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Bertrand Russell
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Malik2Mars
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[[Fichier:Russell in 1916.jpg|thumb|upright=1|Russell (1916)]]
'''{{w}}''' (Tellek, Monmouthshire, {{Date|18|mai|1872}} - près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles, {{Date|2|février|1970}}), était un {{w|logicien}}, {{w|philosophe|philosophe}} et {{w|homme politique}} britannique.
== Citations ==
=== ''The Principles of Mathematics'', 1903 ===
{{Citation|Le fait que la mathématique n’est dans sa totalité rien d’autre que la logique symbolique, est une des plus grandes découvertes de notre temps. Et une fois que cela a été établi, le reste des principes de la mathématique se réduit à l’analyse de la logique symbolique elle-même.}}
{{Réf Livre
|titre=Écrits de logique philosophique
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=Jean Michel Roy|
|éditeur=PUF
|année=1989
|ISBN=2-13-042066-4
|titre de la contribution=Les principes de la mathématique
|chapitre=I. Définition de la mathématique pure
|page=23
}}
=== ''Essais philosophiques'', 1910 ===
{{Citation|De toutes les études qui permettent aux hommes de devenir citoyens de la communauté intellectuelle, aucune n’est plus indispensable que celle du passé.|précisions=juillet 1904, ''The Independant Review''.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =De l’histoire
| page = 109
}}
{{Citation|Sur les rives du temps, la triste procession des générations humaines marche lentement vers la tombe ; dans la paisible contrée du passé, la marche est achevée, les promeneurs fatigués se reposent et sèchent enfin leurs larmes.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =II. De l’histoire
| page = 118
}}
=== ''Problèmes de philosophie'', 1912 ===
{{Citation|Si la philosophie ne peut répondre à autant de questions que nous le souhaiterions, du moins a-t-elle le pouvoir de les poser.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre =I. Apparence et réalité
| page = 38
}}
{{Citation|Il n’y a pas d’impossibilité logique dans l’hypothèse que la vie n’est qu’un rêve dont nous créons nous-mêmes les objets et les événements. Pourtant, bien qu’il n’y ait pas là d’impossibilité logique, nous n’avons pas la moindre raison de penser que cette hypothèse est vraie.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = II. L’existence de la matière
| page = 44
}}
{{Citation|L’importance fondamentale de la connaissance par description réside dans le fait qu’elle nous permet de dépasser les limites de notre expérience privée. Bien que les vérités que nous sommes capables de connaître soient composées uniquement de termes avec lesquels nous avons ce rapport d’expérience directe, nous pouvons posséder une connaissance de choses que nous avons jamais rencontrées dans la sphère de notre expérience immédiate. Dans la mesure où ce domaine est très restreint, c’est un point capital : faute de comprendre, une grande part de la connaissance ne peut que rester mystérieuse, et partant, entachée de doute.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = V.
| page = 81-82
}}
{{Citation|Un mathématicien, un minéralogiste ou un historien, comme n’importe quel homme de science, à qui l’on demande quelles vérités déterminées sont reconnues dans sa discipline, pourra répondre aussi longuement que vous êtes disposé à l’écouter. Mais posez la même question au philosophe : s’il est de bonne foi, il devra avouer que sa discipline n’est pas parvenue aux résultats positifs qu’on trouve dans les autres sciences.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 178-179
}}
{{Citation|En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. Celui qui ne s’y est pas frotté traverse l’existence comme prisonnier : prisonnier des préjugés du sens commun, des croyances de son pays ou de son temps, de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Tout dans le monde lui paraît aller de soi, tant les choses sont pour lui comme ceci et pas autrement, tant son horizon est limité ; les objets ordinaires ne le questionnent pas, les possibilités peu familières sont refusées avec mépris.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 180-181
}}
=== ''La méthode scientifique en philosophie'', 1914 ===
{{Citation|Depuis les temps les plus reculés, plus que toute autre branche du savoir, la philosophie a eu le plus d’ambition et atteint le moins de résultats. Depuis l’époque où [[Thalès]] déclarait que tout est eau, il s’est toujours trouvé des philosophes prêts à se livrer à toutes sortes d’affirmations sur la totalité des choses, et pareillement, il s’en est toujours trouvé d’autres pour se répandre en toutes sortes de négations depuis l’époque où Thalès fut contredit par [[Anaximandre]].}}
{{Réf Livre
| titre = La méthode scientifique en philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur = Philippe Devaux
| éditeur = Payot
| année = 2002
| ISBN = 978-2-228-89529-3
| chapitre =Première conférence : la philosophie officielle
| page =33
}}
{{citation|Toute la philosophie de [[Henri Bergson|Bergson]] consiste à transposer, en se servant des moyens imparfaits que sont les mots, la connaissance acquise par l'intuition et à condamner par conséquent complètement tout le savoir acquis par la science ou le sens commun.
}}
{{Réf Livre
|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]
|auteur=Bertrand Russell
|éditeur=Payot & Rivages
|année=2018
|page=54
|section=première conférence
|ISBN=9782228922128
|traducteur=Philippe Devaux
|année d'origine=1914}}
{{Citation|Tout problème philosophique, soumis à une analyse et une élucidation indispensables, se trouve ou bien n'être pas philosophique du tout ou bien logique, dans le sens où nous employons ce terme.|original=Every philosophical problem, when it is subjected to the necessary analysis and purification, is found either to be not really philosophical at all, or else to be, in the sense in which we are using the word, logical.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2002|page=65|section=Deuxième conférence|ISBN=2-228-89529-6|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=mars|jour=9}}
{{citation|La physique, avec son principe de relativité et ses investigations révolutionnaires sur la nature de la matière, éprouve un besoin de renouveler ses hypothèses fondamentales, et la philosophie scientifique aspire à faciliter sa tâche.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{citation|La seule et unique condition, je crois, qui soit nécessaire pour assurer à la philosophie dans un avenir prochain une perfection surpassant tout ce qui a été atteint jusqu'ici par les philosophes est la création d'une école de penseurs, ayant un entraînement scientifique, et des intérêts philosophiques, débarrassés des traditions du passé, et ne se laissant par égarer par les méthodes littéraires, qui copient les Anciens en toutes choses, excepté leurs mérites.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
=== ''Principes de reconstruction sociale'', 1916 ===
{{citation|citation=Le socialisme, quoi que nous pensions de ses mérites, est un grand pouvoir, qui se développe et transforme la vie économique et politique ; et le socialisme doit son nom à un petit nombre de théoriciens isolés.}}
{{Réf Livre|titre=Principes de reconstruction sociale|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Presse de l’université de Laval|année=2007|page=176|section=|ISBN=978-2-7637-8485-4|traducteur=E. de Clermont-Tonnerre|titre de la contribution=VIII - Ce que nous pouvons faire|traducteur de la contribution=Normand Baillargeon|année d'origine=1916}}
=== ''Mysticisme et logique'', 1917 ===
{{citation|Bien considérées, les mathématiques possèdent non seulement la vérité, mais encore la [[beauté mathématique|beauté suprême]] – une beauté froide et austère, comme celle de la sculpture, qui ne s’adresse en rien à notre faible nature, et qui, dépouillée des attraits somptueux de la peinture et de la musique, est cependant sublimement pure et empreinte d’une perfection sévère que seul manifeste l’art le plus élevé.|précisions=1907, ''New Quaterly''.}}
{{Réf Livre
| titre = Mysticisme et logique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Denis Vernant
| éditeur = Vrin
| année = 2007
| ISBN =978-2-7116-1926-9
| chapitre =IV. L’étude des mathématiques
| page = 77
}}
=== ''La philosophie de l'atomisme logique'', 1918 ===
{{citation|citation=Le propre de la philosophie est de commencer par quelque chose de si simple qu'il ne semble pas la peine de l'énoncer, et de terminer par quelque chose de si paradoxal que personne n'y croira.}}
{{Réf Livre|titre=Écrits de logique philosophique|auteur=Bertrand Russell|éditeur=PUF|année=1989|page=352|traducteur=Jean Michel Roy|titre de la contribution=La philosophie de l'atomisme logique|année de la contribution=1918}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2010
| mois = janvier
| jour = 18
| commentaire = ainsi que le [[modèle:Citation du jour/15 mars 2021|15 mars 2021]]|
}}
=== ''Introduction à la philosophie mathématique'', 1919 ===
{{Citation|Je maintiens que pas plus que la zoologie, la logique ne doit admettre les licornes : car la logique est concernée par le monde réel, quoique dans ses traits les plus abstraits et les plus généraux, tout autant que la zoologie.}}
{{Réf Livre
| titre = Introduction à la philosophie mathématique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1991
| ISBN =2-228-88351-4
| chapitre =XVI. Les descriptions
| page = 316
}}
=== ''Analyse de l’esprit'', 1921 ===
=== ''L’analyse de la matière'', 1927 ===
=== ''Essais sceptiques'' ''({{Lang|en|Sceptical Essays}})'', 1928 ===
{{citation|citation=Sauf en Chine, on considère partout qu'un homme n'est qu'une pauvre créature s'il n'a pas d'opinions très fortement arrêtées sur ces questions ; les hommes haïssent les sceptiques beaucoup plus que les défenseurs des opinions contraires aux leurs. On croit que les exigences de la vie pratique réclame des opinions sur ces questions et que, si nous devenions plus rationnels, l'existence sociale serait impossible.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=19
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Encore une fois, sauf en Chine, il n'y a pas de pays où les gens tolèrent la vérité sur eux-mêmes ; en temps ordinaire, la vérité est considérée comme de mauvais goût ; mais en temps de guerre elle est considérée comme criminelle.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=22
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Un homme adroit résumera les « pour » et les « contre » d'une question qui l'intéresse, d'un point de vue égoïste, plus ou moins inconsciemment (des arguments altruistes pèsent rarement dans l'inconscience d'un homme, sauf quand ses propres enfants sont en jeu). Après avoir pris une saine décision égoïste à l'aide de l'inconscient, l'homme se met à inventer ou à emprunter chez d'autres une série de phrases grandiloquentes pour prouver qu'il ne pense qu'au bien public et accomplit un grand sacrifice personnel. }}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=26
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On peut admettre en règle générale, et à peu d'exceptions près, que les hommes, lorsqu'ils se trompent sur leur intérêt véritable, font plus de mal aux autres en adoptant la manière d'agir qui leur semble sage que s'ils agissaient d'une manière vraiment sage. C'est pourquoi, tout ce qui rend les gens meilleurs juges de leur intérêt fait du bien.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=27
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le poète Euripide éveilla l'amoureux dans l'imagination de l'auditoire ; mais poète et amoureux étaient oubliés à la sortie, et le fou (en l'espèce un maniaque homicide) dirigeait les actions politiques de ces hommes et femmes qui se croyaient eux-mêmes aimables et vertueux.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=29
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pas à pas, les relations avec les autres êtres humains dissipent les mythes de tous, sauf de ceux qui jouissent de plus de succès. La vanité personnelle est dissipée par les frères, la vanité de famille par les camarades d'école ; la vanité de classe par la politique ; la vanité nationale par les défaites militaires ou commerciales. Mais la vanité humaine reste et, dans ce domaine, en tant qu'elle intervient dans les rapports sociaux, la faculté de créer des mythes peut se donner libre carrière.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=37
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Dans le monde visible, la Voie Lactée n'est qu'un petit fragment ; à l'intérieur de ce fragment, le système solaire n'est qu'une poussière infiniment petite, et notre planète n'est qu'une parcelle microscopique de cette poussière. Sur cette parcelle de minuscules masses de carbone impur et d'eau, d'une structure compliquée, possédant des propriétés physiques et chimiques peu communes, rampent pendant quelques années pour se dissoudre enfin de nouveau dans les éléments dont ils sont composés. Ils partagent leur temps entre le travail nécessaire pour remettre au plus tard le moment de leur propre dissolution et des luttes furieuses pour avancer celui des autres espèces. Des convulsions de la nature en détruisent périodiquement quelques milliers ou millions, et des maladies en balayent prématurément encore davantage. Ces événements sont considérés comme des malheurs ; mais quand les hommes réussissent à accomplir des destructions analogues par leurs propres efforts, ils s'en réjouissent et rendent grâce à Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=38
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Hegel veut nous persuader que l'univers ressemble à l'État prussien de son époque ; ses disciples anglais estiment qu'il ressemble plutôt à une démocratie ploutocratique fonctionnant avec deux Chambres. Les raisons qu'on nous donne de ces conceptions sont soigneusement camouflées, si bien que même leurs auteurs méconnaissent leur liaison avec les désirs humains : on les fait naître, extérieurement, de sources aussi sèches que la logique et l'analyse des propositions. Mais les sophismes révèlent l'influence des désirs ; ils tendent tous dans le même sens.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=40
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La recherche scientifique implique un mélange spécial de l'intérêt général et de l'intérêt particulier ; on n'étudie le particulier que dans l'espoir d'éclairer d'une lumière nouvelle le général. Au Moyen Âge, on pensait qu'on pouvait en théorie déduire le particulier des principes généraux ; à la Renaissance, ces principes généraux furent discrédités, et la passion pour l'histoire de l'Antiquité engendra un grand intérêt pour des faits particuliers. Cet intérêt agissant sur des esprits entraînés par les traditions grecque, romaine et scolastique produisit finalement l'atmosphère intellectuelle qui rendit possible les Kepler et les Galilée.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=48
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La science, telle qu'elle existe actuellement, est en partie agréable et en partie désagréable. Elle est agréable par la puissance qu'elle nous donne de manier notre milieu, et, pour une petite mais importante minorité, elle est agréable parce qu'elle lui fournit des satisfactions intellectuelles. Elle est désagréable, car, quels que soient les moyens par lesquels nous cherchons à cacher ce fait, elle admet un déterminisme qui implique, théoriquement, le pouvoir de prédire les actions humaines ; et, par là, elle semble diminuer la puissance de l'homme. Bien entendu, les gens désirent garder l'aspect agréable de la science tout en rejetant son aspect désagréable ; mais jusqu'ici ces tentatives ont échoué.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=51
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Il est évident que notre ancienne et confortable notion de « matière solide » ne peut survivre. Un morceau de matière n'est pas autre chose qu'une série d'événements qui obéit à certaines lois. La conception de la matière est née à une époque où les philosophes n'avaient aucun doute sur la valeur de la notion de « substance ». La matière, c'était la substance qui existait dans l'espace et dans le temps ; l'esprit était la substance qui n'existait que dans le temps. La notion de substance s'effaçait de plus en plus de la métaphysique à mesure que le temps avançait, mais elle a survécu en physique parce qu'elle était inoffensive, jusqu'au moment où l'on a inventé la relativité. Traditionnellement, la substance était une notion composée de deux éléments. Premièrement, une substance avait la propriété logique de ne paraître dans une proposition qu'en tant que sujet, jamais en tant que prédicat. En second lieu, elle était quelque chose qui subsistait à travers le temps, ou, comme dans le cas de Dieu, qui était en dehors du temps. Ces deux propriétés ne sont pas nécessairement liées l'une à l'autre, mais on ne s'en est pas aperçu, car la physique enseignait que les morceaux de matière étaient immortels, et la théologie enseignait que l'âme était immortelle. On considérait donc les deux comme des substances. Mais maintenant la physique nous oblige à considérer des événements fugitifs comme des substances dans le sens logique de ce mot, c'est-à-dire comme des sujets qui ne peuvent pas être des prédicats. Un morceau de matière qui nous semblait une seule entité stable est en réalité un chapelet d'entités, comme les images en apparence stable d'un film de cinéma. Et rien ne nous empêche d'affirmer la même chose de l'esprit : le moi stable semble aussi fictif que l'atome stable. Les deux ne sont que des chapelets d'événements qui ont des rapports intéressants l'un avec l'autre.
La physique moderne nous permet de donner corps à l'hypothèse de {{w|Ernst Mach|Mach}} et de {{w|William James (psychologue)|James}} que la « matière » des mondes physique et mental est la même. La « matière solide » était évidemment quelque chose de bien différent des pensées et aussi du moi stable. Mais, si la matière et le moi ne sont tous les deux que des agrégations convenables d'événements, il est beaucoup moins difficile de les imaginer comme construits avec les mêmes matériaux. De plus, ce qui jusqu'ici semblait une des plus marquantes particularités de l'esprit, à savoir la subjectivité, ou la capacité d'avoir un point de vue, a envahi maintenant la physique, et il apparaît qu'elle n'implique pas l'esprit : des appareils photographiques placés dans des endroits différents peuvent photographier le même événement, mais ils le photographieront différemment. Même les chronomètres et les instruments de mesure deviennent subjectifs dans la physique moderne ; ce qu'ils marquent, ce ne sont pas des faits physiques, mais leur rapport avec un fait physique. Ainsi, la physique et la psychologie se sont rapprochés l'une de l'autre, et l'ancien dualisme de l'esprit et de la matière s'est écroulé.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=85-86
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le nouveau réalisme [...] tend seulement à clarifier les idées fondamentales de la science et à synthétiser les différentes sciences en une seule et vaste conception de ce fragment du monde que la science a réussi à explorer.
Il ne sait pas ce qui est au-delà ; il ne dispose pas d'un talisman pour transformer l'ignorance en savoir. Il offre des joies intellectuelles à ceux qui les apprécient, mais il ne cherche pas à flatter la vanité humaine comme la plupart des autres philosophies. S'il est sec et technique, c'est la faute de l'univers, qui a choisi de fonctionner d'une manière mathématique plutôt que d'une manière qu'auraient aimée les mystiques et les poètes. Peut-être est-ce regrettable, mais on ne s'attendra tout de même pas à ce qu'un mathématicien le regrette.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=87
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pourquoi, en réalité, désirons-nous presque tous augmenter nos revenus ? Il peut sembler, à première vue, que ce sont les biens matériels que nous désirons. Mais, en fait, nous les désirons principalement pour impressionner nos voisins. [...] Une des plus puissantes de toutes nos passions est le désir d'être admiré et respecté. Dans l'état actuel des choses, on entoure d'admiration et de respect les hommes qui semblent riches. C'est la principale raison pour laquelle les hommes désirent être riches. Les biens matériels qu'ils pourraient acheter pour leur argent ne jouent qu'un rôle très secondaire. [...]
L'importance de ces faits consiste en ceci que le désir moderne pour les richesses n'est pas inhérent à la nature humaine et pourrait être détruit par d'autres institutions sociales. Si, par la loi, nous avions tous exactement le même revenu, nous serions obligés de trouver un autre moyen d'être supérieur à nos voisins, et notre volonté actuelle des biens matériels cesserait en grande partie. De plus, comme ce désir est de la nature de la concurrence, il ne nous rend heureux que si nous dépassons un rival, qui par ce fait est rendu malheureux. Une augmentation générale des richesses ne donne pas un avantage sur des rivaux, et c'est pourquoi il ne donne pas de bonheur. Bien entendu, il y a un certain plaisir qui vient de l'usage des biens acquis, mais, nous l'avons vu, cela n'est qu'une petite partie de ce qui nous fait désirer la richesse. Et, dans la mesure où notre désir vient de la concurrence, aucune augmentation du bonheur humain total ne vient de l'acroissement des revenus, qu'il soit général ou particulier.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=92-93
|chapitre=VI La machine et les sentiments
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Les chérubins aiment Dieu et les séraphins le contemplent, et c'est en cela que consiste leur suprême perfection. Tout cet idéal est statique. Il est vrai qu'au ciel on chante des hymnes et qu'on joue de la harpe, mais chaque jours ce sont les mêmes hymnes, et on ne tolère aucun perfectionnement dans la construction des harpes. Une telle existence ennuie l'homme moderne. Une des raisons pour laquelle la théologie a perdu son ascendant est qu'elle n'a pas réusssi à fournir au ciel des machines perfectionnées, bien que Milton en ait garni l'enfer.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=101-102
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Je ne peux pas croire que la vertu est proportionnelle au revenu, ni qu'il est mauvais moralement d'avoir des difficultés à s'adapter au troupeau. Nul doute que mes opinions sur ce sujet ne soient tendancieuses puisque je suis pauvre et bizarre ; mais, bien que je reconnaisse ce fait, elles demeurent tout de même mes opinions.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=104
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Confucius parle beaucoup, comme il sied à un maître de morale, du devoir, de la vertu, etc., mais jamais il ne demande à l'homme de faire quelque chose contre la nature et les affections naturelles. Cela se voit dans la conversation suivante :
« She s'adressa à Confucius, disant : « Nous avons un homme droit dans notre pays. Son père a volé une brebis et son fils a témoigné contre lui. - Dans notre pays, répondit Confucius, la droiture est quelque chose de différent. Un père cache la faute de son fils, et un fils cache la faute de son père. C'est une telle conduite qui est vraiment droite.» »}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=111-112
|chapitre=VIII Idéals du bonheur en Orient et en Occident
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On a besoin de beaucoup d'organisation, et quand il en faut tant, on finit presque sûrement par en avoir plus qu'il n'en faudrait. Le mal que cela produira consistera dans la diminution du nombre d'occasions où l'initiative individuelle pourra s'exercer. De vastes organisations produisent un sentiment d'impuissance chez l'individu, qui conduit à un affaiblissement de l'effort. On pourra éviter ce danger si les administrateurs s'en rendent compte, mais c'est un danger dont la plupart des administrateurs sont constitutionnellement incapables de se rendre compte. Dans chaque plan soigneusement établi pour organiser la vie humaine, il est nécessaire d'injecter une certaine dose d'anarchisme suffisante pour empêcher l'immobilité qui conduit au dépérissement, mais insuffisante à provoquer la rupture. C'est un problème délicat, non insoluble théoriquement, mais il est à peine probable qu'il soit résolu au milieu du chaos des affaires pratiques.}}
{{Réf Livre|titre=Essais sceptiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Les presses du compagnonnage, éditions Rombaldi|année=1969|page=261|collection=Prix nobel de littérature édité sous le patronage de l'académie suédoise et de la fondation nobel}}
=== ''Le mariage et la morale'', 1929 ===
=== ''La conquête du bonheur'', 1930 ===
{{Citation|On lit un [[livre]] pour deux motifs : l’un est le plaisir que procure la lecture du livre ; l’autre est la vanité qu’on ressent à en parler.}}
{{Réf Livre
| titre = La conquête du bonheur
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Nina Robinot
| éditeur = Payot & Rivages
| année = 2016
| ISBN = 978-2-228-91633-2
| chapitre =III
| page = 50
}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2022
| mois = novembre
| jour = 23
| commentaire =
}}
=== ''Éloge de l’oisiveté'', 1932 ===
{{Citation|Ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL est une vertue est la cause de grands maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. Et d’abord, qu’est-ce que le travail ? Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire.}}
{{Réf Livre
| titre = Éloge de l’oisiveté
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Parmentier
| éditeur = Allia
| année = 2012
| ISBN =978-2-84485-664-7
| page = 11-12
}}
=== ''Signification et vérité'', 1940 ===
=== ''Histoire de la philosophie occidentale'', 1946 ===
=== ''La connaissance humaine, sa portée et ses limites'', 1948 ===
=== ''Histoire de mes idées philosophiques'', 1959 ===
{{Citation|Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie.|précisions=[[s:Épître aux Colossiens|Épître aux Colossiens]], 2, 8.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=9
}}
{{Citation|Ma seule préoccupation constante a été de découvrir dans quelle mesure on peut dire que nous connaissons, et de préciser le degré de certitude ou d’incertitude de nos connaissances.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=11
}}
{{citation|citation=J'ai trouvé, pour prendre un exemple important, que par l'analyse de la physique et de la perception, on peut entièrement résoudre le problème du rapport de l'esprit et de la matière. Il est vrai que personne n'a accepté ce qui me paraît la solution, mais je crois et j'espère que c'est seulement parce que l'on n'a pas compris ma théorie.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=16|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{citation|citation=La science n'a jamais tout à fait raison, mais elle a rarement tout à fait tort, et, en général, elle a plus de chance d'avoir raison que les théories non scientifiques. Il est donc rationnel de l'accepter à titre d'hypothèse.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=19|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=février|jour=22}}
{{Citation|Mon évolution philosophique depuis les premières années de ce siècle peut en gros se décrire comme une renonciation progressive à [[Pythagore]].}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVII.
|page=260
}}
{{Citation|[[Wittgenstein]], qui savait jongler avec les raffinements de la métaphysique aussi intelligemment que [[Pascal]] jonglait avec les hexagones et [[Tolstoï]] avec les empereurs, s’abaissa, renonçant à ses talents, devant le sens commun comme Tolstoï s’était abaissé devant les paysans, – par un mouvement identique d’orgueil. J’ai admiré le ''[[Tractatus logico-philosophicus|Tractatus]]'' de Wittgenstein, mais non ses œuvres ultérieures, qui me semblaient comporter un renoncement à ce que son talent avait de meilleur, renoncement très semblable à celui de Pascal ou de Tolstoï.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=268-269
}}
{{Citation|Le premier Wittgenstein, que je connaissais intimement, se consacrait passionnément et intensément à la réflexion, c’était un homme profondondement averti des problèmes difficiles dont comme lui je sentais l’importance, et doué (c’est au moins ce que je pensais) d’un véritable génie philosophique. Le dernier Wittgenstein, au contraire, paraît s’être lassé de réfléchir sérieusement et avoir inventé une doctrine qui rendrait inutile l’activité philosophique. Je ne peux croire un instant qu’une doctrine qui engendre la paresse soit vraie. Cependant, je comprends que je nourris contre elle une prévention irrésistible : si elle est vraie, la philosophie sert, au mieux, de faible auxiliaire aux lexicographes et est, au pis, un divertissement pour oisifs à l’heure du thé.|précisions=
« Philosophical Analysis », Hibbert Journal, 1956, vol. 54, p. 320 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sim_the-hibbert-journal-a-quarterly-review-of-religion_1956-07_54_4/page/320}}.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=271
}}
=== ''Ma conception du monde'', 1960 ===
=== ''Autobiographie'', 1967-1969 ===
{{Citation|Trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain. Ces passions comme de grands vents m’ont poussé à la dérive, de-ci de-là, sur un océan d’inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords du désespoir.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =Prologue : ce pour quoi j’ai vécu
| page = 9
}}
{{Citation|A onze ans, j’ai commencé la géométrie, avec mon frère comme précepteur. Ce fut l’un des grands événements de ma vie, aussi merveilleux qu’un premier amour. Je n’aurais jamais imaginé qu’il pût exister rien d’aussi délicieux au monde. Quand j’eus assimilé le cinquième théorème, mon frère me dit qu’il était généralement considéré comme difficile, mais je n'y avais trouvé quant à moi nulle difficulté. [...] A partir de ce moment là jusqu’au jour où [[Alfred North Whitehead|Whitehead]] et moi terminâmes les ''{{w|Principia Mathematica}}'', vingt-sept ans plus tard, les mathématiques furent pour moi le principal objet d’intérêt et la principale source de bonheur.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =I. Enfance
| page = 36
}}
{{Citation|[ [[Wittgenstein]] ] est peut-être le plus parfait exemple que j’aie jamais connu du génie, tel qu’on le conçoit traditionnellement : passionné, profond, intense et dominateur. Il avait une espèce de pureté que je n’ai jamais vue égalée, sauf par [[G. E. Moore]].}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
{{Citation|« Pensez-vous que je sois un parfait crétin ? – Pourquoi tenez-vous tant à le savoir ?, répliquai-je. – Parce que, dit-il, si je le suis, je me ferai aéronaute; mais si je ne le suis pas, je me ferai philosophe. » Alors je lui répondis : « Mon cher ami, je ne sais pas si vous êtes, ou non, un parfait crétin, mais si vous voulez m’écrire un petit mémoire pendant les vacances sur n’importe quel sujet de philosophie qui vous intéresse, je le lirai et je vous dirai. » Il le fit et m’apporta son travail au début du semestre suivant. À peine en eus-je lu la première phrase, j’eus la conviction qu’il était un homme de génie; je l’assurai donc qu’il ne fallait pour rien au monde qu’il entrât dans l’aviation.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
=== ''L’art de philosopher'', 1968 ===
{{Citation|Pour utiles quelles soient, la logique et les mathématiques ne sont pour le philosophe qu’une étape dans sa formation intellectuelle. Elles l’aident à savoir comment étudier le monde, mais ne lui fournissent aucune information réelle sur celui-ci. Elles sont l’alphabet du livre de la nature, non le livre lui-même. Ce qu’il faut par-dessus tout connaître quand on veut devenir philosophe, c’est la science – par quoi j’entends non pas une connaissance des détails, mais des résultats que la science a obtenus, de son histoire et surtout de sa méthode.|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942.}}
{{Réf Livre
| titre = L’art de philosopher
| auteur = Bertrand Russell
| éditeur = PUL
| année = 2005
| ISBN =2-7637-8203-5
| chapitre =I. L’art de la conjecture rationnelle
| page = 7-8
|url=https://books.google.fr/books?id=FaMGVdDYYeAC&pg=PA7
}}
=== ''Le pacifisme et la révolution'' ===
=== ''Écrits sur l’éducation'' ===
=== Correspondance ===
{{citation|citation=Mes étudiants sont des bolcheviques, parce que c’est la mode. Ils ne comprennent pas que je sois pas davantage bolchevique moi-même. Il n'ont pas le niveau pour faire de la logique mathématique. Je leur enseigne la psychologie, la philosophie, la politique et [[Albert Einstein|Einstein]]. De temps à autre je les invite à une soirée chez moi et ils font partir des feux d’artifices dans la cour. Il préfèrent cela à mes cours.|précisions=Réponse de Bertrand Russell à [[Ludwig Wittgenstein#Correspondances|Ludwig Wittgenstein]], en 1921, alors qu’il se trouve à Pekin.}}
{{Réf Livre|titre=Le devoir de génie|auteur=Ray Monk|éditeur=Éditions Flammarion|année=2009|page=229|traducteur=Abel Gerschenfeld|ISBN=978-2-0812-3305-8}}
{{Choisie citation du jour|année=2013|mois=juin|jour=30}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|Comme Russell l’a dit lui-même : « La logique et les mathématiques… sont l’alphabet du livre de la nature, mais non le livre lui-même. »|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942 ([[#L’art de philosopher, 1968|''L'art de philosopher'']], 1968).}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution=Alan Wood
|page=349
}}
== Citations à propos de Bertrand Russell ==
=== Jorge Luis Borges ===
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16-17
}}
=== Nicole Mosconi ===
{{citation|Sa morale repose sur une alliance de l’amour et du savoir : sans amour le savoir est froid, sans savoir, l’amour du prochain est impuissant et peut même être néfaste.}}
{{Réf Article|auteur= [[Nicole Mosconi]]|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=138|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation|Russell est favorable à l’amour libre, l’amour ne peut être enfermé dans le mariage ; l’adultère est inévitable et même nécessaire. Mais une sexualité sans tabou n’implique pas qu’elle soit sans règles de conduite ni sens des responsabilités. Il y a une éthique de l’amour, selon Russell. Il valorise un amour qui serait un partage à la fois physique, émotionnel et intellectuel et qui exalte et enrichit les deux partenaires.}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=139|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation| Les quatre qualités qui définissent l’excellence humaine des femmes comme des hommes sont la vitalité, c’est-à-dire le plaisir de se sentir en vie et l’intérêt pour l’ensemble du monde ; le courage, entendu comme le pouvoir de contrôler sa peur face au danger et l’absence de craintes irrationnelles ; la sensibilité, comme capacité à ressentir des émotions appropriées sous l’effet de nombreux stimuli ; et l’intelligence, en tant qu’aptitude à acquérir des connaissances. Pour lui, une communauté d’hommes et de femmes qui posséderaient toutes ces qualités « serait très différente de tout ce qui a existé jusqu’ici ».}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=146|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
=== Ludwig Wittgenstein ===
{{Loupe|Ludwig Wittgenstein}}
[[Image:Ludwig Wittgenstein (cropped).jpg|vignette]]
{{Citation|Les [[livre]]s de Russell devraient être reliés en deux couleurs : ceux qui traitent de logique mathématique en rouge – et tous les étudiants en [[philosophie]] devraient les lire; ceux qui traitent d'[[éthique]] et de [[politique]] en bleu – et personne ne devrait être autorisé à les lire.}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec Wittgenstein
| auteur = {{w|Maurice Drury}}
| traducteur=Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 2002
| ISBN =2-13-051558-4
| page = 104
}}
=== Alan Wood ===
{{citation|Bertrand Russell est un philosophe sans philosophie. On pourrait dire la même chose en disant qu’il est un philosophe de toutes les philosophies. Il n’est guère de point de vue philosophique important aujourd’hui que l’on ne trouve reflété dans ses écrits à une période ou une autre.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution={{w|en:Alan Wood (author)|Alan Wood}}
|page=326
}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Category:Bertrand Russell|s=Auteur:Bertrand Russell|w=Bertrand Russell}}
{{DEFAULTSORT:Russell, Bertrand}}
[[Catégorie:Personnalité galloise]]
[[Catégorie:Philosophe britannique]]
[[Catégorie:Logicien]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]]
[[Catégorie:Naissance en 1872]]
[[Catégorie:Décès en 1970]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Mathématicien britannique]]
[[Catégorie:Vulgarisateur scientifique]]
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459696
459693
2026-05-28T20:33:53Z
Malik2Mars
27293
/* Jorge Luis Borges */
459696
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Russell in 1916.jpg|thumb|upright=1|Russell (1916)]]
'''{{w}}''' (Tellek, Monmouthshire, {{Date|18|mai|1872}} - près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles, {{Date|2|février|1970}}), était un {{w|logicien}}, {{w|philosophe|philosophe}} et {{w|homme politique}} britannique.
== Citations ==
=== ''The Principles of Mathematics'', 1903 ===
{{Citation|Le fait que la mathématique n’est dans sa totalité rien d’autre que la logique symbolique, est une des plus grandes découvertes de notre temps. Et une fois que cela a été établi, le reste des principes de la mathématique se réduit à l’analyse de la logique symbolique elle-même.}}
{{Réf Livre
|titre=Écrits de logique philosophique
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=Jean Michel Roy|
|éditeur=PUF
|année=1989
|ISBN=2-13-042066-4
|titre de la contribution=Les principes de la mathématique
|chapitre=I. Définition de la mathématique pure
|page=23
}}
=== ''Essais philosophiques'', 1910 ===
{{Citation|De toutes les études qui permettent aux hommes de devenir citoyens de la communauté intellectuelle, aucune n’est plus indispensable que celle du passé.|précisions=juillet 1904, ''The Independant Review''.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =De l’histoire
| page = 109
}}
{{Citation|Sur les rives du temps, la triste procession des générations humaines marche lentement vers la tombe ; dans la paisible contrée du passé, la marche est achevée, les promeneurs fatigués se reposent et sèchent enfin leurs larmes.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =II. De l’histoire
| page = 118
}}
=== ''Problèmes de philosophie'', 1912 ===
{{Citation|Si la philosophie ne peut répondre à autant de questions que nous le souhaiterions, du moins a-t-elle le pouvoir de les poser.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre =I. Apparence et réalité
| page = 38
}}
{{Citation|Il n’y a pas d’impossibilité logique dans l’hypothèse que la vie n’est qu’un rêve dont nous créons nous-mêmes les objets et les événements. Pourtant, bien qu’il n’y ait pas là d’impossibilité logique, nous n’avons pas la moindre raison de penser que cette hypothèse est vraie.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = II. L’existence de la matière
| page = 44
}}
{{Citation|L’importance fondamentale de la connaissance par description réside dans le fait qu’elle nous permet de dépasser les limites de notre expérience privée. Bien que les vérités que nous sommes capables de connaître soient composées uniquement de termes avec lesquels nous avons ce rapport d’expérience directe, nous pouvons posséder une connaissance de choses que nous avons jamais rencontrées dans la sphère de notre expérience immédiate. Dans la mesure où ce domaine est très restreint, c’est un point capital : faute de comprendre, une grande part de la connaissance ne peut que rester mystérieuse, et partant, entachée de doute.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = V.
| page = 81-82
}}
{{Citation|Un mathématicien, un minéralogiste ou un historien, comme n’importe quel homme de science, à qui l’on demande quelles vérités déterminées sont reconnues dans sa discipline, pourra répondre aussi longuement que vous êtes disposé à l’écouter. Mais posez la même question au philosophe : s’il est de bonne foi, il devra avouer que sa discipline n’est pas parvenue aux résultats positifs qu’on trouve dans les autres sciences.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 178-179
}}
{{Citation|En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. Celui qui ne s’y est pas frotté traverse l’existence comme prisonnier : prisonnier des préjugés du sens commun, des croyances de son pays ou de son temps, de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Tout dans le monde lui paraît aller de soi, tant les choses sont pour lui comme ceci et pas autrement, tant son horizon est limité ; les objets ordinaires ne le questionnent pas, les possibilités peu familières sont refusées avec mépris.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 180-181
}}
=== ''La méthode scientifique en philosophie'', 1914 ===
{{Citation|Depuis les temps les plus reculés, plus que toute autre branche du savoir, la philosophie a eu le plus d’ambition et atteint le moins de résultats. Depuis l’époque où [[Thalès]] déclarait que tout est eau, il s’est toujours trouvé des philosophes prêts à se livrer à toutes sortes d’affirmations sur la totalité des choses, et pareillement, il s’en est toujours trouvé d’autres pour se répandre en toutes sortes de négations depuis l’époque où Thalès fut contredit par [[Anaximandre]].}}
{{Réf Livre
| titre = La méthode scientifique en philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur = Philippe Devaux
| éditeur = Payot
| année = 2002
| ISBN = 978-2-228-89529-3
| chapitre =Première conférence : la philosophie officielle
| page =33
}}
{{citation|Toute la philosophie de [[Henri Bergson|Bergson]] consiste à transposer, en se servant des moyens imparfaits que sont les mots, la connaissance acquise par l'intuition et à condamner par conséquent complètement tout le savoir acquis par la science ou le sens commun.
}}
{{Réf Livre
|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]
|auteur=Bertrand Russell
|éditeur=Payot & Rivages
|année=2018
|page=54
|section=première conférence
|ISBN=9782228922128
|traducteur=Philippe Devaux
|année d'origine=1914}}
{{Citation|Tout problème philosophique, soumis à une analyse et une élucidation indispensables, se trouve ou bien n'être pas philosophique du tout ou bien logique, dans le sens où nous employons ce terme.|original=Every philosophical problem, when it is subjected to the necessary analysis and purification, is found either to be not really philosophical at all, or else to be, in the sense in which we are using the word, logical.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2002|page=65|section=Deuxième conférence|ISBN=2-228-89529-6|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=mars|jour=9}}
{{citation|La physique, avec son principe de relativité et ses investigations révolutionnaires sur la nature de la matière, éprouve un besoin de renouveler ses hypothèses fondamentales, et la philosophie scientifique aspire à faciliter sa tâche.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{citation|La seule et unique condition, je crois, qui soit nécessaire pour assurer à la philosophie dans un avenir prochain une perfection surpassant tout ce qui a été atteint jusqu'ici par les philosophes est la création d'une école de penseurs, ayant un entraînement scientifique, et des intérêts philosophiques, débarrassés des traditions du passé, et ne se laissant par égarer par les méthodes littéraires, qui copient les Anciens en toutes choses, excepté leurs mérites.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
=== ''Principes de reconstruction sociale'', 1916 ===
{{citation|citation=Le socialisme, quoi que nous pensions de ses mérites, est un grand pouvoir, qui se développe et transforme la vie économique et politique ; et le socialisme doit son nom à un petit nombre de théoriciens isolés.}}
{{Réf Livre|titre=Principes de reconstruction sociale|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Presse de l’université de Laval|année=2007|page=176|section=|ISBN=978-2-7637-8485-4|traducteur=E. de Clermont-Tonnerre|titre de la contribution=VIII - Ce que nous pouvons faire|traducteur de la contribution=Normand Baillargeon|année d'origine=1916}}
=== ''Mysticisme et logique'', 1917 ===
{{citation|Bien considérées, les mathématiques possèdent non seulement la vérité, mais encore la [[beauté mathématique|beauté suprême]] – une beauté froide et austère, comme celle de la sculpture, qui ne s’adresse en rien à notre faible nature, et qui, dépouillée des attraits somptueux de la peinture et de la musique, est cependant sublimement pure et empreinte d’une perfection sévère que seul manifeste l’art le plus élevé.|précisions=1907, ''New Quaterly''.}}
{{Réf Livre
| titre = Mysticisme et logique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Denis Vernant
| éditeur = Vrin
| année = 2007
| ISBN =978-2-7116-1926-9
| chapitre =IV. L’étude des mathématiques
| page = 77
}}
=== ''La philosophie de l'atomisme logique'', 1918 ===
{{citation|citation=Le propre de la philosophie est de commencer par quelque chose de si simple qu'il ne semble pas la peine de l'énoncer, et de terminer par quelque chose de si paradoxal que personne n'y croira.}}
{{Réf Livre|titre=Écrits de logique philosophique|auteur=Bertrand Russell|éditeur=PUF|année=1989|page=352|traducteur=Jean Michel Roy|titre de la contribution=La philosophie de l'atomisme logique|année de la contribution=1918}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2010
| mois = janvier
| jour = 18
| commentaire = ainsi que le [[modèle:Citation du jour/15 mars 2021|15 mars 2021]]|
}}
=== ''Introduction à la philosophie mathématique'', 1919 ===
{{Citation|Je maintiens que pas plus que la zoologie, la logique ne doit admettre les licornes : car la logique est concernée par le monde réel, quoique dans ses traits les plus abstraits et les plus généraux, tout autant que la zoologie.}}
{{Réf Livre
| titre = Introduction à la philosophie mathématique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1991
| ISBN =2-228-88351-4
| chapitre =XVI. Les descriptions
| page = 316
}}
=== ''Analyse de l’esprit'', 1921 ===
=== ''L’analyse de la matière'', 1927 ===
=== ''Essais sceptiques'' ''({{Lang|en|Sceptical Essays}})'', 1928 ===
{{citation|citation=Sauf en Chine, on considère partout qu'un homme n'est qu'une pauvre créature s'il n'a pas d'opinions très fortement arrêtées sur ces questions ; les hommes haïssent les sceptiques beaucoup plus que les défenseurs des opinions contraires aux leurs. On croit que les exigences de la vie pratique réclame des opinions sur ces questions et que, si nous devenions plus rationnels, l'existence sociale serait impossible.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=19
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Encore une fois, sauf en Chine, il n'y a pas de pays où les gens tolèrent la vérité sur eux-mêmes ; en temps ordinaire, la vérité est considérée comme de mauvais goût ; mais en temps de guerre elle est considérée comme criminelle.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=22
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Un homme adroit résumera les « pour » et les « contre » d'une question qui l'intéresse, d'un point de vue égoïste, plus ou moins inconsciemment (des arguments altruistes pèsent rarement dans l'inconscience d'un homme, sauf quand ses propres enfants sont en jeu). Après avoir pris une saine décision égoïste à l'aide de l'inconscient, l'homme se met à inventer ou à emprunter chez d'autres une série de phrases grandiloquentes pour prouver qu'il ne pense qu'au bien public et accomplit un grand sacrifice personnel. }}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=26
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On peut admettre en règle générale, et à peu d'exceptions près, que les hommes, lorsqu'ils se trompent sur leur intérêt véritable, font plus de mal aux autres en adoptant la manière d'agir qui leur semble sage que s'ils agissaient d'une manière vraiment sage. C'est pourquoi, tout ce qui rend les gens meilleurs juges de leur intérêt fait du bien.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=27
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le poète Euripide éveilla l'amoureux dans l'imagination de l'auditoire ; mais poète et amoureux étaient oubliés à la sortie, et le fou (en l'espèce un maniaque homicide) dirigeait les actions politiques de ces hommes et femmes qui se croyaient eux-mêmes aimables et vertueux.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=29
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pas à pas, les relations avec les autres êtres humains dissipent les mythes de tous, sauf de ceux qui jouissent de plus de succès. La vanité personnelle est dissipée par les frères, la vanité de famille par les camarades d'école ; la vanité de classe par la politique ; la vanité nationale par les défaites militaires ou commerciales. Mais la vanité humaine reste et, dans ce domaine, en tant qu'elle intervient dans les rapports sociaux, la faculté de créer des mythes peut se donner libre carrière.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=37
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Dans le monde visible, la Voie Lactée n'est qu'un petit fragment ; à l'intérieur de ce fragment, le système solaire n'est qu'une poussière infiniment petite, et notre planète n'est qu'une parcelle microscopique de cette poussière. Sur cette parcelle de minuscules masses de carbone impur et d'eau, d'une structure compliquée, possédant des propriétés physiques et chimiques peu communes, rampent pendant quelques années pour se dissoudre enfin de nouveau dans les éléments dont ils sont composés. Ils partagent leur temps entre le travail nécessaire pour remettre au plus tard le moment de leur propre dissolution et des luttes furieuses pour avancer celui des autres espèces. Des convulsions de la nature en détruisent périodiquement quelques milliers ou millions, et des maladies en balayent prématurément encore davantage. Ces événements sont considérés comme des malheurs ; mais quand les hommes réussissent à accomplir des destructions analogues par leurs propres efforts, ils s'en réjouissent et rendent grâce à Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=38
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Hegel veut nous persuader que l'univers ressemble à l'État prussien de son époque ; ses disciples anglais estiment qu'il ressemble plutôt à une démocratie ploutocratique fonctionnant avec deux Chambres. Les raisons qu'on nous donne de ces conceptions sont soigneusement camouflées, si bien que même leurs auteurs méconnaissent leur liaison avec les désirs humains : on les fait naître, extérieurement, de sources aussi sèches que la logique et l'analyse des propositions. Mais les sophismes révèlent l'influence des désirs ; ils tendent tous dans le même sens.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=40
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La recherche scientifique implique un mélange spécial de l'intérêt général et de l'intérêt particulier ; on n'étudie le particulier que dans l'espoir d'éclairer d'une lumière nouvelle le général. Au Moyen Âge, on pensait qu'on pouvait en théorie déduire le particulier des principes généraux ; à la Renaissance, ces principes généraux furent discrédités, et la passion pour l'histoire de l'Antiquité engendra un grand intérêt pour des faits particuliers. Cet intérêt agissant sur des esprits entraînés par les traditions grecque, romaine et scolastique produisit finalement l'atmosphère intellectuelle qui rendit possible les Kepler et les Galilée.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=48
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La science, telle qu'elle existe actuellement, est en partie agréable et en partie désagréable. Elle est agréable par la puissance qu'elle nous donne de manier notre milieu, et, pour une petite mais importante minorité, elle est agréable parce qu'elle lui fournit des satisfactions intellectuelles. Elle est désagréable, car, quels que soient les moyens par lesquels nous cherchons à cacher ce fait, elle admet un déterminisme qui implique, théoriquement, le pouvoir de prédire les actions humaines ; et, par là, elle semble diminuer la puissance de l'homme. Bien entendu, les gens désirent garder l'aspect agréable de la science tout en rejetant son aspect désagréable ; mais jusqu'ici ces tentatives ont échoué.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=51
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Il est évident que notre ancienne et confortable notion de « matière solide » ne peut survivre. Un morceau de matière n'est pas autre chose qu'une série d'événements qui obéit à certaines lois. La conception de la matière est née à une époque où les philosophes n'avaient aucun doute sur la valeur de la notion de « substance ». La matière, c'était la substance qui existait dans l'espace et dans le temps ; l'esprit était la substance qui n'existait que dans le temps. La notion de substance s'effaçait de plus en plus de la métaphysique à mesure que le temps avançait, mais elle a survécu en physique parce qu'elle était inoffensive, jusqu'au moment où l'on a inventé la relativité. Traditionnellement, la substance était une notion composée de deux éléments. Premièrement, une substance avait la propriété logique de ne paraître dans une proposition qu'en tant que sujet, jamais en tant que prédicat. En second lieu, elle était quelque chose qui subsistait à travers le temps, ou, comme dans le cas de Dieu, qui était en dehors du temps. Ces deux propriétés ne sont pas nécessairement liées l'une à l'autre, mais on ne s'en est pas aperçu, car la physique enseignait que les morceaux de matière étaient immortels, et la théologie enseignait que l'âme était immortelle. On considérait donc les deux comme des substances. Mais maintenant la physique nous oblige à considérer des événements fugitifs comme des substances dans le sens logique de ce mot, c'est-à-dire comme des sujets qui ne peuvent pas être des prédicats. Un morceau de matière qui nous semblait une seule entité stable est en réalité un chapelet d'entités, comme les images en apparence stable d'un film de cinéma. Et rien ne nous empêche d'affirmer la même chose de l'esprit : le moi stable semble aussi fictif que l'atome stable. Les deux ne sont que des chapelets d'événements qui ont des rapports intéressants l'un avec l'autre.
La physique moderne nous permet de donner corps à l'hypothèse de {{w|Ernst Mach|Mach}} et de {{w|William James (psychologue)|James}} que la « matière » des mondes physique et mental est la même. La « matière solide » était évidemment quelque chose de bien différent des pensées et aussi du moi stable. Mais, si la matière et le moi ne sont tous les deux que des agrégations convenables d'événements, il est beaucoup moins difficile de les imaginer comme construits avec les mêmes matériaux. De plus, ce qui jusqu'ici semblait une des plus marquantes particularités de l'esprit, à savoir la subjectivité, ou la capacité d'avoir un point de vue, a envahi maintenant la physique, et il apparaît qu'elle n'implique pas l'esprit : des appareils photographiques placés dans des endroits différents peuvent photographier le même événement, mais ils le photographieront différemment. Même les chronomètres et les instruments de mesure deviennent subjectifs dans la physique moderne ; ce qu'ils marquent, ce ne sont pas des faits physiques, mais leur rapport avec un fait physique. Ainsi, la physique et la psychologie se sont rapprochés l'une de l'autre, et l'ancien dualisme de l'esprit et de la matière s'est écroulé.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=85-86
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le nouveau réalisme [...] tend seulement à clarifier les idées fondamentales de la science et à synthétiser les différentes sciences en une seule et vaste conception de ce fragment du monde que la science a réussi à explorer.
Il ne sait pas ce qui est au-delà ; il ne dispose pas d'un talisman pour transformer l'ignorance en savoir. Il offre des joies intellectuelles à ceux qui les apprécient, mais il ne cherche pas à flatter la vanité humaine comme la plupart des autres philosophies. S'il est sec et technique, c'est la faute de l'univers, qui a choisi de fonctionner d'une manière mathématique plutôt que d'une manière qu'auraient aimée les mystiques et les poètes. Peut-être est-ce regrettable, mais on ne s'attendra tout de même pas à ce qu'un mathématicien le regrette.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=87
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pourquoi, en réalité, désirons-nous presque tous augmenter nos revenus ? Il peut sembler, à première vue, que ce sont les biens matériels que nous désirons. Mais, en fait, nous les désirons principalement pour impressionner nos voisins. [...] Une des plus puissantes de toutes nos passions est le désir d'être admiré et respecté. Dans l'état actuel des choses, on entoure d'admiration et de respect les hommes qui semblent riches. C'est la principale raison pour laquelle les hommes désirent être riches. Les biens matériels qu'ils pourraient acheter pour leur argent ne jouent qu'un rôle très secondaire. [...]
L'importance de ces faits consiste en ceci que le désir moderne pour les richesses n'est pas inhérent à la nature humaine et pourrait être détruit par d'autres institutions sociales. Si, par la loi, nous avions tous exactement le même revenu, nous serions obligés de trouver un autre moyen d'être supérieur à nos voisins, et notre volonté actuelle des biens matériels cesserait en grande partie. De plus, comme ce désir est de la nature de la concurrence, il ne nous rend heureux que si nous dépassons un rival, qui par ce fait est rendu malheureux. Une augmentation générale des richesses ne donne pas un avantage sur des rivaux, et c'est pourquoi il ne donne pas de bonheur. Bien entendu, il y a un certain plaisir qui vient de l'usage des biens acquis, mais, nous l'avons vu, cela n'est qu'une petite partie de ce qui nous fait désirer la richesse. Et, dans la mesure où notre désir vient de la concurrence, aucune augmentation du bonheur humain total ne vient de l'acroissement des revenus, qu'il soit général ou particulier.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=92-93
|chapitre=VI La machine et les sentiments
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Les chérubins aiment Dieu et les séraphins le contemplent, et c'est en cela que consiste leur suprême perfection. Tout cet idéal est statique. Il est vrai qu'au ciel on chante des hymnes et qu'on joue de la harpe, mais chaque jours ce sont les mêmes hymnes, et on ne tolère aucun perfectionnement dans la construction des harpes. Une telle existence ennuie l'homme moderne. Une des raisons pour laquelle la théologie a perdu son ascendant est qu'elle n'a pas réusssi à fournir au ciel des machines perfectionnées, bien que Milton en ait garni l'enfer.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=101-102
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Je ne peux pas croire que la vertu est proportionnelle au revenu, ni qu'il est mauvais moralement d'avoir des difficultés à s'adapter au troupeau. Nul doute que mes opinions sur ce sujet ne soient tendancieuses puisque je suis pauvre et bizarre ; mais, bien que je reconnaisse ce fait, elles demeurent tout de même mes opinions.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=104
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Confucius parle beaucoup, comme il sied à un maître de morale, du devoir, de la vertu, etc., mais jamais il ne demande à l'homme de faire quelque chose contre la nature et les affections naturelles. Cela se voit dans la conversation suivante :
« She s'adressa à Confucius, disant : « Nous avons un homme droit dans notre pays. Son père a volé une brebis et son fils a témoigné contre lui. - Dans notre pays, répondit Confucius, la droiture est quelque chose de différent. Un père cache la faute de son fils, et un fils cache la faute de son père. C'est une telle conduite qui est vraiment droite.» »}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=111-112
|chapitre=VIII Idéals du bonheur en Orient et en Occident
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On a besoin de beaucoup d'organisation, et quand il en faut tant, on finit presque sûrement par en avoir plus qu'il n'en faudrait. Le mal que cela produira consistera dans la diminution du nombre d'occasions où l'initiative individuelle pourra s'exercer. De vastes organisations produisent un sentiment d'impuissance chez l'individu, qui conduit à un affaiblissement de l'effort. On pourra éviter ce danger si les administrateurs s'en rendent compte, mais c'est un danger dont la plupart des administrateurs sont constitutionnellement incapables de se rendre compte. Dans chaque plan soigneusement établi pour organiser la vie humaine, il est nécessaire d'injecter une certaine dose d'anarchisme suffisante pour empêcher l'immobilité qui conduit au dépérissement, mais insuffisante à provoquer la rupture. C'est un problème délicat, non insoluble théoriquement, mais il est à peine probable qu'il soit résolu au milieu du chaos des affaires pratiques.}}
{{Réf Livre|titre=Essais sceptiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Les presses du compagnonnage, éditions Rombaldi|année=1969|page=261|collection=Prix nobel de littérature édité sous le patronage de l'académie suédoise et de la fondation nobel}}
=== ''Le mariage et la morale'', 1929 ===
=== ''La conquête du bonheur'', 1930 ===
{{Citation|On lit un [[livre]] pour deux motifs : l’un est le plaisir que procure la lecture du livre ; l’autre est la vanité qu’on ressent à en parler.}}
{{Réf Livre
| titre = La conquête du bonheur
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Nina Robinot
| éditeur = Payot & Rivages
| année = 2016
| ISBN = 978-2-228-91633-2
| chapitre =III
| page = 50
}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2022
| mois = novembre
| jour = 23
| commentaire =
}}
=== ''Éloge de l’oisiveté'', 1932 ===
{{Citation|Ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL est une vertue est la cause de grands maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. Et d’abord, qu’est-ce que le travail ? Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire.}}
{{Réf Livre
| titre = Éloge de l’oisiveté
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Parmentier
| éditeur = Allia
| année = 2012
| ISBN =978-2-84485-664-7
| page = 11-12
}}
=== ''Signification et vérité'', 1940 ===
=== ''Histoire de la philosophie occidentale'', 1946 ===
=== ''La connaissance humaine, sa portée et ses limites'', 1948 ===
=== ''Histoire de mes idées philosophiques'', 1959 ===
{{Citation|Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie.|précisions=[[s:Épître aux Colossiens|Épître aux Colossiens]], 2, 8.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=9
}}
{{Citation|Ma seule préoccupation constante a été de découvrir dans quelle mesure on peut dire que nous connaissons, et de préciser le degré de certitude ou d’incertitude de nos connaissances.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=11
}}
{{citation|citation=J'ai trouvé, pour prendre un exemple important, que par l'analyse de la physique et de la perception, on peut entièrement résoudre le problème du rapport de l'esprit et de la matière. Il est vrai que personne n'a accepté ce qui me paraît la solution, mais je crois et j'espère que c'est seulement parce que l'on n'a pas compris ma théorie.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=16|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{citation|citation=La science n'a jamais tout à fait raison, mais elle a rarement tout à fait tort, et, en général, elle a plus de chance d'avoir raison que les théories non scientifiques. Il est donc rationnel de l'accepter à titre d'hypothèse.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=19|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=février|jour=22}}
{{Citation|Mon évolution philosophique depuis les premières années de ce siècle peut en gros se décrire comme une renonciation progressive à [[Pythagore]].}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVII.
|page=260
}}
{{Citation|[[Wittgenstein]], qui savait jongler avec les raffinements de la métaphysique aussi intelligemment que [[Pascal]] jonglait avec les hexagones et [[Tolstoï]] avec les empereurs, s’abaissa, renonçant à ses talents, devant le sens commun comme Tolstoï s’était abaissé devant les paysans, – par un mouvement identique d’orgueil. J’ai admiré le ''[[Tractatus logico-philosophicus|Tractatus]]'' de Wittgenstein, mais non ses œuvres ultérieures, qui me semblaient comporter un renoncement à ce que son talent avait de meilleur, renoncement très semblable à celui de Pascal ou de Tolstoï.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=268-269
}}
{{Citation|Le premier Wittgenstein, que je connaissais intimement, se consacrait passionnément et intensément à la réflexion, c’était un homme profondondement averti des problèmes difficiles dont comme lui je sentais l’importance, et doué (c’est au moins ce que je pensais) d’un véritable génie philosophique. Le dernier Wittgenstein, au contraire, paraît s’être lassé de réfléchir sérieusement et avoir inventé une doctrine qui rendrait inutile l’activité philosophique. Je ne peux croire un instant qu’une doctrine qui engendre la paresse soit vraie. Cependant, je comprends que je nourris contre elle une prévention irrésistible : si elle est vraie, la philosophie sert, au mieux, de faible auxiliaire aux lexicographes et est, au pis, un divertissement pour oisifs à l’heure du thé.|précisions=
« Philosophical Analysis », Hibbert Journal, 1956, vol. 54, p. 320 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sim_the-hibbert-journal-a-quarterly-review-of-religion_1956-07_54_4/page/320}}.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=271
}}
=== ''Ma conception du monde'', 1960 ===
=== ''Autobiographie'', 1967-1969 ===
{{Citation|Trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain. Ces passions comme de grands vents m’ont poussé à la dérive, de-ci de-là, sur un océan d’inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords du désespoir.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =Prologue : ce pour quoi j’ai vécu
| page = 9
}}
{{Citation|A onze ans, j’ai commencé la géométrie, avec mon frère comme précepteur. Ce fut l’un des grands événements de ma vie, aussi merveilleux qu’un premier amour. Je n’aurais jamais imaginé qu’il pût exister rien d’aussi délicieux au monde. Quand j’eus assimilé le cinquième théorème, mon frère me dit qu’il était généralement considéré comme difficile, mais je n'y avais trouvé quant à moi nulle difficulté. [...] A partir de ce moment là jusqu’au jour où [[Alfred North Whitehead|Whitehead]] et moi terminâmes les ''{{w|Principia Mathematica}}'', vingt-sept ans plus tard, les mathématiques furent pour moi le principal objet d’intérêt et la principale source de bonheur.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =I. Enfance
| page = 36
}}
{{Citation|[ [[Wittgenstein]] ] est peut-être le plus parfait exemple que j’aie jamais connu du génie, tel qu’on le conçoit traditionnellement : passionné, profond, intense et dominateur. Il avait une espèce de pureté que je n’ai jamais vue égalée, sauf par [[G. E. Moore]].}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
{{Citation|« Pensez-vous que je sois un parfait crétin ? – Pourquoi tenez-vous tant à le savoir ?, répliquai-je. – Parce que, dit-il, si je le suis, je me ferai aéronaute; mais si je ne le suis pas, je me ferai philosophe. » Alors je lui répondis : « Mon cher ami, je ne sais pas si vous êtes, ou non, un parfait crétin, mais si vous voulez m’écrire un petit mémoire pendant les vacances sur n’importe quel sujet de philosophie qui vous intéresse, je le lirai et je vous dirai. » Il le fit et m’apporta son travail au début du semestre suivant. À peine en eus-je lu la première phrase, j’eus la conviction qu’il était un homme de génie; je l’assurai donc qu’il ne fallait pour rien au monde qu’il entrât dans l’aviation.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
=== ''L’art de philosopher'', 1968 ===
{{Citation|Pour utiles quelles soient, la logique et les mathématiques ne sont pour le philosophe qu’une étape dans sa formation intellectuelle. Elles l’aident à savoir comment étudier le monde, mais ne lui fournissent aucune information réelle sur celui-ci. Elles sont l’alphabet du livre de la nature, non le livre lui-même. Ce qu’il faut par-dessus tout connaître quand on veut devenir philosophe, c’est la science – par quoi j’entends non pas une connaissance des détails, mais des résultats que la science a obtenus, de son histoire et surtout de sa méthode.|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942.}}
{{Réf Livre
| titre = L’art de philosopher
| auteur = Bertrand Russell
| éditeur = PUL
| année = 2005
| ISBN =2-7637-8203-5
| chapitre =I. L’art de la conjecture rationnelle
| page = 7-8
|url=https://books.google.fr/books?id=FaMGVdDYYeAC&pg=PA7
}}
=== ''Le pacifisme et la révolution'' ===
=== ''Écrits sur l’éducation'' ===
=== Correspondance ===
{{citation|citation=Mes étudiants sont des bolcheviques, parce que c’est la mode. Ils ne comprennent pas que je sois pas davantage bolchevique moi-même. Il n'ont pas le niveau pour faire de la logique mathématique. Je leur enseigne la psychologie, la philosophie, la politique et [[Albert Einstein|Einstein]]. De temps à autre je les invite à une soirée chez moi et ils font partir des feux d’artifices dans la cour. Il préfèrent cela à mes cours.|précisions=Réponse de Bertrand Russell à [[Ludwig Wittgenstein#Correspondances|Ludwig Wittgenstein]], en 1921, alors qu’il se trouve à Pekin.}}
{{Réf Livre|titre=Le devoir de génie|auteur=Ray Monk|éditeur=Éditions Flammarion|année=2009|page=229|traducteur=Abel Gerschenfeld|ISBN=978-2-0812-3305-8}}
{{Choisie citation du jour|année=2013|mois=juin|jour=30}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|Comme Russell l’a dit lui-même : « La logique et les mathématiques… sont l’alphabet du livre de la nature, mais non le livre lui-même. »|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942 ([[#L’art de philosopher, 1968|''L'art de philosopher'']], 1968).}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution=Alan Wood
|page=349
}}
== Citations à propos de Bertrand Russell ==
=== Jorge Luis Borges ===
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation| j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
=== Nicole Mosconi ===
{{citation|Sa morale repose sur une alliance de l’amour et du savoir : sans amour le savoir est froid, sans savoir, l’amour du prochain est impuissant et peut même être néfaste.}}
{{Réf Article|auteur= [[Nicole Mosconi]]|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=138|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation|Russell est favorable à l’amour libre, l’amour ne peut être enfermé dans le mariage ; l’adultère est inévitable et même nécessaire. Mais une sexualité sans tabou n’implique pas qu’elle soit sans règles de conduite ni sens des responsabilités. Il y a une éthique de l’amour, selon Russell. Il valorise un amour qui serait un partage à la fois physique, émotionnel et intellectuel et qui exalte et enrichit les deux partenaires.}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=139|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation| Les quatre qualités qui définissent l’excellence humaine des femmes comme des hommes sont la vitalité, c’est-à-dire le plaisir de se sentir en vie et l’intérêt pour l’ensemble du monde ; le courage, entendu comme le pouvoir de contrôler sa peur face au danger et l’absence de craintes irrationnelles ; la sensibilité, comme capacité à ressentir des émotions appropriées sous l’effet de nombreux stimuli ; et l’intelligence, en tant qu’aptitude à acquérir des connaissances. Pour lui, une communauté d’hommes et de femmes qui posséderaient toutes ces qualités « serait très différente de tout ce qui a existé jusqu’ici ».}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=146|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
=== Ludwig Wittgenstein ===
{{Loupe|Ludwig Wittgenstein}}
[[Image:Ludwig Wittgenstein (cropped).jpg|vignette]]
{{Citation|Les [[livre]]s de Russell devraient être reliés en deux couleurs : ceux qui traitent de logique mathématique en rouge – et tous les étudiants en [[philosophie]] devraient les lire; ceux qui traitent d'[[éthique]] et de [[politique]] en bleu – et personne ne devrait être autorisé à les lire.}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec Wittgenstein
| auteur = {{w|Maurice Drury}}
| traducteur=Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 2002
| ISBN =2-13-051558-4
| page = 104
}}
=== Alan Wood ===
{{citation|Bertrand Russell est un philosophe sans philosophie. On pourrait dire la même chose en disant qu’il est un philosophe de toutes les philosophies. Il n’est guère de point de vue philosophique important aujourd’hui que l’on ne trouve reflété dans ses écrits à une période ou une autre.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution={{w|en:Alan Wood (author)|Alan Wood}}
|page=326
}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Category:Bertrand Russell|s=Auteur:Bertrand Russell|w=Bertrand Russell}}
{{DEFAULTSORT:Russell, Bertrand}}
[[Catégorie:Personnalité galloise]]
[[Catégorie:Philosophe britannique]]
[[Catégorie:Logicien]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]]
[[Catégorie:Naissance en 1872]]
[[Catégorie:Décès en 1970]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Mathématicien britannique]]
[[Catégorie:Vulgarisateur scientifique]]
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459696
2026-05-28T20:35:39Z
Malik2Mars
27293
/* Jorge Luis Borges */
459697
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Russell in 1916.jpg|thumb|upright=1|Russell (1916)]]
'''{{w}}''' (Tellek, Monmouthshire, {{Date|18|mai|1872}} - près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles, {{Date|2|février|1970}}), était un {{w|logicien}}, {{w|philosophe|philosophe}} et {{w|homme politique}} britannique.
== Citations ==
=== ''The Principles of Mathematics'', 1903 ===
{{Citation|Le fait que la mathématique n’est dans sa totalité rien d’autre que la logique symbolique, est une des plus grandes découvertes de notre temps. Et une fois que cela a été établi, le reste des principes de la mathématique se réduit à l’analyse de la logique symbolique elle-même.}}
{{Réf Livre
|titre=Écrits de logique philosophique
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=Jean Michel Roy|
|éditeur=PUF
|année=1989
|ISBN=2-13-042066-4
|titre de la contribution=Les principes de la mathématique
|chapitre=I. Définition de la mathématique pure
|page=23
}}
=== ''Essais philosophiques'', 1910 ===
{{Citation|De toutes les études qui permettent aux hommes de devenir citoyens de la communauté intellectuelle, aucune n’est plus indispensable que celle du passé.|précisions=juillet 1904, ''The Independant Review''.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =De l’histoire
| page = 109
}}
{{Citation|Sur les rives du temps, la triste procession des générations humaines marche lentement vers la tombe ; dans la paisible contrée du passé, la marche est achevée, les promeneurs fatigués se reposent et sèchent enfin leurs larmes.}}
{{Réf Livre
| titre = Essais philosophiques
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Clémentz et Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 1997
| ISBN =2-13-048250-3
| chapitre =II. De l’histoire
| page = 118
}}
=== ''Problèmes de philosophie'', 1912 ===
{{Citation|Si la philosophie ne peut répondre à autant de questions que nous le souhaiterions, du moins a-t-elle le pouvoir de les poser.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre =I. Apparence et réalité
| page = 38
}}
{{Citation|Il n’y a pas d’impossibilité logique dans l’hypothèse que la vie n’est qu’un rêve dont nous créons nous-mêmes les objets et les événements. Pourtant, bien qu’il n’y ait pas là d’impossibilité logique, nous n’avons pas la moindre raison de penser que cette hypothèse est vraie.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = II. L’existence de la matière
| page = 44
}}
{{Citation|L’importance fondamentale de la connaissance par description réside dans le fait qu’elle nous permet de dépasser les limites de notre expérience privée. Bien que les vérités que nous sommes capables de connaître soient composées uniquement de termes avec lesquels nous avons ce rapport d’expérience directe, nous pouvons posséder une connaissance de choses que nous avons jamais rencontrées dans la sphère de notre expérience immédiate. Dans la mesure où ce domaine est très restreint, c’est un point capital : faute de comprendre, une grande part de la connaissance ne peut que rester mystérieuse, et partant, entachée de doute.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = V.
| page = 81-82
}}
{{Citation|Un mathématicien, un minéralogiste ou un historien, comme n’importe quel homme de science, à qui l’on demande quelles vérités déterminées sont reconnues dans sa discipline, pourra répondre aussi longuement que vous êtes disposé à l’écouter. Mais posez la même question au philosophe : s’il est de bonne foi, il devra avouer que sa discipline n’est pas parvenue aux résultats positifs qu’on trouve dans les autres sciences.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 178-179
}}
{{Citation|En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. Celui qui ne s’y est pas frotté traverse l’existence comme prisonnier : prisonnier des préjugés du sens commun, des croyances de son pays ou de son temps, de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Tout dans le monde lui paraît aller de soi, tant les choses sont pour lui comme ceci et pas autrement, tant son horizon est limité ; les objets ordinaires ne le questionnent pas, les possibilités peu familières sont refusées avec mépris.}}
{{Réf Livre
| titre = Problèmes de philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1989
| ISBN =2-228-88172-4
| chapitre = XV. La valeur de la philosophie
| page = 180-181
}}
=== ''La méthode scientifique en philosophie'', 1914 ===
{{Citation|Depuis les temps les plus reculés, plus que toute autre branche du savoir, la philosophie a eu le plus d’ambition et atteint le moins de résultats. Depuis l’époque où [[Thalès]] déclarait que tout est eau, il s’est toujours trouvé des philosophes prêts à se livrer à toutes sortes d’affirmations sur la totalité des choses, et pareillement, il s’en est toujours trouvé d’autres pour se répandre en toutes sortes de négations depuis l’époque où Thalès fut contredit par [[Anaximandre]].}}
{{Réf Livre
| titre = La méthode scientifique en philosophie
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur = Philippe Devaux
| éditeur = Payot
| année = 2002
| ISBN = 978-2-228-89529-3
| chapitre =Première conférence : la philosophie officielle
| page =33
}}
{{citation|Toute la philosophie de [[Henri Bergson|Bergson]] consiste à transposer, en se servant des moyens imparfaits que sont les mots, la connaissance acquise par l'intuition et à condamner par conséquent complètement tout le savoir acquis par la science ou le sens commun.
}}
{{Réf Livre
|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]
|auteur=Bertrand Russell
|éditeur=Payot & Rivages
|année=2018
|page=54
|section=première conférence
|ISBN=9782228922128
|traducteur=Philippe Devaux
|année d'origine=1914}}
{{Citation|Tout problème philosophique, soumis à une analyse et une élucidation indispensables, se trouve ou bien n'être pas philosophique du tout ou bien logique, dans le sens où nous employons ce terme.|original=Every philosophical problem, when it is subjected to the necessary analysis and purification, is found either to be not really philosophical at all, or else to be, in the sense in which we are using the word, logical.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2002|page=65|section=Deuxième conférence|ISBN=2-228-89529-6|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=mars|jour=9}}
{{citation|La physique, avec son principe de relativité et ses investigations révolutionnaires sur la nature de la matière, éprouve un besoin de renouveler ses hypothèses fondamentales, et la philosophie scientifique aspire à faciliter sa tâche.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
{{citation|La seule et unique condition, je crois, qui soit nécessaire pour assurer à la philosophie dans un avenir prochain une perfection surpassant tout ce qui a été atteint jusqu'ici par les philosophes est la création d'une école de penseurs, ayant un entraînement scientifique, et des intérêts philosophiques, débarrassés des traditions du passé, et ne se laissant par égarer par les méthodes littéraires, qui copient les Anciens en toutes choses, excepté leurs mérites.
}}
{{Réf Livre|titre=[[w:La méthode scientifique en philosophie|La méthode scientifique en philosophie]]|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Payot & Rivages|année=2018|page=283|section=appendice|ISBN=9782228922128|traducteur=Philippe Devaux|année d'origine=1914}}
=== ''Principes de reconstruction sociale'', 1916 ===
{{citation|citation=Le socialisme, quoi que nous pensions de ses mérites, est un grand pouvoir, qui se développe et transforme la vie économique et politique ; et le socialisme doit son nom à un petit nombre de théoriciens isolés.}}
{{Réf Livre|titre=Principes de reconstruction sociale|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Presse de l’université de Laval|année=2007|page=176|section=|ISBN=978-2-7637-8485-4|traducteur=E. de Clermont-Tonnerre|titre de la contribution=VIII - Ce que nous pouvons faire|traducteur de la contribution=Normand Baillargeon|année d'origine=1916}}
=== ''Mysticisme et logique'', 1917 ===
{{citation|Bien considérées, les mathématiques possèdent non seulement la vérité, mais encore la [[beauté mathématique|beauté suprême]] – une beauté froide et austère, comme celle de la sculpture, qui ne s’adresse en rien à notre faible nature, et qui, dépouillée des attraits somptueux de la peinture et de la musique, est cependant sublimement pure et empreinte d’une perfection sévère que seul manifeste l’art le plus élevé.|précisions=1907, ''New Quaterly''.}}
{{Réf Livre
| titre = Mysticisme et logique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Denis Vernant
| éditeur = Vrin
| année = 2007
| ISBN =978-2-7116-1926-9
| chapitre =IV. L’étude des mathématiques
| page = 77
}}
=== ''La philosophie de l'atomisme logique'', 1918 ===
{{citation|citation=Le propre de la philosophie est de commencer par quelque chose de si simple qu'il ne semble pas la peine de l'énoncer, et de terminer par quelque chose de si paradoxal que personne n'y croira.}}
{{Réf Livre|titre=Écrits de logique philosophique|auteur=Bertrand Russell|éditeur=PUF|année=1989|page=352|traducteur=Jean Michel Roy|titre de la contribution=La philosophie de l'atomisme logique|année de la contribution=1918}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2010
| mois = janvier
| jour = 18
| commentaire = ainsi que le [[modèle:Citation du jour/15 mars 2021|15 mars 2021]]|
}}
=== ''Introduction à la philosophie mathématique'', 1919 ===
{{Citation|Je maintiens que pas plus que la zoologie, la logique ne doit admettre les licornes : car la logique est concernée par le monde réel, quoique dans ses traits les plus abstraits et les plus généraux, tout autant que la zoologie.}}
{{Réf Livre
| titre = Introduction à la philosophie mathématique
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =François Rivenc
| éditeur = Payot
| année = 1991
| ISBN =2-228-88351-4
| chapitre =XVI. Les descriptions
| page = 316
}}
=== ''Analyse de l’esprit'', 1921 ===
=== ''L’analyse de la matière'', 1927 ===
=== ''Essais sceptiques'' ''({{Lang|en|Sceptical Essays}})'', 1928 ===
{{citation|citation=Sauf en Chine, on considère partout qu'un homme n'est qu'une pauvre créature s'il n'a pas d'opinions très fortement arrêtées sur ces questions ; les hommes haïssent les sceptiques beaucoup plus que les défenseurs des opinions contraires aux leurs. On croit que les exigences de la vie pratique réclame des opinions sur ces questions et que, si nous devenions plus rationnels, l'existence sociale serait impossible.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=19
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Encore une fois, sauf en Chine, il n'y a pas de pays où les gens tolèrent la vérité sur eux-mêmes ; en temps ordinaire, la vérité est considérée comme de mauvais goût ; mais en temps de guerre elle est considérée comme criminelle.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=22
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Un homme adroit résumera les « pour » et les « contre » d'une question qui l'intéresse, d'un point de vue égoïste, plus ou moins inconsciemment (des arguments altruistes pèsent rarement dans l'inconscience d'un homme, sauf quand ses propres enfants sont en jeu). Après avoir pris une saine décision égoïste à l'aide de l'inconscient, l'homme se met à inventer ou à emprunter chez d'autres une série de phrases grandiloquentes pour prouver qu'il ne pense qu'au bien public et accomplit un grand sacrifice personnel. }}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=26
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On peut admettre en règle générale, et à peu d'exceptions près, que les hommes, lorsqu'ils se trompent sur leur intérêt véritable, font plus de mal aux autres en adoptant la manière d'agir qui leur semble sage que s'ils agissaient d'une manière vraiment sage. C'est pourquoi, tout ce qui rend les gens meilleurs juges de leur intérêt fait du bien.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=27
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le poète Euripide éveilla l'amoureux dans l'imagination de l'auditoire ; mais poète et amoureux étaient oubliés à la sortie, et le fou (en l'espèce un maniaque homicide) dirigeait les actions politiques de ces hommes et femmes qui se croyaient eux-mêmes aimables et vertueux.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=29
|chapitre=I Introduction : de la valeur du scepticisme
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pas à pas, les relations avec les autres êtres humains dissipent les mythes de tous, sauf de ceux qui jouissent de plus de succès. La vanité personnelle est dissipée par les frères, la vanité de famille par les camarades d'école ; la vanité de classe par la politique ; la vanité nationale par les défaites militaires ou commerciales. Mais la vanité humaine reste et, dans ce domaine, en tant qu'elle intervient dans les rapports sociaux, la faculté de créer des mythes peut se donner libre carrière.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=37
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Dans le monde visible, la Voie Lactée n'est qu'un petit fragment ; à l'intérieur de ce fragment, le système solaire n'est qu'une poussière infiniment petite, et notre planète n'est qu'une parcelle microscopique de cette poussière. Sur cette parcelle de minuscules masses de carbone impur et d'eau, d'une structure compliquée, possédant des propriétés physiques et chimiques peu communes, rampent pendant quelques années pour se dissoudre enfin de nouveau dans les éléments dont ils sont composés. Ils partagent leur temps entre le travail nécessaire pour remettre au plus tard le moment de leur propre dissolution et des luttes furieuses pour avancer celui des autres espèces. Des convulsions de la nature en détruisent périodiquement quelques milliers ou millions, et des maladies en balayent prématurément encore davantage. Ces événements sont considérés comme des malheurs ; mais quand les hommes réussissent à accomplir des destructions analogues par leurs propres efforts, ils s'en réjouissent et rendent grâce à Dieu.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=38
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Hegel veut nous persuader que l'univers ressemble à l'État prussien de son époque ; ses disciples anglais estiment qu'il ressemble plutôt à une démocratie ploutocratique fonctionnant avec deux Chambres. Les raisons qu'on nous donne de ces conceptions sont soigneusement camouflées, si bien que même leurs auteurs méconnaissent leur liaison avec les désirs humains : on les fait naître, extérieurement, de sources aussi sèches que la logique et l'analyse des propositions. Mais les sophismes révèlent l'influence des désirs ; ils tendent tous dans le même sens.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=40
|chapitre=II Rêves et faits
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La recherche scientifique implique un mélange spécial de l'intérêt général et de l'intérêt particulier ; on n'étudie le particulier que dans l'espoir d'éclairer d'une lumière nouvelle le général. Au Moyen Âge, on pensait qu'on pouvait en théorie déduire le particulier des principes généraux ; à la Renaissance, ces principes généraux furent discrédités, et la passion pour l'histoire de l'Antiquité engendra un grand intérêt pour des faits particuliers. Cet intérêt agissant sur des esprits entraînés par les traditions grecque, romaine et scolastique produisit finalement l'atmosphère intellectuelle qui rendit possible les Kepler et les Galilée.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=48
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=La science, telle qu'elle existe actuellement, est en partie agréable et en partie désagréable. Elle est agréable par la puissance qu'elle nous donne de manier notre milieu, et, pour une petite mais importante minorité, elle est agréable parce qu'elle lui fournit des satisfactions intellectuelles. Elle est désagréable, car, quels que soient les moyens par lesquels nous cherchons à cacher ce fait, elle admet un déterminisme qui implique, théoriquement, le pouvoir de prédire les actions humaines ; et, par là, elle semble diminuer la puissance de l'homme. Bien entendu, les gens désirent garder l'aspect agréable de la science tout en rejetant son aspect désagréable ; mais jusqu'ici ces tentatives ont échoué.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=51
|chapitre=III La science est-elle superstitieuse ?
