όν (adjectif)''' : aimant chercher ; rechercher.<br> '''ζητῶ (verbe)''' : demander ; chercher.<br> '''ζιγγίϐερις, -έρεως (nom commun) (f)''' : gingembre.<br> '''ζιζάνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : ivraie.<br> '''ζιζανοσπορεύς, -έως (nom commun) (m)''' : .<br> '''ζιζανιοσπόρος, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ζιζανώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''ζίζυφον, -ύϕου (nom commun) (n)''' : jujubier.<br> '''ζόα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ζωή''.<br> '''ζόη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ζωή''.<br> '''ζοΐα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''ζωή''.<br> '''ζόρξ, -κος (nom commun) (m)''' : Forme de ''δορκάς''.<br> '''ζυγαριά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : balance.<br> '''ζυγόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : joug.<br> '''ζῦθος, -ύθου (nom commun) (m)''' : bière.<br> '''ζωά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Autre forme dorienne de ''ζωή''.<br> '''ζωή, -ῆς (nom commun) (f)''' : vie.<br> '''ζῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : caleçon.<br> '''ζώμευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : soupe.<br> '''ζωμεύω (verbe)''' : bouillir en soupe.<br> '''ζωμήρυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : louche à soupe.<br> '''ζωμίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : sauce.<br> '''ζωμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bouillon, soupe.<br> '''ζωός, -ή, -όν (adjectif)''' : vivant.<br> '''ζῷον, -ῴου (nom commun) (n)''' : animal.<br> '''ζωοπανήγυρις, -ύρεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ζῶ (verbe)''' : vivre.<br> '''Ζαϐουλών (nom propre) (m)''' : Zabulon.<br> '''Ζαγρεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Zagreus.<br> '''Ζακχαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Zachée.<br> '''Ζάν, -ός (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''Ζεύς''.<br> '''Ζάς, -νος (nom propre) (m)''' : Autre forme dorienne de ''Ζεύς''.<br> '''Ζαχαρίας, -ου (nom propre) (m)''' : Zacharie.<br> '''Ζεϐεδαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Zébédée.<br> '''Ζευξίππη, -ης (nom propre) (f)''' : Zeuxippe.<br> '''Ζεῦξις, -ύξεως (nom propre) (m)''' : Zeuxis.<br> '''Ζεῦς, -ύσεως (nom propre) (m)''' : Forme lesbienne de ''Ζεύς''.<br> '''Ζεύς, Διός (nom propre) (m)''' : [[wikt:Zeus|Zeus]].<br> '''Ζέφυρος, -ύρου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Zéphyr|Zéphyr]]. (dieu du vent d'ouest)<br> '''Ζῆλος, -ήλου (nom propre) (m)''' : Zélos.<br> '''Ζήν, -ός (nom propre) (m)''' : Forme poétique de ''Ζεύς''.<br> '''Ζηνοϐία, -ας (nom propre) (f)''' : Zénobie.<br> '''Ζηνοϐίος, -ίου (nom propre) (m)''' : Zénobios.<br> '''Ζυγός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Balance.<br> '''Ζωροάστρης, -ου (nom propre) (m)''' : Zoroastre.<br> ==Η== '''ἡ (article défini)''' : la.<br> '''ἤ (conjonction)''' : ou.<br> '''ᾗ (adverbe relatif)''' : par là où (je passe).<br> '''ἥϐη, -ης (nom commun) (f)''' : jeunesse.<br> '''ἡϐητέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἡϐητής''.<br> '''ἡϐητέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἡϐητής''.<br> '''ἡϐητής, -ής, -ές (adjectif)''' : juvénile.<br> '''ἡϐητῶς (adverbe)''' : juvénilement.<br> '''ἡϐός, -ή, -όν (adjectif)''' : jeune.<br> '''ἡϐότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἡϐός''.<br> '''ἡϐότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἡϐός''.<br> '''ἡγείσθαι (verbe)''' : conduire.<br> '''ἡγεμονία, -ας (nom commun) (f)''' : Action de conduire, de diriger. Suprématie, puissance. Règne.<br> '''ἡγεμονεύω (verbe)''' : .<br> '''ἡγεμών, -όνος (nom commun) (m)''' : souverain.<br> '''ἡγέομαι (verbe)''' : Marcher devant. (après Homère) Croire, penser.<br> '''ἡγέτης, -ου (nom commun) (m)''' : leader.<br> '''-ηγός, -οῦ (suffixe) (m/f)''' : .<br> '''ἥδομαι (verbe)''' : avoir plaisir à, se réjouir de.<br> '''ἡδονή, -ῆς (nom commun) (f)''' : plaisir.<br> '''ἡδύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : doux, agréable.<br> '''ἡδύχρουν, - (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἠθικός, -ή, -όν (adjectif)''' : moral.<br> '''ἠθικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἠθικῶς''.<br> '''ἠθικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἠθικῶς''.<br> '''ἠθικῶς (adverbe)''' : moralement.<br> '''ἠθικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἠθικός''.<br> '''ἠθικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἠθικός''.<br> '''ἦθος, ἤθους (nom commun) (n)''' : us et coutumes.<br> '''ἠϊθέη, -ης (nom commun) (f)''' : célibataire.<br> '''ἠΐθεος, -έου (nom commun) (m)''' : célibataire.<br> '''ἠι (adverbe)''' : Forme béotienne de ''ἀεί''.<br> '''-ήϊον, -ΐου (suffixe)''' : Forme ionienne de ''-εῖον''.<br> '''ἥκω (verbe)''' : être présent, être là.<br> '''ἠλακάτη, -ης (nom commun) (f)''' : quenouille.<br> '''ἤλεκτρον, -έκτρου (nom commun) (n)''' : ambre jaune.<br> '''ἠλέκτωρ, -, - (adjectif)''' : brillant.<br> '''ἡλιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : solaire.<br> '''ἤλιθιος, -η, -ον (adjectif)''' : stupide.<br> '''ἡλικία, -ας (nom commun) (f)''' : âge.<br> '''ἥλιος, -ίου (nom commun) (m)''' : soleil.<br> '''ἠέλιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''ἥλιος''.<br> '''ἡλιοστάσιον, -ίου (nom commun) (n)''' : solstice.<br> '''ἧλιξ, ἥλικος (nom commun) (m/f)''' : camarade.<br> '''ἧλος, ἥλου (nom commun) (m)''' : Clou, tête de clou. Cal, durillon, galle.<br> '''ἧμαι (verbe)''' : être assis.<br> '''ἡμεῖς (pronom personnel) (m)''' : nous.<br> '''ἡμέρα, -ας (nom commun) (f)''' : jour.<br> '''ἡμέρα Ἡλίου (nom commun) (f)''' : dimanche.<br> '''ἡμέρα Σελήνης (nom commun) (f)''' : lundi.<br> '''ἡμέρα Ἄρεως (nom commun) (f)''' : mardi.<br> '''ἡμέρα Ἕρμου (nom commun) (f)''' : mercredi.<br> '''ἡμέρα Διός (nom commun) (f)''' : jeudi.<br> '''ἡμέρα Ἀφροδίτης (nom commun) (f)''' : vendredi.<br> '''ἡμέρα Κρόνου (nom commun) (f)''' : samedi.<br> '''ἡμέρη, -ης''' (nom commun) (f) Forme homérique et ionienne de ''ἡμέρα''.<br> '''ἡμερήσιος, -ια, -ον (adjectif)''' : journalier ; diurne.<br> '''ἡμερολόγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : calendrier.<br> '''ἡμέτερος, -έρα, -έτερον (adjectif possessif)''' : notre.<br> '''ἡμι- (préfixe)''' : à moitié.<br> '''ἡμίκλαστος, -, - (adjectif)''' : .<br> '''ἡμικρανία, -ας (nom commun) (f)''' : migraine.<br> '''ἡμίονος, -όνου (nom commun) (m)''' : hémione.<br> '''ἡνία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἡνίοχος, -όχου (nom commun) (m)''' : cocher.<br> '''ἧπαρ, ἥπατος (nom commun) (n)''' : foie.<br> '''ἡπατικός, -ή, -όν (adjectif)''' : hépatique.<br> '''ἡπατῖτις, -ίτης (nom commun) (f)''' : hépatite.<br> '''ἤπειρος, -ίρου (nom commun) (f)''' : continent.<br> '''ἠπειρωτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : continental.<br> '''ἡράκλειος, -α, -ον (adjectif)''' : herculéen.<br> '''ἡρωίνη, -ης (nom commun) (f)''' : héroïne.<br> '''ἡρωικός, -ή, -όν (adjectif)''' : héroïque.<br> '''ἡρωικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἡρωικῶς''.<br> '''ἡρωικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἡρωικῶς''.<br> '''ἡρωικῶς (adverbe)''' : héroïquement.<br> '''ἡρωικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἡρωικός''.<br> '''ἡρωικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἡρωικός''.<br> '''ἡρωισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : héroïsme.<br> '''ἡρωίς, -δος (nom commun) (f)''' : héroïne.<br> '''ἥρως, -ος (nom commun) (m)''' : héros.<br> '''ἧσσα, ἥσσης (nom commun) (f)''' : défaite.<br> '''ἡσσῶμαι (verbe)''' : être défait.<br> '''ἡσυχάζω (verbe)''' : être en paix, garder le silence.<br> '''ἡσυχασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : hésychasme.<br> '''ἡσυχία, -ας (nom commun) (f)''' : Immobilité. Repos, calme ; silence.<br> '''ἥσυχος, -ος, -ον (adjectif)''' : Calme, tranquille.<br> '''ἡσύχως (adverbe)''' : Calmement, tranquillement.<br> '''ἡσυχώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἥσυχος''.<br> '''ἡσυχώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἥσυχος''.<br> '''σωματικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἡσύχως''.<br> '''σωματικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἡσύχως''.<br> '''ἦτα (nom commun) (n)''' : êta.<br> '''ἧτρον, ἥτρου (nom commun) (n)''' : abdomen.<br> '''ἧττα, ἥττης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''ἧσσα''.<br> '''ἡττῶμαι (verbe)''' : Forme attique de ''ἡσσῶμαι''.<br> '''ἡφαιστεῖον, -ίου (nom commun) (m)''' : volcan.<br> '''ἦχος, ἤχου (nom commun) (m)''' : son.<br> '''ἠχώ, -οῦς (nom commun) (f)''' : son répercuté.<br> '''ἠώς, -οῦς (nom commun) (f)''' : aurore.<br> '''Ἥϐη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Hébé|Hébé]].<br> '''Ἡγήσιππος, -ίππου (nom propre) (m)''' : Hégésippe.<br> '''Ἡγησώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Hègèsô.<br> '''Ἠλίας, -α (nom propre) (m)''' : Élie.<br> '''Ἥλιος, -ίου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Hélios|Hélios]].<br> '''Ἠλύσιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Élysée. (Séjour des hommes vertueux après leur mort.)<br> '''Ἡμέρα, -ας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Héméra|Héméra]].<br> '''Ἤπειρος, -ίρου (nom propre) (f)''' : Épire.<br> '''Ἠπιδανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Forme ionienne d<nowiki>'</nowiki>''Ἀπιδανός''.<br> '''Ἥρα, -ας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Héra|Héra]].<br> '''Ἡρακλέης, -ους (nom propre) (m)''' : Forme poétique de ''Ἡρακλῆς''.<br> '''Ἡρακλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Héraclès.<br> '''Ἡρόστρατος, -άτου (nom propre) (m)''' : Hérostrate.<br> '''Ἠσαΐας, -ου (nom propre) (m)''' : Isaïe.<br> '''Ἡσαΐας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἠσαΐας''.<br> '''Ἡσαῦ (nom propre) (m)''' : Ésaü.<br> '''Ἠσαῦ (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἡσαῦ''.<br> '''Ἡσύχιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Hésychios.<br> '''Ἥφαιστος, -ίστου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Héphaïstos|Héphaïstos]].<br> '''Ἠχώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Écho|Écho]].<br> '''Ἠώς, -οῦς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Éos|Éos]].<br> ==Θ== '''θαλάμη, -ης (nom commun) (f)''' : Gîte ; tanière.<br> '''θάλαμος, -άμου (nom commun) (m)''' : chambre.<br> '''θάλασσα, -ης (nom commun) (f)''' : mer.<br> '''θάλαττα, -ης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''θάλασσα''.<br> '''θάμϐος, -ους (nom commun) (n)''' : stupeur.<br> '''θανατηφόρος, -ος, -ον (adjectif)''' : mortifère.<br> '''θάνατος, -άτου (nom commun) (m)''' : mort.<br> '''θανάτωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''θανατῶ (verbe)''' : .<br> '''θανών, -ών, -όν (adjectif)''' : mort.<br> '''θάπτω (verbe)''' : enterrer.<br> '''θαυμάζω (verbe)''' : être stupéfait.<br> '''θαῦμα, -ύατος (nom commun) (n)''' : objet d’admiration ou d’étonnement ; merveille.<br> '''θαυμαστός, -ή, -όν (adjectif)''' : merveilleux.<br> '''θαυματουργία, -ας (nom commun) (f)''' : tour de force ; création de merveilles.<br> '''θαυματουργός, -ός, -όν (adjectif)''' : Qui crée des merveilles.<br> '''θαυματουργός, -οῦ (nom commun) (m)''' : créateur de merveilles.<br> '''θαυματουργῶ (verbe)''' : créer des merveilles.<br> '''θεά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : déesse.<br> '''θέα, -ας (nom commun) (f)''' : contemplation.<br> '''θέαμα, -άματος (nom commun) (n)''' : spectacle.<br> '''θεατής, -οῦ (nom commun) (m)''' : spectateur.<br> '''θεατρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : théâtral.<br> '''θεατρικῶς (adverbe)''' : théâtralement.<br> '''θεατρικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θεατρικός''.<br> '''θεατρικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θεατρικός''.<br> '''θεατρικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''θεατρικῶς''.<br> '''θεατρικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''θεατρικῶς''.<br> '''θέατρον, -ου (nom commun) (n)''' : théâtre.<br> '''θεατρινισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''θεατρινίστικος, -η, -ον (adjectif)''' : .<br> '''θεατρίνος, -ου (nom commun) (m)''' : acteur.<br> '''θέημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''θέαμα''.<br> '''θέητρον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''θέατρον''.<br> '''θεῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : tante.<br> '''θεῖον, -ίου (nom commun) (m)''' : soufre ; fumée de soufre.<br> '''θεῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : oncle.<br> '''θέειος, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''θεῖος''.<br> '''θεήϊος, -ΐου (nom commun) (m)''' : Forme de ''θεῖος''.<br> '''-θέτης, -ου (suffixe) (m)''' : .<br> '''θέλγω (verbe)''' : fasciner.<br> '''θέμα, -τος (nom commun) (n)''' : Dépôt, ce qui est placé, posé ou déposé. Endroit où l’on pose ou place quelque chose. .<br> '''θεματίζω (verbe)''' : déposer.<br> '''θεματίτης, -ου (nom commun) (m)''' : dépositaire.<br> '''θεματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : thématique.<br> '''θέμις, -τος (nom commun) (f)''' : loi divine ou morale.<br> '''θέογνις, -δος (nom commun) (m)''' : .<br> '''θεός, -οῦ (nom commun) (m)''' : dieu.<br> '''θεραπεία, -ας (nom commun) (f)''' : soin.<br> '''θεραπευτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : sanatorium.<br> '''θεραπευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : soignant.<br> '''θεραπευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : attentif, serviable ; curatif.<br> '''θεραπεύω (verbe)''' : soigner ; prendre soin de.<br> '''θεράπων, -οντος (nom commun) (m)''' : serviteur.<br> '''θερμόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : chaleur.<br> '''θερμός, -ή, -όν (adjectif)''' : chaud.<br> '''θερμότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θερμός''.<br> '''θερμότερος, -έρη, -ότατον (adjectif)''' : Comparatif de ''θερμός''.<br> '''θερμῶς (adverbe)''' : chaudement.<br> '''θέρος, -ους (nom commun) (n)''' : été.<br> '''θέρω (verbe)''' : chauffer.<br> '''θέσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''θεσμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : (Primitivement) Toute loi ou institution établie par les dieux, institution sacrée, rite, coutume antique. Loi divine ou naturelle, par opposition à la loi écrite. (Par extension) Loi faite par les hommes, loi écrite.<br> '''θεσμοθέτης, -ου (nom commun) (m)''' : parlementaire.<br> '''θεσμοθετεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : parlement.<br> '''θεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''θεός''.<br> '''θεῶμαι (verbe)''' : Regarder, contempler (le plus souvent avec étonnement ou admiration), admirer. Contempler en esprit. Voir clairement. Être spectateur. Revoir, passer en revue, examiner.<br> '''θεώρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Spectacle, fête ; règle, principe, objet d'étude ou de méditation ; contemplation, recherche.<br> '''θεωρητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : théorique.<br> '''θεωρητικῶς (adverbe)''' : théoriqument.<br> '''θεωρητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θεωρητικός''.<br> '''θεωρητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θεωρητικός''.<br> '''θεωρητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''θεωρητικῶς''.<br> '''θεωρητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''θεωρητικῶς''.<br> '''θεωρία, -ας (nom commun) (f)''' : Observation, vue, action de voir. Spectacle, ce qui est vu. Mission diplomatique. État de spectateur, audience.<br> '''θεωρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Spectateur, observateur.<br> '''θεωρῶ (verbe)''' : Observer, examiner, contempler. Inspecter, passer en revue. Contempler. (Figuré) Contempler par l’intelligence.<br> '''θέω (verbe)''' : courir.<br> '''θήϊος, -ΐου (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''θεῖος''.<br> '''θήκη, -ης (nom commun) (f)''' : Boîte, coffre. Cercueil, tombeau.<br> '''θήλεια, - (nom commun) (f)''' : .<br> '''θηλυκός, -ή, -όν (adjectif)''' : féminin.<br> '''θῆλυ, -ήλεας (nom commun) (f)''' : femelle.<br> '''θῆλυς, -ήλεια, -ῆλυ (adjectif)''' : femelle.<br> '''θηλύτης, -τος (nom commun) (f)''' : féminité.<br> '''θηλῶ (verbe)''' : .<br> '''θῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : tombe.<br> '''θήρα, -ας (nom commun) (f)''' : chasse.<br> '''θήραμα, -άματος (nom commun) (n)''' : proie.<br> '''θηρευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : chasseur.<br> '''θηρευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : de chasse.<br> '''θηριότης, -τας (nom commun) (f)''' : monstruosité.<br> '''θηριώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : monstrueux.<br> '''θηριωδία, -ας (nom commun) (f)''' : monstruosité.<br> '''θηρίον, -ου (nom commun) (n)''' : animal sauvage.<br> '''θήρ, -ός (nom commun) (m)''' : bête sauvage.<br> '''θηρῶ (verbe)''' : chasser.<br> '''θησαυρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : trésor.<br> '''θῆσσα, -ήσσα (nom commun) (f)''' : serve.<br> '''θής, -τός (nom commun) (m)''' : serf.<br> '''θῆτα (nom commun) (n)''' : thêta.<br> '''θητεία, -ας (nom commun) (f)''' : service.<br> '''θητεύω (verbe)''' : asservir.<br> '''θῆττα, -ήττα (nom commun (f)''' : Forme attique de ''θῆσσα''.<br> '''θιγγάνω (verbe)''' : toucher.<br> '''θιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme béotienne et arcado-chypriote de ''θεός''.<br> '''θλάσις, -εως (nom commun) (f)''' : contusion.<br> '''θλιϐή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''θλίϐω (verbe)''' : Presser ; compresser, réduire. Oppresser, attrister.<br> '''θλῖψις, -ίψεως (nom commun) (f)''' : Pression, compression ; oppression.<br> '''θλίψις, -εως (nom commun) (f)''' : chagrin, tristesse.<br> '''θλῶ (verbe)''' : étendre.<br> '''θναίσκω (verbe)''' : Forme éolienne de ''θνῄσκω''.<br> '''θνᾴσκω (verbe)''' : Forme dorienne de ''θνῄσκω''.<br> '''θνῄσκω (verbe)''' : mourir.<br> '''θοάζω (verbe)''' : se hâter.<br> '''θολερός, -ά, -όν (adjectif)''' : sale.<br> '''θολερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θολερός''.<br> '''θολερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θολερός''.<br> '''θολερῶς (adverbe)''' : salement.<br> '''θοός, -ή, -όν (adjectif)''' : rapide.<br> '''θόρυϐος, -ύϐου (nom commun) (m)''' : bruit.<br> '''θορυϐωδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θορυϐώδης''.<br> '''θορυϐωδέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θορυϐώδης''.<br> '''θορυϐώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : bruyant.<br> '''θορυϐώδως (adverbe)''' : bruyamment.<br> '''θοῶς (adverbe)''' : rapidement.<br> '''θοώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θοός''.<br> '''θοώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θοός''.<br> '''θρᾴκιος, -ος, -ον (adjectif)''' : thrace.<br> '''θρασέως (adverbe)''' : audacieusement.<br> '''θράσος, -ους (nom commun) (n)''' : audace.<br> '''θρασύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : audacieux.<br> '''θρασύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''θρασύς''.<br> '''θρασύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''θρασύς''.<br> '''θρασύτης, -τητος (nom commun) (f)''' : audace (qualité).<br> '''θρῄκιος, -ος, -ον (adjectif)''' : Forme poétique de ''θρᾴκιος''.<br> '''θρῆνος, -ήνου (nom commun) (m)''' : lamentation.<br> '''θρηνῶ (verbe)''' : se lamenter.<br> '''θρησκεία, -ας (nom commun) (n)''' : religion.<br> '''θρησκεύω (verbe)''' : observer religieusement.<br> '''θρῆσκος, -ήσκα, -ῆσκον (adjectif)''' : pieux.<br> '''θρίαμϐος, -άμϐου (nom commun) (m)''' : triomphe.<br> '''θρίξ, τριχός (nom commun) (f)''' : poil.<br> '''θρίψ, -πός (nom commun) (m)''' : petite vrillette. (Au figuré) avare.<br> '''θροέω (verbe)''' : froisser.<br> '''θρόμϐος, -ου (nom commun) (m)''' : Grumeau, caillot.<br> '''θρόνος, -ου (nom commun) (m)''' : siège élevé.<br> '''θρόος, -ου (nom commun) (m)''' : froissement.<br> '''θροῦς, -οῦ (nom commun) (m)''' : rumeur.<br> '''θροῶ (verbe)''' : froisser.<br> '''θρυλικός, -ή -όν (adjectif)''' : légendaire.<br> '''θρῦλος, -ύλου (nom commun) (f)''' : légende. (Récit populaire, plus ou moins fabuleux.)<br> '''θρύπτω (verbe)''' : casser ; morceler.<br> '''θύαρος, -άρου (nom commun) (m)''' : ivraie.<br> '''θυγάτηρ, -ρός (nom commun) (f)''' : fille. (descendante)<br> '''θύλακος, -άκου (nom commun) (m)''' : bourse ; sac.<br> '''θῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : victime.<br> '''θυμίαμα, -άματος (nom commun) (n)''' : encens.<br> '''θυμιάω (verbe)''' : brûler.<br> '''θυμίημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''θυμίαμα''.<br> '''θυμολέων, -ων, -ον (adjectif)''' : Courageux ; cœur-de-lion.<br> '''θυμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Âme, souffle de vie. Esprit, cœur. Courage.<br> '''θύμος, -ου (nom commun) (m)''' : thym.<br> '''θύννος, -ου (nom commun) (m)''' : thon.<br> '''θύρα, -ας (nom commun) (f)''' : Porte, battant ; ouverture, entrée.<br> '''θυραωρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''θυρωρός''.<br> '''θυρωρεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : conciergerie.<br> '''θυρωρός, -οῦ (nom commun (m) : concierge.<br> '''θύρσος, -ου (nom commun) (m)''' : thyrse.<br> '''θύρωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : portail.<br> '''θυσία, -ας (nom commun) (f)''' : sacrifice.<br> '''θυσιάζω (verbe)''' : sacrifier.<br> '''θωή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''θῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''θαῦμα''.<br> '''θωμαστός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''θαυμαστός''.<br> '''θῶμιγξ, -ώμιγγος (nom commun) (f)''' : Corde ; ficelle.<br> '''θωπεία, -ας (nom commun) (f)''' : caresse.<br> '''θώπευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : caresse.<br> '''θωπευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : caressant.<br> '''θωπεύω (verbe)''' : caresser.<br> '''θώς, -ός (nom commun) (m/f)''' : chacal.<br> '''θώϋμα, -τος (nom commun) (n)''' : Autre forme ionienne de ''θαῦμα''.<br> '''θώψ, -πός (nom commun) (m)''' : adulateur.<br> '''Θαδδαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Thadée.<br> '''Θαΐς, -δος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Thaïs|Thaïs]].<br> '''Θάλεια, -ας (nom propre) (f)''' : Thalie. (muse)<br> '''Θαλῆς, -άλεω (nom propre) (m)''' : Thalès.<br> '''Θαλία, -ας (nom propre) (f)''' : Thalie. (Charite)<br> '''Θάνατος, -άτου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Thanatos|Thanatos]].<br> '''Θαῦμας, -ύμαντος (nom propre) (m)''' : Thaumas.<br> '''Θάψος, -ου (nom propre) (f)''' : Thapsus. (ville de Tunisie)<br> '''Θέμις, -δος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Thémis|Thémis]].<br> '''Θεμιστοκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Thémistocle.<br> '''Θέτις, -δος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Thétis|Thétis]].<br> '''Θέογνις, -δος (nom propre) (m)''' : Théognis.<br> '''Θεοδοσία, -ας (nom propre) (f)''' : Théodosia.<br> '''Θεοδόσιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Théodose.<br> '''Θεόδουλος, -ύλος (nom propre) (m)''' : Théodule.<br> '''Θεόδωρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Théodore.<br> '''Θεόπομπος, -όμπου (nom propre) (m)''' : Théopompe.<br> '''Θεός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Dieu.<br> '''Θεοφάνης, -ου (nom propre) (m)''' : Théophane.<br> '''Θεοφανία, -ας (nom propre) (f)''' : Théophanie.<br> '''Θεόφιλος, -ίλου (nom propre) (m)''' : Théophile.<br> '''Θεόφραστος, -άστου (nom propre) (m)''' : Théophraste.<br> '''Θερμοπύλαι, -ῶν (nom propre) (f)''' : Thermopyles.<br> '''Θέσπις, -εως (nom propre) (m)''' : Thespsis.<br> '''Θεσσαλία, -ας (nom propre) (f)''' : Thessalie.<br> '''Θεσσαλικός, -ή, -όν (adjectif)''' : thessalien.<br> '''Θεσσαλίς, -δος (nom commun) (f)''' : Thessalienne.<br> '''Θεσσαλονίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Thessalonique.<br> '''Θεσσαλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Thessalien.<br> '''Θευδᾶς, -ᾶ (nom propre) (m)''' : Theudas.<br> '''Θευδέριχος, -ίχου (nom propre) (m)''' : Théodoric.<br> '''Θῆϐαι, -ῶν (nom propre) (f)''' : Thèbes.<br> '''Θησεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Thésée.<br> '''Θίνη, -ης (nom propre) (f)''' : Synonyme de ''Σίνη''.<br> '''Θιός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Forme béotienne de ''Ζεύς''.<br> '''Θίσϐη, -ης (nom propre) (f)''' : Thisbé.<br> '''Θόας, -αντος (nom propre) (m)''' : Thoas.<br> '''Θούθμωσις, -ώσιδος (nom propre) (m)''' : Thoutmôsis.<br> '''Θουκυδίδης, -ου (nom propre) (m)''' : Thucydide.<br> '''Θόωσα, -ης (nom propre) (f)''' : Thoosa.<br> '''Θρᾴκη, -ης (nom propre) (f)''' : Thrace.<br> '''Θρᾷξ, -ᾳκός (nom propre) (m)''' : Thrax.<br> '''Θρᾷξ, -ᾳκός (nom commun) (m)''' : Thrace.<br> '''Θρᾷσσα, -ᾴσσης (nom commun) (f)''' : Thrace.<br> '''Θρᾷττα, -ᾴττης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''Θρᾷσσα''.<br> '''Θρῄκη, -ης (nom propre) (f)''' : Forme poétique de ''Θρᾴκη''.<br> '''Θρῇξ, -ῃκός (nom commun) (m)''' : Forme poétique de ''Θρᾷξ''.<br> '''Θρῇσσα, -ῄσσης (nom commun) (f)''' : Forme poétique de ''Θρᾷσσα''.<br> '''Θωθ (nom propre) (m)''' : Thot.<br> '''Θωμᾶς, -ᾶ (prénom) (m)''' : Thomas.<br> ==Ι== '''ἴαμϐος, -άµϐου (nom commun) (m)''' : ïambe.<br> '''ἰάομαι (verbe)''' : soigner.<br> '''ἱαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''ἱερός''.<br> '''ἴασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : cure ; remède.<br> '''ἴασπις, -δος (nom commun) (f)''' : jaspe.<br> '''ἰατήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : guérisseur.<br> '''ἰατός, -ός, -όν (adjectif)''' : curable ; soignable.<br> '''ἰατρεία, -ας (nom commun) (f)''' : médecine.<br> '''ἰατρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : médical.<br> '''ἰατρικῶς (adverbe)''' : médicalement.<br> '''ἰατρικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰατρικός''.<br> '''ἰατρικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰατρικός''.<br> '''ἰατρικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἰατρικῶς''.<br> '''ἰατρικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἰατρικῶς''.<br> '''ἰατρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : médecin.<br> '''ἱϐίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : guimauve.<br> '''ἴγνης, -τος (nom commun) (m)''' : indigène.<br> '''ἰγνύα, -ας (nom commun) (f)''' : jarret.<br> '''ἰγνύη, -ης (suffixe) (f)''' : Forme hommérique et ionienne de ''ἰγνύα''.<br> '''ἰγνύς, -ος (nom commun) (f)''' : Forme de ''''.<br> '''ἴκτις, -δος (nom commun) (f)''' : martre.<br> '''ἱρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''ἱερός''.<br> '''ἷρος, -α, -ον (adjectif)''' : Forme éolienne de ''ἱερός''.<br> '''-ία, -ας (suffixe) (f)''' : marque nominale.<br> '''-ικός, -ή, -όν (suffixe)''' : marque adjectivale.<br> '''-ικῶς (adverbe)''' : Forme adverbiale de ''-ικός''.<br> '''-ικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''-ικός''.<br> '''-ικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''-ικός''.<br> '''-ικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''-ικῶς''.<br> '''-ικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''-ικῶς''.<br> '''-ίσκος, -ου (suffixe)''' : diminutif.<br> '''-ιμος, -ος, -ον (suffixe)''' : .<br> '''ἱαρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''ἱερεύς''.<br> '''ἰαῦ (interjection)''' : hé, ho.<br> '''ἰαύω (verbe)''' : Dormir, se reposer.<br> '''ἶϐις, ἴϐιδος (nom commun) (f)''' : ibis.<br> '''ἰδίᾳ (adverbe)''' : en particulier, séparément, à part.<br> '''ἰδιοσυγκρασία, -ας (nom commun) (f)''' : tempérament particulier.<br> '''ἴδιος, -ία, -ιον (adjectif)''' : propre, particulier.<br> '''ἰδιοφυής, -ής, -ές (adjectif)''' : génial.<br> '''ἰδιοφυΐα, -ας (nom commun) (f)''' : génie (talent d’une personne).<br> '''ἰδιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : individu, plébéien ; ignorant.<br> '''ἰδίω (verbe)''' : suer.<br> '''ἵδρυμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : institution.<br> '''ἵδρυσις, -ύσεως (nom commun) (n)''' : fondation.<br> '''ἱδρύω (verbe)''' : .<br> '''ἱδρώς, -ῶτος (nom commun) (m)''' : sueur ; sudation. Sève ; jus, moisissure.<br> '''ἱέραξ, -κου (nom commun) (m)''' : faucon.<br> '''ἱερατεία, -ας (nom commun) (f)''' : tempérament particulier.<br> '''ἱεράτευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἱερατεύω (verbe)''' : .<br> '''ἱερατικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sacerdotal.<br> '''ἱερατικῶς (adverbe)''' : sacerdotalement.<br> '''ἱερατικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἱερατικός''.<br> '''ἱερατικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἱερατικός''.<br> '''ἱέρεια, -ίας (nom commun) (f)''' : prêtresse.<br> '''ἱερεύς, -έως (nom commun) (m)''' : prêtre.<br> '''ἱεροκῆρυξ, -ήρυκος (nom commun) (m)''' : prêcheur.<br> '''ἱερόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : sanctuaire.<br> '''ἱεροσυλία, -ας (nom commun) (m)''' : sacrilège (action).<br> '''ἱερόσυλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : sacrilège (personne).<br> '''ἱερός, -ά, -όν (adjectif)''' : sacré.<br> '''ἱερῶς (adverbe)''' : sacrément.<br> '''ἱερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἱερός''.<br> '''ἱερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἱερός''.<br> '''ἱεροσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : sacerdoce.<br> '''ἱερῶ (verbe)''' : .<br> '''ἰή (interjection)''' : Youpi, hourra. Aïe.<br> '''ἷημι (verbe)''' : envoyer, lancer.<br> '''ἰητρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme homérique et ionienne de ''ἰατρός''.<br> '''ἰθαγενής, -ής, -ές (adjectif)''' : indigène.<br> '''ἰθακήσιος, -ος, -ον (adjectif)''' : ithacien.<br> '''ἰθέως (adverbe)''' : Forme homérique et ionienne de ''εὐθέως''.<br> '''ἰθύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Forme homérique et ionienne de ''εὐθύς''.<br> '''ἰθύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰθύς''.<br> '''ἰθύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰθύς''.<br> '''ἰθύφαλλος, -άλλου (nom commun) (m)''' : ithyphalle.<br> '''ἱκεσία, -ας (nom commun) (f)''' : supplique.<br> '''ἱκετεύω (verbe)''' : supplier.<br> '''ἱκέτις, -δος (nom commun) (f)''' : pèlerine.<br> '''ἱκέτης, -ου (nom commun) (m)''' : pèlerin.<br> '''ἴκκος, -ου (nom commun) (m/f)''' : Forme éolienne de ''ἵππος''.<br> '''ἱκνέομαι (verbe)''' : aller à ; atteindre. Venir.<br> '''ἴκρια, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ἴκριον, -ου (nom commun) (n)''' : échafaudage.<br> '''ἰκρίωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : échafaudage.<br> '''ἰκριῶ (verbe)''' : .<br> '''ἴκτις, -δος (nom commun) (f)''' : fouine.<br> '''-ικός, -ή, -όν (adjectif)''' : -ique.<br> '''-ικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''-ικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''-ικός''.<br> '''-ικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''-ικός''.<br> '''-ικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''-ικῶς''.<br> '''-ικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''-ικῶς''.<br> '''ἵκω (verbe)''' : venir.<br> '''ἵλαος, -ος, -ον (adjectif)''' : propice (en parlant des dieux). Gentil, aimable (en parlant des hommes).<br> '''ἱλαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : joyeux, riant.<br> '''ἱλαρότης, -τος (nom commun) (f)''' : hilarité.<br> '''ἱλάσκομαι (verbe)''' : apaiser, calmer.<br> '''ἴλεξ, -κος (nom commun) (f)''' : houx.<br> '''ἰλιγγιωδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰλιγγιώδης''.<br> '''ἰλιγγιωδέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰλιγγιώδης''.<br> '''ἰλιγγιώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : vertigineux.<br> '''ἰλιγγιωδῶς (adverbe)''' : vertigineusement.<br> '''ἰλιγγιωδώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἰλιγγιωδῶς''.<br> '''ἰλιγγιωδώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἰλιγγιωδῶς''.<br> '''ἴλιγγος, -ίγγου (nom commun) (m)''' : vertige.<br> '''ἰλλυρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : illyrien.<br> '''ἰλλυρικῶς (adverbe)''' : illyriennement.<br> '''ἰλλυρικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰλλυρικός''.<br> '''ἰλλυρικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰλλυρικός''.<br> '''ἰλλυρικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἰλλυρικῶς''.<br> '''ἰλλυρικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἰλλυρικῶς''.<br> '''ἴλλω (verbe)''' : avoir le vertige.<br> '''ἰλύς, -ος (nom commun) (f)''' : Boue, sédiment. Impureté.<br> '''ἱμάς, -άντος (nom commun) (m)''' : courroie.<br> '''ἱμάσσω (verbe)''' : fouetter, flageller ; frapper.<br> '''ἱμάτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : himation.<br> '''ἵμερος, -έρου (nom commun) (n)''' : désir amoureux.<br> '''ἱμῶ (verbe)''' : .<br> '''ἰξευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : oiseleur.<br> '''ἰξεύω (verbe)''' : oiseler.<br> '''ἰξός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Glu ; gui.<br> '''ἰός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Venin ; flèche.<br> '''ἰουδαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : juif.<br> '''ἴου (interjection)''' : beurk.<br> '''ἰπνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : four.<br> '''ἱππάζομαι (verbe)''' : chevaucher.<br> '''ἱππαλεκτρυών, -όνος (nom commun) (m/f)''' : hippalectryon.<br> '''ἱππασία, -ας (nom commun) (f)''' : chevauchée.<br> '''ἱππαστί (adverbe)''' : à cheval.<br> '''ἱππεύς, -έως (nom commun) (m)''' : cavalier.<br> '''ἱππευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : cavalier.<br> '''ἱππεύω (verbe)''' : monter à cheval.<br> '''ἱππικός, -ή, -όν (adjectif)''' : équin.<br> '''ἱππικῶς (adverbe)''' : équinement.<br> '''ἱππικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἱππικός''.<br> '''ἱππικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἱππικός''.<br> '''ἱππικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἱππικῶς''.<br> '''ἱππικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἱππικῶς''.<br> '''ἵππος, -ου (nom commun) (m/f)''' : cheval, jument.<br> '''ἱππόκαμπος, -άμπου (nom commun) (m)''' : hippocampe.<br> '''ἱπποσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : Équitation. (Militaire) Cavalerie.<br> '''ἱπποπόταμος, -άμου (nom commun) (m)''' : hippopotame.<br> '''ἱππο- (préfixe)''' : relatif au cheval.<br> '''ἱππότης, -ου (nom commun) (m)''' : cavalier.<br> '''ἴορκος, -όρκος (nom commun) (m)''' : Forme de ''δορκάς''.<br> '''ἰός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Flèche ; venin.<br> '''ἰοῦ (interjection)''' : hourra.<br> '''ἱρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ἱερεύς''.<br> '''ἵρηξ, -κος (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ἱέραξ''.<br> '''ἶρις, ἴριδος (nom commun) (f)''' : (anatomie) iris (météorologie) arc-en-ciel.<br> '''ἰσαίτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἴσως''.<br> '''ἰσαίτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἴσως''.<br> '''ἴσατις, -δος (nom commun) (f)''' : guède.<br> '''ἰσημερία, -ας (nom commun) (f)''' : équinoxe.<br> '''ἰσορροπία, -ας (nom commun) (f)''' : équilibre.<br> '''ϝίσϝος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme arcado-chypriote et crétoise de ''ἴσος''.<br> '''ἰσθμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : isthme.<br> '''ἴσοξ, -κου (nom commun) (m)''' : brochet.<br> '''ἶσος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme homérique de ''ἴσος''.<br> '''ἴσος, -η, -ον (adjectif)''' : égal.<br> '''ἴς, -νός (nom commun) (f)''' : force, puissance ; muscle.<br> '''ἵστημι (verbe)''' : Placer ; mettre debout.<br> '''ἱστίον, -ου (nom commun) (n)''' : os de la hanche.<br> '''ἱστόρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : narration.<br> '''ἱστορία, -ας (nom commun) (f)''' : Enquête, examination ; observation, étude.<br> '''ἱστορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : D’enquête, bien informé.<br> '''ἱστορῶ (verbe)''' : enquêter.<br> '''ἱστός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mât.<br> '''ἵστωρ, -ορος (nom commun) (m/f)''' : Individu sachant. Personne connaissant la loi. Juge.<br> '''ἰσχίον, -ου (nom commun) (n)''' : os de la hanche.<br> '''ἰσχνός, -ή, -όν (adjectif)''' : Desséché, sec. Maigre, grêle ; frêle.<br> '''ἰσχνότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἰσχνῶς''.<br> '''ἰσχνότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἰσχνῶς''.<br> '''ἰσχνότατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰσχνός''.<br> '''ἰσχνότερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰσχνός''.<br> '''ἰσχνῶς (adverbe)''' : maigrement.<br> '''ἴσχω (verbe)''' : tenir.<br> '''ἴσως (adverbe)''' : également.<br> '''ἰσαίτατος, -άτη, -ίτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἴσος''.<br> '''ἰσαίτερος, -έρα, -ίτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἴσος''.<br> '''ἰταλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Bouvillon, taurillon.<br> '''ἰταμός, -ή, -όν (adjectif)''' : effronté.<br> '''ἰταμότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ἰταμῶς''.<br> '''ἰταμότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ἰταμῶς''.<br> '''ἰταμότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰταμός''.<br> '''ἰταμότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰταμός''.<br> '''ἰταμότης, -ητος (nom commun) (f)''' : effronterie.<br> '''ἰταμῶς (adverbe)''' : effrontément.<br> '''-ίτης, -ου (suffixe) (m)''' : Suffixe nominal masculin.<br> '''-ῖτις, -ίτιδος (suffixe) (f)''' : Suffixe nominal féminin.<br> '''ἴυγξ, -γγος (nom commun) (f)''' : torcol.<br> '''ἰύζω (verbe)''' : crier de peine ou de joie.<br> '''ἴφυον, -ου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ἰχθυοέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ἰχθυόεις''.<br> '''ἰχθυοέστερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ἰχθυόεις''.<br> '''ἰχθυόεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : poissonneux.<br> '''ἰχθύς, -ος (nom commun) (m)''' : poisson.<br> '''ἴχνος, -ους (nom commun) (n)''' : trace de pas.<br> '''ἰώϐηλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : jubilé.<br> '''ἰῶτα (nom commun) (n)''' : iota.<br> '''ἰωτακισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : iotacisme.<br> '''Ἰάκωϐος, -ώϐου (nom propre) (m)''' : Jacob, Jacques.<br> '''Ἰαπετός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Japet.<br> '''Ἴασος, -άσου (nom propre) (f)''' : Iasos (ville).<br> '''Ἰάσων, -ονος (nom propre) (m)''' : Jason. (chef des Argonautes)<br> '''Ἴδας, -α (nom propre) (m)''' : Idas.<br> '''Ἰδομενεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Idoménée.<br> '''Ἰάμϐλιχος, -ίχου (nom propre) (m)''' : Jamblique.<br> '''Ἰαω (nom propre) (m)''' : Yahweh.<br> '''Ἰϐηρία, -ας (nom propre) (m)''' : Ibérie.<br> '''Ἴϐηρ, -ος (nom commun) (m)''' : Ibère.<br> '''Ἰγνάτιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Ignace.<br> '''Ἰεριχώ (nom propre) (f)''' : Jéricho.<br> '''Ἰερειχώ (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἰεριχώ''.<br> '''Ἱερειχώ (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἰεριχώ''.<br> '''Ἱεριχοῦς (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἰεριχώ''.<br> '''Ἱεριχώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἰεριχώ''.<br> '''Ἰέρνη, -ης (nom propre) (f)''' : Irlande.<br> '''Ἱεροκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Hiéroclès.<br> '''Ἱεροσάλημα (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἱερουσαλήμ''.<br> '''Ἱεροσόλυμα (nom propre) (f/n)''' : Forme alternative de ''Ἱερουσαλήμ''.<br> '''Ἱερουσαλήμ (nom propre) (f)''' : Jérusalem (ville).<br> '''Ἰερουσαλήμ (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ἱερουσαλήμ''.<br> '''Ἱερώνυμος, -ύμου (prénom) (m)''' : Jérôme.<br> '''Ἰεσσαί (nom propre) (m)''' : Jessé.<br> '''Ἰεσσαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἰεσσαί''.<br> '''Ἰησαΐας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἠσαΐας''.<br> '''Ἰησοῦς, -οῦ (nom propre) (m)''' : Jésus, Josué.<br> '''Ἰησαΐας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἠσαΐας''.<br> '''Ἰησοῦς, -οῦ (nom propre) (m)''' : Jésus, Josué.<br> '''Ἰθάκα, -ης (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Ἰθάκη''.<br> '''Ἰθάκη, -ης (nom propre) (f)''' : Ithaque.<br> '''Ἴθακος, -άκου (nom commun) (m)''' : Ithacien.<br> '''Ἰκάριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Icarios.<br> '''Ἴκαρος, -άρου (nom propre) (m)''' : Icare.<br> '''Ἴκελος, -έλου (nom propre) (m)''' : Icélos.<br> '''Ἰλιάς, -δος (nom propre) (f)''' : Iliade.<br> '''Ἴλιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Ilion.<br> '''Ἰλιάς, -δος (nom propre) (f)''' : Iliade.<br> '''Ἴλιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Ilion, Troie.<br> '''Ἰλλυρία, -ας (nom propre) (f)''' : Illyrie.<br> '''‎Ἰλλυρίς, -δος (nom commun) (f)''' : Illyrienne.<br> ‎'''Ἰλλυριός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Illyrien.<br> '''Ἶλος, Ἴλου (nom propre) (m)''' : Ilos (fils de Tros et de Callirrhoé).<br> '''Ἵμερος, -έρου (nom propre) (m)''' : Himéros.<br> '''Ἰμούθης, -ου (nom propre) (m)''' : Imhotep.<br> '''Ἰξίων, -ονος (nom propre) (m)''' : Ixion.<br> '''Ἰόλαος, -άου (nom propre) (m)''' : Iolaos.<br> '''Ἰόλεως, -ώ (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ἰόλαος''.<br> '''Ἰουδαῖα, -ίας (nom propre) (f)''' : Judée.<br> '''Ἰουδαῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : Juive.<br> '''Ἰουδαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Juif.<br> '''Ἰούδας, -α (nom propre) (m)''' : Judas.<br> '''Ἰουδίθ (nom propre) (f)''' : Judith.<br> '''Ἵππαρχος, -άρχου (nom commun) (m)''' : Hipparque (Fils cadet de Pisistrate, il fut assassiné par Harmodios et Aristogiton en −514 av. J.-C.).<br> '''Ἶρις, Ἴριδος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Iris|Iris]].<br> '''Ἰσαάκ (nom propre) (m)''' : Issac.<br> '''Ἴσακος, - (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἰσαάκ''.<br> '''Ἴσαυρα, -ας (nom propre) (f)''' : Isaura.<br> '''Ἰσαυρία, -ας (nom propre) (f)''' : Isaurie.<br> '''Ἴσαχος, - (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ἰσαάκ''.<br> '''Ἰσίδωρος, -ώρου (nom propre) (m)''' : Isidore.<br> '''Ἶσις, Ἴσιδος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Isis|Isis]].<br> '''Ἰσθμός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Isthmos.<br> '''Ἱσπανία, -ας (nom propre) (f)''' : Espagne.<br> '''Ἱσπανίς, -δος (nom commun) (f)''' : Espagnole.<br> '''Ἱσπανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Espagnol.<br> '''Ἰσμαήλ (nom propre) (m)''' : Ismaël.<br> '''Ἰσραήλ (nom propre) (m)''' : Israël.<br> '''Ἴστρος, -ου (nom propre) (f)''' : Danube inférieur.<br> '''Ἰταλία -ας (nom propre) (f)''' : Italie.<br> '''Ἰταλίς, -δος (nom commun) (f)''' : Italienne.<br> '''Ἰταλιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : Italiote.<br> '''Ἱταλιῶτις, -ώτιδος (nom commun) (f)''' : Italiote.<br> '''Ἰταλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Italien.<br> '''Ἴτυς, -ος (nom propre) (m)''' : Itys.<br> '''Ἴϋγξ, -γγος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Jynx|Jynx]].<br> '''Ἰφθίμη, -ης (nom propre) (f)''' : Iphtimé (sœur de Pénélope).<br> '''Ἰφιάνασσα, -ας (nom propre) (f)''' : Forme homérique de ''Ἰφιγένεια''.<br> '''Ἰφιγένεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Iphigénie.<br> '''Ἰφικλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Iphiclès (demi-frère jumeau d'Héraclès).<br> '''Ἰχθύες, -ων (nom propre) (m)''' : Poissons.<br> '''Ἰωάννα, -ας (prénom) (f)''' : Jeanne.<br> '''Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος (nom propre) (m)''' : Jean Chrysostome.<br> '''Ἰωήλ (nom propre) (m)''' : Joël.<br> '''Ἰωνάθαν (nom propre) (m)''' : Jonathan.<br> '''Ἰωνᾶς, -ᾶ (nom propre) (m)''' : Jonas.<br> '''Ἰωνία, -ας (nom propre) (f)''' : Ionie.<br> '''Ἴων, -ος (nom propre) (m)''' : Ion (fils de Xouthos).<br> '''Ἴων, -ος (nom commun) (m)''' : Ionien.<br> '''Ἰωσήφ (nom propre) (m)''' : Joseph.<br> '''Ἰωσίας, -ου (nom propre) (m)''' : Josias.<br> '''Ἰώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : [[wikt:Io|Io]].<br> ==Κ== '''ϗ (symbole)''' : Et. (Abréviation graphique valant ''καί'' en grec comme ''&'' valant ''et'' en français.)<br> '''καδεμών, -όνος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''κηδεμών''.<br> '''καδιμών, -όνος (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''κηδεμών''.<br> '''κάδος, -ου (nom commun) (m)''' : seau.<br> '''καθαίρω (verbe)''' : Purger, nettoyer ; laver. Étriller.<br> '''καθαρεύω (verbe)''' : purifier.<br> '''καθαρίζω (verbe)''' : Nettoyer, purifier. (Médecine) Guérir d’une infection.<br> '''καθαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : pur.<br> '''καθαρῶς (adverbe)''' : purement.<br> '''καθαρώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καθαρός''.<br> '''καθαρώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καθαρός''.<br> '''καθέδρα, ας (nom commun) (f)''' : Ce qui sert à s'asseoir. Action d'être ou de demeurer assis.<br> '''καθετήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : Ligne pour pêcher. Collier, pendant ; ornement de femme.<br> '''καθεύδω (verbe)''' : dormir.<br> '''καθηγέομαι (verbe)''' : professer.<br> '''καθηγήτειρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : professeure.<br> '''καθηγητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : professeur.<br> '''καθηγητικός, -ή , -όν (adjectif)''' : professoral.<br> '''καθηγητικῶς (adverbe)''' : professoralement.<br> '''καθηγητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καθηγητικός''.<br> '''καθηγητικώτερος, -έρη, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καθηγητικός''.<br> '''καθηγητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καθηγητικῶς''.<br> '''καθηγητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καθηγητικῶς''.<br> '''καθήλωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : détention.<br> '''καθηλῶ (verbe)''' : détenir.<br> '''καθίημι (verbe)''' : descendre.<br> '''κάθημαι (verbe)''' : siéger.<br> '''καθολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Général ; universel.<br> '''καθολικῶς (adverbe)''' : Généralement ; universellement.<br> '''καθολικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καθολικός''.<br> '''καθολικώτερος, -έρη, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καθολικός''.<br> '''καθολικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καθολικῶς''.<br> '''καθολικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καθολικῶς''.<br> '''καθοράω (verbe)''' : regarder.<br> '''καί (conjonction)''' : Et ; Et même, même. Et en outre. Et ensuite, puis. Ou.<br> '''καινός, -ή, -όν (adjectif)''' : nouveau.<br> '''καινότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καινός''.<br> '''καινότερος, -έρη, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καινός''.<br> '''καινότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καινῶς''.<br> '''καινότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καινῶς''.<br> '''καίνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : renouvellement.<br> '''καινῶς (adverbe)''' : nouvellement.<br> '''καῖρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : embrouille.<br> '''καιρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : temps (durée, époque).<br> '''καιρόω (verbe)''' : embrouiller.<br> '''καίρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : embrouillage.<br> '''καίω (verbe)''' : brûler.<br> '''κάκιον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κακῶς''.<br> '''κάκιστα, -, - (adverbe)''' Superlatif de ''κακῶς''.<br> '''κακοδαίμων, -ων, -ον (adjectif)''' : malheureux.<br> '''κακοδαιμόνως (adverbe)''' : malheureusement.<br> '''κακοδαιμονέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κακοδαίμων''.<br> '''κακοδαιμονέστερος, -έρα, -έρερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κακοδαίμων''.<br> '''κακοήθης, -ης, -ες (adjectif)''' : malin.<br> '''κακοῦργος, -ύργα, -ῦργον (adjectif)''' : Dérangé ; malfaisant.<br> '''κακός, -ή, όν (adjectif)''' : Mauvais ; laid.<br> '''κακο- (préfixe)''' : mauvais.<br> '''κακοφωνία, -ας (nom commun) (f)''' : mauvaise sonorité.<br> '''κακκῶ (verbe)''' : déféquer ; chier.<br> '''κακῶς (adverbe)''' : mal.<br> '''κάλαθος, -άθου (nom commun) (m)''' : corbeille, panier.<br> '''καλάϊνος, -ΐνη, -άϊνον (adjectif)''' : bleu ciel.<br> '''καλαΐνως (adverbe)''' : .<br> '''καλαΐνωτατος, -άτη, -καλαΐνωτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καλάϊνος''.<br> '''καλαϊνώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καλάϊνος''.<br> '''καλαϊνώτατος, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καλαΐνως''.<br> '''καλαΐνωτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καλαΐνως''.<br> '''κάλιον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καλῶς''.<br> '''κάλιστα, -, - (adverbe)''' Superlatif de ''καλῶς''.<br> '''καλλι- (préfixe)''' : beau.<br> '''καλλίπυγοσις, -όσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''καλλίπυγος, -ος, -ον (adjectif)''' : Qui a de belles fesses.<br> '''κάλλιστος, -, - (adjectif)''' : Superlatif de ''καλός''.<br> '''καλλίων, -, - (adjectif)''' : Comparatif de ''καλός''.<br> '''κάλλος, -ους (nom commun) (n)''' : beauté.<br> '''καλοήθης, -ης, -ες (adjectif)''' : bénin.<br> '''καλός, -ή, -όν (adjectif)''' : Beau ; bon.<br> '''κάλος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme éolienne de ''καλός''.<br> '''καλϝός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme béotienne de ''καλός''.<br> '''κάλυμμα, -ύμματος (nom commun) (n)''' : couverture.<br> '''κάλυξ, -κος (nom commun) (m/f)''' : (Botanique) Calice des fleurs ; écale ou peau des fruits.<br> '''καλύπτω (verbe)''' : Couvrir ; envelopper, cacher.<br> '''καλῶς (adverbe)''' : Bien ; d’une belle manière.<br> '''καλῶ (verbe)''' : appeler.<br> '''καμάρα, -ας (nom commun) (f)''' : Voûte ; chambre voûtée.<br> '''καμάρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''καμάρα''.<br> '''κάμαξ, -κος (nom commun) (m/f)''' : Perche. Hampe de la lance. (Marine) Gouvernail, manche de la rame.<br> '''κάμηλος, -ήλου (nom commun) (m/f)''' : chameau.<br> '''καμηλοπάρδαλις, -άλεως (nom commun) (f)''' : girafe.<br> '''κάμινος, -ίνου (nom commun) (m)''' : cheminée.<br> '''κάμπη, -ης (nom commun) (f)''' : chenille.<br> '''καμπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : articulation.<br> '''κάμπος, -ους (nom commun) (n)''' : poisson marin.<br> '''κάπρος, -ου (nom commun) (n)''' : sanglier.<br> '''κάμπτω (verbe)''' : courber.<br> '''καμπύλη, -ης (nom commun) (f)''' : courbure.<br> '''καμπύλος, -η, -ον (adjectif)''' : Courbé, tordu. Voilé (en parlant d’une roue.)<br> '''καμπυλότης, -τος (nom commun) (f)''' : courbure.<br> '''κανδάκη, -ης (nom commun) (f)''' : candace.<br> '''κανάσσω (verbe)''' : cliquer.<br> '''καναχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : clic.<br> '''καναχίζω (verbe)''' : claquer.<br> '''καναχηδά (adverbe)''' : .<br> '''καναχής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''καναχῶ (verbe)''' : cliquer.<br> '''κἄν (conjonction)''' : .<br> '''κάνθαρος, -άρου (nom commun) (m)''' : cafard.<br> '''κανονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : régulier.<br> '''κανονικῶς (adverbe)''' : régulièrement.<br> '''κανονικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κανονικός''.<br> '''κανονικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κανονικός''.<br> '''κανονικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''κανονικῶς''.<br> '''κανονικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κανονικῶς''.<br> '''κανών, -όνος (nom commun) (m)''' : Tige de roseau, règle de maçon ou de charpentier. (Figuré) Règle, modèle ; principe.<br> '''κάνωπον, -ώπου (nom commun) (n)''' : chou-fleur.<br> '''καπηλεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : taverne.<br> '''καπηλεύω (verbe)''' : tenir une taverne.<br> '''καπηλικός, -ή, -όν (adjectif)''' : tavernier.<br> '''καπηλίς, -δος (nom commun) (f)''' : tavernière.<br> '''κάπηλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : tavernier.<br> '''κάππα (nom commun) (n)''' : kappa.<br> '''κάπτω (verbe)''' : Avaler, prendre (une bouffée d’air).<br> '''κάρα, -τος (nom commun) (n)''' : Tête ; visage.<br> '''κάραϐος, -άϐου (nom commun) (m)''' : Crabe ; langouste. Scarabée ; escarbot.<br> '''κάρδαμον, -ου (nom commun) (n)''' : cresson.<br> '''καρδία, -ας (nom commun) (f)''' : cœur.<br> '''καρδιακός, -ή, -ός (adjectif)''' : cardiaque.<br> '''καρδιακῶς (adverbe)''' : cardiaquement.<br> '''καρδιακώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καρδιακός''.<br> '''καρδιακώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καρδιακός''.<br> '''καρδούχιος, -ος, -ον (adjectif)''' : kurde.<br> '''καρηϐάρεια, -ίας (nom commun) (f)''' : mal de tête.<br> '''κάρη, -τος (nom commun) (n)''' : Forme homérique et ionienne de ''κάρα''.<br> '''καρίς, -δος (nom commun) (f)''' : crevette.<br> '''καρκίνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : (Zoologie) Crabe. (Astronomie) Constellation du Cancer. (Médecine) Chancre, tumeur, cancer. Pince pour saisir ou tenir les objets dans le feu. Compas. Sorte de bandage. (Habillement) Sorte de chaussure.<br> '''καρπάλιμος, -ος, -ον (adjectif)''' : rapide.<br> '''καρπός, -οῦ (nom commun) (m)''' : (Sens propre) Fruit, graine ; produit, récolte. (Sens figuré) Produit de quelque chose : enfant (produit du corps), poésie (produit de l'esprit), profit. (Anatomie) Poignet.<br> '''καρύκιον, -ίου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''κηρύκειον''.<br> '''κᾶρυξ, -άρυκος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''κῆρυξ''.<br> '''καρυόφυλλον, -ύλλου (nom commun) (n)''' : œillet.<br> '''καρύσσω (verbe)''' : Forme dorienne de ''κηρύσσω''.<br> '''κάρφος, -ους (nom commun) (n)''' : brindille.<br> '''κάρχαρος, -α, -ον (adjectif)''' : aiguisé.<br> '''καρχηδονιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : carthaginois.<br> '''καρῶτον, -ώτου (nom commun) (n)''' : carotte.<br> '''κάστανον, -άνου (nom commun) (n)''' : châtaigne.<br> '''κάστον -ου (nom commun) (n)''' : bois.<br> '''κατά (adverbe ; préposition)''' (Devient ''κατ᾽'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux, et ''καθ᾽'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit rude.) : De haut en bas. En bas. En dessous, au fond. (Par extension) À fond, complètement. (Avec le génitif) marque l’origine, le point de départ ou le point d’arrivée. Contre, idée d’hostilité. (Avec l’accusatif) suivant, selon. Par, avec l'idée de succession (un par un). Pendant, avec l’idée de temps. Après, avec l’idée de succession temporelle (jour après jour). À travers, idée de transpercement, de part en part, d’un bout à l’autre.<br> '''καταϐιϐρώσκω (verbe)''' : .<br> '''καταγέλαστος, -ος, -ον (adjectif)''' : ridicule.<br> '''καταγλώττισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : baiser intrabuccal.<br> '''καταγράφω (verbe)''' : condamner.<br> '''καταδικάζω (verbe)''' : condamner.<br> '''καταδίκη, -ης (nom commun) (f)''' : condamnation.<br> '''καταδικαστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : condamnable.<br> '''κατάδικος, -ίκου (nom commun) (m/f)''' : condamné.<br> '''κατάδυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : émergence.<br> '''καταδύομαι (verbe)''' : plonger.<br> '''κατακλύζω (verbe)''' : inonder.<br> '''κατάκλυσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : inondation.<br> '''κατακλυσμιαίος, -α, -ον (adjectif)''' : diluvien.<br> '''κατακλυσμικός, -ή, -όν (adjectif)''' : diluvien.<br> '''κατακλυσμικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''κατακλυσμικῶς''.<br> '''κατακλυσμικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κατακλυσμικῶς''.<br> '''κατακλυσμικῶς (adverbe)''' : désastreusement.<br> '''κατακλυσμικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κατακλυσμικός''.<br> '''κατακλυσμικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κατακλυσμικός''.<br> '''κατακλυσμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : déluge.<br> '''κατακτητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : conquérant.<br> '''κατακτῶμαι (verbe)''' : conquérir.<br> '''καταλαμϐάνω (verbe)''' : saisir.<br> '''κατάλαψις, -άψεως (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''κατάληψις''.<br> '''κατάληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : Saisissement. Prise de possession, occupation.<br> '''κατάλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : liste.<br> '''καταλογογράφησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : listage.<br> '''καταλογογραφῶ (verbe)''' : lister.<br> '''κατάπλασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : cataplasme.<br> '''κατάπτωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : décadence.<br> '''κατάπυγον, -ύγου (nom commun) (n)''' : doigt d'honneur.<br> '''κατάρα, -ας (nom commun) (f)''' : malédiction.<br> '''καταριέμαι (verbe)''' : maudire.<br> '''καταστροφικός, -ή, -όν (adjectif)''' : désastreux.<br> '''καταστροφικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καταστροφικῶς''.<br> '''καταστροφικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καταστροφικῶς''.<br> '''καταστροφικῶς (adverbe)''' : désastreusement.<br> '''καταστροφικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καταστροφικός''.<br> '''καταστροφικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καταστροφικός''.<br> '''καταστροφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Désastre, destruction ; renversement.<br> '''κατάσχεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : confiscation.<br> '''κατάταξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : mise en ordre.<br> '''κατατάσσω (verbe)''' : mettre en ordre.<br> '''καταφυγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''καταφύγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : abri.<br> '''κάτεργον, -έργου (nom commun) (n)''' : bagne.<br> '''κατηγορῶ (verbe)''' : accuser.<br> '''κατηγορία, -ας (nom commun) (f)''' : Charge ; accusation.<br> '''κατηγορίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''κατηγορία''.<br> '''κατήχησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''κατηχίζω (verbe)''' : .<br> '''κατηχισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κατηχιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κατηχούμενος, -ένου (nom commun) (m)''' : .<br> '''κατηχῶ (verbe)''' : .<br> '''κάτοπτρον, -όπτρου (nom commun) (m)''' : miroir.<br> '''κατώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : .<br> '''κατώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : inférieur.<br> '''κατωτερότης, -τος (nom commun) (f)''' : infériorité.<br> '''κάτω (adverbe)''' : sous.<br> '''καῦκος, -ύκου (nom commun) (m)''' : .<br> '''καῦµα, -ύματος (nom commun) (n)''' : chaleur de l’été.<br> '''καύσις, -εως (nom commun) (f)''' : combustion.<br> '''καυστός, -ή, -όν (adjectif)''' : torride.<br> '''καυστῶς (adverbe)''' : torridement.<br> '''καυστώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''καυστός''.<br> '''καυστώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''καυστός''.<br> '''καυστώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''καυστῶς''.<br> '''καυστώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''καυστῶς''.<br> '''καύχημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : vantardise.<br> '''καυχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme crétoise de ''χαλκός''.<br> '''καυχῶμαι (verbe)''' : .<br> '''κεγχριαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : granuleux.<br> '''κέγχρος, -ου (nom commun) (m)''' : (Botanique) Millet. Grain.<br> '''κεῖμαι (verbe)''' : être couché, se reposer ; être situé.<br> '''κείμενον, -ένου (nom commun) (n)''' : texte.<br> '''κεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''κενός''.<br> '''κείρω (verbe)''' : .<br> '''κελαινός, -ή, -όν (adjectif)''' : obscur.<br> '''κελτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : celte.<br> '''κελτικῶς (adverbe)''' : .<br> '''κελτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κελτικός''.<br> '''κελτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κελτικός''.<br> '''κελτιστί (adverbe)''' : en grec.<br> '''κενός, -ή, -όν (adjectif)''' : Vide. Vain, frivole.<br> '''κενϝός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme ancienne de ''κενός''.<br> '''κενεός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme poétique de ''κενός''.<br> '''κεντρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : central.<br> '''κέντρον, -ου (nom commun) (n)''' : Aiguillon, dard. Pointe du compas, d’où centre du cercle.<br> '''κεντῶ (verbe)''' : piquer.<br> '''κενῶς (adverbe)''' : Habilement, sagement. Ingénieusement, finement.<br> '''κενώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κενός''.<br> '''κενώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κενός''.<br> '''κεραμεύς, -έως (nom commun) (m)''' : potier.<br> '''κεραμικός, -ή, -όν (adjectif)''' : d’argile.<br> '''κέραμος, -άμου (nom commun) (m)''' : argile.<br> '''κεράννυμι (verbe)''' : mélanger.<br> '''κέρας, -τος (nom commun) (n)''' : Corne. (Par analogie) Bras d’un fleuve ; aile d’une armée ou d’une flotte ; antenne ou vergue d’un navire ; pic d’une montagne. (Sophisme) argument cornu.<br> '''κεραός, -ά, -όν (adjectif)''' : Cornu ; fait de corne.<br> '''κεραϝός, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme ancienne de ''κεραός''.<br> '''κερασός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cerise.<br> '''κεραυνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : foudre.<br> '''κέρκηρις, -ήρεως (nom commun) (m)''' : sarcelle.<br> '''κερκοπίθακος, -άκου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''κερκοπίθηκος''.<br> '''κερκοπίθηκος, -ήκου (nom commun) (m)''' : cercopithèque.<br> '''κέρκος, -ου (nom commun) (f)''' : queue.<br> '''κέρκωψ, -πος (nom commun) (m)''' : singe à longue queue.<br> '''κεστός, -ή, -όν (adjectif)''' : brodé.<br> '''κεστότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κεστός''.<br> '''κεστότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κεστός''.<br> '''κεστῶς (adverbe)''' : .<br> '''κεφαλαία, -ας (nom commun) (f)''' : mal de tête.<br> '''κεφαλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : tête.<br> '''κεφάλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : petite tête.<br> '''κεφαλίς, -δος (nom commun) (f)''' : bonnet, chapeau.<br> '''κηδεμών, -όνος (nom commun) (m)''' : .<br> '''κηκίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : Jet. Teinture tiré de la galle.<br> '''κηλίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : .<br> '''κνημίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : .<br> '''κρηπίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : .<br> '''κῆπος, -ήπου (nom commun) (m)''' : jardin ; sorte de singe.<br> '''κηρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cire.<br> '''κῆρ, -ος (nom commun) (n)''' : cœur.<br> '''κῆρυγμα, -ύγματος (nom commun) (n)''' : proclamation à voix haute.<br> '''κηρύκειον, -ίου (nom commun) (m)''' : caducée.<br> '''κῆρυξ, -ήρυκος (nom commun) (m)''' : héraut.<br> '''κηρύσσω (verbe)''' : annoncer.<br> '''κηρύττω (verbe)''' : Forme attique de ''κηρύσσω''.<br> '''κηφήν, -ῆνος (nom commun) (m)''' : bourdon.<br> '''κηφηνώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''κιϐδηλεύω (verbe)''' : falsifier.<br> '''κιϐδηλία, -ας (nom commun) (f)''' : falsification.<br> '''κίϐδηλος, -ος, -ου (adjectif)''' : falsifié ; frauduleux.<br> '''κιϐδηλότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κίϐδηλος''.<br> '''κιϐδηλότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κίϐδηλος''.<br> '''κιϐδήλως (adverbe)''' : frauduleusement.<br> '''κιϐωτός, -οῦ (nom commun) (f)''' : arche.<br> '''κιγκλίς, -δος (nom commun) (f)''' : bergeronnette.<br> '''κιδαφεύω (verbe)''' : ruser.<br> '''κίδαφος, -άφη, -ίδαφον (adjectif)''' : rusé.<br> '''κίδαφότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κίδαφος''.<br> '''κίδαφότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κίδαφος''.<br> '''κιδάφως (adverbe)''' : frauduleusement.<br> '''κικκάϐη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''κῖκυς, -ίκυος (nom commun) (f)''' : force ; vigueur.<br> '''κιθάρα, -ας (nom commun) (f)''' : cithare.<br> '''κιθάρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''κιθάρα''.<br> '''κιθών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''χιτών''.<br> '''κίνδυνος, -ύνου (nom commun) (m)''' : Danger, risque ; entreprise hasardeuse.<br> '''κινηθμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κίνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : mouvement (chose).<br> '''κίνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : mouvement (processus).<br> '''κινητέον, -ου (nom commun) (n)''' : .<br> '''κινητήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''κινητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κινητήριος, -α, -ον (adjectif)''' : .<br> '''κινητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''κινητός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''κίνητρον, -ήτρου (nom commun) (n)''' : .<br> '''κίνναμον, -άμου (nom commun) (n)''' : cannelle.<br> '''κινῶ (verbe)''' : bouger.<br> '''κιξάλλης, -ου (nom commun) (m)''' : voleur de grand chemin.<br> '''κίρκος, -ου (nom commun) (m)''' : (ornithologie) Faucon. Anneau.<br> '''κιρρός, -ά, -όν (adjectif)''' : brun-roux.<br> '''κισσαϐίζω (verbe)''' : .<br> '''κῖσσα, -ης (nom commun) (f)''' : geai des chênes.<br> '''κίσσα, -ης (nom commun) (f)''' : pie.<br> '''κισσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : lierre.<br> '''κισσοστεφής, -ής, -ές (adjectif)''' : couronné de lierre.<br> '''κισσῶ (verbe)''' : .<br> '''κίττα, -ης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''κίσσα''.<br> '''κιτών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''χιτών''.<br> '''κιχόρη, -ης (nom commun) (f)''' : chicorée.<br> '''κλάδος, -ου (nom commun) (m)''' : Branche (d'arbre), rameau.<br> '''κλαΐς, -δός (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''κλείς''.<br> '''κλᾶϊς, -άϊδος (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''κλείς''.<br> '''κλαίω (verbe)''' : Pleurer sur, déplorer. Appeler en criant. Se mettre en pleurs.<br> '''κλᾶμμα, -άμματος (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''κλῆμα''.<br> '''κλαστός, -ή, -όν (adjectif)''' : brisé, cassé.<br> '''κλαυθμυρίζω (verbe)''' : faire pleurer.<br> '''κλαῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : pleur.<br> '''κλαυσίγελως, -τος (nom commun) (m)''' : .<br> '''κλαυστός, -ή, -όν (adjectif)''' : Pleuré. Funèbre, triste.<br> '''κλάω (verbe)''' : Briser, casser.<br> '''κλεῖθρον, -ίθρου (nom commun) (n)''' : serrure.<br> '''κλειθροποιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : serrurier.<br> '''κλείς, -δός (nom commun) (f)''' : clé.<br> '''κλειτορίς, -δος (nom commun) (f)''' : clitoris.<br> '''κλείω (verbe)''' : fermer.<br> '''κλέπτης, -ου (nom commun) (m)''' : voleur.<br> '''κλέπτω (verbe)''' : voler. (dérober)<br> '''κληΐς, -δός (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''κλείς''.<br> '''κλῄς, -δός (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''κλείς''.<br> '''κλέος, -ους (nom commun) (n)''' : gloire.<br> '''κλεψύδρα, -ας (nom commun) (m)''' : clepsydre.<br> '''κλέω (verbe)''' : être célèbre.<br> '''κλῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : pampre.<br> '''κληματίζω (verbe)''' : .<br> '''κληματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''κλημάτινος, -η, ον (adjectif)''' : .<br> '''κληματίς, -δος (nom commun) (f)''' : Diminutif de ''κλῆμα''.<br> '''κληματῖτις, -ίτιδος (nom commun) (f)''' : .<br> '''κληματόδεσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''κληματοειδής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''κληματόεις, -εσσα, εν (adjectif)''' : .<br> '''κληματόομαι (verbe)''' : .<br> '''κληματώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''κλήρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''κληρονομία, -ας (nom commun) (f)''' : héritage.<br> '''κληρονομικότης, -τος (nom commun) (f)''' : hérédité.<br> '''κληρονομικός, -ή, -όν (adjectif)''' : héréditaire.<br> '''κληρονόμος, -ου (nom commun) (m)''' : héritier.<br> '''κληρονομῶ (verbe)''' : hériter.<br> '''κλῆρος, -ήρου (nom commun) (m)''' : .<br> '''κληρόω (verbe)''' : .<br> '''κλητήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : Témoin ; héraut.<br> '''κλίμα, -τος (nom commun) (n)''' : Inclinaison, pente. Inclinaison de la Terre, latitude, climat.<br> '''κλῖμαξ, -ίμακος (nom commun) (f)''' : Escalier ; échelle.<br> '''κλίνη, -ης (nom commun) (f)''' : lit.<br> '''κλίνω (verbe)''' : Pencher. Pencher sur, s’appuyer sur. Coucher, allonger, étendre.<br> '''κλίννω (verbe)''' : Forme éolienne de ''κλίνω''.<br> '''κλίσις, -εως (nom commun) (f)''' : déclinaison.<br> '''κλίτος, -ους (nom commun) (n)''' : allée.<br> '''κλῖτος, -ίτους (nom commun) (n)''' : .<br> '''κλιτύς, -ος (nom commun) (n)''' : Forme béotienne de ''κλῖτος''.<br> '''κλόνις, -ος (nom commun) (f)''' : sacrum.<br> '''κλόνος, -ου (nom commun) (m)''' : Confusion ; excitation.<br> '''κλύδων, -ος (nom commun) (m)''' : Vague. Trouble, agitation, mouvement tumultueux.<br> '''κλύζω ‎(verbe)''' : Laver, nettoyer. Battre de ses flots, baigner de ses flots.<br> '''κλυστήρ, -έρος (nom commun) (m)''' : seringue.<br> '''κλύω (verbe)''' : entendre.<br> '''κλωβός, -ϐοῦ (nom commun) (m)''' : cage à oiseau.<br> '''κλών, -ός (nom commun) (m)''' : .<br> '''κλώψ, -πός (nom commun) (m)''' : voleur.<br> '''κλῶ (verbe)''' : S’entendre nommer ; entendre parler de soi.<br> '''κνέφας, -ους (nom commun) (n)''' : Aube ; crépuscule, obscurité.<br> '''κνῆκος, -ήκου (nom commun) (f)''' : carthame des teinturiers.<br> '''κνήμη, -ης (nom commun) (f)''' : jambe.<br> '''κνίδη, -ης (nom commun) (f)''' : ortie.<br> '''κνίδωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : urticaire.<br> '''κνίζω (verbe)''' : Gratter. ; taillader.<br> '''κοϐαλεία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''κοϐαλεύω (verbe)''' : .<br> '''κοϐαλίκευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''κοϐαλισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κόϐαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : Chenapan ; garnement. Gobelin.<br> '''κοθαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''καθαρός''.<br> '''κόθαρος, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme éolienne de ''καθαρός''.<br> '''κοιλάς, -δος (nom commun) (f)''' : vallée.<br> '''κοῖλος, -ίλη, -ῖλον (adjectif)''' : creux.<br> '''κοῖλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : creux.<br> '''κοιμάω (verbe)''' : (Actif) Mettre sur une couche, mettre au lit. (Passif) Faire reposer, faire dormir. (Passif, par euphémisme) Faire mourir. (Figuré) Assoupir, apaiser, calmer.<br> '''κοιμέω (verbe)''' : Forme ionienne de ''κοιμάω''.<br> '''κοιμητήριον, -ου (nom commun) (n)''' : Dortoir ; cimetière.<br> '''κοιμίζω (verbe)''' : endormir.<br> '''κοινοϐουλευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : parlementaire.<br> '''κοινοϐούλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : parlement.<br> '''κοινός, -ή, -όν (adjectif)''' : commun.<br> '''κοινότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κοινός''.<br> '''κοινότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κοινός''.<br> '''κοινότης, -τος (nom commun) (f)''' : communauté.<br> '''κοινωνία, -ας (nom commun) (f)''' : société.<br> '''κοινωνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : social.<br> '''κοινωνικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κοινωνικός''.<br> '''κοινωνικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κοινωνικός''.<br> '''κοινωνικῶς (adverbe)''' : communément.<br> '''κοινωνικώτατος (adverbe)''' : Superlatif de ''κοινωνικῶς''.<br> '''κοινωνικώτερος (adverbe)''' : Comparatif de ''κοινωνικῶς''.<br> '''κοινῶ (verbe)''' : Communiquer. Rendre commun à, faire savoir. Mettre en communication, unir. Rendre commun à tous, prostituer, profaner, souiller. Unir, assembler, ajuster (une pièce d'une construction). (Moyen) Communiquer, mettre en commun. <br> '''κοῖος, -ίη, -ῖον (adjectif)''' : Forme ionienne de ''ποῖος''.<br> '''κοῖτος, -ίτου (nom commun) (m)''' : Lit, couche.<br> '''κόκκος, -ου (nom commun) (m)''' : Graine, grain, pépin. (Entomologie) Cochenille, kermès, galle du chêne kermès. (par analogie) Pilule. (par analogie) Testicules.<br> '''κόλλαθον, -άθου (nom commun) (n)''' : .<br> '''κολοιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : choucas.<br> '''κόκκυξ, -υγος (nom commun) (m)''' : coucou, coccyx.<br> '''κόκκυ (onomatopée)''' : cri du coucou.<br> '''κωκύω (verbe)''' : crier, se lamenter.<br> '''κολακεία, -ας (nom commun) (f)''' : flatterie.<br> '''κολακευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : flatteur.<br> '''κολακευτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κολακευτικός''.<br> '''κολακευτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κολακευτικός''.<br> '''κολακευτικῶς (adverbe)''' : flatteusement.<br> '''κολακεύω (verbe)''' : flatter.<br> '''κόλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : flatteur.<br> '''κολάπτω (verbe)''' : frapper.<br> '''κόλασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : punition.<br> '''κολαφίζω (verbe)''' : gifler.<br> '''κόλαφος, -άφου (nom commun) (m)''' : gifle.<br> '''κολεός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Fourreau ; vagin.<br> '''κόλλα, -ης (nom commun) (f)''' : colle.<br> '''κόλλαϐος, -άϐου (nom commun) (m)''' : Gâteau, petit pain. Cheville qui attache les cordes de la lyre.<br> '''κολλάω (verbe)''' : coller.<br> '''κόλλιξ, -κος (nom commun) (m)''' : petit pain.<br> '''κολλύρα, -ας (nom commun) (f)''' : petit pain.<br> '''κολλῶ (verbe)''' : .<br> '''κολοϐός, -ή, -όν (adjectif)''' : écorné, tronqué ; mutilé.<br> '''κολοιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : geai.<br> '''κόλον, -ου (nom commun) (n)''' : membre, extrémité ; côlon.<br> '''κολοκύνθη, - (nom commun) (f)''' : .<br> '''κολοκυνθίς, - (nom commun) (f)''' : .<br> '''κολοσσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : colosse.<br> '''κολοττός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''κολοσσός''.<br> '''κολοφών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Sommet. (Figuré) Achèvement, couronnement. Balle de jeu.<br> '''κόλπος, -ου (nom commun) (m)''' : (Anatomie) Sein (de la mère ou de la nourrice). Utérus. Pli, creux d’un vêtement. Repli, renfoncement de la mer entre deux vagues. Sein de la terre, d’où Enfers. Golfe. Gouffre, cavité ; vallée profonde.<br> '''κολχικός, -ή, -όν (adjectif)''' : colchien.<br> '''κολώνη, -ης (nom commun) (f)''' : monticule, tertre ; tumulus.<br> '''κομϐολόγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : bande de nœuds.<br> '''κόμϐος, -ου (nom commun) (m)''' : nœud.<br> '''κοµικός, -ή, -όν (adjectif)''' : comique.<br> '''κοµικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''κοµικῶς''.<br> '''κοµικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κοµικῶς''.<br> '''κοµικῶς (adverbe)''' : comiquement.<br> '''κοµικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κοµικός''.<br> '''κοµικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κοµικός''.<br> '''κομπάζω (verbe)''' : hâbler.<br> '''κομπαστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : hâbleur.<br> '''κομψός, -ή, -όν (adjectif)''' : élégant.<br> '''κομψότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''κομψῶς''.<br> '''κομψότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κομψῶς''.<br> '''κομψότης, -τος (nom commun) (f)''' : élégance.<br> '''κομψῶς (adverbe)''' : élégamment.<br> '''κομψώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κομψός''.<br> '''κομψώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κομψός''.<br> '''κονδυλισμίς, -δος (nom commun) (f)''' : chiquenaude ; pichenette.<br> '''κόνδυ, -ος (nom commun) (n)''' : somm e.<br> '''κονία, -ας (nom commun) (f)''' : poussière.<br> '''κονίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme homérique et ionienne de ''κονία''.<br> '''κόνικλος, -ίκλου (nom commun) (m)''' : lapin.<br> '''κόνις, -εως (nom commun) (f)''' : cendre ; poussière.<br> '''κονίς, -δος (nom commun) (f)''' : lente.<br> '''κοντά (adverbe)''' : près ; à proximité.<br> '''κοντινός, -ή, -όν (adjectif)''' : proche.<br> '''κοντινῶς (adverbe)''' : .<br> '''κοντινώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κοντινός''.<br> '''κοντινώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κοντινός''.<br> '''κογχύλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : coquillage.<br> '''κοπριά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : fumier.<br> '''κόπρος, -ου (nom commun) (m)''' : excrément.<br> '''κόρα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''κόρη''.<br> '''κόραξ, -κος (nom commun) (m)''' : corbeau.<br> '''κορέννυμι (verbe)''' : rassasier ; (Au passif et au moyen) Être rassasié. Avoir le dégoût de.<br> '''κόρευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : virginité.<br> '''κορεύομαι (verbe)''' : être vierge.<br> '''κόρη, -ης (nom commun) (f)''' : jeune fille.<br> '''κορίαννον, -άννου (nom commun) (n)''' : coriandre.<br> '''κορίζομαι (verbe)''' : caresser.<br> '''κορμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''κόρος, -ου (nom commun) (m)''' : Jeune garçon ; satiété, dédain.<br> '''κόρυζα, -ης (nom commun) (f)''' : coryza.<br> '''κόρυς, -θος (nom commun) (f)''' : Tête ; casque.<br> '''κορώνη, -ης (nom commun) (f)''' : corneille.<br> '''κορωνός, -ή, -όν (adjectif)''' : courbe ; recourbé.<br> '''κόσμημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : bijou.<br> '''κοσμητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Décoratif ; ordonné.<br> '''κοσμητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Ordonnateur ; arrangeur.<br> '''κόσμος, -ου (nom commun) (m)''' : Ordre. Monde ; univers.<br> '''κόσσυκος, -ύκου (nom commun) (m)''' : Forme de ''κόσσυϕος''.<br> '''κόσσυϕος, -ύϕου (nom commun) (m)''' : merle.<br> '''κόσος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme ionienne de ''πόσος''.<br> '''κόττος, -ου (m)''' : coq.<br> '''κόττυϕος, -ύϕου (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''κόσσυϕος''.<br> '''κοτύλη, -ης (nom commun) (f)''' : écuelle.<br> '''κουρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : barbier.<br> '''κουρεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : boutique du barbier.<br> '''κούρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''κόρη''.<br> '''κοῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''κόρος''.<br> '''κοῦ (adverbe interrogatif)''' : Forme ionienne de ''ποῦ''.<br> '''κοῦφος, -ύφη, -ῦφον (adjectif)''' : léger.<br> '''κουφότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κοῦφος''.<br> '''κουφότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κοῦφος''.<br> '''κούφως (adverbe)''' : légèrement.<br> '''κόφινος, -ίνου (nom commun) (m)''' : corbeille.<br> '''κοχλιάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : cuillère.<br> '''κοχλίας, -ου (nom commun) (m)''' : escargot.<br> '''κρα (onomatopée)''' : croa.<br> '''κράϐατος, -άτου (nom commun) (m)''' : Forme macédonienne de ''κράϐϐατος''.<br> '''κράϐϐατος, -άτου (nom commun) (m)''' : grabat.<br> '''κραιπάλη, -ης (nom commun) (f)''' : ivresse.<br> '''κραίνω (verbe)''' : Commander, gouverner.<br> '''κράμϐη, -ης (nom commun) (f)''' : chou.<br> '''κράμϐος, -η, -ον (f)''' : fort (en parlant de la voix ou du son).<br> '''κρανίον, -ου (nom commun) (n)''' : crâne.<br> '''κρανοκοπέω (verbe)''' : décapiter.<br> '''κράνος, -ους (nom commun) (n)''' : casque.<br> '''κρᾶσις, -άσεως (nom commun) (n)''' : mélange de deux ou plusieurs choses.<br> '''κράτειρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : dirigeante.<br> '''κράτος, -ους (nom commun) (n)''' : Force du corps, vigueur, solidité. Domination, puissance.<br> '''κράτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : dirigeant.<br> '''κραυγάζω (verbe)''' : crier.<br> '''κραυγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : cri.<br> '''κρέας, -ατος (nom commun) (n)''' : viande.<br> '''κρεῖας, -ίατος (nom commun) (n)''' : Forme homérique de ''κρέας''.<br> '''κρείουσα, -ας (nom commun) (f)''' : cri.<br> '''κρείσσων, -ων, -ον (adjectif)''' : maîtresse ; souveraine.<br> '''κρείων, -οντος (nom commun) (m)''' : seigneur, maître ; souverain.<br> '''κρέξ, -κου (nom commun) (m)''' : râle (oiseau).<br> '''κρέων, -οντος (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''κρείων''.<br> '''κρημνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : falaise, précipice.<br> '''κρηναῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : .<br> '''κρήνη, -ης (nom commun) (m)''' : Source, puits ; fontaine. (Poétique) (Au pluriel) Eau.<br> '''κρηπίς, -ῖδος (nom commun) (f)''' : pantoufle.<br> '''κρῆσις, -ήσεως (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''κρᾶσις''.<br> '''κρῆς, -ήτος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''κρέας''.<br> '''κρίϐανος, -άνου (nom commun) (m)''' : braséro ; four à pain.<br> '''κρίκος, -ου (nom commun) (m)''' : anneau.<br> '''κρῖμα, -ίματος (nom commun) (n)''' : Objet de contestation, contestation, querelle. (Par suite) Jugement, décision judiciaire. Condamnation, peine. (Par extension) Jugement, Décision. Action de juger.<br> '''κριός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bélier.<br> '''κρίνω (verbe)''' : décider.<br> '''κρίσις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : décision.<br> '''κριτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : test.<br> '''κριτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : interprète.<br> '''κριτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : juge.<br> '''κριτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : décisif.<br> '''κριτικῶς (adverbe)''' : décisivement.<br> '''κριτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κριτικός''.<br> '''κριτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κριτικός''.<br> '''κροκόδειλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : crocodile.<br> '''κρόμμυον, -ύου (nom commun) (n)''' : ognon.<br> '''κρόμυον, -ύου (nom commun) (n)''' : Variante de ''κρόμμυον''.<br> '''κρόταφος, -άφου (nom commun) (m)''' : tempe.<br> '''κροῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : Choc, collision ; impact, percussion.<br> '''κρούω (verbe)''' : heurter, choquer. Frapper l’un contre l’autre. Frapper les cordes d’un instrument. Heurter ou pousser pour mettre en mouvement. Heurter avec le doigt pour l’éprouver et le faire résonner. (Figuré) Piquer, chatouiller en parlant de sensations physiques.<br> '''κρυμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : gel.<br> '''κρύος, -ους (nom commun) (n)''' : froid glacial. Frisson (de crainte).<br> '''κρύσταλλος, -άλλου (nom commun) (m)''' : Eau congelée ; verre transparent.<br> '''κροκόδειλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : crocodile.<br> '''κρόκος, -ου (nom commun) (m)''' : safran.<br> '''κρυπτός, -ός, -όν (adjectif)''' : caché, secret.<br> '''κρύπτω (verbe)''' : cacher.<br> '''κρυφᾷ (adverbe)''' : Forme dorienne de ''κρυφῇ''.<br> '''κρυφῇ (adverbe)''' : secrètement.<br> '''κρύφος, -ου (nom commun) (f)''' : Action de cacher ; cachette.<br> '''κρωγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : croassement.<br> '''κρώζω (verbe)''' : croasser.<br> '''κρωσσίον, -ου (nom commun) (n)''' : cruche.<br> '''κρωσσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : jarre ; urne.<br> '''κτείνω (verbe)''' : tuer.<br> '''κτείς, -ενός (nom commun) (m)''' : Peigne. Râteau. (Au pluriel) Doigts.<br> '''κτένιον, -ίου (nom commun) (m)''' : Diminutif de ''κτείς''.<br> '''κτῆνος, -ήνους (nom commun) (n)''' : (Au pluriel) Bétail. (Au singulier) Bête domestique.<br> '''κτίριον, -ίου (nom commun) (n)''' : bâtiment.<br> '''κτυπέω (verbe)''' : claquer.<br> '''κτύπημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : claquement.<br> '''κτῶμαι (verbe)''' : acquérir.<br> '''κυανός, -ή, -όν (adjectif)''' : bleu.<br> '''κυϐέρνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : pilotage ; gouvernement.<br> '''κυϐερνήτης, -ου (nom commun) (m)''' : pilote ; gouverneur.<br> '''κυϐερνητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : pilotable ; gouvernemental.<br> '''κυϐερνισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : pilotage ; gouvernement.<br> '''κυϐερνῶ (verbe)''' : piloter ; gouverner.<br> '''κῦδος, -ύδους (nom commun) (n)''' : gloire ; renommée.<br> '''κυῶ (verbe)''' : .<br> '''κύημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : vague.<br> '''κύησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : grossesse.<br> '''κύκλος, -ου (nom commun) (m)''' : cercle ; rond.<br> '''κυκλῶ (verbe)''' : Tourner, rouler. Envelopper, cerner.<br> '''κύκλωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : circuit.<br> '''κυκλών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : cyclone.<br> '''κύκνος, -ου (nom commun) (m)''' : cygne.<br> '''κυλινδρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : cylindrique.<br> '''κύλινδρος, -ίνδρου (nom commun) (m)''' : cylindre.<br> '''κυλίνδω (verbe)''' : rouler.<br> '''κύλιξ, -κος (nom commun) (f)''' : coupe (récipient).<br> '''κυλλός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme chypriote de ''χωλός''.<br> '''κῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : onde ; vague.<br> '''κυναλώπηξ, -εκος (nom commun) (f)''' : .<br> '''κυνηγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : chasseur.<br> '''κυνηγῶ (verbe)''' : chasser.<br> '''κύνικλος, -ίκλου (nom commun) (m)''' : Forme de ''κόνικλος''.<br> '''κυνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : canin ; (Philosophie) cynique.<br> '''κυνόροδον, -όδου (nom commun) (n)''' : églantier des haies.<br> '''κυπάρισσος, -ίσσου (nom commun) (f)''' : cyprès.<br> '''κυπάριττος, -ίττου (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''κυπάρισσος''.<br> '''κυπρῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : carpe.<br> '''κύπτω (verbe)''' : se baisser en avant. Baisser la tête (ou les yeux) de honte.<br> '''κυρία, -ας (nom commun) (f)''' : maîtresse ; souveraine.<br> '''κυριακός, -ή, -όν (adjectif)''' : seigneurial.<br> '''κύριος, -ίου (nom commun) (m)''' : maître ; souverain.<br> '''κύρος, -ους (nom commun) (n)''' : prestige.<br> '''κῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : décret.<br> '''κῦρρος, -ύρρου (nom commun) (m)''' : Forme thessalienne de ''κύριος''.<br> '''κύρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : sanction.<br> '''κυρῶ (verbe)''' : confirmer, ratifier ; sanctionner.<br> '''κυσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : sexe de la femme.<br> '''κύστιγξ, -γος (nom commun) (f)''' : vésicule.<br> '''κύστις, -εως (nom commun) (f)''' : sac ; (Au pluriel) Poches sous les yeux.<br> '''κύσσω (verbe)''' : Forme poétique de ''κύσω''.<br> '''κύσω (verbe)''' : donner un baiser.<br> '''κύτος, -ους (nom commun) (n)''' : Creux d'un navire, d'un bouclier, d'une cuirasse. Objet creux. Qui recouvre ou enveloppe.<br> '''κυφός, -ή, -όν (adjectif)''' : Arqué, bossu. Courbé.<br> '''κυφότατος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κυφός''.<br> '''κυφότερος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κυφός''.<br> '''κύφων, -ονος (nom commun) (m)''' : pilori.<br> '''κύφωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''κυφῶς (adverbe)''' : .<br> '''κύψελος, -έλου (nom commun) (m)''' : martinet (oiseau).<br> '''κύων, -νός (nom commun) (m/f)''' : chien ; chienne.<br> '''κωδωνίζω (verbe)''' : sonner les cloches.<br> '''κωδώνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : clochette.<br> '''κωδωνόκροτος, - ()''' : .<br> '''κωδωνοφαλαρόπωλος, - ()''' : .<br> '''κωδωνοφορέω (verb)''' : .<br> '''κώδων, -ος (nom commun) (m)''' : cloche.<br> '''κωκύω (verbe)''' : .<br> '''κώληψ, -πος (nom commun) (f)''' : jarret.<br> '''κωλοϐαθριστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Acrobate marchant sur des échasses.<br> '''κωλόϐαθρον, -άθρου (nom commun) (n)''' : échasse.<br> '''κῶλον, -ώλου (nom commun) (n)''' : .<br> '''κώμη, -ης (nom commun) (f)''' : village ; quartier.<br> '''κωμικός, -ή -όν (adjectif)''' : comique.<br> '''κωµικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''κωµικῶς''.<br> '''κωµικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''κωµικῶς''.<br> '''κωµικῶς (adverbe)''' : comiquement.<br> '''κωµικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''κωµικός''.<br> '''κωµικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''κωµικός''.<br> '''κῶμος, -ώμου (nom commun) (m)''' : Festin, banquet. (Par extension) Troupe impétueuse (en parlant des Érinyes), bande.<br> '''κωμόπολις, -όλεως (nom commun) (n)''' : bourgade.<br> '''κωμῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : poésie satirique.<br> '''κωνωπεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : moustiquaire.<br> '''κώνωψ, -ωπος (nom commun) (m)''' : cousin (genre de moustique) ; moucheron.<br> '''κώπα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''κώπη''.<br> '''κωπέω (f)''' : ramer.<br> '''κώπη, -ης (nom commun) (f)''' : Anse, poignée (d’une rame), manche. Rame.<br> '''κωπίον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''κώπη''.<br> '''κώρα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''κόρη''.<br> '''κῶρος, -ώρου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''κόρος''.<br> '''κῶς (adverbe)''' : Forme ionienne de ''πῶς''.<br> '''κώταλις, - (nom commun) (f)''' : cuillère.<br> '''κωφός, -ή -όν (adjectif)''' : sourd.<br> '''Καικιλία, -ας (nom propre) (f)''' : Cécile.<br> '''Καικίλιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Cécilius.<br> '''Κάϊν (nom propre) (m)''' : Caïn.<br> '''Καινὴ Διαθήκη (locution nominale) (f)''' : Nouveau Testament.<br> '''Καῖσαρ, -ίσαρος (nom propre) (m)''' : César.<br> '''Καλλίας, -ου (nom propre) (m)''' : Callias.<br> '''Καλλικρατίδας, -ου (nom propre) (m)''' : Callicratidas.<br> '''Καλλίμαχος, -άχου (nom propre) (m)''' : Callimaque.<br> '''Καλλιόπη, -ης (nom propre) (f)''' : Calliope.<br> '''Καλλιρόη, -ης (nom propre) (f)''' : Callirhoé.<br> '''Καλλιστώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Callisto.<br> '''Καλυψώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Calypso.<br> '''Καμϐύσης, -ου (nom propre) (m)''' : Cambyse.<br> '''Κανδάκη, -ης (nom propre) (f)''' : Candace.<br> '''Καρδοῦχος, -ύχου (nom commun) (m)''' : Kurde.<br> '''Καρκίνος, -ου (nom propre) (m)''' : Cancer.<br> '''Κᾶρ, -άρος (nom propre) (f)''' : Forme éolienne de ''Κήρ''.<br> '''Καρχηδόνιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Carthaginois.<br> '''Καρχηδών, -όνος (nom propre) (f)''' : Carthage.<br> '''Κασσάνδρα, -ας (nom propre) (f)''' : Cassandre.<br> '''Κάσσανδρος, -άνδρου (nom commun) (m)''' : Cassandre.<br> '''Κελτίς, -δος (nom commun) (f)''' : Celte.<br> '''Κελτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Celte.<br> '''Κερασούντιος, -α, -ον (adjectif)''' : cérasien.<br> '''Κερασοῦς, -ῦντος (nom commun) (m)''' : Cérasus.<br> '''Κέρϐερος, -έρου (nom propre) (m)''' : Cerbère.<br> '''Κέρκωψ, -πος (nom propre) (m)''' : Cercops.<br> '''Κήρ, -ός (nom propre) (f)''' : Une des Kères.<br> '''Κηφισιά, -ᾶς (nom propre) (f)''' : Céphisia.<br> '''Κικέρων, -ος (nom propre) (m)''' : Cicéron.<br> '''Κιλικία, -ας (nom propre) (f)''' : Cilicie.<br> '''Κίρκη, -ης (nom propre) (f)''' : Circé.<br> '''Κλεάνθης, -ου (nom propre) (m)''' : Cléante.<br> '''Κλεισθένης, -ους (nom propre) (m)''' : Clisthène.<br> '''Κλείτανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Clitandre.<br> '''Κλειτόμαχος, -άχου (nom propre) (m)''' : Clitomaque.<br> '''Κλεῖτος, -ίτου (nom propre) (m)''' : Cleithos.<br> '''Κλειτοφῶν, -τος (nom propre) (m)''' : Clitophon.<br> '''Κλειώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Clio.<br> '''Κλεoμήδης, -ους (nom propre) (m)''' : Cléomède.<br> '''Κλεοπᾶς, -ᾶ (nom propre) (m)''' : Cléopas.<br> '''Κλεοπάτρα, -ας (nom propre) (f)''' : Cléopâtre.<br> '''Κλεόπατρος, -άτρου (nom propre) (m)''' : Cléopatros.<br> '''Κλεώνυμος, -ύμου (nom propre) (m)''' : Cléonyme.<br> '''Κλωθώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Clotho (première Moire).<br> '''Κόϊντος, -ΐντου (nom propre) (m)''' : Quentin.<br> '''Κοῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Céos.<br> '''Κολοφών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Colophon (ville).<br> '''Κολχίς, -δος (nom propre) (f)''' : Colchide.<br> '''Κολχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Colchien.<br> '''Κόνων, -ος (nom commun) (m)''' : Conon.<br> '''Κόραμα, -ας (nom propre) (f)''' : Göreme.<br> '''Κορίνθιος, -ίου (nom commun) (f)''' : Corinthien.<br> '''Κόρινθος, -ίνθου (nom propre) (f)''' : Corinthe.<br> '''Κορσίς, -δος (nom propre) (f)''' : Corse.<br> '''Κόρκυρα, -ύρας (nom propre) (f)''' : Corcyre.<br> '''Κορυφώ, -οῦς (nom propre) (m)''' : Corfou (île).<br> '''Κότταλος, -άλου (nom propre) (m)''' : Cottalos.<br> '''Κουῥάν (nom propre) (m)''' : Coran.<br> '''Κράτος, -ους (nom propre) (m)''' : Cratos.<br> '''Κρατύλος, -ου (nom propre) (m)''' : Cratyle.<br> '''Κρεῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Crios.<br> '''Κρέουσα, -ας (nom propre) (f)''' : Créuse.<br> '''Κρέων, -οντος (nom propre) (m)''' : Créon.<br> '''Κριός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Bélier.<br> '''Κρίτοϐουλος, -ύλου (nom propre) (m)''' : Critobule.<br> '''Κροῖσος, -ίσου (nom propre) (m)''' : Crésus.<br> '''Κρίτοϐουλος, -ύλου (nom propre) (m)''' : Critobule.<br> '''Κροκοδειλόπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Fayoum.<br> '''Κτησιφῶν, -τος (nom propre) (m)''' : Ctésiphon.<br> '''Κτιμένη, -ης (nom propre) (f)''' : Ctimène (sœur d'Ulysse).<br> '''Κυαξάρης, -ου (nom propre) (m)''' : Cyaxare.<br> '''Κύθηρα, -ήρων (nom propre) (n)''' : Cythère.<br> '''Κυθήριος, -ίου (nom commun)''' : Cythérien.<br> '''Κύκλωψ, -ωπος (nom propre) (m)''' : Cyclope.<br> '''Κυνόσαργες, -ων (nom propre) (m)''' : Cynosarges.<br> '''Κύπριος, -ίου (nom commun) (m)''' : Chypriote.<br> '''Κύπρος, -ου (nom propre) (f)''' : Chypre.<br> '''Κύριλλος, -ίλλου (nom propre) (m)''' : Cyrille.<br> '''Κύριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Seigneur.<br> '''Κύρνιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Corse.<br> '''Κύρνος, -ου (nom propre) (f)''' : Corse.<br> '''Κῦρος, -ύρου (nom propre) (m)''' : Cyrus.<br> '''Κύψελος, -έλου (nom propre) (m)''' : Cypsélos.<br> '''Κωκυτός, -τοῦ (nom propre) (m)''' : Cocyte.<br> '''Κωνσταντῖνος, -ίνου (nom propre) (m)''' : Constantin.<br> '''Κωνσταντινούπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Constantinople.<br> ==Λ== '''λαϐή, -ῆς (nom commun) (f)''' : anse.<br> '''λάϐρυς, -εως (nom commun) (f)''' : labrys.<br> '''λαϐύρινθος, -ίνθου (nom commun) (m)''' : labyrinthe.<br> '''λάγανον, -άνου (nom commun) (n)''' : crêpe.<br> '''λαγαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Creux, enfoncé ; lâche, ample.<br> '''λαγνεία, -ας (nom commun) (f)''' : libertinage.<br> '''λάγνευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : coït (acte).<br> '''λαγνεύω (verbe)''' : coïter.<br> '''λάγνης, -ης, -ες (adjectif)''' : Forme attique de ''λάγνος''.<br> '''λάγνος, -α, -ον (adjectif)''' : libertin, débauché.<br> '''λαγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : lièvre.<br> '''λάγυνος, -ύνου (nom commun) (m/f)''' : flacon, pichet.<br> '''λαγών, -όνος (nom commun) (m)''' : flanc.<br> '''λαγώς, -ώ (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''λαγός''.<br> '''λᾴα -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''λεία''.<br> '''λάθος, -ους (nom commun) (n)''' : erreur.<br> '''λαϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : populaire.<br> '''λαϊκῶς (adverbe)''' : populairement.<br> '''λαϊκώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λαϊκός''.<br> '''λαϊκώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λαϊκός''.<br> '''λαϊκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''λαϊκῶς''.<br> '''λαϊκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''λαϊκῶς''.<br> '''λαιµός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cou, gorge.<br> '''λαῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : faux.<br> '''λαιός, -ά, -όν (adjectif)''' : qui est à gauche.<br> '''λαιψηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : agile, véhément.<br> '''λαιψηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λαιψηρός''.<br> '''λαιψηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λαιψηρός''.<br> '''λαιψηρῶς (adverbe)''' : agilement, véhémentement.<br> '''λάκτισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : coup de pied.<br> '''λάκυθος, -ύθου (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''λήκυθος''.<br> '''λακωνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : concis.<br> '''λακωνικότης, -τος (nom commun) (f)''' : concision.<br> '''λακωνικῶς (adverbe)''' : concisément.<br> '''λακωνικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λακωνικός''.<br> '''λακωνικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λακωνικός''.<br> '''λᾳστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''λῃστής''.<br> '''λαλέω (verbe)''' : Babiller, bavarder.<br> '''λαλιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Babil, bavardage.<br> '''λάλος, -ος, -ον (adjectif)''' : Babillard, bavard.<br> '''λαμϐάνω (verbe)''' : prendre.<br> '''λάμϐδα (nom commun) (n)''' : lambda.<br> '''λαμπάς, -δος (nom commun) (f)''' : torche.<br> '''λαμπέτης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''λαμπέτις, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''λάμπη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme homérique et ionienne de ''λαμπάς''.<br> '''λαμπηδών, -όνος (nom commun) (f)''' : brillance des yeux.<br> '''λαμπρός, -ά, -όν (adjectif)''' : brillant.<br> '''λαμπρῶς (verbe)''' : brillamment.<br> '''λαμπρώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λαμπρός''.<br> '''λαμπρώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λαμπρός''.<br> '''λαμπτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : briquet, lanterne ; torche.<br> '''λαμπυρίς, -δος (nom commun) (f)''' : ver luisant.<br> '''λάμπω (verbe)''' : briller.<br> '''λάμψις, -εως (nom commun) (f)''' : brillance des étoiles, des éclairs, du Soleil.<br> '''λανθάνω (verbe)''' : être caché, faire oublier.<br> '''λαός, -οῦ (nom commun) (m)''' : peuple.<br> '''λάριξ, -κος (nom commun) (m)''' : mélèze.<br> '''λάρυγξ, -γος (nom commun) (m)''' : larynx. (Par suite) Gorge, gosier.<br> '''λάσανον, -άνου (nom commun) (n)''' : Casserole, marmite ; pot.<br> '''λατρεία, -ας (nom commun) (f)''' : service à gages. Service d’un dieu ; culte, adoration. Soins à donner au corps ou à l'âme.<br> '''λατρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : serviteur engagé.<br> '''λατρεύω (verbe)''' : Être serviteur à gages. (Généralement) Servir que ce soit en parlant d’homme libre ou d’esclaves. (En particulier) Être serviteur de Dieu.<br> '''λάτρης, -ου (nom commun) (n)''' : adorateur.<br> '''λάτρον, -ου (nom commun) (n)''' : Gage, salaire ; rémunération.<br> '''λάφυρον, -ύρου (nom commun) (n)''' : butin.<br> '''λέαινα, -ίνης (nom propre) (f)''' : lionne.<br> '''λέϐης, -τος (nom commun) (m)''' : chaudière.<br> '''λέγω (verbe)''' : choisir.<br> '''λεία, -ας (nom commun) (f)''' : pillage.<br> '''λείϐω (verbe)''' : verser.<br> '''λειμών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : pré.<br> '''λειμωνήρης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''λειμωνιάς, -δος (nom commun) (f)''' : lémoniade.<br> '''λειμώνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''λειμώνιος, -α, -ον (adjectif)''' : .<br> '''λειμωνίς, -δος (nom commun) (f)''' : lémoniade.<br> '''λειμωνοειδής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''λειμωνόθεν (adverbe)''' : .<br> '''λεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : lisse, uni.<br> '''λείριον, -ίου (nom commun) (n)''' : lis (fleur).<br> '''λειτούργημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''λειτουργία, -ας (nom commun) (f)''' : Cérémonie publique, service public.<br> '''λειτουργός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Ministre, fonctionnaire. (Religion) Ministre du culte.<br> '''λειχήν, -ῆνος (nom commun) (m)''' : Lèpre, dartre sur le corps de l’homme. Cal sur la jambe du cheval. Lichen.<br> '''λείχω (verbe)''' : lécher.<br> '''λεξικός, -ή, -όν (adjectif)''' : lexical.<br> '''λεξικόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : dictionnaire.<br> '''λεξικῶς (adverbe)''' : lexicalement.<br> '''λεξικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λεξικός''.<br> '''λεξικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λεξικός''.<br> '''λέξις, -εως (nom commun) (f)''' : Parole, action de parler. Élocution, style, manière de parler.<br> '''λεόντειος, -ος, -ον (adjectif)''' : léonin.<br> '''λεπίς, -δος (nom commun) (f)''' : Coque d’œuf. Lamelle de métal.<br> '''λεπτότης, -τος (nom commun) (f)''' : Minceur. Délicatesse.<br> '''λεπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : Dépouillé de sa peau, de sa pellicule. Mince. Délicat.<br> '''λεπτότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λεπτός''.<br> '''λεπτότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λεπτός''.<br> '''λεπτῶς (adverbe)''' : Mincement. Délicatement<br> '''λέπω (verbe)''' : Peler, écosser ; écorcher.<br> '''λευγαλέος, -α, -ον (adjectif)''' : Triste, malheureux. Irrité, funeste. Désolé.<br> '''λευκός, -ή, -όν (adjectif)''' : blanc.<br> '''λεύκη, -ης (nom commun) (f)''' : peuplier.<br> '''λεύσσω (verbe)''' : voir.<br> '''λεώϐατος (nom commun)''' : .<br> '''λεωλογέω (verbe)''' : .<br> '''λέων, -οντος (nom commun) (m)''' : lion.<br> '''λεώς, -ώ (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''λαός''.<br> '''λεωσφέτερος''' : .<br> '''λεωφόρος, -ου (nom commun) (f)''' : Avenue, boulevard.<br> '''λήθαιος, -α, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ληθάνω (verbe)''' : faire oublier.<br> '''ληθαργέω (verbe)''' : oublier.<br> '''ληθαργία, -ας (nom commun) (f)''' : léthargie.<br> '''ληθαργικός, -ή, -όν (adjectif)''' : léthargique.<br> '''ληθαργικῶς (adverbe)''' : léthargiquement.<br> '''ληθαργικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ληθαργικός''.<br> '''ληθαργικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ληθαργικός''.<br> '''ληθαργικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ληθαργικῶς''.<br> '''ληθαργικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ληθαργικῶς''.<br> '''λήθαργος, -άργου (nom commun) (m)''' : torpeur.<br> '''λήθη, -ης (nom commun) (f)''' : oubli.<br> '''ληΐη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''λεία''.<br> '''ληΐς, - (nom commun) (f)''' : Forme homérique de ''λεία''.<br> '''ληϊστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''λῃστής''.<br> '''λήιτον, -ίτου (nom commun) (n)''' : (En Achaïe) mairie.<br> '''λήκυθος, -ύθου (nom commun) (f)''' : petit vase.<br> '''λῃστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : voleur, brigand. (en particulier) Pirate.<br> '''λῆξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : tirage au sort.<br> '''λῆμμα, -ήμματος (nom commun) (n)''' : Bénéfice, salaire, recette. Gain, profit. Bénéfice.<br> '''λημματιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : receveur.<br> '''λῆνος, -ήνους (nom commun) (n)''' : laine.<br> '''ληός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''λαός''.<br> '''λησμοσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : oubli.<br> '''λῆψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : prise.<br> '''λίϐανος, -άνου (nom commun) (m)''' : oliban.<br> '''λιϐάς, -δος (nom commun) (f)''' : prairie.<br> '''λίθος, -ου (nom commun) (m)''' : pierre.<br> '''λιμήν, -ένος (nom commun) (m)''' : port.<br> '''λίμνη, -ης (nom commun) (f)''' : lac.<br> '''λιµός, -οῦ (nom commun) (m)''' : faim.<br> '''λιποθυμῶ (verbe)''' : s’évanouir.<br> '''λίπος, -ους (nom commun) (n)''' : graisse ; gras.<br> '''λιπόψυχος, -ος, -ον (adjectif)''' : pusillanime.<br> '''λιτότης, -τος (nom commun) (f)''' : simplicité.<br> '''λιτός, -ή, -όν (adjectif)''' : Uni. Simple, sans apprêts. (Par extension) Pauvre, chétif, faible, petit.<br> '''λίψ, -ϐος (nom commun) (m)''' : sud-ouest.<br> '''λογίζομαι (verbe)''' : .<br> '''λογικός, -ή, -όν (adjectif)''' : intellectuel ; rationnel.<br> '''λογικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λογικός''.<br> '''λογικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λογικός''.<br> '''λογικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''λογικῶς''.<br> '''λογικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''λογικῶς''.<br> '''λογικῶς (adverbe)''' : intellectuellement ; rationnellement.<br> '''λόγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : oracle.<br> '''λόγος, -ου (nom commun) (m)''' : discours, sujet ; parole.<br> '''λοιμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : peste.<br> '''λοίμωξις, -ώξεως (nom commun) (f)''' : infestation.<br> '''λοπαδοτεμαχοσελαχογαλεοκρανιολειψανοδριμυποτριμματοσιλφιοκαραϐομελιτοκατακεχυμενοκιχλεπικοσσυφοφαττοπεριστεραλεκτρυονοπτεκεφαλλιοκιγκλοπελειολαγῳ-οσιραιοϐαφητραγανοπτερυγών (nom commun) (m)''' : bigornocabillofricandortolangoustabricobouillabopoulaupococovin (Plat formé de dix-sept ingrédients différents, décrit par Aristophane dans ''L’Assemblée des femmes''. (v. 1169-1174)<br> '''λόγχη, -ης (nom commun) (f)''' : lance.<br> '''λοπάς, -δος (nom commun) (f)''' : écuelle.<br> '''λορδός, -ή, -όν (adjectif)''' : courbé.<br> '''λορδότατος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''λορδός''.<br> '''λορδότερος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''λορδός''.<br> '''λορδῶς (adverbe)''' : .<br> '''λουτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : baignoire.<br> '''λούω (verbe)''' : baigner.<br> '''λόφος, -ου (nom commun) (m)''' : colline.<br> '''λοχαγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : capitaine.<br> '''λόχος, -ου (nom commun) (m)''' : compagnie.<br> '''λύγη, -ης (nom commun) (f)''' : crépuscule, pénombre.<br> '''λύγξ, -γός (nom commun) (f)''' : hoquet.<br> '''λύγξ, -κός (nom commun) (m/f)''' : lynx.<br> '''λυγρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Fâcheux, triste. Malfaisant.<br> '''λύκαινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : louve.<br> '''λυκάνθρωπος, -ώπου (nom commun) (m)''' : loup-garou.<br> '''λυκίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : chien-loup.<br> '''λύκος, -ου (nom commun) (m)''' : loup.<br> '''λύμα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''λύμη''.<br> '''λῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''λῦμαξ, -ύμακος (nom commun) (m)''' : .<br> '''λυμαίνομαι (verbe)''' : .<br> '''λυμαντήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : destructeur.<br> '''λυμαντήριος, -α, -ον (adjectif)''' : injurieux, destructeur.<br> '''λυμαντής, -οῦ (nom commun) (m)''' : coureur.<br> '''λυμαντικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''λυμάντωρ, - (nom commun) (m)''' : .<br> '''λῦμαρ, -ύμαρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''λύμασις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''λυμάχη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''λύμη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''λύπη, -ης (nom commun) (f)''' : regret.<br> '''λυποῦμαι (verbe)''' : être affligé.<br> '''λυπῶ (verbe)''' : regretter.<br> '''λύρα, -ας (nom commun) (f)''' : lyre. (Par extension) Constellation de la lyre. (Par extension) Poisson du même nom.<br> '''λύσσα, -ης (nom commun) (f)''' : Rage. (maladie canine) Fureur belliqueuse, frénésie.<br> '''λύτρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : rédemption.<br> '''λύττα, -ης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''λύσσα''.<br> '''λύχνος, -ου (nom commun) (m)''' : lampe.<br> '''λωρίς, -δος (nom commun) (f)''' : bande.<br> '''λῶρος, -ώρου (nom commun) (m)''' : bande.<br> '''Λάζαρος, -άρου (nom propre) (m)''' : Lazare.<br> '''Λαέρτης, -ου (nom propre) (m)''' : Laërte (père d’Ulysse).<br> '''Λαῖλαψ, -ίλαπου (nom propre) (m)''' : Lélaps.<br> '''Λάκαινα, -ίνης (nom commun) (m)''' : Laconienne.<br> '''Λακεδαιμόνιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Lacédémonien.<br> '''Λακεδαίμων, -ονος (nom propre) (f)''' : Lacédémone.<br> '''Λακωνία, -ας (nom propre) (m)''' : Laconie.<br> '''Λάκων, -ος (nom commun) (m)''' : Laconien.<br> '''Λάμια, -ας (nom propre) (m)''' : Lamia.<br> '''Λαμπάς, -δος (nom propre) (f)''' : Lampade.<br> '''Λαμπετίη, -ης (nom propre) (f)''' : Lampétie.<br> '''Λάμπος, -ου (nom propre) (m)''' : Lampos.<br> '''Λαοδίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Laodicé.<br> '''Λαοκόων, -οντος (nom propre) (m)''' : Laocoon.<br> '''Λαομέδων, -οντος (nom propre) (m)''' : Laomédon (fils d’Ilos et d’Eurydice).<br> '''Λατῖνος, -ίνου (nom propre) (m)''' : Latinos.<br> '''Λάτιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Latium.<br> '''Λατώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Λητώ''.<br> '''Λαύρειον, -ίου (nom propre) (m)''' : Laurion.<br> '''Λάχεσις, -εως (nom propre) (f)''' : Lachésis (deuxième Moire).<br> '''Λέανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Léandre.<br> '''Λεία, -ας (nom propre) (f)''' : Léa.<br> '''Λεύκιππος, -ίππου (nom propre) (m)''' : Leucippe.<br> '''Λευκοτεκία, -ας (nom propre) (f)''' : Variante de ''Λoυκoτοκία''.<br> '''Λεωνίδας, -ου (nom propre) (m)''' : Léonidas.<br> '''Λέων, -οντος (nom propre) (m)''' : Lion.<br> '''Λεωχάρης, -ου (nom propre) (m)''' : Léocharès.<br> '''Λήθη, -ης (nom propre) (f)''' : Léthé.<br> '''Λητώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Léto.<br> '''Λιϐύη, -ης (nom propre) (f)''' : Lybie.<br> '''Λίϐυς, -ος (nom commun) (m)''' : Libyen.<br> '''Λουκᾶνος, -άνου (nom commun) (m)''' : Lucanien.<br> '''Λουκᾶς, -ᾶ (nom propre) (m)''' : Luke ; Lucas.<br> '''Λουκιανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Lucien.<br> '''Λoυκoτοκία, -ας (nom propre) (f)''' : Lutèce.<br> '''Λουκρητία, -ας (nom propre) (f)''' : Lucrèce.<br> '''Λουκρήτιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Lucrèce.<br> '''Λυγκεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Lyncée.<br> '''Λυκάμϐης, -ου (nom propre) (m)''' : Lycambès.<br> '''Λυκάων, -ονος (nom propre) (m)''' : Lycaon.<br> '''Λύκειον, -ίου (nom propre) (m)''' : Lycée. (Gymnase au nord-est d’Athènes où enseigna Aristote.)<br> '''Λυκομήδης, -ου (nom propre) (m)''' : Lycomède.<br> '''Λυκόπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Assiout.<br> '''Λυκοῦργος, -ύργου (nom propre) (m)''' : Lycurgue.<br> '''Λύσανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Lysandre.<br> '''Λυσιδίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Lysidice.<br> '''Λύσις, -δος (nom propre) (m)''' : Lysis. (œuvre de Platon)<br> '''Λῦσις, -ύσεως (nom propre) (m)''' Lysis. (philosophe grec)<br> '''Λωΐς, -δος (nom propre) (f)''' Loïs. (Personnage du Nouveau Testament : ''Timothée'', 1-5)<br> ==Μ== '''-μα, -τος (suffixe)''' : suffixe marquant des noms neutres abstraits.<br> '''μά (particule)''' : par. (Particule interjective.) (+ nom de divinité a l’accusatif)<br> '''μαγειρεῖον, -ίρου (nom commun) (n)''' : cuisine (pièce).<br> '''μαγειρεύω (verbe)''' : cuisiner.<br> '''μαγείρισσα, -ας (nom commun) (f)''' : cuisinière.<br> '''μάγειρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : cuisinier.<br> '''μαγικός, -ή, -όν (adjectif)''' : magique.<br> '''μαγικῶς (adverbe)''' : magiquement.<br> '''μαγικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μαγικός''.<br> '''μαγικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μαγικός''.<br> '''μάγος, -ου (nom commun) (m)''' : Enchanteur, magicien ; sorcier.<br> '''μαδαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : moite ; mouillé.<br> '''μαδάω (verbe)''' : être moite/mouillé.<br> '''μᾶζα, -άζης (nom commun) (f)''' : masse (tas).<br> '''μαζός, -οῦ (nom commun) (m)''' : sein.<br> '''μάθημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : leçon.<br> '''μαθητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : disciple.<br> '''μάθησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : apprentissage.<br> '''µαῖα, -ίας (nom propre) (f)''' : mère ; sage-femme.<br> '''μαίευμα, -ύµατος (nom commun) (n)''' : accouchement.<br> '''μαίευσις, -ύσεως (nom propre) (f)''' : accouchement.<br> '''μαιευτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : maïeutique.<br> '''μαιεύομαι (verbe)''' : faire accoucher.<br> '''μαίνομαι (verbe)''' : être fou, délirer ; être enragé.<br> '''μαίομαι (verbe)''' : .<br> '''μαιμάω (verbe)''' : .<br> '''μακάριος, -ία, -άριον (adjectif)''' : béni, bienheureux ; heureux, fortuné.<br> '''μακρός, -ά, -όν (adjectif)''' : (idée d’espace) long. (idée de durée) long. (idée de quantité) Grand, fort.<br> '''μακρύς, -ιά, -ύ (adjectif)''' : long.<br> '''μαλακτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''μαλάκτης, -ου (nom commun) (m)''' : masseur.<br> '''μάλαξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : massage.<br> '''μαλάσσω (verbe)''' : masser.<br> '''μᾶλον, -άλου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne et éolienne de ''μῆλον''. (Au sens de « pomme ».)<br> '''μαλλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : touffe de laine.<br> '''μάμμη, -ης (nom commun) (f)''' : maman.<br> '''μανδύα, -ας (nom commun) (f)''' : cape.<br> '''μανδύη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μανδύα''.<br> '''μανθάνω (verbe)''' : Apprendre ; s’apercevoir de. (Par suite) Comprendre.<br> '''μανία, -ας (nom commun) (f)''' : Folie, démence ; enthousiasme, transport.<br> '''μανίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μανία''.<br> '''μᾶνις, -άνιος (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μῆνις''.<br> '''μαντεία, -ας (nom commun) (f)''' : Prédiction, oracle ; divination.<br> '''μαντείη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme homérique de ''μαντεία''.<br> '''μαντηΐη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μαντεία''.<br> '''μάντις, -εως (nom commun) (m) ''' : devin.<br> '''μάραθον, -άθου (nom commun) (n)''' : fenouil.<br> '''μαργαρίδης, -ου (nom commun) (m) ''' : Forme ionienne de ''μαργαρίτης''.<br> '''μαργαρίτα, -ας (nom commun) (f) ''' : marguerite.<br> '''μαργαρίτης, -ου (nom commun) (m) ''' : perle.<br> '''μαρμαίρω (verbe)''' : briller.<br> '''μαρμάρεος, -έα, -άρεον (adjectif) ''' : brillant ; fait de marbre.<br> '''μαρμάρινος, -η, -ον (adjectif) ''' : marmoréen.<br> '''μάρμαρος, -άρου (nom commun) (m)''' : marbre.<br> '''μαρμαρώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : marbré.<br> '''μάρσιπος, -ίπου (nom commun) (m)''' : sac.<br> '''μαρσίππιον, -ίου (nom commun) (n)''' : petit sac.<br> '''μαρτυρέω (verbe)''' : .<br> '''μαρτύρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : témoignage.<br> '''μαρτυρία, -ας (nom commun) (f)''' : témoignage.<br> '''μαρτύριον, -ίου (nom commun) (n)''' : Témoignage, preuve. Sanctuaire dédié à un martyr.<br> '''μάρτυρ, -ος (nom commun) (m/f)''' : Forme éolienne de ''μάρτυς''.<br> '''μάρτυς, -ρος (nom commun) (m/f)''' : témoin ; témoin de Dieu.<br> '''μασδός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''μαζός''.<br> '''μασθός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme tardive de ''μαζός''.<br> '''μάσσω (verbe)''' : pétrir, masser.<br> '''μάσταξ, -κος (nom commun) (f)''' : mâchoire.<br> '''μαστιάω (verbe)''' : Forme homérique de ''μαστίζω''.<br> '''μαστίγωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : flagellation.<br> '''μαστιγῶ (verbe)''' : fouetter.<br> '''μαστίζω (verbe)''' : flageller.<br> '''μαστίσδω (verbe)''' : Forme dorienne de ''μαστίζω''.<br> '''μάστιξ, -ίγος (nom commun) (f)''' : fouet.<br> '''μαστός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mamelle ; sein.<br> '''μασχάλη, -ης (nom commun) (f)''' : aisselle (cavité placée sous le bras).<br> '''μάταιος, -ία, -αιον (adjectif)''' : futile, vain ; frivole.<br> '''ματαιότης, -τος (nom commun) (f)''' : futilité, vanité ; frivolité.<br> '''μάτημι (verbe)''' : Forme éolienne de ''πατέω''.<br> '''μάτηρ, -ρός (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μήτηρ''.<br> '''μάττω (verbe)''' : Forme attique de ''μάσσω''.<br> '''μαυρός, -ός, -όν (adjectif)''' : Forme alternative de ''ἀμαυρός''.<br> '''μάχαιρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : sabre.<br> '''μαχαιτάς, -δος (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''μαχητής''.<br> '''μαχανά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μηχανή''.<br> '''μαχατάρ, -ος (nom commun) (m)''' : Forme laconienne de ''μαχητής''.<br> '''μαχάτας, -ου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''μαχητής''.<br> '''μαχέομαι (verbe)''' : Forme ionienne de ''μάχομαι''.<br> '''μάχη, -ῆς (nom commun) (f)''' : Combat ; bataille.<br> '''μαχητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : combattant.<br> '''μάχλος, -ος, -ον (adjectif)''' : libertin, débauché.<br> '''μάχομαι (verbe)''' : combattre.<br> '''μᾶχος, -άχου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''μῆχος''.<br> '''μέγαθος, -άθεος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''μέγεθος''.<br> '''μεγαλομανής, -ής, -ές (adjectif)''' : mégalomane.<br> '''μέγας, -άλη, -α (adjectif)''' : grand.<br> '''μέγεθος, -έθους (nom commun) (n)''' : Grandeur, hauteur.<br> '''μεγιστάν, -ᾶνος (nom commun) (m)''' : magnat.<br> '''μέγιστος, -η, -ον (adjectif)''' : Superlatif de ''μέγας''.<br> '''μέδος, -ου (nom commun) (m)''' : hydromel.<br> '''μέδων, -οντος (nom commun) (m)''' : seigneur.<br> '''μέδω (verbe)''' : Commander, régner.<br> '''μεθίημι (verbe)''' : .<br> '''μέθυστος, -ος, -ον (adjectif)''' : ivre.<br> '''μέθυ, -ος (nom commun) (n)''' : vin.<br> '''μεθύω (verbe)''' : être ivre.<br> '''μεῖγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : mixture.<br> '''μείζων, -ων, -ον (adjectif)''' : Comparatif de ''μέγας''.<br> '''μεῖξις, -ίξεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''μεῖλον, -ίλου (nom commun) (n)''' : Forme béotienne de ''μῆλον''. (Au sens de « petit bétail ».)<br> '''μεῖραξ, -ίρακος (nom commun) (m/f)''' : jeune fille ; jeune garçon.<br> '''μείρομαι (verbe)''' : attribuer ; prendre.<br> '''μείωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : réduction.<br> '''μειῶ (verbe)''' : réduire.<br> '''μελάμπυγος, -ος, -ον (adjectif)''' : Qui a les fesses noires.<br> '''μελάντατος, -άτη, -άντατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μέλας''.<br> '''μελάντερος, -έρα, -άντερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μέλας''.<br> '''μελάνως (adverbe)''' : en noir.<br> '''μέλας, -αινα, -αν (adjectif)''' : noir ; sombre.<br> '''μελεαγρίς, -δος (nom commun) (f)''' : pintade.<br> '''μελετηρός, -ή, -όν (adjectif)''' : studieux.<br> '''μελετῶ (verbe)''' : étudier.<br> '''μελία, -ας (nom commun) (f)''' : frêne.<br> '''μελίζω (verbe)''' : moduler, chanter.<br> '''μελίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μελία''.<br> '''μέλι, -τος (nom commun) (f)''' : miel.<br> '''μέλισσα, -ης (nom commun) (f)''' : abeille.<br> '''μέλος, -ους (nom commun) (n)''' : Membre, articulation. Chant. <br> '''μελῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : mélodie.<br> '''μελῳδικός, -ή, -όν (adjectif)''' : mélodieux.<br> '''μελῳδός, -ή, -όν (adjectif)''' : musical.<br> '''μέλω (verbe)''' : être un objet de soin ; prendre soin de ; (impersonnel) être un sujet de souci.<br> '''μέλλων, -οντος (nom commun) (m)''' : futur.<br> '''μέμψις, -εως (nom commun) (f)''' : blâme ; censure.<br> '''μέμφομαι (verbe)''' : reprocher.<br> '''μέν (particule)''' : .<br> '''μένος, -ους (nom commun) (n)''' : Esprit. Courage, cœur, ardeur, volonté. Désir. Force, violence.<br> '''μέντοι (particule)''' : cependant.<br> '''μένω (verbe)''' : rester, demeurer. Attendre<br> '''μερίς, -δος (nom commun) (f)''' : part.<br> '''μέρος, -ους (nom commun) (n)''' : partie.<br> '''μεσαιπόλιος -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''µεσοστιχίς, -δος (nom commun) (f)''' : mésostiche.<br> '''μέσος, -η, -ον (adjectif)''' : médian.<br> '''μέσος, -ου (nom commun) (m)''' : majeur.<br> '''μεστός, -ή, -όν (adjectif)''' : plein.<br> '''μεστῶς (adverbe)''' : pleinement.<br> '''μεστώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μεστός''.<br> '''μεστώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μεστός''.<br> '''μεστῶ (verbe)''' : être plein.<br> '''μέσως (adverbe)''' : au milieu de.<br> '''μεσώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μέσος''.<br> '''μεσώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μέσος''.<br> '''μεσηγύ (adverbe)''' : au milieu.<br> '''μετά (adverbe)''' (Devient ''μετ’'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux, et ''μεθ’'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit rude.) : Au milieu, parmi.<br> '''μετα- (préfixe)''' : .<br> '''μεταϐαίνω (verbe)''' : changer ; dépasser.<br> '''μετάϐασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : changement ; dépassement.<br> '''μεταϐίϐασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : transfert ; transmission.<br> '''μεταϐιϐάζω (verbe)''' : transférer ; transmettre.<br> '''μεταγιγνώσκω (verbe)''' : regretter.<br> '''μετακινῶ (verbe)''' : .<br> '''μεταμέλεια, -ας (nom commun) (f)''' : repentir.<br> '''μεταμέλω (verbe)''' : se repentir.<br> '''μεταμόρφωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : transformation.<br> '''μετάνοια, -ίας (nom commun) (f)''' : repentance ; pénitence.<br> '''μετανοῶ (verbe)''' : faire pénitence.<br> '''μέταξα, -άξης (nom commun) (f)''' : soie.<br> '''µεταξύ (préposition)''' : entre.<br> '''μεταφέρω (verbe)''' : transporter.<br> '''μεταφορά, -άς (nom commun) (f)''' : transport.<br> '''μεταφράζω (verbe)''' : traduire.<br> '''μετάφρασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : traduction.<br> '''μετέωρος, -ος, -ον (adjectif)''' : élevé.<br> '''μέτοικος, -ίκου (nom commun) (m/f)''' : Individu étranger à une cité.<br> '''μετεωρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μετέωρος''.<br> '''μετεωρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μετέωρος''.<br> '''μετεωρότατα (adverbe)''' : Superlatif de ''μετεώρως''.<br> '''μετεωρότερον (adverbe)''' : Comparatif de ''μετεώρως''.<br> '''μετεώρως (adverbe)''' : de façon élevée.<br> '''μέτρον, -ου (nom commun) (n)''' : mesure.<br> '''μέτωπον, -ώπου (nom commun) (n)''' : front.<br> '''μέχρι (conjonction)''' : jusqu'à ce que.<br> '''μηδέν (adjectif numéral)''' : zéro.<br> '''μηδέποτε (adverbe)''' : jamais.<br> '''μηδικός, -ή, -όν (adjectif)''' : mède.<br> '''μῆδος, -ήδους (nom commun) (n)''' : mesure.<br> '''μή (particule)''' : non (subjectif).<br> '''μηλίτης, -ου (nom commun) (m)''' : cidre.<br> '''μῆλον, -ήλου (nom commun) (n)''' : Petit bétail ; pomme.<br> '''μηνιαῖος, -ία -ῖον (suffixe)''' : mensuel.<br> '''μηναιότατος, -άτη, -ότατον (suffixe)''' : Forme superlative de ''μηνιαῖος''.<br> '''μηναιότερος, -έρα, -ότερον (suffixe)''' : Forme comapartive de ''μηνιαῖος''.<br> '''μηναίως (suffixe)''' : mensuellement.<br> '''μήνη, -ης (nom commun) (f)''' : mère.<br> '''μῆνιγξ, -ήνιγγος (nom commun) (f)''' : membrane.<br> '''μῆνις, -ήνιος (nom commun) (f)''' : colère.<br> '''μήν, -ός (nom commun) (m)''' : mois.<br> '''μηριαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : fémural.<br> '''μηρóς, -οῦ (nom commun) (m)''' : côté, flanc ; cuisse, fémur.<br> '''μήτηρ, -ρός (nom commun) (f)''' : mère.<br> '''μητιάω (verbe)''' : ruse.<br> '''μητιόεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : .<br> '''μῆτις, -ήτεως (nom commun) (f)''' : ruse.<br> '''μήτις, -ις, -ι (pronom)''' : personne.<br> '''μήτρα, -ας (nom commun) (f)''' : matrice ; ventre ou sein de la mère.<br> '''μήτρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μήτρα''.<br> '''μητροκτονία, -ας (nom commun) (m)''' : matricide.<br> '''μητροκτόνος, -ου (nom commun) (m)''' : matricide.<br> '''μητρυιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : belle-mère.<br> '''μητρυιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : beau-père.<br> '''μηχανή, -ῆς (nom commun) (f)''' : machine ; engin. Invention.<br> '''μηχανικός, -ή, -όν (f)''' : mécanique ; ingénieux.<br> '''μηχανικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μηχανικός''.<br> '''μηχανικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μηχανικός''.<br> '''μηχανικῶς (adverbe)''' : mécaniquement ; ingénieusement.<br> '''μῆχος, -ήχους (nom commun) (n)''' : .<br> '''μιαίνω (verbe)''' : Salir, souiller, polluer, profaner, teindre, colorer.<br> '''μιαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : impur.<br> '''μίασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : Souillure provenant d’un meurtre. Personne souillée d’un meurtre.<br> '''μιασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Action de salir, souiller, tacher ; deuil, vêtements salis en signe de deuil, teinture.<br> '''μίγδην (adverbe)''' : confusément.<br> '''μῖγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''μικρός, -ά, -όν (adjectif)''' : petit.<br> '''μικρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : auriculaire.<br> '''μικρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μικρός''.<br> '''μικρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μικρός''.<br> '''μικρῶς (adverbe)''' : .<br> '''μιμάς, -δος (nom commun) (f)''' : actrice.<br> '''μιμεῖσθαι (verbe)''' : imiter.<br> '''μίμημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Imitation, copie ; contrefaçon.<br> '''μίμησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Imitation, représentation.<br> '''μιμητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : représentatif.<br> '''μιμητικῶς (adverbe)''' : représentativement.<br> '''μιμητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μιμητικός''.<br> '''μιμητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μιμητικός''.<br> '''μιμητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''μιμητικῶς''.<br> '''μιμητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''μιμητικῶς''.<br> '''μιμναίσκω (verbe)''' : Forme éolienne de ''μιμνήσκω''.<br> '''μιμνήσκω (verbe)''' : Rappeler à la mémoire. Rappeler une chose, mentionner.<br> '''μῖμος, -ίμου (nom commun) (m)''' : acteur.<br> '''μιμοῦμαι (verbe)''' : mimer.<br> '''μίνθη, -ης (nom commun) (f)''' : menthe.<br> '''µινώταυρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : minotaure.<br> '''μισανδρία, -ας (nom commun) (f)''' : misandrie.<br> '''μισάνδρος, -ος, -ον (adjectif)''' : misandre.<br> '''μισανθρωπία, -ας (nom commun) (f)''' : misanthropie.<br> '''μισάνθρωπος, -ος, -ον (adjectif)''' : misanthropie.<br> '''μισθός, -οῦ (nom commun) (m)''' : salaire.<br> '''μισθοφόρος, -ου (nom commun) (m)''' : mercenaire.<br> '''μισογύνης, -ου (nom commun) (m)''' : matcho.<br> '''μισογυνία, -ας (nom commun) (f)''' : misogynie.<br> '''μῖσος, -ίσους (nom commun) (n)''' : Haine, aversion ; objet de haine.<br> '''μισῶ (verbe)''' : détester, haïr.<br> '''μίτος, -ου (nom commun) (m)''' : fil.<br> '''μίτρα, -ας (nom commun) (f)''' : Ceinture, bandeau ; chapelet de victoire. Guirlande.<br> '''μίτρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μίτρα''.<br> '''μίτωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : mitose.<br> '''μνᾶ, -ᾶς (nom commun) (f)''' : mine (monnaie).<br> '''μνᾶμα, -άματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''μνῆμα''.<br> '''μνάμων, -ων, -ον (adjectif)''' : Forme dorienne de ''μνήμων''.<br> '''μνάομαι (verbe)''' : .<br> '''μναστήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''μνηστήρ''.<br> '''μνᾶστις, -άστεως (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μνῆστις''.<br> '''μνῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : tombe.<br> '''μνημεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : monument.<br> '''μνημήιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''μνημεῖον''.<br> '''μνήμων, -ων, -ον (adjectif)''' : .<br> '''μνηστήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : prétendant.<br> '''μνῆστις, -ήστεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''µvοῦς, -οῦ (nom commun) (m)''' : chatte (sexe féminin).<br> '''μόγις (adverbe)'''' : à peine.<br> '''μόγος, -ου (nom commun) (m)''' : peine ; labeur.<br> '''μόλις (adverbe)''' : Variante de ''μόγις''.<br> '''µοῖρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : part ; portion. Parti politique.<br> '''μοιχαλίς, -δος (nom commun) (f)''' : adultère (celle qui la commet).<br> '''μοιχεία, -ας (nom commun) (f)''' : adultère.<br> '''μοιχεύω (verbe)''' : commettre l’adultère.<br> '''μοιχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : adultère (celui qui la commet).<br> '''μόλυϐδος, -ύϐδου (nom commun) (m)''' : plomb.<br> '''μόλυνσις, -ύνσεως (nom commun) (f)''' : infection.<br> '''μομφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : reproche.<br> '''μονάς, -δος (nom commun) (f)''' : unité.<br> '''μοναχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : monastère.<br> '''μοναχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : moine.<br> '''μονή, -ῆς (nom commun) (f)''' : action de s’arrêter ; lieu où l’on séjourne.<br> '''μονόκερως, -έρωτος (nom commun) (f)''' : licorne.<br> '''μονομαχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : lieu de duel.<br> '''μονομαχέω (verbe)''' : se battre en duel.<br> '''μονομαχία, -ας (nom commun) (f)''' : duel.<br> '''μονομάχος, -ου (nom commun) (m)''' : duelliste.<br> '''μονόφθογγος, -όγγου (nom commun) (f)''' : monophtongue.<br> '''μόνος, -η, -ον (adjectif)''' : Seul, unique ; solitaire.<br> '''μόνϝος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme ancienne de ''μόνος''.<br> '''μονῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''μόνως (adverbe)''' : uniquement.<br> '''μονώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μόνος''.<br> '''μονώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μόνος''.<br> '''μορμολύκα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μορμολύκη''.<br> '''μορμολυκεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : croque-mitaine.<br> '''μορμολύκη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''μορμωτός, -ή, -όν (adjectif)''' : effroyable.<br> '''μορμῶ -οῦς (nom commun) (m)''' : monstre marin.<br> '''μορφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : forme.<br> '''μόρφωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : formation.<br> '''μορφῶ (verbe)''' : former.<br> '''μόσχευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : plant.<br> '''μοσχεύω (verbe)''' : planter.<br> '''μοσχοκαρύδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''μοσχοκάρυον''.<br> '''μοσχοκάρυον, -ύου (nom commun) (n)''' : noix de muscade.<br> '''μόσχος, -ου (nom commun) (m)''' : Musc ; pousse.<br> '''μοχθηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : malveillant ; souffrant.<br> '''μοχθηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μοχθηρός''.<br> '''μοχθηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μοχθηρός''.<br> '''μοχθηρῶς, -ά, -όν (adverbe)''' : .<br> '''μόχθος, -ου (nom commun) (m)''' : peine ; labeur.<br> '''μοχθῶ (verbe)''' : être malveillant.<br> '''μουνάς, -δος (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''μονάς''.<br> '''μοῦνος, -ύνη, -ῦνον (adjectif)''' : Forme homérique et ionienne de ''μόνος''.<br> '''μῶλυ, -ώλυος (nom commun) (n)''' : moly.<br> '''μῶνος, -η, -ον (adjectif)''' : Forme dorienne de ''μόνος''.<br> '''μορμολύκειον, -ίου (nom commun) (n)''' : masque.<br> '''μορφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : forme.<br> '''μόρφωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : formation.<br> '''μουσεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : musée.<br> '''μούσμων, -ονος (nom commun) (m)''' : mouflon.<br> '''μυδάω (verbe)''' : être moite.<br> '''μυγαλῆ, -ς (nom commun) (f)''' : musaraigne.<br> '''μύγις (adverbe)''' : Forme éolienne de ''μόγις''.<br> '''μυελός, -οῦ (nom commun) (m)''' : moelle.<br> '''μυζῶ (verbe)''' : sucer.<br> '''μυθικός, -ή, -όν (adjectif)''' : mythique.<br> '''μυθιστορία, -ας (nom commun) (f)''' : légende.<br> '''μυθιστορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : légendaire.<br> '''μῦθος, -ύθου (nom commun) (m)''' : mythe.<br> '''μυῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : mouche.<br> '''μύκης, -τος (nom commun) (m)''' : Champignon. (Par analogie) Toute excroissance fougueuse. Champignon que se forme à la mèche d’une lampe. Virole d’une gaine. Membre viril.<br> '''μυκτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : museau.<br> '''μύλη, -ης (nom commun) (f)''' : moulin.<br> '''μυλεργάτης, -ου (nom commun) (m)''' : meunier.<br> '''μυλών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : meunier.<br> '''μύξα, -ας (nom commun) (f)''' : morve.<br> '''μυρίαπους, -δος (nom commun) (m)''' : mille-pattes.<br> '''μυριάς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''μυρίος, -α, -ον (adjectif)''' : Innombrable, immense ; infini.<br> '''μύρμηξ, -κος (nom commun) (m)''' : fourmi.<br> '''μυροϐάλανος, -άνου (nom commun) (f)''' : myrobolan.<br> '''μύρος, -ου (nom commun) (m)''' : parfum.<br> '''μυρσίνα, - (nom commun) (f)''' : myrtille.<br> '''μύρτος, -ου (nom commun) (f)''' : myrtille.<br> '''μῦς, -ός (nom commun) (m)''' : Rat ; souris. Muscle.<br> '''μύσταξ, -κος (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''μάσταξ'' ; moustache.<br> '''μυστήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : sacrement.<br> '''μυστηριώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : relatif aux sacrements.<br> '''μυστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : secret.<br> '''μυστικῶς (adverbe)''' : secrètement.<br> '''μυστικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''μυστικός''.<br> '''μυστικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''μυστικός''.<br> '''µῦ (nom commun) (n)''' : mu.<br> '''μύχιος, -α, -ον (adjectif)''' : intime.<br> '''μυχός, -οῦ (nom commun)''' : cœur.<br> '''μῶλυ, -ώλυος (nom commun) (n)''' : moly.<br> '''μῶμαι (verbe)''' : méditer.<br> '''μῶμος, -ώμου (nom commun) (m)''' : blâme.<br> '''μῶνυξ, -ώνυχος (nom commun) (m)''' : .<br> '''μωρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Émoussé, hébété. Fade, Insipide. Sot, fou, insensé.<br> '''μῶρος, -ώρα, -ῶρον (adjectif)''' : Forme attique de ''μωρός''.<br> '''Μάατ (nom propre) (f)''' : Maât.<br> '''Μαγδαλά, -ᾶς (nom propre) (f)''' : Magdala.<br> '''Μαγδαληνή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Madeleine.<br> '''Μαθθαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Ματθαῖος''.<br> '''Μαθουσάλα, -ας (nom propre) (m)''' : Mathusalem.<br> '''Μαῖα, -ίας (nom propre) (f)''' : Maïa.<br> '''Μαῖρα, -ίρας (nom propre) (f)''' : Maera.<br> '''Μακάριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Macaire.<br> '''Μακαρία, -ας (nom propre) (f)''' : Macaria.<br> '''Μάνης, -ου (nom propre) (m)''' : Mani (prophète).<br> '''Μαντώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Manto.<br> '''Μάξυος, -ου (nom commun) (m)''' : Berbère.<br> '''Μαραθών, -ῶνος (nom propre) (m)''' : Marathon.<br> '''Μαργαρίτα, -ας (nom commun) (f) ''' : Marguerite.<br> '''Μαρδοχαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Mardochée.<br> '''Μάρθα, -ας (nom propre) (f)''' : Martha.<br> '''Μαρία, -ας (nom propre) (f)''' : Marie.<br> '''Μασσαλία, -ας (nom propre) (f)''' : Marseille.<br> '''Μασσαλιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : Marseillais.<br> '''Μασσαλιῶτις, -ώτιδα (nom commun) (f)''' : Marseillaise.<br> '''Μαῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : Maure.<br> '''Μαυσωλεῖον, -ίου (nom propre) (m)''' : Mausolée.<br> '''Μαύσωλος, -ώλου (nom propre) (m)''' : Mausole.<br> '''Ματθαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Matthieu.<br> '''Μέγαιρα, -ίρας (nom propre) (f)''' : Mégère (une des Érynies).<br> '''Μέδουσα, -ας (nom propre) (f)''' : Méduse.<br> '''Μελέαγρος, -άγρου (nom propre) (m)''' : Méléagre.<br> '''Μελησιγενής, -οῦ (nom propre) (m)''' : Mélésigène.<br> '''Μέλης (nom propre) (m)''' : Mélès (rivière).<br> '''Μελέτη, -ης (nom propre) (f)''' : Mélété.<br> '''Μέλισσα, -ίσσης (nom propre) (f)''' : Mélissa.<br> '''Μελίτη, -ης (nom propre) (f)''' : Mélite.<br> '''Μελπομένη, -ης (nom propre) (f)''' : Melpomène.<br> '''Μελχισέδεκ (nom propre) (m)''' : Melchisédech.<br> '''Μέμφις, -δος (nom propre) (f)''' : Memphis.<br> '''Μενίππη, -ης (nom propre) (f)''' : Ménippe.<br> '''Μένιππος, -ίππου (nom propre) (m)''' : Ménippe.<br> '''Μεχείρ (nom commun) (m)''' : Méchir.<br> '''Μήδεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Médée.<br> '''Μηδία, -ας (nom propre) (f)''' : Médie.<br> '''Μῆδος, -ήδου (nom commun) (m)''' : Mède.<br> '''Μηλινόη, -ης (nom propre) (f)''' : Mélinoé.<br> '''Μῆτις, -ήτιδος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Métis|Métis]].<br> '''Μίδας, -ου (nom propre) (m)''' : Midas.<br> '''Μίθρας, -ου (nom propre) (m)''' : Mithra.<br> '''Μίθρης, -ου (nom propre) (m)''' : Forme ionienne de ''Μίθρας''.<br> '''Μιθριδάτης, -ου (nom propre) (m)''' : Mithridate.<br> '''Μιχαίας, -ου (nom propre) (m)''' : Michée.<br> '''Μίνως, -ωος (nom propre) (m)''' : Minos.<br> '''Μίσφρης, -ου (nom propre) (m)''' : Menkhéperrê.<br> '''Μνεῦις, -ύιδος (nom propre) (m)''' : Mnévis.<br> '''Μοῖρα, -ίρας (nom propre) (f)''' : Moire.<br> '''Μοῖσα, -ίσης (nom propre) (f)''' : Forme éolienne de ''Μοῦσα''.<br> '''Μόνοικος, -ίκου (nom propre) (f)''' : Monaco.<br> '''Μορμώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Mormo.<br> '''Μορφεύς, -έως (nom propre) (m)''' : [[wikt:Morphée|Morphée]].<br> '''Μουάμεδ (nom propre) (m)''' : Mahomet.<br> '''Μοῦσα, -ύσης (nom propre) (f)''' : Muse.<br> '''Μοϋσῆς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Μωϋσῆς''.<br> '''Μυκερίνος, -ου (nom propre) (m)''' : Mykérinos.<br> '''Μύρμηξ, -ηκος (nom propre) (f)''' : Myrmex.<br> '''Μῶμος, -ώμου (nom propre) (m)''' : Momos.<br> '''Μωσῆς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Μωϋσῆς''.<br> '''Μωϋση, -ης (nom propre) (m)''' : Forme alternative de ''Μωϋσῆς''.<br> '''Μωϋσῆς, -έως (nom propre) (m)''' : Moïse.<br> '''Μῶσα, -ώσης (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Μοῦσα''.<br> '''Μῶἁ, -ἁς (nom propre) (f)''' : Forme laconienne de ''Μοῦσα''.<br> ==Ν== '''ναϝός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme laconienne de ''ναός''.<br> '''ναί (particule)''' : oui.<br> '''ναίχι (adverbe)''' : certes.<br> '''ναίω (verbe)''' : Habiter. Héberger. Construire ; s’installer quelque part.<br> '''νᾶνος, -άνου (nom commun) (m)''' : nain.<br> '''ναός, -οῦ (nom commun) (m)''' : temple.<br> '''νᾶπυ, -άπυος (nom commun) (f)''' : moutarde (plante).<br> '''νάρθηξ, -κος (nom commun) (f)''' : férule.<br> '''ναρθηκοφόρος, -ου (nom commun) (m)''' : licteur.<br> '''νάρκη, -ης (nom commun) (f)''' : torpeur.<br> '''νάρκωσις, -όσεως (nom commun) (f)''' : engourdissement.<br> '''ναρκωτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : engourdissant.<br> '''ναρκῶ (verbe)''' : engourdir.<br> '''νάσσω (verbe)''' : Presser, fouler. Bourrer, emplir ; encombrer.<br> '''ναύκληρος, -ήρου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ναῦος, -ύου (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''ναός''.<br> '''ναῦς, -εώς (nom commun) (f)''' : navire.<br> '''ναυτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : marin.<br> '''ναύτης, -ου (nom commun) (m)''' : marin.<br> '''νάφθα, -ης (nom commun) (f)''' : naphte.<br> '''νεανιεία, -ας (nom commun) (f)''' : jouvence.<br> '''νεανίας, -ου (nom commun) (m)''' : jouvenceau.<br> '''νεᾶνις, -άνιδος (nom commun) (f)''' : jouvencelle.<br> '''νεανιεύομαι (verbe)''' : .<br> '''νεανίζω (verbe)''' : .<br> '''νεηνίης, -ου (nom commun) (m)''' : Forme homérique et ionienne de ''νεανίας''.<br> '''νεῆνις, -ήνιδος (nom commun) (f)''' : Forme homérique et ionienne de ''νεᾶνις''.<br> '''νεῖκος, -ίκους (nom commun) (n)''' : Bataille ; combat.<br> '''νεῖλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : rivière de vallée.<br> '''νεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : Forme ionienne de ''νέος''.<br> '''νεκραγωγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : nécragogue.<br> '''νεκρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mort, cadavre.<br> '''νεκροψία, -ας (nom commun) (f)''' : nécropsie.<br> '''νεκυαγωγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : nékyagogue.<br> '''νεκυάμϐατος, -άτου (nom commun) (m)''' : .<br> '''νεκυδαίμων, -ονος (nom commun) (m)''' : .<br> '''νεκυηπόλος, - (nom commun) (m)''' : .<br> '''νέκυια, -ίας (nom commun) (f)''' : descente aux Enfers.<br> '''νεκυοδαίμων, -ονος (nom commun) (m)''' : .<br> '''νεκυομαντεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : nékyomantien.<br> '''νεκυοπομπός, -οῦ (nom commun) (m)''' : nékyopompe.<br> '''νέκυς, -ος (nom commun) (m)''' : mort.<br> '''νάννα, -ας (nom commun) (f)''' : tante.<br> '''νέμος, -ους (nom commun) (n)''' : clairière.<br> '''νέμω (verbe)''' : Distribuer, partager, attribuer une part, diviser, découper. Attribuer à un troupeau la partie du pâturage où on le mène paître. Habiter. Occuper, détenir. Conduire, gouverner, administrer. Tenir pour, regarder comme (avec double accusatif). (Par suite) Choisir pour, admettre comme.<br> '''νέννος, -ου (nom commun) (m)''' : oncle.<br> '''νέομαι (verbe)''' : arriver.<br> '''νεοσσιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : nid.<br> '''νεοσσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : oisillon, poussin.<br> '''νέος, -α, -ον (adjectif)''' : Nouveau ; jeune. Neuf.<br> '''νευρόσπαστον, -ου (nom commun) (n)''' : marionnette.<br> '''νεῦρον, -ύρου (nom commun) (n)''' : Fibre ; nerf.<br> '''νευρώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : nerveux.<br> '''νεῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : nœud.<br> '''νεύω (verbe)''' : hocher la tête.<br> '''νέφος, -ους (nom commun) (n)''' : nuage.<br> '''νεφρῖτις, -ίτης (nom commun) (f)''' : néphrite (maladie).<br> '''νεφρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : rein.<br> '''νεώς, -ώ (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''ναός''.<br> '''νέω (verbe)''' : Flotter ; filer la laine.<br> '''νή (particule)''' : par. (Particule interjective.) (+ nom de divinité a l’accusatif)<br> '''νῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : fil.<br> '''νηματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''νηματώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : fibreux.<br> '''νηός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ναός''.<br> '''νήπιον, -ίου (nom commun) (n)''' : bébé.<br> '''νήπιος, -ίου (nom commun) (m)''' : bébé.<br> '''νήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : laurier-rose.<br> '''νῆσσα, -ήσσης (nom commun) (f)''' : canard.<br> '''νηστεία, -ας (nom commun) (f)''' : jeûne.<br> '''νηστεύω (verbe)''' : jeûner.<br> '''νῆττα, -ήττης (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''νῆσσα''.<br> '''νίζω (verbe)''' : nettoyer.<br> '''νικέω (verbe)''' : Forme ionienne de ''νικῶ''.<br> '''νίννη, -ης (nom commun) (f)''' : grand-mère ; belle-mère.<br> '''νίκη, -ης (nom commun) (f)''' : victoire.<br> '''νικῶ (verbe)''' : vaincre.<br> '''νιπτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : lavabo.<br> '''νίπτω (verbe)''' : Variante de ''νίζω''.<br> '''νίφω (verbe)''' : neiger.<br> '''νίψ, -φος (nom commun) (f)''' : neige.<br> '''νόημα, -ήµατος (nom commun) (n)''' : Source de la pensée ; intelligence. Pensée (chose).<br> '''νόησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : pensée (processus).<br> '''νοητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Mental ; intellectuel.<br> '''νοητικῶς (adverbe)''' : Mentalement ; intellectuellement.<br> '''νοητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''νοητικός''.<br> '''νοητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''νοητικός''.<br> '''νοητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''νοητικῶς''.<br> '''νοητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''νοητικῶς''.<br> '''νοητός, -ή, -όν (adjectif)''' : pensable.<br> '''νοητῶς (adverbe)''' : .<br> '''νοητώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''νοητός''.<br> '''νοητώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''νοητός''.<br> '''νομάς, -δος (nom commun) (m/f)''' : nomade.<br> '''νομοθέτης, -ου (nom commun) (m)''' : législateur.<br> '''νόμος, -ου (nom commun) (m)''' : Ce qui est attribué en partage. (Par suite) Opinion générale. Maxime. Règle de conduite.<br> '''νομός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Part, portion. (Par extension) Division de territoire. Pâturage, pacage. Herbe, fourrage.<br> '''νόννος, -ου (nom commun) (m)''' : grand-père ; beau-père.<br> '''νόος, -ου (nom commun) (m)''' : Faculté de penser.<br> '''νόσημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : infirmité ; fléau.<br> '''νοσοκομεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : hôpital.<br> '''νοσοκόμος, -ος, -ν (adjectif)''' : soignant<br> '''νόσος, -ου (nom commun) (f)''' : maladie.<br> '''νότιος, -ία, -ιον (adjectif)''' : méridional.<br> '''νοτιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''νότιως''.<br> '''νοτιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''νότιως''.<br> '''νοτιώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''νότιως''.<br> '''νοτιώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''νότιως''.<br> '''νότιως (adverbe)''' : méridionalement.<br> '''νότος, -ου (nom commun) (m)''' : sud.<br> '''νουθετέω (verbe)''' : Admonester ; avertir. Conseiller.<br> '''vοῦς, -οῦ (nom commun) (m)''' : Variante de ''νόος''.<br> '''νοῶ (verbe)''' : Penser. Percevoir, noter, observer. Ourdir. Avoir l’intention de. (Linguistique) Signifier, en parlant des mots.<br> '''νυκτάλωψ, -πία (nom commun) (f)''' : nyctalopie.<br> '''νυκτερίς, -δος (nom commun) (f)''' : chauve-souris.<br> '''νύκτερος, -ος, -ον (adjectif)''' : nocturne.<br> '''νύμφα, -ῦμφας''' : Forme dorienne de ''νύμφη''.<br> '''νύμφη, -ης (nom commun) (f)''' : nymphe.<br> '''νυμφόληπτος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''νυμφιάω (verbe)''' : Être possédé des nymphes ; être en délire.<br> '''νυμφομανία, -ας (nom commun) (n)''' : nymphomanie.<br> '''νῦν (adverbe)''' : maintenant.<br> '''νύξ, -κτός (nom commun) (f)''' : nuit.<br> '''νυός, -οῦ (nom commun) (f)''' : belle-fille.<br> '''νῦ (nom commun) (n)''' : nu.<br> '''νῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''νόημα''.<br> '''νωπός, -ή, -όν (adjectif)''' : frais.<br> '''νῶσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''νόησις''.<br> '''νωτίζω (verbe)''' : tourner le dos.<br> '''νῶτον, -ώτου (nom commun) (n)''' : (Anatomie) Derrière, dos. (Figuré) Large surface courbe (mer, ciel).<br> '''νωτοστροφέω (verbe)''' : tourner le dos.<br> '''νώ (pronom personnel)''' : nous (nous deux).<br> '''Ναϐαταῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Nabatéen.<br> '''Ναϐατηνή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Nabatea.<br> '''Ναϊάς, -δος (nom propre) (f)''' : Naïade.<br> '''Νάρκισσος, -ίσσου (nom propre) (m)''' : Narcisse.<br> '''Ναυσίθοος, - (nom propre) (m)''' : Nausithoos.<br> '''Ναυσικάα, -ας (nom propre) (f)''' : Nausicaa.<br> '''Ναυσίνοoς, - (nom propre) (m)''' : Nausinoos.<br> '''Νέαιρα, -ίρας (nom propre) (f)''' : Nérée.<br> '''Νεάπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Naples.<br> '''Νεῖλος, -ίλου (nom propre) (m)''' : Nil.<br> '''Νειλῶτις, -ώτεως (nom propre) (f)''' : Nilotis.<br> '''Νέμεσις, -έσεως (nom propre) (f)''' : [[wikt:Némésis|Némésis]].<br> '''Νέσσος, -ου (nom propre) (m)''' : Nessos.<br> '''Νέστωρ, -ορος (nom propre) (m)''' : Nestor.<br> '''Νεφέλη, -ης (nom propre) (f)''' : Néphélé.<br> '''Νεφελοκοκκυγία, -ας (nom propre) (f)''' : Coucouville-les-Nuées. (Ville décrite par Aristophane dans ''Les Oiseaux''.)<br> '''Νηρεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Nérée.<br> '''Νηρῇς, -δος (nom propre) (f)''' : Néréide.<br> '''Νίκαια, -ίας (nom propre) (f)''' : Nice.<br> '''Νίκανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Nicandre.<br> '''Νίκη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Niké|Niké]].<br> '''Νικόλαος, -άου (nom propre) (m)''' : Nicolas.<br> '''Νιόϐη, -ης (nom propre) (f)''' : Niobé.<br> '''Νότος, -ου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Notos|Notos]]. (dieu du vent du sud)<br> '''Νουμιδία, -ας (nom propre) (f)''' : Numidie.<br> '''Νύξ, -κτός (nom propre) (f)''' : [[wikt:Nyx|Nyx]].<br> '''Νῶε (nom propre) (m)''' : Noé.<br> ==Ξ== '''ξανθóς, -ή, -όν (adjectif)''' : Jaune ; jaunâtre. Blond.<br> '''ξενοδοχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : hôtel.<br> '''ξένος, -η, -ον (adjectif)''' : étranger, insolite.<br> '''ξένος, -ου (nom commun) (m)''' : étranger ; hôte.<br> '''ξενών, -ῶνος (nom commun) (f)''' : .<br> '''ξέσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ξεχνῶ (verbe)''' : oublier.<br> '''ξέω (verbe)''' : gratter ; raser. Polir.<br> '''ξηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : sec.<br> '''ξῖ (nom commun) (n)''' : xi.<br> '''ξιφίας, -ου (nom commun) (m)''' : espadon.<br> '''ξιφίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : dague.<br> '''ξίφος, -ους (nom commun) (n)''' : glaive.<br> '''ξύλον, -ου (nom commun) (n)''' : bois (matériau). Tout objet en bois.<br> '''ξυλόσπογγος, -όγγου (nom commun) (m)''' : tersorium.<br> '''ξύλωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : charpente.<br> '''ξυνός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''κοινός''.<br> '''ξύω (verbe)''' : Variante de ''ξέω''.<br> '''Ξενοφῶν, -τος (nom propre) (m)''' : Xénophon.<br> '''Ξέρξης, -ου (nom propre) (m)''' : Xerxès.<br> '''Ξοῦθος, -ύθου (nom propre) (m)''' : Xouthos.<br> ==Ο== '''ὁ (article défini)''' : le.<br> '''ὄασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : Voie, route ; chemin.<br> '''ὀγδοήκοντα (adjectif numéral)''' : quatre-vingts.<br> '''ὀγκάομαι (verbe)''' : .<br> '''ὄγκος, -ου (nom commun) (m)''' : tumeur.<br> '''ὄγχνη, -ης (nom commun) (f)''' : poirier.<br> '''ὅδερος, -έρου (nom commun) (m)''' : ventre.<br> '''ὁδηγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : conducteur.<br> '''ὁδηγῶ (verbe)''' : conduire.<br> '''ὁδός, -οῦ (nom commun) (f)''' : Voie, route ; chemin.<br> '''ὀδούς, -όντος (nom commun) (m)''' : dent.<br> '''ὀδμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Forme plus ancienne de ''ὀσμή''.<br> '''ὀδύνη, -ης (nom commun) (f)''' : douleur ; chagrin.<br> '''ὀδυσάω (verbe)''' : Haïr ; être fâché.<br> '''ὀδυσσειακός, -ή, -όν (adjectif)''' : odysséen.<br> '''ὀδύσσομαι (verbe)''' : Être irrité contre quelqu’un.<br> '''ὄζω (verbe)''' : Exhaler une odeur.<br> '''ὅθεν (adverbe relatif)''' : d’où (je viens).<br> '''οἷ (adverbe relatif)''' : là où (je vais).<br> '''ὀθόνη, -ης (nom commun) (f)''' : toile.<br> '''οἴ (interjection)''' : hélas ; ouille.<br> '''οἴκημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : résidence.<br> '''οἰκηματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : résidentiel.<br> '''οἰκημάτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''οἰκητήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : domicile.<br> '''οἰκοπεδικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''οἰκόπεδον, -έδου (nom commun) (n)''' : .<br> '''οἰκοπεδοποίησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''οἶκος, -ου (nom commun) (m)''' : maison.<br> '''οἰκοῦμαι (verbe)''' : .<br> '''οἰκουμένη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''οἰκουμενικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ϝοῖκος, -ίκου (nom commun) (m)''' : Forme ancienne de ''οἶκος''.<br> '''οἰκεῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : de la maison.<br> '''οἰκός, -τος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''εἰκός''.<br> '''οἰκοτροφεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : pensionnat.<br> '''οικότροφος, -όφου (nom commun) (m/f)''' : pensionnaire.<br> '''οἶκτος, -ἴκτου (nom commun) (m)''' : pitié.<br> '''οἰκτρός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''οἰκτρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''οἰκτρός''.<br> '''οἰκτρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''οἰκτρός''.<br> '''οἰκτρότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''οἰκτρῶς''.<br> '''οἰκτρότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''οἰκτρῶς''.<br> '''οἰκτρῶς (adverbe)''' : .<br> '''οἰκῶ (verbe)''' : Habiter ; occuper.<br> '''οἴμοι (interjection)''' : pauvre de moi.<br> '''οἶνος, -ἴνου (nom commun) (m)''' : vin.<br> '''ϝοῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''οἶνος''.<br> '''οἰνοχόη, -ης (nom commun) (f)''' : œnochoé ; échansonne.<br> '''οἰνοχόος, -ου (nom commun) (m)''' : échanson.<br> '''ὄϊς, -ΐος (nom commun) (m/f)''' : bélier ; brebis.<br> '''οἶς, -ός (nom commun) (m/f)''' : Forme attique de ''ὄϊς''.<br> '''οἷος, -ἵα, -ἷον (adjectif)''' : tel.<br> '''οἰσοφάγος, -ου (nom commun) (m)''' : œsophage.<br> '''οἶσος, -ἴσου (nom commun) (m)''' : gattilier.<br> '''οἶστρος, -ίστρου (nom commun) (m)''' : (au propre) taon. (au figuré) fureur, désir ; passion.<br> '''οἶτος, -ἴτου (nom commun) (m)''' : destin.<br> '''οἰφόλης, -ης, ες (adjectif)''' : obscène.<br> '''οἴφω (verbe)''' copuler.<br> '''οἰωνοσκοπία, -ας (nom commun) (f)''' : augure.<br> '''οἰωνοσκόπος, -ου (nom commun) (m)''' : augure.<br> '''οἰωνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : présage, augure.<br> '''ὀκνείω (verbe)''' : Forme homérique de ''ὀκνέω''.<br> '''ὀκνέω (verbe)''' : hésiter.<br> '''ὄκνος, -ου (nom commun) (m)''' : hésitation.<br> '''ὀκτώ (adjectif numéral)''' : huit.<br> '''ὄκχος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme poétique de ''ὄχος''.<br> '''ὀλιγάρχης, -ου (nom commun) (m)''' : oligarque.<br> '''ὀλιγαρχία, -ας (nom commun) (f)''' : oligarchie.<br> '''ὀλίγος, -η, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ὁλικός, -ή , -όν (adjectif)''' : total.<br> '''ὁλικῶς (adverbe)''' : totalement.<br> '''ὁλικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὁλικός''.<br> '''ὁλικώτερος, -έρη, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὁλικός''.<br> '''ὁλικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ὁλικῶς''.<br> '''ὁλικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ὁλικῶς''.<br> '''ὄλισϐος, -ίσϐου (nom commun) (m)''' : godemichet.<br> '''ὁλκή, -ῆς (nom commun) (f)''' : attraction.<br> '''ὄλλυμι (verbe)''' : (Sens actif) Perdre, causer la perte, détruire, annihiler. Mourir. (Sens passif) Périr.<br> '''ὅλος, -η, -ον (adjectif)''' : entier, complet.<br> '''ὁλοφύρομαι (verbe)''' : .<br> '''ὄλπη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''ὀλυμπιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : olympien.<br> '''ὀλυμπικός, -ή, -όν (adjectif)''' : olympique.<br> '''ὀλύμπιος, -ία, -ύμπιον (adjectif)''' : olympien.<br> '''ὁμαδικός, -ήν, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ὁμαλός, -ή, -όν (adjectif)''' : lisse.<br> '''ὁμάς, -δος (nom commun) (f)''' : équipe.<br> '''ὄμϐρος, -ου (nom commun) (m)''' : tempête de pluie, orage, envoyé par Zeus. Eau. Inondation.<br> '''ὁμηρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : homérique.<br> '''ὅμηρος, -ήρου (nom commun) (m/f)''' : otage.<br> '''ὂ μικρόν (nom commun) (n)''' : omicron.<br> '''ὁμιλία, -ας (nom commun) (f)''' : discours.<br> '''ὁμιλῶ (verbe)''' : discourir.<br> '''ὁμίχλη, -ης (nom commun) (f)''' : brouillard.<br> '''ὄμμα, -τος (nom commun) (n)''' : œil.<br> '''ὅμοιος, ία, -ον (adjectif)''' : semblable.<br> '''ὁμοῖος, -, -ῖον (adjectif)''' : Forme homérique, ionienne, et ancienne attique de ''ὅμοιος''.<br> '''ὁμοίιος, -, - (adjectif)''' : Forme homérique de ''ὅμοιος''.<br> '''ὁμοιοκαταληξία, -ας (nom commun) (f)''' : rime.<br> '''ὁμοιοκατάληκτος, -η, -ο (adjectif)''' : rimique.<br> '''ὁμοιοκαταληκτῶ (verbe)''' : rimer.<br> '''ὁμοούσιος, -ος, -ον (adjectif)''' : de même substance.<br> '''ὁμοιούσιος, -ος, -ον (adjectif)''' : de nature semblable.<br> '''ὁμοιοτέλευτος, -ύτου (nom commun) (m)''' : homéotéleute.<br> '''ὀμοίωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : effigie.<br> '''ὁμόνοια, -ας (nom commun) (f)''' : concorde.<br> '''ὁμός, -ή, -όν (adjectif)''' : Pareil ; semblable.<br> '''ὁμοῦ (adverbe)''' : En un même lieu, ensemble. (Par suite) Ensemble, à la fois. (Par extension) Auprès, proche.<br> '''ὀμφαλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : nombril.<br> '''ὀμφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : oracle, prophétie.<br> '''ὀμφής, -ής, -ές : (adjectif)''' : prophétique.<br> '''ὀμφητήρ, -τρός (nom commun) (m)''' : prophète.<br> '''ὄνειδος, -ίδους (nom commun) (n)''' : Reproche ; disgrâce.<br> '''ὀνειρευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : rêveur.<br> '''ὄνειρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : rêve.<br> '''ὀνειροπόλος, -ου (nom commun) (m)''' : rêvasseur.<br> '''ὀνειροπωλῶ (verbe)''' : rêvasser.<br> '''ὀνοκρόταλος, -άλου (nom commun) (m)''' : pélican.<br> '''ὄνομα, -όματος (nom commun) (n)''' : nom.<br> '''ὀνοματοποιία, -ας (nom commun) (f)''' : mot imitant un son.<br> '''ὄνος, -ου (nom commun) (m/f)''' : Âne ; ânesse.<br> '''ὄνυξ, -χος (nom commun) (m)''' : ongle.<br> '''ὄνυμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne et éolienne de ''ὄνομα''.<br> '''ὀνύχιον, -ίου (nom commun) (m)''' : griffe.<br> '''ὄνω (adverbe)''' : Forme éolienne de ''ἄνω''.<br> '''ὀξίνης, -ης, -ες (adjectif)''' : aigre.<br> '''ὀξύα, -ας (nom commun) (f)''' : Hêtre. Arme en bois de hêtre comme un épieu ou un javelot.<br> '''ὀξύγαλα, -άλακτος (nom commun) (n)''' : petit-lait.<br> '''ὀξύμωρος, -ος, -ον (adjectif)''' : oxymore.<br> '''ὀξυπόριον, -ίου (nom commun) (n)''' : carminatif.<br> '''ὀξύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Aigu. Pointu. Tranchant en parlant d’une arme. Piquant en parlant de la sensation (chaleur, froid, douleur), du goût (acidité). Vif. Fin, pénétrant. Prompt à l’action.<br> '''ὀξύτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὀξύς''.<br> '''ὀξύτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὀξύς''.<br> '''ὀπαδός, -οῦ (nom commun) (m)''' : fan.<br> '''ὀπάζω (verbe)''' : .<br> '''ὀπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Trou ; orifice.<br> '''ὄπιον, -ίου (nom commun) (n)''' : opium.<br> '''ὄπισθεν (adverbe)''' : arrière, derrière.<br> '''ὄπις, -δος (nom commun) (f)''' : (Sens négatif) Revanche, vengeance. (Sens positif) Regard bienveillant, égard. (Religion) Égards dûs aux dieux par les hommes.<br> '''ὄπις (adverbe)''' : en arrière (sans mouvement).<br> '''ὀπίσω (adverbe)''' : en arrière (avec mouvement), vers l’arrière.<br> '''ὁπλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : sabot (corne pédestre de certains animaux).<br> '''ὅπλη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme homérique de ''ὁπλή''.<br> '''ὁπλήεις, -εις, -ης (f)''' : .<br> '''ὁπλίτης, -ου (nom commun) (m)''' : Soldat pesamment armé.<br> '''ὅπλον, -ου (nom commun) (n)''' : Outil. (Au pluriel) Armes.<br> '''ὀποπάναξ, -κος (nom commun) (m)''' : jus de légume.<br> '''ὀπός, -οῦ (nom commun) (m)''' : jus ; suc.<br> '''ὀπτασία, -ας (nom commun) (f)''' : fantasme.<br> '''ὀπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : visuel.<br> '''ὀπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : Rôti, grillé. (Par extension) Cuit. Visible, vu.<br> '''ὀπτῶ (verbe)''' : Rôtir, griller.<br> '''ὅραμα, -άματος (nom commun) (n)''' : vision, spectacle.<br> '''ὄρασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : vue.<br> '''ὁρατός, -ή, -όν, (adjectif)''' : visible.<br> '''ὁράω (verbe)''' : voir, regarder.<br> '''ὀρεάς, -δος (nom commun) (f)''' : oréade.<br> '''ὁρέω (verbe)''' : Forme ionienne de ''ὁράω''.<br> '''ὄρημι (verbe)''' : Forme éolienne de ''ὁράω''.<br> '''ὄργανον, -άνου (nom commun) (n)''' : organe, instrument de musique.<br> '''ὀργασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : point culminant du plaisir sexuel.<br> '''ὀργάς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''ὀργή, -ῆς (nom commun) (f)''' : colère.<br> '''ὀργῶ (verbe)''' : enfler, être empli de désir amoureux.<br> '''ὄρεξις, -έξεως (nom commun) (f)''' : appétit.<br> '''ὀρθογραφία, -ας (nom commun) (f)''' : écriture correcte.<br> '''ὀρθόδοξος, -ος, -ον (adjectif)''' : orthodoxe.<br> '''ὀρθός, -ή, -όν (adjectif)''' : droit.<br> '''ὀρθότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὀρθός''.<br> '''ὀρθότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὀρθός''.<br> '''ὀρθῶς (adverbe)''' : droitement.<br> '''ὁρίζων, -οντος (m)''' : horizon.<br> '''ὁρίζω (verbe)''' : limiter, borner.<br> '''ὁρμά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Saut, essor.<br> '''ὁρμέω (verbe)''' : (Marine) Mouiller, être à l'ancrage.<br> '''ὁρμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : élan (rapidité).<br> '''ὅρμημα, -ήματος (nom commun) (f)''' : impulsion, désir.<br> '''ὅρμησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : élan.<br> '''ὁρμητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : impétueux.<br> '''ὁρμητικῶς (adverbe)''' : impétueusement.<br> '''ὁρμητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὁρμητικός''.<br> '''ὁρμητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὁρμητικός''.<br> '''ὁρμητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ὁρμητικῶς''.<br> '''ὁρμητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ὁρμητικῶς''.<br> '''ὁρμητικότης, -τος (nom commun) (f)''' : impétuosité.<br> '''ὁρμῶ (verbe)''' : Pousser, démarrer, mettre en mouvement ; presser, se presser ; aller vite.<br> '''ὄρνεον, -έου (nom commun) (n)''' : oiseau.<br> '''ὄρνις, -θος (nom commun) (m/f)''' : oiseau.<br> '''ὄρνυμι (verbe)''' : animer, inciter.<br> '''ὄρος, -ους (nom commun) (m)''' : Montagne ; colline, hauteur.<br> '''ὅρος, -ου (nom commun) (m)''' : borne.<br> '''ὀρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : sérum.<br> '''ὄρρος, -ου (nom commun) (m)''' : (Familier) cul.<br> '''ὀροφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : plafond.<br> '''ὁρόω (verbe)''' : Forme homérique de ''ὁράω''.<br> '''ὄρτυξ, -ύκου (nom commun) (m/f)''' : caille.<br> '''ὀρυκτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : mineur.<br> '''ὄρυξ, -γος (nom commun) (m)''' : oryx.<br> '''ὀρύσσω (verbe)''' : creuser.<br> '''ὀρφανία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''ὀρφανίζω (verbe)''' : .<br> '''ὀρφανιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ὀρφανός, -ή, -όν (adjectif)''' : orphelin.<br> '''ὀρφανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : orphelin.<br> '''ὀρφανοτροφεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : orphelinat.<br> '''ὄρανος, -άνου (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''οὐρανός''.<br> '''ὀρείχαλκος, -άλκου (nom commun) (m)''' : orichalque.<br> '''ὄρφνα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ὄρφνη''.<br> '''ὄρφνη, -ης (nom commun) (f)''' : obscurité.<br> '''ὀρφνός, -ή, -όν (adjectif)''' : obscur.<br> '''ὀρφνότατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὀρφνός''.<br> '''ὀρφνότερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὀρφνός''.<br> '''ὀρφνῶς (adverbe)''' : obscurément.<br> '''ὀρχήστρα, -ας (nom commun) (f)''' : place du chœur.<br> '''ὀρχηστρίς, -δος (nom commun) (f)''' : danseuse.<br> '''ὄρχις, -εως (nom commun) (m/f)''' : (Au masculin) Testicule, ovaire, orchidée. (Au féminin) Sorte d’olive.<br> '''ὀρχοῦμαι (verbe)''' : danser.<br> '''ὄσδω (verbe)''' : Forme dorienne de ''ὄζω''.<br> '''ὀσμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : odeur.<br> '''ὀστέον, -ου (nom commun) (n)''' : os ; noyau.<br> '''ὀστοῦν, -οῦ (nom commun) (n)''' : Forme attique de ''ὀστέον''.<br> '''ὀστεῦν, -εῦ (nom commun) (n)''' : Forme poétique de ''ὀστέον''.<br> '''ὄστιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Forme éolienne de ''ὀστέον''.<br> '''ὅς, ἥ, ὅ''' : (adjectif démonstratif) Celui-ci, celle-ci, ceci. (pronom relatif) Qui, lequel, laquelle.<br> '''ὄστρειον, -ίου (nom commun) (n)''' : Forme de ''ὄστρεον''.<br> '''ὄστρεον, -έου (nom commun) (n)''' : huître.<br> '''ὀσφραίνομαι (verbe)''' : sentir.<br> '''ὄσφρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : odorat.<br> '''ὀσφυαλγία, -ας (nom commun) (f)''' : lumbago.<br> '''ὀσφῦς, -ύος (nom commun) (f)''' : flanc.<br> '''οὐ- (préfixe)''' : préfixe privatif.<br> '''οὐαί (interjection)''' : ah.<br> '''οὖας, -τός (nom commun) (n)''' : Forme homérique de ''οὖς''.<br> '''οὐδείς, -μία, -έν (adjectif indéfini ; pronom indéfini)''' : Aucun, personne.<br> '''οὐδέποτε (adverbe)''' : jamais.<br> '''οὐδέτερος, -έρα, -έτερον (adjectif)''' : ni l’un ni l’autre.<br> '''οὕδωρ, -ατος (nom commun) (n)''' : Forme béotienne de ''ὕδωρ''.<br> '''οὐκί (adverbe)''' : Forme attique et ionienne de ''οὐ''<br> '''οὐλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : cicatrice.<br> '''οὔνομα, -όματος (nom commun) (n)''' : Forme homérique et ionienne de ''ὄνομα''.<br> '''οὖθαρ, -ὔθατος (nom commun) (n)''' : Mamelle. (Anatomie) Pis.<br> '''οὔποτε (adverbe)''' : jamais.<br> '''οὐροδοχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : pot de chambre.<br> '''οὖρον, -ὔρου (nom commun) (n)''' : urine.<br> '''οὖρος, -ὔρου (nom commun) (m)''' : gardien.<br> '''οὗ (adverbe relatif)''' : où (je suis).<br> '''οὐ (particule)''' (Devient ''οὐκ'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux, et ''οὐχ'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit rude.) : non.<br> '''οὖν (adverbe)''' : Sans doute, réellement, en effet. Donc, eh bien.<br> '''οὐρά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : queue.<br> '''οὐράνη, -ης (nom commun) (f)''' : pot de chambre.<br> '''οὐράνιος, -α, -ον (adjectif)''' : céleste.<br> '''οὐρανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : ciel.<br> '''οὔρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : miction.<br> '''οὐρητρίς, -δος (nom commun) (f)''' : pot de chambre.<br> '''οὖρον, -ὔρου (nom commun) (n)''' : urine.<br> '''οὐρῶ (verbe)''' : uriner.<br> '''οὐσία, -ας (nom commun) (f)''' : (Philosophie) Essence, substance, être. Élément, substance première. Biens, fortune, richesse.<br> '''οὐσιαστικόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : substantif.<br> '''οὐσίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''οὐσία''.<br> '''οὐσιώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : essentiel.<br> '''οὖς, ὠτός (nom commun) (n)''' : oreille.<br> '''οὔτις, -ις, -ι (pronom)''' : personne.<br> '''οὐχί (adverbe)''' : Forme attique et homérique de ''οὐ''<br> '''ὀφείλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : dette.<br> '''ὀφείλω (verbe)''' : devoir de l'argent.<br> '''ὀφέλλω (verbe)''' : Forme homérique et de ''ὀφείλω''.<br> '''ὄφελος, -έλους (nom commun) (n)''' : .<br> '''ὀφθαλμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : œil.<br> '''ὄφις, -εως (nom commun) (m)''' : serpent.<br> '''ὀφρῦς, -ύος (nom commun) (f)''' : sourcil.<br> '''ὀχεύω (verbe)''' copuler.<br> '''ὄχημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : véhicule.<br> '''ϝόχος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme ancienne de ''ὄχος''.<br> '''ὄχθη, -ης (nom commun) (f)''' : Rive ; berge.<br> '''ὀχλοκρατία, -ας (nom commun) (f)''' : ochlocratie.<br> '''ὄχλος, -ου (nom commun) (m)''' : Foule ; multitude. Tumulte d'une foule.<br> '''ὄχνη, -ης (nom commun) (f)''' : poire.<br> '''ὄχος, -ου (nom commun) (m)''' : Réceptacle, abri. Tout ce qui sert à transporter, véhicule.<br> '''-οχος, -όχου (suffixe) (m)''' : .<br> '''ὀχυρός, -ά, -όν (adjectif)''' : ferme.<br> '''ὀχυρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὀχυρός''.<br> '''ὀχυρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὀχυρός''.<br> '''ὀχυρῶς (adverbe)''' : fermement.<br> '''ὀχύρωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : forteresse.<br> '''ὀχυρῶ (verbe)''' : fortifier.<br> '''ὀχῶ (verbe)''' : .<br> '''ὄψις, -εως (nom commun) (f)''' : vue. (perception visuelle)<br> '''ὄψον, -ου (nom commun) (n)''' : (Cuisine) Plat cuisiné, mets. Assaisonnement, sauce. Délicatesse. (Attique) Poisson.<br> '''ὀψοποιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cuisinier.<br> '''ὀψώνης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''ὀψώνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Provisions, vivres. Salaire.<br> '''ὀψωνῶ (verbe)''' : .<br> '''ὄψ, -πός (nom propre) (f)''' : Voix. Parole, discours. Œil. (Par métonymie) Visage.<br> '''Ὀδρύσης, -ου (nom commun) (m)''' : Odryse.<br> '''Ὀδύσσεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Odyssée.<br> '''Ὀδυσσεία, -ας (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Ὀδύσσεια''.<br> '''Ὀδυσσεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Ulysse.<br> '''Ὀζυμάνδιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Ozymandias.<br> '''Ὄθων, -ου (nom propre) (m)''' : Othon.<br> '''Οἰδίπους, -οδος (nom propre) (m)''' : Œdipe.<br> '''Οἰκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Oïclès.<br> '''Οἰνεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Œnée.<br> '''Οἰνόμαος, -άου (nom propre) (m)''' : Œnomaos.<br> '''Οἰταῖος, -ίη, -ῖον (adjectif)''' : œtéen.<br> '''Οἴτη, -ης (nom propre) (f)''' : Œta.<br> '''Ὄλθφες, - (nom propre) (m)''' : Olivier.<br> '''Ὀλυμπιάς, -δος (nom propre) (f)''' : olympiade.<br> '''Ὀλύμπια, -ίων (nom propre) (n)''' : Jeux olympiques.<br> '''Ὄλυμπος, -ύμπου (nom propre) (m)''' : Olympe.<br> '''Ὀλυσσεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ὀδυσσεύς''.<br> '''Ὀλυττεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ὀδυσσεύς''.<br> '''Ὅμηρος, -ήρου (nom propre) (m)''' : Homère. (poète grec)<br> '''Ὄνειρος, -ίρου (nom propre) (m)''' : Oniros.<br> '''Ὀννῶφρις, -ίδος (nom propre) (m)''' : Onnophris.<br> '''Ὀνούφριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Onuphre.<br> '''Ὄρανος, -άνου (nom propre) (m)''' : Forme éolienne de ''Οὐρανός''.<br> '''Ὀρσηίς, -δος (nom propre) (f)''' : Orséis (épouse d'Hellen).<br> '''Ὄρθρος, -ου (nom propre) (m)''' : Orthros.<br> '''Ὀρφεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Orphée.<br> '''Ὄσιρις, -ίριδος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Osiris|Osiris]].<br> '''Οὐδαῖος, -ίου (nom propre) (m)''' : Udée.<br> '''Οὑδυσσεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ὀδυσσεύς''.<br> '''Οὐλιξεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ὀδυσσεύς''.<br> '''Οὐλίξης, -ους (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ὀδυσσεύς''.<br> '''Οὐόλκος, -ου (nom commun) (m)''' : Volque.<br> '''Οὐρανία, -ας (nom propre) (f)''' : Uranie.