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Il est évident que notre ancienne et confortable notion de « matière solide » ne peut survivre. Un morceau de matière n'est pas autre chose qu'une série d'événements qui obéit à certaines lois. La conception de la matière est née à une époque où les philosophes n'avaient aucun doute sur la valeur de la notion de « substance ». La matière, c'était la substance qui existait dans l'espace et dans le temps ; l'esprit était la substance qui n'existait que dans le temps. La notion de substance s'effaçait de plus en plus de la métaphysique à mesure que le temps avançait, mais elle a survécu en physique parce qu'elle était inoffensive, jusqu'au moment où l'on a inventé la relativité. Traditionnellement, la substance était une notion composée de deux éléments. Premièrement, une substance avait la propriété logique de ne paraître dans une proposition qu'en tant que sujet, jamais en tant que prédicat. En second lieu, elle était quelque chose qui subsistait à travers le temps, ou, comme dans le cas de Dieu, qui était en dehors du temps. Ces deux propriétés ne sont pas nécessairement liées l'une à l'autre, mais on ne s'en est pas aperçu, car la physique enseignait que les morceaux de matière étaient immortels, et la théologie enseignait que l'âme était immortelle. On considérait donc les deux comme des substances. Mais maintenant la physique nous oblige à considérer des événements fugitifs comme des substances dans le sens logique de ce mot, c'est-à-dire comme des sujets qui ne peuvent pas être des prédicats. Un morceau de matière qui nous semblait une seule entité stable est en réalité un chapelet d'entités, comme les images en apparence stable d'un film de cinéma. Et rien ne nous empêche d'affirmer la même chose de l'esprit : le moi stable semble aussi fictif que l'atome stable. Les deux ne sont que des chapelets d'événements qui ont des rapports intéressants l'un avec l'autre.
La physique moderne nous permet de donner corps à l'hypothèse de {{w|Ernst Mach|Mach}} et de {{w|William James (psychologue)|James}} que la « matière » des mondes physique et mental est la même. La « matière solide » était évidemment quelque chose de bien différent des pensées et aussi du moi stable. Mais, si la matière et le moi ne sont tous les deux que des agrégations convenables d'événements, il est beaucoup moins difficile de les imaginer comme construits avec les mêmes matériaux. De plus, ce qui jusqu'ici semblait une des plus marquantes particularités de l'esprit, à savoir la subjectivité, ou la capacité d'avoir un point de vue, a envahi maintenant la physique, et il apparaît qu'elle n'implique pas l'esprit : des appareils photographiques placés dans des endroits différents peuvent photographier le même événement, mais ils le photographieront différemment. Même les chronomètres et les instruments de mesure deviennent subjectifs dans la physique moderne ; ce qu'ils marquent, ce ne sont pas des faits physiques, mais leur rapport avec un fait physique. Ainsi, la physique et la psychologie se sont rapprochés l'une de l'autre, et l'ancien dualisme de l'esprit et de la matière s'est écroulé.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=85-86
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Le nouveau réalisme [...] tend seulement à clarifier les idées fondamentales de la science et à synthétiser les différentes sciences en une seule et vaste conception de ce fragment du monde que la science a réussi à explorer.
Il ne sait pas ce qui est au-delà ; il ne dispose pas d'un talisman pour transformer l'ignorance en savoir. Il offre des joies intellectuelles à ceux qui les apprécient, mais il ne cherche pas à flatter la vanité humaine comme la plupart des autres philosophies. S'il est sec et technique, c'est la faute de l'univers, qui a choisi de fonctionner d'une manière mathématique plutôt que d'une manière qu'auraient aimée les mystiques et les poètes. Peut-être est-ce regrettable, mais on ne s'attendra tout de même pas à ce qu'un mathématicien le regrette.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=87
|chapitre=V La philosophie au XXè siècle
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Pourquoi, en réalité, désirons-nous presque tous augmenter nos revenus ? Il peut sembler, à première vue, que ce sont les biens matériels que nous désirons. Mais, en fait, nous les désirons principalement pour impressionner nos voisins. [...] Une des plus puissantes de toutes nos passions est le désir d'être admiré et respecté. Dans l'état actuel des choses, on entoure d'admiration et de respect les hommes qui semblent riches. C'est la principale raison pour laquelle les hommes désirent être riches. Les biens matériels qu'ils pourraient acheter pour leur argent ne jouent qu'un rôle très secondaire. [...]
L'importance de ces faits consiste en ceci que le désir moderne pour les richesses n'est pas inhérent à la nature humaine et pourrait être détruit par d'autres institutions sociales. Si, par la loi, nous avions tous exactement le même revenu, nous serions obligés de trouver un autre moyen d'être supérieur à nos voisins, et notre volonté actuelle des biens matériels cesserait en grande partie. De plus, comme ce désir est de la nature de la concurrence, il ne nous rend heureux que si nous dépassons un rival, qui par ce fait est rendu malheureux. Une augmentation générale des richesses ne donne pas un avantage sur des rivaux, et c'est pourquoi il ne donne pas de bonheur. Bien entendu, il y a un certain plaisir qui vient de l'usage des biens acquis, mais, nous l'avons vu, cela n'est qu'une petite partie de ce qui nous fait désirer la richesse. Et, dans la mesure où notre désir vient de la concurrence, aucune augmentation du bonheur humain total ne vient de l'acroissement des revenus, qu'il soit général ou particulier.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=92-93
|chapitre=VI La machine et les sentiments
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Les chérubins aiment Dieu et les séraphins le contemplent, et c'est en cela que consiste leur suprême perfection. Tout cet idéal est statique. Il est vrai qu'au ciel on chante des hymnes et qu'on joue de la harpe, mais chaque jours ce sont les mêmes hymnes, et on ne tolère aucun perfectionnement dans la construction des harpes. Une telle existence ennuie l'homme moderne. Une des raisons pour laquelle la théologie a perdu son ascendant est qu'elle n'a pas réusssi à fournir au ciel des machines perfectionnées, bien que Milton en ait garni l'enfer.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=101-102
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Je ne peux pas croire que la vertu est proportionnelle au revenu, ni qu'il est mauvais moralement d'avoir des difficultés à s'adapter au troupeau. Nul doute que mes opinions sur ce sujet ne soient tendancieuses puisque je suis pauvre et bizarre ; mais, bien que je reconnaisse ce fait, elles demeurent tout de même mes opinions.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=104
|chapitre=VII Le béhaviourisme et les valeurs
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=Confucius parle beaucoup, comme il sied à un maître de morale, du devoir, de la vertu, etc., mais jamais il ne demande à l'homme de faire quelque chose contre la nature et les affections naturelles. Cela se voit dans la conversation suivante :
« She s'adressa à Confucius, disant : « Nous avons un homme droit dans notre pays. Son père a volé une brebis et son fils a témoigné contre lui. - Dans notre pays, répondit Confucius, la droiture est quelque chose de différent. Un père cache la faute de son fils, et un fils cache la faute de son père. C'est une telle conduite qui est vraiment droite.» »}}
{{Réf Livre
|titre=Essais sceptiques
|auteur={{w}}
|éditeur=Les Belles Lettres
|année=2013
|année d'origine=1928
|page=111-112
|chapitre=VIII Idéals du bonheur en Orient et en Occident
|ISBN=978-2-251-20008-8
|traducteur={{w|André Bernard}}
|collection=le goût des idées}}
{{citation|citation=On a besoin de beaucoup d'organisation, et quand il en faut tant, on finit presque sûrement par en avoir plus qu'il n'en faudrait. Le mal que cela produira consistera dans la diminution du nombre d'occasions où l'initiative individuelle pourra s'exercer. De vastes organisations produisent un sentiment d'impuissance chez l'individu, qui conduit à un affaiblissement de l'effort. On pourra éviter ce danger si les administrateurs s'en rendent compte, mais c'est un danger dont la plupart des administrateurs sont constitutionnellement incapables de se rendre compte. Dans chaque plan soigneusement établi pour organiser la vie humaine, il est nécessaire d'injecter une certaine dose d'anarchisme suffisante pour empêcher l'immobilité qui conduit au dépérissement, mais insuffisante à provoquer la rupture. C'est un problème délicat, non insoluble théoriquement, mais il est à peine probable qu'il soit résolu au milieu du chaos des affaires pratiques.}}
{{Réf Livre|titre=Essais sceptiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Les presses du compagnonnage, éditions Rombaldi|année=1969|page=261|collection=Prix nobel de littérature édité sous le patronage de l'académie suédoise et de la fondation nobel}}
=== ''Le mariage et la morale'', 1929 ===
=== ''La conquête du bonheur'', 1930 ===
{{Citation|On lit un [[livre]] pour deux motifs : l’un est le plaisir que procure la lecture du livre ; l’autre est la vanité qu’on ressent à en parler.}}
{{Réf Livre
| titre = La conquête du bonheur
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Nina Robinot
| éditeur = Payot & Rivages
| année = 2016
| ISBN = 978-2-228-91633-2
| chapitre =III
| page = 50
}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2022
| mois = novembre
| jour = 23
| commentaire =
}}
=== ''Éloge de l’oisiveté'', 1932 ===
{{Citation|Ce que je veux dire, c’est que le fait de croire que le TRAVAIL est une vertue est la cause de grands maux dans le monde moderne, et que la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail. Et d’abord, qu’est-ce que le travail ? Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière se trouvant à la surface de la terre, ou dans le sol même ; le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire.}}
{{Réf Livre
| titre = Éloge de l’oisiveté
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Parmentier
| éditeur = Allia
| année = 2012
| ISBN =978-2-84485-664-7
| page = 11-12
}}
=== ''Signification et vérité'', 1940 ===
=== ''Histoire de la philosophie occidentale'', 1946 ===
=== ''La connaissance humaine, sa portée et ses limites'', 1948 ===
=== ''Histoire de mes idées philosophiques'', 1959 ===
{{Citation|Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie.|précisions=[[s:Épître aux Colossiens|Épître aux Colossiens]], 2, 8.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=9
}}
{{Citation|Ma seule préoccupation constante a été de découvrir dans quelle mesure on peut dire que nous connaissons, et de préciser le degré de certitude ou d’incertitude de nos connaissances.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|page=11
}}
{{citation|citation=J'ai trouvé, pour prendre un exemple important, que par l'analyse de la physique et de la perception, on peut entièrement résoudre le problème du rapport de l'esprit et de la matière. Il est vrai que personne n'a accepté ce qui me paraît la solution, mais je crois et j'espère que c'est seulement parce que l'on n'a pas compris ma théorie.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=16|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{citation|citation=La science n'a jamais tout à fait raison, mais elle a rarement tout à fait tort, et, en général, elle a plus de chance d'avoir raison que les théories non scientifiques. Il est donc rationnel de l'accepter à titre d'hypothèse.}}
{{Réf Livre|titre=Histoire de mes idées philosophiques|auteur=Bertrand Russell|éditeur=Gallimard|année=1961|page=19|chapitre=I|ISBN=2070714748|traducteur=George Auclair|collection=TEL}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=février|jour=22}}
{{Citation|Mon évolution philosophique depuis les premières années de ce siècle peut en gros se décrire comme une renonciation progressive à [[Pythagore]].}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVII.
|page=260
}}
{{Citation|[[Wittgenstein]], qui savait jongler avec les raffinements de la métaphysique aussi intelligemment que [[Pascal]] jonglait avec les hexagones et [[Tolstoï]] avec les empereurs, s’abaissa, renonçant à ses talents, devant le sens commun comme Tolstoï s’était abaissé devant les paysans, – par un mouvement identique d’orgueil. J’ai admiré le ''[[Tractatus logico-philosophicus|Tractatus]]'' de Wittgenstein, mais non ses œuvres ultérieures, qui me semblaient comporter un renoncement à ce que son talent avait de meilleur, renoncement très semblable à celui de Pascal ou de Tolstoï.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=268-269
}}
{{Citation|Le premier Wittgenstein, que je connaissais intimement, se consacrait passionnément et intensément à la réflexion, c’était un homme profondondement averti des problèmes difficiles dont comme lui je sentais l’importance, et doué (c’est au moins ce que je pensais) d’un véritable génie philosophique. Le dernier Wittgenstein, au contraire, paraît s’être lassé de réfléchir sérieusement et avoir inventé une doctrine qui rendrait inutile l’activité philosophique. Je ne peux croire un instant qu’une doctrine qui engendre la paresse soit vraie. Cependant, je comprends que je nourris contre elle une prévention irrésistible : si elle est vraie, la philosophie sert, au mieux, de faible auxiliaire aux lexicographes et est, au pis, un divertissement pour oisifs à l’heure du thé.|précisions=
« Philosophical Analysis », Hibbert Journal, 1956, vol. 54, p. 320 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sim_the-hibbert-journal-a-quarterly-review-of-religion_1956-07_54_4/page/320}}.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|chapitre=XVIII. Réponses aux critiques
|page=271
}}
=== ''Ma conception du monde'', 1960 ===
=== ''Autobiographie'', 1967-1969 ===
{{Citation|Trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain. Ces passions comme de grands vents m’ont poussé à la dérive, de-ci de-là, sur un océan d’inquiétude, où je me suis parfois trouvé aux bords du désespoir.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =Prologue : ce pour quoi j’ai vécu
| page = 9
}}
{{Citation|A onze ans, j’ai commencé la géométrie, avec mon frère comme précepteur. Ce fut l’un des grands événements de ma vie, aussi merveilleux qu’un premier amour. Je n’aurais jamais imaginé qu’il pût exister rien d’aussi délicieux au monde. Quand j’eus assimilé le cinquième théorème, mon frère me dit qu’il était généralement considéré comme difficile, mais je n'y avais trouvé quant à moi nulle difficulté. [...] A partir de ce moment là jusqu’au jour où [[Alfred North Whitehead|Whitehead]] et moi terminâmes les ''{{w|Principia Mathematica}}'', vingt-sept ans plus tard, les mathématiques furent pour moi le principal objet d’intérêt et la principale source de bonheur.}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1872-1914
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1967
| chapitre =I. Enfance
| page = 36
}}
{{Citation|[ [[Wittgenstein]] ] est peut-être le plus parfait exemple que j’aie jamais connu du génie, tel qu’on le conçoit traditionnellement : passionné, profond, intense et dominateur. Il avait une espèce de pureté que je n’ai jamais vue égalée, sauf par [[G. E. Moore]].}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
{{Citation|« Pensez-vous que je sois un parfait crétin ? – Pourquoi tenez-vous tant à le savoir ?, répliquai-je. – Parce que, dit-il, si je le suis, je me ferai aéronaute; mais si je ne le suis pas, je me ferai philosophe. » Alors je lui répondis : « Mon cher ami, je ne sais pas si vous êtes, ou non, un parfait crétin, mais si vous voulez m’écrire un petit mémoire pendant les vacances sur n’importe quel sujet de philosophie qui vous intéresse, je le lirai et je vous dirai. » Il le fit et m’apporta son travail au début du semestre suivant. À peine en eus-je lu la première phrase, j’eus la conviction qu’il était un homme de génie; je l’assurai donc qu’il ne fallait pour rien au monde qu’il entrât dans l’aviation.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Autobiographie 1914-1944
| auteur = Bertrand Russell
| traducteur =Michel Berveiller
| éditeur = Stock
| année = 1969
| chapitre =II.
| page = 115
}}
=== ''L’art de philosopher'', 1968 ===
{{Citation|Pour utiles quelles soient, la logique et les mathématiques ne sont pour le philosophe qu’une étape dans sa formation intellectuelle. Elles l’aident à savoir comment étudier le monde, mais ne lui fournissent aucune information réelle sur celui-ci. Elles sont l’alphabet du livre de la nature, non le livre lui-même. Ce qu’il faut par-dessus tout connaître quand on veut devenir philosophe, c’est la science – par quoi j’entends non pas une connaissance des détails, mais des résultats que la science a obtenus, de son histoire et surtout de sa méthode.|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942.}}
{{Réf Livre
| titre = L’art de philosopher
| auteur = Bertrand Russell
| éditeur = PUL
| année = 2005
| ISBN =2-7637-8203-5
| chapitre =I. L’art de la conjecture rationnelle
| page = 7-8
|url=https://books.google.fr/books?id=FaMGVdDYYeAC&pg=PA7
}}
=== ''Le pacifisme et la révolution'' ===
=== ''Écrits sur l’éducation'' ===
=== Correspondance ===
{{citation|citation=Mes étudiants sont des bolcheviques, parce que c’est la mode. Ils ne comprennent pas que je sois pas davantage bolchevique moi-même. Il n'ont pas le niveau pour faire de la logique mathématique. Je leur enseigne la psychologie, la philosophie, la politique et [[Albert Einstein|Einstein]]. De temps à autre je les invite à une soirée chez moi et ils font partir des feux d’artifices dans la cour. Il préfèrent cela à mes cours.|précisions=Réponse de Bertrand Russell à [[Ludwig Wittgenstein#Correspondances|Ludwig Wittgenstein]], en 1921, alors qu’il se trouve à Pekin.}}
{{Réf Livre|titre=Le devoir de génie|auteur=Ray Monk|éditeur=Éditions Flammarion|année=2009|page=229|traducteur=Abel Gerschenfeld|ISBN=978-2-0812-3305-8}}
{{Choisie citation du jour|année=2013|mois=juin|jour=30}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|Comme Russell l’a dit lui-même : « La logique et les mathématiques… sont l’alphabet du livre de la nature, mais non le livre lui-même. »|précisions=« How To Become a Philosopher », 1942 ([[#L’art de philosopher, 1968|''L'art de philosopher'']], 1968).}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution=Alan Wood
|page=349
}}
== Citations à propos de Bertrand Russell ==
=== Jorge Luis Borges ===
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
[[Image:Jorge Luis Borges Hotel.jpg|vignette|[[Jorge Luis Borges]]]]
{{Citation| j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
=== Nicole Mosconi ===
{{citation|Sa morale repose sur une alliance de l’amour et du savoir : sans amour le savoir est froid, sans savoir, l’amour du prochain est impuissant et peut même être néfaste.}}
{{Réf Article|auteur= [[Nicole Mosconi]]|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=138|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation|Russell est favorable à l’amour libre, l’amour ne peut être enfermé dans le mariage ; l’adultère est inévitable et même nécessaire. Mais une sexualité sans tabou n’implique pas qu’elle soit sans règles de conduite ni sens des responsabilités. Il y a une éthique de l’amour, selon Russell. Il valorise un amour qui serait un partage à la fois physique, émotionnel et intellectuel et qui exalte et enrichit les deux partenaires.}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=139|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
{{citation| Les quatre qualités qui définissent l’excellence humaine des femmes comme des hommes sont la vitalité, c’est-à-dire le plaisir de se sentir en vie et l’intérêt pour l’ensemble du monde ; le courage, entendu comme le pouvoir de contrôler sa peur face au danger et l’absence de craintes irrationnelles ; la sensibilité, comme capacité à ressentir des émotions appropriées sous l’effet de nombreux stimuli ; et l’intelligence, en tant qu’aptitude à acquérir des connaissances. Pour lui, une communauté d’hommes et de femmes qui posséderaient toutes ces qualités « serait très différente de tout ce qui a existé jusqu’ici ».}}
{{Réf Article|auteur= Nicole Mosconi|titre= Bertrand Russell, philosophe de l’éducation|publication=Le Télémaque|numéro=51|ISSN= 1263-588X |date=2017|page=146|url= https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2017-1-page-135.htm}}
=== Ludwig Wittgenstein ===
{{Loupe|Ludwig Wittgenstein}}
[[Image:Ludwig Wittgenstein (cropped).jpg|vignette]]
{{Citation|Les [[livre]]s de Russell devraient être reliés en deux couleurs : ceux qui traitent de logique mathématique en rouge – et tous les étudiants en [[philosophie]] devraient les lire; ceux qui traitent d'[[éthique]] et de [[politique]] en bleu – et personne ne devrait être autorisé à les lire.}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec Wittgenstein
| auteur = {{w|Maurice Drury}}
| traducteur=Jean-Pierre Cometti
| éditeur = PUF
| année = 2002
| ISBN =2-13-051558-4
| page = 104
}}
=== Alan Wood ===
{{citation|Bertrand Russell est un philosophe sans philosophie. On pourrait dire la même chose en disant qu’il est un philosophe de toutes les philosophies. Il n’est guère de point de vue philosophique important aujourd’hui que l’on ne trouve reflété dans ses écrits à une période ou une autre.}}
{{Réf Livre
|titre=Histoire de mes idées philosophiques
|auteur=Bertrand Russell
|traducteur=George Auclair
|éditeur=Gallimard
|année=1988
|ISBN =2-07-071474-8
|titre de la contribution=Essai sur l’évolution de la philosophie de Russell
|auteur de la contribution={{w|en:Alan Wood (author)|Alan Wood}}
|page=326
}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Category:Bertrand Russell|s=Auteur:Bertrand Russell|w=Bertrand Russell}}
{{DEFAULTSORT:Russell, Bertrand}}
[[Catégorie:Personnalité galloise]]
[[Catégorie:Philosophe britannique]]
[[Catégorie:Logicien]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de littérature]]
[[Catégorie:Naissance en 1872]]
[[Catégorie:Décès en 1970]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Mathématicien britannique]]
[[Catégorie:Vulgarisateur scientifique]]
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Marguerite Yourcenar
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2026-05-28T19:23:53Z
Malik2Mars
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/* ''Les Yeux ouverts'' */ wikif. Ici, les 2 dans [[Discussion:Claire Tabouret#12 citations]] sont ok. L’autre c’est là première en #Feu ici.
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Marguerite Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard De Grendel (9).jpg|vignette|Marguerite Yourcenar en 1982.]]
'''{{w|Marguerite Yourcenar}}''', de son vrai nom ''Marguerite Cleenewerck de Crayencour'' ({{w|Bruxelles}}, {{date|8|juin|1903}} — {{w|Mount Desert Island}}, {{w|États-Unis}}, {{date|17|décembre|1987}}) est une écrivaine française. Elle fut la première femme à entrer à l'{{w|Académie française}}.
== Citations ==
[[Image:Signature of Marguerite Yourcenar.png|180px]]
=== ''Alexis ou le Traité du Vain Combat'', 1929 ===
{{Loupe|Alexis ou le Traité du vain combat}}
{{citation|On n'est jamais tout à fait seul : par malheur, on est toujours avec soi-même.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Alexis. Le Coup de Grâce
|année=1971
|ISBN=2-07-037041-0
|titre de la contribution=Alexis ou le Traité du Vain Combat
|année de la contribution=1929
|page=80
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=septembre
|jour=13
|commentaire=
}}
=== ''Denier du rêve'', 1934 ===
{{citation|Un grossissement de plus, et ces visages se décomposeraient en mouvements d'atomes, aussi indifférents à ce baiser que nous pouvons l'être aux amours démesurées des astres.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Denier du rêve
|année de la contribution=1934
|page=246
}}
=== ''Feux'', 1936 ===
{{Voir autre projet|Feux (Yourcenar)|''Feux''}}
{{Citation|Solitude… Je ne crois pas comme ils croient, je ne vis pas comme ils vivent, je n’aime pas comme ils aiment… Je mourrai comme ils meurent.}}
{{Réf Livre
| titre =Œuvres romanesques
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| collection =Bibliothèque de la Pléiade
| année = 1991
| année d'origine=1982
| ISBN =2-07-011018-4
| titre de la contribution=Feux
| année de la contribution=1935
| page =1083
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=août
|jour=7
|commentaire=et pour le [[Modèle:Citation du jour/17 décembre 2025|17 décembre 2025]]
}}
{{citation|L'alcool dégrise. Après quelques gorgées de cognac, je ne pense plus à toi.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1083
}}
{{citation|Il n’y a pas d’amour malheureux : on ne possède que ce qu’on ne possède pas. Il n’y a pas d’amour heureux : ce qu’on possède, on ne le possède plus.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1090
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=octobre
|jour=4
|commentaire=
}}
{{citation|Rien à craindre. J’ai touché le fond. Je ne puis tomber plus bas que ton cœur.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1090
}}
{{citation|Un cœur, c'est peut-être malpropre. C'est de l'ordre de la table d'anatomie et de l'étal de boucher. Je préfère ton corps.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1097
}}
{{citation|Rien de plus sale que l'amour-propre.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1105
}}
{{citation|Je me refuse à faire de toi un objet, même quand ce serait l'Objet Aimé.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1105
}}
{{citation|Aimer les yeux fermés, c’est aimer comme un aveugle. Aimer les yeux ouverts, c’est peut-être aimer comme un fou : c’est éperdument accepter. Je t’aime comme une folle.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1111
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=janvier
|jour=16
|commentaire=
}}
{{citation|On arrive vierge à tous les événements de sa vie. J’ai peur de ne pas savoir m’y prendre avec ma Douleur.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1111
}}
{{citation|Brûlé de plus de feux… Bête fatiguée, un fouet de flammes me cingle les reins. J’ai retrouvé le vrai sens des métaphores de poètes. Je me réveille chaque nuit dans l’incendie de mon propre sang.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1120
}}
{{citation|Je ne tomberais pas. J’ai atteint le centre. J’écoute le battement d’on ne sait quelle divine horloge à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près du cœur.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1121
}}
{{citation|Quand je te revois, tout redevient limpide. J’accepte de souffrir.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1133
}}
{{citation|Et tu t’en vas ? Tu t’en vas ?… Non, tu ne t’en vas pas : je te garde. Tu me laisses dans les mains ton âme comme un manteau.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1133
}}
{{citation|On dit : fou de joie. On devrait dire : sage de douleur.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1134
}}
{{citation|Il y’a six jours, il y’a six mois, il y eu six ans, il y aura six siècles… Ah ! mourir pour arrêter le temps…}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1134
}}
{{citation|L’amour est un châtiment. Nous sommes punis de n’avoir pas pu rester seuls.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1145
}}
{{citation|Je ne puis m’empêcher de voir dans mon amour une forme raffinée de la débauche, un stratagème pour passer le temps, pour se passer du Temps. Le plaisir effectue en plein ciel un atterrissage forcé, dans le bruit de moteur fou des derniers soubresauts du cœur. En vol plané, la prière y monte ; l’âme y entraîne le corps dans l’assomption de l’amour. Pour qu’une assomption soit possible, il faut un Dieu. Tu as juste assez de beauté, d’aveuglement et d’exigences pour figurer un tout-puissant. J’ai fait de toi faute de mieux la clef de voûte de mon univers.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1145
}}
{{citation|Tes cheveux, tes mains, ton sourire rappellent de loin quelqu’un que j’adore. Qui donc ? Toi-même.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1145
}}
{{citation|Qu'il eût été fade d'être heureux !}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Feux
|année de la contribution=1935
|page=1155
}}
=== ''Nouvelles orientales'', 1938 ===
{{Loupe|Nouvelles orientales}}
{{citation|Ils adoraient [[Jésus]], fils de [[Marie (mère de Jésus)|Marie]], vêtu d'or comme un soleil levant, mais leur cœur obstiné restait fidèle aux divinités qui nichent dans les arbres ou émergent du bouillonnement des eaux ; chaque soir, ils déposaient sous le platane consacré aux Nymphes une écuelle de lait de la seule chèvre qui leur restât ; les garçons se glissaient à midi sous les bouquets d'arbres pour épier ces femmes aux yeux d'onyx qui se nourrissent de thym et de miel.
|précisions=}}
{{Réf Livre
|titre= Nouvelles orientales
|auteur= Marguerite Yourcenar
|éditeur= Gallimard
|collection= L'Imaginaire
|année= 1963
|année d'origine=1938
|section=Notre-Dame-des-Hirondelles
|page =92
|url=}}
=== ''Mémoires d'Hadrien'', 1951 ===
{{Loupe|Mémoires d'Hadrien}}
{{citation|La lettre écrite m'a enseigné à écouter la voix humaine, tout comme les grandes attitudes immobiles des statues m'ont appris à apprécier les gestes.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=Mémoires d'Hadrien
|année de la contribution=1951
|page=302
|chapitre=''Animula vagula blandula''
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2008
|mois=décembre
|jour=21
|commentaire=
|}}
{{Citation|L'une des meilleures manières de recréer la pensée d'un homme : reconstituer sa [[bibliothèque]].}}
{{Réf Livre
| titre =Œuvres romanesques
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| collection =Bibliothèque de la Pléiade
| année = 1991
| année d'origine=1982
| ISBN =2-07-011018-4
| titre de la contribution=
| année de la contribution=
| chapitre= Carnets de notes de « Mémoires d’Hadrien »
| page =524
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=août
|jour=12
|commentaire=
}}
{{Citation|Quoi qu’on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c’est déjà beaucoup de n’employer que des pierres authentiques.}}
{{Réf Livre
| titre =Œuvres romanesques
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| collection =Bibliothèque de la Pléiade
| année = 1991
| année d'origine=1982
| ISBN =2-07-011018-4
| titre de la contribution=
| année de la contribution=
| chapitre= Carnets de notes de « Mémoires d’Hadrien »
| page =536
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2026
|mois=décembre
|jour=17
|commentaire=
|}}
{{Citation|Faire de son mieux. Refaire. Retoucher imperceptiblement encore cette retouche. « C’est moi-même que je corrige, disait [[William Butler Yeats|Yeats]], en retouchant mes œuvres. »}}
{{Réf Livre
| titre =Œuvres romanesques
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| collection =Bibliothèque de la Pléiade
| année = 1991
| année d'origine=1982
| ISBN =2-07-011018-4
| titre de la contribution=
| année de la contribution=
| chapitre= Carnets de notes de « Mémoires d’Hadrien »
| page =539
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=septembre
|jour=1
|commentaire=
|}}
=== ''L'Œuvre au noir'', 1968 ===
{{Loupe|L'Œuvre au noir}}
{{citation|citation={{Personnage|Zénon}} : Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ?}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=L'Œuvre au noir
|année de la contribution=1968
|page=564
|chapitre=Le Grand Chemin
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année= 2019
|mois= août
|jour= 18
}}
[[Image:Citation Marguerite Yourcenar - L'Œuvre au noir - Parc d'Egmont 01.jpg|vignette]]
{{Citation|{{Personnage|Zénon}} : Plaise à celui qui Est peut-être de dilater le cœur humain à la mesure de toute la vie.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=L'Œuvre au noir
|année de la contribution=1968
|page=564
|chapitre=Le Grand Chemin
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2026
|mois=juin
|jour=8
|commentaire=
}}
[[Image:Citation Marguerite Yourcenar - L'Œuvre au noir - Parc d'Egmont 03.jpg|vignette]]
{{Citation| Je ne cesserai jamais de m'émerveiller que cette chair soutenue par ses vertèbres, ce tronc joint à la tête par l'isthme du cou et disposant autour de lui symétriquement ses membres, contiennent, et peut-être produisent, un esprit qui tire parti de mes yeux pour voir et de mes mouvements pour palper… J'en sais les limites, et que le temps lui manquera pour aller plus loin, et la force, si par hasard lui était accordé le temps. Mais il est, et, en ce moment, il est Celui qui Est. Je sais qu'il se trompe, erre, interprète souvent à tort les leçons que lui dispense le monde, mais je sais aussi qu'il a en lui de quoi connaître et parfois rectifier ses propres erreurs.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres romanesques
|année=1991
|année d'origine=1982
|ISBN=2-07-011018-4
|titre de la contribution=L'Œuvre au noir
|année de la contribution=1968
|chapitre=La Conversation à Innsbruk
|page=653
}}
=== ''Le Labyrinthe du monde'' ===
==== ''Souvenirs pieux'', 1974 ====
{{voir autre projet|Souvenirs pieux|''Souvenirs pieux''}}
{{citation|(…) je m’arrête, prise de vertige devant l’inextricable enchevêtrement d’incidents et de circonstances qui plus ou moins nous déterminent tous.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=11}}
{{citation|Le fait reste que, même pour les moins gourmets, les moins gourmands ou les moins goinfres, vivre ensemble, c’est en partie manger ensemble.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=21}}
{{citation|Pendant ce temps, la terre tournait.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=28}}
{{citation|J’avais l’imperceptible recul du chien qui détourne le cou quand on lui présente un collier.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=52}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2025
|mois=mars
|jour=18
|commentaire=
}}
{{citation|Cette femme assurément douée d’agréments (…).}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=121}}
{{citation|Ce qui surnage comme toujours, c’est l’infinie pitié pour le peu que nous sommes, et, contradictoirement, le respect et la curiosité de ces fragiles et complexes structures, posées comme sur pilotis à la surface de l’abîme, et dont aucune n’est tout à fait pareille à aucune autre.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=157}}
{{citation|Comme toujours, chaque fois qu’il se tourne vers le monde extérieur, la vie est là, avec son imprévu, sa foncière tristesse, sa décevante douceur, et sa presque insupportable plénitude.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=166}}
{{citation|Il se souvient d’avoir écrit quelque part qu’il n’y avait devant la vie et la mort que deux attitudes valables, le christianisme et le stoïcisme.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=170}}
{{citation|(…) cette époque qui nous semble à distance épaisse et inerte, suspendue comme un énorme remblai au bord de l’abîme du XXè siècle.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=257}}
{{citation|Mon visage commence à se dessiner sur l’écran du temps.}}
{{Réf Livre|titre=Souvenirs pieux|auteur=Marguerite Yourcenar|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=1980|page=363}}
==== ''Archives du Nord'', 1977 ====
{{voir autre projet|Archives du Nord}}
{{citation|C'est par l'effet de notre arrogance, qui sans cesse refuse aux hommes du passé des perceptions pareilles aux nôtres, que nous dédaignons de voir dans les fresques des cavernes autre chose que les produits d'une magie utilitaire : les rapports entre l'homme et la bête, d'une part, entre l'homme de son art, de l'autre, sont plus complexes et vont plus loin.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=23
|partie=I
|chapitre=La nuit des temps
}}
{{citation|Nos livres d'école nous ressassaient que ces Gaulois au grand cœur ne craignaient rien, sinon que le ciel ne tombât. Plus courageux ou plus désespérés qu'ils ne l'étaient, nous avons pris l'habitude, depuis 1945, de nous attendre à voir le ciel tomber.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=25
|partie=I
|chapitre=La nuit des temps
}}
{{citation|Tout a déjà été éprouvé et expérimenté à mille reprises, mais souvent sans avoir été dit, ou sans que les paroles qui le disaient subsistent, ou, si elles le font, nous soient intelligibles ou nous émeuvent encore. Comme les nuages dans le ciel vide, nous nous formons et nous dissipons sur ce fond d'oubli.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=45
|partie=I
|chapitre=Le réseau
}}
{{citation|S'il est question de tout un ensemble de transmissions plus inanalysables, c'est de la terre entière que nous sommes les légataires universels. Un poète ou un sculpteur grec, un moraliste romain né en Espagne, un peintre issu d'un notaire florentin et d'une servante d'auberge dans un village des Apennins, un essayiste périgourdin sorti d'une mère juive, un romancier russe ou un dramaturge scandinave, un sage hindou ou chinois nous ont peut-être davantage formés que ces hommes et ces femmes dont nous avons été l'un des descendants possibles, un de ces germes dont des milliards se perdent sans fructifier dans les cavernes du corps ou entre les draps des époux.
|précisions=Le passage fait notamment allusion à [[Sénèque]] (philosophe romain né à Corduba, actuelle Cordoue, dans la province romaine de Bétique, actuelle Andalousie), à [[Léonard de Vinci]] (fils du notaire Pierre de Vinci et de la paysanne Caterina di Meo Lippi, né au village d'Anchiano en Toscane avant d'aller étudier à Florence) et à [[Michel de Montaigne]] (auteur des ''Essais'', né dans le Périgord, fils d'Antoinette de Louppes de Villeneuve).}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=47
|partie=I
|chapitre=Le réseau
}}
{{citation|De temps en temps, comme un cortège passant dans une rue tranquille jette les reflets de ses torches sur les vitres d'une maison endormie, et les fait tressaillir du bruit de ses tambours et de ses fifres, l'histoire ainsi projette ses feux sur une famille à peu près sans histoire.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=49
|partie=I
|chapitre=Le réseau
}}
{{citation|Quand le juge des ''Plaideurs'' de Racine offre à sa future bru d'assister en guise de divertissement à une séance de torture, cette charmante Isabelle réagit comme elle le ferait de nos jours, où la même distraction pourrait malheureusement lui être offerte. ''« Eh, monsieur, peut-on voir souffrir des malheureux ? — Bon, cela fait toujours passer une heure ou deux. »'' Dialogue typique, où l'on sent que Racine est du côté d'Isabelle.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=74
|partie=I
|chapitre=Le réseau
}}
{{citation|Dans le fallacieux combat entre l'ordre et la justice, Michel Charles s'est déjà rangé du côté de l'ordre. Il croira toute sa vie qu'un homme bien né, bien élevé, bien lavé, bien nourri et bien abreuvé sans excès, cultivé comme il convient qu'un homme de bonne compagnie le soit de son temps, est non seulement supérieur aux misérables, mais encore d'une autre race, presque d'un autre sang. Même s'il se rencontrait, parmi beaucoup d'erreurs, une petite parcelle de vérité dans cette vue qui, avouée ou tacite, a été celle de toutes les civilisations jusqu'à nos jours, ce qu'elle contient de faux finit toujours par lézarder toute société qui se repose sur elle. Au cours de son existence d'homme privilégié, mais pas nécessairement d'homme heureux, Michel Charles n'a jamais traversé de crise assez forte pour s'apercevoir qu'il était en dernière analyse le semblable de ces rebuts humains, peut-être leur frère. Il ne s'avouera pas non plus que tout homme, un jour ou l'autre, se voit condamné aux travaux forcés à perpétuité.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Archives du Nord
|année de la contribution=1977
|page=1026
|partie=II
|chapitre=Le jeune Michel Charles
}}
{{citation|C'est toujours un moment grave que celui où un jeune esprit jusque là insoucieux de politique découvre soudain que l'injustice et l'intérêt mal entendu passent et repassent devant lui dans les rues d'une ville avec des effets de cape et d'uniforme, ou s'attablent au café sous l'aspect de bons bourgeois qui ne prennent pas parti.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=142-143
|partie=II
|chapitre=Le jeune Michel-Charles
}}
{{citation|Néanmoins, à une époque où chacun ment ou déraisonne, où on n'a le choix qu'entre les défenseurs de l'ordre durcis dans leur moralité d'apparat sans pitié ni bonté et des idéologues amenant à force de gaffes l'heure des dictatures, entre les loups bien nourris d'une part et les moutons enragés de l'autre, le jeune homme qui s'amuse à fabriquer un presse-papiers avec des fragments de marbre est peut-être un réaliste.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=175
|partie=II
|chapitre=Rue Marais
}}
{{citation|À la vérité, toutes les sociétés, quelles qu'elles soient, sont basées sur la possession des choses ; une bonne partie des gens qui se font peindre ont toujours exigé qu'on mît près d'eux leurs bibelots favoris, tout comme aux temps antiques ils auraient demandé qu'on les plaçât dans leurs tombes.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=183
|partie=II
|chapitre=Rue Marais
}}
{{citation|Pour ces pharisiens qui se croient des chrétiens, aimer autrui comme soi-même est un de ces préceptes qui font du bien quand le curé les débite en chaire ; ceux qui ont faim et soif de la justice sont des émeutiers qui finissent au bagne.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=184
|partie=II
|chapitre=Rue Marais
}}
{{citation|Les yeux de l'enfant et ceux du vieillard regardent avec la tranquille candeur de qui n'est pas encore entré dans le bal masqué ou en est déjà sorti. Et tout l'intervalle semble un tumulte vain, une agitation à vide, un chaos inutile par lequel on se demande pourquoi on a dû passer.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|titre=Archives du Nord
|année=1977
|ISBN=978-2-07-037328-4
|page=203
|partie=II
|chapitre=Rue Marais
}}
==== ''Quoi ? L'Éternité'', 1988 ====
{{Citation|Cette porte entrouverte donne à la fois sur la plus concrète réalité et sur le plus fuyant des mystères, qui est le temps. L’éternité n’est sans doute que la même chose autrement, mais les rapports que nous entretenons avec ces deux notions sont à la fois infiniment rapprochées et à jamais susceptibles d’une solution adéquate, comme ceux du diamètre d’un cercle avec sa circonférence.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Quoi ? L’Éternité
|année de la contribution=1988
|chapitre=Necromantia
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/1227
|page=1127-1128
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=avril
|jour=16
|commentaire=
}}
{{Citation|J'avais repoussé dès l'époque du sevrage tout élément carné; mon père respecta ce refus. On me nourrit bien, mais autrement. Vers l'âge de dix ans, j'appris à manger de la viande « pour faire comme tout le monde », continuant seulement à rejeter le cadavre de toute bête sauvage ou de toute créature ailée. Puis, de guerre lasse, j'acceptai la volaille ou le poisson. Quarante ans plus tard, révoltée par les carnages de bêtes, je repris le chemin suivi dans l'enfance.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Quoi ? L’Éternité
|année de la contribution=1988
|chapitre=Les miettes de l’enfance
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/1329
|page=1329
}}
{{Citation|Il est beau d’espérer que sous une forme ou sous une autre, que la plupart des religions ont choisie féminine, comme [[Marie (mère de Jésus)|Marie]], ou androgyne comme Kwannon, la douceur et la compassion nous accompagneront, peut-être invisiblement à l’heure de notre mort.
}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|titre de la contribution=Quoi ? L'Éternité ?
|auteur=Marguerite Yourcenar
|année de la contribution=1988
|année=1991
|chapitre=Les miettes de l'enfance
|page=1331
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|ISBN=2-07-011212-8
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/1331
}}
=== ''Mishima ou la Vision du vide'', 1981 ===
{{voir autre projet|Mishima ou la Vision du vide|''Mishima ou la Vision du vide''}}
{{citation|Il y a deux sortes d'êtres humains : ceux qui écartent la mort de leur pensée pour mieux et plus librement vivre, et ceux qui, au contraire, se sentent d'autant plus sagement et fortement exister qu'ils la guettent dans chacun des signaux qu'elle leur fait à travers les sensations de leur corps ou les hasards du monde extérieur. Ces deux sortes d'esprits ne s'amalgament pas. Ce que les uns appellent une manie morbide est pour les autres une héroïque discipline. C'est au lecteur à se faire une opinion.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Mishima ou la Vision du vide
|année de la contribution=1981
|page=261
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/261
}}
=== ''Un homme obscur'', 1982 ===
{{voir autre projet|Un homme obscur|''Un homme obscur''}}
[[Fichier:Old book bindings.jpg|vignette]]
{{Citation|Il subsistait sans [[livre]]s, n’ayant trouvé dans la maisonnette qu’une [[Bible]] qu’il brûla par poignées un jour où le poêle prenait mal. Mais il lui semblait maintenant que les livres qu’il lui était arrivé de lire (fallait-il juger d’après eux tous les livres ?) lui avaient fourni peu de chose, moins peut-être que l’enthousiasme ou la réflexion qu’il leur avait apportés; il pensait en tout cas qu’il eût été mal de ne pas s’absorber exclusivement dans la lecture du monde qu’il avait, maintenant et pour si peu de temps, sous les yeux et qui, pour ainsi dire, lui était échu en lot. Lire des livres, comme lamper de l’eau-de-vie, eût été une manière de s’étourdir pour ne pas être là. Et d’ailleurs, qu’étaient les livres ?}}
{{Réf Livre
| titre = Comme l’eau qui coule (Anna, Soror..., Un homme obscur, Une belle matinée)
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| année = 1982
| ISBN = 2-07-021706-X
| titre de la contribution = Un homme obscur
| url = https://archive.org/details/commeleauquicoul0000your/page/196
| page = 196
}}
{{Citation| Reste […], aussi indépendant que possible de toute opinion inculquée, le quasi autodidacte nullement simple, mais délesté à l’extrême, se méfiant instinctivement de ce que les livres qu’il feuillette, les musiques qu'il lui arrive d'entendre, les peintures sur lesquelles se posent parfois ses yeux ajoutent à la nudité des choses, indifférent aux grands événements des gazettes, sans préjugé dans tout ce qui touche à la vie des sens, mais aussi sans l’excitation ou les obsessions factices qui sont l’effet de la contrainte ou d’un érotisme acquis, prenant la [[science]] et la [[philosophie]] pour ce qu’elles sont, et surtout pour ce que sont les savants et les philosophes qu’il rencontre, et levant sur le monde un regard d’autant plus clair qu’il est plus incapable d’orgueil. Il n’y a rien d’autre à dire sur Nathanaël.}}
{{Réf Livre
| titre = Comme l’eau qui coule (Anna, Soror..., Un homme obscur, Une belle matinée)
| auteur = Marguerite Yourcenar
| éditeur = Gallimard
| année = 1982
| ISBN = 2-07-021706-X
| titre de la contribution = Postface d’Un homme obscur
| page = 260-261
}}
=== ''En pèlerin et en étranger'', 1989 ===
[[Image:George Charles Beresford - Virginia Woolf in 1902 - Restoration.jpg|vignette|[[Virginia Woolf]]]]
{{Citation|}}
{{citation|Quoi qu'il arrive, j'apprends. Je gagne à tout coup.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=En pèlerin et en étranger
|chapitre=XIV. Carnets de notes, 1942-1948
|année de la contribution=1989
|page=530
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/530
}}
[[Image:Jorge Luis Borges Hotel.jpg|vignette|[[Jorge Luis Borges]]]]
{{Citation|}}
=== ''Le Tour de la prison'', 1991 ===
{{citation|On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.}}
{{Réf Livre
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Essais et mémoires
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Le Tour de la prison
|chapitre=I. « Basho sur la route »
|page=602
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/602
}}
=== Entretiens ===
==== ''Les Yeux ouverts'' ====
{{Citation|[L]'instant présent est tellement limité {{Incise|c'est le moment où nous sommes, dans cette pièce, vous et moi, en train de parler, un point c'est tout}}, ce n'est déjà plus le moment où vous êtes arrivé ce matin. Ce moment présent, qui est tellement court, est aussi tellement vaste, et riche de coordonnées qui nous échappent, il n'y a que le recul qui puisse nous permettre d'en dénombrer quelques-unes. Je crois que j'ai toujours été consciente de cela. Je me suis toujours beaucoup méfiée de l'actualité, en littérature, en art, dans la vie. Du moins, de ce que l'on considère comme l'actualité et qui n'est souvent que la couche la plus superficielle des choses.
}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=65
|ISBN=2-227-32022-2
}}
{{Citation|L'amour partagé, il faudrait toujours juger sur quel point il l'est et à quel degré. Par exemple, est-ce que [[Victor Hugo|Hugo]] a aimé Juliette comme Juliette a aimé Hugo ? Sûrement pas. Il y a eu peut-être deux ou trois ans d'un amour qui se croyait partagé, et ensuite elle a été l'humble servante du grand homme. On n'a l'impression qu'elle n'a jamais eu, sauf pendant un temps très court, une place de premier rang. Et cela a dû être vrai pour beaucoup de femmes. Pour les hommes, l'amour-abnégation est moins fréquent, parce que l'homme a toujours senti qu'il y avait autre chose dans l'univers et dans la vie qu'un grand amour.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=99
|ISBN=2-227-32022-2
}}
{{Citation|Je condamne l'ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu'on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J'ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l'éducation de l'enfant. Je pense qu'il y faudrait des études de base, très simples, où l'enfant apprendrait qu'il existe au sein de l'univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu'il dépend de l'air, de l'eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire[…]. Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu'on ne le fait.
}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=271-272
|ISBN=2-227-32022-2
}}
{{Citation|Il y a des vertus spécifiquement « féminines » que les féministes font mine de dédaigner, ce qui ne signifie pas d'ailleurs qu'elles aient été jamais l'apanage de toutes les femmes : la douceur, la bonté, la finesse, la délicatesse, vertus si importantes qu'un homme qui n'en possèderait pas au moins une petite partie serait une brute et non un homme. Il y a des vertus dites « masculines », ce qui ne signifie pas plus que tous les hommes les possèdent : le courage, l'endurance, l'énergie physique, la maîtrise de soi, et la femme qui n'en détient pas au moins une partie n'est qu'un chiffon, pour ne pas dire une chiffe. J'aimerais que ces vertus complémentaires servent également au bien de tous. Mais supprimer les différences qui existent entre les sexes, si variables et si fluides que ces différences sociales et psychologiques puissent être, me paraît déplorable, comme tout ce qui pousse le genre humain, de notre temps, vers une morne uniformité.
}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=285
|ISBN=2-227-32022-2
}}
{{Citation|Le viol est le crime d'une société qui n'a pas su résoudre, non pas le problème des sexes que celui de la sexualité. Il faudrait que l'enfant apprenne de bonne heure que le coït est un acte sacré, ce qu'ont su les civilisations primitives; que la satisfaction sexuelle dépend en grande partie des rapports de tendresse, de bonne volonté l'un pour l'autre […]. Ce n'est ni par la violence, ni par l'argent, ni même par l'amour fou qu'on parvient à la volupté. Il y faut une compréhension réciproque.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=289
|ISBN=2-227-32022-2
}}
{{citation|— Je crois d'ailleurs que l'[[amitié]], comme l'amour dont elle participe, demande presqu'autant d'art qu'une figure de danse réussie. Il y faut beaucoup d'élan et beaucoup de retenue, beaucoup d'échanges et de paroles et beaucoup de silences. Et surtout beaucoup de respect.
— ''Qu'entendez vous par respect ?''
— Le sentiment de la liberté d'autrui, de la dignité d'autrui, l'acceptation sans illusions, mais aussi sans la moindre hostilité ou le moindre dédain d'un être tel qu'il est. Il y faut aussi (ce qui n'est peut-être pas absolument nécessaire à l'amour, et encore qu'en sais-je ?) une certaine réciprocité.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=du Centurion
|année=1980
|page=321-322
|ISBN=2-227-32022-2
}}
==== ''Radioscopie'' ====
<!-- https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-marguerite-yourcenar-1979 publié dans {{ISBN|2-268-03250-7}} -->
==== ''Portrait d'une voix'' ====
{{citation|J'y pense tout le temps [à la mort]. Il y a des moments où je suis tentée de croire qu'au moins une partie de la personnalité survit, et d'autres où je ne le pense pas du tout. Je suis tentée de voir les choses comme le fait Honda, dans le dernier livre de Mishima, celui qu'il a terminé le jour de sa mort. Honda, le personnage principal, réalise qu'il a eu pas mal de chance, d'avoir aimé quatre personnes, mais qu'elles étaient toutes la même personne sous différentes formes, à travers, si vous voulez, des réincarnations différentes. [...] Il réalise que l'essence de ces gens est quelque part dans l'univers et qu'un jour, peut-être dans dix mille ans ou plus, il les retrouvera, sous d'autres formes, sans même les reconnaître. Bien sûr, la réincarnation n'est ici qu'un mot, l'un des nombreux mots possibles pour souligner une certaine continuité. Il est sûr que toutes les évidences physiques indiquent notre annihilation totale, mais si l'on considère aussi les données métaphysiques, on est tenté de dire que cela n'est pas aussi simple que ça.
|précisions=Interview de Marguerite Yourcenar, Susha Guppy, ''The Paris Review'', 1988.}}
{{Réf Livre|titre=Portrait d'une voix
|auteur=Maurice Delcroix
|éditeur=Gallimard
|année=2002
|page=399
|ISBN=2-07-075675-0
}}
=== Correspondance ===
==== ''Lettres à ses amis et quelques autres'' ====
{{Citation|Mon pseudonyme a été choisi vers la dix-septième ou la dix-huitième année, époque de la publication de mes premiers poèmes. La décision était due à une recherche de liberté, de détachement milieu familial, ou du moins d'une partie de celui-ci, peut-être aussi à l'obscur sentiment qu'un changement de nom est de mise quand on entre en [[littérature]] comme lorsqu'on entre en [[religion]].[…] Ce pseudonyme a été formé par jeu. L'anagramme de mon nom familial fut fait un beau jour de concert avec mon père qui avait lui aussi le goût des pseudonymes […] ; je crois bien que le choix s'est porté sur cet anagramme plutôt que sur d'autres, également possible, parce que j'aimais l'initiale Y dont la forme fait songer à un carrefour ou à une branche. « Vous signez comme un [[arbre]] » allait me dire un jour l'écrivain Rudolf Kassner.|précisions=Lettre à Bernard Offner, 12 décembre 1967 (réponse à un questionnaire).}}
{{Réf Livre
| titre = Lettres à ses amis et quelques autres
| auteur = Marguerite Yourcenar (édition établie, présentée et annotée par Michèle Sarde et Joseph Brami, avec la collaboration d'Elyane Dezon-Jones)
| éditeur = Gallimard
| année = 1995
| ISBN =2-07-073857-4
| page = 270
| url = https://archive.org/details/lettressesamiset0000your/page/270
}}
{{Citation|[…] les [[arbre]]s sont les plus dignes des créatures, et parmi les plus dignes d'amour. Après cela, j'ose à peine dire que je me sens arbre, mais c'est pourtant vrai. L'essayiste allemand Rudolf Kassner me disait autrefois : « Vous signez comme un arbre. »|précisions=Lettre à {{w|Jean Chalon}}, 15 janvier 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Lettres à ses amis et quelques autres
| auteur = Marguerite Yourcenar (édition établie, présentée et annotée par Michèle Sarde et Joseph Brami, avec la collaboration d'Elyane Dezon-Jones)
| éditeur = Gallimard
| année = 1995
| ISBN =2-07-073857-4
| page = 625
| url = https://archive.org/details/lettressesamiset0000your/page/625
}}
==== ''Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987'' ====
[[Image:Silvia Baron Supervielle.jpg|vignette|[[Silvia Baron Supervielle]]]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de [[Borges]] est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Citations rapportées ==
{{...}}
== Citations au sujet de Marguerite Yourcenar ==
{{Citation|Le secret de Yourcenar est de faire croire qu'elle appartient au genre humain alors qu'elle a déjà opté en faveur du règne végétal. Yourcenar est un [[arbre]], comme [[la Joconde]].|précisions={{ouvrage|auteur={{w|Jean Chalon (écrivain)|Jean Chalon}}|titre=L'Ecole des arbres|édition=Mercure de France|année=1980|}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Lettres à ses amis et quelques autres
| auteur = Marguerite Yourcenar (édition établie, présentée et annotée par Michèle Sarde et Joseph Brami, avec la collaboration d'Elyane Dezon-Jones)
| éditeur = Gallimard
| année = 1995
| ISBN =2-07-073857-4
| page = 625
| url = https://archive.org/details/lettressesamiset0000your/page/625
}}
{{Citation|[…] Le récit de l’existence de Marguerite Yourcenar ne présente qu’un seul intérêt : faire apparaître la recherche inlassable et la réalisation exceptionnelle d’un moi qui rejoint l’universel au-delà de l’anecdotique.}}
{{Réf Livre
| titre =Yourcenar Biographie : « qu’il eut été fade d’être heureux »
| auteur = [[Michèle Goslar]]
| éditeur = L’Age d’homme
| année = 2014
| année d'origine = 1998
| ISBN =978-2-8251-4381-0
| chapitre = Avant-propos
| page =10-11
}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons= Category:Marguerite Yourcenar|w=Marguerite Yourcenar}}
*https://www.yourcenariana.org
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}
{{Palette Marguerite Yourcenar}}
{{DEFAULTSORT:Yourcenar, Marguerite}}
[[Catégorie:Essayiste française]]
[[Catégorie:Romancière française]]
[[Catégorie:Dramaturge français]]
[[Catégorie:Naissance en 1903]]
[[Catégorie:Décès en 1987]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Femina]]
[[Catégorie:Lauréat du Grand Prix du roman de l'Académie française]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Prince-Pierre-de-Monaco]]
[[Catégorie:Membre de l'Académie française]]
[[Catégorie:Lauréat du Grand Prix de littérature de l'Académie française]]
[[Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Poétesse française]]
[[Catégorie:Pionnière dans son domaine]]
[[Catégorie:Marguerite Yourcenar]]
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Jorge Luis Borges
0
6621
459701
459595
2026-05-29T05:52:02Z
Malik2Mars
27293
/* ''Dialogues'' */ transfert Russell, à suivre : jeu de piste de cita ping pong lui-meme Autres inquisitions/Enquetes (OCI 768, deux livres), la réalité est toujours anachronique
459701
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », Marcha, 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
==== ''Dialogues'' ====
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
5r0u3gs372qk7azmf50zsnhbkeyanui
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459701
2026-05-29T06:17:32Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ lien {{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}. ici, rappel : controler trad es un río que me arrebata, pero yo soy el río
459702
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », Marcha, 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
==== ''Dialogues'' ====
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
30u3rj4cst223wgnptc1ctc51w1pezx
459706
459702
2026-05-29T06:39:09Z
Malik2Mars
27293
/* Entretiens */ decoupe. Ici, manque Casi podría decirle...
459706
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », Marcha, 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
==== ''Dialogues'' ====
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
rohcf7ivavfprj7um5rprp9l19w7bqb
459707
459706
2026-05-29T06:45:15Z
Malik2Mars
27293
/* Conversations et entretiens */ transfert brouillon, +1, ordonner une bibliothèque + [[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]
459707
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
nr71n8ghv3ybt3e63w65p0o7t4fcesj
459741
459707
2026-05-29T10:33:40Z
Malik2Mars
27293
/* Conversations et entretiens */ +=== Conférences et discours === ==== ''Sept nuits'' ==== ==== ''Borges Oral'' ==== (cf. pdd). « Conférences : « titre banal mais commande » (OCII p. 1387), oui, et plus pratique ici pour en inclure d’autres. Tranfert à suivre petit à petit des pages thématiques après travail de révision en brouillon via vo/Conf/OC.
459741
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
crxtfa56a6ye2e5zw7glizalyaeu4y1
459742
459741
2026-05-29T10:34:41Z
Malik2Mars
27293
/* ''Dialogues'' */ decoupe, ici Ultimes dialogues
459742
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== Ultimes dialogues ====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
mttqvognanntfncnbajnse4q9vf6ftq
459743
459742
2026-05-29T10:38:44Z
Malik2Mars
27293
/* Ultimes dialogues */ oups. Diff -2, ajout section « Conférences et discours », lire : « commode » et non « commande » [sic] bibi.
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== Ultimes dialogues =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
rjbcllnk8jcrlo18yshf2o6iitw336x
459745
459743
2026-05-29T10:56:56Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */ ajout rapide la réalité est toujours anachronique (cf. aussi [[Jorge Luis Borges#Ultimes dialogues]], Russell, p. 19-20, etc); suite ce soir et ce w-e.
459745
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== Ultimes dialogues =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
tpf5th332dm1bqot40aoy3bze7mpo3e
459746
459745
2026-05-29T11:06:47Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences et discours */ + L’art de la poésie
459746
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== Ultimes dialogues =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
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459747
459746
2026-05-29T11:11:02Z
Malik2Mars
27293
/* ''Autres inquisitions'' */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== Ultimes dialogues =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
cufsh9acsaei9henkmrilwpr89f3u6n
459751
459747
2026-05-29T11:41:36Z
Malik2Mars
27293
/* Ultimes dialogues */
459751
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Borges facio 1968.jpg|vignette|Jorge Luis Borges (1968).]]
'''[[w:Jorge Luis Borges|Jorge Luis Borges]]''' ({{date|24|août|1899}}, [[w:Buenos Aires|Buenos Aires]] - {{date|14|juin|1986}}, [[w:Genève (ville)|Genève]]) est un {{cat|écrivain}} et {{cat|poète}} [[:catégorie:personnalité argentine|argentin]], lauréat du Prix Cervantes en 1979.
== Citations ==
[[Fichier:Jorge Luis Borges firma.svg|180px]]
===''Fictions'', 1944 ===
{{Loupe|Fictions}}
{{Citation
|citation= Vers 1944, un chercheur du journal ''{{Lang|en|The American}}'' (de Nashville, Tennessee) exhuma d'une bibliothèque de Memphis les quarante volumes de la Première Encyclopédie de Tlön. […] Le fait est que la presse internationale divulgua à l'infini la « découverte ». Manuels, anthologies, résumés, versions littérales, réimpressions autorisées et réimpressions faites par les écumeurs des lettres de la Grande Œuvre des Hommes inondèrent et continuent a inonder la terre. Presque immédiatement, la réalité céda sur plus d'un point. Certes, elle ne demandait qu'à céder. Il y a dix ans il suffisait de n'importe quelle symétrie ayant l'apparence d'ordre — le matérialisme dialectique, l'antisémitisme, le nazisme — pour ébaubir les hommes. Comment ne pas se soumettre à Tlön, à la minutieuse et vaste évidence d'une planète ordonnée ? […] Le contact et la fréquentation de Tlön ont désintégré ce monde. Enchantée par sa rigueur, l'humanité oublie et oublie de nouveau qu'il s'agit d'une rigueur de joueurs d'échecs, non d'anges.
}}
{{Réf Nouvelle
|titre= {{w|Tlön, Uqbar, Orbis Tertius|Tlön Uqbar Orbis Tertius}}
|auteur= Jorge Luis Borges
|traducteur= Paul Verdevoye
|année d'origine= 1944
|recueil=Fictions
|éditeur= Gallimard
|collection= Folio
|année= 1994
|page= 29-30
|ISBN= 2-07-036614-6
}}
{{citation|citation=Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit qu'il était lui aussi une apparence, qu'un autre était en train de le rêver.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Paul Verdevoye revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1940
|page=480
|chapitre=''Les ruines circulaires''}}
{{citation|citation=L'univers (que d'autres nomment la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des ballustrades très basses.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|titre=Œuvres complètes
|tome=I
|année=1993
|isbn=2-07-011261-6
|titre de la contribution=Fictions
|traducteur=Nestor Ibarra revue par Jean-Pierre Bernès
|année de la contribution=1941
|page=491
|chapitre=''[[w:La Bibliothèque de Babel|La Bibliothèque de Babel]]''}}
{{citation|citation=Je compris alors que sa lâcheté était irrémédiable. Je le priai gauchement de se soigner et je pris congé. Cet homme apeuré me faisait honte comme si c’était moi le lâche et non Vincent Moon. Ce que fait un homme, c’est comme si tous les hommes le faisaient. Il n’est donc pas injuste qu’une désobéissance dans un jardin ait pu contaminer l’humanité ; il n’est donc pas injuste que le crucifiement d’un seul juif ait suffi à la sauver. Schopenhauer a peut-être raison : je suis les autres, n’importe quel homme est tous les hommes. Shakespeare est en quelque sorte le misérable John Vincent Moon.}}
{{Réf Livre
|titre=Fictions
|chapitre=''La forme de l'épée'' (1942)
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Paul Verdevoye et Ibarra
|éditeur=Gallimard
|année=1957
|collection=Folio n°614
|page=141}}
=== ''L'Aleph'' ===
{{voir autre projet|L'Aleph|''L'Aleph''}}
{{citation|
À l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. J'étais passé par un labyrinthe, mais la très nette Cité des Immortels me fit frémir d'épouvante et de dégoût… Un labyrinthe est une chose faite à dessein pour confondre les hommes ; son architecture, prodigue en symétries, est orientée à cette intention. Dans les palais que j'explorai imparfaitement, l'architecture était privée d'intention.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=23
}}
{{citation|
« ''Argos'', criai-je, ''Argos''. » <br />
Alors avec étonnement, comme s'il découvrait une chose perdue et oubliée depuis longtemps, Argos bégaya ces mots : « ''Argos, chien d'Ulysse''. » Puis, toujours sans me regarder : « ''Ce chien couché sur le fumier.'' » <br />
Nous accueillons facilement la réalité, peut-être parce que nous soupçonnons que rien n'est réel. Je lui demandai ce qu'il savait de l'''Odyssée''. L'usage du grec lui était pénible ; je dus répéter ma question. <br />
« ''Très peu'', dit-il, ''moins que le premier rhapsode. Il y a déjà mille cent ans que je l'ai inventée.'' »
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=27, 28
}}
{{citation|
Il n'y a pas de mérites moraux ou intellectuels. [[Homère]] composa ''L'Odyssée'' ; aussitôt accordé un délai infini avec des circonstances et des changements infinis, l'impossible était de ne pas composer, au moins une fois, ''L' Odyssée''. Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes. Comme Corneille Agrippa, je suis dieu, je suis héros, je suis philosophe, je suis démon et je suis monde, ce qui est une manière fatigante de dire que je ne suis pas.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=30, 31
}}
{{citation|
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques. Ils émeuvent par leur condition de fantômes ; chaque acte qu'ils accomplissent peut être le dernier ; aucun visage qui ne soit à l'instant de se dissiper comme un visage de songe. Tout, chez les mortels, a la valeur de l'irrécupérable et de l'aléatoire. Chez les Immortels, en revanche, chaque acte (et chaque pensée) est l'écho de ceux qui l'anticipèrent dans le passé ou le fidèle présage de ceux qui, dans l'avenir, le répéteront jusqu'au vertige. Rien qui n'apparaisse pas perdu entre d'infatigables miroirs. Rien ne peut arriver une seule fois, rien n'est précieusement précaire. L'élégiaque, le grave, le cérémoniel ne comptent pas pour les Immortels.
}}
{{Réf Livre
|titre=L'Aleph
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=L'imaginaire
|chapitre=L'immortel
|année=1995
|année d'origine=1949
|ISBN=2-07-029666-0
|page=32
}}
{{Citation|À Alexandrie, il fut avancé que seul est incapable d'une faute, qui déjà l'a commise et s'en est déjà repenti. Ajoutons que, pour s'affranchir d'une erreur, il est bon de l'avoir professée. [[Zuhayr Ibn Abî Sulmâ|Zuhair]], dans une {{w|Mu'allaqât|mu'allaka}}, dit qu'au cours de quatre-vingts ans de douleur et de gloire, il a vu souvent le destin renverser soudain les hommes comme le ferait un chameau aveugle; Abdalmalik entend que cette figure ne peut plus nous émerveiller. À cette observation, on peut opposer beaucoup de choses. La première, que si le but d'un poème était de nous étonner, sa durée ne se mesurerait pas en siècles, mais en jours et en heures, peut-être en minutes. La seconde, qu'un grand [[poète]] est moins celui qui invente que celui qui découvre.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 621
}}
[[Image:Estatua de Averrores, Córdoba 001.JPG|vignette|Statue d’[[Averroès]] à Cordoue en [[Espagne]]]]
{{Citation|Je compris, à la dernière page, que mon récit était un symbole de l'homme que je fus pendant que je l'écrivais et que, pour rédiger ce conte, je devais devenir cet homme et que, pour devenir cet homme, je devais écrire ce conte, et ainsi de suite à l'infini.
(« Averroès » disparaît à l'instant où je cesse de croire en lui.)}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =La Quête d’[[Averroès]]
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 623
}}
{{Citation|En premier lieu, cette maison est un labyrinthe. En second lieu, elle était gardée par un lion et par un esclave. En troisième lieu, un trésor secret disparut. En quatrième lieu, l'assassin était mort quand le crime se produisit. En cinquième lieu…<br>Agacé, Unwin l'arrêta.<br>« Ne multiplie pas les mystères, dit-il. Ils doivent être simples. Rappelle-toi {{w|la lettre volée}} de [[Poe]] et la {{w|chambre close}} de [[Israel Zangwill|Zangwill]].<br>– Ou complexes, répliqua Dunraven ; rappelle-toi l'univers. »}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 636
}}
{{Citation|Dans son agonie, il balbutia quelques mots que je ne pus comprendre. Je le regardai ; il était mort, mais, craignant qu'il ne se lève, j'ordonnai à l'esclave de lui écraser le visage avec une grosse pierre. Ensuite, nous errâmes sous le ciel et, un jour, nous aperçûmes la mer. Des navires de haut-bord la sillonnaient. Je pensai qu'un mort ne pouvait pas se mouvoir sur les eaux. Je décidai de chercher d'autres terres. La première nuit de ma navigation, je rêvai que je tuais Said. Tout se répéta. Mais, cette fois, je compris ses paroles. Il disait : 'De même que maintenant tu m'effaces, je t'effacerai où que tu sois.' Je jurai de rendre vaine cette menace. Je me promis de me cacher au centre d'un labyrinthe, où son fantôme se perdrait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 638
}}
{{Citation|Il n'est pas nécessaire de construire un [[labyrinthe]] quand l'univers déjà en est un.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Aben Hakam el Bokhari mort dans son labyrinthe
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 641
}}
{{Citation|Il l'attacha au dos d'un chameau rapide et l'emmena en plein désert. Ils chevauchèrent trois jours et il lui dit: « Ô Roi du Temps, Substance et Chiffre du siècle ! En Babylonie, tu as voulu me perdre dans un labyrinthe de bronze aux innombrables escaliers, murs et portes. Maintenant, le Tout Puissant a voulu que je montre le mien, où il n'y a ni escaliers à gravir, ni portes à forcer, ni murs qui empêchent de passer. » Puis il le détacha et l'abandonna au cœur du désert, où il mourut de faim et de soif. La gloire soit à Celui qui ne meurt pas !}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Les Deux Rois et les Deux Labyrinthes
| partie =L’Aleph
| traducteur =Roger Caillois (revue par Jean Pierre Bernès)
| page = 644
}}
=== ''Autres inquisitions'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Otras inquisiciones|''Otras inquisiciones''}}
{{Citation|Le mot « précurseur » est indispensable au vocabulaire critique, mais il conviendrait de le purifier de toute connotation de polémique ou de rivalité. Le fait est que chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Kafka et ses précurseurs
| année de la contribution =1952 <!-- daté de 1951, publié dans La Nación du 19 aout 1952-->
| traducteur de la contribution = Roger Caillois, revue par Jean-Pierre Bernès
| partie = Autres inquisitions
| page = 753
}}
{{Citation|[…] la réalité est toujours anachronique.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Deux livres
| année de la contribution =
| traducteur de la contribution =
| page = 768
}}
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. »]]
{{Citation|''And yet, and yet''… Nier la succession temporelle, nier le moi, nier l'univers astronomique, ce sont, en apparence, des sujets de désespoir et, en secret, des consolations. Notre destin […] n'est pas effrayant parce qu'il est irréel; il est effrayant parce qu'il est irréversible, parce qu'il est de fer. Le [[temps]] est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps <!-- fleuve -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps ({{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}})
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
=== ''L'Auteur'' ===
{{voir autre projet|langue=es|El hacedor|''El hacedor''}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias<!-- 1960 : agonía; obras completas 2, 1994 : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191--> ?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
=== ''Le Livre de sable'' ===
{{Voir autre projet|Le Livre de sable|''Le Livre de sable''}}
{{Citation|Il ne nous reste plus que des [[citation]]s. Le langage est un système de citations.}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Utopie d’un homme qui est fatigué [Utopía de un hombre que está cansado]
|année de la contribution=1974
|partie=''Le Livre de sable''
|page=535}}
=== ''Préfaces avec une préface aux préfaces'' ===
{{Voir autre projet|langue=es|Prólogos con un prólogo de prólogos|''Prólogos con un prólogo de prólogos''}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
=== ''Neuf essais sur Dante'' ===
{{Voir autre projet|Neuf essais sur Dante|''Neuf essais sur Dante''}}
{{citation|Rechercher ses précurseurs, ce n'est pas se livrer à une misérable tâche de caractère juridique ou policier ; c'est sonder les mouvements, les tâtonnements, les aventures, les intuitions et les prémonitions de l'esprit humain.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1957 <!-- Ars, Dante -->
| titre de la contribution=Dante et les visionnaires anglo-saxons
| page=852
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2007
|mois=juillet
|jour=28
}}
{{citation|Être amoureux, c'est se créer une [[religion]] dont le [[dieu]] est faillible{{note| Le texte « La Rencontre en rêve » (« El encuentro en un sueño »), publié dans ''La Nación'' le 3 octobre 1948, est d’abord publié dans la première édition en espagnole de ''[[#Autres inquisitions|Autres inquisitions]]'' en 1952, avant d’être retiré des rééditions à partir de 1960. Il est ajouté « en marge » dans les OCI; cette citation se trouve à la page 823 de l’édition de 2010 (impr. 2013).}}.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie=Neuf essais sur Dante
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
| année de la contribution=1948<!-- La Nación, 3 octobre 1948 -->
| titre de la contribution=La Rencontre en rêve
| page=860
}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2017|mois=mai|jour=17}}
=== ''Atlas'' ===
{{voir autre projet|langue=es|Atlas (Borges)|''Atlas''}}
{{Citation|De toutes les villes du monde, de toutes les patries intimes qu'un homme cherche à mériter au cours de ses voyages, [[Genève]] me semble la plus propice au [[bonheur]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|traducteur=Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Genève
|page=886}}
{{Citation|Je constate avec une sorte de mélancolie douce-amère que tout au monde me ramène à une [[citation]] ou à un [[livre]].}}
{{Réf Livre
|titre=Œuvres complètes
|auteur=Jorge Luis Borges
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|tome=II
|année d'origine=2010
|année = 2016
|ISBN=978-2-07-012816-7
|titre de la contribution=Atlas
|année de la contribution = 1984
| traducteur de la contribution =Françoise Rosset et Jean-Pierre Bernès
|section=Les îles du tigre
|page=902}}
=== Conférences et discours ===
==== ''L’art de la poésie'' ====
==== ''Sept nuits'' ====
==== ''Borges Oral'' ====
=== Conversations et entretiens ===
{{Citation|J'ai pensé et écrit tellement sur le [[temps]]…<!-- "[Casi podría decirle que a mi juego me llamaron]" --> Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et
voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
{{Réf Livre
| titre = Jorge Luis Borges
| auteur = Dominique de Roux et Jean de Milleret (études réunies et présentées par)
| éditeur = L'Herne
| collection = Cahiers de l'Herne
| année = 1981
| année d'origine =1964
| ISBN =2-85197-041-0
| auteur de la contribution =Carlos Peralta
| traducteur de la contribution =J. R. Outin
| titre de la contribution = L’électricité des mots{{note|« La electricidad de las palabras », ''Marcha'', 1171, aout 1963, p. 9 {{lire en ligne|url=https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229}}.}}
| page = 411
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| auteur de la contribution =François-Marie Banier
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
==== ''Dialogues'' ====
===== ''Borges en dialogues'' =====
===== ''Nouveaux dialogues'' =====
===== ''Ultimes dialogues'' =====
[[Fichier:Mandelbrot island.jpg|vignette]]
{{Citation|[De [[Bertrand Russell]]] j'ai lu et relu son ''[[Bertrand Russell#Introduction à la philosophie mathématique, 1919|Introduction à la philosophie des mathématiques]]''. Il s'agit d'un livre simple, d'une lecture très agréable, comme tout ce qu'écrit Russell. […] J'y ai lu pour la première fois un exposé, bon, pour moi le meilleur, le plus accessible, concernant la {{w|théorie des ensembles}}, du mathématicien allemand [[Georg Cantor|Cantor]]. […] on me pose sans arrêt cette question sur le [[livre]] que j'emporterais sur une [[île]] déserte ; un lieu commun du journalisme. Au début, j'ai répondu que j'emporterais une [[encyclopédie]] ; mais je ne sais pas si on me permettrait d'emporter dix ou douze volumes, je crois que non. Alors j'ai opté pour l’''[[Bertrand Russell#Histoire de la philosophie occidentale, 1946|Histoire de la philosophie occidentale]]'' de Bertrand Russell, qui serait peut-être le livre qui me suivrait dans l'ile… mais, bien sûr, il me manque l'île et il me manque aussi la vue, non ? le livre, je l'ai, mais ce n'est pas suffisant.}}
{{Réf Livre
| titre = Ultimes dialogues
| auteur = Osvaldo Ferrari
| traducteur = Claude Couffon
| éditeur = Zoé/de l'Aube
| année = 1988
| ISBN =2-87678-013-5
| titre de la contribution =Sur Bertrand Russell
| page = 16
}}
===== ''Retrouvailles'' =====
==== ''Conversations à Buenos Aires'', 1996 ====
{{citation|BORGES : Quand on rêve, la pensée prend des formes dramatiques. C’est ce que disait Dryden. La nuit, lorsque nous rêvons, nous sommes l’acteur, l’auteur, le spectateur et le théâtre. Nous sommes tout.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et [[Ernesto Sabato]], animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=95}}
{{citation|BORGES, ''dans un murmure'' : Déjeuners, thés, dîners quotidiens, petits déjeuners… sans un plat de rêve à la carte, ce serait insupportable, non ?}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=135}}
{{citation|BORGES : Le seul qui existe, c’est le rêveur.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=137}}
{{citation|BORGES : Je me rappelle un rêve, il y a quelques nuits de cela. J’avais trouvé un livre anglais du XVIIè siècle et je me disais que c’était épatant d’avoir dégotté cette édition, mais après j’ai pensé que, si j’étais en train de rêver, je n’allais pas le retrouver le lendemain. Alors, me suis-je dit, je vais le mettre en lieu sûr, et je l’ai mis dans le tiroir de la bibliothèque. Comme cela je pourrais le retrouver à mon réveil.<br />
SABATO, ''avec une légère ironie'' : Un rêve typiquement borgésien.}}
{{Réf Livre|titre=Conversations à Buenos Aires|auteur=Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato, animées par Orlando Barone|éditeur=Éditions du Rocher|année=2001|traducteur=Michel Bibard|collection=Bibliothèques 10/18|page=173}}
==Autres==
{{citation
|citation=Pourtant, à son insu peut-être, du roman épistolaire du XVIIIe siècle, James découvre le point de vue, le fait que la fable est narrée à travers un observateur, lequel peut être faillible – et l'est le plus souvent. Cet observateur définit les autres, mais –, sans s'en rendre compte, c'est lui-même qu'il définit.
|précisions=Introduction du livre d'[[Henry James]]}}
{{Réf Livre
|auteur=Henry James
|éditeur=Éditions du Panama
|collection=La Bibliothèque de Babel
|titre=Les Amis des amis
|année=2006
|isbn=13978-2-7557-0127-2
|page=9}}
{{Citation|Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.}}
{{Réf Article
|titre=L’idée de frontières et de nations me paraît absurde. Un entretien inédit avec Jorge Luis Borges
|auteur= Ramón Chao (propos recueillis par)
|publication=Le Monde diplomatique
|date=août 2001 (1978)
|page=24-25
|url =https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/7917}}
{{Citation|Je ne parle pas de vengeances ni de pardons, l'oubli est la seule vengeance et le seul pardon.}}
{{Réf Livre
|auteur=Jorge Luis Borges, Antonio Carrizo
|éditeur=Fondo de Cultura Económica
|collection=Tierra Firme
|titre=Borges, el memorioso: conversaciones de Jorge Luis Borges con Antonio Carrizo
|année=1982
|isbn= 9681613511
|page=138}}
{{citation|Pourquoi vais-je mourir, si je ne l’ai jamais fait avant? Pourquoi vais-je faire quelque chose si étrange à mes habitudes ? C’est comme si on me disait que je vais devenir scaphandrier ou dompteur ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? |original=¿Por qué voy a morirme, si nunca lo he hecho antes? ¿Por qué voy a cometer un acto tan ajeno a mis hábitos? Es como si me dijeran que voy a ser buzo o domador o algo así, ¿no?|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=132|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Gardel et moi, nous avons quelque chose en commun: aucun de nous n’aime le tango.|original=Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=[[w:1999|1999]]|traducteur=Wikiquote|page=92|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{citation|Je pense que la théologie est une branche de la littérature fantastique. La psychanalyse, c’est encore une autre.|original=Yo creo que la teología es una rama de la literatura fantástica. Otra es el psicoanálisis.|
langue=es}}
{{réf Livre|titre=Borges verbal|auteur=Bravo & Paoletti|éditeur=Émece|année=1999|traducteur=Wikiquote|page=174|ISBN=9500420201
|langue=es}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2016
|mois=novembre
|jour=2
}}
== Citations rapportées ==
[[Image:Gray book question.png|droite|frameless]]
{{citation
|citation=Prendre un [[livre]] dans une [[bibliothèque]] et le remettre, c'est fatiguer les rayonnages.