<br> '''Οὐρανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : [[wikt:Ouranos|Ouranos]].<br> '''Ὀφηλία, -ας (nom propre) (f)''' : Ophélie.<br> '''Ὀφιοῦχος, -ύχου (nom propre) (f)''' : Serpentaire.<br> '''Ὄφις, -εως (nom propre) (m)''' : Serpent.<br> '''Ὀφόις -πως (nom propre) (m)''' : Oupouaout.<br> ==Π== '''παγά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''πηγή''.<br> '''παγίδευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''παγιδεύω (verbe)''' : piéger.<br> '''παγίς, -δος (nom commun) (f)''' : piège.<br> '''παγκόσμιος, -α, -ον (adjectif)''' : universel.<br> '''πάγκοσμος, -όσμου (nom commun) (m)''' : univers.<br> '''πάγος, -ου (nom commun) (m)''' : glace (eau à l'état solide).<br> '''πάγουρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : crabe.<br> '''πάγχυ (adverbe)''' : totalement.<br> '''παθοποιός, -ός, -όν (adjectif)''' : Qui afflige le corps ou l’âme.<br> '''πάθος, -ους (nom commun) (n)''' : Ce que l’on éprouve. Évènement, conjoncture. État de l’âme agitée par diverses circonstances.<br> '''παιάν, -ᾶνος (nom commun) (m)''' : péan.<br> '''παίγνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : jeu.<br> '''παιδαγωγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : éducateur.<br> '''παιδάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : gamin.<br> '''παιδεραστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : amant de garçon.<br> '''παιδιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : jeu.<br> '''παιδίον, -ου (nom commun) (n)''' : petit enfant.<br> '''παιδοτρίϐης, -ου (nom commun) (m)''' : maître de gymnastique.<br> '''παίδων παῖδες (nom commun) (m/f)''' : Petits-fils/Petites-filles.<br> '''παίζω (verbe)''' : jouer.<br> '''παίκτης, -ου (nom commun) (m)''' : joueur.<br> '''παῖς, -δός (nom commun) (m/f)''' : enfant ; jeune serviteur.<br> '''παιωνία, -ας (nom commun) (f)''' : pivoine.<br> '''παιών, -ος (nom commun) (m)''' : physicien.<br> '''παλαιός, -ά, -όν (adjectif)''' : ancien.<br> '''παλιγγενεσία, -ας (nom commun) (f)''' : Renaissance, résurrection. Régénération.<br> '''παλιγγενεσιακός, -ά, -όν (adjectif)''' : palingénésiaque.<br> '''πάλιν (adverbe)''' : encore.<br> '''παλλακή, -ῆς (nom commun) (f)''' : concubine.<br> '''παλλακίς, -δος (nom commun) (f)''' : concubine.<br> '''πάλλαξ, -κος (nom commun) (m/f)''' : jeune enfant.<br> '''πάλληξ, -κος (nom commun) (m/f)''' : Forme ionienne de ''πάλλαξ''.<br> '''πάλλω (verbe)''' : vibrer.<br> '''παλμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : vibration.<br> '''παλός, -οῦ (nom commun) (m/f)''' : forme dorienne de ''πηλός''.<br> '''παμμεγεθέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''παμμεγέθης''.<br> '''παμμεγεθέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''παμμεγέθης''.<br> '''παμμεγέθης, -ης, -ες (adjectif)''' : immense.<br> '''παμμεγέθως (adverbe)''' : immensément.<br> '''πάμπαν (adverbe)''' : totalement.<br> '''πάμφλεκτος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''πανάκεια, -ας (nom commun) (f)''' : remède universel.<br> '''πάναξ, -κος (nom commun) (m)''' : plante médicinale.<br> '''πανδοκεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : auberge.<br> '''πανδοκεύς, -έως (nom commun) (m)''' : aubergiste.<br> '''παράδοσις, -όσεως (nom commun) (f)''' : transmission ; tradition.<br> '''πανήγυρις, -ύρεως (nom commun) (f)''' : réunion.<br> '''πάνθηρ, -ος (nom commun) (m)''' : panthère.<br> '''πανέλοψ, -πος (nom commun) (m)''' : Forme éolienne et dorienne de ''πηνέλοψ''.<br> '''πανοῦργος, -ύργα, -ῦργον (adjectif)''' : .<br> '''παντοπωλεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : épicerie.<br> '''παντοπώλης, -ου (nom commun) (m)''' : épicier.<br> '''πάνυ (adverbe)''' : totalement.<br> '''πάππας, -ου (nom commun) (m)''' : papa.<br> '''πάππος, -ου (nom commun) (m)''' : papi.<br> '''πάπυρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : papyrus.<br> '''παρά (adverbe ; préposition)''' : (avec le génitif) D’auprès de, du côté de. (avec le datif) Auprès avec l’idée de toute absence de mouvement. Chez, dans, en. (Avec l’accusatif) Auprès de, vers avec l’idée de mouvement.<br> '''παρά- (préfixe)''' : Auprès. Vers. Le long de. Contre. En détournant.<br> '''παραϐάλλω (verbe)''' : s’emparer de.<br> '''παράδειγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : modèle.<br> '''παραδειγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : modèle.<br> '''παράδεισος, -ίσου (nom commun) (m)''' : parc ; paradis.<br> '''παραδέχομαι (verbe)''' : admettre.<br> '''παραδίδωμι (verbe)''' : transmettre ; remettre.<br> '''παράθυρος, -ου (nom commun) (f)''' : Porte de côté ; porte dérobée.<br> '''παρακινῶ (verbe)''' : .<br> '''παρακλαυσίθυρον, -ύρου (nom commun) (n)''' : paraclausithuron.<br> '''παραλείπω (verbe)''' : omettre.<br> '''παράλειψις, -ίψεως (nom commun) (f)''' : omission.<br> '''πάρδαλις, -άλεως (nom commun) (f)''' : léopard.<br> '''παράλληλος, -η, -ον (adjectif)''' : Porte de côté ; porte dérobée.<br> '''παραλήρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : délire.<br> '''παράμεσος, -ου (nom commun) (m)''' : annulaire.<br> '''παραμυθέομαι (verbe)''' : exhorter.<br> '''παραμύθιον, -ίου (nom commun) (m)''' : exhortation.<br> '''παραποίησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : contrefaçon.<br> '''παραποιῶ (verbe)''' : contrefaire.<br> '''παράρτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : annexe.<br> '''παρασάγγης, -ου (nom commun) (m)''' : parasange. (env. 6 km)<br> '''παράσιτος, -ος, -ον (adjectif)''' : Qui sert de mets en surplus ; Parasite.<br> '''παραίσθησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : illusion.<br> '''παράστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : représentation.<br> '''παραστράτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : incartade.<br> '''παρειά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : joue.<br> '''παρελθών, -όντος (nom commun) (m)''' : passé.<br> '''παρεξήγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : malentendu.<br> '''παρεξηγῶ (verbe)''' : méprendre.<br> '''παρεργάτης, -ου (nom commun) (m)''' : assistant.<br> '''παρεύνασθαι (verbe)''' : représenter.<br> '''πάρευνος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''παρθενεία, -ας (nom commun) (f)''' : virginité .<br> '''παρθένειος, -α, -ον (adjectif)''' : virginal.<br> '''παρθενικός, -ή, -όν (adjectif)''' : de vierge.<br> '''παρθενικῶς (adverbe)''' : virginalement.<br> '''παρθενικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''παρθενικός''.<br> '''παρθενικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''παρθενικός''.<br> '''παρθενικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''παρθενικῶς''.<br> '''παρθενικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''παρθενικῶς''.<br> '''παρθένος, -ος, -ον (adjectif)''' : vierge.<br> '''παρθενεύω (verbe)''' : devenir jeune fille.<br> '''παρθενών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : parthénon.<br> '''παρθικός, -ή, -όν (adjectif)''' : parthe.<br> '''παρθιστί (adverbe)''' : en parthe.<br> '''παρίσθμιον, -ίου (nom commun) (n)''' : (anatomie) amygdale.<br> '''παρόρμησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : impulsion.<br> '''παρορμητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : impulsif.<br> '''παρορμητικῶς (adverbe)''' : impulsivement.<br> '''παρορμητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''παρορμητικός''.<br> '''παρορμητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''παρορμητικός''.<br> '''παρορμητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''παρορμητικῶς''.<br> '''παρορμητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''παρορμητικῶς''.<br> '''παρορμῶ (verbe)''' : impulser.<br> '''παρσένος, -ος, -ον (adjectif)''' : Forme laconienne de ''παρθένος''.<br> '''παρών, -όντος (nom commun) (m)''' : présent.<br> '''παρωνυχία, -ας (nom commun) (f)''' : panaris.<br> '''πᾶς, -σα, -ᾶν (adjectif)''' : (Au singulier) Chaque, chacun. Tout entier, tout. (Au pluriel) Tous.<br> '''πάσσω (verbe)''' : .<br> '''παστά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : pâte.<br> '''παστός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''πάσχω (verbe)''' : Être affecté de telle ou telle façon, telle ou telle affection, sensation ou sentiment.<br> '''πατήρ, -ρός (nom commun) (m)''' : père.<br> '''πάτος, -ου (nom commun) (m)''' : sentier.<br> '''πατριά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : tribu, famille.<br> '''πατριάρχης, -ου (nom commun) (m)''' : patriarche.<br> '''πατρίς, -δος (nom commun) (f)''' : patrie.<br> '''πατροφονεύς, -έως (nom commun) (m)''' : patricide.<br> '''πατροφόνος, -ου (nom commun) (m)''' : patricide.<br> '''πατῶ (verbe)''' : Manger, absorber. Fouler aux pieds. Fouler le sol.<br> '''παῦρος -ύρα, -ῦρον (adjectif)''' : En petit nombre. (Par extension) Petit, court.<br> '''παῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : cessation.<br> '''παύω (verbe)''' : cesser.<br> '''πάφλασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''πάχνη, -ης (nom commun) (f)''' : givre.<br> '''παχύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Épais, gras.<br> '''πεδά (préposition)''' : Forme arcado-chypriote, dorienne et éolienne de ''μετά''.<br> '''πεδιάς, -δος (nom commun) (f)''' : plaine.<br> '''πεδίον, -ου (nom commun) (n)''' : champ.<br> '''πέζα, -ης (nom commun) (f)''' : cheville du pied.<br> '''πεζός, -ή, -όν (adjectif)''' : piéton.<br> '''πεζῶς (adverbe)''' : .<br> '''πεζώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''πεζῶς''.<br> '''πεζώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''πεζῶς''.<br> '''πεζώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πεζός''.<br> '''πεζώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πεζός''.<br> '''πείθομαι (verbe)''' : persuader ; suivre.<br> '''πείθω (verbe)''' : convaincre ; persuader.<br> '''πεῖνα, -ίνας (nom commun) (f)''' : faim.<br> '''πεινῶ (verbe)''' : avoir faim.<br> '''πεῖρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : Essai, tentative ; épreuve.<br> '''πειράζω (verbe)''' : Essayer ; tenter.<br> '''πειράομαι (verbe)''' : essayer.<br> '''πειρασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Épreuve, essai ; expérience. Tentation.<br> '''πειρατής, -οῦ (nom commun) (m)''' : pirate.<br> '''πειρῶ (verbe)''' : .<br> '''πελεκάν, -ᾶνος (nom commun) (m)''' : pélican.<br> '''πελεκῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : pélican.<br> '''πέλεκυς, -έκεως (nom commun) (m)''' : hache.<br> '''πέλμα, -τος (nom commun) (n)''' : Plante du pied ; tige des pommes et des poires.<br> '''πελώριος, -α, -ον (adjectif)''' : prodigieux.<br> '''πελωρίς, -δος (nom commun) (f)''' : moule.<br> '''πέλωρ, -ος (nom commun) (n)''' : prodige.<br> '''πέμμα, -τος (nom commun) (n)''' : gâteau.<br> '''πεμπτουσία, -ας (nom commun) (f)''' : quintessence.<br> '''πεντάφυλλον, -ύλλου (nom commun) (n)''' : potentille.<br> '''πέντε (adjectif numéral)''' : cinq.<br> '''πεντήκοντα (adjectif numéral)''' : cinquante.<br> '''πενθερά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : belle-mère.<br> '''πενθερός, -οῦ (nom commun) (m)''' : beau-père.<br> '''πένθος, -ους (nom commun) (n)''' : deuil.<br> '''πέος, -ους (nom commun) (n)''' : pénis.<br> '''πέπερι, -τος (nom commun) (n)''' : poivre.<br> '''πέπλος, -ου (nom commun) (m)''' : péplos.<br> '''πέπλωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : robe.<br> '''πεπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : cuit.<br> '''πέπων, -ονος (nom commun) (m)''' : melon.<br> '''περαίνω (verbe)''' : Finir, conclure.<br> '''πέρασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : passage.<br> '''πέρας, -τος (nom commun) (n)''' : Fin, limite.<br> '''πέρδιξ, -ικος (nom commun) (m/f)''' : perdrix.<br> '''πέρδομαι (verbe)''' : péter (faire un pet).<br> '''περιϐόλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''περιδέραιον, -ου (nom commun) (n)''' : collier (bijou).<br> '''περιδέραιος, -ος, -ου (adjectif)''' : .<br> '''περίζωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : caleçon.<br> '''περιήγησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Voyage ; parcours.<br> '''περιηγοῦμαι (verbe)''' : Voyager ; parcourir.<br> '''περιηγητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : voyageur.<br> '''περιλαμϐάνω (verbe)''' : .<br> '''περίληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : résumé.<br> '''περίναιον, -ίου (nom commun) (n)''' : périnée.<br> '''περιπατητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : péripatéticien.<br> '''περιπατῶ (verbe)''' : Circuler, aller et venir ; se promener (Par extension) (Figuré) Se comporter, se conduire, vivre de telle ou de telle manière.<br> '''περιπέτεια, -ας (nom commun) (f)''' : aventure.<br> '''περιπίπτω (verbe)''' : tomber autour, sur.<br> '''περιποιοῦμαι (verbe)''' : s'occuper de.<br> '''περιποιῶ (verbe)''' : .<br> '''περιστερά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : pigeon, colombe.<br> '''περιστερός, -οῦ (nom commun) (m)''' : pigeon, colombe. (Pour un mâle de ces espèces.)<br> '''περιστερεών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : pigeonnier, colombier.<br> '''περιφρονῶ (verbe)''' : mépriser.<br> '''περιφρούρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : protection.<br> '''περιφρουρῶ (verbe)''' : protéger.<br> '''περκνός, -ή, -όν (adjectif)''' : noirâtre.<br> '''περκνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''περκνός''.<br> '''περκνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''περκνός''.<br> '''περκνότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''περκνῶς''. '''περκνότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''περκνῶς''. '''περκνῶς (adverbe)''' : noirâtrement.<br> '''πέρνημι (verbe)''' : Exploiter, vendre. (Au passif) Être vendu.<br> '''περόνη, -ης (nom commun) (f)''' : agrafe, clavette.<br> '''περῶ (verbe)''' : passer.<br> '''πέσσω (verbe)''' : Digérer ; cuire. Mûrir.<br> '''πετάννυμι (verbe)''' : .<br> '''πέτασος, -άσου (nom commun) (m)''' : pétase.<br> '''πετεεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme homérique de ''πετεινός''.<br> '''πετεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : capable de voler.<br> '''πετεσοũχος, -ύχου (nom commun) (m)''' : petsuchos.<br> '''πετηνός, -ή, -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''πετεινός''.<br> '''πετῶ (verbe)''' : voler (planer dans le ciel).<br> '''πεύκη, -ης (nom commun) (f)''' : pin.<br> '''πεύθομαι (verbe)''' : Forme poétique de ''πυνθάνομαι''.<br> '''πέψις, -εως (nom commun) (f)''' : digestion.<br> '''πηγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : source.<br> '''πήγνυμι (verbe)''' : .<br> '''πηδάλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : talaria.<br> '''πήδημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : saut.<br> '''πηδόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : .<br> '''πηδός, -οῦ (nom commun) (f)''' : .<br> '''πηδῶ (verbe)''' : sauter.<br> '''πῇ (adverbe interrogatif)''' : par où.<br> '''πήληξ, -κος (nom commun) (m)''' : .<br> '''πηλός, -οῦ (nom commun) (m/f)''' : boue.<br> '''πήμων, -ων, -ον (adjectif)''' : nuisible.<br> '''πηνέλοψ, -πος (nom commun) (m)''' : canard sauvage.<br> '''πήνη, -ης (nom commun) (f)''' : bobine.<br> '''πηνήκη, -ης (nom commun) (f)''' : perruque.<br> '''πηνηκίζω (verbe)''' : .<br> '''πηνήκισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''πῆνος, -ήνου (nom commun) (m)''' : .<br> '''πῆξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''πήρα, -ας (nom commun) (f)''' : besace.<br> '''πήριξ, -ικος (nom commun) (m/f)''' : Forme crétoise de ''πέρδιξ''.<br> '''πῆχυς, -ήχεως (nom commun) (m)''' : avant-bras.<br> '''πιέζω (verbe)''' : Presser ; appuyer.<br> '''πίεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : pression.<br> '''πῖ (nom commun) (n)''' : pi.<br> '''πίθακος, -άκου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''πίθηκος''.<br> '''πιθανός, -ή, -όν (adjectif)''' : probable.<br> '''πιθανῶς (adverbe)''' : probablement.<br> '''πιθανώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πιθανός''.<br> '''πιθανώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πιθανός''.<br> '''πιθηκοειδής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''πίθηκος, -ήκου (nom commun) (m)''' : singe.<br> '''πίθων, -ονος (nom commun) (m)''' : Singe, petit singe.<br> '''πῖλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : pileus.<br> '''πίμπλημι (verbe)''' : remplir.<br> '''πίναξ, -κος (nom commun) (m)''' : tableau.<br> '''πίπτω (verbe)''' : tomber.<br> '''πίσσα, -εως (nom commun) (f)''' : poix.<br> '''πιστάκη, -ης (nom commun) (f)''' : pistachier.<br> '''πιστάκιον, -ίου (nom commun) (n)''' : pistache.<br> '''πίστις, -εως (nom commun) (f)''' : Foi. Confiance en autrui. Ce qui fait foi. Résultat de la confiance. Moyen d’inspirer confiance, de persuader ; preuve.<br> '''πιστότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πιστός''.<br> '''πιστότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πιστός''.<br> '''πιστός, -ή, -όν (adjectif)''' : fidèle ; loyal.<br> '''πιστότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''πιστῶς''.<br> '''πιστότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''πιστῶς''.<br> '''πιστῶς (adverbe)''' : fidèlement ; loyalement.<br> '''πίστωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : crédit.<br> '''πισύγγιον, ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''πίσυγγος''.<br> '''πίσυγγος, -ύγγου (nom commun) (m)''' : cordonnier.<br> '''πίττα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme attique de ''πίσσα''.<br> '''πίτα, -ας (nom commun) (f)''' : pita.<br> '''πλαγκτός, -ή, -όν (adjectif)''' : errant.<br> '''πλαδαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Forme dorienne de ''βλαδαρός''.<br> '''πλάζω (verbe)''' : errer.<br> '''πλᾶθος, -άθους (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''πλῆθος''.<br> '''πλακοῦς, -ύντος (nom commun) (m)''' : Gâteau ; galette.<br> '''πλανάτας, -ου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''πλανήτης''.<br> '''πλάνης, -τος (nom commun) (m)''' : vagabond.<br> '''πλανήτης, -ου (nom commun) (m)''' : planète.<br> '''πλάν (préposition)''' : Forme dorienne de ''πλήν''.<br> '''πλανῶ (verbe)''' : vagabonder.<br> '''πλάξ, -κός (nom commun) (f)''' : plaque.<br> '''πλάσμα, -τος (nom commun) (n)''' : Ouvrage façonné, modelé ; figure. Modulation de la voix. Contrefaçon, imitation. Travail de composition.<br> '''πλάσσω (verbe)''' : former, mouler.<br> '''πλατέως (adverbe)''' : largement.<br> '''πλατύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πλατύς''.<br> '''πλατύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πλατύς''.<br> '''πλατύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : large.<br> '''πλάττω (verbe)''' : Forme attique de ''πλάσσω''.<br> '''πλέθρον, -ου (nom commun) (n)''' : plèthre. (env. 30 m)<br> '''πλεῖστος, -ίστη, -ῖστον (adjectif)''' : Superlatif de ''πολύς''.<br> '''πλείων, -ων, -ῖον (adjectif)''' : Comparatif de ''πολύς''.<br> '''πλεῖθος, -ίθους (nom commun) (n)''' : Forme béotienne de ''πλῆθος''.<br> '''πλῆθος, -ήθους (nom commun) (n)''' : .<br> '''πληθύς, -ος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''πλῆθος''.<br> '''πληθώρα, -ας (nom commun) (f)''' : plénitude.<br> '''πλήθω (verbe)''' : remplir.<br> '''πληκτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : ennuyeux.<br> '''πληκτικότης, -ητος (nom commun) (f)''' : ennui.<br> '''πλῆκτρον, -ήκτρου (nom commun) (n)''' : plectre.<br> '''πλῆξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : ennui.<br> '''πλήν (préposition)''' : plus que.<br> '''πληρέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πλήρης''.<br> '''πληρέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πλήρης''.<br> '''πλήρης, -ης, -ῆρες (adjectif)''' : complet ; plein.<br> '''πλήρως (adverbe)''' : complètement ; pleinement.<br> '''πληρῶ (verbe)''' : compléter ; emplir.<br> '''πλήσσω (verbe)''' : Frapper, battre. (Au passif) Être battu, subir une défaite.<br> '''πλήττω (verbe)''' : Forme attique de ''πλήσσω''.<br> '''πλοῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : navire, bateau ; vaisseau.<br> '''πλούσιος, -α, -ον (adjectif)''' : riche, opulent.<br> '''πλουσιότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πλούσιος''.<br> '''πλουσιότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πλούσιος''.<br> '''πλουσίως (adverbe)''' : richement.<br> '''πλουτηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : dispensateur de richesse.<br> '''πλουτίζω (verbe)''' : (voix active) enrichir ; (voix passive) s’enrichir, être enrichi.<br> '''πλουτίνδην (adverbe)''' : en choisissant parmi les plus riches.<br> '''πλουτοτήριος, -α, -ον (adjectif)''' : Capable d’enrichir.<br> '''πλουτοκρατία, -ας (nom commun) (f)''' : ploutocratie.<br> '''πλοῦτος, -ύτου (nom commun) (m)''' : richesse, opulence.<br> '''πλουτῶ (verbe)''' : être riche.<br> '''πλύνω (verbe)''' : laver des vêtements.<br> '''πνεῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : Souffle. Exhalaison ; odeur. Esprit.<br> '''πνευματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : spirituel.<br> '''πνευματικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πνευματικός''.<br> '''πνευματικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πνευματικός''.<br> '''πνευματικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''πνευματικῶς''.<br> '''πνευματικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''πνευματικῶς''.<br> '''πνευματικῶς (adverbe)''' : spirituellement.<br> '''πνεύμων, -ονος (nom commun) (m)''' : poumon.<br> '''πνέω (verbe)''' : souffler.<br> '''πνιγηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : étouffant, où l’on étouffe (Par extension) Étroit, resserré.<br> '''πνίγω (verbe)''' : étrangler, étouffer ; suffoquer.<br> '''πνίξ, -γός (nom commun) (f)''' : crampe.<br> '''ποδάριον -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''πούς''.<br> '''πόδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : podium.<br> '''πόθεν (adverbe interrogatif)''' : d’où.<br> '''πόθος, -ου (nom commun) (m)''' : Désir ; regret.<br> '''ποῖ (adverbe interrogatif)''' : où (avec mouvement).<br> '''ποίησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : création.<br> '''ποιμήν, -ένος (nom commun) (m)''' : berger.<br> '''ποινή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Expiation d’un crime. Argent par lequel on paye les parents de la victime, le prix du sang. Rançon, expiation, châtiment, vengeance. Délivrance. Compensation, récompense.<br> '''ποῖος, -ία, -ῖον (adjectif interrogatif)''' : quel.<br> '''ποιότης, -τος (nom commun) (f)''' : qualité.<br> '''ποιῶ (verbe)''' : faire.<br> '''πολεμικός, -ή, -όν (adjectif)''' : guerrier.<br> '''πολεμικῶς (adverbe)''' : belliqueusement.<br> '''πολεμικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πολεμικός''.<br> '''πολεμικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πολεμικός''.<br> '''πολεμιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : guerrier.<br> '''πολεμίστρα, -ας (nom commun) (f)''' : guerrière.<br> '''πόλεμος, -έμου (nom commun) (m)''' : guerre.<br> '''πολεμῶ (verbe)''' : guerroyer.<br> '''πολιός, -ός, -όν (adjectif)''' : gris.<br> '''πόλις, -εως (nom commun) (f)''' : ville.<br> '''πολιτεία, -ας (nom commun) (f)''' : citoyenneté.<br> '''πολίτευμα, -τος (nom commun) (n)''' : gouvernement.<br> '''πολιτεύω (verbe)''' : Être citoyen. Participer au gouvernement, faire de la politique. (Au passif) Être gouverné, en parlant de l’État.<br> '''πολίτης, -ου (nom commun) (m)''' : citoyen.<br> '''πολιτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : civique.<br> '''πολῖτις, -ίτιδος (nom commun) (f)''' : citoyenne.<br> '''πολλάκις (adverbe)''' : souvent.<br> '''πολλῶς (adverbe)''' : .<br> '''πολυμάθεια, -ας (nom commun) (f)''' : érudition.<br> '''πολυμαθής, -ής, -ές (adjectif)''' : érudit.<br> '''πολυμήτις, -, - (adjectif)''' : .<br> '''πολυμήχανος, -η, -ον (adjectif)''' : ingénieux.<br> '''πολύτροπος, -ος, -ον (adjectif)''' : astucieux.<br> '''πολύς, -λλή, -ύ (adjectif)''' : nombreux.<br> '''πολύχρωμος, -η, -ον (adjectif)''' : multicolore.<br> '''πομφολυγοπάφλασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''πομφόλυξ, -γος (nom commun) (m)''' : bulle ; ornement en forme de bulle, de rond. (Chimie) Oxyde de zinc.<br> '''πομφός, -οῦ (nom commun) (m)''' : verrue.<br> '''πονηρία, -ας (nom commun) (f)''' : ruse.<br> '''πονηρός, -ά, -όν (adjectif)''' : mauvais, méchant ; pervers.<br> '''πονηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πονηρός''.<br> '''πονηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πονηρός''.<br> '''πονηρῶς (adjectif)''' : mauvaisement, méchamment ; perversement.<br> '''πόποι (interjection)''' : hélas.<br> '''πορδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : pet. (gaz intestinal)<br> '''πορθμεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' .<br> '''πορθμεύς, -έως (nom commun) (m)''' nocher.<br> '''πορθμεύω (verbe)''' .<br> '''πορθμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : détroit.<br> '''πορνεία, -ας (nom commun)''' : Fornication, prostitution.<br> '''πορνεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' lupanar.<br> '''πόρνευμα, -ύµατος (nom commun (n)''' : .<br> '''πόρνευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''πορνεύτρια, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''πορνεύω (verbe)''' : prostituer.<br> '''πόρνη, -ης (nom commun) (f)''' : Prostituée, putain.<br> '''πορνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : de lupanar.<br> '''πορνοϐοσκεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : lupanar.<br> '''πορνοϐοσκία, -ας (nom commun) (f)''' : prostitution.<br> '''πορνοϐοσκός, -οῦ (nom commun) (m)''' : tenancier.<br> '''πορνοϐοσκῶ (verbe)''' : gérer un lupanar.<br> '''πορνοδιάκονος, -όνου (nom commun) (m/f)''' : .<br> '''πορνοδιδάσκαλος, -άλου (nom commun) (m) ''' : .<br> '''πορνοδύτης, -ου (nom commun) (m)''' .<br> '''πορνοφίλης, -ου (nom commun) (m)''' : amateur de prostituées.<br> '''πορνογενής, -ής, -ές (adjectif)''' : .<br> '''πορνογέννητος, -ος, -ον (adjectif)''' : né dans un lupanar.<br> '''πορνογράφος, -ου (nom commun) (m)''' : pornographe.<br> '''πορνοκοπέω (verbe)''' : .<br> '''πορνοκοπία, -ας (nom commun) (f)''' .<br> '''πορνοκόπος, -ου (nom commun) (m)''' : client de lupanar.<br> '''πορνομανής, -ής, -ές''' : furieux contre la prostitution.<br> '''πόρνος, -ου (nom commun) (m)''' : Prostitué ; gigolo.<br> '''πόρπη, -ης (nom commun) (f)''' : broche (bijou).<br> '''πόρ, -δός (nom commun) (m)''' : Forme laconienne de ''πούς''.<br> '''πόρρω (adverbe)''' : Forme attique de ''πρόσω''.<br> '''πορφύρεος, -α, -ον (adjectif)''' : (chez Homère) Sombre. (grec post-homérique) Pourpre.<br> '''πορφύρω (verbe)''' : Bouillir, fulminer ; rougir.<br> '''πόσις, -εως (nom commun) (f)''' : action de boire.<br> '''πόσις, -ιος (nom commun) (m)''' : époux ; mari.<br> '''πόσσις, -ιος (nom commun) (m)''' : Forme poétique de ''πόσις''. (au sens d’« époux », « mari »)<br> '''πόσος, -η, -ον (adjectif interrogatif)''' : combien.<br> '''ποσότης, -τος (nom commun) (f)''' : quantité.<br> '''πός, -δός (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''πούς''.<br> '''ποταμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : fleuve.<br> '''πότε (adverbe interrogatif)''' : quand.<br> '''ποτέ (adverbe)''' (Devient ''ποτ᾽'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux, et ''ποθ᾽'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit rude.) : jamais.<br> '''ποτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : coupe. (récipient)<br> '''ποτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : verre. (récipient)<br> '''πότμος, -ου (nom commun) (m)''' : destin ; sort.<br> '''πότνια, -ίης (nom commun) (f)''' : épouse ; maîtresse.<br> '''πούς, -δός (nom commun) (m)''' : pied.<br> '''ποῦ (adverbe interrogatif)''' : où (sans mouvement) ; comment.<br> '''πρᾶγμα, -άγματος (nom commun) (n)''' : Chose, évènement ; affaire. Fait.<br> '''πραγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : évènementiel ; factuel.<br> '''πραγματικῶς (adverbe)''' : évènementiellement ; factuellement.<br> '''πραγματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πραγματικός''.<br> '''πραγματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πραγματικός''.<br> '''πραικόκιον, -ίου (nom commun) (n)''' : abricot.<br> '''πράκτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : agent.<br> '''πρᾶξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : action.<br> '''πραπίς, -δος (nom commun) (f)''' : intelligence.<br> '''πράσινος, -ίνη, -άσινον (adjectif)''' : vert poireau.<br> '''πράσσω (verbe)''' : faire, pratiquer.<br> '''πρατήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : vendeur.<br> '''πρᾶτος, -άτη, -ᾶτον (adjectif)''' : Forme dorienne de ''πρῶτος''.<br> '''πράττω (verbe)''' : Forme attique de ''πράσσω''.<br> '''πρέπω (verbe)''' : .<br> '''πρέσϐυς, -έως (nom commun) (m)''' : Envoyé ; député ; ambassadeur.<br> '''πρεσϐυτέριον, -ίου (nom commun) (n)''' : assemblée des anciens.<br> '''πρῆγμα, -ήγματος (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''πρᾶγμα''.<br> '''πρηκτήρ, -ός (nom commun) (m)''' : Forme homérique et ionienne de ''πράκτωρ''.<br> '''πρῆξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : Forme homérique et ionienne de ''πρᾶξις''.<br> '''πρήσσω (verbe)''' : Forme homérique et ionienne de ''πράσσω''.<br> '''πρῆχμα, -ήχματος (nom commun) (f)''' : Autre forme ionienne de ''πρᾶγμα''.<br> '''πρῖγκιψ, -ίγκιπος (nom commun) (m)''' : prince. (chef d’une principauté)<br> '''πριγκιπίσσα, -ας (nom commun) (f)''' : princesse. (cheffe d’une principauté)<br> '''πρίν (conjonction)''' : avant que.<br> '''πριόνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : diminutif de ''πρίων''.<br> '''πρίων, -ονος (nom commun) (m)''' : scie.<br> '''προάστειος, -, - (adjectif)''' : suburbain.<br> '''προάστειον, -ίου (nom commun) (n)''' : banlieue.<br> '''προϐαίνω (verbe)''' : marcher en avant.<br> '''προϐατίνα, -ας (nom commun) (f)''' : brebis.<br> '''πρόϐατον, -άτου (nom commun) (n)''' : mouton.<br> '''πρόϐλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : problème.<br> '''πρόγνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''πρόγονος, -όνου (nom commun) (m)''' : ancêtre.<br> '''προπάτωρ, -ορος (nom commun) (m)''' : ancêtre.<br> '''πρόγραμμα, -άμματος (nom commun) (n)''' : notice écrite publique.<br> '''προγράφω (verbe)''' : écrire une notice publique.<br> '''προδίδωμι (verbe)''' : trahir.<br> '''προδότης, -ου (nom commun) (m)''' : traître.<br> '''προδοτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : traître.<br> '''προδοσία, -ας (nom commun) (f)''' : trahison.<br> '''προοίμιον, -ίου (nom commun) (n)''' : prélude.<br> '''προκινῶ (verbe)''' : .<br> '''πρόκοιτος, -ίτου (nom commun) (m)''' : chambellan.<br> '''προλαμϐάνω (verbe)''' : prévoir.<br> '''πρόληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : prévention.<br> '''πρόλογος, -όγου (nom commun) (m)''' : préface.<br> '''προσϐάλλω (verbe)''' : .<br> '''προσϐολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''προσευχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : prière.<br> '''προσεύχομαι (verbe)''' : Adresser une prière. (Absolu) Adorer, prier, supplier.<br> '''προσήλωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : attachemeent.<br> '''πρόσθεν (adverbe)''' Devant ; en avant.<br> '''προσιτός, -ή, -όν (adjectif)''' : abordable.<br> '''πρόσειμι (verbe)''' : aborder.<br> '''προσθιγγάνω (verbe)''' : .<br> '''προσκέφαλον, -άλου (nom commun) (m)''' : oreiller.<br> '''πρόσκοπος, -όπου (nom commun) (m)''' : éclaireur.<br> '''πρόσκοπευω (verbe)''' : .<br> '''προσποιῶ (verbe)''' : .<br> '''προσωποποιία, -ας (nom commun) (f)''' : personnification.<br> '''πρόσω (adverbe)''' : .<br> '''πρός (adverbe ; préposition)''' : Auprès, à côté ; en outre.<br> '''πρότατος, -άτα, -άτετον (adjectif)''' : Superlatif de ''πρῶτος''.<br> '''πρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πρῶτος''.<br> '''προτί (adverbe ; préposition)''' : Forme homérique de ''πρός''.<br> '''ποτί (adverbe ; préposition)''' : Forme homérique et dorienne de ''πρός''.<br> '''ποί (adverbe ; préposition)''' : Forme dorienne de ''πρός''.<br> '''πορτί (adverbe ; préposition)''' : Forme crétoise de ''πρός''.<br> '''πός (adverbe ; préposition)''' : Forme arcado-chypriote de ''πρός''.<br> '''πρές (adverbe ; préposition)''' : Forme éolienne de ''πρός''.<br> '''πέρτι (adverbe ; préposition)''' : Forme pamphylienne de ''πρός''.<br> '''πρᾶος, -ος, -ᾷον (adjectif)''' : doux ; calmant.<br> '''πραότης, -τος (nom commun) (f)''' : Douceur, bonté ; facilité de caractère.<br> '''πραύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : Variante de ''πρᾶος''.<br> '''πραΰς, -εΐα, -ΰ (adjectif)''' : Forme poétique de ''πρᾶος''.<br> '''πρήξιμον, -ίματος (nom commun) (n)''' : Enflure, gonflement ; ballonnement, boursouflure, fluxion.<br> '''πρῖγκιψ, -ίγκιπος (nom commun) (m)''' : prince (chef d’une principauté).<br> '''πριγκίπισσα, -ας (nom commun) (f)''' : princesse (cheffe d’une principauté).<br> '''πρό (adverbe ; préposition)''' devant.<br> '''προ- (préfixe)''' pré-.<br> '''παράρτημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : annexe.<br> '''προζύμιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''προζυμίτης, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''πρόσθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : addition.<br> '''προσφορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : offre.<br> '''προσωπεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : masque.<br> '''προσωπίς, -δος (nom commun) (f)''' : masque.<br> '''προσ- (préfixe)''' : Vers, à ; Auprès. En outre, encore. Excessivement ; tout à fait.<br> '''προσαρτῶ (verbe)''' : annexer.<br> '''προστίθημι (verbe)''' : additionner ; ajouter.<br> '''προσομοίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : simulation.<br> '''προσποιῶ (verbe)''' : simuler.<br> '''πρότανις, -άνεως (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''πρύτανις''.<br> '''προῦμνον, -ύμνου (nom commun) (n)''' : prune.<br> '''προφατεία, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''προφητεία''.<br> '''προφάτης, -ου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''προφήτης''.<br> '''προφητεία, -ας (nom commun) (f)''' : prophétie.<br> '''προφήτης, -ου (nom commun) (m)''' : prophète.<br> '''προφυλακτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''προφυλάξις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''προφυλάσσω (verbe)''' : .<br> '''πρύμνα, -ας (nom commun) (f)''' : poupe.<br> '''πρύμνη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''πρύμνα''.<br> '''πρυτανεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : (À Athènes) mairie.<br> '''πρύτανις, -άνεως (nom commun) (m)''' : prytane.<br> '''πρωΐ (adverbe)''' : tôt.<br> '''πρῴ (adverbe)''' : Forme attique de ''πρωΐ''.<br> '''πρωκτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : anus.<br> '''πρωκτόσοφος, -όφου (nom commun) (m/f)''' : Expert en débauche contre nature.<br> '''πρῷρα, -ῴρας (nom commun) (f)''' : proue.<br> '''πρωταγωνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : protagoniste.<br> '''πρῶτος, -ώτη, -ῶτον (adjectif)''' : premier.<br> '''πρωτόκολλον, -όλλου (nom commun) (n)''' : frontispice.<br> '''πτελέα, -ας (nom commun) (f)''' : orme.<br> '''πτέρινος, -ίνη, -ινον (adjectif)''' : .<br> '''πτέρις, -δος (nom commun) (f)''' : fougère.<br> '''πτερόεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : ailé.<br> '''πτερόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : aile.<br> '''πτέρνα, -ης (nom commun) (f)''' : talon. (partie postérieure du pied)<br> '''πτέρυξ, -υγος (nom commun) (f)''' : Aile ; nageoire.<br> '''πτηνόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : oiseau.<br> '''πτηνοπέδιλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : talaria.<br> '''πτισάνη, -ης (nom commun) (f)''' : tisane.<br> '''πτίσσω (verbe)''' : .<br> '''πτίττω (verbe)''' : Forme attique de ''πτίσσω''.<br> '''πτόλεμος, -έμου (nom commun) (m)''' : Forme homérique de ''πόλεμος''.<br> '''πτολίεθρον, -έθρου (nom commun) (n)''' : citadelle.<br> '''πτόλις, -εως (nom commun) (f)''' : Forme homérique de ''πόλις''.<br> '''πτύον, -ου (nom commun) (n)''' : pelle.<br> '''πτύω (verbe)''' : cracher.<br> '''πτῶσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : chute.<br> '''πτώσσω (verbe)''' : chuter.<br> '''πτωχεία, -ας (nom commun) (f)''' : pauvre.<br> '''πτωχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : hospice.<br> '''πτώχευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : banqueroute.<br> '''πτωχεύω (verbe)''' : faire banqueroute.<br> '''πτωχός, -ή, -όν (adjectif)''' : pauvre.<br> '''πτωχοτροφεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : hospice.<br> '''πτωχοτρόφος, -ου (nom commun) (m)''' : ptôchotrophe.<br> '''πτωχότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πτωχός''.<br> '''πτωχότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πτωχός''.<br> '''πτωχῶς (adverbe)''' : pauvrement.<br> '''πυγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : fesse.<br> '''πυγηφαvοῦς, -οῦ (nom commun) (m)''' : mooning. (Action de montrer ses fesses nues en baissant son pantalon et en se penchant en avant.)<br> '''πυγίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : croupion.<br> '''πυγίζω (verbe)''' : sodomiser.<br> '''πυγμαῖος, -ία -ῖον (adjectif)''' : pygmée.<br> '''πυγμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : poing.<br> '''πύελος, -έλου (nom commun) (f)''' : bassin (os).<br> '''πυθμήν, -ένος (nom commun) (m)''' : fond.<br> '''πυκνός, -ή, -όν (adjectif)''' : dense, sagace.<br> '''πυκνότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''πυκνῶς''.<br> '''πυκνότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''πυκνῶς''.<br> '''πυκνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πυκνός''.<br> '''πυκνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πυκνός''.<br> '''πυκνότης, -τος (nom commun) (f)''' : densité ; sagacité.<br> '''πυκνῶς (adverbe)''' : densément ; sagacement.<br> '''πύλη, -ης (nom commun) (f)''' : (Au singulier) battant de porte. (Au pluriel) porte.<br> '''πυλωρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Portier. (Anatomie) pylore.<br> '''πύνδαξ, -κος (nom commun) (m)''' : fond.<br> '''πυνθάνομαι (verbe)''' : chercher à savoir ; s’enquérir ; s’informer de ; apprendre en s’informant ; apprendre<br> '''πυξίς, -δος (nom commun) (f)''' : pyxide.<br> '''πύον, -ου (nom commun) (n)''' : ‎pus.<br> '''πυραμίς, -δος (nom commun) (f)''' : pyramide.<br> '''πυργίτης, -ου (nom commun) (m)''' : moineau.<br> '''πύργος, -ου (nom commun) (m)''' : Tour. (Par extension) Enceinte garnie de tours. (Par extension) Citadelle, remparts. (Par analogie) Sorte de bataillon carré.<br> '''πύρινος, -η, -ον (adjectif)''' : enflammé.<br> '''πυρινότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πύρινος''.<br> '''πυρινότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πύρινος''.<br> '''πύρινως (adverbe)''' : .<br> '''πῦρ, -ός (nom commun) (n)''' : feu.<br> '''πυρρός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''πυρρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''πυρρός''.<br> '''πυρρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''πυρρός''.<br> '''πυρρῶς (adverbe)''' : .<br> '''πύσμα, -τος (nom commun) (n)''' : question ouverte.<br> '''πύστις, -εως (nom commun) (f)''' : Enquête, question. Apprentissage, chose apprise.<br> '''πυστός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''πωγώνιον, -ίου (nom commun) (m)''' : menton.<br> '''πώγων, -ονος (nom commun) (m)''' : Barbe ; barbe d’animal, de plante. Barbelure. Langue de feu.<br> '''πωλέω (verbe)''' : vendre.<br> '''πώλης, -ου (nom commun) (m)''' : vendeur.<br> '''πωλητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : vendeur.<br> '''πῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : bouchon.<br> '''πῶυ, -ώεος (nom commun) (n)''' : Troupeau d’ovins ou de chèvres.<br> '''πῶς (adverbe)''' : comment.<br> '''Παιάν, -ᾶνος (nom commun) (m)''' : péan. (nom propre) : Péan.<br> '''Πακτωλός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Pactole.<br> '''Παλαιὰ Διαθήκη (locution nominale) (f)''' : Ancien Testament.<br> '''Παλλάδιον, -ίου (nom propre) (n)''' : Palladium.<br> '''Πάλλας, -αντος (nom propre) (m)''' : Pallas (nom masculin).<br> '''Παλλάς, -δος (nom propre) (f)''' : Pallas (nom féminin).<br> '''Πάλμυρα, -ύρας (nom propre) (f)''' : Palmyre.<br> '''Πάμφιλος, -ίλου (nom propre) (m)''' : Pamphile.<br> '''Πανάκεια, -ας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Panacée|Panacée]].<br> '''Πανδώρα, -ας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Pandore|Pandore]].<br> '''Πάν, -ός (nom propre) (m)''' : [[wikt:Pan|Pan]].<br> '''Πανοῦργος, -ύργου (nom propre) (m)''' : Panurge.<br> '''Πάνθειον, -ίου (nom propre) (m)''' : Panthéon.<br> '''Παρθένος, -ου (nom propre) (f)''' : Vierge.<br> '''Παρθενών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : Parthénon.<br> '''Παρθία, -ας (nom propre) (f)''' : Parthie.<br> '''Πάρθος, -ου (nom commun) (m)''' : Parthe.<br> '''Πάρις, -δος (nom propre) (m)''' : Pâris.<br> '''Παρμενίδης, -ου (nom propre) (m)''' : Parménide.<br> '''Πασιφάη, -ης (nom propre) (f)''' : Pasiphaé.<br> '''Παῦλος, -ύλου (nom propre) (m)''' : Paul.<br> '''Παῦνι (nom propre) (m)''' : Payni.<br> '''Παυσανίας, -ου (nom propre) (m)''' : Pausanias.<br> '''Παχώμιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Pacôme.<br> '''Παχών (nom propre) (m)''' : Pachon.<br> '''Πελοπόννησος, -ήσου (nom propre) (f)''' : Péloponnèse.<br> '''Πέλοψ, -πος (nom propre) (m)''' : Pélops.<br> '''Πεμφρηδώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Pemphrédo (une des Grées).<br> '''Πεντάτευχος, -ύχου (nom propre) (f)''' : Pentateuque.<br> '''Πέργαμον, -άμου (nom propre) (n)''' : Pergame.<br> '''Περίϐοια, -ίας (nom propre) (f)''' : Périboée.<br> '''Περικλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Périclès.<br> '''Περίλεως, -εω (nom propre) (m)''' : Périléos.<br> '''Περσέπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Persépolis.<br> '''Περσεπολίτης, -ου (nom commun) (m)''' : Persépolitain.<br> '''Πέρσης, -ου (nom commun) (m)''' : Perse.<br> '''Περσίς, -δος (nom propre) (f)''' : Perse.<br> '''Περσίς, -δος (nom commun) (f)''' : Perse.<br> '''Πετεφρής, -οῦ (nom propre) (m)''' : Potiphar.<br> '''Πήγασος, -άσου (nom propre) (m)''' : Pégase.<br> '''Πηλεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Pélée.<br> '''Πηνειός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Pénée.<br> '''Πηνελόπη, -ης (nom propre) (f)''' : Pénélope.<br> '''Πίστις, -εως (nom propre) (f)''' : Pistis.<br> '''Πιτθεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Pitthée. (Grand-père de Thésée.)<br> '''Πλάτων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Platon.<br> '''Πλευρών, -ῶνος (nom propre) (m/f)''' : Pleuron.<br> '''Πλούταρχος, -άρχου (nom propre) (m)''' : Plutarque.<br> '''Πλουτεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Autre nom de Pluton.<br> '''Πλουτίς, -δος (nom propre) (f)''' : Ploutis.<br> '''Πλοῦτος, -ύτου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Ploutos|Ploutos]].<br> '''Πλούτων, -ωνος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Pluton|Pluton]].<br> '''Πόθος, - (nom propre) (m)''' : [[wikt:Pothos|Pothos]].<br> '''Ποικίλη, -ης (nom propre) (f)''' : Pœcile. (portique au nord de l’Agora d’Athènes.)<br> '''Πολύϐιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Polybe.<br> '''Πολυμνία, -ας (nom propre) (f)''' : Polymnie.<br> '''Πολύαινος, -ίνου (nom propre) (m)''' : Polyen.<br> '''Πολυνείκης, -ους (nom propre) (m)''' : Polynice.<br> '''Πολυπήμων, -ονος (nom propre) (m)''' : Polypémon (véritable nom de Procuste).<br> '''Πολύφημος, -ήμου (nom propre) (m)''' : Polyphème.<br> '''Πομπηία, -ας (nom propre) (f)''' : Pompéi.<br> '''Πομπήϊος, -ΐου (nom propre) (m)''' : Pompée.<br> '''Ποσειδώνιος, - (nom propre) (m)''' : Posidonios (Philosophe grec stoïcien né à Apamée en 135 av. J.-C. et mort à Rome en 51 av. J.-C. .).<br> '''Ποσειδάν, - (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποσειδάων, - (nom propre) (m)''' : Forme homérique de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποσειδέων, - (nom propre) (m)''' : Forme ionienne de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποσειδῶν, -ῶνος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Poséidon|Poséidon]].<br> '''Ποτειδάν, - (nom propre) (m)''' : Autre forme dorienne de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποτείδαν, - (nom propre) (m)''' : Forme éolienne de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποτειδᾶς, - (nom propre) (m)''' : Forme de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Ποτειδάων, - (nom propre) (m)''' : Forme crétoise et béotienne de ''Ποσειδῶν''.<br> '''Πραξιτέλης, -ους (nom propre) (m)''' : Praxitèle.<br> '''Πρίαμος, -άμου (nom propre) (m)''' : Priam.<br> '''Πρόκνη, -ης (nom propre) (f)''' : Procné.<br> '''Προκρούστης, -ου (nom propre) (m)''' : Procuste (surnom de Polypémon.).<br> '''Προκύων, -ός (nom propre) (m)''' : Procyon.<br> '''Προμηθεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Prométhée.<br> '''Προξένος, -ρου (nom propre) (m)''' : Proxenos.<br> '''Προυσίας, -ου (nom propre) (m)''' : Prusias.<br> '''Πρωταγόρας, -ου (nom propre) (m)''' : Protagoras.<br> '''Πυγμαλίων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Pygamlion.<br> '''Πυθαγόρας, -ου (nom propre) (m)''' : Pythagore.<br> '''Πυθόπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Antioche du Méandre.<br> '''Πύθων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Python.<br> '''Πυθώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Ancien nom de Delphes.<br> '''Πυλάδας, -ου (nom propre) (m)''' : Forme dorienne de ''Πυλάδης''.<br> '''Πυλάδης, -ου (nom propre) (m)''' : Pylade.<br> '''Πύραμος, -άμου (nom propre) (m)''' : Pyrame.<br> '''Πυρετός, -οῦ (nom propre) (m)''' : (fleuve d’Europe de l’Est).<br> '''Πυργοπολυνείκης, -ους (nom propre) (m)''' : Pyrgopolinice.<br> '''Πύργος, -ου (nom propre) (m)''' : Pyrgos.<br> '''Πύρρα, -ας (nom propre) (f)''' : Pyrrha.<br> '''Πύρρος, -ου (nom propre) (m)''' : Pyrrhus.<br> '''Πύρρων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Pyrrhon.<br> '''Πῶλος, -ώλου (nom propre) (m)''' : Polos.<br> ==Ρ== '''ῥᾶ (nom commun) (n)''' : rhubarbe.<br> '''ῥαϐϐί (nom commun) (m)''' : rabbin.<br> '''ῥαϐδομαντεία, -ας (nom commun) (f)''' : Divination pratiquée grâce à une baguette.<br> '''ῥαϐδονόμος, -ου (nom commun) (m)''' : licteur.<br> '''ῥαϐδοῦχος, -ύχου (nom commun) (m)''' : licteur.<br> '''ῥάϐδος, -ου (nom commun) (f)''' : baguette.<br> '''ῥαγάς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''ῥαιϐηδόν, -οῦ (nom commun) (n)''' .<br> '''ῥαιϐοειδής, -ής, -ές (adjectif) ''' .<br> '''ῥαιϐόκρανος, -άνου (nom commun) (m)''' .<br> '''ῥαιϐοσκελής, -ής, -ές (adjectif) ''' .<br> '''ῥαιϐός, -ή, -όν (adjectif)''' : tendu.<br> '''ῥαιϐότης, -τος (nom commun) (f)''' .<br> '''ῥαιϐῶς (adverbe)''' : de façon tendue.<br> '''ῥαιϐῶ (verbe)''' tendre.<br> '''ῥαδινός, -ή -όν (adjectif)''' : souple.<br> '''ῥᾴδιος, -α, -ον (adjectif)''' : facile.<br> '''ῥᾳδίως (adverbe)''' : facilement.<br> '''ῥᾷστος, -, - (adjectif)''' : Superlatif de ''ῥᾴδιος''.<br> '''ῥᾴων, -, - (adjectif)''' : Comparatif de ''ῥᾴδιος''.<br> '''ῥάμνος, -ου (nom commun) (f)''' nerprun épineux.<br> '''ῥάμφος, -ους (nom commun) (n)''' : bec (d’un oiseau).<br> '''ῥάξ, -γός (nom commun) (m)''' : téton.<br> '''ῥάπισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : gifle.<br> '''ῥαπίς, -δος (nom commun) (f)''' : verge ; bâton.<br> '''ῥάπτης, -ου (nom commun) (n)''' : tailleur (de vêtements).<br> '''ῥαπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : cousu.<br> '''ῥάπτω (verbe)''' : coudre.<br> '''ῥάπυς, -ος (f)''' : navet.<br> '''ῥάσσω (verbe)''' : .<br> '''ῥάττω (verbe)''' : Forme attique de ''ῥάσσω''.<br> '''ῥαφανιδῶ (verbe)''' : .<br> '''ῥαφανίδωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ῥαφανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : radis.<br> '''ῥαφεύς, -έως (nom commun) (m)''' : couturier.<br> '''ῥαφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : couture.<br> '''ῥαφίς, -δος (nom commun) (f)''' : Aiguille, poinçon. Aiguille (poisson de mer).<br> '''ῥάφυς, -ος (nom commun) (f)''' : Variante de ''ῥάπυς''.<br> '''ῥαχίζω (verbe)''' : .<br> '''ῥάχις, -εως (nom commun) (f)''' : épine dorsale.<br> '''ῥαχιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ῥαχιστός, -ός, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ῥαχίτης, -ης, -ες, (adjectif)''' : .<br> '''ῥαχός, -ή, -όν, (adjectif)''' : superficiel.<br> '''ῥαχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''ῥάψις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ῥαψῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : récitation d’un poème épique.<br> '''ῥαψῳδός, -οῦ (nom commun) (m)''' : barde.<br> '''ῥέδδω (verbe)''' : Forme béotienne et dorienne de ''ῥέζω''.<br> '''ῥέζω (verbe)''' : Travailler, faire, exécuter.<br> '''ῥέπω (verbe)''' : incliner.<br> '''ῥεῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : rhume.<br> '''ῥευματίζομαι (verbe)''' : souffrir de rhumatismes.<br> '''ῥευματισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : rhumatisme.<br> '''ῥευστός, -ή -όν (adjectif)''' : liquide.<br> '''ῥέω (verbe)''' : couler.<br> '''ῥῆγμα, -ήγματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ῥήγνυμι (verbe)''' : .<br> '''ῥῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : verbe.<br> '''ῥῆξις, -ήξεως (nom commun) (f)''' : déchirure.<br> '''ῥῆον, -ήου (nom commun) (n)''' : rhubarbe.<br> '''ῥῆσις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : citation.<br> '''ῥήσσω (verbe)''' : Forme ionienne de ''ῥάσσω''.<br> '''ῥητορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : oratoire.<br> '''ῥητορικῶς (adverbe)''' : oratoirement.<br> '''ῥητορικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ῥητορικός''.<br> '''ῥητορικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ῥητορικός''.<br> '''ῥητορικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''-ικῶς''.<br> '''ῥητορικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''-ικῶς''.<br> '''ῥητός, -ή, -όν (adjectif)''' : Dit ; dicible, (Mathématiques) rationnel.<br> '''ῥήτρα, -ας (nom commun) (f)''' : clause.<br> '''ῥήτωρ, -ορος (nom commun) (m/f)''' : orateur.<br> '''ῥηχός, -ή -όν (adjectif)''' : Forme ionienne de ''ῥαχός''.<br> '''ῥῖγος, -ίγους (nom commun) (n)''' : frisson.<br> '''ῥιγῶ (verbe)''' : frissonner.<br> '''ῥίζα, -ης (nom commun) (f)''' : racine.<br> '''ῥινόκερως, -έρωτος (nom commun) (m)''' : rhinocéros.<br> '''ῥίον, -ου (nom commun) (n)''' : sommet.<br> '''ῥιπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''ῥίπτω (verbe)''' : lancer, jeter ; projet.<br> '''ῥίς, -νός (nom commun) (f)''' : nez.<br> '''ῥίψασπις, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''ῥίψις, -πός (nom commun) (f)''' : entrelac.<br> '''ῥιπίζω (verbe)''' : éventer.<br> '''ῥιπίς, -δος (nom commun) (f)''' : éventail.<br> '''ῥοά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''ῥοή''.<br> '''ῥοή, -ῆς (nom commun) (f)''' : écoulement.<br> '''ῥοδόεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : rosé.<br> '''ῥοδοέντως (adverbe)''' : .<br> '''ῥοδοέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ῥοδόεις''.<br> '''ῥοδοέστερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ῥοδόεις''.<br> '''ῥόδον, -ου (nom commun) (n)''' : rose (fleur).<br> '''ϝρόδον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme éolienne de ''ῥόδον''.<br> '''ῥοιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : grenade (fruit).<br> '''ῥόκα, -ας (nom commun) (f)''' : roquette (plante).<br> '''ῥόμος, -ου (nom commun) (m)''' : ver.<br> '''ῥομφαία, -ας (nom commun) (f)''' : estramaçon.<br> '''ῥόπαλον, -άλου (nom commun) (n)''' : gourdin.<br> '''ῥοφῶ (verbe)''' : sucer.<br> '''ῥύαξ, -κος (nom commun) (n)''' : ruisseau.<br> '''ῥύγχος, -ους (nom commun) (n)''' : Trompe, museau. Bec d’un oiseau.<br> '''ῥυθμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : mouvement régulier.<br> '''ῥύμη, -ης (nom commun) (f)''' : rue.<br> '''ῥυπαίνω (verbe)''' : polluer.<br> '''ῥύπανσις, -άνσεως (nom commun) (f)''' : pollution.<br> '''ῥυπαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : crasseux.<br> '''ῥυπαρῶς (adverbe)''' : crasseusement.<br> '''ῥυπαρώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ῥυπαρῶς''.<br> '''ῥυπαρώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ῥυπαρῶς''.<br> '''ῥυπαρώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ῥυπαρός''.<br> '''ῥυπαρώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ῥυπαρός''.<br> '''ῥύπος, -ου (nom commun) (m)''' : polluant.<br> '''ῥυσμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ῥυθμός''.<br> '''ῥυτίς, -δος (nom commun) (f)''' : ride.<br> '''ῥωγμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : fissure.<br> '''ῥώθων, -ος (nom commun) (m)''' : narine.<br> '''ῥωμαϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : romain.<br> '''ῥωμαϊκῶς (adverbe)''' : romainement.<br> '''ῥωμαϊκώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ῥωμαϊκῶς''.<br> '''ῥωμαϊκώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ῥωμαϊκῶς''.<br> '''ῥωμαϊκώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ῥωμαϊκός''.<br> '''ῥωμαϊκώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ῥωμαϊκός''.<br> '''ῥωμαλέος, -α, -ον (adjectif)''' : fort, robuste (en parlant des personnes) ; solide (en parlant des choses).<br> '''ῥωμαλεότης, -τος (nom commun) (f)''' : force, robustesse (en parlant des personnes) ; solidité (en parlant des choses).<br> '''ῥώμη, -ης (nom propre) (f)''' : force.<br> '''ῥώομαι (verbe)''' : se précipiter, fondre sur.<br> '''ῥωσικός, -ή, -όν (adjectif)''' : russe.<br> '''ῥώξ, -γός (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ῥάξ''.<br> '''ῥῶ (nom commun) (n)''' : rhô.<br> '''Ῥαάβ (nom propre) (f)''' : Rahab.<br> '''Ῥα (nom propre) (m)''' : Rê.<br> '''Ῥᾶ (nom propre) (n)''' : Volga.<br> '''Ῥαδάμανθυς, -άνθυος (nom propre) (m)''' : Rhadamanthe.<br> '''Ῥαθούρης, -ου (nom propre) (m)''' : Niouserrê.<br> '''Ῥαθωτις, -ίδος (nom propre) (m)''' : Toutânkhamon.<br> '''Ῥαμέσσης, -ου (nom propre) (m)''' : Ramsès.<br> '''Ῥαμνοῦς, -ντος (nom propre) (m)''' : Rhamnonte.<br> '''Ῥαφαήλ (nom propre) (m)''' : Raphaël.<br> '''Ῥεϐέκκα, -ας (nom propre) (f)''' : Rebecca.<br> '''Ῥῆνος, -ήνου (nom propre) (m)''' : Rhin.<br> '''Ῥίον, -ου (nom propre) (m)''' : Río (ville de Grèce).<br> '''Ῥοδανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Rhône.<br> '''Ῥόδη, -ης (nom propre) (f)''' : Rhodé.<br> '''Ῥόδιος, - (nom propre) (m)''' : Rhodien.<br> '''Ῥοδόπη, -ης (nom propre) (f)''' : Rhodope.<br> '''Ῥόδος, -ου (nom propre) (f)''' : Rhodes.<br> '''Ῥούθ (nom propre) (f)''' : Ruth.<br> '''Ῥοῦφος, -ύφου (nom propre) (m)''' : Rufus.<br> '''Ῥωμαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Romain.<br> '''Ῥώμη, -ης (nom propre) (f)''' : Rome.<br> '''Ῥῶμος, -ώμου (nom propre) (m)''' : Rémus.<br> '''Ῥώμυλος, -ύλου (nom propre) (m)''' : Romulus.<br> '''Ῥωξάνη, -ης (nom propre) (f)''' : Roxane (Épouse d'Alexandre le Grand.)<br> '''Ῥωσία, -ας (nom propre) (f)''' : Russie.<br> '''Ῥωσίς, -δος (nom propre) (f)''' : Russe.<br> '''Ῥῶς, -ώσος (nom commun) (m)''' : Russe.<br> ==Σ== '''σάϐϐατον, -άτου (nom commun) (n)''' : shabbat.<br> '''σαϐϐατισμός, -οῦ (nom commun) (n)''' : sabbatisme.<br> '''σαδδουκαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : sadducéen.<br> '''σάγμα, -τος (nom commun) (n)''' : bât.<br> '''σάκκος, -ου (nom commun) (m)''' : sac.<br> '''σάκος, -ους (nom commun) (n)''' : bouclier.<br> '''σάκχαρις, -άρεως (nom commun) (f)''' : sucre.<br> '''σάλπιγξ, -γoς (nom commun) (f)''' : trompette.<br> '''σᾶμα, -άματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''σῆμα''.<br> '''σάμερον (adverbe)''' : Forme dorienne de ''σήμερον''.<br> '''σάμιος, -ος, -ον (adjectif)''' : samosien.<br> '''σαμψήρα, -ας (nom commun) (f)''' : cimeterre.<br> '''σάνδαλον, -άλου (nom commun) (n)''' : sandale.<br> '''σανίς, -δος (nom commun) (f)''' : planche.<br> '''σαρδονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sarde.<br> '''σαρδονικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαρδονικός''.<br> '''σαρδονικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαρδονικός''.<br> '''σαρδονικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σαρδονικῶς''.<br> '''σαρδονικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σαρδονικῶς''.<br> '''σαρδονικῶς (adverbe)''' : sardoniquement.<br> '''σαρκικός, -ή, -όν (adjectif)''' : charnel.<br> '''σαρκικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαρκικός''.<br> '''σαρκικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαρκικός''.<br> '''σαρκικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σαρκικῶς''.<br> '''σαρκικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σαρκικῶς''.<br> '''σαρκικῶς (adverbe)''' : charnellement.<br> '''σάρκινος, -ίνη, -άρκινον (adjectif)''' : charnu.<br> '''σάρξ, -κός (nom commun) (f)''' : chair.<br> '''σατυρίασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : satyriasis.<br> '''σατυρικός, -ή, -όν (adjectif)''' : satyrique.<br> '''σατύριον, -ίου (nom commun) (n)''' : satyrion.<br> '''σατυρίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : satyreau.<br> '''σάτυρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : satyre.<br> '''σατυρώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : satyrode.<br> '''σαύρα, -ας (nom commun) (f)''' : lézard ; quéquette.<br> '''σαύρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''σαύρα''.<br> '''σαυροματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sarmate.<br> '''σαυροματικῶς (adverbe)''' : .<br> '''σαυροματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαυροματικός''.<br> '''σαυροματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαυροματικός''.<br> '''σαῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : lézard.<br> '''σάπφειρος, -ίρου (nom commun) (f)''' : saphir.<br> '''σαφέστερος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαφής''.<br> '''σαφέστατος, -έρα, -έσερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαφής''.<br> '''σαφής, -ής, -ές (adjectif)''' : Clair, évident ; manifeste.<br> '''σαφῶς (adverbe)''' : Clairement, évidemment ; manifestement.<br> '''σεϐάζω (verbe)''' : respecter.<br> '''σεϐασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : respect.<br> '''σεϐαστός, -ός, -όν (adjectif)''' : respectable ; respecté.<br> '''σέϐομαι (verbe)''' : Craindre les dieux. Vénérer.<br> '''σείριος, -ίου (nom commun) (m)''' : destructeur.<br> '''σελάνα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''σελήνη''.<br> '''σελάννα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''σελήνη''.<br> '''σέλας, -τος (nom commun) (n)''' : Éclat, lumière ; lueur brillante.<br> '''σελάχιον, -ίου (nom commun) (n)''' : raie (poisson).<br> '''σέλαχος, -άχους (nom commun) (n)''' : requin.<br> '''σελήνη, -ης (nom commun) (f)''' : lune.<br> '''σεληνιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : lunaire.<br> '''σέλινον, -ίνου (nom commun) (n)''' : céleri.<br> '''σελίς, -δος (nom commun) (f)''' : page. (Face d'une feuille de papier, de parchemin, de vélin, servant à l'écriture.)<br> '''σεμίδαλις, -άλεως (nom commun) (f)''' : semoule.<br> '''σεμνός, -ή, -όν (adjectif)''' : modeste.<br> '''σεμνότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σεμνῶς''.<br> '''σεμνότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σεμνῶς''.<br> '''σεμνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σεμνός''.<br> '''σεμνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σεμνός''.<br> '''σεμνότης, -τος (nom commun) (f)''' : modestie.<br> '''σεμνῶς (adverbe)''' : modestement.<br> '''σῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : signe.<br> '''σημαντικός -ή -όν (adjectif)''' : significatif.<br> '''σημαντικῶς (adverbe)''' : significativement.<br> '''σημαντικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σημαντικός''.<br> '''σημαντικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σημαντικός''.<br> '''σημαντικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σημαντικῶς''.<br> '''σημαντικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σημαντικῶς''.<br> '''σημεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : signal.<br> '''σήμερον (adverbe)''' : aujourd’hui.<br> '''σημύδα, -ης (nom commun) (f)''' : bouleau.<br> '''σῆραγξ, -ήραγγος (nom commun) (f)''' : tunnel.<br> '''σήσαμον, άμου (nom commun) (n)''' : sésame.<br> '''σής, -τός (nom commun) (m)''' : mite.<br> '''σητόδοκις, -εως (nom commun) (f)''' : papillon.<br> '''σῆψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : putréfaction.<br> '''σιαγών, -όνος (nom commun) (f)''' : mâchoire.<br> '''σιηγών, -όνος (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''σιαγών''.<br> '''σῖγμα (nom commun) (n)''' : sigma.<br> '''σικάριος, -ίου (nom commun) (m)''' : assassin.<br> '''σικελικός, -ή, -όν (adjectif)''' : sicilien.<br> '''σικυός, -οῦ (nom commun) (m)''' : concombre.<br> '''σικυώνιος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''σίλφιον, -ίου (nom commun) (n)''' : silphium.<br> '''σιμός, -ή, -όν (adjectif)''' : Camus ; montant.<br> '''σιμῶ (verbe)''' : lever le nez.<br> '''σίναπι, -άπεως (nom commun) (n)''' : moutarde (plante).<br> '''σιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme laconienne de ''θεός''.<br> '''σίσυς, -ος (nom commun) (m)''' : fourrure.<br> '''-σις, -εως (suffixe) (f)''' : Suffixe formant des noms d'action.<br> '''σῖτος, -ίτου (nom commun) (m)''' : Grain, à la fois le blé et l'orge. (Par extension) Toute nourriture végétale (par opposition à la viande ou la boisson). Pension alimentaire. (Droit athénien) Distribution de blé aux indigents.<br> '''σιωπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : calme, silence.<br> '''σιωπηρός, -ός, -όν (adjectif)''' : silencieux, tacite.<br> '''σιωπηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαρκικός''.<br> '''σιωπηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαρκικός''.<br> '''σιωπηρότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σαρκικῶς''.<br> '''σιωπηρότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σαρκικῶς''.<br> '''σιωπηρῶς (adverbe)''' : tacitement.<br> '''σιωπηρότης, -τος (nom commun) (f)''' : tacité.<br> '''σιωπῶ (verbe)''' : se taire.<br> '''σκαιός, -ά, -όν (adjectif)''' : qui est à gauche.<br> '''σκάνδαλον, -άλου (nom commun) (n)''' : Piège placé sur le chemin.<br> '''σκανδάληθρον, -ήθρου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σκανδαλίζω (verbe)''' : Placer un piège sur le chemin.<br> '''σκαπανεύς, -έως (nom commun) (m)''' : .<br> '''σκαπάνη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''σκᾶπτρον, -άπτρου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''σκῆπτρον''.<br> '''σκάπτω (verbe)''' : creuser.<br> '''σκεδάννυμι (verbe)''' : disperser, répandre.<br> '''σκέλος, -ους (nom commun) (n)''' : (Anatomie) Jambe de l’homme et des animaux. (Au pluriel) Les murs (entre Athènes et le Pirée, entre Mégare et Nisæa).<br> '''σκεπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : observateur.<br> '''σκεπτικῶς (adverbe)''' : sceptiquement.<br> '''σκεπτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σκεπτικός''.<br> '''σκεπτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σκεπτικός''.<br> '''σκέπτομαι (verbe)''' : Considérer ; examiner avec soin.<br> '''σκευαρίδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σκευάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σκευωρία, -ας (nom commun) (f)''' : machination.<br> '''σκεῦος, -ύους (nom commun) (n)''' : ustensile.<br> '''σκέψις, -εως (nom commun) (f)''' : pensée. (opération de l’intelligence.)<br> '''σκηπτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : ouragan.<br> '''σκῆπτρον, -ήπτρου (nom commun) (n)''' : Étai, sceptre.<br> '''σκήπτω (verbe)''' : Étayer, soutenir. Brandir.<br> '''σκίουρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : écureuil.<br> '''σκολιός, -ά, -όν (adjectif)''' : tordu.<br> '''σκολόπαξ, -άκος (nom commun) (m)''' : bécasse.<br> '''σκολόπενδρα, -ένδρας (nom commun) (f)''' : scolopendre.<br> '''σκολοπένδριον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''σκολόπενδρα''.<br> '''σκόλοψ, -πος (nom commun) (m)''' : écharde.<br> '''σκόπελος, -έλου (nom commun) (m)''' : écueil.<br> '''σκοπῶ (verbe)''' : observer.<br> '''σκόροδον, -όδου (nom commun) (n)''' : ail.<br> '''σκορπιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : scorpion.<br> '''σκοτεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : obscur.<br> '''σκοτεινῶς (adverbe)''' : obscurément.<br> '''σκοτεινώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σκοτεινός''.<br> '''σκοτεινώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σκοτεινός''.<br> '''σκότιος, -ία, -ότιον (adjectif)''' : bâtard.<br> '''σκότος, -ου (nom commun) (m)''' : obscurité.<br> '''σκυθικός, -ή, -όν (adjectif)''' : scythe.<br> '''σκυθικῶς (adverbe)''' : .<br> '''σκυθικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σκυθικός''.<br> '''σκυθικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σκυθικός''.<br> '''σκύλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : chiot.<br> '''σκυλεύω (verbe)''' : dépouiller.<br> '''σκύλλω (verbe)''' : Déchirer, troubler.<br> '''σκῦλον, -ύλου (nom commun) (n)''' : butin.<br> '''σκῦτος, -ύτου (nom commun) (m)''' : .<br> '''σκώληξ, -κος (nom commun) (m)''' : ver.<br> '''σκῶμμα, -ώμματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''σκωραμίς, -δος (nom commun) (f)''' : pot de chambre.<br> '''σκωρία, -ας (nom commun) (f)''' : scorie.<br> '''σκῶρ, -ατός (nom commun) (n)''' : excrément.<br> '''σκώψ, -πός (nom commun) (m)''' : hibou.<br> '''σμάραγδος, -άγδου (nom commun) (f)''' : émeraude.<br> '''σμάω (verbe)''' : frotter, nettoyer.<br> '''σμῆγμα, -ήγματος (nom commun) (n)''' : savon, détergent ; onguent.<br> '''σμήχω (verbe)''' : essuyer.<br> '''σμῖλαξ, -ίλακος (nom commun) (f)''' : if.<br> '''σμίλη, -ης (nom commun) (f)''' : Ciseau. Bistouri, lancette.<br> '''σμύραινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : murène.<br> '''σμῶδιξ, -ώδιγγος (nom commun) (f)''' : contusion.<br> '''σμώχω (verbe)''' : frotter.<br> '''σοϐαρός, -ή, -όν (adjectif)''' : Effrayant. Fuyant, rapide. Hautain, dédaigneux ; pompeux.<br> '''σοϐαρῶς (adverbe)''' : Effrayamment, rapidement. Hautainement, dédaigneusement ; pompeusement.<br> '''σοϐαρώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σοϐαρός''.<br> '''σοϐαρώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σοϐαρός''.<br> '''σοϐῶ (verbe)''' : Chasser, effrayer les oiseaux. Bouger rapidement.<br> '''σαπρός, -ή, -όν (adjectif)''' : Pourri, putride<br> '''σαπρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σαπρός''.<br> '''σαπρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σαπρός''.<br> '''σαπρῶς (adverbe)''' : putridement.<br> '''σός, -ή, -όν (adjectif possessif)''' : ton.<br> '''σοφία, -ας (nom commun) (f)''' : sagesse.<br> '''σοφίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''σοφία''.<br> '''σοφός, -ή, -όν (adjectif)''' : Habile. (En parlant de l’intelligence ou du caractère) Prudent, sage. (En particulier) Initié à la sagesse. Ingénieux, fin, rusé.<br> '''σοφῶς (adverbe)''' : Habilement, sagement. Ingénieusement, finement.<br> '''σοφώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σοφός''.<br> '''σοφώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σοφός''.<br> '''σπαδωνισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : castration.<br> '''σπάδων, -ος (nom commun) (m)''' : castrat ; eunuque.<br> '''σπάθη, -ης (nom commun) (f)''' : épée.<br> '''σπαθίον, -ου (nom commun) (m)''' : Diminutif de ''σπάθη''.<br> '''σπανακόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : épinard.<br> '''σπάναξ, -κος (nom commun) (m)''' : épinard.<br> '''σπάνιος, -ία, -ιον (adjectif)''' : rare.<br> '''σπανίως (adverbe)''' : rarement.<br> '''σπανιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σπάνιος''.<br> '''σπανιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σπάνιος''.<br> '''σπαργάνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : rubanier.<br> '''σπάργανον, -άνου (nom commun) (n)''' : lange.<br> '''σπάργω (verbe)''' : langer.<br> '''σπαρτιατικός, -ή, -όν (adjectif)''' : spartiate.<br> '''σπασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : spasme.<br> '''σπαστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''σπάω (verbe)''' : briser.<br> '''σπεῖρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : spire.<br> '''σπεῖρον, -ίρου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σπέος, -ους (nom commun) (n)''' : grotte.<br> '''σπεύδω (verbe)''' : se hâter.<br> '''σπήλαιον, -ίου (nom commun) (n)''' : caverne, grotte ; cavité.<br> '''σπῆλυγξ, -ήλυγγος (nom commun) (m)''' : caverne, antre ; grotte.<br> '''σπογγιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : éponge.<br> '''σπόγγος, -ου (nom commun) (m)''' : éponge ; (anatomie) amygdale.<br> '''σποδός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cendre.<br> '''σπολεύς, -έως (nom commun) (m)''' : sorte de pain.<br> '''σπονδεῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : spondée.<br> '''σπόνδυλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''σφόνδυλος''.<br> '''σπουδαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : important.<br> '''σπουδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : hâte.<br> '''στάδιον, -ου (nom commun) (n)''' : stade. (env. 180 m)<br> '''σταγών, -όνος (nom commun) (f)''' : goutte.<br> '''στάζω (verbe)''' : couler goutte à goutte.<br> '''σταθερός, -ή, -όν (adjectif)''' : fixe, constant, ferme.<br> '''στακτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cendre.<br> '''στάλα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''στήλη''.<br> '''στάλαγμα, -άγματος (nom commun) (n)''' : goutte.<br> '''σταλαγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : écoulement, égouttage.<br> '''σταλάσσω (verbe)''' : tomber, couler.<br> '''στάλλα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''στήλη''.<br> '''στάσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''σταυρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : croix.<br> '''σταυρόω (verbe)''' : crucifier.<br> '''σταύρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : crucifixion.<br> '''σταφυλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : grappe de raisin mûr.<br> '''σταφυλίς, -δος (nom commun) (f)''' : luette.<br> '''στέαρ, -ατος (nom commun) (n)''' : Graisse compacte ; lard ; suif. Graisse.<br> '''στεατοπυγός, -ός, -όν (adjectif)''' : Qui a de grosses fesses.<br> '''στέγασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : accommodation.<br> '''στεγανός, -ή, -όν (adjectif)''' : étanche, imperméable.<br> '''στεγανῶς (adverbe)''' : .<br> '''στεγανώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στεγανός''.<br> '''στεγανώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στεγανός''.<br> '''στέγος, -ους (nom commun) (n)''' : Abri. Toit. Maison. Tombeau. Urne funéraire.<br> '''στέγω (verbe)''' : Couvrir. Supporter, résister.<br> '''στεῖρος, -ίρα, -ῖρον (adjectif)''' : stérile.<br> '''στειρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στεῖρος''.<br> '''στειρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στεῖρος''.<br> '''στείρως (adverbe)''' : stérilement.<br> '''στελεά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : axe, pôle.<br> '''στελεόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : manche.<br> '''στέλεχος, -έχους (nom commun) (n)''' : .<br> '''στέλλω (verbe)''' : .<br> '''στέμμα, -τος (nom commun) (n)''' : guirlande.<br> '''στεμματηφορῶ (verbe)''' : .<br> '''στεμματιαῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''στεμματία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''στεμματοφορία, -ας (nom commun) (n)''' : .<br> '''στεμματοφόρος, -ό, -όν (adjectif)''' : étroit, resserré.<br> '''στεμματῶ (verbe)''' : .<br> '''στενός, -ή, -όν (adjectif)''' : étroit, resserré.<br> '''στενῶς (adverbe)''' : étroitement.<br> '''στενώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στενός''.<br> '''στενώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στενός''.<br> '''στερεός, -ά, -όν (adjectif)''' : ferme, dur.<br> '''στερέωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : firmament.<br> '''στερεῶς (adverbe)''' : fermement, durement.<br> '''στερεώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στερεός''.<br> '''στερεώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στερεός''.<br> '''στερεῶ (verbe)''' : .<br> '''στέφανος, -άνου (nom commun) (m)''' : cercle d'une armée sur un champ de bataille. Couronne.<br> '''στέφω (verbe)''' : couronner.<br> '''στηθόδεσμος -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''στῆθος, -ήθους (nom commun)''' : poitrine.<br> '''στήλη, -ης (nom commun) (f)''' : stèle.<br> '''στήνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : sein.<br> '''στιϐάς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''στίϐι, -τος (nom commun) (n)''' : antimoine.<br> '''στιγμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : moment.<br> '''στοργή, -ῆς (nom commun) (f)''' : amour familial.<br> '''στοιχεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : élément.<br> '''στοιχειωδέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στοιχειώδης''.<br> '''στοιχειωδέστερος, -έρη, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στοιχειώδης''.<br> '''στοιχειώδης, -ης, -ῶδες (m)''' : élémentaire.<br> '''στοιχειωδῶς (adverbe)''' : élémentairement.<br> '''στολίζω (verbe)''' : .<br> '''στόμα, -τος (nom commun) (n)''' : bouche.<br> '''στομάχιον, -ίου (nom commun) (n)''' : estomac.<br> '''στώμυλμα, -τος (nom commun) (n)''' : bavard.<br> '''στοχάζομαι (verbe)''' : Conjecturer. Viser.<br> '''στοχάς, -δος (nom commun) (f)''' : cible.<br> '''στοχαστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Conjectureur, penseur.<br> '''στοχαστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Qui vise bien, qui tend directement vers. Habile à conjecturer, conjectural.<br> '''στοχαστικῶς (adverbe)''' : conjecturalement.<br> '''στοχαστικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στοχαστικός''.<br> '''στοχαστικώτερος, -έρη, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στοχαστικός''.<br> '''στόχος, -ου (nom commun) (m)''' : Cible, but, point visé. Conjecture.<br> '''στορέννυμι (verbe)''' : étendre, recouvrir.<br> '''στραγγαλίζω (verbe)''' : étrangler.<br> '''στραγγαλίς, -δος (nom commun) (f)''' : nœud.<br> '''στραγγαλοῦμαι (verbe)''' : tordre.<br> '''στραγγίζω (verbe)''' : essorer.<br> '''στραγγουρία, -ας (nom commun) (f)''' : strangurie.<br> '''στράγξ, -γός (nom commun) (f)''' : goutte.<br> '''στρατός, -οῦ (nom commun) (m)''' : armée.<br> '''στρατηγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : général.<br> '''στραταγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme arcadienne et dorienne de ''στρατηγός''.<br> '''στρατήγημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : stratagème.<br> '''στρατηγία, -ας (nom commun) (f)''' : stratégie.<br> '''στρέμμα, -τος (nom commun) (n)''' : Tournure ; rouleau. Conspiration.<br> '''στρεπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''στρεπτικῶς (adverbe)''' : .<br> '''στρεπτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στρεπτικός''.<br> '''στρεπτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στρεπτικός''.<br> '''στρεπτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''στρεπτικῶς''.<br> '''στρεπτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''στρεπτικῶς''.<br> '''στρεπτός, -ή, -όν (adjectif)''' : Tourné ; docile.<br> '''στρεπτῶς (adverbe)''' : docilement.<br> '''στρεπτώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στρεπτός''.<br> '''στρεπτώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στρεπτός''.<br> '''στρέφω (verbe)''' : Tourner, retourner.<br> '''στρέψις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''στρίζω (verbe)''' : strider.<br> '''στρίξ, -γός (nom commun) (f)''' : chouette.<br> '''στρόταγος, -άγου (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''στρατηγός''.<br> '''στρατιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : soldat.<br> '''στρόϐιλος, -ίλου (nom commun) (m)''' : Ce qui tourne ou tournoie. Toupie. Tourbillon, ouragan. Objet divers en spirale ou de forme conique. Pomme de pin ou fruit des arbres résineux. Coquillage en spirale. Enroulement du hérisson sur lui-même. Qui tournoie en spirale.<br> '''στροϐιλόω (verbe)''' : tourner.<br> '''στραγγός, -ή, -όν (adjectif)''' tordu.<br> '''στρογγύλλω (verbe)''' : arrondir.<br> '''στρογγύλος, -η, -ον (adjectif)''' : arrondi.<br> '''στρογγυλότης, -τος (nom commun) (f)''' : rondeur.<br> '''στρουθιοκάμηλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : autruche.<br> '''στρουθίον, -ου (nom commun) (n)''' : moineau.<br> '''στροφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : tour.<br> '''στρόφιγξ, -γος (nom commun) (m)''' : charnière.<br> '''στρόφιον, -ίου (nom commun) (n)''' : strophium.<br> '''στρόφος, -ου (nom commun) (m)''' : corde.<br> '''στύφω (verbe)''' : contracter.<br> '''στῦψις, -ύψεως (nom commun) (f)''' : contraction.<br> '''στρῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : matelas.<br> '''στρώννυμι (verbe)''' : .<br> '''στυγερός, -ά, -όν (adjectif)''' : horrible.<br> '''στυγερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''στυγερός''.<br> '''στυγερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''στυγερός''.<br> '''στυγερῶς (adverbe)''' : horriblement.<br> '''στῦλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : Pilier, colonne.<br> '''στῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : érection (action physiologique).<br> '''στύω (verbe)''' : avoir une érection.<br> '''συγάτηρ, -τρός (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''θυγάτηρ''.<br> '''συγγνώμη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''συγγιγνώσκω (verbe)''' : .<br> '''συγκέντρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : concentration.<br> '''συγκεντρῶ (verbe)''' : concentrer.<br> '''συγκεράννυμι (verbe)''' : .<br> '''συγκρητισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''συγκινῶ (verbe)''' : émouvoir.<br> '''συγκίνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : émotion.<br> '''συγκινητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : émouvant.<br> '''συγκρίνω (verbe)''' : comparer.<br> '''σύγκρισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : comparaison.<br> '''συγκριτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : comparatif.<br> '''σύγκρουσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : collision.<br> '''συγχώρησις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''συγχωρητέος, -α, -ον (adjectif)''' : .<br> '''συζήτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : discussion, conversation ; débat.<br> '''συζητῶ (verbe)''' : discuter, converser ; débattre.<br> '''σῦκον, -ύκου (nom commun) (n)''' : Figue ; vulve.<br> '''συκοφάντης, -ου (nom commun) (m)''' : Délateur, calomniateur. Chicaneur de mauvaise foi.<br> '''συκοφαντικός, -ή, -όν (adjectif)''' : flagorneur.<br> '''συκοφαντικῶς (adverbe)''' : flagorneusement.<br> '''συκοφαντικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''συκοφαντικός''.<br> '''συκοφαντικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''συκοφαντικός''.<br> '''συκοφαντικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''συκοφαντικῶς''.<br> '''συκοφαντικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''συκοφαντικῶς''.<br> '''σύκχος, -ους (nom commun) (n)''' : pantoufle.<br> '''συλάω (verbe)''' : Saisir, prendre ; emporter. Dépouiller, prendre les armes de son ennemi mort. Piller.<br> '''σύλη, -ης (nom commun) (f)''' : Prise ; saisie.<br> '''σύλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : profanation.<br> '''σύλον, -ου (nom commun) (n)''' : Forme attique de ''ξύλον''.<br> '''συλλαμϐάνω (verbe)''' : .<br> '''σύλληψις, -ήψεως (nom commun) (f)''' : Action de prendre ensemble. Compréhension. Réunion par prononciation de deux voyelles. Action de s’emparer, de saisir. Conception dans le sein de la mère. Assistance, secours.<br> '''συμϐάλλω (verbe)''' : .<br> '''σύμϐασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : convention.<br> '''συμϐίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : vie commune.<br> '''συμϐιῶ (verbe)''' : vivre ensemble.<br> '''συμϐόλαιον, -ίου (nom commun) (n)''' : contrat.<br> '''συμϐολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : relatif aux signes de reconnaissance.<br> '''σύμϐολον, -όλου (nom commun) (n)''' : signe de reconnaissance.<br> '''συμμετρία, -ας (nom commun) (f)''' : bonne proportion.<br> '''συμπάθεια, -ίας (nom commun) (f)''' : Communauté de sentiments ou d’impressions. (Philosophie), (Terme stoïcien) Rapport de certaines choses entre elles.<br> '''συμπεραίνω (verbe)''' : accomplir, finir, trancher, décider.<br> '''συμπέρασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : conclusion.<br> '''συμπερασματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : conclusif.<br> '''συμπερασματικῶς (adverbe)''' : conclusivement.<br> '''συμπεριφέρομαι (verbe)''' : se comporter.<br> '''συμπεριφορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : comportement.<br> '''συμπεριφορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : comportemental.<br> '''συμπεριφορισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : comportementalisme.<br> '''συμπεριφοριστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : comportementaliste.<br> '''συμπίνω (verbe)''' : festoyer.<br> '''συμπονῶ (verbe)''' : compatir.<br> '''συμπόσιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Banquet, festin. (Collectif) Les convives. Salle de festin.<br> '''σύμπτωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : Accident, malchance ; symptôme.<br> '''σύμπτωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : coïncidence.<br> '''συμπίπτω (verbe)''' : coïncider.<br> '''συμφορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : désastre.<br> '''συμφοράζω (verbe)''' : .<br> '''συμφοραίνω (verbe)''' : .<br> '''συμφορηδόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : .<br> '''συμφόρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''συμφόρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : congestion.<br> '''συμφορή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''συμφορά''.<br> '''συμφέρω (verbe)''' : accumuler.<br> '''συμφύρομαι (verbe)''' : .<br> '''σύμφυσις, -εως (nom commun) (f)''' : symphyse.<br> '''σύμφωνον, -ώνου (nom commun) (n)''' : consonne.<br> '''συναγωγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Rassemblement, assemblée de gens. Rassemblement, regroupement, mis en tas, etc., de choses.<br> '''συνάγω (verbe)''' : rassembler.<br> '''συναίσθημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : émotion.<br> '''συναισθάνομαι (verbe)''' : .<br> '''σύν (préposition)''' : Avec, à côté de.<br> '''σύν- (préfixe)''' (Devient ''σύγ-'' devant ''γ'', ''κ'', ''ξ'', ''χ'' ; ''σύλ-'' devant ''λ'' ; ''σύμ-'' devant ''β'', ''π'', ''φ'', ''μ'', ''ψ''.) : syn-.<br> '''σύναψις, -άψεως (nom commun) (f)''' : connexion.<br> '''συνάπτω (verbe)''' : connecter.<br> '''συνέδριον, -ίου (nom commun) (n)''' : conseil, congrégation.<br> '''σύνεδρος, -έδρου (nom commun) (n)''' : conseiller, congrégationniste.<br> '''συνείδησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : conscience.<br> '''συνεργάτης, -ου (nom commun) (m)''' : collaborateur.<br> '''σύνεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : connexion.<br> '''συνέχεια, -ίας (nom commun) (f)''' : continuité.<br> '''συνεχής, -ής, -ές (adjectif)''' : continu.<br> '''συνεχέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''συνεχής''.<br> '''συνεχέστερος, -έρα, -έστερον (adjectif)''' : Comparatif de ''συνεχής''.<br> '''συνεχότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''συνεχῶς''.<br> '''συνεχότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''συνεχῶς''.<br> '''συνεχῶς (adverbe)''' : continuellement.<br> '''συνίημι (verbe)''' : rejoindre.<br> '''συνίστημι (verbe)''' : .<br> '''συνουσία, -ας (nom commun) (f)''' : copulation.<br> '''συνουσιάζω (verbe)''' : copuler.<br> '''σύνοψις, -όψεως (nom commun) (f)''' : Vue d'ensemble. Coup d'œil général. Table des matières. (Figuré) Examen.<br> '''σύνταγμα, -άγματος (nom commun) (n)''' : constitution.<br> '''συνταγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : constitutionnel.<br> '''συνταγματικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''συνταγματικῶς''.<br> '''συνταγματικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''συνταγματικῶς''.<br> '''συνταγματικότης, -τος (nom commun) (f)''' : constitutionnalité.<br> '''συνταγματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''συνταγματικός''.<br> '''συνταγματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''συνταγματικός''.<br> '''συνταγματικῶς (adverbe)''' : constitutionnellement.<br> '''σύνταξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : mise en ordre.<br> '''συντάσσω (verbe)''' : mettre en ordre.<br> '''συνύπαρξις, -άρξεως (nom commun) (f)''' : coexistence.<br> '''συνυπάρχω (verbe)''' : coexister.<br> '''συνωμοσία, -ας (nom commun) (f)''' : conspiration.<br> '''συνωμότης, -ου (nom commun) (m)''' : conspirateur.<br> '''συνωμότρια, -ας (nom commun) (f)''' : conspiratrice.<br> '''συνωμοτῶ (verbe)''' : conspirer.<br> '''σῦριγξ, -ύριγγος (nom commun) (f)''' : Roseau. (Musique) Flûte de Pan.<br> '''συριστί (adverbe)''' : .<br> '''σύρξ, -κός (nom commun) (f)''' : Forme éolienne de ''σάρξ''.<br> '''σύρραξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''συρτός, -οῦ (nom commun) (m)''' : tiroir.<br> '''συσκευή, -ῆς (nom commun) (f)''' : appareil.<br> '''συσσώρευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : accumulation.<br> '''σύσταμα, -άματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''σύστημα''.<br> '''συστέλλω (verbe)''' : Resserrer, contracter. Réprimer.<br> '''σύστημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Réunion en un unique corps.<br> '''συστολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Resserrement, contraction. Répression.<br> '''σύ (pronom personnel)''' : tu.<br> '''σφαγεύς, -έως (nom commun) (m)''' : tueur.<br> '''σφαγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : abattage.<br> '''σφάζω (verbe)''' : tuer, sacrifier.<br> '''σφαῖρα, -ίρας (nom commun) (f)''' : Balle, ballon ; globe.<br> '''σφάκελος, -έλου (nom commun) (m)''' : nécrose.<br> '''σφάλλω (verbe)''' : Faire tomber. faire chuter ; renverser. Défaire, avoir le dessus. Avoir lieu (bien ou mal tomber). Tromper, abuser. (Au passif) Se tromper, fauter. Emballer, rouler.<br> '''σφάλμα, -τος (nom commun) (n)''' : Chute, faux pas. Erreur. Perte.<br> '''σφεδανός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''σφένδαμνος, -άμνου (nom commun) (f)''' : érable.<br> '''σφενδόνη, -ης (nom commun) (f)''' : fronde.<br> '''σφενδονήτης, -ου (nom commun) (m)''' : frondeur.<br> '''σφενδονητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : frondeur.<br> '''σφενδονητικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''σφενδονητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σφενδονητικός''.<br> '''σφενδονητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σφενδονητικός''.<br> '''σφενδονητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σφενδονητικῶς''.<br> '''σφενδονητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σφενδονητικῶς''.<br> '''σφήν, -ός (nom commun) (m)''' : coin (instrument).<br> '''σφηνάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σφηνεύς, -έως (nom commun) (m)''' : coin.<br> '''σφηνίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφηνοειδής, -ής, -ές (adjectif)''' : cunéiforme.<br> '''σφηνοκέφαλος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''σφηνόπους, -δός (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφηνοπώγων, -ονος (nom commun) (m)''' : coin.<br> '''σφηνῶ (verbe)''' : .<br> '''σφήνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''σφήξ, -ῆκος (nom commun) (f)''' : guêpe.<br> '''σφίγγω (verbe)''' : attacher fortement.<br> '''σφιγκτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : sphincter.<br> '''σφιγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφόγγος, -ου (nom commun) (m)''' : Forme attique de ''σπόγγος''.<br> '''σφοδρός, -ά, -όν (adjectif)''' : véhément.<br> '''σφοδρότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σφοδρῶς''.<br> '''σφοδρότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σφοδρῶς''.<br> '''σφοδρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σφοδρός''.<br> '''σφοδρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σφοδρός''.<br> '''σφοδρότης, -τος (nom commun) (f)''' : véhémence.<br> '''σφοδρῶς (adverbe)''' : véhémentement.<br> '''σφόνδυλος, -ύλου (nom commun) (m)''' : vertèbre.<br> '''σφραγίς, -δος (nom commun) (f)''' : sceau.<br> '''σφράγισμα, -ατος (nom commun) (n)''' : .<br> '''σφραγισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφραγιστήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφραγιστήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σφραγιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''σφραγιστός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''σφυγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : pouls.<br> '''σφύζω (verbe)''' : .<br> '''σφύξις, -εως (nom commun) (f)''' : palpitation.<br> '''σφῦρα, -ύρας (nom commun) (f)''' : marteau.<br> '''σφώ (pronom personnel)''' : vous (vous deux).<br> '''σχεδίασμα, -τος (nom commun) (n)''' : caprice.<br> '''σχῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Manière d'être. Forme, figure, extérieur. Apparence, faux-semblant.<br> '''σχίζω (verbe)''' : Fendre, séparer en fendant. Séparer en douze parts, avec l’idée de violence. Déchirer la peau avec ses griffes. Fendre, séparer, partager en deux.<br> '''σχίσμα, -ατος (nom commun) (n)''' : division.<br> '''σχοῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : corde.<br> '''σχολαστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : Désœuvré. Inoccupé ; studieux.<br> '''σχολαστικός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Homme d'étude. (Péjoratif) Homme d'étude détaché des réalités de la vie ; pédant, nigaud, etc.<br> '''σχολεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : école.<br> '''σχολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Repos. Temps libre. Philosophie, méditation. École.<br> '''σχολιάζω (verbe)''' : commenter.<br> '''σχολιαστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : commentateur.<br> '''σχολιάστρια, -ας (nom commun) (f)''' : commentatrice.<br> '''σχολιογράφος, -ου (nom commun) (m/f)''' : chroniqueur.<br> '''σχόλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : commentaire.<br> '''σῴζω (verbe)''' : sauver.<br> '''σωλήν, -ῆνος (nom commun) (m)''' : Tube ; tuyau.<br> '''σωληνοειδής -ής -ές (adjectif)''' : .<br> '''σῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : corps.<br> '''σωματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : corporel.<br> '''σωματικῶς (adverbe)''' : corporellement.<br> '''σωματικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''σωματικός''.<br> '''σωματικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''σωματικός''.<br> '''σωματικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''σωματικῶς''.<br> '''σωματικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''σωματικῶς''.<br> '''σωμάτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : codex.<br> '''σώος, -α, -ον (adjectif)''' : sain.<br> '''σωτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : Sauveur ; libérateur.<br> '''σωφρονιστήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''σωφρονιστήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : .<br> '''σωφρονίζω (verbe)''' : modérer, tempérer.<br> '''σωφροσύνη, -ης (nom commun) (f)''' : modération, tempérence.<br> '''σώφρων, -ων, -ῶφρον (adjectif)''' : prudent.<br> '''σϝάδυς, -εια, -υ (adjectif)''' : Forme ancienne de ''ἡδύς''.<br> '''Σάϊς, -εως (nom commun) (f)''' : Saïs.<br> '''Σαλμακίς, - (nom commun) (f)''' : Salmacis.<br> '''Σαλομών, -ος (nom propre) (m)''' : Salomon.<br> '''Σαλμωνεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Salmonée.<br> '''Σαμάρεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Samarie.<br> '''Σαμοθρᾴκη, -ης (nom propre) (f)''' : Samothrace.<br> '''Σαμόθρᾳξ, -κος (nom commun) (m)''' : Samothracien.<br> '''Σάμος, -ου (nom propre) (f)''' : Samos.<br> '''Σανδρόκυπτος, -ύπτου (nom propre) (m)''' : Chandragupta.<br> '''Σαγχουνιάθων, - (nom propre) (m)''' : Sanchoniathon.<br> '''Σαούλ (nom propre) (m)''' : Saül.<br> '''Σαπφώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Sapphô.<br> '''Σαπώρης, -ου (nom commun) (m)''' : Shapur.<br> '''Σάρα, -ας (prénom) (f)''' : Sarah.<br> '''Σαρδόνιος, -ίου (nom commun) (m)''' : Sarde.<br> '''Σαρδώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Sardaigne.<br> '''Σαυρομάτης, -ου (nom commun) (m)''' : Sarmate.<br> '''Σαυροματία, -ας (nom propre) (f)''' : Sarmatie.<br> '''Σαυρομάτις, -δος (nom commun) (f)''' : Sarmate.<br> '''Σατάν (nom propre) (m)''' : Satan.<br> '''Σδεύς, -έως (nom propre) (f)''' : Autre forme éolienne de ''Ζεύς''.<br> '''Σεϐάστεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Sivas.<br> '''Σεϐαστή, -ῆς (nom propre) (f)''' : .<br> '''Σεϐαστός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Sébastien.<br> '''Σειρήν, -ῆνος (nom propre) (f)''' : sirène.<br> '''Σείριος, -ίου (nom propre) (m)''' : Sirius.<br> '''Σελεύκεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Séleucie.<br> '''Σελεύκειος, -α, -ον (adjectif)''' : séleucien.<br> '''Σελευκεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Séleucien.<br> '''Σελευκίδης, -ου (nom commun) (m)''' : Séleucide.<br> '''Σελευκίς, -δος (nom commun) (f)''' : Séleucienne.<br> '''Σέλευκος, -ύκου (nom propre) (m)''' : Séleuce.<br> '''Σελήνη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Séléné|Séléné]].<br> '''Σεντικλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Senticlès.<br> '''Σέργιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Serge.<br> '''Σέσορθος, -όρθου (nom commun) (m)''' : Djéser.<br> '''Σεύθης, -ου (nom commun) (m)''' : Seuthès.<br> '''Σευθόπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : .<br> '''Σῆθ (nom propre) (m)''' : Seth.<br> '''Σηρική, -ῆς (nom propre) (f)''' : Chine.<br> '''Σθεννώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Sthéno.<br> '''Σίϐυλλα, -ύλλης (nom propre) (f)''' : Sibylle.<br> '''Σιδών, -ῶνος (nom propre) (f)''' : Sidon.<br> '''Σικελία, -ας (nom propre) (f)''' : Sicile.<br> '''Σικελιώτης, -ου (nom commun) (m)''' : Sicéliote.<br> '''Σικελιῶτις, -ώτιδος (nom commun) (f)''' : Sicéliotide.<br> '''Σίκελος, -έλου (nom commun) (m)''' : Sicule.<br> '''Σικυών, -ῶνος (nom propre) (f)''' : Sicyone.<br> '''Σίσυφος, -ύφου (nom propre) (m)''' : Sisyphe.<br> '''Σίνη, -ης (nom propre) (f)''' : Chine.<br> '''Σíνων, -ος (nom propre) (m)''' : Sinon. (cousin d'Ulysse)<br> '''Σιός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Autre forme béotienne de ''Ζεύς''.<br> '''Σίσυφος, -ύφου (nom propre) (m)''' : Sisyphe.<br> '''Σκορπιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Scorpion.<br> '''Σκύθαινα, -ίνης (nom propre) (f)''' : Scythe.<br> '''Σκύθης, -ου (nom propre) (m)''' : Scythe.<br> '''Σκυθία, -ας (nom propre) (f)''' : Scythie.<br> '''Σκύλλα, -ης (nom propre) (f)''' : Scylla.<br> '''Σκύλλη, -ης (nom propre) (f)''' : Forme homérique de ''Σκύλλα''.<br> '''Σόλλαξ, -κος (nom propre) (m)''' : Sollax (ancien nom du Tigre).<br> '''Σολομών, -ος (nom propre) (m)''' : Salomon.<br> '''Σόλων, -ος (nom propre) (m)''' : Solon. (cousin d’Ulysse)<br> '''Σούηϐος, -ήϐου (nom propre) (m)''' : Suève.<br> '''Σουοϐηνός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Slave.<br> '''Σουσάννα, -ας (nom propre) (f)''' : Suzanne.<br> '''Σοῦφις, -ύφιδος (nom propre) (m)''' : Souphis.<br> '''Σοῦχος, -ύχου (nom propre) (m)''' : Sobek.<br> '''Σοφία, -ας (nom propre) (f)''' : Sophie.<br> '''Σοφοκλῆς, -έους (nom propre) (m)''' : Sophocle.<br> '''Σπάρτα, -ας (nom propre) (f)''' : Forme dorienne de ''Σπάρτη''.<br> '''Σπάρτη, -ης (nom propre) (f)''' : Sparte.<br> '''Σπαρτιάτης, -ου (nom commun) (m)''' : Spartiate.<br> '''Σπαρτιᾶτις, -άτιδος (nom commun) (f)''' : Spartiate.<br> '''Σταυανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Slave.<br> '''Στέφανος, -άνου (nom propre) (m)''' : Étienne ; Stéphane.<br> '''Στράϐων, -ος (nom propre) (m)''' : Strabon.<br> '''Στρογγύλη, ης (nom propre) (f)''' : Stromboli. (île)<br> '''Στρούθας, -ου (nom propre) (m)''' : Struthas.<br> '''Στύξ, -γός (nom propre) (f)''' : Styx.<br> '''Σύϐαρις, -άριδος (nom propre) (f)''' : Sybaris (ville).<br> '''Σύϐαρις, -άρεως (nom propre) (m)''' : Sybaris (fleuve).<br> '''Συδύκ (nom propre) (m)''' : Sydyk.<br> '''Συρία, -ας (nom propre) (f)''' : Syrie.<br> '''Συριακός, -ός, -όν (adjectif)''' : syrien.<br> '''Σύριος, -ίου (nom commun) (m)''' : Syrien.<br> '''Σῦριγξ, -ύριγγος (nom propre) (f)''' : Syrinx.<br> '''Σφίγξ, -γός (nom propre) (f)''' : Sphinx, Sphinge.<br> '''Σωσίας, -ου (nom propre) (m)''' : Sosie.<br> '''Σωσίπατρος, -άτρου (nom propre) (m)''' : Sosipatros.<br> ==Τ== '''τάγηνον, -ήνου (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''τήγανον''.<br> '''τάγμα, -τος (nom commun) (n)''' : Arrangement. (Militaire) Régiment.<br> '''ταινία, -ας (nom commun) (f)''' : ruban.<br> '''ταινίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ταινία''.<br> '''τακτική, -ῆς (nom commun) (f)''' : tactique.<br> '''τακτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : tactique.<br> '''τακτικῶς (adverbe)''' : tactiquement.<br> '''τακτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τακτικός''.<br> '''τακ τικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τακτικός''.<br> '''τακτικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τακτικῶς''.<br> '''τακτικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τακτικῶς''.<br> '''τάλαντον, -άντου (nom commun) (n)''' : plateau de balance.<br> '''ταλαντοῦμαι (verbe)''' : osciller.<br> '''ταλάντωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : oscillation.<br> '''ταμεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''ταμία, -ας (nom commun) (f)''' : maîtresse de maison.<br> '''ταμιακόν, -οῦ (nom commun) (m)''' : fisc.<br> '''ταμιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : fiscal.<br> '''ταμιακότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ταμιακός''.<br> '''ταμιακότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ταμιακός''.<br> '''ταμιακῶς (adverbe)''' : fiscalement.<br> '''ταμίας, -ου (nom commun) (m)''' : Dispensateur, distributeur ; partageur. Intendant, économe. Gardien d’un trésor. Directeur, ordonnateur ; arbitre.<br> '''ταμιεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : caisse.<br> '''ταμιεύω (verbe)''' : .<br> '''τάμνω (verbe)''' : Forme homérique et ionienne de ''τέμνω''.<br> '''τάξις, -εως (nom commun) (f)''' : disposition.<br> '''τάξος, -ου (nom commun) (f)''' : if.<br> '''τάπης, -τος (nom commun) (m)''' : tapis.<br> '''τάραγμα, -άγματος (nom commun) (m)''' : inquiétude ; trouble.<br> '''ταραξίας, -ου (nom commun) (m)''' : trouble-fête.<br> '''τάραξις, -άξεως (nom commun) (f)''' : trouble.<br> '''ταράσσω (verbe)''' : troubler.<br> '''ταραχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : trouble.<br> '''ταρταροῦχος, -ος, -ον (adjectif)''' : du Tartare.<br> '''τάσις, -εως (nom commun) (f)''' : tension.<br> '''τάσσω (verbe)''' : disposer.<br> '''τατᾶ (interjection)''' : papa ; maman.<br> '''ταταλίζω (verbe)''' : .<br> '''ταῦρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : taureau.<br> '''ταυρῶ (verbe)''' : tirer.<br> '''ταῦ (nom commun) (n)''' : tau.<br> '''τάφος, -ου (nom commun) (m)''' : tombeau.<br> '''τάχα (adverbe)''' (Devient ''τάχ’'' devant un mot commençant par une voyelle à esprit doux.) : bientôt.<br> '''ταχέως (adverbe)''' : rapidement.<br> '''ταχύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : rapide ; pressé.<br> '''ταχύτατος, -άτη, -ύτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ταχύς''.<br> '''ταχύτερος, -έρα, -ύτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ταχύς''.<br> '''ταχυτής, -ῆτος (nom commun) (f)''' : rapidité.<br> '''ταώς, -ώ (nom commun) (m)''' : paon.<br> '''τείνω (verbe)''' : étirer ; tendre.<br> '''τέκτων, -ονος (nom commun) (m)''' : Auteur, créateur. Ouvrier, artisan.<br> '''τεῖχος, -ίχους (nom commun) (n)''' : mur de ville.<br> '''τέλειος, -ία, -ιον (adjectif)''' : terminé ; parfait.<br> '''τελειότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τέλειος''.<br> '''τελειότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τέλειος''.<br> '''τελείως (adverbe)''' : parfaitement.<br> '''τελειῶ (verbe)''' : terminer.<br> '''τέλεσμα, -έσματος (nom commun) (n)''' : Paiement, taxe. Certificat.<br> '''τελεστιχίς, -δος (nom commun) (f)''' : téléstiche.<br> '''τελετή, -ῆς (nom commun) (f)''' : cérémonie.<br> '''τελευταῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : dernier.<br> '''τελευτή, -ῆς (nom commun) (f)''' : fin ; finalité.<br> '''τελέω (verbe)''' : Accomplir. Mettre un terme à.<br> '''τέλος, -ους (nom commun) (n)''' : Achèvement ; accomplissement ; réalisation. Prix dans les luttes.<br> '''τέμαχος, -άχους (nom commun) (n)''' : tranche ; morceau.<br> '''τέμενος, -ένους (nom commun) (n)''' : téménos.<br> '''τέμνω (verbe)''' : couper.<br> '''τέρας, -τος (nom commun) (n)''' : Signe divin ; monstre.<br> '''τεράστιος -α -ον (adjectif)''' : monstrueux.<br> '''τερπνός, -ή, -όν (adjectif)''' : Amusant ; plaisant.<br> '''τερπνότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τερπνός''.<br> '''τερπνότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τερπνός''.<br> '''τερπνότης, -τος (nom commun) (f)''' : amusement.<br> '''τερπνῶς (adverbe)''' : plaisamment.<br> '''τέρπω (adverbe)''' : Prendre plaisir ; s’amuser.<br> '''τέσσαρες (adjectif numéral)''' : quatre.<br> '''τετράδιον, -ίου (nom commun) (n)''' : cahier.<br> '''τετραίνω (verbe)''' : trouer.<br> '''τετράλημμα, -ήμματος (nom commun) (n)''' : tétralemme.<br> '''τετράπους, -δος (nom commun) (m)''' : quadrupède.<br> '''τετράς, -δος (nom commun) (f)''' : .<br> '''τετράων, -ος (nom commun) (m)''' : coq de bruyère.<br> '''τετράστιχον, -ίχου (nom commun) (n)''' : quatrain.<br> '''τετταράκοντα (adjectif numéral)''' quarante.<br> '''τέττιξ, -γος (nom commun) (m)''' : cigale.<br> '''τεῦτλον, -ύτλου (nom commun) (n)'''' : blette.<br> '''τεῦχος, -ύχους (nom commun) (n)''' : Ustensile, instrument. (Au pluriel) Armes, armure. (Au pluriel) Agrès de navire (voiles, cordages, rames). Urne pour les libations. Urne funéraire. Baignoire. Tonneau de bois. Huche pour la farine. Ruche d’abeilles.(Par analogie) Vaisseau du corps. Enveloppe qui enferme les petits. Livre.<br> '''τεύχω (verbe)''' : .<br> '''τέφρα, -ας (nom commun) (f)''' : cendre.<br> '''τέφρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme homérique et ionienne de ''τέφρα''.<br> '''τεχνάζω (verbe)''' : faire avec art.<br> '''τέχνασμα, -άσματος (nom commun) (n)'''' : Artifice, machination, ruse.<br> '''τέχνη, -ης (nom commun) (f)''' : Art ; habileté.<br> '''τέχνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : artéfact.<br> '''τεχνητός, -ή, -όν (adjectif)''' : artificiel.<br> '''τεχνητῶς (adverbe)''' : artificiellement.<br> '''τεχνητώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τεχνητός''.<br> '''τεχνητώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τεχνητός''.<br> '''τεχνικός, -ή, -όν (adjectif)''' : artistique.<br> '''τεχνικῶς (adverbe)''' : artistiquement.<br> '''τεχνικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τεχνικός''.<br> '''τεχνικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τεχνικός''.<br> '''τεχνῶμαι (verbe)''' : .<br> '''τηγάνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''τήγανον''.<br> '''τήγανον, -άνου (nom commun) (n)''' : poêle à frire.<br> '''τήκω (verbe)''' : fondre.<br> '''τῆλε (adverbe ; préposition)''' Loin, au loin. (Avec le génitif) Loin de.<br> '''τήμερον (adverbe)''' : Forme attique de ''σήμερον''.<br> '''-τήρ, -ῆρος (suffixe) (m)''' : Suffixe nominal.<br> '''-τής, -ῆτος (suffixe) (f)''' : Suffixe permettant de créer à partir d’un adjectif le nom désignant la qualité correspondante.<br> '''-της, -τος (suffixe) (f)''' : Suffixe de même usage que ''-τής''.<br> '''τίγρις, -εως (nom commun) (m/f)''' : Tigre ; tigresse.<br> '''τίθημι (verbe)''' : Poser ; placer.<br> '''τιθήνη, -ης (nom commun) (f)''' : nourrice.<br> '''τεκμηρίωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : documentation.<br> '''τεκμηριῶ (verbe)''' : documenter.<br> '''τίκτω (verbe)''' : Engendrer, produire ; mettre au monde.<br> '''τιμή, -ῆς (nom commun) (f)''' : (Sens positif) Évaluation, estimation. Prix attaché à un honneur. Ce qui est tenu en honneur ; objet de l’estime, du respect ; autorité, magistrature. (Sens négatif) Peine, châtiment, vengeance.<br> '''τίμιος, -α, -ον (adjectif)''' : honnête.<br> '''τιμιότης, -τος (nom commun) (f)''' : honnêteté.<br> '''τιμωρητέος, -α, -ον (adjectif)''' : punissable.<br> '''τιμωρητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : punitif.<br> '''τιμωρητικῶς (adverbe)''' : punitivement.<br> '''τιμωρητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τιμωρητικός''.<br> '''τιμωρητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τιμωρητικός''.<br> '''τιμωρητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τιμωρητικῶς''.<br> '''τιμωρητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τιμωρητικῶς''.<br> '''τιμωρία, -ας (nom commun) (f)''' : punition.<br> '''τιμωρῶ (verbe)''' : punir.<br> '''τιμῶ (verbe)''' : honorer.<br> '''τίνω (verbe)''' : Payer ; payer pour ses fautes, expier.<br> '''τιούχα, -ας (nom commun) (f)''' : Autre forme béotienne de ''τύχη''.<br> '''τίσις, -εως (nom commun) (f)''' : Paiement, récompense. Pénalité, vengeance.<br> '''τιταίνω (verbe)''' : étendre.<br> '''τίταξ, -κos (nom commun) (m)''' : roi.<br> '''τίτας, -αντος (nom commun) (m)''' : vengeur.<br> '''τίτης, -ου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''τίτας''.<br> '''τῖφος, -ίφου (nom commun) (m)''' : Étang, marais.<br> '''τίω (verbe)''' : rendre (i.e. payer) des hommages à quelqu’un, estimer une personne. Évaluer, estimer.<br> '''τμῆμα, -ήµατος (nom commun) (n)''' : Partie, secteur ; section.<br> '''τμῆσις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : césure.<br> '''τοιοῦτος, -αύτη, -οῦτο (pronom)''' : .<br> '''τοῖχος, -ίχου (nom commun) (m)''' : Mur de maison ; bord ou paroi d’un navire.<br> '''τοιχωρύχημα, -ήµατος (nom commun) (n)''' : cambriolage.<br> '''τοιχώρυχος, -ύχου (nom commun) (m)''' : cambrioleur.<br> '''τοιχωρυχῶ (verbe)''' : cambrioler.<br> '''τοκογλυφία, -ας (nom commun) (f)''' : usure.<br> '''τοκογλυφικός, -ή, -όν (adjectif)''' : usurier.<br> '''τοκογλύφος, -ου (nom commun) (m)''' : usurier.<br> '''τόκος, -ου (nom commun) (m)''' : Parturition, accouchement. Descendance. Intérêt de l'argent prêté.<br> '''τόλμα, -ης (nom commun) (f)''' : Audace ; courage.<br> '''τολμηρός, -ή, -όν (adjectif)''' : hardi.<br> '''τολμηρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τολμηρός''.<br> '''τολμηρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τολμηρός''.<br> '''τολμηρότης, -τος (nom commun) (f)''' : hardiesse.<br> '''τολμηρῶς (adverbe)''' : hardiment.<br> '''τολμηρώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τολμηρῶς''.<br> '''τολμηρώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τολμηρῶς''.<br> '''τολμῶ (verbe)''' : oser.<br> '''-τομία, -ας (suffixe) (f)''' : Suffixe signifiant « coupure », « césure ».<br> '''τόμος, -ου (nom commun) (m)''' : Tranche, pièce ; chose coupée.<br> '''τομός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Coupure, action de couper.<br> '''τοπικός, -ή, -όν (adjectif)''' : local.<br> '''τοπικῶς (adverbe)''' : localement.<br> '''τοπικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τοπικός''.<br> '''τοπικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τοπικός''.<br> '''τοπικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τοπικῶς''.<br> '''τοπικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τοπικῶς''.<br> '''τοξάριον, -ίου (nom commun) (n)''' : archet.<br> '''τοξικός, -ή, -όν (adjectif)''' : qui convient pour un arc ou pour des flèches.<br> '''τόξον, -ου (nom commun) (n)''' : arc ; arc-en-ciel.<br> '''τοξότης, -ου (nom commun) (m)''' : archer.<br> '''τὸ (article défini)''' : le (neutre).<br> '''τούχα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme béotienne de ''τύχη''.<br> '''τράγημα, -ατος (nom commun) (n)''' : friandise.<br> '''τραγικός, -ή, -όν (adjectif)''' : tragique.<br> '''τραγικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τραγικῶς''.<br> '''τραγικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τραγικῶς''.<br> '''τραγικῶς (adverbe)''' : comiquement.<br> '''τραγικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τραγικός''.<br> '''τραγικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τραγικός''.<br> '''τραγίσκος, -ου (nom commun) (m)''' : chevreau.<br> '''τράγος, -ου (nom commun) (m)''' : bouc.<br> '''τραγῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : tragédie.<br> '''τραγωδῶ (verbe)''' : chanter.<br> '''τράπεζα, -ης (nom commun) (f)''' : table.<br> '''τραυλίζω (verbe)''' : bégayer, bafouiller.<br> '''τραυλισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bégaiement, bafouillis.<br> '''τραυλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bègue, bafouilleur.<br> '''τραῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : Blessure. Déroute, désastre.<br> '''τράχηλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : Cou. (En particulier) Derrière du cou, nuque.<br> '''τραχύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : rude.<br> '''τράχω (verbe)''' : Forme dorienne de ''τρέχω''.<br> '''τρεῖς (adjectif numéral)''' : trois.<br> '''τρέμω (verbe)''' : trembler, s’agiter ; s’ébranler.<br> '''τρέπω (verbe)''' : tourner.<br> '''τρέστης, -ου (nom commun) (m)''' : couard ; peureux.<br> '''τρέφω (verbe)''' : Rendre compact. Rendre gras, engraisser, nourrir. Nourrir, élever. (Par extension) Élever, former, façonner, instruire. Pourvoir aux besoins de. S’épaissir, se condenser. Être nourri ou élevé.<br> '''τρέχω (verbe)''' : courir.<br> '''τρέω (verbe)''' : avoir peur.<br> '''τρῆμα, -ήµατος (nom commun) (n)''' : trou.<br> '''τρηρός, -ή, -όν (adjectif)''' : fou.<br> '''τρήρων, -ος (nom commun) (m/f)''' : timide.<br> '''τριάκοντα (adjectif numéral)''' : trente.<br> '''τρίϐω (verbe)''' : frotter.<br> '''τρίλημμα, -ήμματος (nom commun) (n)''' : trilemme.<br> '''τρίμμα, -τος (nom commun) (n)''' : .<br> '''τρίπος, -ου (nom commun) (m)''' : trépied.<br> '''τρίπους, -δος (adjectif)''' : tripède.<br> '''τρισκελής, -οῦ (nom commun) (m)''' : triskèle.<br> '''τρισκέλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''τρισκελής''.<br> '''τριταγωνιστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : tritagoniste.<br> '''τρίτος, -η, -ον (adjectif numéral)''' : troisième.<br> '''τρίφυλλον, -ύλλου (nom commun) (n)''' : trèfle.<br> '''-τρον, -ου (suffixe) (n)''' : Suffixe servant à former des noms d’instruments.<br> '''τρόπαιον, -ίου (nom commun) (n)''' : trophée.<br> '''τροπή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Tour. Fuite. Révolution, changement. (Rhétorique) Tournure de phrase.<br> '''τροπικός, -ή, -όν (adjectif)''' : tournant.<br> '''τρόπος, -ου (nom commun) (m)''' : Tour, direction ; façon, mode, manière.<br> '''τροχαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : trochée.<br> '''τροχαλία, -ας (nom commun) (f)''' : poulie.<br> '''τροχίλος, -ου (nom commun) (m)''' : poulie.<br> '''τρόχος, -ου (nom commun) (m)''' : blaireau.<br> '''τροχός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Roue. Tour de potier. Pain (de forme ronde) de suif ou de cire.<br> '''τρύϐλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : bol ; coupe.<br> '''τρυγόνιον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de ''τρυγών ''.<br> '''τρυγών, -όνος (nom commun) (f)''' : tourterelle.<br> '''τρύζω (verbe)''' : .<br> '''τρῦπα, -ύπας (nom commun) (f)''' : trou.<br> '''τρύπημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : trou.<br> '''τρύω (verbe)''' : user.<br> '''τύρρις, -ος (nom commun) (f)''' : variante de ''τύρσις''.<br> '''τύρσις, -ος (nom commun) (f)''' : tour (construction élevée).<br> '''τρύφαξ, -κος (nom commun) (m)''' : débauché.<br> '''τρυφερός, -ά, -όν (adjectif)''' : délicat.<br> '''τρυφερότης, -τος (nom commun) (f)''' : délicatesse.<br> '''τρυφερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τρυφερός''.<br> '''τρυφερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τρυφερός''.<br> '''τρυφερῶς (adverbe)''' : délicatement.<br> '''τρυφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Douceur, mollesse. Luxe, délicatesse. Dissolution, débauche.<br> '''τρύφημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : orgueil.<br> '''τρυφητής, -ής, -ές (adjectif)''' : voluptueux.<br> '''τρυφῶ (verbe)''' : être extravagant, se donner des airs.<br> '''τρῦχος, -ύχους (nom commun) (n)''' : Haillon, lambeau.<br> '''τρύχω (verbe)''' : épuiser, user.<br> '''τρώγω (verbe)''' : ronger, grignoter.<br> '''τρωϊκός, -ή -όν (adjectif)''' : troyen.<br> '''τρῶ (verbe)''' : avoir peur.<br> '''τῦκον, -ύκου (nom commun) (m)''' : Forme béotienne de ''σῦκον''.<br> '''τύμϐος, -ου (nom commun) (m)''' : tumulus.<br> '''τυνδάρειος, -ος, -ον (nom commun) (m)''' : tyndaréen.<br> '''τυπικός, -ή -όν (adjectif)''' : figuré.<br> '''τυπικῶς (adverbe)''' : figurativement.<br> '''τυπικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''τυπικός''.<br> '''τυπικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''τυπικός''.<br> '''τυπικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''τυπικῶς''.<br> '''τυπικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''τυπικῶς''.<br> '''τύπος, -ου (nom commun) (m)''' : Coup ; frappe. Frappe, marque du coup ; sceau, impression.<br> '''τύπτω (verbe)''' : frapper.<br> '''τύραννος, -άννου (nom commun) (m)''' : Maître, dominateur. (Péjoratif) Tyran, dictateur ; despote.<br> '''τύρϐη, -ης (nom commun) (f)''' : tumulte, désordre.<br> '''τυρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : fromage.<br> '''τυτώ, -οῦς (nom commun) (f)''' : chouette.<br> '''τύ (pronom personnel)''' : Forme dorienne de ''σύ''.<br> '''τυφλός, -ή -όν (adjectif)''' : aveugle.<br> '''τῦφος, -ύφου (nom commun) (m)''' : fumée, vapeur qui monte au cerveau ; orgueil.<br> '''τῦφω (verbe)''' : enfumer.<br> '''τυχαῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : chanceux.<br> '''τυχερῶς (adverbe)''' : .<br> '''τύχη, -ης (nom commun) (f)''' : chance.<br> '''τυχηρός, -ά, -όν, (adjectif)''' : chanceux.<br> '''τύψις, -εως (nom commun) (f)''' : remords.<br> '''Ταλθύϐιος, -ίου (nom propre) (m)''' : Talthybios.<br> '''Τάλως, -ώ (nom propre) (m)''' : Talos.<br> '''Τάμεσις, -έσεως (nom propre) (f)''' : Tamise.<br> '''Τάναϊς, -άϊδος (nom propre) (m)''' : Tanaïs.<br> '''Τάν, -ός (nom propre) (m)''' : Forme crétoise de ''Ζεύς''.<br> '''Ταραντῖνος, -ίνου (nom commun) (m)''' : Tarentin.<br> '''Τάρας, -αντος (nom propre) (m)''' : Tarente.<br> '''Τάρταρος, -άρου (nom propre) (m)''' : Tartare.<br> '''Ταῦρος, -ύρου (nom propre) (m)''' : Taureau.<br> '''Τειρεσίας, -ου (nom propre) (m)''' : Tirésias.<br> '''Τεΐσπης, -ου (nom propre) (m)''' : Teispès.<br> '''Τελεύτας, -αντος (nom propre) (m)''' : Téleutas.<br> '''Τελευτίας, -ου (nom propre) (m)''' : Téleutias.<br> '''Τερψιχόρα, -ας (nom propre) (f)''' : Terpsichore.<br> '''Τεύτων, -ονος (nom commun) (m)''' : Teuton.<br> '''Τηθύς, -ος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Téthys|Téthys]].<br> '''Τηλέγονος, -όνου (nom propre) (m)''' : Télégonos.<br> '''Τηλέμαχος, -άχου (nom propre) (m)''' : Télémaque.<br> '''Τηρεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Térée.<br> '''Τίγρης, -τος (nom propre) (m)''' : Tigre (fleuve du Moyen-Orient).<br> '''Τίγρις, -δος (nom propre) (f)''' : Forme alternative de ''Τίγρης''.<br> '''Τιθωνός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Tithon.<br> '''Τιμασίθεος, -έου (nom propre) (m)''' : Timasithée.<br> '''Τιμόθεος, -έου (nom propre) (m)''' : Timothée.<br> '''Τίμων, -ωνος (nom propre) (m)''' : Timon.<br> '''Τισαμενός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Tisamène.<br> '''Τίσανδρος, -άνδρου (nom propre) (m)''' : Tisandre.<br> '''Τισίας, -ου (nom propre) (m)''' : Tisias.<br> '''Τισικράτης, -ου (nom propre) (m)''' : Tisicrate.<br> '''Τισιφόνη, -ης (nom propre) (f)''' : Tisiphone (une des Érynies).<br> '''Τισσαφέρνης, -ου (nom propre) (m)''' : Tissapherne.<br> '''Τιτάν, -ᾶνος (nom propre) (m)''' : Titan.<br> '''Τιτανίς, -δος (nom propre) (f)''' : Titanide.<br> '''Τιτυός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Tityos.<br> '''Τόσορθρος, -όρθου (nom commun) (m)''' : Djéser.<br> '''Τοξότης, -ου (nom propre) (m)''' : Sagittaire.<br> '''Τρίπολις, -όλεως (nom propre) (f)''' : Tripoli.<br> '''Τρίτων, -ος (nom propre) (m)''' : Triton.<br> '''Τροία, -ας (nom propre) (f)''' : Troie.<br> '''Τρωάς, -δος (nom commun) (f)''' : Troyenne.<br> '''Τρώς, -ός (nom commun) (m)''' : Troyen.<br> '''Τῦϐι (nom propre) (m)''' : Tybi.<br> '''Τυδεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Tydée.<br> '''Τυνδάρεως, -εω (nom propre) (m)''' : Tyndare.<br> '''Τυνδαρίδης, -ου (nom propre) (m)''' : Tyndaride.<br> '''Τυνδαρίς, -δος (nom propre) (f)''' : Tyndaride.<br> '''Τυφάων, -ος (nom propre) (m)''' : Forme de ''Τυφῶν''.<br> '''Τυφωεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Forme de ''Τυφῶν''.<br> '''Τυφώς, - (nom propre) (m)''' : Forme de ''Τυφῶν''.<br> '''Τυφῶν, -ος (nom propre) (m)''' : Typhon.<br> '''Τύχη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Tyché|Tyché]].<br> '''Τύχων, -ος (nom propre) (m)''' : Tychon.<br> ==Υ== '''ὕαινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : hyène.<br> '''ὕαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : verre. (matière)<br> '''ὑϐριζω (verbe)''' : maltraiter, outrager.<br> '''ὕϐρις, -εως (nom commun) (f)''' : démesure, violence ; excès, outrage.<br> '''ὑγίεια, -ίας (nom commun) (f)''' : propreté.<br> '''ὑγιεινή, -ῆς (nom commun) (f)''' : santé.<br> '''ὑγιεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : salubre.<br> '''ὑγραίνω (verbe)''' : humidifier.<br> '''ὑγρασία, -ας (nom commun) (f)''' : humidité.<br> '''ὑγρός, -ά, -όν (adjectif)''' : humide.<br> '''ὑγρότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ὑγρῶς''.<br> '''ὑγρότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ὑγρῶς''.<br> '''ὑγρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὑγρός''.<br> '''ὑγρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὑγρός''.<br> '''ὑγρῶς (adverbe)''' : humidement.<br> '''ὑδραγωγεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : aqueduc.<br> '''ὑδράργυρος, -ύρου (nom commun) (m)''' : mercure.<br> '''ὑδρόμελι, -τος (nom commun) (n)''' : Boisson à base d'eau et de miel.<br> '''ὑδρο- (préfixe)''' : hydro-.<br> '''ὕδωρ, -ατος (nom commun) (n)''' : Eau ; sueur.<br> '''ὕενος, -ένου (nom commun) (m)''' : mercure.<br> '''υἱός, -οῦ (nom commun) (m)''' : fils.<br> '''ὕλη, -ης (nom commun) (f)''' : matière ; bois.<br> '''ὑμεῖς (pronom personnel)''' : vous.<br> '''ὑμέτερος, -έρα, -έτερον (adjectif possessif)''' : votre.<br> '''ὑμήν, -ένος (nom commun) (m)''' : Membrane ; pellicule enveloppant les organes du corps.<br> '''ὕμνος, -ου (nom commun) (m)''' : trame ; chant.<br> '''ὑμνῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : hymne.<br> '''ὑμνῶ (verbe)''' : .<br> '''ὔμοι (adverbe)''' : Forme éolienne de ''ὁμοῦ''.<br> '''ὔμοιος, -, - (adjectif)''' : Forme éolienne de ''ὅμοιος''.<br> '''ὑμοῖος, -, -ῖον (adjectif)''' : Forme arcado-chypriote de ''ὅμοιος''.<br> '''ὑπαγόρευσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : dictée.<br> '''ὑπάγω (verbe)''' : mener sous.<br> '''ὑπακτικόν -οῦ (nom commun) (n)''' : laxatif.<br> '''ὑπακτικός -ή -όν (adjectif)''' : laxatif.<br> '''ὑπακοή, -ῆς (nom commun) (f)''' : obéissance.<br> '''ὑπάκουος, -η, -ον (adjectif)''' : obéissant.<br> '''ὑπακούω (verbe)''' : obéir.<br> '''ὑπαρξιακός, -ή, -όν (adjectif)''' : existentiel.<br> '''ὕπαρξις, -άρξεως (nom commun) (f)''' : existence.<br> '''ὑπάρχω (verbe)''' : exister.<br> '''ὑπεξαίρεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : malversation.<br> '''ὑπεξαιρῶ (verbe)''' : .<br> '''ὑπερκόσμιος, -α, -ο (adjectif)''' : .<br> '''ὑπέρ (adverbe ; préposition)''' : au-dessus.<br> '''ὑπερϐάλλω (verbe)''' : exagérer.<br> '''ὑπερϐολή, -ῆς (nom commun) (f)''' : exagération.<br> '''ὑπερϐολικός, -ή, -όν (adjectif)''' : excessif.<br> '''ὑπερθετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : superlatif.<br> '''ὑπεριώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : ultraviolet.<br> '''ὑπεροπτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : arrogant.<br> '''ὑπέροπτος, -ος, -ον (adjectif)''' : .<br> '''ὑπεροψία, -ας (nom commun) (f)''' : arrogance.<br> '''ὑπέρυθρος, -η, -ον (adjectif)''' : infrarouge.<br> '''ὑπερφυσικός, -ή, -όν (adjectif)''' : surnaturel.<br> '''ὑπεύθυνος, -ος, -ον (adjectif)''' : responsable.<br> '''ὑπευθυνότητα, -ας (nom commun) (f)''' : responsabilité.<br> '''ὑπηρεσία, -ας (nom commun) (f)''' : service.<br> '''ὑπηρέτης, -ου (nom commun) (m)''' : serviteur.<br> '''ὑπηρετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : de service.<br> '''ὑπηρετικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''ὑπηρετικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὑπηρετικός''.<br> '''ὑπηρετικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὑπηρετικός''.<br> '''ὑπηρετικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''ὑπηρετικῶς''.<br> '''ὑπηρετικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''ὑπηρετικῶς''.<br> '''ὑπηρέτρια, -ας (nom commun) (f)''' : servante.<br> '''ὑπηρετῶ (verbe)''' : servir.<br> '''ὑπνολαλία, -ας (nom commun) (f)''' : somniloquie.<br> '''ὑπνολαλῶ (verbe)''' : somniloquer.<br> '''ὕπνωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : hypnose.<br> '''ὑπνωτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : hypnotique.<br> '''ὑπνῶ (adjectif)''' : hypnotiser.<br> '''ὑπόϐαθρον, -άθρου (nom commun) (n)''' : arrière-plan.<br> '''ὑπόγειον, -ίου (nom commun) (n)''' : cave.<br> '''ὑπόδειγμα, -ίγματος (nom commun) (n)''' : exemple.<br> '''ὑποδειγματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : exemplaire.<br> '''ὑποδείκνυμι (verbe)''' : .<br> '''ὑπόδημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : chaussure.<br> '''ὑποδηματοποιεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : boutique du cordonnier.<br> '''ὑποδηματοποιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cordonnier.<br> '''ὑποζύγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : attelage.<br> '''ὑπόθεσις, -έσεως (nom commun) (f)''' : supposition.<br> '''ὑποκινῶ (verbe)''' : .<br> '''ὑποκορίζομαι (verbe)''' : parler comme un enfant.<br> '''ὑποκόρισμα, -τος (nom commun) (n)''' : sobriquet.<br> '''ὑποκοριστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : caressant, propre à atténuer.<br> '''ὑποκρίνομαι (verbe)''' : jouer une pièce.<br> '''ὑπόκρισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : Réponse. Action de jouer un rôle, une pièce, une pantomime. Débit théâtral, déclamation. Feinte, faux-semblant.<br> '''ὑποκριτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : Donneur de réponse. Acteur, comédien.<br> '''ὑπόκωφος, -η, -ον (adjectif)''' : sourd.<br> '''ὑποκώφως (adverbe)''' : sourdement.<br> '''ὑπολογίζομαι (verbe)''' : calculer.<br> '''ὑπολογισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : calcul.<br> '''ὑπομιμνήσκω (verbe)''' : .<br> '''ὑπομονή, -ῆς (nom commun) (f)''' : .<br> '''ὑπόμνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ὑπόνομος, -ου (nom commun) (m)''' : égout.<br> '''ὑπόστασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''ὑποταγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Subordination, soumission.<br> '''ὑποτάσσω (verbe)''' : Subordonner, soumettre. Dominer, contrôler.<br> '''ὑποτίθημι (verbe)''' : supposer.<br> '''ὑπότριμμα, -ίμματος (nom commun) (n)''' : Sauce aux herbes, sauce verte et piquante.<br> '''ὑπουργεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : ministère.<br> '''ὑπουργικός, -ή, -όν (adjectif)''' : ministériel.<br> '''ὑπουργός, -οῦ (nom commun) (m)''' : ministre.<br> '''ὑποχώρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : régression.<br> '''ὑποχωρητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : régressif.<br> '''ὑποψήφιος, -ίου (nom commun) (m)''' : candidat.<br> '''ὑπό (adverbe ; préposition)''' : en dessous.<br> '''ὑπο- (préfixe)''' : relatif au dessous.<br> '''ὕραξ, -κος (nom commun) (m)''' : souris.<br> '''ὕσσωπος, -ώπου (nom commun) (f)''' : hysope.<br> '''ὕστατος, -η, -ον (adjectif)''' : dernier.<br> '''ὑστερέω (verbe)''' : .<br> '''ὑστέρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : hystérèse.<br> '''ὑστερικός, -ή, -όν (adjectif)''' : utérin ; hystérique.<br> '''ὑστερο- (préfixe)''' : suivant ; tardif.<br> '''ὕστερος, -α, -ον (adjectif)''' : postérieur.<br> '''ὕστερος, -έρου (nom commun) (m)''' : matrice ; utérus.<br> '''ὑστέρως (adverbe)''' : .<br> '''ὕστριξ, -χός (nom commun) (m/f)''' : porc-épic.<br> '''ὗς, -ός (nom commun) (m/f)''' : Porc, sanglier. Truie, laie.<br> '''ὑφαίνω (verbe)''' : tisser.<br> '''ὕφαλος, -άλου (nom commun) (m)''' : récif.<br> '''ὑφή, -ῆς (nom commun) (f)''' : toile d’araignée.<br> '''ὕφος, -ους (nom commun) (n)''' : tissu.<br> '''ὑψηλός, -ή, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ὕψι (adverbe)''' : en haut.<br> '''ὖ ψιλόν (nom commun) (n)''' : upsilon.<br> '''ὑψίτερος, -έρη, -ερον (adverbe)''' : Comparatif de ''ὕψι''.<br> '''ὕψιστος, -ίστη, -ιστον (adverbe)''' : Superlatif de ''ὕψι''.<br> '''ὕψος, -ους (nom commun) (n)''' : hauteur.<br> '''ὕψωμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : élévation.<br> '''ὕψωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : élévation.<br> '''ὑψῶ (verbe)''' : élever.<br> '''ὕω (verbe)''' : pleuvoir.<br> '''Ὕϐρις, -εως (nom propre) (f)''' : Hybris.<br> '''Ὑδροχόος, -ου (nom propre) (m)''' : Verseau.<br> '''Ὑγίεια, -ίας (nom propre) (f)''' : [[wikt:Hygie|Hygie]].<br> '''Ὕηττος, -ήττου (nom propre) (m)''' : Hyettos.<br> '''Ὑκσώς, -οῦς (nom commun) (m)''' : Hyksôs.<br> '''Ὕλλος, -ου (nom propre) (m)''' : Hyllos.<br> '''Ὑμέναιος, -ίου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Hyménée|Hyménée]].<br> '''Ὑμήν, -ένος (nom propre) (m)''' : Variante de ''Ὑμέναιος''.<br> '''Ὑπερίων, -ος (nom propre) (m)''' : Hypérion.<br> '''Ὕπνος, -ου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Hypnos|Hypnos]].<br> '''Ὑστάσπης, -ου (nom propre) (m)''' : Hystaspès.<br> '''Ὕψιστος, -ίστου (nom propre) (m)''' : Très-Haut.<br> ==Φ== '''φαγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''φηγός''.<br> '''φαιδρός, -ίδρα, -ιδρόν (adjectif)''' : brillant ; rayonnant, enjoué ; gai, jovial.<br> '''φαίνεσθαι (verbe)''' : se montrer.<br> '''φαινόμενον, -ένου (nom commun) (n)''' : phénomène.<br> '''φαίνω (verbe)''' : faire briller.<br> '''φακός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Lentille. (Anatomie) Cristallin. Tache de rousseur.<br> '''φακόχοιρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : phacochère.<br> '''φάλαγξ, -γος (nom commun) (f)''' : phalange.<br> '''φάλλαινα, -ίνης (nom commun) (f)''' : baleine.<br> '''φαλλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : phallus.<br> '''φάμη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''φήμη''.<br> '''φαμί (verbe)''' : Forme dorienne de ''φημί''.<br> '''φάναξ, -κος (nom commun) (m)''' : .<br> '''φανερός, -ά, -όν (adjectif)''' : Apparent. En vue.<br> '''φανερῶς (adverbe)''' : .<br> '''φανερώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φανερός''.<br> '''φανερώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φανερός''.<br> '''φανερῶ (verbe)''' : .<br> '''φανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''φάνταγμα, -άγματος (nom commun) (n)''' : Forme ionienne de ''φάντασμα''.<br> '''φαντάζω (verbe)''' : Dénoncer ; Se montrer, apparaître.<br> '''φαντασία, -ας (nom commun) (f)''' : imagination.<br> '''φάντασμα, -άσματος (nom commun) (n)''' : Apparition, vision, songe ; fantôme, spectre.<br> '''φανταστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : vantard.<br> '''φανταστικός, -ή, -όν (adjectif)''' : imaginaire.<br> '''φάραγξ, -γος (nom commun) (m)''' : canyon.<br> '''φαραώ (nom commun) (m)''' : pharaon.<br> '''φαρέτρα, -ας (nom commun) (f)''' : carquois.<br> '''φαρέτρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''φαρέτρα''.<br> '''φαρετρεών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : .<br> '''φαρισαϊκός, -ή, -όν (adjectif) (f)''' : pharisien.<br> '''φαρισαϊκότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φαρισαϊκῶς''.<br> '''φαρισαϊκότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φαρισαϊκῶς''.<br> '''φαρισαϊκῶς (adverbe)''' : pharisiennement.<br> '''φαρισαϊκώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φαρισαϊκός''.<br> '''φαρισαϊκώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φαρισαϊκός''.<br> '''φαρισαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : pharisien.<br> '''φαρμακεία, -ας (nom commun) (f)''' : ensemble des médicaments.<br> '''φαρμακεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Apothicaire, empoisonneur. Sorcier.<br> '''φαρμακευτικός, -ή, -όν (adjectif) (f)''' : de remède.<br> '''φαρμακευτικότατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φαρμακευτικῶς''.<br> '''φαρμακευτικότερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φαρμακευτικῶς''.<br> '''φαρμακευτικῶς (adverbe)''' : .<br> '''φαρμακευτικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φαρμακευτικός''.<br> '''φαρμακευτικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φαρμακευτικός''.<br> '''φαρμακίς, -δος (nom commun) (f)''' : Apothicaire, empoisonneuse. Sorcière.<br> '''φάρμακον, -άκου (nom commun) (n)''' : Médicament, remède ; poison, préparation magique. Teinture, fard.<br> '''φαρμακοποσία, -ας''' : action de boire une potion.<br> '''φαρμακοπώλης, -ου (nom commun) (m)''' : pharmacien.<br> '''φαρμακός, -οῦ (nom commun) (m)''' : victime expiatoire.<br> '''φαρμακοτρίϐης, -ου (nom commun) (m)''' : laborantin.<br> '''φαρμακώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : médicinal ; vénéneux.<br> '''φαρμακῶ (verbe)''' : empoisonner.<br> '''φάρυγξ, -γος (nom commun) (m)''' : gosier.<br> '''φάσηλος, -ήλου (nom commun) (m)''' : haricot sec.<br> '''φασιανικός, -ή, -όν (adjectif)''' : phasianien.<br> '''φασιανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : faisan.<br> '''φάκελος, -έλου (nom commun) (m)''' : fagot, faisceau.<br> '''φάσκος, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''φασκώλιον, -ίου (nom commun) (n)''' : valisette.<br> '''φάσκωλος, -ώλου (nom commun) (m)''' : valise.<br> '''φάσμα, -τος (nom commun) (n)''' : spectre.<br> '''φασματικός, -ή, -όν (adjectif)''' : spectral.<br> '''φασματικώτατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φασματικός''.<br> '''φασματικώτερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φασματικός''.<br> '''φασματικῶς (adverbe)''' : spectralement.<br> '''φασματικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φασματικῶς''.<br> '''φασματικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φασματικῶς''.<br> '''φάτις, -εως (nom commun) (f)''' : rumeur, parole.<br> '''φάττα, -ης (nom commun) (f)''' : palombe ; ramier.<br> '''φαῦλος, -ύλη, -ῦλον (adjectif)''' : vicieux.<br> '''φέγγος, -ους (nom commun) (n)''' : .<br> '''φέρετρον, -έτρου (nom commun) (n)''' : cercueil.<br> '''φέρω (verbe)''' : porter.<br> '''φεύγω (verbe)''' : fuir (prendre la fuite).<br> '''φεῦξις, -ύξεως (nom commun) (f)''' : échappée, évasion ; fuite.<br> '''φεῦ (interjection)''' : Hélas ; ah.<br> '''φή (conjonction)''' : Forme homérique de ''ὡς''.<br> '''φηγός, -οῦ (nom commun) (f)''' : chêne.<br> '''φηλητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : trompeur.<br> '''φῆλος, -ος, -ον (adjectif)''' : trompeur.<br> '''φήμη, -ης (nom commun) (f)''' : Voix prophétique, oracle. Rumeur, réputation.<br> '''φημί (verbe)''' : dire.<br> '''φήρ, -ός (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''θήρ''.<br> '''φθέγγομαι (verbe)''' : proférer.<br> '''φθειρρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : pou.<br> '''φθείρω (verbe)''' : user.<br> '''φθινόπωρον, -ώρου (nom commun) (n)''' : automne.<br> '''φθίσις, -εως (nom commun) (f)''' : Déclin, ruine. Atrophie, consomption. Contraction, réduction de la pupille.<br> '''φθίω (verbe)''' : périr, disparaitre.<br> '''φθόγγος, -ου (nom commun) (m)''' : son.<br> '''φθονερός, -ή, -όν (adjectif) (f)''' : envieux.<br> '''φθόνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : dénégation.<br> '''φθόνος, -ου (nom commun) (m)''' : envie.<br> '''φθονῶ (verbe)''' : envier.<br> '''φθορά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : Perdition, perte, ruine, destruction. Action de corrompre, corruption, séduction. (Peinture) Dégradation de couleur, affaiblissement de teinte.<br> '''φῖ (nom commun) (n)''' : phi.<br> '''φίλαμα, -άματος (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''φίλημα''.<br> '''φιλαδελφία, -ας (nom commun) (f)''' philadelphie.<br> '''φιλανδρία, -ας (nom commun) (f)''' philandrie.<br> '''φιλανθρωπία, -ας (nom commun) (f)''' philanthropie.<br> '''φιλάνθρωπος, -ος, -ον (adjectif)''' : Humain, bon ; bienveillant, affable. Qui aime les hommes (en parlant des dieux). Qui plaît aux hommes, agréable.<br> '''φιλαργυρία, -ας (nom commun) (f)''' : avarice.<br> '''φιλάργυρος, -ος, -ον (adjectif)''' : avare.<br> '''φίλειμι (verbe)''' : Forme béotienne de ''φιλῶ''.<br> '''φίλημμι (verbe)''' : Forme éolienne de ''φιλῶ''.<br> '''φιλία, -ας (nom commun) (f)''' : amitié, amour absolu, plaisir de la compagnie.<br> '''φιλίη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''φιλία''.<br> '''φίλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : baiser.<br> '''φίλημμι (verbe)''' : Forme éolienne de ''φιλῶ''.<br> '''φιλόγελως, -ωτος (nom commun) (m)''' : Amateur d'histoires drôles.<br> '''φιλόπαις, -δός (nom commun) (m)''' : philopaide.<br> '''φίλος, -η, -ον (adjectif)''' : amical.<br> '''φίλος, -ου (nom commun) (m)''' : ami.<br> '''φιλο- (préfixe)''' : qui aime.<br> '''φιλογυνία, -ας (nom commun) (f)''' : philogynie.<br> '''φιλοπαιδία, -ας (nom commun) (f)''' : philopaidie.<br> '''φιλόπαις, -αίδος (nom commun) (m)''' : philopaide.<br> '''φιλοσοφία, -ας (nom commun) (f)''' : philosophie.<br> '''φιλοσοφικός, -ή, -όν (adjectif)''' : philosophique.<br> '''φιλοσοφικότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φιλοσοφικός''.<br> '''φιλοσοφικότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φιλοσοφικός''.<br> '''φιλοσοφικῶς (adverbe)''' : philosophiquement.<br> '''φιλοσοφικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φιλοσοφικῶς''.<br> '''φιλοσοφικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φιλοσοφικῶς''.<br> '''φιλόσοφος, -όφου (nom commun) (m)''' : philosophe.<br> '''φιλοσοφῶ (verbe)''' : philosopher.<br> '''φιλότης, -τος (nom commun) (f)''' : Amitié ; relation sexuelle.<br> '''φιλύρα, -ας (nom commun) (f)''' : tilleul.<br> '''φιλῶ (verbe)''' : Aimer d'amitié. Éprouver de l'amitié. Traiter en ami, regarder comme un ami. Donner un signe d'amitié. Aimer d'amour. (Par extension) Aimer. Voir volontiers, accueillir avec plaisir, approuver, agréer. Rechercher, poursuivre. Se plaire à.<br> '''φίλως ‎(adverbe)''' : amicalement.<br> '''φιμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''φίμωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : musellement.<br> '''φίμωτρον, -ου (nom commun) (m)''' : muselière.<br> '''φιμῶ (verbe)''' : museler.<br> '''φιτύω (verbe)''' : engendrer.<br> '''φλέγμα, -τος (nom commun) (n)''' : flegme.<br> '''φλέγω (verbe)''' : brûler.<br> '''φλέψ, -ϐός (nom commun) (f)''' : veine (vaisseau sanguin).<br> '''φλέω (verbe)''' : sourdre.<br> '''φλίϐω (verbe)''' : étendre, presser.<br> '''φλόγωσις, -ώσεως (nom commun) (m)''' : inflammation.<br> '''φλογῶ (verbe)''' : flamber.<br> '''φλοιός, -οῦ (nom commun) (m)''' : écorce.<br> '''φλόξ, -γός (nom commun) (m)''' : flamme.<br> '''φλύαρος, -ος, -ον (adjectif)''' : bavard.<br> '''φλυαρῶ (verbe)''' : bavarder.<br> '''φλύκταινα, -ίνας (nom commun) (f)''' : cloque.<br> '''φλύζω (verbe)''' : Forme de ''φλύω''.<br> '''φλύω (verbe)''' : couler.<br> '''φοϐερός, -ά, -όν (adjectif)''' : effrayant.<br> '''φόϐος, -ου (nom commun) (m)''' : peur.<br> '''φοῖϐος, -η, -ον (adjectif)''' : .<br> '''φοῖνιξ, -ίνικος (nom commun) (m)''' : palmier-dattier ; phénix.<br> '''φονεύς, -έως (nom commun) (m)''' : meurtrier.<br> '''φονεύω (verbe)''' : assassiner.<br> '''φονικός, -ή, -όν (adjectif)''' : meurtrier.<br> '''φόνος, -ου (nom commun) (m)''' : meurtre.<br> '''φόρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''φόρμιγξ, -γος (nom commun) (f)''' : (poésie) lyre.<br> '''φορτίζω (verbe)''' : charger.<br> '''φόρτισις, -ίσεως (nom commun) (f)''' : charge.<br> '''φόρτος, -ου (nom commun) (m)''' : .<br> '''φοῦκτα, -ύκτας (nom commun) (m)''' : poignée de main.<br> '''φοῦρνος, -ύρνου (nom commun) (m)''' : four.<br> '''φραγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : bloc.<br> '''φράγμα, -ατος (nom commun) (n)''' : clôture.<br> '''φραγμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bloc.<br> '''φράν, -ός (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''φρήν''.<br> '''φράσις, -εως (nom commun) (f)''' : Suite de mots.<br> '''φράσσω (verbe)''' : déclarer.<br> '''φράτηρ, -ερος (nom commun) (m)''' : Membre d'une phratrie.<br> '''φρατήρ, -έρος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''φράτηρ''.<br> '''φρατρία, -ας (nom commun) (f)''' : phratrie.<br> '''φρέαρ, -τος (nom commun) (n)''' : puits.<br> '''φρενητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : délirant.<br> '''φρενητικῶς (adverbe)''' : -ment.<br> '''φρενητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φρενητικός''.<br> '''φρενητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φρενητικός''.<br> '''φρενητικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φρενητικῶς''.<br> '''φρενητικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φρενητικῶς''.<br> '''φρενῖτις, -ίτιδος (nom commun) (f)''' : délire.<br> '''φρήν, -ενός (nom commun) (f)''' : Toute membrane qui enveloppe un organe. (Au pluriel) Viscères, entrailles. (Par suite) (Poésie) Cœur, âme.<br> '''φρήτηρ, -ερος (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''φράτηρ''.<br> '''φρίκη, -ης (nom commun) (f)''' : terreur.<br> '''φρίξ, -ικός (nom commun) (f)''' : terreur.<br> '''φριξός, -ή, -όν (adjectif)''' : terrifiant.<br> '''φρίσσω (verbe)''' : terroriser.<br> '''φρόνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Intelligence, pensée. Manière de penser.<br> '''φρόνησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Pensée, dessein. Intelligence raisonnable, sagesse. Intelligence (ou sagesse) divine.<br> '''φρόνιμος, -ος, -ον (adjectif)''' : sensé.<br> '''φρονῶ (verbe)''' : Penser, avoir la faculté de penser ou de sentir, vivre. Être dans son bon sens. Penser. Être sensé. Avoir dans l’esprit. Songer à, projeter de.<br> '''φρουρά, -ᾶς (nom commun) (m)''' : garde (corps d’armée).<br> '''φρουρή, -ῆς (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''φρουρή''.<br> '''φρούρημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : bannissement.<br> '''φρούρησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : fuite, bannissement.<br> '''φρουρητός, -ός, -όν (adjectif)''' : banni.<br> '''φρούριον, -ίου (nom commun) (n)''' : forteresse.<br> '''φρουρός, -οῦ (nom commun) (m)''' : garde (surveillant).<br> '''φρουρῶ (verbe)''' : bannir.<br> '''φρύγω (verbe)''' : rôtir.<br> '''φρῦνος, -ύνου (nom commun) (m)''' : crapaud.<br> '''φυγάς, -δος (nom commun) (m)''' : fugitif.<br> '''φυγή, -ῆς (nom commun) (f)''' : fuite, bannissement.<br> '''φύζω (verbe)''' : Forme ionienne de ''φεύγω''.<br> '''φυίω (verbe)''' : Forme éolienne de ''φύω''.<br> '''φυλακή, -ῆς (nom commun) (f)''' : garde, surveillance ; vigilance.<br> '''φυλακτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : amulette.<br> '''φυλακτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : garde.<br> '''φυλάξις, -εως (nom commun) (f)''' : garde.<br> '''φύλαξ, -κος (nom commun) (m)''' : observateur, garde ; protecteur.<br> '''φυλάσσω (verbe)''' : garder.<br> '''φυλάττω (verbe)''' : Forme attique de ''φυλάσσω''.<br> '''φυλετικός, -ή, -όν (adjectif)''' : racial.<br> '''φυλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Tribu, groupe de familles de même races ; (Militaire) Corps de troupes au nombre de 10. (Par extension) Classe, genre ; espèce.<br> '''φύλλον, -ου (nom commun) (n)''' : feuille.<br> '''φυλλόω (verbe)''' : .<br> '''φῦλον, -ύλου (nom commun) (n)''' : groupe, tribu ; nation.<br> '''φῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''φυμάτιον, -ίου (nom commun) (n)''' : .<br> '''φύραμα, -τος (nom commun) (n)''' : .<br> '''φυράω (verbe)''' : .<br> '''φύρδην (adverbe)''' : .<br> '''φυρατέον, -ου (nom commun) (n)''' : .<br> '''φυρατής, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''φύρμα, -τος (nom commun) (n)''' : .<br> '''φυρμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : .<br> '''φύρσιμος, -ίµου (nom commun) (m)''' : .<br> '''φύρσις, -εως (nom commun) (f)''' : .<br> '''φύρω (verbe)''' : .<br> '''φυσσαλίς, -δος (nom commun) (m)''' : bulle.<br> '''φῦσα, -ύσας (nom commun) (f)''' : .<br> '''φυσάω (verbe)''' : .<br> '''φυσητήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : soupirail.<br> '''φῦσιγξ, -ύσιγγος (nom commun) (m)''' : cartouche.<br> '''φύσις, -εως (nom commun) (f)''' : nature.<br> '''φυσικός, -ή, -όν, (adjectif)''' : naturel.<br> '''φυσικῶς (adverbe)''' : naturellement.<br> '''φυσικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φυσικός''.<br> '''φυσικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φυσικός''.<br> '''φυσικώτατα, -, - (adverbe)''' : Superlatif de ''φυσικῶς''.<br> '''φυσικώτερον, -, - (adverbe)''' : Comparatif de ''φυσικῶς''.<br> '''φύσκα, -ας (nom commun) (f)''' : Forme dorienne de ''φύσκη''.<br> '''φύσκη, -ης (nom commun) (f)''' : .<br> '''φύτευμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : raiponce.<br> '''φυτεύω (verbe)''' : planter.<br> '''φυτόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : végétal, plante.<br> '''φυτο- (préfixe)''' : relatif aux plantes.<br> '''φῦ (interjection)''' : pouah.<br> '''φύω (verbe)''' : croître.<br> '''φώκη, -ης (nom commun) (f)''' : phoque.<br> '''φώκιος, -ος, -ον (adjectif)''' : phocidien.<br> '''φωλεός, -οῦ (nom commun) (m)''' : tanière, terrier.<br> '''φωνήεις, -σσα, -ῆεν (adjectif)''' : vocalique.<br> '''φωνῆεν, -ήεντος (nom commun) (n)''' : voyelle.<br> '''φωνή, -ῆς (nom commun) (f)''' : voix.<br> '''φώνημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : phonème.<br> '''φωνητικός, -ή, -όν (adjectif)''' : phonétique.<br> '''φωνητικῶς (adverbe)''' : phonétiquement.<br> '''φωνητικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''φωνητικός''.<br> '''φωνητικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''φωνητικός''.<br> '''φωνῶ (verbe)''' : Faire entendre un son de voix. Parler haut, dire d'une voix forte, élever la voix Ordonner, commander, prescrire. Parler de. Chanter.<br> '''φώς, -τός (nom commun) (m)''' : homme.<br> '''φῶς, -τός (nom commun) (n)''' : lumière, éclair.<br> '''φωσφορίζων, -ουσα, -ον (adjectif)''' : fluorescent.<br> '''φωσφορίζω (verbe)''' : fluorescer.<br> '''φωσφόρος, -ος, -ον (adjectif)''' : qui apporte la lumière.<br> '''Φαέθουσα, -ας (nom propre) (f)''' : Phaéthuse.<br> '''Φαέθων, -οντος (nom propre) (m)''' : Phaéton.<br> '''Φαίδρα, -ας (nom propre) (f)''' : Phèdre.<br> '''Φαῖδρος, -ίδρου (nom propre) (f)''' : Phèdre.<br> '''Φαιδρία, -ας (nom propre) (f)''' : Phédrie.<br> '''Φαμενώθ (nom propre) (m)''' : Phaminoth.<br> '''Φαντασός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Phantasos.<br> '''Φάρος, -ου (nom propre) (f)''' : Pharos.<br> '''Φαρμουθί (nom propre) (m)''' : Pharmouti.<br> '''Φασιανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Phasien.<br> '''Φᾶσις, -άσιος (nom propre) (m)''' : Phase.<br> '''Φαῶφι (nom propre) (m)''' : Phaophi.<br> '''Φειδίας, -ου (nom propre) (m)''' : Phidias.<br> '''Φερεκύδης, -ου (nom propre) (m)''' : Phérécyde.<br> '''Φερενίκη, -ης (nom propre) (f)''' : Véronique.<br> '''Φηγεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Phégée.<br> '''Φθόνος, -ου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Phtonos|Phtonos]].<br> '''Φιλάμμων, -ονος (nom propre) (m)''' : Philammon. (Demi-frère d'Autolycos.)<br> '''Φιλέας, -ου (nom propre) (m)''' : Philéas.<br> '''Φίλιππος, -ίππου (nom propre) (m)''' : Philippe.<br> '''Φιλόγελως, -τος (nom propre) (m)''' : Philogélos. (Recueil d’histoires drôles probablement rédigé au V{{e}} siècle apr. J.-C., attribué à Hiéroclès et Philagrios)<br> '''Φιλοκτήτης, -ου (nom propre) (m)''' : Philoctète.<br> '''Φιλομήλη, -ης (nom propre) (f)''' : Philomèle.<br> '''Φιλότης, -τος (nom propre) (f)''' : [[wikt:Philotès|Philotès]].<br> '''Φίλων, -ος (nom propre) (m)''' : Philo.<br> '''Φιλώτας, -ου (nom propre) (m)''' : Philinte.<br> '''Φινεές, -οῦ (nom propre) (m)''' : Phinées.<br> '''Φινεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Phinée.<br> '''Φίξ, -γγός (nom propre) (f)''' : Forme béotienne de ''Σφίγξ''.<br> '''Φλεγέθων, -οντος (nom propre) (m)''' : Phlégéthon.<br> '''Φλεγύας, -ντος (nom propre) (m)''' : Phlégias. (père de Coronis)<br> '''Φλέγων, -ος (nom propre) (m)''' : Phlégon.<br> '''Φοϐητώρ, -όρος (nom propre) (m)''' : Phobétor.<br> '''Φοίϐη, -ης (nom propre) (f)''' : [[wikt:Phœbé|Phœbé]].<br> '''Φοιϐίδας, -ου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Phébidas|Phébidas]].<br> '''Φοῖϐος, -ίϐου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Phébus|Phébus]].<br> '''Φοῖνιξ, -ίνικος (nom commun) (m/f)''' : Phénicien. Carthaginois. (les descendants de Phénicie.)<br> '''Φόϐος, -ου (nom propre) (m)''' : Phobos.<br> '''Φραόρτης, -ου (nom propre) (m)''' : .<br> '''Φρυγία, -ας (nom propre) (f)''' : Phrygie.<br> '''Φρύξ, -γός (nom commun) (m)''' : Phrygien.<br> '''Φυλεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Phylée (fils d’Augias).<br> '''Φυλλίς, -δος (nom propre) (f)''' : Phyllis.<br> '''Φυσίγναθος, -άθου (nom propre) (f)''' : Physignathe.<br> '''Φωκεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Phocidien.<br> '''Φώκαια, -ίας (nom propre) (f)''' : Phocée. (Ancienne cité grecque d’Asie Mineure.)<br> '''Φωκαιεύς, -έως (nom commun) (m)''' : Phocéen.<br> '''Φωκαιίς, -δος (nom commun) (f)''' : Phocéenne.<br> '''Φωκίς, -δος (nom propre) (f)''' : Phocide.<br> '''Φῶκος, -ώκου (nom propre) (m)''' : Phocus.<br> '''Φορμίων, -ος (nom propre) (m)''' : Phormion.<br> '''Φωτεινή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Photine.<br> ==Χ== '''χαίνω (verbe)''' : .<br> '''χαῖρε (interjection)''' (Devient ''χαίρετε'' au pluriel.) : bonjour ; salut.<br> '''χαίρω (verbe)''' : se réjouir ; être joyeux. Se réjouir d'ordinaire, se plaire d'ordinaire à ou dans. Avoir sujet de se réjouir.<br> '''χάλαζα, -άζης (nom commun) (f)''' : grêle.<br> '''χαλαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : détendu.<br> '''χαλαρότης, -τος (nom commun) (f)''' : détente.<br> '''χαλάρωσις, -ώσεως (nom commun) (f)''' : détente.<br> '''χαλαρῶς (adverbe)''' : .<br> '''χαλαρῶ (verbe)''' : détendre.<br> '''χαλάω (verbe)''' : Lâcher, relâcher. Laisser tomber, baisser, rabaisser. Laisser aller. (Au passif) Être adouci. Être indulgent. Céder le passage. Affaiblir.<br> '''χάλασις, -άσεως (nom commun) (f)''' : Relâchement, relaxation.<br> '''χαλεπός, -ή, -όν (adjectif)''' : difficile.<br> '''χαλεπῶς (adverbe)''' : difficilement.<br> '''χαλεπώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χαλεπός''.<br> '''χαλεπώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χαλεπός''.<br> '''χάλιξ, -κος (nom commun) (m/f)''' : galet ; gravier.<br> '''χαλκεύς, -έως (nom commun) (m)''' : forgeron.<br> '''χαλκός, -οῦ (nom commun) (m)''' : cuivre ; bronze, fer.<br> '''χαλυϐήϊος, -ΐα, -ήϊον (adjectif)''' : d’acier.<br> '''χάλυψ, -ϐος (nom commun) (m)''' : acier.<br> '''χαμᾶζε (adverbe)''' : à terre (avec mouvement).<br> '''χαμαί (adverbe)''' : à terre (sans mouvement).<br> '''χαμαικέρασος, -άσου (nom commun) (f)''' : fraise.<br> '''χαμαιλέων, -οντος (nom commun) (m)''' : caméléon.<br> '''χαμαίμηλον, -ήλου (nom commun) (f)''' : camomille.<br> '''χαμαιτυπεῖον, -ίου (nom commun) (n)''' : lupanar.<br> '''χαμαιτύπη, -ης (nom commun) (f)''' : prostituée.<br> '''χάν, -ός (nom commun) (m/f)''' : Forme dorienne de ''χήν''.<br> '''χάος, -ους (nom commun) (n)''' : chaos.<br> '''χαρά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : joie ; plaisir.<br> '''χαρακτηρίζω (verbe)''' : inscrire, marquer.<br> '''χαρακτήρ, -ῆρος (nom commun) (m)''' : Fer pour marquer le bétail, marque faite au fer rouge. Marque, signe, empreinte, stigmate. Cachet, caractère, genre de style, style.<br> '''χαράσσω (verbe)''' : Aiguiser. Gratter, couper.<br> '''χάραξ, -κος (nom commun) (m)''' : pieu.<br> '''χαριέντως (adverbe)''' : gracieusement.<br> '''χαρίεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : gracieux.<br> '''χαρίϝεις, -εσσα, -εν (adjectif)''' : Forme homérique de ''χαρίεις''.<br> '''χαριέστατος, -άτη, -έστατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χαρίεις''.<br> '''χαριέστερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χαρίεις''.<br> '''χαρίϝεττα, -, - (adjectif)''' : Forme béotienne de ''χαρίεις''.<br> '''χαρίζομαι (verbe)''' : .<br> '''χάρις, -τος (nom commun) (f)''' : Ce qui brille ; ce qui réjouit. Grâce.<br> '''χάρισμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : grâce accordée par Dieu.<br> '''χαριτῶ (verbe)''' : .<br> '''χάρμα, -τος (nom commun) (n)''' : source de joie, délice.<br> '''χάσμα, -τος (nom commun) (n)''' : béance, ouverture ; creux, gouffre. Abysse.<br> '''χάσκω (verbe)''' : bayer, béer.<br> '''χαῦνος, -ύνη, -ῦνον (adjectif)''' : .<br> '''χαυνότης, -τος (suffixe) (f)''' : .<br> '''χαυνῶ (verbe)''' : .<br> '''χέζω (verbe)''' : chier.<br> '''χεῖμα, -ίματος (nom commun) (n)''' : hiver.<br> '''χείμαρρος, -άρρου (nom commun) (m)''' : torrent.<br> '''χειμών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : (sens propre) Mauvais temps. (sens figuré) Trouble.<br> '''χειραφέτησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : émancipation.<br> '''χείριστος, -ίστη, -ίριστον (adjectif)''' : Superlatif de ''κακός''.<br> '''χείρ, -ός (nom commun) (f)''' : main.<br> '''χειρόγραφον, -άφου (nom commun) (n)''' : manuscrit.<br> '''χειρόγραφος, -η, -ον (adjectif)''' : manuscrit.<br> '''χείρων, -ων, -ῖρον (adjectif)''' : Comparatif de ''κακός''.<br> '''χελιδών, -ονός (nom commun) (f)''' : hirondelle.<br> '''χελώνη, -ης (nom commun) (f)''' : tortue.<br> '''χερνίϐιον, -ίου (nom commun) (n)''' : pot de chambre.<br> '''χερσόνησος, -ήσου (nom commun) (f)''' : péninsule.<br> '''χέρσος, -ος, -ον (adjectif)''' : sec ; stérile.<br> '''χέω (verbe)''' : jouir. (Profiter d'une chose que l'on possède.)<br> '''χηλή, -ῆς (nom commun) (f)''' : pince ; serre de certains animaux.<br> '''χηλός, -οῦ (nom commun) (m)''' : coffre.<br> '''χήν, -ός (nom commun) (m/f)''' : jars ; oie.<br> '''χήρα, -ας (nom commun) (f)''' : veuve.<br> '''χῆρος, -ήρου (nom commun) (m)''' : veuf.<br> '''χθές (adverbe)''' : hier.<br> '''χθόνιος, -α, -ον (adjectif)''' : Relatif aux divinités infernales.<br> '''χθών, -ονός (nom commun) (f)''' : Sol, terre. Terre, pays, contrée. Ensemble du sol terrestre, terre entière. Terre comme séjour des vivants et des morts.<br> '''χῖ (nom commun) (n)''' : chi.<br> '''χίλιοι (adjectif numéral)''' : mille.<br> '''χιόνεος, -έα, -εον (verbe)''' : enneigé.<br> '''χιονίζω (verbe)''' : enneiger.<br> '''χιονόχρως (adjectif)''' : blanc comme neige.<br> '''χιτών, -ῶνος (nom commun) (m)''' : chiton.<br> '''χιών, -όνος (nom commun) (f)''' : neige.<br> '''χλαμύς, -δος (nom commun) (n)''' : chlamyde.<br> '''χλευάζω (verbe)''' : se moquer.<br> '''χλευασία, -ας (nom commun) (f)''' : moquerie.<br> '''χλευασμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Moquerie ; blague.<br> '''χλιαρός, -ή, -όν (adjectif)''' : tiède.<br> '''χλωμός -ή -όν (adjectif)''' : pâle.<br> '''χλωρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Vert ; jaune verdâtre.<br> '''χοῖρος, -ίρου (nom commun) (m)''' : Petit cochon. (Par extension) Cochon engraissé, porc.<br> '''χόνδρος, -ου (nom commun) (m)''' : Petit corps dur et rond, grain. Grain de froment et d’épeautre. Froment, épeautre. Cartilage.<br> '''χονδρός, -ά, -όν (adjectif)''' : gros.<br> '''χονδρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χονδρός''.<br> '''χονδρότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χονδρός''.<br> '''χονδρύνω (verbe)''' : grossir.<br> '''χονδρῶς (adverbe)''' : .<br> '''χοραύλης, -ου (nom commun) (m)''' : choraule.<br> '''χοραυλικός, -ή, -όν (adjectif)''' : choraulique.<br> '''χορδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : ficelle.<br> '''χορεία, -ας (nom commun) (f)''' : danse.<br> '''χορεῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : chorée.<br> '''χορευτής, -οῦ (nom commun) (m)''' : danseur.<br> '''χορεύω (verbe)''' : danser.<br> '''χορήγιον, -ίου (nom commun) (m)''' : chorégie.<br> '''χορηγός, -οῦ (nom commun) (m)''' : chorège.<br> '''χορικός, -ή, -όν (adjectif)''' : chorique.<br> '''χοροκιθαριστής, -οῦ (nom commun) (m)''' : chorocithariste.<br> '''χορός, -οῦ (nom commun) (m)''' : danse en ronde.<br> '''χόρτος, -ου (nom commun) (m)''' : Enclos. Pré clôturé ; pâturage. Nourriture.<br> '''χορῳδία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''χράω (verbe)''' : Frapper, attaquer. Infliger, asséner. Désirer ardemment. Proclamer. (Au passif) Être déclaré par un oracle. (Voix moyenne) Consulter un oracle, être averti par un oracle. Fournir, prêter. Utiliser. Avoir besoin de.<br> '''χρεία, -ας (nom commun) (f)''' : Usage, emploi. Manière dont on fait usage. Profit qu'on retire d'un usage. Besoin, nécessité.<br> '''χρείη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''χρεία''.<br> '''χρεώ (verbe)''' : avoir besoin.<br> '''χρῄζω (verbe)''' : nécessiter, désirer ; vouloir.<br> '''χρή (verbe)''' : il faut.<br> '''χρῆμα, -ήματος (nom commun) (n)''' : Chose dont on se sert, ou dont on a besoin. (Au singulier) Ce dont on se sert, chose, affaire. Évènement, occurrence. (Au pluriel) Bien, avoir.<br> '''χρῆσις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : .<br> '''χρησμός, -οῦ (nom commun) (f)''' : oracle.<br> '''χρηστομάθεια, -ίας (nom commun) (f)''' : savoir utile.<br> '''χρηστός, -ή -όν (adjectif)''' : Dont on peut se servir. Qui rend service.<br> '''χρηστότης, -τος (nom commun) (f)''' : Bonne qualité, bonté. (En particulier) Bonté de cœur.<br> '''χρίζω (verbe)''' : oindre.<br> '''χρῖσμα, -ίσματος (nom commun) (n)''' : onction.<br> '''χρονικός, -ή -όν (adjectif)''' : temporel.<br> '''χρονικῶς (adverbe)''' : temporellement.<br> '''χρονικώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χρονικός''.<br> '''χρονικώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χρονικός''.<br> '''χρόνιος, -ία -όνιον (adjectif)''' : tardif.<br> '''χρονίως (adverbe)''' : tardivement.<br> '''χρονιώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χρονίως''.<br> '''χρονιώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χρονίως''.<br> '''χρόνος, -ου (nom commun) (m)''' : temps (durée).<br> '''χρυσαίετος, -ου (nom commun) (m)''' : aigle royal.<br> '''χρυσάνθεμον, -έμου (nom commun) (n)''' : chrysanthème.<br> '''χρυσόγονον, -όνου (nom commun) (n)''' : navet noir.<br> '''χρυσομηλιά, -ᾶς (nom commun) (f)''' : orange.<br> '''χρυσός, -οῦ (nom commun) (m)''' : or.<br> '''χρῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : couleur.<br> '''χυδαῖος, -ίη ,-ῖον (adjectif)''' : s’affaissant ; commun. Vulgaire.<br> '''χυδαιολογία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''χυλός, οῦ (nom commun) (m)''' : gruau.<br> '''χυλοπίτα, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''χυλώδης, -ης, -ες (adjectif)''' : .<br> '''χύλωμα, -τος (nom commun) (n)''' : .<br> '''χυλώνω (verbe)''' : .<br> '''χύμα, -τος (nom commun) (n)''' : suc.<br> '''χυμεία, -ας (nom commun) (f)''' : .<br> '''χυµός, -οῦ (nom commun) (m)''' : jus.<br> '''χωλαίνω (verbe)''' : boiter.<br> '''χωλίαμϐος, -άμϐου (nom commun) (m)''' : choliambe.<br> '''χωλός, -ή, -όν (adjectif)''' : boiteux. (En parlant de l'intelligence) Dont l'esprit cloche, infirme d'esprit. Mal équilibré, instable, chancelant.(Rhétorique) Boiteux. (Métrique) Qui n'est pas sur ses pieds, boiteux.<br> '''χωλότης, -τος (nom commun) (f)''' : .<br> '''χωλῶς (adverbe)''' : en boitant.<br> '''χωλότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''χωλός''.<br> '''χωλότερος, -έρα, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''χωλός''.<br> '''χῶμα, -ώματος (nom commun) (n)''' : (Militaire) Terrassement. (Par extension) Toute jetée, même en pierres, môle.<br> '''κώμη, -ης (nom commun) (f)''' : village.<br> '''χώρα, -ας (nom commun) (f)''' : Lieu. Place, endroit. (Militaire) Poste, position. (Au sens abstrait) Moment. Pays, région. Campagne. Champ, ferme.<br> '''χώρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''χώρα''.<br> '''χωρίζω (verbe)''' : séparer.<br> '''χωρίον, -ου (nom commun) (n)''' : district.<br> '''χωρισμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : séparation.<br> '''χωρίς (adverbe)''' : Séparément ; à part. (Avec le génitif) sans. (Par suite) différemment.<br> '''Χαιρέας, -ου (nom propre) (m)''' : Chéréas.<br> '''Χαιρεφῶν, -ῶντος (nom propre) (m)''' : Chariphon.<br> '''Χαιρώνεια, -ίας (nom propre) (f)''' : Chéronée (cité de Béotie).<br> '''Χαιρωνεύς, -έως (nom propre) (m)''' : Chéronéen.<br> '''Χαλδαία, -ας (nom propre) (f)''' : Chaldée.<br> '''Χαλδαῖα, -ίας (nom commun) (f)''' : Chaldéenne.<br> '''Χαλδαϊκός, -ή, -όν (adjectif)''' : chaldéen.<br> '''Χαλδαῖος, -ίου (nom commun) (m)''' : Chaldéen.<br> '''Χαλκηδών, -όνος (nom commun) (f)''' : Chalcédoine.<br> '''Χαλκίς, -δος (nom commun) (f)''' Chalcis.<br> '''Χάλυψ, -ϐος (nom propre) (m)''' : Chalybe.<br> '''Χαπύ (nom propre) (m)''' : Hâpy.<br> '''Χάρις, -τος (nom propre) (f)''' : Charite.<br> '''Χαρίτων, -ος (nom propre) (m)''' : Chariton.<br> '''Χάρυϐδις, -ύϐδεως (nom propre) (f)''' : Charybde.<br> '''Χάρων, -ος (nom propre) (m)''' : Charon. (nocher des Enfers)<br> '''Χέϐρης, -ου (nom propre) (m)''' : Toutânkhamon.<br> '''Χείρων, -ος (nom propre) (m)''' : Chiron.<br> '''Χένερης, -ου (nom propre) (m)''' : Khâsekhemoui.<br> '''Χέοψ, -πος (nom propre) (m)''' : Khéops.<br> '''Χεφρήν, -ένος (nom propre) (m)''' : Khéphren.<br> '''Χθών, -ονός (nom propre) (f)''' : Chthon.<br> '''Χιόνη, -ης (nom propre) (f)''' : Chioné.<br> '''Χλόη, -ης (nom propre) (f)''' : Chloé.<br> '''Χλωρίς, -δος (nom propre) (f)''' : Chloris (nymphe).<br> '''Χνοῦϐις, -ύϐιδος (nom propre) (m)''' : [[wikt:Khnoum|Khnoum]].<br> '''Χοίακ (nom propre) (m)''' : Choeac.<br> ‎ '''Χοσρόης, -ου (nom propre) (m)''' : Chosroès.<br> ‎ '''Χριστόφορος, -όρου (prénom) (m)''' : Christophe.<br> '''Χριστός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Christ.<br> '''Χρυσάωρ, -ου (nom propre) (m)''' : Chrysaor.<br> '''Χρύσιππος, -ίππου (nom propre) (m)''' : Chrysippe.<br> '''Χρυσόμαλλον Δέρας (locution nominale)''' : Toison d'or.<br> '''Χρυσόμαλλος, -ου (nom propre) (m)''' : Chrysomallos.<br> '''Χρυσόπολις, -όλεως (nom propre) (m)''' : Üsküdar.<br> ==Ψ== '''ψάλλω (verbe)''' : chanter.<br> '''ψαλμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : psaume.<br> '''ψαλτήριον, -ίου (nom commun) (n)''' : psaltérion.<br> '''ψάλτιγξ, -γος (nom commun) (m)''' : psaltinx.<br> '''ψάρ, -ός (nom commun) (m)''' : étourneau.<br> '''ψαρός, -ά, -όν (adjectif)''' : .<br> '''ψαῦμα, -ύματος (nom commun) (n)''' : palpation.<br> '''ψαῦσις, -ύσεως (nom commun) (f)''' : palpation.<br> '''ψαύω (verbe)''' : palper.<br> '''ψᾶφαξ, -άφακου (nom commun) (m)''' : Forme éolienne de ''ψῆφος''.<br> '''ψᾶφος, -άφου (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''ψῆφος''.<br> '''ψάω (verbe)''' : Frotter, gratter.<br> '''ψέγω (verbe)''' : Blâmer, reprocher.<br> '''ψευδής, -ής, -ές (adjectif)''' : faux.<br> '''ψεύδομαι (verbe)''' : mentir.<br> '''ψεῦδος, -ύδους (nom commun) (n)''' : tromperie.<br> '''ψευδῶς (adverbe)''' : faussement.<br> '''ψευδώτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ψευδής''.<br> '''ψευδώτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ψευδής''.<br> '''ψεύδω (verbe)''' : tromper.<br> '''ψεῦσμα, -ύσματος (nom commun) (n)''' : mensonge.<br> '''ψεύστης, -ου (nom commun) (m)''' : menteur.<br> '''ψεύστρα, -ας (nom commun) (f)''' : menteuse.<br> '''ψῆγμα, -ήγματος (nom commun) (n)''' : pépite.<br> '''ψηλάφησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : palpation.<br> '''ψηλαφῶ (verbe)''' : palper.<br> '''ψήρ, -ός (nom commun) (m)''' : Forme ionienne de ''ψάρ''.<br> '''ψῆφος, -ήφου (nom commun) (m)''' : Galet, caillou, pierre, en particulier utilisée pour le calcul. Gemme, pierre précieuse.<br> '''ψήχω (verbe)''' : racler.<br> '''ψῖ (nom commun) (n)''' : psi.<br> '''ψιλός, -ή, -όν (adjectif)''' : Nu ; simple.<br> '''ψίξ, -χός (nom commun) (m/f)''' : Mie ; miette.<br> '''ψιττακός, -οῦ (nom commun) (m)''' : perroquet.<br> '''ψιχίον, -ου (nom commun) (n)''' : miette.<br> '''ψίω (verbe)''' : .<br> '''ψόα, -ας (nom commun) (f)''' : lombes.<br> '''ψόγος, -ου (nom commun) (m)''' : Blâme, reproche.<br> '''ψόλος, -ου (nom commun) (m)''' : suie.<br> '''ψό (interjection)''' : beurk.<br> '''ψυδρεύς, -έως (nom commun) (m)''' : trompeur.<br> '''ψυδρός, -ά, -όν (adjectif)''' : faux.<br> '''ψυχεινός, -ή, -όν (adjectif)''' : frais.<br> '''ψυχή, -ῆς (nom commun) (f)''' : Âme ; papillon.<br> '''ψύθος, -ους (nom commun) (n)''' : Forme homérique de ''ψεῦδος''.<br> '''ψυχοπομπός, -ός, -όν (adjectif)''' : psychopompe.<br> '''ψυχοπομπός, -οῦ (nom commun) (m)''' : psychopompe.<br> '''ψῦχος, -ύχους (nom commun) (n)''' : fraîcheur.<br> '''ψυχραίνω (verbe)''' : refroidir.<br> '''ψυχρός, -ά, -όν (adjectif)''' : Froid ; glacial.<br> '''ψυχρότατος, -άτη, -ότατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ψυχρός''.<br> '''ψυχρότερος, -έρη, -ότερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ψυχρός''.<br> '''ψυχρῶς (adverbe)''' : Froidement ; glacialement.<br> '''ψύχω (verbe)''' : Souffler, respirer. Se refroidir.<br> '''ψχέντ (nom commun) (m)''' : pschent.<br> '''ψωμός, -οῦ (nom commun) (m)''' : bouchée de pain.<br> '''Ψαπφώ, -οῦς (nom propre) (f)''' : Forme éolienne de ''Σαπφώ''.<br> '''Ψίλαξ, -κος (nom propre) (m)''' : Psilax.<br> '''Ψιχάρπαξ, -γος (nom propre) (m)''' : Psicharpax.<br> '''Ψουσέννης, -ου (nom propre) (m)''' : Psousennès.<br> '''Ψυχή, -ῆς (nom propre) (f)''' : Psyché.<br> '''Ψωφίς, -δος (nom propre) (f)''' : Psophis.<br> ==Ω== '''ᾠδή, -ῆς (nom commun) (f)''' : chant.<br> '''ὠδυσάμην, - ()''' : .<br> '''ὠθῶ (verbe)''' : pousser, forcer ; (militaire) repousser l’ennemi.<br> '''ὠκεανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : océan.<br> '''ὠκέως (adverbe)''' : rapidement.<br> '''ὠκύς, -εῖα, -ύ (adjectif)''' : rapide.<br> '''ὠκύτατος, -άτη, -ώτατον (adjectif)''' : Superlatif de ''ὠκύς''.<br> '''ὠκύτερος, -έρα, -ώτερον (adjectif)''' : Comparatif de ''ὠκύς''.<br> '''ὦλαξ, ὤλακος (nom commun) (m)''' : Forme dorienne de ''αὖλαξ''.<br> '''ὠλένη, -ης (nom commun) (f)''' : coude, coudée ; avant-bras.<br> '''ὠμοπλάτη, -ης (nom commun) (f)''' : omoplate.<br> '''ὦμος, ὤμου (nom commun) (m)''' : épaule.<br> '''ὠνέομαι (verbe)''' : acheter.<br> '''ὠνητής, -οῦ (nom commun) (m)''' : client.<br> '''ὦνος, ὤνου (nom commun) (m)''' : prix.<br> '''ᾠόν, -οῦ (nom commun) (n)''' : œuf.<br> '''ὦ μέγα (nom commun) (n)''' : oméga.<br> '''ὤρα, -ας (nom commun) (f)''' : soin ; souci.<br> '''ὥρα, -ας (nom commun) (f)''' : heure.<br> '''ὡραῖος, -ία, -ῖον (adjectif)''' : Qui est de la saison. Qui se fait à une époque, dans une saison déterminée. Qui est dans la fleur de l’âge.<br> '''ὠρανός, -οῦ (nom commun) (m)''' : Forme dorienne et béotienne de ''οὐρανός''.<br> '''ὡρεῖον‎, -ίου (nom commun) (n)''' : grenier.<br> '''ὤρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ὤρα''.<br> '''ὥρη, -ης (nom commun) (f)''' : Forme ionienne de ''ὥρα''.<br> '''ὥριμος, -ος, -ον (adjectif)''' : mûr.<br> '''ὡρολόγιον, -ίου (nom commun) (n)''' : horloge.<br> '''ὡσαννά (interjection)''' : hosanna.<br> '''ὦσις, ὤσεως (nom commun) (f)''' : poussée.<br> '''ὦς, -τός (nom commun) (n)''' : Forme dorienne de ''οὖς''.<br> '''ὡς (adverbe ; conjonction)''' : .<br> '''ὥτερος, -έρα, -ερον (adjectif)''' : Autre forme dorienne de ''ἕτερος''.<br> '''ὠτικός, -ή, -όν (adjectif)''' : otique.<br> '''ὠτίον, -ίου (nom commun) (n)''' : Diminutif de '' οὖς''.<br> '''ὠτίς, -δος (nom commun) (f)''' : outarde.<br> '''ὦτος, ὤτου (nom commun) (m)''' : hibou.<br> '''ὠφέλεια, -ίας (nom commun) (f)''' : Aide ; secours.<br> '''ὠφέλημα, -ήματος (nom commun) (n)''' : .<br> '''ὠφέλησις, -ήσεως (nom commun) (f)''' : Aide ; secours.<br> '''ὠφελῶ (verbe)''' : Aider ; secourir.<br> '''ὠχρός, -ά, -όν (adjectif)''' : pâle.<br> '''ὤψ, -πός (nom commun) (f)''' : Vue ; visage.<br> '''ὦ (particule)''' : ô.<br> '''ὤ (interjection)''' : ah !, oh !<br> '''Ὠγυγία, -ας (nom propre) (f)''' : Ogygie.<br> '''Ὠγυγίη, -ης (nom propre) (f)''' : Forme ionienne de ''Ὠγυγία''.<br> '''Ὠκεανίς, -δος (nom propre) (f)''' : Océanide.<br> '''Ὠκεανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Océan.<br> '''Ὠρανός, -οῦ (nom propre) (m)''' : Forme dorienne et béotienne de ''Οὐρανός''.<br> '''Ὠρείθυια, -ίας (nom commun) (f)''' : Orithye (fille d'Érechthée).<br> '''Ὠριγένης, -ου (nom propre) (m)''' : Origène.<br> '''Ὠρομέδων, -οντος (nom propre) (m)''' : Oromédon.<br> '''Ὧρος, Ὥρου (nom propre) (m)''' : [[wikt:Horus|Horus]].<br> trfb2jmzoeldu3clkxt1ajrcwgkygub Utilisateur:Simon Villeneuve/Wikipédia en éducation/Étudier avec Wikipédia 2 65856 767002 725003 2026-05-26T22:31:57Z Ziv 119944 ([[c:GR|GR]]) [[File:GoogleLogoSept12015.png]] → [[File:Google 2015 logo.svg]] → File replacement: jpg/png/gif to svg vector image ([[c::c:GR]]) 767002 wikitext text/x-wiki [[File:Blind mans bluff 1803.PNG|vignette|upright=2|Naviguer sans outils critiques sur l'internet peut ressembler à une partie de <code>[[w:Colin-maillard|Colin-maillard]]</code>.]] {{citation bloc|On ne navigue pas les yeux fermés sur Wikipédia.<br />En fait, on ne navigue pas les yeux fermés tout court.}} {{citation bloc|L'esprit critique est l'indispensable boussole dont doit être équipée toute personne naviguant sur Internet à la recherche d'informations.}} Contrairement à plusieurs encyclopédies ou bibliothèques numériques et aux catalogues ou bases de données institutionnelles, Wikipédia ne nécessite aucun abonnement. Son contenu libre est vaste et facilement accessible. De plus, ou par conséquent, les articles du site se classent souvent parmi les premiers résultats d'une recherche <code>[[w:Google|Google]]</code> sur un sujet généraliste. L'encyclopédie libre est donc devenue depuis un certain temps un incontournable pour les étudiants de tous les niveaux scolaires<ref><code>[//blog.wikimedia.org/2015/11/03/research-newsletter-october-2015/#Students_value_Wikipedia_both_for_quick_answers_and_for_detailed_explorations blog.wikimedia.org/2015/11/03/research-newsletter-october-2015/#Students_value_Wikipedia_both_for_quick_answers_and_for_detailed_explorations]</code></ref>. Pour plusieurs, une recherche scolaire débute par Google et se termine par Wikipédia. Or, Wikipédia ne peut pas être utilisée comme un ouvrage de référence. Elle n'offre, notamment, pas de processus de validation éditoriale directe ni aucune garantie du contenu. Ainsi, une personne n'ayant aucune connaissance préalable du sujet qu'elle aborde sur le site ne peut pas présumer les yeux fermés de la fiabilité de ce dernier. Il faut donc naviguer sur Wikipédia avec un certain esprit critique et considérer cette dernière non pas comme le point d'arrivée d'une recherche, mais comme un point de départ permettant d'explorer un sujet et de trouver des sources de qualité sur différents aspects de ce dernier<ref><code>[http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/jimmy-wales-cofondateur-de-wikipedia-veut-que-le-site-soit-encore-la-dans-cent-ans-56b0f7b63570b1fc10e1d215 www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/jimmy-wales-cofondateur-de-wikipedia-veut-que-le-site-soit-encore-la-dans-cent-ans-56b0f7b63570b1fc10e1d215]</code></ref>. <div style="text-align: center;">[[File:Google 2015 logo.svg|noframe|120px]] [[File:Arrow right.svg|noframe|50px]] [[File:Wikipedia svg logo-fr.svg|noframe|100px]]<br />''Parcours typique d'une recherche estudiantine.''<br /><br /> [[File:Google 2015 logo.svg|noframe|120px]] [[File:Arrow right.svg|noframe|50px]] [[File:Wikipedia svg logo-fr.svg|noframe|100px]] [[File:Arrow right.svg|noframe|50px]] '''Sources de qualité'''<br />''Parcours souhaité d'une recherche estudiantine.''</div> L'étudiant consultant Wikipédia et désirant effectuer une recherche un tant soit peu sérieuse doit développer des compétences informationnelles générales afin de trier et hiérarchiser l'information qui lui est présentée. Ces compétences ne sont généralement pas développées dans les systèmes éducatifs actuels, où les intervenants tels le professeur et le bibliothécaire présentent et donnent accès à des ressources triées sur le volet. Habitué à se fier à ce qu'on lui donne à l'école, l'étudiant n'est pas porté à développer un esprit critique sur l'information qui lui est soumise ni à recouper les sources pour en vérifier la validité. Au mieux, il apprend à développer des compétences de recherche dans les catalogues et bases de données des institutions d'éducation qu'il fréquente. Après avoir abordé la forme du contenu de Wikipédia dans le chapitre précédent, ce deuxième chapitre se concentre sur le fond. Il vise à aider les utilisateurs de Wikipédia à optimiser leur utilisation de l'encyclopédie libre d'abord en leur montrant comment mieux maîtriser certains outils de recherche internes du projet. Il donne également des astuces pour trier et hiérarchiser les références des articles, ce qui permet, notamment, d'évaluer la qualité de l'information. Le visiteur apprendra ainsi à repérer et à éviter d'avaler des canulars <small>(<code>[[w:Wikipédia:Ne créez pas de canulars|WP:Canular]]</code>)</small> et autres vandalismes <small>(<code>[[w:Wikipédia:Vandalisme|WP:Vandalisme]]</code>)</small>. Enfin, le chapitre se termine en montrant comment réutiliser adéquatement le contenu de Wikipédia. === Outils de recherche === Il existe maints outils permettant de faciliter une recherche sur l'internet. Certains d'entre eux sont propres au système d'exploitation ou au navigateur web utilisés par l'internaute, alors que d'autres sont spécifiques aux sites visités par ce dernier. Ici, nous nous concentrerons sur les outils propres à Wikipédia en français et non à ceux propres aux systèmes d'exploitation ou aux navigateurs web. Rappelons simplement que l'outil <code>Rechercher</code>, qui se retrouve dans l'onglet <code>Édition</code> du navigateur et qui peut être accédé par le <code>[[w:raccourci clavier|raccourci clavier]] Ctrl-f</code>, est très utile pour trouver une expression donnée dans une page. ==== Portails et projets thématiques ==== Avec le temps, plusieurs portails <small>(<code>[[w:Portail:Accueil|Portail:Accueil]]</code>)</small> et projets <small>(<code>[[w:Projet:Accueil|Projet:Accueil]]</code>)</small> thématiques ont été créés sur Wikipédia en français. Ainsi, en août 2016, on recense pas moins de {{formatnum:1620}} portails thématiques sur le site<ref><code>[[w:Wikipédia:Liste des portails|WP:Liste des portails]]</code></ref>. Les portails permettent de mieux naviguer sur le site selon une thématique particulière, alors que les projets permettent de réunir des contributeurs particulièrement intéressés à travailler sur une thématique particulière dans l'encyclopédie. Ainsi, par exemple, si vous étudiez l'histoire des sciences, la visite du <code>[[w:Portail:Histoire des sciences|Portail:Histoire des sciences]]</code> vous permettra de mieux cerner les articles de l'encyclopédie dédiés au domaine. On y trouve ainsi, notamment, la quantité d'articles liés au portail, une section présentant des scientifiques notables, des actualités scientifiques, un index thématique, une section pointant vers les articles de qualité et les bons articles, etc.<br />Quant au <code>[[w:Projet:Histoire des sciences|Projet:Histoire des sciences]],</code> il permet de voir, entre autres, une liste des contributeurs de la thématique, les différents travaux en cours, les nouveaux articles, des statistiques, des outils aidant l'édition, etc.. Lorsque l'on étudie un sujet donné, une première manière d'avoir une idée générale sur le contenu dédié à ce dernier dans Wikipédia est de visiter les portails qui y sont rattachés (ou qui s'en approchent le plus). ==== Boîte de recherche ==== [[Fichier:Menu déroulant recherche vector.png|thumb|upright=0.9|Menu déroulant apparaissant sous la boîte de recherche lors de la saisie.]] Après Google, la boîte de recherche (voir la section '''<code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#boitederecherche|boîte de recherche]]</code>''' de la partie <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#Onglets du haut de la page|Onglet du haut de la page]]</code> du chapitre <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia|Naviguer dans Wikipédia]]</code>) est le deuxième outil utilisé naturellement par les internautes visitant Wikipédia et désirant y trouver un contenu particulier. Avec les années, plusieurs fonctionnalités ont été ajoutées à la boîte de recherche. La recherche de base consiste à entrer une expression et à cliquer sur la touche « entrée » du clavier, ou sur la loupe située à droite de la boîte ([[File:Feedbin-Favicon-search.svg|15px]]), afin de voir les entrées encyclopédiques qui y sont reliées. Au fur et à mesure que vous entrez les caractères de l'expression recherchée, le moteur de recherche fait des suggestions d'entrées pouvant correspondre à votre recherche (voir l'image ci-contre). Notez que le moteur de recherche interne ne fait pas la distinction entre les majuscules et minuscules et entre les lettres accentuées ou non.<br />Si l'expression correspond au titre d'une page, cette dernière apparaît. Si l'expression est un synonyme ou une forme syntaxique régulièrement utilisée pour désigner le sujet, il est fort probable qu'une redirection ait été créée sur cette dernière et mène au sujet recherché. *<div id="redirection">'''redirection''' <small>(<code>[[w:Aide:Redirection (wikicode)|Aide:Redirection (wikicode)]]</code>)</small> : [[File:Arnold Schwarzenegger 2003.jpg|vignette|upright=0.6|<s>Cwarz</s>, <s>Swarz</s>, <s>Schwartz</s>... appelez-moi Arnold.]]les redirections permettent de rediriger une entrée vers une page donnée. Les redirections peuvent être faites sur des entrées synonymes, mal ou différemment orthographiées ou sur des désignations issues d'autres langues. Ainsi, par exemple, <code>[[w:Arnold Schwarzenegger|Arnold Schwarzenegger]]</code> possède 15 redirections dont environ la moitié sont dédiées à des surnoms (<code>[[w:Governator|Governator]]</code>, <code>[[w:Gouvernator|Gouvernator]]</code>, <code>[[w:Arnold Strong|Arnold Strong]]</code>, <code>[[w:Schwarzie|Schwarzie]]</code> et <code>[[w:Schwarzy|Schwarzy]]</code>) et l'autre moitié à des variantes orthographiques de son nom ou prénom (<code>[[w:Ahnold|Ahnold]]</code>, <code>[[w:Schwartzenegger|Schwartzenegger]]</code>, <code>[[w:Schwarzeneger|Schwarzeneger]]</code>, <code>[[w:Arnold Schwartzenegger|Arnold Schwartzenegger]]</code>, <code>[[w:Arnold Schwartzeneger|Arnold Schwartzeneger]]</code>, <code>[[w:Arnold Schwarzeneger|Arnold Schwarzeneger]]</code>, <code>[[w:Arnold Schwarzenneger|Arnold Schwarzenneger]]</code> et <code>[[w:Arnold Alois Schwarzenegger|Arnold Alois Schwarzenegger]]</code>)<ref><code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Arnold_Schwarzenegger&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Arnold_Schwarzenegger&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code></ref>.<br />En novembre 2015, Wikipédia en français possède environ 1,4 millions de redirections<ref name="statsliens"><code>[//stats.wikimedia.org/FR/ChartsWikipediaFR.htm#4 stats.wikimedia.org/FR/ChartsWikipediaFR.htm#4]</code></ref>.</div> Lorsque l'expression entrée ne donne pas de résultat direct, ou lorsque vous sélectionnez la dernière suggestion vous proposant de chercher les articles contenant l'expression que vous avez écrite dans la boîte, cette dernière vous mène vers la page <code>[[w:Spécial:Recherche|Spécial:Recherche]]</code> avec l'expression correspondante. Pour savoir comment utiliser cette page spéciale, visitez le paragraphe '''<code>[[Wikipédia en éducation#specialrecherche|Spécial:Recherche]]</code>''' de la section [[#Pages spéciales]]</code>. *'''Recherche d'une page méta''' : en plus de la recherche de base, il est possible de rechercher dans la boîte de recherche une page méta. Lorsque vous recherchez une page méta, vous devez entrer le nom de l'espace de cette dernière, suivi de deux points (:) et du nom de la page. Ainsi, par exemple, pour accéder à la page du modèle <nowiki>{{article}}</nowiki>, vous devez écrire dans la boîte de recherche « <code>[[w:Modèle:Article|modèle:article]]</code> ». Il est également possible de passer entre les différents wikis hébergés par la WMF directement à partir de la boîte de recherche. Pour ce faire, il faut entrer un préfixe, propre à chaque projet, sous la forme <code>PRÉFIXE:NOM DE LA PAGE RECHERCHÉE</code>. *'''Recherche d'une page dans une autre version linguistique''' : lorsque vous recherchez une page d'une autre version linguistique de Wikipédia, vous devez entrer le code de langue de cette dernière, suivi de deux points (:) et du nom de la page. Ainsi, par exemple, pour accéder à la page ''Education'' de Wikipédia en anglais, vous devez écrire dans la boîte de recherche <code>[[:w:en:Wikipedia:education|en:education]]</code>. Pour accéder aux versions allemande et espagnole, il faut entrer respectivement <code>[[:w:de:Bildung|de:Bildung]]</code> et <code>[[:w:es:Educación|es:Educación]]</code>, alors que la version en russe s'obtient en entrant <code>[[:w:ru:Образование|ru:Образование]]</code>.<br />Pour obtenir le code de langue d'une version linguistique donnée, visitez l'article <code>[[w:Liste_des_codes_ISO_639-1#Liste_des_codes_ISO_639-1.2F2.2F3|Liste des codes ISO 639-1]]</code> de Wikipédia en français. [[Image:Interwikism.svg|thumb|alt=Les différents projets wikis hébergés par la WMF avec le logo de Wikipédia au centre|Il est possible d'accéder aux autres wikis hébergés par la WMF à partir de la boîte de recherche de Wikipédia, et ''vice-versa''.]] *'''Recherche d'une page sur un autre projet de la WMF''' : lorsque vous recherchez une page d'un autre projet hébergé par la WMF, vous devez entrer le nom ou le raccourci de ce dernier, suivi de deux points (:) et du nom de la page. Ainsi, par exemple, pour accéder à la page ''Émile Nelligan et son œuvre'' de <code>[[w:Wikisource|Wikisource]]</code>, vous devez écrire dans la boîte de recherche <code>[[:s:Émile Nelligan et son œuvre|Wikisource:Émile Nelligan et son œuvre]]</code> ou <code>s:Émile Nelligan et son œuvre</code>.<br />Si la page provient d'une autre version linguistique du projet concerné, il faut entrer le code de langue selon la syntaxe <code>PRÉFIXE DU PROJET:CODE DE LANGUE:NOM DE LA PAGE RECHERCHÉE</code>. Ainsi, par exemple, pour accéder à l’œuvre ''The Parrot'' (''Le Perroquet'') d'Émile Nelligan sur Wikisource en anglais, il faut entrer l'expression <code>[[:s:en:The Parrot|s:en:The Parrot]]</code> dans la boîte de recherche.<br />Enfin, si vous utilisez la boîte de recherche d'un autre wiki hébergé par la WMF pour atteindre Wikipédia, il faut ajouter le suffixe <code>w:</code> devant l'expression. Ainsi, pour accéder à la page « Éducation » à partir de la boîte de recherche de Wikibooks, il faut écrire <code>[[w:Éducation|w:fr:Éducation]]</code> ou tout simplement <code>w:Éducation</code> si on est sur la version en français de Wikibooks. {| class="wikitable sortable center" ! scope="col" | Projet !! scope="col" | Préfixe |- | <code>[[w:Wikipédia|Wikipédia]]</code> | <code>w:</code> |- | <code>[[w:Wikipédia en français|Wikipédia en français]]</code><br />depuis un autre wiki | <code>[[w:fr:]]</code> |- | <code>[[w:Wiktionnaire|Wiktionnaire]]</code> | <code>wikt:</code> |- | <code>[[w:Wikinews|Wikinews]]</code> | <code>n:</code> |- | <code>[[w:Wikibooks|Wikibooks]]</code> | <code>b:</code> |- | <code>[[w:Wikiquote|Wikiquote]]</code> | <code>q:</code> |- | <code>[[w:Wikisource|Wikisource]]</code> | <code>s:</code> |- | <code>[[w:Wikiversité|Wikiversité]]</code> | <code>v:</code> |- | <code>[[w:Wikivoyage|Wikivoyage]]</code> | <code>voy:</code> |- | <code>[[w:Wikidata|Wikidata]]</code> | <code>d:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:Wikispecies|Wikispecies]]</code> | <code>species:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:Wikimedia Foundation|Wikimedia Foundation]]</code> | <code>wmf:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:Wikimedia Commons|Wikimedia Commons]]</code> | <code>c:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:Wikipédia:Meta|Wikimedia Meta-Wiki]] | <code>m:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:MediaWiki|MediaWiki]]</code> | <code>mw:</code> (en anglais) |- | <code>[[w:Phabricator|Phabricator]]</code> | <code>phab:</code> (en anglais) |- | Wikimedia Incubator | <code>incubator:</code> (en anglais) |} *'''Recherche d'une page sur un autre site''' <small>(<code>[[w:Spécial:Interwiki|Spécial:Interwiki]]</code>)</small> : il est également possible d'accéder directement à près de 300 sites externes à l'aide de la boîte de recherche. Il suffit d'écrire le raccourci donné sur la page spéciale suivi de <code>:</code> et de la recherche. Le moteur vous conduira directement sur le site concerné (s'il est affilié à la WMF) ou à une page vous avertissant que vous allez quitter le site et vous offrant un lien vers votre recherche (sites non-affiliés). Ainsi, par exemple, si vous entrez <code>[[w:dbdump:frwiki|dbdump:frwiki]]</code>, vous arriverez directement sur la page <code>[//dumps.wikimedia.org/frwiki/latest/ dumps.wikimedia.org/frwiki/latest/]</code>, qui donne accès au dernier ''dump'' de Wikipédia en français. Si vous entrez <code>google:éducation</code>, vous arriverez sur <code>[[w:Spécial:GoToInterwiki/google:éducation|Spécial:GoToInterwiki/google:éducation]]</code>, qui vous donne un lien pour vous rendre sur <code>[//www.google.com/search?q=%C3%A9ducation www.google.com/search?q=éducation]</code>. {| class="wikitable sortable center" ! scope="col" | Site !! scope="col" | Préfixe<ref group="note">Remplacer le mot <code>REQUÊTE</code> par votre recherche.</ref> !! scope="col" | URL créé |- | <code>[[w:google.com|google.com]]</code> | <code>google:REQUÊTE</code> |<code><nowiki>www.google.ca/search?q=REQUÊTE</nowiki></code> |- |<code>[[w:Google Scholar|Google Scholar]]</code> | <code>scholar:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>scholar.google.com/scholar?q=REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:arXiv.org|arXiv.org]]</code> | <code>arxiv:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>arxiv.org/abs/REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:NASA ADS|NASA ADS]]</code> | <code>Bibcode:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>adsabs.harvard.edu/abs/REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:Flickr|Flickr]]</code> | <code>flickrphoto:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>www.flickr.com/photo.gne?id=REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:Internet Movie Database|IMDb]]</code> | <code>imdbname:REQUÊTE</code><br /><code>imdbtitle:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>www.imdb.com/name/nmREQUÊTE/</nowiki></code><br /><code><nowiki>www.imdb.com/title/ttREQUÊTE/</nowiki></code> |- | PetScan | <code>petscan:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>petscan.wmflabs.org/?psid=REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:PubMed|PubMed]]</code> | <code>pmid:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/REQUÊTE?dopt=Abstract</nowiki></code> |- | <code>[[w:Slashdot|Slashdot]]</code> | <code>slashdot:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>slashdot.org/article.pl?sid=REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:SourceForge.net|SourceForge.net]]</code> | <code>sourceforge:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>sourceforge.net/REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:VIAF|VIAF]]</code> | <code>viaf:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>viaf.org/viaf/REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:Wikilivres|Wikilivres]]</code> | <code>wikilivres:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>wikilivres.ca/wiki/REQUÊTE</nowiki></code> |- | <code>[[w:Wookieepedia|Wookieepedia]]</code> | <code>wookieepedia:REQUÊTE</code> | <code><nowiki>starwars.wikia.com/wiki/REQUÊTE</nowiki></code> |} ==== Catégories ==== Toutes les pages de Wikipédia sont classées selon différents critères dans différentes catégories <small>(<code>[[w:Aide:Catégorie|Aide:Catégorie]]</code>)</small> situées dans l'espace <code>Catégorie:</code>. Les catégories sont à l'image des articles du site : elles dépendent des énergies bénévoles qui s'y consacrent. Ainsi, certaines catégories sont très bien découpées et très bien liées entre elles, alors que d'autres sont redondantes, superflues, imprécises ou mal liées entre elles. En février 2017, Wikipédia en français compte environ {{formatnum:380000}} catégories<ref group="note" name="dump">D'après le ''dump'' du 20 février 2017 (<code>[//dumps.wikimedia.org/frwiki/20170220/frwiki-20170220-category.sql.gz dumps.wikimedia.org/frwiki/20170220/frwiki-20170220-category.sql.gz]</code>), en recherchant à l'aide de <code>[[w:Notepad++|Notepad++]]</code>.</ref>. [[File:Arborescence des catégories.jpg|thumb|Catégories mères (ou super-catégories) et filles (sous-catégories).]] Non seulement toutes les pages de Wikipédia sont catégorisées, mais également toutes les catégories elles-mêmes. Elles sont ainsi classées dans d'autres catégories (catégories « mères » ou super-catégories). Selon la nature de la catégorie (générale ou spécialisée), cette dernière pourra également avoir des sous-catégories (catégories « filles ») ou non. La relation entre les catégories est donc <code>[[w:Arborescence|arborescente]]</code>, avec comme « racine » la « mère » de toutes les catégories (<code>[[w:Catégorie:Accueil|catégorie:Accueil]]</code>, qui n'est classée dans aucune catégorie) et comme « feuilles » toutes les catégories ne possédant pas de sous-catégories. En février 2017, Wikipédia en français compte environ {{formatnum:230000}} catégories « feuilles »<ref group="note" name="dump"/>. La présente section vise à vous aider à mieux exploiter les catégories de Wikipédia en français en vous montrant comment les utiliser et en vous exposant quelques outils particuliers permettant de rechercher les catégories. *'''Catégories normales et cachées''' <small>(<code>[[w:Catégorie:Catégorie cachée|Catégorie:Catégorie cachée]]</code>)</small> : [[File:Catégories cachées.png|thumb|upright=2|Catégories cachées de l'article <code>[[w:Éducation|éducation]]</code> affichées après avoir cliqué sur la croix noire (encadrée en rouge sur l'image).]]il existe des catégories « normales », visibles par défaut, et des catégories « cachées » que l'on peut dévoiler en cliquant sur la croix noire entre crochets située à droite de la dernière catégorie de l'article ('''| [+]'''). Les catégories cachées sont souvent liées à la maintenance du site. *'''Espace encyclopédique et non encyclopédique''' : il existe deux grandes « familles » de catégories : celles de l'espace encyclopédique <small>(<code>[[w:Catégorie:Espace encyclopédique|Catégorie:Espace encyclopédique]]</code>)</small> et celles de l'espace non encyclopédique <small>(<code>[[w:Catégorie:Espace non encyclopédique|Catégorie:Espace non encyclopédique]]</code>)</small>.<br />Les catégories de l'espace encyclopédique permettent de classer les articles par rapport à différents sujets. Elles permettent d'explorer l'étendue d'un sujet, d'une thématique de l'encyclopédie, et les rapports entre ses constituants. Ainsi, la <small>Catégorie:Espace encyclopédique</small> est subdivisée en 3 sous-catégories : la <small><code>[[w:Catégorie:Article|Catégorie:Article]]</code></small>, la <small><code>[[w:Catégorie:Homonymie|Catégorie:Homonymie]]</code></small> et la <small><code>[[w:Catégorie:Liste|Catégorie:Liste]]</code></small>. La <small>Catégorie:Article</small> est elle-même subdivisée en six sous-catégories : <small><code>[[w:Catégorie:Croyance‎|Catégorie:Croyance]]</code></small>, <small><code>[[w:Catégorie:Espace‎|Catégorie:Espace]]</code></small>, <small><code>[[w:Catégorie:Nature|Catégorie:Nature]]</code></small>, <small><code>[[w:Catégorie:Sciences|Catégorie:Sciences‎]]</code></small>, <small><code>[[w:Catégorie:Société|Catégorie:Société‎]]</code></small> et <small><code>[[w:Catégorie:Vie humaine|Catégorie:Vie humaine‎]]</code></small>. Ainsi, ultimement, <u>tous</u> les articles de l'encyclopédie sont classés dans une ou plusieurs de ces six thématiques.<br />La <small>Catégorie:Espace non encyclopédique</small> est subdivisée en 12 espaces méta. Ces catégories permettent de prendre connaissance, notamment, de la maintenance <small>(<code>[[w:Catégorie:Maintenance|Catégorie:Maintenance]]</code>)</small> à faire sur les pages du site. Elles permettent également de recenser les articles labellisés, les articles protégés ou semi-protégés et les articles liés à l'actualité.<br />[[File:Catégorie biomécanique.png|thumb|upright=3.5|center|Capture d'écran de la <code>[[w:Catégorie:Biomécanique|Catégorie:Biomécanique]]</code>. Cette dernière possède une sous-catégorie (<code>[[w:Catégorie:Locomotion (biologie)|Catégorie:Locomotion (biologie)]]</code>) et est classée dans deux catégories « mères » (<code>[[w:Catégorie:Biophysique|Catégorie:Biophysique]]</code> et <code>[[w:Catégorie:Mécanique|Catégorie:Mécanique]]</code>). En janvier 2016, 14 pages sont classées dans la Catégorie:Biomécanique.]] **'''AdQ et BA''' : l'une des catégories qui peut se révéler utile pour tout étudiant est la <code>[[w:Catégorie:Wikipédia:Labels|Catégorie:Wikipédia:Labels]]</code>. Celle-ci recense les portails, thèmes et articles labellisés (AdQ et BA) du projet<ref group="note">Vous pouvez également retrouver ces articles à l'aide de <code>[[w:Modèle:Palette Labels sur Wikipédia|<nowiki>{{Palette Labels sur Wikipédia}}</nowiki>]]</code>, qui réunit l'ensemble des portails, thèmes et articles AdQ et BA.</ref>. Puisque les contenus classés dans ces catégories ont été reconnus par un vote communautaire (et considérant la nature <code>[[:wikt:tétracapillectomie|tétracapillectomique]]</code> des Wikipédiens), leur qualité en fait des articles généralistes de choix sur les sujets concernés, probablement les meilleurs que le web puisse offrir. ***'''Articles, thèmes et portail de qualité''' <small>(<code>[[w:Catégorie:Article de qualité|Catégorie:Article de qualité]]</code>, <code>[[w:Wikipédia:Thèmes de qualité|WP:Thèmes de qualité]]</code> et <code>[[w:Wikipédia:Portails de qualité|WP:Portails de qualité]]</code>)</small> :[[File:South - the story of Shackleton's last expedition, 1914-1917 - The Leader (cropped).jpg|vignette|<code>[[w:Ernest Shackelton|Ernest Shackelton]]</code> est le sujet de l'un des neuf thèmes de qualité de Wikipédia en français <small>(<code>[[w:WP:Thèmes de qualité/Propositions/Ernest Shackleton|WP:Thèmes de qualité/Propositions/Ernest Shackleton]]</code>)</small>.]] Ces contenus répondent aux plus hauts standards établis par la communauté dans chacun de leurs domaines.<br />Un article de qualité doit être bien écrit, complet, argumenté et neutre, se conformer aux conventions de style, contenir des illustrations pertinentes, être d'une longueur adéquate et se conformer aux principales pratiques d'accessibilité des contenus Web. Il est soumis à un vote communautaire d'une durée d'un mois. Tous les Wikipédiens possédant une certaine expérience peuvent s'y exprimer et voter pour ou contre la labellisation de l'article. En moyenne, depuis les 16 ans d'existence de Wikipédia, environ une dizaine d'articles sont proposés au label AdQ par mois et les 2 tiers d'entre-eux obtiennent le label<ref><code>[[w:Catégorie:Wikipédia:Archives_pAdQ|Catégorie:Wikipédia:Archives pAdQ]]</code></ref>. Les AdQ se reconnaissent par l'affichage d'une étoile jaune ([[File:Fairytale bookmark gold.png|20px]]) en tête d'article.<br />Un thème de qualité doit réunir un minimum de cinq articles individuellement labellisés (un article « chapeau » et quatre articles liés). Les articles liés à ce thème présentent en tête d'article une icône constituée de cinq étoiles jaunes ([[File:Cscr-featuredtopic gold.svg|20px]]).<br />Un portail de qualité répond à des critères légèrement différents de ceux des articles et thématiques. Il doit être pédagogique, ergonomique, esthétique, neutre, stable et dynamique (non-figé dans le temps). Les portails de qualité affichent une étoile jaune en haut de leur page, à droite du titre.<br />En février 2017, Wikipédia en français possède {{formatnum:1576}} articles, 30 portails et 9 thèmes de qualité. ***'''Bons articles, portails et thèmes''' <small>(<code>[[w:Catégorie:Bon article|Catégorie:Bon article]]</code>, <code>[[w:Wikipédia:Bons thèmes|WP:Bons thèmes]]</code> et <code>[[w:Wikipédia:Bons portails|WP:Bons portails]]</code>)</small> : [[File:Pointe-au-Père montage.png|vignette|<code>Le [[w:Site historique maritime de la Pointe-au-Père|site historique de la Pointe-au-Père]]</code> est le sujet de l'un des 25 bons thèmes de Wikipédia en français <small>(<code>[[w:WP:Bons thèmes/Propositions/Site historique maritime de la Pointe-au-Père|WP:Bons thèmes/Propositions/Site historique maritime de la Pointe-au-Père]]</code>)</small>.]]Ces contenus répondent à des standards légèrement moins élevés que les précédents.<br />Un bon article doit être utile au lecteur. Il respecte le néophyte en étant bien structuré et écrit en langage accessible. Il est neutre et respecte la plupart des critères de mise en forme. Les imperfections tolérées pour un BA sont l'absence de traitement complet ou un déséquilibre mineur de certains aspects du sujet, l'absence de bibliographie et de liens externes et l'absence ou le faible nombre d'illustrations. En moyenne, depuis les 16 ans d'existence de Wikipédia, environ une vingtaine d'articles sont proposés au label BA par mois et 85 % d'entre-eux obtiennent le label<ref><code>[[w:Catégorie:Wikipédia:Archives pBA|Catégorie:Wikipédia:Archives pBA]]</code></ref>. Les bons articles se reconnaissent par l'affichage d'une étoile grise/argentée ([[File:Fairytale_bookmark_silver_light.png|20px]]) en tête d'article.<br />Un bon thème doit réunir un minimum de quatre articles individuellement labellisés (un article « chapeau » et trois articles liés). Les articles liés à ce thème présentent en tête d'article une icône constituée de cinq étoiles argentées ([[File:Cscr-featuredtopic silver.svg|20px]]).<br />Tout comme le portail de qualité, le bon portail répond à des critères légèrement différents de ceux des bons articles et thématiques. Il doit être pédagogique, ergonomique, esthétique, neutre et stable. On y tolère la présence d'un nombre limité de liens rouges et d'ébauches dans les sections du portail, un faible nombre d'illustrations, un déséquilibre mineur dans le contenu des cadres du portail et un faible renouvellement du contenu des cadres du portail. Les bons portails affichent une étoile grise/argentée en haut de leur page, à droite du titre.<br />En février 2017, l'encyclopédie possède {{formatnum:2668}} articles, 25 thèmes et 54 portails considérés comme bons. **'''Pages protégées et semi-protégées''' <small>(<code>[[w:Wikipédia:Protection|WP:Protection]]</code>, <code><code>[[w:Wikipédia:Semi-protection|WP:Semi-protection]]</code>, <code>[[w:Catégorie:Page protégée|Catégorie:Page protégée]]</code> et <code>[[w:Catégorie:Page semi-protégée|Catégorie:Page semi-protégée]]</code></code>)</small> : [[File:Icône de semi-protection.jpg|thumb|upright=2|En date du 10 septembre 2012, l'article <code>[[w:Jean Charest|Jean Charest]]</code> était semi-protégé (icône en haut à droite).]] Les pages protégées et semi-protégées sont des pages qui ne peuvent pas être modifiées par tous les utilisateurs. Elles se reconnaissent par l'icône de titre (icône situé sur la même ligne que le titre de la page, complètement à droite) d'un cadenas rouge fermé ([[Fichier:Crystal Clear action lock1.png|15px]]) ou orange ouvert ([[Fichier:Crystal Clear action half lock.png|15px]]). Les pages protégées ne peuvent être modifiées que par les administrateurs, alors que les pages semi-protégées ne peuvent être modifiées que par des comptes utilisateurs ''autoconfirmed'' (voir le paragraphe '''<code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#statuts|statuts des utilisateurs]]</code>''' de la section <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#Onglets du compte utilisateur|Onglets du compte utilisateur]]</code> du chapitre <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#|Naviguer dans Wikipédia]]</code>).<br />Contrairement à ce que l'on pourrait croire, très peu d'articles de l'encyclopédie sont protégés. On compte ainsi rarement plus de cinq articles protégés simultanément. En janvier 2016, seuls 3 articles sont protégés. En revanche, plus de 700 pages d'archives et à peu près le même nombre de modèles sont protégés, les premières pour éviter, notamment, les tentations de « révisionnisme », les secondes pour éviter que des modèles utilisés sur un très grand nombre de pages soient vandalisés et, conséquemment, que des milliers d'articles soient affectés d'un seul coup<ref>Voir, notamment, <code>[[w:Wikipédia:RAW/2014-01-10#modele|Wikipédia:RAW/2014-01-10#modele]]</code></ref>. Ainsi, par exemple, en janvier 2016, <code>[[w:Modèle:Lien|<nowiki>{{lien}}</nowiki>]]</code> est utilisé sur environ {{formatnum:140000}} pages<ref><code>[//tools.wmflabs.org/templatecount/index.php?lang=fr&namespace=10&name=Lien#bottom tools.wmflabs.org/templatecount/index.php?lang=fr&namespace=10&name=Lien#bottom]</code></ref>. S'il est vandalisé, ce sont {{formatnum:140000}} pages qui seront touchées<ref group="note">Même si le vandalisme est détecté et corrigé rapidement, pour des raisons de performance, les pages de Wikipédia ne sont pas constamment purgées par le serveur, ce qui fait qu'une ancienne version vandalisée pourra apparaître longtemps.</ref>.<br />Il existe beaucoup plus d'articles qui sont sujets à une « semi-protection longue ». En janvier 2016, on compte environ 500 articles dans cette catégorie. Plusieurs d'entre eux concernent des sujets et personnalités fortement fréquentés par les élèves, tels <code>[[w:Isaac Newton|Isaac Newton]]</code>, <code>[[w:Albert Einstein|Albert Einstein]]</code> ou encore <code>[[w:Cyclone|cyclone]]</code> ou <code>[[w:Cuivre|cuivre]]</code><ref group"note">Le vandalisme scolaire est très présent sur l'encyclopédie et nuit fortement aux projets pédagogiques, notamment en faisant en sorte que plusieurs plages d'IP liées à des institutions scolaires sont bloquées en écriture sur le projet. Nous abordons ce point plus en détail dans le chapitre consacré à l'utilisation de l'encyclopédie en classe.</ref>. D'autres touchent des sujets très tentants pour les vandales (<code>[[w:Couille|couille]]</code>, <code>[[w:Fuck|fuck]]</code>, <code>[[w:Fellation|fellation]]</code>, etc.). **<div id="actualite">'''Articles liés à l'actualité''' <small>(<code>[[w:Catégorie:Événement récent|Catégorie:Événement récent]]</code> et <code><code>[[w:Catégorie:Événement en cours|Catégorie:Événement en cours]]</code></code>)</small> : bien que Wikipédia soit une encyclopédie, une partie non négligeable du projet est consacrée aux événements d'actualité. Ces derniers sont classés dans les catégories ''Événement récent'' et ''Événement en cours''.</div>La première compte 3 sous-catégories : <small><code>Catégorie:Compétition sportive récente</code>‎</small>, <small><code>Catégorie:Élection récente</code>‎</small> et <small><code>Catégorie:Mort récente‎</code></small>. En janvier 2016, on compte environ une centaine de pages classées dans cette catégorie et ses sous-catégories.<br />La seconde compte pas moins de 9 sous-catégories. En janvier 2016, on compte environ un millier de pages classées dans cette catégorie et ses sous-catégories.<br />[[File:Arbrecategorie.png|thumb|upright=2|La page <code>[[w:Spécial:ArbreCatégorie|spécial:ArbreCatégorie]]</code> permet de représenter succinctement le lien entre des super-catégories, des catégories et des sous-catégories. Ici, on explore la <code>[[w:Catégorie:Biophysique|catégorie:Biophysique]]</code>. On voit qu'elle est incluse dans les super-catégories <code>[[w:Catégorie:Discipline de la biologie|Discipline de la biologie]]</code> et <code>[[w:Catégorie:Physique appliquée et interdisciplinaire|Physique appliquée et interdisciplinaire]]</code> et qu'elle inclut les sous-catégories <code>[[w:Catégorie:Biophysicien|Biophysicien]]</code>, ‎<code>[[w:Catégorie:Électrophysiologie‎|Électrophysiologie]]</code>, <code>[[w:Catégorie:Biophysique de l'insecte|Biophysique de l'insecte]]</code>, <code>[[w:Catégorie:Biomécanique|Biomécanique]]</code>, <code>[[w:Catégorie:Radiobiologie‎|Radiobiologie]]</code>, <code>[[w:Catégorie:Revue de biophysique|Revue de biophysique]]</code> et <code>[[w:Catégorie:Spectrométrie de masse|Spectrométrie de masse]]</code>.]] *'''Arbre de catégories''' <small>(<code>[[w:Spécial:ArbreCatégorie|Spécial:ArbreCatégorie]]</code>)</small> : cette page spéciale permet d'établir rapidement un lien entre une catégorie donnée, ses super-catégories et ses sous-catégories. Le nombre de pages et de sous-catégories présentes dans chacune des sous-catégories est également donné à la suite de chacune d'elles. Lorsque le triangle en avant de la sous-catégorie est bleu plutôt que gris pâle, cela signifie que cette dernière possède également des sous-catégories. On peut afficher ces dernières en cliquant sur le triangle. {{clr}} ===== PetScan ===== [[File:Head´s cat radiography.jpg|thumb|upright=1.4|''PetScan'' est une version améliorée de ''CatScan'', diminutif de ''category scan''. En anglais, ''cat'' signifie "chat" et ''pet'', "animal de compagnie".]] ''PetScan'' <small>(<code>''[[w:en:Wikipedia:PetScan|en:Wikipedia:PetScan]]''</code> et ''<code>[[:meta:PetScan/fr|Meta:PetScan/en]]</code>'')</small> est un outil externe à Wikipédia en français permettant de lister des pages de cette dernière selon différents critères. Disponible à l'adresse <code>[//petscan.wmflabs.org/?language=fr&interface_language=fr petscan.wmflabs.org/?language=fr&interface_language=fr]</code>, cet outil est la plus récente version de l'ancien outil ''CatScan''<ref group="note">Une description de l'utilisation de ''CatScan'' est donnée sur la page <code>[[:b:fr:Utilisateur:Simon Villeneuve/CatScan]]</code>.</ref> . Beaucoup plus puissant que les versions précédentes, il ne peut cependant pas répondre à tous les types de requêtes ou ne peut le faire qu'après plusieurs secondes. Si votre requête dépasse le temps de calcul alloué, une page présentant le message <code>502 Bad Gateway</code> s'affiche. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à recharger la page, qui finira par s'afficher.<br />Les pages d'aide de ''PetScan'' ne sont pas encore traduites en français. Voici une brève description de chacune des options : *'''Haut de page''' : une boîte permet de sélectionner la langue de l'interface. En février 2017, l'interface est disponible en une trentaine de langues. Si vous avez entré l'adresse donnée ci-dessus, vous arrivez par défaut sur l'interface en français. *'''Onglet « Catégories »''' : [[File:PetScan Éducation sans les personnalités.jpg|vignette|upright=2.5|Onglet d'accueil (Catégories), en français, de la page ''PetScan''. La recherche est faite sur Wikipédia en français dans la <code>[[w:Catégorie:Éducation|catégorie:Éducation]]</code> à laquelle on retire les membres de la <code>[[w:Catégorie:Personnalité de l'éducation|catégorie:Personnalité de l'éducation]]</code>. La recherche, limitée à une sous-catégorie pour chacune des catégories impliquées, donne, le 7 février 2017, 490 résultats (voir <code>[[petscan:722290]]</code>).]]Onglet d'accueil du site, il vous permet d'effectuer des listes de pages à partir de critères liés aux catégories des projets. **'''Langue''' : langue du projet ciblé (pour Wikipédia en français, écrire <code>fr</code>) **'''Projet''' : projet ciblé (pour Wikipédia en français, écrire <code>wikipedia</code>) **'''Profondeur''' : nombre de sous-catégories à inclure dans la recherche. <code>0</code> signifie aucune sous-catégorie, <code>1</code> signifie la catégorie + les sous-catégories, <code>2</code> signifie la catégorie + les sous-catégories + les sous-catégories des sous-catégories, etc.<br /><code>-1</code> signifie dénombrer l'ensemble des pages présentes dans la catégorie et toutes leurs sous-catégories. Ainsi, par exemple, en février 2017, une profondeur de 0 appliquée à la <code>[[w:Catégorie:Scientifique|catégorie:Scientifique]]</code> donne 18 résultats<ref><code>[[petscan:722644]]</code></ref>, une profondeur de 1 donne {{formatnum:2591}} résultats<code>[[petscan:722645]]</code>, une profondeur de 2 donne {{formatnum:10910}} résultats<code>[[petscan:722646]]</code> alors que -1 donne {{formatnum:61410}} résultats (<code>[[petscan:722678]]</code>).<br />La profondeur peut être ajustée pour chacune des catégories recherchées en la faisant suivre d'un paramètre <code><nowiki>|CHIFFRE</nowiki></code>. Ainsi, par exemple, pour lister le croisement de toutes les pages de la <code>[[w:Catégorie:Scientifique|catégorie:Scientifique]]</code> et ses sous-catégories avec les pages de la <code>[[w:Catégorie:Vulgarisateur scientifique|catégorie:Vulgarisateur scientifique]]</code> qui ne sont pas classées dans une sous-catégorie de cette dernière, il faut ajuster la profondeur de la catégorie:Scientifique à -1 et celle de la catégorie:Vulgarisateur scientifique à 0 (voir <code>[[petscan:722320]]</code>). **'''Catégories''' : catégories ciblées. Une catégorie par ligne. Par défaut, l'outil liste les pages communes aux deux catégories (option <code>Sous-ensemble</code> sous la fenêtre). Pour avoir l'ensemble des pages propres à toutes les catégories, sélectionnez l'option <code>Union</code>. **'''Retirer les catégories''' : permet de retirer les articles d'une catégorie. Ainsi, par exemple, pour lister les pages classées dans la catégorie:Scientifique et ses sous-catégories, sauf la catégorie:Femme scientifique, il faut placer la première dans le champ « Catégories » et la seconde dans cette présente section, ce qui donne {{formatnum:60301}} (voir <code>[[petscan:722601]]</code>). On peut donc estimer qu'il y a environ 60 fois plus d'articles sur l'encyclopédie consacré à un scientifique qu'à une scientifique. *'''Onglet « Propriétés des pages »'''[[File:Onglet propriétés des pages Petscan avec recherche concernant cat Québec.jpg|vignette|upright=3|Deuxième onglet de PetScan sélectionnant les options suivantes :<br />1- Pages de l'espace principal.<br />2- Taille plus petite ou égale à {{formatnum:2000}} octets.<br />3- La dernière édition a été faite après le 6 octobre 2017 à 23h59m59s UTC.<br />4- La dernière modification n'a pas été faite par un robot.<br />En inscrivant la catégorie <code>[[w:Catégorie:Québec|Québec]]</code> dans le premier onglet avec une profondeur de -1, on obtient 9 résultats le 7 février 2017 en mi-journée UTC (<code>[[petscan:724940]]</code>).]] **'''Espaces de noms''' : espaces où l'on désire effectuer la recherche. Si l'on désire seulement lister des articles, il faut cocher seulement la case <code>(Principal)</code>, si l'on désire lister seulement des catégories, il faut cocher seulement la case <code>Catégorie</code>, si l'on désire lister seulement des pages de discussion d'articles, il faut cocher seulement la case <code>Discussion</code>, etc.. **'''Taille''' : permet de ne lister que les pages dont le contenu est « Plus grand ou égal à » ou « Plus petit ou égal à » une certaine valeur. Ainsi, par exemple, pour lister les articles qui dépassent les {{formatnum:500000}} octets, il s'agit d'écrire <code>{{formatnum:500000}}</code> dans la case <code>Plus grand ou égal à</code> tout en sélectionnant une profondeur de -1 à la catégorie mère <code>Catégorie:Accueil</code> (<code>[[petscan:746818]]</code>). **'''Liens''' : permet de lister les pages en fonction du nombre minimum ou maximum de wikiliens qu'elles possèdent. Ainsi, par exemple, si vous indiquez la valeur « 0 » dans l'option <code>Liens maximums</code>, vous obtiendrez toutes les pages qui ne possèdent pas de lien. Cela équivaut à faire la liste des pages en impasse de cette catégorie (voir l'exercice '''<code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#impasse|Trouvez un article en impasse]]</code>''' du chapitre « Naviguer dans Wikipédia »). Le 16 février 2017, la <code>[[w:Catégorie:Québec|catégorie:Québec]]</code> et ses sous-catégories possédaient ainsi 1 page en impasse (<code>[[petscan:746866]]</code>)<ref group="note">Cela était le résultat d'un vandalisme (<code>[[w:Spécial:Diff/134412280|Spécial:Diff/134412280]]</code>) que cette requête PetScan m'a permis de détecter !</ref>. **'''Dernière édition''' (date) : permet de lister les pages dont la dernière modification a été réalisée avant ou après une certaine date, ou âgées d'un certain nombre d'heures. Si vous cochez l'option <code>Seulement les pages créées durant la période (remplace "dernière modification")</code>, vous remplacez la dernière modification par la création même de l'article. Ainsi, par exemple, si vous cochez cette case et que vous indiquez « 24 » dans l'option <code>Age maximum</code>, vous obtenez les pages créées au cours des 24 dernières heures. **'''Redirections''' : option permettant d'inclure ou non les redirections dans la recherche. Option peu utile puisque les redirection ne sont généralement pas catégorisées. **'''Dernière édition''' (type d'utilisateur) : ces trois dernières options permettent de lister les pages en fonction du type du dernier contributeur y étant intervenu (Robots ou Anonymes) et de la dernière action effectuée (Patrouillées ou non). Ainsi, par exemple, en février 2017, sur les {{formatnum:32068}} articles listés dans la catégorie:Québec et ses sous-catégories (<code>[[petscan:746925]]</code>), {{formatnum:10035}} (31,3 %) ont été édités pour la dernière fois par un robot (<code>[[petscan:746932]]</code>), et {{formatnum:2835}} (8,8 %) par un contributeur anonyme (<code>[[petscan:746935]]</code>).<br /><u>Notez</u> que l'option des contributions patrouillées <small>(<code>[[w:Wikipédia:Flagged revisions|WP:Flagged revisions]]</code>)</small> n'a pas été activée sur Wikipédia en français.[[File:Troisième onglet de PetScan avec recherche Nouveau-Brunswick.jpg|vignette|upright=2.5|Troisième onglet de ''PetScan''. Ici, on désire savoir les pages liées sur <code>[[w:Liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick|Liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick]]</code> qui ne possèdent pas le modèle <code>[[w:Modèle:Démographie|<nowiki>{{Démographie}}</nowiki>]]</code> (<code>[[petscan:756799]]</code>).]] *'''Onglet « Modèles et liens »''' **'''Modèles''' : permet de lister les pages qui incluent un ou aucun des modèles entrés dans les fenêtres correspondantes (un modèle par ligne). Ainsi, par exemple, pour lister les objets NGC qui ont une <code>[[w:Modèle:Infobox Objet astronomique|<nowiki>{{Infobox Objet astronomique}}</nowiki>]]</code> et qui possèdent un lien vers la base de données Simbad (<code>[[w:Modèle:Simbad|<nowiki>{{Simbad}}</nowiki>]]</code>), il s'agit de sélectionner la <code>[[w:Catégorie:Objet du catalogue NGC|catégorie:Objet du catalogue NGC]]</code> à une profondeur de -1 (<code>[[petscan:756808]]</code>), d'insérer « Infobox Objet astronomique » dans la case <code>Inclut tous ces modèles</code> (<code>[[petscan:756809]]</code>) et « Simbad » dans la même case (<code>[[petscan:756813]]</code>). En février 2017, les trois recherches donnent respectivement {{formatnum:2235}}, {{formatnum:2011}} et {{formatnum:1825}} résultats. Si l'on fait la troisième recherche en remplissant la case du milieu <code>Inclut un de ces modèles</code>, on obtient {{formatnum:2177}} résultats plutôt que {{formatnum:1825}} (<code>[[petscan:756815]]</code>), alors qu'on obtient 64 résultats en remplissant la case <code>Aucun de ces modèles</code> (<code>[[petscan:756817]]</code>). **'''Lié depuis''' : permet de lister des pages de l'encyclopédie à partir de la présence ou de l'absence de wikilien vers ces dernières sur une ou plusieurs pages particulières. Ainsi, par exemple, l'insertion de l'article <code>[[w:Liste des objets du New General Catalogue|Liste des objets du New General Catalogue]]</code> dans la boîte <code>Toutes ces pages (NS0)</code> permet de lister toutes les pages liées sur cette page (<code>[[petscan:756826]]</code>). Cette fonction permet donc de conjuguer ou de remplacer la recherche au sein d'une ou plusieurs catégories avec la recherche des pages liées sur une ou plusieurs pages. Ainsi, on peut, par exemple, voir les femmes scientifiques qui sont catégorisées comme telles mais qui ne sont pas listées sur <code>[[w:Liste de femmes scientifiques|Liste de femmes scientifiques]]</code> (<code>[[petscan:756841]]</code>, près de {{formatnum:1000}} résultats en février 2017). On peut lister les localités du Nouveau-Brunswick (<code>[[petscan:756801]]</code>) qui n'utilisent pas le modèle <code>[[w:Modèle:Démographie|<nowiki>{{Démographie}}</nowiki>]]</code> (<code>[[petscan:756799]]</code>), ce qui donne respectivement 394 et 233 résultats en février 2017. Les possibilités de combinaisons sont incroyablement diversifiées. **'''Liens vers''' : de manière semblable à l'option précédente, cette option permet de lister des pages qui possèdent un wikilien, ou une absence de wikilien, vers une ou des pages particulières. Ainsi, par exemple, on peut lister les articles qui mènent à la fois vers <code>[[w:Prix Nobel|prix Nobel]]</code> et <code>[[w:Dynamite|dynamite]]</code> en écrivant ces deux noms d'articles dans la boîte <code>Toutes ces pages (NS0)</code> (<code>[[petscan:756874]]</code>). Cela donne 7 résultats en février 2017, alors que l'on obtient {{formatnum:2359}} résultats si l'on entre la même recherche dans la boîte du centre <code>N'importe laquelle de ces pages (NS0)</code> (<code>[[petscan:756884]]</code>). Vous pouvez aussi chercher la <code>[[w:Liste de tueurs en série|liste de tueurs en série]]</code> (<code>[[petscan:756891]]</code>) qui ne possède pas de lien vers <code>[[w:Peine de mort|peine de mort]]</code> (<code>[[petscan:756890]]</code>) ou « peine de mort + <code>[[w:Emprisonnement à perpétuité|emprisonnement à perpétuité]]</code> (<code>[[petscan:756901]]</code>) + autres synonymes (<code>[[petscan:756926]]</code>) ». Là encore, les possibilités de combinaisons sont très grandes. *'''Onglets « Autres sources » et « Wikidata »''' : ces onglets présentent des options avancées dont la maîtrise dépasse l'objectif du présent manuel. Une description en est donnée dans ''[[Savoir libre en éducation]]''. *'''Onglet « Résultats »'''[[File:Dernier onglet de PetScan en français.jpg|vignette|upright=2.5|Dernier onglet de l'interface en français de PetScan. La liste produite sera sous forme de syntaxe wiki et affichera les pages par ordre décroissant de taille.]] **'''Format Résultat''' : format de la liste produite, par défaut HTML. La liste produite peut également être sous format CSV, TSV, Wiki, JSON ou PagePile. Ainsi, par exemple, en cochant « Wiki », la liste est adaptée en syntaxe wiki sous la forme d'un tableau. **'''Résultat JSON''' : options supplémentaires pour le format JSON. **'''Tri''' : permet de trier les résultats selon 7 options (Aucun, par titre, par titre d'espace de noms, par taille, par date, par liens entrants ou aléatoire). Ainsi, par exemple, en février 2017, les trois articles les plus petits consacrés à des personnalités ayant souffert d'anorexie sont <code>[[w:Carolina Gynning|Carolina Gynning]]</code> ({{formatnum:2337}} octets), <code>[[w:Crystal Renn|Crystal Renn]]</code> ({{formatnum:2462}}) et <code>[[w:Leila Pahlavi|Leila Pahlavi]]</code> ({{formatnum:3144}}) (<code>[[petscan:760905]]</code>). **'''Ordre de tri''' : permet d'ajuster le tri de l'option précédente en ordre croissant ou décroissant. Ainsi, par exemple, en février 2017, les 5 plus gros articles consacrés à des personnalités végétariennes sont <code>[[w:Adolf Hitler|Adolf Hitler]]</code> ({{formatnum:471444}} octets), <code>[[w:Martina Navrátilová|Martina Navrátilová]]</code> ({{formatnum:290190}}), <code>[[w:Tenzin Gyatso|Tenzin Gyatso]]</code> ({{formatnum:289162}}), <code>[[w:Élisée Reclus|Élisée Reclus]]</code> ({{formatnum:221961}}) et <code>[[w:Voltaire|Voltaire]]</code> ({{formatnum:214804}}) (<code>[[petscan:760874]]</code>). **'''Fichiers''', '''Autres pages''', '''Filtrage par expression rationnelle''' et '''Liens rouges''' : options supplémentaires dont la maîtrise dépasse le cadre de cet ouvrage. [[File:Sortie PetScan syntaxe wiki.jpg|vignette|upright=3|center|Affichage d'une liste sortie sous forme de syntaxe wiki. On remarque un titre de section (''subset''), un lien externe vers la requête (''Regenerate this table.''), puis un tableau avec 5 colonnes :<br />1- Le titre de la page<br />2- Le numéro d'identification de la page<br />3- Le numéro d'espace de la page (espace encyclopédique = 0)<br />4- La taille de la page en bytes<br />5- La date de dernière modification de la page (sous la forme AAAAMMJJhhmmss).]] ==== Pages spéciales ==== Certaines pages spéciales (voir le paragraphe '''<code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#pagesspeciales|pages spéciales]]</code>''' de la section <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#Barre latérale|Barre latérale]]</code> du chapitre <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia|Naviguer dans Wikipédia]]</code>) permettent d'effectuer une recherche approfondie dans l'encyclopédie et les projets frères.[[File:Specialindexeducation.png|thumb|upright=2.5|Début de la page <code>[[w:spécial:Index|spécial:Index]]</code> avec le mot « Éducation » dans la boîte de recherche. La recherche se concentre sur l'espace principal est les liens en {{vert|vert}} sont des redirections. En février 2016, on recense 221 pages dans l'espace principal dont le titre débute par « Éducation ». sont 130 sont des redirections.]] *<div id="specialindex">'''<code>[[w:Spécial:Index|Spécial:Index]]</code>''' : cette page spéciale permet de rechercher les pages de l'encyclopédie débutant par une séquence particulière de symboles. La séquence est sensible à la casse et il n'est pas possible d'isoler un mot. Ainsi, par exemple, la recherche « Bien » donnera tous les articles débutant par « Bien », y compris <code>[[w:Biennale|Biennale]]</code> et <code>[[w:Bienville|Bienville]]</code>, alors que « Bien m » donnera <code>[[w:Bien manufacturé|Bien manufacturé]]</code>, mais pas Bien Manufacturé.<br />Il faut sélectionner un espace particulier dans lequel effectuer la recherche. Vous pouvez choisir d'afficher ou non les redirections. Si vous le faites, ces dernières apparaîtront en {{vert|vert}}. L'outil liste environ 350 entrées par page. *<div id="specialrecherche">'''<code>[[w:Spécial:Recherche|Spécial:Recherche]]</code>''' <small>(<code>[[w:Aide:Recherche|Aide:Recherche]]</code> et <code>[[w:Aide:Recherche avancée|Aide:Recherche avancée]]</code>)</small> : cette page permet d'effectuer une recherche avancée interne ou externe. Elle est la page d'arrivée lorsque l'expression entrée dans la boîte de recherche ne donne pas de résultat direct, ou lorsque vous sélectionnez la dernière suggestion vous proposant de chercher les articles contenant l'expression que vous avez écrite dans la boîte.<br />Cette page spéciale cumule plusieurs options, dont nous présentons les principales ci-dessous.[[File:Capture écran éducation + Québec.png|thumb|upright=3.3|center|Résultats de recherche pour « éducation Québec ». Aucun article ne possède ce titre et la boîte de recherche mène vers la page spécial:Recherche. Les résultats comprennent toutes les pages possédant les mots « éducation » et « Québec » et sont affichés par défaut en série de 20 (qui peut être augmentée à 50, 100, 250 ou 500). Ici, nous avons obtenu un total de {{formatnum:4796}} résultats.<br />On remarque directement, en-dessous de la boîte de recherche, les options permettant de faire une recherche à l'aide de divers moteurs de recherche. Les liens permettant de chercher l'expression sur les projets frères sont situés à droite.]][[File:Jonbonjovi.jpg|thumb|''I wanna let you down in a <code>[[w:Bed of Roses (chanson)|bed of roses]]</code>''<ref><code>[//www.youtube.com/watch?v=NvR60Wg9R7Q www.youtube.com/watch?v=NvR60Wg9R7Q]</code></ref>.]] *'''Résultats''' : par défaut, la page spéciale recense toutes les pages contenant tous les mots entrés dans la boîte de recherche. Comme pour d'autres moteurs de recherche, il est possible d'affiner la recherche en utilisant certains opérateurs. Certains d'entre eux peuvent être qualifiés d'« opérateurs booléens » <small>(<code>[[w:Algèbre de Boole (logique)|Algèbre de Boole (logique)]]</code>)</small>, bien connus par les personnes ayant certaines bases en recherche informationnelle : **'''Les guillemets droits''' (<code>"</code>) permettent de chercher une expression exacte. Ainsi, par exemple l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/"Bed of roses"|"Bed of roses"]]</code> recense, en juin 2016, 62 pages qui contiennent cette phrase, alors que l'équivalent français <code>[[w:Spécial:Recherche/"lit de roses"|"lit de roses"]]</code> recense 16 pages qui contiennent cette phrase. ***'''OR''' (<code>OR</code>) : en plus de recenser les pages où tous les termes sont présents, l'opérateur OR permet d'ajouter les pages où seulement l'un des termes est présent. Ainsi, par exemple l'entrée <code>[[w:Spécial:Recherche/Bed OR roses|Bed OR roses]]</code> recense, en juin 2016, {{formatnum:51514}} pages qui contiennent « bed », « roses » ou « bed roses », alors que <code>[[w:Spécial:Recherche/lit OR roses|lit OR roses]]</code> recense {{formatnum:71291}} pages qui contiennent « lit », « roses » ou « lit roses ». Quant à elle, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/lit OR roses OR bed|lit OR roses OR bed]]</code> recense {{formatnum:73093}} pages en 2016. <code>[[w:Spécial:Recherche/lit OR bed|lit OR bed]]</code> donne tous les articles contenant au moins « lit » ou « bed », soit {{formatnum:28700}} pages en mars 2017. ***'''L'opérateur négatif''' (<code>-</code>) : cet opérateur retire des résultats ceux qui contiennent un certain mot. Par exemple, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/lit -roses|lit -roses]]</code> recense, en juin 2016, {{formatnum:21968}} pages, alors que <code>[[w:Spécial:Recherche/roses -lit|roses -lit]]</code> recense {{formatnum:46345}} pages. Il semblerait donc que l'on parle environ deux fois plus souvent de roses que de lit dans l'encyclopédie. ***'''L'astérisque''' (<code>*</code>) : cet opérateur permet de remplacer, au début ou à la fin d'une expression, une chaîne de caractères quelconque. Ainsi, par exemple, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/lit * roses|lit * roses]]</code> recense, en juin 2016, {{formatnum:2981}} pages, ce qui est considérablement plus que les 16 pages de l'expression « lit de roses » ci-dessus. ***'''Le tilde''' (<code>~</code>) : cet opérateur permet de rechercher une variante orthographique de l'expression recherchée. Il est particulièrement efficace pour trouver des homophones ou des paronymes. Ainsi, par exemple, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/curi~|curi~]]</code> recense, en juin 2016, {{formatnum:42413}} pages, dont les 9 homophones <code>[[w:Curie|Curie]]</code>, <code>[[w:Currie|Currie]]</code>, <code>[[w:Curri|Curri]]</code>, <code>[[w:Cury|Cury]]</code>, <code>[[w:Curry|Curry]]</code>, <code>[[w:Kury|Kury]]</code>, <code>[[w:Kuri|Kuri]]</code>, <code>[[w:Kurri|Kurri]]</code> et <code>[[w:Khuri|Khuri]]</code>.[[File:Marie Pierre Irene Curie.jpg|vignette|upright=1.6|center|Curie = 10 homophones]] ***'''''intitle''''' (<code><nowiki>intitle:</nowiki></code>)<ref group="note">Section inspirée de <code>[[w:Wikipédia:Le Bistro/5 avril 2015#Spécial:Index pour Toutes les pages commençant par… mais celles finissant par ?]]</code>.</ref> : cette fonction permet de ne rechercher que dans les titres d'articles, en excluant les redirections et le contenu. Cette fonction peut être combinée avec les opérateurs. Ainsi, par exemple, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/intitle:éducation|intitle:éducation]]</code> recense, en juin 2016, {{formatnum:410}} pages, alors que l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/intitle:éducation intitle:québec|intitle:éducation intitle:québec]]</code> donne 5 résultats. ***'''''prefix''''' (<code>prefix:</code>) : cette fonction permet de rechercher une expression au sein des pages qui contiennent l'expression suivant la fonction. Ainsi, par exemple, l'expression <code>[[w:Spécial:Recherche/bed roses prefix:Wikipédia:Le Bistro|endive chicon prefix:Wikipédia:Le Bistro]]</code> recherche « endive chicon » dans toutes les pages commençant par « Wikipédia:Le Bistro », ce qui donne entre 100 et 200 résultats en mars 2017.[[File:Skrin Google Translate.jpg|thumb|upright=2.2|En visitant les projets frères, l'utilisation de <code>[[w:Google Traduction|Google Traduction]]</code> peut vous aider à comprendre une partie du contenu.]] **'''Rechercher à l'aide de moteurs de recherche ou sur les projets frères''' : permet d'effectuer une recherche dans divers moteurs de recherche (<code>[[w:Exalead|Exalead]]</code>, Google, <code>[[w:Wikiwix|Wikiwix]]</code>, <code>[[w:Bing|Bing]]</code>, <code>[[w:Yahoo!|Yahoo!]]</code>), dans d'autres versions linguistiques de Wikipédia (''Global WP'') ou dans des projets frères —tels<code>[[w:Wiktionnaire|Wiktionnaire]]</code> (dictionnaire), <code>[[w:Wikibooks|Wikibooks]]</code> (livres pédagogiques), <code>[[w:Wikiquote|Wikiquote]]</code> (citations), <code>[[w:Wikisource|Wikisource]]</code> (bibliothèque libre), <code>[[w:Wikinews|Wikinews]]</code> (actualités libres), <code>[[w:Wikiversity|Wikiversity]]</code> (espace pédagogique), <code>[[w:Wikivoyage|Wikivoyage]]</code> (guide touristique), <code>[[w:Wikidata|Wikidata]]</code> (base de données) et <code>[[w:Wikimedia Commons|Commons]]</code> (images et médias)—, pour ne citer que quelques-uns des quelque 900 projets frères <small>(<code>[[w:Spécial:Matrice_des_sites|Spécial:Matrice des sites]]</code>)</small>, dont font aussi partie les quelque 300 versions linguistiques de Wikipédia.<br />Lorsque l'on effectue une recherche sur un sujet donné, il est possible d'approfondir cette dernière en parcourant les projets frères pertinents, surtout si l'article de Wikipédia en français est peu développé. Ainsi, par exemple, <code>[[w:Hjalmar Fredrik Gjertsen|Hjalmar Fredrik Gjertsen]]</code> est un explorateur norvégien. Son article en français est peu développé et fait, en juin 2016, environ {{formatnum:1200}} octets. En norvégien, l'article <code>[[:nn:Hjalmar Fredrik Gjertsen]]</code> fait le double, soit environ {{formatnum:2500}} octets, et contient bien plus d'informations.[[File:Writing systems worldwide.png|460px|thumb|Répartition mondiale d'alphabets prédominants et minoritaires<p> {{colonnes|nombre=3|'''Alphabétique :''' {{legend|#aaa|<code>[[w:alphabet latin|Latin]]</code>}} {{legend|#008080|<code>[[w:alphabet cyrillique|Cyrillique]]</code>}} {{legend|blue|<code>[[w:alphabet grec|Grec]]</code>}} {{legend|#1E90FF|<code>[[w:alphabet arménien|Arménien]]</code>}} {{legend|#00FFFF|<code>[[w:alphabet géorgien|Géorgien]]</code>}} {{legend|#FF00FF|<code>[[w:Hangul|Hangul]]</code> (<code>[[:en:Featural writing system|alphabétique distinctif]]</code>) }}<p> '''<code>[[w:Logogramme|[L]ogographique]]</code> et <code>[[w:Syllabaire|[S]yllabique]]</code> :''' {{legend|#8B0000|<code>[[w:Hanzi|Hanzi]]</code> {{petit|[L]}}}} {{legend|#FF0000|<code>[[w:Kana|Kana]]</code> {{petit|[S]}} / <code>[[w:Kanji|Kanji]]</code> {{petit|[L]}}}} {{legend|#FF00FF|<code>[[w:Hanja|Hanja]]</code>{{petit|[L]}} (limité)}}<p> '''<code>[[w:Abjad|Abjad]]</code> :''' {{legend|green|<code>[[w:alphabet arabe|Arabe]]</code>}} {{legend|#7CFC00|<code>[[w:alphabet hébreu|Hébreu]]</code>}}<p> '''<code>[[w:Abugida|Abugida]]</code> :''' {{legend| #FFA500|<code>[[w:Écritures brahmiques|Brahmique du Nord]]</code>}} {{legend|#D2691E|<code>[[w:Écritures brahmiques|Brahmique du Sud]]</code>}} {{legend|#8B4513|<code>[[w:alphasyllabaire guèze|Guèze]]</code>}} {{legend|#808000|<code>[[w:Maldivien|Thaana]]</code>}} {{legend|#EEE8AA|<code>[[w:Syllabaire autochtone canadien unifié|Syllabaire canadien]]</code>}} }} ]] ***'''Changer la langue de l'interface des projets frères''' : selon la version linguistique ou le projet frère visité, il peut être plus ou moins facile de s'orienter. Bien que les compétences à ce niveau soient très variables, en général, le lecteur occidental pourra arriver à se retrouver plus facilement dans une version linguistique basée sur l'<code>[[w:alphabet latin|alphabet latin]]</code> que dans une version basée sur un autre alphabet.<br />Si vous avez créé un compte utilisateur (voir l'exercice '''<code>[[:Utilisateur:Simon_Villeneuve/Wikipédia_en_éducation/Naviguer_dans_Wikipédia#creercompteutilisateur|Créer un compte utilisateur]]</code>''' du chapitre [[Utilisateur:Simon_Villeneuve/Wikipédia_en_éducation/Naviguer_dans_Wikipédia|Naviguer dans Wikipédia]]), vous pouvez modifier l'interface de n'importe quelle version linguistique ou n'importe quel projet frère pour afficher cette dernière en français. Pour ce faire, il existe 3 méthodes :{{clr}}[[File:2016-06-06 20 53 20-Wikidata.png|thumb|upright=2.5|L'onglet de sélection de langue ([[File:WMF-Agora-Language selection-crop 3492D1.svg|15px]]) est situé à gauche du nom d'utilisateur sur certains projets hébergés par la WMF.]][[File:2016-06-06 20 54 42-Wikidata.png|thumb|upright=2|Fenêtre qui s'ouvre lorsque l'on clique sur l'onglet de sélection de langue. En cliquant sur « français », l'interface se modifie en conséquence.]] ****Sur certains projets, un onglet spécifique pour sélectionner la langue d'interface ([[File:WMF-Agora-Language selection-crop 3492D1.svg|15px]]) est présent à la gauche de l'onglet du nom d'utilisateur. Il s'agit simplement de cliquer sur ce dernier et de sélectionner « français » pour que la langue d'interface s'ajuste en conséquence (voir l'exemple ci-contre, réalisé à partir de Wikidata).{{clr}}[[File:Capture d'écran préférences ruwiki.png|thumb|upright=1.7|Une fois sur la page des préférences, cherchez l'onglet déroulant des langues. Celui-ci est sélectionné par défaut sur la langue de la version linguistique visitée. Cliquez sur l'onglet déroulant et sélectionnez « fr-français ». Par la suite, maintenez enfoncées les touches <code>Maj-Alt</code>, puis appuyez sur <code>s</code>. Cela enregistre vos préférences.]][[File:Article éducation wikipedia en russe.png|thumb|upright=2.3|Capture d'écran de l'entête de l'article Éducation (Образование) sur Wikipédia en russe, avec une interface en français. On comprend ainsi, entre autres, que 3 modifications sont en attente de relecture.]] ****La deuxième méthode consiste à accéder directement à la page spécial:Préférence du projet concerné et d'y changer la langue de l'interface. Pour ce faire, il s'agit d'entrer l'expression <code>CODE DU PROJET:CODE DE LANGUE:Special:Preferences</code> dans la boîte de recherche de n'importe quel projet. Remplacez CODE DU PROJET par le code du projet et CODE DE LANGUE par le code de langue. Vous accédez ainsi à la page spécial:Préférences locale. Repérez l'onglet déroulant permettant de changer les langues. Par défaut, l'onglet déroulant est sélectionné sur la langue de la version linguistique visitée (ou sur l'anglais pour certains projets). Une fois l'onglet repéré, cliquez sur celui-ci et sélectionnez « fr-français ». Ensuite, pour pouvoir enregistrer le changement, appuyez simultanément sur les touches <code>Maj-Alt</code> du clavier, puis sur la lettre <code>s</code>. Ce raccourci clavier permet de sauvegarder la page (voir la section '''<code>[[Wikipédia en éducation/Contribuer à Wikipédia#raccourcisclavier|Raccourcis clavier]]</code>''' du chapitre <code>[[Wikipédia en éducation/Contribuer à Wikipédia|Contribuer à Wikipédia]]</code> pour plus de détails sur l'utilisation des raccourcis clavier).<br />Ainsi, par exemple, pour changer la langue d'interface de Wikipédia en russe, il s'agit d'écrire dans la boîte de recherche <code>[[w:ru:Special:Preferences|w:ru:Special:Preferences]]</code>, ce qui mène à la page <code>[[w:ru:Служебная:Настройки|Служебная:Настройки]]</code>. Vous repérez l'onglet déroulant, qui est placé par défaut sur « ru-Русский ». Vous cliquez sur celui-ci et sélectionnez « fr-français ». Ensuite, vous maintenez enfoncées les touches <code>Maj-Shift</code> et vous appuyez sur <code>s</code>. La langue d'interface est désormais le français.[[File:Capture d'écran éducation ruwiki.png|thumb|upright=2.5|Capture d'écran de l'entête de l'article Éducation (Образование) sur Wikipédia en russe. Cette Wikipédia utilise l'<code>[[w:alphabet cyrillique|alphabet cyrillique]]</code> et s'y retrouver est loin d'être évident pour un lecteur occidental.<br />Pour tous les projets, l'onglet « Préférences » est toujours le troisième ou quatrième onglet à partir du nom d'utilisateur.]][[File:Bouton « enregistrer » des préférences de Wikipédia en russe.png|thumb|upright=1.5|Enregistrez vos préférences. Le bouton d'enregistrement est situé en bas de la page et est celui encadré en gris.]] ****La troisième méthode, plus compliquée, ressemble à la deuxième. Elle consiste à repérer l'onglet « Préférences » sur le projet visité. En général, cet onglet est le troisième ou le quatrième (tout dépend si le projet a activé ou non l'onglet dédié à la page brouillon) vers la droite ou la gauche (pour les versions linguistiques qui se lisent de droite à gauche) à partir de l'onglet du nom d'utilisateur, qui a la même forme sur tous les projets. Une fois que vous avez cliqué sur cet onglet, vous devez repérer l'onglet déroulant permettant de sélectionner une autre langue. Une fois que vous cliquez sur cet onglet, vous sélectionnez « fr-français », puis vous enregistrez vos préférences en recherchant, en bas de page, l'onglet encadré en gris. L'exemple ci-contre est effectué à partir de l'article Образование (Éducation) de Wikipédia en russe.{{clr}}[[Fichier:Reasonator small logo wider white stripes.svg|thumb|upright=0.5|Logo de ''Reasonator''.]] *'''''Reasonator''''' <small>(<code>[[w:Wikipédia:Reasonator|WP:Reasonator]]</code>)</small> : il est également possible d'avoir une vue d'ensemble d'un sujet en consultant l'entrée de ce dernier sur le site ''Reasonator'' : <code>[//tools.wmflabs.org/reasonator/ tools.wmflabs.org/reasonator/]</code>, qui réunit à peu près toutes les entrées des projets frères sur une même page. Vous pouvez faire une recherche avec le moteur interne ou entrer directement le numéro de l'élément Wikidata concerné dans la barre d'adresse sous la forme <code><nowiki>tools.wmflabs.org/reasonator/?q=</nowiki>'''<nowiki>NUMÉRO DE L'ÉLÉMENT</nowiki>'''<nowiki>&lang=fr</nowiki></code>. Ainsi, par exemple, pour afficher la page consacrée à Johann Sebastian Bach en français, on écrit l'url sous la forme <code>[//tools.wmflabs.org/reasonator/?q=Q1339&lang=fr tools.wmflabs.org/reasonator/?q=Q1339&lang=fr]</code>. ==== Exercices ==== *Quelle est la « mère » de toutes les catégories ?<ref group="réponse">La <code>[[w:Catégorie:Accueil|Catégorie:Accueil]]</code>.</ref>. *Trouvez le « chemin » entre l'une des six catégories encyclopédiques « de base » et la <code>Catégorie:Biomécanique</code><ref group="réponse"> *Biomécanique - Biophysique - Discipline de la biologie - Biologie - Sciences naturelles - Sciences exactes - Domaine scientifique - Sciences. *Biomécanique - Mécanique - Physique - Sciences naturelles - Sciences exactes - Domaine scientifique - Sciences *Biomécanique - Biophysique - Discipline de la biologie - Biologie - Sciences naturelles - Nature et homme - Nature * Biomécanique - Biophysique - Discipline de la biologie - Biologie - Sciences naturelles - Nature et homme - Humain - Vie humaine.</ref>. *Visitez cette version de l'article Jon Bon Jovi : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/137624735|spécial:Lien permanent/137624735]]</code> **Combien de catégories possède l'article ? Quelles sont-elles ?<ref group="réponse">L'article possède 10 catégories : Acteur américain - Chanteur de rock américain - Compositeur américain - Compositeur de rock - Chanteur de hard rock - Personnalité américaine d'origine italienne - Naissance à Perth Amboy - Naissance en mars 1962 - Lauréat du Grammy Award - Chanteur de glam metal.</ref> **Combien de catégories cachées possède l'article ? Quelles sont-elles ?<ref group="réponse">L'article possède 14 catégories cachées : Article contenant un appel à traduction en anglais - Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata - Article de Wikipédia avec notice d'autorité - Portail:Rock/Articles liés - Portail:Musique/Articles liés - Portail:Cinéma américain/Articles liés - Portail:Cinéma/Articles liés - Portail:États-Unis/Articles liés - Portail:Amérique/Articles liés - Portail:Culture américaines/Articles liés - Portail:Amérique du Nord/Articles liés - Portail:New Jersey/Articles liés - Wikipédia:Article biographique - Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts.</ref> **Quelle est la catégorie de l'article possédant le moins d'éléments ?<ref group="réponse">En juillet 2017, la <code>[[w:Catégorie:Naissance à Perth Amboy|Catégorie:Naissance à Perth Amboy]]</code> ne possède que 14 articles et n'a pas de sous-catégories. La <code>[[w:Catégorie:Chanteur de glam metal|catégorie:Chanteur de glam metal]]</code> n'est pas loin, n'ayant que 16 articles.</ref> **Quelle est la catégorie de l'article possédant le plus d'éléments ? de sous-catégories ? de niveaux de sous-catégories ?<ref group="réponse">En juillet 2017, c'est, et de loin, la <code>[[w:Catégorie:Acteur américain|catégorie:Acteur américain]]</code>, suivie par la <code>[[w:Catégorie:Compositeur américain|catégorie:compositeur américain]]</code>.</ref> *Choisissez un article lié à un sujet d'étude quelconque et visitez l'article de l'encyclopédie qui s'en approche le plus. **Combien de catégories possède l'article ? Quelles sont-elles ? **Combien de catégories cachées possède l'article ? Quelles sont-elles ? **Choisissez une catégorie : ***Trouvez toutes les catégories filles de cette catégorie. ***Trouvez toutes les catégories mères de cette catégorie. *Tentez de trouver une catégorie vide, c'est-à-dire une catégorie inutilisée, qui ne recense aucune page<ref group="réponse">Vous pouvez trouver de telles catégories sur la page <code>[[w:Spécial:Catégories_inutilisées|spécial:Catégories inutilisées]]</code>.</ref> *Tentez de trouver un article présentant une catégorie rouge, i.e. une catégorie qui n'a pas encore été créée.<ref group="réponse">La page <code>[[w:Spécial:Catégories_demandées|spécial:Catégories demandées]]</code> recense des catégories non-créées dans lesquelles sont listées des pages. Ces pages contiennent donc au moins une catégorie en rouge.</ref> *Trouvez un ou des sujets d'actualité « chauds » qui, selon le fonctionnement de Wikipédia, risque de manquer de recul et de présenter une information partiale.<ref group="réponse">On peut retrouver ce genre de sujet sur les pages suivantes : *<code>[[w:Projet:Québec/Vigilance|Projet:Québec/Vigilance]]</code> *<code>[[w:Catégorie:Article protégé|Catégorie:Article protégé]]</code> *<code>[[w:Catégorie:Page semi-protégée|Catégorie:Page semi-protégée]]</code> *<code>[[w:Catégorie:Événement en cours|Catégorie:Événement en cours]]</code> *<code>[[w:Catégorie:Événement récent|Catégorie:Événement récent]]</code></ref> *Trouvez trois redirections.<ref group="réponse">La page suivante liste toutes les redirections : <code>[[w:Spécial:Liste_des_redirections|Spécial:Liste des redirections]]</code>. Vous pouvez même visiter la page <code>[[w:Spécial:Redirection au hasard|spécial:Redirection au hasard]]</code>, qui vous même sur une redirection au hasard, ou la <code>[[w:Catégorie:Redirection Wikipédia|catégorie:Redirection Wikipédia]]</code>, qui recense des redirections en fonction de différentes caractéristiques.</ref> *Trouvez trois redirections dues à des fautes d'orthographe.<ref group="réponse">La <code>[[w:Catégorie:Cacographie|catégorie:Cacographie]]</code> recense de telles redirections.</ref> *Combien de redirections mènent vers : **<code>[[w:Nicolas Sarkozy|Nicolas Sarkozy]]</code> ?<ref group="réponse">En juillet 2017, 13 pages redirigent vers cet article (<code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Nicolas_Sarkozy&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Nicolas_Sarkozy&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code>).</ref> **<code>[[w:Aušrinė Trebaitė|Aušrinė Trebaitė]]</code><ref group="réponse">En juillet 2017, 4 pages redirigent vers cet article (<code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Aušrinė_Trebaitė&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Aušrinė_Trebaitė&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code>).</ref> **<code>[[w:Bachar el-Assad|Bachar el-Assad]]</code><ref group="réponse">En juillet 2017, 9 pages redirigent vers cet article (<code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Bachar_el-Assad&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Bachar el-Assad&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code>).</ref> **<code>[[w:Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud|Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud]]</code><ref group="réponse">En juillet 2017, 12 pages redirigent vers cet article (<code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Abdallah_ben_Abdelaziz_Al_Saoud&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Abdallah_ben_Abdelaziz_Al_Saoud&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code>).</ref> **<code>[[w:Sécessionnisme linguistique|Sécessionnisme linguistique]]</code><ref group="réponse">En juillet 2017, 2 pages redirigent vers cet article (<code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Sécessionnisme_linguistique&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1 fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Pages_li%C3%A9es/Sécessionnisme_linguistique&hidetrans=1&hidelinks=1&hideredirs=0&hideimages=1]</code>).</ref> *Selon Wikipédia en français, combien de personnalités sont mortes récemment ? Quelle est celle dont la mort est la plus récente ?<ref group="réponse">La <code>[[w:Catégorie:Mort récente|catégorie:Mort récente]]</code> donne le nombre de pages recensées. Il s'agit de retirer de ce nombre les pages listées qui ne concernent pas des personnalités. L'une d'elles est la page « <code>[[w:Décès en {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}|Décès en {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}]]</code> ». En visitant cette dernière, vous trouverez quelle personnalité est décédée le plus récemment.</ref> *Listez toutes les pages suivantes : **Les articles de la <code>[[w:Catégorie:Personnalité disparue|catégorie:personnalité disparue]]</code> et ses sous-catégories.</code><ref group="réponse"><code>[[petscan:752578]]</code></ref> **Les personnalités disparues au cours du XX<sup>e</sup> siècle.<ref group="réponse"><code>[[petscan:752583]]</code></ref> **Les personnalités disparues au cours du XX<sup>e</sup> siècle et qui ne sont pas listées dans la <code>[[w:Catégorie:Page utilisant P746|catégorie:Page utilisant P746]].</code><ref group="réponse"><code>[[petscan:752585]]</code></ref> **Les articles de la <code>[[w:Catégorie:Québec|catégorie:Québec]]</code> et ses sous-catégories créés au cours des 24 dernières heures.</code><ref group="réponse"><code>[[petscan:724940]]</code></ref> **Les articles de la <code>[[w:Catégorie:Éducation|catégorie:Éducation]]</code> et ses sous-catégories créés au cours des 24 dernières heures.</code><ref group="réponse"><code>[[petscan:725370]]</code></ref> **Les écrivains québécois nés au XIX<sup>e</sup> siècle<ref group="réponse"><code>[//tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=3&categories=%C3%89crivain+qu%C3%A9b%C3%A9cois%0D%0ANaissance+au+XIXe+si%C3%A8cle&interface_language=fr tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=3&categories=%C3%89crivain+qu%C3%A9b%C3%A9cois%0D%0ANaissance+au+XIXe+si%C3%A8cle&interface_language=fr]</code></ref> **Les acteurs canadiens morts aux États-Unis<ref group="réponse"><code>[//tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=5&categories=Acteur+canadien%0D%0AD%C3%A9c%C3%A8s+aux+%C3%89tats-Unis&interface_language=fr tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=5&categories=Acteur+canadien%0D%0AD%C3%A9c%C3%A8s+aux+%C3%89tats-Unis&interface_language=fr]</code></ref> **Les scientifiques nés en France et morts au Québec<ref group="réponse"><code>[//tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=9&categories=Scientifique%0D%0ANaissance+en+France%0D%0AD%C3%A9c%C3%A8s+au+Qu%C3%A9bec&interface_language=fr tools.wmflabs.org/catscan2/catscan2.php?depth=9&categories=Scientifique%0D%0ANaissance+en+France%0D%0AD%C3%A9c%C3%A8s+au+Qu%C3%A9bec&interface_language=fr]</code></ref> **(Difficile) Les articles de la catégorie ''<code>[[w:en:Category:Canadian people|en:category:Canadian people]]</code>'' et ses sous-catégories qui n'ont pas de lien vers Wikipédia en français.<ref group="réponse"><code>[[petscan:1094542]]</code> (implique d'utiliser l'onglet « Wikidata », qui n'a pas été explicité)</ref> **(Difficile) Les articles de la <code>[[:w:Catégorie:Roman par pays|catégorie:Roman par pays]]</code> qui ne sont pas des redirections et qui ne possèdent pas les modèles <code>[[w:Modèle:Infobox Livre|<nowiki>{{Infobox Film}}</nowiki>]]</code>, <code>[[w:Modèle:Infobox Ouvrage|<nowiki>{{Infobox Ouvrage}}</nowiki>]]</code> et <code>[[w:Modèle:Infobox Nouvelle|<nowiki>{{Infobox Nouvelle}}</nowiki>]]</code><ref group="réponse"><code>[[petscan:8628019]]</code></ref> *Faites une recherche permettant de trouver l'expression « (film, 1910) » dans le titre d'une page<ref group="réponse">Il s'agit d'écrire la commande <code><nowiki>intitle:"(film, 1910)"</nowiki></code> dans la boîte de recherche, ce qui mène vers <code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=default&search=intitle%3A%22%28film%2C+1910%29%22&fulltext=Search fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=default&search=intitle%3A%22%28film%2C+1910%29%22&fulltext=Search]</code></ref>. *Trouvez le plus grand nombre de pages qui débute par un mot particulier qui n'est pas un article (le, la, un, des, etc.)<ref group="réponse">L'outil liste 13 pages d'environ 350 entrées chacune pour l'expression « Mal », alors qu'il en liste 2 pour « Bien ». Il liste 17 pages pour « Vil » et 8 pages pour « Commune ».</ref>. *Écrivez les liens suivants sous la forme d'une requête dans le moteur de recherche de Wikipédia.<ref group="réponse"> *<code>[[dbdump:enwiki]]</code> *<code>[[imdbname:0898288]]</code> *<code>[[imdbtitle:0816692]]</code> *<code>[[bibcode:1971A&A....15..337M]]</code> *<code>[[arxiv:1602.03837]]</code></ref> **L'accès au dernier ''dump'' de Wikipédia en anglais **L'accès à la page IMDb du réalisateur <code>[[w:Denis Villeneuve|Denis Villeneuve]]</code> (id=0898288) **L'accès à la page IMDb du film ''<code>[[w:Interstellar|Interstellaire]]</code>'' (id=0816692) **L'accès à la publication ''The production of the elements Li, Be, B by galactic cosmic rays in space and its relation with stellar observations.'' sur NASA ADS (id=1971A&A....15..337M) **L'accès à la publication de ''Observation of Gravitational Waves from a Binary Black Hole Merger'' sur arXiv.org (id=1602.03837) *''Exercices à effectuer lorsque vous êtes connectés à un compte utilisateur'' **Changer la langue de l'interface des projets suivants pour la mettre en français : <ref group="réponse">Il s'agit d'entrer l'URL du projet concerné et d'y ajouter la partie <code>/wiki/Special:Preferences</code> et de sélectionner « fr-français » dans l'onglet déroulant. Ainsi, par exemple, pour Wikipédia en perse, l'URL <code>[//fa.wikipedia.org/wiki/Special:Preferences fa.wikipedia.org/wiki/Special:Preferences]</code> vous redirigera vers la page <code>[//fa.wikipedia.org/wiki/ویژه:ترجیحات fa.wikipedia.org/wiki/ویژه:ترجیحات]</code>, dans laquelle vous pouvez repérer l'onglet déroulant positionné par défaut sur « فارس -fa ». Vous changez ce dernier par « fr-français » et vous utilisez le raccourci clavier <code>Maj-Alt-s</code>, qui vous permet de sauvegarder les préférences.</ref> ***Wikidata : <code>[//www.wikidata.org www.wikidata.org]</code> ***Wikipédia en anglais : <code>[//en.wikipedia.org en.wikipedia.org]</code> ***Wikipédia en allemand : <code>[//de.wikipedia.org de.wikipedia.org]</code> ***Wikipédia en russe : <code>[//ru.wikipedia.org ru.wikipedia.org]</code> ***Wikipédia en perse : <code>[//fa.wikipedia.org fa.wikipedia.org]</code> === Sources de l'information === [[Fichier:Young people in Hong Kong using smartphones whilst walking.png|vignette|upright=1.5|Colin-maillard (variante collective impliquant des <code>[[w:Smombie|smombies]]</code>).<br />L'attention de l'être humain moderne est considérablement sollicitée par une multitude de médias. Il doit impérativement développer son esprit critique pour s'orienter et naviguer dans cet océan de données.]] {{citation bloc|Chaque être humain vit les conséquences de ce qu'il ingère. Il existe ainsi des aliments sains et d'autres qui le sont moins. Lorsqu'elle a le choix de ses aliments, une personne peut apprendre à sélectionner ces derniers pour obtenir les effets physiques désirés ou limiter les effets physiques indésirables.<br />S'informer est une tâche semblable à l'alimentation. Il existe des sources d'informations de qualité ainsi que de la « <code>[[w:Malbouffe|malbouffe]]</code> intellectuelle ».}} Puisque Wikipédia est un wiki public auquel tout le monde peut contribuer et que le projet filtre les contributions ''a posteriori'' et non ''a priori'', il faut non seulement aborder son contenu avec un certain <code>[[w:esprit critique|esprit critique]]</code>, mais également être capable d'évaluer la crédibilité et la pertinence des sources sur lesquelles sont fondés les articles. Évaluer la crédibilité et la pertinence de différentes sources d'information n'est pas une affaire simple. Puisque les ouvrages auxquels il a accès à l'école sont sélectionnés par les différents intervenants en éducation (professeurs, bibliothécaires, techniciens, professionnels, etc.), l'étudiant est habitué à se fier entièrement au contenu de ces derniers et n'est pas enclin à tenter d'évaluer la pertinence de la source, ni à développer un certain esprit critique par rapport à cette dernière ou à la comparer à d'autres sources. Une bonne partie du parcours scolaire d'un étudiant consiste à recevoir du contenu jugé approprié par des autorités d'une ou de plusieurs <code>[[w:Discipline (spécialité)|disciplines]]</code> données reconnues par l'institution d'enseignement qu'il fréquente. Au fur et à mesure que l'étudiant reçoit et construit ainsi son savoir, il acquiert tranquillement les connaissances « canoniques » du domaine et évalue les nouveaux ouvrages auxquels il a accès à l'aune de ces dernières. Au bout de quelques années, il devient ainsi capable d'évaluer la crédibilité et la pertinence, par rapport à une ou des disciplines données, de nouveaux contenus qui lui seront présentés. L'objectif de cette section est de vous aider à développer certaines compétences quant à l'évaluation générale des sources d'information. Non seulement ces compétences vous sont indispensables pour évaluer adéquatement la qualité du contenu auquel vous avez accès sur Wikipédia, mais elles vous seront utiles tout au long de vos études<ref><code>[http://infolit.be/CoMLiS/ch01s01.html infolit.be/CoMLiS/ch01s01.html]</code></ref>. En effet, même si les ouvrages auxquels vous avez accès dans un cadre scolaire ont été sélectionnés par des autorités, ces derniers ne sont pas parfaits et possèdent aussi leurs limites. Plus votre capacité d'évaluer la qualité des sources d'information que vous utilisez sera développée, plus vous serez à même d'utiliser à bon escient ces dernières et plus vos travaux scolaires seront solides. ==== Repérer les vandalismes et canulars ==== Pour diverses raisons, certains internautes insèrent volontairement du contenu faux sur l'encyclopédie. Lorsqu'il s'agit d'une détérioration volontaire de contenu, on parle alors de « vandalisme » <small>(<code>[[w:Aide:Vandalisme|Aide:Vandalisme]]</code>)</small>. Lorsqu'il s'agit d'une création de toute pièce, on parle alors de « canular » <small>(<code>[[w:Wikipédia:Canular|WP:Canular]]</code>)</small>. Ces faussetés sont plus ou moins faciles à détecter. Nous vous présentons ici des outils qui peuvent vous aider à le faire :[[File:Versions non-relues.png|vignette|upright=1.6|Capture d'écran de modifications récentes du 2 septembre 2012. À ce moment, les modifications sur <code>[[w:Côte d'Ivoire aux Jeux olympiques d'été de 2012|Côte d'Ivoire aux Jeux olympiques d'été de 2012]]</code> et <code>[[w:Red-fish Neuchâtel|Red-fish Neuchâtel]]</code> n'avaient pas été relues.]] *'''Version non relue''' <small>(<code>[[w:Aide:Patrouille|Aide:Patrouille]]</code>)</small> : En visitant la page des modifications récentes, vous pouvez voir apparaître un point d'exclamation rouge (<abbr class="unpatrolled">!</abbr>) devant certaines modifications. Cela indique que ces modifications n'ont pas été « relues », c'est-à-dire qu'elles n'ont pas été vérifiées par un utilisateur ''autopatrolled''. Bien que ces derniers ne soient pas infaillibles, il y a plus de chance de tomber sur un article vandalisé si les dernières modifications de ce dernier n'ont pas été relues.<br />Cette indication apparaît également dans votre liste de suivi. *'''Pages les plus vandalisées''' <small>(<code>[[w:Wikipédia:Pages souvent vandalisées|WP:Pages souvent vandalisées]]</code>)</small> : Cette page liste, par thématique, des pages parmi les plus vandalisées de l'encyclopédie. Si vous visitez l'une de ces pages, vérifiez son historique afin de vous assurer que vous n'êtes pas en train de consulter une version vandalisée. Vous pouvez également visiter la sous-page <code>[[w:Wikipédia:Pages souvent vandalisées/révocations|WP:Pages souvent vandalisées/révocations]]</code>, qui liste les {{formatnum:1000}} articles sur lesquels le plus de révocations ont été effectuées<ref group="note">Une révocation est une annulation pure et simple d'une contribution ou d'une série consécutive de contributions (voir <code>[[w:Aide:Révocation|Aide:Révocation]]</code>). Ainsi, une page présentant un grand nombre de révocation indique qu'elle est régulièrement vandalisée (ou sujette à polémique).</ref><br />Certains projets ont également créé des pages dédiées à la surveillance d'articles pouvant être plus sujets que d'autres au vandalisme. Voir, par exemple, <code>[[w:Projet:Québec/Vigilance|Projet:Québec/Vigilance]]</code>.[[File:Salebot.png|right|110px]] *'''Révocations de Salebot''' : <code>[[w:User:Salebot|Utilisateur:Salebot]]</code> est un compte bot dédié à la lutte au vandalisme. Cumulant plus de un million de contributions, il intervient surtout pour annuler du vandalisme de type « pipi-caca » sur l'encyclopédie. Une visite des contributions de Salebot <small>([[w:Spécial:Contributions/Salebot|spécial:Contributions/Salebot]])</small> peut vous permettre de repérer des pages qui ont été récemment vandalisées et vous donner une idée des différents types de vandalisme primaires qui sont souvent rencontrés sur le site. *'''Liste de canulars''' <small>(<code>[[w:Wikipédia:Liste de canulars|WP:Liste de canulars]]</code>)</small> : Cette liste non-exhaustive de canulars effectués sur différentes versions linguistiques de Wikipédia présente un échantillon varié des types d'affirmations fausses ou mensongères qui peuvent être insérées sur un wiki public et du temps que ces dernières peuvent demeurer en ligne.[[File:Circle-icons-unicycle.svg|right|70px]] *'''Pastiches''' <small>(<code>[[w:Catégorie:Pastiches sur Wikipédia|Catégorie:Pastiches sur Wikipédia]]</code>)</small> : Cette catégorie recense un peu plus d'une centaine de canulars ayant été introduits plus ou moins longuement sur le site. Tout comme la page précédente, elle permet de voir quels types de canular peuvent être insérés sur le site (et vous faire sourire un peu). Même si plusieurs de ces derniers sont un peu « gros », l'expérience des ''<code>[[w:fake news|fake news]]</code>'' montre qu'un certain pourcentage d'internautes se fait systématiquement prendre au piège. Ces pages permettent, notamment, de développer et maintenir une certaine souplesse mentale qui gardera votre esprit critique en éveil. Malgré tous ces outils, il faut garder en tête que la seule manière 100 % sûre de savoir si le contenu d'un article est fiable est d'en vérifier les sources. ==== Identifier les sources ==== La première étape d'évaluation des sources d'un article est de recenser ces dernières. Bien que cela puisse sembler évident, il n'est pas toujours facile de relier les différents passages d'un article à des sources. Ainsi, bien qu'un effort soutenu soit fait pour sourcer l'encyclopédie depuis le milieu des années 2000, près d'un article sur deux ne possède pas d'appels de note dans le texte, c'est à dire des notes chiffrées sous forme d'exposant (<sup>1,2,3,...</sup>) associées à des passages du texte sur lesquelles on peut cliquer afin d'obtenir une référence<ref name="source"><code>[[w:Discussion Wikipédia:Sondage/Ajout automatisé d'infobox avec les données de Wikidata#Statistiques sur les pages n.27ayant aucun appel de note|Discussion Wikipédia:Sondage/Ajout automatisé d'infobox avec les données de Wikidata#Statistiques sur les pages n'ayant aucun appel de note]]</code>.</ref>. Cette absence d'appels de note peut s'expliquer par l'absence pure et simple de source ou par la non-association de ces dernières à des passages de l'article<ref group="note">Cette situation peut-être soulignée par l'apposition du bandeau <code>[[w:Modèle:Sources à lier|<nowiki>{{sources à lier}}</nowiki>]]</code> en tête d'article. Cependant, il est très rare que ce bandeau mène à la « liaison » des sources.</ref>. Dans un cas comme dans l'autre, cela rend très difficile l'évaluation de la qualité du contenu par le néophyte. *'''Sections Notes et références et Bibliographie''' <small>(<code>[[w:Aide:Note|Aide:Note]]</code>)</small> : lorsqu'une page de Wikipédia possède des appels de notes, ces derniers mènent aux sections « Notes et références » et « Bibliographie » situées en fin d'article. Ces sections sont probablement les plus importantes de l'article car elles permettent d'identifier les sources du contenu et de juger de sa crédibilité et de son niveau de qualité. De manière générale (mais pas systématiquement), plus le nombre de références sera élevé, plus l'article sera de qualité.<br />Lorsque vous cliquez sur les appels de notes, vous êtes directement dirigé sur la référence correspondante. Vous pouvez cliquer sur la flèche vers le haut (↑) située à gauche de la référence pour revenir à l'appel de note correspondant dans le texte. Si la référence est utilisée à plusieurs reprises, le même chiffre apparaîtra à plusieurs reprises dans le texte et la flèche de la section « Notes et références » prendra plutôt la forme d'une petite lettre en exposant (<sup>a,b,c,...</sup>) menant chacune à l'endroit où la note/référence a été citée.<br />Il arrive que l'URL d'une référence ne soit plus fonctionnel. Dans ce cas, lorsqu'il est suivi par un lien <small>{{bleu|[archive]}}</small>, vous pouvez cliquer sur ce dernier. Il vous mènera vers une version archivée de la référence telle qu'elle était au moment où elle a été insérée dans l'article<ref group="note">Cet archivage est fait par le site Wikiwix (<code>[//www.wikiwix.com/?lang=fr www.wikiwix.com/?lang=fr]</code>).</ref>. Enfin, lorsque plusieurs pages différentes d'une référence sont utilisées, celle-ci est parfois citée sous une forme raccourcie (AUTEUR, ANNÉE DE PUBLICATION, PAGE-S) avec un lien menant vers la référence complète de l'ouvrage donnée dans la section '''Bibliographie''' (voir la figure illustrant l'article nébuleuse protoplanétaire). La section bibliographie peut également recenser des ouvrages qui n'ont pas été utilisés lors de la rédaction de l'article, mais qui sont jugés pertinents pour ce dernier.<br />Une fois identifiées les notes et références de l'article, vous devez identifier la nature de ces dernières.[[File:Sections notes et référence et bibliographie de nébuleuse protoplanétaire.png|thumb|upright=3.5|Sections « Notes et références » et « Bibliographie » de l'article <code>[[w:Nébuleuse protoplanétaire|nébuleuse protoplanétaire]]</code>. La première section est divisée en 2 : La section « Notes », qui précise que « '''Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article de Wikipédia en anglais intitulé « Protoplanetary Nebulae »''', et la section « Références », qui recense tous les appels de note de l'article. Ici, l'appel de note <sup>a</sup> de la référence n°3 a été cliqué, ce qui a mis la référence sur fond bleu. On voit que cette référence a été citée 8 fois (<sup>a,b,c,d,e,f,g et h</sup>) dans le texte.<br />Le lien bleu de l'appel de note n°17, intitulé : « '''Séguin et Villeneuve 2002, p. 276''' », mène à l'ouvrage ''Astronomie et astrophysique'' de Marc Séguin et Benoît Villeneuve, recensé dans la section « Bibliographie ».]]<br /> *<div id="QQOQCCP">'''QQOQCCP'''<ref group="note">Ce paragraphe est en partie inspiré du document « Guide méthodologique » (<code>[http://www.cchic.ca/fichiers/guidemetho3a07.pdf www.cchic.ca/fichiers/guidemetho3a07.pdf])</code> de Louis Gaudreau, bibliothécaire au Cégep de Chicoutimi.</ref> : les premiers critères d'évaluation d'une source sont ceux qui sont habituellement utilisés pour identifier cette dernière à l'aide de la méthode <code>[[w:QQOQCCP|QQOQCCP]]</code> (« Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? »). Plus vous avez d'informations sur ces aspects de la référence, plus vous êtes à même de vous faire une idée de sa qualité. Sur Wikipédia, la citation minimale d'une source est généralement faite sous la forme « Prénom Nom. Titre de l'ouvrage, Périodique, Éditeur, Date et Page-s, URL ».</div> **'''Format et accessibilité du média''' : la référence peut être sous format écrit, illustré, vidéo ou audio et être accessible ou non en ligne, gratuitement ou non. La presque totalité des références de Wikipédia en français sont sous forme écrite. Les illustrations ainsi que les sources audio et vidéo sont généralement considérées, à tort ou à raison, de peu d'intérêt par les wikipédiens. Elles seront souvent classées comme des sources primaires (pour bien distinguer une source primaire, secondaire ou tertiaire, voir la section <code>[[#Évaluer les sources]]</code>).<br />La question de l'accessibilité des sources est également importante. Elle permet de respecter le principe de vérifiabilité <small>(<code>[[w:Wikipédia:Vérifiabilité|WP:V]]</code>)</small>. Ainsi, à qualité égale, on privilégiera la source électronique gratuite par rapport à la source électronique payante, et la source électronique payante par rapport à la source papier. **'''Titre, date, page-s, URL, ISBN, ISSN, DOI, etc.''' : ces données ne servent qu'à retrouver la source et ont un impact minime sur sa crédibilité. Le nombre de pages peut donner une idée sur la longueur de l'écrit, mais non sur sa qualité.<br />À la limite, la date de publication peut être pertinente si le sujet de la recherche a évolué fortement au cours du temps, amenant plus ou moins rapidement une certaine obsolescence des sources. Ajoutons que très peu de sujets scientifiques peuvent être traités adéquatement par des sources datant de plusieurs dizaines d'années. **'''Auteur et éditeur''' : l'auteur et l'éditeur sont des données fondamentales de la source. Ainsi, par exemple, une déclaration faite sur la <code>[[w:Physique|physique]]</code> n'aura pas le même poids si c'est Simon Villeneuve qui l'affirme que si c'est <code>[[w:Stephen Hawking|Stephen Hawking]]</code>. Les critères d'édition des textes publiés par un éditeur influencent grandement la perception de la pertinence et de la qualité de ces derniers. Plus vous réunirez d'informations sur l'auteur et l'éditeur d'une référence, plus vous serez à même d'évaluer sa qualité.<br />Certains éditeurs, surtout parmi les <code>[[w:médias de masse|médias de masse]]</code>, produisent du contenu sans que ce dernier soit signé par un auteur particulier. Moins une œuvre est transparente sur ses auteurs, plus il est difficile de se faire une idée de sa crédibilité.<br />Si une page web ne donne pas directement le nom de l'auteur, il est parfois possible de retrouver ce dernier en « remontant » l'URL vers une section plus générale, voire jusqu'à la page principale. Le nom des responsables d'un site web se trouve souvent grâce à un lien de type « À propos/Mentions légales » situé en bas de la page principale. Par exemple, en visitant l'entrée « nucléosynthèse » sur <code>[http://la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/nucleosynthese.php la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/nucleosynthese.php]</code>, nous n'avons aucune information sur l'auteur ou l'éditeur. Pour « remonter » l'URL, on retire <code>nucleosynthese.php</code> et on tombe sur <code>[http://la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/ la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/]</code>, qui précise le nombre d'entrées du dictionnaire, leur nature et la manière de l'utiliser. En remontant à nouveau l'URL, on enlève <code>definition</code> et on obtient <code>[http://la-conjugaison.nouvelobs.com/ la-conjugaison.nouvelobs.com/]</code>, qui ne donne pas vraiment plus d'informations. Cependant, en visitant le bas de la page, on voit le lien « Mentions légales », qui mène vers <code>[http://tempsreel.nouvelobs.com/mentions-legales.php tempsreel.nouvelobs.com/mentions-legales.php]</code>. On y donne les coordonnées de l'éditeur, de l'hébergeur, du représentant légal et directeur de la publication et du directeur de la rédaction. ***'''Éditeur et hébergeur''' : Pour évaluer la fiabilité des sources, il est important de savoir faire la distinction entre un éditeur et un hébergeur de contenus. En effet, contrairement à un éditeur, un hébergeur ne va pas nécessairement endosser le contenu qu'il héberge. Plusieurs internautes vont même sélectionner les hébergeurs de leur contenu en fonction de l'absence de contrôle éditorial par ces derniers.<br />Il est important de bien identifier si les contenus que l'on consulte sont diffusés par un éditeur ou un hébergeur car dans le cas d'un hébergeur web, le ou les internautes auteurs des contenus sont les seuls responsables de ce dernier<ref><code>[//www.nextinpact.com/archive/39842-wikipedia-lcen-wikimedia-responsabilie-heber.htm www.nextinpact.com/archive/39842-wikipedia-lcen-wikimedia-responsabilie-heber.htm]</code></ref>. On parle alors d'auto-édition. En conséquence, les contenus ''hébergés'' sont généralement beaucoup moins validés que les contenus ''édités''. Une fois identifiées les sources associées aux contenus de l'article et les artisans de celles-ci, vous pouvez tenter d'évaluer la qualité de ces dernières. ==== Évaluer les sources ==== {{citation bloc|Si c'est trop beau pour être vrai, c'est probablement trop beau pour être vrai.}} Il est très difficile pour le néophyte d'une discipline donnée d'évaluer la qualité d'une source. Sans formation spécifique ni expérience dans le domaine, le nouveau venu peut se trouver à la merci de fausses informations, surtout si celles-ci confirment certaines idées préalables auxquelles il est accroché<ref group="note">Cette tendance à vouloir rechercher de l'information qui confirme ses idées est appelée « picorage », ou <code>[[w:Cueillette de cerises|cueillette de cerises]]</code> (de l'anglais ''cherry picking''). Elle est particulièrement répandue en ligne car sur l'internet, vous trouverez toujours quelqu'un pour confirmer la validité d'un préjugé.</ref><ref><code>[http://chevrepensante.fr/2016/11/27/savez-vous-reellement-utiliser-google/ chevrepensante.fr/2016/11/27/savez-vous-reellement-utiliser-google/]</code></ref>. On pourrait écrire des ouvrages entiers sur l'évaluation des sources : ici, l'objectif est de donner des outils pour procéder à une évaluation de base. *'''Source primaire, secondaire et tertiaire''' <small>(<code>[[w:Wikipédia:Sources primaires, secondaires et tertiaires|WP:SPS]]</code>)</small> : l'évaluation de la qualité d'une source commence par l'identification de sa nature. Wikipédia en français distingue trois grands types de sources d'information : les sources primaires, secondaires et tertiaires : **'''Sources primaires''' : les sources primaires sont généralement de l'information brute non synthétisée. Elles demandent une certaine interprétation et une mise en contexte par le lecteur. En général, il est difficile pour le lecteur d'évaluer la qualité d'une source primaire, le texte étant destiné à des spécialistes du domaine et les auteurs étant la plupart du temps inconnus du grand public.<br />L'utilisation de sources primaires pour sourcer des articles de Wikipédia n'est pas facile. Le contributeur peut ainsi rapidement tomber dans la synthèse inédite, qui n'est pas acceptée sur le projet <small>(<code>[[w:Wikipédia:Travaux inédits|WP:TI]]</code>)</small>. Conséquemment, les sources primaires doivent être utilisées pour sourcer des faits, données et autres valeurs qui ne sont pas sujettes à interprétation. **'''Sources secondaires''' : les sources secondaires sont des synthèses de sources primaires sur un sujet donné. Elles permettent d'éviter les pièges du travail inédit des sources primaires et du plagiat des sources tertiaires. Pour plusieurs wikipédiens, les sources secondaires sont les seules sources qui devraient être utilisées comme bases pour écrire Wikipédia. **'''Sources tertiaires''' : les sources tertiaires présentent des synthèses de sources secondaires. C'est le cas des dictionnaires et encyclopédies, dont Wikipédia. En général, il est difficile d'utiliser des sources tertiaires sur Wikipédia sans tomber dans le plagiat <small>(<code>[[w:Aide:Copyvio|Aide:Copyvio]]</code>)</small>. *'''Réputation des auteurs''' : en l'absence d'une certaine expérience de la matière abordée, le lecteur jugera un écrit à l'aune de ses auteurs. Il peut cependant être parfois difficile de reconnaître l'expertise. Il existe des outils permettant d'évaluer le degré de reconnaissance d'un auteur ou d'une publication donnée. Nous vous en présentons quelques-uns ci-dessous :[[File:WP academics h-index.jpg|thumb|upright=1.5|Moyenne des indices h des sources des articles de quatre domaines de Wikipédia en anglais : biologie, informatique, physique et psychologie/psychiatrie (été 2013)<ref>{{en}} Anna Samoilenko, Taha Yasseri. ''The distorted mirror of Wikipedia: a quantitative analysis of Wikipedia coverage of academics'', 31 octobre 2013. <code>[//arxiv.org/abs/1310.8508 arxiv.org/abs/1310.8508]</code></ref>.]]<br /> **'''Réputation de l'auteur''' : la réputation d'un auteur dans un domaine donné est l'un des principaux critères d'évaluation de la qualité d'une source<ref group="note">Bien que l'on souligne parfois des cas d'abus d'autorité, dans le domaine scientifique, les fraudes ne peuvent pas demeurer en place éternellement. Les observations et résultats doivent être reproductibles et tout charlatan sera tôt ou tard démasqué.</ref>.<br />Il existe plusieurs barèmes permettant d'évaluer la réputation des auteurs dans une discipline donnée. L'<code>[[w:indice h|indice h]]</code> est le plus connu des barèmes d'évaluation d'auteurs. Fondé en 2005, il évalue l'impact sur une discipline donnée d'un auteur en fonction, notamment, du nombre de citations par ses pairs de ses publications. Ainsi, ''a priori'', plus un auteur est cité par ses pairs, plus les travaux de celui-ci sont considérés pertinents par ces derniers.<br />Des chercheurs de l'<code>[[w:Université de l'Indiana à Bloomington|université de l'Indiana à Bloomington]]</code> ont développé le ''<code>[http://scholarometer.indiana.edu/ scholarometer]</code>'', qui permet d'évaluer l'impact d'un auteur, notamment en donnant son indice h.[[File:Reputation of Universities.png|vignette|upright=1.5|Position géographique des 100 universités les plus réputées selon le ''<code>[[w:Times Higher Education World University Rankings|Times Higher Education World University Rankings]]</code>''<ref><code>[http://www.mastersportal.eu/rankings/1/world-university-rankings-times-higher-education.html www.mastersportal.eu/rankings/1/world-university-rankings-times-higher-education.html]</code></ref>.]] **'''Réputation de l'éditeur''' : l'ère numérique a mené à une quantité astronomique de publications de toutes sortes. Il existe plusieurs outils permettant d'évaluer la qualité de ces dernières.<br />Tout d'abord, est-ce que la source est un <code>[[w:Blog|blog]]</code>, un site personnel, publicitaire, commercial, d'entreprise, institutionnel, universitaire ? Une <code>[[w:revue|revue]]</code> sans comité de lecture, avec un comité éditorial et/ou <code>[[w:évaluation par les pairs|évaluée par les pairs]]</code> ? En général, la qualité des sources précédentes est évaluée en ordre croissant, du blog à la <code>[[w:revue scientifique|revue scientifique]]</code> évaluée par les pairs.<br />Il faut également évaluer quels sont les intérêts (financiers, commerciaux, idéologiques, etc.) des éditeurs, surtout lorsque le sujet est polémique ou controversé. Ainsi, par exemple, il serait pertinent de s'interroger sur le degré d'indépendance d'une étude traitant de l'impact sur la biodiversité de la coupe de bois en forêt publiée par un ou des chercheurs financés par l'industrie forestière, qui a tout intérêt à ne pas compliquer le maintien de ses activités.<br />Tout comme pour les auteurs, il existe des outils permettant d'évaluer l'influence des publications dans différents domaines. Le plus connu d'entre eux est le <code>[[w:facteur d'impact|facteur d'impact]]</code>. Avec le temps, des publications ont acquis une certaine réputation et sont devenues des références internationales dans divers domaines. Ainsi, par exemple, dans le domaine scientifique, les revues ''<code>[[w:Nature (revue)|Nature]]</code>'' et ''<code>[[w:Science (revue)|Science]]</code>'' sont considérées comme des incontournables. Google donne un classement des publications disponible à l'adresse <code>[//scholar.google.ca/citations?view_op=top_venues&hl=fr scholar.google.ca/citations?view_op=top_venues&hl=fr]</code>. Bien que non exhaustive et imparfaite, Wikipédia présente une <code>[[w:Liste de revues scientifiques|liste de revues scientifiques]]</code> divisée par disciplines qui peut constituer un bon point de départ pour le néophyte désirant en savoir plus sur une publication donnée. *'''Recoupement des sources''' : la convergence ou la divergence des sources sur un sujet donné peut aussi donner une bonne idée de la nature consensuelle ou non de l'information exposée. Ainsi, par exemple, lorsque les sources divergent, il arrive régulièrement qu'il ne soit pas possible de trancher. Dans ces cas, les informations divergentes sont exposées dans la page concernée, chacune avec sa source. Ainsi, par exemple, la <code>[[w:Catégorie:Article dont une information de l'infobox a plusieurs valeurs sourcées|catégorie:Article dont une information de l'infobox a plusieurs valeurs sourcées]]</code> recense de tels cas. Elle est cependant loin d'être exhaustive. Terminons cette section avec une petite bande dessinée qui en résume l'esprit. [[File:Sources-BD high-res.jpg|center|thumb|upright=3]] ==== Exercices ==== *Listez trois articles que vous pensez être parmi les plus vandalisés de l'encyclopédie. Quel est selon vous l'article le plus vandalisé de toute l'histoire du site, en nombre absolu de vandalismes et en % de vandalismes par rapport à l'ensemble de ses contributions ?<ref group="réponse">Vérifiez si vos réponses sont listées sur <code>[[w:Wikipédia:Pages souvent vandalisées/révocations|Wikipédia:Pages souvent vandalisées/révocations]]</code> et, si oui, le rang qu'elles occupent en nombre absolu et en %.</ref> *Trouvez les vandalismes dans les versions stables des articles suivants. Combien de temps ces vandalismes sont-ils demeurés en ligne ? **Vie extraterrestre : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/119963608|spécial:Lien permanent/119963608]]</code><ref group="réponse">Ajout du passage « Les martiens font des cacas roses. » à la fin du résumé introductif (<code>[[w:Spécial:Lien permanent/119963608|spécial:Lien permanent/119963608]]</code>). Ce vandalisme est demeuré 6 heures et 15 minutes en ligne (<code>[[w:Spécial:Diff/119966380|spécial:Diff/119966380]]</code>).</ref> **''Annus mirabilis'' : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/125412867|spécial:Lien permanent/125412867]]</code><ref group="réponse">Ajout de la section « 2017 : l'année de Maxime Tremblay » (<code>[[w:Spécial:Diff/125412867|spécial:Diff/125412867]]</code>). Ce vandalisme est demeuré 5 minutes en ligne (<code>[[w:Spécial:Diff/125412900|spécial:Diff/125412900]]</code>).</ref> **Pierre Falardeau : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/45193475|spécial:Lien permanent/45193475]]</code><ref group="réponse">Ajout du passage « pierre falardeau est enfin mort yay !!!<br />adieu gros crisse de cave inutile, ta servi a rien dans ta saleté de vie, tétais un looser pis personne va sennuyer de toi ! » dans la section « Controverse » (<code>[[w:Spécial:Diff/45193475|spécial:Diff/45193475]]</code>). Ce vandalisme est demeuré 12 minutes en ligne (<code>[[w:Spécial:Diff/45193785|spécial:Diff/45193785]]</code>).</ref> **Jean Tremblay : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/112825734|spécial:Lien permanent/112825734]]</code><ref group="réponse">Remplacement de « Jean Tremblay nait à Arvida en 1948 » par « Jean Tremblay nait à Arvida au moyen âge » dans la section « Jeunesse, formation et carrière professionnelle » (<code>[[w:Spécial:Diff/112825734|spécial:Diff/112825734]]</code>). Ce vandalisme est demeuré 6 minutes en ligne (<code>[[w:Spécial:Diff/112825748|spécial:Diff/112825748]]</code>.</ref> **Saguenay : <code>[[w:Spécial:Lien permanent/112687710|spécial:Lien permanent/112687710]]</code><ref group="réponse">Ajout du passage « Selon une nouvelle étude publiée par Statistiques Canada, le massacre des intellectuels par les Khmers Bleus, dirigés par le maire Tremblay, a éliminé 29% de la population de la ville. » dans la section « Démographie » (<code>[[w:Spécial:Diff/112687710|spécial:Diff/112687710]]</code>). Ce vandalisme est demeuré 7 heures et 20 minutes en ligne (<code>[[w:Spécial:Diff/112699813|spécial:Diff/112699813]]</code>).</ref> *Identifiez la principale source des articles suivants : **<code>[[w:Nébuleuse protoplanétaire|nébuleuse protoplanétaire]]</code><ref group="réponse">La principale source est « {{Ouvrage |langue=en |titre=Proto-planetary nebulae |auteur=Kwok, S|éditeur=Annual review of astronomy and astrophysics. Vol. 31 |année=1993 |page=63-92|lire en ligne=http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1993ARA%26A..31...63K/0000063.000.html}} ». On peut tirer cette conclusion en voyant le nombre de fois qu'elle est citée dans l'article ainsi qu'en remarquant qu'elle est la première à décrire le concept de nébuleuse protoplanétaire.</ref> **<code>[[w:Hubert Reeves|Hubert Reeves]]</code><ref group="réponse">La principale source est « {{Ouvrage |langue=fr |prénom1=Hubert |nom1=Reeves |titre=Je n'aurai pas le temps |lieu=Paris |éditeur=Éditions du Seuil |mois=avril |année=2008 |pages totales=348 |isbn=2-02-097494-0 |présentation en ligne=http://www.hubertreeves.info/livres/jenauraipas.html }} ». On peut tirer cette conclusion en voyant qu'elle constitue 14 des 31 notes de l'article.</ref> *Classez par ordre décroissant de priorité la nécessité de sourcer les affirmations suivantes : **Paris est la capitale de la France **Paris est la capitale de la France depuis DATE **Paris est la ville de l'amour *Trouvez une page de l'encyclopédie pointant vers le site suivant :<ref group="réponse">Visitez la page <code>[[w:Spécial:Recherche_de_lien|spécial:Recherche de lien]]</code> et entrez le nom du site demandé. Ainsi, par exemple, si vous entrez l'expression <code>radio-canada.ca</code>, vous obtenez l'url <code>[//fr.wikipedia.org/w/index.php?target=radio-canada.ca&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche_de_lien fr.wikipedia.org/w/index.php?target=radio-canada.ca&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche_de_lien]</code> vous menant vers des pages citant cette adresse.</ref> {{colonnes|nombre=3| #www.assnat.qc.ca #www.parl.gc.ca #radio-canada.ca #lemonde.fr #lapresse.ca #nytimes.com #nasa.gov #imdb.com #allocine.fr #facebook.com #google.com #yahoo.fr #simbad.u-strasbg.fr #universalis.fr #britannica.com }} *Tentez de trouver le site externe le plus cité sur Wikipédia en français.<ref group="réponse">Trouvez le rang de votre réponse sur la page <code>[[w:Wikipédia:Rapports/Liens externes les plus utilisés dans l'espace principal|Wikipédia:Rapports/Liens externes les plus utilisés dans l'espace principal]]</code>.</ref> *Pourquoi demande-t-on que l'affirmation suivante soit sourcées ? : <code>[[w:Spécial:Diff/123756119|spécial:Diff/123756119]]</code><ref group="réponse">Affirmer qu'une personne a été blâmée par le <code>[[w:Conseil de presse du Québec|Conseil de presse du Québec]]</code> est possiblement dommageable à la réputation de cette dernière. Cela doit être sourcé.</ref> *Quel est le problème avec l'annonce de cette mort récente : <code>[[w:Spécial:Diff/94455584|Spécial:Diff/94455584]]</code> ?<ref group="réponse">Comme expliqué dans le commentaire de <code>[[w:Spécial:Diff/94455745|spécial:Diff/94455745]]</code>, il y avait un doute sur la fiabilité de la source. L'annonce de la mort d'une personnalité est un événement marquant à fort impact médiatique. En conséquence, il ne doit y avoir aucun doute sur la source qui annonce un tel événement. Voir le paragraphe '''<code>[[Wikipédia en éducation/Contribuer à Wikipédia#mortrécente|mort récente]]</code>''' de la section <code>[[Wikipédia en éducation/Contribuer à Wikipédia#Sourcer ses contributions|#Sourcer ses contributions]]</code> de la partie <code>[[Wikipédia en éducation/Contribuer à Wikipédia|#Contribuer à Wikipédia]]</code> pour plus de détails.</ref> *Pourquoi l'affirmation <code>[[w:Spécial:Diff/115219544|Spécial:Diff/115219544]]</code> a-t-elle été déplacée ?<ref group="réponse">Le résumé introductif (RI) doit résumer les principaux aspects de la personnalité, ce qui fait en sorte, entre autres, qu'elle a un article sur Wikipédia. Cette personnalité a surtout été connue comme étant d'abord le fils de l'un des principaux chefs d'entreprise du Québec, puis l'un des principaux chefs d'entreprises du Québec lorsqu'il a pris la relève de son père, puis comme député et, enfin, chef du Parti québécois. Ici, mentionner le suicide de la mère de la personnalité dès les premières lignes du RI axe l'attention du lecteur sur cet événement qui n'est pas l'une des principales caractéristiques publiques de cette personnalité.</ref> *Pourquoi l'affirmation suivante est-elle supprimée ? : <code>[[w:Spécial:Diff/123615599|Spécial:Diff/123615599]]</code><ref group="réponse">Le qualificatif « misogyne » peut facilement être jugé diffamatoire. Il doit être mentionné par plusieurs sources sérieuses avant d'être utilisé dans l'article d'une personnalité, surtout si cette dernière est vivante. Ici, la source ne mentionne pas que la personnalité est considérée misogyne. Le contributeur tire cette conclusion en interprétant un texte de la personnalité. Il effectue donc un TI à partir d'une source primaire.</ref> ;Identification des artisans *Qui est l'auteur de l'entrée <code>[http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-primordiale/ www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-primordiale/]</code> ?<ref group="réponse">En bas de la page, on précise « © 2003-2016 Olivier Esslinger ».</ref> *Qui sont les artisans de <code>[http://starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/questions/question9.html starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/questions/question9.html]</code> ?<ref group="réponse">En bas de page, on donne accès aux données suivantes :<br />StarChild Authors: The StarChild Team<br />StarChild Graphics & Music: Acknowledgments<br />StarChild Project<br />Leader: Dr. Laura A. Whitlock<br />Curator: J.D. Myers<br />Responsible NASA Official: Phil Newman<br /><br />En suivant le lien « The StarChild Team », on tombe sur <code>[http://starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/team.html starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/team.html]</code>, qui précise qu'à la base, le site est l'initiative de deux enseignantes au primaire : Joyce Dejoie et Elizabeth "Libby" Truelove.</ref> *Qui est l'auteur de l'entrée <code>[//www.britannica.com/topic/asterism-astronomy www.britannica.com/topic/asterism-astronomy]</code> ?<ref group="réponse">Les auteurs de l'entrée se trouvent en cliquant sur l'onglet « ''Last Updated'' », qui mène à la page <code>[//www.britannica.com/topic/asterism-astronomy/article-history www.britannica.com/topic/asterism-astronomy/article-history]</code>. On y voit que le contributeur principal est Erik Greyerson.</ref> *Qui est l'auteur de l'entrée <code>[http://www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/actu/d/sciences-futura-sciences-savoir-invite-chez-vous-47229/ www.futura-sciences.com/magazines/sciences/infos/actu/d/sciences-futura-sciences-savoir-invite-chez-vous-47229/]</code> ?<ref group="réponse">Très difficile à trouver. Je n'ai rien vu sur le site même. Avec une recherche Google, on peut trouver <code>[http://www.a-brest.net/article1850.html www.a-brest.net/article1850.html]</code>, où l'on précise que le directeur de publication est Guillaume Josse, ingénieur de formation qui mènerait une équipe d'une trentaine de bénévoles.</ref>. *Qui sont les éditeurs de <code>[//biblio.wiki/wiki/Accueil biblio.wiki/wiki/Accueil]</code> ?<ref group="réponse">Les contributeurs sont identifiables à l'aide de l'onglet « ''history'' ». Cependant, les éditeurs ou la société qui maintient le site ne sont pas mentionnés sur la page « ''About Wikilivres'' » (<code>[http://wikilivres.ca/wiki/Wikilivres:Inclusion_policy/fr wikilivres.ca/wiki/Wikilivres:Inclusion_policy/fr]</code>).</ref> ;Évaluation de la qualité *Évaluez la qualité de l'''Internet Movie Database'' (<code>[[w:IMDb|IMDb.com]]</code>) ?<ref group="réponse">Construit par des anonymes, sans historique des contributions. Je dirais semblable à celle de Wikipédia, mais avec moins d'outils pour vérifier.</ref> *Trouvez l'intrus parmi les dix sources papier de l'illustration suivante<ref group="réponse">L'intrus est ''The Multi-Universe Cosmos'', publié par <code>[[w:Karel Velan|Karel Velan]]</code> qui n'est pas, contrairement aux auteurs des autres sources, un spécialiste d'astronomie, d'astrophysique ou d'astronautique.</ref> [[File:Livres d'astrophysique.JPG|thumb|upright=2.5|center]] *Identifiez la nature (primaire, secondaire ou tertiaire) des sources suivantes : **<code>[//www.britannica.com/technology/water-supply-system www.britannica.com/technology/water-supply-system]</code><ref group="réponse">tertiaire</ref> **<code>[//www.mastersportal.eu/rankings/1/world-university-rankings-times-higher-education.html www.mastersportal.eu/rankings/1/world-university-rankings-times-higher-education.html]</code><ref group="réponse">secondaire</ref> **<code>[//arxiv.org/abs/1310.8508 arxiv.org/abs/1310.8508]</code><ref group="réponse">primaire</ref> **<code>[//www.youtube.com/watch?v=Fe751kMBwms www.youtube.com/watch?v=Fe751kMBwms]</code><ref group="réponse">primaire</ref> **<code>[//www.youtube.com/watch?v=eKukrMQNr6k www.youtube.com/watch?v=eKukrMQNr6k]</code><ref group="réponse">Une entrevue est généralement considérée par la communauté comme étant une source primaire, bien que cela soit discutable.</ref> *Analysez la qualité et la pertinence des ressources suivantes pour décrire la notion d'<code>[[w:astérisme|astérisme]]</code> :<ref group="réponse"> *{{lien web|langue=fr|url=http://www.cidehom.com/apod.php?_date=100128|titre=En remontant la cascade de Kemble|site=http://www.cidehom.com|date=28 janvier 2010|auteur=Robert Nemiroff & Jerry Bonnell (traduction : Didier Jamet)|éditeur=''Astronomy Picture of the Day'' (traduction : Ciel des Hommes)|consulté le=30 août 2014)}} **Traduction en français de l'image astronomique du jour. Courte définition du sujet avec quelques exemples. Auteurs et ''<code>[[w:Astronomy Picture of the Day|Astronomy Picture of the Day]]</code>'' est réputés. L'une des références de <code>[http://dpelletier.profweb.ca/AstronomieCompl/APOD/ThemeApod/Constellation_2.html#a28jan2010 dpelletier.profweb.ca/AstronomieCompl/APOD/ThemeApod/Constellation_2.html#a28jan2010]</code> mène sur cet article. *{{ouvrage|lang=en|url=http://books.google.ca/books?id=AgkCl1L1G2cC&pg=PA43|présentation en ligne=http://books.google.ca/books?id=AgkCl1L1G2cC|titre=Star Clusters and How to Observe Them|auteur=Mark Allison|éditeur=Springer Science & Business Media|année=2006|mois=avril|jour=4|pages totales=224 pages|passage=43}} **Référence abordant en détail le sujet. Auteur = astronome amateur d'Angleterre. <code>[[w:Springer Science+Business Media|Springer Science+Business Media]]</code> est un éditeur réputé. *{{ouvrage|lang=en|lire en ligne=http://www.britannica.com/EBchecked/topic/39722/asterism|titre=Asterism|éditeur=Encyclopedia Britannica|site=http://www.britannica.com|auteur=The Editors of Encyclopædia Britannica|consulté le=30 août 2014|date=date inconnue}} **Brève description du sujet (en version gratuite). Ouvrage de référence réputé avec des auteurs généralement spécialistes du domaine. *{{lien web|langue=en|url=http://www.brighthub.com/science/space/articles/83446.aspx|titre=How Do Asterisms Differ From Constellations?|site=http://www.brighthub.com|éditeur={{lien|Bright Hub}}|auteur=Donna Cosmato, RC Davison (éditeur)|date=6 juillet 2011 (dernière mise-à-jour)|consulté le=2 septembre 2014}} **Bonne référence traitant de ce qu'est un astérisme, de la différence entre ce dernier et une constellation, et présentant une liste d'astérismes. L'auteur semble avoir un drôle de parcours (<code>[http://www.brighthub.com/members/dcosmato.aspx www.brighthub.com/members/dcosmato.aspx]</code>. L'éditeur, ''Bright Hub'', m'est inconnu. *{{lien web|langue=en|url=http://www.universetoday.com/46827/asterisms/|titre=Asterism|auteur=Jean Tate|date=4 décembre 2009|site=http://www.universetoday.com}} **Bonne vulgarisation du sujet. ''Universe Today'' est un éditeur reconnu dans le domaine. L'auteur m'est inconnu. *{{lien web|langue=en|url=http://www.deep-sky.co.uk/asterisms.htm|titre=Asterisms|auteur=David Ratledge|site=http://www.deep-sky.co.uk|consulté le=30 août 2014}} **Aborde bien le sujet et établit une liste des astérismes invisibles à l’œil nu. Auteur et éditeur qui me sont inconnus. *{{article|lang=en|auteur=R. B. Orellana et M. S. de Biasi|titre=Asterisms identification using astrometric data|périodique=Revista Mexicana de Astronomía y Astrofísica, Redalyc|éditeur=Instituto de Astronomía, México|volume=34|année=2008|pages=111-114|url texte=http://www.redalyc.org/articulo.oa?id=57116170026|consulté le=30 août 2014}} **Bel article détaillé tentant de déterminer la nature exacte (astérisme et/ou <code>[[w:amas ouvert|amas ouvert]]</code>) de trois formations : <code>[[w:Collinder 399|Collinder 399]]</code>, <code>[[w:Upgren 1|Upgren 1]]</code> et <code>[[w:Melotte 227|Melotte 227]]</code>. L'abord du sujet général des astérismes est cependant à peu près inexistant.<br>Les chercheurs me sont inconnus, mais ils proviennent d'institutions d'astronomie et d'astrophysique d'Argentine. L'éditeur, ''Revista Mexicana de Astronomía y Astrofísica, Redalyc'', m'est également inconnu. *{{lien web|langue=en|url=http://epod.usra.edu/blog/2013/05/3-asterism.html|titre=3 Asterism|date=31 mai 2013|auteur=Greg Parker et Jim Foster|site=http://epod.usra.edu|éditeur=Earth Science Picture of the Day|consulté le=30 août 2014}} **Astérisme particulier de la constellation du Lion, sans nom et invisible à l’œil nu. N'aborde pas le sujet des astérismes. Auteur = professeur (en quoi ?) retraité de l'université de Southampton. *{{article|langue=fr|url texte=http://clea-astro.eu/vieclea/nouvelles-productions/cc/cc145/CLEA_CahiersClairaut_145_14.pdf|périodique=Cahiers Clairaut|numéro=145|date=printemps 2014|pages=33-37|titre=Les constellations chinoises|auteur=Roland Trotignon|éditeur=Société Astronomique Populaire de Toulouse|site=http://clea-astro.eu|consulté le=30 août 2014}} **Très bonne référence pour les astérismes chinois, mais aborde peu ou pas les astérismes en général. Auteur identifié et reconnu, tout comme l'éditeur. *{{article|lang=en|titre=Astrometry.net: Blind Astrometric Calibration of Arbitrary Astronomical Images|auteur=Dustin Lang, David W. Hogg, Keir Mierle, Michael Blanton et Sam Roweis|éditeur=The American Astronomical Society|url texte=http://iopscience.iop.org/1538-3881/139/5/1782/pdf/aj_139_5_1782.pdf|périodique=The Astronomical Journal|volume=139|numéro=5|pages=1782-1800|année=2010|mois=mai|doi=10.1088/0004-6256/139/5/1782|consulté le=2 septembre 2014}} **Bien qu'étant un article de spécialistes des universités de Toronto, New York, Princeton, du Max Planck Institute et de Google publié par un éditeur reconnu dans le domaine (<code>[[w:The Astronomical Journal|The Astronomical Journal]]</code>), l'article décrit un modèle qui permettrait de reconnaître et de positionner des images astronomiques dans le ciel à l'aide d'algorithmes de détection des formes, dont les astérismes. L'article n'aborde donc pas le sujet des astérismes. *{{lien web|langue=fr|auteur=<code>[[w:Serge Jodra|Serge Jodra]]</code>|url=http://www.cosmovisions.com/asterisme.htm|titre=Astérisme|site=http://www.cosmovisions.com|éditeur=''<code>[[w:Imago Mundi|Imago Mundi]]</code>''|année=2004|consulté le=31 août 2014}} **Définition du sujet bonne pour un dictionnaire (voir par exemple <code>[[:wikt:astérisme#astronomie]]</code>), mais un peu limitée pour qui veut en savoir plus sur les astérismes. Auteur connu et publié dans plusieurs magazines de vulgarisation scientifique qui a fondé l'encyclopédie gratuite Imago Mundi (donc, ici, auteur=éditeur). *{{lien web|langue=fr|url=http://www.asc-csa.gc.ca/fra/educateurs/ressources/astronomie/glossaire.asp|titre=Glossaire d'astronomie|site=http://www.asc-csa.qc.ca|éditeur=Agence spatiale canadienne|date=17 août 2004 (dernière modification)|consulté le=2 septembre 2014}} **Définition du sujet bonne pour un dictionnaire (voir par exemple <code>[[:wikt:astérisme#astronomie]]</code>), mais un peu limitée pour qui veut en savoir plus sur les astérismes. Auteur(s) inconnu(s). Publié par l'<code>[[w:Agence spatiale canadienne|Agence spatiale canadienne]]</code>, dont l'autorité n'est plus à faire. *John Bruss. ''Constellations & Asterisms'' sur YouTube (<code>[//www.youtube.com/watch?v=iFXzHhIZEy0 www.youtube.com/watch?v=iFXzHhIZEy0]</code>), 24 mai 2012. **Bonne vulgarisation du sujet, mais celui-ci n'occupe qu'une petite partie de la vidéo. L'auteur et éditeur est un enseignant en science au secondaire. *{{lien web|langue=en|url=http://starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/questions/question9.html|titre=StarChild Question of the Month for May 1999|date=mai 1999|site=http://starchild.gsfc.nasa.gov|éditeur=NASA|auteur=The StarChild Team|consulté le=31 août 2014}} **Plutôt axé sur les constellations, cette référence aborde un peu les astérismes. L'éditeur est une référence dans le domaine. *{{lien web|langue=fr|url=http://blogues.leplacoteux.com/eddy/2010/06/15/le-ciel-dete-et-les-asterismes/|titre=Le ciel d’été et les astérismes|date=15 juin 2010|site=http://blogues.leplacoteux.com|auteur=Eddy Szczerbinski|consulté le=31 août 2014}} **Blogue d'un astronome amateur décrivant deux astérismes particuliers et n'abordant pas le sujet général. Bonne référence pour les deux astérismes concernés, mais non pour le sujet général des astérismes. *{{lien web|langue=fr|url=http://www.cidehom.com/apod.php?_date=130421|titre=La Casserole|éditeur=Astronomy Picture of the Day (traduction : Ciel des Hommes)|auteur=Robert Nemiroff & Jerry Bonnell (traducteur : Didier Jamet)|site=http://www.cidehom.com|date=21 avril 2013|consulté le=1 septembre 2014}} **Bonne référence sur l'astérisme de la <code>[[w:Grande Casserole|Grande Casserole]]</code>, mais non pour le sujet général des astérismes. Auteurs et éditeur reconnus dans le domaine. *{{lien web|langue=en|url=http://www.space.com/3909-spring-triangle.html|site=http://www.space.com|titre=The Spring Triangle|auteur=Joe Rao|éditeur=SPACE.com|date=8 juin 2007|consulté le=1 septembre 2014}} **Bonne référence sur l'astérisme du <code>[[w:Triangle du printemps|Triangle du printemps]]</code>, mais non pour le sujet général des astérismes. Auteur et éditeur (<code>[[w:Space.com|Space.com]]</code>) reconnus dans le domaine. *{{lien web|langue=en|url=http://www.post-gazette.com/life/bookclub/2014/08/04/Stargazing-4/stories/201408040021|titre= Stargazing: The summer triangle and 'supermoon'|date=4 août 2014|auteur=Dan Malerbo|éditeur=<code>[[w:Pittsburgh Post-Gazette|Pittsburgh Post-Gazette]]</code>|site=http://www.post-gazette.com|consulté le=2 septembre 2014}} **Article d'actualité parlant d'<code>[[w:éphéméride|éphémérides]]</code> de août 2014. On y aborde un peu le <code>[[w:Triangle d'été|Triangle d'été]]</code>, mais non le sujet général des astérismes. L'auteur semble lié à une sorte de musée scientifique (''<code>[[:w:en:Buhl Planetarium and Institute of Popular Science Building]]</code>'') de Pittsburgh. *{{lien web|langue=fr|auteur=Patrice (quasar95)|titre=CARTES ET CONSTELLATIONS ANCIENNES OU DISPARUES|éditeur=AstroSurf|date=février 2011|url=http://www.astrosurf.com/quasar95/exposes/constellations_anciennes_disparues.pdf|site=http://www.astrosurf.com|consulté le=2 septembre 2014}} **Présentation de type « powerpoint » sur les <code>[[w:constellation ancienne|constellations anciennes]]</code> abordant une définition des astérismes sur une des 64 pages du document. Auteur inconnu. Éditeur = blog = n'importe qui peut y mettre à peu près ce qu'il veut. *{{ouvrage|lang=en|lire en ligne=http://books.google.ca/books?id=9L61FkqCuP0C&pg=PA284&lpg=PA284&dq=ast%C3%A9risme&source=bl&ots=uGqjvo9zF8&sig=OHnpDPKO2-FA7NsoQz8i5jAvAUI&hl=fr&sa=X&ei=FWL_U9aSKqXM8AHJ-IEI&ved=0CD4Q6AEwBTgy#v=onepage&q=ast%C3%A9risme&f=false|présentation en ligne=http://books.google.ca/books?id=9L61FkqCuP0C|titre=Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne, appliquées aux monumens astronomiques trouvés en Égypte|auteur=<code>[[w:Jean Baptiste Biot|Jean Baptiste Biot]]</code>|année=1823|pages totales=318|éditeur=<code>[[w:Famille Didot|Famille Didot]]</code>|consulté le=31 août 2014}} **On souligne l'existence de quelques astérismes, mais sans aborder le sujet. Auteur et éditeurs reconnus à leur époque. *{{ouvrage|lang=en|présentation en ligne=http://www.britannica.com/EBchecked/topic/134125/constellation|titre=Constellation|éditeur=Encyclopaedia Britannica|auteur=The Editors of Encyclopædia Britannica|date=13 janvier 2014 (dernière mise-à-jour)|consulté le=31 août 2014}} **Une constellation n'est pas un astérisme. *<code>[[w:Astérisme|Astérisme]]</code> et ''<code>[[:en:Asterism]]</code>'' **<code>[[w:Utilisateur:Simon_Villeneuve/Atelier_en_éducation#Un wiki public ne peut pas servir de référence]]</code> *{{ouvrage|lang=fr|présentation en ligne=http://www.universalis.fr/encyclopedie/couleur-des-mineraux/|titre=COULEUR DES MINÉRAUX|éditeur=Encyclopaedia Universalis|auteur=André JULG<!--|consulté le=1 septembre 2014-->|date=(date inconnue)|consulté le=31 août 2014}} **Référence liée à la définition minéralogique/optique (<code>[[:wikt:astérisme#optique]]</code>) d'« astérisme », alors que nous axons ici plutôt sur la définition astronomique. Voir <code>[[w:astérisme (homonymie)|astérisme (homonymie)]]</code>.</ref> **{{lien web|langue=fr|url=http://www.cidehom.com/apod.php?_date=100128|titre=En remontant la cascade de Kemble|site=http://www.cidehom.com|date=28 janvier 2010|auteur=Robert Nemiroff & Jerry Bonnell (traduction : Didier Jamet)|éditeur=''Astronomy Picture of the Day'' (traduction : Ciel des Hommes)|consulté le=30 août 2014)}} **{{ouvrage|lang=en|url=http://books.google.ca/books?id=AgkCl1L1G2cC&pg=PA43|présentation en ligne=http://books.google.ca/books?id=AgkCl1L1G2cC|titre=Star Clusters and How to Observe Them|auteur=Mark Allison|éditeur=Springer Science & Business Media|année=2006|mois=avril|jour=4|pages totales=224 pages|passage=43}} **{{ouvrage|lang=en|lire en ligne=http://www.britannica.com/EBchecked/topic/39722/asterism|titre=Asterism|éditeur=Encyclopedia Britannica|site=http://www.britannica.com|auteur=The Editors of Encyclopædia Britannica|consulté le=30 août 2014|date=date inconnue}} **{{lien web|langue=en|url=http://www.brighthub.com/science/space/articles/83446.aspx|titre=How Do Asterisms Differ From Constellations?|site=http://www.brighthub.com|éditeur={{lien|Bright Hub}}|auteur=Donna Cosmato, RC Davison (éditeur)|date=6 juillet 2011 (dernière mise-à-jour)|consulté le=2 septembre 2014}} **{{lien web|langue=en|url=http://www.universetoday.com/46827/asterisms/|titre=Asterism|auteur=Jean Tate|date=4 décembre 2009|site=http://www.universetoday.com}} **{{lien web|langue=en|url=http://www.deep-sky.co.uk/asterisms.htm|titre=Asterisms|auteur=David Ratledge|site=http://www.deep-sky.co.uk|consulté le=30 août 2014}} **{{article|lang=en|auteur=R. B. Orellana et M. S. de Biasi|titre=Asterisms identification using astrometric data|périodique=Revista Mexicana de Astronomía y Astrofísica, Redalyc|éditeur=Instituto de Astronomía, México|volume=34|année=2008|pages=111-114|url texte=http://www.redalyc.org/articulo.oa?id=57116170026|consulté le=30 août 2014}} **{{lien web|langue=en|url=http://epod.usra.edu/blog/2013/05/3-asterism.html|titre=3 Asterism|date=31 mai 2013|auteur=Greg Parker et Jim Foster|site=http://epod.usra.edu|éditeur=Earth Science Picture of the Day|consulté le=30 août 2014}} **{{article|langue=fr|url texte=http://clea-astro.eu/vieclea/nouvelles-productions/cc/cc145/CLEA_CahiersClairaut_145_14.pdf|périodique=Cahiers Clairaut|numéro=145|date=printemps 2014|pages=33-37|titre=Les constellations chinoises|auteur=Roland Trotignon|éditeur=Société Astronomique Populaire de Toulouse|site=http://clea-astro.eu|consulté le=30 août 2014}} **{{article|lang=en|titre=Astrometry.net: Blind Astrometric Calibration of Arbitrary Astronomical Images|auteur=Dustin Lang, David W. Hogg, Keir Mierle, Michael Blanton et Sam Roweis|éditeur=The American Astronomical Society|url texte=http://iopscience.iop.org/1538-3881/139/5/1782/pdf/aj_139_5_1782.pdf|périodique=The Astronomical Journal|volume=139|numéro=5|pages=1782-1800|année=2010|mois=mai|doi=10.1088/0004-6256/139/5/1782|consulté le=2 septembre 2014}} **{{lien web|langue=fr|auteur=<code>[[w:Serge Jodra|Serge Jodra]]</code>|url=http://www.cosmovisions.com/asterisme.htm|titre=Astérisme|site=http://www.cosmovisions.com|éditeur=''<code>[[w:Imago Mundi|Imago Mundi]]</code>''|année=2004|consulté le=31 août 2014}} **{{lien web|langue=fr|url=http://www.asc-csa.gc.ca/fra/educateurs/ressources/astronomie/glossaire.asp|titre=Glossaire d'astronomie|site=http://www.asc-csa.qc.ca|éditeur=Agence spatiale canadienne|date=17 août 2004 (dernière modification)|consulté le=2 septembre 2014}} **John Bruss. ''Constellations & Asterisms'' sur YouTube (<code>[//www.youtube.com/watch?v=iFXzHhIZEy0 www.youtube.com/watch?v=iFXzHhIZEy0]</code>), 24 mai 2012. **{{lien web|langue=en|url=http://starchild.gsfc.nasa.gov/docs/StarChild/questions/question9.html|titre=StarChild Question of the Month for May 1999|date=mai 1999|site=http://starchild.gsfc.nasa.gov|éditeur=NASA|auteur=The StarChild Team|consulté le=31 août 2014}} **{{lien web|langue=fr|url=http://blogues.leplacoteux.com/eddy/2010/06/15/le-ciel-dete-et-les-asterismes/|titre=Le ciel d’été et les astérismes|date=15 juin 2010|site=http://blogues.leplacoteux.com|auteur=Eddy Szczerbinski|consulté le=31 août 2014}} **{{lien web|langue=fr|url=http://www.cidehom.com/apod.php?_date=130421|titre=La Casserole|éditeur=Astronomy Picture of the Day (traduction : Ciel des Hommes)|auteur=Robert Nemiroff & Jerry Bonnell (traducteur : Didier Jamet)|site=http://www.cidehom.com|date=21 avril 2013|consulté le=1 septembre 2014}} **{{lien web|langue=en|url=http://www.space.com/3909-spring-triangle.html|site=http://www.space.com|titre=The Spring Triangle|auteur=Joe Rao|éditeur=SPACE.com|date=8 juin 2007|consulté le=1 septembre 2014}} **{{lien web|langue=en|url=http://www.post-gazette.com/life/bookclub/2014/08/04/Stargazing-4/stories/201408040021|titre= Stargazing: The summer triangle and 'supermoon'|date=4 août 2014|auteur=Dan Malerbo|éditeur=<code>[[w:Pittsburgh Post-Gazette|Pittsburgh Post-Gazette]]</code>|site=http://www.post-gazette.com|consulté le=2 septembre 2014}} **{{lien web|langue=fr|auteur=Patrice (quasar95)|titre=CARTES ET CONSTELLATIONS ANCIENNES OU DISPARUES|éditeur=AstroSurf|date=février 2011|url=http://www.astrosurf.com/quasar95/exposes/constellations_anciennes_disparues.pdf|site=http://www.astrosurf.com|consulté le=2 septembre 2014}} **{{ouvrage|lang=en|lire en ligne=http://books.google.ca/books?id=9L61FkqCuP0C&pg=PA284&lpg=PA284&dq=ast%C3%A9risme&source=bl&ots=uGqjvo9zF8&sig=OHnpDPKO2-FA7NsoQz8i5jAvAUI&hl=fr&sa=X&ei=FWL_U9aSKqXM8AHJ-IEI&ved=0CD4Q6AEwBTgy#v=onepage&q=ast%C3%A9risme&f=false|présentation en ligne=http://books.google.ca/books?id=9L61FkqCuP0C|titre=Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne, appliquées aux monumens astronomiques trouvés en Égypte|auteur=<code>[[w:Jean Baptiste Biot|Jean Baptiste Biot]]</code>|année=1823|pages totales=318|éditeur=<code>[[w:Famille Didot|Famille Didot]]</code>|consulté le=31 août 2014}} **{{ouvrage|lang=en|présentation en ligne=http://www.britannica.com/EBchecked/topic/134125/constellation|titre=Constellation|éditeur=Encyclopaedia Britannica|auteur=The Editors of Encyclopædia Britannica|date=13 janvier 2014 (dernière mise-à-jour)|consulté le=31 août 2014}} **<code>[[w:Astérisme|Astérisme]]</code> et ''<code>[[:en:Asterism]]</code>'' **{{ouvrage|lang=fr|présentation en ligne=http://www.universalis.fr/encyclopedie/couleur-des-mineraux/|titre=COULEUR DES MINÉRAUX|éditeur=Encyclopaedia Universalis|auteur=André JULG<!--|consulté le=1 septembre 2014-->|date=(date inconnue)|consulté le=31 août 2014}} *Analysez la pertinence des sites suivants pour décrire la notion de <code>[[w:Nucléosynthèse|nucléosynthèse]]</code><ref group="réponse"> *{{lien web|url=http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-primordiale/|site=http://www.astronomes.com|titre=La nucléosynthèse primordiale|auteur=Olivier Esslinger|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} ou {{lien web|url=http://www.astronomes.com/la-fin-des-étoiles-massives/nucleosynthese/|site=http://www.astronomes.com|titre=La nucléosynthèse primordiale|auteur=Olivier Esslinger|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} **Olivier Esslinger se présente (<code>[http://www.astronomes.com/olivier-esslinger/ www.astronomes.com/olivier-esslinger/]</code>) comme un docteur en astrophysique (1997) (<code>[http://librarysearch.cf.ac.uk/primo_library/libweb/action/display.do?tabs=detailsTab&ct=display&fn=search&doc=CARDIFF_LMS477548&indx=1&recIds=CARDIFF_LMS477548&recIdxs=0&elementId=0&renderMode=poppedOut&displayMode=full&frbrVersion=&dscnt=0&frbg=&scp.scps=scope%3A%28CARDIFF_LMS%29%2Cscope%3A%28CARDIFF_DTL%29%2Cscope%3A%28DAWSON_PDA%29%2Cscope%3A%28CARDIFF_EBA%29%2Cscope%3A%28CARDIFF_DTL_DC%29&tab=librarycollections&dstmp=1441911900970&srt=rank&mode=Basic&&dum=true&tb=t&vl%28freeText0%29=Olivier%20Esslinger&vid=CARDIFF_V1&gathStatIcon=true confirmation]</code>). Cependant, il ne travaille plus dans le domaine.<br />Les entrées consacrées à la nucléosynthèse sont une sous-section de la section « Le Big Bang » et de la section « fin des étoiles massives » du site. Les sources ne sont pas liées à l'article et sont difficilement accessibles sur le site.<br />Autoédition. *{{lien web|titre=La nucléosynthèse stellaire|url=http://www.cosmovisions.com/nusy.htm|auteur=[[w:Serge Jodra|Serge Jodra]]|année=2004|site=http://www.cosmovisions.com|éditeur=encyclopédie Imago mundi|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est un journaliste et vulgarisateur scientifique.<br/>L'entrée site ses sources directement à la fin du texte.<br />Autoédition *{{lien web|langue=en|url=http://abyss.uoregon.edu/~js/ast123/lectures/lec21.html|éditeur=[[w:Université de l'Oregon|Université de l'Oregon]]|auteur=James Schombert|site=http://abyss.uoregon.edu/~js/ast123|titre=Astronomy 123: Galaxies and the Expanding Universe - Nucleosynthesis (lecture 21)|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} **L'auteur est un professeur en astrophysique à l'[[w:Université de l'Oregon|Université de l'Oregon]] qui a déjà travaillé pour la NASA ainsi que pour une demi-douzaine d'universités américaines (http://abyss.uoregon.edu/~js/vitae.html).<br />L'entrée semble être tirée de son cours ''[http://abyss.uoregon.edu/~js/ast123/syllabus.html Astronomy 123 Cosmology]'', qui demande [http://abyss.uoregon.edu/~js/ast121/success.html une certaine maîtrise des mathématiques] (c'est rare que je lis une phrase du genre ''{{citation|Please read the requirements for this course and if you feel you do not have the appropriate skills, please do *not* take this class.}}'').<br />La page est hébergée par l'Université de l'Oregon, donc cette dernière est l'éditeur du texte. *{{lien web|url=url sur liste noire|auteur=Dylan|titre=La nucléosynthèse|éditeur=''[[w:Skyrock|Skyrock]]''|consulté le=10 septembre 2015|date=17 juillet 2006 (dernière modification : 18 mai 2008)}} **L'auteur se présente comme un « gars de 20 ans célibataire », Dylan, probablement suisse, qui aimerait être photographe et qui écrit des articles dans des magazines d'astronomie et de photo nature.Nous n'avons pas de description de ses compétences.<br />L'entrée est un billet de blogue publié en 2006 et retouché près de 2 ans plus tard.<br />Puisque le texte est hébergé par un hébergeur de blogues gratuit, on parle ici d'autoédition. *{{lien web|url=http://www.cea.fr/jeunes/themes/physique-chimie/principe-de-la-nucleosynthese|titre=Principe de la nucléosynthèse|date= mars 2006|auteur=Xavier Clément (directeur de la publication)|éditeur=[[w:Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives|Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives]]|site=http://www.cea.fr|consulté le=10 septembre 2015}} **Le ou les auteurs sont inconnus. Le directeur de la publication ([http://www.lesechos.fr/07/10/2005/LesEchos/19515-058-ECH_xavier-clement.htm www.lesechos.fr/07/10/2005/LesEchos/19515-058-ECH_xavier-clement.htm]) est diplômé de l'[[w:ENSCP|ENSCP]]<br />Les références de l'entrée ne sont pas accessibles. On pourrait lui préférer [http://www.cea.fr/jeunes/themes/physique-chimie/l-astrophysique-nucleaire/principe-de-la-nucleosynthese www.cea.fr/jeunes/themes/physique-chimie/l-astrophysique-nucleaire/principe-de-la-nucleosynthese]<br />L'éditeur est un organisme de recherche français reconnu. *{{lien web|url=http://la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/nucleosynthese.php|titre=Définition nucléosynthèse|auteur=Auteur inconnu|éditeur=''[[w:L'Obs|L'Obs]]''|site=http://la-conjugaison.nouvelobs.com|date=date inconnue|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est inconnu ([http://la-conjugaison.nouvelobs.com/ la-conjugaison.nouvelobs.com/]) (je ne trouve pas sur le site une section le ou les présentant)<br />L'entrée présente une définition de nucléosynthèse. Pas de référence<br />L'éditeur est une filiale du ''Nouvel Observateur'', un hebdomadaire français. *death75v. « Nucléosynthèse stellaire », durée : 6:02, date inconnue ([https://www.youtube.com/watch?v=bd5kJdDCQ1U www.youtube.com/watch?v=bd5kJdDCQ1U]) **Auteur inconnu, inscrit sur Youtube depuis le 19 août 2006 ([//www.youtube.com/user/death75v/about www.youtube.com/user/death75v/about])<br />L'entrée est un genre d'extrait de dialogue ayant pour thème la nucléosynthèse, avec des commentaires mais sans mention des références (malgré qu'on l'entend les feuilleter).<br />Puisque la vidéo est hébergée sur YouTube, on parle d'autoédition. *{{article|lang=en|éditeur=''[[w:Particle Data Group|Particle Data Group]]''|titre=Review of particle physics|url texte=http://pdg.lbl.gov/2014/download/rpp2014-Chin.Phys.C.38.090001.pdf|périodique=Chinese Physics C|volume=38|numéro=9|date=2014|doi=10.1088/1674-1137/38/9/090001|année=2014|pages=1-1676|auteur=K. A. Olive ''et al.''}}, page 1380. **Vaste article/méta analyse de la [[w:Physique des particules|physique des particules]]. [http://pdg.lbl.gov/2014/html/authors_2014.html Les auteurs] sont rattachés à des institutions variées et reconnues<br />Je ne vois pas « nucleosynthesis » à la page citée (1380). La bonne référence semble être à la page 333. Vous pourrez demander une traduction à l'étudiant ayant déniché cette référence...<br />L'éditeur, le ''[[w:Particle Data Group|Particle Data Group]]'', semble être une référence en le domaine. *{{lien web|url=http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/dico/d/physique-nucleosynthese-1008/|titre=Nucléosynthèse|site=http://www.futura-sciences.com|auteur=Auteur inconnu|éditeur=''[[w:Futura-Sciences|Futura-Sciences]]''|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est inconnu. Le directeur de publication est Guillaume Josse, ingénieur de formation qui [http://www.a-brest.net/article1850.html mènerait une équipe d'une trentaine de bénévoles].<br />L'entrée donne une courte définition de nucléosynthèse<br />Puisque l'éditeur est [[w:OVH|OVH]], un hébergeur web, on peut parler d'autoédition. *{{ouvrage|présentation en ligne=http://www.universalis.fr/encyclopedie/nucleosynthese/|titre=Nucléosynthèse|éditeur=''[[w:Encyclopédie Universalis|Encyclopédie Universalis]]''|auteur=[[w:Jean Audouze|Jean Audouze]]|date=date inconnue|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est un astrophysicien français<br />L'entrée est une description détaillée de la nucléosynthèse. La bibliographie est variée, bien qu'elle ne soit pas liée au texte par des appels de notes.<br />L'éditeur est l'encyclopédie Universalis, qui possède un comité éditorial. *{{Ouvrage |langue=en |auteur=Donald D. Clayton |titre=Principles of Stellar Evolution and Nucleosynthesis |url=http://books.google.com/books?id=8HSGFThnbvkC |année=1968 |éditeur=University of Chicago Press |isbn=978-0-226-10953-4}} **L'auteur, Donald D. Clayton, est un astrophysicien américain<br />La citation de la source ne précise pas de passage du livre.<br />L'éditeur sont les [[w:University of Chicago Press|University of Chicago Press]]. *{{lien web|url=http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=6642|titre=Nucléosynthèse stellaire|site=http://www.techno-science.net|consulté le=10 septembre 2015}} **Le site est une copie intégrale, à un moment inconnu, de l'article [[w:Nucléosynthèse stellaire|nucléosynthèse stellaire]] de Wikipédia en français. *{{lien web|auteur=Auteur inconnu|éditeur=[[w:Centre national de ressources textuelles et lexicales|Centre national de ressources textuelles et lexicales]]|url=http://www.cnrtl.fr/definition/nucl%C3%A9osynth%C3%A8se|site=http://www.cnrtl.fr|titre=Nucléosynthèse|date=2012|consulté le=10 septembre 2015}} *L'auteur est inconnu<br />L'entrée donne des définitions de nucléosynthèse selon différents auteurs<br />L'éditeur est le Centre national de ressources textuelles et lexicales, un organisme du [[w:Centre national de la recherche scientifique|Centre national de la recherche scientifique]] *{{lien web|auteur=[http://www.geowiki.fr/index.php?title=Origine_des_%C3%A9l%C3%A9ments&action=history Collectif d'auteurs]|url=http://www.geowiki.fr/index.php?title=Origine_des_%C3%A9l%C3%A9ments|titre=L'origine des éléments|site=http://www.geowiki.fr|consulté le=10 septembre 2015|date=18 décembre 2010 (dernière modification)}} **Les auteurs publient sous pseudonymes<br />L'éditeur est une encyclopédie gratuite dédiée aux sciences de la Terre. [http://www.geowiki.fr/index.php?title=G%C3%A9oWiki:%C3%80_propos Difficile de se faire une tête]. *{{lien web|url=http://feynman.phy.ulaval.ca/marleau/pp/13astroparticules/nucleosynthese.html|site=http://feynman.phy.ulaval.ca/marleau|auteur=Pierre-Olivier Dussault|titre=Nucléosynthèse primordiale|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur fait partie d'un collectif d'auteurs qui semblent travailler/avoir travaillé pour le professeur de l'Université Laval Luc Marleau<br />Le site est clair et bien sourcé. Les références sont soulignées dans le texte.<br />L'éditeur est l'Université Laval. *{{ouvrage|présentation en ligne=http://www.hubertreeves.info/livres/patience.html|titre=Patience dans l'azur|auteur=[[w:Hubert Reeves|Hubert Reeves]]|éditeur=[[w:Seuil|Seuil]]||année=1988|consulté le=10 septembre 2015|passage=95}} **L'auteur est un astrophysicien canado-français<br />L'entrée est une définition de nucléosynthèse extraite du livre de vulgarisation scientifique ''Patience dans l'azur'' d'Hubert Reeves.<br />L'éditeur est le Seuil, une maison d'édition française réputée âgée de 80 ans. *{{ouvrage|titre=Le Petit Larousse illustré - Nucléosynthèse|année=2007|éditeur=[[w:Éditions Larousse|éditions Larousse]]}} **L'auteur est inconnu<br />L'entrée est une définition du mot « nucléosynthèse ». On en a une version plus récente [http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/nucl%C3%A9osynth%C3%A8se/55206 ici] et plus complète [http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/nucl%C3%A9osynth%C3%A8se/74032 là].<br />L'éditeur est Larousse, une maison d'édition française réputée de plus de 150 ans d'âge. *{{lien web|url=http://arapao.org/?0A41C47A-ADFE-49CB-A21C-7091D6993BF9|titre=La nucléosynthèse|site=http://arapao.org|auteur=Elie l'artiste|éditeur=|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est André Lefebvre, qui signe sous son nom d'artiste. Je n'ai pas trouvé d'autres informations sur cet homme, à part ce qui semble être [http://arapao.org/?BDF18136-21F7-4616-B93E-9DB81EABE9D1 des biographies de membres de sa famille].<br />L'entrée fait une bonne description du concept de nucléosynthèse, mais ne cite pas ses sources.<br />Le site me semble être un site personnel. Donc autoédition. *{{lien web|url=http://forsv.frbb.net/t2818-la-nucleosynthese-primordiale|titre=La nucléosynthèse primordiale|site=http://forsv.frbb.net|auteur=ji_louis|éditeur=Forum de Sciences et de Vie|date=26 novembre 2013|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur publie sous pseudonyme et ne donne pas trop de [http://forsv.frbb.net/u17 détails sur sa personne].<br />L'entrée semble être un extrait de http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=12235 , lui-même une copie, à un moment inconnu, de Wikipédia en français.<br />L'éditeur m'est inconnu. Cependant, quand on tente de confondre le lecteur avec une publication réputée ([[w:Science & Vie|Science & Vie]]), c'est généralement mauvais signe. *{{lien web|url=url sur liste noire|auteur=snowflake64|éditeur=[[w:Skyrock|Skyrock]]|titre=#15 -> Ère du Nucléosynthèse primordiale|consulté le=10 septembre 2015}} **Auteur inconnu (profil accessible seulement sur connexion)<br />L'entrée présente la nucléosynthèse avec de belles illustrations et animations (qui ne respectent très probablement pas le droit d'auteur), mais malheureusement sans sources.<br />L'éditeur est l'hébergeur de blogs skyrock. Autoédition. *{{ouvrage|url texte=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00009195/document|résumé=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00009195/|titre= Nucléosynthèse dans les étoiles de la branche asymptotique: du coeur dégénéré à l'envellope circumstellaire|auteur=Emmanuel Dufour|date=7 mai 2005|éditeur=[[w:Université Joseph Fourier|Université Joseph Fourier]], [[w:Hyper articles en ligne|Hyper articles en ligne]]|pages totales=369}} **L'auteur, Emmanuel Dufour, est doctorant en astrophysique.<br />L'entrée est une thèse présentée pour l'obtention d'un doctorat en astrophysique à l'université. Elle présente une description très spécifique d'un aspect de la nucléosynthèse, trop précis pour ce que nous cherchons<br />L'éditeur est associé à une université française et au Centre national de la recherche scientifique. *[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Nucl%C3%A9osynth%C3%A8se&action=history Collectif d'auteurs]. « [[w:Nucléosynthèse|Nucléosynthèse]] », [[w:Wikipédia en français|Wikipédia en français]], consulté le 10 septembre 2015. **Les auteurs publient sous pseudonymes et il n'y a pas moyen de vérifier leur notoriété<br />L'entrée est une page « tronc » donnant accès aux trois concepts différents de « nucléosynthèse ». Elle possède 3 appels de notes et 2 sources.<br />L'éditeur est un wiki public hébergé par la ''[[w:Wikimedia Foundation|Wikimedia Foundation]]'', qui ne garantit pas l'état des publications. *[//fr.wiktionary.org/w/index.php?title=nucl%C3%A9osynth%C3%A8se&action=history Collectif d'auteurs]. « [[:wikt:nucléosynthèse|nucléosynthèse]] », [[w:Wiktionnaire|Wiktionnaire]], consulté le 10 septembre 2015. **Les auteurs publient sous pseudonymes et il n'y a pas moyen de vérifier leur notoriété<br />L'entrée est une définition du mot « nucléosynthèse ». Elle cite une source dans l'exemple<br />L'éditeur est un wiki public hébergé par la ''Wikimedia Foundation'', qui ne garantit pas l'état des publications.</ref> **{{lien web|url=http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-primordiale/|site=http://www.astronomes.com|titre=La nucléosynthèse primordiale|auteur=Olivier Esslinger|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} ou {{lien web|url=http://www.astronomes.com/la-fin-des-étoiles-massives/nucleosynthese/|site=http://www.astronomes.com|titre=La nucléosynthèse primordiale|auteur=Olivier Esslinger|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} **{{lien web|titre=La nucléosynthèse stellaire|url=http://www.cosmovisions.com/nusy.htm|auteur=[[w:Serge Jodra|Serge Jodra]]|année=2004|site=http://www.cosmovisions.com|éditeur=encyclopédie Imago mundi|consulté le=10 septembre 2015}} **{{lien web|langue=en|url=http://abyss.uoregon.edu/~js/ast123/lectures/lec21.html|éditeur=[[w:Université de l'Oregon|Université de l'Oregon]]|auteur=James Schombert|site=http://abyss.uoregon.edu/~js/ast123|titre=Astronomy 123: Galaxies and the Expanding Universe - Nucleosynthesis (lecture 21)|consulté le=10 septembre 2015|date=date inconnue}} **{{lien web|url=url sur liste noire|auteur=Dylan|titre=La nucléosynthèse|éditeur=''[[w:Skyrock|Skyrock]]''|consulté le=10 septembre 2015|date=17 juillet 2006 (dernière modification : 18 mai 2008)}} **{{lien web|url=http://www.cea.fr/jeunes/themes/physique-chimie/principe-de-la-nucleosynthese|titre=Principe de la nucléosynthèse|date= mars 2006|auteur=Xavier Clément (directeur de la publication)|éditeur=[[w:Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives|Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives]]|site=http://www.cea.fr|consulté le=10 septembre 2015}} **{{lien web|url=http://la-conjugaison.nouvelobs.com/definition/nucleosynthese.php|titre=Définition nucléosynthèse|auteur=Auteur inconnu|éditeur=''[[w:L'Obs|L'Obs]]''|site=http://la-conjugaison.nouvelobs.com|date=date inconnue|consulté le=10 septembre 2015}} **death75v. « Nucléosynthèse stellaire », durée : 6:02, date inconnue ([https://www.youtube.com/watch?v=bd5kJdDCQ1U www.youtube.com/watch?v=bd5kJdDCQ1U]) **{{article|lang=en|éditeur=''[[w:Particle Data Group|Particle Data Group]]''|titre=Review of particle physics|url texte=http://pdg.lbl.gov/2014/download/rpp2014-Chin.Phys.C.38.090001.pdf|périodique=Chinese Physics C|volume=38|numéro=9|date=2014|doi=10.1088/1674-1137/38/9/090001|année=2014|pages=1-1676|auteur=K. A. Olive ''et al.''}}, page 1380. **{{lien web|url=http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/dico/d/physique-nucleosynthese-1008/|titre=Nucléosynthèse|site=http://www.futura-sciences.com|auteur=Auteur inconnu|éditeur=''[[w:Futura-Sciences|Futura-Sciences]]''|consulté le=10 septembre 2015}} **{{ouvrage|présentation en ligne=http://www.universalis.fr/encyclopedie/nucleosynthese/|titre=Nucléosynthèse|éditeur=''[[w:Encyclopédie Universalis|Encyclopédie Universalis]]''|auteur=[[w:Jean Audouze|Jean Audouze]]|date=date inconnue|consulté le=10 septembre 2015}} **{{Ouvrage |langue=en |auteur=Donald D. Clayton |titre=Principles of Stellar Evolution and Nucleosynthesis |url=http://books.google.com/books?id=8HSGFThnbvkC |année=1968 |éditeur=University of Chicago Press |isbn=978-0-226-10953-4}} **{{lien web|url=http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=6642|titre=Nucléosynthèse stellaire|site=http://www.techno-science.net|consulté le=10 septembre 2015}} **{{lien web|auteur=Auteur inconnu|éditeur=[[w:Centre national de ressources textuelles et lexicales|Centre national de ressources textuelles et lexicales]]|url=http://www.cnrtl.fr/definition/nucl%C3%A9osynth%C3%A8se|site=http://www.cnrtl.fr|titre=Nucléosynthèse|date=2012|consulté le=10 septembre 2015}} **L'auteur est inconnu<br />L'entrée donne des définitions de nucléosynthèse selon différents auteurs<br />L'éditeur est le Centre national de ressources textuelles et lexicales, un organisme du [[w:Centre national de la recherche scientifique|Centre national de la recherche scientifique]] **{{lien web|auteur=[http://www.geowiki.fr/index.php?title=Origine_des_%C3%A9l%C3%A9ments&action=history Collectif d'auteurs]|url=http://www.geowiki.fr/index.php?title=Origine_des_%C3%A9l%C3%A9ments|titre=L'origine des éléments|site=http://www.geowiki.fr|consulté le=10 septembre 2015|date=18 décembre 2010 (dernière modification)}} **{{lien web|url=http://feynman.phy.ulaval.ca/marleau/pp/13astroparticules/nucleosynthese.html|site=http://feynman.phy.ulaval.ca/marleau|auteur=Pierre-Olivier Dussault|titre=Nucléosynthèse primordiale|consulté le=10 septembre 2015}} **{{ouvrage|présentation en ligne=http://www.hubertreeves.info/livres/patience.html|titre=Patience dans l'azur|auteur=[[w:Hubert Reeves|Hubert Reeves]]|éditeur=[[w:Seuil|Seuil]]||année=1988|consulté le=10 septembre 2015|passage=95}} **{{ouvrage|titre=Le Petit Larousse illustré - Nucléosynthèse|année=2007|éditeur=[[w:Éditions Larousse|éditions Larousse]]}} **{{lien web|url=http://arapao.org/?0A41C47A-ADFE-49CB-A21C-7091D6993BF9|titre=La nucléosynthèse|site=http://arapao.org|auteur=Elie l'artiste|éditeur=|consulté le=10 septembre 2015}}</ref> **{{lien web|url=http://forsv.frbb.net/t2818-la-nucleosynthese-primordiale|titre=La nucléosynthèse primordiale|site=http://forsv.frbb.net|auteur=ji_louis|éditeur=Forum de Sciences et de Vie|date=26 novembre 2013|consulté le=10 septembre 2015}} **{{lien web|url=url sur liste noire|auteur=snowflake64|éditeur=[[w:Skyrock|Skyrock]]|titre=#15 -> Ère du Nucléosynthèse primordiale|consulté le=10 septembre 2015}} **{{ouvrage|url texte=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00009195/document|résumé=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00009195/|titre= Nucléosynthèse dans les étoiles de la branche asymptotique: du coeur dégénéré à l'envellope circumstellaire|auteur=Emmanuel Dufour|date=7 mai 2005|éditeur=[[w:Université Joseph Fourier|Université Joseph Fourier]], [[w:Hyper articles en ligne|Hyper articles en ligne]]|pages totales=369}} **[//fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Nucl%C3%A9osynth%C3%A8se&action=history Collectif d'auteurs]. « [[w:Nucléosynthèse|Nucléosynthèse]] », [[w:Wikipédia en français|Wikipédia en français]], consulté le 10 septembre 2015. **[//fr.wiktionary.org/w/index.php?title=nucl%C3%A9osynth%C3%A8se&action=history Collectif d'auteurs]. « [[:wikt:nucléosynthèse|nucléosynthèse]] », [[w:Wiktionnaire|Wiktionnaire]], consulté le 10 septembre 2015. === Réutiliser et modifier le contenu === [[File:BD-propagande colour fr.jpg|thumb|upright=2.3|La réutilisation du contenu est fortement encouragée sur les wikis publics hébergés par la WMF.]] L'esprit dans lequel est construit Wikipédia fait en sorte qu'il soit très facile d'en réutiliser le contenu ou de le modifier en toute légalité. Cependant, bien que l'on parle d'une « encyclopédie libre », cela ne signifie pas qu'elle est « libre de droits ». Le contenu de Wikipédia en français est publié sous la licence <code>[[w:CC-BY-SA|CC-BY-SA]]</code>, une licence de type ''<code>[[w:copyleft|copyleft]]</code>''. Bien que plus souples que le ''<code>[[w:copyright|copyright]]</code>'', ces licences impliquent également un certain respect du droit d'auteur <small>(<code>[[w:Wikipédia:Citation et réutilisation du contenu de Wikipédia|WP:Citation et réutilisation du contenu de Wikipédia]]</code>)</small>. Ainsi, la licence CC-BY-SA nécessite deux choses : #Citer l'auteur du texte réutilisé, #Publier le texte réutilisé sous une licence compatible (donc, en gros, ne pas mettre de ''copyright'' sur le travail produit). Et c'est tout ! Vous n'avez pas à demander la permission à quiconque pour réutiliser totalement ou en partie Wikipédia. Malgré cela, une très grande partie des utilisateurs réutilisent Wikipédia sans en respecter la licence. La plupart de ces infractions concernent la citation inadéquate de Wikipédia lors de la réutilisation, voire l'absence de citation tout court. Lorsqu'il y a absence de citation, on parle alors de <code>[[w:plagiat|plagiat]]</code>. La page <code>[[w:Wikipédia:Respect de la licence à vérifier/En cours|WP:Respect de la licence à vérifier]]</code> est dédiée au traitement des réutilisations inadéquates du contenu de Wikipédia. Bien que le monde de l'éducation soit sensibilisé à la problématique du plagiat, celui-ci demeure fortement répandu dans le milieu<ref><code>[//twitter.com/Maitre_de_conf/status/560735168013807616 twitter.com/Maitre de conf/status/560735168013807616]</code></ref><ref><code>[http://www.numerama.com/magazine/22340-il-modifie-wikipedia-pour-ne-pas-etre-accuse-de-plagiat-par-sa-prof.html www.numerama.com/magazine/22340-il-modifie-wikipedia-pour-ne-pas-etre-accuse-de-plagiat-par-sa-prof.html]</code></ref>. Ainsi, près d'un lycéen sur deux (45 %) avoue <code>[[w:copier-coller|copier-coller]]</code> Wikipédia<ref name="lycéens"><code>[http://rue89.nouvelobs.com/2015/06/01/les-lyceens-font-pomper-wikipedia-ils-contribuent-aussi-259484 rue89.nouvelobs.com/2015/06/01/les-lyceens-font-pomper-wikipedia-ils-contribuent-aussi-259484]</code></ref>. Cette problématique n'est pas limitée à Wikipédia et au monde de l'éducation. Le plagiat est une plaie qui touche l'ensemble du web ainsi que différentes sphères d'activité. Les moyens pour le contrer et les conséquences d'un plagiat varient grandement selon l'acteur concerné et l'ampleur de la chose. Ainsi, un plagiat de Wikipédia n'entraînera pas les mêmes conséquences qu'un plagiat d'une œuvre de <code>[[w:Walt Disney|Walt Disney]]</code> ou d'<code>[[w:Hergé|Hergé]]</code>. De même, l'insertion d'un plagiat dans un travail scolaire n'aura pas le même impact, ni les mêmes conséquences, que sa diffusion publique sur le web. En tant qu'étudiant-e, nous vous conseillons fortement d'éliminer le plagiat de vos activités. Plus vite vous apprendrez à éviter le plagiat, plus vite vous progresserez dans vos études. Même si les conditions de réutilisation sont très simples, il peut arriver que vous ayez des doutes sur la manière de réutiliser Wikipédia dans certaines situations. Dans ces cas, référez-vous à l'onglet « <code>[[Wikipédia en éducation/Naviguer dans Wikipédia#citercettepage|Citer cette page]]</code> » de la barre latérale à gauche. Ce dernier vous explique comment réutiliser adéquatement le contenu. '''Note''' : précisons que, malgré tous les efforts faits par les bénévoles pour contrer le phénomène, l'encyclopédie libre demeure truffée de violations du droit d'auteur<ref group="note">Cela est probablement dû au fait que les contributeurs occasionnels possèdent un niveau de compétence semblable à celui de l'ensemble de la population et, par conséquent, plagient allègrement le contenu de sites web qu'ils recopient, parfois intégralement, sur Wikipédia.</ref>. Ainsi, si vous copiez-collez des extraits de Wikipédia sans en respecter la licence, vous violez non seulement le droit d'auteur de Wikipédia, mais également possiblement le droit d'auteur de tiers<ref>''<code>[[w:en:Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2011-09-05/Opinion_essay|en:Wikipedia:Wikipedia Signpost/2011-09-05/Opinion essay]]</code>''</ref>. ==== Exercices ==== *Trouvez un site qui réutilise adéquatement le contenu de Wikipédia.<ref group="réponse">Le site <code>[//upclosed.com upclosed.com]</code> est un exemple de bonne réutilisation (voir, par exemple, <code>[//upclosed.com/people/soma-moritane/ upclosed.com/people/soma-moritane/]</code>).</ref> *Trouvez un site qui ne réutilise pas adéquatement le contenu de Wikipédia.<ref group="réponse">Voir <code>[https://fr.scio.pw fr.scio.pw]</code> et <code>[https://howlingpixel.com howlingpixel.com]</code>.</ref> <noinclude>=== Réponses aux exercices === {{références|groupe=réponse|taille=35}} === Notes et références === ==== Notes ==== {{références|groupe=note}} ==== Références ==== {{références|taille=35}}</noinclude> ptpz9zsdnm4chloq0xe8u9g1dhuxpcm Le mouvement Wikimédia/Version complète 0 77521 766983 766423 2026-05-26T16:50:19Z Lionel Scheepmans 20012 766983 wikitext text/x-wiki {{DISPLAYTITLE:<span style="color:white;width:0;font-size:0;">{{FULLPAGENAME}}</span>}} __SECTIONNONEDITABLE__ __NOTOC__ {{Centrer|1=<div style="font-size:250%;">'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA'''</div></br><div style="font-size:250%;">'''Dernier lieu de partage de la connaissance libre et authentique ?'''</div>}} </br> [[Fichier:Photo de couverture du wikilivre Le mouvement Wikimédia.jpg|centré|sans_cadre|800x800px]] </br> <big><big>{{Centrer|De Lionel Scheepmans<br />Avec l’aide de la communauté Wikimédia}}</big></big> </br> [[Fichier:Wikibooks-logo-fr-noslogan-light.svg|centré|sans_cadre|100x100px]] </br> {{Centrer|Version du {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}} à {{CURRENTTIME}}}} {{Nouvelle page imprimée}} == Quatrième de couverture == {{:Le mouvement Wikimédia/Quatrième de couverture}} {{Nouvelle page imprimée}} == Sommaire == {{:Le mouvement Wikimédia/Sommaire1}} {{Nouvelle page imprimée}} == Avant-propos == {{:Le mouvement Wikimédia/Avant-propos}} {{Nouvelle page imprimée}} == Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia == {{:Le mouvement Wikimédia/Introduction : Wikimédia n'est pas Wikipédia}} {{Nouvelle page imprimée}} == Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia == {{:Le mouvement Wikimédia/La naissance du mouvement Wikimédia}} === L'utopie Wikimédia === {{:Le mouvement Wikimédia/L'utopie Wikimédia}} === Le mouvement du logiciel libre === {{:Le mouvement Wikimédia/Le mouvement du logiciel libre}} === Les licences et la culture libres === {{:Le mouvement Wikimédia/Les licences et la culture libres}} === Le réseau Internet === {{:Le mouvement Wikimédia/Le réseau Internet}} === Le World Wide Web === {{:Le mouvement Wikimédia/Le World Wide Web}} === Les plateformes Wiki === {{:Le 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Wikimédia}}</big></big> </br> [[Fichier:Wikibooks-logo-fr-noslogan-light.svg|centré|sans_cadre|100x100px]] </br> {{Centrer|Version du {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}} à {{CURRENTTIME}}}} {{Nouvelle page imprimée}} == Quatrième de couverture == {{:Le mouvement Wikimédia/Quatrième de couverture}} {{Nouvelle page imprimée}} == Sommaire == {{:Le mouvement Wikimédia/Sommaire1}} {{Nouvelle page imprimée}} == Avant-propos == {{:Le mouvement Wikimédia/Avant-propos}} {{Nouvelle page imprimée}} == Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia == {{:Le mouvement Wikimédia/Introduction : Wikimédia n'est pas Wikipédia}} {{Nouvelle page imprimée}} == Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia == {{:Le mouvement Wikimédia/La naissance du mouvement Wikimédia}} === L'utopie Wikimédia === {{:Le mouvement Wikimédia/L'utopie Wikimédia}} === Le mouvement du logiciel libre === {{:Le mouvement Wikimédia/Le mouvement du logiciel libre}} === Les licences et la culture libres === 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{{Nouvelle page imprimée}} == Notes et références == [[Fichier:Qr code références livre Wikimédia.svg|alt=centrer|droite|sans_cadre|65x65px]] <small>{{Cacher à l'impression|<references />}}</small> == Bibliographie == {{:Le mouvement Wikimédia/Bibliographie}} [[Catégorie:Livres]] [[Catégorie:Livres]] [[Catégorie:Étude du cyber-mouvement du logiciel libre (livre)]] [[Catégorie:Anthropologie]] [[Catégorie:Sciences humaines]] [[Catégorie:Livres terminés]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia (livre)]] [[Catégorie:Livres en vitrine]] {{AutoCat}} 2dn8f77bto00689ef5r2f1r2om2lrug 766986 766985 2026-05-26T16:55:22Z Lionel Scheepmans 20012 766986 wikitext text/x-wiki {{DISPLAYTITLE:<span style="color:white;width:0;font-size:0;">{{FULLPAGENAME}}</span>}} __SECTIONNONEDITABLE__ __NOTOC__ </br> {{Centrer|1=<div style="font-size:250%;">'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA'''</div></br><div style="font-size:250%;">'''Dernier lieu de partage de la connaissance libre et authentique ?'''