}}
{{Réf Livre
|auteur=David Foenkinos
|éditeur=Gallimard
|collection=folio
|titre=Le mystère Henri Pick
|année=2017
|isbn=978-2-07-276203-1
|page=16}}
== Citations sur ==
=== Alberto Manguel ===
[[Image:Alberto Manguel v NK ČR 02.jpg|vignette]]
{{citation|Borges s'arrête à nouveau. Je me sens un peu gêné, planté au milieu de cette rue animée où les gens nous bousculent tandis que Borges, tel le vieil Œdipe, m'empoigne le bras et déclare : "Les panthéistes se représentaient l'univers comme habité par une seule personne, Dieu, un Dieu qui rêve toutes les créatures du monde, nous compris. Selon cette philosophie, nous sommes les rêves de Dieu et nous l'ignorons." Et quelques pas plus loin : "Mais Dieu sait-il que des petits bouts de Lui marchent en ce moment dans la foule de la Calle Florida ?" Et, s'arrêtant une fois encore : "Mais peut-être n'est-ce pas notre affaire."}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=62-63}}
{{citation|"Quelqu'un qui désire être immortel doit être fou, hein ?"<br />Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était fait son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. "Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité", me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie.}}
{{Réf Livre
|titre=Chez Borges
|auteur=Alberto Manguel
|traducteur=Christine Le Bœuf
|éditeur=Actes Sud
|année=2003
|ISBN=2-7427-4257-3
|page=74}}
=== Marguerite Yourcenar ===
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
[[Image:Marguerite_Yourcenar-Bailleul-1982.10.04.Bernhard_De_Grendel_(9).jpg|vignette]]
{{Citation|J'ai appris à Paris, la veille de mon départ, la nouvelle de la fin (si la mort est une fin, qu'en savons-nous?). J'ai aussitôt longuement téléphoné à {{lien|lang=it|María Kodama|texte=María}}, souffrant pour elle. L'une des dernières phrases que vous avez entendues de Borges est bien émouvante. « Au fond, la [[littérature]] n'est que de l'affection. » J'irai plus loin même, et je dirais « de l'amour ». […] Le voilà libre, mais le monde est plus pauvre quand il y a un grand poète de moins.|précisions=carte postale à [[Silvia Baron Supervielle]], juillet 1986.}}
{{Réf Livre
| titre = Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987
| auteur = Marguerite Yourcenar, Silvia Baron Supervielle (édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley)
| éditeur =Gallimard
| année = 2009
| ISBN =978-2-07-012694-1
| page = 75
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{autres projets|commons=Jorge Luis Borges|w=Jorge Luis Borges}}
{{DEFAULTSORT:Borges, Jorge Luis}}
[[Catégorie:Naissance en 1899]]
[[Catégorie:Décès en 1986]]
[[Catégorie:Écrivain argentin]]
[[Catégorie:Poète]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Cervantes]]
[[Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix Jérusalem]]
[[Catégorie:Lauréat du Prix mondial Cino-Del-Duca]]
[[Catégorie:Lauréat du prix World Fantasy]]
[[Catégorie:Commandeur des Arts et des Lettres]]
2gygoe82p29vuzdg7oqtyt9gc2kaaul
Charles Darwin
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~2026-31862-66
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S.L. /* La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe */
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text/x-wiki
[[Image:Darwin.jpg|thumb|Charles Darwin.]]
'''{{w|Charles Darwin|Charles Robert Darwin}}''' ({{date|12|février|1809}} – {{date|19|avril|1882}}) est un [[w:fr:naturaliste|naturaliste]] anglais, célèbre pour sa {{w|sélection naturelle|théorie de la sélection naturelle}}.
== ''Voyage d’un naturaliste autour du monde'' ==
{{citation|Ces malheureux sauvages ont la taille rabougrie, le visage hideux, couvert de peinture blanche, la peau sale et graisseuse, les cheveux mêlés, la voix discordante et les gestes violents. Quand on voit ces hommes, c’est à peine si l’on peut croire que ce soient des créatures humaines. On se demande souvent quelles jouissances peut procurer la vie à quelques-uns des animaux inférieurs ; on pourrait se faire la même question, et avec beaucoup plus de raison, relativement à ces sauvages.}}
{{réf Livre|titre=Voyage d’un naturaliste autour du monde
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=Edmond Barbier
|éditeur=C. Reinwald
|année=1875
|page=229}}
{{citation|Nous pouvons conclure de ces faits que l'introduction d'une nouvelle bête de proie dans un pays doit causer des désastres terribles avant que les habitants indigènes se soient adaptés à la ruse ou à la force de l'étranger.}}
{{réf Livre|titre=Voyage d’un naturaliste autour du monde
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=Edmond Barbier
|éditeur=C. Reinwald
|année=1875
|page=430}}
== ''La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe'' ==
{{citation|Quiconque a vu un sauvage dans son pays natal n’éprouvera aucune honte à reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines.}}
{{Réf Pub
|nom=Charles Darwin
|date=1875
|lieu=The Descent of Man
|source=Le voyage intérieur de Charles Darwin
|parution=chez Ed. des archives contemporaines, 2000, p.92
|auteur=Benoît Virole
}}
{{citation|Faire du bien aux autres - faire aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent - est la première preuve de la moralité. Il n'est guère possible, par conséquent, d'exagérer l'importance, durant les époques grossières, de l'amour de la louage et de la crainte du blâme.}}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=279}}
{{citation|Nul doute que la richesse, lorsqu'elle est très grande ne tende à transformer les hommes en d'inutiles parasites...}}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=284}}
== ''{{w|L'Origine des espèces}}'', 1859 ==
{{citation|citation=Cette tendance qu’ont les groupes déjà considérables à augmenter toujours et à diverger par leurs caractères, jointe à la conséquence presque inévitable d’extinctions fréquentes, explique l’arrangement de toutes les formes vivantes en groupes subordonnés à d’autres groupes, et tous compris dans un petit nombre de grandes classes, arrangement qui a prévalu dans tous les temps.}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=555|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=Les véritables affinités des êtres organisés, au contraire de leurs ressemblances d’adaptation, sont le résultat héréditaire de la communauté de descendance.|original=The real affinities of all organic beings are due to inheritance or community of descent.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=563|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=J’entrevois dans un avenir éloigné des routes ouvertes à des recherches encore bien plus importantes. La psychologie sera solidement établie sur la base si bien définie déjà par M. {{w|Herbert Spencer}}, c’est-à-dire sur l’acquisition nécessairement graduelle de toutes les facultés et de toutes les aptitudes mentales, ce qui jettera une vive lumière sur l’origine de l’homme et sur son histoire.}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=574|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=[[Jean-Baptiste de Lamarck|Lamarck]] était le premier homme dont les conclusions furent publiées sur ce sujet en 1801.|original=Lamarck was the first man whose conclusions on this subject were published in 1801.|langue=en|précisions=Opinion historique sur l'origine des espèces}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Wordworth editions|année=1998|page=370|traducteur=Wikiquote|année d'origine=1876|langue=en}}
== Propos rapportés ==
=== par divers auteurs ===
{{citation|Au cours de la journée, je fus diverti par la dextérité avec laquelle un gaúcho força un cheval rétif à traverser une rivière. Il ôta ses vêtements et sautant sur son dos, pénétra avec lui dans l'eau jusqu'à ce qu'il cessa d'avoir pied. Puis glissant le long de la croupe, il s'agrippa fermement à la queue, et à chaque fois que le cheval se retournait, l'homme l'effrayait en lui aspergeant la tête d'eau. Dès que le cheval reprit pied de l'autre côté, l'homme remonta sur lui et s'assit bride en main, avant qu'il eût regagné la rive. Un homme nu sur un cheval nu est un plaisant spectacle. Je n'imaginais pas que les deux animaux pussent s'adapter aussi bien l'un à l'autre.}}
{{réf Livre|titre=Les Chevaux dans l'art, la photographie et la littérature
|auteur=Lorraine Harrison
|éditeur=Evergreen
|année=2000
|page=92}}
{{citation|citation=Si l'homme n'avait pas été son propre classificateur, il n'eût jamais songé à fonder un ordre séparé pour s'y placer.
|précisions=Note de Darwin en 1871
|langue={{fr}}
}}
{{Réf Article
|titre=Un dossier non classé
|auteur=Safi Douhi
|publication=[[w:Sciences et vie|Sciences et vie]] (hors série)
|numéro=235
|date=2006
|page=15
}}
{{citation|citation=Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit, ni le plus intelligent. C'est celui qui sait le mieux s'adapter au changement.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=67|ISBN=978-90-75414-27-1}}
{{citation|citation=Dans la longue histoire du genre animal, ce sont ceux qui ont appris à collaborer et à improviser efficacement qui l'ont emporté.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=67|ISBN=978-90-75414-27-1}}
{{citation|citation=Pour être un bon observateur, il faut être un bon théoricien.}}
{{réf Livre|titre=Lumières communes
|auteur=Darwin cité par Georges Gastaud
|éditeur= Éditions Delga
|année=2016
|tome=III
|page=104}}
=== par [[Stephen Jay Gould]] ===
{{citation|citation=« Le “Principe de Divergence” qui, avec la “Sélection Naturelle”, représente la clé de voûte de mon ouvrage »
|précisions=dans F. Darwin et Seward, 1903, vol. 1, p.109
|langue={{fr}}
}}
{{réf Livre|titre=La Structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Darwin cité par [[Stephen Jay Gould]]
|éditeur= Gallimard
|année=2006
|tome=
|page=323}}
{{citation|citation= Je considère qu'il est de la plus haute importance d'admettre complétement que l'abondance des êtres vivants dans n'importe quelle contrée, et encore plus, le nombre des descendants modifiés provenant d'une souche commune, dépend pour une plus large part de l'ampleur de la diversification qu'ils ont subit, afin de pouvoir ainsi remplir le mieux possible le plus grand nombre de places, et les plus largement différentes, au sein du grand plan de la nature »
|précisions=dans Natural Selection (écrite en 1858). p234 de la version publiée en 1975 sous la direction de Stauffer.
|langue={{fr}}
}}
{{réf Livre|titre=La Structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Darwin cité par [[Stephen Jay Gould]]
|éditeur= Gallimard
|année=2006
|tome=
|page=327}}
== Citations sur Charles Darwin ==
{{citation|citation=Entre les diverses espèces, de multiples similarités peuvent être constatées [...]<br> A l'intérieur de chaque espèce, les individus ne sont pas identiques. Ils reçoivent à leur naissance des caractéristiques qui leur permettent de plus ou moins bien résister aux agressions du milieu et de parvenir au stade procréateur.<br>En vertu du principe d'hérédité, les descendants ont des caractéristiques semblables à celles de leurs parents.
|précisions=Résumé de l'essentiel de la pensée de Darwin publié dans {{w|De l'origine des espèces}} dont la première édition fut épuisée le jour même de sa sortie en 1859.}}
{{Réf Livre|titre=L'héritage de la liberté|auteur=[[Albert Jacquard]]|éditeur=[[w:Éditions du Seuil|Points sciences]]|année=1991|page=126}}
{{citation|citation=C'est à [[Jean-Baptiste de Lamarck]] qu'est revenu le mérite d'en faire un système cohérent appelé le {{w|transformisme}} [...] Confronté à une opposition absolue et faute des armes nécessaires, Lamarck meurt en 1829, oublié et misérable. Charles Darwin, lui, s'est doté de ses armes lors de son [[w:Le Voyage du Beagle|voyage autour du monde sur le Beagle]].
|précisions=La "théorie de l'évolution" avait déjà été proposée au XVIII{{e}} siècle par [[Denis Diderot]], [[Montesquieu]] ou Maupertuis en France, ou [[w:Erasmus Darwin|Érasme Darwin]], grand-père de Charles en Angleterre.}}
{{Réf Livre|titre=L'héritage de la liberté|auteur=[[Albert Jacquard]]|éditeur=[[w:Éditions du Seuil|Points sciences]]|année=1991|page=127}}
{{Citation|citation=<poem>
Et quand un grave Anglais, correct, bien mis, beau linge,
Me dit : — Dieu t'a fait homme et moi je te fais singe ;
Rends-toi digne à présent d'une telle faveur ! —
Cette promotion me laisse un peu rêveur.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=La Légende des siècles Nouvelle série|auteur=[[Victor Hugo]]|volume=Le Temps présent|année=1877|éditeur=5e Paris C. Lévy|page=[[s:France_et_âme|Texte intégral en ligne sur wikisource]]}}
{{autres projets|s=Auteur:Charles Darwin|commons=Charles Darwin|w=Charles Darwin}}
{{DEFAULTSORT:Darwin, Charles}}
[[Catégorie:Naturaliste]]
[[Catégorie:Biologiste britannique]]
[[Catégorie:Naissance en 1809]]
[[Catégorie:Décès en 1882]]
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S.L. /* La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe */
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wikitext
text/x-wiki
[[Image:Darwin.jpg|thumb|Charles Darwin.]]
'''{{w|Charles Darwin|Charles Robert Darwin}}''' ({{date|12|février|1809}} – {{date|19|avril|1882}}) est un [[w:fr:naturaliste|naturaliste]] anglais, célèbre pour sa {{w|sélection naturelle|théorie de la sélection naturelle}}.
== ''Voyage d’un naturaliste autour du monde'' ==
{{citation|Ces malheureux sauvages ont la taille rabougrie, le visage hideux, couvert de peinture blanche, la peau sale et graisseuse, les cheveux mêlés, la voix discordante et les gestes violents. Quand on voit ces hommes, c’est à peine si l’on peut croire que ce soient des créatures humaines. On se demande souvent quelles jouissances peut procurer la vie à quelques-uns des animaux inférieurs ; on pourrait se faire la même question, et avec beaucoup plus de raison, relativement à ces sauvages.}}
{{réf Livre|titre=Voyage d’un naturaliste autour du monde
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=Edmond Barbier
|éditeur=C. Reinwald
|année=1875
|page=229}}
{{citation|Nous pouvons conclure de ces faits que l'introduction d'une nouvelle bête de proie dans un pays doit causer des désastres terribles avant que les habitants indigènes se soient adaptés à la ruse ou à la force de l'étranger.}}
{{réf Livre|titre=Voyage d’un naturaliste autour du monde
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=Edmond Barbier
|éditeur=C. Reinwald
|année=1875
|page=430}}
== ''La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe'' ==
===Chap I===
{{citation|[Xénonphon] voyait de même que la question de la fortune entrave souvent l'action propre de la sélection sexuelle. }}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=138}}
===Chap IV===
{{citation|Adam Smith a jadis soutenu, comme l'a fait M. Bain récemment, l'argument selon lequel la sympathie a pour base notre forte aptitude à nous souvenir de peine ou de plaisir passé. Ainsi, « la vue d'une autre personne endurant la faim, le froid, la fatigue, ressuscite en nous des souvenirs d'états semblables, qui sont douloureux, même en idée ». }}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=243}}
===Chap V===
{{citation|Faire du bien aux autres - faire aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent - est la première preuve de la moralité. Il n'est guère possible, par conséquent, d'exagérer l'importance, durant les époques grossières, de l'amour de la louage et de la crainte du blâme.}}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=279}}
{{citation|Nul doute que la richesse, lorsqu'elle est très grande ne tende à transformer les hommes en d'inutiles parasites...}}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=284}}
===cité par===
{{citation|Quiconque a vu un sauvage dans son pays natal n’éprouvera aucune honte à reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines.}}
{{Réf Pub
|nom=Charles Darwin
|date=1875
|lieu=The Descent of Man
|source=Le voyage intérieur de Charles Darwin
|parution=chez Ed. des archives contemporaines, 2000, p.92
|auteur=Benoît Virole
}}
== ''{{w|L'Origine des espèces}}'', 1859 ==
{{citation|citation=Cette tendance qu’ont les groupes déjà considérables à augmenter toujours et à diverger par leurs caractères, jointe à la conséquence presque inévitable d’extinctions fréquentes, explique l’arrangement de toutes les formes vivantes en groupes subordonnés à d’autres groupes, et tous compris dans un petit nombre de grandes classes, arrangement qui a prévalu dans tous les temps.}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=555|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=Les véritables affinités des êtres organisés, au contraire de leurs ressemblances d’adaptation, sont le résultat héréditaire de la communauté de descendance.|original=The real affinities of all organic beings are due to inheritance or community of descent.|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=563|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=J’entrevois dans un avenir éloigné des routes ouvertes à des recherches encore bien plus importantes. La psychologie sera solidement établie sur la base si bien définie déjà par M. {{w|Herbert Spencer}}, c’est-à-dire sur l’acquisition nécessairement graduelle de toutes les facultés et de toutes les aptitudes mentales, ce qui jettera une vive lumière sur l’origine de l’homme et sur son histoire.}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Schleicher Frères, Editeurs|année=1906|page=574|traducteur=Edmond Barbier|année d'origine=1876|s=L’Origine_des_espèces|langue=en}}
{{citation|citation=[[Jean-Baptiste de Lamarck|Lamarck]] était le premier homme dont les conclusions furent publiées sur ce sujet en 1801.|original=Lamarck was the first man whose conclusions on this subject were published in 1801.|langue=en|précisions=Opinion historique sur l'origine des espèces}}
{{Réf Livre|titre=L’Origine des espèces|auteur=Charles Darwin|éditeur=Wordworth editions|année=1998|page=370|traducteur=Wikiquote|année d'origine=1876|langue=en}}
== Propos rapportés ==
=== par divers auteurs ===
{{citation|Au cours de la journée, je fus diverti par la dextérité avec laquelle un gaúcho força un cheval rétif à traverser une rivière. Il ôta ses vêtements et sautant sur son dos, pénétra avec lui dans l'eau jusqu'à ce qu'il cessa d'avoir pied. Puis glissant le long de la croupe, il s'agrippa fermement à la queue, et à chaque fois que le cheval se retournait, l'homme l'effrayait en lui aspergeant la tête d'eau. Dès que le cheval reprit pied de l'autre côté, l'homme remonta sur lui et s'assit bride en main, avant qu'il eût regagné la rive. Un homme nu sur un cheval nu est un plaisant spectacle. Je n'imaginais pas que les deux animaux pussent s'adapter aussi bien l'un à l'autre.}}
{{réf Livre|titre=Les Chevaux dans l'art, la photographie et la littérature
|auteur=Lorraine Harrison
|éditeur=Evergreen
|année=2000
|page=92}}
{{citation|citation=Si l'homme n'avait pas été son propre classificateur, il n'eût jamais songé à fonder un ordre séparé pour s'y placer.
|précisions=Note de Darwin en 1871
|langue={{fr}}
}}
{{Réf Article
|titre=Un dossier non classé
|auteur=Safi Douhi
|publication=[[w:Sciences et vie|Sciences et vie]] (hors série)
|numéro=235
|date=2006
|page=15
}}
{{citation|citation=Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit, ni le plus intelligent. C'est celui qui sait le mieux s'adapter au changement.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=67|ISBN=978-90-75414-27-1}}
{{citation|citation=Dans la longue histoire du genre animal, ce sont ceux qui ont appris à collaborer et à improviser efficacement qui l'ont emporté.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=67|ISBN=978-90-75414-27-1}}
{{citation|citation=Pour être un bon observateur, il faut être un bon théoricien.}}
{{réf Livre|titre=Lumières communes
|auteur=Darwin cité par Georges Gastaud
|éditeur= Éditions Delga
|année=2016
|tome=III
|page=104}}
=== par [[Stephen Jay Gould]] ===
{{citation|citation=« Le “Principe de Divergence” qui, avec la “Sélection Naturelle”, représente la clé de voûte de mon ouvrage »
|précisions=dans F. Darwin et Seward, 1903, vol. 1, p.109
|langue={{fr}}
}}
{{réf Livre|titre=La Structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Darwin cité par [[Stephen Jay Gould]]
|éditeur= Gallimard
|année=2006
|tome=
|page=323}}
{{citation|citation= Je considère qu'il est de la plus haute importance d'admettre complétement que l'abondance des êtres vivants dans n'importe quelle contrée, et encore plus, le nombre des descendants modifiés provenant d'une souche commune, dépend pour une plus large part de l'ampleur de la diversification qu'ils ont subit, afin de pouvoir ainsi remplir le mieux possible le plus grand nombre de places, et les plus largement différentes, au sein du grand plan de la nature »
|précisions=dans Natural Selection (écrite en 1858). p234 de la version publiée en 1975 sous la direction de Stauffer.
|langue={{fr}}
}}
{{réf Livre|titre=La Structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Darwin cité par [[Stephen Jay Gould]]
|éditeur= Gallimard
|année=2006
|tome=
|page=327}}
== Citations sur Charles Darwin ==
{{citation|citation=Entre les diverses espèces, de multiples similarités peuvent être constatées [...]<br> A l'intérieur de chaque espèce, les individus ne sont pas identiques. Ils reçoivent à leur naissance des caractéristiques qui leur permettent de plus ou moins bien résister aux agressions du milieu et de parvenir au stade procréateur.<br>En vertu du principe d'hérédité, les descendants ont des caractéristiques semblables à celles de leurs parents.
|précisions=Résumé de l'essentiel de la pensée de Darwin publié dans {{w|De l'origine des espèces}} dont la première édition fut épuisée le jour même de sa sortie en 1859.}}
{{Réf Livre|titre=L'héritage de la liberté|auteur=[[Albert Jacquard]]|éditeur=[[w:Éditions du Seuil|Points sciences]]|année=1991|page=126}}
{{citation|citation=C'est à [[Jean-Baptiste de Lamarck]] qu'est revenu le mérite d'en faire un système cohérent appelé le {{w|transformisme}} [...] Confronté à une opposition absolue et faute des armes nécessaires, Lamarck meurt en 1829, oublié et misérable. Charles Darwin, lui, s'est doté de ses armes lors de son [[w:Le Voyage du Beagle|voyage autour du monde sur le Beagle]].
|précisions=La "théorie de l'évolution" avait déjà été proposée au XVIII{{e}} siècle par [[Denis Diderot]], [[Montesquieu]] ou Maupertuis en France, ou [[w:Erasmus Darwin|Érasme Darwin]], grand-père de Charles en Angleterre.}}
{{Réf Livre|titre=L'héritage de la liberté|auteur=[[Albert Jacquard]]|éditeur=[[w:Éditions du Seuil|Points sciences]]|année=1991|page=127}}
{{Citation|citation=<poem>
Et quand un grave Anglais, correct, bien mis, beau linge,
Me dit : — Dieu t'a fait homme et moi je te fais singe ;
Rends-toi digne à présent d'une telle faveur ! —
Cette promotion me laisse un peu rêveur.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=La Légende des siècles Nouvelle série|auteur=[[Victor Hugo]]|volume=Le Temps présent|année=1877|éditeur=5e Paris C. Lévy|page=[[s:France_et_âme|Texte intégral en ligne sur wikisource]]}}
{{autres projets|s=Auteur:Charles Darwin|commons=Charles Darwin|w=Charles Darwin}}
{{DEFAULTSORT:Darwin, Charles}}
[[Catégorie:Naturaliste]]
[[Catégorie:Biologiste britannique]]
[[Catégorie:Naissance en 1809]]
[[Catégorie:Décès en 1882]]
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Adam Smith
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2026-05-28T13:41:42Z
~2026-31862-66
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S.L. /* Cité par */
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text/x-wiki
{{Voir homonymes|Smith}}
[[Fichier:Adam Smith, 1723 - 1790. Political economist - Google Art Project.jpg|vignette|Adam Smith.]]
'''[[:w:Adam Smith|Adam Smith]]''' ({{date|5|juin|1723}} - {{date|17|juillet|1790}}) est un [[philosophie|philosophe]] et [[science économique|économiste]] [[:w:Écosse|écossais]] des ''[[:w:Lumières (philosophie)|Lumières]]''. Il est considéré comme le père de la science économique moderne.
== ''Théorie des sentiments moraux'' (1759) ==
{{citation|Quand nous visitons les palais des grands, nous ne pouvons nous empêcher de concevoir la satisfaction qui serait la nôtre si nous en étions nous-mêmes propriétaires et si nous disposions d’une demeure si habilement et si ingénieusement conçue.}}
{{Réf Livre|titre=Théorie des sentiments moraux.
|auteur=Adam Smith
|éditeur=PUF
|année d'origine=1759
|année=1999
|page=252}}
== ''Lectures on Justice, Police, Revenue and Arms'' (1763) ==
{{citation|Quand les gens sont ainsi menacés à chaque instant de se faire voler tout ce qu’ils possèdent, ils n’ont plus aucune raison d’être industrieux.}}
{{Réf Livre|titre=Lectures on Justice, Police, Revenue and Arms.
|auteur=Adam Smith
|éditeur=Adamant Media Corporation
|année d'origine=1763
|année=1976
|page=223}}
== ''Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations'' (1776) ==
L'ouvrage [[w:Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations|Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations]] se compose :
====Livre I====
{{citation|citation=Prenons un exemple dans une manufacture de la plus petite importance, mais où la division du travail s’est fait souvent remarquer : une manufacture d’épingles. Un homme qui ne serait pas façonné à ce genre d’ouvrage, dont la division du travail a fait un métier particulier, ni accoutumé à se servir des instruments qui y sont en usage, dont l’invention est probablement due encore à la division du travail, cet ouvrier, quelque adroit qu’il fût, pourrait peut-être à peine faire une épingle dans toute sa journée, et certainement il n’en ferait pas une vingtaine. Mais de la manière dont cette industrie est maintenant conduite, non-seulement l’ouvrage entier forme un métier particulier, mais même cet ouvrage est divisé en un grand nombre de branches, dont la plupart constituent autant de métiers particuliers. Un ouvrier tire le fil à la bobine, un autre le dresse, un troisième coupe la dressée, un quatrième empointe, un cinquième est employé à émoudre le bout qui doit recevoir la tête. Cette tête est elle-même l’objet de deux ou trois opérations séparées : la frapper est une besogne particulière ; blanchir les épingles en est une autre ; c’est même un métier distinct et séparé que de piquer les papiers et d’y bouter les épingles ; enfin, l’important travail de faire une épingle est divisé en dix-huit opérations distinctes ou environ, lesquelles, dans certaines fabriques, sont remplies par autant de mains différentes, quoique dans d’autres le même ouvrier en remplisse deux ou trois. J’ai vu une petite manufacture de ce genre qui n’employait que dix ouvriers, et où, par conséquent, quelques-uns d’eux étaient chargés de deux ou trois opérations. Mais, quoique la fabrique fût fort pauvre et, par cette raison, mal outillée, cependant, quand ils se mettaient en train, ils venaient à bout de faire entre eux environ douze livres d’épingles par jour ; or, chaque livre contient au delà de quatre mille épingles de taille moyenne. Ainsi, ces dix ouvriers pouvaient faire entre eux plus de quarante-huit milliers d’épingles dans une journée ; donc, chaque ouvrier, faisant une dixième partie de ce produit, peut être considéré comme donnant dans sa journée quatre mille huit cents épingles. Mais s’ils avaient tous travaillé à part et indépendamment les uns des autres, et s’ils n’avaient pas été façonnés à cette besogne particulière, chacun d’eux assurément n’eût pas fait vingt épingles, peut-être pas une seule, dans sa journée, c’est-à-dire pas, à coup sûr, la deux-cent-quarantième partie, et pas peut-être la quatre-mille-huit-centième partie de ce qu’ils sont maintenant en état de faire, en conséquence d’une division et d’une combinaison convenables de leurs différentes opérations
|original=To take an example, therefore, from a very trifling manufacture; but one in which the division of labour has been very often taken notice of, the trade of the pin-maker; a workman not educated to this business (which the division of labour has rendered a distinct trade), nor acquainted with the use of the machinery employed in it (to the invention of which the same division of labour has probably given occasion), could scarce, perhaps, with his utmost industry, make one pin in a day, and certainly could not make twenty. But in the way in which this business is now carried on, not only the whole work is a peculiar trade, but it is divided into a number of branches, of which the greater part are likewise peculiar trades. One man draws out the wire, another straights it, a third cuts it, a fourth points it, a fifth grinds it at the top for receiving, the head; to make the head requires two or three distinct operations; to put it on is a peculiar business, to whiten the pins is another; it is even a trade by itself to put them into the paper; and the important business of making a pin is, in this manner, divided into about eighteen distinct operations, which, in some manufactories, are all performed by distinct hands, though in others the same man will sometimes perform two or three of them. I have seen a small manufactory of this kind where ten men only were employed, and where some of them consequently performed two or three distinct operations. But though they were very poor, and therefore but indifferently accommodated with the necessary machinery, they could, when they exerted themselves, make among them about twelve pounds of pins in a day. There are in a pound upwards of four thousand pins of a middling size. Those ten persons, therefore, could make among them upwards of forty-eight thousand pins in a day. Each person, therefore, making a tenth part of forty-eight thousand pins, might be considered as making four thousand eight hundred pins in a day. But if they had all wrought separately and independently, and without any of them having been educated to this peculiar business, they certainly could not each of them have made twenty, perhaps not one pin in a day; that is, certainly, not the two hundred and fortieth, perhaps not the four thousand eight hundredth part of what they are at present capable of performing, in consequence of a proper division and combination of their different operations.
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=7-8
|tome=1
|section=livre 1
|chapitre=1
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 1/1}}
{{citation|citation=Cette amélioration survenue dans la condition des dernières classes du peuple doit-elle être regardée comme un avantage ou comme un inconvénient pour la société ? Au premier coup d’œil, la réponse parait extrêmement simple. Les domestiques, les ouvriers et artisans de toute sorte composent la plus grande partie de toute société politique. Or, peut-on jamais regarder comme un désavantage pour le tout ce qui améliore le sort de la plus grande partie ? Assurément, on ne doit pas regarder comme heureuse et prospère une société dont les membres les plus nombreux sont réduits à la pauvreté et à la misère. La seule équité, d’ailleurs, exige que ceux qui nourrissent, habillent et logent tout le corps de la nation, aient, dans le produit de leur propre travail, une part suffisante pour être eux-mêmes passablement nourris, vêtus et logés.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=108
|section=livre 1
|chapitre=8
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
{{citation|citation=Il est rare que des gens du même métier se trouvent réunis, fût-ce pour quelque partie de plaisir ou pour se distraire, sans que la conversation finisse par quelque conspiration contre le public, ou par quelque machination pour faire hausser les prix[38]. Il est impossible, à la vérité, d’empêcher ces réunions par une loi qui puisse s’exécuter, ou qui soit compatible avec la liberté et la justice ; mais si la loi ne peut pas empêcher des gens du même métier de s’assembler quelquefois, au moins ne devrait-elle rien faire pour faciliter ces assemblées, et bien moins encore pour les rendre nécessaires.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=169-170
|section=livre 1
|chapitre=10
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
{{citation|citation=Ceux qui emploient l’ouvrier constituent la troisième classe, celle des gens qui vivent de profits. C’est le capital qu’on emploie en vue d’en retirer du profit, qui met en mouvement la plus grande partie du travail utile d’une société. Les opérations les plus importantes du travail sont réglées et dirigées d’après les plans et les spéculations de ceux qui emploient les capitaux ; et le but qu’ils se proposent dans tous ces plans et ces spéculations, c’est le profit. Or, le taux des profits ne hausse point, comme la rente et les salaires, avec la prospérité de la société, et ne tombe pas, comme eux, avec sa décadence. Au contraire, ce taux est naturellement bas dans les pays riches, et élevé dans les pays pauvres ; jamais il n’est aussi élevé que dans ceux qui se précipitent le plus rapidement vers leur ruine.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=322-323
|section=livre 1
|chapitre=11
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
{{citation|citation=Toute proposition d’une loi nouvelle ou d’un règlement de commerce, qui vient de la part de cette classe de gens [la troisième classe], doit toujours être reçue avec la plus grande défiance, et ne jamais être adoptée qu’après un long et sérieux examen, auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse, mais la plus soupçonneuse attention. Cette proposition vient d’une classe de gens dont l’intérêt ne saurait jamais être exactement le même que l’intérêt de la société, qui ont, en général, intérêt à tromper le public et même à le surcharger et qui, en conséquence, ont déjà fait l’un et l’autre en beaucoup d’occasions.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=324
|section=livre 1
|chapitre=11
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
{{citation|citation=Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.
|original=It is not from the benevolence of the butcher, the brewer, or the baker, that we expect our dinner, but from regard to their own interest. We address ourselves, not to their humanity but to their self-love.
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=19
|tome=1
|section=livre 1
|chapitre=2
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 1/2}}
{{Réf Livre|titre=An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations
|auteur=Adam Smith
|éditeur=Regnery Gateway
|année d'origine=1776
|année=1999
|ISBN= 0895263351
|section=Book I
|chapitre=2
|page=14
|langue=en
|s=en:The Wealth of Nations/Book I/Chapter 2}}
====Livre II====
{{citation|citation=Si un pays étranger peut nous fournir une marchandise à meilleur marché que nous ne sommes en état de l’établir nous-mêmes, il vaut bien mieux que nous la lui achetions avec quelque partie du produit de notre propre industrie, employée dans le genre dans lequel nous avons quelque avantage.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=36
|tome=2
|section=livre 2
|chapitre=2
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
====Livre III====
{{citation|citation=Tout pour nous et rien pour les autres, voilà la vile maxime qui paraît avoir été, dans tous les âges, celle des maîtres de l’espèce humaine.
|original=
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=509
|section=livre 3
|chapitre=2
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2}}
====Livre IV====
{{citation|citation=Par conséquent, puisque chaque individu tâche, le plus qu’il peut, 1° d’employer son capital à faire valoir l’industrie nationale, et 2° de diriger cette industrie de manière à lui faire produire la plus grande valeur possible, chaque individu travaille nécessairement à rendre aussi grand que possible le revenu annuel de la société. À la vérité, son intention, en général, n’est pas en cela de servir l’intérêt public, et il ne sait même pas jusqu’à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l’industrie nationale à celui de l’industrie étrangère, il ne pense qu’à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu’à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions ; et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus mal pour la société, que cette fin n’entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société, que s’il avait réellement pour but d’y travailler. je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses.
|original=By preferring the support of domestic to that of foreign industry, he intends only his own security; and by directing that industry in such a manner as its produce may be of the greatest value, he intends only his own gain, and he is in this, as in many other cases, led by an invisible hand to promote an end which was no part of his intention. Nor is it always the worse for the society that it was no part of it. By pursuing his own interest he frequently promotes that of the society more effectually than when he really intends to promote it. I have never known much good done by those who affected to trade for the public good. It is an affectation, indeed, not very common among merchants, and very few words need be employed in dissuading them from it.
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
|auteur=Adam Smith
|traducteur=Germain Garnier
|éditeur=Otto Zeller
|année=1966
|année d'origine=1776
|page=35
|tome=2
|section=livre 4
|chapitre=2
|s=Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations/Livre 4/2
}}
{{Réf Livre|titre=An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations
|auteur=Adam Smith
|éditeur=Penguin Classics
|année d'origine=1776
|année=1986
|volume=Books IV-V
|ISBN=0140436154
|section=book IV
|chapitre=2
|page=32
|langue=en
|s=en:The Wealth of Nations/Book IV/Chapter 2
}}
== Cité par ==
=== Charles Darwin===
{{citation|Adam Smith a jadis soutenu, comme l'a fait M. Bain récemment, l'argument selon lequel la sympathie a pour base notre forte aptitude à nous souvenir de peine ou de plaisir passé. Ainsi, « la vue d'une autre personne endurant la faim, le froid, la fatigue, ressuscite en nous des souvenirs d'états semblables, qui sont douloureux, même en idée ». }}
{{réf Livre|titre=La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe
|auteur=Charles Darwin
|traducteur=sous la direction de Patrick Tort
|éditeur=Champion
|année=2013
|page=243}}
===Karl Marx===
{{citation|« Le travail de certaines personnes occupées aux plus hautes fonctions de la société, est tout comme celui des ''domestiques'', ''improductif de valeur'' »
{KM : il y a de la ''value'' [valeur], coûte donc un équivalent, mais ne produit aucune ''values''}
« et ne fixe ni ne se réalise dans un objet durable ou un marchandise vendable ... [...] Ce sont les serviteurs de la société et ils sont entretenus par une partie du produit annuel résultant de l'activité d'autres personnes. »
{KM : [Adam Smith cible l'état, les souverains, les officiers, l'armée et la flotte, le clergé, les fonctionnaires, les savants, les maîtres d'école, les artistes. Or Karl Marx observe que] « dès que la bourgeoisie a conquis tout le ''terrain'' » [...] « la bourgeoisie cherche à justifier, sur le plan « économique », de son propre point de vue, ce qu'elle avait combattu et critiqué naguère.}
}}
{{Réf Livre|
|auteur de la contribution=Karl Marx
|titre= in Karl Marx Théorie sur la plus-value (tome 1)
|auteur=Adam Smith in Karl Marx
|éditeur=« éditions sociales »
|collection=les essentielles
|année=1974-1976 (en 3 livres), 2024 (réédition en 1 livre)
|ISBN=
|page=344
|traducteur=sous la direction de Gilbert Badia
}}
== Citations sur Adam Smith ==
{{Citation|Dans l'ensemble de son œuvre, Smith n'utilise l'expression « main invisible » qu'à trois reprises. [...] Trois utilisations, trois sens différents. Jean Dellemotte note que, « dans l'esprit de Smith, la « main invisible » n'explique rien et traduit au contraire le défaut de philosophie, le manque d'explication ».}}
{{Réf Livre
|titre = Comment l'économie est devenue une religion : des marchés et des dieux
|auteur = [[Stéphane Foucart]]
|éditeur = {{W|Éditions Gallimard|Gallimard}}
|année = 2020
|page = 167
|ISBN = 978-2-07-282664-1
|année d'origine = 2018
|collection = {{W|Folio (Gallimard)|Folio}}
}}
{{Citation|Adam Smith postule qu'à l'instar de l'univers cosmique structuré par un jeu de forces reposant sur le [[w:Gravitation|principe de l'attraction]], l'univers humain est organisé par un jeu de forces reposant sur le principe de l'{{w|intérêt personnel}}.
|précisions=Éloge de l'amoralité rapportée de [[w:Bernard Mandeville (écrivain)|Bernard Mandeville]].}}
{{Réf Article
|titre=Un libéralisme pervers
|auteur={{w|Gérard Leclerc (philosophe)}}
|publication=[[w:Royaliste (revue)|Royaliste]]
|numéro=1018
|date=17 septembre au 30 septembre 2012
|page=9
|ISSN=0151-5772
}}
{{Citation|Je m'enrichis quand j'embauche un ouvrier ; je m'appauvris quand j'embauche un domestique.}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
|auteur=[[Bernard Maris]]
|éditeur=Flammarion
|année=2014
|ISBN=978-2-0813-7567-3
|page=93
}}
{{autres projets|s=Auteur:Adam Smith|w=Adam Smith}}{{Palette Économistes du monde}}{{DEFAULTSORT:Smith, Adam}}
[[Catégorie:Économiste britannique]]
[[Catégorie:Philosophe britannique]]
[[Catégorie:Personnalité écossaise]]
[[Catégorie:Naissance en 1723]]
[[Catégorie:Décès en 1790]]
24a661yubvbyk0np862l5fn1lx840x0
Augustin d'Hippone
0
9305
459728
428415
2026-05-29T09:09:32Z
Malik2Mars
27293
/* ''Les Confessions'' */ temps
459728
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Augustinus 2.jpg|thumb|upright=1.25|Représentation d'Augustin d'Hippone dit « Saint Augustin ».]]
'''{{w}}''' ({{langue|la|Aurelius }}), ou '''saint Augustin''', né à Thagaste (actuelle {{w|Souk-Ahras}}, [[Algérie]]) le {{date-|13|novembre|354}}, mort le {{date-|28|août|430}} à Hippone (actuelle {{w|Annaba}}, [[Algérie]]), était un {{cat|philosophe}} et {{cat|théologien}} chrétien, {{cat|religieux|évêque d’Hippone}}, et un {{cat|écrivain}} {{personnalité|algérienne|berbère}} romanisé de l’{{W|Antiquité tardive}}.
== Citations de saint Augustin ==
=== ''Les Confessions'' ===
{{citation|(38) J'ai commencé tard à vous aimer, beauté si ancienne, beauté si nouvelle : que j'ai commencé tard ! Cependant vous étiez au-dedans de moi-même : et moi, je me tenais au-dehors, et c'était là que je vous cherchais. Dépouillé de la beauté dont vous aviez embellie mon âme, je me prenais à celle que vous avez répandue sur ceux de vos ouvrages qui m'environnaient. Ainsi, quand vous étiez avec moi, je n'étais pas avec vous : parce que ces choses mêmes qui ne seraient pas, si elles n'étaient en vous, m'en tenaient éloigné. Enfin, vous avez bien voulu m'appeler, et le cri que vous avez fait a forcé ma surdité. Vous avez jeté des éclairs et des rayons de lumière, et mon aveuglement s'est dissipé. Je n'ai pas plutôt respiré l'odeur de vos parfums, que j'ai soupiré après vous. Ce que j'en ai goûté entretient une faim et une soif qui fait mon bonheur. Enfin aux touches de votre grâce, mon cœur tout en feu n'a cherché que vos embrassements. (39) C'est que quand je Vous serai parfaitement uni, je n'éprouverai plus ni douleur ni travail, et ma vie dont vous remplirez toute la capacité, sera vivante dans toutes ses parties; au lieu que maintenant je me suis à charge à moi-même, parce que je ne suis point rempli de vous, et que vous ne soutenez que ceux que vous remplissez.
|original=(38) Sero te amavi, pulchritudo tam antiqua et tam nova, sero te amavi ! Et ecce intus eras et ego foris et ibi te quærebam et in ista formosa, quæ fecisti, deformis irruebam. Mecum eras, et tecum non eram. Ea me tenebant longe a te, quæ si in te non essent, non essent. Vocasti et clamasti et rupisti surdidatem meam, coruscasti, splenduisti et fugasti cæcitatem meam; fragrasti, et duxi spiritum et anhelo tibi, gustavi, et esurio et sitio, tetigisti me, et exarsi in pacem tuam. (39) Cum inhæsero tibi ex omni me, nusquam erit mihi dolor et labor, et viva erit vita mea tota plena te. Nunc autem quoniam quem tu imples, sublevas eum, quoniam tui plenus non sum, oneri mihi sum.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Les Confessions (''Confessionum Libri Tredecim'')
|traducteur de la contribution=Révèrend Père Dom***
|section de la contribution=livre X, chap. 27, §.38 & chap. 28, §.39
|titre=Les Confessions de Saint-Augustin traduites en français
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=2
|éditeur=Pierre-Alexandre Martin
|année=1741
|page=82-84}}
{{citation|Qu'est-ce donc que le [[temps]] ? Si personne ne me le demande, je le sais. Mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus. Pourtant, je le déclare hardiment, je sais que si rien ne passait, il n'y aurait pas de temps passé ; que si rien n'arrivait, il n'y aurait pas de temps à venir; que si rien n'était, il n'y aurait pas de temps présent. Comment donc, ces deux temps, le passé et l'avenir, sont-ils, puisque le passé n'est plus et que l'avenir n'est pas encore ? Quand au présent s'il était toujours présent, s'il n'allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait
l'éternité. Donc, si le présent, pour être du temps, doit rejoindre le passé, comment pouvons nous déclarer qu'il est aussi, lui qui ne peut être qu'en cessant d'être ? Si bien que ce qui nous autorise affirmer que si le temps est, c'est qu'il tend à n'être plus.}}
{{réf Livre
|auteur=Augustin d'Hippone
|titre= Les Confessions
|traducteur=J.Trabucco
|éditeur=Garnier-Flammarion
|section=Livre XI
|chapitre=4
|année=1964
|page=264}}
{{citation|Mais misérable que j’étais, et plus misérable qu’on ne le saurait dire, dès ma plus tendre jeunesse je vous avais demandé le don de chasteté ; mais comment l’avais-je demandé ? Je vous avais dit : « Accordez-moi Seigneur d’être chaste, mais non pas encore tout à l’heure » car je craignais d’être trop promptement exaucé, je craignais d’être trop promptement guéri du mal impur dont j’étais possédé, aimant mieux être consumé de ses feux que de les voir entièrement éteint.}}
{{réf Livre
|auteur=Augustin d'Hippone
|titre= Les Confessions
|traducteur=Saint-Victor
|éditeur=Charpentier
|section=Livre VII, chap.8
|année=1841
|page=213}}
{{citation|Toute couverte de plaies honteuses, [mon âme] se jetait hors d'elle-même, cherchant dans les objets sensibles un adoucissement à son mal [littéralement : avide d'être misérablement chatouillée par le contact des corps], mais parce que l'on veut trouver de la vie dans ce qu'on aime [littéralement : mais s'ils n'avaient pas d'âme, on ne les aimerait pas], il ne m'était véritablement doux d'aimer et d'être aimé, que dans l'entière possession de l'objet de mon attachement [littéralement : et plus encore si je pouvais jouir du corps de l'amant]. Ainsi je corrompais les sources de l'amitié en y mêlant toutes les impuretés de la débauche [littéralement : je souillais donc le fonds intime de l'amitié avec les saletés de la concupiscence]; j'en tarissais l'aimable pureté par ces vapeurs infernales qui sortaient de l'abîme d'un cœur infecté de toutes les corruptions [littéralement : je couvrais sa blancheur d'un nuage [provenant] du Tartare des désirs [sexuels déréglés]; et toutefois, par une vanité monstrueuse, tout infâme que j'étais, j'affectais des mœurs honnêtes et des manières élégantes. Enfin, je tombai dans ces filets de l'amour, où je souhaitais si ardemment d'être pris. O mon Dieu, quelle amertume vous répandîtes aussitôt sur ce que j'avais tant désiré, et avec quelle bonté miséricordieuse ! Car à peine eus-je obtenu d'être aimé, et de jouir en secret [littéralement : car j'ai été aimé, et j'ai atteint, en cachette, les chaînes de la jouissance] et dans un fol enivrement de ce qui avait fait mon désir [littéralement : et j'étais entravé, [rendu] heureux par des enlacements tourmentés], que je me sentis aussitôt frappé et comme déchiré de verges brûlantes ; la jalousie, les soupçons, les craintes, les disputes, les fureurs, ne me laissant pas un moment de repos.
|original=et ideo non bene valebat anima mea et ulcerosa proiciebat se foras, miserabiliter scalpi avida contactu sensibilium. sed si non haberent animam, non utique amarentur. amare et amari dulce mihi erat, magis si et amantis corpore fruerer. venam igitur amicitiæ coinquinabam sordibus concupiscentiæ candoremque ejus obnubilabam de tartaro libidinis, et tamen fœdus atque inhonestus, elegans et urbanus esse gestiebam abundanti vanitate. rui etiam in amorem, quo cupiebam capi. deus meus, misericordia mea, quanto felle mihi suavitatem illam et quam bonus aspersisti, quia et amatus sum, et perveni occulte ad vinculum fruendi, et conligabar lætus ærumnosis nexibus, ut cæderer virgis ferreis ardentibus zeli et suspicionum et timorum et irarum atque rixarum.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Les Confessions (''Confessionum Libri Tredecim'')
|traducteur de la contribution=M. de Saint Victor
|section de la contribution=livre III, chapitre 2
|titre=Les Confessions de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|éditeur=Charpentier
|année=1841
|page=55-56}}
{{citation|En connaît-on où des crimes infâmes et contre nature, tels, par exemple, que celui des habitants de Sodome, n'aient pas été jugés [partout et toujours] exécrables et dignes des plus grands châtiments? Non sans doute; et quand tous les peuples de la terre se concerteraient ensemble pour commettre de semblables crimes, ils n'en seraient pas moins tous coupables devant la loi divine qui ne les a point créés pour vivre ensemble à de semblables conditions; et c'est violer cette société d'un ordre supérieur, qui doit exister entre l'homme et Dieu, que de souiller par de telles abominations la pureté de la nature dont il est le créateur.
|original=Itaque flagitia, quæ sunt contra naturam, ubique ac semper detestanda atque punienda sunt, qualia Sodomitarum fuerunt. Quæ si omnes gentes facerent, eodem criminis reatu divina lege tenerentur, quæ non sic fecit homines, ut se illo uterentur modo. Violatur quippe ipsa societas, quæ cum Deo nobis esse debet, cum eadem natura, cuius ille auctor est, libidinis perversitate polluitur
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Les Confessions (''Confessionum Libri Tredecim'')
|traducteur de la contribution=M. de Saint Victor
|section de la contribution=livre III, chapitre 8
|titre=Les Confessions de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|éditeur=Charpentier
|année=1841
|page=69}}
{{citation|Quelqu’un peut-il se créer soi-même, et y a-t-il une autre source d’où la vie la vie puisse se répandre en nous que votre toute-puissance, Seigneur, en qui l’être et la vie ne font qu’un, parce que c’est la même chose que d’être et de vivre souverainement ? Car vous êtes l’Être Suprême et ne changez pas. Le jour présent ne passe point en vous ; et pourtant c’est en vous qu’il passe, car toutes ces choses sont en vous et elles ne s’écouleraient pas, si vous ne les conteniez.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=1
|chapitre=6
|page=21}}
{{citation|Il avait beau dire, ma mère ne voulait pas se rendre à ses raisons, elle le pressait de ses prières et de ses larmes pour qu’il me vit et discutât avec moi. Alors, impatienté, l’évêque lui dit : « Laissez-moi, aussi vrai que vous vivez, le fils de larmes comme les vôtres ne saurait périr. »<br />
Ces paroles, ma mère ma l’a souvent dit dans ses entretiens, furent reçues par elle, comme si elles étaient venues du ciel.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=3
|chapitre=12
|page=64}}
{{citation|Oui, insensé, c’est bien ce que j’étais alors. Je m’agitais, je soupirais, je pleurais, j’étais en proie au trouble, et il n’y avait pour moi ni repos, ni sagesse. Je portais une âme déchirée et sanglante qui ne souffrait plus de se laisser porter par moi, et je ne savais où la déposer. […]<br />
C’est vers vous, Seigneur, qu’il fallait la hausser, c’est à vous qu’il fallait demander sa guérison ; je le savais, mais je n’en avais ni la volonté ni la force. Vous n’étiez pour ma pensée rien de consistant ni de réel. Ce n’était pas vous, mais un vain fantôme, et mon erreur était mon dieu. Si j’essayais d’y reposer mon âme, elle tombait dans le vide et de nouveau s’affaissait sur moi. Et je restais pour moi-même comme un lieu désolé où je ne pouvais me tenir et que je ne pouvais quitter.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=4
|chapitre=7
|page=72-73}}
{{citation|J’étais heureux d’entendre Ambroise répéter souvent dans ses sermons au peuple, comme une règle recommandée avec le plus grand zèle : « La lettre tue et l’esprit vivifie. » Et lorsque, écartant le voile mystique, il découvrait la signification spirituelle de textes qui, entendus selon la lettre, semblaient enseigner une erreur, il ne disait rien qui me choquât, bien que j’ignorasse encore s’il disait la vérité.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=6
|chapitre=4
|page=110-111}}
{{citation|« Ah ! Que tout cela périsse ! Laissons ces vanités, ces bagatelles. Donnons-nous à la seule recherche de la vérité. La vie est misérable, l’heure de la mort est incertaine : que brusquement elle survienne, en quel état sortirai-je de ce monde ? Et où apprendre ce que j’aurai négligé d’apprendre ici-bas ? Ne devrai-je pas payer cette négligence d’une lourde peine ? […]<br />
Mais un instant encore ! Les biens de ce monde sont aimables aussi, ils ont leur douceur qui n’est pas petite. Il ne faut pas se hâter de briser l’inclination qui m’y porte : il serait honteux d’y revenir ensuite. Me voici déjà en passe d’obtenir quelque charge. Qu’aurais-je de plus à désirer sur ce point ?[…] »<br />
Je me tenais ce langage, les souffles alternés de ces vents contraires poussaient mon cœur de-ci de-là ; et le temps passait, et je tardais à me tourner vers le Seigneur. Je différais de jour en jour de vivre en vous, mais je ne différais pas de mourir chaque jour en moi. Aimant la vie heureuse, j’en avais peur là où elle était, et c’est en la fuyant que je la cherchais.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=6
|chapitre=11
|page=122-123}}
{{citation|Et vous aussi, Vie de ma vie, je vous concevais comme une substance immense, pénétrant de toutes parts à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l’immensité, de sorte que la terre vous contenait, le ciel vous contenait, toutes choses vous contenaient, et tout cela avait en vous sa limite, mais vous nulle part. […] Telle était mon hypothèse, car je ne pouvais en concevoir d’autres ; mais elle était fausse. À ce compte, en effet, une plus grande partie de la terre aurait renfermé une plus grande partie de votre être ; une plus petite partie de la terre en aurait renfermé une plus petite partie ; […] Or il n’en est rien. Mais vous n’aviez pas encore illuminé mes ténèbres.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=7
|chapitre=1
|page=130}}
{{citation|[…] c’est de la volonté pervertie que naît la passion, c’est de l’asservissement à la passion que naît l’habitude, et c’est de la non-résistance à l’habitude que naît la nécessité.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=8
|chapitre=5
|page=161}}
{{citation|« Dis-moi, je te prie, avec tout le mal que nous nous donnons, où prétendons-nous parvenir ? Que cherchons-nous ? En vue de quoi servons-nous ? Pouvons-nous espérer davantage, au palais, que d’être un jour les amis de l’empereur ? […] Et puis quand y arriverons-nous ? Mais, si je veux être l’ami de Dieu, voici que je le deviens aussitôt. »<br />
Ainsi parla-t-il, agité par l’enfantement d’une vie nouvelle ; puis il reporta ses regards sur le livre, reprit sa lecture, et un changement profond se faisait en lui dans ces régions où porte votre vue ; sa pensée se détachait du monde, comme on le vit bientôt. Pendant qu’il lisait et que roulaient avec des frémissements les flots de son cœur, il distingua le meilleur parti, résolut de l’embrasser, et, déjà vôtre, dit à son ami : « C’en est fait, j’ai rompu avec nos espérances ; j’ai décidé de servir Dieu, et, dès cette heure, en ce lieu même, je veux m’y mettre. Si tu répugnes à m’imiter, ne t’oppose pas du moins à mon dessein. »}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=8
|chapitre=6
|page=165}}
{{citation|« Qu’attendons-nous ? Qu’est-ce donc ? As-tu entendu ? Des ignorants se lèvent et prennent le ciel de force, et nous, avec notre science sans cœur, voici que nous nous roulons dans la chaire et le sang ! »}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=8
|chapitre=8
|page=167}}
{{citation|Je parlais ainsi et je pleurais dans la très amère contrition de mon cœur. Et voici que j’entends, qui s’élève de la maison voisine, une voix, voix de jeune garçon ou de jeune fille, je ne sais. Elle dit en chantant et répète à plusieurs reprises : « Prends et lis ! Prends et lis ! » […]<br />
Je revins donc en hâte à l’endroit où était assis Alypius : car j’y avais laissé, en me levant, le livre de l’Apôtre. Je le pris, l’ouvris et lus en silence le premier chapitre où tombèrent mes yeux : « Ne vivez pas dans la ripaille et l’ivrognerie, ni dans les plaisirs impudiques du lit, ni dans les querelles et les jalousies ; mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne pourvoyez pas à la concupiscence de la chair. » Je ne voulus pas en lire davantage, c’était inutile. À peine avais-je fini de lire cette phrase qu’une espèce de lumière rassurante s’était répandue dans mon cœur, y dissipant toutes les ténèbres de l’incertitude.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=8
|chapitre=12
|page=174-175}}
{{citation|Et nous nous élevions encore, méditant, décrivant, admirant ce que vous avez fait au-dedans de l’homme ; et nous parvînmes à nos âmes, puis nous les dépassâmes pour atteindre à cette région d’inépuisable abondance où vous repaissez éternellement Israël de la pâture de vérité, là où la vie est la Sagesse, par qui deviennent toutes choses, et passées et futures, mais qui elle-même ne devient pas, car elle ''est'' comme elle a toujours été et comme elle sera toujours. […] Et pendant que nous parlions de cette Sagesse et que nous la convoitions, nous l’effleurâmes dans un élan de tout notre cœur. Puis, après un soupir, et laissant là fixées « ces prémisses de l’Esprit » nous retombâmes à ce vain bruit de nos bouches, là où commence et finit la parole. […]<br />
Seigneur, vous le savez, c’est le jour où nous eûmes cette conversation, où ce monde et ses plaisirs perdirent tout leur prix à nos yeux, que ma mère me dit : « Mon fils, pour moi, il n’y a plus rien qui me charme en cette vie. Qu’y ferai-je désormais ? et pourquoi y suis-je encore ? Je ne sais. En ce monde mes espérances sont épuisées. Une seule chose me faisait désirer de vivre encore un peu, c’était de te voir, avant ma mort, chrétien et catholique. Mon Dieu m’a accordé cette grâce surabondamment, puisque je te vois résolu à le servir, au mépris même des félicités terrestres. Que fais-je donc ici ?}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=9
|chapitre=10
|page=194-195}}
{{citation|Et maintenant, Seigneur, je vous en fais ma confession dans ce livre. La lise qui voudra et qu’on l’interprète comme on voudra. Et si quelque lecteur voit un péché dans ces pleurs que je donnai à ma mère pendant quelques instants, à ma mère morte pour un temps à mes yeux, et qui avait pleuré tant d’années pour me faire vivre aux vôtres, que celui-là ne se moque point, mais plutôt, si sa charité est vive, qu’il pleure lui-même pour mes péchés, devant vous, le père de tous les frères de votre Christ !}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=9
|chapitre=12
|page=199}}
{{citation|Ô lumière, que voyait Tobie quand, avec ses yeux d’aveugle, il montrait à son fils la route de la vie et l’y précédait du pied de la charité sans jamais s’égarer ! Lumière que voyait Isaac quand, ses yeux charnels appesantis et voilés par la vieillesse, il mérita, non de bénir ses enfants en les reconnaissant, mais de les reconnaître en les bénissant ! Lumière que voyait Jacob, quand, devenu, lui aussi, aveugle à cause de son grand âge, il éclaira des rayons de son cœur illuminé les générations du peuple futur, préfigurées par ses fils, et qu’à ses petits enfants, les fils de Joseph, il imposa ses mains mystiquement croisées, non comme voulait les disposer leur père, qui voyait avec les yeux du dehors, mais suivant son propre discernement intérieur ! Voilà la vraie lumière ; elle est une et ne fait qu’un avec tous ceux qui la voient et qui l’aiment.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=10
|chapitre=34
|page=238}}
{{citation|Accordez-moi d’entendre et de comprendre comment « dans le principe » vous avez fait le « Ciel et la Terre ». Moïse l’a écrit. […] S’il était là, […] [s]’il me parlait hébreu, sa voix frapperait vainement mon oreille, elle n’atteindrait pas mon esprit ; mais s’il me parlait latin, je comprendrais ses paroles. Mais d’où saurais-je s’il dit vrai ? Quand même je le saurais, serait-ce de lui que je le saurais ? Non, ce serait au-dedans de moi, dans le réduit intérieur de la pensée que la Vérité, qui n’est ni hébraïque, ni grecque, ni latine, ni barbare, me dirait, sans l’aide d’une bouche ni d’une langue, sans bruit de syllabe : « Il dit vrai. » Et moi aussitôt, avec la certitude de la foi, je dirais à l’homme de Dieu : « Tu dis vrai ! » Mais ne pouvant l’interroger, c’est à vous, ô Vérité, qui remplissiez son esprit lorsqu’il disait des paroles véritables, c’est à vous, mon Dieu, que j’adresse ma prière : pardonnez-moi mes péchés. Vous avez accordé à votre serviteur de dire ces choses, accordez-moi de les comprendre.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=11
|chapitre=3
|page=255}}
{{citation|Heureuse une telle créature, si elle existe, d’être ainsi unie à votre béatitude, heureuse d’être éternellement habitée et éclairée par vous. Je ne trouve rien à quoi convienne mieux, à mon avis, l’expression de « ciel du ciel appartenant au Seigneur », que cet habitacle de votre divinité qui contemple vos délices sans qu’aucune défaillance l’entraîne ailleurs, que ce pur esprit, intimement joint par un lien de paix avec ces saints esprits, citoyens de votre cité qui est dans le ciel, et au-dessus du ciel.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=12
|chapitre=11
|page=289}}
{{citation|Je voudrais que les hommes fissent réflexion sur trois choses qu’ils peuvent percevoir en eux-mêmes. Elles diffèrent grandement toutes les trois de la Trinité, et je ne les mentionne que pour qu’elles leur servent de thème où exercer et essayer leur pensée, et leur fassent ainsi comprendre combien ils sont loin de ce mystère. Voici ces trois choses : être, connaître, vouloir. Car je suis, je connais, je veux. Je suis celui qui connaît et qui veut. Je connais que je suis et que je veux. Et je veux être et connaître. Combien dans ces trois choses la vie forme un tout indivisible, l’unité de la vie, l’unité de l’intelligence, l’unité de l’essence, l’impossibilité de distinguer des éléments inséparables et pourtant distincts, comprenne cela qui peut. Ce qui est certain, c’est que l’homme est en présence de lui-même ; qu’il examine, qu’il voie et me réponde.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=13
|chapitre=11
|page=322}}
{{citation|Quant à vous, « race choisie », « les faibles du monde » qui avez tout quitté pour suivre le Seigneur, suivez-le et confondez les forts ; suivez-le de vos pieds radieux, et brillez au firmament pour que « les cieux racontent sa gloire », distinguant la « lumière » des parfaits, qui ne sont pas encore semblables aux anges, et les « ténèbres » des petits, qui n’ont pas perdu tout espoir. Brillez sur toute la terre ! […] Courez partout, feux sacrés, feux admirables. Vous êtes la lumière du monde, et vous n’êtes pas « sous le boisseau ». Celui à qui vous vous êtes attachés a été exalté, et il vous a exaltés. Courez et manifestez-vous à toutes les nations.}}
{{Réf Livre
|référence=Les Confessions (Saint Augustin)/Flammarion
|partie=13
|chapitre=19
|page=331}}
==== ''La Création du monde et du temps'' (extraits des ''Confessions'') ====
{{citation|citation=L'éternité de [[Dieu]] ne se mesure pas par le temps.}}
{{réf Livre
|auteur=Saint Augustin
|titre= La création du monde et du temps
|traducteur=Arnauld d'Andilly et Odette Barenne
|éditeur=Gallimard
|année=1993
|page=30}}
{{citation|citation=Le monde a été créé de rien.}}
{{réf Livre
|auteur=Saint Augustin
|titre= La création du monde et du temps
|traducteur=Arnauld d'Andilly et Odette Barenne
|éditeur=Gallimard
|année=1993
|page=20}}
{{citation|citation=C'est par l'esprit que nous mesurons les [[temps]].}}
{{réf Livre
|auteur=Saint Augustin
|titre= La création du monde et du temps
|traducteur=Arnauld d'Andilly et Odette Barenne
|éditeur=Gallimard
|année=1993
|page=65}}
==== ''Le Ciel et la Terre'' (extraits des ''Confessions'') ====
{{citation|citation=Dieu a créé d'abord le ciel, c'est-à-dire les substances spirituelles qui jouissent de son éternité ; et la terre, c'est-à-dire la matière première dont tous les corps ont été tirés.}}
{{réf Livre
|auteur=Saint Augustin
|titre=Le Ciel et la Terre
|traducteur=Arnauld d'Andilly et Odette Barenne
|éditeur=Gallimard
|année=1993
|page=83}}
===Sermons===
==== ''Sermon CXLI. Jésus notre voie'' ====
{{citation|Combien au contraire ils sont à plaindre de tant marcher sans être dans la voie! Mieux vaut y marcher en boitant, que de n'y être pas en marchant d'un pas ferme.}}
{{Réf Livre|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin
|auteur=Saint Augustin
|traducteur=M. Poujoulat et de M. l'abbé Raulx
|éditeur=éd. Raulx
|année=1864-1872
|page=575
|partie=Sermons de Saint Augustin
}}
==== ''Sermon CCLXXII. Pour le jour de la Pentecôte. VI. Sur l’eucharistie.'' ====
{{citation|« Un seul pain ». Quel est ce pain ? « Un seul corps ». Rappelez-vous qu’un même pain ne se forme pas d’un seul grain, mais de plusieurs. Au moment des exorcismes, vous étiez en quelque sorte sous la meule ; au moment du baptême, vous deveniez comme une pâte ; et on vous a fait cuire en quelque sorte quand vous avez reçu le feu de l’Esprit-Saint. Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.}}
{{Réf Livre|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin
|auteur=Saint Augustin
|traducteur=M. Poujoulat et de M. l'abbé Raulx
|éditeur=éd. Raulx
|année=1864-1872
|page=379
|partie=Sermons de Saint Augustin, SOLENNITÉS ET PANÉGYRIQUES
}}
==== ''Sermon XC. Cet amour, c'est le vêtement de noce'' ====
{{citation|''« Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? »'' Mes frères, tâchons de trouver ce qui appartient à certains fidèles et qui manque aux méchants : c'est précisément cela qui sera le vêtement de noce. Seraient-ce les sacrements ? Vous pouvez voir qu'ils sont communs aux méchants et aux bons. Serait-ce le baptême ? Personne, il est vrai, n'arrive à Dieu sans le baptême, mai tous ceux qui le reçoivent n'arrivent pas jusqu'à Dieu. Je ne puis donc penser que le baptême, j'entends le sacrement seul, soit le vêtement de noce, car je vois qu'il est porté par les méchants comme par les bons. Serait-ce l'autel, ou ce que nous recevons à l'autel ? Nous voyons que beaucoup viennent y prendre leur nourriture, et pourtant ils mangent et boivent leur condamnation. Qu'est-ce donc ? Le jeûne ? Les méchants jeûnent aussi. La fréquentation de l'église ? Les méchants y vont aussi. Dès lors, quel est ce vêtement de noce ? Voici ce que l'Apôtre Paul nous en dit : ''Le but de cette interdiction, c'est l'amour, la charité, qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sans détours'' (Tm 1, 5). Cet amour, c'est le vêtement de noce.}} Augustin d'Hippone. ''Sermon 90'', trad. dir. H. Delhougne, Les Pères de l'Église commentent l'Évangile, Brepols, Turnhout, 1991, n° 68.
=== ''La Cité de Dieu'' ===
{{citation|Car nous sommes, et nous connaissons que nous sommes, et nous aimons notre être et notre connaissance. Et nous sommes assurés de la vérité de ces trois choses. Car ce n'est pas comme les objets de nos sens qui nous peuvent tromper par un faux rapport. Je suis très certain par moi-même que je suis, que je connais et que j'aime mon être. Je n'appréhende point ici les arguments des Académiciens, ni qu'ils me disent : Mais vous vous trompez! Car si je me trompe, je suis, puisque l'on ne peut se tromper si l'on n'est. Puisque donc je suis, moi qui me trompe, comment me puis-je tromper à croire que je suis, vu qu'il est certain que je suis si je me trompe? Ainsi puisque je serais toujours moi qui serais trompé, quand il serait vrai que je me tromperais, il est indubitable que je ne me puis tromper lorsque je crois que je suis.}}
{{Réf Livre|titre=Saint Augustin et l’augustinisme
|auteur=Henri Irénée Marrou
|éditeur=Seuil
|année=2003
|page=93
|tome=XI
|partie=La cité de Dieu
|chapitre=26}}
{{citation|Et d'abord, la diversité des langues ne rend-elle pas l'homme en quelque façon étranger à l'homme ? Que deux personnes, ignorant chacune la langue de l'autre, viennent à se rencontrer, et que la nécessité les oblige à demeurer ensemble, deux animaux muets, même d'espèce différente, s'associeront plutôt que ces deux créatures humaines, et un homme aimera mieux être avec son chien qu'avec un étranger.}}
{{réf Livre
|auteur=Augustin d'Hippone
|titre= La Cité de Dieu
|traducteur=Emile Saisset
|éditeur=Charpentier
|section=Livre XIX
|chapitre=7
|tome=3
|année=1855
|page=25}}
{{citation|S'il est une consolation parmi les agitations et les peines de la société humaine, c'est la foi sincère et l'affection réciproque de bons et vrais amis.}}
{{réf Livre
|auteur=Augustin d'Hippone
|titre= La Cité de Dieu
|traducteur=Emile Saisset
|éditeur=Charpentier
|section=Livre XIX
|chapitre=8
|tome=3
|année=1855
|page=27}}
{{citation|23. (...) Ainsi, sans le péché, ces mariages, dignes de la félicité du paradis, eussent été exempts de toute concupiscence honteuse et féconds en aimables fruits. Comment cela eût-il pu se faire? Nous n’avons point d’exemple pour le montrer; et toutefois il n’y a rien d’incroyable à ce que la partie sexuelle eût obéi à la volonté, puisque tant d’autres parties du corps lui sont soumises. (...) C’est cette résistance, c’est ce combat entre la concupiscence et la volonté qui n’auraient point eu lieu dans le paradis sans le péché; tous les membres du corps y eussent été entièrement soumis à l’esprit. Ainsi le champ de la génération (cf. Virgile, ''Georg.'', livre III, v. 136.) eût été ensemencé par les organes destinés à cette fin, de même que la terre reçoit les semences que la main y répand;(...). 24. L’homme aurait semé et la femme aurait recueilli, quand il eût fallu et autant qu’il eût été nécessaire, les organes n’étant pas mus par la concupiscence, mais par la volonté. (...) 26. L’homme vivait donc dans le paradis comme il voulait, puisqu’il ne voulait que ce qui était conforme au commandement divin; (...) Les parties destinées à la génération auraient été mues, comme les autres membres, par le seul commandement de la volonté. Il aurait pressé sa femme dans ses bras (cf. Virgile, ''Énéide'', livre VIII, v. 406.) avec une entière tranquillité de corps et d’esprit, sans ressentir en sa chair aucun aiguillon de volupté, et sans que la virginité de sa femme en souffrît aucune atteinte. Si l’on objecte que nous ne pouvons invoquer ici le témoignage de l’expérience, je réponds que ce n’est pas une raison d’être incrédule; car il suffit de savoir que c’est la volonté et non une ardeur turbulente qui aurait présidé à la génération. Et d’ailleurs, pourquoi la semence conjugale eût-elle nécessairement fait tort à l’intégrité de la femme, quand nous savons que l’écoulement des mois n’en fait aucun à l’intégrité de la jeune fille ? Injection, émission, les deux opérations sont inverses, mais la route est la même. La génération se serait donc accomplie avec la même facilité que l’accouchement; car la femme aurait enfanté sans douleur, et l’enfant serait sorti du sein maternel sans aucun effort, comme un fruit qui tombe lorsqu’il est mûr. (...)
|original=Et ideo illæ nuptiæ dignæ felicitate paradisi, si peccatum non fuisset, et diligendam prolem gignerent et pudendam libidinem non haberent. Sed quo modo id fieri posset, nunc non est quo demonstretur exemplo. Nec ideo tamen incredibile debet videri etiam illud unum sine ista libidine voluntati potuisse servire, cui tot membra nunc serviunt. (...)Hunc renisum, hanc repugnantiam, hanc voluntatis et libidinis rixam uel certe ad voluntatis sufficientiam libidinis indigentiam procul dubio, nisi culpabilis inobœdientia pœnali inobœdientia plecteretur, in paradiso nuptiæ non haberent, sed voluntati membra, ut cetera, ita cuncta servirent. Ita genitale aruum vas in hoc opus creatum seminaret, ut nunc terram manus, (...). 24. Seminaret igitur prolem vir, susciperet femina genitalibus membris, quando id opus esset et quantum opus esset, voluntate motis, non libidine concitatis. (...) 26. Vivebat itaque homo in paradiso sicut volebat, quamdiu hoc volebat quod Deus jusserat; (...) In tanta facilitate rerum et felicitate hominum absit ut suspicemur non potuisse prolem seri sine libidinis morbo, sed eo voluntatis nutu moverentur membra illa quo cetera, et sine ardoris inlecebroso stimulo cum tranquillitate animi et corporis nulla corruptione integritatis infunderetur gremio maritus uxoris. Neque enim quia experientia probari non potest, ideo credendum non est, quando illas corporis partes non ageret turbidus calor, sed spontanea potestas, sicut opus esset, adhiberet, ita tunc potuisse utero conjugis salva integritate feminei genitalis virile semen inmitti, sicut nunc potest eadem integritate salva ex utero virginis fluxus menstrui cruoris emitti. Eadem quippe via posset illud inici, qua hoc potest eici. Vt enim ad pariendum non doloris gemitus, sed maturitatis inpulsus feminea viscera relaxaret, sic ad fetandum et concipiendum non libidinis appetitus, sed voluntarius usus naturam utramque conjungeret.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la cité de Dieu (''De civitate Dei'')
|traducteur de la contribution=M. Émile Saisset
|section de la contribution=livre XIV, chapitres 23.24.26
|titre=Cité de Dieu de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Charpentier
|année=1855
|page=107-116}}
{{citation|Or quand l'esprit est soumis à Dieu, c'est avec justice qu'il commande au corps, et que dans l'esprit même, la raison commande aux passions. Lors donc que l'homme ne sert pas Dieu, quelle justice peut-il y avoir en l'homme, puisque ce n'est que le service qu'il lui rend qui donne droit à l'esprit de commander au corps, et a la raison de gouverner les passions ? Et s'il n'y a point de justice en un homme de cette sorte, certainement il n'y en aura point non plus en une assemblée composée de tels hommes. II n'y aura donc point aussi de droit dont ils conviennent, et qui leur donne le nom de peuple, et par conséquent point de République.
|original=Serviens autem Deo animus recte imperat corpori, inque ipso animo ratio Deo Domino subdita recte imperat libidini vitiisque ceteris. Quapropter ubi homo Deo non servit, quid in eo putandum est esse justitiæ? quando quidem Deo non serviens nullo modo potest juste animus corpori aut humana ratio vitiis imperare. Et si in homine tali non est ulla justitia, procul dubio nec in hominum cœtu, qui ex hominibus talibus constat. Non est hic ergo juris ille consensus, qui hominum multitudinem populum facit, cujus res dicitur esse res publica .