</div>}} </br> [[Fichier:Photo de couverture du wikilivre Le mouvement Wikimédia.jpg|centré|sans_cadre|800x800px]] </br> <big><big>{{Centrer|De Lionel Scheepmans<br />Avec l’aide de la communauté Wikimédia}}</big></big> </br> {{Centrer|Version du {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}} à {{CURRENTTIME}}}} {{Nouvelle page imprimée}} == Quatrième de couverture == {{:Le mouvement Wikimédia/Quatrième de couverture}} {{Nouvelle page imprimée}} == Sommaire == {{:Le mouvement Wikimédia/Sommaire1}} {{Nouvelle page imprimée}} == Avant-propos == {{:Le mouvement Wikimédia/Avant-propos}} {{Nouvelle page imprimée}} == Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia == {{:Le mouvement Wikimédia/Introduction : Wikimédia n'est pas Wikipédia}} {{Nouvelle page imprimée}} == Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia == {{:Le mouvement Wikimédia/La naissance du mouvement Wikimédia}} === L'utopie Wikimédia === {{:Le mouvement Wikimédia/L'utopie Wikimédia}} === Le 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avenir pour ce mouvement culturel inspirant ?}} {{Nouvelle page imprimée}} == Remerciements == {{:Le mouvement Wikimédia/Remerciements}} {{Nouvelle page imprimée}} == Notes et références == [[Fichier:Qr code références livre Wikimédia.svg|alt=centrer|droite|sans_cadre|65x65px]] <small>{{Cacher à l'impression|<references />}}</small> == Bibliographie == {{:Le mouvement Wikimédia/Bibliographie}} [[Catégorie:Livres]] [[Catégorie:Livres]] [[Catégorie:Étude du cyber-mouvement du logiciel libre (livre)]] [[Catégorie:Anthropologie]] [[Catégorie:Sciences humaines]] [[Catégorie:Livres terminés]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia (livre)]] [[Catégorie:Livres en vitrine]] {{AutoCat}} l2oevsydqsb5y445pnht2icy4ty8ksn Philosophie/Thalès de Milet/Textes et traductions période Principat Empire Romain 0 78966 766981 766969 2026-05-26T16:43:50Z Alex Mtlr 103840 /* Paragraphe II. */ 766981 wikitext text/x-wiki {| border="0" cellpadding="0" width="100%" style="background: #f9f9f9" | colspan="3" height="25"|<div style="text-align: center;">[[Philosophie/Thalès de Milet|'''Thalès de Milet''']]</div> |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_période_République_Romaine|Période République Romaine]]''' |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_période_Grèce_Hellénistique|Période de la Grèce Hellénistique]]''' |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Période de la Grèce Classique]]''' |} {{EnTravaux}} <span style="font-size:18pt;">Période du Principat de l’[[w:Empire_romain|''Empire'']] [[#Empire|<span id="Empire_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] [[w:Rome_antique|''Romain'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Rome_back|<sup>🔄</sup>]]</span> <p style="text-align: right;">(16 janvier [[w:27_av._J.-C.|-27]] <sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, nomination de [[w:Auguste|'''Caius Iulius Caesar Octavianus''']] aux titres d’[[w:Auguste_(titre)|''Augustus'']] et de [[w:Princeps_senatus|''Princeps'']] par le [[w:Sénat_romain|''Sénat romain'']] — fin du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], création du système [[w:Tétrarchie|''tétrarchique'']] [[#tétrarchie|<span id="tétrarchie_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] par [[w:Dioclétien|'''Dioclétien''']] [[#Dioclétien|<span id="Dioclétien_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] pour faire face aux [[w:Invasions_barbares#Première_période_:_les_mouvements_migratoires_germaniques_du_IIIe_siècle|''incursions barbares'']]) {{Boîte déroulante début|titre=NdA Empire|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Empire_back|<span id="Empire"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun latin imperium [[wikt:en:imperium#Latin|(en)]], « 1. L’empire, l’État, le gouvernement impérial, le royaume, la domination. 2. Le droit ou le pouvoir de commander ou d’avoir le contrôle ; domination. 3. Commandement ou autorité absolue sur l’empire (ou un autre régime politique) ; souveraineté ; domination. 4. (militaire) Autorité militaire, commandement (d’une armée). 5. L’exercice de l’autorité, de la règle, de la loi, du contrôle, de la souveraineté. 6. Un commandement, un ordre, une direction, une injonction.) »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe imperō, « 1. (avec datif) Commander, donner des ordres à, imposer, exiger. 2. Gouverner. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ du préfixe prépositionnal in-, « 1. Dans, à l’intérieur. 2. Contre; dans; sur; vers. 3. (utiliser comme un intensifieur). 4. Attaché à des [[w:Aspect_inchoatif|''verbes inchoatifs'']], il peut exprimer le sens d’un changement en cours ou d’un achèvement partiel. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ +‎ du verbe parō [[wikt:en:paro#Latin|(en)]], « 1. Arranger, ordonner, concevoir. 2. Fournir, meubler, préparer. 3. Résoudre, viser, décider. 4. Obtenir, acquérir, se procurer, se faire. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe nominal abstractif‎ -ium [[wikt:en:-ium#Latin|(en)]], désignant parfois des offices et des groupes. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Selon l’historien, spécialiste de l’[[w:Grèce_antique|''antiquité grecque'']], [[w:Moses_Finley|Moses Finley]], définit un empire par tout {{Info|''« exercice durable par un État d’une autorité, d’un pouvoir, ou d’un contrôle sur un ou plusieurs États, communautés ou peuples »''|Moses Finley, Économie et société en Grèce antique, La Découverte, 2007.}}. L’historien [[w:Jean_Tulard|Jean Tulard]], précise cette définition par {{Info|''cinq traits suivants''|Jean Tulard, Les Empires occidentaux de Rome à Berlin, PUF, 1997.}} :<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> • Une volonté expansionniste ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Une organisation centralisée ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Des peuples encadrés par une armature politique et fiscale commune ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• La croyance en une supériorité d’essence ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Un début et une fin clairement identifiés. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#tétrarchie_back|<span id="tétrarchie"><sup>II</sup></span>]] Du nom commun grec ancien τετραρχία / tetrarkhía;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du préfixe τετρα- / tétra- [[wikt:en:τετρα-#Ancient_Greek|(en)]], « quatre »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe -αρχία / -arkhía [[wikt:en:-αρχία#Ancient_Greek|(en)]], « -archie (forme de gouvernement ou de règle) »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Système de gouvernement de l’Empire ''romain'' mis en place par Dioclétien à la fin du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], pour faire face aux invasions barbares. Il consiste en la division de la direction de l’empire entre, d’une part deux [[w:Empereur_romain|''empereurs'']] — les [[w:Auguste_(titre)|''augustes'']] —, d’autre part deux ''lieutenants'' (successeurs désignés des ''augustes'') — les [[w:C%C3%A9sar_(titre)|''césars'']]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#Dioclétien_back|<span id="Dioclétien"><sup>III</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Gaius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Aurelius|nomen, nom de famille}} {{Info|Valerius|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, surnommé Dioclētiānus [[wikt:en:Diocletian#English|(en)]] lorsqu’il a été proclamé empereur par ses troupes;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Militaire et empereur, connu pour avoir séparé et élargi les services civils et militaires de l’empire, et réorganisé les divisions provinciales de l’empire, établissant le gouvernement le plus vaste et le plus bureaucratique de l’histoire de l’empire. En [[w:286|286]], il nomme son ''césar'', ou adjoint et successeur, [[w:Maximien_Hercule|Maximien]] ''Auguste'', co-empereur, et partage l’Empire entre l’Orient et l’Occident, puis en 293, y nomme respectivement [[w:Galère_(empereur_romain)|Maximien Galère]] et [[w:Constance_Chlore|Constance Chlore]] comme ''césar''.<br/><br/></div> ''' {{Boîte déroulante fin}} == [[w:Sénèque|'''Sénèque''']] [[#Sénèque|<span id="Sénèque_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:5_av._J.-C.|-5]] <sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> / [[w:1|1]] <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>, à [[w:Corduba|Corduba]] — 12 avril [[w:65|65]], à [[w:Rome_antique|''Rome'']], dans une maison de plaisance, la « quatrième pierre milliaire », contraint au [[w:Suicide_forcé|''suicide forcé'']] par l’empereur [[w:Néron|'''Néron''']] après avoir été dénoncé dans la [[w:Conjuration_de_Pison|''Conjuration de Pison'']], sans preuve selon [[w:Tacite|'''Tacite''']] [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/tacite/annales15.htm <sup>Annales, l.V, §§LX-LXVI.</sup>]) [[s:Auteur:Sénèque_le_Jeune|<sup>📚</sup>]] [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA177#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –)}}] [[Fichier:Duble_herma_of_Socrates_and_Seneca_Antikensammlung_Berlin_03_.jpg|vignette|<p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Double-hermès du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], unique portrait de '''Sénèque''' nommé et authentifié, et associé à celui de '''Socrate''', dont le point commun est celui d’avoir été contraint de se donner la mort. Copie ''romaine'' d’un modèle fait du vivant même du philosophe [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA180#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>➕</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –), Iconographie}}] [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA201#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>➕➕</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –), Iconographie - contribution de J. Lang}}].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Matériau : Marbre blanc-brunâtre, légèrement veiné, finement cristallin.<br /><p style="text-indent: 15px;">Provenance : ''Rome'', 1813.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Exposition : Staatliche Museen zu Berlin, Antikensammlung, SK. 391 [https://recherche.smb.museum/detail/698814/doppelherme-des-sokrates-und-seneca-mit-namensbeischriften-der-dargestellten <sup>🔍</sup>].]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Homme politique romain, philosophe stoïcien et dramaturge, il devient tour à tour conseiller à la cour impériale sous '''Caligula''' puis '''Claude''', est exilé en 41 en ''Corse'', où il écrit ses premiers traités philosophiques avant d’être rappelé comme tuteur du jeune '''Néron''' en 49, et enfin, lorsque ce dernier accède au pouvoir, en devient le conseiller et l’un des personnages les plus influents de l’Empire.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Sénèque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Sénèque_back|<span id="Sénèque"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Lucius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Annaeus|nomen, nom de famille}} {{Info|Seneca|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Sénèque#Physique|Questions naturelles]] === <p style="text-align: right;">[[s:Questions_naturelles|📚]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Ouvrage de philosophie naturelle écrit vers 65. Il ne s’agit pas d’une [[w:Encyclopédie|encyclopédie]] [[#encyclopédie|<span id="encyclopédie_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] systématique comme l’[[w:Histoire_naturelle_(Pline_l'Ancien)|''Histoire naturelle'']] [[#Histoire_naturelle|<sup>⤵️</sup>]] de [[w:Pline_l'Ancien|'''Pline l’Ancien''']] [[#Pline_l’Ancien_I|<sup>⤵️</sup>]], bien que ces 2 œuvres représentent les rares ouvrages romains consacrés à l’étude du monde naturel. L’investigation de '''Sénèque''' se déroule principalement à travers la prise en compte des points de vue d’autres penseurs, ''grecs'' et ''romains'', bien qu’elle ne soit pas dénuée de pensées originales, dont éthiques conforment à la pensée ''stoïcienne''.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Questions naturelles|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#encyclopédie_back|<span id="encyclopédie"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun [[w:Latin#Latin_humaniste|latin Renaissance]] encyclopaedīa [[wikt:en:encyclopaedia#Latin|(en)]]; de l’expression grec ancien ἐγκύκλῐος παιδείᾱ / enkúklios paideíā [https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03927443/file/DONNADILLE-MR2-Pline-VERS-FINALE.pdf {{Info|<sup>🔍</sup>|Lisa Donnadille. Merveilles animalières dans les livres VIII à XI de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien. Littératures. 2020. ffdumas-03927443, p.21}}], « cercle de l’éducation ou des sciences, l’ensemble des sciences qui constituent une éducation complète »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ de l’adjectif ἐγκύκλιος / enkúklios, littéralement « qui est rond ou tourne en rond, circulaire », ou au sens figuré « qui revient en cercle sur soi-même, périodique », « qui embrasse un cercle entier »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun παιδεία / paideía, « l’éducation »;'''<br /><p style="margin: 0 2em; text-align: center;">« ''Si à première vue la signification de cette expression semble être sans ambiguïté, sa portée réelle et la compréhension qu’en avaient les auteurs grecs puis latins font l’objet de débats parmi les spécialistes. En effet, deux interprétations sont possibles lorsqu’un auteur de l’Antiquité a recours à cette expression dans l’un de ses textes. Dans le premier cas, cela équivaudrait à parler d’une éducation ordinaire, commune à tous ; et dans le second cas, cela ferait référence à la quantité de connaissances et de sciences qu’il faudrait maîtriser au préalable avant de commencer l’étude d’un sujet précis, qui serait dans ce cas placé en haut d’une hiérarchie dans les savoirs.'' »<br /><p style="margin: 0 2em; text-align: right;">''' Lisa Donnadille. [https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03927443/file/DONNADILLE-MR2-Pline-VERS-FINALE.pdf Merveilles animalières dans les livres VIII à XI de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien. Littératures. 2020. ffdumas-03927443], p.21'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre III — De l’eau ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, Sénèque explique pourquoi il est plus important de s’intéresser à l’observation du monde, à sa connaissance et à sa compréhension plutôt qu’à sa conquête. Puis, il développe diverses théories sur la formation des rivières, les eaux souterraines et les propriétés de l’eau. Dans une critique morale aux chapitres XVII à XIX, il fustige la mauvaise pratique consistant à amener à table des poissons, notamment des rougets, vivants et à se délecter de leurs couleurs changeantes à l’agonie avant de les préparer devant les convives. En épilogue, il énonce son [[w:Eschatologie|''eschatologie'']], sa vision de la fin du monde où les êtres vivants seront anéantis par des raz-de-marée, marquant la fin d’un cycle du vivant et le début d’un autre.</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre XIII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la doctrine de '''Thalès''' faisant de l’eau l’élément à l’origine de la vie et critique d’une autre de la terre flottant dessus.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''13.''' Adiciam, ut '''Thales''' ait, «ualentissimum elementum est». Hoc fuisse primum putat, ex hoc surrexisse omnia. Sed nos quoque aut in eadem sententia, aut in uicinia eius sumus. Dicimus enim ignem esse qui occupet mundum et in se cuncta conuertat; hunc euanidum languentemque considere et nihil relinqui aliud in rerum natura igne restincto quam umoren; in hoc futuri mundi spem latere. Ita ignis exitus mundi est, umor primordium. Miraris ex hoc posse amnes semper exire qui pro omnibus fuit et ex quo sunt omnia? Hic umor in diductione rerum ad quartas redactus est, sic positus ut sufficere fluminibus edendis, ut riuis, ut fontibus posset.<br /><p style="text-indent: 15px;">'''14.''' Quae sequitur '''Thaletis''' inepta sententia est. Ait enim terrarum orbem aqua sustineri et uehi more nauigii mobilitateque eius fluctuare tunc cum dicitur tremere; non est ergo mirum si abundat umor ad flumina profundenda, cum in umore sit totus. Hanc ueterem et rudem sententiam explode. Nec est quod credas in hunc orbem aquam subire per rimas et facere sentinam.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n261/mode/2up ''Liber Tertivs.''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n293/mode/2up ''chap. 13.-14.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' Aqua, ait '''Thales''', valentissimum elementum est : hoc fuisse primum putat, et hoc surrexisse omnia. Sed et nos quoque aut in eadem sententia, aut in ultima sumus. Dicimus enim ignem esse, qui occupet mundum, et in se cuncta convertat ; hunc evanidum considere, et nihil relinqui aliud in rerum natura, igne restincto, quam humorem : in hoc futuri mundi spem latere. Ita ignis exitus mundi est, humor primordium. Miraris amnes ex hoc posse exire semper, qui pro omnibus fuit, et ex quo sunt omnia? Hic humor in diductione rerum ad quartas redactus est, sic positus, ut fluminibus edendis sufficere, ut rivis, ut fontibus posset. Quæ sequitur, '''Thaletis''' inepta sententia est : ait enim , terrarum orbem aqua sustineri, et vehi more navigii, mobilitateque ejus fluctuare, tum quum dicitur tremere. Non est ergo mirum, si abundat humor ad flumina fundenda, quum mundus in humore sit totus. Hanc veterem et rudem sententiam explode : nec est quod credas, in hunc orbem aquam subire per rimas et facere sentiuam.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA327#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Troisième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA342#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' L’eau, dit '''Thalès''', est le plus puissant des éléments, le premier en date, celui par qui tout a pris vie. Nous pensons comme '''Thalès''', au moins sur le dernier point. En effet, nous prétendons que le feu doit s’emparer du monde entier et convertir tout en sa propre substance, puis s’évaporer, s’affaisser, s’éteindre et ne rien laisser autre chose dans la nature que l’eau ; qu’enfin l’eau recèle l’espoir du monde futur. Ainsi périra par le feu cette création dont l’eau fut le principe. Es-tu surpris que des fleuves sortent incessamment d’un élément qui a tenu lieu de tout, et duquel tout est sorti ? Quand les éléments furent séparés les uns des autres, l’eau fut réduite au quart de l’univers, et placée de manière à suffire à l’écoulement des fleuves, des ruisseaux, des fontaines. Mais voici une idée absurde de ce même '''Thalès'''. Il dit que la terre est soutenue par l’eau sur laquelle elle vogue comme un navire ; qu’à la mobilité d’un tel support sont dues les fluctuations qu’on appelle tremblements de terre. Ce ne sera donc pas merveille qu’il y ait assez d’eau pour entretenir les fleuves, si tout le globe est dans l’eau. Ce système grossier et suranné n’est que risible ; tu ne saurais admettre que l’eau pénètre notre globe par ses interstices, et que la cale est entr’ouverte.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_3|''Livre III. chap. 13.'']], traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles3.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' L’eau, dit '''Thalès''', est le plus puissant des éléments : elle existait avant tout, elle est le principe de tout. Nous pensons comme '''Thalès''', au moins sur le dernier point. En effet, nous croyons que le feu, s’emparant du monde entier, convertira tout en sa propre substance : mais il finira par cesser ses ravages, et quand il sera éteint, dans toute la nature il ne restera que l’eau, et cette eau renfermera le germe et l’espérance d’un monde futur. Ainsi par le feu s’accomplira la destruction de l’univers, et par l’eau sa réorganisation. Êtes-vous surpris, maintenant, qu’après avoir tenu lieu de tous les éléments, et les avoir produits tous, l’eau suffise à l’entretien perpétuel des fleuves ? Quand les éléments furent séparés les uns des autres, l’eau fut réduite au quart de l’univers, et dans une proportion convenable pour suffire à l’alimentation des fontaines, des ruisseaux et des rivières. Mais voici une idée absurde du même '''Thalès''' : il dit que la terre est soutenue par l’eau, et qu’elle flotte sur elle comme un navire ; que les tremblements de terre sont causés par les oscillations et les mouvements du fluide qui la soutient. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait assez d’eau pour alimenter les fleuves, puisque tout le globe est dans l’eau. Mais rejetons cette vieille et informe hypothèse, qui assimile les sources aux flots que la cale entr’ouverte laisse pénétrer dans le vaisseau.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA327#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Troisième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA342#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. III.'''<br />''Opiniõ de Thales touchant l’eau.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">L’eau , comme dit '''Thales''' , e[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>t</nowiki> le plus fort des Elemens. Il croit me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me qu’elle e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le premier , & que toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es en ont pris nai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance. Pour moy ie {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uis de cette opinion , ou du moins de la derniere partie de cette opinion. Car nous [[#nous_stoiciens_NdT_dR|<span id="nous_stoiciens_NdT_dR_back"><sup>1</sup></span>]] di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le feu qui enueloppera tout le monde , & qui conuertira en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oy toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es; qu’il deuiendra {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans force quand il n’aura plus de nourriture , qu’apres que le feu {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}era e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}teint il ne demeurera rien de re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te à la nature que l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement , & que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t en elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule que con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}perance d’vn monde futur. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le feu e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t la fin du monde , & l’eau en e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le commencement. Vous e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonnez-vous donc que les fleuues pui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir d’vn Element , qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t fait pour toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es & dont toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e font ? Lors que la nature fit le departement des Elemens , l’eau fut placée de telle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte , qu’elle peut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uffire pour les fleuues , pour les rui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux , pour les fontaines. Mais ce que '''Thales''' dit en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uitte e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t ridicule , car il dit que le Globe de la terre e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenu par les eaux ; qu’elles le portent comme vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau , & qu’elles l’agitent de la me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte , lors que nous croyons qu’il tremble. Il ne faut donc pas s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonner , s’il ya tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ez d’eau pour former de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i grands fleuues , puis que tout le monde nage fur l’eau. Mais me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pri{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ez cette vieille , & cette gro{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iere opinion , & ne croyez pas que l’eau vienne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la terre , comme par des fentes & par des creua{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es , & qu’elle y {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement comme dans le fond d’vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#nous_stoiciens_NdT_dR_back|<span id="nous_stoiciens_NdT_dR"><sup>1.</sup></span>]] Les Stoïciens.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA202#v=onepage&q&f=true ''Livre Troisiesme. Des eaux.''], [https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA234#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ==== Livre IV — Du Nil ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, '''Sénèque''' fait l’éloge de [[w:Lucilius_le_Jeune|'''Lucilius''']] [[#Lucilius|<span id="Lucilius_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] avant de lui expliquer les dangers de la flatterie. Puis, il décrit la crue du [[w:Nil|''Nil'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Nil_back|<sup>🔄</sup>]], expose les théories tentant de l’expliquer et les réfute. En épilogue, il fait le procès du luxe, et plus particulièrement celui d’acheter de la neige, et donc de marchandiser l’eau, regrettant qu’on ne puisse faire de même avec l’air et le soleil.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Lucilius|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Lucilius_back|<span id="Lucilius"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre latin Lucilius [[wikt:en:Lucilius#Latin|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Gouverneur ''romain'' de Sicile durant le règne de [[w:Néron|Néron]], ainsi qu’un ami et un correspondant de Sénèque.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], [[w:Campanie#Histoire|''Campanie'']], [[w:Quatorze_régions_de_la_Rome_augustéenne#Regio_I_:_Porte_Capène|''Regio I'']])'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réfutation par '''Sénèque''' d’une théorie explicite de '''Thalès''' sur la crue du ''Nil'' (théorie identique mais supposément implicite rapportée par [[w:Hérodote|'''Hérodote''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Chapitre_XX|<sup>🔄</sup>]]).</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''2.''' [...] Si '''Thaleti''' credis, etesiae descendenti ''Nilo'' resistunt et cursum eius acto contra ostia mari sustinent. Ita reuerberatus in se recurrit, nec crescit, sed exitu prohibitus resistit et quacumque mox potuit ui congestus erumpit. '''Euthymenes''' ''Massiliensis'' testimonium dicit: «Nauigaui, inquit, ''Atlanticum'' mare. Inde ''Nilus'' fluit, maior, quamdiu etesiae tempus obseruant; tunc enim eicitur mare instantibus uentis. Cum resederunt, et pelagus conquiescit minorque descendenti inde uis ''Nilo'' est. Ceterum dulcis mari sapor est et similes ''Niloticis'' beluae». Quare ergo, si ''Nilum'' etesiae prouocant, et ante illos incipit incrementum eius et post eos durat? Praeterea non fit maior quo illi flauere uehementius, nec remittitur incitaturque, prout illis impetus fuit; quod fieret, si illorum uiribus cresceret. Quid quod etesiae litus ''Aegyptium'' uerberant et contra illos ''Nilus'' descendit, inde uenturus unde illi, si origo ab illis esset? Praeterea ex mari purus et caeruleus efflueret, non, ut nunc, turbidus ueniret. Adde quod testimonium eius testium turba coarguitur. Tunc erat mendacio locus; cum ignota essent externa, licebat illis fabulas mittere. Nunc uero tota exteri maris ora mercatorum nauibus stringitur, quorum nemo narrat initium ''Nili'' aut mare saporis alterius: quae natura credi uetat, quia dulcissimum quodque et leuissimum sol trahit. Praeterea quare hieme non crescit? Et tunc potest uentis concitari mare, aliquanto quidem majoribus; nam etesiae temperati sunt. Quod si e mari ferretur ''Atlantico'', semel oppleret ''Aegyptum''. At nunc per gradus crescit.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n7/mode/2up ''Liber Qvartvs A.''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n41/mode/2up ''chap. 2.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] Si '''Thaleti''' credis, Etesiæ descendenti ''Nilo'' resistunt, et cursus ejus acto contra ostia mari sustinent : ita reverberatus in se recurrit : nec crescit, sed exitu prohibitus resistit, et quacumque mox potuit, inconcessus erumpit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''Euthymenes''' ''Massiliensis'' testimonium dicit : « Navigavi, inquit, ''Atlanticum'' mare. Inde ''Nilus'' fluit major, quamdiu Etesiæ tempus observant : tunc enim ejicitur mare instantibus ventis. Quum resederint, et pelagus conquiescit, minorque descendenti inde vis ''Nilo'' est. Ceterum dulcis maris sapor est, et similes ''Niloticis'' belluæ. » Quare ergo, si ''Nilum'' Etesiæ provocant, et ante illos incipit incrementum ejus, et post eos durat ? Præterea non fit major, quo illi flavere vehementius. Nec remittitur, incitaturque, prout illis impetus fuit : quod fieret, si illorum viribus cresceret. Quid, quod Etesiæ littus ''ægyptium'' verberant, et contra illos ''Nilus'' descendit, inde venturus, unde illi, si origo ab illis esset ? Præterea ex mari purus et cæruleus efflueret, non ut nunc turbidus venit. Adde, quod testimonium ejus testium turba coarguitur. Tunc erat mendacio locus, quum ignota essent externa. Licebat illis fabulas mittere. Nunc vero tota exteri maris ora mercatorum navibus stringitur : quorum nemo narrat nunc cæruleum ''Nilum'', aut mare saporis alterius ; quod et natura credi vetat, quia dulcissimum quodque et levissimum sol trahit. Præterea quare hieme non crescit ? et tunc potest ventis concitari mare, aliquando quidem majoribus ; nam Etesiæ temperati sunt. Quod si e mari ferretur ''Atlantico'', semel oppleret ''Ægyptum''. At nunc per gradus crescit.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA371#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Quatrième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA385#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] À en croire '''Thalès''', les vents étésiens repoussent le ''Nil'' à sa descente dans la mer, et suspendent son cours en poussant la mer contre ses embouchures. Ainsi refoulé, il revient sur lui-même, sans pour cela grossir ; mais l’issue lui étant barrée, il s’arrête, et bientôt, partout où il le peut, force le passage qui lui est refusé. [[w:Euthymènes|'''Euthymène''']] [[#Euthymènes|<span id="Euthymènes_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], de ''Marseille'', en parle comme témoin : « J’ai navigué, dit-il, sur la mer ''Atlantique''. Elle cause le débordement du ''Nil'', tant que les vents étésiens se soutiennent ; car c’est leur souffle qui alors pousse cette mer hors de son lit. Dès qu’ils tombent, la mer aussi redevient calme, et le ''Nil'' à sa descente déploie moins de puissance. Du reste, l’eau de cette mer est douce, et nourrit des animaux semblables à ceux du ''Nil''. » Mais pourquoi, si les vents étésiens font gonfler le ''Nil'', la crue commence-t-elle avant la saison de ces vents, et dure-t-elle encore après ? D’ailleurs le fleuve ne grossit pas à mesure qu’ils soufflent plus violemment. Son plus ou moins de fougue n’est point réglé sur celle des vents étésiens, ce qui aurait lieu, si leur action le faisait hausser. Et puis ils battent la côte ''égyptienne'', le ''Nil'' descend à leur encontre : il faudrait qu’il vînt du même point qu’eux, si son accroissement était leur ouvrage. De plus, il sortirait pur et azuré de la mer, et non pas trouble comme il est. Ajoute que le témoignage d’'''Euthymène''' est réfuté par une foule d’autres. Le mensonge avait libre carrière, quand les plages étrangères étaient inconnues ; on pouvait de là nous envoyer des fables, À présent, la mer extérieure est côtoyée sur tous ses bords par des trafiquants dont pas un ne raconte qu’aujourd’hui le ''Nil'' soit azuré ou que l’eau de la mer soit douce. La nature elle-même repousse cette idée ; car les parties les plus douces et les plus légères sont pompées par le soleil. Et encore pourquoi le ''Nil'' ne croît-il pas en hiver ? Alors aussi la mer peut être agitée par des vents quelque peu plus forts que les étésiens, qui sont modérés. Si le mouvement venait de l’Atlantique, il couvrirait tout d’un coup l’Égypte : or l’inondation est graduelle.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_4|''Livre IV.'']] ''chap. 2.'', traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles4.htm ici])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Joseph Baillard de 1914|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Euthymènes_back|<span id="Euthymènes"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Εὐθυμένης / Euthuménēs [[wikt:en:Εὐθυμένης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ de l’adjectif εὐθύς / euthús, « 1. Droit, direct : (au sens moral) direct, ouvert, franc. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ + du nom commun μενος / ménos, « 1. Esprit. 2. Désir, ardeur, souhait, but. 3. Colère. 4. Courage, esprit, vigueur. 5. Pouvoir, force. 6. Violence. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ + du suffixe nominal‎ propre -ης / -ēs [[wikt:en:-ης#Suffix_2|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Navigateur et explorateur de la mer Extérieure le long des côtes africaines (actuelle Atlantique sud).<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:VIeme_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]], [[w:Marseille_antique#Massalia,_une_cité_grecque|''Massalia'']], actuelle Marseille)'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] Selon '''Thalès''', le phénomène a pour cause les vents Étésiens, qui s’opposent au cours du ''Nil'' et font rebrousser ses eaux en sens inverse du mouvement qui le porte vers la mer. Refoulés sur eux-mêmes, les flots refluent sans pour cela grossir ; mais l’issue leur étant fermée, ils s’arrêtent, et bientôt ils s’ouvrent partout où ils peuvent le passage qui leur est refusé.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''Euthymène''' de ''Marseille'' en parle comme témoin : « J’ai navigué, dit-il, sur la mer ''Atlantique''. Le ''Nil'' roule des eaux plus abondantes, tant que durent les vents Étésiens ; car alors ils refoulent la mer sur le fleuve. Dès qu’ils se sont abattus et que la mer est devenue calme, le ''Nil'', qui peut redescendre vers celle-ci, diminue. Au reste, les eaux de cette mer sont douces et contiennent des animaux semblables à ceux du ''Nil''. » Dans cette hypothèse, qui donne les vents Étésiens pour cause des crues du ''Nil'', qu’on me dise pourquoi ces crues précèdent les vents, persistent quand les vents ne sont plus, enfin n’augmentent plus d’intensité et de violence, et ne diminuent pas selon la violence et l’impétuosité du vent même ; c’est pourtant ce qui devrait arriver, si les vents déterminaient la hausse des eaux. De plus, les vents Étésiens battent directement la côte ''égyptienne'' : pourquoi donc le ''Nil'' descend-il contre le souffle de ces vents, tandis qu’il devrait couler dans la même direction, s’il leur devait ses débordements ? Enfin, pourquoi, au lieu d’être diaphanes et azurés, ces flots, qu’on fait venir de la mer, sont-ils chargés de limon ? Ajoutez qu’une foule de témoignages réfutent '''Euthymène'''. On pouvait mentir, quand les plages étrangères étaient inconnues : c’était alors le temps des fables ; mais aujourd’hui mille vaisseaux marchands côtoient la mer extérieure ; personne ne dit que le ''Nil'' ait des flots d’azur ; personne ne donne à la mer une saveur douce, que la nature refuse à ses eaux : car le soleil en pompe sans cesse la partie la plus douce et la plus légère ; ensuite pourquoi le ''Nil'' ne croîtrait-il point pendant l’hiver ? la mer alors peut être battue par les vents, par des vents plus violents que les Étésiens, qui sont modérés. Enfin, si le mouvement venait de l’Atlantique, l’Égypte entière serait inondée tout d’un coup : or, l’inondation est graduelle.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA371#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Quatrième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA385#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. II.'''<br />''En quelle fai[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>ó</nowiki> {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait l’accroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du Nil.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">[...] Si vous en croyez '''Thales''' , les vents Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tent au ''Nil'' en de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cendant dans la mer; & arre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on cours, en pou{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant la mer contre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ept emboucheures. Si bien qu’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tant repou{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte il retourne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oy-me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me , & ne croi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas comme l’on pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e , mais par ce qu’il trouue vn ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tacle qui l’empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}che de pa{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er outre , il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t contraint de s’arre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ter , & ne pouuant plus pour{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uiure {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a cour{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e , il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pand par où il peut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e répandre. '''Euthimenes''' de ''Mar{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eille'' en rend ce te{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}moignage. I’ay nauigé, dit il, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la mer ''Atlantique'' , & c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t par elle que le ''Nil'' deuient plus grand, lors que les vents Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent ; car alors cette mer {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ort pour ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i dire d’elle-me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me par la force & par la violence de ces vents. Mais lors qu’ils ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent plus la mer demeure tranquille, & le Nil ne trouue plus rien qui l’empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}che de de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cendre , Au re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te l’eau de la mer e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t douce en ce temps-là , & l’on y void des be{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emblables à celles du Nil. Mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont enfler le Nil, pourquoy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on débordement commence il auant qu’ils {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent & pourquoy dure - il encore lors qu’ils ont ce{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouffler. Dauantage ils ne s’enfle pas plus que de cou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tume , quand ces vents {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent auecque plus de violence qu’ils ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont ordinairement. Enfim il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e hau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e & ne s’abai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon que leur impetuo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ité e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t plus ou moins grande , ce qui arriveroit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans doute s’il s’enfloit par la force de ces véts. Mais comme les Ete{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens battent directement les bords de l’Egypte, & que le Nil de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cend contre eux ; il faudroit s’ils e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toient cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on accroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement , qu’il commença{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t par l’endroit d’où ils viennent. Outre cela il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortiroit tout pur de la mer, & de la couleur de la mer, & ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit pas trouble & limonneux , comme il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. Et apres tout le te{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}moignage d’'''Euthimene''' , e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t condamné par le plus grand nombre. Il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit permis de mentir quand on n’auoit point de connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance des pays e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trangers ; & alors on pouuoit facilement nous en enuoyer des fables. Mais aujourd’huy tous les riuages des mers les plus e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}loignées {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont remplis de vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux de marchands, & pas vn ne nous apporte que le ''Nil'' {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit de la couleur de la mer, ou que la mer ait vn autre gou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. Quand nous aurions des rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons pour nous la per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uader , la nature nous empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cheroit de le croire par ce que le Soleil en attire ce qu’il y a de plus leger & de plus doux. Dauantage pourquoy ne croi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-il pas en Hyuer , puis que la met en ce temps là peut e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre agitée par des vents plus violents, que les Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours moderez. Que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le ''Nil'' venoit de la mer ''Atlantique'' , il couuriroit l’Egypte tout d’vn coup, & neantmoins il ne la couure que peu à peu.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA3#v=onepage&q&f=true ''Livre Qvatriesme. De la Nege, de la Greſle, & de la Pluye.''], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA37#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ==== Livre VI — Des tremblements de terre ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, '''Sénèque''' énonce le plan du livre, des causes des tremblements de terre et des peurs qu’ils provoquent, en s’appuyant sur celui de ''Campanie'' qui a récemment causé d’importants dégâts à ''Pompéi'' et à ''Herculanum''. Des chapitres IV à XX, de nombreuses théories sismiques sont présentées, la plupart liées au nom d’un philosophe qui les prône. Le feu, l’eau et l’air sont cités comme causes, et plusieurs d’entre-elles les combinent. À partir du chapitre XXIV, '''Sénèque''' développe sa propre opinion : l’air pénétrant, qui remplit complètement les cavités souterraines sous une forte pression, en est la cause. En épilogue, il explique à '''Lucilius''' quel comportement adopté en de telles situations, à savoir être courageux en ne craignant pas la mort</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre VI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réfutation d’une théorie de '''Thalès''' de la Terre flottant sur l’eau, et témoignage d’une de ses preuves portant sur les tremblements de terre.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''6.''' In aqua causam esse nec ab uno dictum est nec uno modo. '''Thales''' ''Milesius'' totam terram subiecto iudicat umore portari et innare, siue illud oceanum uocas, siue magnum mare, siue alterius naturae simplicem adhuc aquam et umidum elementum. Hac, inquit, unda sustinetur orbis uelut aliquod grande nauigium et graue his aquis quas premit. Superuacuum est reddere causas propter quas existimat grauissimam partem mundi non posse spiritu tam tenui fugacique gestari; non enim nunc de situ terrarum sed de motu agitur. Illud argumenti loco ponit aquas esse in causa quibus hic orbis agitetur, quod in omni maiore motu erumpunt fere noui fontes, sicut in nauigiis quoque euenit ut, si inclinata sunt et abierunt in latus, aquam sorbeant, quae in omni eorum onere quae uehit, si immodice depressa sunt, aut superfunditur aut certe dextra sinistraque solito magis surgit. Hanc opinionem falsam esse non est diu colligendum. Nam, si terra aqua sustineretur et ea aliquando concuteretur, semper moueretur, nec agitari illam miraremur sed manere; deinde tota concuteretur, non ex parte; numquam enim nauis dimidia iactatur. Nunc uero terrarum non uniuersarum sed ex parte motus est. Quomodo ergo fieri potest ut, quod totum uehitur, totum non agitetur, si eo quo uehitur agitatum est? — At quare aquae erumpunt? — Primum omnium saepe tremuit terra et nihil umoris noui fluxit. Deinde, si ex hac causa unda prorumperet, a lateribus terrae circumfunderetur, sicut in fluminibus ac mari uidemus incidere ut incrementum aquarum, quotiens nauigia desidunt, in lateribus maxime appareat. Ad ultimum non tam exigua fieret quam tu dicis eruptio nec uelut per rimam sentina subreperet, sed fieret ingens inundatio ut ex infinito liquore et ferente uniuersa.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n135/mode/2up ''Liber Qvintvs - De terrae motv''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n155/mode/2up ''chap. 6.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' In aqua causam esse, nec ab uno dictum est, nec uno modo. '''Thales''' ''Milesius'' totam terram subjecto judicat humore portari et innatare : sive illud Oceanum vocas, sive magnum mare, sive alterius naturæ simplicem adhuc aquam et humidum elementum. Hac, inquit, unda sustinetur orbis, velut aliquod grande navigium et grave his aquis, quas premit. Supervacuum est reddere causas, propter quas existimat, gravissimam partem mundi non posse spiritu tam tenui fugacique gestari ; non enim nunc de situ terrarum, sed de motu agitur. Illud argumenti loco ponit, aquas esse in causa, quibus hic orbis agitatur, quod in omui majore motu erumpunt fere novi fontes : sicut in navigiis quoque evenit, ut, si inclinata sunt et abiere in latus, aquam sorbeant, quæ in omni onere eorum quæ vehit, si immodice depressa sunt, aut superfunditur, aut certe dextra sinistraque solito magis surgit. Hanc opinionem falsam esse, non est diu colligendum ; nam, si terram aqua sustineret, et ea aliquando concuteretur : semper moveretur, nec agitari illam miraremur, sed manere. Tum tota concuteretur, non ex parte : nunquam enim navis dimidia jactatur. Nunc vero non terrarum universarum, sed ex parte motus est. Quomodo ergo fieri potest, ut quod totum vehitur, totum non agitetur, si eo quo vehitur, agitatum est ? At quare aquæ erumpunt ? Primum omnium sæpe tremuit terra, et nihil humoris novi fluxit. Deinde si ex hac causa unda prorumperet, a lateribus terræ circumfunderetur : sicut in fluminibus ac mari videmus accidere, ut incrementum aquarum, quoties navigia desidunt, in lateribus maxime appareat. Ad ultimum non tam exigua fieret quam dicit eruptio, nec velut per rimam sentina subreperet, sed fieret ingens inundatio, ut ex infinito liquore, et ferente universa.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA420#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Sixième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA429#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' Que l’eau soit cause des tremblements de terre, c’est ce qu’affirment divers auteurs et avec divers arguments. '''Thalès''' de ''Milet'' estime que le globe entier a pour support une masse d’eaux sur laquelle il flotte, et qu’on peut appeler Océan ou grande mer, ou élément jusqu’ici de nature simple, l’élément humide. Cette eau, dit-il, soutient la terre ; et l’immense navire pèse sur le liquide qu’il comprime. Il est superflu d’exposer les motifs qui font croire à '''Thalès''' que la partie de l’univers la plus pesante ne saurait porter sur une substance aussi ténue, aussi fugace que l’air : il ne s’agit pas maintenant de l’assiette du globe, mais de ses secousses. '''Thalès''' apporte en preuve de son système, que presque toujours les grandes secousses font jaillir des sources nouvelles, comme il arrive dans les navires qui, lorsqu’ils penchent et s’inclinent sur le flanc, sont envahis par l’eau ; toujours, s’il y a surcharge, l’eau vient couvrir le bâtiment, ou du moins s’élève à droite et à gauche plus que de coutume. La fausseté de cette opinion se démontre sans longs raisonnements. Si la terre était soutenue par l’eau, elle tremblerait quelquefois dans toute sa masse et toujours serait en mouvement ; ce ne serait pas son agitation qui étonnerait, mais son repos. Elle s’ébranlerait tout entière, non partiellement ; car ce n’est jamais la moitié seulement d’un navire qui est battue des flots. Or, les tremblements de notre terre ne sont pas universels, mais partiels. Comment serait-il possible qu’un corps porté tout entier par l’eau ne fût pas agité tout entier, quand ce fluide est agité ? « Mais d’où viennent les eaux qu’on a vues jaillir ? » D’abord, souvent la terre tremble, sans qu’il en sorte de nouvelles eaux. Ensuite, si telle était la cause de ces éruptions, elles n’auraient lieu qu’autour des flancs du globe ; ce que nous voyons arriver sur les fleuves et en mer : l’exhaussement de l’onde, à mesure que s’enfonce le navire, se remarque surtout aux flancs du bâtiment. Enfin l’éruption dont on parle ne serait pas si minime, et comme une voie d’eau qui s’infiltre par une fente légère ; l’inondation serait immense en raison de l’abîme infini sur lequel flotterait le monde.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_6|''Livre VI.'']] ''chap. 6.'', traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles6.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' Plusieurs philosophes ont prétendu que l’eau est la cause de ces secousses : ce que chacun explique à sa manière. '''Thalès''' de ''Milet'' prétend que le globe entier a pour support une masse d’eau sur laquelle il flotte ; peu importe qu’on donne à cet amas le nom d’Océan, de grande mer ou d’eau élémentaire, eau simple. Cette eau, dit-il, soutient la terre comme un grand vaisseau pesant sur le liquide qu’il comprime. Il est inutile d’exposer les raisons qui font croire à '''Thalès''' que le corps le plus pesant de la nature ne peut être soutenu par un fluide aussi délié et aussi rare que l’air : car il s’agit ici des tremblements de terre et non de l’assiette du globe. La grande raison de '''Thales''' pour faire de l’eau la cause des secousses de la terre, c’est que, dans tout tremblement considérable, jaillissent des eaux nouvelles ainsi les vaisseaux se remplissent d’eau quand ils penchent d’un côté ; chargés à l’excès, ou ils sont submergés, ou ils s’enfoncent à droite et à gauche plus profondément dans la mer. Il ne faut pas longtemps discuter pour voir la fausseté de cette opinion. Si la terre était soutenue par les eaux, elle serait quelquefois fortement ébranlée, mais de plus elle serait toujours flottante, et il faudrait s’étonner non de son agitation , mais de son repos ; enfin, au lieu d’être ébranlée en partie, elle le serait tout entière : car jamais la moitié d’un vaisseau n’est battue des flots. Or, on sait que les secousses de la terre sont partielles et non universelles : comment se ferait-il donc que ce qui est entièrement porté par les eaux ne fût pas entièrement agité, tandis que les eaux mêmes le sont en totalité ? Mais, dit-on, qui fait jaillir les eaux ? D'abord, souvent la terre tremble sans qu’il se produise des eaux nouvelles ; ensuite, si telle était la cause de ces éruptions, les eaux se répandraient latéralement autour de la terre. Ainsi, par exemple, quand un vaisseau s’enfonce ou dans la mer ou dans les fleuves, c’est vers les bords surtout que l’accroissement devient sensible. Enfin les sources qui jaillissent ne seraient pas si peu considérables ; on ne pourrait pas les comparer à une voie d’eau qui pénètre par les fentes du fond de cale : ce serait une inondation immense comme l’abîme infini sur lequel flotterait le monde.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA420#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Sixième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA429#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. VI.'''<br />''Si l’eau e[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>t</nowiki> la cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e des tréblemés de terre.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Ce n'e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas vn homme {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eul qui a dit , que l’eau e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e du tremblement de la terre ; & l’on ne l’a pas dit d’vne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule façó. '''Thales''' ''Mile{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ien'' a crû que toute la terre e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit portée {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’eau , & qu’elle y nageoit, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit que vous appelliez cette eau Ocean, ou que vous l’appelliez grade mer, ou vne eau d’vne autre nature , eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}imple , element humide. C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette eau, dit-il, que le monde e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenu, comme quelque vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau d’vne grandeur deme{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urée , qui charge les eaux qui le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiennent. Il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit inutile de rapporter les rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons qui luy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont croire que la plus pe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ante partie du móde ne peut e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenuë par l’air qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ubtil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i fluide & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i delié ; & d’ailleurs, il ne s’agit pas icy de l’a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iete de la terre , mais du tremblement de la terre. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i pour preuue que les eaux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e que la terre tremble , il dit qu’il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que point de grands tremblemens de terre, qu’on n’en voye {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uitte de nouuelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ources; que la terre re{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emble en cela aux vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux qui ne peuuent pancher d’vn co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}té, qu’ils ne pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent de l’eau, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pand {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur toutes les cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es qu’ils portent , {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i elles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont trop enfoncées; ou qui s’éleue de part & d’autre à la gauche , & à la droite. Il n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas besoin d’vn long di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cours pour montrer la fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eté de cette opinion ; car {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenoit la terre, quelquesfois elle trembleroit toute entiere, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours en mouuement; & nous ne nous e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonnerions point de la voir remuer, mais de la voir ferme & inébranlable. Elle trembleroit toute entiere , & non pas en partie , car vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t iamais agité par vne moitié {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement ; & apres tout nous voyons que le tremblement ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pas de toute la terre , mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement d’vne partie. Comment donc {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e peut-il faire que ce qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t porté tout entier ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit pas entierement agité , {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me qui porte e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}meuë & agitée ? Mais pourquoy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ort-il de l’eau apres vn tremblement de terre ? Premierement la terre a {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouuent tremblé {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans qu’on en ayt veu {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir de nouuelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ources. D’ailleurs {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortoit par cette rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pandroit par les co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tez de la terre , comme nous voyons dans les fleuues & dans la mer , où lors que le vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau s’enfonce on remarque que l’eau s'éleue , principalement par les co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tez. Enfin ces eaux ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortiroient pas en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i petite quantité, ny par vne fi petite ouuerture , mais il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit vne grande inondation, comme procedant de cette abondance d’eaux qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiennent tout l’vniuers.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA141#v=onepage&q&f=true ''Livre Sixiesme. Des tremblemens de terre.''], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA164#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Pline_l%27Ancien|'''Pline l’Ancien''']] [[#Pline|<span id="Pline_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:23|23]]/[[w:24|24]], à [[w:Côme|''Novum Comum'']] ou [[w:Vérone|Vérone]] — [[w:79|79]], à [[w:Stabies|Stabies]], [[w:Mort_de_Pline_l%27Ancien|mort]] par asphyxie près de [[w:Pompéi|Pompéi]], lors de l’éruption du [[w:Vésuve|Vésuve]], en voulant observer le phénomène au plus près et en désirant porter secours aux victimes, alors en poste à [[w:Misène|''Misène'']] en tant que Préfet commandant la flotte militaire ''romaine'') <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Pline_l’Ancien|<sup>📚</sup>]] [https://books.google.fr/books?id=tRsuD3WJT-UC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA876#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume Va, §204 - Plinius Secundus (Caius —)}}] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Haut fonctionnaire militaire et civique, issu de l’[[w:Chevalier_romain|''orde équestre'']], et écrivain prolifique dans de très nombreux domaines.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Pline l’Ancien|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Pline_back|<span id="Pline"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Caius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Plinius|nomen, nom de famille}} {{Info|Secundus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Histoire_naturelle_(Pline_l'Ancien)|Histoire naturelle]] === <p style="text-align: right;">[[s:Histoire_naturelle_(Pline)|📚]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Ouvrage de 37 livres dédié à l’empereur [[w:Titus_(empereur_romain)|'''Titus''']] [[#Titus|<span id="Titus_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], dont il a été le ''{{Lang|la|contubernium}}'' pendant son service en tant que commandant des armées du ''Rhin'' en ''Germanie'' en [[w:47|47]]. '''Pline''' définit lui-même son enquête [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Histoire/Enquête_I|<sup>🔄</sup>]] sur la nature comme une reproduction de la vie — ''{{Lang|la|rerum natura, hoc est uita narratur}}'' (Livre I, Préface, 10), qu’il inscrit dans la tradition encyclopédique [[#encyclopédie_back|<sup>⤴️</sup>]] grecque mais s’en différencie par son exhaustivité : ''{{Lang|la|Jam omnia attingenda, quæ Græci}}'' ''{{Lang|grc|τάς έγχυχλοπαιδείας}}'' ''{{Lang|la|vocant : et tamen ignota aut incerta ingeniis facta; alia vero ita multis prodita, ut in fastidium sint adducta}}'' (Préface, 11). Il a, dans ce but, compilé « vingt mille faits dignes d’intérêt, tirés de la lecture d’environ deux mille volumes, [...] provenant de cent auteurs de choix » — ''{{Lang|la|Viginti millia rerum dignarum cura ex lectione voluminum circiter duum millium, [...] ex exquisitis auctoribus centum}}'' (Préface, 13).</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Titus|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Titus_back|<span id="Titus"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre latin Titus [[wikt:en:Titus#Latin|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Commandant militaire, notamment pendant la [[w:Premi%C3%A8re_guerre_jud%C3%A9o-romaine|''première guerre judéo-romaine'']], au cours de laquelle il prend ''Jérusalem'' que ses troupes mettent à sac et fait détruire le [[w:Second_temple_de_Jérusalem#Destruction|''Second Temple'']], et empereur ''romain'', de la dynastie des [[w:Flaviens|''Flaviens'']], de [[w:79|79]] à [[w:81|81]].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(30 décembre [[w:39|39]] , ''Rome'' — 13 septembre [[w:81|81]], mort par fièvre selon [[w:Suétone|Suétone]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/suetone/titus.htm <sup>VdDC, Titus</sup>] ou par empoisonnement avec du venin de [[w:Aplysia|''lièvre marin'']] par son propre frère [[w:Domitien|Domitien]] selon [[w:Philostrate_d%27Ath%C3%A8nes|Philostrate]] [https://remacle.org/bloodwolf/roman/philiostrate/apollonius6.htm <sup>AdT, l. VI, chap. 32</sup>])<sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre II ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Enquête sur l’astronomie et la physique du monde, basée sur les quatre éléments : air, terre, eau et feu.</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre IX.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la première prédiction grecque d’une éclipse solaire (ou lunaire selon les traductions) par '''Thalès'''.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IX.''' Et rationem quidem defectus utriusque primus ''Romani'' generis in vulgus extulit '''Sulpicius Gallus''', qui consul cum '''Marcello''' fuit, sed tum tribunus militum, sollicitudine exercitu liberato, pridie quam '''Perseus''' rex superatus a '''Paulo''' est, in concionem ab imperatore productus ad prædicendam eclipsim, mox et composito volumine. Apud Græcos autem investigavit primus omnium '''Thales''' ''Milesius'', Olympiadis XLVIII anno quarto, prædicto solis defectu, qui '''Alyatte''' rege factus est, Urbis conditæ; anno CLXX. Post eos utriusque sideris cursum in sexcentos annos præcinuit '''Hipparchus''', menses gentium, diesque et horas, ac situs locorum, et visus populorum complexus, ævo teste, haud alio modo, quam consiliorum naturæ particeps. Viri ingentes supraque mortalium naturam, tantorum numinum lege deprehensa, et misera hominum mente absoluta, in defectibus scelera aut mortem aliquam siderum pavente (quo in metu fuisse '''Stesichori''' et '''Pindari''' vatum sublimia ora palam est deliquio Solis), et in Luna veneficia arguente mortalitate, et ob id crepitu dissono auxiliante. Quo pavore, ignarus causæ, '''Nicias''' ''Atheniensium'' imperator, veritus classem portu educere, opes eorum afflixit. Macti ingenio este, cæli interpretes, rerumque naturæ capaces, argumenti repertores, quo deos hominesque vinxistis. Quis enim hæc cernens, et statos siderum (quoniam ita placuit appellare) labores, non suæ necessitati mortalis genitus ignoscat ? Nunc confessa de iisdem breviter atque capitulatim attingam, ratione admodum necessariis locis strictimque reddita : nam neque instituti operis talis argumentatio est : neque omnium rerum afferri posse causas, minus mirum est, quam consfare in aliquibus.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/98/mode/2up ''Livre II.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/106/mode/2up ''chap. IX.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/130|ici]] et 1829 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f45.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IX.''' Le premier ''Romain'' qui exposa publiquement la théorie des éclipses du soleil et de la lune est [[w:Caius_Sulpicius_Gallus|'''Sulpicius Gallus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Caius_Sulpicius_Gallus_back|<sup>🔄</sup>]], qui fut consul avec [[w:Marcus_Claudius_Marcellus_(consul_en_-166)|'''Marcellus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Marcellus-166_back|<sup>🔄</sup>]], mais qui alors était tribun militaire. La veille du jour où [[w:Persée_(roi)|'''Persée''']] [[#Persée_(roi)|<span id="Persée_(roi)_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] fut défait par [[w:Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus|'''Paul-Emile''']] [[#Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus|<span id="Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] il parut par ordre du général, afin de prévenir les alarmes de l’armée, devant les troupes assemblées pour annoncer l’éclipse qui allait survenir; peu de temps après, il composa un livre sur ce sujet. Le premier qui s’en occupa chez les ''Grecs'' fut '''Thalès''' de ''Milet'', dans la quatrième année de la quarante-huitième olympiade (an 585 av. J. C. [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#éclipse_back|<sup>🔄</sup>]]), l’an 170 de la fondation de ''Rome'', et prédit une éclipse de lune qui arriva sous le roi [[w:Alyatte_II|'''Alyatte''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Alyatte_back|<sup>🔄</sup>]]. Après eux, [[w:Hipparque_(astronome)|'''Hipparque''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hipparque_back|<sup>🔄</sup>]] dressa pour six cents ans la table du cours du soleil et de la lune, déterminant les mois des divers calendriers, les jours, les heures, les localités et les aspects, suivant les contrées. Le cours des ans ne lui a donné aucun démenti, et il semble avoir été admis aux conseils de la nature. Génies puissants et élevés au dessus de l’humanité, ils ont découvert la loi qui régit ces grandes divinités, et ils ont délivré de ses craintes l’esprit misérable des hommes, qui dans les éclipses, tantôt croyaient voir une influence malfaisante ou une espèce de mort des astres, crainte qui, comme on sait, a, pour l’éclipse du soleil, troublé [[w:Stésichore|'''Stésichore''']] [[#Stésichore|<span id="Stésichore_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] et [[w:Pindare|'''Pindare''']] [[#Pindare|<span id="Pindare_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], poètes sublimes, et tantôt attribuaient l’obscurcissement de la lune à des maléfices, et lui venaient en aide par un bruit dissonnant. Redoutant ce phénomène, dont il ignorait la cause, [[w:Nicias|'''Nicias''']] [[#Nicias|<span id="Nicias_back"><sup>'''V'''</sup></span>]], général des ''Athéniens'', n’osa pas faire sortir la flotte du port de [[w:Syracuse#Antiquité|''Syracuse'']], et ruina la puissance de sa patrie. Redoublez de génie, interprètes du ciel, vous dont l’intelligence, embrassant la nature, a inventé des théories qui ont créé un lien entre les dieux et les hommes [[#Vicistis_JH|<span id="Vicistis_JH_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] ! A la vue de ce spectacle, à la vue des labeurs (puisque c’est le nom qu’on a voulu donner aux éclipses), des labeurs réguliers auxquels les astres sont soumis, quel mortel ne pardonnerait à la nécessité sous laquelle il est né ? Maintenant je vais parler, d’une manière brève et sommaire, des points sur lesquels on est d’accord en cette matière. Je ne donnerai que de courtes explications, et là où il sera tout à fait nécessaire; car les explications n’entrent pas dans le plan de cet ouvrage, et il n’y a pas moins de mérite à énumérer les causes de toutes choses qu’à s’appesantir sur quelques-unes.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#Vicistis_JH_back|<span id="Vicistis_JH"><sup>1</sup></span>]] Vicistis Vulg. — Vinxistis cod. Dalech. — Vinxistis me parait meilleur. Comp. ce que dit Pline plus loin, ch. 24, sur l’affinité de l’esprit humain avec les astres.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/98/mode/2up ''Livre II.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/106/mode/2up ''chap. IX.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(édition 1848 également disponible [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/130|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Jean Hardouin 1883|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Persée_(roi)_back|<span id="Persée_(roi)"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Περσεύς / Perseús[[wikt:en:Περσεύς#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Dernier roi de [[w:Royaume_de_Mac%C3%A9doine|''Macédoine'']] de la dynastie des [[w:Antigonides|''Antigonides'']], vaincu en [[w:-168|-168]] à la [[w:bataille de Pydna|bataille de ''Pydna'']] à l’issue de la [[w:troisième guerre macédonienne|''troisième guerre macédonienne'']], causant la disparition du ''Royaume de Macédoine''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Années_212_av._J.-C.|-212]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Pella_(cité_antique)|''Pella'']], au nord de l’actuelle ''Grèce'' — [[w:Années_166_av._J.-C.|-166]]<sup>[[w:IIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Alba_Fucens|''Alba Fucens'']], au centre de l’actuelle ''Italie'') <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus_back|<span id="Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus"><sup>II</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Lucius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Æmilius|nomen, nom de famille}} {{Info|Paullus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, surnommé [[wikt:Macedonicus#Latin|Macedonicus]] par le [[w:Sénat_romain|''Sénat'']] à la suite de sa victoire;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Homme politique ''romain'', consul à 2 reprises en [[w:Années_182_av._J.-C.|-182]] et [[w:Années_169_av._J.-C.|-169]]. Il remporta la victoire contre le ''royaume de Macédoine'' à ''Pydna'' en battant le roi Persée [[#Persée_(roi)|<sup>I</sup>]], ce qui mit fin à la dynastie des ''Antigonides''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_230_av._J.-C.|-230]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, ''Rome'' — ''ca.'' [[w:Années_160_av._J.-C.|-160]]<sup>[[w:IIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, ''Rome'') <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Stésichore_back|<span id="Stésichore"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Στησίχορος /Stēsíkhoros [[wikt:en:Στησίχορος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe ἵστημι /hístēmi, « 1. (voix transitive, active des temps présent, imparfait, futur et 1er aoriste) : • Faire se tenir debout, se tenir debout; • Arrêter, rester, vérifier; • Mettre en place : - Faire monter, élever, réveiller, remuer; - Nommer, désigner; - Établir, instituer; • Mettre dans la balance, peser. 2. (voix intransitive, moyenne et passive, voix active du 2e aoriste, parfait et plus-que-parfait) : • Se tenir debout; • Se tenir immobile : (au sens figuré) Rester ferme; • Être dressé ou debout, se lever, s’élever : - (en général) Se lever, commencer; - (en marquant le pas) Être; - Être désigné. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du nom commun χορός / khorós, « 1. Danse en rond. 2. Danse accompagnée de chant, danse chorale. 3. Chœur, chorale, groupe de chanteurs et de danseurs. 4. Groupe, troupe. 5. Rangée. 6. Lieu de danse. 7. (théâtre) Chœur »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète lyrique grec, considéré comme l’un des [[w:Neuf_lyriques_grecs|''neuf poètes lyriques'']] de la Grèce antique.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_630_av._J.-C.|-630]]<sup>[[w:VIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Metauria|''Metauria'']], colonie de la [[w:Grande-Grèce|''Grande-Grèce'']], au sud de la région de [[w:Calabre|''Calabre'']], au sud de l’Italie — ''ca.'' [[w:Années_555_av._J.-C.|-555]]<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Catane|''Catane'']], colonie de la ''Grande-Grèce'', à l’est de la [[w:Sicile|''Sicile'']]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Pindare_back|<span id="Pindare"><sup>IV</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Πίνδᾰρος /Píndaros [[wikt:en:Πίνδαρος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète lyrique grec, considéré comme l’un des [[w:Neuf_lyriques_grecs|''neuf poètes lyriques'']] de la Grèce antique.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Années_518_av._J.-C.|-518]]<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Cynocéphales|''Cynocéphales'']], cité grecque située près de [[w:Thèbes_(Grèce)|''Thèbes'']], en [[w:Béotie|''Béotie'']] — [[w:Années_438_av._J.-C.|-438]]<sup>[[w:Ve_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Árgos|''Árgos'']], cité grecque de la région de l’[[w:Argolide|''Argolide'']], à l’est de la [[w:Péloponnèse|''péninsule du Péloponnèse'']]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_back|<span id="Nicias"><sup>V</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Νῑκίᾱς /Nīkíās [[wikt:en:Νικίας#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun νίκη / níkē [[wikt:en:νίκη#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Le fait de gagner : la victoire, le succès [avec le génitif "sur, dans quelque chose"] : • Les choses gagnées dans la victoire, les fruits de la victoire; • La supériorité, l’avantage. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe nominal masculin -ίας / -ías [[wikt:en:-ίας#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Homme politique et général ''athénien'' durant la [[w:Guerre_du_Péloponnèse|''guerre du Péloponnèse'']], qui oppose la [[w:Ligue_de_Délos|''ligue de Délos'']], menée par ''Athènes'', et la [[w:Ligue_du_Péloponnèse|''ligue du Péloponnèse'']], sous l’[[w:Hégémonie|hégémonie]] de ''Sparte'' de [[w:Années_431_av._J.-C.|-431]] à [[w:Années_404_av._J.-C.|-404]]. Sa supersition liée à une éclipse lunaire, s’étant produite lors de l’[[w:Expédition_de_Sicile|''expédition de Sicile'']], est également relatée par [[w:Thucydide|Thucydide]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/thucydide/livre7.htm#L <sup>{{Info|HdlgdP|Histoire de la guerre du Péloponnèse}} l.VII, §.L</sup>] et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/supestition.htm#23 <sup>{{Info|DlS|De la Superstition}} l.I</sup>].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_470_av._J.-C.|-470]], ''Athènes'' — ''ca.'' [[w:Années_413_av._J.-C.|-413]], ''Syracuse'')<sup>[[w:Ve_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">Des découvertes astronomiques : part de chaque observateur dans la science.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''IX.''' '''Sulpicius Gallus''' [[#Sulpicius_Gallus_AdG|<span id="Sulpicius_Gallus_AdG_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] fut le premier ''Romain'' qui expliqua au vulgaire la raison des éclipses de soleil et de lune. Il fut consul avec '''Marcus Marcellus''' ; mais il n’était que tribun militaire lorsque la veille de la victoire que '''Paul Emile''' remporta sur '''Persée''' [[#Pridie_quam_Perses_rex_AdG|<span id="Pridie_quam_Perses_rex_AdG_back"><sup>'''2'''</sup></span>]], son général le fit paraître devant l’armée assemblée, pour lui annoncer l’éclipse qui allait arriver, et la délivrer de l’alarme qu’elle aurait pu en concevoir. Il composa bientôt après un volume sur ce sujet. Parmi les ''Grecs'', '''Thalès''' de ''Milet'' [[#Primus_omnium_Thales_AdG|<span id="Primus_omnium_Thales_AdG_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] dirigea le premier ses recherches sur ce phénomène, et la quatrième année de la 48e olympiade, qui répond à l’an 170 [[#Anno_CLXX_AdG|<span id="Anno_CLXX_AdG_back"><sup>'''4'''</sup></span>]] de ''Rome'', il prédit l’éclipse de soleil qui eut lieu sous le règne d’'''Alyatte''' [[#Alyatte_rege_AdG|<span id="Alyatte_rege_AdG_back"><sup>'''5'''</sup></span>]]. Après eux, '''Hipparque''' dressa des tables du cours de ces deux astres pour six cents ans [[#In_sexcentos_annos_AdG|<span id="In_sexcentos_annos_AdG_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] : mois, heures, jours, situations respectives des lieux, aspects du ciel selon les diverses nations [[#Menses_gentium_etc_AdG|<span id="Menses_gentium_etc_AdG_back"><sup>'''7'''</sup></span>]], tout y est compris, tout a été vérifié par le temps [[#Aevo_teste_AdG|<span id="Aevo_teste_AdG_back"><sup>'''8'''</sup></span>]]; on croirait l’astronome admis au conseil de la nature. Génies vastes et plus qu’humains, d’avoir ainsi surpris la loi de ces deux grandes divinités [[#Numinum_AdG|<span id="Numinum_AdG_back"><sup>'''9'''</sup></span>]], et affranchi d’effroi la malheureuse espèce humaine, qui tremblait en voyant dans chaque éclipse l’annonce de quelque grand crime, ou craignait la mort des astres [[#In_defectibus_scelera_etc_AdG|<span id="In_defectibus_scelera_etc_AdG_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] (effroi dont '''Stésichore''' et '''Pindare''' [[#Pindari_AdG|<span id="Pindari_AdG_back"><sup>'''11'''</sup></span>]], ces poètes sublimes, ne furent point exempts dans les éclipses de soleil), ou qui attribuait à des enchantemens celles de la lune, et venait à son secours en faisant un bruit discordant [[#Crepitu_dissono_AdG|<span id="Crepitu_dissono_AdG_back"><sup>'''12'''</sup></span>]]. C’est pour en avoir ignoré la cause, que, frappé de cette même terreur, '''Nicias''' [[#Nicias_AdG|<span id="Nicias_AdG_back"><sup>'''13'''</sup></span>]], général des ''Athéniens'', n’osa pas faire sortir sa flotte du port, et causa la ruine de leur puissance. Gloire à vous, interprètes du ciel, génies aussi étendus que la nature, inventeurs d’une science qui enchaîne à une même destinée les dieux et les mortels ! Quel est donc l’homme qui, voyant les astres en travail (pour me servir du nom qu’il a plu de donner aux crises qu’ils, subissent périodiquement), ne se soumettra pas à sa destinée?<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Je vais maintenant toucher brièvement et sommairement les points sur lesquels on est d’accord dans cette matière, et j’en rendrai raison en passant, lorsque cela sera tout-à-fait nécessaire; car un développement de preuves n’est pas le but de l’ouvrage que j’ai entrepris, et il n’y a pas, je pense, moins de mérite à pouvoir rendre raison de toutes choses, qu’à s’arrêter à en prouver quelques-unes.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#Sulpicius_Gallus_AdG_back|<span id="Sulpicius_Gallus_AdG"><sup>1</sup></span>]] [[w:Tite-Live|Tite-Live]], XLIV, 37, [[w:Quintilien|Quintilien]], I, 10, [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]], [[w:Vies_parallèles|''Vie de Paul Emile'']], [[w:Frontin|Frontin]], I, etc., prétendent, comme Pline, que Sulpicius Gallus prédit l’éclipse anx soldats romains. [[w:Cicéron|'''Cicéron''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cicéron_back|<sup>🔄</sup>]] ([[w:De_Republica|''Répub.'']], I, 15 , page 44, ''édit. Maj.'') dit au contraire que l’éclipse était déjà arrivée lorsque Sulpicius Gailus commençait à s’efforcer d’ôter aux soldats romains la terreur qu’ils avaient conçue de cet événement, en leur expliquant les causes des éclipses.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pridie_quam_Perses_rex_AdG_back|<span id="Pridie_quam_Perses_rex_AdG"><sup>2</sup></span>]] Selon Tite-Live (XLIV, 37), l’éclipse eut lieu dans la soirée du 3 septembre, cent huit ans avant J.-C., entre sept et dix heures (''ab hora secunda usque ad quartam noctis, quam pridie nonas sept, secula est dies''). M. [[w:Christian_Ludwig_Ideler|Ideler]] (''Chronologie'', II, 104) a calculé cette éclipse. Il a trouvé, comme M. de Nauze, que, selon le calendrier Julien, elle arriva dans la soirée du 21 juin de l’an 168 avant J.-C. à Rome, la lune commença à s’éclipser vers 5h.44’ du soir ; depuis 6h.51’ jusqu’à 8h.18’, la lune fut totalement éclipsée, ; à 9h.,24’, la lune ne fut plus obscurcie du tout. En Macédoine, tous ces phénomènes arrivèrent 39 minutes plus tard. Le 21 juin, le soleil se coucha à Rome et en Macédoine vers 7h.33’, et s’y montra alors à 44 1/2’ h. équatoriales. Ainsi, la première heure de la nuit finissait vers 8h.17’, la seconde vers 9h.2’, la troisième vers 9h.46’, la quatrième vers 10h.31’. La lune fut donc éclipsée totalement au moment où elle se leva dans la Macédoine, et cette éclipse totale y finit dans la seconde heure de la nuit ; au milieu de la quatrième, la lune ne fut plus obscurcie du tout. S’il est vrai, que cette éclipse lunaire, comme Pline, Tite-Live et d’autres le disent, fut prédite par Sulpicius Gallus, l’on devrait avouer que ce Romain s’entendait très-bien au calcul des éclipses lunaires. Mais les récits de Cicéron et de [[w:Valère_Maxime|Valère-Maxime]] ne seraient-ils pas plus vrais que ceux de Pline et de Tite-Live ?''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Primus_omnium_Thales_AdG_back|<span id="Primus_omnium_Thales_AdG"><sup>3</sup></span>]] Le même fait est rapporté par [[w:Hérodote|Hérodote]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hérodote_back|<sup>🔄</sup>]], I, 74, par [[w:Diogène_Laërce|Diogène Laërce]] [[#Diogène_Laërce_back|<sup>⤵️</sup>]], I, 6 , par [[w:Clément_d'Alexandrie|Clément d’Alexandrie]] [[#Clément_d'Alexandrie_back|<sup>⤵️</sup>]], ''Strom.'', I, page 302 , par Plutarque, ''Opinions des Philosophes'', II, 24, par [[w:Jean_Tzétzès|Tzetzès]], ''Chil.'' II, v. 869, et par Hardouin.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Oltmann a publié une dissertation dans laquelle, à l’aide des tables astronomiques les plus modernes, il est arrivé à ce résultat, que l’éclipse solaire dont il est question ici eut lieu le 3o septembre 610 ans avant J.-C. L’éclipse était totale pour les environs de la ville d’[[w:Erzurum|Érzerum]] sur le [[w:Kızılırmak_(fleuve)|Halys]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Halys_back|<sup>🔄</sup>]], où [[w:Volney|Volney]] place le champ de bataille des rois [[w:Alyatte_II|Halyattes]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Alyatte_back|<sup>🔄</sup>]] et [[w:Cyaxare|Cyaxare]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cyaxare_back|<sup>🔄</sup>]]. La quatre-vingtième partie du disque solaire seule ne fut pas éclipsée pour le lieu de la terre où Oltmann place le champ de bataille, qui est situé, selon lui, sous 36° long. à l’est de Terro et sous 40° lat. sept. Dans le pays des Ioniens où Thalès prédit l’éclipse, selon Hérodote, l’éclipse se monta à 11 1/2’. M. [[w:Alphonse_Des_Vignoles|Desvignolles]] (''Chronologie de l’histoire sainte'', t. II, pag. 245 et suiv.) fixe l’éclipsé prédite par Thales au 38 mai de l’an 585 avant J.-C. ; son opinion a été adoptée depuis par presque tous les chronologistes et historiens, et par [[w:Gabriel_Brotier|Brotier]] et M. Alexandre. Elle a été réfutée avec succès par Oltmann, qui s’est servi de tables astronomiques bien plus exactes que celles de M. Desvignolles ; en effet, celui-ci a démontré par ses calculs que l’éclipse totale du soleil du 28 mai de l’an 585 avant J.-C., ne fut pas totale dans les lieux où les troupes du roi lydien Halyatte combattirent contre celles du roi Cyaxare ; que, dans ces régions, elle ne se monta pas à plus de 7 1/2 pouces, et que, d’ailleurs, le soleil ne s’était pas encore levé lorsque Féclipse était le plus forte pour les habitans des pays nommés. Mais Hérodote dit positivement que l’éclipse prédite par Thalès fut totale dans ces contrées, et qu’elle eut lieu en plein jour. (Voyez IDELER, ''Chronologie'', t. I, pag. 209 et 210.) Nous remarquerons pourtant avant de finir cette note que la date de Desvignolles est plus conforme que celle d’Oltmann à l’année dans laquelle l’éclipse prédite par Thalès, arriva selon Pline. En effet, le naturaliste romain dit que cette année est la six cent quatre-vingt-cinquième avant J.—C., et c’est justement le 28 mai de cette année que l’éclipse prédite par Thalès arriva, selon M. Desvignolles.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Volney pense que l’éclipse en question arriva le 3 février de de l’an 626. Oltman a démontré, dans son Mémoire sur l’éclipse de Thalès, que celle de Volney était déjà passée lorsque le soleil se leva sur le champ de bataille des rois Halyattes et Cyaxare.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Anno_CLXX_AdG_back|<span id="Anno_CLXX_AdG"><sup>4</sup></span>]] L’an 170. C’est ainsi que l’on doit lire, et non CLX, comme l’ont fait Hardouin et Poinsinet; la quatrième année de la quarante-huitième olympiade, correspondant à l’an 170 de Rome, si l’on suppose avec [[w:Varron_(écrivain)|Varron]] que cette ville a été fondée dans la deuxième année de la 6e olympiade.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Alyatte_rege_AdG_back|<span id="Alyatte_rege_AdG"><sup>5</sup></span>]] Le nom de ce roi est écrit avec un esprit rude dans Hérodote, ce qui a donné lieu à [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Poinsinet]] et à d’autres traducteurs de Pline de substituer le mot Halyatte à celui d’Alyatte.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Alyatte ou Halyatte fut roi de la Lydie et père de Crésus. Il faisait la guerre à Cyaxare, roi des Mèdes, lorsque l’éclipse solaire en question interrompit le combat.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#In_sexcentos_annos_AdG_back|<span id="In_sexcentos_annos_AdG"><sup>6</sup></span>]] On lit dans [[w:Georges_le_Syncelle|le Syncelle]] (''Chronolog.'', pag. 17) que les Chaldéens ont connu une période de six cents années solaires. [[w:Flavius_Josèphe|Josèphe]] [[#Flavius_Josèphe_back|<sup>⤵️</sup>]] ([[w:Antiquités_judaïques|''Ant. jud.'']], I, page 17 et 18, édit. Havercamp) dit que Dieu donna une longue vie aux patriarches pour qu’ils pussent cultiver avec succès les sciences astronomiques et géométriques, ce qu’ils n’auraient pu faire s’ils n’avaient pas vécu au moins six cents ans ; car la grande année ne finit pas plus tôt. Ainsi, il est certain qu’avant Hipparque les Chaldéens et d’autres peuples asiatiques ont connu une période de six cents années solaires. Mais [[w:Jean-Dominique_Cassini|Cassini]] ([[w:Jean-Dominique_Cassini#Mémoires_de_l’Académie_royale_des_sciences|''Anciens mém. de l’Acad.'']], t. VIII, pag. 4 et 5) et [[w:Jean_Sylvain_Bailly|Bailly]] (''Hist. de l’astr. ancienne'', t. II, liv. 3, Eclairciss.) ont prouvé que tous les six cents ans les nouvelles et pleines lunes n’arrivent pas seulement au même jour et à la même heure qu’auparavant, mais encore à la même minute. Ne serait-il donc pas probable qu’Hipparque, comme le dit Ideler (''Historische untersuchungen uber die astronomischen beobachtungen der alten'', Berlin 1806, page 417) a connu cette période chaldéenne, et que delà résulte l’étendue de six cents ans donnée à son calendrier selon Pline.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">[[w:Abel_Burja|Abel-Burja]] de Leipzig a tâché d’expliquer d’une autre manière la durée du calendrier d’Hipparque (''Astronomisches Jahrbuch'', 1797, pag. 233 et 234). [[w:Claude_Ptolémée|Ptolémée]] et [[w:Censorin_(grammairien)|Censorin]] racontent qu’Hipparque est auteur d’une période soli-lunaire de trois cent quatre années solaires. En la prenant deux fois, on obtient une période de six cent huit ans. Celle-ci fut abrégée par Hipparque de huit ans, afin d’obtenir un nombre entier de siècles pour son calendrier. Ideler a fait une objection très-juste contre cette opinion de Burja ; c’est que la période de six cent huit ans n’a aucun avantage sur celle de trois cent quatre ans. On ne voit donc pas ce qui a pu engager Hipparque à préférer le nombre de six cents ans à celui de trois cents, lorsqu’il composait son calendrier.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Menses_gentium_etc_AdG_back|<span id="Menses_gentium_etc_AdG"><sup>7</sup></span>]] C’est-à-dire il écrivit des éphémérides dans lesquelles il avait calculé d’avance les néomenies et les pleines lunes. Il fit aussi entrer dans son calendrier les longueurs des jours et des heures variables, [[w:ὧραι|ὧραι]] καιρικαι, ainsi que les aspects du ciel, ''visus populorum'', tels qu’ils eurent lieu chez les habitans de différentes contrées de la terre. Il ajouta une table des longitudes et des latitudes des principaux pays et villes du globe. Ptolémée (''Géogr.'', I, ch. 4) en dit autant d’Hipparque.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Aevo_teste_AdG_back|<span id="Aevo_teste_AdG"><sup>8</sup></span>]] Les tables d’Hipparque étaient dressées pour six cents ans. Cet astronome florissait vers cent cinquante ans avant J.-C. Ainsi, du temps de Pline, on avait encore à jouir de ces tables pour quatre cents ans environ. POINSINET.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Numinum_AdG_back|<span id="Numinum_AdG"><sup>9</sup></span>]] Pline donne souvent l’épithète de divinités aux planètes, à la lune, au soleil, à la terre et aux étoiles fixes.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#In_defectibus_scelera_etc_AdG_back|<span id="In_defectibus_scelera_etc_AdG"><sup>10</sup></span>]] Nous transcrivons ici ce beau passage de l’Uranographie de M. [[w:Louis-Benjamin_Francœur|Francoeur]], qui mérite d’être mis en parallèle avec celui de Pline pour l’élégance du style et les pensées, et qui renferme le meilleur commentaire que nous puissions donner de tout ce que Pline dit des terreurs que les éclipses causaient autrefois aux hommes ignorans. « L’histoire, dit M. Francoeur (page 93), est pleine des exemples de l’effroi causé par les éclipses, et des dangers que produisent l’ignorance et la superstition. Nicias avait résolu de quitter la Sicile avec son armée ; effrayé par une éclipse de lune, et voulant temporiser plusieurs jours pour s’assurer si l’astre n’avait rien perdu après cet évènenement, il manqua ainsi l’occasion de sa retraite; son armée fut détruite ; Nicias périt, et ce malheur commença la ruine d’Athènes.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Souvent on a vu des hommes adroits tirer parti de la frayeur du peuple pour l’amener à remplir leurs desseins. Christophe Colomb, réduit à faire subsister ses soldats des dons volontaires d’une nation sauvage et indigente, était prêt à voir tarir cette ressource et à périr de faim ; il annonce qu’il va priver le monde de la lumière de la lune. L’éclipse commence et la terreur s’empare des Indiens, qui reviennent apporter aux pieds de Colomb les tributs accoutumés.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Drusus (TACITE , Annales, I, 28) apaisa une sédition dans son armée, en prédisant une éclipse de lune, et, selon Tite-Live, Sulpicius Gallus, dans la guerre de Paul-Emile contre Persée, usa du même stratagème. Periclès, [[w:Agathocle_de_Syracuse|Agathocles de Syracuse]], [[w:Dion_de_Syracuse|Dion]], roi de Sicile, ont failli être victimes de l’ignorance de leurs soldats. [[w:Alexandre_le_Grand|Alexandre]], près d’[[w:Bataille_de_Gaugamèles|Arbelles]], est réduit à user de toute son adresse pour calmer la terreur qu’une éclipse avait jetée parmi ses troupes. Les hommes supérieurs, plutôt que de plier sous les circonstances qui les maîtrisent, mettent leur art à les tourner à leur profit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Combien de fables établies d’après l’opinion que les éclipses sont l’effet du courroux céleste qui se venge des iniquités de l’homme en le privant de la lumière! Tantôt [[w:Diane_(mythologie)|Diane]] va trouver [[w:Endymion|Endymion]] dans les montagnes de Carie; tantôt les magiciennes de Thessalie font descendre la lune sur les herbes qu’elles destinent aux enchantemens. »<br /><br /><p style="text-align: center;">''Carmina vel cælo possunt deducere lunam.''<br /><p style="text-align: right; text-indent: 15px;">Virg., ''Eclog.'' VIII.<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Ici c’est un dragon qui dévore l’astre, et qu’on cherche à épouvanter par des cris ; le dieu tient le soleil enfermé dans un tuyau, et nous ôte ou nous rend la vue de cet astre à l’aide d’un volet, etc. Les progrès des sciences ont fait connaître le ridicule de ces opinions et de ces craintes, depuis qu’on a vu qu’il était possible de calculer par les tables astronomiques, et de prévoir long-temps d’avance l’instant où la colère du ciel devait éclater.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Cependant, naguère encore, l’épouvante a causé les revers des armées de Louis XIV, près de Barcelone, lors de l’éclipse totale de l’an 1706 [[w:en:Solar_eclipse_of_May_12,_1706|(en)]], et la devise, ''nec pluribus impar'', a prêté aux allusions injurieuses ! »''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pindari_AdG_back|<span id="Pindari_AdG"><sup>11</sup></span>]] Pindare était le plus fameux poète de la Grèce après Homère. Il vint au monde l’an 134 avant l’ère chrétienne. POINSINET.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Plutarque (''De la face de la lune'', pag. 931) dit aussi que Stésichore et Pindare craignaient beaucoup les éclipses. Le dernier poète a peint les terreurs que lui causaient ces phénomènes dans son poëme sur le soleil. HARDOUIN et DALECHAMP.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Crepitu_dissono_AdG_back|<span id="Crepitu_dissono_AdG"><sup>12</sup></span>]] Cet usage superstitieux dont Plutarque parle au long dans sa vie de Paul-Émile, a fourni un vers fort plaisant à Juvénal, lorsqu’après avoir épuisé toute sorte d’exagération pour représenter le bruit qu’une femme fait en criant, il finit par dire :<br /><br /><p style="text-align: center;">''Una laboranti poterit succurrere lunæ.''<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Elle seule, au besoin, décharmerait la lune. » POINSINET.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_AdG_back|<span id="Nicias_AdG"><sup>13</sup></span>]] Le même fait est raconté par Plutarque dans la vie de Nicias, par Quintilien, I, 10, et par d’autres écrivains anciens. HARDOUIN.''' </td> </tr> </table><br/><br/></div>{{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f10.item <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Second</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f14.item ''Livre II.''], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f46.item ''chap. IX.''], traduction nouvelle par M. [[w:Stéphane_Ajasson_de_Grandsagne|Ajasson de Grandsagne]] [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f311.item <sup>NOTES</sup>], C. L. F. Panckoucke, Paris, 1829</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">''Des inventions a[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />tronomiques, & de leurs Auteurs.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''L'''E PREMIER d’entre les ''Romains'' qui rendit publique la théorie des éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil & de lune, fut '''Sulpicius Gallus''' [[#Sulpicius_Gallus_LPdS|<span id="Sulpicius_Gallus_LPdS_back"><sup>'''1'''</sup></span>]], celui que '''Marcus Marcellus''' eut pour Collegue au Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulat : mais il n’étoit que Tribun Militaire [[#Tribun_Militaire_LPdS|<span id="Tribun_Militaire_LPdS_back"><sup>'''2'''</sup></span>]], lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il di{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ipa l’allarme qu’auroient pu prendre nos troupes la veille de la victoire remportée {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur '''Per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ée''' par '''Paul Emile''' ; car ce Général l’ayant produit devant les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oldats a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emblés, il leur prédit une éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e qui devoit arriver [[#éclipse_LPdS|<span id="éclipse_LPdS_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] ; il compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a même en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite un Ouvrage {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur ce {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet. Parmi les ''Grecs'', '''Thalès''' de ''Milet'' prédit l’an quatrieme de la quarante-huitieme olympiade l’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil qui arriva {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le regne de '''Halyattes''' [[#Halyattes_LPdS|<span id="Halyattes_LPdS_back"><sup>'''4'''</sup></span>]], l’an cent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oixante de la fondation de [[#cent_soixante_LPdS|<span id="cent_soixante_LPdS_back"><sup>'''5'''</sup></span>]] ''Rome''. Après eux, Hipparque [[#Hipparque_LPdS|<span id="Hipparque_LPdS_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] dre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a des Tables en vers [[#En_vers_LPdS|<span id="En_vers_LPdS_back"><sup>'''7'''</sup></span>]] du cours de ces deux aftres pour fix cents ans. Dans ces Tables , de l’exactitude deſquelles notre âge rend encore témoignage [[#témoignage_LPdS|<span id="témoignage_LPdS_back"><sup>'''8'''</sup></span>]], il embra{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e les éphémérides propres à chaque nation [[#chaque_nation_LPdS|<span id="chaque_nation_LPdS_back"><sup>'''9'''</sup></span>]], les jours, les heures, le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ite re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pectif de chaque lieu, & les divers a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pects du ciel relativement aux divers peuples, comme {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la Nature l’eût admis à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eil intime. Per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}onnages vraiment grands! génies plus qu’humains, d’avoir ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urpris les loix qui font mouvoir ces va{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes pui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances du ciel ; & d’avoir guéri de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es allarmes l’imagination malade des hommes, qui ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’alors, ou avoient toujours vu dans les éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es l’annonce effrayante de quelque grand crime & de quelque mort (terreur dont Sté{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ikhore [[#Stésikhore_LPdS|<span id="Stésikhore_LPdS_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] & Pindare [[#Pindare_LPdS|<span id="Pindare_LPdS_back"><sup>'''11'''</sup></span>]], ces Poètes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ublimes, ne furent point exempts à l’égard des éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olaires), ou attribuoient les ténebres dont {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couvre la lune à des maléfices opérés par le mêlange de certaines herbes magiques ; & croyoient devoir la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ecourir par un bruit di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cordant [[#bruit_discordant_LPdS|<span id="bruit_discordant_LPdS_back"><sup>'''12'''</sup></span>]]. Cette même terreur fut cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e que le Général Nicias [[#Nicias_LPdS|<span id="Nicias_LPdS_back"><sup>'''13'''</sup></span>]], peu au fait des cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es phy{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iques, & n’o{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant pas, par {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uper{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tition, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a flotte du Port, mit Athenes à deux doigts de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a perte. Honneur [[#Honneur_LPdS|<span id="Honneur_LPdS_back"><sup>'''14'''</sup></span>]] à vous, Interpretes du Ciel ! E{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}prits [[#Esprits_LPdS|<span id="Esprits_LPdS_back"><sup>'''15'''</sup></span>]] dont l’étendue {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urpa{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e celle de la Nature ; Inventeurs d’une méthode qui a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujettit les dieux comme les hommes, à une même de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tinée ! Eh! qui pourroit, en voyant les a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres même ''en cri{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e'' (pour me {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir de l’expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion commune), ne pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oumettre à la néce{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ité où {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a condition mortelle l’enchaîne.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Pré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entement je vais toucher par articles fort courts & fort précis les points {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quels on s’accorde le plus. Je ré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oudrai, chemin fai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant, quelques que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tions, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que le cas l’exigera, mais toujours d’une maniere très {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ommaire ; car une analy{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e en forme d’arguments {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivis excéderoit le but de cet Ouvrage : & puis, je pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e qu’il n’y a pas moins de mérite à rendre une rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on plau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible de toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es, qu’à rendre une rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on bien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olide de deux ou trois cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#Sulpicius_Gallus_LPdS_back|<span id="Sulpicius_Gallus_LPdS"><sup>1</sup></span>]] Son premier prénom étoit Caïus. Voyez à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet Tite-Live, l. 44. Valere maxime, l. 8. Quintilien, l. I. ch. 10. Plutarque, vie de Paul-Emile, &c.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Tribun_Militaire_LPdS_back|<span id="Tribun_Militaire_LPdS"><sup>2</sup></span>]] Ce grade répond à celui de Major-général des Troupes.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#éclipse_LPdS_back|<span id="éclipse_LPdS"><sup>3</sup></span>]] Cette éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Tite-Live, fut annoncée aux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oldats pour la nuit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivante. Sulpicius Gallus leur prédit que la lune s’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit entre la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econde heure de la nuit & la quatrieme. Plutarque ajoute qu’on étoit alors à l’i{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ue de l’été (''{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub exitum a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatis''). [[w:Paulin_II_d'Aquilée|Paul d’Aquilée]] écrit que cette éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e arriva aux nones de Septembre (''nonas Septembris''), c’est-à-dire au 4 Septembre : c’étoit l’an 168 avant J.C. {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon le calcul d’[[w:James_Ussher|U{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erius]].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Halyattes_LPdS_back|<span id="Halyattes_LPdS"><sup>4</sup></span>]] Il paroît que Ciceron & Eu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ebe {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trompent lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’ils placent cet événement {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous ''A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages'' : [[w:Hermolaos_(Macédoine)|Hermolaüs]] s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t trompé d’après eux, en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tituant ''A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages'' à ''Halyattes'' dans le texte de Pline, contre la foi des manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits, & contre le témoignage d’Herodote qui place cet événement dans une guerre entre Halyattes, Roi de Sardes, & Cyaxare, Roi des Medes, pere d’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#cent_soixante_LPdS_back|<span id="cent_soixante_LPdS"><sup>5</sup></span>]] Les deux manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits royaux portent ''anno CLX'' : c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t la leçon qu’il faut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivre. En effet, Rome, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Varron, fut fondée l’an 2 de la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme olympiade, c’est-à-dire, dans l’année olympiadique 22. Mais comme chaque olympiade, depuis leur premiere in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titution, commençoit après le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ol{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tice d’été, & comme l’année Romaine avoit toujours commencé au plus tard en Mars {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous Romulus, & depuis en Janvier {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous Numa, il s’en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uit que la premiere année de Rome, qui répondoit à l’année olympiadique 22, répondoit en même-tems, de quatre mois au moins, à l’année olympíadique 23. Selon ce calcul, la quatrieme année de la quarante-huitieme olympiade, répond en partie à l’an 160, & en partie à l’an 161 de la fondation de Rome, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que 48 olympiades font cent quatre-vingt-douze années, de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i vous ôtez 22 ans écoulés, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Varron, entre la premiere olympiade & la fondation de Rome, il re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tera 160 ans, & 161 ans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’on a égard à l’enjambement réciproque des années olympiadiques {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les années Romaines, & des années Romaines {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les années olympiadiques. Il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t donc évident que le calcul de Pline (''anno CLX'') e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te, en admettant l’hypothe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e chronologique de Varron, à laquelle on voit bien que notre Auteur s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t conformé en cette occa{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion particuliere encore qu’en plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs autres rencontres il paroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e affecter de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivre le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}y{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tême de Caton : vici{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}itude pardonnable dans un ouvrage de compilation où Pline a dû, comme malgré lui, adopter tantôt le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tyle d’un Auteur, tantôt celui d’un autre, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ource où il pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit pour l’heure. Si Pline eût {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivi l’hypothe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de Caton qui place la fondation de Rome deux ans plus tard que Varron, il eût fait tomber le rapport {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’année 157 ou 158 de la fondation de Rome. C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le parti que prend le Pere Hardouin, & c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t de là qu’il part pour propo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er une correction dans le texte. Mais encore une fois, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t commettre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oi-même une faute que d’en trouver une chez Pline en cette occa{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion ; pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que cet Auteur a été en droit de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}y{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tème Varronien, ou ce qui revient au même, de con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erver la date Varronienne dont s’étoit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervi l’Auteur de qui il emprunte le fait hi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}torique en que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hipparque_LPdS_back|<span id="Hipparque_LPdS"><sup>6</sup></span>]] Voyez les notes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le premier livre au mot ''Hipparque'' : HIPPARCHUS (de Nicée, en Bithinie comme l’ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erve [[w:Souda|Suidas]]), flori{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit dans la quatre-vingt-quatorzieme olympiade. Nous avons {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es trois livres d’Enarrations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les Phénomenes d’[[w:Aratos_de_Soles|Aratus]] & d’[[w:Eudoxe_de_Cnide|Eudoxe]], traduits par le [[w:Paul_Petau|P. Petau]]. Il avoit compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é un autre livre ''De {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tellarum inerrantium Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titutione'', {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Suidas. Son livre du mois lunaire e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cité par [[w:Claude_Galien|Galien]].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#En_vers_LPdS_back|<span id="En_vers_LPdS"><sup>7</sup></span>]] ''En Vers.'' Je préfume que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-là le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ens de ''præcinere'', qui ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ignifie pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement prédire, mais prédire en chant, c’est-à-dire en Vers. Sur ce pied-là, ce {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit d’un Poëme dans le genre de celui d’[[w:Aratos_de_Soles|Aratus]], dont il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit ici que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion. Si par hazard Pline n’a point prétendu parler d’un Poëme, au-moins s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervi d’une expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion propre à dé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igner ce genre d’écrire. Pour décider la que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion, il faudroit avoir tous les ouvrages d’Hipparque, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur-tout celui-ci.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#témoignage_LPdS_back|<span id="témoignage_LPdS"><sup>8</sup></span>]] Ces tables étoient dre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ées pour {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix cents ans. Or Hipparque flori{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit 150 ans avant J.C. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i du tems de Pline, on avoit encore à jouir de ces tables pour quatre cents ans ou environ.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#chaque_nation_LPdS_back|<span id="chaque_nation_LPdS"><sup>9</sup></span>]] La lune ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e levant pas & ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couchant pas à la même heure pour toutes les nations, les diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es époques & pha{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es qu’elle forme n’appartiennent pas non plus au même point de tems pour tous les peuples, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que les uns ont la nuit quand les autres ont le jour; & que même lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que la lune s’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, la partie de l’heure où ce phénomene e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible, n’a pas la même évaluation pour tous les climats qui l’apperçoivent. Hipparque avoit donc eu égard à cette différence d’époques, relativement aux diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es longitudes, &par-con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}équent aux diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es nations, tellement que les tables de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es éphémérides étoient accommodées à l’u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}age de tous les peuples : ouvrage dont on ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}auroit trop regretter la perte, & qui jetteroit le plus grand jour {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’ancienne géographie.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Stésikhore_LPdS_back|<span id="Stésikhore_LPdS"><sup>10</sup></span>]] Ste{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ikhore, l’un des plus fameux Poètes de la Grece, dont, par malheur, nous avons perdu tous les ouvrages, à l’exception d’une vingtaine de lignes décou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ues. Il vivoit dans la quarante-deuxieme olympiade, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire, vers l’an {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix cents dix avant J.C.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pindare_LPdS_back|<span id="Pindare_LPdS"><sup>11</sup></span>]] Pindare, le plus fameux Poète de la Grece après Homere. Il vint au monde l’an 134 avant l’ere chrétienne.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#bruit_discordant_LPdS_back|<span id="bruit_discordant_LPdS"><sup>12</sup></span>]] Cet u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}age {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uper{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titieux a fourni un Vers fort plai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant à Juvenal, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’après avoir épui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é toute {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte d’exagération pour repré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}enter le bruit qu’une femme fait en criant, il finit par dire :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">''Una laboranti poterit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uccurrere luna.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule au be{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oin décharmeroit la lune.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_LPdS_back|<span id="Nicias_LPdS"><sup>13</sup></span>]] C’étoit un Général Athénien, qui fut malheureux dans pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que toutes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es expéditions. Les Athéniens finirent par le condamner à mort. Il étoit contemporain d’[[w:Alcibiade|Alcibiade]] & de [[w:Lamachos|Lamachus]], & leur collegue dans le commandement. Voyez {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le fait dont parle ici Pline, Quintilien, l. I. ch. 10, & Plutarque à l’article Nicias.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Honneur_LPdS_back|<span id="Honneur_LPdS"><sup>14</sup></span>]] Au lieu de ''macte ingenio'', le Pere Hardouin lit ''macti'' ; mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon les meilleurs Latini{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes ''macte'' e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t indéclinable, ou pour mieux dire, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t un adverbe qui répond au ''bravò'' des Italiens. Fe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tus prétend que ''macte'' e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t un compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de ''magis auctus''.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Esprits_LPdS_back|<span id="Esprits_LPdS"><sup>15</sup></span>]] Cette apo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trophe de Pline aux A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes rappelle ces beaux Vers d'Ovide {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le même {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet :<br />Felices animos quibus hæc cogno{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cere primise<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Inque Domos {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uperas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}candere cura fuit!<br />Credibile e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t illos pariter vitli{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que joci{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Altius humanis ex{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eruifle caput,<br />Non Venus aut Vinum {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ublimia pectora fregit<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Officiumve {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ori, militiæve labor :<br />Nec levis ambitio, perfu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aque gloria fuco,<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Magnarumve fames {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ollicitavit opum.<br />Admovere oculis di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tantia {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idera no{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tris,<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Ætheraque ingenio {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uppo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uere {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uo.<br />Sic petitur cœlum: non ut ferat O{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}lan Olympus<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Summaque Peliacus {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idera tangat apex, &c.<br /><p style="text-align: right; text-indent: 15px;">Ovid. {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. l. I.''' </td> </tr> </table><br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=PP7#v=onepage&q&f=true <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Premier</u>], [https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=RA1-PA3#v=onepage&q&f=true ''Livre Second.''], [https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=RA1-PA59#v=onepage&q&f=true ''Des inventions astronomiques, & de leurs Auteurs.''], traduction en françois, avec le texte latin rétabli d’après les meilleures leçons manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crites ; accompagnée de Notes critiques pour l’éclairci{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du texte, & d’Ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances des Anciens comparées avec les découvertes des Modernes, par M. [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Louis Poinsinet de Sivry]], Chez la veuve Desaint, Paris, 1771</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ==== Livre XVIII ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Enquête sur l’agriculture</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre LVII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une théorie astronomique de '''Thalès''', du [[w:Lever_héliaque|''coucher matinal'']] des [[w:Pléiades_(astronomie)|''Pléiades'']] 25 jours après l’[[w:Équinoxe_de_septembre|''équinoxe d’automne'']].</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''LVII.''' Primum omnium dierum ipsorum anni solisque motus prope inexplicabilis ratio est. Ad CCCLXV adjiciunt etiamnum intercalarios diei noctisque quadrantes. Ita fit, ut tradi non possint certa siderum tempora. Accedit confessa rerum obscuritas, nunc præcurrenle, nec paucis diebus, tempestatum significatu, quod προϰειμασιν Græci vocant : nunc postveniente, quod ἐπιϰεἰμασιν : et plerumque alias citius, alias tardius cæli effectu ad terram deciduo : vulgo serenitate reddita, confectum sidus audimus. Præterea quum omnia hæc statis sideribus cæloque affixis constent, interveniunt motu stellarum grandines, imbres, et ipsi non levi effectu, ut docuimus, turbantque conceptæ spei ordinem. ldque ne nobis tantum putemus accidere, et reliqua fallit animalia sagaciora circa hoc, ut quo vita eorum constet : æstivasque alites præposteri aut præproperi rigores necant, hibernas æstus. Ideo '''Virgilius''' errantium quoque siderum rationem ediscendam præcipit, admonens observandum frigidæ Saturni stellæ transitum. Sunt qui certissimum veris indicium arbitrentur ob infirmitatem animalis, papilionis proventum. Id eo ipso anno, quum commentaremur hæc, notatum est, proventum eorum ter repetito frigore exstinctum, advenasque volucres a. d. VI kalendas februarii spem veris attulisse, mox sævissima hieme conflictatas. Res anceps : primum omnium a cælo peti legem : deinde eam argumentis esse quærendam. Super omnia est mundi convexitas, terrarumque globi differentia, eodem sidere alio tempore aliis aperiente se gentibus : quo fit ut causa ejus non lisdem diebus ubique valeat. Addidere difficultatem et auclores diversis in locis observando, mox etiam in iisdem diversa prodendo. Très autem fuere sectæ : ''Chaldæa'', ''Ægyptia'', ''Græca''. His addidit apud nos quartam Cæsar dictator, annos ad solis cursum redigens singulos, '''Sosigene''' perito scientiæ ejus adhibito. Et ea ipsa ratio postea comperto errore correcta est : ita ut XII annis continuis non intercalaretur, quia cœperat sidera annus morari, qui prius antecedebat. Et '''Sosigenes''' ipse trinis commentationibus, quanquam diligentior cæteris, non cessavit tamen addubitare, ipse semet corrigendo. Auctores prodidere ea, quos prætexuimus volumini huic, raro ullius sententia cum alio congruente. Minus hoc in reliquis mirum, quos diversi excusaverint tractus. Eorum qui in eadem regione dissedere, unam discordiam ponemus exempli gratia : occasum matutinum Vergiliarum '''Hesiodus''' (nam hujus quoque nomine exstat Astrologia) tradidit fieri, quum æquinoctium autumni conficeretur, '''Thales''' vigesimo quinto die ab æquinoctio, '''Anaximander''' vigesimo nono, '''Euctemon''' XLVIII. Nos sequemur observationem Cæsaris : maximeque hæc erit ''Italiæ'' ratio. Dicemus tamen et aliorum placita : quoniam non unius terræ, sed totius naturæ interpretes sumus, non auctoribus positis (id enim verbosum est), sed regionibus : legentes tantum meminerint, brevitatis gratia, quum ''Altica'' nominata fuerit, simul intelligere ''Cycladas'' insulas ; quum ''Macedonia'', ''Magnesiam'', ''Thraciam'' ; quum ''Ægyptus'', ''Phœnicen'', ''Cyprum'', ''Ciliciam'' ; quum ''Bœotia'', ''Locridem'', ''Phocidem'', et finitimos semper tractus ; quum ''Hellespontus'', ''Cherronesum'', et continentia usque ''Atho'' montem ; quum ''Ionia'', ''Asiam'', et insulas ''Asiæ'' ; quum ''Peloponnesus'', ''Achaiam'', et ad ''Hesperum'' jacentes terras. ''Chaldæi Assyriam'' et ''Babyloniam'' demonstrabunt. ''Africam'', ''Hispanias'', ''Gallias'' sileri non erit mirum. Nemo enim observavit in iis, qui siderum proderet exortus. Non tamen difficili ratione dignoscentur in illis quoque terris digestione circulorum, quam in sexto volumine fecimus : qua cognatio cæli, non gentium modo, verum urbium quoque singularum intelligitur, nota ex his terris, quas nominavimus, sumta convexitate circuli, pertinentis ad quas quisque quæret terras, et ad earum siderum exortus, per omnium circulorum pares umbras. Indicandum et illud, tempestates ipsas ardores suos habere quadrinis annis : et easdem non magna differentia reverti ratione solis : octonis vero augeri easdem, centesima revolvente se luna.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/652/mode/2up ''Livre XVIII.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/684/mode/2up ''Chap. LVII.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition de 1831 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f339.item ici] et de 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/708|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''LVII.''' Avant tout, le calcul des jours même de l’année et du mouvement solaire est d’une difficulté presque insurmontable. Aux trois cent soixante-cinq jours on ajoute des jours intercalaires, produits de quarts de jour et de nuit ; de là vient qu’on ne peut indiquer des époques fixes pour les astres. Ajoutez une obscurité des choses avouée de tous : tantôt en effet la mauvaise saison, s’annonçant, anticipe même de plusieurs jours, ce que les Grecs appellent προϰεἰμασις (avant-hiver), et la belle saison retarde, ce qui est nommé ἐπιϰεἰμασις (arriere-hiver) : l’effet du ciel tombe sur la terre tantôt plus vite, tantôt plus tardivement ; et d’ordinaire c’est quand la sérénité est rétablie que nous entendons dire que l’action de l’astre est accomplie. En outre, car tous ces phénomènes dépendent d’astres réglés et fixés au ciel, le mouvement des étoiles amène intercurremment des grêles, des pluies qui ne sont pas non plus d’une faible action, comme nous l’avons enseigné (XVII, 2), et qui troublent l’ordre espéré. Et ne pensons pas que ces méprises n’arrivent qu’à nous; les autres animaux s’y trompent, bien que plus sagaces que nous sur ce point, vu que leur vie en dépend : l’on voit les oiseaux d’été tués par des froids hâtifs ou tardifs, et les oiseaux d’hiver par des chaleurs hâtives ou tardives. Aussi [[w:Virgile|'''Virgile''']] [[#Virgile|<span id="Virgile_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] ([[w:Géorgiques|''Georg.'']], I, 335) recommande-t-il d’étudier encore le cours des astres errants, avertissant d’observer le passage de Saturne, planète froide. Il en est qui regardent comme l’indice le plus sûr du printemps l’apparition des papillons, à cause de la délicatesse de cet insecte. Or, l’année même où nous écrivions ceci (an 830 de ''Rome''), il a été noté que les papillons, ayant éclos, furent détruits à trois reprises par le froid, et que les oiseaux étrangers, ayant apporté l’espérance du printemps avant le 6 des calendes de février (27 janvier), eurent bientôt après à essuyer un hiver très-rigoureux. La double difficulté est d’abord d’avoir à demander au ciel la règle de toute chose, puis d’être obligé de contrôler cette règle par des faits apparents. Avant tout signalons la convexité du monde et les différences du globe terrestre, qui font que le même astre se montre à des temps divers suivant les nations, de sorte que l’influence ne s’en fait pas sentir partout aux mêmes jours. La difficulté a été encore accrue par les auteurs qui ont observé en des lieux différents, ou même qui, ayant observé dans les mêmes lieux, ont publié des résultats divergents. Il y a eu trois écoles, la ''Chaldéenne'', l’Égyptienne, la ''Grecque''. Une quatrième a été formée chez nous par le dictateur [[w:Jules_César|'''César''']], qui ramena l’année à la révolution solaire avec l’aide de [[w:Sosigène_d'Alexandrie|'''Sosigène''']] [[#Sosigène|<span id="Sosigène_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], astronome habile. Et ce calcul même, où l’on découvrit une erreur, a été corrigé : pendant douze années consécutives on ne fit pas d’intercalation, attendu que l’année, qui auparavant anticipait, maintenant retardait sur les astres. '''Sosigène''' lui-même, quoique plus exact que les autres, n’a pas cessé, dans trois mémoires, de témoigner de ses doutes en se corrigeant lui-même. Les auteurs que nous avons indiqués au commencement de ce livre [[#auteurs_JH|<span id="auteurs_JH_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] ont révélé ces discordances, l’avis de l’un s’accordant rarement avec l’avis de l’autre. Cela est moins étonnant dans ceux qui s’excuseront par la différence des lieux. Parmi ceux qui dans le même pays sont en désaccord, nous choisirons un exemple de dissidence : [[w:Hésiode|'''Hésiode''']] [[#Hésiode|<span id="Hésiode_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] (car nous avons aussi sous son nom un livre sur les astres) a rapporté que le [[w:Lever_héliaque|''coucher matinal'']] des [[w:Pléiades_(astronomie)|''Pléiades'']] se faisait au moment de l’[[w:Équinoxe_de_septembre|''équinoxe d’automne'']] ; '''Thalès''', qu’il se faisait vingt-cinq jours après cet équinoxe; [[w:Anaximandre|'''Anaximandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anaximandre_back|<sup>🔄</sup>]], vingt-neuf; [[w:Euctémon|'''Euctémon''']] [[#Euctémon|<span id="Euctémon_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], quarante-huit. Quant à nous, nous suivrons les calculs de '''César''' : ils se rapportent spécialement à l’Italie. Toutefois, nous relaterons aussi les opinions des autres ; car nous sommes les interprètes, non d’un seul pays, mais de la nature entière. Nous nommerons, non pas les auteurs, ce qui serait trop long, mais les pays. Les lecteurs auront seulement à se souvenir que, pour abréger, sous le nom d’[[w:Attique|''Attique'']] nous entendons aussi les [[w:Cyclades|''Cyclades'']]; sous celui de [[w:Macédoine_(province_romaine)|''Macédoine'']], la [[w:Magnésie_antique|''Magnésie'']] et la [[w:Thrace_(province_romaine)|''Thrace'']]; sous celui d’[[w:Égypte_romaine_et_byzantine|''Égypte'']], la [[w:Syrie-Phénicie_(province_romaine)|''Phénicie'']], [[w:Chypre_(province_romaine)|''Chypre'']] et la [[w:Cilicie|''Cilicie'']]; sous celui de [[w:Béotie#Antiquité|''Béotie'']], la [[w:Locride_(Grèce)|''Locride'']], la [[w:Phocide#Antiquité_et_période_byzantine|''Phocide'']] et les contrées limitrophes ; sous celui d’[[w:Hellespontique|''Hellespont'']], la [[w:Chersonèse_(cité_grecque)|''Chersonèse'']] et le continent jusqu’au [[w:Mont_Athos|''mont Athos'']]; sous celui d’[[w:Ionie|''Ionie'']], l’Asie et les îles ''Asiatiques'' ; sous celui de [[w:Péloponnèse#Antiquité|''Péloponnèse'']], l’[[w:Achaïe|''Achaïe'']] et les terres situées à l’occident; la [[w:Chaldée|''Chaldée'']] indiquera la [[w:Histoire_de_la_Syrie#Antiquité|''Syrie'']] et la [[w:Babylone_(civilisation)|''Babylonie'']]. On ne s’étonnera pas que je passe sous silence l’[[w:Afrique_romaine|''Afrique'']], l’[[w:Hispanie_romaine|''Espagne'']] et les [[w:Gaule|''Gaules'']], car personne dans ces contrées n’a laissé d’observations sur le lever des astres. Toutefois, il ne sera pas difficile de le calculer, même dans ces contrées, en étudiant la disposition des cercles que nous avons présentés dans le sixième livre (VI, 39). Grâce à cette étude, on connaît les relations astronomiques nou-seulement des nations, mais encore des villes en particulier : étant donnés les cercles déterminés par l’égalité des ombres, on choisit, dans les terres que nous avons nommées, le cercle qui a rapport à la localité objet du problème, et qui détermine en même temps le lever des astres pour cette localité. Il faut encore remarquer (II, 48) que tous les quatre ans les saisons ont leurs excès, et qu’elles reviennent les mêmes sans grande différence, en raison du soleil ; mais que tous les huit ans elles ont un redoublement, à la révolution de la centième lune.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#auteurs_JH_back|<span id="auteurs_JH"><sup>1</sup></span>]] Ce passage porte à croire que les auteurs dont Pline s’était servi pour composer chacun des livres de son ouvrage avaient été placés en tête du livre auquel ils se rapportaient. Les éditions mettent cette liste d’auteurs à la suite de la table de chaque livre, dans la table générale dressée par Pline lui-même.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/652/mode/2up ''Livre XVIII.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/684/mode/2up ''Chap. LVII.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]] [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/708/mode/2up <sup>NOTES</sup>], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/708|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Jean Hardouin 1883|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Virgile_back|<span id="Virgile"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Publius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Vergilius|nomen, nom de famille}} {{Info|Maro|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}};<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète latin renommé dans les styles [[w:Épopée|''épique'']] (l’[[w:Énéide|''Énéide'']]), [[w:Poésie_pastorale|''pastorale'']] (les [[w:Bucoliques|''Bucoliques'']]) et [[w:Poésie_didactique|''didactique'']] (les [[w:Géorgiques|''Géorgiques'']]).<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(15 octobre [[w:Années_70_av._J.-C.|-70]], [[w:Virgilio_(Lombardie)#Histoire|''Andes'']], au sud-est de l’actuelle [[w:Lombardie#Histoire|''Lombardie'']], au nord de l’Italie — 21 septembre [[w:Années_19_av._J.-C.|-19]], [[w:Brindisi#Histoire|''Brundisium'']], au sud-est des actuelles [[w:Pouilles#Domination_romaine|''Pouilles'']], au sud-est de l’Italie)<sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Sosigène_back|<span id="Sosigène"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Σωσῐγένης / Sōsigénēs [[wikt:en:Σωσιγένης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe σῴζω / sṓizō, « 1. Sauver : • Guérir ; • (rare chez Homère) Garder en sécurité, préserver ; • Garder, observer, maintenir ; • (généralement au milieu) Garder à l’esprit, se souvenir ; • Conduire en toute sécurité (à) ; • Secourir ; • Conserver pour. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du nom commun‎ γένος / génos [[wikt:en:γένος#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Race, souche, parenté : Descendance directe, par opposition à une relation collatérale. 2. Progéniture, descendant : (collectif) progéniture, postérité. 3. (en général) Race d’êtres : • Famille, clan, maison ; • Tribu, nation, race, en tant que subdivision de ἔθνος / éthnos [[wikt:en:ἔθνος#Ancient_Greek|(en)]] ; • Caste ; • Race d’animaux. 4. Âge, génération, période de la vie. 5. Sexe, genre : (grammaire) Genre grammatical. 6. Classe, sorte, genre : • (logique) L’opposé de εἶδος / eîdos [[wikt:en:εἶδος#Ancient_Greek|(en)]] ; • (taxonomie) Classe : • (taxonomie) Genre ; • Espèce de plante ; culture, produit ; matériau ; • Élément. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du suffixe nominal propre -ης / -ēs [[wikt:en:-ης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Astronome grec, connu pour avoir participer à la conception du [[w:Calendrier_julien|''calendrier julien'']] (instauré par Jules César en [[w:Années_46_av._J.-C.|-46]]/[[w:Années_45_av._J.-C.|-45]], lorsqu’il était [[w:Pontifex_maximus|''pontifex maximus'']]), avec une année commune de 365 jours divisée en 12 mois, et un jour intercalaire ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hésiode_back|<span id="Hésiode"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἡσῐ́οδος / Hēsíodos;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète ''grec'', renommé pour 2 ouvrages :<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• [[w:Théogonie_(Hésiode)|''la Théogonie'']], une généalogie des dieux (dans laquelle il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant) et une cosmogonie (qui retrace la création du monde à partir du Chaos) ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• et [[w:Les_Travaux_et_les_Jours|''les Travaux et les Jours'']], un almanac sur l’agriculture à destination de son frère Perses.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup>]] — [[w:VIIe_siècle_av._J.-C.|VII<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Euctémon_back|<span id="Euctémon"><sup>IV</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ευκτήμων / Euktémōn;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Astronome ''athénien'', contemporain et collègue de l’astronome [[w:Méton|Méton]], avec qui, il a fait une série d’observations des [[w:Solstice|''solstices'']] afin de déterminer la durée de l’[[w:Année_tropique|''année tropique'']] [https://ecliptiqc.ca/Almageste_Livre3.php#III1 <sup>Ptolémée, Almageste, liv. III, chap. 1</sup>].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ve_siècle_av._J.-C.|V<sup>ème</sup>]] siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}})'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">Des découvertes astronomiques : part de chaque observateur dans la science.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''LVII.''' D’abord, il est presque impossible de déterminer d’une manière précise le nombre des jours de l’année et le cours du soleil [[#Primum_omnium_dierum_AdG|<span id="Primum_omnium_dierum_AdG_back"><sup>'''1'''</sup></span>]]. Aux trois cent soixante-cinq jours qui composent l’année, on ajoute le quart d’un jour et d’une nuit, pour en faire ensuite un jour intercalaire ; de là il suit qu’on ne saurait indiquer avec précision le moment du lever et du coucher des astres. On convient qu’il y a encore dans cette théorie beaucoup d’obscurité ; en effet, les saisons quelquefois commencent plusieurs jours avant le terme qui leur a été fixé, ce que les ''Grecs'' appellent ''procheimasis'' ; d’autres fois, plusieurs jours après, ce qu’ils appellent ''épicheimasis'' [[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG|<span id="Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back"><sup>'''2'''</sup></span>]]. Presque toujours l’action des astres se fait sentir sur la terre ou plus tôt ou plus tard qu’il ne devrait ; aussi dit-on communément, lorsque le beau temps est revenu, que tel astre a produit son effet. Ces phénomènes dépendent des astres fixés à la voûte des cieux, ainsi que des étoiles, dont les mouvemens particuliers excitent des grêles et des pluies qui sont d’une très-grande conséquence pour les biens de la terre, comme nous l’avons observé, et amènent dans la température des changemens sur lesquels le laboureur ne pouvait compter. Non-seulement les hommes y sont trompés, mais aussi les animaux, bien plus habiles que nous à prévoir ces vicissitudes, puisque d’ailleurs leur vie en dépend ; en effet, on a vu des oiseaux d’été périr par des froids arrivés trop tôt ou trop tard, et des oiseaux d’hiver par des chaleurs également imprévues. Aussi '''Virgile''' veut-il qu’on étudie aussi le cours des ''planètes'', et qu’on observe avec soin le passage du froid ''Saturne'' [[#Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG|<span id="Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG_back"><sup>'''3'''</sup></span>]].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quelques-uns fixent le commencement du printemps à l’apparition des papillons, parce que ces insectes sont fort délicats. Néanmoins on a observé, dans l’année même où j’écris cette partie de mon ouvrage, que le froid, ayant repris trois fois, a fait périr autant de fois les papillons, et que les hirondelles qui, s’étaient montrées dès le 6 des [[w:Calendes|''kalendes'']] de février, et semblaient annoncer le retour du printemps, ont eu à essuyer un rigoureux hiver.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">C’est donc une science très-problématique que celle de l’influence des astres, et les inductions qu’elle fournit sont fort douteuses [[#Res_anceps_AdG|<span id="Res_anceps_AdG_back"><sup>'''4'''</sup></span>]]. Ce qui augmente la difficulté, c’est la convexité du ciel et la différence des climats de la terre : le même astre se montre ici dans un temps, et là dans un autre ; d’où il suit que son influence ne se fait pas sentir en même temps partout. Pour surcroît d’embarras, les observations recueillies par les auteurs ont été faites dans des lieux différens, et ceux du même pays ne s’accordent pas même entre eux. On compte trois écoles astronomiques, la ''chaldéenne'', l’égyptienne et la ''grecque''. Le dictateur '''César''' en a fondé, chez les ''Romains'', une quatrième, lorsqu’aidé de '''Sosigène''', habile astronome, il fixa la longueur de l’année à une révolution du soleil. On trouva dans la suite que son calendrier était défectueux, parce que l’année, auparavant plus courte, se trouvait alors plus longue que le cours du soleil. Pour y remédier, il fallut, pour douze années consécutives, supprimer les jours intercalaires. '''Sosigène''' lui-même, le mathématicien le plus exact de son temps, après avoir revu jusqu’à trois fois ses calculs, sembla toujours douter de leur justesse, et ne cessa jamais de se corriger lui-même. De tous les auteurs qui ont traité ce sujet, et que nous avons cités au commencement de ce livre, il en est rarement deux qui soient de même avis. Cette divergence d’opinions est moins surprenante et plus excusable chez ceux qui écrivaient en des pays différens. Mais que dire de ceux qui, habitant le même pays, sont néanmoins d’avis différens ? En voici un exemple : '''Hésiode''', qui nous a laissé aussi un ouvrage sur le cours des astres, fixe le coucher matutinal des ''Pléiades'' au moment de l’équinoxe d’automne ; '''Thales''' prétend qu’il n’arrive que vingt-cinq jours après ; '''Anaximandre''' en met vingt-neuf ; '''Euctémon''', quarante-huit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quant à nous, nous suivrons les calculs de '''César''', qui se rapportent spécialement à l’Italie ; mais nous rapporterons aussi les observations étrangères, car notre plan n’est pas de traiter d’un seul pays, mais de la nature entière. Pour être moins longs, nous citerons les pays, et non les auteurs ; et, pour abréger davantage encore, les lecteurs se souviendront que, sous le nom d’Attique, il faut aussi entendre les ''Cyclades'' ; sous le nom de ''Macédoine'', la ''Magnésie'' et la ''Thrace'' ; sous le nom d’Égypte , la ''Phénicie'', l’île de ''Cypre'' et la ''Cilicie'' ; sous celui de ''Béotie'', la ''Locride'', la ''Phocide'' et les contrées voisines ; sous le nom d’Hellespont, la ''Chersonèse'' et partie du continent jusqu’au mont ''Athos'' ; sous le nom de l’Ionie, l’Asie et les îles ''Asiatiques'' ; sous le nom du ''Péloponnèse'', l’Achaïe et les pays adjacens au couchant ; enfin sous le nom de ''Chaldée'', l’Assyrie et la ''Babylonie''. On ne sera pas étonné que nous ne parlions ni de l’Afrique, ni de l’Espagne, ni des ''Gaules''. Aucun auteur dans ces contrées n’a laissé d’observations sur le lever ou le coucher des astres. Il ne sera pas difficile néanmoins de déterminer l’époque de ces phénomènes dans ces contrées, en étudiant la disposition des cercles, telle que nous l’avons présentée dans le sixième livre. Par ce moyen, on déterminera la position astronomique, non-seulement de chaque pays, mais encore de chaque ville dont nous avons pu parler, en prenant par les ombres égales de tous les cercles, une portion du cercle de telle contrée qu’on voudra choisir, et en calculant son rapport avec le lever des astres. Il faut faire observer encore que tous les quatre ans les chaleurs reviennent à peu près les mêmes pour chaque saison, en raison du mouvement du soleil, et que toutes les huitièmes années elles sont plus fortes, à cause de la centième lunaison.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#Primum_omnium_dierum_AdG_back|<span id="Primum_omnium_dierum_AdG"><sup>1</sup></span>]] Cf. sur la plupart des difficultés que le texte de notre auteur révèle, les notes relatives à l’astronomie, au livre II. L’année romaine fut d’abord celle des [[w:Albe_la_Longue|''Albains'']], c’est-à-dire lunaire ; dix mois la composaient, mars en était le premier : elle avait cinquante jours de moins que l’année lunaire réelle, et soixante-un de moins que l’année solaire, c’est-à-dire trois cent quatre jours seulement ; c’était là l’[[w:Calendrier_romain|{{Info|''année de Romulus''|le calendrier dit romuléen}}]]. [[w:Calendrier_romain|{{Info|''Numa''|le calendrier dit pompilien}}]] ajouta deux mois à cette année, janvier et février, et elle se trouva être composée de trois cent cinquante-cinq jours. Elle demeura ainsi jusqu’à Jules César, où commence l’[[w:Calendrier_julien|''année julienne'']], qui se compose de trois cent soixante-cinq jours, huit heures, auxquels [[w:Calendrier_grégorien|''Grégoire le Grand'']] ajouta onze minutes, pour arriver à la plus grande exactitude possible.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back|<span id="Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG"><sup>2</sup></span>]] L’entrée du soleil dans tel ou tel signe du zodiaque, son passage à l’équateur, etc., ne sont pas toujours le signal d’un changement dans la température. [[w:Végèce|Végèce]] a parlé des jours prokéimasiques et épikéiniasiques :''' {{Info|''Aut enim circa diem statutum, aut ante, vel postea, tempestates fieri, compertum est : unde præcedentes, ωροϰεἰμασιν : nascentes die solenni, επιϰεἰμασιν : subsequentes, μεταϰεἰμασιν, græco vocabulo nuncuperaverunt''|Car on a constaté que les tempêtes se produisent soit vers le jour fixé, soit avant, soit après : d’où les précédents, ωροϰεἰμασιν : nés le jour solennel, επιϰεἰμασιν : les suivants, μεταϰεἰμασιν, étaient appelés par le mot grec. TdA.}} '''(IV, 40).''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG_back|<span id="Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG"><sup>3</sup></span>]] <p style="margin: 0 6em; text-indent: 0px">'''{{Info|Hoc metuens, cæli menses et sidera serva,<br />Frigida Saturni sese quo stella receptet.|Craignant cela, gardez les lunes et les étoiles du ciel, le froid de Saturne lui-même, où l’étoile les recevra. TdA.}}'''<p style="text-align: right; margin: 0 6em; text-indent: 0px">''Georg.'', I, 335.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Res_anceps_AdG_back|<span id="Res_anceps_AdG"><sup>4</sup></span>]] Voici enfin quelques idées philosophiques qui se trouvent sous la plume de Pline ; malheureusement la cause par laquelle notre auteur explique l’influence des astres est problématique, et montre que les sciences astronomiques des anciens laissaient beaucoup à désirer. Les Grecs croyaient qu’il y avait autant de cieux que de planètes ; le huitième ciel, ou le firmament, était celui dès étoiles fixés.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Occasum_matutinum_Vergiliarum_Hesiodus_AdG_back|<span id="Occasum_matutinum_Vergiliarum_Hesiodus_AdG"><sup>5</sup></span>]] L’ouvrage auquel Pline fait allusion a été mentionné par [[w:Théon_d'Alexandrie|Théon]] qui le nomme Αστριϰὴ βίϐλος [[w:en:Astronomia_(poem)|(en)]]. Cet ouvrage est perdu.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Onzième</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f196.item ''Livre XVIII.''], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f340.item ''chap. LVII.''], traduction nouvelle par M. [[w:Stéphane_Ajasson_de_Grandsagne|Ajasson de Grandsagne]] [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f453.item <sup>NOTES</sup>], C. L. F. Panckoucke, Paris, 1829</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">''Divi[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ion des jours & des nuits [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />uivant le cours du Soleil ; lever & coucher des étoiles ; ordre des [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ai[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ons ; tems où l’on [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />eme les bleds d’hiver.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''D'''’ABORD il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que impo{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible de déterminer au ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te le nombre des jours de l’année, & le cours du Soleil ; car comme aux trois cents {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oixante & cinq jours dont l’année e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ée, on ajoute le quart d’un jour & d’une nuit, autrement {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, qui, au bout de quatre ans, font un jour intercalaire [[#jour_intercalaire_LPdS|<span id="jour_intercalaire_LPdS_back"><sup>'''1'''</sup></span>]], il arrive qu’on ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}auroit a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igner avec certitude le tems du lever & du coucher des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres. En {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd lieu, l’on convient qu’il y a dans cette théorie beaucoup d’ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}curité ; car quelquefois les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons [[#quelques_les_saisons_LPdS|<span id="quelques_les_saisons_LPdS_back"><sup>'''2'''</sup></span>]] commencent plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours avant le terme qui leur a été fixé, ce que les Grecs appellent ''prokheïma{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}is'' ; & d’autres fois plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours après, ce que ces mêmes Grecs expriment par le mot ''epikheïma{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}is'' : & l’on éprouve très {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouvent que l’action des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ait {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la terre, tantôt plutôt, tantôt plus tard. Au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i dit-on communément, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que le beau tems e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t revenu, que tel a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre a produit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on effet. D’ailleurs comme tout cela dépend des globes céle{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes, leur mouvement relatif excite quelquefois des grêles & des pluies, qui, comme nous l’avons déja [[#déjà_fait_observer_LPdS|<span id="déjà_fait_observer_LPdS_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] fait ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erver, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont de la plus grande con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}équence pour les biens de la terre, & qui renver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pérance qu’on avoit du beau tems. Et non {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement les hommes y {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont trompés, mais au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les animaux, quoiqu’ils aient bien plus de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}agacité que nous pour pre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir ces vici{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}itudes du ciel, d’autant que leur vie en dépend. En effet, on voit quelquefois les oi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux d’été mourir par des froids qui viennent trop tard ou trop tôt, & les oi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux d’hiver par des chaleurs qui arrivent de même. C’est pourquoi '''Virgile''' veut qu’on étudie au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le cours des planetes, & qu’on ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erve à quelle partie du zodiaque répond la planete du froid Saturne [[#Saturne_LPdS|<span id="Saturne_LPdS_back"><sup>'''4'''</sup></span>]]. Quelques-uns croient que le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igne le plus certain du printems commencé, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’on voit des papillons, & cela parceque ces in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ectes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont fort délicats. Néanmoins on a remarqué que dans l’année même [[#lAnnée_dÉcriture_LPdS|<span id="lAnnée_dÉcriture_LPdS_back"><sup>'''5'''</sup></span>]] où j’écris ceci, le froid ayant recommencé ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois fois, a fait mourir autant de fois les papillons ; & que les hirondelles, qui, s’étant montrées dès le vingt-{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ept de Janvier, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}embloient annoncer le retour du printems, ont en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite e{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uyé un très cruel hiver.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t donc une {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cience très problématique que celle de l’influence des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, & les inductions que l’on en tire {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont fort douteuses. Mais ce qui cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e le plus d’incertitude, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cette convexité du ciel & la différence des climats de la terre, parceque le même a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e montre ici dans un tems, & là dans un autre, d’où il ré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulte que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on influence ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir en même tems par-tout. Un autre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urcroît de difficulté, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t que les ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations recueillies par les Auteurs ont été faites en différents lieux, & que ceux même qui ont écrit dans le même endroit ne s’accordent nullement entre eux dans ce qu’ils écrivent. On compte ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois différentes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortes de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ectes en A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomie ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}avoir, celle des Chaldéens [[#secte_des_Chaldéens_LPdS|<span id="secte_des_Chaldéens_LPdS_back"><sup>'''5*'''</sup></span>]], celle des Egyptiens & celle des Grecs. On peut même dire que le Dictateur Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar [[#Dictateur_César_LPdS|<span id="Dictateur_César_LPdS_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] en produi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}it, chez les Romains, une quatrieme, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il rédui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}it chaque année au cours du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervant à cet effet du travail de So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igene, très habile A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronome. Néanmoins on découvrit en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite que le calendrier de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar étoit défectueux [[#calendrier_César_défectueux_LPdS|<span id="calendrier_César_défectueux_LPdS_back"><sup>'''7'''</sup></span>]], parceque l’année qui auparavant étoit plus courte que le cours du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouvoit alors plus longue : & pour corriger cette erreur, on ordonna que pendant douze années de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite, il n’y auroit point de jour intercalaire [[#correction_erreur_LPdS|<span id="correction_erreur_LPdS_back"><sup>'''8'''</sup></span>]]. So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igene lui-même, quoique Mathématicien plus exact que les autres, ne lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a pas de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e conduire con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tamment en homme qui doutoit de la ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on propre calcul, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il en fit ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois différentes corrections. De tous les Auteurs [[#Auteurs_calendrier_LPdS|<span id="Auteurs_calendrier_LPdS_back"><sup>'''9'''</sup></span>]] qui ont écrit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette matiere, & que nous avons allégués au commencement de ce livre, il s’en trouve rarement deux qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oient de même {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entiment. Cette variété e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t moins {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urprenante, comme au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i plus excu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}able, chez ceux qui écrivoient en des pays différents. Mais que dire de ceux qui, écrivant dans le même pays, n’ont pas lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é d’être partagés d’opinion ? En voici un exemple. '''Hé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iode''', dont il y a au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i un ouvrage [[#ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS|<span id="ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le cours des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, dit que les Pléiades {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couchent le matin dans le tems même de l’équinoxe d’automne. '''Thalès''' [[#opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS|<span id="opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS_back"><sup>'''11'''</sup></span>]] dit que cela arrive vingt-cinq jours après. '''Anaximandre''' en met vingt-neuf ; '''Euctémon''' [[#Euctémon_LPdS|<span id="Euctémon_LPdS_back"><sup>'''12'''</sup></span>]] quarante-huit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quant à nous, nous {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivrons le calcul de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, ayant principalement égard à l’Italie. Nous ne lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erons néanmoins de rapporter les opinions étrangeres, parceque notre objet n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas de traiter d’un {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eul pays, mais de la Nature entiere. Seulement, pour éviter les longueurs, nous n’indiquerons que les pays où chaque opinion a lieu, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans faire mention des auteurs de ces a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ertions : & pour abréger encore davantage, les Lecteurs voudront bien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouvenir que quand il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t parlé de l’Attique, il faut, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous ce nom, entendre au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les Cyclades ; que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de Macédoine, il faut entendre au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la Magné{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ie & la Thrace ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Egypte, la Phénicie, l’i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}le de Chypre & la Cilicie; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous celui de la Béotie, la Locride, la Phocide & les contrées voi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ines ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Hel le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pont, la pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}le de Thrace & le pays de terre ferme, ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’au mont Athos ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Ionie, l’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ie & les i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}les A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iatiques ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom du Péloponne{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, l’Achaïe & les contrées [[#contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS|<span id="contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS_back"><sup>'''13'''</sup></span>]] adjacentes qu’elle a à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on couchant ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom des Chaldéens, l’Assyrie & la Babylonie. Il ne faudra pas s’étonner {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i je ne parle ici ni de l’Afrique, ni de l’Espagne, ni des Gaules, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que ces pays n’ont eu aucun Auteur qui ait écrit du cours des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, ni de leur lever. Toutefois il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}era pas difficile de connoître le tems où ils {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e levent dans ces pays-là même, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’on e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}truit de l’arrangement des cercles céle{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes, tel que nous l’avons expliqué au {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme livre de cet ouvrage ; car, par ce moyen, & par les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eules notions que nous avons expo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ées en donnant une nomenclature des lieux, on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aura la po{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ition, non {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement de chaque pays, mais encore de chaque ville, en prenant par les ombres égales de tous les cercles, un {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}egment du cercle de tel pays qu’on voudra choi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ir, & en cherchant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on rapport avec le lever des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres. Il faut remarquer au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i que de quatre [[#Columelle_LPdS|<span id="Columelle_LPdS_back"><sup>'''14'''</sup></span>]] en quatre ans les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons & les chaleurs reviennent à peu près les mêmes, & cela à cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e du mouvement du Soleil ; & que de huit en huit ans ces mêmes chaleurs reviennent plus con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idérables, en vertu de la centieme lunai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#jour_intercalaire_LPdS_back|<span id="jour_intercalaire_LPdS"><sup>1</sup></span>]] Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur toute cette que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion, nos notes 13 & 14 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le huitieme chapitre du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd livre de Pline, tome 1, p. 41 & 42 :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 5em;">(13) [[w:Suétone|Suétone]] s’exprime mieux, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il écrit : chaque quatrieme année ''quarto quoque anno''. Il est vrai que, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon le [[w:Jean_Hardouin|Pere Hardouin]], il faut comprendre dans la période de cinq ans, dont parle Pline, la premiere & la cinquieme année comme Bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles ; ce qui revient aux quatre années de Suétone, dont la quatrieme avoit un ''bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ex'' ; mais en vérité cette explication est des plus forcées. Je {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erois donc d’avis qu’il faudroit lire dans Pline comme dans Suétone, ''quarto anno'', {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i nous n’apprenions d’ailleurs de cet Hi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}torien, que dès le regne d’Augu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te il s’étoit déja gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs abus & altérations dans l’année Julienne. On voit du moins qu’il y réforma plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es, sous prétexte de la remettre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le pied où Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar l’avoit in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tituée. Cela me donneroit à pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er qu’on fit dès-lors attention à la fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eté & à l’excédence du calcul Julien ; mais qu’Augu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te, par respect pour la mémoire de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, affecta d’imputer la faute à la négligence des Prêtres chargés à Rome de l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pection du Calendrier ; qu’au demeurant, on découvrit l’abus, & qu’on e{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aya d’y remédier, en n’ajoûtant un jour entier à l’année ordinaire que chaque ''cinquieme année'' comme Pline paroît l’articuler ici expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement. Mais d’ailleurs il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t évident qu’à la longue le période bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile de quatre années en quatre années prévalut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur celui de chaque cinquieme année, dont parle Pline ; & même il paroît que ceux qui, par la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite, voulurent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}upputer les tems, récapitulerent, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans exception, toutes les bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles quartenaires écoulées depuis l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titution Julienne ; car en 1582, on trouva par ce moyen que l’année étoit reculée de dix jours & plus; d’autant que l’excédence du calcul Julien, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uppo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e à l’année révolue 365 jours & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, au lieu de 365 jours 5 heures 49 minutes, 8 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econdes 17 tierces & 13 quarts qu’elle a réellement, forme tous les ans environ 11 minutes de trop, & tous les cent trente-quatre ans un jour entier d’excès. Le Pape Grégoire XIII trouvant donc l’année reculée de plus de dix jours ; ce qui dérangeoit l’économie annuelle des {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olemnités, remédia à cet inconvénient en retranchant de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on autorité dix jours au mois d’Octobre de l’année 1582, où l’on étoit alors ; & en réglant qu’à l’avenir tous les quatre cents ans on omettroit trois années bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles. Ce réglement devint une loi pour pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que toute l’Europe chrétienne. L’autre maniere de compter fut appellée l’ancien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tyle. La Grande-Bretagne a long-tems per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}té à s’en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir malgré {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on abus manife{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te. Enfin le Parlement d’Angleterre, par acte du mois de Septembre 1752, a adopté la réforme Grégorienne.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 4em;">(14) Le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, en fai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant le tour du cercle oblique, parcourt réellement 360 degrés ou {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ections ; pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que tout cercle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e divi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e en 360 parties appellées degrés : mais la me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ure de chaque degré du cercle parcouru annuellement par le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, excede tant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit peu, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire de quelques légeres fractions de tems, la durée de chacun de nos jours révolus ; durée qui n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t, comme on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ait, que de 24 heures préci{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es ; le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quelles, comparées à un degré, en produi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent, au bout de l’année, 365 & plus pour le cercle, au lieu de 360 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement que le cercle requerroit. D’après une connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de ces principes, Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e voyant Dictateur, Grand-Pontife, & maître du monde, entreprit, l’an 140 avant J. C. de réformer les abus qui s’étoient gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}és, tant dans l’année Pompilienne, ou de Numa, que dans celle des Pontifes, encore plus irréguliere que celle de Numa. A cet effet, il fit venir d’Alexandrie le Philo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ophe So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igenes. Celui-ci décida fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement que le cercle des jours de l’année révolue excédoit du nombres 5 joint au quart de 1 les 360 degrés du cercle oblique parcouru par le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil : expo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é faux, auquel le Dictateur, occupé d’autres {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oins, déféra {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans autre examen. Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar régla donc, de l’avis de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronome, que l’année {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit divisée en 365 jours ; & quant au quart de jour re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tant, qui produit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, il ordonna qu’on n’y auroit aucun égard pour chaque année particuliere ; mais que chaque quatrieme année on réuniroit la totalité de quatre fois {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, qui en font vingt-quatre, pour en compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er un jour entier; & qu’ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i cette quatrieme année auroit 366 jours. Il régla de plus, que ce jour intercalaire, ou ajoûté à chaque quatrieme année, seroit le 24 Février. Les Romains nommoient ce jour-là ''bis {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}exto calendas Martii'', c’est-à-dire, le ''{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme avant les calendes de Mars'' ; d’où il arriva que l’année où tomboit ce jour intercalaire fut appellée bis-{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#quelques_les_saisons_LPdS_back|<span id="quelques_les_saisons_LPdS"><sup>2</sup></span>]] Végece dit pareillement, liv. 4, chap. 40 : ''Aut enim circa diem {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatutum, aut ante, vel po{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tea, tempe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tates fieri compertum e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t : unde præcedentes, ωροϰεἰμασιν : na{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}centes die {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olenni, επιϰεἰμασιν : {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}equentes, μεταϰεἰμασιν, Græco vocabulo nuncuperaverunt'' [[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back|<sup>⤴️</sup>]]. On lit au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i chez [[w:Columelle|Columelle]], dans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a Préface :''' {{Info|''Neque enim ſemper eumdem, cælum & annus, velut ex præſcripto habitum gerunt : nec omnibus annis eodem vultu venit aſtas, aut hyems, &c.''|Car le ciel et l’année ne portent pas toujours le même habit, comme par un précepte : ni l’automne n’arrive chaque année avec la même apparence, ni l’hiver, etc. TdA}} </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#déjà_fait_observer_LPdS_back|<span id="déjà_fait_observer_LPdS"><sup>3</sup></span>]] Au liv. 17, chap. 2.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Saturne_LPdS_back|<span id="Saturne_LPdS"><sup>4</sup></span>]] Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i qu’il l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}inue dans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es ''Géorg.'' liv. I, v. 335 :'''<br /><p style="margin: 0 6em; text-indent: 0px">{{Info|Hoc metuens, cæli menses et sidera serva,<br />Frigida Saturni sese quo stella receptet.|Craignant cela, gardez les lunes et les étoiles du ciel, le froid de Saturne lui-même, où l’étoile les recevra. TdA.}} </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#lAnnée_dÉcriture_LPdS_back|<span id="lAnnée_dÉcriture_LPdS"><sup>5</sup></span>]] Pline, au quatorzieme livre, chap. 4, comptoit deux cents trente ans depuis la mort de [[w:Cicéron|Cicéron]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cicéron_I|<sup>🔄</sup>]], arrivée l’an de Rome 600. L’année qu’il indique ici, & où il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouvoit avoir compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é quatre livres de plus, e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t probablement la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivante, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire l’année 831 de la fondation de Rome.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#secte_des_Chaldéens_LPdS_back|<span id="secte_des_Chaldéens_LPdS"><sup>5*</sup></span>]] Sur l’année Chaldéenne, qui étoit la même que la Judaïque, con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez [[w:Eusèbe_de_Césarée|Eu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ebe]], ''Præpar. Evang.'' liv. 9, chap. 17, où il fait Abraham inventeur de l’a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomie chez les Chaldéens. Les A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trologues Chaldéens étoient ordinairement des Prêtres des Dieux, tels que [[w:Bérose|Béro{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e]], auquel les Athéniens éleverent dans leur Gymna{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e une {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatue à langue dorée. Sur quoi voyez Pline, liv. 7, chap. 37. Ce Béro{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e étoit un Prêtre de [[w:Bēl|Belus]] ; il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cité par [[w:Clément_d'Alexandrie|Clément d’Alexandrie]], & par [[w:Flavius_Josèphe|Jo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eph]] [[#Flavius_Josèphe_I|<sup>⤵️</sup>]], contre Apion, liv. 1. Sur l’année Egyptienne, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’ancienne année Grecque, con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez [[w:Hérodote|Hérodote]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hérodote_I|<sup>🔄</sup>]] liv. 2, n°. 4. Cicéron rend ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tice à l’étude que firent des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres les Egyptiens & les Babyloniens, liv. 1, de ''Divinat.'' n°. 16 :''' {{Info|''Ægyptii, & Babylonii, in camporum patentium aquoribus habitantes, cùm ex terra nihil emineret, quod contemplationi cæli officere poſſet, omnem curam in ſiderum cognitione poſuerunt''|Les Égyptiens et les Babyloniens, vivant dans les eaux des plaines découvertes, alors que rien ne dépassait de la terre qui pût gêner la contemplation du ciel, mettaient tous leurs soins dans la connaissance des étoiles. TdA}}. </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Dictateur_César_LPdS_back|<span id="Dictateur_César_LPdS"><sup>6</sup></span>]] Voyez les notes 13 & 14 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le chap. 8 du liv. 2, tome 1, p. 41 & 42.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#calendrier_César_défectueux_LPdS_back|<span id="calendrier_César_défectueux_LPdS"><sup>7</sup></span>]] Voyez les notes indiquées dans la note précédente ; & joignez-y les ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivantes, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont de M. De{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}places, p. 339 : « Le calendrier chrétien, ayant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivi la réformation de Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouva qu’en l’année 1582, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le Pape Grégoire XIII, l’équinoxe étoit remontée ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’au 11 de Mars, au lieu du 21, où elle devoit être. Ce Pape, après avoir con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulté Clavius & Ciaconius, les plus habiles A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes du tems, ordonna qu’en cette même année 1582, on compteroit le 5 du mois d’Octobre, au lieu du 15, afin de retrancher les dix jours qui s’étoient gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}és de trop, en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivant la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}upputation Julienne, depuis le Concile de Nicée, tenu en 325 : on convint encore de continuer l’intercalation d’un jour tous les quatre ans ; & qu’en outre, pour éviter dans la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite pareille erreur, il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit fait un retranchement de trois jours intercalaires, dans l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pace de quatre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iecles, à cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e des onze minutes qui manquent aux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures des années, dont on compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e l’année intercalaire, ou bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile ; ces trois jours {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e retranchent en l’année qui finit les trois premiers {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iecles. De célebres A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes modernes ont fait voir que, malgré cette précaution, il y auroit encore, au bout de quatre cents ans, plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours de variation dans l’équinoxe ».''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#correction_erreur_LPdS_back|<span id="correction_erreur_LPdS"><sup>8</sup></span>]] Etabli par Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, & qui revenoit tous les quatre ans. Ecoutons Suétone, vie de ce Dictateur, chap. 40 : {{Info|''Faſtos correxit, jampridem vitio Pontiſicum, per intercalandi licentiam adeo turbatos, ut neque meſſium feria aſtati, neque vindemiarum autumno competerent, annumque ad curſum ſolis accommodevit, ut CCCLXV dierum eſſet, & intercalario menſe ſublato, unus dies quarto quoque anno intercalaretur, &c''|Il corrigea les jeûnes, qui avaient toujours été une faute pontique, si perturbés par la permission de l’intercalation, que ni les fêtes du mois ne tenaient, ni les récoltes ne correspondaient à l’automne, et il ajusta l’année à la course du soleil, de sorte que c’était 365 jours, et après le mois intercalaire, un jour était intercalé tous les quatre ans, etc. TdA}}. On s’apperçut que cette correction de Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar étoit elle-même fautive. On tenta de nouveau de remédier au vice du calendrier ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur quoi con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez Solin, chapitre 1, p. 5 ; le P. Petau, ''de Doctr. temp.'' chap. 3 ; mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur-tout [[w:Macrobe|Macrobe]], qui s’exprime ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i, liv. 1, ''Saturn.'' chap. 14, p. 255 :''' {{Info|''Sacerdotes ſibi errorem novum ex ipſa emendatione ſecerunt. Nam cùm oporteret diem, qui ex quadrantibus conſit, quarto quoque anno conſecto, antequam quintus inciperet, intercalare, illi quarto non peracto ſed incipiente, intercalabant. Hic error ſex & triginta annis permanſit : quibus annis intercalati ſunt dies duodecim, cùm deberent intercalari novem. Sed hunc quoque errorem ſerò deprehenſum correxit Auguſtus, qui annos duodecim ſine intercalari die tranſigi juſſit : ut illi tres dies, qui per annos triginta & ſex vitio ſacerdotalis ſeſtinationis excreverant, ſequentibus annis duodecim, nullo die intercalato, devorarentur. Poſt hoc unum diem, ſecundùm ordinationem Caſaris, quinto quoque incipiente anno intercalari juſſit : & omnem hunc ordinem area tabula ad aternam cuſtodiam inciſione mandavit.''|Les prêtres retranchèrent une nouvelle erreur de leur correction. Car lorsqu’il fallait intercaler le jour qui est composé de quadrants, la quatrième année consécutive, avant que la cinquième ne commence, on intercalait ceux lorsque la quatrième n’était pas terminée mais commençait. Cette erreur a duré trente-six ans : années au cours desquelles douze jours ont été intercalés, alors qu’il aurait fallu en intercaler neuf. Mais cette erreur fut également détectée par Auguste, qui ordonna que douze années s’écoulèrent sans jour intercalaire : afin que ces trois jours, qui avaient été excrétés pendant les trente-six années du vice sacerdotal de cessation, soient dévorés dans le douze années suivantes, sans jour intercalaire. Après ce jour, selon l’ordonnance de César, il décréta que la cinquième année serait également intercalée : et tout l’ordre fut ordonné d’être gravé par le conseil du domaine pour la garde éternelle. TdA}}. </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Auteurs_calendrier_LPdS_back|<span id="Auteurs_calendrier_LPdS"><sup>9</sup></span>]] Ces Auteurs {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont Hiéron, Philomêtor, Attale, Archelaüs, Xénophon, Magon, Caton, Silanus, Varron, &c. dont Pline a fait mention {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la fin du chapitre 3.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS_back|<span id="ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS"><sup>10</sup></span>]] Nous apprenons de Théon que cet ouvrage {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e nommoit l’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trique, Ἀςριϰὴ ϐίϐλος. Voyez au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur ce même ouvrage, une Epigramme de [[w:Callimaque_de_Cyr%C3%A8ne|Callimaque]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_I_de_Cyrène_II|<sup>🔄</sup>]], citée dans la vie d’Aratus, qui fait partie de l’Uranologie de [[w:Denis_Pétau|Petau]], liv. 2, ''Var. Di{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ert.'' chap. 9, p. 97.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS_back|<span id="opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS"><sup>11</sup></span>]] Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette opinion de Thalès, ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur celles d’Hé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iode & d’Anaximandre, l’Uranologie citée note précédente.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Euctémon_LPdS_back|<span id="Euctémon_LPdS"><sup>12</sup></span>]] ''Euctemon'' ; ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i portent les manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits, & non pas ''Eudemon''. J’ai traité d’Euctêmon (en Grec Εὐϰτημον) dans les notes alphabétiques du premier livre, & plus récemment dans la note 21 du chapitre précédent.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS_back|<span id="contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS"><sup>13</sup></span>]] Telles que l’Elide, l’Arcadie, la Me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}lénie.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Columelle_LPdS_back|<span id="Columelle_LPdS"><sup>14</sup></span>]] Columelle, liv. 3, chap. 6 :''' {{Info|''Quo tempore ſol in eamdem partem ſigniſeri per eoſdem numeros redit, per quos cursus ſui principium cæperat : quem circuitum meatus dierum integrorum mille quadringentorum ſexaginta unius [[w:Apocatastase|ὰ τοκατάςασιν]] vocant ſtudioſi rerum cæleſtium''|A ce moment-là, le soleil revient dans la même direction au moyen des mêmes nombres par lesquels il a commencé sa course : laquelle course de mille quatre cent soixante et un jours entiers est appelée ὰ τοκατάςασιν par ceux qui étudient les choses célestes. TdA}}.</td> </tr> </table><br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Sixieme</u>], [https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PA257#v=onepage&q&f=true ''Livre Dix-huitieme.''], [https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PA455#v=onepage&q&f=true ''Diviſion des jours & des nuits ſuivant le cours du Soleil ; lever & coucher des étoiles ; ordre des ſaiſons ; tems où l’on ſeme les bleds d’hiver.''], traduction en françois, avec le texte latin rétabli d’après les meilleures leçons manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crites ; accompagnée de Notes critiques pour l’éclairci{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du texte, & d’Ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances des Anciens comparées avec les découvertes des Modernes, par M. [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Louis Poinsinet de Sivry]], Chez la veuve Desaint, Paris, 1771</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Flavius_Josèphe|'''Flavius Josèphe''']] [[#Flavius_Josèphe|<span id="Flavius_Josèphe_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:37|37]]/[[w:38|38]], à [[w:Histoire_de_Jérusalem#Période_romaine_et_byzantine_(63_av._J.-C._-_638)|''Jérusalem'']] — vers [[w:100|100]], à [[w:Rome_antique|''Rome'']]) [[w:Ier_siècle|<sup>⏳</sup>]] [[s:Auteur:Flavius_Josèphe|<sup>📚</sup>]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">[[w:historiographe|Historiographe]] ''romain'' [[w:Juifs|''juif'']] d’origine [[w:Judée_(province romaine)|''judéenne'']], il participe activement au début de la ''première guerre judéo-romaine'' en tant que commandant militaire de ''Galilée'' contre les Romains, avant de se rendre à [[w:Vespasien|'''Vespasien''']] [[#Vespasien|<span id="Vespasien_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] lors de la prise de la garnison juive de la forteresse de [[w:Jotapata|''Jotapata'']] en juillet 67, et de devenir intermédiaire, interprète et négociateur entre les ''romains'' et les ''Juifs'' lors du siège de ''Jérusalem'' conduit par '''Titus''' [[#Titus_back|<sup>⤴️</sup>]] en 70. Après la fin de la grande révolte ''judéenne'', en 71, il s’établit auprès de son protecteur à ''Rome'' où il obtient la [[w:citoyenneté_romaine|''citoyenneté romaine'']].</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Flavius Josèphe|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Flavius_Josèphe_back|<span id="Flavius_Josèphe"><sup>I</sup></span>]] De son nom de naissance Joseph ben (fils de) Matthatias, de l’hébreu יוסף בן מתתיהו / Yossef [[wikt:en:יוסף#Hebrew|(en)]] ben [[wikt:en:בן#Noun|(en)]] Matityahou [[wikt:en:מתתיהו#Hebrew|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• de la troisième personne du singulier [[w:Jussif|''jussive'']], signifiant ainsi « peut-il ajouter », du verbe הוֹסִיף / hosíf [[wikt:en:הוסיף#Hebrew|(en)]], « 1. Ajouter (quelque chose) à (quelque chose d'autre). 2. (littéraire) Continuer (à faire quelque chose). 3. (archaïque) Coordonné avec un autre verbe pour indiquer que l’action de ce verbe "ajoute" d’une manière ou d’une autre. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• du nom commun בֵּן / bén, « 1. Fils. 2. (ne produit plus de mot ou d’expression) Un descendant mâle direct. 3. Un mec, un garçon. 4. (n’est plus productif, état de construction) Possesseur de (connaissance, capacité, etc.). 5. (État construit) Utilisé pour exprimer l’âge d’un homme, d’un garçon ou le référent d’un nom masculin : âge, âgé. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• de la contraction du nom commun מַתָּנַת / mataná [[wikt:en:מתנה#Hebrew|(en)]], « cadeau, présent, don »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ du verbe נתן / natán [[wikt:en:נתן#Verb|(en)]], « 1. Donner. 2. Autoriser, permettre, laisser. 3. (archaïque) Mettre, placer. 4. (archaïque, hébreu biblique) Se transformer en. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ et du nom propre יהוה / YHWH [[wikt:en:יהוה#Hebrew|(en)]], « (Judaïsme) Tétragramme : mot en quatre lettres hébraïques utilisé comme nom [[wikt:ineffable#Français|''ineffable'']] de Dieu dans la Bible hébraïque, diversement rendu par Yahweh ou Jéhovah. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Son tria nomina à l’obtention de sa ''citoyenneté romaine'' est {{Info|Titus|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Flavius|nomen, nom de famille}} {{Info|Josephus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, prenant ainsi le nom de son bienfaiteur :<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">[[#Vespasien_back|<span id="Vespasien"><sup>II</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Titus|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Flavius|nomen, nom de famille}} {{Info|Vespasianus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}};<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">[[w:L%C3%A9gat_(Rome_antique)|''Légat'']] lors de la [[w:Conqu%C3%AAte_romaine_de_la_Grande-Bretagne|''conquête de la Bretagne en 43'']] et lors de la [[w:Premi%C3%A8re_guerre_jud%C3%A9o-romaine|''rébellion juive de 66'']] en [[w:Jud%C3%A9e_(province_romaine)|''Judée'']]. Fin décembre 69, il est couronné empereur par le [[w:S%C3%A9nat_romain|''Sénat'']] après la guerre civile de l’[[w:Ann%C3%A9e_des_quatre_empereurs|''année des quatre empereurs'']], et fonde la dynastie des [[w:Flaviens|''Flaviens'']].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(17 novembre [[w:9|9]], près de [[w:Reate|''Reate'']] dans la région centrale italienne du [[w:Latium|''Latium'']] — 23/24 juin [[w:79|79]], à la station thermale de [[w:Aquae_Cutiliae|''Aquae Cutiliae'']], à l’est de ''Reate'')<sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup><br/><br/></div> ''' {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Contre_Apion|Contre Apion]] === <p style="text-align: right;">[[s:Contre_Apion|📚]] {| cellpadding="0" align="{{{align|right}}}" style="margin-left: 2em; width:40%; border-spacing:3px; text-align:center; background-color:#F8F9FA; border:2px solid #C8CCD1" |- | style="border:solid 1px #F8F9FA" | [https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n156/mode/1up {{Info|'''Éditions & Manuscrits'''|Flavius Josèphe Contre Apion, Théodore Reinach & Léon Blum, 1930}}] |- style="font-size:8pt; line-height:10pt; vertical-align:middle" | align="center" | <div style="margin-right: 1em; padding:0 0 4px 0; text-align:justify;">{{{légende| * La traduction ''latine'' a été imprimée dès 1480 à [[w:Vérone#Époque_moderne|''Vérone'']] par '''Pierre Maufer''' [[w:en:Petrus_Maufer|(en)]]. L’édition de cette traduction, due à [[w:Sigismund_Gelenius|'''Sigismond Gelenius''']] (''Paris'', 1535), qui constitue la « [[w:Vulgate|Vulgate]] », présente un texte souvent « amélioré » de façon arbitraire. La seule édition critique est celle de '''Ch. Boysen''' (''Vienne'', 1898) qui fait partie du [[w:Corpus_scriptorum_ecclesiasticorum_latinorum|{{Info|''Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum''|Le corpus des écrits ecclésiastiques latins}}]]. Elle repose principalement sur les manuscrits L(aurentianus LXVI, 2), B(odleianus Canonicianus 148), R(egius Parisinus 5049) de la I<sup>re</sup> classe, C(heltenhamensis Phillipicus 12311), P(arisinus 1615), Pa(rsinus 5054) de la seconde. * Le texte grec est édité pour la première fois dans l’édition complète de '''Josèphe''' à [[w:Bâle#XVIe_siècle|''Bâle'']], chez [[w:Johann_Froben|''Froben'']], en 1544 par [[w:Arnoldus_Arlenius|'''Arlenius''']] qui a peut-être fait usage du ''Schleusingensis'' (un des fils du Laurentianus), mais a introduit grand nombre de corrections tantôt heureuses, et tantôt arbitraires. Par la suite notre traité n’a guère été imprimé que comme partie intégrante d’éditions complètes des œuvres de '''Josèphe'''. Les plus importantes sont celles de '''E. Bernard''' (1700), de [[w:John_Hudson_(classiciste)|'''Hudson''']] (1720) — le premier qui ait utilisé L —, de [[w:Sigebert_Havercamp|'''Havercamp''']] (1726), simple compilateur, de [[w:Karl_Wilhelm_Dindorf|'''L. Dindorf''']] (1847), de [[w:Immanuel_Bekker|'''Imm. Bekker''']] (1856), tout à fait manquée. L’édition critique de '''Niese''' [[w:en:Benedikt_Niese|(en)]] (1889) est la base de tous les travaux ultérieurs, notamment des éditions de '''Naber''' (1896) et de [[w:Henry_St._John_Thackeray|'''H. St. J. Thackeray''']] (coll. Loeb, 1926 : il n’a encore paru que le ''C. Apion'', la ''Vita'' et le commencement de la ''Guerre'') qui ont pu profiter aussi des conjectures de '''Cobet''', de '''Holwerda''', et de '''Herwerden'''.}}}</div> |} <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Dernière œuvre écrite par '''Flavius Josèphe''', vers [[w:93|93]], dont l’objectif est de répondre aux critiques qu’ont soulevées ses [[w:Antiquit%C3%A9s_juda%C3%AFques|''Antiquités judaïques'']], de défendre l’ancienneté du peuple ''juif'' et du [[w:Judaïsme#Judaïsme_antique|''judaïsme'']] (Livre I) et les accusations d’[[w:Apion_(grammairien)|'''Apion''']] [[#Apion|<span id="Apion_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] (Livre II).</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Apion|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Apion_back|<span id="Apion"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien [[wikt:Apion#Latin|Ἀπίων / Apíôn]]; <br/><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[w:Grammaticus|''Grammairien'']] [[#grammairien|<span id="grammairien_back"><sup>II</sup></span>]] et [[w:Polygraphe_(auteur)|''polygraphe'']] [[#polygraphe|<span id="Grammairien_back"><sup>III</sup></span>]] ''grec'' d’Alexandrie.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] — première moitié du [[w:Ier_siècle|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#grammairien_back|<span id="grammairien"><sup>II</sup></span>]] Du nom commun latin grammaticus [[wikt:en:grammaticus#Latin|(en)]]; du nom commun grec ancien γραμματικός / grammatikós [[wikt:en:γραμματικός#Noun|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun γρᾰ́μμᾰ / grámma [[wikt:en:γράμμα#Noun|(en)]], « 1. Ce qui est écrit, ce qui est dessiné. 2. Lettre. 3. (au pluriel) Alphabet. 4. Écriture, livre. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px">➥ du verbe γράφω / gráphō [[wikt:en:γράφω#Ancient_Greek|(en)]], « 1. (Homérique) égratigner, couper en dedans. 2. Dessiner, esquisser, peindre. 3. Écrire. 4. Écrire, proposer une loi. 5. ([[w:Diathèse#Moyen|''voix moyenne'']]) : • (''[[w:Réflexivité_(grammaire)|réflexif]] indirect'') Écrire pour soi, noter ; • Accuser, poursuivre. 6. ([[w:Conjugaison_latine|''passif parfait'']]) Être écrit, être sous forme écrite. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px">➥ + du suffixe nominal de résultat‎ -μα / -ma [[wikt:en:-μα#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe adjectival -ῐκός / -ikós, de ou se rapportant à, de la manière de ; « -ique »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Enseignant responsable de la deuxième étape du système éducatif traditionnel, après l’apprentissage de l’alphabet, la lecture et l’écriture, et l’initiation au calcul avec un abaque chez un ''magister ludi'' [[w:en:Ludi_magister|(en)]] et avant celle de l’art du discours chez un [[w:Rhétorique#Rhétorique_dans_l'Antiquité_grecque|''rhéteur'']]. Le travail du grammairien était d’enseigner la lecture, l’analyse de textes des poètes antiques tels qu’Homère, Tite-Live et Virgile, et la grammaire [https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.antiquite.ac-versailles.fr%2Feducatio%2Fedrom2.htm#federation=archive.wikiwix.com&tab=url {{Info|<sup>➕</sup>|« L’école du grammaticus », ac-Versailles}}] [https://philo-lettres.fr/latin/rome_vie-quotidienne/ecole-romaine/ {{Info|<sup>➕➕</sup>|« L’École dans l’antiquité romaine, philo-lettres}}]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#polygraphe_back|<span id="polygraphe"><sup>III</sup></span>]] Du nom commun grec ancien [[wikt:polygraphe|πολύγραφος / polýgraphos]], « qui écrit beaucoup de sujets »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de l’adjectif πολῠ́ς / polús [[wikt:en:πολύς#Ancient_Greek|(en)]], « (de nombre, au pluriel) Beaucoup de : • (avec des noms de multitude) Grand ; • (de quantité, avec des noms de masse) beaucoup de ; • (rare, d'une personne) Grand, puissant ; • (de son) Fort ; • (attributivement, adverbial) Fortement, pleinement ; • (d'espace) Large, grand ; • (de distance) Loin ; • (de temps) Long, en retard. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du verbe γράφω / gráphō [[wikt:en:γράφω#Ancient_Greek|(en)]], « 1. (Homérique) égratigner, couper en dedans. 2. Dessiner, esquisser, peindre. 3. Écrire. 4. Écrire, proposer une loi. 5. (''voix moyenne'') : • (''réflexif indirect'') Écrire pour soi, noter ; • Accuser, poursuivre. 6. (''passif parfait'') Être écrit, être sous forme écrite. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Le terme semble avoir été employé au cours de l’Antiquité dans un sens différent de celui que nous l’entendons aujourd’hui, pas dans le sens de diversité mais, de façon restreinte, le fait de composer un grand nombre de textes [https://eriac.univ-rouen.fr/la-polygraphie-comme-norme/ {{Info|<sup>➕</sup>|Isabelle Gassino, Université de Rouen et Dimitri Kasprzyk, université de Brest, « Colloque "La polygraphie comme norme" », 16 et 17 novembre 2017.}}].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre I ==== ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== <div style="text-align: justify; margin: 0 1em;">Témoignage de '''Thales''' comme : * l’un des premiers ''philosophes grecs'' ayant traité des choses célestes et divines ; * disciple des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' (premier témoignage) ; * auteur de court(s)/rare(s) ouvrages (supposément unanimement admis), que les ''Grecs'' considéreraient comme les plus anciens, et douteraient, selon '''Flavius Josèphe''', de leur authenticité.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">qui autem historias apud eos conscribere temptauerunt, id est hi, qui circa '''Cadmum''' ''Milesium'', et '''Acusilaus''' ''Argiuus'' et post hunc quicumque alii fuisse referuntur, paululum tempus ''Persicam'' apud ''Helladium'' militiam praecesserunt. sed etiam eos, qui de caelestibus et diuinis primitus apud ''Graecos philosophati'' sund, id est '''Pherecydem''' ''Syrum'' et '''Pythagoram''' et '''Thaletem''' omnes concorditer confidentur ''Aegyptiorum'' et ''Chaldaeorum'' fuisse discipulos et breuiter conscripsisse quae a ''Graecis'' omnium antiquissima iudicantur ita ut uix ea credant ab illis fuisse conscripta.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[w:Corpus_scriptorum_ecclesiasticorum_latinorum|<u>Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum</u>]], [https://verlag.oeaw.ac.at/produkt/flavii-iosephi-opera-ex-versione-latina-antiqua-pars-vi-de-iudaeorum-vetustate-sive-contra-apionem-libri-ii/601067?name=flavii-iosephi-opera-ex-versione-latina-antiqua-pars-vi-de-iudaeorum-vetustate-sive-contra-apionem-libri-ii&product_form=5107 <u>Tome XXXVII, Flavius Iosephus, Contra Apionem</u>], ''Livre I'', ''chap. II.'', ''l.13, 14'', p.64, 1898</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Οἱ μέντοι τὰς ἱστορίας ἐπιχειρήσαντες συγγράφειν παρ' αὐτοῖς, λέγω δὲ τοὺς περὶ '''Κάδμον''' τε τὸν ''Μιλήσιον'' καὶ τὸν ''Ἀργεῖον'' '''Ἀκουσίλαον''' καὶ μετὰ τοῦτον εἴ τινες ἄλλοι λέγονται γενέσθαι, βραχὺ τῆς ''Περσῶν'' ἐπὶ τὴν ''Ἑλλάδα'' στρατείας τῷ χρόνῳ προύλαβον. Ἀλλὰ μὴν καὶ τοὺς περὶ τῶν οὐρανίων τε καὶ θείων πρώτους παρ' ''Ἕλλησι φιλοσοφήσαντας'', οἷον '''Φερεκύδην''' τε τὸν ''Σύριον'' καὶ '''Πυθαγόραν''' καὶ '''Θάλητα''', πάντες συμφώνως ὁμολογοῦσιν ''Αἰγυπτίων'' καὶ ''Χαλδαίων'' γενομένους μαθητὰς ὀλίγα συγγράψαι, καὶ ταῦτα τοῖς ''Ἕλλησιν'' εἶναι δοκεῖ πάντων ἀρχαιότατα καὶ μόλις αὐτὰ πιστεύουσιν ὑπ' ἐκείνων γεγράφθαι.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/Apion1gr.htm <u>Φλαίίου Ἰωσήπου, περὶ ἀρχαιότητος Ἰουδαίων</u>, ''λόγος α''], ''chap. II.'', ''l.13, 14'', 1898</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Quant aux Grecs qui ont entrepris d’écrire l’histoire, comme [[w:Cadmos_de_Milet|'''Cadmos''' de ''Milet'']], [[w:Acousilaos|'''Acousilaos''' d’Argos]] et ceux qu’on cite après lui, ils n’ont vécu que peu de temps [[#Cadmos_NdT_LB|<span id="Cadmos_NdT_LB_back"><sup>1</sup></span>]] avant [[w:Guerres_médiques|''l’expédition des Perses contre la Grèce'']]. Mais bien certainement les premiers ''philosophes grecs'' qui aient traité des choses célestes et divines, comme [[w:Phérécyde_de_Syros|'''Phérécyde''' de ''Syros'']] [[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back"><sup>2</sup></span>]], '''Pythagore''' et '''Thalès'''[[#Thales_NdT_LB|<span id="Thales_NdT_LB_back"><sup>3</sup></span>]] furent, tout le monde s’accorde là-dessus, les disciples des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' avant de composer leurs courts ouvrages, et ces écrits sont aux yeux des ''Grecs'' les plus anciens de tous ; à peine même les croient-ils authentiques.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cadmos_NdT_LB_back|<span id="Cadmos_NdT_LB"><sup>1.</sup></span>]] En réalité, Cadmos paraît avoir fleuri vers le milieu [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle]] [{{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB"><sup>2</sup></span>]] Seul texte qui attribue une origine égyptienne ou chaldéenne aux doctrines de Phérécyde de Syros. Cependant [[w:Theodor_Gomperz|Gompers]], [https://archive.org/details/bub_gb_QrfVAAAAMAAJ/page/n434/mode/1up Griechische Denker, I, 430], identifie ᾿Ογηνός avec l’Ouginna babylonien.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Thales_NdT_LB_back|<span id="Thales_NdT_LB"><sup>3</sup></span>]] On retrouve chez [[w:Apollonios_de_Tyane|Apollonios de Tyane]] ([[w:Jamblique|Jamblique]] [[#Jamblique_back|<sup>⤵️</sup>]], Vit. Pyth. [[#Vie_de_Pythagore_back|<sup>⤵️</sup>]], 12) et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] l’idée que Thalès de Milet fut disciple des Égyptiens ; l’adjonction des Chaldéens est propre Josèphe.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Flavius Josèphe, Contre Apion</u>], ''Livre I'', [https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n49/mode/1up?view=theater&q=Thales ''chap. 2''], traduction du grec ancien par Léon Blum, agrégé des Lettres, professeur au lycée Janson-de-Sailly, texte établi et annotée par [[w:Théodore_Reinach|Théodore Reinach]] Membre de l’[[w:Institut_de_France|Institut]], professeur au Collège de France, 1930<br />(édition bilingue de 1911 également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/Apion1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Quant aux Grecs qui ont entrepris d’écrire l’histoire, comme '''Cadmos''' de ''Milet'', '''Acousilaos''' d’''Argos'' et ceux qu’on nomme après lui, ils n’ont vécu que peu de temps[2] avant l’expédition des ''Perses'' contre la ''Grèce''. [14]. De même, les premiers ''philosophes grecs'' qui aient traité des choses célestes et divines, comme '''Phérécyde''' de ''Syros''[3], '''Pythagore''' et '''Thalès'''[4] furent, tout le monde s’accorde là dessus, les disciples des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' avant de composer leurs rares ouvrages, et ces écrits sont aux yeux des ''Grecs'' les plus anciens de tous ; à peine même les croient-ils authentiques.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cadmos_NdT_LB_back|<span id="Cadmos_NdT_LB"><sup>1.</sup></span>]] En réalité, Cadmos paraît avoir fleuri vers le milieu [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle]] [{{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB"><sup>2</sup></span>]] Seul texte qui attribue une origine égyptienne ou chaldéenne aux doctrines de Phérécyde de Syros. Cependant [[w:Theodor_Gomperz|Gompers]], [https://archive.org/details/bub_gb_QrfVAAAAMAAJ/page/n434/mode/1up Griechische Denker, I, 430], identifie ᾿Ογηνός avec l’Ouginna babylonien.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Thales_NdT_LB_back|<span id="Thales_NdT_LB"><sup>3</sup></span>]] On retrouve chez [[w:Apollonios_de_Tyane|Apollonios de Tyane]] ([[w:Jamblique|Jamblique]] [[#Jamblique_back|<sup>⤵️</sup>]], Vit. Pyth. [[#Vie_de_Pythagore_back|<sup>⤵️</sup>]], 12) et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] l’idée que Thalès de Milet fut disciple des Égyptiens ; l’adjonction des Chaldéens est propre Josèphe.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Flavius Josèphe, De l’ancienneté du peuple juif (Contre Apion)</u>, ''Livre I'', [[s:Page:Flavius_Josephe_-_Leon_Blum_-_Contre_Apion,_Leroux,_Paris,_1902.djvu/17|''Chap. 2'']], traduction de Léon Blum, agrégé des lettres, professeur au lycée du Havre, sous la direction de [[w:Théodore_Reinach|Théodore Reinach]], 1902.</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Plutarque|'''Plutarque''']] [[#Plutarque|<span id="Plutarque_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:45|45]]'' <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Chéronée|Chéronée]] en [[w:Béotie|Béotie]] — {{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}} [[w:125|125]]'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>)[[s:Auteur:Plutarque|<sup>📚</sup>]] [[Fichier:Plutarch at Delphi.jpg|vignette|<p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Buste probable de Plutarque du [[w:IIe_siècle|II<sup>ème</sup>]] ou [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|EC|de l’Ère Commune}}, en marbre de [[w:Marbre_de_Paros|''Paros'']].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Provenance : découvert lors de fouilles près de l’angle sud-est du [[w:Temple d'Apollon (Delphes)|''temple d’Apollon'']] de [[w:Delphes|''Delphes'']], au côté d'une [[w:Fichier:Plutarch_stele_inscription_100_AD,_AM_of_Delphi_4070060092.jpg|''stèle'']] portant une inscription gravée : ΔΕΛΦΟΙ ΧΑΙΡΩΝΕΥΣΙΝ ΟΜΟΥ ΠΛΟΥΤΑΡΧΟΝ ΕΘΗΚΑΝ ΤΟΙΣ ΑΜΦΙΚΤΥΟΝΩΝ ΔΟΓΜΑΣΙ ΠΕΙΘΟΜΕΝΟΙ — Les ''Delphiens'', avec les ''Chéronéens'', dédièrent ce(tte image de) Plutarque, suivant les préceptes de l’[[w:Amphictyonie|''Amphictyonie'']].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Exposition : Salle XIV, [[w:Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Delphes|''Musée archéologique de Delphes'']].]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Biographe, philosophe et moraliste grec, auteur d’une œuvre importante, comportant un ensemble varié de traités et de dialogues consacrés à des questions de philosophie morale, mais abordant aussi des sujets littéraires, politiques, scientifiques, religieux.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Plutarque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Plutarque_back|<span id="Plutarque"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien πλούταρχος / ploútarkhos [[wikt:en:Πλούταρχος#Ancient_Greek|(en)]], « maître des richesses » ; <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun πλοῦτος / ploûtos [[wikt:en:πλοῦτος#Ancient_Greek|(en)]], « richesses » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ἀρχός / arkhós, « souverain, chef, prince »)'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} {{Boîte déroulante début|titre=Remarque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>''' Dans la ''Vie de [[w:Lycurgue_(législateur)|Lycurgue]]'' et la ''Vie d’Agis et Cléomène'' (''Vies parallèles''), et le traité ''Un philosophe doit surtout converser avec les princes'' (''Œuvres morales''), il est fait mention d’un Thalès : il s’agit de [[w:Thalétas|Thalétas]], aussi appelé Thalès de [[w:Crète|''Crète'']], un musicien et poète, originaire de la cité de [[w:Gortyne|''Gortyne'']] en ''Crète'', et actif à la fin du [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] et au début du siècle suivant.'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Vies_parallèles|Vies parallèles]] [[#Vies_parallèles|<span id="Vies_parallèles_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] === <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Recueil de 50 biographies de grands hommes de l’histoire, dont 46 présentées par paires : un ''Grec'' mis en parallèle avec un ''Romain''.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Vies parallèles|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Vies_parallèles_back|<span id="Vies_parallèles"><sup>I</sup></span>]] Du grec ancien Βίοι Παράλληλοι / Bíoi Parállêloi'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Vie de [[w:Solon|'''Solon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Solon|<sup>🔄</sup>]] ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Biographie de '''Solon''', qui précède celle de [[w:Publius_Valerius_Publicola_(consul_en_-509)|'''Publicola''']] [[#Publicola|<span id="Publicola_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], et avec laquelle '''Plutarque''' la compare.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Vie de Solon|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Publicola_back|<span id="Publicola"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Publius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Valerius|nomen, nom de famille}} {{Info|Publicola ou Poplicola|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, « celui qui prend soin de l’armée. »[https://academic.oup.com/bics/advance-article/doi/10.1093/bics/qbaf002/8117642?login=false {{Info|<sup>🔍</sup>|M. Gallo, « Misinterpreting a compound name. The origin of the agnomen Publicola in Dionysius of Halicarnassus and Plutarch », Bulletin of the Institute of Classical Studies,‎ 22 avril 2025}}].<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Consul_(Rome_antique)|Consul]] de la [[w:république_romaine|''République Romaine'']], à quatre reprises : en [[w:-509|-509]], [[w:-508|-508]], [[w:-507|-507]] et [[w:-504|-504]], et l’un des instaurateurs légendaires de la ''République Romaine'' en -509, suite au viol et au suicide de [[w:Lucrèce_(dame_romaine)|Lucrèce]], une femme aristocratique ''romaine'', par [[w:Sextus_Tarquin|Sextus Tarquin]], le fils du dernier [[w:Roi_de_Rome|roi de ''Rome'']] [[w:Tarquin_le_Superbe|Tarquin le Superbe]].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(date et lieu de naissance inconnu.e.s — [[w:-503|-503]], soit sur le champ de bataille pendant les [[w:Guerres_romano-sabelliennes|''guerres romano-sabelliennes'']], soit de maladie)<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> '''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe III.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de '''Thalès''' ''commerçant''</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''III.''' Κωλύει δὲ οὐδὲν τὸν ἀγαθὸν καὶ πολιτικὸν ἄνδρα μήτε τῶν περιττῶν τὴν κτῆσιν ἐν σπουδῇ τίθεσθαι μήτε τῆς χρείας τῶν ἀναγκαίων καὶ ἱκανῶν καταφρονεῖν. Ἐν δὲ τοῖς τότε χρόνοις, καθ' Ἡσίοδον, ἔργον οὐδὲν ἦν ὄνειδος, οὐδὲ τέχνη διαφορὰν ἔφερεν, ἐμπορία δὲ καὶ δόξαν εἶχεν οἰκειουμένη τὰ βαρβαρικὰ καὶ προξενοῦσα φιλίας βασιλέων καὶ πραγμάτων ἐμπείρους ποιοῦσα πολλῶν. Ἔνιοι δὲ καὶ πόλεων οἰκισταὶ γεγόνασι μεγάλων, ὡς καὶ Μασσαλίας Πρῶτις ὑπὸ Κελτῶν τῶν περὶ τὸν Ῥοδανὸν ἀγαπηθείς. Καὶ Θαλῆν δέ φασιν ἐμπορίᾳ χρήσασθαι καὶ Ἱπποκράτην τὸν μαθηματικόν, καὶ Πλάτωνι τῆς ἀποδημίας ἐφόδιον ἐλαίου τινὸς ἐν Αἰγύπτῳ διάθεσιν γενέσθαι.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§3'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''III.''' Mais rien n’empêche l’homme de bien, le citoyen dévoué à son pays, de garder un juste milieu : il peut ne point s’attacher à la poursuite du superflu, sans pour cela mépriser le nécessaire et ce qui suffit à ses besoins.<br />Dans ce temps-là, pour parler comme [[w:Hésiode|'''Hésiode''']] [[#Hésiode|<span id="Hésiode_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] [[#Hésiode_NdT_AP|<span id="Hésiode_NdT_AP_back"><sup>1</sup></span>]], il n’y avait pas de travail qui fût honteux; aucun art ne mettait de différence entre les hommes : le négoce surtout était honoré, qui met en possession des avantages dont jouissent les étrangers, gagne l’amitié des rois, et donne une grande expérience. On a même vu des trafiquants fonder de grandes villes : ainsi [[w:Mythe_fondateur_de_Marseille|'''Protis''']] bâtit [[w:Marseille_antique|''Marseille'']], après s'être concilié l’amitié des ''Gaulois'' qui habitent les bords du [[w:Rhône#Histoire|''Rhône'']]. '''Thales''' se livra, dit-on, au négoce, ainsi qu’[[w:Hippocrate_de_Chios|'''Hippocrate''']] [[#Hippocrate|<span id="Hippocrate_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] le mathématicien[[#Hippocrate_NdT_AP|<span id="Hippocrate_NdT_AP_back"><sup>2</sup></span>]] ; et [[w:Platon|'''Platon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Platon|<sup>🔄</sup>]] vendit de l’huile en [[w:Basse_Époque|''Égypte'']] , pour fournir aux frais de son voyage.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hésiode_NdT_AP_back|<span id="Hésiode_NdT_AP"><sup>1.</sup></span>]] Œuvres et Jours, vers 309.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hippocrate_NdT_AP_back|<span id="Hippocrate_NdT_AP"><sup>2</sup></span>]] Cet Hippocrate n’est point connu d’ailleurs.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§3'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/184/mode/1up?view=theater p.184], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Hésiode_back|<span id="Hésiode"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἡσῐ́οδος / Hēsĭ́odos [[wikt:en:Ἡσίοδος#Ancient_Greek|(en)]].<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Berger sur les pentes du Mont [[w:Mont_Hélicon|Hélicon]] et un des plus grands poètes grecs. Il s’agit plus précisément d’un ''aède'' (il « chante » ses vers avec sa lyre) et un ''rhapsode'' (il « coud » des chants entre eux)[https://odysseum.eduscol.education.fr/hesiode-un-des-premiers-poetes-grecs {{Info|<sup>🔍</sup>|Hésiode, un des premiers poètes grecs - Odysseum, la maison numérique des Humanités}}]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hippocrate_back|<span id="Hippocrate"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ῐ̔πποκρᾰ́της / Hĭppokrắtēs [[wikt:en:Ἱπποκράτης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun ῐ̔́ππος / hĭ́ppos [[wikt:en:ἵππος#Ancient_Greek|(en)]], « cheval »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ + du nom commun‎ κρᾰ́τος / krắtos [[wikt:en:κράτος#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Puissance, force. 2. Acte de force, acte de bravoure. 3. (au pluriel) Actes de violence. 4. Domination, pouvoir. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe nominal -ης / -ēs.<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Mathématicien (géomètre) et astronome « para-pythagoricien », dont l’œuvre ne nous est pas parvenue.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] milieu du [[w:Ve_siècle_av._J.-C.|V<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA764&vq=Hippocrate&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA764#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §151 - Hippocrate de Chios}}]'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: center; margin: 0 2em;">'''II. Dans sa jeunesse il se livre au commerce maritime; la modicité de sa fortune et son goût pour la sagesse l’y décident. Faveur du commerce à cette époque ; grands noms qui l’ont illustré.'''<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Mais rien n’empêche qu’un homme de bien, un sage politique tienne à cet égard un juste milieu, et que sans rechercher des richesses superflues, il ne méprise pas celles qui sont nécessaires et qui suffisent. Dans ce temps-là, comme dit [[w:Hésiode|'''Hésiode''']], aucun travail n’était regardé comme honteux; aucun art ne mettait de différence entre les hommes. Le commerce maritime surtout était honorable; il ouvrait des communications utiles avec les nations étrangères, procurait des alliances avec les rois, et donnait une grande expérience. On a même vu des commerçants fonder de grandes villes. Ainsi '''Protus''' gagna l’amitié des Gaulois qui habitaient les bords du ''Rhône'', et bâtit ''Marseille''. '''Thalès''' et '''Hippocrate''' le mathématicien firent aussi le commerce ; et '''Platon''' vendit de l’huile en ''Égypte'' pour fournir aux frais de son voyage.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Mais rien n’empêche l’homme de-bien et l’homme politique ni se mettre en souci (rechercher) l’acquisition des choses superflues, ni mépriser l’usage des choses nécessaires et suffisantes. Or dans les temps d’alors, selon '''Hésiode''', aucun travail n’était sujet-de-honte, ni aucun métier n’apportait de différence entre les citoyens mais même le commerce-maritime avait de la gloire, rendant-amies les nations-barbares, et procurant des amitiés de rois, et faisant les hommes expérimentés d’affaires nombreuses. Et quelques-uns aussi sont devenus fondateurs de grandes villes, comme aussi le '''Protus''' de ''Marseille'' ayant été aimé par les ''Celtes'' ceux autour du ''Rhône''. Et on dit aussi '''Thalès''', avoir fait-usage du commerce-maritime et '''Hippocrate''' le mathématicien, et la vente d'une certaine huile en ''Égypte'' avoir été pour '''Platon''' ressource du voyage.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe IV.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la sagesse de '''Thalès''' en ''philosophie naturelle''</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IV.''' Φιλοσοφίας δὲ τοῦ ἠθικοῦ μάλιστα τὸ πολιτικόν, ὥσπερ οἱ πλεῖστοι τῶν σοφῶν, ἠγάπησεν. Ἐν δὲ τοῖς φυσικοῖς ἁπλοῦς ἐστι λίαν καὶ ἀρχαῖος, ὡς δῆλον ἐκ τούτων· [...].<br /><p style="text-indent: 15px">Καὶ ὅλως ἔοικεν ἡ Θάλεω μόνου σοφία τότε περαιτέρω τῆς χρείας ἐξικέσθαι τῇ θεωρίᾳ· τοῖς δὲ ἄλλοις ἀπὸ τῆς πολιτικῆς ἀρετῆς τοὔνομα τῆς σοφίας ὑπῆρξε.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§4'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f20.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IV.''' Il s’attacha, comme presque tous les sages d’alors, à cette partie de la philosophie morale qui traite de la politique. Pour la philosophie naturelle, il en était aux rudiments, et aux notions du vieux temps sans plus; [...].<br /><p style="text-indent: 15px;">Aussi bien n’y eut-il, en somme, que '''Thalès''' dont la science dépassât alors les notions d’un usage vulgaire : tous les autres ne durent qu’à leurs connaissances politiques leur réputation de sagesse.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§4'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">A l’exemple des sages de son temps, il cultiva principalement cette partie de la morale qui traite de la politique. Il n’avait en physique que des connaissances très-superficielles, et en était aux premiers éléments de cette science, [...].<br/><p style="text-indent: 15px">En général '''Thalès''' fut, de tous les sages d’alors, le seul qui porta au delà des besoins de la vie la théorie des sciences ; tous les autres ne durent qu’à leurs connaissances politiques leur réputation de sagesse.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f20.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Mais de la partie morale de la philosophie il embrassa surtout la partie politique, comme la plupart des sages d’alors. Mais dans les sciences physiques il est extrêmement simple (ignorant) et primitif, [...]. Et en-un-mot la science de '''Thalès''' seul paraît s’être avancée alors par la théorie plus loin que le besoin ; et le nom de la science a appartenu aux autres par-suite des qualités politiques.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f21.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe V.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Version alternative du récit de la coupe de [[w:Bathyclès_de_Magnésie|'''Bathyclès''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bathyclès_back|<sup>🔄</sup>]] par [[w:Callimaque_de_Cyrène|'''Callimaque''']] de [[w:Cyrène|''Cyrène'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_back|<sup>🔄</sup>]].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Γενέσθαι δὲ μετ' ἀλλήλων ἔν τε Δελφοῖς ὁμοῦ λέγονται καὶ πάλιν ἐν Κορίνθῳ, Περιάνδρου σύλλογόν τινα κοινὸν αὐτῶν καὶ συμπόσιον κατασκευάσαντος. Ἔτι δὲ μᾶλλον εἰς ἀξίωμα καὶ δόξαν αὐτοὺς κατέστησεν ἡ τοῦ [[w:τρίπους#Grec_ancien|'''τρίποδος''']] περίοδος καὶ διὰ πάντων ἀνακύκλησις καὶ ἀνθύπειξις μετ' εὐμενείας φιλοτίμου γενομένη. Κῴων γάρ, ὥς φασι, καταγόντων σαγήνην, καὶ ξένων ἐκ Μιλήτου πριαμένων τὸν βόλον οὔπω φανερὸν ὄντα, χρυσοῦς ἐφάνη τρίπους ἑλκόμενος, ὃν λέγουσιν Ἑλένην πλέουσαν ἐκ Τροίας αὐτόθι καθεῖναι χρησμοῦ τινος ἀναμνησθεῖσαν παλαιοῦ. Γενομένης δὲ τοῖς ξένοις πρῶτον ἀντιλογίας πρὸς τοὺς ἁλιέας περὶ τοῦ τρίποδος, εἶτα τῶν πόλεων ἀναδεξαμένων τὴν διαφορὰν ἄχρι πολέμου προελθοῦσαν, ἀνεῖλεν ἀμφοτέροις ἡ Πυθία τῷ σοφωτάτῳ τὸν τρίποδα ἀποδοῦναι. Καὶ πρῶτον μὲν ἀπεστάλη πρὸς Θαλῆν εἰς Μίλητον, ἑκουσίως τῶν Κῴων ἑνὶ δωρουμένων ἐκείνῳ περὶ οὗ πρὸς ἅπαντας ὁμοῦ Μιλησίους ἐπολέμησαν. Θάλεω δὲ Βίαντα σοφώτερον ἀποφαίνοντος αὑτοῦ πρὸς ἐκεῖνον ἧκεν· ἀπ' ἐκείνου δ' αὖθις ἀπεστάλη πρὸς ἄλλον ὡς σοφώτερον. Εἶτα περιϊὼν καὶ ἀναπεμπόμενος οὕτως ἐπὶ Θαλῆν τὸ δεύτερον ἀφίκετο, καὶ τέλος εἰς Θήβας ἐκ Μιλήτου κομισθεὶς τῷ Ἰσμηνίῳ Ἀπόλλωνι καθιερώθη. Θεόφραστος δέ φησι,πρῶτον μὲν εἰς Πριήνην Βίαντι τὸν τρίποδα πεμφθῆναι, δεύτερον δ' εἰς Μίλητον Θαλῇ Βίαντος ἀποπέμψαντος· οὕτω δὲ διὰ πάντων πάλιν εἰς Βίαντα περιελθεῖν, τέλος δὲ εἰς Δελφοὺς ἀποσταλῆναι. Ταῦτα μὲν οὖν ὑπὸ πλειόνων τεθρύληται, πλὴν ὅτι τὸ δῶρον ἀντὶ τοῦ τρίποδος οἱ μὲν φιάλην ὑπὸ Κροίσου πεμφθεῖσαν, οἱ δὲ ποτήριον Βαθυκλέους ἀπολιπόντος εἶναι λέγουσιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§5'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f22.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' On raconte que les sept sages se réunirent une fois à [[w:Delphes|''Delphes'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Delphes_back|<sup>🔄</sup>]], et une autre fois à [[w:Histoire_de_Corinthe_dans_l%27Antiquité|''Corinthe'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Corinthe_back|<sup>🔄</sup>]], où [[w:Périandre|'''Périandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Périandre_back|<sup>🔄</sup>]] les avait convoqués pour leur offrir un banquet. Rien ne contribua tant à leur réputation et à leur gloire, que le renvoi qu’ils se firent successivement l’un à l’autre du trépied d’or, et l’honorable humilité avec laquelle ils refusèrent le prix tour à tour. Des hommes de [[w:Kos_(Dodécanèse)#Kos_à_l'époque_hellénistique|''Cos'']] [[#Cos|<span id="Cos_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] venaient, dit-on, de jeter leur filet en mer : des étrangers de ''Milet'' achetèrent le coup, avant que les pêcheurs y eussent regardé. Il se trouva, dans le filet, un trépied d’or qu’[[w:Hélène_(mythologie)|'''Hélène''']] [[#Hélène|<span id="Hélène_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], à ce qu’on prétend, pour obéir à un ancien oracle, avait jeté dans la mer à son retour de [[w:Troie|''Troie'']] [[#Troie|<span id="Troie_back"><sup>'''III'''</sup></span>]]. Ce fut un sujet de débat, d’abord entre les pêcheurs et les étrangers, ensuite entre les deux villes, qui prirent parti dans la querelle : la guerre allait s’allumer, lorsque la [[w:Pythie|''Pythie'']] [[#Pythie|<span id="Pythie_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], que les deux partis avaient consultée, commanda de donner le trépied au plus sage. On l’envoya d’abord à ''Milet'', pour '''Thalès''', et ceux de ''Cos'' cédèrent sans peine à un seul particulier ce qu’ils allaient disputer par les armes à tous les ''Milésiens'' ensemble. '''Thalès''' déclara que [[w:Bias_de_Priène|'''Bias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bias_back|<sup>🔄</sup>]] était plus sage que lui, et le lui fit passer. '''Bias''', avec la même modestie, le fit passer à un autre; et le trépied, après avoir été envoyé successivement à tous les sept, revint une seconde fois à '''Thalès'''. Enfin, il fut transporté de ''Milet'' à [[w:Thèbes_(Grèce)|''Thèbes'']] [[#Thèbes|<span id="Thèbes_back"><sup>'''V'''</sup></span>]], et consacré à Apollon [[w:en:Ismenus|''Isménien'']]. Cependant [[w:Théophaste|'''Théophaste''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Théophaste_back|<sup>🔄</sup>]] dit qu’on envoya le trépied d’abord à '''Bias''', dans ''Priène'' ; que '''Bias''' le fit porter à '''Thalès''' ; qu’après avoir passé alternativement chez tous les sages, il revint à '''Bias''', et qu’il finit par être envoyé à ''Delphes''. Telle est la tradition commune : seulement quelques-uns prétendent qu’il s’agissait de décerner non point un trépied, mais un vase que [[w:Crésus|'''Crésus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Crésus_back|<sup>🔄</sup>]] avait envoyé ; et, suivant d’autres, c’était une coupe, héritage de '''Bathyclès'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§5'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Cos_back|<span id="Cos"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Κῶς / Kôs [[wikt:en:Κῶς#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Île grecque l’archipel du [[w:Dodécanèse|''Dodécanèse'']], au Sud-Est de la [[w:Mer_Égée|''mer Égée'']], au large des côtes ''turques''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hélène_back|<span id="Hélène"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἑλένη / Helénē [[wikt:en:Ἑλένη#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Fille de [[w:Zeus|Zeus]] et de [[w:Léda (mythologie)|Léda]], considérée comme la plus belle femme du monde, uniquement surpassée par la déesse [[w:Aphrodite|Aphrodite]]. Elle est mariée à [[w:Ménélas|Ménélas]], roi de [[w:Sparte|Sparte]], et est enlevée par [[w:Pâris|Pâris]], prince [[w:Troie|''troyen'']] [[#Troie|<sup>'''III'''</sup>]], ce qui déclencha la [[w:guerre de Troie|guerre de Troie]] qui opposa ''Grecs'' et ''Troyens''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Troie_back|<span id="Troie"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Τροίᾱ / Troíā [[wikt:en:Τροία#Ancient_Greek|(en)]] ; [[w:Troie#Toponymie|''toponymie incertaine'']] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Cité semi-légendaire, située sur la colline d’''[[w:site archéologique de Troie|{{lang|tr|Hisarlık}}]]'', à l’entrée de l’''[[w:Hellespont|Hellespont]]'', non loin de la ''[[w:mer Égée|mer Égée]]'', au nord-ouest de la ''péninsule anatolienne'', dans la région ''[[w:Troade|Troade]]'' en ''[[w:Asie Mineure|Asie Mineure]]''.<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Le site a fait l’objet de nombreuses campagnes de fouilles, à la suite de celles entreprises par [[w:Heinrich Schliemann|Heinrich Schliemann]] en 1870, ponctuées par des découvertes fortement médiatisées, qui ont popularisé son identification avec la Troie homérique (qui reste un sujet de débat en l’absence de preuve décisive), le lieu principal des événements du ''[[w:cycle troyen|cycle troyen]]'' rapportés dans les ''[[w:Épopée|poèmes épiques]]'' ''[[w:Homère|homériques]]'' l’''[[w:Iliade|Iliade]]'' et l’''[[w:Odyssée|Odyssée]]''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Pythie_back|<span id="Pythie"><sup>IV</sup></span>]] Du nom commun grec ancien Πῡθῐ́ᾱ / Pūthĭ́ā,<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom propre Πῡθώ / Pūthṓ, « [[w:Delphes#Histoire_du_site|''Pythô'']], ancien nom de ''Delphes'' » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe adjectival féminin -ῐος / -ĭos [[wikt:en:-ιος#Ancient_Greek|(en)]], « relatif à, appartenant à (de) ».<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Divination_dans_la_Grèce_antique|''Oracle'']] du [[w:Temple_d%27Apollon_(Delphes)|''temple d’Apollon'']] à ''Delphes''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:XIVe_siècle_av._J.-C.|XIV<sup>ème</sup>]]/[[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}} — [[w:IVe_siècle_av._J.-C.|IV<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Thèbes_back|<span id="Thèbes"><sup>V</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θῆβαι / Thêbai [[w:Θῆβαι#Ancient_Greek|(en)]], désigne indistinctement la cité ''grecque'' comme [[w:Thèbes_(Égypte)|celle ''égyptienne'']] ; mais leur étymologie diffère : pour celle de la cité grecque, de l’[[w:Ionien-attique|''ionien-attique'']] Θήβη / Thḗbē ; du grec mycénien 𐀳𐀣 / te-qa (/Tʰēgʷā/) ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Cité grecque de la région de [[w:Béotie#Antiquité|''Béotie'']], au centre de la ''Grèce''.'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">On raconte que les sept sages se trouvèrent un jour ensemble à ''Delphes'', et une autre fois à ''Corinthe'', chez '''Périandre''', qui les avait réunis pour un banquet. Rien ne contribua autant à leur réputation et à leur gloire, que la modestie empressée avec laquelle ils se renvoyèrent l’un à l’autre le trépied d’or. Des ''Milésiens'' qui se trouvaient à l’île de ''Cos'', avaient acheté d’avance de quelques pêcheurs ce que retirerait de l’eau le filet qu’ils allaient y jeter. Quand on l’eut tiré, il s’y trouva un trépied d’or qu’'''Hélène''', à ce qu’on prétend, pour obéir à un oracle, avait jeté dans la mer, à son retour de ''Troie''. Cet incident donna lieu à une vive dispute d’abord entre les pêcheurs et les étrangers, ensuite entre les deux villes, qui prirent parti dans la querelle et étaient près d’en venir aux mains, lorsque la ''Pythie'' consultée leur ordonna de porter ce trépied au plus sage. On l’envoya d’abord à '''Thalès''', et ceux de ''Cos'' cédèrent sans peine à un seul particulier ce qu’ils allaient disputer par les armes à tous les ''Milésiens'' ensemble. '''Thalès''' le renvoya à '''Bias''', qui, disait-il, était plus sage que lui ; '''Bias''', avec la même modestie, le fit passer à un autre ; et après avoir été envoyé successivement à tous les sept, il revint une seconde fois à '''Thalès''' : enfin il fut porté à ''Thèbes'', et consacré à ''Apollon Isménien''. '''Théophraste''' dit qu’on l’envoya d’abord à '''Bias''', qui demeurait à ''Priène'' ; que '''Bias''' le fit porter à '''Thalès''' ; qu’après avoir été envoyé alternativement à tous les sages, il revint à '''Bias''', et qu’enfin il fut porté à ''Delphes''. Telle est la tradition la plus commune sur ce fait ; seulement quelques auteurs disent que ce n’était pas un trépied, mais un vase que '''Crésus''' envoyait à ''Delphes''; suivant d’autres, c’était une coupe que '''Bathyclès''' avait laissée.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f22.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Or ils (les sept sages) sont dits s’être trouvés aussi ensemble les uns avec les autres et à ''Delphes'' et de nouveau à ''Corinthe'', '''Périandre''' ayant préparé une certaine réunion commune d’eux et un banquet. Or le tour du trépied, et sa circulation à travers tous et sa cession se faisant avec une bienveillance pleine-d’émulation mit eux encore davantage en considération et renommée. Car des ''habitants-de-Cos'', comme on dit, jetant le filet, et des hôtes venus de ''Milet'' ayant acheté le coup qui n’était pas encore apparent, un trépied d’-or apparut étant retiré, lequel on dit '''Hélène''' naviguant pour revenir de ''Troie'' avoir jeté là, s’étant souvenue d’un certain oracle ancien. Mais une contestation ayant eu lieu d’abord aux hôtes vis-à-vis des pécheurs au sujet du trépied, ensuite les villes ayant pris-sur-elles le différend qui alla jusqu'à une guerre, la ''Pythie'' répondit aux-uns-et-aux-autres de donner le trépied au plus sage des hommes. Et d’abord il fut envoyé à '''Thalès''' à ''Milet'', les ''habitants-de-Cos'' donnant volontairement à celui-là seul le trépied, au sujet duquel ils avaient fait-la-guerre contre tous les ''Milésiens'' à-la-fois. Mais '''Thalès''' déclarant '''Bias''' plus sage que lui-même, il renvoya vers celui-là. Et de nouveau il fut envoyé par celui-là vers un autre, comme plus sage. Ensuite faisant-le-tour et étant envoyé-successivement ainsi il arriva pour la seconde fois à '''Thalès''' ; et à la fin transporté de ''Milet'' à ''Thèbes'', il fut consacré à ''Apollon Isménien''. Mais '''Théophraste''' dit le trépied avoir été envoyé d’abord à la vérité à ''Priène'' à '''Bias''', mais en-second-lieu à ''Milet'' à '''Thalès''', '''Bias''' l’ayant renvoyé ; et ainsi à travers tous (de l’un à l’autre) être venu-en-faisant-le-tour de nouveau à '''Bias''', et à la fin avoir été envoyé à ''Delphes''. Ces choses donc ont été répandues par plusieurs, excepté qu’ils disent le présent au lieu du trépied les uns être un vase à boire envoyé par '''Crésus''', les autres une coupe. '''Bathyclès''' rayant laissée (laissée par '''Bathyclès'''). </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f23.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre VI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;"> Récit d’une entrevue de '''Thalès''' avec '''Solon''', de son stoïcisme, de son célibat et de l’adoption du fils de sa sœur, '''Cybistus'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;"> '''VI.''' Ἰδίᾳ δ' Ἀναχάρσεώς τε πρὸς Σόλωνα καὶ πάλιν Θάλεω συνουσίαν τινὰ καὶ λόγους ἀναγράφουσι τοιούτους. [...]<br /><p style="text-indent: 15px"> '''VII.''' Πρὸς Θαλῆν δ' εἰς Μίλητον ἐλθόντα τὸν Σόλωνα θαυμάζειν ὅτι γάμου καὶ παιδοποιΐας τὸ παράπαν ἠμέληκε. Καὶ τὸν Θαλῆν τότε μὲν σιωπῆσαι, διαλιπόντα δ' ὀλίγας ἡμέρας ἄνδρα παρασκευάσαι ξένον, ἀρτίως ἥκειν φάσκοντα δεκαταῖον ἐξ Ἀθηνῶν. Πυθομένου δὲ τοῦ Σόλωνος εἰ δή τι καινὸν ἐν ταῖς Ἀθήναις, δεδιδαγμένον ἃ χρὴ λέγειν τὸν ἄνθρωπον, « οὐδέν,» εἰπεῖν, « ἕτερον, εἰ μὴ νὴ Δία νεανίσκου τινὸς ἦν ἐκφορὰ καὶ προὔπεμπεν ἡ πόλις. Ἦν γὰρ υἱός, ὡς ἔφασαν, ἀνδρὸς ἐνδόξου καὶ πρωτεύοντος ἀρετῇ τῶν πολιτῶν· οὐ παρῆν δέ, ἀλλ' ἀποδημεῖν ἔφασαν αὐτὸν ἤδη πολὺν χρόνον.» « Ὡς δυστυχὴς ἐκεῖνος,» φάναι τὸν Σόλωνα. « Τίνα δὲ ὠνόμαζον αὐτόν;» « ἤκουσα,» φάναι, « τοὔνομα,» τὸν ἄνθρωπον, « ἀλλ' οὐ μνημονεύω· πλὴν ὅτι πολὺς λόγος ἦν αὐτοῦ σοφίας καὶ δικαιοσύνης.» Οὕτω δὴ καθ' ἑκάστην ἀπόκρισιν τῷ φόβῳ προσαγόμενον τὸν Σόλωνα καὶ τέλος ἤδη συντεταραγμένον αὐτὸν ὑποβάλλειν τοὔνομα τῷ ξένῳ, πυνθανόμενον μὴ Σόλωνος ὁ τεθνηκὼς υἱὸς ὠνομάζετο. Φήσαντος δὲ τοῦ ἀνθρώπου, τὸν μὲν ὁρμῆσαι παίειν τὴν κεφαλὴν καὶ τἆλλα ποιεῖν καὶ λέγειν ἃ συμβαίνει τοῖς περιπαθοῦσι, τὸν δὲ Θαλῆν ἐπιλαβόμενον αὐτοῦ καὶ γελάσαντα, « ταῦτά τοι,» φάναι, « ὦ Σόλων, ἐμὲ γάμου καὶ παιδοποιΐας ἀφίστησιν, ἃ καὶ σὲ κατερείπει τὸν ἐρρωμενέστατον. Ἀλλὰ θάρρει τῶν λόγων ἕνεκα τούτων· οὐ γάρ εἰσιν ἀληθεῖς.» ταῦτα μὲν οὖν Ἕρμιππος ἱστορεῖν φησι Πάταικον, ὃς ἔφασκε τὴν Αἰσώπου ψυχὴν ἔχειν.<br /><p style="text-indent: 15px">'''VIII.''' Ἄτοπος δὲ καὶ ἀγεννὴς ὁ τῷ φόβῳ τῆς ἀποβολῆς τὴν κτῆσιν ὧν χρὴ προϊέμενος· οὕτω γὰρ ἄν τις οὐ πλοῦτον, οὐ δόξαν, οὐ σοφίαν ἀγαπήσειε παραγενομένην, δεδιὼς στέρεσθαι. Καὶ γὰρ ἀρετήν, ἧς κτῆμα μεῖζον οὐδὲν οὐδ' ἥδιον, ἐξισταμένην ὑπὸ νόσων καὶ φαρμάκων ὁρῶμεν· αὐτῷ τε '''Θαλῇ''' μὴ γήμαντι πλέον οὐδὲν εἰς ἀφοβίαν, εἰ μὴ καὶ φίλων κτῆσιν ἔφυγε καὶ οἰκείων καὶ πατρίδος. Ἀλλὰ καὶ παῖδα θετὸν ἔσχε ποιησάμενος αὐτὸς τὸν τῆς ἀδελφῆς, ὥς φασι, '''Κύβισθον'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§§6-8'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="margin: 0 2em; text-align: justify; direction: ltr;">'''VI.''' '''Solon''' connut [[w:Anacharsis|'''Anacharsis''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anacharsis_back|<sup>🔄</sup>]] et '''Thalès''', et l’on cite des mots qui s’étaient dits dans leurs entrevues. <br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''Solon''' alla à ''Milet'', pour voir '''Thalès''' : là, il lui témoigna sa surprise dans ce qu’il n’avait jamais voulu se marier et avoir des enfants. '''Thalès''' ne répondit rien sur l’heure; mais, quelques jours après, il fit paraître un étranger, qui disait arriver d’''Athènes'', et qu’il n’en était parti que depuis dix jours. '''Solon''' demanda à cet homme s’il n’y avait rien de nouveau à ''Athènes''. Celui-ci, à qui '''Thalès''' avait fait la leçon, répondit qu’il n’y avait rien de nouveau , sinon la mort d’un jeune homme dont toute la ville menait les funérailles. C’était, en effet, à ce qu’on disait, le fils d’un personnage considérable, d’une vertu éprouvée : le père n’était pas alors à ''Athènes'', et il voyageait depuis longtemps. « L’infortuné père! s’écria '''Solon'''. Mais comment s’appelait-il? — Je l’ai entendu nommer, répondit l’étranger, mais j’ai oublié son nom ; je me souviens seulement qu’on ne parlait que de sa sagesse et de sa justice. » A chacune de ces réponses, '''Solon''' sentait augmenter ses craintes; enfin, ne se possédant plus , il suggéra le nom à l’étranger, et lui demanda si le mort n’était pas le fils de '''Solon'''. « Oui. » répondit l’étranger. A cette parole, '''Solon''' se frappa la tête, et il se mit à faire et à dire tout ce qu’inspire une douleur violente. Alors '''Thalès''' lui prit la main, et lui dit en riant : « Voilà, '''Solon''', ce qui m’éloigne de me marier et d’avoir des enfants. J’ai redouté le coup sous lequel tu fléchis, toi le plus ferme des hommes. Mais rassure-toi; car il n’y a rien de vrai dans tout ce qu’on vient de te dire. » [[w:Hermippe_de_Smyrne|'''Hermippus''']] [[#Hermippe|<span id="Hermippe_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] rapporte cette histoire d’après '''Patécus''', celui qui prétendait avoir hérité de l’âme d’[[w:Ésope|'''Ésope''']] [[#Ésope|<span id="Ésope_back"><sup>'''II'''</sup></span>]].<br /><p style="text-indent: 15px">Pourtant il y a faute de sens et de cœur à refuser d’acquérir les choses nécessaires, par la crainte de les perdre. A ce compte, on devra n’aimer ni la richesse, ni la gloire, ni la sagesse, quand on les possède, de peur d’en être privé. En effet, la vertu, le plus grand des biens et le plus doux, nous quitte quelquefois par l’action de certaines maladies ou de certains breuvages. '''Thalès''' lui-même, en ne se mariant point, n’était pas pour cela à l’abri de la crainte, à moins qu’il n'eût renoncé aussi à ses parents, à ses amis, à sa patrie. Mais il n’en était rien : il avait adopté, dit-on, '''Cybisthus''', le fils de sa sœur. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§6'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Hermippe_back|<span id="Hermippe"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre [[w:Nom_théophore|''théophore'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#théophore_back|<sup>🔄</sup>]] grec ancien Ἕρμιππος / Hérmippos [[wikt:en:Ἕρμιππος#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom propre Ἑρμῆς / Hermês [[wikt:en:Ἑρμῆς#Ancient_Greek|(en)]], « Hermès » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ἵππος / híppos [[wikt:en:ἵππος#Ancient_Greek|(en)]], « cheval » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">« Péripatéticien » grec, disciple de [[w:Callimaque_de_Cyr%C3%A8ne|Callimaque de ''Cyrène'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_back|<sup>🔄</sup>]], auteur de nombreuses biographies toutes perdues, mais listées par plusieurs auteurs.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA497&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA655#v=onepage&q&f=false {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §86 - Hermippe de Smyrne}}] <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Ésope_back|<span id="Ésope"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Αἴσωπος / Aísōpos [[wikt:en:Αἴσωπος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun αἶσα / aîsa, « destin »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ὄψ / óps, « voix »;<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Auteur grec de fable.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA497&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA240#v=onepage&q&f=false {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §60 - Ésope(Αἴσωπος)}}]'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Voici les particularités qu’on raconte d’une entrevue de '''Solon''' avec '''Anacharsis''', et d’un entretien qu’il eut avec '''Thalès'''.<br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VI.''' '''Solon''', étant allé à ''Milet'' pour voir '''Thalès''', lui témoigna sa surprise de ce qu’il n’avait jamais voulu se marier et avoir des enfants. '''Thalès''' ne lui répondit rien dans le moment; mais ayant laissé passer quelques jours, il fit paraître un étranger qui disait arriver d’''Athènes'', d’où il était parti depuis dix jours. '''Solon''' lui demanda s’il n’y avait rien de nouveau, lorsqu’il en était parti. Cet homme, à qui '''Thalès''' avait fait la leçon, lui répondit qu’il n’y avait autre chose que la mort d’un jeune homme dont toute la ville accompagnait le convoi. C’était, disait-on, le fils d’un des premiers et des plus vertueux citoyens, qui n'’était pas alors à ''Athènes'' et qui voyageait depuis longtemps, « Le malheureux père! s’écria Solon. Comment s’appelle-t-il? ― Je l’ai entendu nommer, répondit l’étranger; mais j’ai oublié son nom; je me souviens seulement qu’on ne parlait que de sa sagesse et de sa justice. » A chacune de ces réponses, les craintes de '''Solon''' augmentaient; enfin, troublé, hors de lui-même, il suggéra le nom à l’étranger, et lui demanda si ce jeune homme n’était pas le fils de '''Solon'''. « C’est lui-même, » dit l’autre. A cette parole, '''Solon''', se frappant la tête, se mit à faire et à dire tout ce que la douleur la plus violente peut inspirer. Alors '''Thalès''' l’arrêta et lui dit en souriant : « Voilà, '''Solon''', ce qui m’a éloigné de me marier et d’avoir des enfants; j’ai redouté le coup qui vous accable aujourd’hui, et contre lequel toute votre fermeté est impuissante. Mais rassurez-vous ; il n’y a rien de vrai dans tout ce qu’on vient de vous dire. » '''Hermippus''' rapporte cette histoire d’après le récit qu’en fait '''Patécus''', qui prétendait avoir hérité de l’âme d’'''Ésope'''.<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VII.''' Cependant c’est manquer de sens et de courage que de renoncer à acquérir des choses nécessaires par la crainte de les perdre. A ce compte, il ne faudrait aimer ni la richesse, ni la gloire, ni la sagesse, quand on les possède, de peur d’en être privé. La vertu même, le plus grand et le plus agréable des biens, se perd souvent par l’effet. de quelques maladies ou de certains breuvages. '''Thalès''' lui-même, en ne se mariant point, n’était pas à l’abri de toute crainte, à moins qu’il ne renonçât aussi à ses parents, à ses amis et à sa patrie. Mais au contraire, il avait adopté '''Cybistus''', le fils de sa sœur. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Mais en particulier on rapporte une certaine entrevue et de tels discours et d’'''Anacharsis''' à '''Solon''' et une-autre-fois de '''Thalès'''.<br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VI.''' Et on raconte '''Solon''' étant venu vers '''Thalès''' à ''Milet'' s’étonner de ce qu’il avait négligé absolument le mariage et la création-d’enfants. Et '''Thalès''' alors à la vérité s’être tu, mais ayant laissé-d’intervalle peu-de jours, avoir aposté un homme étranger, disant être arrivé récemment parti-depuis-dix-jours d’''Athènes''. Et '''Solon''' s’étant informé si donc il y a quelque chose de nouveau à ''Athènes'', l’homme instruit des choses qu’il faut dire n’avoir dit aucune autre chose, si ce n’est :<br /><p style="text-indent: 15px"> « Par '''Jupiter''', il y avait le convoi d’un certain jeune-homme, et la ville l’accompagnait. Car il était fils, comme on disait, d’un homme illustre et étant-le-premier des citoyens par la vertu; mais il n’était-pas-présent, mais on disait lui être-en-voyage depuis un temps déjà long.<br /><p style="text-align: left; text-indent: 15px">― Combien cet homme-là est malheureux! avoir dit '''Solon'''. Mais quel (comment) appelaient-ils lui ?<br /><p style="text-align: left; text-indent: 15px">― J’ai entendu le nom, avoir dit l’homme (répondit l’étranger), mais je ne me le rappelle pas; excepté qu’un discours fréquent était de la sagesse et de la justice de lui. »<br /><p style="text-indent: 15px">'''Solon''' donc étant-approché ainsi de-la crainte à chaque réponse, et à la fin déjà étant tout-troublé, lui-même avoir suggéré le nom à l’étranger, demandant si le mort n’était pas nommé fils de '''Solon'''. Et l’homme ayant dit-oui, celui-ci ('''Solon''') avoir commencé à frapper sa tête, et à faire et à dire les autres choses, qu’il arrive de faire et de dire à ceux affligés-à-l’excès. Mais '''Thalès''' ayant arrêté lui, et ayant ri, avoir dit :<br /><p style="text-indent: 15px">« Ces choses donc, ô '''Solon''', écartent moi du mariage et de la création-d’enfants, lesquelles abattent même toi le très-fort. Mais aie-confiance quant-à ces discours: car ils ne sont pas vrais. »<br /><p style="text-indent: 15px">'''Hermippe''' donc dit '''Patécus''', qui disait-souvent avoir l’âme d’'''Ésope''', raconter ces choses. <br /><p style="text-indent: 15px">'''VII.''' Or il est absurde et dépourvu de courage celui rejetant par la crainte de la perte l’acquisition des choses qu’il faut; car ainsi quelqu’un n’aimerait pas la richesse, n’aimerait pas la gloire, n’aimerait pas la sagesse étant survenue à lui, craignant (par crainte) d’en être privé. Et en effet nous voyons la vertu, au prix de laquelle aucune possession n’est plus grande, ni plus agréable, déplacée (chassée) par des maladies et des breuvages; et rien de plus n’être pour l’exemption-de-crainte à '''Thalès''' lui-même ne s’étant pas marié, s’il n’avait pas évité la possession et d’amis et de parents et de patrie. Mais même il eut un fils adoptif se l’étant fait tel lui-même, celui de sa sœur, comme on dit '''Cybisthe'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f27.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe XV.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;"> Testament d’inhumation de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XV.''' Καὶ φόβοι τινὲς ἐκ δεισιδαιμονίας ἅμα καὶ φάσματα κατεῖχε τὴν πόλιν, οἵ τε μάντεις ἄγη καὶ μιασμοὺς δεομένους καθαρμῶν προφαίνεσθαι διὰ τῶν ἱερῶν ἠγόρευον. Οὕτω δὴ μετάπεμπτος αὐτοῖς ἧκεν ἐκ Κρήτης Ἐπιμενίδης ὁ Φαίστιος, ὃν ἕβδομον ἐν τοῖς σοφοῖς καταριθμοῦσιν ἔνιοι τῶν οὐ προσιεμένων τὸν Περίανδρον. Ἐδόκει δέ τις εἶναι θεοφιλὴς καὶ σοφὸς περὶ τὰ θεῖα τὴν ἐνθουσιαστικὴν καὶ τελεστικὴν σοφίαν, διὸ καὶ παῖδα νύμφης ὄνομα Βάλτης καὶ Κούρητα νέον αὐτὸν οἱ τότε ἄνθρωποι προσηγόρευον. <br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Τὸ δὲ μέγιστον, ἱλασμοῖς τισι καὶ καθαρμοῖς καὶ ἱδρύσεσι κατοργιάσας καὶ καθοσιώσας τὴν πόλιν ὑπήκοον τοῦ δικαίου καὶ μᾶλλον εὐπειθῆ πρὸς ὁμόνοιαν κατέστησε. Λέγεται δὲ τὴν Μουνυχίαν ἰδὼν καὶ καταμαθὼν πολὺν χρόνον, εἰπεῖν πρὸς τοὺς παρόντας ὡς τυφλόν ἐστι τοῦ μέλλοντος ἄνθρωπος· ἐκφαγεῖν γὰρ ἂν Ἀθηναίους τοῖς αὑτῶν ὀδοῦσιν, εἰ προῄδεσαν ὅσα τὴν πόλιν ἀνιάσει τὸ χωρίον· ὅμοιον δέ τι καὶ Θαλῆν εἰκάσαι λέγουσι· κελεῦσαι γὰρ αὐτὸν ἔν τινι τόπῳ τῆς Μιλησίας φαύλῳ καὶ παρορωμένῳ τελευτήσαντα θεῖναι, προειπὼν ὡς ἀγορά ποτε τοῦτο Μιλησίων ἔσται τὸ χωρίον. Ἐπιμενίδης μὲν οὖν μάλιστα θαυμασθείς, καὶ χρήματα διδόντων πολλὰ καὶ τιμὰς μεγάλας τῶν Ἀθηναίων, οὐδὲν ἢ θαλλὸν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ἐλαίας αἰτησάμενος καὶ λαβὼν ἀπῆλθεν. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§15'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="margin: 0 2em; text-align: justify; direction: ltr;">'''XV.''' Au chagrin que ces pertes causèrent à ceux-ci [les ''Athéniens''], se joignirent des craintes superstitieuses dont la ville [''Athènes''] fut frappée, et qui venaient d’apparitions de spectres et de fantômes. Les devins déclarèrent aussi que l’état des victimes qu’ils avaient offertes annonçait des crimes et des profanations qu’il fallait expier. On fit donc venir de ''Crète'' [[w:Épiménide|'''Épiménide''']] [[#Épiménide|<span id="Épiménide_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] le [[w:Phaistos|''Phestien'']] [[#Phaistos|<span id="Phaistos_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], qui est mis au nombre des sept sages par ceux qui n’y comptent pas '''Périandre'''. Il passait pour un homme chéri des dieux, doué d’une grande sagesse, fort instruit des choses divines, surtout versé dans la science des inspirations et dans la connaissance des mystères; on l’appelait, même de son vivant, le nouveau [[w:Curètes|'''Curète''']], le fils de la nymphe '''Balté'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais ce qui était plus important, il fit un grand nombre d’expiations et de sacrifices, il fonda plusieurs temples; et par ces différentes cérémonies il purifia entièrement la ville, en bannit l’impiété et l’injustice, et la rendit plus soumise, plus disposée à l’union et à la paix. On rapporte aussi que lorsqu’il vit le fort de [[w:Munichie|''Munychium'']] [[#Munichie|<span id="Munichie_back"><sup>'''III'''</sup></span>]], il le considéra longtemps, et dit à ceux qui l’accompagnaient : Que les hommes sont aveugles sur l’avenir ! Si les ''Athéniens'' pouvaient prévoir tous les maux que ce lieu doit un jour causer à leur ville, ils l’emporteraient à belles dents ». '''Thalès''' eut aussi, dit-on, un pressentiment à peu près semblable. Il ordonna qu’on l’enterrât dans le lieu le plus sauvage et le plus désert du territoire de ''Milet''; et il prédit aux ''Milésiens'' qu’un jour leur marché public y serait transporté. Les ''Athéniens'', pleins de reconnaissance et d’admiration pour '''Épiménide''', voulurent le combler d’honneurs et de présents; mais il ne demanda qu’une branche de l’olivier sacré, qui lui fut accordée, et il s’en retourna en ''Crète''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§15'',[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Épiménide_back|<span id="Épiménide"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἐπιμενίδης / Epimenídēs [[wikt:en:Ἐπιμενίδης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète, philosophe et [[w:Iatromante|''iatromante'']] crétois.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] milieu du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Phaistos_back|<span id="Phaistos"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Φαιστός / Phaistós [[wikt:en:Φαιστός#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Ancienne ville du Sud de la [[w:Histoire_de_la_Crète#Antiquité|''Crète'']].<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[#Munichie_back|<span id="Munichie"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Μουνιχία / Mounikhia [[wikt:en:Μουνυχία#Grec_ancien|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Nom d’une colline du [[w:Le_Pirée|''Pirée'']] et de l’[[w:Port_de_Munichie|un des ports du ''Pirée'']].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XII.''' Au chagrin que ces pertes causèrent à ceux-ci, se joignirent des craintes superstitieuses dont la ville fut frappée, et qui venaient d’apparitions de spectres et de fantômes. Les devins déclarèrent aussi que l’état des victimes annonçait des crimes et des profanations qu’il fallait expier. On fit donc venir de ''Crète'' '''Épiménide''' le ''Phestien'' qui est mis au nombre des sept sages par ceux qui n’y comptent pas '''Périandre'''. Il passait pour un homme chéri des dieux, doué d’une grande sagesse, fort instruit des choses divines, surtout versé dans la science des inspirations et dans la connaissance des mystères; on l’appelait, même de son vivant, le nouveau '''Curète''', le fils de la nymphe '''Balté'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais ce qui était plus important, il fit un grand nombre d’expiations et de sacrifices; il fonda plusieurs temples; et par ces différentes cérémonies, il purifia entièrement la ville, en bannit l’impiété et l’injustice, et la rendit plus soumise, plus disposée à l’union et à la paix. On rapporte aussi que lorsqu’il vit ''Munychie'', il la considéra longtemps, et dit à ceux qui l’accompagnaient :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px"> « Que les hommes sont aveugles sur l’avenir! Si les ''Athéniens'' pouvaient prévoir tous les maux que ce lieu doit un jour causer à leur ville, il l’emporteraient à belles dents. »<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px"> '''Thalès''' eut aussi, dit-on, un pressentiment à peu près semblable. Il ordonna qu’on l’enterrât dans le lieu le plus sauvage et le plus désert du territoire de ''Milet''; et il prédit aux ''Milésiens'' qu’un jour leur marché public y serait transporté. Les ''Athéniens'', pleins de reconnaissance et d’admiration pour '''Épiménide''', voulurent le combler d’honneurs et de présents; mais il ne demanda qu’une branche de l’olivier sacré, qui lui fut accordée, et il s’en retourna en ''Crète''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f58.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Et certaines craintes nées de la superstition en-même-temps aussi des apparitions occupaient la ville; et les devins disaient des impiétés et des souillures ayant-besoin de purifications être indiquées par les victimes. Et ainsi vint à eux mandé (ils firent venir) de ''Crète'' '''Épiménide''' le ''Phestien'', que quelques-uns de ceux n’admettant pas '''Périandre''' comptent le septième parmi les sages. Or il avait-la-réputation d’être un homme ami-des-dieux, et habile dans la science de-l’inspiration et des-mystères. C’est-pourquoi les hommes d’alors appelaient lui et fils de la nymphe de nom (nommée) '''Balté''', et nouveau '''Curète'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais le plus grand (le plus important), ayant initié-aux-mystères et ayant purifié la ville par certaines expiations et purifications et fondations, il la rendit prêtant-l’oreille à la justice et plus obéissante pour la concorde. Et il est dit, ayant vu ''Munychie'' et l’ayant examinée un temps long, avoir dit à ceux présents, que l’homme est un être aveugle sur l’avenir ; car les ''Athéniens'' avoir dû manger ''Munychie'' avec les dents d’eux-mêmes, s’ils avaient prévu en combien de choses cette place affligera la ville. Et on dit aussi '''Thalès''' avoir conjecturé quelque chose de semblable; lui avoir ordonné en effet de placer lui ayant cessé de vivre dans un certain lieu de la ''Milésie'' méprisé et dédaigné, ayant prédit que cet endroit sera (serait) un jour le marché des ''Milésiens''. '''Épiménide''' donc ayant été admiré très-grandement, et les ''Athéniens'' lui donnant des sommes nombreuses et des honneurs grands, n’ayant demandé rien qu’un rameau détaché de l’olivier sacré et l’ayant pris (reçu) s’en alla.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f59.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">═✳═</div> === [[w:Œuvres_morales|Œuvres morales]] === <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Ensemble de 78 textes de traitant de sujets extrêmement variés (religieux, éthiques, politiques, philosophiques, littéraires, historiques), et s'inscrivant dans des genres littéraires également divers (traité, différentes sortes de dialogues, lettres, réponses à des Questions ([[wikt:ζήτημα#Grec_ancien|''zetemata'']]), « dits » ([[w:Apophtegme|''apophtegmes'']])).</div> ==== Le Banquet des Sept Sages ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Dialogue faisant intervenir 20 personnages, dont une liste des sept sages : '''Thalès''', [[w:Solon|'''Solon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Solon_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Bias_de_Priène|'''Bias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bias_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Chilon|'''Chilon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Chilon_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Cléobule|'''Cléobule''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cléobule_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Pittacos_de_Mytil%C3%A8ne|'''Pittacos''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Pittacos_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Périandre|'''Périandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Périandre_back|<sup>🔄</sup>]].<br />À ceux-ci se rajoutent : [[w:Anacharsis|'''Anacharsis''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anacharsis_back|<sup>🔄</sup>]], '''Ésope''', '''Dioclès''', '''Nicarque''', [[w:Cléobuline|'''Cléobuline''']] [[#Cléobuline|<span id="Cléobuline_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], '''Mélissa''', '''Niloxène''', '''Alexidème''', '''Ardalus''', '''Cléodème''', '''Mnésiphile''', '''Chersias''', [[w:Gorgias|'''Gorgias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Gorgias_back|<sup>🔄</sup>]].</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Le Banquet des Septs Sages|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Cléobuline_back|<span id="Cléobuline"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Κλεοβουλίνη / Kleoboulinè ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de Κλεόβουλος / Kleóboulos [[wikt:en:Κλεόβουλος#Ancient_Greek|(en)]], « Cléobule, le père de Cléobuline » <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du suffixe adjectival féminin -ῑ́νη / -ī́nē [[wikt:en:-ίνη#Ancient_Greek|(en)]], relatif à la matière, au temps, etc. : « fait de, pendant la durée de » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Philosophe et poétesse grecque, célèbre pour ses énigmes, fille du [[w:Tyran|''tyran'']] Cléobule, qui la surnommerait Εὔμητις / Eúmētis, « la Prudente » selon Plutarque. '''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe I.</div> ===== :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§1. Ἦ που προϊὼν ὁ χρόνος, ὦ '''Νίκαρχε''', πολὺ σκότος ἐπάξει τοῖς πράγμασι καὶ πᾶσαν ἀσάφειαν, εἰ νῦν ἐπὶ προσφάτοις οὕτω καὶ νεαροῖς λόγοι ψευδεῖς συντεθέντες ἔχουσι πίστιν. οὔτε γὰρ μόνων, ὡς ὑμεῖς ἀκηκόατε, τῶν ἑπτὰ γέγονε τὸ συμπόσιον, ἀλλὰ πλειόνων ἢ δὶς τοσούτων (ἐν οἷς καὶ αὐτὸς ἤμην, συνήθης μὲν ὢν '''Περιάνδρῳ''' διὰ τὴν τέχνην, ξένος δὲ '''Θάλεω'''· παρ´ ἐμοὶ γὰρ κατέλυσεν ὁ ἀνὴρ '''Περιάνδρου''' κελεύσαντος), οὔτε τοὺς λόγους ὀρθῶς ἀπεμνημόνευσεν ὅστις ἦν ὑμῖν ὁ διηγούμενος· ἦν δ´ ὡς ἔοικεν οὐδεὶς τῶν παραγεγονότων. ἀλλ´ ἐπεὶ σχολή τε πάρεστι πολλὴ καὶ τὸ γῆρας οὐκ ἀξιόπιστον ἐγγυήσασθαι τὴν ἀναβολὴν τοῦ λόγου, προθυμουμένοις ὑμῖν ἀπ´ ἀρχῆς ἅπαντα διηγήσομαι. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §1'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§1. '''D<span style ="font-size:85%;">IOCLÈS</span>'''. Certainement le long cours des âges, mon cher '''Nicarque''', jettera sur les faits d’épaisses ténèbres et une complète incertitude, puisque dès aujourd’hui, à propos de choses si récentes et si nouvelles, des relations mensongères et controuvées obtiennent crédit. Car d’abord le banquet en question ne se composait pas seulement des sept sages, comme vous autres l’avez ouï dire. Les convives étaient plus du double de ce nombre. J’en faisais moi-même partie, comme familier de '''Périandre''' en raison de notre profession commune, et comme hôte de '''Thalès''' : ce dernier était en effet descendu chez moi sur la recommandation de '''Périandre'''. Ensuite, on ne vous en a pas rapporté fidèlement les entretiens lorsqu’on vous a fait ce récit. Il faut que celui de qui vous le tenez n’ait pas été un des convives. Mais puisque nous avons un ample loisir et que la vieillesse est un garant trop peu sûr pour nous autoriser à remettre cet entretien, je vais, suivant votre désir unanime, vous en raconter tous les détails à partir du commencement. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §1'', traduction par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_1,_1870.djvu/424|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''D<span style ="font-size:85%;">IOCLÈS</span>'''. Quelle incertitude et quelle obscurité la succession des temps ne doit-elle pas répandre sur l’histoire, mon cher '''Nicarque''', puisque, dans des faits récents, et qui se sont passés presque sous nos yeux, le faux prend la place du vrai ? Ce banquet n’était pas, comme on vous l’a dit, composé seulement des sept sages ; les convives étaient plus du double de ce nombre. J’y assistai moi-même, et comme ami de '''Périandre''', avec qui ma profession ma lié depuis longtemps [[#Dioclès_NdT_DR|<span id="Dioclès_NdT_DR_back"><sup>1</sup></span>]], et comme hôte de '''Thalès''', à qui '''Périandre''' avait fait marquer son logement chez moi. Celui qui vous a fait le récit de ce qui s’y est passé n’en était sûrement pas, et vous a trompé sur presque tous les points. Mais, puisque nous en avons le loisir, et que notre âge avancé ne nous permet guère de différer, je vais vous satisfaire et vous en raconter tous les détails.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Dioclès_NdT_DR_back|<span id="Dioclès_NdT_DR"><sup>1.</sup></span>]] Dioclès était devin.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe II.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la simplicité de '''Thalès''', de sa mesure de la pyramide d’''Égypte'', et de son aversion des [[w:Tyran|''tyrans'']] et des rois.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§2. Παρεσκευάκει μὲν γὰρ οὐκ ἐν τῇ πόλει τὴν ὑποδοχὴν ὁ Περίανδρος, ἀλλ´ ἐν τῷ περὶ τὸ Λέχαιον ἑστιατορίῳ παρὰ τὸ τῆς Ἀφροδίτης ἱερόν, ἧς ἦν καὶ ἡ θυσία. μετὰ γὰρ τὸν ἔρωτα τῆς μητρὸς αὐτοῦ προεμένης τὸν βίον ἑκουσίως οὐ τεθυκὼς τῇ Ἀφροδίτῃ, τότε πρῶτον ἔκ τινων ἐνυπνίων τῆς Μελίσσης ὥρμησε τιμᾶν καὶ θεραπεύειν τὴν θεόν. Τῶν δὲ κεκλημένων ἑκάστῳ συνωρὶς ἱκανῶς κεκοσμημένη προσήχθη· καὶ γὰρ ὥρα θέρους ἦν, καὶ τὴν ὁδὸν ἅπασαν ὑπὸ πλήθους ἁμαξῶν καὶ ἀνθρώπων ἄχρι θαλάττης κονιορτὸς καὶ θόρυβος κατεῖχεν. ὁ μέντοι Θαλῆς τὸ ζεῦγος ἐπὶ ταῖς θύραις ἰδὼν καὶ μειδιάσας ἀφῆκεν. ἐβαδίζομεν οὖν ἐκτραπόμενοι διὰ τῶν χωρίων, καθ´ ἡσυχίαν, καὶ μεθ´ ἡμῶν τρίτος ὁ Ναυκρατίτης Νειλόξενος, ἀνὴρ ἐπιεικὴς καὶ τοῖς περὶ Σόλωνα καὶ Θαλῆν γεγονὼς ἐν Αἰγύπτῳ συνήθης. ἐτύγχανε δὲ πρὸς Βίαντα πάλιν ἀπεσταλμένος· ὧν δὲ χάριν οὐδ´ αὐτὸς ᾔδει, πλὴν ὑπενόει πρόβλημα δεύτερον αὐτῷ κομίζειν ἐν βιβλίῳ κατασεσημασμένον· εἴρητο γάρ, εἰ Βίας ἀπαγορεύσειεν, ἐπιδεῖξαι τοῖς σοφωτάτοις Ἑλλήνων τὸ βιβλίον. « Ἕρμαιον » ὁ Νειλόξενος ἔφη « μοι γέγονεν ἐνταῦθα λαβεῖν ἅπαντας ὑμᾶς, καὶ κομίζω τὸ βιβλίον ὡς ὁρᾷς ἐπὶ τὸ δεῖπνον. » ἅμα δ´ ἡμῖν ἐπεδείκνυε. Καὶ ὁ Θαλῆς γελάσας « εἴ τι κακόν, » εἶπεν, « αὖθις εἰς Πριήνην· διαλύσει γὰρ ὁ Βίας, ὡς διέλυσεν αὐτὸς τὸ πρῶτον. » « Τί δ´ ἦν, » ἔφην ἐγώ, « τὸ πρῶτον; » « Ἱερεῖον, » εἶπεν, « ἔπεμψεν αὐτῷ, κελεύσας τὸ πονηρότατον ἐξελόντα καὶ χρηστότατον ἀποπέμψαι κρέας. ὁ δ´ ἡμέτερος εὖ καὶ καλῶς τὴν γλῶτταν ἐξελὼν ἔπεμψεν· ὅθεν εὐδοκιμῶν δῆλός ἐστι καὶ θαυμαζόμενος. » « Οὐ διὰ ταῦτ´ » ἔφη « μόνον » ὁ Νειλόξενος, « ἀλλ´ οὐ φεύγει τὸ φίλος εἶναι καὶ λέγεσθαι βασιλέων καθάπερ ὑμεῖς, ἐπεὶ σοῦ γε καὶ τἄλλα θαυμάζει, καὶ τῆς [[wikt:en:πυραμίδος#Ancient_Greek|πυραμίδος]] τὴν μέτρησιν ὑπερφυῶς ἠγάπησεν, ὅτι πάσης ἄνευ πραγματείας καὶ μηδενὸς ὀργάνου δεηθεὶς ἀλλὰ τὴν βακτηρίαν στήσας ἐπὶ τῷ πέρατι τῆς σκιᾶς ἣν ἡ πυραμὶς ἐποίει, γενομένων τῇ ἐπαφῇ τῆς ἀκτῖνος δυεῖν τριγώνων, ἔδειξας ὃν ἡ σκιὰ πρὸς τὴν σκιὰν λόγον εἶχε τὴν πυραμίδα πρὸς τὴν βακτηρίαν ἔχουσαν. ἀλλ´, ὅπερ ἔφην, διεβλήθης μισοβασιλεὺς εἶναι, καί τινες ὑβριστικαί σου περὶ τυράννων ἀποφάσεις ἀνεφέροντο πρὸς αὐτόν, ὡς ἐρωτηθεὶς ὑπὸ Μολπαγόρου τοῦ Ἴωνος τί παραδοξότατον εἴης ἑωρακώς, ἀποκρίναιο ‘τύραννον γέροντα,’ καὶ πάλιν ἔν τινι πότῳ, περὶ τῶν θηρίων λόγου γενομένου, φαίης κάκιστον εἶναι τῶν μὲν ἀγρίων θηρίων τὸν τύραννον, τῶν δ´ ἡμέρων τὸν κόλακα· ταῦτα γάρ, εἰ καὶ πάνυ προσποιοῦνται διαφέρειν οἱ βασιλεῖς τῶν τυράννων, οὐκ εὐμενῶς ἀκούουσιν. » « Ἀλλὰ τοῦτο μέν, » εἶπεν ὁ Θαλῆς, « Πιττακοῦ ἐστιν, εἰρημένον ἐν παιδιᾷ ποτε πρὸς Μυρσίλον· ἐγὼ δὲ θαυμάσαιμ´ ἄν, » ἔφη, « οὐ τύραννον ἀλλὰ [[wikt:κυβερνήτης#Grec_ancien|'''κυβερνήτην''']] γέροντα θεασάμενος. πρὸς δὲ τὴν μετάθεσιν τὸ τοῦ νεανίσκου πέπονθα τοῦ βαλόντος μὲν ἐπὶ τὴν κύνα πατάξαντος δὲ τὴν μητρυιὰν καὶ εἰπόντος ‘οὐδ´ οὕτω κακῶς.’ διὸ καὶ Σόλωνα σοφώτατον ἡγησάμην οὐ δεξάμενον τυραννεῖν. καὶ Πιττακὸς οὗτος εἰ μοναρχίᾳ μὴ προσῆλθεν, οὐκ ἂν εἶπεν ὡς ‘χαλεπὸν ἐσθλὸν ἔμμεναι.’ Περίανδρος δ´ ἔοικεν ὥσπερ ἐν νοσήματι πατρῴῳ τῇ τυραννίδι κατειλημμένος οὐ φαύλως ἐξαναφέρειν, χρώμενος ὁμιλίαις ὑγιειναῖς ἄχρι γε νῦν καὶ συνουσίας ἀνδρῶν νοῦν ἐχόντων ἐπαγόμενος, ἃς δὲ '''Θρασύβουλος''' αὐτῷ κολούσεις τῶν ἄκρων οὑμὸς πολίτης ὑφηγεῖται μὴ προσιέμενος. γεωργοῦ γὰρ [[wikt:en:αἶρα#Ancient_Greek|αἴρας]] καὶ [[wikt:ononis|ὀνώνιδας]] ἀντὶ [[wikt:πυρός#Grec_ancien|πυρῶν]] καὶ [[wikt:κριθή#Grec_ancien|κριθῶν]] συγκομίζειν ἐθέλοντος οὐδὲν διαφέρει τύραννος ἀνδραπόδων μᾶλλον ἄρχειν ἢ ἀνδρῶν βουλόμενος· ἓν γὰρ ἀντὶ πολλῶν κακῶν ἀγαθὸν αἱ δυναστεῖαι τὴν τιμὴν ἔχουσι καὶ τὴν δόξαν, ἄνπερ ἀγαθῶν ὡς κρείττονες ἄρχωσι καὶ μεγάλων μείζονες εἶναι δοκῶσι· τὴν δ´ ἀσφάλειαν ἀγαπῶντας ἄνευ τοῦ καλοῦ προβάτων ἔδει πολλῶν καὶ ἵππων καὶ βοῶν ἄρχειν, μὴ ἀνθρώπων. ἀλλὰ γὰρ εἰς οὐδὲν προσήκοντας ἐμβέβληκεν ἡμᾶς, » ἔφη, « ὁ ξένος οὑτοσὶ λόγους, ἀμελήσας λέγειν τε καὶ ζητεῖν ἃ ἁρμόττει ἐπὶ δεῖπνον βαδίζουσιν. ἦ γὰρ οὐκ οἴει, καθάπερ ἑστιάσοντος ἔστι τις παρασκευή, καὶ δειπνήσοντος εἶναι; Συβαρῖται μὲν γὰρ ὡς ἔοικε πρὸ ἐνιαυτοῦ τὰς κλήσεις ποιοῦνται τῶν γυναικῶν, ὅπως ἐκγένοιτο κατὰ σχολὴν παρασκευασαμέναις ἐσθῆτι καὶ χρυσῷ φοιτᾶν ἐπὶ τὸ δεῖπνον· ἐγὼ δὲ πλείονος οἶμαι χρόνου δεῖσθαι τὴν ἀληθινὴν τοῦ δειπνήσοντος ὀρθῶς παρασκευήν, ὅσῳ χαλεπώτερόν ἐστιν ἤθει τὸν πρέποντα κόσμον ἢ σώματι τὸν περιττὸν ἐξευρεῖν καὶ ἄχρηστον. οὐ γὰρ ὡς ἀγγεῖον ἥκει κομίζων ἑαυτὸν ἐμπλῆσαι πρὸς τὸ δεῖπνον ὁ νοῦν ἔχων, ἀλλὰ καὶ σπουδάσαι τι καὶ παῖξαι καὶ ἀκοῦσαι καὶ εἰπεῖν ὡς ὁ καιρὸς παρακαλεῖ τοὺς συνόντας, εἰ μέλλουσι μετ´ ἀλλήλων ἡδέως ἔσεσθαι. καὶ γὰρ καὶ ὄψον πονηρὸν ἔστι παρώσασθαι, κἂν οἶνος ᾖ φαῦλος, ἐπὶ τὰς νύμφας καταφυγεῖν· σύνδειπνος δὲ κεφαλαλγὴς καὶ βαρὺς καὶ ἀνάγωγος παντὸς μὲν οἴνου καὶ ὄψου πάσης δὲ μουσουργοῦ χάριν ἀπόλλυσι καὶ λυμαίνεται, καὶ οὐδ´ ἀπεμέσαι τὴν τοιαύτην ἀηδίαν ἕτοιμόν ἐστιν, ἀλλ´ ἐνίοις εἰς ἅπαντα τὸν βίον ἐμμένει τὸ πρὸς ἀλλήλους δυσάρεστον, ὥσπερ ἑωλοκρασία τις ὕβρεως ἢ ὀργῆς ἐν οἴνῳ γενομένης. ὅθεν ἄριστα Χίλων, καλούμενος ἐχθές, οὐ πρότερον ὡμολόγησεν ἢ πυθέσθαι τῶν κεκλημένων ἕκαστον. ἔφη γὰρ ὅτι σύμπλουν ἀγνώμονα δεῖ φέρειν καὶ σύσκηνον οἷς πλεῖν ἀνάγκη καὶ στρατεύεσθαι· τὸ δὲ συμπόταις ἑαυτὸν ὡς ἔτυχε καταμιγνύειν οὐ νοῦν ἔχοντος ἀνδρός ἐστιν. ὁ δ´ Αἰγύπτιος σκελετός, ὃν ἐπιεικῶς εἰσφέροντες εἰς τὰ συμπόσια προτίθενται καὶ παρακαλοῦσι μεμνῆσθαι τάχα δὴ τοιούτους ἐσομένους, καίπερ ἄχαρις καὶ ἄωρος ἐπίκωμος ἥκων, ὅμως ἔχει τινὰ καιρόν, καὶ εἰ μὴ πρὸς τὸ πίνειν καὶ ἡδυπαθεῖν ἀλλὰ πρὸς φιλίαν καὶ ἀγάπησιν ἀλλήλων προτρέπεται, καὶ παρακαλεῖ τὸν βίον μὴ τῷ χρόνῳ βραχὺν ὄντα πράγμασι κακοῖς μακρὸν ποιεῖν. » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §2'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§2. La réception avait été préparée par '''Périandre''', non pas dans la ville même, mais dans son [[w:Cénacle|''cénacle'']] du port de [[w:Léchaion|''Léchée'']], près du temple de '''Vénus''' en l’honneur de laquelle il y avait même un sacrifice. Car depuis l’incestueux amour à la suite duquel sa mère avait volontairement abandonné la vie, '''Périandre''' n’avait pas sacrifié à '''Vénus''' ; et c’était alors la première fois que, d’après certains songes de '''Mélissa''' il s’était décidé à honorer la déesse et à lui rendre des hommages. Pour chacun des invités on avait amené un attelage approprié convenablement. Nous étions en été, et tout le long de la route, en raison du grand nombre de chariots et de piétons, ce n’était jusqu’à la mer que poussière et que bruit. Pourtant '''Thalès''', ayant vu l’attelage à notre porte, se mit à sourire et le renvoya. Nous partîmes donc à pied en faisant un détour, et à travers champs nous cheminâmes à loisir. Un troisième compagnon s’était joint à nous, '''Niloxène''' de ''Naucratie'', homme plein de mérite, que '''Thalès''' et '''Solon''' avaient autrefois beaucoup connu en ''Égypte''. Il se trouvait envoyé de nouveau vers '''Bias''' ; mais pour quelle mission ? Il n’en savait rien lui-même, hormis qu’il se soupçonnait porteur d’une seconde question à résoudre, contenue dans un pli cacheté; et il lui avait été dit, au cas où '''Bias''' renoncerait, de la présenter aux plus sages d’entre les Grecs. « C’est », dit '''Niloxène''', « une chance heureuse que de vous trouver ici tous, et j’apporte, comme vous voyez, cette lettre pour le banquet. » En même temps, il nous la faisait voir. '''Thalès''' se mit à rire : « Si c’est une question épineuse », dit-il, « qu’on aille encore à ''Priène'' : '''Bias''' la résoudra comme il a résolu la première. » — « Quelle était donc cette première question ? » lui demandai-je. — « Le roi d’Égypte », dit '''Thalès''', « avait envoyé à '''Bias''' une victime, en lui faisant dire d’en couper ce qu’il y avait de plus mauvais et de meilleur, et de le lui renvoyer. Notre sage, avec un discernement merveilleux, en ôta la langue et la fit porter au Roi. Voilà ce qui lui a valu une estime et une admiration si déclarée ». — « Cette raison n’est pas la seule », ajouta '''Niloxène''' ; « c’est encore, que '''Bias''' ne fuit pas, comme vous autres, l’amitié des rois eux-mêmes. Ainsi, vous, '''Thalès''', le roi d’Égypte vous admire beaucoup, et, entre autres choses, il a été, au-delà de ce qu’on peut dire, ravi de la manière dont vous avez mesuré la pyramide sans le moindre embarras et sans avoir eu besoin d’aucun instrument. Après avoir dressé votre bâton à l’extrémité de l’ombre que projetait la pyramide, vous construisîtes deux triangles par la tangence d’un rayon, et vous démontrâtes qu’il y avait la même proportion entre la hauteur du bâton et la hauteur de la pyramide qu’entre la longueur des deux ombres. Mais, comme j’ai dit, on vous accuse de détester les rois ; quelques boutades injurieuses prononcées par vous contre des ''tyrans'' ont été rapportées à [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']]. Par exemple, l’Ionien '''Molpagore''' vous ayant demandé ce que vous aviez jamais vu de plus extraordinaire, vous lui auriez répondu : « C’est un tyran parvenu à la vieillesse. » Une autre fois, dans un festin, la conversation étant venue à tomber sur les bêtes féroces, vous auriez dit : « La plus méchante bête parmi les animaux sauvages, c’est le tyran, et parmi les animaux apprivoisés le flatteur. » De tels propos ne sont pas de ceux que les rois entendent avec plaisir, lors même qu’ils affectent de n’avoir rien de commun avec les tyrans. » Pour cette dernière réponse, dit '''Thalès''', elle est de '''Pittacus''' : il l’avait adressée un jour en plaisantant à '''Myrsile'''. Quant au premier propos, ce n’était pas « un tyran » que j’avais dit, mais « un [[wikt:κυβερνήτης#Grec_ancien|''pilote'']] », qui soit parvenu à la vieillesse. Toutefois, puisqu’on a changé la destination du mot, je fais comme le jeune homme qui, ayant jeté une pierre à un chien, atteignit sa belle-mère et s’écria : Même ainsi, ce n’est pas mal. » C’est pourquoi je regardai '''Solon''' comme éminemment sage lorsqu’il n’accepta pas la tyrannie ; et '''Pittacus''', s’il n’eût approché de la monarchie, n’aurait pas eu à dire : « Il est difficile d’être homme de bien. » Quant à '''Périandre''', il semble qu’ayant été saisi par le souverain pouvoir comme par une maladie de famille, il ne s’en tire pas trop mal. Il use, au moins jusqu’à présent, de sociétés salutaires. Il réunit, pour entretenir commerce avec eux, ses hommes remplis de sens ; et le conseil que lui a donné mon compatriote [[w:Thrasybule_de_Milet|'''Thrasybule''']] [[#Thrasybule|<span id="Thrasybule_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], de décapiter l’aristocratie, il ne l’a pas accepté. Entre un laboureur qui aimerait mieux voir dans son champ de l’[[w:Ivraie|''ivraie'']] ou de l’[[w:Orobanche|''orobanche'']] que de l’orge ou du blé, et un tyran qui veut régner sur des esclaves plutôt que sur des hommes de coeur, je ne vois aucune différence. Un seul bien compense les maux nombreux attachés au pouvoir des tyrans : c’est la gloire et l’honneur qui leur sont réservés lorsque, commandant à des hommes vertueux, ils sont plus vertueux eux-mêmes, et qu’au milieu de grands ils se montrent plus grands. Ceux qui préfèrent leur sûreté en renonçant à ce beau rôle, étaient faits pour réunir sous leur main beaucoup de moutons, de chevaux et de boeufs, mais non des hommes. » « Du reste », continua '''Thalès''', « ce sont propos sans portée aucune que ceux où nous a jetés cet étranger, et nous avons omis de dire et de chercher les choses qui conviennent bien à des gens partis pour un banquet. Ne croyez-vous pas, '''Nicarque''', qu’il y ait des préparatifs à faire quand on vient prendre place à un festin, comme il y en a pour celui qui doit le donner ? Les [[w:Sybaris|''Sybarites'']] [[#Sybaris|<span id="Sybaris_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], à ce qu’il paraît, s’y prennent un an d’avance pour adresser leurs invitations aux femmes, afin qu’elles puissent à loisir préparer leur toilette et leurs bijoux en or avant de se rendre au festin; et, selon moi, il faut plus de temps encore à un convive pour les préparatifs vraiment nécessaires, parce qu’il est plus difficile de trouver un ajustement convenable pour son moral que la vaine et inutile parure dont on s’inquiète pour son corps. Un homme sensé ne se transporte pas à un festin comme un bocal qu’il s’agit d’y remplir. Il songe à trouver là une occasion de passer tour à tour du sérieux au badinage, d’entendre et de tenir lui-même ces propos auxquels la circonstance invite les convives s’ils veulent se rendre la réunion agréable les uns aux autres. En effet on est libre de repousser un mauvais ragoût, et si le vin ne vaut rien on peut « recourir aux [[w:Naïades|''Naïades'']] »; mais un convive qui vous donne mal à la tête, qui est lourd, qui ne sait pas se conduire, vous fait perdre et vous gâte le plaisir de tout vin, de toute bonne chère, de toute musique. On n’est même pas le maître de se débarrasser aussi complétement qu’on le voudrait d’un tel désagrément. Quelques-uns en gardent tant qu’ils vivent du mécontentement les uns contre les autres : il leur semble qu’il leur reste comme un arrière-goût de viandes mal digérées, parce qu’ils conservent le souvenir d’injures ou de colères échangées dans le vin. C’est pour cela que '''Chilon''', invité hier, n’a pas voulu promettre avant d’avoir su le nom de chacun des convives : « Car on est bien obligé, a-t-il dit, de supporter un désagréable compagnon de traversée, de tente, quand il faut être sur terre ou à l’armée ; mais se mêler indifféremment à table avec les premiers venus, n’est pas le propre d’un homme sensé. » Le squelette des ''Égyptiens'', qu’ils ont la sage coutume de produire et de placer dans la salle du festin afin d’engager à se souvenir que l’on sera bientôt comme lui, survient là comme un convive assez désagréable et intempestif, mais enfin la présence s’en explique. Si cette vue n’excite pas à boire et à se réjouir, elle engage du moins à s’aimer, à se chérir les uns les autres, et elle exhorte à ne pas allonger par des tracas pénibles une existence dont la durée est si courte. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §2'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Thrasybule_back|<span id="Thrasybule"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θρᾰσῠ́βουλος / Thrăsŭ́boulos [[wikt:en:Θρασύβουλος#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de l’adjectif [[wikt:θρασύς#Grec_ancien|θρᾰσύς / thrăsús]], « confiant, audacieux » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun [[wikt:βουλή#Grec_ancien|βουλή / boulế]], « Volonté. Décision, conseil. Conseil, sénat athénien. »; du verbe [[wikt:βούλομαι#Grec_ancien|βούλομαι / boúlomai]], « Vouloir, désirer, souhaiter. Vouloir bien, consentir à. » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ -ος (-os).<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[#Sybaris_back|<span id="Sybaris"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Σῠ́βᾰρῐς / Sŭ́bărĭs [[wikt:en:Σύβαρις#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Colonisation grecque|Colonie grecque]] du sud de l’Italie (en [[w:Calabre|Calabre]] actuelle), fondée au [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] dans le cadre du mouvement d’établissement et d’[[w:Colonisation_grecque|''essaimage'']] des Grecs vers l’Occident, particulièrement en [[w:Grande-Grèce|''Grande-Grèce'']]. Réputée dès l’Antiquité pour sa richesse devenue proverbiale, ainsi que pour son emprise sur les peuples voisins et différentes cités grecques de son voisinage, elle est détruite à l’issue d’une [[w:Guerre entre Sybaris et Crotone|guerre]] qui l’oppose à [[w:Crotone|''Crotone'']] à la fin du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]], et enfouie sous les eaux du fleuve ''Crathis'' (aujourd’hui [[Crati]]), avant de voir son site réoccupé, soixante ans plus tard, par la colonie [[w:Panhellénisme|''panhellénique'']] de [[w:Thourioï|''Thourioï'']].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Périandre''' avait fait préparer le banquet, non à la ville même, mais au ''port de Léchée'' [[#Léchée_NdT_DR|<span id="Léchée_NdT_DR_back"><sup>1</sup></span>]], dans une salle voisine du ''temple de Vénus'', à qui l'’on devait offrir un sacrifice. Depuis que sa mère, victime d'’un malheureux amour³, s'’était donné la mort, il n'’avait pas encore sacrifié à cette déesse, et c'’était la première fois qu'’il y pensait, d'’après un songe de '''Mélisse'''. Nous étions dans les plus grandes chaleurs de l'’été. Le grand nombre des voitures et des gens de pied qui fréquentaient le chemin qui conduit à la mer, l'’avaient couvert de poussière et le rendaient fort incommode pour les voyageurs. On avait amené, pour chaque convive, un char commode et proprement orné. '''Thalès''', en voyant le sien à ma porte, se mit à sourire et le refusa. Nous primes donc , à travers les champs, un sentier détourné, et nous allâmes, en nous promenant, suivis de Niloxène de Naucrate ¹, homme du plus grand mérite, que Thalès et Solon avaient autrefois beaucoup connu en Égypte. Il était envoyé, pour la seconde fois, vers Bias, sans savoir lui-même quel était l'objet de sa mission. Il se doutait seulement que la lettre dont Amasis l'avait chargé contenait une seconde question à résoudre. Il avait ordre, en cas que Bias refusât d'y répondre, de la proposer aux plus sages d'entre les Grecs. Dès qu'il m'eut aperçu, il me dit en me montrant sa lettre : « J'ai du bonheur aujourd'hui. Cette lettre vous trouve tous réunis. Je la porte au banquet, comme vous voyez.-Si c'est une question épineuse , dit Thalès en souriant , retournez à Priene, Bias la résoudra, comme il a résolu la première. -Quelle était cette première question , demandai-je à Thalès ? -Le roi d'Egypte, me répondit-il , avait envoyé une victime à Bias, en lui faisant dire d'en couper ce qu'il y avait de meilleur et de plus mauvais , et de le lui renvoyer. Notre sage, fort habilement en óta la langue, qu'il lui fit porter. Voilà ce qui lui a mérité l'estime et l'admiration de ce prince. -Ajoutez encore à cette première raison, dit Niloxène, que Bias ne dédaigne pas, comme vous, l'amitié des rois ; car Amasis n'a pas moins d'estime pour vous ; il admire surtout la manière dont vous mesurâtes , avec la plus grande facilité et sans aucun instrument mathématique, la hauteur de la pyramide. En dressant votre bâton à l'extrémité de l'ombre qu'elle faisait sur la terre , le rayon solaire qui touchait le sommet de la pyramide et l'extrémité du bâton forma deux triangles ; et vous démontrâtes qu'il y avait la même proportion entre la hauteur du bâton et celle de la pyramide qu'entre la longueur des ombres projetées par l'une et par l'autre. Mais, comme je viens de le dire , on vous accuse , auprès de lui, d'être l'ennemi des rois , et on lui a rapporté plusieurs propos injurieux que vous avez tenus contre les tyrans¹ ; entre autres que l'Ionien Molpagore vous ayant demandé ce qui vous paraîtrait plus extraordinaire dans la vie , vous lui répondîtes : de voir vieillir un tyran. Une autre fois, comme on vint à parler, dans un repas, du naturel des animaux, vous dîtes que le plus méchant des animaux sauvages étaiť le tyran, et des animaux domestiques, le flatteur. Les rois , quoiqu'ils affectent de ne rien avoir de commun avec les tyrans, n'aiment pas cependant ces sortes de discours. Cette dernière réponse, dit Thalès, est de Pittacus ; il la fit un jour, en plaisantant, à Myrsile³ . Dans la première, je parlais d'un pilote, et non pas d'un tyran. Mais puisqu'on en a fait application au tyran, je dirai comme ce jeune homme qui, jetant une pierre à son chien, en avait atteint sa belle-mère : « Le coup n'est pas perdu. » Aussi jamais Solon ne montra-t-il plus de sagesse, à mon gré, que lorsqu'il refusa la tyrannie ; et si Pittacus n'eût pas été contraint de l'accepter, il n'eût point dit qu'il est à charge d'être vertueux¹ . Il est vrai que Périandre, qui a succédé à l'autorité des tyrans, paraît jusqu'ici opposer à ce mal héréditaire un remède puissant, par le soin qu'il a de rechercher les entretiens et les avis salutaires des hommes vertueux , et par l'horreur qu'il a témoignée pour le conseil barbare que notre compatriote Thrasybule lui donnait de faire mourir les grands. Un tyran qui veut commander à des esclaves, plutôt qu'à des hommes, ressemble à un laboureur qui aimerait mieux voir son champ couvert de passereaux et de sauterelles que d'orge et de froment. Le seul bien qui puisse compenser tant de maux attachés au pouvoir des tyrans, c'est d'avoir, même sur les plus grands et les plus vertueux de leurs sujets, la supériorité de l'honneur et de la vertu. Ceux qui préfèrent la sûreté à la gloire sont faits pour commander à des troupeaux, et non pour gouverner des hommes. « Mais Niloxène nous a jetés dans une conversation absolument étrangère à notre objet, et nous a fait négliger ce qui devait nous occuper en allant au banquet. Ne pensez-vous pas que les conviés ont, aussi bien que leur hôte, des apprêts à faire . Les Sybarites, dit-on, prient les femmes à souper un an d'avance, afin qu'elles puissent préparer à loisir leurs habits et leurs bijoux 2. Pour moi, je pense qu'il faut encore plus de temps à un convive pour faire tous les préparatifs convenables, parcequ'il est bien plus difficile d'orner son esprit comme il faut, que de donner à son corps une parure vaine et superflue. Un homme sensé doit aller à un festin, non pour y remplir son estomac, comme un vase, mais pour écouter et tenir à son tour des propos utiles ou amusants, suivant les circonstances . C'est le seul moyen de rendre le repas agréable aux convives. En effet, on peut laisser un mauvais ragoût, et recourir à l'eau quand le vin n'est pas bon; mais un convive désagréable, importun et fatigant, fait perdre tout le plaisir de la bonne chère et de la musique. On ne peut se délivrer de l'ennui qu'il cause , et souvent même une parole vive ou offensante qu'il se sera permise dans la liberté de la table, fait naître des aversions et des ressentiments qui ne finissent qu'avec la vie. Aussi Chilon, invité hier à ce banquet, ne voulut-il accepter qu'après qu'on lui eut nommé tous les convives . Il disait avec raison, que quand on est sur mer.ou dans un camp, il faut nécessairement supporter les compagnons qui nous sont associés, quelque fâcheux qu'ils soient ; mais dans un festin, il n'est pas d'un homme sensé de se mêler indifféremment avec toutes sortes de personnes. Le squelette que les Égyptiens placent ordinairement à côté d'eux dans leurs repas, en s'exhortant à penser qu'ils seront bientôt dans le même état, est, à la vérité, un compagnon de table assez triste et assez déplacé. Il est néanmoins utile, sinon pour les exciter au plaisir, du moins pour les porter à la bienveillance et à l'amitié réciproque, et pour les avertir de ne pas remplir d'aigreur et de querelles le temps si court de la vie 1. » </div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Léchée_NdT_DR_back|<span id="Léchée_NdT_DR"><sup>1</sup></span>]] L’isthme de ''Corinthe'' avait deux ports, l’un sur la côte orientale, appelé ''Cenchrées'' ; et l’autre sur la côte occidentale, nommé ''Léchée''. Pausanias, qui a donné une description si détaillée de la ''Grèce'', parle d’un ''temple de Vénus'', bâti sur le port de ''Cenchrées'', et dont la statue était de marbre ; mais il ne fait pas mention de celui que cite Plutarque, et qu’il place près du port occidental. ''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cratée_NdT_DR_back|<span id="Cratée_NdT_DR"><sup>1</sup></span>]] La mère de Périandre se nommait Cratée. On peut voir dans Parthenius la manière dont elle conçut et nourrit une passion incestueuse pour son fils, les moyens qu'elle prit pour la satisfaire sans être connue, et comment elle fut découverte. Les remords qu’elle en eut l’obligèrent de se donner la mort. ''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe III.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la reconnaissance de la sagesse de '''Cléobuline''' ''« Eumétis »'' par '''Thalès''', de l’humilité de ce dernier et de son [[w:Cynisme|''cynisme'']].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ἐν τοιούτοις λόγοις γενόμενοι κατὰ τὴν ὁδὸν ἀφικόμεθα πρὸς τὴν οἰκίαν, καὶ λούσασθαι μὲν ὁ Θαλῆς οὐκ ἠθέλησεν, ἀληλιμμένοι γὰρ ἦμεν· ἐπιὼν δὲ τούς τε δρόμους ἐθεᾶτο καὶ τὰς παλαίστρας καὶ τὸ ἄλσος τὸ παρὰ τὴν θάλατταν ἱκανῶς διακεκοσμημένον, ὑπ´ οὐδενὸς ἐκπληττόμενος τῶν τοιούτων, ἀλλ´ ὅπως μὴ καταφρονεῖν δοκοίη μηδ´ ὑπερορᾶν τοῦ Περιάνδρου τῆς φιλοτιμίας. τῶν δ´ ἄλλων τὸν ἀλειψάμενον ἢ λουσάμενον οἱ θεράποντες εἰσῆγον εἰς τὸν ἀνδρῶνα διὰ τῆς στοᾶς. Ὁ δ´ Ἀνάχαρσις ἐν τῇ στοᾷ καθῆστο, καὶ παιδίσκη προειστήκει τὴν κόμην ταῖς χερσὶ διακρίνουσα. ταύτην ὁ Θαλῆς ἐλευθεριώτατά πως αὐτῷ προσδραμοῦσαν ἐφίλησε καὶ γελάσας « οὕτως, » ἔφη, « ποίει καλὸν τὸν ξένον, ὅπως ἡμερώτατος ὢν μὴ φοβερὸς ᾖ τὴν ὄψιν ἡμῖν μηδ´ ἄγριος. » Ἐμοῦ δ´ ἐρομένου περὶ τῆς παιδὸς ἥτις εἴη, « τὴν σοφήν, » ἔφη, « καὶ περιβόητον ἀγνοεῖς Εὔμητιν; οὕτω γὰρ ταύτην ὁ πατὴρ αὐτός, οἱ δὲ πολλοὶ πατρόθεν ὀνομάζουσι Κλεοβουλίνην. » Καὶ ὁ Νειλόξενος εἶπεν « ἦ που τὴν περὶ τὰ αἰνίγματα δεινότητα καὶ σοφίαν, » ἔφη, « τῆς κόρης ἐπαινεῖς· καὶ γὰρ εἰς Αἴγυπτον ἔνια τῶν προβαλλομένων ὑπ´ αὐτῆς διῖκται. » « Οὐκ ἔγωγ´, » εἶπεν ὁ Θαλῆς· « τούτοις γὰρ ὥσπερ ἀστραγάλοις, ὅταν τύχῃ, παίζουσα χρῆται καὶ διαβάλλεται πρὸς τοὺς ἐντυχόντας. ἀλλὰ καὶ φρόνημα θαυμαστὸν καὶ νοῦς ἔνεστι πολιτικὸς καὶ φιλάνθρωπον ἦθος, καὶ τὸν πατέρα τοῖς πολίταις πραότερον ἄρχοντα παρέχει καὶ δημοτικώτερον. » « Εἶεν, » ὁ Νειλόξενος ἔφη, « καὶ φαίνεται βλέποντι πρὸς τὴν λιτότητα καὶ ἀφέλειαν αὐτῆς· Ἀνάχαρσιν δὲ πόθεν οὕτω τημελεῖ φιλοστόργως; » « Ὅτι, » ἔφη, « σώφρων ἀνήρ ἐστι καὶ πολυμαθής, καὶ τὴν δίαιταν αὐτῇ καὶ τὸν καθαρμόν, ᾧ χρῶνται Σκύθαι περὶ τοὺς κάμνοντας, ἀφθόνως καὶ προθύμως παραδέδωκε. καὶ νῦν οἶμαι περιέπειν αὐτὴν τὸν ἄνδρα καὶ φιλοφρονεῖσθαι, μανθάνουσάν τι καὶ προσδιαλεγομένην. » Ἤδη δὲ πλησίον οὖσιν ἡμῖν τοῦ ἀνδρῶνος ἀπήντησεν Ἀλεξίδημος ὁ Μιλήσιος (ἦν δὲ Θρασυβούλου τοῦ τυράννου νόθος) καὶ ἐξῄει τεταραγμένος καὶ σὺν ὀργῇ τινι πρὸς αὑτὸν οὐδὲν ἡμῖν γε σαφὲς διαλεγόμενος. ὡς δὲ τὸν Θαλῆν εἶδε, μικρὸν ἀνενεγκὼν καὶ καταστάς « οἵαν ὕβριν, » εἶπεν, « εἰς ἡμᾶς Περίανδρος ὕβρικεν, ἐκπλεῦσαι μὲν οὐκ ἐάσας ὡρμημένον ἀλλὰ προσμεῖναι δεηθεὶς τὸ δεῖπνον, ἐλθόντι δὲ νέμων κλισίαν ἄτιμον, Αἰολεῖς δὲ καὶ νησιώτας (καὶ τίνας γὰρ οὐχί;) Θρασυβούλου προτιμῶν· Θρασύβουλον γὰρ ἐν ἐμοὶ τὸν πέμψαντα προπηλακίσαι βουλόμενος καὶ καταβαλεῖν ὡς δὴ περιορῶν δῆλός ἐστιν. » « Εἶτ´, » ἔφη, « σὺ δέδιας μὴ καθάπερ Αἰγύπτιοι τοὺς ἀστέρας ὑψώματα καὶ ταπεινώματα λαμβάνοντας ἐν τοῖς τόποις οὓς διεξίασι γίγνεσθαι βελτίονας ἢ χείρονας ἑαυτῶν λέγουσιν, οὕτως ἡ περὶ σὲ διὰ τὸν τόπον ἀμαύρωσις ἢ ταπείνωσις γένηται; καὶ τοῦ Λάκωνος ἔσῃ φαυλότερος, ὃς ἐν χορῷ τινι κατασταθεὶς εἰς τὴν ἐσχάτην χώραν ὑπὸ τοῦ ἄρχοντος ‘εὖ γ´,’ εἶπεν, ‘ἐξεῦρες, ὡς καὶ αὕτα ἔντιμος γένηται.’ οὐ καταλαβόντας, » ἔφη, « τόπον μετὰ τίνας κατακείμεθα δεῖ ζητεῖν, μᾶλλον δ´ ὅπως εὐάρμοστοι τοῖς συγκατακειμένοις ὦμεν, ἀρχὴν καὶ λαβὴν φιλίας εὐθὺς ἐν αὐτοῖς ζητοῦντες, μᾶλλον δ´ ἔχοντες τὸ μὴ δυσκολαίνειν ἀλλ´ ἐπαινεῖν ὅτι τοιούτοις συγκατεκλίθημεν· ὡς ὅ γε τόπῳ κλισίας δυσχεραίνων δυσχεραίνει τῷ συγκλίτῃ μᾶλλον ἢ τῷ κεκληκότι, καὶ πρὸς ἀμφοτέρους ἀπεχθάνεται. » « Λόγος, » ἔφη, « ταῦτ´ ἄλλως ἐστίν » ὁ Ἀλεξίδημος, « ἔργῳ δὲ καὶ τοὺς σοφοὺς ὑμᾶς ὁρῶ τὸ τιμᾶσθαι διώκοντας, » καὶ ἅμα παραμειψάμενος ἡμᾶς ἀπῆλθε. Καὶ ὁ Θαλῆς πρὸς ἡμᾶς τὴν ἀτοπίαν τοῦ ἀνθρώπου θαυμάζοντας, « ἔμπληκτος, » ἔφη, « καὶ ἀλλόκοτος φύσει, ἐπεὶ καὶ μειράκιον ὢν ἔτι, μύρου σπουδαίου Θρασυβούλῳ κομισθέντος, εἰς ψυκτῆρα κατεράσας μέγαν καὶ προσεγχέας ἄκρατον ἐξέπιεν, ἔχθραν ἀντὶ φιλίας Θρασυβούλῳ διαπεπραγμένος. » Ἐκ τούτου περιελθὼν ὑπηρέτης « κελεύει σε Περίανδρος, » ἔφη, « καὶ Θαλῆν παραλαβόντα τοῦτον ἐπισκέψασθαι τὸ κεκομισμένον ἀρτίως αὐτῷ πότερον ἄλλως γέγονεν ἤ τι σημεῖόν ἐστι καὶ τέρας· αὐτὸς μὲν γὰρ ἔοικε τεταράχθαι σφόδρα, μίασμα καὶ κηλῖδα τῆς θυσίας ἡγούμενος. » ἅμα δ´ ἀπῆγεν ἡμᾶς εἴς τι οἴκημα τῶν περὶ τὸν κῆπον. ἐνταῦθα νεανίσκος ὡς ἐφαίνετο νομευτικός, οὔπω γενειῶν ἄλλως τε τὸ εἶδος οὐκ ἀγεννής, ἀναπτύξας τινὰ διφθέραν ἔδειξεν ἡμῖν βρέφος ὡς ἔφη γεγονὸς ἐξ ἵππου, τὰ μὲν ἄνω μέχρι τοῦ τραχήλου καὶ τῶν χειρῶν ἀνθρωπόμορφον, τὰ λοιπὰ δ´ ἔχον ἵππου, τῇ δὲ φωνῇ καθάπερ τὰ νεογνὰ παιδάρια κλαυθμυριζόμενον. ὁ μὲν οὖν Νειλόξενος, « Ἀλεξίκακε » εἰπών, ἀπεστράφη τὴν ὄψιν, ὁ δὲ Θαλῆς προσέβλεπε τῷ νεανίσκῳ πολὺν χρόνον, εἶτα μειδιάσας (εἰώθει δ´ ἀεὶ παίζειν πρὸς ἐμὲ περὶ τῆς τέχνης) « ἦ που τὸν καθαρμόν, ὦ Διόκλεις, » ἔφη, « κινεῖν διανοῇ καὶ παρέχειν πράγματα τοῖς ἀποτροπαίοις, ὥς τινος δεινοῦ καὶ μεγάλου συμβάντος; » « Τί δ´, » εἶπον, « οὐ μέλλω; στάσεως γάρ, ὦ Θαλῆ, καὶ διαφορᾶς τὸ σημεῖόν ἐστι, καὶ δέδια μὴ μέχρι γάμου καὶ γενεᾶς ἐξίκηται, πρὶν ἢ τὸ πρῶτον ἐξιλάσασθαι μήνιμα, τῆς θεοῦ δεύτερον ὡς ὁρᾷς προφαινούσης. » Πρὸς τοῦτο μηδὲν ἀποκρινάμενος ὁ Θαλῆς ἀλλὰ γελῶν ἀπηλλάττετο. καὶ τοῦ Περιάνδρου πρὸς τὰς θύρας ἀπαντήσαντος ἡμῖν καὶ διαπυθομένου περὶ ὧν εἴδομεν, ἀφεὶς ὁ Θαλῆς με καὶ λαβόμενος τῆς ἐκείνου χειρὸς ἔφη, « ἃ μὲν Διοκλῆς κελεύει δράσεις καθ´ ἡσυχίαν· ἐγὼ δέ σοι παραινῶ νέοις οὕτω μὴ χρῆσθαι νομεῦσιν ἵππων, ἢ διδόναι γυναῖκας αὐτοῖς. » Ἔδοξε μὲν οὖν μοι τῶν λόγων ἀκούσας ὁ Περίανδρος ἡσθῆναι σφόδρα· καὶ γὰρ ἐξεγέλασε καὶ τὸν Θαλῆν περιβαλὼν κατησπάσατο. κἀκεῖνος « οἶμαι δ´, » εἶπεν, « ὦ Διόκλεις, καὶ πέρας ἔσχε τὸ σημεῖον· ὁρᾷς γὰρ ἡλίκον κακὸν γέγονεν ἡμῖν, Ἀλεξιδήμου συνδειπνεῖν μὴ θελήσαντος. » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §3'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ce fut en tenant de tels propos chemin faisant, que nous arrivâmes à la maison. '''Thalès''' ne voulut pas se baigner : « Je me suis frotté d’huile. » dit-il. Il se promena donc de côté et d’autre, regardant les champs de course, les palestres, et le bois sacré, voisin de la mer, que l’on avait bien convenablement disposé. Ce n’était pas qu’il fût frappé par aucun de ces préparatifs, mais il voulait ne pas avoir l’air de mépriser '''Périandre''' et de faire peu de cas de l’empressement avec lequel celui-ci honorait ses hôtes. Pour les autres convives, à mesure qu’ils s’étaient parfumés ou baignés, les serviteurs les introduisaient par la galerie dans la salle du banquet. Or '''Anacharsis''' s’était installé dans cette galerie, et devant lui une jeune fille se tenait, lui séparant les cheveux avec ses mains. Lorsqu’entra '''Thalès''', elle s’élança très librement à sa rencontre, et '''Thalès''', après l’avoir embrassée, lui dit en riant : « Continue à rendre bien beau notre étranger, afin qu’étant devenu la douceur même il ne conserve pas au milieu de nous une mine à faire peur et un aspect sauvage. » Je lui demandai quelle était cette jeune enfant : « Quoi ! » me dit-il, « vous ne connaissez pas la savante et célèbre '''Eumétis''' ! car c’est ainsi que son père la nomme : le plus communément on l’appelle '''Cléobuline''', du nom paternel. » Et '''Niloxène''' : « C’est sans doute à cause de son talent et de son habileté pour les énigmes, que vous faites l’éloge de cette jeune fille : car quelques-unes de celles qu’elle a proposées sont parvenues jusqu’en ''Égypte''. » — « Ce n’est pas à cause de cela », répondit '''Thalès''' : « les énigmes sont pour elle des joujoux dont elle s’amuse à l’occasion pour faire sa partie avec ceux qui se rencontrent. Mais ce qui est admirable en elle c’est sa profondeur d’esprit, son sens politique, l’aménité de son caractère, et le talent qu’elle a de rendre plus douce l’autorité de son père et d’inspirer à celui-ci des sentiments plus humains à l’égard du peuple. » — « Soit », dit '''Niloxène''' ; « et cela se reconnaît à voir sa modestie et sa simplicité. Mais d’où vient qu’elle prend un soin si amoureux de la toilette d’'''Anacharsis''' ? » — Parce que c’est, répondit '''Thalès''', « un sage, un homme des plus instruits, et parce qu’il lui a communiqué, avec de nombreux détails et de grand coeur, l’ensemble des pratiques sanitaires et des purifications que les ''Scythes'' appliquent au traitement des malades. Et dans ce moment je suppose qu’elle l’entoure de soins et d’amitiés parce qu’elle s’instruit de quelque chose en conversant avec lui. » Comme nous étions déjà près de la salle, '''Alexidème''' le ''Milésien'' vint à notre rencontre. C’était un bâtard du tyran '''Thrasybule'''. Il était sorti tout troublé, et avec une sorte de fureur il se parlait à lui-même, mais ses paroles n’avaient rien de clair pour nous. Quand il eut vu '''Thalès''', il se remit un peu ; puis, s’arrêtant tout court : « Quel affront '''Périandre''' vient de nous faire ! Je voulais mettre à la voile : il ne l’a pas permis ; il m’a supplié de rester à son festin, et quand j’arrive, il me donne une des dernières places, faisant passer des [[w:Éoliens|''Éoliens'']], des insulaires (je ne sais qui il ne me préfère pas), les faisant passer, dis je, avant '''Thrasybule''', car c’est '''Thrasybule''' en ma personne, c’est celui par lequel je suis envoyé qu’il a l’intention de traîner dans la boue et de ravaler comme le méprisant : la chose est bien claire. » — « Eh quoi ! » lui dit '''Thalès''', « êtes-vous comme les ''Égyptiens'', qui prétendent que les astres, suivant qu’ils prennent une position élevée ou basse en parcourant leur orbite, ont une condition meilleure ou pire qu’ils ne l’avaient ? Craignez-vous, pareillement, qu’autour de vous, en raison de la place où vous serez, il ne se produise obscurité ou dépression ? Serez-vous moins résigné que certain ''Spartiate'' ? À je ne sais quelle représentation il avait été placé au dernier rang par le maître des cérémonies : « Voilà qui va bien », lui dit-il : « tu as trouvé moyen de rendre honorable ce lieu même. Quand nous avons pris une place nous ne devons pas chercher au-dessous de qui nous sommes installés, mais plutôt comment nous nous mettrons en bon accord avec nos voisins. À leur occasion nous ferons voir tout d’abord, ou plutôt nous l’éprouverons réellement, un désir d’initiative et de prise de possession en matière d’amitié, et nous manifesterons ce désir en nous félicitant, loin d’en montrer du dépit, de ce que l’on nous a placés en une telle compagnie. Mais celui qui se plaint du rang qu’on lui donne à table montre plus de mécontentement contre son commensal que contre son hôte, et il se rend odieux à l’un et à l’autre. » — « Paroles que tout cela, » dit '''Alexidème''', « et paroles sans portée ! Mais je vois que de fait, vous autres sages, vous recherchez aussi les honneurs. » En même temps il s’éloigna de nous et disparut. Une conduite si étrange nous semblait étonnante. « C’est », nous dit '''Thalès''', « un homme écervelé et naturellement bizarre. Vous allez en juger. Il était encore tout jeune ; on avait apporté à '''Thrasybule''' un parfum d’un très haut prix. '''Alexidème''' le versa dans un grand vase à rafraîchir, y mêla du vin pur, et avala le tout, rendant son père odieux au lieu de le faire aimer. » Au même moment parut un serviteur : « Vous êtes invité par '''Périandre''' », me dit-il, « à venir, en vous faisant accompagner de '''Thalès''' que voici, examiner l’objet qu’on lui a récemment apporté, afin que vous disiez si c’est une création toute fortuite, ou bien un présage et une monstruosité; car, pour ce qui est de '''Périandre''', il a l’air grandement troublé, pensant que c’est une souillure et une profanation pour son sacrifice. » En même temps, il nous emmena vers une des salles qui donnaient sur le jardin. Là un jeune homme paraissant appartenir à la classe des bergers, qui n’avait pas encore de barbe et dont la physionomie ne manquait pas de noblesse, déploya une espèce de couverture en cuir, et nous montra un petit enfant né, disait-il, d’une cavale. Par le haut, jusqu’au cou et aux mains, cette créature était de forme humaine ; mais le reste était d’un cheval, et sa voix avait quelque chose des vagissements poussés par les petits enfants qui viennent de naître. « Dieu préservateur ! » s’écria '''Niloxène''', et il détourna les yeux. Mais '''Thalès''' fixa longtemps son regard sur le jeune pâtre; puis s’étant mis à sourire, (car il avait l’habitude de plaisanter toujours avec moi sur ma profession) : « Eh bien, '''Dioclès''', » dit-il, « songez-vous à préparer quelque expiation, et à donner de la besogne aux dieux préservateurs, comme vous trouvant en présence de quelque événement grave et considérable ? » — « Pourquoi non ? » répondis-je : « j’y vois le présage de troubles et de discordes qui s’étendront, j’en ai peur, jusqu’à un mariage et une génération avant que le courroux de la déesse ait été apaisé, puisqu’elle fait, vous le savez, une seconde manifestation ». À ces paroles '''Thalès''' ne répondit rien : il se contenta de rire et de s’en aller. Et comme '''Périandre''' était à la porte, s’avançant pour nous interroger sur ce que nous venions de voir, '''Thalès''' me quitta et le prit par la main : « Ce que '''Dioclès''' prescrira, vous l’exécuterez à loisir », lui dit-il ; « mais moi j’ai un conseil à vous donner : pour faire paître vos juments ne prenez pas de jeunes garçons, ou bien à ceux-ci donnez des femmes. » Ces paroles me semblèrent causer, des qu’il les eut entendues, une vive satisfaction à '''Périandre''', car il éclata de rire et serra très affectueusement '''Thalès''' dans ses bras. '''Thalès''' alors : « '''Dioclès''' », me dit-il, « si je conjecture bien, le prodige reçoit déjà son accomplissement. Car vous voyez quel grand malheur nous est arrivé, '''Alexidème''' n’ayant pas voulu souper avec nous. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §3'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage du caractère désinvolte de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§4. Ἐπεὶ δ´ εἰσήλθομεν, ἤδη μεῖζον ὁ Θαλῆς φθεγξάμενος « ποῦ δ´ » εἶπεν « ὁ ἀνὴρ κατακλινάμενος ἐδυσχέρανεν; » ἀποδειχθείσης δὲ τῆς χώρας περιελθὼν ἐκεῖ κατέκλινεν ἑαυτὸν καὶ ἡμᾶς « ἀλλὰ κἂν ἐπριάμην » εἰπών « Ἀρδάλῳ κοινωνεῖν μιᾶς τραπέζης. » ἦν δὲ Τροιζήνιος ὁ Ἄρδαλος, αὐλῳδὸς καὶ ἱερεὺς τῶν Ἀρδαλείων Μουσῶν, ἃς ὁ παλαιὸς Ἄρδαλος ἱδρύσατο ὁ Τροιζήνιος.<br /><p style="text-align: centre">[...]<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px">καὶ ὁ Θαλῆς ἐμὲ προσαγορεύσας ἐπάνω τοῦ Βίαντος κατακείμενον « τί οὐκ ἔφρασας, » εἶπεν, « ὦ Διόκλεις, Βίαντι τὸν Ναυκρατίτην ξένον ἥκοντα μετὰ προβλημάτων βασιλικῶν αὖθις ἐπ´ αὐτόν, ὅπως νήφων καὶ προσέχων ἑαυτῷ τὸν λόγον δέχηται; » Καὶ ὁ Βίας « ἀλλ´ οὗτος μέν, » ἔφη, « πάλαι δεδίττεται ταῦτα παρακελευόμενος, ἐγὼ δὲ τὸν Διόνυσον οἶδα τά τ´ ἄλλα δεινὸν ὄντα καὶ Λύσιον ἀπὸ σοφίας προσαγορευόμενον, ὥστ´ οὐ δέδια τοῦ θεοῦ μεστὸς γενόμενος μὴ ἀθαρσέστερον ἀγωνίσωμαι. » Τοιαῦτα μὲν ἐκεῖνοι πρὸς ἀλλήλους ἅμα δειπνοῦντες ἔπαιζον·</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §4'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§4. Après que nous fûmes entrés, '''Thalès''' ayant déjà élevé plus haut la voix: « Où donc », dit-il, « l’avait-on placé, cet homme qui s’en est formalisé ? » Quand on lui eut montré l’endroit il fit le tour de la salle, et ce fut là-même qu’il se plaça et nous installa. « En vérité », ajouta-t-il, « j’aurais payé pour partager la même table qu’'''Ardalus'''. » Cet '''Ardalus''' était un joueur de flûte [[w:Trézène_(ville)|''Trézénien'']] [[#Trézène|<span id="Trézène_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], prêtre des ''muses Ardalides'' auxquelles l’antique [[w:Ardalos|'''Ardalus''']] de ''Trézène'' avait dressé des statues.<br /><p style="text-align: centre">[...]<br /><p style="text-indent: 15px">Moi, j’étais au-dessus de '''Bias''', et '''Thalès''' m’ayant interpellé : « '''Dioclès''' », me dit-il, « pourquoi n’avez-vous pas dit à '''Bias''' que l’étranger de ''Naucratie'' est venu une seconde fois le trouver avec des questions de la part de son prince, afin que ce soit à jeun qu’il reçoive ces communications et qu’il y applique son esprit ? » Et '''Bias''' : « Il y a longtemps », dit-il, « que '''Dioclès''' me menace de m’y contraindre ; mais je sais que '''Bacchus''', entre autres attributions merveilleuses, possède une sagacité qui l’a fait surnommer le dieu qui délie, de sorte que je ne crains pas, étant rempli de la divinité, que la confiance m’abandonne au moment de la lutte. » C’est ainsi que, pendant le repas, ils échangeaient entre eux des plaisanteries.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §4'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Trézène_back|<span id="Trézène"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Τροιζήν / Troizḗn [[wikt:en:Τροιζήν#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:polis|Cité grecque]] du [[w:Péloponnèse|''Péloponnèse'']], sur la côte nord de l’[[w:Argolide|Argolide]].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe VII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexions de '''Thalès''' sur le défi de sagacité posé par le roi des ''Éthiopiens'' au roi d’''Égypte'', [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']], consistant à boire la mer. Ce dernier fait appel à '''Bias''' pour la résoudre, et celui-ci souhaite l’examiner en commun avec les sages. '''Chilon''' explique qu’il ne s’agit pas de faire disparaître tant d’eau salée, mais de rendre la domination d’'''Amasis''' potable et douce à ses sujets (§6).</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§7. [...] Ἐπὶ τούτῳ δ´ ὁ '''Θαλῆς''' ἔφησεν, εὐδαιμονίαν ἄρχοντος νομίζειν, εἰ τελευτήσειε γηράσας κατὰ φύσιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §7'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§7. [...] Après lui '''Thalès''' prit la parole : « J’estime que le bonheur pour un souverain, c’est s’il meurt de vieillesse et naturellement. ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §7'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IX.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexions de '''Thalès''' sur le défi de sagacité posé par le roi d’''Égypte'', [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']], au roi des ''Éthiopiens'', consistant en une série de questions : « Qu’y a-t-il de plus ancien ? Le temps. — De plus grand ? Le monde. — De plus habile ? La vérité. — De plus beau ? La lumière. — De plus commun ? La mort. — De plus utile ? Dieu. — De plus nuisible ? Le mauvais Génie. — De plus puissant ? La Fortune. — De plus facile ? Le plaisir. ». '''Amasis''' fait encore appel à '''Bias''' pour analyser les réponses du roi des ''Éthiopiens'', qui les examinent également en commun avec les sages.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. Τούτων πάλιν ἀναγνωσθέντων, ὦ Νίκαρχε, γενομένης σιωπῆς Θαλῆς ἠρώτησε τὸν Νειλόξενον εἰ προσήκατο τὰς λύσεις ὁ Ἄμασις. ἐκείνου δ´ εἰπόντος ὅτι τὰς μὲν ἀπεδέξατο ταῖς δ´ ἐδυσκόλαινε, « καὶ μὴν οὐδέν, » εἶπεν ὁ Θαλῆς, « ἀνεπίληπτόν ἐστιν, ἀλλ´ ἔχει πάντα διαμαρτίας μεγάλας καὶ ἀγνοίας. οἷον εὐθὺς ὁ χρόνος πῶς ἂν εἴη πρεσβύτατον, εἰ τὸ μὲν αὐτοῦ γεγονὸς τὸ δ´ ἐνεστώς ἐστι τὸ δὲ μέλλον; ὁ γὰρ μεθ´ ἡμᾶς ἐσόμενος χρόνος καὶ πραγμάτων τῶν νῦν καὶ ἀνθρώπων νεώτερος ἂν φανείη. τὸ δὲ τὴν ἀλήθειαν ἡγεῖσθαι σοφίαν οὐδὲν ἐμοὶ δοκεῖ διαφέρειν τοῦ τὸ φῶς ὀφθαλμὸν ἀποφαίνειν. εἰ δὲ τὸ φῶς καλόν, ὥσπερ ἐστὶν, ἐνόμιζε, πῶς τὸν ἥλιον αὐτὸν παρεῖδε; τῶν δ´ ἄλλων ἡ μὲν περὶ θεῶν καὶ δαιμόνων ἀπόκρισις θράσος ἔχει καὶ κίνδυνον, ἀλογίαν δὲ καὶ πολλὴν ἡ περὶ τῆς τύχης· οὐ γὰρ ἂν μετέπιπτε ῥᾳδίως οὕτως, ἰσχυρότατον οὖσα τῶν ὄντων καὶ ῥωμαλεώτατον. οὐ μὴν οὐδ´ ὁ θάνατος κοινότατόν ἐστιν· οὐ γάρ ἐστι πρὸς τοὺς ζῶντας. ἀλλ´ ἵνα μὴ δοκῶμεν εὐθύνειν τὰς τῶν ἑτέρων ἀποφάσεις, ἰδίας ταῖς ἐκείνου παραβάλωμεν· ἐμαυτὸν δὲ παρέχω πρῶτον, εἰ βούλεται Νειλόξενος, ἐρωτᾶν καθ´ ἕκαστον. ὡς οὖν ἐγένοντο τότε, κἀγὼ νῦν διηγήσομαι τὰς ἐρωτήσεις καὶ τὰς ἀποκρίσεις· ‘Τί πρεσβύτατον;’ [[wikt:en:θεός#Ancient_Greek|‘θεός,’]] » ἔφη Θαλῆς· « ‘ἀγέν νητον γάρ ἐστι.’ ‘Τί μέγιστον;’ ‘τόπος· τἄλλα μὲν γὰρ ὁ κόσμος, τὸν δὲ κόσμον οὗτος περιέχει.’ ‘Τί κάλλιστον;’ ‘κόσμος· πᾶν γὰρ τὸ κατὰ τάξιν τούτου μέρος ἐστί.’ ‘Τί σοφώτατον;’ ‘χρόνος· τὰ μὲν γὰρ εὕρηκεν οὗτος ἤδη, τὰ δ´ εὑρήσει.’ ‘Τί κοινότατον;’ ‘ἐλπίς· καὶ γὰρ οἷς ἄλλο μηδέν, αὕτη πάρεστι.’ ‘Τί ὠφελιμώτατον;’ ‘ἀρετή· καὶ γὰρ τἄλλα τῷ χρῆσθαι καλῶς ὠφέλιμα ποιεῖ.’ ‘Τί βλαβερώτατον;’ ‘κακία· καὶ γὰρ τὰ πλεῖστα βλάπτει παραγενομένη.’ ‘Τί ἰσχυρότατον;’ ‘ἀνάγκη· μόνον γὰρ ἀνίκητον.’ ‘Τί ῥᾷστον;’ ‘τὸ κατὰ φύσιν, ἐπεὶ πρὸς ἡδονάς γε πολλάκις ἀπαγορεύουσιν.’ » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §9'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. Cette lecture ainsi reproduite, mon cher '''Nicarque''', il se fit un moment de silence. Après quoi '''Thalès''' demanda à '''Niloxène''' si '''Amasis''' avait accepté de telles solutions. Il répondit que ce monarque avait accepté les unes et qu’il avait été mécontent des autres. « C’est qu’en effet », dit '''Thalès''', « il n’en est aucune qui soit irréprochable, et toutes sont grandement entachées d’erreur et d’ignorance. Ainsi, d’abord, comment le temps pourrait-il être ce qu’il y a de plus ancien, puisque, une partie étant écoulée, je le veux bien, une autre est le présent, une autre est l’avenir ? Le temps qui doit venir après nous est évidemment plus jeune que les hommes d’aujourd’hui, que les événements actuels. Croire que ce qu’il y a de plus habile, ce soit la vérité, c’est, à mon avis, ne pas émettre une autre opinion que celle-ci : l’oeil et la lumière sont tout un. Si du reste l’''Éthiopien'' a cru, ce qui est réel, la lumière plus belle que tout, pourquoi a-t-il négligé de nommer le soleil lui-même ? Des autres réponses, celle qui concerne la Divinité et le Génie est aussi téméraire que dangereuse ; et ce qu’il dit de la Fortune est tout à fait déraisonnable : car elle ne changerait pas avec tant de facilité, si elle était ce qu’il y a de plus puissant et de plus fort au monde. De même, la mort n’est pas ce qu’il y a de plus commun, puisqu’elle n’est pas commune aux vivants. Mais pour que nous ne semblions pas nous borner à redresser les réponses des autres, il faut y opposer nos propres solutions. Je m’y offre le premier, si '''Niloxène''' veut reprendre chaque question ». Telles que furent faites alors et les demandes et les réponses, je vais vous les reproduire aujourd’hui : Qu’y a-t-il de plus ancien ? C’est dieu, répondit '''Thalès''', attendu qu’il est incréé. — De plus grand ? L’espace : car si le monde contient le reste, à son tour il est contenu dans l’espace. — De plus beau ? Le monde : car tout ce qui est bien ordonné en fait partie. ― De plus habile ? Le temps : car c’est lui qui a découvert et qui découvrira tout. — De plus commun ? L’espérance : car ceux même qui n’ont rien autre chose la possèdent. — De plus utile ? La vertu : car elle rend toutes les autres choses utiles par le bon usage qu’elle en fait. — De plus nuisible ? Le vice : car il corrompt tout par sa présence. — De plus puissant ? La nécessité : car elle est seule invincible. De plus facile ? Ce qui est selon la nature : car, pour ce qui est du plaisir, il amène souvent la lassitude.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §9'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexion de '''Thalès''' sur les gouvernements où la loi est égale pour tous.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§11. Ἐπὶ τούτῳ '''Θαλῆς''' τὴν μήτε πλουσίους ἄγαν μήτε πένητας ἔχουσαν πολίτας.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §11'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§11. Après lui '''Thalès''' : « que c’est celle qui n’a ni des citoyens trop riches, ni des citoyens trop pauvres. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §11'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexion de '''Thalès''' sur la manière dont une maison doit être réglée.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§12. Τοῦτον οὖν ἄριστον ὁ '''Σόλων''' εἶπεν αὑτῷ δοκεῖν οἶκον, ὅπου τὰ χρήματα μήτε κτωμένοις ἀδικία μήτε φυλάττουσιν ἀπιστία μήτε δαπανῶσι μετάνοια πρόσεστιν. Ὁ δὲ '''Βίας''' ἐν ᾧ τοιοῦτός ἐστιν ὁ δεσπότης δι´ αὑτὸν οἷος ἔξω διὰ τὸν νόμον. Ὁ δὲ '''Θαλῆς''' ἐν ᾧ πλείστην ἄγειν τῷ δεσπότῃ σχολὴν ἔξεστιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §12'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§12. '''Solon''' déclara que, selon lui, « la meilleure maison est celle où le bien qui s’y trouve est possédé sans injustice, conservé sans défiance, dépensé sans repentir. » '''Bias''' : « celle où, à l’intérieur, le maître est, par respect pour lui-même, ce qu’il est au dehors par respect pour la loi. » '''Thalès''' : « celle où le maître peut avoir un très grand loisir. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §12'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XIV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de l’''espièglerie'' de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§14. [...] '''Ἐπιστήσαντος''' δὲ τοῦ λόγου τὸ συμπόσιον ὁ μὲν '''Θαλῆς''' ἐπισκώπτων εὖ φρονεῖν ἔφη τὸν '''Ἐπιμενίδην''' ὅτι μὴ βούλεται πράγματα ἔχειν ἀλῶν τὰ σιτία καὶ πέττων ἑαυτῷ, καθάπερ '''Πιττακός'''. « ἐγὼ γάρ, » εἶπε, « τῆς ξένης ἤκουον ᾀδούσης πρὸς τὴν μύλην, ἐν [[w:Eresós|''Ἐρέσῳ'']] γενόμενος, ἄλει, μύλα, ἄλει· καὶ γὰρ '''Πιττακὸς''' ἄλει μεγάλας ''Μυτιλάνας'' βασιλεύων. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §14'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§14. [...] Ces paroles ayant mis en arrêt les convives, '''Thalès''' dit en raillant qu’'''Epiménide''' avait bien raison de ne pas vouloir se donner l’embarras de moudre et de cuire lui-même son manger, comme faisait '''Pittacus''' : « Car je me souviens », ajouta-t-il, « qu’étant à ''Lesbos'', j’entendis mon hôtesse chanter à sa meule : Va ton train, meule, va ton train, puisque '''Pittacus''', le roi de la grande ''Mitylène'', s’occupe bien à moudre. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §14'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une doctrine de '''Thalès''' sur l’importance vitale de l’agriculture.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§15. [...] « Οὐδαμῶς, » ὁ '''Κλεόδωρος''', « ἔμοιγ´, » εἶπεν, « εἰ δεῖ τὸ φαινόμενον εἰπεῖν, καὶ μάλιστα παρακειμένης τραπέζης, ἣν ἀναιροῦσιν αἰρομένης τροφῆς φιλίων θεῶν βωμὸν οὖσαν καὶ ξενίων. ὡς δὲ '''Θαλῆς''' λέγει τῆς γῆς ἀναιρεθείσης σύγχυσιν τὸν ὅλον ἕξειν κόσμον, οὕτως οἴκου διάλυσις ἐστι· συναναιρεῖται γὰρ αὐτῇ πῦρ ἑστιοῦχον ἑστία κρατῆρες ὑποδοχαὶ ξενισμοί, φιλανθρωπότατα καὶ πρῶτα κοινωνήματα πρὸς ἀλλήλους, μᾶλλον δὲ σύμπας ὁ βίος, εἴ γε διαγωγή τίς ἐστιν ἀνθρώπου πράξεων ἔχουσα διέξοδον, ὧν ἡ τῆς τροφῆς χρεία καὶ παρασκευὴ τὰς πλείστας παρακαλεῖ. [...] »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §15'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§15. [...] « S’il faut dire ce que je pense », reprit '''Cléodème''', « ce n’est nullement mon avis, et surtout quand est dressée la table, que l’on supprime si la nourriture est supprimée et qui est l’autel des dieux amis et hospitaliers. Et s’il est vrai, comme dit '''Thalès''', que la suppression de la terre dût entraîner le désordre et la ruine du monde entier, de même anéantir la table ce serait anéantir la maison. Avec la table disparaîtraient le feu qui consacre le foyer, le foyer lui-même, les coupes, les réceptions, les hospitalités, qui sont les plus affectueux et les premiers rapports de communauté entre les hommes; ou plutôt disparaîtrait la vie entière, s’il est vrai que la vie soit une sorte de courant formé par la série des actes de l’homme, actes dont le plus grand nombre est commandé par le besoin et la préparation de la nourriture.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §15'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XVII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une parole sage de '''Thalès''' : Ne croire ni ses ennemis sur les choses croyables, ni ses amis sur les choses incroyables.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§17. τέλος δὲ γελάσας πρὸς ἡμᾶς « βούλομαι μέν, » ἔφη, « πρὸς τὸ παρὸν φράσαι τὸ προσηγγελμένον· ὀκνῶ δ´ ἀκούσας '''Θαλέω''' ποτ´ εἰπόντος ὅτι δεῖ τὰ μὲν εἰκότα λέγειν, τὰ δ´ ἀμήχανα σιωπᾶν. » Ὑπολαβὼν οὖν ὁ '''Βίας''' « ἀλλὰ καὶ τοῦτ´, » ἔφη, « '''Θαλέω''' τὸ σοφόν ἐστιν, ὅτι δεῖ τοῖς μὲν ἐχθροῖς καὶ περὶ τῶν πιστῶν ἀπιστεῖν, τοῖς δὲ φίλοις καὶ τὰ ἄπιστα πιστεύειν, ἐχθροὺς μέν, ἔγωγ´ ἡγοῦμαι, τοὺς πονηροὺς καὶ ἀνοήτους, φίλους δὲ τοὺς χρηστοὺς καὶ φρονίμους αὐτοῦ καλοῦντος. οὐκοῦν, »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §17'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§17. [...] A la fin il s’adressa à nous en éclatant de rire : « Je voudrais vous faire connaître, sans plus attendre, ce que '''Gorgias''' vient de me conter; et pourtant j’hésite, parce que j’ai autrefois entendu dire à '''Thalès''' qu’il faut dire les choses vraisemblables et taire les impossibles. « Mais, reprit '''Bias''', « c’est à '''Thalès''' aussi qu’appartient cette sage parole : qu’il faut ne pas croire ses ennemis même sur les choses croyables, et croire ses amis même sur celles qui ne le sont pas : par ennemis il entendait, je suppose, les méchants et les sots, par amis, les gens vertueux et sensés. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §17'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XXI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une doctrine de '''Thalès''' sur la résidence de l'âme dans toutes les parties du monde les plus essentielles.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§21. Μετὰ δὲ τοῦτον ὁ '''Ἀνάχαρσις''' εἶπεν ὅτι τοῦ '''Θαλέω''' καλῶς ὑπολαμβάνοντος ἐν πᾶσιν εἶναι τοῖς κυριωτάτοις μέρεσι τοῦ κόσμου καὶ μεγίστοις ψυχήν, [...].</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §21'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§21. Après '''Pittacus''', '''Anacharsis''' prit la parole : « Puisque, comme '''Thalès''' l’a magnifiquement établi, une âme réside dans toutes les parties du monde les plus essentielles, [...].</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §21'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Du démon de '''Socrate''' ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe VI.</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage de l’aversion de '''Thalès''' pour les [[w:Tyran|''tyrans'']].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">§6. Ταῦτα τοῦ '''Θεοκρίτου''' λέγοντος ὁ '''Λεοντίδης''' ἐξῄει μετὰ τῶν φίλων, ἡμεῖς δ´ εἰσελθόντες ἠσπαζόμεθα τὸν '''Σιμμίαν''' ἐπὶ τῆς κλίνης καθεζόμενον οὐ κατατετευχότα τῆς δεήσεως, οἶμαι, μάλα σύννουν καὶ διαλελυπημένον· ἀποβλέψας δὲ πρὸς ἅπαντας ἡμᾶς ‘ὦ '''Ἡράκλεις''',’ εἶπεν ‘ἀγρίων καὶ βαρβάρων ἠθῶν· εἶτ´ οὐχ ὑπέρευ '''Θαλῆς''' ὁ παλαιὸς ἀπὸ ξένης ἐλθὼν διὰ χρόνου τῶν φίλων ἐρωτώντων ὅ τι καινότατον ἱστορήκοι ’τύραννον‘ ἔφη ’γέροντα.‘ καὶ γὰρ ᾧ μηδὲν ἰδίᾳ συμβέβηκεν ἀδικεῖσθαι, τὸ βάρος αὐτὸ καὶ τὴν σκληρότητα τῆς ὁμιλίας δυσχεραίνων ἐχθρός ἐστι τῶν ἀνόμων καὶ ἀνυπευθύνων δυναστειῶν.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome II, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/demonsocrategr.htm Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate], §6'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§6. Pendant que [[w:Théocrite|'''Théocritos''']] [[#Théocrite|<span id="Théocrite_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] parlait, '''Léontidas''' sortit avec ses amis, et nous entrâmes chez '''Simmias''', que nous saluâmes affectueusement. Il était assis sur son lit, et j’attribuai à l’insuccès de sa demande son air pensif et affligé. Après nous avoir regardés tous : « Par '''Hercule''' ! s’écria-t-il, quelles mœurs sauvages et barbares ! Eh bien ! n’avait-il pas cent fois raison le '''Thalès''' des anciens jours ? Comme il était revenu d’un long voyage à l’étranger, ses amis lui demandaient ce qu’il avait vu de plus curieux : « Un tyran parvenu à la vieillesse », répondit-il. Car ceux même qui n’ont pas éprouvé de la part d’un despote une injustice personnelle, supportent avec peine le poids et la dureté d’un semblable régime. On déteste tout pouvoir qui est en dehors de la loi et qui ne veut rendre de comptes à personne. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/74|Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate]], [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/83|§6]]'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Théocrite_back|<span id="Théocrite"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θεόκριτος / Theókritos [[wikt:en:Θεόκριτος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ de l’adjectif et du nom commun θεός / theós [[wikt:en:θεός#Ancient_Greek|(en)]], « divin, dieu, divinité »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du verbe κρίνω / krínō, « 1. (transitif) Séparer, diviser, distinguer entre deux choses ou personnes ou parmi un groupe de choses ou de personnes. 2. (transitif) Commander, organiser. 3. S’enquérir, enquêter. 4. Sélectionner, choisir, préférer. 5. (transitif) Trancher un différend ou un concours ; (intransitif) Porter un jugement, prendre une décision : • (voix moyenne, voix passive) Décider d’un concours ; (voix moyenne et voix passive) Se disputer, se disputer, se quereller. 6. Décider ou juger [+accusatif et infinitif = que quelque chose fait quelque chose], [+accusatif et accusatif = que quelque chose est quelque chose]. 7. Discerner entre le bien et le mal. 8. Juger, prononcer. 9. Traduire en justice, accuser. 10. Condamner, critiquer. 11. Sécréter, cacher, dissimuler. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + le suffixe adjectival récessif‎ -τος / -tos [[wikt:en:-τος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">''Poète'', auteur de [[w:Mime|''mimes'']] (imitations comiques du langage ou des gestes), d’[[w:Poésie_pastorale|''idylles pastorales'']] et de [[w:Épopée|''contes épiques'']].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:310_av._J.-C.|-310]]<sup>[[w:IVe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, à [[w:Théocrite#cite_ref-2|''Syracuse'']] — {{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}} [[w:250_av._J.-C.|-250]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>)'''<br /><br /> </div>{{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§6. Pendant que '''Théocritos''' discourait ainsi, '''Léontidas''' sortit avec ses amis ; nous entrâmes et saluâmes '''Simmias''', qui était assis sur son lit, tout soucieux et triste, parce que sa demande avait été rejetée sans doute. En nous regardant tous, il s’écria : « '''Héraclès''' ! les moeurs sauvages et barbares ! Ah ! que '''Thalès''' l’ancien avait raison de répondre, lorsqu’après un long voyage à l’étranger ses amis lui demandaient ce qu’il avait remarqué de plus extraordinaire : « Un tyran âgé ». Même un homme qui a eu la chance de n’être pour son compte victime d’aucune injustice exècre déjà le poids et la dureté de ce commerce et est ennemi des dictatures, des dominations arbitraires.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome II, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/demonsocrate.htm Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate], §6'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les [[w:Alimentation_en_Grèce_antique#Banquets|''Symposiaques'']] [[#Symposiaques|<span id="Symposiaques_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], ou questions de table ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Symposiaques|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Symposiaques_back|<span id="Symposiaques"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun grec ancien συμπόσιον / sympósion [[wikt:en:συμπόσιον#Ancient_Greek|(en)]], « Seconde partie d’un repas pendant laquelle un groupe restreint de convives buvaient et discutaient sur un sujet. » ; <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun σῠμπότης / sŭmpótēs [[wikt:en:συμπότης#Ancient_Greek|(en)]], « compagnon de boisson » ; <br /><p style="margin: 0 4em; text-indent: 15px;">➥ du préfixe σῠν- / sŭn- [[wikt:en:συν-#Ancient_Greek|(en)]], « avec, ensemble » ;<br /><p style="margin: 0 4em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du nom commun ποτής / potḗs [[wikt:en:ποτής#Ancient_Greek|(en)]], « boisson » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du suffixe -ῐον / -ĭon [[wikt:en:-ιον#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Entretiens dans un banquet, propos de table. '''<br /><br /> </div>{{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Livre III</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ====== <div style="text-align: center;">Question VI. Sur le temps où il est à propos de se rapprocher d’une femme.</div> ====== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage du statut marital de '''Thalès''' et de sa relation avec sa mère</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">Καθάπερ οὖν '''Θαλῆς''' ὁ σοφὸς ὑπὸ τῆς μητρὸς ἐνοχλούμενος γῆμαι κελευούσης πῶς ὑπεξέφυγε παρήγαγε λέγων πρὸς αὐτὴν ἐν ἀρχῇ μέν « οὔπω καιρὸς ὦ μῆτερ, » ὕστερον δ´ « οὐκέτι καιρὸς ὦ μῆτερ », οὕτως ἄρα καὶ πρὸς ἀφροδίσια κράτιστον {ἔσται} ἔχειν ἕκαστον, ὥστε κατακλινόμενον λέγειν «οὔπω καιρός», ἀνιστάμενον δ´ « οὐκέτι καιρός ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sympos3.htm#VI Προβλημα Ϛ. Περὶ καιροῦ συνουσίας. - Question VI. Quel est le temps le plus propre à l'amour?]'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div></div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ainsi donc, comme le sage '''Thalès''', fatigué par sa mère qui l’engageait à se marier, trouva le moyen de lui échapper et de lui donner le change en lui disant une première fois : « Il n’est pas encore temps, ma mère », et, lorsqu’elle insistait encore après qu’il avait passé l’âge : « Il n’est plus temps » ; de même, pour ce qui regarde les plaisirs de l’amour, le mieux sera que chacun se détermine à dire, en se mettant au lit : « Il n’est pas temps encore », et, en sortant du lit : « il n’est plus temps ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/268|Question VI. Sur le temps où il est à propos de se rapprocher d’une femme]], [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/271|§3]]'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Le sage '''Thalès''', pressé par sa mère de se marier, lui répondit avec beaucoup d’adresse. Au commencement, il lui dit : Ma mère, il n’est pas encore temps. Quand il eut passé la fleur de son âge, et qu’elle lui fit de nouvelles instances, il lui répondit : Il n’est plus temps. De même, par rapport à la question proposée, le mieux serait que chacun pût se dire le soir en se couchant : Il n'm’est pas encore temps ; et le matin, quand il se lève : Il n’est plus temps. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sympos3.htm#VI Προβλημα Ϛ. Περὶ καιροῦ συνουσίας. - Question VI. Quel est le temps le plus propre à l'amour?]'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== De la malignité d’'''Hérodote''' ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les opinions des Philosophes ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Livre I</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre II</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre III</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre IV</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les animaux de terre ont-ils plus d'adresse que ceux de mer? ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== D’'''Isis''' et d’'''Osiris'''==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IX.</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage d’un voyage de '''Thalès''' en ''Égypte'', de rencontres avec des prêtres et de récit sur leur divinités.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">§9. [...] '''Ἑκαταῖος''' δ´ ὁ ''Ἀβδηρίτης'' φησὶ τούτῳ καὶ πρὸς ἀλλήλους τῷ ῥήματι χρῆσθαι τοὺς ''Αἰγυπτίους'', ὅταν τινὰ προσκαλῶνται· προσκλητικὴν γὰρ εἶναι τὴν φωνήν. Διὸ τὸν πρῶτον θεόν, ὃν τῷ παντὶ τὸν αὐτὸν νομίζουσιν, ὡς ἀφανῆ καὶ κεκρυμμένον ὄντα προσκαλούμενοι καὶ παρακαλοῦντες ἐμφανῆ γενέσθαι καὶ δῆλον αὐτοῖς ''Ἀμοῦν'' λέγουσιν.<br /><p style="text-indent: 15px">§10. Ἡ μὲν οὖν εὐλάβεια τῆς περὶ τὰ θεῖα σοφίας '''Αἰγυπτίων''' τοσαύτη {ἦν}, μαρτυροῦσι δὲ καὶ τῶν ''Ἑλλήνων'' οἱ σοφώτατοι, '''Σόλων''' '''Θαλῆς''' '''Πλάτων''' '''Εὔδοξος''' '''Πυθαγόρας''', ὡς δ´ ἔνιοί φασι, καὶ '''Λυκοῦργος''' εἰς ''Αἴγυπτον'' ἀφικόμενοι καὶ συγγενόμενοι τοῖς ἱερεῦσιν.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1870<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. [...] '''Hécatée''' d’''Abdère'' dit que les ''Égyptiens'' emploient ce mot pour s’appeler les uns les autres, attendu qu’il est essentiellement appellatif. C’est pourquoi, s’adressant au premier Dieu, le même, selon eux, que l’Univers, comme à un être invisible et caché, ils l’exhortent avec supplications, en l’appelant "Amoun", à se faire voir et à se découvrir à eux. Voilà jusqu’à quel point était grande la réserve qui caractérisait la philosophie religieuse des ''Égyptiens''.<br /><p style="text-indent: 15px">§10. C’est ce que témoignent les plus éclairés d’entre les ''Grecs'': '''Solon''', '''Thalès''', '''Platon''', '''Eudoxe''', '''Pythagore''', et aussi, d’après quelques-uns, '''Lycurgue'''. Ils étaient allés en ''Égypte'' et avaient eu des conférences avec les prêtres. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §§9, 10'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Sur_Isis_et_Osiris|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. [...] '''Hécatée''' d’''Abdère'' dit que les ''Egyptiens'' s’en servent pour s’appeler les uns les autres; que ce nom est de sa nature appellatif ; que ce peuple , qui croit que le premier des dieux, qu’il confond avec l’univers, est un dieu caché et inconnu, l’invoque et le prie de se découvrir à eux, en lui disant ''Amoun'' ;<br /><p style="text-indent: 15px">§10. tant ce peuple portait de retenue et de réserve dans sa philosophie religieuse ! C’est ce qu'attestent unanimement les plus sages d’entre les ''Grecs'', '''Solon''', '''Thalès''', '''Platon''', '''Eudoxe''', '''Pythagore''', et, suivant quelques uns, '''Lycurgue''' lui-même, qui tous voyagèrent en ''Egypte'', et y conférèrent avec les prêtres du pays.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §§9, 10'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XXXIV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la théorie de '''Thalès''' de l’eau principe de tous les êtres.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ἥλιον δὲ καὶ Σελήνην οὐχ ἅρμασιν ἀλλὰ πλοίοις ὀχήμασι χρωμένους περιπολεῖν φασιν αἰνιττόμενοι τὴν ἀφ´ ὑγροῦ τροφὴν αὐτῶν καὶ γένεσιν. Οἴονται δὲ καὶ '''Ὅμηρον''' ὥσπερ '''Θαλῆν''' μαθόντα παρ´ ''Αἰγυπτίων'' ὕδωρ ἀρχὴν ἁπάντων καὶ γένεσιν τίθεσθαι· τὸν γὰρ '''Ὠκεανὸν''' '''Ὄσιριν''' εἶναι, τὴν δὲ '''Τηθὺν''' '''Ἶσιν''' ὡς τιθηνουμένην πάντα καὶ συνεκτρέφουσαν. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1870<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ils disent que le soleil et la lune parcourent leur route perpétuelle non pas sur des chars, mais sur des bâtiments de navigation: signifiant par là, que c’est le principe humide qui les entretient et qui leur a donné naissance. Ils croient aussi que c’est des ''Egyptiens'' qu’'''Homère''', et après lui '''Thalès''', ont appris à établir l’eau comme principe générateur de tous les êtres. Ils veulent qu’'''Osiris''' soit l’'''Océan''', qu’'''Isis''' soit '''Téthys''', laquelle nourrit et entretient tout ce qui existe.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Sur_Isis_et_Osiris|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ils disent que le soleil et la lune parcourent les cieux, portés, non sur des chars, mais sur des vaisseaux, pour signifier que tout est nourri et mis en mouvement par l’eau. Ils pensent que c’est des ''Egyptiens'' qu’'''Homère''' et '''Thalès''' avaient pris cette opinion, que l’eau est le principe de tous les êtres, qu’'''Osiris''' est l’'''Océan''', et qu’'''Isis''' est '''Thétis''', qui nourrit et alimente toutes les substances.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Valère_Maxime|'''Valère Maxime''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Valère_Maxime|<sup>📚</sup>]] == === Actions et paroles mémorables, VII, § 2 === :8. Il y a aussi un mot admirable de Thalès. On lui demandait si les actions des hommes échappaient à la connaissance des dieux. "Leurs pensées non plus", répondit-il. Aussi faut-il nous appliquer à avoir, je ne dis pas seulement les mains, mais encore le cœur pur, dans la persuasion que la divinité est témoin des mouvements les plus secrets de nos âmes. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Tatien_le_Syrien|'''Tatien''']] le [[w:Assyrie_(province_romaine)|''Syrien'']] ''(vers [[w:120|120]], en [[w:Halicarnasse|''Halicarnasse'']] en [[w:Assyrie_(province_romaine)|Assyrie]] — vers [[w:173|173]], en Assyrie)'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Tatien_le_Syrien|<sup>📚</sup>]] == === Discours aux Grecs, 41 === = [[w:Lucien_de_Samosate|'''Lucien de Samosate''']] ''(vers [[w:120|120]], à [[w:Samosate|Samosate]] — vers [[w:180|180]], en [[w:Égypte_romaine_et_byzantine|Égypte]])'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Lucien_de_Samosate|<sup>📚</sup>]] = === Dialogues des morts === https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6227866x/f7.item https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6227866x/f103.double === Hippias ou le bain === :(2) Mon but est de prouver que les constructeurs de machines qui méritent le plus notre admiration sont ceux qui, distingués par leur science théorique, ont laissé en outre à la postérité des monuments de leur art et des œuvres de leur génie, tandis que les hommes, qui se sont seulement exercés dans la parole méritent plutôt le nom de sophistes que celui de savants. C'est sur la liste traditionnelle de ces artistes que nous voyons figurer Archimède et Socrate de Cnide, qui inventèrent, l'un les moyens de soumettre à Ptolémée la ville de Memphis, sans recourir à un siège, mais en détournant et en divisant le cours du Nil ; l'autre, ceux d'incendier les galères des ennemis. Avant eux, Thalès de Milet, ayant promis à Crésus de faire passer à pied sec à son armée les eaux du fleuve Halys, imagina de les détourner en une seule nuit derrière le camp ; et pourtant ce n'était pas un mécanicien de profession, mais un sage d'un esprit inventif et à l'intelligence duquel on pouvait s'en rapporter. === Exemples de longévité === :(18) Solon, Thalès et Pittacus, que l'on compte au nombre des Sept sages, vécurent chacun cent années. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Clément_d%27Alexandrie|'''Clément''']] d'[[w:Histoire_d%27Alexandrie#Annexion|''Alexandrie'']] ''(vers [[w:150|150]]'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Athènes#Antiquité|Athènes]] — vers [[w:215|215]]'' <sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Kayseri|Kayseri]])'' [[s:Auteur:Clément_d’Alexandrie|<sup>📚</sup>]] == === Stromates, I, 65 === <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Claude_Élien|'''Claude Élien''']] ''(vers [[w:175|175]]''<sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Préneste|Préneste]] — vers [[w:235|235]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', en [[w:Rome_antique|Rome]])'' [[s:Auteur:Élien_le_sophiste|<sup>📚</sup>]] == === Histoires diverses === :On a vu des philosophes à la tête des affaires publiques : d'autres, se bornant à cultiver leur raison, ont passé leur vie dans le repos. Entre les premiers sont Zaleucus et Charondas qui réformèrent, l'un, le gouvernement des Locriens, l'autre, d'abord celui des Catanéens, puis, après qu'il eut été exilé de Catane, celui des Rhéginiens. Archytas servit utilement les Tarentins. Les Athéniens durent tout à Solon. Bias et Thalès rendirent les mêmes services à l'Ionie, Chilon à Lacédémone, Pittacus à Mitylène, Cléobule à Rhodes. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Sextus_Empiricus|'''Sextus Empiricus''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:IIe_siècle|II<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Sextus_Empiricus|<sup>📚</sup>]] == Hypot III, 30, et Liv I contre les phys., sect. 319 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9796311p/f305.item.r=thales <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Lactance|'''Lactance''']] ''(vers [[w:250|250]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Henchir_Kssiba#Histoire|Civitas Popthensis]] — vers [[w:325|325]]''<sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'', en [[w:Gaule#La_Gaule_dans_l'Antiquité_tardive|Gaule]])'' == Épit. 4 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282068z/f300.image.r=thales) Inst. 111, 16 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282068z/f621.item.r=thales) <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Jamblique|'''Jamblique''']] ''(vers [[w:250|250]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Qinnasrīn|Chalcis ad Belum]] — vers [[w:333|333]]''<sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'')'' == === Vie de Pythagore === ==== chap. II ==== (https://web.archive.org/web/20110721184914/http://www.aurumsolis.info/index.php?option=com_phocadownload&view=category&download=1%3Aiamblichus-the-pythagorean-life&id=19%3Awritings-from-the-founders&Itemid=143&lang=en) <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Eusèbe_de_Césarée|'''Eusèbe''']] de [[w:Césarée#Césarée_au_début_du_christianisme|''Césarée'']] ''(vers [[w:265|265]]'' <sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à Césarée — [[w:340|340]]'' <sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'', à Césarée)'' [[s:Auteur:Eusèbe_de_Césarée|<sup>📚</sup>]] == Preparation Évangélique, XI, 2 Prepar. évang. I, 8, page 22-25 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9796311p/f310.image.r=thales <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Diogène_Laërce|'''Diogène Laërce''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Diogène_Laërce|<sup>📚</sup>]] == ''Ce texte est un extrait de la traduction de Robert Genaille (1933)'' Thalès[1], au dire d’Hérodote, de Douris et de Démocrite, était fils d’Examios et de Cléobuline, et membre de la famille des Thélides, Phéniciens descendant en droite ligne d’Agénor[2] et de Cadmus[3], s’il faut en croire Platon. Le premier, il porta le nom de sage, au temps où Damasias était archonte à Athènes[4]. C’est sous le même archontat que fut créée l’expression : « les sept sages » (cf. Démocrite de Phalère, Registre des Archontes). Thalès fut inscrit comme citoyen de Milet quand il vint dans cette ville avec Nélée chassé de Phénicie. Une autre tradition très courante veut qu’il soit natif de Milet et qu’il descende d’une bonne famille. Il s’occupa de politique avant d’étudier la nature. On croit qu’il ne laissa aucun écrit, car l’Astrologie nautique qu’on lui attribue est de Phocos de Samos. Callimaque[5] croit qu’il découvrit la Petite Ourse et le raconte en vers iambiques : Il mesura, dit-on, les étoiles du Chariot Sur quoi les Phéniciens règlent leur navigation. D’autres auteurs disent qu’il écrivit seulement deux ouvrages, un sur le solstice et un sur l’équinoxe, car il pensait le reste inaccessible. Il passe pour avoir le premier étudié l’astrologie et prédit les éclipses de soleil et les solstices (cf. Eudème, Histoire de l’astrologie)[6]. Xénophane et Hérodote le louent à ce propos, et leur témoignage est confirmé par celui d’Héraclite et de Démocrite. On dit encore (cf. le poète Choirilos) qu’il fut le premier à affirmer l’immortalité des âmes. Le premier il dessina la course du soleil d’un solstice à l’autre, et démontra que comparée au soleil, la lune en est la cent vingtième partie. C’est encore lui qui fixa à trente jours la durée du mois, et qui écrivit le premier traité sur la Nature. Aristote et Hippias disent aussi qu’il accordait une âme aux choses qu’on croit inanimées ; il en donnait pour preuve l’ambre et la pierre de Magnésie. Selon Pamphile[7], il apprit des Égyptiens la géométrie, inscrivit dans un cercle le triangle rectangle, et pour cette découverte immola un bœuf. D’autres, comme Apollodore le calculateur, attribuent cette invention à Pythagore. Thalès a encore développé et précisé l’invention du Phrygien Euphorbe citée par Callimaque dans ses Iambes et concernant le triangle scalène, et tout ce qui touche aux considérations sur les lignes. Il semble encore avoir été en politique un homme de bon conseil. Ainsi, quand Crésus[8] envoya une ambassade aux Milésiens pour demander leur alliance, il s’y opposa, et son intervention sauva la ville, puisque Cyrus l’emporta. Héraclite cite une opinion de Clytos selon laquelle Thalès aurait eu une vie retirée et solitaire. Les uns disent qu’il se maria et eut un fils nommé Kibissos. D’autres prétendent qu’il resta célibataire et adopta le fils de sa sœur, qu’on lui demanda un jour pourquoi il ne cherchait pas à avoir des enfants, et qu’il répondit : « Par amour pour les enfants. » Sa mère l’exhortait à se marier, il lui répondit : « Non, par Zeus, il n’est pas encore temps. » Elle l’y invita une nouvelle fois quand il eut pris de l’âge, mais il lui dit : « Il n’est plus temps. » D’après Hiéronyme de Rhodes (Notes, livre II), il voulut montrer combien il était facile de s’enrichir ayant prévu pour l’année une abondante récolte d’huile, il prit à loyer une oliveraie et gagna beaucoup d’argent[9]. Il soupçonna que l’eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu’il découvrit les saisons de l’année, et qu’il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d’aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. A ce propos, Hiéronyme dit qu’il mesura les Pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle de notre corps. Si l’on en croit Minuès, il vivait au temps de Thrasybule, qui fut tyran de Milet[10]. L’histoire du trépied trouvé par des pêcheurs et dédié aux sages par le peuple de Milet est bien connue. Des jeunes gens d’Ionie achetèrent à des pêcheurs milésiens leur coup de filet. Ils tirèrent de l’eau un trépied. On se querella et les Milésiens envoyèrent une ambassade à Delphes. Voici quel fut l’oracle de la divinité : Race de Milet, tu interroges Phébus au sujet d’un trépied ? Au plus sage de tous, je donne ce trépied[11]. Ils le donnent alors à Thalès, qui le donne à un autre, et cet autre à un autre, et ainsi de suite jusqu’à Solon, qui, déclarant que seul le dieu était le plus sage de tous, rendit le trépied à Delphes. Callimaque, dans ses Iambes, rapporte cette histoire autrement ; il la tient de Léandre de Milet. Il dit qu’un certain Bathyclès d’Arcadie laissa en mourant une coupe pour qu’elle fût donnée à l’homme le plus sage. Elle fut donc donnée à Thalès, et après être passée de main en main et avoir fait le tour des sages, elle revint à Thalès. Celui-ci en fit don alors à Apollon de Didyme, en ces termes selon le poème de Callimaque : Thalès me donne au protecteur du peuple du Nil, Thalès qui a reçu deux fois ce présent, ce qui, en prose, se dit ainsi : « Thalès de Milet, fils d’Examios, à Apollon delphien, ce présent qu’il a reçu deux fois des Grecs. » Celui qui portait la coupe de sage en sage, le fils de Bathyclès, s’appelait Thyrion (cf. Éleusis, Livre sur Achille, et Alexon de Mynde, Fables, livre IX). Eudoxe de Cnide et Évanthès de Milet disent de leur côté qu’un ami de Crésus reçut du roi un vase d’or, pour le donner au plus sage des Grecs, qu’il le donna à Thalès et que ce vase parvint jusqu’à Chilon. Celui-ci consulta la Pythie, pour savoir qui était plus sage que lui. Elle répondit que c’était Myson (je parlerai de lui : Eudoxe le met parmi les sages à la place de Cléobule et Platon à la place de Périandre.) Voici la réponse que lui fit la Pythie : Il y a un habitant de l’Oeta, Myson, né à Chénée, Qui plus que toi est riche de sages pensées. L’homme qui consulta l’oracle pour Chilon s’appelait Anacharsis. Dédale le Platonicien et Cléarque disent que la coupe fut envoyée par Crésus à Pittacos, et que c’est ainsi qu’elle passa de main en main. D’après Andron, d’autre part (Livre du trépied), les Argiens décidèrent que le trépied serait attribué comme prix de vertu au plus sage des Grecs. Aristodème de Sparte fut choisi et c’est lui qui donna le trépied à Chilon. Alcée est aussi partisan d’Aristodème dont il parle dans les vers suivants : :Comme jadis Aristodème, dit-on, :Prononça à Sparte cette parole bien juste : :C’est de l’argent, un homme, oui de l’argent, :Car l’homme vertueux n’est jamais pauvre. D’autres disent encore que Périandre envoya à Thrasybule, tyran de Milet, un navire chargé, que ce navire fit naufrage dans la mer de Cos, et que quelque temps après le trépied fut trouvé par des pêcheurs. Phanodicos dit que le trépied fut trouvé dans la mer Attique, porté à la ville, et que l’assemblée du peuple s’étant réunie le fit porter à Bias. Pourquoi cela, je le dirai quand je parlerai de Bias. Selon d’autres auteurs, le trépied avait été fabriqué par Héphaïstos et donné en présent de la part de ce dieu à Pélops lors de son mariage. Il vint ensuite à Ménélas, fut enlevé avec Hélène par Alexandre, jeté dans la mer de Cos à l’instigation de la Spartiate qui prévoyait qu’il serait un sujet de querelle. Plus tard, en ce lieu, des Lébédiens achetèrent le produit d’un coup de filet et c’est le trépied qui fut tiré de l’eau. Il y eut querelle avec les pêcheurs, on vint jusqu’à Cos, et comme on ne s’accordait pas, on s’adressa à Milet, qui était la capitale. Les Milésiens envoyèrent des députés qui ne furent pas écoutés, aussi firent-ils la guerre aux gens de Cos. Comme de chaque côté il mourait beaucoup de gens, l’oracle déclara qu’il fallait donner le trépied au plus sage. Les deux camps s’entendirent alors pour l’attribuer à Thalès, qui par la suite le consacra à Apollon de Didyme. Pour en revenir à la réponse de l’oracle aux gens de Cos, elle disait ceci : La querelle entre Ioniens et Méropes ne cessera pas Avant que le trépied d’or qu’Héphaïstos jeta dans la mer N’ait quitté votre ville pour la maison de l’homme Qui connaît le présent, l’avenir et le passé. La réponse aux Milésiens fut la suivante : Race de Milet, tu interroges Phoebus au sujet d’un trépied... comme il a été dit plus haut. En voilà assez sur ce sujet[12]. Hermippe, dans ses Vies, rapporte à Thalès ce qui est dit par d’autres de Socrate : il aimait à dire qu’il remerciait la fortune de trois choses : d’être un humain et non une bête, d’être un homme et non une femme, enfin d’être un Grec, et non un barbare. On raconte encore qu’étant sorti de chez lui pour contempler les astres, il tomba dans un puits[13]. Une vieille femme survenant se moqua de lui en ces mots : « Comment, Thalès, toi qui n’es pas capable de voir ce qui est à tes pieds, t’imagines-tu pouvoir connaître ce qui est dans le ciel ? » Timon[14] a bien connu aussi la science de Thalès en astronomie, et dans ses Silles, il le loue en ces termes : Comme Thalès, un des sept sages, qui fut savant astronome. L’Argien Lobon dit que ses écrits font un total de quelque deux cents vers, et que sous sa statue on écrivit : Thalès de Milet repose ici dans le sol qui l’a nourri, Il fut un sage, et le premier des astrologues. Voici un de ses poèmes : Le trop parler n’est pas marque d’esprit. Trouvez une seule chose sage, Choisissez une seule chose belle, Et vous clouerez le bec à bien des bavards. On lui attribue encore les sentences suivantes : de tous les êtres, le plus ancien, c’est Dieu, car il n’a pas été engendré ; le plus beau, c’est le monde, car il est l’ouvrage du dieu ; le plus grand, c’est l’espace, car il contient tout ; le plus rapide, c’est l’esprit, car il court partout ; le plus fort, c’est la nécessité, car elle vient à bout de tout ; le plus sage, c’est le temps, parce qu’il découvre tout. La mort, dit-il, ne diffère en rien de la vie. On lui répond : « Pourquoi, alors, ne te donnes-tu pas la mort ? » ; « Parce que vie ou mort, c’est tout un », réplique-t-il. Quelqu’un lui demande ce qui du jour ou de la nuit fut créé d’abord ; il répond : « La nuit est en avance d’un jour. » On lui demande si les mauvaises actions d’un homme échappent au regard des dieux. Il répond : « Ils voient même les mauvaises pensées. » Un homme adultère lui demandait s’il pouvait jurer qu’il n’avait pas commis d’adultère. Il répondit : « Le parjure n’est pas pire que l’adultère. » On lui demandait ce qui était difficile : « Se connaître » dit-il ; ce qui était facile : donner un conseil à autrui ; ce qui était le plus doux : jouir ; ce que c’était que la divinité : un être sans commencement ni fin ; encore une chose difficile : voir un tyran âgé ; comment supporter aisément l’infortune : en voyant ses ennemis plus malheureux encore ; comment vivre vertueusement : en ne faisant pas ce que nous reprochons à autrui ; qui est heureux : l’homme bien portant, riche, courageux et instruit. Il disait encore que l’on doit penser à ses amis aussi bien en leur absence qu’en leur présence, que la beauté ne vient pas d’un beau visage, mais de belles actions. « Ne t’enrichis pas injustement, conseillait-il, et veille à ne pas être cité en justice pour de mauvaises paroles contre tes proches et tes amis. Comme tu traites tes parents, tes enfants te traiteront. » Du Nil[15] il disait qu’il débordait quand ses eaux étaient repoussées par les vents étésiens qui soufflent contre son cours. Apollodore dans ses Chroniques dit que Thalès naquit la première année de la trente-cinquième olympiade[16]. Il mourut dans sa soixante-dix-huitième année ou, comme le dit Sosicrate, dans sa quatre-vingt-dixième année, car ce fut dans la cinquante-huitième olympiade. Il vécut du temps de Crésus, auquel il promit de faire traverser l’Hallys[17] sans pont, en détournant le cours du fleuve. Il y eut cinq autres personnages du nom de Thalès (cf. Démétrios de Magnésie, Homonymes) : un rhéteur de Callatie, au style prétentieux, un peintre de Sicyone, de noble origine, un troisième, très ancien, du temps d’Hésiode, d’Homère et de Lycurgue, un quatrième, mentionné par Douris dans son traité de la peinture, un cinquième, plus jeune et peu connu, cité par Denys dans ses Critiques. Pour en revenir à notre sage, il mourut en regardant les jeux gymniques, pour avoir eu trop chaud et trop soif et par suite de sa fatigue et de son grand âge. Voici son épitaphe : :Ce tombeau, certes, est bien petit, :Mais la renommée de l’homme est allée au ciel. :C’est celui de Thalès le très sage. J’ai écrit sur lui les vers suivants dans le premier livre de mes épigrammes ou « vers de mètres divers[18] : :Tandis qu’il regardait les jeux, ô Zeus Hélios, :Tu as ravi du stade le sage Thalès. :Je te loue de l’avoir rapproché du ciel. Il était si vieux :Que de la terre il ne pouvait plus voir les astres. Thalès est l’auteur du fameux « connais-toi toi-même » qu’Antisthène (Livre des Filiations) attribue à Phémonoé, en déclarant que Chilon se l’appropria mensongèrement. Sur les sept sages, qu’il est juste de citer maintenant l’un après l’autre, voici la tradition. Damon de Cyrène, qui blâme tous les philosophes dans ses écrits, s’attaque surtout aux sept sages. Anaximène dit que tous étaient poètes. Dicéarque dit qu’ils n’étaient ni sages ni philosophes, mais hommes d’esprit et législateurs. Archétimos de Syracuse a décrit leurs assemblées chez Cypsélos[19] et dit qu’il y assista personnellement. Euphoros dit que tous, sauf Thalès, fréquentèrent Crésus. D’autres disent qu’ils se réunirent à Panionium, à Corinthe et à Delphes. On rapporte même leurs paroles, et qui a prononcé telle ou telle. Exemple : Le Spartiate Chilon fut sage, Lui qui dit : Rien de trop, Tout est bien qui vient en son temps ! On n’est pas d’accord sur leur nombre. Léandre, au lieu de Cléobule et de Myson, met Léophante, fils de Gorsias, ou Lébédios d’Éphèse et Épiménide de Crète. Platon, dans le Protagoras[20], met Myson à la place de Périandre. Éphoros met Anacharsis à la place de Myson et d’autres ajoutent Pythagore. Selon Dicéarque, il y en a quatre sur qui tout le monde est d’accord : Thalès, Bias, Pittacos et Solon. Le même auteur en nomme six autres, parmi lesquels il en choisit trois : Aristodème, Pamphile, le Lacédémonien Chilon, Cléobule, Anacharsis et Périandre. D’autres ajoutent Acousilaos, Caba ou Scala, un Argien. Hermippe, dans son livre sur les sages, dit qu’ils furent dix-sept et que chacun en choisit sept selon ses préférences. Ce sont Solon, Thalès, Pittacos, Bias, Chilon, Cléobule, Périandre, Anacharsis, Acousilaos, Épiménide, Léophante, Phérécyde, Aristodème, Pythagore, Lasos, fils de Charmantidas ou de Sisambrinos ou, selon Aristoxène, de Chabrinus, Hermonée, Anaxagore. Hippobotos (Catalogue des Philosophes) les inscrit ainsi : Orphée, Linos, Solon, Périandre, Anacharsis, Cléobule, Myson, Thalès, Bias, Pittacos, Épicharme et Pythagore. Voici des lettres attribuées à Thalès[21] : ==== Thalès à Phérécyde ==== « J’apprends que vous vous disposez à présenter aux Grecs le premier traité ionien des choses divines. Vous agiriez peut-être plus sagement en lisant votre ouvrage à vos amis, qu’en communiquant à n’importe quelles gens des écrits qui ne peuvent guère leur être utiles. « Si cela vous plaît, j’aimerais profiter de vos recherches et, si vous m’y invitez, je viendrai vous trouver au plus tôt. Car Solon d’Athènes et moi, qui avons déjà traversé deux fois la mer pour aller visiter la Crète, et pour aller en Égypte nous entretenir avec les prêtres et les astronomes du lieu, nous sommes assez sages pour ne pas hésiter à la traverser de nouveau pour aller vous voir. « Je parle de Solon, parce qu’il viendra avec moi si vous le permettez. Vous êtes un sédentaire, vous allez rarement en Ionie, vous n’aimez guère aller voir les étrangers, et vous ne songez, j’imagine, qu’à écrire. « Mais nous qui n’écrivons pas, nous parcourons volontiers la Grèce et l’Italie. » ==== Thalès à Solon ==== « Si vous quittez Athènes, vous aurez, je crois, tout avantage à venir vous établir à Milet, parmi les colons athéniens. Il n’y a là pour vous aucun danger. Si vous hésitez, sous prétexte que nous, Milésiens, sommes gouvernés par un tyran (je sais que vous haïssez tout pouvoir absolu), songez du moins que vous aurez plaisir à vivre avec nous qui sommes vos amis. Je sais que Bias vous a écrit et vous invite à aller à Priène. Si vous trouvez préférable d’habiter la ville de Priène, j’irai vivre là-bas avec vous. » <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Ausone|'''Ausone''']] ''([[w:309|309]]/[[w:310|310]], à [[w:Bazas|Bazas]] ou à [[w:Bordeaux#Burdigala,_cité_romaine_(Ier_siècle_-_Ve_siècle)|Bordeaux]] — [[w:394|394]]/[[w:395|395]], entre [[w:Langon_(Gironde)|Langon]] et [[w:La_Réole|La Réole]])'' <sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Ausone|<sup>📚</sup>]] == === Le Jeu des Sept Sages === :Thalès a trouvé [texte grec] pour nous défendre de nous porter cautions, parce qu'il y a du danger à répondre ainsi pour d'autres[iv]. Nous donnons-là un avis qui ne plaira pas beaucoup aux emprunteurs. :THALÈS : Je suis Thalès de Milet ; j'ai dit, comme le poète Pindare, que l'eau est, le principe de toute chose. C'est à moi que des pêcheurs donnèrent autrefois [un trépied d'or] qu'ils avaient tiré de la mer : ils m'avaient choisi pour obéir au dieu de Délos, qui envoyait ce présent à un sage. Je refusai de le recevoir, je le leur rendis pour le porter à d'autres que je croyais plus dignes. Envoyé à tous les sept Sages, et renvoyé par eux, il nie fut rapporté. Je le reçus alors pour le consacrer à Apollon : car si Phébus a voulu qu'on choisit un sage, ce n'était pas d'un homme, mais d'un dieu qu'il fallait l'entendre. Je suis donc ce Thalès : mais un motif m'amène sur la scène. Comme les deux sages qui m'ont précédé, je viens défendre la sentence dont je suis l'auteur. Elle déplaira, mais non certes aux esprits prudents que l'expérience a instruits et rendus plus avisés. Nous avons dit : [texte grec], ou, en latin : Cautionne, mais tu t'en trouveras mal. Je pourrais parcourir mille exemples pour vous montrer des cautions et des répondants bien et dûment convaincus de repentir. Mais je ne veux nommer personne. Que chacun de, vous ré-fléchisse, et compte en lui-même combien de gens ont perdu ou souffert de s'être ainsi portés cautions pour d'autres. Toutefois, si un pareil service a du charme pour vous, n'y renoncez ni les uns ni les autres. :Alors que les uns applaudissent, et que les autres, si je les blesse, me sifflent. :THALÈS DE MILET. :AVANT d'oser une mauvaise action, à défaut de Témoin redoute ta conscience. La vie s'éteint, mais la gloire de la mort ne meurt point. Ce que tu veux faire, abstiens-toi de le dire. C'est un supplice de craindre ce qu'on ne peut empêcher. Si tu blâmes avec raison, ton hostilité même est profitable ; si tu loues mal à propos, ton amitié même est nuisible. Rien de trop. - Arrêtons-nous, et qu'ici même il n'y ait rien de trop. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Proclus|'''Proclus''']] ''(le 7 ou 8 février [[w:412|412]], à [[w:Constantinople|Constantinople]] — le 17 avril [[w:485|485]], à [[w:Histoire_d%27Athènes#Antiquité_tardive|Athènes]])''<sup>[[w:Ve_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Proclus|<sup>📚</sup>]] == === Commentaire sur le premier livre d'Euclide, 65, 3 === ὥσπερ οὖν παρὰ τοῖς Φοίνιξιν διὰ τὰς ἐμπορείας καὶ τὰ συναλλάγματα τὴν ἀρχὴν ἔλαβεν ἡ τῶν ἀριθμῶν ἀκριβὴς γνῶσις, οὕτω δὴ καὶ παρ' Αἰγυπτίοις ἡ γεωμετρία διὰ τὴν εἰρημένην αἰτίαν εὕρηται. Θαλῆς δὲ πρῶτον εἰς Αἴγυπτον ἐλθὼν μετήγαγεν εἰς τὴν Ἑλλάδα τὴν θεωρίαν ταύτην καὶ πολλὰ μὲν αὐτὸς εὗρεν, πολλῶν δὲ τὰς ἀρχὰς τοῖς μετ' αὐτὸν ὑφηγήσατο τοῖς μὲν καθολικώτερον ἐπιβάλλων, τοῖς δὲ αἰσθητικώτερον. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == « [[w:Souda|'''Suidas''']] » ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] fin du [[w:IXe_siècle|IX<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Suidas|<sup>📚</sup>]] == === La Souda === Θαλῆς, Ἐξαμύου καὶ Κλεοβουλίνης, Μιλήσιος, ὡς δὲ Ἡρόδοτος Φοῖνιξ: γεγονὼς πρὸ Κροίσου, ἐπὶ τῆς λε# ὀλυμπιάδος, κατὰ δὲ Φλέγοντα γνωριζόμενος ἤδη ἐπὶ τῆς ζ#. ἔγραψε περὶ μετεώρων ἐν ἔπεσι, Περὶ ἰσημερίας, καὶ ἄλλα πολλά. ἐτελεύτησε δὲ γηραιός, θεώμενος γυμνικὸν ἀγῶνα, πιληθεὶς δὲ ὑπὸ τοῦ ὄχλου καὶ ἐκλυθεὶς ὑπὸ τοῦ καύματος. πρῶτος δὲ Θαλῆς τὸ τοῦ σοφοῦ ἔσχεν ὄνομα καὶ πρῶτος τὴν ψυχὴν εἶπεν ἀθάνατον ἐκλείψεις τε καὶ ἰσημερίας κατείληφεν. ἀποφθέγματα δὲ αὐτοῦ πλεῖστα: καὶ τὸ θρυλλούμενον: γνῶθι σαυτόν. τὸ γάρ, ἐγγύα, πάρα δ' ἄτα, Χίλωνός ἐστι μᾶλλον, ἰδιοποιησαμένου αὐτό: καὶ τό, μηδὲν ἄγαν. oz0uqllxahpnknj7ybytb3viwbp299n 766982 766981 2026-05-26T16:47:23Z Alex Mtlr 103840 /* Paragraphe II. */ 766982 wikitext text/x-wiki {| border="0" cellpadding="0" width="100%" style="background: #f9f9f9" | colspan="3" height="25"|<div style="text-align: center;">[[Philosophie/Thalès de Milet|'''Thalès de Milet''']]</div> |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_période_République_Romaine|Période République Romaine]]''' |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_période_Grèce_Hellénistique|Période de la Grèce Hellénistique]]''' |- | width="33%"|'''[[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Période de la Grèce Classique]]''' |} {{EnTravaux}} <span style="font-size:18pt;">Période du Principat de l’[[w:Empire_romain|''Empire'']] [[#Empire|<span id="Empire_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] [[w:Rome_antique|''Romain'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Rome_back|<sup>🔄</sup>]]</span> <p style="text-align: right;">(16 janvier [[w:27_av._J.-C.|-27]] <sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, nomination de [[w:Auguste|'''Caius Iulius Caesar Octavianus''']] aux titres d’[[w:Auguste_(titre)|''Augustus'']] et de [[w:Princeps_senatus|''Princeps'']] par le [[w:Sénat_romain|''Sénat romain'']] — fin du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], création du système [[w:Tétrarchie|''tétrarchique'']] [[#tétrarchie|<span id="tétrarchie_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] par [[w:Dioclétien|'''Dioclétien''']] [[#Dioclétien|<span id="Dioclétien_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] pour faire face aux [[w:Invasions_barbares#Première_période_:_les_mouvements_migratoires_germaniques_du_IIIe_siècle|''incursions barbares'']]) {{Boîte déroulante début|titre=NdA Empire|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Empire_back|<span id="Empire"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun latin imperium [[wikt:en:imperium#Latin|(en)]], « 1. L’empire, l’État, le gouvernement impérial, le royaume, la domination. 2. Le droit ou le pouvoir de commander ou d’avoir le contrôle ; domination. 3. Commandement ou autorité absolue sur l’empire (ou un autre régime politique) ; souveraineté ; domination. 4. (militaire) Autorité militaire, commandement (d’une armée). 5. L’exercice de l’autorité, de la règle, de la loi, du contrôle, de la souveraineté. 6. Un commandement, un ordre, une direction, une injonction.) »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe imperō, « 1. (avec datif) Commander, donner des ordres à, imposer, exiger. 2. Gouverner. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ du préfixe prépositionnal in-, « 1. Dans, à l’intérieur. 2. Contre; dans; sur; vers. 3. (utiliser comme un intensifieur). 4. Attaché à des [[w:Aspect_inchoatif|''verbes inchoatifs'']], il peut exprimer le sens d’un changement en cours ou d’un achèvement partiel. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ +‎ du verbe parō [[wikt:en:paro#Latin|(en)]], « 1. Arranger, ordonner, concevoir. 2. Fournir, meubler, préparer. 3. Résoudre, viser, décider. 4. Obtenir, acquérir, se procurer, se faire. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe nominal abstractif‎ -ium [[wikt:en:-ium#Latin|(en)]], désignant parfois des offices et des groupes. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Selon l’historien, spécialiste de l’[[w:Grèce_antique|''antiquité grecque'']], [[w:Moses_Finley|Moses Finley]], définit un empire par tout {{Info|''« exercice durable par un État d’une autorité, d’un pouvoir, ou d’un contrôle sur un ou plusieurs États, communautés ou peuples »''|Moses Finley, Économie et société en Grèce antique, La Découverte, 2007.}}. L’historien [[w:Jean_Tulard|Jean Tulard]], précise cette définition par {{Info|''cinq traits suivants''|Jean Tulard, Les Empires occidentaux de Rome à Berlin, PUF, 1997.}} :<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> • Une volonté expansionniste ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Une organisation centralisée ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Des peuples encadrés par une armature politique et fiscale commune ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• La croyance en une supériorité d’essence ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• Un début et une fin clairement identifiés. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#tétrarchie_back|<span id="tétrarchie"><sup>II</sup></span>]] Du nom commun grec ancien τετραρχία / tetrarkhía;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du préfixe τετρα- / tétra- [[wikt:en:τετρα-#Ancient_Greek|(en)]], « quatre »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe -αρχία / -arkhía [[wikt:en:-αρχία#Ancient_Greek|(en)]], « -archie (forme de gouvernement ou de règle) »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Système de gouvernement de l’Empire ''romain'' mis en place par Dioclétien à la fin du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], pour faire face aux invasions barbares. Il consiste en la division de la direction de l’empire entre, d’une part deux [[w:Empereur_romain|''empereurs'']] — les [[w:Auguste_(titre)|''augustes'']] —, d’autre part deux ''lieutenants'' (successeurs désignés des ''augustes'') — les [[w:C%C3%A9sar_(titre)|''césars'']]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#Dioclétien_back|<span id="Dioclétien"><sup>III</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Gaius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Aurelius|nomen, nom de famille}} {{Info|Valerius|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, surnommé Dioclētiānus [[wikt:en:Diocletian#English|(en)]] lorsqu’il a été proclamé empereur par ses troupes;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Militaire et empereur, connu pour avoir séparé et élargi les services civils et militaires de l’empire, et réorganisé les divisions provinciales de l’empire, établissant le gouvernement le plus vaste et le plus bureaucratique de l’histoire de l’empire. En [[w:286|286]], il nomme son ''césar'', ou adjoint et successeur, [[w:Maximien_Hercule|Maximien]] ''Auguste'', co-empereur, et partage l’Empire entre l’Orient et l’Occident, puis en 293, y nomme respectivement [[w:Galère_(empereur_romain)|Maximien Galère]] et [[w:Constance_Chlore|Constance Chlore]] comme ''césar''.<br/><br/></div> ''' {{Boîte déroulante fin}} == [[w:Sénèque|'''Sénèque''']] [[#Sénèque|<span id="Sénèque_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:5_av._J.-C.|-5]] <sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> / [[w:1|1]] <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>, à [[w:Corduba|Corduba]] — 12 avril [[w:65|65]], à [[w:Rome_antique|''Rome'']], dans une maison de plaisance, la « quatrième pierre milliaire », contraint au [[w:Suicide_forcé|''suicide forcé'']] par l’empereur [[w:Néron|'''Néron''']] après avoir été dénoncé dans la [[w:Conjuration_de_Pison|''Conjuration de Pison'']], sans preuve selon [[w:Tacite|'''Tacite''']] [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/tacite/annales15.htm <sup>Annales, l.V, §§LX-LXVI.</sup>]) [[s:Auteur:Sénèque_le_Jeune|<sup>📚</sup>]] [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA177#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –)}}] [[Fichier:Duble_herma_of_Socrates_and_Seneca_Antikensammlung_Berlin_03_.jpg|vignette|<p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Double-hermès du [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], unique portrait de '''Sénèque''' nommé et authentifié, et associé à celui de '''Socrate''', dont le point commun est celui d’avoir été contraint de se donner la mort. Copie ''romaine'' d’un modèle fait du vivant même du philosophe [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA180#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>➕</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –), Iconographie}}] [https://books.google.fr/books?id=_HZTvAxN7CIC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA201#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>➕➕</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume VI, §43 - Seneca (Lucius Annaeus –), Iconographie - contribution de J. Lang}}].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Matériau : Marbre blanc-brunâtre, légèrement veiné, finement cristallin.<br /><p style="text-indent: 15px;">Provenance : ''Rome'', 1813.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Exposition : Staatliche Museen zu Berlin, Antikensammlung, SK. 391 [https://recherche.smb.museum/detail/698814/doppelherme-des-sokrates-und-seneca-mit-namensbeischriften-der-dargestellten <sup>🔍</sup>].]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Homme politique romain, philosophe stoïcien et dramaturge, il devient tour à tour conseiller à la cour impériale sous '''Caligula''' puis '''Claude''', est exilé en 41 en ''Corse'', où il écrit ses premiers traités philosophiques avant d’être rappelé comme tuteur du jeune '''Néron''' en 49, et enfin, lorsque ce dernier accède au pouvoir, en devient le conseiller et l’un des personnages les plus influents de l’Empire.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Sénèque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Sénèque_back|<span id="Sénèque"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Lucius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Annaeus|nomen, nom de famille}} {{Info|Seneca|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Sénèque#Physique|Questions naturelles]] === <p style="text-align: right;">[[s:Questions_naturelles|📚]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Ouvrage de philosophie naturelle écrit vers 65. Il ne s’agit pas d’une [[w:Encyclopédie|encyclopédie]] [[#encyclopédie|<span id="encyclopédie_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] systématique comme l’[[w:Histoire_naturelle_(Pline_l'Ancien)|''Histoire naturelle'']] [[#Histoire_naturelle|<sup>⤵️</sup>]] de [[w:Pline_l'Ancien|'''Pline l’Ancien''']] [[#Pline_l’Ancien_I|<sup>⤵️</sup>]], bien que ces 2 œuvres représentent les rares ouvrages romains consacrés à l’étude du monde naturel. L’investigation de '''Sénèque''' se déroule principalement à travers la prise en compte des points de vue d’autres penseurs, ''grecs'' et ''romains'', bien qu’elle ne soit pas dénuée de pensées originales, dont éthiques conforment à la pensée ''stoïcienne''.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Questions naturelles|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#encyclopédie_back|<span id="encyclopédie"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun [[w:Latin#Latin_humaniste|latin Renaissance]] encyclopaedīa [[wikt:en:encyclopaedia#Latin|(en)]]; de l’expression grec ancien ἐγκύκλῐος παιδείᾱ / enkúklios paideíā [https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03927443/file/DONNADILLE-MR2-Pline-VERS-FINALE.pdf {{Info|<sup>🔍</sup>|Lisa Donnadille. Merveilles animalières dans les livres VIII à XI de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien. Littératures. 2020. ffdumas-03927443, p.21}}], « cercle de l’éducation ou des sciences, l’ensemble des sciences qui constituent une éducation complète »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ de l’adjectif ἐγκύκλιος / enkúklios, littéralement « qui est rond ou tourne en rond, circulaire », ou au sens figuré « qui revient en cercle sur soi-même, périodique », « qui embrasse un cercle entier »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun παιδεία / paideía, « l’éducation »;'''<br /><p style="margin: 0 2em; text-align: center;">« ''Si à première vue la signification de cette expression semble être sans ambiguïté, sa portée réelle et la compréhension qu’en avaient les auteurs grecs puis latins font l’objet de débats parmi les spécialistes. En effet, deux interprétations sont possibles lorsqu’un auteur de l’Antiquité a recours à cette expression dans l’un de ses textes. Dans le premier cas, cela équivaudrait à parler d’une éducation ordinaire, commune à tous ; et dans le second cas, cela ferait référence à la quantité de connaissances et de sciences qu’il faudrait maîtriser au préalable avant de commencer l’étude d’un sujet précis, qui serait dans ce cas placé en haut d’une hiérarchie dans les savoirs.'' »<br /><p style="margin: 0 2em; text-align: right;">''' Lisa Donnadille. [https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03927443/file/DONNADILLE-MR2-Pline-VERS-FINALE.pdf Merveilles animalières dans les livres VIII à XI de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien. Littératures. 2020. ffdumas-03927443], p.21'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre III — De l’eau ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, Sénèque explique pourquoi il est plus important de s’intéresser à l’observation du monde, à sa connaissance et à sa compréhension plutôt qu’à sa conquête. Puis, il développe diverses théories sur la formation des rivières, les eaux souterraines et les propriétés de l’eau. Dans une critique morale aux chapitres XVII à XIX, il fustige la mauvaise pratique consistant à amener à table des poissons, notamment des rougets, vivants et à se délecter de leurs couleurs changeantes à l’agonie avant de les préparer devant les convives. En épilogue, il énonce son [[w:Eschatologie|''eschatologie'']], sa vision de la fin du monde où les êtres vivants seront anéantis par des raz-de-marée, marquant la fin d’un cycle du vivant et le début d’un autre.</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre XIII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la doctrine de '''Thalès''' faisant de l’eau l’élément à l’origine de la vie et critique d’une autre de la terre flottant dessus.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''13.''' Adiciam, ut '''Thales''' ait, «ualentissimum elementum est». Hoc fuisse primum putat, ex hoc surrexisse omnia. Sed nos quoque aut in eadem sententia, aut in uicinia eius sumus. Dicimus enim ignem esse qui occupet mundum et in se cuncta conuertat; hunc euanidum languentemque considere et nihil relinqui aliud in rerum natura igne restincto quam umoren; in hoc futuri mundi spem latere. Ita ignis exitus mundi est, umor primordium. Miraris ex hoc posse amnes semper exire qui pro omnibus fuit et ex quo sunt omnia? Hic umor in diductione rerum ad quartas redactus est, sic positus ut sufficere fluminibus edendis, ut riuis, ut fontibus posset.<br /><p style="text-indent: 15px;">'''14.''' Quae sequitur '''Thaletis''' inepta sententia est. Ait enim terrarum orbem aqua sustineri et uehi more nauigii mobilitateque eius fluctuare tunc cum dicitur tremere; non est ergo mirum si abundat umor ad flumina profundenda, cum in umore sit totus. Hanc ueterem et rudem sententiam explode. Nec est quod credas in hunc orbem aquam subire per rimas et facere sentinam.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n261/mode/2up ''Liber Tertivs.''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-i-1979/page/n293/mode/2up ''chap. 13.-14.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' Aqua, ait '''Thales''', valentissimum elementum est : hoc fuisse primum putat, et hoc surrexisse omnia. Sed et nos quoque aut in eadem sententia, aut in ultima sumus. Dicimus enim ignem esse, qui occupet mundum, et in se cuncta convertat ; hunc evanidum considere, et nihil relinqui aliud in rerum natura, igne restincto, quam humorem : in hoc futuri mundi spem latere. Ita ignis exitus mundi est, humor primordium. Miraris amnes ex hoc posse exire semper, qui pro omnibus fuit, et ex quo sunt omnia? Hic humor in diductione rerum ad quartas redactus est, sic positus, ut fluminibus edendis sufficere, ut rivis, ut fontibus posset. Quæ sequitur, '''Thaletis''' inepta sententia est : ait enim , terrarum orbem aqua sustineri, et vehi more navigii, mobilitateque ejus fluctuare, tum quum dicitur tremere. Non est ergo mirum, si abundat humor ad flumina fundenda, quum mundus in humore sit totus. Hanc veterem et rudem sententiam explode : nec est quod credas, in hunc orbem aquam subire per rimas et facere sentiuam.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA327#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Troisième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA342#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' L’eau, dit '''Thalès''', est le plus puissant des éléments, le premier en date, celui par qui tout a pris vie. Nous pensons comme '''Thalès''', au moins sur le dernier point. En effet, nous prétendons que le feu doit s’emparer du monde entier et convertir tout en sa propre substance, puis s’évaporer, s’affaisser, s’éteindre et ne rien laisser autre chose dans la nature que l’eau ; qu’enfin l’eau recèle l’espoir du monde futur. Ainsi périra par le feu cette création dont l’eau fut le principe. Es-tu surpris que des fleuves sortent incessamment d’un élément qui a tenu lieu de tout, et duquel tout est sorti ? Quand les éléments furent séparés les uns des autres, l’eau fut réduite au quart de l’univers, et placée de manière à suffire à l’écoulement des fleuves, des ruisseaux, des fontaines. Mais voici une idée absurde de ce même '''Thalès'''. Il dit que la terre est soutenue par l’eau sur laquelle elle vogue comme un navire ; qu’à la mobilité d’un tel support sont dues les fluctuations qu’on appelle tremblements de terre. Ce ne sera donc pas merveille qu’il y ait assez d’eau pour entretenir les fleuves, si tout le globe est dans l’eau. Ce système grossier et suranné n’est que risible ; tu ne saurais admettre que l’eau pénètre notre globe par ses interstices, et que la cale est entr’ouverte.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_3|''Livre III. chap. 13.'']], traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles3.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XIII.''' L’eau, dit '''Thalès''', est le plus puissant des éléments : elle existait avant tout, elle est le principe de tout. Nous pensons comme '''Thalès''', au moins sur le dernier point. En effet, nous croyons que le feu, s’emparant du monde entier, convertira tout en sa propre substance : mais il finira par cesser ses ravages, et quand il sera éteint, dans toute la nature il ne restera que l’eau, et cette eau renfermera le germe et l’espérance d’un monde futur. Ainsi par le feu s’accomplira la destruction de l’univers, et par l’eau sa réorganisation. Êtes-vous surpris, maintenant, qu’après avoir tenu lieu de tous les éléments, et les avoir produits tous, l’eau suffise à l’entretien perpétuel des fleuves ? Quand les éléments furent séparés les uns des autres, l’eau fut réduite au quart de l’univers, et dans une proportion convenable pour suffire à l’alimentation des fontaines, des ruisseaux et des rivières. Mais voici une idée absurde du même '''Thalès''' : il dit que la terre est soutenue par l’eau, et qu’elle flotte sur elle comme un navire ; que les tremblements de terre sont causés par les oscillations et les mouvements du fluide qui la soutient. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait assez d’eau pour alimenter les fleuves, puisque tout le globe est dans l’eau. Mais rejetons cette vieille et informe hypothèse, qui assimile les sources aux flots que la cale entr’ouverte laisse pénétrer dans le vaisseau.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA327#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Troisième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA342#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. III.'''<br />''Opiniõ de Thales touchant l’eau.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">L’eau , comme dit '''Thales''' , e[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>t</nowiki> le plus fort des Elemens. Il croit me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me qu’elle e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le premier , & que toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es en ont pris nai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance. Pour moy ie {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uis de cette opinion , ou du moins de la derniere partie de cette opinion. Car nous [[#nous_stoiciens_NdT_dR|<span id="nous_stoiciens_NdT_dR_back"><sup>1</sup></span>]] di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le feu qui enueloppera tout le monde , & qui conuertira en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oy toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es; qu’il deuiendra {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans force quand il n’aura plus de nourriture , qu’apres que le feu {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}era e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}teint il ne demeurera rien de re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te à la nature que l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement , & que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t en elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule que con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}perance d’vn monde futur. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le feu e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t la fin du monde , & l’eau en e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le commencement. Vous e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonnez-vous donc que les fleuues pui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir d’vn Element , qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t fait pour toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es & dont toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e font ? Lors que la nature fit le departement des Elemens , l’eau fut placée de telle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte , qu’elle peut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uffire pour les fleuues , pour les rui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux , pour les fontaines. Mais ce que '''Thales''' dit en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uitte e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t ridicule , car il dit que le Globe de la terre e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenu par les eaux ; qu’elles le portent comme vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau , & qu’elles l’agitent de la me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte , lors que nous croyons qu’il tremble. Il ne faut donc pas s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonner , s’il ya tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ez d’eau pour former de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i grands fleuues , puis que tout le monde nage fur l’eau. Mais me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pri{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ez cette vieille , & cette gro{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iere opinion , & ne croyez pas que l’eau vienne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la terre , comme par des fentes & par des creua{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es , & qu’elle y {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement comme dans le fond d’vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#nous_stoiciens_NdT_dR_back|<span id="nous_stoiciens_NdT_dR"><sup>1.</sup></span>]] Les Stoïciens.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA202#v=onepage&q&f=true ''Livre Troisiesme. Des eaux.''], [https://books.google.fr/books?id=ktOcOg9lr54C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii&hl=fr&pg=PA234#v=onepage&q&f=true ''chap. XIII.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ==== Livre IV — Du Nil ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, '''Sénèque''' fait l’éloge de [[w:Lucilius_le_Jeune|'''Lucilius''']] [[#Lucilius|<span id="Lucilius_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] avant de lui expliquer les dangers de la flatterie. Puis, il décrit la crue du [[w:Nil|''Nil'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Nil_back|<sup>🔄</sup>]], expose les théories tentant de l’expliquer et les réfute. En épilogue, il fait le procès du luxe, et plus particulièrement celui d’acheter de la neige, et donc de marchandiser l’eau, regrettant qu’on ne puisse faire de même avec l’air et le soleil.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Lucilius|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Lucilius_back|<span id="Lucilius"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre latin Lucilius [[wikt:en:Lucilius#Latin|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Gouverneur ''romain'' de Sicile durant le règne de [[w:Néron|Néron]], ainsi qu’un ami et un correspondant de Sénèque.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]], [[w:Campanie#Histoire|''Campanie'']], [[w:Quatorze_régions_de_la_Rome_augustéenne#Regio_I_:_Porte_Capène|''Regio I'']])'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réfutation par '''Sénèque''' d’une théorie explicite de '''Thalès''' sur la crue du ''Nil'' (théorie identique mais supposément implicite rapportée par [[w:Hérodote|'''Hérodote''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Chapitre_XX|<sup>🔄</sup>]]).</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''2.''' [...] Si '''Thaleti''' credis, etesiae descendenti ''Nilo'' resistunt et cursum eius acto contra ostia mari sustinent. Ita reuerberatus in se recurrit, nec crescit, sed exitu prohibitus resistit et quacumque mox potuit ui congestus erumpit. '''Euthymenes''' ''Massiliensis'' testimonium dicit: «Nauigaui, inquit, ''Atlanticum'' mare. Inde ''Nilus'' fluit, maior, quamdiu etesiae tempus obseruant; tunc enim eicitur mare instantibus uentis. Cum resederunt, et pelagus conquiescit minorque descendenti inde uis ''Nilo'' est. Ceterum dulcis mari sapor est et similes ''Niloticis'' beluae». Quare ergo, si ''Nilum'' etesiae prouocant, et ante illos incipit incrementum eius et post eos durat? Praeterea non fit maior quo illi flauere uehementius, nec remittitur incitaturque, prout illis impetus fuit; quod fieret, si illorum uiribus cresceret. Quid quod etesiae litus ''Aegyptium'' uerberant et contra illos ''Nilus'' descendit, inde uenturus unde illi, si origo ab illis esset? Praeterea ex mari purus et caeruleus efflueret, non, ut nunc, turbidus ueniret. Adde quod testimonium eius testium turba coarguitur. Tunc erat mendacio locus; cum ignota essent externa, licebat illis fabulas mittere. Nunc uero tota exteri maris ora mercatorum nauibus stringitur, quorum nemo narrat initium ''Nili'' aut mare saporis alterius: quae natura credi uetat, quia dulcissimum quodque et leuissimum sol trahit. Praeterea quare hieme non crescit? Et tunc potest uentis concitari mare, aliquanto quidem majoribus; nam etesiae temperati sunt. Quod si e mari ferretur ''Atlantico'', semel oppleret ''Aegyptum''. At nunc per gradus crescit.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n7/mode/2up ''Liber Qvartvs A.''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n41/mode/2up ''chap. 2.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] Si '''Thaleti''' credis, Etesiæ descendenti ''Nilo'' resistunt, et cursus ejus acto contra ostia mari sustinent : ita reverberatus in se recurrit : nec crescit, sed exitu prohibitus resistit, et quacumque mox potuit, inconcessus erumpit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''Euthymenes''' ''Massiliensis'' testimonium dicit : « Navigavi, inquit, ''Atlanticum'' mare. Inde ''Nilus'' fluit major, quamdiu Etesiæ tempus observant : tunc enim ejicitur mare instantibus ventis. Quum resederint, et pelagus conquiescit, minorque descendenti inde vis ''Nilo'' est. Ceterum dulcis maris sapor est, et similes ''Niloticis'' belluæ. » Quare ergo, si ''Nilum'' Etesiæ provocant, et ante illos incipit incrementum ejus, et post eos durat ? Præterea non fit major, quo illi flavere vehementius. Nec remittitur, incitaturque, prout illis impetus fuit : quod fieret, si illorum viribus cresceret. Quid, quod Etesiæ littus ''ægyptium'' verberant, et contra illos ''Nilus'' descendit, inde venturus, unde illi, si origo ab illis esset ? Præterea ex mari purus et cæruleus efflueret, non ut nunc turbidus venit. Adde, quod testimonium ejus testium turba coarguitur. Tunc erat mendacio locus, quum ignota essent externa. Licebat illis fabulas mittere. Nunc vero tota exteri maris ora mercatorum navibus stringitur : quorum nemo narrat nunc cæruleum ''Nilum'', aut mare saporis alterius ; quod et natura credi vetat, quia dulcissimum quodque et levissimum sol trahit. Præterea quare hieme non crescit ? et tunc potest ventis concitari mare, aliquando quidem majoribus ; nam Etesiæ temperati sunt. Quod si e mari ferretur ''Atlantico'', semel oppleret ''Ægyptum''. At nunc per gradus crescit.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA371#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Quatrième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA385#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] À en croire '''Thalès''', les vents étésiens repoussent le ''Nil'' à sa descente dans la mer, et suspendent son cours en poussant la mer contre ses embouchures. Ainsi refoulé, il revient sur lui-même, sans pour cela grossir ; mais l’issue lui étant barrée, il s’arrête, et bientôt, partout où il le peut, force le passage qui lui est refusé. [[w:Euthymènes|'''Euthymène''']] [[#Euthymènes|<span id="Euthymènes_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], de ''Marseille'', en parle comme témoin : « J’ai navigué, dit-il, sur la mer ''Atlantique''. Elle cause le débordement du ''Nil'', tant que les vents étésiens se soutiennent ; car c’est leur souffle qui alors pousse cette mer hors de son lit. Dès qu’ils tombent, la mer aussi redevient calme, et le ''Nil'' à sa descente déploie moins de puissance. Du reste, l’eau de cette mer est douce, et nourrit des animaux semblables à ceux du ''Nil''. » Mais pourquoi, si les vents étésiens font gonfler le ''Nil'', la crue commence-t-elle avant la saison de ces vents, et dure-t-elle encore après ? D’ailleurs le fleuve ne grossit pas à mesure qu’ils soufflent plus violemment. Son plus ou moins de fougue n’est point réglé sur celle des vents étésiens, ce qui aurait lieu, si leur action le faisait hausser. Et puis ils battent la côte ''égyptienne'', le ''Nil'' descend à leur encontre : il faudrait qu’il vînt du même point qu’eux, si son accroissement était leur ouvrage. De plus, il sortirait pur et azuré de la mer, et non pas trouble comme il est. Ajoute que le témoignage d’'''Euthymène''' est réfuté par une foule d’autres. Le mensonge avait libre carrière, quand les plages étrangères étaient inconnues ; on pouvait de là nous envoyer des fables, À présent, la mer extérieure est côtoyée sur tous ses bords par des trafiquants dont pas un ne raconte qu’aujourd’hui le ''Nil'' soit azuré ou que l’eau de la mer soit douce. La nature elle-même repousse cette idée ; car les parties les plus douces et les plus légères sont pompées par le soleil. Et encore pourquoi le ''Nil'' ne croît-il pas en hiver ? Alors aussi la mer peut être agitée par des vents quelque peu plus forts que les étésiens, qui sont modérés. Si le mouvement venait de l’Atlantique, il couvrirait tout d’un coup l’Égypte : or l’inondation est graduelle.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_4|''Livre IV.'']] ''chap. 2.'', traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles4.htm ici])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Joseph Baillard de 1914|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Euthymènes_back|<span id="Euthymènes"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Εὐθυμένης / Euthuménēs [[wikt:en:Εὐθυμένης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ de l’adjectif εὐθύς / euthús, « 1. Droit, direct : (au sens moral) direct, ouvert, franc. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ + du nom commun μενος / ménos, « 1. Esprit. 2. Désir, ardeur, souhait, but. 3. Colère. 4. Courage, esprit, vigueur. 5. Pouvoir, force. 6. Violence. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> ➥ + du suffixe nominal‎ propre -ης / -ēs [[wikt:en:-ης#Suffix_2|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Navigateur et explorateur de la mer Extérieure le long des côtes africaines (actuelle Atlantique sud).<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:VIeme_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]], [[w:Marseille_antique#Massalia,_une_cité_grecque|''Massalia'']], actuelle Marseille)'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''II.''' [...] Selon '''Thalès''', le phénomène a pour cause les vents Étésiens, qui s’opposent au cours du ''Nil'' et font rebrousser ses eaux en sens inverse du mouvement qui le porte vers la mer. Refoulés sur eux-mêmes, les flots refluent sans pour cela grossir ; mais l’issue leur étant fermée, ils s’arrêtent, et bientôt ils s’ouvrent partout où ils peuvent le passage qui leur est refusé.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''Euthymène''' de ''Marseille'' en parle comme témoin : « J’ai navigué, dit-il, sur la mer ''Atlantique''. Le ''Nil'' roule des eaux plus abondantes, tant que durent les vents Étésiens ; car alors ils refoulent la mer sur le fleuve. Dès qu’ils se sont abattus et que la mer est devenue calme, le ''Nil'', qui peut redescendre vers celle-ci, diminue. Au reste, les eaux de cette mer sont douces et contiennent des animaux semblables à ceux du ''Nil''. » Dans cette hypothèse, qui donne les vents Étésiens pour cause des crues du ''Nil'', qu’on me dise pourquoi ces crues précèdent les vents, persistent quand les vents ne sont plus, enfin n’augmentent plus d’intensité et de violence, et ne diminuent pas selon la violence et l’impétuosité du vent même ; c’est pourtant ce qui devrait arriver, si les vents déterminaient la hausse des eaux. De plus, les vents Étésiens battent directement la côte ''égyptienne'' : pourquoi donc le ''Nil'' descend-il contre le souffle de ces vents, tandis qu’il devrait couler dans la même direction, s’il leur devait ses débordements ? Enfin, pourquoi, au lieu d’être diaphanes et azurés, ces flots, qu’on fait venir de la mer, sont-ils chargés de limon ? Ajoutez qu’une foule de témoignages réfutent '''Euthymène'''. On pouvait mentir, quand les plages étrangères étaient inconnues : c’était alors le temps des fables ; mais aujourd’hui mille vaisseaux marchands côtoient la mer extérieure ; personne ne dit que le ''Nil'' ait des flots d’azur ; personne ne donne à la mer une saveur douce, que la nature refuse à ses eaux : car le soleil en pompe sans cesse la partie la plus douce et la plus légère ; ensuite pourquoi le ''Nil'' ne croîtrait-il point pendant l’hiver ? la mer alors peut être battue par les vents, par des vents plus violents que les Étésiens, qui sont modérés. Enfin, si le mouvement venait de l’Atlantique, l’Égypte entière serait inondée tout d’un coup : or, l’inondation est graduelle.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA371#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Quatrième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA385#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. II.'''<br />''En quelle fai[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>ó</nowiki> {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait l’accroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du Nil.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">[...] Si vous en croyez '''Thales''' , les vents Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tent au ''Nil'' en de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cendant dans la mer; & arre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on cours, en pou{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant la mer contre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ept emboucheures. Si bien qu’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tant repou{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte il retourne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oy-me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me , & ne croi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas comme l’on pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e , mais par ce qu’il trouue vn ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tacle qui l’empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}che de pa{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er outre , il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t contraint de s’arre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ter , & ne pouuant plus pour{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uiure {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a cour{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e , il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pand par où il peut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e répandre. '''Euthimenes''' de ''Mar{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eille'' en rend ce te{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}moignage. I’ay nauigé, dit il, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la mer ''Atlantique'' , & c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t par elle que le ''Nil'' deuient plus grand, lors que les vents Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent ; car alors cette mer {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ort pour ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i dire d’elle-me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me par la force & par la violence de ces vents. Mais lors qu’ils ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent plus la mer demeure tranquille, & le Nil ne trouue plus rien qui l’empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}che de de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cendre , Au re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te l’eau de la mer e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t douce en ce temps-là , & l’on y void des be{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emblables à celles du Nil. Mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont enfler le Nil, pourquoy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on débordement commence il auant qu’ils {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent & pourquoy dure - il encore lors qu’ils ont ce{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouffler. Dauantage ils ne s’enfle pas plus que de cou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tume , quand ces vents {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oufflent auecque plus de violence qu’ils ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont ordinairement. Enfim il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e hau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e & ne s’abai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon que leur impetuo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ité e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t plus ou moins grande , ce qui arriveroit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans doute s’il s’enfloit par la force de ces véts. Mais comme les Ete{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens battent directement les bords de l’Egypte, & que le Nil de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cend contre eux ; il faudroit s’ils e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toient cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on accroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement , qu’il commença{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t par l’endroit d’où ils viennent. Outre cela il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortiroit tout pur de la mer, & de la couleur de la mer, & ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit pas trouble & limonneux , comme il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. Et apres tout le te{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}moignage d’'''Euthimene''' , e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t condamné par le plus grand nombre. Il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit permis de mentir quand on n’auoit point de connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance des pays e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trangers ; & alors on pouuoit facilement nous en enuoyer des fables. Mais aujourd’huy tous les riuages des mers les plus e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}loignées {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont remplis de vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux de marchands, & pas vn ne nous apporte que le ''Nil'' {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit de la couleur de la mer, ou que la mer ait vn autre gou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. Quand nous aurions des rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons pour nous la per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uader , la nature nous empe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cheroit de le croire par ce que le Soleil en attire ce qu’il y a de plus leger & de plus doux. Dauantage pourquoy ne croi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-il pas en Hyuer , puis que la met en ce temps là peut e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre agitée par des vents plus violents, que les Ethe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iens qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours moderez. Que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le ''Nil'' venoit de la mer ''Atlantique'' , il couuriroit l’Egypte tout d’vn coup, & neantmoins il ne la couure que peu à peu.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA3#v=onepage&q&f=true ''Livre Qvatriesme. De la Nege, de la Greſle, & de la Pluye.''], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA37#v=onepage&q&f=true ''chap. II.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ==== Livre VI — Des tremblements de terre ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">En prologue, '''Sénèque''' énonce le plan du livre, des causes des tremblements de terre et des peurs qu’ils provoquent, en s’appuyant sur celui de ''Campanie'' qui a récemment causé d’importants dégâts à ''Pompéi'' et à ''Herculanum''. Des chapitres IV à XX, de nombreuses théories sismiques sont présentées, la plupart liées au nom d’un philosophe qui les prône. Le feu, l’eau et l’air sont cités comme causes, et plusieurs d’entre-elles les combinent. À partir du chapitre XXIV, '''Sénèque''' développe sa propre opinion : l’air pénétrant, qui remplit complètement les cavités souterraines sous une forte pression, en est la cause. En épilogue, il explique à '''Lucilius''' quel comportement adopté en de telles situations, à savoir être courageux en ne craignant pas la mort</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre VI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réfutation d’une théorie de '''Thalès''' de la Terre flottant sur l’eau, et témoignage d’une de ses preuves portant sur les tremblements de terre.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''6.''' In aqua causam esse nec ab uno dictum est nec uno modo. '''Thales''' ''Milesius'' totam terram subiecto iudicat umore portari et innare, siue illud oceanum uocas, siue magnum mare, siue alterius naturae simplicem adhuc aquam et umidum elementum. Hac, inquit, unda sustinetur orbis uelut aliquod grande nauigium et graue his aquis quas premit. Superuacuum est reddere causas propter quas existimat grauissimam partem mundi non posse spiritu tam tenui fugacique gestari; non enim nunc de situ terrarum sed de motu agitur. Illud argumenti loco ponit aquas esse in causa quibus hic orbis agitetur, quod in omni maiore motu erumpunt fere noui fontes, sicut in nauigiis quoque euenit ut, si inclinata sunt et abierunt in latus, aquam sorbeant, quae in omni eorum onere quae uehit, si immodice depressa sunt, aut superfunditur aut certe dextra sinistraque solito magis surgit. Hanc opinionem falsam esse non est diu colligendum. Nam, si terra aqua sustineretur et ea aliquando concuteretur, semper moueretur, nec agitari illam miraremur sed manere; deinde tota concuteretur, non ex parte; numquam enim nauis dimidia iactatur. Nunc uero terrarum non uniuersarum sed ex parte motus est. Quomodo ergo fieri potest ut, quod totum uehitur, totum non agitetur, si eo quo uehitur agitatum est? — At quare aquae erumpunt? — Primum omnium saepe tremuit terra et nihil umoris noui fluxit. Deinde, si ex hac causa unda prorumperet, a lateribus terrae circumfunderetur, sicut in fluminibus ac mari uidemus incidere ut incrementum aquarum, quotiens nauigia desidunt, in lateribus maxime appareat. Ad ultimum non tam exigua fieret quam tu dicis eruptio nec uelut per rimam sentina subreperet, sed fieret ingens inundatio ut ex infinito liquore et ferente uniuersa.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n1/mode/2up <u>L. Annaei Senecae, Natvrales Qvaestiones</u>], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n135/mode/2up ''Liber Qvintvs - De terrae motv''], [https://archive.org/details/seneca.-cuestiones-naturales.-naturales-quaestiones.-vol.-ii-1979/page/n155/mode/2up ''chap. 6.''], texte établi par Carmen Codoñer Merino [[w:es:Carmen_Codoñer_Merino|(es)]], Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid, 1979</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' In aqua causam esse, nec ab uno dictum est, nec uno modo. '''Thales''' ''Milesius'' totam terram subjecto judicat humore portari et innatare : sive illud Oceanum vocas, sive magnum mare, sive alterius naturæ simplicem adhuc aquam et humidum elementum. Hac, inquit, unda sustinetur orbis, velut aliquod grande navigium et grave his aquis, quas premit. Supervacuum est reddere causas, propter quas existimat, gravissimam partem mundi non posse spiritu tam tenui fugacique gestari ; non enim nunc de situ terrarum, sed de motu agitur. Illud argumenti loco ponit, aquas esse in causa, quibus hic orbis agitatur, quod in omui majore motu erumpunt fere novi fontes : sicut in navigiis quoque evenit, ut, si inclinata sunt et abiere in latus, aquam sorbeant, quæ in omni onere eorum quæ vehit, si immodice depressa sunt, aut superfunditur, aut certe dextra sinistraque solito magis surgit. Hanc opinionem falsam esse, non est diu colligendum ; nam, si terram aqua sustineret, et ea aliquando concuteretur : semper moveretur, nec agitari illam miraremur, sed manere. Tum tota concuteretur, non ex parte : nunquam enim navis dimidia jactatur. Nunc vero non terrarum universarum, sed ex parte motus est. Quomodo ergo fieri potest, ut quod totum vehitur, totum non agitetur, si eo quo vehitur, agitatum est ? At quare aquæ erumpunt ? Primum omnium sæpe tremuit terra, et nihil humoris novi fluxit. Deinde si ex hac causa unda prorumperet, a lateribus terræ circumfunderetur : sicut in fluminibus ac mari videmus accidere, ut incrementum aquarum, quoties navigia desidunt, in lateribus maxime appareat. Ad ultimum non tam exigua fieret quam dicit eruptio, nec velut per rimam sentina subreperet, sed fieret ingens inundatio, ut ex infinito liquore, et ferente universa.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA420#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Sixième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA429#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' Que l’eau soit cause des tremblements de terre, c’est ce qu’affirment divers auteurs et avec divers arguments. '''Thalès''' de ''Milet'' estime que le globe entier a pour support une masse d’eaux sur laquelle il flotte, et qu’on peut appeler Océan ou grande mer, ou élément jusqu’ici de nature simple, l’élément humide. Cette eau, dit-il, soutient la terre ; et l’immense navire pèse sur le liquide qu’il comprime. Il est superflu d’exposer les motifs qui font croire à '''Thalès''' que la partie de l’univers la plus pesante ne saurait porter sur une substance aussi ténue, aussi fugace que l’air : il ne s’agit pas maintenant de l’assiette du globe, mais de ses secousses. '''Thalès''' apporte en preuve de son système, que presque toujours les grandes secousses font jaillir des sources nouvelles, comme il arrive dans les navires qui, lorsqu’ils penchent et s’inclinent sur le flanc, sont envahis par l’eau ; toujours, s’il y a surcharge, l’eau vient couvrir le bâtiment, ou du moins s’élève à droite et à gauche plus que de coutume. La fausseté de cette opinion se démontre sans longs raisonnements. Si la terre était soutenue par l’eau, elle tremblerait quelquefois dans toute sa masse et toujours serait en mouvement ; ce ne serait pas son agitation qui étonnerait, mais son repos. Elle s’ébranlerait tout entière, non partiellement ; car ce n’est jamais la moitié seulement d’un navire qui est battue des flots. Or, les tremblements de notre terre ne sont pas universels, mais partiels. Comment serait-il possible qu’un corps porté tout entier par l’eau ne fût pas agité tout entier, quand ce fluide est agité ? « Mais d’où viennent les eaux qu’on a vues jaillir ? » D’abord, souvent la terre tremble, sans qu’il en sorte de nouvelles eaux. Ensuite, si telle était la cause de ces éruptions, elles n’auraient lieu qu’autour des flancs du globe ; ce que nous voyons arriver sur les fleuves et en mer : l’exhaussement de l’onde, à mesure que s’enfonce le navire, se remarque surtout aux flancs du bâtiment. Enfin l’éruption dont on parle ne serait pas si minime, et comme une voie d’eau qui s’infiltre par une fente légère ; l’inondation serait immense en raison de l’abîme infini sur lequel flotterait le monde.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)|<u>Sénèque le Jeune</u>]], [[s:Questions_naturelles_(trad._Baillard)/Livre_6|''Livre VI.'']] ''chap. 6.'', traduction par [[s:Auteur:Joseph_Baillard|Joseph Baillard]], Hachette, 1914<br />(également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/questionsnaturelles6.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''VI.''' Plusieurs philosophes ont prétendu que l’eau est la cause de ces secousses : ce que chacun explique à sa manière. '''Thalès''' de ''Milet'' prétend que le globe entier a pour support une masse d’eau sur laquelle il flotte ; peu importe qu’on donne à cet amas le nom d’Océan, de grande mer ou d’eau élémentaire, eau simple. Cette eau, dit-il, soutient la terre comme un grand vaisseau pesant sur le liquide qu’il comprime. Il est inutile d’exposer les raisons qui font croire à '''Thalès''' que le corps le plus pesant de la nature ne peut être soutenu par un fluide aussi délié et aussi rare que l’air : car il s’agit ici des tremblements de terre et non de l’assiette du globe. La grande raison de '''Thales''' pour faire de l’eau la cause des secousses de la terre, c’est que, dans tout tremblement considérable, jaillissent des eaux nouvelles ainsi les vaisseaux se remplissent d’eau quand ils penchent d’un côté ; chargés à l’excès, ou ils sont submergés, ou ils s’enfoncent à droite et à gauche plus profondément dans la mer. Il ne faut pas longtemps discuter pour voir la fausseté de cette opinion. Si la terre était soutenue par les eaux, elle serait quelquefois fortement ébranlée, mais de plus elle serait toujours flottante, et il faudrait s’étonner non de son agitation , mais de son repos ; enfin, au lieu d’être ébranlée en partie, elle le serait tout entière : car jamais la moitié d’un vaisseau n’est battue des flots. Or, on sait que les secousses de la terre sont partielles et non universelles : comment se ferait-il donc que ce qui est entièrement porté par les eaux ne fût pas entièrement agité, tandis que les eaux mêmes le sont en totalité ? Mais, dit-on, qui fait jaillir les eaux ? D'abord, souvent la terre tremble sans qu’il se produise des eaux nouvelles ; ensuite, si telle était la cause de ces éruptions, les eaux se répandraient latéralement autour de la terre. Ainsi, par exemple, quand un vaisseau s’enfonce ou dans la mer ou dans les fleuves, c’est vers les bords surtout que l’accroissement devient sensible. Enfin les sources qui jaillissent ne seraient pas si peu considérables ; on ne pourrait pas les comparer à une voie d’eau qui pénètre par les fentes du fond de cale : ce serait une inondation immense comme l’abîme infini sur lequel flotterait le monde.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Œuvres Complètes de Sénèque, Tome Quatrième</u>], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA420#v=onepage&q&f=true ''Questions Naturelles, De Sénèque à Lucilius - Livre Sixième.''], [https://books.google.fr/books?id=xZtfAAAAcAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles&hl=fr&pg=PA429#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction française de la collection Panckoucke, nouvelle édition très soigneusement revue par M. Charpentier et M. Félix Lemaistre, 1860</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Chap. VI.'''<br />''Si l’eau e[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki>t</nowiki> la cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e des tréblemés de terre.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Ce n'e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas vn homme {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eul qui a dit , que l’eau e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e du tremblement de la terre ; & l’on ne l’a pas dit d’vne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule façó. '''Thales''' ''Mile{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ien'' a crû que toute la terre e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}toit portée {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’eau , & qu’elle y nageoit, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit que vous appelliez cette eau Ocean, ou que vous l’appelliez grade mer, ou vne eau d’vne autre nature , eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}imple , element humide. C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette eau, dit-il, que le monde e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenu, comme quelque vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau d’vne grandeur deme{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urée , qui charge les eaux qui le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiennent. Il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit inutile de rapporter les rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons qui luy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont croire que la plus pe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ante partie du móde ne peut e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenuë par l’air qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ubtil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i fluide & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i delié ; & d’ailleurs, il ne s’agit pas icy de l’a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iete de la terre , mais du tremblement de la terre. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i pour preuue que les eaux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e que la terre tremble , il dit qu’il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que point de grands tremblemens de terre, qu’on n’en voye {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uitte de nouuelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ources; que la terre re{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emble en cela aux vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux qui ne peuuent pancher d’vn co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}té, qu’ils ne pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent de l’eau, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pand {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur toutes les cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es qu’ils portent , {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i elles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont trop enfoncées; ou qui s’éleue de part & d’autre à la gauche , & à la droite. Il n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas besoin d’vn long di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cours pour montrer la fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eté de cette opinion ; car {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tenoit la terre, quelquesfois elle trembleroit toute entiere, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit tou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iours en mouuement; & nous ne nous e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tonnerions point de la voir remuer, mais de la voir ferme & inébranlable. Elle trembleroit toute entiere , & non pas en partie , car vn vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t iamais agité par vne moitié {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement ; & apres tout nous voyons que le tremblement ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pas de toute la terre , mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement d’vne partie. Comment donc {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e peut-il faire que ce qui e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t porté tout entier ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit pas entierement agité , {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}me qui porte e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}meuë & agitée ? Mais pourquoy {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ort-il de l’eau apres vn tremblement de terre ? Premierement la terre a {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouuent tremblé {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans qu’on en ayt veu {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir de nouuelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ources. D’ailleurs {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’eau {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortoit par cette rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pandroit par les co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tez de la terre , comme nous voyons dans les fleuues & dans la mer , où lors que le vai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eau s’enfonce on remarque que l’eau s'éleue , principalement par les co{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tez. Enfin ces eaux ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortiroient pas en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i petite quantité, ny par vne fi petite ouuerture , mais il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit vne grande inondation, comme procedant de cette abondance d’eaux qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiennent tout l’vniuers.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=true <u>Seneque Des Qvestions Natvrelles</u>], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA141#v=onepage&q&f=true ''Livre Sixiesme. Des tremblemens de terre.''], [https://books.google.fr/books?id=gEzVYlz3c3cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=seneque%20questions%20naturelles%20iii%20volume%202&hl=fr&pg=PA164#v=onepage&q&f=true ''chap. VI.''], traduction par [[w:Pierre_Du_Ryer|Pierre Du Ryer]], A Lyon, Chez Christofle Fovrmy, 1663</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Pline_l%27Ancien|'''Pline l’Ancien''']] [[#Pline|<span id="Pline_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:23|23]]/[[w:24|24]], à [[w:Côme|''Novum Comum'']] ou [[w:Vérone|Vérone]] — [[w:79|79]], à [[w:Stabies|Stabies]], [[w:Mort_de_Pline_l%27Ancien|mort]] par asphyxie près de [[w:Pompéi|Pompéi]], lors de l’éruption du [[w:Vésuve|Vésuve]], en voulant observer le phénomène au plus près et en désirant porter secours aux victimes, alors en poste à [[w:Misène|''Misène'']] en tant que Préfet commandant la flotte militaire ''romaine'') <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Pline_l’Ancien|<sup>📚</sup>]] [https://books.google.fr/books?id=tRsuD3WJT-UC&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA3&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA876#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume Va, §204 - Plinius Secundus (Caius —)}}] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Haut fonctionnaire militaire et civique, issu de l’[[w:Chevalier_romain|''orde équestre'']], et écrivain prolifique dans de très nombreux domaines.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Pline l’Ancien|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Pline_back|<span id="Pline"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Caius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Plinius|nomen, nom de famille}} {{Info|Secundus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Histoire_naturelle_(Pline_l'Ancien)|Histoire naturelle]] === <p style="text-align: right;">[[s:Histoire_naturelle_(Pline)|📚]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Ouvrage de 37 livres dédié à l’empereur [[w:Titus_(empereur_romain)|'''Titus''']] [[#Titus|<span id="Titus_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], dont il a été le ''{{Lang|la|contubernium}}'' pendant son service en tant que commandant des armées du ''Rhin'' en ''Germanie'' en [[w:47|47]]. '''Pline''' définit lui-même son enquête [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Histoire/Enquête_I|<sup>🔄</sup>]] sur la nature comme une reproduction de la vie — ''{{Lang|la|rerum natura, hoc est uita narratur}}'' (Livre I, Préface, 10), qu’il inscrit dans la tradition encyclopédique [[#encyclopédie_back|<sup>⤴️</sup>]] grecque mais s’en différencie par son exhaustivité : ''{{Lang|la|Jam omnia attingenda, quæ Græci}}'' ''{{Lang|grc|τάς έγχυχλοπαιδείας}}'' ''{{Lang|la|vocant : et tamen ignota aut incerta ingeniis facta; alia vero ita multis prodita, ut in fastidium sint adducta}}'' (Préface, 11). Il a, dans ce but, compilé « vingt mille faits dignes d’intérêt, tirés de la lecture d’environ deux mille volumes, [...] provenant de cent auteurs de choix » — ''{{Lang|la|Viginti millia rerum dignarum cura ex lectione voluminum circiter duum millium, [...] ex exquisitis auctoribus centum}}'' (Préface, 13).</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Titus|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Titus_back|<span id="Titus"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre latin Titus [[wikt:en:Titus#Latin|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Commandant militaire, notamment pendant la [[w:Premi%C3%A8re_guerre_jud%C3%A9o-romaine|''première guerre judéo-romaine'']], au cours de laquelle il prend ''Jérusalem'' que ses troupes mettent à sac et fait détruire le [[w:Second_temple_de_Jérusalem#Destruction|''Second Temple'']], et empereur ''romain'', de la dynastie des [[w:Flaviens|''Flaviens'']], de [[w:79|79]] à [[w:81|81]].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(30 décembre [[w:39|39]] , ''Rome'' — 13 septembre [[w:81|81]], mort par fièvre selon [[w:Suétone|Suétone]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/suetone/titus.htm <sup>VdDC, Titus</sup>] ou par empoisonnement avec du venin de [[w:Aplysia|''lièvre marin'']] par son propre frère [[w:Domitien|Domitien]] selon [[w:Philostrate_d%27Ath%C3%A8nes|Philostrate]] [https://remacle.org/bloodwolf/roman/philiostrate/apollonius6.htm <sup>AdT, l. VI, chap. 32</sup>])<sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre II ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Enquête sur l’astronomie et la physique du monde, basée sur les quatre éléments : air, terre, eau et feu.</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre IX.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la première prédiction grecque d’une éclipse solaire (ou lunaire selon les traductions) par '''Thalès'''.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IX.''' Et rationem quidem defectus utriusque primus ''Romani'' generis in vulgus extulit '''Sulpicius Gallus''', qui consul cum '''Marcello''' fuit, sed tum tribunus militum, sollicitudine exercitu liberato, pridie quam '''Perseus''' rex superatus a '''Paulo''' est, in concionem ab imperatore productus ad prædicendam eclipsim, mox et composito volumine. Apud Græcos autem investigavit primus omnium '''Thales''' ''Milesius'', Olympiadis XLVIII anno quarto, prædicto solis defectu, qui '''Alyatte''' rege factus est, Urbis conditæ; anno CLXX. Post eos utriusque sideris cursum in sexcentos annos præcinuit '''Hipparchus''', menses gentium, diesque et horas, ac situs locorum, et visus populorum complexus, ævo teste, haud alio modo, quam consiliorum naturæ particeps. Viri ingentes supraque mortalium naturam, tantorum numinum lege deprehensa, et misera hominum mente absoluta, in defectibus scelera aut mortem aliquam siderum pavente (quo in metu fuisse '''Stesichori''' et '''Pindari''' vatum sublimia ora palam est deliquio Solis), et in Luna veneficia arguente mortalitate, et ob id crepitu dissono auxiliante. Quo pavore, ignarus causæ, '''Nicias''' ''Atheniensium'' imperator, veritus classem portu educere, opes eorum afflixit. Macti ingenio este, cæli interpretes, rerumque naturæ capaces, argumenti repertores, quo deos hominesque vinxistis. Quis enim hæc cernens, et statos siderum (quoniam ita placuit appellare) labores, non suæ necessitati mortalis genitus ignoscat ? Nunc confessa de iisdem breviter atque capitulatim attingam, ratione admodum necessariis locis strictimque reddita : nam neque instituti operis talis argumentatio est : neque omnium rerum afferri posse causas, minus mirum est, quam consfare in aliquibus.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/98/mode/2up ''Livre II.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/106/mode/2up ''chap. IX.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/130|ici]] et 1829 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f45.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IX.''' Le premier ''Romain'' qui exposa publiquement la théorie des éclipses du soleil et de la lune est [[w:Caius_Sulpicius_Gallus|'''Sulpicius Gallus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Caius_Sulpicius_Gallus_back|<sup>🔄</sup>]], qui fut consul avec [[w:Marcus_Claudius_Marcellus_(consul_en_-166)|'''Marcellus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Marcellus-166_back|<sup>🔄</sup>]], mais qui alors était tribun militaire. La veille du jour où [[w:Persée_(roi)|'''Persée''']] [[#Persée_(roi)|<span id="Persée_(roi)_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] fut défait par [[w:Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus|'''Paul-Emile''']] [[#Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus|<span id="Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] il parut par ordre du général, afin de prévenir les alarmes de l’armée, devant les troupes assemblées pour annoncer l’éclipse qui allait survenir; peu de temps après, il composa un livre sur ce sujet. Le premier qui s’en occupa chez les ''Grecs'' fut '''Thalès''' de ''Milet'', dans la quatrième année de la quarante-huitième olympiade (an 585 av. J. C. [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#éclipse_back|<sup>🔄</sup>]]), l’an 170 de la fondation de ''Rome'', et prédit une éclipse de lune qui arriva sous le roi [[w:Alyatte_II|'''Alyatte''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Alyatte_back|<sup>🔄</sup>]]. Après eux, [[w:Hipparque_(astronome)|'''Hipparque''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hipparque_back|<sup>🔄</sup>]] dressa pour six cents ans la table du cours du soleil et de la lune, déterminant les mois des divers calendriers, les jours, les heures, les localités et les aspects, suivant les contrées. Le cours des ans ne lui a donné aucun démenti, et il semble avoir été admis aux conseils de la nature. Génies puissants et élevés au dessus de l’humanité, ils ont découvert la loi qui régit ces grandes divinités, et ils ont délivré de ses craintes l’esprit misérable des hommes, qui dans les éclipses, tantôt croyaient voir une influence malfaisante ou une espèce de mort des astres, crainte qui, comme on sait, a, pour l’éclipse du soleil, troublé [[w:Stésichore|'''Stésichore''']] [[#Stésichore|<span id="Stésichore_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] et [[w:Pindare|'''Pindare''']] [[#Pindare|<span id="Pindare_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], poètes sublimes, et tantôt attribuaient l’obscurcissement de la lune à des maléfices, et lui venaient en aide par un bruit dissonnant. Redoutant ce phénomène, dont il ignorait la cause, [[w:Nicias|'''Nicias''']] [[#Nicias|<span id="Nicias_back"><sup>'''V'''</sup></span>]], général des ''Athéniens'', n’osa pas faire sortir la flotte du port de [[w:Syracuse#Antiquité|''Syracuse'']], et ruina la puissance de sa patrie. Redoublez de génie, interprètes du ciel, vous dont l’intelligence, embrassant la nature, a inventé des théories qui ont créé un lien entre les dieux et les hommes [[#Vicistis_JH|<span id="Vicistis_JH_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] ! A la vue de ce spectacle, à la vue des labeurs (puisque c’est le nom qu’on a voulu donner aux éclipses), des labeurs réguliers auxquels les astres sont soumis, quel mortel ne pardonnerait à la nécessité sous laquelle il est né ? Maintenant je vais parler, d’une manière brève et sommaire, des points sur lesquels on est d’accord en cette matière. Je ne donnerai que de courtes explications, et là où il sera tout à fait nécessaire; car les explications n’entrent pas dans le plan de cet ouvrage, et il n’y a pas moins de mérite à énumérer les causes de toutes choses qu’à s’appesantir sur quelques-unes.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#Vicistis_JH_back|<span id="Vicistis_JH"><sup>1</sup></span>]] Vicistis Vulg. — Vinxistis cod. Dalech. — Vinxistis me parait meilleur. Comp. ce que dit Pline plus loin, ch. 24, sur l’affinité de l’esprit humain avec les astres.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/98/mode/2up ''Livre II.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/106/mode/2up ''chap. IX.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(édition 1848 également disponible [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/130|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Jean Hardouin 1883|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Persée_(roi)_back|<span id="Persée_(roi)"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Περσεύς / Perseús[[wikt:en:Περσεύς#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Dernier roi de [[w:Royaume_de_Mac%C3%A9doine|''Macédoine'']] de la dynastie des [[w:Antigonides|''Antigonides'']], vaincu en [[w:-168|-168]] à la [[w:bataille de Pydna|bataille de ''Pydna'']] à l’issue de la [[w:troisième guerre macédonienne|''troisième guerre macédonienne'']], causant la disparition du ''Royaume de Macédoine''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Années_212_av._J.-C.|-212]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Pella_(cité_antique)|''Pella'']], au nord de l’actuelle ''Grèce'' — [[w:Années_166_av._J.-C.|-166]]<sup>[[w:IIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Alba_Fucens|''Alba Fucens'']], au centre de l’actuelle ''Italie'') <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus_back|<span id="Lucius_Æmilius_Paullus_Macedonicus"><sup>II</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Lucius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Æmilius|nomen, nom de famille}} {{Info|Paullus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, surnommé [[wikt:Macedonicus#Latin|Macedonicus]] par le [[w:Sénat_romain|''Sénat'']] à la suite de sa victoire;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Homme politique ''romain'', consul à 2 reprises en [[w:Années_182_av._J.-C.|-182]] et [[w:Années_169_av._J.-C.|-169]]. Il remporta la victoire contre le ''royaume de Macédoine'' à ''Pydna'' en battant le roi Persée [[#Persée_(roi)|<sup>I</sup>]], ce qui mit fin à la dynastie des ''Antigonides''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_230_av._J.-C.|-230]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, ''Rome'' — ''ca.'' [[w:Années_160_av._J.-C.|-160]]<sup>[[w:IIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, ''Rome'') <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Stésichore_back|<span id="Stésichore"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Στησίχορος /Stēsíkhoros [[wikt:en:Στησίχορος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe ἵστημι /hístēmi, « 1. (voix transitive, active des temps présent, imparfait, futur et 1er aoriste) : • Faire se tenir debout, se tenir debout; • Arrêter, rester, vérifier; • Mettre en place : - Faire monter, élever, réveiller, remuer; - Nommer, désigner; - Établir, instituer; • Mettre dans la balance, peser. 2. (voix intransitive, moyenne et passive, voix active du 2e aoriste, parfait et plus-que-parfait) : • Se tenir debout; • Se tenir immobile : (au sens figuré) Rester ferme; • Être dressé ou debout, se lever, s’élever : - (en général) Se lever, commencer; - (en marquant le pas) Être; - Être désigné. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du nom commun χορός / khorós, « 1. Danse en rond. 2. Danse accompagnée de chant, danse chorale. 3. Chœur, chorale, groupe de chanteurs et de danseurs. 4. Groupe, troupe. 5. Rangée. 6. Lieu de danse. 7. (théâtre) Chœur »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète lyrique grec, considéré comme l’un des [[w:Neuf_lyriques_grecs|''neuf poètes lyriques'']] de la Grèce antique.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_630_av._J.-C.|-630]]<sup>[[w:VIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Metauria|''Metauria'']], colonie de la [[w:Grande-Grèce|''Grande-Grèce'']], au sud de la région de [[w:Calabre|''Calabre'']], au sud de l’Italie — ''ca.'' [[w:Années_555_av._J.-C.|-555]]<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Catane|''Catane'']], colonie de la ''Grande-Grèce'', à l’est de la [[w:Sicile|''Sicile'']]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Pindare_back|<span id="Pindare"><sup>IV</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Πίνδᾰρος /Píndaros [[wikt:en:Πίνδαρος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète lyrique grec, considéré comme l’un des [[w:Neuf_lyriques_grecs|''neuf poètes lyriques'']] de la Grèce antique.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Années_518_av._J.-C.|-518]]<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Cynocéphales|''Cynocéphales'']], cité grecque située près de [[w:Thèbes_(Grèce)|''Thèbes'']], en [[w:Béotie|''Béotie'']] — [[w:Années_438_av._J.-C.|-438]]<sup>[[w:Ve_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, [[w:Árgos|''Árgos'']], cité grecque de la région de l’[[w:Argolide|''Argolide'']], à l’est de la [[w:Péloponnèse|''péninsule du Péloponnèse'']]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_back|<span id="Nicias"><sup>V</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Νῑκίᾱς /Nīkíās [[wikt:en:Νικίας#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun νίκη / níkē [[wikt:en:νίκη#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Le fait de gagner : la victoire, le succès [avec le génitif "sur, dans quelque chose"] : • Les choses gagnées dans la victoire, les fruits de la victoire; • La supériorité, l’avantage. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du suffixe nominal masculin -ίας / -ías [[wikt:en:-ίας#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Homme politique et général ''athénien'' durant la [[w:Guerre_du_Péloponnèse|''guerre du Péloponnèse'']], qui oppose la [[w:Ligue_de_Délos|''ligue de Délos'']], menée par ''Athènes'', et la [[w:Ligue_du_Péloponnèse|''ligue du Péloponnèse'']], sous l’[[w:Hégémonie|hégémonie]] de ''Sparte'' de [[w:Années_431_av._J.-C.|-431]] à [[w:Années_404_av._J.-C.|-404]]. Sa supersition liée à une éclipse lunaire, s’étant produite lors de l’[[w:Expédition_de_Sicile|''expédition de Sicile'']], est également relatée par [[w:Thucydide|Thucydide]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/thucydide/livre7.htm#L <sup>{{Info|HdlgdP|Histoire de la guerre du Péloponnèse}} l.VII, §.L</sup>] et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/supestition.htm#23 <sup>{{Info|DlS|De la Superstition}} l.I</sup>].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:Années_470_av._J.-C.|-470]], ''Athènes'' — ''ca.'' [[w:Années_413_av._J.-C.|-413]], ''Syracuse'')<sup>[[w:Ve_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">Des découvertes astronomiques : part de chaque observateur dans la science.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''IX.''' '''Sulpicius Gallus''' [[#Sulpicius_Gallus_AdG|<span id="Sulpicius_Gallus_AdG_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] fut le premier ''Romain'' qui expliqua au vulgaire la raison des éclipses de soleil et de lune. Il fut consul avec '''Marcus Marcellus''' ; mais il n’était que tribun militaire lorsque la veille de la victoire que '''Paul Emile''' remporta sur '''Persée''' [[#Pridie_quam_Perses_rex_AdG|<span id="Pridie_quam_Perses_rex_AdG_back"><sup>'''2'''</sup></span>]], son général le fit paraître devant l’armée assemblée, pour lui annoncer l’éclipse qui allait arriver, et la délivrer de l’alarme qu’elle aurait pu en concevoir. Il composa bientôt après un volume sur ce sujet. Parmi les ''Grecs'', '''Thalès''' de ''Milet'' [[#Primus_omnium_Thales_AdG|<span id="Primus_omnium_Thales_AdG_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] dirigea le premier ses recherches sur ce phénomène, et la quatrième année de la 48e olympiade, qui répond à l’an 170 [[#Anno_CLXX_AdG|<span id="Anno_CLXX_AdG_back"><sup>'''4'''</sup></span>]] de ''Rome'', il prédit l’éclipse de soleil qui eut lieu sous le règne d’'''Alyatte''' [[#Alyatte_rege_AdG|<span id="Alyatte_rege_AdG_back"><sup>'''5'''</sup></span>]]. Après eux, '''Hipparque''' dressa des tables du cours de ces deux astres pour six cents ans [[#In_sexcentos_annos_AdG|<span id="In_sexcentos_annos_AdG_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] : mois, heures, jours, situations respectives des lieux, aspects du ciel selon les diverses nations [[#Menses_gentium_etc_AdG|<span id="Menses_gentium_etc_AdG_back"><sup>'''7'''</sup></span>]], tout y est compris, tout a été vérifié par le temps [[#Aevo_teste_AdG|<span id="Aevo_teste_AdG_back"><sup>'''8'''</sup></span>]]; on croirait l’astronome admis au conseil de la nature. Génies vastes et plus qu’humains, d’avoir ainsi surpris la loi de ces deux grandes divinités [[#Numinum_AdG|<span id="Numinum_AdG_back"><sup>'''9'''</sup></span>]], et affranchi d’effroi la malheureuse espèce humaine, qui tremblait en voyant dans chaque éclipse l’annonce de quelque grand crime, ou craignait la mort des astres [[#In_defectibus_scelera_etc_AdG|<span id="In_defectibus_scelera_etc_AdG_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] (effroi dont '''Stésichore''' et '''Pindare''' [[#Pindari_AdG|<span id="Pindari_AdG_back"><sup>'''11'''</sup></span>]], ces poètes sublimes, ne furent point exempts dans les éclipses de soleil), ou qui attribuait à des enchantemens celles de la lune, et venait à son secours en faisant un bruit discordant [[#Crepitu_dissono_AdG|<span id="Crepitu_dissono_AdG_back"><sup>'''12'''</sup></span>]]. C’est pour en avoir ignoré la cause, que, frappé de cette même terreur, '''Nicias''' [[#Nicias_AdG|<span id="Nicias_AdG_back"><sup>'''13'''</sup></span>]], général des ''Athéniens'', n’osa pas faire sortir sa flotte du port, et causa la ruine de leur puissance. Gloire à vous, interprètes du ciel, génies aussi étendus que la nature, inventeurs d’une science qui enchaîne à une même destinée les dieux et les mortels ! Quel est donc l’homme qui, voyant les astres en travail (pour me servir du nom qu’il a plu de donner aux crises qu’ils, subissent périodiquement), ne se soumettra pas à sa destinée?<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Je vais maintenant toucher brièvement et sommairement les points sur lesquels on est d’accord dans cette matière, et j’en rendrai raison en passant, lorsque cela sera tout-à-fait nécessaire; car un développement de preuves n’est pas le but de l’ouvrage que j’ai entrepris, et il n’y a pas, je pense, moins de mérite à pouvoir rendre raison de toutes choses, qu’à s’arrêter à en prouver quelques-unes.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#Sulpicius_Gallus_AdG_back|<span id="Sulpicius_Gallus_AdG"><sup>1</sup></span>]] [[w:Tite-Live|Tite-Live]], XLIV, 37, [[w:Quintilien|Quintilien]], I, 10, [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]], [[w:Vies_parallèles|''Vie de Paul Emile'']], [[w:Frontin|Frontin]], I, etc., prétendent, comme Pline, que Sulpicius Gallus prédit l’éclipse anx soldats romains. [[w:Cicéron|'''Cicéron''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cicéron_back|<sup>🔄</sup>]] ([[w:De_Republica|''Répub.'']], I, 15 , page 44, ''édit. Maj.'') dit au contraire que l’éclipse était déjà arrivée lorsque Sulpicius Gailus commençait à s’efforcer d’ôter aux soldats romains la terreur qu’ils avaient conçue de cet événement, en leur expliquant les causes des éclipses.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pridie_quam_Perses_rex_AdG_back|<span id="Pridie_quam_Perses_rex_AdG"><sup>2</sup></span>]] Selon Tite-Live (XLIV, 37), l’éclipse eut lieu dans la soirée du 3 septembre, cent huit ans avant J.-C., entre sept et dix heures (''ab hora secunda usque ad quartam noctis, quam pridie nonas sept, secula est dies''). M. [[w:Christian_Ludwig_Ideler|Ideler]] (''Chronologie'', II, 104) a calculé cette éclipse. Il a trouvé, comme M. de Nauze, que, selon le calendrier Julien, elle arriva dans la soirée du 21 juin de l’an 168 avant J.-C. à Rome, la lune commença à s’éclipser vers 5h.44’ du soir ; depuis 6h.51’ jusqu’à 8h.18’, la lune fut totalement éclipsée, ; à 9h.,24’, la lune ne fut plus obscurcie du tout. En Macédoine, tous ces phénomènes arrivèrent 39 minutes plus tard. Le 21 juin, le soleil se coucha à Rome et en Macédoine vers 7h.33’, et s’y montra alors à 44 1/2’ h. équatoriales. Ainsi, la première heure de la nuit finissait vers 8h.17’, la seconde vers 9h.2’, la troisième vers 9h.46’, la quatrième vers 10h.31’. La lune fut donc éclipsée totalement au moment où elle se leva dans la Macédoine, et cette éclipse totale y finit dans la seconde heure de la nuit ; au milieu de la quatrième, la lune ne fut plus obscurcie du tout. S’il est vrai, que cette éclipse lunaire, comme Pline, Tite-Live et d’autres le disent, fut prédite par Sulpicius Gallus, l’on devrait avouer que ce Romain s’entendait très-bien au calcul des éclipses lunaires. Mais les récits de Cicéron et de [[w:Valère_Maxime|Valère-Maxime]] ne seraient-ils pas plus vrais que ceux de Pline et de Tite-Live ?''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Primus_omnium_Thales_AdG_back|<span id="Primus_omnium_Thales_AdG"><sup>3</sup></span>]] Le même fait est rapporté par [[w:Hérodote|Hérodote]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hérodote_back|<sup>🔄</sup>]], I, 74, par [[w:Diogène_Laërce|Diogène Laërce]] [[#Diogène_Laërce_back|<sup>⤵️</sup>]], I, 6 , par [[w:Clément_d'Alexandrie|Clément d’Alexandrie]] [[#Clément_d'Alexandrie_back|<sup>⤵️</sup>]], ''Strom.'', I, page 302 , par Plutarque, ''Opinions des Philosophes'', II, 24, par [[w:Jean_Tzétzès|Tzetzès]], ''Chil.'' II, v. 869, et par Hardouin.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Oltmann a publié une dissertation dans laquelle, à l’aide des tables astronomiques les plus modernes, il est arrivé à ce résultat, que l’éclipse solaire dont il est question ici eut lieu le 3o septembre 610 ans avant J.-C. L’éclipse était totale pour les environs de la ville d’[[w:Erzurum|Érzerum]] sur le [[w:Kızılırmak_(fleuve)|Halys]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Halys_back|<sup>🔄</sup>]], où [[w:Volney|Volney]] place le champ de bataille des rois [[w:Alyatte_II|Halyattes]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Alyatte_back|<sup>🔄</sup>]] et [[w:Cyaxare|Cyaxare]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cyaxare_back|<sup>🔄</sup>]]. La quatre-vingtième partie du disque solaire seule ne fut pas éclipsée pour le lieu de la terre où Oltmann place le champ de bataille, qui est situé, selon lui, sous 36° long. à l’est de Terro et sous 40° lat. sept. Dans le pays des Ioniens où Thalès prédit l’éclipse, selon Hérodote, l’éclipse se monta à 11 1/2’. M. [[w:Alphonse_Des_Vignoles|Desvignolles]] (''Chronologie de l’histoire sainte'', t. II, pag. 245 et suiv.) fixe l’éclipsé prédite par Thales au 38 mai de l’an 585 avant J.-C. ; son opinion a été adoptée depuis par presque tous les chronologistes et historiens, et par [[w:Gabriel_Brotier|Brotier]] et M. Alexandre. Elle a été réfutée avec succès par Oltmann, qui s’est servi de tables astronomiques bien plus exactes que celles de M. Desvignolles ; en effet, celui-ci a démontré par ses calculs que l’éclipse totale du soleil du 28 mai de l’an 585 avant J.-C., ne fut pas totale dans les lieux où les troupes du roi lydien Halyatte combattirent contre celles du roi Cyaxare ; que, dans ces régions, elle ne se monta pas à plus de 7 1/2 pouces, et que, d’ailleurs, le soleil ne s’était pas encore levé lorsque Féclipse était le plus forte pour les habitans des pays nommés. Mais Hérodote dit positivement que l’éclipse prédite par Thalès fut totale dans ces contrées, et qu’elle eut lieu en plein jour. (Voyez IDELER, ''Chronologie'', t. I, pag. 209 et 210.) Nous remarquerons pourtant avant de finir cette note que la date de Desvignolles est plus conforme que celle d’Oltmann à l’année dans laquelle l’éclipse prédite par Thalès, arriva selon Pline. En effet, le naturaliste romain dit que cette année est la six cent quatre-vingt-cinquième avant J.—C., et c’est justement le 28 mai de cette année que l’éclipse prédite par Thalès arriva, selon M. Desvignolles.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Volney pense que l’éclipse en question arriva le 3 février de de l’an 626. Oltman a démontré, dans son Mémoire sur l’éclipse de Thalès, que celle de Volney était déjà passée lorsque le soleil se leva sur le champ de bataille des rois Halyattes et Cyaxare.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Anno_CLXX_AdG_back|<span id="Anno_CLXX_AdG"><sup>4</sup></span>]] L’an 170. C’est ainsi que l’on doit lire, et non CLX, comme l’ont fait Hardouin et Poinsinet; la quatrième année de la quarante-huitième olympiade, correspondant à l’an 170 de Rome, si l’on suppose avec [[w:Varron_(écrivain)|Varron]] que cette ville a été fondée dans la deuxième année de la 6e olympiade.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Alyatte_rege_AdG_back|<span id="Alyatte_rege_AdG"><sup>5</sup></span>]] Le nom de ce roi est écrit avec un esprit rude dans Hérodote, ce qui a donné lieu à [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Poinsinet]] et à d’autres traducteurs de Pline de substituer le mot Halyatte à celui d’Alyatte.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Alyatte ou Halyatte fut roi de la Lydie et père de Crésus. Il faisait la guerre à Cyaxare, roi des Mèdes, lorsque l’éclipse solaire en question interrompit le combat.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#In_sexcentos_annos_AdG_back|<span id="In_sexcentos_annos_AdG"><sup>6</sup></span>]] On lit dans [[w:Georges_le_Syncelle|le Syncelle]] (''Chronolog.'', pag. 17) que les Chaldéens ont connu une période de six cents années solaires. [[w:Flavius_Josèphe|Josèphe]] [[#Flavius_Josèphe_back|<sup>⤵️</sup>]] ([[w:Antiquités_judaïques|''Ant. jud.'']], I, page 17 et 18, édit. Havercamp) dit que Dieu donna une longue vie aux patriarches pour qu’ils pussent cultiver avec succès les sciences astronomiques et géométriques, ce qu’ils n’auraient pu faire s’ils n’avaient pas vécu au moins six cents ans ; car la grande année ne finit pas plus tôt. Ainsi, il est certain qu’avant Hipparque les Chaldéens et d’autres peuples asiatiques ont connu une période de six cents années solaires. Mais [[w:Jean-Dominique_Cassini|Cassini]] ([[w:Jean-Dominique_Cassini#Mémoires_de_l’Académie_royale_des_sciences|''Anciens mém. de l’Acad.'']], t. VIII, pag. 4 et 5) et [[w:Jean_Sylvain_Bailly|Bailly]] (''Hist. de l’astr. ancienne'', t. II, liv. 3, Eclairciss.) ont prouvé que tous les six cents ans les nouvelles et pleines lunes n’arrivent pas seulement au même jour et à la même heure qu’auparavant, mais encore à la même minute. Ne serait-il donc pas probable qu’Hipparque, comme le dit Ideler (''Historische untersuchungen uber die astronomischen beobachtungen der alten'', Berlin 1806, page 417) a connu cette période chaldéenne, et que delà résulte l’étendue de six cents ans donnée à son calendrier selon Pline.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">[[w:Abel_Burja|Abel-Burja]] de Leipzig a tâché d’expliquer d’une autre manière la durée du calendrier d’Hipparque (''Astronomisches Jahrbuch'', 1797, pag. 233 et 234). [[w:Claude_Ptolémée|Ptolémée]] et [[w:Censorin_(grammairien)|Censorin]] racontent qu’Hipparque est auteur d’une période soli-lunaire de trois cent quatre années solaires. En la prenant deux fois, on obtient une période de six cent huit ans. Celle-ci fut abrégée par Hipparque de huit ans, afin d’obtenir un nombre entier de siècles pour son calendrier. Ideler a fait une objection très-juste contre cette opinion de Burja ; c’est que la période de six cent huit ans n’a aucun avantage sur celle de trois cent quatre ans. On ne voit donc pas ce qui a pu engager Hipparque à préférer le nombre de six cents ans à celui de trois cents, lorsqu’il composait son calendrier.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Menses_gentium_etc_AdG_back|<span id="Menses_gentium_etc_AdG"><sup>7</sup></span>]] C’est-à-dire il écrivit des éphémérides dans lesquelles il avait calculé d’avance les néomenies et les pleines lunes. Il fit aussi entrer dans son calendrier les longueurs des jours et des heures variables, [[w:ὧραι|ὧραι]] καιρικαι, ainsi que les aspects du ciel, ''visus populorum'', tels qu’ils eurent lieu chez les habitans de différentes contrées de la terre. Il ajouta une table des longitudes et des latitudes des principaux pays et villes du globe. Ptolémée (''Géogr.'', I, ch. 4) en dit autant d’Hipparque.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Aevo_teste_AdG_back|<span id="Aevo_teste_AdG"><sup>8</sup></span>]] Les tables d’Hipparque étaient dressées pour six cents ans. Cet astronome florissait vers cent cinquante ans avant J.-C. Ainsi, du temps de Pline, on avait encore à jouir de ces tables pour quatre cents ans environ. POINSINET.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Numinum_AdG_back|<span id="Numinum_AdG"><sup>9</sup></span>]] Pline donne souvent l’épithète de divinités aux planètes, à la lune, au soleil, à la terre et aux étoiles fixes.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#In_defectibus_scelera_etc_AdG_back|<span id="In_defectibus_scelera_etc_AdG"><sup>10</sup></span>]] Nous transcrivons ici ce beau passage de l’Uranographie de M. [[w:Louis-Benjamin_Francœur|Francoeur]], qui mérite d’être mis en parallèle avec celui de Pline pour l’élégance du style et les pensées, et qui renferme le meilleur commentaire que nous puissions donner de tout ce que Pline dit des terreurs que les éclipses causaient autrefois aux hommes ignorans. « L’histoire, dit M. Francoeur (page 93), est pleine des exemples de l’effroi causé par les éclipses, et des dangers que produisent l’ignorance et la superstition. Nicias avait résolu de quitter la Sicile avec son armée ; effrayé par une éclipse de lune, et voulant temporiser plusieurs jours pour s’assurer si l’astre n’avait rien perdu après cet évènenement, il manqua ainsi l’occasion de sa retraite; son armée fut détruite ; Nicias périt, et ce malheur commença la ruine d’Athènes.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Souvent on a vu des hommes adroits tirer parti de la frayeur du peuple pour l’amener à remplir leurs desseins. Christophe Colomb, réduit à faire subsister ses soldats des dons volontaires d’une nation sauvage et indigente, était prêt à voir tarir cette ressource et à périr de faim ; il annonce qu’il va priver le monde de la lumière de la lune. L’éclipse commence et la terreur s’empare des Indiens, qui reviennent apporter aux pieds de Colomb les tributs accoutumés.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Drusus (TACITE , Annales, I, 28) apaisa une sédition dans son armée, en prédisant une éclipse de lune, et, selon Tite-Live, Sulpicius Gallus, dans la guerre de Paul-Emile contre Persée, usa du même stratagème. Periclès, [[w:Agathocle_de_Syracuse|Agathocles de Syracuse]], [[w:Dion_de_Syracuse|Dion]], roi de Sicile, ont failli être victimes de l’ignorance de leurs soldats. [[w:Alexandre_le_Grand|Alexandre]], près d’[[w:Bataille_de_Gaugamèles|Arbelles]], est réduit à user de toute son adresse pour calmer la terreur qu’une éclipse avait jetée parmi ses troupes. Les hommes supérieurs, plutôt que de plier sous les circonstances qui les maîtrisent, mettent leur art à les tourner à leur profit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Combien de fables établies d’après l’opinion que les éclipses sont l’effet du courroux céleste qui se venge des iniquités de l’homme en le privant de la lumière! Tantôt [[w:Diane_(mythologie)|Diane]] va trouver [[w:Endymion|Endymion]] dans les montagnes de Carie; tantôt les magiciennes de Thessalie font descendre la lune sur les herbes qu’elles destinent aux enchantemens. »<br /><br /><p style="text-align: center;">''Carmina vel cælo possunt deducere lunam.''<br /><p style="text-align: right; text-indent: 15px;">Virg., ''Eclog.'' VIII.<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Ici c’est un dragon qui dévore l’astre, et qu’on cherche à épouvanter par des cris ; le dieu tient le soleil enfermé dans un tuyau, et nous ôte ou nous rend la vue de cet astre à l’aide d’un volet, etc. Les progrès des sciences ont fait connaître le ridicule de ces opinions et de ces craintes, depuis qu’on a vu qu’il était possible de calculer par les tables astronomiques, et de prévoir long-temps d’avance l’instant où la colère du ciel devait éclater.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Cependant, naguère encore, l’épouvante a causé les revers des armées de Louis XIV, près de Barcelone, lors de l’éclipse totale de l’an 1706 [[w:en:Solar_eclipse_of_May_12,_1706|(en)]], et la devise, ''nec pluribus impar'', a prêté aux allusions injurieuses ! »''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pindari_AdG_back|<span id="Pindari_AdG"><sup>11</sup></span>]] Pindare était le plus fameux poète de la Grèce après Homère. Il vint au monde l’an 134 avant l’ère chrétienne. POINSINET.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Plutarque (''De la face de la lune'', pag. 931) dit aussi que Stésichore et Pindare craignaient beaucoup les éclipses. Le dernier poète a peint les terreurs que lui causaient ces phénomènes dans son poëme sur le soleil. HARDOUIN et DALECHAMP.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Crepitu_dissono_AdG_back|<span id="Crepitu_dissono_AdG"><sup>12</sup></span>]] Cet usage superstitieux dont Plutarque parle au long dans sa vie de Paul-Émile, a fourni un vers fort plaisant à Juvénal, lorsqu’après avoir épuisé toute sorte d’exagération pour représenter le bruit qu’une femme fait en criant, il finit par dire :<br /><br /><p style="text-align: center;">''Una laboranti poterit succurrere lunæ.''<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">« Elle seule, au besoin, décharmerait la lune. » POINSINET.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_AdG_back|<span id="Nicias_AdG"><sup>13</sup></span>]] Le même fait est raconté par Plutarque dans la vie de Nicias, par Quintilien, I, 10, et par d’autres écrivains anciens. HARDOUIN.''' </td> </tr> </table><br/><br/></div>{{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f10.item <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Second</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f14.item ''Livre II.''], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f46.item ''chap. IX.''], traduction nouvelle par M. [[w:Stéphane_Ajasson_de_Grandsagne|Ajasson de Grandsagne]] [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5773334c/f311.item <sup>NOTES</sup>], C. L. F. Panckoucke, Paris, 1829</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">''Des inventions a[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />tronomiques, & de leurs Auteurs.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''L'''E PREMIER d’entre les ''Romains'' qui rendit publique la théorie des éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil & de lune, fut '''Sulpicius Gallus''' [[#Sulpicius_Gallus_LPdS|<span id="Sulpicius_Gallus_LPdS_back"><sup>'''1'''</sup></span>]], celui que '''Marcus Marcellus''' eut pour Collegue au Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulat : mais il n’étoit que Tribun Militaire [[#Tribun_Militaire_LPdS|<span id="Tribun_Militaire_LPdS_back"><sup>'''2'''</sup></span>]], lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il di{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ipa l’allarme qu’auroient pu prendre nos troupes la veille de la victoire remportée {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur '''Per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ée''' par '''Paul Emile''' ; car ce Général l’ayant produit devant les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oldats a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}emblés, il leur prédit une éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e qui devoit arriver [[#éclipse_LPdS|<span id="éclipse_LPdS_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] ; il compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a même en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite un Ouvrage {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur ce {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet. Parmi les ''Grecs'', '''Thalès''' de ''Milet'' prédit l’an quatrieme de la quarante-huitieme olympiade l’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil qui arriva {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le regne de '''Halyattes''' [[#Halyattes_LPdS|<span id="Halyattes_LPdS_back"><sup>'''4'''</sup></span>]], l’an cent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oixante de la fondation de [[#cent_soixante_LPdS|<span id="cent_soixante_LPdS_back"><sup>'''5'''</sup></span>]] ''Rome''. Après eux, Hipparque [[#Hipparque_LPdS|<span id="Hipparque_LPdS_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] dre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a des Tables en vers [[#En_vers_LPdS|<span id="En_vers_LPdS_back"><sup>'''7'''</sup></span>]] du cours de ces deux aftres pour fix cents ans. Dans ces Tables , de l’exactitude deſquelles notre âge rend encore témoignage [[#témoignage_LPdS|<span id="témoignage_LPdS_back"><sup>'''8'''</sup></span>]], il embra{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e les éphémérides propres à chaque nation [[#chaque_nation_LPdS|<span id="chaque_nation_LPdS_back"><sup>'''9'''</sup></span>]], les jours, les heures, le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ite re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pectif de chaque lieu, & les divers a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pects du ciel relativement aux divers peuples, comme {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la Nature l’eût admis à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eil intime. Per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}onnages vraiment grands! génies plus qu’humains, d’avoir ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urpris les loix qui font mouvoir ces va{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes pui{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances du ciel ; & d’avoir guéri de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es allarmes l’imagination malade des hommes, qui ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’alors, ou avoient toujours vu dans les éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es l’annonce effrayante de quelque grand crime & de quelque mort (terreur dont Sté{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ikhore [[#Stésikhore_LPdS|<span id="Stésikhore_LPdS_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] & Pindare [[#Pindare_LPdS|<span id="Pindare_LPdS_back"><sup>'''11'''</sup></span>]], ces Poètes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ublimes, ne furent point exempts à l’égard des éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olaires), ou attribuoient les ténebres dont {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couvre la lune à des maléfices opérés par le mêlange de certaines herbes magiques ; & croyoient devoir la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ecourir par un bruit di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cordant [[#bruit_discordant_LPdS|<span id="bruit_discordant_LPdS_back"><sup>'''12'''</sup></span>]]. Cette même terreur fut cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e que le Général Nicias [[#Nicias_LPdS|<span id="Nicias_LPdS_back"><sup>'''13'''</sup></span>]], peu au fait des cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es phy{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iques, & n’o{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant pas, par {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uper{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tition, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortir {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a flotte du Port, mit Athenes à deux doigts de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a perte. Honneur [[#Honneur_LPdS|<span id="Honneur_LPdS_back"><sup>'''14'''</sup></span>]] à vous, Interpretes du Ciel ! E{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}prits [[#Esprits_LPdS|<span id="Esprits_LPdS_back"><sup>'''15'''</sup></span>]] dont l’étendue {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urpa{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e celle de la Nature ; Inventeurs d’une méthode qui a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujettit les dieux comme les hommes, à une même de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tinée ! Eh! qui pourroit, en voyant les a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres même ''en cri{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e'' (pour me {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir de l’expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion commune), ne pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oumettre à la néce{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ité où {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a condition mortelle l’enchaîne.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Pré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entement je vais toucher par articles fort courts & fort précis les points {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quels on s’accorde le plus. Je ré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oudrai, chemin fai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant, quelques que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tions, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que le cas l’exigera, mais toujours d’une maniere très {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ommaire ; car une analy{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e en forme d’arguments {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivis excéderoit le but de cet Ouvrage : & puis, je pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e qu’il n’y a pas moins de mérite à rendre une rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on plau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible de toutes cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es, qu’à rendre une rai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on bien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olide de deux ou trois cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#Sulpicius_Gallus_LPdS_back|<span id="Sulpicius_Gallus_LPdS"><sup>1</sup></span>]] Son premier prénom étoit Caïus. Voyez à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet Tite-Live, l. 44. Valere maxime, l. 8. Quintilien, l. I. ch. 10. Plutarque, vie de Paul-Emile, &c.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Tribun_Militaire_LPdS_back|<span id="Tribun_Militaire_LPdS"><sup>2</sup></span>]] Ce grade répond à celui de Major-général des Troupes.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#éclipse_LPdS_back|<span id="éclipse_LPdS"><sup>3</sup></span>]] Cette éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Tite-Live, fut annoncée aux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oldats pour la nuit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivante. Sulpicius Gallus leur prédit que la lune s’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit entre la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econde heure de la nuit & la quatrieme. Plutarque ajoute qu’on étoit alors à l’i{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ue de l’été (''{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub exitum a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatis''). [[w:Paulin_II_d'Aquilée|Paul d’Aquilée]] écrit que cette éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e arriva aux nones de Septembre (''nonas Septembris''), c’est-à-dire au 4 Septembre : c’étoit l’an 168 avant J.C. {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon le calcul d’[[w:James_Ussher|U{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erius]].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Halyattes_LPdS_back|<span id="Halyattes_LPdS"><sup>4</sup></span>]] Il paroît que Ciceron & Eu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ebe {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trompent lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’ils placent cet événement {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous ''A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages'' : [[w:Hermolaos_(Macédoine)|Hermolaüs]] s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t trompé d’après eux, en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tituant ''A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages'' à ''Halyattes'' dans le texte de Pline, contre la foi des manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits, & contre le témoignage d’Herodote qui place cet événement dans une guerre entre Halyattes, Roi de Sardes, & Cyaxare, Roi des Medes, pere d’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tiages.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#cent_soixante_LPdS_back|<span id="cent_soixante_LPdS"><sup>5</sup></span>]] Les deux manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits royaux portent ''anno CLX'' : c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t la leçon qu’il faut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivre. En effet, Rome, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Varron, fut fondée l’an 2 de la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme olympiade, c’est-à-dire, dans l’année olympiadique 22. Mais comme chaque olympiade, depuis leur premiere in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titution, commençoit après le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ol{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tice d’été, & comme l’année Romaine avoit toujours commencé au plus tard en Mars {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous Romulus, & depuis en Janvier {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous Numa, il s’en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uit que la premiere année de Rome, qui répondoit à l’année olympiadique 22, répondoit en même-tems, de quatre mois au moins, à l’année olympíadique 23. Selon ce calcul, la quatrieme année de la quarante-huitieme olympiade, répond en partie à l’an 160, & en partie à l’an 161 de la fondation de Rome, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que 48 olympiades font cent quatre-vingt-douze années, de{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quelles {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i vous ôtez 22 ans écoulés, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Varron, entre la premiere olympiade & la fondation de Rome, il re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tera 160 ans, & 161 ans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’on a égard à l’enjambement réciproque des années olympiadiques {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les années Romaines, & des années Romaines {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les années olympiadiques. Il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t donc évident que le calcul de Pline (''anno CLX'') e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te, en admettant l’hypothe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e chronologique de Varron, à laquelle on voit bien que notre Auteur s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t conformé en cette occa{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion particuliere encore qu’en plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs autres rencontres il paroi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e affecter de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivre le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}y{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tême de Caton : vici{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}itude pardonnable dans un ouvrage de compilation où Pline a dû, comme malgré lui, adopter tantôt le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tyle d’un Auteur, tantôt celui d’un autre, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ource où il pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit pour l’heure. Si Pline eût {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivi l’hypothe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de Caton qui place la fondation de Rome deux ans plus tard que Varron, il eût fait tomber le rapport {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’année 157 ou 158 de la fondation de Rome. C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t le parti que prend le Pere Hardouin, & c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t de là qu’il part pour propo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er une correction dans le texte. Mais encore une fois, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t commettre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oi-même une faute que d’en trouver une chez Pline en cette occa{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion ; pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que cet Auteur a été en droit de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}y{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tème Varronien, ou ce qui revient au même, de con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erver la date Varronienne dont s’étoit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervi l’Auteur de qui il emprunte le fait hi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}torique en que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hipparque_LPdS_back|<span id="Hipparque_LPdS"><sup>6</sup></span>]] Voyez les notes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le premier livre au mot ''Hipparque'' : HIPPARCHUS (de Nicée, en Bithinie comme l’ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erve [[w:Souda|Suidas]]), flori{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit dans la quatre-vingt-quatorzieme olympiade. Nous avons {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es trois livres d’Enarrations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les Phénomenes d’[[w:Aratos_de_Soles|Aratus]] & d’[[w:Eudoxe_de_Cnide|Eudoxe]], traduits par le [[w:Paul_Petau|P. Petau]]. Il avoit compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é un autre livre ''De {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tellarum inerrantium Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titutione'', {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon Suidas. Son livre du mois lunaire e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cité par [[w:Claude_Galien|Galien]].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#En_vers_LPdS_back|<span id="En_vers_LPdS"><sup>7</sup></span>]] ''En Vers.'' Je préfume que c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-là le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ens de ''præcinere'', qui ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ignifie pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement prédire, mais prédire en chant, c’est-à-dire en Vers. Sur ce pied-là, ce {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit d’un Poëme dans le genre de celui d’[[w:Aratos_de_Soles|Aratus]], dont il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit ici que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion. Si par hazard Pline n’a point prétendu parler d’un Poëme, au-moins s’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervi d’une expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ion propre à dé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igner ce genre d’écrire. Pour décider la que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion, il faudroit avoir tous les ouvrages d’Hipparque, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur-tout celui-ci.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#témoignage_LPdS_back|<span id="témoignage_LPdS"><sup>8</sup></span>]] Ces tables étoient dre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ées pour {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix cents ans. Or Hipparque flori{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit 150 ans avant J.C. Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i du tems de Pline, on avoit encore à jouir de ces tables pour quatre cents ans ou environ.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#chaque_nation_LPdS_back|<span id="chaque_nation_LPdS"><sup>9</sup></span>]] La lune ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e levant pas & ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couchant pas à la même heure pour toutes les nations, les diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es époques & pha{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es qu’elle forme n’appartiennent pas non plus au même point de tems pour tous les peuples, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que les uns ont la nuit quand les autres ont le jour; & que même lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que la lune s’éclip{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, la partie de l’heure où ce phénomene e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible, n’a pas la même évaluation pour tous les climats qui l’apperçoivent. Hipparque avoit donc eu égard à cette différence d’époques, relativement aux diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es longitudes, &par-con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}équent aux diver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es nations, tellement que les tables de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es éphémérides étoient accommodées à l’u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}age de tous les peuples : ouvrage dont on ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}auroit trop regretter la perte, & qui jetteroit le plus grand jour {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’ancienne géographie.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Stésikhore_LPdS_back|<span id="Stésikhore_LPdS"><sup>10</sup></span>]] Ste{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ikhore, l’un des plus fameux Poètes de la Grece, dont, par malheur, nous avons perdu tous les ouvrages, à l’exception d’une vingtaine de lignes décou{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ues. Il vivoit dans la quarante-deuxieme olympiade, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire, vers l’an {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix cents dix avant J.C.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Pindare_LPdS_back|<span id="Pindare_LPdS"><sup>11</sup></span>]] Pindare, le plus fameux Poète de la Grece après Homere. Il vint au monde l’an 134 avant l’ere chrétienne.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#bruit_discordant_LPdS_back|<span id="bruit_discordant_LPdS"><sup>12</sup></span>]] Cet u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}age {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uper{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titieux a fourni un Vers fort plai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant à Juvenal, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’après avoir épui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é toute {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}orte d’exagération pour repré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}enter le bruit qu’une femme fait en criant, il finit par dire :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">''Una laboranti poterit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uccurrere luna.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Elle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eule au be{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oin décharmeroit la lune.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Nicias_LPdS_back|<span id="Nicias_LPdS"><sup>13</sup></span>]] C’étoit un Général Athénien, qui fut malheureux dans pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que toutes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es expéditions. Les Athéniens finirent par le condamner à mort. Il étoit contemporain d’[[w:Alcibiade|Alcibiade]] & de [[w:Lamachos|Lamachus]], & leur collegue dans le commandement. Voyez {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le fait dont parle ici Pline, Quintilien, l. I. ch. 10, & Plutarque à l’article Nicias.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Honneur_LPdS_back|<span id="Honneur_LPdS"><sup>14</sup></span>]] Au lieu de ''macte ingenio'', le Pere Hardouin lit ''macti'' ; mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon les meilleurs Latini{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes ''macte'' e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t indéclinable, ou pour mieux dire, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t un adverbe qui répond au ''bravò'' des Italiens. Fe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tus prétend que ''macte'' e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t un compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é de ''magis auctus''.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Esprits_LPdS_back|<span id="Esprits_LPdS"><sup>15</sup></span>]] Cette apo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trophe de Pline aux A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes rappelle ces beaux Vers d'Ovide {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le même {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ujet :<br />Felices animos quibus hæc cogno{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cere primise<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Inque Domos {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uperas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}candere cura fuit!<br />Credibile e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t illos pariter vitli{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que joci{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Altius humanis ex{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eruifle caput,<br />Non Venus aut Vinum {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ublimia pectora fregit<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Officiumve {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ori, militiæve labor :<br />Nec levis ambitio, perfu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aque gloria fuco,<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Magnarumve fames {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ollicitavit opum.<br />Admovere oculis di{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tantia {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idera no{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tris,<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Ætheraque ingenio {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uppo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uere {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uo.<br />Sic petitur cœlum: non ut ferat O{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}lan Olympus<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Summaque Peliacus {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idera tangat apex, &c.<br /><p style="text-align: right; text-indent: 15px;">Ovid. {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t. l. I.''' </td> </tr> </table><br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=PP7#v=onepage&q&f=true <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Premier</u>], [https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=RA1-PA3#v=onepage&q&f=true ''Livre Second.''], [https://books.google.fr/books?id=UnhluychtF8C&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Histoire%20naturelle%20Pline&hl=fr&pg=RA1-PA59#v=onepage&q&f=true ''Des inventions astronomiques, & de leurs Auteurs.''], traduction en françois, avec le texte latin rétabli d’après les meilleures leçons manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crites ; accompagnée de Notes critiques pour l’éclairci{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du texte, & d’Ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances des Anciens comparées avec les découvertes des Modernes, par M. [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Louis Poinsinet de Sivry]], Chez la veuve Desaint, Paris, 1771</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ==== Livre XVIII ==== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Enquête sur l’agriculture</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre LVII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une théorie astronomique de '''Thalès''', du [[w:Lever_héliaque|''coucher matinal'']] des [[w:Pléiades_(astronomie)|''Pléiades'']] 25 jours après l’[[w:Équinoxe_de_septembre|''équinoxe d’automne'']].</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''LVII.''' Primum omnium dierum ipsorum anni solisque motus prope inexplicabilis ratio est. Ad CCCLXV adjiciunt etiamnum intercalarios diei noctisque quadrantes. Ita fit, ut tradi non possint certa siderum tempora. Accedit confessa rerum obscuritas, nunc præcurrenle, nec paucis diebus, tempestatum significatu, quod προϰειμασιν Græci vocant : nunc postveniente, quod ἐπιϰεἰμασιν : et plerumque alias citius, alias tardius cæli effectu ad terram deciduo : vulgo serenitate reddita, confectum sidus audimus. Præterea quum omnia hæc statis sideribus cæloque affixis constent, interveniunt motu stellarum grandines, imbres, et ipsi non levi effectu, ut docuimus, turbantque conceptæ spei ordinem. ldque ne nobis tantum putemus accidere, et reliqua fallit animalia sagaciora circa hoc, ut quo vita eorum constet : æstivasque alites præposteri aut præproperi rigores necant, hibernas æstus. Ideo '''Virgilius''' errantium quoque siderum rationem ediscendam præcipit, admonens observandum frigidæ Saturni stellæ transitum. Sunt qui certissimum veris indicium arbitrentur ob infirmitatem animalis, papilionis proventum. Id eo ipso anno, quum commentaremur hæc, notatum est, proventum eorum ter repetito frigore exstinctum, advenasque volucres a. d. VI kalendas februarii spem veris attulisse, mox sævissima hieme conflictatas. Res anceps : primum omnium a cælo peti legem : deinde eam argumentis esse quærendam. Super omnia est mundi convexitas, terrarumque globi differentia, eodem sidere alio tempore aliis aperiente se gentibus : quo fit ut causa ejus non lisdem diebus ubique valeat. Addidere difficultatem et auclores diversis in locis observando, mox etiam in iisdem diversa prodendo. Très autem fuere sectæ : ''Chaldæa'', ''Ægyptia'', ''Græca''. His addidit apud nos quartam Cæsar dictator, annos ad solis cursum redigens singulos, '''Sosigene''' perito scientiæ ejus adhibito. Et ea ipsa ratio postea comperto errore correcta est : ita ut XII annis continuis non intercalaretur, quia cœperat sidera annus morari, qui prius antecedebat. Et '''Sosigenes''' ipse trinis commentationibus, quanquam diligentior cæteris, non cessavit tamen addubitare, ipse semet corrigendo. Auctores prodidere ea, quos prætexuimus volumini huic, raro ullius sententia cum alio congruente. Minus hoc in reliquis mirum, quos diversi excusaverint tractus. Eorum qui in eadem regione dissedere, unam discordiam ponemus exempli gratia : occasum matutinum Vergiliarum '''Hesiodus''' (nam hujus quoque nomine exstat Astrologia) tradidit fieri, quum æquinoctium autumni conficeretur, '''Thales''' vigesimo quinto die ab æquinoctio, '''Anaximander''' vigesimo nono, '''Euctemon''' XLVIII. Nos sequemur observationem Cæsaris : maximeque hæc erit ''Italiæ'' ratio. Dicemus tamen et aliorum placita : quoniam non unius terræ, sed totius naturæ interpretes sumus, non auctoribus positis (id enim verbosum est), sed regionibus : legentes tantum meminerint, brevitatis gratia, quum ''Altica'' nominata fuerit, simul intelligere ''Cycladas'' insulas ; quum ''Macedonia'', ''Magnesiam'', ''Thraciam'' ; quum ''Ægyptus'', ''Phœnicen'', ''Cyprum'', ''Ciliciam'' ; quum ''Bœotia'', ''Locridem'', ''Phocidem'', et finitimos semper tractus ; quum ''Hellespontus'', ''Cherronesum'', et continentia usque ''Atho'' montem ; quum ''Ionia'', ''Asiam'', et insulas ''Asiæ'' ; quum ''Peloponnesus'', ''Achaiam'', et ad ''Hesperum'' jacentes terras. ''Chaldæi Assyriam'' et ''Babyloniam'' demonstrabunt. ''Africam'', ''Hispanias'', ''Gallias'' sileri non erit mirum. Nemo enim observavit in iis, qui siderum proderet exortus. Non tamen difficili ratione dignoscentur in illis quoque terris digestione circulorum, quam in sexto volumine fecimus : qua cognatio cæli, non gentium modo, verum urbium quoque singularum intelligitur, nota ex his terris, quas nominavimus, sumta convexitate circuli, pertinentis ad quas quisque quæret terras, et ad earum siderum exortus, per omnium circulorum pares umbras. Indicandum et illud, tempestates ipsas ardores suos habere quadrinis annis : et easdem non magna differentia reverti ratione solis : octonis vero augeri easdem, centesima revolvente se luna.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/652/mode/2up ''Livre XVIII.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/684/mode/2up ''Chap. LVII.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition de 1831 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f339.item ici] et de 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/708|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''LVII.''' Avant tout, le calcul des jours même de l’année et du mouvement solaire est d’une difficulté presque insurmontable. Aux trois cent soixante-cinq jours on ajoute des jours intercalaires, produits de quarts de jour et de nuit ; de là vient qu’on ne peut indiquer des époques fixes pour les astres. Ajoutez une obscurité des choses avouée de tous : tantôt en effet la mauvaise saison, s’annonçant, anticipe même de plusieurs jours, ce que les Grecs appellent προϰεἰμασις (avant-hiver), et la belle saison retarde, ce qui est nommé ἐπιϰεἰμασις (arriere-hiver) : l’effet du ciel tombe sur la terre tantôt plus vite, tantôt plus tardivement ; et d’ordinaire c’est quand la sérénité est rétablie que nous entendons dire que l’action de l’astre est accomplie. En outre, car tous ces phénomènes dépendent d’astres réglés et fixés au ciel, le mouvement des étoiles amène intercurremment des grêles, des pluies qui ne sont pas non plus d’une faible action, comme nous l’avons enseigné (XVII, 2), et qui troublent l’ordre espéré. Et ne pensons pas que ces méprises n’arrivent qu’à nous; les autres animaux s’y trompent, bien que plus sagaces que nous sur ce point, vu que leur vie en dépend : l’on voit les oiseaux d’été tués par des froids hâtifs ou tardifs, et les oiseaux d’hiver par des chaleurs hâtives ou tardives. Aussi [[w:Virgile|'''Virgile''']] [[#Virgile|<span id="Virgile_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] ([[w:Géorgiques|''Georg.'']], I, 335) recommande-t-il d’étudier encore le cours des astres errants, avertissant d’observer le passage de Saturne, planète froide. Il en est qui regardent comme l’indice le plus sûr du printemps l’apparition des papillons, à cause de la délicatesse de cet insecte. Or, l’année même où nous écrivions ceci (an 830 de ''Rome''), il a été noté que les papillons, ayant éclos, furent détruits à trois reprises par le froid, et que les oiseaux étrangers, ayant apporté l’espérance du printemps avant le 6 des calendes de février (27 janvier), eurent bientôt après à essuyer un hiver très-rigoureux. La double difficulté est d’abord d’avoir à demander au ciel la règle de toute chose, puis d’être obligé de contrôler cette règle par des faits apparents. Avant tout signalons la convexité du monde et les différences du globe terrestre, qui font que le même astre se montre à des temps divers suivant les nations, de sorte que l’influence ne s’en fait pas sentir partout aux mêmes jours. La difficulté a été encore accrue par les auteurs qui ont observé en des lieux différents, ou même qui, ayant observé dans les mêmes lieux, ont publié des résultats divergents. Il y a eu trois écoles, la ''Chaldéenne'', l’Égyptienne, la ''Grecque''. Une quatrième a été formée chez nous par le dictateur [[w:Jules_César|'''César''']], qui ramena l’année à la révolution solaire avec l’aide de [[w:Sosigène_d'Alexandrie|'''Sosigène''']] [[#Sosigène|<span id="Sosigène_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], astronome habile. Et ce calcul même, où l’on découvrit une erreur, a été corrigé : pendant douze années consécutives on ne fit pas d’intercalation, attendu que l’année, qui auparavant anticipait, maintenant retardait sur les astres. '''Sosigène''' lui-même, quoique plus exact que les autres, n’a pas cessé, dans trois mémoires, de témoigner de ses doutes en se corrigeant lui-même. Les auteurs que nous avons indiqués au commencement de ce livre [[#auteurs_JH|<span id="auteurs_JH_back"><sup>'''1'''</sup></span>]] ont révélé ces discordances, l’avis de l’un s’accordant rarement avec l’avis de l’autre. Cela est moins étonnant dans ceux qui s’excuseront par la différence des lieux. Parmi ceux qui dans le même pays sont en désaccord, nous choisirons un exemple de dissidence : [[w:Hésiode|'''Hésiode''']] [[#Hésiode|<span id="Hésiode_back"><sup>'''III'''</sup></span>]] (car nous avons aussi sous son nom un livre sur les astres) a rapporté que le [[w:Lever_héliaque|''coucher matinal'']] des [[w:Pléiades_(astronomie)|''Pléiades'']] se faisait au moment de l’[[w:Équinoxe_de_septembre|''équinoxe d’automne'']] ; '''Thalès''', qu’il se faisait vingt-cinq jours après cet équinoxe; [[w:Anaximandre|'''Anaximandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anaximandre_back|<sup>🔄</sup>]], vingt-neuf; [[w:Euctémon|'''Euctémon''']] [[#Euctémon|<span id="Euctémon_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], quarante-huit. Quant à nous, nous suivrons les calculs de '''César''' : ils se rapportent spécialement à l’Italie. Toutefois, nous relaterons aussi les opinions des autres ; car nous sommes les interprètes, non d’un seul pays, mais de la nature entière. Nous nommerons, non pas les auteurs, ce qui serait trop long, mais les pays. Les lecteurs auront seulement à se souvenir que, pour abréger, sous le nom d’[[w:Attique|''Attique'']] nous entendons aussi les [[w:Cyclades|''Cyclades'']]; sous celui de [[w:Macédoine_(province_romaine)|''Macédoine'']], la [[w:Magnésie_antique|''Magnésie'']] et la [[w:Thrace_(province_romaine)|''Thrace'']]; sous celui d’[[w:Égypte_romaine_et_byzantine|''Égypte'']], la [[w:Syrie-Phénicie_(province_romaine)|''Phénicie'']], [[w:Chypre_(province_romaine)|''Chypre'']] et la [[w:Cilicie|''Cilicie'']]; sous celui de [[w:Béotie#Antiquité|''Béotie'']], la [[w:Locride_(Grèce)|''Locride'']], la [[w:Phocide#Antiquité_et_période_byzantine|''Phocide'']] et les contrées limitrophes ; sous celui d’[[w:Hellespontique|''Hellespont'']], la [[w:Chersonèse_(cité_grecque)|''Chersonèse'']] et le continent jusqu’au [[w:Mont_Athos|''mont Athos'']]; sous celui d’[[w:Ionie|''Ionie'']], l’Asie et les îles ''Asiatiques'' ; sous celui de [[w:Péloponnèse#Antiquité|''Péloponnèse'']], l’[[w:Achaïe|''Achaïe'']] et les terres situées à l’occident; la [[w:Chaldée|''Chaldée'']] indiquera la [[w:Histoire_de_la_Syrie#Antiquité|''Syrie'']] et la [[w:Babylone_(civilisation)|''Babylonie'']]. On ne s’étonnera pas que je passe sous silence l’[[w:Afrique_romaine|''Afrique'']], l’[[w:Hispanie_romaine|''Espagne'']] et les [[w:Gaule|''Gaules'']], car personne dans ces contrées n’a laissé d’observations sur le lever des astres. Toutefois, il ne sera pas difficile de le calculer, même dans ces contrées, en étudiant la disposition des cercles que nous avons présentés dans le sixième livre (VI, 39). Grâce à cette étude, on connaît les relations astronomiques nou-seulement des nations, mais encore des villes en particulier : étant donnés les cercles déterminés par l’égalité des ombres, on choisit, dans les terres que nous avons nommées, le cercle qui a rapport à la localité objet du problème, et qui détermine en même temps le lever des astres pour cette localité. Il faut encore remarquer (II, 48) que tous les quatre ans les saisons ont leurs excès, et qu’elles reviennent les mêmes sans grande différence, en raison du soleil ; mais que tous les huit ans elles ont un redoublement, à la révolution de la centième lune.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#auteurs_JH_back|<span id="auteurs_JH"><sup>1</sup></span>]] Ce passage porte à croire que les auteurs dont Pline s’était servi pour composer chacun des livres de son ouvrage avaient été placés en tête du livre auquel ils se rapportaient. Les éditions mettent cette liste d’auteurs à la suite de la table de chaque livre, dans la table générale dressée par Pline lui-même.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/b24875958_0001/page/n7/mode/2up <u>Histoire Naturelle de Pline.</u>], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/652/mode/2up ''Livre XVIII.''], [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/684/mode/2up ''Chap. LVII.''], texte corrigé par [[w:Émile_Littré|M. É. Littré]], à partir de celui de [[w:Jean_Hardouin|Hardouin]] [https://archive.org/details/b24875958_0001/page/708/mode/2up <sup>NOTES</sup>], Librairie de Firmin-Didot et C<sup>ie</sup>, Paris, 1883<br />(également disponible une édition 1848 [[s:Page:Pline_l'ancien_-_Histoire_naturelle,_Littré,_T1_-_1848.djvu/708|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Jean Hardouin 1883|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Virgile_back|<span id="Virgile"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Publius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Vergilius|nomen, nom de famille}} {{Info|Maro|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}};<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète latin renommé dans les styles [[w:Épopée|''épique'']] (l’[[w:Énéide|''Énéide'']]), [[w:Poésie_pastorale|''pastorale'']] (les [[w:Bucoliques|''Bucoliques'']]) et [[w:Poésie_didactique|''didactique'']] (les [[w:Géorgiques|''Géorgiques'']]).<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(15 octobre [[w:Années_70_av._J.-C.|-70]], [[w:Virgilio_(Lombardie)#Histoire|''Andes'']], au sud-est de l’actuelle [[w:Lombardie#Histoire|''Lombardie'']], au nord de l’Italie — 21 septembre [[w:Années_19_av._J.-C.|-19]], [[w:Brindisi#Histoire|''Brundisium'']], au sud-est des actuelles [[w:Pouilles#Domination_romaine|''Pouilles'']], au sud-est de l’Italie)<sup>[[w:Ier_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Sosigène_back|<span id="Sosigène"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Σωσῐγένης / Sōsigénēs [[wikt:en:Σωσιγένης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du verbe σῴζω / sṓizō, « 1. Sauver : • Guérir ; • (rare chez Homère) Garder en sécurité, préserver ; • Garder, observer, maintenir ; • (généralement au milieu) Garder à l’esprit, se souvenir ; • Conduire en toute sécurité (à) ; • Secourir ; • Conserver pour. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + du nom commun‎ γένος / génos [[wikt:en:γένος#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Race, souche, parenté : Descendance directe, par opposition à une relation collatérale. 2. Progéniture, descendant : (collectif) progéniture, postérité. 3. (en général) Race d’êtres : • Famille, clan, maison ; • Tribu, nation, race, en tant que subdivision de ἔθνος / éthnos [[wikt:en:ἔθνος#Ancient_Greek|(en)]] ; • Caste ; • Race d’animaux. 4. Âge, génération, période de la vie. 5. Sexe, genre : (grammaire) Genre grammatical. 6. Classe, sorte, genre : • (logique) L’opposé de εἶδος / eîdos [[wikt:en:εἶδος#Ancient_Greek|(en)]] ; • (taxonomie) Classe : • (taxonomie) Genre ; • Espèce de plante ; culture, produit ; matériau ; • Élément. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du suffixe nominal propre -ης / -ēs [[wikt:en:-ης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"> Astronome grec, connu pour avoir participer à la conception du [[w:Calendrier_julien|''calendrier julien'']] (instauré par Jules César en [[w:Années_46_av._J.-C.|-46]]/[[w:Années_45_av._J.-C.|-45]], lorsqu’il était [[w:Pontifex_maximus|''pontifex maximus'']]), avec une année commune de 365 jours divisée en 12 mois, et un jour intercalaire ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hésiode_back|<span id="Hésiode"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἡσῐ́οδος / Hēsíodos;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète ''grec'', renommé pour 2 ouvrages :<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• [[w:Théogonie_(Hésiode)|''la Théogonie'']], une généalogie des dieux (dans laquelle il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant) et une cosmogonie (qui retrace la création du monde à partir du Chaos) ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• et [[w:Les_Travaux_et_les_Jours|''les Travaux et les Jours'']], un almanac sur l’agriculture à destination de son frère Perses.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup>]] — [[w:VIIe_siècle_av._J.-C.|VII<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Euctémon_back|<span id="Euctémon"><sup>IV</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ευκτήμων / Euktémōn;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Astronome ''athénien'', contemporain et collègue de l’astronome [[w:Méton|Méton]], avec qui, il a fait une série d’observations des [[w:Solstice|''solstices'']] afin de déterminer la durée de l’[[w:Année_tropique|''année tropique'']] [https://ecliptiqc.ca/Almageste_Livre3.php#III1 <sup>Ptolémée, Almageste, liv. III, chap. 1</sup>].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ve_siècle_av._J.-C.|V<sup>ème</sup>]] siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}})'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">Des découvertes astronomiques : part de chaque observateur dans la science.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''LVII.''' D’abord, il est presque impossible de déterminer d’une manière précise le nombre des jours de l’année et le cours du soleil [[#Primum_omnium_dierum_AdG|<span id="Primum_omnium_dierum_AdG_back"><sup>'''1'''</sup></span>]]. Aux trois cent soixante-cinq jours qui composent l’année, on ajoute le quart d’un jour et d’une nuit, pour en faire ensuite un jour intercalaire ; de là il suit qu’on ne saurait indiquer avec précision le moment du lever et du coucher des astres. On convient qu’il y a encore dans cette théorie beaucoup d’obscurité ; en effet, les saisons quelquefois commencent plusieurs jours avant le terme qui leur a été fixé, ce que les ''Grecs'' appellent ''procheimasis'' ; d’autres fois, plusieurs jours après, ce qu’ils appellent ''épicheimasis'' [[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG|<span id="Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back"><sup>'''2'''</sup></span>]]. Presque toujours l’action des astres se fait sentir sur la terre ou plus tôt ou plus tard qu’il ne devrait ; aussi dit-on communément, lorsque le beau temps est revenu, que tel astre a produit son effet. Ces phénomènes dépendent des astres fixés à la voûte des cieux, ainsi que des étoiles, dont les mouvemens particuliers excitent des grêles et des pluies qui sont d’une très-grande conséquence pour les biens de la terre, comme nous l’avons observé, et amènent dans la température des changemens sur lesquels le laboureur ne pouvait compter. Non-seulement les hommes y sont trompés, mais aussi les animaux, bien plus habiles que nous à prévoir ces vicissitudes, puisque d’ailleurs leur vie en dépend ; en effet, on a vu des oiseaux d’été périr par des froids arrivés trop tôt ou trop tard, et des oiseaux d’hiver par des chaleurs également imprévues. Aussi '''Virgile''' veut-il qu’on étudie aussi le cours des ''planètes'', et qu’on observe avec soin le passage du froid ''Saturne'' [[#Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG|<span id="Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG_back"><sup>'''3'''</sup></span>]].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quelques-uns fixent le commencement du printemps à l’apparition des papillons, parce que ces insectes sont fort délicats. Néanmoins on a observé, dans l’année même où j’écris cette partie de mon ouvrage, que le froid, ayant repris trois fois, a fait périr autant de fois les papillons, et que les hirondelles qui, s’étaient montrées dès le 6 des [[w:Calendes|''kalendes'']] de février, et semblaient annoncer le retour du printemps, ont eu à essuyer un rigoureux hiver.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">C’est donc une science très-problématique que celle de l’influence des astres, et les inductions qu’elle fournit sont fort douteuses [[#Res_anceps_AdG|<span id="Res_anceps_AdG_back"><sup>'''4'''</sup></span>]]. Ce qui augmente la difficulté, c’est la convexité du ciel et la différence des climats de la terre : le même astre se montre ici dans un temps, et là dans un autre ; d’où il suit que son influence ne se fait pas sentir en même temps partout. Pour surcroît d’embarras, les observations recueillies par les auteurs ont été faites dans des lieux différens, et ceux du même pays ne s’accordent pas même entre eux. On compte trois écoles astronomiques, la ''chaldéenne'', l’égyptienne et la ''grecque''. Le dictateur '''César''' en a fondé, chez les ''Romains'', une quatrième, lorsqu’aidé de '''Sosigène''', habile astronome, il fixa la longueur de l’année à une révolution du soleil. On trouva dans la suite que son calendrier était défectueux, parce que l’année, auparavant plus courte, se trouvait alors plus longue que le cours du soleil. Pour y remédier, il fallut, pour douze années consécutives, supprimer les jours intercalaires. '''Sosigène''' lui-même, le mathématicien le plus exact de son temps, après avoir revu jusqu’à trois fois ses calculs, sembla toujours douter de leur justesse, et ne cessa jamais de se corriger lui-même. De tous les auteurs qui ont traité ce sujet, et que nous avons cités au commencement de ce livre, il en est rarement deux qui soient de même avis. Cette divergence d’opinions est moins surprenante et plus excusable chez ceux qui écrivaient en des pays différens. Mais que dire de ceux qui, habitant le même pays, sont néanmoins d’avis différens ? En voici un exemple : '''Hésiode''', qui nous a laissé aussi un ouvrage sur le cours des astres, fixe le coucher matutinal des ''Pléiades'' au moment de l’équinoxe d’automne ; '''Thales''' prétend qu’il n’arrive que vingt-cinq jours après ; '''Anaximandre''' en met vingt-neuf ; '''Euctémon''', quarante-huit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quant à nous, nous suivrons les calculs de '''César''', qui se rapportent spécialement à l’Italie ; mais nous rapporterons aussi les observations étrangères, car notre plan n’est pas de traiter d’un seul pays, mais de la nature entière. Pour être moins longs, nous citerons les pays, et non les auteurs ; et, pour abréger davantage encore, les lecteurs se souviendront que, sous le nom d’Attique, il faut aussi entendre les ''Cyclades'' ; sous le nom de ''Macédoine'', la ''Magnésie'' et la ''Thrace'' ; sous le nom d’Égypte , la ''Phénicie'', l’île de ''Cypre'' et la ''Cilicie'' ; sous celui de ''Béotie'', la ''Locride'', la ''Phocide'' et les contrées voisines ; sous le nom d’Hellespont, la ''Chersonèse'' et partie du continent jusqu’au mont ''Athos'' ; sous le nom de l’Ionie, l’Asie et les îles ''Asiatiques'' ; sous le nom du ''Péloponnèse'', l’Achaïe et les pays adjacens au couchant ; enfin sous le nom de ''Chaldée'', l’Assyrie et la ''Babylonie''. On ne sera pas étonné que nous ne parlions ni de l’Afrique, ni de l’Espagne, ni des ''Gaules''. Aucun auteur dans ces contrées n’a laissé d’observations sur le lever ou le coucher des astres. Il ne sera pas difficile néanmoins de déterminer l’époque de ces phénomènes dans ces contrées, en étudiant la disposition des cercles, telle que nous l’avons présentée dans le sixième livre. Par ce moyen, on déterminera la position astronomique, non-seulement de chaque pays, mais encore de chaque ville dont nous avons pu parler, en prenant par les ombres égales de tous les cercles, une portion du cercle de telle contrée qu’on voudra choisir, et en calculant son rapport avec le lever des astres. Il faut faire observer encore que tous les quatre ans les chaleurs reviennent à peu près les mêmes pour chaque saison, en raison du mouvement du soleil, et que toutes les huitièmes années elles sont plus fortes, à cause de la centième lunaison.</div> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em;">'''[[#Primum_omnium_dierum_AdG_back|<span id="Primum_omnium_dierum_AdG"><sup>1</sup></span>]] Cf. sur la plupart des difficultés que le texte de notre auteur révèle, les notes relatives à l’astronomie, au livre II. L’année romaine fut d’abord celle des [[w:Albe_la_Longue|''Albains'']], c’est-à-dire lunaire ; dix mois la composaient, mars en était le premier : elle avait cinquante jours de moins que l’année lunaire réelle, et soixante-un de moins que l’année solaire, c’est-à-dire trois cent quatre jours seulement ; c’était là l’[[w:Calendrier_romain|{{Info|''année de Romulus''|le calendrier dit romuléen}}]]. [[w:Calendrier_romain|{{Info|''Numa''|le calendrier dit pompilien}}]] ajouta deux mois à cette année, janvier et février, et elle se trouva être composée de trois cent cinquante-cinq jours. Elle demeura ainsi jusqu’à Jules César, où commence l’[[w:Calendrier_julien|''année julienne'']], qui se compose de trois cent soixante-cinq jours, huit heures, auxquels [[w:Calendrier_grégorien|''Grégoire le Grand'']] ajouta onze minutes, pour arriver à la plus grande exactitude possible.