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la cité de Dieu (''De civitate Dei'')
|section de la contribution=livre XIX, chap. 21
|titre=La Cité de Dieu de S. Augustin traduite en français et revue sur plusieurs anciens manuscrits
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=4
|éditeur=Jacques Rollin
|année=1736
|page=138-139}}
{{citation|Car Dieu dans le commandement qu'il fit à l'homme ne considérait que son obéissance, vertu qui est la mère et la gardienne de toutes les vertus, puisque la créature raisonnable a été créée de sorte , que rien ne lui est plus utile que d'être soumise à son Créateur, ni rien plus pernicieux que de faire sa propre volonté.
|original=Sed obedientia commendata est in præcepto, quæ virtus in ereatura rationali mater quodam modo est omnium custosque virtutum: quando quidem ita facta est, ut ei subditam esse sit utile; perniciosum autem suam, non eius a quo ereata est, facere voluntatem.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la cité de Dieu (''De civitate Dei'')
|section de la contribution=livre XIV, chap. 12
|titre=La Cité de Dieu de S. Augustin traduite en français et revue sur plusieurs anciens manuscrits
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Antoine Vitré
|année=1736
|page=108}}
{{citation|Après cette promesse, et que Lot fut sorti de Sodome , une pluie de feu tomba du ciel et réduisit en cendres ces villes infâmes, où le débordement était si grand, que l'amour des garçons [littéralement : des hommes] y était aussi commun que les autres choses que les lois permettent. Ce châtiment effroyable fut une image du dernier Jugement.
|original=Post hanc promissionem liberato de Sodomis Loth et veniente igneo imbre de cælo tota illa regio impiæ civitatis in cinerem versa est, ubi stupra in masculos in tantam consuetudinem convaluerant, quantam leges solent aliorum factorum præbere licentiam. Verum et hoc eorum supplicium specimen futuri judicii divini fuit.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la cité de Dieu (''De civitate Dei'')
|section de la contribution=livre XVI, chap. 30
|titre=La Cité de Dieu de S. Augustin traduite en français et revue sur plusieurs anciens manuscrits
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Jacques Rollin
|année=1736
|page=329}}
{{citation|Des hommes jugent, qui ne peuvent voir la conscience de ceux qu'ils jugent. Aussi la torture interroge souvent d'innocents témoins sur la vérité relative à une cause qui leur est étrangère. Que dirai-je de cette torture même que chacun subit pour sa propre cause ? On demande à un homme s'il est coupable, et on le met au supplice; et l'innocent, pour un crime incertain, souffre une peine trop certaine; non que l'on découvre qu'il a commis le crime, mais l'on ignore s'il ne l'a pas commis! Et pourtant l'ignorance du juge est d'ordinaire le malheur de l'innocent. Et ce qui est plus odieux encore, ce dont on ne saurait trop gémir, erreur qu'il faudrait, s'il était possible, baigner dans des torrents de larmes, un juge torture un accusé de peur de faire mourir un innocent par ignorance, et cette malheureuse ignorance donne la torture et la mort à l'innocent qu'elle a torture pour ne pas le faire mourir innocent. Si en effet, selon la sagesse de ces philosophes, il préfère sortir de cette vie que de souffrir plus longtemps ces tortures, il déclare avoir commis le crime qu'il n'a pas commis. Il est condamné, il est mis a mort, et le juge ignore s'il a frappé un coupable ou un innocent; et cependant, de peur de le frapper innocent, le juge l'a mis à la torture; et voilà un innocent que le juge, pour éclairer son ignorance, met à la torture, et que dans son ignorance il tue !
|original=Quando quidem hi judicant, qui conscientias eorum, de quibus judicant, cernere nequeunt. Unde sæpe coguntur tormentis innocentium testium ad alienam causam pertinentem quærere veritatem. Quid cum in sua causa quisque torquetur et, cum quæritur utrum sit nocens, cruciatur et innocens luit pro incerto scelere certissimas pœnas, non quia illud commisisse detegitur, sed quia non commisisse nescitur? Ac per hoc ignorantia judicis plerumque est calamitas innocentis. Et quod est intolerabilius magisque plangendum rigandumque, si fieri possit, fontibus lacrimarum, cum propterea judex torqueat accusatum, ne occidat nesciens innocentem, fit per ignorantiæ miseriam, ut et tortum et innocentem occidat, quem ne innocentem occideret torserat. Si enim secundum istorum sapientiam elegerit ex hac vita fugere quam diutius illa sustinere tormenta; quod non commisit, commisisse se dicit. Quo damnato et occiso, utrum nocentem an innocentem judex occiderit, adhuc nescit, quem ne innocentem nesciens occideret torsit; ac per hoc innocentem et ut sciret torsit, et dum nesciret occidit.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la cité de Dieu (''De civitate Dei'')
|traducteur de la contribution=L. Moreau
|section de la contribution=livre XIX, §. 6
|titre=La Cité de Dieu de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Jacques Lecoffre et Cie
|année=1854
|page=215-216}}
=== ''Le Bien du mariage'' ===
{{citation|Parmi toutes les nations et aux yeux de tous les hommes, le désir d'une postérité et la fidélité conjugale impriment au mariage un caractère de bonté réelle. Chez les chrétiens, il faut y ajouter la sainteté du sacrement qui défend à une épouse répudiée de convoler à de nouvelles noces, pendant la vie de son premier mari, lors même qu'elle n'aspirerait à un nouveau mariage que dans le but d'avoir des enfants. Ce but, en effet, est le seul que l'on doive se proposer dans le mariage. Supposé qu'il ne puisse être obtenu, le lien nuptial n'est pas brisé pour ce seul motif, il ne peut l'être que par la mort de l'un des deux époux. On ordonne un clerc pour diriger une réunion de fidèles ; supposé que cette réunion n'ait pas lieu, le sacrement de l'ordre reste validement conféré. Bien plus, lors même qu'en punition de quelque faute ce clerc mériterait d'être interdit des fonctions de son ordre, il conserve toujours le caractère du sacrement et il le portera au jugement dernier. Que la génération soit le but du mariage, c'est ce qui résulte de ces paroles de l'Apôtre : « Je veux que les jeunes veuves se marient» ; puis supposant qu'on lui demande pourquoi, il continue : « Afin de créer des enfants et de devenir mères de famille (I Tim, V, 14.) ». Quant à la fidélité conjugale, il s'exprime ainsi : .« L'épouse n'a pas la puissance sur son propre corps, cette puissance appartient au mari ; de même l'époux n'a pas la puissance sur son propre corps, cette puissance appartient à la femme ((Ibidem.) ». Parlant enfin de la sainteté du sacrement, il s'écrie : « Que l'épouse ne se sépare point de son mari ; si elle s'en sépare, qu'elle s'interdise tout nouveau mariage , ou qu'elle se réconcilie avec son époux. De même, que le mari ne renvoie point sa femme ((1 Cor 7, 4.) ». Tels sont donc les biens qui impriment au mariage tout autant de caractères de bonté : les enfants, la fidélité, le sacrement.
|original=Bonum igitur nuptiarum per omnes gentes atque omnes homines in causa generandi est et in fide castitatis; quod autem ad populum Dei pertinet, etiam in sanctitate sacramenti, per quam nefas est etiam repudio discedentem alteri nubere, dum vir eius vivit, nec saltem ipsa causa pariendi; quæ cum sola sit qua nuptiæ fiunt, nec ea re non subsequente propter quam fiunt, solvitur vinculum nuptiale nisi conjugis morte. Quemadmodum si fiat ordinatio cleri ad plebem congregandam, etiam si plebis congregatio non subsequatur, manet tamen in illis ordinatis sacramentum ordinationis; et si aliqua culpa quisquam ab officio removeatur, sacramento Domini semel imposito non carebit, quamvis ad judicium permanente. Generationis itaque causa fieri nuptias Apostolus ita testis est: Volo, inquit, juniores nubere (1 Tim 5, 14.). Et quasi ei diceretur: Ut quid ? continuo subjecit: filios procreare, matres familias esse (Ibidem.). Ad fidem autem castitatis illud pertinet: Uxor non habet potestatem corporis sui, sed vir; similiter et vir non habet potestatem corporis sui, sed mulier (1 Cor 7, 4.). Ad sacramenti sanctitatem illud: Uxorem a viro non discedere; quodsi discesserit, manere innuptam aut viro suo reconciliari, et vir uxorem non dimittat 80. Hæc omnia bona sunt, propter quæ nuptiæ bonæ sunt: proles, fides, sacramentum.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De ce qui est bien dans le mariage ( ''De bono conjugali, Liber unus'')
|traducteur de la contribution=M. l'abbé Burlereaux
|section de la contribution=chapitre 24, §. 32
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=12
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1869
|page=122}}
=== ''Mariage et Concupiscence'' ===
{{citation|En conséquence, non-seulement les époux chrétiens ont horreur de l'adultère, mais ils doivent, pour eux-mêmes, apporter un frein à la maladie de la concupiscence charnelle. Non, sans doute, l'Apôtre ne défend pas les relations conjugales renfermées dans les bornes du droit et de l'honnêteté ; mais, se souvenant que la concupiscence serait restée étrangère au mariage, si, par son péché, l'homme n'avait pas perdu l'empire sur les membres de son corps, saint Paul demande que les mouvements de cette concupiscence soient l'œuvre, non pas de la volonté, mais de la nécessité, puisque, sans la concupiscence, la volonté elle-même ne saurait suffire à la génération des enfants. (...) Celui qui considère à ce point de vue son épouse, n'est point en proie à la maladie de la concupiscence, comme les Gentils qui ne connaissent point Dieu, mais il possède le vase de son corps saintement et honnêtement, comme un véritable chrétien qui place en Dieu toute son espérance. En effet, l'homme use du mal de la concupiscence, mais il n'est pas vaincu par lui, puisqu'il réprime et enchaîne cette concupiscence dans ses élans les plus impétueux et les plus désordonnés; s'il cède quelquefois et se sert de la concupiscence, c'est dans le but de régénérer spirituellement ceux qu'il engendre charnellement, et jamais pour soumettre l'esprit au honteux esclavage de la chair et des sens.
|original=Non solum igitur conjugatus fidelis vase non utatur alieno, quod faciunt a quibus uxores adpetuntur alienæ, sed nec ipsum proprium in concupiscentiæ carnalis morbo possidendum sciat. Quod non sic accipiendum est, tamquam prohibuerit Apostolus conjugalem, hoc est licitum honestumque concubitum, sed ut iste concubitus, qui nihil morbidæ libidinis haberet adjunctum, si non præcedente peccato in eo perisset libertatis arbitrium, quod nunc id habetadjunctum, non sit voluntatis, sed necessitatis, sine qua tamen in procreandis filiis ad fructum perveniri non potest ipsius voluntatis. (...) Hac intentione cordis qui suum vas possidet, id est coniugem suam, procul dubio non possidet in morbo desiderii, sicut gentes quæ ignorant Deum, sed in sanctificatione et honore, sicut fideles qui sperant in Deum. Illo quippe concupiscentiæ malo utitur homo, non vincitur, quando eam inordinatis atque indecoris motibus æstuantem frenat et cohibet neque nisi propagini consulens relaxat atque adhibet, ut spiritaliter regenerandos carnaliter gignat, non ut spiritum carni sordida servitute subiciat.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Des noces et de la concupiscence ( ''De nuptiis et concuipiscentia'')
|traducteur de la contribution=M. l'abbé Burlereaux
|section de la contribution=livre 1, chapitre 9
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=15
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1868
|page=702}}
{{citation|De même ce serait renverser l'ordre de la nature que de supposer que c'est aux femmes de commander à leurs maris, et non pas aux hommes de commander à leurs femmes. Cet ordre est clairement enseigné par l'Apôtre : « L'homme est le chef de la femme (I Cor. XI, 3.) »; « Femmes, soyez soumises à vos maris (Coloss. III, 18. )» ; saint Pierre nous dit également que « Sara obéissait à Abraham et l'appelait son maître (I Pierre, III, 6. ) ».
|original=Nec dubitari potest naturali ordine viros potius feminis quam viris feminas principari. Quod servans Apostolus ait: Caput mulieris vir (I Cor. XI, 3.); et: Mulieres, subditæ estote viris vestris (Coloss. III, 18. ); et apostolus Petrus: Quomodo Sara, inquit, obsequebatur Abrahæ, dominum illum vocans (I Pt. III, 6.).
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Des noces et de la concupiscence (''De nuptiis et concuipiscentia'')
|traducteur de la contribution=trad. M. l'abbé Burlereaux
|section de la contribution=livre 1, chapitre 10
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=15
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1868
|page=703}}
=== ''Contre Fauste'' ===
{{citation|Car en dehors de ce but [avoir des enfants], les maris ne sont plus que de misérables libertins; les femmes, que des prostituées; le lit nuptial, qu'un lieu de débauches; les beaux-pères, que des corrupteurs de la jeunesse.
|original=Quo ablato, mariti erunt turpiter amatores; meretrices, uxores; thalami, fornices; soceri, lenones.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Contre Fauste (''Contra Faustum'')
|traducteur de la contribution=M. l’abbé Devoille
|section de la contribution=livre 15, chapitre 7
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=14
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1869
|page=235}}
=== ''Traités sur l'épitre de Saint-Jean aux Parthes'' ===
{{citation|Pourquoi cette puissance naturelle de l'homme sur ces êtres créés ? Cette puissance lui appartient depuis qu'il a été fait a l'image de Dieu Et dans quelle partie de son être cette image de Dieu a-t-elle été imprimée ? Dans son intelligence, dans son âme, dans l'homme intérieur, là où il peut comprendre la vérité, discerner la justice de l'injustice, connaitre celui qui l'a fait, comprendre et louer son Créateur; cette intelligence est le partage de l'âme prudente et sage.
|original=Quare hæc est naturalis potestas hominis in ista ? Quia homo ex eo habet potestatem, ex quo factus est ad imaginem Dei. Ubi autem factus est ad imaginem Dei? In intellectu, in mente, in interiore homine, in eo quod intelligit veritatem, dijudicat justitiam et injustitiam, novit a quo factus est, potest intelligere creatorem suum, laudare creatorem suum. Habet hanc intelligentiam, qui habet prudentiam.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Dix traités sur l'épitre de Saint-Jean aux Parthes (''In Epistolam Ioannis ad Parthos Tractatus Decem'')
|traducteur de la contribution=M. Peronne
|section de la contribution=traité 7, §. 6
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, évêque d'Hippone
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=10
|éditeur=Louis Vivès
|année=1869
|page=540}}
{{citation|Vous voyez la vérité sur laquelle nous insistons, c'est que la seule chose qui établit une différence entre les actions des hommes, c'est la racine de la charité. Un grand nombre d'actions peuvent être bonnes en apparence, et cependant elles ne proviennent point de la racine de la charité. Les épines elles-mêmes ont des fleurs, et il est des actions qui ont une apparence de dureté, de cruauté même ; cependant elles sont faites dans l'intérêt du bien et sous l'inspiration de la charité. Dieu vous donne donc un commandement bien abrégé : « Aimez, et faites ce que vous voulez. » Vous gardez le silence, faites-le par amour; vous ouvrez la bouche, parlez par un motif de charité; vous reprenez votre frère, reprenez-le par amour; vous croyez devoir l'épargner, faites-le également par amour. Ayez au fond du cœur la racine de l'amour ; cette racine ne peut produire que d'excellents fruits.
|original=Videte quid commendamus, quia non discernuntur facta hominum, nisi de radice caritatis. Nam multa fieri possunt quæ speciem habent bonam, et non procedunt de radice caritatis. Habent enim et spinæ flores: quæedam vero videntur aspera, videntur truculenta; sed fiunt ad disciplinam dictante caritate. Semel ergo breve præceptum tibi præcipitur: Dilige, et quod vis fac: sive taceas, dilectione taceas; sive clames, dilectione clames; sive emendes, dilectione emendes; sive parcas, dilectione parcas: radix sit intus dilectionis, non potest de ista radice nisi bonum existere.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Dix traités sur l'épitre de Saint-Jean aux Parthes (''In Epistolam Ioannis ad Parthos Tractatus Decem'')
|traducteur de la contribution=M. Peronne
|section de la contribution=traité 7, §. 8
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, évêque d'Hippone
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=10
|éditeur=Louis Vivès
|année=1869
|page=531-532}}
{{citation|Aimez tous les hommes, même vos ennemis, non parce qu’ils sont vos frères, mais pour qu’ils le deviennent : ainsi brûlerez-vous toujours du feu de la charité fraternelle, soit à l’égard de celui qui est déjà devenu votre frère, soit à l’égard de votre ennemi, afin que votre dilection en fasse un de vos frères.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=TRAITÉS SUR L’ÉPÎTRE DE SAINT JEAN AUX PARTHES. (''In Epistolam Ioannis ad Parthos Tractatus Decem'')
|traducteur de la contribution=M. l’abbé AUBERT
|section de la contribution=traité X, §. 7
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, évêque d'Hippone
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=11
|éditeur=LOUIS GUÉRIN
|année=1872
|page=233}}
=== ''Quatre-vingt trois questions diverses'' ===
{{citation|J'appelle charité, l'amour de ce qui n'est pas inférieur à celui qui aime [littéralement : lorsque les choses qui sont aimées ne doivent pas être tenues pour négligeables en comparaison de celui qui aime], c'est-à-dire ce qui est éternel, et qu'on peut aimer éternellement. Dieu donc et l'âme qui aime Dieu [littéralement : Dieu, donc et l'âme, lorsqu'ils sont aimés], voilà la charité dans son état le plus pur et le plus parfait, s'il ne s'y mêle point d'autre amour [littéralement : si rien d'autre n'est aimé]; on l'appelle aussi la dilection. Mais lorsque Dieu est plus aimé que l'âme, au point que l'homme aime mieux être à Dieu qu'à lui-même, c'est alors qu'il est dans la voie du souverain bien pour son âme, et conséquemment pour son corps; puisque nous n'avons plus aucun souci de satisfaire aucun désir, prenant les choses à tout hasard et comme elles se présentent. Or, le poison de la charité, c'est le désir d'acquérir ou de conserver les biens temporels. Son aliment, c'est la diminution de la cupidité; sa perfection, l'extinction de la cupidité. Le signe de son progrès, c'est de craindre peu; le signe de sa perfection, c'est de ne rien craindre, « car la cupidité est la racine de tous les maux, comme la parfaite dilection chasse toute crainte; » (I Tim., VI, 10; I Jean, IV, 18.)
|original=Caritatem voco qua amantur ea quæ non sunt præ ipso amante contemnenda, id est, quod æternum est et quod amare ipsum æternum potest. Deus igitur et animus cum amantur, caritas proprie dicitur, purgatissima et consummata, si nihil aliud amatur; hanc et dilectionem dici placet. Sed cum Deus magis diligitur quam animus, ut malit homo ejus esse quam suus, tunc vere animo summeque consulitur, consequenter et corpori, nobis id non curantibus aliquo appetitu satagente, sed tantum promta et oblata sumentibus. Caritatis autem venenum est spes adipiscendorum aut retinendorum temporalium; nutrimentum ejus est imminutio cupiditatis; perfectio nulla cupiditas. Signum provectus ejus est imminutio timoris; signum perfectionis ejus nullus timor, quia et radix est omnium malorum cupiditas (1 Tim 6, 10); et consummata dilectio foras mittit timorem (1 Io 4, 18.)
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Les quatre-vingt trois questions diverses (''De diversis quæstionibus octoginta tribus'')
|traducteur de la contribution=H. Barreau
|section=question 36, §. 1
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, évêque d'Hippone
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=21
|éditeur=Louis Vivès
|année=1869
|page=18}}
=== ''Contre Adimantus, Manichéen'' ===
{{citation|(2) La crainte et l'amour, tel est en effet, dans toute sa concision, la différence qui sépare les deux Testaments; la crainte était le partage de l'homme ancien, l'amour est le privilège de l'homme nouveau; et cependant l'un et l'autre sont l'œuvre d'un Dieu infiniment miséricordieux. (...) (3) La charité peut donc s'allier à la vengeance. Nous en voyons la preuve dans un père qui inflige une répression sévère à son fils, quand il le voit s'abandonner à des penchants coupables; plus il l'aime, plus il sent le besoin de le corriger, surtout quand la correction lui laisse espérer des résultats. Mais en voulant le corriger il se garde bien de le tuer : car pour beaucoup la vie présente est du plus haut prix, et souvent même c'est d'elle seule qu'ils attendent la récompense de l'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants. Quant aux parents sages et fidèles qui attendent une autre vie meilleure, ils ne tuent pas non plus leurs enfants en voulant les châtier, parce qu'ils sont persuadés qu'ils peuvent les corriger dans cette vie mais Dieu, qui connaît ce qui convient à chacun, se venge en frappant de mort soit par lui-même, soit par les causes secondes; et si c'est la haine qui l'inspire, il ne les hait pas parce qu'ils sont hommes, mais parce qu'ils sont pécheurs. (...) Quelle preuve plus évidente que Dieu châtie avec amour, non-seulement par des infirmités et des maladies, mais même par la mort temporelle, ceux qu'il ne veut pas condamner avec le monde ? (4) (...) Il n'y a donc pas lieu de soutenir la moindre contradiction entre l'Ancien Testament et le précepte que nous impose le Sauveur d'aimer nos ennemis. Tout en nous ordonnant de les aimer, il s'engage lui-même à en tirer vengeance, puisqu'il se représente sous la figure d'un juge qui tout partial et coupable qu'il est, n'ayant aucune crainte de Dieu, aucun respect pour les hommes, se laisse pourtant fléchir par les instances réitérées d'une pauvre veuve qui demande justice contre son persécuteur; à la fin il l'exauce, pour se délivrer de ses prières. S'il en est ainsi dans cette parabole, à combien plus forte raison Dieu, qui est la bienveillance et la justice même, n'affirme-t-il pas qu'il vengera ses élus de la haine de leurs ennemis (Cf Luc, XVIII, 2-8.) ?
|original=(2) Nam hæc est brevissima et apertissima differentia duorum Testamentorum, timor et amor: illud ad veterem, hoc ad novum hominem pertinet; utrumque tamen unius Dei misericordissima dispensatione prolatum atque conjunctum. (...) (3) Potest ergo esse dilectio in vindicante. Quod unusquisque in filio suo probat, cum eum in mores pessimos defluentem, severissima cœrcitione constringit, et tanto magis, quanto magis eum diligit, atque hoc modo corrigi posse arbitratur. Non autem occidunt filios quos diligunt homines, quando eos corrigere volunt: quia multi hanc vitam pro magno bono habent, et totum quare volunt educare filios suos, in hac vita sperant. Fideles autem atque sapientes homines, qui credunt esse aliam vitam meliorem, et quanta possunt ex parte noverunt; nec ipsi vindicant occidendo, cum filios suos volunt corrigere, quia in hac vita eos posse corrigi credunt: Deus autem qui novit quid cuique tribuat, vindicat occidendo in quos voluerit, sive per homines, sive occulto rerum ordine; non quia eos odit in quantum homines sunt, sed in quantum peccatores sunt. (...) Ecce manifestum est Deum cum dilectione corrigere, non solum infirmitatibus et ægritudinibus, sed etiam mortibus temporalibus, eos quos non vult damnare cum mundo. (4) (...) et quomodo non sit contrarium quod Dominus nobis in Evangelio præcepit, ut diligamus inimicos nostros: de quibus tamen promittit ipse vindictam, cum de illo iudice similitudinem inducit, qui quotidianas interpellationes viduæ mulieris petentis ut se vindicaret, quamvis esset injustus, nec Deum timens, nec homines reverens, tamen sustinere non potuit, et audivit eam, ne ulterius tædium pateretur: ex cujus comparatione multo magis Deum, qui est benignissimus atque justissimus, dixit vindicare electos suos de inimicis eorum (Cf. Lc 18, 2-8.).
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Contre Adimantus, disciple des Manichéens (''De contra Adimantum Manichæi discipulum Liber Unum'')
|traducteur de la contribution=M. l’abbé Burlereaux
|section de la contribution=chapitre 17, §. 2-4
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=14
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1869
|page=104-106}}
=== ''La genèse au sens littéral'' ===
{{citation|Supposons que la femme n'ait pas été associée à l'homme pour propager l'espèce [littéralement : engendrer des fils]; dans quel but lui a-t-elle été donnée? Serait-ce en vue de cultiver avec lui la terre ? Mais le travail n'avait pas encore besoin de soulagement; d'ailleurs l'homme aurait trouvé dans un autre homme un aide plus actif: il y aurait également trouvé un asile plus sûr contre les ennuis de l'isolement. En effet, pour le commun de la vie et de la conversation, ne s'établit-il pas entre deux amis une sympathie plus profonde qu'entre un mari et sa femme ? Admettons que l'un devait commander et l'autre obéir, afin que la paix ne fût pas troublée par quelque désaccord entre tes volontés: cette subordination aurait eu naturellement pour principe l'âge, puisque l'un aurait été créé après l'autre, comme le fut la femme. Objecterait-on qu'il eût été impossible à Dieu, s'il l'avait voulu, de tirer un homme de la côte d'Adam, comme il en tira un femme ? Bref, supprimez la propagation de l'espèce, l'union de la femme avec l'homme, à mes yeux, n'a plus aucun but.
|original=Aut si ad hoc adjutorium gignendi filios, non est facta mulier viro, ad quod ergo adjutorium facta est? Si quæ simul operaretur terram; nondum erat labor ut adjumento indigeret, et si opus esset, melius adjutorium masculus fieret: hoc et de solatio dici potest, si solitudinis fortasse tædebat. Quanto enim congruentius ad convivendum et colloquendum duo amici pariter quam vir et mulier habitarent? Quod si oportebat alium jubendo, alium obsequendo pariter vivere, ne contrariæ voluntates pacem cohabitantium perturbarent; nec ad hoc retinendum ordo defuisset, quo prior unus, alter posterior, maxime si posterior ex priore crearetur, sicut femina creata est. An aliquis dixerit de costa hominis Deum feminam tantum, non etiam masculum, si hoc vellet, facere potuisse? Quapropter non invenio ad quod adjutorium facta sit mulier viro, si pariendi causa subtrahitur.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la genèse au [sens] littéral (''De Genesi ad litteram'')
|traducteur de la contribution=M. Citoleux
|section de la contribution=livre 9, chapitre 5
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=4
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1866
|page=82-322}}
=== ''Des mœurs de l'Église catholique et des mœurs des Manichéens'' ===
{{citation|Vous [Église catholique] soumettez les femmes à leurs maris en les obligeant de leur rendre les devoirs d'une chaste et fidèle obéissance, non pour assouvir leur passion, mais pour mettre des enfants au monde, et pour gouverner leur famille. Vous établissez la domination des maris sur leurs femmes, non pour traiter le sexe le plus faible avec mépris, mais pour le dominer selon les lois d'une pure et sincère affection. Vous assujettissez les enfants à leurs pères par une servitude libre. Vous donnez aux pères un empire de douceur et de bienveillance sur leurs enfants.
|original=Tu feminas viris suis, non ad explendam libidinem, sed ad propagandam prolem, et ad rei familiaris societatem, casta et fideli obedientia subjicis. Tu viros conjugibus, non ad illudendum imbecilliorem sexum, sed sinceri amoris legibus præficis. Tu parentibus filios libera quadam servitute subjungis, parentes filiis pia dominatione præponis.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Des mœurs de l'Église catholique et des mœurs des Manichéens (''De moribus Ecclesiæ Catholicæ et de moribus Manichæorum'')
|section de la contribution=chap. 30, §. 63
|titre=Traduction du livre de S. Augustin : Des mœurs de l'Église catholique, avec des sommaires de la Doctrine contenue dans chaque Chapitre
|auteur=Augustin d'Hippone
|éditeur=Antoine Vitré
|année=1647
|page=97}}
{{citation|Vous [Église catholique] enseignez aux serviteurs de ne s'attacher pas tant à leurs maîtres par la nécessité de leur condition que par le plaisir de les servir. Vous obligez les maîtres de traiter doucement leurs serviteurs, en considération de leur Maître commun qui est Dieu, et vous faites qu'ils sont plus portés à les instruire qu'à les châtier.
|original=Tu dominis servos non tam conditionis necessitate quam officii delectatione doces adhærere. Tu dominos servis summi Dei communis Domini consideratione placabiles et ad consulendum quam cœrcendum propensiores facis.
|langue=la
}}
{{Réf Livre
|titre=Des Mœurs de l'Église catholique
|auteur=Saint Augustin
|éditeur=Antoine Vitré
|année=1647
|page=97-98
|chapitre=30
|auteur de la contribution =Antoine M. Arnauld
|titre de la contribution = Traduction du livre de S. Augustin : Des mœurs de l'Église catholique, avec des sommaires de la Doctrine contenue dans chaque Chapitre
}}
=== ''Des deux âmes'' ===
{{citation|Définissons d'abord le péché, qui procède nécessairement de la volonté, comme nous l'atteste la loi divine elle-même gravée dans la nature humaine. Je dis donc que le péché est, à proprement parler, la volonté de conserver ou d'obtenir ce que la justice nous défend et ce dont il nous est libre de nous abstenir. Et en effet, s'il n'y avait pas de liberté, il n'y aurait pas de volonté. Cette définition du péché, je l'avoue, est plus grossière que scrupuleuse. Ai-je donc besoin de scruter tant de livres obscurs pour apprendre que personne ne peut être condamné ni au mépris ni au supplice, pour vouloir ce que la justice ne lui défend pas, ou pour ne pas faire ce qui ne lui est pas permis ? N'est-ce pas là ce que les bergers chantent sur les montagnes, les poètes dans les théâtres, les ignorants dans leurs cercles, les savants dans les bibliothèques, les maîtres dans les écoles, les évêques dans les temples et le genre humain sur la face du monde tout entier? Que si personne n'est digne ni de mépris ni de condamnation, pour ne pas faire ce que lui défend la justice, ou ce qu'il ne peut faire, tandis que tout péché est, par lui-même, digne de mépris et de condamnation, doutera-t-on encore qu'il y ait péché quand on veut ce qui est injuste et quand on est libre de ne pas le vouloir ? Voilà pourquoi je puis maintenant, et j'aurais toujours dû pouvoir donner du péché cette définition tout à la fois vraie et facile à saisir : le péché c'est la volonté de retenir ou d'acquérir ce que la justice défend, quand on est libre de s'en abstenir.
|original=Sine prius etiam peccatum definiamus, quod sine voluntate esse non posse omnis mens apud se divinitus conscriptum legit. Ergo peccatum est voluntas retinendi vel consequendi quod justitia vetat, et unde liberum est abstinere. Quanquam si liberum non sit, non est voluntas. Sed malui grossius quam scrupulosius definire. Etiamne hi libri obscuri mihi scrutandi erant, unde discerem neminem vituperatione suppliciove dignum, qui aut id velit quod justitia velle non prohibet, aut id non faciat quod facere non potest ? Nonne ista cantant et in montibus pastores, et in theatris pœtæ, et indocti in circulis, et docti in bibliothecis, et magistri in scholis, et antistites in sacratis locis, et in orbe terrarum genus humanum? Quod si nemo vituperatione vel damnatione dignus est, aut non contra vetitum justitiæ faciens, aut quod non potest non faciens, omne autem peccatum vel vituperandum est, vel damnandum; quis dubitet tunc esse peccatum, cum et velle injustum est, et liberum nolle; et ideo definitionem illam et veram et ad intellegendum esse facillimam, et non modo nunc, sed tunc quoque a me potuisse dici: Peccatum est voluntas retinendi vel consequendi quod iustitia vetat, et unde liberum est abstinere ?
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Des deux âmes (''De duabus animabus, Liber Unus'')
|traducteur de la contribution=M. l’abbé Burlereaux
|section de la contribution=chapitre 11, §. 15
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=14
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1869
|page=55-58}}
=== ''Du mensonge'' ===
{{citation|Si Loth qui était juste au point de mériter d'avoir des anges pour hôtes, livra ses filles à l'infâme passion des habitants de Sodome, préférant voir le déshonneur tomber sur des femmes que sur des hommes (Gen. XIX, 8.1); combien plus de zèle, combien plus de fermeté doit-on mettre à maintenir la chasteté de l'âme dans la vérité, puisqu'il est bien plus conforme à la vérité de préférer l'âme au corps, qu'un corps d'homme à un corps de femme?
|original=Si autem Loth cum ita iustus esset, ut angelos etiam hospites suscipere mereretur, stuprandas filias Sodomitis obtulit, ut feminarum potius ab eis corpora quam virorum corrumperentur (Gn. 19, 8); quanto diligentius atque constantius animi castitas in veritate servanda est, cum verius ipse corpori suo, quam corpus virile femineo corpori præferatur ?
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Du mensonge (''De mendacio'')
|traducteur de la contribution=M. l'abbé Devoille
|section de la contribution=chap. 7, §. 10
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=12
|section=livre 3
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1866
|page=202}}
=== ''La ruine de Rome'' ===
{{citation|Que les souffrances des justes ne soient point pour nous un sujet de scandale; elles ne sont pour eux qu'une épreuve, et non point un signe de réprobation. Nous frémissons d'horreur en voyant sur la terre le juste en proie aux tribulations de la calomnie et de la douleur, et nous oublions ce qu'eut à souffrir le juste par excellence et le Saint des saints.
|original=Non ergo nos moveat labor piorum; exercitatio est. Nisi forte horremus cum videmus indigna et gravia in hac terra perpeti aliquem iustum, et obliviscimur quæ pertulerit iustus iustorum sanctusque sanctorum.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=De la ruine de Rome (''De excidio urbis Romæ'')
|traducteur de la contribution=M. l'abbé Burlereaux
|section de la contribution=§. 8
|titre=Œuvres complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=12
|éditeur=L. Guérin et Cie Éditeurs
|année=1868
|page=339-344}}
=== ''Lettres'' ===
{{citation|Si nous voulons nous en tenir à la vérité, nous reconnaîtrons que la persécution injuste est celle des impies contre l'Église du Christ, et que la persécution juste est celle de l'Église du Christ contre les impies. Elle est donc bienheureuse de souffrir persécution pour la justice, et ceux-ci sont misérables de souffrir persécution pour l'iniquité. L'Église persécute par l'amour, les autres par la haine; elle veut ramener, les autres veulent détruire; elle veut tirer de l'erreur, et les autres y précipitent. L'Église poursuit ses ennemis et ne les lâche pas jusqu'à ce que le mensonge périsse en eux et que la vérité y triomphe; quant aux donatistes, ils rendent le mal pour le bien; pendant que nous travaillons à leur procurer le salut éternel, ils s'efforcent de nous ôter le salut même temporel; ils ont un si grand goût pour les homicides, qu'ils se tuent eux-mêmes lorsqu'ils ne peuvent tuer les autres. Tandis que la charité de l'Église met tout en œuvre pour les délivrer de cette perdition afin que nul d'entre eux ne périsse, leur fureur cherche à nous tuer pour assouvir leur passion de meurtre, ou à se tuer eux-mêmes, de peur de paraître se dessaisir du droit qu'ils s'arrogent de tuer des hommes.
|original=Si ergo verum dicere vel agnoscere volumus, est persecutio injusta, quam faciunt impii Ecclesiæ Christi; et est justa persecutio, quam faciunt impiis Ecclesiæ Christi. Ista itaque beata est quæ persecutionem patitur propter justitiam (Mt 5, 10.); illi vero miseri qui persecutionem patiuntur propter injustitiam. Proinde ista persequitur diligendo, illi sæviendo; ista ut corrigat, illi ut evertant; ista ut revocet ab errore, illi ut præcipitent in errorem: denique ista persequitur inimicos et comprehendit, donec deficiant in vanitate, ut in veritate proficiant; illi autem retribuentes mala pro bonis (Ps 34, 12.), quia eis consulimus ad æternam salutem, etiam temporalem nobis conantur auferre, sic amantes homicidia, ut in seipsis ea perficiant, quando in aliis perpetrare non possunt. Sicut enim caritas laborat Ecclesiæ sic eos ab illa perditione liberare, ut eorum nemo moriatur; sic eorum laborat furor aut nos occidere, ut suæ crudelitatis pascant libidinem, aut etiam seipsos, ne perdidisse videantur occidendorum hominum potestatem.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Lettres, classe 3, lettre 185 : livre sur la correction des donatistes (''Epistolæ, Epistolarum classis III, Epistola CLXXXV : De correctione donatistarum liber'')
|traducteur de la contribution=M. Poujoulat
|section de la contribution=chap. 2, §. 11
|titre=Lettres de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Librairie liturgique-catholique, atelier de reliure L. Lesort
|année=1858
|page=542-543}}
{{citation|(21) Il vaut mieux (qui en doute?) amener par l'instruction les hommes au culte de Dieu que de les y pousser par la crainte de la punition ou par la douleur; mais, parce qu'il y a des hommes plus accessibles à la vérité, il ne faut pas négliger ceux .qui ne sont pas tels. L'expérience nous a prouvé, nous prouve encore que la crainte et la douleur ont été profitables à plusieurs pour se faire instruire ou pour pratiquer ce qu'ils avaient appris déjà. On nous objecte cette sentence d'un auteur profane : « Il vaut mieux, je crois, retenir les enfants par la honte et l'honnêteté que par la crainte (Térence, Adelph., acte I, scène 1.). » Cela est vrai; les meilleurs sont ceux qu'on mène avec le sentiment, mais c'est la crainte qui corrige le plus grand nombre. Car, pour répondre par le même auteur, c'est lui aussi qui a dit : « Tu ne sais rien faire de bien si on ne t'y force. » L'Ecriture divine dit à cause des meilleurs : « La crainte n'est pas dans la charité; mais la charité parfaite met la crainte dehors (I Jean, IV, 18.); » et, à cause de ceux qui valent moins et sont en plus grand nombre : « Ce n'est pas avec des paroles que le mauvais serviteur sera corrigé; car lorsqu'il comprendra, il n'obéira point (Prov. XXIX, 19.). » En disant que des paroles ne le corrigeront point, l'Ecriture n'ordonne pas qu'on le délaisse, mais nous fait entendre ce qu'il faut faire : autrement elle ne dirait pas : « des paroles ne le corrigeront point, » mais seulement : « il ne se corrigera pas. » Aussi elle nous apprend, dans un autre endroit, que non-seulement le serviteur, mais encore le mauvais fils, doit être châtié et avec grand profit; car, dit-elle, « tu le frappes de la verge, mais tu délivres son âme de la mort (Ibid. XXIII,14.), » et ailleurs : « Épargner le châtiment, c'est haïr son fils (Ibid. XIII, 24. ). » (...) Mais cependant, avant de devenir de bons fils et de désirer d'être dégagés des liens du corps [littéralement : de la concupiscence] pour être avec le Christ (6. Philip. I, 23.), plusieurs, comme de mauvais serviteurs et en quelque sorte de méchants fugitifs, sont ramenés à leur Seigneur par le fouet des douleurs temporelles. (...) (23) Pourquoi l'Église ne forcerait-elle pas au retour les enfants qu'elle a perdus, puisque ces enfants perdus forcent les autres à périr? Si, au moyen de lois terribles, mais salutaires, elle retrouve ceux qui n'ont été que séduits, cette pieuse mère leur réserve de plus doux embrassements et se réjouit de ceux-ci beaucoup plus que de ceux qu'elle n'avait jamais perdus. (...).
|original=21. Melius essa, quidem quis dubitaverit ?, ad Deum colendum doctrina homines duci, quam pœnæ timore vel dolore compelli: sed non quia isti meliores sunt, ideo illi qui tales non sunt, neglegendi sunt. Multis enim profuit (quod experimentis probavimus et probamus) prius timore vel dolore cogi, ut postea possent doceri, aut quod jam verbis didicerant, opere sectari. Proponunt nobis quidam sententiam cujusdam sæcularis auctoris, qui dixit: Pudore et liberalitate liberos retinere, satius esse credo, quam metu (TEREN., Adel., 1, 57-58.). Hoc quidem verum est; sed sicut meliores sunt quos dirigit amor, ita plures sunt quos corrigit timor. Nam ut de ipso auctore istis respondeatur, apud illum etiam legunt: Tu nisi malo coactus, recte facere nescis (TEREN., Adel., 1, 69-75 (loc. adbrev. a CICER., Actio in Verr. 3, 62.)). Porro autem Scriptura divina, et propter illos meliores dixit: Timor non est in caritate; sed perfecta caritas foras mittit timorem (1 Io 4, 18.); et propter hos inferiores, qui plures sunt, ait: Verbis non emendabitur servus durus; si enim et intellexerit, non obediet (Prov 29, 19. ). Cum dixit, verbis eum non emendari, non eum jussit deseri, sed tacite admonuit unde debeat emendari: alioquin non diceret: Verbis non emendabitur; sed tantummodo diceret: « Non emendabitur ». Alio quippe loco dicit non solum servum, sed etiam filium indisciplinatum plagis esse cœrcendum; et magno fructu: nam: Tu quidem, inquit, percutis eum virga; animam vero ejus liberabis a morte (Prov 23, 14.); et alibi dicit: Qui parcit baculo, odit filium suum (Prov 13, 24.). (...) Sed tamen antequam dicant boni filii: Concupiscentiam habemus dissolvi, et esse cum Christo (Phil 1, 23.); multi prius, tamquam mali servi et quodammodo improbi fugitivi, ad Dominum suum temporalium flagellorum verbere revocantur. (...) (23) Cur ergo non cogeret Ecclesia perditos filios ut redirent, si perditi filii cœgerunt alios ut perirent? Quamvis etiam illos quos non cœgerunt, sed tantummodo seduxerunt, si per terribiles sed salubres leges in eius gremium revocentur (Mt 18, 12-13; Lc 15, 4-7.), blandius pia mater amplectitur, et de illis multo amplius quam de his quos numquam perdiderat, gratulatur. (...)
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Lettres, classe 3, lettre 185 : livre sur la correction des donatistes (''Epistolæ, Epistolarum classis III, Epistola CLXXXV : De correctione donatistarum liber'')
|traducteur de la contribution=M. Poujoulat
|section de la contribution=lettre 185, chapitre 6, §.21.23
|titre=Lettres de Saint Augustin
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=3
|éditeur=Librairie liturgique-catholique, atelier de reliure L. Lesort
|année=1858
|page=551-554}}
{{citation|(24) Déjà alors [au moment du discours de Pierre, Actes 2:13] on était donc aux derniers jours; combien plus nous y sommes à présent, quand même il devrait y avoir encore, d'ici à la fin du monde, autant de temps ou même plus qu'il s'en est écoulé depuis l'ascension du Seigneur ! Cette fin du monde, nous ne la savons pas, parce que ce n'est pas à nous à savoir les temps ou les moments que le Père a mis en sa puissance; mais nous savons que nous vivons comme les apôtres, dans les derniers temps, dans les derniers jours, dans la dernière heure. Ceux qui ont vécu après les apôtres et avant nous se trouvaient davantage dans ce qu'on appelle les derniers temps, et nous-mêmes nous y sommes plus encore; ceux qui viendront après nous y seront beaucoup plus, jusqu'à ce qu'on arrive à ceux qui seront, si on peut ainsi dire, les derniers des derniers, et enfin jusqu'à ce jour, tout à fait le dernier, dont le Seigneur veut parler, quand il dit : « Et je le ressusciterai au dernier jour. » Quelle distance nous sépare de ce jour-là? c'est un secret impénétrable.
}}
{{Réf Article
| titre = Lettre 199
| auteur = Augustin d'Hippone
| date = 418
| page = numérique
| publication= Lettres d'Augustin
| traducteur = M. Poujoulat
| url = https://web.archive.org/web/20180310041656/http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/lettres/s003/l199.htm
}}
=== ''Contre la seconde réponse de Julien'' ===
{{citation|10. Julien : (...) Quoi qu'il en soit, ce livre montre clairement ce que désire celui qui l'a écrit : il désire lutter avec la force brutale et une impuissance aveugle, contre la raison, contre la foi, contre la sainteté des vérités morales et dogmatiques sans exception. Augustin : À Dieu ne plaise que les puissances chrétiennes de la république terrestre viennent à douter de l'antique foi de l'Église catholique, et à assigner pour cette raison à ceux qui la combattent, un lieu et un temps où ils puissent discuter ! Fasse le ciel au contraire que, inébranlablement affermis dans la connaissance certaine des vérités de cette foi, ils imposent à ceux de ses ennemis qui vous ressemblent, la discipline de la contrainte.
|original=IUL. videlicet, ut contra rationem, contra fidem, contra omnem morum et dogmatum sanctitatem, vi fera et cæca impotentia dimicetur. AUG. Absit a christianis potestatibus terrenæ reipublicæ, ut de antiqua catholica fide dubitent, et ob hoc oppugnatoribus ejus locum et tempus examinis præbeant; ac non potius in ea certi atque fundati, talibus, quales vos estis, inimicis ejus disciplinam cœrcitionis imponant.
|langue=la
}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Contre la seconde réponse de Julien. Ouvrage inachevé (''Contra secundam Juliani responsionem imperfectum opus'')
|section de la contribution=livre I, §. 10
|titre=Œuvres complètes de saint Augustin traduites pour la première fois en français, sous la direction de M. Raulx
|auteur=Augustin d'Hippone
|tome=16
|éditeur=Bar-Le-Duc, L. Guérin & Cie
|année=1869
|page=389}}
== Sermons divers ==
Saint Augustin, comptant sept demandes dans le ''Notre Père'', les mets en rapport avec les sept béatitudes et avec les sept dons du Saint-Esprit.
:;''Demandes et dons''
{{citation|Ce nombre de sept demandes me paraît se rapporter au nombre des sept béatitudes dont tout ce discours dépend (cf. Lc 6, 20-26). En effet, si c'est la crainte de Dieu qui rend heureux les pauvres d'esprit, demandons que le nom de Dieu soit sanctifié parmi les hommes par cette crainte chaste qui demeure dans les siècles des siècles.<br>
Si c'est la piété qui rend heureux les doux, demandons que son règne vienne.<br>
Si c'est la connaissance qui rend heureux ceux qui pleurent, prions pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel.<br>
Si c'est la force qui rend heureux ceux qui ont faim et soif de justice parce qu'ils seront rassasiés, prions pour que Dieu nous donne aujourd'hui notre pain quotidien.<br>
Si c'est le conseil qui rend heureux les miséricordieux,, remettons leurs dettes à nos débiteurs et prions pour que les nôtres nous soient remises.<br>
Si c'est l'intelligence qui rend heureux les cœurs purs, prions pour ne pas être induits en tentation.<br>
Si c'est la sagesse qui rend heureux les pacifiques, prions pour être délivrés du mal, car cette délivrance nous fera libres, c'est-à-dire fils de Dieu, pour que nous puissions crier dans un esprit d'adoption : ''Abba, Père !'' (Rm 8, 15).}}
{{réf Livre
|auteur=J.-N. Guinot
|titre=Le Sermon sur la montagne II, 10, 38
|éditeur=Cahiers Évangile 132
|collection=La prière du Seigneur
|année=2005
|page=76}}
== Citations rapportées de saint Augustin ==
{{citation|citation=Crois et tu comprendras ; la foi précède, l'intelligence suit.}}
{{Réf Livre|titre=La philosophie pour les nuls|auteur={{w|Christian Godin}}|éditeur={{w|Editis|First Éditions}}|année=2006|page=132|ISBN=2-87691-998-2}}
{{citation|citation=Deux amours ont constitué deux cités : l'amour de [[Dieu]] jusqu'au mépris de soi, l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu.}}
{{Réf Livre|titre=La philosophie pour les nuls|auteur={{w|Christian Godin}}|éditeur=[[w:Editis|First Éditions]]|année=2006|page=146|ISBN=2-87691-998-2}}
== Citations sur saint Augustin ==
{{citation|Seize siècles nous séparent de saint Augustin. Nous séparent ? Disons mieux, nous unissent à lui, car cette longue période n'est pas comme un trou vide : elle est tout entière pénétrée de la présence d'Augustin, de sa gloire, de son influence, pour ne rien dire des âpres débats qu'a fait naître l'interprétation des nuances délicates de sa pensée. Si son nom s'impose avec tant d'insistance à notre attention, c'est, autant que par son être propre, pour tout ce qu'au cours de ces seize siècles la tradition de la culture occidentale a placé sous son invocation.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Henri-Irénée Marrou]]
|titre= Saint Augustin et l’augustinisme
|éditeur=Seuil
|année d'origine=1955
|année=2003
|page=145}}
{{citation|Saint Augustin est donc né le 13 novembre 354 à Thagaste, petite ville de la province de Numidie, aujourd'hui Souk Ahras en Algérie (environ 180 km à l'Est de Constantine et 100 km au Sud d'Annaba) : c'est un Romain d'Afrique. Le calcul des probabilités permet d'inférer qu'il était sans doute de pure race berbère. On s'est livré à ce propos à bien des variations naïves, expliquant par le soleil d'Afrique l'ardeur de son tempérament et l'enflure de son style, - comme si l'érotisme et le baroque étaient inconnus des Nordiques ; ou bien, comme la vie du fellah anhistorique a conservé jusqu'à nos jours bien des traits antiques (les enfants portés sur le dos par leurs grandes soeurs), on a fait du pittoresque facile et montré en lui un marabout doué de baraka, un sheikh, siégeant au tribunal du qâdî... Cette couleur locale est parfaitement illusoire : ce qui compte, c'est la civilisation et non les chromosomes.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Henri-Irénée Marrou]]
|titre= Saint Augustin et l’augustinisme
|éditeur=Média Diffusio
|année d'origine=1955
|année=2014
|page=12}}
{{citation|Théologien, j'ai appris de mon maître saint Augustin, ce Berbère, que toutes les nations qui se manifestent dans l'histoire sont nécessairement un mélange, pour nous inextricable, de Cité du Bien et de Cité du Mal.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Henri-Irénée Marrou]]
|titre= Crise de notre temps et réflexion chrétienne de 1930 à 1975 (recueil)
|éditeur=Beauchesne
|année=1978
|page=177}}
{{Citation|citation=Presque tous les Pères latins sont des Africains. Tertullien de Carthage, le Numide Arnobe de Sicca et son élève Lactance, saint Cyprien de Carthage, Victorinus l'Africain, le Berbère saint Augustin, bref toute cette glorieuse tête de colonne de la patristique latine [...], que de dons splendides de l'Afrique à l'Église de Rome pendant que celle-ci n'avait encore à mettre en balance que saint Ambroise et saint Jérôme !}}
{{Réf Livre|titre=Le philosophe et la théologie
|auteur=[[Étienne Gilson]]
|éditeur=Vrin
|année d'origine=1960
|année=2005
|page=175-176}}
{{citation|Il n'est pas indifférent que le plus grand penseur de l'Occident latin, l'auteur de la ''Cité de Dieu'' et des ''Confessions'', fût un Berbère chrétien.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Gabriel Camps]]
|titre=Les Berbères : mémoire et identité
|éditeur=Errance
|année=1987
|page=124}}
{{citation|Ce très grand esprit appartient au patrimoine de l'humanité entière, mais d'abord à celui du pays qui l'a vu naître, ou il a vécu et écrit son œuvre immense.}}
{{réf Livre
|auteur=[[w:Claude Lepelley|Claude Lepelley]]
|titre= Saint Augustin: Le Passeur des deux rives
|éditeur=d'Orbestier
|année=2010
|page=81}}
{{citation|Les fondateurs de la première littérature chrétienne ont été Tertullien et ce pur berbère Saint-Augustin.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Louis Chevalier]]
|titre= Le problème démographique nord-africain
|éditeur=Presses universitaires de France
|année d'origine=1947
|année=1947
|page=194}}
{{citation|Augustin est d'abord un Africain de race, puis un Romain d'Afrique, avant d'être le chrétien que l'Occident chrétien s'appropriera.}}
{{réf Livre
|auteur=Patrick Voisin, Marie-Françoise Marein, Julie Gallego
|titre= Figures de L'etranger autour de la Mediterranee antique
|éditeur= L'Harmattan
|année= 2010
|page=18}}
{{citation|Saint-Augustin, le Berbère, en fait foi et en est le magistral témoin : la religion chrétienne s'est imposée en Afrique romaine.}}
{{réf Livre
|auteur=[[Pierre Montagnon]]
|titre=Histoire de l'Algérie
|éditeur=Pygmalion
|année=1998
|page=44}}
{{Citation|citation=« Aime et fais ce que tu veux ».
|précisions=François Mauriac, au plus fort de la guerre d'Algérie, ironise en rappelant l'immense apport de l'Afrique du Nord à la civilisation latine et catholique.}}
{{Réf Livre|titre=Bloc-notes, 1952-1957
|auteur=[[François Mauriac]]
|éditeur=Flammarion
|année=1958
|page=320}}
ou
{{Réf Livre|titre=[[fr.wikisource.org/wiki/Épître_aux_Parthes#SEPTIÈME TRAITÉ.|Epitres aux Parthes]] septième traité, n° 8
|auteur={{w|Augustin d'Hippone}}
|éditeur=Raulx
|année=1958
|page=214}}
{{citation|De tous les pères de l'église, saint Augustin fût le plus admiré et le plus influent au Moyen Age. [...] Augustin était un indigène Nord-Africain dont la famille n'était pas romaine, mais berbère. [...] C'était un génie, un géant intellectuel.
|original=Of all the fathers of the church, St. Ausgustine was the most admired and the most influential during the Middle Ages. [...] Augustine was an outsider - a native North African whose family was not Roman but Berber. [...] He was a genius - an intellectual giant.
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=The Civilization of the Middle Ages
|auteur={{w|Norman Cantor}}
|traducteur= Wikiquote
|éditeur=Harper
|année=1993
|page=74}}
{{citation|Berbère, né en 354 à Tagaste, en ''Africa'', il mourra évêque d'Hippone en 430, alors que les Vandales assiègent la ville. L'éclat exceptionnel de son œuvre (''La Cité de Dieu'', les ''Confessions''), ses contradictions mêmes, son désir d'associer la foi et l'intelligence, c'est-à-dire, en gros, la civilisation antique et la civilisation chrétienne, le vieux vin et le nouveau, ces tentatives conscientes font de lui, sous un certain angle, un rationaliste. La foi domine tout chez lui. Il dit cependant : ''credo ut intelligam'', je crois pour comprendre. Il dit encore : ''Si fallor, sum'' - si je me trompe, j'existe; ''Si dubitat, vivit'' - s'il doute, il vit. Il serait abusif de voir dans ses affirmations, longtemps à l'avance, le ''Cogito ergo sum'' de Descartes; il est évident toutefois qu'elles l'évoquent. Sans doute, l'avenir a-t-il réservé sa plus grande attention à saint Augustin théologien, et à ses afirmations sur la prédestination. N'empêche que l'augustinisme a donné sa couleur, ses possibilités de mouvement et de discussion au christianisme occidental, ne serait-ce qu'en insistant sur la forte nécessité de ne s'engager dans la foi qu'en connaissance de cause, après une profonde réflexion personnelle, avec la volonté d'agir en conséquence.}}
{{Réf Livre|titre={{w|Grammaire des civilisations}}
|auteur=[[Fernand Braudel]]
|éditeur=Flammarion
|année d'origine=1963
|année=2008
|chapitre=II-Christianisme, humanisme, pensée scientifique
|page=453}}
{{citation|citation=On n’en finirait pas de rapporter les propos qui mettent en évidence ce rayonnement sans égal de la pensée et de l’œuvre d’Augustin sur l’Occident latin. « Aucune œuvre d’un auteur chrétien en langue latine ne susciterait dans l’Europe chrétienne autant d’admiration et d’inquiétude et ne connaîtrait une telle gloire » (Dominique de Courcelles, ''Augustin ou le génie de l’Europe,''). Au point que l’auteur de cette citation, bien que conscient qu’il parle selon ses propres termes « d’un berbère chrétien », donne pourtant pour titre à son œuvre: ''Augustin ou le génie de l’Europe''. Et ce génie était un Numide de l’Empire romain. Quel transfert de sagesse du sud au nord de la Méditerranée !}}
{{Réf Pub
|nom=[[Henri Teissier]]
|date= 13 mars 2003
|lieu=Paris, conférence organisée par l’Institut d’Études augustiniennes
|source=[http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=3535 Dans l’Église et dans le monde, mensuel international]
|parution=Mars 2004}}
{{citation|C'était lui-même un vrai Africain. En effet, on peut dire qu'il était d'abord un Africain et ensuite un Romain, puisque, malgré sa sincère loyauté pour l'Empire, il ne montre rien du patriotisme spécifiquement romain qui caractérise Ambroise ou Prudence.
|original=He was himself a true African. Indeed, we may say he was an African first and a Roman afterwards, since, in spite his genuine loyalty towards the Empire,he shows none of the specifically Roman patriotism which marks Ambrose or Prudentius.
|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Enquiries into religion and culture
|auteur={{w|Christopher Dawson}}
|traducteur= Wikiquote
|éditeur=CUA Press
|année d'otigine=1933
|année=2009
|page=109}}
{{citation| "Berbère", c'est-à-dire de sang "indigène" pour l'essentiel, Augustin avait, statistiquement, de fortes chances de l'être, comme la très grande majorité des Romano-Africains de son temps. Passer de cette forte probabilité statistique à l'affirmation d'un statut individuel relève de la fiction romanesque et tendrait à créditer l'évêque d'Hippone d'un parti pris d'africanité nationaliste ou régionaliste dont il a toujours été très éloigné.}}
{{Réf Livre
|type=dictionary
|titre={{w|Encyclopédie berbère}}
|volume=7
|auteur={{w|Serge Lancel}}
|année=1989
|éditeur=Édisud
|section=Article « Augustin (saint) »
|page=1055-1065}}
{{citation|Que doit-on de si précieux à ce berbère né en 354 à Thagaste, aujourd’hui Souk-Ahras en Algérie, près de la frontière tunisienne ? Ceci : une césure radicale entre la manière gréco-latine de penser et la nôtre. En donnant forme à une catégorie qui, jusqu’à lui, n’avait pas cours dans les échanges entre bons esprits, celle de sujet, Augustin a reconfiguré pour seize siècles, pas moins, l’horizon de la philosophie. Sujet de quoi ? Du verbe de la phrase qu’il énonce, bien entendu, mais aussi de ses actes, de sa conscience, de son salut ou du droit.
}}
{{Réf Article |titre=Saint Augustin redécouvert|auteur= Jean-François Gautier|publication=Valeurs actuelles|date= 27 février 2008 |page=url|url=https://www.valeursactuelles.com/culture/saint-augustin-redecouvert/}}
{{Citation|citation=[L]e débat a prouvé qu'on ne peut décidément rien contre ceux qui — en toute méconnaissance d'un dossier — ont décidé a priori de faire d'Augustin soit un "pur" berbère (sans pour autant pouvoir définir précisément le terme) soit un "pur" latin (sans tenir compte de la nature de la citoyenneté romaine à cette époque). Toujours est-il que, dans leur simplisme caricatural, ces deux formes d'intégrisme primaire se trouvent réduites à néant par ce que l'onomastique concernant les noms de Patricius, Monnica et Adeodatus révèlent respectivement de trois composantes mises à contribution dans la généalogie d'Augustinus. Une généalogie qui est en fait la typique représentation d'une africanité plurielle fondée sur le métissage le plus complet et le plus représentatif qu'on puisse espérer.}}
{{Réf Livre|titre=Augustinus Afer: saint Augustin, africanité et universalité : actes du colloque international, Alger-Annaba, 1-7 avril 2001, Volumes 1 à 2
|auteur=Collectif
|titre de la contribution=Clôture de la session d'Alger
|année de la contribution=2001
|auteur de la contribution=[[:w:André Mandouze|André Mandouze]]
|éditeur=Saint-Paul,
|année=2003
|page=386}}
== Voir aussi ==
* [[Berbères]]
* [[Christianisme en Afrique du Nord]]
{{autres projets|commons=Augustinus|s=Auteur:Augustin d’Hippone|w=Augustin d’Hippone}}
{{DEFAULTSORT:Augustin}}
[[Catégorie:Naissance en 354]]
[[Catégorie:Décès en 430]]
[[Catégorie:Écrivain]]
[[Catégorie:Théologien]]
[[Catégorie:Évêque]]
[[Catégorie:Philosophe antique]]
[[Catégorie:Saint chrétien]]
[[Catégorie:Personnalité de la Rome antique]]
[[Catégorie:Docteur de l'Église]]
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Tigre
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Tiger in the water.jpg|thumb|300px|Un tigre malaysien.]]
Le '''{{w|tigre}}''' est un grand [[w:Felidae|félin]] d'[[w:Asie|Asie]] au pelage orange rayé de noir.
== Littérature ==
=== Paroles idioties de Nas Eddin Hodja, XIIIe-XXe siècles ===
{{citation|citation=<poem>L'un de ses voisins trouva Nasr Eddin occupé à semer des miettes tout autour de sa maison.
"Pourquoi fais-tu cela ? demanda-t-il.
— C'est un répulsif contre les tigres, répondit Nasr Eddin.
— Mais il n'y a aucun tigre par ici, objecta son voisin.
— Tout juste, triompha Nasr Eddin. Tu vois comme ça fonctionne bien ?"
</poem>
|original=<poem>One of the neighbors found Nasreddin scattering crumbs all around his house.
"Why are you doing that?" he asked.
"I'm keeping the tigers away," replied Nasreddin.
"But there aren't any tigers around here," said the neighbor.
"That's right," said Nasreddin. "You see how well it works?" </poem>
|langue=en
|traducteur=Wikiquote
|précisions=[[Nasr Eddin Hodja]] est un personnage mythique de la culture musulmane, ingénu et fux naïf.
}}
{{Réf Livre
|titre= Teaching English Literature
|auteur= Engelbert Thaler
|éditeur=UTB GmbH Schöningh (Stuttgart)
|année= 200
|année d'origine=XIIIe-XXIe siècles
|chapitre=
|page= 82
|isbn=3825229971
|traducteur=Wikiquote
}}
=== William Blake, ''Les Chants d'Innocence et d’Expérience'', 1794 ===
{{Loupe|William Blake}}
{{citation
|citation=<poem>Tigre, tigre qui flamboie
Dans les forêts de la nuit
Quelle main, quel œil immortel
Put ajuster ta terrifiante symétrie ?</poem>
|original=<poem>Tyger! Tyger! burning bright
in the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?</poem>
|langue=en
|précisions= Première strophe du ''Tigre'' (''Les Chants d’Expérience'', 1794).
}}
{{Réf Livre
|titre= Gilles de Rais
|auteur= Michel Bataille
|éditeur= J’ai Lu
|année= 1968
|page= 4
|auteur de la contribution= William Blake
|titre de la contribution= Le Tigre
|traducteur de la contribution= n. c.
|section de la contribution= épigraphe
}}
=== [[Victor Hugo]], ''Odes et poésies diverses'', 1822 ===
'''Le rétablissement de la statue de Henri IV'''
{{citation|citation=<poem>Tel, troublant le désert d'un rugissement sombre,
Le tigre, en se jouant, cherche à dévorer l'ombre
Du cadavre qu'il a rongé.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Odes et poésies diverses|auteur=[[Victor Hugo]]|éditeur=Pélicier |année=1822|page=41|chapitre=Le rétablissement de la statue de Henri IV|section=II|s=Le Rétablissement de la statue de Henri|langue=}}
=== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ===
''' Pierre de soleil '''
{{Citation|citation=<poem>[...] vêtue de la couleur de mes désirs
comme ma pensée tu vas nue,
je vais par tes yeux comme dans l'eau,
les tigres boivent du rêve à ces yeux,
le colibri se brûle à ces flammes.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Benjamin Péret|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=162|partie=IV. PIERRE DE SOLEIL (1957)|ISBN=2-07-031789-7}}
=== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ===
''' Ma vie avec la vague '''
{{Citation|citation=Parmi tous ces poissons, il y en avait quelques-uns particulièrement repoussants et féroces, petits tigres d'aquarium aux grands yeux fixes et à la gueule fendue et carnassière. Je ne sais par quelle aberration mon amie se complaisait à jouer avec eux, leur témoignant sans rougir une préférence que je veux ignorer. Elle passait de longues heures enfermée avec ces horribles créatures. Un jour, je ne pus attendre plus longtemps, je défonçai la porte et me jetai sur eux. Agiles et fantomatiques, ils s'échappèrent de mes mains tandis qu'elle me frappait en riant jusqu'à me faire tomber. Je sentis que je me noyais. Et Lorsque je fus sur le point de mourir, déjà violacé, elle me déposa doucement sur le bord, et se mit à me baiser, me disant je ne sais quoi. Je me sentais faible, moulu et humilié. En même temps, la volupté me faisait fermer les yeux. Sa voix était suave et me parlait de la mort délicieuse des noyés. Quand je revins à moi, je commençai à la craindre et la haïr.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=76|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Sables mouvants — ''Ma vie avec la vague''|ISBN=2-07-031789-7}}
=== A. Thomas-Anquetil, ''Une chasse au tigre en Birmanie'', 1866 ===
{{citation|citation=Le tigre, au contraire [du lion], cherche à surprendre son ennemi. S'il juge que le péril soit imminent pour lui, son premier mouvement sera de songer à fuir ; mais, pressé par la faim ou irrité par quelque blessure, il vend chèrement sa vie.}}
{{Réf Livre|titre=Une chasse au tigre en Birmanie|auteur=A. Thomas-Anquetil|éditeur=E. Dentu|année=1866|page=94|chapitre=VII|langue=fr}}
{{citation|citation=A chacun son choix : nous sommes matricés depuis notre naissance par immersion dans un système, le même système qu'un dresseur utilise pour exploiter des tigres ; ils sont nés ''au biberon'', puis ont grandi ''à la gamelle'' dans une cage, pansés, nourris, on leur a appris à être dociles pour être utiles. Cet univers est familier donc rassurant. Un tigre né en cage, assisté pour se nourrir, à l'abri de tout danger, ne revient pas délibérément à la liberté ; ils sont comme nous, ont peur de l'inconnu. Certains ne pourront pas aller au delà de leur univers connu, ils vieilliront dans une vie qu'on leur aura fabriqué, d'autres reprendront la liberté pour laquelle la nature les a conçus, avec plus ou moins de facilité. Maintenant, certains préfèrent faire partie du ''grand cirque'', c'est leur droit, d'autres montent un ''grand cirque'' et exploitent des tigres d'élevage, d'autres encore, s'aventurent vers une grande inconnue, pleine d'incertitudes : la liberté de travailler à leur indépendance, celle de choisir leurs domaines, celle d'exploiter comme bon leur semble leurs propres capacités, et de les améliorer au gré de leurs objectifs, celle de ne plus avoir recours à des excuses qui justifient qu'ils ne doivent pas croire en leurs rêves ou juste à travers la chance, qui justifient qu'il est noble d'être réducteur au point de juste se contenter. C'est toute la différence entre être l'outil des rêves d'un autre, et être l'architecte de ses propres rêves. Être ''tigre d'élevage'' est une éducation.}}
{{Réf Livre|titre=Le tigre|auteur=S. Predy|éditeur=Serge Predy|année=2010|page=20|chapitre=III|langue=fr}}
{{citation|citation=Par contre, nous affirmons qu'il faut beaucoup de poudre et beaucoup de plomb pour chasser le tigre. [...] Je propose donc la carabine double, calibre de dix-huit millimètres, avec balle cylindro-conique, légèrement forée à l'arrière.}}
{{Réf Livre|titre=Une chasse au tigre en Birmanie|auteur=A. Thomas-Anquetil|éditeur=E. Dentu|année=1866|page=94|chapitre=VII|langue=fr}}
=== [[André Breton]], ''[[w:L'Amour fou|L'Amour fou]]'', [[w:1937 en littérature|1937]] ===
{{citation|Orphée a passé par là, entraînant côte à côte le tigre et la gazelle. Les lourds serpents se déroulent et choient autour du banc circulaire sur lequel nous nous sommes assis pour jouir du profond crépuscule qui trouve à midi le moyen de se partager le jardin avec le grand jour. Ce banc, qui fait le tour d'un arbre de plusieurs mètres de rayon, je brûle de l'appeler le banc des fièvres.}}{{Réf Livre|page=109|référence=L'Amour fou/Gallimard-Folio}}
=== [[Virginia Woolf]], ''Les Vagues'', 1952 ===
{{citation|citation=Par secousses intermittentes, brusques comme les bonds d'un tigre, la vie émerge faisant palpiter sa crête sombre sur la mer. Voilà à quoi nous sommes attachés ; voilà à quoi nous sommes liés, tels des corps humains à des chevaux sauvages. Et pourtant nous avons inventé des procédés pour colmater les crevasses et masquer ces fissures.}}
{{Réf Livre|titre= Les Vagues|auteur= [[Virginia Woolf]]|éditeur= Gallimard|Collection= Folio classique|traducteur=Michel Cusin|année=2012|année d'origine=1931|page=100|ISBN=978-2-07-044168-6}}
=== Jorge Luis Borges ===
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
=== Jean-Pierre Davidts, ''Le petit prince retrouvé'', 1997 ===
{{citation|citation=À nous de devenir des chasseurs de tigre pour débusquer et vaincre la méchanceté tapie au fond de nous-mêmes.|original=|langue=fr|précisions=}}
{{Réf Livre|titre=Le petit prince retrouvé|auteur=Jean-Pierre Davidts|éditeur=Les Intouchables|année=1997|page=78|ISBN=2921775387|ISBN2=9782921775380|langue=fr}}
== Philosophie ==
=== [[Friedrich Nietzsche]], ''[[w:Ainsi parlait Zarathoustra|Ainsi parlait Zarathoustra]]'', 1885 ===
{{citation|citation=<poem>Tout comme vos sages illustres ne me parurent, au fond, pas tellement sages, de même j'ai trouvé la méchanceté des hommes inférieure à sa réputation.
Et souvent je me suis demandé en hochant la tête : pourquoi sonner encore, serpents à sonnettes [...] ?
Il faut d'abord que vos chats sauvages soient devenus des tigres et vos crapauds empoisonnés des crocodiles : car à bon chasseur, bonne chasse !</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Ainsi parlait Zarathoustra|auteur=[[Friedrich Nietzsche]]|éditeur=Le Livre de Poche|collection=Les Classiques de Poche|année=1979|année d'origine=1885|page=174|partie=II|chapitre=« Du discernement humain »|traducteur=Georges-Arthur Goldschmidt|ISBN=978-2-253-00675-6}}
== Politique ==
=== [[Victor Hugo]], ''Acte et parole — Depuis l'exil'', 1876 ===
{{citation|citation=L’avenir est un dieu traîné par des tigres.|original=|langue=fr|précisions=}}
{{Réf Livre|titre=Œuvres complètes de Victor Hugo. Actes et paroles 4|auteur=[[Victor Hugo]]
|éditeur=J. Hetzel et A. Quantin|année=1880|page=8|tome=IV|partie=POUR LA SERBIE|ISBN=|année d'origine=1876|s=Actes et paroles — Depuis l’exil - 1876|langue=}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=juin|jour=5|commentaire=|}}
{{citation|citation=En temps de paix, rien ne sied mieux que le calme, la modestie, l'humilité, mais que vienne la guerre alors prends exemple sur le tigre.
|original=<poem>
In peace there's nothing so becomes a man
As modest stillness and humility;
But when the blast of war blows in our ears,
Then imitate the action of the tiger;</poem>|langue=en}}
{{Réf Livre|titre=Henry V|auteur=[[William Shakespeare]]|éditeur=John K. Chapman and Co|année=1923|page=40|scène=I|année d'origine=1623|langue=en}}
{{citation|citation=Shere Khan entendit le tonnerre [des sabots des buffles domestiques], se leva et rampa lourdement vers le bas du ravin, cherchant de tous côtés un moyen de s'enfuir ; mais les parois étaient à pic, il lui fallait rester là, lourd de son repas et de l'eau qu'il avait bue, prêt à tout plutôt qu'à livrer bataille. Le troupeau plongea dans la mare qu'il venait de quitter, en faisant retentir l'étroit vallon de ses mugissements. Mowgli entendit des mugissements répondre à l'autre bout du ravin, il vit Shere Khan se retourner [...]. Rama broncha, faillit tomber, continua sa route en piétinant quelque chose de flasque, puis, les autres taureaux à sa suite, pénétra dans le second troupeau à grand bruit, tandis que les buffles plus faibles étaient soulevés des quatre pieds au-dessus du sol par le choc de la rencontre.}}
{{Réf Livre|titre=Le Livre de la jungle|auteur=Rudyard Kipling|éditeur=?|année=1899|page=?|chapitre=« Au tigre, au tigre ! »|traducteur=Louis Fabulet et Robert d’Humières|année d'origine=1894|s=Le Livre de la jungle - « Au tigre, au tigre ! »}}
{{citation|citation=Agneau en peau de tigre craint encore le tigre.}}
{{Réf Livre|titre=Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels : empruntés a notre âge aux siècles derniers|auteur=Charles Cahier|éditeur=Julien, Lanier|année=1856|page=117-128|chapitre=Proverbes chinois|section=1}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2011|mois=janvier|jour=6|commentaire=|}}
{{citation|citation=Qui est à cheval sur un tigre, n'en descend pas aisément.}}
{{Réf Livre|titre=Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels: empruntés a notre age aux siècles derniers|auteur=Charles Cahier|éditeur=Julien, Lanier|année=1856|page=117-128|chapitre=Proverbes chinois|section=1}}
{{citation|citation=Mieux vaut ne pas tirer un tigre, que de ne faire que le blesser.}}
{{Réf Livre|titre=Quelque six mille proverbes et aphorismes usuels: empruntés a notre age aux siècles derniers|auteur=Charles Cahier|éditeur=Julien, Lanier|année=1856|page=117-128|chapitre=Proverbes chinois|section=1}}
== Voir aussi ==
{{autres projets |w=Tigre
| commons = Category:Panthera tigris
| wikt = tigre
| wikispecies = Panthera tigris
}}
[[Catégorie:Mammifère]]
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Temps
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/* Augustin d'Hippone, ''Les Confessions'', 397-398 */ "Et pourtant", sans rien avant = aucun sens, vide de sens, inutile... =>complete extrait. Cf Borges (OCII p. 771-780, Conf 203-216, avec Russell again…). Voir pour ed/trad accès ici.
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Dülmen, Kirchspiel, ehem. Sondermunitionslager Visbeck, "What if" -- 2023 -- 6686 (kreativ 2).jpg|thumb|right|Une montre à gousset Alpina.]]
Le '''{{w|temps}}''' est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.
{{citation|citation=La durée des choses en tant qu'elle est mesurée ou mesurable.}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
{{citation|citation=Philosophiquement : « Idée qui résulte en nous de la comparaison entre l'état successif et la coexistence, états dont la mémoire nous donne le sentiment [...]. »}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
Le mot [[w:Temps (homonymie)|temps]] est un homonyme qui peut prendre différentes significations en fonction du contexte d'usage.
== Médecine ==
====[[Claude Bernard]], ''Principe de médecine expérimenta''le, 1947====
{{citation|citation=Rien ne se manifeste immédiatement, il y a toujours un travail préparatoire souterrain dont on ne s'aperçoit pas}}
{{Réf Livre|titre=Principe de médecine expérimentale
|auteur=Claude Bernard
|éditeur= P.U.F
|année=1947
|page=270
}}
== Enseignement ==
=== Cours de littérature européenne ===
==== [[Vladimir Nabokov]], ''Littératures'', 1941-1958 ====
{{citation|citation=[[Jean Cocteau]] a appelé l'œuvre « une miniature géante, pleine de mirages, de jardins surimposés, de parties jouées entre l'espace et le temps ».|précisions=Cocteau repris dans un cours qui concerne l'œuvre proustienne ''Du côté de chez Swann'' — dispensé par [[Vladimir Nabokov]] dans différentes universités américaines entre 1941 et 1958.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=[[Vladimir Nabokov]]|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Hélène Pasquier|année=2010|année d'origine=1980|page=287|collection=Bouquins|partie=Littératures I|section=[[Marcel Proust]] (1871-1922) — Du côté de chez Swann (1913)}}
== Littérature ==
==== Jorge Luis Borges ====
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation|Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
==== [[Romain Rolland]], ''Vie de Beethoven'', 1815 ====
{{citation|citation=Pour rapprocher du passé le « devenir », il faut dire que le passé a engendré le présent. Prophéties effroyables, vous êtes devenues « terrestres » et avez été sauvées par la poésie et par votre signification.|précisions=1815}}
{{Réf Livre|titre=Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes|auteur=Romain Rolland|éditeur=Le Club Français du Livre|année=1949|page=79|traducteur=M.V. Kubié}}
==== Claire Julliard, ''Boris Vian'', 2007 ====
{{citation|citation=Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.|précisions=Propos de [[Boris Vian]] rapportés par la biographe Claire Julliard.}}
{{Réf Livre|titre=Boris Vian|auteur=Claire Julliard|éditeur=Folio|collection=Biographies|section=L'entrée en littérature|numéro=36|année=2007|année d'origine=2007|page=27|ISBN=978-2-07-031963-3}}
==== [[Charles Dantzig]], ''Dictionnaire égoïste de la littérature française'', 2005 ====
{{Citation|citation=[Diderot] est très moral, n’aime pas les plaisanteries chez les autres, veut que le passé soit un modèle, le présent un exemple et le futur un ordre.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=253}}
{{Citation|citation= Les temps présents, c'est leur principe, sont persuadés d'être plus astucieux que les temps passés, et ce n'est jamais sur cette prétention qu'ils seront jugés, puisque les temps futurs auront la même.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=641}}
{{Choisie citation du jour|puce=|année=2011|mois=août|jour=18|commentaire=|}}
=== Poésie ===
==== Hadrianus Junius, XVIè siècle ====
{{citation|Je suis le Temps volant, qui règle irrémédiablement l'ordre des choses [...].<br/>
Je ruine tout et ne laisse aucun vestige.|précisions=Les propos d'Hadrianus Junius accompagnent une gravure de Heemskerck, ''La Victoire du Temps''}}
{{Réf Livre|titre=Heemskerck, l'humanisme|auteur=Hadrianus Junius|éditeur=Musée des Beaux-Arts de Rennes|année=2010|page=145}}
==== [[Charles Baudelaire]], ''Les Fleurs du mal'', 1840 ====
''' L'Horloge '''
{{citation|<poem>Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :'' Souviens-toi !''
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
[...] ''Souviens-toi'' que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi.
[...] Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! La dernière auberge !),
Où tout te dira : « Meurs, vieux lâche, il est trop tard ! »
</poem>}}
{{réf Livre|titre=Les Fleurs du mal|titre de la contribution=L'Horloge|auteur=Charles Baudelaire|éditeur=Lemerre|année=1900?|page=136-137|année d'origine=1857|partie=Spleen et idéal|s=Les Fleurs du mal}}
==== [[Jules Laforgue]], ''Les Complaintes et les premiers poèmes'', 1885 ====
''' Complainte du temps et de sa commère l'espace '''
{{citation|citation=<poem>Quand t'ai-je fécondée à jamais ? Oh ! ce dut
Être un spasme intéressant ! Mais quel fut mon but ?</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Complaintes et les premiers poèmes|auteur=Jules Laforgue|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1979|page=127|année d'origine=1885|titre de la contribution=Complainte du temps et de sa commère l'espace}}
==== [[Henri de Régnier]], ''Les jeux rustiques et divins'', 1897 ====
''' Epigramme '''
{{citation|<poem>Mes flèches ont percé les Heures, une à une,
Et le Temps a laissé tomber toutes ses plumes
Dans l’eau de ma tristesse ou l’onde de ma joie ;
</poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Epigramme|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=33}}
''' Eglogue marine '''
{{citation|L’heure, abeille qui sort, rentre guêpe à la ruche }}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Eglogue marine|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=150}}
''' Espoir '''
{{citation|<poem>L’instant s’esquive et part ; l’heure nargue et résiste ;
Saisis l’heure aux cheveux et l’instant à la nuque ! </poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Espoir|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=154}}
==== [[Robert Desnos]], ''Rrose Sélavy'', 1922 ====
{{citation|citation=Le temps est un aigle agile dans un temple.|précisions=Cette citation provient d'une revue dirigée par [[André Breton]].}}
{{Réf Article|titre=Rrose Sélavy|auteur=[[Robert Desnos]]|publication=Littérature Nouvelle Série |numéro=7|date=Décembre 1922|page=16}}
==== [[Jean Cocteau]], ''Le Coq et l'Arlequin'', 1918 ====
{{citation|citation=Le public n'adopte hier que comme une arme pour frapper sur maintenant.}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45}}
{{citation|citation=<poem>''Publics''. — Ceux qui défendent aujourd’hui en se servant d’hier, et qui pressentent demain (1 pour cent).
Ceux qui défendent aujourd’hui en détruisant hier et qui nieront demain (4 pour cent).
Ceux qui nient aujourd’hui pour défendre hier, leur aujourd’hui (10 pour cent).
Ceux qui s’imaginent qu’aujourd'hui est une erreur et donnent rendez-vous pour après-demain (12 pour cent).
Ceux d’avant-hier qui adoptent hier pour prouver qu’aujourd'hui sort des limites permises (20 pour cent).
Ceux qui n’ont pas encore compris que l'art est continu et s’imaginent que l’art s’est arrêté hier pour reprendre peut-être demain (60 pour cent).
Ceux qui ne constatent ni avant-hier, ni hier, ni aujourd’hui (100 pour cent).</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45-46}}
=== Prose poétique ===
==== [[André Breton]], ''Poisson soluble'', 1924 ====
{{Citation|citation=Dites-lui que son temps m'est précieux et que dans le chandelier de ma tête flambent toutes ses rêveries.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=29|partie=1|ISBN=2-07-032917-8}}
{{Citation|citation=Pendant que nous dormons, la reine des volontés, au collier d'étoiles éteintes, se mêle de choisir la couleur du temps.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=46|partie=7|ISBN=2-07-032917-8}}
==== [[Robert Desnos]], ''La liberté ou l'amour !'', 1927 ====
{{citation|citation=Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=39|section=IV. La brigade des jeux|ISBN=978-2-07-027695-0}}
{{citation|citation=Corsaire Sanglot sentait croître une estime nouvelle pour lui-même et en lui-même. Depuis qu’il avait compris et accepté la monotonie de l’Éternité, il avançait droit comme un bâton à travers les aventures, lianes glissantes, qui ne l’arrêtaient pas dans sa marche. Une exaltation nouvelle avait succédé à la dépression. Une espèce d’enthousiasme à rebours qui lui faisait considérer sans intérêt l’échec de ses plus chères tentatives. La liberté du temps l’avait enfin conquis.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=87|section=VIII. A perte de vue|ISBN=978-2-07-027695-0}}
==== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ====
''' Issue '''
{{Citation|citation=Viens, mon amour, viens cueillir les éclairs dans le jardin nocturne. Prends ce bouquet d'étincelles bleues, viens avec moi arracher quelques heures incandescentes à ce bloc de temps pétrifié, unique héritage que nous laissèrent nos parents.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=84|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Aigle ou Soleil ? — ''Issue''|ISBN=2-07-031789-7}}
=== Roman ===
[[File:Berthe Morisot and her daughter Julie Manet 1894.jpg|thumb|right|[[Berthe Morisot]] et sa fille [[Julie Manet]] en 1894.]]
====[[Dino Buzzati]], ''[[w:Le Désert des Tartares|Le désert des Tartares]]'', 1945====
{{citation|Cependant, le temps passait, toujours plus rapide; son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s'arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d'œil en arrière. « Arrête ! Arrête ! » Voudrait-on crier. Mais on se rend compte que c'est inutile. Tout s'enfuit, les hommes, les saisons, les nuages; et il est inutile de s'agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d'un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné par ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s'arrête jamais.
|original =
| langue = it
|précisions =
}}
{{Réf Livre
|titre= Le Désert des Tartares
|auteur= Dino Buzzati
|éditeur= Pocket
|collection=
|année= 1994
|page = 222
|section=chapitre 24
|vers=
|traducteur =Michel Arnaud (Robert Laffont, 1949)
|langue = it}}
==== [[Thomas Mann]], ''La Montagne magique'', 1931 ====
{{citation|citation=Il tombe sous le sens que la nonchalance [des Russes] à l'égard du temps est en rapport avec la sauvage immensité de leur pays. Où il y a beaucoup d'espace, il y a beaucoup de temps ; ne dit-on pas qu'ils sont le peuple qui « a le temps » et qui peut attendre ? Nous autres Européens, nous ne le pouvons pas. Nous avons aussi peu de temps que notre noble continent, découpé avec tant de finesse, a d'espace ; nous sommes astreints à administrer l'un comme l'autre avec précision, nous devons songer à l'utile, à l'utilité.}}
{{Réf Livre|titre=La Montagne magique|auteur=[[Thomas Mann]]|éditeur=Arthème Fayard|année=1994|page=363|traducteur=Maurice Betz|année d'origine=1931|collection=Le Livre de Poche}}
==== [[André Breton]], ''[[w:L'Amour fou|L'Amour fou]]'', [[w:1937 en littérature|1937]] ====
{{citation|La vie est lente et l'homme ne sait guère la jouer. Les possibilités d'atteindre l'être susceptible de l'aider à la jouer, de lui donner tout son sens, se perdent dans la carte des astres. Qui m'accompagne, qui me précède cette nuit encore une fois ? Demain reste fait de déterminations bon gré mal gré acceptées sans tenir compte de ces boucles charmantes, de ces chevilles pareilles à des boucles. Il serait temps encore de reculer.}}
{{Réf Livre|page=69|référence=L'Amour fou/Gallimard-Folio}}
==== [[John Steinbeck]], ''À l'est d'Éden'', 1952 ====
{{Citation|{{Tab}}— La notion de temps passé est une chose étrange et parfois contradictoire. Il serait raisonnable de supposer que des années passées dans la routine ou que nul événement n'a égayées paraissent interminables. Il devrait en être ainsi, mais cela n'est pas. Ce sont les années mornes qui ne laissent pas de traces. Une période d'action où s'inscrivent les blessures du drame ou les craquelures de la joie, laissent une impression de temps dans la mémoire, car il faut du temps pour se remémorer ce qui a marqué cette période. Les événements servent de points de repère pour la mémoire. D'un point à l'autre, il y a du temps passé. De rien à rien, il n'y a qu'un espace vide.}}
{{Réf Livre|référence=À l'est d'Éden/Le Livre de Poche|page=68}}
==== [[Robertson Davies]], ''Le Manticore'', 1972 ====
{{citation|Le temps lui a donné raison, comme il le fait souvent avec les gens désagréables.}}
{{Réf Livre|titre=Le Manticore|auteur=[[Robertson Davies]]|éditeur=Payot|année=1989|page=168|traducteur= Lisa Rosenbaum}}
==== [[Louis-Ferdinand Céline]], ''Maudits soupirs pour une autre fois'', 1985 ====
{{citation|citation=Le temps c'est pas une faux qu'il a, c'est une sorte de louche et une marmite monstre, il fout tout dedans, il bascule, il s'amuse à tritouiller ça marmelade obscène, que tout se mélange confond s'embarbouille englue...}}
{{Réf Livre|titre= Maudits soupirs pour une autre fois|auteur=[[Louis-Ferdinand Céline]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=2007|page=119|ISBN=978-2-07-078475-2}}
==== [[Daniel Pennac]], ''Comme un roman'', 1992 ====
{{citation|Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.}}
{{Réf Livre|auteur=[[Daniel Pennac]]|titre=Comme un roman|année=1992|éditeur=NRF Gallimard|page=125}}
==== [[Yasmina Reza]], ''Hammerklavier'', 1997 ====
{{citation|citation=<poem>Pourquoi suis-je attachée à ce livre et pas elle ?
Parce que moi je connais sa valeur dans le temps. Je connais l'extension du livre. Le livre est passé et avenir. [...] Le livre est déjà cruel, il est déjà perte, déjà il raconte un monde envolé.
Chaque jour il me blessera davantage. Chaque jour, il me dira que nous ne sommes plus.</poem>|précisions=À propos d'un livre « composé » avec sa fille deux ou trois ans auparavant.}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur=Albin Michel|année=1997|page=32|ISBN=2-226-09477-6}}
{{citation|citation=<poem>Que veut Dieu ?
Dieu se cache et veut qu'on le cherche. Telle est la réponse juive à cette question. Où se cache-t-il ? Nous le savons aussi : hors de la malédiction du temps. Cachette infernale et injuste qui fait prendre en grippe son locataire [...].</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur= Albin Michel|année=1997|page=36|ISBN=2-226-09477-6}}
==== [[Didier van Cauwelaert]], ''La Maison des lumières'', 2009 ====
{{citation|Je tourne en rond, je revis nos souvenirs en boucle, dans l'illusion que le bonheur passé finira par déteindre sur le présent pour nous redonner un avenir}}
{{Réf Livre|titre=La Maison des lumières|auteur=[[Didier van Cauwelaert]]|éditeur=Le Livre de Poche|année=2009|page=12}}
==== [[Jean d'Ormesson]] ====
===== ''Presque rien sur presque tout'', 1996 =====
{{citation|
Le temps est le cœur du tout distingué du néant. Se pencher sur le tout, c’est se pencher sur le temps. Le temps est notre patrie, notre bien à tous, notre matière et notre âme. Il est aussi près de nous que l’éternité en est loin. Nous avons du mal à parler de l’éternité parce qu’elle nous est trop étrangère. Nous avons du mal à parler du temps parce qu’il nous est trop familier. Mais de quoi parler d’autre ? Le tout appartient à l’être qui l’a fait surgir du néant. Et il appartient au temps à qui l’être l'a confié.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27
}}
{{citation|
Le temps n’est pas l’éternité. L’éternité est une absence de temps. Le temps est un refus d’éternité. Le temps a commencé. Il finira. Si le temps n’avait pas commencé, s’il ne finissait pas, il serait lui-même l’éternité.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27, 28
}}
{{citation|
Le caractère du temps est autrement difficile. Il est plus pâle que son frère [l’espace], plus remuant, plus secret, plus difficile à cerner, à juger et à connaître. Plus intelligent aussi. Et moins sûr. C’est un personnage cruel, nerveux, changeant, porté sur le paradoxe, d’une instabilité maladive, toujours prêt à trahir ses amis les plus chers. On dirait qu’il ne dort que d’un œil, qu’il est debout sur une patte, qu’il attend à chaque instant l’occasion de quitter la compagnie et de filer parce qu’il s’ennuie. Faire fond sur lui est une folie où beaucoup se sont laissé prendre.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=34
}}
===== ''C'était bien'', 2003 =====
{{citation|
Le monde est métaphysique parce qu'il est plongé dans le temps. Et le troisième royaume, qui est celui de la pensée est loin au-dessus du temps. Plus loin encore au dessus du temps que le temps n'est au-dessus de l'espace.
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=C'était bien
|éditeur=Gallimard
|année=2005
|année d'origine=2003
|collection=Folio
|ISBN=2-07-031653-X
|page=157
}}
===== ''Guide des égarés'', 2016 =====
[[File:Forside Gammel ung profil.jpg|vignette|Un vieil homme et une petite fille.]]
{{citation|
Le temps existe, bien sûr, puisque nous vieillissons et mourons, puisque tout passe et s'en va. Mais il n'a pas, comme l'espace, une réalité par lui-même. Il n'est pas un fleuve où nous nous plongerions. Mystère profond, il est attaché à la matière et à la vie. ''{{Lang|la|{{w|Memento mori}}}}'' perpétuel et tout puissant, il est, sur toutes les formes les plus diverses de la réalité et de l'existence, sur toutes leurs facettes et tous leurs fragments les plus infimes, la marque indélébile d'un élan vers la mort et la disparition.
}}
{{Réf Livre
|titre=Guide des égarés
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|collection=nrf
|année=2016
|ISBN=978-2-07-269436-3
|page=42
}}
===== ''Je dirai malgré tout que cette vie fut belle'', 2016 =====
{{citation
|citation=Il est impossible de se faire une idée, même approximative et figurée, de l'origine de cette abstraction portée à l'incandescence que serait un temps en train d'apparaître et de se mettre à couler. Il n'apparaît pas et il ne coule pas pour la raison la plus simple : il n'existe pas. <br />
Ou, du moins, il n'existe pas en tant que tel. Il n'est pas une réalité. Il n'a pas d'existence propre. Il n'y a pas de temps vide comme il peut y avoir un espace vide. Le temps n'est rien d'autre qu'une dimension — ou plutôt la dimension — nécessaire et universelle de tout ce qui est appelé à exister à partir du big bang.
}}
{{Réf Livre
|titre=Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|année=2016
|page=439
|ISBN=978-2-07-017829-2
}}
===== ''Tous les hommes en sont fous'', 1986 =====
{{citation|citation=
Une des fonctions les plus mystérieuses et les plus constantes du temps est d'élever le hasard à la dignité de la nécessité. Le monde avance à coups de rencontres et le temps qui passe les transforme en fatalité.
|précisions=Incipit
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson|Jean D'Ormesson]]
|titre=Tous les hommes en sont fous
|éditeur=Éditions Jean CLaude Lattès
|année=1986
|page=19
}}
====[[J. M. Coetzee]], ''Au cœur de ce pays'', 1999 ====
{{Citation|Il n'y a peut-être pas de temps, je me trompe peut-être quand je désigne mon atmosphère sous le nom de temps, il n'y a peut-être que de l'espace, et je suis un point lumineux qui s'agite d'un lieu de l'espace à un autre, suivant un trajet erratique, sautant plusieurs années en un éclair, tantôt effrayée dans le coin d'une salle de classe, tantôt vieille femme aux doigts noueux - c'est une autre possibilité, mon esprit y est ouvert, et cela expliquerait en partie l'aspect hypothétique de mes souvenirs.}}
{{Réf Livre|titre=Au cœur de ce pays|auteur=J. M. Coetzee|éditeur=Le Serpent à Plumes|collection=Motifs|ISBN=2-84261-116-0|traducteur=Sophie Mayoux|année=1999|page=200}}
====[[Romain Gary]], ''La Promesse de l'aube'', 1960====
{{citation|citation=La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps elle se fait adieu. }}
{{Réf Livre
|titre=La Promesse de l'aube
|auteur=Romain Gary
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|année=1980
|année d'origine=1960
|page=401
|ISBN=9782070363735}}
== Cinéma ==
=== ''Les Poupées russes'', Cédric Klapish, 2005 ===
{{citation|citation={{Personnage|Papou}} : Fais attention, parce que le temporaire, des fois, ça dure longtemps.}}
{{Réf Film|titre=Les Poupées russes
|auteur=Cédric Klapisch
|date=2005
|acteur=Pierre Gérald}}
== Médias ==
=== [[Pierre Morency]], ''Réussite, mode d'emploi'', 2010 ===
{{citation|citation=Cessez de gaspiller vos moments à planifier un futur qui vous permettrait de profiter du moment où vous êtes déjà.}}
{{Réf Article|titre=Réussite, mode d'emploi|auteur=Pierre Morency, propos recueillis par Laurence Caille|publication={{w|Migros Magazine}}|numéro=29|date=19 juillet 2010|page=78-79}}
=== Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson, ''Collaboration in the cloud'', 2009 ===
{{citation|citation=Comment passer de l'ère mécanique de la vitesse à l'ère numérique du temps réel ?
|précisions=Citation partielle de Teemu Arina.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=73|ISBN=978-90-75414-27-1}}
== Philosophie ==
=== [[Nicolas Grimaldi]], ''Le Désir et le Temps'', 1971 ===
{{citation|La placidité du présent dissimule en elle l’inquiétude de l’avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3
|page=237}}
{{citation|Le temps est […] toujours décevant puisqu’il est l’ajournement de l’avenir ; et toujours enivrant puisqu’il est la promesse de l’avenir. Cette ambiguïté est celle du désir : à la fois espérance et insatisfaction, joie de conquérir et tristesse de posséder, promesse et désenchantement…}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=250}}
{{citation|On n’échappe pas au temps par l’aventure.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=460}}
{{Choisie citation du jour|année=2008|mois=février|jour=10}}
=== [[Michel Onfray]], ''Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste I'', 1996 ===
{{citation|Lorsque [[Jules Barbey d'Aurevilly|Barbey d'Aurevilly]] écrit sur Brummell, c'est pour extraire une théorie de ce qu'après [[Balzac]] on pourrait appeler la vie élégante. La plus belle réussite d'un dandy est l'emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l'or dans lequel croupissent les bourgeois. Son chef-d’œuvre est sa liberté, l'acquisition de sa liberté. Je me souviens d'une belle phrase de [[Nietzsche]] qui écrivait qu'un homme qui ne dispose pas des deux tiers de son temps pour son propre usage n'est pas un homme libre.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste|auteur=[[Michel Onfray]]|éditeur=Grasset|collection=Le Livre de Poche Biblio Essais|année=1996|chapitre=9. Baudelaire, encore|ISBN=2-253-94263-4|page=76}}
=== [[Étienne Gilson]], ''Peinture et réalité'', 1998 ===
{{Citation|citation=Une œuvre musicale n'a […] d'existence que métaphoriquement parlant, dans le souvenir du passé et l'attente de l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
{{citation|Au piano, une ronde est une croche étirée dans le temps par la mémoire que nous en conservons.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
=== [[Augustin d'Hippone]], ''Les Confessions'', 397-398 ===
{{Citation|citation=Qu'est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais. Mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.}}
{{Réf Livre|titre=Les Confessions|auteur=Augustin d'Hippone|année=1864|année d'origine=397-398|éditeur=L. Guérin & Cie|page=479}}
=== Simone Weil, ''La Pesanteur et la Grâce'', 1947 ===
{{citation|citation=Le temps est une image de l'éternité, mais c'est aussi un ersatz de l'éternité.}}
{{Réf Livre|titre=La Pesanteur et la Grâce
|auteur=[[Simone Weil]]
|éditeur=Plon
|année=1988
|ISBN=978-2-259-19202-6
|page=28}}
== Propos de moralistes ==
=== ''Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique'', 1812 ===
{{citation|Le temps use l'erreur et polit la vérité.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=5}}
{{citation|Attiré par la nouveauté, mais esclave de l'habitude, l'homme passe sa vie à désirer le changement et à soupirer après le repos.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le passé est soldé, le présent vous échappe, pensez à l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le temps est comme l'argent ; n'en perdez pas, et vous en aurez assez.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur= Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
== Psychologie ==
=== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ===
{{citation|citation=Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.}}
{{Réf Livre|titre=Les Mystères de la femme|auteur=[[Mary Esther Harding]]|traducteur=Eveline Mahyère|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1953|page=317|chapitre=XIV. Renaissance et immortalité|ISBN=2-228-89431-1}}
=== [[Paul-Claude Racamier]], ''Les Schizophrènes'', 1980 ===
''' Préambule et divertimento '''
{{Citation|citation=Suspendu dans un temps sans durée, le schizophrène n'a point d'histoire. Ni la sienne ne compte, ni celle de la race et de la culture.}}
{{Réf Livre|titre=Les Schizophrènes|auteur=[[Paul-Claude Racamier]]|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1980|page=19|partie=Préambule et divertimento|chapitre=|section=Bref|ISBN=978-2-228-89427-2}}
== [[Chanson]]s ==
=== Michel Fugain, ''Je n'aurai pas le temps'', 1967 ===
{{citation
|citation=<poem>Je n'aurai pas le temps, pas le temps
Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n'aurai pas le temps, pas le temps
De visiter toute l'immensité
D'un si grand univers</poem>
|précisions=}}
{{Réf Chanson
|titre=Je n'aurai pas le temps
|auteur= Pierre Delanoë
|interprète=[[Michel Fugain]]
|album=
|date=1967
|label= Festival
}}
=== ''Il est trop tard'' ([[Georges Moustaki]], 1969) ===
{{citation|citation=<poem>
Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
(…)
Pendant que je chantais, pendant que je t'aimais
Pendant que je rêvais, il était encore temps…
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Il est trop tard
|auteur=Georges Moustaki
|interprète=Georges Moustaki
|album={{w|Le Métèque}}
|date=1969
|label=Polydor
}}
=== ''Mistral gagnant'' ([[Renaud]], 1985) ===
{{citation|<poem>
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
Les rires des enfants et les mistral gagnants.
</poem>}}{{Réf Chanson
|titre=[[:w:Mistral gagnant (chanson)|Mistral gagnant]]
|auteur=[[:w:Renaud Séchan|Renaud Séchan]]
|interprète=Renaud Séchan
|album=[[:w:Mistral gagnant (abum)|Mistral gagnant]]
|date=1985
|label=[[:w:Virgin Records|Virgin Records]]
}}
=== ''Pas eu le temps'' ([[Patrick Bruel]], 2018) ===
{{citation|citation=<poem>
Mais plus il passe et plus je l'aime ce temps qui joue et qui m'emmène
Jour après jour dans une danse où chaque pas est une chance
(...)
Et il te donne et il te reprend chaque seconde de son temps
Pour pouvoir vivre une minute, il faudra rendre celle d'avant.
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Pas eu le temps
|auteur=Félix Gray
|interprète=Patrick Bruel
|album={{w|Ce soir on sort…}}
|date=2 novembre 2018
|label=Columbia
}}
== Bande dessinée ==
=== Rosinski et Van Hamme, ''Thorgal'' t.21, ''La Couronne d'Ogotaï'', 1995 ===
{{Citation|citation=<poem>{{Personnage|Jaax}} : Nous ne sommes que quelques-uns, les Veilleurs, à avoir le droit d'utiliser le Voyageur. Sinon, n'importe qui pourrait se promener à travers le temps pour faire n'importe quoi, et ce serait le chaos.</poem>
|précisions=}}
{{Réf Livre|titre=La Couronne d'Ogotaï
|auteur=[[Jean Van Hamme]] (scénario) et [[Grzegorz Rosinski]] (dessin)
|éditeur=Le Lombard
|collection=[[Thorgal]]
|tome=21
|année=1995
|année d'origine=1995
|page=19
}}
{{autres projets|s=Catégorie:Le Temps|w=Temps (homonymie)|wikt=temps|commons=category:Time}}
[[Catégorie:Temps]]
[[Catégorie:Notion philosophique]]
[[Catégorie:Astronomie fondamentale]]
[[Catégorie:Météorologie]]
1vpkrjx7bo09liyycfphci7u52btoj2
459737
459729
2026-05-29T10:07:47Z
Malik2Mars
27293
Encore moins de sens de mélanger deux ed. =>Annulation de la modification [[Special:Diff/459729|459729]] de [[Special:Contributions/Malik2Mars|Malik2Mars]] ([[User talk:Malik2Mars|discussion]]). À revoir. C’est le bazar…
459737
wikitext
text/x-wiki
[[File:Dülmen, Kirchspiel, ehem. Sondermunitionslager Visbeck, "What if" -- 2023 -- 6686 (kreativ 2).jpg|thumb|right|Une montre à gousset Alpina.]]
Le '''{{w|temps}}''' est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.
{{citation|citation=La durée des choses en tant qu'elle est mesurée ou mesurable.}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
{{citation|citation=Philosophiquement : « Idée qui résulte en nous de la comparaison entre l'état successif et la coexistence, états dont la mémoire nous donne le sentiment [...]. »}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
Le mot [[w:Temps (homonymie)|temps]] est un homonyme qui peut prendre différentes significations en fonction du contexte d'usage.
== Médecine ==
====[[Claude Bernard]], ''Principe de médecine expérimenta''le, 1947====
{{citation|citation=Rien ne se manifeste immédiatement, il y a toujours un travail préparatoire souterrain dont on ne s'aperçoit pas}}
{{Réf Livre|titre=Principe de médecine expérimentale
|auteur=Claude Bernard
|éditeur= P.U.F
|année=1947
|page=270
}}
== Enseignement ==
=== Cours de littérature européenne ===
==== [[Vladimir Nabokov]], ''Littératures'', 1941-1958 ====
{{citation|citation=[[Jean Cocteau]] a appelé l'œuvre « une miniature géante, pleine de mirages, de jardins surimposés, de parties jouées entre l'espace et le temps ».|précisions=Cocteau repris dans un cours qui concerne l'œuvre proustienne ''Du côté de chez Swann'' — dispensé par [[Vladimir Nabokov]] dans différentes universités américaines entre 1941 et 1958.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=[[Vladimir Nabokov]]|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Hélène Pasquier|année=2010|année d'origine=1980|page=287|collection=Bouquins|partie=Littératures I|section=[[Marcel Proust]] (1871-1922) — Du côté de chez Swann (1913)}}
== Littérature ==
==== Jorge Luis Borges ====
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation|Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
==== [[Romain Rolland]], ''Vie de Beethoven'', 1815 ====
{{citation|citation=Pour rapprocher du passé le « devenir », il faut dire que le passé a engendré le présent. Prophéties effroyables, vous êtes devenues « terrestres » et avez été sauvées par la poésie et par votre signification.|précisions=1815}}
{{Réf Livre|titre=Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes|auteur=Romain Rolland|éditeur=Le Club Français du Livre|année=1949|page=79|traducteur=M.V. Kubié}}
==== Claire Julliard, ''Boris Vian'', 2007 ====
{{citation|citation=Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.|précisions=Propos de [[Boris Vian]] rapportés par la biographe Claire Julliard.}}
{{Réf Livre|titre=Boris Vian|auteur=Claire Julliard|éditeur=Folio|collection=Biographies|section=L'entrée en littérature|numéro=36|année=2007|année d'origine=2007|page=27|ISBN=978-2-07-031963-3}}
==== [[Charles Dantzig]], ''Dictionnaire égoïste de la littérature française'', 2005 ====
{{Citation|citation=[Diderot] est très moral, n’aime pas les plaisanteries chez les autres, veut que le passé soit un modèle, le présent un exemple et le futur un ordre.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=253}}
{{Citation|citation= Les temps présents, c'est leur principe, sont persuadés d'être plus astucieux que les temps passés, et ce n'est jamais sur cette prétention qu'ils seront jugés, puisque les temps futurs auront la même.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=641}}
{{Choisie citation du jour|puce=|année=2011|mois=août|jour=18|commentaire=|}}
=== Poésie ===
==== Hadrianus Junius, XVIè siècle ====
{{citation|Je suis le Temps volant, qui règle irrémédiablement l'ordre des choses [...].<br/>
Je ruine tout et ne laisse aucun vestige.|précisions=Les propos d'Hadrianus Junius accompagnent une gravure de Heemskerck, ''La Victoire du Temps''}}
{{Réf Livre|titre=Heemskerck, l'humanisme|auteur=Hadrianus Junius|éditeur=Musée des Beaux-Arts de Rennes|année=2010|page=145}}
==== [[Charles Baudelaire]], ''Les Fleurs du mal'', 1840 ====
''' L'Horloge '''
{{citation|<poem>Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :'' Souviens-toi !''
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
[...] ''Souviens-toi'' que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi.
[...] Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! La dernière auberge !),
Où tout te dira : « Meurs, vieux lâche, il est trop tard ! »
</poem>}}
{{réf Livre|titre=Les Fleurs du mal|titre de la contribution=L'Horloge|auteur=Charles Baudelaire|éditeur=Lemerre|année=1900?|page=136-137|année d'origine=1857|partie=Spleen et idéal|s=Les Fleurs du mal}}
==== [[Jules Laforgue]], ''Les Complaintes et les premiers poèmes'', 1885 ====
''' Complainte du temps et de sa commère l'espace '''
{{citation|citation=<poem>Quand t'ai-je fécondée à jamais ? Oh ! ce dut
Être un spasme intéressant ! Mais quel fut mon but ?</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Complaintes et les premiers poèmes|auteur=Jules Laforgue|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1979|page=127|année d'origine=1885|titre de la contribution=Complainte du temps et de sa commère l'espace}}
==== [[Henri de Régnier]], ''Les jeux rustiques et divins'', 1897 ====
''' Epigramme '''
{{citation|<poem>Mes flèches ont percé les Heures, une à une,
Et le Temps a laissé tomber toutes ses plumes
Dans l’eau de ma tristesse ou l’onde de ma joie ;
</poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Epigramme|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=33}}
''' Eglogue marine '''
{{citation|L’heure, abeille qui sort, rentre guêpe à la ruche }}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Eglogue marine|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=150}}
''' Espoir '''
{{citation|<poem>L’instant s’esquive et part ; l’heure nargue et résiste ;
Saisis l’heure aux cheveux et l’instant à la nuque ! </poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Espoir|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=154}}
==== [[Robert Desnos]], ''Rrose Sélavy'', 1922 ====
{{citation|citation=Le temps est un aigle agile dans un temple.|précisions=Cette citation provient d'une revue dirigée par [[André Breton]].}}
{{Réf Article|titre=Rrose Sélavy|auteur=[[Robert Desnos]]|publication=Littérature Nouvelle Série |numéro=7|date=Décembre 1922|page=16}}
==== [[Jean Cocteau]], ''Le Coq et l'Arlequin'', 1918 ====
{{citation|citation=Le public n'adopte hier que comme une arme pour frapper sur maintenant.}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45}}
{{citation|citation=<poem>''Publics''. — Ceux qui défendent aujourd’hui en se servant d’hier, et qui pressentent demain (1 pour cent).
Ceux qui défendent aujourd’hui en détruisant hier et qui nieront demain (4 pour cent).
Ceux qui nient aujourd’hui pour défendre hier, leur aujourd’hui (10 pour cent).
Ceux qui s’imaginent qu’aujourd'hui est une erreur et donnent rendez-vous pour après-demain (12 pour cent).
Ceux d’avant-hier qui adoptent hier pour prouver qu’aujourd'hui sort des limites permises (20 pour cent).
Ceux qui n’ont pas encore compris que l'art est continu et s’imaginent que l’art s’est arrêté hier pour reprendre peut-être demain (60 pour cent).
Ceux qui ne constatent ni avant-hier, ni hier, ni aujourd’hui (100 pour cent).</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45-46}}
=== Prose poétique ===
==== [[André Breton]], ''Poisson soluble'', 1924 ====
{{Citation|citation=Dites-lui que son temps m'est précieux et que dans le chandelier de ma tête flambent toutes ses rêveries.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=29|partie=1|ISBN=2-07-032917-8}}
{{Citation|citation=Pendant que nous dormons, la reine des volontés, au collier d'étoiles éteintes, se mêle de choisir la couleur du temps.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=46|partie=7|ISBN=2-07-032917-8}}
==== [[Robert Desnos]], ''La liberté ou l'amour !'', 1927 ====
{{citation|citation=Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=39|section=IV. La brigade des jeux|ISBN=978-2-07-027695-0}}
{{citation|citation=Corsaire Sanglot sentait croître une estime nouvelle pour lui-même et en lui-même. Depuis qu’il avait compris et accepté la monotonie de l’Éternité, il avançait droit comme un bâton à travers les aventures, lianes glissantes, qui ne l’arrêtaient pas dans sa marche. Une exaltation nouvelle avait succédé à la dépression. Une espèce d’enthousiasme à rebours qui lui faisait considérer sans intérêt l’échec de ses plus chères tentatives. La liberté du temps l’avait enfin conquis.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=87|section=VIII. A perte de vue|ISBN=978-2-07-027695-0}}
==== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ====
''' Issue '''
{{Citation|citation=Viens, mon amour, viens cueillir les éclairs dans le jardin nocturne. Prends ce bouquet d'étincelles bleues, viens avec moi arracher quelques heures incandescentes à ce bloc de temps pétrifié, unique héritage que nous laissèrent nos parents.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=84|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Aigle ou Soleil ? — ''Issue''|ISBN=2-07-031789-7}}
=== Roman ===
[[File:Berthe Morisot and her daughter Julie Manet 1894.jpg|thumb|right|[[Berthe Morisot]] et sa fille [[Julie Manet]] en 1894.]]
====[[Dino Buzzati]], ''[[w:Le Désert des Tartares|Le désert des Tartares]]'', 1945====
{{citation|Cependant, le temps passait, toujours plus rapide; son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s'arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d'œil en arrière. « Arrête ! Arrête ! » Voudrait-on crier. Mais on se rend compte que c'est inutile. Tout s'enfuit, les hommes, les saisons, les nuages; et il est inutile de s'agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d'un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné par ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s'arrête jamais.
|original =
| langue = it
|précisions =
}}
{{Réf Livre
|titre= Le Désert des Tartares
|auteur= Dino Buzzati
|éditeur= Pocket
|collection=
|année= 1994
|page = 222
|section=chapitre 24
|vers=
|traducteur =Michel Arnaud (Robert Laffont, 1949)
|langue = it}}
==== [[Thomas Mann]], ''La Montagne magique'', 1931 ====
{{citation|citation=Il tombe sous le sens que la nonchalance [des Russes] à l'égard du temps est en rapport avec la sauvage immensité de leur pays. Où il y a beaucoup d'espace, il y a beaucoup de temps ; ne dit-on pas qu'ils sont le peuple qui « a le temps » et qui peut attendre ? Nous autres Européens, nous ne le pouvons pas. Nous avons aussi peu de temps que notre noble continent, découpé avec tant de finesse, a d'espace ; nous sommes astreints à administrer l'un comme l'autre avec précision, nous devons songer à l'utile, à l'utilité.}}
{{Réf Livre|titre=La Montagne magique|auteur=[[Thomas Mann]]|éditeur=Arthème Fayard|année=1994|page=363|traducteur=Maurice Betz|année d'origine=1931|collection=Le Livre de Poche}}
==== [[André Breton]], ''[[w:L'Amour fou|L'Amour fou]]'', [[w:1937 en littérature|1937]] ====
{{citation|La vie est lente et l'homme ne sait guère la jouer. Les possibilités d'atteindre l'être susceptible de l'aider à la jouer, de lui donner tout son sens, se perdent dans la carte des astres. Qui m'accompagne, qui me précède cette nuit encore une fois ? Demain reste fait de déterminations bon gré mal gré acceptées sans tenir compte de ces boucles charmantes, de ces chevilles pareilles à des boucles. Il serait temps encore de reculer.}}
{{Réf Livre|page=69|référence=L'Amour fou/Gallimard-Folio}}
==== [[John Steinbeck]], ''À l'est d'Éden'', 1952 ====
{{Citation|{{Tab}}— La notion de temps passé est une chose étrange et parfois contradictoire. Il serait raisonnable de supposer que des années passées dans la routine ou que nul événement n'a égayées paraissent interminables. Il devrait en être ainsi, mais cela n'est pas. Ce sont les années mornes qui ne laissent pas de traces. Une période d'action où s'inscrivent les blessures du drame ou les craquelures de la joie, laissent une impression de temps dans la mémoire, car il faut du temps pour se remémorer ce qui a marqué cette période. Les événements servent de points de repère pour la mémoire. D'un point à l'autre, il y a du temps passé. De rien à rien, il n'y a qu'un espace vide.}}
{{Réf Livre|référence=À l'est d'Éden/Le Livre de Poche|page=68}}
==== [[Robertson Davies]], ''Le Manticore'', 1972 ====
{{citation|Le temps lui a donné raison, comme il le fait souvent avec les gens désagréables.}}
{{Réf Livre|titre=Le Manticore|auteur=[[Robertson Davies]]|éditeur=Payot|année=1989|page=168|traducteur= Lisa Rosenbaum}}
==== [[Louis-Ferdinand Céline]], ''Maudits soupirs pour une autre fois'', 1985 ====
{{citation|citation=Le temps c'est pas une faux qu'il a, c'est une sorte de louche et une marmite monstre, il fout tout dedans, il bascule, il s'amuse à tritouiller ça marmelade obscène, que tout se mélange confond s'embarbouille englue...}}
{{Réf Livre|titre= Maudits soupirs pour une autre fois|auteur=[[Louis-Ferdinand Céline]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=2007|page=119|ISBN=978-2-07-078475-2}}
==== [[Daniel Pennac]], ''Comme un roman'', 1992 ====
{{citation|Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.}}
{{Réf Livre|auteur=[[Daniel Pennac]]|titre=Comme un roman|année=1992|éditeur=NRF Gallimard|page=125}}
==== [[Yasmina Reza]], ''Hammerklavier'', 1997 ====
{{citation|citation=<poem>Pourquoi suis-je attachée à ce livre et pas elle ?
Parce que moi je connais sa valeur dans le temps. Je connais l'extension du livre. Le livre est passé et avenir. [...] Le livre est déjà cruel, il est déjà perte, déjà il raconte un monde envolé.
Chaque jour il me blessera davantage. Chaque jour, il me dira que nous ne sommes plus.</poem>|précisions=À propos d'un livre « composé » avec sa fille deux ou trois ans auparavant.}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur=Albin Michel|année=1997|page=32|ISBN=2-226-09477-6}}
{{citation|citation=<poem>Que veut Dieu ?
Dieu se cache et veut qu'on le cherche. Telle est la réponse juive à cette question. Où se cache-t-il ? Nous le savons aussi : hors de la malédiction du temps. Cachette infernale et injuste qui fait prendre en grippe son locataire [...].</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur= Albin Michel|année=1997|page=36|ISBN=2-226-09477-6}}
==== [[Didier van Cauwelaert]], ''La Maison des lumières'', 2009 ====
{{citation|Je tourne en rond, je revis nos souvenirs en boucle, dans l'illusion que le bonheur passé finira par déteindre sur le présent pour nous redonner un avenir}}
{{Réf Livre|titre=La Maison des lumières|auteur=[[Didier van Cauwelaert]]|éditeur=Le Livre de Poche|année=2009|page=12}}
==== [[Jean d'Ormesson]] ====
===== ''Presque rien sur presque tout'', 1996 =====
{{citation|
Le temps est le cœur du tout distingué du néant. Se pencher sur le tout, c’est se pencher sur le temps. Le temps est notre patrie, notre bien à tous, notre matière et notre âme. Il est aussi près de nous que l’éternité en est loin. Nous avons du mal à parler de l’éternité parce qu’elle nous est trop étrangère. Nous avons du mal à parler du temps parce qu’il nous est trop familier. Mais de quoi parler d’autre ? Le tout appartient à l’être qui l’a fait surgir du néant. Et il appartient au temps à qui l’être l'a confié.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27
}}
{{citation|
Le temps n’est pas l’éternité. L’éternité est une absence de temps. Le temps est un refus d’éternité. Le temps a commencé. Il finira. Si le temps n’avait pas commencé, s’il ne finissait pas, il serait lui-même l’éternité.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27, 28
}}
{{citation|
Le caractère du temps est autrement difficile. Il est plus pâle que son frère [l’espace], plus remuant, plus secret, plus difficile à cerner, à juger et à connaître. Plus intelligent aussi. Et moins sûr. C’est un personnage cruel, nerveux, changeant, porté sur le paradoxe, d’une instabilité maladive, toujours prêt à trahir ses amis les plus chers. On dirait qu’il ne dort que d’un œil, qu’il est debout sur une patte, qu’il attend à chaque instant l’occasion de quitter la compagnie et de filer parce qu’il s’ennuie. Faire fond sur lui est une folie où beaucoup se sont laissé prendre.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=34
}}
===== ''C'était bien'', 2003 =====
{{citation|
Le monde est métaphysique parce qu'il est plongé dans le temps. Et le troisième royaume, qui est celui de la pensée est loin au-dessus du temps. Plus loin encore au dessus du temps que le temps n'est au-dessus de l'espace.
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=C'était bien
|éditeur=Gallimard
|année=2005
|année d'origine=2003
|collection=Folio
|ISBN=2-07-031653-X
|page=157
}}
===== ''Guide des égarés'', 2016 =====
[[File:Forside Gammel ung profil.jpg|vignette|Un vieil homme et une petite fille.]]
{{citation|
Le temps existe, bien sûr, puisque nous vieillissons et mourons, puisque tout passe et s'en va. Mais il n'a pas, comme l'espace, une réalité par lui-même. Il n'est pas un fleuve où nous nous plongerions. Mystère profond, il est attaché à la matière et à la vie. ''{{Lang|la|{{w|Memento mori}}}}'' perpétuel et tout puissant, il est, sur toutes les formes les plus diverses de la réalité et de l'existence, sur toutes leurs facettes et tous leurs fragments les plus infimes, la marque indélébile d'un élan vers la mort et la disparition.
}}
{{Réf Livre
|titre=Guide des égarés
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|collection=nrf
|année=2016
|ISBN=978-2-07-269436-3
|page=42
}}
===== ''Je dirai malgré tout que cette vie fut belle'', 2016 =====
{{citation
|citation=Il est impossible de se faire une idée, même approximative et figurée, de l'origine de cette abstraction portée à l'incandescence que serait un temps en train d'apparaître et de se mettre à couler. Il n'apparaît pas et il ne coule pas pour la raison la plus simple : il n'existe pas. <br />
Ou, du moins, il n'existe pas en tant que tel. Il n'est pas une réalité. Il n'a pas d'existence propre. Il n'y a pas de temps vide comme il peut y avoir un espace vide. Le temps n'est rien d'autre qu'une dimension — ou plutôt la dimension — nécessaire et universelle de tout ce qui est appelé à exister à partir du big bang.
}}
{{Réf Livre
|titre=Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|année=2016
|page=439
|ISBN=978-2-07-017829-2
}}
===== ''Tous les hommes en sont fous'', 1986 =====
{{citation|citation=
Une des fonctions les plus mystérieuses et les plus constantes du temps est d'élever le hasard à la dignité de la nécessité. Le monde avance à coups de rencontres et le temps qui passe les transforme en fatalité.
|précisions=Incipit
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson|Jean D'Ormesson]]
|titre=Tous les hommes en sont fous
|éditeur=Éditions Jean CLaude Lattès
|année=1986
|page=19
}}
====[[J. M. Coetzee]], ''Au cœur de ce pays'', 1999 ====
{{Citation|Il n'y a peut-être pas de temps, je me trompe peut-être quand je désigne mon atmosphère sous le nom de temps, il n'y a peut-être que de l'espace, et je suis un point lumineux qui s'agite d'un lieu de l'espace à un autre, suivant un trajet erratique, sautant plusieurs années en un éclair, tantôt effrayée dans le coin d'une salle de classe, tantôt vieille femme aux doigts noueux - c'est une autre possibilité, mon esprit y est ouvert, et cela expliquerait en partie l'aspect hypothétique de mes souvenirs.}}
{{Réf Livre|titre=Au cœur de ce pays|auteur=J. M. Coetzee|éditeur=Le Serpent à Plumes|collection=Motifs|ISBN=2-84261-116-0|traducteur=Sophie Mayoux|année=1999|page=200}}
====[[Romain Gary]], ''La Promesse de l'aube'', 1960====
{{citation|citation=La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps elle se fait adieu. }}
{{Réf Livre
|titre=La Promesse de l'aube
|auteur=Romain Gary
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|année=1980
|année d'origine=1960
|page=401
|ISBN=9782070363735}}
== Cinéma ==
=== ''Les Poupées russes'', Cédric Klapish, 2005 ===
{{citation|citation={{Personnage|Papou}} : Fais attention, parce que le temporaire, des fois, ça dure longtemps.}}
{{Réf Film|titre=Les Poupées russes
|auteur=Cédric Klapisch
|date=2005
|acteur=Pierre Gérald}}
== Médias ==
=== [[Pierre Morency]], ''Réussite, mode d'emploi'', 2010 ===
{{citation|citation=Cessez de gaspiller vos moments à planifier un futur qui vous permettrait de profiter du moment où vous êtes déjà.}}
{{Réf Article|titre=Réussite, mode d'emploi|auteur=Pierre Morency, propos recueillis par Laurence Caille|publication={{w|Migros Magazine}}|numéro=29|date=19 juillet 2010|page=78-79}}
=== Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson, ''Collaboration in the cloud'', 2009 ===
{{citation|citation=Comment passer de l'ère mécanique de la vitesse à l'ère numérique du temps réel ?
|précisions=Citation partielle de Teemu Arina.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=73|ISBN=978-90-75414-27-1}}
== Philosophie ==
=== [[Nicolas Grimaldi]], ''Le Désir et le Temps'', 1971 ===
{{citation|La placidité du présent dissimule en elle l’inquiétude de l’avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3
|page=237}}
{{citation|Le temps est […] toujours décevant puisqu’il est l’ajournement de l’avenir ; et toujours enivrant puisqu’il est la promesse de l’avenir. Cette ambiguïté est celle du désir : à la fois espérance et insatisfaction, joie de conquérir et tristesse de posséder, promesse et désenchantement…}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=250}}
{{citation|On n’échappe pas au temps par l’aventure.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=460}}
{{Choisie citation du jour|année=2008|mois=février|jour=10}}
=== [[Michel Onfray]], ''Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste I'', 1996 ===
{{citation|Lorsque [[Jules Barbey d'Aurevilly|Barbey d'Aurevilly]] écrit sur Brummell, c'est pour extraire une théorie de ce qu'après [[Balzac]] on pourrait appeler la vie élégante. La plus belle réussite d'un dandy est l'emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l'or dans lequel croupissent les bourgeois. Son chef-d’œuvre est sa liberté, l'acquisition de sa liberté. Je me souviens d'une belle phrase de [[Nietzsche]] qui écrivait qu'un homme qui ne dispose pas des deux tiers de son temps pour son propre usage n'est pas un homme libre.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste|auteur=[[Michel Onfray]]|éditeur=Grasset|collection=Le Livre de Poche Biblio Essais|année=1996|chapitre=9. Baudelaire, encore|ISBN=2-253-94263-4|page=76}}
=== [[Étienne Gilson]], ''Peinture et réalité'', 1998 ===
{{Citation|citation=Une œuvre musicale n'a […] d'existence que métaphoriquement parlant, dans le souvenir du passé et l'attente de l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
{{citation|Au piano, une ronde est une croche étirée dans le temps par la mémoire que nous en conservons.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
=== [[Augustin d'Hippone]], ''Les Confessions'', 397-398 ===
{{Citation|citation=Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.}}
{{Réf Livre|titre=Les Confessions|auteur=Augustin d'Hippone|année=1864|année d'origine=397-398|éditeur=L. Guérin & Cie|page=479}}
=== Simone Weil, ''La Pesanteur et la Grâce'', 1947 ===
{{citation|citation=Le temps est une image de l'éternité, mais c'est aussi un ersatz de l'éternité.}}
{{Réf Livre|titre=La Pesanteur et la Grâce
|auteur=[[Simone Weil]]
|éditeur=Plon
|année=1988
|ISBN=978-2-259-19202-6
|page=28}}
== Propos de moralistes ==
=== ''Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique'', 1812 ===
{{citation|Le temps use l'erreur et polit la vérité.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=5}}
{{citation|Attiré par la nouveauté, mais esclave de l'habitude, l'homme passe sa vie à désirer le changement et à soupirer après le repos.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le passé est soldé, le présent vous échappe, pensez à l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le temps est comme l'argent ; n'en perdez pas, et vous en aurez assez.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur= Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
== Psychologie ==
=== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ===
{{citation|citation=Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.}}
{{Réf Livre|titre=Les Mystères de la femme|auteur=[[Mary Esther Harding]]|traducteur=Eveline Mahyère|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1953|page=317|chapitre=XIV. Renaissance et immortalité|ISBN=2-228-89431-1}}
=== [[Paul-Claude Racamier]], ''Les Schizophrènes'', 1980 ===
''' Préambule et divertimento '''
{{Citation|citation=Suspendu dans un temps sans durée, le schizophrène n'a point d'histoire. Ni la sienne ne compte, ni celle de la race et de la culture.}}
{{Réf Livre|titre=Les Schizophrènes|auteur=[[Paul-Claude Racamier]]|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1980|page=19|partie=Préambule et divertimento|chapitre=|section=Bref|ISBN=978-2-228-89427-2}}
== [[Chanson]]s ==
=== Michel Fugain, ''Je n'aurai pas le temps'', 1967 ===
{{citation
|citation=<poem>Je n'aurai pas le temps, pas le temps
Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n'aurai pas le temps, pas le temps
De visiter toute l'immensité
D'un si grand univers</poem>
|précisions=}}
{{Réf Chanson
|titre=Je n'aurai pas le temps
|auteur= Pierre Delanoë
|interprète=[[Michel Fugain]]
|album=
|date=1967
|label= Festival
}}
=== ''Il est trop tard'' ([[Georges Moustaki]], 1969) ===
{{citation|citation=<poem>
Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
(…)
Pendant que je chantais, pendant que je t'aimais
Pendant que je rêvais, il était encore temps…
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Il est trop tard
|auteur=Georges Moustaki
|interprète=Georges Moustaki
|album={{w|Le Métèque}}
|date=1969
|label=Polydor
}}
=== ''Mistral gagnant'' ([[Renaud]], 1985) ===
{{citation|<poem>
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
Les rires des enfants et les mistral gagnants.
</poem>}}{{Réf Chanson
|titre=[[:w:Mistral gagnant (chanson)|Mistral gagnant]]
|auteur=[[:w:Renaud Séchan|Renaud Séchan]]
|interprète=Renaud Séchan
|album=[[:w:Mistral gagnant (abum)|Mistral gagnant]]
|date=1985
|label=[[:w:Virgin Records|Virgin Records]]
}}
=== ''Pas eu le temps'' ([[Patrick Bruel]], 2018) ===
{{citation|citation=<poem>
Mais plus il passe et plus je l'aime ce temps qui joue et qui m'emmène
Jour après jour dans une danse où chaque pas est une chance
(...)
Et il te donne et il te reprend chaque seconde de son temps
Pour pouvoir vivre une minute, il faudra rendre celle d'avant.
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Pas eu le temps
|auteur=Félix Gray
|interprète=Patrick Bruel
|album={{w|Ce soir on sort…}}
|date=2 novembre 2018
|label=Columbia
}}
== Bande dessinée ==
=== Rosinski et Van Hamme, ''Thorgal'' t.21, ''La Couronne d'Ogotaï'', 1995 ===
{{Citation|citation=<poem>{{Personnage|Jaax}} : Nous ne sommes que quelques-uns, les Veilleurs, à avoir le droit d'utiliser le Voyageur. Sinon, n'importe qui pourrait se promener à travers le temps pour faire n'importe quoi, et ce serait le chaos.</poem>
|précisions=}}
{{Réf Livre|titre=La Couronne d'Ogotaï
|auteur=[[Jean Van Hamme]] (scénario) et [[Grzegorz Rosinski]] (dessin)
|éditeur=Le Lombard
|collection=[[Thorgal]]
|tome=21
|année=1995
|année d'origine=1995
|page=19
}}
{{autres projets|s=Catégorie:Le Temps|w=Temps (homonymie)|wikt=temps|commons=category:Time}}
[[Catégorie:Temps]]
[[Catégorie:Notion philosophique]]
[[Catégorie:Astronomie fondamentale]]
[[Catégorie:Météorologie]]
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459737
2026-05-29T11:16:00Z
Malik2Mars
27293
/* Jorge Luis Borges */ revoir dans OC 1993, et les ed. Enquêtes. On trouve les deux variantes rapportées (fleuve/temps) => annoter
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Dülmen, Kirchspiel, ehem. Sondermunitionslager Visbeck, "What if" -- 2023 -- 6686 (kreativ 2).jpg|thumb|right|Une montre à gousset Alpina.]]
Le '''{{w|temps}}''' est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.
{{citation|citation=La durée des choses en tant qu'elle est mesurée ou mesurable.}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
{{citation|citation=Philosophiquement : « Idée qui résulte en nous de la comparaison entre l'état successif et la coexistence, états dont la mémoire nous donne le sentiment [...]. »}}
{{Réf Livre|titre=Dictionnaire de la Langue Française|auteur=Emile Littré|éditeur=Encyclopedia Britannica France|année=2001|page=6236|tome=6}}
Le mot [[w:Temps (homonymie)|temps]] est un homonyme qui peut prendre différentes significations en fonction du contexte d'usage.
== Médecine ==
====[[Claude Bernard]], ''Principe de médecine expérimenta''le, 1947====
{{citation|citation=Rien ne se manifeste immédiatement, il y a toujours un travail préparatoire souterrain dont on ne s'aperçoit pas}}
{{Réf Livre|titre=Principe de médecine expérimentale
|auteur=Claude Bernard
|éditeur= P.U.F
|année=1947
|page=270
}}
== Enseignement ==
=== Cours de littérature européenne ===
==== [[Vladimir Nabokov]], ''Littératures'', 1941-1958 ====
{{citation|citation=[[Jean Cocteau]] a appelé l'œuvre « une miniature géante, pleine de mirages, de jardins surimposés, de parties jouées entre l'espace et le temps ».|précisions=Cocteau repris dans un cours qui concerne l'œuvre proustienne ''Du côté de chez Swann'' — dispensé par [[Vladimir Nabokov]] dans différentes universités américaines entre 1941 et 1958.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=[[Vladimir Nabokov]]|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Hélène Pasquier|année=2010|année d'origine=1980|page=287|collection=Bouquins|partie=Littératures I|section=[[Marcel Proust]] (1871-1922) — Du côté de chez Swann (1913)}}
== Littérature ==
==== Jorge Luis Borges ====
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation|Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un [[fleuve]] qui m'entraîne, mais je suis le temps<!-- El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río -->; c'est un [[tigre]] qui me déchire, mais je suis le tigre; c'est un [[feu]] qui me consume, mais je suis le feu. Pour notre malheur, le monde est réel, et moi, pour mon malheur, je suis Borges.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = I
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année = 2010 (impr. 2013)
| ISBN =978-2-07-012815-0
| titre de la contribution =Nouvelle réfutation du temps
| année de la contribution = 1947
| traducteur de la contribution = Paul Bénichou et Sylvia Bénichou-Roubaud
| page = 816
}}
==== [[Romain Rolland]], ''Vie de Beethoven'', 1815 ====
{{citation|citation=Pour rapprocher du passé le « devenir », il faut dire que le passé a engendré le présent. Prophéties effroyables, vous êtes devenues « terrestres » et avez été sauvées par la poésie et par votre signification.|précisions=1815}}
{{Réf Livre|titre=Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes|auteur=Romain Rolland|éditeur=Le Club Français du Livre|année=1949|page=79|traducteur=M.V. Kubié}}
==== Claire Julliard, ''Boris Vian'', 2007 ====
{{citation|citation=Le temps perdu c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres.|précisions=Propos de [[Boris Vian]] rapportés par la biographe Claire Julliard.}}
{{Réf Livre|titre=Boris Vian|auteur=Claire Julliard|éditeur=Folio|collection=Biographies|section=L'entrée en littérature|numéro=36|année=2007|année d'origine=2007|page=27|ISBN=978-2-07-031963-3}}
==== [[Charles Dantzig]], ''Dictionnaire égoïste de la littérature française'', 2005 ====
{{Citation|citation=[Diderot] est très moral, n’aime pas les plaisanteries chez les autres, veut que le passé soit un modèle, le présent un exemple et le futur un ordre.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=253}}
{{Citation|citation= Les temps présents, c'est leur principe, sont persuadés d'être plus astucieux que les temps passés, et ce n'est jamais sur cette prétention qu'ils seront jugés, puisque les temps futurs auront la même.}}
{{réf Livre|auteur=[[Charles Dantzig]]|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=641}}
{{Choisie citation du jour|puce=|année=2011|mois=août|jour=18|commentaire=|}}
=== Poésie ===
==== Hadrianus Junius, XVIè siècle ====
{{citation|Je suis le Temps volant, qui règle irrémédiablement l'ordre des choses [...].<br/>
Je ruine tout et ne laisse aucun vestige.|précisions=Les propos d'Hadrianus Junius accompagnent une gravure de Heemskerck, ''La Victoire du Temps''}}
{{Réf Livre|titre=Heemskerck, l'humanisme|auteur=Hadrianus Junius|éditeur=Musée des Beaux-Arts de Rennes|année=2010|page=145}}
==== [[Charles Baudelaire]], ''Les Fleurs du mal'', 1840 ====
''' L'Horloge '''
{{citation|<poem>Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :'' Souviens-toi !''
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible.
[...] ''Souviens-toi'' que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi.
[...] Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! La dernière auberge !),
Où tout te dira : « Meurs, vieux lâche, il est trop tard ! »
</poem>}}
{{réf Livre|titre=Les Fleurs du mal|titre de la contribution=L'Horloge|auteur=Charles Baudelaire|éditeur=Lemerre|année=1900?|page=136-137|année d'origine=1857|partie=Spleen et idéal|s=Les Fleurs du mal}}
==== [[Jules Laforgue]], ''Les Complaintes et les premiers poèmes'', 1885 ====
''' Complainte du temps et de sa commère l'espace '''
{{citation|citation=<poem>Quand t'ai-je fécondée à jamais ? Oh ! ce dut
Être un spasme intéressant ! Mais quel fut mon but ?</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Les Complaintes et les premiers poèmes|auteur=Jules Laforgue|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1979|page=127|année d'origine=1885|titre de la contribution=Complainte du temps et de sa commère l'espace}}
==== [[Henri de Régnier]], ''Les jeux rustiques et divins'', 1897 ====
''' Epigramme '''
{{citation|<poem>Mes flèches ont percé les Heures, une à une,
Et le Temps a laissé tomber toutes ses plumes
Dans l’eau de ma tristesse ou l’onde de ma joie ;
</poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Epigramme|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=33}}
''' Eglogue marine '''
{{citation|L’heure, abeille qui sort, rentre guêpe à la ruche }}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Eglogue marine|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=150}}
''' Espoir '''
{{citation|<poem>L’instant s’esquive et part ; l’heure nargue et résiste ;
Saisis l’heure aux cheveux et l’instant à la nuque ! </poem>}}
{{Réf Livre|titre de la contribution= Espoir|titre=Les jeux rustiques et divins|auteur=Henri de Régnier|éditeur=Mercure de France|année=1897|page=154}}
==== [[Robert Desnos]], ''Rrose Sélavy'', 1922 ====
{{citation|citation=Le temps est un aigle agile dans un temple.|précisions=Cette citation provient d'une revue dirigée par [[André Breton]].}}
{{Réf Article|titre=Rrose Sélavy|auteur=[[Robert Desnos]]|publication=Littérature Nouvelle Série |numéro=7|date=Décembre 1922|page=16}}
==== [[Jean Cocteau]], ''Le Coq et l'Arlequin'', 1918 ====
{{citation|citation=Le public n'adopte hier que comme une arme pour frapper sur maintenant.}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45}}
{{citation|citation=<poem>''Publics''. — Ceux qui défendent aujourd’hui en se servant d’hier, et qui pressentent demain (1 pour cent).
Ceux qui défendent aujourd’hui en détruisant hier et qui nieront demain (4 pour cent).
Ceux qui nient aujourd’hui pour défendre hier, leur aujourd’hui (10 pour cent).
Ceux qui s’imaginent qu’aujourd'hui est une erreur et donnent rendez-vous pour après-demain (12 pour cent).
Ceux d’avant-hier qui adoptent hier pour prouver qu’aujourd'hui sort des limites permises (20 pour cent).
Ceux qui n’ont pas encore compris que l'art est continu et s’imaginent que l’art s’est arrêté hier pour reprendre peut-être demain (60 pour cent).
Ceux qui ne constatent ni avant-hier, ni hier, ni aujourd’hui (100 pour cent).</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Le Coq et l'Arlequin — Notes autour de la musique|auteur=Jean Cocteau|éditeur=Ed. De la Sirène|année=1918|page=45-46}}
=== Prose poétique ===
==== [[André Breton]], ''Poisson soluble'', 1924 ====
{{Citation|citation=Dites-lui que son temps m'est précieux et que dans le chandelier de ma tête flambent toutes ses rêveries.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=29|partie=1|ISBN=2-07-032917-8}}
{{Citation|citation=Pendant que nous dormons, la reine des volontés, au collier d'étoiles éteintes, se mêle de choisir la couleur du temps.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=46|partie=7|ISBN=2-07-032917-8}}
==== [[Robert Desnos]], ''La liberté ou l'amour !'', 1927 ====
{{citation|citation=Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=39|section=IV. La brigade des jeux|ISBN=978-2-07-027695-0}}
{{citation|citation=Corsaire Sanglot sentait croître une estime nouvelle pour lui-même et en lui-même. Depuis qu’il avait compris et accepté la monotonie de l’Éternité, il avançait droit comme un bâton à travers les aventures, lianes glissantes, qui ne l’arrêtaient pas dans sa marche. Une exaltation nouvelle avait succédé à la dépression. Une espèce d’enthousiasme à rebours qui lui faisait considérer sans intérêt l’échec de ses plus chères tentatives. La liberté du temps l’avait enfin conquis.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=87|section=VIII. A perte de vue|ISBN=978-2-07-027695-0}}
==== [[Octavio Paz]], ''Liberté sur parole'', 1958 ====
''' Issue '''
{{Citation|citation=Viens, mon amour, viens cueillir les éclairs dans le jardin nocturne. Prends ce bouquet d'étincelles bleues, viens avec moi arracher quelques heures incandescentes à ce bloc de temps pétrifié, unique héritage que nous laissèrent nos parents.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=84|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=Aigle ou Soleil ? — ''Issue''|ISBN=2-07-031789-7}}
=== Roman ===
[[File:Berthe Morisot and her daughter Julie Manet 1894.jpg|thumb|right|[[Berthe Morisot]] et sa fille [[Julie Manet]] en 1894.]]
====[[Dino Buzzati]], ''[[w:Le Désert des Tartares|Le désert des Tartares]]'', 1945====
{{citation|Cependant, le temps passait, toujours plus rapide; son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s'arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d'œil en arrière. « Arrête ! Arrête ! » Voudrait-on crier. Mais on se rend compte que c'est inutile. Tout s'enfuit, les hommes, les saisons, les nuages; et il est inutile de s'agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d'un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné par ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s'arrête jamais.
|original =
| langue = it
|précisions =
}}
{{Réf Livre
|titre= Le Désert des Tartares
|auteur= Dino Buzzati
|éditeur= Pocket
|collection=
|année= 1994
|page = 222
|section=chapitre 24
|vers=
|traducteur =Michel Arnaud (Robert Laffont, 1949)
|langue = it}}
==== [[Thomas Mann]], ''La Montagne magique'', 1931 ====
{{citation|citation=Il tombe sous le sens que la nonchalance [des Russes] à l'égard du temps est en rapport avec la sauvage immensité de leur pays. Où il y a beaucoup d'espace, il y a beaucoup de temps ; ne dit-on pas qu'ils sont le peuple qui « a le temps » et qui peut attendre ? Nous autres Européens, nous ne le pouvons pas. Nous avons aussi peu de temps que notre noble continent, découpé avec tant de finesse, a d'espace ; nous sommes astreints à administrer l'un comme l'autre avec précision, nous devons songer à l'utile, à l'utilité.}}
{{Réf Livre|titre=La Montagne magique|auteur=[[Thomas Mann]]|éditeur=Arthème Fayard|année=1994|page=363|traducteur=Maurice Betz|année d'origine=1931|collection=Le Livre de Poche}}
==== [[André Breton]], ''[[w:L'Amour fou|L'Amour fou]]'', [[w:1937 en littérature|1937]] ====
{{citation|La vie est lente et l'homme ne sait guère la jouer. Les possibilités d'atteindre l'être susceptible de l'aider à la jouer, de lui donner tout son sens, se perdent dans la carte des astres. Qui m'accompagne, qui me précède cette nuit encore une fois ? Demain reste fait de déterminations bon gré mal gré acceptées sans tenir compte de ces boucles charmantes, de ces chevilles pareilles à des boucles. Il serait temps encore de reculer.}}
{{Réf Livre|page=69|référence=L'Amour fou/Gallimard-Folio}}
==== [[John Steinbeck]], ''À l'est d'Éden'', 1952 ====
{{Citation|{{Tab}}— La notion de temps passé est une chose étrange et parfois contradictoire. Il serait raisonnable de supposer que des années passées dans la routine ou que nul événement n'a égayées paraissent interminables. Il devrait en être ainsi, mais cela n'est pas. Ce sont les années mornes qui ne laissent pas de traces. Une période d'action où s'inscrivent les blessures du drame ou les craquelures de la joie, laissent une impression de temps dans la mémoire, car il faut du temps pour se remémorer ce qui a marqué cette période. Les événements servent de points de repère pour la mémoire. D'un point à l'autre, il y a du temps passé. De rien à rien, il n'y a qu'un espace vide.}}
{{Réf Livre|référence=À l'est d'Éden/Le Livre de Poche|page=68}}
==== [[Robertson Davies]], ''Le Manticore'', 1972 ====
{{citation|Le temps lui a donné raison, comme il le fait souvent avec les gens désagréables.}}
{{Réf Livre|titre=Le Manticore|auteur=[[Robertson Davies]]|éditeur=Payot|année=1989|page=168|traducteur= Lisa Rosenbaum}}
==== [[Louis-Ferdinand Céline]], ''Maudits soupirs pour une autre fois'', 1985 ====
{{citation|citation=Le temps c'est pas une faux qu'il a, c'est une sorte de louche et une marmite monstre, il fout tout dedans, il bascule, il s'amuse à tritouiller ça marmelade obscène, que tout se mélange confond s'embarbouille englue...}}
{{Réf Livre|titre= Maudits soupirs pour une autre fois|auteur=[[Louis-Ferdinand Céline]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=2007|page=119|ISBN=978-2-07-078475-2}}
==== [[Daniel Pennac]], ''Comme un roman'', 1992 ====
{{citation|Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.}}
{{Réf Livre|auteur=[[Daniel Pennac]]|titre=Comme un roman|année=1992|éditeur=NRF Gallimard|page=125}}
==== [[Yasmina Reza]], ''Hammerklavier'', 1997 ====
{{citation|citation=<poem>Pourquoi suis-je attachée à ce livre et pas elle ?
Parce que moi je connais sa valeur dans le temps. Je connais l'extension du livre. Le livre est passé et avenir. [...] Le livre est déjà cruel, il est déjà perte, déjà il raconte un monde envolé.
Chaque jour il me blessera davantage. Chaque jour, il me dira que nous ne sommes plus.</poem>|précisions=À propos d'un livre « composé » avec sa fille deux ou trois ans auparavant.}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur=Albin Michel|année=1997|page=32|ISBN=2-226-09477-6}}
{{citation|citation=<poem>Que veut Dieu ?
Dieu se cache et veut qu'on le cherche. Telle est la réponse juive à cette question. Où se cache-t-il ? Nous le savons aussi : hors de la malédiction du temps. Cachette infernale et injuste qui fait prendre en grippe son locataire [...].</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Hammerklavier|auteur=[[Yasmina Reza]]|éditeur= Albin Michel|année=1997|page=36|ISBN=2-226-09477-6}}
==== [[Didier van Cauwelaert]], ''La Maison des lumières'', 2009 ====
{{citation|Je tourne en rond, je revis nos souvenirs en boucle, dans l'illusion que le bonheur passé finira par déteindre sur le présent pour nous redonner un avenir}}
{{Réf Livre|titre=La Maison des lumières|auteur=[[Didier van Cauwelaert]]|éditeur=Le Livre de Poche|année=2009|page=12}}
==== [[Jean d'Ormesson]] ====
===== ''Presque rien sur presque tout'', 1996 =====
{{citation|
Le temps est le cœur du tout distingué du néant. Se pencher sur le tout, c’est se pencher sur le temps. Le temps est notre patrie, notre bien à tous, notre matière et notre âme. Il est aussi près de nous que l’éternité en est loin. Nous avons du mal à parler de l’éternité parce qu’elle nous est trop étrangère. Nous avons du mal à parler du temps parce qu’il nous est trop familier. Mais de quoi parler d’autre ? Le tout appartient à l’être qui l’a fait surgir du néant. Et il appartient au temps à qui l’être l'a confié.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27
}}
{{citation|
Le temps n’est pas l’éternité. L’éternité est une absence de temps. Le temps est un refus d’éternité. Le temps a commencé. Il finira. Si le temps n’avait pas commencé, s’il ne finissait pas, il serait lui-même l’éternité.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=27, 28
}}
{{citation|
Le caractère du temps est autrement difficile. Il est plus pâle que son frère [l’espace], plus remuant, plus secret, plus difficile à cerner, à juger et à connaître. Plus intelligent aussi. Et moins sûr. C’est un personnage cruel, nerveux, changeant, porté sur le paradoxe, d’une instabilité maladive, toujours prêt à trahir ses amis les plus chers. On dirait qu’il ne dort que d’un œil, qu’il est debout sur une patte, qu’il attend à chaque instant l’occasion de quitter la compagnie et de filer parce qu’il s’ennuie. Faire fond sur lui est une folie où beaucoup se sont laissé prendre.
}}
{{réf Livre|
auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=Presque rien sur presque tout
|éditeur=Gallimard
|ISBN=2-07-074439-6
|année=1996
|page=34
}}
===== ''C'était bien'', 2003 =====
{{citation|
Le monde est métaphysique parce qu'il est plongé dans le temps. Et le troisième royaume, qui est celui de la pensée est loin au-dessus du temps. Plus loin encore au dessus du temps que le temps n'est au-dessus de l'espace.
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|titre=C'était bien
|éditeur=Gallimard
|année=2005
|année d'origine=2003
|collection=Folio
|ISBN=2-07-031653-X
|page=157
}}
===== ''Guide des égarés'', 2016 =====
[[File:Forside Gammel ung profil.jpg|vignette|Un vieil homme et une petite fille.]]
{{citation|
Le temps existe, bien sûr, puisque nous vieillissons et mourons, puisque tout passe et s'en va. Mais il n'a pas, comme l'espace, une réalité par lui-même. Il n'est pas un fleuve où nous nous plongerions. Mystère profond, il est attaché à la matière et à la vie. ''{{Lang|la|{{w|Memento mori}}}}'' perpétuel et tout puissant, il est, sur toutes les formes les plus diverses de la réalité et de l'existence, sur toutes leurs facettes et tous leurs fragments les plus infimes, la marque indélébile d'un élan vers la mort et la disparition.
}}
{{Réf Livre
|titre=Guide des égarés
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|collection=nrf
|année=2016
|ISBN=978-2-07-269436-3
|page=42
}}
===== ''Je dirai malgré tout que cette vie fut belle'', 2016 =====
{{citation
|citation=Il est impossible de se faire une idée, même approximative et figurée, de l'origine de cette abstraction portée à l'incandescence que serait un temps en train d'apparaître et de se mettre à couler. Il n'apparaît pas et il ne coule pas pour la raison la plus simple : il n'existe pas. <br />
Ou, du moins, il n'existe pas en tant que tel. Il n'est pas une réalité. Il n'a pas d'existence propre. Il n'y a pas de temps vide comme il peut y avoir un espace vide. Le temps n'est rien d'autre qu'une dimension — ou plutôt la dimension — nécessaire et universelle de tout ce qui est appelé à exister à partir du big bang.
}}
{{Réf Livre
|titre=Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
|auteur=[[Jean d'Ormesson]]
|éditeur=Gallimard
|année=2016
|page=439
|ISBN=978-2-07-017829-2
}}
===== ''Tous les hommes en sont fous'', 1986 =====
{{citation|citation=
Une des fonctions les plus mystérieuses et les plus constantes du temps est d'élever le hasard à la dignité de la nécessité. Le monde avance à coups de rencontres et le temps qui passe les transforme en fatalité.
|précisions=Incipit
}}
{{réf Livre
|auteur=[[Jean d'Ormesson|Jean D'Ormesson]]
|titre=Tous les hommes en sont fous
|éditeur=Éditions Jean CLaude Lattès
|année=1986
|page=19
}}
====[[J. M. Coetzee]], ''Au cœur de ce pays'', 1999 ====
{{Citation|Il n'y a peut-être pas de temps, je me trompe peut-être quand je désigne mon atmosphère sous le nom de temps, il n'y a peut-être que de l'espace, et je suis un point lumineux qui s'agite d'un lieu de l'espace à un autre, suivant un trajet erratique, sautant plusieurs années en un éclair, tantôt effrayée dans le coin d'une salle de classe, tantôt vieille femme aux doigts noueux - c'est une autre possibilité, mon esprit y est ouvert, et cela expliquerait en partie l'aspect hypothétique de mes souvenirs.}}
{{Réf Livre|titre=Au cœur de ce pays|auteur=J. M. Coetzee|éditeur=Le Serpent à Plumes|collection=Motifs|ISBN=2-84261-116-0|traducteur=Sophie Mayoux|année=1999|page=200}}
====[[Romain Gary]], ''La Promesse de l'aube'', 1960====
{{citation|citation=La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps elle se fait adieu. }}
{{Réf Livre
|titre=La Promesse de l'aube
|auteur=Romain Gary
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio
|année=1980
|année d'origine=1960
|page=401
|ISBN=9782070363735}}
== Cinéma ==
=== ''Les Poupées russes'', Cédric Klapish, 2005 ===
{{citation|citation={{Personnage|Papou}} : Fais attention, parce que le temporaire, des fois, ça dure longtemps.}}
{{Réf Film|titre=Les Poupées russes
|auteur=Cédric Klapisch
|date=2005
|acteur=Pierre Gérald}}
== Médias ==
=== [[Pierre Morency]], ''Réussite, mode d'emploi'', 2010 ===
{{citation|citation=Cessez de gaspiller vos moments à planifier un futur qui vous permettrait de profiter du moment où vous êtes déjà.}}
{{Réf Article|titre=Réussite, mode d'emploi|auteur=Pierre Morency, propos recueillis par Laurence Caille|publication={{w|Migros Magazine}}|numéro=29|date=19 juillet 2010|page=78-79}}
=== Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson, ''Collaboration in the cloud'', 2009 ===
{{citation|citation=Comment passer de l'ère mécanique de la vitesse à l'ère numérique du temps réel ?
|précisions=Citation partielle de Teemu Arina.}}
{{Réf Livre|titre=Collaboration in the cloud|auteur=Van Ommeren, Duivestein, Devadoss, Reijnen & Gunvaldson|éditeur=VINT|année=2009|page=73|ISBN=978-90-75414-27-1}}
== Philosophie ==
=== [[Nicolas Grimaldi]], ''Le Désir et le Temps'', 1971 ===
{{citation|La placidité du présent dissimule en elle l’inquiétude de l’avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3
|page=237}}
{{citation|Le temps est […] toujours décevant puisqu’il est l’ajournement de l’avenir ; et toujours enivrant puisqu’il est la promesse de l’avenir. Cette ambiguïté est celle du désir : à la fois espérance et insatisfaction, joie de conquérir et tristesse de posséder, promesse et désenchantement…}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=250}}
{{citation|On n’échappe pas au temps par l’aventure.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir et le Temps|auteur=Nicolas Grimaldi|éditeur=Vrin|année=2006|année d'origine=1971|ISBN=2-7116-1104-3|page=460}}
{{Choisie citation du jour|année=2008|mois=février|jour=10}}
=== [[Michel Onfray]], ''Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste I'', 1996 ===
{{citation|Lorsque [[Jules Barbey d'Aurevilly|Barbey d'Aurevilly]] écrit sur Brummell, c'est pour extraire une théorie de ce qu'après [[Balzac]] on pourrait appeler la vie élégante. La plus belle réussite d'un dandy est l'emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l'or dans lequel croupissent les bourgeois. Son chef-d’œuvre est sa liberté, l'acquisition de sa liberté. Je me souviens d'une belle phrase de [[Nietzsche]] qui écrivait qu'un homme qui ne dispose pas des deux tiers de son temps pour son propre usage n'est pas un homme libre.}}
{{Réf Livre|titre=Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste|auteur=[[Michel Onfray]]|éditeur=Grasset|collection=Le Livre de Poche Biblio Essais|année=1996|chapitre=9. Baudelaire, encore|ISBN=2-253-94263-4|page=76}}
=== [[Étienne Gilson]], ''Peinture et réalité'', 1998 ===
{{Citation|citation=Une œuvre musicale n'a […] d'existence que métaphoriquement parlant, dans le souvenir du passé et l'attente de l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
{{citation|Au piano, une ronde est une croche étirée dans le temps par la mémoire que nous en conservons.}}
{{Réf Livre|titre=Peinture et réalité|auteur=Étienne Gilson|éditeur=Vrin|année=1998|page=18}}
=== [[Augustin d'Hippone]], ''Les Confessions'', 397-398 ===
{{Citation|citation=Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.}}
{{Réf Livre|titre=Les Confessions|auteur=Augustin d'Hippone|année=1864|année d'origine=397-398|éditeur=L. Guérin & Cie|page=479}}
=== Simone Weil, ''La Pesanteur et la Grâce'', 1947 ===
{{citation|citation=Le temps est une image de l'éternité, mais c'est aussi un ersatz de l'éternité.}}
{{Réf Livre|titre=La Pesanteur et la Grâce
|auteur=[[Simone Weil]]
|éditeur=Plon
|année=1988
|ISBN=978-2-259-19202-6
|page=28}}
== Propos de moralistes ==
=== ''Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique'', 1812 ===
{{citation|Le temps use l'erreur et polit la vérité.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=5}}
{{citation|Attiré par la nouveauté, mais esclave de l'habitude, l'homme passe sa vie à désirer le changement et à soupirer après le repos.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le passé est soldé, le présent vous échappe, pensez à l'avenir.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur=Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
{{citation|Le temps est comme l'argent ; n'en perdez pas, et vous en aurez assez.}}
{{Réf Livre|titre=Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique|auteur=Gaston, duc de Lévis|éditeur= Renouard|année=1812|volume=1|page=9}}
== Psychologie ==
=== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ===
{{citation|citation=Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.}}
{{Réf Livre|titre=Les Mystères de la femme|auteur=[[Mary Esther Harding]]|traducteur=Eveline Mahyère|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1953|page=317|chapitre=XIV. Renaissance et immortalité|ISBN=2-228-89431-1}}
=== [[Paul-Claude Racamier]], ''Les Schizophrènes'', 1980 ===
''' Préambule et divertimento '''
{{Citation|citation=Suspendu dans un temps sans durée, le schizophrène n'a point d'histoire. Ni la sienne ne compte, ni celle de la race et de la culture.}}
{{Réf Livre|titre=Les Schizophrènes|auteur=[[Paul-Claude Racamier]]|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1980|page=19|partie=Préambule et divertimento|chapitre=|section=Bref|ISBN=978-2-228-89427-2}}
== [[Chanson]]s ==
=== Michel Fugain, ''Je n'aurai pas le temps'', 1967 ===
{{citation
|citation=<poem>Je n'aurai pas le temps, pas le temps
Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n'aurai pas le temps, pas le temps
De visiter toute l'immensité
D'un si grand univers</poem>
|précisions=}}
{{Réf Chanson
|titre=Je n'aurai pas le temps
|auteur= Pierre Delanoë
|interprète=[[Michel Fugain]]
|album=
|date=1967
|label= Festival
}}
=== ''Il est trop tard'' ([[Georges Moustaki]], 1969) ===
{{citation|citation=<poem>
Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
(…)
Pendant que je chantais, pendant que je t'aimais
Pendant que je rêvais, il était encore temps…
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Il est trop tard
|auteur=Georges Moustaki
|interprète=Georges Moustaki
|album={{w|Le Métèque}}
|date=1969
|label=Polydor
}}
=== ''Mistral gagnant'' ([[Renaud]], 1985) ===
{{citation|<poem>
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si
Le temps est assassin et emporte avec lui
Les rires des enfants et les mistral gagnants.
</poem>}}{{Réf Chanson
|titre=[[:w:Mistral gagnant (chanson)|Mistral gagnant]]
|auteur=[[:w:Renaud Séchan|Renaud Séchan]]
|interprète=Renaud Séchan
|album=[[:w:Mistral gagnant (abum)|Mistral gagnant]]
|date=1985
|label=[[:w:Virgin Records|Virgin Records]]
}}
=== ''Pas eu le temps'' ([[Patrick Bruel]], 2018) ===
{{citation|citation=<poem>
Mais plus il passe et plus je l'aime ce temps qui joue et qui m'emmène
Jour après jour dans une danse où chaque pas est une chance
(...)
Et il te donne et il te reprend chaque seconde de son temps
Pour pouvoir vivre une minute, il faudra rendre celle d'avant.
</poem>}}
{{Réf Chanson
|titre=Pas eu le temps
|auteur=Félix Gray
|interprète=Patrick Bruel
|album={{w|Ce soir on sort…}}
|date=2 novembre 2018
|label=Columbia
}}
== Bande dessinée ==
=== Rosinski et Van Hamme, ''Thorgal'' t.21, ''La Couronne d'Ogotaï'', 1995 ===
{{Citation|citation=<poem>{{Personnage|Jaax}} : Nous ne sommes que quelques-uns, les Veilleurs, à avoir le droit d'utiliser le Voyageur. Sinon, n'importe qui pourrait se promener à travers le temps pour faire n'importe quoi, et ce serait le chaos.</poem>
|précisions=}}
{{Réf Livre|titre=La Couronne d'Ogotaï
|auteur=[[Jean Van Hamme]] (scénario) et [[Grzegorz Rosinski]] (dessin)
|éditeur=Le Lombard
|collection=[[Thorgal]]
|tome=21
|année=1995
|année d'origine=1995
|page=19
}}
{{autres projets|s=Catégorie:Le Temps|w=Temps (homonymie)|wikt=temps|commons=category:Time}}
[[Catégorie:Temps]]
[[Catégorie:Notion philosophique]]
[[Catégorie:Astronomie fondamentale]]
[[Catégorie:Météorologie]]
n6vc610teojkfvxnggoltsp4xhjwn0b
Foudre
0
19910
459714
381401
2026-05-29T07:40:56Z
Malik2Mars
27293
Nav c Lightning
459714
wikitext
text/x-wiki
La '''foudre''' est la décharge électrique entre des nuages ou entre des nuages et le sol pendant un orage.
== Littérature ==
=== Prose poétique ===
==== [[André Breton]], ''Poisson soluble'', 1924 ====
{{Citation|citation=Nous prîmes congé de lui le matin, d'un simple regard qui signifiait à la fois que nous n'appartenions plus à la vie et que, si nous revenions jamais de notre nouvel état, ce serait à la façon des sourciers pour toucher le ciel de notre baguette de foudre.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=101|partie=26|ISBN=2-07-032917-8}}
=== Roman ===
==== [[Anne F. Garréta]], ''La décomposition'', 1999 ====
{{citation|Au premier coup de couteau, de minuit ou de foudre, le criminel et l'amant estoquent ou se toquent aussi sûrement que jaillit des kitsch tréfonds d'une horloge jurassienne le grotesque coucou.}}
{{Réf Livre|titre= La Décomposition|auteur= [[Anne F. Garréta]]|éditeur= Grasset (Le Livre de Poche)|année= 1999|page= 14}}
=== Théâtre ===
==== [[Henry de Montherlant]], ''Le Maître de Santiago'', 1947 ====
{{citation|
La foudre ne sait que détruire. Mais la germination se fait dans un profond silence, enfouie, insoupçonnée de nous.
|précisions = Alvaro
}}
{{Réf Livre
|titre= Montherlant Théâtre ː le Maître de Santiago
|auteur= [[Henry de Montherlant]]
|année= 1980
|année d'origine= 1947
|éditeur= Gallimard
|collection= Pléiade
|page=513
}}
{{autres projets
|commons=Lightning
|wikt=foudre
|w=Foudre (homonymie)}}
[[Catégorie:Phénomène météorologique]]
ckzsxq9zjbp8bbzzidlys7uzq90hvbi
Bibliothèque
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2026-05-29T07:00:05Z
Malik2Mars
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/* Jorge Luis Borges */ Las bibliotecas son la memoria de la humanidad. Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza
459708
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Hôtel de Ville de Paris - Journée du Patrimoine 2013 035.jpg|vignette|Hôtel de Ville de Paris]]
Une '''[[w:Bibliothèque|bibliothèque]]''' (du grec ancien ''βιβλιοθήκη'' : ''biblio'', « livre » ; ''thêkê'', « place ») est le lieu où est conservée et lue une collection organisée de [[Livre|livres]].