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back|<span id="Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG"><sup>2</sup></span>]] L’entrée du soleil dans tel ou tel signe du zodiaque, son passage à l’équateur, etc., ne sont pas toujours le signal d’un changement dans la température. [[w:Végèce|Végèce]] a parlé des jours prokéimasiques et épikéiniasiques :''' {{Info|''Aut enim circa diem statutum, aut ante, vel postea, tempestates fieri, compertum est : unde præcedentes, ωροϰεἰμασιν : nascentes die solenni, επιϰεἰμασιν : subsequentes, μεταϰεἰμασιν, græco vocabulo nuncuperaverunt''|Car on a constaté que les tempêtes se produisent soit vers le jour fixé, soit avant, soit après : d’où les précédents, ωροϰεἰμασιν : nés le jour solennel, επιϰεἰμασιν : les suivants, μεταϰεἰμασιν, étaient appelés par le mot grec. TdA.}} '''(IV, 40).''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG_back|<span id="Ideo_Virgilius_errantium_quoque_siderum_rationem_ediscendam_prœcipit_AdG"><sup>3</sup></span>]] <p style="margin: 0 6em; text-indent: 0px">'''{{Info|Hoc metuens, cæli menses et sidera serva,<br />Frigida Saturni sese quo stella receptet.|Craignant cela, gardez les lunes et les étoiles du ciel, le froid de Saturne lui-même, où l’étoile les recevra. TdA.}}'''<p style="text-align: right; margin: 0 6em; text-indent: 0px">''Georg.'', I, 335.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Res_anceps_AdG_back|<span id="Res_anceps_AdG"><sup>4</sup></span>]] Voici enfin quelques idées philosophiques qui se trouvent sous la plume de Pline ; malheureusement la cause par laquelle notre auteur explique l’influence des astres est problématique, et montre que les sciences astronomiques des anciens laissaient beaucoup à désirer. Les Grecs croyaient qu’il y avait autant de cieux que de planètes ; le huitième ciel, ou le firmament, était celui dès étoiles fixés.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Occasum_matutinum_Vergiliarum_Hesiodus_AdG_back|<span id="Occasum_matutinum_Vergiliarum_Hesiodus_AdG"><sup>5</sup></span>]] L’ouvrage auquel Pline fait allusion a été mentionné par [[w:Théon_d'Alexandrie|Théon]] qui le nomme Αστριϰὴ βίϐλος [[w:en:Astronomia_(poem)|(en)]]. Cet ouvrage est perdu.'''</td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Onzième</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f196.item ''Livre XVIII.''], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f340.item ''chap. LVII.''], traduction nouvelle par M. [[w:Stéphane_Ajasson_de_Grandsagne|Ajasson de Grandsagne]] [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804072n/f453.item <sup>NOTES</sup>], C. L. F. Panckoucke, Paris, 1829</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 2em;">''Divi[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ion des jours & des nuits [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />uivant le cours du Soleil ; lever & coucher des étoiles ; ordre des [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ai[[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />ons ; tems où l’on [[w:S_long|{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}]]<nowiki />eme les bleds d’hiver.''<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">'''D'''’ABORD il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que impo{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ible de déterminer au ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te le nombre des jours de l’année, & le cours du Soleil ; car comme aux trois cents {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oixante & cinq jours dont l’année e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ée, on ajoute le quart d’un jour & d’une nuit, autrement {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, qui, au bout de quatre ans, font un jour intercalaire [[#jour_intercalaire_LPdS|<span id="jour_intercalaire_LPdS_back"><sup>'''1'''</sup></span>]], il arrive qu’on ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}auroit a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igner avec certitude le tems du lever & du coucher des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres. En {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd lieu, l’on convient qu’il y a dans cette théorie beaucoup d’ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}curité ; car quelquefois les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons [[#quelques_les_saisons_LPdS|<span id="quelques_les_saisons_LPdS_back"><sup>'''2'''</sup></span>]] commencent plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours avant le terme qui leur a été fixé, ce que les Grecs appellent ''prokheïma{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}is'' ; & d’autres fois plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours après, ce que ces mêmes Grecs expriment par le mot ''epikheïma{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}is'' : & l’on éprouve très {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouvent que l’action des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ait {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la terre, tantôt plutôt, tantôt plus tard. Au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i dit-on communément, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que le beau tems e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t revenu, que tel a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre a produit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on effet. D’ailleurs comme tout cela dépend des globes céle{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes, leur mouvement relatif excite quelquefois des grêles & des pluies, qui, comme nous l’avons déja [[#déjà_fait_observer_LPdS|<span id="déjà_fait_observer_LPdS_back"><sup>'''3'''</sup></span>]] fait ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erver, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont de la plus grande con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}équence pour les biens de la terre, & qui renver{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pérance qu’on avoit du beau tems. Et non {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement les hommes y {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont trompés, mais au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les animaux, quoiqu’ils aient bien plus de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}agacité que nous pour pre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir ces vici{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}itudes du ciel, d’autant que leur vie en dépend. En effet, on voit quelquefois les oi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux d’été mourir par des froids qui viennent trop tard ou trop tôt, & les oi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eaux d’hiver par des chaleurs qui arrivent de même. C’est pourquoi '''Virgile''' veut qu’on étudie au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i le cours des planetes, & qu’on ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erve à quelle partie du zodiaque répond la planete du froid Saturne [[#Saturne_LPdS|<span id="Saturne_LPdS_back"><sup>'''4'''</sup></span>]]. Quelques-uns croient que le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igne le plus certain du printems commencé, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’on voit des papillons, & cela parceque ces in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ectes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont fort délicats. Néanmoins on a remarqué que dans l’année même [[#lAnnée_dÉcriture_LPdS|<span id="lAnnée_dÉcriture_LPdS_back"><sup>'''5'''</sup></span>]] où j’écris ceci, le froid ayant recommencé ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois fois, a fait mourir autant de fois les papillons ; & que les hirondelles, qui, s’étant montrées dès le vingt-{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ept de Janvier, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}embloient annoncer le retour du printems, ont en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite e{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uyé un très cruel hiver.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">C’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t donc une {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}cience très problématique que celle de l’influence des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, & les inductions que l’on en tire {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont fort douteuses. Mais ce qui cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e le plus d’incertitude, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cette convexité du ciel & la différence des climats de la terre, parceque le même a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e montre ici dans un tems, & là dans un autre, d’où il ré{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulte que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on influence ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e fait pas {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entir en même tems par-tout. Un autre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urcroît de difficulté, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t que les ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations recueillies par les Auteurs ont été faites en différents lieux, & que ceux même qui ont écrit dans le même endroit ne s’accordent nullement entre eux dans ce qu’ils écrivent. On compte ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois différentes {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ortes de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ectes en A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomie ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}avoir, celle des Chaldéens [[#secte_des_Chaldéens_LPdS|<span id="secte_des_Chaldéens_LPdS_back"><sup>'''5*'''</sup></span>]], celle des Egyptiens & celle des Grecs. On peut même dire que le Dictateur Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar [[#Dictateur_César_LPdS|<span id="Dictateur_César_LPdS_back"><sup>'''6'''</sup></span>]] en produi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}it, chez les Romains, une quatrieme, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il rédui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}it chaque année au cours du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervant à cet effet du travail de So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igene, très habile A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronome. Néanmoins on découvrit en{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite que le calendrier de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar étoit défectueux [[#calendrier_César_défectueux_LPdS|<span id="calendrier_César_défectueux_LPdS_back"><sup>'''7'''</sup></span>]], parceque l’année qui auparavant étoit plus courte que le cours du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouvoit alors plus longue : & pour corriger cette erreur, on ordonna que pendant douze années de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite, il n’y auroit point de jour intercalaire [[#correction_erreur_LPdS|<span id="correction_erreur_LPdS_back"><sup>'''8'''</sup></span>]]. So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igene lui-même, quoique Mathématicien plus exact que les autres, ne lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a pas de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e conduire con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tamment en homme qui doutoit de la ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on propre calcul, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il en fit ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’à trois différentes corrections. De tous les Auteurs [[#Auteurs_calendrier_LPdS|<span id="Auteurs_calendrier_LPdS_back"><sup>'''9'''</sup></span>]] qui ont écrit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette matiere, & que nous avons allégués au commencement de ce livre, il s’en trouve rarement deux qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oient de même {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}entiment. Cette variété e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t moins {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}urprenante, comme au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i plus excu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}able, chez ceux qui écrivoient en des pays différents. Mais que dire de ceux qui, écrivant dans le même pays, n’ont pas lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é d’être partagés d’opinion ? En voici un exemple. '''Hé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iode''', dont il y a au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i un ouvrage [[#ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS|<span id="ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS_back"><sup>'''10'''</sup></span>]] {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le cours des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, dit que les Pléiades {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e couchent le matin dans le tems même de l’équinoxe d’automne. '''Thalès''' [[#opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS|<span id="opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS_back"><sup>'''11'''</sup></span>]] dit que cela arrive vingt-cinq jours après. '''Anaximandre''' en met vingt-neuf ; '''Euctémon''' [[#Euctémon_LPdS|<span id="Euctémon_LPdS_back"><sup>'''12'''</sup></span>]] quarante-huit.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Quant à nous, nous {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivrons le calcul de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, ayant principalement égard à l’Italie. Nous ne lai{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erons néanmoins de rapporter les opinions étrangeres, parceque notre objet n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t pas de traiter d’un {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eul pays, mais de la Nature entiere. Seulement, pour éviter les longueurs, nous n’indiquerons que les pays où chaque opinion a lieu, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans faire mention des auteurs de ces a{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ertions : & pour abréger encore davantage, les Lecteurs voudront bien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ouvenir que quand il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t parlé de l’Attique, il faut, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous ce nom, entendre au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i les Cyclades ; que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de Macédoine, il faut entendre au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i la Magné{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ie & la Thrace ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Egypte, la Phénicie, l’i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}le de Chypre & la Cilicie; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous celui de la Béotie, la Locride, la Phocide & les contrées voi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ines ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Hel le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pont, la pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}le de Thrace & le pays de terre ferme, ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’au mont Athos ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom de l’Ionie, l’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ie & les i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}les A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iatiques ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom du Péloponne{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e, l’Achaïe & les contrées [[#contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS|<span id="contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS_back"><sup>'''13'''</sup></span>]] adjacentes qu’elle a à {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on couchant ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le nom des Chaldéens, l’Assyrie & la Babylonie. Il ne faudra pas s’étonner {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i je ne parle ici ni de l’Afrique, ni de l’Espagne, ni des Gaules, pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que ces pays n’ont eu aucun Auteur qui ait écrit du cours des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres, ni de leur lever. Toutefois il ne {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}era pas difficile de connoître le tems où ils {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e levent dans ces pays-là même, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i l’on e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}truit de l’arrangement des cercles céle{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tes, tel que nous l’avons expliqué au {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme livre de cet ouvrage ; car, par ce moyen, & par les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eules notions que nous avons expo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ées en donnant une nomenclature des lieux, on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aura la po{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ition, non {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement de chaque pays, mais encore de chaque ville, en prenant par les ombres égales de tous les cercles, un {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}egment du cercle de tel pays qu’on voudra choi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ir, & en cherchant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on rapport avec le lever des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres. Il faut remarquer au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i que de quatre [[#Columelle_LPdS|<span id="Columelle_LPdS_back"><sup>'''14'''</sup></span>]] en quatre ans les {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ons & les chaleurs reviennent à peu près les mêmes, & cela à cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e du mouvement du Soleil ; & que de huit en huit ans ces mêmes chaleurs reviennent plus con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}idérables, en vertu de la centieme lunai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on.</div> {{Boîte déroulante début|titre=Notes du traducteur|alignT=center}} <div style="text-align: justify; border: 2px; border-radius:15px; font-size:85%;"><br/> <table cellspacing=15 align=center style="margin: 0 4em;"> <tr> <td style="text-align: justify; margin: 0 4em; text-indent: 15px">'''[[#jour_intercalaire_LPdS_back|<span id="jour_intercalaire_LPdS"><sup>1</sup></span>]] Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur toute cette que{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tion, nos notes 13 & 14 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le huitieme chapitre du {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd livre de Pline, tome 1, p. 41 & 42 :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 5em;">(13) [[w:Suétone|Suétone]] s’exprime mieux, lor{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’il écrit : chaque quatrieme année ''quarto quoque anno''. Il est vrai que, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}elon le [[w:Jean_Hardouin|Pere Hardouin]], il faut comprendre dans la période de cinq ans, dont parle Pline, la premiere & la cinquieme année comme Bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles ; ce qui revient aux quatre années de Suétone, dont la quatrieme avoit un ''bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ex'' ; mais en vérité cette explication est des plus forcées. Je {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}erois donc d’avis qu’il faudroit lire dans Pline comme dans Suétone, ''quarto anno'', {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i nous n’apprenions d’ailleurs de cet Hi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}torien, que dès le regne d’Augu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te il s’étoit déja gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs abus & altérations dans l’année Julienne. On voit du moins qu’il y réforma plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs cho{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es, sous prétexte de la remettre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le pied où Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar l’avoit in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tituée. Cela me donneroit à pen{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er qu’on fit dès-lors attention à la fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eté & à l’excédence du calcul Julien ; mais qu’Augu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te, par respect pour la mémoire de Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, affecta d’imputer la faute à la négligence des Prêtres chargés à Rome de l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pection du Calendrier ; qu’au demeurant, on découvrit l’abus, & qu’on e{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}aya d’y remédier, en n’ajoûtant un jour entier à l’année ordinaire que chaque ''cinquieme année'' comme Pline paroît l’articuler ici expre{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement. Mais d’ailleurs il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t évident qu’à la longue le période bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile de quatre années en quatre années prévalut {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur celui de chaque cinquieme année, dont parle Pline ; & même il paroît que ceux qui, par la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite, voulurent {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}upputer les tems, récapitulerent, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans exception, toutes les bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles quartenaires écoulées depuis l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}titution Julienne ; car en 1582, on trouva par ce moyen que l’année étoit reculée de dix jours & plus; d’autant que l’excédence du calcul Julien, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uppo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e à l’année révolue 365 jours & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, au lieu de 365 jours 5 heures 49 minutes, 8 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econdes 17 tierces & 13 quarts qu’elle a réellement, forme tous les ans environ 11 minutes de trop, & tous les cent trente-quatre ans un jour entier d’excès. Le Pape Grégoire XIII trouvant donc l’année reculée de plus de dix jours ; ce qui dérangeoit l’économie annuelle des {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olemnités, remédia à cet inconvénient en retranchant de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on autorité dix jours au mois d’Octobre de l’année 1582, où l’on étoit alors ; & en réglant qu’à l’avenir tous les quatre cents ans on omettroit trois années bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extiles. Ce réglement devint une loi pour pre{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que toute l’Europe chrétienne. L’autre maniere de compter fut appellée l’ancien {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tyle. La Grande-Bretagne a long-tems per{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}té à s’en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervir malgré {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on abus manife{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}te. Enfin le Parlement d’Angleterre, par acte du mois de Septembre 1752, a adopté la réforme Grégorienne.<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 4em;">(14) Le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, en fai{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ant le tour du cercle oblique, parcourt réellement 360 degrés ou {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ections ; pui{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}que tout cercle {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e divi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e en 360 parties appellées degrés : mais la me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ure de chaque degré du cercle parcouru annuellement par le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil, excede tant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oit peu, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire de quelques légeres fractions de tems, la durée de chacun de nos jours révolus ; durée qui n’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t, comme on {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ait, que de 24 heures préci{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es ; le{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}quelles, comparées à un degré, en produi{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ent, au bout de l’année, 365 & plus pour le cercle, au lieu de 360 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eulement que le cercle requerroit. D’après une connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ance con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}u{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e de ces principes, Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e voyant Dictateur, Grand-Pontife, & maître du monde, entreprit, l’an 140 avant J. C. de réformer les abus qui s’étoient gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}és, tant dans l’année Pompilienne, ou de Numa, que dans celle des Pontifes, encore plus irréguliere que celle de Numa. A cet effet, il fit venir d’Alexandrie le Philo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ophe So{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}igenes. Celui-ci décida fau{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement que le cercle des jours de l’année révolue excédoit du nombres 5 joint au quart de 1 les 360 degrés du cercle oblique parcouru par le {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oleil : expo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é faux, auquel le Dictateur, occupé d’autres {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}oins, déféra {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ans autre examen. Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar régla donc, de l’avis de {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}on A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronome, que l’année {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit divisée en 365 jours ; & quant au quart de jour re{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tant, qui produit {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, il ordonna qu’on n’y auroit aucun égard pour chaque année particuliere ; mais que chaque quatrieme année on réuniroit la totalité de quatre fois {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures, qui en font vingt-quatre, pour en compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}er un jour entier; & qu’ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i cette quatrieme année auroit 366 jours. Il régla de plus, que ce jour intercalaire, ou ajoûté à chaque quatrieme année, seroit le 24 Février. Les Romains nommoient ce jour-là ''bis {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}exto calendas Martii'', c’est-à-dire, le ''{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}econd {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ixieme avant les calendes de Mars'' ; d’où il arriva que l’année où tomboit ce jour intercalaire fut appellée bis-{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#quelques_les_saisons_LPdS_back|<span id="quelques_les_saisons_LPdS"><sup>2</sup></span>]] Végece dit pareillement, liv. 4, chap. 40 : ''Aut enim circa diem {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatutum, aut ante, vel po{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tea, tempe{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tates fieri compertum e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t : unde præcedentes, ωροϰεἰμασιν : na{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}centes die {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}olenni, επιϰεἰμασιν : {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ub{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}equentes, μεταϰεἰμασιν, Græco vocabulo nuncuperaverunt'' [[#Accedit_confessa_rerum_obscuritas_AdG_back|<sup>⤴️</sup>]]. On lit au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i chez [[w:Columelle|Columelle]], dans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}a Préface :''' {{Info|''Neque enim ſemper eumdem, cælum & annus, velut ex præſcripto habitum gerunt : nec omnibus annis eodem vultu venit aſtas, aut hyems, &c.''|Car le ciel et l’année ne portent pas toujours le même habit, comme par un précepte : ni l’automne n’arrive chaque année avec la même apparence, ni l’hiver, etc. TdA}} </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#déjà_fait_observer_LPdS_back|<span id="déjà_fait_observer_LPdS"><sup>3</sup></span>]] Au liv. 17, chap. 2.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Saturne_LPdS_back|<span id="Saturne_LPdS"><sup>4</sup></span>]] Ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i qu’il l’in{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}inue dans {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}es ''Géorg.'' liv. I, v. 335 :'''<br /><p style="margin: 0 6em; text-indent: 0px">{{Info|Hoc metuens, cæli menses et sidera serva,<br />Frigida Saturni sese quo stella receptet.|Craignant cela, gardez les lunes et les étoiles du ciel, le froid de Saturne lui-même, où l’étoile les recevra. TdA.}} </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#lAnnée_dÉcriture_LPdS_back|<span id="lAnnée_dÉcriture_LPdS"><sup>5</sup></span>]] Pline, au quatorzieme livre, chap. 4, comptoit deux cents trente ans depuis la mort de [[w:Cicéron|Cicéron]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cicéron_I|<sup>🔄</sup>]], arrivée l’an de Rome 600. L’année qu’il indique ici, & où il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouvoit avoir compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}é quatre livres de plus, e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t probablement la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivante, c’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t-à-dire l’année 831 de la fondation de Rome.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#secte_des_Chaldéens_LPdS_back|<span id="secte_des_Chaldéens_LPdS"><sup>5*</sup></span>]] Sur l’année Chaldéenne, qui étoit la même que la Judaïque, con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez [[w:Eusèbe_de_Césarée|Eu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ebe]], ''Præpar. Evang.'' liv. 9, chap. 17, où il fait Abraham inventeur de l’a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomie chez les Chaldéens. Les A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trologues Chaldéens étoient ordinairement des Prêtres des Dieux, tels que [[w:Bérose|Béro{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e]], auquel les Athéniens éleverent dans leur Gymna{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e une {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tatue à langue dorée. Sur quoi voyez Pline, liv. 7, chap. 37. Ce Béro{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e étoit un Prêtre de [[w:Bēl|Belus]] ; il e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}t cité par [[w:Clément_d'Alexandrie|Clément d’Alexandrie]], & par [[w:Flavius_Josèphe|Jo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eph]] [[#Flavius_Josèphe_I|<sup>⤵️</sup>]], contre Apion, liv. 1. Sur l’année Egyptienne, & {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur l’ancienne année Grecque, con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez [[w:Hérodote|Hérodote]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Hérodote_I|<sup>🔄</sup>]] liv. 2, n°. 4. Cicéron rend ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tice à l’étude que firent des a{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tres les Egyptiens & les Babyloniens, liv. 1, de ''Divinat.'' n°. 16 :''' {{Info|''Ægyptii, & Babylonii, in camporum patentium aquoribus habitantes, cùm ex terra nihil emineret, quod contemplationi cæli officere poſſet, omnem curam in ſiderum cognitione poſuerunt''|Les Égyptiens et les Babyloniens, vivant dans les eaux des plaines découvertes, alors que rien ne dépassait de la terre qui pût gêner la contemplation du ciel, mettaient tous leurs soins dans la connaissance des étoiles. TdA}}. </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Dictateur_César_LPdS_back|<span id="Dictateur_César_LPdS"><sup>6</sup></span>]] Voyez les notes 13 & 14 {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur le chap. 8 du liv. 2, tome 1, p. 41 & 42.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#calendrier_César_défectueux_LPdS_back|<span id="calendrier_César_défectueux_LPdS"><sup>7</sup></span>]] Voyez les notes indiquées dans la note précédente ; & joignez-y les ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivantes, qui {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont de M. De{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}places, p. 339 : « Le calendrier chrétien, ayant {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivi la réformation de Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e trouva qu’en l’année 1582, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ous le Pape Grégoire XIII, l’équinoxe étoit remontée ju{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}qu’au 11 de Mars, au lieu du 21, où elle devoit être. Ce Pape, après avoir con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ulté Clavius & Ciaconius, les plus habiles A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes du tems, ordonna qu’en cette même année 1582, on compteroit le 5 du mois d’Octobre, au lieu du 15, afin de retrancher les dix jours qui s’étoient gli{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}és de trop, en {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uivant la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}upputation Julienne, depuis le Concile de Nicée, tenu en 325 : on convint encore de continuer l’intercalation d’un jour tous les quatre ans ; & qu’en outre, pour éviter dans la {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}uite pareille erreur, il {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}eroit fait un retranchement de trois jours intercalaires, dans l’e{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}pace de quatre {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iecles, à cau{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e des onze minutes qui manquent aux {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ix heures des années, dont on compo{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e l’année intercalaire, ou bi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}extile ; ces trois jours {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e retranchent en l’année qui finit les trois premiers {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iecles. De célebres A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}tronomes modernes ont fait voir que, malgré cette précaution, il y auroit encore, au bout de quatre cents ans, plu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ieurs jours de variation dans l’équinoxe ».''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#correction_erreur_LPdS_back|<span id="correction_erreur_LPdS"><sup>8</sup></span>]] Etabli par Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar, & qui revenoit tous les quatre ans. Ecoutons Suétone, vie de ce Dictateur, chap. 40 : {{Info|''Faſtos correxit, jampridem vitio Pontiſicum, per intercalandi licentiam adeo turbatos, ut neque meſſium feria aſtati, neque vindemiarum autumno competerent, annumque ad curſum ſolis accommodevit, ut CCCLXV dierum eſſet, & intercalario menſe ſublato, unus dies quarto quoque anno intercalaretur, &c''|Il corrigea les jeûnes, qui avaient toujours été une faute pontique, si perturbés par la permission de l’intercalation, que ni les fêtes du mois ne tenaient, ni les récoltes ne correspondaient à l’automne, et il ajusta l’année à la course du soleil, de sorte que c’était 365 jours, et après le mois intercalaire, un jour était intercalé tous les quatre ans, etc. TdA}}. On s’apperçut que cette correction de Jules Cé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ar étoit elle-même fautive. On tenta de nouveau de remédier au vice du calendrier ; {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur quoi con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez Solin, chapitre 1, p. 5 ; le P. Petau, ''de Doctr. temp.'' chap. 3 ; mais {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur-tout [[w:Macrobe|Macrobe]], qui s’exprime ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i, liv. 1, ''Saturn.'' chap. 14, p. 255 :''' {{Info|''Sacerdotes ſibi errorem novum ex ipſa emendatione ſecerunt. Nam cùm oporteret diem, qui ex quadrantibus conſit, quarto quoque anno conſecto, antequam quintus inciperet, intercalare, illi quarto non peracto ſed incipiente, intercalabant. Hic error ſex & triginta annis permanſit : quibus annis intercalati ſunt dies duodecim, cùm deberent intercalari novem. Sed hunc quoque errorem ſerò deprehenſum correxit Auguſtus, qui annos duodecim ſine intercalari die tranſigi juſſit : ut illi tres dies, qui per annos triginta & ſex vitio ſacerdotalis ſeſtinationis excreverant, ſequentibus annis duodecim, nullo die intercalato, devorarentur. Poſt hoc unum diem, ſecundùm ordinationem Caſaris, quinto quoque incipiente anno intercalari juſſit : & omnem hunc ordinem area tabula ad aternam cuſtodiam inciſione mandavit.''|Les prêtres retranchèrent une nouvelle erreur de leur correction. Car lorsqu’il fallait intercaler le jour qui est composé de quadrants, la quatrième année consécutive, avant que la cinquième ne commence, on intercalait ceux lorsque la quatrième n’était pas terminée mais commençait. Cette erreur a duré trente-six ans : années au cours desquelles douze jours ont été intercalés, alors qu’il aurait fallu en intercaler neuf. Mais cette erreur fut également détectée par Auguste, qui ordonna que douze années s’écoulèrent sans jour intercalaire : afin que ces trois jours, qui avaient été excrétés pendant les trente-six années du vice sacerdotal de cessation, soient dévorés dans le douze années suivantes, sans jour intercalaire. Après ce jour, selon l’ordonnance de César, il décréta que la cinquième année serait également intercalée : et tout l’ordre fut ordonné d’être gravé par le conseil du domaine pour la garde éternelle. TdA}}. </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Auteurs_calendrier_LPdS_back|<span id="Auteurs_calendrier_LPdS"><sup>9</sup></span>]] Ces Auteurs {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ont Hiéron, Philomêtor, Attale, Archelaüs, Xénophon, Magon, Caton, Silanus, Varron, &c. dont Pline a fait mention {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur la fin du chapitre 3.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS_back|<span id="ouvrage_astronomique_Hésiode_LPdS"><sup>10</sup></span>]] Nous apprenons de Théon que cet ouvrage {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}e nommoit l’A{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}trique, Ἀςριϰὴ ϐίϐλος. Voyez au{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur ce même ouvrage, une Epigramme de [[w:Callimaque_de_Cyr%C3%A8ne|Callimaque]] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_I_de_Cyrène_II|<sup>🔄</sup>]], citée dans la vie d’Aratus, qui fait partie de l’Uranologie de [[w:Denis_Pétau|Petau]], liv. 2, ''Var. Di{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ert.'' chap. 9, p. 97.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS_back|<span id="opinion_Thalès_Hésiode_Anaximandre_LPdS"><sup>11</sup></span>]] Con{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ultez, {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur cette opinion de Thalès, ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i que {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur celles d’Hé{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}iode & d’Anaximandre, l’Uranologie citée note précédente.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Euctémon_LPdS_back|<span id="Euctémon_LPdS"><sup>12</sup></span>]] ''Euctemon'' ; ain{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}i portent les manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crits, & non pas ''Eudemon''. J’ai traité d’Euctêmon (en Grec Εὐϰτημον) dans les notes alphabétiques du premier livre, & plus récemment dans la note 21 du chapitre précédent.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS_back|<span id="contrées_adjacentes_ouest_Péloponnese_LPdS"><sup>13</sup></span>]] Telles que l’Elide, l’Arcadie, la Me{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}lénie.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Columelle_LPdS_back|<span id="Columelle_LPdS"><sup>14</sup></span>]] Columelle, liv. 3, chap. 6 :''' {{Info|''Quo tempore ſol in eamdem partem ſigniſeri per eoſdem numeros redit, per quos cursus ſui principium cæperat : quem circuitum meatus dierum integrorum mille quadringentorum ſexaginta unius [[w:Apocatastase|ὰ τοκατάςασιν]] vocant ſtudioſi rerum cæleſtium''|A ce moment-là, le soleil revient dans la même direction au moyen des mêmes nombres par lesquels il a commencé sa course : laquelle course de mille quatre cent soixante et un jours entiers est appelée ὰ τοκατάςασιν par ceux qui étudient les choses célestes. TdA}}.</td> </tr> </table><br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PP9#v=onepage&q&f=true <u>Histoire Naturelle de Pline. Tome Sixieme</u>], [https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PA257#v=onepage&q&f=true ''Livre Dix-huitieme.''], [https://books.google.fr/books?id=JeyFTzG771cC&newbks=1&newbks_redir=0&dq=Louis%20Poinsinet%20de%20Sivry%20Pline%20l'ancien&hl=fr&pg=PA455#v=onepage&q&f=true ''Diviſion des jours & des nuits ſuivant le cours du Soleil ; lever & coucher des étoiles ; ordre des ſaiſons ; tems où l’on ſeme les bleds d’hiver.''], traduction en françois, avec le texte latin rétabli d’après les meilleures leçons manu{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}crites ; accompagnée de Notes critiques pour l’éclairci{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ement du texte, & d’Ob{{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ervations {{Info|ſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ur les connoi{{Info|ſſ|forme ancienne longue de la lettre s minuscule}}ances des Anciens comparées avec les découvertes des Modernes, par M. [[w:Louis_Poinsinet_de_Sivry|Louis Poinsinet de Sivry]], Chez la veuve Desaint, Paris, 1771</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Flavius_Josèphe|'''Flavius Josèphe''']] [[#Flavius_Josèphe|<span id="Flavius_Josèphe_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:37|37]]/[[w:38|38]], à [[w:Histoire_de_Jérusalem#Période_romaine_et_byzantine_(63_av._J.-C._-_638)|''Jérusalem'']] — vers [[w:100|100]], à [[w:Rome_antique|''Rome'']]) [[w:Ier_siècle|<sup>⏳</sup>]] [[s:Auteur:Flavius_Josèphe|<sup>📚</sup>]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">[[w:historiographe|Historiographe]] ''romain'' [[w:Juifs|''juif'']] d’origine [[w:Judée_(province romaine)|''judéenne'']], il participe activement au début de la ''première guerre judéo-romaine'' en tant que commandant militaire de ''Galilée'' contre les Romains, avant de se rendre à [[w:Vespasien|'''Vespasien''']] [[#Vespasien|<span id="Vespasien_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] lors de la prise de la garnison juive de la forteresse de [[w:Jotapata|''Jotapata'']] en juillet 67, et de devenir intermédiaire, interprète et négociateur entre les ''romains'' et les ''Juifs'' lors du siège de ''Jérusalem'' conduit par '''Titus''' [[#Titus_back|<sup>⤴️</sup>]] en 70. Après la fin de la grande révolte ''judéenne'', en 71, il s’établit auprès de son protecteur à ''Rome'' où il obtient la [[w:citoyenneté_romaine|''citoyenneté romaine'']].</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Flavius Josèphe|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Flavius_Josèphe_back|<span id="Flavius_Josèphe"><sup>I</sup></span>]] De son nom de naissance Joseph ben (fils de) Matthatias, de l’hébreu יוסף בן מתתיהו / Yossef [[wikt:en:יוסף#Hebrew|(en)]] ben [[wikt:en:בן#Noun|(en)]] Matityahou [[wikt:en:מתתיהו#Hebrew|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• de la troisième personne du singulier [[w:Jussif|''jussive'']], signifiant ainsi « peut-il ajouter », du verbe הוֹסִיף / hosíf [[wikt:en:הוסיף#Hebrew|(en)]], « 1. Ajouter (quelque chose) à (quelque chose d'autre). 2. (littéraire) Continuer (à faire quelque chose). 3. (archaïque) Coordonné avec un autre verbe pour indiquer que l’action de ce verbe "ajoute" d’une manière ou d’une autre. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• du nom commun בֵּן / bén, « 1. Fils. 2. (ne produit plus de mot ou d’expression) Un descendant mâle direct. 3. Un mec, un garçon. 4. (n’est plus productif, état de construction) Possesseur de (connaissance, capacité, etc.). 5. (État construit) Utilisé pour exprimer l’âge d’un homme, d’un garçon ou le référent d’un nom masculin : âge, âgé. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">• de la contraction du nom commun מַתָּנַת / mataná [[wikt:en:מתנה#Hebrew|(en)]], « cadeau, présent, don »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px;">➥ du verbe נתן / natán [[wikt:en:נתן#Verb|(en)]], « 1. Donner. 2. Autoriser, permettre, laisser. 3. (archaïque) Mettre, placer. 4. (archaïque, hébreu biblique) Se transformer en. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ et du nom propre יהוה / YHWH [[wikt:en:יהוה#Hebrew|(en)]], « (Judaïsme) Tétragramme : mot en quatre lettres hébraïques utilisé comme nom [[wikt:ineffable#Français|''ineffable'']] de Dieu dans la Bible hébraïque, diversement rendu par Yahweh ou Jéhovah. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Son tria nomina à l’obtention de sa ''citoyenneté romaine'' est {{Info|Titus|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Flavius|nomen, nom de famille}} {{Info|Josephus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, prenant ainsi le nom de son bienfaiteur :<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">[[#Vespasien_back|<span id="Vespasien"><sup>II</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Titus|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Flavius|nomen, nom de famille}} {{Info|Vespasianus|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}};<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">[[w:L%C3%A9gat_(Rome_antique)|''Légat'']] lors de la [[w:Conqu%C3%AAte_romaine_de_la_Grande-Bretagne|''conquête de la Bretagne en 43'']] et lors de la [[w:Premi%C3%A8re_guerre_jud%C3%A9o-romaine|''rébellion juive de 66'']] en [[w:Jud%C3%A9e_(province_romaine)|''Judée'']]. Fin décembre 69, il est couronné empereur par le [[w:S%C3%A9nat_romain|''Sénat'']] après la guerre civile de l’[[w:Ann%C3%A9e_des_quatre_empereurs|''année des quatre empereurs'']], et fonde la dynastie des [[w:Flaviens|''Flaviens'']].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(17 novembre [[w:9|9]], près de [[w:Reate|''Reate'']] dans la région centrale italienne du [[w:Latium|''Latium'']] — 23/24 juin [[w:79|79]], à la station thermale de [[w:Aquae_Cutiliae|''Aquae Cutiliae'']], à l’est de ''Reate'')<sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup><br/><br/></div> ''' {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Contre_Apion|Contre Apion]] === <p style="text-align: right;">[[s:Contre_Apion|📚]] {| cellpadding="0" align="{{{align|right}}}" style="margin-left: 2em; width:40%; border-spacing:3px; text-align:center; background-color:#F8F9FA; border:2px solid #C8CCD1" |- | style="border:solid 1px #F8F9FA" | [https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n156/mode/1up {{Info|'''Éditions & Manuscrits'''|Flavius Josèphe Contre Apion, Théodore Reinach & Léon Blum, 1930}}] |- style="font-size:8pt; line-height:10pt; vertical-align:middle" | align="center" | <div style="margin-right: 1em; padding:0 0 4px 0; text-align:justify;">{{{légende| * La traduction ''latine'' a été imprimée dès 1480 à [[w:Vérone#Époque_moderne|''Vérone'']] par '''Pierre Maufer''' [[w:en:Petrus_Maufer|(en)]]. L’édition de cette traduction, due à [[w:Sigismund_Gelenius|'''Sigismond Gelenius''']] (''Paris'', 1535), qui constitue la « [[w:Vulgate|Vulgate]] », présente un texte souvent « amélioré » de façon arbitraire. La seule édition critique est celle de '''Ch. Boysen''' (''Vienne'', 1898) qui fait partie du [[w:Corpus_scriptorum_ecclesiasticorum_latinorum|{{Info|''Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum''|Le corpus des écrits ecclésiastiques latins}}]]. Elle repose principalement sur les manuscrits L(aurentianus LXVI, 2), B(odleianus Canonicianus 148), R(egius Parisinus 5049) de la I<sup>re</sup> classe, C(heltenhamensis Phillipicus 12311), P(arisinus 1615), Pa(rsinus 5054) de la seconde. * Le texte grec est édité pour la première fois dans l’édition complète de '''Josèphe''' à [[w:Bâle#XVIe_siècle|''Bâle'']], chez [[w:Johann_Froben|''Froben'']], en 1544 par [[w:Arnoldus_Arlenius|'''Arlenius''']] qui a peut-être fait usage du ''Schleusingensis'' (un des fils du Laurentianus), mais a introduit grand nombre de corrections tantôt heureuses, et tantôt arbitraires. Par la suite notre traité n’a guère été imprimé que comme partie intégrante d’éditions complètes des œuvres de '''Josèphe'''. Les plus importantes sont celles de '''E. Bernard''' (1700), de [[w:John_Hudson_(classiciste)|'''Hudson''']] (1720) — le premier qui ait utilisé L —, de [[w:Sigebert_Havercamp|'''Havercamp''']] (1726), simple compilateur, de [[w:Karl_Wilhelm_Dindorf|'''L. Dindorf''']] (1847), de [[w:Immanuel_Bekker|'''Imm. Bekker''']] (1856), tout à fait manquée. L’édition critique de '''Niese''' [[w:en:Benedikt_Niese|(en)]] (1889) est la base de tous les travaux ultérieurs, notamment des éditions de '''Naber''' (1896) et de [[w:Henry_St._John_Thackeray|'''H. St. J. Thackeray''']] (coll. Loeb, 1926 : il n’a encore paru que le ''C. Apion'', la ''Vita'' et le commencement de la ''Guerre'') qui ont pu profiter aussi des conjectures de '''Cobet''', de '''Holwerda''', et de '''Herwerden'''.}}}</div> |} <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Dernière œuvre écrite par '''Flavius Josèphe''', vers [[w:93|93]], dont l’objectif est de répondre aux critiques qu’ont soulevées ses [[w:Antiquit%C3%A9s_juda%C3%AFques|''Antiquités judaïques'']], de défendre l’ancienneté du peuple ''juif'' et du [[w:Judaïsme#Judaïsme_antique|''judaïsme'']] (Livre I) et les accusations d’[[w:Apion_(grammairien)|'''Apion''']] [[#Apion|<span id="Apion_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] (Livre II).</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Apion|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Apion_back|<span id="Apion"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien [[wikt:Apion#Latin|Ἀπίων / Apíôn]]; <br/><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[w:Grammaticus|''Grammairien'']] [[#grammairien|<span id="grammairien_back"><sup>II</sup></span>]] et [[w:Polygraphe_(auteur)|''polygraphe'']] [[#polygraphe|<span id="Grammairien_back"><sup>III</sup></span>]] ''grec'' d’Alexandrie.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:Ier_siècle_av._J.-C.|I<sup>er</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] — première moitié du [[w:Ier_siècle|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#grammairien_back|<span id="grammairien"><sup>II</sup></span>]] Du nom commun latin grammaticus [[wikt:en:grammaticus#Latin|(en)]]; du nom commun grec ancien γραμματικός / grammatikós [[wikt:en:γραμματικός#Noun|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun γρᾰ́μμᾰ / grámma [[wikt:en:γράμμα#Noun|(en)]], « 1. Ce qui est écrit, ce qui est dessiné. 2. Lettre. 3. (au pluriel) Alphabet. 4. Écriture, livre. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px">➥ du verbe γράφω / gráphō [[wikt:en:γράφω#Ancient_Greek|(en)]], « 1. (Homérique) égratigner, couper en dedans. 2. Dessiner, esquisser, peindre. 3. Écrire. 4. Écrire, proposer une loi. 5. ([[w:Diathèse#Moyen|''voix moyenne'']]) : • (''[[w:Réflexivité_(grammaire)|réflexif]] indirect'') Écrire pour soi, noter ; • Accuser, poursuivre. 6. ([[w:Conjugaison_latine|''passif parfait'']]) Être écrit, être sous forme écrite. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 30px">➥ + du suffixe nominal de résultat‎ -μα / -ma [[wikt:en:-μα#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe adjectival -ῐκός / -ikós, de ou se rapportant à, de la manière de ; « -ique »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Enseignant responsable de la deuxième étape du système éducatif traditionnel, après l’apprentissage de l’alphabet, la lecture et l’écriture, et l’initiation au calcul avec un abaque chez un ''magister ludi'' [[w:en:Ludi_magister|(en)]] et avant celle de l’art du discours chez un [[w:Rhétorique#Rhétorique_dans_l'Antiquité_grecque|''rhéteur'']]. Le travail du grammairien était d’enseigner la lecture, l’analyse de textes des poètes antiques tels qu’Homère, Tite-Live et Virgile, et la grammaire [https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.antiquite.ac-versailles.fr%2Feducatio%2Fedrom2.htm#federation=archive.wikiwix.com&tab=url {{Info|<sup>➕</sup>|« L’école du grammaticus », ac-Versailles}}] [https://philo-lettres.fr/latin/rome_vie-quotidienne/ecole-romaine/ {{Info|<sup>➕➕</sup>|« L’École dans l’antiquité romaine, philo-lettres}}]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">'''[[#polygraphe_back|<span id="polygraphe"><sup>III</sup></span>]] Du nom commun grec ancien [[wikt:polygraphe|πολύγραφος / polýgraphos]], « qui écrit beaucoup de sujets »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de l’adjectif πολῠ́ς / polús [[wikt:en:πολύς#Ancient_Greek|(en)]], « (de nombre, au pluriel) Beaucoup de : • (avec des noms de multitude) Grand ; • (de quantité, avec des noms de masse) beaucoup de ; • (rare, d'une personne) Grand, puissant ; • (de son) Fort ; • (attributivement, adverbial) Fortement, pleinement ; • (d'espace) Large, grand ; • (de distance) Loin ; • (de temps) Long, en retard. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du verbe γράφω / gráphō [[wikt:en:γράφω#Ancient_Greek|(en)]], « 1. (Homérique) égratigner, couper en dedans. 2. Dessiner, esquisser, peindre. 3. Écrire. 4. Écrire, proposer une loi. 5. (''voix moyenne'') : • (''réflexif indirect'') Écrire pour soi, noter ; • Accuser, poursuivre. 6. (''passif parfait'') Être écrit, être sous forme écrite. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Le terme semble avoir été employé au cours de l’Antiquité dans un sens différent de celui que nous l’entendons aujourd’hui, pas dans le sens de diversité mais, de façon restreinte, le fait de composer un grand nombre de textes [https://eriac.univ-rouen.fr/la-polygraphie-comme-norme/ {{Info|<sup>➕</sup>|Isabelle Gassino, Université de Rouen et Dimitri Kasprzyk, université de Brest, « Colloque "La polygraphie comme norme" », 16 et 17 novembre 2017.}}].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Livre I ==== ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== <div style="text-align: justify; margin: 0 1em;">Témoignage de '''Thales''' comme : * l’un des premiers ''philosophes grecs'' ayant traité des choses célestes et divines ; * disciple des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' (premier témoignage) ; * auteur de court(s)/rare(s) ouvrages (supposément unanimement admis), que les ''Grecs'' considéreraient comme les plus anciens, et douteraient, selon '''Flavius Josèphe''', de leur authenticité.</div> :'''Texte latin''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">qui autem historias apud eos conscribere temptauerunt, id est hi, qui circa '''Cadmum''' ''Milesium'', et '''Acusilaus''' ''Argiuus'' et post hunc quicumque alii fuisse referuntur, paululum tempus ''Persicam'' apud ''Helladium'' militiam praecesserunt. sed etiam eos, qui de caelestibus et diuinis primitus apud ''Graecos philosophati'' sund, id est '''Pherecydem''' ''Syrum'' et '''Pythagoram''' et '''Thaletem''' omnes concorditer confidentur ''Aegyptiorum'' et ''Chaldaeorum'' fuisse discipulos et breuiter conscripsisse quae a ''Graecis'' omnium antiquissima iudicantur ita ut uix ea credant ab illis fuisse conscripta.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[[w:Corpus_scriptorum_ecclesiasticorum_latinorum|<u>Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum</u>]], [https://verlag.oeaw.ac.at/produkt/flavii-iosephi-opera-ex-versione-latina-antiqua-pars-vi-de-iudaeorum-vetustate-sive-contra-apionem-libri-ii/601067?name=flavii-iosephi-opera-ex-versione-latina-antiqua-pars-vi-de-iudaeorum-vetustate-sive-contra-apionem-libri-ii&product_form=5107 <u>Tome XXXVII, Flavius Iosephus, Contra Apionem</u>], ''Livre I'', ''chap. II.'', ''l.13, 14'', p.64, 1898</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Οἱ μέντοι τὰς ἱστορίας ἐπιχειρήσαντες συγγράφειν παρ' αὐτοῖς, λέγω δὲ τοὺς περὶ '''Κάδμον''' τε τὸν ''Μιλήσιον'' καὶ τὸν ''Ἀργεῖον'' '''Ἀκουσίλαον''' καὶ μετὰ τοῦτον εἴ τινες ἄλλοι λέγονται γενέσθαι, βραχὺ τῆς ''Περσῶν'' ἐπὶ τὴν ''Ἑλλάδα'' στρατείας τῷ χρόνῳ προύλαβον. Ἀλλὰ μὴν καὶ τοὺς περὶ τῶν οὐρανίων τε καὶ θείων πρώτους παρ' ''Ἕλλησι φιλοσοφήσαντας'', οἷον '''Φερεκύδην''' τε τὸν ''Σύριον'' καὶ '''Πυθαγόραν''' καὶ '''Θάλητα''', πάντες συμφώνως ὁμολογοῦσιν ''Αἰγυπτίων'' καὶ ''Χαλδαίων'' γενομένους μαθητὰς ὀλίγα συγγράψαι, καὶ ταῦτα τοῖς ''Ἕλλησιν'' εἶναι δοκεῖ πάντων ἀρχαιότατα καὶ μόλις αὐτὰ πιστεύουσιν ὑπ' ἐκείνων γεγράφθαι.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/Apion1gr.htm <u>Φλαίίου Ἰωσήπου, περὶ ἀρχαιότητος Ἰουδαίων</u>, ''λόγος α''], ''chap. II.'', ''l.13, 14'', 1898</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Quant aux Grecs qui ont entrepris d’écrire l’histoire, comme [[w:Cadmos_de_Milet|'''Cadmos''' de ''Milet'']], [[w:Acousilaos|'''Acousilaos''' d’Argos]] et ceux qu’on cite après lui, ils n’ont vécu que peu de temps [[#Cadmos_NdT_LB|<span id="Cadmos_NdT_LB_back"><sup>1</sup></span>]] avant [[w:Guerres_médiques|''l’expédition des Perses contre la Grèce'']]. Mais bien certainement les premiers ''philosophes grecs'' qui aient traité des choses célestes et divines, comme [[w:Phérécyde_de_Syros|'''Phérécyde''' de ''Syros'']] [[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back"><sup>2</sup></span>]], '''Pythagore''' et '''Thalès'''[[#Thales_NdT_LB|<span id="Thales_NdT_LB_back"><sup>3</sup></span>]] furent, tout le monde s’accorde là-dessus, les disciples des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' avant de composer leurs courts ouvrages, et ces écrits sont aux yeux des ''Grecs'' les plus anciens de tous ; à peine même les croient-ils authentiques.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cadmos_NdT_LB_back|<span id="Cadmos_NdT_LB"><sup>1.</sup></span>]] En réalité, Cadmos paraît avoir fleuri vers le milieu [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle]] [{{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB"><sup>2</sup></span>]] Seul texte qui attribue une origine égyptienne ou chaldéenne aux doctrines de Phérécyde de Syros. Cependant [[w:Theodor_Gomperz|Gompers]], [https://archive.org/details/bub_gb_QrfVAAAAMAAJ/page/n434/mode/1up Griechische Denker, I, 430], identifie ᾿Ογηνός avec l’Ouginna babylonien.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Thales_NdT_LB_back|<span id="Thales_NdT_LB"><sup>3</sup></span>]] On retrouve chez [[w:Apollonios_de_Tyane|Apollonios de Tyane]] ([[w:Jamblique|Jamblique]] [[#Jamblique_back|<sup>⤵️</sup>]], Vit. Pyth. [[#Vie_de_Pythagore_back|<sup>⤵️</sup>]], 12) et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] l’idée que Thalès de Milet fut disciple des Égyptiens ; l’adjonction des Chaldéens est propre Josèphe.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Flavius Josèphe, Contre Apion</u>], ''Livre I'', [https://archive.org/details/contreapiontexte0000jose/page/n49/mode/1up?view=theater&q=Thales ''chap. 2''], traduction du grec ancien par Léon Blum, agrégé des Lettres, professeur au lycée Janson-de-Sailly, texte établi et annotée par [[w:Théodore_Reinach|Théodore Reinach]] Membre de l’[[w:Institut_de_France|Institut]], professeur au Collège de France, 1930<br />(édition bilingue de 1911 également disponible [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/Apion1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">Quant aux Grecs qui ont entrepris d’écrire l’histoire, comme '''Cadmos''' de ''Milet'', '''Acousilaos''' d’''Argos'' et ceux qu’on nomme après lui, ils n’ont vécu que peu de temps[2] avant l’expédition des ''Perses'' contre la ''Grèce''. [14]. De même, les premiers ''philosophes grecs'' qui aient traité des choses célestes et divines, comme '''Phérécyde''' de ''Syros''[3], '''Pythagore''' et '''Thalès'''[4] furent, tout le monde s’accorde là dessus, les disciples des ''Égyptiens'' et des ''Chaldéens'' avant de composer leurs rares ouvrages, et ces écrits sont aux yeux des ''Grecs'' les plus anciens de tous ; à peine même les croient-ils authentiques.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cadmos_NdT_LB_back|<span id="Cadmos_NdT_LB"><sup>1.</sup></span>]] En réalité, Cadmos paraît avoir fleuri vers le milieu [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle]] [{{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}].''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Phérécyde_de_Syros_NdT_LB_back|<span id="Phérécyde_de_Syros_NdT_LB"><sup>2</sup></span>]] Seul texte qui attribue une origine égyptienne ou chaldéenne aux doctrines de Phérécyde de Syros. Cependant [[w:Theodor_Gomperz|Gompers]], [https://archive.org/details/bub_gb_QrfVAAAAMAAJ/page/n434/mode/1up Griechische Denker, I, 430], identifie ᾿Ογηνός avec l’Ouginna babylonien.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Thales_NdT_LB_back|<span id="Thales_NdT_LB"><sup>3</sup></span>]] On retrouve chez [[w:Apollonios_de_Tyane|Apollonios de Tyane]] ([[w:Jamblique|Jamblique]] [[#Jamblique_back|<sup>⤵️</sup>]], Vit. Pyth. [[#Vie_de_Pythagore_back|<sup>⤵️</sup>]], 12) et [[w:Plutarque|Plutarque]] [[#Plutarque_back|<sup>⤵️</sup>]] l’idée que Thalès de Milet fut disciple des Égyptiens ; l’adjonction des Chaldéens est propre Josèphe.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Flavius Josèphe, De l’ancienneté du peuple juif (Contre Apion)</u>, ''Livre I'', [[s:Page:Flavius_Josephe_-_Leon_Blum_-_Contre_Apion,_Leroux,_Paris,_1902.djvu/17|''Chap. 2'']], traduction de Léon Blum, agrégé des lettres, professeur au lycée du Havre, sous la direction de [[w:Théodore_Reinach|Théodore Reinach]], 1902.</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> </div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Plutarque|'''Plutarque''']] [[#Plutarque|<span id="Plutarque_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] == <p style="text-align: right;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:45|45]]'' <sup>[[w:Ier_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Chéronée|Chéronée]] en [[w:Béotie|Béotie]] — {{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}} [[w:125|125]]'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>)[[s:Auteur:Plutarque|<sup>📚</sup>]] [[Fichier:Plutarch at Delphi.jpg|vignette|<p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Buste probable de Plutarque du [[w:IIe_siècle|II<sup>ème</sup>]] ou [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|EC|de l’Ère Commune}}, en marbre de [[w:Marbre_de_Paros|''Paros'']].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Provenance : découvert lors de fouilles près de l’angle sud-est du [[w:Temple d'Apollon (Delphes)|''temple d’Apollon'']] de [[w:Delphes|''Delphes'']], au côté d'une [[w:Fichier:Plutarch_stele_inscription_100_AD,_AM_of_Delphi_4070060092.jpg|''stèle'']] portant une inscription gravée : ΔΕΛΦΟΙ ΧΑΙΡΩΝΕΥΣΙΝ ΟΜΟΥ ΠΛΟΥΤΑΡΧΟΝ ΕΘΗΚΑΝ ΤΟΙΣ ΑΜΦΙΚΤΥΟΝΩΝ ΔΟΓΜΑΣΙ ΠΕΙΘΟΜΕΝΟΙ — Les ''Delphiens'', avec les ''Chéronéens'', dédièrent ce(tte image de) Plutarque, suivant les préceptes de l’[[w:Amphictyonie|''Amphictyonie'']].<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Exposition : Salle XIV, [[w:Mus%C3%A9e_arch%C3%A9ologique_de_Delphes|''Musée archéologique de Delphes'']].]] <div style="text-align: justify; margin: 0 1em; text-indent: 15px">Biographe, philosophe et moraliste grec, auteur d’une œuvre importante, comportant un ensemble varié de traités et de dialogues consacrés à des questions de philosophie morale, mais abordant aussi des sujets littéraires, politiques, scientifiques, religieux.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Plutarque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Plutarque_back|<span id="Plutarque"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien πλούταρχος / ploútarkhos [[wikt:en:Πλούταρχος#Ancient_Greek|(en)]], « maître des richesses » ; <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun πλοῦτος / ploûtos [[wikt:en:πλοῦτος#Ancient_Greek|(en)]], « richesses » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ἀρχός / arkhós, « souverain, chef, prince »)'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} {{Boîte déroulante début|titre=Remarque|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>''' Dans la ''Vie de [[w:Lycurgue_(législateur)|Lycurgue]]'' et la ''Vie d’Agis et Cléomène'' (''Vies parallèles''), et le traité ''Un philosophe doit surtout converser avec les princes'' (''Œuvres morales''), il est fait mention d’un Thalès : il s’agit de [[w:Thalétas|Thalétas]], aussi appelé Thalès de [[w:Crète|''Crète'']], un musicien et poète, originaire de la cité de [[w:Gortyne|''Gortyne'']] en ''Crète'', et actif à la fin du [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] et au début du siècle suivant.'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} === [[w:Vies_parallèles|Vies parallèles]] [[#Vies_parallèles|<span id="Vies_parallèles_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] === <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Recueil de 50 biographies de grands hommes de l’histoire, dont 46 présentées par paires : un ''Grec'' mis en parallèle avec un ''Romain''.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Vies parallèles|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Vies_parallèles_back|<span id="Vies_parallèles"><sup>I</sup></span>]] Du grec ancien Βίοι Παράλληλοι / Bíoi Parállêloi'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ==== Vie de [[w:Solon|'''Solon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Solon|<sup>🔄</sup>]] ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Biographie de '''Solon''', qui précède celle de [[w:Publius_Valerius_Publicola_(consul_en_-509)|'''Publicola''']] [[#Publicola|<span id="Publicola_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], et avec laquelle '''Plutarque''' la compare.</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Vie de Solon|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Publicola_back|<span id="Publicola"><sup>I</sup></span>]] [[w:Nom_romain|Tria Nomina]] en latin {{Info|Publius|praenomen, nom individuel du citoyen romain}} {{Info|Valerius|nomen, nom de famille}} {{Info|Publicola ou Poplicola|cognomen, surnom héréditaire, servant à distinguer les diverses branches d’une même gens}}, « celui qui prend soin de l’armée. »[https://academic.oup.com/bics/advance-article/doi/10.1093/bics/qbaf002/8117642?login=false {{Info|<sup>🔍</sup>|M. Gallo, « Misinterpreting a compound name. The origin of the agnomen Publicola in Dionysius of Halicarnassus and Plutarch », Bulletin of the Institute of Classical Studies,‎ 22 avril 2025}}].<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Consul_(Rome_antique)|Consul]] de la [[w:république_romaine|''République Romaine'']], à quatre reprises : en [[w:-509|-509]], [[w:-508|-508]], [[w:-507|-507]] et [[w:-504|-504]], et l’un des instaurateurs légendaires de la ''République Romaine'' en -509, suite au viol et au suicide de [[w:Lucrèce_(dame_romaine)|Lucrèce]], une femme aristocratique ''romaine'', par [[w:Sextus_Tarquin|Sextus Tarquin]], le fils du dernier [[w:Roi_de_Rome|roi de ''Rome'']] [[w:Tarquin_le_Superbe|Tarquin le Superbe]].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">(date et lieu de naissance inconnu.e.s — [[w:-503|-503]], soit sur le champ de bataille pendant les [[w:Guerres_romano-sabelliennes|''guerres romano-sabelliennes'']], soit de maladie)<sup>[[w:VIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup> '''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Chapitre II.</div> ===== ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe III.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de '''Thalès''' ''commerçant''</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''III.''' Κωλύει δὲ οὐδὲν τὸν ἀγαθὸν καὶ πολιτικὸν ἄνδρα μήτε τῶν περιττῶν τὴν κτῆσιν ἐν σπουδῇ τίθεσθαι μήτε τῆς χρείας τῶν ἀναγκαίων καὶ ἱκανῶν καταφρονεῖν. Ἐν δὲ τοῖς τότε χρόνοις, καθ' Ἡσίοδον, ἔργον οὐδὲν ἦν ὄνειδος, οὐδὲ τέχνη διαφορὰν ἔφερεν, ἐμπορία δὲ καὶ δόξαν εἶχεν οἰκειουμένη τὰ βαρβαρικὰ καὶ προξενοῦσα φιλίας βασιλέων καὶ πραγμάτων ἐμπείρους ποιοῦσα πολλῶν. Ἔνιοι δὲ καὶ πόλεων οἰκισταὶ γεγόνασι μεγάλων, ὡς καὶ Μασσαλίας Πρῶτις ὑπὸ Κελτῶν τῶν περὶ τὸν Ῥοδανὸν ἀγαπηθείς. Καὶ Θαλῆν δέ φασιν ἐμπορίᾳ χρήσασθαι καὶ Ἱπποκράτην τὸν μαθηματικόν, καὶ Πλάτωνι τῆς ἀποδημίας ἐφόδιον ἐλαίου τινὸς ἐν Αἰγύπτῳ διάθεσιν γενέσθαι.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§3'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''III.''' Mais rien n’empêche l’homme de bien, le citoyen dévoué à son pays, de garder un juste milieu : il peut ne point s’attacher à la poursuite du superflu, sans pour cela mépriser le nécessaire et ce qui suffit à ses besoins.<br />Dans ce temps-là, pour parler comme [[w:Hésiode|'''Hésiode''']] [[#Hésiode|<span id="Hésiode_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] [[#Hésiode_NdT_AP|<span id="Hésiode_NdT_AP_back"><sup>1</sup></span>]], il n’y avait pas de travail qui fût honteux; aucun art ne mettait de différence entre les hommes : le négoce surtout était honoré, qui met en possession des avantages dont jouissent les étrangers, gagne l’amitié des rois, et donne une grande expérience. On a même vu des trafiquants fonder de grandes villes : ainsi [[w:Mythe_fondateur_de_Marseille|'''Protis''']] bâtit [[w:Marseille_antique|''Marseille'']], après s'être concilié l’amitié des ''Gaulois'' qui habitent les bords du [[w:Rhône#Histoire|''Rhône'']]. '''Thales''' se livra, dit-on, au négoce, ainsi qu’[[w:Hippocrate_de_Chios|'''Hippocrate''']] [[#Hippocrate|<span id="Hippocrate_back"><sup>'''II'''</sup></span>]] le mathématicien[[#Hippocrate_NdT_AP|<span id="Hippocrate_NdT_AP_back"><sup>2</sup></span>]] ; et [[w:Platon|'''Platon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Platon|<sup>🔄</sup>]] vendit de l’huile en [[w:Basse_Époque|''Égypte'']] , pour fournir aux frais de son voyage.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hésiode_NdT_AP_back|<span id="Hésiode_NdT_AP"><sup>1.</sup></span>]] Œuvres et Jours, vers 309.''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Hippocrate_NdT_AP_back|<span id="Hippocrate_NdT_AP"><sup>2</sup></span>]] Cet Hippocrate n’est point connu d’ailleurs.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§3'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/184/mode/1up?view=theater p.184], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Hésiode_back|<span id="Hésiode"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἡσῐ́οδος / Hēsĭ́odos [[wikt:en:Ἡσίοδος#Ancient_Greek|(en)]].<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Berger sur les pentes du Mont [[w:Mont_Hélicon|Hélicon]] et un des plus grands poètes grecs. Il s’agit plus précisément d’un ''aède'' (il « chante » ses vers avec sa lyre) et un ''rhapsode'' (il « coud » des chants entre eux)[https://odysseum.eduscol.education.fr/hesiode-un-des-premiers-poetes-grecs {{Info|<sup>🔍</sup>|Hésiode, un des premiers poètes grecs - Odysseum, la maison numérique des Humanités}}]. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hippocrate_back|<span id="Hippocrate"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ῐ̔πποκρᾰ́της / Hĭppokrắtēs [[wikt:en:Ἱπποκράτης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun ῐ̔́ππος / hĭ́ppos [[wikt:en:ἵππος#Ancient_Greek|(en)]], « cheval »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ + du nom commun‎ κρᾰ́τος / krắtos [[wikt:en:κράτος#Ancient_Greek|(en)]], « 1. Puissance, force. 2. Acte de force, acte de bravoure. 3. (au pluriel) Actes de violence. 4. Domination, pouvoir. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe nominal -ης / -ēs.<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Mathématicien (géomètre) et astronome « para-pythagoricien », dont l’œuvre ne nous est pas parvenue.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] milieu du [[w:Ve_siècle_av._J.-C.|V<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA764&vq=Hippocrate&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA764#v=onepage&q&f=true {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §151 - Hippocrate de Chios}}]'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: center; margin: 0 2em;">'''II. Dans sa jeunesse il se livre au commerce maritime; la modicité de sa fortune et son goût pour la sagesse l’y décident. Faveur du commerce à cette époque ; grands noms qui l’ont illustré.'''<br /><br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px;">Mais rien n’empêche qu’un homme de bien, un sage politique tienne à cet égard un juste milieu, et que sans rechercher des richesses superflues, il ne méprise pas celles qui sont nécessaires et qui suffisent. Dans ce temps-là, comme dit [[w:Hésiode|'''Hésiode''']], aucun travail n’était regardé comme honteux; aucun art ne mettait de différence entre les hommes. Le commerce maritime surtout était honorable; il ouvrait des communications utiles avec les nations étrangères, procurait des alliances avec les rois, et donnait une grande expérience. On a même vu des commerçants fonder de grandes villes. Ainsi '''Protus''' gagna l’amitié des Gaulois qui habitaient les bords du ''Rhône'', et bâtit ''Marseille''. '''Thalès''' et '''Hippocrate''' le mathématicien firent aussi le commerce ; et '''Platon''' vendit de l’huile en ''Égypte'' pour fournir aux frais de son voyage.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Mais rien n’empêche l’homme de-bien et l’homme politique ni se mettre en souci (rechercher) l’acquisition des choses superflues, ni mépriser l’usage des choses nécessaires et suffisantes. Or dans les temps d’alors, selon '''Hésiode''', aucun travail n’était sujet-de-honte, ni aucun métier n’apportait de différence entre les citoyens mais même le commerce-maritime avait de la gloire, rendant-amies les nations-barbares, et procurant des amitiés de rois, et faisant les hommes expérimentés d’affaires nombreuses. Et quelques-uns aussi sont devenus fondateurs de grandes villes, comme aussi le '''Protus''' de ''Marseille'' ayant été aimé par les ''Celtes'' ceux autour du ''Rhône''. Et on dit aussi '''Thalès''', avoir fait-usage du commerce-maritime et '''Hippocrate''' le mathématicien, et la vente d'une certaine huile en ''Égypte'' avoir été pour '''Platon''' ressource du voyage.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f16.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe IV.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la sagesse de '''Thalès''' en ''philosophie naturelle''</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IV.''' Φιλοσοφίας δὲ τοῦ ἠθικοῦ μάλιστα τὸ πολιτικόν, ὥσπερ οἱ πλεῖστοι τῶν σοφῶν, ἠγάπησεν. Ἐν δὲ τοῖς φυσικοῖς ἁπλοῦς ἐστι λίαν καὶ ἀρχαῖος, ὡς δῆλον ἐκ τούτων· [...].<br /><p style="text-indent: 15px">Καὶ ὅλως ἔοικεν ἡ Θάλεω μόνου σοφία τότε περαιτέρω τῆς χρείας ἐξικέσθαι τῇ θεωρίᾳ· τοῖς δὲ ἄλλοις ἀπὸ τῆς πολιτικῆς ἀρετῆς τοὔνομα τῆς σοφίας ὑπῆρξε.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§4'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f20.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''IV.''' Il s’attacha, comme presque tous les sages d’alors, à cette partie de la philosophie morale qui traite de la politique. Pour la philosophie naturelle, il en était aux rudiments, et aux notions du vieux temps sans plus; [...].<br /><p style="text-indent: 15px;">Aussi bien n’y eut-il, en somme, que '''Thalès''' dont la science dépassât alors les notions d’un usage vulgaire : tous les autres ne durent qu’à leurs connaissances politiques leur réputation de sagesse.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§4'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">A l’exemple des sages de son temps, il cultiva principalement cette partie de la morale qui traite de la politique. Il n’avait en physique que des connaissances très-superficielles, et en était aux premiers éléments de cette science, [...].<br/><p style="text-indent: 15px">En général '''Thalès''' fut, de tous les sages d’alors, le seul qui porta au delà des besoins de la vie la théorie des sciences ; tous les autres ne durent qu’à leurs connaissances politiques leur réputation de sagesse.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f20.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Mais de la partie morale de la philosophie il embrassa surtout la partie politique, comme la plupart des sages d’alors. Mais dans les sciences physiques il est extrêmement simple (ignorant) et primitif, [...]. Et en-un-mot la science de '''Thalès''' seul paraît s’être avancée alors par la théorie plus loin que le besoin ; et le nom de la science a appartenu aux autres par-suite des qualités politiques.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f21.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe V.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Version alternative du récit de la coupe de [[w:Bathyclès_de_Magnésie|'''Bathyclès''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bathyclès_back|<sup>🔄</sup>]] par [[w:Callimaque_de_Cyrène|'''Callimaque''']] de [[w:Cyrène|''Cyrène'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_back|<sup>🔄</sup>]].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Γενέσθαι δὲ μετ' ἀλλήλων ἔν τε Δελφοῖς ὁμοῦ λέγονται καὶ πάλιν ἐν Κορίνθῳ, Περιάνδρου σύλλογόν τινα κοινὸν αὐτῶν καὶ συμπόσιον κατασκευάσαντος. Ἔτι δὲ μᾶλλον εἰς ἀξίωμα καὶ δόξαν αὐτοὺς κατέστησεν ἡ τοῦ [[w:τρίπους#Grec_ancien|'''τρίποδος''']] περίοδος καὶ διὰ πάντων ἀνακύκλησις καὶ ἀνθύπειξις μετ' εὐμενείας φιλοτίμου γενομένη. Κῴων γάρ, ὥς φασι, καταγόντων σαγήνην, καὶ ξένων ἐκ Μιλήτου πριαμένων τὸν βόλον οὔπω φανερὸν ὄντα, χρυσοῦς ἐφάνη τρίπους ἑλκόμενος, ὃν λέγουσιν Ἑλένην πλέουσαν ἐκ Τροίας αὐτόθι καθεῖναι χρησμοῦ τινος ἀναμνησθεῖσαν παλαιοῦ. Γενομένης δὲ τοῖς ξένοις πρῶτον ἀντιλογίας πρὸς τοὺς ἁλιέας περὶ τοῦ τρίποδος, εἶτα τῶν πόλεων ἀναδεξαμένων τὴν διαφορὰν ἄχρι πολέμου προελθοῦσαν, ἀνεῖλεν ἀμφοτέροις ἡ Πυθία τῷ σοφωτάτῳ τὸν τρίποδα ἀποδοῦναι. Καὶ πρῶτον μὲν ἀπεστάλη πρὸς Θαλῆν εἰς Μίλητον, ἑκουσίως τῶν Κῴων ἑνὶ δωρουμένων ἐκείνῳ περὶ οὗ πρὸς ἅπαντας ὁμοῦ Μιλησίους ἐπολέμησαν. Θάλεω δὲ Βίαντα σοφώτερον ἀποφαίνοντος αὑτοῦ πρὸς ἐκεῖνον ἧκεν· ἀπ' ἐκείνου δ' αὖθις ἀπεστάλη πρὸς ἄλλον ὡς σοφώτερον. Εἶτα περιϊὼν καὶ ἀναπεμπόμενος οὕτως ἐπὶ Θαλῆν τὸ δεύτερον ἀφίκετο, καὶ τέλος εἰς Θήβας ἐκ Μιλήτου κομισθεὶς τῷ Ἰσμηνίῳ Ἀπόλλωνι καθιερώθη. Θεόφραστος δέ φησι,πρῶτον μὲν εἰς Πριήνην Βίαντι τὸν τρίποδα πεμφθῆναι, δεύτερον δ' εἰς Μίλητον Θαλῇ Βίαντος ἀποπέμψαντος· οὕτω δὲ διὰ πάντων πάλιν εἰς Βίαντα περιελθεῖν, τέλος δὲ εἰς Δελφοὺς ἀποσταλῆναι. Ταῦτα μὲν οὖν ὑπὸ πλειόνων τεθρύληται, πλὴν ὅτι τὸ δῶρον ἀντὶ τοῦ τρίποδος οἱ μὲν φιάλην ὑπὸ Κροίσου πεμφθεῖσαν, οἱ δὲ ποτήριον Βαθυκλέους ἀπολιπόντος εἶναι λέγουσιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§5'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f22.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' On raconte que les sept sages se réunirent une fois à [[w:Delphes|''Delphes'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Delphes_back|<sup>🔄</sup>]], et une autre fois à [[w:Histoire_de_Corinthe_dans_l%27Antiquité|''Corinthe'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Corinthe_back|<sup>🔄</sup>]], où [[w:Périandre|'''Périandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Périandre_back|<sup>🔄</sup>]] les avait convoqués pour leur offrir un banquet. Rien ne contribua tant à leur réputation et à leur gloire, que le renvoi qu’ils se firent successivement l’un à l’autre du trépied d’or, et l’honorable humilité avec laquelle ils refusèrent le prix tour à tour. Des hommes de [[w:Kos_(Dodécanèse)#Kos_à_l'époque_hellénistique|''Cos'']] [[#Cos|<span id="Cos_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] venaient, dit-on, de jeter leur filet en mer : des étrangers de ''Milet'' achetèrent le coup, avant que les pêcheurs y eussent regardé. Il se trouva, dans le filet, un trépied d’or qu’[[w:Hélène_(mythologie)|'''Hélène''']] [[#Hélène|<span id="Hélène_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], à ce qu’on prétend, pour obéir à un ancien oracle, avait jeté dans la mer à son retour de [[w:Troie|''Troie'']] [[#Troie|<span id="Troie_back"><sup>'''III'''</sup></span>]]. Ce fut un sujet de débat, d’abord entre les pêcheurs et les étrangers, ensuite entre les deux villes, qui prirent parti dans la querelle : la guerre allait s’allumer, lorsque la [[w:Pythie|''Pythie'']] [[#Pythie|<span id="Pythie_back"><sup>'''IV'''</sup></span>]], que les deux partis avaient consultée, commanda de donner le trépied au plus sage. On l’envoya d’abord à ''Milet'', pour '''Thalès''', et ceux de ''Cos'' cédèrent sans peine à un seul particulier ce qu’ils allaient disputer par les armes à tous les ''Milésiens'' ensemble. '''Thalès''' déclara que [[w:Bias_de_Priène|'''Bias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bias_back|<sup>🔄</sup>]] était plus sage que lui, et le lui fit passer. '''Bias''', avec la même modestie, le fit passer à un autre; et le trépied, après avoir été envoyé successivement à tous les sept, revint une seconde fois à '''Thalès'''. Enfin, il fut transporté de ''Milet'' à [[w:Thèbes_(Grèce)|''Thèbes'']] [[#Thèbes|<span id="Thèbes_back"><sup>'''V'''</sup></span>]], et consacré à Apollon [[w:en:Ismenus|''Isménien'']]. Cependant [[w:Théophaste|'''Théophaste''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Théophaste_back|<sup>🔄</sup>]] dit qu’on envoya le trépied d’abord à '''Bias''', dans ''Priène'' ; que '''Bias''' le fit porter à '''Thalès''' ; qu’après avoir passé alternativement chez tous les sages, il revint à '''Bias''', et qu’il finit par être envoyé à ''Delphes''. Telle est la tradition commune : seulement quelques-uns prétendent qu’il s’agissait de décerner non point un trépied, mais un vase que [[w:Crésus|'''Crésus''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Crésus_back|<sup>🔄</sup>]] avait envoyé ; et, suivant d’autres, c’était une coupe, héritage de '''Bathyclès'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§5'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Cos_back|<span id="Cos"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Κῶς / Kôs [[wikt:en:Κῶς#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Île grecque l’archipel du [[w:Dodécanèse|''Dodécanèse'']], au Sud-Est de la [[w:Mer_Égée|''mer Égée'']], au large des côtes ''turques''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Hélène_back|<span id="Hélène"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἑλένη / Helénē [[wikt:en:Ἑλένη#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Fille de [[w:Zeus|Zeus]] et de [[w:Léda (mythologie)|Léda]], considérée comme la plus belle femme du monde, uniquement surpassée par la déesse [[w:Aphrodite|Aphrodite]]. Elle est mariée à [[w:Ménélas|Ménélas]], roi de [[w:Sparte|Sparte]], et est enlevée par [[w:Pâris|Pâris]], prince [[w:Troie|''troyen'']] [[#Troie|<sup>'''III'''</sup>]], ce qui déclencha la [[w:guerre de Troie|guerre de Troie]] qui opposa ''Grecs'' et ''Troyens''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Troie_back|<span id="Troie"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Τροίᾱ / Troíā [[wikt:en:Τροία#Ancient_Greek|(en)]] ; [[w:Troie#Toponymie|''toponymie incertaine'']] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Cité semi-légendaire, située sur la colline d’''[[w:site archéologique de Troie|{{lang|tr|Hisarlık}}]]'', à l’entrée de l’''[[w:Hellespont|Hellespont]]'', non loin de la ''[[w:mer Égée|mer Égée]]'', au nord-ouest de la ''péninsule anatolienne'', dans la région ''[[w:Troade|Troade]]'' en ''[[w:Asie Mineure|Asie Mineure]]''.<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px"> Le site a fait l’objet de nombreuses campagnes de fouilles, à la suite de celles entreprises par [[w:Heinrich Schliemann|Heinrich Schliemann]] en 1870, ponctuées par des découvertes fortement médiatisées, qui ont popularisé son identification avec la Troie homérique (qui reste un sujet de débat en l’absence de preuve décisive), le lieu principal des événements du ''[[w:cycle troyen|cycle troyen]]'' rapportés dans les ''[[w:Épopée|poèmes épiques]]'' ''[[w:Homère|homériques]]'' l’''[[w:Iliade|Iliade]]'' et l’''[[w:Odyssée|Odyssée]]''. <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Pythie_back|<span id="Pythie"><sup>IV</sup></span>]] Du nom commun grec ancien Πῡθῐ́ᾱ / Pūthĭ́ā,<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom propre Πῡθώ / Pūthṓ, « [[w:Delphes#Histoire_du_site|''Pythô'']], ancien nom de ''Delphes'' » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du suffixe adjectival féminin -ῐος / -ĭos [[wikt:en:-ιος#Ancient_Greek|(en)]], « relatif à, appartenant à (de) ».<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Divination_dans_la_Grèce_antique|''Oracle'']] du [[w:Temple_d%27Apollon_(Delphes)|''temple d’Apollon'']] à ''Delphes''.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:XIVe_siècle_av._J.-C.|XIV<sup>ème</sup>]]/[[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup>]] siècles {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}} — [[w:IVe_siècle_av._J.-C.|IV<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Thèbes_back|<span id="Thèbes"><sup>V</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θῆβαι / Thêbai [[w:Θῆβαι#Ancient_Greek|(en)]], désigne indistinctement la cité ''grecque'' comme [[w:Thèbes_(Égypte)|celle ''égyptienne'']] ; mais leur étymologie diffère : pour celle de la cité grecque, de l’[[w:Ionien-attique|''ionien-attique'']] Θήβη / Thḗbē ; du grec mycénien 𐀳𐀣 / te-qa (/Tʰēgʷā/) ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Cité grecque de la région de [[w:Béotie#Antiquité|''Béotie'']], au centre de la ''Grèce''.'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">On raconte que les sept sages se trouvèrent un jour ensemble à ''Delphes'', et une autre fois à ''Corinthe'', chez '''Périandre''', qui les avait réunis pour un banquet. Rien ne contribua autant à leur réputation et à leur gloire, que la modestie empressée avec laquelle ils se renvoyèrent l’un à l’autre le trépied d’or. Des ''Milésiens'' qui se trouvaient à l’île de ''Cos'', avaient acheté d’avance de quelques pêcheurs ce que retirerait de l’eau le filet qu’ils allaient y jeter. Quand on l’eut tiré, il s’y trouva un trépied d’or qu’'''Hélène''', à ce qu’on prétend, pour obéir à un oracle, avait jeté dans la mer, à son retour de ''Troie''. Cet incident donna lieu à une vive dispute d’abord entre les pêcheurs et les étrangers, ensuite entre les deux villes, qui prirent parti dans la querelle et étaient près d’en venir aux mains, lorsque la ''Pythie'' consultée leur ordonna de porter ce trépied au plus sage. On l’envoya d’abord à '''Thalès''', et ceux de ''Cos'' cédèrent sans peine à un seul particulier ce qu’ils allaient disputer par les armes à tous les ''Milésiens'' ensemble. '''Thalès''' le renvoya à '''Bias''', qui, disait-il, était plus sage que lui ; '''Bias''', avec la même modestie, le fit passer à un autre ; et après avoir été envoyé successivement à tous les sept, il revint une seconde fois à '''Thalès''' : enfin il fut porté à ''Thèbes'', et consacré à ''Apollon Isménien''. '''Théophraste''' dit qu’on l’envoya d’abord à '''Bias''', qui demeurait à ''Priène'' ; que '''Bias''' le fit porter à '''Thalès''' ; qu’après avoir été envoyé alternativement à tous les sages, il revint à '''Bias''', et qu’enfin il fut porté à ''Delphes''. Telle est la tradition la plus commune sur ce fait ; seulement quelques auteurs disent que ce n’était pas un trépied, mais un vase que '''Crésus''' envoyait à ''Delphes''; suivant d’autres, c’était une coupe que '''Bathyclès''' avait laissée.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f22.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Or ils (les sept sages) sont dits s’être trouvés aussi ensemble les uns avec les autres et à ''Delphes'' et de nouveau à ''Corinthe'', '''Périandre''' ayant préparé une certaine réunion commune d’eux et un banquet. Or le tour du trépied, et sa circulation à travers tous et sa cession se faisant avec une bienveillance pleine-d’émulation mit eux encore davantage en considération et renommée. Car des ''habitants-de-Cos'', comme on dit, jetant le filet, et des hôtes venus de ''Milet'' ayant acheté le coup qui n’était pas encore apparent, un trépied d’-or apparut étant retiré, lequel on dit '''Hélène''' naviguant pour revenir de ''Troie'' avoir jeté là, s’étant souvenue d’un certain oracle ancien. Mais une contestation ayant eu lieu d’abord aux hôtes vis-à-vis des pécheurs au sujet du trépied, ensuite les villes ayant pris-sur-elles le différend qui alla jusqu'à une guerre, la ''Pythie'' répondit aux-uns-et-aux-autres de donner le trépied au plus sage des hommes. Et d’abord il fut envoyé à '''Thalès''' à ''Milet'', les ''habitants-de-Cos'' donnant volontairement à celui-là seul le trépied, au sujet duquel ils avaient fait-la-guerre contre tous les ''Milésiens'' à-la-fois. Mais '''Thalès''' déclarant '''Bias''' plus sage que lui-même, il renvoya vers celui-là. Et de nouveau il fut envoyé par celui-là vers un autre, comme plus sage. Ensuite faisant-le-tour et étant envoyé-successivement ainsi il arriva pour la seconde fois à '''Thalès''' ; et à la fin transporté de ''Milet'' à ''Thèbes'', il fut consacré à ''Apollon Isménien''. Mais '''Théophraste''' dit le trépied avoir été envoyé d’abord à la vérité à ''Priène'' à '''Bias''', mais en-second-lieu à ''Milet'' à '''Thalès''', '''Bias''' l’ayant renvoyé ; et ainsi à travers tous (de l’un à l’autre) être venu-en-faisant-le-tour de nouveau à '''Bias''', et à la fin avoir été envoyé à ''Delphes''. Ces choses donc ont été répandues par plusieurs, excepté qu’ils disent le présent au lieu du trépied les uns être un vase à boire envoyé par '''Crésus''', les autres une coupe. '''Bathyclès''' rayant laissée (laissée par '''Bathyclès'''). </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f23.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Chapitre VI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;"> Récit d’une entrevue de '''Thalès''' avec '''Solon''', de son stoïcisme, de son célibat et de l’adoption du fils de sa sœur, '''Cybistus'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;"> '''VI.''' Ἰδίᾳ δ' Ἀναχάρσεώς τε πρὸς Σόλωνα καὶ πάλιν Θάλεω συνουσίαν τινὰ καὶ λόγους ἀναγράφουσι τοιούτους. [...]<br /><p style="text-indent: 15px"> '''VII.''' Πρὸς Θαλῆν δ' εἰς Μίλητον ἐλθόντα τὸν Σόλωνα θαυμάζειν ὅτι γάμου καὶ παιδοποιΐας τὸ παράπαν ἠμέληκε. Καὶ τὸν Θαλῆν τότε μὲν σιωπῆσαι, διαλιπόντα δ' ὀλίγας ἡμέρας ἄνδρα παρασκευάσαι ξένον, ἀρτίως ἥκειν φάσκοντα δεκαταῖον ἐξ Ἀθηνῶν. Πυθομένου δὲ τοῦ Σόλωνος εἰ δή τι καινὸν ἐν ταῖς Ἀθήναις, δεδιδαγμένον ἃ χρὴ λέγειν τὸν ἄνθρωπον, « οὐδέν,» εἰπεῖν, « ἕτερον, εἰ μὴ νὴ Δία νεανίσκου τινὸς ἦν ἐκφορὰ καὶ προὔπεμπεν ἡ πόλις. Ἦν γὰρ υἱός, ὡς ἔφασαν, ἀνδρὸς ἐνδόξου καὶ πρωτεύοντος ἀρετῇ τῶν πολιτῶν· οὐ παρῆν δέ, ἀλλ' ἀποδημεῖν ἔφασαν αὐτὸν ἤδη πολὺν χρόνον.» « Ὡς δυστυχὴς ἐκεῖνος,» φάναι τὸν Σόλωνα. « Τίνα δὲ ὠνόμαζον αὐτόν;» « ἤκουσα,» φάναι, « τοὔνομα,» τὸν ἄνθρωπον, « ἀλλ' οὐ μνημονεύω· πλὴν ὅτι πολὺς λόγος ἦν αὐτοῦ σοφίας καὶ δικαιοσύνης.» Οὕτω δὴ καθ' ἑκάστην ἀπόκρισιν τῷ φόβῳ προσαγόμενον τὸν Σόλωνα καὶ τέλος ἤδη συντεταραγμένον αὐτὸν ὑποβάλλειν τοὔνομα τῷ ξένῳ, πυνθανόμενον μὴ Σόλωνος ὁ τεθνηκὼς υἱὸς ὠνομάζετο. Φήσαντος δὲ τοῦ ἀνθρώπου, τὸν μὲν ὁρμῆσαι παίειν τὴν κεφαλὴν καὶ τἆλλα ποιεῖν καὶ λέγειν ἃ συμβαίνει τοῖς περιπαθοῦσι, τὸν δὲ Θαλῆν ἐπιλαβόμενον αὐτοῦ καὶ γελάσαντα, « ταῦτά τοι,» φάναι, « ὦ Σόλων, ἐμὲ γάμου καὶ παιδοποιΐας ἀφίστησιν, ἃ καὶ σὲ κατερείπει τὸν ἐρρωμενέστατον. Ἀλλὰ θάρρει τῶν λόγων ἕνεκα τούτων· οὐ γάρ εἰσιν ἀληθεῖς.» ταῦτα μὲν οὖν Ἕρμιππος ἱστορεῖν φησι Πάταικον, ὃς ἔφασκε τὴν Αἰσώπου ψυχὴν ἔχειν.<br /><p style="text-indent: 15px">'''VIII.''' Ἄτοπος δὲ καὶ ἀγεννὴς ὁ τῷ φόβῳ τῆς ἀποβολῆς τὴν κτῆσιν ὧν χρὴ προϊέμενος· οὕτω γὰρ ἄν τις οὐ πλοῦτον, οὐ δόξαν, οὐ σοφίαν ἀγαπήσειε παραγενομένην, δεδιὼς στέρεσθαι. Καὶ γὰρ ἀρετήν, ἧς κτῆμα μεῖζον οὐδὲν οὐδ' ἥδιον, ἐξισταμένην ὑπὸ νόσων καὶ φαρμάκων ὁρῶμεν· αὐτῷ τε '''Θαλῇ''' μὴ γήμαντι πλέον οὐδὲν εἰς ἀφοβίαν, εἰ μὴ καὶ φίλων κτῆσιν ἔφυγε καὶ οἰκείων καὶ πατρίδος. Ἀλλὰ καὶ παῖδα θετὸν ἔσχε ποιησάμενος αὐτὸς τὸν τῆς ἀδελφῆς, ὥς φασι, '''Κύβισθον'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§§6-8'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="margin: 0 2em; text-align: justify; direction: ltr;">'''VI.''' '''Solon''' connut [[w:Anacharsis|'''Anacharsis''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anacharsis_back|<sup>🔄</sup>]] et '''Thalès''', et l’on cite des mots qui s’étaient dits dans leurs entrevues. <br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''Solon''' alla à ''Milet'', pour voir '''Thalès''' : là, il lui témoigna sa surprise dans ce qu’il n’avait jamais voulu se marier et avoir des enfants. '''Thalès''' ne répondit rien sur l’heure; mais, quelques jours après, il fit paraître un étranger, qui disait arriver d’''Athènes'', et qu’il n’en était parti que depuis dix jours. '''Solon''' demanda à cet homme s’il n’y avait rien de nouveau à ''Athènes''. Celui-ci, à qui '''Thalès''' avait fait la leçon, répondit qu’il n’y avait rien de nouveau , sinon la mort d’un jeune homme dont toute la ville menait les funérailles. C’était, en effet, à ce qu’on disait, le fils d’un personnage considérable, d’une vertu éprouvée : le père n’était pas alors à ''Athènes'', et il voyageait depuis longtemps. « L’infortuné père! s’écria '''Solon'''. Mais comment s’appelait-il? — Je l’ai entendu nommer, répondit l’étranger, mais j’ai oublié son nom ; je me souviens seulement qu’on ne parlait que de sa sagesse et de sa justice. » A chacune de ces réponses, '''Solon''' sentait augmenter ses craintes; enfin, ne se possédant plus , il suggéra le nom à l’étranger, et lui demanda si le mort n’était pas le fils de '''Solon'''. « Oui. » répondit l’étranger. A cette parole, '''Solon''' se frappa la tête, et il se mit à faire et à dire tout ce qu’inspire une douleur violente. Alors '''Thalès''' lui prit la main, et lui dit en riant : « Voilà, '''Solon''', ce qui m’éloigne de me marier et d’avoir des enfants. J’ai redouté le coup sous lequel tu fléchis, toi le plus ferme des hommes. Mais rassure-toi; car il n’y a rien de vrai dans tout ce qu’on vient de te dire. » [[w:Hermippe_de_Smyrne|'''Hermippus''']] [[#Hermippe|<span id="Hermippe_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] rapporte cette histoire d’après '''Patécus''', celui qui prétendait avoir hérité de l’âme d’[[w:Ésope|'''Ésope''']] [[#Ésope|<span id="Ésope_back"><sup>'''II'''</sup></span>]].<br /><p style="text-indent: 15px">Pourtant il y a faute de sens et de cœur à refuser d’acquérir les choses nécessaires, par la crainte de les perdre. A ce compte, on devra n’aimer ni la richesse, ni la gloire, ni la sagesse, quand on les possède, de peur d’en être privé. En effet, la vertu, le plus grand des biens et le plus doux, nous quitte quelquefois par l’action de certaines maladies ou de certains breuvages. '''Thalès''' lui-même, en ne se mariant point, n’était pas pour cela à l’abri de la crainte, à moins qu’il n'eût renoncé aussi à ses parents, à ses amis, à sa patrie. Mais il n’en était rien : il avait adopté, dit-on, '''Cybisthus''', le fils de sa sœur. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§6'', [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Hermippe_back|<span id="Hermippe"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre [[w:Nom_théophore|''théophore'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#théophore_back|<sup>🔄</sup>]] grec ancien Ἕρμιππος / Hérmippos [[wikt:en:Ἕρμιππος#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom propre Ἑρμῆς / Hermês [[wikt:en:Ἑρμῆς#Ancient_Greek|(en)]], « Hermès » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ἵππος / híppos [[wikt:en:ἵππος#Ancient_Greek|(en)]], « cheval » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">« Péripatéticien » grec, disciple de [[w:Callimaque_de_Cyr%C3%A8ne|Callimaque de ''Cyrène'']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Callimaque_back|<sup>🔄</sup>]], auteur de nombreuses biographies toutes perdues, mais listées par plusieurs auteurs.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA497&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA655#v=onepage&q&f=false {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §86 - Hermippe de Smyrne}}] <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Ésope_back|<span id="Ésope"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Αἴσωπος / Aísōpos [[wikt:en:Αἴσωπος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du nom commun αἶσα / aîsa, « destin »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun ὄψ / óps, « voix »;<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Auteur grec de fable.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] seconde moitié du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) [https://books.google.fr/books?id=DrvWAAAAMAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&lpg=PA497&dq=bibliogroup%3A%22Dictionnaire%20des%20philosophes%20antiques%22&hl=fr&pg=PA240#v=onepage&q&f=false {{Info|<sup>🔍</sup>|Dictionnaire des Philosophes Antiques, publié sous la direction de Richard Goulet, Volume III, §60 - Ésope(Αἴσωπος)}}]'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Voici les particularités qu’on raconte d’une entrevue de '''Solon''' avec '''Anacharsis''', et d’un entretien qu’il eut avec '''Thalès'''.<br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VI.''' '''Solon''', étant allé à ''Milet'' pour voir '''Thalès''', lui témoigna sa surprise de ce qu’il n’avait jamais voulu se marier et avoir des enfants. '''Thalès''' ne lui répondit rien dans le moment; mais ayant laissé passer quelques jours, il fit paraître un étranger qui disait arriver d’''Athènes'', d’où il était parti depuis dix jours. '''Solon''' lui demanda s’il n’y avait rien de nouveau, lorsqu’il en était parti. Cet homme, à qui '''Thalès''' avait fait la leçon, lui répondit qu’il n’y avait autre chose que la mort d’un jeune homme dont toute la ville accompagnait le convoi. C’était, disait-on, le fils d’un des premiers et des plus vertueux citoyens, qui n'’était pas alors à ''Athènes'' et qui voyageait depuis longtemps, « Le malheureux père! s’écria Solon. Comment s’appelle-t-il? ― Je l’ai entendu nommer, répondit l’étranger; mais j’ai oublié son nom; je me souviens seulement qu’on ne parlait que de sa sagesse et de sa justice. » A chacune de ces réponses, les craintes de '''Solon''' augmentaient; enfin, troublé, hors de lui-même, il suggéra le nom à l’étranger, et lui demanda si ce jeune homme n’était pas le fils de '''Solon'''. « C’est lui-même, » dit l’autre. A cette parole, '''Solon''', se frappant la tête, se mit à faire et à dire tout ce que la douleur la plus violente peut inspirer. Alors '''Thalès''' l’arrêta et lui dit en souriant : « Voilà, '''Solon''', ce qui m’a éloigné de me marier et d’avoir des enfants; j’ai redouté le coup qui vous accable aujourd’hui, et contre lequel toute votre fermeté est impuissante. Mais rassurez-vous ; il n’y a rien de vrai dans tout ce qu’on vient de vous dire. » '''Hermippus''' rapporte cette histoire d’après le récit qu’en fait '''Patécus''', qui prétendait avoir hérité de l’âme d’'''Ésope'''.<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VII.''' Cependant c’est manquer de sens et de courage que de renoncer à acquérir des choses nécessaires par la crainte de les perdre. A ce compte, il ne faudrait aimer ni la richesse, ni la gloire, ni la sagesse, quand on les possède, de peur d’en être privé. La vertu même, le plus grand et le plus agréable des biens, se perd souvent par l’effet. de quelques maladies ou de certains breuvages. '''Thalès''' lui-même, en ne se mariant point, n’était pas à l’abri de toute crainte, à moins qu’il ne renonçât aussi à ses parents, à ses amis et à sa patrie. Mais au contraire, il avait adopté '''Cybistus''', le fils de sa sœur. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''V.''' Mais en particulier on rapporte une certaine entrevue et de tels discours et d’'''Anacharsis''' à '''Solon''' et une-autre-fois de '''Thalès'''.<br /><p style="text-align: center"> [...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">'''VI.''' Et on raconte '''Solon''' étant venu vers '''Thalès''' à ''Milet'' s’étonner de ce qu’il avait négligé absolument le mariage et la création-d’enfants. Et '''Thalès''' alors à la vérité s’être tu, mais ayant laissé-d’intervalle peu-de jours, avoir aposté un homme étranger, disant être arrivé récemment parti-depuis-dix-jours d’''Athènes''. Et '''Solon''' s’étant informé si donc il y a quelque chose de nouveau à ''Athènes'', l’homme instruit des choses qu’il faut dire n’avoir dit aucune autre chose, si ce n’est :<br /><p style="text-indent: 15px"> « Par '''Jupiter''', il y avait le convoi d’un certain jeune-homme, et la ville l’accompagnait. Car il était fils, comme on disait, d’un homme illustre et étant-le-premier des citoyens par la vertu; mais il n’était-pas-présent, mais on disait lui être-en-voyage depuis un temps déjà long.<br /><p style="text-align: left; text-indent: 15px">― Combien cet homme-là est malheureux! avoir dit '''Solon'''. Mais quel (comment) appelaient-ils lui ?<br /><p style="text-align: left; text-indent: 15px">― J’ai entendu le nom, avoir dit l’homme (répondit l’étranger), mais je ne me le rappelle pas; excepté qu’un discours fréquent était de la sagesse et de la justice de lui. »<br /><p style="text-indent: 15px">'''Solon''' donc étant-approché ainsi de-la crainte à chaque réponse, et à la fin déjà étant tout-troublé, lui-même avoir suggéré le nom à l’étranger, demandant si le mort n’était pas nommé fils de '''Solon'''. Et l’homme ayant dit-oui, celui-ci ('''Solon''') avoir commencé à frapper sa tête, et à faire et à dire les autres choses, qu’il arrive de faire et de dire à ceux affligés-à-l’excès. Mais '''Thalès''' ayant arrêté lui, et ayant ri, avoir dit :<br /><p style="text-indent: 15px">« Ces choses donc, ô '''Solon''', écartent moi du mariage et de la création-d’enfants, lesquelles abattent même toi le très-fort. Mais aie-confiance quant-à ces discours: car ils ne sont pas vrais. »<br /><p style="text-indent: 15px">'''Hermippe''' donc dit '''Patécus''', qui disait-souvent avoir l’âme d’'''Ésope''', raconter ces choses. <br /><p style="text-indent: 15px">'''VII.''' Or il est absurde et dépourvu de courage celui rejetant par la crainte de la perte l’acquisition des choses qu’il faut; car ainsi quelqu’un n’aimerait pas la richesse, n’aimerait pas la gloire, n’aimerait pas la sagesse étant survenue à lui, craignant (par crainte) d’en être privé. Et en effet nous voyons la vertu, au prix de laquelle aucune possession n’est plus grande, ni plus agréable, déplacée (chassée) par des maladies et des breuvages; et rien de plus n’être pour l’exemption-de-crainte à '''Thalès''' lui-même ne s’étant pas marié, s’il n’avait pas évité la possession et d’amis et de parents et de patrie. Mais même il eut un fils adoptif se l’étant fait tel lui-même, celui de sa sœur, comme on dit '''Cybisthe'''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f27.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ====== <div style="text-align: center;">Paragraphe XV.</div> ====== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;"> Testament d’inhumation de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XV.''' Καὶ φόβοι τινὲς ἐκ δεισιδαιμονίας ἅμα καὶ φάσματα κατεῖχε τὴν πόλιν, οἵ τε μάντεις ἄγη καὶ μιασμοὺς δεομένους καθαρμῶν προφαίνεσθαι διὰ τῶν ἱερῶν ἠγόρευον. Οὕτω δὴ μετάπεμπτος αὐτοῖς ἧκεν ἐκ Κρήτης Ἐπιμενίδης ὁ Φαίστιος, ὃν ἕβδομον ἐν τοῖς σοφοῖς καταριθμοῦσιν ἔνιοι τῶν οὐ προσιεμένων τὸν Περίανδρον. Ἐδόκει δέ τις εἶναι θεοφιλὴς καὶ σοφὸς περὶ τὰ θεῖα τὴν ἐνθουσιαστικὴν καὶ τελεστικὴν σοφίαν, διὸ καὶ παῖδα νύμφης ὄνομα Βάλτης καὶ Κούρητα νέον αὐτὸν οἱ τότε ἄνθρωποι προσηγόρευον. <br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Τὸ δὲ μέγιστον, ἱλασμοῖς τισι καὶ καθαρμοῖς καὶ ἱδρύσεσι κατοργιάσας καὶ καθοσιώσας τὴν πόλιν ὑπήκοον τοῦ δικαίου καὶ μᾶλλον εὐπειθῆ πρὸς ὁμόνοιαν κατέστησε. Λέγεται δὲ τὴν Μουνυχίαν ἰδὼν καὶ καταμαθὼν πολὺν χρόνον, εἰπεῖν πρὸς τοὺς παρόντας ὡς τυφλόν ἐστι τοῦ μέλλοντος ἄνθρωπος· ἐκφαγεῖν γὰρ ἂν Ἀθηναίους τοῖς αὑτῶν ὀδοῦσιν, εἰ προῄδεσαν ὅσα τὴν πόλιν ἀνιάσει τὸ χωρίον· ὅμοιον δέ τι καὶ Θαλῆν εἰκάσαι λέγουσι· κελεῦσαι γὰρ αὐτὸν ἔν τινι τόπῳ τῆς Μιλησίας φαύλῳ καὶ παρορωμένῳ τελευτήσαντα θεῖναι, προειπὼν ὡς ἀγορά ποτε τοῦτο Μιλησίων ἔσται τὸ χωρίον. Ἐπιμενίδης μὲν οὖν μάλιστα θαυμασθείς, καὶ χρήματα διδόντων πολλὰ καὶ τιμὰς μεγάλας τῶν Ἀθηναίων, οὐδὲν ἢ θαλλὸν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ἐλαίας αἰτησάμενος καὶ λαβὼν ἀπῆλθεν. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], ''chap. II'', ''§15'', traduction par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844<br />(également disponible une édition de 1853 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solonpierrron.htm ici] et de 1862 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f26.item là])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 390px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="margin: 0 2em; text-align: justify; direction: ltr;">'''XV.''' Au chagrin que ces pertes causèrent à ceux-ci [les ''Athéniens''], se joignirent des craintes superstitieuses dont la ville [''Athènes''] fut frappée, et qui venaient d’apparitions de spectres et de fantômes. Les devins déclarèrent aussi que l’état des victimes qu’ils avaient offertes annonçait des crimes et des profanations qu’il fallait expier. On fit donc venir de ''Crète'' [[w:Épiménide|'''Épiménide''']] [[#Épiménide|<span id="Épiménide_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] le [[w:Phaistos|''Phestien'']] [[#Phaistos|<span id="Phaistos_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], qui est mis au nombre des sept sages par ceux qui n’y comptent pas '''Périandre'''. Il passait pour un homme chéri des dieux, doué d’une grande sagesse, fort instruit des choses divines, surtout versé dans la science des inspirations et dans la connaissance des mystères; on l’appelait, même de son vivant, le nouveau [[w:Curètes|'''Curète''']], le fils de la nymphe '''Balté'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais ce qui était plus important, il fit un grand nombre d’expiations et de sacrifices, il fonda plusieurs temples; et par ces différentes cérémonies il purifia entièrement la ville, en bannit l’impiété et l’injustice, et la rendit plus soumise, plus disposée à l’union et à la paix. On rapporte aussi que lorsqu’il vit le fort de [[w:Munichie|''Munychium'']] [[#Munichie|<span id="Munichie_back"><sup>'''III'''</sup></span>]], il le considéra longtemps, et dit à ceux qui l’accompagnaient : Que les hommes sont aveugles sur l’avenir ! Si les ''Athéniens'' pouvaient prévoir tous les maux que ce lieu doit un jour causer à leur ville, ils l’emporteraient à belles dents ». '''Thalès''' eut aussi, dit-on, un pressentiment à peu près semblable. Il ordonna qu’on l’enterrât dans le lieu le plus sauvage et le plus désert du territoire de ''Milet''; et il prédit aux ''Milésiens'' qu’un jour leur marché public y serait transporté. Les ''Athéniens'', pleins de reconnaissance et d’admiration pour '''Épiménide''', voulurent le combler d’honneurs et de présents; mais il ne demanda qu’une branche de l’olivier sacré, qui lui fut accordée, et il s’en retourna en ''Crète''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/n6/mode/1up?view=theater <u>Vie des Hommes Illustres de Plutarque</u>], [https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/182/mode/1up?view=theater ''Solon''], ''Chap. II'', ''§15'',[https://archive.org/details/viesdeshommesill01plut/page/185/mode/1up?view=theater p.185], traduit par [[w:Alexis_Pierron|Alexis Pierron]], professeur au lycée Louis-le-Grand, 1877<br />(également disponible une édition de 1853 [[s:Vies_des_hommes_illustres/Solon|ici]])</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Alexis Pierron de 1877|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Épiménide_back|<span id="Épiménide"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Ἐπιμενίδης / Epimenídēs [[wikt:en:Ἐπιμενίδης#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Poète, philosophe et [[w:Iatromante|''iatromante'']] crétois.<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l’on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] milieu du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]]) <br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">'''[[#Phaistos_back|<span id="Phaistos"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Φαιστός / Phaistós [[wikt:en:Φαιστός#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Ancienne ville du Sud de la [[w:Histoire_de_la_Crète#Antiquité|''Crète'']].<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[#Munichie_back|<span id="Munichie"><sup>III</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Μουνιχία / Mounikhia [[wikt:en:Μουνυχία#Grec_ancien|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Nom d’une colline du [[w:Le_Pirée|''Pirée'']] et de l’[[w:Port_de_Munichie|un des ports du ''Pirée'']].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''XII.''' Au chagrin que ces pertes causèrent à ceux-ci, se joignirent des craintes superstitieuses dont la ville fut frappée, et qui venaient d’apparitions de spectres et de fantômes. Les devins déclarèrent aussi que l’état des victimes annonçait des crimes et des profanations qu’il fallait expier. On fit donc venir de ''Crète'' '''Épiménide''' le ''Phestien'' qui est mis au nombre des sept sages par ceux qui n’y comptent pas '''Périandre'''. Il passait pour un homme chéri des dieux, doué d’une grande sagesse, fort instruit des choses divines, surtout versé dans la science des inspirations et dans la connaissance des mystères; on l’appelait, même de son vivant, le nouveau '''Curète''', le fils de la nymphe '''Balté'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais ce qui était plus important, il fit un grand nombre d’expiations et de sacrifices; il fonda plusieurs temples; et par ces différentes cérémonies, il purifia entièrement la ville, en bannit l’impiété et l’injustice, et la rendit plus soumise, plus disposée à l’union et à la paix. On rapporte aussi que lorsqu’il vit ''Munychie'', il la considéra longtemps, et dit à ceux qui l’accompagnaient :<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px"> « Que les hommes sont aveugles sur l’avenir! Si les ''Athéniens'' pouvaient prévoir tous les maux que ce lieu doit un jour causer à leur ville, il l’emporteraient à belles dents. »<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px"> '''Thalès''' eut aussi, dit-on, un pressentiment à peu près semblable. Il ordonna qu’on l’enterrât dans le lieu le plus sauvage et le plus désert du territoire de ''Milet''; et il prédit aux ''Milésiens'' qu’un jour leur marché public y serait transporté. Les ''Athéniens'', pleins de reconnaissance et d’admiration pour '''Épiménide''', voulurent le combler d’honneurs et de présents; mais il ne demanda qu’une branche de l’olivier sacré, qui lui fut accordée, et il s’en retourna en ''Crète''.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f58.item ''chap. II''], traduction correcte et précédée du texte grec, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/solon.htm#1a ici] et de 1829 [[s:Les_Vies_des_hommes_illustres/Vie_de_Solon|là]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Et certaines craintes nées de la superstition en-même-temps aussi des apparitions occupaient la ville; et les devins disaient des impiétés et des souillures ayant-besoin de purifications être indiquées par les victimes. Et ainsi vint à eux mandé (ils firent venir) de ''Crète'' '''Épiménide''' le ''Phestien'', que quelques-uns de ceux n’admettant pas '''Périandre''' comptent le septième parmi les sages. Or il avait-la-réputation d’être un homme ami-des-dieux, et habile dans la science de-l’inspiration et des-mystères. C’est-pourquoi les hommes d’alors appelaient lui et fils de la nymphe de nom (nommée) '''Balté''', et nouveau '''Curète'''.<br /><p style="text-align: center">[...]<br /><p style="text-indent: 15px; text-align: justify;">Mais le plus grand (le plus important), ayant initié-aux-mystères et ayant purifié la ville par certaines expiations et purifications et fondations, il la rendit prêtant-l’oreille à la justice et plus obéissante pour la concorde. Et il est dit, ayant vu ''Munychie'' et l’ayant examinée un temps long, avoir dit à ceux présents, que l’homme est un être aveugle sur l’avenir ; car les ''Athéniens'' avoir dû manger ''Munychie'' avec les dents d’eux-mêmes, s’ils avaient prévu en combien de choses cette place affligera la ville. Et on dit aussi '''Thalès''' avoir conjecturé quelque chose de semblable; lui avoir ordonné en effet de placer lui ayant cessé de vivre dans un certain lieu de la ''Milésie'' méprisé et dédaigné, ayant prédit que cet endroit sera (serait) un jour le marché des ''Milésiens''. '''Épiménide''' donc ayant été admiré très-grandement, et les ''Athéniens'' lui donnant des sommes nombreuses et des honneurs grands, n’ayant demandé rien qu’un rameau détaché de l’olivier sacré et l’ayant pris (reçu) s’en alla.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f7.item <u>Plutarque, Vie de Solon</u>], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6226675w/f59.item ''chap. II''], traduction littérale et juxtalinéaire présentant le mot à mot français en regard des mots grecs correspondants, par une société de professeurs et d’helléniste, 1862</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">═✳═</div> === [[w:Œuvres_morales|Œuvres morales]] === <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Ensemble de 78 textes de traitant de sujets extrêmement variés (religieux, éthiques, politiques, philosophiques, littéraires, historiques), et s'inscrivant dans des genres littéraires également divers (traité, différentes sortes de dialogues, lettres, réponses à des Questions ([[wikt:ζήτημα#Grec_ancien|''zetemata'']]), « dits » ([[w:Apophtegme|''apophtegmes'']])).</div> ==== Le Banquet des Sept Sages ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Dialogue faisant intervenir 20 personnages, dont une liste des sept sages : '''Thalès''', [[w:Solon|'''Solon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Solon_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Bias_de_Priène|'''Bias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Bias_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Chilon|'''Chilon''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Chilon_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Cléobule|'''Cléobule''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Cléobule_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Pittacos_de_Mytil%C3%A8ne|'''Pittacos''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Pittacos_back|<sup>🔄</sup>]], [[w:Périandre|'''Périandre''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Périandre_back|<sup>🔄</sup>]].<br />À ceux-ci se rajoutent : [[w:Anacharsis|'''Anacharsis''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Anacharsis_back|<sup>🔄</sup>]], '''Ésope''', '''Dioclès''', '''Nicarque''', [[w:Cléobuline|'''Cléobuline''']] [[#Cléobuline|<span id="Cléobuline_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], '''Mélissa''', '''Niloxène''', '''Alexidème''', '''Ardalus''', '''Cléodème''', '''Mnésiphile''', '''Chersias''', [[w:Gorgias|'''Gorgias''']] [[Philosophie/Thalès_de_Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC#Gorgias_back|<sup>🔄</sup>]].</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Le Banquet des Septs Sages|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Cléobuline_back|<span id="Cléobuline"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Κλεοβουλίνη / Kleoboulinè ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de Κλεόβουλος / Kleóboulos [[wikt:en:Κλεόβουλος#Ancient_Greek|(en)]], « Cléobule, le père de Cléobuline » <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ du suffixe adjectival féminin -ῑ́νη / -ī́nē [[wikt:en:-ίνη#Ancient_Greek|(en)]], relatif à la matière, au temps, etc. : « fait de, pendant la durée de » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">Philosophe et poétesse grecque, célèbre pour ses énigmes, fille du [[w:Tyran|''tyran'']] Cléobule, qui la surnommerait Εὔμητις / Eúmētis, « la Prudente » selon Plutarque. '''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe I.</div> ===== :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§1. Ἦ που προϊὼν ὁ χρόνος, ὦ '''Νίκαρχε''', πολὺ σκότος ἐπάξει τοῖς πράγμασι καὶ πᾶσαν ἀσάφειαν, εἰ νῦν ἐπὶ προσφάτοις οὕτω καὶ νεαροῖς λόγοι ψευδεῖς συντεθέντες ἔχουσι πίστιν. οὔτε γὰρ μόνων, ὡς ὑμεῖς ἀκηκόατε, τῶν ἑπτὰ γέγονε τὸ συμπόσιον, ἀλλὰ πλειόνων ἢ δὶς τοσούτων (ἐν οἷς καὶ αὐτὸς ἤμην, συνήθης μὲν ὢν '''Περιάνδρῳ''' διὰ τὴν τέχνην, ξένος δὲ '''Θάλεω'''· παρ´ ἐμοὶ γὰρ κατέλυσεν ὁ ἀνὴρ '''Περιάνδρου''' κελεύσαντος), οὔτε τοὺς λόγους ὀρθῶς ἀπεμνημόνευσεν ὅστις ἦν ὑμῖν ὁ διηγούμενος· ἦν δ´ ὡς ἔοικεν οὐδεὶς τῶν παραγεγονότων. ἀλλ´ ἐπεὶ σχολή τε πάρεστι πολλὴ καὶ τὸ γῆρας οὐκ ἀξιόπιστον ἐγγυήσασθαι τὴν ἀναβολὴν τοῦ λόγου, προθυμουμένοις ὑμῖν ἀπ´ ἀρχῆς ἅπαντα διηγήσομαι. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §1'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§1. '''D<span style ="font-size:85%;">IOCLÈS</span>'''. Certainement le long cours des âges, mon cher '''Nicarque''', jettera sur les faits d’épaisses ténèbres et une complète incertitude, puisque dès aujourd’hui, à propos de choses si récentes et si nouvelles, des relations mensongères et controuvées obtiennent crédit. Car d’abord le banquet en question ne se composait pas seulement des sept sages, comme vous autres l’avez ouï dire. Les convives étaient plus du double de ce nombre. J’en faisais moi-même partie, comme familier de '''Périandre''' en raison de notre profession commune, et comme hôte de '''Thalès''' : ce dernier était en effet descendu chez moi sur la recommandation de '''Périandre'''. Ensuite, on ne vous en a pas rapporté fidèlement les entretiens lorsqu’on vous a fait ce récit. Il faut que celui de qui vous le tenez n’ait pas été un des convives. Mais puisque nous avons un ample loisir et que la vieillesse est un garant trop peu sûr pour nous autoriser à remettre cet entretien, je vais, suivant votre désir unanime, vous en raconter tous les détails à partir du commencement. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §1'', traduction par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_1,_1870.djvu/424|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''D<span style ="font-size:85%;">IOCLÈS</span>'''. Quelle incertitude et quelle obscurité la succession des temps ne doit-elle pas répandre sur l’histoire, mon cher '''Nicarque''', puisque, dans des faits récents, et qui se sont passés presque sous nos yeux, le faux prend la place du vrai ? Ce banquet n’était pas, comme on vous l’a dit, composé seulement des sept sages ; les convives étaient plus du double de ce nombre. J’y assistai moi-même, et comme ami de '''Périandre''', avec qui ma profession ma lié depuis longtemps [[#Dioclès_NdT_DR|<span id="Dioclès_NdT_DR_back"><sup>1</sup></span>]], et comme hôte de '''Thalès''', à qui '''Périandre''' avait fait marquer son logement chez moi. Celui qui vous a fait le récit de ce qui s’y est passé n’en était sûrement pas, et vous a trompé sur presque tous les points. Mais, puisque nous en avons le loisir, et que notre âge avancé ne nous permet guère de différer, je vais vous satisfaire et vous en raconter tous les détails.</div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Dioclès_NdT_DR_back|<span id="Dioclès_NdT_DR"><sup>1.</sup></span>]] Dioclès était devin.''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe II.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la simplicité de '''Thalès''', de sa mesure de la pyramide d’''Égypte'', et de son aversion des [[w:Tyran|''tyrans'']] et des rois.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§2. Παρεσκευάκει μὲν γὰρ οὐκ ἐν τῇ πόλει τὴν ὑποδοχὴν ὁ Περίανδρος, ἀλλ´ ἐν τῷ περὶ τὸ Λέχαιον ἑστιατορίῳ παρὰ τὸ τῆς Ἀφροδίτης ἱερόν, ἧς ἦν καὶ ἡ θυσία. μετὰ γὰρ τὸν ἔρωτα τῆς μητρὸς αὐτοῦ προεμένης τὸν βίον ἑκουσίως οὐ τεθυκὼς τῇ Ἀφροδίτῃ, τότε πρῶτον ἔκ τινων ἐνυπνίων τῆς Μελίσσης ὥρμησε τιμᾶν καὶ θεραπεύειν τὴν θεόν. Τῶν δὲ κεκλημένων ἑκάστῳ συνωρὶς ἱκανῶς κεκοσμημένη προσήχθη· καὶ γὰρ ὥρα θέρους ἦν, καὶ τὴν ὁδὸν ἅπασαν ὑπὸ πλήθους ἁμαξῶν καὶ ἀνθρώπων ἄχρι θαλάττης κονιορτὸς καὶ θόρυβος κατεῖχεν. ὁ μέντοι Θαλῆς τὸ ζεῦγος ἐπὶ ταῖς θύραις ἰδὼν καὶ μειδιάσας ἀφῆκεν. ἐβαδίζομεν οὖν ἐκτραπόμενοι διὰ τῶν χωρίων, καθ´ ἡσυχίαν, καὶ μεθ´ ἡμῶν τρίτος ὁ Ναυκρατίτης Νειλόξενος, ἀνὴρ ἐπιεικὴς καὶ τοῖς περὶ Σόλωνα καὶ Θαλῆν γεγονὼς ἐν Αἰγύπτῳ συνήθης. ἐτύγχανε δὲ πρὸς Βίαντα πάλιν ἀπεσταλμένος· ὧν δὲ χάριν οὐδ´ αὐτὸς ᾔδει, πλὴν ὑπενόει πρόβλημα δεύτερον αὐτῷ κομίζειν ἐν βιβλίῳ κατασεσημασμένον· εἴρητο γάρ, εἰ Βίας ἀπαγορεύσειεν, ἐπιδεῖξαι τοῖς σοφωτάτοις Ἑλλήνων τὸ βιβλίον. « Ἕρμαιον » ὁ Νειλόξενος ἔφη « μοι γέγονεν ἐνταῦθα λαβεῖν ἅπαντας ὑμᾶς, καὶ κομίζω τὸ βιβλίον ὡς ὁρᾷς ἐπὶ τὸ δεῖπνον. » ἅμα δ´ ἡμῖν ἐπεδείκνυε. Καὶ ὁ Θαλῆς γελάσας « εἴ τι κακόν, » εἶπεν, « αὖθις εἰς Πριήνην· διαλύσει γὰρ ὁ Βίας, ὡς διέλυσεν αὐτὸς τὸ πρῶτον. » « Τί δ´ ἦν, » ἔφην ἐγώ, « τὸ πρῶτον; » « Ἱερεῖον, » εἶπεν, « ἔπεμψεν αὐτῷ, κελεύσας τὸ πονηρότατον ἐξελόντα καὶ χρηστότατον ἀποπέμψαι κρέας. ὁ δ´ ἡμέτερος εὖ καὶ καλῶς τὴν γλῶτταν ἐξελὼν ἔπεμψεν· ὅθεν εὐδοκιμῶν δῆλός ἐστι καὶ θαυμαζόμενος. » « Οὐ διὰ ταῦτ´ » ἔφη « μόνον » ὁ Νειλόξενος, « ἀλλ´ οὐ φεύγει τὸ φίλος εἶναι καὶ λέγεσθαι βασιλέων καθάπερ ὑμεῖς, ἐπεὶ σοῦ γε καὶ τἄλλα θαυμάζει, καὶ τῆς [[wikt:en:πυραμίδος#Ancient_Greek|πυραμίδος]] τὴν μέτρησιν ὑπερφυῶς ἠγάπησεν, ὅτι πάσης ἄνευ πραγματείας καὶ μηδενὸς ὀργάνου δεηθεὶς ἀλλὰ τὴν βακτηρίαν στήσας ἐπὶ τῷ πέρατι τῆς σκιᾶς ἣν ἡ πυραμὶς ἐποίει, γενομένων τῇ ἐπαφῇ τῆς ἀκτῖνος δυεῖν τριγώνων, ἔδειξας ὃν ἡ σκιὰ πρὸς τὴν σκιὰν λόγον εἶχε τὴν πυραμίδα πρὸς τὴν βακτηρίαν ἔχουσαν. ἀλλ´, ὅπερ ἔφην, διεβλήθης μισοβασιλεὺς εἶναι, καί τινες ὑβριστικαί σου περὶ τυράννων ἀποφάσεις ἀνεφέροντο πρὸς αὐτόν, ὡς ἐρωτηθεὶς ὑπὸ Μολπαγόρου τοῦ Ἴωνος τί παραδοξότατον εἴης ἑωρακώς, ἀποκρίναιο ‘τύραννον γέροντα,’ καὶ πάλιν ἔν τινι πότῳ, περὶ τῶν θηρίων λόγου γενομένου, φαίης κάκιστον εἶναι τῶν μὲν ἀγρίων θηρίων τὸν τύραννον, τῶν δ´ ἡμέρων τὸν κόλακα· ταῦτα γάρ, εἰ καὶ πάνυ προσποιοῦνται διαφέρειν οἱ βασιλεῖς τῶν τυράννων, οὐκ εὐμενῶς ἀκούουσιν. » « Ἀλλὰ τοῦτο μέν, » εἶπεν ὁ Θαλῆς, « Πιττακοῦ ἐστιν, εἰρημένον ἐν παιδιᾷ ποτε πρὸς Μυρσίλον· ἐγὼ δὲ θαυμάσαιμ´ ἄν, » ἔφη, « οὐ τύραννον ἀλλὰ [[wikt:κυβερνήτης#Grec_ancien|'''κυβερνήτην''']] γέροντα θεασάμενος. πρὸς δὲ τὴν μετάθεσιν τὸ τοῦ νεανίσκου πέπονθα τοῦ βαλόντος μὲν ἐπὶ τὴν κύνα πατάξαντος δὲ τὴν μητρυιὰν καὶ εἰπόντος ‘οὐδ´ οὕτω κακῶς.’ διὸ καὶ Σόλωνα σοφώτατον ἡγησάμην οὐ δεξάμενον τυραννεῖν. καὶ Πιττακὸς οὗτος εἰ μοναρχίᾳ μὴ προσῆλθεν, οὐκ ἂν εἶπεν ὡς ‘χαλεπὸν ἐσθλὸν ἔμμεναι.’ Περίανδρος δ´ ἔοικεν ὥσπερ ἐν νοσήματι πατρῴῳ τῇ τυραννίδι κατειλημμένος οὐ φαύλως ἐξαναφέρειν, χρώμενος ὁμιλίαις ὑγιειναῖς ἄχρι γε νῦν καὶ συνουσίας ἀνδρῶν νοῦν ἐχόντων ἐπαγόμενος, ἃς δὲ '''Θρασύβουλος''' αὐτῷ κολούσεις τῶν ἄκρων οὑμὸς πολίτης ὑφηγεῖται μὴ προσιέμενος. γεωργοῦ γὰρ [[wikt:en:αἶρα#Ancient_Greek|αἴρας]] καὶ [[wikt:ononis|ὀνώνιδας]] ἀντὶ [[wikt:πυρός#Grec_ancien|πυρῶν]] καὶ [[wikt:κριθή#Grec_ancien|κριθῶν]] συγκομίζειν ἐθέλοντος οὐδὲν διαφέρει τύραννος ἀνδραπόδων μᾶλλον ἄρχειν ἢ ἀνδρῶν βουλόμενος· ἓν γὰρ ἀντὶ πολλῶν κακῶν ἀγαθὸν αἱ δυναστεῖαι τὴν τιμὴν ἔχουσι καὶ τὴν δόξαν, ἄνπερ ἀγαθῶν ὡς κρείττονες ἄρχωσι καὶ μεγάλων μείζονες εἶναι δοκῶσι· τὴν δ´ ἀσφάλειαν ἀγαπῶντας ἄνευ τοῦ καλοῦ προβάτων ἔδει πολλῶν καὶ ἵππων καὶ βοῶν ἄρχειν, μὴ ἀνθρώπων. ἀλλὰ γὰρ εἰς οὐδὲν προσήκοντας ἐμβέβληκεν ἡμᾶς, » ἔφη, « ὁ ξένος οὑτοσὶ λόγους, ἀμελήσας λέγειν τε καὶ ζητεῖν ἃ ἁρμόττει ἐπὶ δεῖπνον βαδίζουσιν. ἦ γὰρ οὐκ οἴει, καθάπερ ἑστιάσοντος ἔστι τις παρασκευή, καὶ δειπνήσοντος εἶναι; Συβαρῖται μὲν γὰρ ὡς ἔοικε πρὸ ἐνιαυτοῦ τὰς κλήσεις ποιοῦνται τῶν γυναικῶν, ὅπως ἐκγένοιτο κατὰ σχολὴν παρασκευασαμέναις ἐσθῆτι καὶ χρυσῷ φοιτᾶν ἐπὶ τὸ δεῖπνον· ἐγὼ δὲ πλείονος οἶμαι χρόνου δεῖσθαι τὴν ἀληθινὴν τοῦ δειπνήσοντος ὀρθῶς παρασκευήν, ὅσῳ χαλεπώτερόν ἐστιν ἤθει τὸν πρέποντα κόσμον ἢ σώματι τὸν περιττὸν ἐξευρεῖν καὶ ἄχρηστον. οὐ γὰρ ὡς ἀγγεῖον ἥκει κομίζων ἑαυτὸν ἐμπλῆσαι πρὸς τὸ δεῖπνον ὁ νοῦν ἔχων, ἀλλὰ καὶ σπουδάσαι τι καὶ παῖξαι καὶ ἀκοῦσαι καὶ εἰπεῖν ὡς ὁ καιρὸς παρακαλεῖ τοὺς συνόντας, εἰ μέλλουσι μετ´ ἀλλήλων ἡδέως ἔσεσθαι. καὶ γὰρ καὶ ὄψον πονηρὸν ἔστι παρώσασθαι, κἂν οἶνος ᾖ φαῦλος, ἐπὶ τὰς νύμφας καταφυγεῖν· σύνδειπνος δὲ κεφαλαλγὴς καὶ βαρὺς καὶ ἀνάγωγος παντὸς μὲν οἴνου καὶ ὄψου πάσης δὲ μουσουργοῦ χάριν ἀπόλλυσι καὶ λυμαίνεται, καὶ οὐδ´ ἀπεμέσαι τὴν τοιαύτην ἀηδίαν ἕτοιμόν ἐστιν, ἀλλ´ ἐνίοις εἰς ἅπαντα τὸν βίον ἐμμένει τὸ πρὸς ἀλλήλους δυσάρεστον, ὥσπερ ἑωλοκρασία τις ὕβρεως ἢ ὀργῆς ἐν οἴνῳ γενομένης. ὅθεν ἄριστα Χίλων, καλούμενος ἐχθές, οὐ πρότερον ὡμολόγησεν ἢ πυθέσθαι τῶν κεκλημένων ἕκαστον. ἔφη γὰρ ὅτι σύμπλουν ἀγνώμονα δεῖ φέρειν καὶ σύσκηνον οἷς πλεῖν ἀνάγκη καὶ στρατεύεσθαι· τὸ δὲ συμπόταις ἑαυτὸν ὡς ἔτυχε καταμιγνύειν οὐ νοῦν ἔχοντος ἀνδρός ἐστιν. ὁ δ´ Αἰγύπτιος σκελετός, ὃν ἐπιεικῶς εἰσφέροντες εἰς τὰ συμπόσια προτίθενται καὶ παρακαλοῦσι μεμνῆσθαι τάχα δὴ τοιούτους ἐσομένους, καίπερ ἄχαρις καὶ ἄωρος ἐπίκωμος ἥκων, ὅμως ἔχει τινὰ καιρόν, καὶ εἰ μὴ πρὸς τὸ πίνειν καὶ ἡδυπαθεῖν ἀλλὰ πρὸς φιλίαν καὶ ἀγάπησιν ἀλλήλων προτρέπεται, καὶ παρακαλεῖ τὸν βίον μὴ τῷ χρόνῳ βραχὺν ὄντα πράγμασι κακοῖς μακρὸν ποιεῖν. » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §2'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§2. La réception avait été préparée par '''Périandre''', non pas dans la ville même, mais dans son [[w:Cénacle|''cénacle'']] du port de [[w:Léchaion|''Léchée'']], près du temple de '''Vénus''' en l’honneur de laquelle il y avait même un sacrifice. Car depuis l’incestueux amour à la suite duquel sa mère avait volontairement abandonné la vie, '''Périandre''' n’avait pas sacrifié à '''Vénus''' ; et c’était alors la première fois que, d’après certains songes de '''Mélissa''' il s’était décidé à honorer la déesse et à lui rendre des hommages. Pour chacun des invités on avait amené un attelage approprié convenablement. Nous étions en été, et tout le long de la route, en raison du grand nombre de chariots et de piétons, ce n’était jusqu’à la mer que poussière et que bruit. Pourtant '''Thalès''', ayant vu l’attelage à notre porte, se mit à sourire et le renvoya. Nous partîmes donc à pied en faisant un détour, et à travers champs nous cheminâmes à loisir. Un troisième compagnon s’était joint à nous, '''Niloxène''' de ''Naucratie'', homme plein de mérite, que '''Thalès''' et '''Solon''' avaient autrefois beaucoup connu en ''Égypte''. Il se trouvait envoyé de nouveau vers '''Bias''' ; mais pour quelle mission ? Il n’en savait rien lui-même, hormis qu’il se soupçonnait porteur d’une seconde question à résoudre, contenue dans un pli cacheté; et il lui avait été dit, au cas où '''Bias''' renoncerait, de la présenter aux plus sages d’entre les Grecs. « C’est », dit '''Niloxène''', « une chance heureuse que de vous trouver ici tous, et j’apporte, comme vous voyez, cette lettre pour le banquet. » En même temps, il nous la faisait voir. '''Thalès''' se mit à rire : « Si c’est une question épineuse », dit-il, « qu’on aille encore à ''Priène'' : '''Bias''' la résoudra comme il a résolu la première. » — « Quelle était donc cette première question ? » lui demandai-je. — « Le roi d’Égypte », dit '''Thalès''', « avait envoyé à '''Bias''' une victime, en lui faisant dire d’en couper ce qu’il y avait de plus mauvais et de meilleur, et de le lui renvoyer. Notre sage, avec un discernement merveilleux, en ôta la langue et la fit porter au Roi. Voilà ce qui lui a valu une estime et une admiration si déclarée ». — « Cette raison n’est pas la seule », ajouta '''Niloxène''' ; « c’est encore, que '''Bias''' ne fuit pas, comme vous autres, l’amitié des rois eux-mêmes. Ainsi, vous, '''Thalès''', le roi d’Égypte vous admire beaucoup, et, entre autres choses, il a été, au-delà de ce qu’on peut dire, ravi de la manière dont vous avez mesuré la pyramide sans le moindre embarras et sans avoir eu besoin d’aucun instrument. Après avoir dressé votre bâton à l’extrémité de l’ombre que projetait la pyramide, vous construisîtes deux triangles par la tangence d’un rayon, et vous démontrâtes qu’il y avait la même proportion entre la hauteur du bâton et la hauteur de la pyramide qu’entre la longueur des deux ombres. Mais, comme j’ai dit, on vous accuse de détester les rois ; quelques boutades injurieuses prononcées par vous contre des ''tyrans'' ont été rapportées à [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']]. Par exemple, l’Ionien '''Molpagore''' vous ayant demandé ce que vous aviez jamais vu de plus extraordinaire, vous lui auriez répondu : « C’est un tyran parvenu à la vieillesse. » Une autre fois, dans un festin, la conversation étant venue à tomber sur les bêtes féroces, vous auriez dit : « La plus méchante bête parmi les animaux sauvages, c’est le tyran, et parmi les animaux apprivoisés le flatteur. » De tels propos ne sont pas de ceux que les rois entendent avec plaisir, lors même qu’ils affectent de n’avoir rien de commun avec les tyrans. » Pour cette dernière réponse, dit '''Thalès''', elle est de '''Pittacus''' : il l’avait adressée un jour en plaisantant à '''Myrsile'''. Quant au premier propos, ce n’était pas « un tyran » que j’avais dit, mais « un [[wikt:κυβερνήτης#Grec_ancien|''pilote'']] », qui soit parvenu à la vieillesse. Toutefois, puisqu’on a changé la destination du mot, je fais comme le jeune homme qui, ayant jeté une pierre à un chien, atteignit sa belle-mère et s’écria : Même ainsi, ce n’est pas mal. » C’est pourquoi je regardai '''Solon''' comme éminemment sage lorsqu’il n’accepta pas la tyrannie ; et '''Pittacus''', s’il n’eût approché de la monarchie, n’aurait pas eu à dire : « Il est difficile d’être homme de bien. » Quant à '''Périandre''', il semble qu’ayant été saisi par le souverain pouvoir comme par une maladie de famille, il ne s’en tire pas trop mal. Il use, au moins jusqu’à présent, de sociétés salutaires. Il réunit, pour entretenir commerce avec eux, ses hommes remplis de sens ; et le conseil que lui a donné mon compatriote [[w:Thrasybule_de_Milet|'''Thrasybule''']] [[#Thrasybule|<span id="Thrasybule_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], de décapiter l’aristocratie, il ne l’a pas accepté. Entre un laboureur qui aimerait mieux voir dans son champ de l’[[w:Ivraie|''ivraie'']] ou de l’[[w:Orobanche|''orobanche'']] que de l’orge ou du blé, et un tyran qui veut régner sur des esclaves plutôt que sur des hommes de coeur, je ne vois aucune différence. Un seul bien compense les maux nombreux attachés au pouvoir des tyrans : c’est la gloire et l’honneur qui leur sont réservés lorsque, commandant à des hommes vertueux, ils sont plus vertueux eux-mêmes, et qu’au milieu de grands ils se montrent plus grands. Ceux qui préfèrent leur sûreté en renonçant à ce beau rôle, étaient faits pour réunir sous leur main beaucoup de moutons, de chevaux et de boeufs, mais non des hommes. » « Du reste », continua '''Thalès''', « ce sont propos sans portée aucune que ceux où nous a jetés cet étranger, et nous avons omis de dire et de chercher les choses qui conviennent bien à des gens partis pour un banquet. Ne croyez-vous pas, '''Nicarque''', qu’il y ait des préparatifs à faire quand on vient prendre place à un festin, comme il y en a pour celui qui doit le donner ? Les [[w:Sybaris|''Sybarites'']] [[#Sybaris|<span id="Sybaris_back"><sup>'''II'''</sup></span>]], à ce qu’il paraît, s’y prennent un an d’avance pour adresser leurs invitations aux femmes, afin qu’elles puissent à loisir préparer leur toilette et leurs bijoux en or avant de se rendre au festin; et, selon moi, il faut plus de temps encore à un convive pour les préparatifs vraiment nécessaires, parce qu’il est plus difficile de trouver un ajustement convenable pour son moral que la vaine et inutile parure dont on s’inquiète pour son corps. Un homme sensé ne se transporte pas à un festin comme un bocal qu’il s’agit d’y remplir. Il songe à trouver là une occasion de passer tour à tour du sérieux au badinage, d’entendre et de tenir lui-même ces propos auxquels la circonstance invite les convives s’ils veulent se rendre la réunion agréable les uns aux autres. En effet on est libre de repousser un mauvais ragoût, et si le vin ne vaut rien on peut « recourir aux [[w:Naïades|''Naïades'']] »; mais un convive qui vous donne mal à la tête, qui est lourd, qui ne sait pas se conduire, vous fait perdre et vous gâte le plaisir de tout vin, de toute bonne chère, de toute musique. On n’est même pas le maître de se débarrasser aussi complétement qu’on le voudrait d’un tel désagrément. Quelques-uns en gardent tant qu’ils vivent du mécontentement les uns contre les autres : il leur semble qu’il leur reste comme un arrière-goût de viandes mal digérées, parce qu’ils conservent le souvenir d’injures ou de colères échangées dans le vin. C’est pour cela que '''Chilon''', invité hier, n’a pas voulu promettre avant d’avoir su le nom de chacun des convives : « Car on est bien obligé, a-t-il dit, de supporter un désagréable compagnon de traversée, de tente, quand il faut être sur terre ou à l’armée ; mais se mêler indifféremment à table avec les premiers venus, n’est pas le propre d’un homme sensé. » Le squelette des ''Égyptiens'', qu’ils ont la sage coutume de produire et de placer dans la salle du festin afin d’engager à se souvenir que l’on sera bientôt comme lui, survient là comme un convive assez désagréable et intempestif, mais enfin la présence s’en explique. Si cette vue n’excite pas à boire et à se réjouir, elle engage du moins à s’aimer, à se chérir les uns les autres, et elle exhorte à ne pas allonger par des tracas pénibles une existence dont la durée est si courte. </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §2'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Thrasybule_back|<span id="Thrasybule"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θρᾰσῠ́βουλος / Thrăsŭ́boulos [[wikt:en:Θρασύβουλος#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ de l’adjectif [[wikt:θρασύς#Grec_ancien|θρᾰσύς / thrăsús]], « confiant, audacieux » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ du nom commun [[wikt:βουλή#Grec_ancien|βουλή / boulế]], « Volonté. Décision, conseil. Conseil, sénat athénien. »; du verbe [[wikt:βούλομαι#Grec_ancien|βούλομαι / boúlomai]], « Vouloir, désirer, souhaiter. Vouloir bien, consentir à. » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">➥ +‎ -ος (-os).<br /><br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[#Sybaris_back|<span id="Sybaris"><sup>II</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Σῠ́βᾰρῐς / Sŭ́bărĭs [[wikt:en:Σύβαρις#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:Colonisation grecque|Colonie grecque]] du sud de l’Italie (en [[w:Calabre|Calabre]] actuelle), fondée au [[w:VIIIe_siècle_av._J.-C.|VIII<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]] dans le cadre du mouvement d’établissement et d’[[w:Colonisation_grecque|''essaimage'']] des Grecs vers l’Occident, particulièrement en [[w:Grande-Grèce|''Grande-Grèce'']]. Réputée dès l’Antiquité pour sa richesse devenue proverbiale, ainsi que pour son emprise sur les peuples voisins et différentes cités grecques de son voisinage, elle est détruite à l’issue d’une [[w:Guerre entre Sybaris et Crotone|guerre]] qui l’oppose à [[w:Crotone|''Crotone'']] à la fin du [[w:VIe_siècle_av._J.-C.|VI<sup>ème</sup> siècle {{Info|AEC|Avant l’Ère Commune}}]], et enfouie sous les eaux du fleuve ''Crathis'' (aujourd’hui [[Crati]]), avant de voir son site réoccupé, soixante ans plus tard, par la colonie [[w:Panhellénisme|''panhellénique'']] de [[w:Thourioï|''Thourioï'']].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">'''Périandre''' avait fait préparer le banquet, non à la ville même, mais au ''port de Léchée'' [[#Léchée_NdT_DR|<span id="Léchée_NdT_DR_back"><sup>1</sup></span>]], dans une salle voisine du ''temple de Vénus'', à qui l'’on devait offrir un sacrifice. Depuis que sa mère, victime d'’un malheureux amour [[#Cratée_NdT_DR|<span id="Cratée_NdT_DR_back"><sup>2</sup></span>]], s'’était donné la mort, il n'’avait pas encore sacrifié à cette déesse, et c'’était la première fois qu'’il y pensait, d'’après un songe de '''Mélisse'''. Nous étions dans les plus grandes chaleurs de l'’été. Le grand nombre des voitures et des gens de pied qui fréquentaient le chemin qui conduit à la mer, l'’avaient couvert de poussière et le rendaient fort incommode pour les voyageurs. On avait amené, pour chaque convive, un char commode et proprement orné. '''Thalès''', en voyant le sien à ma porte, se mit à sourire et le refusa. Nous primes donc , à travers les champs, un sentier détourné, et nous allâmes, en nous promenant, suivis de Niloxène de Naucrate ¹, homme du plus grand mérite, que Thalès et Solon avaient autrefois beaucoup connu en Égypte. Il était envoyé, pour la seconde fois, vers Bias, sans savoir lui-même quel était l'objet de sa mission. Il se doutait seulement que la lettre dont Amasis l'avait chargé contenait une seconde question à résoudre. Il avait ordre, en cas que Bias refusât d'y répondre, de la proposer aux plus sages d'entre les Grecs. Dès qu'il m'eut aperçu, il me dit en me montrant sa lettre : « J'ai du bonheur aujourd'hui. Cette lettre vous trouve tous réunis. Je la porte au banquet, comme vous voyez.-Si c'est une question épineuse , dit Thalès en souriant , retournez à Priene, Bias la résoudra, comme il a résolu la première. -Quelle était cette première question , demandai-je à Thalès ? -Le roi d'Egypte, me répondit-il , avait envoyé une victime à Bias, en lui faisant dire d'en couper ce qu'il y avait de meilleur et de plus mauvais , et de le lui renvoyer. Notre sage, fort habilement en óta la langue, qu'il lui fit porter. Voilà ce qui lui a mérité l'estime et l'admiration de ce prince. -Ajoutez encore à cette première raison, dit Niloxène, que Bias ne dédaigne pas, comme vous, l'amitié des rois ; car Amasis n'a pas moins d'estime pour vous ; il admire surtout la manière dont vous mesurâtes , avec la plus grande facilité et sans aucun instrument mathématique, la hauteur de la pyramide. En dressant votre bâton à l'extrémité de l'ombre qu'elle faisait sur la terre , le rayon solaire qui touchait le sommet de la pyramide et l'extrémité du bâton forma deux triangles ; et vous démontrâtes qu'il y avait la même proportion entre la hauteur du bâton et celle de la pyramide qu'entre la longueur des ombres projetées par l'une et par l'autre. Mais, comme je viens de le dire , on vous accuse , auprès de lui, d'être l'ennemi des rois , et on lui a rapporté plusieurs propos injurieux que vous avez tenus contre les tyrans¹ ; entre autres que l'Ionien Molpagore vous ayant demandé ce qui vous paraîtrait plus extraordinaire dans la vie , vous lui répondîtes : de voir vieillir un tyran. Une autre fois, comme on vint à parler, dans un repas, du naturel des animaux, vous dîtes que le plus méchant des animaux sauvages étaiť le tyran, et des animaux domestiques, le flatteur. Les rois , quoiqu'ils affectent de ne rien avoir de commun avec les tyrans, n'aiment pas cependant ces sortes de discours. Cette dernière réponse, dit Thalès, est de Pittacus ; il la fit un jour, en plaisantant, à Myrsile³ . Dans la première, je parlais d'un pilote, et non pas d'un tyran. Mais puisqu'on en a fait application au tyran, je dirai comme ce jeune homme qui, jetant une pierre à son chien, en avait atteint sa belle-mère : « Le coup n'est pas perdu. » Aussi jamais Solon ne montra-t-il plus de sagesse, à mon gré, que lorsqu'il refusa la tyrannie ; et si Pittacus n'eût pas été contraint de l'accepter, il n'eût point dit qu'il est à charge d'être vertueux¹ . Il est vrai que Périandre, qui a succédé à l'autorité des tyrans, paraît jusqu'ici opposer à ce mal héréditaire un remède puissant, par le soin qu'il a de rechercher les entretiens et les avis salutaires des hommes vertueux , et par l'horreur qu'il a témoignée pour le conseil barbare que notre compatriote Thrasybule lui donnait de faire mourir les grands. Un tyran qui veut commander à des esclaves, plutôt qu'à des hommes, ressemble à un laboureur qui aimerait mieux voir son champ couvert de passereaux et de sauterelles que d'orge et de froment. Le seul bien qui puisse compenser tant de maux attachés au pouvoir des tyrans, c'est d'avoir, même sur les plus grands et les plus vertueux de leurs sujets, la supériorité de l'honneur et de la vertu. Ceux qui préfèrent la sûreté à la gloire sont faits pour commander à des troupeaux, et non pour gouverner des hommes. « Mais Niloxène nous a jetés dans une conversation absolument étrangère à notre objet, et nous a fait négliger ce qui devait nous occuper en allant au banquet. Ne pensez-vous pas que les conviés ont, aussi bien que leur hôte, des apprêts à faire . Les Sybarites, dit-on, prient les femmes à souper un an d'avance, afin qu'elles puissent préparer à loisir leurs habits et leurs bijoux 2. Pour moi, je pense qu'il faut encore plus de temps à un convive pour faire tous les préparatifs convenables, parcequ'il est bien plus difficile d'orner son esprit comme il faut, que de donner à son corps une parure vaine et superflue. Un homme sensé doit aller à un festin, non pour y remplir son estomac, comme un vase, mais pour écouter et tenir à son tour des propos utiles ou amusants, suivant les circonstances . C'est le seul moyen de rendre le repas agréable aux convives. En effet, on peut laisser un mauvais ragoût, et recourir à l'eau quand le vin n'est pas bon; mais un convive désagréable, importun et fatigant, fait perdre tout le plaisir de la bonne chère et de la musique. On ne peut se délivrer de l'ennui qu'il cause , et souvent même une parole vive ou offensante qu'il se sera permise dans la liberté de la table, fait naître des aversions et des ressentiments qui ne finissent qu'avec la vie. Aussi Chilon, invité hier à ce banquet, ne voulut-il accepter qu'après qu'on lui eut nommé tous les convives . Il disait avec raison, que quand on est sur mer.ou dans un camp, il faut nécessairement supporter les compagnons qui nous sont associés, quelque fâcheux qu'ils soient ; mais dans un festin, il n'est pas d'un homme sensé de se mêler indifféremment avec toutes sortes de personnes. Le squelette que les Égyptiens placent ordinairement à côté d'eux dans leurs repas, en s'exhortant à penser qu'ils seront bientôt dans le même état, est, à la vérité, un compagnon de table assez triste et assez déplacé. Il est néanmoins utile, sinon pour les exciter au plaisir, du moins pour les porter à la bienveillance et à l'amitié réciproque, et pour les avertir de ne pas remplir d'aigreur et de querelles le temps si court de la vie 1. » </div> <table cellspacing=15 style="margin: 0 4em; font-size:85%;"> <tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Léchée_NdT_DR_back|<span id="Léchée_NdT_DR"><sup>1</sup></span>]] L’isthme de ''Corinthe'' avait deux ports, l’un sur la côte orientale, appelé ''Cenchrées'' ; et l’autre sur la côte occidentale, nommé ''Léchée''. Pausanias, qui a donné une description si détaillée de la ''Grèce'', parle d’un ''temple de Vénus'', bâti sur le port de ''Cenchrées'', et dont la statue était de marbre ; mais il ne fait pas mention de celui que cite Plutarque, et qu’il place près du port occidental. ''' </td> <tr> </tr> <td valign=top style="text-align: justify; text-indent: 15px">'''[[#Cratée_NdT_DR_back|<span id="Cratée_NdT_DR"><sup>2</sup></span>]] La mère de Périandre se nommait Cratée. On peut voir dans Parthenius la manière dont elle conçut et nourrit une passion incestueuse pour son fils, les moyens qu'elle prit pour la satisfaire sans être connue, et comment elle fut découverte. Les remords qu’elle en eut l’obligèrent de se donner la mort. ''' </td> </tr> </table> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe III.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la reconnaissance de la sagesse de '''Cléobuline''' ''« Eumétis »'' par '''Thalès''', de l’humilité de ce dernier et de son [[w:Cynisme|''cynisme'']].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ἐν τοιούτοις λόγοις γενόμενοι κατὰ τὴν ὁδὸν ἀφικόμεθα πρὸς τὴν οἰκίαν, καὶ λούσασθαι μὲν ὁ Θαλῆς οὐκ ἠθέλησεν, ἀληλιμμένοι γὰρ ἦμεν· ἐπιὼν δὲ τούς τε δρόμους ἐθεᾶτο καὶ τὰς παλαίστρας καὶ τὸ ἄλσος τὸ παρὰ τὴν θάλατταν ἱκανῶς διακεκοσμημένον, ὑπ´ οὐδενὸς ἐκπληττόμενος τῶν τοιούτων, ἀλλ´ ὅπως μὴ καταφρονεῖν δοκοίη μηδ´ ὑπερορᾶν τοῦ Περιάνδρου τῆς φιλοτιμίας. τῶν δ´ ἄλλων τὸν ἀλειψάμενον ἢ λουσάμενον οἱ θεράποντες εἰσῆγον εἰς τὸν ἀνδρῶνα διὰ τῆς στοᾶς. Ὁ δ´ Ἀνάχαρσις ἐν τῇ στοᾷ καθῆστο, καὶ παιδίσκη προειστήκει τὴν κόμην ταῖς χερσὶ διακρίνουσα. ταύτην ὁ Θαλῆς ἐλευθεριώτατά πως αὐτῷ προσδραμοῦσαν ἐφίλησε καὶ γελάσας « οὕτως, » ἔφη, « ποίει καλὸν τὸν ξένον, ὅπως ἡμερώτατος ὢν μὴ φοβερὸς ᾖ τὴν ὄψιν ἡμῖν μηδ´ ἄγριος. » Ἐμοῦ δ´ ἐρομένου περὶ τῆς παιδὸς ἥτις εἴη, « τὴν σοφήν, » ἔφη, « καὶ περιβόητον ἀγνοεῖς Εὔμητιν; οὕτω γὰρ ταύτην ὁ πατὴρ αὐτός, οἱ δὲ πολλοὶ πατρόθεν ὀνομάζουσι Κλεοβουλίνην. » Καὶ ὁ Νειλόξενος εἶπεν « ἦ που τὴν περὶ τὰ αἰνίγματα δεινότητα καὶ σοφίαν, » ἔφη, « τῆς κόρης ἐπαινεῖς· καὶ γὰρ εἰς Αἴγυπτον ἔνια τῶν προβαλλομένων ὑπ´ αὐτῆς διῖκται. » « Οὐκ ἔγωγ´, » εἶπεν ὁ Θαλῆς· « τούτοις γὰρ ὥσπερ ἀστραγάλοις, ὅταν τύχῃ, παίζουσα χρῆται καὶ διαβάλλεται πρὸς τοὺς ἐντυχόντας. ἀλλὰ καὶ φρόνημα θαυμαστὸν καὶ νοῦς ἔνεστι πολιτικὸς καὶ φιλάνθρωπον ἦθος, καὶ τὸν πατέρα τοῖς πολίταις πραότερον ἄρχοντα παρέχει καὶ δημοτικώτερον. » « Εἶεν, » ὁ Νειλόξενος ἔφη, « καὶ φαίνεται βλέποντι πρὸς τὴν λιτότητα καὶ ἀφέλειαν αὐτῆς· Ἀνάχαρσιν δὲ πόθεν οὕτω τημελεῖ φιλοστόργως; » « Ὅτι, » ἔφη, « σώφρων ἀνήρ ἐστι καὶ πολυμαθής, καὶ τὴν δίαιταν αὐτῇ καὶ τὸν καθαρμόν, ᾧ χρῶνται Σκύθαι περὶ τοὺς κάμνοντας, ἀφθόνως καὶ προθύμως παραδέδωκε. καὶ νῦν οἶμαι περιέπειν αὐτὴν τὸν ἄνδρα καὶ φιλοφρονεῖσθαι, μανθάνουσάν τι καὶ προσδιαλεγομένην. » Ἤδη δὲ πλησίον οὖσιν ἡμῖν τοῦ ἀνδρῶνος ἀπήντησεν Ἀλεξίδημος ὁ Μιλήσιος (ἦν δὲ Θρασυβούλου τοῦ τυράννου νόθος) καὶ ἐξῄει τεταραγμένος καὶ σὺν ὀργῇ τινι πρὸς αὑτὸν οὐδὲν ἡμῖν γε σαφὲς διαλεγόμενος. ὡς δὲ τὸν Θαλῆν εἶδε, μικρὸν ἀνενεγκὼν καὶ καταστάς « οἵαν ὕβριν, » εἶπεν, « εἰς ἡμᾶς Περίανδρος ὕβρικεν, ἐκπλεῦσαι μὲν οὐκ ἐάσας ὡρμημένον ἀλλὰ προσμεῖναι δεηθεὶς τὸ δεῖπνον, ἐλθόντι δὲ νέμων κλισίαν ἄτιμον, Αἰολεῖς δὲ καὶ νησιώτας (καὶ τίνας γὰρ οὐχί;) Θρασυβούλου προτιμῶν· Θρασύβουλον γὰρ ἐν ἐμοὶ τὸν πέμψαντα προπηλακίσαι βουλόμενος καὶ καταβαλεῖν ὡς δὴ περιορῶν δῆλός ἐστιν. » « Εἶτ´, » ἔφη, « σὺ δέδιας μὴ καθάπερ Αἰγύπτιοι τοὺς ἀστέρας ὑψώματα καὶ ταπεινώματα λαμβάνοντας ἐν τοῖς τόποις οὓς διεξίασι γίγνεσθαι βελτίονας ἢ χείρονας ἑαυτῶν λέγουσιν, οὕτως ἡ περὶ σὲ διὰ τὸν τόπον ἀμαύρωσις ἢ ταπείνωσις γένηται; καὶ τοῦ Λάκωνος ἔσῃ φαυλότερος, ὃς ἐν χορῷ τινι κατασταθεὶς εἰς τὴν ἐσχάτην χώραν ὑπὸ τοῦ ἄρχοντος ‘εὖ γ´,’ εἶπεν, ‘ἐξεῦρες, ὡς καὶ αὕτα ἔντιμος γένηται.’ οὐ καταλαβόντας, » ἔφη, « τόπον μετὰ τίνας κατακείμεθα δεῖ ζητεῖν, μᾶλλον δ´ ὅπως εὐάρμοστοι τοῖς συγκατακειμένοις ὦμεν, ἀρχὴν καὶ λαβὴν φιλίας εὐθὺς ἐν αὐτοῖς ζητοῦντες, μᾶλλον δ´ ἔχοντες τὸ μὴ δυσκολαίνειν ἀλλ´ ἐπαινεῖν ὅτι τοιούτοις συγκατεκλίθημεν· ὡς ὅ γε τόπῳ κλισίας δυσχεραίνων δυσχεραίνει τῷ συγκλίτῃ μᾶλλον ἢ τῷ κεκληκότι, καὶ πρὸς ἀμφοτέρους ἀπεχθάνεται. » « Λόγος, » ἔφη, « ταῦτ´ ἄλλως ἐστίν » ὁ Ἀλεξίδημος, « ἔργῳ δὲ καὶ τοὺς σοφοὺς ὑμᾶς ὁρῶ τὸ τιμᾶσθαι διώκοντας, » καὶ ἅμα παραμειψάμενος ἡμᾶς ἀπῆλθε. Καὶ ὁ Θαλῆς πρὸς ἡμᾶς τὴν ἀτοπίαν τοῦ ἀνθρώπου θαυμάζοντας, « ἔμπληκτος, » ἔφη, « καὶ ἀλλόκοτος φύσει, ἐπεὶ καὶ μειράκιον ὢν ἔτι, μύρου σπουδαίου Θρασυβούλῳ κομισθέντος, εἰς ψυκτῆρα κατεράσας μέγαν καὶ προσεγχέας ἄκρατον ἐξέπιεν, ἔχθραν ἀντὶ φιλίας Θρασυβούλῳ διαπεπραγμένος. » Ἐκ τούτου περιελθὼν ὑπηρέτης « κελεύει σε Περίανδρος, » ἔφη, « καὶ Θαλῆν παραλαβόντα τοῦτον ἐπισκέψασθαι τὸ κεκομισμένον ἀρτίως αὐτῷ πότερον ἄλλως γέγονεν ἤ τι σημεῖόν ἐστι καὶ τέρας· αὐτὸς μὲν γὰρ ἔοικε τεταράχθαι σφόδρα, μίασμα καὶ κηλῖδα τῆς θυσίας ἡγούμενος. » ἅμα δ´ ἀπῆγεν ἡμᾶς εἴς τι οἴκημα τῶν περὶ τὸν κῆπον. ἐνταῦθα νεανίσκος ὡς ἐφαίνετο νομευτικός, οὔπω γενειῶν ἄλλως τε τὸ εἶδος οὐκ ἀγεννής, ἀναπτύξας τινὰ διφθέραν ἔδειξεν ἡμῖν βρέφος ὡς ἔφη γεγονὸς ἐξ ἵππου, τὰ μὲν ἄνω μέχρι τοῦ τραχήλου καὶ τῶν χειρῶν ἀνθρωπόμορφον, τὰ λοιπὰ δ´ ἔχον ἵππου, τῇ δὲ φωνῇ καθάπερ τὰ νεογνὰ παιδάρια κλαυθμυριζόμενον. ὁ μὲν οὖν Νειλόξενος, « Ἀλεξίκακε » εἰπών, ἀπεστράφη τὴν ὄψιν, ὁ δὲ Θαλῆς προσέβλεπε τῷ νεανίσκῳ πολὺν χρόνον, εἶτα μειδιάσας (εἰώθει δ´ ἀεὶ παίζειν πρὸς ἐμὲ περὶ τῆς τέχνης) « ἦ που τὸν καθαρμόν, ὦ Διόκλεις, » ἔφη, « κινεῖν διανοῇ καὶ παρέχειν πράγματα τοῖς ἀποτροπαίοις, ὥς τινος δεινοῦ καὶ μεγάλου συμβάντος; » « Τί δ´, » εἶπον, « οὐ μέλλω; στάσεως γάρ, ὦ Θαλῆ, καὶ διαφορᾶς τὸ σημεῖόν ἐστι, καὶ δέδια μὴ μέχρι γάμου καὶ γενεᾶς ἐξίκηται, πρὶν ἢ τὸ πρῶτον ἐξιλάσασθαι μήνιμα, τῆς θεοῦ δεύτερον ὡς ὁρᾷς προφαινούσης. » Πρὸς τοῦτο μηδὲν ἀποκρινάμενος ὁ Θαλῆς ἀλλὰ γελῶν ἀπηλλάττετο. καὶ τοῦ Περιάνδρου πρὸς τὰς θύρας ἀπαντήσαντος ἡμῖν καὶ διαπυθομένου περὶ ὧν εἴδομεν, ἀφεὶς ὁ Θαλῆς με καὶ λαβόμενος τῆς ἐκείνου χειρὸς ἔφη, « ἃ μὲν Διοκλῆς κελεύει δράσεις καθ´ ἡσυχίαν· ἐγὼ δέ σοι παραινῶ νέοις οὕτω μὴ χρῆσθαι νομεῦσιν ἵππων, ἢ διδόναι γυναῖκας αὐτοῖς. » Ἔδοξε μὲν οὖν μοι τῶν λόγων ἀκούσας ὁ Περίανδρος ἡσθῆναι σφόδρα· καὶ γὰρ ἐξεγέλασε καὶ τὸν Θαλῆν περιβαλὼν κατησπάσατο. κἀκεῖνος « οἶμαι δ´, » εἶπεν, « ὦ Διόκλεις, καὶ πέρας ἔσχε τὸ σημεῖον· ὁρᾷς γὰρ ἡλίκον κακὸν γέγονεν ἡμῖν, Ἀλεξιδήμου συνδειπνεῖν μὴ θελήσαντος. » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §3'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ce fut en tenant de tels propos chemin faisant, que nous arrivâmes à la maison. '''Thalès''' ne voulut pas se baigner : « Je me suis frotté d’huile. » dit-il. Il se promena donc de côté et d’autre, regardant les champs de course, les palestres, et le bois sacré, voisin de la mer, que l’on avait bien convenablement disposé. Ce n’était pas qu’il fût frappé par aucun de ces préparatifs, mais il voulait ne pas avoir l’air de mépriser '''Périandre''' et de faire peu de cas de l’empressement avec lequel celui-ci honorait ses hôtes. Pour les autres convives, à mesure qu’ils s’étaient parfumés ou baignés, les serviteurs les introduisaient par la galerie dans la salle du banquet. Or '''Anacharsis''' s’était installé dans cette galerie, et devant lui une jeune fille se tenait, lui séparant les cheveux avec ses mains. Lorsqu’entra '''Thalès''', elle s’élança très librement à sa rencontre, et '''Thalès''', après l’avoir embrassée, lui dit en riant : « Continue à rendre bien beau notre étranger, afin qu’étant devenu la douceur même il ne conserve pas au milieu de nous une mine à faire peur et un aspect sauvage. » Je lui demandai quelle était cette jeune enfant : « Quoi ! » me dit-il, « vous ne connaissez pas la savante et célèbre '''Eumétis''' ! car c’est ainsi que son père la nomme : le plus communément on l’appelle '''Cléobuline''', du nom paternel. » Et '''Niloxène''' : « C’est sans doute à cause de son talent et de son habileté pour les énigmes, que vous faites l’éloge de cette jeune fille : car quelques-unes de celles qu’elle a proposées sont parvenues jusqu’en ''Égypte''. » — « Ce n’est pas à cause de cela », répondit '''Thalès''' : « les énigmes sont pour elle des joujoux dont elle s’amuse à l’occasion pour faire sa partie avec ceux qui se rencontrent. Mais ce qui est admirable en elle c’est sa profondeur d’esprit, son sens politique, l’aménité de son caractère, et le talent qu’elle a de rendre plus douce l’autorité de son père et d’inspirer à celui-ci des sentiments plus humains à l’égard du peuple. » — « Soit », dit '''Niloxène''' ; « et cela se reconnaît à voir sa modestie et sa simplicité. Mais d’où vient qu’elle prend un soin si amoureux de la toilette d’'''Anacharsis''' ? » — Parce que c’est, répondit '''Thalès''', « un sage, un homme des plus instruits, et parce qu’il lui a communiqué, avec de nombreux détails et de grand coeur, l’ensemble des pratiques sanitaires et des purifications que les ''Scythes'' appliquent au traitement des malades. Et dans ce moment je suppose qu’elle l’entoure de soins et d’amitiés parce qu’elle s’instruit de quelque chose en conversant avec lui. » Comme nous étions déjà près de la salle, '''Alexidème''' le ''Milésien'' vint à notre rencontre. C’était un bâtard du tyran '''Thrasybule'''. Il était sorti tout troublé, et avec une sorte de fureur il se parlait à lui-même, mais ses paroles n’avaient rien de clair pour nous. Quand il eut vu '''Thalès''', il se remit un peu ; puis, s’arrêtant tout court : « Quel affront '''Périandre''' vient de nous faire ! Je voulais mettre à la voile : il ne l’a pas permis ; il m’a supplié de rester à son festin, et quand j’arrive, il me donne une des dernières places, faisant passer des [[w:Éoliens|''Éoliens'']], des insulaires (je ne sais qui il ne me préfère pas), les faisant passer, dis je, avant '''Thrasybule''', car c’est '''Thrasybule''' en ma personne, c’est celui par lequel je suis envoyé qu’il a l’intention de traîner dans la boue et de ravaler comme le méprisant : la chose est bien claire. » — « Eh quoi ! » lui dit '''Thalès''', « êtes-vous comme les ''Égyptiens'', qui prétendent que les astres, suivant qu’ils prennent une position élevée ou basse en parcourant leur orbite, ont une condition meilleure ou pire qu’ils ne l’avaient ? Craignez-vous, pareillement, qu’autour de vous, en raison de la place où vous serez, il ne se produise obscurité ou dépression ? Serez-vous moins résigné que certain ''Spartiate'' ? À je ne sais quelle représentation il avait été placé au dernier rang par le maître des cérémonies : « Voilà qui va bien », lui dit-il : « tu as trouvé moyen de rendre honorable ce lieu même. Quand nous avons pris une place nous ne devons pas chercher au-dessous de qui nous sommes installés, mais plutôt comment nous nous mettrons en bon accord avec nos voisins. À leur occasion nous ferons voir tout d’abord, ou plutôt nous l’éprouverons réellement, un désir d’initiative et de prise de possession en matière d’amitié, et nous manifesterons ce désir en nous félicitant, loin d’en montrer du dépit, de ce que l’on nous a placés en une telle compagnie. Mais celui qui se plaint du rang qu’on lui donne à table montre plus de mécontentement contre son commensal que contre son hôte, et il se rend odieux à l’un et à l’autre. » — « Paroles que tout cela, » dit '''Alexidème''', « et paroles sans portée ! Mais je vois que de fait, vous autres sages, vous recherchez aussi les honneurs. » En même temps il s’éloigna de nous et disparut. Une conduite si étrange nous semblait étonnante. « C’est », nous dit '''Thalès''', « un homme écervelé et naturellement bizarre. Vous allez en juger. Il était encore tout jeune ; on avait apporté à '''Thrasybule''' un parfum d’un très haut prix. '''Alexidème''' le versa dans un grand vase à rafraîchir, y mêla du vin pur, et avala le tout, rendant son père odieux au lieu de le faire aimer. » Au même moment parut un serviteur : « Vous êtes invité par '''Périandre''' », me dit-il, « à venir, en vous faisant accompagner de '''Thalès''' que voici, examiner l’objet qu’on lui a récemment apporté, afin que vous disiez si c’est une création toute fortuite, ou bien un présage et une monstruosité; car, pour ce qui est de '''Périandre''', il a l’air grandement troublé, pensant que c’est une souillure et une profanation pour son sacrifice. » En même temps, il nous emmena vers une des salles qui donnaient sur le jardin. Là un jeune homme paraissant appartenir à la classe des bergers, qui n’avait pas encore de barbe et dont la physionomie ne manquait pas de noblesse, déploya une espèce de couverture en cuir, et nous montra un petit enfant né, disait-il, d’une cavale. Par le haut, jusqu’au cou et aux mains, cette créature était de forme humaine ; mais le reste était d’un cheval, et sa voix avait quelque chose des vagissements poussés par les petits enfants qui viennent de naître. « Dieu préservateur ! » s’écria '''Niloxène''', et il détourna les yeux. Mais '''Thalès''' fixa longtemps son regard sur le jeune pâtre; puis s’étant mis à sourire, (car il avait l’habitude de plaisanter toujours avec moi sur ma profession) : « Eh bien, '''Dioclès''', » dit-il, « songez-vous à préparer quelque expiation, et à donner de la besogne aux dieux préservateurs, comme vous trouvant en présence de quelque événement grave et considérable ? » — « Pourquoi non ? » répondis-je : « j’y vois le présage de troubles et de discordes qui s’étendront, j’en ai peur, jusqu’à un mariage et une génération avant que le courroux de la déesse ait été apaisé, puisqu’elle fait, vous le savez, une seconde manifestation ». À ces paroles '''Thalès''' ne répondit rien : il se contenta de rire et de s’en aller. Et comme '''Périandre''' était à la porte, s’avançant pour nous interroger sur ce que nous venions de voir, '''Thalès''' me quitta et le prit par la main : « Ce que '''Dioclès''' prescrira, vous l’exécuterez à loisir », lui dit-il ; « mais moi j’ai un conseil à vous donner : pour faire paître vos juments ne prenez pas de jeunes garçons, ou bien à ceux-ci donnez des femmes. » Ces paroles me semblèrent causer, des qu’il les eut entendues, une vive satisfaction à '''Périandre''', car il éclata de rire et serra très affectueusement '''Thalès''' dans ses bras. '''Thalès''' alors : « '''Dioclès''' », me dit-il, « si je conjecture bien, le prodige reçoit déjà son accomplissement. Car vous voyez quel grand malheur nous est arrivé, '''Alexidème''' n’ayant pas voulu souper avec nous. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §3'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage du caractère désinvolte de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§4. Ἐπεὶ δ´ εἰσήλθομεν, ἤδη μεῖζον ὁ Θαλῆς φθεγξάμενος « ποῦ δ´ » εἶπεν « ὁ ἀνὴρ κατακλινάμενος ἐδυσχέρανεν; » ἀποδειχθείσης δὲ τῆς χώρας περιελθὼν ἐκεῖ κατέκλινεν ἑαυτὸν καὶ ἡμᾶς « ἀλλὰ κἂν ἐπριάμην » εἰπών « Ἀρδάλῳ κοινωνεῖν μιᾶς τραπέζης. » ἦν δὲ Τροιζήνιος ὁ Ἄρδαλος, αὐλῳδὸς καὶ ἱερεὺς τῶν Ἀρδαλείων Μουσῶν, ἃς ὁ παλαιὸς Ἄρδαλος ἱδρύσατο ὁ Τροιζήνιος.<br /><p style="text-align: centre">[...]<br /><p style="text-align: justify; text-indent: 15px">καὶ ὁ Θαλῆς ἐμὲ προσαγορεύσας ἐπάνω τοῦ Βίαντος κατακείμενον « τί οὐκ ἔφρασας, » εἶπεν, « ὦ Διόκλεις, Βίαντι τὸν Ναυκρατίτην ξένον ἥκοντα μετὰ προβλημάτων βασιλικῶν αὖθις ἐπ´ αὐτόν, ὅπως νήφων καὶ προσέχων ἑαυτῷ τὸν λόγον δέχηται; » Καὶ ὁ Βίας « ἀλλ´ οὗτος μέν, » ἔφη, « πάλαι δεδίττεται ταῦτα παρακελευόμενος, ἐγὼ δὲ τὸν Διόνυσον οἶδα τά τ´ ἄλλα δεινὸν ὄντα καὶ Λύσιον ἀπὸ σοφίας προσαγορευόμενον, ὥστ´ οὐ δέδια τοῦ θεοῦ μεστὸς γενόμενος μὴ ἀθαρσέστερον ἀγωνίσωμαι. » Τοιαῦτα μὲν ἐκεῖνοι πρὸς ἀλλήλους ἅμα δειπνοῦντες ἔπαιζον·</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §4'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§4. Après que nous fûmes entrés, '''Thalès''' ayant déjà élevé plus haut la voix: « Où donc », dit-il, « l’avait-on placé, cet homme qui s’en est formalisé ? » Quand on lui eut montré l’endroit il fit le tour de la salle, et ce fut là-même qu’il se plaça et nous installa. « En vérité », ajouta-t-il, « j’aurais payé pour partager la même table qu’'''Ardalus'''. » Cet '''Ardalus''' était un joueur de flûte [[w:Trézène_(ville)|''Trézénien'']] [[#Trézène|<span id="Trézène_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], prêtre des ''muses Ardalides'' auxquelles l’antique [[w:Ardalos|'''Ardalus''']] de ''Trézène'' avait dressé des statues.<br /><p style="text-align: centre">[...]<br /><p style="text-indent: 15px">Moi, j’étais au-dessus de '''Bias''', et '''Thalès''' m’ayant interpellé : « '''Dioclès''' », me dit-il, « pourquoi n’avez-vous pas dit à '''Bias''' que l’étranger de ''Naucratie'' est venu une seconde fois le trouver avec des questions de la part de son prince, afin que ce soit à jeun qu’il reçoive ces communications et qu’il y applique son esprit ? » Et '''Bias''' : « Il y a longtemps », dit-il, « que '''Dioclès''' me menace de m’y contraindre ; mais je sais que '''Bacchus''', entre autres attributions merveilleuses, possède une sagacité qui l’a fait surnommer le dieu qui délie, de sorte que je ne crains pas, étant rempli de la divinité, que la confiance m’abandonne au moment de la lutte. » C’est ainsi que, pendant le repas, ils échangeaient entre eux des plaisanteries.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §4'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA trad. par Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Trézène_back|<span id="Trézène"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Τροιζήν / Troizḗn [[wikt:en:Τροιζήν#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px">[[w:polis|Cité grecque]] du [[w:Péloponnèse|''Péloponnèse'']], sur la côte nord de l’[[w:Argolide|Argolide]].'''<br/><br/></div> {{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe VII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexions de '''Thalès''' sur le défi de sagacité posé par le roi des ''Éthiopiens'' au roi d’''Égypte'', [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']], consistant à boire la mer. Ce dernier fait appel à '''Bias''' pour la résoudre, et celui-ci souhaite l’examiner en commun avec les sages. '''Chilon''' explique qu’il ne s’agit pas de faire disparaître tant d’eau salée, mais de rendre la domination d’'''Amasis''' potable et douce à ses sujets (§6).</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§7. [...] Ἐπὶ τούτῳ δ´ ὁ '''Θαλῆς''' ἔφησεν, εὐδαιμονίαν ἄρχοντος νομίζειν, εἰ τελευτήσειε γηράσας κατὰ φύσιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §7'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§7. [...] Après lui '''Thalès''' prit la parole : « J’estime que le bonheur pour un souverain, c’est s’il meurt de vieillesse et naturellement. ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §7'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IX.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexions de '''Thalès''' sur le défi de sagacité posé par le roi d’''Égypte'', [[w:Ahmôsis_II|'''Amasis''']], au roi des ''Éthiopiens'', consistant en une série de questions : « Qu’y a-t-il de plus ancien ? Le temps. — De plus grand ? Le monde. — De plus habile ? La vérité. — De plus beau ? La lumière. — De plus commun ? La mort. — De plus utile ? Dieu. — De plus nuisible ? Le mauvais Génie. — De plus puissant ? La Fortune. — De plus facile ? Le plaisir. ». '''Amasis''' fait encore appel à '''Bias''' pour analyser les réponses du roi des ''Éthiopiens'', qui les examinent également en commun avec les sages.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. Τούτων πάλιν ἀναγνωσθέντων, ὦ Νίκαρχε, γενομένης σιωπῆς Θαλῆς ἠρώτησε τὸν Νειλόξενον εἰ προσήκατο τὰς λύσεις ὁ Ἄμασις. ἐκείνου δ´ εἰπόντος ὅτι τὰς μὲν ἀπεδέξατο ταῖς δ´ ἐδυσκόλαινε, « καὶ μὴν οὐδέν, » εἶπεν ὁ Θαλῆς, « ἀνεπίληπτόν ἐστιν, ἀλλ´ ἔχει πάντα διαμαρτίας μεγάλας καὶ ἀγνοίας. οἷον εὐθὺς ὁ χρόνος πῶς ἂν εἴη πρεσβύτατον, εἰ τὸ μὲν αὐτοῦ γεγονὸς τὸ δ´ ἐνεστώς ἐστι τὸ δὲ μέλλον; ὁ γὰρ μεθ´ ἡμᾶς ἐσόμενος χρόνος καὶ πραγμάτων τῶν νῦν καὶ ἀνθρώπων νεώτερος ἂν φανείη. τὸ δὲ τὴν ἀλήθειαν ἡγεῖσθαι σοφίαν οὐδὲν ἐμοὶ δοκεῖ διαφέρειν τοῦ τὸ φῶς ὀφθαλμὸν ἀποφαίνειν. εἰ δὲ τὸ φῶς καλόν, ὥσπερ ἐστὶν, ἐνόμιζε, πῶς τὸν ἥλιον αὐτὸν παρεῖδε; τῶν δ´ ἄλλων ἡ μὲν περὶ θεῶν καὶ δαιμόνων ἀπόκρισις θράσος ἔχει καὶ κίνδυνον, ἀλογίαν δὲ καὶ πολλὴν ἡ περὶ τῆς τύχης· οὐ γὰρ ἂν μετέπιπτε ῥᾳδίως οὕτως, ἰσχυρότατον οὖσα τῶν ὄντων καὶ ῥωμαλεώτατον. οὐ μὴν οὐδ´ ὁ θάνατος κοινότατόν ἐστιν· οὐ γάρ ἐστι πρὸς τοὺς ζῶντας. ἀλλ´ ἵνα μὴ δοκῶμεν εὐθύνειν τὰς τῶν ἑτέρων ἀποφάσεις, ἰδίας ταῖς ἐκείνου παραβάλωμεν· ἐμαυτὸν δὲ παρέχω πρῶτον, εἰ βούλεται Νειλόξενος, ἐρωτᾶν καθ´ ἕκαστον. ὡς οὖν ἐγένοντο τότε, κἀγὼ νῦν διηγήσομαι τὰς ἐρωτήσεις καὶ τὰς ἀποκρίσεις· ‘Τί πρεσβύτατον;’ [[wikt:en:θεός#Ancient_Greek|‘θεός,’]] » ἔφη Θαλῆς· « ‘ἀγέν νητον γάρ ἐστι.’ ‘Τί μέγιστον;’ ‘τόπος· τἄλλα μὲν γὰρ ὁ κόσμος, τὸν δὲ κόσμον οὗτος περιέχει.’ ‘Τί κάλλιστον;’ ‘κόσμος· πᾶν γὰρ τὸ κατὰ τάξιν τούτου μέρος ἐστί.’ ‘Τί σοφώτατον;’ ‘χρόνος· τὰ μὲν γὰρ εὕρηκεν οὗτος ἤδη, τὰ δ´ εὑρήσει.’ ‘Τί κοινότατον;’ ‘ἐλπίς· καὶ γὰρ οἷς ἄλλο μηδέν, αὕτη πάρεστι.’ ‘Τί ὠφελιμώτατον;’ ‘ἀρετή· καὶ γὰρ τἄλλα τῷ χρῆσθαι καλῶς ὠφέλιμα ποιεῖ.’ ‘Τί βλαβερώτατον;’ ‘κακία· καὶ γὰρ τὰ πλεῖστα βλάπτει παραγενομένη.’ ‘Τί ἰσχυρότατον;’ ‘ἀνάγκη· μόνον γὰρ ἀνίκητον.’ ‘Τί ῥᾷστον;’ ‘τὸ κατὰ φύσιν, ἐπεὶ πρὸς ἡδονάς γε πολλάκις ἀπαγορεύουσιν.’ » </div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §9'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. Cette lecture ainsi reproduite, mon cher '''Nicarque''', il se fit un moment de silence. Après quoi '''Thalès''' demanda à '''Niloxène''' si '''Amasis''' avait accepté de telles solutions. Il répondit que ce monarque avait accepté les unes et qu’il avait été mécontent des autres. « C’est qu’en effet », dit '''Thalès''', « il n’en est aucune qui soit irréprochable, et toutes sont grandement entachées d’erreur et d’ignorance. Ainsi, d’abord, comment le temps pourrait-il être ce qu’il y a de plus ancien, puisque, une partie étant écoulée, je le veux bien, une autre est le présent, une autre est l’avenir ? Le temps qui doit venir après nous est évidemment plus jeune que les hommes d’aujourd’hui, que les événements actuels. Croire que ce qu’il y a de plus habile, ce soit la vérité, c’est, à mon avis, ne pas émettre une autre opinion que celle-ci : l’oeil et la lumière sont tout un. Si du reste l’''Éthiopien'' a cru, ce qui est réel, la lumière plus belle que tout, pourquoi a-t-il négligé de nommer le soleil lui-même ? Des autres réponses, celle qui concerne la Divinité et le Génie est aussi téméraire que dangereuse ; et ce qu’il dit de la Fortune est tout à fait déraisonnable : car elle ne changerait pas avec tant de facilité, si elle était ce qu’il y a de plus puissant et de plus fort au monde. De même, la mort n’est pas ce qu’il y a de plus commun, puisqu’elle n’est pas commune aux vivants. Mais pour que nous ne semblions pas nous borner à redresser les réponses des autres, il faut y opposer nos propres solutions. Je m’y offre le premier, si '''Niloxène''' veut reprendre chaque question ». Telles que furent faites alors et les demandes et les réponses, je vais vous les reproduire aujourd’hui : Qu’y a-t-il de plus ancien ? C’est dieu, répondit '''Thalès''', attendu qu’il est incréé. — De plus grand ? L’espace : car si le monde contient le reste, à son tour il est contenu dans l’espace. — De plus beau ? Le monde : car tout ce qui est bien ordonné en fait partie. ― De plus habile ? Le temps : car c’est lui qui a découvert et qui découvrira tout. — De plus commun ? L’espérance : car ceux même qui n’ont rien autre chose la possèdent. — De plus utile ? La vertu : car elle rend toutes les autres choses utiles par le bon usage qu’elle en fait. — De plus nuisible ? Le vice : car il corrompt tout par sa présence. — De plus puissant ? La nécessité : car elle est seule invincible. De plus facile ? Ce qui est selon la nature : car, pour ce qui est du plaisir, il amène souvent la lassitude.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §9'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexion de '''Thalès''' sur les gouvernements où la loi est égale pour tous.