== Amadou Hampâté Bâ ==
{{Loupe|Amadou Hampâté Bâ}}
{{citation|citation=En [[Afrique]], quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.<!-- ajouter précisions -->}}
{{Réf Livre|titre= Oui mon commandant !
|auteur= Amadou Hampâté Bâ
|éditeur= J'ai lu
|année=2010
|page=487, Annexe III
|ISBN=978-2-290-31585-9}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2014
|mois=juin
|jour=25
|commentaire=ainsi que le [[Modèle:Citation du jour/30 mai 2021|30 mai 2021]]
}}
== Gaston Bachelard ==
{{Loupe|Gaston Bachelard}}
{{Citation|Quels bienfaits nous apportent les nouveaux [[livre]]s ! Je voudrais que chaque jour me tombent du ciel à pleine corbeille les livres qui disent la jeunesse des images. Ce vœu est naturel. Ce prodige est facile. Car, là-haut, au ciel, le [[paradis]] n'est-il pas une immense bibliothèque ?}}
{{Réf Livre
| titre = La Poétique de la rêverie
| auteur = Gaston Bachelard
| éditeur = PUF
| année = 1974
| année d'origine =1960
| partie =Introduction
| section = VII
| page = 23
| url =https://archive.org/details/bwb_P8-BJQ-047/page/23
}}
== Jorge Luis Borges ==
{{Loupe|Jorge Luis Borges}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons
| traducteur de la contribution = Jean Pierre Bernès
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la [[souvenir (mémoire)|mémoire]] de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.|original=Las bibliotecas son la memoria de la humanidad. Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|langue=es}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque [La biblioteca de mi padre]
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre <!-- https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa -->
}}
== [[Nicolas Bouvier]] ==
{{citation
|citation= On aura beau normaliser, informatiser, filmographier, chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames et ses secrets. Je me sens fondé à cette affirmation pour en avoir pratiqué beaucoup, dans notre vieille Europe comme outre-mer. Une fois décodées et percées à jour, les bibliothèques sont comme les violons : qu’ils aient cent ou trois cents ans, plus on les joue, plus ils se prêtent
}}
{{Réf Livre
|titre= Œuvres
|auteur= [[Nicolas Bouvier]]
|éditeur= Gallimard
|année= 2004
|page=1095
|partie= Bibliothèques
|ISBN= 9 782070 770946
}}
== [[Cicéron]] ==
{{citation
|citation= Je n'aurai rien à désirer, si votre bibliothèque est accompagnée d'un jardin.
|original= Si hortum in bibliotheca habes, deerit nihil.
|langue =la
|précisions =}}
{{Réf Livre
|titre= Œuvres complètes de M. T. Cicéron, publiées en français, avec le texte en regard
|auteur=[[Cicéron]]
|éditeur= Werdet et Lequien fils
|année= 1826
|page= 12-13
|tome= 19
|section= livre IX, lettre IV
|traducteur= Jos.-Vict. Leclerc, professeur d'éloquence latine à la faculté des lettres, Académie de Paris
|année d'origine= 63 à 43 av. J.-C.
|s=la:Epistulae ad Familiares
|langue=la
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=mai
|jour=31
|commentaire=
}}
== [[Agatha Christie]] ==
{{Citation|<poem>
Dans son sommeil, Mrs Bantry fronça le sourcil. Quelque chose d'insolite venait perturber son rêve, quelque chose d'intempestif. Les pas dans le couloir. Trop précipités. Trop tôt. Elle attendit inconsciemment les tintements de la [[Porcelaine|porcelaine]]. Mais la porcelaine point ne tinta.
Les coups furent toqués à la porte. De façon automatique, du fond de son sommeil, Mrs Bantry répondit : «Entrez». On ouvrit. Elle attendit le glissement des rideaux sur leur barre.
Mais les rideaux ne glissèrent pas. Dans la pénombre verte de la chambre, la voix de Mary s'éleva, haletante, affolée :
— Madame ! Oh, Madame, il y a un [[cadavre]] dans la bibliothèque !
Puis, secouée de sanglots nerveux, ladite Mary se précipita hors de la pièce.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Un Cadavre dans la bibliothèque
|auteur=Agatha Christie
|éditeur=Librairie des Champs Élysées
|année=1994
|page=10
|chapitre=1
|ISBN=2-7024-2532-1
|traducteur=Jean-Michel Alamagny
|année d’origine=1941, 1946
|collection=Le Masque
}}
{{Citation|La seule chose qui manque à la bibliothèque, c'est un [[cadavre]]. Je suis sûr que c'est le genre de salle de lecture que ces vieux auteurs de romans policiers démodés avaient en tête , quand ils vous ressassaient leurs histoires de cadavre dans la bibliothèque.}}
{{Réf Livre|titre=Christmas Pudding et autres surprises du chef
|auteur=[[Agatha Christie]]
|éditeur=Éditions France Loisirs
|année=2012
|page=676
|ISBN=978-2-298-05192-6
|traducteur=Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny
|année d’origine=1960
|titre de la contribution= Le Policeman vous dit l'heure.
|langue=en
}}
== [[Christopher Gérard]] ==
{{Citation|
Je rêve encore certaines nuits à la clef, à cette lourde porte si haute qui refuse de se fermer tout à fait, ce qui me terrifie, car, dans la réalité comme dans mon rêve, ma chambre abritait ma bibliothèque, composée de tous les talismans accumulés avec soin pour repousser les démons.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le Prince d'Aquitaine
|auteur=[[Christopher Gérard]]
|éditeur=Pierre Guillaume De Roux
|année=2018
|page=102, 103
|ISBN=978-2-36371-256-1
}}
== Pierre-Louis Ginguené ==
{{citation
|citation=L'Espagne possédait soixante-dix bibliothèques ouvertes au public, dans différentes villes, quand tout le reste de l'Europe, sans livres, sans lettres, sans culture, était enseveli dans l'ignorance la plus honteuse.
|précisions= ''Au Moyen Age, apogée de la civilisation arabe en Espagne''
}}
{{Réf Livre|titre=Histoire littéraire d'Italie
|auteur=[[:w:Pierre-Louis Ginguené|Pierre-Louis Ginguené]]
|éditeur=Michaud
|année=1811
|année d'origine=1811
|tome=1
|page=207
}}
== [[Danielle Mémoire]] ==
{{Citation|Il perçoit le monde comme une bibliothèque vaste à l'abandon : [[livre]]s disparates les heures, les jours, les semaines, les mois, les années, les siècles. Livres, les pays, en langues étrangères. Les villes, des livres. Livres les hommes, les femmes, les gestes, les paroles, livres les livres. Ce que les livres sont au monde, le monde l'est au monde.
}}{{Réf Livre
| titre = Parmi d'autres
| auteur = Danielle Mémoire
| éditeur = P.O.L
| année = 1991
| page = 137
| langue = fr
}}
== José Tolentino de Mendonça ==
{{Citation|Une bibliothèque et des archives sont des antidotes à l'amnésie.
|original=
|langue=fr
|précisions=Propos recueillis par Benedetta Capelli
}}
{{Réf Article
|titre=La Bibliothèque et les Archives du Vatican, antidotes à l'amnésie
|auteur=Benedetta Capelli
|publication=Vatican News
|date=22 mars 2021
|page=url |url=https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2021-03/vatican-interieur-dicasteres-bibliotheque-cardinal-tolentino.html
}}
== [[Michel Onfray]] ==
{{citation|Les bibliothèques ne servent qu’à cela : offrir des occasions de méditer, penser, réfléchir sa vie, son existence.}}
{{Réf Livre|titre=Contre-histoire de la philosophie II. Le christianisme hédoniste|auteur=[[Michel Onfray]]|éditeur=Grasset|année=2006|ISBN=2-246-68901-5|page=288}}
== [[Arturo Pérez-Reverte]] ==
{{citation|citation=
– Une bibliothèque est plus une compagnie qu'un moyen de lecture, dit-il après avoir fait quelques pas. Un remède et une consolation. <br />
Dancenis sourit, presque avec reconnaissance. <br />
– Vous savez de quoi vous parlez, monsieur. Une bibliothèque est un endroit où l'on trouve ce qu'il nous faut au moment opportun. <br />
– C'est à mon avis bien davantage… Quand nous sommes tentés de trop mépriser nos semblables, il suffit, pour nous réconcilier avec eux, de contempler une bibliothèque comme celle-ci, riche en monuments dressés à la grandeur de l'homme. <br />
– C'est là, monsieur, une grande vérité.
}}
{{Réf Livre
|titre=Deux hommes de bien
|auteur=[[Arturo Pérez-Reverte]]
|traducteur=Gabriel Iaculli
|éditeur=Seuil
|année=2017
|page=276
|ISBN=978-2-02-128804-9
}}
== Michèle Petit ==
{{Citation|Ridha : « Ce que j’aimerais, c’est que le bibliothécaire ait du temps pour se consacrer à ce qui est de l’ordre de la vie, tout ce qui touche à la vie. Plutôt qu’être un conservateur de livres, être un magicien qui nous emmène dans des mondes ».}}
{{Réf Livre|titre=Eloge de la lecture. La construction de soi|auteur=Michèle Petit|éditeur=Belin|année=2002|page=43|ISBN=978-2701132426}}
== [[Jean-René Van der Plaetsen]] ==
{{Citation|
Mais qui osera le dire ? Il y a des hommes dont la voix manque à notre époque. Aujourd'hui, c'est au fond des bibliothèques, dans le silence et la pénombre des salles de lecture désertées, que nous pouvons parfois entendre ces hommes nous murmurer ce que fut leur vie. C'est par les bibliothèques que nous trouverons le salut.
}}
{{Réf Livre
|titre=La Nostalgie de l'honneur
|auteur=[[Jean-René Van der Plaetsen]]
|éditeur=Grasset
|année=2017
|page=123
|ISBN=978-2-246-81393-4
}}
== [[Fred Vargas]] ==
{{citation|Richard Valence avait de l'aversion pour les bibliothèques, parce qu'il fallait s'y abstenir de tout, de faire du bruit avec ses paroles, de fumer, de remuer, de soupirer, bref de faire du bruit avec sa vie. Il y avait des gens qui disaient que ces contraintes du corps favorisent la pensée. Chez lui, elles la détruisaient instantanément.}}
{{Réf Livre
|titre={{w|Ceux qui vont mourir te saluent}}
|auteur=[[Fred Vargas]]
|éditeur=J'ai lu
|année=2004
|page=66
}}
== [[Carlo Vecce]]==
{{Citation|Sa bibliothèque, ouverte à tous les domaines disciplinaires, reflétait la vision d’un monde encore fondé sur l’unité et la circulation du savoir, avant que le processus de division et de spécialisation ne commence à l’ère moderne. Une bibliothèque au service de la recherche quotidienne, dans laquelle la lecture était orientée par des intérêts spécifiques. [[Léonard de Vinci|Léonard]] n’était pas un [[lecteur]] passif. Il soumet à un examen critique les textes avec lesquels il se confrontait, les manipule avec une grande liberté, sans être intimidé par les noms illustres des « Altori ». Ses transcriptions étaient toujours des réécritures, des ré-élaborations, des synthèses, des « traductions ».|précisions= La bibliothèque de Léonard de Vinci.}}
{{Réf Article
| titre = Les livres et le temps : la bibliothèque de Léonard de Vinci
| auteur = Carlo Vecce
| publication = Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
| numéro =163/2
| date = 2019
| page = 532
| url =https://doi.org/10.3406/crai.2019.96840
}}
{{autres projets
|commons=Library
|w=Bibliothèque
|wikt=bibliothèque
|wiktionary thésaurus = bibliothèque}}
[[Catégorie:Littérature]]
8mw8lfyxp7479wcohp0jbhmt8k6x8cw
William Blake
0
34176
459710
277709
2026-05-29T07:14:10Z
Malik2Mars
27293
On va dire : … ébauche ^^
459710
wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Fichier:William Blake by Thomas Phillips.jpg|vignette|William Blake par {{w|Thomas Phillips}} (1807).]]
'''{{w|William Blake}}''' (1757-1827) est un [[peintre]] et [[poète]] britannique.
''Le Mariage du Ciel et de l’Enfer'' est l’une de ses œuvres écrites les plus connues.
== Citations ==
{{citation
|citation=<poem>Tigre, tigre qui flamboie
Dans les forêts de la nuit
Quelle main, quel œil immortel
Put ajuster ta terrifiante symétrie ?</poem>
|original=<poem>Tyger! Tyger! burning bright
in the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?</poem>
|langue=en
|précisions= Première strophe du ''Tigre'' (''Les Chants d’Expérience'', 1794).
}}
{{Réf Livre
|titre= Gilles de Rais
|auteur= {{w|Michel Bataille}}
|éditeur= J’ai Lu
|année= 1968
|page= 4
|auteur de la contribution= William Blake
|titre de la contribution= Le Tigre
|traducteur de la contribution= n. c.
|section de la contribution= épigraphe
}}
== Citations sur William Blake ==
=== Gaston Bachelard ===
{{Citation
|citation=Pour comprendre Blake, il faut que le lecteur s'apprenne à alerter tous les muscles du corps, et qu'il y joigne essentiellement à l'effort un souffle, un souffle de colère. Il arrivera ainsi à donner son vrai sens à ce qu'on pourrait appeler pour caractériser l'inspiration blakienne : l'''inspiration rauque''.}}
{{Réf Livre
|titre=L'Air et les Songes — Essai sur l'imagination du mouvement
|auteur=[[Gaston Bachelard]]
|éditeur=Le Livre de Poche
|collection=Biblio Essais
|année=1992
|année d'origine=1943
|page=105
|partie=VI
|chapitre=II. « La poétique des ailes »
|ISBN=978-2-253-06100-7
}}
[[Fichier:William Blake signature.svg|vignette|Signature de Blake.]]
{{Autres projets
|commons=Category:William Blake
|w=William Blake
|s=Auteur:William Blake
}}
{{DEFAULTSORT:Blake, William}}
[[Catégorie:Naissance en 1757]]
[[Catégorie:Décès en 1827]]
[[Catégorie:Poète britannique]]
[[Catégorie:Peintre britannique]]
dgfieyo9yx9ibre7c0glfo80k1w2kzm
Mariama Bâ
0
37962
459724
459587
2026-05-29T08:42:33Z
Malik2Mars
27293
/* « Ma petite patrie » */ fignole détails. Réglé sur wp in main OK (cf détails pdd)
459724
wikitext
text/x-wiki
{{en travaux}}
[[Image: Mariama Bâ vers 1958 Unesco Domaine public.jpg|vignette| Mariama Bâ (1958)]]
'''{{w|Mariama Bâ}}''' est une femme de lettres sénégalaise née le {{Date-|17 avril 1929}} à {{W|Dakar}} et morte le {{Date-|17 août 1981}} dans la même ville.
== Citations ==
=== « Ma petite patrie » ===
{{pour info|Composition française rédigée à l’{{w|école normale de Rufisque}}, publiée sous le titre {{Article|titre=Combien j'ai douce souvenance du joli lieu de ma naissance|périodique={{w|Notes africaines}}|issn=0029-3954|numéro=35|pages=16-17|date=juillet 1947}} {{SUDOC|03641347X}}{{note|Ce bref essai autobiographique est très vite repris, notamment par
*{{article|auteur=[[Emmanuel Mounier]]|titre=La Route noire|périodique=Esprit|numéro=135|mois=juillet|année=1947|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30127w/f74.item|passage=74-75}}, repris l’année suivante dans son ouvrage {{ouvrage|titre= L’éveil de l’Afrique noire |année=1948|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1186316c/f33|passage=23-26}}
*{{ouvrage|auteur=[[Maurice Genevoix]]|titre=Afrique blanche-Afrique noire|année=1949}}
*{{ouvrage|auteur={{w|Jacques Richard-Molard}}|titre=Afrique Occidentale Française|année=1949}}.}}.}}
<!--À consulter : « Composition française de quatrième année de Mariama Bâ à l'Ecole Normale de jeunes filles de Rufisque » dans Mariama Bâ, ou Les allées d'un destin, 2007 (ISBN 978-2-7236-1646-1) -->
{{Citation|Pouvoir étrange du tam-tam où la musique est mouvement, le mouvement de la musique. Le sang bouillonnait dans mes veines. Je sautais, dansais. Je sentais mon ventre qui saillait ou s'enfonçait dans mes reins…. J'avais huit ans et je criais : « Tam-tam, emporte-moi. »}}
{{Réf Livre
| titre = Des femmes écrivent l'Afrique
| volume =2 : L’afrique de l’Ouest et le Sahel
| auteur = {{lien|Esi Sutherland-Addy}} et [[Aminata Diaw]] (dir.)
| éditeur = Karthala
| année = 2007
| ISBN =978-2-84586-853-3
| auteur de la contribution =Mariama Bâ
| titre de la contribution =Ma petite patrie
| page = 276-277
| url = https://books.google.fr/books?id=58GB6CY5JoQC&pg=PA276
}}
{{Citation|On a blanchi ma raison ; mais ma tête est noire, mais mon sang inattaquable est demeuré pur, comme le soleil, pur, conservé de tout contact. Mon sang est resté païen dans mes veines civilisées et se révolte, et piaffe aux sons des tam-tams noirs. […] Les souvenirs de ma petite patrie font vibrer mon âme, plus que le doigt du ''diali'' la corde de son ''halem''. Revivre un instant les douceurs vécues. Revivre la beauté ardente et forte qui n'est plus que souvenirs. Revivre et redire, oui :
<poem>« [[Chateaubriand|Combien j'ai douce souvenance
du joli lieu de ma naissance…]] »</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Des femmes écrivent l'Afrique
| volume =2 : L’afrique de l’Ouest et le Sahel
| auteur = Esi Sutherland-Addy et Aminata Diaw (dir.)
| éditeur = Karthala
| année = 2007
| ISBN =978-2-84586-853-3
| auteur de la contribution =Mariama Bâ
| titre de la contribution =Ma petite patrie
| page = 277
| https://books.google.fr/books?id=58GB6CY5JoQC&pg=PA277
}}
=== ''Une si longue lettre'', 1979 ===
{{Loupe|Une si longue lettre}}
{{Citation|Si les rêves meurent en traversant les ans et les réalités, je garde intacts mes souvenirs, sel de ma mémoire.}}
{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Le Serpent à Plumes
| collection =Motifs
| année =2005
| ISBN =2-84261-289-2
| chapitre =1
| page = 11
| url =https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0
}}
{{Citation|On ne prend pas de rendez-vous avec le destin. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut. Dans le sens de vos désirs, il vous apporte la plénitude. Mais le plus souvent, il déséquilibre et heurte.
}}
{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Le Serpent à Plumes
| collection =Motifs
| année =2005
| ISBN =2-84261-289-2
| chapitre =1
| page = 12
| url =https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0
}}
{{Citation
|citation=On peut manquer un baptême, jamais un deuil.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=3|page=13}}
{{Citation
|citation=En aimant une autre, il a brûlé son passé moralement et matériellement.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=5|page=18}}
{{Citation
|citation=La cohorte des sans-métier grossit les rangs des délinquants.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=8|page=25}}
{{Citation
|citation=Déformer une [[âme]] est aussi sacrilège qu'un assassinat.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=9|page=31}}
{{citation
|citation=Chaque métier, intellectuel ou manuel, mérite considération, qu’il requiert un pénible effort physique ou de la dextérité, des connaissances étendues ou une patience de fourmi.}}
{{Réf Livre
|titre= Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=les Classiques Africains (collection encre noire)
|année=2006
|page=31
|ISBN=978-2842612894
}}
{{Citation
| citation = On ne badine pas avec la vie. Et la vie, c'est à la fois le corps et l'esprit.
}}{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Les Classiques Africains
| collection = Encre Noire
| année = 2006
| ISBN = 978-2842612894
| chapitre = 9
| page = 31
}}
{{Citation
|citation=La [[honte]] tue plus vite que la [[maladie]].
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=12|page=39}}
{{Citation
|citation=On ne brûle pas un arbre qui porte des fruits.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=12|page=41}}
{{Citation
|citation=La vérité est laide quand on l'analyse.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=12|page=44}}
{{Citation
|citation=Une femme est comme un ballon ; qui lance ce ballon ne peut prévoir ses rebondissements. Il ne contrôle pas le lieu où il roule, moins encore celui qui s'en empare. Souvent s'en saisit une main que l'on ne soupçonnait pas.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=14|page=51}}
{{citation
|citation=Pour vaincre la détresse quand elle vous assiège, il faut de la volonté.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=52
|ISBN=978-2842612894
}}
{{Citation
|citation=L'amitié a des grandeurs inconnues de l'amour. Elle se fortifie dans les difficultés, alors que les contraintes massacrent l'amour.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=16|page=66}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2021
|mois=août
|jour=24
|commentaire=
}}
{{Citation
|citation=On ne résiste pas aux lois impérieuses qui exigent de l'homme nourriture et vêtements. Ces mêmes lois poussent le "mâle" ailleurs. Je dis bien "mâle" pour marquer la bestialité des instincts...
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=1|page=68}}
{{Citation
|citation=La femme est la racine première, fondamentale, de la nation où se greffe tout apport.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=19|page=75}}
{{citation
|citation=Quand on commence à pardonner, il y a une avalanche de fautes qui tombent et il ne reste plus qu'à pardonner encore, pardonner toujours.}}
{{Réf Livre
|titre= Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Le Serpent à plumes
|année=1979
|page=78
|ISBN=978-2-842-61289-4
}}
{{Citation
|citation=On n'abat pas l'arbre dont l'ombre vous couve.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=20|page=79}}
{{Citation
|citation=L'appétit de vivre tue la dignité de vivre.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=22|page=89}}
{{citation
|citation=La femme est la racine première, fondamentale de la nation, où se greffe tout apport, d'où part aussi toute floraison.}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|page=90}}
{{Citation
|citation=La mère de famille n'a pas de temps pour voyager. Mais elle a du temps pour mourir.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Classiques Africains|collection=Encre Noire|année=2006|ISBN=978-2842612894|chapitre=23|page=92}}
{{citation
|citation=Le parti unique ne traduit jamais l'expression unanime des citoyens.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=95
|ISBN=978-2842612894
}}
{{Citation
|citation=Chaque vie recèle une parcelle d’héroïsme, un héroïsme obscur fait d’abdications, de renoncements et d’acquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=5|page=22}}
{{Citation
|citation=Quand on pense que chaque seconde écoulée abrège la vie, on doit profiter intensément de cette seconde, c'est la somme de toutes les secondes perdues ou cueillies qui fait les vies ratées ou réussies.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=14|page=63}}
{{Citation
|citation=Quand on se laisse mollement pénétrer par l’amertume, la dépression nerveuse guette. Petit à petit, elle prend possession de votre être.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=14|page=63}}
{{Citation
|citation=Ce sont les brimades subies et les perpétuelles contradictions qui s’accumulent quelque part dans le corps et l’étouffent.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=14|page=67}}
{{Citation
|citation=La vie n’est pas lisse. On y bute sur des aspérités.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=17|page=81}}
{{Citation
|citation=Cultivez-vous au lieu de contester. Devenus adultes, pour que vos points de vue aient du crédit, il faut qu’ils émanent d’un savoir sanctionné par des diplômes.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=22|page=106}}
{{Citation
|citation=Le mariage n’est pas une chaine. C’est une adhésion réciproque à un programme de vie.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=1979|ISBN=2-7236-0430--6|chapitre=22|page=107}}
{{Citation
|citation=Ce n'est pas simple de développer un pays. Plus on est responsable, plus on le sent;la misère vous serre le coeur et vous n'avez pas de prise sur elle. Il s'agit de toutes les misères matérielles et morales.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal|année=2021|ISBN=978-2842612894|chapitre=19|page=120}}
{{Citation
|citation=Ne sois pas égoïste dans ta réaction.Embrasse le sort de tous les citoyens de ton pays. Aucun n'est bien loti, même pas nous que l'on juge nantis, bien solides financièrement alors que toutes nos économies passent à l'entretien d'une clientèle électorale avide qui croit nous avoir promus.
}}
{{Réf Livre|titre=Une si longue lettre|auteur=Mariama Bâ|éditeur=Les Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal|collection=Dakar|année=2021|ISBN=978-2842612894|chapitre=19|page=120}}
{{citation
|citation=Si tous les individus étaient du même moule, ce serait l'épouvantable collectivisme.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=95
|ISBN=978-2842612894
}}
{{citation
|citation=Les différences enfantent des chocs qui peuvent être bénéfiques au développement d'un pays si elles émanent de patriotes vrais qui n'ont d'ambition que le bonheur du citoyen.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=95
|ISBN=978-2842612894
}}
{{citation
|citation=Par sa durée, la nature défie le temps et prend sa revanche sur l'homme.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=43
|ISBN=978-2842612894
}}
{{citation
|citation=L'homme est un : grandeur et animalité confondues.}}
{{Réf Livre
|titre=Une si longue lettre
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=Les Classiques Africains
|année=2006
|page=50
|ISBN=978-2842612894
}}
{{Citation|Mon cœur est en fête chaque fois qu’une femme émerge de l’ombre. Je sais mouvant le terrain des acquis, difficile la survie des conquêtes : les contraintes sociales bousculent toujours et l’égoïsme mâle résiste.}}
{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Le Serpent à Plumes
| collection =Motifs
| année =2005
| ISBN =2-84261-289-2
| chapitre =27
| page = 163
| url =https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0
}}
{{Citation|C’est de l’harmonie du couple que nait la réussite familiale, comme l’accord de multiples instruments crée la symphonie agréable. Ce sont toutes les familles, riches ou pauvres, unies ou déchirées, conscientes ou irréfléchies qui constituent la Nation. La réussite d’une nation passe irrémédiablement par la famille.
}}
{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Le Serpent à Plumes
| collection =Motifs
| année =2005
| ISBN =2-84261-289-2
| chapitre =27
| page = 164
| url =https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0
}}
{{Citation|Malgré tout – déceptions et humiliations – l'espérance m'habite. C'est de l'humus sale et nauséabond que jaillit la plante verte et je sens pointer en moi des bourgeons neufs. Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n'est-ce pas ? J'irai à sa recherche. Tant pis pour moi si j'ai encore à t'écrire une si longue lettre…}}
{{Réf Livre
| titre = Une si longue lettre
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Le Serpent à Plumes
| collection =Motifs
| année =2005
| ISBN =2-84261-289-2
| chapitre =27
| page = 165
| url =https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0
}}
=== « La fonction politique des littératures africaines écrites » ===
{{Citation|Dans toutes les cultures, la [[femme]] qui revendique ou proteste est dévalorisée. Si la [[parole]] qui s'envole marginalise la femme, comment jugera-t-on celle qui ose fixer pour l'éternité sa pensée ? C'est dire la réticence des femmes à devenir [[écrivain]]. Leur représentation dans la littérature africaine est presque nulle. Et pourtant, comme elles ont à dire et à écrire !|précisions=Communication au symposium sur « La fonction des littératures modernes d'Afrique noire », Francfort, 4-6 octobre 1980.}}
{{Réf Article
| titre = La fonction politique des littératures africaines écrites
| auteur = Mariama Bâ
| publication = Écriture française dans le monde
| ISSN =0228-7951
| date = 1981
| volume =3
| numéro =5<!--couverture : Vol. 3, n. 1 (numéro 1 de 1981) -->
| page = 6
}}
{{Citation| C'est à nous, femmes, de prendre notre destin en mains pour bouleverser l'ordre établi à notre détriment et ne point le subir. Nous devons user comme les hommes de cette arme, pacifique certes mais sûre, qu'est l'[[écriture]].}}
{{Réf Article
| titre = La fonction politique des littératures africaines écrites
| auteur = Mariama Bâ
| publication = Écriture française dans le monde
| ISSN =0228-7951
| date = 1981
| volume =3
| numéro =5<!--couverture : Vol. 3, n. 1 (numéro 1 de 1981) -->
| page = 7
}}
=== ''Un chant écarlate'', 1981 ===
{{voir autre projet|Un chant écarlate|''Un chant écarlate''}}
{{citation
|citation=Les grandes idées ont déserté l'âme des africains.}}
{{Réf Livre
|titre=Un chant écarlate
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=NEAS
|année=1981
|page=70
|ISBN=9782723608268
}}
{{citation
|citation=Combien de gouvernants avons-nous vus ici qui ont été des étudiants à l'avant-garde des mouvements de libération nationale et qui aujourd'hui, les pieds sur l'étrier du pouvoir, sont méconnaissables. Ils blâment ce qu'ils prônaient autefrois.}}
{{Réf Livre
|titre=Un chant écarlate
|auteur=Mariama Bâ
|éditeur=NEAS
|année=1981
|page=70
|ISBN=9782723608268
}}
{{Citation|Un à un, Djibril Guèye laissa tomber les fragments d'un dicton de la sagesse populaire : […] « Quand on abandonne son tertre, tout tertre où l'on se hisse croule. »}}
{{Réf Livre
| titre = Un chant écarlate
| auteur = Mariama Bâ
| éditeur = Les Prouesses
| année = 2021
| ISBN = 978-2-493324-00-9
| partie =Troisième
| chapitre =11
| page = 291
}}
=== Entretiens ===
{{citation|citation= Il est temps de bouleverser les mentalités, de changer la vision que l'on a habituellement de la femme et qui ne va pas plus loin que celle que l'on a d'un objet, d'un jouet.}}
{{Réf Article
| titre = Interview à Mariama Bâ
| auteur = ''Afrique nouvelle''
| publication = 1570
| date = 8 au 14 août 1979
| page = 18
}}
{{citation|citation= Il est temps de faire accepter la femme comme une personne humaine, la compagne, à part entière, de l'homme.}}
{{Réf Article
| titre = Interview à Mariama Bâ
| auteur = ''Afrique nouvelle''
| publication = 1570
| date = 8 au 14 août 1979
| page = 18
}}
{{Citation|Normalement, j'aurais dû grandir dans ce milieu familial, sans connaître l'école, avec l'éducation traditionnelle qui comprend l'initiation à des rites. Je devais savoir faire la cuisine, la vaisselle, piler le mil, transformer la farine en couscous. Je devais savoir laver le linge, repasser les grands-boubous et chuter le moment venu, avec ou sans mon consentement dans une autre famille, chez un mari.
}}
{{Réf Article
| titre = Succès littéraire de Mariama Bâ pour son livre Une si longue lettre
| auteur = Alioune Touré Dia
| publication = Amina
| numéro = 84
| date = novembre 1984
| page = url <!-- p. 12-14 -->
| url =https://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINABaLettre.html
}}
== Citations rapportées ==
{{citation
| citation = Je n'ai ni la grandeur d'âme, ni les qualités de Ramatoulay, et ma vie est beaucoup plus dense, beaucoup moins dramatique en péripéties que celle de mon héroïne
}}
{{Réf Livre
| titre = Des vies de combat
| auteur = [[Audrey Célestine]]
| éditeur = Proche
| année = 2022
| page = 164
| chapitre = Vivre libres Fin XIXe - 1960
| ISBN = 9782493909084
}}
== Citations sur ==
=== Odome Angone ===
{{Loupe|Odome Angone}}
=== Audrey Célestine ===
{{Loupe|Audrey Célestine}}
{{Citation|Elle se marie trois fois. Et trois fois elle divorce. Quand le mariage l'étouffe, elle préfère s'écouter et en sortir.
}}
{{Réf Livre
| titre = Des vies de combat
| auteur = Audrey Célestine
| éditeur = Proche
| année = 2022
| page = 165
| chapitre = Vivre libres Fin XIXe - 1960
| ISBN = 9782493909084
}}
{{Citation|Mariama Bâ décrit un monde qui assigne des femmes à des places qu'elles acceptent...mais pas toujours. Qui les fait sombrer dans la souffrance du corps et de l'esprit mais qui les incite à activer mille formes de solidarité.
}}
{{Réf Livre
| titre = Des vies de combat
| auteur = Audrey Célestine
| éditeur = Proche
| année = 2022
| page = 166
| chapitre = Vivre libres Fin XIXe - 1960
| ISBN = 9782493909084
}}
=== Birago Diop ===
{{Loupe|Birago Diop}}
{{Citation|« Les Filles » s'étaient mises aussi à taquiner le stylo, la Pointe Bic ou la machine à écrire. [[Annette Mbaye d’Erneville|Annette]] « la doyenne », l'infatigable et toujours disponible, m'amènera à la clinique un mardi au crépuscule Mariama Bâ […]. Elles m'avaient remis un manuscrit. Et Mariama m'avait dit : « — Si c'est bon, Tu en fais ce que tu veux. Si ce n'est pas bon, Tu me le rends ». J'avais passé une partie de la nuit à lire le manuscrit de ''[[Une si longue lettre|Une Si Longue Lettre]]''. Le lendemain mercredi après-midi, au Comité de Lecture des {{w|Nouvelles Éditions africaines|N.E.A.}}, j'avais remis parmi mes fiches de lecture, celle du manuscrit de Mariama, avec l'annotation la plus courte que j'ai jamais faite : « – Nous avons trouvé une Bête de plume. A publier tout de suite ».}}
{{Réf Livre
| titre = Et les yeux pour me dire
| auteur = Birago Diop
| éditeur = L’Harmattan
| année = 1989
| ISBN =2-7384-0333-6
| partie = Mon retour aux lettres
| page = 7
}}
=== Axelle Jah Njiké ===
{{loupe|Axelle Jah Njiké}}
=== Amélie Mbaye ===
{{Loupe|Amélie Mbaye}}
{{Citation|Elle était en avance sur son temps. Oser en parler à cette période ! mais elle savait comment le faire, même si parfois les mots étaient très durs.|précisions=propos d’Amélie Mbaye}}
{{Réf Article
| titre = Cinéma: « Une si longue lettre » de Mariama Bâ, adapté par la réalisatrice sénégalaise [[Angèle Diabang Brener|Angèle Dabiang]]
| auteur = Gwendal Lavina
| publication = RFI
| date = 06/07/2025
| page = url
| url= https://www.rfi.fr/fr/afrique/20250706-cinéma-si-longue-lettre-de-mariama-bâ-adapté-angèle-dabiang-senegal
}}
=== Annette Mbaye d’Erneville ===
{{Loupe|Annette Mbaye d’Erneville}}
{{Citation|La littérature africaine a été pendant longtemps dominée par le sexe fort et les femmes ont eu tendance à croire que c'était un domaine réservé aux hommes. Pourtant, lorsque les femmes ont publié, elles ont écrit des chefs-d'œuvre. Je suis très fière d'avoir "marrainée" : ''[[Une si longue lettre|Une si Longue Lettre]]'' de Mariama Bâ et le ''{{w|Le Baobab fou|Baobab fou}}'' de [[Ken Bugul]]. J'ai pris l'initiative de les présenter aux Nouvelles Editions Africaines peut-être parce que les génies ne se reconnaissent pas eux-mêmes, il faut que d'autres les mettent en plein jour. Mariama Bâ était très modeste. Elle ne croyait pas que son livre valait la peine d'être publié. Il a fallu que [[#Birago Diop|Birago Diop]], qui ne la connaissait pas, dise au cours d'une réunion du comité de rédaction : "Mariama Bâ, c'est une bête de plume" pour qu'elle même, Mariama Bâ, ait vraiment confiance en elle. Et pourtant quel talent !}}
{{Réf Livre
| titre = Littérature féminine francophone d'Afrique noire ; suivi d'un dictionnaire des romancières
| auteur = {{w|Pierrette Herzberger-Fofana}}
| éditeur = L’Harmattan
| année = 2000
| ISBN = 2-7384-9905-8
| partie =Interviews
| chapitre =Annette Mbaye d’Erneville (Sénégal)
| page = 376
}}
== Notes et références ==
{{Références}}
== Liens externes ==
{{Autres projets
|w= Mariama Bâ
|commons=Mariama Bâ
}}
{{DEFAULTSORT:Ba, Mariama}}
[[Catégorie:Naissance en 1929]]
[[Catégorie:Décès en 1981]]
[[Catégorie:Écrivain sénégalais]]
[[Catégorie:Femme de lettres sénégalaise]]
[[Catégorie:Personnalité féminine sénégalaise]]
[[Catégorie:Romancier]]
f1e7hdp6r899ris0l35ks2lmo0vwqtv
Monique Wittig
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2026-05-29T07:55:00Z
Malik2Mars
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/* ''Les Guérillères'', 1969 */ Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. […] Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre. (Nb : decoupe là [[Wendy Delorme#Devenir lionne, 2023]], p. 20-21). Demander illustration(s) façon mur [[María Zambrano]] ?
459715
wikitext
text/x-wiki
[[File:Monique Wittig (ph. Colette Geoffrey).jpg|thumb|right|Wittig en 1985]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|13|juillet|1935}} et morte le 3 janvier 2003, est une romancière, philosophe, théoricienne et militante féministe lesbienne française.
== ''Brouillon pour un dictionnaire des amantes'' ==
{{Citation
| citation = Oubli. (tomber dans l' ), si vous ne voulez pas y tomber de vous même on vous y poussera.
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| année d'origine = 1976
| langue = fr
| page = 168
}}
{{Citation
| citation = Poil. On appelle poils la glorieuse toison qui recouvre les jambes, les bras, les aisselles, le pubis et en partie la figure.
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
| page = 177
}}
{{Citation
| citation = Menstrue. Les menstrues sont les larmes de la lune, ainsi appelées en célébration par celles qui les célèbrent.
}}{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 150
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Ovaire. "T'as pas les ovaires de faire ça". Expression en usage chez un peuple d'amantes du début de l'âge de gloire qui vivaient en Gaule et s'appelaient les petites marguerites.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 169
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Puissance. Quand les petites amantes se mettent à briller et à émettre des couleurs, elles deviennent des puissances.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 179
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Sirène. Parmi les amazones qui ont fait le plus de passages dans les corps des poissonnes de la mer pour obtenir des transformations ou des mutations, il y a les sirènes.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 192
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Reine. Chez les anciennes amazones, on appelait reine, momentanément ou pendant une longue période, la guerrière la plus vaillante de la région ou de la tribu.
| langue = fr
}}{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 182
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
== ''La Pensée straight'' ==
{{Voir autre projet|La Pensée straight|''La Pensée straight''}}
{{Citation
| citation = L'hétérosexualité est le régime politique sous lequel nous vivons, fondé sur l'esclavagisme des femmes.
}}{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Amsterdam
| année = 2018
| page = 13
| tome =
}}
{{citation|Les lesbiennes ne sont pas des femmes.}}
{{Réf Livre|titre=La pensée straight
|auteur=Monique Wittig
|éditeur=Éditions Tierces
|année=1980
|page=[https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2015-1-page-70.htm#]
|tome= Questions féministes, n° 7, février 1980 numéro 7
|collection=
|année d'origine=1980}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2023
|mois=avril
|jour=26
|commentaire=[[w:Journée de la visibilité lesbienne|Journée de la visibilité lesbienne]]
}}
{{citation|Le lesbianisme pour le moment nous fournit la seule forme sociale dans laquelle nous puissions vivre libre. De plus, "lesbianisme" est le seul concept que je connaisse qui soit au-delà des catégories de ''sexe'' (femme et homme) parce que le sujet désigné (lesbienne) N'EST PAS une femme, ni économiquement, ni politiquement, ni idéologiquement. En effet, ce qui fait une femme c'est une relation sociale particulière à un homme, relation que nous avons autrefois appelée de servage, relation qui implique des obligations personnelles et physiques aussi bien que des obligations économiques ("assignation à résidence", corvée domestique, devoir conjugal, production d'enfants illimitée, etc.), relation à laquelle les lesbiennes échappent en refusant de devenir ou de rester hétérosexuelles. Nous sommes transfuges à notre classe de la même façon que les esclaves "marrons" américains l'étaient en échappant à l'esclavage et en devenant des hommes et des femmes libres, c'est-à-dire que c'est pour nous une nécessité absolue, et comme pour eux et pour elles, notre survie exige de contribuer de toutes nos forces à la déconstruction de la classe - les hommes - dans laquelle les hommes s'approprient les femmes et cela ne peut s'accomplir que par la destruction de l'hétérosexualité comme système social basé sur l'oppression et l'appropriation des femmes par les hommes et qui produit le corps de doctrines sur la différence entre les sexes pour justifier cette oppression.}}
{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions Amsterdam
| année = 2018
| page = 64-65
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
|mois=juin
|jour=25
|commentaire=Jour de la marche des fiertés parisienne
}}
{{Citation
| citation = Avoir une conscience lesbienne, c'est ne jamais oublier à quel point être «la-femme» était pour nous «contre-nature», contraignant, totalement opprimant et destructeur.
}}{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions Amsterdam
| année = 2018
| page = 56
}}
== Questions Féministes ==
{{Citation
| citation = On ne naît pas femme
| langue = fr
}}{{Réf Article
| titre = On ne naît pas femme
| auteur = Monique Wittig
| publication = Questions Féministes
| date = 05/1980
| page = 75
| langue = fr
| url = https://www.jstor.org/stable/40619199
}}
== ''Les Guérillères'', 1969 ==
{{voir autre projet|Les Guérillères|''Les Guérillères''}}
{{Citation|Elles disent qu'elles ont appris à compter sur leurs propres forces. Elles disent qu'elles savent ce qu'ensemble elles signifient. Elles disent, que celles qui revendiquent un langage nouveau apprennent d'abord la violence. Elles disent, que celles qui veulent transformer le monde s'emparent avant tout des fusils. Elles disent qu'elles partent de zéro. Elles disent que c'est un monde nouveau qui commence.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 116
}}
{{Citation|[…] elles disent que des animaux elles ne pourraient pas en manger, mais que de l'homme oui, elles peuvent.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 134-135
}}
{{Citation| Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. Elles disent, je serai la vengeance universelle. Elles disent, je serai l'[[Attila]] de ces féroces despotes, causes de nos pleurs et de nos souffrances. Elles disent, et quand par bonheur toutes voudront se rallier à moi, chacune sera [[Néron]] également et mettra le feu dans [[Rome]]. Elles disent, guerre, à moi. Elles disent, guerre, en avant. Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 166
}}
== Liens externes ==
{{Autres projets
|w=Monique Wittig
|commons=Category:Monique Wittig}}
{{DEFAULTSORT:Wittig, Monique}}
[[Catégorie:Naissance en 1935]]
[[Catégorie:Décès en 2003]]
[[Catégorie:Philosophe française]]
[[Catégorie:Femme féministe française]]
[[Catégorie:Romancière française]]
[[Catégorie:Essayiste française]]
[[Catégorie:Militant pour les droits LGBT]]
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459726
459715
2026-05-29T08:58:17Z
Malik2Mars
27293
/* ''Les Guérillères'', 1969 */ "Elles disent". Choisie, 1.09 +select. Rappel : cita là [[Wendy Delorme#Devenir lionne, 2023]] p. 20-21
459726
wikitext
text/x-wiki
[[File:Monique Wittig (ph. Colette Geoffrey).jpg|thumb|right|Wittig en 1985]]
'''{{w}}''', née le {{Date-|13|juillet|1935}} et morte le 3 janvier 2003, est une romancière, philosophe, théoricienne et militante féministe lesbienne française.
== ''Brouillon pour un dictionnaire des amantes'' ==
{{Citation
| citation = Oubli. (tomber dans l' ), si vous ne voulez pas y tomber de vous même on vous y poussera.
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| année d'origine = 1976
| langue = fr
| page = 168
}}
{{Citation
| citation = Poil. On appelle poils la glorieuse toison qui recouvre les jambes, les bras, les aisselles, le pubis et en partie la figure.
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
| page = 177
}}
{{Citation
| citation = Menstrue. Les menstrues sont les larmes de la lune, ainsi appelées en célébration par celles qui les célèbrent.
}}{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 150
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Ovaire. "T'as pas les ovaires de faire ça". Expression en usage chez un peuple d'amantes du début de l'âge de gloire qui vivaient en Gaule et s'appelaient les petites marguerites.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 169
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Puissance. Quand les petites amantes se mettent à briller et à émettre des couleurs, elles deviennent des puissances.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 179
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Sirène. Parmi les amazones qui ont fait le plus de passages dans les corps des poissonnes de la mer pour obtenir des transformations ou des mutations, il y a les sirènes.
| langue = fr
}}
{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 192
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
{{Citation
| citation = Reine. Chez les anciennes amazones, on appelait reine, momentanément ou pendant une longue période, la guerrière la plus vaillante de la région ou de la tribu.
| langue = fr
}}{{Réf Livre
| titre = Brouillon pour un dictionnaire des amantes
| auteur = Monique Wittig, Sande Zeig
| éditeur = Grasset
| année = 2018
| page = 182
| ISBN = 978-2-246-19482-8
| année d'origine = 1976
| langue = fr
}}
== ''La Pensée straight'' ==
{{Voir autre projet|La Pensée straight|''La Pensée straight''}}
{{Citation
| citation = L'hétérosexualité est le régime politique sous lequel nous vivons, fondé sur l'esclavagisme des femmes.
}}{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Amsterdam
| année = 2018
| page = 13
| tome =
}}
{{citation|Les lesbiennes ne sont pas des femmes.}}
{{Réf Livre|titre=La pensée straight
|auteur=Monique Wittig
|éditeur=Éditions Tierces
|année=1980
|page=[https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2015-1-page-70.htm#]
|tome= Questions féministes, n° 7, février 1980 numéro 7
|collection=
|année d'origine=1980}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2023
|mois=avril
|jour=26
|commentaire=[[w:Journée de la visibilité lesbienne|Journée de la visibilité lesbienne]]
}}
{{citation|Le lesbianisme pour le moment nous fournit la seule forme sociale dans laquelle nous puissions vivre libre. De plus, "lesbianisme" est le seul concept que je connaisse qui soit au-delà des catégories de ''sexe'' (femme et homme) parce que le sujet désigné (lesbienne) N'EST PAS une femme, ni économiquement, ni politiquement, ni idéologiquement. En effet, ce qui fait une femme c'est une relation sociale particulière à un homme, relation que nous avons autrefois appelée de servage, relation qui implique des obligations personnelles et physiques aussi bien que des obligations économiques ("assignation à résidence", corvée domestique, devoir conjugal, production d'enfants illimitée, etc.), relation à laquelle les lesbiennes échappent en refusant de devenir ou de rester hétérosexuelles. Nous sommes transfuges à notre classe de la même façon que les esclaves "marrons" américains l'étaient en échappant à l'esclavage et en devenant des hommes et des femmes libres, c'est-à-dire que c'est pour nous une nécessité absolue, et comme pour eux et pour elles, notre survie exige de contribuer de toutes nos forces à la déconstruction de la classe - les hommes - dans laquelle les hommes s'approprient les femmes et cela ne peut s'accomplir que par la destruction de l'hétérosexualité comme système social basé sur l'oppression et l'appropriation des femmes par les hommes et qui produit le corps de doctrines sur la différence entre les sexes pour justifier cette oppression.}}
{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions Amsterdam
| année = 2018
| page = 64-65
}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2022
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}}
{{Citation
| citation = Avoir une conscience lesbienne, c'est ne jamais oublier à quel point être «la-femme» était pour nous «contre-nature», contraignant, totalement opprimant et destructeur.
}}{{Réf Livre
| titre = La pensée straight
| auteur = Monique Wittig
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| année = 2018
| page = 56
}}
== Questions Féministes ==
{{Citation
| citation = On ne naît pas femme
| langue = fr
}}{{Réf Article
| titre = On ne naît pas femme
| auteur = Monique Wittig
| publication = Questions Féministes
| date = 05/1980
| page = 75
| langue = fr
| url = https://www.jstor.org/stable/40619199
}}
== ''Les Guérillères'', 1969 ==
{{voir autre projet|Les Guérillères|''Les Guérillères''}}
{{Citation|Elles disent qu'elles ont appris à compter sur leurs propres forces. Elles disent qu'elles savent ce qu'ensemble elles signifient. Elles disent, que celles qui revendiquent un langage nouveau apprennent d'abord la violence. Elles disent, que celles qui veulent transformer le monde s'emparent avant tout des fusils. Elles disent qu'elles partent de zéro. Elles disent que c'est un monde nouveau qui commence.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 116
}}
{{Citation|[…] elles disent que des animaux elles ne pourraient pas en manger, mais que de l'homme oui, elles peuvent.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 134-135
}}
{{Citation| Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. Elles disent, je serai la vengeance universelle. Elles disent, je serai l'[[Attila]] de ces féroces despotes, causes de nos pleurs et de nos souffrances. Elles disent, et quand par bonheur toutes voudront se rallier à moi, chacune sera [[Néron]] également et mettra le feu dans [[Rome]]. Elles disent, guerre, à moi. Elles disent, guerre, en avant. Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre.}}
{{Réf Livre
| titre = Les Guérillères
| auteur = Monique Wittig
| éditeur = Éditions de minuit
| année = 2019
| année d'origine = 1969
| ISBN =978-2-7073-4570-7
| page = 166
}}
{{Choisie citation du jour
| puce = *
| année = 2026
| mois = septembre
| jour = 1
| commentaire = et pour la [[Modèle:Citation_du_jour/Switch/Sélection#/41|sélection au hasard]]
}}
== Liens externes ==
{{Autres projets
|w=Monique Wittig
|commons=Category:Monique Wittig}}
{{DEFAULTSORT:Wittig, Monique}}
[[Catégorie:Naissance en 1935]]
[[Catégorie:Décès en 2003]]
[[Catégorie:Philosophe française]]
[[Catégorie:Femme féministe française]]
[[Catégorie:Romancière française]]
[[Catégorie:Essayiste française]]
[[Catégorie:Militant pour les droits LGBT]]
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Alice Neel
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/* Citations */
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wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Fichier:Alice Neel portrait by ©Lynn Gilbert 1976.jpg|vignette|]]
'''{{w}}''', née en 1900 et morte en 1984, est une artiste peintre américaine.
== Citations ==
{{citation|citation=L'Art se contrefiche de savoir si vous êtes un homme ou une femme. Tout ce que vous devez avoir c'est du talent, et travailler comme un dingue.
|original=Art doesn't care if you are a man or a woman. One thing you have to have is talent, and you have to work like mad.
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
|éditeur= H.N. Abrams
|année=1983
|page=77
|ISBN=0-810-91358-5
|traducteur=Wikiquote
|url=https://archive.org/details/aliceneel0000hill/page/76/mode/2up
}}
{{citation|citation=C'est un moment de la vie très important et qui a été négligé. Je trouve que c'est un sujet parfaitement légitime et les gens, par fausse modestie ou par lâcheté, ne l'ont jamais montré (...).
|original=It's a very important part of life and it was neglected. I feel as a subject it's perfectly legitimate, and people out of false modesty, or being sissies, never shoved it (...).
|langue=en
|précisions=Réponse d'Alice Neel à la question : Qu'est-ce qui vous attire dans les femmes enceintes ? Un thème traité, à minima à six reprises dans sa peinture.
}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
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}}
{{citation|citation=L'art, c'est deux choses : la recherche d'une voie et la recherche de la liberté. C'est très difficile d'être libre. Tu sais, toutes ces choses de la vie n'en finissent pas de t'accabler, alors c'est très difficile de se sentir libre.
|original=Art is two things: a search for a road and a search for freedom. It's very hard to get freedom. You know all theses things in life keep crawling over you all the time, so it's very hard to feel free.
|langue=en
|précisions= En réponse à la question : avez-vous vous une théorie sur l'art ?
}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
|éditeur= H.N. Abrams
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|page=183
|ISBN=0-810-91358-5
|traducteur=Wikiquote
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}}
{{Citation|Le mouvement de libération des femmes est en train de donner aux femmes le droit de pratiquer ouvertement ce que j’ai dû faire clandestinement. J'ai toujours pensé que les femmes devaient s'indigner et cesser d’accepter les insultes gratuites que les hommes leur infligent. L’artiste femme est particulièrement vulnérable et peut se retrouver privée de confiance en soi.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 133
}}
{{Citation|Quelles que soient les règles, quand on peint, on crée son propre monde. L’injustice n’a pas de sexe, et l’une des premières motivations de mon travail a été de mettre au jour les inégalités et les pressions à travers la psychologie des gens que j’ai peints.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 133
}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|En [[politique]] comme dans la vie, j’ai toujours aimé les perdants, les outsiders. Cette odeur de succès, je ne l’aimais pas.|précisions=}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 15
}}
== Citations sur ==
{{citation
| citation = Les portraits de femmes enceintes ou de mères de famille (''Ginny et Elisabeth, 1975'') témoignent d'un intérêt constant pour la condition féminine et attirent sur la fin de sa vie l'attention des jeunes [[Féminisme|féministes]]. Si elle n'approuve pas la radicalité du discours de ses cadettes, elle accepte toutefois d'apparaître comme l'une de leurs figures tutélaires, comme une pionnière.
}}
{{Réf Livre
|titre=Les femmes artistes sont dangereuses
|auteur= [[Laure Adler]], Camille Viéville
|éditeur=Flammarion
|année=2018
|ISBN= 978-2-081-41628-4
|page= 74
}}
{{Citation|Ce sont des tableaux qui vont au fond des âmes de ceux qu'elle représente, qui traduisent leurs doutes, leurs fragilités, leurs fiertés et leurs émotions par les contorsions des lignes et le feu des couleurs.}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Anaël Pigeat
|éditeur=Flammarion
|année=2022
|page=8
|ISBN=978-2-080-29548-4
}}
{{Citation|La position d'Alice Neel par rapport aux mouvements [[Féminisme|féministes]] a pu paraître distante : elle a toujours récusé une quelconque spécificité d'un art féminin. Mais la façon dont elle a mené sa propre vie parle à elle seule (...).}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Anaël Pigeat
|éditeur=Flammarion
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|ISBN=978-2-080-29548-4
}}
{{Citation|Alice Neel préfère mettre son énergie revendicatrice dans son art, en prenant parti pour des êtres fragiles ou marginaux, qu'elle peint avec une certaine [[rage]], manière pour elle d'attirer l'[[attention]].}}
{{Réf Article
|titre=Alice Neel, Merveilleuse engagée
|auteur=Élisabeth Couturier
|publication=Historia
|numéro=913
|date=janvier 2023
|page=74
|ISSN=1270-0835
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Alice Neel|commons=Category:Alice Neel}}
{{Palette|Femmes peintres}}
{{DEFAULTSORT:Neil, Alice}}
[[Catégorie:Naissance en 1900]]
[[Catégorie:Femme peintre]]
[[Catégorie:Décès en 1984]]
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/* Citations rapportées */
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{{Ébauche}}
[[Fichier:Alice Neel portrait by ©Lynn Gilbert 1976.jpg|vignette|]]
'''{{w}}''', née en 1900 et morte en 1984, est une artiste peintre américaine.
== Citations ==
{{citation|citation=L'Art se contrefiche de savoir si vous êtes un homme ou une femme. Tout ce que vous devez avoir c'est du talent, et travailler comme un dingue.
|original=Art doesn't care if you are a man or a woman. One thing you have to have is talent, and you have to work like mad.
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}}
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{{citation|citation=C'est un moment de la vie très important et qui a été négligé. Je trouve que c'est un sujet parfaitement légitime et les gens, par fausse modestie ou par lâcheté, ne l'ont jamais montré (...).
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}}
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{{citation|citation=L'art, c'est deux choses : la recherche d'une voie et la recherche de la liberté. C'est très difficile d'être libre. Tu sais, toutes ces choses de la vie n'en finissent pas de t'accabler, alors c'est très difficile de se sentir libre.
|original=Art is two things: a search for a road and a search for freedom. It's very hard to get freedom. You know all theses things in life keep crawling over you all the time, so it's very hard to feel free.
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|précisions= En réponse à la question : avez-vous vous une théorie sur l'art ?
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{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
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{{Citation|Le mouvement de libération des femmes est en train de donner aux femmes le droit de pratiquer ouvertement ce que j’ai dû faire clandestinement. J'ai toujours pensé que les femmes devaient s'indigner et cesser d’accepter les insultes gratuites que les hommes leur infligent. L’artiste femme est particulièrement vulnérable et peut se retrouver privée de confiance en soi.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
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}}
{{Citation|Quelles que soient les règles, quand on peint, on crée son propre monde. L’injustice n’a pas de sexe, et l’une des premières motivations de mon travail a été de mettre au jour les inégalités et les pressions à travers la psychologie des gens que j’ai peints.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
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== Citations rapportées ==
{{Citation|En [[politique]] comme dans la vie, j’ai toujours aimé les perdants, les outsiders. Cette odeur de succès, je ne l’aimais pas.|précisions= « Alice Neel by Henry Geldzahler », ''Alice Neel'', Dia Center for the Arts, 1991}}
{{Réf Livre
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| auteur = Angela Lampe
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}}
{{Citation| Quand on est artiste, on est en quête de liberté; on ne la trouvera jamais, parce qu'il n'y a pas de liberté. Mais au moins on la cherche.
En fait, on pourrait appeler l'art une quête. |original=When you're an artist you're searching for freedom; you'll never find it, cause there ain't any freedom. But at least you search for it.
In fact, art could be called the search.|langue=en|précisions=''{{w|langue=en|Alice Neel (film)|Alice Neel}}'', 2007.}}
{{Réf Livre
| titre = [[Claire Tabouret]]
| auteur = Raphaëlle Pinoncély
| traducteur = Cerise Fontaine
| éditeur = Perrotin
| année = 2021
| ISBN =979-10-91539-30-2
| page = 60
}}
== Citations sur ==
{{citation
| citation = Les portraits de femmes enceintes ou de mères de famille (''Ginny et Elisabeth, 1975'') témoignent d'un intérêt constant pour la condition féminine et attirent sur la fin de sa vie l'attention des jeunes [[Féminisme|féministes]]. Si elle n'approuve pas la radicalité du discours de ses cadettes, elle accepte toutefois d'apparaître comme l'une de leurs figures tutélaires, comme une pionnière.
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{{Réf Livre
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|auteur= [[Laure Adler]], Camille Viéville
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}}
{{Citation|Ce sont des tableaux qui vont au fond des âmes de ceux qu'elle représente, qui traduisent leurs doutes, leurs fragilités, leurs fiertés et leurs émotions par les contorsions des lignes et le feu des couleurs.}}
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{{Citation|La position d'Alice Neel par rapport aux mouvements [[Féminisme|féministes]] a pu paraître distante : elle a toujours récusé une quelconque spécificité d'un art féminin. Mais la façon dont elle a mené sa propre vie parle à elle seule (...).}}
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|auteur=Anaël Pigeat
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{{Citation|Alice Neel préfère mettre son énergie revendicatrice dans son art, en prenant parti pour des êtres fragiles ou marginaux, qu'elle peint avec une certaine [[rage]], manière pour elle d'attirer l'[[attention]].}}
{{Réf Article
|titre=Alice Neel, Merveilleuse engagée
|auteur=Élisabeth Couturier
|publication=Historia
|numéro=913
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|ISSN=1270-0835
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Alice Neel|commons=Category:Alice Neel}}
{{Palette|Femmes peintres}}
{{DEFAULTSORT:Neil, Alice}}
[[Catégorie:Naissance en 1900]]
[[Catégorie:Femme peintre]]
[[Catégorie:Décès en 1984]]
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text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Fichier:Alice Neel portrait by ©Lynn Gilbert 1976.jpg|vignette|]]
'''{{w}}''', née en 1900 et morte en 1984, est une artiste peintre américaine.
== Citations ==
{{citation|citation=L'Art se contrefiche de savoir si vous êtes un homme ou une femme. Tout ce que vous devez avoir c'est du talent, et travailler comme un dingue.
|original=Art doesn't care if you are a man or a woman. One thing you have to have is talent, and you have to work like mad.
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{{citation|citation=C'est un moment de la vie très important et qui a été négligé. Je trouve que c'est un sujet parfaitement légitime et les gens, par fausse modestie ou par lâcheté, ne l'ont jamais montré (...).
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{{citation|citation=L'art, c'est deux choses : la recherche d'une voie et la recherche de la liberté. C'est très difficile d'être libre. Tu sais, toutes ces choses de la vie n'en finissent pas de t'accabler, alors c'est très difficile de se sentir libre.
|original=Art is two things: a search for a road and a search for freedom. It's very hard to get freedom. You know all theses things in life keep crawling over you all the time, so it's very hard to feel free.
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}}
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{{Citation|Le mouvement de libération des femmes est en train de donner aux femmes le droit de pratiquer ouvertement ce que j’ai dû faire clandestinement. J'ai toujours pensé que les femmes devaient s'indigner et cesser d’accepter les insultes gratuites que les hommes leur infligent. L’artiste femme est particulièrement vulnérable et peut se retrouver privée de confiance en soi.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
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| titre = Alice Neel, un regard engagé
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{{Citation|Quelles que soient les règles, quand on peint, on crée son propre monde. L’injustice n’a pas de sexe, et l’une des premières motivations de mon travail a été de mettre au jour les inégalités et les pressions à travers la psychologie des gens que j’ai peints.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
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== Citations rapportées ==
{{Citation|En [[politique]] comme dans la vie, j’ai toujours aimé les perdants, les outsiders. Cette odeur de succès, je ne l’aimais pas.|précisions= « Alice Neel by Henry Geldzahler », ''Alice Neel'', Dia Center for the Arts, 1991.}}
{{Réf Livre
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{{Citation| Quand on est artiste, on est en quête de liberté; on ne la trouvera jamais, parce qu'il n'y a pas de liberté. Mais au moins on la cherche. En fait, on pourrait appeler l'art une quête. |original=When you're an artist you're searching for freedom; you'll never find it, cause there ain't any freedom. But at least you search for it. In fact, art could be called the search.|langue=en|précisions=''{{w|lang=en|Alice Neel (film)|Alice Neel}}'', 2007.}}
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| titre = [[Claire Tabouret]]
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}}
== Citations sur ==
{{citation
| citation = Les portraits de femmes enceintes ou de mères de famille (''Ginny et Elisabeth, 1975'') témoignent d'un intérêt constant pour la condition féminine et attirent sur la fin de sa vie l'attention des jeunes [[Féminisme|féministes]]. Si elle n'approuve pas la radicalité du discours de ses cadettes, elle accepte toutefois d'apparaître comme l'une de leurs figures tutélaires, comme une pionnière.
}}
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|titre=Les femmes artistes sont dangereuses
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}}
{{Citation|Ce sont des tableaux qui vont au fond des âmes de ceux qu'elle représente, qui traduisent leurs doutes, leurs fragilités, leurs fiertés et leurs émotions par les contorsions des lignes et le feu des couleurs.}}
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{{Citation|La position d'Alice Neel par rapport aux mouvements [[Féminisme|féministes]] a pu paraître distante : elle a toujours récusé une quelconque spécificité d'un art féminin. Mais la façon dont elle a mené sa propre vie parle à elle seule (...).}}
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{{Citation|Alice Neel préfère mettre son énergie revendicatrice dans son art, en prenant parti pour des êtres fragiles ou marginaux, qu'elle peint avec une certaine [[rage]], manière pour elle d'attirer l'[[attention]].}}
{{Réf Article
|titre=Alice Neel, Merveilleuse engagée
|auteur=Élisabeth Couturier
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|numéro=913
|date=janvier 2023
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}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Alice Neel|commons=Category:Alice Neel}}
{{Palette|Femmes peintres}}
{{DEFAULTSORT:Neil, Alice}}
[[Catégorie:Naissance en 1900]]
[[Catégorie:Femme peintre]]
[[Catégorie:Décès en 1984]]
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/* Citations rapportées */
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text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Fichier:Alice Neel portrait by ©Lynn Gilbert 1976.jpg|vignette|]]
'''{{w}}''', née en 1900 et morte en 1984, est une artiste peintre américaine.
== Citations ==
{{citation|citation=L'Art se contrefiche de savoir si vous êtes un homme ou une femme. Tout ce que vous devez avoir c'est du talent, et travailler comme un dingue.
|original=Art doesn't care if you are a man or a woman. One thing you have to have is talent, and you have to work like mad.
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
|éditeur= H.N. Abrams
|année=1983
|page=77
|ISBN=0-810-91358-5
|traducteur=Wikiquote
|url=https://archive.org/details/aliceneel0000hill/page/76/mode/2up
}}
{{citation|citation=C'est un moment de la vie très important et qui a été négligé. Je trouve que c'est un sujet parfaitement légitime et les gens, par fausse modestie ou par lâcheté, ne l'ont jamais montré (...).
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}}
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|ISBN=0-810-91358-5
|traducteur=Wikiquote
|url=https://archive.org/details/aliceneel0000hill/page/162/mode/2up
}}
{{citation|citation=L'art, c'est deux choses : la recherche d'une voie et la recherche de la liberté. C'est très difficile d'être libre. Tu sais, toutes ces choses de la vie n'en finissent pas de t'accabler, alors c'est très difficile de se sentir libre.
|original=Art is two things: a search for a road and a search for freedom. It's very hard to get freedom. You know all theses things in life keep crawling over you all the time, so it's very hard to feel free.
|langue=en
|précisions= En réponse à la question : avez-vous vous une théorie sur l'art ?
}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Patricia Hills
|éditeur= H.N. Abrams
|année=1983
|page=183
|ISBN=0-810-91358-5
|traducteur=Wikiquote
|url=https://archive.org/details/aliceneel0000hill/page/182/mode/2up
}}
{{Citation|Le mouvement de libération des femmes est en train de donner aux femmes le droit de pratiquer ouvertement ce que j’ai dû faire clandestinement. J'ai toujours pensé que les femmes devaient s'indigner et cesser d’accepter les insultes gratuites que les hommes leur infligent. L’artiste femme est particulièrement vulnérable et peut se retrouver privée de confiance en soi.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 133
}}
{{Citation|Quelles que soient les règles, quand on peint, on crée son propre monde. L’injustice n’a pas de sexe, et l’une des premières motivations de mon travail a été de mettre au jour les inégalités et les pressions à travers la psychologie des gens que j’ai peints.|précisions=« A statement by Alice Neel », Moore College of Art, Philadelphie, 1971.}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 133
}}
== Citations rapportées ==
{{Citation|En [[politique]] comme dans la vie, j’ai toujours aimé les perdants, les outsiders. Cette odeur de succès, je ne l’aimais pas.|précisions= « Alice Neel by Henry Geldzahler », ''Alice Neel'', Dia Center for the Arts, 1991.}}
{{Réf Livre
| titre = Alice Neel, un regard engagé
| auteur = Angela Lampe
| éditeur = Centre Pompidou
| année = 2020
| ISBN =978-2-84426-877-8
| page = 15 et 22-23
}}
{{Citation| Quand on est artiste, on est en quête de [[liberté]]; on ne la trouvera jamais, parce qu'il n'y a pas de liberté. Mais au moins on la cherche. En fait, on pourrait appeler l'[[art]] une quête. |original=When you're an artist you're searching for freedom; you'll never find it, cause there ain't any freedom. But at least you search for it. In fact, art could be called the search.|langue=en|précisions=''{{w|lang=en|Alice Neel (film)|Alice Neel}}'', 2007.}}
{{Réf Livre
| titre = [[Claire Tabouret]]
| auteur = Raphaëlle Pinoncély
| traducteur = Cerise Fontaine
| éditeur = Perrotin
| année = 2021
| ISBN =979-10-91539-30-2
| page = 60
}}
== Citations sur ==
{{citation
| citation = Les portraits de femmes enceintes ou de mères de famille (''Ginny et Elisabeth, 1975'') témoignent d'un intérêt constant pour la condition féminine et attirent sur la fin de sa vie l'attention des jeunes [[Féminisme|féministes]]. Si elle n'approuve pas la radicalité du discours de ses cadettes, elle accepte toutefois d'apparaître comme l'une de leurs figures tutélaires, comme une pionnière.
}}
{{Réf Livre
|titre=Les femmes artistes sont dangereuses
|auteur= [[Laure Adler]], Camille Viéville
|éditeur=Flammarion
|année=2018
|ISBN= 978-2-081-41628-4
|page= 74
}}
{{Citation|Ce sont des tableaux qui vont au fond des âmes de ceux qu'elle représente, qui traduisent leurs doutes, leurs fragilités, leurs fiertés et leurs émotions par les contorsions des lignes et le feu des couleurs.}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Anaël Pigeat
|éditeur=Flammarion
|année=2022
|page=8
|ISBN=978-2-080-29548-4
}}
{{Citation|La position d'Alice Neel par rapport aux mouvements [[Féminisme|féministes]] a pu paraître distante : elle a toujours récusé une quelconque spécificité d'un art féminin. Mais la façon dont elle a mené sa propre vie parle à elle seule (...).}}
{{Réf Livre|titre=Alice Neel
|auteur=Anaël Pigeat
|éditeur=Flammarion
|année=2022
|page=34
|ISBN=978-2-080-29548-4
}}
{{Citation|Alice Neel préfère mettre son énergie revendicatrice dans son art, en prenant parti pour des êtres fragiles ou marginaux, qu'elle peint avec une certaine [[rage]], manière pour elle d'attirer l'[[attention]].}}
{{Réf Article
|titre=Alice Neel, Merveilleuse engagée
|auteur=Élisabeth Couturier
|publication=Historia
|numéro=913
|date=janvier 2023
|page=74
|ISSN=1270-0835
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Alice Neel|commons=Category:Alice Neel}}
{{Palette|Femmes peintres}}
{{DEFAULTSORT:Neil, Alice}}
[[Catégorie:Naissance en 1900]]
[[Catégorie:Femme peintre]]
[[Catégorie:Décès en 1984]]
7pc22j5apxo4dil0vgc4qq55c44ndu8
Discussion:Mariama Bâ
1
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2026-05-29T08:51:24Z
Malik2Mars
27293
/* Sur « Petite patrie » */ {{Résolu}} On peut considérer que c’est Résolu, et sur wp aussi. Cf détails en pdd [[w:Discussion:Mariama Bâ#« Petite patrie »]] et cm de diff. Pour ici, gardons le titre « Ma petite patrie » : moindre suprise; et la Ref Des femmes écrivent l'Afrique, plus accessible. Rappel : manque le premier paragraphe, qu’on peut lire dans 1947 p. 16 et qui est aussi dans Mounier 1947 et 1948. Cf plus haut. ~~~~
459725
wikitext
text/x-wiki
== Wiki Loves Women - #Shesaid ==
Campagne #Shesaid [[Utilisateur:Aristidek5maya|Aristidek5maya]] ([[Discussion utilisateur:Aristidek5maya|discussion]]) 3 décembre 2022 à 15:52 (CET)
== À ranger, pour info ==
Page à vérif/ranger. Plusieurs section #Une si longue lettre, contenu #Un chant écarlate à revoir.
Comme par hasard, les deux cita ajoutées en mai 2022 là [[spécial:diff/344411]] et suivant se trouvent
*p. 135 de {{ouvrage|titre= Femmes du Bénin au cœur de la dynamique du changement social|année=2008|isbn=978-99919-66-86-1}} (réf et acces là [[w:Condition des femmes au Bénin#Bibliographie]])
*et '''là aussi''', peut-être dans ce {{ouvrage|auteur={{w| Adrien Huannou}}|titre=300 citations d'auteurs africains}} (ou ed 350), '''je le note enfin''' noir sur blanc… {{sifflote}}.
{{Citation bloc|Il est temps de bouleverser les mentalités, de changer la vision que l’on a habituellement de la femme et qui ne va pas plus loin que celle que l’on a d’un objet, d’un jouet. / Il est temps de faire accepter la femme comme une personne humaine, la compagne, à part entière, de l’homme.}}
A noter acces :
*{{ouvrage|titre=Une si longue lettre|édition=les Nouvelles éditions africaines du Sénégal|isbn=2-7236 1042-X|url=https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_1}}
*{{ouvrage|titre=Une si longue lettre|isbn=2-84261-289-2|url=https://archive.org/details/unesilonguelettr00bama_0}}
+, de nouveau, plusieurs Ref avec lien lire en ligne fictif/factice [[w:Une si longue lettre#Bibliographie]], mais y a bien qlq acces dont :
*{{ouvrage/Test|auteur=Bouba Tabti-Mohammedi|titre=Mariama Bâ, Une si longue lettre|édition=Honoré Champion|année=2016|isbn=9782745331472|doi=10.14375/NP.9782745331472}} (LBW)
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 octobre 2025 à 17:20 (CEST)
:Bon,
:*1) page [[Une si longue lettre]] créée par c/c, voir [[Discussion utilisateur:Pronoia#Créditer]], je ne sais pas si le contenu a bien été vérifié et la copie est partielle. Bref, ça complique la tâche… qui connaît un peu sait que y a en section ici qlq étrangetés disons {{songeur}}….
:**1.1 fige version ici 15 nov [[spécial:lien permanent/434903]]
:**1.2 après comparaison des contenus, on a bien copie des citations jusqu’à celle p. 95 « Le parti unique ne traduit jamais l'expression unanime des citoyens »
:**1.3 {{faire}} vérif complète, puis replacer/corriger le reste….
:*2) vu le pb précédent, l’ajout de la section « rapportées » n’aide pas là aussi dans le sens où si je veux simplement en replacer une, je dois tout revoir pour bien faire… (ping {{ping|Myrelionis}} pour info). bref qlq notes pour wikif/replacer petit à petit les 3 :
:**2.1 « Mon coeur est en fête chaque fois qu'une femme émerge de l'ombre » ->une si longue lettre, chap. 27, p.
:**2.2
:***2.2.1 « Je n'ai ni la grandeur d'âme, ni les qualités de Ramatoulay », ≈ « Je n’ai ni la bonté ni la grandeur d’âme de Ramatoulaye », parfois cité via {{ouvrage|titre=Romancières africaines d'expression française|isbn=2-7384-2205-5}} p. 32 (dispo Perlego via LBW), qui cite NL 81 (1989), p. 134 (erreur date) -> {{article|auteur=[[Aminata Maïga Ka]]|titre=Ramatoulaye, Aissatou, Mireille et… Mariama Ba|périodique=Notre librairie|numéro=81|passage=134|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6490944x/f138}}
:***2.2.2 « et ma vie est beaucoup plus dense, beaucoup moins dramatique en péripéties que celle de mon héroïne »
:***NB: sauf erreur, intégralement rapportée aussi dans l’ouvrage {{ouvrage|titre=Mariama Bâ ou les allées d'un destin|isbn=978-2-7236-1646-1}} (voir https://aflit.arts.uwa.edu.au/reviewfr_ba09.html)
:*2.3 ->entretien https://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINABaLettre.html
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 décembre 2025 à 16:32 (CET)
::Bonjour Malik, merci pour le travail que tu fais. Pardon si ma question te semble bête mais qu'entends-tu par vu "le pb précédent, l’ajout de la section « rapportées »" ? [[Utilisateur:Myrelionis|Myrelionis]] ([[Discussion utilisateur:Myrelionis|discussion]]) 1 décembre 2025 à 16:45 (CET)
:::{{ping|Myrelionis}}, pardon ! Je wikif mes notes petit à petit, c’est incomplet en l’état, je dois faire d’énormes recherches via les historiques etc donc j’ai besoin de rediger la trame en premier.
:::Aucun Probleme avec tes ajouts ou la création de Pronoia. Ce qui a c’est que le contenu de la section Une si longue lettre est à revoir intégralement, y’a au moins un intrus disons. Certaines pratiques de bidonnages sont passées sous les radars ces dernières années…. Bref, dans le cas des 3 rapportées, je vais préciser et me charger d’indiquer les sources d’origine, ça me plait de faire ça donc aucun pb, au contraire ! Ce qui a c’est que la premiere par ex vient de Une si longue lettre, et que je ne peux pas simplement la deplacer sans me charger d’abord de ce travail de vérif complete, ça n’a pas de sens à mes yeux. C’était juste un ping pour info, désolé pour le malentendu.
:::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 décembre 2025 à 16:56 (CET)
::::Oki je comprends mieux merci :) Et bon courage pour ce travail de longue haleine [[Utilisateur:Myrelionis|Myrelionis]] ([[Discussion utilisateur:Myrelionis|discussion]]) 1 décembre 2025 à 16:59 (CET)
Débutons 1.3. Comme signalé plus haut, y’a qlq temps on avait plusieurs sections pour Une si longue lettre voir la version qui précède ce diff [[spécial:diff/431233]] (rapide fusion section par moi-meme, 24.10.25). Ça commence là [[spécial:diff/377658]] (8.2.24)… puis une suite de modif avec des éditions différentes, ce qui est étrange (mais ça peut m’arriver aussi pour des raisons bien particulières (accès, Ed augmentée, Œuvres complètes, etc), donc jusque là…), puis … ajout de [[spécial:diff/378204]] (27.2.24)… et là : Hum {{songeur}}.
A noter que les « corrections » des pb ISBN du 15.11.25 (à partir de [[spécial:diff/434868]]) causent encore plus de problèmes en fait, ça ne « corrige » qu’en apparence… c’est qui est bien plus gênant…
Je dois avouer que ce qui me chiffonne le plus personnellement là, c’est d’être passé si longtemps à côté comme sur d’autres pages (par ex trad bancales, incohérences données biblio, impossibilité n. de p., sans parler des cita que je sais exactement où trouver sans avoir vraiment besoin de (re)verifier même si je le fais par rigueur (cf. [[Discussion:Emily Brontë#Ajout 11.11.24, Woolf, trad Yourcenar, non ?]])… ), je dois pas laisser passer, ça doit doit me tilter immédiatement. {{Grr}} moi-même.
bref. Allez, ça changera rien de commenter plus. Au travail ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 1 décembre 2025 à 19:30 (CET)
:Retrait là {{fait.}} : [[spécial:diff/440759]], « début traitement pb (cf pdd), retrait [[spécial:diff/378204]] (27 fevrier 2024). » Cita : « Quand on abandonne son tertre, tout tertre où l'on se hisse croule » (source indiquée : Une si longue lettre, p. 250……..); à replacer section Un chant écarlate (qui, juste pour info, avait comme titre envisagé Le tertre abandonné….){{sifflote}}.
:Vérif/rangement reste de la section Une si longue lettre à suivre.
:Rappel: ce même contributeur a fait d’autres ajouts « bidonnés ». Il faudra statuer niveau admin ce qu’on fait dans ce cas.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 19 décembre 2025 à 21:03 (CET)
::+1, idem là [[Discussion:Chinua Achebe#À faire]]. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 janvier 2026 à 17:05 (CET)
:::Replace cita « Quand on abandonne son tertre, tout tertre où l'on se hisse croule », {{Fait.}}.
:::mais je note en passant que les deux autres cita en l’état p. 70 de [[Mariama Bâ#Un chant écarlate, 1981]] (ajout là [[spécial:diff/344399]] +1), n’ont pas à être découpées, même passage : Un point les sépare… Dans mon ed 2021, partie 1, chap 8, p. 96.
:::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 janvier 2026 à 21:19 (CET)
::::Cela dit, je sais pas encore comment faire pour les parties en wolof, l’ortho est différente dans mon ed. Mais je peux pas négliger ces parties, voir par ex Chantal Zabus, « La langue avant la lettre », NL, 1994, 117, Nouvelles écritures féminines, 1 La parole aux femmes, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6496109k/f97. Bref. A voir. Joker : appel à un ami ! [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 31 janvier 2026 à 11:45 (CET)
== Sur « Petite patrie » ==
{{Résolu}}
{{Citation bloc|On a blanchi ma raison ; mais ma tête est noire, mais mon sang inattaquable est demeuré pur, comme le soleil, pur, conservé de tout contact. Mon sang est resté païen dans mes veines civilisées et se révolte, et piaffe aux sons des tam-tams noirs.}}
Dans le cadre d’un {{rouge|fil rouge}} sur '''[[Utilisateur:Malik2Mars/Des femmes écrivent l'Afrique|''Des femmes écrivent l'Afrique'']]''' (page brouillon), on trouve « Ma petite patrie » dans :
*{{ouvrage/Test|titre=Des femmes écrivent l'Afrique|volume=2|titre volume=L’afrique de l’Ouest et le Sahel|édition=Karthala|année=2007|isbn=978-2-84586-853-3|url=https://books.google.fr/books?id=58GB6CY5JoQC&pg=PA274|passage=274-277}}
Le texte, qui commence à « je me souviens de naguère » (c’est à dire sans le § « petite patrie, tu es pour moi »), est introduit ainsi : {{cita| Ma petite patrie », est une perle; il fut écrit dans le courant de l'année 1943, l'année durant laquelle Bâ entra à l'École Normale de Rufisque. Ce morceau de jeunesse, composé alors qu'elle n'avait que quatorze ans, fut préservé par deux autorités coloniales différentes […]. Cet essai fut écrit en 1943, en réponse au sujet dont la formulation clôture le texte : « [[s:Spécial:Recherche/all:"Combien j'ai douce souvenance"|Combien j'ai douce souvenance, Du joli lieu de ma naissance]]…». }} (p. 275)
À creuser. A noter que
*Vaguement évoqué sur wp avec qlq Ref sans grand rapport …: [[w:Spécial:Lien permanent/228918351#D%C3%A9buts]] (Mariama Bâ#Débuts)
**[[Maurice Genevoix]] : '''précisions''' 1949, ''Afrique blanche-Afrique noire''
**[[w:Jacques Richard-Molard]] : '''précisions''' 1949, ''Afrique Occidentale Française''
**{{w|Esprit (revue)}} : source wp [[Kidi Bebey]], Le Monde, '''précisions (hypothèse)''' : le texte de Mounier {{article|titre=La Route noire|périodique=Esprit|numéro=135|année=1947|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30127w/f66.item|passage=74-75}} (?), c’est à dire le même texte que dans son ouvrage de 1948
**la Ref wp, « Festac… Memories of Lagos », {{doi|10.1632/S0030812923001098}} (LBW Cambridge), c’est une note de bas de page, en gros, en quatrième année, texte qui a impressionné Genevoix et Richard-Molard qui l’ont largement citée. Par contre, y’a une Ref donnée en plus, et '''là ça devient intéressant''' :
***{{article|auteur=János Riesz and Richard Bjornson|titre=Mariama Bâ's "Une si longue lettre": An Erziehungsroman|périodique=Research in African Literatures|année=1991|volume=22|url=https://www.jstor.org/stable/3819604}} : précisions, reprod+trad {{en}} p. 38-41
**dans une interview, « Alioune Touré Dia. « Succès littéraire de Mariama Bâ pour son livre Une si longue lettre », Amina 84 (novembre 1979), pp.12-14., https://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINABaLettre.html
*texte aussi dans
** « Combien j'ai douce souvenance du joli lieu de ma naissance », {{w|Notes africaines}}, 35, 1947, p. 16-17.
**{{ouvrage|auteur=[[Emmanuel Mounier]]|titre= L’éveil de l’Afrique noire |année=1948|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1186316c/f33}} {{ok}}
***->[[Emmanuel Mounier#L’éveil de l’Afrique noire, 2007]]
***accès AMU 1948 et 2007
**passage cité dans un compte rendu https://aflit.arts.uwa.edu.au/reviewfr_ba09.html
***Donc -> « Composition française de '''quatrième année''' de Mariama Bâ à l'Ecole Normale de jeunes filles de Rufisque » dans {{ouvrage|titre=Mariama Bâ ou les allées d'un destin|année=2007|isbn=978-2-7236-1646-1}}
'''Note puzzle. À reconstruire chronologiquement.'''
Sur ce texte, pour préciser, voir aussi
*{{ouvrage|auteur=Janos Riesz|titre="Astres et désastres" : histoire et récits de vie africains de la colonie à la postcolonie|année=2009|isbn=978-3-487-13577-9}} (acces {{w|MMSH}})
**NB: ?reprise de son article de 1991, An Erziehungsroman?
*{{ouvrage|auteur=Céline Labrune-Badiane, Etienne Smith|titre=Les Hussards noirs de la colonie|isbn=978-2-8111-1917-1|url=https://books.google.fr/books?id=84qnDwAAQBAJ&pg=PA417|passage=417-.}} (acces partiel en ligne, +acces AMU), cf extrait et note 313 p. 419 sur Notes africaines 1947 + cité/reprod par Mounier et Genevoix. Mounier 1948 {{ok}}; Genevoix 1949
*{{article|auteur= Pascale Barthélémy|titre=« Je suis une Africaine… j'ai vingt ans ». Écrits féminins et modernité en Afrique occidentale française (c. 1940-c. 1950)|périodique=Annales. Histoire, Sciences Sociales|année=2009|numéro=4/64. « Cultures écrites en Afrique »|url=https://shs.cairn.info/revue-annales-2009-4-page-825}}; idem Notes africaines, Mounier, Genevoix
*Bouba Tabti-Mohammedi, 2016, p. 13-14, Ref citée section ci-dessus, l’évoque rapidement avec citation du commentaire de Mariama Bâ elle-même citant (approximativement) ce passage dans l’interview Amina 1979 indiquée plus haut.
A completer un poil. Ajouter section, extrait +courte note. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 octobre 2025 à 01:56 (CEST) / Maj Mounier 1947, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 octobre 2025 à 04:23 (CEST)
:Voilà, section ajoutée, deux extraits, un pour info annoté. Je suis allé à l’essentiel. Je vais laisser un mot sur wp. De Riesz, voir aussi dans {{ouvrage|titre=Genres autobiographiques en Afrique|année=1996|isbn=3-496-02592-1}} (là aussi MMSH)
:w bon, je repasse dans qlq temps pour m’occuper de la section Une si longue lettre si pas fait d’ici là…
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 24 octobre 2025 à 07:42 (CEST)
Pour rappel, contrairement à wp, ici, dans l’optique d’un travail de qualité, on cherchera à etre le plus précis possible sur les sources, les données « bibliographiques », à remonter à l’origine dans la mesure du possible. Donc on a parfois besoin de laisser une trace des recherches et sources consultées afin d’être en mesure de remonter le fil si des corrections/précisions nécessaires sont demandées.
En l’état, la source utilisée c’est Des femmes écrivent l’Afrique. Pour rappel/info, c’est la version fr de {{ouvrage/Test|langue=en|auteur1={{lien|Esi Sutherland-Addy}}|auteur2=[[Aminata Diaw]]|directeur-=oui|directeur2=oui|titre=Women writing Africa|édition=Feminist Press at the City University of New York|année=2005|volume=2|titre volume=West Africa and the Sahel|isbn=1-558-61500-8|url=https://archive.org/details/womenwritingafri0000unse_l4s6}}. En partie « copyright », "fr" p. 612 ("en" p. 462), on lit aussi « 1943 », et que pour la version "en" c’est la trad de Bjornson 1991 mentionnée plus haut.
Résumé des points encore {{???}}.
*La date de rédact : 1943 {{???}} comme indiqué dans Des femmes écrivent l’Afrique ou bien 1947 ? D’où l’absence de date dans le titre de section. Point.
*Cette publi dans Esprit mentionnée par Kidi Bebey, est-ce comme je le suppose un « raccourci » qui fait référence à la publi de Mounier ?
Reste à faire :
*Voir « Composition française de '''quatrième année''' de Mariama Bâ à l'Ecole Normale de jeunes filles de Rufisque » dans {{ouvrage|titre=Mariama Bâ ou les allées d'un destin|année=2007|isbn=978-2-7236-1646-1}}
Je vais devoir faire pareil pour une autre publi, avec au moins une citation à ajouter. Trop de petites "divergences" bibliographiques par les sources qui « rapportent ».
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 décembre 2025 à 13:54 (CET)
{{RI}}
{{Résolu}}
On peut considérer que c’est Résolu, et sur wp aussi. Cf détails en pdd [[w:Discussion:Mariama Bâ#« Petite patrie »]] et cm de diff. Pour ici, gardons le titre « Ma petite patrie » : moindre suprise; et la Ref Des femmes écrivent l'Afrique, plus accessible. Rappel : manque le premier paragraphe, qu’on peut lire dans 1947 p. 16 et qui est aussi dans Mounier 1947 et 1948. Cf plus haut.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 10:51 (CEST)
== Doublon du 23.10.25 ==
{{Bonjour|Alain Fortuné14}}, j’ai supprimé la page [[Mariama Ba]] que vous avez créée ce jour. La page existe déjà ici. Pour rappel, le contenu de la section citations de votre ébauche :
«
{{Citation|Ajouter une citation complète (ici par exemple tirée d'un livre)
l’homme est un : grandeur et animalité confondues.
Aucun geste de sa part n’est de pur idéal. Aucun geste de sa part
n’est de pure bestialité.
}}
{{Réf Livre
| titre = une si longue lettre
| auteur = Mariam Ba
| éditeur = le serpent a plumes
| année = 2011
| ISBN =
| page = 36
}}
»
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 23 octobre 2025 à 17:32 (CEST)
== « Cette arme […], l'écriture » ==
{{résolu}}
Un peu comme pour « Ma petite patrie » (voir plus haut), on a sur wp [[w:Mariama Bâ#Publications]] l’indication suivante : « La fonction politique des littératures africaines écrites, Écriture africaine dans le monde (articles et discours de Mariama Bâ), 1981 ».
Citation(s) à ajouter ici :
{{Citation bloc|C’est à nous, femmes, de prendre notre destin en mains pour bouleverser [/soulever] l’orde établi à notre détriment et ne point le subir. Nous devons user comme les hommes de cette arme, pacifique certes mais sûre, qu'est l'écriture}}
Le petit probleme ici est que je ne suis arrivé à consulter une version "complete" de la publication d’origine ou une reprod. Je n’ai que des « rapportées » (plus ou moins centrées) et qu’à ce niveau là, y’a qlq divergences "bibliographiques" (et une au niveau de bouleverser/soulever). Détails des « rapportées » listés en brouillon.
On trouve donc « La fonction politique des littératures africaines écrites » ou « Fonctions politiques des littératures africaines », dans ''Écriture française dans le monde'' ou ''Écriture africaine dans le monde''.
La source la plus complète niveau données et extraits que j’ai pu consulter pour le moment c’est « L’Afrique noire en voix de femme. Le féminisme précurseur d’Aoua Kéita et Mariama Bâ », Anales de Filología Francesa, 2017, ([https://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=6234491 dialnet]) https://revistas.um.es/analesff/article/view/315881. On peut aussi citer l’article (moins centré) de [[Angèle Bassolé-Ouédraogo]], « Et les Africaines prirent la plume ! Histoire d'une conquête », 1998, https://motspluriels.arts.uwa.edu.au/MP898abo.html, avec justement ces divergences "biblio".
Comme pour « Ma petite patrie », une version est reprod dans {{ouvrage|titre=Mariama Bâ, ou, Les allées d'un destin|isbn=978-2-7236-1646-1}} (https://aflit.arts.uwa.edu.au/reviewfr_ba09.html).
Pour résumer, en l’état, c’est une intervention à Francfort en 1980, publiée au Québec dans ''Écriture française dans le monde'', volume 3, numero 5, 1981, p. 3-7.
Une autre cita à ajouter :
{{Citation bloc|Dans toutes les cultures la femme qui proteste est dévalorisée. Si la parole qui s’envole marginalise la femme, comment jugera-t-on celle qui ose fixer pour l’éternité sa pensée ? C’est dire la réticence des femmes à devenir écrivain. Leur représentation dans la littérature africaine est presque nulle. Et pourtant, comme elles ont à dire et à écrire !}}
Je vais recroiser toutes les données et les sources listées en brouillon, creuser encore un peu et bien revérifier, puis faudra les ajouter, en sections rapportees pour le moment.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 décembre 2025 à 16:37 (CET)
:Voilà, section [[Mariama Bâ#« La fonction politique des littératures africaines écrites »]], dans Ecriture française dans le monde, p. 3-7. {{done}}.
:Notes détaillées sur les rapportées et les divergences biblio là [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon#Arme]].
:Pas eu besoin de passer par des sources rapportées en fait. Une fois identifié correctement la publi, c’est à dire "Ecriture française dans le monde", j’ai trouvé un acces à la MMSH… pour rappel, suis d’abord passé par une Recherche https://www.usherbrooke.ca/biblio, donc ? ISSN 0708-4838 ? https://portal.issn.org/search?search=0708-4838 {{Non}} donc réctif. Comme l’indique {{SUDOC|037602470}}, « devient : Ecriture française dans le monde, ISSN 0228-7951 » donc {{SUDOC|039212025}}, et là Dispo MMSH. Quand c’est uniquement dispo à la MMSH, la notice sudoc n’a pas le lien auto vers le catalogue AMU, donc ça https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=1008935. Pour info : c’est bien le volumes 3, numero 5. En plus, sur la couverture, on trouve : vol. 3, n. 1. Car numero 1 de l’année 1981. Les deux premiers volumes sont des numéros double. Le vol. 3 lui est donc le numero 5 comme indiqué à l’intérieur page sommaire et en bas de chaque page de ce volume.
:Details biblio à corriger dans le cas ici aussi sur wp, [[w:Mariama Bâ#Publications]].
:Section ici à completer un poil. Et faudra consulter/preciser la version dans la bio 2007 {{ISBN|978-2-7236-1646-1}}. Ouvrage qui fera l’objet d’une demande d’accès [[Aide:Ressources]], dès que la fonction est en place.
:[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 15 avril 2026 à 20:29 (CEST)
== Citation pour Francautrices ==
{{Résolu}}
Cher @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]], Mariama Ba a été choisie pour être la Joker du jeu FrancAutrices. Nous aimerions savoir si cette citation est legit pour la faire figurer sur le jeu de carte : '''''Si la parole qui s'envole marginalise la femme, comment jugera-t-on celle qui ose fixer pour l'éternité sa pensée ?'''''.
Crois-tu que tu pourrais vérifier ?
Bien à toi, [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 26 mai 2026 à 22:31 (CEST)
:{{Ping|Natacha LSP}}, salut ! C’est l’objet de la section juste au dessus « Cette arme », avec sources secondaires et cheminement pour la primaire et reprod dans la bio 2007. Pour résumer, je n’étais pas certain de pouvoir accéder à la publi d’origine donc j’envisageais de passer par du rapporté. Mais y’avait des divergences biblio sur le titre de l’article et sur la revue. Problemes qui se retrouvent sur wp à cette heure. Bref. Mais finalement en re-croisant bien toutes les infos et qlq requêtes sur les catalogues, j’ai pu identifier un acces à la {{w|MMSH}} : https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=1008935. Pas empruntable, j’ai donc pris des photos. Toute la section ici [[Mariama Bâ#« La fonction politique des littératures africaines écrites »]] est de moi, je crois le jour même de mon deplacement à la MMSH. Ce sont les 5 dernieres modifications ici toutes commentées, datées du 15 avril après 19h30 [[spécial:diff/454312]]. Donc sauf à avoir picolé ce jour là (je plaisante), tout est en ordre (je vais reverif au cas où tout de même) ! Donc {{go}}. Au fait, pour les pages sélectionnées, je sais que parfois je traine à avancer certains travaux donc NHP à me rappeler à l’ordre ! Je vais fignoler les qlq détails qui restent à régler pour retirer le bandeau d’ici demain. Vraiment désolé. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 22:53 (CEST)
:Tout est en ordre. J’ai sous les yeux la version numérisée de la couverture, des premières pages avec les données biblio (ISSN, volume, numéro, date, etc.), le sommaire, et l’article en question qui est bien p. 3-7, la cita en p. 6, paragraphe « en guise de conclusion ». Mon OCR a du mal donc je pense que j’ai dû recopier informatiquement mot après mot le 15 avril mais tout est OK {{ping|Natacha LSP}}. {{Go}}. (ps:J’avais même eu la surprise de trouver dans cette revue un compte rendu p. 114-117 de [[Assia Djebar#Femmes d'Alger dans leur appartement, 1980]] {{sourire}}).
:Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 26 mai 2026 à 23:18 (CEST)
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Si aucune [[Wikiquote:Citation du jour|citation du jour]] n’est choisie pour un jour donné, les citations ci-dessous s’affichent aléatoirement en page d’accueil via le modèle protégé [[Modèle:Citation du jour]].
Pour ajouter une citation à la sélection totalement visible ici, il faut créer la sous-page correspondante. Voir le bouton cliquable bleu en bas de page ici (cliquez là [[#/{{Pagesincat|Citation du jour/Switch}}|'''#''']]). La mise en forme est automatique.
Les citations ajoutées à la sélection ne sont pas automatiquement catégorisées lors de la création semi-automatique via le modèle [[Modèle:Citation du jour/Switch/Preload]]. Il y a actuellement '''{{Pagesincat|Citation du jour/Switch}}''' citations dans la [[:Catégorie:Citation du jour/Switch]]. La valeur du '''{{souligner|n}}''' sur la page [[Modèle:Citation du jour/Switch]] (<nowiki>{{rand|1|</nowiki>'''{{souligner|n}}'''<nowiki>}}</nowiki>) est donnée avec {{m|Pagesincat}}, il est donc important de bien respecter cette catégorisation; il faut ajouter
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''Nota'': pour [[w:Aide:Purge du cache|rafraîchir cette page]], vous pouvez cliquer sur [[Image:Reload Icon Blue.svg|15px]] en haut à droite.
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text/x-wiki
[[Fichier:Claire Tabouret by Logan White.jpg|alt=Femme brune aux cheveux long assise assise sur un échafaudage, vêtue de vêtements noirs couverts de taches de peinture jaune.|vignette|Claire Tabouret photographiée par la photographe américaine Logan White en 2016.]]
'''{{w}}''', née en 1981, est une artiste peintre française. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de [[Paris]]. En 2021, elle réalise des sculptures coulées en [[bronze]], puis peintes, inspirée par [[Edgar Degas]].
== Citation ==
{{Citation|Pour moi l'[[Art]], ça a été un endroit, ça a été un espace où je pouvais me définir autrement et être légèrement différente tous les jours.}}
{{Réf Émission|émission= Claire Tabouret : Interview femme en or pour TEVA
|auteur= Carole Mathieu Castelli
|diffuseur= TEVA
|date= 2014
|langue= fr
}}
{{Citation|Ça me [[surprise|surprend]] à chaque fois. Moi, je me présente toujours, "je suis Claire Tabouret, je fais de la peinture", je ne m’attends pas à ce que les gens connaissent mon travail.
| précisions = Propos recueillis par Sabrina Champenois
}}
{{Réf Article
| titre = Le portrait : Claire Tabouret, peindre pour sortir du cadre
| auteur = Sabrina Champenois
| publication = Libération
| date = 10 juillet 2024
| page = url
| langue =
| traducteur =
| url = https://www.liberation.fr/portraits/claire-tabouret-peindre-pour-sortir-du-cadre-20240710_PC5TL3BQVNFGTJDVPCW2FLRHTM/
}}
{{Citation|Mes peintures sont un espace défini dans lequel quelque chose vient de se jouer. Le peintre est comme un metteur en scène qui dispose les éléments de la composition.}}
== Citations sur ==
{{Citation|Une forme de mélancolie émane de ses tableaux, figures au [[visage]] impassible et doux sur détachant sur des fonds monochromes, couples faisant l'amour, lutteurs, marcheurs de dos, personnages [[Masque|masqués]] ou outrageusement [[maquillage|maquillés]], migrants, tous exécutés d'un trait presque facile.
}}
{{Réf Livre
| titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses,
| auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville
| éditeur = Flammarion
| année = 2022
| ISBN = 978-2-080-27932-3
| page = 112
}}
[[Fichier:Pents09.jpg|vignette|alt=Une femme vétue d'une robe longue un faucon posé sur sa main, autour d'elle 9 pentacles (le mot anglais pour désigner les deniers). En haut de la carte, au milieu, un 9 en chiffre romain|Le neuf de deniers original du tarot de [[A. E. Waite]] et [[Pamela Colman Smith]]]]
{{citation|citation=Dans la maison de Claire Tabouret et Nathan Thelen, le regard est immédiatement happé vers le plafond. On y voit une femme au costume noble, un faucon posé sur sa main – le Neuf de Denier. Une femme nue agenouillée, versant de l’[[eau]] depuis deux cruches, l’une dans un ruisseau, l’autre sur la [[terre]] — l’Étoile. Et un couple, les Amoureux, semble divisé par ce qui ressemble à une [[boussole]]. Toutes ces images proviennent du tarot de [[Marseille]] illustré au début du XX<sup>e</sup> siècle par l‘artiste [[Pamela Colman Smith]], que Claire Tabouret a recréé en insérant les images dans le quadrillage de la [[charpente]] de sa [[Maison|maison]] des années 1920.
|original=
|langue=
|précisions=
}}
{{Réf Article
|titre=Dans la maison de l'artiste française Claire Tabouret à Los Angeles
|auteur=Hannah Martin
|publication=Art et Décoration
|date= 25 janvier 2023
|page= url
|url= https://www.admagazine.fr/advisitesprivees/article/visite-maison-peintre-claire-tabouret-los-angeles
}}
== Citations sur ses œuvres ==
=== Les Pleureuses, 2024 ===
{{citation|citation=Comme barbouillés dans l’[[urgence]] sur des plages de couleur gourmandes, dans des tons stridents ou aigres-doux, alliant bleu lavande, vert acide, indigo, pêche, abricot, rose saumon ou rouge sang, ces personnages aux grands [[Œil|yeux]] sombres ont souvent le [[regard]] perdu au loin.
|précisions= Céramiques peintes exposées à Château La Coste
}}
{{Réf Article
|titre=Une collaboration inédite entre Claire Tabouret et la Manufacture de Sèvres se dévoile
|auteur=Joséphine Bindé
|publication=BeauxArts
|numéro=
|date=11 juin 2024
|page=url
|url=https://www.beauxarts.com/expos/une-collaboration-inedite-entre-claire-tabouret-et-la-manufacture-de-sevres-se-devoile/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Claire Tabouret
| commons = Category:Claire Tabouret
}}
*[[Laure Adler]]
=== Liens externes ===
* [https://www.clairetabouret.com/ Site officiel]
* [https://lesoeuvres.pinaultcollection.com/fr/artiste/claire-tabouret Claire Tabouret dans la collection Pinault]
* [https://www.culturecheznous.gouv.fr/exposition-virtuelle-claire-tabouret-reunion-des-musees-metropolitains-rouen-normandie Exposition virtuelle de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie]
{{Palette|Femmes peintres}}
{{CLEDETRI:Tabouret, Claire}}
[[Catégorie:Peintre française]]
[[Catégorie:Sculptrice]]
[[Catégorie:Naissance en 1981]]
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text/x-wiki
[[Fichier:Claire Tabouret by Logan White.jpg|alt=Femme brune aux cheveux long assise assise sur un échafaudage, vêtue de vêtements noirs couverts de taches de peinture jaune.|vignette|Claire Tabouret photographiée par la photographe américaine Logan White en 2016.]]
'''{{w}}''', née en 1981, est une artiste peintre française. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de [[Paris]]. En 2021, elle réalise des sculptures coulées en [[bronze]], puis peintes, inspirée par [[Edgar Degas]].
== Citation ==
{{Citation|Pour moi l'[[Art]], ça a été un endroit, ça a été un espace où je pouvais me définir autrement et être légèrement différente tous les jours.}}
{{Réf Émission|émission= Claire Tabouret : Interview femme en or pour TEVA
|auteur= Carole Mathieu Castelli
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}}
{{Citation|Ça me [[surprise|surprend]] à chaque fois. Moi, je me présente toujours, "je suis Claire Tabouret, je fais de la peinture", je ne m’attends pas à ce que les gens connaissent mon travail.
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}}
{{Réf Article
| titre = Le portrait : Claire Tabouret, peindre pour sortir du cadre
| auteur = Sabrina Champenois
| publication = Libération
| date = 10 juillet 2024
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| url = https://www.liberation.fr/portraits/claire-tabouret-peindre-pour-sortir-du-cadre-20240710_PC5TL3BQVNFGTJDVPCW2FLRHTM/
}}
{{Citation|Mes peintures sont un espace défini dans lequel quelque chose vient de se jouer. Le peintre est comme un metteur en scène qui dispose les éléments de la composition.|=précisions=entretien avec Théo de Luca, publié dans ''Claire Tabouret : l'urgence et la patience'', 2021}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = [[Laurent Ulrich]], [[Bernard Blistène]]
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 221
|
}}
== Citations sur ==
{{Citation|Une forme de mélancolie émane de ses tableaux, figures au [[visage]] impassible et doux sur détachant sur des fonds monochromes, couples faisant l'amour, lutteurs, marcheurs de dos, personnages [[Masque|masqués]] ou outrageusement [[maquillage|maquillés]], migrants, tous exécutés d'un trait presque facile.
}}
{{Réf Livre
| titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses,
| auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville
| éditeur = Flammarion
| année = 2022
| ISBN = 978-2-080-27932-3
| page = 112
}}
[[Fichier:Pents09.jpg|vignette|alt=Une femme vétue d'une robe longue un faucon posé sur sa main, autour d'elle 9 pentacles (le mot anglais pour désigner les deniers). En haut de la carte, au milieu, un 9 en chiffre romain|Le neuf de deniers original du tarot de [[A. E. Waite]] et [[Pamela Colman Smith]]]]
{{citation|citation=Dans la maison de Claire Tabouret et Nathan Thelen, le regard est immédiatement happé vers le plafond. On y voit une femme au costume noble, un faucon posé sur sa main – le Neuf de Denier. Une femme nue agenouillée, versant de l’[[eau]] depuis deux cruches, l’une dans un ruisseau, l’autre sur la [[terre]] — l’Étoile. Et un couple, les Amoureux, semble divisé par ce qui ressemble à une [[boussole]]. Toutes ces images proviennent du tarot de [[Marseille]] illustré au début du XX<sup>e</sup> siècle par l‘artiste [[Pamela Colman Smith]], que Claire Tabouret a recréé en insérant les images dans le quadrillage de la [[charpente]] de sa [[Maison|maison]] des années 1920.
|original=
|langue=
|précisions=
}}
{{Réf Article
|titre=Dans la maison de l'artiste française Claire Tabouret à Los Angeles
|auteur=Hannah Martin
|publication=Art et Décoration
|date= 25 janvier 2023
|page= url
|url= https://www.admagazine.fr/advisitesprivees/article/visite-maison-peintre-claire-tabouret-los-angeles
}}
== Citations sur ses œuvres ==
=== Les Pleureuses, 2024 ===
{{citation|citation=Comme barbouillés dans l’[[urgence]] sur des plages de couleur gourmandes, dans des tons stridents ou aigres-doux, alliant bleu lavande, vert acide, indigo, pêche, abricot, rose saumon ou rouge sang, ces personnages aux grands [[Œil|yeux]] sombres ont souvent le [[regard]] perdu au loin.
|précisions= Céramiques peintes exposées à Château La Coste
}}
{{Réf Article
|titre=Une collaboration inédite entre Claire Tabouret et la Manufacture de Sèvres se dévoile
|auteur=Joséphine Bindé
|publication=BeauxArts
|numéro=
|date=11 juin 2024
|page=url
|url=https://www.beauxarts.com/expos/une-collaboration-inedite-entre-claire-tabouret-et-la-manufacture-de-sevres-se-devoile/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Claire Tabouret
| commons = Category:Claire Tabouret
}}
*[[Laure Adler]]
=== Liens externes ===
* [https://www.clairetabouret.com/ Site officiel]
* [https://lesoeuvres.pinaultcollection.com/fr/artiste/claire-tabouret Claire Tabouret dans la collection Pinault]
* [https://www.culturecheznous.gouv.fr/exposition-virtuelle-claire-tabouret-reunion-des-musees-metropolitains-rouen-normandie Exposition virtuelle de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie]
{{Palette|Femmes peintres}}
{{CLEDETRI:Tabouret, Claire}}
[[Catégorie:Peintre française]]
[[Catégorie:Sculptrice]]
[[Catégorie:Naissance en 1981]]
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text/x-wiki
[[Fichier:Claire Tabouret by Logan White.jpg|alt=Femme brune aux cheveux long assise assise sur un échafaudage, vêtue de vêtements noirs couverts de taches de peinture jaune.|vignette|Claire Tabouret photographiée par la photographe américaine Logan White en 2016.]]
'''{{w}}''', née en 1981, est une artiste peintre française. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de [[Paris]]. En 2021, elle réalise des sculptures coulées en [[bronze]], puis peintes, inspirée par [[Edgar Degas]].
== Citation ==
{{Citation|Pour moi l'[[Art]], ça a été un endroit, ça a été un espace où je pouvais me définir autrement et être légèrement différente tous les jours.}}
{{Réf Émission|émission= Claire Tabouret : Interview femme en or pour TEVA
|auteur= Carole Mathieu Castelli
|diffuseur= TEVA
|date= 2014
|langue= fr
}}
{{Citation|Ça me [[surprise|surprend]] à chaque fois. Moi, je me présente toujours, "je suis Claire Tabouret, je fais de la peinture", je ne m’attends pas à ce que les gens connaissent mon travail.
| précisions = Propos recueillis par Sabrina Champenois
}}
{{Réf Article
| titre = Le portrait : Claire Tabouret, peindre pour sortir du cadre
| auteur = Sabrina Champenois
| publication = Libération
| date = 10 juillet 2024
| page = url
| langue =
| traducteur =
| url = https://www.liberation.fr/portraits/claire-tabouret-peindre-pour-sortir-du-cadre-20240710_PC5TL3BQVNFGTJDVPCW2FLRHTM/
}}
{{Citation|Mes peintures sont un espace défini dans lequel quelque chose vient de se jouer. Le peintre est comme un metteur en scène qui dispose les éléments de la composition.|=précisions=entretien avec Théo de Luca, publié dans ''Claire Tabouret : l'urgence et la patience'', 2021}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = [[Laurent Ulrich]], [[Bernard Blistène]]
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 221
}}
{{Citation|Toute peinture [...] commence par une vision.|précisions=entretien avec Bernard Blistène, 17 juillet 2025.}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = Laurent Ulrich, Bernard Blistène
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 225
}}
== Citations sur ==
{{Citation|Une forme de mélancolie émane de ses tableaux, figures au [[visage]] impassible et doux sur détachant sur des fonds monochromes, couples faisant l'amour, lutteurs, marcheurs de dos, personnages [[Masque|masqués]] ou outrageusement [[maquillage|maquillés]], migrants, tous exécutés d'un trait presque facile.
}}
{{Réf Livre
| titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses,
| auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville
| éditeur = Flammarion
| année = 2022
| ISBN = 978-2-080-27932-3
| page = 112
}}
[[Fichier:Pents09.jpg|vignette|alt=Une femme vétue d'une robe longue un faucon posé sur sa main, autour d'elle 9 pentacles (le mot anglais pour désigner les deniers). En haut de la carte, au milieu, un 9 en chiffre romain|Le neuf de deniers original du tarot de [[A. E. Waite]] et [[Pamela Colman Smith]]]]
{{citation|citation=Dans la maison de Claire Tabouret et Nathan Thelen, le regard est immédiatement happé vers le plafond. On y voit une femme au costume noble, un faucon posé sur sa main – le Neuf de Denier. Une femme nue agenouillée, versant de l’[[eau]] depuis deux cruches, l’une dans un ruisseau, l’autre sur la [[terre]] — l’Étoile. Et un couple, les Amoureux, semble divisé par ce qui ressemble à une [[boussole]]. Toutes ces images proviennent du tarot de [[Marseille]] illustré au début du XX<sup>e</sup> siècle par l‘artiste [[Pamela Colman Smith]], que Claire Tabouret a recréé en insérant les images dans le quadrillage de la [[charpente]] de sa [[Maison|maison]] des années 1920.
|original=
|langue=
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}}
{{Réf Article
|titre=Dans la maison de l'artiste française Claire Tabouret à Los Angeles
|auteur=Hannah Martin
|publication=Art et Décoration
|date= 25 janvier 2023
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|url= https://www.admagazine.fr/advisitesprivees/article/visite-maison-peintre-claire-tabouret-los-angeles
}}
== Citations sur ses œuvres ==
=== Les Pleureuses, 2024 ===
{{citation|citation=Comme barbouillés dans l’[[urgence]] sur des plages de couleur gourmandes, dans des tons stridents ou aigres-doux, alliant bleu lavande, vert acide, indigo, pêche, abricot, rose saumon ou rouge sang, ces personnages aux grands [[Œil|yeux]] sombres ont souvent le [[regard]] perdu au loin.
|précisions= Céramiques peintes exposées à Château La Coste
}}
{{Réf Article
|titre=Une collaboration inédite entre Claire Tabouret et la Manufacture de Sèvres se dévoile
|auteur=Joséphine Bindé
|publication=BeauxArts
|numéro=
|date=11 juin 2024
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|url=https://www.beauxarts.com/expos/une-collaboration-inedite-entre-claire-tabouret-et-la-manufacture-de-sevres-se-devoile/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Claire Tabouret
| commons = Category:Claire Tabouret
}}
*[[Laure Adler]]
=== Liens externes ===
* [https://www.clairetabouret.com/ Site officiel]
* [https://lesoeuvres.pinaultcollection.com/fr/artiste/claire-tabouret Claire Tabouret dans la collection Pinault]
* [https://www.culturecheznous.gouv.fr/exposition-virtuelle-claire-tabouret-reunion-des-musees-metropolitains-rouen-normandie Exposition virtuelle de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie]
{{Palette|Femmes peintres}}
{{CLEDETRI:Tabouret, Claire}}
[[Catégorie:Peintre française]]
[[Catégorie:Sculptrice]]
[[Catégorie:Naissance en 1981]]
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text/x-wiki
[[Fichier:Claire Tabouret by Logan White.jpg|alt=Femme brune aux cheveux long assise assise sur un échafaudage, vêtue de vêtements noirs couverts de taches de peinture jaune.|vignette|Claire Tabouret photographiée par la photographe américaine Logan White en 2016.]]
'''{{w}}''', née en 1981, est une artiste peintre française. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de [[Paris]]. En 2021, elle réalise des sculptures coulées en [[bronze]], puis peintes, inspirée par [[Edgar Degas]].
== Citation ==
{{Citation|Pour moi l'[[Art]], ça a été un endroit, ça a été un espace où je pouvais me définir autrement et être légèrement différente tous les jours.}}
{{Réf Émission|émission= Claire Tabouret : Interview femme en or pour TEVA
|auteur= Carole Mathieu Castelli
|diffuseur= TEVA
|date= 2014
|langue= fr
}}
{{Citation|Ça me [[surprise|surprend]] à chaque fois. Moi, je me présente toujours, "je suis Claire Tabouret, je fais de la peinture", je ne m’attends pas à ce que les gens connaissent mon travail.
| précisions = Propos recueillis par Sabrina Champenois
}}
{{Réf Article
| titre = Le portrait : Claire Tabouret, peindre pour sortir du cadre
| auteur = Sabrina Champenois
| publication = Libération
| date = 10 juillet 2024
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| traducteur =
| url = https://www.liberation.fr/portraits/claire-tabouret-peindre-pour-sortir-du-cadre-20240710_PC5TL3BQVNFGTJDVPCW2FLRHTM/
}}
{{Citation|l'état même d'artiste est une aventure intérieure, un voyage en soi.}}
{{Réf Article
| titre = Les destinées de Claire Tabouret
| auteur = Lorraine Rossignol
| publication = telerama.fr
| date = 16 juin 2017
| page = url
| url = https://www.telerama.fr/scenes/les-destinees-de-claire-tabouret,159316.php
}}
{{Citation|Mes peintures sont un espace défini dans lequel quelque chose vient de se jouer. Le peintre est comme un metteur en scène qui dispose les éléments de la composition.|précisions=entretien avec Théo de Luca, publié dans ''Claire Tabouret : l'urgence et la patience'', 2021}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = [[Laurent Ulrich]], [[Bernard Blistène]]
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 221
}}
{{Citation|Toute peinture [...] commence par une vision.|précisions=entretien avec Bernard Blistène, 17 juillet 2025.}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = Laurent Ulrich, Bernard Blistène
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 225
}}
== Citations sur ==
{{Citation|Une forme de mélancolie émane de ses tableaux, figures au [[visage]] impassible et doux sur détachant sur des fonds monochromes, couples faisant l'amour, lutteurs, marcheurs de dos, personnages [[Masque|masqués]] ou outrageusement [[maquillage|maquillés]], migrants, tous exécutés d'un trait presque facile.
}}
{{Réf Livre
| titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses,
| auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville
| éditeur = Flammarion
| année = 2022
| ISBN = 978-2-080-27932-3
| page = 112
}}
[[Fichier:Pents09.jpg|vignette|alt=Une femme vétue d'une robe longue un faucon posé sur sa main, autour d'elle 9 pentacles (le mot anglais pour désigner les deniers). En haut de la carte, au milieu, un 9 en chiffre romain|Le neuf de deniers original du tarot de [[A. E. Waite]] et [[Pamela Colman Smith]]]]
{{citation|citation=Dans la maison de Claire Tabouret et Nathan Thelen, le regard est immédiatement happé vers le plafond. On y voit une femme au costume noble, un faucon posé sur sa main – le Neuf de Denier. Une femme nue agenouillée, versant de l’[[eau]] depuis deux cruches, l’une dans un ruisseau, l’autre sur la [[terre]] — l’Étoile. Et un couple, les Amoureux, semble divisé par ce qui ressemble à une [[boussole]]. Toutes ces images proviennent du tarot de [[Marseille]] illustré au début du XX<sup>e</sup> siècle par l‘artiste [[Pamela Colman Smith]], que Claire Tabouret a recréé en insérant les images dans le quadrillage de la [[charpente]] de sa [[Maison|maison]] des années 1920.
|original=
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}}
{{Réf Article
|titre=Dans la maison de l'artiste française Claire Tabouret à Los Angeles
|auteur=Hannah Martin
|publication=Art et Décoration
|date= 25 janvier 2023
|page= url
|url= https://www.admagazine.fr/advisitesprivees/article/visite-maison-peintre-claire-tabouret-los-angeles
}}
== Citations sur ses œuvres ==
=== Les Pleureuses, 2024 ===
{{citation|citation=Comme barbouillés dans l’[[urgence]] sur des plages de couleur gourmandes, dans des tons stridents ou aigres-doux, alliant bleu lavande, vert acide, indigo, pêche, abricot, rose saumon ou rouge sang, ces personnages aux grands [[Œil|yeux]] sombres ont souvent le [[regard]] perdu au loin.
|précisions= Céramiques peintes exposées à Château La Coste
}}
{{Réf Article
|titre=Une collaboration inédite entre Claire Tabouret et la Manufacture de Sèvres se dévoile
|auteur=Joséphine Bindé
|publication=BeauxArts
|numéro=
|date=11 juin 2024
|page=url
|url=https://www.beauxarts.com/expos/une-collaboration-inedite-entre-claire-tabouret-et-la-manufacture-de-sevres-se-devoile/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Claire Tabouret
| commons = Category:Claire Tabouret
}}
*[[Laure Adler]]
=== Liens externes ===
* [https://www.clairetabouret.com/ Site officiel]
* [https://lesoeuvres.pinaultcollection.com/fr/artiste/claire-tabouret Claire Tabouret dans la collection Pinault]
* [https://www.culturecheznous.gouv.fr/exposition-virtuelle-claire-tabouret-reunion-des-musees-metropolitains-rouen-normandie Exposition virtuelle de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie]
{{Palette|Femmes peintres}}
{{CLEDETRI:Tabouret, Claire}}
[[Catégorie:Peintre française]]
[[Catégorie:Sculptrice]]
[[Catégorie:Naissance en 1981]]
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text/x-wiki
[[Fichier:Claire Tabouret by Logan White.jpg|alt=Femme brune aux cheveux long assise assise sur un échafaudage, vêtue de vêtements noirs couverts de taches de peinture jaune.|vignette|Claire Tabouret photographiée par la photographe américaine Logan White en 2016.]]
'''{{w}}''', née en 1981, est une artiste peintre française. Elle est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de [[Paris]]. En 2021, elle réalise des sculptures coulées en [[bronze]], puis peintes, inspirée par [[Edgar Degas]].
== Citation ==
{{Citation|Pour moi l'[[Art]], ça a été un endroit, ça a été un espace où je pouvais me définir autrement et être légèrement différente tous les jours.}}
{{Réf Émission|émission= Claire Tabouret : Interview femme en or pour TEVA
|auteur= Carole Mathieu Castelli
|diffuseur= TEVA
|date= 2014
|langue= fr
}}
{{Citation|l'état même d'artiste est une aventure intérieure, un voyage en soi.}}
{{Réf Article
| titre = Les destinées de Claire Tabouret
| auteur = Lorraine Rossignol
| publication = telerama.fr
| date = 16 juin 2017
| page = url
| url = https://www.telerama.fr/scenes/les-destinees-de-claire-tabouret,159316.php
}}
{{Citation|Mon travail c'est vraiment plutôt des questions, ce qui m'intéresse c'est que ça soulève des questions.}}
{{Réf Émission
| auteur = Eva Bester
| émission =La 20e heure. Série Créatrices. Claire Tabouret : "Je peins pour comprendre ce qui me hante"
| diffuseur = France Inter
| date = 24 juin 2024
| url https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-canal/grand-canal-du-lundi-24-juin-2024-8079238
}}
{{Citation|Ça me [[surprise|surprend]] à chaque fois. Moi, je me présente toujours, "je suis Claire Tabouret, je fais de la peinture", je ne m’attends pas à ce que les gens connaissent mon travail.
| précisions = Propos recueillis par Sabrina Champenois
}}
{{Réf Article
| titre = Le portrait : Claire Tabouret, peindre pour sortir du cadre
| auteur = Sabrina Champenois
| publication = Libération
| date = 10 juillet 2024
| page = url
| langue =
| traducteur =
| url = https://www.liberation.fr/portraits/claire-tabouret-peindre-pour-sortir-du-cadre-20240710_PC5TL3BQVNFGTJDVPCW2FLRHTM/
}}
{{Citation|Mes peintures sont un espace défini dans lequel quelque chose vient de se jouer. Le peintre est comme un metteur en scène qui dispose les éléments de la composition.|précisions=entretien avec Théo de Luca, publié dans ''Claire Tabouret : l'urgence et la patience'', 2021}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = [[Laurent Ulrich]], [[Bernard Blistène]]
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 221
}}
{{Citation|Toute peinture [...] commence par une vision.|précisions=entretien avec Bernard Blistène, 17 juillet 2025.}}
{{Réf Livre
| titre = Claire Tabouret : d'un seul souffle
| auteur = Laurent Ulrich, Bernard Blistène
| éditeur =Grand Palais Rmn Éditions
| année =2025
| ISBN =978-2-7118-8173-4
| auteur de contribution =Bernard Blistène
| titre de la contribution = Toute peinture, vous savez, commence par une vision
| page = 225
}}
== Citations sur ==
{{Citation|Une forme de mélancolie émane de ses tableaux, figures au [[visage]] impassible et doux sur détachant sur des fonds monochromes, couples faisant l'amour, lutteurs, marcheurs de dos, personnages [[Masque|masqués]] ou outrageusement [[maquillage|maquillés]], migrants, tous exécutés d'un trait presque facile.
}}
{{Réf Livre
| titre = Les femmes artistes sont de plus en plus dangereuses,
| auteur = [[Laure Adler]] et Camille Viéville
| éditeur = Flammarion
| année = 2022
| ISBN = 978-2-080-27932-3
| page = 112
}}
[[Fichier:Pents09.jpg|vignette|alt=Une femme vétue d'une robe longue un faucon posé sur sa main, autour d'elle 9 pentacles (le mot anglais pour désigner les deniers). En haut de la carte, au milieu, un 9 en chiffre romain|Le neuf de deniers original du tarot de [[A. E. Waite]] et [[Pamela Colman Smith]]]]
{{citation|citation=Dans la maison de Claire Tabouret et Nathan Thelen, le regard est immédiatement happé vers le plafond. On y voit une femme au costume noble, un faucon posé sur sa main – le Neuf de Denier. Une femme nue agenouillée, versant de l’[[eau]] depuis deux cruches, l’une dans un ruisseau, l’autre sur la [[terre]] — l’Étoile. Et un couple, les Amoureux, semble divisé par ce qui ressemble à une [[boussole]]. Toutes ces images proviennent du tarot de [[Marseille]] illustré au début du XX<sup>e</sup> siècle par l‘artiste [[Pamela Colman Smith]], que Claire Tabouret a recréé en insérant les images dans le quadrillage de la [[charpente]] de sa [[Maison|maison]] des années 1920.
|original=
|langue=
|précisions=
}}
{{Réf Article
|titre=Dans la maison de l'artiste française Claire Tabouret à Los Angeles
|auteur=Hannah Martin
|publication=Art et Décoration
|date= 25 janvier 2023
|page= url
|url= https://www.admagazine.fr/advisitesprivees/article/visite-maison-peintre-claire-tabouret-los-angeles
}}
== Citations sur ses œuvres ==
=== Les Pleureuses, 2024 ===
{{citation|citation=Comme barbouillés dans l’[[urgence]] sur des plages de couleur gourmandes, dans des tons stridents ou aigres-doux, alliant bleu lavande, vert acide, indigo, pêche, abricot, rose saumon ou rouge sang, ces personnages aux grands [[Œil|yeux]] sombres ont souvent le [[regard]] perdu au loin.
|précisions= Céramiques peintes exposées à Château La Coste
}}
{{Réf Article
|titre=Une collaboration inédite entre Claire Tabouret et la Manufacture de Sèvres se dévoile
|auteur=Joséphine Bindé
|publication=BeauxArts
|numéro=
|date=11 juin 2024
|page=url
|url=https://www.beauxarts.com/expos/une-collaboration-inedite-entre-claire-tabouret-et-la-manufacture-de-sevres-se-devoile/
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Claire Tabouret
| commons = Category:Claire Tabouret
}}
*[[Laure Adler]]
=== Liens externes ===
* [https://www.clairetabouret.com/ Site officiel]
* [https://lesoeuvres.pinaultcollection.com/fr/artiste/claire-tabouret Claire Tabouret dans la collection Pinault]
* [https://www.culturecheznous.gouv.fr/exposition-virtuelle-claire-tabouret-reunion-des-musees-metropolitains-rouen-normandie Exposition virtuelle de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie]
{{Palette|Femmes peintres}}
{{CLEDETRI:Tabouret, Claire}}
[[Catégorie:Peintre française]]
[[Catégorie:Sculptrice]]
[[Catégorie:Naissance en 1981]]
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Discussion:Claire Tabouret
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Malik2Mars
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/* Pistes pour continuer */ == 12 citations == Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}}, on a 12 citations : Borges, Neel, Yourcenar, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit.
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wikitext
text/x-wiki
== Pistes pour continuer ==
# Interview dans le journal les échos :
https://serielimitee.lesechos.fr/culture/arts/small-talk-claire-tabouret-1774635
# Voir qui est cette Pamela Colman Smith ? Et si on peut la rajouter ou pas sur la palette des femmes peintres ou si elle relève plutôt d'une autre discipline dans les arts visuels ? --[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 16 août 2024 à 13:56 (CEST)
== 12 citations ==
Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}}, on a 12 citations : Borges, Neel, Yourcenar, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit. Et exploiter l’ouvrage pour ici.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mai 2026 à 21:15 (CEST)
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Malik2Mars
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/* 12 citations */
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text/x-wiki
== Pistes pour continuer ==
# Interview dans le journal les échos :
https://serielimitee.lesechos.fr/culture/arts/small-talk-claire-tabouret-1774635
# Voir qui est cette Pamela Colman Smith ? Et si on peut la rajouter ou pas sur la palette des femmes peintres ou si elle relève plutôt d'une autre discipline dans les arts visuels ? --[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 16 août 2024 à 13:56 (CEST)
== 12 citations ==
Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}}, on a 12 citations (voir là https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8163): Borges, Neel, Yourcenar, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit. Et exploiter l’ouvrage pour ici.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mai 2026 à 21:15 (CEST)
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/* 12 citations */
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== Pistes pour continuer ==
# Interview dans le journal les échos :
https://serielimitee.lesechos.fr/culture/arts/small-talk-claire-tabouret-1774635
# Voir qui est cette Pamela Colman Smith ? Et si on peut la rajouter ou pas sur la palette des femmes peintres ou si elle relève plutôt d'une autre discipline dans les arts visuels ? --[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 16 août 2024 à 13:56 (CEST)
== 12 citations ==
Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}} (rééd. 2021 {{ISBN|979-10-91539-30-2}}), on a 12 citations (voir là https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8163): Borges, Neel, Yourcenar, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit. Et exploiter l’ouvrage pour ici.
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Malik2Mars
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/* 12 citations */
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== Pistes pour continuer ==
# Interview dans le journal les échos :
https://serielimitee.lesechos.fr/culture/arts/small-talk-claire-tabouret-1774635
# Voir qui est cette Pamela Colman Smith ? Et si on peut la rajouter ou pas sur la palette des femmes peintres ou si elle relève plutôt d'une autre discipline dans les arts visuels ? --[[Utilisateur:Jorune|Jorune]] ([[Discussion utilisateur:Jorune|discussion]]) 16 août 2024 à 13:56 (CEST)
== 12 citations ==
Comme précisé dans ce compte rendu {{DOI|10.4000/critiquedart.83915}} (sur les comptes rendu, voir [[Henry James]] ^^, je plaisante euh!), dans Claire Tabouret, Galerie Perrotin, 2020, {{ISBN|9791091539234}} (rééd. 2021 {{ISBN|979-10-91539-30-2}}), on a 12 citations (voir là https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8163): Borges, Neel{{done}}, Yourcenar{{done}}, Nancy Huston, Adonis, etc. A ajouter sur q:fr petit à petit. Et exploiter l’ouvrage pour ici.
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Malik2Mars
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/* Citations */ T.
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text/x-wiki
{{titre en italique}} Le '''''{{w}}''''' est un polar de l'écrivain américain [[Dan Brown]] publié en 2003 et adapté au cinéma en 2006 par le réalisateur [[Ron Howard]], avec [[Tom Hanks]] dans le rôle de Robert Langdon.
== Citations ==
{{citation|citation=Toutes les descriptions de monuments, d'œuvres d'art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés.
|précisions= Préface de l'auteur
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=Dan Brown
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=9
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=À sa grande surprise, Langdon distingua un cercle rudimentaire tracé à l'encre fluorescente, qui entourait tout le corps. Une fois allongé sur le sol, Saunière avait dessiné autour de lui une série d'arcs de cercle maladroitement reliés, mais presque parfaitement orientés vers le même centre.<br/> Brusquement tout s'éclairait.<br/> - L'[[Homme de Vitruve]] ! lâcha-t-il dans un souffle. Saunière avait reproduit de son corps le plus célèbre [[dessin]] de [[Léonard de Vinci]].
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=Dan Brown
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=61
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=De l'église Saint-Sulpice, on dit parfois que de tous les monument parisiens, c'est celui dont l'histoire est la plus originale. Construit sur les ruines d'un ancien temple dédié à [[Isis]], le sanctuaire reproduit à quelques centimètres près le plan de [[Cathédrale Notre-Dame de Paris|Notre-Dame]]. Le [[Marquis de Sade]], [[Charles Baudelaire]] y furent baptisés, et c'est là que fut célébré le mariage de [[Victor Hugo]]. Le séminaire rattaché à cette église, de réputation peu orthodoxe, hébergeait jadis les réunions de diverses sociétés secrètes.
}}
[[Fichier:P1010193 Paris VI Eglise Saint-Sulpice Gnomon et méridienne reductwk.JPG|vignette|alt=Dans la nef d'une église classique, sur le sol une plaque avec des inscription en latin et à l'arrière plan un obélisque.|Intérieur de l'église Saint-Sulpice avec son {{w|gnomon}}]]
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=Dan Brown
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=113
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{Citation|<poem>
- La recherche sur le symbolisme des [[Société secrète|sociétés secrètes]] est une de mes spécialités. Celle-ci s'appelle le ''{{w|Prieuré de Sion}}'' [Sic ! ] Elle est basée en [[France]], mais compte des membres influents dans toute l'[[Europe]]. […] Elle a compté parmi ses membres certains individus prestigieux, comme [[Sandro Botticelli|Boticelli]], [[Isaac Newton]], [[Victor Hugo]] et [[Claude Debussy]]. Et Leonardo Da Vinci.
- Il faisait partie d'une société secrète ?
- Il a même présidé le prieuré de 1510 à 1519, en temps que Grand Maître, ce qui pourrait expliquer la [[passion]] de votre grand-père pour son œuvre.
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=Dan Brown
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=145
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=Toutefois, selon certains historiens de l'art, le culte que Leonardo vouait à ''Mona Lisa'' n'avait rien à voir avec sa perfection artistique. Le portrait n'était en somme rien d'autre qu'un exemple de ''sfumato''. L'attachement de son auteur tenait à quelque chose de beaucoup plus profond, un message qu'il aurait dissimulé sous les couches de peinture. La ''Joconde'' était en fait l'un des canulars ésotériques les plus sensationnels de l'[[histoire de l'art]].
|langue=en
|précisions= Dans son polar, Dan Brown parle de [[la Joconde]] comme d'un portrait androgyne lié aux divinités égyptiennes [[Amon]] et [[Isis]].
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=152
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation= Il était surpris. Il s'attendait à trouver une carte géographique, des indications d'itinéraire, même codées, mais pas une simple inscription.<br/>
Job 38,11.<br/>
Un verset de la [[Bible]] ? Il était stupéfié de cette [[Simplicité|simplicité]] démoniaque. L'emplacement secret de la clé de voûte révélé par un verset de la Bible ? La Fraternité ne reculait devant rien pour rabaisser les justes.
|langue=en
|précisions=
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=161
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=Pourquoi est-ce [[Jean-Baptiste]] qui bénit [[Jésus]], comme pour le soumettre à son [[Autorité|autorité]] ? Et pourquoi la Vierge tient-elle Jean-Baptiste - et non son propre fils au creux de son bras ? Pour le protéger ? Ou pour le forcer à adorer Jésus ?
|langue=en
|précisions= Au sujet de la [[La Vierge aux rochers|Vierge aux rochers]].
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=173
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{Citation|{{w|Maurizio Seracini}} avait découvert une vérité dérangeante, que le ''New York Times'' avait révélé dans un article intitulé «Le Maquillage de Loanardo Da Vinci»<ref>{{Article|titre=The Leonardo Cover-up|périodique=New York Times|année=2002|auteur1=Melinda Henneberger|jour=21|mois=Avril|lire en ligne=https://www.nytimes.com/2002/04/21/magazine/the-leonardo-cover-up.html}}</ref>.<br/>
Seracini affirmait que, si Leonardo Da Vinci était bien l'auteur de l'esquisse au crayon gris-vert qui servait de base au tableau, ce n'était pas lui qui l'avait peint, mais un artiste anonyme qui avait «coloré» le dessin du maître plusieurs années après sa mort. [...] Des photos prises aux infrarouges et aux rayons X laissaient supposer que cet imposteur avait pris de nombreuses libertés avec le croquis original... comme pour détourner les intentions du Maître.}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=211
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
[[Fichier:Davincicryptex01wiki1.jpg|vignette|alt=Un tube métallique orné de 5 jeux des 26 lettres de l'alphabet, la boite d'emballage à l'effigie de la Joconde et le papier trouvé à l'intérieur.|Le cryptex (produit dérivé de la franchise Da Vinci Code).]]
{{Citation|- Qu'est-ce que ça peut bien être ?<br/>
Mais elle avait les yeux brillants.<br/>
- Mon grand-père s'amusait à fabriquer des objets de ce genre. Il disait que c'était une invention de Leonardo Da Vinci.<br/>
Il la dévisagea avec stupéfaction.<br/>
- Ça s'appelle un {{w|cryptex}}<ref>Néologisme inventé par Dan Brown sur la base des mots [[cryptologie]] et [[Codex|codex]].</ref>. D'après mon grand-père, c'est dans les carnets de Leonardo Da Vinci qu'on en a retrouvé les premiers croquis.<br/>
- Et à quoi cela sert-il ?<br/>
-À cacher des documents, ou des informations.
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=247
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{Citation|L'Église appelait [[sorcière]]s toutes les femmes érudites et mystiques […]. En trois cents ans, de chasse aux sorcières, cinq millions de femmes furent brûlées sur le bûcher par l'Église.}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=252
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
[[Fichier:The Last Supper - Leonardo Da Vinci - High Resolution 32x16.jpg|vignette|alt=Fresque représentant les 12 apôtres attablés autour de Jésus, sur la table, du pain et des coupes de vin. Tous s'interrogent pour savoir qui trahira Jésus.|La Cène de Léonard de Vinci (1495-1498).]]
{{citation|citation=<poem>
</poem>- Combien y-a-t-il de coupes sur la table ?<br/> Se doutant qu'il s'agissait d'une question piège, Sophie réfléchit avant de répondre.
«''Après le repas, Jésus prit la coupe de vin, la bénit et la donna à ses disciples en disant...''»<br/>
- Une seule, affirma-t-elle, le calice, la coupe du Graal. [...]<br/> - Maintenant, ouvrez les yeux.<br/> Teabing avait un sourire ravi.<br/> Sophie se pencha sur la reproduction. Tous les apôtres, ainsi que Jésus, avaient devant eux un petit verre rempli de vin. Treize en tout. Il n'y avait pas de calice. Pas de Saint-Graal.<br/> Les yeux de Teabing pétillaient de joie.<br/> - C'est bizarre ne trouvez-vous pas ?
|original=
|langue=
|précisions= Au sujet du tableau ''{{w|La Cène (Léonard de Vinci)|La Cène}}'' de [[Léonard de Vinci]].
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=295
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{Citation|- La première communauté chrétienne aurait dû être dirigée par une femme ? <br/> - Exactement. Jésus fut le premier [[Féminisme|féministe]] de l'histoire. Il voulait confier l'avenir de son Église à une femme.<br/> - Ce que [[Pierre (apôtre)|Pierre]] trouvait fort peu à son goût, ajouta Langdon en montrant la grande reproduction de ''La Cène''. Regardez, il est là. Il est très clair que Leonardo Da Vinci avait compris ses sentiments envers [[Marie Madeleine]]…<br/>
Sophie était à nouveau sans voix. Un personnage barbu et grisonnant se penchait vers la jeune femme, tendant devant son cou une main menaçante, comme la lame d'un couteau.}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=310-311
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{Citation|<poem>
«- Nous venons d'entrer dans l'{{w|ère du Verseau}} {{Incise|le porteur d'eau}} pour lequel l'homme doit découvrir lui-même la vérité, et s'exercer à penser librement. C'est un changement idéologique énorme qui est en train de se produire.»
Langdon frissonna. S'il n'accordait guère d'intérêt ou de crédibilité à l'astrologie, il savait qu'elle comptait des adeptes au sein même de l'[[Église (institution)|Église]].
</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=335
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=<poem>
Un Chevalier à Londres gît, qu'un Pope enterra,
Une ire extrême le fruit de ses œuvres causa.
Cherchez la sphère qui devrai sa tombe orner.
Tel un cœur fertile à la chaire rosée.</poem>
|précisions= Une des multiples énigmes qui émaillent le roman.
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=442
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
{{citation|citation=- Quand on a des oreilles partout, monseigneur, on est toujours bien informé. Avec votre aide, je serai en mesure de découvrir la cachette d'une relique sacrée qui pourrait vous conférer une immense influence sur le Saint-Siège, qui le forcerait à se prosterner à vos pieds. Et qui assurerait le salut de la [[Foi]]. Pas seulement pour l'''{{w|Opus Dei}}'', mais pour l'ensemble des croyants.<br/> ''[[Dieu]] reprend... et Dieu donne''<ref>Inversion du verset du {{w|Livre de Job}} : ''Dieu a donné ; Dieu a repris ; que le nom de Dieu soit béni''.</ref>.<br/> - Dîtes-moi quel est votre projet, avait demandé l'[[évêque]], illuminé par un nouvel [[espoir]].
}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci Code
|auteur=[[Dan Brown]]
|éditeur=JC Lattès
|année=2004
|page=522
|ISBN=978-2-709-62493-0
|traducteur=Daniel Roche
|année d’origine=2003
|langue=en
}}
== Citations sur ==
{{citation|citation=Dan Brown n'a jamais fait mystère de sa connaissance de ''[[L'Énigme sacrée]]'', également un best-seller. Il le mentionne dans son roman [le Da Vinci Code] et a baptisé un de ses personnages Sir Leigh Teabing dont le nom est un [[anagramme]] de celui des deux plaignants.
|original=
|langue=
|précisions= Michael Baigent et Richard Leigh portent plainte, considérant le Da Vinci Code comme un plagiat de leur livre : L'Énigme sacrée.
}}
{{Réf Article
|titre=Une cour britannique se penche sur le Da Vinci Code
|auteur=ats-afp
|publication=L'Impartial
|numéro=
|date=28 février 2006
|page=44
|url= https://www.e-newspaperarchives.ch/?a=d&d=IMP20060228-01.2.167
}}
[[Image:Juan en La Última Cena, de Leonardo da Vinci.jpg|vignette|Judas, Pierre et Jean (Détail de La Cène).|alt= Judas tient une bourse dans la main gauche et tend la main vers son pain, Pierre pose sa main. Pierre pose sa main sur l'épaule de Jean qui le regarde.]]
{{Citation| Dan Brown, dans son roman ''Da Vinci Code'', puise dans ''{{w|La Révélation des Templiers}}'' de {{w|Lynn Picknett}} et Clive Prince pour élaborer une théorie conspirationniste s'appuyant notamment sur l'idée selon laquelle l'apparence efféminée de Jean [dans ''La Cène''] constitue en réalité une référence secrète à Marie Madeleine, la fidèle disciple de Jésus. S'il s'agit là d'un formidable rebondissement dans un roman exubérant, il ne résiste pas à l'épreuve des faits. L'un des personnages du roman argue que l'apparence féminine du personnage est un indice volontairement placé parce que « Léonard peint habilement les différences entre les sexes ». Cependant, Ross King souligne dans un livre sur ''La Cène'' que « Léonard sait, au contraire, habilement brouiller les différences entre les sexes ». Ses personnages androgynes envoûtants sont une constante, de son ange dans le ''Baptême du Christ'' d'Andrea del Verrocchio au ''Saint Jean Baptiste'' qu'il réalise durant ses dernières années.}}
{{Réf Livre
| titre = Léonard de Vinci : La biographie
| auteur = [[Walter Isaacson]]
| éditeur = Presses polytechniques et universitaires romandes
| année = 2019
| chapitre=18. La Cène
| page =281-282
| ISBN = 978-2-88915-263-6}}
{{Citation|L'immense [[notoriété]] de Léonard de Vinci a malheureusement donné naissance à des histoires délirantes, quand elles ne sont pas ridicules.
|précisions= au sujet du Prieuré de Sion et du Da Vinci Code.}}
{{Réf Livre|titre=Da Vinci secret
|auteur=Constantino d'Orazio
|éditeur=Armand Colin
|année=2019
|page=132
|chapitre=
|ISBN= 978-2-200-62464-4
|traducteur=Baptiste Levy-Gastaud
}}
{{Citation|Nombre de ses lecteurs ont pris pour argent comptant la théorie du complot selon laquelle Léonard aurait appartenu à une société secrète défendant un savoir occulte sur la relation de Jésus et Marie Madeleine. La trame de la fiction est certes captivante, mais elle doit être prise pour ce qu'elle est: un divertissement qui s'appuie sur des réalités documentaires défaillantes. Or, depuis la sortie de cet ouvrage, des lecteurs enthousiastes demandent au {{w|Musée Léonard de Vinci|Museo Leonardiano di Vinci}} ou au {{w|Clos-Lucé}} à voir le codex de Léonard (''sic''), se rendent en pèlerinage sur les lieux de mémoire du roman, et jurent que le [[Jean (apôtre)|Saint Jean]] de ''La Cène ''(dont le nom est pourtant indiqué clairement sur les dessins préparatoires du maître) n'est autre que Marie Madeleine.}}
{{Réf Livre
| titre = Léonard de Vinci
| auteur = [[Pascal Brioist]]
| éditeur =PUF
| année = 2024
| ISBN = 978-2-13-086842-2
| chapitre = Mythe et postérité
| page =149}}
== Voir aussi ==
{{autres projets
|w=Da Vinci Code
}}
==Notes et références==
{{Références}}
{{Palette|Léonard de Vinci}}
[[Catégorie:Roman policier]]
[[Catégorie:Œuvre de 2003]]
[[Catégorie:Léonard de Vinci]]
1ajgfrr77ng77rfyghtd6j5d7siwux0
Wendy Delorme
0
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459712
459369
2026-05-29T07:27:08Z
Malik2Mars
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/* ''Devenir lionne'', 2023 */ Ce n’est pas l’amour qui rend aveugle, c’est la captivité.
459712
wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Wendy par Daria Ivanova artiste.jpg|vignette|Wendy Delorme en 2018.]]'''{{w}}''', née le {{Date-|28|juillet|1979}}, est une [[:Catégorie:Romancière française|romancière]], [[:Catégorie:Enseignante|enseignante]], [[:Catégorie:Performeuse|performeuse]] et [[:Catégorie:Féministe|féministe]] [[:Catégorie:Personnalité française|française]].
== Citations ==
=== ''Viendra le temps du feu'', 2021 ===
{{voir autre projet|Viendra le temps du feu|''Viendra le temps du feu''}}
{{Citation|Je ne sais pas si j’ai la force d’écrire cette histoire. Si je ne meurs sans l’avoir racontée, c’est comme si elles n’avaient pas existé.}}
{{Réf Livre
| titre = Viendra le temps du feu
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = Cambourakis
| année = 2024
| année d'origine= 2021
| ISBN = 978-2-36624-949-1
| chapitre = Ève
| page = 9
}}
{{Citation|Elles sentent la solitude, la fatigue et la perte de soi, mais de ce genre de choses il ne faut parler.}}
{{Réf Livre
| titre = Viendra le temps du feu
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = Cambourakis
| année = 2022
| année d'origine= 2021
| ISBN = 978-2-36624-661-2
| chapitre =Louise
| page = 13
}}
{{Citation|Dans le livre caché, celui que j’ai volé au Gentlemen’s Club, ce sont ''Elles'', qui disent. Un ''Elles'' qui n’est jamais très bien défini. Je ne sais pas qui ''Elles'' étaient.<br>
''Elles disent, que celles qui revendiquent un langage nouveau apprennent d’abord la violence. Elles disent, que celles qui veulent transformer le monde s’emparent avant tout des fusils. Elles disent qu’elles partent de zéro. Elles disent que c’est un monde nouveau qui commence.''|précisions=[[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969|Monique Wittig, ''Les Guérillères'', 1969]]}}
{{Réf Livre
| titre = Viendra le temps du feu
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = Cambourakis
| année = 2024
| année d'origine= 2021
| ISBN = 978-2-36624-949-1
| chapitre = Louise
| page = 26-27
}}
{{Citation|Juste un soir, juste une nuit, éprouver le frisson d'une troublante transgression. C'est comme un horizon qui appelle aux rêves de ceux qui se sentent serrés dans des rôles qu'on a forcés sur eux et qu'ils connaissent par cœur.
}}
{{Réf Livre
| titre = Viendra le temps du feu
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = Cambourakis
| année = 2024
| année d'origine= 2021
| ISBN = 978-2-36624-949-1
| chapitre = Grâce
| page = 211
}}
=== ''Devenir lionne'', 2023 ===
[[Image:Leonessa at Berlin zoo-3 (2483606413).jpg|vignette]]
{{Citation|Une [[lion]]ne ça ne prend pas de chimie pour « se calmer ». Ça ne devient dingue que si elle est en cage, tournant sans fin en rond sous les yeux des humains, sans espace dégagé où porter le regard. Les fauves sont faits pour voir de loin, sur de grandes étendues. Enfermée, l'animale devient quasi-aveugle au fil des années, développe des troubles anxieux. Je crois que si j'écris depuis plus de vingt ans chaque jour dans un cahier, c'est pour mieux écarter les barreaux de la cage et prendre du recul sur ce qui me contient, m'amenuise, m'équarrit. J'écris pour retrouver la ligne d'horizon.}}
{{Réf Livre
| titre = Devenir lionne
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = JC Lattès
| année = 2023
| ISBN = 978-2-7096-7001-2
| chapitre =Prologue : un bestiaire
| page = 16
}}
{{Citation|Ce n’est pas l’[[amour]] qui rend aveugle, c’est la captivité.}}
{{Réf Livre
| titre = Devenir lionne
| auteur = Wendy Delorme
| éditeur = JC Lattès
| année = 2023
| ISBN = 978-2-7096-7001-2
| chapitre =Ce n’est pas l’amour qui rend aveugle
| page = 67
}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets
| w = Wendy Delorme
| commons = Category:Wendy Delorme
}}
{{CLEDETRI:Delorme, Wendy}}
[[Catégorie:Romancière française]]
[[Catégorie:Naissance en 1979]]
[[Catégorie:Femme féministe française]]
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Discussion utilisateur:Natacha LSP
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Malik2Mars
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/* Template */ combo portraits/cita, theme ?
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wikitext
text/x-wiki
{{Bienvenue}} [[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste]] <sup>[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40|[40]]]</sup> 27 octobre 2025 à 12:05 (CET)
:Merci @[[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste 40]]! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 3 décembre 2025 à 11:43 (CET)
== Typo ==
{{Fait.}}
Bonjour @[[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]], je relis la page [[Marie-Claire Matip]] et je crois qu'il manque un mot dans cette citation (page 28), entre les mots en gras :
Cependant, il nous arrivait parfois de nous révolter. Ecoute cette histoire : un jour, les hommes se réunirent et décidèrent, au nom du « Ngué », que les femmes ne devaient plus manger d'arachides. Cette loi nous '''était car''' nous étions friandes d'arachides. Alors nous nous réunîmes et décidâmes ceci : « Puisque le « Ngué » ne veut pas que nous mangions des arachides, il ne veut pas aussi que nous les préparions, que nous y touchions. Voilé notre arme. Nous n'allons plus toucher aux arachides.»
Bonne soirée<br> [[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 25 février 2026 à 21:32 (CET)
::Bonjour à vous deux. Oui, {{ping|An insect photographer}}, il manque a priori le mot "dure", et aussi une ptite coquille « Voil'''é''' notre arme ». Si tu peux revérifier Natacha stp c’est cool ! A noter que rapportée un peu plus longuement là
::*https://doi.org/10.1163/9789004333659_007
::* https://doi.org/10.5209/thel.79707
::NHP à ajouter notamment la fin « […] "Lorsque la femme dit non, c’est non”. Et ce fut l’homme qui céda » {{clin}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 février 2026 à 17:03 (CET)
:::Coucou @[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] et @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]] je vais aller à la bibliothèque La Ripone à Lausanne la semaine prochaine et j'espère pouvoir rétablir [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 28 mars 2026 à 15:57 (CET)
::::Salut, super, tu as pu revérifier [[spécial:diff/453209]], merci ! J'ai corrigé aussi "voilà" sur le diff suivant. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:18 (CEST)
== Bravo ! ==
Re. c'est super ce que tu fais sur les stands ! Jorune nous en avait glissé un mot et c'est ce que j'avais cru comprendre de certains de cm de diff que j'ai vu passer en décembre d'un stand à la Cité des sciences ! En un mot : bravo. Si tu as un peu de temps à l'occasion pour nous présenter rapidement ça ici c'est super cool, ou c'est peut-etre déjà sur une page par là [[w:Projet:Les sans pagEs]], où ?
Ca fait un petit moment que je pense d'ailleurs à vous demander (au projet LSP) des conseils pour structurer un peu notre gestions/aide des events et ateliers de contrib sur quote. Je pense que tu peux pour nous conseiller efficacement si tu en as le temps. On part de quasi zéro ici.
ps: j'ai vu passer [[Wendy Delorme]] et j'ai laissé qlq commentaires de diff après wikif et cr, je dois passer en BU recup d'autres ouvrages donc je vais emprunter l'ed collector 2024 pour compléter/préciser et si besoin corriger, (y'a un truc étrange sur le param auteur (cf mes commenatires de diff)). Pas de bile, hein, wiki c'est le principe, on se corrige mutuellement si besoin ! et des erreurs, j'en fais aussi.
Encore bravo !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:57 (CEST)
:Coucou Malik, je n'ai pas fini de tout relire j'en suis encore à faire les entrées. Mon idée était de repasser après dessus pour tout revérifier, mais merci ? Pour Delorme j'ai le bouquin en dur donc je pourrais regarder (mais j'ai l'édition poche, et je sais pas ce que c'est "ed collector 2024"). [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:19 (CEST)
:Je ferai un compte rendu sur le projet LSP et te mettrai le lien en pdd pour l'autre question que tu me poses concernant les stands wikiquote [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:20 (CEST)
::Oui, je comprends bien sûr, tenir un stand et contribuer ça ne doit pas être hyper simple. Perso, ça force le respect je trouve, donc : bravo ! Si besoin, je peux te mettre en place une sorte de template de page simplifié pour creer les pages en un clic avec tes préférences de mise en forme et modèle.
::Pour ''Viendra le temps du feu'', il y a 3 editions. La premiere 2021 de 264 p, une deuxieme en 2022 de 317 p. {{ISBN|978-2-36624-661-2}} (celle que tu dois avoir non ?), et enfin une ed "collector" tirée à 4000 exemplaires en 2024 317 p. {{ISBN|978-2-36624-949-1}} (que j’ai sous les yeux). Je vais me charger de la relecture/correction de celle là donc. Tu me diras si ça ne te convient ou pas.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:57 (CEST)
:::Super ! Je veux bien un template mais je pense que je dois apprendre sans aussi sinon je ferai et referai toujours les mêmes erreurs. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 17:05 (CEST)
:::
::::Voilà pour la relecture et qlq corrections/précisions. Assez simplement, tu avais y’a qlq mois sur ce diff [[spécial:diff/432132]] fait qlq corrections dont une dans le paramètre "auteur" du modèle Réf Livre. Tu as remplacé [[Wendy Delorme]] par [[Monique Wittig]]. Oui, c’est bien une citation (très souvent citée) tirée des Les Guérillères (cf. la p. 307 de Viendra le temps du feu où les références exactes sont données pour les extraits cités). Et du coup, quand tu as ajouté une citation aujourd'hui sur ce diff [[spécial:diff/457794]] tu as je pense sûrement du copier le code de la référence du dessus (ce que je fais très souvent aussi) en mentionnant de nouveau en paramètre "auteur" Monique Wittig, et là : patatra. C’est ce qui a attiré mon attention (plus exactement : ton commentaire de diff au départ). Voilà, j’ai donc vérifié dans l’édition 2024, corrigé qlq coquilles qui trainaient, et surtout contextualisé cette citation et j’ai utilisé le parametre précisions pour aiguiller le lecteur vers la section idoine pour (normalement) lire cette citation [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] (citation qui manque encore à cette page, et là aussi y’avait une petite ''coquillette'', un mot absent). Comme j’ai corrigé, j’ai preferé remplacer la Ref par 2024 (on sait jamais, entre deux éditions parfois…). Si tu souhaites continuer à travailler la page avec ton edition 2022, on n’aura aucune difficulté à se reperer toi et moi dans nos éditions respectives puisque c’est la même pagination.
:::
::::Pour le template, tu peux m’indiquer une des ébauches que tu as créées et qui te convient dans la forme minimale, et je te prépare ça en qlq minutes. Et avec une inputbox, ici, sur ta PU, ou en brouillon, il te suffira alors de rentrer le nom de la page que tu veux créer avec un minimum de forme et modèles pour te simplifier la tâche sur un stand par exemple.
:::
::::Bonne soirée, et encore bravo, c’est fort de faire ça sur un stand ! Et puis ça fait en plus un peu de pub pour notre projet, chapo l’artiste ! Ça m’étire une révérence {{sourire}}.
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 18:36 (CEST)
== Template ==
Re. voilà, je suis parti de la première version publiée de la page [[Mirion Malle]] et en gros de ce que je vois ça peut donner ça comme code préchargé pour te faire gagner du temps :
<center>[[mw:Extension:InputBox]] (page d'aide pour Inputbox, mais NHP à me demander!)</center>
{{Inputbox
|type=create
|défaut=
|break=no
|bouton=Créer une nouvelle page
|preload=Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page
}}
Tu peux tester en entrant un nom et prévisualiser, certain param vont automatiquement s'ajuster au titre de la page. Ca te va ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Merci du coup cela veut dire que je me suis pas plantée pour mirion :) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:40 (CEST)
::et sinon le lien vers le compte rendu sur le projet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Les_sans_pagEs/Actualit%C3%A9s#Journ%C3%A9e_des_associations_de_lutte_contre_les_discriminations_LGBTIQ+,_Gen%C3%A8ve,_12_mai_2026
::Je pense qu'on pourrait faire une page de projet LSP ici, comme cela on garde une trace ? Il reste d'ailleurs à faire un compte rendu pour Francautrices/Shesaid. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:42 (CEST)
:
::Salut ! Pour le template, le code est là pour le moment : [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Template/Natacha LSP]]. Si ça te convient tu peux le copier et coller sur une sous page comme : [[User:Natacha LSP/Template]]. Et l’adapter à ta convenance à l’usage. Le mieux est de tester directement pour tes prochaines créations de pages et tu verras alors si ça t’aide toi et ce que tu veux en plus ou en moins le plus souvent. Et si ça te convient, tu peux le diffuser, le mettre sur une page projet pour aider d’autres personnes. C’est un template simplifié pour les personnes qui ont déjà la maîtrise du wikicode, avec les éléments de forme et modèles qui reviendront quasi à chaque fois pour créer une page. Rendons à César, ça s’inspire bien sûr de ce qu’a fait {{ping|Anthere}} avec [[Wikiquote:SheSaid#Création d'une nouvelle entrée]] (elle m’avait scotché à l’époque!).
::Pour [[Mirion Malle]], oui, pas grand chose à dire : si, un détail, une section de niveau deux <nowiki>== "Citations" ==<nowiki> et une de niveau trois <nowiki>=== ''Titre de l’œuvre'', année ===<nowiki> (même si y’en a qu’une seule pour le moment), et bien sûr : ajouter des citations ! {{rire}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:12 (CEST)
:::Bon j'ai alimenté la page de projet créée pour LSP. Cela permettra aussi aux admins ici de suivre ce que fait LSP en toute transparence, et aussi que tu puisses puiser des idées de stand/promotion.
:::Le stand wikiquote LSP marche très très bien ; c'est une activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote. Plus tard sur ce type de stand on aura aussi des jeux francautrices. Wikiquote est un excellent projet pour se familiariser à l'univers wiki, plus facile que WP au départ. De plus la fondation nous a expréssément demandé de faire plus de chose sur les petits projets frères. Donc c'est bonus pour tout le monde je pense. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
::::Tu peux coller le template avec une explication sur la page de projet ? [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
:::::Super : [[Projet:Les sans pagEs]] pour centraliser les travaux, annonces, conseils etc; de nouveau : {{bravo}} ! J'avais d'ailleurs remarqué y'a qlq temp les conseils là : [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/15 novembre 2025]], et [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/13 décembre 2025#Liste de travail pour Wikiquote]]. Et à mon sens, ça a justement toute sa place ici. J'espère cela dit que ça ne te fera pas faire "double" travail entre ici et wp bien sûr.
::::
:::::Une "activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote" : bravo !
::::
:::::On doit continuer à se développer, y'a de nombreux points d'améliorations discutés et en cours (aide, accueil des nouveaux, etc), et je pense sincèrement que toutes ces initiatives sont un vrai plus, oui : du bonus comme tu dis ! Et avec ton expérience, celle du Projet LSP, on a beaucoup à apprendre.
::::
:::::Ok, je vais inclure sur la page projet une aide à la création rapide avec l'inputbox et qlq explications. L'idée est simple : tu es sur un stand avec les ouvrages à dispo, une personne choisit une citation dans un ouvrage mais la page "auteur" n'existe pas encore, tu rentres le nom dans la boite et tu cliques une fois, tu as alors une page préformée avec qlq param qui s'ajustent au titre automatiquement, tu as juste à copier la citation et les données biblio obligatoires, tu peux publier et reste alors à peaufiner image/intro/catégories et ce même qlq heures plus tard éventuellement. Je pense même que ça peut aider des nouveaux pour apprendre le wikicode et créer des pages. Tu verras à l'usage.
:::::ps: un truc sympa aussi pour mettre en valeur le travail fait : les [[wikiquote:citation du jour]], et avec {{ping|Jorune}}, en fonction des dates des ateliers/stands, etc, vous pouvez choisir des citations à passer ces jours là. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 13:16 (CEST)
{{RI}}
Voilà, [[Projet:Les sans pagEs#Outils]], j'ai limité les explications sur la page pour ne pas l'encombrer. Une description plus complète et un guide pas à pas sont dispo en [[Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page#Description]] et #Utilisation. Voilà, à voir l'usage et à affiner si besoin. J'en ai profité pour lier les projets via wikidata afin de naviguer plus facilement de wp à quote, et aussi le wikt du coup j'ai vu. Où je remarque notamment [[wikt:Projet:Les sans pagEs/Le Bonus ivoirien]]. Hum, intéressant, on a ici aussi qlq initiatives que je souhaite continuer à accompagner et valoriser petit à petit ([[Discussion utilisateur:Dadrik#« Presque », et pour info]] / [[Discussion utilisateur:Poro26#Event]], ....) ...
Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Oh merci beaucoup super ! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]])
== Ill ? ==
Salut ! {{ping|Anthere}} et {{ping|Jorune}} pour avis. Dis moi, un peu comme [[c:Category:Les sans images]], est-il possible de demander petit à petit qlq illustrations qui combinent portraits/citations, et qui intègrent d’autres éléments "thématiques" ? Un peu comme ci-contre si on veut, mais en plus "créatif".
En gros, sur la base d’une liste de qlq personnes et qlq cita, et demander aux dessinatrices de combiner librement portraits/cita, et ce que ça évoque thematiquement en plus pour elles et d’intégrer cela. Je pense là par exemple à la citation de [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] : « Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. […] Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre. » Ça peut donner un Combo portait/citation et les elements avec lien bleu et autres par ex.
Merci.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 10:14 (CEST)
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Malik2Mars
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/* Ill ? */ transfert img mur Zambrano cita Woolf
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text/x-wiki
{{Bienvenue}} [[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste]] <sup>[[Discussion utilisateur:Uchroniste 40|[40]]]</sup> 27 octobre 2025 à 12:05 (CET)
:Merci @[[Utilisateur:Uchroniste 40|Uchroniste 40]]! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 3 décembre 2025 à 11:43 (CET)
== Typo ==
{{Fait.}}
Bonjour @[[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]], je relis la page [[Marie-Claire Matip]] et je crois qu'il manque un mot dans cette citation (page 28), entre les mots en gras :
Cependant, il nous arrivait parfois de nous révolter. Ecoute cette histoire : un jour, les hommes se réunirent et décidèrent, au nom du « Ngué », que les femmes ne devaient plus manger d'arachides. Cette loi nous '''était car''' nous étions friandes d'arachides. Alors nous nous réunîmes et décidâmes ceci : « Puisque le « Ngué » ne veut pas que nous mangions des arachides, il ne veut pas aussi que nous les préparions, que nous y touchions. Voilé notre arme. Nous n'allons plus toucher aux arachides.»
Bonne soirée<br> [[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] ([[Discussion utilisateur:An insect photographer|discussion]]) 25 février 2026 à 21:32 (CET)
::Bonjour à vous deux. Oui, {{ping|An insect photographer}}, il manque a priori le mot "dure", et aussi une ptite coquille « Voil'''é''' notre arme ». Si tu peux revérifier Natacha stp c’est cool ! A noter que rapportée un peu plus longuement là
::*https://doi.org/10.1163/9789004333659_007
::* https://doi.org/10.5209/thel.79707
::NHP à ajouter notamment la fin « […] "Lorsque la femme dit non, c’est non”. Et ce fut l’homme qui céda » {{clin}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 27 février 2026 à 17:03 (CET)
:::Coucou @[[Utilisateur:An insect photographer|An insect photographer]] et @[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik2Mars]] je vais aller à la bibliothèque La Ripone à Lausanne la semaine prochaine et j'espère pouvoir rétablir [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 28 mars 2026 à 15:57 (CET)
::::Salut, super, tu as pu revérifier [[spécial:diff/453209]], merci ! J'ai corrigé aussi "voilà" sur le diff suivant. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:18 (CEST)
== Bravo ! ==
Re. c'est super ce que tu fais sur les stands ! Jorune nous en avait glissé un mot et c'est ce que j'avais cru comprendre de certains de cm de diff que j'ai vu passer en décembre d'un stand à la Cité des sciences ! En un mot : bravo. Si tu as un peu de temps à l'occasion pour nous présenter rapidement ça ici c'est super cool, ou c'est peut-etre déjà sur une page par là [[w:Projet:Les sans pagEs]], où ?
Ca fait un petit moment que je pense d'ailleurs à vous demander (au projet LSP) des conseils pour structurer un peu notre gestions/aide des events et ateliers de contrib sur quote. Je pense que tu peux pour nous conseiller efficacement si tu en as le temps. On part de quasi zéro ici.
ps: j'ai vu passer [[Wendy Delorme]] et j'ai laissé qlq commentaires de diff après wikif et cr, je dois passer en BU recup d'autres ouvrages donc je vais emprunter l'ed collector 2024 pour compléter/préciser et si besoin corriger, (y'a un truc étrange sur le param auteur (cf mes commenatires de diff)). Pas de bile, hein, wiki c'est le principe, on se corrige mutuellement si besoin ! et des erreurs, j'en fais aussi.
Encore bravo !
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 12:57 (CEST)
:Coucou Malik, je n'ai pas fini de tout relire j'en suis encore à faire les entrées. Mon idée était de repasser après dessus pour tout revérifier, mais merci ? Pour Delorme j'ai le bouquin en dur donc je pourrais regarder (mais j'ai l'édition poche, et je sais pas ce que c'est "ed collector 2024"). [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:19 (CEST)
:Je ferai un compte rendu sur le projet LSP et te mettrai le lien en pdd pour l'autre question que tu me poses concernant les stands wikiquote [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:20 (CEST)
::Oui, je comprends bien sûr, tenir un stand et contribuer ça ne doit pas être hyper simple. Perso, ça force le respect je trouve, donc : bravo ! Si besoin, je peux te mettre en place une sorte de template de page simplifié pour creer les pages en un clic avec tes préférences de mise en forme et modèle.
::Pour ''Viendra le temps du feu'', il y a 3 editions. La premiere 2021 de 264 p, une deuxieme en 2022 de 317 p. {{ISBN|978-2-36624-661-2}} (celle que tu dois avoir non ?), et enfin une ed "collector" tirée à 4000 exemplaires en 2024 317 p. {{ISBN|978-2-36624-949-1}} (que j’ai sous les yeux). Je vais me charger de la relecture/correction de celle là donc. Tu me diras si ça ne te convient ou pas.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 16:57 (CEST)
:::Super ! Je veux bien un template mais je pense que je dois apprendre sans aussi sinon je ferai et referai toujours les mêmes erreurs. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 12 mai 2026 à 17:05 (CEST)
:::
::::Voilà pour la relecture et qlq corrections/précisions. Assez simplement, tu avais y’a qlq mois sur ce diff [[spécial:diff/432132]] fait qlq corrections dont une dans le paramètre "auteur" du modèle Réf Livre. Tu as remplacé [[Wendy Delorme]] par [[Monique Wittig]]. Oui, c’est bien une citation (très souvent citée) tirée des Les Guérillères (cf. la p. 307 de Viendra le temps du feu où les références exactes sont données pour les extraits cités). Et du coup, quand tu as ajouté une citation aujourd'hui sur ce diff [[spécial:diff/457794]] tu as je pense sûrement du copier le code de la référence du dessus (ce que je fais très souvent aussi) en mentionnant de nouveau en paramètre "auteur" Monique Wittig, et là : patatra. C’est ce qui a attiré mon attention (plus exactement : ton commentaire de diff au départ). Voilà, j’ai donc vérifié dans l’édition 2024, corrigé qlq coquilles qui trainaient, et surtout contextualisé cette citation et j’ai utilisé le parametre précisions pour aiguiller le lecteur vers la section idoine pour (normalement) lire cette citation [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] (citation qui manque encore à cette page, et là aussi y’avait une petite ''coquillette'', un mot absent). Comme j’ai corrigé, j’ai preferé remplacer la Ref par 2024 (on sait jamais, entre deux éditions parfois…). Si tu souhaites continuer à travailler la page avec ton edition 2022, on n’aura aucune difficulté à se reperer toi et moi dans nos éditions respectives puisque c’est la même pagination.
:::
::::Pour le template, tu peux m’indiquer une des ébauches que tu as créées et qui te convient dans la forme minimale, et je te prépare ça en qlq minutes. Et avec une inputbox, ici, sur ta PU, ou en brouillon, il te suffira alors de rentrer le nom de la page que tu veux créer avec un minimum de forme et modèles pour te simplifier la tâche sur un stand par exemple.
:::
::::Bonne soirée, et encore bravo, c’est fort de faire ça sur un stand ! Et puis ça fait en plus un peu de pub pour notre projet, chapo l’artiste ! Ça m’étire une révérence {{sourire}}.
::::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 18:36 (CEST)
== Template ==
Re. voilà, je suis parti de la première version publiée de la page [[Mirion Malle]] et en gros de ce que je vois ça peut donner ça comme code préchargé pour te faire gagner du temps :
<center>[[mw:Extension:InputBox]] (page d'aide pour Inputbox, mais NHP à me demander!)</center>
{{Inputbox
|type=create
|défaut=
|break=no
|bouton=Créer une nouvelle page
|preload=Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page
}}
Tu peux tester en entrant un nom et prévisualiser, certain param vont automatiquement s'ajuster au titre de la page. Ca te va ?
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 12 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Merci du coup cela veut dire que je me suis pas plantée pour mirion :) [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:40 (CEST)
::et sinon le lien vers le compte rendu sur le projet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Les_sans_pagEs/Actualit%C3%A9s#Journ%C3%A9e_des_associations_de_lutte_contre_les_discriminations_LGBTIQ+,_Gen%C3%A8ve,_12_mai_2026
::Je pense qu'on pourrait faire une page de projet LSP ici, comme cela on garde une trace ? Il reste d'ailleurs à faire un compte rendu pour Francautrices/Shesaid. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 08:42 (CEST)
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::Salut ! Pour le template, le code est là pour le moment : [[Utilisateur:Malik2Mars/Brouillon/Template/Natacha LSP]]. Si ça te convient tu peux le copier et coller sur une sous page comme : [[User:Natacha LSP/Template]]. Et l’adapter à ta convenance à l’usage. Le mieux est de tester directement pour tes prochaines créations de pages et tu verras alors si ça t’aide toi et ce que tu veux en plus ou en moins le plus souvent. Et si ça te convient, tu peux le diffuser, le mettre sur une page projet pour aider d’autres personnes. C’est un template simplifié pour les personnes qui ont déjà la maîtrise du wikicode, avec les éléments de forme et modèles qui reviendront quasi à chaque fois pour créer une page. Rendons à César, ça s’inspire bien sûr de ce qu’a fait {{ping|Anthere}} avec [[Wikiquote:SheSaid#Création d'une nouvelle entrée]] (elle m’avait scotché à l’époque!).
::Pour [[Mirion Malle]], oui, pas grand chose à dire : si, un détail, une section de niveau deux <nowiki>== "Citations" ==<nowiki> et une de niveau trois <nowiki>=== ''Titre de l’œuvre'', année ===<nowiki> (même si y’en a qu’une seule pour le moment), et bien sûr : ajouter des citations ! {{rire}}.
::[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:12 (CEST)
:::Bon j'ai alimenté la page de projet créée pour LSP. Cela permettra aussi aux admins ici de suivre ce que fait LSP en toute transparence, et aussi que tu puisses puiser des idées de stand/promotion.
:::Le stand wikiquote LSP marche très très bien ; c'est une activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote. Plus tard sur ce type de stand on aura aussi des jeux francautrices. Wikiquote est un excellent projet pour se familiariser à l'univers wiki, plus facile que WP au départ. De plus la fondation nous a expréssément demandé de faire plus de chose sur les petits projets frères. Donc c'est bonus pour tout le monde je pense. [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
::::Tu peux coller le template avec une explication sur la page de projet ? [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]]) 13 mai 2026 à 09:20 (CEST)
:::::Super : [[Projet:Les sans pagEs]] pour centraliser les travaux, annonces, conseils etc; de nouveau : {{bravo}} ! J'avais d'ailleurs remarqué y'a qlq temp les conseils là : [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/15 novembre 2025]], et [[w:Projet:Les sans pagEs/Paris/Violette and Co/13 décembre 2025#Liste de travail pour Wikiquote]]. Et à mon sens, ça a justement toute sa place ici. J'espère cela dit que ça ne te fera pas faire "double" travail entre ici et wp bien sûr.
::::
:::::Une "activité ludique qui permet de rendre visible la bibliothèque LSP, et de participer à Wikiquote" : bravo !
::::
:::::On doit continuer à se développer, y'a de nombreux points d'améliorations discutés et en cours (aide, accueil des nouveaux, etc), et je pense sincèrement que toutes ces initiatives sont un vrai plus, oui : du bonus comme tu dis ! Et avec ton expérience, celle du Projet LSP, on a beaucoup à apprendre.
::::
:::::Ok, je vais inclure sur la page projet une aide à la création rapide avec l'inputbox et qlq explications. L'idée est simple : tu es sur un stand avec les ouvrages à dispo, une personne choisit une citation dans un ouvrage mais la page "auteur" n'existe pas encore, tu rentres le nom dans la boite et tu cliques une fois, tu as alors une page préformée avec qlq param qui s'ajustent au titre automatiquement, tu as juste à copier la citation et les données biblio obligatoires, tu peux publier et reste alors à peaufiner image/intro/catégories et ce même qlq heures plus tard éventuellement. Je pense même que ça peut aider des nouveaux pour apprendre le wikicode et créer des pages. Tu verras à l'usage.
:::::ps: un truc sympa aussi pour mettre en valeur le travail fait : les [[wikiquote:citation du jour]], et avec {{ping|Jorune}}, en fonction des dates des ateliers/stands, etc, vous pouvez choisir des citations à passer ces jours là. [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 13:16 (CEST)
{{RI}}
Voilà, [[Projet:Les sans pagEs#Outils]], j'ai limité les explications sur la page pour ne pas l'encombrer. Une description plus complète et un guide pas à pas sont dispo en [[Projet:Les sans pagEs/Template nouvelle page#Description]] et #Utilisation. Voilà, à voir l'usage et à affiner si besoin. J'en ai profité pour lier les projets via wikidata afin de naviguer plus facilement de wp à quote, et aussi le wikt du coup j'ai vu. Où je remarque notamment [[wikt:Projet:Les sans pagEs/Le Bonus ivoirien]]. Hum, intéressant, on a ici aussi qlq initiatives que je souhaite continuer à accompagner et valoriser petit à petit ([[Discussion utilisateur:Dadrik#« Presque », et pour info]] / [[Discussion utilisateur:Poro26#Event]], ....) ...
Bonne soirée, [[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 13 mai 2026 à 20:43 (CEST)
:Oh merci beaucoup super ! [[Utilisateur:Natacha LSP|Natacha LSP]] ([[Discussion utilisateur:Natacha LSP|discussion]])
== Ill ? ==
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{cita|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{cita|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos [[bibliothèque]]s, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la [[liberté]] de mon [[esprit]] !}}}}.}}]]
{{références}}
Salut ! {{ping|Anthere}} et {{ping|Jorune}} pour avis. Dis moi, un peu comme [[c:Category:Les sans images]], est-il possible de demander petit à petit qlq illustrations qui combinent portraits/citations, et qui intègrent d’autres éléments "thématiques" ? Un peu comme ci-contre si on veut, mais en plus "créatif".
En gros, sur la base d’une liste de qlq personnes et qlq cita, et demander aux dessinatrices de combiner librement portraits/cita, et ce que ça évoque thematiquement en plus pour elles et d’intégrer cela. Je pense là par exemple à la citation de [[Monique Wittig#Les Guérillères, 1969]] : « Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. […] Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre. » Ça peut donner un Combo portait/citation et les elements avec lien bleu et autres par ex.
Merci.
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 29 mai 2026 à 10:14 (CEST)
308maflhw9jxuodvrql1g446xwb6huw
Koulsy Lamko
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2026-05-29T10:48:57Z
Malik2Mars
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/* Entretiens */ relct [[spécial:Recherche/"mentir-vrai"]] Aragon. À faire d’ailleurs.
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wikitext
text/x-wiki
{{Ébauche}}
[[Image:Koulsy Lamko.jpg|vignette]]
== Citations ==
{{…}}
=== ''Tout bas… si bas'', 1995 ===
{{pour info|éd. Lansman, 1995 {{ISBN|2-87282-129-5}}.}}
{{Citation|Le [[mythe]] est dispensé de [[logique]]. Ou plutôt n'a de logique que la logique de la déraison, voire de la dérision. Il est réponse à une angoisse existentielle qui trouve elle-même sa réponse dans le mythe. Le serpent se mord la queue.|précisions=p. 5}}
{{Réf Livre
| titre = Nouvelles dramaturgies d'Afrique noire francophone
| auteur = [[Sylvie Chalaye]] (dir.)
| éditeur = Presses universitaires de Rennes
| année = 2004
| ISBN = 2-86847-920-0
| auteur de la contribution =Amiel Melnik
| titre de la contribution = Sortir de soi pour revenir à soi
| page = 41
| url =https://archive.org/details/isbn_2868479200/page/41
}}
=== ''La Phalène des collines'', 2000 ===
{{Pour info|{{ouvrage/Test|titre=La Phalène des collines|édition=Kuljaama|année=2000|sudoc=05517731X}}; rééd. Serpent à plumes, 2002 {{ISBN|2-8426-1334-1}}.}}
{{Citation|À [[Valentine Rugwabiza]], l’amie, je dédie cette logorrhée verbale ininterrompue, fruit des paysages de douleurs, de doutes, de rires et d'espoirs que nous avons arpentés ensemble sur la destinée humaine, l'[[Afrique]].<poem>
« [[Francis Cabrel#L'Encre de tes yeux|Tout ce que j’ai pu écrire,
je l’ai puisé à l’encre de tes yeux]] »</poem>|précisions=p. 9}}
{{Réf Livre
| titre = Le génocide des Tutsi, Rwanda, 1994 : lectures et écritures
| auteur = Catalina Sagarra Martin
| éditeur = Les presses de l'université de Laval
| année = 2009
| ISBN =978-2-7637-8537-0
| titre de la contribution =Par-delà l’innommable, la littérature. La phalène des collines de Koulsy Lamko
| auteur de la contribution =Josias Semujanga
| page = 38
}}
{{Citation|Le champ de la mémoire des morts, il faut le débroussailler, tondre les pousses mensongères pour laisser fleurir la vérité.|précisions=2002, p. 199}}
{{Réf Livre
|langue=en
| titre = Sharing the burden of stories from the Tutsi genocide : Rwanda, écrire par devoir de mémoire
| auteur = Anna-Marie de Beer
| éditeur = Palgrave Macmillan
| année = 2020
| ISBN =978-3-030-42093-2
| chapitre =Journeys and Fables: Koulsy Lamko and [[Véronique Tadjo]]
| page = 93
| url =https://doi.org/10.1007/978-3-030-42093-2_3
}}
=== Autres publications ===
{{Citation|J'ai toujours difficilement supporté les domaines de définition, la norme, et quand bien même je l'enseigne quelquefois ; je crois qu'en matière de création, la norme existe pour être violée.}}
{{Réf Article
| titre = Les mots… en escalade sur les Milles collines
| auteur = Koulsy Lamko
| publication = Notre Librairie
| date = septembre 1999 – mars 2000
| numéro = 138-139. Actualité littéraire 1998-1999
| page = 122
| url =https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6494834f/f120
}}
{{Citation|Lorsque l'on a eu un contact charnel avec le théâtre d'une tragédie, on ne peut plus spéculer et se complaire dans des sophismes éclectiques et des débats de salon. Parce que l'on a vu, senti, entendu l'horreur, rencontré une veuve inconsolable, un orphelin traumatisé, un corps de femme violée et gardant encore un énorme pieu dans son intimité, un charnier dans une église… c'est la peau qui se hérisse, le corps qui se dresse, se vide complètement en faisant trembler les jambes. L'on perd ses « outils les mots ». Alors, chercher à les retrouver pour écrire un livre, témoigner, tenter d'exprimer ce que l'on ressent ne peut plus être un exercice de style. Écrire devient un parcours intérieur, une recomposition de soi-même au travers des mots, une quête initiatique qui se construit comme une conquête, faite de combats avec les spectres, de moments de troubles, d'intenses émotions, de colère et de larmes mais aussi de ruptures fondamentales et d'exigence d'espoirs à insuffler.}}
{{Réf Article
| titre = Les mots… en escalade sur les Milles collines
| auteur = Koulsy Lamko
| publication = Notre Librairie
| date = septembre 1999 – mars 2000
| numéro = 138-139. Actualité littéraire 1998-1999
| page = 122
| url =https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6494834f/f120
}}
{{Citation|J'estime que l'engagement du poète n'est pas une mode qui naît, s'évanouit, ressuscite au gré des saisons. C'est l'essence même de son rôle citoyen : offrir sa subjectivité sur l'autel de l'établi. Se constituer relais actif de la mémoire !}}
{{Réf Article
| titre = Les mots… en escalade sur les Milles collines
| auteur = Koulsy Lamko
| publication = Notre Librairie
| date = septembre 1999 – mars 2000
| numéro = 138-139. Actualité littéraire 1998-1999
| page = 122-123
| url =https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6494834f/f120
}}
=== Entretiens ===
{{Citation|Je me sens appartenir au monde entier, non plus seulement à ma tribu, mon pays. Et mon [[art]] je le veux universel.|précisions=« Rêveries d’un homme de théâtre africain », Théâtre d’Afrique noire. ''Alternatives théâtrales'', 48, 1995.}}
{{Réf Livre
| titre = L'Afrique noire et son théâtre : au tournant du XXe siècle
| auteur = [[Sylvie Chalaye]]
| éditeur = Presses universitaires de Rennes
| année = 2001
| ISBN = 2-86847-632-5
| partie =1. Une nouvelle génération de dramaturges
| page = 21-22
}}
{{Citation|Difficile d'expliquer ce qui nous caractérise au plus profond de nous, de donner les raisons objectives d'une façon d'être. Pour spéculer je redirais juste : « Il y a des douleurs qui ont honte de se pavaner sur la place publique seins nus en jupettes d'écorces battus » et que le sibyllin résolve la question! […] Ma parole se refuse à être conventionnelle. Elle est réaction contre les viols et les violences et, pour se hisser à la hauteur de l'effroyable tragédie, elle doit opposer la violence de l'humour, de la satire, du désordre, du laid, du vermoulu, de la truculence, du cynique. Elle doit briser les frontières entre l'ésotérique et l'exotérique, le réel et le virtuel, le vrai et le faux, l'homme et le fantôme, le visible et l'invisible, l'être et le néant, la vie et la mort pour espérer recoudre les morceaux du chaos.|précisions=''Théâtre/Public'', 158, mars-avril 2001.}}
{{Réf Livre
| titre = L'Afrique noire et son théâtre : au tournant du XXe siècle
| auteur = Sylvie Chalaye
| éditeur = Presses universitaires de Rennes
| année = 2001
| ISBN = 2-86847-632-5
| parte =2. Paroles d’auteurs
| chapitre =Entretien avec Koulsy Lamko : semeur de graines de fiction
| page = 64
}}
{{Citation|L'[[identité]] n'est pas une origine, elle est d'abord profondément enracinée dans le vécu de chacun.}}
{{Réf Article
| titre = Pour une africanité vagabonde. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko
| auteur =Sylvie Chalaye
| publication = Africultures
| numéro =41
| date = 2001
| page = url
| url =https://africultures.com/pour-une-africanite-vagabonde-1842/
}}
{{Réf Livre
| titre = Afrique noire et dramaturgies contemporaines : le syndrome Frankenstein
| auteur = Sylvie Chalaye
| éditeur = Théâtrales/Francophonies en Limousin
| année = 2004
| ISBN =2-84260-161-0
| titre de la contribution = Koulsy Lamko : l’exil pour identité
| page = 88
| url =https://archive.org/details/afriquenoireetdr0000chal/page/88
}}
{{Citation|En [[art]], il n'y a pas de cloisonnements, pas de limites, pas de frontières.}}
{{Réf Article
| titre = Pour une africanité vagabonde. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko
| auteur = Sylvie Chalaye
| publication = Africultures
| numéro =41
| date = 2001
| page = url
| url =https://africultures.com/pour-une-africanite-vagabonde-1842/
}}
{{Réf Livre
| titre = Afrique noire et dramaturgies contemporaines : le syndrome Frankenstein
| auteur = Sylvie Chalaye
| éditeur = Théâtrales/Francophonies en Limousin
| année = 2004
| ISBN =2-84260-161-0
| titre de la contribution = Koulsy Lamko : l’exil pour identité
| page = 89
| url =https://archive.org/details/afriquenoireetdr0000chal/page/89
}}
{{Citation|Il semble que la [[parole]] artistique soit cette parole "rocade" justement qui permet, sous le couvert du [[théâtre]] ou de la [[poésie]], de dire ce qu'on a de plus profond en soi.}}
{{Réf Article
| titre = Fest’Africa au Rwanda : un projet artistique qui a fait école. Entretien de Sylvie Chalaye avec Koulsy Lamko
| auteur = Sylvie Chalaye
| publication = Africultures
| date = 2001
| page = url
| url =https://africultures.com/festafrica-au-rwanda-un-projet-artistique-qui-a-fait-ecole
}}
{{Citation|Je crois que l'[[écrivain]] doit s'auto-régir par le devoir de [[vérité]], d'[[éthique]], même s'il utilise l'art du [[mensonge]], car la [[fiction]] n'est rien d'autre que l'art du mensonge vrai. Et justement parce qu'il manipule des mots qui peuvent recéler la charge d'une bombe. [[Louis Aragon|Aragon]] dit que l'art du [[roman]], c'est le « mentir-vrai ». Je crois donc qu'on doit rétablir la vérité par le mensonge vrai.}}
{{Réf Livre
| titre = Afrique : paroles d'écrivains
| auteur = Eloïse Brezault
| éditeur = Mémoire d'encrier
| année = 2010
| ISBN = 978-2-923713-20-5
| page = 198
}}
== Citations sur ==
== Voir aussi ==
{{Autres projets|w=Koulsy Lamko}}
{{DEFAULTSORT:Lamko, Koulsy}}
[[Catégorie:Naissance en 1959]]
[[Catégorie:Écrivain tchadien]]
lgt2xd8u2rl53vxpvl5791emymw05jw
Utilisateur:Malik2Mars/María Zambrano
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Malik2Mars
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/* ''Les rêves et le temps'' */ combo visuel brouillon pour rappel trad ici Annick Louis. + [[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. » ([[Jorge Luis Borges]])]],
459703
wikitext
text/x-wiki
[[Image:María-Zambrano-1-e1602071174321.png|vignette]]
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{citation étrangère|langue=ca|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{citation étrangère|langue=en|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos bibliothèques, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la liberté de mon esprit !}}}}.}}]]
'''[[María Zambrano]]''', née le {{date-|22 avril 1904}} à Vélez-Málaga et morte le {{date-|6 février 1991}} à Madrid, est une écrivaine et philosophe espagnole.
== Citations ==
[[image:Firma de Maria Zambrano.jpg|180px]]
=== ''Philosophie et poésie'' ===
{{Citation|Aujourd'hui [[poésie]] et [[pensée]] nous apparaissent comme deux formes insuffisantes, nous semblent être deux moitiés de l'homme : le philosophe et le [[poète]]. L'homme entier n'est pas dans la [[philosophie]]; la totalité de l'humain n'est pas dans la poésie. Dans la poésie nous trouvons directement l'homme concret, individuel. Dans la philosophie l'homme dans son histoire universelle, dans son vouloir être. La poésie est rencontre, don, découverte par la grâce. La philosophie quête, recherche, guidée par une méthode.}}
{{Réf Livre
| titre = Philosophie et poésie [Filosofía y poesía]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jacques Ancet
| éditeur = José Corti
| année = 2003
| année d'origine =1939
| ISBN =2-7143-0832-5
| chapitre =Pensée et poésie{{note|Publié sous le titre {{es}} « Poesia y Filosofia », ''[[w:es:Taller (revista)|Taller]]'', 4, juillet 1939.}}
| page = 15-16<!-- et 4 de couv. -->
}}
=== ''Saint Jean de la Croix'' ===
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía.|langue=es|précisions=« San Juan de la Cruz (de la "noche obscura" a la más clara mística) », ''{{w|Sur (revue)|Sur}}'', 63, 1939, p. 56 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/56}}.}}
{{Réf Article
| titre = Saint Jean de la Croix (1542-1591) : de la "La Nuit obscure" à la plus claire mystique
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Suzanne Brau
| publication = {{w|Les Cahiers du Sud}}
| date = décembre 1942
| numéro = 251
| page = 94
| url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16
}}
=== ''La confession, genre littéraire'' ===
{{pour info|'''à préciser/noter''' : 1941, 1943, dans Luminar; …}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| page =
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| partie =II
| chapitre =Le surréalisme
| page = 91-96
}}
=== ''Les rêves et le temps'' ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. » ([[Jorge Luis Borges]])]]
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Les rêves et le temps [Los sueños y el tiempo]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Gónzalo Flores et Annick Louis
| éditeur =Corti
| année = 2003
| année d'origine =1960
| ISBN =978-2-7143-1358-4
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''Clairières du bois'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Clairières du bois [Claros del bosque]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Marie Laffranque
| éditeur = de l'éclat
| année = 2024
| année d'origine =1977
| ISBN =978-2-84162-706-6
| partie =
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''De l’aurore'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = De l’aurore [De la aurora]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = de l’éclat
| année = 1989
| année d'origine =1986
| ISBN =2905372338
| partie =
| chapitre =
| page =
| url = https://books.google.fr/books?id=06CioIVaRYUC&
}}
=== ''Sentiers'' ===
{{Réf Livre
| titre = Sentiers [Senderos]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Nelly Lhermillier
| éditeur = Des femmes
| année = 1992
| année d'origine = 1986
| ISBN =2-7210-0424-7
| page =
}}
=== ''Notes pour une méthode'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Notes pour une méthode [Notas de un método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = Des femmes
| année = 2005
| année d'origine =
| ISBN =2-7210-0516-2
| page =
}}
=== ''Algunos lugares de la pintura'' ===
*« Amor y muerte en los dibujos de [[Picasso]] », {{w|lang=es|Orígenes (revista)|''Orígenes''}}, 31, 1952; repris dans ''Algunos lugares de la pintura'', 1989. Version française dans ''{{w|Cahiers d'art}}'', 1951, p. 29-32 {{lire en ligne|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4226304c/f47}}
* « Amour et mort dans les dessins de Picasso », trad. Laurence Breysse-Chanet, {{harvsp|id=2014|Europe, 1027-1028}}, 2014, p. 207-212.
=== Autres ===
{{citation|Je suis trop épuisée pour écrire, trop possédée. Je ne pourrais faire que de la [[poésie]], car la poésie est ''tout'' et en elle, on n'a pas à se diviser. La pensée divise la personne; tandis que le [[poète]] est toujours ''un''. De là, l'angoisse indicible, et de là, la force et la ''légitimité'' de la poésie.|original=Estoy demasiado rendida para escribir, demasiado poseída. Sólo podría hacer poesía, pues la poesía es todo y en ella uno no tiene que escindirse. El pensar escinde a la persona; mientras el poeta es siempre uno. De ahí la angustia indecible, y de ahí la fuerza y la legitimidad de la poesía.|langue=es}}
*2 février 1939. 2014, p. 42 ("L’Espagne sort d’elle-même")
*Obras completas. VI. Escritos autobiográficos. Delirios. Poemas (1928-1990). Delirio y destino (1952). 2014
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía. |langue=es}}
*« San Juan de la Cruz : de la noche obscura a la más clara mística »,
**dans {{w|Sur (revue)}}, Buenos Aires, 63, décembre 1939 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/43}}; vf dès 1942 « {{w|Saint Jean de la Croix}} (1542-1591) : de la « {{w|La Nuit obscure (livre)|Nuit obscure}} » à la plus claire mystique », dans {{w|Les Cahiers du Sud}}, décembre 1942, p. 81-98 (p. 94), trad. Suzanne Brau, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16 / https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-decembre-1942/16/b72f87be-4381-4cef-97c3-4c48263da4fc, puis dans :
*** Levant : Cahiers de l'espace méditerranéen {{ISSN|0992-0757}} (MMSH), 2, 1989
*** (remanié et coupé de l’original 1939) [[#Sentiers]] 1992 p. 233 (vo 1986 https://books.google.fr/books?id=RcFgGQNuiSUC&pg=PA196)
**** « l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient-elle que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie. »
***2024 {{ISBN|978-2-84162-752-3}}, https://www.lyber-eclat.net/lyber/zambrano/saintjeandelacroix.html
***(… nb:[[Spécial:Recherche/all:insource:"Cahiers du Sud"]] … = Vinci …)
**puis dans Los intelectuales en el drama de España, et dans La razón en la sombra Antología crítica, …
== Citations sur ==
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|commons=Category:María Zambrano|w=María Zambrano}}
<pre>{{ouvrage|libellé=|auteur=|titre=|édition=|année=|isbn=|url=}}</pre>
*{{ouvrage/Test|libellé=Estève 2013|auteur=Raphaël Estève|directeur=oui|titre=Clartés de María Zambrano|édition=Presses universitaires de Bordeaux|année=2013|isbn=978-2-86781-891-2|plume=oui|id=Estève2013}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Europe 1027-1028|titre=Maria Zambrano. Frédérick Tristan|champ libre=''Europe'', 1027-1028|année=2014|isbn=978-2-351-50068-2|plume=oui|id=}}
*{{ouvrage|libellé=Revilla 2015|auteur=Carmen Revilla|directeur=oui|titre=L'Horizon de la pensée poétique de Maria Zambrano|édition=L’Harmattan|année=2015|isbn= 9782343050102 |url=https://www.perlego.com/book/3110609|id=Revilla2015}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Mounic 2017|auteur=Anne Mounic|titre=Poésie et philosophie : Ineffable rigueur|édition=Rodopi|collection=Chiasma|année=2017|isbn=978-90-04-34964-3|doi=10.1163/9789004349674|url=https://books.google.fr/books?id=eSk_DwAAQBAJ|id=Mounic2017}}
**NB : suivre pb LBW Brill/De Gruyter
*{{article|auteur=Nadia Mékouar-Hertzberg|titre=Les substrats d’une pensée du « genre » dans les textes de María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=20|année=2018|url=http://journals.openedition.org/ccec/7270|doi=10.4000/ccec.7270}}
*{{article|auteur=Camille Lacau St Guily|titre=« Certains lieux de la peinture », comme expérience ontologique, de révélation chez María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=31|année=2023|doi=10.4000/ccec.16394|url=https://journals.openedition.org/ccec/16394}}
*Élise Tourte, « Arrachements, attachements », ''Acta fabula'', 26, 1, Essais critiques, Janvier 2025, http://www.fabula.org/acta/document18846.php, https://10.58282/acta.18846
*{{lien web|titre=Avoir raison avec... María Zambrano|site=franceculture|année=2025|url=https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-maria-zambrano}}
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/* ''Les rêves et le temps'' */ ajuste nav Borges Nueva refutación del tiempo
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text/x-wiki
[[Image:María-Zambrano-1-e1602071174321.png|vignette]]
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{citation étrangère|langue=ca|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{citation étrangère|langue=en|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos bibliothèques, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la liberté de mon esprit !}}}}.}}]]
'''[[María Zambrano]]''', née le {{date-|22 avril 1904}} à Vélez-Málaga et morte le {{date-|6 février 1991}} à Madrid, est une écrivaine et philosophe espagnole.
== Citations ==
[[image:Firma de Maria Zambrano.jpg|180px]]
=== ''Philosophie et poésie'' ===
{{Citation|Aujourd'hui [[poésie]] et [[pensée]] nous apparaissent comme deux formes insuffisantes, nous semblent être deux moitiés de l'homme : le philosophe et le [[poète]]. L'homme entier n'est pas dans la [[philosophie]]; la totalité de l'humain n'est pas dans la poésie. Dans la poésie nous trouvons directement l'homme concret, individuel. Dans la philosophie l'homme dans son histoire universelle, dans son vouloir être. La poésie est rencontre, don, découverte par la grâce. La philosophie quête, recherche, guidée par une méthode.}}
{{Réf Livre
| titre = Philosophie et poésie [Filosofía y poesía]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jacques Ancet
| éditeur = José Corti
| année = 2003
| année d'origine =1939
| ISBN =2-7143-0832-5
| chapitre =Pensée et poésie{{note|Publié sous le titre {{es}} « Poesia y Filosofia », ''[[w:es:Taller (revista)|Taller]]'', 4, juillet 1939.}}
| page = 15-16<!-- et 4 de couv. -->
}}
=== ''Saint Jean de la Croix'' ===
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía.|langue=es|précisions=« San Juan de la Cruz (de la "noche obscura" a la más clara mística) », ''{{w|Sur (revue)|Sur}}'', 63, 1939, p. 56 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/56}}.}}
{{Réf Article
| titre = Saint Jean de la Croix (1542-1591) : de la "La Nuit obscure" à la plus claire mystique
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Suzanne Brau
| publication = {{w|Les Cahiers du Sud}}
| date = décembre 1942
| numéro = 251
| page = 94
| url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16
}}
=== ''La confession, genre littéraire'' ===
{{pour info|'''à préciser/noter''' : 1941, 1943, dans Luminar; …}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| page =
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| partie =II
| chapitre =Le surréalisme
| page = 91-96
}}
=== ''Les rêves et le temps'' ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. » ([[Jorge Luis Borges#Autres inquisitions|Jorge Luis Borges]], « Nueva refutación del tiempo »)]]
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Les rêves et le temps [Los sueños y el tiempo]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Gónzalo Flores et Annick Louis
| éditeur =Corti
| année = 2003
| année d'origine =1960
| ISBN =978-2-7143-1358-4
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''Clairières du bois'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Clairières du bois [Claros del bosque]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Marie Laffranque
| éditeur = de l'éclat
| année = 2024
| année d'origine =1977
| ISBN =978-2-84162-706-6
| partie =
| chapitre =
| section =
| page =
}}
=== ''De l’aurore'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = De l’aurore [De la aurora]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = de l’éclat
| année = 1989
| année d'origine =1986
| ISBN =2905372338
| partie =
| chapitre =
| page =
| url = https://books.google.fr/books?id=06CioIVaRYUC&
}}
=== ''Sentiers'' ===
{{Réf Livre
| titre = Sentiers [Senderos]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Nelly Lhermillier
| éditeur = Des femmes
| année = 1992
| année d'origine = 1986
| ISBN =2-7210-0424-7
| page =
}}
=== ''Notes pour une méthode'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Notes pour une méthode [Notas de un método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Marie Laffranque
| éditeur = Des femmes
| année = 2005
| année d'origine =
| ISBN =2-7210-0516-2
| page =
}}
=== ''Algunos lugares de la pintura'' ===
*« Amor y muerte en los dibujos de [[Picasso]] », {{w|lang=es|Orígenes (revista)|''Orígenes''}}, 31, 1952; repris dans ''Algunos lugares de la pintura'', 1989. Version française dans ''{{w|Cahiers d'art}}'', 1951, p. 29-32 {{lire en ligne|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4226304c/f47}}
* « Amour et mort dans les dessins de Picasso », trad. Laurence Breysse-Chanet, {{harvsp|id=2014|Europe, 1027-1028}}, 2014, p. 207-212.
=== Autres ===
{{citation|Je suis trop épuisée pour écrire, trop possédée. Je ne pourrais faire que de la [[poésie]], car la poésie est ''tout'' et en elle, on n'a pas à se diviser. La pensée divise la personne; tandis que le [[poète]] est toujours ''un''. De là, l'angoisse indicible, et de là, la force et la ''légitimité'' de la poésie.|original=Estoy demasiado rendida para escribir, demasiado poseída. Sólo podría hacer poesía, pues la poesía es todo y en ella uno no tiene que escindirse. El pensar escinde a la persona; mientras el poeta es siempre uno. De ahí la angustia indecible, y de ahí la fuerza y la legitimidad de la poesía.|langue=es}}
*2 février 1939. 2014, p. 42 ("L’Espagne sort d’elle-même")
*Obras completas. VI. Escritos autobiográficos. Delirios. Poemas (1928-1990). Delirio y destino (1952). 2014
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía. |langue=es}}
*« San Juan de la Cruz : de la noche obscura a la más clara mística »,
**dans {{w|Sur (revue)}}, Buenos Aires, 63, décembre 1939 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/43}}; vf dès 1942 « {{w|Saint Jean de la Croix}} (1542-1591) : de la « {{w|La Nuit obscure (livre)|Nuit obscure}} » à la plus claire mystique », dans {{w|Les Cahiers du Sud}}, décembre 1942, p. 81-98 (p. 94), trad. Suzanne Brau, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16 / https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-decembre-1942/16/b72f87be-4381-4cef-97c3-4c48263da4fc, puis dans :
*** Levant : Cahiers de l'espace méditerranéen {{ISSN|0992-0757}} (MMSH), 2, 1989
*** (remanié et coupé de l’original 1939) [[#Sentiers]] 1992 p. 233 (vo 1986 https://books.google.fr/books?id=RcFgGQNuiSUC&pg=PA196)
**** « l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient-elle que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie. »
***2024 {{ISBN|978-2-84162-752-3}}, https://www.lyber-eclat.net/lyber/zambrano/saintjeandelacroix.html
***(… nb:[[Spécial:Recherche/all:insource:"Cahiers du Sud"]] … = Vinci …)
**puis dans Los intelectuales en el drama de España, et dans La razón en la sombra Antología crítica, …
== Citations sur ==
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|commons=Category:María Zambrano|w=María Zambrano}}
<pre>{{ouvrage|libellé=|auteur=|titre=|édition=|année=|isbn=|url=}}</pre>
*{{ouvrage/Test|libellé=Estève 2013|auteur=Raphaël Estève|directeur=oui|titre=Clartés de María Zambrano|édition=Presses universitaires de Bordeaux|année=2013|isbn=978-2-86781-891-2|plume=oui|id=Estève2013}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Europe 1027-1028|titre=Maria Zambrano. Frédérick Tristan|champ libre=''Europe'', 1027-1028|année=2014|isbn=978-2-351-50068-2|plume=oui|id=}}
*{{ouvrage|libellé=Revilla 2015|auteur=Carmen Revilla|directeur=oui|titre=L'Horizon de la pensée poétique de Maria Zambrano|édition=L’Harmattan|année=2015|isbn= 9782343050102 |url=https://www.perlego.com/book/3110609|id=Revilla2015}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Mounic 2017|auteur=Anne Mounic|titre=Poésie et philosophie : Ineffable rigueur|édition=Rodopi|collection=Chiasma|année=2017|isbn=978-90-04-34964-3|doi=10.1163/9789004349674|url=https://books.google.fr/books?id=eSk_DwAAQBAJ|id=Mounic2017}}
**NB : suivre pb LBW Brill/De Gruyter
*{{article|auteur=Nadia Mékouar-Hertzberg|titre=Les substrats d’une pensée du « genre » dans les textes de María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=20|année=2018|url=http://journals.openedition.org/ccec/7270|doi=10.4000/ccec.7270}}
*{{article|auteur=Camille Lacau St Guily|titre=« Certains lieux de la peinture », comme expérience ontologique, de révélation chez María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=31|année=2023|doi=10.4000/ccec.16394|url=https://journals.openedition.org/ccec/16394}}
*Élise Tourte, « Arrachements, attachements », ''Acta fabula'', 26, 1, Essais critiques, Janvier 2025, http://www.fabula.org/acta/document18846.php, https://10.58282/acta.18846
*{{lien web|titre=Avoir raison avec... María Zambrano|site=franceculture|année=2025|url=https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-maria-zambrano}}
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/* ''Les rêves et le temps'' */ ajuste nav Borges Nueva refutación del tiempo
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wikitext
text/x-wiki
[[Image:María-Zambrano-1-e1602071174321.png|vignette]]
[[Image:Mural feminista Gandia - Maria Zambrano.jpg|vignette|{{citation étrangère|langue=ca|''No hi ha barrera que pugues imposar a la llibertat de la meua ment''{{note|Citation originale de [[Virginia Woolf]] : {{citation étrangère|langue=en|Lock up your libraries if you like; but there is no gate, no lock, no bolt that you can set upon the freedom of my mind.}} {{note autre projet|wikisource|langue=en|Page:A Room of One's Own (Hogarth 1929).djvu/118|''A Room of One's Own'', 1929, p. 114}} {{Ouvrage/Test|titre= Une chambre à soi|trad={{w|Clara Malraux}}|édition= Denoël |année=1992|isbn=220723998-5|page=113|url=https://archive.org/details/unechambresoi0000virg/page/113}} : {{cita|Fermez vos bibliothèques, si cela vous plait, mais il n'est porte, ni serrure, ni verrou que vous puissiez dresser contre la liberté de mon esprit !}}}}.}}]]
'''[[María Zambrano]]''', née le {{date-|22 avril 1904}} à Vélez-Málaga et morte le {{date-|6 février 1991}} à Madrid, est une écrivaine et philosophe espagnole.
== Citations ==
[[image:Firma de Maria Zambrano.jpg|180px]]
=== ''Philosophie et poésie'' ===
{{Citation|Aujourd'hui [[poésie]] et [[pensée]] nous apparaissent comme deux formes insuffisantes, nous semblent être deux moitiés de l'homme : le philosophe et le [[poète]]. L'homme entier n'est pas dans la [[philosophie]]; la totalité de l'humain n'est pas dans la poésie. Dans la poésie nous trouvons directement l'homme concret, individuel. Dans la philosophie l'homme dans son histoire universelle, dans son vouloir être. La poésie est rencontre, don, découverte par la grâce. La philosophie quête, recherche, guidée par une méthode.}}
{{Réf Livre
| titre = Philosophie et poésie [Filosofía y poesía]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jacques Ancet
| éditeur = José Corti
| année = 2003
| année d'origine =1939
| ISBN =2-7143-0832-5
| chapitre =Pensée et poésie{{note|Publié sous le titre {{es}} « Poesia y Filosofia », ''[[w:es:Taller (revista)|Taller]]'', 4, juillet 1939.}}
| page = 15-16<!-- et 4 de couv. -->
}}
=== ''Saint Jean de la Croix'' ===
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía.|langue=es|précisions=« San Juan de la Cruz (de la "noche obscura" a la más clara mística) », ''{{w|Sur (revue)|Sur}}'', 63, 1939, p. 56 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/56}}.}}
{{Réf Article
| titre = Saint Jean de la Croix (1542-1591) : de la "La Nuit obscure" à la plus claire mystique
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Suzanne Brau
| publication = {{w|Les Cahiers du Sud}}
| date = décembre 1942
| numéro = 251
| page = 94
| url = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16
}}
=== ''La confession, genre littéraire'' ===
{{pour info|'''à préciser/noter''' : 1941, 1943, dans Luminar; …}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| page =
}}
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = La confession, genre littéraire [La confesión, género literario y método]
| auteur = María Zambrano
| traducteur =Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay
| éditeur =Jérôme Millon
| année = 2007
| année d'origine =1943
| ISBN =978-2-84137-219-5
| partie =II
| chapitre =Le surréalisme
| page = 91-96
}}
=== ''Les rêves et le temps'' ===
[[image:Titian - Allegorie der Zeit.jpg|vignette|{{lien|lang=it|trad=Tiziano Vecellio|fr=Titien}}, ''{{w|Allégorie du Temps gouverné par la Prudence}}''.<br>« El tiempo es la sustancia de que estoy hecho.<br>El tiempo es un río que me arrebata, pero yo soy el río;<br>es un tigre que me destroza, pero yo soy el tigre;<br>es un fuego que me consume, pero yo soy el fuego. » ([[Jorge Luis Borges#Autres inquisitions|Jorge Luis Borges]], « {{w|lang=es|Nueva refutación del tiempo}} »)]]
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Les rêves et le temps [Los sueños y el tiempo]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Gónzalo Flores et Annick Louis
| éditeur =Corti
| année = 2003
| année d'origine =1960
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| section =
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=== ''Clairières du bois'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = Clairières du bois [Claros del bosque]
| auteur = María Zambrano
| traducteur = Marie Laffranque
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=== ''De l’aurore'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
| titre = De l’aurore [De la aurora]
| auteur = María Zambrano
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| éditeur = de l’éclat
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=== ''Sentiers'' ===
{{Réf Livre
| titre = Sentiers [Senderos]
| auteur = María Zambrano
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=== ''Notes pour une méthode'' ===
{{Citation|}}
{{Réf Livre
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}}
=== ''Algunos lugares de la pintura'' ===
*« Amor y muerte en los dibujos de [[Picasso]] », {{w|lang=es|Orígenes (revista)|''Orígenes''}}, 31, 1952; repris dans ''Algunos lugares de la pintura'', 1989. Version française dans ''{{w|Cahiers d'art}}'', 1951, p. 29-32 {{lire en ligne|url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4226304c/f47}}
* « Amour et mort dans les dessins de Picasso », trad. Laurence Breysse-Chanet, {{harvsp|id=2014|Europe, 1027-1028}}, 2014, p. 207-212.
=== Autres ===
{{citation|Je suis trop épuisée pour écrire, trop possédée. Je ne pourrais faire que de la [[poésie]], car la poésie est ''tout'' et en elle, on n'a pas à se diviser. La pensée divise la personne; tandis que le [[poète]] est toujours ''un''. De là, l'angoisse indicible, et de là, la force et la ''légitimité'' de la poésie.|original=Estoy demasiado rendida para escribir, demasiado poseída. Sólo podría hacer poesía, pues la poesía es todo y en ella uno no tiene que escindirse. El pensar escinde a la persona; mientras el poeta es siempre uno. De ahí la angustia indecible, y de ahí la fuerza y la legitimidad de la poesía.|langue=es}}
*2 février 1939. 2014, p. 42 ("L’Espagne sort d’elle-même")
*Obras completas. VI. Escritos autobiográficos. Delirios. Poemas (1928-1990). Delirio y destino (1952). 2014
{{Citation|[…] l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie.|original=[…] la unidad con que sueña el filósofo solamente se da en la poesía. La poesía es ''todo'' : el pensar escinde a la persona, mientras el poeta es siempre ''uno''. De ahí la angustia indecible y de ahí también la fuerza, la ''legitimidad'' de la poesía. |langue=es}}
*« San Juan de la Cruz : de la noche obscura a la más clara mística »,
**dans {{w|Sur (revue)}}, Buenos Aires, 63, décembre 1939 {{lire en ligne|url=https://archive.org/details/sur_1939-12_9_63/page/43}}; vf dès 1942 « {{w|Saint Jean de la Croix}} (1542-1591) : de la « {{w|La Nuit obscure (livre)|Nuit obscure}} » à la plus claire mystique », dans {{w|Les Cahiers du Sud}}, décembre 1942, p. 81-98 (p. 94), trad. Suzanne Brau, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16512712/f16 / https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-decembre-1942/16/b72f87be-4381-4cef-97c3-4c48263da4fc, puis dans :
*** Levant : Cahiers de l'espace méditerranéen {{ISSN|0992-0757}} (MMSH), 2, 1989
*** (remanié et coupé de l’original 1939) [[#Sentiers]] 1992 p. 233 (vo 1986 https://books.google.fr/books?id=RcFgGQNuiSUC&pg=PA196)
**** « l'unité dont rêve le philosophe ne s'obtient-elle que dans la poésie. La poésie est ''tout'' ; la pensée scinde la personne tandis que le poète est toujours ''un''. De là l'angoisse indicible et aussi la force, la ''légitimité'' de la poésie. »
***2024 {{ISBN|978-2-84162-752-3}}, https://www.lyber-eclat.net/lyber/zambrano/saintjeandelacroix.html
***(… nb:[[Spécial:Recherche/all:insource:"Cahiers du Sud"]] … = Vinci …)
**puis dans Los intelectuales en el drama de España, et dans La razón en la sombra Antología crítica, …
== Citations sur ==
== Notes et références ==
{{Références}}
== Voir aussi ==
{{Autres projets|commons=Category:María Zambrano|w=María Zambrano}}
<pre>{{ouvrage|libellé=|auteur=|titre=|édition=|année=|isbn=|url=}}</pre>
*{{ouvrage/Test|libellé=Estève 2013|auteur=Raphaël Estève|directeur=oui|titre=Clartés de María Zambrano|édition=Presses universitaires de Bordeaux|année=2013|isbn=978-2-86781-891-2|plume=oui|id=Estève2013}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Europe 1027-1028|titre=Maria Zambrano. Frédérick Tristan|champ libre=''Europe'', 1027-1028|année=2014|isbn=978-2-351-50068-2|plume=oui|id=}}
*{{ouvrage|libellé=Revilla 2015|auteur=Carmen Revilla|directeur=oui|titre=L'Horizon de la pensée poétique de Maria Zambrano|édition=L’Harmattan|année=2015|isbn= 9782343050102 |url=https://www.perlego.com/book/3110609|id=Revilla2015}}
*{{ouvrage/Test|libellé=Mounic 2017|auteur=Anne Mounic|titre=Poésie et philosophie : Ineffable rigueur|édition=Rodopi|collection=Chiasma|année=2017|isbn=978-90-04-34964-3|doi=10.1163/9789004349674|url=https://books.google.fr/books?id=eSk_DwAAQBAJ|id=Mounic2017}}
**NB : suivre pb LBW Brill/De Gruyter
*{{article|auteur=Nadia Mékouar-Hertzberg|titre=Les substrats d’une pensée du « genre » dans les textes de María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=20|année=2018|url=http://journals.openedition.org/ccec/7270|doi=10.4000/ccec.7270}}
*{{article|auteur=Camille Lacau St Guily|titre=« Certains lieux de la peinture », comme expérience ontologique, de révélation chez María Zambrano|périodique=Cahiers de civilisation espagnole contemporaine|numéro=31|année=2023|doi=10.4000/ccec.16394|url=https://journals.openedition.org/ccec/16394}}
*Élise Tourte, « Arrachements, attachements », ''Acta fabula'', 26, 1, Essais critiques, Janvier 2025, http://www.fabula.org/acta/document18846.php, https://10.58282/acta.18846
*{{lien web|titre=Avoir raison avec... María Zambrano|site=franceculture|année=2025|url=https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-maria-zambrano}}
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Malik2Mars
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/* A ''ranger'' */ decoupe conférences (plus simple)
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{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
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[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
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{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
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== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
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Malik2Mars
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/* A ''ranger'' */
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wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de6=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
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459705
2026-05-29T07:07:33Z
Malik2Mars
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/* Conférences */ debut aiguillage ed fr
459709
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
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| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
q3qjnul3sr7z8dja340ukby7jm9f7wp
459727
459709
2026-05-29T09:05:57Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */ ajuste Le Temps
459727
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
e6mh8t3ttq7o8xy1ay6ud8poi1080yg
459734
459727
2026-05-29T09:48:12Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */ visuel Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|{{cita|}} ({{ouvrage|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|p=421-422|plume=oui}} (biblio perso, recup y’a qlq années CDI Diderot Marseille qui faisait du vide ^^)
459734
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
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|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|{{cita|}} ({{ouvrage|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|p=421-422|plume=oui}}]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
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459735
459734
2026-05-29T09:51:35Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */
459735
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|{{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|p=421-422|plume=oui}})]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
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459736
459735
2026-05-29T10:01:14Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */
459736
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|p=421-422|plume=oui}}; Œuvres, I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
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459738
459736
2026-05-29T10:10:57Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */ folio, Pleiade, Belles Lettres. À faire petit à petit
459738
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
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[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
|cit5=
|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|p=421-422|plume=oui}}; Œuvres, I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; Œuvres philosophiques complètes, Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
2d8svhkvt6bry8zpzi7531vs3r497l0
459739
459738
2026-05-29T10:17:50Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */ à faire, sur qlq années^^, si j’ai le temps ^^.
459739
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
|cit4=
|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de5=[[Jorge Luis Borges]]
|cit6=
|de6=[[Jorge Luis Borges]]
|cit7=
|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
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| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=[[Jorge Luis Borges]]|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
96qhcdeqw1zryflun6b987z8q0wjjc1
459740
459739
2026-05-29T10:20:45Z
Malik2Mars
27293
/* Conférences */ scories c/c code ed Conf. données biblio à completer avant transfert.
459740
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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|de4=[[Jorge Luis Borges]]
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|de7=[[Jorge Luis Borges]]
}}
{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
| titre-couleur =
| contenu-couleur-fond =#f5faff
}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
''Obras completas'' :
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
''Œuvres complètes'' :
== Notes et références ==
{{Références}}
7y1hjb7c1tebj78p8um4kf9uekslp2u
459750
459740
2026-05-29T11:28:44Z
Malik2Mars
27293
/* Code ref */ transfert note pdd ed OC, completer impr, et voir actu. +liste biblio à etablir. +à lire : Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2. Zou.
459750
wikitext
text/x-wiki
{{Boîte colorée
| titre = ''Lumière sur''
| icone = Wikiquote-fraternity.svg
| contenu =
[[Image:Carl Spitzweg - "The Bookworm".jpg|vignette]]
[[Image:Reload Icon Blue.svg|15px|link={{fullurl:{{FULLPAGENAMEE}}}}?action=purge]]
{{Citation au hasard
|nombre=3
|cit1=Quand j'étais directeur de la Bibliothèque de Buenos-Aires et qu'on volait les [[livre]]s, j'étais ravi : ça prouvait qu'on voulait les lire. Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.
|de1=[[Jorge Luis Borges]], ''Le Monde'', 1983
|cit2=De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.
|de2=[[Jorge Luis Borges]], « Le [[Livre#Jorge Luis Borges|Livre]] », ''En marge de « Sept nuits »''
|cit3=Un [[livre]] est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son lecteur, l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.
|de3=[[Jorge Luis Borges]]
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{{Utilisateur:Malik2Mars/Palette}}
| titre-couleur-fond = #eaf3ff
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}}
== A ''ranger'' ==
{{Citation bilingue bloc|langue=es|<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|texte=
:A pas lents, dans ma nuit, cette pénombre creuse
:Je l'explore à tâtons, d'une canne indécise,
:moi qui n'ai su imaginer le paradis
:que sous l'aspect sacré d'une bibliothèque !
{{ouvrage/Test|auteur= Michel Berveiller|titre=Le cosmopolitisme de Jorge Luis Borges|année=1973 (thèse 1970)|sudoc=000136581|passage=122|url=https://books.google.fr/books?id=zGcAEQAAQBAJ&pg=PA122}} (nb: thèse 1970 [https://catalogue.univ-amu.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=153461 AMU là]). {{cita|Ceci n'est pas une vaine formule. […] catalogue d'une Exposition de livres espagnols, à B.A., en 1962 (p. VII de la brochure) : « Chacun imagine à sa façon le Paradis; quant à moi, dès l'enfance, je l'ai conçu comme une bibliothèque. Non comme une bibliothèque infinie /.../, mais comme une bibliothèque faite à la mesure de l'homme, une bibliothèque permettant le plaisir de la relecture, le plaisir fidèle et serein de la fréquentation des classiques, et les délicieuses alarmes de la trouvaille et de l'imprévu.}} Michel Berveiller, rappel {{faire}}: [[Discussion:Bertrand Russell#Bertrand Russell#Autobiographie, 1967-1969]].}}.</poem>|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le Paradis
Sous l’espèce d’une bibliothèque.</poem>||}}
{{Citation|<poem>Lent dans mon ombre, j’explore la pénombre
Profonde, d’une canne indécise,
Moi qui m’imaginais le [[Paradis]]
Sous l’espèce d’une [[bibliothèque]].</poem>|original=<poem>Lento en mi sombra, la penumbra hueca
Exploro con el báculo indeciso,
Yo, que me figuraba el Paraíso
Bajo la especie de una biblioteca{{note|NB : Q:es [[:es:Especial:EnlacePermanente/474900#cite_ref-47]] « Siempre imaginé que el paraíso sería algún tipo de biblioteca »}}.</poem>|langue=es|précisions=« {{w|lang=es|Poema de los dones}} », dans Poemas, 1959; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=54|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/54}}; ''Antología personal''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/56); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/187}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur = Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Poème des dons{{note|https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/poeme-des-dons-de-jorge-luis-borges-portrait-d-un-lecteur-dans-la-penombre-1726209}}
| partie =L’Auteur
| page = 29
}}
[[Image:Chess Players in Dupont Circle (20109566).jpg|vignette]]
{{citation|<poem>Tous, frêle roi, oblique fou, ou bien reine
Opiniâtre, tour verticale et pions madrés,
Sur le parcours en noir et blanc de leur chemin
Recherchent et livrent une bataille rangée.
Ils ne savent pas que la singulière main
Du joueur qui les tient gouverne leur destin,
Ils ne savent pas qu'une rigueur de diamant
Asservit leur vouloir mais aussi leur parcours.
[…]
Dieu pousse le joueur et le joueur la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, débute cette trame
De poussière et de temps, de rêve et d'agonies ?</poem>
|original=<poem>Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
Reina, torre directa y peón ladino
Sobre lo negro y blanco del camino
Buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
Del jugador gobierna su destino,
No saben que un rigor adamantino
Sujeta su albedrío y su jornada.
[…]
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
De polvo y tiempo y sueño y agonias [1960 : agonía; obras completas 2, 1994]?</poem>
|langue=es
|précisions= « Ajedrez », Atlantida, 42; {{ouvrage|titre=El hacedor|édition= Emecé Editores |année=1960|passage=60|url=https://archive.org/details/elhacedor0000borg/page/60}}; ''Antología personal''; ''[https://archive.org/details/nuevaantologaper0000jorg/page/19 Nueva antología personal]''; ''{{w|lang=es|El otro, el mismo}}'' (1969; https://archive.org/details/elotroelmismo0000borg/page/62); https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg/page/191}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Jean Pierre Bernès
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Échecs
| partie =L’Auteur
| page = 32 et 1158
}}
{{Citation|[…] Et j'ai toujours imaginé le paradis comme une bibliothèque, non comme un jardin. (J'ai écrit ce vers dans un poème.) […]|original=I knew that my destiny would be to read, to dream, well, perhaps to write, but that was not essential. And I always thought of paradise as a library, not as a garden. (You find that line in one of my poems.) […]|langue=en|précisions=New York, Pen Club, mars 1980.}}
{{Réf Livre
| titre = Borges at eighty : conversations
| auteur = Willis Barnstone (ed.)
| éditeur = Indiana University Press
| année = 1982
| ISBN =0-253-16626-8
| titre de la contribution =I Always Thought of Paradise As a Library
| auteur de la contribution =Alastair Reid and John Coleman
| page = 118
| url =https://archive.org/details/borgesateightyco00borg/page/118
}}
{{Réf Livre
| titre = Conversations avec J. L. Borges à l'occasion de son 80e anniversaire
| auteur = Willis Barnstone (présentées par)
| traducteur = Anne Laflaquière
| éditeur = Ramsay
| année = 1984
| ISBN =2-85956-380-6
| page = <!-- 136, à conf. -->
}}
:*->'''Faire demande [[Aide:Ressources#Demandes]]'''
[[Image:Honoré Daumier 007.jpg|vignette|''Le lecteur'', [[Honoré Daumier]]]]
{{Citation|Un livre est une chose parmi les choses, un volume parmi les volumes qui peuplent l'univers indifférent, jusqu'à ce qu'il trouve son [[lecteur]], l'homme destiné à recevoir ses symboles. C'est alors que survient cette émotion singulière que l'on nomme [[beauté]], ce beau mystère que ne peuvent déchiffrer ni la psychologie ni la rhétorique. « La rose est sans pourquoi », a dit [[Angelus Silesius]]. Des siècles plus tard, [[James Abbott McNeill Whistler|Whistler]] devait déclarer : « L'art survient. » Puisses-tu être ce lecteur que le livre attendait.}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| partie = Notices, notes et variantes
| chapitre =Préfaces avec une préface aux préfaces. Notice
| page = 1302
}}
{{citation|Ordonner une [[bibliothèque]] est une façon silencieuse d’exercer l’art de la critique.}}
{{Réf Article
|auteur=François-Marie Banier
|titre=Une semaine avec Borges
|publication=lemonde.fr
|date=28 janvier 1983
|page=url
|url=https://www.lemonde.fr/archives/article/1983/01/28/une-semaine-avec-borges_2840104_1819218.html}}
reprod dans
{{Réf Livre
| titre = Borges, souvenirs d'avenir
| auteur = Pierre Brunel
| éditeur = Gallimard
| année = 2006
| ISBN =2-07-078261-1
| titre de la contribution =Une semaine avec Borges
| page = 126
}}
*NB : https://images.cnrs.fr/video/619 (Collège de France 1983)
{{Citation bilingue bloc|langue=es|En algún poema ulterior diría :<poem>Y que me imaginaba el Paraíso
bajo la especie de una biblioteca.</poem>Las bibliotecas son la memoria de la humanidad.
Una memoria infame, ha dicho Shaw. Pero con ella erigiremos un porvenir que se parezca, siquiera un poco, a nuestra esperanza.|Dans un poème ultérieur n'ai-je pas dit :<poem>
« et j'imaginais le paradis
sous la forme d'une bibliothègue »</poem> […]. Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.||}}
{{Citation|Les bibliothèques sont la mémoire de l'humanité. Une mémoire infâme a dit Shaw, mais avec elle nous bâtirons un avenir qui ressemblera, ne fût-ce qu'un peu, à notre espoir.}}
{{Réf Article
| titre = Le Paradis sous la forme d'une bibliothèque
| auteur = Jorge Luis Borges
| publication = Le Courrier de l'UNESCO
| date = février 1985
| volume =XXXVIII
| numéro = 2. Le Temps retrouvé: bibliothèques et archives
| page = 4
| url =https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_fre
}}
* « La biblioteca de mi padre », https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000062735_spa
=== Conférences ===
{{Citation bilingue bloc|langue=es|Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca.|J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque.||}}
{{Citation|[…] J'avais toujours imaginé le Paradis sous la forme d'une bibliothèque. D'autres pensent à un jardin ou peut-être à un palais. J'étais donc là. Pour ainsi dire au centre de neuf cent mille volumes en diverses langues. Je constatai que je pouvais à peine discerner les titres et les dos des volumes. J'écrivis alors le « Poème des dons » qui commence ainsi : « Que personne n'abaisse au niveau du reproche / Ou des larmes, cette affirmation de la maîtrise / De Dieu, qui avec sa magnifique ironie / Me fit don, à la fois, des livres et de la nuit. » Ces deux dons qui se contredisent : des livres à profusion et, la nuit, l'incapacité de les lire. […]|original=[…] Yo siempre me había imaginado el Paraíso bajo la especie de una biblioteca. […]|langue=es|précisions={{ouvrage|titre=Siete noches|passage=146-147|url=https://archive.org/details/sietenoches0000borg/page/146}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=131-132|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =La Cécité
| partie =Sept nuits
| page = 724
}}
{{Citation|De tous les instruments de l'homme, le plus étonnant est, sans aucun doute, le [[livre]]. Les autres sont des prolongements de son corps. Le microscope et le télescope sont des prolongements de sa vue; le téléphone est un prolongement de sa voix; nous avons aussi la charrue et l'épée, prolongement de son bras. Mais le livre est autre chose : le livre est un prolongement de sa mémoire et de son imagination.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=13|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/13}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=147|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 736
}}
{{Citation|Qu’est ce qu’un [[livre]] si nous ne l’ouvrons pas ? Un simple cube de papier et de cuir, avec des feuilles ; mais si nous le lisons, il se passe quelque chose d’étrange, je crois qu’il change à chaque fois.|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=23-24|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/23}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=157|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le Livre
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 742
}}
[[Image:Sandro Botticelli 050.jpg|vignette|[[Augustin d'Hippone]] : {{cita|}} ({{ouvrage/Test|titre=Les confessions|année=1993|isbn=2-07038606-6|partie=Livre XI|chapitre=XIV|passage=421-422|plume=oui}}; ''Œuvres'', I, Pléiade, {{ISBN|2-07-011412-0}}; ''Œuvres philosophiques complètes'', Belles Lettres, {{ISBN|978-2-251-44786-5}}, https://www.bibliovox.com/catalog/book/docid/88864762)]]
{{Citation|précisions={{ouvrage|titre=Borges Oral|passage=|url=https://archive.org/details/borgesoral0000borg/page/}}}}
{{Réf Livre|titre=Conférences|auteur=Jorge Luis Borges|éditeur=Gallimard, Folio essais|année=1985|page=203-216|ISBN=2-07-032280-7}}
{{Réf Livre
| titre = Œuvres complètes
| tome = II
| auteur = Jorge Luis Borges
| traducteur =Françoise Rosset (revue par Jean Pierre Bernès)
| éditeur = Gallimard
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| année d'origine=2010
| année = 2016
| ISBN=978-2-07-012816-7
| titre de la contribution =Le temps
| partie =En marge de « Sept nuits »
| page = 771-780
}}
=== ''Autres'' sections ===
*[[Spécial:Pages liées/Jorge Luis Borges]]
**.
*[[Jorge Luis Borges#Essais]] {{done}}
**Neuf essais sur Dante {{done}}
**Autres inquisitions, « Kafka et ses précurseurs », cf pdd {{done}}
*[[Jorge Luis Borges#Autres]], cf pdd
**(tiempo/espacio) En cuanto a esto, se hicieron muchos progresos en los últimos cien metros
***Verbal 1999, Ref Alifano 1988
****Remonte : fr dans Cahier de l’Herne 1964 ({{SUDOC|007930038}} (AMU) rééd./réimpr. : 1981/2014 {{ISBN|9782851970411}}), Carlos Peralta, (trad J. R. Outin) « L’électricité des mots » (La electricidad de las palabras, aout 1963, Marcha, https://anaforas.fic.edu.uy/jspui/handle/123456789/2229), p. 411 {{cita| J'ai pensé et écrit tellement sur le temps… Mais je vais vous raconter une anecdote : un philosophe argentin et moi, nous conversions au sujet du temps, et le philosophe dit : « Dans ce domaine, on a fait de gros progrès ces dernières années. » Et moi j'ai pensé que si je lui avais posé une question sur l'espace, sûr qu'il me répondait : « Dans ce domaine on a fait de gros progrès, ces derniers cent mètres. » Vous vous rendez compte : alors, on attend jusqu'à la fin du mois, et voilà qu'on sait tout sur le temps. C'est un philosophe très connu.}}
* #Rapportées ? =>[[Wikiquote:Citabilité#Facteur de la vérifiabilité]]…
== Marguerite Yourcenar ==
{{Loupe|Marguerite Yourcenar}}
{{Discussion:Marguerite Yourcenar/Lumière sur}}
{{Citation||précisions=Conférence, Harward, 1987.}}
{{Réf Livre
|titre=Essais et mémoires
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|collection=Bibliothèque de la Pléiade
|année=1991
|ISBN=2-07-011212-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|année de la contribution=En pèlerin et en étranger
|url=https://archive.org/details/essaisetmemoires0000marg/page/571
|page=571-
}}
{{Réf Livre
|titre=En pèlerin et en étranger
|auteur=Marguerite Yourcenar
|éditeur=Gallimard
|année=1989
|ISBN=2-07-071670-8
|titre de la contribution=Borges ou le Voyant
|page=233-
|url=https://archive.org/details/enpelerinetenetr0000your/233
}}
* Blanca Arancibia, « Yourcenar essayiste et l'Argentine », Bulletin 11, 1993, https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Arancibia_0.pdf
* Jean-Pierre Castellani, « Une lecture de Jorge Luis Borges », https://www.yourcenariana.org/wp-content/uploads/2023/07/Castellani.pdf ({{ISBN|2-9504474-9-X}} + {{ISBN|9782868180407}})
*{{ouvrage/Test|libellé=Halley 2005|auteur={{w|Achmy Halley}}|titre=Marguerite Yourcenar en poésie : archéologie d’un silence|édition= Rodopi|année=2005|isbn=978-90-420-1867-9|doi=10.1163/9789401202343|url=https://books.google.fr/books?id=PSkxDGGc0GEC&pg=PA185}}
*{{ouvrage/Test|auteur=Marguerite Yourcenar, {{w|Silvia Baron Supervielle}}|champ libre=édition établie, annotée et commentée par Achmy Halley| 2005|titre=Une reconstitution passionnelle : correspondance 1980-1987|année=2009|isbn=978-2-07-012694-1|plume=oui}}
*{{Ouvrage/Test|auteur=Bruno Blanckeman|directeur=oui|titre=Dictionnaire Marguerite Yourcenar|édition=Honoré Champion|année=2017|isbn=9782745346469|doi=10.14375/NP.9782745346469|plume=oui}}, entrée Borges p. 90-91
== Code ref ==
<pre>{{Réf Livre
| titre =
| auteur =
| éditeur =
| année =
| ISBN =
| page =
}}
</pre>
'''''Obras completas'' :'''
*I :
*II : https://archive.org/details/jorgeluisborgeso0000jorg
*III : https://archive.org/details/obrascompletasjo0000borg
*IV :
'''''Œuvres complètes'' :'''
*I, 1993 {{ISBN|2-07-011261-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-07-012815-0}}
*II, 1999 {{ISBN|2-07-011275-6}}, 2010 {{ISBN|978-2-0701-2816-7}}
'''''Biblio'' :'''
(''À établir'')
*.
*.
Liste à consulter :
*Annick Louis, Borges face au fascisme, 1 et 2
== Notes et références ==
{{Références}}
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Discussion:Alice Neel
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Malik2Mars
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text/x-wiki
== Pour rappel ==
Ébauche de page créée ici le 3.10.2022 avec trois citations, par transfert, complément, re-sourcage de deux cita sur wp retirées le 4.10
*[[w:Spécial:Lien permanent/197429097#Citations_de_l'artiste|Alice_Neel&oldid=197429097#Citations_de_l'artiste]]
**Source des citations sur wp : {{Lien web |langue=fr-FR |auteur=Angela Lampe |titre=Alice Neel, un regard engagé |url=https://www.centrepompidou.fr/fr/magazine/article/alice-neel-un-regard-engage |site=Centre Pompidou |date= |consulté le=2021-01-22}}
Sur wp, puisque j’y étais, j’ai etablie la petite biblio avec (maintenant sur wd) :
*{{Bibliographie|auteur1=Jeremy Lewison|directeur1=oui|Q139943818}}
*{{Bibliographie|auteur1=Angela Lampe|directeur1=oui|Q139944635}}
Ici, reprendre travaux, creuser accès etc. Ces deux cat son un réservoir à citations, avec toutes les précisions pour remonter le fil si besoin. En passant par {{w|The Spanish Family}} sur wp/wp, j'au aussi crée l'élément pour {{Bibliographie|Q139946039}}. A voir : https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=12786 [[spécial:Ouvrages de référence/978-88-6749-703-4]].
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mai 2026 à 20:49 (CEST)
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Malik2Mars
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text/x-wiki
== Pour rappel ==
Ébauche de page créée ici le 3.10.2022 avec trois citations, par transfert, complément, re-sourcage de deux cita sur wp retirées le 4.10
*[[w:Spécial:Lien permanent/197429097#Citations_de_l'artiste|Alice_Neel&oldid=197429097#Citations_de_l'artiste]]
**Source des citations sur wp : {{Lien web |langue=fr-FR |auteur=Angela Lampe |titre=Alice Neel, un regard engagé |url=https://www.centrepompidou.fr/fr/magazine/article/alice-neel-un-regard-engage |site=Centre Pompidou |date= |consulté le=2021-01-22}}
Sur wp, puisque j’y étais, j’ai etablie la petite biblio avec (maintenant sur wd) :
*{{Bibliographie|auteur1=Jeremy Lewison|directeur1=oui|Q139943818}}
*{{Bibliographie|auteur1=Angela Lampe|directeur1=oui|Q139944635}}
Ici, reprendre travaux, creuser accès etc. Ces deux cat sont un réservoir à citations, avec toutes les précisions pour remonter le fil si besoin. En passant par {{w|The Spanish Family}} sur wp/wp, j'au aussi créé l'élément pour {{Bibliographie|Q139946039}}. A voir aussi : https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=12786 [[spécial:Ouvrages de référence/978-88-6749-703-4]].
[[Utilisateur:Malik2Mars|Malik]] ([[Discussion utilisateur:Malik2Mars|discussion]]) 28 mai 2026 à 20:49 (CEST)
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Poésie chinoise
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Erina Loggierina
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''poésie chinoise''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 131-134
| partie = Antiquité. La dynastie des Han postérieurs
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Cai Yan}}
| titre de la contribution = Poème de tristesse et de colère
| traducteur de la contribution =
| section de la contribution =
| langue = fr
}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
|éditeur=Gallimard
|collection=nrf poésie
|année=2017
|année d'origine=2015
|ISBN=978-2-07-270645-5
|page=105
}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* [[Dix-neuf poèmes anciens]]
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
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| page = 131-134
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| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
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| langue = fr
}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
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|page=105
}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* [[Dix-neuf poèmes anciens]]
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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Erina Loggierina
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/* Citations */
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== ''Classique des poèmes'' ===
{{Citation|<poem>[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
| éditeur = Éditions Gallimard
| année = 2015
| page = 16
| partie = Antiquité. La dynastie des Zhou
| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution =
| titre de la contribution = Le soleil et la lune
| traducteur de la contribution =
| section de la contribution = « Le Classique des poèmes » (« Shijing »)
| langue = fr
}}
=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
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| langue = fr
}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
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|collection=nrf poésie
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}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* [[Dix-neuf poèmes anciens]]
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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Erina Loggierina
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/* Voir aussi */
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== ''Classique des poèmes'' ===
{{Citation|<poem>[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
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}}
=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
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| ISBN = 9782070143764
| collection = Bibliothèque de la Pléiade
| auteur de la contribution = {{W|Cai Yan}}
| titre de la contribution = Poème de tristesse et de colère
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| langue = fr
}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
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}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* ''[[Dix-neuf poèmes anciens]]''
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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/* Citations */
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== ''Classique des poèmes'' ===
{{Citation|<poem>[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
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=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
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=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
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{{Réf Livre
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}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* ''[[Dix-neuf poèmes anciens]]''
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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Erina Loggierina
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/* François Cheng */
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text/x-wiki
[[Fichier:畫麗珠萃秀 Gathering Gems of Beauty (漢蔡文姬) 2.jpg|vignette|La poétesse chinoise antique {{W|Cai Yan}}.]]
La '''{{W|poésie chinoise}}''' désigne la [[poésie]] écrite, récitée ou chantée en langue chinoise. Elle fait partie intégrante de la [[littérature]] chinoise. La poésie jouit d'une grande considération en [[Chine]], depuis plus de deux mille ans.
== Citations ==
=== ''Classique des poèmes'' ===
{{Citation|<poem>[...]
Pourquoi est-il si inconstant,
Et ne me rend mes sentiments ?</poem>}}
{{Réf Livre
| titre = Anthologie de la poésie chinoise
| auteur = {{W|Rémi Mathieu}} (direction)
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=== Cai Yan ===
{{Citation|<poem>[...]
Quelle que soit ici-bas la durée de ma vie,
J'aurais toujours au cœur cette mélancolie.</poem>}}
{{Réf Livre
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}}
=== [[François Cheng]] ===
{{citation|<poem>
La soif comme la faim,
Les rires comme les pleurs,
La douceur, les blessures,
La furie, les regrets,
Nous n'en jetterons rien,
Nous les emporterons tous,
Indégradables viatiques,
Pour un très long voyage.
</poem>}}
{{Réf Livre
|titre=La vraie gloire est ici
|auteur=François Cheng
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|collection=NRF poésie
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|année d'origine=2015
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|page=105
}}
=== [[Mao Zedong]] ===
{{Citation|<poem>
L'Armée rouge ne s'effraie pas de la « Longue Marche ».
Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu'on foule aux pieds.
Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d'or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
La joie de toute l'armée fut immense.</poem>}}
{{réf Livre | auteur de la contribution = {{W|Mao Zedong}} | titre de la contribution = Sur la Longue Marche |titre=La Poésie chinoise|auteur=Collectif|éditeur=Seghers|année=1952|page=265}}
== Voir aussi ==
* [[Chine]]
* ''[[Dix-neuf poèmes anciens]]''
* [[Poésie]]
* [[Poète]]
[[Catégorie:Poésie]]
[[Catégorie:Œuvre chinoise]]
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Modèle:Citation du jour/1 septembre 2026
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Malik2Mars
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{{Citation du jour/Préchargement
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|citation=Elles disent qu'elles ont la force du [[lion]] la haine du [[tigre]] la ruse du renard la patience du [[chat]] la persévérance du [[cheval]] la ténacité du chacal. […] Elles disent qu'une fois qu'elles auront les armes à la main elles ne les abandonneront pas. Elles disent qu'elles secoueront le monde comme la [[foudre]] et le tonnerre.
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Malik2Mars
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