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§11. Ἐπὶ τούτῳ '''Θαλῆς''' τὴν μήτε πλουσίους ἄγαν μήτε πένητας ἔχουσαν πολίτας.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §11'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§11. Après lui '''Thalès''' : « que c’est celle qui n’a ni des citoyens trop riches, ni des citoyens trop pauvres. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §11'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Réflexion de '''Thalès''' sur la manière dont une maison doit être réglée.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§12. Τοῦτον οὖν ἄριστον ὁ '''Σόλων''' εἶπεν αὑτῷ δοκεῖν οἶκον, ὅπου τὰ χρήματα μήτε κτωμένοις ἀδικία μήτε φυλάττουσιν ἀπιστία μήτε δαπανῶσι μετάνοια πρόσεστιν. Ὁ δὲ '''Βίας''' ἐν ᾧ τοιοῦτός ἐστιν ὁ δεσπότης δι´ αὑτὸν οἷος ἔξω διὰ τὸν νόμον. Ὁ δὲ '''Θαλῆς''' ἐν ᾧ πλείστην ἄγειν τῷ δεσπότῃ σχολὴν ἔξεστιν.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §12'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§12. '''Solon''' déclara que, selon lui, « la meilleure maison est celle où le bien qui s’y trouve est possédé sans injustice, conservé sans défiance, dépensé sans repentir. » '''Bias''' : « celle où, à l’intérieur, le maître est, par respect pour lui-même, ce qu’il est au dehors par respect pour la loi. » '''Thalès''' : « celle où le maître peut avoir un très grand loisir. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §12'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XIV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de l’''espièglerie'' de '''Thalès'''.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§14. [...] '''Ἐπιστήσαντος''' δὲ τοῦ λόγου τὸ συμπόσιον ὁ μὲν '''Θαλῆς''' ἐπισκώπτων εὖ φρονεῖν ἔφη τὸν '''Ἐπιμενίδην''' ὅτι μὴ βούλεται πράγματα ἔχειν ἀλῶν τὰ σιτία καὶ πέττων ἑαυτῷ, καθάπερ '''Πιττακός'''. « ἐγὼ γάρ, » εἶπε, « τῆς ξένης ἤκουον ᾀδούσης πρὸς τὴν μύλην, ἐν [[w:Eresós|''Ἐρέσῳ'']] γενόμενος, ἄλει, μύλα, ἄλει· καὶ γὰρ '''Πιττακὸς''' ἄλει μεγάλας ''Μυτιλάνας'' βασιλεύων. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §14'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§14. [...] Ces paroles ayant mis en arrêt les convives, '''Thalès''' dit en raillant qu’'''Epiménide''' avait bien raison de ne pas vouloir se donner l’embarras de moudre et de cuire lui-même son manger, comme faisait '''Pittacus''' : « Car je me souviens », ajouta-t-il, « qu’étant à ''Lesbos'', j’entendis mon hôtesse chanter à sa meule : Va ton train, meule, va ton train, puisque '''Pittacus''', le roi de la grande ''Mitylène'', s’occupe bien à moudre. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §14'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une doctrine de '''Thalès''' sur l’importance vitale de l’agriculture.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§15. [...] « Οὐδαμῶς, » ὁ '''Κλεόδωρος''', « ἔμοιγ´, » εἶπεν, « εἰ δεῖ τὸ φαινόμενον εἰπεῖν, καὶ μάλιστα παρακειμένης τραπέζης, ἣν ἀναιροῦσιν αἰρομένης τροφῆς φιλίων θεῶν βωμὸν οὖσαν καὶ ξενίων. ὡς δὲ '''Θαλῆς''' λέγει τῆς γῆς ἀναιρεθείσης σύγχυσιν τὸν ὅλον ἕξειν κόσμον, οὕτως οἴκου διάλυσις ἐστι· συναναιρεῖται γὰρ αὐτῇ πῦρ ἑστιοῦχον ἑστία κρατῆρες ὑποδοχαὶ ξενισμοί, φιλανθρωπότατα καὶ πρῶτα κοινωνήματα πρὸς ἀλλήλους, μᾶλλον δὲ σύμπας ὁ βίος, εἴ γε διαγωγή τίς ἐστιν ἀνθρώπου πράξεων ἔχουσα διέξοδον, ὧν ἡ τῆς τροφῆς χρεία καὶ παρασκευὴ τὰς πλείστας παρακαλεῖ. [...] »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §15'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§15. [...] « S’il faut dire ce que je pense », reprit '''Cléodème''', « ce n’est nullement mon avis, et surtout quand est dressée la table, que l’on supprime si la nourriture est supprimée et qui est l’autel des dieux amis et hospitaliers. Et s’il est vrai, comme dit '''Thalès''', que la suppression de la terre dût entraîner le désordre et la ruine du monde entier, de même anéantir la table ce serait anéantir la maison. Avec la table disparaîtraient le feu qui consacre le foyer, le foyer lui-même, les coupes, les réceptions, les hospitalités, qui sont les plus affectueux et les premiers rapports de communauté entre les hommes; ou plutôt disparaîtrait la vie entière, s’il est vrai que la vie soit une sorte de courant formé par la série des actes de l’homme, actes dont le plus grand nombre est commandé par le besoin et la préparation de la nourriture.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §15'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XVII.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une parole sage de '''Thalès''' : Ne croire ni ses ennemis sur les choses croyables, ni ses amis sur les choses incroyables.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§17. τέλος δὲ γελάσας πρὸς ἡμᾶς « βούλομαι μέν, » ἔφη, « πρὸς τὸ παρὸν φράσαι τὸ προσηγγελμένον· ὀκνῶ δ´ ἀκούσας '''Θαλέω''' ποτ´ εἰπόντος ὅτι δεῖ τὰ μὲν εἰκότα λέγειν, τὰ δ´ ἀμήχανα σιωπᾶν. » Ὑπολαβὼν οὖν ὁ '''Βίας''' « ἀλλὰ καὶ τοῦτ´, » ἔφη, « '''Θαλέω''' τὸ σοφόν ἐστιν, ὅτι δεῖ τοῖς μὲν ἐχθροῖς καὶ περὶ τῶν πιστῶν ἀπιστεῖν, τοῖς δὲ φίλοις καὶ τὰ ἄπιστα πιστεύειν, ἐχθροὺς μέν, ἔγωγ´ ἡγοῦμαι, τοὺς πονηροὺς καὶ ἀνοήτους, φίλους δὲ τοὺς χρηστοὺς καὶ φρονίμους αὐτοῦ καλοῦντος. οὐκοῦν, »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §17'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§17. [...] A la fin il s’adressa à nous en éclatant de rire : « Je voudrais vous faire connaître, sans plus attendre, ce que '''Gorgias''' vient de me conter; et pourtant j’hésite, parce que j’ai autrefois entendu dire à '''Thalès''' qu’il faut dire les choses vraisemblables et taire les impossibles. « Mais, reprit '''Bias''', « c’est à '''Thalès''' aussi qu’appartient cette sage parole : qu’il faut ne pas croire ses ennemis même sur les choses croyables, et croire ses amis même sur celles qui ne le sont pas : par ennemis il entendait, je suppose, les méchants et les sots, par amis, les gens vertueux et sensés. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §17'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XXI.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage d’une doctrine de '''Thalès''' sur la résidence de l'âme dans toutes les parties du monde les plus essentielles.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§21. Μετὰ δὲ τοῦτον ὁ '''Ἀνάχαρσις''' εἶπεν ὅτι τοῦ '''Θαλέω''' καλῶς ὑπολαμβάνοντος ἐν πᾶσιν εἶναι τοῖς κυριωτάτοις μέρεσι τοῦ κόσμου καὶ μεγίστοις ψυχήν, [...].</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §21'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§21. Après '''Pittacus''', '''Anacharsis''' prit la parole : « Puisque, comme '''Thalès''' l’a magnifiquement établi, une âme réside dans toutes les parties du monde les plus essentielles, [...].</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/banquet.htm Των επτα σοφων συμποσιον - Le banquet des sept sages], §21'', texte établi par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;"></div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome I, [https://www.google.fr/books/edition/Oeuvres_morales_de_Plutarque/QnRQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=0 Le banquet des sept sages]'' pp.325, 326, traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Du démon de '''Socrate''' ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe VI.</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage de l’aversion de '''Thalès''' pour les [[w:Tyran|''tyrans'']].</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">§6. Ταῦτα τοῦ '''Θεοκρίτου''' λέγοντος ὁ '''Λεοντίδης''' ἐξῄει μετὰ τῶν φίλων, ἡμεῖς δ´ εἰσελθόντες ἠσπαζόμεθα τὸν '''Σιμμίαν''' ἐπὶ τῆς κλίνης καθεζόμενον οὐ κατατετευχότα τῆς δεήσεως, οἶμαι, μάλα σύννουν καὶ διαλελυπημένον· ἀποβλέψας δὲ πρὸς ἅπαντας ἡμᾶς ‘ὦ '''Ἡράκλεις''',’ εἶπεν ‘ἀγρίων καὶ βαρβάρων ἠθῶν· εἶτ´ οὐχ ὑπέρευ '''Θαλῆς''' ὁ παλαιὸς ἀπὸ ξένης ἐλθὼν διὰ χρόνου τῶν φίλων ἐρωτώντων ὅ τι καινότατον ἱστορήκοι ’τύραννον‘ ἔφη ’γέροντα.‘ καὶ γὰρ ᾧ μηδὲν ἰδίᾳ συμβέβηκεν ἀδικεῖσθαι, τὸ βάρος αὐτὸ καὶ τὴν σκληρότητα τῆς ὁμιλίας δυσχεραίνων ἐχθρός ἐστι τῶν ἀνόμων καὶ ἀνυπευθύνων δυναστειῶν.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome II, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/demonsocrategr.htm Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate], §6'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§6. Pendant que [[w:Théocrite|'''Théocritos''']] [[#Théocrite|<span id="Théocrite_back"><sup>'''I'''</sup></span>]] parlait, '''Léontidas''' sortit avec ses amis, et nous entrâmes chez '''Simmias''', que nous saluâmes affectueusement. Il était assis sur son lit, et j’attribuai à l’insuccès de sa demande son air pensif et affligé. Après nous avoir regardés tous : « Par '''Hercule''' ! s’écria-t-il, quelles mœurs sauvages et barbares ! Eh bien ! n’avait-il pas cent fois raison le '''Thalès''' des anciens jours ? Comme il était revenu d’un long voyage à l’étranger, ses amis lui demandaient ce qu’il avait vu de plus curieux : « Un tyran parvenu à la vieillesse », répondit-il. Car ceux même qui n’ont pas éprouvé de la part d’un despote une injustice personnelle, supportent avec peine le poids et la dureté d’un semblable régime. On déteste tout pouvoir qui est en dehors de la loi et qui ne veut rendre de comptes à personne. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/74|Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate]], [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/83|§6]]'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA de trad. Victor Bétolaud de 1870|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Théocrite_back|<span id="Théocrite"><sup>I</sup></span>]] Du nom propre grec ancien Θεόκριτος / Theókritos [[wikt:en:Θεόκριτος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ de l’adjectif et du nom commun θεός / theós [[wikt:en:θεός#Ancient_Greek|(en)]], « divin, dieu, divinité »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du verbe κρίνω / krínō, « 1. (transitif) Séparer, diviser, distinguer entre deux choses ou personnes ou parmi un groupe de choses ou de personnes. 2. (transitif) Commander, organiser. 3. S’enquérir, enquêter. 4. Sélectionner, choisir, préférer. 5. (transitif) Trancher un différend ou un concours ; (intransitif) Porter un jugement, prendre une décision : • (voix moyenne, voix passive) Décider d’un concours ; (voix moyenne et voix passive) Se disputer, se disputer, se quereller. 6. Décider ou juger [+accusatif et infinitif = que quelque chose fait quelque chose], [+accusatif et accusatif = que quelque chose est quelque chose]. 7. Discerner entre le bien et le mal. 8. Juger, prononcer. 9. Traduire en justice, accuser. 10. Condamner, critiquer. 11. Sécréter, cacher, dissimuler. »;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ + le suffixe adjectival récessif‎ -τος / -tos [[wikt:en:-τος#Ancient_Greek|(en)]];<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">''Poète'', auteur de [[w:Mime|''mimes'']] (imitations comiques du langage ou des gestes), d’[[w:Poésie_pastorale|''idylles pastorales'']] et de [[w:Épopée|''contes épiques'']].<br /><p style="text-align: right; margin: 0 2em;">([[w:Circa|{{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}}]] [[w:310_av._J.-C.|-310]]<sup>[[w:IVe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>, à [[w:Théocrite#cite_ref-2|''Syracuse'']] — {{Info|''ca.''|Circa, locution latine que l’on emploie pour indiquer l’approximation d’une date}} [[w:250_av._J.-C.|-250]]<sup>[[w:IIIe_siècle_av._J.-C.|⏳]]</sup>)'''<br /><br /> </div>{{Boîte déroulante fin}} <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§6. Pendant que '''Théocritos''' discourait ainsi, '''Léontidas''' sortit avec ses amis ; nous entrâmes et saluâmes '''Simmias''', qui était assis sur son lit, tout soucieux et triste, parce que sa demande avait été rejetée sans doute. En nous regardant tous, il s’écria : « '''Héraclès''' ! les moeurs sauvages et barbares ! Ah ! que '''Thalès''' l’ancien avait raison de répondre, lorsqu’après un long voyage à l’étranger ses amis lui demandaient ce qu’il avait remarqué de plus extraordinaire : « Un tyran âgé ». Même un homme qui a eu la chance de n’être pour son compte victime d’aucune injustice exècre déjà le poids et la dureté de ce commerce et est ennemi des dictatures, des dominations arbitraires.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome II, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/demonsocrate.htm Περι του Σωκρατους Δαιμονιου - Le Démon de Socrate], §6'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les [[w:Alimentation_en_Grèce_antique#Banquets|''Symposiaques'']] [[#Symposiaques|<span id="Symposiaques_back"><sup>'''I'''</sup></span>]], ou questions de table ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> {{Boîte déroulante début|titre=NdA Symposiaques|fondtitre=#ffffff|alignT=right|styleTitre=color:#3366BB;|styleFrame=border-color:white}} <div style="text-align: justify; border: 2px solid #3366BB; text-indent: 15px; border-radius:15px; font-size:85%;"> <p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;"><br/>'''[[#Symposiaques_back|<span id="Symposiaques"><sup>I</sup></span>]] Du nom commun grec ancien συμπόσιον / sympósion [[wikt:en:συμπόσιον#Ancient_Greek|(en)]], « Seconde partie d’un repas pendant laquelle un groupe restreint de convives buvaient et discutaient sur un sujet. » ; <br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ du nom commun σῠμπότης / sŭmpótēs [[wikt:en:συμπότης#Ancient_Greek|(en)]], « compagnon de boisson » ; <br /><p style="margin: 0 4em; text-indent: 15px;">➥ du préfixe σῠν- / sŭn- [[wikt:en:συν-#Ancient_Greek|(en)]], « avec, ensemble » ;<br /><p style="margin: 0 4em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du nom commun ποτής / potḗs [[wikt:en:ποτής#Ancient_Greek|(en)]], « boisson » ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">➥ +‎ du suffixe -ῐον / -ĭon [[wikt:en:-ιον#Ancient_Greek|(en)]] ;<br /><p style="margin: 0 2em; text-indent: 15px;">Entretiens dans un banquet, propos de table. '''<br /><br /> </div>{{Boîte déroulante fin}} ===== <div style="text-align: center;">Livre III</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ====== <div style="text-align: center;">Question VI. Sur le temps où il est à propos de se rapprocher d’une femme.</div> ====== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage du statut marital de '''Thalès''' et de sa relation avec sa mère</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">Καθάπερ οὖν '''Θαλῆς''' ὁ σοφὸς ὑπὸ τῆς μητρὸς ἐνοχλούμενος γῆμαι κελευούσης πῶς ὑπεξέφυγε παρήγαγε λέγων πρὸς αὐτὴν ἐν ἀρχῇ μέν « οὔπω καιρὸς ὦ μῆτερ, » ὕστερον δ´ « οὐκέτι καιρὸς ὦ μῆτερ », οὕτως ἄρα καὶ πρὸς ἀφροδίσια κράτιστον {ἔσται} ἔχειν ἕκαστον, ὥστε κατακλινόμενον λέγειν «οὔπω καιρός», ἀνιστάμενον δ´ « οὐκέτι καιρός ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sympos3.htm#VI Προβλημα Ϛ. Περὶ καιροῦ συνουσίας. - Question VI. Quel est le temps le plus propre à l'amour?]'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div></div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§3. Ainsi donc, comme le sage '''Thalès''', fatigué par sa mère qui l’engageait à se marier, trouva le moyen de lui échapper et de lui donner le change en lui disant une première fois : « Il n’est pas encore temps, ma mère », et, lorsqu’elle insistait encore après qu’il avait passé l’âge : « Il n’est plus temps » ; de même, pour ce qui regarde les plaisirs de l’amour, le mieux sera que chacun se détermine à dire, en se mettant au lit : « Il n’est pas temps encore », et, en sortant du lit : « il n’est plus temps ».</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/268|Question VI. Sur le temps où il est à propos de se rapprocher d’une femme]], [[s:Page:Plutarque_-_Œuvres_complètes_de_Plutarque_-_Œuvres_morales_et_œuvres_diverses,_tome_3,_1870.djvu/271|§3]]'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">Le sage '''Thalès''', pressé par sa mère de se marier, lui répondit avec beaucoup d’adresse. Au commencement, il lui dit : Ma mère, il n’est pas encore temps. Quand il eut passé la fleur de son âge, et qu’elle lui fit de nouvelles instances, il lui répondit : Il n’est plus temps. De même, par rapport à la question proposée, le mieux serait que chacun pût se dire le soir en se couchant : Il n'm’est pas encore temps ; et le matin, quand il se lève : Il n’est plus temps. »</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome III, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/sympos3.htm#VI Προβλημα Ϛ. Περὶ καιροῦ συνουσίας. - Question VI. Quel est le temps le plus propre à l'amour?]'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== De la malignité d’'''Hérodote''' ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les opinions des Philosophes ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Livre I</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre II</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre III</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― ● ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Livre IV</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== Les animaux de terre ont-ils plus d'adresse que ceux de mer? ==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">― ✳ ―</div> ==== D’'''Isis''' et d’'''Osiris'''==== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;"></div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe IX.</div> ===== <div style="text-align: center; margin: 0 1em;">Témoignage d’un voyage de '''Thalès''' en ''Égypte'', de rencontres avec des prêtres et de récit sur leur divinités.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid;"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em; text-indent: 15px">§9. [...] '''Ἑκαταῖος''' δ´ ὁ ''Ἀβδηρίτης'' φησὶ τούτῳ καὶ πρὸς ἀλλήλους τῷ ῥήματι χρῆσθαι τοὺς ''Αἰγυπτίους'', ὅταν τινὰ προσκαλῶνται· προσκλητικὴν γὰρ εἶναι τὴν φωνήν. Διὸ τὸν πρῶτον θεόν, ὃν τῷ παντὶ τὸν αὐτὸν νομίζουσιν, ὡς ἀφανῆ καὶ κεκρυμμένον ὄντα προσκαλούμενοι καὶ παρακαλοῦντες ἐμφανῆ γενέσθαι καὶ δῆλον αὐτοῖς ''Ἀμοῦν'' λέγουσιν.<br /><p style="text-indent: 15px">§10. Ἡ μὲν οὖν εὐλάβεια τῆς περὶ τὰ θεῖα σοφίας '''Αἰγυπτίων''' τοσαύτη {ἦν}, μαρτυροῦσι δὲ καὶ τῶν ''Ἑλλήνων'' οἱ σοφώτατοι, '''Σόλων''' '''Θαλῆς''' '''Πλάτων''' '''Εὔδοξος''' '''Πυθαγόρας''', ὡς δ´ ἔνιοί φασι, καὶ '''Λυκοῦργος''' εἰς ''Αἴγυπτον'' ἀφικόμενοι καὶ συγγενόμενοι τοῖς ἱερεῦσιν.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1870<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. [...] '''Hécatée''' d’''Abdère'' dit que les ''Égyptiens'' emploient ce mot pour s’appeler les uns les autres, attendu qu’il est essentiellement appellatif. C’est pourquoi, s’adressant au premier Dieu, le même, selon eux, que l’Univers, comme à un être invisible et caché, ils l’exhortent avec supplications, en l’appelant "Amoun", à se faire voir et à se découvrir à eux. Voilà jusqu’à quel point était grande la réserve qui caractérisait la philosophie religieuse des ''Égyptiens''.<br /><p style="text-indent: 15px">§10. C’est ce que témoignent les plus éclairés d’entre les ''Grecs'': '''Solon''', '''Thalès''', '''Platon''', '''Eudoxe''', '''Pythagore''', et aussi, d’après quelques-uns, '''Lycurgue'''. Ils étaient allés en ''Égypte'' et avaient eu des conférences avec les prêtres. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §§9, 10'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Sur_Isis_et_Osiris|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§9. [...] '''Hécatée''' d’''Abdère'' dit que les ''Egyptiens'' s’en servent pour s’appeler les uns les autres; que ce nom est de sa nature appellatif ; que ce peuple , qui croit que le premier des dieux, qu’il confond avec l’univers, est un dieu caché et inconnu, l’invoque et le prie de se découvrir à eux, en lui disant ''Amoun'' ;<br /><p style="text-indent: 15px">§10. tant ce peuple portait de retenue et de réserve dans sa philosophie religieuse ! C’est ce qu'attestent unanimement les plus sages d’entre les ''Grecs'', '''Solon''', '''Thalès''', '''Platon''', '''Eudoxe''', '''Pythagore''', et, suivant quelques uns, '''Lycurgue''' lui-même, qui tous voyagèrent en ''Egypte'', et y conférèrent avec les prêtres du pays.[...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §§9, 10'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto;">― • ―</div> ===== <div style="text-align: center;">Paragraphe XXXIV.</div> ===== <div style="text-align: justify; text-indent: 15px; margin: 0 1em;">Témoignage de la théorie de '''Thalès''' de l’eau principe de tous les êtres.</div> :'''Texte grec''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; overflow: auto; height: 270px; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ἥλιον δὲ καὶ Σελήνην οὐχ ἅρμασιν ἀλλὰ πλοίοις ὀχήμασι χρωμένους περιπολεῖν φασιν αἰνιττόμενοι τὴν ἀφ´ ὑγροῦ τροφὴν αὐτῶν καὶ γένεσιν. Οἴονται δὲ καὶ '''Ὅμηρον''' ὥσπερ '''Θαλῆν''' μαθόντα παρ´ ''Αἰγυπτίων'' ὕδωρ ἀρχὴν ἁπάντων καὶ γένεσιν τίθεσθαι· τὸν γὰρ '''Ὠκεανὸν''' '''Ὄσιριν''' εἶναι, τὴν δὲ '''Τηθὺν''' '''Ἶσιν''' ὡς τιθηνουμένην πάντα καὶ συνεκτρέφουσαν. [...]</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1870<br />(également disponible une édition de 1844 [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm ici])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> :'''Traductions''' <div style="text-align: justify; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid; text-indent: 15px"><br /><div style="text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ils disent que le soleil et la lune parcourent leur route perpétuelle non pas sur des chars, mais sur des bâtiments de navigation: signifiant par là, que c’est le principe humide qui les entretient et qui leur a donné naissance. Ils croient aussi que c’est des ''Egyptiens'' qu’'''Homère''', et après lui '''Thalès''', ont appris à établir l’eau comme principe générateur de tous les êtres. Ils veulent qu’'''Osiris''' soit l’'''Océan''', qu’'''Isis''' soit '''Téthys''', laquelle nourrit et entretient tout ce qui existe.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Victor_Bétolaud|Victor Bétolaud]], 1870<br/>(également disponible [[s:Sur_Isis_et_Osiris|ici]])</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #444; width: 30%; margin: 0 auto;"></div> <div style="text-indent: 15px; text-align: justify; margin: 0 2em;">§34. Ils disent que le soleil et la lune parcourent les cieux, portés, non sur des chars, mais sur des vaisseaux, pour signifier que tout est nourri et mis en mouvement par l’eau. Ils pensent que c’est des ''Egyptiens'' qu’'''Homère''' et '''Thalès''' avaient pris cette opinion, que l’eau est le principe de tous les êtres, qu’'''Osiris''' est l’'''Océan''', et qu’'''Isis''' est '''Thétis''', qui nourrit et alimente toutes les substances.</div> <div style="text-align: right; margin: 0 2em 0 1em;"><u>Œuvres complètes de Plutarque, Œuvres Morales</u>, ''Tome V, [https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1.htm Περι Ισιδος και Οσιριδος - Traité d’Isis et d’Osiris], §34'', traduites par [[w:Dominique_Ricard|Dominique Ricard]], 1844</div> <div class="center" style="border-bottom: 1px solid #FFF; width: 30%; margin: 0 auto;"></div></div> <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Valère_Maxime|'''Valère Maxime''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:Ier_siècle|I<sup>er</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Valère_Maxime|<sup>📚</sup>]] == === Actions et paroles mémorables, VII, § 2 === :8. Il y a aussi un mot admirable de Thalès. On lui demandait si les actions des hommes échappaient à la connaissance des dieux. "Leurs pensées non plus", répondit-il. Aussi faut-il nous appliquer à avoir, je ne dis pas seulement les mains, mais encore le cœur pur, dans la persuasion que la divinité est témoin des mouvements les plus secrets de nos âmes. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Tatien_le_Syrien|'''Tatien''']] le [[w:Assyrie_(province_romaine)|''Syrien'']] ''(vers [[w:120|120]], en [[w:Halicarnasse|''Halicarnasse'']] en [[w:Assyrie_(province_romaine)|Assyrie]] — vers [[w:173|173]], en Assyrie)'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Tatien_le_Syrien|<sup>📚</sup>]] == === Discours aux Grecs, 41 === = [[w:Lucien_de_Samosate|'''Lucien de Samosate''']] ''(vers [[w:120|120]], à [[w:Samosate|Samosate]] — vers [[w:180|180]], en [[w:Égypte_romaine_et_byzantine|Égypte]])'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Lucien_de_Samosate|<sup>📚</sup>]] = === Dialogues des morts === https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6227866x/f7.item https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6227866x/f103.double === Hippias ou le bain === :(2) Mon but est de prouver que les constructeurs de machines qui méritent le plus notre admiration sont ceux qui, distingués par leur science théorique, ont laissé en outre à la postérité des monuments de leur art et des œuvres de leur génie, tandis que les hommes, qui se sont seulement exercés dans la parole méritent plutôt le nom de sophistes que celui de savants. C'est sur la liste traditionnelle de ces artistes que nous voyons figurer Archimède et Socrate de Cnide, qui inventèrent, l'un les moyens de soumettre à Ptolémée la ville de Memphis, sans recourir à un siège, mais en détournant et en divisant le cours du Nil ; l'autre, ceux d'incendier les galères des ennemis. Avant eux, Thalès de Milet, ayant promis à Crésus de faire passer à pied sec à son armée les eaux du fleuve Halys, imagina de les détourner en une seule nuit derrière le camp ; et pourtant ce n'était pas un mécanicien de profession, mais un sage d'un esprit inventif et à l'intelligence duquel on pouvait s'en rapporter. === Exemples de longévité === :(18) Solon, Thalès et Pittacus, que l'on compte au nombre des Sept sages, vécurent chacun cent années. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Clément_d%27Alexandrie|'''Clément''']] d'[[w:Histoire_d%27Alexandrie#Annexion|''Alexandrie'']] ''(vers [[w:150|150]]'' <sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Athènes#Antiquité|Athènes]] — vers [[w:215|215]]'' <sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Kayseri|Kayseri]])'' [[s:Auteur:Clément_d’Alexandrie|<sup>📚</sup>]] == === Stromates, I, 65 === <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Claude_Élien|'''Claude Élien''']] ''(vers [[w:175|175]]''<sup>[[w:IIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Préneste|Préneste]] — vers [[w:235|235]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', en [[w:Rome_antique|Rome]])'' [[s:Auteur:Élien_le_sophiste|<sup>📚</sup>]] == === Histoires diverses === :On a vu des philosophes à la tête des affaires publiques : d'autres, se bornant à cultiver leur raison, ont passé leur vie dans le repos. Entre les premiers sont Zaleucus et Charondas qui réformèrent, l'un, le gouvernement des Locriens, l'autre, d'abord celui des Catanéens, puis, après qu'il eut été exilé de Catane, celui des Rhéginiens. Archytas servit utilement les Tarentins. Les Athéniens durent tout à Solon. Bias et Thalès rendirent les mêmes services à l'Ionie, Chilon à Lacédémone, Pittacus à Mitylène, Cléobule à Rhodes. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Sextus_Empiricus|'''Sextus Empiricus''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:IIe_siècle|II<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Sextus_Empiricus|<sup>📚</sup>]] == Hypot III, 30, et Liv I contre les phys., sect. 319 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9796311p/f305.item.r=thales <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Lactance|'''Lactance''']] ''(vers [[w:250|250]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Henchir_Kssiba#Histoire|Civitas Popthensis]] — vers [[w:325|325]]''<sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'', en [[w:Gaule#La_Gaule_dans_l'Antiquité_tardive|Gaule]])'' == Épit. 4 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282068z/f300.image.r=thales) Inst. 111, 16 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282068z/f621.item.r=thales) <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Jamblique|'''Jamblique''']] ''(vers [[w:250|250]]''<sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à [[w:Qinnasrīn|Chalcis ad Belum]] — vers [[w:333|333]]''<sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'')'' == === Vie de Pythagore === ==== chap. II ==== (https://web.archive.org/web/20110721184914/http://www.aurumsolis.info/index.php?option=com_phocadownload&view=category&download=1%3Aiamblichus-the-pythagorean-life&id=19%3Awritings-from-the-founders&Itemid=143&lang=en) <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Eusèbe_de_Césarée|'''Eusèbe''']] de [[w:Césarée#Césarée_au_début_du_christianisme|''Césarée'']] ''(vers [[w:265|265]]'' <sup>[[w:IIIe_siècle|⏳]]</sup>'', à Césarée — [[w:340|340]]'' <sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup>'', à Césarée)'' [[s:Auteur:Eusèbe_de_Césarée|<sup>📚</sup>]] == Preparation Évangélique, XI, 2 Prepar. évang. I, 8, page 22-25 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9796311p/f310.image.r=thales <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Diogène_Laërce|'''Diogène Laërce''']] ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] [[w:IIIe_siècle|III<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Diogène_Laërce|<sup>📚</sup>]] == ''Ce texte est un extrait de la traduction de Robert Genaille (1933)'' Thalès[1], au dire d’Hérodote, de Douris et de Démocrite, était fils d’Examios et de Cléobuline, et membre de la famille des Thélides, Phéniciens descendant en droite ligne d’Agénor[2] et de Cadmus[3], s’il faut en croire Platon. Le premier, il porta le nom de sage, au temps où Damasias était archonte à Athènes[4]. C’est sous le même archontat que fut créée l’expression : « les sept sages » (cf. Démocrite de Phalère, Registre des Archontes). Thalès fut inscrit comme citoyen de Milet quand il vint dans cette ville avec Nélée chassé de Phénicie. Une autre tradition très courante veut qu’il soit natif de Milet et qu’il descende d’une bonne famille. Il s’occupa de politique avant d’étudier la nature. On croit qu’il ne laissa aucun écrit, car l’Astrologie nautique qu’on lui attribue est de Phocos de Samos. Callimaque[5] croit qu’il découvrit la Petite Ourse et le raconte en vers iambiques : Il mesura, dit-on, les étoiles du Chariot Sur quoi les Phéniciens règlent leur navigation. D’autres auteurs disent qu’il écrivit seulement deux ouvrages, un sur le solstice et un sur l’équinoxe, car il pensait le reste inaccessible. Il passe pour avoir le premier étudié l’astrologie et prédit les éclipses de soleil et les solstices (cf. Eudème, Histoire de l’astrologie)[6]. Xénophane et Hérodote le louent à ce propos, et leur témoignage est confirmé par celui d’Héraclite et de Démocrite. On dit encore (cf. le poète Choirilos) qu’il fut le premier à affirmer l’immortalité des âmes. Le premier il dessina la course du soleil d’un solstice à l’autre, et démontra que comparée au soleil, la lune en est la cent vingtième partie. C’est encore lui qui fixa à trente jours la durée du mois, et qui écrivit le premier traité sur la Nature. Aristote et Hippias disent aussi qu’il accordait une âme aux choses qu’on croit inanimées ; il en donnait pour preuve l’ambre et la pierre de Magnésie. Selon Pamphile[7], il apprit des Égyptiens la géométrie, inscrivit dans un cercle le triangle rectangle, et pour cette découverte immola un bœuf. D’autres, comme Apollodore le calculateur, attribuent cette invention à Pythagore. Thalès a encore développé et précisé l’invention du Phrygien Euphorbe citée par Callimaque dans ses Iambes et concernant le triangle scalène, et tout ce qui touche aux considérations sur les lignes. Il semble encore avoir été en politique un homme de bon conseil. Ainsi, quand Crésus[8] envoya une ambassade aux Milésiens pour demander leur alliance, il s’y opposa, et son intervention sauva la ville, puisque Cyrus l’emporta. Héraclite cite une opinion de Clytos selon laquelle Thalès aurait eu une vie retirée et solitaire. Les uns disent qu’il se maria et eut un fils nommé Kibissos. D’autres prétendent qu’il resta célibataire et adopta le fils de sa sœur, qu’on lui demanda un jour pourquoi il ne cherchait pas à avoir des enfants, et qu’il répondit : « Par amour pour les enfants. » Sa mère l’exhortait à se marier, il lui répondit : « Non, par Zeus, il n’est pas encore temps. » Elle l’y invita une nouvelle fois quand il eut pris de l’âge, mais il lui dit : « Il n’est plus temps. » D’après Hiéronyme de Rhodes (Notes, livre II), il voulut montrer combien il était facile de s’enrichir ayant prévu pour l’année une abondante récolte d’huile, il prit à loyer une oliveraie et gagna beaucoup d’argent[9]. Il soupçonna que l’eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu’il découvrit les saisons de l’année, et qu’il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d’aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. A ce propos, Hiéronyme dit qu’il mesura les Pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle de notre corps. Si l’on en croit Minuès, il vivait au temps de Thrasybule, qui fut tyran de Milet[10]. L’histoire du trépied trouvé par des pêcheurs et dédié aux sages par le peuple de Milet est bien connue. Des jeunes gens d’Ionie achetèrent à des pêcheurs milésiens leur coup de filet. Ils tirèrent de l’eau un trépied. On se querella et les Milésiens envoyèrent une ambassade à Delphes. Voici quel fut l’oracle de la divinité : Race de Milet, tu interroges Phébus au sujet d’un trépied ? Au plus sage de tous, je donne ce trépied[11]. Ils le donnent alors à Thalès, qui le donne à un autre, et cet autre à un autre, et ainsi de suite jusqu’à Solon, qui, déclarant que seul le dieu était le plus sage de tous, rendit le trépied à Delphes. Callimaque, dans ses Iambes, rapporte cette histoire autrement ; il la tient de Léandre de Milet. Il dit qu’un certain Bathyclès d’Arcadie laissa en mourant une coupe pour qu’elle fût donnée à l’homme le plus sage. Elle fut donc donnée à Thalès, et après être passée de main en main et avoir fait le tour des sages, elle revint à Thalès. Celui-ci en fit don alors à Apollon de Didyme, en ces termes selon le poème de Callimaque : Thalès me donne au protecteur du peuple du Nil, Thalès qui a reçu deux fois ce présent, ce qui, en prose, se dit ainsi : « Thalès de Milet, fils d’Examios, à Apollon delphien, ce présent qu’il a reçu deux fois des Grecs. » Celui qui portait la coupe de sage en sage, le fils de Bathyclès, s’appelait Thyrion (cf. Éleusis, Livre sur Achille, et Alexon de Mynde, Fables, livre IX). Eudoxe de Cnide et Évanthès de Milet disent de leur côté qu’un ami de Crésus reçut du roi un vase d’or, pour le donner au plus sage des Grecs, qu’il le donna à Thalès et que ce vase parvint jusqu’à Chilon. Celui-ci consulta la Pythie, pour savoir qui était plus sage que lui. Elle répondit que c’était Myson (je parlerai de lui : Eudoxe le met parmi les sages à la place de Cléobule et Platon à la place de Périandre.) Voici la réponse que lui fit la Pythie : Il y a un habitant de l’Oeta, Myson, né à Chénée, Qui plus que toi est riche de sages pensées. L’homme qui consulta l’oracle pour Chilon s’appelait Anacharsis. Dédale le Platonicien et Cléarque disent que la coupe fut envoyée par Crésus à Pittacos, et que c’est ainsi qu’elle passa de main en main. D’après Andron, d’autre part (Livre du trépied), les Argiens décidèrent que le trépied serait attribué comme prix de vertu au plus sage des Grecs. Aristodème de Sparte fut choisi et c’est lui qui donna le trépied à Chilon. Alcée est aussi partisan d’Aristodème dont il parle dans les vers suivants : :Comme jadis Aristodème, dit-on, :Prononça à Sparte cette parole bien juste : :C’est de l’argent, un homme, oui de l’argent, :Car l’homme vertueux n’est jamais pauvre. D’autres disent encore que Périandre envoya à Thrasybule, tyran de Milet, un navire chargé, que ce navire fit naufrage dans la mer de Cos, et que quelque temps après le trépied fut trouvé par des pêcheurs. Phanodicos dit que le trépied fut trouvé dans la mer Attique, porté à la ville, et que l’assemblée du peuple s’étant réunie le fit porter à Bias. Pourquoi cela, je le dirai quand je parlerai de Bias. Selon d’autres auteurs, le trépied avait été fabriqué par Héphaïstos et donné en présent de la part de ce dieu à Pélops lors de son mariage. Il vint ensuite à Ménélas, fut enlevé avec Hélène par Alexandre, jeté dans la mer de Cos à l’instigation de la Spartiate qui prévoyait qu’il serait un sujet de querelle. Plus tard, en ce lieu, des Lébédiens achetèrent le produit d’un coup de filet et c’est le trépied qui fut tiré de l’eau. Il y eut querelle avec les pêcheurs, on vint jusqu’à Cos, et comme on ne s’accordait pas, on s’adressa à Milet, qui était la capitale. Les Milésiens envoyèrent des députés qui ne furent pas écoutés, aussi firent-ils la guerre aux gens de Cos. Comme de chaque côté il mourait beaucoup de gens, l’oracle déclara qu’il fallait donner le trépied au plus sage. Les deux camps s’entendirent alors pour l’attribuer à Thalès, qui par la suite le consacra à Apollon de Didyme. Pour en revenir à la réponse de l’oracle aux gens de Cos, elle disait ceci : La querelle entre Ioniens et Méropes ne cessera pas Avant que le trépied d’or qu’Héphaïstos jeta dans la mer N’ait quitté votre ville pour la maison de l’homme Qui connaît le présent, l’avenir et le passé. La réponse aux Milésiens fut la suivante : Race de Milet, tu interroges Phoebus au sujet d’un trépied... comme il a été dit plus haut. En voilà assez sur ce sujet[12]. Hermippe, dans ses Vies, rapporte à Thalès ce qui est dit par d’autres de Socrate : il aimait à dire qu’il remerciait la fortune de trois choses : d’être un humain et non une bête, d’être un homme et non une femme, enfin d’être un Grec, et non un barbare. On raconte encore qu’étant sorti de chez lui pour contempler les astres, il tomba dans un puits[13]. Une vieille femme survenant se moqua de lui en ces mots : « Comment, Thalès, toi qui n’es pas capable de voir ce qui est à tes pieds, t’imagines-tu pouvoir connaître ce qui est dans le ciel ? » Timon[14] a bien connu aussi la science de Thalès en astronomie, et dans ses Silles, il le loue en ces termes : Comme Thalès, un des sept sages, qui fut savant astronome. L’Argien Lobon dit que ses écrits font un total de quelque deux cents vers, et que sous sa statue on écrivit : Thalès de Milet repose ici dans le sol qui l’a nourri, Il fut un sage, et le premier des astrologues. Voici un de ses poèmes : Le trop parler n’est pas marque d’esprit. Trouvez une seule chose sage, Choisissez une seule chose belle, Et vous clouerez le bec à bien des bavards. On lui attribue encore les sentences suivantes : de tous les êtres, le plus ancien, c’est Dieu, car il n’a pas été engendré ; le plus beau, c’est le monde, car il est l’ouvrage du dieu ; le plus grand, c’est l’espace, car il contient tout ; le plus rapide, c’est l’esprit, car il court partout ; le plus fort, c’est la nécessité, car elle vient à bout de tout ; le plus sage, c’est le temps, parce qu’il découvre tout. La mort, dit-il, ne diffère en rien de la vie. On lui répond : « Pourquoi, alors, ne te donnes-tu pas la mort ? » ; « Parce que vie ou mort, c’est tout un », réplique-t-il. Quelqu’un lui demande ce qui du jour ou de la nuit fut créé d’abord ; il répond : « La nuit est en avance d’un jour. » On lui demande si les mauvaises actions d’un homme échappent au regard des dieux. Il répond : « Ils voient même les mauvaises pensées. » Un homme adultère lui demandait s’il pouvait jurer qu’il n’avait pas commis d’adultère. Il répondit : « Le parjure n’est pas pire que l’adultère. » On lui demandait ce qui était difficile : « Se connaître » dit-il ; ce qui était facile : donner un conseil à autrui ; ce qui était le plus doux : jouir ; ce que c’était que la divinité : un être sans commencement ni fin ; encore une chose difficile : voir un tyran âgé ; comment supporter aisément l’infortune : en voyant ses ennemis plus malheureux encore ; comment vivre vertueusement : en ne faisant pas ce que nous reprochons à autrui ; qui est heureux : l’homme bien portant, riche, courageux et instruit. Il disait encore que l’on doit penser à ses amis aussi bien en leur absence qu’en leur présence, que la beauté ne vient pas d’un beau visage, mais de belles actions. « Ne t’enrichis pas injustement, conseillait-il, et veille à ne pas être cité en justice pour de mauvaises paroles contre tes proches et tes amis. Comme tu traites tes parents, tes enfants te traiteront. » Du Nil[15] il disait qu’il débordait quand ses eaux étaient repoussées par les vents étésiens qui soufflent contre son cours. Apollodore dans ses Chroniques dit que Thalès naquit la première année de la trente-cinquième olympiade[16]. Il mourut dans sa soixante-dix-huitième année ou, comme le dit Sosicrate, dans sa quatre-vingt-dixième année, car ce fut dans la cinquante-huitième olympiade. Il vécut du temps de Crésus, auquel il promit de faire traverser l’Hallys[17] sans pont, en détournant le cours du fleuve. Il y eut cinq autres personnages du nom de Thalès (cf. Démétrios de Magnésie, Homonymes) : un rhéteur de Callatie, au style prétentieux, un peintre de Sicyone, de noble origine, un troisième, très ancien, du temps d’Hésiode, d’Homère et de Lycurgue, un quatrième, mentionné par Douris dans son traité de la peinture, un cinquième, plus jeune et peu connu, cité par Denys dans ses Critiques. Pour en revenir à notre sage, il mourut en regardant les jeux gymniques, pour avoir eu trop chaud et trop soif et par suite de sa fatigue et de son grand âge. Voici son épitaphe : :Ce tombeau, certes, est bien petit, :Mais la renommée de l’homme est allée au ciel. :C’est celui de Thalès le très sage. J’ai écrit sur lui les vers suivants dans le premier livre de mes épigrammes ou « vers de mètres divers[18] : :Tandis qu’il regardait les jeux, ô Zeus Hélios, :Tu as ravi du stade le sage Thalès. :Je te loue de l’avoir rapproché du ciel. Il était si vieux :Que de la terre il ne pouvait plus voir les astres. Thalès est l’auteur du fameux « connais-toi toi-même » qu’Antisthène (Livre des Filiations) attribue à Phémonoé, en déclarant que Chilon se l’appropria mensongèrement. Sur les sept sages, qu’il est juste de citer maintenant l’un après l’autre, voici la tradition. Damon de Cyrène, qui blâme tous les philosophes dans ses écrits, s’attaque surtout aux sept sages. Anaximène dit que tous étaient poètes. Dicéarque dit qu’ils n’étaient ni sages ni philosophes, mais hommes d’esprit et législateurs. Archétimos de Syracuse a décrit leurs assemblées chez Cypsélos[19] et dit qu’il y assista personnellement. Euphoros dit que tous, sauf Thalès, fréquentèrent Crésus. D’autres disent qu’ils se réunirent à Panionium, à Corinthe et à Delphes. On rapporte même leurs paroles, et qui a prononcé telle ou telle. Exemple : Le Spartiate Chilon fut sage, Lui qui dit : Rien de trop, Tout est bien qui vient en son temps ! On n’est pas d’accord sur leur nombre. Léandre, au lieu de Cléobule et de Myson, met Léophante, fils de Gorsias, ou Lébédios d’Éphèse et Épiménide de Crète. Platon, dans le Protagoras[20], met Myson à la place de Périandre. Éphoros met Anacharsis à la place de Myson et d’autres ajoutent Pythagore. Selon Dicéarque, il y en a quatre sur qui tout le monde est d’accord : Thalès, Bias, Pittacos et Solon. Le même auteur en nomme six autres, parmi lesquels il en choisit trois : Aristodème, Pamphile, le Lacédémonien Chilon, Cléobule, Anacharsis et Périandre. D’autres ajoutent Acousilaos, Caba ou Scala, un Argien. Hermippe, dans son livre sur les sages, dit qu’ils furent dix-sept et que chacun en choisit sept selon ses préférences. Ce sont Solon, Thalès, Pittacos, Bias, Chilon, Cléobule, Périandre, Anacharsis, Acousilaos, Épiménide, Léophante, Phérécyde, Aristodème, Pythagore, Lasos, fils de Charmantidas ou de Sisambrinos ou, selon Aristoxène, de Chabrinus, Hermonée, Anaxagore. Hippobotos (Catalogue des Philosophes) les inscrit ainsi : Orphée, Linos, Solon, Périandre, Anacharsis, Cléobule, Myson, Thalès, Bias, Pittacos, Épicharme et Pythagore. Voici des lettres attribuées à Thalès[21] : ==== Thalès à Phérécyde ==== « J’apprends que vous vous disposez à présenter aux Grecs le premier traité ionien des choses divines. Vous agiriez peut-être plus sagement en lisant votre ouvrage à vos amis, qu’en communiquant à n’importe quelles gens des écrits qui ne peuvent guère leur être utiles. « Si cela vous plaît, j’aimerais profiter de vos recherches et, si vous m’y invitez, je viendrai vous trouver au plus tôt. Car Solon d’Athènes et moi, qui avons déjà traversé deux fois la mer pour aller visiter la Crète, et pour aller en Égypte nous entretenir avec les prêtres et les astronomes du lieu, nous sommes assez sages pour ne pas hésiter à la traverser de nouveau pour aller vous voir. « Je parle de Solon, parce qu’il viendra avec moi si vous le permettez. Vous êtes un sédentaire, vous allez rarement en Ionie, vous n’aimez guère aller voir les étrangers, et vous ne songez, j’imagine, qu’à écrire. « Mais nous qui n’écrivons pas, nous parcourons volontiers la Grèce et l’Italie. » ==== Thalès à Solon ==== « Si vous quittez Athènes, vous aurez, je crois, tout avantage à venir vous établir à Milet, parmi les colons athéniens. Il n’y a là pour vous aucun danger. Si vous hésitez, sous prétexte que nous, Milésiens, sommes gouvernés par un tyran (je sais que vous haïssez tout pouvoir absolu), songez du moins que vous aurez plaisir à vivre avec nous qui sommes vos amis. Je sais que Bias vous a écrit et vous invite à aller à Priène. Si vous trouvez préférable d’habiter la ville de Priène, j’irai vivre là-bas avec vous. » <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Ausone|'''Ausone''']] ''([[w:309|309]]/[[w:310|310]], à [[w:Bazas|Bazas]] ou à [[w:Bordeaux#Burdigala,_cité_romaine_(Ier_siècle_-_Ve_siècle)|Bordeaux]] — [[w:394|394]]/[[w:395|395]], entre [[w:Langon_(Gironde)|Langon]] et [[w:La_Réole|La Réole]])'' <sup>[[w:IVe_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Ausone|<sup>📚</sup>]] == === Le Jeu des Sept Sages === :Thalès a trouvé [texte grec] pour nous défendre de nous porter cautions, parce qu'il y a du danger à répondre ainsi pour d'autres[iv]. Nous donnons-là un avis qui ne plaira pas beaucoup aux emprunteurs. :THALÈS : Je suis Thalès de Milet ; j'ai dit, comme le poète Pindare, que l'eau est, le principe de toute chose. C'est à moi que des pêcheurs donnèrent autrefois [un trépied d'or] qu'ils avaient tiré de la mer : ils m'avaient choisi pour obéir au dieu de Délos, qui envoyait ce présent à un sage. Je refusai de le recevoir, je le leur rendis pour le porter à d'autres que je croyais plus dignes. Envoyé à tous les sept Sages, et renvoyé par eux, il nie fut rapporté. Je le reçus alors pour le consacrer à Apollon : car si Phébus a voulu qu'on choisit un sage, ce n'était pas d'un homme, mais d'un dieu qu'il fallait l'entendre. Je suis donc ce Thalès : mais un motif m'amène sur la scène. Comme les deux sages qui m'ont précédé, je viens défendre la sentence dont je suis l'auteur. Elle déplaira, mais non certes aux esprits prudents que l'expérience a instruits et rendus plus avisés. Nous avons dit : [texte grec], ou, en latin : Cautionne, mais tu t'en trouveras mal. Je pourrais parcourir mille exemples pour vous montrer des cautions et des répondants bien et dûment convaincus de repentir. Mais je ne veux nommer personne. Que chacun de, vous ré-fléchisse, et compte en lui-même combien de gens ont perdu ou souffert de s'être ainsi portés cautions pour d'autres. Toutefois, si un pareil service a du charme pour vous, n'y renoncez ni les uns ni les autres. :Alors que les uns applaudissent, et que les autres, si je les blesse, me sifflent. :THALÈS DE MILET. :AVANT d'oser une mauvaise action, à défaut de Témoin redoute ta conscience. La vie s'éteint, mais la gloire de la mort ne meurt point. Ce que tu veux faire, abstiens-toi de le dire. C'est un supplice de craindre ce qu'on ne peut empêcher. Si tu blâmes avec raison, ton hostilité même est profitable ; si tu loues mal à propos, ton amitié même est nuisible. Rien de trop. - Arrêtons-nous, et qu'ici même il n'y ait rien de trop. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == [[w:Proclus|'''Proclus''']] ''(le 7 ou 8 février [[w:412|412]], à [[w:Constantinople|Constantinople]] — le 17 avril [[w:485|485]], à [[w:Histoire_d%27Athènes#Antiquité_tardive|Athènes]])''<sup>[[w:Ve_siècle|⏳]]</sup> [[s:Auteur:Proclus|<sup>📚</sup>]] == === Commentaire sur le premier livre d'Euclide, 65, 3 === ὥσπερ οὖν παρὰ τοῖς Φοίνιξιν διὰ τὰς ἐμπορείας καὶ τὰ συναλλάγματα τὴν ἀρχὴν ἔλαβεν ἡ τῶν ἀριθμῶν ἀκριβὴς γνῶσις, οὕτω δὴ καὶ παρ' Αἰγυπτίοις ἡ γεωμετρία διὰ τὴν εἰρημένην αἰτίαν εὕρηται. Θαλῆς δὲ πρῶτον εἰς Αἴγυπτον ἐλθὼν μετήγαγεν εἰς τὴν Ἑλλάδα τὴν θεωρίαν ταύτην καὶ πολλὰ μὲν αὐτὸς εὗρεν, πολλῶν δὲ τὰς ἀρχὰς τοῖς μετ' αὐτὸν ὑφηγήσατο τοῖς μὲν καθολικώτερον ἐπιβάλλων, τοῖς δὲ αἰσθητικώτερον. <div style="text-align: center; margin: 0 auto; color: #3366BB">⁂</div> == « [[w:Souda|'''Suidas''']] » ''([[w:Floruit|{{Info|''fl.''|Floruit, locution latine que l'on emploie pour indiquer la période au cours de laquelle une personne a été active}}]] fin du [[w:IXe_siècle|IX<sup>ème</sup> siècle {{Info|EC|de l’Ère Commune}}]])'' [[s:Auteur:Suidas|<sup>📚</sup>]] == === La Souda === Θαλῆς, Ἐξαμύου καὶ Κλεοβουλίνης, Μιλήσιος, ὡς δὲ Ἡρόδοτος Φοῖνιξ: γεγονὼς πρὸ Κροίσου, ἐπὶ τῆς λε# ὀλυμπιάδος, κατὰ δὲ Φλέγοντα γνωριζόμενος ἤδη ἐπὶ τῆς ζ#. ἔγραψε περὶ μετεώρων ἐν ἔπεσι, Περὶ ἰσημερίας, καὶ ἄλλα πολλά. ἐτελεύτησε δὲ γηραιός, θεώμενος γυμνικὸν ἀγῶνα, πιληθεὶς δὲ ὑπὸ τοῦ ὄχλου καὶ ἐκλυθεὶς ὑπὸ τοῦ καύματος. πρῶτος δὲ Θαλῆς τὸ τοῦ σοφοῦ ἔσχεν ὄνομα καὶ πρῶτος τὴν ψυχὴν εἶπεν ἀθάνατον ἐκλείψεις τε καὶ ἰσημερίας κατείληφεν. ἀποφθέγματα δὲ αὐτοῦ πλεῖστα: καὶ τὸ θρυλλούμενον: γνῶθι σαυτόν. τὸ γάρ, ἐγγύα, πάρα δ' ἄτα, Χίλωνός ἐστι μᾶλλον, ἰδιοποιησαμένου αὐτό: καὶ τό, μηδὲν ἄγαν. iyh5pmmix8rynrkrcs25wyiywf0oayi Le mouvement Wikimédia/Quatrième de couverture 0 79251 766987 766405 2026-05-26T16:59:29Z Lionel Scheepmans 20012 766987 wikitext text/x-wiki '''Le mouvement Wikimédia, l’aventure inspirante d’une organisation mondiale et altruiste, au service d’un savoir libre et authentique.''' Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ? Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ? Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ? Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ? Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure. ---- [[Utilisateur:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia. ---- Ce livre est publié sous [[ccorg:licenses/by-sa/4.0/legalcode.fr|licence CC.SA-BY 4.0]] <br /> {{Centrer|'''Accès aux formats de publications'''}} <br /> {| width="100%" style="margin: auto;" ![[Fichier:QR code Wikilivre Le mouvement Wikimédia.svg|lien=https://fr.wikibooks.org/wiki/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia|alt=|centré|sans_cadre|100x100px]] ![[Fichier:Code QR pdf Le mouvement Wikimédia.svg|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia_%E2%80%94_Wikilivres.pdf|alt=|centré|sans_cadre|100x100px]] |- !Wikilivre !PDF |} <!--![[Fichier:Code QR audio Le mouvement Wikimédia.svg|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia.oga|alt=Audio|centré|sans_cadre|100x100px]] !Audio --> {{Autocat}} 2gmoybhwq1idl6gaykfn4p3d9mfbipc Le mouvement Wikimédia/Cosmographie du mouvement Wikimédia 0 79278 766988 765939 2026-05-26T17:22:01Z Lionel Scheepmans 20012 766988 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> [[Fichier:Strategy Graphic.pdf|vignette|400x400px|<small>Figure 25. Graphique en anglais illustrant la complexité de l’écosystème Wikimédia.</small>]] Voici venu le moment de faire une présentation « cosmographique » de Wikimédia, ou pour le dire autrement, de présenter une sorte d’organigramme du mouvement en m’inspirant du mot galaxie, utilisé lors du dixième anniversaire du projet Wikipédia<ref>{{Article|langue=|prénom1=Nathalie|nom1=Savary|titre=La galaxie Wikimédia|périodique=Le Débat|volume=170|numéro=3|date=2012|issn=0246-2346|pages=138}}.</ref>. Pour ma part, la découverte de cette galaxie a débuté en surfant d’un projet Wikimédia à l’autre, avec l’intention de découvrir tout ce qui se cache dans l’ombre de la planète Wikipédia. Après quoi, il me restait à découvrir toute la partie hors ligne du mouvement. Ce que je fis à partir du 10 octobre 2011, en rejoignant les membres fondateurs de l’association Wikimédia Belgique<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia Belgium/Members|url=https://web.archive.org/web/20210305220128/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_Belgium%2FMembers&oldid=2979592|consulté le=}}.</ref>. Lors de mes aventures, j’ai découvert que les activités hors ligne et en ligne au sein du mouvement évoluaient dans deux sphères et environnements différents, dans lesquels j’ai pu observer des organisations et des comportements parfois très divergents<ref>{{Lien web|auteur=Lionel Scheepmans|titre=Wikimania et les différences entre les cultures en ligne et hors ligne|url=https://web.archive.org/web/20210526053609/https://diff.wikimedia.org/fr/2015/05/12/wikimania-et-les-differences-entre-les-cultures-en-ligne-et-hors-ligne/|site=Diff|année=05/05/2015|consulté le=}}.</ref>. Certaines [[w:fr:Dissonance cognitive|dissonances cognitives]] me sont même apparues, mais sans que je puisse pour autant déduire qu’il existe de réelles incohérences au sein du mouvement. Ce qui est dû, je pense, à une forte adhésion générale au projet commun, que représente le libre partage de la somme des connaissances<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimédia|titre=Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20201102041842/https://www.wikimedia.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Au fil du temps, j’en suis venu à percevoir dans Wikimédia, une sorte de représentation miniature de cette hypercomplexité<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Lars|nom1=Qvortrup|titre=The hypercomplex Society|éditeur=Peter Lang|date=2003|isbn=978-0-8204-5704-8|oclc=59322051}}.</ref> qui caractérise notre société globale et numérique, depuis le début du XXIᵉ siècle. L’étude de l’organisation du mouvement me permit d’ailleurs de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation structurelle et de la globalisation économique<ref>{{Lien web|auteur=Cynthia Ghorra-Gobin|titre=Notion en débat : mondialisation et globalisation|url=https://web.archive.org/web/20210127234505/http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/mondialisation-globalisation|site=Géoconfluences|lieu=|date=20/12/2017|consulté le=}}.</ref>, apparues sous de nouvelles formes, suite au développement d’Internet. En offrant dans cette deuxième partie d’ouvrage, une vue d’ensemble de ce mouvement international, j’espère aider ses membres à s’y retrouver plus facilement. Quant aux autres lecteurs, ils trouveront dans cette présentation, une belle occasion de découvrir à quoi peut ressembler, aujourd’hui, une organisation cosmopolite, internationale, interculturelle, et fortement connectée grâce à l’usage d’Internet. {| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;" |+ ![[Fichier:QR code graphique écosystème Wikimédia.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/55/Strategy_Graphic.pdf]] ![[Fichier:QR code graphique galaxy Wikimédia.svg|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c1/Galaxie_wikimedia.jpg]] |- |QR 13. Écosystème Wikimédia |QR 14. Galaxie Wikimédia |} {{Autocat}} nckl11mcl7l8e5ged39llx9u3u0upgf Le mouvement Wikimédia/Les projets de partage de la connaissance 0 79285 766991 707384 2026-05-26T17:26:28Z Lionel Scheepmans 20012 766991 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Il existe ainsi dans l’espace numérique Wikimédia un ensemble de projets destinés au partage de connaissances qui sont déclinés en de nombreuses versions linguistiques. Ces différentes versions voient le jour dans des projets polyglottes intitulés ''Wikimedia Incubator'', ''Wikiversity Beta'' et ''Wikisource multilingue''. Avant d’obtenir leurs propres sites web, elles bénéficient ainsi d’un temps de test et de mise en place<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Subhashish Panigrahi|titre=Meet the Newly Born Tulu Wikipedia, the 23rd in a South Asian Language!|url=https://web.archive.org/web/20230605150519/https://globalvoices.org/2016/08/28/meet-the-newly-born-tulu-wikipedia-the-23rd-in-a-south-asian-language/|site=Global Voices|périodique=|date=2016-08-28|consulté le=}}.</ref>. Puis, à l’intérieur de ces projets autonomes, il est parfois possible de rencontrer des sous-projets qui constituent eux-mêmes un espace spécialisé du projet principal, comme une bibliothèque d’ouvrages pour enfants dans le projet Wikilivres par exemple, ou un journal scientifique dans le projet Wikiversité en anglais et même de manière récurrente cette fois, de nombreux projets thématiques<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Projet:Accueil|url=https://web.archive.org/web/20201123202611/https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Accueil|site=|date=|consulté le=}}.</ref> et portails<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Portail:Accueil|url=https://web.archive.org/web/20201201203410/https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Accueil|site=|date=|consulté le=}}.</ref> qui ont pour but de rassembler les éditeurs passionnés autour de certains sujets. En plus des projets de tests pour les nouvelles versions linguistiques, il existe d’autres projets multilingues, comme le projet ''[[w:Wikispecies|Wikispecies]]'' qui répertorie l’ensemble du vivant ou le projet [[w:Wikimedia Commons|''Wikimedia Commons'']] chargé de centraliser les fichiers image, audio, vidéo, etc.<ref>{{Lien web|langue=|auteur=David Crochet|titre=Les projets frères de Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20230118184126/https://www.youtube.com/watch?v=cDNpUPofYXw|site=YouTube|date=12 mai 2012}}.</ref> utilisés dans tous les autres projets Wikimédia. Un multilinguisme qui est aussi pratiqué dans le projet [[w:Wikidata|Wikidata]], qui centralise des informations factuelles dans une immense base de données sémantique, récupérable souvent de manière automatisée sur les autres projets du mouvement<ref>{{Article|langue=|auteur=|prénom1=Denny|nom1=Vrandečić|prénom2=Markus|nom2=Krötzsch|titre=Wikidata|périodique=Communications of the ACM|volume=57|numéro=10|date=2014-09-23|issn=0001-0782|doi=10.1145/2629489|lire en ligne=https://dl.acm.org/doi/fullHtml/10.1145/2629489|consulté le=|pages=78–85}}.</ref>. Suite à quoi, il faut signaler que l’anglais sert souvent de [[w:Lingua_franca|''lingua franca'']] dans les sites plus techniques, comme ce sera probablement le cas des deux nouveaux projets actuellement en phase de test. Le premier s’intitule [[w:fr:Wikifunctions|''Wikifunctions'']] et a pour but de produire des fonctions informatiques qui permettront au second, intitulé ''Abstract Wikipedia''<ref>{{Lien web|auteur=Denny Vrandečić|titre=Re: [Abstract-wikipedia] Wiki of functions naming contest - Abstract-Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20211031112822/https://lists.wikimedia.org/hyperkitty/list/abstract-wikipedia@lists.wikimedia.org/message/VIELDXZB7TQGIX7JO6AGCDBM7NSO6TUF/|site=Wikimedia-l|date=22 décembre 2020|consulté le=}}.</ref>, d’afficher de manière automatisée des articles encyclopédiques dans tous les [[w:fr:Langage naturel|langages naturels]]. Tous ces projets éditoriaux fonctionnent grâce au logiciel [[w:MediaWiki|MediaWiki]] déjà présenté en première partie d’ouvrage. Ils sont aussi tous libres d’accès, collaboratifs au niveau de leurs éditions, indépendants dans leur gestion et soumis à la licence CC.BY.SA à l’exception, comme déjà mentionné, du contenu de la base de données du projet Wikidata et des descriptions de fichier sur Wikimedia Commons, qui dans les deux cas sont repris sous licence CC0. La liste de tous ces projets et versions linguistiques peut enfin varier d’un moment à un autre, en fonction des décisions prises par rapport à une [[metawiki:Proposals for new projects|liste des projets proposés à la création]]<ref >{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20210213192906/https://meta.wikimedia.org/wiki/proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref> et une [[metawiki:Proposals for closing projects|autre reprenant les projets proposés à la suppression]]<ref >{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. {| class="wikitable" style="margin: auto;" width="100%" |+Tableau 1. Présentation des projets Wikimédia de partage de la connaissance avec leurs logos |[[Fichier:Commons-logo.svg|lien=Commons:Accueil|centré|67x67px|Accueil de Commons|bordure]] |'''[[m:Wikimedia_Commons/fr|Wikimedia Commons]]''' est une médiathèque multilingue qui centralise les fichiers utilisés sur les projets Wikimédia. Ceux-ci sont placés sous licence libre CC.BY.SA. et leurs descriptions sous licence CC.0. |- | [[Fichier:Wikidata-logo.svg|lien=Wikidata:Wikidata:Accueil_principal|centré|70x70px|Accueil de Wikidata]] |'''[[m:Wikidata/fr|Wikidata]]''' est une base de données multilingue placée sous licence libre CC0 qui peut être lue et éditée par des humains ou des machines dans le but de fournir des informations aux autres projets Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikisource-logo.svg|lien=S:Accueil|centré|50x50px|Accueil de Wikisource]] |'''[[m:Wikisource/fr|Wikisource]]''' est une bibliothèque numérique de livres tombés dans le domaine public. |- |[[Fichier:Wikispecies-logo.svg|lien=Wikispecies:Accueil|centré|59x59px|Accueil de Wikispecies]] |'''[[m:Wikispecies/fr|Wikispecies]]''' est un répertoire multilingue des espèces vivantes de la [[w:Faune (biologie)|faune]] et de la [[w:flore|flore]]. |- |[[Fichier:Wiktprintable_without_text.svg|lien=Wikt:fr:Page_d'accueil|centré|50x50px|Accueil de Wiktionnaire]] |'''[[m:Wiktionary/fr|Wiktionnaire]]''' est un dictionnaire descriptif et illustré. |- |[[Fichier:Wikivoyage-Logo-v3-icon.svg|lien=Wikivoyage:fr:Accueil|centré|60x60px|Accueil de Wikivoyage]] |'''[[m:Wikivoyage/fr|Wikivoyage]]''' est un guide de voyage touristique. |- |[[Fichier:Wikiquote-logo.svg|lien=Q:Accueil|centré|50x50px|Accueil de Wikiquote]] |'''[[m:Wikiquote/fr|Wikiquote]]''' est un recueil de citations. |- |[[Fichier:Wikibooks-logo.svg|lien=B:fr:Accueil|centré|50x50px|largeAccueil de Wikilivres]] |'''[[m:Wikibooks/fr|Wikilivres]]''' est une collection d’ouvrages pédagogiques. |- |[[Fichier:Wikinews-logo.svg|lien=N:fr:Accueil|centré|80x80px|Accueil de Wikinews|alt=]] |'''[[m:Wikinews/fr|Wikinews]]''' est site journalistique collaboratif qui résument l’actualité sur base d’une neutralité de point de vue. Le développement des toutes ses versions linguistiques fut suspendu en mai 2026. |- |[[Fichier:Wikiversity logo 2017.svg|lien=V:fr:Accueil|centré|60x60px|Accueil de Wikiversité]] |'''[[m:Wikiversity/fr|Wikiversité]]''' est une collection de matériaux pédagogiques combiné à un espace dédié aux travaux de recherches. |- |[[Fichier:Wikifunctions-logo.svg|centré|sans_cadre|60x60px]] |[[m:Wikifunctions|'''Wikifunctions''']] est une bibliothèque de fonctions informatiques qui permettra, entre autres, de développer le projet ''Abstact Wikipedia'', dont l’objectif est de produire des articles encyclopédiques indépendamment de tout [[w:fr:Langage naturel|langage naturel]], en mobilisant les données récoltées par le projet Wikidata. |- |[[Fichier:Incubator-notext.svg|lien=Incubator:Incubator:Main_Page/fr|centré|63x63px|Accueil de l’Incubateur Wikimedia|alt=]] |L’[[m:Wikimedia Incubator/fr|'''incubateur Wikimédia''']] est le lieu de test et de lancement des nouveaux projets linguistiques des projets Wikipédia, Wikilivres, Wikinews, Wikiquote et Wiktionnaire. |- |[[Fichier:Wikisource-logo.svg|lien=S:mul:Main page|centré|50x50px|Accueil de Wikisource]] |'''[[s:mul:main page|Wikisource multilingue]]''' est la plate-forme de lancement des nouvelles versions linguistiques des projets Wikisource. |- |[[Fichier:Wikiversity-logo-beta.png|centré|lien=betawikiversity:main page|sans_cadre|60x60px|alt=]] |'''''[[betawikiversity:main page|Wikiversity Bêta]]''''' est la plate-forme de lancement des nouvelles versions linguistiques des projets Wikiversité. |} {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 2. Exemples de sous-projets éditoriaux Wikimédia |[[Fichier:HSWikijunior.png|lien=b:fr:Wikijunior|centré|sans_cadre|60x60px|alt=]] |[[m:WikiJunior/fr|'''WikiJunior''']] au même titre que [[b:en:Cookbook:Table of Contents|Cookbook]] qui est un recueil de recettes de cuisine, est un sous-projet de Wikilivres qui reprend la littérature pour enfants. |- |[[Fichier:WikiJournal_logo_(flat_blue_yellow).svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |[[v:en:WikiJournal|'''WikiJournal''']] est un sous-projet de Wikiversity destiné à produire des articles scientifiques dans différents domaines (médecine, sciences sociales et [[w:fr:Sciences dures|sciences dures]]) et selon une procédure de revue par les pairs. |} {{AutoCat}} oaq0y2jhog0vwnw7g0td2p32dtm44yb 766993 766991 2026-05-26T18:05:15Z Lionel Scheepmans 20012 766993 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Il existe ainsi dans l’espace numérique Wikimédia un ensemble de projets destinés au partage de connaissances, qui sont déclinés en de nombreuses versions linguistiques. Ces différentes versions voient le jour dans des projets polyglottes intitulés ''Wikimedia Incubator'', ''Wikiversity Beta'' et ''Wikisource multilingue'', pour y effectuer une période de test et de mise en place<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Subhashish Panigrahi|titre=Meet the Newly Born Tulu Wikipedia, the 23rd in a South Asian Language!|url=https://web.archive.org/web/20230605150519/https://globalvoices.org/2016/08/28/meet-the-newly-born-tulu-wikipedia-the-23rd-in-a-south-asian-language/|site=Global Voices|périodique=|date=2016-08-28|consulté le=}}.</ref>. À l’intérieur de ces projets, il est possible de rencontrer des sous-projets qui constituent eux-mêmes un espace spécialisé du projet principal. Une bibliothèque d’ouvrages pour enfants a ainsi vu le jour dans le projet Wikilivres, un journal scientifique dans le projet Wikiversité en anglais. Dans Wikipédia, des projets<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Projet:Accueil|url=https://web.archive.org/web/20201123202611/https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Accueil|site=|date=|consulté le=}}.</ref> et des portails<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Portail:Accueil|url=https://web.archive.org/web/20201201203410/https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Accueil|site=|date=|consulté le=}}.</ref> thématiques rassemblent aussi des éditeurs passionnés par certains sujets. Certains projets pédagogiques sont multilingues. C’est par exemple le cas du projet ''[[w:Wikispecies|Wikispecies]]'' qui répertorie l’ensemble du vivant, et du projet [[w:Wikimedia Commons|''Wikimedia Commons'']], qui centralise les fichiers texte, image, audio ou vidéo utilisés sur les autres projets Wikimédia, afin d’en éviter les doublons<ref>{{Lien web|langue=|auteur=David Crochet|titre=Les projets frères de Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20230118184126/https://www.youtube.com/watch?v=cDNpUPofYXw|site=YouTube|date=12 mai 2012}}.</ref>. Le multilinguisme est aussi pratiqué dans le projet [[w:Wikidata|Wikidata]], qui centralise des informations factuelles dans une immense base de données sémantique exploitée, entre autres, par les autres projets du mouvement<ref>{{Article|langue=|auteur=|prénom1=Denny|nom1=Vrandečić|prénom2=Markus|nom2=Krötzsch|titre=Wikidata|périodique=Communications of the ACM|volume=57|numéro=10|date=2014-09-23|issn=0001-0782|doi=10.1145/2629489|lire en ligne=https://dl.acm.org/doi/fullHtml/10.1145/2629489|consulté le=|pages=78–85}}.</ref>. Plus récemment, le projet [[w:fr:Wikifunctions|''Wikifunctions'']] a aussi vu le jour pour produire des fonctions informatiques pour permettre au projet ''Abstract Wikipedia''<ref>{{Lien web|auteur=Denny Vrandečić|titre=Re: [Abstract-wikipedia] Wiki of functions naming contest - Abstract-Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20211031112822/https://lists.wikimedia.org/hyperkitty/list/abstract-wikipedia@lists.wikimedia.org/message/VIELDXZB7TQGIX7JO6AGCDBM7NSO6TUF/|site=Wikimedia-l|date=22 décembre 2020|consulté le=}}.</ref> de publier, de manière automatisée, des articles encyclopédiques dans tous les [[w:fr:Langage naturel|langages naturels]]. Tous ces projets éditoriaux fonctionnent grâce au logiciel [[w:MediaWiki|MediaWiki]], déjà présenté en première partie d’ouvrage. Ils sont tous libres d’accès et collaboratifs au niveau éditorial. Leur gestion se fait indépendamment des autres projets et leurs contenus sont soumis à la licence CC BY SA, à l’exception, comme déjà mentionné, de la base de données du projet Wikidata et des descriptions de fichier sur Wikimedia Commons, qui dans les deux cas sont reprises sous licence CC0. La liste de tous ces projets et versions linguistiques varie en fonction des décisions prises compte tenu des projets [[metawiki:Proposals for new projects|proposés à la création]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20210213192906/https://meta.wikimedia.org/wiki/proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref> et de ceux [[metawiki:Proposals for closing projects|proposés à la suppression]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. {| class="wikitable" style="margin: auto;" width="100%" |+Tableau 1. Présentation des projets Wikimédia de partage de la connaissance avec leurs logos |[[Fichier:Commons-logo.svg|lien=Commons:Accueil|centré|67x67px|Accueil de Commons|bordure]] |'''[[m:Wikimedia_Commons/fr|Wikimedia Commons]]''' est une médiathèque multilingue qui centralise les fichiers utilisés sur les projets Wikimédia. Ceux-ci sont placés sous licence libre CC.BY.SA. et leurs descriptions sous licence CC.0. |- | [[Fichier:Wikidata-logo.svg|lien=Wikidata:Wikidata:Accueil_principal|centré|70x70px|Accueil de Wikidata]] |'''[[m:Wikidata/fr|Wikidata]]''' est une base de données multilingue placée sous licence libre CC0 qui peut être lue et éditée par des humains ou des machines dans le but de fournir des informations aux autres projets Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikisource-logo.svg|lien=S:Accueil|centré|50x50px|Accueil de Wikisource]] |'''[[m:Wikisource/fr|Wikisource]]''' est une bibliothèque numérique de livres tombés dans le domaine public. |- |[[Fichier:Wikispecies-logo.svg|lien=Wikispecies:Accueil|centré|59x59px|Accueil de Wikispecies]] |'''[[m:Wikispecies/fr|Wikispecies]]''' est un répertoire multilingue des espèces vivantes de la [[w:Faune (biologie)|faune]] et de la [[w:flore|flore]]. |- |[[Fichier:Wiktprintable_without_text.svg|lien=Wikt:fr:Page_d'accueil|centré|50x50px|Accueil de Wiktionnaire]] |'''[[m:Wiktionary/fr|Wiktionnaire]]''' est un dictionnaire descriptif et illustré. |- |[[Fichier:Wikivoyage-Logo-v3-icon.svg|lien=Wikivoyage:fr:Accueil|centré|60x60px|Accueil de Wikivoyage]] |'''[[m:Wikivoyage/fr|Wikivoyage]]''' est un guide de voyage touristique. |- |[[Fichier:Wikiquote-logo.svg|lien=Q:Accueil|centré|50x50px|Accueil de Wikiquote]] |'''[[m:Wikiquote/fr|Wikiquote]]''' est un recueil de citations. |- |[[Fichier:Wikibooks-logo.svg|lien=B:fr:Accueil|centré|50x50px|largeAccueil de Wikilivres]] |'''[[m:Wikibooks/fr|Wikilivres]]''' est une collection d’ouvrages pédagogiques. |- |[[Fichier:Wikinews-logo.svg|lien=N:fr:Accueil|centré|80x80px|Accueil de Wikinews|alt=]] |'''[[m:Wikinews/fr|Wikinews]]''' est site journalistique collaboratif qui résument l’actualité sur base d’une neutralité de point de vue. Le développement des toutes ses versions linguistiques fut suspendu en mai 2026. |- |[[Fichier:Wikiversity logo 2017.svg|lien=V:fr:Accueil|centré|60x60px|Accueil de Wikiversité]] |'''[[m:Wikiversity/fr|Wikiversité]]''' est une collection de matériaux pédagogiques combiné à un espace dédié aux travaux de recherches. |- |[[Fichier:Wikifunctions-logo.svg|centré|sans_cadre|60x60px]] |[[m:Wikifunctions|'''Wikifunctions''']] est une bibliothèque de fonctions informatiques qui permettra, entre autres, de développer le projet ''Abstact Wikipedia'', dont l’objectif est de produire des articles encyclopédiques indépendamment de tout [[w:fr:Langage naturel|langage naturel]], en mobilisant les données récoltées par le projet Wikidata. |- |[[Fichier:Incubator-notext.svg|lien=Incubator:Incubator:Main_Page/fr|centré|63x63px|Accueil de l’Incubateur Wikimedia|alt=]] |L’[[m:Wikimedia Incubator/fr|'''incubateur Wikimédia''']] est le lieu de test et de lancement des nouveaux projets linguistiques des projets Wikipédia, Wikilivres, Wikinews, Wikiquote et Wiktionnaire. |- |[[Fichier:Wikisource-logo.svg|lien=S:mul:Main page|centré|50x50px|Accueil de Wikisource]] |'''[[s:mul:main page|Wikisource multilingue]]''' est la plate-forme de lancement des nouvelles versions linguistiques des projets Wikisource. |- |[[Fichier:Wikiversity-logo-beta.png|centré|lien=betawikiversity:main page|sans_cadre|60x60px|alt=]] |'''''[[betawikiversity:main page|Wikiversity Bêta]]''''' est la plate-forme de lancement des nouvelles versions linguistiques des projets Wikiversité. |} {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 2. Exemples de sous-projets éditoriaux Wikimédia |[[Fichier:HSWikijunior.png|lien=b:fr:Wikijunior|centré|sans_cadre|60x60px|alt=]] |[[m:WikiJunior/fr|'''WikiJunior''']] au même titre que [[b:en:Cookbook:Table of Contents|Cookbook]] qui est un recueil de recettes de cuisine, est un sous-projet de Wikilivres qui reprend la littérature pour enfants. |- |[[Fichier:WikiJournal_logo_(flat_blue_yellow).svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |[[v:en:WikiJournal|'''WikiJournal''']] est un sous-projet de Wikiversity destiné à produire des articles scientifiques dans différents domaines (médecine, sciences sociales et [[w:fr:Sciences dures|sciences dures]]) et selon une procédure de revue par les pairs. |} {{AutoCat}} 718kxjcd3sihdh4opjxe4r18zjovv11 Le mouvement Wikimédia/La constellation des projets en ligne 0 79286 766990 766457 2026-05-26T17:24:19Z Lionel Scheepmans 20012 766990 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Comme dit précédemment, l’espace numérique Wikimédia le plus connu du grand public est Wikipédia, avec en mai 2026, 67 millions d’articles en provenance de 245 versions linguistiques actives<ref>{{Lien web|langue=|titre=List of Wikipedias/fr|url=https://web.archive.org/web/20260503080719/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?uselang=fr&title=List_of_Wikipedias%2Ffr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Elle arrive ainsi en tête du classement des projets pédagogiques, avant les 198 versions du Wiktionnaire, 122 de Wikibooks, 99 de Wikiquote, 84 de Wikisource, 36 de Wikinews (lecture seulement), 27 de Wikivoyage et 17 de Wikiversity, pour un total de 884 projets pédagogiques<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Liste des Wikis de Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20260410065811/https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Matrice_des_sites|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. À cela s’ajoutent encore et toujours au niveau pédagogique, le projet multilingue Wikispecies et les trois plateformes de lancement des nouvelles versions linguistiques que sont Incubator, BetaWikiversity et Wikisource multilingue. En ajoutant les projets technique, administratif, et autres, on arrive ainsi, en février 2026 et selon Wikiscan, à un total de 1009 sites web et 602 millions de pages hébergées sur les serveurs de la Fondation<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikiscan|titre=Statistics|url=https://web.archive.org/web/20250813173246/https://wikiscan.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Même s’ils sont développés au sein d’un même mouvement et avec le même logiciel informatique (MediaWiki), tous ces sites ne se ressemblent pas pour autant. En décembre 2025 par exemple, et si l’on se fie cette fois à WikiStats, on découvre que le nombre de personnes qui ont réalisé au moins une modification, varie de 189, pour Wikiquote en [[w:Ourdou|ourdou]], à 52 624 972, pour [[w:Wikipédia en anglais|Wikipédia en anglais]]<ref name="Wikistat1">{{Lien web|langue=|auteur=WikiStats|titre=All Wikimedia Projects by Size|url=https://web.archive.org/web/20260504135644/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_desc&th=0&lines=1010|consulté le=}}.</ref>. La taille des communautés actives peut donc varier fortement selon les projets, mais également en fonction des versions linguistiques. Chaque communauté configure ensuite différemment son système [[w:système de gestion de contenu|de gestion de contenu]]<ref>{{Lien web|auteur=Github|titre=wikimedia / operations-mediawiki-config|url=https://web.archive.org/web/20210216065944/https://github.com/wikimedia/operations-mediawiki-config/blob/master/wmf-config/InitialiseSettings.php#L18792-L18797|consulté le=}}.</ref> et établit des règles spécifiques à chaque objectif pédagogique et chaque déclinaison linguistique. Le projet [[w:Wikipédia en allemand|Wikipédia germanophone]] par exemple, possède des règles distinctes à celles du projet francophone. Le ''[[w:fair use|fair use]]'' n’y est pas d’application, les articles à l’état d’ébauche ne sont pas conservés et le bannissement d’un utilisateur ou d’une utilisatrice nécessite un vote favorable atteignant la majorité des deux tiers<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikipédia en allemand|url=https://web.archive.org/web/20201117104946/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia_en_allemand#Caract%25C3%25A9ristiques|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikipédia}}.</ref>. Cela alors qu’en octobre 2020 et uniquement dans le projet en portugais, il fut décidé que la modification de l’espace principal de l’encyclopédie serait dorénavant réservée aux personnes bénéficiant d’un compte utilisateur. Quant au contenu des différentes versions linguistiques de l’encyclopédie libre, une étude de 2010, qui comparait 74 d’entre elles, a mis en évidence que 74 % des articles encyclopédiques n’existaient que dans une seule version linguistique<ref>{{Article|langue=|auteur=|nom1=Hecht B|nom2=Gergle D|prénom3=CHI 2010|nom3=28th Annual CHI Conference on Human Factors in Computing Systems|titre=The tower of Babel meets web 2.0:User-generated content and its applications in a multilingual context|périodique=Conf Hum Fact Comput Syst Proc Conference on Human Factors in Computing Systems – Proceedings|volume=1|date=2010|issn=|pages=291–300}}.</ref>. Ce qui prouve donc que chaque version linguistique possède bien son propre contenu, alors que celui-ci est développé par des éditrices et éditeurs qui communiquent dans une langue commune, mais sans pour autant partager la même culture ou la même nationalité. De plus, les projets pédagogiques ont chacun leur propre finalité. L’objectif d’une encyclopédie, étant effectivement différent de celui d’un dictionnaire, d’un guide de voyage, d’un répertoire du vivant, d’un recueil de citations, d’une plateforme de création de cours et travaux de recherches, d’une bibliothèque de livres repris dans le domaine public ou publiés sous licence libre, d’un site journalistique, d’une banque de données sémantiques, d’une autre de fonctions informatiques ou de fichiers médiatiques, etc. Ensuite, qui dit finalités différentes, dit aussi règles éditoriales différentes. Il est effectivement interdit de produire du nouveau savoir, ou d’abuser de sources primaires sur Wikipédia, alors que parallèlement, tout cela est le bienvenu sur l’ensemble des autres projets, à l’image du Wiktionnaire<ref>{{Lien web|auteur1=Noé Gasparini|titre=Nature des sources et neutralité - Wiktionnaire|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Nature_des_sources_et_neutralit%C3%A9_dans_le_Wiktionnaire.pdf?uselang=fr|site=Wikimedia Commons|date=20 octobre 2017|page=34}}.</ref>. Wikisource faisant toutefois exception à cette dernière règle, puisque le projet consiste à collecter et à numériser des ouvrages répertoriés dans le domaine public ou déjà publiés sous licence libre. Enfin, il faut se souvenir que le droit d’auteur peut aussi varier d’un projet à l’autre. Comme les données reprises sur Wikidata par exemple, ainsi qu’au niveau des descriptions de fichiers reprises sur Wikimedia Commons, sont soumises à la licence CC0, contrairement au contenu des autres projets qui est sous licence CC.BY-SA. Un dernier argument qui justifie donc la nécessité d’effectuer un classement des projets et autres espaces d’activités numériques par fonctions<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikimedia projects/fr|url=https://web.archive.org/web/20201010052610/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_projects/fr&uselang=fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>, de sorte à rendre plus compréhensible leur vue d’ensemble. {| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;" |+ ![[Fichier:QR_code_Wikiscan.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://wikiscan.org]] ![[Fichier:QR code Wikistats.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://stats.wikimedia.org/#/all-projects]] |- |QR 13. Wikiscan |QR 14. Wikistat |} {{AutoCat}} fvdr8khoyucwpmrkohe0gbd6fxm4hhv 766998 766990 2026-05-26T19:50:13Z Lionel Scheepmans 20012 766998 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Comme dit précédemment, l’espace numérique Wikimédia le plus connu du grand public est Wikipédia, avec en mai 2026, 67 millions d’articles en provenance de 245 versions linguistiques actives<ref>{{Lien web|langue=|titre=List of Wikipedias/fr|url=https://web.archive.org/web/20260503080719/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?uselang=fr&title=List_of_Wikipedias%2Ffr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Elle arrive ainsi en tête du classement des projets pédagogiques, avant les 198 versions du Wiktionnaire, 122 de Wikibooks, 99 de Wikiquote, 84 de Wikisource, 36 de Wikinews, 27 de Wikivoyage et 17 de Wikiversity, pour un total de 884 projets pédagogiques<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Liste des Wikis de Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20260410065811/https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Matrice_des_sites|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. À cela s’ajoutent encore et toujours au niveau pédagogique, le projet multilingue Wikispecies et les trois plateformes de lancement des nouvelles versions linguistiques que sont Incubator, BetaWikiversity et Wikisource multilingue. En ajoutant les projets technique, administratif, et autres, on arrive ainsi, en février 2026 et selon Wikiscan, à un total de 1009 sites web et 602 millions de pages hébergées sur les serveurs de la Fondation<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikiscan|titre=Statistics|url=https://web.archive.org/web/20250813173246/https://wikiscan.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Même s’ils sont développés au sein d’un même mouvement et avec le même logiciel informatique, tous ces sites ne se ressemblent pas pour autant. En décembre 2025 par exemple, et si l’on se fie cette fois à WikiStats, on découvre que le nombre de personnes qui ont réalisé au moins une modification, varie de 189, pour Wikiquote en [[w:Ourdou|ourdou]], à 52 624 972, pour [[w:Wikipédia en anglais|Wikipédia en anglais]]<ref name="Wikistat1">{{Lien web|langue=|auteur=WikiStats|titre=All Wikimedia Projects by Size|url=https://web.archive.org/web/20260504135644/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_desc&th=0&lines=1010|consulté le=}}.</ref>. La taille des communautés actives peut donc varier fortement selon les projets, mais également en fonction des versions linguistiques. Chaque communauté configure différemment son système [[w:système de gestion de contenu|de gestion de contenu]]<ref>{{Lien web|auteur=Github|titre=wikimedia / operations-mediawiki-config|url=https://web.archive.org/web/20210216065944/https://github.com/wikimedia/operations-mediawiki-config/blob/master/wmf-config/InitialiseSettings.php#L18792-L18797|consulté le=}}.</ref> pour établir ensuite des règles spécifiques à chaque objectif pédagogique et chaque déclinaison linguistique. Le projet [[w:Wikipédia en allemand|Wikipédia germanophone]] par exemple, possède des règles distinctes à celles du projet francophone. Le ''[[w:fair use|fair use]]'' n’y est pas d’application, les articles à l’état d’ébauche ne sont pas conservés et le bannissement d’un utilisateur ou d’une utilisatrice nécessite un vote favorable atteignant la majorité des deux tiers<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikipédia en allemand|url=https://web.archive.org/web/20201117104946/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia_en_allemand#Caract%25C3%25A9ristiques|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikipédia}}.</ref>. Cela alors qu’en octobre 2020 et uniquement dans le projet en portugais, il fut décidé que la modification de l’espace principal de l’encyclopédie serait dorénavant réservée aux personnes bénéficiant d’un compte utilisateur<ref>{{Lien web|tritre=Votações/Necessidade de registo para editar a Wikipédia lusófona|Auteur=Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20260312093914/https://pt.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Vota%C3%A7%C3%B5es/Necessidade_de_registo_para_editar_a_Wikip%C3%A9dia_lus%C3%B3fona}}</ref>. Quant au contenu des différentes versions linguistiques de l’encyclopédie libre, une étude de 2010, qui comparait 74 d’entre elles, a mis en évidence que 74 % des articles encyclopédiques n’existaient que dans une seule version linguistique<ref>{{Article|langue=|auteur=|nom1=Hecht B|nom2=Gergle D|prénom3=CHI 2010|nom3=28th Annual CHI Conference on Human Factors in Computing Systems|titre=The tower of Babel meets web 2.0:User-generated content and its applications in a multilingual context|périodique=Conf Hum Fact Comput Syst Proc Conference on Human Factors in Computing Systems – Proceedings|volume=1|date=2010|issn=|pages=291–300}}.</ref>. Ce qui prouve donc que chaque version linguistique possède bien son propre contenu, alors que celui-ci est développé par des éditrices et éditeurs qui communiquent dans une langue commune, mais sans pour autant partager la même culture ou la même nationalité. De plus, les projets pédagogiques ont chacun leur propre finalité. L’objectif d’une encyclopédie, étant effectivement différent de celui d’un dictionnaire, d’un guide de voyage, d’un répertoire du vivant, d’un recueil de citations, d’une plateforme de création de cours et travaux de recherches, d’une bibliothèque de livres repris dans le domaine public ou publiés sous licence libre, d’un site journalistique, d’une banque de données sémantiques, d’une autre de fonctions informatiques ou de fichiers médiatiques, etc. Ensuite, qui dit finalités différentes, dit aussi règles éditoriales différentes. Il est effectivement interdit de produire du nouveau savoir, ou d’abuser de sources primaires sur Wikipédia, alors que parallèlement, tout cela est le bienvenu sur l’ensemble des autres projets, à l’image du Wiktionnaire<ref>{{Lien web|auteur1=Noé Gasparini|titre=Nature des sources et neutralité - Wiktionnaire|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Nature_des_sources_et_neutralit%C3%A9_dans_le_Wiktionnaire.pdf?uselang=fr|site=Wikimedia Commons|date=20 octobre 2017|page=34}}.</ref>. Wikisource faisant toutefois exception à cette dernière règle, puisque le projet consiste à collecter et à numériser des ouvrages répertoriés dans le domaine public ou déjà publiés sous licence libre. Enfin, il faut se souvenir que le droit d’auteur peut aussi varier d’un projet à l’autre. Comme les données reprises sur Wikidata par exemple, ainsi qu’au niveau des descriptions de fichiers reprises sur Wikimedia Commons, sont soumises à la licence CC0, contrairement au contenu des autres projets qui est sous licence CC.BY-SA. Un dernier argument qui justifie donc la nécessité d’effectuer un classement des projets et autres espaces d’activités numériques par fonctions<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikimedia projects/fr|url=https://web.archive.org/web/20201010052610/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_projects/fr&uselang=fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>, de sorte à rendre plus compréhensible leur vue d’ensemble. {| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;" |+ ![[Fichier:QR_code_Wikiscan.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://wikiscan.org]] ![[Fichier:QR code Wikistats.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://stats.wikimedia.org/#/all-projects]] |- |QR 13. Wikiscan |QR 14. Wikistat |} {{AutoCat}} tvvpwmkvq661pcwze6kpi5bur8kl7ih 766999 766998 2026-05-26T19:51:24Z Lionel Scheepmans 20012 766999 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Comme dit précédemment, l’espace numérique Wikimédia le plus connu du grand public est Wikipédia, avec en mai 2026, 67 millions d’articles en provenance de 245 versions linguistiques actives<ref>{{Lien web|langue=|titre=List of Wikipedias/fr|url=https://web.archive.org/web/20260503080719/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?uselang=fr&title=List_of_Wikipedias%2Ffr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Elle arrive ainsi en tête du classement des projets pédagogiques, avant les 198 versions du Wiktionnaire, 122 de Wikibooks, 99 de Wikiquote, 84 de Wikisource, 36 de Wikinews, 27 de Wikivoyage et 17 de Wikiversity, pour un total de 884 projets pédagogiques<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Liste des Wikis de Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20260410065811/https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Matrice_des_sites|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. À cela s’ajoutent encore et toujours au niveau pédagogique, le projet multilingue Wikispecies et les trois plateformes de lancement des nouvelles versions linguistiques que sont Incubator, BetaWikiversity et Wikisource multilingue. En ajoutant les projets technique, administratif, et autres, on arrive ainsi, en février 2026 et selon Wikiscan, à un total de 1009 sites web et 602 millions de pages hébergées sur les serveurs de la Fondation<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikiscan|titre=Statistics|url=https://web.archive.org/web/20250813173246/https://wikiscan.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Même s’ils sont développés au sein d’un même mouvement et avec le même logiciel informatique, tous ces sites ne se ressemblent pas pour autant. En décembre 2025 par exemple, et si l’on se fie cette fois à WikiStats, on découvre que le nombre de personnes qui ont réalisé au moins une modification, varie de 189, pour Wikiquote en [[w:Ourdou|ourdou]], à 52 624 972, pour [[w:Wikipédia en anglais|Wikipédia en anglais]]<ref name="Wikistat1">{{Lien web|langue=|auteur=WikiStats|titre=All Wikimedia Projects by Size|url=https://web.archive.org/web/20260504135644/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_desc&th=0&lines=1010|consulté le=}}.</ref>. La taille des communautés actives peut donc varier fortement selon les projets, mais également en fonction des versions linguistiques. Chaque communauté configure différemment son système [[w:système de gestion de contenu|de gestion de contenu]]<ref>{{Lien web|auteur=Github|titre=wikimedia / operations-mediawiki-config|url=https://web.archive.org/web/20210216065944/https://github.com/wikimedia/operations-mediawiki-config/blob/master/wmf-config/InitialiseSettings.php#L18792-L18797|consulté le=}}.</ref> pour établir ensuite des règles spécifiques à chaque objectif pédagogique et chaque déclinaison linguistique. Le projet [[w:Wikipédia en allemand|Wikipédia germanophone]] par exemple, possède des règles distinctes à celles du projet francophone. Le ''[[w:fair use|fair use]]'' n’y est pas d’application, les articles à l’état d’ébauche ne sont pas conservés et le bannissement d’un utilisateur ou d’une utilisatrice nécessite un vote favorable atteignant la majorité des deux tiers<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikipédia en allemand|url=https://web.archive.org/web/20201117104946/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia_en_allemand#Caract%25C3%25A9ristiques|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikipédia}}.</ref>. Cela alors qu’en octobre 2020 et uniquement dans le projet en portugais, il fut décidé que la modification de l’espace principal de l’encyclopédie serait dorénavant réservée aux personnes bénéficiant d’un compte utilisateur<ref>{{Lien web|titre=Votações/Necessidade de registo para editar a Wikipédia lusófona|Auteur=Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20260312093914/https://pt.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Vota%C3%A7%C3%B5es/Necessidade_de_registo_para_editar_a_Wikip%C3%A9dia_lus%C3%B3fona}}</ref>. Quant au contenu des différentes versions linguistiques de l’encyclopédie libre, une étude de 2010, qui comparait 74 d’entre elles, a mis en évidence que 74 % des articles encyclopédiques n’existaient que dans une seule version linguistique<ref>{{Article|langue=|auteur=|nom1=Hecht B|nom2=Gergle D|prénom3=CHI 2010|nom3=28th Annual CHI Conference on Human Factors in Computing Systems|titre=The tower of Babel meets web 2.0:User-generated content and its applications in a multilingual context|périodique=Conf Hum Fact Comput Syst Proc Conference on Human Factors in Computing Systems – Proceedings|volume=1|date=2010|issn=|pages=291–300}}.</ref>. Ce qui prouve donc que chaque version linguistique possède bien son propre contenu, alors que celui-ci est développé par des éditrices et éditeurs qui communiquent dans une langue commune, mais sans pour autant partager la même culture ou la même nationalité. De plus, les projets pédagogiques ont chacun leur propre finalité. L’objectif d’une encyclopédie, étant effectivement différent de celui d’un dictionnaire, d’un guide de voyage, d’un répertoire du vivant, d’un recueil de citations, d’une plateforme de création de cours et travaux de recherches, d’une bibliothèque de livres repris dans le domaine public ou publiés sous licence libre, d’un site journalistique, d’une banque de données sémantiques, d’une autre de fonctions informatiques ou de fichiers médiatiques, etc. Ensuite, qui dit finalités différentes, dit aussi règles éditoriales différentes. Il est effectivement interdit de produire du nouveau savoir, ou d’abuser de sources primaires sur Wikipédia, alors que parallèlement, tout cela est le bienvenu sur l’ensemble des autres projets, à l’image du Wiktionnaire<ref>{{Lien web|auteur1=Noé Gasparini|titre=Nature des sources et neutralité - Wiktionnaire|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Nature_des_sources_et_neutralit%C3%A9_dans_le_Wiktionnaire.pdf?uselang=fr|site=Wikimedia Commons|date=20 octobre 2017|page=34}}.</ref>. Wikisource faisant toutefois exception à cette dernière règle, puisque le projet consiste à collecter et à numériser des ouvrages répertoriés dans le domaine public ou déjà publiés sous licence libre. Enfin, il faut se souvenir que le droit d’auteur peut aussi varier d’un projet à l’autre. Comme les données reprises sur Wikidata par exemple, ainsi qu’au niveau des descriptions de fichiers reprises sur Wikimedia Commons, sont soumises à la licence CC0, contrairement au contenu des autres projets qui est sous licence CC.BY-SA. Un dernier argument qui justifie donc la nécessité d’effectuer un classement des projets et autres espaces d’activités numériques par fonctions<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikimedia projects/fr|url=https://web.archive.org/web/20201010052610/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_projects/fr&uselang=fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>, de sorte à rendre plus compréhensible leur vue d’ensemble. {| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;" |+ ![[Fichier:QR_code_Wikiscan.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://wikiscan.org]] ![[Fichier:QR code Wikistats.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://stats.wikimedia.org/#/all-projects]] |- |QR 13. Wikiscan |QR 14. Wikistat |} {{AutoCat}} 9bvu8rx8cj3zq8n60clnfrvvjw69rv3 767000 766999 2026-05-26T19:52:16Z Lionel Scheepmans 20012 767000 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Comme dit précédemment, l’espace numérique Wikimédia le plus connu du grand public est Wikipédia, avec en mai 2026, 67 millions d’articles en provenance de 245 versions linguistiques actives<ref>{{Lien web|langue=|titre=List of Wikipedias/fr|url=https://web.archive.org/web/20260503080719/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?uselang=fr&title=List_of_Wikipedias%2Ffr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Elle arrive ainsi en tête du classement des projets pédagogiques, avant les 198 versions du Wiktionnaire, 122 de Wikibooks, 99 de Wikiquote, 84 de Wikisource, 36 de Wikinews, 27 de Wikivoyage et 17 de Wikiversity, pour un total de 884 projets pédagogiques<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Liste des Wikis de Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20260410065811/https://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Matrice_des_sites|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. À cela s’ajoutent encore et toujours au niveau pédagogique, le projet multilingue Wikispecies et les trois plateformes de lancement des nouvelles versions linguistiques que sont Incubator, BetaWikiversity et Wikisource multilingue. En ajoutant les projets technique, administratif, et autres, on arrive ainsi, en février 2026 et selon Wikiscan, à un total de 1009 sites web et 602 millions de pages hébergées sur les serveurs de la Fondation<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikiscan|titre=Statistics|url=https://web.archive.org/web/20250813173246/https://wikiscan.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Même s’ils sont développés au sein d’un même mouvement et avec le même logiciel informatique, tous ces sites ne se ressemblent pas pour autant. En décembre 2025 par exemple, et si l’on se fie cette fois à WikiStats, on découvre que le nombre de personnes qui ont réalisé au moins une modification, varie de 189, pour Wikiquote en [[w:Ourdou|ourdou]], à 52 624 972, pour [[w:Wikipédia en anglais|Wikipédia en anglais]]<ref name="Wikistat1">{{Lien web|langue=|auteur=WikiStats|titre=All Wikimedia Projects by Size|url=https://web.archive.org/web/20260504135644/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_desc&th=0&lines=1010|consulté le=}}.</ref>. La taille des communautés actives peut donc varier fortement selon les projets, mais également en fonction des versions linguistiques. Chaque communauté configure différemment son système [[w:système de gestion de contenu|de gestion de contenu]]<ref>{{Lien web|auteur=Github|titre=wikimedia / operations-mediawiki-config|url=https://web.archive.org/web/20210216065944/https://github.com/wikimedia/operations-mediawiki-config/blob/master/wmf-config/InitialiseSettings.php#L18792-L18797|consulté le=}}.</ref> pour établir ensuite des règles spécifiques à chaque objectif pédagogique et chaque déclinaison linguistique. Le projet [[w:Wikipédia en allemand|Wikipédia germanophone]] par exemple, possède des règles distinctes à celles du projet francophone. Le ''[[w:fair use|fair use]]'' n’y est pas d’application, les articles à l’état d’ébauche ne sont pas conservés et le bannissement d’un utilisateur ou d’une utilisatrice nécessite un vote favorable atteignant la majorité des deux tiers<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikipédia en allemand|url=https://web.archive.org/web/20201117104946/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia_en_allemand#Caract%25C3%25A9ristiques|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikipédia}}.</ref>. Cela alors qu’en octobre 2020 et uniquement dans le projet en portugais, il fut décidé que la modification de l’espace principal de l’encyclopédie serait dorénavant réservée aux personnes bénéficiant d’un compte utilisateur<ref>{{Lien web|titre=Votações/Necessidade de registo para editar a Wikipédia lusófona|auteur=Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20260312093914/https://pt.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Vota%C3%A7%C3%B5es/Necessidade_de_registo_para_editar_a_Wikip%C3%A9dia_lus%C3%B3fona}}</ref>. Quant au contenu des différentes versions linguistiques de l’encyclopédie libre, une étude de 2010, qui comparait 74 d’entre elles, a mis en évidence que 74 % des articles encyclopédiques n’existaient que dans une seule version linguistique<ref>{{Article|langue=|auteur=|nom1=Hecht B|nom2=Gergle D|prénom3=CHI 2010|nom3=28th Annual CHI Conference on Human Factors in Computing Systems|titre=The tower of Babel meets web 2.0:User-generated content and its applications in a multilingual context|périodique=Conf Hum Fact Comput Syst Proc Conference on Human Factors in Computing Systems – Proceedings|volume=1|date=2010|issn=|pages=291–300}}.</ref>. Ce qui prouve donc que chaque version linguistique possède bien son propre contenu, alors que celui-ci est développé par des éditrices et éditeurs qui communiquent dans une langue commune, mais sans pour autant partager la même culture ou la même nationalité. De plus, les projets pédagogiques ont chacun leur propre finalité. L’objectif d’une encyclopédie, étant effectivement différent de celui d’un dictionnaire, d’un guide de voyage, d’un répertoire du vivant, d’un recueil de citations, d’une plateforme de création de cours et travaux de recherches, d’une bibliothèque de livres repris dans le domaine public ou publiés sous licence libre, d’un site journalistique, d’une banque de données sémantiques, d’une autre de fonctions informatiques ou de fichiers médiatiques, etc. Ensuite, qui dit finalités différentes, dit aussi règles éditoriales différentes. Il est effectivement interdit de produire du nouveau savoir, ou d’abuser de sources primaires sur Wikipédia, alors que parallèlement, tout cela est le bienvenu sur l’ensemble des autres projets, à l’image du Wiktionnaire<ref>{{Lien web|auteur1=Noé Gasparini|titre=Nature des sources et neutralité - Wiktionnaire|url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Nature_des_sources_et_neutralit%C3%A9_dans_le_Wiktionnaire.pdf?uselang=fr|site=Wikimedia Commons|date=20 octobre 2017|page=34}}.</ref>. Wikisource faisant toutefois exception à cette dernière règle, puisque le projet consiste à collecter et à numériser des ouvrages répertoriés dans le domaine public ou déjà publiés sous licence libre. Enfin, il faut se souvenir que le droit d’auteur peut aussi varier d’un projet à l’autre. Comme les données reprises sur Wikidata par exemple, ainsi qu’au niveau des descriptions de fichiers reprises sur Wikimedia Commons, sont soumises à la licence CC0, contrairement au contenu des autres projets qui est sous licence CC.BY-SA. Un dernier argument qui justifie donc la nécessité d’effectuer un classement des projets et autres espaces d’activités numériques par fonctions<ref>{{Lien web|langue=|titre=Wikimedia projects/fr|url=https://web.archive.org/web/20201010052610/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_projects/fr&uselang=fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>, de sorte à rendre plus compréhensible leur vue d’ensemble. {| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;" |+ ![[Fichier:QR_code_Wikiscan.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://wikiscan.org]] ![[Fichier:QR code Wikistats.png|sans_cadre|100x100px|centré|lien=https://stats.wikimedia.org/#/all-projects]] |- |QR 13. Wikiscan |QR 14. Wikistat |} {{AutoCat}} 5bzc77kzb42aihn76fes934b32jpzo9 Le mouvement Wikimédia/Les projets de gouvernance, de gestion et de sensibilisation 0 79287 766996 707385 2026-05-26T18:36:26Z Lionel Scheepmans 20012 766996 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Au-delà des projets de partage de la connaissance, il existe un ensemble d’espaces web dédiés à l’organisation interne du mouvement. Parmi ceux-ci, se trouve la plate-forme [[w:Méta-Wiki|Méta-Wiki]], qui est la plus active après le projet Wikipédia en anglais<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiStats|titre=All Wikimedia Projects by Size|url=https://web.archive.org/web/20210125221305/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_asc}}.</ref>. C’est un espace dédié à la coordination, la documentation, la planification et l’analyse du mouvement dans son ensemble et dans sa dimension internationale. Comme vu précédemment, c’est là que se tiennent de nombreux débats concernant les décisions importantes. On y organise, par exemple, la naissance des nouveaux projets ou entités affiliées<ref >{{Article|langue=|auteur=|prénom1=David Gómez|nom1=Fontanills|titre=Panoràmica de la wikimediasfera|périodique=Digithum|date=2012-05-31|issn=1575-2275|lire en ligne=https://www.raco.cat/index.php/Digit/article/view/254239|consulté le=|pages=}}.</ref>, la distribution des subventions accordées par la Fondation, ainsi que les élections des membres de [[b:fr:Le mouvement Wikimédia#Comit%C3%A9s%20et%20groupes%20de%20travail|comités]] et du conseil d’administration de la Fondation. Comme autre site dédié à la coordination, il y a ensuite le site [[wmania:Wikimania|Wikimania]] dans lequel on prépare les conférences internationales annuelles dédiées au mouvement<ref >{{Lien web|langue=|titre=Wikimania|url=https://web.archive.org/web/20201117192342/https://wikimania.wikimedia.org/wiki/Wikimania|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimania}}.</ref>, et le site ''Wikimedia Outreach'' qui se focalise pour sa part sur la promotion des projets Wikimédia. Une promotion qui peut se faire dans le milieu de l’éducation, des galeries d’art, des librairies, des archives et des musées, et qui bien souvent fait l’objet d’un partage de bonnes pratiques<ref >{{Lien web|langue=|titre=Page principale|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://outreach.wikimedia.org/wiki/Main_Page/fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Outreach}}.</ref>. Ce à quoi il faut encore ajouter la plate-forme Fluxx, apparue en 2021<ref>{{Lien web|auteur=Fluxx|url=https://web.archive.org/web/20211207033942/https://wmf.fluxx.io/user_sessions/new|titre=Welcome to the Wikimedia Foundation Funds Portal}}.</ref>, dans le but de simplifier la gestion des demandes de subvention adressées à la Fondation. Parmi les sites dédiés à la gestion du mouvement, certains peuvent cesser leurs activités une fois leur objectif atteint. Tel fut le cas du site [[strategy:Main_Page|''Wikimedia strategy planning'']] utilisé pour élaborer la stratégie du mouvement durant la période 2010-2020, juste avant son archivage<ref>{{Lien web|langue=|titre=Main page|url=https://web.archive.org/web/20201127012442/https://strategy.wikimedia.org/wiki/Main_Page|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Strategic Planning}}.</ref>. Pareillement, le site ''[[usability:Main_Page|Wikimedia Usability]],'' qui hébergeait un travail d’amélioration de l’accessibilité des sites Wikimédia'','' fut archivé suite au terme de son financement par la ''Stanton Foundation''<ref>{{Lien web|langue=|titre=Main page|url=https://web.archive.org/web/20201120153203/https://usability.wikimedia.org/wiki/Main_Page|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Usability Initiative}}.</ref>, alors que le site [https://web.archive.org/web/20130219071622/http://survey.wikimedia.org/ survey.wikimedia.org/], comme plateforme de sondage en ligne, fut abandonné dans le courant de 2013<ref>{{Lien web|auteur=Internet Archive|titre=Wayback Machine|url=https://web.archive.org/web/2013*/http://survey.wikimedia.org/|consulté le=}}.</ref>. Concernant la gestion des courriels adressés au mouvement, le mouvement Wikimédia avait mis en place, en septembre 2004, un système de traitement via l’''[[w:fr:Open-source Ticket Request System|Open-source Ticket Request System]]'', avant d’être remplacé par le logiciel Znumy LTS en 2021<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Actualités techniques/2021/Semaine 16|url=https://web.archive.org/web/20210419202547/https://meta.wikimedia.org/wiki/Tech/News/2021/16/fr|consulté le=}}.</ref>. C’est à cet endroit que toutes les requêtes, plaintes, commentaires et autres types de demandes envoyés par courrier électronique au mouvement y sont ainsi traités en première ligne, par des bénévoles accrédités par la Fondation. Un traitement qui s’organise au départ d’un autre site intitulé ''Wikimedia’s Volunteer Response Team wiki'' ([[vrtwiki:Main Page|VTR]])<ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20211030233702/https://vrt-wiki.wikimedia.org/wiki/Main_Page|titre=Welcome to Wikimedia’s Volunteer Response Team wiki!|auteur=Wikimedia VRT|consulté le=}}.</ref>, dans lequel 400 volontaires<ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20211009132458/https://meta.wikimedia.org/wiki/Volunteer_Response_Team/Users|auteur=Méta-Wiki|titre=Volunteer Response Team/Users|consulté le=}}.</ref>, actifs dans une quarantaine de langues répondent à plusieurs centaines de messages journaliers<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Tool wmfalbs|titre=Wikimedia OTRS Daily Reports|url=https://web.archive.org/web/20181121023829/https://tools.wmflabs.org/otrsreports/daily|date=|consulté le=}}.</ref>. Principalement dans Wikipédia, il existe encore des sous-projets de sensibilisation ou de formation sur des thématiques très variées. Parmi ceux-ci se trouve le projet [[w:Projet:WikiMOOC|WikiMooc]]<ref>{{Lien web|langue=|titre=Projet:WikiMOOC|url=https://web.archive.org/web/20190412170034/https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:WikiMOOC|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikipédia}}.</ref> pour apprendre à contribuer sur Wikipédia, le projet Noircir Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Projet:Noircir Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20210128115942/https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Noircir_Wikip%C3%A9dia|consulté le=}}.</ref>, qui lutte contre le manque de contenu au sujet de l’Afrique et des afro-descendants, les concours photo ''Wiki Loves'' sur différentes thématiques, ou encore les divers projets dédiés à la recherche de parité hommes et femmes dans les articles encyclopédiques, dont l’un des plus connus s’intitule Les sans pagEs. {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 3. Présentation des projets d’aide, de coordination, de gestion et de partage d’information apparus au sein du mouvement Wikimédia |[[Fichier:Screenshot logo wikimedia gouvernance wiki.png|centré|sans_cadre|100x100px]] |[[wmf:home|'''''Wikimedia Foundation Governance Wiki''''']] est le site sur lequel le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia met à la disposition du public des documents relatifs à sa gouvernance. |- |[[Fichier:Screenshot logo wikimedia board.png|centré|sans_cadre|71x71px]] |[https://board.wikimedia.org/wiki/Main_Page '''''Wikimedia Board'''''] est un site wiki dont l’accès est réservé aux membres du conseil d’administration de la Fondation Wikimédia pour leur communication interne. |- |[[Fichier:Wikimedia_Community_Logo.svg|lien=M:Accueil|centré|50x50px|Accueil de Méta-Wiki]] |[[w:metawiki:Accueil|'''Méta-Wiki''']] est le site de gestion et de coordination générale du mouvement Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikimania.svg|lien=Wmania:Main_Page/fr|centré|61x61px|Accueil de Wikimania|alt=]] |Le site [[w:Wikimania|'''Wikimania''']] est dédié à la préparation des cycles de conférences annuelles dédiées au mouvement Wikimédia. |- valign="top" |[[Fichier:Wikimedia_Outreach.png|lien=Outreach:Main_Page|centré|70x70px|Accueil de « Outreach »|alt=]] |'''''[[w:outreach:Main Page|Wikimedia Outreach]]''''' est un site Web destiné à coordonner la promotion des projets Wikimédia et les partenariats au sein du mouvement. |- |[[Fichier:Wikimedia Community Logo-Mailservices 2.svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |'''''[https://lists.wikimedia.org/postorius/lists/ Wikimedia Mailservices]''''' est le service d’hébergement de toutes les listes de diffusion gérées par la Fondation Wikimédia. |- |[[Fichier:Nuvola mimetypes log.svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |'''[[stats:#/all-projects|Statistiques Wikimédia]]''' rassemble des plateformes d’informations statistiques au sujet de tous les projets Wikimédia gérés par la Fondation ''Wikimedia''. |- |[[Fichier:Wikimedia Volunteer Response Team mail logo.svg|centré|sans_cadre|80x80px]] |[[m:Volunteer Response Team|'''''Volunteer Response Team''''']] est un projet qui regroupe des bénévoles désireux de répondre aux courriels envoyés au mouvement Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikipedia Usability Initiative Logo.png|centré|sans_cadre|70x70px]] |'''''[[w:usability:Main_Page|Wikimedia Usability]]''''' (archivé) est un espace de travail dédié à l’amélioration de la convivialité de Wikipédia pour les nouveaux arrivants. |- |[[Fichier:Wikimedia Strategic Planning logo.svg|alt=Logo du site Wikimédia strategy|centré|sans_cadre|70x70px]] |'''[[w:strategy:Main_Page|''Wikimedia strategic planning'']]''' (archivé) fut le site utilisé de 2009 à 2010 pour l’élaboration du plan stratégique 2010-2015. |} {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 4. Exemples de sous-projets d’aide et de sensibilisation développés au sein des projets Wikimédia |[[Fichier:Logo neutre 2020 Wikimooc 2.png|centré|sans_cadre|100x100px]] |Le '''[[w:fr:projet:WikiMOOC|WikiMOOC]]''' est un cours en ligne gratuit et ouvert à tous, destiné à l’apprentissage de la contribution sur Wikipédia. Il est conçu par des contributeurs et contributrices bénévoles de Wikipédia, avec le soutien de Wikimédia France. |- |[[Fichier:Logo noircir wikipedia.png|centré|sans_cadre|60x60px]] |[[w:fr:projet:Noircir Wikipédia|'''Noircir Wikipédia''']] est une initiative visant à combler le manque d’informations sur la culture, les personnalités africaines ou afro-descendant et la diaspora africaine sur Wikipédia. |- |[[Fichier:Les sans pagEs drawing Fhala.K.svg|centré|sans_cadre|80x80px]] |[[w:Les_sans_pagEs|'''Les sans pagEs''']] est un sous-projet de la version francophone de Wikipédia, initié en juillet 2016, dont le but est de lutter contre les déséquilibres de genre sur les articles de l’encyclopédie. |- |[[Fichier:LUSITANA WLM 2011 d.svg|centré|vignette|70x70px]] |'''[[w:fr:Wiki Loves Monuments|Wiki Loves Monuments]]''', littéralement « Wiki aime les monuments », est un concours photographique international se tenant annuellement en septembre, dont l’objectif est de mettre en valeur les biens classés patrimoniaux. |} {{AutoCat}} bn8hs1b9fbuht893153cq4pmae9j2rt Le mouvement Wikimédia/Les projets de gestion technique 0 79288 766992 757528 2026-05-26T17:51:48Z Lionel Scheepmans 20012 766992 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Dans le but de traiter les questions techniques liées au fonctionnement du mouvement, un ensemble de sites et de projets ont petit à petit vu le jour. Le plus important d’entre eux est certainement le [[mw:MediaWiki|site MediaWiki]], qui est un lieu multilingue entièrement dédié au développement collaboratif et à la documentation du [[w:MediaWiki|logiciel MediaWiki]], sur lequel tournent tous les projets éditoriaux. Ce projet est étroitement lié à d'autres plateformes de gestion technique telles que [[m:Wikispore|Wikispore]] en charge de tester de nouvelles propositions de projet Wikimédia, ou [[w:Phabricator|Phabricator]], qui a pour mission principale de résoudre des bugs informatiques en donnant priorité aux problèmes de sécurité. En 2014, Phabicator a effectivement remplacé le programme [[w:fr:Bugzilla|Bugzilla]] jugé obsolète et qui ne permettait pas, contrairement à son successeur, de coordonner des tâches qui ne sont pas liées à la maintenance informatique<ref >{{Lien web|langue=|auteur=Quim Gil|titre=Welcome to Phabricator, Wikimedia's new collaboration platform|url=https://web.archive.org/web/20200920074139/https://wikimediafoundation.org/news/2014/11/24/welcome-to-phabricator-wikimedias-new-collaboration-platform/|site=Wikimedia Foundation News|lieu=|éditeur=|date=24 November 2014|consulté le=}}.</ref>. Comme autre site dédié aux questions techniques, vient ensuite le [[wikitech:main page|site Wikitech]], une plateforme d’information et d’orientation technique au sujet du ''Wikimedia Cloud Services (WMCS)''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikitech|titre=Help:Cloud Services Introduction|url=https://web.archive.org/web/20201116184535/https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Help:Cloud_Services_Introduction|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. En janvier 2020, plus de 16 000 personnes<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Toolforge|titre=OpenStack browser|url=https://web.archive.org/web/20201012130212/https://openstack-browser.toolforge.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref> s’y rendirent pour bénéficier d’un accès aux [[w:Dump#Informatique|''dumps'']] et aux [[w:système de gestion de base de données|systèmes de gestion de bases de données]] des projets Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikitech|titre=Main page|url=https://web.archive.org/web/20201203135525/https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Main_Page|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Il reste ensuite à signaler, le projet ''[[mw:Wikimedia_Research|Wikimedia Research]]'', dans lequel se rassemble une équipe de « scientifiques et d’ingénieurs qui utilisent des données pour comprendre et responsabiliser des millions de personnes qui interagissent quotidiennement avec Wikipédia et ses projets frères<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''Scientists and engineers using data to understand and empower millions of readers and contributors who interact with Wikipedia and its sister projects on a daily basis''. »</ref><ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20211107081334/https://research.wikimedia.org/|titre=Wikimedia Research|auteur=Wikimedia Research|consulté le=}}.</ref> ». Puis finalement, comme dernier arrivant et unique projet commercial apparu au sein du mouvement, il y a le projet [[m:Wikimedia Enterprise|''Wikimedia Enterprise'']]. Il a pour fonction de vendre des services d’accès privilégiés aux grands utilisateurs commerciaux des projets Wikimédia ainsi qu’à des organisations. Les tarifs des services alloués peuvent varier entre la gratuité et un tarif variable selon la taille des demandeurs et la nature lucrative ou non lucrative de leurs activités<ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20210701124352/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_Enterprise/fr|auteur=Méta-Wiki|consulté le=|titre=Wikimedia Enterprise}}.</ref>. Dans tous ces projets techniques, l’anglais fait souvent office de [[w:Lingua_franca|''lingua franca'']]. {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 5. Présentation des projets de gestion technique actifs dans le mouvement Wikimédia |- |[[Fichier:MediaWiki-2020-icon.svg|lien=MW:MediaWiki/fr|centré|60x60px|Accueil de MediaWiki|alt=]] |'''[[w:mw:MediaWiki/fr|Le site MediaWiki]]''' est une plateforme de développement et de documentation du logiciel [[w:MediaWiki|MediaWiki]] utilisé par tous les projets éditoriaux Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikimedia_Phabricator_logo.svg|lien=https://phabricator.wikimedia.org/|centré|50x50px|Accueil de Phabricator]] |'''[https://phabricator.wikimedia.org ''Wikimedia Phabricator'']''' est une plateforme de gestion de tâches ouverte à tous les contributeurs et contributrices de Wikimédia principalement pour traiter des problèmes informatiques, tout en restant ouvert à la gestion d’autres types de tâches. |- |[[File:Wikispore logo.svg|centré|89x89px|sans_cadre]] |[[wikispore:Main_Page/fr|Wikispore]] est une instance du wmflabs qui permet de tester de nouveau projets wiki avant leur acceptation par le mouvement. |- |[[Fichier:Wikitech-2021-logo-blue.svg|alt=|centré|sans_cadre|89x89px]] |'''[[w:wikitech:Main_Page|''Wikitech'']]''' est une plateforme destinée à documenter les projets et infrastructures informatiques d’aide au mouvement Wikimédia, hébergés sur le [[w:cloud|cloud]] par la Fondation Wikimédia. |- |[[Fichier:Test_wiki_logo_notext.png|lien=Testwiki:Main_Page|centré|50x50px|Accueil de « Test Wiki »|alt=Accueil de « Test Wiki »]] |'''[[w:testwiki:Main Page|''Test Wiki'']]''' est un site Wikimédia utilisé par les développeurs du logiciel afin de tester leurs codes avant de les appliquer à d’autres sites. |- |[[Fichier:Toolforge logo.svg|centré|sans_cadre|50x50px|alt=]] |'''[[w:wikitech:Portal:Toolforge|''Toolforge'']]''' (anciennement toolserver) est un sous-projet de Wikitech dédié à la gestion du ''cloud computing Wikimédia'' dédié à l’hébergement de projets assistés par la communauté. |- |[[Fichier:Wikimedia Cloud Services logo.svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |'''[[w:wikitech:Portal:Cloud_VPS|''Wikimedia Cloud VPS'']]''' est un sous-projet de Wikitech composé d’un espace de gestion du ''cloud computing Wikimédia'' destiné à l’hébergement de projets autonomes. |- |[[Fichier:WMCS data services.svg|centré|sans_cadre|85x85px]] |'''[[wikitech:Portal:Data Services|Data Services]]''' est un sous-projet de Wikitech qui permet un accès direct aux bases de données et aux dumps, ainsi que des interfaces Web pour les requêtes et l’accès par programmation aux magasins de données. |- |[[Fichier:Wikimedia Enterprise logo.svg|centré|sans_cadre|100x100px]] |'''[[m:Wikimedia Enterprise|''Wikimedia Enterprise'']]''' est un service payant d’accès privilégiés aux contenus des projets Wikimédia dédié aux entreprises commerciales et potentiellement gratuit pour des organisations non commerciales. |} {{AutoCat}} jbfaww0i4p3ku97t9u6x4cezcv1vpaw 766997 766992 2026-05-26T19:22:56Z Lionel Scheepmans 20012 766997 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude> Dans le but de traiter les questions techniques liées au fonctionnement du mouvement, un ensemble de sites et de projets ont petit à petit vu le jour. Le plus important d’entre eux est le [[mw:MediaWiki|site MediaWiki]], qui est un lieu multilingue entièrement dédié au développement collaboratif et à la documentation du [[w:MediaWiki|logiciel MediaWiki]], sur lequel tournent tous les projets éditoriaux. Ce projet est étroitement lié à d'autres plateformes de gestion technique telles que [[m:Wikispore|Wikispore]] en charge de tester de nouvelles propositions de projet Wikimédia, ou [[w:Phabricator|Phabricator]], qui a pour mission principale de résoudre des bugs informatiques en donnant priorité aux problèmes de sécurité. En 2014, Phabicator a effectivement remplacé le programme [[w:fr:Bugzilla|Bugzilla]] jugé obsolète et qui ne permettait pas, contrairement à son successeur, de coordonner des tâches qui ne sont pas liées à la maintenance informatique<ref >{{Lien web|langue=|auteur=Quim Gil|titre=Welcome to Phabricator, Wikimedia's new collaboration platform|url=https://web.archive.org/web/20200920074139/https://wikimediafoundation.org/news/2014/11/24/welcome-to-phabricator-wikimedias-new-collaboration-platform/|site=Wikimedia Foundation News|lieu=|éditeur=|date=24 November 2014|consulté le=}}.</ref>. Comme autre site dédié aux questions techniques, vient ensuite le [[wikitech:main page|site Wikitech]], une plateforme d’information et d’orientation technique au sujet du ''Wikimedia Cloud Services (WMCS)''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikitech|titre=Help:Cloud Services Introduction|url=https://web.archive.org/web/20201116184535/https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Help:Cloud_Services_Introduction|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. En janvier 2020, plus de 16 000 personnes<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Toolforge|titre=OpenStack browser|url=https://web.archive.org/web/20201012130212/https://openstack-browser.toolforge.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref> s’y rendirent pour bénéficier d’un accès aux [[w:Dump#Informatique|''dumps'']] et aux [[w:système de gestion de base de données|systèmes de gestion de bases de données]] des projets Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikitech|titre=Main page|url=https://web.archive.org/web/20201203135525/https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Main_Page|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Il reste ensuite à signaler, le projet ''[[mw:Wikimedia_Research|Wikimedia Research]]'', dans lequel se rassemble une équipe de « scientifiques et d’ingénieurs qui utilisent des données pour comprendre et responsabiliser des millions de personnes qui interagissent quotidiennement avec Wikipédia et ses projets frères<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''Scientists and engineers using data to understand and empower millions of readers and contributors who interact with Wikipedia and its sister projects on a daily basis''. »</ref><ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20211107081334/https://research.wikimedia.org/|titre=Wikimedia Research|auteur=Wikimedia Research|consulté le=}}.</ref> ». Puis finalement, comme dernier arrivant et unique projet commercial apparu au sein du mouvement, il y a le projet [[m:Wikimedia Enterprise|''Wikimedia Enterprise'']]. Il a pour fonction de vendre des services d’accès privilégiés aux grands utilisateurs commerciaux des projets Wikimédia ainsi qu’à des organisations. Les tarifs des services alloués peuvent varier entre la gratuité et un tarif variable selon la taille des demandeurs et la nature lucrative ou non lucrative de leurs activités<ref>{{Cite web|url=https://web.archive.org/web/20210701124352/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_Enterprise/fr|auteur=Méta-Wiki|consulté le=|titre=Wikimedia Enterprise}}.</ref>. Dans tous ces projets techniques, l’anglais fait souvent office de [[w:Lingua_franca|''lingua franca'']]. {| class="wikitable" style="margin: auto;" |+Tableau 5. Présentation des projets de gestion technique actifs dans le mouvement Wikimédia |- |[[Fichier:MediaWiki-2020-icon.svg|lien=MW:MediaWiki/fr|centré|60x60px|Accueil de MediaWiki|alt=]] |'''[[w:mw:MediaWiki/fr|Le site MediaWiki]]''' est une plateforme de développement et de documentation du logiciel [[w:MediaWiki|MediaWiki]] utilisé par tous les projets éditoriaux Wikimédia. |- |[[Fichier:Wikimedia_Phabricator_logo.svg|lien=https://phabricator.wikimedia.org/|centré|50x50px|Accueil de Phabricator]] |'''[https://phabricator.wikimedia.org ''Wikimedia Phabricator'']''' est une plateforme de gestion de tâches ouverte à tous les contributeurs et contributrices de Wikimédia principalement pour traiter des problèmes informatiques, tout en restant ouvert à la gestion d’autres types de tâches. |- |[[File:Wikispore logo.svg|centré|89x89px|sans_cadre]] |[[wikispore:Main_Page/fr|Wikispore]] est une instance du wmflabs qui permet de tester de nouveau projets wiki avant leur acceptation par le mouvement. |- |[[Fichier:Wikitech-2021-logo-blue.svg|alt=|centré|sans_cadre|89x89px]] |'''[[w:wikitech:Main_Page|''Wikitech'']]''' est une plateforme destinée à documenter les projets et infrastructures informatiques d’aide au mouvement Wikimédia, hébergés sur le [[w:cloud|cloud]] par la Fondation Wikimédia. |- |[[Fichier:Test_wiki_logo_notext.png|lien=Testwiki:Main_Page|centré|50x50px|Accueil de « Test Wiki »|alt=Accueil de « Test Wiki »]] |'''[[w:testwiki:Main Page|''Test Wiki'']]''' est un site Wikimédia utilisé par les développeurs du logiciel afin de tester leurs codes avant de les appliquer à d’autres sites. |- |[[Fichier:Toolforge logo.svg|centré|sans_cadre|50x50px|alt=]] |'''[[w:wikitech:Portal:Toolforge|''Toolforge'']]''' (anciennement toolserver) est un sous-projet de Wikitech dédié à la gestion du ''cloud computing Wikimédia'' dédié à l’hébergement de projets assistés par la communauté. |- |[[Fichier:Wikimedia Cloud Services logo.svg|centré|sans_cadre|50x50px]] |'''[[w:wikitech:Portal:Cloud_VPS|''Wikimedia Cloud VPS'']]''' est un sous-projet de Wikitech composé d’un espace de gestion du ''cloud computing Wikimédia'' destiné à l’hébergement de projets autonomes. |- |[[Fichier:WMCS data services.svg|centré|sans_cadre|85x85px]] |'''[[wikitech:Portal:Data Services|Data Services]]''' est un sous-projet de Wikitech qui permet un accès direct aux bases de données et aux dumps, ainsi que des interfaces Web pour les requêtes et l’accès par programmation aux magasins de données. |- |[[Fichier:Wikimedia Enterprise logo.svg|centré|sans_cadre|100x100px]] |'''[[m:Wikimedia Enterprise|''Wikimedia Enterprise'']]''' est un service payant d’accès privilégiés aux contenus des projets Wikimédia dédié aux entreprises commerciales et potentiellement gratuit pour des organisations non commerciales. |} {{AutoCat}} nr4vfj7wk8sec08qwemevvv696r2ecs Le mouvement Wikimédia 0 80088 766984 766431 2026-05-26T16:51:10Z Lionel Scheepmans 20012 766984 wikitext text/x-wiki <!--<noinclude>{{NavDébut|book={{PAGENAME}}|page=Avant-propos|pageText=Démarrer}}</noinclude>--> <noinclude>{{NavDébut|book=Le mouvement Wikimédia|page=Avant-propos|pageText=Démarrer}}</noinclude> {{Page de garde |image=Photo de couverture du wikilivre Le mouvement Wikimédia.jpg |description=<big>'''{{Centrer|Dernier lieu de partage<br/>de la connaissance libre et authentique ?}}'''</big><br/> En lien avec la révolution numérique et la [[W:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], ce livre retrace les origines du [[W:Mouvement Wikimédia|mouvement Wikimédia]], avant d’en présenter l’organisation. Issu de la première partie d’une [[v:fr:recherche:Imagine_un_monde|thèse de doctorat rédigée sur Wikiversité]], il est accessible sur Wikilivres, chapitre par chapitre, ou [[Le mouvement Wikimédia/Version complète| en version complète sur une seule page]] que l’on peut imprimer avec son navigateur web. Cet ouvrage est également disponible au format [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia_%E2%80%94_Wikilivres.pdf PDF] et bientôt aux formats [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia.oga audio], EPUB et livre de poche. Dans le but d’améliorer son contenu, les questions et les commentaires sont les bienvenus sur [[discussion:Le mouvement Wikimédia|cette page de discussion]]. |avancement=Terminé |cdu= * {{CDU item|3/31/316|316.3/316.35}} {{Moteur}} {{Version complète}} {{Statistiques}} }} == Quatrième de couverture == {{/Quatrième de couverture}} == Sommaire == {{/Sommaire}} [[Catégorie:Livres]] [[Catégorie:Étude du cyber-mouvement du logiciel libre (livre)]] [[Catégorie:Anthropologie]] [[Catégorie:Sciences humaines]] [[Catégorie:Livres terminés]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia (livre)]] [[Catégorie:Livres en vitrine]] [[Catégorie:Le mouvement Wikimédia]] 111tqalw70alhfl2fybk115lupu5o3c Chanter les psaumes/Cantiques évangéliques 0 81310 766995 766898 2026-05-26T18:30:27Z Sicarov 109010 /* Cantique de Siméon : le Nunc dimitis (aux complies) */ 766995 wikitext text/x-wiki Voici les divers ton pour les cantiques évangéliques selon les psautiers de St Irénée {{:Chanter les psaumes/ModeleSemaine}} === Cantique de Zacharie : le Benedictus (aux laudes) === <poem> Béni soit le Seigneur, le Die<u>u</u> d’Israël, qui visite et rach<u>è</u>te son peuple. Il a fait surgir la f<u>o</u>rce qui nous sauve dans la maison de Dav<u>i</u>d, son serviteur, </poem> ===Semaine I=== <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key re \minor \tempo "I.1 Benedictus voix 1 *" \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 re4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 re4 fa4 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 do2 la4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sol2 mi4 s4.\bar "|" %seconde voix re2 mi2 fa4 s4.\bar "|" re2 si2 do4 \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key re \minor \tempo "I.1 Benedictus voix 2" \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 re2 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 re4 fa4 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re,2 mi2 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re2 sib2 do4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key la \major \tempo "I.2 Benedictus" % clefs, titre \override Score.TimeSignature.stencil = ##f %Enlève la clef de Do \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn % rythme pour le midi, retrait des barre auto \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) %Espace entre les notes 1/2 c’est bien. \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la'2^"Soliste" fad2 la4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 si2 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad2^"Tous" re4 mi4 fad4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sold2 mi4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine II=== <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key la \major \tempo "II. Benedictus *" % clefs, titre \override Score.TimeSignature.stencil = ##f %Enlève la clef de Do \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn % rythme pour le midi, retrait des barre auto \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) %Espace entre les notes 1/2 c’est bien. \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi'2 fad2 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 si2 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 fad4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad2 mi4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine III=== <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key do \minor \tempo "III.1 Benedictus" \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mib'2^"A 2 choeurs" fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 sol4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 sib4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mib,2 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key re \minor \tempo "III.2 Benedictus voix 1" \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 sib2 la4 sol4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 fa4 sol4 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 la2 sol4 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 mi4 fa4 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key re \minor \tempo "III.2 Benedictus voix 2" \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 sib2 la4 sol4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 fa4 sol4 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 do2 do4 re4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f si2 dob4 re4 do4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine VI=== Idem semaine I === Cantique de Marie : le Magnificat (aux vêpres)=== <poem>Mon âme ex<u>a</u>lte le Seigneur, exulte mon esprit en Die<u>u</u> mon sauveur ! il s'est penchée sur son h<u>u</u>mble servante, désormais, tous les âges me dir<u>o</u>nt bienheureuse.</poem> ===Semaine I=== I.1 Magnificat trois voix <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key re \minor \tempo "I.1 Magnificat voix 1" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la'2 sib4 la4 sol4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 la4 sib4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sib2 la4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 mi4 fa4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key re \minor \tempo "I.1 Magnificat voix 2" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 fa4 fa4 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re2 fa4 sol4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 do4 do4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key re \minor \tempo "I.1 Magnificat voix 3" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do'2 sib4 sib4 do4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sib2 re4 re4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re2 do4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do2 do4 la4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> I.2 Magnificat <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \major \tempo "I.2 Magnificat *" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 re4 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad2 la2 sol4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f si2 sol4 la4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 fad2 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine II=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key la \major \tempo "II.1 Magnificat voix 1 *" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la'2 si2 la4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sold2 mi4 fad4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key la \major \tempo "II.1 Magnificat voix 2" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f dod'2 mi2 mi4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad2 mi2 si4 dod4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond"> \language "français" % pour avoir du sol, la etc... \relative { \key mi \major \tempo "II.2 Magnificat" % clefs, titre \override Score.TimeSignature.stencil = ##f %Enlève la clef de Do \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 300 \cadenzaOn % rythme pour le midi, retrait des barre auto \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) %Espace entre les notes 1/2 c’est bien. ^\markup{\small à 2 choeurs} \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sold'2 si2 mi,4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sold4 fad4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sold2 fad2 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad2 mi4 sold4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \minor \tempo "II.3 Magnificat" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re'2 mib2 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 fa4 mib4 sol4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sib2 la2 sol4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mib2 re4 do4 re4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \major \tempo "II.4 Magnificat A 2 choeurs Intro" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 si2 la4 sol4 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 re4 mi4 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \major \tempo "II.4 Magnificat A 2 choeurs Psalmodie" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 mi4 sol4 la4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sol4 la4 si4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f si2 la4 sol4 mi4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 re4 mi4 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine III=== III.1 Magnificat <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key do \minor \tempo "III.1 Magnificat voix 1" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 sib2 sol4 s4.\bar "|" sol2 fa2 sol4 s4.\bar "||" mib2 fa4 s4.\bar "|" fa2 mib2 fa4 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key do \minor \tempo "III.1 Magnificat voix 2" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do'2 re2 mib4 s4.\bar "|" mib2 re2 do4 s4.\bar "||" do2 sib4 s4.\bar "|" sib2 sib2 lab4 sol4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> III.2 Magnificat <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \minor \tempo "III.2 Magnificat voix 1" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do'2 mib4 sol4 s4.\bar "|" la2 sol4 fa4 sol4 s4.\bar "||" do2 sib4 la4 s4.\bar "|" fa2 mib4 re4 mib4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> Voix 2 <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \minor \tempo "III.2 Magnificat voix 2" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do'2 do4 mib4 s4.\bar "|" fa2 mib4 re4 mib4 s4.\bar "||" mib2 mib4 fa4 s4.\bar "|" re2 la4 sib4 do4 s4.\bar "|" \cadenzaOff } </score> ===Semaine VI=== idem semaine I ===Cantique de Siméon : le Nunc dimitis (aux complies)=== ==== Antienne de Syméon ==== Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix. ==== Cantique de Syméon (Lc 2) ==== <poem> '''29''' Maintenant, ô Maître souverain, + tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. '''30''' Car mes yeux ont vu le salut '''31''' que tu préparais à la face des peuples : '''32''' lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. </poem> ds0zb49wtmevhae2w9arzqovmzgev2r Chanter les psaumes/Tons 2-4 Benedictus ou Magnificat 0 81713 766994 749545 2026-05-26T18:27:24Z Sicarov 109010 766994 wikitext text/x-wiki <center>{{:Chanter les psaumes/Tons de l'Assomption}}<br> <big>'''BENEDICTUS ET MAGNIFICAT'''</big></center> ===Cantique de Zacharie (Lc 1)=== <poem>68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple. 69 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,</poem> ===Cantique de Marie (Lc 1)=== <poem>47 Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! 48 Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.</poem> ===51 Monts des Cats, ordinaire=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key do \major \tempo "51 Monts des Cats, ordinaire" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol'2 do2 si4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 fa2 sol4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 la2 mi4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 sol2 la4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===52 Tassin, ordinaire *=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key do \major \tempo "52 Tassin, ordinaire" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi'2 re4 do4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi2 fa2 sol4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 do2 la4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa2 la2 sol4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===53 Monts des Cats, méditatif *=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key re \minor \tempo "53 Monts des Cats, méditatif" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 sol2 la4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sib2 la4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sib2 do4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 sib2 la4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===54 Monts des Cats, majestueux=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key re \major \tempo "54 Monts des Cats, majestueux" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad'2 si2 la4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re,2 sol2 fad4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 si2 mi,4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 la2 fad4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===54b Ton deux stiques Franck=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key do \major \tempo "Ton Franck Magnificat" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi'2 la2 sol4 s4.^"*"\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do,2 fa2 mi4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===55 Monts des Cats, brillant * Pascal=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key la \major \tempo "55 Monts des Cats, brillant" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f mi'2 fad2 la4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 fad2 mi4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 si2 dod4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fad,2 si2 la4 sold4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===56 Monts des Cats, optimiste=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key la \major \tempo "56 Monts des Cats, optimiste" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la'2 si2 dod4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f dod2 la2 si4 s4.\bar"||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 fad2 mi4 s4.\bar"|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f la2 sold2 fad4 s4.\bar"|" \cadenzaOff }</score> ===57. Tamié, suppliant ''Benedictus à chanter en choral''=== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \minor \tempo "57. Tamié, suppliant Benedictus à chanter en choral" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 sol2 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sib2 do2 sib4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sib2 sol4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f sol2 fa4 s4.\bar "|" \cadenzaOff }</score> ====voix 2==== <score sound="1" lang="lilypond">\language "français" \relative { \key sol \minor \tempo "57. Tamié : Benedictus à chanter en choral voix 2" \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 200 \cadenzaOn \override Score.TimeSignature.stencil = ##f \override Score.SpacingSpanner.common-shortest-duration = #(ly:make-moment 1 2) \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f fa'2 sol2 fa4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re2 mib2 sol4 s4.\bar "||" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f re2 mib4 s4.\bar "|" \tweak duration-log #-1 \tweak Stem.stencil ##f do2 fa4 s4.\bar "|" \cadenzaOff }</score> {{:Chanter les psaumes/ModeleSemaine}} 50xa0pajl6bjqhazblr8fh7l160brbp Dictionnaire de philosophie/Décadence 0 83061 767009 752865 2026-05-27T05:27:14Z PandaMystique 119061 767009 wikitext text/x-wiki {{DicoPhilo|Décadence}} La notion de décadence occupe une place singulière dans l'histoire de la philosophie. Elle se situe à la croisière des chemins entre philosophie de l'histoire, anthropologie, morale et critique sociale. Loin d'être un simple concept descriptif, la décadence désigne un processus de dégradation, de chute progressive qui mène d'un état supérieur, souvent idéalisé, vers un état inférieur marqué par la corruption des valeurs, l'affaiblissement des forces vitales ou la dissolution des structures sociales. Le terme provient du latin ''cadere'' (tomber), préfixé par ''de-'' qui marque l'intensité, et désigne étymologiquement l'état de ce qui commence à choir, à s'écrouler<ref>Dictionnaire de philosophie, sous la direction de Jacqueline Russ, entrée « Déclin, Décadence ».</ref>. Mais cette notion va bien au-delà d'une simple métaphore architecturale. == Décadence et philosophie de l'histoire == === Les origines antiques du concept === Bien que le substantif « décadence » soit d'usage tardif (latin médiéval ''decadentia''), l'idée d'une dégradation historique parcourt la pensée antique. Les Grecs avaient conscience de la fragilité des civilisations. Platon, dans la ''République'', décrit le passage progressif de la constitution idéale vers des formes politiques dégénérées : timocratie, oligarchie, démocratie et tyrannie. Chaque régime porte en lui les germes de sa propre corruption. Cette vision cyclique de l'histoire politique pose déjà la question centrale : comment les sociétés passent-elles de l'ordre à la corruption, de la vertu à la décadence<ref>Platon, ''République'', livres VIII et IX.</ref> ? Les historiens romains, en particulier Salluste et Tite-Live, ont médité sur la décadence de Rome. Salluste, dans ''La Conjuration de Catilina'' et ''La Guerre de Jugurtha'', attribue la décadence romaine à la corruption des mœurs, à l'abandon des vertus ancestrales au profit du luxe, de l'ambition et de la cupidité<ref>Salluste, ''La Conjuration de Catilina'', chapitres X-XIII.</ref>. Cette thématique traverse l'historiographie romaine : la décadence apparaît comme le prix à payer pour la grandeur, la prospérité contenant en elle-même les principes de destruction. L'historien britannique Edward Gibbon reprendra magistralement ce thème dans son œuvre monumentale ''Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain'' (1776-1789), où il explique que « le déclin de Rome était la conséquence naturelle et inévitable d'une grandeur immodérée. Sa prospérité mûrissait les principes de décadence »<ref>Edward Gibbon, ''Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain'', chapitre LXXI.</ref>. === Montesquieu et la grandeur des Romains === Charles-Louis de Secondat, baron de Montesquieu, consacre en 1734 un ouvrage capital à cette question : ''Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence''. Rompant avec l'approche moraliste, Montesquieu cherche à identifier les mécanismes structurels, les causes matérielles et politiques qui expliquent l'ascension puis le déclin de Rome. Il met en évidence le rôle des institutions, de l'organisation militaire, de l'expansion territoriale et des transformations économiques. La décadence n'est pas le fruit du hasard ou d'une dégénérescence morale abstraite, mais résulte de processus sociaux et politiques identifiables<ref>Montesquieu, ''Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence'' (1734).</ref>. Cette approche inaugure une réflexion plus rigoureuse sur les dynamiques historiques. === Rousseau : progrès technique et décadence morale === Jean-Jacques Rousseau représente un tournant dans la pensée de la décadence. Dans le ''Discours sur les sciences et les arts'' (1750) et le ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'' (1755), il renverse le paradigme des Lumières. Alors que ses contemporains célèbrent le progrès de la civilisation, Rousseau diagnostique une décadence morale concomitante au développement des sciences, des arts et des techniques. L'homme de l'état de nature, libre, autonome et bon, se trouve progressivement corrompu par la socialisation, la propriété privée, l'accumulation des richesses et la dépendance à l'égard d'autrui<ref>Jean-Jacques Rousseau, ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'' (1755), seconde partie.</ref>. Cette dialectique régressive constitue l'originalité de la pensée rousseauiste. Friedrich Engels dira plus tard que Rousseau fut le seul dialecticien du XVIIIe siècle, précisément parce qu'il pense le progrès de la civilisation comme négation perpétuelle de l'état de nature<ref>Friedrich Engels, ''Anti-Dühring'' (1878), première partie, chapitre XIII.</ref>. Le développement technique et culturel n'apporte pas le bonheur promis, mais engendre l'aliénation, l'inégalité et la servitude. Rousseau écrit : « Mécontent de ton état présent, par des raisons qui annoncent à ta postérité malheureuse de plus grands mécontentements encore, peut-être voudrois-tu pouvoir rétrograder »<ref>Rousseau, ''Discours sur l'inégalité'', préface.</ref>. La civilisation se paie au prix de la liberté et de l'authenticité. Cependant, Rousseau ne prône pas le retour à l'état de nature, qu'il sait être à jamais perdu. Son projet, développé dans le ''Contrat social'' (1762), consiste à penser les conditions d'une organisation politique qui permette de concilier liberté et obligation sociale, de surmonter la décadence par l'instauration d'une volonté générale exprimant le bien commun<ref>Jean-Jacques Rousseau, ''Du contrat social'' (1762), livre I, chapitre VI.</ref>. == Décadence et critique de la modernité == === Spengler et le déclin de l'Occident === Au XXe siècle, la notion de décadence connaît un renouveau spectaculaire avec Oswald Spengler et son œuvre controversée ''Le Déclin de l'Occident'' (''Der Untergang des Abendlandes'', 1918-1922). Spengler élabore une morphologie de l'histoire universelle qui conçoit les civilisations comme des organismes vivants traversant des cycles de naissance, croissance, maturité et mort. Chaque culture possède une âme propre, un style unitaire qui s'exprime dans tous ses domaines : art, religion, politique, science, mathématiques<ref>Oswald Spengler, ''Le Déclin de l'Occident'', tome I, « Introduction », traduction M. Tazerout, Gallimard, 1948.</ref>. La civilisation représente, chez Spengler, le dernier stade du développement d'une culture, celui du dépérissement. Ses caractéristiques sont la décadence dans l'expression artistique (éclectisme, académisme), le vide intellectuel, le scepticisme généralisé, l'urbanisation massive, la domination de la technique et de l'argent. L'Occident, parvenu au stade de la civilisation, est voué à un déclin imminent. Spengler écrit : « Une culture naît au moment où une grande âme se réveille, se détache de l'état psychique primaire d'éternelle enfance humaine. Elle meurt quand l'âme a réalisé la somme entière de ses possibilités, sous la forme de peuples, de langues, d'arts, d'États, de sciences, et qu'elle retourne ainsi à l'état psychique primaire »<ref>Spengler, ''Le Déclin de l'Occident'', tome I, chapitre II.</ref>. Cette vision organiciste, teintée de pessimisme culturel, a exercé une influence considérable sur la pensée conservatrice et a préparé, malgré les réserves de Spengler lui-même à l'égard du nazisme, le terrain idéologique du national-socialisme. La notion de décadence devient ici un instrument de critique de la démocratie, du parlementarisme, de la modernité technique et urbaine. === Nietzsche : décadence et nihilisme === Friedrich Nietzsche occupe une position centrale dans la généalogie philosophique de la décadence. Sa préoccupation constante fut le diagnostic et la compréhension de la décadence comme maladie mortelle des temps modernes, qu'il nomme également « nihilisme ». Dans la préface du ''Cas Wagner'' (1888), il écrit : « Ma plus grande préoccupation a été, en vérité, le problème de la décadence »<ref>Friedrich Nietzsche, ''Le Cas Wagner'', préface (1888), traduction Henri Albert, Mercure de France, 1899.</ref>. Nietzsche distingue deux formes de nihilisme. Le nihilisme passif désigne la crise qui affecte la civilisation occidentale et qui se traduit par la perte des instincts de vie, par la domination des valeurs morales et religieuses considérées comme supérieures à la vie elle-même. Ce nihilisme traduit la domination des faibles, de ceux qui, incapables d'affirmer la vie dans sa plénitude, cherchent refuge dans des arrière-mondes illusoires. Le nihilisme actif, au contraire, brise les éléments décadents et voit triompher la volonté de puissance des forts<ref>Nietzsche, ''La Volonté de puissance'', fragments posthumes (1887-1888).</ref>. La décadence, chez Nietzsche, n'est pas simplement un déclin moral au sens traditionnel. Elle désigne un déclin de la force vitale, une manifestation d'une ligne de vie descendante. Nietzsche écrit : « La décadence c'est quand on commence à faire des choix qui ne sont pas favorables à soi-même »<ref>Nietzsche, ''L'Antéchrist'', § 6 (1888), traduction Éric Blondel, Garnier-Flammarion, 1994.</ref>. Les symptômes de la décadence incluent la haine du corps (comme dans le platonisme et le christianisme), l'ascétisme alimenté par la volonté de néant, la préférence pour ce qui manifeste une faible puissance vitale (morale des esclaves, goût démocratique, art déprimant). Nietzsche analyse particulièrement la décadence dans l'art de son temps. Richard Wagner, d'abord admiré, devient pour Nietzsche l'incarnation même de la décadence artistique. Le style wagnérien se caractérise par la désagrégation de l'unité organique : « Le tout n'est plus un tout. [...] Le mot devient souverain et saute hors de la phrase, la phrase empiète et efface le sens de la page, la page prend vie aux dépens du tout – le tout n'est plus un tout »<ref>Nietzsche, ''Le Cas Wagner'', § 7.</ref>. Cette désintégration formelle reflète la décadence physiologique et spirituelle de Wagner lui-même. Le platonisme et le christianisme constituent, aux yeux de Nietzsche, les matrices philosophiques et religieuses de la décadence occidentale. Platon, en inventant « l'Esprit pur et le Bien en soi », a opéré « le renversement même de la vérité, et la négation de la PERSPECTIVE – la condition fondamentale – de la vie »<ref>Nietzsche, ''Par-delà bien et mal'', préface (1886).</ref>. En dévalorisant le monde sensible au profit d'un monde intelligible fictif, en condamnant le corps, les passions, les instincts, le platonisme inaugure une longue tradition de négation de la vie que le christianisme radicalisera. Baudelaire représente pour Nietzsche un cas exemplaire de décadence littéraire. Le poète français incarne la décadence fin-de-siècle : raffinement maladif, morbidité, fascination pour l'artificiel, névrose. Pourtant, Nietzsche reconnaît chez Baudelaire une lucidité exceptionnelle sur sa propre condition de décadent. Contrairement à Wagner, Baudelaire ne se voile pas la face. Cette conscience tragique fait de lui un témoin précieux de la modernité décadente<ref>Dorian Astor, « Baudelaire, Nietzsche et l'idée de décadence », in ''Le Parrhèsiaste'', 2018.</ref>. == Décadence et matérialisme historique == === La critique marxiste de l'idéologie bourgeoise === La tradition marxiste développe une approche matérialiste de la décadence qui rompt avec les explications moralisantes ou biologisantes. Pour Marx et Engels, les phénomènes de décadence culturelle et idéologique doivent être compris à partir des contradictions internes du mode de production capitaliste et des rapports sociaux qui le caractérisent. Le matérialisme historique repose sur l'idée que ce sont les conditions matérielles d'existence, les rapports de production, qui déterminent en dernière instance les formes de conscience sociale. Comme l'écrivent Marx et Engels dans ''L'Idéologie allemande'' (1845-1846) : « Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience »<ref>Karl Marx, ''Contribution à la critique de l'économie politique'', préface (1859).</ref>. Les idées dominantes d'une époque sont les idées de la classe dominante. Dans cette perspective, la décadence idéologique de la bourgeoisie commence lorsque cette classe, devenue dominante après avoir renversé l'ordre féodal, perd son caractère progressiste et révolutionnaire. Tant que la bourgeoisie luttait contre la féodalité, elle portait des valeurs universelles : liberté, égalité, raison, progrès. Mais une fois au pouvoir, confrontée à l'émergence du prolétariat comme force sociale antagoniste, la bourgeoisie abandonne ses anciens idéaux et développe une idéologie conservatrice, apologétique du capitalisme<ref>Friedrich Engels, ''Anti-Dühring'' (1878), troisième partie.</ref>. === Lukács et la théorie de la décadence idéologique === György Lukács, philosophe marxiste hongrois, développe dans plusieurs textes une théorie systématique de la décadence idéologique bourgeoise. Dans l'article « Le problème de la décadence idéologique » (1938), repris dans ''Les problèmes du réalisme'', Lukács analyse les conditions historiques et sociales qui engendrent la dégradation de la pensée bourgeoise après 1848<ref>György Lukács, « Le problème de la décadence idéologique », in ''Les problèmes du réalisme'', L'Arche, 1975.</ref>. Après les révolutions de 1848 et la répression sanglante du prolétariat parisien, la bourgeoisie prend conscience que le prolétariat représente une menace existentielle pour son pouvoir. Dès lors, elle ne peut plus maintenir l'illusion d'une émancipation universelle. Sa pensée entre en décadence : abandon du rationalisme des Lumières, rejet de la dialectique hégélienne, développement de l'irrationalisme (Schopenhauer, Nietzsche), spécialisation étroite des sciences sociales au détriment d'une compréhension globale de la totalité sociale. Lukács montre que la décadence idéologique se manifeste par plusieurs tendances : le fétichisme de la marchandise (où les rapports sociaux apparaissent comme des rapports entre choses), la réification de la conscience (où les individus perdent la compréhension de leur rôle historique), le positivisme scientiste (qui refuse toute théorisation globale au profit d'une accumulation de faits empiriques), l'irrationalisme philosophique (qui glorifie l'instinct, l'inconscient, la volonté contre la raison)<ref>Georg Lukács, ''Histoire et conscience de classe'' (1923), chapitre « La réification et la conscience du prolétariat », Éditions de Minuit, 1960.</ref>. Dans son grand ouvrage ''La destruction de la raison'' (''Die Zerstörung der Vernunft'', 1954), Lukács retrace l'itinéraire qui mène de l'irrationalisme philosophique allemand du XIXe siècle au fascisme. Il analyse comment la pensée de Schopenhauer, Nietzsche, Kierkegaard, Dilthey, puis Heidegger, prépare le terrain idéologique du national-socialisme en rejetant la raison, la dialectique, le progrès historique<ref>György Lukács, ''La destruction de la raison'', tome I, « L'irrationalisme allemand de Schelling à Hitler », L'Arche, 1958-1959.</ref>. Lukács n'ignore pas la puissance et la profondeur de la pensée de Nietzsche. Mais il considère que le philosophe allemand, en dépit de son génie, demeure prisonnier de la décadence bourgeoise. Son diagnostic de la décadence est juste, mais sa thérapeutique (la volonté de puissance, le surhomme, le renversement des valeurs) reste idéaliste et individualiste. Nietzsche ne comprend pas que la décadence est un phénomène social enraciné dans les contradictions du capitalisme, et que seule l'action collective du prolétariat peut ouvrir une issue<ref>Lukács, « Nietzsche et le fascisme », in ''La destruction de la raison'', tome II.</ref>. === La décadence du capitalisme === Pour le marxisme, la décadence n'est pas seulement un phénomène idéologique ou culturel, mais caractérise le capitalisme lui-même parvenu à son stade impérialiste. Lénine, dans ''L'impérialisme, stade suprême du capitalisme'' (1916), analyse comment le capitalisme, après une phase progressive d'accumulation et d'expansion, entre dans une phase de décomposition marquée par la concentration monopoliste, le parasitisme financier, les guerres impérialistes pour le partage du monde<ref>Vladimir Lénine, ''L'impérialisme, stade suprême du capitalisme'' (1916), chapitre X, « La place de l'impérialisme dans l'histoire ».</ref>. La théorie de la décadence du capitalisme devient centrale dans la tradition marxiste révolutionnaire. Elle permet de comprendre les catastrophes du XXe siècle (guerres mondiales, fascismes, crises économiques récurrentes) non comme des accidents, mais comme des manifestations de l'épuisement historique du mode de production capitaliste. Le capitalisme, incapable de développer davantage les forces productives sans engendrer destruction et barbarie, est devenu un obstacle au progrès de l'humanité<ref>« La théorie de la décadence au cœur du matérialisme historique », ''Revue internationale'', n° 118, 2004.</ref>. Cette conception matérialiste de la décadence se distingue radicalement des théories organicistes (Spengler) ou vitalistes (Nietzsche). Elle situe la décadence non dans une fatigue biologique de la civilisation, ni dans une maladie de la volonté, mais dans les contradictions objectives du mode de production, dans l'antagonisme entre le développement des forces productives et les rapports de production capitalistes devenus archaïques<ref>Karl Marx, ''Contribution à la critique de l'économie politique'', préface : « À un certain degré de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants ».</ref>. == Conclusion : la décadence comme catégorie critique == La notion de décadence traverse toute l'histoire de la philosophie occidentale, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Elle témoigne d'une inquiétude permanente face au devenir historique, d'une interrogation sur les conditions de la grandeur et de la chute des civilisations. Concept aux frontières de l'histoire, de la morale, de l'esthétique et de la philosophie politique, la décadence a connu des usages multiples et parfois contradictoires. Pour les Anciens, elle désignait la corruption des mœurs et la dégénérescence des institutions républicaines. Pour Rousseau, elle caractérisait le prix moral et existentiel du progrès technique. Pour Nietzsche, elle nommait le nihilisme occidental, la négation de la vie au profit d'arrière-mondes illusoires. Pour Spengler, elle décrivait l'automne biologique des cultures. Pour les marxistes, elle révélait les contradictions insurmontables du capitalisme parvenu à son terme historique. Il faut se garder d'une conception purement négative de la décadence. Comme le montre l'exemple de Baudelaire, la conscience de la décadence peut être source de lucidité, d'innovation artistique, de critique sociale. Le mouvement décadent de la fin du XIXe siècle, loin de se limiter à une complaisance morbide, a souvent exprimé une révolte contre la médiocrité bourgeoise, contre l'utilitarisme et le conformisme de la société industrielle<ref>Mario Praz, ''La Chair, la mort et le diable dans la littérature du XIXe siècle. Le romantisme noir'', Denoël, 1977.</ref>. D'un point de vue critique et marxiste, la notion de décadence demeure pertinente à condition d'être débarrassée de ses connotations biologisantes, élitistes ou réactionnaires. Elle permet de penser la crise structurelle d'un mode de production, l'épuisement historique d'une formation sociale, la dégradation idéologique d'une classe dominante qui a perdu sa légitimité. La décadence du capitalisme contemporain se manifeste dans la destruction écologique, dans les guerres sans fin, dans la montée des irrationalités politiques, dans la réification généralisée de l'existence. Mais reconnaître la décadence d'un ordre social ne conduit pas au fatalisme. Au contraire, elle ouvre la possibilité d'un dépassement, d'une transformation émancipatrice. Comme l'écrivait Walter Benjamin : « Il n'y a rien qui ait autant corrompu les travailleurs allemands que l'idée qu'ils nagent dans le sens du courant »<ref>Walter Benjamin, « Sur le concept d'histoire » (1940), thèse XI.</ref>. Contre l'idéologie du progrès linéaire et nécessaire, contre le fatalisme décliniste, il s'agit de penser la décadence comme situation ouverte, comme espace de lutte où se joue l'avenir de l'humanité. == Voir aussi == * [[Progrès]] * [[Histoire]] * [[Nihilisme]] * [[Matérialisme historique]] * [[Civilisation]] == Références == {{references}} == Bibliographie == * '''Rousseau, Jean-Jacques''', ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'' (1755), Garnier-Flammarion, 2008. * '''Montesquieu, Charles-Louis de Secondat''', ''Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence'' (1734), Garnier-Flammarion, 1968. * '''Nietzsche, Friedrich''', ''Le Cas Wagner'' (1888), in ''Œuvres philosophiques complètes'', tome VIII, Gallimard, 1974. * '''Nietzsche, Friedrich''', ''L'Antéchrist'' (1888), traduction Éric Blondel, Garnier-Flammarion, 1994. * '''Spengler, Oswald''', ''Le Déclin de l'Occident. Esquisse d'une morphologie de l'histoire universelle'' (1918-1922), traduction M. Tazerout, Gallimard, collection « Tel », 2 volumes, 2021. * '''Lukács, György''', ''Histoire et conscience de classe. Essais de dialectique marxiste'' (1923), Éditions de Minuit, 1960. * '''Lukács, György''', ''La destruction de la raison'' (1954), 2 volumes, L'Arche, 1958-1959. * '''Lukács, György''', ''Les problèmes du réalisme'' (recueil d'articles), L'Arche, 1975. * '''Marx, Karl''', ''Contribution à la critique de l'économie politique'' (1859), Éditions sociales, 1957. * '''Lénine, Vladimir''', ''L'impérialisme, stade suprême du capitalisme'' (1916), Éditions sociales, 1971. * '''Gibbon, Edward''', ''Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain'' (1776-1789), Robert Laffont, collection « Bouquins », 1983. * '''Benjamin, Walter''', « Sur le concept d'histoire » (1940), in ''Œuvres III'', Gallimard, 2000. {{AutoCat}} [[Catégorie:Philosophie de l'histoire]] [[Catégorie:Philosophie politique]] 4s7pxaoyr80g8it9uz990zw2q5bzjy2 Mathc matrices/08p 0 83333 767001 756450 2026-05-26T22:16:11Z Regimminius 7153 /* Application */ Faute de frappe 767001 wikitext text/x-wiki __NOTOC__ [[Catégorie:Mathc matrices (livre)]] [[Mathc_matrices/Sommaire| Sommaire]] == '''Choisir les valeurs propres''' == '''Introduire les valeurs propres sur la diagonale''' <syntaxhighlight lang="c"> /* ------------------------------------ */ double d[RCA*RCA] ={ +1, +0, +0, +0, +0, +0, +0, +1, +0, +0, +0, +0, +0, +0, +1, +0, +0, +0, +0, +0, +0, +1, +0, +0, +0, +0, +0, +0, +1, +0, +0, +0, +0, +0, +0, +0 }; double **D = ca_A_mR(d, i_mR(RCA,RCA)); /* ------------------------------------ */ </syntaxhighlight> '''Cette fonction va vous permettre de choisir vos valeurs propres.''' <syntaxhighlight lang="c"> /* ------------------------------------ */ double **rdefpos_diag_mR( double **D, /* Choose your eigenvalues */ double **A, int n /* Control the function: r_Q_mR(); */ ) { int r = rsize_R(A); double **Q = r_Q_mR( i_mR(r,r),n); /* You create an orthogonal matrix. */ double **invQ = invgj_mR(Q, i_mR(r,r)); /* You take its inverse. */ double **QD = mul_mR(Q,D, i_mR(r,r)); /* You compute: A = Q D invQ */ /* A = Q D invQ */ mul_mR(QD,invQ,A); f_mR(Q); f_mR(invQ); f_mR(QD); return(A); } /* ------------------------------------ */ </syntaxhighlight> == '''Application''' == '''Vous pouvez choisir vos valeurs propres avec la fonction: rdefpos_diag_mR();''' * [[Mathc matrices/04b| c00a.c]] '''Vérifions le résultat''' * [[Mathc matrices/04c| c00b.c]] {{AutoCat}} 232lyi5urdz55kc0j67r17dmnurqomo Nietzsche : Introduction à sa philosophie/Version imprimable 0 83908 767003 2026-05-27T04:33:11Z PandaMystique 119061 Page créée avec « {{imprimable}} » 767003 wikitext text/x-wiki {{imprimable}} tqnwxo9j8ualh5dikp6cedpsb1i6zh3